Discussions similar to: Moscou Saint Pétersbourg 2 enfants bas âge
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Moscou - Novosibirsk en train?
Bonjour!

Aprés avoir visité tous les sites des compagnies russes, allemandes, grecques et italiennes pour aller en avion à Novosibisrk, j'ai eu l'idée du transsibérien. Quelqu'un peut-il me dire si ce train passe par cette ville. temps du trajet et prix? Je sais que ça dépend de la période: je dois être à Novosibirsk le 24 novembre pour un mariage....J'aimerais faire au oins une partie du voyage en train( aller ou retour). merci pour vos réponses!
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Logement à Vladivostock, guest house à Moscou et St Petersbourg?
Bonjours.

Simple et peu interessant, mais pour moi important puisque je vais passer en Russie, se pose le choix de la guest house.

Qui peut me recommander un logement pas cher a Vladivostock, et parmi les Youth hostel de Moscou et Saint-Petersbourg, la quelle choisir, en privilegiant le prix pour une prestation standard en dortoir.

Merci pour l'aide que vous pouvez m'apporter.
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Une semaine entre Moscou et Saint-Pétersbourg: vos avis? (Russie)
Bonjour à tous,

Mon ami et moi même souhaitons partir en Russie afin de visiter Moscou et Saint Petersbourg. J'ai lu pas mal de discussions avant de poster... mais il me manque certaines réponses et un avis honnête et fiable! 😛

Je sais qu'une semaine c'est peu pour voir et tout faire, mais c'est le temps sont nous disposons et vu le coût du billet d'avion et le fait que ce sera peut-être notre seul voyage en Russie, nous aimerions au moins voir Moscou et Saint Petersbourg! Nous comptons partir début mars, est ce une bonne idée? Quel temps fera t-il? Faut-il des vêtements très chaud? Des chaussures de marches sufisent-elles?

Nous pensons passer 2 jours à Moscou et 3.5 jours à STP. Et passer une demi journée dans le train SAPSAN entre ces deux villes... Est ce une bonne idée? Avez vous des idées d'hôtel ou appart-hôtel dans ces villes? Comment réserver le train? Est-il intéréssant de voir un spectacle au bolchoi et comment?

Voici notre idée d'itinéraire:

Jour 1 (le 03/03) : Paris – MoscouDécollage à 7h15 à arrivée 13h55 (vol 3h40)Dépose des bagages à l’hôtel vers 15h30Balade sur la place rouge et environs (magasins Goum, musée historique d’état, mausolée de Lénine, Cathédrale sainte Basile)Repas et nuitJour 2 (le 04/03) : MoscouVisite du Kremlin et de ses « monuments » (matin)Repas dans le coinRue Arbat, Rue Tverskaïa, place du manège, Place Pouchkine, rue Bolchaïa…Université de Moscou (n°2 rue Bolchaïa)Jour 3 (le 05/03) : Moscou – Saint Petersburg · Couvent Novodievitchi et/ou Parc Gorki (matin)Prise des bagages à l’hôtel et départ pour la gare de LeningradDépart du train à 13h30 / Arrivée à 17h45 Dépose des bagages à l’hôtel et nuitJour 4 (le 06/03) : Saint PetersburgCathédrale Saint Isaac + Statue Pierre Ier + ManègeAmirauté + place du palais et palais d’hiver (Voir)Balade le long du Fleuve Neva et dans la rue Malaïa MouskhaïaCathédrale Notre dame de KazanErmitage Jour 5 (le 07/03) : Saint PetersburgPlace SennaïaLa Moïka : balade pont des baisers et pont bleuCathédrale saint Nicolas & Cathédrale de la TrinitéDouze collègesEglise saint sauveur sur le sang verséPlace des arts + Château des ingénieursPerspective Nevski + balade dans la rueCathédrale de la TrinitéJour 6 (le 08/03) : Saint PetersburgMusée de zoologie + KounstkameraCathédrale saint AndréAcadémie des beaux arts + colonnes rostralesJardin botanique Mosquée + Laure Alexandre NevskiJour 7 (le 09/03) : Saint Peters - ParisForteresse Pierre & PaulDépart pour l’aéroport vers 14h00Décollage à 17h30 à arrivée 18h00 (vol 3h30)Mille merci d'avance pour votre aide!!!

😊
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Retour de croisière Saint-Pétersbourg/Moscou (23 juillet au 2 août)
Bonjour à tous, voici le CR de la croisière faite avec ma mère du 23/07/12 au02/08/12 La croisière Croisieurope a été achetée chez QCNS Monaco, nous n'avons pas reçu les feuilles d'embarquement ni les étiquettes valise, ni le carnet de route. Bref on repart plus avec eux😠. 23/07 Nous sommes parties de Paris CDG vers 12h30. Le poids de valise 15kg sur la convoc', au guichet Croisieurope 18kg et au tableau de la pesée de valise c'était 20kg🤪.Et en plus on passe par Strasbourg pour récupérer le reste du groupe.Environ50min d'arrêt dans l'avion(Europe Airpost).On arrive à St Petersbourg avec la pluie.Les autorités russes ne sont pas décidées a nous laisser débarquer, on attend, puis c'est l'attente à la douane, ils nous font vraiment comprendre que c'est quand ils veulent. L'équipe d'animation du bateau nous attends à la sortie.Nous montons dans les bus qui nous conduisent au bateau mais on tombe dans les bouchons de fin de journée.Bref on arrive enfin.Franchement, j'ai pas des gouts de luxe mais quand on part avec Costa et quand on arrive devant le Sobolev on est un peu déçu même si on savait à l'avance(internet+forum).On fait connaissance avec le Sobolev, nos cabines, c'est vrai très spartiate. Dîner, on vous attribue un n° de table que que gardé jusqu'à la fin du séjour sauf pour le petit dèj'+réunion d'info+vente des excursions.Nous on a pris Petrodvorets(le petit Versailles) et Moscou by night. 24/07 St Pertersbourg Départ 8h.petit crachin pas froid. Visite tour de ville en bus avec quelques arrêts.cathédrale st Nicolas des marins, superbe avec tous ses angelots partout, forteresse Pierre et Paul.Déjeuner à l'hôtel Moscou, self.On repart, musée de L'Ermitage.Beau, rapide, crevant.Et retour avec les bouchons. 25/07 St Petersbourg 8h15.Nuages et soleil.On part pour Petrodvorets.C'est très mignon, un mini Versailles, jolis jardins.On fait quelques achats à la sortie du château, on y a fait de bons coups.Déjeuner à l'hôtel Moscou.Il y a une banque à coté et on fait le change,1€+/-40roubles.Au 3e étage de l'hôtel il y a la poste.On a quartier libre et on prend le métro pour la Perspective Nevski. On se ballade un peu vers les canaux, on trouve un souk, et des nanas super sympa qui nous guident au métro pour revenir au bateau.En fait pour partir et revenir au bateau qui est amarré très loin du centre, il y a une navette gratuite.Station Proletarskaya il faut faire le tour du petit parc et la navette a le logo des bateaux russes VODOHOD.On devait appareille à 19h et en sortant à 17h30 du du métro on a faillit arriver en retard.Mais ce jour là les autres partis en excursion optionnelle sont arrivés vers 20h.Ah les bouchons du soir!! Cocktail de présentation de l'équipage. 26/07 Mandroga 13h15.soleil. Temps libre.Tout est reconstitué, les maisons sont jolies, des dames travaillent devant vous, elles peignent, tissent, cousent...Vous pouvez faire un petit tour de calèche et y acheter des objets de toutes sortes, bien pratique les petits cadeaux de Noël. Retour à bord, on chante russe avec Anastasia puis on cuisine russe avec Irina. A demain
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Expatriation de trois ans à Moscou
Bonjour je vais surement avec mon mari et mes 3 enfants partir en expatriation à Moscou pendant 3 ans. Est ce que quelqu'un a deja vécu cette experience? Comment est la vie à Moscou pour une famille francaise?Merci de vos réponses
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Retour sur un voyage en Russie
Retour sur un voyage en Russie, (Saint Petersbourg, Repina, Moscou). Oh, c'est un voyage de 10 jours assez classique pour découvrir la Russie, en choisissant les 2 villes les plus connues de cet immense pays. Un voyage que j'ai fait(63 ans) avec mon épouse(60), et que j'ai construit grâce à ce forum et avec votre aide. Merci.

10 jours du 22 mai au 1er juin, avec une météo clémente, mais un peu fraiche. Et une tornade que nous avons vécue à Moscou, le 29 mai dans l'après midi, alors que nous déambulions dans une rue piétonne de Kitaï Girod. Nous nous sommes réfugiés dans un café, par un vent violent, et une pluie diluvienne. En sortant et rejoignant notre hôtel, nous avons vu des arbres à terre, des branches arrachées, tôles envolées et vitres de fenêtres explosées. Nous apprendrons par la suite qu'il y a eu 6, puis 13, puis 15 morts et des dizaines de blessés. Sur le plan pratique ce voyage a été assez facile à préparer. J'ai acheté les billets d'avion, (773€) avec Air France, au moment où les prix se sont stabilisés avant la hausse. Achat le 26 janvier.

Puis j'ai constitué mon dossier pour les visas que j'ai fait établit par VHS Paris, 122€ . J'ai obtenu l'attestation d'assurance par la MAAF (gratuit), les invitations que l'agence HOFA (logement chez l’habitant à Saint Petersbourg) a facturé 40€. Le Rendez vous chez VHS s'est très bien déroulé, rapide, et j'ai obtenu mon visa 2 semaines après. J'ai acheté nos billets de train SP-Moscou par internet, ainsi que les visites du Kremlin. Le train Sapsan est agréable, silencieux et animé. Très bon voyage de près de 4heures. Et en plus nous avons eu la réduction séniors, ce qui réduit considérablement le coût.

Toujours sur le plan pratique, notre hôte nous a remis le fameux enregistrement, en nous demandant de le garder sur nous; personne ne nous l'a demandé. A l'arrivée, au service immigration, on nous remet un petit coupon, qu'il faut signer et garder dans son passeport, car les hôtels peuvent vous le demander, mais au retour les mêmes services, le récupèrent. En tout cas c'est comme ça que ça s'est passé pour nous. Sur place en 10 jours, aucun enquiquinement administratif. Logements: A Saint Petersbourg chez l'habitant, 6 jours. Trouvé avec l'agence HOFA, l'hôte parlant français et anglais. Très bien placé, du côté des jardins d'été, et près de la Neva. A Moscou, hôtel, 4 jours, bien situé aussi à 2 pas du Kremlin, dans le quartier des théâtres et du conservatoire. A suivre...

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Train Moscou - Saint-Pétersbourg
Bonsoir

Quelques précisions svp.

Prévoyant un classique combiné des 2 villes avec 6 jours dans chaque je commence à regarder le trajet en train qui semble pratique. Est ce bien d'abord sur ce site ?

pass.rzd.ru/main-pass/public/en

Si oui je vois qu'il faut mettre le n° de passeport. Est ce d'après vous modifiable après la réservation ? Je vais en changer prochainement après un dernier déplacement car je n'aurai pas les 6 mois de validité après le retour nécessaire.

Est ce indispensable de réserver à l'avance pour le mois d'août ?

Merci.
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Saint-Pétersbourg, Moscou, l'Anneau d'Or et la Carélie, 22 jours en août 2018
Hello,

Nous voici revenu d'un magnifique voyage qui nous a fait découvrir une toute petite partie de la Russie. Le plus difficile fut de faire une sélection, j'aurais aimé aller faire un petit tour au parc national Yugyd Va et au lac Baïkal. Mais ça devenait vraiment compliqué à intégrer surtout au niveau timing.

Nous sommes partis en famille du 8 au 30 août 2018 : mon conjoint, moi, mes ados (17 et 15 ans) et une amie qui s'est jointe à nous pour les 2 1eres semaines.

