Bonjour,
Je recherche des informations récentes pour répondre à ces deux questions :
- l'obtention du visa tadjik à l'aéroport de Dushanbe (visa de tourisme d'un mois) est-elle possible ? A quelles conditions ?
- Peut-on obtenir un visa kirghiz (idem, visa tourisme d'un mois) à Dushanbe, au Tadjikistan ? A quel prix ?
Merci d'avance
mougoo
Hi there, 🙂
I’m thinking of taking a trip to these two countries in 2026 (late spring to early summer).
I’d arrive in Almaty and leave from Bishkek, and I’d be driving myself.
I plan to spend 1 week in Kazakhstan and 2 in Kyrgyzstan. The itinerary isn’t set yet.
My preliminary questions are about formalities, hassle levels, and the car.
From what I understand, no visa is needed, the passport must be valid for 6 months after entry, and there’s no longer a requirement to register with the authorities at each stop. In short, once you’re in, no administrative headaches.
Except for permits needed to drive in certain regions?
---/---
About crossing between the two countries:
- On foot - In a rental car
Quick? Easy?
---/---
Are both countries safe? (Meaning you don’t have to stay on guard all the time.) Are the cops corrupt? (A little, a lot, passionately, not at all?)
---/---
Is it better to rent a car for both countries or rent a vehicle in each country?
A 4x4 or something else?
Is accommodation plentiful enough that I can skip a rooftop tent, or is it better to rent a 4x4 with one?
I’ll definitely have more questions later...😉
Thanks for your answers !
I’m thinking of taking a trip to these two countries in 2026 (late spring to early summer).
I’d arrive in Almaty and leave from Bishkek, and I’d be driving myself.
I plan to spend 1 week in Kazakhstan and 2 in Kyrgyzstan. The itinerary isn’t set yet.
My preliminary questions are about formalities, hassle levels, and the car.
From what I understand, no visa is needed, the passport must be valid for 6 months after entry, and there’s no longer a requirement to register with the authorities at each stop. In short, once you’re in, no administrative headaches.
Except for permits needed to drive in certain regions?
---/---
About crossing between the two countries:
- On foot - In a rental car
Quick? Easy?
---/---
Are both countries safe? (Meaning you don’t have to stay on guard all the time.) Are the cops corrupt? (A little, a lot, passionately, not at all?)
---/---
Is it better to rent a car for both countries or rent a vehicle in each country?
A 4x4 or something else?
Is accommodation plentiful enough that I can skip a rooftop tent, or is it better to rent a 4x4 with one?
I’ll definitely have more questions later...😉
Thanks for your answers !
Bonjour,
Nous sommes un groupe de quatre à partir mi-février pour 3 semaines au Kirghizistan pour faire du ski de randonnée et snowkite, l'organisation est à peu prés au point, et on est en train d'essayer de repérer les différents endroits qui nous semblent intéressant pour skier... Pour l'instant, le parcours que nous avons retenu serait celui-ci : bishkek -> Karakol -> Koshkor/Kyzart -> Vallée de Sussamyr -> Arlsanbob->Ala Archa On n'est pas trop intéressés par les stations de ski, on a ce qu'il faut chez nous ! on aura un 4*4, et de quoi camper.
Est-ce que vous auriez des petits tuyaux à nous donner ? les bon spots, les mauvais, la meilleur neige ... les incontournables ...
plus de détails sur le voyage en question : http://kyrgyzlateam.wordpress.com/
Merci !
Nous sommes un groupe de quatre à partir mi-février pour 3 semaines au Kirghizistan pour faire du ski de randonnée et snowkite, l'organisation est à peu prés au point, et on est en train d'essayer de repérer les différents endroits qui nous semblent intéressant pour skier... Pour l'instant, le parcours que nous avons retenu serait celui-ci : bishkek -> Karakol -> Koshkor/Kyzart -> Vallée de Sussamyr -> Arlsanbob->Ala Archa On n'est pas trop intéressés par les stations de ski, on a ce qu'il faut chez nous ! on aura un 4*4, et de quoi camper.
Est-ce que vous auriez des petits tuyaux à nous donner ? les bon spots, les mauvais, la meilleur neige ... les incontournables ...
plus de détails sur le voyage en question : http://kyrgyzlateam.wordpress.com/
Merci !
Bonsoir, j'aurais 23 ans l'été 2017.
Je n'arrive pas à me décider sur la destination à prendre pour 2017!
3 semaines en Norvège ??me semblent être le plus sur (niveau sécurité, facilité logement/camping, nourriture, moins d'arnaques, et vols)
3 semaines au Kirghizistan?? ça me tente, car une autre culture, autre type de montagnes et paysage, et j'aimerais trop voir les chevaux. Mais niveau sécurité ??vous pouvez me rassurer? et est ce facile de trouver de la nourriture en boite ou fraiche tout les 60/70km minimum??
3 semaines en Inde (dont 10j pour faire Manali-Lhe, 500km sur la plus haute route du monde)?? niveau sécurité en inde ça craint tout seul? je suis très fin, je ne suis pas baraque donc voila quoi! Il y a pas des arnaques avec des policiers et visas etc?
Cet été j'ai fait l'Islande à vélo en solo et camping. 1300km en 12j + 2 journées de marche/trek/visites C'était mon premier voyage à vélo en solo, et quel expérience!! dur, et très rude!! Mais je'etais très bien équipé, et vu que je suis très sportif et avec un passé dans le vélo.. j'ai eu des moments inoubliables .. bref
J'ai fait une video: https://www.youtube.com/watch?v=g-e9_bLDKro
Dans tout cas j'irais faire une de ces 3 destinations je pense... avec mon velo de cyclo cross/ gravel avec des pneus de 35cc (en gros c'est un velo de route avec des pneus un peu plus larges) Specialized Diverge Sport.
Voila en bas 2 photos du type d'équipement, et la 2eme photo a été prise quelque part en Inde (sur la plus haute route du monde)(les photos ne sont pas à moi)
J


Merci de répondre à question... je ne sais plus quoi penser sur l'Inde et Kirghizstan!!
Merci
Je n'arrive pas à me décider sur la destination à prendre pour 2017!
3 semaines en Norvège ??me semblent être le plus sur (niveau sécurité, facilité logement/camping, nourriture, moins d'arnaques, et vols)
3 semaines au Kirghizistan?? ça me tente, car une autre culture, autre type de montagnes et paysage, et j'aimerais trop voir les chevaux. Mais niveau sécurité ??vous pouvez me rassurer? et est ce facile de trouver de la nourriture en boite ou fraiche tout les 60/70km minimum??
3 semaines en Inde (dont 10j pour faire Manali-Lhe, 500km sur la plus haute route du monde)?? niveau sécurité en inde ça craint tout seul? je suis très fin, je ne suis pas baraque donc voila quoi! Il y a pas des arnaques avec des policiers et visas etc?
Cet été j'ai fait l'Islande à vélo en solo et camping. 1300km en 12j + 2 journées de marche/trek/visites C'était mon premier voyage à vélo en solo, et quel expérience!! dur, et très rude!! Mais je'etais très bien équipé, et vu que je suis très sportif et avec un passé dans le vélo.. j'ai eu des moments inoubliables .. bref
J'ai fait une video: https://www.youtube.com/watch?v=g-e9_bLDKro
Dans tout cas j'irais faire une de ces 3 destinations je pense... avec mon velo de cyclo cross/ gravel avec des pneus de 35cc (en gros c'est un velo de route avec des pneus un peu plus larges) Specialized Diverge Sport.
Voila en bas 2 photos du type d'équipement, et la 2eme photo a été prise quelque part en Inde (sur la plus haute route du monde)(les photos ne sont pas à moi)
J



Merci de répondre à question... je ne sais plus quoi penser sur l'Inde et Kirghizstan!!
Merci
Bonjour,
On m'a proposé de partir 2 semaines en juillet au kirghizstan (voyage en autonomie à cheval en direction du lac issyk kol et de la réserve de Naryn), voyage entre personnes naturalistes sans tour opérator juste avec un guide. J'ai commencé à me renseigner sur le pays et cela m'a refroidit. Apparemment c'est un pays à haut risque. D'autant plus que l'avion arrive à Bishkek et qu'il y a encore eut des conflits recemment. Bref, si quelqu'un est déjà parti la-bas et à plus de précisions. On m'a dit qu'il y avait des mines également, que beaucoup de drogue et bandes circulaient par là. Bref, je ne voudrais pas m'engager dans un voyage ou je ne suis pas sûr de revenir et avoir des infos fiables. Merci. Sinon, les paysages, cette aventure me tente bien mais tout ça me refroidit.
Je commence à tomber fou!!! 🤪En pleine recherche de visas je galère pas mal pour les avoir (à un prix raisonable)!!! Le site de l'ambassade du Kazkhstan en France m'envoie à l'embassade de Belgique, qui eux n'accepte plus qu'on leur envoie le dossier directement, il me renvoie à Action visas Belgique qui prennent une fortune.. Bref, si quelqu'un vient de faire des visas Tadjik et Kirghizs assez simplement... Nous arriverons d'Ouzbekistan en vélo.
Merci d'avance
From Beijing to Khiva: China, Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan
Chronicle of anecdotes, highlights, and other adventures that marked this eight-week journey in 2018.

The Chinese Far West More than 30 years after my first trip to eastern China, I finally fulfilled an old dream: traveling solo from Beijing to the far west, discovering Xinjiang, the Uyghur people and the oppression they endure, the oases of Turpan and Kashgar, the Taklamakan Desert, the end of the Great Wall... The route was covered by train.
MENU PART 1: CHINA
1- Beijing (Jiankou) : the authentic Great Wall, without tourists 2- Cycling in Beijing, the best way to get around 3- Beijing : departure for the far west 4- Jiayuguan : getting by without English 5- Jiayuguan : scams and heritage 6- Dunhuang : abundance in the middle of the desert 7- Turpan : the Uyghurs under heavy surveillance 8- Kashgar : love at first sight for the old city 9- Kashgar : China’s recipe for controlling the populace 10- Tashkurgan : what on earth was I thinking going there! Kyrgyz border: a surreal epic Photo album from the 80s, contributions from other travelers (page 2)
1- JIANKOU Finding the authentic Great Wall, without tourists or a guide Friday, August 24, 2018 Thirty years later, I didn’t feel like revisiting the Great Wall at Badaling or any other overcrowded site. I chose to explore it at Jiankou, in its wildest, most authentic, and unrestored section, starting from a lost village deep in a valley—though it wasn’t *that* lost, since it had everything for communication.

No need to pay for a taxi to get there—by timing it right, you can take the bus for just a few yuan. You have to get off at Xizhazi, the bus terminus. Be careful, there are only two buses a day in each direction. At the Xizhazi bus stop, I met a young couple who’d arrived with zero information about what to expect. We hiked the three of us toward the restored section of Mutianyu.
Still, be cautious With GPS and a topographic map (OpenTopoMap), you can set off without a problem or guide. The trail up to Jiankou is easy and well-marked. The trails down are too. But be careful—once you’re on the Wall, it’s real mountain hiking, with easy but dangerous climbing sections (over sheer drops). Not for amateurs or those afraid of heights! But what a reward. The Wall all to yourself, where it’s at its most daring. Truly mesmerizing.
More photos...
2- BEIJING The best way to get around the capital Sunday, August 26 The best way to explore the city is still by bike. Most are in a bike-share system, but you need to use an app—WeChat, the app that does everything, like monitoring your every move. No way I was installing that.

I found one at a rental shop near the hostel. The key is to quickly learn local traffic customs to minimize risks. Bike lanes are wide along the avenues.
But you still have to: - Watch out for anything parked on the bike paths—the most annoying are people napping or talking on the phone in their cars - Keep an eye on everything coming the wrong way—the list is long - The worst is right turns on red, which in Chinese traffic rules seem to have priority Once you get the hang of it, it’s fine. The city is huge but flat, so you can just wing it.
3- BEIJING By train to the far west Sunday, August 26 Beijing West Station is the size and operates like an airport. With your e-ticket from the agency, you first have to pick up your ticket at the special "English" counter, after passing through security. With your ticket in hand, you have to exit and enter through the boarding waiting area—not the platform—after a second security check.
Then you find the right hall and wait for the sign to finally access the platform. In the end, it works pretty well given the incredible number of passengers to manage. Everywhere in Beijing, I saw that the Chinese have mastered crowd flow management.
Nice surprise: second-class carriages are clean, air-conditioned, and bright. Perfect, since I was in for 20 hours. One uniformed attendant per carriage, mobile meal service—luxury! Small downside: no luggage space. Hauling your suitcase up to the top bunk is quite a workout. I was in the middle, so it wasn’t too bad. The landscape, though, whether rural or urban, is pretty bleak. That should change once we leave the eastern plains.
Of course, I got my first police visit, with a thorough passport check and bag search. I was warned—going to the Chinese far west exposes you to this kind of hassle. But they were polite and respectful.
The Chinese Far West
4- JIAYUGUAN Getting by without English Monday, August 27 At the gates of two deserts (Gobi and Taklamakan) and at the foot of the Tibetan highlands, the Great Wall ends at Jiayuguan. Here, I found the deeper China I’d somewhat rediscovered during my bike ride, even if now everyone gets around on electric bikes and I’m no longer stared at like an alien.

Prices are nothing like Beijing: you can find a full meal for 2 €, and my bike cost 7 € for two days. Plus, few people speak English—neither the owner of the HI hostel where I stayed, nor the ticket sellers at the sites, let alone the servers at the small eateries where I ate. Everything is written in Chinese. So I had to use the little Chinese I know to communicate about essentials. It makes the locals laugh to see a European trying to speak their language, but it earns respect. With Google Translate’s help, I managed.
Rant: With their avenues blocked for construction for kilometers without warning, and new roads not yet on maps, I must’ve taken 15 km of detours. More photos...
5- JIAYUGUAN Scams and heritage Tuesday, August 28 The Great Wall doesn’t exactly end at the fort I visited yesterday but 10 km further, at the entrance to a river gorge at the foot of the mountains. All that’s left is a badly damaged tower (more like a mound of earth) and a section of clay wall, similar to the one I biked yesterday.

This morning, I hopped on my bike, determined to venture into the desert to see this highly symbolic site. First, you access it via a wide, brand-new road with not a soul in sight. Just before the site, I came across a grand welcome gate, very period-style, but it’s actually the inevitable toll booth.
Behind the gate, the road continues straight to the site, which you can see in the distance—at least 2 km away—the remains of the tower and wall. I had to leave my bike here. Fine. I went to the ticket counter and asked the price: 120 yuan! I couldn’t believe it—over 15 € for a simple mound of earth.
I showed my displeasure to the attendant, who couldn’t care less, and immediately turned back. 120 yuan—that’s the price for a new road, a fancy gate planted 2 km before the site just to force you to take a shuttle, and employees with nothing to do all day... Now I understand why I didn’t meet anyone!
Heritage China is a bit pricey Generally, sites are expensive for the country’s standard of living, but travelers are supposed to have money, so why hold back? I even gave up on the Forbidden City—reservations required days in advance (or on the black market at an impossible price). I prefer to keep the memory of my first visit, when entry must’ve cost a few dozen cents, and there were only a handful of visitors.
This morning, I took a taxi to see remarkable tombs of common people from the 3rd to 6th centuries. They’re small vaulted caves made of painted bricks, depicting scenes of daily life. Very pretty and moving. But even here, though the price was more reasonable, I was left wanting—only one of the 16 tombs is open to visitors, and it’s apparently not the most beautiful.
The authentic China—at least what’s left of it... Wandering the impersonal avenues of the city, you stumble upon a market. There, you still find traditional China—small shops with questionable hygiene, Go players, musicians, and even a dental prosthetist. The last refuge for those untouched by modernity. More photos...
6- DUNHUANG Abundance in the middle of the desert Wednesday, August 29 Well, I thought the landscape would be less bleak as I headed west. Nope. The only distraction in this expanse of dark, clayey sand is the forests of pylons and wind turbines, plus wild camels racing each other.
However, Dunhuang, the gateway to the Taklamakan, is by far the most pleasant Chinese city I know. There’s a real city center you can explore on foot. It’s hot but not unbearable, with a light, dry breeze. Much nicer than Beijing. The Han Chinese are still the majority, but the Muslim Uyghurs are more numerous, and the muezzin’s call to prayer echoes around the mosque.
The most surprising thing is the abundance and diversity of fruits and vegetables. You wonder how it all grows here. Well-irrigated, the desert sands are very fertile. Here, raisins have subtle, mysterious flavors, and the lamb really tastes like lamb.
Today, I visited the must-see Mingshashan, a dune complex next to which Pila is a molehill. The Basque Country, but covered in sand... More photos...
7- TURPAN The Uyghurs under heavy surveillance Friday, August 31 Surveillance cameras everywhere in the city, armed police stationed at intersections, in front of public buildings, at the entrance and inside tourist sites, police stations on every corner, patrols on foot or by car, khaki uniforms even for middle schoolers... here, the Han Chinese are in the minority, and you can feel it. Turpan feels like a city under siege.

