Discussions similar to: guide Slovaquie
FR
Guide de voyage sur Bratislava?
Bonjour tout le mooooonde !!! 🙂

Je me tourne vers ce forum afin de savoir s'il existe un guide touristique sur Bratislava ?

Ma compagne et moi-même y partons 4 jours mais de ce que je vois, c'est même trop pour juste visiter la capitale ??? :/

Par ailleurs, impossible de trouver un guide.. Un bon plan ?

Avez-vous des conseils de choses à visiter aux alentours à savoir que nous serons à Vienne pendant 5 jours juste avant ?

Merci d'avance à la communauté pour les renseignements !
Open
Bon guide/site internet/blog sur Bratislava?
Hello tout le monde,

je vais faire un petit periple ne Europe de l'Est avec un arret de 2 jours à Bratislava.

Par contre, je n'ai trouve aucun bon guide spécialisé sur cette ville ..

Auriez vous un site internet / blog / à me conseiller pour trouver les bons plans restos, sites à voire, ou sortir etc ?

Merci pour votre aide !!
Open
Trajet Bratislava-Vienne à pied au mois d'août
Bonsoir,

Avec un copain nous arrivons le 11 aout à Bratislava et nous en repartons le 20 aout.

Nous souhaitons aussi visiter Vienne pour cela nous avions pensé faire le trajet Bratislava-Vienne à pied en longeant le Danube. Je pense qu'il faudrait 3 jours pour faire la liaison, tout en savourant le paysage. Le bivouac est il autorisé dans cet région?

Cela vaut il le coup ou il faudrait mieux privilégier d autres régions en Slovaquie sachant que l'on peut retourner sur Vienne pour 2-3 jours ( je pense que cela est incontournable)

merci de nous faire part de vos expériences.
Open
Randonnée des Basses Tatras en Slovaquie: ravitaillement et logement?
Bonjour, avec mes deux frères, nous envisageons une traversée des Basses Tatras en Slovaquie au mois d'août. Nous partirions de Poprad pour une semaine de marche environ avec le minimum de charge possible (les 10 kilos du bagage cabine autorisé dans l'avion...). Je serais ravie de profiter des conseils et témoignages de personnes ayant randonné dans ce coin notamment pour ce qui est du ravitaillement en eau et nourriture et de l'hébergement. Est-il facile de trouver de l'eau potable, faut-il prévoir une tente pour certaines étapes, une autonomie en nourriture? Toutes suggestions d'itinéraires seront également bienvenues. Merci d'avance pour votre aide dans la préparation de ce voyage! Liliprim
Open
Hôtel pas trop cher à Bratislava? (Slovaquie)
Bonjour,

Je pars à Bratislava (entre autres) en juillet et j'ai un peu de mal à m'en sortir pour ce qui est de trouver à se loger.

L'offre chez l'habitant, B&B et cie semble inexistante...

Nous voyageons en couple et donc nous évitons les auberges de jeunesse ou les trucs trop "dortoirs". En gros, nous cherchons donc un hôtel, si possible pas trop cher (40-50 € la nuit au plus) avec les commodités de base. Après, que l'hôtel soit spartiate et la déco de la chambre nulle, on s'en tape, c'est surtout pour vraiment prendre du repos après des longues journées de visite... Les offres que j'ai trouvé sur le net ici ou là me semblent bien chères pour la Slovaquie (c'est plus cher que ce que j'avais payé à Rome!).

Donc j'aimerai avoir l'avis de tous les connaisseurs de Bratislava et la Slovaquie qui sont sur ce forum. Et je sais qu'il y en a 😉

En vous remerciant...
Open
Une semaine en Slovaquie: patrimoine et nature
Généralités Une semaine du 19 juin au 26 juin 2018 Circuit d'environ 1200 Kms Guides en français utilisés : le Routard et le Petit Futé Guide Lonely Planet en anglais sur Bratislava Une carte routière récente de Slovaquie

Comme je l' ai fait pour un voyage récent en Calabre, je vais poser la question : pourquoi la Slovaquie, pays qui, d'un point de vue touristique, n' apparait pas sur les grands écrans et dont on parle peu en général ? Coincé géographiquement entre Autriche, Hongrie, Pologne et Ukraine, la Slovaquie est l'un des pays les plus à l' est d'Europe, au même titre que la Bulgarie et la Roumanie. Il fait partie du groupe de Visegrad qui a pris des positions tranchées sur l' arrivée des migrants ces deux dernières années en Europe. C'est simple, ils ne veulent en recevoir aucun ! Par ailleurs qui sait que la (Tchéco)Slovaquie était, avant la Seconde Guerre Mondiale, un pays riche et aussi développé que la France de l' époque et qui rayonnait culturellement? Le pays Tchécoslovaquie a été créée en 1919 après la Première Guerre Mondiale et son statut n' a changé qu'avec la fin du communisme dans les années 90. Dubcek, l'un des derniers dirigeants du pays pendant l'ère communiste a payé cher ses désirs de liberté et d'indépendance en étant renversé lors d'une invasion militaire par l'Union Soviétique ( on se souvient de la répression du printemps de Prague ) et en étant relégué au rang de jardinier des espaces publics. Dubcek, d'origine slovaque, reste populaire en Slovaquie, plus qu'en République Tchèque. La proximité avec les Tchèques est réelle et forte mais cela n' a pas empêché la séparation. Nouveau destin, nouvelle identité aussi. Bratislava n' était que la seconde ville du pays après Prague et elle a appris à redevenir une capitale à part entière comme au début du 20ème siècle.. La Slovaquie a donc appris à ré-exister comme il y a un siècle, un pays à part entière. La glaciation communiste a anesthésié le pays pendant 50 ans. Heureusement, beaucoup de choses ont été préservées, protégées et rénovées depuis. La société s'est modernisée à grande vitesse, le pays est organisé. La Slovaquie reste malgré tout un pays méconnu des Européens de l'Ouest. J' allais dire mystérieux car qui part en vacances en Slovaquie ? C 'est cela qui nous attirés et cette équipée sur les routes slovaques reste un souvenir fort et agréable. Détente, découverte touristique et sécurité étaient au programme.

