Discussions similar to: Récits voyageurs Roumanie possible vélo
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EuroVelo 6 Vienne - Constanta
Bonjour Cette année nous avons prévu de rejoindre en tandem Pino la mer noire à partir de Vienne, nous avons déjà fait le parcours Nantes à Vienne , sur plusieurs années ce fut de très beaux voyages

Nous cherchons des infos concernant cet itinéraire sur les eventuelles difficultés rencontrées: dénivelé dans les Carpates, états des routes ou chemins, circulation, hébergements .... Y a t´il des pieges à éviter.... L'itinéraire jusqu'à Vienne était parfait , nous avons jusqu'ici roulé dans de bonnes conditions , nous faisons des étapes de 60 à 100 km J'ai le guide Esterbauer 3 et 4 pour gérer le parcours en général Merci d'avance pour vos témoignages

Michel Vallée
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Quelques photos de Roumanie
Bonjour, Parce qu'il y a assez peu de photos sur ce charmant pays qu'est la Roumanie, en voici quelques unes prises cet été. Vos critiques sont les bienvenues.































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La Roumanie à vélo cet été
quoi de mieux, par ce jour froid et venteux, que de préparer ses prochaines vacances ?

Je voyage seule avec un vélo chargé, (trop) lourd et n'aime pas plus que ça, pour ne pas dire pas du tout, les montées. La moindre petite pente me voit ahaner en poussant (à pied, je précise) les 37 kg de mon équipier. J'exagère, mais à peine. L'année dernière, j'ai roulé de Chalon/saône à Regensburg en suivant les divers cours d'eau : que du plat, ou presque, que du bonheur !

je prévois 4 semaines en Roumanie cet été à partir du 20 juillet, à travers les Maramures et/ou la Bucovine.  Quel est le relief de ces 2 régions ? Passerai-je mes journées à côté de mon vélo pour le pousser ? Je ne parle pas des grands cols qui eux seront franchis par train ou tout autre moyen de locomotion. Aurai-je le temps de voir ces 2 régions ? Je ne suis pas une fana des distances parcourues, rouler seulement 20km dans une journée ne m'est pas une honte, je prends mon temps, j'aime m'arrêter, c'est le meilleur de la randonnée. Donc, si je devais choisir entre les 2, laquelle me conseilleriez-vous ?  Et comment y accéder depuis Grenoble : avion (sans démonter mon vélo), train (sans trop de changements, toujours les 37kg), car ? Où arriver : est-il indispensable que ce soit à Budapest ? Si oui, où aller après et comment ? Est-il conseillé de préparer son itinéraire pour éviter les axes empruntés par les véhicules motorisés ou peut-on s'en remettre au hasard et à la chance ? Est-il possible de trouver un gîte ou de planter sa tente dans n'importe quel village rencontré ? Où peut-on renouveler ses provisions ? Et qu'en est-il pour les retraits bancaires ? Quel est le coût de la vie ? Pour une première approche, cela me semble suffisant, mais je suis sûre que vos réponses alimenteront mon réservoir de questions.

Merci à celles et ceux qui me répondrons.
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Cartes de randonnées en Roumanie
Hello!

Je recherche desepérement des cartes 1/50 000 ème sur les montagnes roumaines (Carpates, Tatras, ect ..) afin de préparer un trek cet été. Mais apparement, c'est une denrée trés trés rares, et les filières classiques (IGN, FNAC, VIEUX CAMPEUR, ect ..) ne sont pas à même de me fournir ce type de carte.

J'en suis a me demander si elles existent! Peut être directement là-bas?

Si quelqu'un à des infos, je suis preneur ...

Merci d'avance!
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Parcourir la piste cyclable Eurovélo 6? (France-Roumanie)
Bonjour à tous, Je vous écris afin d'obtenir quelques renseignements sur le circuit EUROVELO6. Une personne l'a t-il parcouru en partie ou en totalité. Mon objectif peut être un peu présomptueux serait d'attaquer vers la frontière Française direction Vienne. Avez vous des expériences à faire partager car les sites c'est sympa mais ça manque de témoignages..