Le voyage a été subdivisé en 4 parties. Pour chacune des parties nous avons opté pour le mode de découverte qui nous convenait le mieux, sachant qu'on préfère voyager en autonomie : 1/ 5 jours à St-Petersbourg : découverte à pied, logement en Airbnb 2/ 10 jours en Carélie en mini-van avec un guide (organisé via une agence) : ses lacs, ses forêts, ses églises en bois, les îles Solevtski.... 3/ 3 jours à Moscou : découverte à pied et en métro, logement en Airbnb 4/ 5 jours dans l'Anneau d'Or en voiture de location et logements réservés via Book*.com

Lien vers l'itinéraire <>

Lien vers les infos pratiques : louer une voiture ? la Russie sans parler russe ?<>

Cela a donné un voyage très diversifié où, à part quelques lieux à St-Petersbourg et Moscou avec leur horde de groupes et de cars, on a voyagé tranquille loin de la pression touristique.

Nos coups de coeur de ce voyage Vu la diversité de ce qu'on a eu la chance de découvrir, difficile de faire la sélection. Comment comparer la magnificence des salles du palais de l'Hermitage avec une petite église en bois perdue au milieu de la forêt dont on a eu la chance d'entendre le carillon. On a tout de même essayé de se plier à l'exercice, en listant ce que nous n'aurions voulu rater pour rien au monde durant ce voyage.

1. Les 2 jours en kayak et la nuit en camping au bord du lac Ladoga. Après 5 jours trépidants à St-Petersbourg, se retrouver seuls au bord d'un lac immense à se promener au bord de l'eau et profiter du spectacle de la nature

2. Le "International Military Tattoo" sur la Place Rouge à Moscou et l'occasion d'admirer St-Basile se parant de toutes les couleurs

3. Les îles Solovetski, dans la Mer Blanche et son monstère, mais aussi les petites îles aux alentours

4. Souzdal, un petit écrin de tranquillité à 3h de Moscou. Une petite ville endormie au bord d'une rivière avec une miriade d'églises et de monastères. L'occasion d'une belle journée de randonnée pour les découvrir et d'une promenade en barque pour découvrir la ville depuis l'eau.

5. La découverte des petites églises en bois sur les îles autour de l'île-musée Kizhi, sur le lac Onega. C'est le propriétaire de notre cottage qui nous a guidé pour ce tour de quelques heures dans son petit bateau. L'occasion aussi de s'adonner à la cueillette des champignons qu'on nous cuisinera le lendemain.

6. Le spectacle du soleil et des nuages se reflétant dans les lacs de Carélie

7. et bien sûr, la magnificence et les dorures dans les lieux de cultes et les palais



J'espère que ce carnet vous donnera envie d'aller découvrir cette partie de la Russie et d'aller au-delà de Moscou et St-Petersbourg.

A bientôt pour la suite, Pascale
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Retour en Russie pour un mois (Moscou, Saint-Pétersbourg, Rostov-le-Grand) et Tallinn - Helsinki
Me voilà revenue d’un voyage d’un mois pile. 24 jours en Russie et une semaine entre Tallinn et Helsinki. Des pays somme toute plutôt différents !

La visite de Tallinn et d’Helsinki n’était pas au programme j’ai donc découvert ces villes dans un contexte un peu particulier ! En effet, comme une idiote je me suis trompée dans la date de mon vol retour ! Les billets retour-simple Air France étant hors de prix (290 € chacun!), nous avons décidé de reprendre un vol nettement moins onéreux depuis Helsinki avec la compagnie Norwegian (70 € !) ; et d’en profiter pour découvrir également Tallinn.

Plutôt que de mettre l’argent dans un simple vol retour, on pouvait visiter deux villes pour à peine plus cher au global, autant en profiter ! Puis rester à Tallinn revenait bien moins cher qu’à Helsinki…

Bien sûr je raconterai tout ça en détail !

Pour en rajouter une couche avec mes boulettes, le jour du retour mon liquide démaquillant s’est renversé dans ma valise cabine (c’est çà d’être coquette, oups!) signant ainsi l’arrêt de mort de mon ordi… Heureusement j'ai pu m'en procurer un autre, je vais donc pouvoir rédiger tranquillement ce carnet 😛

Ce premier post concernera plutôt mes impressions et quelques aspects pratiques et un résumé de ce que nous avons vu. Le reste viendra après...

En attendant, vous pouvez déjà consulter mes précédents articles sur la Russie, sur mon blog, ou bien mon premier carnet de voyage.

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/voyage-russie/

voyageforum.com/...ost=8256849;#8256849

Pour ceux intéressés uniquement par Tallinn et Helsinki, ça commence là : voyageforum.com/v.f?post=9243964;a=9243964

AVANT LE DÉPART Ceci étant un second séjour en Russie, à plus ou moins un an d’intervalle de date à date (ce qui m’a valu de confondre justement) nous étions rôdés :- un AR Air France à 213€ chacun pour un tarif sans bagage en soute, soit moins cher que l’an dernier (305), tant mieux !- un voucher obtenu via Russie Autrement (gratuit pour les blogueurs).- attestation d’assurance via nos cartes bancaires, demandées en ligne. - le tout déposé chez Action Visas à Paris.

Je ne vais pas entrer dans les détails j’explique toute la procédure sur mon blog :

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/...isa-tourisme-...

LE PARCOURS Estimant ne pas avoir vu tout ce qui nous intéressait à Moscou et Saint-Pétersbourg, nous y avons repassé respectivement 9 et 11 jours (on aime prendre notre temps…), mais étant désireux de découvrir autre chose nous avons passé deux jours à Rostov-le-Grand.Le séjour s’est découpé ainsi :

- Arrivée à Saint-Pétersbourg, 3 jours pleins, puis départ pour Moscou en train rapide Sapsan (4h). 2 jours pleins à Moscou puis 2 jours et demi à Rostov (deux nuits), AR Moscou-Rostov en train express (2h30) .

De nouveau une semaine pleine à Moscou, trajet en Sapsan puis 8 jours à Saint-Pétersbourg, dont une journée en plus du coup… (qui compte pour moitié)

En supplément : train Allegro pour Helsinki et bateau pour Tallinn dans la foulée. 3 jours pleins à Tallinn, bateau pour Helsinki et deux nuits dans la capitale finlandaise (un jour et demi sur place)

HÉBERGEMENTS Comme souvent nous sommes passés par le site Airbnb et n’avons pas été déçus.

- Joli et assez grand deux pièces à Saint-Pétersbourg pour 24€/nuit, au calme sur cour, tout équipé et avec une hôte très sympathique, arrangeante et aidante. Une de mes meilleures expériences à ce jour… situé rue Rubinstein, rue animée avec des bars et des restos, juste après la Fontanka et à deux pas de Nevski donc plutôt pratique, et à deux pas du métro. - T1 «soviétique» à Moscou, un peu resté dans son jus mais confortable, au calme et très bien placé, à côté du métro Paveletskaya sur les lignes 2 et 5 (lignes très pratiques) à 2 km au sud du Kremlin et 1 km de la galerie Tretiakov. 35€/nuit pour les 3 premières nuits puis 25 quand nous y sommes retournés pour une semaine. Hôte arrangeant, pendant notre escapade de deux nuits à Rostov nous avons pu laisser un bagage, et avons pu partir à 15h30 le jour du départ.

- Petit hôtel (Lion hotel) à Rostov, 20€/nuit pour une chambre double correcte et refaite à neuf avec salle d’eau, en plein centre face au Kremlin, petit déjeuner inclus. Bon cela confirme que je préfère louer des apparts mais bon rapport qualité/prix.

- Première nuit réservée à l’arrache à Tallinn dans un hôtel pas cher près du port et pas trop loin de la vieille ville. Pas trop eu le choix… 36€/nuit pour une petite chambre avec deux lits simples et une salle d’eau, mais surtout un petit dej avec buffet à volonté donc ça c’était sympa ! Nous sommes de toute façon arrivés à 1h du mat donc peu nous importait.

- 3 nuits dans un petit studio sympa à 15 mn à pied de la vieille ville pour 33€/nuit je crois. Bon accueil et bon plan de notre hôte d’origine italienne, juste un bémol sur le bruit de la route et les rideaux quasi inutiles. Réservation à l’arrache la veille donc bon…

- Joli petit deux pièces à Helsinki, sur cour, bien placé à deux pas du bord de mer et 10 mn du centre. Hôte très sympa. 116€ pour deux nuits tout compris (frais Airbnb et frais de ménage), le meilleur rapport qualité/prix quand on a cherché et bon prix pour Helsinki où les hébergements sont chers.

TRANSPORTS SUR PLACE - Environ 40€ de Sapsan chacun pour un AR entre Saint-Pétersbourg et Moscou, en classe éco.

- 20€ par personne pour l’AR en train express Moscou-Rostov. Tout fut acheté sur le site officiel des chemins de fer russes environ un mois avant le départ.

- 70€ chacun pour le trajet simple en train Allegro entre Saint-Pétersbourg et Helsinki, mais les billets furent achetés la veille donc forcément plus chers… Ce fut une expérience intéressante et nous comptions la vivre un jour de toute façon ! Contrôle des passeports à bord !

Article détaillé sur le train Allegro ici :

https://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/train-allegro-helsinki-a-saint-petersbourg-prix-conseils-photos/

- 70€ chacun pour l’AR en bateau entre Helsinki et Tallinn avec la compagnie Tallink. Traversée en ferry agréable. Billets achetés la veille mais les prix n’ont pas l’air de trop bouger, par contre c’est plus cher le week-end, nous avons pu éviter.

- Pour la fin, 70€ chacun de billets Norwegian Helsinki-Paris, achetés une semaine avant.

BUDGET SUR PLACE Nous avons dépensé environ 1400€ sur place pendant ce mois de vadrouille. Ceci inclut surtout les repas, quasi tous pris à l'extérieur (sauf les déjeuners à Moscou et Helsinki), les transports locaux (métro tous les jours à Moscou, quelques fois le bus à Saint-Pétersbourg) et bien sûr les visites, surtout des musées et des palais. Honnêtement, pas de folies ! Plus quelques bricoles à ramener, des petites choses pas très chères (un sac en toile, un calendrier, des magnets, une boite faussement laquée...)

Globalement nous avons profité du rouble assez faible, avec un taux moyen de 78 roubles pour 1€, contre 68 l'an dernier, donc une petite augmentation du pouvoir d'achat.

NOURRITURE Le plus gros du budget donc ! Nous avons alterné avec quelques cafétérias vraiment pas chères à Saint-Pétersbourg (il y en a partout), la chaine très typique de crêpes Teremok (ils font aussi les soupes, salades et pelmenis) surtout pour le déjeuner, et quelques restos moyen de gamme certains soirs. Surtout des restaurants géorgiens, une des cuisine préférée des Russes ! A Moscou et Saint-Pétersbourg nous avons diné pour environ 20-25€ à deux.

A Rostov ce fut différent, nous avons enfin trouvé des restaurants de cuisine russe et les écarts de prix avec les deux "capitales" sont flagrants ! A titre d'exemple nous avons fait un très bon repas avec deux plats parmi les plus chers, deux boissons, un gros desserts à partager, pour... 8€ à deux ! Le retour à Moscou fut douloureux, hum. Il semble un peu compliqué de trouver des restos de cuisine russe dans les deux principales villes, qui ne soient pas à destination des touristes, hélas.

A Tallinn nous avons été étonnés de voir des prix très proches de ceux de la France (pas le cas du salaire moyen...) voire proches de ceux de Paris dans la vieille ville ! Nous avons tout de même réussi à trouver des bons plans, donc au final pas trop de dépenses (cantine de centre commercial à 5€ le plat, crêpes géantes dans le centre, burgers, nouilles chinoises à 5€)

Évidemment ce fut un peu moins facile à Helsinki mais on s'est débrouillé (buffet à volonté boissons incluses pour 13€ chacun, pizzas 10-12€ le dernier soir)

RÉSUMÉ DES VISITES Ne s’agissant pas d’un premier séjour nous avons pu approfondir nos connaissances des deux villes, donc peu d’ « incontournables » cette fois, du moins à Moscou. Nous nous sommes de nouveau baladés à Saint-Pétersbourg, au soleil (nous n’avions pas vu toute la ville au soleil l’année précédente) et avons complété avec les musées et palais. Séjour très « culturel » donc, alors qu’à Moscou nous avons privilégié les parcs et les monastères (entre autres).