Le réseau routier est superbe, les autoroutes payantes à l' année comme en Suisse ( mais les voitures de location ne sont pas concernées ), tous les travaux d'infrastructure lourde ont été payés par l' Europe qui a déversé des milliards d'euros sur ce pays et bien d'autres dans la grande région ( comme la Pologne ou la Bulgarie ) pour faciliter les échanges à l'intérieur du pays mais aussi avec les pays voisins et également aider à reconstruire ou rénover les villes anciennes avant qu'elles ne passent au patrimoine de l' Unesco. Eh oui, l' Europe est bonne fille car elle est critiquée aussi en Slovaquie comme partout ailleurs.. L'argent est le bienvenu, les contraintes non....

Informations pratiques La Slovaquie est passée à l' euro, donc pas de problèmes de change. La vie est deux fois moins chère qu'en France aussi bien en ce qui concerne les hôtels et autres B&B que la nourriture. Cette dernière est bonne sans être gastronomique. Beaucoup de soupes et de plats en sauce ( daube de sanglier ou de boeuf ou de porc ) avec accompagnements de pommes de terre et de pickles divers et variés comme en République Tchèque, en Pologne ou en Russie. Nous avons eu beau temps chaud pour commencer et assez beau temps frais pour terminer. Agréable dans l' ensemble. L' aéroport de Bratislava reçoit surtout des low-costs de l'Europe entière. Quand on regarde une carte, on voit que la capitale slovaque est toute proche de Vienne ( 65 kms environ, 35 mn par l' autoroute ) ou de Prague, pas si éloignée non plus de Budapest. Venant de Montpellier, nous avons pris à CDG un avion pour Vienne, et avons transité ensuite en voiture privée ( on peut aussi transiter en bus pour 10 euros mais c'est plus long ) de l' aéroport de Vienne vers l' aéroport de Bratislava où nous avions réservé une voiture. Très facile rapide et pratique, tout cela. AF nous ayant changé nos horaires de vol, nous voulions avoir le plus de temps possible et ne pas nous hâter pour rejoindre Trencin , notre première étape. Voiture Hertz , une C3 toute neuve et avec GPS d'origine intégré dans le tableau de bord - ce que nous n' avions eu précédemment qu'en Norvège - pour 1 semaine, kilométrage illimité, caution de 250 euros non encaissée et donc remboursée en fin de séjour, pour 176 euros. Vraiment peu cher. A peu près 110 euros de carburant pour couvrir les 1172 kilomètres parcourus. Si l'on veut commencer son séjour par la capitale, c'est facile. On prend le bus 61 ( acheter les tickets dans l' aéroport ) jusqu'à l'une des deux gares de Bratislava, et de là on rejoint le centre-ville en tram ( sur rails ) qu'il faut aller chercher en contrebas de la gare elle-même. Rentrer dans la gare et descendre les escaliers. Au 6ème arrêt de la ligne, on est au centre.

1er jour : Nous quittons donc l' aéroport de Bratislava en voiture vers 15 heures pour Trencin, notre première étape, à environ 140 kms de Bratislava. On est tout de suite sur l'autoroute et on roule avec plaisir et décontraction. Pas mal de circulation pour commencer, beaucoup moins ensuite. Il fait très beau et très chaud. Lumière de fin d'après-midi superbe sur la campagne slovaque et les premières collines à l' approche de Trencin. Trencin est une magnifique ville médiévale de taille moyenne dominée par un majestueux château-forteresse dont la partie la plus ancienne date du 11ème siècle. La ville a toujours joué un rôle militaire et cela depuis l' Antiquité; le château et son imposante garnison ont par exemple défendu le royaume de Hongrie contre les Turcs au 17ème siècle. On notera que les relations avec la Turquie sont toujours compliquées et empreintes de méfiance et de défiance, autant pour la Slovaquie que pour d'autres pays comme la Bulgarie qui a beaucoup souffert sous domination turque. Hôtel central plus ou moins désert, chambre mansardée toute en longueur, avec salon inutile et effondré, un peu vieillotte avec un ameublement à la soviétique qui date des années 70 ( on retrouvera cela dans d'autres endroits ). Des progrès à faire dans l'aménagement intérieur des établissements hôteliers....Le restaurant est trop cher pour ce qu'il offre ( fausse cuisine méditerranéenne avec chichis ), nous nous rabattons donc sur un pub-brasserie où la bière est excellente et le dîner copieux, de bonne qualité et peu onéreux. Dans une petite ruelle du petit centre-ville ( et sur la petite place centrale ). je vous laisse chercher l' endroit...