De plus j'écris pour savoir si ce genre de voyages tenterait une autre personne, 3 semaines cet été. Car le vélo c'est sympa mais tout seul ça devient longuet...

Voilà merci d'avance pour vos réponses.

A bientôt
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Trois semaines en Roumanie
Bonjour à toutes et bonjour à tous. Me revoici pour vous raconter, si vous n'êtes pas lassés par mes textes insipide, notre voyage en Roumanie en compagnie de notre fille Romane, Magali ma femme et moi, Thomas. C'est un beau pays. Nous y sommes allés en avion et avons louer une voiture sur place.



La vie, pour nous y est abordable, même si j'ai constaté de grands écarts de prix. De nombreuses carrioles tirée par des chevaux parcourent les routes. Quand je dit nombreuses, je veux dire qu'on en croise 4 ou 5 par jour.

Il n'est pas rare de voir les vaches et les chevaux brouter sur le bord de la route en compagnie des poules et des canards. Quelques chiens et chats errants, calme et pacifique.

Les routes sont bonne dans l'ensemble, même si certaines d'entre elles sont particulièrement meurtrière pour les amortisseurs de voitures, tant elles sont défoncée. Mais la direction de l'équipement est en action et de nombreuses routes sont déjà bien propre.

Les automobilistes roules bien, même si les limitations de vitesses sont rarement respectées. Quelques spécificités de ci et de là, mais dans l'ensemble, c'est comme chez nous.

Pleins d'églises orthodoxe, la foi est présente partout.

Bon, je vais laisser la place au récit journalier, qui viendra au compte goutte, comme les années précédentes.
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Randonner en Roumanie à la mi-octobre: risque de croiser des ours?
Chère communauté de voyageforum,

Tout est dans mon titre en réalité...Je pars 1 semaine du 21 au 29 octobre avec mon copain en Roumanie. Très enthousiastes au départ, des commentaires que nous avons pu lire sur internet ensuite nous ont un peu refroidis (une fois les billets d'avion achetés..) concernant les risques encourus à randonner dans les Carpates seuls...les ours c'est bien joli mais de loin...nous aimerions ne pas leur servir de repas ;-) Aussi, tous les conseils, expériences de voyage de gens qui s'y sont déjà rendus et peut-être à cette période sont les bienvenus! Peut-être auriez-vous également une idée d'un parcours sympathique sur 1 semaine à faire en Roumanie? Car nous aimerions bien sûr visiter les villes, villages, monuments qui valent le détour! J'ai aussi cru comprendre que la conduite en Roumanie était assez sportive..

Un grand merci d'avance pour vos réponses!!!

A-Chris.
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Voyage en Roumanie
Salut à tous!

J'ai fait un voyage d'une semaine en Roumanie fin avril et je viens ici raconter mon périple et peut être donner des idées à ceux qui liront ce post, car j'ai franchement adoré ce pays!

Je suis arrivé à l'aéroport de Bucarest Baneasa un dimanche après-midi. Ma première impression a été: "Dans quoi est-ce que je me suis lancé encore?". Oui car il faut avouer que le grand hangar d'accueil à peine aménagé m'a laissé, comment dire, une sensation plutôt inconfortable. Une fois sorti de l'aéroport, j'ai rejoint le centre ville de Bucarest en bus. Ne voyant aucun arrêt en face du terminal, et me méfiant de l'honnêteté des chauffeurs de taxi j'ai demandé à un employé de l'aéroport où je pouvais prendre le bus. Je parle anglais couramment et je pense avoir compris son explication. Je me rends donc à ce qui me semble être un arrêt de bus. Particularité des bus à Bucarest: si vous n'achetez pas votre ticket avant de monter, vous ne pourrez pas l'acheter au chauffeur. Ce dernier étant protégé par une vitre en plexiglas. Ne connaissant pas ce principe, je suis monté dans le bus sans payer, comme beaucoup de personnes visiblement. Arrivé à la "Gara de Nord", je rejoins mon hôtel, enfin l'auberge de jeunesse que j'avais réservé avant mon départ. A tous les jeunes voyageurs, je vous conseille vivement le "Butterfly Villa Hostel": personnel accueillant, très arrangeant et chambres très propres. Une fois le check-in je décide d'aller visiter la ville.

