Discussions similar to: Quand les militaires colombiens filment
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Je me suis fait agresser dans le parc national de Bogota
Bonjour à tous Je voudrais raconter ici que je me suis fait aggressé lors de mon voyage en Colombie. Cela s'est passé dans la ville de Bogota le jeudi 12 avril au mileu de l'après midi. Je rentre juste et je suis plutôt un peu sous le choc. En fait, c'était un gars armé avec un autre qui était vraiment un gosse de peut-être 13 ans. Le petit m'a abordé comme pour demander une pièce ou demander l'heure, et l'autre est apparu par derrière. Ils avaient un pistolet chacun mais je sais pas si le gosse c'était un vrai vu qu'il l'a rangé vite dès que j'ai levé les mains en l'air pour me dépouiller. C'est le petit qui m'a dépouillé et l'autre qui disait "rapido ! rapido!" et menaçait. Il faut peut-être faire attention à pas trop se promené seul comme c'était mon cas. C'était dans le parc national de la ville de Bogota ou je m'étais arreté pour lire un peu et profité d'une éclaircie et j'ai pas fait gaffe qu'il y avait personne autour de moi. Premier voyage en Colombie et ça restera le dernier. Avant j'étais en Costa Rica et Panama et c'était super. Pas détesté la Colombie mais le souvenir est bien dur. On m'avait beaucoup dit de pas y aller pour la sécurité et j'avais envie quand même et je dirais pas que j'ai eu tord mais tout le monde me dit ça maintenant au retour. C'est juste pour informer tout le monde de bien faire gaffe si vous êtes seul surtout.
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Retour de nos deux mois fantastiques en Colombie
Que chevere Colombia!!

(c’est genial la Colombie)

Nous sommes restés près de 2 mois en Colombie, sur le papier nous nous étions donné un peu plus de 1 mois. La cause est que nous avons été littéralement séduit par ce pays magnifique et accueillant, une belle pause également après une Amérique centrale, un peu plus hostile. C’est simple, le slogan de l’office du tourisme est le suivant : ‘El unico riesgo que hay en Colombia es que tu quieras quedarte aqui : Le seul risque qu’il y a en Colombie, est que tu veuilles y rester ‘. On trouvait cela un peu prétentieux en arrivant à Carthagène. Maintenant, on peut vous l’avouer, on se serait bien vu rester plus longtemps, voir même arrêter notre voyage et y rester jusqu'à épuisement des pesetas. Nous nous sommes raisonnés et aujourd’hui continuons notre descente de l’Amérique du sud. Mais, nous n’avons qu’une idée en tête, y revenir !!! Je crois qu’il est clair que nous sommes tombés amoureux de la Colombie, comme beaucoup de voyageurs avant nous et ce n’est pas fini. Adieu, la sale image d’une Colombie dangereuse où régnait kidnapping et autre violence. Uribe, l’ancien président a fait un sacré ménage, les militaires sont absolument présents partout (d’ailleurs je ne sais pas si il y a un casting, mais ils sont plutôt beaux gosses les militaires Colombiens..).C’est un peu perturbant au début, puis on s’habitueJ. Il faut dire que c’est pour notre sécurité, même si aujourd’hui, beaucoup de jeunes vous diront, qu’il est temps pour le gouvernement de changer son fusil d’épaule et d’investir plus dans la santé et l’éducation que dans l’armée et ils ont certainement raison. Certes, il existe toujours des zones à éviter, comme une grande partie de l’Amazonie, mais la Colombie est devenue, un pays sûr où il est plus que facile de voyager. Une longue traversée du nord au sud nous attendait : Mais quelle route choisir ?? Car la Colombie est immense et nous n’avions seulement que 2 mois. Nous voulions nous égarer des routes touristiques et je pense que nous avons réussi, de bien belles rencontres et de merveilleux souvenirs. Que dire ? Les Colombiens ont tellement été à l’écart du monde à cause de la mauvaise réputation de leur pays, que lorsqu’ils vous voient débarquer, ils sont curieux et généreux. Ils vous offrent un toit assez facilement. Mais, il ne faut pas oublier que dans ces lieux retirés où il vous faut parfois 2 jours de bus pour y arriver, les gens restent pauvres et la nourriture reste leur principale préoccupation. Ne jamais arriver les mains vides étaient notre devise !! Je crois qu’on se souviendra longtemps de cette veille dame, à qui nous avons apporté le reste de nos provisions de fin de trek : « Merci, à dieu, de vous avoir mis sur notre route », ça fait toujours chaud au cœur à entendre. L’insertion sociale est primordiale pour les étrangers, ne pas venir s’installer en égoïste, mais essayer de vivre avec ses voisins. Dans le cas contraire, les jalousies montent vite dans la tête des Colombiens, qui peuvent vous prendre facilement pour des voleurs. Nous l’avons parfois entendu dans les petits villages que nous avons traversés. « Aaah le Français là bas, c’est un voleur et il dit du mal de nous », « Mais, il dit quoi ?? » « OOh des trucs… », Ok en approfondissant un peu, on a vite compris que ce Français ne s’intégrait pas vraiment, ne participait pas à la vie de la communauté et développait son petit business de tourisme en solo. Forcément, il ne faut pas oublier que les mentalités sont différentes, il n’y a pas beaucoup de travail et les gens qui s’enrichissent vite, font monter le doute. On ne remerciera jamais assez nos hotes du couchsurfing, avec qui nous avons passé des moments inoubliables et qui ont contribué au ralentissement certain de notre voyageJ. Nous avons été agréablement surpris par leur niveau d’éducation, beaucoup parlent l’anglais et il n’est pas rare de les entendre parler français. D’ailleurs, le signe Français le plus présent reste ces veilles voitures Renault de notre enfance.

La courtoisie est de mise : le merci, pardon, s’il vous plait, fait partie du vocabulaire des enfants, au plaisir de nos oreilles. Les enfants se sont des dizaines de sourires autant de questions et de curiosité… Ils s’approchent facilement de nous, aiment poser pour la photo et c’est toujours un petit pincement au cœur quand il faut s’en aller, les regardant nous donner un signe de la main, le sourire aux lèvres, comme ci on allait les revoir ‘demain’. Les Colombiens sont beaux, au plaisir des yeux pour Arno, mais aussi pour moi. Il paraîtrait que les Colombiennes sont les plus jolies filles d’Amérique du sud, à voir, mais pour le moment, il n’y a rien à re-dire à cela. Pour les hommes, il faut dire qu’après quelques mois de machisme absolu en Amérique centrale, je retrouve ici, des traits plus fins et moins durs.

La Colombie s’est grand et diversifiée, entre les caraïbes, le début des Andes, l’Amazonie et une culture noire très forte sur le Pacifique, il y a de quoi faire !! Et notre principal problème était que nous ne voulions pas en perdre une miette… dure dure, il nous a fallu choisir.. Deux mois et nous serons restés principalement dans la partie centrale-est : Carthagene-San Gil-El Cocuy-Bogota-San Agustin-Popayan-Pasto. Si, vous avez une carte en tête, vous pouvez vous imaginer pourquoi on veut y revenir. Comme d’habitude, nous aurons aussi trouvé une certaine liberté d’expression artistique dans la rue.

En terme d’architecture, il y règne une forte influence coloniale espagnole. C’est plutôt agréable, de se balader dans ces petits villages aux murs blanchis ornes de leur couleur, des rues pavées, des vieilles mansardes en bois, cela donne un certain charme et une petite mélancolie qui nous rappelle nos errances de nos séjours en Espagne, perdus dans les villages Pyrénéens. La Colombie est aussi réputée pour son café, soit disant le meilleur du monde. On ne pourra pas dire le contraire, il est délicieux mais reste sur la même échelle que le café Salvadorien qui n’est pas non plus à oublier.

Je terminerais par une petite parenthèse Ingrid Betancourt, la vision de l’autre coté. Il faut dire que les Colombiens ne la portent pas vraiment dans leur cœur. Malheureusement la mauvaise réputation de leur pays est due en partie à cause d’elle. Puis, nous avons appris que les militaires lui avaient quasi interdit son entrée dans la zone où elle s’est fait kidnappée, sachant eux même que le risque était grand. Mais elle y est allée quand même, malgré toutes les mises en garde. Sa libération : Enorme coup politique pour les présidents en place, avec tout le blabla qui a été orchestré autour. Aujourd’hui, Ingrid Betancourt réclame des dommages et intérêts suite à son kidnapping à l’état Colombien. Autant vous dire, que les Colombiens restent outrés par son comportement et nous diront ‘Qu’elle devrait s’estimer heureuse que les gouvernements ne l’ont pas laissée tomber ‘. Personnellement nous n’avons jamais été de grands fans de cette femme et de tout le remue ménage qu’il y a eu autour de cette histoire, qui cache certainement d’autres facettes.
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3 weeks in Colombia (August 2023)
Why Colombia? It's quite simple. For the past few years, my daughter has been living with a Colombian from Bogotá. The idea was to discover his country, meet his family, and do part of the trip all four of us together. We’re heading out first as scouts, then they’ll join us to continue the journey. The itinerary was shared in another post—now it’s time for the impressions. No photos, as for me, it’s video and nothing more!

Day 1: The big departure What was planned: A flight from Lyon Saint-Exupéry late morning heading to Frankfurt. Two hours of waiting in Frankfurt (just enough time to eat a pretzel!!) and then off to Bogotá for an arrival around 7 PM local time. I hadn’t done the Check-Mig (to be done 72 hours before the flight). I did it on my phone, giving a fake arrival date in Colombia, and the attendant told me there wouldn’t be any issues in Bogotá. Actually, two hours of delay at departure in Lyon because a sick passenger was on the plane—they had to evacuate him, and the ambulance that was supposed to be there didn’t have permission to come near the plane. Ah, French administrative formalities!!!!! Flight to Frankfurt with Lufthansa went smoothly. A sprint through the airport—very well organized. Connection secured, so we boarded the plane, and two hours later than scheduled, we took off for an 11-hour flight! Arrival in Bogotá, and the immigration process took over an hour and a half because of the crowds. However, no issues with the Check-Mig—they barely glanced at it. Our daughter’s father-in-law ended up waiting over 3 hours at the airport because of this!!! Surprise: No luggage. Luckily, we had packed essentials in our carry-ons! Quick administrative paperwork, and Lufthansa informed me our bags would be on the next flight, so no big deal. Off to our hotel in La Candelaria and a good night’s rest.

The plus: We’re in Bogotá! The minus: Flight delays are becoming more and more common.
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Retour de deux mois en Colombie avec un message positif
Je reviens d'un séjour de deux mois en Colombie où j'ai voyagé seul avec mon sac à dos. Je n'ai eu aucun et absolument aucun soucis. Les Colombiens sont vraiment super gentils et très serviables. Quand je lis tous ces témoignages de gens qui se sont faits agressés, je me pose la question de savoir si on parle du même pays ou s'ils ne sont pas un peu parano. Un conseil à tous ceux qui hésitent encore à aller là-bas, allez-y avant que ce ne soit trop touristique. Si vous désirez plus d'infos, n'hésitez pas à poser des questions.
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Traversée de la Colombie en camping-car
Au cours de notre voyage en Amériques en fourgon amménagé nous allons devoir traverser la Colombie. Nous avons entendu beaucoup de voyageurs en dire beaucoup de bien et que la sécurité était finalement bonne. Quand on lit les "conseils aux voyageurs" du gouvernement français ce n'est par contre pas très rassurant... J'aimerai avoir des témoignages (si possible récents) de voyageurs en camping car ayant parcouru ce pays pour savoir un peu comment cela ça se passe une fois sur place!

Merci de partager votre expérience! (et non pas un avis a priori!)

