Tout est dans le titre 😄
Je sais que c'est le récit d'un couple qui marche sur plusieurs année, budget serré, avec des instrument pour noué contact avec les habitants, avec ce trajet : cap-vert/israel.. Je sais, c'est vague (!)
C'est une personne qui m'en a parler dans un refuge, il avait des étoile dans les yeux quand il en parlait !
Impossible de retrouver.. Il m'a dit Sylvain Jouty mais avec qlq recherches rien ne correspond, je me demande si il n'a pas confondu?😕
Si ca dit quelque chose a quelqun..
Destination: Océan Indien!
Quoi de plus agréable, n’est-ce pas, que de lire - sur le pont du navire (ou en attendant l’avion) – un bon roman ou un bon livre récit de voyage qui traite précisément de notre prochaine destination, où l'action se passe exactement là où on s'en va! Je m’adresse donc à tous les bibliophiles, amoureux de la lecture, qui voudraient avoir des recommandations de bons romans à lire concernant l`île Maurice et Madagascar et à ceux qui voudraient nous suggérer d'autres titres...
Pour le bénéfice de ceux et celles qui iront en vacances dans les îles de l’Océan Indien, notamment les croisiéristes (futurs ou anciens) sur le Costa Europa - Voyage Perles de l’Océan Indien – voyage que je connais bien maintenant pour l'avoir fait le 22 novembre 2008 de Savona à Maurice via l'Égypte, le canal de Suez, le Yemen, Oman – je vous donne une liste de 10 romans que j’ai particulièrement aimés et qui m’ont permis de mieux découvrir et apprécier la culture, la mentalité, les écrivains de l’île Maurice et de Madagascar. Toutes autres suggestions de lecture pour ces destinations, ainsi que critiques et questions sont les bienvenues.
Romans concernant l’île Maurice
1. Dormann, Geneviève : «Le bal du dodo», Albin Michel, 1989. Auteure française, qui décrit des personnages et des situations qui pourraient être réels; l’action se passe dans l’île Maurice. Excellent roman, léger, informatif, très agréable à lire! Je lui donne 10 sur 10.
2. Le Clézio, J.M.G.: «La quarantaine», Gallimard, 1995. Écrivain franco-mauritien né à Nice (France). Prix Nobel de littérature en 2008. C’est l’histoire, captivante, d’immigrants vers l’île Maurice placés en quarantaine sur les îles Plate et Gabriel de Maurice. Il est intéressant de noter que les grands-parents de JMG Le Clézio ont été propriétaires de la maison Créole Eureka de l’île Maurice, grand domaine colonial que l’on peut visiter, situé à Moka au sud de Port-Louis: http://www.maisoneureka.com/histoire.htm
3. Le Clézio, J.M.G.: «Mondo et autres histoires», Gallimard, 1978. Bien écrit, poétique, personnages de l’île Maurice : «… la mer, la liberté, les rochers, les bateaux, …boire le soleil». Né à Nice, JMG Le Clézio est citoyen de France et de l’île Maurice et récipient du Prix Nobel de littérature 2008 pour l’ensemble de son œuvre.
4. Saint-Pierre, Bernardin de : «Paul et Virginie», Le Trésor des lettres françaises, éd. 1967. Roman pastoral, exotique, sérieux, paru en 1788 et devenu un classique. L’action se passe à l’île Maurice vers 1726; fondée sur des faits véridiques dont le naufrage du navire le Saint-Géran – poétique, charmant, texte fascinant. On y décrit les beautés naturelles de l’île Maurice.
5. Humbert, Marie-Thérèse : «Amy», Stock, 1998. L’auteure est née à l’île Maurice et vit en France. L’action se passe à l’île Maurice. Fascinant!
6. Humbert, Marie-Thérèse : «A l’autre bout de moi», Stock, 1979. Bonne étude de mœurs, avec toutefois quelques longueurs. Histoire de deux sœurs jumelles à l’île Maurice; bonne intrigue qui implique subtilement toutes les hiérarchies sociales.
7. Devi, Amanda : «La vie de Joséphin le fou», Continents noirs Gallimard, 2003. L’auteure est originaire de l’île Maurice. Légende sortie des sources volcaniques de l’île Maurice. Émouvant!
8. Devi, Ananda : «Ève de ses décombres», Gallimard, 2006. L’action se passe à l’île Maurice, «celle que n’ignorent pas seulement les dépliants touristiques».
Romans concernant Madagascar
9. Roberts, Nora : «Coup de cœur», Belfond, 2005 (traduit de l’américain). Roman plein de suspense, d’aventures au Madagascar et de passion. L’action se passe à Madagascar. Un véritable coup de cœur pour moi! Comme roman avant un voyage à Madagascar, je lui donne 10 sur 10.
10. Kauffmann, Alexandre : «Mauvais numéro», Arléa, 2000. Prix Alexandre Vialette 2001. C’est Madagascar qui est le cadre où évoluent ces brèves histoires de «perdants»…
J'attends de vos nouvelles. On pourrait s'échanger d'autres titres pour d'autres destinations aussi: Seychelles, Kenya, Égypte, Yemen, Oman...
Quoi de plus agréable, n’est-ce pas, que de lire - sur le pont du navire (ou en attendant l’avion) – un bon roman ou un bon livre récit de voyage qui traite précisément de notre prochaine destination, où l'action se passe exactement là où on s'en va! Je m’adresse donc à tous les bibliophiles, amoureux de la lecture, qui voudraient avoir des recommandations de bons romans à lire concernant l`île Maurice et Madagascar et à ceux qui voudraient nous suggérer d'autres titres...
Pour le bénéfice de ceux et celles qui iront en vacances dans les îles de l’Océan Indien, notamment les croisiéristes (futurs ou anciens) sur le Costa Europa - Voyage Perles de l’Océan Indien – voyage que je connais bien maintenant pour l'avoir fait le 22 novembre 2008 de Savona à Maurice via l'Égypte, le canal de Suez, le Yemen, Oman – je vous donne une liste de 10 romans que j’ai particulièrement aimés et qui m’ont permis de mieux découvrir et apprécier la culture, la mentalité, les écrivains de l’île Maurice et de Madagascar. Toutes autres suggestions de lecture pour ces destinations, ainsi que critiques et questions sont les bienvenues.
Romans concernant l’île Maurice
1. Dormann, Geneviève : «Le bal du dodo», Albin Michel, 1989. Auteure française, qui décrit des personnages et des situations qui pourraient être réels; l’action se passe dans l’île Maurice. Excellent roman, léger, informatif, très agréable à lire! Je lui donne 10 sur 10.
2. Le Clézio, J.M.G.: «La quarantaine», Gallimard, 1995. Écrivain franco-mauritien né à Nice (France). Prix Nobel de littérature en 2008. C’est l’histoire, captivante, d’immigrants vers l’île Maurice placés en quarantaine sur les îles Plate et Gabriel de Maurice. Il est intéressant de noter que les grands-parents de JMG Le Clézio ont été propriétaires de la maison Créole Eureka de l’île Maurice, grand domaine colonial que l’on peut visiter, situé à Moka au sud de Port-Louis: http://www.maisoneureka.com/histoire.htm
3. Le Clézio, J.M.G.: «Mondo et autres histoires», Gallimard, 1978. Bien écrit, poétique, personnages de l’île Maurice : «… la mer, la liberté, les rochers, les bateaux, …boire le soleil». Né à Nice, JMG Le Clézio est citoyen de France et de l’île Maurice et récipient du Prix Nobel de littérature 2008 pour l’ensemble de son œuvre.
4. Saint-Pierre, Bernardin de : «Paul et Virginie», Le Trésor des lettres françaises, éd. 1967. Roman pastoral, exotique, sérieux, paru en 1788 et devenu un classique. L’action se passe à l’île Maurice vers 1726; fondée sur des faits véridiques dont le naufrage du navire le Saint-Géran – poétique, charmant, texte fascinant. On y décrit les beautés naturelles de l’île Maurice.
5. Humbert, Marie-Thérèse : «Amy», Stock, 1998. L’auteure est née à l’île Maurice et vit en France. L’action se passe à l’île Maurice. Fascinant!
6. Humbert, Marie-Thérèse : «A l’autre bout de moi», Stock, 1979. Bonne étude de mœurs, avec toutefois quelques longueurs. Histoire de deux sœurs jumelles à l’île Maurice; bonne intrigue qui implique subtilement toutes les hiérarchies sociales.
7. Devi, Amanda : «La vie de Joséphin le fou», Continents noirs Gallimard, 2003. L’auteure est originaire de l’île Maurice. Légende sortie des sources volcaniques de l’île Maurice. Émouvant!
8. Devi, Ananda : «Ève de ses décombres», Gallimard, 2006. L’action se passe à l’île Maurice, «celle que n’ignorent pas seulement les dépliants touristiques».
Romans concernant Madagascar
9. Roberts, Nora : «Coup de cœur», Belfond, 2005 (traduit de l’américain). Roman plein de suspense, d’aventures au Madagascar et de passion. L’action se passe à Madagascar. Un véritable coup de cœur pour moi! Comme roman avant un voyage à Madagascar, je lui donne 10 sur 10.
