Salut les travellers,
Voila un p'tit message a l'encontre des voyageurs voulant se rendre dans la region de Karakol, notamment a Altyn Arashan proche du paisible village d'Aksu.
En gros, je me suis fait braques avec un pote et une touriste suisse rencontre sur la route.
Argent, matos photo et video, lecteur MP3 sont passes dans les mains de 3 jeunes kirghizes encagoukes armes d'un fusil et d'un pistolet apres une agreable randonnee entre le site d'Altyn Arashan et le village au pied des montagnes.
Donc, avis aux potentiels futurs voyageurs passionnes de grands espaces naturels, reflechissez-bien avant de vous aventurer dans cette contree d'Altyn Arashan...
En ce qui concerne les guesthouse Karakol, evitez le "Yak Tours" ou le "Neo Fit".
Pour ceux qui ont eu un probleme similaire, n'hesitez pas a poster des comments. .
Bonjour à tous,
Je prévois de partir 10 jours (on va dire 9 jours sur place) au Kirghizistan fin juin. J'aimerai faire une randonnée à pied de 3/4 jours puis la randonnée à cheval de 3 jours jusqu'à Song Kul (via Jailoo Tourism comme recommandé sur ce forum).
Pour la randonnée à pied j'avais prévu de faire le trek de Karakol au lac Ala Kul en passant par Altyn Arashan mais en me renseignant sur les temps de transport (5 à 7h de bus depuis Bichkek) je me demande si pour un séjour aussi court c'est bien judicieux... Auriez-vous d'autres idées de randonnées de cette durée, pas forcément montagne, à me proposer ? Vers Kotchkol, Naryn éventuellement, dans tous les cas plus rapidement accessible que Karakol.
Merci d'avance pour votre aide !
Alice
Je prévois de partir 10 jours (on va dire 9 jours sur place) au Kirghizistan fin juin. J'aimerai faire une randonnée à pied de 3/4 jours puis la randonnée à cheval de 3 jours jusqu'à Song Kul (via Jailoo Tourism comme recommandé sur ce forum).
Pour la randonnée à pied j'avais prévu de faire le trek de Karakol au lac Ala Kul en passant par Altyn Arashan mais en me renseignant sur les temps de transport (5 à 7h de bus depuis Bichkek) je me demande si pour un séjour aussi court c'est bien judicieux... Auriez-vous d'autres idées de randonnées de cette durée, pas forcément montagne, à me proposer ? Vers Kotchkol, Naryn éventuellement, dans tous les cas plus rapidement accessible que Karakol.
Merci d'avance pour votre aide !
Alice
Bonjour à tous,
Je souhaite voyager en autonomie complète cet été au Kirghizistan entre le canyon de Boom- Shamsy-lac Song Kul puis aux alentours de Karakol (de Jety-Ogouz à Altyn Arashan). Pensez-vous que les loups soient un danger? Peux-t-on planter la tente n'importe où ou faut-il viser les alentours des camps de yourtes? Y-a-t-il un comportement à avoir pour éviter/réagir aux loups ?
Je ne suis pas de nature inquiète mais j'ai lu plusieurs messages déconseillant formellement de planter la tente n'importe où. Que faut-il en penser?
Merci à vous d'avance pour votre réponse,
Bon vent !
Miléna
Je souhaite voyager en autonomie complète cet été au Kirghizistan entre le canyon de Boom- Shamsy-lac Song Kul puis aux alentours de Karakol (de Jety-Ogouz à Altyn Arashan). Pensez-vous que les loups soient un danger? Peux-t-on planter la tente n'importe où ou faut-il viser les alentours des camps de yourtes? Y-a-t-il un comportement à avoir pour éviter/réagir aux loups ?
Je ne suis pas de nature inquiète mais j'ai lu plusieurs messages déconseillant formellement de planter la tente n'importe où. Que faut-il en penser?
Merci à vous d'avance pour votre réponse,
Bon vent !
Miléna
Bonjour,
Je pars cet été pour trois semaines au Kirghizistan avec 5-6 amis baroudeurs et amoureux de la nature. Nous avons l'habitude de voyager en itinérant et sac au dos. Pourriez-vous nous donner des indications et conseils pour effectuer des trecks/rando de plusieurs jours au kirghi en autonomie ? Par autonomie, j'entends: "sans l'aide d'une agence quelconque". D'après ce que je lis, la plupart des gens partent en voyage organisés avec guide, mais nous cherchons des conseils pour partir seuls. Si vous connaissez des chemins balisés, si vous avez les points gps d'une rando ou autre, let us know !
D'avance merci, Fa NB: nous comptons emporter tente et sac de couchage avec nous.
Je pars cet été pour trois semaines au Kirghizistan avec 5-6 amis baroudeurs et amoureux de la nature. Nous avons l'habitude de voyager en itinérant et sac au dos. Pourriez-vous nous donner des indications et conseils pour effectuer des trecks/rando de plusieurs jours au kirghi en autonomie ? Par autonomie, j'entends: "sans l'aide d'une agence quelconque". D'après ce que je lis, la plupart des gens partent en voyage organisés avec guide, mais nous cherchons des conseils pour partir seuls. Si vous connaissez des chemins balisés, si vous avez les points gps d'une rando ou autre, let us know !
D'avance merci, Fa NB: nous comptons emporter tente et sac de couchage avec nous.
Bonjour .
Peu de renseignements sur ce pays m' amene a demander votre aide (merci d' avance 😄)
Nous pensons privilégier 3 régions afin de ne pas perdre trop de temps sur la route et de pouvoir enchainer des treks entre 2 et 5 jours ( et ainsi varier les paysages )
_ région de KOCHKOR et du lac Song kul 2 jours autour du lac , (le lac kol ukuk :( 3 jours a cheval ? ) et la vallée de Shamshi ont l' air tres beau )
_ région de KARAKOL , canyon rouge (lequel ? ) , lac AlaKul et vallée Altyn Arashan (1+3 jours de rando )
ou peut etre comme Clarence84 aller de Bonkobaieva a ecki naryn en 5 jours ?
_ région de NARYN : aller a Tashrabat caravansérail et en 2 jours au col Chartyr kol?
Qu'en pensez vous ?
Je me pose également des questions sur la possibilité de trouver des guides avec cheval de bat dans ces 3 régions ?
peut-on amener son camping gaz , trouve t-on des cartouches ? ou bien faudrat-il acheter sur place un réchaud a essence ?
A bientot de vous lire .
Vinc
Bonjour,
J'ai 26 ans et je pars avec un copain 14 jours complets sur place au Kirghizistan les deux dernières semaines de septembre. J'ai lu beaucoup de choses (ici et ailleurs) sur le sujet, et je pense avoir trouver ce qui m'intéresse, le problème étant comme toujours la réalisation. Je souhaiterai partir sans tente si possible, ni réchaud. J'ai un sac de couchage.
À la différence de la plupart des gens partant là-bas, nous ne souhaiterions pas être complètement en autonomie, ou en tout cas pas tout seuls. Nous avons fait un trek de 15 jours au Népal, mais très encadré. :) Nous sommes intéressés par Song Kul, Song Kol, et Karakol.
- Est-il possible de partir sans tente, et de louer une tente + réchaud à Karakol en plus d'un guide ? Nous souhaiterions faire l'itinéraire classique d'Altyn Arashan vers Jeti Oghuz par le lac d'Ala Kul. - Est-il possible de faire un trek classique vers Song Kul l'avant dernière semaine de septembre ? J'ai lu que les nomades étaient déjà partis pour loger dans les yourtes. De la même façon, si les yourtes sont fermées, pourrions nous trouver de quoi louer une tente en plus d'un guide pour le trek ?
Des questions de débutant, mais j'ai du mal à trouver des réponses ! Je vous remercie ! :)
J'ai 26 ans et je pars avec un copain 14 jours complets sur place au Kirghizistan les deux dernières semaines de septembre. J'ai lu beaucoup de choses (ici et ailleurs) sur le sujet, et je pense avoir trouver ce qui m'intéresse, le problème étant comme toujours la réalisation. Je souhaiterai partir sans tente si possible, ni réchaud. J'ai un sac de couchage.
À la différence de la plupart des gens partant là-bas, nous ne souhaiterions pas être complètement en autonomie, ou en tout cas pas tout seuls. Nous avons fait un trek de 15 jours au Népal, mais très encadré. :) Nous sommes intéressés par Song Kul, Song Kol, et Karakol.
- Est-il possible de partir sans tente, et de louer une tente + réchaud à Karakol en plus d'un guide ? Nous souhaiterions faire l'itinéraire classique d'Altyn Arashan vers Jeti Oghuz par le lac d'Ala Kul. - Est-il possible de faire un trek classique vers Song Kul l'avant dernière semaine de septembre ? J'ai lu que les nomades étaient déjà partis pour loger dans les yourtes. De la même façon, si les yourtes sont fermées, pourrions nous trouver de quoi louer une tente en plus d'un guide pour le trek ?
Des questions de débutant, mais j'ai du mal à trouver des réponses ! Je vous remercie ! :)
Bonjour à tous,
Je prépare deux treks en autonomie complète avec mon ami au Kirghizistan. J'ai récolté déjà beaucoup d'informations notamment grâce à ce forum mais il me reste quelques questions.
Nous voudrions faire un premier trek entre le canyon de boom (canyon de konorchek) - Shamsy - Song Kul puis un deuxième entre Jeti-Oguz- Lac Ala Kul- Altyn Arashan.
Voici mes questions : - Quelqu'un connaît-il le tracé précis de la première étape que j'envisage (départ canyon de boom, jusqu'à une confluence de rivière dans la vallée de Konorchek, en aval du col des Kolkhozes ? J'ai repéré tout le reste mais je ne trouve pas le tracé de cette partie-là. - De même pour le départ, quelle destination demander au bus ou train ? (je sais qu'il est question d'un village avec une statue de léopard en béton sur la route entre Bishkek et Balakchy mais je ne trouve pas son nom. - Pensez-vous qu'il est facile de retourner à Kochkor en véhicule quelconque (bus, taxi, stop) en arrivant à pied au lac Song Kul? - Savez-vous s'il y a des zones sur ces deux treks où il est difficile de trouver de l'eau?
J'ai bien conscience que mes questions sont très spécifiques, mais je tente quand même. Merci à vous !
Miléna
Je prépare deux treks en autonomie complète avec mon ami au Kirghizistan. J'ai récolté déjà beaucoup d'informations notamment grâce à ce forum mais il me reste quelques questions.
Nous voudrions faire un premier trek entre le canyon de boom (canyon de konorchek) - Shamsy - Song Kul puis un deuxième entre Jeti-Oguz- Lac Ala Kul- Altyn Arashan.
Voici mes questions : - Quelqu'un connaît-il le tracé précis de la première étape que j'envisage (départ canyon de boom, jusqu'à une confluence de rivière dans la vallée de Konorchek, en aval du col des Kolkhozes ? J'ai repéré tout le reste mais je ne trouve pas le tracé de cette partie-là. - De même pour le départ, quelle destination demander au bus ou train ? (je sais qu'il est question d'un village avec une statue de léopard en béton sur la route entre Bishkek et Balakchy mais je ne trouve pas son nom. - Pensez-vous qu'il est facile de retourner à Kochkor en véhicule quelconque (bus, taxi, stop) en arrivant à pied au lac Song Kul? - Savez-vous s'il y a des zones sur ces deux treks où il est difficile de trouver de l'eau?
J'ai bien conscience que mes questions sont très spécifiques, mais je tente quand même. Merci à vous !
Miléna
Bonjour à tous,
Je me suis bien servie d'infos trouvées dans ce forum pour préparer mon voyage donc à mon tour de donner des infos toutes fraîches.
Contexte: - voyage en couple de 18 jours avec tente et tout le matériel de camping pour être autonome - utilisation de maps.me (application) pour réaliser tous les treks + conseils trouvés sur uniterre.com
Itinéraire et infos utiles j1: arrivée Bichkek par Aeroflot (billets pris en mai, coût 400€ chacun avec escale à Moscou). Transfert direct à la gare routière pour 1000 soms en taxi (moins cher sûrement possible). départ pour Karakol en marshrutka (450 soms chacun -7h environ). Nuit à Karakol au Yak Hostel (100 soms chacun en tente, jardin sympa, ne pas s'attendre à un standing incroyable) J2-5: trek entre vallée Altyn Arashan et Jeti Orguz (sens inverse de la plupart des gens). Marshrutka de Karakol à Ak Suu pour 30 soms chacun puis J2: 4-5h de marche pour rejoindre Altyn Arashan et les sources d'eau chaude J3: grosse journée de rando 7-8h pour 1600m de D+ et un col pour Ala-Kul très éreintant mais faisable j4: descente vers vallée de Karakol jusqu'à la jonction avec la remontée pour le Teleti pass en 6h J5: montée au Teleti pass (1200mD+) et resdescente dans vallée de Jeti Orguz - nuit dans la vallée en tente. Bilan: superbe trek assez physique. Autonomie indispensable niveau bouffe mais de l'eau partout. On a dormi seul au lac Ala Kul en visant le côté Est non Ouest, evitant les camps. Attention aux moustiques au Lac! On a payé 650 soms en tout aux guides du parc (vallée de Karakol) pour 2 avec la tente. le chemin se toruve sans problème, sur maps.me et parce qu'il y a pas mal de monde surtout jusque la vallée de Karakol, après beaucoup moins.