Mariane http://maricolatour.canalblog.com/
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Voyage (un mois) en Colombie: rencontres, paysages, culture
Ce voyage était tant attendu. Reporté l'an dernier pour graves raisons de santé, notre départ le 25 août était une belle fête dans nos têtes. J'aurai mis un peu de temps pour rédiger ce carnet mais le retour a été bien chargé (tentative d'excuses). Il a fallu aussi trier les photos, poursuivre le voyage en lisant les magnifiques carnets des autres, et enfin reprendre les notes prises pendant ce beau voyage (et comme dirait mon épouse, les déchiffrer). Je vais vous proposer très humblement mon retour d'expérience sur nos étapes (il n'y a pas selon moi de "circuit" meilleur que les autres : ce qui est important c'est d'assumer ses choix (car il est impossible de tout voir), ses impasses (car il faut faire des choix) et de profiter de chaque moment vécu (car nous aimons prendre notre temps à chaque étape).Et puis, c''est tellement bien de pouvoir voyager !

Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ? Alors pourquoi la Colombie ? C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.

Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.

Notre itinéraire : · Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota · Jours 2 à 6 : Rincon del Mar · Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes · Jours 8 à 10 : Medellin · Jours 10 à 13 : Jardin · Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia · Jours 15 à 19 : Popayan et environs · Jours 19 à 23 : San Agustin · Jours 23 à 26 : Tierradentro · Jours 26 à 29 : Bogota · Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar

Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie). Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires… Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés. Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard. Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.

C’est comme cela que notre voyage a commencé !

Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post). A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
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Colombie, une forme de bilan et quelques anecdotes!
itinéraire rapide : Bogota, Cartagena, iles San blas, Panama Ciudad, Colon, Medellin, Zone café / cocora, Cali, Leticia/Amazone. 6 semaines. Voyage en transports locaux, seul.

Bah oui, il faut bien y réfléchir et partager certaines choses concernant ce pays...

Concernant la préparation: j'ai trouvé une couleur d'information sur le site du ministère des affaires étrangères et auprès de pas mal de gens qui avaient des craintes ; j'ai eu plus d'indulgence envers les seconds, car au moins ils ne revendiquaient pas le fait de connaitre le pays; ils réagissaient plus par rapport aux rares infos entendues depuis 30 ans au sujet de la Colombie en france. A l'image des réponses au billet, que j'avais publié ici même et supprimé depuis, où je demandais des infos sur le pays... C'est vrai, combien de fois par AN le J.T. de 20 heures parle t il de la Colombie ? Mais je crois qu'il y a pas mal de sujets dans ce cas, à commencer par le national d'ailleurs. Si les médias combattaient les idées reçues... Bref, je ne crois pas que ce soit le rôle qu'ils se sont donnés.

Sinon pour l'autre couleur, 100 % des voyageurs croisés (lors d'autres voyages en Amérique latine) qui avaient mis les pieds en Colombie m'avait recommandé d'y aller, que c'était leur pays préférés de toute l'amérique, qu'elle soit centrale ou sud, ça faisait quand même pas mal. Ca m'a marqué, j'avais par exemple eu des avis contraires au sujet du Pérou, du Vénézuela, de l'Argentine, etc. Mais la non, pas une personne ayant été en Colombie qui me déconseille de m'y rendre; ça ne laisse pas indifférent. j'ai feuilletté deux guides qui recommandaient d'ailleurs vivement d'y aller, le Lonely planet U.S., pas d'éditions française, ça posait un cadre... et un petit futé qui de façon étonnante existe sur le sujet, mais leur existence ne les rendant pas nécessairement de qualité, je m'en suis dispensé. enfin, un dialogue au consulat de Colombie : Bonjour, je viens parce que je pars bientôt dans votre pays et je voudrais savoir où aller et où ne pas aller. Lui : bah, il faut demander. oui oui, je vous demande. Lui : sur place, il faut demander sur place ! Ah... ok, merci... Bon ! donc les infos furent assez difficiles a obtenir Un ami Colombien m'a forcément été le plus précieux, une carte, une discussion et un crayon de papier pour éliminer certaines zones, lui et et d'autres parmis vous et ailleurs m'ont généreusement transmis des contacts sur place, ce qui changera tout, et me permettra de demander...et zou...

Sur place, au fur et à mesure : Bah, c'est dingue, je me répète auprès de certains en disant que les gens sont tellement gentils qu'ont dirait qu'ils font un concours. C'en est au point où on peut fermer les yeux, aborder quelqu'un, et être amener dans la direction que l'on cherche... Plusieurs fois les gens m'ont même amené. Au panama une commerçante à appelé sa fille qui m' accompagné puis une fois devant m'a serré la main, souhaité un bon voyage et offert leur aide en cas de besoin. Les transports sont efficaces (ça veut dire que les départs sont nombreux, réguliers et confortables, bien plus que nos eurolines par exemple) Coté alimentation, la Colombie allant de l'amazonie au désert de sable, via les plaines, les vallées fertiles, les caraïbes, le tout de 0 à 6000 mètres bah, je découvrais des fruits nouveaux un peu tout le temps. Je n'ai pas vu un Farc, ni un paramilitaire. De la cocaïne une fois, dans un hostal pour touristes à Medellin. Que j'ai croisé deux gars que j'ai préféré fuir, un canadien et un allemand, et que et que... ah oui, on trouve internet partout... et que... bah, qu'avec le fameux Mexique et la démentielle Bolivie, ooooonnnnn a tous quelque chose en nous de ...Colombiiiiiiiiiiieeeeeeee Chevere ! Alex

Panama 1 :

Au portes du Canal de Panama, dans un voilier dont j'ai rencontré le capitaine la veille, pour traverser du sud au nord soit 2 jours max et descendre du bateau... Ne manquait plus qu'un convoyeur temporaire de l administration, il n est jamais venu ; on comprend finalement qu il se pas rendu au travail... Par contre, si nous on ne se presente pas, l'administration du Canal garde la caution de ... 800 dollars, on doit partir demain, promis... Je regarde les cargos passer, c'est impressionnant quand meme...

Panama 2: Bon, en fait c'est peut être mon capitaine du moment qui n'a pas entendu l'appel la veille...

Panama3 :

Panama 3 : tout est près, un accompagnateur de la compagnie du canal monte a bord, nous n avons plus qu´a attendre ; notre place precise est prevu entre 2 cargos, on part, tout va bien, la femme du capitaine se prend en photo a la proue du voilier, on doit jouer sur la vitesse pour nous maintenir a distance des cargos, puis... l embrayage lache. Heureusement que nous n avions pas commence a passer les ecluses.

Immediatement je me dis que c est mieux que le canal ce sera pour une autre fois ; et par reflexe je reflechis a comment rentrer a la nage...

En mer, Caraïbes :

Sur un bon voilier cette fois, celui d´un pote : Entendu par une femme qui le paye pour traverser du panama a la Colombie, car la route panamericaine est inexistante : 1/(apres 1h de navigation nocturne): mais il y a aussi des vagues la nuit ? 2/(Apres 12 heures de mer agitée mais pas trop non plus, enfin elle fut malade toute la nuit) : Il y a un avion qui fait les San Blas / Cartagene ?(ce qui equivaudrait a un vol international au depart de l ile de Noirmoutier ou Callot disons...) Bref, moi aussi je joue aux Oscars

Medellin :Avant hier Medellin, je me promène, un parc...des bancs, quelques trés grands arbres.. Plusieurs hommes, la 50aine, très affairés, assis en rond autour dúne table, hum... Tel un Tintin Reporter en goguette, je m´approche, l´air de rien, tout en gardant mes distances... Ils jouent, aux petits chevaux !

Cali :

- Il fait tellement chaud...C est comme ca tout le temps ? - Bah oui, c est super, on est en tee shirt mème le soir - Mais...bon, .. tu as un pull par exemple ? - Un pull ??....Ah oui, un, mais je ne l ai jamais porté.

Dialogues avec un ami, Viktor, qui vit depuis toujours à Cali en Colombie (traduction...): C est a ce moment que j ai compris la definition d un climat tropical, la difference entre hiver et été est moindre qu entre le jour et la nuit. C est a dire qu´à Cali, il fait une moyenne de 23 degrés à l annèe, avec une amplitude inférieure à 1 degré...

Recette Péruvienne / AMazonie 1 :

le temps d'une journée au Pérou, je m'offre LE ceviche, cette fameuse salade de poisson frais... Je discute avec le cuistot après le repas pour connaitre ses secrets car c'est une recette que j'aime faire et le ceviche Péruvien est très réputé. Le type m'annonce plusieurs ingrédients que je finis par identifier sauf UN, le AJINOMOTO. avec un nom pareil j'hésite entre un végétal local, un mélange d'épices, etc. Bon, impossible de comprendre en tous les cas. Lui me dit qu'on en trouve partout, que les chinois vendent ça dans toutes les épiceries, et que je connais forcément. Incroyab', un condiment si spécial que j'aurai à porté de main depuis toujours ??? Arrivée à l'épicerie, tout s'éclaire : Ajinomoto ? claro ! Et la femme me tend un petit sachet plastique transparent, contenant des cristaux genre sucre raffiné. Je regarde les ingrédients, il y en a un : le Glutamate monosodique. On l'appel aussi "la migraine du resto chinois" Il s'agit d'un exhausteur de goût... ...mais pas de légende !

Amazonie 2:

Il y a deux jours, trois voisins d`"hotel" de retour de balade en canoe sur un bras de l`amazone : un allemand la quarantaine un peu ètrange avec un couple d italien cherchant aventure. L allemand rentre visiblement nerveux, sans raconter ce qu il a vu, les italiens suivent, èpuisès, le garcon est visiblement en colère. Il m explique : l allemand est parti avec eux en canoè sans eau ni aliments mais avec de l argent, pensant trouver le long du rio quelqu un (un indien ?) tout pres a lui faire cuir son repas ; de plus; il n ont pas vu de dauphins roses alors qu il est dit qu on peut en voir. Bref, tout cela l a mis de fort mauvais humeur, il partira le lendemain, ouf ! Tout ca pour dire, que c est quand même drôle les gens qui veulent tout et leur contraire au même moment. Si il veut voir des dauphins, cela suppose un minimum de vie sauvage, un restaurant sur les bords du fleuve suppose le contraire... Enfin, le lendemain je suis parti avec les italiens et les dauphins ètaient là... Vous excusez les fautes de frappe et autre ?

Amazonie 3 :

Hier matin réveil en Colombie, dejeuner de ceviche au Perou, tout en regardant le Brésil, je trouve aussi que c est un peu n´importe quoi... (Je ná ai pas grand mérite, je suis sur un site qu on appelle a juste titre "les 3 frontieres", on peut y circuler librement sans passer á chaque fois a l immigration, d´ailleurs les petits bateaux portent tous triple pavillon)

Au retour je négocie avec le pilote du taxi bateau un detour par l amazone juste derriére Dialogues: - Wah !!!! Ce qu il est large !! - Ufff, oui, tres large - Tu sais combien il mesure ? (la c est moi qui demande, je precise) - Hum..50 kilometres, mas o menos... - ???????.......50 kilome..........t es sur ????..................heu.......bon, combien de temps faut il pour le traverser en bateau ? - 3 minutes, c est tres rapide, il faut juste faire attention aux arbres.

Je vous laisse imagine la vitesse que cela represente... bon au final on tombe d accord sur une largeur de quelques kilometres, entre3 et 5, mais je ne sais toujours pas vraiment... en tous les cas c est massif et je confirme qu il existe bel et bien !

Avant de prendre l'avion pour rentrer en Europe :

Depart de Colombie, a la douane, avant d embarquer : Comme de juste, et surtout comme tout le monde, je me fais inspecter entierement mon bagage a main, c est a dire vider entirement dans des bacs en plastiques pendant que la queue s allonge derriere moi mais que tout le monde regarde pour passer le temps

Le douanier : C est quoi ces trucs ? (je vide pele mele des noix du bresil et une quinzaine de fruits differents, certains tombent, etc. bref, j imaginais passer au scanner mais pas a la fouille manuelle)

Moi : bah des fruits

Lui : et comment il s appelle celui la, et celui la , et ils viennent d ou tous ??

Moi : bah...? De votre pays ! Ca c est un "zapote" d amazonie, les autres noms je ne sais plus trop, ah si, ca c est un "tomate de arbol"

Lui : Maria ?? Maria ?? C est autorisé ces fruits ?? Ah bon ? ... Ok ! C est bon, passez.