En gros à Saint-Pétersbourg nous avons vu les palais Youssoupov (le plus beau de la ville selon nous), Menchikov (le plus ancien), Stroganov, le palais de marbre et le château des Ingénieurs.

En musées nous avons de nouveau arpenté l'Ermitage ainsi que le bâtiment de l'Etat major en face, où se trouvent les toiles impressionnistes et "avant-gardistes" (Picasso, Gauguin, Matisse...) et avons complété avec le musée Russe, grand musée de peinture, sculpture, et artisanat russe, et avons découvert l'étonnante Kunstkamera, "cabinet des curiosités" de Pierre le Grand.



A Moscou, nous avons donc été voir:

- Le domaine de Kolomenskoye, listé au patrimoine mondial de l'UNESCO et son étonnant palais de bois reconstruit (lieu de naissance de Pierre le Grand) avec ses églises anciennes et bâtiments en bois

- Le domaine royal de Tsaristyno et son palais

- Le parc Gorki, plus central (une partie)

- L'esplanade du VDNKh (prononcé VDNra) et ses pavillons dédiés aux anciennes républiques soviétiques

- Le Kremlin d'Izmaïlovo et son marché de souvenirs, étrange endroit entre Las Vegas/Disney et un marché aux puces, adapté de l'architecture traditionnelle russe; un brin kitsch mais lieu de sortie des Moscovites, à voir selon moi !

- Les deux galeries Tretiakov, deux musées à voir à Moscou quand on aime l'art !

- Les monastères Donskoï et Novospasky, véritables havres de paix.

- De nouvelles balades dans le centre, le vieil Arbat, autour de la galerie Tretiakov...

- Et bien sûr, de nouvelles visites des stations de métro, on est fan !



A Rostov nous avons bien sûr visité le très beau Kremlin, principal attraction, ainsi qu'un autre monastère au bord du lac, nous sommes baladés le long du lac et dans différents endroits de la ville, puis avons passé pas mal de temps à tester les spécialités locales 😛 😇



A Tallinn, balades dans la ville close et sa colline, le parc de Kadriorg et ses alentours, le musée d'art estonien KUMU, le bord de mer.



A Helsinki, tour du centre, du port, place du Sénat, balade Art nouveau, bord de mer (en même temps ce fut rapide...)



IMPRESSIONS GLOBALES Bien sur dur de donner une seule impression pour un voyage d'un mois et autant de villes différentes !

Connaissant déjà Moscou et Saint-Pétersbourg pas de grosses surprises, mais alors que l'an dernier j'avais été plutôt mitigée sur Moscou, j'ai beaucoup mieux apprécié mon séjour cette fois-ci ! J'ai mieux aimé ce que j'ai vu, puis nous avons volontairement choisi de privilégier les endroits au calme et au vert, plus supportables que les horribles autoroutes urbaines qui composent la ville.On s'est senti bien dans notre petit appart soviétique, on n'avait pas envie de partir 😛 Toujours le même bémol que l'an dernier : les jolis coins du centre font un peu "Disney" pour nouveaux riches, et l'omniprésence de chaînes de restauration ou salons de thé finit par agacer tant il ne semble y avoir de place pour rien d'autre...

Pour Saint-Pétersbourg, même avis, une très belle ville, pour moi une des plus belles d'Europe, mais au bout d'un moment, envie de m'en évader car TROP TROP polluée... des voitures partout, deux pauvres petites rues piétonnes (oui j'aime les rues piétonnes et je n'aime pas les voitures dans les centres-villes...) mais surtout qui FONCENT et qui PUENT. Essence mal raffinée, normes différentes des nôtres donc les bronches souffrent. On a vu des camionnettes laisser une bonne trainée noire derrière elles 🤪 Mon manteau blanc est vite devenu tout gris (oui je sais c'est idiot d'avoir un manteau blanc en voyage) Je sais que c'est comme ça dans beaucoup de pays, mais je ne connais que l'Europe (et Marrakech) alors au bout d'un moment j'avais juste hâte de me mettre au vert ! Car justement, contrairement à Moscou on ne peut pas dire que ça grouille sous les grands parcs... Oui je parais sévère mais à part ça pas de défauts 😛

Puis la ville est plus "sympa" que Moscou car plus de petits restos, bars, plus d'endroits où aller pour les petits budgets, etc

Nous avons apprécié notre petite escapade à Rostov, LA découverte du séjour ! Petite ville typique russe, très différentes des deux capitales, un peu décrépite, tranquille, on voit la différence de niveau de vie aussi...

Pour la dernière partie du séjour, petite déception pour Tallinn, non pas pour son aspect esthétique mais plutôt pour son aspect trop touristique (et nous étions toute fin septembre), la très jolie vieille ville nous a fait l'effet d'un Disney à touristes... en revanche nous avons bien aimé le KUMU. Bon 3 jours c'est pas énorme, et nous n'y étions pas dans les bonnes circonstances (stressés, fatigués, et... frigorifiés !) En revanche très contents de voir un centre historique piéton ! Après Saint-Pétersbourg ça faisait du bien justement !

Pour finir, on n'attendait pas grand-chose d'Helsinki, au final elle nous a bien plu. Là encore, le calme, les rues piétonnes ou peu fréquentées par les voitures, la verdure, furent les bienvenus ! Cela nous a paru plus authentique que Tallinn et on a trouvé l'accueil BEAUCOUP plus sympathique que dans cette dernière. Car oui à Tallinn ce fut un autre point négatif (pas partout ouf).

Et pour finir sur l’accueil en Russie, nous n'avons pas à nous plaindre à part pour quelques gardiennes de musées, de véritables caricatures 😏

Voilà pour le petit topo avant-carnet, n'hésitez pas si vous avez déjà des questions 😉

Suite très prochainement !
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Voyage en Russie: villes, endroits à visiter?
Bonjour,

5 ans plus tot, on m'aurait dit la Russie, j'aurai dit que ça ne m'interresse pas.

Mais maintenant, j'ai de plus en plus envie de visiter Moscou, Saint Pétersbourg etc. Alors, je m'adresse à ceux qui sont déja partis; est-ce un pays à voir? Quelles villes et quels endroits sont à conseiller? cela vaut-il la peine? La vie est-elle chère? Les conditions climatiques car evidemment en hiver...

Merci d'avance!
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Histoire russe
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.

J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.

J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.

Youri, le désabusé

Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.

Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.

Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».

Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.

La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.

Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.

Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.

Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.

Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !

Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.

Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.

Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.

Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.

Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
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En famille à Moscou et Saint-Pétersbourg
Bonjour, Je débute sur ce forum et je voulais juste vous faire part du super séjour passé en famille (moi, mon mari et nos deux enfants 11 et 13 ans) en Russie. C'est un pays très adapté aux voyages en famille et ça a été une surprise agréable. Nous sommes partis en mai, c'est une époque parfaite car tout fleurit - et de gros efforts sont faits pour fleurir les villes, c'est souvent magnifique. Nous avons choisi de vivre dans un Airbnb, d'abord parce que perso je préfère ça aux hôtels, et puis parce que c'est moins cher que de prendre deux chambres en hôtel. Et puis on bénéficie de la cuisine et c'est parfois bien pratique. Comme les airbnb ne proposent pas les fameuses "invitations" pour obtenir les visas, nous avons fait appel sur ce point à I'agence Ideaguide. Ils nous ont aussi organisé un certain nombre d'excursions avec des guides francophones. Nous pensions que c'était important de donner à nos enfants un aperçu de l'histoire et de la culture russe. Bon en fait les parents avaient aussi bien besoin de ces excursions aussi, on a beaucoup appris 😉 Côté programme, on a été 4 jours à Moscou et 3 jours à Saint-Pétersbourg, et c'est idéal à mon avis. Entre les deux, un train express. Bien que Saint-Pétersbourg soit plus renommée que Moscou auprès des touristes, Moscou a beaucoup à offrir notamment à ceux qui voyagent avec des enfants. On a notamment été une journée au Kremlin (indispensable et vraiment magnifique), avec une guide adorable. On a aussi passé une journée au VDNKh, le centre d'exposition, avec ses fontaines et ses statues soviétiques. On en a fait le tour en vélo, on a été bluffés par la maquette géante de Moscou, et on a été aussi au musée de l'espace, c'était top. A Saint-Pétersbourg, on a été à Peterhoff en aéroglisseur, les enfants ont adoré, et puis les fontaines surprises c'était évidemment génial (prévoir des vêtements de rechange, on est bien mouillés). On a aussi fait une visite guidée de l'appartement de Dostoïevski et du quartier autour. Voilà, je pourrai en dire plus mais c'est déjà très long! Bon voyage à ceux qui partent bientôt... Caroline
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Carnet de route d'un voyage en Russie au mois de juillet 2010
😉😉😉

C'est OK, je me "plonge" dans mon récit d'un certain voyage en RUSSIE, dont j'ai été mise au courant pas en dernière minute mais presque.

Heureusement que mon ami Didier (titi sur VF) est passé me rendre une petite visite et qu'il a posé une question qui me taraudait depuis pas mal de temps mais que je ne posais pas à mon mari de peur de la réponse habituelle " Nous venons de rentrer !!!!" et voilà grace à Didier et à sa question :

"Quel est le prochain voyage, Bernard ?"

j'ai appris que nous partions en juillet en ....RUSSIE !!! et nous étions fin avril !

Effectivement il avait déjà fait son choix

"Villes stars de la Russie avec Moscou, l'Anneau d'or et St-Pétersbourg" .

Je tombe des nues. Vous pensez bien que je n'ai pas cherché à savoir pourquoi ce choix. Moi, tout me vas du moment que je puisse partir et découvrir des gens, des lieux, enfin autre chose ..... Mes valises sont toujours prêtes !.

Bien sur nous partons avec l'agence Mugler d'Ingwiller (67)où travaillent Christelle et Bernard, son mari. Il y a de la place pas de soucis. Nous nous inscrivons à trois personnes car nous allons emmener avec nous notre cousine qui a 83 ans et qui a un rêve qui date de sa ...première lecture de Michel Strogoff....voir ST Pétersbourg !

Tout est rondement mené : passeport pour Janine (la cousine), dépôt des papiers pour les visas, enfin le 17 juillet nous partons pour notre périple en autocar à travers l'Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la RUSSIE, et pour le retour , la Finlande, la Suède, l'Allemagne et retour en Alsace le 31 juillet.

Bonne nuit, a demain

Capucine 18
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Retour sur 15 jours en Russie
Bonjour, Voyage Forum m’a bien aidé à construire mon voyage en Russie , je vous livre donc mon rapport de voyage Ca y'est j'ai mes photos 😇

- Les généralités: Nous sommes un couple avec deux ado (14 & 16) , qui aimons voyager par nos propres moyens , en itinérant , en en marchant … et nous adorons jouer au Uno dans les endroits mythiques Pour ce voyage craignant les soucis de communication j’avais appris à lire le cyrillique et les phrases typiques du voyageurs en russe

- La logistique :

Nous sommes partis en avion , logé dans des appart (booking ou Airbnb) , nous sommes déplacés en train et bus

- Le voyage :

Je ne voulais pas faire que de la ville nous aovns donc décidé de faire une halte entre Moscou & St-Petersburg , voilà donc notre ‘périple’ : Du 07 au 11 Aout : Moscou Du 12 au 17 : ‘campagne Russe’ (Borovno Lake – Valday – Novgorod) Du 17 au 22 : Saint Petersburg

- Le bilan Nous avons adoré la Russie ! C’est propre, sécurisant et contrairement à ce que l’on peut penser les gens sont très accueillants. On y a bien mangé, le cout de la vie est moins chère qu’en France Contrairement à bcp de commentaires nous avons préféré Moscou à SPB Le temps était mitigé les 8 premiers jours mais magnifiques pour notre fin de circuit

Et voilà le détail jour par jour

1er jour Nous avons pris un vol depuis Luxembourg , escale à Frankfort et arrivée à Moscou vers midi Je m’étais bien renseigné sur le prix du taxi pour aller jusqu’au centre et j’ai bien fait car – comme partout – les prix annoncés était entre deux et trois fois plus cher ! Nous avons finalement utilisé en taxi Yandex (l’équivalent d’Uber en Russie) et ca fonctionne impec ! pour info c’est 2000 RUB le trajet Arrivée à l’appart (rue Novy Arbat) nous avons profité du temps couvert mais non pluvieux pour aller faire une 1ere visite. Elle fut bien évidemment pour la Place Rouge ! J’ai été déçue de voir qu’il y avait des échafaudages sur toute la place (ils préparaient le Military Tatoo) , les bâtiments étaient accessibles bien sûr mais on n’avait pas de vue d’ensemble 🙁

Voilà qq photos , mon mari étant le pro je n'ai que mes photos d'Ipad qui donnemt quand même une bonne idée ...