J6: sortie de vallée de Jeti Orguz en marchant + auto-stop puis marshrutka depuis la route principale longeant le lac Issy-Kul jusque Tamga (50 soms environ chacun). Nuit à la guest house Tamga (cher pour le pays mais appréciable avec un trek - wifi, sanitaires très bien- diner à 400 soms par tête à négocier!) + A/R à la plage en fin de journée en auto-stop, le pied! J7: auto-stop jusque vallée de Skanska (en 2 voitures mais très simple, entrée 50 soms par personne). Très sympa pour couper les treks et voir autre chose, en 2-3h max voire même 1-2h pour les pressés. Auto-stop Skanska - Balakchy en 2 voitures puis taxi partagé jusque Kochkor (400 soms à 2). Nuit au Jailoo hostel (350 soms par personne sans le petit-déjeuner) - basique mais lieu de RDV de beaucoup de touristes donc pas mal pour choper les infos et la gérante parle un anglais parfait
J8-11: trek en autonomie entre le Kyzart pass et le village de Kyzart pour voir le lac song Kul. Itinéraire validé avec la gérante de Jailoo (qui évidemment cherche à vendre guide et tout mais n'est pas trop pressante - carte trouvable au CBT mais pas indispensable j8: taxi collectif depuis Kochkor pour 250 soms par tête. départ depuis le Kyzart pass jusque vallée de Kilemche (5h de marche, gros orage) - nuit en yourte négociée sur place car trempés - 500 soms avec diner et petit-déjeuner par personne. chemin trouvé sans aucun soucis j9: Kilemche au lac (3h jusqu'au lac puis cela dépend jusqu'où vous allez, nous on a visé le Tuz Ashu camp et on s'est posé dans les canyons d'après donc plutôt 5-6h de marche) j10: marche autour du lac jusqu'à l'ouzbek pass, pointe ouest du lac, plus de touristes (4-5h) j11: retour au Kyzart village en cheval negocié avec les nomades sur place (2250 soms pour nous 2 plus un guide - 3-4h de cheval). A kyzart village, ona retrouvé un chauffeur qui nous attendait pour nous emmener à Kyzil Oil (prestation négociée avec Jailoo Hostel: taxi jusque Kyzil pour 3250 soms, nuit à Kyzil avec diner et petit-déjeuner pour 1800 soms puis taxi jusqu'à la route Bishkek - Osh pour 1500 soms). nous avons fait le choix de payer ce prix pour éviter de repasser par Bishkek. Après coup, on pense que ça vaut le coup mais on est convaincu qu'on peut trouver moins cher en le faisant soi-même sur place au Kyzart village on a vu des marshrutka sur place.
J12: après la nuit a Kyzil Oil, transfert sur la route Biskek - Osh juste après Sussaymir puis auto-stop toute la journée avec pour objectif de relier Arslanbob. Bilan, arrivée à 21h à Barzar Korgon puis à 22h à Arslanbob. 1e auto-stop avec un routier (beaucoup trop lent mais 500 soms pour 2 jusque Toktogul). 2e tronçon en taxi collectif puis marshrutka (1200 soms à 2) - attention ne pas payer les taxis collectifs avant la fin du trajet, nous on s'est fait un peu avoir. taxi de Barzar korgon à Arslanbob (500 soms pour 2, très cher mais il était 21h...). Arrivée à 22h dans la guest house n°14 du CBT, très sympa (500 soms nuit sans diner par personne, 700 avec diner - prix identique pour toutes les guest house du CBT d'arslanbob)
j13-14: arslanbob. Objectif initial réaliser un trek de 3 nuits pour voir le Holy en autonomie mais la fatigue du voyage nous a un peu terrassée + l'enchainement des treks donc on a fait j13: depart en fin de matinée pour le Holy rok (4h de montée) puis nuit sous tente - belle vue sur la vallée de fergana j14: visite des 2 chutes d'eau - pas fou fou mais beaucoup beaucoup de locaux, très marrants. nuit à la même guest house n°14 bilan: on a été déçu par Arslanbob donc on a écourté notre séjour la-bas (paysages pas fous fous). On a envisagé une journée VTT avec le CBT mais 6500 soms pour 2 avec un guide pour 4h de VTT avec déjeuner compris , c'est un peu les mêmes prix qu'en France.
j15: transport jusque Bichkek en taxi collectif 2000 soms par tête négocié avec le CBt d'Arslanbob (cher mais on vient nous chercher à la guest house et nous on emmène jusqu'à notre hotel à Bichkek donc bien confortable!). nuit au Tunduk Hostel (430 soms par tête en tente - plutôt cher mais endroit sympa avec piscine et bonne ambiance; 6$ par tête, 8$ par tête en dortoir)
j16: journée à Bishkek car temps maussade et nous avons été un peu malades (intoxication à on ne sait trop quoi) - nuit Tunduk
j17-18: Ala Archa national park. j17: trolley bus 11 puis marshrutka 265 jusqu'à l'entrée du parc (10-50 soms par tête), entrée du parc (80 soms par tête) - taxi (400 soms pour 2) pour faire les 12km qui mènent jusqu'au début des sentiers. 4h de montée jusqu'au camp de base du ratsek ( beaux paysages et très beau glacier en haut - attention on a eu plus froid qu'au lac ala kul ou partout ailleurs - entre 3-5 degrés on pense) j18: redescente en 3h puis autos-top jusque bishkek (500 soms pour 2). nuit en dortoir au Tunduk. transfert en taxi à l'aéroport dans la nuit (700 soms la voiture avec l'hostel)
Infos pratiques générales: - budget global de 250€ par tête sans l'avion pour tout - des ATM trouvés partout sans problème (bichkek, karakol, kochkor, balakchy, Chaek) - l'auto-stop marche très bien mais il faut souvent donner un petit quelque chose quand même donc toujours aborder la question directement - bien négocier tout et tout le temps - on avait doudoune, polaire, veste de pluie technique, moi un duvet -5 et mon copain un duvet 5 degrés et on n'a pas eu froid la nuit sous tente - un seul regret Arslanbob, on aurait dû aller vers Osh et Sari-Mogul pour voir le Pamir et ses montagnes
N'hésitez pas si vous avez des questions!
Je me suis bien servie d'infos trouvées dans ce forum pour préparer mon voyage donc à mon tour de donner des infos toutes fraîches.
Contexte: - voyage en couple de 18 jours avec tente et tout le matériel de camping pour être autonome - utilisation de maps.me (application) pour réaliser tous les treks + conseils trouvés sur uniterre.com
Itinéraire et infos utiles j1: arrivée Bichkek par Aeroflot (billets pris en mai, coût 400€ chacun avec escale à Moscou). Transfert direct à la gare routière pour 1000 soms en taxi (moins cher sûrement possible). départ pour Karakol en marshrutka (450 soms chacun -7h environ). Nuit à Karakol au Yak Hostel (100 soms chacun en tente, jardin sympa, ne pas s'attendre à un standing incroyable) J2-5: trek entre vallée Altyn Arashan et Jeti Orguz (sens inverse de la plupart des gens). Marshrutka de Karakol à Ak Suu pour 30 soms chacun puis J2: 4-5h de marche pour rejoindre Altyn Arashan et les sources d'eau chaude J3: grosse journée de rando 7-8h pour 1600m de D+ et un col pour Ala-Kul très éreintant mais faisable j4: descente vers vallée de Karakol jusqu'à la jonction avec la remontée pour le Teleti pass en 6h J5: montée au Teleti pass (1200mD+) et resdescente dans vallée de Jeti Orguz - nuit dans la vallée en tente. Bilan: superbe trek assez physique. Autonomie indispensable niveau bouffe mais de l'eau partout. On a dormi seul au lac Ala Kul en visant le côté Est non Ouest, evitant les camps. Attention aux moustiques au Lac! On a payé 650 soms en tout aux guides du parc (vallée de Karakol) pour 2 avec la tente. le chemin se toruve sans problème, sur maps.me et parce qu'il y a pas mal de monde surtout jusque la vallée de Karakol, après beaucoup moins.
J6: sortie de vallée de Jeti Orguz en marchant + auto-stop puis marshrutka depuis la route principale longeant le lac Issy-Kul jusque Tamga (50 soms environ chacun). Nuit à la guest house Tamga (cher pour le pays mais appréciable avec un trek - wifi, sanitaires très bien- diner à 400 soms par tête à négocier!) + A/R à la plage en fin de journée en auto-stop, le pied! J7: auto-stop jusque vallée de Skanska (en 2 voitures mais très simple, entrée 50 soms par personne). Très sympa pour couper les treks et voir autre chose, en 2-3h max voire même 1-2h pour les pressés. Auto-stop Skanska - Balakchy en 2 voitures puis taxi partagé jusque Kochkor (400 soms à 2). Nuit au Jailoo hostel (350 soms par personne sans le petit-déjeuner) - basique mais lieu de RDV de beaucoup de touristes donc pas mal pour choper les infos et la gérante parle un anglais parfait
J8-11: trek en autonomie entre le Kyzart pass et le village de Kyzart pour voir le lac song Kul. Itinéraire validé avec la gérante de Jailoo (qui évidemment cherche à vendre guide et tout mais n'est pas trop pressante - carte trouvable au CBT mais pas indispensable j8: taxi collectif depuis Kochkor pour 250 soms par tête. départ depuis le Kyzart pass jusque vallée de Kilemche (5h de marche, gros orage) - nuit en yourte négociée sur place car trempés - 500 soms avec diner et petit-déjeuner par personne. chemin trouvé sans aucun soucis j9: Kilemche au lac (3h jusqu'au lac puis cela dépend jusqu'où vous allez, nous on a visé le Tuz Ashu camp et on s'est posé dans les canyons d'après donc plutôt 5-6h de marche) j10: marche autour du lac jusqu'à l'ouzbek pass, pointe ouest du lac, plus de touristes (4-5h) j11: retour au Kyzart village en cheval negocié avec les nomades sur place (2250 soms pour nous 2 plus un guide - 3-4h de cheval). A kyzart village, ona retrouvé un chauffeur qui nous attendait pour nous emmener à Kyzil Oil (prestation négociée avec Jailoo Hostel: taxi jusque Kyzil pour 3250 soms, nuit à Kyzil avec diner et petit-déjeuner pour 1800 soms puis taxi jusqu'à la route Bishkek - Osh pour 1500 soms). nous avons fait le choix de payer ce prix pour éviter de repasser par Bishkek. Après coup, on pense que ça vaut le coup mais on est convaincu qu'on peut trouver moins cher en le faisant soi-même sur place au Kyzart village on a vu des marshrutka sur place.
J12: après la nuit a Kyzil Oil, transfert sur la route Biskek - Osh juste après Sussaymir puis auto-stop toute la journée avec pour objectif de relier Arslanbob. Bilan, arrivée à 21h à Barzar Korgon puis à 22h à Arslanbob. 1e auto-stop avec un routier (beaucoup trop lent mais 500 soms pour 2 jusque Toktogul). 2e tronçon en taxi collectif puis marshrutka (1200 soms à 2) - attention ne pas payer les taxis collectifs avant la fin du trajet, nous on s'est fait un peu avoir. taxi de Barzar korgon à Arslanbob (500 soms pour 2, très cher mais il était 21h...). Arrivée à 22h dans la guest house n°14 du CBT, très sympa (500 soms nuit sans diner par personne, 700 avec diner - prix identique pour toutes les guest house du CBT d'arslanbob)
j13-14: arslanbob. Objectif initial réaliser un trek de 3 nuits pour voir le Holy en autonomie mais la fatigue du voyage nous a un peu terrassée + l'enchainement des treks donc on a fait j13: depart en fin de matinée pour le Holy rok (4h de montée) puis nuit sous tente - belle vue sur la vallée de fergana j14: visite des 2 chutes d'eau - pas fou fou mais beaucoup beaucoup de locaux, très marrants. nuit à la même guest house n°14 bilan: on a été déçu par Arslanbob donc on a écourté notre séjour la-bas (paysages pas fous fous). On a envisagé une journée VTT avec le CBT mais 6500 soms pour 2 avec un guide pour 4h de VTT avec déjeuner compris , c'est un peu les mêmes prix qu'en France.
j15: transport jusque Bichkek en taxi collectif 2000 soms par tête négocié avec le CBt d'Arslanbob (cher mais on vient nous chercher à la guest house et nous on emmène jusqu'à notre hotel à Bichkek donc bien confortable!). nuit au Tunduk Hostel (430 soms par tête en tente - plutôt cher mais endroit sympa avec piscine et bonne ambiance; 6$ par tête, 8$ par tête en dortoir)
j16: journée à Bishkek car temps maussade et nous avons été un peu malades (intoxication à on ne sait trop quoi) - nuit Tunduk
j17-18: Ala Archa national park. j17: trolley bus 11 puis marshrutka 265 jusqu'à l'entrée du parc (10-50 soms par tête), entrée du parc (80 soms par tête) - taxi (400 soms pour 2) pour faire les 12km qui mènent jusqu'au début des sentiers. 4h de montée jusqu'au camp de base du ratsek ( beaux paysages et très beau glacier en haut - attention on a eu plus froid qu'au lac ala kul ou partout ailleurs - entre 3-5 degrés on pense) j18: redescente en 3h puis autos-top jusque bishkek (500 soms pour 2). nuit en dortoir au Tunduk. transfert en taxi à l'aéroport dans la nuit (700 soms la voiture avec l'hostel)
Infos pratiques générales: - budget global de 250€ par tête sans l'avion pour tout - des ATM trouvés partout sans problème (bichkek, karakol, kochkor, balakchy, Chaek) - l'auto-stop marche très bien mais il faut souvent donner un petit quelque chose quand même donc toujours aborder la question directement - bien négocier tout et tout le temps - on avait doudoune, polaire, veste de pluie technique, moi un duvet -5 et mon copain un duvet 5 degrés et on n'a pas eu froid la nuit sous tente - un seul regret Arslanbob, on aurait dû aller vers Osh et Sari-Mogul pour voir le Pamir et ses montagnes
N'hésitez pas si vous avez des questions!
Bonjour,
je pars au Kirghizstan en août 2006 et je compte faire plusieurs treks, notamment dans les région du lac Song Kol et Karakol (vallée d’Ala-Kol, camp de sirota, lac Ala Kol, Altyn Arashan, Ak-Suu, …). Savez quel type de duvet il faut prendre (duvet avec température de confort de 5°, 0°, ...)? Quelles températures peut il faire la nuit?
De plus, peut on trouver des réchauds à gaz ou à essence au Kirghizstan et où?
Avez d'autres infos?
Merci d'avance. En vous souhaitant plein de voyages…
Cédric voyagesced@hotmail.fr
je pars au Kirghizstan en août 2006 et je compte faire plusieurs treks, notamment dans les région du lac Song Kol et Karakol (vallée d’Ala-Kol, camp de sirota, lac Ala Kol, Altyn Arashan, Ak-Suu, …). Savez quel type de duvet il faut prendre (duvet avec température de confort de 5°, 0°, ...)? Quelles températures peut il faire la nuit?
De plus, peut on trouver des réchauds à gaz ou à essence au Kirghizstan et où?
Avez d'autres infos?
Merci d'avance. En vous souhaitant plein de voyages…
Cédric voyagesced@hotmail.fr
Hi there,
I’m looking for half-day hikes near Karakol (not Jety-Oguz, since I’ll be heading there separately—max 30 minutes’ drive to the trailhead).
I can find longer treks, but nothing for a short outing!
So, if you’ve got any ideas...
Thanks! :)
I’m looking for half-day hikes near Karakol (not Jety-Oguz, since I’ll be heading there separately—max 30 minutes’ drive to the trailhead).
I can find longer treks, but nothing for a short outing!
So, if you’ve got any ideas...