Bucarest, "le petit Paris" de l'Est pour certains. J'avais quelques appréhensions sur cette ville. Mas j'ai été agréablement surpris, voire même séduit. L'architecture différente d'un bâtiment à l'autre, les nombreux parcs de la ville, toutes les églises et monastères... Sans oublier l'Arc de Triomphe, l'athénée roumain ou encore l'imposante "Casa poporului", merveille d'architecture et reflet de la folie d'un homme: Ceaucescu! Après une longue promenade dans la ville, je décide d'aller à Lipscani, quartier animé ou se concentrent des bars, des pubs et des restaurants. J'ai passé deux jours dans cette ville sous un soleil radieux. Le deuxième jour j'avais rendez-vous avec un guide que l'auberge m'avait conseillé: "Guided Bucharest - Free City Tours". Je vous le conseille à mon tour car j'ai vraiment adoré la visite et en plus c'est gratuit!! Bien entendu laissez un pourboire à la fin ;) ça fait toujours plaisir. Le guide connaissait parfaitement l'histoire de Bucarest et ses monuments. J'avais trouvé intéressant de pouvoir connaître l'histoire des bâtiments que j'avais vus la veille en me promenant. Une visite très intéressante et pas rasoir du tout (contrairement à d'autres visites gratuites que j'ai pues faire à Bratislava où le guide récitait sa leçon apprise par coeur!!!). La visite se fait uniquement en anglais par contre! J'aurais tout de même deux réserves, ou deux conseils: - faites attention aux chiens errants dans le centre ville, résultat d'une politique interdisant l'euthanasie des animaux - si vous voyagez seuls, ne vous laissez pas aborder par une fille qui vous demande l'heure dans un parc!! Elles veulent faire plus que discuter! ^^ Quand je vous disais que l'hôtel était arrangeant, j'ai passé la deuxième nuit dans un studio proche du centre ville. J'étais à Bucarest le weekend de Pâques. Or, Pâques est la fête religieuse la plus importante des orthodoxes. L'auberge voulait fermait un soir et m'a proposé de me reloger dans un studio (plus confortable) pour le même prix! Bon l'extérieur du bâtiment était dès plus moches: une sorte de grosse tour HLM probablement construite pendant l'ère communiste. L'ascenseur était tout simplement effrayant: il descendait de quelques centimètres quand on posait un pied dedans et pouvait accueillir au max 2 personnes.Pour vous dire, j'ai vite préféré prendre les escaliers, sombres et lugubres, pour monter, ou descendre, les 4 étages! Mais le studio était impeccable, moderne et très propre! Je pense que ce sera un peu le leitmotiv de mon voyage: se méfiez des apparences et regarder au-delà!

Bref, le lendemain matin, je louais une voiture (assez confortable) pour le périple qui m'attendait. J'ai pris l'autoroute jusque Pitesti. Seule autoroute du pays! Je n'avais d'ailleurs jamais vu un piéton traverser une autoroute auparavant ou bien faire du stop sur la BAD. ^^ A Pitesti (ville industrielle sans grand intérêt), je suis allé chercher deux amies roumaines rencontrées à la fac en France. Direction: Transfagarasan Highway (la plus belle route du monde, paraît-il). Premier stop: Curtea de Arges pour visiter l'église. Une église colorée et tout simplement magnifique! A voir! Deuxième stop: une citadelle en ruine sur un flanc de montagne, 1430 marches à gravir pour y accéder! Un bel effort pour une belle vue panoramique! Ensuite nous nous sommes arrêtés à un barrage: une très belle vue du lac avec les montagnes Fagaras en arrière plan. A partir de là, la route se gâte un peu: innombrables nids de poule, route délabrée... Bref, une conduite douce, de bons amortisseurs et un peu de patience... pour arriver à un relais de montagne. C'est là où tout se joue! Soit la route est ouverte et vous continuez votre chemin vers la crème de la crème des paysages et une route à couper le souffle, soit la route (à + de 2000m d'altitude) est fermée parce qu'il y a trop de neige et vous faites demi-tour :s. Sachez qu'entre novembre et juin, la route est quasiment toujours fermée. Je n'ai malheureusement pas pu voir si c'était effectivement la plus belle route du monde... Une bonne occasion de retourner dans ce pays! Après des heures de conduite sur des routes parfois à la limite du praticable j'ai rejoint la route principale en direction de Sibiu.

