de retour d'un voyage merveilleux,7 semaines de raid , pour parcourir Mongolie, Kazakhstan, Ouzbékistan , long périple rêvé depuis longtemps, nous avons alimenté un blog fait d'une cinquantaine de petits articles et de pas mal de photos, mais aussi du relevé des points gps d'endroits à connaitre pour faciliter la préparation et l'accomplissement d'un tel voyage.
tout ceci peut être consulté sur:
http://mongolie2014.over-blog.com/
mongolie2014.over-blog.com publié par Nicole et Sandrine.
nous avons croisé un rallye humanitaire "mongolie2014" de 240 équipages qui ont inondé le net de ce titre .Pour plus de facilité à nous trouver, tapez bien le sous titre "publié par ..." .
bonne lecture si cela vous convient, ou bonnes réveries , ou bon projets ...
très cordialement.😛
Bonjour,
Nous sommes 4 étudiants de Pharma Nancy qui partons en Mongolie pour un raid humanitaire en vue de notre Travail Personnel de 3e année.
Nous partons avec l’association The Adventurists qui organise un évènement mondial : le Mongol Rally (http://mongolrally.theadventurists.com). Nous partons de Londres le 24 juillet 2010. Le but de ce rallye est de parcourir les 15 000 km nous séparant d'Oulan Bator (capitale de la Mongolie) afin d'apporter de l'argent à diverses associations mongoles.
Nous ne savons pas encore définitivement quel itinéraire nous allons prendre mais nous pensons passer par la Belgique, l’Allemagne, la République Tchèque, la Pologne, l’Ukraine, la Russie, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et enfin la Mongolie.
Nous aimerions avoir des informations pratiques concernant l’obtention de visas (quels pays en demandent, comment les obtenir, quels sont les prix et les délais), le passage des frontières (par où il vaut mieux passer) et si vous connaissez des coins sympas à visiter, nous ferons volontiers un petit détour dans notre itinéraire.
Merci d’avance
http://ultimatepharma.wordpress.com/
Nous sommes 4 étudiants de Pharma Nancy qui partons en Mongolie pour un raid humanitaire en vue de notre Travail Personnel de 3e année.
Nous partons avec l’association The Adventurists qui organise un évènement mondial : le Mongol Rally (http://mongolrally.theadventurists.com). Nous partons de Londres le 24 juillet 2010. Le but de ce rallye est de parcourir les 15 000 km nous séparant d'Oulan Bator (capitale de la Mongolie) afin d'apporter de l'argent à diverses associations mongoles.
Nous ne savons pas encore définitivement quel itinéraire nous allons prendre mais nous pensons passer par la Belgique, l’Allemagne, la République Tchèque, la Pologne, l’Ukraine, la Russie, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et enfin la Mongolie.
Nous aimerions avoir des informations pratiques concernant l’obtention de visas (quels pays en demandent, comment les obtenir, quels sont les prix et les délais), le passage des frontières (par où il vaut mieux passer) et si vous connaissez des coins sympas à visiter, nous ferons volontiers un petit détour dans notre itinéraire.
Merci d’avance
http://ultimatepharma.wordpress.com/
Après notre raid hivernal de 2OO4 en moto nous préparons le suivant, c'est un travail exaltant et de longue haleine.
Nous roulerons de Grenoble à Montréal en passant par Pékin (partenariat avec les JO paralympique : fauteuil roulant et moto)
Ma question ? Quelqu'un aurat-il passé les 67 km du détroit de Behring ? Hiver ou été
VF rassemble tous les inconditionnels du voyage et j'espère vraiment qu'un forumiste l'ait fait même si j'en doute.
Alors, Merci
Dominique
Bonjour.