2eme jour Un grand soleil ! on retourne sur la place en passant par la Rue Arbat , nous mangeons à la ‘cantine soviétique’ du Goum : bon c’est pas cher mais je n’ai pas trouvé ça top (on prend son plateau on choisit les plats –souvent frits- et on paye à la caisse) L’aprèm nous allons voir la cathédrale de Christ-Sauveur (l’entrée est gratuite mais les hommes doivent être en pantalon long et les femmes tête couverte) , nous avons également pris l’option de monter en haut et c’est superbe , on a une vue dégagée sur toute la ville. Le soir on passe le pont du patriarche (en rénovation) pour finir au park Gorky , un bon moment de repos après cette grosse journée !









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Russie: bons et mauvais plans Saint-Pétersbourg et Moscou?
Bonjour,

Durant cette année riche en voyages pour moi, je vais à Moscou puis à Saint-Pétersbourg (du 24 avril au 2 mai). Le voyage entre les deux villes se fera en train.

Pourriez-vous, pêle-mêle, me communiquer quelques "tuyaux", vos bons et mauvais plans, retours d'expérience positifs et négatifs concernant ces deux villes russes?

En vous remerciant !!

Antoine
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Un mois solo dans l'hiver russe: Saint-Pétersbourg, Moscou et la Sibérie
La Russie était sur la liste des voyages que je voulais faire en solo. Après l'Argentine et les Etats-Unis, je me suis donc envolée vers l'Est pour passer le mois de février au pays des tsars. Contrairement à mes 2 précédents voyages où j'étais partie en impro totale, j'ai méticuleusement organisé mon séjour en Russie. Je sais lire le cyrillique mais je n'ai que les bases en russe, et j'ai pu constater pendant mon séjour que très peu de Russes parlent anglais. J'ai donc essayé d'éviter tout problème de réservation lié à des incompréhensions linguistiques, et ça passe par une organisation optimale 😉

En août 2017 : Achat d'un billet multi-destinations chez Air France : Paris/St-Pétersbourg - Irkoutsk/Paris

En décembre 2017 : Envoi d'un dossier + passeport à une agence parisienne qui s'est occupée des démarches de visa à ma place. Réception du passeport + visa 15 jours après le début des démarches

En janvier 2018 : réservations hôtels sur booking et hotels.com billet de train Piter/Moscou sur le site de officiel de la RZD vol Moscou/Irkoutsk sur le site d'Aeroflot billet pour un ballet au théâtre Mariinsky sur le site officiel du Mariinsky excursions + visite d'Olkhon island avec une agence russe d'Irkoutsk

L'ancien hôtel Ukrainia, nommé Radisson Royal de Moscou - Broken Boussole ©

Hormis une semaine de battement en Sibérie, mon voyage était calé à 90% quand j'ai atterri à St-Pétersbourg :) La grande inconnue pour moi restait la météo car je n'avais jamais voyagé dans un pays froid. Et comme j'ai cherché beaucoup d'informations sur la tenue à adopter pour passer l'hiver en Russie, je vais vous donner l'exemple d'une tenue que j'ai utilisé pour visiter St-Pétersbourg et Moscou : un legging damart thermolactyl degré 3 + un jean par dessus, un t-shirt et une veste, un manteau "Toboggan" mi-long résistant à -30° (acheté lors d'un voyage au Canada), des gants et des cuissardes plates en cuir avec des chaussettes de ski. Une fois en Russie, j'ai acheté une chapka (outchenka) que j'ai porté quotidiennement. La protection de la tête restant pour moi le plus important : pendant mon séjour à St-Pétersbourg la température est tombée à -14° avec un ressenti de -20° et ce jour-là il y avait énormément de vent ! Sans chapka ça pique 😉

Surtout n'oubliez pas que : 1. Le choix des vêtements est assez subjectif, chacun sait s'il est frileux ou pas. 2. La Sibérie nécessite des vêtements différents, surtout si vous prévoyez des excursions en plein-air.

La maison du livre de style Art Deco sur l'avenue Nevski - Broken Boussole ©

DECOUVERTE DE LA VENISE DU NORD : ST-PETERSBOURG

Après un vol rapide vers Pulkovo, j'ai rejoint le centre-ville. N'ayant qu'un sac de 40L à porter, je n'ai pas pris de taxi, les transports en commun étaient pratiques et peu onéreux. Sachant qu'un billet de bus coûte 40 roubles (0,6€) et que le N°39 vous dépose au pied du métro Moskovskaya. Dans les tunnels du métro, on peut acheter une carte Podoroznhik pour 60 roubles. Des automates (en français) vous permettront de la recharger selon vos besoins : par exemple 10 trajets = 355 roubles (5€).

Quant à l'hôtel réservé, je n'ai pas été déçue ! Le Golden Age est situé dans le "triangle d'or" pétersbourgeois. Pour 22€ la nuit, j'avais une grande chambre avec lit double, bureau, réfrigérateur, et salle de bain privée avec une douche à l'italienne. La proximité avec 3 stations de métro n'a rien gâché.

Pendant mon séjour, j'ai visité de nombreux lieux de culte, notamment des cathédrales orthodoxes. A Piter, ça n'est pas ce qui manque ! J'ai commencé par la cathédrale St-Isaac dont l'entrée coûte 250 roubles (3,6€). Pour la "colonnade" il faut ajouter 250 roubles supplémentaires et pour l'audioguide en français, encore 200 roubles. A mon sens, cette cathédrale ainsi que celle de St Sauveur sur le sang versé, sont les 2 plus belles à visiter ici. La sobriété extérieure de la cathédrale St Isaac, tranche littéralement avec la richesse de sa décoration intérieure ! Tout est superbe ! Couleurs, mosaïques, icônes, marbre, colonnes en malachite et lapis-lazuli, iconostase…

Cathédrale St-Isaac, mosaïques & colonnes en malachite et lapis-lazuli - Broken Boussole ©

La cathédrale de St Sauveur sur le sang versé était la visite que j'attendais avec le plus d'impatience. J'avais hâte de voir les bulbes au bord du canal Griboedov. Malheureusement, l'édifice était en rénovation extérieure.

Cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©

L'entrée coûte également 250 roubles mais l'intérieur est tout aussi somptueux que celui de la cathédrale St Isaac. J’ai été subjugué par l’étendue des mosaïques à l’intérieur ! Il y en a plus que dans la Basilique St Marc à Venise, puisque la cathédrale pétersbourgeoise compte 7000 m² de mosaïques : rien que pour les poser il a fallu 12 ans !

Les murs et le plafond de la cathédrale St Sauveur sur le sang versé - Broken Boussole ©

Il y a également de nombreuses cathédrales dont l'entrée est gratuite, comme celle de Notre-Dame de Kazan, célèbre pour son icône de la vierge de Kazan mais qui est très sombre. La cathédrale de Smolny, plus facilement accessible en bus est également très belle. Ici, la plus haute des 5 coupoles mesure presque 100 mètres de haut, et pour la modique somme de 50 roubles (0,7€) j’ai pu monter dans un des 4 clochers pour admirer la vue sur la ville. Attention, ça fait beaucoup de marches et certains escaliers sont étroits. Si vous avez le vertige ça n’est pas la peine d’essayer 🙂

La cathédrale de Smolny sous la neige - Broken Boussole ©

Pour ceux qui ont envie d’assister à une liturgie orthodoxe, je vous conseille la cathédrale St Nicolas des Marins. Les chants sont sublimes… et vous aurez l’occasion de voir l’iconostase ouverte et le pope couvert de fleurs et cadeaux par les fidèles ! Attention, interdiction de faire des photos ou de filmer ici. Et pour ceux qui ont un peu plus de temps, près de Moskovaskaya, j'ai découvert un lieu de culte très esthétique : la cathédrale de chesmé 😉

La cathédrale de Chesmé, on dirait un gâteau ! - Broken Boussole ©

Il y a bien sûr d'autres églises et cathédrales, ainsi qu'une mosquée et une synagogue mais apr��s ces visites, je me suis concentrée sur 3 musées. Bien entendu, j'ai passé quelques heures à l'Ermitage, ce qui n'est absolument pas assez mais j'avais des impératifs d'emploi du temps pour pouvoir tout visiter ;) L'entrée coûte 700 roubles (9,9€).

L'entrée de l'Ermitage - Broken Boussole ©

Préparez vous à beaucoup marcher et à monter beaucoup de marches ! Il y a de nombreux escaliers qui permettent de vadrouiller entre le rez-de-chaussée, le 1er et le 2ème. Mais je vous conseille de prendre l’escalier du Jourdain pour commencer votre visite. Il est en marbre et son plafond vaut aussi le détour. Je ne vous cache pas qu'un plan du musée est absolument nécessaire pour une première visite, et si possible, essayez de lister les salles que vous voulez absolument voir en priorité.

Personnellement, je me suis concentrée sur les classiques, comme le Pavilion Hall (salle 204, c’est ici que l’horloge du paon s’anime), le St George Hall, l'Armorial Hall ou encore le boudoir

Le boudoir et son code couleur très rouge ;) - Broken Boussole ©

J'ai également adoré la bibliothèque du Tsar Nicolas II, la salle 227, les collections d'antiquités égyptiennes, grecques et romaines, ainsi que la collection italienne et la salle malachite. Il s’agit de la salle 189 au 1er étage, comme son nom l’indique, de nombreux éléments sont composés à partir du minéral vert. J’ai attendu (15 minutes) que les visites de groupe sortent pour pouvoir prendre la salle vide.

La salle malachite vide, l'espace d'un instant - Broken Boussole ©

L'autre musée que j'attendais de visiter avec impatience, c'était le musée Fabergé. J'avais très envie de découvrir "en vrai", des oeufs de Fabergé 🙂 Ici l'entrée sans audioguide coûte 450 roubles (6,4€) mais il y a des guides version papier en russe ou anglais. La mise en scène dans le palais Chouvalov est somptueuse. Outre plusieurs oeufs de Fabergé originaux, le musée contient énormément de richesses : des icônes sublimes, des boites à tabac ou à bijoux, des services à thé, le tout en or, argent, diamant, saphir, améthyste…

L'œuf au muguet - Broken Boussole ©

Enfin, pour m'amuser, j'ai visité ou plutôt joué au musée des jeux d'arcade soviétiques pour la somme de 450 roubles (6,4€). En échange, j'ai récupéré une boite d'allumettes remplie de kopeck de 15 centimes. Cette petite monnaie m'a permis de jouer à des jeux d'arcade disséminés sur 2 étages. Certains sont très sympas et facilement compréhensibles et d'autres... Et bien disons que j'ai gaspillé quelques pièces 😉

Bienvenue aux grands enfants ;) - Broken Boussole ©

A part ces visites, j'ai également découvert l'île de Petrogradskaya, la maisonnette de Pierre le Grand ou encore le croiseur Aurore, ainsi que la forteresse de Pierre le Grand sur l'île aux lièvres. J'ai adoré la vue depuis l'île Vassilievski et arpenter l'avenue Nevski (paradis du shopping et des bonnes pâtisseries, notamment dans l'épicerie fine Elisseïev). Mais ce sont 2 autres visites que je souhaite décrire avec plus de précisions 🙂

Lorsque j'ai acheté mes billets d'avion en août 2017, j'avais regardé avec espoir les programmations au Bolchoï et au théâtre Mariinsky. Je voulais assister à mon premier ballet en Russie dans un lieu grandiose, et j'aurais aimé voir le Lac des cygnes. Malheureusement, ce ballet ne se produisait pas aux dates qui m'intéressaient. (Pas grave, je l'ai vu en France la semaine dernière 😉 ). Du coup, en janvier 2018, j'ai choisi d'aller voir la Bayadère au théâtre Mariinsky. J'ai réservé mon billet sur le site officiel du théâtre. Un peu au hasard, j'ai choisi une place au premier rang dans une loge du Dress Circle (45€ par billet pour 6 personnes par loge). Et bien je n'ai pas regretté mon choix ! En loge, je vous déconseille fortement de prendre une place au 2ème rang, à moins de venir en famille et de placer les enfants devant vous au 1er rang. Les 3 femmes qui étaient au 2ème rang dans notre loge, ont passé 2 heures debout pour voir les danseurs...