10. Kauffmann, Alexandre : «Mauvais numéro», Arléa, 2000. Prix Alexandre Vialette 2001. C’est Madagascar qui est le cadre où évoluent ces brèves histoires de «perdants»…
J'attends de vos nouvelles. On pourrait s'échanger d'autres titres pour d'autres destinations aussi: Seychelles, Kenya, Égypte, Yemen, Oman...
Bonjour
je propose ce nouveau sujet de discussion.
Parlez des livres que vous avez lu, qui traitent du voyage, et qui donnent encore plus envie de partir.
Je sais, c'est pas bien de faire ça, c'est malsain, parce qu'on a tous suffisamment envie de se barrer, mais c'est plus fort que nous, n'est-ce pas?
J'ouvre, avec l'Usage du Monde de Nicolas Bouvier.
Entre 1951 et 1953, Nicolas Bouvier est parti avec un ami peintre (Thierry Vernet) en fiat facile à réparer qui tombe tout le temps en panne à travers l'Europe Balkanique, puis la Turquie, le Kurdistan, l'Iran, l'Afganistan. Il raconte ses souvenirs et ses analyses d'une manière simple et très émouvante. Les rencontres et les moments insolites donnent particulièrement envie de vivre des instants similaires, même s'ils ont quand même pas mal galéré. Mais la galère est un véhicule comme un autre...
Donc voilà, pour ceux qui n'aiment pas voyager, lisez ce bouquin, les autres, surtout, abstenez vous, sinon, vous serez irrémédiablement perdus, korzéam.
Salut a tout je part du 10 novembre 07 pour 1 mois.
Qui peut me dire comment est la visi en ce moment???
MERCI D'AVANCE A TOUT LE MONDE!!!
MERCI D'AVANCE A TOUT LE MONDE!!!
Pour tous ceux qui sont intéressés par le Sahara ainsi que par l'Afrique de l'ouest :
Je viens de lire un super récit d'aventures qui retrace trois traversées du Sahara dans les années 80. Périples vécus par trois français qui ont réalisé les traversées du désert à bord de vieilles voitures requinquées qu'ils ont ensuite revendues en Afrique de l'ouest.
Le livre n'est pas encore traduit en français, mais il le sera.
Aura-t-il le même titre, A un chevreuil ressemble mon amour ?
Prélude : trois voix juvéniles en proie à la fièvre dans un hôpital clos, sombre, désert. Orah, Avram et Ilan. Israël pendant la guerre des six jours.
Orah devait partir avec son fils Ofer en randonnée dans les montagnes de Galilée, les sacs étaient prêts, l'itinéraire tracé, mais Ofer a au dernier moment décidé de se porter volontaire pour une opération militaire en Cisjordanie. Elle l'accompagne, rentre chez eux, cuisine frénétiquement des quantités énormes de tous les plats préférés de son fils, jette tout, appelle son chauffeur de taxi attitré, y charge les deux sacs à dos, passe à Tel Aviv chez cette épave humaine d'Avram, le porte jusqu'au taxi et se fait conduire jusqu'au nord du pays. Pendant tout le livre, ils vont marcher, trébucher, et parler, se parler et parfois s'entendre, de mieux en mieux.
Peu avant la parution de l'ouvrage en Italie, Fabio Fazio avait interviewé David Grossman et lui avait demandé : "La fuite est-elle vraiment la seule façon de survivre en Israël ?" L'auteur avait souri (ce sourire de Grossman...), puis "non". Non. Parce que ce n'est pas une fuite. C'est d'une part une idée un peu folle : tant qu'elle marchera, tant qu'elle racontera Ofer, tant qu'ils parleront d'Ofer, il ne lui arrivera rien. C'est d'autre part le refus de se soumettre à l'engrenage bien huilé de l'armée israélienne : un mort, un coup de sonnette, les officiers et le psychologue récitant leur texte de circonstances appris par coeur et consignant un cadavre aux proches ; s'ils le tuent, il est à eux, qu'ils se débrouillent.
J'entendais récemment que lorsque la matière rencontre l'anti-matière il se produit un fantastique dégagement d'énergie. Il me semble qu'à l'échelle humaine lorsque la douleur et l'angoisse rencontrent la douceur et la tendresse, l'énergie dégagée est équivalente. Et dans cet exercice, Grossman est un génie.
Catherine
Aura-t-il le même titre, A un chevreuil ressemble mon amour ?
Prélude : trois voix juvéniles en proie à la fièvre dans un hôpital clos, sombre, désert. Orah, Avram et Ilan. Israël pendant la guerre des six jours.
Orah devait partir avec son fils Ofer en randonnée dans les montagnes de Galilée, les sacs étaient prêts, l'itinéraire tracé, mais Ofer a au dernier moment décidé de se porter volontaire pour une opération militaire en Cisjordanie. Elle l'accompagne, rentre chez eux, cuisine frénétiquement des quantités énormes de tous les plats préférés de son fils, jette tout, appelle son chauffeur de taxi attitré, y charge les deux sacs à dos, passe à Tel Aviv chez cette épave humaine d'Avram, le porte jusqu'au taxi et se fait conduire jusqu'au nord du pays. Pendant tout le livre, ils vont marcher, trébucher, et parler, se parler et parfois s'entendre, de mieux en mieux.
Peu avant la parution de l'ouvrage en Italie, Fabio Fazio avait interviewé David Grossman et lui avait demandé : "La fuite est-elle vraiment la seule façon de survivre en Israël ?" L'auteur avait souri (ce sourire de Grossman...), puis "non". Non. Parce que ce n'est pas une fuite. C'est d'une part une idée un peu folle : tant qu'elle marchera, tant qu'elle racontera Ofer, tant qu'ils parleront d'Ofer, il ne lui arrivera rien. C'est d'autre part le refus de se soumettre à l'engrenage bien huilé de l'armée israélienne : un mort, un coup de sonnette, les officiers et le psychologue récitant leur texte de circonstances appris par coeur et consignant un cadavre aux proches ; s'ils le tuent, il est à eux, qu'ils se débrouillent.
J'entendais récemment que lorsque la matière rencontre l'anti-matière il se produit un fantastique dégagement d'énergie. Il me semble qu'à l'échelle humaine lorsque la douleur et l'angoisse rencontrent la douceur et la tendresse, l'énergie dégagée est équivalente. Et dans cet exercice, Grossman est un génie.
Catherine
Bonjour à tous,
J'ai une amie qui va au Vietnam en septembre, et ça a toujours été un de ses rêves. Est-ce que vous auriez une idée de récit de voyage que je pourrais lui offrir ?
Merci d'avance,
Maud.
J'ai une amie qui va au Vietnam en septembre, et ça a toujours été un de ses rêves. Est-ce que vous auriez une idée de récit de voyage que je pourrais lui offrir ?
Merci d'avance,
Maud.
Chaque nouveau livre de Bill Bryson produit sur moi le même effet : c’est la fête !
Et à chaque fois, c'est un peu le même branle-bas : il faut d’abord que je me procure toutes affaires cessantes le dit ouvrage, quitte à abandonner sur le champ une tâche importante. Je suis ensuite capable d’annuler une soirée entre amis en inventant les pires mensonges, voire même de remettre à une autre fois un week-end prometteur, histoire de me retrouver seul à seul avec mon ami Bryson...
Cette fois-ci, Bill Bryson fait découvrir à ses lecteurs l'Appalachian Trail (A.T. pour les intimes), célèbre sentier de randonnée qui parcourt l’Est des Etats-Unis sur pas moins de 3500 km en traversant une bonne douzaine d’Etats ! Pour vous faire une idée du tableau, représentez-vous une rando qui ferait bien plus de deux fois le plus long des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, sans presque jamais croiser une route ou un village et parsemée de dizaines de sommets à gravir. Et puis imaginez évoluer sur ce terrain un type plutôt gros et tout à fait éloigné de l’idée que l’on pourrait se faire d’un randonneur aguerri, armé de son seul enthousiasme (qui n’a d’égal que sa naïveté) et flanqué d'un vague ami d’enfance (Katz) encore moins sportif que lui et ayant pour passion les femmes faciles et la série X-files… Mélangez le tout et vous avez les composantes de ce délicieux et rocambolesque récit !
Comme dans chaque bouquin de Bryson, c’est un peu toujours le même principe : on apprend en rigolant. Cette fastidieuse randonnée est donc l’occasion de découvrir la faune et la flore de ces immenses forêts de l’Est américain, mais également d'en savoir plus sur l’histoire de ces régions et bien plus encore... Tout ceci en se régalant à tous moments de l’incroyable inaptitude à la marche de Bill et Katz qui pourtant font leur petit bonhomme de chemin au fil des pages, aux hasards des rencontres humaines ou animales et des caprices de la météo.
Drôle, intelligent, subtil... C'est du bon Bryson, qui peut rappeler par certains côtés les livres de Redmond O’Hanlon, autre champion de l’aventure inorganisée et farfelue, même si ce dernier culmine, il est vrai, à un niveau bien supérieur dans l’inconscience !
NB : ce livre, tout récemment traduit en français, est en fait un des premiers ouvrages de Bill Bryson, paru en 1997 aux USA.