To enter the youth hostel where I stayed, there’s even a security gate, and the receptionist (a Han, like everyone in tourism) wears a bulletproof vest! Reassuring. Still, you don’t feel particularly threatened here, especially as a European. The troublemakers are the Chinese, not the Uyghurs. Generally, China is a very safe country for visitors.
Smile, you’re on camera! I was biking on an avenue when the car in front of me got flashed for driving slowly. I quickly understood why when I got flashed too.
Here, the official time is Beijing time, but it gets dark two hours later. It’ll be even worse in Kashgar. Trickier to manage: everything is displayed in Chinese and Arabic. Nothing in English. Choosing a menu is a shot in the dark. Apart from a few young Chinese, no one here speaks English, and my Chinese doesn’t seem very understandable...
Mogao, the end of the road for the Han Yesterday, near Dunhuang, I went to Mogao, a complex of decorated caves with Buddha sculptures and paintings. Stunning, but so crowded! Luckily, here in Turpan, Chinese tourists barely venture out. So I visited a Silk Road ghost town with only a handful of other visitors and under a howling wind.
The modern Chinese city is swallowing up the old Uyghur neighborhoods—only a museum-like district remains in the center, and pockets of resistance on the outskirts are doomed to disappear soon. More photos...
8- KASHGAR A (relative) love at first sight for the old city Sunday, September 2 After three overnight trains, here I am in the far west of China, nearly 4,000 km from the capital. Despite the omnipresent police and an old city preserved UNESCO-style, Kashgar is my Chinese love at first sight.

Finally, Chinese... well, sort of, because we’re in Uyghur territory here—a Turkic people with nothing culturally in common with the Han, the eastern Chinese. It started badly yesterday at Turfan station, where after three security gate passes, at least five passport checks, and a bag search, three adorable policewomen confiscated my antibacterial lotion because it had a flammable logo...
Then came the welcoming committee of armed cops at Kashgar station. Once all that was over, they left me alone—except you still have to go through security checks like everyone else to enter the old city, the bazaar, the livestock market... The further west you go, the more the siege mentality is evident. Luckily, the border isn’t far...
Despite the inevitable destruction-reconstruction, the city center has been well preserved. Thankfully, because it’s a very original style, a mix of local and colonial. I love it, even if it’s a bit too artificial, sanitized, and watered-down, and rather empty of residents. On the Silk Road, the city was famous for its great food. And it still is—rarely have I seen such richness and abundance of food! And not just scorpions or snakes. More photos...
9- KASHGAR China’s recipe for controlling the populace Saturday, September 1 Xinjiang, along with Tibet, is a "sensitive" area of rebellion in the eyes of Chinese authorities. As a result, the state has these regions and their populations under total control. Tourists also feel the consequences, even if they’re not at risk of re-education camps.
- Putting barbed wire and anti-ramming barriers around sensitive sites (schools, big hotels, government buildings...)
- Installing traffic surveillance gates with cameras and photo flashes (for all vehicles passing, including bikes) throughout the city and even in the countryside
- Posting uniformed guards with tasers, batons, or huge baseball bats every 100 meters
- Training the Han population (ethnic Chinese) in self-defense with sticks, preferably in the morning on the street. Men and women of all ages
- Starting school with the national anthem, doing military exercises, and receiving political indoctrination, all neatly lined up in the courtyard. (The dream school for any teacher)
- Placing a snitch in uniform (a pseudo-guard) in public gathering places, like youth hostels. Mine spends the day loafing around the courtyard
- Putting Chinese flags everywhere on the streets to remind everyone who’s in charge
- Installing security gates at every entrance to areas frequented by tourists (thanks for that) but not just there
- Never photographing cops, or else! I tried, but it’s not easy...
With all that, you can stroll around safely Not much crime! As for the amount the Chinese state spends to maintain such a system, it’s staggering! A third of the Han living in Xinjiang work in security. Today, I wandered freely around old Kashgar, which is quite large after all. More photos...
10- TASHKURGAN What on earth was I thinking going there! Wednesday, September 5 First, there’s the taxi—pretty crappy, with a driver who doesn’t speak a word of English and won’t stop smoking. Over six hours in that... shared with a completely out-of-it American.

Then there are all the checkpoints along the way. I won’t go on—you know the drill by now.
After that, there’s Tashkurgan—a town with nothing to see, nothing to do. Deserted as soon as night falls. There’s this huge youth hostel and a few lost Chinese tapping away on their smartphones, chain-smoking. This lost American-European crowd, swapping tips on how to enter Pakistan or Tajikistan.
Luckily, there’s the Chinese Pamir Highway, lined with peaks over 7,000m. There’s the feeling of no longer being in China, with a population whose features are Middle Eastern. And these Tajik women with their stunning hairstyles and vibrant costumes. There’s the fact of having reached the westernmost Chinese city, far from crowds and tourist sites. A sort of end of the world. More photos...
11- KYRGYZ BORDER A surreal epic Thursday, September 6 The road from Kashgar to the Kyrgyzstan border is a little over 200 km and passes through beautiful landscapes of colorful, desert-like mountains with acrobatic folds. That’s the bucolic part of the trip.
Yesterday, I managed to gather four people to rent a minibus to reach the border more easily: a Spaniard and an Argentine I’d already met in Turpan, and two New Zealanders who responded to the ad left at the hostel.
Absurdity and paranoia of Chinese authorities The highlight was crossing the town of Wuqia, 50 km past Kashgar. After tallying up with my fellow sufferers, we must’ve passed about ten checkpoints with: - Passport checks: 14 times, sometimes by two cops side by side - Bag checks: 4 times - Smartphone checks: 2 times, with deletion of "non-compliant" photos, and registration of your IMEI in the exit log!... Absurd and surreal at the same time, since my camera stayed in my bag, my apps are in French, and my photos have been online for ages...
With all that, we arrived just as the last checkpoint before the no man’s land marking the border between the two countries was on lunch break. And bam! Another 1.5-hour wait, alongside truckers who were much more used to this than we were.
What to think? The cops themselves aren’t fooled. They play the role they’re asked to, but sometimes you can coax a smile out of them—they realize how ridiculous the situation is.
What’s the point? That’s the big question my companions and I were tempted to answer with "to piss people off." To show you your place isn’t here, but with the other tourists, over there in the east, in Shanghai, Xi’an, or Guangzhou.
As for you, a traveler from a democratic country, you really experience this as aggression, humiliation, a violation of your private space. And yet, I’m respected, they speak to me properly. Today, I better understand what a Palestinian or a citizen of an occupied country might feel daily. A unique experience! Thanks, China.
And to top it off, the cherry on the cake! It’s still this glowing button you press to rate your passage after clearing the last obstacle before the exit stamp. I was so surprised it turned off before I could react. The Spaniard, with great humor and irony, had time to vote "excellent." In the end, he wasn’t wrong—you can hardly do better!
PS: I ditched my buddies at the border. They didn’t want to pay for a taxi to continue. So I took a direct taxi to Osh. The first 100 km are fabulous. I couldn’t take many photos, but I’ll be back on Monday to go to Tajikistan.
More photos...
The rest of the Silk Road, Part 2, in these travel journals: Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan.

The Chinese Far West More than 30 years after my first trip to eastern China, I finally fulfilled an old dream: traveling solo from Beijing to the far west, discovering Xinjiang, the Uyghur people and the oppression they endure, the oases of Turpan and Kashgar, the Taklamakan Desert, the end of the Great Wall... The route was covered by train.
MENU PART 1: CHINA
1- Beijing (Jiankou) : the authentic Great Wall, without tourists 2- Cycling in Beijing, the best way to get around 3- Beijing : departure for the far west 4- Jiayuguan : getting by without English 5- Jiayuguan : scams and heritage 6- Dunhuang : abundance in the middle of the desert 7- Turpan : the Uyghurs under heavy surveillance 8- Kashgar : love at first sight for the old city 9- Kashgar : China’s recipe for controlling the populace 10- Tashkurgan : what on earth was I thinking going there! Kyrgyz border: a surreal epic Photo album from the 80s, contributions from other travelers (page 2)
1- JIANKOU Finding the authentic Great Wall, without tourists or a guide Friday, August 24, 2018 Thirty years later, I didn’t feel like revisiting the Great Wall at Badaling or any other overcrowded site. I chose to explore it at Jiankou, in its wildest, most authentic, and unrestored section, starting from a lost village deep in a valley—though it wasn’t *that* lost, since it had everything for communication.

No need to pay for a taxi to get there—by timing it right, you can take the bus for just a few yuan. You have to get off at Xizhazi, the bus terminus. Be careful, there are only two buses a day in each direction. At the Xizhazi bus stop, I met a young couple who’d arrived with zero information about what to expect. We hiked the three of us toward the restored section of Mutianyu.
Still, be cautious With GPS and a topographic map (OpenTopoMap), you can set off without a problem or guide. The trail up to Jiankou is easy and well-marked. The trails down are too. But be careful—once you’re on the Wall, it’s real mountain hiking, with easy but dangerous climbing sections (over sheer drops). Not for amateurs or those afraid of heights! But what a reward. The Wall all to yourself, where it’s at its most daring. Truly mesmerizing.
More photos...
2- BEIJING The best way to get around the capital Sunday, August 26 The best way to explore the city is still by bike. Most are in a bike-share system, but you need to use an app—WeChat, the app that does everything, like monitoring your every move. No way I was installing that.

I found one at a rental shop near the hostel. The key is to quickly learn local traffic customs to minimize risks. Bike lanes are wide along the avenues.
But you still have to: - Watch out for anything parked on the bike paths—the most annoying are people napping or talking on the phone in their cars - Keep an eye on everything coming the wrong way—the list is long - The worst is right turns on red, which in Chinese traffic rules seem to have priority Once you get the hang of it, it’s fine. The city is huge but flat, so you can just wing it.
3- BEIJING By train to the far west Sunday, August 26 Beijing West Station is the size and operates like an airport. With your e-ticket from the agency, you first have to pick up your ticket at the special "English" counter, after passing through security. With your ticket in hand, you have to exit and enter through the boarding waiting area—not the platform—after a second security check.
Then you find the right hall and wait for the sign to finally access the platform. In the end, it works pretty well given the incredible number of passengers to manage. Everywhere in Beijing, I saw that the Chinese have mastered crowd flow management.Nice surprise: second-class carriages are clean, air-conditioned, and bright. Perfect, since I was in for 20 hours. One uniformed attendant per carriage, mobile meal service—luxury! Small downside: no luggage space. Hauling your suitcase up to the top bunk is quite a workout. I was in the middle, so it wasn’t too bad. The landscape, though, whether rural or urban, is pretty bleak. That should change once we leave the eastern plains.
Of course, I got my first police visit, with a thorough passport check and bag search. I was warned—going to the Chinese far west exposes you to this kind of hassle. But they were polite and respectful.
The Chinese Far West4- JIAYUGUAN Getting by without English Monday, August 27 At the gates of two deserts (Gobi and Taklamakan) and at the foot of the Tibetan highlands, the Great Wall ends at Jiayuguan. Here, I found the deeper China I’d somewhat rediscovered during my bike ride, even if now everyone gets around on electric bikes and I’m no longer stared at like an alien.

Prices are nothing like Beijing: you can find a full meal for 2 €, and my bike cost 7 € for two days. Plus, few people speak English—neither the owner of the HI hostel where I stayed, nor the ticket sellers at the sites, let alone the servers at the small eateries where I ate. Everything is written in Chinese. So I had to use the little Chinese I know to communicate about essentials. It makes the locals laugh to see a European trying to speak their language, but it earns respect. With Google Translate’s help, I managed.
Rant: With their avenues blocked for construction for kilometers without warning, and new roads not yet on maps, I must’ve taken 15 km of detours. More photos...
5- JIAYUGUAN Scams and heritage Tuesday, August 28 The Great Wall doesn’t exactly end at the fort I visited yesterday but 10 km further, at the entrance to a river gorge at the foot of the mountains. All that’s left is a badly damaged tower (more like a mound of earth) and a section of clay wall, similar to the one I biked yesterday.

This morning, I hopped on my bike, determined to venture into the desert to see this highly symbolic site. First, you access it via a wide, brand-new road with not a soul in sight. Just before the site, I came across a grand welcome gate, very period-style, but it’s actually the inevitable toll booth.
Behind the gate, the road continues straight to the site, which you can see in the distance—at least 2 km away—the remains of the tower and wall. I had to leave my bike here. Fine. I went to the ticket counter and asked the price: 120 yuan! I couldn’t believe it—over 15 € for a simple mound of earth.
I showed my displeasure to the attendant, who couldn’t care less, and immediately turned back. 120 yuan—that’s the price for a new road, a fancy gate planted 2 km before the site just to force you to take a shuttle, and employees with nothing to do all day... Now I understand why I didn’t meet anyone!
Heritage China is a bit pricey Generally, sites are expensive for the country’s standard of living, but travelers are supposed to have money, so why hold back? I even gave up on the Forbidden City—reservations required days in advance (or on the black market at an impossible price). I prefer to keep the memory of my first visit, when entry must’ve cost a few dozen cents, and there were only a handful of visitors.
This morning, I took a taxi to see remarkable tombs of common people from the 3rd to 6th centuries. They’re small vaulted caves made of painted bricks, depicting scenes of daily life. Very pretty and moving. But even here, though the price was more reasonable, I was left wanting—only one of the 16 tombs is open to visitors, and it’s apparently not the most beautiful.
The authentic China—at least what’s left of it... Wandering the impersonal avenues of the city, you stumble upon a market. There, you still find traditional China—small shops with questionable hygiene, Go players, musicians, and even a dental prosthetist. The last refuge for those untouched by modernity. More photos...
6- DUNHUANG Abundance in the middle of the desert Wednesday, August 29 Well, I thought the landscape would be less bleak as I headed west. Nope. The only distraction in this expanse of dark, clayey sand is the forests of pylons and wind turbines, plus wild camels racing each other.
However, Dunhuang, the gateway to the Taklamakan, is by far the most pleasant Chinese city I know. There’s a real city center you can explore on foot. It’s hot but not unbearable, with a light, dry breeze. Much nicer than Beijing. The Han Chinese are still the majority, but the Muslim Uyghurs are more numerous, and the muezzin’s call to prayer echoes around the mosque.The most surprising thing is the abundance and diversity of fruits and vegetables. You wonder how it all grows here. Well-irrigated, the desert sands are very fertile. Here, raisins have subtle, mysterious flavors, and the lamb really tastes like lamb.
Today, I visited the must-see Mingshashan, a dune complex next to which Pila is a molehill. The Basque Country, but covered in sand... More photos...
7- TURPAN The Uyghurs under heavy surveillance Friday, August 31 Surveillance cameras everywhere in the city, armed police stationed at intersections, in front of public buildings, at the entrance and inside tourist sites, police stations on every corner, patrols on foot or by car, khaki uniforms even for middle schoolers... here, the Han Chinese are in the minority, and you can feel it. Turpan feels like a city under siege.

