Mise en ligne depuis ce début de semaine d’un blog consacré aux Rickshaw-Wallahs et relayantaussi la préparation d’une traversée Bangladesh-Inde à vélo-rickshaw prévu pour l'automne 2008
http://www.carnet-rickshaw.com
Namaste,
Ca y est me voila a Delhi... je vais faire bref pour profiter au maximum de tout ca...
juste une impression : arrivee tardive hier soir, toutes ces vaches sur la route vu du taxi, et encore plus nombreux, les rickshaws wallahs qui dorment dans leur gagne pain... Et la ce matin, decouvrir la vie grouillante des rues de Delhi.... le pied !
Bisous a vous tous, A bientot
Modification de Novembre 2005 : J'ai rajouté à la fin de la discussion, l'intégrale du récit, avec accents, après correction des fautes et suppression des codes diverses apparus dans les cyber-cafés indiens... cela perd de son charme mais pour ceux qui le découvre maintenant c'est plus agréable à lire... Pour ceux qui seraient interressés, je viens de publier l'intégrale de mon carnet de route illustré des croquis & aquarelles faits sur le vif... (visible ici)
Ca y est me voila a Delhi... je vais faire bref pour profiter au maximum de tout ca...
juste une impression : arrivee tardive hier soir, toutes ces vaches sur la route vu du taxi, et encore plus nombreux, les rickshaws wallahs qui dorment dans leur gagne pain... Et la ce matin, decouvrir la vie grouillante des rues de Delhi.... le pied !
Bisous a vous tous, A bientot
Modification de Novembre 2005 : J'ai rajouté à la fin de la discussion, l'intégrale du récit, avec accents, après correction des fautes et suppression des codes diverses apparus dans les cyber-cafés indiens... cela perd de son charme mais pour ceux qui le découvre maintenant c'est plus agréable à lire... Pour ceux qui seraient interressés, je viens de publier l'intégrale de mon carnet de route illustré des croquis & aquarelles faits sur le vif... (visible ici)
Bonjour à tous,
Je vais partir seul en Inde du Nord (Delhi, Agra, Lucknow ?, Varanasi par le train, Kolkatta par avion) en décembre et je commence à appréhender en lisant tous les retours concernant la mendicité, le harcèlement permanent, les arnaques etc ...
Afin de finaliser mon itinéraire, je me demande si dans une grande ville peu touristique comme Lucknow ça serait pire (peu de touristes en vue donc dès qu'un arrive il est pris pour cible) ou plus tranquille (habitants n'ont pas (encore ?) pris cette sale habitude) ?
Enfin est-il possible ou naïf d'espérer pouvoir se poser tranquillement dans des lieux touristiques (forts, Taj Mahal, ghats de Varanasi) pour savourer l'ambiance tranquillement sans être en permanence sollicité ?
Merci pour vos idées =)
Je vais partir seul en Inde du Nord (Delhi, Agra, Lucknow ?, Varanasi par le train, Kolkatta par avion) en décembre et je commence à appréhender en lisant tous les retours concernant la mendicité, le harcèlement permanent, les arnaques etc ...
Afin de finaliser mon itinéraire, je me demande si dans une grande ville peu touristique comme Lucknow ça serait pire (peu de touristes en vue donc dès qu'un arrive il est pris pour cible) ou plus tranquille (habitants n'ont pas (encore ?) pris cette sale habitude) ?
Enfin est-il possible ou naïf d'espérer pouvoir se poser tranquillement dans des lieux touristiques (forts, Taj Mahal, ghats de Varanasi) pour savourer l'ambiance tranquillement sans être en permanence sollicité ?
Merci pour vos idées =)
moi je n'ai pas aimer l'augmentation du visas et le rhum a la mangue😠😠😠
9/7/11
Air India... Le steward passe avec les boissons... "May I have a whisky please? " "One or two?" "😮 euh... two!😎 "
Les portes de l'avion s’ouvrent... Il fait chaud à Delhi en ce début de matinée, très chaud...
Je récupère mon sac, passe les formalités, et papote avec deux français qui préfèrent prendre un taxi plutôt que le metro, pour voir un peu la ville.
On partage un taxi, à l'interieur du stand prepaid, un indien fume une beedie... Mon corps réclame sa dose de goudron et de nicotine après ces longues heures d'avion. Seulement c'est interdit de fumer dans l'enceinte de l'aéroport... Zut, je demande une beedie, et la fume discrètement...
Rhaa glub lovelyyyyy!!!! 😏
J'adore le gout de cette petite cigarette, remplie d'un peu de tabac et roulée à la main dans un feuille de "Tendu", un genre d'eucalyptus.
Je la savoure quelques minutes, avec les deux ou trois indiens autour me souriant l'air de dire... "Alala ces femmes européennes fumant... Mais celle là on voit qu'elle l'a déguste"
Bref, on monte dans le taxi... Tiens.... Bizarre....
On arrive à la gare de New Delhi sans être restés bloqués dans des embouteillages :)
Au premier étage, là ou les étrangers réservent leurs tickets de train, l'air conditionné à été installé, je me souviens l'année passée il y avait un gros ventilateur devant lequel plusieurs touristes trempés de sueur essayaient de se secher... Un indien éternue... Je fais la file comme tout le monde, assise dans les gros divans datant sans doute d'avant la partition, et je change de place à chaque fois, pour rester dans la file...
Mon tour arrive, et youpie toutoubidou je t'aime la vie, j'ai de la place dans le train de ce soir!
Direction Almora via Haldwani, dans l'Uttarankhand.
Je quitte Mathieu et Maxime, et vais chez Tarik. Tarik est grossiste en bijoux, cela fait 10 ans qu'on se connait. L'année passée il m'avait donné un gros sac à crédit, je vais donc lui apporter son du. Il n'est pas là, mais son frère m'accueille d'un thé au safran, on papote et il me propose de laisser mon sac ici la journée, de prendre une douche et de dîner avec lui et son domestique avant de prendre le train. Avec plaisir 🙂
Je pars faire mes petites courses, je trouve de l'odomos (anti-moustique) en spray, mon talc préferé, deux trois autres petites affaires, je rentre dîner d'un curry de mouton, prends mon sac, un rickshaw et vais à la gare de Old Delhi.
22h, le train part à l'heure... Je retrouve avec quelqu' appréhension la classe Sleeper... Mais ca va, ce n'est pas la foire, je parviens à dormir relativement bien pendant la petite nuit...
6h du mat', "Chai chai chaiyéé?" "Yes chai!" "Biskit biskit?", "cold drinks pani bottle?"
J'arrive à Haldwani... Prends une jeep collective jusqu'Almora... Paysage grandiose... La route est sinueuse au possible, on longe les montagnes, des ravins abruptes, on tourne à gauche, à droite... Oulala.... Stop! Le curry de mouton doit resortir en vitesse par la gueule.... 😕
.../... Arrivée à Almora, je ne marche pas longtemps avant de trouver un hotel, il n'est pas terrible, mais pour une nuit, en attendant de trouver mieux, ca fera l'affaire...
Je dépose mon sac, prends une bonne douche, quelques chaï avec un paquet de biscuits, et pars me balader...
Au bout de 500 mètres, paf! Il pleuvine... Je me réfugie dans un chai shop, et apprends quelques mots d'hindi avec le chai wallah.
Je continue ma route... Je cherche un guest house sympa... J'ai vu le Tara GH dans mon guide, je vais voir... Sur la route, je croise un motard, les longs cheveux blonds volants au vent qui descend vers la ville... J'arrive chez Tara.
Ouais bof, les chambres sont sympas, avec une belle vue, mais non. Alors je bois un chai et fume une beedie sur le banc à côté d'une échoppe...
.../... Le temps passe doucement... J'entends le moteur caractèristique d'une Enfield.... Oh! Le motard blond! Et si j'allais lui demander de m'emmener??? Allé hop!
"Namasté" :)
"Namasté :)"
"Can you bring me up?"
"Yeah sure, why not?"
"😎 Oh great! Thanks!"
Et zou! me voilà sur la moto, derrière cet inconnu, m’emmenant je ne sais ou...
Il m'emmène en fait à un point de vue, mais tout dépité qu'il est, on ne voit rien à cause des nuages...
Il va chez des amis à lui... Tu veux venir? Pourquoi pas...
Et je passe une bonne partie de l'après midi avec lui et ses amis. Kevin est allemand, marié à une indienne, deux enfants, il vit là depuis 23 ans.
Parmis ses amis il y a une suissesse, enceinte et mariée avec un indien et une japonaise maman d'une petite fille de deux ans, mariée elle aussi à un indien.
On m'offre un succulent chai, des fruits, on papote, la vue est magnifique...

.../...