Depuis la loge, vue sur la fosse, l'orchestre et la scène - Broken Boussole ©

Tout était sublime : l’orchestre, les danseurs, les chorégraphies, les décors, les costumes, le maquillage… Le lieu était vraiment magique. Il me tarde de voir à quoi ressemble un ballet au Bolchoï maintenant 😉

Après cette pause de quelques heures au Mariinksy, j'ai rejoint le palais Ioussoupov, situé juste à coté. L'entrée coûte 700 roubles (9,9€) soit le même prix qu'un billet pour l'Ermitage, mais l'audioguide en français est inclus dans le prix. Je ne crois pas que ce soit dans le top 10 des choses à visiter ici, mais je voulais y venir car c'est ici que Raspoutine a été assassiné, des visites spécifiques sont d'ailleurs organisées. J'ai visité l'intégralité des pièces ouvertes au public, et certaines sont de vrais bijoux ! Notamment le petit salon mauresque, la salle de billard et le théâtre privé du palais !

Le théâtre du palais Ioussoupov - Broken Boussole ©

Pendant cette visite, je n'ai quasiment croisé personne ! Après une journée aussi remplie, je suis allée dans mon QG personnel pour manger : Ketch'up. A St-Petersbourg j'ai testé plusieurs cantines, j'ai mangé au fast-food mais j'ai adoré ce restaurant là, même s'il ne sert pas de la cuisine typiquement russe. La déco, la musique, l'ambiance et la carte, tout était top. D'ailleurs, presque toute la carte était traduite en anglais, et tous les plats étaient pris en photo.

Un chawarma VIP dans sa poêle - Broken Boussole ©

St-Pétersbourg est vraiment une très belle ville, ou je suis sûre de revenir rapidement ! Mais la prochaine fois ce sera en saison estivale pour pouvoir découvrir le palais de Peterhof et le palais Catherine à Pouchkine.

Vue sur la Neva et l'Ermitage depuis le pont du Palais - Broken Boussole ©

Le prochain billet de ce carnet concernera Moscou 🙂
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G8 à Saint-Pétersbourg: le contre sommet
salut!!! j'ai l'intention, avec beaucoup de camarades français et européens, de me rendre en russie (nous nous y rendront séprément) pour le contre sommet du G8 (début juillet), le problème est qu'il faut pour la Russie un visa, (combien?), comment passer la frontière sans la payer (combine?), quel risque?, il faut aussi une adresse ou nous allons être hébergé comment faire sachant que nous nous rendrons tous dans un camps autogéré, anticapitaliste, anti autoritaire, les douaniers ne devraient pas aprécier ce genre d'adresse postal dans la période précédent le G8.

A noter aussi que, plus la date du contre sommet s'approchera plus la frontière sera contrôlée, comme lors du sommet de G8 à Gènes, l'ensemble des polices européenne opèreront pour qu'un maximum de manifestants ne puissent se rendre sur place (arrèt des cars et placement des manifestants dans des trains pour le retour à la maison, par exemple)

divers question: la fouille des voitures à t'elle lieu à la frontière? la fouille au corp peut elle avoir lieu? quels sont les droits des douaniers entre les deux postes frontières (celui de la russie et de l'ukraine par exemple)

merci pour votre aide

bon cette épreuve passé, il faudra se confronter à l'armée russe et non au CRS comme dans nos pays "civilisé"😕

LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES!
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Moscou, des supers nazis dans le métro
Alors que l'ami québecois était parti découvrir la faune et la flore russe en bonne compagnie, j'étais en train de me demander si j'allais vraiment pouvoir me reposer. Fermer les yeux sans avoir le sang continuellement en train de bouillir. Ce cœur qui bat toujours trop vite, qui me dit sans cesse que si je ne bouge pas, si je ne profite pas, je le regretterai. Ni une ni deux, j'étais donc installé dans un bar avec un nom à consonance irlandaise, on ne se refait pas. Bon, j'avoue, la pancarte où il était annoté come and try our real guiness, avait eu raison de moi. Je passais bien une petite heure accoudé au bar, à savourer l'or noir irlandais et à apprécier la manière que prenait le temps à s’écouler dans les bars russes. C'est le serveur qui me tira de ma rêverie. Si je veux une autre bière ? Hum non. Je vais un peu marcher, profiter de cette sensation de liberté que seule la nuit arrive à me procurer. Quand les lumières de la ville s'embrasent, c'est un monde nouveau qui naît, un monde qui se fiche des observateurs tels que moi. Un monde à la fois très vide et bourré de merveilles à qui saura tendre l'oreille et ouvrir les yeux.

Je marchais depuis une petite heure et je me trouvais une réelle passion dans le voyeurisme ; j'adorais poser mon regard à l'intérieur des cafés russes. À cette heure avancée, on y trouvait toute sorte de personnes, toute sorte d'histoire aussi. Le vieil homme, seul, un ventre proéminent et une gueule qui dit qu'il en bouffé. Une pinte de bière à la main et le regard baissé vers le sol. La serveuse de nuit, arrangée dans un costume que l'on pourrait imaginer tout droit sorti d'un film américain des années 50. Une jeune femme et un jeune homme en pleine séance de « je te vois et je suis fou de toi ». Tel un papillon de nuit, j'étais comme attiré par les espaces chauds et lumineux et je me cognais durement contre toutes ces barrières que l'on s'est posées.

Pendant bien 2h, il m'était impossible de stopper ces jambes qui ne souhaitaient que déambuler. Et puis, aux sorties d'un croisement, je découvrais un espace qui ne m'était pas inconnu. Je me rappelais qu'il existait sur ce boulevard une tanière sympathique, un joli bar avec un comptoir des plus séduisant. Finalement, j'allais aller papillonner bien au chaud.

Un peu comme à Saint-Pétersbourg de nombreux bars sont au sous-sol, impossible donc pour le visiteur de savoir où il va tomber, ça n'en est que plus excitant. C'était la particularité du lieu que je recherchais, le Jao Da, référence à un célèbre pilote chinois de la Seconde Guerre mondiale.

Alors que mes sens étaient aux aguets pour ne pas louper l'entrée, j'entendis la langue de Boby Lapointe (Molière c'est du passé, bande de vieux). Ben vous êtes français ? Réponse d'un des petits jeunes, qui étaient au nombre de trois. Oui et non, moi je suis moitié-moitié et eux ils font leurs études ici. Le tout dans un accent très parisien. Très, « c'est comme ça et puis c'est tout », et puis « c'est comme ça, alors voilà, c'est comme ça ». Ponctué parfois par des « Tu vois ». Le fils de russe blanc avait parlé, les deux autres m'avaient l'air de petits jeunes sympathiques. Coïncidence, je me penchais pour regarder le nom du bar, Jao Da, ma destination. Un Shoot de vodka m'attendait en bas par la même, merci les jeunes. S'en est suivi une longue période où j'ai juste fermé ma gueule, j'étais dans l'analyse des personnages. Me font marrer ces jeunes, ça parle de filles en veux tu en voilà, de fêtes et des bonnes chimies qui vont avec, d'ailleurs z'avez le nez très rouge messieurs. Aucun souvenir de comment nous en somme arrivé à parler du métro moscovite, mais le jeune russe blanc commençais à sérieusement m'intéresser avec son histoire de second métro. Une ou plusieurs lignes seraient dissimulées sous le métro actuel. Des vestiges de l'Union soviétique et d'un Staline méfiant. Une sorte de voie de sortie que ce dernier se serait préparée en cas de pépin. Ou plus récemment, un réseau emprunté uniquement par les services secrets.

Mais, je me manque à tous mes devoirs, le métro moscovite, je me dois de vous le présenter : Jingle « Le métrooooo mMMMmossscoooovite pourrr les nuuuul » Le métro de Moscou est l'un des plus fréquentés au monde, en 2018 ce dernier fêtera ses 83 ans et ses plus de 145 milliards de personnes transporté. Ce dernier est considéré comme l'un des plus beaux du monde 44 de ses 200 stations font partie du patrimoine culturel russe. Et vous pouvez me croire, c'est mérité. D'après le département des transports de Moscou, le métro moscovite détiendrait le record du monde du respect des horaires, oui oui, le Japon n'a qu'à bien se tenir. La ponctualité de la circulation serait de 99,99%. Lors de la Seconde Guerre mondiale et notamment lorsque l'aviation allemande commença ses bombardements sur Moscou, de nombreux commerces furent aménagés dans le métro. Il n'est d'ailleurs pas rare de trouver, encore à l'heure actuelle, de nombreuses petites échoppes entre deux stations, ou dans les nombreux passages souterrains qui peuplent cette ville. Tenu, bien entendu, par des babouchkas. À l'exception de la ligne circulaire (qui soi-disant aurait été créée, car Staline aurait posé une tasse de café au bon endroit) le nom des stations est annoncé par des voix masculines lorsque la rame se dirige vers le centre et par des voix féminines lorsqu’elle s’en éloigne. Cela permet de donner des repères aux personnes malvoyantes qui utilisent le métro pour leurs déplacements. Ou des gros touristes qui galèrent encore avec leur cyrillique. Voilà, ça c'est pour ce que l'on sait, pour ce qui est sûr. Revenons-en donc à ce jeune russe qui me parlait de souterrains cachés, ça me plaisait et je lui demandais s’il existait une entrée. On ne se refait pas, dès qu'il y a des idées à la con c'est pour bibi. Ça me rappelle cette cathédrale presque entièrement détruite et « presque » entièrement emmurée que j'avais escaladée à Christchurch. La sensation que j'avais éprouvée en étant au sommet, avec comme compagnons de cordée les gargouilles et comme divertissement, l'incroyable vue que la ville avait à m'offrir. Bref, il me stoppa rapidement dans mes rêveries et dans mes plans d'« invasion » du niveau caché. Faut faire attention aux nazis qui vivent dans le métro ! Je vous laisse imaginer ma tête. Des nazis ? Ben ouais ! Il resterait des nazis dans le métro de Moscou. Voyant que les deux autres étaient aussi sceptiques que moi (y’a de quoi non ?), je les laissais argumenter à ma place. J'étais curieux de comprendre comment des nazis auraient survécu dans le métro moscovite pendant autant de temps. Il nous conta donc l'histoire incroyable : Des nazis zombies du métro de Moscou. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, près de 1 000 000 de prisonniers allemands furent utilisés pour la reconstruction de la sainte mère Russie, si on casse, faut réparer. Un grand nombre aurait été utilisé pour la construction du métro moscovite et fait incroyable pas loin de 10 000 d'entre eux ce seraient enfuis dans les ténèbres du métropolitain. 10 000 ce n’est pas rien. C'est une petite ville. Comment 10 000 personnes auraient pu s'enfuir ? Ben ils crevaient la dalle et il n’y avait pas beaucoup de soldats pour les surveiller ! Y'a eu une émeute. Tu ne trouves pas ça énorme toi 10 000 personnes ? Mais non c'est possible, y'a eu des morts, beaucoup, et ils se sont enfuis dans les ténèbres, mec, c'est immense c'est une ville sous la ville, « tu vois ». Et comment auraient-ils survécu autant de temps ? Mais c'est les égouts y'a pleins de merde, je veux dire, ils se sont adaptés. Ils ont muté. J'écoutais cette discussion le sourire aux lèvres. J'avais presque envie de sortir mon calepin tellement je trouvais ça drôle. Ce genre de réplique mise bout à bout c'était presque du Beckett. Je les laissais finir et je voyais que mes 2 camardes venaient de se résigner, Ouais après tout pourquoi pas. Le russe les avait embobinés, sont fort tout de même. J'avais établi un plan pour détruire ces arguments j'étais chaud. Est-ce que tu crois au martien ? Est-ce que tu penses que la base 51 existe ? À ce moment le gamin me coupe du genre ça à rien à voir blablabla, un futur politicien le bonhomme. Je lui demande de bien me laisser finir. Les Américains auraient trouvé un vaisseau extraterrestre qui se serait abîmé sur leur territoire, quelques mois plus tard les Russes en descendent un, carrément. La guerre froide, c'est une guerre remplie de mensonge, rempli de choses que l'on ne peut pas admettre, on invente, on montre les dents, on fait semblant. Ce que je pense, c'est que les Russes on utilisé une main-d'oeuvre détestée de tous, qu'ils l'on surexploiter et qu'ils l'on décimer. Mais après les camps de concentration, avouer la mort de 10 000 prisonniers allemands pour cause de mauvais traitement aurait été difficile à assumer. Aux sorties de la guerre, on doit montrer patte blanche. Je sens que j'ai embarqué les deux amis avec moi, j'ai contre balancé son avis et boom !!! Ouais, mais dans les années 70, une centaine d'Allemands sont sortis, ils n'en pouvaient plus et ils ont dit qu'il existait une société sous terre. Merde, je n’ai rien pour vérifier, je suis dans les cordes. C'est con comme argument. Mais les Russes ne sont pas foutus d'envoyer des soldats ? Si, ils l'ont fait, mais les Allemands se tirent, ils ont des ouïes sur-développées. C'est à ce moment-là que j'ai arrêté de converser. Je ne suis pas de taille face à des super nazis. Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Possible ou pas ? Vous pouvez tout comme moi essayer de chercher sur l'internet, perso je suis revenu bredouille.