Je dois terminer mon récit ici. Je reprendrai plus tard. Bonne lecture.
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Retour de treize jours en Roumanie
Coucou,

Alors pour faire rendre hommage à tous les conseils que j'ai pu glaner sur ce forum, voici un petit recap de mes 13 jours en Roumanie cet été. Je suis partie toute seule et je voulais vraiment éviter les zones touristiques.

Alors allons-y pr l'itinéraire, ferais un point logement après:

J1: Arrivée Bucarest, de là je choppe direct un bus pour Tulcea. J' y arrive à 22h ce dont je me doutais et donc j'avais réservé une pension. http://www.pensiunea-alex.ro/ Pension très propre.

J2: En réservant la pension je leur avais aussi demandé de me réserver une place sur le fast boat direction Sfantu Gheorghe. Je savais donc exactement en arrivant où aller et à quelle heure. Ils ont été vraiment bien là dessus. Direction Sfanthu Gheorghe donc qui est vraiment toute petite. Je loge chez Critiana une roumaine qui parle français et anglais. Elle n'avait plus d'appart donc je loge chez eux (l'avantage de voyager solo). Bien sympa et c'est parti pour une invitation à manger des harengs... Ca commence bien. La plage est au bout d'une petite promenade et l'on peut aller voir la danube se jeter dans la mer.

J3: Ballade en barque sur le danube avec une famille roumaine et un petit couple roumain, tout cela vit vite fait avec ma logeuse hier. Très chouette. Des pélicans, des aigrettes... L'aprem ballade sur la plage où viennent se reposer les vaches et les chevaux sauvages, très pittoresque. Le lendemain je veux aller en Bucovine mais en transports en commun c pas gagné. En discutant avec la petite famille Roumaine de ce matin ils m'expliquent que justement ils y vont en Bucovine...

J4: Je parts donc avec Cristina (prénom très courant) et sa petite famille. D'abord le bateau pr récupérer leur voiture et ensuite en route pr Roman. Petit halte au marché de Braila où Cyprian et Cristina se sont mis en tête de me nourrir. Je passe vraiment une super journée. Arrivés à Roman où la maman de Ciprian habite il n'y a pas de bus, heureusement ils me dégotent un train et s'inquiètent du fait que je doive attendre 1 h (c'est trop mignon). Je les rassure, tout ira bien.

J5: Bus pour Patrauti. Petite église vraiment mignonne. De Patrauti on peut rallier le monastère de Dragormirna à pied par la forêt. La femme du pasteur m'explique que les enfants tsiganes seront peut être un peu insistants juste avant l'entrée dans la forêt. Aucun souci pr ma part, ils m'indiquent même mon chemin et me disent bonjour. Ils ne doivent pas voir tous les jours une nana se ballader comme ça toute seule. Et je suis aussi très brune, ça peut aider. Ballade à travers la forêt donc. Compter 1h avant d'arriver au monastère. Pas spécialement spectaculaire mais les abords du lac sont très sympas. Une nonne me colle dans une voiture qui repart sur Suceava, ai même pas pu refuser.

J6: Bus direction Gura Humorolui. Grosse bourgade, bof bof. Je chope un minibus pr le monastère de Humor. Très très joli petit village. Visite du monastère très chouette. Depuis le monastère de nombreuses ballades indiquées. Les chemins sont remarquablement bien balisés, impossible de se perdre.

J7: Marche jusqu'au monastère de Voronet (un peu long quand même depuis Humor). Voronet est vraiment magnifique. Retour en voiture avec un couple de français rencontrés au monastère.

J8: Moults voitures en stop pr rallier le monastère de Sucevita. Campagne environnante bien sympa.

J9: Suceava. Visite du musée du village roumain (ai pas pu choper mon bus pr Brasov).