Je dois pour la préparation du Raid Paris Pekin 2008 en vélo, ecrire une cinquantaine de lettre en RUSSE a des maires et a des hébergeurs en Russie, Kazakhstan et Khirghizie. je cherche une personne pouvant me traduire, dans les deux sens les courriers envoyés et recus. Il faut posséder naturellemnt un double clavier avec les lettres Cyriliques;
au plaisir de vous lire
Bonjour
En feuilletant LMCC, j'ai vu un petit encart sur ce raid pour camping-car. Connaissant le parcours jusqu'à Oulan Oudé, j'aurais voulu savoir si la route au-delà était acceptable pour nos véhicules. Des colistiers se sont ils inscrits pour ce raid? http://users.skynet.be/fc731496/objectif-vladivostok/ A+
Brigitte
En feuilletant LMCC, j'ai vu un petit encart sur ce raid pour camping-car. Connaissant le parcours jusqu'à Oulan Oudé, j'aurais voulu savoir si la route au-delà était acceptable pour nos véhicules. Des colistiers se sont ils inscrits pour ce raid? http://users.skynet.be/fc731496/objectif-vladivostok/ A+
Brigitte
Pour l'été prochain nous avons le projet de nous rendre en Mongolie pour un raid à cheval. Nous souhaiterions effectuer l'aller en avion et le retour via le Transsibérien.
Qui peut nous dire s'il est préférable de passer par Moscou ou Pékin pour rejoindre Oulan Bator, quels sont les tarifs approximatifs et quels prestataires français seraient en mesure de nous délivrer ces billets.
D'avance merci de votre aide. Bons voyages à tous.
CHAUSEY
Qui peut nous dire s'il est préférable de passer par Moscou ou Pékin pour rejoindre Oulan Bator, quels sont les tarifs approximatifs et quels prestataires français seraient en mesure de nous délivrer ces billets.
D'avance merci de votre aide. Bons voyages à tous.
CHAUSEY
Bonjour à toutes et a tous.
Je prépare actuellement un voyage de ouf en 4 X 4 (Ford Ranger Wildtrack que je prépare pour cette folie), avec comme première destination, le fin fond de la Russie (Ouelen). Puis destination l'Alaska et le canada puis ... Baffin et le Groenland. Et peut-être un peu plus loin !
Pour "rigoler" un peu plus, ce raid devrait être entrepris en décembre, soit en hivers avec bien entendu un soleil qui ne ce lèvera pas, histoire de passer les fêtes de Noël sous les ouragans et les tempêtes durant cette période et sous ces latitudes.
J'aurai besoin de compléter mes informations et mettre toutes les compétences et expériences de personnes (forcément sympa) à contribution, qui ont déjà fait des raids extrême, sous ces latitudes mais pas forcément.
Si il ne devrait y avoir aucun problème jusqu'à Magadan, les choses se compliquent pour les 2500 km (à vol d'oiseau) suivant : - Besoin d'une autorisation spéciale pour entrer dans la province du Tchouckotka - Plus de route et rien que de la piste. - Trouver un guide etc...
J'aurais également besoin des compétences de personnes très pointues (toujours aussi gentils, sympas, serviables et intéressé par ce projet), dans des domaines précis. La préparation du véhicule est, dans un premier temps, assuré par des spécialistes d'équipement raids, ingénieurs, mais, et ...
Et peut-être un peu plus loin !
En logistique : J'aurais besoin de monter une équipe "secrétariat" pour les prises en charges des autorisations administratives (Ambassades) au coup par coup, un timing précis est inenvisageable, les réservations, expéditions de matériel, etc... Maitrise de l'Anglais, du Russe. J'aurai besoin de monter une équipe de météorologue. J'aurai besoin de l'appui d'une équipe de spécialisée en radio et télécom. et éventuellement informatique. J'aurai besoin de monter une équipe avec de réelles compétences de navigation " la haut". Entre autres.