2ème jour : Nous reprenons tranquillement la route après une nuit reposante. Notre ville d'étape est Ruzomberok sur la route de Zilina à Poprad. Nous décidons de ne pas nous arrêter à Zilina pour passer plus de temps dans un superbe petit village ( à 10 kms au sud de Ruzomberok ) traditionnel et authentique car non reconstitué pour les touristes ( comme cela se voit parfois ) et toujours habité par quelque dizaines de personnes en semaine, un peu plus en fin de semaine sans doute. On y trouve beaucoup de maisons très anciennes ( dans le style des Carpates du nord avec un socle en pierre ) et en bois peint de différentes couleurs; elles sont fermées mais parfaitement entretenues. En tout 45 maisons en bois, ce qui fait de Vlkolinec ( c'est son nom; un peu difficile à prononcer !!! ) l' ensemble traditionnel le mieux conservé d'Europe centrale. En plus des maisons, il y a un beffroi, une chapelle et un puits en bois datant du 18ème siècle. Le village est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est notre premier coup de coeur. Nous avons de la chance, il fait toujours très beau. II parait que les forêts environnantes regorgent d' animaux sauvages dont beaucoup d'ours que les habitants suivent et surveillent à la jumelle. Nous avons choisi Ruzomberok pour ne pas faire trop de kilomètres en milieu d'après-midi. Nous y arrivons donc assez tôt pour nous installer et faire un tour de ville à pied. Un peu décevant par rapport à Trencin que nous venons de quitter ( c'est une ville plutôt industrielle avec un petit centre ancien ). Je conseillerai de continuer vers les Hautes Tatras jusqu'à Stary Smokovec pour passer la nuit en altitude dans un environnement montagneux, un peu alpin et frais. Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, nous décidons d'aller voir et visiter ( balade à pied et plutôt escarpée dans la banlieue de la ville ) le château de Liskova ( en slovaque château se dit ' hrad ' ), plus ou moins en ruines même si une tour est en restauration. Mais au fait, est-ce vraiment nécessaire ? Les ruines ont aussi leur charme romantique et leur grandeur. C'est un nid d'aigle comme il y en a beaucoup sur l' ancienne route commerciale qui va du nord au sud , de Pologne en Italie. Ces châteaux-forts surveillaient qui et ce qui passait et, à l' occasion, faisaient payer des octrois. D'autres châteaux du genre, plus orientés vers la guerre et dotés de garnisons importantes et aguerries, surveillaient la route de l' est à l'ouest, celle des invasions possibles. Toujours cette méfiance , voire cette haine des Turcs, implacables et féroces combattants bien entraînés et qui ne faisaient pas dans la dentelle ! Les têtes, coupées au cimeterre, volaient dans tous les sens ! Les Slovaques s'en souviennent, les Bulgares aussi ! ( Petite digression : En Bulgarie, le ressentiment anti-turc est encore plus vivace. Personne n' a oublié le massacre -principalement par décapitation - de milliers de Bulgares dans la ville de Batak par des troupes irrégulières de l' Empire Ottoman, et cela au début de l' Insurrection de 1876. ) Retour à Liskova : Nous sommes les seuls visiteurs, deux jeunes filles charmantes sont là pour nous accueillir . Petite exposition sur deux étages, dont un étage consacré aux instruments de torture, une constante dans les salles rénovées de bâtiments du genre en Slovaquie...On adore !!! Retour à Ruzomberok, le centre-ville est vite déserté, les soirées d'été sont très calmes dans ce genre d'endroit. Aucun touriste ou non-résident, à part quelques voyageurs de commerce égarés. Ce sera ainsi presque tout le temps sauf à Bratislava, Bardejov ou Kosice.
Open
Meilleurs guides de voyage pour la République Tchèque et la Slovaquie?
Bonjour,

Je pars 2 semaines fin août faire un tour de la république tchèque et de la slovaquie avec des amis, et j'aurais voulu savoir quels étaient les meilleurs guide. J'ai vu qu'il y a le routard de 2012/2013, mais je n'en ai pas trouvé d'autre de 2012, beaucoup sont spécifique à Prague.

Donc si vous en connaissez.

Merci d'avance pour vos réponse

Lucie
Open
Lieux de randonnées en Autriche, Hongrie, Slovénie et Slovaquie?
bonjour je suis actuellement étudiant erasmus à vienne Autriche , j'ai également des amis eux-aussi étudiants à budapest. Ensemble nous voudrions aller faire de la randonnée sur un week-end ou sur plusieurs jours sur l'un des 4 pays énoncés précédemment. Avez vous des idées ? des conseils ? expériences à partager ?

Sachant que l'on aimerait en faire tôt dans la saison , je n'ai rien contre les randos en plaine ou moyenne montagne si le paysage y est pitorresque, et si vous avez des idées de randos en raquette je prends aussi :) , pouvez vous suivant les cas me précisez si il est nécessaire de prendre un guide, quel carte avons nous besoin

Merci d'avance
Open
Partir en Slovaquie en février?
bonjour,

moi et deux amis avons trouvés des prix avantageux pour des billets d'avions en direction de bratislava pour février. nous savons bien les températures qu'il fera. il est vrai qu'aucun guide ne conseille de partir à cette époque. es-ce vraiment si grave? faut-il mieux ne pas partir ou alors ce pays a t-il tout autant de charme en hiver?

merci.

aurevoir.
Open
EuroVelo 6 Bratislava - Budapest par la Hongrie ou la Slovaquie?
Bonjour à tous ! Nous sommes une famille de 5 cyclistes (3 enfants de 10 à 15 ans), et nous souhaitons effectuer la partie de l'EuroVelo 6 qui va de Passau à Budapest cet été (2020). Nous avons une interrogation sur le meilleur chemin à prendre entre Bratislava et Komarno/Komarom, en chemin vers Budapest : il y a deux routes, une qui passe par la Slovaquie, et une qui passe par la Hongrie (via Mosonmagyarovar puis Gyor). Nous avons trouvé des récits de voyage de cyclistes passant par la Hongrie, et qui trouvaient les routes accidentées et dangereuses (à cause des voitures). Par contre, nous n'avons pas lu de retour de personnes passant par la Slovaquie...

Est-ce que vous auriez des retours sur la partie Slovaque de la piste ? Est-elle en bon état ? Utilise-t-elle des routes ? Est-ce que les paysages sont sympas ? Quel itinéraire nous conseillez-vous ?

Merci par avance de toute l'aide que vous pourrez nous apporter ! 🙂
Open
Circuit en Hongrie et en Slovaquie
Je suis à la recherche d'une agence de voyage qui organise des circuits en Europe de l'est pour la Hongrie et la Slovaquie en même temps.

Un circuit de 8 jours ou un peu plus, surtout faire la Hongrie et Bratislava en Slovaquie.

Si vous connaissez des agences qui programment ce genre de circuit dans ces deux pays, je serai satisfait de vos commentaires en retour.

Merci 🙂
Open
Voyage en solitaire Pologne - Slovaquie - Hongrie
Bonjour à tous voyageurs de l'Est,

Bientôt prêt pour mon premier voyage en solitaire, à 22 ans, pour les pays de l'Est, je viens vous présenter mon projet et recueillir vos précieux conseils et avis de voyageurs.

J'ai pris mon billet de Paris pour Cracowie sur un coup de tête mais je sais que je ne vais pas le regretter. Grand marcheur devant l'éternel et insatiable découvreur de paysages j'ai donc décidé de partir de la Pologne le 28 août pour traverser la Slovaquie et arriver à Budapest autour du 12 - 13 septembre, une ville qu'on n'a cessé de me vanter.