Bon, l'histoire n'a rien d'exceptionnelle, néanmoins un détail m'a fait craquer. Ce moment où le russe blanc nous a avoué que, gamin, sa grand-mère aimait lui raconter qu'à la nuit tombée, les Allemands du métro sortaient de leur labyrinthe souterrain à la recherche de chair fraîche. Et que leur plat favori était les petits enfants russes qui aimaient rester un peu trop tard dehors. Cette phrase je l'ai trouvé géniale. La légende des Allemands nazis du métro de Moscou, raconté par une vieille babouchka. Nous, en France, on a la dame blanche, eux, les Allemands nazis !! Ce pays n'a de cesse de me surprendre.

Alors que je suis en train d'écrire cette petite histoire, j'entends des Anglais converser avec des Norvégiennes et je me demande : Pourquoi voyagent-ils, ceux qui se plaignent que les locaux ne parlent pas leurs langues ? Pourquoi voyagent-ils, ceux qui préfèrent manger dans un stupide fast food, usine à merde, plutôt qu'un repas traditionnel ? Pourquoi restent-ils entre eux, à se foutre de ce qui les entourent, de ce qu'ils sont au final venus découvrir ? C'est au voyageur de faire l'effort et non pas à l'habitant du pays visiter d'arranger, de changer sa culture face au tout puissant touriste. Non. On simplifie tout. L'homme est si feignant, si peureux, un enfant trop gâté qui voudrait perdre ses repères, tout en étant dans un espace familier. Touristes de toutes nationalités, s'il vous plait, laissez-nous voyager de la plus belle façon qui soit, en ne laissant aucune trace de notre passage, ou alors un sourire au coin des lèvres et de jolis souvenirs dans la tête.
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Démarches pour mariage franco-russe (en France)
Bonjour,

je suis français et ma fiancée est russe et habite à Saint-Pétersbourg (elle travaille actuellement là-bas).

Nous souhaitons maintenant nous marier pour qu'elle puisse obtenir un visa de long séjour en France et venir chez moi. Elle possède un Visa Schengen (touriste) donc peut venir facilement en France. D'après ce que nous avons compris il faut réaliser les démarches comme suit : - qu'elle se présente à l’ambassade de Russie à paris pour demander le certificat de coutume - qu'elle obtienne le certificat de naissance + apostille (née dans l'Oblast de Voronej, près de l’Ukraine. Apparemment, elle devrait pouvoir le recevoir par courrier à SPb. - besoin du certificat de célibat ? (fait par un notaire en Russie et apostillé ?)

J'ai lu qu'il était possible que le certificat de coutume soit réalisé par un juriste français inscrit à un barreau en France, est-ce vrai ? Si c'est le cas, cela facilite grandement les démarches

De plus, suivant les mairies, la demande de document varie entre le certificat de coutume, de célibat et parfois les 2 ... (pour l'instant la mienne, me demande les 2)

Une fois ces documents réunis : - Dépose du dossier à la mairie - +10j minimum : Célébration du mariage - Retour à Saint Saint-Pétersbourg - Demande de visa de long séjour au consulat français - Instruction du dossier - test de langue française et de connaissance - Avis Favorable : Nous vivons heureux

Est-ce qu'il y a des erreurs dans ma démarche ? Est-ce que j'oublie quelques chose ?

Comme je l'ai dit, en ce moment elle travaille à SPb (déjà rencontré son bureau et ses collègues). Elle suit également des cours de français avec des interlocuteurs natifs. Elle a déjà séjourné 3 mois en France (est allée à l'université suivre des cours pour étrangers). De mon côté j'apprends le russe avec plusieurs support (livres, busuu, semper + discutions avec ma future).

J'ai vu que beaucoup de gens posent la même question mais sont dans des situations de précipitations. Ce que nous souhaitons éviter. Nous voulons faire les choses dans l'ordre, sans (trop) de stress. C'est pour cela qu'elle a gardé son travail mais son bureau est au courant, à partir du moment où elle obtient son visa, elle démissionnera.

Merci pour votre aide et à bientôt
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La Russie au fil de l'eau et de l'histoire
Bonjour à tous.

Croisière fluviale entre ST PETERSBOURG et MOSCOU du 10 au 20 juin 2018

C'est l'intitulé de cette croisière fluviale qui nous inspire, notre première en la matière après plusieurs autres plutôt maritimes celles-là ! Nous avons choisi POUCHKINE tours (SALAÜN holidays), organisateur de cette croisière.

Grâce à deux couples de nos amis investigateurs de ce voyage, nous voici tous les six réunis pour cette expérience : Départ de la croisière depuis ST PETERSBOURG et arrivée à MOSCOU après avoir passé 2 jours de suite en visite à ST PETERSBOURG, 5 jours « au fil de l'eau » (la Neva, le long du lac Ladoga, dans le lac Onéga puis le canal Volga-Baltique, le lac Blanc, la Volga et le canal de la Moskova) avec de nombreuses écluses à passer (18, il me semble, dont beaucoup de nuit!) et enfin 2 derniers jours de visite de MOSCOU par ambiance de... championnat du monde de football !!! Et, pour chaque journée d'escale, une excursion avec guide local est prévue. Les autres excursions possibles sont, bien sûr, facultatives et en supplément.



JOUR 1 :

Première étape : Nous prenons l'avion depuis PARIS CDG avec nos amis. Après une escale à FRANCFORT, nous voici pratiquement à l'heure à l'aéroport de ST PETERSBOURG accueillis par notre « chère amie » Anna (super guide de bord et animatrice francophone pour le bateau qui emploie régulièrement ces mots : « mes chers amis ! »). Nous sommes seulement 26 Français pour cette croisière à bord du « Andrey RUBLEV » (compagnie Mosturflot) qui s'annonce déjà très familiale : Anna nous signale que nous ne serons environ que 150 passagers à bord (300 en général) ce qui présage d'une ambiance plutôt intimiste et chaleureuse. Elle monte avec nous dans le bus pour nous conduire jusqu'au quai d'embarquement elle nous accompagnera ainsi lors de chaque escale en compagnie du guide (ou de la guide) local(e) elle sera en quelque sorte notre « nounou » vérifiant, à chaque excursion, que personne ne manque à l'appel et, grâce à sa bienveillance, nous n'avons perdu personne ! Elle ne nous quittera quasiment plus jusqu'à notre départ de MOSCOU. Au cours de cette croisière, elle réussira même à nous apprendre quelques mots de russe, à chanter en russe et même à danser un quadrille russe... Moments INOUBLIABLES et très festifs ! Merci encore Anna pour toute cette gentillesse et votre patience à notre égard !

Deuxième étape : Embarquement après la cérémonie du pain et du sel. Cérémonie que l'on retrouvera à plusieurs reprises au cours d'autres escales.

Le port d'embarquement et le pont Bolchoï Oboukhovski

A bord, nous faisons aussi la connaissance de Tatiana, représentante de l'agence, responsable du groupe des Français, avec laquelle tout le monde se sentira également très à l'aise. C'est elle la chef, en quelque sorte, mais elle n'en abusera jamais et tout se passera très bien. Nous garderons également un excellent souvenir de cette jeune femme appréciant de discuter avec le groupe des Français pour parfaire la langue qu'elle maîtrise peut-être un peu moins que Anna mais avec l'envie de faire sans cesse des progrès incontestables. Bravo Tatiana pour votre professionnalisme !

Anna et Tatiana deviendront rapidement indispensables pour les uns comme pour les autres au cours de ce voyage découverte et participeront pleinement à la réussite de notre croisière.

Bon ! Ce soir, ce sera surtout récupération, découverte rapide du bateau dont on a vite fait le tour car il est beaucoup plus petit que ceux auxquels nous étions habitués jusque là : seulement 4 ponts. Il n'y a ni piscine, ni théâtre et les cabines sont plutôt exigües mais nous n'y serons pas beaucoup dans la journée. Puis nous essayons de ranger nos affaires au mieux. On peut rapprocher les 2 lits jumeaux de 70cm de large mais il sera ensuite très difficile d'ouvrir les valises car beaucoup de choses resteront dans celles-ci, rangées sous les lits, faute de place alors nous resterons en figuration lits jumeaux !… Et enfin, gros dodo ! Car on sait déjà que demain matin, pas de grasse matinée au programme. Quant au réveil : ce sera... Heu !… Au chant du coq !!!

Eh oui ! A 6h40 tapantes, il est bien là le chant du coq dans les cabines ! Où l'ont-ils trouvé celui-là ??? En tout cas il est bien passé à la radio en guise de réveil-matin et c'était fort sympathique même si on était déjà debout depuis un bon moment!!!

JOUR 2 :

ST PETERSBOURG :

Dès 8h, tout le monde dans le bus pour une première excursion à POUCHKINE (anciennement Tsarskoe Selo : le village des tsars), à environ 25kms de là, pour visiter le Palais Catherine . Pour cette visite, c'est une excursion supplémentaire non prévue au programme initial mais nous ne regrettons absolument pas notre choix.

Ce nom de POUCHKINE a été donné à ce village en 1937, à l'occasion du centenaire de la mort du poète Alexandre POUCHKINE qui a fait ses études dans le lycée attenant au Palais entre 1811 et 1817… Si j'ai bien tout compris ! (ledit lycée se trouve sur la gauche de l'entrée latérale du château et est relié à celui-ci par une sorte de« passerelle »). Natacha est notre guide locale pour nos deux journées à ST PETERSBOURG. Elle est très intéressante à suivre et à écouter même si parfois, certains détails de l'Histoire nous échappent, nous interpellent un peu moins ou nous paraissent un peu… longuets ! En tout cas, elle connaît son sujet sur le bout des doigts et maîtrise parfaitement bien le français ! Nous sommes tous équipés d'audio-guides ce qui nous permet de rester plus ou moins « groupir » malgré les nombreux autres groupes de touristes autour de nous et les arrêts plus ou moins fréquents pour prendre le temps d'observer, d'écouter les informations données par notre guide ou de faire quelques photos au rythme de nos pas... feutrés… Ben oui quoi ! Dès l'entrée, on doit enfiler des chaussons par dessus nos chaussures pour ne pas endommager les magnifiques parquets !