.../...
afficher les détails 20:14 (Il y a 0 minutes)
Impressions générales sur l'Inde et le Népal.
En ce moment, je n'ai pas une trop bonne impression sur l’Inde et le Népal... Après le Pakistan, il est vien vrai que tout paraît fade... dans des pays où tout semble fait pour (plumer.. ???) le touriste. Bien-sûr il y a une indéniable continuité culturelle et linguistique entre ces trois pays, surtout entre l’Inde et le Pakistan, mais la situation politique et surtout le tourisme font toute la différence : cela est surtout valable pour le Népal qu'on pourrait comparer à un gigantesque hotel doublé d’une plaine de jeu géante pour trekkers du dimanche... A la gentillesse et l’hospitalité désintéressée (ce qui n’empêche pas les discussions politiques et religieuses passionnées) des Pakistanais on pourrait opposer le mercantilisme des indiens et des népalais (dans les zones touristiques du moins..) J’entends déjà certains me dire qu’il s’agit des zones touristiques et que si on s’aventure hors des sentiers battus, la musique est différente. Oui, mais... Il s’agit d’une impression générale, d’un sentiment que pas mal de « touristes » et aussi voyageurs éprouvent. Cela est accentué par le fait que le « tout au tourisme » est clairement la nouvelle politique des gouvernements Indiens et Népalais. Au Népal, 2011 est appellée « l’année du tourisme » et cela s’est traduit tout simplement par une hausse de tous les prix (certains ont tout simplement doublés, surtout les prix des permis de trekking) Alors comment expliquer que dans des pays comme le Pakistan ou l’Iran, le sentiment général du voyageur est différent, quasiment toujours positif ?
Plusieurs causes: La politique gouvernementale, certes influente la donne (clairement, les gouvernements de l’Iran, du Pakistan, ou même de l’Afghanistan ne poussent pas au tousisme de masse) et la réputation du pays via les médias fait toute la différence: des pays dits dangereux n’attireront pas (ou un très faible pourcentage de voyageurs chevronnés) quand des pays dits faciles et accueillants seront littéralement pris d’assaut, quelle que soit la réalité locale, ou mieux, en dépit de celle-ci. L’état d'esprit des populations locales fait toute la différence... On peut reporter le comportement national au comportement individuel : si une personne se sent pauvre dans sa tête, elle agira comme un pauvre, si ce sentiment de pauvreté lui est inconnu, elle agira différemment, quel que soit le niveau de ses finances. C'est l’état d’esprit qui compte et qui fait toute la différence. Si l'on considère que le Népal est « ouvert » au tourisme depuis plus de 60 ans et les sommes astronomiques demandées pour les visas, permis de trekkings etc, le nombre toujours croissant de touristes venant chaque année, on a toutes les raisons de se demander comment une telle situation, une telle différence entre "étrangers et locaux " est-elle encore possible en 2011 ?
Deux explications : La politique gouvernementale et la corruption qui comptent sur « l’argent du tourisme » pour vivre, et bien vivre, à moindre coût et l‘attitude complaisante de certains (tous ?) touristes et ONG qui entretiennent soigneusement cette dépendance. Maintenant que les maux ont étes pointés du doigt, quelle est la solution, si solution il y-a? Pas facile de répondre... seul le temps mettra de l’ordre dans la confusion actuelle... Est il possible de transformer Katmandu en Singapour, uniquement avec l’argent du tourisme ??? Pour moi la réponse est non car il s’agit d’une confusion à la base... Singapour est devenue une destination touristique, justement à cause de sa réussite économique et financière...Le but principal des Singapouriens est d’afficher leur réussite... et d’attirer des visiteurs afin de leur monter alors que le but principal du Népal, est d’attirer des visiteurs en insistant sur la pauvreté et le sous-développement... Seul le temps et un changement d’état d’esprit progressif des nouvelles générations pourront changer les choses, mais en attendant les dégats sont énormes.
Le Népal et les touristes: Le sentiment général autour de certains touristes « new hippies » ou «pseudo-alternatifs » n’est pas des plus positif... Ils viennent au Népal pour trouver une « société alternative », ils squattent dans des guest houses comme ils squattent des apparts à Paris, ils traînent et dealent de la ganja comme à Paris... mais ils oublient qu’ils ne sont pas à Paris et que la façon dont ils sont perçus ici n’est pas du tout la même qu'en Europe. Alors qu'en Europe, leurs revendications et leur « alternativité entendue » les rend part de la société, ici au Népal ils ne font que dégrader encore plus l’image des touristes étrangers dans un pays qui fait face à des changements énormes, comparables à ceux qui ont suivi la révolution industrielle en Europe au XIXème siècle. S’en rendent-t-ils seulement compte ? Difficille à dire. Bien-sûr, il faudrait développer, les interroger, mener une enquête... mais comme ils semblent être ici pour fuir une certaine réalité, obtenir une réponse n’est jamais façile... J’en ai rencontré quelques uns à Pokhara et ici à Katmandu, mais les contacts sont limités et les réponses toujours les mêmes : « oui, mais ne faut pas généraliser, "shanti shanti" , aahh la société du fric... » Le pire dans tout cela, c’est que leur discours est souvent juste, mais ce genre de discours n’est pas à sa place. Il le serait en Europe, et encore, dans un salon parisien, pour être tout à fait précis, mais ici... Que dire : ce qu’ils pensent est est à mille lieux de la réalité népalaise, des aspiration et des modèles des népalais. La société alternative à la française, ils n’en ont cure, ce qui les intéresse ce sont les modèles économiques et sociaux des Petits et Grands Dragons comme Singapour, la Malaisie, Taiwan, Bangkok et bien sur la Chine et le Japon. Voilà tout le malentendu...
Le Népal et son gouvernement: Hier, j’ai discuté avec le garçon de la réception de l’hôtel du centre de Katmandu, où je réside en ce moment, de la situation politique et économique du Népal. Le gros problème, me dit-il, est l’absence d’un gouvernement bien défini : ni le nouveau président ni le premier ministre n’ont de réels pouvoirs. Depuis la révolution maoïste, tout semble aller plus mal : pouvoir et partis politiques sont divisés et morcelés, l’inflation et la corruption vont en grandissant. Il semble que le coeur du problème se trouve dans l’absence de leaders légitimes qui rassembleraient la population autour de lui : en gros ils attendent l’homme providentiel, le Napoléon népalais...!
Après 40 jours au Népal...: 40 jours sur place et mon impression générale quant au pays reste plus ou moins la même qu’à mon arrivée. Le Népal est cher: la vie quotidienne n’est pas plus chère qu'au Pakistan (les denrées importées sont un peu moins chères et plus abondantes) si on ne compte pas les 13% de taxes +10% de services imposés par le gouvernement... et c’est là tout le problème, cela fait du Népal le pays le plus cher d’Asie et... c’est aussi le plus pauvre ! Car tout est à l’avenant ici: prix des visas, des permis de treks, des entrées de sites et de musées. Le visa coûte 25 $ pour 15 jours et une prolongation 30 $ pour 15 jours plus 2 $ par jour... Le visa business est aussi ridiculement cher : ils demandent un investissement de plus de 100.000$. D’une façon plus abordable (et encore), les prix d’entrée sur les sites sont faramineux: Baktapur Durbar Square: 15 $ (1000 rs). Katmandu Durbar Square: 300 roupies. Annapurna conservation area: 2000 roupies. Everest/Lantang: 1000 roupies. A ces deux parcs, il faut bien-sûr y rajouter les permis de treks : 20 $ Le record étant détenu par le Mustang et le Dolpo : 50 $ par jour avec un minimun de 10 jours, soit 500$ plus les frais d’agence et de porteurs.... Sans évoquer, bien-sûr, les royalties prélevées pour les ascensions de l’Everest ou autres qui vont de 10 à 20.000$. Tout cela dans un pays où la population ne gagne pas 500 dollars en 3 mois... Cela laisse rêveur. Non, le Népal c’est vraiment Lidl au prix de Fauchon.
Impressions générales sur l'Inde et le Népal.
En ce moment, je n'ai pas une trop bonne impression sur l’Inde et le Népal... Après le Pakistan, il est vien vrai que tout paraît fade... dans des pays où tout semble fait pour (plumer.. ???) le touriste. Bien-sûr il y a une indéniable continuité culturelle et linguistique entre ces trois pays, surtout entre l’Inde et le Pakistan, mais la situation politique et surtout le tourisme font toute la différence : cela est surtout valable pour le Népal qu'on pourrait comparer à un gigantesque hotel doublé d’une plaine de jeu géante pour trekkers du dimanche... A la gentillesse et l’hospitalité désintéressée (ce qui n’empêche pas les discussions politiques et religieuses passionnées) des Pakistanais on pourrait opposer le mercantilisme des indiens et des népalais (dans les zones touristiques du moins..) J’entends déjà certains me dire qu’il s’agit des zones touristiques et que si on s’aventure hors des sentiers battus, la musique est différente. Oui, mais... Il s’agit d’une impression générale, d’un sentiment que pas mal de « touristes » et aussi voyageurs éprouvent. Cela est accentué par le fait que le « tout au tourisme » est clairement la nouvelle politique des gouvernements Indiens et Népalais. Au Népal, 2011 est appellée « l’année du tourisme » et cela s’est traduit tout simplement par une hausse de tous les prix (certains ont tout simplement doublés, surtout les prix des permis de trekking) Alors comment expliquer que dans des pays comme le Pakistan ou l’Iran, le sentiment général du voyageur est différent, quasiment toujours positif ?
Plusieurs causes: La politique gouvernementale, certes influente la donne (clairement, les gouvernements de l’Iran, du Pakistan, ou même de l’Afghanistan ne poussent pas au tousisme de masse) et la réputation du pays via les médias fait toute la différence: des pays dits dangereux n’attireront pas (ou un très faible pourcentage de voyageurs chevronnés) quand des pays dits faciles et accueillants seront littéralement pris d’assaut, quelle que soit la réalité locale, ou mieux, en dépit de celle-ci. L’état d'esprit des populations locales fait toute la différence... On peut reporter le comportement national au comportement individuel : si une personne se sent pauvre dans sa tête, elle agira comme un pauvre, si ce sentiment de pauvreté lui est inconnu, elle agira différemment, quel que soit le niveau de ses finances. C'est l’état d’esprit qui compte et qui fait toute la différence. Si l'on considère que le Népal est « ouvert » au tourisme depuis plus de 60 ans et les sommes astronomiques demandées pour les visas, permis de trekkings etc, le nombre toujours croissant de touristes venant chaque année, on a toutes les raisons de se demander comment une telle situation, une telle différence entre "étrangers et locaux " est-elle encore possible en 2011 ?
Deux explications : La politique gouvernementale et la corruption qui comptent sur « l’argent du tourisme » pour vivre, et bien vivre, à moindre coût et l‘attitude complaisante de certains (tous ?) touristes et ONG qui entretiennent soigneusement cette dépendance. Maintenant que les maux ont étes pointés du doigt, quelle est la solution, si solution il y-a? Pas facile de répondre... seul le temps mettra de l’ordre dans la confusion actuelle... Est il possible de transformer Katmandu en Singapour, uniquement avec l’argent du tourisme ??? Pour moi la réponse est non car il s’agit d’une confusion à la base... Singapour est devenue une destination touristique, justement à cause de sa réussite économique et financière...Le but principal des Singapouriens est d’afficher leur réussite... et d’attirer des visiteurs afin de leur monter alors que le but principal du Népal, est d’attirer des visiteurs en insistant sur la pauvreté et le sous-développement... Seul le temps et un changement d’état d’esprit progressif des nouvelles générations pourront changer les choses, mais en attendant les dégats sont énormes.
Le Népal et les touristes: Le sentiment général autour de certains touristes « new hippies » ou «pseudo-alternatifs » n’est pas des plus positif... Ils viennent au Népal pour trouver une « société alternative », ils squattent dans des guest houses comme ils squattent des apparts à Paris, ils traînent et dealent de la ganja comme à Paris... mais ils oublient qu’ils ne sont pas à Paris et que la façon dont ils sont perçus ici n’est pas du tout la même qu'en Europe. Alors qu'en Europe, leurs revendications et leur « alternativité entendue » les rend part de la société, ici au Népal ils ne font que dégrader encore plus l’image des touristes étrangers dans un pays qui fait face à des changements énormes, comparables à ceux qui ont suivi la révolution industrielle en Europe au XIXème siècle. S’en rendent-t-ils seulement compte ? Difficille à dire. Bien-sûr, il faudrait développer, les interroger, mener une enquête... mais comme ils semblent être ici pour fuir une certaine réalité, obtenir une réponse n’est jamais façile... J’en ai rencontré quelques uns à Pokhara et ici à Katmandu, mais les contacts sont limités et les réponses toujours les mêmes : « oui, mais ne faut pas généraliser, "shanti shanti" , aahh la société du fric... » Le pire dans tout cela, c’est que leur discours est souvent juste, mais ce genre de discours n’est pas à sa place. Il le serait en Europe, et encore, dans un salon parisien, pour être tout à fait précis, mais ici... Que dire : ce qu’ils pensent est est à mille lieux de la réalité népalaise, des aspiration et des modèles des népalais. La société alternative à la française, ils n’en ont cure, ce qui les intéresse ce sont les modèles économiques et sociaux des Petits et Grands Dragons comme Singapour, la Malaisie, Taiwan, Bangkok et bien sur la Chine et le Japon. Voilà tout le malentendu...
Le Népal et son gouvernement: Hier, j’ai discuté avec le garçon de la réception de l’hôtel du centre de Katmandu, où je réside en ce moment, de la situation politique et économique du Népal. Le gros problème, me dit-il, est l’absence d’un gouvernement bien défini : ni le nouveau président ni le premier ministre n’ont de réels pouvoirs. Depuis la révolution maoïste, tout semble aller plus mal : pouvoir et partis politiques sont divisés et morcelés, l’inflation et la corruption vont en grandissant. Il semble que le coeur du problème se trouve dans l’absence de leaders légitimes qui rassembleraient la population autour de lui : en gros ils attendent l’homme providentiel, le Napoléon népalais...!
Après 40 jours au Népal...: 40 jours sur place et mon impression générale quant au pays reste plus ou moins la même qu’à mon arrivée. Le Népal est cher: la vie quotidienne n’est pas plus chère qu'au Pakistan (les denrées importées sont un peu moins chères et plus abondantes) si on ne compte pas les 13% de taxes +10% de services imposés par le gouvernement... et c’est là tout le problème, cela fait du Népal le pays le plus cher d’Asie et... c’est aussi le plus pauvre ! Car tout est à l’avenant ici: prix des visas, des permis de treks, des entrées de sites et de musées. Le visa coûte 25 $ pour 15 jours et une prolongation 30 $ pour 15 jours plus 2 $ par jour... Le visa business est aussi ridiculement cher : ils demandent un investissement de plus de 100.000$. D’une façon plus abordable (et encore), les prix d’entrée sur les sites sont faramineux: Baktapur Durbar Square: 15 $ (1000 rs). Katmandu Durbar Square: 300 roupies. Annapurna conservation area: 2000 roupies. Everest/Lantang: 1000 roupies. A ces deux parcs, il faut bien-sûr y rajouter les permis de treks : 20 $ Le record étant détenu par le Mustang et le Dolpo : 50 $ par jour avec un minimun de 10 jours, soit 500$ plus les frais d’agence et de porteurs.... Sans évoquer, bien-sûr, les royalties prélevées pour les ascensions de l’Everest ou autres qui vont de 10 à 20.000$. Tout cela dans un pays où la population ne gagne pas 500 dollars en 3 mois... Cela laisse rêveur. Non, le Népal c’est vraiment Lidl au prix de Fauchon.
Bonjour, une question que je m'étais beaucoup posée avant de partir et que j'ai souvent vue sur de nombreux forums est "combien coute réelement l'inde?" "ai-je assez pour X temps avec tant d'Argent"
Franchement le gros minimum si on loge pas chez l'habitant (servas, hospitalityclub, etc..) si on mange pas gratuitement (habitant, prasad, ...) On peut s'en sorti dans les grandes villes avec 1, 5€ voir 2€ dans le plus petites villes par jour. Et ca lorsque l'on ne connait pas bien et on paye des prix encore pas réelement locaux.
C'est vrai que j'ai pas mal de difficultés car j'ai peut être trop persévéré mais je m'en suis sorti avec une moyenne de 3€ par jour en comptant les transports.
Bien sur je parle d'une vie assez proche de celle des Indiens.
Voila 😉
Mike
Franchement le gros minimum si on loge pas chez l'habitant (servas, hospitalityclub, etc..) si on mange pas gratuitement (habitant, prasad, ...) On peut s'en sorti dans les grandes villes avec 1, 5€ voir 2€ dans le plus petites villes par jour. Et ca lorsque l'on ne connait pas bien et on paye des prix encore pas réelement locaux.
C'est vrai que j'ai pas mal de difficultés car j'ai peut être trop persévéré mais je m'en suis sorti avec une moyenne de 3€ par jour en comptant les transports.
Bien sur je parle d'une vie assez proche de celle des Indiens.
Voila 😉
Mike
Pour mon 1000ème message, voici un petit instanné de mon voyage de l'été denier en INDE, Madhya Pradesh.
Gwalior, est souvent oubliée sur le parcours, et pourtant...
Voici un "copié-collé" de mon carnet, textes et illustrations réalisés sur place...
Lundi 15 août 2005
Réveil un peu tardif… Le gars de l’hôtel s’attendait sûrement à ce que je demande qu’on me monte le petit déjeuner dans la chambre, mais je préfère de loin le prendre dans la rue ! Je choisis une toute petite échoppe et mange mes premiers pakori avec un chaï. Je retrouve avec plaisir mes habitudes. Le gars est bien sympa et s’amuse en entendant mon Hindi de débutant ! Je reste un petit moment à le regarder faire les beignets et le chaï. Les rickshaws de Gwalior sont vraiment d’un autre âge, plus longs et plus larges, équipés de banquettes pouvant accueillir une dizaine de personnes. On les appelle les « tempos » et ça pétarade sec ! Un bruit qui me fait penser plus à un bateau qu’à un véhicule terrestre… Je prends néanmoins un rickshaw ordinaire. Ici, pas la peine de discuter le prix, car il n’y a pas d’arnaque envers les touristes. Que de monde dans les rues ! On me dépose au pied de la route qui conduit au fort de Gwalior. Je ne tarde pas à découvrir ces impressionnantes statues jaïna sculptées dans la falaise de part et d’autre du chemin. Il y en a des dizaines, accompagnées de bas-reliefs. Les plus grandes font de 10 m à 17 m ! Décidément, ces Jaïns sont de sacrés artistes… J’opte pour un petit coin à l’ombre pour croquer l’une d’entre elles et il me faut bien faire un choix sur les 127 statues rupestres présentes en ces lieux !
Deux jeunes qui travaillent à la restauration des vestiges viennent me tenir compagnie et c’est parti pour ma première véritable aquarelle in situ ! Il fait une chaleur insoutenable et je ruisselle tant et plus. Il y aurait de quoi passer la journée à dessiner ces statues, mais il y a aussi tellement à voir ! Tout au long de cette rampe qui conduit à la forteresse, des gamins m’accompagnent. Pas mal de monde dans le fort. Beaucoup d’Indiens sont venus en famille, profitant de ce jour férié. La plus grande partie de la surface forteresse est occupée par des champs, mais se dressent aussi quelques temples et le fameux palais de Man Singh, splendide avec ses peintures bleu turquoise, vert, jaune, rouge… Assez unique en son genre ! En fait, c’est surtout pour lui que je suis à Gwalior…
Mais avant un nouveau dessin, il faut recharger les batteries et de voir ces familles se restaurer au milieu des colonnes des vestiges jouxtant le palais, m’a ouvert l’appétit. Que de couleurs ! Tous ces saris sont magnifiques, assez différents de ceux du Rajasthan, mais tout aussi riches… Les femmes sont très belles et j’aimerais les prendre toutes en photos ! Pour manger, il n’y a que le Gurdwara du temple sikh, qui sert des repas 24h/24h gratuitement, ici comme partout ailleurs. A la porte, je demande si je peux manger et on m’invite généreusement à entrer. J’abandonne mes chaussures pour un temps, couvrant ma tête avec le foulard. Tous portent des turbans et des foulards oranges sont prévus pour les visiteurs imprévoyants. Je prends place dans l’immense réfectoire aux côtés des autres convives assis en ligne sur des nattes très étroites. A mes pieds, un unique plat métallique posé à même le sol que des serveurs passant avec de gros seaux se chargent de remplir de riz, dhal et chapati. Je commence à manger en souriant aux gamins en face de moi qui me dévisagent amusés. Les serveurs sont très élégants avec leurs barbes impeccables et leurs turbans très serrés. Comme beaucoup d’Indiens, peu importe leur religion, ils ne sont pas avares en sourires… Je peux aussi faire des photos sans aucun problème ! En fait, je me demande ce qu’ils me refuseraient et m’étonne d’autant de tolérance… Tous sont adorables et particulièrement le jeune Baljut qui s’est attaché à mes pas. Leur chaï est délicieux et on me le sert devant un « air cooler »… Tous viennent me saluer chacun leur tour. Que d’attention et de moments magiques !
Puis je visite la cuisine où les hommes s’affairent, faisant cure le riz et les dahl dans d’énormes gamelles. La confection des chapati est l’affaire des femmes et les voir faire est un pur régal ! Et je jure que tous ces superlatifs ne sont pas exagérés… Un vieux me propose ses services de guide pour le temple. Il est très récent et semblable à celui d’Amritsar que j’ai vu en photo. A l’entrée, en bas de l’escalier, se trouve un petit bassin où l’on trempe ses pieds en les frottant l’un contre l’autre, puis l’escalier conduit à l’esplanade du temple. C’est un édifice tout blanc avec un toit d’or dans lequel est gardée la relique, le Livre Sacré. Le vieux sikh nous explique, à moi et à un couple de Français qui m’a rejoint, les principes fondateurs de leur religion essentiellement basée sur une grande tolérance. A côté du temple se trouve un immense bassin carré entouré de colonnes et cela doit être impressionnant d’assister au bain…
Je retourne au réfectoire et croque le portrait de mon nouvel ami sikh. La technique de l’aquarelle directe est vraiment agréable…
L’endroit est plutôt insolite pour dessiner : adieu le calme ! Et comme nous sommes sans arrêt sollicités par les autres, nous nous réfugions dans une petite pièce contiguë. Le sol est crado, avec des restes de dalh sur les… dalles (facile, celle-là !). Juste un sac de toile de jute, d’où s’échappe une souris (et je préfère ça à un rat…) sous les fesses et je continue mon « œuvre ». De toute façon, il ne faut pas être trop regardant, car on marche pieds nus très souvent et le sol est loin d’être récuré à fond, voire sec ! La traversée de la cour brûlante hier a déjà mis mes plantes de pieds à dure épreuve et elles commencent à être blindées. Heureusement qu’il y avait près des bassins à ablutions et à l’entrée des salles de prière des tapis servant de refuges salvateurs !
Je réalise soudain que je ne suis arrivé à Gwalior qu’hier et déjà tant d’images dans la tête ! Le vieux m’invite à quitter l’hôtel pour venir dormir ici… Je vais y réfléchir, mais l’idée me tente sacrément ! Si je m’étais écouté, je les aurais bien croqué tous tellement ils ont des visages et des allures vraiment typiques. A défaut, je les aurai en photos… Chalo ! Je continue mon périple non sans leur avoir donné rendez-vous demain à 13h00. Le Teli-Ka-Mandir est un chouette temple hybride, mélange d’architecture du sud et de style jaïn. Au moment d’entrer à l’intérieur, je réalise que je n’ai pas pris de billet pour visiter l’ensemble du complexe de la forteresse et je reporte donc ma visite au lendemain. Alors, je m’amuse à regarder des gamins s’entraîner au cricket jusqu’à ce que le jeune lanceur me tende la balle ! La musique de Lagaan en tête, je m’exécute… La magie du voyage sur un temps donné est de savoir dosé le temps consacré à tous ces instants magiques et aux autres, plus « touristiques ». Chaque groupe croisé me couvre généreusement de sourires et de gracieux « Namaste ! » et il est bien agréable de longer les remparts en suivant le chemin de ronde en cette fin d’après-midi…. Je rencontre un sympathique allemand avec qui on se file rencard plus tard à l’Indian Coffee Restaurant qui est plutôt bien côté dans le LP et dans le Routard.
De nouveau seul, je découvre Gwalior, « petite » ville de 800 000 habitants et pourtant, aucun immeuble vertigineux, juste la sensation de déambuler dans un gros bourg. Les pétarades et klaxons incessants montent jusqu’aux remparts… Le chemin de ronde s’arrête sur la vision incroyable du Man Singh Palace accroché à flanc de falaise avec ses enfilades de tours et ses motifs multicolores peints sur les murs ocres. Je ne peux résister à une longue contemplation, imaginant la fureur des batailles de jadis, et me lance finalement dans une esquisse au crayon. Que c’est agréable de dessiner dans la fraîcheur du soir, perché au-dessus du vide, une fraîcheur toute relative qui vient seulement du vent… Il me faudra revenir tôt demain matin ou bien demain soir pour finir ce dessin, car le soleil ne va pas tarder à se coucher.
Passant devant les murs à dominante turquoise, je m’arrête pour photographier les gamins, profitant du retardateur et du mini pied pour me joindre à eux. L’impressionnante porte du fort conduit à une rampe pavée qui serpente vers la vieille ville. Un temple hindou, où règne une intense animation (prières à Shiva, chants, applaudissements), s’accroche à la falaise. Un petit moment de calme bien appréciable avant le replongeon dans la fureur de la ville grouillante d’activité. Petits vendeurs et charrettes, tirées par de superbes bœufs aux cornes immenses parfois peintes, travaillent et circulent au milieu des tempos, des motos et des piétons. La vigilance est de rigueur pour arpenter ces rues bondées !
Un rickshaw me conduit au cybercafé. La connexion est plutôt lente, mais je ne peux manquer de raconter à Mu et aux autres ce que j’ai déjà vécu lors de ces deux premiers jours déjà bien remplis. Puis je retrouve mon ami germanique Florian au restaurant. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois, il m’a dit en avoir marre de la cette cuisine locale et j’avoue avoir eu peur qu’il ne m’invite dans une pizzeria ou une brasserie alsacienne ! Une réflexion qui la bien fait rire, car il parlait en fait des spécialités du Nord de l’Inde, préférant pour une fois goûter à la cuisine du Sud que je ne connais pas, donc, ça me va très bien !
Je goûte donc à mes premières Masala Dosa, de délicieuses et immenses galettes fourrées de pommes de terre, d’oignons et de carottes au curry, servies avec un chutney de coco et des dahl. Excellent ! J’amuse tous les clients en prenant mon plat en photo… Dans un français impeccable, Florian m’explique qu’il a appris à cuisiner ces spécialités à Daramsalah. En fait, mon nouveau compagnon est interprète pour la Communauté Européenne et cela fait douze ans qu’il vit à Bruxelles. Venant de Varanasi, il m’indique que le Gange était plutôt haut, rendant le passage d’un ghat à l’autre impossible à pied. J’espère qu’il aurait baissé d’ici quinze jours ! Il me conseille d’aller à Amritsar où il a beaucoup apprécié l’ambiance. J’avoue qu’après avoir rencontré tous ces Sikhs, de voir le Golden Temple au sein de cette communauté me tente… D’ailleurs, Baljut est originaire de là-bas. C’est en fait l’équivalent de La Mecque, mais pour les Sikhs !
Florian m’invite aussi à aller visiter un jour l’Ouzbékistan qui est un pays magnifique. Au cours de la conversation, il m’explique qu’il est daltonien et qu’il perçoit les couleurs d’une manière très atténuée. C’est en partie pour ça qu’il apprécie autant l’Inde, car les couleurs y sont flamboyantes. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est dommage de ne pas pouvoir les contempler dans leur vraie intensité… Mon compagnon de restau se montre très sensible à mes croquis et au calendrier de voyage. Justement, il est en train de lire un carnet de route d’un gars qui a passé un an à Delhi et illustré par de chouettes croquis réalisés par sa femme. Ce serait sympa de se revoir demain…
Lundi 15 août 2005Réveil un peu tardif… Le gars de l’hôtel s’attendait sûrement à ce que je demande qu’on me monte le petit déjeuner dans la chambre, mais je préfère de loin le prendre dans la rue ! Je choisis une toute petite échoppe et mange mes premiers pakori avec un chaï. Je retrouve avec plaisir mes habitudes. Le gars est bien sympa et s’amuse en entendant mon Hindi de débutant ! Je reste un petit moment à le regarder faire les beignets et le chaï. Les rickshaws de Gwalior sont vraiment d’un autre âge, plus longs et plus larges, équipés de banquettes pouvant accueillir une dizaine de personnes. On les appelle les « tempos » et ça pétarade sec ! Un bruit qui me fait penser plus à un bateau qu’à un véhicule terrestre… Je prends néanmoins un rickshaw ordinaire. Ici, pas la peine de discuter le prix, car il n’y a pas d’arnaque envers les touristes. Que de monde dans les rues ! On me dépose au pied de la route qui conduit au fort de Gwalior. Je ne tarde pas à découvrir ces impressionnantes statues jaïna sculptées dans la falaise de part et d’autre du chemin. Il y en a des dizaines, accompagnées de bas-reliefs. Les plus grandes font de 10 m à 17 m ! Décidément, ces Jaïns sont de sacrés artistes… J’opte pour un petit coin à l’ombre pour croquer l’une d’entre elles et il me faut bien faire un choix sur les 127 statues rupestres présentes en ces lieux !