To enter the youth hostel where I stayed, there’s even a security gate, and the receptionist (a Han, like everyone in tourism) wears a bulletproof vest! Reassuring. Still, you don’t feel particularly threatened here, especially as a European. The troublemakers are the Chinese, not the Uyghurs. Generally, China is a very safe country for visitors.
Smile, you’re on camera! I was biking on an avenue when the car in front of me got flashed for driving slowly. I quickly understood why when I got flashed too.
Here, the official time is Beijing time, but it gets dark two hours later. It’ll be even worse in Kashgar. Trickier to manage: everything is displayed in Chinese and Arabic. Nothing in English. Choosing a menu is a shot in the dark. Apart from a few young Chinese, no one here speaks English, and my Chinese doesn’t seem very understandable...
Mogao, the end of the road for the Han Yesterday, near Dunhuang, I went to Mogao, a complex of decorated caves with Buddha sculptures and paintings. Stunning, but so crowded! Luckily, here in Turpan, Chinese tourists barely venture out. So I visited a Silk Road ghost town with only a handful of other visitors and under a howling wind.
The modern Chinese city is swallowing up the old Uyghur neighborhoods—only a museum-like district remains in the center, and pockets of resistance on the outskirts are doomed to disappear soon. More photos...
8- KASHGAR A (relative) love at first sight for the old city Sunday, September 2 After three overnight trains, here I am in the far west of China, nearly 4,000 km from the capital. Despite the omnipresent police and an old city preserved UNESCO-style, Kashgar is my Chinese love at first sight.

Finally, Chinese... well, sort of, because we’re in Uyghur territory here—a Turkic people with nothing culturally in common with the Han, the eastern Chinese. It started badly yesterday at Turfan station, where after three security gate passes, at least five passport checks, and a bag search, three adorable policewomen confiscated my antibacterial lotion because it had a flammable logo...
Then came the welcoming committee of armed cops at Kashgar station. Once all that was over, they left me alone—except you still have to go through security checks like everyone else to enter the old city, the bazaar, the livestock market... The further west you go, the more the siege mentality is evident. Luckily, the border isn’t far...
Despite the inevitable destruction-reconstruction, the city center has been well preserved. Thankfully, because it’s a very original style, a mix of local and colonial. I love it, even if it’s a bit too artificial, sanitized, and watered-down, and rather empty of residents. On the Silk Road, the city was famous for its great food. And it still is—rarely have I seen such richness and abundance of food! And not just scorpions or snakes. More photos...
9- KASHGAR China’s recipe for controlling the populace Saturday, September 1 Xinjiang, along with Tibet, is a "sensitive" area of rebellion in the eyes of Chinese authorities. As a result, the state has these regions and their populations under total control. Tourists also feel the consequences, even if they’re not at risk of re-education camps.
- Putting barbed wire and anti-ramming barriers around sensitive sites (schools, big hotels, government buildings...)
- Installing traffic surveillance gates with cameras and photo flashes (for all vehicles passing, including bikes) throughout the city and even in the countryside
- Posting uniformed guards with tasers, batons, or huge baseball bats every 100 meters
- Training the Han population (ethnic Chinese) in self-defense with sticks, preferably in the morning on the street. Men and women of all ages
- Starting school with the national anthem, doing military exercises, and receiving political indoctrination, all neatly lined up in the courtyard. (The dream school for any teacher)
- Placing a snitch in uniform (a pseudo-guard) in public gathering places, like youth hostels. Mine spends the day loafing around the courtyard
- Putting Chinese flags everywhere on the streets to remind everyone who’s in charge
- Installing security gates at every entrance to areas frequented by tourists (thanks for that) but not just there
- Never photographing cops, or else! I tried, but it’s not easy...With all that, you can stroll around safely Not much crime! As for the amount the Chinese state spends to maintain such a system, it’s staggering! A third of the Han living in Xinjiang work in security. Today, I wandered freely around old Kashgar, which is quite large after all. More photos...
10- TASHKURGAN What on earth was I thinking going there! Wednesday, September 5 First, there’s the taxi—pretty crappy, with a driver who doesn’t speak a word of English and won’t stop smoking. Over six hours in that... shared with a completely out-of-it American.

Then there are all the checkpoints along the way. I won’t go on—you know the drill by now.
After that, there’s Tashkurgan—a town with nothing to see, nothing to do. Deserted as soon as night falls. There’s this huge youth hostel and a few lost Chinese tapping away on their smartphones, chain-smoking. This lost American-European crowd, swapping tips on how to enter Pakistan or Tajikistan.
Luckily, there’s the Chinese Pamir Highway, lined with peaks over 7,000m. There’s the feeling of no longer being in China, with a population whose features are Middle Eastern. And these Tajik women with their stunning hairstyles and vibrant costumes. There’s the fact of having reached the westernmost Chinese city, far from crowds and tourist sites. A sort of end of the world. More photos...
11- KYRGYZ BORDER A surreal epic Thursday, September 6 The road from Kashgar to the Kyrgyzstan border is a little over 200 km and passes through beautiful landscapes of colorful, desert-like mountains with acrobatic folds. That’s the bucolic part of the trip.
Yesterday, I managed to gather four people to rent a minibus to reach the border more easily: a Spaniard and an Argentine I’d already met in Turpan, and two New Zealanders who responded to the ad left at the hostel.Absurdity and paranoia of Chinese authorities The highlight was crossing the town of Wuqia, 50 km past Kashgar. After tallying up with my fellow sufferers, we must’ve passed about ten checkpoints with: - Passport checks: 14 times, sometimes by two cops side by side - Bag checks: 4 times - Smartphone checks: 2 times, with deletion of "non-compliant" photos, and registration of your IMEI in the exit log!... Absurd and surreal at the same time, since my camera stayed in my bag, my apps are in French, and my photos have been online for ages...
With all that, we arrived just as the last checkpoint before the no man’s land marking the border between the two countries was on lunch break. And bam! Another 1.5-hour wait, alongside truckers who were much more used to this than we were.
What to think? The cops themselves aren’t fooled. They play the role they’re asked to, but sometimes you can coax a smile out of them—they realize how ridiculous the situation is.
What’s the point? That’s the big question my companions and I were tempted to answer with "to piss people off." To show you your place isn’t here, but with the other tourists, over there in the east, in Shanghai, Xi’an, or Guangzhou.
As for you, a traveler from a democratic country, you really experience this as aggression, humiliation, a violation of your private space. And yet, I’m respected, they speak to me properly. Today, I better understand what a Palestinian or a citizen of an occupied country might feel daily. A unique experience! Thanks, China.
And to top it off, the cherry on the cake! It’s still this glowing button you press to rate your passage after clearing the last obstacle before the exit stamp. I was so surprised it turned off before I could react. The Spaniard, with great humor and irony, had time to vote "excellent." In the end, he wasn’t wrong—you can hardly do better!
PS: I ditched my buddies at the border. They didn’t want to pay for a taxi to continue. So I took a direct taxi to Osh. The first 100 km are fabulous. I couldn’t take many photos, but I’ll be back on Monday to go to Tajikistan.
More photos...
The rest of the Silk Road, Part 2, in these travel journals: Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan.
Bonjour à tous et à toutes,
Malgré mes recherches il me reste quelques questions concernant la route du Pamir .
j'envisage de faire en vélo cette route à partir de fin septembre , de Douchambé à Djalalabad ou Bishkek sur une période de 6 semaines à 2 mois .
D'ailleurs je cherche un partenaire pour l'occasion 😎
voici donc mes questions :
- quel peut être le climat en octobre dans cette région du monde ? ( le froid ne me gène pas mais il y a des limites , en Bolivie il faisait - 15 la nuit par exemple ) - en suivant le M41 , la frontière Kirghize est elle ouverte aux étrangers ? - faut il un visa kirghize pour passer cette frontière terrestre ? ( et faut il le demander avant de passer le frontière ?) - quelle compagnie aérienne préférer ? - la sécurité ? - combien de temps nécessaire pour faire ce trajet ? - quel type de pneus ? - quels sont les possibilités de ravitaillement en eau et nourriture sur la route ?
Merci d'avance pour votre aide .😇
Laurent
Malgré mes recherches il me reste quelques questions concernant la route du Pamir .
j'envisage de faire en vélo cette route à partir de fin septembre , de Douchambé à Djalalabad ou Bishkek sur une période de 6 semaines à 2 mois .
D'ailleurs je cherche un partenaire pour l'occasion 😎
voici donc mes questions :
- quel peut être le climat en octobre dans cette région du monde ? ( le froid ne me gène pas mais il y a des limites , en Bolivie il faisait - 15 la nuit par exemple ) - en suivant le M41 , la frontière Kirghize est elle ouverte aux étrangers ? - faut il un visa kirghize pour passer cette frontière terrestre ? ( et faut il le demander avant de passer le frontière ?) - quelle compagnie aérienne préférer ? - la sécurité ? - combien de temps nécessaire pour faire ce trajet ? - quel type de pneus ? - quels sont les possibilités de ravitaillement en eau et nourriture sur la route ?
Merci d'avance pour votre aide .😇
Laurent
Bonjour,
Nous partons un mois en asie centrale cet été, avec un bref passage au Kazakhstan, 2 semaines et demie au Kirghizistan et une semaine en Ouzbekistan.
La question principale pour l'instant est : mais quel est donc le tarif en 2010 du visa kirghize à l'aéroport de Bishkek ? J'ai vu sur pas mal de site qu'il y avait eu une augmentation dans les ambassades et les agences de voyage, cela s'est-il répercuté sur place ?
En fait, nous commençons par Almaty, donc soit on obtient un visa avant le départ et on rejoint le kirghizistan par la route, soit on prend l'avion jusqu'à Bishkek et on fait faire un visa à l'aéroport. Pour l'instant le plus simple que nous ayons trouvé pour obtenir un visa avant le départ c'est Visaexpress, mais ce n'est pas donné (80 euros plus les frais de poste). Apparemment on peut aussi obtenir un visa kirghize à l'ambassade française du Kazakhstan, mais là non plus, les tarifs ne sont pas indiqés sur le site (et ils sont difficiles à joindre !). Donc si quelqu'un a des infos récentes "cuvée 2010" je prends !
Autre petite question, est-il possible de faire des randos en solo sans être des caïds de la boussole ? A priori je pense qu'on fera un trek de 3-4 jours en passant par une agence avec guide, mais pour faire des randos à la journée, je suppose qu'on ne va pas trouver de chemins balisés ! 😉 Faut il obligatoirement se faire accompagner pour être sûr de ne pas se perdre ? Peut on trouver des cartes suffisemment détaillées avant de partir (ou sur une fois sur place ?).
Merci à vous ! Au vu de tout ce que j'ai pu lire jusqu'ici, je sens que ce voyage va être inoubliable !
Nous partons un mois en asie centrale cet été, avec un bref passage au Kazakhstan, 2 semaines et demie au Kirghizistan et une semaine en Ouzbekistan.
La question principale pour l'instant est : mais quel est donc le tarif en 2010 du visa kirghize à l'aéroport de Bishkek ? J'ai vu sur pas mal de site qu'il y avait eu une augmentation dans les ambassades et les agences de voyage, cela s'est-il répercuté sur place ?
En fait, nous commençons par Almaty, donc soit on obtient un visa avant le départ et on rejoint le kirghizistan par la route, soit on prend l'avion jusqu'à Bishkek et on fait faire un visa à l'aéroport. Pour l'instant le plus simple que nous ayons trouvé pour obtenir un visa avant le départ c'est Visaexpress, mais ce n'est pas donné (80 euros plus les frais de poste). Apparemment on peut aussi obtenir un visa kirghize à l'ambassade française du Kazakhstan, mais là non plus, les tarifs ne sont pas indiqés sur le site (et ils sont difficiles à joindre !). Donc si quelqu'un a des infos récentes "cuvée 2010" je prends !
Autre petite question, est-il possible de faire des randos en solo sans être des caïds de la boussole ? A priori je pense qu'on fera un trek de 3-4 jours en passant par une agence avec guide, mais pour faire des randos à la journée, je suppose qu'on ne va pas trouver de chemins balisés ! 😉 Faut il obligatoirement se faire accompagner pour être sûr de ne pas se perdre ? Peut on trouver des cartes suffisemment détaillées avant de partir (ou sur une fois sur place ?).
Merci à vous ! Au vu de tout ce que j'ai pu lire jusqu'ici, je sens que ce voyage va être inoubliable !

C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici: https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/

Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes
et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!
Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.
Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.
Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !).
Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.
Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!
Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.
Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.
A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.
Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.
Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.
Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.
Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)!
Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur).
Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il.
Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma.
Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux.
Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j��ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée.
Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication.
Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous.
Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion.
On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée.
Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là!
Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher.
Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!
C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres!
C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver.
Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.
Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.
Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.
L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.
Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent.
Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose.
Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands….
Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout.
Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz .
Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac.
De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière.
Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord.
Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.
Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir.
Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre.
Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage.
Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.
Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon.
Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons.
Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard.....
Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize.
Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux.
Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres!
La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles.
Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.
Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!
Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.
Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?)
Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire
Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus.
Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente.
Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue».
Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé!
Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service?
Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!!
En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.
Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....
Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier.
Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache.
Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près.
Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête.
En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable.
Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille....
Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route.
La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....
Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.
La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac.
Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc.
C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel!
Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent.
Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.
Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.
Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C!
La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée.
Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.
Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.
Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.
Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!
Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.
Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo.
C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose!
Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.
Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.
Bonjour,
Je voudrais faire un visa pour le kirghizistan. J'ai quelques infos mais plutôt contradictoires!
Quelqu'un pourrait peut-être me donner des infos récentes?
Quel est le plus simple: visa à l'arrivée (est-ce toujours possible et sans invitation préalable) visa en passant par l'ambassade du kirghizistan à bruxelles visa en passant par l'ambassade du kazahkstan à Paris
D'avance merci! Christelle
D'avance merci! Christelle
Hello tous,
C'est avec plaisir que je vous fait partager notre voyage de l'été 2019 dans les pays en stan.🙂
La version complète est ici, elle se construit au même rythme que je fais paraitre mes posts
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)

