Ca doit être mon quinzième voyage en Inde si je ne me trompe pas.
J'emmène ma tante / marraine adorée: Anne. Nous n'avons que neuf ans de différence et devenons d'avantage des amies qu'une nièce et une tante...
C'est son premier voyage sac a dos, son premier voyage en Inde.
Elle m’a donné carte blanche, j’ai choisi principalement le Gujarat, et plus spécifiquement le Saurashtra, sud d’Ahmedabad, que je ne connais pas encore.
Le Gujarat est un état oublié des touristes, plus « authentique » ai-je envie de dire. Cependant il est varié et regorge de merveilles.
5/2 :
Nous atterrissons à Goa après une longue escale à Bombay.
Des amis communs, qui habitent près de Benaulim 6 mois par an, nous accueillent dès l’aéroport.
3 jours tranquilles, confortables, pas loin d’une plage peu fréquentée…
Anne décompresse, elle a un boulot relativement stressant et a bien besoin de repos avant de réellement commencer « l’Inde ».
8/2 :
En fin de journée nous prenons le train en direction des grottes d’Ellora et Ajanta, encore inconnues à nos yeux.
Je suis ravie de quitter Goa. Le voyage peut vraiment commencer.
On partage le compartiment A/C avec trois femmes qui mangent sans arrêt.
Ensuite elles ronflent sans arrêt… On ne dormira pas beaucoup…
On s’arrête à Ahmednagar au petit matin, et de là on prend un bus pour Aurangabad à 1h 30 de là.
Le bus n’est heureusement pas bondé, nous avons réussi à avoir deux places assises à l’avant de ce vieux bus brinquebalant.
Anne est à l’aise, son beau sourire éclate !
Ensuite rickshaw pour se trouver un guest house. Là, son sourire éclate moins… Ses yeux fixés sur la route, la circulation, je ne la sens pas trop à son aise mais le rickshaw est bien speedé…
Le Shree Maya est fermé pour rénovation, bon tant pis, on prend le premier hôtel correct venu, un peu cher, 1100 rps pour nous deux (13€, on a de la chance, l’euro est à 85 rps !) de toute façon, on ne reste que deux nuits et on ne voyage pas pour 6 mois.
Après une bonne douche, on sort de l’hôtel et allons vers les rickshaws.
« Daulatabad, ketnè roupiah? Return? 400!. Ok. » (Le fort est à 16 km d’ici, je n’ai pas envie de perdre du temps et de m’embêter à chercher un bus)
Je m’amuse à voir Anne, les yeux toujours fixés sur la route et la circulation bruyante, sur les bus, les vélos, les motos et autres charrettes à bœuf. Parfois elle fait l’une ou l’autre photo des camions tout colorés ou il est toujours inscrit un Hare Krishna ou autre Jai Mataji en haut du pare brise, pour se protéger des dangers de la route.
Le fort Deogiri, la montagne des dieux, date du 11eme siècle et est construit sur une colline isolée, il est l’un des forts médiévaux les mieux conservés.
Rebaptisé Daulatabad au 14eme, il a eu son importance. Les premières murailles sont épaisses d’un mètre et font 5 km de long.
On accède au sommet par un labyrinthe creusé dans la roche, et on grimpe, on grimpe, ce fort est gigantesque, qu’est ce qu’on grimpe.
Nous sommes les seuls touristes occidentaux, parmi les centaines et centaines de touristes indiens, des écoles, des familles, des amis, et toute cette foule bigarrée parle fort, hurle et bouscule allègrement. Ca demande, ou ca demande pas, pour nous prendre en photos avec chacun d’entre eux… On début, comme tout le monde ( ?), on se prête au jeu, puis au bout de la 347eme fois, on laisse tomber et devons refuser devant des têtes déconfites et pas méchantes du tout.
« Welcome in India! » ou « Namasté! » entendons nous souvent 🙂
Ce week end à la maison des arts de Créteil (Métro : Créteil Préfecture)du 8 au 9 décembre se déroule un festival autour de l'Inde : voir le programme ci-dessous :
S'il y a des interessés faites moi signe dont le spectacle de danse vendredi soir qui m'interesse fortement.
HAPPY INDE
Festival
Du 08 au 09 décembre
Vendredi 8 et Samedi 9 décembre
A 19h30
BEHZTI déshonneur (théâtre)
Texte de Gurpreet Kaur Bhatti
Mise en scène de Virginie Jortay
Gurpreet Kaur Bhatti, auteure anglaise d’origine sikh, éminente représentante du nouveau théâtre britannique, excelle dans l’observation dialectique des traditions.Est-il possible de vivre harmonieusement entre l’emprise des valeurs d’une culture d’appartenance et le désir de s’en émanciper sans reniement ? Un viol a lieu dans un temple sikh au coeur de Londres… On va parler de déshonneur dans une société où le code dominant est celui de l’honneur, où les personnages s’enlisent dans leurs contradictions. Caustique, tendre et finalement optimiste, la pièce de Virginie Jortay est un voyage, une immersion dans l’Inde de toutes les dualités possibles.
Vendredi 8 décembre
A 21h00
SONIA SABRI COMPANY
(danse kathak traditionnelle et contemporaine)
Un langage chorégraphique et musical intense, d’une infinie élégance, explorant la danse traditionnelle kathak à travers de nouvelles approches formelles contemporaines entre indianité et renouveau britannique …
Vendredi 8 décembre
A partir de 22h00
NUIT NOW DELHI LE GRAND MIX
(DJ’s, VJ’s, danse et percussions…)
avec DJ Gaurav & DJ Tapan (Midival Punditz), DJ Arjun & DJ Ashvin (Jalebee Cartel), MC Ravi "Rags " Khote, images UV Studio & VJ Jaypee, danseurs de Sayari.TV : Queen Harish, Bansi the Dragon percussions Nathoo du Pushkar Temple Drum.
Midival Punditz réunit Gaurav Raina et Tapan Raj, tous deux originaires de Delhi. Défricheurs de l’indian electronica, ils mixent musique classique indienne, sons expérimentaux, percussions électros et folk indien… Présents sur toutes les platines européennes, ils s’entourent notamment de Sultan Khan au chant, de Karsh Kale aux percussions ou encore d’Anoushka Shankar à la sitar… Avec Jalebee Cartel, ils composent pour Créteil un plateau musical et visuel 100% indien.
Samedi 9 décembre
21h30
WASIFUDDIN DAGAR - Concert
Wasifuddin Dagar chante du « dhrupad » : chant de temple millénaire et sacré, donné en l’honneur des dieux. L’assemblée, spirituellement en phase, attendait du chanteur qu’il donne son souffle à la divinité. Lentement les images surgissent, profondes, hypnotiques jusqu’au point de virtuosité qu’est l’alap. Enfin, Le jhala est la phase culminante alors que le chanteur mitraille depuis son diaphragme des syllabes chantées. Fascinante incantation.
Du 08 au 22 décembre
Exposition
Baba Anand les fleurs du bien
:: Programme complet ::
LIEU
Maison des arts de Créteil
1, place Salvador Allende
94000 Créteil
Me revoici au pays : Incredible India tu m'as manqué mais je suis là pour un mois.
J'ai bien cherché des endroits à découvrir , et ensuite j'ai dû faire des choix et voici mon périple avec quelques incontournables pour moi bien sûr .
Arrivée à Delhi et départ dans la matinée pour Mathura que je ne connais pas.
Je loge à la Geeta Homestay pour trois nuits, dans une rue au calme, un peu à l'écart du centre . Un bon restaurant est dans la rue et j'y dînerai tous les soirs.
Un couple de personnes âgées m'accueille dans leur maison. La chambre n'est pas prête mais en attendant le proprio m'installe dans une grande chambre où je dépose mon sac et très vite je quitte la maison pour prendre les premiers contacts avec Mathura
Je vais à pieds au temple Shri Krishna Janmabhoomi. Je suis bien arrivée en Inde, bruit, circulation, détritus, vaches tout est bien présent.
Au temple, il y a beaucoup de fidèles et il y règne une grande effervescence. Je rentre par le même chemin et m'installe dans ma chambre .
La fatigue se faisant sentir, je ne dîne pas très tard et vite au lit.
Le petit déjeuner est inclus dans le prix de la chambre .
Aujourd'hui , dimanche , j'ai l'intention de commencer les visites par l'incontournable musée qui est à 3 kilomètres de la homestay.
J'y arrive à 09h et n'ayant pas réfléchi il est fermé et n'ouvre qu'à 10h.
Je n'attends pas et n'ayant rien repéré dans le coin je change de direction et pars en rickshaw à la Yumana Ghats.
A peine arrivée, les bateliers me proposent une balade que j'accepte avec plaisir .
je ne connais pas la signification de ce tissu rouge qui est soutenu par les personnes sur les bateaux.
Je prends la rue au dessus des ghats en direction de Vishram ghat
La rue est bordée par de belles maisons.
une petite soif
et j'arrive au temple hindou Dwarkadheesh .
Je continue ma balade jusqu'à Chattu bazar et le quartier est bien animé.
Un peu plus loin les rickshaws collectifs partent pour Vindravan et des indiennes me font signes pour aller avec elles et je les rejoins.
Arrivée à Vindravan, elles m'entrainent dans une rue et me font comprendre que je dois aller au bout . Je marche durant 2 bon kilomètres et j'arrive à un temple bondé de monde.J'essaie de me frayer un passage pour y rentrer et une fois dans le hall, je suis compressée et ne supporte pas très bien ce piétinement et dès que je peux je ressors respirer à l'air libre.
Je reviens sur mes pas et me dirige vers le temple aux singes, le Govinda Dev Ji, très beau temple rouge.
Avant d'entrer , je prends mes précautions et range mes lunettes de soleil, je ne garde que mon appareil à photos et entre sereine...... effectivement beaucoup de singes sont bien présents et je les surveille du coin de l'oeil et malgré tout , un très jeune fonce sur moi et vient s'accrocher au bas de mon pantalon et heureusement un couple d'indiens accompagné par un guide viennent à mon secours et chassent ce chenapan qui essaie à plusieurs reprises de revenir vers moi.
Je continue vers le Prem Mandir Shyama Shyam Dham mais j'y arrive trop tard , il est fermé de 13h à 16h ainsi que tous les autres temples.
Je rentre en bus à Mathura et la station des bus n'étant pas très loin du musée , j'y retourne et là , je vois noter sur le panneau que le musée est fermé les dimanche et lundi.
Je ne le visiterai pas donc cette fois-ci.
Il est encore tôt pour rentrer à la homestay donc je reprends un bus pour Govardhan . L'arrêt du bus est très proche du Kusum Sarovar où j'arrive avant la nuit.
C'est magnifique , waouh .
Des cénotaphes bordent le bassin
Le principal chhatri avec des peintures au plafond.
Ayant atteint le nombre maximum de photos , je rentre à Mathura .
La première journée a été bien remplie et je suis ravie .
A Peine rentrée de mon voyage en Inde de janvier que je programme de visiter le Rajasthan avec comme but la «Camel fair» à Pushkar.Rajasthan: second état d’Inde par sa superficie; à l’est des monts Aravalli. Capitale: Jaipur. Guerriers aux longues moustaches et turbans multicolores étaient de farouches combattants, défendant leur indépendance contre les musulmans. Leur grande gloire était de se lancer dans un dernier assaut fatal, vêtus de la robe jaune du sacrifice. En même temps, derrière les remparts, leurs femmes s’immolaient sur un bûcher voulant mourir libres plutôt qu’être au pouvoir de l’ennemi. Ce passé de sang et de bravoure résonne encore dans les murs des forts et des palais.
DEPART de Belgique le 26 octobre 2010 à 10H: je quitte mon patelin car le voyage en Inde du Nord comprenant le Rajasthan et le Punjab démarre aujourd'hui pour un mois. La personne qui m’emmène à la gare est quelque peu énervée donc je m'empresse de me rendre sur le quai où je fais un peu d'exercices vu qu'en portant mes bagages, je viens déjà de me coincer une vertèbre. Bon, ça y est, le train est là, je m'arrête à Bruxelles centrale exprès car j'y ai toujours vu des escalators donc mieux pour mon dos. Pas de chance, aujourd'hui, c’est jour d'entretien ce qui m’oblige à grimper les marches pour atteindre le quai n°5. On annonce que le train pour l'aéroport aura du retard «problème de locomotive» toutefois vite réglé. Le contrôleur vient me demander pour payer «la taxe Diabolo» de 2,05€, je lui demande s’il blague et bien non, c’est pour payer le nouveau tunnel. Arrivée à l’aéroport, on n'accepte pas mes 2 bagages à l’enregistrement sous peine d'une taxe de 45 dollars. Je décide d'aller les scotcher ensemble ce qui me coûtera 10€. Bon début de journée! Je suis en avance et téléphone à mon chéri qui commence à s'inquiéter de mon silence. L'avion pour Londres est prévu à 15H25 mais le vol est retardé à 17H30 «problème de moteur». Il faut se rendre à l’évidence que ma correspondance Londres-Delhi à 17H est loupée! Je verrai à Londres si j’ai un autre vol. En attendant, j'ai reçu un voucher de 8€ pour me restaurer. Je m’en vais boire une bonne bière avec une tartine au poulet. Je fais internet 1/4h pour 3€. Départ imminent : 18H. Je ne vois ni le décollage ni l'atterrissage car je dors au point de ne pas avoir ma collation. Arrivée à Londres, je me dis que voici le moment où tout va se décider. British Airways me propose un de leur vol faisant escale à Bombay et arrivant à Delhi le lendemain après-midi. Le personnel de l’aéroport ne parle pas un mot de français. Je fais comprendre que ce vol ne m'intéresse pas. On me trouve un autre vol avec Virgin Atlantic à 22H. J'accepte. Du terminal 5, je vais au terminal 3 (10 min de bus). Très grand aéroport. Beaucoup de boutiques. Marche de 20 min pour arriver à la porte où on embarque à 21H25.
Le récit pour l'Europe se termine ici.....
Le 27 octobre 2010 à 23 h: Je m’envole donc avec Virgin Atlantic, assise au hublot à côté d'une indienne; le discours est réduit à "bonjour", ni l'une ni l'autre n'avions envie de parler mais plutôt de manger, dormir et arriver. On nous sert un excellent repas végétarien. Je tente de voir un film à l’ordi mais le bruit des moteurs est trop fort. Je dors en gigotant beaucoup. Je m’éveille à l'odeur du déjeuner chaud. Je replonge aussitôt et m’éveille à l'atterrissage. Bon vol. J’attends mes bagages mais le tapis défile et rien. Ceux-ci n'ont pas suivi. Durant 3H, je discute tant bien que mal avec les responsables bagagistes. Raj, de l’agence Milna qui s’est occupée de mes réservations, traduisait par téléphone. Evidemment, le taxi qui m’attendait n’est plus là quand je sors. Je prends un taxi-prépaie pour me rendre à l‘hôtel SMYLE INN dans le quartier Paharganj. Un gars de Milna me livre les roupies commandées. Je profite pour lui montrer ma minuscule chambre atroce. Il y a des trous entre les vitres et le plâtre donc bonjour les moustiques et ma moustiquaire, bien sûr, est dans les bagages. Le matelas est haut de 3 cm. Hors de question de rester là et vais en face, à l’hôtel MY INN où j'ai une belle chambre. Je m’endors tard car j'ai dû aller acheter des habits puis j'ai rendez-vous en soirée avec un étudiant en langue française avec qui je communique depuis six mois. Après avoir été acheté une petite culotte que j’ai oubliée lors des mes achats «ça fait bien avec un jeune gars que je vois pour la première fois! Nous discutons devant un thaï masala à l’hôtel. Nous découvrons que nous avons une connaissance à Delhi en commun: Raj de l‘agence Milna. Je reverrai ce jeune étudiant en fin de séjour. J’ai deux autres rendez-vous; un est remis à plus tard et l’autre, je ne l’ai pas trouvé; vu que la carte indienne de mon mobile est périmée, je ne peux l’appeler. Je démarre le circuit demain matin à 10H.
Jeudi 28 octobre 2010: Je me lève en catastrophe à 9H45; je me suis endormie tard la veille; le taxi est là. Il m'attend. Nous partons. Il est garé loin et marche vite dans ses vieilles petites rues du vieux Delhi. Je l'arrête un instant pour acheter une crème de jour vu que je n'ai toujours pas mes bagages. Quelques mètres plus loin, je pars sur le côté de la chaussée et m'étale de tout mon long; comme la dernière fois que je suis venue à Delhi, c'était le 1er jour aussi! Comme parfois, les choses dans la vie se reproduisent… J'ai des égratignures aux 2 genoux et aux 2 mains; j'ai surtout très mal mon pied droit qui s'est tordu. Comme toujours, un attroupement d'indiens pour m'aider à me relever alors que je restais figée à terre me disant "non, ce n'est pas possible, pas encore ". Le chauffeur me donne du sparadrap et, comme si rien n'était, nous partons. C'est ainsi que se termine mon mini séjour à Delhi.
En route pour la 1ère destination soit la ville de MANDAWA qui se trouve dans la région duSHEKHAVATI à 250 kilomètres de DELHI. La voiture correspond à ce que j'avais demandé une «tata indigo»; elle est propre; le chauffeur doit avoir 35 ans, s'appelle Kamur. A peine dans la voiture, je m'endors jusque midi. Nous passons dans un petit village typique où j’achète des pommes, des bananes et un jus d'orange. On ne s’attarde et démarre pour la suite du parcours. Vers 15H, Kamur me demande si je veux un thé; j'accepte mais une fois là, je vois que c'est le grand resto à touristes; le thé coûte 50 roupies. Je ne suis pas radine mais connaissant le prix ailleurs, je me contente d'aller aux toilettes. Je dois attendre le chauffeur car lui, mange. Je croise un car de français mais je n'ai pas envie de leur parler. Je suis un peu déprimée car j'ai très mal au pied. Je marche à peine. J’ai peur pour mon séjour! Enfin, Kamur a fini. Nous partons. Je lui demande de m'arrêter dans une pharmacie pour acheter une pommade mais se contente de me dire "after".
Après 1H de route, nous arrivons à JHUNHUNU. J'ai prévu de visiter un des plus beaux temples du Rajasthan "le TEMPLE de RANI SATI" qui est très fréquenté par les indiens et très peu visité par les touristes; effectivement, j'étais la seule. C'est un haut lieu de pèlerinage hindou qui a lieu au mois d'août/septembre et des milliers de fidèles y viennent. Il y a 800 chambres dans la cour pour accueillir les pèlerins. Il a la particularité d'avoir pratiquer "le SATI" qui est le rituel de la veuve qui s'immole sur le bûcher après la mort de son mari. C'est immense. C’est beau. Joliment décoré de scènes de la vie de Rani Sati (la reine du sacrifice). Je suis éblouie par ce sanctuaire. Je marche très difficilement. Je bois un thé dans le temple. En sortant, j'aperçois une sorte d’officine. Je n'ai rien à perdre. J'explique mon cas. La personne me regarde, ne touche pas mon pied, et me donne des pilules homéopathiques. Je ne paye rien. Bizarre. A peine prises, il me semble que mon pied va déjà mieux. Psychologique ou non? Je suis très étonnée de voir que la nuit tombe déjà et qu'il n'est que 17H30. Nous partons; le chauffeur ne trouve pas le puits que je demande. Par contre, il m'arrête voir un petit temple à 200 mètres du premier. Maintenant, il est 18H, il fait noir. Il y a encore 1H de voiture pour Mandawa et le chemin est très chaotique. J'aperçois le SHEKHAWATI Hôtel en haut de la petite ville; il parait sympa. Un garçon à la réception parle français. Il propose de me guider le lendemain matin. J'accepte. Mais déjà le soir même, nous descendons au village chercher ma pommade que je n'ai toujours pas acheté ainsi que tout un attirail pour les moustiques car toujours pas de bagages et donc pas de moustiquaires ni de produit répulsif. Et là, il y a des moustiques. Dans la chambre, je tire les draps et je trouve une bête rampante dans le lit. Le patron constate par lui-même et me change immédiatement de chambre. Le Skehavali hôtel est propre et le service excellent, aux petits soins pour leurs clients. La cuisine est succulente. De retour à l'hôtel, je soupe sur la terrasse qui est sur le toit; repas délicieux; j'ai choisi du mouton curry en sauce et deux galettes de pain fourrées. Je prends une bière de 660 ml. Elles sont grandes ici mais elle s'est bue quand même. Je rencontre un couple de français et nous échangeons quelques mots. Je rentre, me douche, vais dormir; il est 23H.
Vendredi 29 octobre : je me lève tôt. J'ai bien dormi. Je suis au petit déj. à 8H. Omelette et toast avec 2 bons cafés. Avec le petit guide de l'hôtel, nous commençons la visite de MANDAWA. On commence par la grande particularité du Shekhavati, soit la visite des Haveli qui sont d‘anciennes demeures qui appartenaient à de riches commerçants partis pour la plupart dans les villes de Bombay et Calcutta. Très peu sont encore habitées par les descendants mais souvent par des gardiens. Elles sont pour la plupart très délabrées mais on retrouve les dessins faits à l'époque représentant toutes sortes de scènes soit religieuses soit des animaux ou autres. On les distingue par leur façade dessinée. On entre dans la 1ère cour décorée qui était la cour des hommes où souvent se réglaient les négociations. La 2ème cour appartenait aux femmes où elles participaient à tous les travaux ménagers. A l’étage, les chambres hébergeaient les commerçants de passage. Je visite quatre havelis à Mandawa.
Je me régale ensuite à visiter le fort médiéval où je passe un bon moment côté historique; j'ai renoncé au côté transformé en hôtel. J’y vois une chambre de Maharaja que je trouve toute petite et mignonne. Je découvre aussi la salle de danse avec ses petits balcons. Il y en a aussi dans certaines havelis. Le petit guide me conduire chez son père qui est artiste peintre mais la visite fut de courte durée. J’ai envie d’un thé et il est très étonné quand je demande de le boire au même titre que les indiens sur une chaise à trois pieds et demi; il propose que je le boive à l'hôtel. Je suis têtue, il n'insiste pas. J'achète des bananes et une pomme. Je rentre à l'hôtel où le chauffeur m‘attend. Toujours pas de bagages.
Il est midi, nous partons pour visiterNAWALGARH, une petite ville aux multiples havelis également. Il y en a plus de 5000 dans la région. Le petit guide du matin s'est déjà mis en rapport avec un copain qui attendait sur le chemin près du village. Il parle français aussi. C'est une région où les jeunes et les enfants parlent volontiers français. Je m'étais concoctée un petit itinéraire que nous ne respecterons qu'à moitié car ces havelis sont plus grandes et surtout un musée-haveli me prendra beaucoup de temps. Le premier est le Choti Haveli. Le suivant est le Murarka haveli, très grand et très bien entretenu; j'y ai même vu la cour aux bestiaux. Ensuite, le Podar Haveli muséum qui vaut vraiment le coup d'être vu même si l'entrée coûte 100 roupies. Je demande au guide, qui croyait avoir fini son travail, de voir le haveli des huit frères qui possédait chacun la leur. Original. Elles sont délabrées. Puis, le Khedeval Bhavan recommandé par le routard comme une des plus belles havelis; je n'ai vu que l'extérieur assez minable! Il me restait sur la liste le temple de Ganga Mai. Le guide ne veut pas y aller disant que c'est fermé mais, j’avais lu qu’en demandant à l'arrière du temple, on nous ouvrirait. Ce fut le cas. Pas très intéressant. Il est 17H, je libère le guide. Au départ, je pensais aller aussi à DUNDLOOD, RAMGARH, MAHANSAR et SIKAR mais ça y est, j'en ai vu assez. Après, c'est trop. Par contre, je profite d'être dans les heures des offices religieux pour assister à une cérémonie au temple de Mandawa. Mon chauffeur est rentré seul à l'hôtel. En rentrant, je me laisse séduire par une paire de sandales car toujours pas de bagages. Je cherche internet mais c'est en panne partout. Au retour, je passe devant l'hôtel où je devais loger en premier mais que Milna a changé; il est luxueux et avait des chambres libres à 600 roupies. Toutefois, je ne regrette pas celui où je suis. Pour souper, je monte à la terrasse sur le toit et je déguste une spécialité de la région, un plat végétarien succulent "mandorri" je pense! Je vois arriver mon chauffeur à ma table "pour ne pas me laisser seule, comme il dit", c’est gentil et sympa mais pas de dialogue vu qu'il parle anglais et ne fait pas d‘effort pour me comprendre. Quoiqu’il insiste sur quelque chose, je dis «yes» au hasard. Pas de surprise. J'ai dû bien répondre. Je rentre, me douche, rédige ce texte et me couche. Le départ demain est prévu à 9H.
Samedi 30 octobre 2010 : 7H du matin et déjà réveillée, en pleine forme. Je m'habille et vais prendre le petit déj. à la terrasse. Ma première préoccupation est de demander au garçon si mes bagages sont arrivés; il me répond par la négative mais voyant ma tête, rigole et dit «oui, ils sont arrivés à 3H du matin». Ouf....Comme le jour avant, je prends 2 cafés et une omelette. Du toit, j'observe la vie paisible des habitants qui se mettent en train. Certains regardent le passage; les femmes font le ménage; les chiens jouent entre eux; les petits marchands déambulent à vélo en criant pour vendre je ne sais quoi. Hier, j'ai eu la visite d'un corbeau qui m'a piqué le beurre; il est de retour et repique le beurre. Il est 8H. Je salue le garçon. Je termine de ranger mes affaires et rédige ces quelques mots puis je pars à 9H.
La première escale sera FATEHPUR à 30 km d'ici. Mon souhait en arrivant là est de visiter UNE HAVELI que NADINE LEPRINCE a achetée en 1999 pour en faire un centre culturel puisqu'elle même est artiste-peintre. Elle a fait retaper cette haveli datant de 1802, qui est maintenant resplendissante.
Dans les pièces qui ont été épargnées par les pigeons et l'humidité, les peintures sont restées authentiques. Le gardien de Nadine LEPRINCE est d’origine française. Il regrette que la municipalité ne rénove pas les autres havelis pour attirer le tourisme. Il me fait visiter les lieux en m’expliquant d’abord que si les portes sont petites pour entrer dans les havelis, c'est pour saluer le maître en entrant: vrai ou faux? Les guides de Mandawa m'avait dit que c'est parce que les gens étaient petits à l’époque! Je ne les avais pas crus… Le gardien m'apprend que toutes les fresques représentant des animaux datent des mongols. Il me dit aussi que les petits morceaux de miroirs, servant à la décoration des œuvres, viennent du Val St Lambert à Liège en Belgique. Par contre, les guides de Mandawa me l’avaient dit mais j’ai cru qu’ils disaient cela parce que je suis belge! A savoir que la cristallerie du Val St Lambert existe encore à l’heure actuelle Je ne visiterais rien d'autre à FATEHPUR car je me suis bien attardée et il faut prendre la route car il est déjà midi.
A 13H, nous arrivons à DESHNOKE: le TEMPLE DE KARNI MATRA dit le temple des rats". Quel horreur! J'étais pétrifiée sur place jusqu'au moment où un petit rat; heureusement car les autres sont gros est passé sur mon pied. Ils sont là à jouer, manger, boire du lait. Les fidèles les vénèrent parce que la Sainte femme Karni Matra a renoncé à croire aux Dieux humains vu que malgré ses prières "Yama" le dieu de la mort n'a pas pu sauver un jeune enfant. Heureusement que je n'ai pas écrasé un rat sinon j'aurais dû le remplacer par un rat en or ou en argent. Je n'ai pas, non plus, rencontré un rat blanc qui aurait été signe de bon augure. Ce n'est pas le temple que je choisirais pour rester de longs moments assise à terre pour méditer. La visite fut assez brève pour une fois. En sortant, je m’empresse de désinfecter mes pieds avec des lingettes au citron.
En quittant ce temple, je demande au chauffeur de faire une halte à la FERME AUX CHAMEAUX à 7 km de Bîkaner. Il n'a pas l'air de connaître puisqu'il demande le chemin. Nous trouvons mais devons attendre 15H pour faire la visite qui n’est pas du tout spectaculaire. En sortant, je déguste un thé au lait de chamelle. Le chauffeur est content car la visite est finie mais déchante quand je lui demande de me conduire visiter le site DEVI KUND à 7 km de Bîkaner. Evidemment, je l’aurais juré, il ne connait pas non plus lui qui se vantait connaitre tout le Rajasthan. Après s’être renseigné, nous arrivons sur ce lieu de crémation où j’admire les superbes cénotaphes, pour la plupart en marbre blanc, des maharajas et leur famille. Le gardien m’ouvre une petite porte qui donne sur le "lac de la déesse" où résident des poissons à moustaches, énormes au point que je demande s'ils mangent aussi les humains. La réponse est négative mais j'aime mieux ne pas m'y baigner.
Il est 19H quand nous arrivons à BIKANER. Le chauffeur a du mal à trouver l'hôtel MARUDHAR HERITAGE. Je range mes sacs puis vais manger à l'extérieur un thalli végétarien exquis avant de rentrer me doucher, taper ces quelques lignes puis me coucher. Demain matin, j'ai l'intention de visiter le fort mais aurais-je le temps?
J'ai du mal à m'endormir à cause de drôles de bêtes sur le mur.
Dimanche 31 Octobre 2010 : 8H, je commande toasts au fromage et café au service room.
Je suis prête à 9H pour la visite du JUNAGARTH FORT. J’arrive trop tôt; on me laisse juste visiter le musée en attendant l’ouverture; ce musée n’est pas extraordinaire. 10H, les portes du fort s’ouvrent. La particularité de ce fort est qu'il n'est pas construit en hauteur du tout; ça doit être le seul, je pense!
Je loue un autoguide en français, plus cher mais quel luxe! Il n'y a qu'à suivre les flèches et tout est expliqué; ça permet de faire la visite à l’aise et de revenir en arrière autant de fois qu‘on veut, d‘avoir toutes les explications en français. Je mets 2H pour visiter l'intérieur du fort qui est remarquablement bien entretenu et en parfait état. Sa beauté est inexplicable. Il est vrai que j'ai lu dans le guide du routard que c'est le plus beau du Rajasthan. Il a été initié au 16ème siècle parle Raja Rai Sing. J'ai beaucoup aimé les grandes cours, les salles richement décorées, la chambre du Maharaja et ses miroirs pour lui permettre de voir qui arrivait. Son lit est très simple car depuis qu'un Maharaja a été assassiné, ligoté dans son lit, ils avaient des lits simples pour pouvoir se débattre au cas où!
Départ pour JAISALMER; j'avais encore des choses à voir mais le chauffeur, qui est toujours pressé de partir, dit qu'il faut 7H pour faire la route. Préférant rouler le jour, je renonce à ce qu'il me reste à faire. Midi. La grand-route est fermée. Nous traversons un dédale de ruelles poussiéreuses.
La route bétonnée reprise, nous roulons jusqu'à 14H. Je m'endors. Le chauffeur s'arrête à une de ses étapes habituelles évidemment pour prendre un café et manger. Moi, j'ai prévu une banane, une pomme et le reste des toasts bacon du matin. Bref, je prends quand même un café mais je regrette car il est super mauvais. Après réclamation, on me le remplace par identiquement le même. L'addition arrive: 100 roupies. Je refuse. Le serveur me montre la carte. C'est le prix. Je refuse quand même. Le chauffeur discute et je paye la moitié mais toujours en discutant. Je redis pour la 2ème fois au chauffeur de ne pas m'arrêter dans les endroits à touristes, que je suis habituée à manger et à boire "local". Il me dit "yes". Nous reprenons la route. Quel ne fut pas mon étonnement en voyant que JAISALMER est annoncé à 45 km; il n'est que 16H. J'aurais eu le temps de finir mes visites à Bîkaner. Je ne suis pas contente sur lui. Il me dit quelque chose que je ne comprends évidemment pas et insiste pour que je dise "OK". Je lui répète que je ne comprends pas.
Nous arrivons à JAISALMER "la cité dorée ou la ville d'or du désert". Maintenant, je comprends ce que le chauffeur tentait de m'expliquer à tout prix depuis Mandawa. En fait, un de ses amis nous attendait à Jaisalmer pour m'accompagner en tant que guide. Je refuse lui expliquant que je me débrouille seule et que j'aime traîner à ma guise. Ils ne sont contents aucun des deux. Puisque nous sommes arrivés plus tôt que prévu, je descends au lac artificiel "LE GADI SAGAR". C'est un endroit reposant et agréable, propice à la méditation. Je me suis régalée avec mon petit "moi" toute seule. Je me suis retrouvée à faire du pédalo au milieu du lac! J’apprécie d’autant plus que le soleil va bientôt se coucher. Je photographie les poissons à moustaches. Ils sont voraces. Après ce tour, je monte une petite rue et me retrouve à boire un thé dans un petit bar dominant le lac. J’y suis reçue comme une reine régnant sur son lac! Le garçon demande de revenir demain car il a reçu un bon pourboire! Je dis peut-être»! Il est 18H. Je rejoins le chauffeur qui me dit «now hôtel» d’un ton autoritaire. J'ai des appréhensions concernant l’hôtel SHAHI PALACE car le gardien de Nadine Leprince m'a dit qu’il était crado. Je suis agréablement surprise car hôtel propre, bien tenu, personnel sympa; la terrasse est superbe, éclairée à la bougie et petites lampes rouges, et en prime vue sur la forteresse. La nourriture est très bonne. J'ai repris mouton/riz cuisiné autrement. D'un coup, je reçois 5 sms de mon chéri Alain. Cette fois, c'est le mien qui bloque. Je lui téléphone 3 minutes pour 50 roupies (-de 1€)!
Maintenant, il est temps d’aller un peu ranger puis me doucher. Demain, j'ai donné congé au chauffeur jusque 15H. Je prévois visiter le fort à pied. A ce moment de mon voyage, je peux dire que le temps passe très vite. Je râle sur moi de ne pas savoir l'anglais mais on ne peut pas être doué en tout!
Lundi 1er novembre 2010: 8H; je me réveille. J'ai bien dormi. Finalement, je décide de ne pas faire la forteresse aujourd'hui mais plutôt la vieille ville. Je déjeune. J'emporte avec moi quelques jouets et des chaussures pour enfants que j‘ai emmené de Belgique. Je rencontre deux gamins à qui je donne un jouet. Le reste a suivi rapidement car il a appelé ses copains en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Ils ont tout pris y compris les lignes de chocolat qui étaient prévues pour Praveen, l’étudiant de Delhi, mais qu’il n’a pas su avoir compte tenu du retard des bagages. Je ne peux pas continuer à les emmener. Il fait très chaud ici. Tout ça me fait un sac en moins à porter, je me sens plus légère. J'arrive à l'entrée de la vieille ville pour visiter trois havelis et déambuler dans les rues. J'accepte toutefois l’aide d’un jeune homme car c'est un peu le souk ici et finalement, je me dis que pour m’y retrouver, ça va être un casse-tête. Il ne met pas longtemps à me casser les pieds pour me faire voir tel ou tel magasin. Je n'arrête pas de lui répéter que je ne veux rien acheter mais visiter. Il parle et comprend le français. Donc pas d'excuses. Je le garde avec moi un moment. Il me conduit voir deux havelis. En premier, je visite est le PATWON-KI-HAVELI, qui est magnifique, encore meublé au premier étage avec des collections de toutes sortes d’objets. A noter que le jeune guide m’avait dit que cette haveli n’était pas bien. Bien sûr, là, il n'a pas de commission. En second, je visite le NATHMAL-JIKI-HAVELI qui appartenait à deux frères, moins intéressante que la première. Le jeune m'attend pendant que je visite à mon aise. Ça l'agace. Il arrive quand même à me conduire dans un magasin d'état, me faisant croire que c'est un musée. Ils sont rusés. Je m'arrête pour manger une bricole. Le jeune me dit d'un ton irrité "viens ça va être fermé" en parlant de la troisième haveli. Il m‘ennuie.
Je lui dis que je continue seule en m’offrant au passage un jus d'ananas frais; je sympathise avec le serveur qui se débrouille un peu en français. C’est une ville touristique donc les jeunes savent le français comme moi je sais l'anglais. C'est toujours ça! On s'en sort toujours avec beaucoup de gestes, de la volonté et parfois le dictionnaire quand même!
Il m'explique comment me rendre à la troisième haveli, le SALIM-SINGH-Ki-HAVELI, qui appartenait à un tyran. Je fais la visite guidée avec un bel indien aux cheveux et aux yeux noirs comme du charbon tranchant sur ses habits blancs. Nous sympathisons. A la fin de la visite, je lui demande où est le centre ayurvédique. Il m'y emmène; je prends rendez-vous pour le soir. Maintenant, je rentre à l'hôtel car j'ai rendez-vous avec le chauffeur à 15H et il est déjà 14H30. Le bel hidalgo se propose de me ramener à l'hôtel avec sa moto. Je me retrouve donc encore une fois sur une moto en Inde. Il y a des choses qui se réitèrent par rapport au voyage de janvier! J'arrive mais le chauffeur n'est pas encore là, je profite de remonter quelques minutes à la chambre. 15H, nous partons pour une petite excursion à la recherche des TEMPLES JAINS. A 10 km de Jaisalmer, le temple de LODRUVA est splendide et est protégé par deux cobras! On voit le trou par où ils rentrent. Tous les jours, on leur donne du lait. Quelques kilomètres plus loin, il y a le site d’AMAR SAGAR où nous faisons une halte pour admirer les merveilleux temples. La dernière visite pour aujourd’hui sera le site MAHARAJA BAGH où il y a des cénotaphes à l’infini. Je suis bien placée pour admirer le coucher du soleil à 18H. Un jeune homme me tient compagnie en voulant me vendre le livre du Kamasutra. L'excursion terminée, je me rends à mon rendez-vous ayurvédique. Le massage dure 2H au lieu d'une heure prévue car il trouve des nœuds partout. C'est spécial comme massage. Ça débloque les énergies et les nœuds. En plein milieu du massage, le bel hidalgo à la moto fait son apparition et veut assister à la séance; je refuse bien entendu. Le taxi m'attend. Je rentre à l'hôtel pour téléphoner à mon chéri puis mange du poulet tandoori; c'est délicieux.
Je rentre me doucher, rédiger ces lignes, ranger mon fouillis habituel et m’endort.
Mardi 2 novembre 2010:J'ai eu une migraine cette nuit et elle m'incommode encore ce matin. Je me force à manger un peu car je n'ai jamais faim avec la migraine. Bon ça peut aller quand même. Au déjeuner, je constate que nous sommes quatre femmes seules! Je rejoins le chauffeur qui me conduit au pied de la FORTERESSE de JAISAILMER. Il ne peut pas monter jusqu'au dessus et comme je n'ai pas envie de me fatiguer dès le matin, j’y vais en rickshaw. Je suis maintenant au cœur même du fort. Je commence par visiter deux temples Jains, merveilleusement décorés. Je ne peux pas emmener ma bouteille d'eau à l'intérieur. Tout à coup, je ne me sens pas très bien. Je suis barbouillée à cause de mes médicaments pour la migraine. J'ai le cœur qui bat très vite. Je me retrouve en pleine crise de tachycardie aux portes du désert! Je bois un coca et de fil en aiguille, je me retrouve face à un centre de massage ayurvédique. Je ne me fais pas trop prier après le thé offert par la maison. J’accepte 1H de massage, fait très consciencieusement par une indienne. Je me sens mieux. Il est presque midi et il me reste 1/2H pour visiter les deux autres temples Jains qui n’étaient pas ouverts avant 11H. Dans un temple, il y a des chauves-souris! Ces temples sont d’une immense beauté. Je poursuis ma visite comptant visiter le palais mais des jeunes hommes me disent qu’il n’est pas très beau et que celui de Jodhpur est mieux. Je n'ai quand même pas trop envie de le faire donc j'opte pour leur avis qui m'arrange. Je continue mon chemin parmi les vaches, les taureaux, les vendeurs de tout et de rien. Tout ça me plait. Mais on ne fait pas un grand chemin en Inde sans être accostée. Encore un prétexte pour m'arrêter. Je me laisse embarquer à aller boire un thé à la terrasse d'un resto. Je suis bien accueillie par deux jeunes avec qui je discute à bâtons rompus. C'est quand même fou, eux en anglais moi en français, chacun mélangeant un peu de chaque langue. Je me sens bien. Ils m'ont bien installée sur un matelas et je vois toute la ville. Un français venant de Bourgogne dormait chez eux et est venu me parler un moment. On n'est jamais seule en Inde. Le serveur téléphone au taxi pour qu'il vienne me chercher au pied du fort plutôt qu’à l'hôtel, comme prévu.
Je le rejoins à 15H pour faire une excursion vers les VILLAGES FANTOMES. Epoustouflant. C'est fabuleux de voir plus de 700 maisons abandonnées. Je demande au taxi de me laisser marcher er m’attendre plus loin près du temple abandonné. Je n'ai jamais entendu unsilence pareil. Rien. Pas un bruit. Calme plat. J’aimerais m'asseoir et méditer mais une vipère pourrait ne pas être loin donc je m'abstiens. Quelle n'est pas ma surprise en entendant de la musique moderne à tue-tête. C‘est mon chauffeur. Non mais, il le fait exprès, un endroit ainsi…Je l'aurais tué mais j'en ai encore besoin!
Il y a un deuxième village fantôme près d'un fort. Il ne connaît pas plus que le premier mais se renseigne et y arrivons. Il y a une bande de 3 mètres de sable; la voiture ne passe pas. J'y vais à pied. Il faut vraiment le vouloir!!! Je suis encore épatée par ce paysage désertique. En revenant, je m'amuse avec deux enfants sympas. Il est 17H30, je rentre en passant par le lac artificiel où je vais visiter un petit musée et boire un thé, hé oui encore, à cet endroit qui m'avait plu deux jours plus tôt. Le soir, je retourne faire un massage ayurvédique mais ça ne se passe pas bien. Le masseur arrête à tout moment soit pour téléphoner, soir pour voir un client qui arrive, enfin toujours pour quelque chose. Un moment, je profite qu’il est de nouveau occupé à autre chose pour me rhabiller et partir. Je refuse de le payer. Il n'est pas content. Moi non plus. Je rentre à l'hôtel boire une bière, manger et discuter en français avec une anglaise. Demain, je pars à 9H30 pour Jodhpur. Bon souvenir de Jaisalmer.
Mercredi 3 novembre 2010:8H30, j'ai déjà pris ma douche et le petit-déjeuner. Départ à 9H30 pour JODHPUR. En chemin, je demande de m'arrêter pour prendre un thé. Il s'arrête et prend un aussi mais ne le boit pas disant qu'il n'est pas bon. Trop tard, j'ai bu le mien! On verra! Il n'est pas marrant ce chauffeur. Il ne s'arrête jamais pour me faire voir quelque chose ou me laisser prendre une photo. En fait, je crois qu’il ne connaît rien à part le chemin qui relie les grandes villes. Heureusement que je suis bien documentée et tenace sinon je ne verrais pas grand chose. Il est 13H quand nous arrivons à JODHPUR, 2ème grande ville du Rajasthan, appelée «ville bleue». Les maisons sont peintes en bleu pour éloigner les moustiques et garder la fraicheur; tradition datant des brahmanes (prêtres).
Il n'y a que 18 jours dans l'année où il n'y a pas de soleil à JODHPUR. Cette ville est trépidante. Le chauffeur est furieux de ne pas trouver de parking près de l'hôtel. Il téléphone à Raj de chez MILNA pour lui dire qu’il ne me conduira pas le lendemain à la forteresse. C'est vrai que c'est la foire ici, aux deux sens du terme puisqu'il y a la préparation de la fête de DIWALI. Il y a du trafic et les gens sont fort excités à l'approche de cette fête. Il y a des lumières partout... Et déjà les pétards retentissent. Le chauffeur viendra donc me chercher demain à 16H, à ma demande, pour me conduire à MANDORE, petite ville à 10 km sûrement moins agitée.
Je range ma chambre puis à 15H, je vais visiter la vieille ville. Là, ne circule que piétons, vélos et rickshaws. Le guide du routard indiquait qu'il n'y avait pas de touristes là-bas; il ne s'est pas trompé; j'étais la seule et me suis demandée un court instant ce que je faisais là. Je vire et revire dans les ruelles. Tout le monde me salue, veut me donner la main. Je suis la créature rare du coin! Je distribue des jouets aux enfants et vite une émeute s’est formée à mes côtés. Pas bien méchant! C’est un peu
St. Nicolas! Après avoir bu un thé dans une gargote, je pars à la découverte de la TOUR DE L’HORLOGE et du SADAR BAZAR. Toujours aucun touriste juste sur la fin où je croise un petit groupe de français. C’est quand même une grande ville et je suis étonnée. Je me balade encore, fais des photos, mange des spécialités épicées. C'est vraiment le délire ici. Ils préparent la fête avec vigueur. C'est vrai que c’est la nouvelle année pour eux. Je suis fatiguée et traîne encore un peu la migraine donc tente de rentrer à l'hôtel à pied puis en rickshaws car je ne sais plus le chemin. Je me douche et essaye de m'endormir tôt. Demain, j'irai visiter la forteresse. Je me sentirais moins bête rare! Je suis déçue du chauffeur; je me fais comprendre par tout le monde sauf par lui à cause de sa mauvaise volonté, son empressement et de ce fait, ne prend pas le temps de comprendre. Tant pis pour lui à la fin du voyage!
Je m’endors vers 20H mais suis réveillée à 3H du matin en sentant quelque chose se promener sur moi. Quel horreur, c’est une grosse bêbête de 3 cm de long avec une carapace et des longues antennes. Elle est dans le lit. Je me bats avec pour la tuer. J'y arrive. Une autre surgit. Ca devait être le couple. Tuée aussi. Oh, je pense ne plus dormir cette fin de nuit! J'ai une moustiquaire mais pas bien mise puisqu'il n'y a rien pour l'accrocher donc je fais avec les moyens du bord mais pas bien apparemment!!! Il est 7H30 chez nous, comme mon chéri se lève tôt, je lui téléphone; j'ai toujours beaucoup de joie à entendre sa voix. Je l'aime. Il me manque mais je sais qu'ici, il ne pourrait pas être bien. C'est vraiment spécial l'Inde!
A cet instant, je m’interroge si un mois ne sera pas trop long? Mais ça doit être un sentiment passager à cause des bêtes et la fatigue. Ma chambre ressemble à un champ de bataille. Comment je fais pour avoir un bazar ainsi à moi seule et en rien de temps? Je range un peu. Il est 5H et m’endors un peu.
Jeudi 4 novembre 2010: A 8H, au déjeuner, je parle avec une anglaise: n'y aurait-il que les anglais qui voyagent? La dame me dit qu’ils n'ont pas de mérite à parler anglais, c'est leur langue maternelle. Après le petit déj, à croire ou à ne pas croire: en rentrant à la chambre, je rate une marche dans le couloir et me voilà à mesurer celui-ci de long en large; il n'y a qu'en Inde que je tombe; j'ai fait une de ses mascarades avant de tomber, mal à la main et à la jambe! Je me couche un peu, prends des comprimés homéopathiques. Me voilà repartie. Achat d'eau. Négociation du rickshaw puisque mon chauffeur ne veut pas m’y conduire; quoi qu’en arrivant là, les autres touristes étaient avec leur taxi ou bus. Non mais.... à déduire sur son pourboire, enfin on verra!
Forteresse de MEHRANGARH, j'arrive!!! Le guide du routard dit que c'est la plus belle forteresse du Rajasthan, je confirme; elle est magnifique; j'ai rarement vu quelque chose du genre aussi beau.
C'est comme si l'histoire ne s’était pas vraiment arrêtée, que quelqu'un va arriver, qu'on va être de la partie. Je m'évade dans le rêve en me replonge dans l'histoire des marahajas, des combats, des femmes derrière leurs "puschas" qui sont ces fenêtres à trous dont elles voient tout sans être vues. Je suis éblouie en voyant les diverses salles du palais si bien entretenues. Ce qui m'interpelle le plus, ce sont les empreintes des mains, toujours visibles, que les femmes ont laissé avant de s’adonner au «sati». Équipée du guide oral, j‘écoute les explications compréhensibles pour tout un chacun. Tout ce que j'ai vu dans ma documentation avant de partir est décrypté dans les moindres détails. Je passe 3H dans cette forteresse sans perdre une minute à flâner. Je termine en me faisant disputer par le chauffeur du rickshaw à qui j’ai dit que j'en avais pour 2H. Il n'a jamais dû visiter la forteresse sinon il saurait que 3H est le temps min pour une visite correcte. Je n'ai pas eu assez de temps pour me balader sur les remparts, dommage!
A 1 km de là, sur le chemin du retour, on s'arrête au JASWANT THADA au bord d'un mini lac. C'est un grand cénotaphe tout en marbre blanc, datant de 1899, érigé à la mémoire du maharadjah Jaswan Singh. Lieu toujours destiné aux crémations actuellement. A l’intérieur, on découvre des objets personnels du Maharaja, des photographies. On peut aisément imaginer cet endroit à l’époque! Continuation du périple vers le PALAIS UMAID BHAWAN qui comporte 350 pièces. Le maharaja Umaid Singh le fit construire pour donner du travail aux habitants car, à cette époque, régnait la famine. Ce n'est pas possible de tout visiter car une partie est restaurée en hôtel de luxe et l'autre en appartements personnels du maharaja de Jodhpur. Le chauffeur du rickshaw dit de me dépêcher car j'ai mis trop de temps à la forteresse. Je n'ai que faire de ce qu'il dit et je continue à prendre mon temps. Il me ramène à 15H. Je fais internet à l'hôtel en attendant mon chauffeur attitré.
Encore à ma demande, excursion vers MANDORE à 9 km de Jodhpur; lui ne propose toujours rien. Je préviens RAJ de Milna que je ne suis pas satisfaite des services du taxi. Raj lui parle mais "le driver" invente et raconte n'importe quoi! Il n'aura pas de pourboire, c'est quasi décidé.
Nous partons quand même pourMANDORE. Il ne connait pas!!! Doit encore demander le chemin. A croire qu'il fait le Rajasthan pour la première fois. Je me promène 2H dans ce Garden magnifique avec les singes qui me dévisagent. J'ai retiré mes lunettes, je porte mon sac sur le ventre et n'ose pas les prendre en photo. Mais, ils sont beaux avec leur tête noire et leurs poils blancs. Ils sont joueurs. Hop, ils sautent d'une branche à l'autre! Ils retournent un tonneau en faisant un chahut de tous les diables. Je les admire; un vieux monsieur me dépasse en me disant qu'ils mordent. Oust, je décampe. De toute façon, il fait presque noir. Mieux vaut les laisser entre-eux… Je fais quand même fait la promenade pour aller voir les cénotaphes des reines et admirer le coucher du soleil de là. Je voulais encore allez voir quelques villages VISHNOIS mais j'abandonne car Kamur ne connaitra pas encore. Je décide de rentrer à l'hôtel manger une spécialité râjasthâni, bien épicée.
Je parle au patron des bestioles venues me tenir compagnie la nuit; il met un serpentin d’encens dans la chambre.
Demain, départ pourMONT ABU à la rencontre des ours! Ce sera la DIWALI "nouvel an hindou et le retour du Dieu Rama" qui revient d’une victoire contre le démon; tout le monde l'attend, c'est pourquoi, il y a des lumières partout. Je vais fêter ça; je ne sais pas encore avec qui.
Vendredi 5 novembre 2010. Je me lève à 7H45 comme souvent. Me douche et hop, au petit-déjeuner. L'anglaise rencontrée le jour avant demande si elle peut se joindre à ma table, ce que j'accepte avec grand plaisir. Elle est sympa. Elle a toujours voulu venir en Inde et là, elle y est pour deux mois, sans aucune réservation. C'est ce que je ferai la prochaine fois. Nous papotons toujours tandis que le chauffeur m’attend depuis 1/2H mais je m'en fous, ce qui n'est pas mon genre habituellement. Mais lui, il m'énerve, alors... Pas de scrupules! La rencontre avec l'anglaise est mieux. 10H, nous démarrons pour RANAKPUR où il y a les plus beaux temples JAINS. Je dors un peu dans la voiture. Après 2H30, lemont ARAWELLI commence à se dessiner. Un peu plus tard, arrivée à RANAKPUR où se pointent CINQ TEMPLES JAINS fascinants. Tout est d'une élégance, d'une perfection, d’une finesse et d'une propreté impeccables. Je commence par le plus petit avant d'arriver dans le spectaculaire Temple d'ADINATH ou de CHAUMUKHA. Chaumukha veut dire "4 faces". Il est interdit d’entrer dans ces temples Jains avec boisson, cigarettes ou chaussures. C'est le plus grand temple Jain de l'INDE. Il a été construit au 15ème siècle sur une durée de 50 ans. Tout de marbre blanc, en plein milieu de la forêt, s'étendant sur 1500 m², haut de
33 mètres, 29 salles et 1444 piliers décorés de manière inimaginable. Un des piliers n'est pas droit volontairement car il n'y a que Dieu qui est parfait, donc il fallait une faille à cette merveille! J'ai cherché lequel mais ne l'ai pas trouvé… L'architecture du temple Jain est basée sur des règles cosmiques précises; tout est réglé en fonction du mandala. Il existe encore une petite communauté Janaïste dans ce site. Leur religion ne leur permet pas de nuire aux animaux à tel point que les femmes mettent un voile sur leur figure et les hommes un masque afin de ne pas avaler involontairement un insecte. Ils pratiquent la non-violence, ne possèdent pas d'armes ce qui fait qu’ils n’ont jamais été persécutés au fil du temps. Ils sont respectés des indiens de croyance différence. Ils sont peu nombreux; on en compte 4 millions en Inde dont un million au Rajasthan. Ils recherchent la libération de l'âme en la libérant de son karma. Les cinq règles sont: ne tuer aucun être vivant, ne pas voler, se détacher des biens matériels, être chaste, ne pas manger la nuit afin de ne pas avaler un insecte sans le voir. Ils sont tolérants. Je termine la visite en me posant la question : pourquoi ces temples sont-ils construits si loin de tout? Comment les gens y arrivaient-ils? A moins qu'ils aient été tous moines résidant au temple? Aurais-je une réponse? On reprend la route en s'arrêtant pour que le chauffeur mange et partons pour leMONT ABU, appelé aussi le MONT DE LA SAGESSE avec son étrange rocher qui ressemble à un crapaud! Le paysage est spectaculaire; la route est de mieux en mieux et on commence l'ascension vers le Mont Abu. Le chemin est pittoresque. Il y a des singes partout. Une pancarte annonce aussi des tigres et des ours.
Mais je n’en verrai sûrement pas car avec le bruit des pétards de la Diwali, ils doivent être cachés au fin fond de la foret. Au SRI GANESH Hôtel, Je visionne ma chambre puis vais manger. J'invite le chauffeur à venir à ma table pour la fête! Le chien de la maison s'invite aussi, restant toute la soirée à mes pieds. Nous discutons en anglais. Dictionnaire en main, papier, bic et surtout beaucoup de gestes. Pétards et feux d'artifice partout. Bruit intense. A 11H, je suis au lit avec mon MP3. A 5H du matin; ca pète toujours. Je me rendors. J'ai bien dormi protégée sous ma moustiquaire.
Samedi 6 novembre 2010 :8H du matin, je rédige ces lignes. Pétards encore. Je pense que je suis enrhumée. Il fait froid ici. Nous sommes à 1200 mètres d'altitude. Je bois un bon café, un lassis (yaourt+banane) et un jus d'ananas. A 10H, je libère la chambre et commence ma visite par un MUSEE SPIRITUEL où on me propose une expérience de méditation que j’accepte! Étonné? Ce n'est pas terrible mais ça me plait. Il y a des milliers d'indiens qui viennent à Mont Abu pour ce jour de l'an. Ils sont contents. Pour eux, c'est jour de sortie voire vacances pour certains. Ici personne ne mendie, ce sont des indiens aisés. Ils sourient en me voyant, veulent me toucher la main, me prendre en photo. Pour eux, c'est un honneur! Comment ne pas se sentir bien voyant ces gens heureux autour de moi?
Je descends au lac NAKKI (lac des crocodiles) faire le tour en barque, refusant le pédalo cette fois. Je ne vois pas de croco, tant mieux. Ensuite, je vais sur le grand bateau en béton boire deux thés délicieux. On dit que c'est le toit du bateau Titanic!!! Comment savoir si c'est vrai ou si c’est une légende! Je veux voir un petit temple le RAGHUNATHYI mais il est fermé. Je prends beaucoup de temps à faire à photographier les indiens qui me le demande car ici ils peuvent louer des costumes dignes de maharajas et maharanis pour passer la journée. Il est 13H et le chauffeur m'attend mais je prends le temps quand même d’aller manger un thalli: plusieurs petits plats végétariens sur un plateau. Après-midi, je le prie d’aller aux TEMPLES de DELWARA à 3 km. Très beau site. Je dois laisser ma caméra à l'entrée mais j’achèterai un petit livre à la sortie pour garder ce souvenir. Je suis vraiment de plus en plus épatée de la finesse du travail. Le premier des cinq temples le VIMALA VASAHI, bâti en 1031, n'a que 240 piliers mais ce qui fait sa splendeur, ce sont les 52 petits plafonds, tous différents! Incroyable travail! En entrant, il y a un "smosan" qui est une représentation symbolique de la montagne sacrée: je pense bien que c'est le triangle en argent que je vois mais je n'en suis pas sûr car normalement il devait être entouré de statues d'éléphants, que je n'ai pas vues. On y trouve une impressionnante statue d'Adinath tout en marbre blanc. Le deuxième sera le LUNA VASAHI, bâti en 1230, est aussi impressionnant; on y trouve une statue de Néminath, toute noire. Au plafond central, 64 danseurs dans 64 pauses différentes sont sculptés. Je verrai encore un troisième où là, le Dieu est tout en or. Il y a des milliers d'indiens qui viennent visiter ce site. Nous sommes maximum dix touristes à traîner à cet endroit. A se demander où les touristes vont! Il est maintenant 15H et la prochaine étape est UDAIPUR.
Je garde un merveilleux souvenir du MONT ABU! Un jour de plus là m'aurait bien plu.
Après 3H de route, arrivée àUDAIPUR à 290 km de Jodhpur. Ca commence mal, le taxi ne peut pas entrer dans la vieille ville et devons porter les bagages jusqu'au NIWAS hôtel. Je suis au 5ème étage, sur la terrasse, pas d'ascenseur. Je ne descends pas pour souper et mange très bien à la terrasse.
Dimanche 7 novembre 2010: Je m'éveille à 8H30, rédige ces lignes et me prépare pour la visite de la vieille ville, à pied. En fait, je quitte ma chambre à 11H. Je commence par faire recharger mes piles et acheter une bouteille d'eau. Je vérifie le prix sur l'étiquette et «plouf», voilà mes lunettes de soleil tombées dans la mini rigole où les égouts passent. Je les récupère à la main. Elles sont crado et puent. En plus, je m’éclabousse les chaussettes et chaussures. Bon début de journée après avoir fait 100 mètres! Il y a trop longtemps qu'il ne m'était arrivé quelque chose! Un peu plus loin, j'arrive au JAGDISH TEMPLE, construit en 1651, dédié à Vishnou. A l'entrée, deux grandes statues d'éléphants. Il y a beaucoup de Sâdhus qui sont des hommes démunis de tout, ne vivant que de ce qu'on leur donne à manger. Ils aiment être pris en photo pour recevoir une pièce. Dans le sanctuaire, il y a une statue noire représentant Vishnou. Voyant que je suis intéressée, un indien me dit qu'il y a un office à 18H30. Je promets d'y aller. Je change de la monnaie puis visite un atelier de peinture sur soie et sur os de chameau. C’est très joli et très cher. Je me restaure avec un beignet local, un gâteau et du thé à l’entrée du City Palace. Je me répète mais j'adore le thé masala. J'espère pouvoir le refaire chez moi…
Le CITY PALACE est le plus grand palais du Rajasthan. Il a été construit vers 1560 et a été régulièrement agrandi au fil du temps jusqu'à la fin du 19ème siècle. Ce palais est séparé en trois parties. Une aile toujours habitée par le maharaja actuel qui y passe trois mois par an, puis six mois à Londres et trois mois à Mumbay. Une autre aile fait office d'hôtel. La troisième est celle qu'on peut visiter. Je me muni toujours d’un autoguide; par contre, la taxe pour l'appareil photo est trop chère, donc pas de photos. Les cours du palais sont superbes. On retrouve comme d’habitude la cour des hommes et la cour des femmes, la zanana où seul le Maharaja peut entrer; les énuques servent d'intermédiaire. Je suis surprise par la salle aux miroirs, c'est d'une beauté! Ils aimaient se regarder les maharajas. Dans la salle des audiences, il y a les "Jhalis" petits balcons d’où les femmes pouvaient suivre les discussions sans être vues. Les vitraux d'une salle proviennent de Belgique, sûrement aussi du Val St. Lambert; les pavés de décoration proviennent du Portugal et de Hollande. Le marbre utilisé ici est local. J'imagine mal comment ils transportaient tout cela à l'époque et j'imagine encore moins comment ils pouvaient bâtir des bâtiments d'une telle importance.
On remarque aussi que les couloirs du palais sont étroits et les marches irrégulières, ce qui est volontaire pour ne pas donner de l'élan à l'ennemi qui pourrait s'introduire…Dans ce palais, on fait souvent référence au Dieu Rama (Dieu du soleil); sa femme est Sita; ils ont deux enfants.
Il s'est passé un drame dans ce palais; cette histoire m'a marqué: «une jeune fille du Maharaja avait été promise par son père à deux prétendants, le maharaja de Jaipur et celui de Jodhpur. Ne pouvant faire son choix, elle s'empoissonna".
La visite dure plus de 2H dans un brouhaha terrible car les nombreux indiens en visite sont bruyants.
Je rends l'écouteur et sors faire quelques photos à l’extérieur du palais avant de retrouver le chauffeur qui me conduit, à ma demande, aux jardins de SAHELION-ki-BARI où il y a une atmosphère sereine. C'est un havre de paix où les dames de la famille royale venaient se promener. Il y a 4 bassins. C’est agréable d'entendre le bruit des fontaines, fonctionnant toujours au moyen du système hydraulique élaboré en 1700 (unique à l'époque).
Les gens sourient, se promènent. La balade dure peu mais est bénéfique.
Si je me presse un peu, c'est qu'il fait noir à 18H et je veux encore aller au MEMORIAL PRATAP, érigé sur la colline de Modi Magri. Il y a un monde fou.
Je me balade et fais la visite du petit musée. J’aimerais voir le son et lumière mais il faut repayer et attendre 1H. Je suis fatiguée et prend le chemin du retour.
J'ai oublié d'aller à l'office de 18H30 au Jagdish temple. Je ne peux pas tout faire. Je rentre, mange, n'ai plus la force de rien. Je me suis endormie sur ma chaise au resto. Je file dans mon lit.
Lundi 8 novembre 2010: il est 7H, je m’éveille, rédige ces lignes après ma douche, range mes bagages. J'ai mal la jambe et le bas du dos. Après le petit déj, je fais un massage ayurvédique et j’achète de l'huile qui j’espère soulagera ma jambe, enfin normalement! Je ne visiterai pas tout ce que j'avais prévu car j'ai besoin de me reposer un peu. A midi, je mange dans un hôtel renseigné par le guide du routard "Ambrai restaurant, au-dessus de l’hôtel Baba". Je ne suis pas déçue, c’est bon et en plus, j'ai vue directe sur le temple hindou Jasdish. Je suis juste surprise du prix du coca light:40 roupies (1€) cher! Ensuite, je prends un rickshaw; Il m'emmène le long du lac et je profite pour faire une petite balade en bateau sur le lac PICHOLA; je ne vois pas de crocodiles or il y en a. J'embarque avec tous indiens en vacances. Ils sont contents que je sois avec eux. Il va sans dire que les photos vont bon train de part et d‘autre! Les indiens en vacances dans une de leur ville sont toujours heureux, bien habillés et ne demandent jamais rien d'autre que des photos et de quel pays on vient. Le gars du rickshaws veut m'arnaquer me comptant 400 roupies les 2H. Il en aura 100 et pas de discussion; il ne rouspète pas trop car un policier est juste à côté de nous. D'un côté, je regrette un peu de ne pas avoir pris le bateau à l'embarcadère du City Palace où le tour aurait été plus grand avec vue du palais au milieu du lac de plus près mais d'un autre côté, j'ai vécu un bon moment avec les indiens sur le grand bateau traditionnel ! J'abandonne l'idée d'aller au zoo Garden. Il reste juste assez de temps pour boire un thé à l'entrée du City Palace où je suis allée hier; il est délicieux et coûte cinq roupies (soit 9 cents).
A 15H, nous démarrons et arrivons à 17H30 àCHITTORGARH où le PADMINI Hôtel est clean ainsi que la chambre. Il y a un grand jardin. Je m'y installe directement et quoi de mieux qu'une bonne bière et un papad (petite crêpe craquante). Le régime ne sera pas encore pour aujourd'hui! Le garçon me fait remarquer que sous ma chaise, il y a un petit chiot qui s'est installé. Il ne me quitte pas, me regarde avec des yeux craquants, trop mignon; je voudrais l’emmener. Le moment de l’apéro était agréable. Je mange, ne déballe pas mes habits, tape ces lignes et m'endors.
Mardi 9 novembre 2010: éveil à 3H du matin découvrant la bouteille d'huile de massage renversée dans le lit; je me suis endormie en me massant la jambe. Je pouvais bien mettre tout ce temps à la choisir! Il ne me reste plus qu'à en retrouver. J'ai été dormir tôt et me voilà en pleine nuit en train de terminer mon récit. J'espère me rendormir un peu car demain matin, rendez-vous à 9H pour la visite du fort qui est gigantesque paraît-il! C'est une belle grande chambre, propre, dommage que j'ai sali les draps avec l'huile. Voilà, une bien courte nuit dans une si belle chambre. A 9H, petit déj et à 10H, visite de la FORTERESSE DE CHITTOR. Le tour est long donc je vais de temples en palais avec la voiture. La forteresse, bâtie au 7ème, fait 13 km de circonférence. Les bâtiments sont éparpillés.
Il y a sept portes pour arriver à l'entrée. La "Rama Pol" est la dernière et la plus belle; je la photographie en sortant. Le temple de SAMADHISVARA sera le premier site. Il est tout en ruine mais on imagine la beauté de celui-ci à l'époque. Je pense à ces batailles qui ont eu lieu ici.
En 1303, vivait ici la reine Padmini et son mari. La beauté de la reine Padmini était célèbre et attira le Sultan de Delhi qui demanda au mari de la contempler. Celui-ci accepta pour éviter une guerre mais à la condition que ce soit par le biais d'un miroir où l'image de la reine reflèterait. Il accepta mais mécontent, en sortant, et par traîtrise, le Sultan de Delhi fit le mari prisonnier. Les Rajpoutes voulant sauver leur roi se firent tous tuer. Au même moment, eu lieu à cet endroit le premier DJOBAR, qui veut dire que la reine et 3000 autres femmes se firent brûler sur un bûcher pour ne pas survivre à leurs époux. Deux autres Djohars eurent encore lieu sur ce site. Les Rajpoutes mettaient leur robe jaune-safran pour partir au combat quand ils savaient qu'ils ne reviendraient certainement pas. Là, je suis en plein dans l'histoire du fort....
Je continue ma visite par le musée archéologique qui possède des objets ayant été retrouvés sur le site. Ensuite, j’entre dans un temple Jain puis le temple de Meera. Le bâtiment célèbre la «tour de la Victoire» comporte 9 étages et 157 marches; je réfléchi beaucoup avant d'y entrer; finalement, je me décide mais j’en ressors après
5 min; je n'ai pas été plus haut que le 1er étage. J'arrive au temple de Shiva où je rencontre un très jeune Brahmane qui parle un peu français et veut étudier la langue française. Je lui donne mon traducteur qui va trop lentement pour moi et trois livres que j'ai dans la voiture, destinés à ma copine de Delhi. Il reçoit un livre sur la méditation indienne, l'Alchimiste et la prophétie des Andes. Il m'emmène voir la fontaine sacrée où la vache a reçu la première goutte d'eau dans sa bouche d'où depuis le lac est sacré. Ensuite, je passe voir le Palais de Padmini avant de terminer au temple de Kalika Mata, dédié à Kali.
Il y a encore beaucoup à voir mais voilà déjà près de 4H que je déambule dans la forteresse et j'en ai assez.
Direction BUNDI, à 120 km de Chittorgarh, avec arrêt aux fameuses cascades Bemlatts Fall dont Manu (contact VF) m'a tant vanté. Je ne sais pas si c'est le bon endroit mais il n'y a pas d'eau qui coule dans le petit lac. C'est un site archéologique. Manu m’a dit qu’elles se trouvent à 30 km de Bundi et on en a encore bien fait 60 km après donc j'ai vraiment un doute sur l’endroit! À vérifier près de Manu. Et moi qui avais déjà pris mes affaires pour piquer une tête, raté! Déçue de ne pas avoir vu la cascade, on reprend le chemin de Bundi pour y arriver à 18H. Je dors dans à HAVELI KATKOUN, richement décorée, restaurée en hôtel. La chambre est très bien. Tout est grillagé pour les singes. Ils sautent sur le grillage. Il y en a des centaines. J'ai un peu peur d’aller demain au fort. BUNDI se trouve à 165 km d'Ajmer. On l'appelait autrefois "la cité des sources" pour les nombreux puits "baolis" qu'elle possédait. Je fais un massage de jambes, achète des produits ayurvédiques, mange et dodo.
Mercredi 10 novembre 2010: je me réveille à 6H du matin mais me rendort un peu. Après le petit déj, le chauffeur qui devait me conduire au fort me dit que ce n’est pas possible en voiture et me laisse au pied du palais. Je n'irai donc pas au fort car je m’aperçois que pour une fois, il a raison et il faut y aller à pied; pour moi, c'est impossible. Déjà, le Palais, ça grimpe. J'arrive, après trois pauses, à l'entrée du GARTH PALACE. Il faut dire que la vue est belle; on voit les maisons peintes en bleu lavande. C'est plus grand que je ne pensais. Un guide parlant français insiste pour me guider; je refuse. Heureusement, car je suis restée 4H dans ce palais. C'est pourtant un des moins bien conservé mais j'ai eu la chance de rencontrer un couple de français; nous avons bien discuté. Eux avaient l’intention de monter au Fort mais voyant le chemin pour y grimper, ont renoncé. Je ne citerai pas les salles car finalement c'est toujours la même chose; je commence à en avoir assez des palais et des forts. C'est très fatiguant 15 jours de visites intensives surtout que ça grimpe tout le temps, des escaliers, des descentes, des montées et ma jambe qui me fait toujours mal. Je descends aussi difficilement que pour monter tellement les pierres sont lisses, glissantes et mal foutues. Ouf, je suis en bas! Je n'ai pas aperçu de singes au Palais. Ils sont au Fort. Je m'offre un thai masala dans le petit bar où le patron, artiste-peintre, a six doigts à une main. En rentrant à l'hôtel, un jeune homme devant une boutique m'invite à prendre un thai, ce que j'accepte puisqu'il parle un peu français et que j'aime les contacts.
Le thé se boit un peu plus loin chez lui où en fait c'est un petit hébergement. J’y rencontre là deux espagnols, une dame de Tarragone, qui parle catalan et un homme au look "fun «de Madrid qui parle français; le moment est agréable. Le jeune homme m'invite à faire un tour sur sa moto le soir au bord du lac; j'accepte pour m'en tirer mais je n'irai pas à ce rendez-vous; tout d'un coup, je ne le sens pas et je préfère ne pas prendre de risques. Je rentre à l'hôtel 10 min. Il est déjà 15H.
Je repars pour aller au puits et au marché. Je trouve d'abord la poste pour envoyer une carte à Dédé, un ami de Reims, mais je ne sais pas s'il l’a recevra! A force de tourner et de virer, j’arrive au marché où je m'achète un ananas, qu’on me coupe et met dans du journal. Je le mange en marchant et ne fais pas trop attention où je vais me disant que je prendrai un taxi pour rentrer à l'hôtel où que je sois. Quelle erreur!!! Je me suis embringuée dans des ruelles de plus en plus étroites sans m’en rendre compte. Il y avait beaucoup d’enfants qui voulaient être pris en photos. Je les photographie mais il en arrive toujours de plus en plus. Je continue cette séance de cinéma tout en avançant dans ces ruelles où les gens sont de plus en plus sales. Voyant que je m‘égare bien, je demande aux enfants si on arrive au Palais en continuant au bout de ces ruelles; le palais étant mon point de repère car l’hôtel n’est pas loin. Ils confirment et m'emmènent. Dieu du ciel…, je me retrouve à grimper de nouveau alors que je n'ai jamais descendu en partant. J'arrive sur la grand-route de Chittoor à Bundi. Les gosses demandent des roupies, je refuse. Ils s'excitent, tirent sur ma bouteille d'eau, dansent autour de moi un rituel de singe, font des grimaces, disent je me demande bien quoi! Je commence à paniquer et me fâche. Ils s'en vont en me lançant des pierres. J'ai de la chance car un groupe d'enfants ainsi, ça peut être fatal!!! Je suis au bord de cette rue où camions et bus passent à toute allure. Il n'y a pas de trottoir. Je sais que je suis loin de l’hôtel puisque je suis passée par là en arrivant de Chittorgarh. Evidemment, pas de taxis aux alentours. Rien. Pas même un tuc-tuc. Je redescends une volée d'escaliers un peu plus loin car je vois le lac artificiel et mon hôtel est en face. Je me rends vite compte que ça va être la même galère que je viens de vivre et remonte ma volée d'escaliers. Que les marches sont hautes ici! Je n'en peux plus. Je transpire sans arrêt. Je marche. J'arrive au lac. Je pense pouvoir le contourner vers la gauche mais il n'y a pas de rue, je dois faire marche arrière et repartir. Sur le pont, je suis à bout. Il reste 1 km mais je ne peux plus avancer. Il passe un tuc-tuc quand même envoyé par les Dieux. Je le prends. Les Dieux auraient pu me l'envoyer plus tôt.
Je n'ai donc pas vu le "baori" (puits) mais vécut l'ambiance rurale et vu le lac artificiel. Je rentre à l'hôtel pour récupérer un bagage que le chauffeur devait déposer. Bien entendu, il a mal compris et pas de bagage! Pour m'en sortir, je fais appel à un interprète sinon j'y étais toujours. Ca y est, c'est arrangé, il arrive en courant me donner le bagage qui est dans la voiture. Je bois un thaï (un de plus!). Je me rends au massage bien mérité. Après celui-ci, je mange du mouton et fais internet. Je m'énerve un peu car ma fille ne répond jamais à mes emails et c'est agaçant. Je m'inquiète en plus. Je téléphone à mon ex-mari qui s'affole de mon coup de fil et qui fait téléphoner ma fille. Tout va bien mais elle doit être très occupée à "autre chose" comme dit mon chéri à qui je téléphone aussi. La visite des Palais et des Forts est terminée sauf à Jaipur (Amber). Demain, départ pour Puskhar où règne là une autre ambiance: le festival des chameaux (la CAMEL FAIR).
En terminant ces lignes, je vois un énorme lézard sur l’armoire; je n'ai jamais vu un si gros. En fait, la nuit j'ai cru sentir quelque chose de mouillé sur le lit mais en allumant, rien n'était mouillé, maintenant je sais: j'ai dû mettre la main sur le lézard. Qu'en faire? Je réfléchi, le regarde. Lui aussi me regarde avec ses petits yeux. Il est beau mais il ressemble à un dinosaure en miniature. Je n’ai jamais vu de lézard ayant cette allure. Je tente de l'attraper avec une boite pour le sortir mais n'y arrive pas. Il est parti au-dessus de la garde-robe puis ailleurs puisque je ne le vois même plus là. Je ne sais pas où il est. Vais-je pouvoir dormir sachant qu'il peut encore venir sur mon lit? Et toujours rien pour accrocher la moustiquaire. Je l'ai pris en photo. On dit que ça porte chance… pour autant que ce soit vraiment un lézard!
Jeudi 11 novembre 2010, direction PUSHKAR, mignonne petite ville sainte au bord du désert, de 15000 habitants, 11km d'Ajmer et 150km de Jaipur. C’était ici le RV des hippies du monde dans les années 1970. La vie ici est restée assez baba cool. C'est un havre de paix sauf à la «Camel fair» qui a lieu à l'occasion de la Kartnik Purnima (anniversaire de la mort de Brahmâ), liée à la pleine lune.
C’est la plus grande foire de chameaux de l'Inde. Les nomades du désert du Thar et les paysans du coin y débarquent pour acheter et vendre des chameaux et des chevaux. Pendant le festival, femmes et hommes mettent leurs plus beaux habits traditionnels. On y voit les beaux turbans colorés des hommes et les plus beaux saris colorés des femmes; elles mettront tous leurs bijoux. Avant d’arriver à Pushkar, je prévoyais visiter la mosquée d'un grand Saint à AJMER mais il pleut à seau et je renonce. En direction de PUSHKAR, le paysage est majestueux, ce ne sont que montagnes tout autour. C'est de celles-ci que descendent les nomades avec leurs dromadaires et chevaux pour la Camel fair; ils pourront ainsi les vendre pour acheter des marchandises. Ils en achèteront aussi. Nous trouvons avec difficultés le PARAMOUT PALACE. Un hôtel est vite un palace en Inde. L’accueil est bon enfant. Je suis à l'aise. La chambre est propre mais les robinets coulent et le chauffe eau est archaïque.
Comme prévu, là, je libère définitivement le chauffeur pour continuer seule mon périple. Je lui donne, malgré ce que j’ai dit, un bon pourboire pour le fait qu’il conduisait prudemment!!! Il est content.
J'ai toujours très mal la jambe et un peu dans le dos. Je mange un plat végétarien et vais me reposer. Ah ça y est, je vois un lézard mais nettement plus petit que celui d’hier. Je mets ma moustiquaire de façon folklorique; pourquoi n’y a-t-il pas de crochets?? Mes attaches autocollantes ne tiennent pas ce qui fait que je reçois la moustiquaire sur la tête en pleine nuit. C'est décidé la prochaine fois, je prends le petit marteau que j‘ai hérité de mon père qui fait tournevis en même temps ainsi que des petits crampons. Au moins, après moi, les autres en profiteront!!! A 19H, je descends marcher, faire internet et acheter une bombe pour moustiques. Je ne résiste pas à un jus d'ananas frais. C’est l’heure de manger, toujours végétarien; il n'y a ni viande, ni œuf, ni alcool à Pushkar cause que c’est une ville Sainte où près de 2000 pèlerins par jour viennent de toute l’Inde. C'est un haut lieu de l'hindouisme. Il est dit dans les Védas (textes sacrés) que pour achever le parcours mystique qui purifie leur âme, les pèlerins doivent faire 4 pèlerinages et se baigner dans le lac sacré de Pushkar. Il y a 400 temples dont l’unique temple de toute l'INDE dédié au Dieu Brahma, créateur de l'univers. Une version de l'histoire sacrée dit qu’au 12ème siècle, Brahmâ tua un démon et lâcha 3 pétales de lotus; là apparurent 3 lacs d'où le nom «Push» signifiant fleur et «kar» signifiant main qui fit donc «PUSHKAR».
De l’hôtel, j'aperçois le lac sacré. La mousson fut bonne cette année donc le lac n'est pas à sec. Il y a 52 gaths (escaliers qui descendent au lac). On dit que se baigner dans le lac à cette période porte chance, mais je n'irais pas, j'ai déjà eu de la chance avec le lézard!!! Il y a des moustiques car on passe avec un camion pour asperger les rues d'un répulsif. Il est tard; j’attends demain pour aller voir les dromadaires. Je me réjouis. L’ambiance ne doit pas être triste.
En fait, à l'hôtel, mon palace quoi, il y a beaucoup de français. Ici, je dois voir Jacques de Bruxelles et Martine de France; j'espère avoir plus de chance qu'avec Manu que j'ai loupé à Delhi!
Voyant le garçon de chambre de l'hôtel boiter, le lui explique que j'ai aussi mal à la jambe, il m’explique qu’en fait, lui c’est la polio! J'ai l'air con... Il me conseille de me rendre dans un temple à 80 km de Pushkar où il s'y passe des miracles; c'est là que tous les handicapés vont. Lui y est allé alors qu'il était en chaise roulante ne sachant ni marcher ni faire aller un bras, il en est ressorti en marchant mal mais en marchant et son bras fonctionnait normalement. Je n'aurais pas le temps d'y aller sinon j'aurais tenté l'expérience!
Vendredi 12 novembre 2010, je m'éveille à 8H et n'ai toujours pas de douche. A la guerre comme à la guerre, eau froide, et en avant pour le petit-déj. Ensuite visite de la ville. J’ai la chance de ne pas devoir chercher le temple consacré à Brahmâ car il est sur le chemin du lac sacré. La visite est sereine. Je fais une offrande. J'aperçois la statue de Brahmâ à 4 têtes. Je suis des indiens qui se rendent dans un autre petit temple souterrain! Voilà, j'ai vu le seul temple hindou dédié à ce Dieu.
Maintenant, je dois trouver le lac; je marche derrière des gens croyant qu‘ils y vont certainement. Mais on monte une route sableuse ! Pour le lac, c’est mauvais signe… Renseignements pris, ce sont des pèlerins qui se rendent au temple situé en-haut de la montagne. Je fais demi-tour; ce n’est pas mon intention de monter là-haut!
En rebroussant chemin, je m'arrête pour boire un thaï masala. Petit mais bon. Je le paye, attends ma monnaie mais il ne veut pas; j'attends encore en insistant; il ne veut toujours pas; je m'en vais emmenant une bouteille d'eau. Oh là là, il m'a vite rendu la monnaie!!! Cet arrêt m'aura permis d'être à l'abri pendant l'averse.
En chemin, je tombe sous le charme d'un foulard bleu, un de plus, je l'achète pour 50 roupies (-de 1€). Par contre, je marchande un sac à main mais sans résultat. On verra demain. Enfin, je vois des pèlerins se purifiant dans le lac. Il est interdit de photographier mais je fais quand même une ou deux photos en vitesse. Je m'assois sur les ghâts. Je reste un long moment en pleine méditation. Je me sens bien là. On dit que les cendres de Gandhi ont été éparpillées dans ce lac...Je viens de me renseigner: non ce n'est pas lui car c'est dans le Gange...
Je suis attirée par les beaux singes à tête noire. Les uns jouent, d'autres donnent à boire à leur bébé et puis, sur le mur, un couple d'amoureux main dans la main, tête contre tête. C'est attendrissant. Ils s'aiment. Ils ne se quitteront pas de tout le temps que je reste là pendant que les autres courent et mangent des cacahuètes. Je me découvre une nouvelle passion: les singes. Un petit qui n'a pas encore de poils est accroché sous le ventre de sa maman; on dirait la tête d'un bébé humain. Quand ils ont un peu de poils et sont un rien plus gros, ils vont sur le dos de leur maman. En tout cas, les mères s'occupent bien de leurs petits. Un homme s'est approché un peu trop d'un bébé singe et la mère lui a montré les dents. Je ne voudrais pas lui prendre son bébé…
En remontant la rue, je bois un jus de bambou. Je tombe par hasard sur un resto indiqué dans le routard le Shiva Juice; j’y mange une pizza succulente; ça me plait la nourriture végétarienne. En chemin, un coiffeur me propose un massage gratuit de la tête "pas pour de l'argent" comme il dit! Je rentre. Il me fait n'importe quoi sur le cuir chevelu pendant 5 minutes puis me demande 450 roupies. Je refuse puisqu’il a dit que c'était gratuit! Il rouspète mais je m'en vais quand même sans rien lui donner. Je ne lui ai rien demandé après tout et en plus, c'était du n'importe quoi! J’ai envie de revoir le lac à un endroit différent.
Il est 15H, Il est temps d’aller voir les chameaux. J'y arrive facilement. La ville est petite. Ce sont les chevaux qui sont à l‘entrée du site; ils sont bien peignés et lissés. J’admire un cheval blanc aux yeux bleus, ça doit être une race du Rajasthan car au final, j’en ai vu plusieurs. Je confirme par la même occasion que Théodore, un âne que je connais en Espagne, est bien un âne indien. Je me laisse tenter pour faire un tour en chameau mais sur la charrette. Quel problème pour grimper dessus. Le gamin va chercher une chaise et hop, j‘y suis.
Un jeune homme parlant un peu français m'accompagne voir les bébés dromadaires que j'aurais bien trouvé toute seule mais c'est ça l'Inde! Il veut ensuite que je lui paye un sac de farine. Je lui donne 20 roupies car je sais que ce n'est pas vrai. Je retourne seule faire un tour sur le site. C'est magnifique tous ces dromadaires décorés, tatoués. J’admire un homme qui coupe les cils et la moustache à son dromadaire; normal, chacun veut que son animal soit le plus beau pour le concours de beauté, concours de la plus belle moustache, etc… pour le vendre au meilleur prix. Les tentes commencent à se mettre en place. Les nomades font des feux de bois, cuisent leur pain, font du thé. L'ambiance est sereine. Le soir tombant, certains dromadaires sont attachés par une patte et d‘autres partent, je ne sais où.
Je téléphone à Jacques (contact VF) pour savoir s'il est arrivé à Pushkar. En fait, il était aussi à la foire, essayant de m'appeler mais mon GSM reste éteint car il m'envoie des pubs sans arrêt et la batterie se décharge trop vite. On a du mal à se trouver mais ça y est, je le vois. Nous somme ensemble pour photographier le coucher de soleil. La rencontre est sympa. On discute beaucoup «voyage» en l'occurrence l'Inde! Il fait nuit; on va prendre l’apéro puis souper à mon hôtel où les prix sont plus raisonnables que vers la foire. On se reverra sûrement demain soir. Il est 2H30 du matin!
Le temps passe très vite ici. Je n'imagine pas que j'en suis déjà à ce stade de mon séjour...
Samedi 13 novembre 2010: 10H. Je bois 2 thés à la terrasse en parlant avec un couple de français. Il est 11H et je suis encore fatiguée. Je me remets au lit et dors jusqu'à 14H. J'en avais vraiment besoin. Je vais ensuite déambuler dans les rues de la ville; il est trop tôt pour aller à la foire. Je tombe face au restaurant «Om Shiva» où nous voulions aller manger le soir avec Jacques (buffet libre à 80 roupies). Je jette un œil en buvant un délicieux lassis mixte. Je mange aussi 2 bananes. Je n'ai pas envie de me fatiguer bêtement donc je prends un pouce-pouce pour aller à la foire aux chameaux. Je commence par m’attarder longuement m'attarder près des chevaux. Il y en a de toutes sortes; beaucoup plus qu'hier. Je fais beaucoup de photos d’animaux et leurs maîtres.
Les nomades sont bien sympathiques, la plupart ont tout leur nécessaire sous la tente. Ils cuisinent. Je leur demande pour les photographier; ils acceptent mais veulent aussi m'inviter à leur repas que je refuse malgré que ça a l'air bon mais j'ai peur de l'hygiène. Ils cuisent le pain sur les crottes de chameaux; ils se font cuire aussi légumes et pommes de terre. Il va faire noir d'autant plus qu’aujourd’hui, il n'y a pas de soleil. Ce qui veut dire qu’il est grand temps d’aller voir les chameaux qui sont aussi plus nombreux qu‘hier. Je passe entre-eux. Ils me regardent. Ils sont marrants. Je me sens bien avec eux. Ils me relaxent. Une cafétéria en hauteur semble m’appeler, je me laisse tenter pour un thé. Je dois partir, il est 18H et il fait noir. Ce qui est désagréable sur le site, ce sont les enfants qui demandent des roupies et ne vous lâchent pas tant qu'ils n'ont pas. Avec moi, pas de chances! Il faut encore arriver à se fâcher pour que certains partent mais d'autres restent et rient. A la longue, ça devient pénible la mendicité. J’ai rendez-vous avec Jacques à 18H30. Nous partons en direction du restaurant "Om Shiva". A peine avais-je fais 4 mètres que je suis projetée en avant, surprise, je venais de recevoir une corne de vache dans la fesse. Jacques pense que ça va remettre mon nerf sciatique en place mais c'est l'autre fesse! Je n'ai pas eu mal mais c'est surprenant. Cela m’était déjà arrivé une fois dans mon pays, mais dans le bras; les vaches ne m'aiment pas...Nous faisons 4 mètres qu'il se met à pleuvoir à seau. On ira prendre un verre en attendant que ça passe. En chemin, on est bloqué. L'averse a créé une inondation importante sur la route et devons prendre un pouce-pouce. Le buffet du resto est bien achalandé. Avec Jacques, on se salue promettant de rester en contact. Je n'ai pas pu voir Martine (contact VF) vu ses problèmes et le manque de temps aussi. Je rentre prendre une douche puis reçois un sms de Jacques qui m’informe que suite aux inondations, il a dû prendre un cyclo-rickshaws pour rentrer à son hôtel un peu éloigné. Il craignait que le véhicule ne se verse dans le fossé à cause des trous; trop tard, il a culbuté! (il n’a rien).
Départ demain matin en bus pour Ajmer où je prends le train qui m’emmènera à JAIPUR.
Je regrette ne pas pouvoir rester encore un jour à Puskhar pour le début du festival qui commence le jour de mon départ, le 14 au lieu du 13 comme je pensais.
Bon souvenir de Pushkar et du pré-festival.
Dimanche 14 novembre 2010: après déjeuner, je trouve le pouce-pouce réservé le jour avant; je n’aurais pas cru qu'il viendrait. Il est 9H pile. Il me conduit à l'arrêt des bus qui vont àAJMER. Je ne visite pas cette ville. Ce bus là n'est pas pire que ceux qu'on rencontre au Maroc. J'ai une place assise, je paye 7 roupies (12 cents). Un indien a embarqué dans le bus avec l'intention de me conduire à bon port à la gare et de toucher sa commission, comme si je ne savais pas me débrouiller seule… Il a reçu le prix du bus. Je ne lui ai rien demandé moi. Il n'a pas discuté car à ce moment, le jeune de l'hôtel, celui qui voulait m'emmener au «temple miracle» m'appelle… Il m’attend à la gare pour me dire au-revoir. Amoureux de moi? Pas de chance, j'aime mon chéri! Je bois quand 2 cafés avec lui puis je me dirige vers le quai n°1 comme m’a renseigné un militaire. En attendant dans la salle d'attente, une grosse dame vient me trouver pour voir mon ticket. Elle ne s'y retrouve pas et appelle du renfort qui ne s'y retrouve pas plus. Cinq minutes après, je me rends compte que je lui ai donné mon voucher d'hôtel. On a bien rigolé. Changement, c’est le quai N°3. Mon train arrive. Je m'installe, bois un thé, mange du poulet-riz, m'endort un peu. 2H plus tard, le train arrive à JAIPUR, appelée la ville rose. C'est la capitale du Rajasthan où vivent près de 2.000.000 d'habitants. Elle est située à 259 km de Delhi. Je saute dans le premier rickshaw venu sinon c'est pénible aux gares. L'hôtel ATITHI est grand, la fenêtre de la chambre donne sur un mur; je demande à changer. On m’installe dans une autre chambre mais le matelas est trop fin; je réclame et on m'installe un matelas supplémentaire. Je fais un peu sur internet. Je téléphone à mon contact de Jaipur qui est à Delhi. Il veut m'envoyer son frère demain avec une voiture, je refuse car ce frère ne parle pas français. Il est trop tard pour visiter. Je soupe dans un joli resto situé une ruelle plus loin. Ensuite, je rentre à l'hôtel et voilà, la journée finie.
Lundi 15 novembre 2010, à 9H, visite du CITY PALACE, munie d’un autoguide. A signaler la «salle des armes» où celles-ci sont représentées en grand nombre, témoignant de l'aspect guerrier et combattant des Rajpoutes. On y trouve une des ses épées du Maharaja pesant 5 kilos.
Je les imagine à cheval, avec armures et boucliers ou en habits avec de jolis rubans multicolores et de longues moustaches, le tout accompagné d'épées, révolvers, poignards. Je m’évade… La salle des audiences est très bien conservée. On y voit l’immense trône du Maharaja Madho Singh II; c’était un géant de 2 mètres, pesant 225 kgs. Cette salle semble toujours d'actualité tellement tout est resté authentique notamment le plafond dont la peinture est nickel malgré ses 200 ans d'âge! En hauteur, il y a les «djarokas», fenêtres en marbre et à trous d'où les femmes suivaient toutes les discussions sans être vues. La cour des femmes est également magnifique avec ses quatre grandes portes représentant les saisons. Dans le hall des audiences, on voit 2 énormes jarres de 345 kilos servant à transporter l'eau du Gange pour les ablutions rituelles du Maharaja lors de ses voyages notamment à Londres en 1902; elles peuvent contenir 8500 litres d'eau. Dans le «palais de Lune», de 7 étages, résident encore le Maharaja actuel et sa famille. Le drapeau de 5 couleurs flotte au sommet quand il est présent; il est levé quand la Maharani est présente. Le rez-de-chaussée est transformé en musée.
Je mange sous un arbre 2 «rôtis» (galette farine/eau) et un thé. Je donne 20 rps; il rouspète; il veut plus; connaissant le prix, je m'en vais. Je prends ensuite une glace au lait; au moment où je mords dedans, il dit 20 rps alors que c'est 5 pour les indiens; je rends la glace avec un morceau en moins!
Je me dirigé vers le Jantar Manhar; l'observatoire qui a été construit en 1727 et dont les travaux ont duré 7 ans. Un appareil n'a jamais été achevé. Chef d'œuvre astronomique, c’est le plus grand des 5 observatoires fondés en Inde: Delhi, Mathura, Ujjain, Bénarès. L'engin le plus spectaculaire est le cadran solaire qui mesure 28 mètres de haut/47 mètres de long. J'ai pu y lire l'heure en suivant les explications. J'étais juste à 1/2H près! Je loue un autoguide mais c'est trop compliqué à comprendre! Je me creuse les méninges, sans succès! Je bois un Coca puis je me rends, en pousse-pousse, direction Hawar Mahal (Palais des Vents). Je l'avais déjà vu lors d'un précédent voyage avec Jet Air, il y a 16 ans, mais cette fois, je visite aussi l'intérieur. C'est le symbole de la ville. D’architecture rajpoute, il fut construit par un roi-poète en 1799. C'est une énorme façade à 5 étages percés de 953 fenêtres à trous pour que les femmes puissent suivre les manifestations dans la rue puisqu'elles n'avaient pas le droit d'y aller. On dirait un nid d'abeilles; ce sont des alvéoles. L'intérieur est moins spectaculaire que l'extérieur. Je suis montée tout en haut.
En sortant, un jeune homme guète les touristes qui essayent de prendre une photo de l’immense façade, vient les interpeller pour aller chez lui, en face, d’où la vue sur le palais des vents est superbe, gratuitement ajoute t‘il! On sent l'arnaque mais j'y vais pour la photo. Effectivement, superbe vue sur le Palais des Vents. Il a été dit dans le routard qu'il fallait se méfier, des jeunes attiraient les routardes et les violaient. Moi, j'ai eu droit à une démonstration de bijoux; j'ai du mal à m'en tirer mais prétexte que je vais réfléchir et revenir demain. Je profite qu'un autre touriste arrive sur la terrasse pour m'évader! Je prends un rickshaw pour faire ma dernière visite de la journée, le musée Surabhi Manson, trouvé avec toutes les difficultés du monde, qui représente tous les rubans de différentes classes. Au ruban, on pouvait reconnaître à quel rang appartenait le porteur. Les turbans mesurent de 9 à 40 mètres de long et ils leurs faut 10 min pour le faire. Il y en a de toutes les sortes. Après, visite du magasin de livres, cartes etc... Puis invitation au restaurant. J'ai regardé la carte, non merci, une autre fois! Je me contente d'aller manger dans le petit resto sympa de hier soir. Je n'aime pas celui de l'hôtel. A peine ma douche prise, le rickshaw qui devait passer me prendre le matin me fait appeler dans la chambre pour me dire qu'on s'est loupé ce matin (sans blague) mais OK pour «Amber» demain. J'accepte; je lui avais promis en arrivant à la gare. Je n'ai pas le temps d'aller à Samode.
Mardi 16 novembre 2010: je suis prête pour aller voir le Fort d'Amber; cela me tient à cœur puisque c'est là que je suis tombée amoureuse à fond de l'Inde, en visitant le temple de ma déesse Kali. Le rickshaw est au rendez-vous; il ne veut pas dire son prix disant que je jugerai d'après ses services. OK mais je n'aime pas trop ça. Nous partons àAMBER à 10 km de Jaipur. Nous passons par le pire des petits quartiers; je n'ai jamais vu autant de cochons en rue ni de chèvres. En plus, ça ne sent pas très bon et je fais des bonds dans la charrette tellement les rues sont en mauvais état. A peine arrivé sur la grand route, le chauffeur s'arrête à une station essence et me demande 200 rps; je refuse mais insistant, je lui en donne 100 que je compte bien décompter au final. Nous redémarrons. Plus loin, sur la route où ne passent que des véhicules à toute vitesse, le type s'arrête et annonce que sa course sera de 400 roupies+l'essence. On verra selon ses services. Il me dépose devant le fort me donnant 1H; je lui rappelle «slow»; il me laisse 2H. J'y vais; il verra bien; je reviens 2H30 plus tard.
Je n'ai pas jugé utile de faire la montée à dos d'éléphant pour 400 roupies (env. 7 €), il faut dix minutes pour la monter à pied et j'ai mieux vu les éléphants pour les photographier. De plus, j'ai lu que ces animaux sont maltraités et qu’il vaut mieux ne pas encourager cette association.
LE FORT D’AMBER date de 1592 et fut complété en 1727; il se trouve sur une colline dominant le lac Maotha. Les fortifications font 9 km. Ce n'est que collines aux alentours. Le fort domine tout sauf la forteresse de Jaigarth. Certaines salles dont la salle des audiences sont encore en très bon état. Dans celle-ci, on peut imaginer le maharaja trôner au milieu. Dans une autre salle, le Diwan-i-Khass (salle des audiences privées), on y trouve une décoration à base de pierres semi-précieuses et une foule de mini-miroirs. Ce sera un des rares palais du Rajasthan où il y a un jardin fleuri magnifique que les femmes pouvaient voir de leur balcon privé. C'est aussi le seul où j'ai trouvé un hammam turc avec un bassin et un peu plus loin des latrines. Il y a 12 passages secrets menant aux appartements des 12 favorites du Maharaja. Les 300 autres concubines vivent à l'extérieur. Les hommes qui lisent ceci doivent se dire qu'ils en avaient de la chance les Maharajas. Je termine cette visite. En sortant je vois l'indication "tunnel"; je descends dans ce souterrain accompagnée d'un militaire. Encore ces grandes marches! Pas pour rien que personne n'y va et en plus pour ne rien voir de particulier puisque ce sont des passages secrets. Ensuite, je cherche letemple de Kali& puisque je voulais absolument y retourner. Il est à l'entrée!!! J’arrive au moment de ma fermeture. J'ai eu bon supplié, rien à faire, on ne m'ouvre pas la porte : fermé jusqu'à 16H. Je redescends vraiment triste de n'avoir pu retourner dans ce petit temple au point que j'en avais les larmes aux yeux. Le rickshaw pressé et moi démarrons. 3 km plus loin, il faut tourner à droite pour le «FORT DE JAIGARTH». Là ça va se corser l'histoire! Il ne veut pas… Moi je veux. Il dit que le fort n'est pas bien! J'insiste que je veux. Il prétend qu'on ne peut y arriver en rickshaw et qu'il n'a d'essence assez. Dans ce cas, je descends du véhicule. Finalement, il me récupère en acceptant mais fait demi-tour après quelques mètres et s'arrête me demandant 300 roupies en plus pour y aller. Je refuse. Cette fois, je descends définitivement. Je me retrouve dans un endroit où il n’y a nul autre taxi; c’est à pied que j’arrive à la bifurcation. Là, problème, plusieurs types en moto attendent proposant leur service pour faire la montée à un prix horrifiant. Je signale que ça monte très fort pendant 9 kilomètres. Je sens l'arnaque à fond… Un car de touristes indiens tourne à ce moment pour y aller, donc roulant très lentement, et portière ouverte. Je fais un signe, le type aussi et je saute dans le bus en marche comme quoi, mes jambes sont encore en bon état parfois. Je suis sauvée me dis-je. Les touristes indiens sont heureux de m'avoir dans leur bus. Je m'assois où je peux vers le début du car. On croit arriver au ciel en faisant cette montée mais j'ai bien cru vraiment aller au ciel!!!! Mon Dieu. Rue étroite, montante, croisement d'autres véhicules dont des bus, le ravin à gauche. J'ai tellement peur que je ne décide de ne pas redescendre pas en engin motorisé. La forteresse est absolument magnifique, dominant tout d'où un paysage inimaginable. En fait, les rickshaws y accèdent puisqu'il y en avait. Dans cette forteresse, se trouve le «canon Jaivana», fondu ici en 1720, de 6 mètres de long et pesant 50 tonnes. Quatre éléphants étaient nécessaires pour le faire tourner mais il n'a jamais servi sauf pour son coup d'essai!
Vive le guide du routard, car je lis qu'il y a un sentier qui descend du fort vers la forteresse d'Amber où je pourrais prendre un bus. Ah, je voulais voir le fort d'Amber et bien, je l'ai vu et revu. J'entame ce sentier en pierre qui descend vers Amber tout en me renseignant d'abord s'il n'y a pas de singes. Je suis accompagnée presque tout le chemin par un ou l'autre jeune homme en promenade. Je n'ai eu aucun problème et ai beaucoup discuté en chemin. Cette descente permet d’admirer ce beau paysage que j'ai dans la tête depuis 16 ans, soit la première fois que j'y suis allée. Cette muraille dans les collines est fabuleuse. En fait, maintenant, il est 16H, le temple de Kali a rouvert ses portes. Cette fois, j'y rentre sans problème. Je me recueille un court instant. Le Brahmane me met un point rouge sur le front. J'aurais dû être plus attentive le matin car je lis qu’il y avait une puja (brève cérémonie) à 10H du matin.
Maintenant, je me rends à l'arrêt de bus pour rentrer à Jaipur; il est 5H passé. Le bus arrive déjà rempli d'indiens. Plus un siège de libre. Je fais le chemin assise à terre. Je me lève juste pour prendre une photo au niveau du lac Man Sagar où se dresse le Palais Jal Mahal. Nous sommes à 10 km de Jaipur mettons 1H10 pour le trajet. Toujours assise à terre, les indiennes me regardent car ce n'est pas les indiennes qui feraient ça avec leur beau sari. Je termine ma course en cyclo-rickshaws qui me fait faire un tour de ville pour me ramener à l’hôtel alors qu‘on était à 5 min. Je l'engueule mais il est content quand même. Toutefois, je regrette un peu de ne pas lui avoir donné plus; ils ont tellement de mal à se faire un peu d'argent, en galérant quand même! Bon trop tard, il est parti. Je rentre souper à l'hôtel pour ne pas perdre trop de temps en soirée mais il y a quand même un long délai d'attente. Je vais faire mes sacs. Demain, je pars à 5H du matin. Le train est à 8H mais c'est tellement compliqué que je préfère partir tôt!
Ce séjour à Jaipur aura été fort chargé. Je me demande où je trouve cette force et cette énergie car, en plus, je ne dors pas beaucoup la nuit et encore moins de la journée bien sûr! Demain destination ALWAR. Je crois que ce sera repos, enfin, je crois!
Mercredi 17 novembre 2010: déjà 20 jours que je suis en Inde, je pars pour la gare à 6H du matin. Je suis tôt car le train est à 8H, qui en plus a du retard. J'attends sur la mauvaise voie car ils annoncent un changement de voie au dernier moment que je n'ai pas compris vu mes faibles compétences en hindi ou anglais! J’ai failli le rater. Dans le compartiment, les gens sont sympas. On bavarde jusqu'au moment où je tombe endormie. J'ai dû ronfler car tout le monde rit quand je m’éveille.
J'arrive à ALWAR à 11H et me rend directement à l'hôtel. Cette petite ville est à 170 km de Delhi. L’hôtel ALWAR n'a pas de restaurant donc je sors pour aller manger. En circulant dans les petites rues, j'entends de la musique: une fête. Je vais voir. On me voit arriver dans la foule indienne à 100% et on me donne la place d'honneur! Pas embêtée d'avoir mis les pieds là, me voilà bien maintenant!!!
J'apprends qu'en fait, on marie dix couples en même temps, et je vois apparaître deux par deux les futurs maris tandis que les femmes sont cachées totalement derrière un voile, entourées des femmes d'honneur. On me propose à manger mais j'essaie petit à petit de m'éclipser car je vois des billets de 100 roupies au cou de chaque marié; je me dis que je vais être de la revue. Avec tout ça, je ne sais plus où je suis. Je marche. Il pleut à seau. J'ai faim. Je dois mettre de l'argent sur mon GSM. J'essaie de revenir par mes propres moyens mais n'y arrivant pas, c'est encore sur une moto que je fini ma course. Je finis la soirée dans ma chambre. J'ai heureusement une belle chambre avec le wifi gratuit qui me fait passer le temps. J'entends la musique des mariages.
Jeudi 18 novembre 2010: je me réveille tôt. J'ai mal dormi et mal partout. C'est dommage d'avoir des belles chambres et de ne pas y mettre des matelas confortables. Malgré que je double mon matelas avec celui du 2ème lit, je sens la ferraille. Aujourd'hui, il va faire bon. C’est à la gare que je compte déposer mes sacs mais changement d'avis au dernier moment, le réceptionniste accepte que je les laisse à l'hôtel et accepte également que je vienne prendre une douche le soir. De ce fait, je lui laisse un pourboire. Je commence mon périple par le Palace d‘Alwar. Le musée est très grand. Je vois un tigre mal empaillé, c'est très gros: une patte à lui vaut mes
2 jambes. Il y a encore des tigres dans la forêt d'Alwar, j'ai vu le panneau. Je vois aussi un ours brun dans la vitrine; il me fixe et m’impressionne au point que je pense qu’il va sortir de la vitrine. On m’avait dit que si je croise un ours, il faut le regarder dans les yeux pour l'impressionner!!! Je m'imagine mal le faire, entendant ses grognements. Il y a des collections de toutes sortes comme dans les autres salles du musée. Je suis sidérée devant la collection de livres allant du minuscule au plus gros, souvent livres religieux. Ceux-ci sont écrits en lettre d'or pour certains et à l'encre de chine pour d'autres, en sanscrit, quelle finesse!!!
En sortant du musée, un gamin me suit, j'ai bon lui dire de partir, il reste, s'accroche; je démissionne. Il reste avec moi. Il me conduit au début de la forêt pour me montrer un temple hors du commun, en tête de cobra. On longeant le passage, on repère des singes agressifs. Je veux les photographier mais un me montre ses dents. Je cache mon appareil. Il est méfiant et se retourne pour voir si je ne le prends pas en traite puis fait mine de revenir en arrière. Le gamin me fait signe de ne pas le fixer; c'est vrai, j'avais oublié.
Le fort se trouve très haut, impossible pour moi d'y aller. Le gamin insiste pour avoir 150 roupies!! Non. Il descend à 50 roupies! Non. Je finis par lui en donner 20. Il a été les donner directement à son père qui tenait une échoppe à manger. Quand il a vu que je regardais, il a fait mine de prendre à manger! Il avait entre 10 et 11 ans et ne va plus à l'école; peut-être n'y est-il jamais allé. Je descends le chemin tout doucement en mangeant un mixte végétal dans un plat fabriqué en feuilles séchées. J'arrive direct au temple Jagannath que j'ai prévu au programme; le temple est ouvert mais le lieu où se trouve le Dieu est fermé; deux gardiennes sont gentilles et l'ouvrent; je les prends en photo et blaguons un peu. En reprenant mon chemin, je goûte un petit gâteau bien sucré mais bon. En continuant, j'arrive au Circus qui est en fait, au-dessus, un temple dédié à Rama. C'est fermé aussi mais le Sâdhu me laisse rentrer voir ce qui est visible; lui n'ouvre pas le tabernacle. Je reste un long moment assise sur une pierre au circus.
En me baladant, j'arrive dans un immense parc où il y a une serre magnifique et visitable. Je pense que je suis peut-être au réservoir de la ville; en tout cas, ce n'est pas le parc «Nehru» car je l'ai vu après. Dans le parc, les enfants demandent "monnaie, monnaie"; Après un refus catégorique, ils demandent un autographe sur un billet de 10 roupies. Pas moyen de se reposer. Je vais rentrer. C'est surprenant de voir toutes ses artères en pleine ébullition. Je finis par prendre un cyclo-rickshaws car à force de tourner, je suis fatiguée.