Deux jeunes qui travaillent à la restauration des vestiges viennent me tenir compagnie et c’est parti pour ma première véritable aquarelle in situ ! Il fait une chaleur insoutenable et je ruisselle tant et plus. Il y aurait de quoi passer la journée à dessiner ces statues, mais il y a aussi tellement à voir ! Tout au long de cette rampe qui conduit à la forteresse, des gamins m’accompagnent. Pas mal de monde dans le fort. Beaucoup d’Indiens sont venus en famille, profitant de ce jour férié. La plus grande partie de la surface forteresse est occupée par des champs, mais se dressent aussi quelques temples et le fameux palais de Man Singh, splendide avec ses peintures bleu turquoise, vert, jaune, rouge… Assez unique en son genre ! En fait, c’est surtout pour lui que je suis à Gwalior…

Mais avant un nouveau dessin, il faut recharger les batteries et de voir ces familles se restaurer au milieu des colonnes des vestiges jouxtant le palais, m’a ouvert l’appétit. Que de couleurs ! Tous ces saris sont magnifiques, assez différents de ceux du Rajasthan, mais tout aussi riches… Les femmes sont très belles et j’aimerais les prendre toutes en photos ! Pour manger, il n’y a que le Gurdwara du temple sikh, qui sert des repas 24h/24h gratuitement, ici comme partout ailleurs. A la porte, je demande si je peux manger et on m’invite généreusement à entrer. J’abandonne mes chaussures pour un temps, couvrant ma tête avec le foulard. Tous portent des turbans et des foulards oranges sont prévus pour les visiteurs imprévoyants. Je prends place dans l’immense réfectoire aux côtés des autres convives assis en ligne sur des nattes très étroites. A mes pieds, un unique plat métallique posé à même le sol que des serveurs passant avec de gros seaux se chargent de remplir de riz, dhal et chapati. Je commence à manger en souriant aux gamins en face de moi qui me dévisagent amusés. Les serveurs sont très élégants avec leurs barbes impeccables et leurs turbans très serrés. Comme beaucoup d’Indiens, peu importe leur religion, ils ne sont pas avares en sourires… Je peux aussi faire des photos sans aucun problème ! En fait, je me demande ce qu’ils me refuseraient et m’étonne d’autant de tolérance… Tous sont adorables et particulièrement le jeune Baljut qui s’est attaché à mes pas. Leur chaï est délicieux et on me le sert devant un « air cooler »… Tous viennent me saluer chacun leur tour. Que d’attention et de moments magiques !
Puis je visite la cuisine où les hommes s’affairent, faisant cure le riz et les dahl dans d’énormes gamelles. La confection des chapati est l’affaire des femmes et les voir faire est un pur régal ! Et je jure que tous ces superlatifs ne sont pas exagérés… Un vieux me propose ses services de guide pour le temple. Il est très récent et semblable à celui d’Amritsar que j’ai vu en photo. A l’entrée, en bas de l’escalier, se trouve un petit bassin où l’on trempe ses pieds en les frottant l’un contre l’autre, puis l’escalier conduit à l’esplanade du temple. C’est un édifice tout blanc avec un toit d’or dans lequel est gardée la relique, le Livre Sacré. Le vieux sikh nous explique, à moi et à un couple de Français qui m’a rejoint, les principes fondateurs de leur religion essentiellement basée sur une grande tolérance. A côté du temple se trouve un immense bassin carré entouré de colonnes et cela doit être impressionnant d’assister au bain…
Je retourne au réfectoire et croque le portrait de mon nouvel ami sikh. La technique de l’aquarelle directe est vraiment agréable…

L’endroit est plutôt insolite pour dessiner : adieu le calme ! Et comme nous sommes sans arrêt sollicités par les autres, nous nous réfugions dans une petite pièce contiguë. Le sol est crado, avec des restes de dalh sur les… dalles (facile, celle-là !). Juste un sac de toile de jute, d’où s’échappe une souris (et je préfère ça à un rat…) sous les fesses et je continue mon « œuvre ». De toute façon, il ne faut pas être trop regardant, car on marche pieds nus très souvent et le sol est loin d’être récuré à fond, voire sec ! La traversée de la cour brûlante hier a déjà mis mes plantes de pieds à dure épreuve et elles commencent à être blindées. Heureusement qu’il y avait près des bassins à ablutions et à l’entrée des salles de prière des tapis servant de refuges salvateurs !
Je réalise soudain que je ne suis arrivé à Gwalior qu’hier et déjà tant d’images dans la tête ! Le vieux m’invite à quitter l’hôtel pour venir dormir ici… Je vais y réfléchir, mais l’idée me tente sacrément ! Si je m’étais écouté, je les aurais bien croqué tous tellement ils ont des visages et des allures vraiment typiques. A défaut, je les aurai en photos… Chalo ! Je continue mon périple non sans leur avoir donné rendez-vous demain à 13h00. Le Teli-Ka-Mandir est un chouette temple hybride, mélange d’architecture du sud et de style jaïn. Au moment d’entrer à l’intérieur, je réalise que je n’ai pas pris de billet pour visiter l’ensemble du complexe de la forteresse et je reporte donc ma visite au lendemain. Alors, je m’amuse à regarder des gamins s’entraîner au cricket jusqu’à ce que le jeune lanceur me tende la balle ! La musique de Lagaan en tête, je m’exécute… La magie du voyage sur un temps donné est de savoir dosé le temps consacré à tous ces instants magiques et aux autres, plus « touristiques ». Chaque groupe croisé me couvre généreusement de sourires et de gracieux « Namaste ! » et il est bien agréable de longer les remparts en suivant le chemin de ronde en cette fin d’après-midi…. Je rencontre un sympathique allemand avec qui on se file rencard plus tard à l’Indian Coffee Restaurant qui est plutôt bien côté dans le LP et dans le Routard.
De nouveau seul, je découvre Gwalior, « petite » ville de 800 000 habitants et pourtant, aucun immeuble vertigineux, juste la sensation de déambuler dans un gros bourg. Les pétarades et klaxons incessants montent jusqu’aux remparts… Le chemin de ronde s’arrête sur la vision incroyable du Man Singh Palace accroché à flanc de falaise avec ses enfilades de tours et ses motifs multicolores peints sur les murs ocres. Je ne peux résister à une longue contemplation, imaginant la fureur des batailles de jadis, et me lance finalement dans une esquisse au crayon. Que c’est agréable de dessiner dans la fraîcheur du soir, perché au-dessus du vide, une fraîcheur toute relative qui vient seulement du vent… Il me faudra revenir tôt demain matin ou bien demain soir pour finir ce dessin, car le soleil ne va pas tarder à se coucher.