Thanks! :)
Bonjour,
Je n'arrive pas à me faire une idée sur la réelle difficulté du trek pour Ala Kul. Certains semblent dire qu'il nécessite une bonne condition physique, d'autres qu'il est accessible à tous tant que l'on a un peu d'énergie.
Je souhaiterai le faire en trois jours (une nuit au lac et après redescendre vers les sources chaudes d'Altyn Arashan pour y passer une nuit également)
Pouvez-vous me faire vos retours svp sur la réelle difficulté de ce trek ?
Merci d'avance pour votre aide Capucine
Je n'arrive pas à me faire une idée sur la réelle difficulté du trek pour Ala Kul. Certains semblent dire qu'il nécessite une bonne condition physique, d'autres qu'il est accessible à tous tant que l'on a un peu d'énergie.
Je souhaiterai le faire en trois jours (une nuit au lac et après redescendre vers les sources chaudes d'Altyn Arashan pour y passer une nuit également)
Pouvez-vous me faire vos retours svp sur la réelle difficulté de ce trek ?
Merci d'avance pour votre aide Capucine
Salut à tous,
Mes amis et moi partons cet été au Kyrgyzstan, notre premier trek commence à karakol pour terminer à Jeti Oghuz. Nous souhaiterions ensuite nous rendre au lac Song Kol seulement nous ne savons pas ce qu'il en est des moyens de transports pour s'y rendre et pour en revenir ? Si quelqu'un à des conseils ou à déjà effectuer ce trajet je suis preneur.
PS : J'ai lu que song kol (notamment sur sa partie est) pouvait être assez fréquenté, y a-t-il des itinéraires alternatifs et praticables, vaut-il carrément voir une autre région de ce pays ?
Merci !
Mes amis et moi partons cet été au Kyrgyzstan, notre premier trek commence à karakol pour terminer à Jeti Oghuz. Nous souhaiterions ensuite nous rendre au lac Song Kol seulement nous ne savons pas ce qu'il en est des moyens de transports pour s'y rendre et pour en revenir ? Si quelqu'un à des conseils ou à déjà effectuer ce trajet je suis preneur.
PS : J'ai lu que song kol (notamment sur sa partie est) pouvait être assez fréquenté, y a-t-il des itinéraires alternatifs et praticables, vaut-il carrément voir une autre région de ce pays ?
Merci !
Bonjour,
Je souhaite partir 3 semaines au Kirghizstan en Août et je voudrais savoir s'il est facile de voyager seule. De plus, j'aimerais faire principalement du trek et j'aimerais avoir des conseils sur l'endroit, et surtout sur la possibilité d'embaucher un guide local afin de ne pas être seule en montagne.
Merci.
Kristel
Ah qu'est ce qu'il était beau ce voyage !! On a passé 4 semaines merveilleuses au Kirghizstan... Les paysages sont splendides, les gens très très accueillants, voyager là-bas est très facile même sans parler russe ( enfin si maintenant je dois bien connaître une centaine de mots), bref on a été enchanté !!!!
4 semaines, 4 randos et des paysages bien différents. On va bientôt mettre des photos sur notre blog. Juste un petit bémol, à propos de la guesthouse Sabyrbek à Bishkek, au début on trouvait le monsieur en question très sympa mais finalement la seule chose qui l'intéresse c'est notre argent !! J'explique brièvement, avant de rentrer en France, on a passé une nuit dans une chambre de sa maison, outre le fait que ce soit "assez cher" (800 soms la chambre) avec des draps plus que sales, on devait partir le soir pour l'aéroport avec son fils. On a donc sorti nos sacs des chambres et on les a laissé dans un coin, on a passé toute la journée en ville et on est revenu juste 1h ou 2h avant de partir dans le jardin pour récupérer les sacs et attendre son fils. Au moment de payer, il a voulu nous faire payer une 2ème nuit car on avait laissé les sacs chez lui pendant la journée... On n'a pas voulu mais il nous a dit qu'on avait utilisé la maison (alors qu'on était pas là de la journée), bref au final, on lui a lâché 200 soms en plus car on n'avait pas de monnaie et il n'a pas voulu nous la rendre !! Le jour d'avant, un gars nous avait dit qu'il avait voulu lui faire ça mais on ne l'avait pas trop cru car Sabyrbek avait vraiment l'air très accueillant !! Sa guesthouse commence à être connu et il en profite beaucoup, c'est dommage car l'ambiance est sympa (beaucoup de voyageurs de partout) mais les lieux sont assez sales (cadavres de bouteilles et compagnie) et le proprio commence à se laisser aller...
Voilà sinon si vous avez des questions sur les randos ou autres, on a randonnée dans la vallée de Sokoluk, Kyzart-Song Kol, une rando entre At-Bashy et Dostuk et finalement la fameuse rando Jeti-Oguz/ Altyn Arashan !!!! N'hésitez pas !!
A bientôt
4 semaines, 4 randos et des paysages bien différents. On va bientôt mettre des photos sur notre blog. Juste un petit bémol, à propos de la guesthouse Sabyrbek à Bishkek, au début on trouvait le monsieur en question très sympa mais finalement la seule chose qui l'intéresse c'est notre argent !! J'explique brièvement, avant de rentrer en France, on a passé une nuit dans une chambre de sa maison, outre le fait que ce soit "assez cher" (800 soms la chambre) avec des draps plus que sales, on devait partir le soir pour l'aéroport avec son fils. On a donc sorti nos sacs des chambres et on les a laissé dans un coin, on a passé toute la journée en ville et on est revenu juste 1h ou 2h avant de partir dans le jardin pour récupérer les sacs et attendre son fils. Au moment de payer, il a voulu nous faire payer une 2ème nuit car on avait laissé les sacs chez lui pendant la journée... On n'a pas voulu mais il nous a dit qu'on avait utilisé la maison (alors qu'on était pas là de la journée), bref au final, on lui a lâché 200 soms en plus car on n'avait pas de monnaie et il n'a pas voulu nous la rendre !! Le jour d'avant, un gars nous avait dit qu'il avait voulu lui faire ça mais on ne l'avait pas trop cru car Sabyrbek avait vraiment l'air très accueillant !! Sa guesthouse commence à être connu et il en profite beaucoup, c'est dommage car l'ambiance est sympa (beaucoup de voyageurs de partout) mais les lieux sont assez sales (cadavres de bouteilles et compagnie) et le proprio commence à se laisser aller...
Voilà sinon si vous avez des questions sur les randos ou autres, on a randonnée dans la vallée de Sokoluk, Kyzart-Song Kol, une rando entre At-Bashy et Dostuk et finalement la fameuse rando Jeti-Oguz/ Altyn Arashan !!!! N'hésitez pas !!
A bientôt
Bonjour amis voyageurs !
Je vous écris pour vous demander quelques informations concernant le Kirghizistan, pays duquel je me trouve actuellement peu éloigné. J'ai vu sur internet que le pays a l'air vraiment beau: hautes montagnes, plaines verdoyantes, etc.
Je me suis dit que je pourrai y passer 10 jours et faire une semaine de trek, seul de préférence, sac au dos.
Est-ce que vous avez déjà été dans ce pays ? Si oui que me conseillez vous de voir et de faire ? Et puis connaissez vous un itinéraire de trek sympa ?
Merci d'avance pour toutes vos réponses !!
a+
Je vous écris pour vous demander quelques informations concernant le Kirghizistan, pays duquel je me trouve actuellement peu éloigné. J'ai vu sur internet que le pays a l'air vraiment beau: hautes montagnes, plaines verdoyantes, etc.
Je me suis dit que je pourrai y passer 10 jours et faire une semaine de trek, seul de préférence, sac au dos.
Est-ce que vous avez déjà été dans ce pays ? Si oui que me conseillez vous de voir et de faire ? Et puis connaissez vous un itinéraire de trek sympa ?
Merci d'avance pour toutes vos réponses !!
a+
Hi everyone!
Just back from the Manaslu Circuit in Nepal, and I think for my next trip, I'd love a wilder environment. I'm considering a trek (two to three weeks) in Central Asia. Several agencies organize this kind of trip, and I was initially leaning toward Tajikistan, but after looking at travel photos, the landscapes seem very similar to the Alps, while Kyrgyzstan’s scenery looks more "exotic"—maybe closer to Mongolia? But these are just photos, and I’m struggling to get a real sense of it. I’d love to hear from people who’ve been to these destinations...
Thanks so much! :-)
Bonjour à tous,
je m'envole pour la première fois au Kirghizistian, mi-Juin, avec 2 de mes comparses.
Nous devrions avoir sur place 14 jours voir un ou deux de +, et nous aimerions faire, si possible 3 treks, allant pourquoi pas de 2 à 4 jours chacuns, avec des paysages différents. Bon il y en a qui nous tente, très connu me semble-t-il, dans la région de karakol, qui passe par le lak ala-kul.
Première question : il semble que les possibilités pour ce trek soient multipes, avez vous un conseil d'itinéraire pour que celui-ci dure 3/4 jours ?
Deuxième question : avez-vous 2 autres treks à me conseiller ? faisable en autonomie ?
1000 merci d'avance et bonne journée à tous !
je m'envole pour la première fois au Kirghizistian, mi-Juin, avec 2 de mes comparses.
Nous devrions avoir sur place 14 jours voir un ou deux de +, et nous aimerions faire, si possible 3 treks, allant pourquoi pas de 2 à 4 jours chacuns, avec des paysages différents. Bon il y en a qui nous tente, très connu me semble-t-il, dans la région de karakol, qui passe par le lak ala-kul.
Première question : il semble que les possibilités pour ce trek soient multipes, avez vous un conseil d'itinéraire pour que celui-ci dure 3/4 jours ?
Deuxième question : avez-vous 2 autres treks à me conseiller ? faisable en autonomie ?
1000 merci d'avance et bonne journée à tous !
Bonsoir à tous,
Ma femme et moi ainsi que quelques amis partons mi-août en Ouzbékistan et au Kirghizistan. Pour la partie du voyage au Kirghizistan, nous avons 9 jours pleins. Nous partons de Osh et terminons à Bishkek.
Nous avons demandé les services du CBT et, après plusieurs échanges, ils nous ont proposé le programme ci-dessous.
Celui-ci vous parait-il cohérent ? Est-ce faisable de le faire en 9 jours ? Enfin, le prix (950€ par personne tout compris) vous parait-il cohérent, par rapport à ce que le CBT a l’habitude de faire et au coût de la vie sur place ?
Merci d’avance de vos précieux conseils.
Jour 1 : Petit déjeuner à l’hébergement du CBT. Départ à Arslanbob. Visite en chemin du Minaret d’Ozgon. Diner et B&B à Arslanbob
Jour 2 : Journée de randonnée à Arslanbob, à travers les forêts de noyer. Diner et B&B à Arslanbob
Jour 3 : Trajet en direction du village de montagne de Kyzyl-Oi. En chemin, stops aux gorges de Chychkan, la réserve de Toktogul. Diner et B&B à Kyzyl-Oi
Jour 4 : Début d’une randonnée de 2 jours en cheval, depuis Kyzart pass. Passage par Kyzyk-Kiyajailoo, par la vallée de Chaar-Archa et Kilemchee Jailoo. Nuit à Kilemche, diner et nuit dans une yourte.
Jour 5 : 2eme jour de la randonnée en cheval, direction jalgyzkaragai, puis JamanEchki. Nuit et diner dans une yourte à Batai Aral, sur la rive du lac Song-Kol
Jour 6 : Direction le lac Yssyk-Köl. Journée sur place (activités à déterminer). Repas et nuit dans une yourte.
Jour 7 : Départ pour Karakol. Sur le chemin, visite du canyon de Skazka et les gorges de Jety-Ögüz. A Karakol, visite de la ville : la Mosquée de Dungan, l’église orthodoxe russe. Diner et B&B au CBT
Jour 8 : Début de 2 jours de trek dans la vallée de Altyn-Arashan. Nuit en tente
Jour 9 : Chemin du retour vers la vallée. Dans l’après-midi, départ pour Bishkek. Sur le chemin, arrêt pour visiter une galerie de pétroglyphes en plein air. Découverte de la tour Burana. Arrivée à Bishkek.
Ma femme et moi ainsi que quelques amis partons mi-août en Ouzbékistan et au Kirghizistan. Pour la partie du voyage au Kirghizistan, nous avons 9 jours pleins. Nous partons de Osh et terminons à Bishkek.
Nous avons demandé les services du CBT et, après plusieurs échanges, ils nous ont proposé le programme ci-dessous.
Celui-ci vous parait-il cohérent ? Est-ce faisable de le faire en 9 jours ? Enfin, le prix (950€ par personne tout compris) vous parait-il cohérent, par rapport à ce que le CBT a l’habitude de faire et au coût de la vie sur place ?
Merci d’avance de vos précieux conseils.
Jour 1 : Petit déjeuner à l’hébergement du CBT. Départ à Arslanbob. Visite en chemin du Minaret d’Ozgon. Diner et B&B à Arslanbob
Jour 2 : Journée de randonnée à Arslanbob, à travers les forêts de noyer. Diner et B&B à Arslanbob
Jour 3 : Trajet en direction du village de montagne de Kyzyl-Oi. En chemin, stops aux gorges de Chychkan, la réserve de Toktogul. Diner et B&B à Kyzyl-Oi
Jour 4 : Début d’une randonnée de 2 jours en cheval, depuis Kyzart pass. Passage par Kyzyk-Kiyajailoo, par la vallée de Chaar-Archa et Kilemchee Jailoo. Nuit à Kilemche, diner et nuit dans une yourte.
Jour 5 : 2eme jour de la randonnée en cheval, direction jalgyzkaragai, puis JamanEchki. Nuit et diner dans une yourte à Batai Aral, sur la rive du lac Song-Kol
Jour 6 : Direction le lac Yssyk-Köl. Journée sur place (activités à déterminer). Repas et nuit dans une yourte.
Jour 7 : Départ pour Karakol. Sur le chemin, visite du canyon de Skazka et les gorges de Jety-Ögüz. A Karakol, visite de la ville : la Mosquée de Dungan, l’église orthodoxe russe. Diner et B&B au CBT
Jour 8 : Début de 2 jours de trek dans la vallée de Altyn-Arashan. Nuit en tente
Jour 9 : Chemin du retour vers la vallée. Dans l’après-midi, départ pour Bishkek. Sur le chemin, arrêt pour visiter une galerie de pétroglyphes en plein air. Découverte de la tour Burana. Arrivée à Bishkek.
Bonjour
Notre voyage est en train de prendre tournure mais il me manque qqs renseignements pour les 10 premiers jours .
nous pensons faire le trek Ala kul ( 3 ou 4 jours ? ) , necessité d' avoir la tente + nourriture pour la nuit pres du lac ? les autres nuits possible en refuge ou yourtes ? un guide est-il necessaire ?