Retour de voyage du Kirghizistan et du Kazakhstan, septembre et octobre 2016
Bonjour à tous, voici mon retour de voyage de ces deux pays que je n’ai pas fait en entier faute de temps mais cela devrait vous donner des infos récentes.
Kirghizistan.
Arrivé à Osh le 22 septembre en pleine nuit. Formalités e bagages assez longues pour un si petit aéroport. Dans la mesure du possible essayez d’arranger votre transport de l’aéroport à votre hébergement. Pour l’hébergement, fuyez la Osh Guesthouse. Elle est peut etre assez bien située mais ca n’en vaut pas la peine. J’ai eu l’impression que les gens ne réinvestissent pas un som dans leur business. Hostel qui se situe ni plus ni moins dans un hlm tout pourri. J’ai passez quelques heures la bas pour dormir un peu. Le dortoir c’est du n’importe quoi. Ce n’est même pas qu’il n’y a pas de porte, il n’y a pas de mur !! le dortoir est ouvert aux quatre vents, un simple rideau transparent pour le séparer du couloir, aucune intimité, tout le bruit en dobly suround et impossible alors de se débarrasser des moustiques. Préférez et de loin le Biy Ordo. Ok, il est situé à peine en périphérie mais ca en vaut la peine. Le gérant est très bien. L’établissement est de très bonne qualité, fonctionnel, pas plus cher que les autres hostels. C’est propre, neuf. Y ‘a un arrêt de bus juste à la sortie de l’hostel pour rejoindre le bazar en moins de dix minutes. Il y a quelques magasins en face et un restaurant à moins de cinq minutes à pieds sur la route principale. Petit dejeuner inclus en plus. Ils vous arrangent le transport à Bishkek en transport privé à partager. Comptez 1200 soms en voiture 4 places pour 10/11 heures de voyages. Demandez Ernes en chauffeur. Très sympa, bonne conduite, il nous a déposé la ou on voulait en plus sans rien demander et nous a offert du melon.
Je suis parti le 22 pour Sary-Mogul en marshroutka pour à peu prêt 300 soms. Comptez 4h30 à 5 heures de route. Beaux paysages. A Sary-Mogul, vous avez le choix entre 3 guesthouses qui sont à peu près du même genre (lits durs, couvertures jamais lavées..) La Lenin Peak guesthouse est un peu excentrée, preferez celle du CBT et demandez à parler à Abdish, le responsable, il parle anglais et vous organise tout. Le 23 j’ai pris une rando en direction du pic Lenine à 7134 m. C’est une randonnée assez facile mais si vous êtes tout seul comme moi, vous devrez payer le transport tout seul et éventuellement un guide. J’ai pris un guide tout simplement car on est loin de tout et si jamais il arrivait un quelconque accident cela pourrait être très ennuyeux vu la distance vous séparant de Sary-Mogul. Le déplacement depuis Osh en vaut la peine vu les paysages qu’on traverse et qui nous attendent sur place. Sur Osh, je suis resté une grosse journée pour visiter la ville, la colline Suleyman-Too, la place avec la statue de Lenine où vous verrez des mariages dans le parc à coté. Le marché est sympa, il y a du choix. Vous pourrez acheter les fameux chapeaux kirghizes, les ak-kalpaks pour 2 euros. Comme dans toutes les villes vous trouverez des rues Lenine, des statues, des affiches célébrant la victoire lors de la seconde guerre mondiale.
Je repars autour de 9h de Osh avec un chauffeur privé pour Bishkek (environs 10 heures de route). Il y a plusieurs possibilités. Selon votre nombre de personnes, votre porte-monnaie et le degré de confort. J’ai pris une voiture avec 4 places (nous étions que 3 finalement). Le cout était de 1200 som (16 euros). Pas cher payé vu la distance. La route est très intéressante, beaucoup de paysages différents. On longe au début la frontière ouzbèke. On passe des cols. A faire en tout cas. A Bishkek, je me suis arrêté à l’hostel Apple situé à la gare de bus. Idéalement situé, il donne directement sur la gare. Pas forcément bruyant en plus. Le staff était très sympa, les chambres sont biens et ce n’est pas cher. Je me suis renseigné si les camps de yourtes étaient toujours au lac Song-Kul. Comme nous étions déjà en fin de saison il vaut mieux vérifier plusieurs fois. En effet, fin septembre pratiquement il y avait encore des yourtes et très peu de touristes.
Je m’organise donc pour partir le lendemain avec un bus pour Kotchkor en attendant gentiment qu’il se remplisse. Le cout du trajet était de 200 soms. A Kotchkor je suis allé au CBT local pour organiser mon séjour. N’ayant pas énormément de temps il fallait que je prenne un véhicule avec chauffeur qui restera lui aussi dormir au lac. Parlant russe, cela me facilite beaucoup la tache et est très utile pour communiquer avec les gens. Ainsi, étant absolument tout seul dans la yourte j’ai pu partager quelques moments sympas avec la propriétaire. Les paysages sur la route pour monter au lac et au lac sont très beaux, je ne regrette pas mon séjour express. Le soir il faut par contre très froid !!! Le thermomètre passe en dessous de zéro dehors et les toilettes sont bel et bien à l’extérieur à 70 mètres. La yourte est chauffée certes mais quand il n’y a plus de combustible, ca redevient vite très froid. Il y a aussi de l’électricité (de la lumière) dans la yourte. Il faut convenir d’une heure où l’électricité sera coupée. Pour ce qui est de la literie, disons qu’elle est constituée de matelas et couettes certainement rarement lavés vu l’emplacement. Mais avec le froid qu’il fait, on est content de les avoir pour soi tout seul…En gros j’ai dormi habillé, dans mon sac de couchage, et avec 4-5 couettes. Les repas sont convenables par contre apportez votre propre pain, il est vite dure.
Le lendemain je repars pour Kotchkor avec mon chauffeur puis de la bas, direction via la partie nord du lac Issyk-kul pour Karakol (environs 6-7 heures au total encore depuis le lac Song-Kul). Arrivée à Karakol en fin d’après-midi, je me suis rendu à l’hostel où je comptais rester mais il était déjà complet. C’est pas plus mal, il était excentré. J’ai trouvé le Neofit, hotel dans une grande maison de type russe et détenue par un russe. Parfait, juste à coté du musée et en plein centre. Mieux vaut chercher un hébergement situé au centre ville de Karakol sinon c’est au moins 15-20 minutes de marche parfois pour rejoindre le centre ville. Ne restant que deux jours, je vais donc faire deux sorties à la journée.
Je pars le lendemain pour Jeti-Oghuz avec ses formations montagneuses de couleur rouge. Départ à nouveau en taxi. Toujours tout seul. La ballade est sympa, le long de la rivière. Pour le retour j’ai décidé d’attendre à l’entrée du parc si un taxi se présentait sinon demander à la première voiture redescendant de me prendre. J’ai pu partager un taxi cette fois-ci avec un couple francophone. Beaucoup de Français rencontrés, d’après les locaux, il y a à peu près 50% de Français parmi les touristes au Kirghizistan.
Le deuxième jour c’est Altyn Arashan avec ses 15 km. 5h de marche d’après le Lonely Planet , 4h d’après le patron de mon hôtel. J’ai pu le faire en 3h de temps. La ballade est très belle. On est tout seul presque tout le temps. On croise quelques personnes, des touristes ayant campé la haut et qui redescendent. La route est parfois vraiment impraticable mais j’ai vu quelques rares véhicules s’y aventurer. La dernière partie de la randonnée est un peu plus dure, ça monte bien. Puis on arrive au sommet avec la vue sur la vallée et les hébergements en contrebas. Je m’y suis dirigé afin de voir si je pouvais négocier éventuellement le retour avec un camion de touristes. Oui, j’ai oublié de préciser que j’ai eu quelques soucis gastriques l’avant-veille du à un resto à proximité de mon hôtel, pourtant bien sous tout rapport. Arrivé à un hostel-resto, j’ai pu manger sur place et j’ai demandé finalement au patron de me redescendre moyennant finance car il allait en ville également. Il m’a proposé de faire les thermes, que j’ai accepté sans problème. Il donne la cléf et après on est tout seul dans le bain. Les bains se situent près de la rivière et ce n’est qu’une cabane. Ca fait du bien en tout cas. Et forcément après on a encore moins envie de revenir à pieds. Le retour en jeep (32 ans d’âge le véhicule quand même) était assez chaotique, le Lonely Planet disait vrai sur cette route. J’ai passé une heure et quart crispé afin de ne pas sauter au plafond. En tout cas cela m’a économisé du temps c’est sur.
Je prends un bus de nuit pour Bishkek. Arrivé super tôt je pars donc me coucher. Il fait mauvais sur la capitale. Je pars visiter la ville avec ses monuments, la maison natale de Frunze, révolutionnaire de 1917, la statue de Lenine, le parc, un musée d’art avec une exposition intéressante sur les textiles. Jai fait un tour au grand marché afin de trouver mon instrument de musique, le komuz, instrument à trois cordes. Prix40 euros pour avoir quelque chose qui ne soit pas un instrument juste décoratif et avec lequel on peut jouer.
Pour le dernier jour au Kirghizistan, j’ai décidé de tenter l’excursion (de nouveau tout seul) à Ala-Artcha au sud de la ville, en montagne. Le temps n’était pas génial mais il pouvait y avoir une accalmie et rester en ville ne me tentait vraiment pas. Très brumeux au début, mais ca se dégageait de temps en temps puis entièrement. Quel ne fut pas ma surprise de voir les montagnes autour de moi. J’avais opté pour la randonnée en direction de la cascade. J’ai donc pu voir les paysages, la cascade, un écureuil pas farouche… Sur le retour, presque arrivé au taxi, le temps se couvrait à nouveau et il commençait à pleuvoir. Arrivé à l’hostel, le temps de changer ses affaires, de prendre une douche et d’attendre le départ du bus pour Chymkent au Kazakhstan le soir, pratique, toujours à deux pas de l’hostel.
Départ donc en bus de nuit pour le Kazakhstan ; pas besoin de visa pour les Français si on reste moins de 15 jours. Formalités douanières sous la pluie…. Arrivée en pleine nuit à Chymkent. La gare de bus est assez loin du centre ville. Un taxi m’amène à l’hostel Shymcity, je vous conseille. Une Canadienne francophone tient l’établissement. C’est propre, très grand, très bien situé !! Je jour même je pars pour Turkestan pour visiter le point d’intérêt principal à savoir le mausolée de Khola Ahmed Yasawi en compagnie d’un canadien. Très bel ensemble architectural, à voir absolument. La ville en elle-même ne mérite pas à mon sens que l’on s’y arrête pour passer la nuit mais le déplacement vaut le détour.
Voyage en train de nuit pour Almaty depuis Chymkent. Je suis resté 5 jours sur Almaty en rayonnant depuis la ville pour visiter la région. Premier jour, visite de la ville et des principaux monuments, musées…A voir, le musée des instruments de musque. Deuxième jour, je pars sur le massif montagneux trans-illi Alatou au sud d’Almaty, où l’on trouve la station de ski de Shymbulak. Prendre le bus en ville, cela coute quasi rien. A l’arrivée, une autre navette vous emmène au niveau de la station de ski à 2260m d’altitude. Vous pourrez alors si les télésièges sont ouverts aller au sommet (ce que je n’ai pas pu faire). Sinon, faites en sorte de passer par tous les restaurants et bars et prenez la route qui est sur leur droite et qui part dans les montagnes. Vous pourrez alors faire une ballade très sympa et peu fréquentée. Vous passerez des chalets, un lieu où l’on rend hommage aux alpinistes morts.
Troisième jours, ballade au grand lac d’Almaty qui se situe également dans le sud de la ville. On peut y accéder par bus également puis il faudra prendre un transport privé à partager pour arriver au lac même. Les plus courageux pourront continuer jusqu’à une ancienne station météo. Le lac est très beau mais son accès est réglementé. On ne peut pas s’approcher de la rive, des gardes frontières sont présents. Cependant, la vue qu’on a depuis le parking et en redescendant est très belle. Attention, pour le retour, soit vous vous êtes donnés rdv avec votre chauffeur, soit il faudra redescendre à pied ou tentez le stop pour arriver à la station de bus voir si votre chauffeur qui vous a pris en stop vous rapproche d’Almaty.
Dernier jour, départ pour le canyon de Charyn. Il se trouve à 200km d’Almaty. Il est long de 80km. Cependant juste une petite partie est visitable facilement. Pour y accéder soit prenez un bus pour l’est et demander à sortir au croisement où il vous restera plusieurs km (sur du plat) à faire avant d’atteindre le canyon en lui-même. Sinon, prenez le bus touristique (vous pouvez acheter les places soit par votre hôtel soit au bureau d’informations touristiques). On vous indiquera les détails de la sortie. Vous n’êtes pas obligé de faire la ballade avec tout le groupe. Soyez juste au rdv pour le retour. Le canyon présente de très belles formations. Vous arriverez ensuite à la rivière elle-même. Ici vous trouverez des possibilités d’hébergement, un resto-bar. Les couleurs de la rivière qui coupent avec les montagnes arides sont splendides. De là vous ne pourrez plus vraiment continuer. En remontant la rivière sur votre droite quand vous êtes face à la rivière vous pourrez continuer un peu mais je ne suis pas aller bien loin. Une autre possibilité pour donner plus de sensation à votre parcours, vous pourrez apercevoir une pente depuis le bar où il est possible de monter. Vous aurez une très belle vue. Continuer donc sur votre lancée. Vous apercevrez le chemin que vous avez emprunté sur votre gauche mais avec des vues différentes sur la vallée. Faites tout de même attention à ne pas trop vous approchez du bord. Vous pourrez voir de petits rongeurs couinant sur les pentes environnantes. Peu à peu vous arriverez en dehors du canyon, vous verrez d’autres passages du canyon et enfin au loin votre parking où vous pourrez reprendre votre transport ou rentrer à pieds jusqu’au croisement avec la route principale.
Le soir même en pleine nuit je reprenais mon avion pour rentrer en France via Frankfort.
Arrivé à Osh le 22 septembre en pleine nuit. Formalités e bagages assez longues pour un si petit aéroport. Dans la mesure du possible essayez d’arranger votre transport de l’aéroport à votre hébergement. Pour l’hébergement, fuyez la Osh Guesthouse. Elle est peut etre assez bien située mais ca n’en vaut pas la peine. J’ai eu l’impression que les gens ne réinvestissent pas un som dans leur business. Hostel qui se situe ni plus ni moins dans un hlm tout pourri. J’ai passez quelques heures la bas pour dormir un peu. Le dortoir c’est du n’importe quoi. Ce n’est même pas qu’il n’y a pas de porte, il n’y a pas de mur !! le dortoir est ouvert aux quatre vents, un simple rideau transparent pour le séparer du couloir, aucune intimité, tout le bruit en dobly suround et impossible alors de se débarrasser des moustiques. Préférez et de loin le Biy Ordo. Ok, il est situé à peine en périphérie mais ca en vaut la peine. Le gérant est très bien. L’établissement est de très bonne qualité, fonctionnel, pas plus cher que les autres hostels. C’est propre, neuf. Y ‘a un arrêt de bus juste à la sortie de l’hostel pour rejoindre le bazar en moins de dix minutes. Il y a quelques magasins en face et un restaurant à moins de cinq minutes à pieds sur la route principale. Petit dejeuner inclus en plus. Ils vous arrangent le transport à Bishkek en transport privé à partager. Comptez 1200 soms en voiture 4 places pour 10/11 heures de voyages. Demandez Ernes en chauffeur. Très sympa, bonne conduite, il nous a déposé la ou on voulait en plus sans rien demander et nous a offert du melon.
Je suis parti le 22 pour Sary-Mogul en marshroutka pour à peu prêt 300 soms. Comptez 4h30 à 5 heures de route. Beaux paysages. A Sary-Mogul, vous avez le choix entre 3 guesthouses qui sont à peu près du même genre (lits durs, couvertures jamais lavées..) La Lenin Peak guesthouse est un peu excentrée, preferez celle du CBT et demandez à parler à Abdish, le responsable, il parle anglais et vous organise tout. Le 23 j’ai pris une rando en direction du pic Lenine à 7134 m. C’est une randonnée assez facile mais si vous êtes tout seul comme moi, vous devrez payer le transport tout seul et éventuellement un guide. J’ai pris un guide tout simplement car on est loin de tout et si jamais il arrivait un quelconque accident cela pourrait être très ennuyeux vu la distance vous séparant de Sary-Mogul. Le déplacement depuis Osh en vaut la peine vu les paysages qu’on traverse et qui nous attendent sur place. Sur Osh, je suis resté une grosse journée pour visiter la ville, la colline Suleyman-Too, la place avec la statue de Lenine où vous verrez des mariages dans le parc à coté. Le marché est sympa, il y a du choix. Vous pourrez acheter les fameux chapeaux kirghizes, les ak-kalpaks pour 2 euros. Comme dans toutes les villes vous trouverez des rues Lenine, des statues, des affiches célébrant la victoire lors de la seconde guerre mondiale.
Je repars autour de 9h de Osh avec un chauffeur privé pour Bishkek (environs 10 heures de route). Il y a plusieurs possibilités. Selon votre nombre de personnes, votre porte-monnaie et le degré de confort. J’ai pris une voiture avec 4 places (nous étions que 3 finalement). Le cout était de 1200 som (16 euros). Pas cher payé vu la distance. La route est très intéressante, beaucoup de paysages différents. On longe au début la frontière ouzbèke. On passe des cols. A faire en tout cas. A Bishkek, je me suis arrêté à l’hostel Apple situé à la gare de bus. Idéalement situé, il donne directement sur la gare. Pas forcément bruyant en plus. Le staff était très sympa, les chambres sont biens et ce n’est pas cher. Je me suis renseigné si les camps de yourtes étaient toujours au lac Song-Kul. Comme nous étions déjà en fin de saison il vaut mieux vérifier plusieurs fois. En effet, fin septembre pratiquement il y avait encore des yourtes et très peu de touristes.
Je m’organise donc pour partir le lendemain avec un bus pour Kotchkor en attendant gentiment qu’il se remplisse. Le cout du trajet était de 200 soms. A Kotchkor je suis allé au CBT local pour organiser mon séjour. N’ayant pas énormément de temps il fallait que je prenne un véhicule avec chauffeur qui restera lui aussi dormir au lac. Parlant russe, cela me facilite beaucoup la tache et est très utile pour communiquer avec les gens. Ainsi, étant absolument tout seul dans la yourte j’ai pu partager quelques moments sympas avec la propriétaire. Les paysages sur la route pour monter au lac et au lac sont très beaux, je ne regrette pas mon séjour express. Le soir il faut par contre très froid !!! Le thermomètre passe en dessous de zéro dehors et les toilettes sont bel et bien à l’extérieur à 70 mètres. La yourte est chauffée certes mais quand il n’y a plus de combustible, ca redevient vite très froid. Il y a aussi de l’électricité (de la lumière) dans la yourte. Il faut convenir d’une heure où l’électricité sera coupée. Pour ce qui est de la literie, disons qu’elle est constituée de matelas et couettes certainement rarement lavés vu l’emplacement. Mais avec le froid qu’il fait, on est content de les avoir pour soi tout seul…En gros j’ai dormi habillé, dans mon sac de couchage, et avec 4-5 couettes. Les repas sont convenables par contre apportez votre propre pain, il est vite dure.