Et à chaque fois, c'est un peu le même branle-bas : il faut d’abord que je me procure toutes affaires cessantes le dit ouvrage, quitte à abandonner sur le champ une tâche importante. Je suis ensuite capable d’annuler une soirée entre amis en inventant les pires mensonges, voire même de remettre à une autre fois un week-end prometteur, histoire de me retrouver seul à seul avec mon ami Bryson...
Cette fois-ci, Bill Bryson fait découvrir à ses lecteurs l'Appalachian Trail (A.T. pour les intimes), célèbre sentier de randonnée qui parcourt l’Est des Etats-Unis sur pas moins de 3500 km en traversant une bonne douzaine d’Etats ! Pour vous faire une idée du tableau, représentez-vous une rando qui ferait bien plus de deux fois le plus long des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, sans presque jamais croiser une route ou un village et parsemée de dizaines de sommets à gravir. Et puis imaginez évoluer sur ce terrain un type plutôt gros et tout à fait éloigné de l’idée que l’on pourrait se faire d’un randonneur aguerri, armé de son seul enthousiasme (qui n’a d’égal que sa naïveté) et flanqué d'un vague ami d’enfance (Katz) encore moins sportif que lui et ayant pour passion les femmes faciles et la série X-files… Mélangez le tout et vous avez les composantes de ce délicieux et rocambolesque récit !
Comme dans chaque bouquin de Bryson, c’est un peu toujours le même principe : on apprend en rigolant. Cette fastidieuse randonnée est donc l’occasion de découvrir la faune et la flore de ces immenses forêts de l’Est américain, mais également d'en savoir plus sur l’histoire de ces régions et bien plus encore... Tout ceci en se régalant à tous moments de l’incroyable inaptitude à la marche de Bill et Katz qui pourtant font leur petit bonhomme de chemin au fil des pages, aux hasards des rencontres humaines ou animales et des caprices de la météo.
Drôle, intelligent, subtil... C'est du bon Bryson, qui peut rappeler par certains côtés les livres de Redmond O’Hanlon, autre champion de l’aventure inorganisée et farfelue, même si ce dernier culmine, il est vrai, à un niveau bien supérieur dans l’inconscience !
NB : ce livre, tout récemment traduit en français, est en fait un des premiers ouvrages de Bill Bryson, paru en 1997 aux USA.
Bonjour,
Je dévore avec jubilation les livres d'Alain Gheerbrant, ethnologue, écrivain, explorateur... (que je conseille vivement!) Un de ses ouvrages est très difficile à trouver je le cherche partout, impossible à trouver :
Les secrets de la forêt vierge ( LIRE 1954), images de René Moreu
J'ai tenté toutes les librairies de livres rares, ebay, priceminister, chapitre, Aabbooks, livres-rare.com, etc...RIEN
Si quelqu'1 le possède, ou sait ou l'acheter, je suis Ultra preneur !
Francis
Je dévore avec jubilation les livres d'Alain Gheerbrant, ethnologue, écrivain, explorateur... (que je conseille vivement!) Un de ses ouvrages est très difficile à trouver je le cherche partout, impossible à trouver :
Les secrets de la forêt vierge ( LIRE 1954), images de René Moreu
J'ai tenté toutes les librairies de livres rares, ebay, priceminister, chapitre, Aabbooks, livres-rare.com, etc...RIEN
Si quelqu'1 le possède, ou sait ou l'acheter, je suis Ultra preneur !
Francis
Voilà un livre bien sympathique qui a tout pour intéresser et divertir tous les amoureux de voyages.
Ah ! Le veinard diront certains, à propos de l’auteur. Rendez-vous compte, Vincent Noyoux, c’est son nom, passe sa vie à parcourir le monde, tous frais payés, de plus il touche même un salaire pour voyager … Son métier ? Il est auteur de guides de voyages.
Le rêve, n’est-ce pas ? A priori, car en découvrant à travers les pages du bouquin le vécu de ce drôle de « Touriste professionnel » on s’aperçoit très vite que le quotidien de ce voyageur pas ordinaire n’est pas marrant tous les jours.
Un timing serré et un programme chargé, en effet, un rédacteur de guide se doit, bien sûr, de tout visiter : monuments, musées (du plus captivant au plus barbant …). Tester les hôtels, les bars, les pubs … les parcs d’attractions, sans oublier la « vallée des papillons » ou le « musée du rail », unique au monde selon le dépliant de l’Office du Tourisme local !
Des visites effectuées souvent au pas de course … et parfois hors saison lorsque toutes les portes sont fermées et les hébergements en travaux ; difficile alors de donner un avis enthousiaste comme le souhaite l’éditeur du guide !
De plus, Vincent Noyoux nous raconte ses repas toujours solitaires où il occupe l’attente du service en lisant un journal ou en triturant la mie d’un morceau de pain !
Certes, il y a beaucoup de jobs bien plus pénibles, c’est vrai … et c’est sans doute pour cette raison que l’auteur manie l’autodérision et l’ironie en nous racontant son « labeur » de voyageur/rédacteur/touriste. Mais tout de même, imaginez un instant la corvée si, lorsqu’on voyage un guide à la main, on devait effectuer toutes les visites et tester toutes les adresses mentionnées de A à Z ! Voilà un programme qui à de quoi vous rendre casanier à tout jamais …
Et ce n’est pas tout, l’auteur de nous préciser que son planning ne lui laisse que rarement le temps de sortir des sentiers battus … des voyages sans aventure ni fréquentes rencontres ! Pas étonnant qu’il précise que souvent au bout de trois semaines à écumer de la sorte une région ou un pays, le coup de blues le guette.
Un livre au style très plaisant et un texte plein d’humour et d’anecdotes, l’auteur a un vrai sens de la formule …
Vous l’avez compris, j’ai apprécié ce « voyage » où l’on découvre au fil des pages l’envers du décor des guides touristiques.
Lors de votre prochain week end ou de vos prochaines vacances, n’hésitez pas à emporter dans vos bagages « Touriste professionnel » de Vincent Noyoux (Stock) ça vient de paraître ; à lire en train, en bateau, en avion ou allongée sur une plage ensoleillée.
Et bon voyage en suivant cet anti-guide de voyage !

Ah ! Le veinard diront certains, à propos de l’auteur. Rendez-vous compte, Vincent Noyoux, c’est son nom, passe sa vie à parcourir le monde, tous frais payés, de plus il touche même un salaire pour voyager … Son métier ? Il est auteur de guides de voyages.
Le rêve, n’est-ce pas ? A priori, car en découvrant à travers les pages du bouquin le vécu de ce drôle de « Touriste professionnel » on s’aperçoit très vite que le quotidien de ce voyageur pas ordinaire n’est pas marrant tous les jours.
Un timing serré et un programme chargé, en effet, un rédacteur de guide se doit, bien sûr, de tout visiter : monuments, musées (du plus captivant au plus barbant …). Tester les hôtels, les bars, les pubs … les parcs d’attractions, sans oublier la « vallée des papillons » ou le « musée du rail », unique au monde selon le dépliant de l’Office du Tourisme local !
Des visites effectuées souvent au pas de course … et parfois hors saison lorsque toutes les portes sont fermées et les hébergements en travaux ; difficile alors de donner un avis enthousiaste comme le souhaite l’éditeur du guide !
De plus, Vincent Noyoux nous raconte ses repas toujours solitaires où il occupe l’attente du service en lisant un journal ou en triturant la mie d’un morceau de pain !
Certes, il y a beaucoup de jobs bien plus pénibles, c’est vrai … et c’est sans doute pour cette raison que l’auteur manie l’autodérision et l’ironie en nous racontant son « labeur » de voyageur/rédacteur/touriste. Mais tout de même, imaginez un instant la corvée si, lorsqu’on voyage un guide à la main, on devait effectuer toutes les visites et tester toutes les adresses mentionnées de A à Z ! Voilà un programme qui à de quoi vous rendre casanier à tout jamais …
Et ce n’est pas tout, l’auteur de nous préciser que son planning ne lui laisse que rarement le temps de sortir des sentiers battus … des voyages sans aventure ni fréquentes rencontres ! Pas étonnant qu’il précise que souvent au bout de trois semaines à écumer de la sorte une région ou un pays, le coup de blues le guette.
Un livre au style très plaisant et un texte plein d’humour et d’anecdotes, l’auteur a un vrai sens de la formule …
Vous l’avez compris, j’ai apprécié ce « voyage » où l’on découvre au fil des pages l’envers du décor des guides touristiques.
Lors de votre prochain week end ou de vos prochaines vacances, n’hésitez pas à emporter dans vos bagages « Touriste professionnel » de Vincent Noyoux (Stock) ça vient de paraître ; à lire en train, en bateau, en avion ou allongée sur une plage ensoleillée.
Et bon voyage en suivant cet anti-guide de voyage !

Bonjour,
j'ai remis à jour la liste des livres que j'ai lus et appréciés avec un petit commentaire sur chacun: http://planete-montagne.fr/livres.htm .
Toutes les suggestions sont bienvenues.
Pierre🙂
Bonjour à tous, je vous livre le récit de mon récent safari de 10 jours au Kenya, j'espère qu'il vous plaira ...
Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)
Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »
Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.
Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)
Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !
Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !
Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !
Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara
(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)
Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !
Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !
Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !
Vendredi 15/ Jour 0
Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.
Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !
Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.
Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !
L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !
La chambre et la vue sur la rue :


Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1
C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !
Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.
Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !
En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !
On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …
La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …
On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !
Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…
Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !
Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...

Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)
Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »
Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.
Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)
Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !
Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !
Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !
Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara
(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)
Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !
Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !
Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !
Vendredi 15/ Jour 0
Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.
Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !
Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.
Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !
L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !
La chambre et la vue sur la rue :


Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1
C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !
Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.
Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !
En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !
On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …
La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …
On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !
Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…
Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !
Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...

Comme j'ai un peu de temps, je vous livre le récit d'un voyage de 2018 qui traînait sur mon ordinateur :
Il était une fois, par delà les pandémies et les crises économiques, un temps où nous pouvions voyager : 2018. En cette année béni(t)e, il n’y eut pour nous point de virée nord-atlantique dans la chaleur estivale au programme, point de douches gratuites rafraîchissantes, point de températures vivifiantes, point de gastronomie douteuse et point de prix déments. En passant, félicitations à l’Islande et ses pizzas caoutchouteuse à 30 euros. En 2018, non, on va dans un vrai pays où l’on sait ce que signifie avoir chaud, manger et glander à une terrasse : la Grèce. Et comme nous ne sommes quand même pas des stakhanovistes du 40° à l’ombre, nous avons choisi le printemps, avril plus précisément. Pour le terrain de jeu, il s'agira d'Athènes et du Péloponnèse sur un peu plus de deux semaines. A nous, les petites églises, les ruines romantiques et les oliviers scintillants !
Bien choisir sa photo d'appel pour attirer le chaland. Un bon point et toute mon estime pour celui qui devine où c'est.
Avec la Grèce - pour ceux qui ont lu mes autres carnets qui sont tellement merveilleux qu’il faut les lire immédiatement et que votre vie s’en trouvera changée et éblouie - tout est chamboulé : fini les campings, les dortoirs et les piques-niques miteux de nos voyages dans le nord, place aux hôtels, aux b&b et aux restos. Et en plus, les Grecs ont le bon goût d’être accueillants.
Laissons la parole à du Ballay, parrainé par Alain Deloin et Jean-Michel Apeupré :
Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage (en Grèce), Ou comme celui-là qui vit le Parthénon, Et puis est retourné, plein d'image et pâmoison, Vivre exubérant le reste de son âge
Et avant d'attaquer le vif du sujet, quelques annonces pour le public innocent : Avertissement : vous lisez ce compte-rendu à vos risques et périls. Toute indignation n’est pas de ma responsabilité. Avertissement bis : non je ne suis pas raciste non je n’ai rien contre les Néerlandais, j’ai d’ailleurs un ami néerlandais non les Grecs ne sont pas des feignants oui les Allemands ont pour passe-temps l’invasion… Ah mince une rechute.
Jour 1
Ayé, c’est parti pour une journée de transport translation Lyon-Athènes via Munich en empruntant la Lufthansa. Le vol est sans encombre, une conversation s’engage avec un voisin grec sympathique autour de la qualité douteuse de la bouffe allemande. J'en profite pour avoir une illumination : la nourriture, voilà ce qui unit les Européens (enfin ceux du sud) ! Eclair de génie, j’ai trouvé comment sauver l’Union européenne « tous unis contre la vie beurk ». Malheureusement, ça risque d’exclure les riches du nord. D’ailleurs c’est peut-être un signe : faut-il mal manger pour être riche ? Faudrait exclure les Japonais de l’équation mais sinon ça marche (pays germaniques, scandinaves et anglo-saxons même combat). Revenons au voisin grec, je tente de donner un tour sportif à la conversation mais malheureusement il n’aime pas le foot « football is shit »… Arrgghh, de quoi vais-je bien pouvoir parler alors ?! Du coup, je parle plus. Alors qu’un petit débat sur le scandale du moment, le président du PAOK Salonique et son flingue, ça, ça aurait été fun .
L’atterrissage se passe sans encombre dans cet aéroport d’Athènes qui a changé de place depuis mon unique passage dans le coin et s’est éloigné du centre-ville. Première prise de contact avec l’alphabet grec, on avait essayé pour le fun de potasser les équivalences mais c’est loin d’être évident ! Combien d'équivalents du O ont-ils dans cet alphabet ?!
Le trajet jusqu’au centre d’Athènes est long, très long et le métro/train se remplit progressivement jusqu’à être bondé à ras bord. Nous sommes tassés, compressés et pour sortir de cette fournaise, c’est la lutte finale, poussons-nous et demain, l’air sera le sauveur du genre humain (note à moi-même : éviter la prochaine fois d’arriver au moment de la sortie du travail)
La chambre chez l’habitant est bien placée, en plein centre sans être très bruyante. On profite de notre premier soir pour une approche de la cuisine grecque et un mauvais choix de commande (que de la friture…). On enchaîne sur une petite balade nocturne pour revenir sur l’impression née du voyage précédent (ie dans les années 90 la voiture reine, une ville bruyante et désagréable). Eh bien en fait, une partie du centre-ville s’est piétonnisé, il y a de la vie, des restos et des cafés avec des terrasses partout, c’est très agréable finalement.
Il était une fois, par delà les pandémies et les crises économiques, un temps où nous pouvions voyager : 2018. En cette année béni(t)e, il n’y eut pour nous point de virée nord-atlantique dans la chaleur estivale au programme, point de douches gratuites rafraîchissantes, point de températures vivifiantes, point de gastronomie douteuse et point de prix déments. En passant, félicitations à l’Islande et ses pizzas caoutchouteuse à 30 euros. En 2018, non, on va dans un vrai pays où l’on sait ce que signifie avoir chaud, manger et glander à une terrasse : la Grèce. Et comme nous ne sommes quand même pas des stakhanovistes du 40° à l’ombre, nous avons choisi le printemps, avril plus précisément. Pour le terrain de jeu, il s'agira d'Athènes et du Péloponnèse sur un peu plus de deux semaines. A nous, les petites églises, les ruines romantiques et les oliviers scintillants !
Bien choisir sa photo d'appel pour attirer le chaland. Un bon point et toute mon estime pour celui qui devine où c'est.Avec la Grèce - pour ceux qui ont lu mes autres carnets qui sont tellement merveilleux qu’il faut les lire immédiatement et que votre vie s’en trouvera changée et éblouie - tout est chamboulé : fini les campings, les dortoirs et les piques-niques miteux de nos voyages dans le nord, place aux hôtels, aux b&b et aux restos. Et en plus, les Grecs ont le bon goût d’être accueillants.
Laissons la parole à du Ballay, parrainé par Alain Deloin et Jean-Michel Apeupré :
Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage (en Grèce), Ou comme celui-là qui vit le Parthénon, Et puis est retourné, plein d'image et pâmoison, Vivre exubérant le reste de son âge
Et avant d'attaquer le vif du sujet, quelques annonces pour le public innocent : Avertissement : vous lisez ce compte-rendu à vos risques et périls. Toute indignation n’est pas de ma responsabilité. Avertissement bis : non je ne suis pas raciste non je n’ai rien contre les Néerlandais, j’ai d’ailleurs un ami néerlandais non les Grecs ne sont pas des feignants oui les Allemands ont pour passe-temps l’invasion… Ah mince une rechute.
Jour 1
Ayé, c’est parti pour une journée de transport translation Lyon-Athènes via Munich en empruntant la Lufthansa. Le vol est sans encombre, une conversation s’engage avec un voisin grec sympathique autour de la qualité douteuse de la bouffe allemande. J'en profite pour avoir une illumination : la nourriture, voilà ce qui unit les Européens (enfin ceux du sud) ! Eclair de génie, j’ai trouvé comment sauver l’Union européenne « tous unis contre la vie beurk ». Malheureusement, ça risque d’exclure les riches du nord. D’ailleurs c’est peut-être un signe : faut-il mal manger pour être riche ? Faudrait exclure les Japonais de l’équation mais sinon ça marche (pays germaniques, scandinaves et anglo-saxons même combat). Revenons au voisin grec, je tente de donner un tour sportif à la conversation mais malheureusement il n’aime pas le foot « football is shit »… Arrgghh, de quoi vais-je bien pouvoir parler alors ?! Du coup, je parle plus. Alors qu’un petit débat sur le scandale du moment, le président du PAOK Salonique et son flingue, ça, ça aurait été fun .
L’atterrissage se passe sans encombre dans cet aéroport d’Athènes qui a changé de place depuis mon unique passage dans le coin et s’est éloigné du centre-ville. Première prise de contact avec l’alphabet grec, on avait essayé pour le fun de potasser les équivalences mais c’est loin d’être évident ! Combien d'équivalents du O ont-ils dans cet alphabet ?!
Le trajet jusqu’au centre d’Athènes est long, très long et le métro/train se remplit progressivement jusqu’à être bondé à ras bord. Nous sommes tassés, compressés et pour sortir de cette fournaise, c’est la lutte finale, poussons-nous et demain, l’air sera le sauveur du genre humain (note à moi-même : éviter la prochaine fois d’arriver au moment de la sortie du travail)
La chambre chez l’habitant est bien placée, en plein centre sans être très bruyante. On profite de notre premier soir pour une approche de la cuisine grecque et un mauvais choix de commande (que de la friture…). On enchaîne sur une petite balade nocturne pour revenir sur l’impression née du voyage précédent (ie dans les années 90 la voiture reine, une ville bruyante et désagréable). Eh bien en fait, une partie du centre-ville s’est piétonnisé, il y a de la vie, des restos et des cafés avec des terrasses partout, c’est très agréable finalement.