J10: Bus pour Brasov. Il y a un petit groupe de jeunes qui organise des visites à pied de Brasov tous les soirs à 18h. On donne ce que l'on veut à la fin. Vraiment très bien. J'ai beaucoup aimé cette petite ville et mon retour à la civilisation.

J11: Train pr Prejmer (vaut mieux prendre le bus). Prejmer visite très sympa. Retour en bus.

J12: Train pr Bucarest. Ballade dans le parc cismigu et comme à Brasov, visite à pied à partir de 18h00. J'ai vraiment bien aimé.

J13:Visite du palais de Ceaucescu. Vraiment très très intéressant

En conclusion: Etant toute seule, pour le delta j'aurais peut être du aller à Crisan afin d'avoir plus d'options en termes d'expédition mais j'ai vraiment fait de belles rencontres. J'ai adoré l'accueil Roumain, Voronet m'a vraiment impressionnée. Brasov est vraiment une ville très jolie. Je ne comprends pas pourquoi les gens zappent Bucarest, c'est une ville où l'on ressent vraiment le poids de l'histoire, où l'animation des rues le soir montre une réelle envie de vivre. J'ai trouvé les visites vraiment très intéressantes. Les visites guidées à pied pr ces 2 villes sont vraiment un must.

Les logements (que j'ai retenus):

Humor: Daniela (pensiunea Bucovina Hills, mail : bucovina_hills@yahoo.com) qui en plus d'avoir des chambres libres les loue pas cher (de 50 à 60 RON). Coup de coeur pr cette petite pension où je me suis vraiment sentie bien. Daniela est prof d'anglais et nous avons le même age, ce qui nous as emmené dans de longues discussions, une très belle rencontre. Elle vous laisse utiliser sa cuisine si besoin. Normalement elle ne cuisine pas pour les hôtes mais peut être pr les raisons évoquées ci dessus j'ai mangé tous les soirs à sa table.

Suceava: Hotel Bucovina: L'hotel est très bien mais un peu cher pr ma bourse. Irene's hostel : petite auberge de jeunesse très sympa à côté de la gare routière.

Bucarest: Butterfly Villa : auberge de jeunesse très bien, à côté du parc.

Voila, en espérant que ce récit en aide certains, je vais retourner à la préparation de mon trip jordanien...
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Carte de la Roumanie pour traversée à vélo
bonjour,

Je pars dans 1 mois en roumanie traversé ce beau pays, je suis au stade d'effectuer de tracer ma route . La seule carte que j'ai trouvé est 1 carte Ign 1: 800 000

existe t'il d'autres cartes, 1 par région par exemple me permettant ainsi de prendre les ptites route sympathoches

merci
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Les incontournables de la Roumanie
Bonjour à tous.

Je pars cet été une dizaine de jours en Roumanie et à dire vrai, je ne sais pas encore dans le détail mon itinéraire.

Je viens donc chercher vos conseils. J'arrive et repars de Bucarest.

Transport: pour visiter le pays, est-il pratique de prendre les trains et bus ou vaut-il mieux louer une voiture?

Lieux à visiter: Mis à part Bucarest, quels sont les lieux à visiter? Je cherche surtout des visites culturelles (musées, villes à l'architecture intéressante, châteaux!...). Et bien évidemment, je souhaite visiter la Transylvanie et les Carpates.

Hotels/pensions/chambres d'hôtes: Avez-vous des recommandations pour le logement? Des lieux différents? NOus voyageons avec le sac à dos et nos dépensent principales ne seront pas des hôtels 5*. Un bon lit et un endroit propre est tout ce qu'on demande.

Nourriture: quels sont les plats typiques à goûter? Avez-vous des recommandations de restaurant?

Conseil aux voyageurs: comme dans tous les pays, il y a des choses que les touristes doivent savoir faute de quoi il peut y avoir des surprises... Quels sont vos conseils?

Langues: parler roumain est-il indispensable pour se faire comprendre en dehors de Bucarest?

Merci d'avance pour vos réponses.