Le lendemain je repars pour Kotchkor avec mon chauffeur puis de la bas, direction via la partie nord du lac Issyk-kul pour Karakol (environs 6-7 heures au total encore depuis le lac Song-Kul). Arrivée à Karakol en fin d’après-midi, je me suis rendu à l’hostel où je comptais rester mais il était déjà complet. C’est pas plus mal, il était excentré. J’ai trouvé le Neofit, hotel dans une grande maison de type russe et détenue par un russe. Parfait, juste à coté du musée et en plein centre. Mieux vaut chercher un hébergement situé au centre ville de Karakol sinon c’est au moins 15-20 minutes de marche parfois pour rejoindre le centre ville. Ne restant que deux jours, je vais donc faire deux sorties à la journée.
Je pars le lendemain pour Jeti-Oghuz avec ses formations montagneuses de couleur rouge. Départ à nouveau en taxi. Toujours tout seul. La ballade est sympa, le long de la rivière. Pour le retour j’ai décidé d’attendre à l’entrée du parc si un taxi se présentait sinon demander à la première voiture redescendant de me prendre. J’ai pu partager un taxi cette fois-ci avec un couple francophone. Beaucoup de Français rencontrés, d’après les locaux, il y a à peu près 50% de Français parmi les touristes au Kirghizistan.
Le deuxième jour c’est Altyn Arashan avec ses 15 km. 5h de marche d’après le Lonely Planet , 4h d’après le patron de mon hôtel. J’ai pu le faire en 3h de temps. La ballade est très belle. On est tout seul presque tout le temps. On croise quelques personnes, des touristes ayant campé la haut et qui redescendent. La route est parfois vraiment impraticable mais j’ai vu quelques rares véhicules s’y aventurer. La dernière partie de la randonnée est un peu plus dure, ça monte bien. Puis on arrive au sommet avec la vue sur la vallée et les hébergements en contrebas. Je m’y suis dirigé afin de voir si je pouvais négocier éventuellement le retour avec un camion de touristes. Oui, j’ai oublié de préciser que j’ai eu quelques soucis gastriques l’avant-veille du à un resto à proximité de mon hôtel, pourtant bien sous tout rapport. Arrivé à un hostel-resto, j’ai pu manger sur place et j’ai demandé finalement au patron de me redescendre moyennant finance car il allait en ville également. Il m’a proposé de faire les thermes, que j’ai accepté sans problème. Il donne la cléf et après on est tout seul dans le bain. Les bains se situent près de la rivière et ce n’est qu’une cabane. Ca fait du bien en tout cas. Et forcément après on a encore moins envie de revenir à pieds. Le retour en jeep (32 ans d’âge le véhicule quand même) était assez chaotique, le Lonely Planet disait vrai sur cette route. J’ai passé une heure et quart crispé afin de ne pas sauter au plafond. En tout cas cela m’a économisé du temps c’est sur.
Je prends un bus de nuit pour Bishkek. Arrivé super tôt je pars donc me coucher. Il fait mauvais sur la capitale. Je pars visiter la ville avec ses monuments, la maison natale de Frunze, révolutionnaire de 1917, la statue de Lenine, le parc, un musée d’art avec une exposition intéressante sur les textiles. Jai fait un tour au grand marché afin de trouver mon instrument de musique, le komuz, instrument à trois cordes. Prix40 euros pour avoir quelque chose qui ne soit pas un instrument juste décoratif et avec lequel on peut jouer.
Pour le dernier jour au Kirghizistan, j’ai décidé de tenter l’excursion (de nouveau tout seul) à Ala-Artcha au sud de la ville, en montagne. Le temps n’était pas génial mais il pouvait y avoir une accalmie et rester en ville ne me tentait vraiment pas. Très brumeux au début, mais ca se dégageait de temps en temps puis entièrement. Quel ne fut pas ma surprise de voir les montagnes autour de moi. J’avais opté pour la randonnée en direction de la cascade. J’ai donc pu voir les paysages, la cascade, un écureuil pas farouche… Sur le retour, presque arrivé au taxi, le temps se couvrait à nouveau et il commençait à pleuvoir. Arrivé à l’hostel, le temps de changer ses affaires, de prendre une douche et d’attendre le départ du bus pour Chymkent au Kazakhstan le soir, pratique, toujours à deux pas de l’hostel.
Départ donc en bus de nuit pour le Kazakhstan ; pas besoin de visa pour les Français si on reste moins de 15 jours. Formalités douanières sous la pluie…. Arrivée en pleine nuit à Chymkent. La gare de bus est assez loin du centre ville. Un taxi m’amène à l’hostel Shymcity, je vous conseille. Une Canadienne francophone tient l’établissement. C’est propre, très grand, très bien situé !! Je jour même je pars pour Turkestan pour visiter le point d’intérêt principal à savoir le mausolée de Khola Ahmed Yasawi en compagnie d’un canadien. Très bel ensemble architectural, à voir absolument. La ville en elle-même ne mérite pas à mon sens que l’on s’y arrête pour passer la nuit mais le déplacement vaut le détour.
Voyage en train de nuit pour Almaty depuis Chymkent. Je suis resté 5 jours sur Almaty en rayonnant depuis la ville pour visiter la région. Premier jour, visite de la ville et des principaux monuments, musées…A voir, le musée des instruments de musque. Deuxième jour, je pars sur le massif montagneux trans-illi Alatou au sud d’Almaty, où l’on trouve la station de ski de Shymbulak. Prendre le bus en ville, cela coute quasi rien. A l’arrivée, une autre navette vous emmène au niveau de la station de ski à 2260m d’altitude. Vous pourrez alors si les télésièges sont ouverts aller au sommet (ce que je n’ai pas pu faire). Sinon, faites en sorte de passer par tous les restaurants et bars et prenez la route qui est sur leur droite et qui part dans les montagnes. Vous pourrez alors faire une ballade très sympa et peu fréquentée. Vous passerez des chalets, un lieu où l’on rend hommage aux alpinistes morts.
Troisième jours, ballade au grand lac d’Almaty qui se situe également dans le sud de la ville. On peut y accéder par bus également puis il faudra prendre un transport privé à partager pour arriver au lac même. Les plus courageux pourront continuer jusqu’à une ancienne station météo. Le lac est très beau mais son accès est réglementé. On ne peut pas s’approcher de la rive, des gardes frontières sont présents. Cependant, la vue qu’on a depuis le parking et en redescendant est très belle. Attention, pour le retour, soit vous vous êtes donnés rdv avec votre chauffeur, soit il faudra redescendre à pied ou tentez le stop pour arriver à la station de bus voir si votre chauffeur qui vous a pris en stop vous rapproche d’Almaty.
Dernier jour, départ pour le canyon de Charyn. Il se trouve à 200km d’Almaty. Il est long de 80km. Cependant juste une petite partie est visitable facilement. Pour y accéder soit prenez un bus pour l’est et demander à sortir au croisement où il vous restera plusieurs km (sur du plat) à faire avant d’atteindre le canyon en lui-même. Sinon, prenez le bus touristique (vous pouvez acheter les places soit par votre hôtel soit au bureau d’informations touristiques). On vous indiquera les détails de la sortie. Vous n’êtes pas obligé de faire la ballade avec tout le groupe. Soyez juste au rdv pour le retour. Le canyon présente de très belles formations. Vous arriverez ensuite à la rivière elle-même. Ici vous trouverez des possibilités d’hébergement, un resto-bar. Les couleurs de la rivière qui coupent avec les montagnes arides sont splendides. De là vous ne pourrez plus vraiment continuer. En remontant la rivière sur votre droite quand vous êtes face à la rivière vous pourrez continuer un peu mais je ne suis pas aller bien loin. Une autre possibilité pour donner plus de sensation à votre parcours, vous pourrez apercevoir une pente depuis le bar où il est possible de monter. Vous aurez une très belle vue. Continuer donc sur votre lancée. Vous apercevrez le chemin que vous avez emprunté sur votre gauche mais avec des vues différentes sur la vallée. Faites tout de même attention à ne pas trop vous approchez du bord. Vous pourrez voir de petits rongeurs couinant sur les pentes environnantes. Peu à peu vous arriverez en dehors du canyon, vous verrez d’autres passages du canyon et enfin au loin votre parking où vous pourrez reprendre votre transport ou rentrer à pieds jusqu’au croisement avec la route principale.
Le soir même en pleine nuit je reprenais mon avion pour rentrer en France via Frankfort.
Recent information about this country is scarce, so I’m starting this post in addition to my travel journal to help fill the gap.
- Which airline from Europe?
Turkish Airlines seems like an excellent option. The price is very reasonable (just over 500 €), the layover isn’t too long, the in-flight comfort is decent (great movie selection), and the planes are modern. Plus, the price automatically includes 30 kilos of luggage, which is perfect for campers.
The downside: the outrageous prices at Istanbul Airport.
- Bishkek Airport
The airport is under full reconstruction. It’s chaotic. There are SIM card vendors upon arrival, but no currency exchange or ATMs in the baggage claim area. You’ll find those in the departures section, which means you have to exit and re-enter under the current setup.
Personally, I pre-booked a VTC with my hotel for the transfer to the city. (Prices vary depending on the hotel’s standard—1200 soms for mine.)
There are taxis and a bus available.
- Entry Requirements
No visa is required for French citizens for stays of up to 30 days.
- Currency
The currency is the som, and the conversion is easy—just divide by 100...
You can get soms by exchanging euros (dollars are useless) or by withdrawing from an ATM. Some ATMs charge fees. Those from Mbank and Optimabank are fee-free.
The maximum withdrawal is usually 20,000 soms.
Bills come in 5000, 1000, 500, 200, 100, 50, and 20 soms.
Coins: 10, 5, 3, and 1 som.
- Paying
Card payments are accepted in supermarkets like Globus, some restaurants, gas stations of major chains (Bishkek Petroleum, Partner Neft, Red Petroleum), some hotels, national park entrances, tolls, etc.
But it doesn’t always work.
So always carry cash with you!
If the card works, great—otherwise, it’s back to the old days of wads of bills.
- Cost of Living
It’s really cheap (gas, affordable restaurants even at a decent standard, hotels, souvenirs, fruits, vegetables, water, bread...). For example, a lagman costs only 3.20 €, fixing a flat tire is 3.5 €, a full hour-long wash for a filthy 4x4 is 6 €, washing a big bag of laundry is 3 €, and a liter of 95-octane gas is 0.86 €...
On the pricier side: guesthouses and meals in guesthouses. The value for money is poor. I paid 40 € for a mediocre room with a very basic shared bathroom, while a double with AC, private bathroom, and fridge in a non-touristy hotel cost 20 €... Meals in guesthouses are the worst I’ve eaten and often the most expensive. Plus, they’re very light—don’t expect to fill up after a long day of hiking!
Car rentals are also quite expensive (70 $ per day for a RAV4 in my case).
In short, for two people, excluding accommodation and car rental, we spent an average of 45 € per day (groceries, restaurants, guesthouse dinners, souvenirs, paid activities, gas).
The trip cost us 2200 € per person all-inclusive for 3 weeks on the ground. Roughly 1/4 for the flight, 1/4 for the car, 1/4 for accommodation, and 1/4 for everything else.
- Getting Around
I’ve met cyclists, motorcyclists, people renting cars, those who drove their own vehicles from Europe, and others using public transport and taxis.
Personally, I chose to rent a car.
If you’re not planning long hikes or multi-day horse treks, it’s a great option for exploring the country.
Each car rental company has its own list of forbidden tracks. Make sure your planned route is allowed! Don’t think about ignoring this—vehicles are equipped with GPS trackers...
An international driver’s permit is required.
Police and speed cameras are everywhere, so it’s best to respect the signs (daytime running lights, seatbelts, 40-60 km/h in populated areas, 90 km/h on roads, zero tolerance for alcohol).
Locals have a unique driving style, and it can be dangerous on main roads (they overtake recklessly...). Like in Greece, South Africa, or Malta, a two-lane road is treated as a three-lane one. You pull over to let others pass or to let oncoming traffic overtake.
Without a car (at least a pseudo-4x4), you won’t be able to go everywhere. This country is a nature destination, but nature isn’t always accessible by public transport.
If a spot is near a road, great—the bus will get you almost to the door. Otherwise, you’ll need to hire an agency or take a taxi.
Cyclists will face steep climbs and dust. I’d advise avoiding main roads as much as possible—traffic isn’t on your side...
Motorcyclists will also eat a lot of dust and should research gas stations along their route (this advice also applies to vehicles running on 95-octane).
There’s a 95-octane pump in Kazarman and Gulcha.
Bikes and motorcycles have an advantage over cars, even 4x4s, as they can access some very remote tracks that other vehicles can’t (hikers and horses can obviously take them too!).
Be careful: some areas require a permit (border zones). Research this well in advance—the formalities don’t take an hour or even a day!
Be warned: Google Maps is completely unreliable (it shows roads that don’t exist, routes you through difficult tracks instead of paved roads, etc.). It’s essential to download Maps.me in advance. This app is much more reliable for this country, works offline, and is handy for hiking navigation.
A reminder: horseback riding is like cycling... If you’re not used to it or naturally padded in the right places, your backside will suffer in no time!
Think carefully before embarking on a multi-day trek!
Finally, this country is a kingdom of construction... The Chinese have taken over the market to improve truck circulation and are paving everywhere. (Good news: the Kazarman-Osh section via the tunnel is finally open in summer, even if the road isn’t quite finished.)
- Eating
I had prejudices about Kyrgyz food.
I was both wrong and right.
Supermarkets don’t offer much that’s appealing for picnics. It’s cheap, filling food, full of junk, and not gourmet. If you follow Yuka, I think you’ll be on a diet the whole trip. Bringing some pâté, sausages, or freeze-dried meals for certain nights is a good idea...
Guesthouse dinners consist of the eternal cucumber-tomato salad, a soup, and a light noodle or rice dish where you’ll be searching for the meat... Usually tough and unidentifiable. Beef? The bread is stale, and there’s no dessert or fruit.
Breakfasts always revolve around eggs or porridge... The homemade jam is usually good.
Tea is the number one drink, followed by kompot (a fruit-based drink), Coke, and Fanta.
If you want real coffee, bring your own—it’s very rare.
On the other hand, you eat well in restaurants. Lagman (homemade noodles, vegetables, spices, and usually beef), crispy eggplant, kuurdak (a kind of lamb stew with potatoes), kebabs, plov (pilaf rice with onions, carrots, and meat), and rainbow trout... For dessert? Nada!
And alcohol?
It’s available in all Globus stores: beer, wine, spirits, and you can consume your purchases in some guesthouses (depending on the owner’s religious tolerance). It’s also available in some restaurants (Bishkek, Karakol, Osh...).
The deadly specialty?
White fermented milk balls called kurut. If you think a raw-milk camembert is strong, steer clear! This is more like an old, dry, spicy goat cheese.
- Accommodation
In remote areas, it’s better to check availability on Booking a few days in advance rather than showing up last minute with high hopes.
Booking and Airbnb only offer a small portion of what’s available.
Not necessarily guesthouses, but mostly accommodations aimed at locals (business or leisure travel).
These places are generally more comfortable. There’s even some upscale options.
So it’s necessary to scour Google Maps or Yandex Maps... These accommodations are usually found on Instagram, and WhatsApp is handy for booking!
Prices are a bit of a lottery. So is the comfort. From 20 to 80 € for a double, usually with a private bathroom. (Average around 40 €). These rates are for mid-range options.
Otherwise, this country is a paradise for wild camping. In a camper van, rooftop tent, or ground tent... There are beautiful spots everywhere!
- Climate
I thought it would be quite cool/cold at altitude.
I packed too many warm clothes...
If you’re not doing high-altitude treks or sleeping in a tent, there’s no need to overload yourself with winter gear.
A good fleece, a windproof rain jacket, and technical base layers will be enough.
It only got really cold in the evenings at Song Kul Lake and Tash Rabat, and the yurts are equipped with thick blankets and a stove.
Elsewhere, temperatures ranged from 15 to 30 °C.
In short, I used the AC more than the heater! (It’s hard to drive with the windows open unless you want to be covered in dust in no time...)
- Communication
I bought an eSIM before the trip with a data plan for Kyrgyzstan (Beeline network). Perfect for communicating via WhatsApp right after landing, but this network isn’t the best in Kyrgyzstan.
We then got a physical SIM card with an unlimited one-month plan (less than 4 € including the SIM) at a Mega store downtown. This network is much better, and you get coverage in all cities and most villages. Usually in the mountain passes too.
To make yourself understood, it’s essential to download Google Translate with French, Kyrgyz, Russian, and English options.
Very useful for translating menus, signs, and communicating with locals.
Hosts and other tourism professionals will even pull out their phones to communicate with non-Russian speakers.
The police too...
- Religion
There’s a noticeable difference between the north and the southwest of the country.
In the north, it’s a bit like Albania. People are Muslim by culture but not really by religion.
In the southwest, radical Islam is growing. Mosques are more numerous and imposing. Men are more bearded, women more veiled.
For travelers, religion isn’t an issue except for the near-total absence of pork.
There’s Russian sausage, but reading the ingredient list, it’s more like a one-way ticket to cancer than an Auvergne dry sausage...