Je me donne trois semaines pour faire ce trip, je pense que c'est juste suffisant, mes moyens de transport se limitant à mes pieds, à mon pouce d'auto-stoppeur et aux bus voire aux trains si ces derniers ne sont pas chers. J'ai décidé de voyager léger au niveau de la bourse pour bien profiter et prendre mon temps.

Mon itinéraire prévu est de rester quelques jours à Cracowie pour visiter, faire un crochet à Auswitch et remonter à Lodz pour visiter le musée du cinéma. Ensuite j'aimerais redescendre rapidement vers Zakopane à la frontière sud de la Pologne pour commencer ma randonnée à travers les Tatras et atteindre la Slovaquie.

J'aimerais donc faire la traversée de la frontière de Zakopane vers Poprad. Est-ce que certains parmi vous l'ont déjà fait ? ça doit être super chouette mais je ne sais pas du tout combien de temps ça peut prendre : un, deux , trois jours ? Il est obligatoire de prendre une tente dans ce cas où il y a des refuges dans le coin ?

J'ai deux autres questions : Est-ce facile de faire du stop en Slovaquie et quels sont les coins à voir si je vais en direction de Budapest ? Avez-vous entendu parlé de ces Universités en Pologne qui restent ouvertes l'été pour accueillir des routards ?

Je reviens plus tard avec d'autres questions et plus de précisions sur mon voyage. Je vous écrit ce message un peu en vitesse depuis le travail. Un grand merci 😉

Karoutcho.
Open
Camper en Autriche, Bulgarie et Slovaquie
Bonjour,

On aimrait cet été partir en Autriche, Hongrie et Slovaquie avec trois enfants de 16, 12 et 11 ans, on aimerait visiter les capitales et se reposer un peu au bord des lacs, en camping ou auberge dortoir avait vous des adresses, qu'elle est le cout de la vie pour la Hongrie et la Slovaquie : hébergement, nourriture (resto ou magasin d'alimentation) merci d'avance pour tous les renseignements que vous pourrez me donner
Open
Retour de huit jours en Slovaquie
Bonjour, Nous avons passé les vacances de Toussaint en Slovaquie, en famille ( 2 adultes et 2 enfants de 4 ans 1/2 et 7 ans 1/12), et je souhaitais partager avec vous nos impressions sur ce pays qui nous a enchantés

Tout d’abord comment est venue l’idée d’un voyage en Slovaquie ? Vraiment pas hasard ; je cherchais une destination à 200 euros environ par personne, donc adieu Caraîbes ! j’ai pris les destinations des compagnies low cost au départ de Paris Beauvais et de Charleroi, j’ai calculé les prix, j’ai classé par prix croissant….les 2 vols les moins chers étaient vers Oslo…et vers Bratislava…et voilà !!! en route pour la Slovaquie.

(ALLER RETOUR 4 personnes Charleroi Bratislava , sans bagages en soute, avec embarquement prioritaire = 278 euros)

En plus du guide du Routard, j’ai trouvé des sites super sur internet, pleins d’infos et d’adresses pour bâtir notre itinéraire, limitant les trajets à 2 heures max par jour pour les enfants :

http://www.ubytovanienaslovensku.eu/ www.limba.com www.slovakia.travel http://slovaque.guide.kat.free.fr/

Merci aussi aux membres du forum qui avait répondu à mes questions lors de mes préraratifs ( je confirme, pas de tiques 😛, et l’électricité 😉).

Nous souhaitions louer des chambres chez l’habitant ou dans des pensions. Confiante, j’envoie quelques mails sur des hébergements soigneusement sélectionnés…rien…pas de réponse. Notre trajet ne prévois qu’une nuit à chaque endroit, alors je me suis dit que peut-être cela n’intéresse pas les gens d’héberger pour une nuit, ou alors c’était déjà complet. Ne voyant rien venir, j’ai donc balancé tout azimut des dizaines et des dizaines de mails, pour recevoir enfin quelques réponses. Pour les villes dans lesquelles je n’ai pas eu de réponse je me suis donc rabattue sur les adresses du bon vieux « guide du routard » édition Hongrie, Rép Tchèque Slovaquie 2011-2012 !! Au bout de 2 semaines, j’avais bouclé mes hébergements. On ne m’a demandé aucun acompte ou pré-paiement.

JOUR 1 : Dimanche 23 Octobre

Vol Bruxelles - Bratislava

Récupération de la voiture de location à l’aéroport, chez Budget ; mais nous avions réservé via elocations de voiture sur internet. Nous avons une Skoda !! très peu de km, état impeccable, avec les rehausseurs demandés pour les enfants. Accueil très chaleureux du Mr chez Budget !

Mais il fait 9 degrés et il pleut, donc ça gâche un peu l’ambiance. Nous allons nous installer à l’hôtel : www.cityhostel.sk . J’ai choisi cet hôtel car il vraiment proche du centre-ville, à pied, et des restos pour manger le soir, et pas cher du tout (m’avait-il semblé pour Bratislava): 63,30 euros pour 4 (chambres séparées), sans le petit déjeuner et taxe de séjour incluses. Seul hic, pas de parking, et je ne m’attendais pas à ces prix sur Bratislava : 1 euro la ½ heure, pas de tarif dégressif ou package !! donc je vous conseille de chercher un hôtel éventuellement un peu plus cher, mais avec parking si vous avez une voiture, au final cela vous reviendra sûrement moins cher.

Nous nous baladons dans la ville.😏

Nous allons dîner au KGB : rue Obchodna 52 ; c’est dans une cave, c’est sympa et à des prix abordables ( la bière est à 0,50 centimes !!!). Nous nous régalons avec des gnocchis au fromage de brebis.

JOUR 2 : Lundi 24 Octobre

Nous prenons l’autoroute vers Banska Stiavnica (ville classée Unesco), 2h15 de trajet.😏

Il est nécessaire d’avoir une vignette pour circuler sur les autoroutes, elle est fournie par l’agence de location de voiture mais vous devrez l’acheter si vous venez avec votre propre véhicule (validité 1 semaine, 1 mois ou 1 an).