Et voilà, après de longs mois de travail, je vous livre le récit de mes pérégrinations dans le Sud Ouest du pays de l’Oncle Sam. Pas trop tôt dirons certains mais vous verrez qu’il y a de la matière à lire et que c’est plus prêt du roman que du carnet ! 😊
Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).
Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…
Dimanche 7 juin - Jour 1
Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !


Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).
Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…
Dimanche 7 juin - Jour 1
Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !


INFORMATION :
Je suis un touriste français . J 'ai été arrêté le 8 septembre à Maurice , pour port d 'arme interdite ( un spray au poivre ) , jugé et condamné d 'après la loi mauricienne , puis expulsé , et interdit de séjour à Maurice à vie . En plus , je me suis fait escroquer 200 000 roupies par un « ami » mauricien . ( voir photo jointe ) Voici l 'histoire , que je raconterai dans un livre :
EXTRAITS de mon livre « le diable au Paradis , à Maurice » à paraître sur internet , à partir d 'Octobre/Novembre 2014, en lecture directe et e-book , distribué en version papier dans toutes les bonnes librairies , et sur Amazon . écrit en français , traduit en anglais , et peut -être chinois , allemand , espagnol , italien , créole mauricien et réunionnais , indi , arabe , afrikaner. Tous droits réservés .
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L'aéroport
Je suis au commissariat de l 'aéroport Sir Ramgoolam , il est 16 H , on est le lundi 8 septembre 2014 Je suis parti à 4 h pour prendre l 'avion , de Madagascar , pour aller à La Réunion , via l 'Ile Maurice . ll y a donc exactement 12 h que j 'ai quitté mon hôtel à Tana et que je n 'ai pas mangé , à part une poignée de cacahuètes en vol . Je suis fatigué , en hypoglycémie et stressé . L 'avion a atterri à 10 h et depuis ce ne sont que formalités : Contrôle des passeports , questionnaire concernant la fièvre ébola , puis les douanes …
La douane
Au contrôle douanier , je pensais n ' avoir rien à déclarer , sauf déclarer que j 'étais satisfait d 'arriver à Maurice , et d'aller me reposer un après midi à la plage , avant de repartir le lendemain travailler dur à la Réunion ; Erreur , il y avait dans ma valise de soute , un spray au poivre, qui m 'était indispensable pour aller assurer une mission humanitaire en brousse , à Madagascar , où il est dangereux de s' aventurer , car même si on se méfie , cela ne suffit pas , une agression , est très possible . Je suis thérapeute , je soigne bénévolement des malades, pour le plaisir de rendre service , mais cela ne dispense pas d'être victime d 'un vol , et ne pas avoir de spray est donc là - bas , une infraction passible d'une lourde peine , voire de la peine de mort, car un vol se fait avec violences , et cela peut mal finir ... Il vaut mieux donc être prudent ... Mais , arrivant à Maurice , les douaniers fouillent méthodiquement ma valise de soute , et trouvent un spray au poivre , d 'autodéfense . Je ne savais pas que cela était interdit , vu qu 'en France la plupart des femmes en ont un dans leur sac à main , et toutes les cuisinières ont du poivre dans leur cuisine ... ! De plus, je n 'y pensais plus du tout , et bien qu 'il y ait à l 'aéroport des affiches précisant les objets interdits , on insiste surtout sur les objets en cabine . Si j 'y avais pensé , je ne savais pas de toutes façons que c 'était prohibé à Maurice , ni punissable lourdement , et le fait de n 'y passer que 24 h aurait pu me sembler une circonstance atténuante . Je me suis fait confisquer une fois un couteau avant l 'embarquement dans un avion à la Réunion , événement plus grave , mais c'était par pur oubli dans mon sac à dos, dans une poche latérale , après un pique - nique , et parce que j'avais mal vérifié avant le départ . En passant à la douane à Maurice , il y avait aussi dans ma valise un gros couteau , mais cela , les douaniers me l 'ont confirmé , c'est autorisé , de même que le port d 'un sabre à canne , même hors d 'un champ . Or , il y a beaucoup plus de crimes à coup de sabre que par spray au poivre . Evidemment , c'est peut être parce que les sprays au poivre sont interdits , mais à la Réunion , l 'alcool et le tabac tuent également plus que les sabres et le poivre réunis . Cela doit être pour lutter contre cet autre fléau, l 'alcoolisme , que la douane a également saisi une bouteille de whisky dans ma valise , ou peut - être pour fêter mon arrivée . On a promis de me rendre cette bouteille à mon départ , on verra ... mais vide ou pleine ? En tout cas je n 'ai eu aucun reçu , et je ne sais pas où m 'adresser le jour de mon départ . De plus avec les bagages à enregistrer côté départ , cela risque d 'être compliqué ... Bref , je pensais qu 'on allait me confisquer simplement le spray au poivre , comme le whisky ... ( dont je reconnais avoir transporté 2 bouteilles , plutôt pour les offrir que pour les boire moi - même ...) , mais le douanier me dit que je suis dans de beaux draps , il le répète 2 ou 3 fois , en semblant chercher une solution , écrite sur mon front , ou entre mes sourcils ... Je reste sans parole , surpris par la tournure des événements . Puis , il me dit que le seul droit que j 'ai , c'est de garder le silence , et me dit de le suivre dans un bureau . Tout un bataillon de douaniers virevolte autour de moi . J 'appelle le taxi qui m 'attend pour lui dire que j 'aurai 1/2 h de retard environ . Mais du bureau , on me conduit dehors . et je réalise que j 'aurai du attendre mon avion pour La Réunion dans la zone internationale , en transit , plutôt que de vouloir aller au soleil …
le commissariat :
Mais c'est trop tard , je suis pris dans l 'engrenage , la police me fait charger ma valise dans le plateau du pick-up . A la place de soleil , c'est à l 'ombre que je vais me retrouver ... Je me demande si je fais un cauchemar , et je réalise que je suis acteur dans un film d 'Hollywood , " les experts à Miami " ou une série de ce genre ... Mais je ne vois ni caméraman , ni Stallone ... On m 'emmène au commissariat : toute une procédure longue et complète se déroule . C'est normal , c'est la loi ... : rapport détaillé des circonstances , prise d 'empreintes en 4 exemplaires ( 2 fois, mais que les mains , pas les pieds ) , photographies de la bombe ( euh , je préfère dire , du spray .. ) au poivre sous tous les angles , et envoi sous scellés de l'arme du crime , au laboratoire central, pour expertise ... Le temps est passé , plus ou moins vite ... Je demande à aller aux toilettes , malgré la difficulté de l 'opération avec les mains pleines d 'encre ... Puis je demande à manger , un policier accepte d'aller me chercher un briani , avec les 200 roupies , qu' heureusement j'ai encore conservées depuis mon dernier séjour . On me rend la monnaie , et je me nourris avec satisfaction . J 'en profite pour prendre un cachet d ' Attacand , ( un nom mal choisi pour la circonstance ), c'est un médicament contre l 'hypertension , dont je souffre . Par chance j 'en ai avec moi , ce n 'est pas le moment de faire un infarctus.. Après avoir bataillé sur mes téléphones personnels pour obtenir les coordonnées de l 'ambassade de France à Maurice , après avoir appelé à La Réunion , après avoir eu 3 fois le serveur vocal du consulat à Maurice , je finis par avoir en ligne le service des passeports , où une gentille dame a accepté de prévenir le consul . Moi je n 'ai plus de crédit téléphonique , heureusement , il me rappelle enfin . J 'ai par bonheur encore un peu de batterie . Il est en poste depuis peu , et tout ce qu 'il peut faire c'est de me fournir par mail une liste d'avocats de Port - Louis . je n 'ai pas de bonne connexion internet , et je ne peux pas ouvrir la pièce jointe . Je déprime , et je me lance dans une analyse complexe et fastidieuse de la manière dont sont agencés les carreaux sur le sol du commissariat : largeur des joints , inclinaison relative d'un carreau par rapport à l 'autre , probabilité des découpes le long des murs , etc …
Jean- Paul l 'escroc:
A 18 h , Jean - Paul arrive . Ce n 'est pas le pape Saint Jean - Paul 2 , paix à son âme , mais c'est mon Sauveur ! ... Grâce à lui , je peux sortir du commissariat : il s 'est porté responsable de moi , et a déclaré être d 'accord pour me loger chez lui , , allée Brillant à Vacoas , en attendant que je comparaisse devant un juge le lendemain . Il met en jeu une caution pour cela . Je lui suis très reconnaissant . Il a confiance en moi car je le connais depuis 3 ans . Je lui loue régulièrement des voitures , chaque fois que je viens à Maurice .* ( J 'ai compris son système , sans lui en faire part : il les loue 900 rps avec des amis à lui , et me les reloue à 1200 rps ... ce n 'est pas grave , je sais que la vie est dure , j 'accepte de lui procurer ce petit bénéfice , c'est le prix de l 'amitié ... ) Une fois , j 'ai roulé trop vite avec une SWIFT qu 'il m 'avait louée , sur un gendarme couché ( pas un vrai , un ralentisseur en béton.. ! ), et j'ai abimé le carter inférieur . Je n 'avais pas signé de contrat , pas laissé de caution . j 'aurais pu lui dire de se débrouiller , mais j 'ai tenu à payer toutes les réparations . En gros , il a fallu changer le moteur ... Il faut prendre ses responsabilités , il y a un code de l'honneur , il faut avoir le respect des autres . C'est pour cela que Jean - Paul me fait confiance , et aujourd'hui , un bienfait en vaut un autre , ma bonne conduite a payé ( pas la conduite de la voiture SWIFT , je parle de l 'honnêteté de ma conduite envers Jean - Paul ) . D'ailleurs , moi aussi je lui fais confiance , il est sympathique , prêt à rendre service , et j 'ai eu envie moi aussi de l 'aider : j'ai commandé pour lui sur internet 10 GPS , que j 'ai eu à 2400 rps pièces , avec la carte de Maurice intégrée . Il pourra les revendre plus cher à ses amis loueurs de voiture , qui eux même pourront les louer aux touristes , en même temps que les autos . Il les a reçus par la poste directement du web , mais m 'informe qu'il a vu qu 'on en trouve à Galaxy à moins cher . Il me dit qu 'il ne pourra les vendre qu 'à 2000 rps ... Tant pis , je serai perdant , mais bon , j 'ai mal calculé ... tant pis ... A ce jour , je n'ai rien touché là dessus de toutes façons, car pour remercier JP , je lui fais cadeau de l 'argent de la vente de ces GPS , dans les 20000 ou 30000 rps pour le remercier de m 'aider au commissariat . Par ailleurs , nous avons des projets , et je pense que nous pourrons monter des affaires ensemble dans le futur , par exemple, immobilières . J ai aussi l 'intention d 'acquérir le statut de résident , en achetant une de ces magnifiques villas, chères mais luxueuses , que proposent diverses agences . Jean - Paul me dit que son cousin (Mr Ramsee ) est un ancien chef de la police à Vacoas , et que tout va s 'arranger . D'ailleurs , il m'a conseillé de ne pas prendre d 'avocat , "ce sont tous des voleurs , ils vont te plumer , ils vont te prendre 25000 rps pour commencer , et ils vont faire trainer le procès en longueur , pour te prendre le plus possible !" , m 'a t il dit , " ils vont s 'arranger avec le juge , et partager ensuite ! " " C'est comme ça à Maurice " , " ne t 'inquiète pas , tant qu 'à payer un peu , autant bien employer ton argent , je vais payer les cautions , les amendes , tout ce qu’il faut, et ça ira plus vite , sinon tu es là pour 3 mois ! " ... En fait , il m’a dit par la suite qu’il voulait aussi corrompre les policiers , , le procureur , le juge … Pour le moment , je pense : « Béni soit le ciel de m'avoir envoyé un conseillé aussi avisé ! » Je suis un peu superstitieux , et je crois déceler parfois des signes , parfois ironiques , comme le nom de l 'aéroport " Plaisance " , ou plutôt rassurants , comme là : j'ai appris au commissariat que celui que je connaissais sous le nom de Jean-Paul Pierrette, s 'appelle en fait LAVAL Jean Paul Pierrette . Je pense alors au père LAVAL , pour la mémoire duquel une cérémonie a lieu ces jours ci d 'ailleurs ... Sans Laval Jean - Paul PIERRETTE , en effet , j 'étais dans de beaux draps , comme l'avait dit le douanier ... Il prend les choses en main : il distribue l 'argent que je lui ai donné avec efficacité et parcimonie :: je crois qu ‘il paye beaucoup de caution et d’amendes , e, mais par la suite , il fait semblant de m ‘avouer qu’il a donné 10000 rps , au chef de la police de l 'aéroport , pour qu 'il accepte de me laisser partir chez lui à Vacoas au lieu d'aller en prison , et par exemple aussi 10000 rps à ceux qui m ' ont accompagné au tribunal le lendemain , pour ne pas me menotter et me matraquer . Nous partons dans sa voiture : nous nous arrêtons aux distributeur de billets de Curepipe .Il faut absolument de l'argent pour le lendemain, car le lendemain , il va falloir payer une grosse caution, et une amende . J'ai 2 cartes bancaires : je retire 40000 rps avec l 'une , et 20000 rps avec l 'autre , avant qu 'elle soit avalée par la machine ... Le sort s 'acharne contre moi ... Je téléphone à un ami pour qu 'il m 'envoie de l'argent 77000 rps ( 2000 eu ) par western-union , au nom de jean paul PIERRETTE , car je ne peux pas les retirer moi-même , vu que mon passeport a été confisqué au commissariat de l 'aéroport , ainsi que mes billets d 'avion . On craint que je m 'échappe , et je ne me sens pas de partir à la nage ... en fait , c'est plutôt que je ne veux pas mouiller ma valise ... Bref , je confie l 'argent à Jean Paul , car il en aura besoin le lendemain pour payer ma caution , pour que je sois libre et ne rentre pas en prison . Il me dit que ce ne doit pas être moi qui paie , mais une personne extérieure , et que personne ne doit savoir que je lui ai donné cet argent . Nous arrivons à Vacoas , où il me prête une petite voiture , et me dit de me rendre à Alpha Villa , à Flic en Flac , pour y passer la nuit .
Le tribunal de Mahebourg :
Jean Paul vient me chercher . Il m 'accompagne au poste de police , et les policiers doivent me conduire au tribunal de Mahébourg , où je dois être présenté au juge Jean - Paul m 'informe qu 'il a pu retirer l 'argent chez Western Union . Je suis soulagé ... J 'avais peur de ne pas avoir assez pour tout payer ici En effet , JP , a sacrifié une journée de son travail , à " transferts Coquille Bonheur " , il a fait croire à son patron qu'il était malade , pour pouvoir se consacrer à moi aujourd'hui . Il fait tout ce qu 'il peut pour moi : il discute à présent avec un petit homme à lunettes , très bien habillé , avec une belle cravate marron , peut -être en cuir . Il me glisse : " C'est le procureur , j 'ai pu m 'arranger avec lui , ( j’ai appris par la suite qu’il lui a soit disant donné 30 000 rps , que l e procureur , en fait sans doute un huissier a dit : " quoi , c'est tout ! , et qu’ lui ai dit qu’il n 'avait pas plus ). Mais , c'est bon , il va accélérer ton passage devant le juge , tu iras dans une chambre ( un bureau ) au lieu de passer devant tout le monde , et au lieu d 'attendre 3 mois, ce sera réglé cette semaine , et tu pourras partir en principe samedi Ca dépend , on va faire pour le maximum , déjà , on va dire au labo de se dépêcher pour l 'analyse . " Je patiente avec les policiers dans une petite pièce . A côté de moi , il y a un ivoirien , qui s 'est fait attraper en possession d 'un faux passeport . Il est ivoirien , et moi non plus , je n 'y vois rien , que du feu . Normal , me direz vous , mais je ne savais pas encore que Jean Paul était le diable, à ce moment là ... L 'ivoirien , lui est menotté , il a dormi au poste . Il n 'a pas eu la chance de connaître JP ... ni de pouvoir se faire envoyer de l 'argent . Enfin , on m'appelle pour me présenter au juge . C'est une femme . JP m 'explique : je dois lever la main pour demander la parole , dire " Votre Honneur , je plaide coupable , et je demande des excuses aux autorités mauriciennes , pour ce que j 'ai fait . "Sois bref , ne parle pas trop " , m 'a il dit , et on a répété la phrase magique , qui était peut être en fait une incantation cabalistique . La juge , est en fait très professionnelle , et compatissante . elle me dit que c'est la loi , et qu 'on doit la respecter , et que cela arrive malheureusement souvent qu 'il y ait des touristes dans mon cas . Elle fixe ma caution à 8000 rps , et une reconnaissance à 50 000 rps , qui je crois comprendre est en rapport avec l 'état mauricien , et peut être supprimée , si tout va bien , et que je ne fais plus de bêtises ... Elle fixe la date de la prochaine audience au 12 novembre ... Je pense , pourvu qu 'on puisse faire avancer la date !