Baguette
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Roumanie: bons plans et conseils
Bonjour, Je pars en Roumanie avec une copine aux mois de juillet et aout. Nous avons un très petit budget. Nous aimerions donc savoir si vous connaissez des hebergements vraiment pas chers (nous avons pensé à prendre une tente, mais comme nous serons à pieds, on ne sait pas trop finalement...). Mais surtout on aimerait avoir des idées de trajets, les endroits où il faut absolument passer, les plans rando, les gens à aller voir, les petits villages du transylvanie où on peut faire la fête, les plages de la mer du nord qui valent le coup à cette saison, les endroits où on ne trouvera pas trop de touriste. Bref, on aimerait aller à la rencontre de la roumanie et des roumains, quelqu'un pourrait-il nous guider mieux que les guides que tous les monde achète ? Merci d'avance, Marion
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Roumanie, Moldavie, Bulgarie: tours et détours jusqu'en mer Noire (en famille et en fourgon)
Hello,

Voici mon nouveau carnet, version très allégée en photos (version complète sur mon blog). Bonne lecture.

Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet. Vous l'aurez compris, nous sommes partis en direction de l'est pour un nouveau périple intitulé « Roumanie, Moldavie et Bulgarie, tours et détours jusqu'en Mer Noire ».
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Improvisation Nomade (3) (Roumanie-Bulgarie)
Oradea

La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad

Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes

Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova

Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.

Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.

Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.

Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.

Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !

Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.

Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !

La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.

Omar Khayyâm.
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Ici et là... J'ai envie de parler de Bucarest
Bonjour,

Quelques jours seulement que je suis rentrée de Bucarest . Bucarest n'était dans mon projet qu'un lieu de passage , un lieu où atterrir pour me rendre ensuite en Bulgarie , la ville ne se trouvant pas bien loin de la frontière bulgare .

Tout mis ensemble , j'y suis restée environ deux jours et demi . ( un premier jour à partir de + ou - 13 h , puis une journée entière , puis le petit matin avant de partir en Bulgarie .....et au retour, l'après-midi puis les premières heures matinales avant de rejoindre l'aéroport Otopeni )

J'avais juste repéré Le Musée du Village , que je souhaitais visiter . Pour le reste , je m'étais dit qu'en me baladant à pieds , je découvrirais ce que Bucarest voudrait bien me montrer d'elle-même . Le résultat , c'est beaucoup d'affection pour cette ville , qui m'a laissée sceptique le premier jour , puis que j'ai quittée avec un pincement au coeur .

N'ayant pas prévu grand-chose à y faire , j'ai pu m'adonner à une de mes activités préférées en voyage : me laisser aller à mes impressions . Je vous les propose ici au jour le jour , tous ces p'tits bouts de Bucarest s'étalant sur cinq journées , dont une seule complète . Cette façon s'est finalement avérée en accord avec cette ville , structurée parfois , joyeusement bordélique souvent .

Le premier ptit bout , c'est évidemment celui de l'arrivée . Levée à 4h30 pour partir 50 minutes plus tard sous la pluie , j'ai déjà pas mal de pérégrinations derrière moi quand l'avion atterrit à l'aéroport de Bucarest à 12h55 , heure locale , en plein soleil .

Le bus 783 relie l'aéroport à la Piata Unirii . Pour prendre ce bus , il suffit de descendre les escaliers près du centre d'informations des arrivées , puis acheter une carte magnétique au petit bureau à l'extérieur . A peine dehors , je suis abordée en Roumain par une dame âgée qui va prendre le bus aussi ...que j'aime les sonorités de sa langue , depuis mon voyage en Moldavie !...je reçois d'office un aller-retour pour 8,60 lei ....le trajet dure + ou - une heure , d'abord par des avenues et quartiers très verts , puis on entre dans la ville . Je repère parfois une station de métro, mais le nom de la station n'est jamais indiqué , juste le M . Il y a beaucoup de voitures , mais la circulation me paraît assez fluide .