Morale de l histoire : soit le gars ne s interrese pas beaucoup aux fruits de son pays, soit il en y en tellement de differents que c est tres difficle ne serait ce que de les connaitre tous. Moi je pense pour la deuxieme option que je trouve aussi plus sympa !
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Problème de fermeture de frontière entre le Vénézuela et la Colombie
Bonjour Nous étions au Venezuela cette année (gros coup de coeur) et nous pensons y retourner en janvier 2016, entrée terrestre par le Brésil et sortie terrestre par la Colombie courant février. Mais voila il paraît que les deux frontières entre le Venezuela et la Colombie sont fermées pour une durée illimitée à cause des prochaines élections de début décembre. Et nous devons continuer Colombie, Panama, Costa Rica pour revenir du Costa Rica. Si vous en savez plus que moi à ce sujet ou si vous êtes par exemple touriste là-bas et coincé en ce moment à la frontière, quelles options vous restent ? Acheter un billet d'avion international pour sortir du Vénézuela n'est pas une mince affaire dans la période de crise que traverse le pays. J'attends vos conseils, suggestions éclairés. Merci Elisabeth
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Relier Pasto à San Agustin (Colombie)
Bonjour à tous

je voyage prochainement en Colombie Je voudrai avoir des infos pour rejoindre Pasto à San Agustín ok il y à des bus , en 2 temps : Pasto-Popayán Popayán -San Agustín

-infos sur la durée du voyage ? j'ai la notion de 6h+5h -est ce qu'il existe des bus direct ?, est -ils possible de les prendre la nuit ? je pensais y aller en avion pour gagner du temps , mais il n'existe pas de vol direct apparemment, ils passent tous par Bogota

En vous remerciant par avance pour votre aide, conseils..... felicie
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Récit et expérience de deux mois en Colombie
Lorsque j'ai dit à ma famille et mes amis que je partais pour deux mois en Colombie, j'ai eu toutes sortes de réactions. J'ai tout autant entendu de « super, j’aimerais vraiment être à ta place » que de « tu es fou, tu vas te faire enlever à coup sûr ». Et au final, je suis bien revenu, sans aucun problème. C’est en outre ce dernier type de remarque qui m’a donné envie de relater mon expérience colombienne. Je vois sur ce forum et ailleurs de nombreux commentaires de gens qui paraissent incroyablement effrayés par la Colombie (parmi tout un tas d’autres pays) et qui se posent énormément de questions très variées, bien que la thématique de la sécurité soit le plus souvent abordée. Je n’ai pas la prétention de décrire la Colombie en un post sur ce forum comme par magie, non seulement parce que mon séjour n’a été que de deux mois, mais aussi parce que je n’ai évidemment pas parcouru le pays dans son intégralité, loin de là. Mais j’aimerais éclaircir la vue bien noircie de certaines personnes qui ne voient de la Colombie que ce qu’ils veulent bien, et rassurer toutes les autres qui hésitent à y passer du temps, quelle qu’en soit la durée.

Je suis parti en Colombie du 5 mai 2011 au 6 juillet 2011. C’est certes presque deux ans plus tard que je raconte mon expérience, mais mes souvenirs sont encore tous frais ! Je vais tenter d’expliquer mon séjour et mes impressions en catégories, et non pas en fonction de leur déroulement. Je vais le faire en plusieurs post à la suite puisque sur un seul, ça fait trop chargé.

1. Bref aperçu historique 2. Géographie générale et climat 3. Politique actuelle et sécurité 4. Culture 5. Lieux visités et alentours - 1. Bogotá - 2. Villa de Leyva - 3. Santa Marta 6. Transports 7. Alimentation et restauration 8. Coût de la vie

1. Bref aperçu historique

Je m’excuse d’avance auprès des grands historiens pour les bonds historiques et la brièveté de l’histoire colombienne dont je vais parler.

À ma connaissance, les plus anciennes traces de civilisation de Colombie datent du Vème siècle av.J.-C. Jusqu’aux invasions espagnoles des XVème et XVIème siècles, un nombre incalculable de tribus coexistent et s’entrecroisent, depuis les Tchibtchas dans les environs de Bogotá jusqu’aux très connus Incas dans les Andes, au Sud-Ouest. En 1499, un certain Alonso de Ojeda découvrit l’actuelle Colombie et la revendiqua au nom du Royaume d’Espagne. Attirés par des promesses de richesses, nombreux ont alors été les espagnols à quitter leur terre natale pour s’installer en Amérique du Sud. La Colombie connu un fort engouement en particulier pour ses richesses minières, or et émeraudes, et les européens se servirent dans les masses d’amérindiens pour faire office d’esclaves gratuits. Bien évidemment, cette conquête ne se fit pas sans effusion de sang, et les conquistadors, mieux armés et plus organisés que les autochtones, aussi nombreux pussent-ils être, les massacrèrent. Les maladies importées d’Europe continuèrent de décimer des populations déjà fragilisées par les conquêtes successives (à noter qu’inversement, de nombreux européens souffrirent des maladies présentes en Amérique du Sud). Comme dans l’ensemble des Amériques, la traite des noirs eue lieu. Un intense métissage se créa alors petit à petit, issu des croisements générationnels entre les différentes cultures et origines. On donna le nom de Vice-royauté de Nouvelle-Grenade a une zone géographique qui s’étendait alors de l’Équateur jusqu’au Venezuela, incluant la Colombie et le Panama. En faisant un gigantesque bond dans le futur, le 10 juillet 1810 (un peu à la même époque où notre bon vieux Napoléon se faisait du mauvais sang), une assemblée fut élue par les habitants de la capitale, qui commencèrent à défier l’autorité souveraine du colon espagnol. On proclama l’indépendance en 1813 et la République de Colombie fut officialisée le 17 janvier 1819. Simón Bolívar fut déclaré président, notamment en raison du grand rôle qu’il avait joué (il est pour la plupart des pays d’Amérique du Sud un symbole extrême de liberté). Ce n’est qu’en 1830 que ce que l’on nomme alors la Grande Colombie implose pour donner naissance aux pays que nous connaissons aujourd’hui (1903 pour le Panama). Curieusement, pendant longtemps, la Colombie fut l’un des pays souffrant le moins des problèmes de dictature et de prises de pouvoir par coups d’état. Les premiers grands problèmes politiques colombiens débutent avec ce que l’on nomme El Bogotazo en 1948, en raison de l’assassinat d’un candidat aux élections présidentielles. Il s’agit alors, initialement, d’un vaste mouvement populaire de protestation suivi de violentes répressions. Naissant à Bogotá, le conflit s’étend peu à peu aux autres villes et finit par couvrir le pays entier. Jusqu’en 1960, c’est alors la période dite de La Violencia, une longue guerre civile au cours de laquelle mourront, selon Le Monde Diplomatique, quelques 300.000 personnes. Durant cet interminable conflit, les milices privées (futurs FARC) connaîtront un essor fulgurant, de même que les premiers mouvements guérilleros gauchistes et communistes, tout ceci en opposition aux militaires. Avec un coup d’état de Rojas Pinilla, général, en 1953, on tente de rétablir une démocratie correcte et de remettre à flot un pays mouvementé. C’est véritablement à partir de cette date que les groupes armés fleuriront, fermement opposés à un pouvoir militaire. Le général est renversé en 1957, et s’établit un régime particulier sans élections mais avec une alternance des partis libéraux et conservateurs. Les paramilitaires sont crées dans les années 60 afin de contrer les actions de ceux que l’on nomme les guérilleros. Ce contexte spécial et tendu sur l’échiquier politique, allié aux problèmes récurrents d’insurrections, favorisa grandement le développement du narcotrafic, élément que l’on retient malheureusement le plus souvent à propos de la Colombie. En 1991, une nouvelle constitution est adoptée et provoque un renouveau historique en Colombie tout en ouvrant la porte aux négociations avec les groupes rebelles (sans toutefois le résoudre – suite Politique actuelle et sécurité).
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Famille d'accueil en Colombie
bonjour, si vous voulez partir en Colombie en toute sécurité, le mieux c'est d'avoir une famille d'accueil, et bien je vais faire la pub de celle dans laquelle j'ai été, à Pereira, belle ville et agréable, accueillante famille. En bref vous serez nourri, logé, guidé etc, par la famille. Si vous voulez des infos et leur téléphone, appelez moi au 06 15 22 74 20 (diane). Vous pouvez déjà faire vos recherches sur la ville et le pays. C'est un voyage à faire! au revoir
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Une tournée en Colombie
Je ne sais pas si ce recit peut vous intéresser. Entre voyage, métier, découverte. C'est la tournée de "nouveau cirque" que nous avons faite en Colombie. Une première pour tous. Première fois en Colombie pour la compagnie composée de 4 artistes et d'un technicien, première aussi pour la Colombie où le "nouveau cirque" n'était jamais venu... Marion

Prêts au départ ! Nous sommes tous les 5 presque prêts au départ... Saïlen et Ben aux portées acrobatiques, Hélène à la régie son, Farid et moi à la jongle... Le spectacle "De bals en balles" part demain. Direction Baranquilla, via Bogota, via Madrid, via Paris, via Valence, via Crest. 13 spectacles, quelques ateliers, une tournée éclair comme nous avons l'habitude à l'étranger. Pas le temps de se poser, pas le temps de réfléchir. Monter, démonter, rencontrer à toute allure en mettant toute notre énergie pour que le courant passe en un regard. Jouer, repartir et recommencer.

Spectacles : : • 12 et 13 avril : Baranquilla • 15 et 16 avril : Bogota • 18 et 19 avril : Medellin • 20 et 21 avril : Bucaramanga • 22 avril : Cali • 23 avril : Popayan • 24 avril : Arménia • 25 avril : Manizales • 26 avril : Pereira

Ma cheville est en vrac suite à mon entorse d'il y a deux semaines. Un peu d'angoisse pour le numéro de portés à trois. Je teste tout : l'argile, la kiné, l'électrothérapie, je la masse et lui lis des histoires. J'ai même droit -avantage suprème- à rester allongée pendant que le monde s'agite autour de moi ! Bref départ demain, les malles de matériel sont pesées, les costumes lavés, les enfants casés. Normalement, on n'a rien oublié !

Marion

Notre première en Colombie - Baranquilla Par tourdecirque, dimanche 13 avril 2008



La première journée du périple, c'est 20 heures de vols et transferts, un dîner chez le directeur de l'alliance et un morceau de nuit dans un superbe petit hôtel. On a tenu 24 heures éveillés. On y est ! Et puis hier, les choses sérieuses ont commencé. Un nouvel avion nous pose à Baranquilla. Nous sommes accueillis par Pascal, le directeur de l'alliance. Tout de suite, son dynamisme et son enthousiasme nous scotchent. Il nous parle beaucoup, avec chaleur et passion de son metier et de la Colombie. Nous partons en repérage pour les deux lieux où nous allons jouer. Le premier est loin, loin... dans un quartier, un village, qui n'a jamais accueilli de spectacle. Pascal qualifie cet événement d'improbable et le mot se prête bien au lieu ! Le deuxième lieu, c'est celui ou nous allons jouer tout à l'heure. Un scène a été installée devant un parterre de bois qui monte doucement offrant au spectateur un gradinage très esthétique. La scène n'est pas totalement montée et le matériel demandé n'est pas encore là. On nous promet le tout pour 16 h, le spectacle commençant deux heures plus tard.

On rentre donc à l'hôtel. Pour se poser... mais non, pour vérifier les malles, manger un coup, refaire le passing pour se le mettre dans les mains, donner les costumes à repasser... et nous voilà dans le bain, c'est déjà l'heure d'y aller. Le véhicule de l'alliance nous pose avec tout notre barda au pied de la scène... et là... c'est la déconfiture. Le matériel n'est pas encore là, mais le vent, lui, s'est levé. Et pas un petit mistral comme on en a dans le sud... un vrai vent, avec plein de bourrasques. Les jongleurs se décomposent. Sailen et Ben commencent leur échauffement. Hélène installe la régie son, deux techniciens installent des lumières que nous ne pourrons pas tester... La pression monte. On nous amène les éléments qu'on a demandé : des bouteilles vides, du jus de raisin, un table qui ne correspond pas. Ah bon, on n'aura pas de moquette... Une autre table ronde arrive mais une seule. Et toujours ce vent ! Dans ma tête c est le début de la panique. J'ai mal au pied, le décor n'est pas en place, toute la jongle va tomber sous les bourrasques, le décor va s'envoler et nous on va être misérables.