Ilêpa1pefouletruc ? Intéressé(es) ? Pour plus d'informations et de détails laissez-moi votre mail. Je répondrais bien sûr à toutes et à tous, le plus rapidement possible et en attendant,
salut à toutes et à tous. Collagène
A l'encontre de l'idée, bien trop commune à mon goût, qui stipulerait que je n'ai aucune raison d'aimer l'autre parce que je ne le connais pas, j'affirme à contrario que j'aime les gens pour la simple raison que je n'en ai aucune de ne pas le faire.
Je prépare actuellement un voyage de ouf en 4 X 4 (Ford Ranger Wildtrack que je prépare pour cette folie), avec comme première destination, le fin fond de la Russie (Ouelen). Puis destination l'Alaska et le canada puis ... Baffin et le Groenland. Et peut-être un peu plus loin !
Pour "rigoler" un peu plus, ce raid devrait être entrepris en décembre, soit en hivers avec bien entendu un soleil qui ne ce lèvera pas, histoire de passer les fêtes de Noël sous les ouragans et les tempêtes durant cette période et sous ces latitudes.
J'aurai besoin de compléter mes informations et mettre toutes les compétences et expériences de personnes (forcément sympa) à contribution, qui ont déjà fait des raids extrême, sous ces latitudes mais pas forcément.
Si il ne devrait y avoir aucun problème jusqu'à Magadan, les choses se compliquent pour les 2500 km (à vol d'oiseau) suivant : - Besoin d'une autorisation spéciale pour entrer dans la province du Tchouckotka - Plus de route et rien que de la piste. - Trouver un guide etc...
J'aurais également besoin des compétences de personnes très pointues (toujours aussi gentils, sympas, serviables et intéressé par ce projet), dans des domaines précis. La préparation du véhicule est, dans un premier temps, assuré par des spécialistes d'équipement raids, ingénieurs, mais, et ...
Et peut-être un peu plus loin !
En logistique : J'aurais besoin de monter une équipe "secrétariat" pour les prises en charges des autorisations administratives (Ambassades) au coup par coup, un timing précis est inenvisageable, les réservations, expéditions de matériel, etc... Maitrise de l'Anglais, du Russe. J'aurai besoin de monter une équipe de météorologue. J'aurai besoin de l'appui d'une équipe de spécialisée en radio et télécom. et éventuellement informatique. J'aurai besoin de monter une équipe avec de réelles compétences de navigation " la haut". Entre autres.
Ilêpa1pefouletruc ? Intéressé(es) ? Pour plus d'informations et de détails laissez-moi votre mail. Je répondrais bien sûr à toutes et à tous, le plus rapidement possible et en attendant,
salut à toutes et à tous. Collagène
A l'encontre de l'idée, bien trop commune à mon goût, qui stipulerait que je n'ai aucune raison d'aimer l'autre parce que je ne le connais pas, j'affirme à contrario que j'aime les gens pour la simple raison que je n'en ai aucune de ne pas le faire.
Bonjour à tous,
Comment peut-on acheter ou louer un side-car russe pres du Baikal?
Avez-vous entendu parler d'une agence de location de moto side-car Ural au bord du Baikal, à Irkutsk par exemple ?
Bien amicalement
Comment peut-on acheter ou louer un side-car russe pres du Baikal?
Avez-vous entendu parler d'une agence de location de moto side-car Ural au bord du Baikal, à Irkutsk par exemple ?
Bien amicalement
Salut,
jNou sommes à la recherche de renseignements (rapides) afin de savoir quelles sont les conditions de neige au mois de Novembre dans la péninsule de Khola - Nous voudrions y efffectuer un raid à skis mais les avis sur l'enneigement à cette époque sont vraiment tres different .......comment savoir ?
Si l'un de vous habite cette contrée ou a des renseignements, une expérience, merci de m'en dire un peu plus !!! 😉
Si l'un de vous habite cette contrée ou a des renseignements, une expérience, merci de m'en dire un peu plus !!! 😉
Bonjour à tous,
Je pensais être fou d'avoir eu ce projet, mais le fait de tomber sur ce forum me fait voir que je ne suis absolument pas le seul.