Quelqu' un connait-il les prix du CBT pour un guide , un cheval de bat ( impossible sur le trek Ala kul ? )
Merci a vous
Que voir au Kirghizistan ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
1- Villes et patrimoine culturel Bishkek : capitale et plus grande ville du pays. Relativement récente, Bishkek n'est pas des plus touristiques même si son animation, son bazar et son style en partie soviétique et "aéré" ne sont pas dénués d'intérêt.Jalal-Abad : grande ville de la Vallée de la Ferghana à la frontière avec avec l'Ouzbékistan. Les pétroglyphes de Saimaluu-Tash sont dans ses environs.Karakol : la grande agglomération en bordure du lac Issyk Kul. Quoique ayant assez peu à offrir au niveau touristique, Karakol demeure par contre une excellente base pour les multiples activités sport-nature possibles dans ses environs comme la randonnée, le ski, l'alpinisme ou la découverte du lac.Kochkor : cette ville moyenne à l'ouest du lac Issyk Kul est avant tout un point de départ pour découvrir les environs.Naryn : c'est la principale localité du sud/sud-est et avant tout une étape ou une base pour découvrir cette partie du Kirghizstan.Osh : la seconde ville du Kirghizstan et "capitale" du sud offre quelques monuments et un bazar animé. C'est aussi la porte d'accès à la "montagne sacrée" de Sulaiman-Too classée à l'UNESCO et qui domine la ville et la Vallée de la Ferghana.Saimaluu-Tash : ce site archéologique abrite le plus grand nombre de pétroglyphes d'Asie Centrale.Tach Rabat : un caravansérail du XVe siècle sur la Route de la Soie dans les environs du Torugart Pass. Il est accessible en randonnée.Tour Burana : à une centaine de kilomètres de la capitale, un grand minaret dernier vestige d'une cité du IXe siècle située sur la Route de la Soie..Vallée de la Ferghana : à l'extrême sud-ouest, cette vallée fertile qui s'étale sur trois pays abrite une large part de la population de la région avec des villages, des ethnies, des traditions et des cultures bien spécifiques qui sont d'ailleurs en partie la cause des conflits entre pays voisins.2- Patrimoine naturel Forêt d'Arslanbob : la plus ancienne et la plus vaste forêt de noyers au monde autour du village Arslanbob. On peut skier ou trekker dans les massifs voisins.Glacier d'Inylchec : c'est un des plus grands glaciers de la planète situé à l'extrême est du pays dans la région de Karakol. Il est dominé par plusieurs pics appréciés des alpinistes.Lac Chatyr-Kul : un joli lac alpin au sud du pays, pas loin du (col) Torugart Pass qui relie le pays à la Chine toute proche.Lac Issyk Kul : cet immense lac des montagnes du Tian Shan est la principale attraction de l'est du Kirghizstan. On y vient pour les paysages, la baignade dans plusieurs "stations balnéaires" de sa côte nord (dont Koshkol, Tamchy et Cholpon-Ata), la pêche et le trek.Lac Son Kul : superbe lac des montagnes du Tian Shan accessible notamment à pied ou à cheval en été.Pamir : ce massif de très haute montagne, quoique surtout situé au Tadjikistan et en Chine, déborde sur le sud-ouest du Kirghizstan. C'est une région de très beaux paysages où randonner à pied et à cheval. On peut également y faire de l'alpinisme notamment au Pic Lénine (7 134 m).Parc national d'Ala Archa : à quelques dizaines de kilomètres au sud de la capitale, ce parc avec ses gorges entourées de montagnes est un endroit très apprécié pour la randonnée à pied ou à cheval, le ski (à Toguz Bulak) et l'alpinisme.Réserve naturelle de Sary-Chelek : un parc de montagnes et de petits lacs à l'ouest du pays.Sulaiman-Too : cette "montagne sacrée" qui domine la ville d'Osh et la Vallée de la Ferghana est le seul site classé à l'UNESCO du pays. On peut y randonner et bénéficier du panorama.Tian Shan : classée à l'UNESCO côté chinois, la haute chaîne de montagnes de l'est offre de magnifiques paysages et surtout d'innombrables possibilités de randonnées à pied ou à cheval, de ski, de même que d'alpinisme. Sa faune (loups, ours, oiseaux...) et sa flore y sont également très riches.Vallée d'Altyn Arashan : une zone de montagnes et de sources chaudes du nord-ouest où il est possible de randonner.3- Le plus apprécié...
Lac Issyk Kul; Pamir; Parc national d'Ala Archa; Tian Shan; Vallée de la Ferghana.
- © VoyageForum -
1- Villes et patrimoine culturel Bishkek : capitale et plus grande ville du pays. Relativement récente, Bishkek n'est pas des plus touristiques même si son animation, son bazar et son style en partie soviétique et "aéré" ne sont pas dénués d'intérêt.Jalal-Abad : grande ville de la Vallée de la Ferghana à la frontière avec avec l'Ouzbékistan. Les pétroglyphes de Saimaluu-Tash sont dans ses environs.Karakol : la grande agglomération en bordure du lac Issyk Kul. Quoique ayant assez peu à offrir au niveau touristique, Karakol demeure par contre une excellente base pour les multiples activités sport-nature possibles dans ses environs comme la randonnée, le ski, l'alpinisme ou la découverte du lac.Kochkor : cette ville moyenne à l'ouest du lac Issyk Kul est avant tout un point de départ pour découvrir les environs.Naryn : c'est la principale localité du sud/sud-est et avant tout une étape ou une base pour découvrir cette partie du Kirghizstan.Osh : la seconde ville du Kirghizstan et "capitale" du sud offre quelques monuments et un bazar animé. C'est aussi la porte d'accès à la "montagne sacrée" de Sulaiman-Too classée à l'UNESCO et qui domine la ville et la Vallée de la Ferghana.Saimaluu-Tash : ce site archéologique abrite le plus grand nombre de pétroglyphes d'Asie Centrale.Tach Rabat : un caravansérail du XVe siècle sur la Route de la Soie dans les environs du Torugart Pass. Il est accessible en randonnée.Tour Burana : à une centaine de kilomètres de la capitale, un grand minaret dernier vestige d'une cité du IXe siècle située sur la Route de la Soie..Vallée de la Ferghana : à l'extrême sud-ouest, cette vallée fertile qui s'étale sur trois pays abrite une large part de la population de la région avec des villages, des ethnies, des traditions et des cultures bien spécifiques qui sont d'ailleurs en partie la cause des conflits entre pays voisins.2- Patrimoine naturel Forêt d'Arslanbob : la plus ancienne et la plus vaste forêt de noyers au monde autour du village Arslanbob. On peut skier ou trekker dans les massifs voisins.Glacier d'Inylchec : c'est un des plus grands glaciers de la planète situé à l'extrême est du pays dans la région de Karakol. Il est dominé par plusieurs pics appréciés des alpinistes.Lac Chatyr-Kul : un joli lac alpin au sud du pays, pas loin du (col) Torugart Pass qui relie le pays à la Chine toute proche.Lac Issyk Kul : cet immense lac des montagnes du Tian Shan est la principale attraction de l'est du Kirghizstan. On y vient pour les paysages, la baignade dans plusieurs "stations balnéaires" de sa côte nord (dont Koshkol, Tamchy et Cholpon-Ata), la pêche et le trek.Lac Son Kul : superbe lac des montagnes du Tian Shan accessible notamment à pied ou à cheval en été.Pamir : ce massif de très haute montagne, quoique surtout situé au Tadjikistan et en Chine, déborde sur le sud-ouest du Kirghizstan. C'est une région de très beaux paysages où randonner à pied et à cheval. On peut également y faire de l'alpinisme notamment au Pic Lénine (7 134 m).Parc national d'Ala Archa : à quelques dizaines de kilomètres au sud de la capitale, ce parc avec ses gorges entourées de montagnes est un endroit très apprécié pour la randonnée à pied ou à cheval, le ski (à Toguz Bulak) et l'alpinisme.Réserve naturelle de Sary-Chelek : un parc de montagnes et de petits lacs à l'ouest du pays.Sulaiman-Too : cette "montagne sacrée" qui domine la ville d'Osh et la Vallée de la Ferghana est le seul site classé à l'UNESCO du pays. On peut y randonner et bénéficier du panorama.Tian Shan : classée à l'UNESCO côté chinois, la haute chaîne de montagnes de l'est offre de magnifiques paysages et surtout d'innombrables possibilités de randonnées à pied ou à cheval, de ski, de même que d'alpinisme. Sa faune (loups, ours, oiseaux...) et sa flore y sont également très riches.Vallée d'Altyn Arashan : une zone de montagnes et de sources chaudes du nord-ouest où il est possible de randonner.3- Le plus apprécié...
Lac Issyk Kul; Pamir; Parc national d'Ala Archa; Tian Shan; Vallée de la Ferghana.
- © VoyageForum -
Bonjour à tous,
Nous partons à 2 amis début août pendant 2 semaines dans ce superbe pays. Nous souhaitons partir avec nos propres moyens et voyager en transport en commun et faire les activités nous mêmes ou éventuellement faire appel à des agences locales pour certains treks, si nécessaire.
Notre itinéraire (grossièrement) : Bishkek, Karakol (trek Ala Kul), Barskoon ou Bokonbaevo, Kotchkor (randonnée équestre), Lac Son Kol, Naryn et retour à Bishkek.
J'ai eu des avis divergents autour de moi et du coup je préfère faire appel à votre expérience.
1) Est-ce possible de voyager facilement sans le faire via un circuit organisé de 2 semaines ? Si nous le faisons seul, peut-on voyager en transport en commun sans louer de voiture ? Ou est-ce vraiment galère ? J'ai l'impression qu'il y a pas mal de transport en bus entre les villes de mon itinéraire (ci-dessus). Pouvez-vous me le confirmer ?
2) Dans les villes est-ce possible de trouver des personnes (agences ou locaux) qui peuvent organiser des activités à la journée, voire nous véhiculer pour sortir facilement des villes ?
3) Trek à Karakol : - Quel trek recommandez-vous sur 3 jours ? - Est-ce simple d'effectuer un trek par nos propres moyens ? Recommandez-vous de recourir à un guide pour un trek de 3 jours ? A une agence locale ? - Lorsque je suis allé sur le site visitkarakol.com j'ai trouvé les prix très élevés (à partir de 638$ pour 3J/2N). Est-ce les prix sur place également ?
4) Kotchkor - Même question que pour le trek à Karakol : est-ce possible de recourir à des agences sur place ? Faut-il réserver en avance ou alors il est possible de gérer sur place en arrivant en août ? - Quelle est la meilleure rando pour aller vers Son Kul ? - Est-ce mieux de partir de Kotchkor ou de Naryn pour aller vers Son Kul ?
Merci pour tous vos precieux conseils.
Bonne journée à tous,
Jean-Philippe
Nous partons à 2 amis début août pendant 2 semaines dans ce superbe pays. Nous souhaitons partir avec nos propres moyens et voyager en transport en commun et faire les activités nous mêmes ou éventuellement faire appel à des agences locales pour certains treks, si nécessaire.
Notre itinéraire (grossièrement) : Bishkek, Karakol (trek Ala Kul), Barskoon ou Bokonbaevo, Kotchkor (randonnée équestre), Lac Son Kol, Naryn et retour à Bishkek.
J'ai eu des avis divergents autour de moi et du coup je préfère faire appel à votre expérience.
1) Est-ce possible de voyager facilement sans le faire via un circuit organisé de 2 semaines ? Si nous le faisons seul, peut-on voyager en transport en commun sans louer de voiture ? Ou est-ce vraiment galère ? J'ai l'impression qu'il y a pas mal de transport en bus entre les villes de mon itinéraire (ci-dessus). Pouvez-vous me le confirmer ?
2) Dans les villes est-ce possible de trouver des personnes (agences ou locaux) qui peuvent organiser des activités à la journée, voire nous véhiculer pour sortir facilement des villes ?
3) Trek à Karakol : - Quel trek recommandez-vous sur 3 jours ? - Est-ce simple d'effectuer un trek par nos propres moyens ? Recommandez-vous de recourir à un guide pour un trek de 3 jours ? A une agence locale ? - Lorsque je suis allé sur le site visitkarakol.com j'ai trouvé les prix très élevés (à partir de 638$ pour 3J/2N). Est-ce les prix sur place également ?
4) Kotchkor - Même question que pour le trek à Karakol : est-ce possible de recourir à des agences sur place ? Faut-il réserver en avance ou alors il est possible de gérer sur place en arrivant en août ? - Quelle est la meilleure rando pour aller vers Son Kul ? - Est-ce mieux de partir de Kotchkor ou de Naryn pour aller vers Son Kul ?
Merci pour tous vos precieux conseils.
Bonne journée à tous,
Jean-Philippe
Bonjour,
je pars du 26 juillet au 10 Août au Kirghizistan avec mon fils agé de 13 ans. Nous n'avons jamais fait de cheval, est-ce un problème pour les treks à dos de cette bébête ? J'ai une aversion maladive pour les autoroutes de vacanciers à la queue leuleu, y'a t'il des coins à éviter pour s'épargner ça ? Pourriez-vous m'indiquer en 14 jours pleins sur place ce qui est réalisable? Merci d'avance
je pars du 26 juillet au 10 Août au Kirghizistan avec mon fils agé de 13 ans. Nous n'avons jamais fait de cheval, est-ce un problème pour les treks à dos de cette bébête ? J'ai une aversion maladive pour les autoroutes de vacanciers à la queue leuleu, y'a t'il des coins à éviter pour s'épargner ça ? Pourriez-vous m'indiquer en 14 jours pleins sur place ce qui est réalisable? Merci d'avance
Bonjour à tous,
Nous partons pour 15 jours au Kirghizistan et j'aimerai avoir un peu de feedback quant à notre périple. Nous aimerions alterner visites de ptts villages, découverte des coutumes locales et trekking marche/cheval. Le parcours ci-dessous est-il réalisable sans se presser? Y a-t-il des spots que nous avons oublié ?