Et puis le public arrive, avec près d'une heure d'avance. 5 h. 5h 30. On court après le temps. Maquillage dans les toilettes. Quand on en sort, la table n'est pas là. La foule grandit. La première chose que je vois ce sont les cheveux des gens qui jouent avec le vent. Pascal fait son possible, il demande a ce que des grandes toiles de tissus soient tendues sur le côté de la scène pour parer les éléments. Ça marche un peu. La sono change de côté pour qu'Hélène puisse nous voir. 6h. 6h15. Pascal et une responsable montent sur scène. Les discours commencent. Farid fulmine. ¨Je ne commence pas si on n'a pas cette table¨.

6h30, la table arrive. On scotche notre nappe dessus, quelqu'un la pose sur scène, la musique commence, on entre dans l'arène... Bon, la suite, c'est quelques instants de panique et des grands moments de bonheur. Devant nous, 2000 personnes sont assises. Elles réagissent à tout. Nous soutenant à chaque moment. 2000 personnes qui murmurent, qui frémissent, qui applaudissent, qui encouragent, ça fait du bruit... ça porte. Et 2000 personnes qui se taisent quand il faut être à l'écoute, ça fait un sacré silence qui tord le ventre ! Le spectacle glisse sous les rires, même le vent sait se faire discret par moment. Et on retrouve l'universalité de nos propos ici aussi. Comme en Inde, en Espagne, en Tunisie... les gens rient quand Sailen baffe Ben 7 fois de suite, poussent un grand Oh ! quand je m'éclate la tête sur la table ou quand Farid joue avec le gramophone. S'attendrissent. Le temps fort c'est l'aller-retour. Par la force de réaction et des rires que ce numéro déclenche. Et quand le vent emporte un chapeau ou une massue hors de portée de nos mains et qu'ils s'écrasent par terre, les applaudissements fusent de partout.



Voila donc notre spectacle plein des premières émotions. Il y a 9 ans, au Maroc, on signait des dizaines d'autographe, en Colombie, on s'est fait prendre des dizaines de fois en photos avec les téléphones portables. On nous colle les enfants dans les bras et les petits oiseaux sortent ! On se fait prendre en photo avec conjoint ou petite copine, bras dessus bras dessous. Démontage, chargement. Retour à l'hôtel, sur les rotules. Ca me fait tout drôle de me dire qu'on est arrivé en Colombie hier après-midi. Le temps parfois nous joue des tours.

Marion



Comme un air de mexique Par tourdecirque, lundi 14 avril 2008 Matinée off ce qui fait du bien, même si le décalage horaire fait que je me réveille encore à cinq heures. On se fait une petite orgie de fruits tropicaux au bord de la piscine... A peine le temps de se poser vraiment, nous reprenons le véhicule qui nous amène au fin fond de Baranquilla pour le spectacle du jour. Quand on arrive, je me dis une nouvelle fois que tout ne va pas se passer comme prévu. Au premier coup d'oeil je vois que la scène est trop petite. Et le camion garé derrière n'est pas de bon augure. Des techniciens déchargent encore le matériel son. Rien n'est prêt et nous jouons dans deux heures ! Le soleil brûle. Pascal nous explique que les monteurs ont pris du retard à cause d'un contrôle de police. Pas la peine de paniquer... De toutes façons, il fait trop chaud. Nous allons nous asseoir devant des petits bouibouis gris où les enfants nous observent.



J'ai le sentiment d'être au Mexique. La végétation, les gens, la chaleur, cette attente paisible... La scène finit de se monter tranquillement. De toutes façons, on ne peut pas décharger nos affaires, le chauffeur a enfermé les clefs dans le mini van. Sous son sombrero, il blêmit. Le véhicule ronronne, toutes portes fermées. Ben fabrique un crochet et s'acharne sur la serrure. Certaines scènes sont surréalistes. Un électricien, équipé de deux cordes avec une pièce en cuir, monte en haut d'un poteau électrique pour raccorder un gros câble qui servira à alimenter la sono.



Nous nous installons sur scène, l'espace est a re-imaginer car nous n'avons pas de place. La scène est branlante et les planches se chevauchent mal, créant des trous et des pièges. Je me prends un coup de speed, propose de jouer par terre, m'énerve sur les conditions techniques. Petite crise inutile... D'autant plus que tout le charme de jouer à l'autre bout du monde tient aussi à ces imprévus. Mais ça, on s'en rend compte après coup ! Sur le moment, c'est juste l'angoisse de ne pas être assez bon !

petite répétition

Les loges sont les toilettes de la police, nous traversons une salle dortoir où un homme se repose en slip sur un lit superposé. Ambiance. Costume à la main, on ne sait plus où se mettre. Spectacle. Du vent. Sailen beugue, absorbée par les réactions du public. Elle en oublie même de demander du vin à Farid. Le drame, ou comment le mettre en rogne pour le restant du spectacle. Hélène stresse. Le technicien son qui est là pour l'aider s'appelle Edison... Il ne devrait donc pas y avoir de problème ! Les réactions du public sont moins convenues qu'hier. En même temps, c'est la première fois qu'un spectacle se joue ici. Nouvelle séance photo. Ici, le mot qui semble nous caractériser est : "romantica". Un groupe vient parler avec Sailen car c'est la région du Vallenato -un accordéon local- et l'accordéon diatonique qu'elle joue pendant le spectacle intrigue les gens du coin. Pascal, le directeur est content car 400 personnes se sont déplacées pour ce premier événement ici. Il nous emmène passer la fin de soirée dans un restaurant à Salsa, et déjà on se quitte. Il repart sur un autre projet, avec son enthousiasme et sa foi. Adieu Barranquilla. Cette après-midi d'attente paisible à observer la place du village m'a beaucoup émue.

Bogota Par tourdecirque, mardi 15 avril 2008 Nouvel avion, retour à Bogota.

On prend nos marques. Hôtel, poste internet, visite des lieux où l'on va jouer... A croire que notre passage en Colombie se limitera à cela. Juste devant l'hôtel, les écoliers et les étudiants se pressent dès sept heures du matin avec leurs uniformes et leur parapluie. A Bogota, il pleut. La ville est immense. Neufs millions d'habitants. Et les taxis conduisent comme des fous.

Mardi 15 avril. Nous nous levons à 6 heures 30 pour aller jouer dans le centre communautaire de Servita. C'est l'un des spectacles sociaux que nous offrons et il se déroule dans un vieux théatre.



Le directeur de l'alliance, Mikael a tout prévu : Tapis de danse, grande scène, loge, lumières, son, coulisses... on a même des tables, de la bonne taille deux heures avant le spectacle. Un vrai bonheur. Et puis jongler sans vent, quel pied ! Même si les spectacles "tous terrains" sont agréables pour le coeur, les spectacles en théâtre dans un milieu protégé sont agréables pour le moral ! Ca fait du bien de retrouver ses marques... Le spectacle glisse. Le public est composé d'enfants des écoles défavorisées, d'un groupe d'handicapés trisomiques, de pré-ados et d'une vingtaine de personnes âgées abonnés au théâtre. Un public hétéroclite qui réagit bien. Bref, tout roule. Je sens qu'on va bientôt entrer dans notre rythme de croisière ! Et l'après midi, qu'est ce qu'on fait ? Shopping ? non. Repos ? Oh non. Balade... ? rien du tout. Rendez-vous à l'alliance pour deux rencontres télévisées... Interview, passes de jonglage, petit air d'accordéon... traduction simultanée... On va finir par avoir mal à la tête ! Farid détend l'ambiance. Les deux journalistes finissent par partir après une franche rigolade en nous remerciant. On apprend dans le même temps qu'on a fait la première page à Barranquilla et que dans deux jours, la télé nous passera en direct à Medellin... Va falloir assurer !!!

Comment s'organise une tournée comme celle-là ? Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Il y a un an, la Compagnie a pris contact avec Mikaël de La Fuente, délégué à la culture de l'alliance française de Bogota. Mikaël parle de nous à ses collègues des autres alliances qui adhèrent au projet proposé : un spectacle Alliance + un spectacle offert pour un public dit "sensible" dans chaque ville. Comme nous ne sommes pas aidés par Culture-France pour le transport, nous recherchons de notre côté des partenaires financiers. Neuf alliances confirment l'organisation des dates dans leur ville après réponse de leurs partenariats. Nous obtenons de notre côté la réponse des fondations sollicitées qui prennent en charge une partie du financement des billets d'avion.

Les Alliances Françaises à l'étranger sont des associations de droit local. Elles financent leurs activités avec les cours de français qu'elles donnent et la recherche de fonds privés et publics. Certaines alliances sont très grandes (20000 étudiants à Lima). D'autres sont plus petites, et créées par des dirigeants amoureux de la langue française. Comme dans toute association, le bureau est composé de bénévoles locaux. Ils salarient directeurs, attachés culturels, enseignants... qui mettent en place des activités.

Le financement de nos spectacles est donc un engagement de chaque alliance qui tisse l'organisation des projets, parfois avec des bouts de ficelle. L'accueil des directeurs est partout chaleureux. Notre venue est pour eux un challenge. Le spectacle va plaire ? Le public va se déplacer ? L'impact sera-t-il celui espéré ? En gros, les alliances jouent une partie de leur réputation sur chaque événement. Artistes comme organisateur, on relève donc le défi ensemble !

Le public colombien Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Mercredi 16 avril - Bogota - 4ème spectacle

° Le spectacle ? Un truc de fou. 500 personnes prennent d'assaut le théâtre. Que d'émotions, que de réactions. Le public est avec nous comme jamais. L'ambiance monte tout doucement, pour au final aboutir sur certaines scènes par des applaudissements accompagnés de cris. C'est tellement fort, qu'au passing final, j'ai la boule au ventre et les mains moites. Et des mains moites sur des massues, c'est pas terrible ! Je me dis : "Allez, oublie-les et concentre-toi !" Peu d'erreurs et beaucoup de jeu. Les mots me manquent. On finit par saluer sous les acclamations. La salle entière se lève. Un truc de fou.

Pas facile de redescendre après ca ! On finit la soirée chez Mikaël et Ingrid. La fatigue nous surprend après une grosse assiette de pâtes. Un petit tour de magie aux cartes et retour à l'hôtel. Demain, c'est lever à 6h et départ pour Medellin !

Medellin, la ville de l'eternel printemps Par tourdecirque, samedi 19 avril 2008 à 13:03:: General Nous voici a Medellin. Tout le monde nous parlait du Cartel de Medellin. Ici, on nous parle de la ville de l'éternel printemps. Deux points de vue différents. Deux époques aussi. Si le danger existe encore à Medellin, il est apparement ciblé, sous forme de "nettoyage". Le reste du temps, pour le commun des mortels, le touriste... la ville reste sûre. Et nous partons nous promener sur la place Botero.





Il y a foule. Ambiance du sud. La ville est fleurie, les gens décontractés. Des vendeurs partout... vendeurs de tickets de tombola, de brosses à dents, de jus, de bulles. Les filles et les femmes arborent leur décolleté et leur poitrine avantageuse. Medellin est la première ville de chirurgie esthétique de la poitrine. Il va falloir que je m achète des wonderbras ! Deux nouveaux spectacles. Le premier au théâtre Lido. Un des plus grand théâtre de la ville, 1000 places, une scène démesurée et une hauteur de plafond à donner le vertige ! On assure, malgré une bonne dose de dispersion juste avant d'entrer en scène. Le théâtre est plein. Toutes les places sont gratuites et nous avons comme spectateurs aussi bien les PDG qui financent l'action, que les jongleurs de la rue du coin, des familles ou des huiles de la mairie. Très chouette, beaucoup de chaleur dans les réactions encore. Deuxième spectacle dans l'auditorium de l'alliance pour les étudiants en langue française. Petite scène, petite jauge, ambiance plus intimiste. Des réactions plus "à la française".