L'idée de base est de faire expédier la moto a Oulan-Bator et faire le trajet retour à moto.
J'aimerais rentrer par le Kazakhstan et faire le tour de la mer noire.
Grâce au forum, j'ai déjà trouvé pas mal d'informations, mais je souhaiterais tout de même vos conseils.
Je pensais faire expédier la moto par transporteur en caisse à Oulan-Bator, mais je ne sais pas si c'est une bonne idée.
La moto est une africa twin. Est-il nécessaire de prendre un jeu de pneu de rechange avec ?
Quels conseils auriez-vous en point d’intérêts et administratif pour ce tour ?
D'avance merci
Je pensais être fou d'avoir eu ce projet, mais le fait de tomber sur ce forum me fait voir que je ne suis absolument pas le seul.
L'idée de base est de faire expédier la moto a Oulan-Bator et faire le trajet retour à moto.
J'aimerais rentrer par le Kazakhstan et faire le tour de la mer noire.
Grâce au forum, j'ai déjà trouvé pas mal d'informations, mais je souhaiterais tout de même vos conseils.
Je pensais faire expédier la moto par transporteur en caisse à Oulan-Bator, mais je ne sais pas si c'est une bonne idée.
La moto est une africa twin. Est-il nécessaire de prendre un jeu de pneu de rechange avec ?
Quels conseils auriez-vous en point d’intérêts et administratif pour ce tour ?
D'avance merci
Bonjour,
Nous sommes trois voyageuses novices qui prévoyons de faire un périple entre la Chine, la Mongolie et la Russie.
En Mongolie, on nous a vivement conseillé Horse trail pour faire un trek. Nous sommes rentrés en contact avec eux et sommes sur le point de finaliser notre réservation.
Nous sommes trois étudiantes donc avec un budget très limité et en même temps nous ne sommes pas très très expérimentées: aux voyageurs expérimentés qui ont déjà voyagé en Mongolie, quel est le meilleur moyen de découvrir le pays? quels endroit avez-vous préférez? comment avez-vous voyagé ? est-il jouable d'essayer de trouver un trek sur place, sans réservation, à un prix compétitif avec les prix d' Horse Trail ( 38euros/jour ), sachant que nous y serons fin juillet 2015?
Merci beaucoup,
voyageusement,
Milena, Sarah et Lola

Ca y est !!!!!! Nous sommes deux 4x4 ( un hdj 100 + Nissan ) et nous venons de déterminer notre voyage aller/retour France - Mongolie. 1- Départ France le 26/27 JUIN 2014 Allemagne >Pologne>Lituanie>Lettonie>Russie et arrivée prévue à OMSK le 9 juillet 2014 pour récupérer nos épouses à l'aéroport. 2- Direction OULAN BATOR avec un circuit en Mongolie de 3 à 5000 kms (selon problèmes éventuels ) 3- Retour par Russie>Kazakhstan>Ouzbékistan>Kazakhstan>Russie>Georgie>Turquie>Grèce>Italie>France 4- Retour prévu le 25/28 Aout 2014. 5- Les routes et points Gps sont réalisés par nos soins , mais seront adaptés en temps et situation sur place. Nous recherchons un 3 eme , voir 4 eme véhicule pour nous accompagner (sécurité en cas de panne). L'aller jusqu'à Omsk se fera un peu plus vite que la normale ( 5 à 700 kms voir+/jours si possible bien sur) , ensuite les étapes sont prévues de 3 à 500 kms/jours. Ambiance "raid" 4x4 ( souvent bivouac ) hôtel / camping de temps en temps. Véhicule en très bon état (révision complète , suspension révisée voir neuve,6 roues en parfait état) - Autonomie carburant 1000/1200 kms- autonomie bivouac 5 à 7 jours ) GPS , Radio VHF et un minimun de pièces détachées. Nous attendons vos réponses si vous êtes intéressés. Nous vous donnerons plus de renseignement si vous le souhaitez.