You can find the detailed account of the trip here.
- Which airline from Europe?
Turkish Airlines seems like an excellent option. The price is very reasonable (just over 500 €), the layover isn’t too long, the in-flight comfort is decent (great movie selection), and the planes are modern. Plus, the price automatically includes 30 kilos of luggage, which is perfect for campers.
The downside: the outrageous prices at Istanbul Airport.
- Bishkek Airport
The airport is under full reconstruction. It’s chaotic. There are SIM card vendors upon arrival, but no currency exchange or ATMs in the baggage claim area. You’ll find those in the departures section, which means you have to exit and re-enter under the current setup.
Personally, I pre-booked a VTC with my hotel for the transfer to the city. (Prices vary depending on the hotel’s standard—1200 soms for mine.)
There are taxis and a bus available.
- Entry Requirements
No visa is required for French citizens for stays of up to 30 days.
- Currency
The currency is the som, and the conversion is easy—just divide by 100...
You can get soms by exchanging euros (dollars are useless) or by withdrawing from an ATM. Some ATMs charge fees. Those from Mbank and Optimabank are fee-free.
The maximum withdrawal is usually 20,000 soms.
Bills come in 5000, 1000, 500, 200, 100, 50, and 20 soms.
Coins: 10, 5, 3, and 1 som.
- Paying
Card payments are accepted in supermarkets like Globus, some restaurants, gas stations of major chains (Bishkek Petroleum, Partner Neft, Red Petroleum), some hotels, national park entrances, tolls, etc.
But it doesn’t always work.
So always carry cash with you!
If the card works, great—otherwise, it’s back to the old days of wads of bills.
- Cost of Living
It’s really cheap (gas, affordable restaurants even at a decent standard, hotels, souvenirs, fruits, vegetables, water, bread...). For example, a lagman costs only 3.20 €, fixing a flat tire is 3.5 €, a full hour-long wash for a filthy 4x4 is 6 €, washing a big bag of laundry is 3 €, and a liter of 95-octane gas is 0.86 €...
On the pricier side: guesthouses and meals in guesthouses. The value for money is poor. I paid 40 € for a mediocre room with a very basic shared bathroom, while a double with AC, private bathroom, and fridge in a non-touristy hotel cost 20 €... Meals in guesthouses are the worst I’ve eaten and often the most expensive. Plus, they’re very light—don’t expect to fill up after a long day of hiking!
Car rentals are also quite expensive (70 $ per day for a RAV4 in my case).
In short, for two people, excluding accommodation and car rental, we spent an average of 45 € per day (groceries, restaurants, guesthouse dinners, souvenirs, paid activities, gas).
The trip cost us 2200 € per person all-inclusive for 3 weeks on the ground. Roughly 1/4 for the flight, 1/4 for the car, 1/4 for accommodation, and 1/4 for everything else.
- Getting Around
I’ve met cyclists, motorcyclists, people renting cars, those who drove their own vehicles from Europe, and others using public transport and taxis.
Personally, I chose to rent a car.
If you’re not planning long hikes or multi-day horse treks, it’s a great option for exploring the country.
Each car rental company has its own list of forbidden tracks. Make sure your planned route is allowed! Don’t think about ignoring this—vehicles are equipped with GPS trackers...
An international driver’s permit is required.
Police and speed cameras are everywhere, so it’s best to respect the signs (daytime running lights, seatbelts, 40-60 km/h in populated areas, 90 km/h on roads, zero tolerance for alcohol).
Locals have a unique driving style, and it can be dangerous on main roads (they overtake recklessly...). Like in Greece, South Africa, or Malta, a two-lane road is treated as a three-lane one. You pull over to let others pass or to let oncoming traffic overtake.
Without a car (at least a pseudo-4x4), you won’t be able to go everywhere. This country is a nature destination, but nature isn’t always accessible by public transport.
If a spot is near a road, great—the bus will get you almost to the door. Otherwise, you’ll need to hire an agency or take a taxi.
Cyclists will face steep climbs and dust. I’d advise avoiding main roads as much as possible—traffic isn’t on your side...
Motorcyclists will also eat a lot of dust and should research gas stations along their route (this advice also applies to vehicles running on 95-octane).
There’s a 95-octane pump in Kazarman and Gulcha.
Bikes and motorcycles have an advantage over cars, even 4x4s, as they can access some very remote tracks that other vehicles can’t (hikers and horses can obviously take them too!).
Be careful: some areas require a permit (border zones). Research this well in advance—the formalities don’t take an hour or even a day!
Be warned: Google Maps is completely unreliable (it shows roads that don’t exist, routes you through difficult tracks instead of paved roads, etc.). It’s essential to download Maps.me in advance. This app is much more reliable for this country, works offline, and is handy for hiking navigation.
A reminder: horseback riding is like cycling... If you’re not used to it or naturally padded in the right places, your backside will suffer in no time!
Think carefully before embarking on a multi-day trek!
Finally, this country is a kingdom of construction... The Chinese have taken over the market to improve truck circulation and are paving everywhere. (Good news: the Kazarman-Osh section via the tunnel is finally open in summer, even if the road isn’t quite finished.)
- Eating
I had prejudices about Kyrgyz food.
I was both wrong and right.
Supermarkets don’t offer much that’s appealing for picnics. It’s cheap, filling food, full of junk, and not gourmet. If you follow Yuka, I think you’ll be on a diet the whole trip. Bringing some pâté, sausages, or freeze-dried meals for certain nights is a good idea...
Guesthouse dinners consist of the eternal cucumber-tomato salad, a soup, and a light noodle or rice dish where you’ll be searching for the meat... Usually tough and unidentifiable. Beef? The bread is stale, and there’s no dessert or fruit.
Breakfasts always revolve around eggs or porridge... The homemade jam is usually good.
Tea is the number one drink, followed by kompot (a fruit-based drink), Coke, and Fanta.
If you want real coffee, bring your own—it’s very rare.
On the other hand, you eat well in restaurants. Lagman (homemade noodles, vegetables, spices, and usually beef), crispy eggplant, kuurdak (a kind of lamb stew with potatoes), kebabs, plov (pilaf rice with onions, carrots, and meat), and rainbow trout... For dessert? Nada!
And alcohol?
It’s available in all Globus stores: beer, wine, spirits, and you can consume your purchases in some guesthouses (depending on the owner’s religious tolerance). It’s also available in some restaurants (Bishkek, Karakol, Osh...).
The deadly specialty?
White fermented milk balls called kurut. If you think a raw-milk camembert is strong, steer clear! This is more like an old, dry, spicy goat cheese.
- Accommodation
In remote areas, it’s better to check availability on Booking a few days in advance rather than showing up last minute with high hopes.
Booking and Airbnb only offer a small portion of what’s available.
Not necessarily guesthouses, but mostly accommodations aimed at locals (business or leisure travel).
These places are generally more comfortable. There’s even some upscale options.
So it’s necessary to scour Google Maps or Yandex Maps... These accommodations are usually found on Instagram, and WhatsApp is handy for booking!
Prices are a bit of a lottery. So is the comfort. From 20 to 80 € for a double, usually with a private bathroom. (Average around 40 €). These rates are for mid-range options.
Otherwise, this country is a paradise for wild camping. In a camper van, rooftop tent, or ground tent... There are beautiful spots everywhere!
- Climate
I thought it would be quite cool/cold at altitude.
I packed too many warm clothes...
If you’re not doing high-altitude treks or sleeping in a tent, there’s no need to overload yourself with winter gear.
A good fleece, a windproof rain jacket, and technical base layers will be enough.
It only got really cold in the evenings at Song Kul Lake and Tash Rabat, and the yurts are equipped with thick blankets and a stove.
Elsewhere, temperatures ranged from 15 to 30 °C.
In short, I used the AC more than the heater! (It’s hard to drive with the windows open unless you want to be covered in dust in no time...)
- Communication
I bought an eSIM before the trip with a data plan for Kyrgyzstan (Beeline network). Perfect for communicating via WhatsApp right after landing, but this network isn’t the best in Kyrgyzstan.
We then got a physical SIM card with an unlimited one-month plan (less than 4 € including the SIM) at a Mega store downtown. This network is much better, and you get coverage in all cities and most villages. Usually in the mountain passes too.
To make yourself understood, it’s essential to download Google Translate with French, Kyrgyz, Russian, and English options.
Very useful for translating menus, signs, and communicating with locals.
Hosts and other tourism professionals will even pull out their phones to communicate with non-Russian speakers.
The police too...
- Religion
There’s a noticeable difference between the north and the southwest of the country.
In the north, it’s a bit like Albania. People are Muslim by culture but not really by religion.
In the southwest, radical Islam is growing. Mosques are more numerous and imposing. Men are more bearded, women more veiled.
For travelers, religion isn’t an issue except for the near-total absence of pork.
There’s Russian sausage, but reading the ingredient list, it’s more like a one-way ticket to cancer than an Auvergne dry sausage...