Pour la petite histoire (ou la grande c'est selon!) :

En 1711, Pierre-le-Grand offre à sa femme, la future impératrice Catherine I, les terres où elle fait construire un petit château. C'est l'impératrice Elisabeth I, sa fille devenue impératrice, qui décide son réaménagement pour l'agrandir en 1752 (architecte Bartolomeo Rastrelli d'où le nom du style baroque rastrellien). Elle le baptise alors Palais Catherine en l'honneur de sa mère. Puis ce sera au tour de l'impératrice Catherine II (dite la Grande), femme de Pierre III, neveu d'Elisabeth I, de faire décorer certaines salles et de créer le magnifique parc et les différents pavillons qui s'y trouvent. Elle fera également construire le Palais Alexandre, en 1796, pour son petit-fils, le futur Alexandre I. C'est bon ? Tout le monde suit ?

Aujourd'hui, après bien des transformations, il n'est plus vraiment petit ce château avec ses 300m environ de façade !

La façade du Palais Catherine

Bulbes de la chapelle du Palais Catherine

Bon ! Je préciserai tout de même que ce magnifique ensemble a subi plusieurs dommages, reconstructions et restaurations diverses, au fil de son histoire, suite à un grave incendie notamment, durant la Seconde Guerre mondiale.

Pas de mots pour présenter la visite de cette ancienne résidence impériale, mais des photos pour les souvenirs car il y a vraiment trop de choses à admirer, dans chaque salle, sur chaque mur, en haut (les plafonds et les lustres), en bas (avec les parquets de toute beauté) et trop de noms à retenir. On en prend plein les yeux, c'est juste très beau !

le chérubin du matin (il se réveille à l'est). Il y a celui du soir (à l'ouest de l'autre côté qui lui, dort). La salle à manger d'Elisabeth et sa table en forme de E La salle de bal

Personnellement, j'ai trouvé la Chambre d'ambre sans vraiment de charme, trop étouffante et trop « toc » à mon goût. Je ne sais pas exactement ce à quoi je m'attendais, mais pas du tout à cette décoration très, mais alors très, très chargée. Je sais bien sûr qu'il ne s'agit que d'une reconstitution, les panneaux originaux ayant été volés par les Nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Je sais qu'il a fallu 6 tonnes d'ambre pour la restaurer d'après d'anciennes photos. Cela ne m'empêche aucunement de respecter le travail fourni par tous les artisans pour recréer au mieux cette pièce mais c'est mon ressenti. Actuellement, on n'a pas le droit d'y prendre des photos mais, heureusement, grâce à Internet, on arrive à en trouver malgré tout. D'autres salles, splendides, lumineuses, parfois plus petites, m'ont davantage impressionnée.

Côté météo, au départ de notre excursion, cela semblait totalement incertain, mais le ciel n'a pas eu l'audace d'une forte averse alors que nous entamons la visite des jardins : juste quelques gouttes, histoire de nous confirmer qu'après la pluie… le beau temps ! Et il nous en faut du beau temps pour apprécier tous ces petits pavillons (et leurs histoires) disséminés çà et là dans le superbe parc !

Le pavillon d'agate la façade de la galerie Cameron

le pavillon d'été

le pavillon de la grotte ou pavillon du matin

le pavillon Ermitage réservé aux soirées intimes

Après cette première visite au cours de laquelle nous avons bien marché, un repas russe nous attend dans un restaurant de POUCHKINE original, , le « Sotchi », installé dans un ancien château d'eau puis nous reprenons le bus pour revenir sur ST PETERSBOURG.

les luminaires du restaurant le "Sotchi"
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conseil achat billets transsibérien
un conseil enfin pour tous : ACHETEZ VOS BILLETS SUR PLACE, les agences de partout dans le monde se prenne une commision de 100 a 200 %, le prix triple rapidement, c'est honteux... ALLEZ ACHETER VOS TICKETS A L AGENCE CENTRALE DES CHEMINS DE FER MENTIONNEE DANS LE LONELY< METRO CHISTYE PRUDY OU TURGENEVSKAYA parce qu'il n'y a personne, donc meme si vous ne parlez pas un mot de russe, comme moi, la fille a le temps, alors il est toujorus possible de franchir la barriere du Niet et de s'expliquer avec les mains... possible de payer en Visa mastercard and co autre conseil : voyagez en plastkartny, deux fois moins cher que le kupe, 3eme classe et non 2nde, plus facile de rencontrer des gens, et quasimment le meme confort relatif... la difference de prix entre les deux classes ne s'explique pas a mon avis ! cela ne vaut peut-etre pas pour l'ete, ou les prix grimpent et ou les trains se remplissent plus vite perso, j'ai paye mon ticket a 14h pour partir a minuit le meme jour, moskva-irkutsk pour 1700 roubles en 3eme classe, soit 45 euros, trajet vendu 200 ou meme 250 euros pour un billet 2nde par des agences sans scrupules a vous de voir !! a votre disposition tom
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Où repose Ivan?
OÙ REPOSE IVAN ? (Voyage à Stalingrad)

Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.

VERS STALINGRAD

Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »

Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.

« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !

Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?

DEPART DE SAINT PETERSBOURG

Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.

J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !

Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).

Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?

Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :

« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)

A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.

Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.

Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.

Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.

A MOSCOU

Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.

Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!

Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !

Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
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La Russie
Bonjour. J'écris un article sur l'image de la Russie à l'étranger. Je voudrais connaitre l'opinion des gens sur mon pays. Que vous connaissez de la Russie ? Que vous pensez de ce pays? Que sentez-vous par rapport à elle? Je vous remercie d'avance de vos reponses.
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La Sibérie en hiver, sur les glaces du Baïkal
Récit de 9 jours de découvertes du lac Baïkal et de la Sibérie hivernale.

Tout démarre par un coup de téléphone de ma maman. Elle m’annonce avoir trouvé sa future destination de vacances. Je souris en coin, moi aussi. Un reportage du magazine Géo a focalisé mon attention sur le lac Baïkal. J’écoute son récit : j’ai vu un reportage télévisé, la traversée du lac Baïkal en hiver ! Incroyable ! Il n’en faut pas plus pour nous lancer dans l’aventure. Le compagnon de ma maman ne souhaitant pas nous accompagner, nous partirons à 3. Ma maman, Jeannette, 54 ans, mon compagnon, Adrien, 33 ans et moi, Estelle, 29 ans !

Nous choisissons un parcours sur mesure, organisé par l’agence russe Artel Troïka. Plusieurs mails avec cette agence francophone basée à Moscou nous permettent de finaliser notre voyage. Départ le 3 mars 2018 !

Viens ensuite une étape que nous avions sous-estimée : les visas. Commence un long et pénible travail administratif. Pour ceux qui préfèrent éviter la paperasse, passez ce paragraphe. Nous nous enregistrons sur le site de VFS.Global, qui permet l’obtention de visa russe en Suisse. La liste des documents nécessaires est horriblement longue. Il nous faudra plus de deux semaines pour obtenir toutes les attestations nécessaires auprès de nos assureurs (maladie-accident-rapatriement). Nous complétons ensuite un formulaire long comme le bras sur le site, puis nous fixons une date de rendez-vous à l’ambassade de Bern. Jeannette se dévoue à faire le déplacement, nous lui fournissons des procurations pour qu’elle puisse également présenter nos dossiers. Viens ensuite la très douloureuse facture : 118 CHF par personne ! ça passe plutôt mal, mais nous n’avons pas le choix. Nos passeports sont déposés à l’ambassade, nous les recevrons par courrier deux semaines plus tard. Astuce pour faire quelques économies : l’ambassade facture 45 CHF par passeport pour un renvoi par la Poste. En fonction du nombre de voyageurs, il peut être plus économique de refaire le déplacement jusqu’à Bern pour les récupérer en main propre.

Nous nous retrouvons le 3 mars à l’aéroport de Genève, nos valises pleines à craquer d’habits chauds. Sur recommandation de l’agence, nous partons avec nos bottes d’hiver aux pieds et des habits chauds dans nos bagages à main. Il neige à peine, mais suffisamment pour créer un certain chaos. Notre vol décolle avec 1h30 de retard. Nous avons 2h d’escale à Moscou, la tension monte. Nous atterrissons à Moscou avec 40 minutes de retard sur l’horaire, le pilote a bien comblé le retard. Pourtant habitués des aéroports, nous nous plantons royalement. Il nous faudra longtemps pour comprendre que nous arrivons sur un vol international et devons repartir avec un vol national, ce qui implique un passage de frontière. Nous sommes bons derniers dans la file de la douane. Nos passeports sont tamponnés puis nous piquons un sprint à travers l’aéroport. Quel bonheur de courir à l’intérieur avec des bottes d’hiver rembourrées et une doudoune ! Nous suons à grosses gouttes, mélange de stress et de surchauffe vestimentaire !

Lorsque nous atteignons la porte d’embarquement, les passagers prennent déjà place dans un bus. Adrien présente sa carte d’embarquement, rejoins le bus, suivi de près par ma maman. Arrive mon tour, on me demande d’attendre car le bus est plein. Je tente d’apercevoir mes compagnons de voyage pour les prévenir, sans succès. Dans le bus, ma maman s’aperçoit de mon absence. Adrien est coincé au fond du véhicule par le flot de passagers, impossible de ressortir. C’est donc Jeannette qui revient sur ses pas à ma recherche. Nous communiquons par gestes à travers les deux portes vitrées coulissantes. Rassurée, elle se retourne au moment où le bus démarre. Elle se retrouve coincée sur le tarmac, gesticulant pour tenter de faire fonctionner le détecteur des portes. Amusée par la situation (il fait tout de même -10 °C dehors), je préviens l’agent au guichet. Sa collègue se retourne et fonce vers le tarmac au pas de charge. Ouverture des portes, remontrances (vous ne devez pas rester là, c’est dangereux !), elle abandonne ensuite ma maman entre les deux portes vitrées. Nous rions de sa mésaventure. Un second bus arrive, nous embarquons ensemble et retrouvons Adrien dans l’avion.

Nous sommes le 4 mars et il est 8h30 lorsque nous atterrissons à Irkoutsk. Nous avons volé durant plus de 10h heures et franchi 7 fuseaux horaires depuis Genève. Le pilote baragouine en anglais, impossible de comprendre la valeur de la température locale.

Dans le hall d’arrivée, nous rencontrons Olga, notre guide francophone. Un rapide détour aux toilettes pour enfiler des habits chauds, puis nous récupérons nos valises. Il manque celle d’Adrien, il remplit donc avec l’aide d’Olga un formulaire pour déclarer la perte. Nous croisons les doigts et espérons la récupérer demain.

A peine sortis de l’aéroport, le froid nous saisit. Olga nous regarde avec un sourire et nous annonce : Bienvenue à Irkoutsk, aujourd’hui il fait moins 24 °C !



Petite pensée pour notre entourage, qui n’a pas compris notre souhait de découvrir la Sibérie en plein hiver : « Vous êtes toujours aussi cinglés ! La Sibérie, en hiver…. Mais pourquoi ? » A leur décharge, nous avons parcouru le Groenland en kayak lors de nos dernières vacances (voir notre carnet « Kayak au Groenland ») et nous nous étions promis de partir au chaud. La vie est pleine de surprises !

Nous montons à bord d’un minibus surchauffé et commençons un tour de ville. Un premier arrêt pour découvrir le quartier des 3 églises (orthodoxe et chrétiennes)



et les rives fumantes de l’Angara.



En amont, un barrage réchauffe l’eau du fleuve, qui fume au contact de l’air froid.



Nous continuons notre visite, découvrons plusieurs monuments puis une courte marche nous amène au pied de la statue d’Alexandre III. Après un court trajet en minibus, nous rejoignons le musée des Décembristes. Petit résumé historique : Les insurgés de 1825 furent condamnés au goulag et à une vie entière en Sibérie. Ils furent pardonnés lors du couronnement du tsar Alexandre II en 1856 après des décennies d’exil.





Visite intéressante sur une époque importante de la Russie.



Nous visitons ensuite une petite partie du centre-ville, désert en ce dimanche matin.





Un trajet d’une heure en minibus et nous atteignons le musée Taltsy, reproduction des différents bâtiments historiques datant du dix-septième au vingtième siècle.