Bonjour,
Nous arrivons à Irkoust début mars 2020 après 4 jours de Transibéria. Nous allons voyager à deux pendant 7 jours en itinérance, à pied, avant de rejoindre Irkoust. Je souhaiterai, pour les nuits, bivouaquer ou dormir dans des refuges/cabannes, Certains ont-ils déjà fait ce genre de voyage dans ce coin là et à cette période de l'année? Avez vous des idées d'itinéraire ou d'endroit où dormir? Je vous remercie d'avance pour vos réponses, et au plaisir de vous lire.
Cordialement
Arnaud
Nous arrivons à Irkoust début mars 2020 après 4 jours de Transibéria. Nous allons voyager à deux pendant 7 jours en itinérance, à pied, avant de rejoindre Irkoust. Je souhaiterai, pour les nuits, bivouaquer ou dormir dans des refuges/cabannes, Certains ont-ils déjà fait ce genre de voyage dans ce coin là et à cette période de l'année? Avez vous des idées d'itinéraire ou d'endroit où dormir? Je vous remercie d'avance pour vos réponses, et au plaisir de vous lire.
Cordialement
Arnaud
Après pas mal de temps, 10 mois je vous soumets un carnet de voyage. Peut-être m'a-t-il fallu tout ce temps pour "digérer" l'émotion suscitée par ce pays étonnant qu'est la Mongolie. Les chapitres me viendront au gré de l’inspiration, qui je l'espère ne m'abandonnera pas en cours de route. De manière paradoxale, au retour de ce mois loin de tout, à part un petit texte posé sur VF, je n'avais pas envie de relater ce voyage, des sentiments contradictoires s'entrechoquaient. Je faisais sans doute l'erreur de comparer avec d'autres déserts, comme l'Atacama, ce qui n'a pas de sens. Lentement les émotions et les ressentis ont décanté et se sont épurés, ainsi l'envie de m'exprimer se fait jour pour susciter chez vous l'appel de la piste et le plaisir d'enfourcher un vélo afin de partir à votre tour à " l'aventure" aux lisières du désert de Gobi.
Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
l
La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.
Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
l
La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Bonjour à tous,
Le samedi 23 Mai 2015 je démarre du Nord de la France, région de Valenciennes vers Moscou en moto BMW 800 GS. Une première étape au Luxembourg pour les aurevoirs à la famille, puis, une escale en Pologne Słubice frontière de l'Allemagne. Ensuite Varsovie, la Biélorussie, la Russie et destination Moscou pour empreinter le transsibérien en direction de Vladivostok. Dans ce périple Russe, de nombreux arrêts pour visites et logement chez l'habitant. Puis, le bateau jusqu'à Sakaiminato au Japon avec une escale à Donghae en Corée du Sud Je donnerai d'autres détails de ce voyage ultérieurement.
Le samedi 23 Mai 2015 je démarre du Nord de la France, région de Valenciennes vers Moscou en moto BMW 800 GS. Une première étape au Luxembourg pour les aurevoirs à la famille, puis, une escale en Pologne Słubice frontière de l'Allemagne. Ensuite Varsovie, la Biélorussie, la Russie et destination Moscou pour empreinter le transsibérien en direction de Vladivostok. Dans ce périple Russe, de nombreux arrêts pour visites et logement chez l'habitant. Puis, le bateau jusqu'à Sakaiminato au Japon avec une escale à Donghae en Corée du Sud Je donnerai d'autres détails de ce voyage ultérieurement.
bonjour
nous projetons de partir en sept prochain en mongolie via la russie et de laisser nos 4x4 une année, les recuperer l année prochaine pour un retour via le kazakstan et l ouzbekistan..
est il autorisé de laisser une voiture en mongolie et de rentrer en avion?