Je dois être logé chez JP , et je dois aussi pointer, et aller signer un registre , tous les jours au poste de police de Vacoas . Nous sortons , JP me dit : " tu t 'en sors bien ! tu as vu ? elle qui est si méchante d 'habitude , elle ne t 'a mis que 8000 rps ! et s'est presque excusée de te juger ! c'est incroyable , comme l 'argent peut changer les gens ! " "Courage ! il faut continuer , ça va s 'arranger ! , je m 'en occupe " C'est un excellent avocat , même si il n 'en a pas le diplôme , il sait réconforter , et au moins les choses avancent vite avec lui , pas comme avec les vrais avocats , qui ne pensent qu 'à leur compte en banque ! Lui , il utilise le système , " puisque ça marche comme ça , " dit il , " il faut en profiter ! " Et moi , tout ce que je veux , au point où j 'en suis , c 'est rentrer chez moi , rejoindre ma famille, qui se ronge les sangs , reprendre mon travail , car mon cabinet est complètement désorganisé . Quitte à payer un peu , il faut absolument limiter les dégâts . Chaque jour qui passe me fait perdre de l 'argent à La Réunion , par le manque à gagner , et parce que je ne m 'occupe plus de mes affaires . Tout prend du retard , c'est la galère . Ca commence à chiffrer . C'est la peine de mort civile que je risque à la Réunion à mon retour , si ça se prolonge trop : je ne pourrai plus payer mes traites bancaires , on va saisir ma maison , je vais perdre mon travail aussi : c'est la peine de mort civile ... et si je fais une dépression nerveuse , cela peut aller jusqu' au suicide : la vraie peine de mort …
Je dis à JP , la maison est en train brûler , mais il faut sauver les meubles ! car si les meubles brûlent , je vais brûler avec ! La chaleur n 'a pas l 'air de le gêner ... Moi, je me gave de GAVISCON , tant l 'estomac me brûle en permanence . Il faut dire qu 'effectivement je suis très con d 'en être arrivé là ... Et avec tout ça, je n 'ai pas une seconde pour aller me faire bronzer sur les plages . Tant mieux , il fait déjà assez chaud comme ça ... Bref , je suis conscient de tout ça , et que le pire peut encore arriver ... Je suis donc les instructions de JP à la lettre , à commencer par prévoir de quoi payer l'amende ( fee ) que je vais devoir régler jeudi ou vendredi quand je vais passer au Court , la magistrature de Mahébourg . Avec les 77000 rps , JP a pu payer la reconnaissance de 50 000 rps , et j 'ai récupéré 27 000 rps , car j'en avais besoin pour vivre , payer ma location d 'appartement , et de quoi manger ... Après ça , il ne me retste plus rien ... Alors je téléphone à ma banque et je demande de débloquer 2500 eu ( 97 000 rps ) pour que ma secrétaire , Bélinda , les envoie à JP par Western Union . Et effectivement , c'est un vrai Western ... ( certaines filles à Madagascar , appellent ça Sperm Union ... car elles dépouillent les gogos qui tombent amoureux d 'elles , mais ça c'est une autre histoire ... ) Jean - Paul , lui , est le cow-boy qui arrive à pic pour sauver la diligence , le justicier au grand coeur ... Il récupère l 'argent de Western grâce au code que je lui remets . La situation est critique ... JP va tenter , non pas de faire un hold up , mais au contraire il va parler au " procureur " . Il appelle ça : "faire échec et mat " , et moi je dois jouer le rôle du fou, sans doute ... il me dit " si on laisse faire , tu auras une amende de plus de 100 000 rps ou plus , et je garantis pas que tu pourras quitter l 'ile ensuite , ou bien tu seras expulsé et interdit de séjour ... Mais si je parle au procureur , il va s'arranger avec la juge pour qu' elle ne me mette qu’ une amende de 20 000 rps par exemple … ( j’apprendrai par la suite qu’il veut corrompre le procureur avec les 97000 rps , lui dire que que c'est tout ce que j 'ai , et qu' il doit faire avec et partager le reste avec elle ! ) Il me dit qu 'il peut me donner l 'argent à garder jusqu' au procès , mais qu 'attention , je ne me le fasse pas voler , car à Flic en Flac c'est plein de voleurs ! Je préfère donc lui confier ce trésor, clé de ma liberté .
Flic en Flac :
Arrivé à ce stade , je suis très anxieux , presque angoissé . Je suis choqué, en état de choc . Je suis comme sous hypnose , car je dors très mal , et la réalité semble être comme le fruit de mon imagination . Du coup , ayant la sensation de vivre un roman policier , je décide de l 'écrire pour de bon , c'est une manière peut être de m 'évader mentalement , de reprendre le contrôle du scénario . Je choisis le titre " l 'Enfer au Paradis " , me semble correspondre à peu près à l ' histoire . Je vais y décrire ce qui m 'arrive , afin que cela serve de leçon aux touristes qui auraient imprudemment l 'intention de venir à Maurice . Je veux montrer l 'envers du décor , et que sous le sable chaud , les flammes ne sont pas loin ... Je crois encore à ce moment là que les pyromanes sont les autorités , et le système judiciaire... Ecrire , c'est aussi pour moi une manière de faire passer le temps , car je n 'ai pas du tout l' envie , ni , paradoxalement, le temps , d 'aller visiter l 'ile aux cerfs , ou celle aux bénitiers , ou de nager avec les dauphins.. Je dois en effet me présenter tous les jours au poste de police de Vacoas , où d 'ailleurs , alors que l 'on me demandait pourquoi j 'étais sous contrôle , j 'ai déclaré : " terrorisme ! ... " d'un air entendu.. C 'est ce qui a été inscrit sur le registre des signatures journalières , comme si c 'était normal ! … Peu importe , je commence à en avoir vraiment assez, advienne que pourra ! Si ça pouvait accélérer les choses ! Après tout j 'ai réellement apporté une bombe avec moi . Bombe aérosol , certes, mais on fait ce qu 'on peut avec les moyens qu 'on a ... Ecrire , c'est aussi un moyen de me redonner un peu le moral , et de me dire que si je perds tout à La Réunion , si ma vie y est détruite , en temps qu 'écrivain je peux la reconstruire .
Je suis attablé au bar " le Mafioso " à Flic en Flac , quand j 'écris la première phrase du livre . J'ai choisi ce bar , car le nom m 'a plu , et j 'ai eu l 'impression de me retrouver en famille ... Après tout , j 'étais tombé pour port d 'arme prohibé , peut -être avec soupçon de trafic d'armes . mais pour ce deuxième chef d 'inculpation , il n 'y avait aucune preuve . Le whisky , ça ne compte pas , on n 'est pas sous Al Capone , au temps de la prohibition .. Comble du comble, le poste de police de Flic en Flac , se trouve presque en face . Un clin d 'oeil du destin ... Et le nom de cette petite station balnéaire : FLIC en flac , si c'est pas fait exprès , je me fais nonne ... J 'écris à la terrasse du " Mafioso " , et je me dis que je pourrais peut - être renaitre de mes cendres , comme le Phoenix qui est dessiné sur ma bière . Le lendemain , JP m 'informe que le procès ne peut avoir lieu vendredi . Il y a eu des problèmes au laboratoire , et le policier n 'a pas pu transmettre le rapport au tribunal.
Mes espoirs de retour pour le week end à La Réunion sont annihilés Dimanche soir , je me retrouve donc encore attablé au " Mafioso " . C'est là , que pris d'une soudaine envie d'en finir , je ne décide pas d'aller me jeter sous un bus , non , mais , en voyant le commissariat de Flic en Flac si proche , je décide , non pas d 'aller me constituer prisonnier, car je l 'étais déjà , non pas de commettre un autre délit , mais d 'aller m 'informer sur les dates probables , et les suites possibles de cette affaire . Il faut dire que je n 'ai pas trop envie de fréquenter ce type d 'endroit . Quand je vais signer chaque jour à Vacoas , je m 'arrange toujours pour avoir 10 roupies sur moi , car il y a un distributeur de café dans le hall d 'entrée , et psychologiquement , cela est plus facile , car je vais au commissariat boire un café , et accessoirement , je signe le registre des terroristes sous surveillance . Bon, à Flic en Flac , je suis un inconnu qui entre au commissariat , un policier m 'écoute attentivement , et m 'apprend que la fameuse reconnaissance que la juge a chiffrée , ne doit pas être payée . Ce n 'est que le montant à payer si on ne vient pas signer tous les jours , par exemple , ou pour toute autre dysfonction éventuelle dans mon comportement . Jean - Paul m 'a donc menti , et a encaissé l 'argent que je lui ai donné pour régler la reconnaissance ! …
Le diable :
Et d 'un seul coup , je m'effondre , je comprends tout ! JP est un escroc qui a profité de ma malheureuse aventure , pour profiter de la situation et me soutirer de l 'argent . Sur tout ce que je lui ai donné , au total 60000 rps + 50000 rps + 97000 rps , seules 8000 rps ont servi à payer la caution . Le reste , il l 'a pris pour lui ! presque 210 000 rps ! ( 5250 euros !) et à La Réunion , j 'ai perdu sans doute autant, sinon plus ! Je prends la décision de changer le nom de mon livre immédiatement : je l'appelle " le Diable au Paradis ... " . Car c'est au Diable que j 'ai eu affaire en personne , et alors que j 'allais finir par le tirer par la queue , je me rends compte qu 'il est devant moi et que c 'est lui qui me tient . Je comprends mieux , il travaille pour " Coquille bonheur " , et si l 'on a pas de Q , pas de chance , comme moi , à la douane par exemple , il reste " Couille bonheur " . Oui , si il m 'arrive une galère , une couille , comme on dit vulgairement , pour lui c 'est le bonheur ... ! J 'en plaisante , maintenant , mais voilà la suite : je décide de lui tendre un piège pour récupérer mon argent , je vais utiliser le mensonge , comme lui : je l 'appelle le lendemain pour lui dire que j'ai besoin des 97 000 rps qui sont encore avec lui , parce que j 'ai perdu de l 'argent au casino , argent que m 'ont prêté des touristes allemands rencontrés dans un bar , avec qui j 'ai bu un coup , et qui ont compris ma situation . JP n 'y croit pas . Il me dit qu'il va me rendre mon argent , il est furieux , ça sent le soufre , il me dit que justement il a rendez- vous avec le procureur à 17 h , et m’explique qu’en fait , il corrompt des fonctionnaires et qu 'il doit lui donner l 'argent . Le procureur va être en colère , et mon procès va prendre du retard , me dit il . Je lui dis de demander un délai au procureur , Quitte à payer plus cher , je lui mens et j 'explique que je vais lui faire envoyer 3000 eu . Mais les allemands sont costauds et s 'impatientent , et ils ont pris mon appareil photo et mon ordinateur en garantie …
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J 'ai entre temps , pris un avocat , qui lui , a pris 25000 rps . Il m 'explique que la procédure habituelle pour les touristes est de 8 jours maximum , et qu 'il faut faire une demande pour avoir la permission de quitter Maurice et de revenir ensuite pour le procès . Lequel procès peut avoir lieu rapidement d 'ailleurs , et se soldera sans doute par une amende de 20000 rps environ . JP a aggravé mon cas , la demande n'a pas été faite , mon procès au lieu d'avoir lieu rapidement , a été retardé . Et il m 'a fait perdre beaucoup d'argent à La Réunion . Il n 'a pas eu pitié de moi , lorsque je lui ai confié tous les tracas qui m 'attendent là -bas . JP me fixe rendez vous à l 'aéroport lendemain , mardi , à 13 h . Je le retrouve , après avoir attendu un peu qu'il finisse de déposer des touristes à l ' hôtel Shandrani , pas loin de l 'aéroport . Il me fait monter dans son mini van . je lui demande l 'argent . Il veut d 'abord me faire signer un contrat de location à postériori pour la voiture avec laquelle je suis venu . Je refuse , mais je veux bien signer le contrat pour la semaine qui vient . Il refuse , et finit par me donner l 'argent : il a déduit 12000 rps pour les 10 jours de location qui viennent de passer , y compris la journée de mon arrivée . Alors que ça ne faisait réellement que 9 jours . Il m’explique qu’il a de plus soit disant , corrompu des fonctionnaires , ce avec quoi je ne suis pas d’accord ! il déduit aussi 10000 rps qu 'il a soit disant encore donné aux policiers , Il lui reste 75000 rps à me donner . je les mets vite dans ma poche . Quand je recompterai plus tard , je ne trouverai que 74000 rps ... Ce n 'est pas grave , au point où j 'en suis . Je refuse de lui serrer la main , et je le remercie de m'abandonner seul sur le parking , avec mon sac à dos et une boite à chaussures sous le bras . J'arrive chez ABC CAR à l'aéroport . et je loue une petite Nissan . Je loue Dieu également de m 'avoir permis de récuperer déjà les 74000rps .