Nous déposons les bagages dans notre location, un loft aménagé à l’étage d’une maison appartenant à un couple charmant ( parlant allemand) :nous avons 1 chambre, 1 clic clac, un poele à bois, 1 kitchenette entièrement aménagée. C’est beau, neuf, propre, et confortable.45 euros la nuit.

Nous déjeunons chez : Pod Starym Bastom , rue botanica 363/11. Pas cher du tout, entre 2 et 5 euros le plat ; mais montrer bien avec le doigt sur la carte ce que vous voulez car ne parle pas anglais, un peu d’allemand…nous avions commandé quelque chose avec des pommes de terre et du bacon…nous avons eu une crêpe fourrée de chou cuit (comme la choucroute), avec sauce à l’ail…hummm j’ai eu le goût dans la bouche jusqu’au lendemain soir….bon 2,77 euros la crêpe !! ca va !! Heureusement les enfants ont eu leurs frites !!

Nous partons visiter à pied la ville de Banska Stiavnica : le vieux château, le nouveau château, il pleut de nouveau donc tant pis pour le jardin botanique, l’église (0,70 euro), la porte de Piarg, le calvaire, la place sainte Trinité, la colonne de peste…

Le guide du routard décrit la ville comme un petit bijou…bon c’est vrai l’environnement est agréable, au milieu des montagnes des Velka Fatra, parées de leurs couleurs d’automne. C’est une halte agréable sur la route vers le Nord ou l’Est ; mais si vous deviez choisir de vous y arrêter ou pas, je dirais que ce n’est pas indispensable. Cependant, notre hébergement était très bien. Le fait d’avoir une cuisine nous a permis d’y manger le soir ce qui diminue (légèrement certes vu les prix dans les restos, mais si on ajoute diner + petit déjeuner x 4 personnes ca fait une petite somme qui peut servir à autre chose)

JOUR 3 : Mardi 25 Octobre

Nous quittons nos loueurs le matin, après avoir été invité à visiter leur maison et des biscuits pour les enfants !! direction la région des Mala Fatra

Trajet 37 min vers Hronsek : 😏😏un petit village avec un temple protestant en bois. C’est la voisine qui a les clefs et qui vient nous ouvrir le temple. Elle nous fournit quelques explications en allemand/anglais/slovaque…captez les mots que vous comprenez dans chaque langue et vous réussirez à reconstituer l’histoire !

Une étape à ne pas manquer !

Puis Trajet 1 h00 vers Vlkolinec : village de maisons traditionnelles en bois et musée.😏😏😏

Avant d’y accéder, nous nous arrêtons manger au motel Vlci Dvor : vous ne pouvez pas le manquer, il est sur la route vers Ruzemberok, au croisement pour aller à Vlkolinec. J’y mange un délicieux goulash au mouton ( 4 euros). Comptez des plats entre 4 et 7 euros.

Vlkolinec est une étape à ne pas manquer : pour y accéder, une petite route traversant la fôret ; vous apercevez à l’occasion des cerfs, des biches, des hérons…des ours vivraient plus haut dans la montagne.

De plus, le soleil apparait. Ce village n’est pas une reconstitution, des gens y vivent, c’est pour cela qu’il y a des « horaires d’ouverture » pour respecter aussi leur tranquillité ; La route se termine à l’entrée du village, au parking et à la caisse Entrée 2.5 ; Les maisons du village sont magnifiques, le tout est empreint d’une grande sérénité ou alors c’est parce que nous étions les seuls visiteurs à ce moment là. L’environnement est superbe !! départ de 3 randonnées depuis le village.

Nous poursuivons notre route vers Besenova ou nous dormons ce soir, à la pension Ivana (25 euros la nuit, avec kitchenette, www.pensionivana.com). C’est une maison dans laquelle il y a plusieurs appartements. La dame qui nous accueille ne parle que slovaque. Elle nous montre le logement qu’elle a préparé pour nous !! aie aie aie ca ne va pas du tout, lit minuscule, 1 lit d’appoint dans lequel il est évidemment que mes 2 enfants ne passent pas !! Devant notre déconvenue, elle nous propose 2 autres chambres dans la maison, avec accès à la cuisine commune et à la salle de vie commune, 2 chambres pour le même prix que ce qui était prévu pour nous, c’est-à-dire 25 euros par nuit pour nous 4. Ok ca marche !! Nous séjournerons 2 nuits ici, sans rencontrer d’autres loueurs dans les autres chambres.

Nous passons l’après-midi au parc thermal Besenova (ouvert jusqu’à 21h) :😏😏😏

Il y a des forfaits à la journée, pour 2h, pour 3 h, et différents accès : piscines extérieurs, piscines intérieures, hammam, massages etc…

Les prix et horaires ici : www.besenovanet.sk

C’est vraiment très agréable, j’essaie les piscines extérieures avec ma fille ainée….couleur marron chocolat mais si c’est bon pour la santé, allons y !! l’eau est chaude on y entre jusqu’aux épaules car la température extérieure est de 08 degrés !!.

Les piscines intérieures sont super aussi, bain de relaxation, jaccuzi, tobbogan…les filles s’éclatent !!

Le sommeil viendra vite ce soir là…

JOUR 4 : Mercredi 26 Octobre : cette journée deviendra ma journée préférée en Sovaquie !!

Après le petit déjeuner dans la salle de vie commune (pour nous tout seul !!), nous partons vers le Musée en plein air de Zuberec « muzeum oravskej dediny » (l’un des plus beaux du genre), environ 40 minutes de route.www.zuberec.sk😏😏😏

8h00-15h30 en automne ; 4 euros l’entrée.

Ouah ouah ouah nous avons adoré !!!! d’abord la route pour y aller depuis Besenova, longeant le lac, traversant des villages, des forêts, ondulant dans la montagne (la route est facile, pas de crainte pour ceux qui ont le vertige il n’y a aucun ravin !!) . et puis le soleil qui arrive !! nous sommes seuls sur le site ce jour là.