Dimanche 4 sept : arrivée sur Bishkek vers 13h et visite. Connaissez-vous un petit hôtel, chambre d'hôte pour passer notre 1ère nuit ? Votre avis sur la Sakura guesthouse ? Lundi 5 sept :Bishkek - Canyon de Boom - Pétroglyphes - Chopton Ata Mardi 6 sept : Chopton Ata - Karakol Mercredi 7 - vendredi 9 sept : Trek de 3 jours (col d'Alacol, Altyn Arashan, sources d'eau chaude) : d'autres idées de trek ? Samedi 10 sept : Karakol - Jety Oguz - Dolima Svetov Dimanche 11 sept : Jety Oguz - Bokanbayevo - Kochkor Lundi 12 sept : trek de Kochkor à Kol Ukok Mardi 13 - jeudi 15 sept : trek de 3 jours en partant de Kyzart (idées de trek ? possible de louer des chevaux ?) Vendredi 16 sept : Kochkor - Ala Archa Samedi 17 sept : Bishkek.
Un grand merci pour votre aide.
Nous partons pour 15 jours au Kirghizistan et j'aimerai avoir un peu de feedback quant à notre périple. Nous aimerions alterner visites de ptts villages, découverte des coutumes locales et trekking marche/cheval. Le parcours ci-dessous est-il réalisable sans se presser? Y a-t-il des spots que nous avons oublié ?
Dimanche 4 sept : arrivée sur Bishkek vers 13h et visite. Connaissez-vous un petit hôtel, chambre d'hôte pour passer notre 1ère nuit ? Votre avis sur la Sakura guesthouse ? Lundi 5 sept :Bishkek - Canyon de Boom - Pétroglyphes - Chopton Ata Mardi 6 sept : Chopton Ata - Karakol Mercredi 7 - vendredi 9 sept : Trek de 3 jours (col d'Alacol, Altyn Arashan, sources d'eau chaude) : d'autres idées de trek ? Samedi 10 sept : Karakol - Jety Oguz - Dolima Svetov Dimanche 11 sept : Jety Oguz - Bokanbayevo - Kochkor Lundi 12 sept : trek de Kochkor à Kol Ukok Mardi 13 - jeudi 15 sept : trek de 3 jours en partant de Kyzart (idées de trek ? possible de louer des chevaux ?) Vendredi 16 sept : Kochkor - Ala Archa Samedi 17 sept : Bishkek.
Un grand merci pour votre aide.
Bonjour,
Nous sommes 4 amis à partir au Krighizstan fin avril-début mai. Nous souhaitons faire 2 randos d'environ une semaine à cheval dans des coins différents (en restant dans le nord du pays, Bishkek, Kochkor, Naryn, Karakol...) Apparemment l'accès au lac Song Kol serait bloqué par la neige à cette période. Y a-t-il d'autres moyens pour y accéder ?
Nous avons dans l'intention de contacter le CBT pour faire une rando en remontant la rivière Naryn. Avez-vous des conseils à nous donner pour cette région ?
J'ai cru comprendre que les bords du lac Issyk Kul sont un peu trop pris d'assaut par les touristes. Est-ce vraiment le cas ? Faut-il mieux chercher à réserver avant de partir ou de voir sur place le premier jour en arrivant à Bishkek ? Pour les visas, aucun souci pour les prendre à l'aéroport en arrivant ? Y a-t-il des choses à ne manquer sous aucun prétexte ?
Merci
Nous sommes 4 amis à partir au Krighizstan fin avril-début mai. Nous souhaitons faire 2 randos d'environ une semaine à cheval dans des coins différents (en restant dans le nord du pays, Bishkek, Kochkor, Naryn, Karakol...) Apparemment l'accès au lac Song Kol serait bloqué par la neige à cette période. Y a-t-il d'autres moyens pour y accéder ?
Nous avons dans l'intention de contacter le CBT pour faire une rando en remontant la rivière Naryn. Avez-vous des conseils à nous donner pour cette région ?
J'ai cru comprendre que les bords du lac Issyk Kul sont un peu trop pris d'assaut par les touristes. Est-ce vraiment le cas ? Faut-il mieux chercher à réserver avant de partir ou de voir sur place le premier jour en arrivant à Bishkek ? Pour les visas, aucun souci pour les prendre à l'aéroport en arrivant ? Y a-t-il des choses à ne manquer sous aucun prétexte ?
Merci
Bonjour a tous,
Je prépare un voyage de deux mois et demi au Kgztan et Tdktan en mode camping sauvage et randonnées à travers ces immenses espaces naturels.
Je me soucie surtout pour le début de la saison (mi avril à mi mai)...
À quelle altitude peut on camper en cette période de l année?
Je pense investir pour une tente ultra light et sac de couchage confort 0 degré.
Quelqu un à t il déjà fait ce genre de trip en cette période de l année?
Quelles endroits où vallées pouvez vous me conseiller en attendant une météo plus clémente.?
Je sais qu il serait préférable de partir un peu plus tard...mais le fait est que je continuerai mon périple en Inde (Ladakh) puis Népal.
Merci pour vos infos, suggestions et conseils matériels camping.
😉
Bonjour à tous,
Je reviens de 25 jours au Kirghizistan (du 12 Juillet au 6 Août 2014), et je me livre à un petit compte rendu, pour étoffer ce forum déjà riche en informations, dont je me suis largement servi pour préparer mon voyage. Je donnerai surtout des informations pratiques, plus que des ressentis.
Mais globalement, je peux dire que je reviens enchanté de ce voyage. Les paysages étaient magnifiques, variés, les gens accueillants, l’atmosphère dépaysante, je ne me suis jamais senti en insécurité, et j’ai trouvé qu’il était très simple d’y voyager.
Ma copine et moi sommes arrivés avec Turkish Airlines à Bichkek. On y est resté 2 jours, avant d’aller à Karakol. On a effectué un trek de 6 jours dans la région, puis on est remonté à Karakol, on a longé la rive Sud du lac Issyk Kul, nuit à Tosor, puis trajet direct jusqu’à Kochkor. De là, on est allé au Lac Song Kol, qu’on a quitté à pied pour Kara Keche (Sud-Ouest du lac), Chayek, Aral, Kyzyl Oi, Suusamyr. Enfin, de Suusamyr, on est allé au Sud du col d’Ala Archa, et on a rejoint Bichkek en un trek de 3 jours.
TRANSPORTS
On a trouvé qu’il était très simple de se déplacer. Il y a pas mal de minibus pour relier les villes, et les taxis sont nombreux en ville. Ils sont de plus assez bon marché (environ 150 soms la course de taxi à Bichkek, 400-500 pour relier l’aéroport à la ville). On a fait du stop à plusieurs reprises, ça marchait bien. Une minorité des conducteurs nous ont demandé des sous pour le service rendu. Les fois où on a voulu aller dans des zones reculées, on a trouvé sans mal un taxi (pour aller de Suusamyr au Sud du canyon d’Ala Archa (50 km, 1500 soms), et pour aller de Kochkor au village de Kyzart (1800 soms)).
CHEVAL
Deux fois, on a voulu louer des chevaux, et ça a été simple à chaque fois. - La première fois, au Sud de Jetti Oghuz, on a demandé dans une yourte au hasard, et ils ont été OK (400 soms/pers pour 3h, avec guide). - La 2e fois, au village de Kyzart (pas au col, au village), même chose. Pour 2 jours de cheval (un pour rejoindre le lac Song Kol, un pour en faire le tour d’Est en Ouest), avec guide, on a payé 2750 soms par personne (le CBT nous proposait des pris 1,5 fois plus cher pour la même offre). A noter qu’on était 4 pour cette rando. On dormait dans nos tentes, et on avait notre propre nourriture, qu’on partageait avec le guide le midi (le soir il mangeait et dormait en yourte). On avait 6 chevaux : 4 pour nous, un pour le guide, et un pour porter nos 4 sacs de 20 kg chacun.
RANDONNEE
Comme signalé sur le forum, à Bichkek, on trouve des cartes (magasin Geoid, pas facile à trouver, j’ai acheté des cartes qui coutaient entre 200 et 400 soms chacune), et des bouteilles de gaz (Red Fox, 500 soms). On a vu par la suite les mêmes bouteilles de gaz à 200 ou 300 soms au CBT de Karakol. J’avais téléchargé toutes les cartes du KG du site http://maps.vlasenko.net/soviet-military-topographic-map/ , et les avais mises sur ma tablette. Elles ne sont plus à jour, et sont en cyrillique, mais c’est mieux que rien. Les cartes de Geoid sont d’ailleurs souvent identiques à celles-ci.
Notre 1ère rando partait de Jetti Oghuz (au Sud-Ouest de Karakol), et se terminait à Teploklyuchenka (à l’Est de Karakol), en passant par le col de Teleti, le lac d’Ala Kol et Altyn Arashan. On l’a fait en 6 jours, mais c’est possible en 5. Jour 1 : départ de Jetti Oghuz, le sentier suit une piste large où pas mal de 4x4 nous doublaient. On a dépassé un gros camp de yourtes, on a continué à monter un peu, et on a planté la tente à une intersection de vallée. C’était une toute petite journée de marche. Jour 2 : le matin, on a loué deux chevaux dans une yourte, en s’adressant directement aux habitants. On a payé 400 soms par personne pour cheval + guide, rando de 3 heures. L’aprem, on a marché jusqu’au pied du col de Telety. Là aussi, on a peu marché dans la journée, on aurait pu faire les deux premiers jours en 1. Jour 3 : camp de base de Telety – Camp dans la vallée de Karakol. Attention, depuis le col de Telety, on commence par descendre rive gauche du torrent, puis il faut traverser et finir rive droite ! Un chemin continue rive gauche mais descend très très raide. Jour 4 : camp dans la vallée de Karakol – Lac Ala Kol. Trois jours avant notre passage (mi-Juillet donc), il y avait apparemment une tempête de neige. Pour nous, c’était grand soleil. Jour 5 : Lac Ala Kol – Altyn Arashan. A Altyn Arashan, on vous propose des bains chauds dans des baraques en bois (il paraît que c’est bof, et c’est payant). Sinon, depuis le village, montez la piste vers le Nord, puis après quelques centaines de mètres, bifurquez à gauche, sur un chemin qui longe la rivière. Après environ 20 minutes de marche depuis le village, on arrive à une sorte de baignoire en hauteur, où l’eau est chaude. Jour 6 : Altyn Arashan – Teploklyuchenka. Une longue piste défoncée. On a dû marcher 3 heures sans croiser une voiture, puis la première à nous doubler nous a ramené à Karakol.
Notre 2e rando : joindre la rive Ouest du lac de Song Kol au col de Kara Keche. 20 à 25 km de steppe, tout plat, tout droit. Assez monotone, mais très drôle car inhabituel. Quelques yourtes en chemin, où les habitants nous ont parfois proposé thé et kumys.
3e rando : de Suusamyr, on a pris un taxi pour nous amener 50 km à l’Est, au Sud du col d’Ala Archa (2300m d’altitude). Jour 1 : remontée de la vallée vers le Nord, rive Ouest d’abord, puis rive Est. Campement à 3100m. Jour 2 : franchissement du col d’Ala Archa (3900m). Beaucoup de pierriers dans la montée, pas très agréable, mais un joli lac. Du col, on n’a pas vu de chemin pour redescendre sur la face Nord, car c’était un glacier. On a passé des heures dans un amas de roches, vraiment pas agréable, mais on aurait peut-être pu trouver un meilleur passage. Jour 3 : redescente de la vallée. On a suivi la piste principale (ancienne piste 4x4 ?), rive Ouest d’abord, puis rive Est. Mais à un certain point, elle était coupée par des torrents infranchissables. On a du remonter la rivière, repasser rive Ouest, et un chemin permet de la descendre jusqu’au bout, mais il traverse encore quelques pierriers. Moralité : restez rive Ouest tout le long ! Une fois à l’hôtel d’Ala Archa, il y avait des centaines de voitures, on est rentré en stop sans problème.
Pour l’eau, on n’a jamais trop eu de problèmes, sauf à l’Ouest du lac Song Kol où c’était vraiment très sec (on devait prendre de l’eau dans le lac, au milieu des bouses). Micropur indispensable !
Pour la nourriture, on n’a pas forcément le choix. Le magasin Caravan de Karakol proposait pas mal de truc sympas en rando (confiture en sachets, charcuterie, fruits sec etc.).
Niveau neige et climat, on était quasiment toujours entre 3000 et 4000m, et on n’a vu des flocons qu’une fois. Il n’a pas trop plu. On n’a presque pas eu à marcher dans la neige. La nuit, on avait des duvets synthétiques confort 1°C (Cat’s Meow), et ça suffisait, même s’il ne faisait pas très chaud.
HEBERGEMENT
A Bichkek, on a dormi 5 nuits dans la Sakura’s Guesthouse, 1100 soms la chambre double. C’est pas mal. A Karakol, Teskey Guesthouse, 1000 soms la chambre double avec petit déj, tout à fait correct. Puis Turkestan Yurt Camp, je dirais 350 soms/pers mais j’en suis plus sûr. Les trois endroits cités ci-dessus possèdent connexion Wifi, coin pour cuisiner, salle commune… A Tosor, on a dormi dans un camp de yourtes au bord du lac, le cadre était super, très reposant !
Le reste du temps, on a dormi « chez l’habitant ». Des fois, c’était chez des gens habitués à héberger, des fois par des gens rencontrés comme ça (en faisant du stop par exemple). Dans tous les cas, on a été très bien reçu, on partageait les repas avec la famille, c’était super. Il fallait compter environ 500 soms/pers la nuit avec petit déj, et 250 soms par repas (déjeuner, diner). Chez des gens non habitués à héberger, ça pouvait être deux fois moins cher (mais plus spartiate, du genre douche à la rivière).
On a aussi souvent été invités à boire le thé ou le kumys, par des gens à côté de chez qui on passait, des gens qui nous prenaient en stop etc. A refaire, j’aurais pris des trucs de France pour les partager (caramels, bonbons, biscuits, crème de marron, que sais-je !).
SECURITE
Jamais eu de problème de ce côté-là.
ARGENT
On a vu des distributeurs de billets à Bichkek et Karakol, mais il n’y en a pas partout, il faut être prévoyant ! Comme vous l’avez vu, la vie n’est pas très chère, on a dépensé environ 12 €/jour/pers là-bas (tout compris : nourriture, transports, chevaux, hébergement etc), mais on se contentait d’un confort très limité.
A Bichkek, et autour de Karakol (y compris dans notre rando), on a croisé pas mal de touristes (enfin, c’est pas non plus l’autoroute !). Dans la suite par contre (Tosor, Ouest du Song Kol, Aral, Kyzyl Oi, Suusamyr, Ala Archa…), on pouvait passer une semaine sans en voir un seul.