merçi de vos renseignements et de vos conseils
JP
Salut a tous
Nouveau sur le forum , je prépare un trip moto et j'aurai besoin de quelques infos, pour faire simple mon itinéraire serait France , Italie, bateau pour la grece , Turquie, Géorgie, Azerbaïdjan et c'est la mon problème😠 je souhaite rentrer au Turkménistan par bateau(Bakou-turkmenbashi) et rejoindre l’Ouzbékistan par l’itinéraire turkmenbashi-koneurgench(sachant que pour le turkmenistan je n'aurai qu'un visa de transit de 5 jours!!!)🤪
mes questions sont: Quelqu, un a t il déjà pris le bateau Bakou, turkmenbashi ?
Est il possible de traverser le Turkménistan en 5 jours?
Avez vous des infos sur l’itinéraire que j'envisage de prendre pour rejoindre l’Ouzbékistan?(asphalte, piste???)
merci d'avance pour les infos😎 jeff
mes questions sont: Quelqu, un a t il déjà pris le bateau Bakou, turkmenbashi ?
Est il possible de traverser le Turkménistan en 5 jours?
Avez vous des infos sur l’itinéraire que j'envisage de prendre pour rejoindre l’Ouzbékistan?(asphalte, piste???)
merci d'avance pour les infos😎 jeff
Bonjour,
Après être tombé sur le site du Mongol Rally, je commence à me renseigner pour un voyage France - Mongolie en 4x4. J'ai un budget assez serré, et comme j'ai vu que les participants du Mongol Rally faisaient ce parcours avec des voitures totalement inadaptées, je me dis qu'avec une 4x4 de base bien révisé, cela devrait être faisable.
Pour résumer, je travaille dans l'automobile, et j'entretiens moi-même mes voitures, donc j'ai quelques notions de mécanique. J'ai l'habitude de voyager, en Asie, et je connais la Mongolie (2 voyages), mais j'avais un guide. Je souhaiterais me rendre en Mongolie par le trajet le plus rapide, afin de bien profiter des Steppes (Belgique, Allemagne, Pologne, Russie, Mongolie).
Après avoir parcouru pas mal de sujets sur ce type de périple, il me reste quelques questions.
- Combien de temps faut-il compter pour se rendre jusqu'à la frontière Mongole en suivant cet itinéraire sans approfondir les visites dans les autres pays traversés? - En voyageant en 4x4, un visa tourisme normal suffit-il? Y a-t-il d'autres documents à prévoir pour passer les frontières (Russie et Mongolie)? - Pour le choix du 4x4, je pensais partir sur un essence atmo (simplicité), mais je vois que tout le monde part sur du Diesel (problème de disponibilité du carburant? conso?)? - De plus, en regardant en France et en Angleterre, quelle voiture me conseilleriez-vous dans les 2000€? - Comme solutions de navigation, qu'utilisez-vous? Carte + GPS?
Je poserai dans ce fil de discussion les avancées de mon projet, mais le voyage n'est pas prévu avant l'année prochaine ou dans 2 ans.
Merci à tous!
Après être tombé sur le site du Mongol Rally, je commence à me renseigner pour un voyage France - Mongolie en 4x4. J'ai un budget assez serré, et comme j'ai vu que les participants du Mongol Rally faisaient ce parcours avec des voitures totalement inadaptées, je me dis qu'avec une 4x4 de base bien révisé, cela devrait être faisable.
Pour résumer, je travaille dans l'automobile, et j'entretiens moi-même mes voitures, donc j'ai quelques notions de mécanique. J'ai l'habitude de voyager, en Asie, et je connais la Mongolie (2 voyages), mais j'avais un guide. Je souhaiterais me rendre en Mongolie par le trajet le plus rapide, afin de bien profiter des Steppes (Belgique, Allemagne, Pologne, Russie, Mongolie).
Après avoir parcouru pas mal de sujets sur ce type de périple, il me reste quelques questions.