Il se visite à pied, il y a plus de 50 maisons traditionnelles meublées dans lesquelles vous pouvez pour la plupart entrer (maisons de paysans riches, maisons de paysans modestes, maisons du maier, cabane du berger, église, potier, etc..on y voit des meubles, vêtements, outils traditionnels). tout ceci au milieu des pins, avec la rivière qui traverse le « village ». Il y a un ou deux points de vente de souvenirs. La dame de la caisse, qui balayait les feuilles mortes quand nous sommes arrivés, a eu un air de surprise d’ailleurs en nous voyant arriver…c’est vrai que nous sommes au bout du pays, quasiment à la frontière polonaise…il n’y a plus beaucoup de monde qui passe en cette saison*compter 2 bonnes heures de visite. Un petit livret (anglais) vous ai remis à la caisse avec les explications sur chaque maison et lieu.

Puis nous avons fait un petit circuit en voiture avec des stops (toujours sous le soleil) :

1/ Tvrdosin pour son église en bois

2/ le Château d’Oravsky Hrad : superbe😏😏😏 !!!h00. 6,70 euros+ droit photographique. Visite guidée uniquement en slovaque et anglais à la demande. Accueil très chaleureux. Nous sommes avec un couple de Bratislava. Nous avons adoré ce château, des couleurs très typique, l’architecture, la pierre, la richesse des collections dans les salles, des escaliers à monter, à descendre, une superbe vue une fois tout en haut sur les Hautes Tatras enneigées au loin. Je recommande vivement d’y aller ; s’il fallait n’en choisir qu’un !!

Il y a un Musée des calèches au pied du château (9h30-18h00 ; 2 euros) mais fermé le jour de notre visite bien que nous étions dans les bons horaires.

Nous avons mangé à la petite pizzeria au pied du château (de 4 à 6 euros la pizza)

Retour vers la maison avec arrêt à Istebné (église en bois), Vysny Kubin(manoir ) et Lestiny (grosse église en bois).

2eme nuit à la pension Ivana

JOUR 5 : Jeudi 27 Octobre

Nous prenons la route pour Bojnice et visitons le château😏😏 D’après le GDR, l’un des plus beaux d’Europe central. C’est vrai qu’il est beau, très belle vue depuis l’extérieur sur ses murs, ses tours.Il y a beaucoup de monde, l’accueil est disons…blasé. La visite se fait en slovaque, mais on nous a remis un fascicule en anglais. Il faut savoir qu’en Slovaquie, dans la plupart des monuments, si vous voulez faire des photos, il faut payer un droit supplémentaire avec le billet d’entrée. On vous donne une petite pastille que vous collez sur votre appareil photo. Donc pour ce château là je n’avais pas pris le droit photos. Au moment de donner les tickets à la guide pour pénétrer dans la 1ere salle, pas un sourire, pas un bonjour, mais elle a su me dire « no photo for you « . on n’aura pas un seul mot durant toute la visite, même pas un « ca va » histoire de savoir si on se repère sur notre petit fascicule...

Nous déposons ensuite nos affaires à la penzion Juko (penzion-juko.sk) où nous dormons ce soir. Accueil très sympa, en anglais. 55 euros la nuit pour un appartement tout équipé (kitchenette…), très grand, très propre.

Nous déjeunons à la pizzeria en face de la penzion : 3,99 euros le menu comprenant une soupe (bouillon) et un plat à choisir parmi 5 ou 6 : nous prenons une recette slovaque et les filles une pizza vu le prix je me dis que ce sera une petite pizza….énorme la pizza…même en les aidant un peu on n’en viendra pas à bout. Je demande à la serveuse si je peux emporter, elle me prépare tout cela gentiment dans de l’alu. Pour ce soir, il n’y aura plus qu’à réchauffer !!

Les filles n’ont pas trop aimé la visite du château, du coup nous leur proposons la visite du zoo qui est juste en face de l’entrée du château : 1,4 euros l’entrée. Il y a pas mal d’animaux : ours, zèbres, singes, lions, éléphants etc…mais les cages et enclos sont petits. Le soleil étant au rendez-vous, cela a fait une belle balade avec des vues sur le château depuis les allées du zoo.

JOUR 6 : Vendredi 28 Octobre 2011

Trajet 1h20 pour Nitra et le Nitriansky Museum 😏 (0,70 euro) : oui je vais tout ce chemin pour voir un bout d’os de Mammouth !!! mais pas n’importe lequel, c’est la Vénus de Moravany. Zut, il y a l’écriteau « zatvorené » (fermé)…je pousse la porte …et ben c’est ouvert quand même ; le musée est à l’étage d’un bâtiment municipal et c’est une employée qui nous accompagne et nous ouvre les salles une par une : les animaux empaillés, la porcelaine, les objets trouvés lors de fouilles, et enfin dans l’une des dernières pièces…Vénus…ah je ferais des milliers de km pour ces os de mammouth : cette Vénus est l’un des plus ancien objet de Slovaquie…quelques centimètres seulement mais je suis émue ..si si !!

Nous poursuivons notre chemin vers Trnava, la « Rome slovaque » 😏 : visite à pied de la vile et des églises, très nombreuses ; architecture intéressante ; mais j’ai pas tellement aimé ; est ce parce que le soleil a disparu derrière d’épais nuages gris, que c’est la fin du voyage, qu’on était tellement bien vers les Tatras…

Nuit à Trnava, Sheylys hotel (56 euros pour nous 4) ; grandes chambres, correct.

JOUR 7 : Samedi 29 Octobre 2011

Nous prenons la route pour le Château de Cerveny Kamen (4 euros) 😏; ce sera notre dernière visite guidée du voyage.oh ben pareil le sourire…en option…Proche de Bratislava, l’accueil est également blasé. Classé *** par le GDR, il ne me laissera pas une forte impression (mais je compare tout depuis à Hovrasky Hrad ; alors forcément !!). De plus, en payant mes billets, le caissier « oublie » de me faire le tarif famille, si je n’avais pas fait attention aux tarifs affichés (à l’extérieur !!), je me faisais arnaquée de 5 euros. Non mais, suis pas un pigeon de l’année…

Puis on reprend la voiture pour la visite des ruines de Devin : 😏😏visite du château et des alentours (4,40 euros)

Nous passons notre dernière dans le même hôtel qu’à l’arrivée à Bratislava, le City Hotel.