Autant a Bogota il semblait dur de sortir le soir, autant ici, on ne fait que ça. On nous trimballe dans un resto où un groupe joue du tango. On nous installe des tables dehors sur des places de parking pour le repas. Puis on part avec le directeur de l'alliance, ses assistantes et leurs amis Colombiens dans un bar à Salsa. On entre comme dans une maison, on monte a l'étage. Une petite piste de danse de 2 mètres sur 4 est accollée à un mur vieillot tout coloré. Et ça danse. Ça danse. Ça boit de l'aquardiente. Le directeur me dit : "On est dans un pays en guerre, et être heureux, pour les colombiens, c'est un acte de volonté de tous les jours." Deux heures du matin, retour à l'hotel.

THE jour off - Medellin

TEXTE DE SAÏLEN

Samedi 19 avril

Pour notre jour off, nous avons été invités dans la colocation des deux stagiaires de l'alliance. Là-bas, on fait donc connaissance avec un groupe de jeunes artistes. Xavier commence direct par nous montrer des vidéos de jongle et de portés sur son ordinateur, puis, un gars aux cheveux noirs bouclés et des tatouages nous appelle pour manger.



Dehors, dans la petite cuisine ouverte sur la cour intérieure, plein de mets délicieux nous attendent. Nous avons droit à la présentation exacte de chaque plat (en espagnol et avec un gigantesque sourire !). La présentation finit par des applaudissements. Puis, une fois servis, nous allons bavarder tous ensemble.



Je parle longuement avec Xavier, et lui pose plein de questions. Apparemment, ils forment un petit groupe de cirque. Lui est jongleur, Angelica est danseuse et fait également de l'aérien et ils sont à peu près une dizaine au total. Ils arrivent à vivre de ce qu'ils gagnent, en faisant des économies lorsqu'ils ont des cachets pour les jours où ils n'en ont pas. Il s'agit souvent d'animations (boîtes de nuit, meetings, etc) et parfois aussi de spectacles de rue. Les spectacles de cirque au théâtre n'existent pas du tout. C'était pour eux une première de nous voir sur scène faire du jonglage et des portés !

Du salon nous parvient de la musique salsa à fond. Angelica commence à danser, et nous fait une démonstration avec un autre garçon. Puis chacun d'entre eux nous fait danser, et la petite cour intérieure se transforme en piste de salsa. Avec Ben, nous leur montrons quelques petits portés danse, puis eux nous en montrent aussi, puis cela dérive sur des portés au sol, puis encore la salsa, puis encore des portés... Le plaisir de l'échange est là et la barrière de la langue s'amenuise ! Angelica bouge magnifiquement bien et c'est beau de la regarder. Tous, les gars comme les filles, semblent avoir baigné dans cette ambiance et il paraît tout naturel pour eux de bouger si bien en rythme avec la musique et avec cette aisance ! Nous repartons avec le sourire aux lèvres et retournons à l'hôtel où nous avons RDV avec Pascal, un ami Suisse de Pablo (le frère de Marion).

Nous partons donc tous les six manger dans le restaurant de l'hôtel en dessous du nôtre, car le nôtre est décidément trop grande classe, trop guindé ! Après quelques mots pour faire connaissance, Pascal nous explique un peu ce pour quoi il est ici. Il travaille pour le PBI : peace brigades international, ONG qui s'est créée en parallèle à l'ONU. Son boulot -si on a bien compris car ça ne semble pas si simple !- consiste en un accompagnement politique pour donner une visibilité aux associations locales qui se battent pour les droits de l'homme. Nous en profitons pour lui poser quelques questions sur la sécurité en Colombie et sur l'actualité politique. Pour faire un rapide résumé de ce que j'ai compris : on peut distinguer comme acteurs du conflit et de l'insécurité : les guérilleros, les narco-trafiquants et les para-militaires. Parmi les guérilleros, on trouve les FARC, mais aussi d'autres groupes tels que l'ELN, qui sont des groupes politiques d'extrême gauche qui veulent renverser le pouvoir en place. Les narco-trafiquants sont ceux qui trafiquent la drogue (ça, c'était facile à trouver !). Culture de la cannabis au départ (pour répondre aux besoins des Etats-Unis, chez qui la production est interdite), puis de la coke, car les trafiquants ont rapidement trouvé ça plus juteux ! Les para-militaires sont des militaires qui à la base étaient attachés au gouvernement et qui ont ensuite pris leur indépendance. C'est très compliqué de tout comprendre, car les narco par exemple, peuvent aussi se mélanger aux guérilleros ou aux para-militaires... etc. Juste pour raconter une des histoires horribles que Pascal nous a racontées : De nombreux paysans se font assassiner pour qu'ils abandonnent leurs terres et que soit plantée de la palme africaine qui sert à la fabrication du bio-carburant. Ce commerce est tellement juteux que pour cela sont assassinés des gens, et détruites des forêts. J'ai les dents qui grincent quand j'entends ca... Je ne peux pas tout retranscrire ce qu'il nous a raconté, mais c'était vraiment enrichissant de commencer, même qu'un tout petit peu, à comprendre tout ça.

Bucaramanga

Départ à 6 heures pour l aéroport. Nous avons deux avions a prendre. Je les redoute un peu car pour venir à Medellin, nous avons eu un vol éprouvant, avec beaucoup de turbulences et pour la première fois de ma vie deux trous d'air coup sur coup. Nos voisins Colombiens se sont retrouvé arrosés de café, leur costume-cravate imprésentable ! La seule touche amusante de l épisode était le café collé au plafond qui, goutte à goutte coulait sur les sièges ! Un peu d´appréhension donc, mais les deux vols se déroulent très bien, de quoi nous réconcillier avec les transports aériens. Seule précaution, aucun de nous n'a pris de café ! !



Nous arrivons à Bucaramanga à 10 heures et sommes accueillis par Amparo, la directrice de l'alliance. Elle est venue nous chercher avec le bibliobus de la ville. Nous nous installons dans le véhicule tout coloré et partons pour l'hôtel. Amparo nous parle beaucoup, avec chaleur et gentillesse. Le spectacle a lieu à 16 heures, sur une place de la ville. Au début (c'est un spectacle que nous offrons) elle a voulu nous faire jouer dans un quartier ou sont les classes 1 et 2. Mais elle a eu peur pour notre sécurité, elle même osant à peine y aller. Elle a donc trouvé un parc, au milieu d'habitations qu'elle compare à nos HLM français. Les Colombiens se divisent en 6 classes sociales. La classe 1 étant la plus pauvre, la classe 6 la plus aisée. Contrairement aux castes indiennes, les Colombiens peuvent changer de classe sociale, celles-ci dépendant des ressources. L'"avantage" de ce système réside entre autre dans les factures. Ainsi une classe 1 paiera 10 000 pesos d électricité tandis qu'une classe 6 en paiera 80 000. Les étudiants de l'alliance sont des classes 5 et 6. Le quartiers où nous sommes pour le spectacle, des classes 3 et certains spectateurs des classes 1 et 2. Vocabulaire un peu dur à digérer pour nous. Les écoles sont gratuites mais les classes les plus élevées mettent leurs enfants dans des écoles privées. A la fin du secondaire, tous les lycéens effectuent un service civil obligatoire qui consiste (par exemple) à aider dans les écoles des quartiers.

Sur la place, c'est une mini fête foraine qui se prépare. Vendeurs de peluches, tir à la carabine, maïs grillé, voiturettes... Un fond de scène de 4 mètres de haut a été installé, mais pas de scène. Nous nous installons par terre en dépliant de grands tapis de danse. Dès l'échauffement, le public se rassemble.



C est un spectacle très populaire. Près de 800 personnes forment un cercle autour de nous. Nous nous fondons dans les décors des festivités de la place. Pendant le passing final, j'ai un petit coup de barre. Les bras chauffent, je me dis que quand même, il est a peine 17 heures et on a pris deux avions et fait un spectacle. A peine le temps d y penser, je me reconcentre. J'ai l impression que la foule entière s est donné le mot pour venir nous serrer la main et nous embrasser !



Ps : Ça y est, on s est acheté des wonderbras, on ressemble à des Colombiennes !

Cali - Une journée électrique Par tourdecirque, mercredi 23 avril 2008 Nous nous levons à 4 heures du matin. Dur, dur, après le spectacle d'hier soir ! Nous sommes tout frippés, encore émus de la soirée dans le théâtre de Bucaramanga. Amparo nous a réservé un accueil si chaleureux... elle était tellement touchée de notre présence chez elle, elle disait : "je n'arrive pas a y croire, les artistes du cirque français sont là...". 1100 spectateurs. C'est notre meilleur spectacle. Standing Ovation à la fin...

Ce matin c est un peu plus dur. 4H30 : minibus 5H30 : premier avion 7H00 : deuxième avion 8H00 : minibus 9H00 : hôtel de Cali La, on n'a pas de chance, l'hôtel est très chouette, mais il refont la rue à coup de marteau piqueur. Pour la sieste avant de jouer, c'est raté ! Farid boit des bières en attendant de s'en remettre, je vais me balader dans le quartier pour appeler les enfants.

14H00 : atelier dans le théâtre. C est Farid et Ben qui s y mettent et 22 petits Colombiens des quartiers déboulent sur scène... 15H00 : on se retrouve sur le plateau. Tout le monde est fatigué, tendu, énervé. On se prend légèrement la tête sur les lumières, l'échauffement... Apres le succès d hier, ça va être difficile, c'est sûr... 18h00 : les spectateurs entrent, je me pose pour me concentrer et suis à deux doigts de m'endormir ! Le spectacle est une véritable catastrophe interne. Plein de petits riens qui empêchent son déroulement paisible. La pomme qui tombe par terre, l'espace qui est mal géré, ma valisette qui s'ouvre et toutes mes balles qui roulent sur scène. Je crois qu'on a tout fait en une seule représentation, comme ça au moins... Pendant les portés à 3, je monte sur les épaules de Ben. J'entends un bruit et me dis : "tiens on dirait que mon bouton pression s est défait...", puis en même temps que je me penche vers Sailen pour la hisser vers moi, je me dis aussi : "Mais, je n ai pas de bouton pression !". Je pousse un cri et me relève vivement. C'est en fait la ficelle de mon corset qui s'est cassée et celui-ci me glisse sur les bras. Je suis dos nue et plaque avec mes mains le morceau de tissu contre ma poitrine pour ne pas être complètement à poil. Debout sur Ben, je gratifie le public d'un sourire idiot et cherche un moyen de descendre. Précipitation dans les coulisses, Farid rafistole. Sans autre grand souci, le spectacle se termine... Le public est malgré tout avec nous. Mais on sait bien que ce qu'on a donné ce soir n'est pas le mieux que l'on puisse faire ! Trop de spectacles, trop de fatigue, celui-ci restera dans les annales ! Et quand on s'en sera remis, on fera comme Hélène en régie : On rigolera pendant une demi-heure en pensant à ce traître de costume !

Popayan, la ville sainte de l'Amérique du sud Par tourdecirque, vendredi 25 avril 2008 Nous jouons à Popayan. Vieille ville coloniale blanche avec ses oprtes, ses fenetres en fers forgés noirs. On nous emmène dans le théâtre. C'est un théâtre à l'italienne, magnifique.



J'ai l'impression de jouer dans un lieu mythique ! Nos techniciens s'appellent Jésus (rezus de prononciation) et Jules César. Partout dans la ville, dans l'hôtel, dans les cafes, il y a des reliques religieuses de la vierge, des saints, des anges, des croix métalliques. A Popayan se déroule un festival de musique sacrée et huit clochers au centre-ville carillonnent tous les jours. A la fin du spectacle Farid, prend le micro et termine son discours : "gracias à Hélène pour la musica et à Rezus pour le Luz !" "Merci à Hélène pour la musique et à Jésus pour la lumière !" Dans une ville sainte, ca valait le coup d'être noté !