Il est 5H. Je rentre à l’hôtel où sont mes bagages pour prendre une douche, comme prévu avec le réceptionniste. Le patron refuse. Je reprends mon pourboire du matin au garçon. Je m'en vais d’abord à pied puis en Pousse-pousse. Je suis donc en avance de 5H! Je mets mes bagages à la consigne de la gare et vais manger dans une gargote. En mangeant, je vois trois rats dont un court sur la table voisine. Je continue à manger contrecœur mais je dois arrêter, je suis dégoutée. Je retourne à la gare mais j'ai encore des heures devant moi. Je bois des cafés. Je marche. Je regarde les trains arrivés et repartir. Le fourbi que provoque l’arrivée d’un train. Les gares indiennes n'ont plus de secret pour moi. Je sais comment trouver son quai, son wagon, sa place, être à la bonne place où le wagon s'arrête. Je sais tout! Je fais un peu d'anglais par écrit avec mon dictionnaire quand deux jeunes viennent mettre l’anglais en pratique. Je dis toujours, on n'est jamais seul (e) en Inde. En fait, Jacques m'a donné des nouvelles de Pushkar, il paraît qu'il y fait noir de monde; beaucoup de touristes ce qui l'ennuie pour ses photos! J‘aurais dû rester un jour de plus à Pushkar; j’ai raté la course aux chameaux. Par contre, j'aurais pu me passer d'Alwar qui d'après certains sur VF trouvaient cette ville formidable. Je trouve les gens encore plus racoleurs qu'ailleurs; ils vous dévisagent au point du malaise; de plus, ce n'est pas possible de circuler au gré des ruelles comme tant le disent. Il y a de la circulation. Je crois ne pas me tromper si je dis que j'étais la seule touriste dans la ville. Les devants de certains rickshaws sont faits avec d'anciens camions ou tracteurs. Les gens me regardent comme si j'étais une martienne. Je ne me suis pas sentie bien dans cette ville. Pour en revenir au train. Le mien arrive, avec 45 minutes de retard. Je n'ai pas fait attention que Raj de l'agence Milna m'a réservé en A3 n’y comprenant pas grand-chose, maintenant, ça aussi je connais! Mon fils m'a dit avant de partir de bien dormir «si j'y arrive»; j'avais été affirmative connaissant mes nuitées antérieures. Je me suis trouvée dans un AC tiers qui sont des compartiments, non fermés, de six places et deux places en face. Pas de tentures pour séparer et encore moins de cloison avec porte. Bon, je trouve ma place N°9, c'est en bas. Ils sont déjà tous couchés. Impossible de me tenir assise à cause de la banquette au-dessus de moi. Plus de place pour mettre mes sacs. Une énorme dame qui dormait au-dessus de moi s'est levée pour faire place. Je n'avais pas envie de traficoter leurs sacs moi-même. Bref, sur le coup, je téléphone à MILNA et lui demande pourquoi il m'a réservé dans cette classe. Il prétend qu’il n'y avait plus place en A2. Je le crois puisque sur le ticket, la date de réservation indique le «22/10» alors qu'on peut les réserver 3 mois à l'avance. Je lui ferai la remarque. Il me donne le conseil de voir s'il n'y a pas un lit libre où se trouvent les 2 places puis demander au contrôleur si la place restera libre jusqu’à la fin du voyage. Après vérification, j’ai la confirmation que cette place reste libre et peux y rester. Tout le monde a coupé ses lumières et beaucoup ronflent. Moi, je fais un remue-ménage comme seul mon chéri peut comprendre. Je vois des bestioles. Je mets de la bombe pour insecte et de la citronnelle sur moi. Ah, il y a de l'odeur dans mon compartiment. Voyant qu'il est plus de minuit et que je ne peux pas dormir, je prends un somnifère et m‘endors directement. Vendredi 19 novembre 2010: Je me réveille à 8H à l'arrêt du train, descends sur le quai chercher un thé. Le bois puis me rendors jusqu'à midi. Les omelettes arrivent, je prends une et commence à ranger la couchette et mes affaires. Je fais un peu d'ordi mais m'endors dessus. J'ai passé 16H dans le train. J'arrive à AMRITSAR; je bois un café à la gare puis je prends un rickshaw pour aller au SHARMA Guets Housse. Il me demande 50 roupies. En arrivant devant une rue, il me dit qu'il ne peut pas aller plus loin. Or, comme je suis têtue et vois justement un autre rickshaw qui passe. Je ne quitte donc pas son véhicule et lui dit de demander à la police le droit de passage. Il n'a jamais voulu le faire. C'est moi qui l'ai demandé via un signe; ce fut accepté. Arrivée spectaculaire à l'hôtel puisqu'il fait un scandale. Je tiens bon, pas une roupie de plus, il y a 2 km. Ma chambre est au 3ème étage. Toujours ces grandes marches fatigantes. Cette chambre a besoin d'un bon coup de peinture! Je la nettoie avec un gant de chirurgien et une vieille chaussette; je préfère car j’y dors 3 nuits! Après ce nettoyage, je pars à la recherche d’un restaurant. Dans les rues, il n'y a qu'échoppes avec des cadres du temple d'Or, des gurus, etc... C'est Lourdes de chez nous quoi! Je trouve un resto bien et décide de changer le style de hier à savoir celui des rats... Les rations sont énormes; je mange végétarien.
Je jette un coup d'œil au temple d'Or, de loin, car je le réserve pour demain. Toutefois, en arpentant le coin, je découvre la "cour dortoir" où les pèlerins sont acceptés pour dormir gratuitement; ils sont couchés sur un sac ou un drap avec une couverture, un oreiller et les voilà qui dorment. La cour est pleine. Il y a aussi des chambres aux étages. Je rentre faire ce résumé; il est 1H du matin.
Je commence par dire qu'AMRITSAR est la ville sacrée des sikhs par excellence. Là où tous les pèlerins se rassemblent lors des fêtes comme c'est le cas aujourd'hui. C'est la 2ème plus grande ville du Pendjab avec un million d'habitants. La ville est peuplée et polluée. Elle reçoit les hindous et les musulmans sans problème. Cette ville est très fertile. De ce fait, les sikhs sont dans une catégorie aisée d'indiens qui ont le plus haut revenu moyen par habitant de tout le pays. Tous les sikhs ont le même nom de famille "Singh" qui veut dire lion. L'état civil doit se régaler!
Il y a eu ici des milliers de morts parmi les civils suite à la guerre qui dura 11 ans. C'est la seule religion hindoue qui ne croit qu'en un seul Dieu. Elle date du 15ème siècle. Les sikhs ont comme règles de ne jamais se couper la barbe ni les cheveux, d'avoir un peigne sous le turban, avoir un bracelet à la main droite, avoir une épée, un sabre ou un poignard de défense autour de la taille. Ils sont loyaux, droits, obéissants, généreux, pardonnent, sont hospitaliers et supportent l'injustice. Ils croient au karma et à la réincarnation mais rien n’y met un terme, contrairement au bouddhisme. Leur Dieu est créateur, conservateur et destructeur; il est dans l'âme de tout un chacun.
Samedi 20 novembre 2010: 11H je quitte l'hôtel. Je me rends au TEMPLE D’OR mais surprise que j'avais oubliée: aujourd'hui est un jour de fête pour les Sikhs; ils fêtent le «GURU NANAK», né en 1469, qui est le fondateur du sikhisme. Les festivités commencent trois jours avant. Voilà pourquoi j'ai trouvé tant de monde hier soir dans la cour qui sert aussi de dortoir. Aujourd'hui, donc jour J, le «Granth Sahib», livre sacré, sort du temple couvert de guirlandes, escorté par des gardes brandissant le drapeau sikh. Dès l'aube, les fidèles processionnent. Il y avait au moins 30 groupes d'enfants soit jouant un instrument, soit représentant une scène de combat avec une arme, le tout au son d'une musique spécifique. On offre à manger aux passants. Je reçois chappattis avec des «dags», pois chiches à la crème indienne. Je préfère faire des films plus que des photos pour la circonstance. Je bois un café puis vais voir le défilé. 3H debout. Ensuite, je rentre dans l'enceinte du temple mais ne vais pas encore au temple d'Or aujourd'hui car il y a une file d'attente à ne pas en finir; j’ai rendez-vous à 15H avec les taxis qui vont à «WAGAH BORDER» dans le village d'ATTARI à 30 km d'Amritsar. Je prends un taxi collectif, nous étions 8 avec le chauffeur. Il nous dépose au pied de la rampe, précisant qu’il sera là au final du spectacle. Je suis les indiens et me retrouve dans les gradins avec eux. Je peux aller au VIP en tant que touristes mais dans la foule, je n'ai pas vu l'endroit.
Toujours est-il que j'étais dans l'ambiance très chaude et excitante des indiens! Par contre, je n'ai rien vu. J’aurais pu être à un match de foot ou rugby que ça aurait été la même chose. Par contre, je vois la descente des 2 drapeaux: le Pakistanais et l'Indien. Normal, ils sont en hauteur!
En sortant de la cérémonie, je ne vois pas le taxi mais après tout le bazar mené autour de moi, on me l'a retrouvé. Il était bien où il avait dit et les autres passagers étaient déjà là aussi. J'ai dû louper une instruction. Il m'a bien engueulé et les autres ont ri. Il a rouspété un bon moment. Je ne comprends pas ce qu'il dit mais ce n'est sûrement pas des compliments. Il se venge en roulant comme un fou Je termine en précisant qu'aujourd'hui, je n'ai pas besoin de transférer mes photos car j'ai perdu mon appareil. J'ai espéré un moment l'avoir oublié dans le taxi mais un indien et mon copain de Delhi lui ont téléphoné et il a déjà fouillé 2 fois sans le retrouver. Il devait être sur mes genoux et en sortant, sera tombé. J'ai horreur de perdre. Bien que je comptais acheter un neuf, ça aurait pu encore attendre quelques jours.
Dimanche 21 novembre 2010, je ressens la fatigue car je ne me réveille plus si tôt le matin. Il est 10H45 quand je quitte l'hôtel pour me diriger tout droit acheter, en tout cas voir dans un premier temps, un nouvel appareil photo. Je suis séduite par le Samsung qui me convient bien et est à un prix tout à fait raisonnable. Je l'ai vite en main car il est assez simple mais quand même plus sophistiqué que l'ancien. Je suis contente. Je me dirige vers le temple d'Or pour aller refaire de nouvelles photos. J'aurais juste perdu le cortège de hier car à la frontière, je n'ai rien su faire comme photos puisque je n'ai rien vu. Aujourd'hui, je vais pénétrer dans le fameux temple d'Or qui fut détruit par les Afghans en 1757 et reconstruit en 1765, embelli ultérieurement de feuilles d'or. Pour entrer dans l'enceinte du temple, pavée tout de marbre blanc, il est obligatoire de se déchausser et de passer ses pieds dans un bassin d'eau et en principe, laver ses mains mais ça je l'ai su après. Moi je les ai lavées en sortant. Il est 13H15 et je fais la file 1H1/2 pour passer la passerelle de marbre longue de 60 mètres et qui mène au temple d'or proprement dit "le Harmandir Sahib".
Le pavillon est couvert d'une plaque en cuivre doré et date de 1764. Toute la journée, des prêtres chantent et les musiciens jouent des hymnes du livre sacré; ils se relaient régulièrement. Quand ce fût mon tour d'y rentrer, je suis restée sidérée de la beauté de ce temple, c'est majestueux; on ne peut être qu'en extase devant cette merveille. Il y a un guru dans la salle du bas, à qui on jette énormément d'argent ou des offrandes. Au second étage, il y a un autre guru qui, à mon avis, reçois moins d'argent et au troisième étage, encore un autre. De là, la vue est sublime. On voit les pèlerins sur la passerelle. Celle-ci supportera le poids des âmes pieuses et les autres iront en enfer. En fait, je suis restée 8 H dans l'enceinte et j'ai toujours vu la passerelle pleine à craquer; ça n'arrête pas. Je redescends mais m'inquiète de ne pas avoir vu le livre sacré donc je me mets dans un coin pour relire ma documentation. C'est au 2ème étage que je dois remonter pour le découvrir, bien à sa place, posé sur un tissu inséré de pierres semi-précieuses. Il est géant ce livre. Tous les soirs à 22H, il y a la cérémonie de transfère du livre sacré sur un palanquin, du temple au siège du comité directeur, pour le ramener le lendemain à 5H du matin. La version originale du Granth Sahib a été brûlée en 1984 par l'armée indienne. Cinq mois plus tard, le 31 octobre, Indira Gandhi, premier ministre de l'Inde, était assassinée par 2 gardes sikhs, en représailles. En sortant définitivement du temple pour repasser la passerelle en sens inverse, je profite pour faire quelques photos avant de retourner dans la cour d'où on voit le temple d'or qui semble flotter sur une île. Je déambule dans les couloirs de la cour. Je bois du thé qu'on m’offre. Je vais visiter le musée où se trouvent des tableaux relatant les évènements historiques sanglants. Les sikhs ont dû faire face aux hindous et aux musulmans avec cruauté. Quelques photos sont franchement parlantes puisqu'on y voit des sikhs tués, souvent fort défigurés. Puis il y a de plus belles photos de gurus. En sortant, je tombe tout à fait par hasard sur les cuisines et vais manger avec les pèlerins, assise à terre. On me verse du riz dans un bol et une sauce dans l'autre avec des chapatis. Ils servent 10000 repas par jour gratuitement.
En allant me rechausser, je vois une cabane où des gens se font soigner. Bien entendu, je m’arrête; on me fait de l'accu pression sur les doigts de main et pied gauches pour soigner ma jambe droite! On verra, c'est une expérience. (À ce moment, j’en déduis que ce traitement n’a pas marché).
Maintenant, il fait noir. Je vais me redéchausser pour prendre en photo le temple. Je l’admire sous toutes les lumières qui reflètent dans le bassin sacré. C'est royalement beau. On est saisi par les milliers de lumière qui, de plus, reflètent sur l'eau. Il y a des milliers de personnes qui se trouvent là en cet instant. A 19H, il y a un énorme feu d'artifice qui sera renouvelé puisque je l'ai encore entendu après. Le bassin d'eau est entouré de petites bougies où certains pèlerins font des ablutions. Il y en a qui garde leur poignard pendant le bain. On voit d'énormes carpes grises et rouges. Je n'ai pas jugé utile de faire d'autres visites sur Amritsar. J'ai préféré l'ambiance du temple. Je remange un bout et bois un verre de lait avant de rentrer à l'hôtel préparer mes sacs et rédiger ces lignes.
Demain matin, départ pourDELHI à 5H. Il faudra donc se lever très tôt... J'ai eu des nouvelles de Jacques qui est à Pushkar et qui m'annonce aujourd'hui, qu'on lui a volé sa petite caméra qu'il venait d'acheter «lui» pour 400 euros. Pour lui qui adore photographier, ce n'est pas marrant du tout.
Lundi 22 novembre, je me lève à 3H du matin pour prendre le taxi à 4H et le train à 5H. Il part pile à l'heure et je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas en première classe alors que j'ai payé des mois à l'avance. Encore une fois, l'agence n'a pas réservé directement! Pourquoi? On le devine... J'arrive à DELHI et vais directement à l’hôtel MY INN où le chauffeur du Rajasthan devait déposer mon bagage; évidemment, pas de bagage! Encore toute une histoire...Je téléphone à Milna qui le contacte. Le verdict est qu’il l'a laissé à son agence alors que je lui ai expliqué 1000 fois que c'était à l'hôtel où il est venu me chercher le premier jour. J'ai vraiment été trop généreuse dans le pourboire, finalement il ne le méritait pas… à part qu'il m'a ramenée entière... Bref, après 2H, un gars de l’agence m’amène mon bagage. Heureusement, car je vais voir ma copine Chavti à qui je dois remettre des livres qui sont dans ce bagage. Le lit de la chambre n'est pas fait. On me dit à midi après maintes demandes de ma part, qu'il sera fait dans l'heure qui suit. Je rentre à 21H et toujours pas de lit fait, pas de drap de lit, pas de serviette de bain sans compter que j’ai nettoyé la chambre comme souvent, à quatre pattes avec une vieille chaussette! En fait, plus tu te fâches avec les indiens, plus ils prennent du plaisir et continuent... Ils rigolent même quand tu les engueules, je connais un qui fait cela et il est bien belge; mon Loulou si tu te reconnais dis le!!! (Petit-fils). La journée n’a pas été intéressante; j'aurais dû aller dormir chez ma copine comme elle l'avait proposé. La nuit tombe, je cherche un endroit pour manger. Tout à coup, une enseigne m'attire comme un aimant "bar- restaurant". Je m’offre 2 bières et un resto; je rouspète car j'ai demandé "non space" et c'est "space"... Le patron me dit qu'il s'occupera spécialement de moi demain, mais irais-je????
Mardi 23 novembre 2010, je commence ma journée en me disputant avec le garçon d'étage car il m'apporte un thé et un toast grillé à un prix trop élevé... au final, il a gain de cause car il m'apporte la carte! Je ne m'attarde pas trop car j'ai beaucoup à faire aujourd'hui. Il y a certains sites que je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter donc c'est le moment, j'ai une journée complète. Je prends un rickshaw pour me conduire à HUMAYUM’S TOMB; je devrais plutôt dire, je voudrais prendre un rickshaw car ils ne veulent pas m'y conduire: trop loin. Sauf un qui voulait bien mais pour faire la journée à un prix de fou. Comme ça dure une éternité pour se mettre d'accord sur un prix correct, je descends et prends un cyclo-rishwach jusqu'à la place Connaught car il ne peut pas aller plus loin. Là, je trouve un qui m'accepte pour une somme dérisoire mais ils sont malins: une fois en chemin, ils s'arrêtent et proposent d’attendre à l‘entrée. Je commence par aller voir l'INDIA GHAT que j'avais déjà aperçue plusieurs fois de loin. Son arc de triomphe mesure 42 mètres de haut et y sont inscrits le nom des 85000 indiens morts pendant la première guerre mondiale et la guerre afghane en 1919. Je ne peux pas apercevoir les noms car c'est interdit de passer en dessous de l'arc où brûle «l'Amar Jawan Jyoti» c'est à dire la flamme éternelle du souvenir. Je fais quelques photos puis visite de «Humayn's Tomb» où là, le chauffeur dit qu'il va travailler un peu et reviendra dans 1H. Il ne me connaît pas, en effet, j'ai mis 2H30. Je l'avais prévenu. Praeven, l'étudiant français viendra me rejoindre après ses cours à 14H. Humayum's tomb est le mausolée de l’empereur Humayum’s, né en 1508, qui fit une chute mortelle en 1556 dans sa bibliothèque, se trébuchant sur une marche descellée. Comme quoi, il faut regarder où l'on met les pieds. C'est le fils de Bâbur e le père d'Akbar. Il régna dix ans.
Ce monument est classé comme une des plus beaux de Delhi et fut créé par sa veuve en 1564. Il a servi de modèle pour construire le Taj Mahal. Il est dressé sur une plateforme; il est en grès rouge et a des sculptures en marbre. Il comporte quatre étages. Il y a aussi deux autres mausolées où il y a trois tombeaux dans l’un et deux dans l’autre. Tout autour, un grand jardin où j'ai eu beaucoup de plaisir à me balader dans les petites allées; en fait, c'est un carré lui-même divisé en carrés de verdure, séparés par de petits canaux. Il y a quatre fontaines dont le bruit que fait l'eau est reposant. On est loin de la foule. Si je n’avais pas rendez-vous avec Praeven et Le rickshaws, j'y serais restée davantage. J'y rencontre deux couples de français avec qui je papote un moment. A 14H, Praeven me téléphone qu'il est arrivé. Je termine donc cette visible plaisante. Je propose à ce jeune homme, qui n'a pas beaucoup d'idées, d'aller visiter le PURANA QUILA: il accepte mais je ne suis pas sûr que ça l'emballe; tant pis. Il n'avait jamais visité ce lieu alors qu'il a 20 ans et habite Delhi. Cet endroit aurait été le refuge des croyants lors d'un grand massacre. Nous commençons par le musée archéologique et là, j'ai vu que ce n'était pas sa tasse de thé; il a passé toute la visite à téléphoner. Moi j'aime beaucoup et je m'inquiétais de savoir ce que voulait dire les lettres inscrites après la date. Il me renseigne que ça signifie après ou avant JC. J'ai eu un peu de mal à comprendre; pourquoi JC, en Inde, alors que leur religion est beaucoup plus ancienne que le christianisme. Pourquoi se réfèrent-ils à JC? Je reste avec mon point d'interrogation… Nous poursuivons le chemin. J'annonce à mon jeune ami que c’est un parcours de 2 km. Il souffle; ça ne doit pas beaucoup l'amuser. Nous avons bavardé tout en marchant et je ne me suis finalement pas trop intéressée au bâtiment en lui-même. Il faut dire que j'en ai un peu marre des visites. Là, c'est le dernier site que je visite en Inde; pour cette fois. Ma jambe me fait toujours mal. Je quitte le jeune homme qui a certainement mieux à faire. Je ne trouve pas de rickshaw qui veut bien me ramener à Main Bazar où j'ai mon hôtel. C'est trop loin et il y a beaucoup de trafic. Je décide d'avancer à pied jusqu'à la porte de l'Inde. C'est loin et fatiguant après avoir visité toute la journée. Je traverse une grand-route pour prendre un raccourci mais j'ai bien cru que ma dernière heure était arrivée, quel trafic et quelle vitesse en plus! Ceci dit, j'arrive au lieu dit et ai un véhicule qui me ramène en m'arrêtant deux fois devant des magasins; Ce soir, je vais souper avec Jacques qui m'invite dans un bon restaurant pour le quartier. Après ce repas, nous partons chacun de notre côté faire nos valises respectives. Lui part au Népal. Moi, je rentre en Belgique. Je vais me coucher à 1H du matin pour me lever à 2H. Le chauffeur de Milna, celui qui m’a amené l’argent en
début de séjour, vient me chercher à 3H pour me conduire à l'aéroport.
Voilà le tour est bouclé. Un mois d'aventures. J'ai passé un fabuleux séjour. J'ai fait un bon circuit sur mesure, que j'avais établi. Je crois avoir fait ce qu'il y a d'important dans le Nord.
S'il y a une suite à l'Inde, ce sera le Sud.
En voyant certaines photos anciennes, je pense que l'Inde ne change pas. On retrouve les mêmes habits, les mêmes bâtiments, les mêmes scènes de vie.
On pourrait croire que le temps s'est arrêté.
Pour moi, en tout cas, le temps a passé vite.
Je remercie mon compagnon de me faire confiance et me permettre de vivre ma passion.
MARIE
BUDJET Avion 535€ (Bruxelles/Londres/Delhi) A/R. British Airways
Voiture Rajasthan 440 € (400€+40€ pourboire)
Taxi, bus, pousse-pousse 47€ avec train pour Bruxelles compris
Les pourboires bagages, etc 11€
Les divers trains+réservation faite par milna 48€
Retour aéroport - milna 15€
Soit un total de déplacement de 1096 €
Frais HOTELS +Réserv milna: 428€
FRAIS BOISSONS+NOURRITURE: 182€
FRAIS VISITES: 68€
FRAIS VISA 90€ (avec trajets trains pour Bruxelles)
FRAIS PERSONNELS DIVERS: 168€
FRAIS MASSAGES: 47€
FRAIS MEDICAMENTS ET PRODUITS: 39€
FRAIS encre, copies, guide du routard guide et dico anglais: 45€
FRAIS téléph et internet: 64€
FRAIS Pressing 3€
TOTAL 2230 €
Bonjour à tous.Je viens de m'inscrire sur ce forum car c'est la première fois que je vais partir seul. J'ai déja beacoup lu et je me suis pas mal documenté mais j'aimerais avoir plusieurs avis.
J'attendais le résultat d'un concours pour pouvoir partir un mois seul en sac à dos en Inde du sud.Mon concours infirmier obtenu je peux concrétiser ce projet!
Je pars du 31 Juillet au 28 Aout. J'arrive à Mumbai à 22h30 le 31 et je repars de Mumbai le 28 à 12h.Je comptais rester dans cette ville jusqu'au 4 Aout et prendre un vol interieur jusqu'à Chennai .Ensuite j'aurai du 4 jusqu'au 27 pour visiter le tamil nadu et le Kerala. Cela vous semble il bien?
J'aime la nature les grands espaces et j'aimerais visiter quelques temples et passer une ou deux nuits dans une ashram. Bien entendu dormir une nuit dans un houseboat et j'ai entendu parler d'un train qui va dans les montagnes ou le climat est plus frais et ou tout est tres vert chose que j'aimerais aussi faire. Si vous pouviez me renseigner et me donner des conseils d'itinéraires se serait vraiment simpa.
Après le Rajasthan (2 fois), le Sikhim, Goa (2 fois), le Maharastra, Le Kerala, le Tamil Nadu, Le Karnataka, etc, j'hésite sur les prochains points de chute en INDE.
Envoyez moi vos coup de coeur, départ en novembre.
Notre motivation de ce 3 ème voyage en Inde et de visiter les sites de Ellora et Ajanta et c’est ce qui va déterminer notre trajet qui s’étale sur près de 6 semaines.
En 2012 notre voyage s’était arrêté à Hampi et en 2017 notre voyage en Inde après le Gujarat avait commencé à Bhopal.
Il a paru logique de commencer celui ci un peu au dessus de Hampi pour le terminer du moins dans sa première mouture vers Bundi.
La préparation se fait avec les guides papiers classiques mais surtout en consultant VF et des blogs d’autres voyageurs. Sur VF, nous suivons les anciens et les nouveaux « forumeurs » à qui je n’hésite pas à demander des conseils et je remercie ici ceux nombreux avec qui je suis entrée en contact et ceux dont j’ai profité simplement et anonymement de leurs récits et interventions de manière plus passive.
Voyager en Inde s’apprend et nos 3 voyages ont été formateurs. Le premier dans le sud avec chauffeur et soutien logistique d’une petite agence locale. Le deuxième au Gujarat avec chauffeur pendant 3 semaines et ensuite par nous mêmes de Bhopal à Dehli. Pour ce dernier on est prêt à voyager autant en transport en commun qu'en taxi, nous savons maintenant que ce n'est pas compliqué de se déplacer dans ce pays.
Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc...
Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout.
En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.
Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) :
Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi
La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux.
Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) .
-Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps).
A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens.
Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€)
-Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier).
Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici.
Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus...
- Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat !
Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde...
Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Bonjour à Toutes et Tous et merveilleuse année à vous !
Je rentre à l'instant d'un fabuleux voyage de 17 jours en Inde avant de rejoindre Dubaï pour y passer le nouvel an entre amis partis s'expatrier là bas ! Le grand écart fut violent ...!
Je me permets de vous livrer les quelques textes scribouillés sur mon carnet de Voyage au cours de l'itinéraire suivant :
J'ai des idées précises sur ce que j'aimerais voir notamment dans le rajasthan mais dites moi en ce qui concerne Delhi, je n'arrive pas à voir ce qu'il ne faut absolument pas louper ni où ça se situe...
Quelqu'un aurait-il testé la visite de la ville et de ses monuments sur 2-3 jours ? Que faut-il absolument voir ? Nous allons loger à l'hôtel Namskar à priori, d'ailleurs j'ai cherché sur le forum l'adresse internet de cet hôtel, impossible de remettre la main dessus, est-ce quelqu'un la connait ? C'est pour réserver !
Bonjour! Nous sommes deux jeunes du sud (amerique) qui partons le 15 avril pour Tamil Nadu (Chennai, Mahabalipuram, etc), Karnataka (Bangalore, Hampi, Hospet, etc...) et Mumbai. Si vous avez des conseils, des adresses où se loger et des bons plans (spectacles de bharatanatyam, kathakali, etc)... Merci de les partager avec nous!!!
3 Mars 05 DELHI
Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue.
?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables...
?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes.
?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure!
?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille)
?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors.
?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce.
?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre.
?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale...
?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre.
?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement.
?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI
J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi.
?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs.
?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs.
?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan).
?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches.
?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles).
?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage.
?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!!
?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre.
?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur.
?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante.
?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée).
?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA
On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates.
?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!!
?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté.
?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge.
?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA
Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection.
?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis?
?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité??
?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup...
?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes?
Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps.
?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine.
?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole.
?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille.
?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté.
?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA
Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou!
J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire.
Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse....
Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI
Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court.
Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri.
Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?).
J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un).
Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres.
J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver.
Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun.
Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO
Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout.
J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose.
Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO
Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi).
Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants.
La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant).
En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative.
C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis.
Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi.
En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO
Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout...
Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large.
Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin.
Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again".
Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!!
On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi.
Rires autour d'un verre de Tchai.
Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto.
Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère.
Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin.
Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes).
Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur!
De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble.
Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros.
Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco.
Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds....
Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO.
Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore.
Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO
J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près.
Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie.
Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants.
Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires.
Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire.
En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI
J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange.
Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde.
Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs.
La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars
Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied!
En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort.
Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées.
Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux.
?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche...
Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi.
C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars
Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux.
Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi.
Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu.
G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva
Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains.
Vishnou a pour rôle de protéger l'univers.
Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres.
Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre.
Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars
Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely).
J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets".
Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit!
Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille).
Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...)
Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant.
Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper.
Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars
Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin).
Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali.
Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech.
Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue!
Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars
Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...)
Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique).
Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions.
Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant.
Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by
Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...)
Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit.
A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables.
Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante.
Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR
Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages.
Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris.
Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR
Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux!
Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris?
Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque.
Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin.
Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse!
Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?)
Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.)
L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs.
Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin.
Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques.
Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR
C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite.
Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité.
Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées.
Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char.
Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER
Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection.
Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas.
Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue.
Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles.
Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies.
Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement.
Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY
Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances...
Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile!
En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr.
Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi!
Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal.
Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien).
Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
DEPART POUR UN NOUVEAU VOYAGE: INDE DU SUD
DATE : le 29 OCTOBRE 2011.
Je quitte mon domicile à midi pour attraper le train qui me conduira à Bruxelles National. Je prends l’avion pour Londres à 17H20. J’attends jusqu’à 22 H la correspondance pour MUMBAY. J’ai très chaud à l’aéroport. Le vol se passe bien et mes bagages sont au rendez-vous!
30 septembre: arrivée à MUMBAY. 2H de taxi prépayé pour atteindre l‘hôtel. Trafic monstre. Discussion avec le chauffeur concernant la taxe du droit de passage d’un pont dont je ne veux pas payer car je pense que c’est inclus dans le prépayage! Pas sûr… mais bon, pas payé quand même! L’hôtel est simple mais propre; le lit est correct. Douche bien méritée. Je suis mon programme à la lettre c’est-à-dire: acheter une carte GSM et balade de 500m dans les parages avec petite visite d’un magnifique temple jaïn sur mon passage. Je mange une dosa (végétarien), me redouche et zut, ma carte de téléphone ne va pas, je retourne à la boutique; elle n’était pas activée! Dodo excellent. Un peu mal au dos à cause des valises et l’avion.
HOTEL ROYAL CASTEL: 35€ (rés av Hotel.com).Pte ch, propre, sympa,25km aéro internat, env centre.
1er octobre: Je me rends au terminus Victoria qui est une gare, comme le nom l’indique, typiquement anglaise; elle date de 1888. C’est une des plus belles gares d’Asie. En chemin, ce n’est que bâtiments à structure anglaise; on ne peut nier que Bombay, nom de l’époque, était sous l’emprise britannique! J’ai un rendez-vous avec les Dabbawallaks. Ce sont des centaines d’hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur propre famille; et eux les font parvenir, par train, à la personne concernée qui mangera ainsi un diner familial. Ils font cela tous les jours à 11H30 précise à la gare de Churgate. J’ai arpenté de long en large pour trouver la bonne place afin de ne pas les louper, et ce pendant ¾ d’heure. Le seul problème qui fut négligé, est que le week-end, ils ne travaillent pas… et on est samedi! Je ne me laisse pas abattre et de ce pas vais visiter le musée Chhatapati Shivaji, ex Prince de Galles. Ce nom lui fut donné après la visite du Prince de Galles, devenu ensuite roi George V. Le musée fut terminé en 1922. La visite dure 2H avec guide audio en français, ce que j‘adore. On y trouve de tout: peintures, miniatures, statues, monnaies, tissus, armes.
Je décide d’aller voir les temples creusés dans la roche sur l’Ile Elephanta. Je prends mon ticket; j’embarque; je vogue; j’arrive après 1H de mer. Je ne trouve pas le petit train, décrit dans le routard, qui doit nous attendre à l’arrivée pour nous emmener un bout de chemin mais je pense, à ce moment, que peut-être ça a changé. Pas du tout… je n’étais pas sur l’Ile Elephanta… mais j’avais fait une traversée sans importance pour nous touristes puisqu‘elle mène à de petits villages. Retour à Mumbay par un bateau de fortune et ferme intention d’attaquer l’homme qui m’a vendu ce billet. Plus là évidemment, il n’a pas attendu mon retour! J’en ai parlé à la police qui n’a rien pu faire car ce n’est pas dans la baraque qu’on me l’a vendu mais juste devant! L’arnaque quoi. Ce n’est pas pour les 2€ mais j’ai perdu 2H. J’espère pouvoir me rendre sur la bonne île en fin du séjour.
Enfin, j’ai vu la gâte India (porte de l’Inde) car l’embarquement se faisait là. Elle fut construite en 1914 encore en l’honneur de George V.
Je termine ma journée par une balade aux jardins suspendus d’où on domine la ville. Journée bien remplie dans cette ville polluée.
2 octobre: Je me suis rendormie ce matin jusqu’à 13 heures. Adios la visite du musée de Gandhi prévue, en plus, aujourd’hui c’était son anniversaire! Le check-out devait avoir lieu à 12H et j’ai quitté l’hôtel pour l’aéroport à 14H; ils ont été gentils de ne pas réclamer un supplément voire une nuit…
Une heure de voiture pour l’aéroport domestique; j’ai trop de kilos dans mon bagage à main mais encore place dans la valise à enregistrer. Ils me demandent de transférer trois kilos ce qui parait réalisable à première vue mais le problème est que ma valise est petite et qu’il est difficile d’y caser encore des affaires. Je fais une tentative dans un coin de l‘aéroport sous le regard perçants des Indiens. Je repese; je n’ai gagné qu’un kilo. Retour à la case départ pour une 2ème tentative. Ils sont patients ces indiens… mais moi, je commence à avoir très chaud…Il me reste encore 1,5 kg à caser mais sûrement par pitié vu la sueur de mon front, ils acceptent d’enregistrer sans supplément. Heureusement que j’étais très tôt! Et puis, ça m’apprendra à me charger trop. Mon vol a une heure de retard. Le chauffeur m’attend à Hubli; il m’a déjà téléphon��. Il faut dire qu’au téléphone, en anglais, ce n’est pas évident! Si je n’avais pas perçu le mot Hubli, je raccrochais; j’ai donc pu dire un des seuls mots connus: DRIVER….YES. La conversation s’est terminée là!
A notre arrivée à Hubli, dans une belle ambassador bien entretenue, je descends dans un hôtel minable que j’avais réservé; j’ai déjà vu un cafard en arrivant dans la chambre; bon, ce n’est qu’une nuit! Je vais essayer de dormir là-dessus!… Non pas sur le cafard…. Je rentre dans mon sac à viande…
HOTEL ASHOKA TOWERS: 12€ (rés av Stayzilla sinon -cher)- bêtes, Draps sales.
3 octobre: J’ai survécu mais pas beaucoup dormi! A 10H, nous mettons le cap sur BADAMI, somnolant tout le chemin, sautant en l’air aux milles dos de buffle que nous prenions… le chemin a duré 3H. Je suis bien installée cette fois; c’est un cottage superbe mais il y a quand même toutes sortes de bestioles.
A 16H, je visite les grottes rupestres construites dans la roche granite il y a env. 1500 ans. A ma grande surprise, en arrivant, je me rappelle que je suis déjà venue avec un groupe lors d’un précédent voyage (j’avais oublié ce nom; à ce moment, je ne faisais pas encore de récit). Ces 4 grottes sont étagées à flanc de falaise; la dernière donc la plus haute fut construite 100 ans plus tard que les 3 autres. Le travail de la pierre est saisissant pour l’époque. Les reflets de la lumière sur cette falaise sont à vous couper le souffle. La 1ère et la 3ème grottes sont dédiées à Shiva; la 2ème à Vishnu et la 4ème à Tirthankara. La 3ème est certes la plus belle avec d’énormes statues taillées dans la roche. Du haut de la dernière grotte, le paysage sur la ville est splendide. On aperçoit d’autres falaises en face, des maisons blanches, une mosquée, un temple blanc, le lac et ses ghâts (escaliers menant au lac) où les femmes lavent leur linge.
Je vais à leur rencontre au lac. J’admire la force qu’elles ont pour laver, tordre, rincer, retordre le linge. En continuant, j’arrive devant un petit musée, fermé. Les enfants sont agressifs ici. J’ai déjà connu ça à Bundi.
Le soleil se couche. La falaise devient rouge. C’est magnifique. J’admire trois chèvres tout en haut sautant de rocher en rocher…. Enfin, c’est Ravi, mon chauffeur, qui me l’a dit; en fait, moi je n’ai vu que les chèvres sans les voir sauter! Après cette balade de 2H30, je rentre souper à l’hôtel. La journée fut agréable.
HOTEL HERITAGE RESORT: 38€ (rés av Kamu voyage); 5cottages implantés ds espace aéré - propre - bonne cuisine, éloigné de 2km du bruit de la ville.
4 octobre: Je commence mon périple à 9H; départ pour les temples de AIHOLE à 40 km de Bâdâmi; il faut toutefois 1H30 pour s’y rendre tellement la route est mauvaise. Ce site comprend une centaine de temples construits entre le 4ème et le 6ème siècles. Nombreux sont ceux en ruine ou ensevelis sous la ville. Le plus ancien tenant encore debout est le temple Jaïn Meguti qui serait de 634 selon une inscription, se trouvant face au site archéologique. La grande différence avec les autres est qu’on voit bien les blocs de pierre posés en quinconce l’un sur l’autre, sans joint. Je commence par le musée du site archéologique car il y a une maquette du lieu, ce qui pourrait éventuellement m’aider à m’y retrouver. Ce ne fut pas le cas mais je m’en suis bien sortie quand même. Le plus beau temple est celui de Durga qui exceptionnellement a une forme semi-circulaire, inspirée des temples bouddhistes. Les représentations des Dieux y sont splendides. Dans le temple Ladh Khan, il y a la plus vieille échelle du monde, en pierre, du 5ème siècle. Je ne peux pas décrire tous les temples.
La visite terminée, je me rends sur la colline avoisinante, montant les 120 escaliers. Je suis rassurée, je vois trois vaches qui m’attendent tout en haut! Je ne serais pas seule… quoique cinq indiens viennent d’arriver! C’est le temple troglodyte Ravala Phadi qui domine le village. Il ressemble aux temples d’Ellorâ parait-il! Le point de vue est sensationnel. La visite aura duré au total 3H30.
A 5H, je vais acheter des petites bananes puis me rends au lac pour voir le coucher de soleil à 18H30. Encore une bonne marche pour revenir sur mes pas. Ce soir, L’hôtel ne cuisine pas prétextant une panne de gaz; Ravi me conduit donc souper à l’hôtel voisin où je rencontre un couple de Belge que j’avais croisé ce matin à Aihole. Nous nous attardons lors du souper; résultat le chauffeur me fait la tête; il a démarré sur les chapeaux de roues et ne m’a pas dit bonsoir. Demain, on verra sinon je lui ferai une remarque. Il parait vouloir mener la barque, me semble t’il!
5 octobre: départ à 9H pour voir les temples de PATTADAKAL à 29 km de BADAMI. Je revois mes compatriotes sur le site. J’ai aimé le temple Virupashka avec l’énorme taureau Nandi en pierre noire, magnifique; dans ce temple, il y avait un Brahman. J’ai eu un coup de cœur pour le temple Mallikarjuna où j’ai fait un rituel religieux en faisant 7 fois le tour du sanctuaire principal où le Dieu est posé. Ces deux temples ont de belles sculptures. La spécialité du temple Galaganath est qu’il est a au sommet une grosse boule de pierre. L’érosion a beaucoup abimé les sculptures. Les autres petits temples sont moins signifiants. Ma visite sur ce site a duré 3H sous un soleil de plomb. En sortant, je m’abreuve d’un jus de noix de coco.
En chemin, je fais quelques photos insolites de la vie paysanne: des buffles couchés dans la boue, un pont recouvert par des récoltes diverses que les paysans font séchés (les voitures roulent dessus et ainsi les concassent). Je m’arrête à hauteur d’un ferronnier fabriquant des outils; son collègue fait marcher un soufflet avec une poutre qu’il agite de bas en haut continuellement. Le soufflet à l’intérieur dirige l’air sur le petit foyer qui permet au ferronnier de travailler.
Hier, j’étais passée devant un petit temple rose qui me plaisait; j’ai voulu aller le voir aujourd’hui. En fait, il est dédié à Sai Baba. L’accueil y fut chaleureux par les enfants et le brahman qui après m’avoir marqué le front, m’offre à manger des offrandes qui, en principe, étaient pour les Dieux. Serais-je devenue Déesse???
Au retour, à mi-chemin, je vais voir le temple Sri Mahakoota qui est aussi un ashram. Voyant de drôles de personnages teintés de blanc, aux longs cheveux et à la barbe immense, mon instinct me dit d’assouvir ma curiosité en m‘approchant. On tournait un film de cinéma. Résultat: je n’ai plus su bouger pendant une heure car le tournage débutait. De ce fait, je n’ai pas vu le temple de Kali ni la cachette souterraine sous le bassin d’ablution qui était le but de cette visite.
En arrivant à l’hôtel, Ravi me dit qu’il a fini journée car demain c’est le festival des chauffeurs et il doit avoir une belle voiture… Ca tombe bien, je suis fatiguée. La visite d’aujourd’hui aura duré au total 6H.
6 octobre: Ce matin, départ à 10H pour HAMPI. La route est mauvaise sur la première moitié du chemin. Nous mettons 5H pour arriver. La guest-housse est petite, sympa et très propre. J’aménage ma chambre à ma manière c’est-à-dire mettre les deux matelas un sur l’autre. Je vais faire un petit tour dans un périmètre de 500m et trouve quand même le moyen de me faire faire sur mesure une tunique car je n’ai que des manches longues et j’ai chaud. Un peu plus loin, je profite d’un massage ayurvédique; un vrai, fait par un malabar que je ne sais pas si je sentirais encore mon corps demain car il employe la force! Surprise demain au réveil…
RANJANA GUEST HOUSE: 15€ (rés av Stayzilla sinon -cher), 5 belles chambres av terrasse dans Hampi Bazar - propre - sympa - agréable.
7 octobre: Je n’arrête pas de transpirer; on m’a dit qu’il fait la température du mois de juin; le climat est déréglé ici aussi. HAMPI était une ville aussi importante que Rome avec 500.000 habitants au 16ème siècle lors de son apogée. Sur ce site de 30m² sont dispersés 400 temples. Il y a un chaos de rochers. S’il faut une preuve que le big-bang a existé, c’est ici qu’on la trouve!!! C’est fantastique, majestueux, magique, étourdissant. Il paraîtrait qu’il y ait encore des vestiges enfouis. 200 espèces de singes ont été lâchées sur ce site suite au film Hanuman.
J’ai commencé ma visite à 10H pendant 5H30 non stop. J’ai fait la ville royale en commençant par le temple Vitthala à quelques kilomètres. C’est celui qui est le mieux conservé sur tout le site. En entrant dans la cour, un incroyable chariot en pierre à quatre roues est implanté. Il y a des piliers musicaux mais j’ai eu bon essayer, il n’y a pas eu de réponse. Le déambulatoire faisant le tour du sanctuaire principal est en sous-bassement, ce qui est très rare; il est magnifique. Le temple Underground est souterrain et baigne dans l’eau; un gamin me le fait visiter. Le temple Queens’ bath avec son grand bassin entouré de balconnets où chanteurs et musiciens s’installaient. L’eau alimentant le bassin était pure, provenant d’un lac. Le temple Mahanavami Dibba avec son estrade pyramidale donnant sur la cour du roi. Du haut de cette estrade, on aperçoit aisément les bassins et les ruines du temple. Le dernier bassin est en pierre noire avec sa canalisation en pierre faisant plusieurs dizaines de mètres. Une indienne m’emmène voir la chambre secrète du roi en sous-sol. Il y a un couloir faisant le tour de cette chambre. Elle m’a pris la main et jamais de ma vie, je n’ai été plongée dans un noir intense pareil. Le néant complet. Moment intense! Je me demandais quand même où on allait sortir; je n’aurais pas voulu y faire des kilomètres!
Ravi me conduit maintenant au temple Hazara Rama qui a la particularité d’avoir quatre piliers noirs, remarquables, ce qui serait unique en Inde d’après les historiens. Nous arrivons au temple de Krishnaavec son gigantesque porche et des statues de danseuses. Puis le Zenana, quartier des femmes du roi, le harem quoi! Il y a un joli pavillon qui s’appelle le Lotus Mahal et des tours de guet. Après quelques mètres, l’étable des éléphants où le roi logeait ses préférés; il en avait 800. Je termine par quelques photos de rochers énormes qui s’appuient l’un sur l’autre. Je ne monterais pas les 600 marches pour voir le temple Hanuman!
Je m’offre à nouveau un massage, tellement celui de hier était bon. Je pense même y retourner demain car c’est rare d’avoir un massage de cette qualité. Je passe chercher ma tunique; elle est trop étroite; j’espère qu’elle va pouvoir m’arranger ça.
8 octobre: aujourd’hui, je démarre à 11H sans chauffeur. J’ai tout un programme à faire à pied mais il n’en sera rien, il est tout chambouler: normal en Inde. Le seul que j’ai visité et qui est toujours en activité est le temple Virupaksha, qui se trouve à deux pas de ma guest-house. Il est assez grand; il a une tour pyramidale de neuf niveaux et une grande cour où des indiens dorment la nuit. Il a un beau plafond décoré. Dans la cour, on met une pièce dans la trompe de l’éléphante Lakshmi, décorée; elle s’empresse de le donner au cornac puis vous met la trompe sur la tête en signe de bénédiction; j’ai trouvé ça comique! Je continue mon périple en chaussette puisque j’ai dû enlever mes chaussures à l’entrée. Je me retrouve à la rivière. Je fais de l’escalade sur les gros rochers afin d’arriver à la barque; tout va bien, je suis de l’autre côté. Montant un chemin, toujours sans chaussure, je trouve un petit resto sympa; je m’installe sur un matelas et déguste un vrai jus de papaye avec une salade de fruits.
Il n’y a rien d’autre à faire donc je réembarque pour la traversée. Cette fois, pas de chance, une jambe est passée, l’autre tombe à l’eau; deux indiens me tirent sur la barque sinon je versais complètement dans la rivière. Ré escalade sur les rochers brûlants pour atteindre la petite rue. Mes pieds brûlent vraiment. Quelle idée de ne pas avoir été rechercher mes chaussures avant tout ça! Je verse ma bouteille d’eau sur mes pieds mais ce fut pire, la pierre est tellement chaude que l’eau bouillait presque sur mes pieds. J’ai vite enlevé mes chaussettes et me suis assise par terre. Le Mango Tree est un resto recommandé dans les guides. C’est un peu loin surtout sans chaussure et y vais en rickshaw mais il y a quand même toute une bananeraie à traverser. Surprise en arrivant, j’y étais allée avec mon petit groupe il y a quelques années. Je bois un jeu de papaye et retourne en rickshaw jusqu‘à l‘entrée du temple où je récupère ce que j‘aurais dû avoir bien plus tôt: mes chaussures. Tout cela m’a pris 5H. J’ai rendez-vous pour un nouveau massage. En fait, j’ai récupéré ma tunique, pas terrible! Elle finira à la poubelle…
9 octobre: on a fait le trajet jusqu’HASSAN, ce qui fait 8H15 de route, non stop pour 380 km. Route en très mauvais état. Je suis bien installée à l’hôtel, heureusement pour le prix!!! Il y a internet dans les chambres sauf dans la mienne car je suis au 3ème et je dois aller dans le couloir du 5ème pour lire mes mails.
SOUTHERN STAR HOTAL: 46€ av pt déj anglais, ce qui n’est pas trop notre truc de manger un repas chaud le matin et piquant en plus (rés av Makemytrip), propre, grand, internet dans room mais pas avant le 4ème étage, pas eau chaude journée; ne vaut pas le prix du tout…
10 octobre: hier soir, j’ai eu des crampes au ventre et ce matin, encore un peu barbouillée. J’ai donc décidé de supprimer ma visite de Bélur; je la ferai demain avec Halebid. J’ai donc profité de ma belle chambre d’hôtel en me reposant. Je suis sortie quand même acheter mes fruits, poster mes cartes postales qui fut toute une entreprise; la poste en Inde n’est pas vigoureuse; on dirait qu’on leur amène des lettres à poster pour la première fois. J’ai eu le plaisir de revoir mes compatriotes vu à Bâdâmi, à Pattadakal et à Hampi. Je les reverrai certainement à Mysore. Le soir, j’ai fait quelques achats dans une grande surface à deux pas puis j’ai pris mon repas au resto de l’hôtel Sri Krishna qui est moins cher que celui du Southern Star.
11 octobre: démarrage à 9H pour le site historique de BELUR et HALEBID. Une heure de route et me voici devant le temple de Chennakeshava à Bélur. On pénètre dans l’enceinte par l’extraordinaire gopuram à 7 étages; on arrive dans une grande cour où sont implantés le grand temple et d’autres petits le contournant.
Sa particularité est qu’il est situé sur une plate forme en forme d’étoile. Je n’avais jamais vu cela auparavant. C’est magnifique! Il aura fallu 103 ans pour faire ce chef d’œuvre. A l’intérieur, se trouve des piliers noirs brillants. Dans la cella, se trouve un Vishnu de 3m de haut. Un gros spot dirige la lumière vers la cella et les sculptures du plafond du mandapa. Ces sculptures sont fines et je me demande toujours comment il a été possible de réaliser de telles merveilles à l‘époque (12ème siècle). En sortant, je passe devant un cobra géant dressé, doré. Enfin, moi je suis passée quatre fois devant tellement je rentrais et sortais d’un côté puis d’un autre. C’est un des plus beaux temples en Inde du Sud parait-il, d’après les guides. Il est toujours en activité.
Les quelques petits temples sont de moindre importance. Je passe dans une galerie où il y a plusieurs statues dont un super Ganèche qui m’attire tout spécialement. La visite aura duré 2H.
Maintenant, direction Halebid à 16 km. Ici, c’est le temple de Hoysaleshera, une merveille du point de vue architectural. Les sculptures sont encore plus fines que celles de Bélur. En fait, c’est un grand couloir avec une petite salle qui relie deux temples, un du roi et l’autre de la reine. Devant leur entrée respective, il y a un énorme Nandi (taureau, monture du Dieu Shiva). Celui du roi, le 2ème est majestueux et serait le plus gros Nandi de l’Inde. Celui de la reine, plus petit, est gracieux. Je m’émerveille devant le travail réalisé. Je pense me souvenir qu’il est en forme d’étoile. Il y a un petit musée dont le tour est vite fait. La visite a duré 2H15.
Ravi m’arrête 1 km plus loin pour voir les temples jains; je refuse car j’en ai vu beaucoup lors du voyage précédent. Je regrette car je lis après dans ma documentation qu’il y avait une statue de Tirkankara (Dieu Jain) de 4,5 m.
Par contre, j’avais lu qu’il y avait un curieux temple à DODDAGADAVAHALLI, à 20 km. Le chauffeur ne connaissait pas mais un copain lui avait dit que le chemin était difficile, ce fût le cas. Mais aucun regret en arrivant au temple Mahâ Lakshmi. Le Brahman nous fait visiter les lieux; il fait sombre et est muni d’une lampe. C’est vrai qu’il est bizarre ce temple. Les quatre sanctuaires en croix marquent les quatre points cardinaux. Un des sanctuaires représente Kali avec deux grands squelettes effrayants à l’entrée. Les autres représentent Shiva, Vishnu et Lakshmi. L’extérieur n’est pas bien conservé. En partant, le brahman nous offre des bananes. Petite visite insolite. Retour à l’hôtel à 16H30 où je comptais prendre une douche chaude mais pas d’eau chaude, quand même pour un hôtel de ce prix!
12 octobre: Journée rude. Départ pour Mysore à 8H. En chemin, à 50km d’Hassan, je fais une halte à SRANAVABELAGOLA voir la statue du saint Jaïn Gomateshvara (noir et nu) comme ses adeptes; et oui, j’en ai vu deux nus qui descendaient les escaliers avec un bouquet de plumes de paon à la main gauche mais rien ne cachait leur sexe (hommes). Cette statue, sculptée d’un bloc de granit, a plus de 1000 ans et mesure 17,50m de haut (plus grand monolithe du monde). Elle est perchée sur une colline et il faut monter 614 marches pour y arriver. Un guide dit qu’il faut 20 minutes mais moi, il m’a fallu 1H30 en faisant presque’ autant d’arrêts que de marches! Je ne suis pas récompensée car mon appareil photo fait une chute de 2m; n’y croyant plus, après une panne de 10 min, il se remet en marche. Miracle du saint! La descente dure 30 min.
Nous continuons le chemin de Mysore à 83 km d’ici. Ravi m’annonce qu’on va voir la forteresse de SRIRANGAPATNAM. Mais au passage, je vais admirer le Palais d’été du Sultan Tipu: le Darya Daulat Bagh Mahal. Alors là, c’est mon gros coup de cœur. Sa décoration me plait; il y a toutes les couleurs et des scènes représentées aux murs décrivent la carrière militaire de Tipu. Un seul des quatre balcons est abimé. Il date de1784.
Puisqu’on y est, j’avais prévu d’aller voir son tombeau: GUMBAZ. Je taille une petite bavette avec quatre personnes de Mysore. J’avais encore prévu là tout près la colline de Karighatta mais en arrivant devant, je vois 1km de marche! Demi-tour, ce sera pour une autre vie. Enfin, la forteresse mais pas très intéressante et je ne fais que quelques photos sans m’y promener. Nous passons devant l’ancien palais du Sultan, détruit par les Anglais, il n’en reste plus rien et c’est maintenant une place pelouse. En fait, ces visites étaient prévues pour demain mais Ravi a organisé par rapport au fait qu’on était sur le chemin. Pensant sûrement que je n’en avais pas assez, il a vu sur mes papiers que je voulais me rendre à la cathédrale Philomena’s et m’y emmène dans la foulée. Je n’ai jamais vu une si belle cathédrale très haute; elle date de 1931 et son cloché mesure 54 m. La crypte est grandiose, du jamais vu avec la représentation d’une femme morte, je pense que ça doit être Marie-Madeleine, sans certitude! Journée bien remplie. Demain, Ravi va à Bangalore pendant que je ferai ma tournée seule; tout est groupé près de l’hôtel.
HOTEL THE GALLERY VIEW: 14€ (rés av Hotelpushpak), propre, pas eau ch. faut la réclamer plusieurs fois; pas très chaleureux…
13 octobre: Grosse journée en perspective. Je prends un rickshaw pour me rendre au palais du Maharajah; au passage, je signale que les Maharajah ne sont plus rois depuis 1947. Je débute mal la visite puisqu’on ne veut pas me donner un guide audio vu que je n’ai qu’une copie de mon passeport sur moi. Comme j’avais vu le directeur en arrivant, je suis allée le trouver et j’ai eu mon guide audio. Je commence par apprendre que l’ancien palais, entièrement construit en bois, fut ravagé par les flammes en 1897. Il fût reconstruit directement à la même place et avec le moins de matériau inflammable. Il est magnifique. Je retiens la salle des fêtes avec des ses couleurs chatoyantes, sa coupole en vitraux, et ses piliers. Il y a de superbes peintures, des lustres immenses. Il y a le trône et ses 7 marches pour y accéder. Une belle salle pour les audiences.
Quelle richesse ces maharajah! Je voudrais connaître l’histoire avant leur règne pour savoir comment ils ont eu cet argent. Le jardin est sensationnel, fleuri de partout. La visite aura duré 4 heures.
Je me dirige ensuite vers le Jagonmohan Palace mais je n’ai pas profité d’abord par fatigue d’être debout puis il ne m’a pas beaucoup intéressé certainement parce que j’avais vu trop de belles choses juste avant.
Je rentre un moment à l’hôtel avant de faire le Devaraja Market qui est un des plus beaux marchés de l’Inde. Il y a des odeurs d’épices, de jasmin, d’encens et les échoppes sont des mieux arrangées. On se régale en se perdant dans toutes les ruelles comblées.
Je ne dois, par contre, avoir fait qu’une petite partie. Un couturier m’a réajusté ma tunique qui ne va toujours pas. Il fait nuit et je décide de rentrer en rickshaw mais au passage, j’aperçois le palais illuminé. J’ai la chance d’être en période de la fête Dussehra et dès lors, le palais est illuminé de milliers de lampes.
J’ai le grand bonheur, en entrant dans le temple du palais, fermé le matin, d’arriver au moment où commence la cérémonie du soir. Ce fut un moment magique pour moi qui adore ça! J’ai assisté à tout le rituel: se recueillir au son de timbale et cloche en attendant qu’on ouvre le rideau où le brahman habille le je ne sais plus quel Dieu. A l’ouverture du rideau, le brahman passe avec du feu et nous passons nos mains au-dessus sur nous. Puis, il repasse avec de l’eau qu’il nous met dans les mains, on la boit ou on la met sur les cheveux. La dernière chose est une sorte de récipient qu’il pose sur nos têtes baissées. Je me sens bien et en plus, il remette ça dans le petit temple derrière. Je n’hésite pas à y participer. Je suis contente.
En sortant du temple, à 20H, j’arrive juste pour faire mes dernières photos car s’éteignent les lumières.
14 octobre: La journée commence par la colline Sri CHAMUNDESHWARI à 12 km. On peut y accéder en montant 1000 marches mais vu mon expérience d’il y a quelques jours, je préfère la voiture. Là se trouve le temple Chamundi Hill, toujours en activité et très fréquenté. Il y a une file épouvantable (1/2H d’attente) mais je m’octroie un ticket de 100 roupies qui me donne un droit de passage direct. En plus, je n’ai rien vu avec la foule; on nous laisse juste passer devant la Déesse Durga sans s’arrêter. Il y a un autre petit temple derrière moins fréquenté. Par contre, on est a 1062 m, ce qui veut dire qu’on a une vue sublime sur Mysore. A la sortie, il y a un petit musée religieux; je n’ai rien compris à ce qu’il représentait…
A mi-chemin, on s’arrête pour y voir le géant Nandi taillé dans un bloc de pierre noire, datant du 17ème siècle. Il est très beau; un brahman fait la bénédiction devant.
Il est déjà 11H et nous filons au temple de SOMNAPTHUR à une heure de voiture. Petite merveille du 13ème siècle. Il est construit en étoile (24 pointes). C’est le 3ème joyau après Bélur et Halebid. Les frises sont finement sculptées: éléphant, chevaux, guerriers, etc… Au-dessus, ce sont des statues divines. Il y a trois cellas (Shiva, Vishnou et Krisna).
Je rentre à l’hôtel puis vais faire réajuster ma tunique qui ne va toujours pas. Maintenant, poubelle!
A 4H, visite du Railway Muséum avec des wagons de 1920. Je vois pour la première fois un wagon royal; c’est surprenant de voir le confort qu’il y a l’intérieur; le lit est réel, ce n‘est pas une banquette. A côté de ça, il y a les wagons très sommaires d’antan. Je termine ma visite en faisant un minitour sur le toy trein.
Le soleil va bientôt se coucher; c’est le moment de se rendre aux JARDINS DE BRINDAVAN aux milles fontaines illuminées. Ce jardin, à 20 km de Mysore, fait 2 km de long et est séparé par une rivière. J’ai fait la traversée en bateau sinon il y a un pont. Ce n’est que cascades, rapides, terrasses, parterres, fontaines dont une musicale où les jets vont selon la musique. Ce serait le plus joliment disposé dans le monde.
15 octobre: aujourd’hui, départ à 8H30 pour MUDUMALAI à 130 km. En chemin, Ravi m’arrête à NANJANGUD au temple de Shiva Shrikantheshvara que j’avais envisagé zapper car vu assez de temples pour le moment. Finalement, je ne regrette pas du tout car c’est un temple en activité et il y règne une ambiance comme j’aime; je me suis régalée, assistant même à un office. J’ai fait deux fois le tour pour trouver le Ganèche en beurre clarifié, je ne l’ai pas vu à moins que ce soit celui où j’ai fait le rituel mais alors trop petit pour le voir si c’est ça!
Il est 11H et nous reprenons la route pour Mudumalai dans le parc national.
Le KARNATAKA est maintenant terminé et on rentre dans le TAMIL NADU.
Quelle surprise en arrivant à la Guest house Bamboo Banks Farm où le propriétaire m’accueille sympathiquement. Nous échangeons quelques mots notamment sur ses 5 chiens et 5 chevaux puis la patronne me conduit à mon immense cottage: deux chambres, un salon complet, TV, salle de bain immense et pratique. Il est isolé au milieu de l’immense propriété boisée; l’endroit est charmant, super pour se ressourcer. Je suis la seule cliente, c’est dire le calme qui règne ici. Le paradis, c’est ici… Je me ressource pleinement. Je propose au chauffeur d’utiliser la deuxième chambre vu qu’il y a deux entrées indépendantes et qu’il y a un verrou séparant les deux chambres; bien sûr, il fait sa toilette dans la douche publique.
A16H, je pars faire un mini-safari en petit bus (35 roupies soit 50 cents) dans la réserve de 321 km². Je n’ai pas vu de tigres mais des gaurs (bisons indiens), biches, cerfs, des singes à gogo et une végétation luxuriante.
En rentrant en voiture, on s’arrête pour laisser traverser un éléphant avec deux grandes défenses et son cornac sur le dos; je sors le prendre en photo. Peu après, je revois un éléphant sauvage mais le chauffeur n’a pas voulu s’arrêter prétextant que c’est dangereux et qu’ils peuvent charger quand ils sont seuls.
Le soir arrivé, un festin m’attendait; il y avait exactement 9 plats pour moi seule en plus du dessert. Je crois vivre un conte de fée. Il ne manque que mon chéri qui apprécierait cet endroit, je suis sûre!
BAMBOO BANKS FARM: 50€ (réservé par mail, acompte par virement-frais-sinon 44€, pt déj inclus).
16 octobre: J’aurais passé une bonne nuit si à 3H du matin, je n’avais eu une crise sciatique qui m’a fait mal jusqu’au matin. A 9H, j’ai pris mon petit-déjeuner qui fut grandiose. Ensuite, j’ai fait 3 km dans la propriété agréable et calme. Dommage que je n’y suis pas plus longtemps! On m’a apporté une grosse assiette de fruits pour diner vu que je ne mange que cela à midi depuis que je suis en Inde.
Le matin, j’ai fait un tour de la propriété puis cool à l’air avec mon ordi, tapant mon récit.
A 16H, je vais voir les éléphants prendre leur bain dans la rivière à côté d’autres personnes lavant leur linge ou leur vaisselle et d’autres faisant leur toilette; l’eau est brunâtre. Ils ont du courage!
Je m’amuse à regarder un éléphant traverser la rivière puis se couchant sur le côté puis sur l’autre; à un autre moment, il s’assied et tout ça pendant que son cornac et deux autres compagnons le lave avec une brosse.
Ils ont l’air d’adorer de prendre leur bain.
Après, je me rends à la ferme où l’on donne à manger aux éléphants; je suis une heure à l’avance car leur repas est à 18H. Ils sont vraiment bien traités. Ils étaient dix. Leur cornac leur met de l’huile sur le dessous des pattes, leur donne une petite tape amicale. Chacun prépare la nourriture de son éléphant; c’est un mélange de je ne sais quoi formé en un bloc et comme dessert une noix de coco. Ensuite, ils repartent à un autre endroit pour dormir. Ce fut un moment agréable car le fait d’être tôt, je les ai vu arriver un par un et j’ai pu observer leurs mimiques.
17 octobre: Départ à 6H du matin pour MUNNAR à 300 km. Nous faisons une halte à de 20 min pour manger et boire un café vu qu’il n’y a pas eu de petit-déjeuner avant de partir. Je rencontre un indien qui m’accoste dans un français parfait, sa femme est bordelaise! Nous redémarrons notre périple cette fois sans halte, sauf photo vite fait. Nous avons roulé 13H pour faire 300 km. La route vers Munnar est pénible. Nous arrivons à la nuit et cherchons l’hôtel: inconnu de tous même les rickshaws. Ravi téléphone à cet hôtel mais n’est pas plus avancé vu tous les tours qu’il y a à faire. Il demande à un rickshaws, à qui l’hôtelier a expliqué le chemin, de rouler devant nous les 25 km qui nous séparent de Munnar! Nous avons mis au moins 1H30 pour y arriver, ce n’était que trous dans la rue non goudronnée. C’est en étant soulagé que nous arrivons. Le
chemin ne va pas plus loin, c’est une cascade après.
Hélas, le tour opérateur avec qui j’ai réservé n’a pas confirmé mon arrivée bien que j’aie payé le total. L’hôtelier dit ne pas avoir de chambre libre. Il téléphone, Ravi aussi, Kamu téléphone à une agence de Pondichéry parlant mieux français que lui, l’agence me retéléphone. Rien à faire, il faudra essayer de joindre Rates.com avec qui j’ai réservé mais il est trop tard et je suis logée quand même dans une belle suite au bord de la cascade. Je suis un rien énervée…mais quand même contente de ne pas devoir retourner sur Munnar à la recherche d’un hôtel.
Hôtel AMBADY‘S FALLING WATERS: 35€ (rés av Hôtel-Rates.com - bon service, endroit féérique)
18 octobre: au petit-déjeuner, après m’avoir regardé sans me quitter des yeux un instant tout le temps que je déjeunais, l’hôtelier m’annonce que rates.com a confirmé hier soir!!! Moi, j’avais réservé depuis au moins quatre mois… j’opterais sur le fait que l’hôtelier a oublié de m’inscrire et a dû vérifier ses comptes. Je ne sais pas où est le mystère mais il y en a un. Je me sens mieux pour profiter de l’endroit.
J’ai décidé de ne rien faire aujourd’hui, de toute façon, je ne me vois pas refaire de la voiture ni marcher.
Je visite donc la propriété; les cascades coulent à flot, le bruit est relaxant, l’endroit est féérique.
Je ne fais rien. Je profite du temps, fais une sieste et me fais même servir le souper dans la chambre.
19 octobre: départ matinal 8H pour le Parc National ERAVIKULAM à 15 km de Munnar. Il faut d’abord refaire le sinueux chemin de 25 km pour rejoindre Munnar avant d’entamer la montée sur Eravikulam. A partir de là, le paysage est somptueux, ce n’est que montagne tout autour et des plantations de thé à perdre de vue. A l’arrivée au parc, obligation de prendre comme à Madumalai le minibus ou une jeep nettement plus onéreuse. C’est donc en minibus que je me rends presque’ au-dessus de la montagne quoiqu’il y ait encore beaucoup à faire pour y arriver! Au terminus, il y a une montée d’environ 1km pour être sensé aller voir les chèvres Nilgiri Tahr qui sont des chèvres d’altitude très rare; tellement rare, que je n’en ai pas vu une seule! Par contre, le paysage là haut est on ne peut plus splendide. Quand on a vu cette merveille, ces plantations à l’infini, on les garde dans ses yeux pour le restant de la vie. C’est en faisant une photo d’un panneau en redescendant que j’aurais le souvenir de la chèvre Nilgiri Tahr.
Je décide de ne pas me rendre à PERIYAR comme prévu car de la végétation, j’en ai vu tant et tant; je ne crois pas que c’est là que je verrai un tigre ou un ours! Comme par hasard, c’est le seul hôtel non réservé!
Direction directe vers MADURAI avec un jour d’avance. Encore beaucoup de kilomètres mais surtout beaucoup de descente avec tournants, épingle à cheveux, et nausées … Enfin, la route redevient roulable et nous fonçons comme un bolide c’est-à-dire à 60 km/H. J’ai même vu pousser une pointe à 65.
Arrivée à Madurai à 17H30. Comme à mon habitude, petit tour des alentours pour me repérer.
MADURAI RESIDENCY: 30€ (rés av Expédia), hôtel à touristes, propre, gr chambre, bonne nourriture
20 octobre: le chauffeur doit conduire la voiture au garage. je vais donc faire ma visite seule. De toute façon, c’est ce que j’avais prévu car pour circuler ici, il vaut mieux le tuc-tuc. Madurai est une des plus vieilles villes d’Inde, 2ème ville du Tamil Nadu en taille. C’est une ville Sainte à 100,58m d’altitude!
Je commence par le fameux temple Minakshî-Sundareshvar, très vénéré et où a lieu de nombreux pèlerinages; c‘est un des plus exceptionnel du pays. Très en couleur, rénové tous les 20 ans, avec quatre portes d‘entrée aux 4 points cardinaux. Il est double car dédié à Shiva et à Minakshî.
Il règne toute une vie dans ce temple; c’est une petite ville à l’intérieur de la ville avec ses échoppes, ses statues phénoménales, des pèlerins qui vont dans tous les sens; ils prient, font leurs rituels divers.
Je rentre par la porte Sud après avoir déposé mes chaussures. Un guide français se présente et j’accepte ses services bien que je ne retiendrai pas le quart de ce qu’il va raconter. Nous allons de statues en statues parmi ce labyrinthe autour du bassin d’ablution avec un grand lotus en or au milieu et ses plantes aquatiques.
Les plafonds du temple sont joliment ornés ainsi que le sol. J’ai la chance d’arriver au moment où on lave le grand Ganèche au lait. Dans ce temple, il y a beaucoup de grandes statues. Au milieu, il y a le temple proprement dit de Mînaskî interdit aux non hindous bien que j’aie fait quand même une tentative qui a échoué! A la fin de la visite du temple qui pourrait ne pas avoir de fin, tellement on peut tourner sans se lasser, il y a un musée avec encore des statues.
J’y retourne le soir car il y a la cérémonie où on ramène Shiva à sa femme pour la nuit; tout est en musique et des milliers de gens suivent. J’étais fidèle au poste à la borne N°15, comme d’autres touristes qui avaient eu la même instruction du guide, pour bien voir l’arrivée du Dieu. Lorsque la cérémonie fut finie, je suis sortie par la porte Est mais cette fois, j’étais rentrée par la porte Ouest; c’est donc sans chaussure encore une fois que j’ai fait ce tour interminable avec un pied qui commençait vraiment à me faire mal. Je considère cela comme mon pèlerinage personnel!
Pour en revenir à l’après-midi, je fais un peu le Puthu Mandapam près du temple. Ce sont surtout des magasins de saris. Après un bon jus de papaye et une pomme, je visite le Palais Thirumalai Naick qui a une façade encore superbe; d’ailleurs, on ne voit que la cour, ses vestibules extérieurs et un petit musée. Le soir, ils font son et lumière mais j’ai lu dans le guide que c’est plein de moustiques.
Je rentre à l’hôtel car j’ai rendez-vous avec le chauffeur pour lui donner une 2ème partie de l’argent du voyage. Il déconne en me disant qu’il a des frais à sa voiture et me demande de lui donner 16000 roupies de plus sur la totalité du voyage. J’en ai référé directement à KAMU de l’agence Kamuvoyage qui est un homme très honnête et qui m’a bien confirmé que le prix n’avait pas augmenté. Le chauffeur n’avait absolument aucun droit de faire cela. J’espère pouvoir continuer le voyage sereinement.
Je fête aujourd’hui la moitié de mon séjour avec un mouton, non spice, qui m’a quand même arraché la gorge… et une bonne bière de 600 ml.
21 octobre: le chauffeur souriant vient me chercher avec un de ses copains car sa voiture est au garage. Les deux bavards me conduisent au Gandhi Mémorial Muséum que Nehru inaugura en l’hommage de Gandhi. Il y a beaucoup de photos mais je préfère le musée de Delhi. Je n’ai rien appris de nouveau. La seule chose, c’est qu’il y a ici l’habit original qu’il portait lors de son assassinat.
A la sortie, faisant quelques photos, j’aperçois un chapiteau en paille; curieuse comme toujours, je m’y dirige pour voir ce que ça peut bien être. Deux jeunes filles m’expliquent que c’est une école de chant. L’une d’entre elle me fait l’immense honneur de me chanter une chanson qui m’a beaucoup émue. Cette fille avait une voix en or, douce; je la remercie de m’avoir fait vivre un de ces petits moments magiques comme on peut connaître en Inde… Il fait toujours très chaud.
Nous allons maintenant dans le petit village d’ALAGARKOIL qui était, pour le chauffeur, sans importance. J’y trouve un très beau temple bien coloré, surtout bien vivant. Toute la vie locale se fait autour du temple, commerçants, mendiants, enfants, sâdhus, brahmanes, chèvres, singes, chiens; tout le monde est là. Beaucoup d’entres-eux dorment dans le temple, à même le sol. En entrant, je vois une foule se précipiter devant une porte verte, je me dis qu’il va se passer quelque chose donc j’y vais aussi. Il me semblait bien quand même que ces personnes étaient très pauvres et maigres; Finalement, un homme me demande si je veux aussi aller manger le riz. J’ai compris. Je prends une autre direction.
Je visite le temple qui est très beau, très vivant. Les singes sont infernaux; ils volent; ils grognent, ils retournent les poubelles. En sortant, je bois un petit café et mange 4 bricoles de pâte puis reprend un thé.
Nous étions sensé aller ensuite aux grottes Umaiyantankovil mais ce sont les élections aujourd’hui et le passage est barré. La ville est hautement surveillée. Des sirènes retentissent. Des pétards vont dans tous les sens. J’ai toujours mal au pied à cause d’avoir marché trop pieds nus sur des pavés hier, donc je décide que je serais aussi bien à l’intérieur à me relaxer que dans cette foule en délire. La visite se fera demain en partant vers ma prochaine destination, en espérant ne plus avoir mal car c’est encore des temples.
22 octobre: la journée débute à 8H en direction des grottes Umaiyantankovil que je ne n’ai pas su faire hier à cause des élections. Pas mieux aujourd’hui, c’est fermé; on est trop tôt. Comme on a de la route, je préfère ne pas perdre de temps à attendre au milieu des singes qui grognent et d’aller au petit village de PILLAYARPATTI. Pour se faire, nous devons repasser par Madurai. Le chauffeur retourne au garage pour une bricole et va faire le plein d’essence. En fait, s’il l’avait fait avant, la grotte aurait été ouverte.
Une bonne heure plus tard, nous sommes enfin arrivés au temple où il y a un Ganeshe magnifique et impressionnant. Ce serait celui-ci qu’on voit sur les cartes postales au Tamil Nadu. C’est un temple vivant. En arrivant, je cherche directement Ganèche, pas de mal à le trouver, je le regarde comme hypnotisée: je le pensais même en or alors qu’il est taillé dans la roche mais le reflet de toutes les bougies autour de lui donne cet effet optique. Ce Ganèche a aussi la particularité d’avoir la trompe à droite, ce qui est très rare; pour ma part, c’est la première fois que je le vois ainsi. Je suis tellement séduite que je refais un tour pour le revoir, qu’il est beau!!! A ce moment, la musique entre dans le temple avec un jeune homme et sa mère tout deux fleuris, et leur suite. Mon hindi n’est pas assez bon pour comprendre ce qu’un indien m’a expliqué!!!
Quand la cérémonie fut terminée, en sortant, il y avait une autre fête dans le petit temple à côté. Là, c’était une vache et son petit qui étaient fleuris et avaient leur suite. Il s’en suit une cérémonie avec toutes sortes de produits que le brahman a mis sur la vache puis tout le monde l’a touchée; ensuite, ils ont fait un grand feu et jeté des offrandes, des branches et je ne sais tout quoi. Je n’ai rien compris non plus mais ce fût encore un moment magique. A la fin, je veux récupérer mes chaussures mais il pleuvait à seau, je vous laisse imaginer la suite… toujours des problèmes avec ou sans chaussures…
Quelques heures de voiture et enfin voici RAMESWARAM. On y arrive en traversant un pont impressionnant en longueur, au-dessus de la mer. Ma première impression me fait un peu peur car il y a des ordures partout, des huttes en paillotte, c’est vrai qu’il y a eu un cyclone en 1964 ravageant beaucoup de choses. Je m’en rends encore mieux compte à la pointe de DANUSHKODI là où on peut voir le Sri Lanka.
Je n’ai pas été à l’aise aujourd’hui car je sens le chauffeur tendu, irrité voir énervé. Le soir même, je lui envoie un sms avec l’aide de mon dictionnaire anglais, pour lui signaler que si ça continue, je termine le voyage sans lui. Il ne m’a pas répondu. Kamu m’a téléphoné ce soir pour voir comment ça se passait, je lui explique et 1H après, il m’appelait pour me dire qu’il m’envoyait un autre chauffeur après-demain. Il est très professionnel. Je crois qu’il est fort déçu car c’était un ancien collège à lui et il ne croyait pas ça de lui.
Hôtel VINAYAGA: 33€ (rés av Rameszhwaramhotel.net) Propre, bonne cuisine, personnel neutre. Il y règne une odeur désagréable. Bcp trop cher pour cet hôtel.
23 octobre: la journée commence mal. En me levant cette nuit, j’ai glissé dans la salle de bain et fait le grand écart (enfin presque). Je vais redormir. Je devais aller voir le lever du soleil. A mon réveil, je ne pouvais plus poser la jambe à terre. J’ai pris du relaxant musculaire, antidouleurs, anti-inflammatoires et massage à l’huile et me suis rendormie. A 9H, j’étais à peu près retapée. Départ pour le dernier jour avec Ravi puisque Kamu a décidé de me changer le chauffeur. Je me rends au temple Ramanath Swami où je réussi à m’introduire dans le lieu où seuls les hindous peuvent aller; j’ai suivi une famille pour le rituel tout le long des couloirs mesurant 210m. Le rituel veut qu’on reçoive un seau d’eau sur la tête au début puis tout le corps ensuite (habillé). Cette eau est puisée dans les 22 puits contournant le temple (en fait, j‘ai loupé les 3 premiers). Ensuite, les pèlerins terminent par un bain dans la mer; ça je ne l’ai pas fait! J’ai préféré prendre le bateau pour faire un tour en mer, ce n’était pas fort intéressant. On n’a pas été bien loin!
Il y a du soleil donc les habits sont secs.
Je pars en direction de DANUSHKODI qui est le chemin menant à la pointe mais les 4 derniers kilomètres sont faits en camion, serré comme des sardines, et les fesses sautant sur la planche qui nous sert de siège. Nous sommes au moins 30 dans ce petit camion, et encore avec plein de monde sur le toit. Là, tout est détruit et rien reconstruit, tout un village en ruine. Des briques partout sur la plage. Quelques familles vivent dans des maisons en paille. Je rentre à l’hôtel pour m’endormir de 3H½ à 10H½; J’étais vraiment fatiguée.
24 octobre: Ce matin, je me lève à 5H et me dépêche pour aller voir le lever du soleil et les pèlerins se baigner. Pas de chance, nuages, pas de soleil mais des pèlerins tant qu’on veut. Je rentre à l’hôtel et fait connaissance avec mon nouveau chauffeur. Je ne sais pas pourquoi mais il ne me plait pas. Nous roulons 12H pour arriver à KANYAKUMARI en passant par les cascades de Courttalam. Puis de plus belle nous continuons notre route sous une pluie torrentielle jusqu’à la pointe de l’Inde.
LAKSHMI TOURIST HOME: 14€ (rés avec Laterooms - pte ch, propre, simple, pas eau ch).
25 octobre: aujourd’hui, j’ai du mal à commencer ma journée; ça m’ennuie qu’il n’y a pas de pet-déj dans l’hôtel et que je dois remonter 4 étages à pied. C’est à 10H, sous la pluie, que je démarre ma randonnée. D’abord, je cherche le chauffeur pour récupérer mon KW dans la voiture; comme je ne le trouve pas, je lui téléphone et vais déjeuner/diner en attendant. A partir de ce moment, il a fait soleil; je n’ai jamais eu besoin du KW. Kamu m’a téléphoné pour voir si tout se passait bien avec le chauffeur.
Je commence enfin mon périple par la visite du mémorial de Gandhi. Il y a quelques portraits le représentant depuis son jeune âge jusqu’à sa mort. Mais, c’est surtout la structure qui attire l’attention; elle fut érigée à l’endroit où une partie de ses cendres ont été plongées dans la mer. Je prends un moment pour méditer.
Tout à côté, il y a le mémorial Kamaragar, qui fut un peu le Gandhi de l’Inde du sud. Uniquement des photos. Pas très intéressant pour nous car beaucoup moins populaire que Gandhi donc moins connu.
Je pousse une pointe jusqu’à la vieille tour, vraiment pas belle, mais d’où on peut mieux voir le rock Vivecananda et le coucher du soleil. Je comptais continuer jusqu’au Sunset point (vue) quand, tout à coup, je suis attirée par des tambourins et des cris sur la plage. Je me dirige vers l’assemblée et là, j’assiste à un rituel étrange: un homme en transe puis un deuxième. Ils crient, rient, tournent les yeux, sont suivis de très près par deux brâhmanes et au fur et à mesure, on leur met des produits colorants sur la peau. Je suis assise à terre parmi eux me demandant comment cela allait finir! En fait, ils se sont à un moment calmés et tous les gens ont été les trouver pour recevoir leur bénédiction, en leur offrant des cadeaux ou de l’argent; c’est à ce moment que je me suis éclipsée me demandant toujours ce que c’était pour un rituel! Bien ou mal! Enfin, je n’ai pas été me faire bénir là…
Je rentre à l’hôtel prendre une douche froide et téléphoner à mon chéri, ayant un peu le cafard aujourd’hui.
Je pleure un peu; je crois que la fatigue me gagne.
Mais je me reprends assez vite en repartant dans l’intention de prendre le bateau mais trop tard, ils ne sortent plus aujourd’hui. C’est au temple Kumaïri Amman que je me retrouve à faire un rituel, accompagnée d’un guide. J’aperçois la magnifique déesse Kanya Devi qui protège le pays. On dit que lorsqu‘on la vue une fois, elle reste dans notre tête; je le crois aussi! Pas de photo. Un peu plus loin, un tout petit temple; je rentre et c‘est elle aussi; je peux la photographier.
Demain c’est la Diwali, grande fête des lumières; beaucoup de monde se promènent, comme moi, le long de la plage parmi les nombreuses échoppes. Il y règne une ambiance festive. Les pétards commencent à résonner et les feux d’artifice à étinceler. Je fais quelques achats avant de me rendre dans un resto conseillé par le routard et le lonely planet; et bien, je me suis crue à la cantine d’un pénitencier. Pas un des dix serveurs présents n’avaient un semblant de sourire. Bonjour l’ambiance. J’ai eu vite fini mon repas pas si extraordinaire que ça. De ma chambre d’hôtel, j’aperçois le rock Vivekananda et la statue de Thiruvalluvar illuminés; j’en parlerai plus demain quand j’aurai pris le bateau de grand matin!
26 octobre: aujourd’hui, c’est la fête DIWALI; pétards, lumières partout…..Je me rends au point de vue où se rencontrent l’océan indien droit devant le mémorial Gandhi; à sa droite, le golf du Bengale; à sa gauche, la mer d’Oman. Kanyakumari ainsi que tant d’autres villes environnantes ont été victime du Tsunami en 2004. Il y avait dix jours que j’étais rentrée de mon voyage au Kerala et à Goa. On a construit des hébergements sans chambre pour les plus démunis. Je les ai vus dormir à même le sol, moi qui me plains toujours de mes matelas, je ne devrais plus…..
A 6H du matin, je pars pour voir le lever du soleil qui n’aura pas lieu puisqu’il y a des nuages mais on peut l’imaginer à certains moments. Je me plante jusque 7H45 pour prendre le ferry qui nous conduira au Rock Vivekbananda dédié à un philosophe du 19ème siècle. C’est sur ce rocher qu’il lui a pris l’idée d’aller méditer trouvant l‘endroit propice. A 10H, je visite son ashram étonnement grand; on y trouve des dizaines de loges, des écoles, un restaurant, une réception et au final, une étonnante statue de lui, très beau, face à son tombeau.
Ensuite, direction SUCINDRUM et NAGERCOIL pour voir deux temples. En chemin, des jeunes m’interpellent pour assister à un petit festival; j’y vais sans hésiter mais comme j’étais juste partie pour faire une photo, le chauffeur s’est inquiété et est venu à ma rencontre.
A Sucindrum, je n’ai pas pu rentrer dans le temple car j’avais mon appareil photo et pas d’argent sur moi pour le laisser à la consigne. Au retour, il était fermé. L’aspect extérieur est très joli, tout gris.
A Nagercoil, j’arrive au moment de l’office ce qui m’arrange; le serpent et Shiva sont vénérés. Dans la cour, il y a deux énormes serpents de chaque côté de la porte argentée.
A 5H, j’arpente les ruelles, aux endroits douteux, pour me rendre à l’église; je ne cache pas que j’avais hâte d’arriver! Très belle église avec un christ bleu ciel magnifique; pas de chaises; on s’assied à terre; le confessionnal vaut la peine d’être vu; ça doit être le premier qu’on a créé… Je vais à la place des commerçants pour terminer ma soirée. Je voudrais aller voir le fakir mais n’ai plus retrouvé l’endroit que j’avais vu en passant en voiture.
C’est fête, je mange du mouton et bois de la bière.
27 octobre: pas grand-chose à dire aujourd’hui. A 6H du matin, je suis sur le toit de l’hôtel pour admirer le lever du soleil; il pleut; il y a de gros nuages; je n’aurais pas eu mon lever de soleil.
Le TAMIL NADU est maintenant terminé et on rentre dans le KERALA.
En chemin, je visite le palais Padmabbapuram qui est construit en grande partie en bois de teck. Son style est proche des palais chinois ou japonais. Le sol est luisant grâce à sa composition: blanc d’œuf, coque de noix de coco brûlées, acajou, ébène. Il est original. Mais il faut tout faire pieds nus même le jardin qui, par contre, est magnifique. J’ai mal aux pieds nus…
Nous continuons notre route jusqu’à KOVALAM où je profite d’emblée d’un massage ayurvédique qui consiste à m’enduire d’huile sur tout le corps comme si j’étais tombée dans une cuve. Puis avec des gestes très précis, a lieu le massage complet. Ensuite, mise dans un caisson à vapeur avec juste la tête qui sort puis lavée comme un bébé; en plus, on me fait prendre un médicament ayurvédique qui m’était nécessaire.
Hôtel SANTHIGIRI: 27€ (mais rés av hostelbookers- correct - personnel chaleureux. Centre ayurvédique.
28 octobre: j’ai été malade la nuit donc je suis très fatiguée le matin; je me repose et ne sortirais que pour aller voir le bord de mer et boire un coca sur la digue. Le soir, je fais mon 2ème massage.
29 octobre: Ce matin, je vais me baigner dans la mer d’Oman qui est chaude; c’est très agréable; je passe la matinée à la plage. A 2H, je fais venir le chauffeur pour m’emmener au petit village de vizhinjam Harbour à 3 km. C’est un village de pêcheurs, village pauvre mais typique à souhait. Les trois communautés cohabitent donc les chrétiens, les musulmans et les hindous. J’assiste à la vente aux enchères des poissons. J’y serais restée des heures tellement ça vit puis je vois de beaux gros poissons. Toutes les barques rentrées au port sont très bien alignées. Ca valait vraiment la peine de pousser une pointe jusque là.
Ensuite, quelques kilomètres plus loin, nous roulons vers la colline de Chowara d’où la vue est saisissante; elle offre un paysage unissant la palmeraie, la plage et la mer de Kovalam. Super mais il commence à pleuvoir. Je rentre faire mon massage.
30 octobre: Je quitte Kovalam à 9H après avoir acheté quelques produits ayurvédiques. Je passe d’abord voir le temple de VARKALA mais on ne me laisse pas entrer car réservé aux hindous, juste la cour. Puis je me rends au point de vue où on a une vue plongeante sur la plage. Je fais un tour au marché tibétain et vais boire un cocktail de jus comprenant ananas, betterave, carotte, citron et Ginger. Délicieux.
C’est à KOLLAM que je fais mon prochain arrêt mais sans plus, juste un coup d’œil sur la plage. Je suis de nouveau fatiguée.
Enfin, il est 3H; j’arrive à ALLEPEY. Petite guest-housse super bien tenue et accueil très chaleureux. Je demande à Rachid de s’occuper de mon programme pour les 2 prochains jours sinon, ici, je ne suis pas sortie de l’auberge. Je suis très loin de tout.
Hôtel SOUTHCANAL HOLIDAY: 25€ (rés par mail - Belle petite ch. Très propre. Bon accueil)
31 octobre: Je débute cette journée en rechargeant ma carte Vodafone ce qui nous a pris exactement 3/4 H. C’est l’Inde... Ensuite, je fais 5H de pirogue à travers les bachwaters qui sont des petits canaux qui mènent partout. Je passe à travers de petits villages typiques où les habitants ne peuvent se déplacer qu’en pirogue ou canoë. On traverse les rizières. C’est vraiment un moment de relaxation où l’on se fait bercer par les vagues provenant des gros bateaux! Seulement, après ce moment de relaxation, arrivée au port, je ne trouve pas mon chauffeur qui a 1/2H de retard. Je l’engueule comme un poisson pourri et il l’a bien mérité parce qu’il me prend pour une novice, s’éclipsant à chaque fois qu’il peut et essayant de me ramener à l’hôtel le plus vite possible. Je n’ai pas de chance avec mes chauffeurs; je crois que c’est parce que je suis une femme seule…..ils se croient tout permis, me pensant faible, mais ils se trompent!!!
1er novembre: en matinée, je fais le vieux marché où l’on vend en gros; des camions pleins de bananes, des épices par sacs et une ambiance indienne; je n’apprécie pas car je suis fatiguée. Je fais ensuite le new marché que je n’apprécie pas plus car j’ai trop chaud et je dégouline; en plus, je ne suis pas dans le secteur qui m’intéresse. Le chauffeur m’a laissé dans le secteur bijoux… Je visite une église et un temple jaïn où je ne peux pas entrer.
Après-midi, c’est en ferry que je vais à CHANGANASSERY pour découvrir, cette fois, les grands canaux. Nous mettons 3H pour faire 25 km vu qu’il s’arrête tous les 300m pour déposer ou embarquer des riverains.
Je fini par m’endormir. Après, je visite encore une église puis je rentre à l’hôtel où je rencontre deux français qui viennent d’arriver. Nous avons pris l’apéro et manger dans la cuisine avec les propriétaires.
2 novembre: ce matin, nouvelle direction mais avant je m’arrête un moment admirer la mer et ses rouleaux à MARANI Beach. Ensuite, direction COCHIN. Je ne fais rien l’après-midi sauf à 4H où j’assiste au spectacle de Kathakali qui est une forme très ancienne de danse théâtrale mimée du Kerala. Il n’y a pas de paroles, juste des gestes bien précis, des mouvements des yeux. J’assiste auparavant à leur maquillage qui prendra 1H15. C’est spectaculaire…En fait, le spectacle qui pour les touristes durent 1H30, en réalité, prend toute une nuit. Je vais me restaurer au Tibétain juste à côté de la salle. Je me régale.
Hôtel ORION HOLIDAYS: 22€ (rés av IHS - Intech hôtel solution - très propre, eau chaude, accueil sympa.
3 novembre: Je commence ma journée de bon matin après un copieux petit-déjeuner. Mon point de départ est la Basique Santa Cruz construite en 1557 par les Portugais. Quelques mètres plus loin, ce sera l’église Saint Francis que je visiterais. C’est la plus ancienne église du pays, fondée en 1503. C’est là que l’explorateur Vasco de Gama fut inhumé en 1524 avant d’être rapatrié à Lisbonne quelques années plus tard.
Tout droit devant moi, je vais vers la mer où m’attendent les carrelets chinois qui sont des filets de pêche carrés, accrochés au bout d’un bras articulé que les pêcheurs descendent pour les remonter quelques minutes après. Ils n’ont plus beaucoup de travail alors ils appellent les touristes sur leur bateau pour les faire visiter ou les prendre en photos, pour se faire un peu d’argent.
Je me dirige vers le palais Mattancherry appelé aussi palais Hollandais, qui fut construit au 16ème siècle par les Portugais évidemment. Je traverse ensuite le quartier juif pour arriver à la synagogue construite en 1568. Elle contient des textes sacrés très anciens.
Je téléphone au chauffeur qu’il vienne me chercher mais il arrive avec 3/4H de retard; il attendait d’un côté et moi de l’autre. L’après-midi, il me conduit au cimetière des néerlandais qui est fermé.
Ensuite, il m’emmène visiter le musée de la marine qui m’a beaucoup plu. Il y a eu une panne de courant quand j’étais à l’intérieur; je me suis retrouvée dans le noir total. Ça fera deux fois dans le voyage… C’est à tâtons que je regagne la sortie! Je termine la visite une torche en main!
Je me rends après au musée indo-portugais où je découvre différents articles religieux.
Le soir, je retourne au resto tibétain manger des momos délicieux!
4 novembre: Journée plutôt calme aujourd’hui. J’attends Kamu qui vient me rencontrer. Il a fait expressément le trajet en train de nuit pour me voir; il retourne ce soir également en train de nuit. C’est un homme très gentil, honnête qui mérite vraiment que son agence prenne de l’ampleur. Il n’a pas hésité à me changer de chauffeur quand celui-ci fut malhonnête financièrement. Il est arrivé un bouquet de rose à la main. Très sympa. Après avoir discuté un long moment dans un café, nous sommes allés promener dans le quartier juif. Je le quitte à 3H car j’ai rendez-vous aux arts martiaux où je vais assister à une démonstration; Je n’ai jamais tant regretté d’être assise au premier rang. Ouf!!! J’ai bien cru ramasser un sabre ou un couteau qui se serait échappé de leurs mains. C’est surprenant, fascinant comme un corps humain peut arriver à faire des choses semblables avec de l’entraînement, de la concentration, du yoga. Ca s’appelle le kalaripayattu qui est la base de tous les arts martiaux confondus. Je compte assister à un concert de musique classique au violon mais je ne sais pas encore si j’aurais le courage. Kamu vient de m’apprendre que demain de 6H du matin à 6H du soir, aucun véhicule ne circulera dans le Kerala (grève des communistes qui sont majoritaires ici). Donc, nous devons partir à 3H30 du matin si on ne veut pas être bloqué ici.
5 novembre: Bien réveillée, je me mets en route à 3H30 comme prévu. Arrivée à 6H du matin à GURUVAYOOR. La chambre est prête car Kamu avait téléphoné la veille à l’hôtel pour expliquer le problème. Donc, je peux directement me reposer et je me rendors jusqu’à 9H. Après, j’ai du mal à me mettre en route. Mais après avoir trainé dans la chambre une heure, je pars à pied découvrir le fameux temple de Krisna où je ne peux pas rentrer (je le savais). J’ai donc tourné autour en m’imprégnant de l’ambiance spirituelle crée par les nombreux pèlerins. Le temple n’a aucune allure extérieure; on dirait l’entrée d’une gare; je ne mets pas en doute qu’une fois à l’intérieur, c’est autre chose… Je profite pour acheter quelques petits cadeaux en traînant dans les alentours. Je rentre à l’hôtel après avoir mangé un plat végétarien mais je me trompe de chemin et je suis revenue dans l‘autre sens; j’ai fait une boucle derrière l’hôtel!!! A 2H30, je fais un massage ayurvédique; ce sera le dernier. J’ai été massée par deux dames: le massage à quatre mains.
Sitôt après, j’ai hâte de me rendre à la résidence des éléphants; le chauffeur ne roule pas assez vite pour moi tellement j’ai peur de ne pas les voir manger. Mais pas de soucis, j’ai tout vu... Ils étaient une soixantaine, tous attachés par une patte, à une bonne distance l’un de l’autre. Il y a plusieurs espèces. Ils ont tous un petit quelque chose de différent parfois un grand quelque chose de différent! Ils mangeaient des feuillages, des branches; ils balançaient les branches sur leur dos; ils font des mimiques incroyables avec leur trompe; ils sont joueurs. J’ai assisté aux bains de quelques uns d’entre-eux. Ils écoutent bien leur cornac. Ils adorent se faire laver. Ils se couchent sur leur côté avec délicatesse quoiqu’on puisse en penser…. J’ai vu….C’est vrai! Bref, je me suis régalée et j’ai passé un merveilleux moment parmi ces pachydermes; un moment magique que je n’oublierai jamais…
Hôtel SREE GOKULAM SABARI: 10€ (rés av Makemy trip - très propre - confortable - aimable)
6 novembre: Départ pour CALICUT, la dernière ville de mon périple. D’abord, on s’arrête à quelques km de Guruvayoor pour voir l’église St Thomas à Palayur qui date de 1607 et où l’apôtre Thomas aurait atterri, si j’ai bien compris car je ne peux que supposer vu mon manque de progrès en anglais. Je visite le petit musée qui pleins de vieilles choses catholiques remontant à l’église précédente. J’assiste aussi à un office; ce qui est marrant, c’est que les catholiques procèdent de la même façon que les hindous; ils sont assis à terre, pieds nus, font des chants; ils étaient nombreux! Il faut savoir aussi qu’en Inde, chaque église a son école avoisinante.
Ensuite, arrivant à Calicut, escale au port où je fais l’aller-retour de la jetée faisant 2 km puis visite du port normalement non autorisée. J’arrive enfin dans la big city de Calicut; quel fouillis là-dedans; je verrais tout cela demain. Ca me paraît bien arde!
Hôtel MALABAR PALACE: 40€ (rés av Stayzilla - luxe - propre - sympa).
7 novembre: Je n’ai pas fait grand-chose. Tout est fermé, si j’ai bien compris, c’est une fête musulmane mais je ne comprends pas pourquoi les hindous font la fête aussi… Tout est prétexte!!8 Je me remets de ma petite soirée bien arrosée en solo…. Il ne manquait que mon chéri pour partager ce moment avec moi.
8 novembre: Départ aéroport vers MUMBAY; le vol est à 1H55. Je me sépare de mon chauffeur. Kamu me téléphone pour me remercier d’avoir fait le voyage avec kamuvoyage mais c’est moi qui le remercie car il a toujours été là quand il fallait, prenant régulièrement des nouvelles, n’hésitant pas à changer le chauffeur pour que j’aie un meilleur confort. Il est même venu me rencontrer à Cochin. Je le recommande vivement. Pas de soucis pour mes bagages; la balance n’allait pas donc pas de kilos superflus… Je me bats avec les taxis à l’aéroport comme d’habitude mais j’ai gain de cause.
Hôtel ARMA RESIDENCY: 23€ (rés av hôtels.com - pte chambre propre ms défraîchie - près aéro international -sinon très mal placé, loin du centre - pas cher pour Mumbay)
9 novembre: Je ne voulais pas sortir de la chambre ce matin mais je me dis pour mon dernier jour, je vais sortir quand même. Tout compte fait, j’aurais mieux fait de suivre ma première idée. Je n’ai pas bien profité. Je suis partie de l’hôtel à 10H pour aller voir les Dabbawallaks, ces hommes qui recueillent les diners que les ménagères cuisinent pour leur famille les font parvenir, par train, à la personne concernée. Il faut rappeler que je les avais loupés à mon arrivée vu que c’était le week-end et qu’ils ne travaillaient pas… Aujourd’hui, j’ai loupé l’arrivage du train donc je n’ai vu que la fin quand ils chargent les récipients sur les vélos et les charrettes pourtant j’étais partie 1H30 à l’avance mais les embouteillages et l’hôtel à 20 km, le banquier qui me tient 25 minutes pour me changer 30 euros qui finalement ne me changera pas… En fait, j’ai fait 5 banques et personnes n’a pu me changer mes 30 euros; c’est finalement un type à qui j’ai demandé le chemin qui m’a accompagné et me les a fait changer en noir à un gars sur le trottoir. Il y a des choses ainsi en Inde qu’on ne peut expliquer! À quoi sert une banque ici? L’hôtelier lui voulait me les reprendre à
55 alors que le taux est de 67 actuellement.
Bon après tout ça, je reprends un taxi et me dirige vers le planétarium et le musée Nehru. J’ai assisté à la séance en langue du pays qui n’est pas l’hindi mais de toute façon, je ne comprends pas l’anglais alors… c’est juste pour la vue; j’avais fait la même chose à Calcutta. Le musée ne m’a pas intéressé comme je croyais mais c’est sûrement le trop plein de visites!
J’avais réservé ma nuit à l’hôtel pour me reposer avant de partir et me doucher et voilà que trois hommes viennent démonter la télévision alors que je suis dans mes préparatifs; je les ai viré de la chambre après dix minutes.
Mon avion part à 2H45 du matin et ainsi se termine mon voyage de six semaines en Inde!
Merci à mon amour de m’avoir laissé faire ce long périple!
Marie
MUMBAY
HOTEL ROYAL CASTLE
76 August Kranti Marg MUMBAY (+91222388388887)
HUBLI
HOTEL ASHOKA TOWERS
Lamington Road HUBLI (0836 2362271/2362271/09845557790
BADAMI
HOTEL LIKE HERITAGE
HAMPI
RANJANA GUEST HOUSE Behind Govt School HAMPI
TEL/09448989304 / 08394 / 241696
HASSAN
SOUTHERN STAR HOTEL
B.M. Road HASSAN (0091/8172251816
MYSORE
HOTEL THE GALLERY VIEW
Deshika Road MYSORE
BANDIPUR-MUDUMALAI
BAMBOO BANKS FARM GUEST HOUSE
MUNNAR
HOTEL AMBADY’S FALLING WATERS
Kurisupara, Kallar - Mangulam Road Kallar - Vattayar PO
MADURAI
THE MADURAI RESIDENCY 15, West Marret Street
RAMESHWARAM
HOTEL VINAYAGA 5, Railway Feeder Road RAMESHWARAM
KANYAKUMARI
LAKSHMI TOURIST HOME
2-18, A6 Near Thaermoodu KANYAKUMARI
TEL 04652 246262/00914652-246161
KOVALAM
HOTEL SHANTIGIRI LIGHT HOUSE ROAD - KOVALAM
ALLEPEY
HOTEL SOUTHCANAL HOLIDAY
Civil station Ward (near Lighhouse) MUPPALAM - ALLEPEY
TEL (SHARMER 9895570966 / 9349870966
COCHIN
ORION HOLIDAYS
K L Bernard Master - Road Njaliparambu jonction (fort Cochin)Tel 9846052897
GURUVAYOOR
SREE GOKULAM SABARI North Outer Ring Road GURUVAYOR (487 2560 148)
CALICUT
HOTEL MALABAR PALACE
Manuelsons Jn, G.H. Road, KOZHIKODE (0495 2721511)
MUMBAYHOTEL ARMA RESIDENCY
74/P Kherani Road, Opp. Andromeda Gundocha Oncl., Sakinaka, Andheri E MUMBAY Tel: +912267314100
MARIE
Ça y est, c’est le grand jour, nos amis viennent nous chercher et nous emmener à la gare, ils sont aussi anxieux que nous (ils aimeraient être à notre place).
On discute, on charge les bagages et on y va.
Ils nous quittent sur le quai avec de grands au revoir à la hindi.
Le train démarre et c’est parti.
En cour de route 1ere annonce le train prendra du retard, les intempéries. C’est pas grave, on a prévu 3 heures entre le train et l’avion. Gare de Lyon, rer, Roissy, pas de problème, 2 heures d’attente, enregistrement, on discute avec des french qui vont sur Varanasi et on embarque.
Nouvelle annonce, 2 heures d’attente, ils doivent dégivrer les ailes de l’avion pour décoller. Petit problème, nous avons 3 heures de transit à New Delhi avant d’atterrir à Mumbay.
18 Décembre 2010
Nous arrivons à Dhelhi avec plus de 2 heures de retard, il n’y a pas de réel transit, nous devons récupérer nos bagages et nous réenregistrer pour Mumbay.
Douanes, bagages, comptoir Air India, notre avion est parti, il nous faut en prendre un autre, la galère commence, welcome in india.
Après différents comptoirs, après différentes directions, après différentes négociations, nous finissons par rencontrer un jeune homme à qui nous réexpliquons notre problème, 5 minutes après nous avions nos cartes d’embarquement pour le prochain vol , comme quoi !!!
Malheureusement nous arrivons vers 19 heures , alors qu’ont devait y être vers 15 heures pour profiter de Mumbay.
Prepaid taxi, course folle à travers la ville pour rejoindre notre hôtel prés de Victoria Station, après ces 2 jours de transports nous pouvons enfin nous reposer, mais la chaleur et le bruit de la ville nous tiennent éveillés.