- Combien de temps faut-il compter pour se rendre jusqu'à la frontière Mongole en suivant cet itinéraire sans approfondir les visites dans les autres pays traversés? - En voyageant en 4x4, un visa tourisme normal suffit-il? Y a-t-il d'autres documents à prévoir pour passer les frontières (Russie et Mongolie)? - Pour le choix du 4x4, je pensais partir sur un essence atmo (simplicité), mais je vois que tout le monde part sur du Diesel (problème de disponibilité du carburant? conso?)? - De plus, en regardant en France et en Angleterre, quelle voiture me conseilleriez-vous dans les 2000€? - Comme solutions de navigation, qu'utilisez-vous? Carte + GPS?
Je poserai dans ce fil de discussion les avancées de mon projet, mais le voyage n'est pas prévu avant l'année prochaine ou dans 2 ans.
Merci à tous!
bonsoir,
Je compte partir trois semaines en Aout avec un ami en mongolie et noue souhaiterions pour des raisons finançiere ne pas prendre un tour opé pour nous balader en 4X4 au départ UB direction le dessert de Goby et remonter vers le nord ouest. cela est il possible de louer un véhicule sur UB et n'y a t'il pas trop de risque a partir sans guide ? est il facile de rencontrer chaques jours des nomades pour l'hébergement.
Merci d'avance
Bonjour,
L'ete dernier j'ai fait le Mongol Rally en ambulance. Mais, nous avions fait l'erreur de prendre une ambulance opel vivaro qui possede une boite de vitesse renault. Evidemment, elle a rendu l'ame avant la Mongolie, a Astana. Au kazakhstan, il n'ya pas de boite renault disponible mais pendant les jours bloque la bas, j'ai eu le temps de regarder les voitures dans la rue. Il semblerait que la meilleure voiture pour aller dans ce coin serait un TOYOTA Land Cruiser.
Alors en rentrant en France, je me suis mis a la recherche d'un HDJ100 pour retourner a Astana avec une boite de vitesse dans coffre et aller ensuite en Mongolie durant l'ete 2012.
Mais, les HDJ100 vxv (ceux qui n'ont pas de suspensions pneumatiques), manuel et qui ont moins de 350 000km se font rare.
Alors, je me demande si un NISSAN Patrol y61 3.0L de 2006/2007 est un vehicule aussi fiable que le toyota? Si je tombe en panne en Russie, Kazakhstan ou Mongolie, est il possible de reparer ou de trouver les pieces?
A bientot Thibaut
PS: je n'ai pas les accents sur mon clavier...
L'ete dernier j'ai fait le Mongol Rally en ambulance. Mais, nous avions fait l'erreur de prendre une ambulance opel vivaro qui possede une boite de vitesse renault. Evidemment, elle a rendu l'ame avant la Mongolie, a Astana. Au kazakhstan, il n'ya pas de boite renault disponible mais pendant les jours bloque la bas, j'ai eu le temps de regarder les voitures dans la rue. Il semblerait que la meilleure voiture pour aller dans ce coin serait un TOYOTA Land Cruiser.
Alors en rentrant en France, je me suis mis a la recherche d'un HDJ100 pour retourner a Astana avec une boite de vitesse dans coffre et aller ensuite en Mongolie durant l'ete 2012.
Mais, les HDJ100 vxv (ceux qui n'ont pas de suspensions pneumatiques), manuel et qui ont moins de 350 000km se font rare.
Alors, je me demande si un NISSAN Patrol y61 3.0L de 2006/2007 est un vehicule aussi fiable que le toyota? Si je tombe en panne en Russie, Kazakhstan ou Mongolie, est il possible de reparer ou de trouver les pieces?
A bientot Thibaut
PS: je n'ai pas les accents sur mon clavier...