Une journée "pas pareille" Jeudi 24 avril Multiples contrôles pour réussir à prendre l'avion. A l'entrée de l'aéroport, à l'entrée de la salle d'attente, à l'entrée de l'avion... Le gouverneur de la région prend le même vol que nous, alors les vérifications se multiplient. Il faut dire que sont prédécesseur est mort dans un attentat... A l'enregistrement, nous apprenons que les conditions atmosphériques ne permettent pas à l'avion venant de Bogota de décoller... De quoi me rassurer ! Nous avons deux vols à prendre pour atteindre Armenia où nous jouons ce soir à 20 heures. Ce n est pas très loin de Popayan, mais la route est en zone rouge et le ministère ne veut donc pas que nous la prenions. Pendant que nous méditons les choix qui s'offrent à nous, le gouverneur, un tendre vieil homme barbu vient nous féliciter pour notre prestation d'hier. Et en français, s'il vous plaît ! !! Finalement, l'avion est annoncé, mais nous avons déjà raté notre correspondance. Le réseau des téléphones portables des alliances françaises se met en route : on annule l'atelier prévu à Armania avant le show et Vanessa viendra nous chercher à l'aéroport, pour nous faire patienter pendant les 5 heures d'attente. Les calculs commencent. On devrait avoir le temps de monter le décor et de s'échauffer correctement avant que ça commence... pour la fatigue... on verra bien, même si on la redoute. Premier vol enfin. Attente. Impossible d'obtenir des nouveaux billets. Tout le monde en réclame. Vanessa met le paquet : artistes, spectacle ce soir, les français, leur travail, les enfants qui ne nous verront pas... Ça finit par marcher ! Nouvel embarquement à 16 heures. Au moment où l'avion met en route ses héices, Hélène tapote, sceptique, le hublot : " Eh, les copains, je ne voudrais pas vous inquiéter, mais notre malle bleue n'a pas été chargée !" On se précipite pour regarder. C'est bien la nôtre, là, juste par terre ! On s'excite, le steewart nous dit qu'un autre vol l'emmènera à 19 heures. J'appelle Mikaël, le discours change. La malle suivra dans 15 minutes. On décolle en la laissant sur le tarmac. Armania. On apprend enfin la vérité Notre bagage sera là à 19h30. Le spectacle commence à 20 heures. Ca turbine dans nos cerveaux ! Heureusement, l'équipe de l'alliance est très chaleureuse. On nous embarque dans des voitures pour rejoindre la ville. En route, notre conducteur écrase un chiot déjà esquinté par un précédent véhicule. Les jappements s'arrêtent net. C'est glauque. Notre conducteur blêmit et moi j'ai l 'impression que cette sale journée n'est pas finie ! Nous arrivons au théâtre Azul, tenu par un comédien. Un groupe de jeunes jongleurs est là. Ambiance MJC, théâtre sans prétention, mais avec une très belle énergie. Pour parer à l éventualité que le décor n'arrive pas, on dresse une liste de tout ce qui nous manque pour pouvoir jouer. Et là, le miracle s accomplit. En 30 minutes, l'équipe nous récupère : des nappes vertes, un poste radio pour remplacer le gramophone, des bougies, des verres, des bouteilles, des objets insolites, des tables, des chaises, des moquettes, des couvercles de marmites pour les cymbales, du jus pour le vin, un ananas, des diabolos et leurs baguettes... Même si la scène ne ressemble plus trop à un bal populaire français... on a de quoi jouer. Et leur énergie nous a remis du baume au cœur. Ils ont été incroyables ! Manque aussi mon costume, je prends une robe de Sailen. J'ai l'air ridicule, c est parfait ! La malle n'arrive pas, mais l'équipe du théâtre a tellement donné que nous ne pouvons que nous adapter avec plaisir et tenter de tout faire pour leur offrir un spectacle motivé et généreux. Dans les loges avant de commencer, on se serre un petit coup dans les bras pour s'encourager. Ben me presse. Je sens une côte douloureuse dans mon dos et crac ! j'ai une vertèbre qui se déplace. Il n'a pas senti sa force, le chameau ! J'entre sur scène avec une vive douleur dans la poitrine. Non, décidément, c'est une journée pas pareille !

La route du cafe Armenia, Manizales, Pereira... trois villes sur la route du café. Trois spectacles en trois jours. Cette fois, c'est par la route que nous relions ces différents lieux. Autour de nous, le paysage n'a rien de commun : des caféiers à perte de vue, des bananiers qui leur donnent l'ombre nécessaire, des bambous et des cannes à sucre. Nous sommes sur une terre volcanique qui tremble parfois, se réveille rarement. Le paysage est magnifique, des collines dans la montagne et ce vert foncé partout. Du café, encore du café. La Colombie est le 3ème exportateur mondial de café... derrière... derrière... ? Allez, je vous laisse chercher ! Interdit de se renseigner sur google ! La différence c'est que le café colombien est le meilleur... et le meilleur du meilleur part à l'exportation. Ceux qui veulent goûter du bon café Colombien peuvent aller à "Champion" !



Ca sent la fin. Hélène continue de comptabiliser les entrées au spectacle. On en est a 9560. Allez ! Un petit passing dans l aéroport et on devrait atteindre la dizaine de milliers ! Demain, nos trois derniers avions ! Ben m'a replace ma vertèbre après le spectacle d Armenia. Une petite manipulation, un décontractant musculaire, un bon dodo, et hop, c est comme s'il ne s'était rien passé ! Ma cheville est toujours gonflée, mais elle a tenu le coup !

Spectacle à Pereira :





Un petit merci s'impose !



Allez, merci à Ben qui a attendu deux heures, appareil photo en main pour pouvoir récupérer nos reportages à la télé, et a pollué la moitié des ordinateurs Colombien en téléchargeant des programmes pour les mettre en ligne ! Merci à Hélène pour les photos, à Saïlen, à Farid, à ma mère pour l'orthographe, à tous pour vos commentaires ! Une pensée spécialement émue pour nos enfants qui nous ont attendus en France en nous souhaitant de bons spectacles au téléphone, à l'autre bout du monde. Un énorme coup de chapeau à tous les directeurs d'alliances, attachés culturels et techniciens qui tout au long de notre parcours se sont mobilisés pour que nos spectacles soient une réussite ! A Eve et Julie pour les relais en France Bref, une belle histoire d'équipe ! 13 spectacles. 14 avions. 9 villes. 18 jours. 30 heures de voyage retour... Nous allons mettre quelques jours à digérer tout cela (un "gloups" pour Saïlen et Ben qui jouent aujourd'hui à Lyon, pas de repos pour les acrobates). Déjà de nouveaux projets de tournées fleurissent dans nos caboches... alors à bientôt !

Marion
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Cinq semaines en bus en Colombie
J’ai enfin réalisé un vieux rêve, celui de visiter la Colombie. Jusqu’ici, le seul pays d’Amérique du Sud que j’avais visité, quelques 4 ou 5 fois, était le Brésil. Pourquoi la Colombie ? Une bonne question, vu qu’il y a d’autres destinations attirantes et populaires, semble-t-il : l’Equateur, le Pérou, la Bolivie entre autres. La réponse la plus simple est qu’il faut bien commencer quelque part.

J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).

La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.

Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.

Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.

Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.

Commentaires généraux et statistiques

Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros

D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.

Quelques commentaires :

- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.

- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.

- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.

- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
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voyage en Colombie
Bonjour je souhaiterais decouvrir la Colombie.

Bien sûr pour les colombiens avec qui on peut chatter tout va bien et le pays semble sûr🏴‍☠️.......idem pour les colombiens de France....Jai un collègue aussi qui n'a eu aucun probléme alors qu'à RIO il a été braqué deux fois!

Je ne vois pas l'intéret d'un voyage qui se limiterait au balnéaire sur CARTAGENA de indias...DONC y avez vous été en vacances avec une découverte complète sans avoir peur de vous faire kidnapper comme la pauvre INGRID(certes nous ne sommes pas des candidats aux élections colombiennes dénonçant la corruption..)

Qu'en est il vraiment pour les touristes?

Sur les brochures des tours opérateurs ils ne proposent que Cartagena c'est hyper limité ce qui expliquerait que le reste du pays ne soit pas sûr du tout??
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En famille en Colombie
Comme beaucoup d'entre nous, chaque fois que je prépare un voyage, je consulte les forums et les blogs afin d'y glaner des idées, conseils. Pour la Colombie, les récits ne sont pas encore très nombreux et ils émanent surtout de voyageurs qui incluent ce pays dans un périple en Amérique du Sud ou bien qui disposent de beaucoup de temps. En ce qui nous concerne, nous disposions de 13 jours sur place et nous voyageons à 6, 3 générations de 20 ans à 75 ans. C'est pourquoi il fallu faire des choix, trouver des visites qui pouvaient intéresser les 3 générations et sécuriser les réservations car à 6 c'est plus compliqué par exemple de partir à l'aventure. Je suis donc passée par une agence locale pour réserver les transferts, les vols intérieurs et certaines visites guidées. Les hôtels ont été réservés sur booking. Là encore le budget hôtelier a été un peu plus élevé qu'en temps normal afin de privilégier la localisation et le confort. JOUR 1 : départ de Toulouse pour Bogota avec la compagnie Iberia via Madrid. Arrivée à Bogota à 17h, un taxi nous attend pour rejoindre le quartier de la Candelaria, hôtel Casa deco. Nous y rejoignons mon fils qui lui est arrivé de Montréal via Mexico avec la compagnie Aeromexico. Petit tour très rapide dans le quartier pour trouver de quoi manger, cela fait 20h que nous sommes debouts mais nous découvrons quand même nos premières crêpes au maïs fourrées au fromage. JOUR 2 : après une nuit courte, décalage horaire oblige, un bon petit déjeuner, notre première mission et de trouver un distributeur pour retirer de l'argent. Après plusieurs tentatives infructueuses aux distributeurs des banques, nous y arriverons enfin dans le distributeur d'un supermarché de la calle 7, la grande artère commerçante et piétonne de la ville. Direction ensuite le marché de Paloquemao en taxi (2 véhicules pour 20 euros aller retour).





Quelques dégustations de fruits plus tard, nous repartons vers le quartier de la Candelaria. Balade dans le quartier de l'université puis pause déjeuner. A 14h nous avons rendez-vous avec Felipe, pour une découverte du street art de Bogota. 3 heures passionnantes à déambuler en découvrant non seulement les nombreuses œuvres qui couvrent les murs de la ville mais en aussi en évoquant la condition sociale des colombiens, la politique. On termine autour d'un café préparé dans les règles de l'art à arte y pasion café près de la place Bolivar.



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Sud de la Colombie seule et passage de la frontière avec l'Équateur
Bonjour,

Je pense partir seule en Amérique du Sud pour plusieurs mois et démarrer mon voyage en Colombie, mais j'ai un peu peur du Sud du pays et surtout de traverser la frontière avec l'Equateur. Certaines personnes disent qu'actuellement le climat est plus clément entre les 2 pays mais ça reste une zone tendue. J'aimerais savoir si l'une de vous y est allé récemment... les messages du forum datent parfois de plusieurs années. Merci pour vos conseils!
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Solo traveler safety in Colombia
Hi there, I’m planning a trip to Colombia this summer. I’ve been reading a lot about safety in Colombia—everything and its opposite. For those of you who know Colombia, currently, would you say it’s a country where you can travel safely? I don’t plan on going to narco or paramilitary zones. What about the political situation? I’m traveling as a couple, without any tour organization. I just signed up and I’m still figuring out how this forum works—I didn’t know where to look for answers. Thanks.
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Colombie: paradis ou coupe gorge?
Bonjour, Actuellement au Chili, je me prepare a effectuer une traversee de l'Amerique en routard, jusqu'aux Etats Unis... Tout le monde me regarde avec de grands yeux quand je dis que la Colombie fait partie de mon itinéraire (et pourtant... geographiquement, elle est difficilement evitable), compte tenu de l'insecurite qui y regnerait. Un ami colombien d'une amie s'est meme fait braquer a l'arme a feu... Du coup, je commence a flipper un peu... Je sais bien que c'est en effet un pays dangereux autant qu'interessant... Bon je sais bien que nulle part n'existe le risque 0, pas plus que le risque 100... Ceux qui connaissent bien peuvent ils me dire si c'est vraiment risquer ma vie ou si cela leur semble jouable neanmoins de m'y aventurer (precisions: j'ai 20 ans et l'habitude des voyages au bout du monde, mais je serai seul; je compte faire Cali, Bogota, Villa de Lleva et Cartagena)... Et dans ce second cas, leurs meilleurs conseils pour eviter de me retrouver avec une balle dans la tete... Merci d'avance, cordialement Emmanuel
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Seule en Colombie et au Vénézuela...
Bonjour, Alors voilà, je me suis pas mal renseignée sur la Colombie et le Vénézuela, et j'ai lu tous les messages du forum sur le sujet, et pourtant je n'arrive toujours pas à me faire une idée précise de la sécurité sur place tant les avis divergent... J'ai 20 ans et je souhaite partir seule: atterrissage à Bogotà, puis Cali, Medellin, Carthagène, pour ensuite passer la frontière en bus au nord (San Marta en Colombie jusqu'à Maracaibo ou Caracas directement...?) et passer deux semaines au Vénézuela.