You can find the detailed account of the trip here.
Pour la continuation d'un periple cyclo, Je suis demandeur d'informations recentes et vecues sur la ou les routes a destination d'Almaty ou de Bishkeg au depart de la Mongolie... Etat de ces routes, postes frontiere, circulation ect... De preference via la Chine plutot que via la Russie
Bonjour à tous,
Je me tourne vers vous en quête de conseils pour 4 jours à passer entre Kochkor et Bishkek.
En Aout prochain, je ferai un treck à cheval avec un groupe d'amis au lac de Song Kul, à l'issue duquel l'agence nous déposera à Kochkor. Puis mes amis partent pour Bishkek, mais comme j'ai 4 jours de plus, je souhaitais continuer d'explorer la région avant de rentrer à Bishkek pour mon vol de retour
J'ai pensé à plusieurs options (classées par ordre de faisabilité à mon sens) 1) faire la route de Kochkor à Bishkek via la vallée de Suusamyr. Si je comprends bien il y a un tronçon de la route ou il n'y a aucun transport en commun. J'ai contacté plusieurs agences, en attente de retour.
2) de Kochkor, poursuivre jusque Naryn, et explorer Eki Naryn et éventuellement Tash Rabat, puis retourner à Bishkek. Ca me semble faisable sans agence.
3) Sinon, passer les 4 jours à Bishkek avec des excursions à la journée par exemple à Ala Archa ?
4) En 4 jours faire Kochkor - Osh - Bishkek me parait une mauvaise idée même si les paysages ont l'air magnifiques.
Que me conseillez vous, sachant que je serai une femme voyageant seule (pas d'autostop pour moi), niveau budget je peux mettre entre 50 - 100 euros pour un chaffeur si ca me fait gagner du temps pour voir des choses plus intéressantes, mais le budget n'est pas non plus illimité ;) Element essentiel : à l'issue du 4e jour je dois revenir à Bishkek pour prendre un avion le lendemain.
Merci d'avance à qui pourra m'éclairer !
J'ai pensé à plusieurs options (classées par ordre de faisabilité à mon sens) 1) faire la route de Kochkor à Bishkek via la vallée de Suusamyr. Si je comprends bien il y a un tronçon de la route ou il n'y a aucun transport en commun. J'ai contacté plusieurs agences, en attente de retour.
2) de Kochkor, poursuivre jusque Naryn, et explorer Eki Naryn et éventuellement Tash Rabat, puis retourner à Bishkek. Ca me semble faisable sans agence.
3) Sinon, passer les 4 jours à Bishkek avec des excursions à la journée par exemple à Ala Archa ?
4) En 4 jours faire Kochkor - Osh - Bishkek me parait une mauvaise idée même si les paysages ont l'air magnifiques.
Que me conseillez vous, sachant que je serai une femme voyageant seule (pas d'autostop pour moi), niveau budget je peux mettre entre 50 - 100 euros pour un chaffeur si ca me fait gagner du temps pour voir des choses plus intéressantes, mais le budget n'est pas non plus illimité ;) Element essentiel : à l'issue du 4e jour je dois revenir à Bishkek pour prendre un avion le lendemain.
Merci d'avance à qui pourra m'éclairer !
Bonjour à tous,
Je prévois de partir 10 jours (on va dire 9 jours sur place) au Kirghizistan fin juin. J'aimerai faire une randonnée à pied de 3/4 jours puis la randonnée à cheval de 3 jours jusqu'à Song Kul (via Jailoo Tourism comme recommandé sur ce forum).
Pour la randonnée à pied j'avais prévu de faire le trek de Karakol au lac Ala Kul en passant par Altyn Arashan mais en me renseignant sur les temps de transport (5 à 7h de bus depuis Bichkek) je me demande si pour un séjour aussi court c'est bien judicieux... Auriez-vous d'autres idées de randonnées de cette durée, pas forcément montagne, à me proposer ? Vers Kotchkol, Naryn éventuellement, dans tous les cas plus rapidement accessible que Karakol.
Merci d'avance pour votre aide !
Alice
Je prévois de partir 10 jours (on va dire 9 jours sur place) au Kirghizistan fin juin. J'aimerai faire une randonnée à pied de 3/4 jours puis la randonnée à cheval de 3 jours jusqu'à Song Kul (via Jailoo Tourism comme recommandé sur ce forum).
Pour la randonnée à pied j'avais prévu de faire le trek de Karakol au lac Ala Kul en passant par Altyn Arashan mais en me renseignant sur les temps de transport (5 à 7h de bus depuis Bichkek) je me demande si pour un séjour aussi court c'est bien judicieux... Auriez-vous d'autres idées de randonnées de cette durée, pas forcément montagne, à me proposer ? Vers Kotchkol, Naryn éventuellement, dans tous les cas plus rapidement accessible que Karakol.
Merci d'avance pour votre aide !
Alice
Bonjour à tous,
Une fois encore, je sollicite l'aide de ce merveilleux forum pour me conseiller, cette fois, sur la route de la Soie ! 😉
Ci-dessous mon itinéraire pour 3 semaines courant septembre (itinéraire que je souhaite faire en prenant les transports en commun).
Vos suggestions pour d'autres villes et paysages sont les bienvenues (ça peut également aider les lecteurs de ce post) !
Et, comme vous allez le voir, le programme est déjà très (voir trop) sportif ;) 🏴☠️
KIRGHIZSTAN
- Arrivée à Bishkek
- Naryn pour rejoindre le lac Song Khol (Song Khol accessible en septembre ? Qui a essayé Kubat Tour ?)
- Och (faut-il que je revienne à Bishkek pour le mini-bus ou je peux en attraper un autre plus près de Naryn ?)
OUZBEKISTAN (entrée 1)
- Ferghana - Marguilan - Richtan - Andijan (je ne ferai peut être pas les quatres, ça se décidera sur les routes ! 😛)
- Samarcande
- Boukhara - Ark
- Khiva - Ourguentch (Ayaz-Qala)
- Tashkent
KAZAKSHTAN
- Turkestan - Sauran
OUZBEKISTAN (entrée 2)
- Vol retour Tashkent (pas de panique, j'ai un visa double-entrée !)
Questions autour de ce voyage : - Faut-il prévoir un guide de conversation franco-russe (ça peut être sympa en plus) ou l'anglais suffit dans la majorité de ces villes ? - Pour l'argent, est-il vrai que les cartes bancaires Mastercard sont bien moins acceptées que les visas dans les DAB ? - J'ai crû comprendre que les DAB étaient extrêmement peu nombreux hors des grandes villes (et/ou peu fonctionnels), comment avez-vous fait ? Vous transportiez quelques centaines d'euros ou de dollars sur vous ? - Si je dois transporter du liquide en "monnaie internationale", faut-il favoriser le dollar US ou l'euro est-il bien accepté ? - Confirmez-vous qu'il ne faut jamais montrer son passeport aux policiers/hôtels et privilégier une copie du passeport (policiers véreux, hôtels indélicats ne rendant pas les passeports) ?
Merci d'avoir pris le temps de me lire, et merci pour vos conseils éclairés qui me profiteront et qui profiteront également aux personnes qui liront ces posts. ;)
Et surtout bon voyage ! 😉
Une fois encore, je sollicite l'aide de ce merveilleux forum pour me conseiller, cette fois, sur la route de la Soie ! 😉
Ci-dessous mon itinéraire pour 3 semaines courant septembre (itinéraire que je souhaite faire en prenant les transports en commun).
Vos suggestions pour d'autres villes et paysages sont les bienvenues (ça peut également aider les lecteurs de ce post) !
Et, comme vous allez le voir, le programme est déjà très (voir trop) sportif ;) 🏴☠️
KIRGHIZSTAN
- Arrivée à Bishkek
- Naryn pour rejoindre le lac Song Khol (Song Khol accessible en septembre ? Qui a essayé Kubat Tour ?)
- Och (faut-il que je revienne à Bishkek pour le mini-bus ou je peux en attraper un autre plus près de Naryn ?)
OUZBEKISTAN (entrée 1)
- Ferghana - Marguilan - Richtan - Andijan (je ne ferai peut être pas les quatres, ça se décidera sur les routes ! 😛)
- Samarcande
- Boukhara - Ark
- Khiva - Ourguentch (Ayaz-Qala)
- Tashkent
KAZAKSHTAN
- Turkestan - Sauran
OUZBEKISTAN (entrée 2)
- Vol retour Tashkent (pas de panique, j'ai un visa double-entrée !)
Questions autour de ce voyage : - Faut-il prévoir un guide de conversation franco-russe (ça peut être sympa en plus) ou l'anglais suffit dans la majorité de ces villes ? - Pour l'argent, est-il vrai que les cartes bancaires Mastercard sont bien moins acceptées que les visas dans les DAB ? - J'ai crû comprendre que les DAB étaient extrêmement peu nombreux hors des grandes villes (et/ou peu fonctionnels), comment avez-vous fait ? Vous transportiez quelques centaines d'euros ou de dollars sur vous ? - Si je dois transporter du liquide en "monnaie internationale", faut-il favoriser le dollar US ou l'euro est-il bien accepté ? - Confirmez-vous qu'il ne faut jamais montrer son passeport aux policiers/hôtels et privilégier une copie du passeport (policiers véreux, hôtels indélicats ne rendant pas les passeports) ?
Merci d'avoir pris le temps de me lire, et merci pour vos conseils éclairés qui me profiteront et qui profiteront également aux personnes qui liront ces posts. ;)
Et surtout bon voyage ! 😉
Bonjour à tous :)
Je parcours les forums mais j'espère avoir ici des infos plus adaptées. Je compte partir début septembre, pour le mois entier, voire un mois et demi: budget sur place 1000€ max, sachant que je suis habituée des tout petits budgets et de la débrouille.
* Déjà, je voulais définitivement m'assurer que je n'ai aucune démarche de visa à effectuer - je suis Française, passeport UE. On l'obtient une fois le passeport tamponné à l'aéroport, et il a une durée de 60j, n'est-ce pas? Si bien qu'avant mon départ, je n'ai que mon avion à booker et rien d'autre à faire??
* Sur la base des infos précédentes, j'ai lu que je pouvais me rendre avec mon visa kirghize au Kazakhstan (Almaty & Jambul) et au Tadjikistan moyennant 50USD. Compte tenu du temps que je vais passer au Kirghizistan, me conseillez-vous de me rendre dans les 2 autres pays - et est-ce que les attentes et démarches aux frontières sont longues et laborieuses?- ou alors je serai largement occupée sur place?
* Je parcours le site CBT mais je ne trouve pas d'infos sur leurs tarifs. Vous avez une idée SVP pour les excursions journée/2-3j/plus? J'ai peur que ça coûte une fortune, et je me demande si, de manière plus rock n'roll, je ne peux pas trouver des petits plans bien moins onéreux sur place vu que j'aurai du temps...
* D'ailleurs, et c'est bien le but de mon post, quel circuit me conseillez-vous sur la base des 1000€? Ca fait 250€/semaine, ce n'est pas une fortune non plus donc je dois bien gérer :) Toutes les suggestions sont les bienvenues, sachant que j'aime les animaux, les rivières, que je suis d'un niveau de rando correct -pas immense sportive non plus- et que bien sûr, j'aimerais faire l'expérience de qqs nuits sous yourte.
* Last: je lis que l'on peut tomber sur des policiers pas très réglos. Ils peuvent tenter de faire monter en pression, ça je peux gérer, mais vu que je pense tout retirer en liquide et garder mon argent sur moi, je me dis que s'ils me fouillent, je risque de tout perdre. Que faire? Sachant que je suis une femme cela dit, que mes documents seront en règle et que je n'enfreidrai aucune loi, je me dis que j'ai peu de chance de me faire fouiller mais je demande quand-même.
Voilà, merci!!!
Je parcours les forums mais j'espère avoir ici des infos plus adaptées. Je compte partir début septembre, pour le mois entier, voire un mois et demi: budget sur place 1000€ max, sachant que je suis habituée des tout petits budgets et de la débrouille.
* Déjà, je voulais définitivement m'assurer que je n'ai aucune démarche de visa à effectuer - je suis Française, passeport UE. On l'obtient une fois le passeport tamponné à l'aéroport, et il a une durée de 60j, n'est-ce pas? Si bien qu'avant mon départ, je n'ai que mon avion à booker et rien d'autre à faire??
* Sur la base des infos précédentes, j'ai lu que je pouvais me rendre avec mon visa kirghize au Kazakhstan (Almaty & Jambul) et au Tadjikistan moyennant 50USD. Compte tenu du temps que je vais passer au Kirghizistan, me conseillez-vous de me rendre dans les 2 autres pays - et est-ce que les attentes et démarches aux frontières sont longues et laborieuses?- ou alors je serai largement occupée sur place?
* Je parcours le site CBT mais je ne trouve pas d'infos sur leurs tarifs. Vous avez une idée SVP pour les excursions journée/2-3j/plus? J'ai peur que ça coûte une fortune, et je me demande si, de manière plus rock n'roll, je ne peux pas trouver des petits plans bien moins onéreux sur place vu que j'aurai du temps...
* D'ailleurs, et c'est bien le but de mon post, quel circuit me conseillez-vous sur la base des 1000€? Ca fait 250€/semaine, ce n'est pas une fortune non plus donc je dois bien gérer :) Toutes les suggestions sont les bienvenues, sachant que j'aime les animaux, les rivières, que je suis d'un niveau de rando correct -pas immense sportive non plus- et que bien sûr, j'aimerais faire l'expérience de qqs nuits sous yourte.
* Last: je lis que l'on peut tomber sur des policiers pas très réglos. Ils peuvent tenter de faire monter en pression, ça je peux gérer, mais vu que je pense tout retirer en liquide et garder mon argent sur moi, je me dis que s'ils me fouillent, je risque de tout perdre. Que faire? Sachant que je suis une femme cela dit, que mes documents seront en règle et que je n'enfreidrai aucune loi, je me dis que j'ai peu de chance de me faire fouiller mais je demande quand-même.
Voilà, merci!!!
Bonjour à toutes et tous,
Nous partons 15 jours avec mon ami au Kirghizstan le 16 Août, mais n'avions jusqu'alors pas vraiment défini un itinéraire à notre habitude. Avec les précieuses informations recueillies sur ce forum (merci à toutes et tous) et autres infos glanées sur internet, j'ai concocté l' itinéraire ci-dessous. Mais vu le peu d'informations disponibles sur internet et les guides disponibles sur la région, je n'ai aucune idée de la faisabilité de ce programme. Le gros devrait se faire à pied sauf autrement précisé... Nous souhaitons explorer 2 régions, le centre et la région de Karakol.
Merci pour votre aide!!
Véronique
Jeudi 16 - arrivée à Bisheck. Vendredi 17 : Bisheck – Suusamyr / 160 km through Kara Balta by taxi Samedi 18: Suusamyr - Kyzyl Oil Dimanche 19: Kyzyl Oil –Kerkeremen Lundi 20: Kerkeremen – Ming Kuch Mardi 21: Ming Kuch – Karakeche Mercredi 22: Karakeche – Song Kul Jeudi 23: Song Kul Vendredi 24: Song Kul – Kochkor Samedi 25: Kochkor – Kol Ukok Dimanche 26: Kol Ukok – Kol Tor - Kochkor Lundi 27: Kochkor - Karakol (taxi)
Mardi 28 : Karakol –Ala Köl Mercredi 29 : Ala Köl – Alty Arachan Jeudi 30: Alty arachan – Ak Suu - Karakol Vendredi 31: Karakol – Tamchy (taxi)
Samedi 1: Tamchy Bisheck (taxi)
Nous partons 15 jours avec mon ami au Kirghizstan le 16 Août, mais n'avions jusqu'alors pas vraiment défini un itinéraire à notre habitude. Avec les précieuses informations recueillies sur ce forum (merci à toutes et tous) et autres infos glanées sur internet, j'ai concocté l' itinéraire ci-dessous. Mais vu le peu d'informations disponibles sur internet et les guides disponibles sur la région, je n'ai aucune idée de la faisabilité de ce programme. Le gros devrait se faire à pied sauf autrement précisé... Nous souhaitons explorer 2 régions, le centre et la région de Karakol.
Merci pour votre aide!!
Véronique
Jeudi 16 - arrivée à Bisheck. Vendredi 17 : Bisheck – Suusamyr / 160 km through Kara Balta by taxi Samedi 18: Suusamyr - Kyzyl Oil Dimanche 19: Kyzyl Oil –Kerkeremen Lundi 20: Kerkeremen – Ming Kuch Mardi 21: Ming Kuch – Karakeche Mercredi 22: Karakeche – Song Kul Jeudi 23: Song Kul Vendredi 24: Song Kul – Kochkor Samedi 25: Kochkor – Kol Ukok Dimanche 26: Kol Ukok – Kol Tor - Kochkor Lundi 27: Kochkor - Karakol (taxi)
Mardi 28 : Karakol –Ala Köl Mercredi 29 : Ala Köl – Alty Arachan Jeudi 30: Alty arachan – Ak Suu - Karakol Vendredi 31: Karakol – Tamchy (taxi)
Samedi 1: Tamchy Bisheck (taxi)
Bien le bonjour !
Je pars avec trois amis du 1 juillet au 9 août au Kirghiztan et en Ouzbékistan. Maintenant que nous avons nos billets et autres visas et que nous avons lu et rassemblé pas mal d'info (surtout grâce à vous :-), je me permets de vous montrer notre programme pour la partie Kirghizstant. Pour bien le comprendre, vous devez savoir que je pars seul le 1 juillet et que les trois autres, qui sont un peu moins sportifs (Je dis ça pour le choix des treks), me rejoignent le 12 juillet.
dimanche 2 juillet : Arrivé à Bhichkek et visite de la ville
lundi 3 juillet : Préparation du trek et du voyage (changer argent, acheter cartes, bouffe, ...) + se rendre à Tokmak et visiter la Tour de Burana. (nuit là tout près ou idéalement déjà remonter une partie de la vallée de Shamsy.
du mardi 4 juillet au vendredi 7 juillet : Je compte pendant ces quatre jours remonter la vallée de Shamsy jusqu'au col du même nom et rejoindre Sarala-Saz et Chamsy.
samedi 8 juillet : Profiter du marché aux bestiaux de Kochkor pour m'y rendre avec des éleveurs. Visiter le marché et peut-être déjà prendre un bus de nuit pour Karakol.
dimanche 9 juillet : journée de réserve qui servira probablement à me rendre à Karakol.
du lundi 10 au mercredi 12 juillet : : Trek classique qui consiste à rejoindre le sanatorium d'Ak-Suu à partir de Skibaza en passant par le lac et le col d'Ala-Köl.
(mercredi 12 juillet c'est aussi l'arrivée des trois autres à Bichkek + visite de la ville)
jeudi 13 juillet : partir tôt le matin de Karakol (ou de Bichkek pour les trois autres) et RDV à Cholpon-Ata. On se retrouve et on pique une tête dans le lac l'après midi.
vendredi 14 juillet : journée consacrée au trajet Cholpon-Ata-Kochkor (et oui j'y reviens ;-)
du samedi 15 juillet au mardi 18 juillet : + balade dans les environs. 4 journées pour être sûr d'avoir le temps et de pouvoir prendre son temps.