Ce qui a été agréable dans ce voyage, c’est la possibilité de partir un peu au hasard avec son sac à dos et son matériel de rando (à condition de prévoir assez de provisions, évidemment), de combiner marche et autostop, de dormir chez l’habitant si le soleil se couche alors qu’on est dans un village, ou en tente sinon, bref, de pouvoir aller de paysage en paysage et de rencontre en rencontre sans trop planifier. Ceci dit, ce mode de voyage fonctionnerait sans doute moins bien dans des zones plus désertiques du pays…
J’oublie certainement de dire beaucoup de choses, mais vous pouvez me contacter si vous avez une question ! Après seulement 25 jours là-bas, je ne prétends pas bien connaître le pays, mais je ferai de mon mieux pour vous répondre !
A plus,
Florent
Je reviens de 25 jours au Kirghizistan (du 12 Juillet au 6 Août 2014), et je me livre à un petit compte rendu, pour étoffer ce forum déjà riche en informations, dont je me suis largement servi pour préparer mon voyage. Je donnerai surtout des informations pratiques, plus que des ressentis.
Mais globalement, je peux dire que je reviens enchanté de ce voyage. Les paysages étaient magnifiques, variés, les gens accueillants, l’atmosphère dépaysante, je ne me suis jamais senti en insécurité, et j’ai trouvé qu’il était très simple d’y voyager.
Ma copine et moi sommes arrivés avec Turkish Airlines à Bichkek. On y est resté 2 jours, avant d’aller à Karakol. On a effectué un trek de 6 jours dans la région, puis on est remonté à Karakol, on a longé la rive Sud du lac Issyk Kul, nuit à Tosor, puis trajet direct jusqu’à Kochkor. De là, on est allé au Lac Song Kol, qu’on a quitté à pied pour Kara Keche (Sud-Ouest du lac), Chayek, Aral, Kyzyl Oi, Suusamyr. Enfin, de Suusamyr, on est allé au Sud du col d’Ala Archa, et on a rejoint Bichkek en un trek de 3 jours.
TRANSPORTS
On a trouvé qu’il était très simple de se déplacer. Il y a pas mal de minibus pour relier les villes, et les taxis sont nombreux en ville. Ils sont de plus assez bon marché (environ 150 soms la course de taxi à Bichkek, 400-500 pour relier l’aéroport à la ville). On a fait du stop à plusieurs reprises, ça marchait bien. Une minorité des conducteurs nous ont demandé des sous pour le service rendu. Les fois où on a voulu aller dans des zones reculées, on a trouvé sans mal un taxi (pour aller de Suusamyr au Sud du canyon d’Ala Archa (50 km, 1500 soms), et pour aller de Kochkor au village de Kyzart (1800 soms)).
CHEVAL
Deux fois, on a voulu louer des chevaux, et ça a été simple à chaque fois. - La première fois, au Sud de Jetti Oghuz, on a demandé dans une yourte au hasard, et ils ont été OK (400 soms/pers pour 3h, avec guide). - La 2e fois, au village de Kyzart (pas au col, au village), même chose. Pour 2 jours de cheval (un pour rejoindre le lac Song Kol, un pour en faire le tour d’Est en Ouest), avec guide, on a payé 2750 soms par personne (le CBT nous proposait des pris 1,5 fois plus cher pour la même offre). A noter qu’on était 4 pour cette rando. On dormait dans nos tentes, et on avait notre propre nourriture, qu’on partageait avec le guide le midi (le soir il mangeait et dormait en yourte). On avait 6 chevaux : 4 pour nous, un pour le guide, et un pour porter nos 4 sacs de 20 kg chacun.
RANDONNEE
Comme signalé sur le forum, à Bichkek, on trouve des cartes (magasin Geoid, pas facile à trouver, j’ai acheté des cartes qui coutaient entre 200 et 400 soms chacune), et des bouteilles de gaz (Red Fox, 500 soms). On a vu par la suite les mêmes bouteilles de gaz à 200 ou 300 soms au CBT de Karakol. J’avais téléchargé toutes les cartes du KG du site http://maps.vlasenko.net/soviet-military-topographic-map/ , et les avais mises sur ma tablette. Elles ne sont plus à jour, et sont en cyrillique, mais c’est mieux que rien. Les cartes de Geoid sont d’ailleurs souvent identiques à celles-ci.
Notre 1ère rando partait de Jetti Oghuz (au Sud-Ouest de Karakol), et se terminait à Teploklyuchenka (à l’Est de Karakol), en passant par le col de Teleti, le lac d’Ala Kol et Altyn Arashan. On l’a fait en 6 jours, mais c’est possible en 5. Jour 1 : départ de Jetti Oghuz, le sentier suit une piste large où pas mal de 4x4 nous doublaient. On a dépassé un gros camp de yourtes, on a continué à monter un peu, et on a planté la tente à une intersection de vallée. C’était une toute petite journée de marche. Jour 2 : le matin, on a loué deux chevaux dans une yourte, en s’adressant directement aux habitants. On a payé 400 soms par personne pour cheval + guide, rando de 3 heures. L’aprem, on a marché jusqu’au pied du col de Telety. Là aussi, on a peu marché dans la journée, on aurait pu faire les deux premiers jours en 1. Jour 3 : camp de base de Telety – Camp dans la vallée de Karakol. Attention, depuis le col de Telety, on commence par descendre rive gauche du torrent, puis il faut traverser et finir rive droite ! Un chemin continue rive gauche mais descend très très raide. Jour 4 : camp dans la vallée de Karakol – Lac Ala Kol. Trois jours avant notre passage (mi-Juillet donc), il y avait apparemment une tempête de neige. Pour nous, c’était grand soleil. Jour 5 : Lac Ala Kol – Altyn Arashan. A Altyn Arashan, on vous propose des bains chauds dans des baraques en bois (il paraît que c’est bof, et c’est payant). Sinon, depuis le village, montez la piste vers le Nord, puis après quelques centaines de mètres, bifurquez à gauche, sur un chemin qui longe la rivière. Après environ 20 minutes de marche depuis le village, on arrive à une sorte de baignoire en hauteur, où l’eau est chaude. Jour 6 : Altyn Arashan – Teploklyuchenka. Une longue piste défoncée. On a dû marcher 3 heures sans croiser une voiture, puis la première à nous doubler nous a ramené à Karakol.
Notre 2e rando : joindre la rive Ouest du lac de Song Kol au col de Kara Keche. 20 à 25 km de steppe, tout plat, tout droit. Assez monotone, mais très drôle car inhabituel. Quelques yourtes en chemin, où les habitants nous ont parfois proposé thé et kumys.
3e rando : de Suusamyr, on a pris un taxi pour nous amener 50 km à l’Est, au Sud du col d’Ala Archa (2300m d’altitude). Jour 1 : remontée de la vallée vers le Nord, rive Ouest d’abord, puis rive Est. Campement à 3100m. Jour 2 : franchissement du col d’Ala Archa (3900m). Beaucoup de pierriers dans la montée, pas très agréable, mais un joli lac. Du col, on n’a pas vu de chemin pour redescendre sur la face Nord, car c’était un glacier. On a passé des heures dans un amas de roches, vraiment pas agréable, mais on aurait peut-être pu trouver un meilleur passage. Jour 3 : redescente de la vallée. On a suivi la piste principale (ancienne piste 4x4 ?), rive Ouest d’abord, puis rive Est. Mais à un certain point, elle était coupée par des torrents infranchissables. On a du remonter la rivière, repasser rive Ouest, et un chemin permet de la descendre jusqu’au bout, mais il traverse encore quelques pierriers. Moralité : restez rive Ouest tout le long ! Une fois à l’hôtel d’Ala Archa, il y avait des centaines de voitures, on est rentré en stop sans problème.
Pour l’eau, on n’a jamais trop eu de problèmes, sauf à l’Ouest du lac Song Kol où c’était vraiment très sec (on devait prendre de l’eau dans le lac, au milieu des bouses). Micropur indispensable !
Pour la nourriture, on n’a pas forcément le choix. Le magasin Caravan de Karakol proposait pas mal de truc sympas en rando (confiture en sachets, charcuterie, fruits sec etc.).
Niveau neige et climat, on était quasiment toujours entre 3000 et 4000m, et on n’a vu des flocons qu’une fois. Il n’a pas trop plu. On n’a presque pas eu à marcher dans la neige. La nuit, on avait des duvets synthétiques confort 1°C (Cat’s Meow), et ça suffisait, même s’il ne faisait pas très chaud.
HEBERGEMENT
A Bichkek, on a dormi 5 nuits dans la Sakura’s Guesthouse, 1100 soms la chambre double. C’est pas mal. A Karakol, Teskey Guesthouse, 1000 soms la chambre double avec petit déj, tout à fait correct. Puis Turkestan Yurt Camp, je dirais 350 soms/pers mais j’en suis plus sûr. Les trois endroits cités ci-dessus possèdent connexion Wifi, coin pour cuisiner, salle commune… A Tosor, on a dormi dans un camp de yourtes au bord du lac, le cadre était super, très reposant !
Le reste du temps, on a dormi « chez l’habitant ». Des fois, c’était chez des gens habitués à héberger, des fois par des gens rencontrés comme ça (en faisant du stop par exemple). Dans tous les cas, on a été très bien reçu, on partageait les repas avec la famille, c’était super. Il fallait compter environ 500 soms/pers la nuit avec petit déj, et 250 soms par repas (déjeuner, diner). Chez des gens non habitués à héberger, ça pouvait être deux fois moins cher (mais plus spartiate, du genre douche à la rivière).
On a aussi souvent été invités à boire le thé ou le kumys, par des gens à côté de chez qui on passait, des gens qui nous prenaient en stop etc. A refaire, j’aurais pris des trucs de France pour les partager (caramels, bonbons, biscuits, crème de marron, que sais-je !).
SECURITE
Jamais eu de problème de ce côté-là.
ARGENT
On a vu des distributeurs de billets à Bichkek et Karakol, mais il n’y en a pas partout, il faut être prévoyant ! Comme vous l’avez vu, la vie n’est pas très chère, on a dépensé environ 12 €/jour/pers là-bas (tout compris : nourriture, transports, chevaux, hébergement etc), mais on se contentait d’un confort très limité.
A Bichkek, et autour de Karakol (y compris dans notre rando), on a croisé pas mal de touristes (enfin, c’est pas non plus l’autoroute !). Dans la suite par contre (Tosor, Ouest du Song Kol, Aral, Kyzyl Oi, Suusamyr, Ala Archa…), on pouvait passer une semaine sans en voir un seul.
Ce qui a été agréable dans ce voyage, c’est la possibilité de partir un peu au hasard avec son sac à dos et son matériel de rando (à condition de prévoir assez de provisions, évidemment), de combiner marche et autostop, de dormir chez l’habitant si le soleil se couche alors qu’on est dans un village, ou en tente sinon, bref, de pouvoir aller de paysage en paysage et de rencontre en rencontre sans trop planifier. Ceci dit, ce mode de voyage fonctionnerait sans doute moins bien dans des zones plus désertiques du pays…
J’oublie certainement de dire beaucoup de choses, mais vous pouvez me contacter si vous avez une question ! Après seulement 25 jours là-bas, je ne prétends pas bien connaître le pays, mais je ferai de mon mieux pour vous répondre !
A plus,
Florent
Retour de voyage du Kirghizistan et du Kazakhstan, septembre et octobre 2016
Bonjour à tous, voici mon retour de voyage de ces deux pays que je n’ai pas fait en entier faute de temps mais cela devrait vous donner des infos récentes.
Kirghizistan.
Arrivé à Osh le 22 septembre en pleine nuit. Formalités e bagages assez longues pour un si petit aéroport. Dans la mesure du possible essayez d’arranger votre transport de l’aéroport à votre hébergement. Pour l’hébergement, fuyez la Osh Guesthouse. Elle est peut etre assez bien située mais ca n’en vaut pas la peine. J’ai eu l’impression que les gens ne réinvestissent pas un som dans leur business. Hostel qui se situe ni plus ni moins dans un hlm tout pourri. J’ai passez quelques heures la bas pour dormir un peu. Le dortoir c’est du n’importe quoi. Ce n’est même pas qu’il n’y a pas de porte, il n’y a pas de mur !! le dortoir est ouvert aux quatre vents, un simple rideau transparent pour le séparer du couloir, aucune intimité, tout le bruit en dobly suround et impossible alors de se débarrasser des moustiques. Préférez et de loin le Biy Ordo. Ok, il est situé à peine en périphérie mais ca en vaut la peine. Le gérant est très bien. L’établissement est de très bonne qualité, fonctionnel, pas plus cher que les autres hostels. C’est propre, neuf. Y ‘a un arrêt de bus juste à la sortie de l’hostel pour rejoindre le bazar en moins de dix minutes. Il y a quelques magasins en face et un restaurant à moins de cinq minutes à pieds sur la route principale. Petit dejeuner inclus en plus. Ils vous arrangent le transport à Bishkek en transport privé à partager. Comptez 1200 soms en voiture 4 places pour 10/11 heures de voyages. Demandez Ernes en chauffeur. Très sympa, bonne conduite, il nous a déposé la ou on voulait en plus sans rien demander et nous a offert du melon.
Je suis parti le 22 pour Sary-Mogul en marshroutka pour à peu prêt 300 soms. Comptez 4h30 à 5 heures de route. Beaux paysages. A Sary-Mogul, vous avez le choix entre 3 guesthouses qui sont à peu près du même genre (lits durs, couvertures jamais lavées..) La Lenin Peak guesthouse est un peu excentrée, preferez celle du CBT et demandez à parler à Abdish, le responsable, il parle anglais et vous organise tout. Le 23 j’ai pris une rando en direction du pic Lenine à 7134 m. C’est une randonnée assez facile mais si vous êtes tout seul comme moi, vous devrez payer le transport tout seul et éventuellement un guide. J’ai pris un guide tout simplement car on est loin de tout et si jamais il arrivait un quelconque accident cela pourrait être très ennuyeux vu la distance vous séparant de Sary-Mogul. Le déplacement depuis Osh en vaut la peine vu les paysages qu’on traverse et qui nous attendent sur place. Sur Osh, je suis resté une grosse journée pour visiter la ville, la colline Suleyman-Too, la place avec la statue de Lenine où vous verrez des mariages dans le parc à coté. Le marché est sympa, il y a du choix. Vous pourrez acheter les fameux chapeaux kirghizes, les ak-kalpaks pour 2 euros. Comme dans toutes les villes vous trouverez des rues Lenine, des statues, des affiches célébrant la victoire lors de la seconde guerre mondiale.