Au Vénézuela, je ne compte pas m'attarder à Caracas, mais plutôt passer par Mérida, Chichiriviche (et parc de Maroccoy) , Choroni , et pourquoi pas Isla Margarita ( donc plutôt plage, je compte retourner visiter le reste du pays accompagnée cette fois..)

Bon alors si vous avez tenu le coup et lu jusqu'ici ;) voilà mes questions: en sachant que je ne suis pas du tout du genre à me balader avec des signes extérieurs de richesse, que je ne bois pas d'alcool, et que je serai hébergée tout au long de mon voyage chez des locaux ( site internet couchsurfing) , est-ce raisonnable de partir seule?

Les trajets en bus risquent-ils d'être un problème?

Et pour finir...je suis châtain clair-blonde, aux yeux bleux et j'ai un peu peur de ne pas vraiment passer innaperçue..me conseillez vous de me teindre les cheveux avant de partir? (question un peu bizarre, mais qui vaut la peine d'être posée!)

Voilà voilà, merci d'avance pour vos réponses!

Lou
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Informations sur la Colombie
Salut,

Je viens d'arriver a Bogota ou je vais vivre pendant 4 mois et j'espere profiter de ces quelques mois pour decouvrir au maximum ce magnifique pays. J'ai deja quelques idees de lieux a decouvrir et j'aimerai savoir si quelqu'un pourrait me donner quelques renseignements sur ces differents coins (hotels pas cher, moyen de transport, eventuelle guide sur place, etc.): San Agustin, Eje Cafetero, Cartagena, Santa Marta y La Guajira. N'ayant pas un budget tres important je voyagerai tout le temps en bus.

Merci pour tous vos conseils.
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Colombie: transports Popayan-Bogota-Cartagena de jour?
Bonjour à tous!

Je suis pour le moment en Equateur et vais passer d'ici quelques jours/semaines en Colombie. Ma première étape serait Popayan pour remonter ensuite sur Bogota puis Cartagena. Mon "problème" est que les distances/durées des trajets en bus entre ces trois villes sont importantes (autour de 15h) et je cherche donc des "étapes-intermédiaires" sympathiques, à la fois pour éviter de voyager de nuit (ce qui n'est pas forcément recommandé) et pour pouvoir profiter des paysages... Je ne suis pas vraiment attiré par les grandes villes, c'est pourquoi j'évite Medellin et Cali. Tous vos conseils/avis/remarques sont les bienvenus!

Merci.
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Précautions d'usage pour visiter la Colombie seul?
bonjour a tous je souhaite aller en Colombie pendant 3 semaines, j'ai beaucoup d'avis partager sur y aller ou ne pas y aller.

Je suis tout à fait conscient des danger réel dans ce pays, ce n'est pas mon premier séjour en Amérique du sud je suis aller deux fois au Brésil qui est réputé peu sur aussi.

J'en suis revenu en un seul morceau en ayant un peu de bon sens et respectant les consignes élémentaires de prudence et en évitant d'avoir le comportement du gringo: signes ostentatoire de richesse, vêtement de marque, sortir son appareil photo a la moindre occasion...

En restant vigilant : prendre les compagnie de taxi le soir , éviter de suivre des inconnus, ne pas se déplacer seul passer une certaine heure etc.

Le Brésil reste trois crans en dessous de la Colombie en terme de violence je suis d'accord, mais j'aimerai avoir le témoignage de voyageur qui ont visité ce pays seul.

Pour faire la part des choses, entre Hyper médiatisation de la violence, et l'ignorance du routard qui pense qu'il passe entre les gouttes...

Je ne suis pas inconscient.

Si vous pouvez me donner des élément de réponse afin que je puisse prendre une décision sage et mesurer.

merci bien laurent
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Colombie: retour après quatre semaines de voyage
Bonjour à tous;

tout d'abord, je tiens à remercier Yop, FDB, Cocuy et Lilie82 entre autre qui m'ont aider à préparer ce voyage dans les meilleures conditions😉😉.

Que dire de la Colombie?? un pays tout simplement extraordinaire🙂🙂🙂...A part le Chili et la Bolivie (prévue pour l'année prochaine), j'ai eu la chance de visiter la plupart des pays d'amsud, et je dois dire que c'est la 1ere fois que j'en reviens aussi conquis.

Sécurité?? Chance ou expérience..je ne sais pas mais on ne s'est jamais senti en insécurité dans ce pays. C'est super safe, il y a des militaires partout sur les routes, des policiers partout dans les villes, bref on a trouvé ce pays super tranquile. Pour connaitre le venez ou le Brésil, je peux vous dire que la Colombie est un pays où il fait tres bon vivre (On a meme rencontré des venezueliens venus s'y réfugier après s'être fait auparavant enlever dans leur pays). Sur qu'il a des coins à éviter dans chaque ville, mais ceux-ci sont bien identifiés donc pourqu'oi s'y attarder!!

Les colombiens? enchanteurs, sympas, accueillants, toujours prets à vous rendre service, le tout avec le sourire...Dans chaque posada, on a été traité et conseillé comme des rois. Au fur et à mesure du voyage, nous avons été bluffés, charmés et finallement très impressionés par les colombiens. On a pu échanger avec un tas de gens, du taxi jusqu'au policier, en passant par les guides, directeurs d'hotel, touristes colombiens...bref, un seul mot me vient à l'esprit: chapeau les gars et merci pour tout. L'ambiance? de la musique partout, la bonne bouffe dans la plupart de recoins..pour les célibataires, de jolies nanas un peu partout aussi...

Paysage? Ce que nous avons le plus aimé, la zona cafetera, de Manizales à la Vallée del Cocora. Que de paysages grandioses...toutes les nuances du vert y passent...cela ressemble à une cordilière tropicale bien différente des andes Equatoriennnes ou Péruviennes que je connaissais déjà. On a bien aimé également les villages de Villa de Leyva "la charmeuse" et de Barichara "l'authentique". Les petites déceptions: Providencia (surtout quand on connait Los Roques au venez) sympa, mais 2 jours tout au plus...plus un spot de plongée que de plages assez banales somme toute. Cartagene est à voir mais pas à revoir...tres (trop) bondés de touristes et de taxis klaxonnant dans tous les sens...Des villes coloniales bien plus charmantes, il y en a plein en Amsud (Cuenca, Cuzco, Ouro Preto, Villa de Leyva, Antigua, San Cristobal ...et j'en oublis surement). Disons que'il vaut mieux commencer par Cartagene avant de visiter les autres lol!

Voila, pour les grandes idées. On nous a dit aussi grand bien de Medellin, du Parc Tayrona voire meme des llanos, tout au long du voyage..peut-être pour un prochain voyage. En conclusion, on a trouvé ce pays vraiment attachant et c'est avec beaucoup d'émotions que nous en sommes partis et cela serait avec grand plaisir que nous y retournerions. Encore un grand merci à tous les colombiens!

Gunner
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La Colombie au ralenti
Une pensée pour tous ceux et celles qui ont eu leurs vacances gâchée par cette épidémie. Quelques nouvelles de Colombie afin de ne rien regretter. Ici la maladie en est à ses débuts mais grâce au sens aigu du "buz" les journalistes ont réussi à paniquer toute la population. Les supermarchés sont pris d'assaut on observe même des scènes de pillage, la peur de manquer! Les maires de dizaines de villes ont interdit l'accès à ceux qui n'y habite pas ou n'y sont pas nés. Les administrations sont fermées et la semaine sainte approche. Tout se paralyse, ajouter à cela le fameux "pico y placa" qui maintenant est suivant le dernier chiffre de l'immatriculation, pour 1 jour entier tous les deux jours, mêmes les Week-end. Le président Duque à décrété l'état d'urgence, dès vendredi, les anciens auront interdiction de sortir et très certainement l'armée sera dans les rues, ce qui rappellera à certains de bien sombres journées. Ne regrettez-rien, la Colombie est et sera toujours aussi belle elle saura attendre ses visiteurs
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Passage de la frontière Panama-Colombie, nouvelles fraîches
Petit point, á l'aube de l'année 2011, sur cette frontiere qui a tant fait parlé les routards. J'ai fait le trajet depuis le Panama vers la Colombie en decembre 2010. Nouveauté : c'est la compagnie Air panama qui assure le vol depuis Panama Ciudad vers la frontiere colombienne (auparavant, c'etait Aeroperlas).

Les differentes etapes: - Panama Ciudad-Puerto Obaldia, avec un vol de Air Panama, depart de l'aeroprt Albrook (proche du terminal de bus), la reservation est sensée pouvoir se faire sur internet mais le systeme peut être defiscient: se rendre sur place est encore le mieux. Cout: 65 á 75 dollards. Les vols sont souvent complets (pendant la periode de noel par exemple), donc il faut faire du forcing aupres des vendeurs pour avoir une place en liste d'attente sur un vol, ou bien s'y prendre tres a l'avance.

NB : Si aucune place n'est disponible, prendre un vol pour Mulatupo, île des San Blas a 50 km au nord de P. Obaldia. On peut loger dans le village de Mulatupo ou celui de Caledonia pour 5 dollards la nuit. De lá, trouver un bateau qui vous descendra a la frontiere: bateau colombien faisant le tour des iles pour recolter la noix de coco et passant par P. Obaldia, ou autre lancha (certains colombiens font le trajet, pour se promener ou pour amener des touristes dans les San Blas). Autrement, prendre un bus depuis Panama C. jusqu'a El Porvenir (extreme Ouest des San Blas), ou bien Portobelo (proche de Colon), et parcourir le tout le littoral en lancha (plus long, mais magnifique).

- P. Obaldia est le dernier village panaméen, une base militaire s'y trouve. Faire tamponner son passeport au bureau d'immigration: tampon de sortie du territoire panameen. - Puerto Obaldia-Capurgana, lanchas regulieres. Cout: quelques dollards. - Capurgana est le premier village colombien: attention, passage obligatoire au bureau d'immigration pour obtenir le tampon d'entrée sur le territoire colombien. - Capurgana-Turbo: lanchas regulieres, depart a 7h30 le matin. Cout: 25 dollards (50 000 pesos). - Arrivé a Turbo, on trouve des bus pour Medellin ou Monteria/Cartagena.

Ce trajet est tres securitaire, et ne presente aucun danger notoire. Seule l'abondance de pluies (en novembre-decembre) peut rendre difficile le parcours, et amener a l'annulation des vols interieurs Panama C.-Puerto Obaldia. D'autre part, on peut perdre du temps a l'attente d'une place dans un vol a Panama C., ou d'une lancha a Mulatupo/Caledonia. L'archipel des San Blas est cependant un lieu agreable pour sejourner quelques jours.

Le passage de la frontiere coté pacifique est presque impossible actuellement, et il semble qu'aucune lancha reguliere n'assurent la liaison, cette partie du Panama etant encore relativement instable.

Bon voyage a vous.
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Situation actuelle en Colombie? (mi-mars 2008)
Hola! Je suis actuellement au Peru et je prends l;avion le 2 avril prochain pour Carthagena, Colombie. Je pense que je vais rester sur la cote (carthagena, santa martha, etc.) pendant presque un mois. Je me demandais si c;etait dangeureux pour les touristes etant donne la situation actuelle? J;essaie de prendre des informations mais si quelqu;un pouvait me renseigner de comment cela se passe veritablement dans le pays, ca m;aiderait! Gracias!
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Impressions fraîches de Colombie
Nous sommes rentrés de Colombie le 26 février 2013. Notre fils aîné étudie à Cali et nous étions 4 en plus de lui avec une voiture de location.