Le bus s'arrête finalement devant la station de métro de Piata Unirii. D'ici , j'avais prévu de prendre un taxi jusqu'au studio que j'ai réservé .....les conducteurs de taxi que je vois dans les parages ont tous écrit "margoulin" sur la figure , le sourire en coin ( je n'exagère qu'un tout petit peu 😉 ) . Où sont les taxis Dacia dont parle le Routard ? On dirait qu'ils manquent à l'appel . Il faudra donc bien se contenter d'un de ceux qui sont là ....je choisis celui qui propose le prix le plus bas ( qui s'avérera quand même être le double du prix normal , c'est-à-dire celui qui aurait été indiqué sur son compteur s'il en avait eu un ) ....la maison où se trouve le studio , dans la rue Hristo Bodev , est toute taguée et peu engageante ....la proprio n'est pas là , mais ne tarde pas à arriver .....j'ai une cuisine coupée en deux : une partie à l'intérieur , dans une alcôve , et l'autre partie ( frigo et cuisinière) sur la terrasse couverte , qui donne sur l'arrière de la maison .

Une fois les formalités accomplies , la découverte de la ville va pouvoir commencer 😛
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Retour de Transylvanie
Bonjour, Je remercie tout d'abord les personnes qui m'ont donné les renseignements dont j'avais besoin. Si le coeur vous en dit, je viens de poster mon récit sur le carnet du voyageur sous le titre : Deux dames sur les traces de Dracula en Transylvanie. Bonne lecture à ceux qui prendront la peine de s'y intéresser 😉 Cordialement Marie
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Voyage Roumanie orienté pêche
bonjour , après voir lu pas mal de récits sur la Roumanie , j'aimerais bien y faire un tour . le séjour serait orienté vers une activité pêche en lac , delta du Danube ainsi que la découverte et visite de lieux pittoresques si vous avez des infos sur la législation concernant la pêche en eau douce , je suis preneur ainsi que l'adresse ou contact d'un guide

je suis disponible pour plusieurs mois , si vous avez un projet de voyage et avez besoin d'un compagnon de route , n'hésiter pas à me contacter , je suis ouvert à toutes propositions

pascal du 29N
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Conseils pour budget en Roumanie et suggestions d'itinéraires
Salut tout le monde!!

A la lecture du forum et de tout ces recits de voyage j'ai moi aussi bien envie de partir à la décourverte du monde mais voila mon problème c'est que je n'ai pas beaucoup de tune, je pense aprés un travail à mi-temp en juillet et quelques économies avoir 600/700 euros pour partir pour une duré encore indéterminé en aout, j'adorerais aller en Roumanie et dans les pays qui l'entoure puis me rendre à istambul avant de rentrer, combien faut-il compter de dépense par jour dans ces pays??Pour dormir j'ai pensé à des échanges comme sur couchsurfing. puis demander à des paysans généreux si je peu poser ma tante sur un bou de leur champ(je l'ai déja fait en croatie et ca c'est trés bien passé) ou pourquoi pas dans des auberges de jeunesse, pour le transport j'ai envie de faire ca en bus, pour la roumanie c'est pas trés cher, de Figueres(ville espagnole prés de la frantière francaise)à Bucharest il faut compter un peu moins de 80 euro, parcontre est-ce quelqun conné une companie de bus qui ferai la liaison istambul-france?? eurolines ne le fait pas malheuresement.

Autre question, est-ce que ca pose problème de faire se genre d'itinairère seul??il ya 2 ans j'étai allé en croatie à plusieur, prés de la frontière bosniaque dans un petit village et dans la nuit la police et venu nous chercher pour nous escorté loin de là car d'aprés eux il y avait du monde "pas net" qui roder autour de notre campement, donc voila étant donné que cette fois-ci je part seul(pour le moment) j'ai pas envie de me retrouvé seul face à se genre de situation et j'voulais juste savoir si y avait des coins à éviter??

Merci d'avance pour vos réponse et n'esitez pas à me donner toute sorte de conseil ou des truc à voir, merci

Alex
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Eurovelo6 en Roumanie
Bonjour à tous,

Je m'interroge sur la partie roumaine de l'eurovelo6. M'étant arrêtée aux porte de fer j'ai l'intention de poursuivre jusqu'à constenca mais n4arrive pas à me rendre compte des qualités pratisques de la route et encore moins de l'intérêt "esthétique". je me souviens de récits publiés ici il y a quelques années mais ne parvient pas à les retrouver. si quelqu'un peu me donner un avis avec des descriptifs d'étapes par exemple, je l'en remercie. sinon le destin décidera. a bientôt vaskabarbes
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Bons plans pour la Roumanie?
Bonjour à tous et toutes,

Je compte partir en roumanie au mois de mars ou d'avril, et je cherche toutes sortes d'infos sur le pays : quelles villes visiter, comment se déplacer, les bons plans etc...je sais que c'est vague comme question, mais bon, si vous avez déjà été en roumanie, j'attends vos suggestions et les récits de vos belles (ou moins belles ?!) expériences dans ce pays.