Je repars autour de 9h de Osh avec un chauffeur privé pour Bishkek (environs 10 heures de route). Il y a plusieurs possibilités. Selon votre nombre de personnes, votre porte-monnaie et le degré de confort. J’ai pris une voiture avec 4 places (nous étions que 3 finalement). Le cout était de 1200 som (16 euros). Pas cher payé vu la distance. La route est très intéressante, beaucoup de paysages différents. On longe au début la frontière ouzbèke. On passe des cols. A faire en tout cas. A Bishkek, je me suis arrêté à l’hostel Apple situé à la gare de bus. Idéalement situé, il donne directement sur la gare. Pas forcément bruyant en plus. Le staff était très sympa, les chambres sont biens et ce n’est pas cher. Je me suis renseigné si les camps de yourtes étaient toujours au lac Song-Kul. Comme nous étions déjà en fin de saison il vaut mieux vérifier plusieurs fois. En effet, fin septembre pratiquement il y avait encore des yourtes et très peu de touristes.
Je m’organise donc pour partir le lendemain avec un bus pour Kotchkor en attendant gentiment qu’il se remplisse. Le cout du trajet était de 200 soms. A Kotchkor je suis allé au CBT local pour organiser mon séjour. N’ayant pas énormément de temps il fallait que je prenne un véhicule avec chauffeur qui restera lui aussi dormir au lac. Parlant russe, cela me facilite beaucoup la tache et est très utile pour communiquer avec les gens. Ainsi, étant absolument tout seul dans la yourte j’ai pu partager quelques moments sympas avec la propriétaire. Les paysages sur la route pour monter au lac et au lac sont très beaux, je ne regrette pas mon séjour express. Le soir il faut par contre très froid !!! Le thermomètre passe en dessous de zéro dehors et les toilettes sont bel et bien à l’extérieur à 70 mètres. La yourte est chauffée certes mais quand il n’y a plus de combustible, ca redevient vite très froid. Il y a aussi de l’électricité (de la lumière) dans la yourte. Il faut convenir d’une heure où l’électricité sera coupée. Pour ce qui est de la literie, disons qu’elle est constituée de matelas et couettes certainement rarement lavés vu l’emplacement. Mais avec le froid qu’il fait, on est content de les avoir pour soi tout seul…En gros j’ai dormi habillé, dans mon sac de couchage, et avec 4-5 couettes. Les repas sont convenables par contre apportez votre propre pain, il est vite dure.
Le lendemain je repars pour Kotchkor avec mon chauffeur puis de la bas, direction via la partie nord du lac Issyk-kul pour Karakol (environs 6-7 heures au total encore depuis le lac Song-Kul). Arrivée à Karakol en fin d’après-midi, je me suis rendu à l’hostel où je comptais rester mais il était déjà complet. C’est pas plus mal, il était excentré. J’ai trouvé le Neofit, hotel dans une grande maison de type russe et détenue par un russe. Parfait, juste à coté du musée et en plein centre. Mieux vaut chercher un hébergement situé au centre ville de Karakol sinon c’est au moins 15-20 minutes de marche parfois pour rejoindre le centre ville. Ne restant que deux jours, je vais donc faire deux sorties à la journée.
Je pars le lendemain pour Jeti-Oghuz avec ses formations montagneuses de couleur rouge. Départ à nouveau en taxi. Toujours tout seul. La ballade est sympa, le long de la rivière. Pour le retour j’ai décidé d’attendre à l’entrée du parc si un taxi se présentait sinon demander à la première voiture redescendant de me prendre. J’ai pu partager un taxi cette fois-ci avec un couple francophone. Beaucoup de Français rencontrés, d’après les locaux, il y a à peu près 50% de Français parmi les touristes au Kirghizistan.
Le deuxième jour c’est Altyn Arashan avec ses 15 km. 5h de marche d’après le Lonely Planet , 4h d’après le patron de mon hôtel. J’ai pu le faire en 3h de temps. La ballade est très belle. On est tout seul presque tout le temps. On croise quelques personnes, des touristes ayant campé la haut et qui redescendent. La route est parfois vraiment impraticable mais j’ai vu quelques rares véhicules s’y aventurer. La dernière partie de la randonnée est un peu plus dure, ça monte bien. Puis on arrive au sommet avec la vue sur la vallée et les hébergements en contrebas. Je m’y suis dirigé afin de voir si je pouvais négocier éventuellement le retour avec un camion de touristes. Oui, j’ai oublié de préciser que j’ai eu quelques soucis gastriques l’avant-veille du à un resto à proximité de mon hôtel, pourtant bien sous tout rapport. Arrivé à un hostel-resto, j’ai pu manger sur place et j’ai demandé finalement au patron de me redescendre moyennant finance car il allait en ville également. Il m’a proposé de faire les thermes, que j’ai accepté sans problème. Il donne la cléf et après on est tout seul dans le bain. Les bains se situent près de la rivière et ce n’est qu’une cabane. Ca fait du bien en tout cas. Et forcément après on a encore moins envie de revenir à pieds. Le retour en jeep (32 ans d’âge le véhicule quand même) était assez chaotique, le Lonely Planet disait vrai sur cette route. J’ai passé une heure et quart crispé afin de ne pas sauter au plafond. En tout cas cela m’a économisé du temps c’est sur.
Je prends un bus de nuit pour Bishkek. Arrivé super tôt je pars donc me coucher. Il fait mauvais sur la capitale. Je pars visiter la ville avec ses monuments, la maison natale de Frunze, révolutionnaire de 1917, la statue de Lenine, le parc, un musée d’art avec une exposition intéressante sur les textiles. Jai fait un tour au grand marché afin de trouver mon instrument de musique, le komuz, instrument à trois cordes. Prix40 euros pour avoir quelque chose qui ne soit pas un instrument juste décoratif et avec lequel on peut jouer.
Pour le dernier jour au Kirghizistan, j’ai décidé de tenter l’excursion (de nouveau tout seul) à Ala-Artcha au sud de la ville, en montagne. Le temps n’était pas génial mais il pouvait y avoir une accalmie et rester en ville ne me tentait vraiment pas. Très brumeux au début, mais ca se dégageait de temps en temps puis entièrement. Quel ne fut pas ma surprise de voir les montagnes autour de moi. J’avais opté pour la randonnée en direction de la cascade. J’ai donc pu voir les paysages, la cascade, un écureuil pas farouche… Sur le retour, presque arrivé au taxi, le temps se couvrait à nouveau et il commençait à pleuvoir. Arrivé à l’hostel, le temps de changer ses affaires, de prendre une douche et d’attendre le départ du bus pour Chymkent au Kazakhstan le soir, pratique, toujours à deux pas de l’hostel.
Départ donc en bus de nuit pour le Kazakhstan ; pas besoin de visa pour les Français si on reste moins de 15 jours. Formalités douanières sous la pluie…. Arrivée en pleine nuit à Chymkent. La gare de bus est assez loin du centre ville. Un taxi m’amène à l’hostel Shymcity, je vous conseille. Une Canadienne francophone tient l’établissement. C’est propre, très grand, très bien situé !! Je jour même je pars pour Turkestan pour visiter le point d’intérêt principal à savoir le mausolée de Khola Ahmed Yasawi en compagnie d’un canadien. Très bel ensemble architectural, à voir absolument. La ville en elle-même ne mérite pas à mon sens que l’on s’y arrête pour passer la nuit mais le déplacement vaut le détour.
Voyage en train de nuit pour Almaty depuis Chymkent. Je suis resté 5 jours sur Almaty en rayonnant depuis la ville pour visiter la région. Premier jour, visite de la ville et des principaux monuments, musées…A voir, le musée des instruments de musque. Deuxième jour, je pars sur le massif montagneux trans-illi Alatou au sud d’Almaty, où l’on trouve la station de ski de Shymbulak. Prendre le bus en ville, cela coute quasi rien. A l’arrivée, une autre navette vous emmène au niveau de la station de ski à 2260m d’altitude. Vous pourrez alors si les télésièges sont ouverts aller au sommet (ce que je n’ai pas pu faire). Sinon, faites en sorte de passer par tous les restaurants et bars et prenez la route qui est sur leur droite et qui part dans les montagnes. Vous pourrez alors faire une ballade très sympa et peu fréquentée. Vous passerez des chalets, un lieu où l’on rend hommage aux alpinistes morts.
Troisième jours, ballade au grand lac d’Almaty qui se situe également dans le sud de la ville. On peut y accéder par bus également puis il faudra prendre un transport privé à partager pour arriver au lac même. Les plus courageux pourront continuer jusqu’à une ancienne station météo. Le lac est très beau mais son accès est réglementé. On ne peut pas s’approcher de la rive, des gardes frontières sont présents. Cependant, la vue qu’on a depuis le parking et en redescendant est très belle. Attention, pour le retour, soit vous vous êtes donnés rdv avec votre chauffeur, soit il faudra redescendre à pied ou tentez le stop pour arriver à la station de bus voir si votre chauffeur qui vous a pris en stop vous rapproche d’Almaty.
Dernier jour, départ pour le canyon de Charyn. Il se trouve à 200km d’Almaty. Il est long de 80km. Cependant juste une petite partie est visitable facilement. Pour y accéder soit prenez un bus pour l’est et demander à sortir au croisement où il vous restera plusieurs km (sur du plat) à faire avant d’atteindre le canyon en lui-même. Sinon, prenez le bus touristique (vous pouvez acheter les places soit par votre hôtel soit au bureau d’informations touristiques). On vous indiquera les détails de la sortie. Vous n’êtes pas obligé de faire la ballade avec tout le groupe. Soyez juste au rdv pour le retour. Le canyon présente de très belles formations. Vous arriverez ensuite à la rivière elle-même. Ici vous trouverez des possibilités d’hébergement, un resto-bar. Les couleurs de la rivière qui coupent avec les montagnes arides sont splendides. De là vous ne pourrez plus vraiment continuer. En remontant la rivière sur votre droite quand vous êtes face à la rivière vous pourrez continuer un peu mais je ne suis pas aller bien loin. Une autre possibilité pour donner plus de sensation à votre parcours, vous pourrez apercevoir une pente depuis le bar où il est possible de monter. Vous aurez une très belle vue. Continuer donc sur votre lancée. Vous apercevrez le chemin que vous avez emprunté sur votre gauche mais avec des vues différentes sur la vallée. Faites tout de même attention à ne pas trop vous approchez du bord. Vous pourrez voir de petits rongeurs couinant sur les pentes environnantes. Peu à peu vous arriverez en dehors du canyon, vous verrez d’autres passages du canyon et enfin au loin votre parking où vous pourrez reprendre votre transport ou rentrer à pieds jusqu’au croisement avec la route principale.
Le soir même en pleine nuit je reprenais mon avion pour rentrer en France via Frankfort.
Arrivé à Osh le 22 septembre en pleine nuit. Formalités e bagages assez longues pour un si petit aéroport. Dans la mesure du possible essayez d’arranger votre transport de l’aéroport à votre hébergement. Pour l’hébergement, fuyez la Osh Guesthouse. Elle est peut etre assez bien située mais ca n’en vaut pas la peine. J’ai eu l’impression que les gens ne réinvestissent pas un som dans leur business. Hostel qui se situe ni plus ni moins dans un hlm tout pourri. J’ai passez quelques heures la bas pour dormir un peu. Le dortoir c’est du n’importe quoi. Ce n’est même pas qu’il n’y a pas de porte, il n’y a pas de mur !! le dortoir est ouvert aux quatre vents, un simple rideau transparent pour le séparer du couloir, aucune intimité, tout le bruit en dobly suround et impossible alors de se débarrasser des moustiques. Préférez et de loin le Biy Ordo. Ok, il est situé à peine en périphérie mais ca en vaut la peine. Le gérant est très bien. L’établissement est de très bonne qualité, fonctionnel, pas plus cher que les autres hostels. C’est propre, neuf. Y ‘a un arrêt de bus juste à la sortie de l’hostel pour rejoindre le bazar en moins de dix minutes. Il y a quelques magasins en face et un restaurant à moins de cinq minutes à pieds sur la route principale. Petit dejeuner inclus en plus. Ils vous arrangent le transport à Bishkek en transport privé à partager. Comptez 1200 soms en voiture 4 places pour 10/11 heures de voyages. Demandez Ernes en chauffeur. Très sympa, bonne conduite, il nous a déposé la ou on voulait en plus sans rien demander et nous a offert du melon.
Je suis parti le 22 pour Sary-Mogul en marshroutka pour à peu prêt 300 soms. Comptez 4h30 à 5 heures de route. Beaux paysages. A Sary-Mogul, vous avez le choix entre 3 guesthouses qui sont à peu près du même genre (lits durs, couvertures jamais lavées..) La Lenin Peak guesthouse est un peu excentrée, preferez celle du CBT et demandez à parler à Abdish, le responsable, il parle anglais et vous organise tout. Le 23 j’ai pris une rando en direction du pic Lenine à 7134 m. C’est une randonnée assez facile mais si vous êtes tout seul comme moi, vous devrez payer le transport tout seul et éventuellement un guide. J’ai pris un guide tout simplement car on est loin de tout et si jamais il arrivait un quelconque accident cela pourrait être très ennuyeux vu la distance vous séparant de Sary-Mogul. Le déplacement depuis Osh en vaut la peine vu les paysages qu’on traverse et qui nous attendent sur place. Sur Osh, je suis resté une grosse journée pour visiter la ville, la colline Suleyman-Too, la place avec la statue de Lenine où vous verrez des mariages dans le parc à coté. Le marché est sympa, il y a du choix. Vous pourrez acheter les fameux chapeaux kirghizes, les ak-kalpaks pour 2 euros. Comme dans toutes les villes vous trouverez des rues Lenine, des statues, des affiches célébrant la victoire lors de la seconde guerre mondiale.
Je repars autour de 9h de Osh avec un chauffeur privé pour Bishkek (environs 10 heures de route). Il y a plusieurs possibilités. Selon votre nombre de personnes, votre porte-monnaie et le degré de confort. J’ai pris une voiture avec 4 places (nous étions que 3 finalement). Le cout était de 1200 som (16 euros). Pas cher payé vu la distance. La route est très intéressante, beaucoup de paysages différents. On longe au début la frontière ouzbèke. On passe des cols. A faire en tout cas. A Bishkek, je me suis arrêté à l’hostel Apple situé à la gare de bus. Idéalement situé, il donne directement sur la gare. Pas forcément bruyant en plus. Le staff était très sympa, les chambres sont biens et ce n’est pas cher. Je me suis renseigné si les camps de yourtes étaient toujours au lac Song-Kul. Comme nous étions déjà en fin de saison il vaut mieux vérifier plusieurs fois. En effet, fin septembre pratiquement il y avait encore des yourtes et très peu de touristes.