19 Décembre 2010
Réveil à 7 heures, nous devons reprendre un autre avion pour Kochi.
Après un breakfast local, nous voilà reparti vers le domestic airport , c’est dimanche, les rues sont moins surpeuplées que la veille.
Vers 13 heures nous arrivons à Kochi, notre chauffeur (Senthil) nous attend et nous partons directement sur Alleppey.
Nous sommes enfin arrivés à destination , l’accueil est à la mesure de la guesthouse, chaleureux et souriant , le feeling passe bien.
Après s’être installé, nous dégustons un excellent Byriani et partons assister au coucher de soleil sur la plage. J’allume une cigarette et l’on me conseille de faire attention , il est interdis de fumer en public en inde, que ce soit dans les lieux publics ou dans la rue.
L’équipe de la Guesthouse nous invite à la fête de la ville de fin d’année qui commence le soir même.
Dans le centre ville, des milliers de personnes de partout, des couleurs, des lumières, des pétards, des feux d’artifices, des klaxons et j’en passe.
Après avoir essayé de remonter une rue principale, nous voila devant une grande scène avec un festival de chant et de danse avec des costumes et des couleurs lumineuses.
Le plus de ce spectacle, chaque personne qui en avait envie donnait sa musique au régisseur et présentait son spectacle.
Un peu fatigués, nous rentrons à la Guesthouse, un bon petit diner, une bonne petite bière locale et vers la fin du repas, l’équipe de la Guest avec qui le feeling passait bien, s’est mis à chanter et danser pour finir la soirée.
  