Merci !
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Voyage à vélo sur l'EuroVelo 6 Bâle - Bucarest via Budapest
Bonjour Je prépare un voyage en vélo du 15 septembre au 25 octobre avec L'eurovelo 6. L'année dernière j'ai traversé la France, de Nantes à Bâle et cette année de Bâle à Bucarest. Je lis sur les forums que de Budapest à Bucarest c'est la galère ! Mais depuis les dernières années, il y a eu sûrement des améliorations ? Donc vous avez parcouru ce 1,000 km ? Les hébergements sont nombreux ? En octobre, il fait froid ? ( 10-15 c ou 0-15c ) au fait je suis de Montréal... on mange bien sur ce parcours? Je suis un nouveau retraité (60 ans) relativement en forme , mais je voyage à petit budget confort ( camping, auberge, restos). Je parcours entre 60-90 km par jour et je visite les petites villes Vous avez un site, j'aimerais avoir plus d'info. Merci Rob
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Cure thalassothérapie à Mangalia ou Neptun + visite du delta (Roumanie)
Bonjour à tous, Nous projetons cette année de longer le Danube au plus près, de sa source jusqu'au delta, en c-car. Nous pensons arriver sur la Mer Noire en début juin. Nous voudrions faire une cure de 18 jours soit à Hôtel Paradiso (Mangalia), soit à Hôtel Doina (Neptun). Qu'en pensez-vous? Avez-vous une idée approximative des prix? Faut-il réserver ou peut-on s'inscrire en arrivant? Nous stationnerons dans un camping du coin (Neptun ou Saturn). Ensuite, vers la fin juin, je prévois un arrêt dans le delta à Murighiol dans un camping où l'on parle français. Avez-vous des adresses à me proposer? Je voudrais découvrir un peu la faune du delta (pélicans en particulier) avec un guide (avez-vous des gens sérieux à nous conseiller?). Nous aimerions aussi passer 3 jours et 2 nuits à Sfântu Gheorghe. Là-bas, il nous faudra réserver une pension : en connaissez-vous et à quel prix ? Voilà donc nos premières interrogations à ce sujet Merci pour vos réponses qui induiront sans doute d'autres questions...
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Trail à vélo vers la Roumanie en suivant de la Loire
Bonsoir,

On cherche à partir tous les deux en vélo . On a 60 ans. on est en forme. On sera en retraite et disponible sans contrainte à partie de début 2014.

Pour s'y préparer on va se tester en France sur plusieurs jours ou semaines..

Qui a fait un tel raid pour nous conseiller SVP.

berlos
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Compagnies low-cost qui desservent Bucarest depuis la France?
Bonjour,

Je vais être amené pour des raisons professionnelles à passer 2 mois en Roumanie. Pour ce qui est du départ et du retour, pris en charge par la société, ce sera des vols Air France.

En revanche, mon amie souhaite venir me voir le week end, le plus souvent possible. Quelles sont les compagnies low cost qui desservent bucarest depuis la france ??

Merci

PS : récits de voyage bienvenus, anecdotes et conseils aussi.
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EuroVelo 6 de Nevers à Constanta
Bonjour à tou(te)s, C'est ma première participation à un forum. Je ne sais pas trop comment faire pour recevoir des informations sur mon prochain voyage à vélo. Je pense partir de Nevers et, par l'Eurovélo 6, rejoindre Constanta. Je cherche des renseignements sur le parcours, le budget, la sécurité, la duré du trajet, bref l'expérience de celles et ceux qui ont déjà réalisé ce parcours à vélo. Merci de m'aider dans mon aventure.
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