Pour le dernier soir, nous avons mangé au Slovak Pub : Obchodna 62, à qques minutes à pied de l’hôtel : accueil très sympas, bon rapport qualité prix, cadre agréable ! une dernière bière à 0,50 centimes !!

JOUR 8 : Dimanche 30 Octobre 2011

Vol retour Bratislava-Bruxelles. Sans encombre, àl’heure !!

En bilan, ce voyage, le premier depuis longtemps ailleurs que dans une île, a été un vrai coup de cœur. Je recommande vraiment ce pays, en automne c’est très agréable mais j’imagine que cela doit être encore plus beau au printemps.

Je prépare quelques photos sur picasa et je donnerai le lien sous peu. N'hésitez pas si vous avez des questions.
Open
Randonnée en Slovaquie: difficultés?
Bonjour, Pour fin aout, j'ai comme projet de randonner en Slovaquie. Notamment dans les Tatras ouest et aussi dans la parc de Velka fatra. Quelq'un connait-il les difficultés, notamment concernant les dénivellés et le niveau des sentiers de randonnées (modéré, moyen, soutenu ?). Cela nécessite-t'il d'avoir un bon niveau ? Merci d'avance.
Open
Faire l'ascension du Gerlach? (Tatras, Slovaquie)
Bonjour,

Avec un copain nous avez decidé de passer nos vacances en slovaquie. Pour cela nous arrivons à Bratislava et nous louons une voiture direction des Hauts Tatras. Nous souhaitons faire beaucoup de randonnées car au dire des différents messages que j'ai pu lire les paysages sont magnifiques. De plus nous souhaiterions gravir les points culminants de la Pologne et de la Slovaquie.

Pour cela je souhaiterai avoir vos retours sur les difficultés du Gerlach et du Rysy. Si le second à l'air d'être plus accessible et ne nécessitant pas de guide, le Gerlach peut il se faire seul et seulement avec notre bonne condition physique.

Au niveau des campings, sont-ils équipés de bungalows, cela nous éviterai d'emmener nos tentes. Le camping sauvage est il autorisé dans le paradis slovaques ou dans les hauts tatras?

Merci pour tous vos futurs conseils
Open
Trajet en Autriche et en Slovaquie à l'été 2009
Bonjour!

Je prépare un voyage en Autriche et en Slovaquie pour l'été 2009. Tout est loin d'être encore arrêté, et je sollicite votre avis. (sachant que nous aimons les vieilles villes, les monuments et lieux de culte, les musées...)

Voici le trajet que je me propose de faire (sachant que tout se fait en train (voire en bus) sur place, nous ne possédons pas le permis de conduire):

Paris-Bratislava par Skyeurope (si quelqu'un sait si cette compagnie est bonne...)

Ensuite: 2 jours à Bratislava (qui sera notre premier point de chute) Depuis Bratislava: 1 jour à Trnava, 1 jour à Nitra 5 jours à Vienne (+ 1/2 journée à Melk) (2nd point de chute) 1 jour à Sopron (depuis Vienne) 1 jour à Graz (idem) 1 jour à Brno en Tchéquie (toujours depuis Vienne) 1 jour à Salzbourg (3e point de chute) Depuis là: 1 jour à Linz, 1 jour à Hallstatt Puis 4e point de chute, 1 jour à Innsbrück

Voilà, ensuite repartir en France depuis Innsbrück.. quel moyen me conseilleriez-vous? Passer via Munich? Trouver un avion?

Pensez-vous que ce projet soit tenable? Les temps supposés pour chaque ville sont-ils corrects, surestimés, sous-estimés? D'autres suggestions de destinations intéressantes à proximité? (sachant que nous voulons éviter Prague à cette saison).

D'autre part, peut-on se débrouiller au minimum en Slovaquie (et éventuellement en Hongrie) avec la langue allemande (et/ou anglaise)?

Voilà un peu vrac mes interrogations! Merci d'avance pour tous ceux qui répondront.
Open
Slovaquie en août
Bonjour à tous Nous avons décider, moi et ma petite famille de partir en slovaquie, via prague. Nous partons en voiture. Apres avoir visiter prague, nous pensons établir un camps de base dans les tatras. Auriez vous des tuyeau?, les bons plans? les choses et les endroits à ne pas manquer? Un camping plutot sympa? J'ai lu le GDR, mais j'aimerai bien avoir vos impressions?
Open
Ici et là... en Moravie et Slovaquie
Bonjour,

Après une opération des yeux , bien réussie 😎 , fin août , j'ai eu envie de partir voir du beau . Surtout du coloré . Et pas trop loin ... les petites maisons colorées de Moravie , me sont revenues à l'esprit , et la décision a été vite prise , je partirais en Moravie , au départ de Bratislava , et resterais 10 jours en tout .

Open
Vienne, Bratislava, Prague
Bonjour à tous,

Je pars avec ma copine du 4 au 12 janvier en europe de l'est. Nous Atterrissons à vienne le jeudi 4 en début d'après midi et nous repartons dimanche 7 en fin d'après midi en bus, direction Bratislava. Nous ne visiterons donc Bratislava que le lundi, puisque dès mardi, nous passons la journée dans le bus direction Prague que nous visiterons donc mardi soir, mercredi et jeudi puisque nous repartons vendredi matin. Nous dormons en auberge de jeunesse à chaque fois.

Ma copine ne sait pas où on part (surprise !) et je dois donc m'occuper de tout cela ...

- Avez-vous des guides à me conseiller pour ces villes ? (un préférence pour telle ou telle guide ?)

- J'imagine que plusieurs d'entres vous ont déjà visités ces villes. Quels sont les incontournables, les trucs à ne louper sous aucun prétexte ?

- Quels sont vos conseils sur les choses gratuites ? J'aimerais que ce voyage ne nous coûte pas trop cher, donc si vous avez des bons plans de visites gratuite ou de promenade, je suis plus que preneur !