mercredi 19 et jeudi 20 juillet : deux jours consacrées aux trajets Kochkor-Arslanbob. Je crois que c'est préférable de prévoir deux jours car la route est longue et on devra probablement passer par Bichkek. Il est aussi possible de passer par deux autres itinéraires (Naryn-Kazarman ou Chayek-Suusamyr) mais ils ont l'air moins facile (à voir sur place). Si on a trop avec deux jours, on peut éventuellement passer par le Lac de Sary-Chelek.
du vendredi 21 juillet au lundi 24 juillet : : Trek vers les lacs sacrés dans la région de Arslanbob. Ce trek a été réalisé par "Maxicool" avec guide et cuisinier, vraiment super d'après lui.
mardi 25 juillet : journée consacrée au trajet Arslanbob-Och + visite d'Och et de son marché.
mercredi 26 juillet : visite d'Och et de son marché si pas eu le temps la veille + passage de frontière (premier jour où notre visa le permet) ou le lendemain.
du jeudi 27 juillet au 8 août : Visite de l'Ouzbékistan (programme encore à établir)
9 août : retour vers Bruxelles + visite de Moscou (on aimerait prendre un visa d'une journée (possible en montrant uniquement son billet d'avion) car on arrive à Moscou vers 9h et que notre avion pour Bruxelles ne décolle que 12 h plus tard...) Quelqu'un a déjà fait ça ?
En résumé : 4 trek pour moi dont les deux premiers seul, en autonomie complète et dans des régions ressemblant paraît-il un peu aux Alpes mais en plus grands, plus sauvages et plus authentiques. Et deux trek à 4 et avec guide dans des régions qui semblent fort différentes de l'Europe, avec yourtes, nomades, chevaux (dessus pour le premier), ...
Voilà, qu'en pensez-vous ? Un tout grand merci ! Oliche
dimanche 2 juillet : Arrivé à Bhichkek et visite de la ville
lundi 3 juillet : Préparation du trek et du voyage (changer argent, acheter cartes, bouffe, ...) + se rendre à Tokmak et visiter la Tour de Burana. (nuit là tout près ou idéalement déjà remonter une partie de la vallée de Shamsy.
du mardi 4 juillet au vendredi 7 juillet : Je compte pendant ces quatre jours remonter la vallée de Shamsy jusqu'au col du même nom et rejoindre Sarala-Saz et Chamsy.
samedi 8 juillet : Profiter du marché aux bestiaux de Kochkor pour m'y rendre avec des éleveurs. Visiter le marché et peut-être déjà prendre un bus de nuit pour Karakol.
dimanche 9 juillet : journée de réserve qui servira probablement à me rendre à Karakol.
du lundi 10 au mercredi 12 juillet : : Trek classique qui consiste à rejoindre le sanatorium d'Ak-Suu à partir de Skibaza en passant par le lac et le col d'Ala-Köl.
(mercredi 12 juillet c'est aussi l'arrivée des trois autres à Bichkek + visite de la ville)
jeudi 13 juillet : partir tôt le matin de Karakol (ou de Bichkek pour les trois autres) et RDV à Cholpon-Ata. On se retrouve et on pique une tête dans le lac l'après midi.
vendredi 14 juillet : journée consacrée au trajet Cholpon-Ata-Kochkor (et oui j'y reviens ;-)
du samedi 15 juillet au mardi 18 juillet : + balade dans les environs. 4 journées pour être sûr d'avoir le temps et de pouvoir prendre son temps.
mercredi 19 et jeudi 20 juillet : deux jours consacrées aux trajets Kochkor-Arslanbob. Je crois que c'est préférable de prévoir deux jours car la route est longue et on devra probablement passer par Bichkek. Il est aussi possible de passer par deux autres itinéraires (Naryn-Kazarman ou Chayek-Suusamyr) mais ils ont l'air moins facile (à voir sur place). Si on a trop avec deux jours, on peut éventuellement passer par le Lac de Sary-Chelek.
du vendredi 21 juillet au lundi 24 juillet : : Trek vers les lacs sacrés dans la région de Arslanbob. Ce trek a été réalisé par "Maxicool" avec guide et cuisinier, vraiment super d'après lui.
mardi 25 juillet : journée consacrée au trajet Arslanbob-Och + visite d'Och et de son marché.
mercredi 26 juillet : visite d'Och et de son marché si pas eu le temps la veille + passage de frontière (premier jour où notre visa le permet) ou le lendemain.
du jeudi 27 juillet au 8 août : Visite de l'Ouzbékistan (programme encore à établir)
9 août : retour vers Bruxelles + visite de Moscou (on aimerait prendre un visa d'une journée (possible en montrant uniquement son billet d'avion) car on arrive à Moscou vers 9h et que notre avion pour Bruxelles ne décolle que 12 h plus tard...) Quelqu'un a déjà fait ça ?
En résumé : 4 trek pour moi dont les deux premiers seul, en autonomie complète et dans des régions ressemblant paraît-il un peu aux Alpes mais en plus grands, plus sauvages et plus authentiques. Et deux trek à 4 et avec guide dans des régions qui semblent fort différentes de l'Europe, avec yourtes, nomades, chevaux (dessus pour le premier), ...
Voilà, qu'en pensez-vous ? Un tout grand merci ! Oliche
J'envisage un voyage au kirghizstan cet été avec mon fils qui aura 4 ans. Je me pose la question concernant la faisabilité du voyage sur place avec un jeune enfant. J'envisage de faire un programme où ne va trop haut parce que vivant à Paris, il risquerait peut être de mal réagir.
Pour ce qui est de la marche je pense qu'il faudra également être raisonnable et que nous sommes conscients qu'il faudra le porter de temps en temps.
Est-ce que certains d'entre vous sont partis avec des enfants petits ? Comment cela s'est il passé ?
merci pour vos réponses,
Ninouch
Est-ce que certains d'entre vous sont partis avec des enfants petits ? Comment cela s'est il passé ?
merci pour vos réponses,
Ninouch
Bonjour à tous,
je m'envole pour la première fois au Kirghizistian, mi-Juin, avec 2 de mes comparses.
Nous devrions avoir sur place 14 jours voir un ou deux de +, et nous aimerions faire, si possible 3 treks, allant pourquoi pas de 2 à 4 jours chacuns, avec des paysages différents. Bon il y en a qui nous tente, très connu me semble-t-il, dans la région de karakol, qui passe par le lak ala-kul.
Première question : il semble que les possibilités pour ce trek soient multipes, avez vous un conseil d'itinéraire pour que celui-ci dure 3/4 jours ?
Deuxième question : avez-vous 2 autres treks à me conseiller ? faisable en autonomie ?
1000 merci d'avance et bonne journée à tous !
je m'envole pour la première fois au Kirghizistian, mi-Juin, avec 2 de mes comparses.
Nous devrions avoir sur place 14 jours voir un ou deux de +, et nous aimerions faire, si possible 3 treks, allant pourquoi pas de 2 à 4 jours chacuns, avec des paysages différents. Bon il y en a qui nous tente, très connu me semble-t-il, dans la région de karakol, qui passe par le lak ala-kul.
Première question : il semble que les possibilités pour ce trek soient multipes, avez vous un conseil d'itinéraire pour que celui-ci dure 3/4 jours ?
Deuxième question : avez-vous 2 autres treks à me conseiller ? faisable en autonomie ?
1000 merci d'avance et bonne journée à tous !
Bonjour les gens, oui je sais, le titre peu surprendre. Je vous explique :
J'ai pour habitude de partir pendant deux semaines, en général en été pour une destination. Tout seul. Sans trop rien prévoir à part le billet d'avion.
Je suis parti quatre fois au Japon ces dix dernières années. C'est un pays que j'affectionne pour toutes les raisons que ceux qui ont pu s'y rendre reconnaitront. Quand on me demande pourquoi je résume ça en "Une bulle de sérénité" et je connais peu de gens qui ont été décu. Bref, ce pays est un coup de coeur, une passion, déraisonnable.
D'autre part, l'année dernière je suis parti en Ouzbékistan. Là, point de sérénité mais le plein de chaleur humaine. Un pays certes un peu fouillis, mais tellement beau et des personnes si acceuillantes ! C'était mon premier contact avec l'Asie Centrale et je dois admettre que j'ai été séduit. Bref, un pays surprise, magnifique et des gens en or.
L'été prochain je pense partir mais j'hésite trés fort entre partir à Okinawa, une partie du Japon que je ne connais pas ou le Kirghizistan, un pays que je ne connais pas du tout mais qui pourrait me séduire par ses aspects quelques peu sauvages.
Je sais que ma question est irrationnelle, mais vous, vous choisiriez lequel ? et vous diriez quoi pour convaincre quelqu'un d'y aller ?
Merci de m'avoir lu les gens. Et encore plus de merci si vous prenez parti.
A vous lire.
J'ai pour habitude de partir pendant deux semaines, en général en été pour une destination. Tout seul. Sans trop rien prévoir à part le billet d'avion.
Je suis parti quatre fois au Japon ces dix dernières années. C'est un pays que j'affectionne pour toutes les raisons que ceux qui ont pu s'y rendre reconnaitront. Quand on me demande pourquoi je résume ça en "Une bulle de sérénité" et je connais peu de gens qui ont été décu. Bref, ce pays est un coup de coeur, une passion, déraisonnable.
D'autre part, l'année dernière je suis parti en Ouzbékistan. Là, point de sérénité mais le plein de chaleur humaine. Un pays certes un peu fouillis, mais tellement beau et des personnes si acceuillantes ! C'était mon premier contact avec l'Asie Centrale et je dois admettre que j'ai été séduit. Bref, un pays surprise, magnifique et des gens en or.
L'été prochain je pense partir mais j'hésite trés fort entre partir à Okinawa, une partie du Japon que je ne connais pas ou le Kirghizistan, un pays que je ne connais pas du tout mais qui pourrait me séduire par ses aspects quelques peu sauvages.
Je sais que ma question est irrationnelle, mais vous, vous choisiriez lequel ? et vous diriez quoi pour convaincre quelqu'un d'y aller ?
Merci de m'avoir lu les gens. Et encore plus de merci si vous prenez parti.
A vous lire.
Salut,
Je pars au Kirghizstan dans quelques semaines et je crains de ne pas avoir le temps d'aller à Bruxelles pour faire le visa. Je sais qu'il est possible de le faire par correspondance.
Petite question à ceux qu'il l'ont fait : comment faire pour payer les frais de visa ?
Merci d'avance !
Petite question à ceux qu'il l'ont fait : comment faire pour payer les frais de visa ?
Merci d'avance !
Bonjour,
Je souhaite avoir votre avis pour un itinéraire cet été.
Nous arrivons le dimanche 24 juillet à Douchambe et départ de Bishkek le 13 août.
Nous souhaitons faire la route du Pamir, vallée du Wakhan, 2/3 jrs à Arslanbob et le lac song Kul pour faire rando/cheval.
(Nous sommes déjà allés au Kirghistan et notamment à Arslanbob mais le climat nous avait empêché d aller au lac encore enneigé !)
Pensez-vous que nous avons assez de temps pour faire la route au Tadjikistan jusqu'à Och et combiner la suite Arslanbob et Song Kul ? Sachant que nous voulons uniquement aller dans ces deux endroits au Kirghistan. Le reste nous connaissons (pas envie d y retourner et pas le temps).
Quelles étapes faire au Tadjikistan ? Avons-nous le temps de faire une autre region (ouest ?) ?
J'ai lu que certains faisaient juste la traversée en 4/5 jours Douchambe/Och.
Merci de votre aide ! Steph.
Je souhaite avoir votre avis pour un itinéraire cet été.
Nous arrivons le dimanche 24 juillet à Douchambe et départ de Bishkek le 13 août.
Nous souhaitons faire la route du Pamir, vallée du Wakhan, 2/3 jrs à Arslanbob et le lac song Kul pour faire rando/cheval.
(Nous sommes déjà allés au Kirghistan et notamment à Arslanbob mais le climat nous avait empêché d aller au lac encore enneigé !)
Pensez-vous que nous avons assez de temps pour faire la route au Tadjikistan jusqu'à Och et combiner la suite Arslanbob et Song Kul ? Sachant que nous voulons uniquement aller dans ces deux endroits au Kirghistan. Le reste nous connaissons (pas envie d y retourner et pas le temps).
Quelles étapes faire au Tadjikistan ? Avons-nous le temps de faire une autre region (ouest ?) ?
J'ai lu que certains faisaient juste la traversée en 4/5 jours Douchambe/Och.
Merci de votre aide ! Steph.
Bonjour à tous,
Nous somme un couple de trentenaires vivants dans les Alpes et avons le projet de partir début juin 2018 de France pour le Kirghizistan avec notre camion aménagé, un peugeot boxer. Retour quand l'hiver nous chasse (genre mi septembre j'ai l'impression) en trainant par les Balkans et le reste de l'Europe à la recherche d'un peu d'été indien jusqu'à début décembre....
Nous avons fait la Mongolie l'an dernier 3 semaines en louant un 4x4 que nous conduisions nous même. Ca s'est passé niquel. Et on a adoré, d'où l'envie de retourner en Asie Centrale... Par contre il est certain que nous n'aurions pas fait le même voyage ( voir pas fait le voyage tout court ) en camion vu l'état des routes (pistes), des rivières à passer à guet etc... en dehors des quelques grands axes goudronnés.
Du coup on se pose les questions suivantes :
-en trainant sur les forums, les routes semblent tout de même meilleures au Kirghizistan. Cela vous semble t il joueable en camion sans être trop limité et en pouvant tout de même explorer autre que chose que les seuls grands axes (car c'est bien moins marrant du coup)? Je précise qu'on ne sera pas pressés donc une piste en toile ondulé et/ou avec des nids de poules c'est pas grave, on prendra notre temps.
-même question pour le Kazakhstan et le Tadjikistan si jamais on décide d'aller y faire un tour.
-combien de jours de route (environ bien sur, juste pour avoir un ordre d'idée) entre la France et le Kirghizistan en roulant 8h par jour à l'aller (on trainera au retour)? 7j? 10j?
-Quelle est la meilleure route pour y aller : j'ai vu des débats non tranchés entre Ukraine-Russie-Kazakhstan et Lituanie-Lettonie-Russie-Kazakhstan ? On a abandonné par le sud surtout à cause du Turkménistan et de ses visas relous.
Merci à tous pour vos retours, idées, commentaires, réflexions enfin on prend tout quoi!
Christophe et Amélie
Nous somme un couple de trentenaires vivants dans les Alpes et avons le projet de partir début juin 2018 de France pour le Kirghizistan avec notre camion aménagé, un peugeot boxer. Retour quand l'hiver nous chasse (genre mi septembre j'ai l'impression) en trainant par les Balkans et le reste de l'Europe à la recherche d'un peu d'été indien jusqu'à début décembre....
Nous avons fait la Mongolie l'an dernier 3 semaines en louant un 4x4 que nous conduisions nous même. Ca s'est passé niquel. Et on a adoré, d'où l'envie de retourner en Asie Centrale... Par contre il est certain que nous n'aurions pas fait le même voyage ( voir pas fait le voyage tout court ) en camion vu l'état des routes (pistes), des rivières à passer à guet etc... en dehors des quelques grands axes goudronnés.
Du coup on se pose les questions suivantes :
-en trainant sur les forums, les routes semblent tout de même meilleures au Kirghizistan. Cela vous semble t il joueable en camion sans être trop limité et en pouvant tout de même explorer autre que chose que les seuls grands axes (car c'est bien moins marrant du coup)? Je précise qu'on ne sera pas pressés donc une piste en toile ondulé et/ou avec des nids de poules c'est pas grave, on prendra notre temps.
-même question pour le Kazakhstan et le Tadjikistan si jamais on décide d'aller y faire un tour.
-combien de jours de route (environ bien sur, juste pour avoir un ordre d'idée) entre la France et le Kirghizistan en roulant 8h par jour à l'aller (on trainera au retour)? 7j? 10j?
-Quelle est la meilleure route pour y aller : j'ai vu des débats non tranchés entre Ukraine-Russie-Kazakhstan et Lituanie-Lettonie-Russie-Kazakhstan ? On a abandonné par le sud surtout à cause du Turkménistan et de ses visas relous.
Merci à tous pour vos retours, idées, commentaires, réflexions enfin on prend tout quoi!
Christophe et Amélie
Bonjour,
Je prépare un trek au Kirghizistan pour août 2013 et je suis à la recherche d'une agence locale qui privilégie les hébergements chez l'habitant. Avez-vous cela en réserve ?
J'ai reçu quelques propositions d'agences trouvées au hasard du net. Nous voulons faire l'ascension d'un sommet de 5000 m, on me propose le pic Rossia. Est-ce que quelqu'un connaît et si oui quel niveau de difficulté ?
Merci et à bientôt
Bonjour,
Nous sommes 4 amis à partir au Krighizstan fin avril-début mai. Nous souhaitons faire 2 randos d'environ une semaine à cheval dans des coins différents (en restant dans le nord du pays, Bishkek, Kochkor, Naryn, Karakol...) Apparemment l'accès au lac Song Kol serait bloqué par la neige à cette période. Y a-t-il d'autres moyens pour y accéder ?
Nous avons dans l'intention de contacter le CBT pour faire une rando en remontant la rivière Naryn. Avez-vous des conseils à nous donner pour cette région ?
J'ai cru comprendre que les bords du lac Issyk Kul sont un peu trop pris d'assaut par les touristes. Est-ce vraiment le cas ? Faut-il mieux chercher à réserver avant de partir ou de voir sur place le premier jour en arrivant à Bishkek ? Pour les visas, aucun souci pour les prendre à l'aéroport en arrivant ? Y a-t-il des choses à ne manquer sous aucun prétexte ?
Merci
Nous sommes 4 amis à partir au Krighizstan fin avril-début mai. Nous souhaitons faire 2 randos d'environ une semaine à cheval dans des coins différents (en restant dans le nord du pays, Bishkek, Kochkor, Naryn, Karakol...) Apparemment l'accès au lac Song Kol serait bloqué par la neige à cette période. Y a-t-il d'autres moyens pour y accéder ?
Nous avons dans l'intention de contacter le CBT pour faire une rando en remontant la rivière Naryn. Avez-vous des conseils à nous donner pour cette région ?
J'ai cru comprendre que les bords du lac Issyk Kul sont un peu trop pris d'assaut par les touristes. Est-ce vraiment le cas ? Faut-il mieux chercher à réserver avant de partir ou de voir sur place le premier jour en arrivant à Bishkek ? Pour les visas, aucun souci pour les prendre à l'aéroport en arrivant ? Y a-t-il des choses à ne manquer sous aucun prétexte ?
Merci