20 Décembre 2010
Nous nous levons tard, il fait déjà chaud (30°) et ce sont les corbeaux et les klaxons qui nous y obligent. Après un petit déj local, nous décidons d’aller visiter Fort Cochin.
Tiens nous sommes dans une zone touristique , promenade sur les bords du lac (Vembanad), visite d’une église, visite d’une autre église, d’une Synagogue, d’un musée d’architecture, un petit Lassi ananas et nous repartons. Nous n’avons pas été transcendé par l’endroit. Sur la route du retour, nous nous arrêtons à Marari beach, juste avant le coucher de soleil, là oui, magnifique plage sous les cocotiers, quelques bateaux de pécheurs, des hommes reprisant leurs filets et ce soleil si rouge qui s’éloigne au loin, nous restons jusqu’à la nuit tombée, assis sur le sable , un ange passe.
Arrivée à la guesthouse , un diner nous attends, puis une partie de pions (jeux national) boucle notre journée. La fatigue et la chaleur nous empêche de dormir, il est tard.
  
21 Décembre 2010
Une bonne douche, un bon petit déj et nous sommes prêts pour des courses. En marchant le long de la berge du canal un temple Jaïn nous interpelle. Il est petit mais avec un certain caractère. Une personne au loin nous propose de rentrer, nous retirons nos tongs et nous voilà dans le temple. Un Hindou nous accompagne et nous explique l’historique du lieu et la religion, notre cerveau occidental a du mal à tout comprendre mais bon.
Un Jaïn vêtu de blanc , son tissus sur la bouche et le nez , prie devant l’autel dans un silence « évangélique ».
Arrivés dans le centre, nous nous achetons quelques médications ayurvédique et nous entrons dans un magasin, j’ai besoin de 2 Kurta pour le voyage. De charmantes demoiselles nous accueillent dont une qui nous conseillera tout au long de nos achats. Les Kurta sont trop longues, aussi bien au niveau des manches, que de la longueur, qu’à cela ne tienne, 30 minutes plus tard, je les avais sur mesure.
Nous repartons vers la guesthouse avec un touc touc (ferrari) . C’est l’heure de prendre le gouvernement boat sur les bachwaters. 20 minutes après nous étions sur le bateau avec les écoliers et les travailleurs qui rentraient chez eux. Les canaux sont tout simplement magnifiques, cocotiers, rizières, maisons multicolores etc…
Senthil nous invite pour partager un bon gouter à la kéralaise dans sa famille. Les enfants sont beaux et ils sont rois.
Nous sommes encore invités dans une autre famille dont le fils scientifique nous fait profiter de sa passion pour le monde sous marin, il donne des conférences sur la protection de la mer.
En rentrant à la guesthouse nous rencontrons un français avec qui nous passerons la fin de la soirée.
 