Je m’organise donc pour partir le lendemain avec un bus pour Kotchkor en attendant gentiment qu’il se remplisse. Le cout du trajet était de 200 soms. A Kotchkor je suis allé au CBT local pour organiser mon séjour. N’ayant pas énormément de temps il fallait que je prenne un véhicule avec chauffeur qui restera lui aussi dormir au lac. Parlant russe, cela me facilite beaucoup la tache et est très utile pour communiquer avec les gens. Ainsi, étant absolument tout seul dans la yourte j’ai pu partager quelques moments sympas avec la propriétaire. Les paysages sur la route pour monter au lac et au lac sont très beaux, je ne regrette pas mon séjour express. Le soir il faut par contre très froid !!! Le thermomètre passe en dessous de zéro dehors et les toilettes sont bel et bien à l’extérieur à 70 mètres. La yourte est chauffée certes mais quand il n’y a plus de combustible, ca redevient vite très froid. Il y a aussi de l’électricité (de la lumière) dans la yourte. Il faut convenir d’une heure où l’électricité sera coupée. Pour ce qui est de la literie, disons qu’elle est constituée de matelas et couettes certainement rarement lavés vu l’emplacement. Mais avec le froid qu’il fait, on est content de les avoir pour soi tout seul…En gros j’ai dormi habillé, dans mon sac de couchage, et avec 4-5 couettes. Les repas sont convenables par contre apportez votre propre pain, il est vite dure.
Le lendemain je repars pour Kotchkor avec mon chauffeur puis de la bas, direction via la partie nord du lac Issyk-kul pour Karakol (environs 6-7 heures au total encore depuis le lac Song-Kul). Arrivée à Karakol en fin d’après-midi, je me suis rendu à l’hostel où je comptais rester mais il était déjà complet. C’est pas plus mal, il était excentré. J’ai trouvé le Neofit, hotel dans une grande maison de type russe et détenue par un russe. Parfait, juste à coté du musée et en plein centre. Mieux vaut chercher un hébergement situé au centre ville de Karakol sinon c’est au moins 15-20 minutes de marche parfois pour rejoindre le centre ville. Ne restant que deux jours, je vais donc faire deux sorties à la journée.
Je pars le lendemain pour Jeti-Oghuz avec ses formations montagneuses de couleur rouge. Départ à nouveau en taxi. Toujours tout seul. La ballade est sympa, le long de la rivière. Pour le retour j’ai décidé d’attendre à l’entrée du parc si un taxi se présentait sinon demander à la première voiture redescendant de me prendre. J’ai pu partager un taxi cette fois-ci avec un couple francophone. Beaucoup de Français rencontrés, d’après les locaux, il y a à peu près 50% de Français parmi les touristes au Kirghizistan.
Le deuxième jour c’est Altyn Arashan avec ses 15 km. 5h de marche d’après le Lonely Planet , 4h d’après le patron de mon hôtel. J’ai pu le faire en 3h de temps. La ballade est très belle. On est tout seul presque tout le temps. On croise quelques personnes, des touristes ayant campé la haut et qui redescendent. La route est parfois vraiment impraticable mais j’ai vu quelques rares véhicules s’y aventurer. La dernière partie de la randonnée est un peu plus dure, ça monte bien. Puis on arrive au sommet avec la vue sur la vallée et les hébergements en contrebas. Je m’y suis dirigé afin de voir si je pouvais négocier éventuellement le retour avec un camion de touristes. Oui, j’ai oublié de préciser que j’ai eu quelques soucis gastriques l’avant-veille du à un resto à proximité de mon hôtel, pourtant bien sous tout rapport. Arrivé à un hostel-resto, j’ai pu manger sur place et j’ai demandé finalement au patron de me redescendre moyennant finance car il allait en ville également. Il m’a proposé de faire les thermes, que j’ai accepté sans problème. Il donne la cléf et après on est tout seul dans le bain. Les bains se situent près de la rivière et ce n’est qu’une cabane. Ca fait du bien en tout cas. Et forcément après on a encore moins envie de revenir à pieds. Le retour en jeep (32 ans d’âge le véhicule quand même) était assez chaotique, le Lonely Planet disait vrai sur cette route. J’ai passé une heure et quart crispé afin de ne pas sauter au plafond. En tout cas cela m’a économisé du temps c’est sur.
Je prends un bus de nuit pour Bishkek. Arrivé super tôt je pars donc me coucher. Il fait mauvais sur la capitale. Je pars visiter la ville avec ses monuments, la maison natale de Frunze, révolutionnaire de 1917, la statue de Lenine, le parc, un musée d’art avec une exposition intéressante sur les textiles. Jai fait un tour au grand marché afin de trouver mon instrument de musique, le komuz, instrument à trois cordes. Prix40 euros pour avoir quelque chose qui ne soit pas un instrument juste décoratif et avec lequel on peut jouer.
Pour le dernier jour au Kirghizistan, j’ai décidé de tenter l’excursion (de nouveau tout seul) à Ala-Artcha au sud de la ville, en montagne. Le temps n’était pas génial mais il pouvait y avoir une accalmie et rester en ville ne me tentait vraiment pas. Très brumeux au début, mais ca se dégageait de temps en temps puis entièrement. Quel ne fut pas ma surprise de voir les montagnes autour de moi. J’avais opté pour la randonnée en direction de la cascade. J’ai donc pu voir les paysages, la cascade, un écureuil pas farouche… Sur le retour, presque arrivé au taxi, le temps se couvrait à nouveau et il commençait à pleuvoir. Arrivé à l’hostel, le temps de changer ses affaires, de prendre une douche et d’attendre le départ du bus pour Chymkent au Kazakhstan le soir, pratique, toujours à deux pas de l’hostel.
Départ donc en bus de nuit pour le Kazakhstan ; pas besoin de visa pour les Français si on reste moins de 15 jours. Formalités douanières sous la pluie…. Arrivée en pleine nuit à Chymkent. La gare de bus est assez loin du centre ville. Un taxi m’amène à l’hostel Shymcity, je vous conseille. Une Canadienne francophone tient l’établissement. C’est propre, très grand, très bien situé !! Je jour même je pars pour Turkestan pour visiter le point d’intérêt principal à savoir le mausolée de Khola Ahmed Yasawi en compagnie d’un canadien. Très bel ensemble architectural, à voir absolument. La ville en elle-même ne mérite pas à mon sens que l’on s’y arrête pour passer la nuit mais le déplacement vaut le détour.
Voyage en train de nuit pour Almaty depuis Chymkent. Je suis resté 5 jours sur Almaty en rayonnant depuis la ville pour visiter la région. Premier jour, visite de la ville et des principaux monuments, musées…A voir, le musée des instruments de musque. Deuxième jour, je pars sur le massif montagneux trans-illi Alatou au sud d’Almaty, où l’on trouve la station de ski de Shymbulak. Prendre le bus en ville, cela coute quasi rien. A l’arrivée, une autre navette vous emmène au niveau de la station de ski à 2260m d’altitude. Vous pourrez alors si les télésièges sont ouverts aller au sommet (ce que je n’ai pas pu faire). Sinon, faites en sorte de passer par tous les restaurants et bars et prenez la route qui est sur leur droite et qui part dans les montagnes. Vous pourrez alors faire une ballade très sympa et peu fréquentée. Vous passerez des chalets, un lieu où l’on rend hommage aux alpinistes morts.
Troisième jours, ballade au grand lac d’Almaty qui se situe également dans le sud de la ville. On peut y accéder par bus également puis il faudra prendre un transport privé à partager pour arriver au lac même. Les plus courageux pourront continuer jusqu’à une ancienne station météo. Le lac est très beau mais son accès est réglementé. On ne peut pas s’approcher de la rive, des gardes frontières sont présents. Cependant, la vue qu’on a depuis le parking et en redescendant est très belle. Attention, pour le retour, soit vous vous êtes donnés rdv avec votre chauffeur, soit il faudra redescendre à pied ou tentez le stop pour arriver à la station de bus voir si votre chauffeur qui vous a pris en stop vous rapproche d’Almaty.
Dernier jour, départ pour le canyon de Charyn. Il se trouve à 200km d’Almaty. Il est long de 80km. Cependant juste une petite partie est visitable facilement. Pour y accéder soit prenez un bus pour l’est et demander à sortir au croisement où il vous restera plusieurs km (sur du plat) à faire avant d’atteindre le canyon en lui-même. Sinon, prenez le bus touristique (vous pouvez acheter les places soit par votre hôtel soit au bureau d’informations touristiques). On vous indiquera les détails de la sortie. Vous n’êtes pas obligé de faire la ballade avec tout le groupe. Soyez juste au rdv pour le retour. Le canyon présente de très belles formations. Vous arriverez ensuite à la rivière elle-même. Ici vous trouverez des possibilités d’hébergement, un resto-bar. Les couleurs de la rivière qui coupent avec les montagnes arides sont splendides. De là vous ne pourrez plus vraiment continuer. En remontant la rivière sur votre droite quand vous êtes face à la rivière vous pourrez continuer un peu mais je ne suis pas aller bien loin. Une autre possibilité pour donner plus de sensation à votre parcours, vous pourrez apercevoir une pente depuis le bar où il est possible de monter. Vous aurez une très belle vue. Continuer donc sur votre lancée. Vous apercevrez le chemin que vous avez emprunté sur votre gauche mais avec des vues différentes sur la vallée. Faites tout de même attention à ne pas trop vous approchez du bord. Vous pourrez voir de petits rongeurs couinant sur les pentes environnantes. Peu à peu vous arriverez en dehors du canyon, vous verrez d’autres passages du canyon et enfin au loin votre parking où vous pourrez reprendre votre transport ou rentrer à pieds jusqu’au croisement avec la route principale.
Le soir même en pleine nuit je reprenais mon avion pour rentrer en France via Frankfort.
Bonjour,
Je suis déjà partie en 2009 au Kirghizstan pendant 2 semaines. A l'époque, j'avais voyagé une semaine en "free style" avec des Kirghizes rencontrés par hasard à Issyk kul et qui avaient bien voulu m'emmener dans des yourtes dans les montagnes situées derrière le lac. Il faut préciser que je parle russe et qu'il a donc été facile de rentrer en contact avec les gens du coin. J'ai beaucoup apprécié cette semaine car j'ai vécu dans les yourtes avec les bergers, j'ai partagé leurs repas, leur mode de vie.
La seconde semaine, je suis partie en randonnée à Song kul avec l'association Community Based Tourism. Là, j'étais assez déçue car finalement il n'y a eu aucun contact réel avec les bergers. Nous dormions dans une yourte distincte de celle des bergers; les repas étaient préparés aux goûts des touristes (souvent des plats végétariens) mais sans volonté de faire découvrir les spécialités locales (même s'il est vrai que c'est dur de s'habituer au kymis); les familles ne nous posaient aucune question, n'étaient pas curieuses d'échanger avec nous et répondaient peu à nos questions sur leur mode de vie. Nous étions souvent laissés entre touristes. J'ai finalement eu l'impression de n'être qu'un porte-monnaie. Les rares fois où nous avons pu décocher un sourire à nos hôtes, c'est lorsque nous donnions de petits présents aux enfants ou encore lorsqu'ils nous voyaient respecter les rites de politesse à table. A ces moments-là, ils étaient touchés mais ces gestes je les ai appris lors de ma première semaine à Issyk kul, pas avec eux!!
J'aimerais retourner au Kirghizstan cet été mais je souhaiterais savoir s'il y a une alternative à l'association CBT en terme de logement chez l'habitant dans les montagnes. J'ai entendue parler de Sheperd life mais est-ce si différent de CBT dans l'esprit? Je recherche surtout un contact vrai avec les bergers plutôt qu'un trekking avec une agence, même s'il est vrai que je ferai de la rando.
Merci par avance pour vos infos.
Marie
Je suis déjà partie en 2009 au Kirghizstan pendant 2 semaines. A l'époque, j'avais voyagé une semaine en "free style" avec des Kirghizes rencontrés par hasard à Issyk kul et qui avaient bien voulu m'emmener dans des yourtes dans les montagnes situées derrière le lac. Il faut préciser que je parle russe et qu'il a donc été facile de rentrer en contact avec les gens du coin. J'ai beaucoup apprécié cette semaine car j'ai vécu dans les yourtes avec les bergers, j'ai partagé leurs repas, leur mode de vie.
La seconde semaine, je suis partie en randonnée à Song kul avec l'association Community Based Tourism. Là, j'étais assez déçue car finalement il n'y a eu aucun contact réel avec les bergers. Nous dormions dans une yourte distincte de celle des bergers; les repas étaient préparés aux goûts des touristes (souvent des plats végétariens) mais sans volonté de faire découvrir les spécialités locales (même s'il est vrai que c'est dur de s'habituer au kymis); les familles ne nous posaient aucune question, n'étaient pas curieuses d'échanger avec nous et répondaient peu à nos questions sur leur mode de vie. Nous étions souvent laissés entre touristes. J'ai finalement eu l'impression de n'être qu'un porte-monnaie. Les rares fois où nous avons pu décocher un sourire à nos hôtes, c'est lorsque nous donnions de petits présents aux enfants ou encore lorsqu'ils nous voyaient respecter les rites de politesse à table. A ces moments-là, ils étaient touchés mais ces gestes je les ai appris lors de ma première semaine à Issyk kul, pas avec eux!!
J'aimerais retourner au Kirghizstan cet été mais je souhaiterais savoir s'il y a une alternative à l'association CBT en terme de logement chez l'habitant dans les montagnes. J'ai entendue parler de Sheperd life mais est-ce si différent de CBT dans l'esprit? Je recherche surtout un contact vrai avec les bergers plutôt qu'un trekking avec une agence, même s'il est vrai que je ferai de la rando.
Merci par avance pour vos infos.
Marie

C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici: https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/

Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes
et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!
Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.
Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.
Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !).
Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.
Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!
Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.
Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.
A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.
Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.
Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.
Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.
Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)!
Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur).
Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il.
Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma.
Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux.
Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée.
Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication.
Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous.
Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion.
On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée.
Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là!
Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher.
Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!
C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres!
C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver.
Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.
Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.
Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.
L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.
Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent.
Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose.
Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands….
Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout.
Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz .
Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac.
De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière.
Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord.
Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.
Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir.
Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre.
Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage.
Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.
Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon.
Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons.
Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard.....
Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize.
Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux.
Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres!
La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles.
Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.
Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!
Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.
Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?)
Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire
Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus.
Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente.
Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue».
Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé!
Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service?
Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!!
En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.
Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....
Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier.
Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache.
Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près.
Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête.
En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable.
Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille....
Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route.
La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....
Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.
La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac.
Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc.
C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel!
Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent.
Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.
Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.
Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C!
La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée.
Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.
Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.
Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.
Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!
Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.
Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo.
C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose!
Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.
Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.