Passant devant les murs à dominante turquoise, je m’arrête pour photographier les gamins, profitant du retardateur et du mini pied pour me joindre à eux. L’impressionnante porte du fort conduit à une rampe pavée qui serpente vers la vieille ville. Un temple hindou, où règne une intense animation (prières à Shiva, chants, applaudissements), s’accroche à la falaise. Un petit moment de calme bien appréciable avant le replongeon dans la fureur de la ville grouillante d’activité. Petits vendeurs et charrettes, tirées par de superbes bœufs aux cornes immenses parfois peintes, travaillent et circulent au milieu des tempos, des motos et des piétons. La vigilance est de rigueur pour arpenter ces rues bondées !
Un rickshaw me conduit au cybercafé. La connexion est plutôt lente, mais je ne peux manquer de raconter à Mu et aux autres ce que j’ai déjà vécu lors de ces deux premiers jours déjà bien remplis. Puis je retrouve mon ami germanique Florian au restaurant. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois, il m’a dit en avoir marre de la cette cuisine locale et j’avoue avoir eu peur qu’il ne m’invite dans une pizzeria ou une brasserie alsacienne ! Une réflexion qui la bien fait rire, car il parlait en fait des spécialités du Nord de l’Inde, préférant pour une fois goûter à la cuisine du Sud que je ne connais pas, donc, ça me va très bien !
Je goûte donc à mes premières Masala Dosa, de délicieuses et immenses galettes fourrées de pommes de terre, d’oignons et de carottes au curry, servies avec un chutney de coco et des dahl. Excellent ! J’amuse tous les clients en prenant mon plat en photo… Dans un français impeccable, Florian m’explique qu’il a appris à cuisiner ces spécialités à Daramsalah. En fait, mon nouveau compagnon est interprète pour la Communauté Européenne et cela fait douze ans qu’il vit à Bruxelles. Venant de Varanasi, il m’indique que le Gange était plutôt haut, rendant le passage d’un ghat à l’autre impossible à pied. J’espère qu’il aurait baissé d’ici quinze jours ! Il me conseille d’aller à Amritsar où il a beaucoup apprécié l’ambiance. J’avoue qu’après avoir rencontré tous ces Sikhs, de voir le Golden Temple au sein de cette communauté me tente… D’ailleurs, Baljut est originaire de là-bas. C’est en fait l’équivalent de La Mecque, mais pour les Sikhs !
Florian m’invite aussi à aller visiter un jour l’Ouzbékistan qui est un pays magnifique. Au cours de la conversation, il m’explique qu’il est daltonien et qu’il perçoit les couleurs d’une manière très atténuée. C’est en partie pour ça qu’il apprécie autant l’Inde, car les couleurs y sont flamboyantes. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est dommage de ne pas pouvoir les contempler dans leur vraie intensité… Mon compagnon de restau se montre très sensible à mes croquis et au calendrier de voyage. Justement, il est en train de lire un carnet de route d’un gars qui a passé un an à Delhi et illustré par de chouettes croquis réalisés par sa femme. Ce serait sympa de se revoir demain…
Dans quelques jours, départ pour Dhaka pour un voyage de 6 à 7 mois, à la rencontre des Rickshaw Wallahs au Bangladesh et en Inde ...
Tchao bye bye le Temps. Alors comm’ça tu vois, ds huit jours, .tes heures ne seront plus des heures, tes minutes ne seront plus des minutes, tes secondes ne seront plus des secondes. Explosé tout ça. Tu n’t’y retrouveras plus. J’embarque un réveil, histoire de t’rassurer, ou plutôt, histoire de te narguer. Parce que je n’sais trop au fond à quoi il t’servira, si ce n’est qu’à te rendre compte que tu n’auras plus d’emprise sur mon rythme de vie. Je te ferai "élastic". De tes secondes, j’en ferai des heures quand il sera le Temps de regarder la Pluie, de regarder la Lune, le Temps de rencontrer des Hommes des Femmes, des Enfants aussi, quand il sera le temps pour des parfums et des couleurs sucrés, pour des lumières étincelantes. Il y aura des couchés de soleil, des soirées autour du feu, des silences. De tes heures, j’en ferai des secondes quand il sera le Temps de la fatigue, de la fatigue physique, de la fatigue mentale aussi, quand il sera le Temps de voir les scènes noires, quand il sera le temps de se battre contre les bestioles, que ce soit moustique, virus ou parasite !.
Et ma mémoire « on failing disk » remettra à l’inconscient ce dont elle ne veut pas, ou ne peut pas se souvenir. Et tu te dissoudras alors. Tout ça ne sera pas de ton registre, de tes repères à toi le Temps. T’y mettras pas ta griffe. C’est comme ça dit-on le Voyage. Je ne te laisserai pas de prise. Alors, Tchao bye bye le Temps, Tchao bye bye...
Budhbar, le rickshaw avec lequel j'ai pu m'entrainer pour préparer ce périple, avait un peu le blues le jour de sa dernière sortie : « Tu leur diras comme elle était belle cette journée. Tu leur diras comme le soleil est bon ici. Comme cet apm. Rien à voir avec cette chaleur parfois humide et étouffante que je connaissais là bas…et que d’ici peu tu vas rencontrer…. ! Accha…. ! Tu t’y feras. T’inquiètes pas. Parce que tu devras t’y faire. Ils s’y font bien les rickshaw wallahs de Dhaka ou Delhi. Tu n’avais qu’un 26-28° au mieux cet apm. Ils signeraient pour ça, tu sais…
Tu leur diras comme je prends plaisir à découvrir cette région. Comme il était chouette le Mont Blanc cet apm. Il resplendissait. Lumineux. Il semblait si proche.. A portée de rickshaw. Peut-être qu’un jour on ira le voir de plus près n’est ce pas. Allez dis moi..
Tu leur diras aussi comme je prends plaisir d’être l’attention de tous ces regards. Comme cet apm. C’est bien loin de ces coups de bâtons reçus parfois dans les rues de Dhaka pour avoir obstrué je n’sais quel passage. Rien de tout ça ici. Non, des gens attentionnés, interpellé par l’exotisme, par l’ailleurs, par « l’autre » peut-être. Et je t’écoute leur raconter ton projet. C’est magique.. Ils te suivront disent-ils. Combien tu vas en emmener dis moi sur ta banquette. Et toi, tu me laisses là…
T’aurais pu prendre des photos cet apm de cette sortie en «condition voyage » . Vu que t’as passé « ta journée » à finaliser différents angles de vues. T’as rien pris. Tu leur montreras nos autres sorties alors n’est-ce pas ?. Tu sais, à propos, pour les images, ça « sautera » sans doute davantage las bas. Les routes, las bas, c’est nids de poules sur nid de poules. Ou bien alors, c’est piste. Enfin, tu verras….
T’as aussi un peu « galéré » aujourd’hui avec le vent n’est ce pas. Ca « soufflait ». Ok la capote était en position ouverture maxi. Merci, du reste, je suis si ravissant ainsi me dit-on. Prise de vent maxi. Comme ça, ça t’entraîne. Après tout, t’as plus qu’un mois pour ça. A peine plus. Profites en donc de « galérer » ainsi… »
Je poserai ici de temps en temps mes billets d'humeur, histoire de partager, histoire peut être d'en "embarquer" quelques uns ou quelques une sur la banquette de mon rickshaw...
Jlouis
Tchao bye bye le Temps. Alors comm’ça tu vois, ds huit jours, .tes heures ne seront plus des heures, tes minutes ne seront plus des minutes, tes secondes ne seront plus des secondes. Explosé tout ça. Tu n’t’y retrouveras plus. J’embarque un réveil, histoire de t’rassurer, ou plutôt, histoire de te narguer. Parce que je n’sais trop au fond à quoi il t’servira, si ce n’est qu’à te rendre compte que tu n’auras plus d’emprise sur mon rythme de vie. Je te ferai "élastic". De tes secondes, j’en ferai des heures quand il sera le Temps de regarder la Pluie, de regarder la Lune, le Temps de rencontrer des Hommes des Femmes, des Enfants aussi, quand il sera le temps pour des parfums et des couleurs sucrés, pour des lumières étincelantes. Il y aura des couchés de soleil, des soirées autour du feu, des silences. De tes heures, j’en ferai des secondes quand il sera le Temps de la fatigue, de la fatigue physique, de la fatigue mentale aussi, quand il sera le Temps de voir les scènes noires, quand il sera le temps de se battre contre les bestioles, que ce soit moustique, virus ou parasite !.
Et ma mémoire « on failing disk » remettra à l’inconscient ce dont elle ne veut pas, ou ne peut pas se souvenir. Et tu te dissoudras alors. Tout ça ne sera pas de ton registre, de tes repères à toi le Temps. T’y mettras pas ta griffe. C’est comme ça dit-on le Voyage. Je ne te laisserai pas de prise. Alors, Tchao bye bye le Temps, Tchao bye bye...
Budhbar, le rickshaw avec lequel j'ai pu m'entrainer pour préparer ce périple, avait un peu le blues le jour de sa dernière sortie : « Tu leur diras comme elle était belle cette journée. Tu leur diras comme le soleil est bon ici. Comme cet apm. Rien à voir avec cette chaleur parfois humide et étouffante que je connaissais là bas…et que d’ici peu tu vas rencontrer…. ! Accha…. ! Tu t’y feras. T’inquiètes pas. Parce que tu devras t’y faire. Ils s’y font bien les rickshaw wallahs de Dhaka ou Delhi. Tu n’avais qu’un 26-28° au mieux cet apm. Ils signeraient pour ça, tu sais…
Tu leur diras comme je prends plaisir à découvrir cette région. Comme il était chouette le Mont Blanc cet apm. Il resplendissait. Lumineux. Il semblait si proche.. A portée de rickshaw. Peut-être qu’un jour on ira le voir de plus près n’est ce pas. Allez dis moi..
Tu leur diras aussi comme je prends plaisir d’être l’attention de tous ces regards. Comme cet apm. C’est bien loin de ces coups de bâtons reçus parfois dans les rues de Dhaka pour avoir obstrué je n’sais quel passage. Rien de tout ça ici. Non, des gens attentionnés, interpellé par l’exotisme, par l’ailleurs, par « l’autre » peut-être. Et je t’écoute leur raconter ton projet. C’est magique.. Ils te suivront disent-ils. Combien tu vas en emmener dis moi sur ta banquette. Et toi, tu me laisses là…
T’aurais pu prendre des photos cet apm de cette sortie en «condition voyage » . Vu que t’as passé « ta journée » à finaliser différents angles de vues. T’as rien pris. Tu leur montreras nos autres sorties alors n’est-ce pas ?. Tu sais, à propos, pour les images, ça « sautera » sans doute davantage las bas. Les routes, las bas, c’est nids de poules sur nid de poules. Ou bien alors, c’est piste. Enfin, tu verras….
T’as aussi un peu « galéré » aujourd’hui avec le vent n’est ce pas. Ca « soufflait ». Ok la capote était en position ouverture maxi. Merci, du reste, je suis si ravissant ainsi me dit-on. Prise de vent maxi. Comme ça, ça t’entraîne. Après tout, t’as plus qu’un mois pour ça. A peine plus. Profites en donc de « galérer » ainsi… »
Je poserai ici de temps en temps mes billets d'humeur, histoire de partager, histoire peut être d'en "embarquer" quelques uns ou quelques une sur la banquette de mon rickshaw...
Jlouis
Bonjour à tous,
Je reviens d'un fabuleux voyage d'un mois en Inde et tout s'est bien passé sauf avec les auto-rickshaws.
En effet, ceux-ci prennent les touristes pour des portefeuilles ambulants. Pourquoi ? Parce que beaucoup d'entre nous, sans s'en rendre compte, leur donnent ce qu'ils demandent (par peur, par ignorance...).
Cela m'a valu plusieurs disputes avec les conducteurs d'auto-rickshaws qui demandaient plus que prévu et, deux jours avant de rentrer en France, une agression physique de la part de l'un d'eux car je refusais de payer pour son mensonge (il prétendait que je venais d'une ville à 12km de là alors que je n'avais fait que 800 mètres en ville). Une plainte a été déposée et j'hésite encore à prévenir l'ambassade de France en Inde.
Loin de moi l'idée de jouer les radins, c'est par principe que j'évitais autant que possible de payer le tarif "touriste". Les touristes ne sont PAS des distributeurs de billets de banque ! Si vous teniez une boutique ou conduisiez un taxi, que penseriez-vous des touristes qui vous donnent tout ce que vous demandez mine de rien ?
Alors un bon conseil à tous les voyageurs à destination de l'Inde : EVITEZ de payer plus que prévu ! Pour ce faire, une seule méthode efficace : exiger du conducteur qu'il démarre le compteur sinon interpeller un flic (ils s'exécutent en présence d'un flic). Pas de compteur ? Pareil : le tarif est le tarif (en général 14Rs pour une courte distance, 5Rs si c'est un share auto-rickshaw, reconnaissable par sa taille plus grande que les auto-rickshaws ordinaires). Bon à savoir : si 4ème passager ou trajet de nuit le prix augmente de 50% si ma mémoire est bonne.
Quant à ceux qui remettront en cause les termes du contrat, un seul conseil : REFUSEZ de payer ce qu'ils demandent. N'ayez pas peur, ils ne pourront rien contre vous : le tarif est le tarif. Si le conducteur refuse vos 14 roupies parce qu'il en exige 50 ou 100 pour le petit kilomètre, inutile de discuter : à prendre ou à laisser (dans ce cas, repartez sans le payer : il viendra vous voir et se contentera du tarif "indien", sinon interpeller un flic).
Autre erreur courante des voyageurs : discuter du prix avant de monter (ce que ne font pas les locaux). Je le faisais au début, par ignorance, mais j'ai ensuite pris l'habitude d'embarquer mine de rien et de payer ensuite ce qu'il faut (les indiens m'ont informé sur les tarifs). C'est la méthode la plus efficace : dans la majorité des cas, les conducteurs ne disaient rien. Si vous ignorez le coût d'un trajet, parce qu'il est long par exemple, demandez à un indien combien coûte le trajet que l'on veut faire.
Mais par pitié évitez de montrer que vous êtes des distributeurs de billets de banque à volonté, même si ce n'est que "1 ou 2 euros le kilomètre". Les auto-rickshaws, leurs harcèlements et leurs mensonges ont été mes plus mauvais souvenirs en Inde.
Sur ce bon voyage à tout le monde 🙂
Je reviens d'un fabuleux voyage d'un mois en Inde et tout s'est bien passé sauf avec les auto-rickshaws.
En effet, ceux-ci prennent les touristes pour des portefeuilles ambulants. Pourquoi ? Parce que beaucoup d'entre nous, sans s'en rendre compte, leur donnent ce qu'ils demandent (par peur, par ignorance...).
Cela m'a valu plusieurs disputes avec les conducteurs d'auto-rickshaws qui demandaient plus que prévu et, deux jours avant de rentrer en France, une agression physique de la part de l'un d'eux car je refusais de payer pour son mensonge (il prétendait que je venais d'une ville à 12km de là alors que je n'avais fait que 800 mètres en ville). Une plainte a été déposée et j'hésite encore à prévenir l'ambassade de France en Inde.
Loin de moi l'idée de jouer les radins, c'est par principe que j'évitais autant que possible de payer le tarif "touriste". Les touristes ne sont PAS des distributeurs de billets de banque ! Si vous teniez une boutique ou conduisiez un taxi, que penseriez-vous des touristes qui vous donnent tout ce que vous demandez mine de rien ?
Alors un bon conseil à tous les voyageurs à destination de l'Inde : EVITEZ de payer plus que prévu ! Pour ce faire, une seule méthode efficace : exiger du conducteur qu'il démarre le compteur sinon interpeller un flic (ils s'exécutent en présence d'un flic). Pas de compteur ? Pareil : le tarif est le tarif (en général 14Rs pour une courte distance, 5Rs si c'est un share auto-rickshaw, reconnaissable par sa taille plus grande que les auto-rickshaws ordinaires). Bon à savoir : si 4ème passager ou trajet de nuit le prix augmente de 50% si ma mémoire est bonne.
Quant à ceux qui remettront en cause les termes du contrat, un seul conseil : REFUSEZ de payer ce qu'ils demandent. N'ayez pas peur, ils ne pourront rien contre vous : le tarif est le tarif. Si le conducteur refuse vos 14 roupies parce qu'il en exige 50 ou 100 pour le petit kilomètre, inutile de discuter : à prendre ou à laisser (dans ce cas, repartez sans le payer : il viendra vous voir et se contentera du tarif "indien", sinon interpeller un flic).
Autre erreur courante des voyageurs : discuter du prix avant de monter (ce que ne font pas les locaux). Je le faisais au début, par ignorance, mais j'ai ensuite pris l'habitude d'embarquer mine de rien et de payer ensuite ce qu'il faut (les indiens m'ont informé sur les tarifs). C'est la méthode la plus efficace : dans la majorité des cas, les conducteurs ne disaient rien. Si vous ignorez le coût d'un trajet, parce qu'il est long par exemple, demandez à un indien combien coûte le trajet que l'on veut faire.
Mais par pitié évitez de montrer que vous êtes des distributeurs de billets de banque à volonté, même si ce n'est que "1 ou 2 euros le kilomètre". Les auto-rickshaws, leurs harcèlements et leurs mensonges ont été mes plus mauvais souvenirs en Inde.
Sur ce bon voyage à tout le monde 🙂
Incredible India...
Lu dans le Times of India et rapporté sur le site internet "Aujourd'hui l'Inde":
http://www.aujourdhuilinde.com/informations-inde-le-samosa-qui-valait-euros-2484.asp?1=1
Un couple de touristes néerlandais a eu l'honneur de goûter aux samosas les plus onéreux d'Inde. Vendredi, en se promenant au Cattle Fair de Sonepur, la plus grande foire au bétail du monde, le couple a craqué sur les samosas d'un vendeur de rue, rapporte le Times of India. Après la dégustation des petits beignets, ce dernier leur a demandé pas moins de 10 000 roupies (160 euros), prétextant que ses samosas aux pommes de terre et aux herbes possédaient des propriétés aphrodisiaques. Le prix normal pour quatre samosas tourne plutôt autour de 10 roupies (15 centimes d'euros). Les deux touristes ont finalement payé après une dispute avec le vendeur, qui les a menacés. Le couple est ensuite allé se plaindre à la police, qui a obligé le jeune homme à leur rembourser 9 990 roupies...
Ah, celui-là, il a battu les records toutes catégories indiennes 😮. Il a placé la barre haute pour les prochains qui souhaiteraient surrenchérir! 😏
(Un conseil quand même dans ce genre de cas: ne payez rien, fiez-vous à votre instinct! Ces touristes ont quand même eu de la chance d'avoir récupéré leur argent en fin de compte...)
Lu dans le Times of India et rapporté sur le site internet "Aujourd'hui l'Inde":
http://www.aujourdhuilinde.com/informations-inde-le-samosa-qui-valait-euros-2484.asp?1=1
Un couple de touristes néerlandais a eu l'honneur de goûter aux samosas les plus onéreux d'Inde. Vendredi, en se promenant au Cattle Fair de Sonepur, la plus grande foire au bétail du monde, le couple a craqué sur les samosas d'un vendeur de rue, rapporte le Times of India. Après la dégustation des petits beignets, ce dernier leur a demandé pas moins de 10 000 roupies (160 euros), prétextant que ses samosas aux pommes de terre et aux herbes possédaient des propriétés aphrodisiaques. Le prix normal pour quatre samosas tourne plutôt autour de 10 roupies (15 centimes d'euros). Les deux touristes ont finalement payé après une dispute avec le vendeur, qui les a menacés. Le couple est ensuite allé se plaindre à la police, qui a obligé le jeune homme à leur rembourser 9 990 roupies...
Ah, celui-là, il a battu les records toutes catégories indiennes 😮. Il a placé la barre haute pour les prochains qui souhaiteraient surrenchérir! 😏
(Un conseil quand même dans ce genre de cas: ne payez rien, fiez-vous à votre instinct! Ces touristes ont quand même eu de la chance d'avoir récupéré leur argent en fin de compte...)
Bonjour à tous,
Après avoir profité de bons conseils et de messages du forum, je me permets de faire ma petite contribution (déjà bien tardive, je me rends compte que j'ai déjà oublié beaucoup de choses).
Il s'agissait de mon premier voyage seule, autant dire que la destination en a fait flipper plus d'un dans mon entourage. Dans l'ensemble, il s'est plutôt bien passé.
J'aimerais retourner en Inde à l'avenir, mais je pense que pour le Rajasthan et l'Utta Pradesh, j'aimerais y retourner accompagnée. En dehors d'une très mauvaise expérience à Jaipur, la raison pour laquelle j'aurais aimé de temps à autres être accompagnée, c'est surtout que je pense m'être mise moi même énormément de barrières dans le contact avec les indiens (en dehors des hôtels/resto). Il m'est arrivé à plusieurs reprises de refuser par exemple des invitations à manger dans la famille de personnes croisées en rue, et je pense qu'à plusieurs, j'aurais pu prendre le risque. Dans le train également, le sentiment de ne jamais être totalement à l'aise (même dans les classes élevées), est épuisant pour de longs trajets.
Mes ambitions pour ce voyage: me vider la tête, m'autoriser à voyager seule, suivre des cours de cuisine, découvrir.
Mon budget, assez souple, même si je ne cherchais pas le confort, deux limites: me sentir bien et ne pas prendre de risques, ce voyage est supposé me recharger les batteries, je ne peux pas me permettre de revenir totalement détruite/fatiguée/malade...
J'avais prévu un itinéraire A, mais des plans B, en fonction de comment je sentais les endroits dans lesquels j'étais. J'ai le souvenir d'un voyage où le fait d'avoir trop planifié, m'avait forcé à quitter Huaraz beaucoup trop tôt lors d'un voyage au Pérou. Je voulais donc rester flexible, mais étant seule je souhaitais aussi toujours avoir un plan certain.
Départ le 23/12 et retour le 19 janvier.
Première étape: Udaipur Il s'agissait d'un choix, je ne souhaitais pas commencer mon voyage par Delhi histoire de m'habituer doucement au pays. J'avais donc prévu un vol (spicejet) entre Delhi et Udaipur quelques heures après mon arrivée. Je suis arrivée à Delhi avec une heure et demi de retard, le prochain bus pour le terminal où je prendrai mon vol spicejet étant 50 minutes plus tard, je décide de prendre un taxi prépaid par confort et sécurité (220rps). Le passage de la sécurité est super lourd et long, surtout parce qu'il n'y a qu'une ligne d'ouverte pour les femmes. Après avoir laissé passer une femme devant moi qui avait son vol 5 minutes après, j'ai vite compris que je n'avais pas intérêt à le faire, puisque 10 autres m'ont demandé puis engueulé quand j'ai refusé. Passage un peu rude comme entrée en matière, mais 10 minutes de discussion avec une femme de Delhi et c'est vite oublié. Après ce passage pénible, me voila devant l'avion (à moitié vide, donc full confort), le genre d'avion dont l'escalier est juste la porte de fermeture, càd, tout petit. Malheureusement il a eu plus de 5 heures de retard à cause des conditions climatiques (mais ce n'était pas lié à la compagnie). Mais comme on est déjà bien installé, je n'ai pas vu passer ces 5 heures tellement j'étais crevée. Direction Udaipur depuis l'aéroport (650 rps). Arrivée à la guesthouse, ma chambre réservée à l'avance, ne semble pas avoir été réservée, cela dit, ils en ont des disponibles qui correspondent à ce que je cherche. Je prends donc une chambre triple (parce que il n'y avait pas de simple) avec salle de bain privée et wifi à 800 rps. Ils ont des chambres moins cher, mais cela rentrait dans mon budget. Il s'agit de la guesthouse Nukkad, chez Raju. L'eau est chaude et la chambre est extrêmement propre. L'ensemble est un peu bruyant si les autres habitants le sont, les portes ferment à 11h, ce qui ne m'a pas vraiment posé problème... Comme dénoncé sur tripadvisor, j'ai vu une petite souris au rez, rien de grave à mon sens. Rooftop agréable et petite nourriture sympa, rien d'exceptionnel, mais un chouette coin pour déjeûner/se reposer.
L'arrivée à Udaipur fut un véritable bonheur, ville à taille humaine, rassurante, apaisante, charmante, je ne regrette en rien d'avoir commencé mon voyage là-bas. Assez absurdement comparé à plein de touristes, j'ai évité le City Palace, étant dans la période de vacances indiennes, après avoir zoné un peu dans les jardins, le monde à l'entrée du bâtiment m'a dirigé vers un lassi frais à l'ombre, à observer la vie autour de moi, mais pas de trop près ;)
Quelques expériences en vrac:Pour un vrai café/un truc à grignoter: La Jheel guest House, très petite terrasse où je me suis posée quelques fois pour me détendre, excellent café et thé froid, vue magnifique sur le lac. Un tour en bateau, ça donne une autre perspective sur la ville et le coucher de soleil est magnifique (300 rps) Fête de Noël à la Guesthouse Dreamheaven (600rps plus 200 rps la bière), invitée par deux australiennes rencontrées sur la terrasse précitée ;) Cela comprend le buffet, des feux d'artifices et de la danse... Une soirée assez particulière d'animation de touristes, bonne bouffe cela dit, mais je ne me suis pas éternisée. Millets of Mewar, gros gros coup de cœur. Tant pour la nourriture ultra saine et originale, que pour les cours de cuisine, une super expérience (même si on était bien trop nombreux à mon avis)Little prince restaurant, juste à côté du jasmine, j'ai choisi celui)ci car c'est le seul où il restait une place ombragée où je me sens toujours mieux: on peut observer des habitants de laver en toute simplicité, une belle scène de vieMassage à l'Ayurvedic Body Care (850 rps, plus cher que dans le lonely), très mauvaise idée, les mains très sèches dela masseuse et ma peau sensible m'ont fait passer un très mauvais moment, je me suis retrouvée irritée de partout.Shashi cooking class: chouette cours de cuisine, extrêmement enrichissant, mais très/trop préparé pour des groupes, ça file dans tous les sens, du coup on perd un peu le plaisir...Départ le 28/12 pour Pushkar où j'avais prévu de ne rester que 2 jours... Pour rejoindre Pushkar, je me suis rendue en train d'Udaipur à Ajmer, puis en Tuktuk jusqu'à ma guesthouse. Ici aussi ma réservation est passée à la trappe, mais j'ai eu une chambre double à 450 rps la nuit si mes souvenirs sont bons. Propre aussi, même si la salle de bain n'était pas très engageante et qu'il ne faisait pas très chaud la nuit. Par contre, Pappu est adorable et peut vraiment aider à s"organiser et être flexible. http://www.atithiguesthouse.com/ Chouette petite carte, meilleur Ginger Lemon Honey, parfait pour me retaper. J'avais prévu de faire le nouvel an à Jaipur, mais je suis restée bien plus longtemps à Pushkar que prévu. Je me sentais aussi extrêmement bien dans cette petite ville remplie de bobo européens venus acheter de quoi remplir leurs étales de marchés ;) J'y ai fait mes achats du voyage, car j'ai rencontré une canadienne qui y vit depuis 15 ans et j'ai donc eu l'occasion d'avoir des prix un peu plus corrects sans devoir négocier des heures, car elle m'accompagnait.
Quelques expériences en vrac:Le Laura's café et sa terrasse, paisible, nourriture excellente et personnel agréable, vue imprenable sur les singes présents sur le toit et sur le lacAprès avoir lu partout les arnaques sur les rituels dans le lac, je ne pensais pas que ça marchait toujours, mais j'ai bien rencontré des touristes qui s'étaient fait prendre. Soyez vigilants donc.. De mon côté, on me l'a proposé plusieurs fois, la seule fois où on a vraiment essayé de me fourrer des fleurs dans la main, ils se sont éloignés dès que j'ai mentionné la police..Se poser sur les bords de lac, c'est apaisant parfois, mais ça peut vite devenir pénible. Si la plupart des touristes se faisaient interpellés par des indiens pour faire des photos, je crois que ma peau blanche et mes cheveux roux me donnaient un attrait particulier. Drôle au début, pénible après une dizaine de fois... Surtout que contrairement à ce qu'on pourrait imagine, la seule question qui accompagne la photo, c'est en général le pays d'où on vient. Pas le temps de poser quelques questions, que les flasheurs en série sont déjà partis...Je remarque que je n'ai eu le temps que de décrire 5 jours de mon voyage, mais rassurez vous, pour la suite, j'ai retenu moins de détails ;)... Je vais essayer de poursuivre ce week-end, ça prend juste beaucoup plus de temps que prévu ;)
Après avoir profité de bons conseils et de messages du forum, je me permets de faire ma petite contribution (déjà bien tardive, je me rends compte que j'ai déjà oublié beaucoup de choses).
Il s'agissait de mon premier voyage seule, autant dire que la destination en a fait flipper plus d'un dans mon entourage. Dans l'ensemble, il s'est plutôt bien passé.
J'aimerais retourner en Inde à l'avenir, mais je pense que pour le Rajasthan et l'Utta Pradesh, j'aimerais y retourner accompagnée. En dehors d'une très mauvaise expérience à Jaipur, la raison pour laquelle j'aurais aimé de temps à autres être accompagnée, c'est surtout que je pense m'être mise moi même énormément de barrières dans le contact avec les indiens (en dehors des hôtels/resto). Il m'est arrivé à plusieurs reprises de refuser par exemple des invitations à manger dans la famille de personnes croisées en rue, et je pense qu'à plusieurs, j'aurais pu prendre le risque. Dans le train également, le sentiment de ne jamais être totalement à l'aise (même dans les classes élevées), est épuisant pour de longs trajets.
Mes ambitions pour ce voyage: me vider la tête, m'autoriser à voyager seule, suivre des cours de cuisine, découvrir.
Mon budget, assez souple, même si je ne cherchais pas le confort, deux limites: me sentir bien et ne pas prendre de risques, ce voyage est supposé me recharger les batteries, je ne peux pas me permettre de revenir totalement détruite/fatiguée/malade...
J'avais prévu un itinéraire A, mais des plans B, en fonction de comment je sentais les endroits dans lesquels j'étais. J'ai le souvenir d'un voyage où le fait d'avoir trop planifié, m'avait forcé à quitter Huaraz beaucoup trop tôt lors d'un voyage au Pérou. Je voulais donc rester flexible, mais étant seule je souhaitais aussi toujours avoir un plan certain.
Départ le 23/12 et retour le 19 janvier.
Première étape: Udaipur Il s'agissait d'un choix, je ne souhaitais pas commencer mon voyage par Delhi histoire de m'habituer doucement au pays. J'avais donc prévu un vol (spicejet) entre Delhi et Udaipur quelques heures après mon arrivée. Je suis arrivée à Delhi avec une heure et demi de retard, le prochain bus pour le terminal où je prendrai mon vol spicejet étant 50 minutes plus tard, je décide de prendre un taxi prépaid par confort et sécurité (220rps). Le passage de la sécurité est super lourd et long, surtout parce qu'il n'y a qu'une ligne d'ouverte pour les femmes. Après avoir laissé passer une femme devant moi qui avait son vol 5 minutes après, j'ai vite compris que je n'avais pas intérêt à le faire, puisque 10 autres m'ont demandé puis engueulé quand j'ai refusé. Passage un peu rude comme entrée en matière, mais 10 minutes de discussion avec une femme de Delhi et c'est vite oublié. Après ce passage pénible, me voila devant l'avion (à moitié vide, donc full confort), le genre d'avion dont l'escalier est juste la porte de fermeture, càd, tout petit. Malheureusement il a eu plus de 5 heures de retard à cause des conditions climatiques (mais ce n'était pas lié à la compagnie). Mais comme on est déjà bien installé, je n'ai pas vu passer ces 5 heures tellement j'étais crevée. Direction Udaipur depuis l'aéroport (650 rps). Arrivée à la guesthouse, ma chambre réservée à l'avance, ne semble pas avoir été réservée, cela dit, ils en ont des disponibles qui correspondent à ce que je cherche. Je prends donc une chambre triple (parce que il n'y avait pas de simple) avec salle de bain privée et wifi à 800 rps. Ils ont des chambres moins cher, mais cela rentrait dans mon budget. Il s'agit de la guesthouse Nukkad, chez Raju. L'eau est chaude et la chambre est extrêmement propre. L'ensemble est un peu bruyant si les autres habitants le sont, les portes ferment à 11h, ce qui ne m'a pas vraiment posé problème... Comme dénoncé sur tripadvisor, j'ai vu une petite souris au rez, rien de grave à mon sens. Rooftop agréable et petite nourriture sympa, rien d'exceptionnel, mais un chouette coin pour déjeûner/se reposer.
L'arrivée à Udaipur fut un véritable bonheur, ville à taille humaine, rassurante, apaisante, charmante, je ne regrette en rien d'avoir commencé mon voyage là-bas. Assez absurdement comparé à plein de touristes, j'ai évité le City Palace, étant dans la période de vacances indiennes, après avoir zoné un peu dans les jardins, le monde à l'entrée du bâtiment m'a dirigé vers un lassi frais à l'ombre, à observer la vie autour de moi, mais pas de trop près ;)
Quelques expériences en vrac:Pour un vrai café/un truc à grignoter: La Jheel guest House, très petite terrasse où je me suis posée quelques fois pour me détendre, excellent café et thé froid, vue magnifique sur le lac. Un tour en bateau, ça donne une autre perspective sur la ville et le coucher de soleil est magnifique (300 rps) Fête de Noël à la Guesthouse Dreamheaven (600rps plus 200 rps la bière), invitée par deux australiennes rencontrées sur la terrasse précitée ;) Cela comprend le buffet, des feux d'artifices et de la danse... Une soirée assez particulière d'animation de touristes, bonne bouffe cela dit, mais je ne me suis pas éternisée. Millets of Mewar, gros gros coup de cœur. Tant pour la nourriture ultra saine et originale, que pour les cours de cuisine, une super expérience (même si on était bien trop nombreux à mon avis)Little prince restaurant, juste à côté du jasmine, j'ai choisi celui)ci car c'est le seul où il restait une place ombragée où je me sens toujours mieux: on peut observer des habitants de laver en toute simplicité, une belle scène de vieMassage à l'Ayurvedic Body Care (850 rps, plus cher que dans le lonely), très mauvaise idée, les mains très sèches dela masseuse et ma peau sensible m'ont fait passer un très mauvais moment, je me suis retrouvée irritée de partout.Shashi cooking class: chouette cours de cuisine, extrêmement enrichissant, mais très/trop préparé pour des groupes, ça file dans tous les sens, du coup on perd un peu le plaisir...Départ le 28/12 pour Pushkar où j'avais prévu de ne rester que 2 jours... Pour rejoindre Pushkar, je me suis rendue en train d'Udaipur à Ajmer, puis en Tuktuk jusqu'à ma guesthouse. Ici aussi ma réservation est passée à la trappe, mais j'ai eu une chambre double à 450 rps la nuit si mes souvenirs sont bons. Propre aussi, même si la salle de bain n'était pas très engageante et qu'il ne faisait pas très chaud la nuit. Par contre, Pappu est adorable et peut vraiment aider à s"organiser et être flexible. http://www.atithiguesthouse.com/ Chouette petite carte, meilleur Ginger Lemon Honey, parfait pour me retaper. J'avais prévu de faire le nouvel an à Jaipur, mais je suis restée bien plus longtemps à Pushkar que prévu. Je me sentais aussi extrêmement bien dans cette petite ville remplie de bobo européens venus acheter de quoi remplir leurs étales de marchés ;) J'y ai fait mes achats du voyage, car j'ai rencontré une canadienne qui y vit depuis 15 ans et j'ai donc eu l'occasion d'avoir des prix un peu plus corrects sans devoir négocier des heures, car elle m'accompagnait.
Quelques expériences en vrac:Le Laura's café et sa terrasse, paisible, nourriture excellente et personnel agréable, vue imprenable sur les singes présents sur le toit et sur le lacAprès avoir lu partout les arnaques sur les rituels dans le lac, je ne pensais pas que ça marchait toujours, mais j'ai bien rencontré des touristes qui s'étaient fait prendre. Soyez vigilants donc.. De mon côté, on me l'a proposé plusieurs fois, la seule fois où on a vraiment essayé de me fourrer des fleurs dans la main, ils se sont éloignés dès que j'ai mentionné la police..Se poser sur les bords de lac, c'est apaisant parfois, mais ça peut vite devenir pénible. Si la plupart des touristes se faisaient interpellés par des indiens pour faire des photos, je crois que ma peau blanche et mes cheveux roux me donnaient un attrait particulier. Drôle au début, pénible après une dizaine de fois... Surtout que contrairement à ce qu'on pourrait imagine, la seule question qui accompagne la photo, c'est en général le pays d'où on vient. Pas le temps de poser quelques questions, que les flasheurs en série sont déjà partis...Je remarque que je n'ai eu le temps que de décrire 5 jours de mon voyage, mais rassurez vous, pour la suite, j'ai retenu moins de détails ;)... Je vais essayer de poursuivre ce week-end, ça prend juste beaucoup plus de temps que prévu ;)
"Le Comité de Quartier du Champs de Mars d’Albertville (73)
organise les 22/23/24 oct 2010 à la Maison de Quartier du Champ de Mars
(9 avenue du Champs de Mars - Albertville) : - 14h00-16h00 : une exposition photo « Homm's Rickshaw-Wallahs », « regard », une exposition consacrée aux Rickshaw-Wallahs, les conducteurs des vélo-taxi du sous continent indien.(Entrée Libre)
Quelques photos visibles sur : http://www.carnet-rickshaw.com/album-1680548.html
- 16h00-17h00 : la diffusion du diaporama « De Dhaka à Delhi à cyclo-rickshaw... », 4200 kms parcourus à la découverte du Bengladesh puis de l’Inde, au guidon d’un cyclo-rickshaw, à la rencontre des Rickshaw-Wallahs… (Entrée 2€) Un extrait du diaporama consultable sur : http://www.youtube.com/watch?v=A8nu9QDDGwY (nuit chez les rickshaw-wallahs, « réveil », puis début d'une journée de travail...)
Vous rencontrerez Budhbar, rickshaw du Bengladesh : http://www.carnet-rickshaw.com/3-categorie-10170705.html"
(9 avenue du Champs de Mars - Albertville) : - 14h00-16h00 : une exposition photo « Homm's Rickshaw-Wallahs », « regard », une exposition consacrée aux Rickshaw-Wallahs, les conducteurs des vélo-taxi du sous continent indien.(Entrée Libre)
Quelques photos visibles sur : http://www.carnet-rickshaw.com/album-1680548.html
- 16h00-17h00 : la diffusion du diaporama « De Dhaka à Delhi à cyclo-rickshaw... », 4200 kms parcourus à la découverte du Bengladesh puis de l’Inde, au guidon d’un cyclo-rickshaw, à la rencontre des Rickshaw-Wallahs… (Entrée 2€) Un extrait du diaporama consultable sur : http://www.youtube.com/watch?v=A8nu9QDDGwY (nuit chez les rickshaw-wallahs, « réveil », puis début d'une journée de travail...)
Vous rencontrerez Budhbar, rickshaw du Bengladesh : http://www.carnet-rickshaw.com/3-categorie-10170705.html"
Bonjour,
Cela fait 20 jours que je suis en Inde et franchement je trouve pas le pays si terrible que sa. Deja niveau nourriture moi qui aime la viande c'est pas ici que je vais en manger de la bonne ( mais bon je savais avant de venir).!!!!
les gens sont fort feneant surtout dans le service public .
j ai fait beaucoup de pays aussi bien riche que pauvre et en voyageant toujours de la meme maniere l'Inde reste le pire de tous .
Je le deconseille comme premier voyage en sac a dos le choc peut etre violent pour certain !!!
je continue mon voyage sur les Andaman Island . Sa remontera peut etre la cote du voyage .
Cela fait 20 jours que je suis en Inde et franchement je trouve pas le pays si terrible que sa. Deja niveau nourriture moi qui aime la viande c'est pas ici que je vais en manger de la bonne ( mais bon je savais avant de venir).!!!!
les gens sont fort feneant surtout dans le service public .
j ai fait beaucoup de pays aussi bien riche que pauvre et en voyageant toujours de la meme maniere l'Inde reste le pire de tous .
Je le deconseille comme premier voyage en sac a dos le choc peut etre violent pour certain !!!
je continue mon voyage sur les Andaman Island . Sa remontera peut etre la cote du voyage .
Dans le cadre d'un voyage de deux mois en Inde, qui nous a conduit du Karnataka jusqu'à l'Himachal Pradesh, nous avons passé trois semaines au Gujarat, destination peu touristique et donc ne faisant pas l'objet d'autant de commentaires que d'autres. Pour préparer notre tour du Gujarat, je me suis beaucoup aidé des carnets de voyage postés sur ce forum et, à mon tour, j'ai envie de vous faire partager un peu de notre périple. Nous avons toujours utilisé les bus publics et je dois dire que, même si toutes les inscriptions sont faites en alphabet gujarati, nous n'avons jamais eu de mal à trouver le bon bus, les gens sont très serviables et toujours prêts à aider les étrangers même s'ils ne parlent souvent que quelques mots d'anglais. Nous n'avons rencontré que très peu de touristes étrangers et nous étions vraiment sujets de curiosité pour les locaux qui voulaient tous nous prendre en photo!
Voici donc, étape par étape, le déroulé de notre voyage
AHMEDABAD :
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.

Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.

dans les profondeurs du puits

derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.
PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.


Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...


comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...




les nonnes jaïnes

cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !

LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).

-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.





Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.

Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.

dans les profondeurs du puits

derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.


Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...


comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...




les nonnes jaïnes

cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !

LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).

-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.





Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
Bonjour,
Je souhaiterai fixer mon camescope (pourvu d’un stabilisateur optique) directement sur le vélo-rickshaw, au niveau du guidon. Je m’interroge qd même sur la résistance d'un camescope à supporter les vibrations.
Quelqu’un a-t-il un avis sur le sujet ?
Merci
Jlouis
Ps : je vois bien parfois des videos embarquées extrêmes (ski, vtt, etc), mais je pense qu’il s’agit là de matériel professionnel et non pas d’un simple camescope de base comme le mien (Panasonic hdc sd1)
1 juillet 2008
Lorsque notre avion, air France, atterri sur le tarmac de New Delhi, ce premier juillet 2008, un nœud à l’estomac, comme une angoisse diffuse, m’étreint ; et je suis sûr que je ne suis pas le seul. On n’aborde pas ce pays, comme n’importe quelles autres destinations. Le pays aux trois cents millions de Dieux, qui compte plus d’un milliard habitants, et dont la culture et l’histoire, plusieurs fois millénaires, a contribué à l’élévation spirituelle et scientifique de l’humanité, suscite crainte et humilité. Pays du paradoxe par excellence. Violence et douceur, beauté et laideur, richesse et pauvreté, plus que partout ailleurs, se mélangent, dans un gigantesque et extravagant maelström de vie. Certains détestent irrévocablement, et veulent immédiatement quitter ce pays monstrueux. D’autres, aiment viscéralement, et savent, qu’un jour ils y reviendront. On aime passionnément, ou l’on déteste, jamais d’entre deux. Je comprends les deux points de vue. Car dans une même journée, on passe plusieurs fois, en alternance, de l’amour à la haine, et de la haine à l’amour, etc. Combien de fois me suis-je entendu dire : mais, qu’est-ce que je fais ici, il faut être complètement timbré pour venir dans ce pays. On risque de finir comme l’inspecteur Dreyfus, dans un cabanon, avec la camisole de force, et les paupières clignotantes. Il n’y a pas plus exaspérant qu’un Indien, et pas plus gentil… Mais si à la fin de la journée, le positif l’emporte, et bien voilà, vous êtes conquis. Combien de générations sont venus ici ; en voyages initiatiques, se confronter à soi-même. D’ailleurs, curieusement, on rencontre beaucoup de jeunes femmes seules, plus que dans le sud-est Asiatique. Moi le premier, j’ai accompli ce voyage, et jamais je ne l’ai oublié. Un jour, je m’étais juré, de revenir avec les gens que j’aime. Et je l’ai fait. Lorsque la porte de l’avion s’ouvre, tout de suite l’odeur. Je l’avais senti, deux ans auparavant. Une odeur reconnaissable entre toutes. Une senteur d’un milliard d’âmes, un remugle d’un milliard de peaux. Odeur de poussière, de merde, une senteur d’épice, un soupçon d’encens, une bonne dose de pétrole, une pincée d’humidité, de pourriture. Le tout, touillé par les trois cents millions de divinités, et vous obtenez : l’odeur de l’Inde. Je sais c’est grandiloquent, mais quand on parle de ce pays, il est impossible de faire autrement. La chaleur est suffocante. Dans le sas d’entrée de l’aéroport un papier est affiché avec des noms, dont celui de Nicolas ! Son sac a été perdu. Voilà un voyage qui commence bien ! On nous le ramènera, si on le retrouve, à hôtel le « Namaskar ». Ah, le Namaskar (bonjour en Hindi) tout un poème. Quelqu’un qui vient en Inde pour la première fois, et arrive ici ; eh bien le lendemain, il appelle son ambassade, et demande son rapatriement psychiatrique d’urgence. Il faut oublier ses critères d’hygiènes, de savoir vivre. Car l’Indien est l’homme le plus bruyant et impoli qui soit. Le Chinois, je crois, n’est pas mal non plus, paraît-il. Rien ne peut y être comparé. Les routards (pas de troupeau en territoire conquis, ici) du monde entier choisissent ce quartier : « Paharganj » qui jouxte la gare de New Delhi, d’où son principal intérêt. D’abord le prix : 400 roupies une chambre pour deux, soit 7 euros. L’autre intérêt du lieu est le professionnalisme et la semi- gentillesse des hôteliers. Tout peut-être organisé, dans la minute ; train, avion, bus, taxi, pour toutes les destinations Indiennes. Que sais-je encore ? Tout est possible en Inde ! Ça commence ici. Nicolas est un peu inquiet, la vétusté du lieu pour ne pas dire la crasse, le met mal à l’aise, il veut qu’on prenne une chambre ensemble. Devant notre porte un homme est couché à même le sol, sur du carrelage, il doit travailler ici. Pas de carreau à la fenêtre sans rideau, promesse d’une nuit blanche. Les garçons sont à l’étage, les filles au ré de chaussée. Pas de drap, pas de meuble, peinture miteuse et sale, toilette à la turque (il vaut mieux). Bienvenu en Inde ! Nous sommes un peu masochistes, car nous reviendrons ici, encore deux fois, au cours de notre voyage. Pour être sincère, je préfère le Namaskar, au Hilton. Bon d’accord, le palais de Jaipur est mieux. Mais ça c’est pour plus tard ; une petite folie familiale.
Lorsque notre avion, air France, atterri sur le tarmac de New Delhi, ce premier juillet 2008, un nœud à l’estomac, comme une angoisse diffuse, m’étreint ; et je suis sûr que je ne suis pas le seul. On n’aborde pas ce pays, comme n’importe quelles autres destinations. Le pays aux trois cents millions de Dieux, qui compte plus d’un milliard habitants, et dont la culture et l’histoire, plusieurs fois millénaires, a contribué à l’élévation spirituelle et scientifique de l’humanité, suscite crainte et humilité. Pays du paradoxe par excellence. Violence et douceur, beauté et laideur, richesse et pauvreté, plus que partout ailleurs, se mélangent, dans un gigantesque et extravagant maelström de vie. Certains détestent irrévocablement, et veulent immédiatement quitter ce pays monstrueux. D’autres, aiment viscéralement, et savent, qu’un jour ils y reviendront. On aime passionnément, ou l’on déteste, jamais d’entre deux. Je comprends les deux points de vue. Car dans une même journée, on passe plusieurs fois, en alternance, de l’amour à la haine, et de la haine à l’amour, etc. Combien de fois me suis-je entendu dire : mais, qu’est-ce que je fais ici, il faut être complètement timbré pour venir dans ce pays. On risque de finir comme l’inspecteur Dreyfus, dans un cabanon, avec la camisole de force, et les paupières clignotantes. Il n’y a pas plus exaspérant qu’un Indien, et pas plus gentil… Mais si à la fin de la journée, le positif l’emporte, et bien voilà, vous êtes conquis. Combien de générations sont venus ici ; en voyages initiatiques, se confronter à soi-même. D’ailleurs, curieusement, on rencontre beaucoup de jeunes femmes seules, plus que dans le sud-est Asiatique. Moi le premier, j’ai accompli ce voyage, et jamais je ne l’ai oublié. Un jour, je m’étais juré, de revenir avec les gens que j’aime. Et je l’ai fait. Lorsque la porte de l’avion s’ouvre, tout de suite l’odeur. Je l’avais senti, deux ans auparavant. Une odeur reconnaissable entre toutes. Une senteur d’un milliard d’âmes, un remugle d’un milliard de peaux. Odeur de poussière, de merde, une senteur d’épice, un soupçon d’encens, une bonne dose de pétrole, une pincée d’humidité, de pourriture. Le tout, touillé par les trois cents millions de divinités, et vous obtenez : l’odeur de l’Inde. Je sais c’est grandiloquent, mais quand on parle de ce pays, il est impossible de faire autrement. La chaleur est suffocante. Dans le sas d’entrée de l’aéroport un papier est affiché avec des noms, dont celui de Nicolas ! Son sac a été perdu. Voilà un voyage qui commence bien ! On nous le ramènera, si on le retrouve, à hôtel le « Namaskar ». Ah, le Namaskar (bonjour en Hindi) tout un poème. Quelqu’un qui vient en Inde pour la première fois, et arrive ici ; eh bien le lendemain, il appelle son ambassade, et demande son rapatriement psychiatrique d’urgence. Il faut oublier ses critères d’hygiènes, de savoir vivre. Car l’Indien est l’homme le plus bruyant et impoli qui soit. Le Chinois, je crois, n’est pas mal non plus, paraît-il. Rien ne peut y être comparé. Les routards (pas de troupeau en territoire conquis, ici) du monde entier choisissent ce quartier : « Paharganj » qui jouxte la gare de New Delhi, d’où son principal intérêt. D’abord le prix : 400 roupies une chambre pour deux, soit 7 euros. L’autre intérêt du lieu est le professionnalisme et la semi- gentillesse des hôteliers. Tout peut-être organisé, dans la minute ; train, avion, bus, taxi, pour toutes les destinations Indiennes. Que sais-je encore ? Tout est possible en Inde ! Ça commence ici. Nicolas est un peu inquiet, la vétusté du lieu pour ne pas dire la crasse, le met mal à l’aise, il veut qu’on prenne une chambre ensemble. Devant notre porte un homme est couché à même le sol, sur du carrelage, il doit travailler ici. Pas de carreau à la fenêtre sans rideau, promesse d’une nuit blanche. Les garçons sont à l’étage, les filles au ré de chaussée. Pas de drap, pas de meuble, peinture miteuse et sale, toilette à la turque (il vaut mieux). Bienvenu en Inde ! Nous sommes un peu masochistes, car nous reviendrons ici, encore deux fois, au cours de notre voyage. Pour être sincère, je préfère le Namaskar, au Hilton. Bon d’accord, le palais de Jaipur est mieux. Mais ça c’est pour plus tard ; une petite folie familiale.
Atteints par le virus "Inde" depuis notre premier voyage en 2013 , (seulement😮 ! ), nous y revoilà pour un 8° séjour ( du 14 au 28 janvier 2020).
Cette fois-ci notre périple nous amènera de Calcutta à Varanasi en passant par des petits villages du Westbengal et par Bodhgaya..
Nous prendrons ensuite notre vol de retour de Delhi à Nice .
Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!
Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !


Vue du balcon de l'hôtel

Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!
Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !


Vue du balcon de l'hôtel
Before I begin, I’d like to thank Michèle Buisson and her "Misha’s travel journals," which really helped me plan this trip. It’s tough to find information about this part of India, which is quite different from the "more traditional India." I’m so grateful to her for introducing me to a family who hosted me for 4 nights and 3 days. I can’t wait to return the favor and welcome you all to my place in early July!
Thursday, March 20th. The alarm goes off super early, but I’m already awake—I was too worried I’d sleep through it. I leave the house at 4:00 AM. The rain has stopped, and at this hour, there aren’t many trucks on the road. I arrive at Barcelona Airport easily by 6:20 AM, let the valet know I’m there, and he quickly picks up my car. This time, I’m flying with Etihad Airways again. I booked the ticket during my trip to Cambodia: Barcelona/Kolkata, Delhi/Barcelona for 567 €. At that price, I didn’t hesitate for long—I knew I had to take it. And I’m glad I did because, by the time I returned, the price had gone up to 700 €. I can already hear the reactions: "Wow, how’d you get a ticket for that price? What site did you use? You’re amazing, MarieJo!" One thing’s for sure—I’m really happy with this deal. The flights from Barcelona to Abu Dhabi and Abu Dhabi to Kolkata go smoothly, and we arrive on time at 2:55 AM. There aren’t many people at immigration, so I get through quickly. My luggage isn’t on the carousel yet. After collecting my bag, I check in for my next flight with IndiGo, a 5:40 AM flight to Guwahati, arriving at 7:00 AM. I’m starting to feel pretty tired, so I take a taxi from the airport to Gruham Sojourn Homestay. The house is upstairs, and the neighborhood seems quiet, with restaurants lining the street. The room won’t be ready until 10:00 AM, so I rest on the bench in the meantime. Once in the room, I take a shower—it really helps me feel refreshed. I need to exchange some euros, so I look up a nearby exchange bureau on Google and head out to find it. I locate it easily, and the staff are super friendly. I get a great rate (1 € = 90 INR). I wander around the neighborhood. The train station isn’t far, and small markets line the streets. I head back to my area, walking along the main avenue. About 500 meters from my street, I discover a museum. The visit is fascinating—I see the famous Majuli masks, among other things.

I’m not far from the Brahmaputra River, and the temptation to visit is too strong to resist. I’d hoped to find a promenade along the river, but that doesn’t exist here. I walk back calmly and notice several restaurants in my street. On the doorstep of my accommodation, I spot a pastry shop with cakes that look more like the ones we have in France than the typical ones here in India. A visit is a must, and I’m not disappointed!

Tonight, I’m dining at a restaurant in the street. The menu is a bit disappointing—burgers, pizzas, pasta—nothing very Indian. So, I’ll go with tomato pasta.
Thursday, March 20th. The alarm goes off super early, but I’m already awake—I was too worried I’d sleep through it. I leave the house at 4:00 AM. The rain has stopped, and at this hour, there aren’t many trucks on the road. I arrive at Barcelona Airport easily by 6:20 AM, let the valet know I’m there, and he quickly picks up my car. This time, I’m flying with Etihad Airways again. I booked the ticket during my trip to Cambodia: Barcelona/Kolkata, Delhi/Barcelona for 567 €. At that price, I didn’t hesitate for long—I knew I had to take it. And I’m glad I did because, by the time I returned, the price had gone up to 700 €. I can already hear the reactions: "Wow, how’d you get a ticket for that price? What site did you use? You’re amazing, MarieJo!" One thing’s for sure—I’m really happy with this deal. The flights from Barcelona to Abu Dhabi and Abu Dhabi to Kolkata go smoothly, and we arrive on time at 2:55 AM. There aren’t many people at immigration, so I get through quickly. My luggage isn’t on the carousel yet. After collecting my bag, I check in for my next flight with IndiGo, a 5:40 AM flight to Guwahati, arriving at 7:00 AM. I’m starting to feel pretty tired, so I take a taxi from the airport to Gruham Sojourn Homestay. The house is upstairs, and the neighborhood seems quiet, with restaurants lining the street. The room won’t be ready until 10:00 AM, so I rest on the bench in the meantime. Once in the room, I take a shower—it really helps me feel refreshed. I need to exchange some euros, so I look up a nearby exchange bureau on Google and head out to find it. I locate it easily, and the staff are super friendly. I get a great rate (1 € = 90 INR). I wander around the neighborhood. The train station isn’t far, and small markets line the streets. I head back to my area, walking along the main avenue. About 500 meters from my street, I discover a museum. The visit is fascinating—I see the famous Majuli masks, among other things.


I’m not far from the Brahmaputra River, and the temptation to visit is too strong to resist. I’d hoped to find a promenade along the river, but that doesn’t exist here. I walk back calmly and notice several restaurants in my street. On the doorstep of my accommodation, I spot a pastry shop with cakes that look more like the ones we have in France than the typical ones here in India. A visit is a must, and I’m not disappointed!

Tonight, I’m dining at a restaurant in the street. The menu is a bit disappointing—burgers, pizzas, pasta—nothing very Indian. So, I’ll go with tomato pasta.
Bonjour à tous,
Il y a 4 ans, je découvrais l'Inde pour la première fois (petite dédicace à mon premier récit: voyageforum.com/...ntense%20inde%20nord), et l'envie d'y retourner m'a fait y rechercher un travail... Chose à présent faite: après 1 an et demi de candidatures, j'ai trouvé un VIE (Volontariat International en Entreprise), le graal pour une expatriation à la fin des études (pour toute destination loin de la France).
Habitant à Greater Noida, banlieue industrielle sans grand (voire aucun) intérêt à 40 kms au sud-est de New Delhi, je passe une grande partie de mes week-ends à découvrir les environs, en utilisant les transports en commun uniquement.
C'est donc ce que je propose de vous raconter sous la forme d'un "carnet de voyage", agrémentés de quelques commentaires sur le fait de vivre dans ce pays fascinant (mais également fatiguant par moment!).
Les transports en bus sont en effet très pratiques et simples pour les trajets "courts" (en quelques centaines de kilomètres) : les départs sont très fréquents, on peut arriver sans réservation et avoir (en général) un bus partant dans les 30 minutes qui suivent. Il suffit juste d'être patient sur le trajet, la vitesse moyenne observée sur mes trajets étant de 50 km / heure.
Le train est un peu plus rapide et plus confortable, mais moins flexible (départs moins fréquents, réservation souvent nécessaire) et avec plus de risques de retards majeurs. Je le privilégie donc uniquement pour les longs trajets de nuit.
Quasiment aucune réservation d'hôtel à l'avance, et la plupart du temps ils sont vraiment sous-occupés.
Voilà pour l'introduction, et n'hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires !
WE de Noël, 3 jours au sud de Delhi
Pour ce 1er week-end, je décide de prendre un bus pour Mathura depuis ma ville de Greater Noida, située au début de la récente autoroute "Yamuna Expressway" reliant Delhi à Agra. Le bus cherche à faire le plein avant de partir, et certains passagers crient pour le pousser à partir "à l'heure". Avec tous les passagers ramassés le long de l'autoroute, le bus est finalement plein à craquer. Le système est bien rodé pour tous les villages dans les environ de l'autoroute: le bus reste sur l'autoroute et s'arrête fréquemment pour prendre / déposer des passagers, qui rejoignent leur village à pied ou en moto avec ceux venant les chercher. Très pratique est assez rapide - enfin jusqu'à ce que je comprenne que, lorsqu'on m'a confirmé que le bus allait à Mathura, c'est plutôt qu'il dépose le long de l'autoroute à 10 km du centre ville. Pour une arrivée à 22h, ça ne me parait pas envisageable et je continue donc jusqu'à Agra. Je peux y compter sur les rickshaws, qui se font un plaisir de m'amener à un hôtel bon marché et toucher leur commission (mais à cette heure-ci c'est appréciable).
Bus depuis Idgah Bus Stand pour Mathura le lendemain pour revenir à mon plan initial. Après m'être installé à l'entrée de la vieille ville dans un hôtel "de base" (c'est à dire toilettes turques, draps probablement non lavés et laisser-aller généralisé - alors que ça ne manque pas de personnelf!), je peux donc commencer ma visite de cette ville sainte, "lieu de naissance de Krishna" pour les hindous. J'étais étonné par le concept de "naissance" d'un dieu. En fait (et en version simplifiée) l'essentiel des dieux hindous sont des avatars du / des dieux principaux (ça dépend des courants...) d'où le fait qu'un dieu puisse naître.
La rue qui mène de Holi Gate jusqu'à la Yamuna est très intéressante, avec un grand nombre de vieux bâtiments (qui tombent en ruine pour la plupart), et une circulation automobile limitée par l'étroitesse de la rue, ça fait du bien aux oreilles !

Les ghats sont assez peu impressionnants, et il règle un sentiment d'abandon sur l'essentiel de la longueur. Heureusement que les singes sont là pour donner un peu de vie.
Mais l'abandon a du bon: on peut, en cherchant un peu, monter dans certains bâtiments et ainsi avoir une vue panoramique sur les ghats.

En continuant la balade dans la vielle ville en direction du fameux lieu de naissance de Krishna, on passe devant la Jama Masjid, puis on tombe sur une belle mosquée du style moghol habituel. La surprise commence à la marche d'approche : il y a 2 barrières tenus par des militaires, et la mosquée est entourée de barbelés et de miradors... Juste à côté on voit le temple hindou pour lequel la ville est connue. La visite se fait rapidement, accompagné d'un militaire et après avoir indiqué son identité à l'entrée. Impossible d'en savoir plus par les militaires, mais une recherche Google (grâce à la 4G indienne très efficace et pas cher!) donne la réponse: La mosquée fait partie des 3 sites que les extrémistes hindous appellent à la destruction, en se basant sur le fait que celles-ci sont construites elles-mêmes sur les ruines d'un temple hindou rasé il y a 300 ans, pendant le règne d'Aurangzeb, l'empereur moghol ayant rompu avec la tolérance de ses prédécesseurs. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait à Ayodhya en 1992 en démolissant la Babri Masjid - celle de Mathura fait donc partie des restantes sur la liste (avec une autre à Varanasi).
Intéressant de tomber par hasard sur un de ces lieux cristallisant les tensions communautaires (c'est un sujet qui m'intéressait déjà, et qui en Inde du Nord est récurrent voire omniprésent). Difficile pour un étranger comme moi d'avoir un avis sur ce qui est juste ou non, à part dire que sur le plan artistique le temple hindou reconstruit juste à côté ne peut pas rivaliser avec la grâce de l'architecture moghole.
Visite du temple hindou sans grand intérêt. A un endroit, on se trouve à 3 mètres de l'arrière de la mosquée ! Aucune photo pour représenter cette juxtaposition, comme les contrôles sont stricts.
Coucher de bonne heure, l'Inde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! __
Bus pour Deeg, à travers la campagne des grandes plaines du Nord qui est assez monotone: des petits champs parsemés d'arbres et avec comme seul relief des grands pylônes électriques et des grandes cheminées pour les fours à briques. Les villages quant à eux sont sans intérêt en terme "paysager" (constructions en brique recouverte de plâtre), mais voir la paisible vie locale est intéressant. Il est également appréciable de voir les beaux saris des campagnardes, qui arrivent malgré le travail des champs à être bien plus élégantes qu'une grande partie de la classe moyenne urbaine que je vois au quotidien, qui a cédé à la tenue pull-jean-basket.
Après un trajet bien lent, arrivée dans la petite ville de Deeg. En voyant tous ces regards curieux, on imagine qu'ils ne voient pas beaucoup de touristes marcher dans leur ville. Visite du Deeg Palace, très beau palais entourant un agréable jardin. Mais dont la plus belle vue se trouve depuis le grand bassin juste à l'ouest du palais.
On peut se poser tranquillement sur les marches et admirer la vue, avec une lumière de plus en plus belle avec la journée qui passe.
Et aussi voir les lavandières (appelée "Dhobi", j'imagine d'ailleurs que le nom du personnage d'Harry Potter vient de là) au travail - et profiter du zoom pour ne pas se faire remarquer.
Me voyant m'éterniser sur les marches, un saddhu vient m'aborder. Conversation sympa où je peux pratiquer mes quelques mots d'hindi, jusqu'au moment où il se met à demander avec insistance des sous. Je finis donc par partir, j'avais déjà presque passé une heure autour du bassin.
Dans la rue je vois un bus rouler vers moi, et qui ralentit un peu: "Bharatpur?" auquel le conducteur répond par un hochement de tête positif : très pratique !
Arrivée en fin de journée à Bharatpur, juste à temps pour voir le très imposant Lohagarh Qila avec le soleil couchant.
Ce que j'adore avec ce pays, c'est que même des sites considérés "mineurs" d'un point de vue touristique, sont vraiment intéressants! On gagne donc à s'éloigner des sites principaux, et pouvoir apprécier l'absence de harcèlement touristique, et la générosité des habitants, puisque je me fais inviter à prendre le thé chez une famille habitant juste face au fort. Quasiment toute la famille élargie (oncles, grand-mère ...) habitent dans les maisons voisines et passent donc dire bonjour!
Arrivée tardive au Saras Circle, près du sanctuaire pour oiseaux Keoladeo Ghana. __
Départ matinal pour le sanctuaire, des vélo-rickshaws font déjà la queue depuis longtemps pour pouvoir rentrer dans le parc. Je prend des sortes de patates sautées à l'entrée, que le gars essaie de me faire payer 50rs ... Je sors un "Aloo hai" ("C'est des patates") et paie 20rs, ce qui est déjà trop ... On sent bien là l'influence du tourisme !
A 8 heures du matin, tous les vélos de location sont déjà pris ... En insistant un peu, j'arrive à récupérer un vélo qui était en réparation, ça sera donc en danseuse !
Je n'ai rien d'un grand amateur d'oiseaux, mais l'idée de trouver un refuge contre l'agitation urbaine (surtout ces klaxons incessants qui tapent sur les nerfs) était très attirante. La visite est agréable, en voyant des biches, singes, chauve-souris, martin-pécheurs, hérons ... et des grues Saras, apparemment l'attraction principale.
Le parc semble très appréciée par la classe aisée, à en juger par le comportement et le fait qu'ils parlent anglais notamment à leurs enfants.
Je retrouve la famille de la veille pour discuter tranquillement sur les chaises qu'ils installent devant la maison, face au fort et ses douves. Vers 15h, ils insistent sur le fait qu'il est temps que je rentre chez moi. Et ils ont raison comme il me faudra 7h30 pour arriver chez moi (pourtant à 200km), entre le bus pris dans les bouchons et le trajet jusqu'à ma banlieue lointaine. Mais tout ça en vaut le coup :)
Il y a 4 ans, je découvrais l'Inde pour la première fois (petite dédicace à mon premier récit: voyageforum.com/...ntense%20inde%20nord), et l'envie d'y retourner m'a fait y rechercher un travail... Chose à présent faite: après 1 an et demi de candidatures, j'ai trouvé un VIE (Volontariat International en Entreprise), le graal pour une expatriation à la fin des études (pour toute destination loin de la France).
Habitant à Greater Noida, banlieue industrielle sans grand (voire aucun) intérêt à 40 kms au sud-est de New Delhi, je passe une grande partie de mes week-ends à découvrir les environs, en utilisant les transports en commun uniquement.
C'est donc ce que je propose de vous raconter sous la forme d'un "carnet de voyage", agrémentés de quelques commentaires sur le fait de vivre dans ce pays fascinant (mais également fatiguant par moment!).
Les transports en bus sont en effet très pratiques et simples pour les trajets "courts" (en quelques centaines de kilomètres) : les départs sont très fréquents, on peut arriver sans réservation et avoir (en général) un bus partant dans les 30 minutes qui suivent. Il suffit juste d'être patient sur le trajet, la vitesse moyenne observée sur mes trajets étant de 50 km / heure.
Le train est un peu plus rapide et plus confortable, mais moins flexible (départs moins fréquents, réservation souvent nécessaire) et avec plus de risques de retards majeurs. Je le privilégie donc uniquement pour les longs trajets de nuit.
Quasiment aucune réservation d'hôtel à l'avance, et la plupart du temps ils sont vraiment sous-occupés.
Voilà pour l'introduction, et n'hésitez pas si vous avez des questions ou commentaires !
WE de Noël, 3 jours au sud de Delhi
Pour ce 1er week-end, je décide de prendre un bus pour Mathura depuis ma ville de Greater Noida, située au début de la récente autoroute "Yamuna Expressway" reliant Delhi à Agra. Le bus cherche à faire le plein avant de partir, et certains passagers crient pour le pousser à partir "à l'heure". Avec tous les passagers ramassés le long de l'autoroute, le bus est finalement plein à craquer. Le système est bien rodé pour tous les villages dans les environ de l'autoroute: le bus reste sur l'autoroute et s'arrête fréquemment pour prendre / déposer des passagers, qui rejoignent leur village à pied ou en moto avec ceux venant les chercher. Très pratique est assez rapide - enfin jusqu'à ce que je comprenne que, lorsqu'on m'a confirmé que le bus allait à Mathura, c'est plutôt qu'il dépose le long de l'autoroute à 10 km du centre ville. Pour une arrivée à 22h, ça ne me parait pas envisageable et je continue donc jusqu'à Agra. Je peux y compter sur les rickshaws, qui se font un plaisir de m'amener à un hôtel bon marché et toucher leur commission (mais à cette heure-ci c'est appréciable).
Bus depuis Idgah Bus Stand pour Mathura le lendemain pour revenir à mon plan initial. Après m'être installé à l'entrée de la vieille ville dans un hôtel "de base" (c'est à dire toilettes turques, draps probablement non lavés et laisser-aller généralisé - alors que ça ne manque pas de personnelf!), je peux donc commencer ma visite de cette ville sainte, "lieu de naissance de Krishna" pour les hindous. J'étais étonné par le concept de "naissance" d'un dieu. En fait (et en version simplifiée) l'essentiel des dieux hindous sont des avatars du / des dieux principaux (ça dépend des courants...) d'où le fait qu'un dieu puisse naître.
La rue qui mène de Holi Gate jusqu'à la Yamuna est très intéressante, avec un grand nombre de vieux bâtiments (qui tombent en ruine pour la plupart), et une circulation automobile limitée par l'étroitesse de la rue, ça fait du bien aux oreilles !