22 Décembre 2010
Après des au revoir et des pincements au cœur, nous partons pour Périyar. Le Kérala foisonne de végétation tropicale.
Notre chauffeur Senthil est vraiment sympa, nous rigolons bien dans la voiture, tout en écoutant de la musique Bollywood ou occidentale, il y a même un écran à l’arrière pour notre fils quand les trajets sont un peu long.
4 heures après , nous nous installons dans la guesthouse de périyar, la propriétaire est d’une gentillesse. Nous allons visiter des plantations de café, cacao, cardamome, clou de girofle, ananas, gingembre et j’en passe. Nous rentrons au village, achetons quelques épices, réservons un spectacle de Katakali et un massage ayurvédique. En attendant nous prenons un bon thé massala tout en admirant certaines architectures, mais surtout la vie et les couleurs toujours en mouvement.
Dans la salle un danseur fini de se maquiller et de s’habiller devant nous. Puis avant le spectacle, un danseur apparait tout en costume et maquillage. Une explication de la musique, de la gestuelle du corps entier et du scénario nous est donnée. La musique, très lancinante, et les mimiques des yeux des danseurs étaient impressionnantes.
A la sortie nous sommes allez directement au massage. La file d’attente était assez importante, mais grâce à la réservation, 5 minutes après, le massage commençait.
J’ai emmené mon fils avec moi.
D’abord déshabillage, je garde mon slip, le masseur m’attache une cordelette autour de la taille, avec une espèce de cache sexe pire qu’un string, j’enlève mon slip, hum!!
Je m’assoie sur le bord du banc de massage, d’un bois éclatant et le massage commence. La tête d’abord, les cheveux, la nuque, le visage, une huile spéciale pour les cheveux. Le massage est très énergique. Puis je m’allonge sur le dos, le masseur me dépose bien un demi litre d’huile sur le corps et le massage recommence, tout cela à des rythmes différents mais avec une certaines énergie. Je suis obligé de faire attention à mon sexe qui passe de droite à gauche du « string ». Mon fils me regarde en rigolant dans son coin. Après sur le ventre et dans le même esprit. A la fin du massage on me fait rentrer dans un sauna portatif où seule ma tête dépasse. Je suis tellement enduit d’huile que je glisse sans arrêt. Séchage à la serviette et recommandation de prendre une douche dans une heure.
Le masseur était un vrai « pro », mais pas une seconde je n’ai pu me détendre.
Nous sommes repartis à pied vers notre guesthouse, en chemin nous nous sommes arrêtés dans un resto repaire de la jeunesse dorée hindou. Le changement est radical, tout leur est dû, c’est flagrant.
 