Malgré un froid mordant, nous découvrons les différentes architectures et sommes conviés à une représentation musicale d’une artiste locale. Nous découvrons également de superbes toboggans de glace et ne résistons pas à l’envie de nous élancer, assis sur de fines planches en bois souple. Nous nous réchauffons ensuite autour d’un repas, dans un petit café. Nous reprenons la route à travers de magnifiques forêts de bouleaux pour atteindre l’embouchure de l’Angara. Ce fleuve est le seul qui sort du lac Baïkal, alors que ce dernier possède 336 affluents permanents !





Nous admirons la vue splendide sur le lac gelé et sur le fleuve qui ne gèle jamais à l’embouchure. Sur la rive opposée de l’Angara, nous apercevons le village de Port Baïkal, distant d’un kilomètre.



Olga nous conte une légende la région. Un vieil homme barbu prénommé Baïkal était père de 336 fils et d’une seule fille nommé Angara. Ses fils étaient très économes, contrairement à sa fille, dépensière. Cette dernière tomba amoureuse de Ienisseï. Lorsqu’elle voulut le rejoindre, son père tenta de l’en empêcher un jetant un rocher, devenu aujourd’hui une petite île au centre de l’Angara.



Sa fille parvint à s’échapper pour rejoindre l’élu de son cœur. Cette légende raconte l’histoire du Baïkal. 336 affluents, 1 fleuve (Angara) qui en sort et qui rejoint le Ienisseï avant de se jeter dans l’océan arctique après presque 6’000 km.

Olga nous propose une modification du programme. Initialement, nous devions monter en télésiège au sommet du Mont Tchersky. Selon elle, le musée du Baïkal sera plus enrichissant. Nous voilà en route pour quelques kilomètres supplémentaires. Nous apprécions la visite du musée, très complet. Les chiffres donnent le vertige : la superficie du Baïkal équivaut à celle de la Belgique, la profondeur maximale est de 1’642 mètres, ce qui en fait le lac le plus profond mais également le plus volumineux au monde (260 fois le Lac Léman). Il est souvent surnommé « mer de Sibérie ».

Nous prenons ensuite place dans un laboratoire équipé de microscopes. Ils nous permettent de découvrir quelques espèces de micro-organismes et de crevettes vivant dans le Baïkal. La visite se termine par un minuscule aquarium, dans lequel nagent deux phoques de Sibérie, une espèce endémique du lac.



En été, il est très facile d’en apercevoir dans leur milieu naturel.

Quelques kilomètres supplémentaires nous permettent d’atteindre Listvyanka. Nous parcourrons les allées du marché (en plein air !) puis nous rejoignons la plage. Nous faisons nos premiers pas sur la glace ! A proximité, des aéroglisseurs font le plein de passagers. Ils remplacent les ferrys utilisés en été.

Nous croisons un véhicule « pur invention russe »



et rejoignons notre hôtel (Chalet Listvyanka). L’aéroport a contacté Olga, nous récupérerons demain la valise d’Adrien. Un rapide souper puis nous filons nous coucher. Nous avons très peu dormi lors des vols et les 7 heures de décalages horaires se font sentir.

Le lundi, après un solide petit-déjeuner, nous nous équipons au maximum. Tous nos habits chauds y passent. 2h en motoneige nous attendent, il fait -28°C. Avant le départ, l’on nous fournit un pantalon et une veste supplémentaire. Le bonhomme Michelin n’a qu’à bien se tenir, la concurrence est là !

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Partir vivre une année en Russie
Bonjour à tous,

Je souhaite partir en russie d'ici une année pour une periode d'un an minimum, pour apprendre la langue, découvrir ce pays, la culture etc... Si qqun pourrait me donner des informations sur comment trouver un logement(prix, type etc..), quel budget prevoir, des écoles de langues intéressantes, quelle ville choisir...

Merci d'avance

Julien
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Départ pour six mois à Novokouznetsk (Sibérie occidentale)
Bonjour,

Je lis depuis très longtemps ce forum et suis très contente d'y participer enfin, cela rime pour moi avec un voyage qui me concerne cette fois ci. Voila je pars en octobre pour 6 mois direction Novokouznetsk en Sibérie occidentale, j'aimerai poser quelques questions sur la Russie, le climat la sécurité et bien sur mes possibilités de voyage depuis ce lieu. Mon lectorat dure 6 mois Ma première question se tournera vers les compagnies aériennes, jusqu’ 'à Moscou pas de réels problèmes mais après pour rejoindre ma destination j'ai vu que S7 Airlines. Or il semble que ce ne soit pas une super compagnie!! Prendre le train seule depuis Moscou est il dangereux ? (je tiens à préciser que ce sont de simples questions que je me pose sans arrières pensées , je suis habituée aux voyages et adore découvrir de nouvelles cultures cependant la Russie est une grande inconnue pour moi ..).J'ai en effet vu que un train en partance de Moscou passait à Novokouznetsk (je pense que c'est le transsibérien ?)

- ensuite je me suis demandée si une jeune fille seule dans cette ville posait problème (par rapport à ce que j'ai pu lire) j'ai un niveau de russe débutant mais j'ai encore le temps de l'améliorer. Et puis je sais que je suis attendue par le personnel de l'université qui m'aidera j'en suis sûre!

- on parle aussi de racisme même si je sais que parfois certaines personnes ont tendance à exagérer je voulais avoir votre avis .Je suis claire de peau mais quand même métisse donc les cheveux bouclés et les traits légèrement typés on me prend souvent pour une espagnole! Est ce réellement un problème personnellement j'en doute, j'ai parcourue ce site et d'autres et si la question est soulevée je n’ai pas une mauvaise impression.

- Je me pose aussi des questions sur la culture, sur les cadeaux que je pourrai amener à mes hôtes, sur le changement culturel qui m'attend (c'est quelque chose que j'aime beaucoup mais qui me tracasse cette fois ci peut être à cause de la langue)

- venons-en au climat ! Je suis frileuse et je sais ce qu'il m'attend mais si vous pouvez m'éclairez sur le style de vêtements à prévoir ou quelques petits conseils.

- parlons voyage! Je vais être proche de la Mongolie du lac Baïkal et de bien d'autres villes et régions intéressantes, même si je compte bien rencontrer des personnes et en profiter pour voyager que me conseillerez-vous ? J'imagine aussi que comme dans n'importe quel pays voyager seule n'est pas l'idéal pour une fille

- j'ai lu aussi que Novokouznetsk était une région très polluée c'est malheureusement la première chose que j'ai lu en tapant ma destination sur Google et c'est bien dommage!! Je suis persuadée qu'il y a bien d'autres choses à dire sur cette ville pour la faire connaitre ! Je me posais donc la question de l'eau et ect même si dans le fond ce n’est pas très important je ferai comme tous le monde !

- Enfin si vous pouvez m'en dire plus sur les habitudes alimentaires la culture et ce serait le bienvenue .Je suis catholique pratiquante je me posais la question du lieu de culte mais une église orthodoxe me convient parfaitement!

J’ai beaucoup voyagé : Philippines, Mexique, Chine etc vécu en Espagne en Argentine et je ne me suis jamais posée toutes ces questions lors de mes départs. Cependant mon départ en Russie me réjouit et me stresse à la fois peut être à cause de ma non connaissance de certaines choses, j'aime me préparer avant mes séjours pour m'acclimater au maximum et en profiter ainsi que de faire connaissance avec de nouvelles personnes dans de bonnes conditions et je pense qu'il faut savoir un peu ou on va pour cela!

J’espère que vous pourrez m'aider !

Merci🙂
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La Russie vue du ciel!
Alors voila, j'ai un rêve c'est de piloter, j'ai un autre rêve c'est d'aller en Russie alors je me suis dis pourquoi pas concilier les deux ! Mais je suis encore trop jeune, je suis élève pilote sur HR200 (pour ce qui connaissent...) je compte avoir mon brevet de base et ma licence de pilote dans les deux prochaines années et j'aurai aimé savoir quels sont les coins de Russie les plus interessants vus du ciel ? Quelle est la réglementation aéronautique russe en cas de survol du territoire par des étrangers ? Quels visa etc faut il ? Y-a-t-il des licence russe à passer pour voler en Russie ? Est-ce que l'on peut utiliser un appareil immatriculé en France ? La radio se fait bien en anglais ou le mieux c'est que j'essaie en russe ?

Enfin bref, j'ai plein beaucoup de questions 😛

Alors si un pilote passe par là et qu'il a 5 minutes...🙂
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Voir Vladivostok et...
Vladivostok, un rêve de gosse que j'aimerai bien réaliser avant que , je ne sais pas encore si c'est une destination finale ou pourquoi pas, le début d'une avanture avant d'embraquer sur un ferry et traverser de "l'autre côté", vers le Canada.. bref, en attendant, j'aimerai que vous le disiez si cette ville que j'aimerai découvrir en hiver si possible (mars me semble une bonne période) est assez facilement accessible. Qu'est ce qui est l plus économique , partir d'europe (quel vol ) ou bien d'asieavec peut être comme plate forme Bangkok ? la vie est elle chere sur place ? le visa doit il s'obtenir avant et faut il là aussi une invitation ? P.S désolé mais je ne connais rien à ce continent et attends donc vos conseils avec impatience .

merci
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Transsibérien et Japon (compte-rendu et carnet photo)
Bonjour,

Apres quelques mois, je vous propose un petit compte-rendu et quelques photos d'un voyage qui me tenait a coeur : Le transsiberien + un transfert au Japon, effectue en septembre/octobre dernier.

Deja, pour situe, l'itineraire prevu sur 5 semaines (3 semaines en Russie, 2 semaines au Japon) :



Paris > Moscou > Kazan > Ekaterinbourg (passage rapide) > Tomsk > Irkutsk > Ulan-Ude > Vladivostok > Tokyo > Kyoto > Kagoshima > Nagasaki > Osaka > Kumano > Tokyo > Paris.

Pour les vols :

- Paris-Riga-Moscou : Air Baltic - Vladivostok - Tokyo : Siberia Airlines - Tokyo - Abu Dhabi - Paris : Etihad

Pour les trains :

RUSSIE

- Moscou-Kazan : SV (№ 002Й«Премиум») - Kazan-Ekaterinbourg : SV (№ 060У«Тюмень») - Ekaterinbourg-Tomsk : SV (№ 038Н«Томич») - Tomsk-Irkutsk : Kupe (№ 391Н) - Irkutsk-Ulan Ude : Kupe (№ 322И «Баргузин») - Ulan Ude-Vladivostock : SV (№ 002М «Россия»)

JAPON

- Tokyo - Kyoto (shinkansen) - Kyoto - Kagoshima (transfert a Shin-Osaka puis shinkansen jusqu'a Kagoshima) - Kagoshima - Nagasaki (shinkansen jusqu'a Shin-Tosu puis tokkyu jusqu'a Nagasaki) - Nagasaki - Osaka (tokkyu jusqu'a Shin-Tosu puis shinkansen jusqu'a Shin-Osaka) - Osaka - Kii-Katsuura (tokkyu au depart de Tennoji direction Wakayama puis toute la cote de la peninsule de Kii) - Kii-Katsuura - Tokyo (tokkyu jusqu'a Nagoya puis shinkansen pour Tokyo)

__

Reservations Hotels :

(Attention, ce n'est pas un voyage mis sous le signe du "luxe" en particulier, mais encore moins de l'economie, on s'est clairement fait plaisir sur certains hotels, et on assume 😉, je detaillerai mes impressions sur les hotels listes ci-dessous dans le dernier message dans lequel je ferai le point niveau budget).

RUSSIE

Moscou > Hilton Leningradskaya***** Kazan > TatarInn*** Ekaterinbourg > Marins Hotel*** Tomsk > Magistrat Hotel**** Irkutsk > Marussian Boutique Hotel*** Listvyanka > Gavan Baikala Guesthouse Ulan-Ude > Baikal Plaza**** Vladivostok > Hotel Primorye ***

JAPON

Tokyo > Toyoko-Inn Kanda/Akihabara (pres de Asakusabashi) ** Kyoto > Heianbo Ryokan Kagoshima > Nakazono Ryokan Nagasaki > Fujiwara Ryokan Osaka > Comfort Hotel Shinsaibashi Yunomine-Onsen > Adumaya Ryokan&Onsen Tokyo > chez un ami

Demain, je vous raconterai donc brevement notre arrivee a Moscou avec quelques photos. A bientot. ;)
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