Tout d'abord un aparté sur la sécurité. Nous avions lu tellement de choses que cela aurait pu poluer notre voyage. Notre fils nous avait prévenu : « je suis plus en sécurité ici qu'à Montpellier ». Nous avons donc passé 10 jours sans constater aucun acte ni aucune attitude d'agression. Il y a bien une multitude de barrages de police le long des routes avec des militaires-gamins-armés dans des uniformes trop grands, mais ils contrôlent à qui mieux mieux et le seul policier qui m'a vraiment contrôlé voulait surtout arrondir ses fins de mois. Donc pas de problème de sécurité, même vers Popayan au sud et le voyage en voiture de location n'a posé aucun problème.

- Nous avons fait le parcours suivant : Cali - Popayan - Cali - Zona cafetera - Pereira - Medellin - Rio Claro - Bogota - Villa de Leyva - Buga - Cali.

- La Colombie est un pays situé de très peu au-dessus de l'équateur. Il n'y a donc pas de saison même si juillet et août y seraient plus intéressants pour le tourisme. Le climat est donc chaud et bien arrosé, partout nous voyons de la verdure et des vaches qui passent probablement l'année dehors dans les prés. La Colombie est aussi un pays très montagneux avec 3 cordillères qui la traversent du nord au sud, l'orientale, la centrale, l'occidentale. Les 3 cordillères atteignent toutes les 5 000 mètres d'altitude par des sommets volcaniques. Entre les cordillères coulent des rivières de forts débits d'eaux chargées en grande partie navigables et qui vont vers le nord, la Cauca et la Magdalena. La Cauca se jette dans la Magdalena qui se jette ensuite dans la mer des Caraïbes. Sur les façades ouest et est le pays comporte deux grandes zones de forêt tropicale inaccessibles, une le long de l'océan pacifique, l'autre en Amazonie. En dehors de ces zones s'est développé le peuplement (donc entre l cordillère occidentale et l'orientale), l'agriculture semble partout très facile et prospère même si elle n'est que rarement intensive (seul cas visible : la canne à sucre aux alentours de Cali). Compte-tenu du climat où il ne fait jamais froid les paysans habitent des habitations légères de 3 mètres sur 5 souvent livrées aux4 vents sans porte ni fenêtre et cultivent leurs lopins aux alentours de leur habitations. La température néanmoins semble varier avec l'altitude et une différence de 5 à 10° se fait sentir entre les différentes zones, ce qui explique une agriculture adaptée selon les zones. Ici poussent une multitude de fruits exotiques (goyave, papaye, lulo, curuba, granadilla, orange, mures, banane, guanabana...) mais aussi des légumes à vocation culinaire : plantain, pomme de terre, maïs, manioc... Le pays regorge donc de boutiques de vente de fruits et légumes et les jus de fruits sont toujours naturels et délicieux. Une multitude d'oiseaux habitent cette nature. Cette nature généreuse est la principale impression que je retire de ce voyage là-bas. Le climat sans saison et relativement chaud explique aussi le mode de vie des Colombiens que l'on voit souvent dehors. Cette nature subit néanmoins les tremblements de terre,

- Les Colombiens paraissent très nombreux(45 millions dans le pays sur une faible partrie du territoire), on en voit partout. Une classe sociale riche est visible dans certains quartiers et dispose de ses magasins et de son mode de vie qui s'appuie en quelque sorte sur l'exploitation des plus pauvres. Les avions sont utilisés par ces riches, les autres utilisant une multitude de bus, les grands assurant les grandes lignes (trajet durant jusqu'à 10 ou 20 heures), de plus petits prenant le relais pour rejoindre tous les quartiers. L'infrastructure de chemins de fer est inexistante, nous n'avons vu qu'un métro aérien à Medellín. Le nombre de voitures privées dans les rues et sur les routes est assez faible, par contre les taxis, les bus et les camions y sont très nombreux comme les motos 125 cm3. Compte-tenu des dénivelés avec des cols à 3200 mètres, la circulation sur les routes est problématique principalement à cause des camions, des bouchons impromptus allant jusqu'à 1 heure se produisant généralement suite à des travaux multiples. Les routes sont pourtant assez bonnes, . La circulation en voiture particulière est très facile et les routes, même les plus incertaines, sont parsemées de péages. Malgré une occupation des campagnes encore dense, on sent que les Colombiens investissent les villes. Mis à part Bogotá et ses 7 millions d'habitants, de nombreuses villes sont très peuplées et nous nous arrêtions à l'improviste dans des villes qui n'étaient pas sur la carte et contenaient plus de 100 000 ou 200 000 habitants. La plupart sont composées de cases en brique d'aspect plutôt misérable et là encore, il semble que la nature accueillante ne puisse empêcher les tremblement de terre qui souvent rasent des villes entières. Bogotá, comme Cali ou Medellin, les plus grandes villes, présentent des quartiers misérables à perte de vue, comme des coulées de lave dans ce pays volcanique. Pour autant, les gens sont dehors et paraissent heureux, les femmes, uniformes et coquettes, moulées dans leurs jeans qui exacerbent leurs rondeurs, les hommes semblant plus occupés à conduire leurs motos. C'est cette vitalité sociale qui reste en mémoire, cette densité de gens joyeux et qui envahissent ou plutôt occupent l'espace. On se met à rêver de se mélanger à eux et la danse à Cali est sûrement une déclinaison de cette vitalité. Voir vibrer une ville inconnue et dense en va-et-viens, rythmes, rites et un plaisir oublié chez nous. Pour autant cette société paraît toujours codifiée, la liberté des corps semblant tout de même limitée, on voit bien au bord des piscines les femmes se parer de paréos pour masquer des rondeurs pourtant flattées dans l'habillement. L'église est aussi toujours derrière, omniprésente, mais l'énergie est là, c'est mon second constat.

- Dans tout ça, faire du tourisme est-il un feu d'artifice? La nature est là, les gens sont là mais le pays semble fermé. En 10 jours peut-être avons-nous croisé ici 3 ou 4 européens. Les colombiens parlent facilement et sont même flattés de voir des étrangers. Les gens voyagent peu, on quitte Bogotá sur une route à 4 voies qui devient soudain déserte une fois dépassés les derniers quartiers. Le tumulte de la ville disparaît d'un coup à ses frontières. Les monuments les plus anciens ont été reconstruits après des séismes, les églises de style espagnol sont sans lustre, on cherche les traces de l'histoire. Comme si cette vie sociale suffisait à des Colombiens qui paraissent tout de même très standardisés, très uniformes. Les fouilles archéologiques, malgré un potentiel incroyable sont à peine ébauchées, le musée nationale de Colombie qui devrait flatter cet héritage est vide. On a l'impression d'une Colombie à l'écart des axes touristiques et de l'intérêt des nations, peu intéressée à savoir qui elle est vraiment elle-même. Peut-être doit-elle cela aux origines de son peuple dans la traite des noirs ou à un désintérêt de l'Espagne plus occupée ailleurs autrefois et seulement intéressée par de grandes plantations esclavagistes qui alimentaient l’Europe ? Je croyais trouver là-bas un second Mexique, je ne trouve pas ce souffle culturel qui fait pour moi la grandeur du Mexique et qui est le fruit d'un métissage entre des indigènes, des esclaves (peu nombreux) et les espagnols. Sans parler qu'au Mexique les USA sont toujours perceptibles. Ici en Colombie, on est entre colombiens. La nourriture est très typique mais assez chargée. Les haricots rouges (frijoles) sont servis avec du riz, des aripas, typiques galettes de maïs au goût bien fade et aussi du plantain. Avec ça et la viande qui vient par dessus, on est calé. Au bout de quelques jours néanmoins nous faisons le tri et nous rabattons sur les soupes (sopitas). Cette cuisine m'est apparue peu inspirée et legout des aliments y est souvent dénaturé mais nos goûts d’européens sont certainement en décalage avec cette société. Dans ce décors je me console avec la délicieuse Villa de Leyva, le musée de l'or de Bogotá et ces paysages incroyables de montagnes même très hautes cultivées et occupées par l'homme. Mais le touriste peut seulement se rassasier en parcourant de très longues distances pour essentiellement s'imprégner de quelques lieux symboliques puis passer à un autre en restant sur sa faim. Ou alors il faut imaginer un tourisme des profondeurs, partir 2 jours dans une finca de montagne avec un paysan pour comprendre ce qu'il travaille et comment il vit comme me le proposait un restaurateur à qui je demandais comment visiter ces montagnes. Ou partir observer les indiens Guambianos dans le sud et essayer de les observer (encore que ceux que nous croisions avaient de belles chaussures trop cirées et certains faisaient de la moto). Ou alors partir 3 jours avec un guide colombien explorer un des vastes parcs nationaux du pays, dont au moins 4 finissent en sommets enneigés (El Cocuy, Los Nevados, Nevado de Huila, Sierra Nevada de Santa Marta). Mais cela serait un autre voyage.

Complément sur les aspects pratiques : - louer une voiture pour 5 personnes et 10 jours coûte 1200 €, l'essence coûte environ 1 € le litre. - Il existe sur Android des applications GPS qui donnent quasiment tous les hôtels et le GPS android fonctionne sans connexion téléphonique..

- Pour se déplacer un GPS est nécessaire et fonctionne généralement très bien même dans les grandes villes. - La voiture permet de s'arrêter où l'on veut, on s'est vite dit qu'en 10 jours sans voiture et donc en bus et taxis on n'aurait rien vu. - Un nuit d’hôtel coûte généralement 20 € par personne et à ce prix-là on trouve des chambres avec 5 lits (100 € pour 5). - On a fait une nuit correcte à 5 pour 30 € avec Wifi et eau chaude. - Avec une voiture on peut dormir dans les faubourgs de Bogota, c'est plus simple que dans le centre. - Partout on laisse la voiture dans des parqueaderos (parkings) même dans le centre historique de Bogotá pour 2 ou 3 €. - Pour conduire il faut s'y prendre comme les colombiens. Comme il y a des cols à 3200 mm les descentes et les montées durent parfois 20 km et il faut doubler des files de camions sinon on y passe des heures. C'est pas pire de conduire là-bas qu'au Maroc par exemple. - Globalement on va beaucoup plus vite en voiture qu'en bus. - Pour le change, inutile d'emmener des € il n'y a aucune possibilité de change et le cours est moins intéressant qu'avec un carte Visa (5% d'écart). Il faut trouver des cajeros (distributeurs) pour tirer, il y a en a partout même dans les coins les plus reculés (Salento). - Je conseille d'éviter les parcs d'attraction locaux : Parc du Café, Zipaquira (petit train), le Rio Claro (pourtant encensé dans Lonely), le parc avec le TajMahal miniature au nord de Bogotà. On est obligé d'y supporter quelques touristes perdus et des touristes colombiens et puis c'est toujours très kitch. - Ne pas hésiter à passer une journée dans un centre de vacance avec piscine, tobogans, cheval (cabalgata), c'est pas cher et ça redonne des forces. - Il ne faut pas hésiter à s'arrêter dans des villes peu visitées comme Cartago ou Buga et y passer du temps. - Pour la sécurité quand on demande à Cali où on peut aller on nous dit: "allez à Popayan mais pas plus loin". Une fois à Popayan on nous dit "vous pouvez aller partout, là où il y a des touristes il n'y a pas d'action des Farcs".

N'hésitez pas à m'interroger sur d'autres points je me ferai un plaisir de répondre.
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Traversée de la Colombie en bus, meilleur transport?
Bonjours à tous Avec une amie on doit traversé la Colombie, le Venuzuela, Guyana et le Suriname. Existe-t-il des bus pour traversé la Colombie en toute sécurité ? Quelle est le meilleur moyen de transport? On aimerai bien évité l'avion. Merci pour quelque réponse que ce soit.
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