Les ghats sont assez peu impressionnants, et il règle un sentiment d'abandon sur l'essentiel de la longueur. Heureusement que les singes sont là pour donner un peu de vie.

Mais l'abandon a du bon: on peut, en cherchant un peu, monter dans certains bâtiments et ainsi avoir une vue panoramique sur les ghats.

En continuant la balade dans la vielle ville en direction du fameux lieu de naissance de Krishna, on passe devant la Jama Masjid, puis on tombe sur une belle mosquée du style moghol habituel. La surprise commence à la marche d'approche : il y a 2 barrières tenus par des militaires, et la mosquée est entourée de barbelés et de miradors... Juste à côté on voit le temple hindou pour lequel la ville est connue. La visite se fait rapidement, accompagné d'un militaire et après avoir indiqué son identité à l'entrée. Impossible d'en savoir plus par les militaires, mais une recherche Google (grâce à la 4G indienne très efficace et pas cher!) donne la réponse: La mosquée fait partie des 3 sites que les extrémistes hindous appellent à la destruction, en se basant sur le fait que celles-ci sont construites elles-mêmes sur les ruines d'un temple hindou rasé il y a 300 ans, pendant le règne d'Aurangzeb, l'empereur moghol ayant rompu avec la tolérance de ses prédécesseurs. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont fait à Ayodhya en 1992 en démolissant la Babri Masjid - celle de Mathura fait donc partie des restantes sur la liste (avec une autre à Varanasi).
Intéressant de tomber par hasard sur un de ces lieux cristallisant les tensions communautaires (c'est un sujet qui m'intéressait déjà, et qui en Inde du Nord est récurrent voire omniprésent). Difficile pour un étranger comme moi d'avoir un avis sur ce qui est juste ou non, à part dire que sur le plan artistique le temple hindou reconstruit juste à côté ne peut pas rivaliser avec la grâce de l'architecture moghole.
Visite du temple hindou sans grand intérêt. A un endroit, on se trouve à 3 mètres de l'arrière de la mosquée ! Aucune photo pour représenter cette juxtaposition, comme les contrôles sont stricts.
Coucher de bonne heure, l'Inde appartient à ceux qui se lèvent tôt ! __
Bus pour Deeg, à travers la campagne des grandes plaines du Nord qui est assez monotone: des petits champs parsemés d'arbres et avec comme seul relief des grands pylônes électriques et des grandes cheminées pour les fours à briques. Les villages quant à eux sont sans intérêt en terme "paysager" (constructions en brique recouverte de plâtre), mais voir la paisible vie locale est intéressant. Il est également appréciable de voir les beaux saris des campagnardes, qui arrivent malgré le travail des champs à être bien plus élégantes qu'une grande partie de la classe moyenne urbaine que je vois au quotidien, qui a cédé à la tenue pull-jean-basket.
Après un trajet bien lent, arrivée dans la petite ville de Deeg. En voyant tous ces regards curieux, on imagine qu'ils ne voient pas beaucoup de touristes marcher dans leur ville. Visite du Deeg Palace, très beau palais entourant un agréable jardin. Mais dont la plus belle vue se trouve depuis le grand bassin juste à l'ouest du palais.

On peut se poser tranquillement sur les marches et admirer la vue, avec une lumière de plus en plus belle avec la journée qui passe.
Et aussi voir les lavandières (appelée "Dhobi", j'imagine d'ailleurs que le nom du personnage d'Harry Potter vient de là) au travail - et profiter du zoom pour ne pas se faire remarquer.

Me voyant m'éterniser sur les marches, un saddhu vient m'aborder. Conversation sympa où je peux pratiquer mes quelques mots d'hindi, jusqu'au moment où il se met à demander avec insistance des sous. Je finis donc par partir, j'avais déjà presque passé une heure autour du bassin.
Dans la rue je vois un bus rouler vers moi, et qui ralentit un peu: "Bharatpur?" auquel le conducteur répond par un hochement de tête positif : très pratique !
Arrivée en fin de journée à Bharatpur, juste à temps pour voir le très imposant Lohagarh Qila avec le soleil couchant.
Ce que j'adore avec ce pays, c'est que même des sites considérés "mineurs" d'un point de vue touristique, sont vraiment intéressants! On gagne donc à s'éloigner des sites principaux, et pouvoir apprécier l'absence de harcèlement touristique, et la générosité des habitants, puisque je me fais inviter à prendre le thé chez une famille habitant juste face au fort. Quasiment toute la famille élargie (oncles, grand-mère ...) habitent dans les maisons voisines et passent donc dire bonjour!Arrivée tardive au Saras Circle, près du sanctuaire pour oiseaux Keoladeo Ghana. __
Départ matinal pour le sanctuaire, des vélo-rickshaws font déjà la queue depuis longtemps pour pouvoir rentrer dans le parc. Je prend des sortes de patates sautées à l'entrée, que le gars essaie de me faire payer 50rs ... Je sors un "Aloo hai" ("C'est des patates") et paie 20rs, ce qui est déjà trop ... On sent bien là l'influence du tourisme !
A 8 heures du matin, tous les vélos de location sont déjà pris ... En insistant un peu, j'arrive à récupérer un vélo qui était en réparation, ça sera donc en danseuse !
Je n'ai rien d'un grand amateur d'oiseaux, mais l'idée de trouver un refuge contre l'agitation urbaine (surtout ces klaxons incessants qui tapent sur les nerfs) était très attirante. La visite est agréable, en voyant des biches, singes, chauve-souris, martin-pécheurs, hérons ... et des grues Saras, apparemment l'attraction principale.
Le parc semble très appréciée par la classe aisée, à en juger par le comportement et le fait qu'ils parlent anglais notamment à leurs enfants.Je retrouve la famille de la veille pour discuter tranquillement sur les chaises qu'ils installent devant la maison, face au fort et ses douves. Vers 15h, ils insistent sur le fait qu'il est temps que je rentre chez moi. Et ils ont raison comme il me faudra 7h30 pour arriver chez moi (pourtant à 200km), entre le bus pris dans les bouchons et le trajet jusqu'à ma banlieue lointaine. Mais tout ça en vaut le coup :)
Bonjour à Tous,
J’ai le plaisir de vous informer de ma première exposition photo consacrée aux Rickshaw-Wallahs.
Des Hommes, des Rencontres…
Exposition
Homm’s Rickshaw-Wallahs
« Regard »
du 6 juillet au 11 septembre 2010
Au Dôme Médiathèque à Albertville (73200)
Vernissage mercredi 7 juillet à 17 heures
Des clichés évoquant les conditions de vie des Rickshaw-Wallahs...
Des écrits « Carnet de Voyage »,
un diaporama sonorisé avec des prises sons réalisées sur place (diaporama différent du diaporama projeté le 30 avril dernier),
Budhbar, rickshaw du Bangladesh avec lequel je me suis entraîné sur les routes de Savoie et d’ailleurs pour préparer mon voyage,
et des travaux inspirés par mon voyage réalisés par les élèves de la classe 5èmeD bilangue 2008/2009 du collège Pierre Grange à Albertville pour lesquels ce périple a constitué un support pédagogique,
complèteront l’exposition photo.
J’assurerai une permanence tous les samedis matins de 10h00 à 12h00 au Dôme Médiathèque.
En espérant vous y rencontrer…
Jlouis
Ps : pour rappel, à votre disposition, diaporama numérique (54mn) sonorisé exclusivement avec des enregistrements réalisés au cours du voyage.
N'hésitez à prendre contact si vous souhaitez une diffusion du diaporama pour vous (association, comité d’entreprise, établissement scolaire, MAPA, etc) ou près de chez vous.
J’ai le plaisir de vous informer de ma première exposition photo consacrée aux Rickshaw-Wallahs.
Des Hommes, des Rencontres…
Exposition
Homm’s Rickshaw-Wallahs
« Regard »
du 6 juillet au 11 septembre 2010
Au Dôme Médiathèque à Albertville (73200)
Vernissage mercredi 7 juillet à 17 heures
Des clichés évoquant les conditions de vie des Rickshaw-Wallahs...
Des écrits « Carnet de Voyage »,
un diaporama sonorisé avec des prises sons réalisées sur place (diaporama différent du diaporama projeté le 30 avril dernier),
Budhbar, rickshaw du Bangladesh avec lequel je me suis entraîné sur les routes de Savoie et d’ailleurs pour préparer mon voyage,
et des travaux inspirés par mon voyage réalisés par les élèves de la classe 5èmeD bilangue 2008/2009 du collège Pierre Grange à Albertville pour lesquels ce périple a constitué un support pédagogique,
complèteront l’exposition photo.
J’assurerai une permanence tous les samedis matins de 10h00 à 12h00 au Dôme Médiathèque.
En espérant vous y rencontrer…
Jlouis
Ps : pour rappel, à votre disposition, diaporama numérique (54mn) sonorisé exclusivement avec des enregistrements réalisés au cours du voyage.
N'hésitez à prendre contact si vous souhaitez une diffusion du diaporama pour vous (association, comité d’entreprise, établissement scolaire, MAPA, etc) ou près de chez vous.
Bonjour,
quel type de voiture pouvons nous louer avec chauffeur sachant que nous sommes 3 adultes et 3 enfants?
Combien faut il compter à votre avis en temps et en roupies entre delhi et jaipour et entre jaipour et agra?
milles merci pour votre réponce rapide,
msabu
quel type de voiture pouvons nous louer avec chauffeur sachant que nous sommes 3 adultes et 3 enfants?
Combien faut il compter à votre avis en temps et en roupies entre delhi et jaipour et entre jaipour et agra?
milles merci pour votre réponce rapide,
msabu
3/11/2015, Visakhapatnam, 07h du mat’.
Après deux escales à Zurich et Delhi, je me suis offert un hôtel tout confort à 2000 roupies la chambre ! Pour moi c’est énorme. L’hôtel est nickel, rien à redire. On m’a accueilli d’un joli « Namasté ». 🙂
Conseillé par Léon, mon ami qui tient une magnifique guest house dans le sud Orissa, je lui téléphone pour lui signalé mon arrivée. Il doit venir à Visak demain…
J’aimerais faire une petite sieste mais la faim me tenaille, alors tant pis la sieste, je vais au buffet de l’hôtel...
Yeah !!! Idli et chutney à la noix de coco… (Les idli sont des sortes de petits pains de riz et de lentilles blanches) Comme boisson je prends un café noir, un jus de concombre et un jus de pastèque !
Rolalaaaa….. C’est bon, mais c’est bon à hurler des waouh et des Youpiiie !
Yeah ! Je suis en Inde, bien confortable. C’est que je vais avoir 50 ans, je fête ca avec un budget légèrement supérieur (même beaucoup plus élevé comparé à mon premier voyage (97) ou j’avais un budget de cent ( !) roupies par jour).
Un demi- siècle… Purée… Moi qui étais persuadée, il y a 20 ans, que je ne passerais jamais le cap des 40 ans, ma précieuse intuition m’a pour une fois trompée. Et c’est tant mieux ! On ne sait jamais ce que la vie réserve comme moments de bonheur :)
Dans la rue je hèle un rickshaw, je veux aller au big bazaar, nom d’une chaîne de magasins que j’apprécie, m’acheter une shalwar kemiz (Ou panjabi dress). Le premier qui vient ne me demande pas de prix et me fait signe de monter. J’adore ce moyen de locomotion, même si je préfère les cyclos, plus écolo. J’aime assez bien cette ville d’un peu moins d’un million d’habitants. Ses rues sont larges sans embouteillages, bordée par le golfe du Bengale c’est une bourgade qui respire. Cinq minutes plus tard je descends, donne trente roupies au rickshaw wallah et pénètre dans l’échoppe après m’être fait fouiller mon sac grossièrement. Inutile de dire que dans cette belle boutique, je m’y donne à cœur joie… Je rentre à pied, m’arrête dans une gargote pour un chai, mais il n’est pas terrible. Par contre les pakoras (beignets de légumes frits) aux choux fleurs… Ils fondent en bouche, et ont un gout divin. :D 4/11 : Je dors comme une marmotte… Après le p’tit dej’ et la douche, on toque à la porte… J’ouvre. Léon ! Que c’est gai de se retrouver !!! Comme il doit faire plein de courses, je l’accompagne, on partira au village demain. 5/11 : Nous nous levons au lever du soleil, (il règle toute la note en me souhaitant un happy birthday !) et prenons la route pour Kakiriguma. En chemin je m'arrête de tempsà autre pour une photo, les paysages sont de toutes beautés... Les rivières se sont transformées en rizières, les différents tons de verts, le bleu du ciel, les champs de moutarde en fleurs... Ce n'est pas pour rien que je viens dans cette région d'Inde pour la cinquième fois, je m'émerveille à chaque fois...


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Dans la rue je hèle un rickshaw, je veux aller au big bazaar, nom d’une chaîne de magasins que j’apprécie, m’acheter une shalwar kemiz (Ou panjabi dress). Le premier qui vient ne me demande pas de prix et me fait signe de monter. J’adore ce moyen de locomotion, même si je préfère les cyclos, plus écolo. J’aime assez bien cette ville d’un peu moins d’un million d’habitants. Ses rues sont larges sans embouteillages, bordée par le golfe du Bengale c’est une bourgade qui respire. Cinq minutes plus tard je descends, donne trente roupies au rickshaw wallah et pénètre dans l’échoppe après m’être fait fouiller mon sac grossièrement. Inutile de dire que dans cette belle boutique, je m’y donne à cœur joie… Je rentre à pied, m’arrête dans une gargote pour un chai, mais il n’est pas terrible. Par contre les pakoras (beignets de légumes frits) aux choux fleurs… Ils fondent en bouche, et ont un gout divin. :D 4/11 : Je dors comme une marmotte… Après le p’tit dej’ et la douche, on toque à la porte… J’ouvre. Léon ! Que c’est gai de se retrouver !!! Comme il doit faire plein de courses, je l’accompagne, on partira au village demain. 5/11 : Nous nous levons au lever du soleil, (il règle toute la note en me souhaitant un happy birthday !) et prenons la route pour Kakiriguma. En chemin je m'arrête de tempsà autre pour une photo, les paysages sont de toutes beautés... Les rivières se sont transformées en rizières, les différents tons de verts, le bleu du ciel, les champs de moutarde en fleurs... Ce n'est pas pour rien que je viens dans cette région d'Inde pour la cinquième fois, je m'émerveille à chaque fois...


../...Les photos c'est la : http://voyageforum.com/v.f?post=4250698;#4250698
Les discussions, c'est ici !
Bonjour a tous,
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
Nous partons six semaines en août et septembre pour voir le Rajhasthan et le Kerala. Nous sommes deux nanas, avons l'habitude de voyager (Bolivie, Pérou, Thaïlande etc...) et au départ en lisant les commentaires sur les forums, j'ai pensé qu'il valait mieux louer une voiture avec chauffeur pour le nord, que nous serions plus tranquilles et moins harcelées, qu'on perdrait moins de temps. Mais là j'ai un gros doute, est ce que notre voyage ne perdrait pas en spontaneité? Et puis au niveau de la dépense quand je pense qu'on met 30€/jour de voiture quand on met 10€ au budget hotel je trouve ça assez énorme. Au départ je souhaitais louer une voiture pour faire le trajet suivant Dehli>Nawalghar>Bikaner>Jaisalmer>Jodhpur>Ranakpur>Udaïpur>Puskar>Agra>Dehli. C'est pas trop galere en solo? Et pour deux nanas seules?
bonjour à tous,
après un mois passé en inde du nord, de retour en france, j'aimerais échanger avec des personnes qui sont parties en inde.
Avec une question : comment vivez vous votre retour d'inde...
avez vous l'impression d'avoir évolué personnellement après ce séjour ?
qu'est ce qui a changé dans votre quotidien ?
quel regard portez-vous sur la vie en france ?
à bientôt j'espère
Magalie
Je me savais un peu con, et inconsciente et fofolle etc, mais là franchement, ca dépasse tout...
Ne pas me réveiller et rater mon avion pour Delhi, jeter 500€ dans les chiottes et tirer la chasse, j'en reviens toujours pas de ma connerie...
Enfin... Merci Patricia qui m'a prêté les sous pour un nouveau ticket, et le 5 aout...
J'atterris à Indira Gandhi Airport...
Purée!!! Qu'est ce qu'il est tout neuf tout beau! Ca fait à peine une semaine que ce nouvel aéroport est ouvert, le tapis plein est épais de plusieurs centimètres, des oeuvres d'art moderne ornent les murs, je récupère relativement vite mon sac, et je passe les portes.
WAOUH quelle chaleur! Ou est ce que je suis ici pour qu'il fasse si chaud? mais j'suis con, j'suis dehors...
Le stand des prepaid taxis à changé de place, pas très au point le système. Je partage une voiture avec un couple d'ukrainiens, et hop direction Paharganj.
Beyrouth... Les bâtiments longeant la rue ont été détruit en partie... Des gravas monstrueux partout... Ils espèrent vraiment avoir fini à temps pour les Commenwealth Olympic Games dans deux mois???
Hare Krishna guest house: 300 rps, sdb cracra, tant pis, rzzzz...
6 aout Les trains pour un départ à Benares le soir même sont complets, mais Mughal Sarai n'est qu'à 10 km de là, et il y a encore de la place! Toubidouyeah, demain j'serai à Varanasi!!! En attendant je vais voir le Raj Ghat, la tombe de Gandhi. Cela faisait une éternité que je voulais y aller, mais j'aime prendre mon temps et il y a tant de choses à voir dans la capitale indienne... Raj Ghat est un endroit bien calme au milieu d'un immense parc... Je suis bien émue devant sa tombe...