23 Décembre 2010
Au revoir à cette très gentille famille qui nous a si bien reçu, avec leurs belles chambres avec balcon donnant sur la forêt (tropicale). Une halte dans une réserve d’éléphants, petit tour pour notre fils et
en route pour Munnar, route jonchée d’eucaliptus, de champs de thé, de cocotiers resplendissant au matin.
Arrivée sur Munnar, petit problème, Senthil avait réservé 1 mois auparavant, mais hier soir le propriétaire avait sensiblement augmenté le tarif de la chambre, peak season oblige, même après négociation.
Notre driver en connaissait une autre, nous nous sommes retrouvés au beau milieu des champs de thé, sur les hauteurs de Munnar, avec notre chambre avec un grand balcon donnant sur la vallée, un ange passe.
L’Après midi étant entamée, une simple visite des alentours au milieu des milliers d’arbres à thé taillés en bonzaï pour être à la portée des cueilleuses, resplendissant d’un vert franc sur ces vallons pentus, nous sommes régénérés pour la soirée.
En rentrant nous avons bifurqué par un petit village d’ouvriers du thé, tout appartient à la famille TATA, une des familles les plus puissantes d’Inde. Bien sur les sourires et les bonjours se sont démultipliés. Comme nous avons un enfant avec nous beaucoup de « portes s’ouvrent ».
Nous rentrons à la guesthouse, sur la terrasse où nous savourons un thé massala devant le coucher de soleil sur les théiers.
Plus tard nous retrouverons à coté d’une grosse famille d’hollandais, l’échange ne passe pas, pas grave.
 