Bonjour,
Nous somme 3 à vouloir passer 8_10 jours en Mongolie en moto tout terrain. Les agences proposant cette prestation ne sont pas nombreuses. Quelqu'un connaitrait il une agence locale qui organise ce genre de prestation: fourniture de la moto, accompagnant, contact avec les habitants, etc Retour d'expériance apprécié. Notre séjour doit s'effectuer mi-juilllet. Merci pour vos réponses Cordialité à tous les lecteurs. Michel
Nous somme 3 à vouloir passer 8_10 jours en Mongolie en moto tout terrain. Les agences proposant cette prestation ne sont pas nombreuses. Quelqu'un connaitrait il une agence locale qui organise ce genre de prestation: fourniture de la moto, accompagnant, contact avec les habitants, etc Retour d'expériance apprécié. Notre séjour doit s'effectuer mi-juilllet. Merci pour vos réponses Cordialité à tous les lecteurs. Michel
Y a-t-il, parmi vous, quelqu'un qui a parcouru la route entre ces deux villes de Sibérie.
J'aimerai en connaître l'état pour me rendre jusqu'à Vladivostok. J'ai appris que Poutine avait inauguré dernièrement une autoroute couvrant une partie de ce trajet.
Merci d'avance.
Domobile.
Bonjour à toutes!
Je sais que la question de la MoonCup et autres noms à déjà été abordée moults fois, mais une question demeure quand même... J'envisage de partir quelques temps dans le désert de gobi, et là-bas, difficile de trouver de l'eau "propre" pour rincer la coupe tous les jours; je ne vois pas non plus emmener de l'eau minérale ou des flacons de désinfectants. (je serais à pied...).
Avez vous des solutions ou d'autres alternatives?
Merci d'avance
* *Que c'est galère d'être une fille parfois**
* *Que c'est galère d'être une fille parfois**
Salut,
nous partons en circuit organisé pour 15 jours en Mongolie au mois d'août. Pour un trekking dans le Khangai.
Apparemment il n'y a pas de vaccins obligatoire, mais les recommandés sont: polio, diphterie, le typhoïde, tétanos, hépatite A et B.
J'ai polio, diphtérie, typhoïde et hépatite B. Mais pas tétanos et hépatite A.
Qui peut me conseiller s'il faut vraiment les faire. Quels sont les risques? Et les effets secondaires possibles?
Ou c'est trop tard pour un départ le 31/07?
Merci à vous!!
tatjana
salut à tous!
je pars cet hiver pour traverser le lac baïkal sur la glace 🙂. j'aimerais savoir si qqn a des renseignements sur les différents endroits à ne pas rater...ou des tuyaux sur l'équipement...merci à tous!
yannik
Quelqu'un aurait il une liste des campings en Russie?
Merci
Salut,
En projet, un séjours en mongolie durant le mois d'aout 2007 ou 2008, en partant d'auvergne direction oulan bator
Mes questions :est-ce possible? durée moyenne du voyage
Mon véhicule est 1 peugeot expert, cette voiture est-elle adaptée pour visiter la mongolie?
les routes et les pistes sont-elles pratiquables dans la majorité des cas?
Je suis à la recherche d'une personne intéréssé(e) par un tel périple
n'hésitez pas à me contacter
merci
j'envisage de partir en mongolie avec le voyagiste " terre mongolie" quelqu'un a t il déjà voyagé avec cette agence, vos impressions commentaires conseils en messagerie privée m'aideraient à me décider
merci à tous
arvie 😏😏😏
Bonsoir,
Sur le formulaire pour obtenir le visa de Mongolie, il demande l'employeur mais je suis et serai d'autant plus sans emploi car voyageant sans date de retour pour visiter plusieurs pays, qu'est ce que je mets si certains l'ont déjà rempli? Merci à vous.
Nathalie
Sur le formulaire pour obtenir le visa de Mongolie, il demande l'employeur mais je suis et serai d'autant plus sans emploi car voyageant sans date de retour pour visiter plusieurs pays, qu'est ce que je mets si certains l'ont déjà rempli? Merci à vous.
Nathalie