Quel bien fou de quitter la ville tout en travaux partout... 19h, j'suis à la gare, avec mon lourd sac, vin, chocolat et tout le tralala salami parmesan pour les copains, le train à 3h de retard... Mert', j'dois faire pipi... Je dépose mon sac, et trouve pas loin un coin entre deux grosses malles en bout de quai. J'en profite pour fumer une p'tite clop discretos, si un flic me voit, c'est paf 200 roupettes d'amende en plus de toute la populace me fixant "Ooooh, une femme étrangère qui fume!!!!" De retour cherchant une place assise de libre, deux hommes me font de la place sur un banc. Bien sur on papote, mais c'est pas des which country ou where is your husband, ou quand bien même, ils sont très sympas. Je passe trois heures si agréables en leur compagnie que je leur offre une tablette de chocolat belge qu'ils engouffrent en se léchant les babines... Ah, le train est là...
7 aout: Arrivée à la gare de Mughal Sarai, ici je sais par expérience que les rickshaws sont collants et arnaqueurs au possible... Je sors de la gare d'un pas décidé, regarde les rickshaws autour de moi, j'en vois un avec un seul indien dedans. "Do you go to Benares? Yes? Can I come with you?" "Euh? yes." Je suis désolée gentil monsieur de m'être faite invitée en vous forcant un peu la main, mais comme ca je ne me prends pas la tête. Varanasi... Le carrefour Gaudholia toujours aussi encombré, je retrouve mes repères comme si j'avais quitté la ville hier. Dans la Bengali tola (street), l'échoppe de Nitin est ouverte, je le vois se ruer hors de la boutique en m'entendant crier "My sweet younger brother!!!" Et on ne se donne pas un namasté poli, mais on se serre fort et longtemps dans les bras, tellement heureux de se revoir!!! J'ouvre mon sac, et lui donne les trois quarts... Masques buccaux et gants plastiques pour l'hôpital ou il travaille tous les matins, bouteille de vin et salami pour Céline, (infirmière à l'hosto "Agir pour Benares") chocolats etc. Chouette, mon sac est tout léger! Je vais au baba guest house m'installer dans une chambre réservée, leur offre une tablette de chocolat, prends une douche et vais voir le Gange...
Je m'assois sur les ghats, observe la vie, le fleuve qui est bien haut...

Un indien me regarde attentivement... "hey hello when did you arrived?" Zut, c'est le "palm reader" le diseur de bonne aventure... Et non je ne suis toujours pas intéressée par connaître mon futur... "yes maybe later..." Je continue ma balade, et à la chaï shop suivante, rebelotte je m'assois sur les marches, papote avec les indiens toujours curieux... "Which country? How long in India? How many times in India?11??? Eleven times??? You like India a lot!!!" etc... Quand je veux payer mon thé... No no! Already paid"
Kaou, copine internaute que j'ai eu le bonheur de voir plusieurs fois, est aussi à Benares, je suis toute heureuse et impatiente de la retrouver...
Arrivée à son guest house, le Ganapati, elle n'est plus là! Comment ca elle est partie il y a deux jours???
Je vais sur la terrasse, me savoure un fruit shake, papote avec Dil, le serveur qui m'apporte un cheese tomato sandwich gratos car en trop...

Ensuite je retourne dans la bengali tola street, bois un chai avec Nitin, revois le grand sourire de Ram Ji du Chandan restaurant, aperçois un mec qui danse dans la ruelle en me regardant... Gopal! Un de mes deux amis tailleurs! On se serre dans les bras
On va trouver son frère Govind à l'échoppe, je bois encore un chai avec eux et Shankar, leur voisin parfumeur...
Quand je retourne au Chandan resto qui je vois?
Florenciaaa!!!!! Fabieeeeenne!!! Waouh, c'est trop génial! On s'est connue l'année passée au même endroit, on avait été à Allahabad ensemble!
Voilà Florencia (d'Argentine)
Qui a laissé tomber son boulot d'avocate pour enseigner le yoga... Elle dégage de bonnes vibes, non? 
8 aout 2010... P'tit déj' au Chandan avec Nitin qui à déjà fini son boulot à l'hôpital, faut dire il est passé midi... Je ne suis pas encore remise du décalage... Il m'annonce que ce soir nous allons visiter le durga temple avec Céline.
Rendez vous à sa boutique à 17h.
En attendant, je vais dire bonjour à Nawal, qui tient une très jolie boutique près du temple d'or. Je choisis de la belle soie jaune or brillante pour les rideaux de ma chambre, et de la belle soie sauvage turquoise pour les rideaux d'Anne, ma colocataire.
Qu'est ce que j'aime faire du shopping en Inde... Le choix est terriblement difficile tellement il y a de belles choses, puis en Belgique le shopping, j'oublie tellement ca coute cher.
Petit tour au Ganapati guest house ou je rencontre Didier, très sympa français.
17h. Céline est là, ainsi que Sonnie également infirmière.
Tous les quatre allons au Durga temple que j'ai déjà vu plusieurs fois.../...
Purée... Quel monde de dingue!
Plaaaaatchhh!!!!
Mon mollet gauche vient de s'enfoncer dans un mélange de bouse, de boue, et de je ne sais pas quoi...
Les autres rigolent à s'en décrocher la mâchoire... Bon, c'est pas grave, je rassure les infirmiers, je n'ai pas de blessures au pied, et 20 mètres plus loin je trouve un point d'eau que je monopolise bien 10 longues minutes... Ca pue cette mert'
Ce mois ci, comme c'est le mois de Shiva, on traverse une grande foire avec toutes sortes de stands, stand de tir, stand de pêche aux canards, manège à petites voitures, avions etc.
On va dire bonjour à Durga, et génial, on va faire un tour dans la (pas grande) roue! Youpie!!! Toutoubidou.... On fait la file, se serrons les coudes car ces jeunes, purée, ils poussent... Notre tour arrive et nous grimpons dans la nacelle sans qu'elle ne s'arrête... Tranquille pèpère, la vue est sympa... Mais elle va de plus en plus vite, on s'accroche, je crie des Youpie tout plein alors que Céline ferme les yeux et se serre à moi comme une malade... Sans barrières de sécurité bien sur, elle est morte de peur! Après bien une vingtaine de tours, on nous fait descendre dans une cohue hallucinante...

Un peu avant d'arriver à ma guest house, passant devant le Jyoti café, je retrouve Frans! Prof de français de Nitin que j'avais aussi rencontré l'année passée! Il vit ici la plupart de l'année, c'est trop génial de retrouver toutes ces têtes connues, et on s'étonne que je me sente bien ici... 😎 .../...
6 aout Les trains pour un départ à Benares le soir même sont complets, mais Mughal Sarai n'est qu'à 10 km de là, et il y a encore de la place! Toubidouyeah, demain j'serai à Varanasi!!! En attendant je vais voir le Raj Ghat, la tombe de Gandhi. Cela faisait une éternité que je voulais y aller, mais j'aime prendre mon temps et il y a tant de choses à voir dans la capitale indienne... Raj Ghat est un endroit bien calme au milieu d'un immense parc... Je suis bien émue devant sa tombe...

Quel bien fou de quitter la ville tout en travaux partout... 19h, j'suis à la gare, avec mon lourd sac, vin, chocolat et tout le tralala salami parmesan pour les copains, le train à 3h de retard... Mert', j'dois faire pipi... Je dépose mon sac, et trouve pas loin un coin entre deux grosses malles en bout de quai. J'en profite pour fumer une p'tite clop discretos, si un flic me voit, c'est paf 200 roupettes d'amende en plus de toute la populace me fixant "Ooooh, une femme étrangère qui fume!!!!" De retour cherchant une place assise de libre, deux hommes me font de la place sur un banc. Bien sur on papote, mais c'est pas des which country ou where is your husband, ou quand bien même, ils sont très sympas. Je passe trois heures si agréables en leur compagnie que je leur offre une tablette de chocolat belge qu'ils engouffrent en se léchant les babines... Ah, le train est là...
7 aout: Arrivée à la gare de Mughal Sarai, ici je sais par expérience que les rickshaws sont collants et arnaqueurs au possible... Je sors de la gare d'un pas décidé, regarde les rickshaws autour de moi, j'en vois un avec un seul indien dedans. "Do you go to Benares? Yes? Can I come with you?" "Euh? yes." Je suis désolée gentil monsieur de m'être faite invitée en vous forcant un peu la main, mais comme ca je ne me prends pas la tête. Varanasi... Le carrefour Gaudholia toujours aussi encombré, je retrouve mes repères comme si j'avais quitté la ville hier. Dans la Bengali tola (street), l'échoppe de Nitin est ouverte, je le vois se ruer hors de la boutique en m'entendant crier "My sweet younger brother!!!" Et on ne se donne pas un namasté poli, mais on se serre fort et longtemps dans les bras, tellement heureux de se revoir!!! J'ouvre mon sac, et lui donne les trois quarts... Masques buccaux et gants plastiques pour l'hôpital ou il travaille tous les matins, bouteille de vin et salami pour Céline, (infirmière à l'hosto "Agir pour Benares") chocolats etc. Chouette, mon sac est tout léger! Je vais au baba guest house m'installer dans une chambre réservée, leur offre une tablette de chocolat, prends une douche et vais voir le Gange...
Je m'assois sur les ghats, observe la vie, le fleuve qui est bien haut...

Un indien me regarde attentivement... "hey hello when did you arrived?" Zut, c'est le "palm reader" le diseur de bonne aventure... Et non je ne suis toujours pas intéressée par connaître mon futur... "yes maybe later..." Je continue ma balade, et à la chaï shop suivante, rebelotte je m'assois sur les marches, papote avec les indiens toujours curieux... "Which country? How long in India? How many times in India?11??? Eleven times??? You like India a lot!!!" etc... Quand je veux payer mon thé... No no! Already paid"
Kaou, copine internaute que j'ai eu le bonheur de voir plusieurs fois, est aussi à Benares, je suis toute heureuse et impatiente de la retrouver...
Arrivée à son guest house, le Ganapati, elle n'est plus là! Comment ca elle est partie il y a deux jours???
Je vais sur la terrasse, me savoure un fruit shake, papote avec Dil, le serveur qui m'apporte un cheese tomato sandwich gratos car en trop...
Ensuite je retourne dans la bengali tola street, bois un chai avec Nitin, revois le grand sourire de Ram Ji du Chandan restaurant, aperçois un mec qui danse dans la ruelle en me regardant... Gopal! Un de mes deux amis tailleurs! On se serre dans les bras
On va trouver son frère Govind à l'échoppe, je bois encore un chai avec eux et Shankar, leur voisin parfumeur...
Quand je retourne au Chandan resto qui je vois?
Florenciaaa!!!!! Fabieeeeenne!!! Waouh, c'est trop génial! On s'est connue l'année passée au même endroit, on avait été à Allahabad ensemble!Voilà Florencia (d'Argentine)
Qui a laissé tomber son boulot d'avocate pour enseigner le yoga... Elle dégage de bonnes vibes, non? 
8 aout 2010... P'tit déj' au Chandan avec Nitin qui à déjà fini son boulot à l'hôpital, faut dire il est passé midi... Je ne suis pas encore remise du décalage... Il m'annonce que ce soir nous allons visiter le durga temple avec Céline.
Rendez vous à sa boutique à 17h.
En attendant, je vais dire bonjour à Nawal, qui tient une très jolie boutique près du temple d'or. Je choisis de la belle soie jaune or brillante pour les rideaux de ma chambre, et de la belle soie sauvage turquoise pour les rideaux d'Anne, ma colocataire.
Qu'est ce que j'aime faire du shopping en Inde... Le choix est terriblement difficile tellement il y a de belles choses, puis en Belgique le shopping, j'oublie tellement ca coute cher.
Petit tour au Ganapati guest house ou je rencontre Didier, très sympa français.
17h. Céline est là, ainsi que Sonnie également infirmière.
Tous les quatre allons au Durga temple que j'ai déjà vu plusieurs fois.../...
Purée... Quel monde de dingue!
Plaaaaatchhh!!!!
Mon mollet gauche vient de s'enfoncer dans un mélange de bouse, de boue, et de je ne sais pas quoi...
Les autres rigolent à s'en décrocher la mâchoire... Bon, c'est pas grave, je rassure les infirmiers, je n'ai pas de blessures au pied, et 20 mètres plus loin je trouve un point d'eau que je monopolise bien 10 longues minutes... Ca pue cette mert'
Ce mois ci, comme c'est le mois de Shiva, on traverse une grande foire avec toutes sortes de stands, stand de tir, stand de pêche aux canards, manège à petites voitures, avions etc.On va dire bonjour à Durga, et génial, on va faire un tour dans la (pas grande) roue! Youpie!!! Toutoubidou.... On fait la file, se serrons les coudes car ces jeunes, purée, ils poussent... Notre tour arrive et nous grimpons dans la nacelle sans qu'elle ne s'arrête... Tranquille pèpère, la vue est sympa... Mais elle va de plus en plus vite, on s'accroche, je crie des Youpie tout plein alors que Céline ferme les yeux et se serre à moi comme une malade... Sans barrières de sécurité bien sur, elle est morte de peur! Après bien une vingtaine de tours, on nous fait descendre dans une cohue hallucinante...

Un peu avant d'arriver à ma guest house, passant devant le Jyoti café, je retrouve Frans! Prof de français de Nitin que j'avais aussi rencontré l'année passée! Il vit ici la plupart de l'année, c'est trop génial de retrouver toutes ces têtes connues, et on s'étonne que je me sente bien ici... 😎 .../...
Bonjour,
Avec le concours de l'association "MONDOVELO" http://www.mondovelo.org
Rendez vous jeudi 16 septembre 2010
Maison du Vélo 12 boulevard Bonrepos 31000 Toulouse
avec au programme :
19h00 : Vernissage de l'exposition photo "Homm's Rickshaw-Wallahs"
Une exposition photo consacrée aux Rickshaw-Wallahs.
Des Hommes, des Rencontres…
19h30 : Concert de Piyush Wadhera
21h00 : Diaporama "De Dhaka à Delhi à cyclo-rickshaw..."
4200 kms parcourus à la découverte du Bengladesh, puis de l’Inde, au guidon d’un cyclo-rickshaw, en cherchant à aller au contact des Rickshaw-Wallahs. Une sorte d’hommage aussi à ces hommes "bannis" dans leur société.
En vous espérant nombreux...
Jlouis
ps :
1. Plongez qques secondes dans une compagnie de rickshaws à Dhaka... :
http://www.youtube.com/watch?v=A8nu9QDDGwY (nuit chez les rickshaw-wallahs, « réveil », puis début d'une journée de travail...)
2. Retrouvez Piyush Wadhera sur http://www.wix.com/piyushwadhera/piyushji
Lorsqu’il était étudiant à Patiala (Inde), Piyush Wadhera s’est mis dans la peau d’un rickshaw wallah pour découvrir ce monde de l’intérieur. Son expérience, unique à ma connaissance, consultable sur :
http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-dans-la-peau-d-un-chauffeur-de-velorickshaw-832.asp?1=1
et
http://www.dailymotion.com/video/x2i8tq_la-dignite-du-travail_travel
3. Cette soirée s'inscrit dans le cadre de la Semaine Européenne de la Mobilité (du 16 au 22 septembre) avec au programme :
http://www.maisonduvelotoulouse.com/images/imagesFCK/file/pdf/semob_dep.pdf
Avec le concours de l'association "MONDOVELO" http://www.mondovelo.org
Rendez vous jeudi 16 septembre 2010
Maison du Vélo 12 boulevard Bonrepos 31000 Toulouse
avec au programme :
19h00 : Vernissage de l'exposition photo "Homm's Rickshaw-Wallahs"
Une exposition photo consacrée aux Rickshaw-Wallahs.
Des Hommes, des Rencontres…
19h30 : Concert de Piyush Wadhera
21h00 : Diaporama "De Dhaka à Delhi à cyclo-rickshaw..."
4200 kms parcourus à la découverte du Bengladesh, puis de l’Inde, au guidon d’un cyclo-rickshaw, en cherchant à aller au contact des Rickshaw-Wallahs. Une sorte d’hommage aussi à ces hommes "bannis" dans leur société.
En vous espérant nombreux...
Jlouis
ps :
1. Plongez qques secondes dans une compagnie de rickshaws à Dhaka... :
http://www.youtube.com/watch?v=A8nu9QDDGwY (nuit chez les rickshaw-wallahs, « réveil », puis début d'une journée de travail...)
2. Retrouvez Piyush Wadhera sur http://www.wix.com/piyushwadhera/piyushji
Lorsqu’il était étudiant à Patiala (Inde), Piyush Wadhera s’est mis dans la peau d’un rickshaw wallah pour découvrir ce monde de l’intérieur. Son expérience, unique à ma connaissance, consultable sur :
http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-dans-la-peau-d-un-chauffeur-de-velorickshaw-832.asp?1=1
et
http://www.dailymotion.com/video/x2i8tq_la-dignite-du-travail_travel
3. Cette soirée s'inscrit dans le cadre de la Semaine Européenne de la Mobilité (du 16 au 22 septembre) avec au programme :
http://www.maisonduvelotoulouse.com/images/imagesFCK/file/pdf/semob_dep.pdf