Merci d'avance
Open
Traversée des Carpates seule
Bonjour,

Après la traversée des Alpes l'été dernier, Je prépare actuellement la traversée - en partie- des Carpates. J'ai 4 semaines de mi juillet- mi aout et je pars seule. Je pense partir de Cracovie. Pour le retour, on verra jusqu'où mes jambes me porteront! :)

Je recherche donc des infos pour préparer cela au mieux. J'aimerais en savoir plus sur le balisage, les cartes (où les trouvez en France? Lesquelles?), les refuges (Prix? Où?), le camping sauvage (notamment pour une femme seule), le niveau des difficultés ( j'ai lu qu'il y avait des passages avec câbles et mains courantes... mais ça reste vague!).

Merci d'avance pour votre aide et vos retours d'expérience!

Julie
Open
Voyage en voiture de Prague à Bratislava
Mon conjoint et moi désirons partir de Montréal en septembre 2016 pour atterrir à Prague, y passer 3 ou 4 jours puis louer une voiture et se rendre à Bratislava. Nous y passerons encore là 3 ou 4 jours puis nous nous promènerons en Slovaquie. Le voyage durera 3 semaines en tout. Quels sont les villages à ne pas manquer sur la route. Avez-vous des suggestions de petits hôtels ou de petits restaurants dans certains villages que vous avez aimé? Est-ce possible de louer une voiture à Prague et de se promener en Slovaquie par la suite? Merci
Open
Avis itinéraire de 2 semaines en Slovaquie
Bonjour à tous,

Je compte partir en Août pour un tour de Slovaquie en voiture et voici mon parcours:

J1: Bratislava J2: Location de voiture: chateau de Devin puis direction Trnava via Pezinok, Modra et Cerveny Kamen J3: Trencin, Bojnice (chateau), Zilina J4: Journée dans les Mala Fatra depuis Zilina J5: Zilina à Poprad via Vikolinec et Liptovsky J6-7-8-9: "camp de base" à Poprad pour visiter le paradis slovaque et les grottes, le chateau de Spiss et Levoca, et faire un tour dans les hautes tatras J10: Bardéjov puis route des églises en bois jusqu'à Kosice (230km...) J11: Kosice et alentours J12: Kosice à Banska stiavnica J13: Banska stiavnica et thermes de Teplice J14: Nitra et retour à l'aéroport pour rendre la voiture en début d'aprém.

J'ai du mal à me rendre compte si j'attribue bien la bonne durée à chaque étape et si je ne passe pas à côté d'un lieu immanquable. Qu'en pensez-vous ?

A noter: suite à un problème de santé je marche très mal et je ne peux donc plus faire de rando mais je me demandais s'il était possible de quand même profiter de petits parcours à pieds (5 à 8km) sans grandes échelles dans le paradis slovaque ou de louer des chevaux ?

Merci beaucoup Ju
Open
Compte rendu d'une croisière CroisiEurope
Bonjour à tous,

Voici un bref compte-rendu de ma dernière croisière... fluviale. Je n'ai pas le talent nécessaire, comme certains autres participants (et participantes) pour faire un récit vivant et plein d'intérêt, ce sera donc plutôt un résumé qui pourra peut-être être utile à des forumeurs.

-1ere partie-

Dimanche 10 nov. Comme il s'agit d'une croisière de cinq jours (voyage inclus), je n'emporte qu'une valise moyenne, et un sac de voyage à moitiè plein... notre avion part à une heure tout à fait agréable (13 h.) avec une Compagnie connue (Austrian Airlines) et pas low-cost... heureusement, car avec celle-ci il faut partir à l'aube et rentrer en pleine nuit !

C'est un « petit » avion d'une centaine de places (Fokker). De mon siège, je jette un coup-d'oeil : il est plein à ras-bord, pas une place de vide. Un vent assez fort balaie l'aéroport, mais notre avion très vite prend de l'attitude, et passe au dessus de la zône de turbulence. 1 hrs 30 plus tard, nous atterissons à Vienne, sous un ciel très sombre et couvert. Je vais au tapis roulant récupérer ma valise, et je remarque cinq ou six personnes qui ont également des étiquettes « Croisi-Europe » sur les poignées de leurs valises.

Je sors dans le hall de l'aéroport, et là surprise : une quinzaine de guides brandissent des pancartes avec des noms divers d'Agences... mais personne avec la nôtre. J'erre de long en large dans le hall, quand 8 à 10 minutes plus tard, un jeune homme essouflé semble chercher ses voyageurs, il a en mains un petite pancarte, écrite à la main Croisi-Europe... il ne l'a brandi pas au dessus de sa tête (comme chez Costa)... je ne comprends pas pourquoi ce croisièriste ne fournit pas à ses transporteurs habituels une pancarte professionnelle ! Je lui fais signe... il s'approche et me demande en anglais si je fais bien partie des gens à récupérer, je lui réponds en français... il ne parle pas notre langue !! Deuxième erreur ! Toujours chez Costa, à l'accueil ou au départ, les guides parlent français.

Il me dit qu'il doit récupérer 10 personnes, et si je peux l'aider à les retrouver... trois couples nous ont rejoint en apercevant la pancarte qu'il tient si mal... je lui indique de loin, deux dames agées qui semblent, ne le trouvant pas, assez embêtées... voilà nous sommes neuf. Il réfléchit et me dit, que peut-être ce n'était que neuf et pas dix personnes qu'il doit prendre ! Quel manque de professionnalisme...

Nous allons à son mini-bus de... 7 places (étonnant pour quelqu'un qui doit emmener 9 personnes) un taxi va venir chercher le couple en rade.

../.......... à suivre
Open
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie)
Autriche 3 août 6 août 400km

Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.

La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.

Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.

Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.

Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.

Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.

Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.

Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.

Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.

Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.

Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km

Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.

En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.

Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.

Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.

Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.

Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.

Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.

Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.

Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.

Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.

Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!

Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.

En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.

Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.

Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.

Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.

Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?

Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.

Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.

Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.

Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.

A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.

A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.

Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.

Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.

En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.

Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Open
Durée du trajet Bratislava (Slovaquie) - Vienne (Autriche)?
Bonjour, Nous partons à Vienne la semaine prochaine, nous attérissons à Bratislava. Notre hôtel est réservé à Vienne. Comment et combien de temps mettrons nous pour arriver à Vienne? Notre arrivée est prévue pour 15h45. Merci à vous de nous renseigner, nous arrivons jeudi et nous revenons samdi soir.
Open

You might also like