24 Décembre 2010
Nous décidons d’aller visiter la plus haute manufacture de thé de Munnar, la seule en bio du coin d’ailleurs. Mais il faut gravir la montagne en Jeep (1000 mètres de dénivelés), l’aventure commence, nous voila parti au milieu des champs pentus sur une piste totalement chaotique, en nous demandant si nos vertèbres allaient assumer le trajet. Heureusement en arrivant la haut, jonction entre le Kerala et le Tamil nadou, la vue sur les 2 horizons était saisissante. Visite de la manufacture, un petit thé noir et nous redescendons, mais cette fois ci sans moteur, rien qu’avec les freins.
Après ce périple, Senthil nous emmène déjeuner à Munnar dans un resto chic et clean, nous n’avons pas apprécié, de plus jusqu’à présent, nous ne déjeunions pas l’après midi, alors nous avons décidé de continuer ce « régime ».
Après quelques coûts de téléphone en France, 24 Décembre oblige, nous sommes rentrés à la guesthouse.
Sur la terrasse, de nouveaux arrivants, des Français. Plus tard, après avoir fait plus ample connaissance, nous avons fini par souper ensemble autour d’une bonne bouteille de vin (que j’avais acheté dans un magasin d’état quelques jours auparavant) et nous avons trinqués les hindous et nous à noël. Les feux d’artifice et les pétards illuminaient la vallée.
 
25 Décembre 2010
Aujourd’hui, nous partons pour Ooty, une douche, un breakfast, l’addition et au revoir à tout le monde.
La route est superbe, mais longue, trop longue. Il faut considérer qu’en moyenne, depuis le début de notre voyage, l’ont peut arriver à faire 30 km par heure maximum, dans le meilleur des cas. Après 6 heures nous nous arrêtons à Mettupalayam, nous n’irons pas à Ooty.
L’hôtel est vaste , la chambre aussi, le prix convenable. Petit repos et promenade dans la ville. Les rues sont bondées, toujours aussi bruyantes.
Le resto de l’hôtel est populaire, comme ont les aime. Les enfants d’une table à coté viennent nous poser les questions habituelles, l’ambiance est à la bonne humeur, tant mieux.
26 Décembre 2010
En sortant de l’hôtel, une star de Bollywood arrive avec tout un harem derrière lui. Nous nous saluons et nous voilà reparti. (Senthil m’explique d’abord que c’est une star puis me raconte qu’il fait aussi de la politique en vue des prochaines élections).
Nous prenons la route pour Mysore. A un moment, j’aperçois une vieille dame allongée au bord de la route à même la terre, je crois qu’elle est morte, je demande à Senthil de s’arrêter, je sors et je m’agenouille prés d’elle. Je lui parle, la touche, elle tourne tout à coup la tête, me regarde, me parle, elle est dans un sale état, empoussiérée jusqu’au bout des ongles, mais vivante. Elle s’assoie, sort une bouteille, bois un coup, je suis rassuré, je lui donne quelques dizaine de roupies et nous repartons.
Nous traversons la montagne, des cultures de riz, des cocotiers, des bois de Santhal, des vaches qui bloquent la route, puis des singes, des paysans balançant leurs épis sur la route afin que les véhicules les broient, nous entrons dans le Karnataka.
Le paysage change assez radicalement, la sécheresse apparait, fini la luxuriance du Kérala.
Arrivée à Mysore.
1er hôtel, bondé, trop cher et chambres trop petite.
2 ème, une seule chambre, crade et trop cher.
3 ème, bon accueil, chambre nickel, prix nickel, on se pose.
Petit repos sous l’hélice, en lisant un guide, on s’aperçoit que le palais du Maharaja ne s’illumine que le dimanche et nous sommes dimanche, allez hop on se lève et en route pour le palais qui est juste à côté.
Bien sur ce n’est pas du bon côté , on se tape le tour des remparts jusqu’à la bonne entrée.
Elle est bondée de monde car c’est gratuit pour tout le monde. Les portes s’ouvrent, on dirait le départ d’un marathon. Le palais est démesuré, un rien excentrique. La nuit tombe petit à petit, il est juste éclairé, il ne s’illuminera qu’à 19 heures. En attendant, on admire la majestuosité des lieux, le palace, les jardins, les remparts, les temples personnels.
Tout à coup tout s’illumine, c’est magnifique. Des milliers d’ampoules éclairent le palace et les remparts, c’est un vrai feux d’artifice de beauté.
Nous rentrons en touc touc, dégustons un savoureux thali et notre chambre nous attends.
 
27 Décembre 2010
Après une superbe nuit, un bon idli et un thé massala, nous décidons d’aller visiter ce fameux Palace. L’intérieur est plus excentrique que l’extérieur, la démesure de l’opulence, teck, marbre, pierres précieuses, portes en argent massif, en or, des couleurs délirantes etc.….
Nous sortons après 2 heures de visite, nous nous dirigeons maintenant faire visiter le Zoo à notre fils avec Senthil.
Il est bondé d’écoliers et de visiteurs, il est immense aussi, mais joli.
Visite du temple de Chamundihill, sur la colline qui domine la ville. Il y a foule, nous entrons dans le temple, des divinités de partout, du monde qui se bouscule pour donner une offrande, le rituel nous est étranger, nous sortons, malgré une superbe architecture.
Nous redescendons la colline , visite du Nandi géant (taureau), puis d’un palace devenu hôtel, nous ne prenons que quelques photos de l’extérieur, il m’impressionne et je n’ose aller le visiter à l’intérieur.
Retour à l’hôtel et essaie d’une espèce de pizzéria fast food à côté, chère et bien dégueulasse.
 
28 Décembre 2010
Ce matin, quelques autres visites dans et autour de Mysore.
D’abord le devaraja market, des légumes, des fleurs, des épices et des emmerdeurs qui ne nous lâchent pas. On écourte la visite et on s’en va.
La Philomena’s Cathedral, grosse bâtisse cossue, style gothique où le silence est respecté, étonnant.
La forteresse de srirangapatna, quelques ruines au bord de la rivière, puis des escaliers pour les ablutions.
La résidence d’été du Sultan Tippu avec de beaux jardins entretenus, petite halte sous les arbres au bord de la rivière, un petit coin tranquille (ce qui est rare), puis visite de la résidence avec tout l’historique retranscrit sur les murs, au retour , des centaines de jeunes filles avec leurs saris multicolores illuminent l’allée.
Visite d’un lieu de culte au bord de la rivière où les pèlerins se faisaient raser la tête et un Saddhu tout rouge écoutant la radio avec des écouteurs.
Le Jaganmoham Palace qui recèle de Superbes peintures des anciens Maharaja de Mysore, des meubles d’époque et de beaux instruments de musique.
En sortant nous nous apercevons qu’il y a un festival de musique et de danse dans l’auditorium du Palace, ce soir danse traditionnelle, nous attendons avec un bon chai et admirons la danseuse avec son costume, son maquillage et tout son corps avec des mouvements bien précis.
Il est 19 heures, nous emmenons notre fils dans le parc d’attraction de la ville. C’est une concentration de magasins, d’associations nationales, d’échoppes de nourriture, de boissons, de glaces et enfin quelques attractions (une réplique aussi du taj mahal en carton pâte)
 
29 Décembre 2010
Départ pour Belur et Halebid.
Le paysage du Karnataka deviens de plus en plus aride, surtout des cultures de céréales, les villages de plus en plus pauvres, on a l’impression que l’eau n’a pas fait son apparition depuis pas mal de temps, pourtant l’on croise des rivières, des lacs assez souvent et bien remplis, les routes sont toujours aussi irrégulières (toujours une trentaine de kilomètres par heure au maximum).
Au bout de 4 ou 5 heures nous arrivons sur Halebid, petite bourgade qui tourne plus ou moins autour de ces temples qui sont toutefois bien conservés et d’une architecture presque totalement différente.
Des cars entiers d’écoliers, tous en uniforme la plupart du temps, viennent en excursion et nous assaillent de where do you come from et de what’s your name.
Après cette visite nous allons voir d’autres temples de l’autre côté du village et là stupéfaction, personne. Pourtant ces trois temples étaient tout aussi séduisant, va comprendre Charles.
Nous prenons la route pour Belur, bourgade reculée dans les terres, nous cherchons d’abord notre guesthouse, un personnel très chaleureux, des chambres vastes, pas chères, mais dans un état d’hygiène, hum !!!
Après avoir investi les lieux, visite du temple du village, bien sur plein de monde, avec les mêmes hordes d’écoliers en visite, l’architecture du lieux ressemble à Halebid.
Dans la rue du retour, je décide de me faire raser la tête et la barbe, histoire d’aérer la situation, ma femme et mon fils m’attendent devant le coiffeur et le spectacle continu. La pauvreté a investi la rue, à un moment une femme s’allonge tranquillement au milieu de la rue, dans la poussière rouge du soir, puis commence à communiquer avec une pierre devant elle.
Coucher de soleil sur la terrasse qui domine le village, bon thali au resto et dodo .
 
30 Décembre 2010
Départ pour Hampi, 250 km de route, c’est-à-dire pratiquement toute la journée, notre plus gros déplacement en voiture depuis le début du séjour.
C’est une histoire sans fin, heureusement que nous avons une bonne voiture, confortable et surtout un driver hors pair.
Nous arrivons en fin d’après midi à Hampi, et le peu que nous voyons nous réconfortent de notre décision de venir jusqu’ici, c’est un site tout simplement grandiose.
Investissement de la guesthouse, qui a l’air sympathique, tout simplement la famille nous reçoit, nous fait visiter une chambre petite mais très cosi, toute rose avec moustiquaire au dessus du lit et d’une propreté inouï.
Nous sommes dans un endroit touristique, cela faisait longtemps qu’on avait pas rencontré autant d’occidentaux, nous nous promenons dans la rue principale, des magasins à touristes de partout, on matte un peu histoire de voir les prix pratiqués, on achète un ou deux trucs, puis place au dîner.
Senthil nous propose d’aller manger à l’hôtel gouvernemental car c’est le seul endroit où l’on peut boire une bonne « bière ».
Le resto ne paye pas de mine mais il est agréable, la bière bien fraiche, pas mauvaise. ça fait du bien après une journée pareille.
 
31 Décembre 2010
Journée totalement touristique : visite des temples et monuments et il y en a de partout.
D’abord nous allons vers la rivière, un immense temple (Virupasha) un des plus haut admiré jusqu’à maintenant.
Puis ablutions sur les berges (pas nous)
Nous longeons le lit de la rivière, un hindou nous propose de prendre une de leurs fameuses barques rondes, après négociation nous acceptons.
Nous voguons sur un site magnifique, avec quelques petits temples aux abords, une retraite spirituelle pour Sadhou, des immenses blocs de granit arrondi, le silence du lieux, un ange passe.
Nous accostons, visite du fameux vittal temple et du stone car, des hectares de monuments ici ou là, une grosse enceinte entourant le Vittal, à l’intérieur, de nouvelles sculptures, le fameux stone car, des piliers à cristaux avec un son étonnant.
Nous retournons sur Hampi à pied , tous les 10 mètres un nouvel édifice dominant la rivière, Hampi vaut vraiment le détour.
Arrivée au village, petite pause et l’on retrouve Senthil pour des visites en voiture.
Lotus Mahal, éléphant temple, hajari rama temple, Watch tower, Queens bath, sister temple, under ground temple.
Nous finissons la journée avec un coucher du soleil au krishna temple qui domine le village et la rivière, encore un ange qui passe.
Retour au village, achat de quelques bières pour un apéritif sur la terrasse de la guesthouse avec Senthil puis repas dans un resto tibétains où l’on mange à la romaine avec de la musique house en fond.
Nous sommes tellement crevés que nous n’attendrons pas les douze coups de minuit.
 
1er Janvier 2011
Départ pour Goa, dernière étape avant le retour en France, histoire de se reposer.
Nous sommes partis à 9 h du matin et nous avons mis 10 h pour arriver à destination.
Pourtant la route pour une fois n’était pas trop mauvaise, presque 300 km mais une histoire sans fin.
Nous sommes arrivés vers 19 h, épuisés, de plus nous n’avions pas réservé.
Mais tout d’abord le spectacle.
Ibiza peut aller se rhabiller par rapport à ce que nous avons vu en arrivant.
Tout d’abord j’avais choisi Candolim pour être plus tranquille qu’à calangute ou anjuna.
Des restos, des boutiques, des resorts, des guesthouses, toutes les nationalités qui grouillaient dans les rues, il y avait longtemps que je n’avais vu une aussi grosse concentration d’occidentaux.
Des écrans géants avec des centaines d’anglais avec leurs bières regardant un match de foot.
Sommes nous toujours en inde ????
Je suis parti vite à la recherche d’une guesthouse, au bout de la sixième, j’ai réussi à trouver une chambre.
Installation, nous mangeons dans un resto, je m’aperçois que les prix sont multipliés par 2, nous rentrons pour un repos bien mérité et surtout pour nous retirer de cette folie.
2 janvier 2011
Départ de la guesthouse vers 9 h, j’en avais réservé une autre de France prés d’ici aujourd’hui et demain, de toute façon il n’était pas question de rester prés de cette rue infernale.
En attendant, nous sommes allés visiter Old Goa, avec ses Cathédrales imposantes.
Puis j’ai désiré revoir Calangute (j’avais séjourné un mois « quelques années auparavant »
Bien sur j’ai été surpris du changement, mais j’ai réussi à reconnaitre quelques endroits, de même la maison où j’avais séjourné. J’ai remarqué tout de même que Calangute est beaucoup plus indian people que Candolim.
Nous essayons de retrouver la guesthouse nichée dans la palmeraie entre Calangute et Candolim.
Nous finissons par la retrouver prés de la plage, isolée entre d’autres guets.
Belle demeure au milieu des cocotiers, mosaïque et couleurs pastel et surtout quiétude totale. On s’y sent bien rien qu’en la regardant. Après notre installation dans une chambre avec balcon, ventilo et moustiquaire, Nous partons découvrir la plage, quelques paillotes tranquille, quelques transats, un sable fin et des vagues qui nous bousculent. Ouf nous avons trouvé un endroit idéal pour nous reposer avant notre départ pour la France. Le reste de la journée servira à la farniente, à la baignade, à siroter un bon jus de fruit ou regarder le coucher du soleil sur la mer.
Bonne douche, bon resto sous la paillote et belle nuit à espérer.

3 janvier 2011
Les corbeaux commencent leurs piaillements, la journée commence.
J’avais réservé des billets de train pour rentrer sur Mumbay le lendemain, mais le dos de ma femme ayant mal assumé tout le voyage, nous sommes allés sur Panaji pour trouver une possibilité de billet d’avion.
Après deux agences et nos billets en poche, retour sur Candolim, quelques achats, un bon drink au bord de l’eau et retour à la guesthouse.
Toute l’après midi à été consacré à la farniente, la baignade, le bronzage, un petit lunch ou une bonne boisson, jusqu’au fameux coucher de soleil.
Dernier soir à la guesthouse, dernier soir avec Senthil, nous l’invitons pour un diner au bord de l’eau sous la paillotte. Mon fils lui apprend quelques mots en français, comme toujours les plaisanteries avec la langue sont de mise.
Dernier soir à Goa.

4 janvier 2011
Nous avons le temps, notre avion n’est que pour cet après midi.
On remballe nos affaires, un dernier petit dèj au bord de l’eau, un au revoir au proprio et des félicitations pour sa guesthouse qui est magnifique à tous les points.
Je propose d’aller faire un petit tour à Anjuna. A ma grande stupéfaction, le village n’a pas trop changé. Les mêmes maisons, la même ambiance, les mêmes paillottes où je passais de sacrés soirées il y a quelques années.
Destination Panjim, visite de sa célèbre plage, il n’y a aucun occidental, que des hindous, pourtant le bord de mer est superbe. Un dernier petit Lassi et en route pour l’aéroport.
Un au revoir à Senthil (snif) et nous voila dans l’avion pour Bombay.
Arrivée à l’aéroport domestic, nous prenons la navette pour l’international, la bas on ne nous laisse pas rentrer car notre avion n’est pas avant 6 heures du matin et il est 7 heures du soir, direction la salle d’attente, arrivés à l’entrée, un hindou nous conseille de ne pas rester la jusqu’au lendemain matin, car ce ne sont que des sièges et avec notre enfant attendre pendant 8 heures d’affilé hum!!
Il nous propose de dormir dans un hôtel proche de l’aéroport. Après plusieurs propositions on trouve un terrain d’entente vu les prix pratiqués à Bombay. Après quelques coups de téléphone, une navette de l’hôtel viens nous chercher et nous ramènera le lendemain. Le tout tout inclus et pour 2000 roupies. Le pire c’est que l’hôtel était nickel.

5 janvier 2011
Réveil à 3 heures du matin, retour à l’aéroport. Au comptoir d’air india on nous dit qu’il faut aller au domestic, l’avion pour New delhi part de la bas. Nous voila sur un touc touc, tous les 3 plus nos bagages dans les rues de Bombay. Puis retour sur Paris en 11 h d’avion et des heures d’attente entre.
Arrivée à Charles de Gaule sous la grisaille et la pluie, nous avons de moins en moins de temps pour attraper notre train, nous décidons de prendre un taxi , 50 € plus tard et 1 mn avant son départ notre train part sur Nîmes.
Bonjour à toutes et à tous,
avec mon épouse, nous avons acheté la croisière sur le COSTA VICTORIA intitulée « Nouvelle croisière-Extrème-Orient », partant de SINGAPOUR le 17 février 2018 jusqu’à SAVONE le 17 mars.
Le site COSTA avait mentionné en première étape que les formalités d'obtention du visa indien pour l'escale d'une journée à NEW MANGALORE étaient prises en charge par COSTA, mais ce fut une "erreur technique" aux dires de ma conseillère... qui m'indiqua que seule l'Inde nécessitait un visa à obtenir directement par chaque croisiériste. Pour le Cambodge et le Sri Lanka, les formalités seraient à réaliser à bord.
Je me suis donc renseigné sur les sites officiels ad hoc pour voir quel type de visa était nécessaire pour une simple escale de quelques heures, en ayant noté qu'il existe depuis 2015 un e-visa, plus facile à obtenir car s'instruisant entièrement en ligne, et bien moins onéreux que le "visa classique"(46 € environ contre 130 € si obtenu sans passer par un prestataire), ce e-visa autorisant donc depuis le 1er avril 2017 une entrée au port de New Mangalore .
Voir SVP les sites officiels, en particulier:
www.diplomatie.gouv.fr
..."Depuis le 1er mai 2015, les autorités indiennes ont mis en place un dispositif de délivrance de visa à l’arrivée, appelé « e-Tourist visa ». Ce « e- visa » doit être sollicité en ligne après un enregistrement de la demande (indianvisaonline.gov.in/visa/tvoa.html[/s......) et le paiement des frais de dossier. L’accord se matérialise par la réception d’une autorisation de voyage sous forme électronique qu’il conviendra de présenter à l’aéroport d’arrivée pour obtenir l’apposition d’un visa dans son passeport. Il n’est valable que pour les demandeurs de visa touristique/affaires/traitement médical de courte durée, titulaires d’un passeport français d’une durée de validité d’au moins 6 mois à la date de délivrance de l’autorisation de voyage électronique. Depuis le 1er avril 2017, ce dispositif a été modifié comme suit : Le e-visa a été divisé en 3 catégories : e-tourist, e-business et e-medical visa. Il concerne 24 aéroports (dont Bangalore, Bombay, Calcutta, Chennai, Delhi, Goa, Hyderabad, Kochi et Trivandrum) et 3 ports (Cochin, Goa et Mangalore), Il est possible de déposer sa demande 120 jours avant le départ (contre 30 jours auparavant), Le visa délivré à l’arrivée peut être valable pour une durée de 60 jours et pour une double entrée pour le e-tourist et e-business visa et une triple entrée pour le e-medical visa. Il n’est possible de réaliser que deux demandes de visa à l’arrivée par an. Pour tous les autres types de visas, il est nécessaire de déposer sa demande auprès du prestataire externalisé compétent pour traiter les demandes de visas instruites par l’ambassade d’Inde à Paris. Pour toute information complémentaire concernant le « e-visa » , la procédure d’obtention de l’autorisation de voyage électronique ou sur le visa à l’arrivée, il convient de consulter les sites officiels : de l’ambassade d’Inde en France et/ou du ministère des Affaires intérieures indien...."
...
e-VISA
Advisory :
Services of e-Visa involves completely online application for which no facilitation is required by any intermediary / agents etc. It is advised not to believe or fall in trap of any such unscrupulous elements who claim speedy/express grant of e-Visa and charge money for it.
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Eligibility
International Travellers whose sole objective of visiting India is recreation , sight seeing , casual visit to meet friends or relatives, short duration medical treatment or casual business visit.
Passport should have at least six months validity from the date of arrival in India. The passport should have at least two blank pages for stamping by the Immigration Officer.
International Travellers should have return ticket or onward journey ticket, with sufficient money to spend during his/her stay in India.
International Travellers having Pakistani Passport or Pakistani origin may please apply for regular Visa at Indian Mission.
Not available to Diplomatic/Official Passport Holders or Laissez-passer travel document holders.
Not available to individuals endorsed on Parent's/Spouse's Passport i.e. each individual should have a separate passport.
Not available to International Travel Document Holders.
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De plus, j'ai consulté pas mal de sites de voyagistes et de sociétés d'aide à l'obtention de visas (Action Visa, etc...) , et ai constaté que tous faisaient mention de ce récent e-visa (sauf CIBT Visas Express- costacroisieres@cibtvisas.fr, le conseiller de COSTA...).
Ce e-visaest tout à fait dans l'air du temps, permettant l'obtention de visas en ligne (démarche adoptée par des pays de plus en plus nombreux, sans les envois aller-retour toujours risqués de passeports ).
Eclairé par ces sources convergentes, j'ai voulu avoir la confirmation écrite de COSTA sur leur acceptation de ce e-visa, afin d'éviter toute difficulté à l'embarquement à Singapour.
Quelles ne furent pas ma surprise et ma déception devant la réponse de ma conseillère: ..." Je fais suite à votre mail concernant le E-visa pour votre escale en Inde. Après vérification je suis dans le regret de vous informer que le e-visa ne sera malheureusement pas accepté à bord. Il vous faudra impérativement le Visa Classic afin de pouvoir embarquer à bord du bateau..."
J' ai contesté la validité de cette réponse non argumentée, provenant de l'avis "sans appel" (et sans véritable expertise) du superviseur de ma conseillère. Celle ci, à ma demande pressante, a accepté de faire parvenir mes arguments et ma requête " à la personne dédiée aux formalités" de la compagnie, experte basée en Italie ...
J'attends une réponse depuis 3 semaines, et ne vais pas tarder à la relancer une deuxième fois.
J'ai aussi demandé son avis à la société de services aidant COSTA à obtenir les visas de ses clients: Visa Consultant-CIBT Visas Express- costacroisieres@cibtvisas.fr
J'attends une réponse...
Ma démarche a pour but d'obtenir de COSTA qu'il "modernise" et facilite l'obtention du visa de débarquement en Inde, en appliquant les toutes dernières mesures administratives (sauf argument valable à recevoir de COSTA et de ses conseillers) car je trouve exagéré de payer a minima 130 € de frais consulaires pour quelques heures seulement d'une unique escale, au lieu de 46 € ( Cette économie serait appréciée pour s'offrir par exemple une excursion...).
En attendant les réponses à ces demandes, dont je vous ferai bien sûr part, l'expérience et l'avis de chacun seront bien utiles dans ce forum pour nous faciliter l'accès à cette belle croisière.
Je voulais savoir s'il y a des voyageforumistes qui seront à Pondicherry entre le 2 janvier et le 2 février. Et si vous aviez des tuyaux tels que restaurants, visites à ne pas manquer, villes à ne pas rater dans les alentours...
j arrive dans le sud dans trois jours. a chennai pour l instant mais je suis souple. je vais aller a pondichery certainement retrouver des amis indiens, mais si vous avez des suggestions sur le tamil nadu, je prends! je reste pour l instant jusqu au 3 fevrier.
Ville et région : quelle meilleure période ? Combien de temps à consacrer à la ville et à la région ? Quelles visites à ne pas manquer ?
Art Contemporain - Design : des tuyaux d'artistes, de créateurs ??
Merci A +
Bonjour,
Nous aurions besoin d'avis éclairés...
nous sommes 2 copines, nous partons du 22/12 au 16/01, notre aéroport d'arrivée et de départ est Chennai.
En suivant, l'itineraire prévu... ou pas... sur lequel j'ai qq interrogations... d'abord les changements de villes le 25/12 et le 31/01, possible ou pas possible...?
La majorité des deplacements nous comptons les faire voiture avec chauffeur, l'histoire de pouvoir s'arreter qd on veut et de gagner du temps... pouvez vous me donner approximativement un budget...
Et puis peut etre d'autres choses qui m'auront surement échappées... alors n'hésitez pas à faire des commentaires !
Arrivée le 22-23-24-25/12 Chennai- Mahabalipuram 4j/3n taxi
25-26-27/12 Pondicherry 3j/2n "
27-28-29/12 Tanjore 3j/2n "
29-30-31/12 Ramesvaram 3j/2n "
31-1-2-3-4/12 Madurai 5j/4n "
04-5-6-7-8/01 Munnar 5j/4n "
08-9-10-11-/01 Kochi Alleppey Marari 7j/6n taxi bus
12-13-14-
14-15-16/01 Chennai 2j/1n avion
Après j'ai un autre circuit de secours... ou je "zappe" Ramesvaram"... et du coup je gagne qq jours de plus sur Pondi, Tanjore mais bon...
Nous avons le projet suivant que nous finalisons pour le mois de Mars 2007 :
Jour 1 arrivée Chennai hotel Rada Park
donc balade dans Chennai l'après midi et le jour 2
jour 2 après la balade, départ pour Mahabalipuram
hotel Grt Templebay
jour 3 Kancheepuram hotel Grt
jour 4 Tiruvanamali hotel arunai anandha
quelqu'un connait il un meilleur hotel dans le coin ?
jour 5 pondichery hotel the promenade
là nous faisons une balade en rickshaw dans la vielle ville visitons aurbindo ashram, manakula vinayakar temple
jour 6 kumbakonam hotel Sterling resort
visit en route de Chidambaram du Natraja temple puis de Gangaikondacholapuram
est-ce qu'une visite de la fabrique de statues en bronze a Dasasuram vaut le cout ?
jour 7 Tanjore hotel Sangam
jour 8 Trichy hotel Sangam
jour 9 Chettinadu hotel the Mansion Heritage Bungala
sur la route visite de Kudumiyan Malai
y-a-t'il quelquechose à voir à proximité de Chettinadu
jour 10 Rameshwaram hotel Royal Park à ma connaissance ce n'est pas un très grand hotel, mais il n'y aurait pas mieux dans le coin ?
jour 11 Madurai hotel Sangam
avez vous des idées de visites hors Meenakshi temple?on me parle de quartiers au bord de la riviere
jour 12 Madurai visit du palace of Tirumalai Nayak temple Tank
jour 13et 14 Munnar
nous avons prévu de dormir 2 nuits au Windamere estate en cottage ?
vous connaissez?
par ailleurs on me dit qu'il n'y a rien à voir a Munnar donc avons l'intention de visiter le domaine du Windamere . quelqu'un l'a fait ?
qu'est ce que c'est que la Top station et le dam ( barrage ? )
comme c'est la région du thé, qu'est ce qu'il y a de bien s'y rapportant, a part le musée ?
jour 15 Periyar hotel spice village
on nous propose de voir une ferme d'épices et un tour en bateau
il y a aussi des promenades organisées dans la jungle de 3heures, mais est ce que ça vaut le cout ? est ce que l'on voit quelquechose ?
jour 16 Kumarakom hotel coconut lagoon si je comprend bien notre hotel est sur l'eau?
le soir on fait une promenade en mer mais dans la journée rien n'est prévu?
jour 17et 18 Cochin hotel fort heritage
là on fait le classique : backwaters, dance, quartier juif, chineese filets balade en bateau le soir
jour 19 direction Chennai par Air Deccan pour prendre notre vol AIR FRANCE .
Pas de problème de retard avec Air Deccan ?
Est ce que ce programme est convenable et est ce que nous aurions oublié quelquechose ?
Tous les conseils sont les bienvenus ... c'est même pour ça que je vous envoie notre programme ...
Bonjour à tous,
J'arrive à Madras à 2h du mat le 05/12. Connaissez-vous un endroit simple et pas cher que je pourrais atteindre en taxi et surtout réserver par mail ?
Mon séjour du 05/12 au 31/12 est un peu aléatoire : mes seuls impératifs : passer par Pondichery, Auroville (on m'a dit que ça vallait le détour), Noël à Goa et repartir de Bombay le 31/12 au matin
J'ai fait un petit planning pour avoir quelques repères de date. Ne connaissant ni les transports là bas, ni les distances et donc les temps à prévoir, quelqu'un pourrait me dire si ce que je prévois ci dessous est réalisable ou carrément utopique ?
05/12 Arrivée à Madras, Départ le 06/12 pour Auroville
07 Auroville, Départ le 08/12 pour Pondichery
09 et 10/12 Pondichery, 11/12 départ pour Madurai
12, 13/12 Madurai, 14/12 départ pour Kanyakumari
15, 16/12 Kanyakumari, 17/12 Départ pour Cochin
18, 19/12 Cochin, 20/12 départ pour Mysore
21, 22 Mysore et région, 23/12, départ pour Gora
24, 25, 26 Goa et région, 27/12, départ pour Bombay
Je sais que ce sujet a déjà été abordé🤪, mais sans jamais de réponses bien concrètes!
Maintenant que (grâce aux voyageurs de voyageforum🙂!) je sais que c'est possible, je voudrais avoir un peu de détails, notamment pour le côté financier, est ce que les bus sont chers? Organisez-vous les trajets à l'avance ou vous les réservez au jour le jour au long de votre voyage?
Nous aimerions rester un mois en Italie, puis ensuite partir direction la Turquie. Qu'en est il de l'Irak-Iran-Pakistan? Je sais que selon le contexte politique ça peux ne pas être prudent, mais y'en a t'il qui l'ont fait?
Ou tout le monde prend un avion de l'Irak à l'Inde?
Dans quelle ville d'Inde arrivez vous?
Je vous remercie pour ces informations, à bientôt sur la route... 😛
Je part pour linde 6 mois du 14 janvier 2011 au 12 juillet 2011, mon voyage pourait changer de parcours tous dependant des rencontre je vais faire en chemin , litineraire de base serais delhi 2 semaines recommander par un amis pour maclimatter a se nouveaux pay , une fois aclimatter , depart pour le taj mahal , Guna , Benares, Patna et Gaya jaimerais me trouver un centre de meditation boudhiste pour 2-3 seance de 10 jours pour ensuite aller a calcuta visiter les eglise de mere theresa et si possible de donner un peux de temps au monde en besoins , si tout fois , certaine eglise veule bien de mon aide ??? sinon hop on repart direction pondy cherry et cochin (kochi) question de mediter et lire devant la mer et je finirais en direction goa .je part seul avec mon sac a dos , jai tout les medicament necessaire au maladie et a la rehidratation , pilule de chlore , croyer vous que je puisse passer un bon voyage avec un budget de 40 000 a 45 000 rupees par mois :S merci davance pour vos conseil , ceci ai mon premier voyage alors je mattend juste au pire, alors les beaux moment me seront juste plus merveilleux ha oui , , mes 2 premieres nuit son deja payer le 15 et 16 janvier a un hotel de new delhi , jai 2 jours pour me trouver de quoi viabler a dormir hehehe , croyer vous le tous realisable ??? merci a vous de me conseiller
Bonjour à tous, nouvellement inscrit sur ce forum ! Pas trop l'habitude Non plus. Voilà, nous prévoyons de partir pour l'inde après plusieurs semaines de débat pour la destination. Pour la petite histoire, c'était la dernière des destinations ou je voulais me rendre. je suis allé là-bas en 1981(le Népal et le nord de l'Inde), et de retourner en inde me laissait une petite apréhension. Allez savoir pourquoi ? A la lecture d'un article sur le Kérala, j'ai eu le déclic. Voilà on avance. Nous pensons arriver sur Chennai. J'au trouvé des billets à prix interressants. Notre souci, c'est l'itinéraire. La lecture des guides donne envie d'aller dans toute les directions. Le pays est tellement grand. Nous voulons faire des sauts de puce et profiter des endroits ou nous nous rendrons. Pas de course aux visites. Juste quelques idée. Au moins les Backwaters, les plantations de Thé, et Hampi. Nous disposerons de 27 jours sur place. Quelques voyageurs pourraient-t-ils nous guider pour faire un itinéraires cohérent !! Merci
Bonjour
Mon mari et moi souhaitons visiter l'année prochaine le Nord et le Sud de l'Inde en 4 semaines. J'aimerais connaître les points forts à visiter car nous
avons contacté une agence de voyage à Delhi et nous devons les informer de nos destinations, de notre budget, etc afin qu'ils puissent nous proposer un circuit en conséquence. J'aimerais également avoir une idée de prix ainsi que la meilleure période de voyage. Merci beaucoup à l'avance à chacun de vous qui pourra me donner une information utile.
Valentine
Bonjour,
Quelqu'un peut-il m'indiquer qu'elle est la meilleure manière d'obtenir un visa pour l'Inde, lors d'une croisière faisant escale seulement 3 jours dans ce pays, lorsque l'on réside en province ?
Si un membre VF présent sur cette croisière (départ du 25/02/10) a déjà accompli cette formalité, merci de m'indiquer ses démarches et options.
Merci d'avance.😊
CA Y EST ON A NOTRE BILLET D'AVION ET PREPARONS NOTRE CIRCUIT.
NOUS AIMERIONS FAIRE UNE BOUCLE. NOUS PENSONS ALLER DE TRICHY A OOTY ? PAR OU PASSER, EST CE A FAIRE ? QUELQU'UN PEUT IL NOUS RENSEIGNER MERCI
Ma copine et moi voudrions partir en Inde (arriver à Mumbai et vadrouiller pendant 2 à 3 semaines à travers le pays pour y revenir le dernier jour).
Nous aimons nous balader dans les rues, aller à la rencontre des gens, découvrir de nouvelles cultures, de beaux paysages.
En plus de ça nous sommes amoureux de la cuisine indienne depuis quelques années.
Mais avant de partir je voudrais être sur car ça représente un gros budget.
Nos peurs nous viennent de notre dernière destination : Marrakech... Je sais que ça n'a rien à voir, mais cette dernière nous a tellement déçus que nous ne voudrions pas retomber dans le même genre de voyage. On nous en avait dit tellement de bien...
Ce que nous avons détesté là bas ? La pollution très forte qui nous a vraiment génée en plein centre ville lorsqu'il n'y avait pas de vent (je suis asthmatique), Les habitants de Marrakech, du moins ceux que nous avons rencontrés. Les seules relations que nous avons eu étaient en fait intéressées voire des arnaques totales : des gamins dans les souks qui font exprès de nous faire perdre et qui exigent des euros pour nous emmener là où nous lui avions demandé dès le départ, le personnel de l'hôtel qui nous force à acheter des produits, les gens dans les marchés qui vous sautent dessus, qui vous suivent et qui vous insultent si vous ne prenez rien, un commerçant qui nous a jeté de son magasin (de verre en plein milieu des souks...) quand nous avons voulu négocier, etc. En fait, on s'est senti totalmeent harcelés par des gens intéressés et mauvais, agressifs. Et le dernier point c'est totalement de ma faute : j'avais réservé une semaine dans un hôtel palace. Alors la visite des souks fait un peu mal au bide après une nuit là bas. Et puis une semaine dans le luxe dans un pays pauvre, je trouve ça un peu indécent.
L'Inde du Sud est elle connue pour ces défauts ou pas ? Qu'est ce qui peut faire qu'on peut détester l'Inde ?
Autre chose, question climat, en Octobre yébon ?
Un grand merci.
PS : Attention je dis ça de Marrakech et c'est mon ressenti. Je suis également parti à Essaouira et là ... c'était un paradis sur terre avec des gens géniaux, des ruelles superbes, des odeurs merveilleuses, LE REVE ! Donc je n'ai rien contre les Marocains mais tout contre la ville de Marrakech qui ne vit ni à la tradition, ni au plaisir des rencontres mais qui est devenu un endroit pour montrer aux touristes ce qu'ils veulent voir.
mardi 02 janvier et mercredi 03 janvier.
Cette année je pars avec ma nièce Audrey qui n'est jamais venue en Inde.
Nous partons de Toulouse pour Mumbai où nous arrivons à 01h.
L'E-visa enregistré nous récupérons nos sacs et partons nous enregistrer pour le vol d'Aurangabad à 05h15.
Avant de partir l'hôtel Holiday Era (en face de la railway station ) à Aurangabad m'a envoyé un email m'annonçant qu'une voiture viendrait nous chercher à l'aéroport ce qui est très sympa.
A Mumbai, un nouveau email de l'hôtel qui s'excuse de ne pas pouvoir venir à l'aéroport car il y a des grèves de transport ce jour. Nous prendrons donc un taxi et effectivement la ville est très calme, pas de circulation ce qui est surprenant en Inde.
Le gardien de l'hôtel nous donne notre chambre et nous offre la clim en s'excusant de ne pas avoir pu venir nous chercher à l'aéroport.
La chambre est petite et propre et très vite nous nous glissons sous les draps pour récupérer de ce long voyage.
En fin de matinée on émerge et après avoir fait connaissance avec le gentil patron de l'hôtel nous voulons sortir nous balader et il nous demande de ne pas s'éloigner , pas plus d'un kilomètre car avec les grèves et manifestation il y a des jets de pierre , c'est très dangereux et tout est fermé ce que nous constatons dans la rue pratiquement déserte et les boutiques fermées.
Nous passons notre journée à dormir .
Le soir nous dînons au restaurant attenant à l'hôtel , très bon et très copieux et j'ai honte d'en laisser une bonne moitié mais nos estomacs sont bien pleins.
Le patron de l'hôtel nous offre une bouteille d'eau et réserve les billets de bus pour Bijapur , voyage prévu samedi soir .
jeudi 04 janvier.
Ce matin , la vie reprend et nous allons échangé nos euros à un taux de 72 roupies pour 1 euro , le meilleur taux de la rue.
Nous partons en rickshaw pour Khultabad où nous commençons les visites par le tombeau d'Aurangzeb, tombe très simple comme il le voulait.
De là , à l'extérieur de la ville nous allons au Mughal Gardens 'jardin du paradis " ou Jahan Banu Begum Bagh. Ce jardin est très bien entretenu avec plusieurs tombeaux. Nous sommes seules à nous promener dans ce lieu calme . Ce jardin est mûré et divisé en 4 parties par un canal. Au centre du jardin se trouve une enceinte de 4 kiosques aux toits "bangla" (Bengale ). Au centre de l'enceinte se trouve la tombe de Jahan Banu Begum qui selon les sources seraient la belle-fille ou la petite fille de l'empereur Aurangzeb sans aucune précision mais certainement quelqu'un d'important pour justifier un tel mémorial.
Et maintenant route pour Daulatabad et visite du fort en fin de matinée donc sous la chaleur .
Au départ, on prend les allées sur notre droite où jouent les singes et les écureuils.
On reprend l'allée principale qui nous amène à la tour (muezzin) et on continue tout droit et nous commençons à monter.
Audrey est jeune et marche vite pour moi et donc avec cette montée j'essaie de la suivre et ça monte, ça monte , mon coeur s'emballe, mon souffle est rapide et je dois m'asseoir plusieurs fois car il fait très chaud et je commence à avoir la tête qui tourne , je dois récupérer , boire et m'alimenter. Audrey s'aperçoit que je ne la suis plus, elle vient donc à ma rencontre et voit je suis au bord du malaise et l'éventail en main me ventile et petit à petit je me remets de ces premières émotions . A petits pas j'arrive au sommet où la vue est grandiose et je suis contente d'y être arrivée.
Au retour, avant de repartir un fresh lemon soda finira par me rétablir .
De retour à Aurangabad nous nous arrêtons à Bibi ka maqbara . C'est un mausolée construit à la fin du XVII siècle par Aurangzeb en hommage à sa première femme.
ben quoi !! tout le monde veut son Taj Mahal !!! et ici au moins il n'y a pas trop de monde😏
puis nous allons au Panchakki c'est un moulin et nous demandons au rickshaw de nous laisser au bazarpour nos premiers achats.
Le soir nous dînons en terrasse au restaurant "le Kailash " avec nos premiers papad masala (je n'ai pas peur dès le premier jour et Audrey aime bien ) et un dosa accompagné d'un lassi.