JP me rappelle au téléphone , alors que je roule vers Curepipe . Il me dis que finalement , il a pitié de moi , et qu 'il a contacté le procureur , qui est d 'accord , mais que le procès aura lieu à Port Louis . Je pense qu 'il veut simplement reprendre les 75000 rps , et je refuse . En effet , il ne sait toujours pas si j 'ai compris son manège , car je ne lui ai rien dit . Je déménage mes affaires de l'appartement où je suis logé , je loue un nouveau studio , et je le signale au poste de police de Flic en Flac . JP m ' a en effet menacé , et je ne tiens pas à ce qu 'il mette le feu , durant la nuit , à la nouvelle voiture de location que j 'ai . JP m 'a garanti aussi que la police va m 'intercepter, puisqu 'il va lever sa responsabilité envers moi , et signaler que j 'ai disparu de chez lui , et de plus il me dit que comme il a eu, corruption, je risque gros . Mais je ne savais pas , et je ne suis pas sûr que ce soit le cas, je pense plutôt qu’il a tout gardé pour lui .De toutes façons , je n’avais pas besoin de ça , ni de ses méthodes , je respecte la justice .( Par la suite j’apprendrai qu’il suffit de suivre la procédure pour payer son amende , et être libéré , même si ce n’est pas agréable d’être expulsé ensuite ) . Je ne vais pas signer le cahier à Vacoas le lendemain, j 'ai rendez vous au tribunal à Mahébourg , pour changer d 'adresse, car il faut l 'accord de la juge . J 'aime bien Mahébourg , petite ville , petit port de pêche . J 'avais participé au tour de l 'ile Maurice à la voile , l'an dernier , et on avait fait escale au Bois des Amourettes , j' avais vu Mahébourg sous un tout autre aspect … ...>
LA SUITE : l ' enfer
à la suite du procès , je suis condamné à verser 20 500 roupies , et expulsé de Maurice , le jour même , en voulant aller récupérer mon passeport , sans avoir le temps de faire tranquillement ma valise . La police m 'accompagne à l 'aéroport . J 'arrive tout de même à déposer une déclaration , une plainte au poste de police de l 'aéroport contre Jean Paul . Si je l 'avais fait avant , cela aurait compliqué mon cas , car j 'étais déjà considéré comme un criminel . … On me signale que n 'ai plus le droit de revenir à Maurice , même en transit d 'avion . Même mon avocat n 'était pas au courant de toutes ces persécutions …
L 'avion atterrit à La Réunion : je suis KO . ... Clin d 'œil du destin , c 'était la marque de mon spray au poivre ( voir photo copier coller le lien svp ) ...
" [ http://godefense.fr/products/pfeffer-ko-spray-de-defense-au-poivre-jet-40-ml ] "
REFLEXIONS :
J 'ai vu l' émission " à vous de juger ", sur MBC News, jeudi 18 à 10 h du matin , on y parlait de l 'importance de l 'accueil des touristes , dès l 'aéroport , pour donner une bonne image de l 'île , pour que les voyageurs gardent un bon souvenir . on disait que le premier contact à l 'arrivée , c'est le chauffeur de taxi , et qu'il faut qu'ils aient une formation . Un touriste satisfait en ramène 5 autres . Un mécontent en fait perdre 20 L 'ile Maurice vit essentiellemnt de son tourisme , il n 'y pas de pétrole , ni de mines de diamants . L 'industrie textile est concurrencée par d 'autres pays . Il y a d 'énormes investissements , d 'énormes efforts supportés par toute le population mauritienne pour relever le niveau de vie . C'est l 'anniversaire de Sir Seewoosagur Ramgoolam, père de l 'indépendance mauritienne, en ce moment . Il doit pleurer de voir agir Laval Jean - Paul PIERRETTE . à vous de juger ! le sympathique Jean - Paul , c'est votre compatriote
à vous de juger ! La loi est elle juste ?
pour ma part , je préfère aller à Madagascar désormais . Les serpents y existent , mais ... mo pa kapav gagn l'esprit trankil ici !
Il y a 2 choses dangereuses à Maurice pour les touristes :
1/ Les escrocs comme Jean Paul et 2/ la loi : trop dure pour un délit commis par ignorance de la loi, par un touriste respectable , et allant jusqu ‘ à l’expulsion et l’interdiction définitive du territoire mauricien .
Tout cela arrive souvent , et ne devrait plus arriver !
Mauriciens honnêtes ! à vous de juger ! et à vous d’agir !! A vous de voter pour les hommes politiques qui agiront pour de nouvelles lois contre les escrocs , et de mieux comprendre les touristes , qui remplissent vos hôtels !
La Réunion , le 25/09/2014,
Joël Innocente touriste français déçu
finalement , le titre du livre pourrait être simplement : « Ile Maurice : l 'enfer … »
à suivre ...
Je suis un touriste français . J 'ai été arrêté le 8 septembre à Maurice , pour port d 'arme interdite ( un spray au poivre ) , jugé et condamné d 'après la loi mauricienne , puis expulsé , et interdit de séjour à Maurice à vie . En plus , je me suis fait escroquer 200 000 roupies par un « ami » mauricien . ( voir photo jointe ) Voici l 'histoire , que je raconterai dans un livre :
EXTRAITS de mon livre « le diable au Paradis , à Maurice » à paraître sur internet , à partir d 'Octobre/Novembre 2014, en lecture directe et e-book , distribué en version papier dans toutes les bonnes librairies , et sur Amazon . écrit en français , traduit en anglais , et peut -être chinois , allemand , espagnol , italien , créole mauricien et réunionnais , indi , arabe , afrikaner. Tous droits réservés .
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L'aéroport
Je suis au commissariat de l 'aéroport Sir Ramgoolam , il est 16 H , on est le lundi 8 septembre 2014 Je suis parti à 4 h pour prendre l 'avion , de Madagascar , pour aller à La Réunion , via l 'Ile Maurice . ll y a donc exactement 12 h que j 'ai quitté mon hôtel à Tana et que je n 'ai pas mangé , à part une poignée de cacahuètes en vol . Je suis fatigué , en hypoglycémie et stressé . L 'avion a atterri à 10 h et depuis ce ne sont que formalités : Contrôle des passeports , questionnaire concernant la fièvre ébola , puis les douanes …
La douane
Au contrôle douanier , je pensais n ' avoir rien à déclarer , sauf déclarer que j 'étais satisfait d 'arriver à Maurice , et d'aller me reposer un après midi à la plage , avant de repartir le lendemain travailler dur à la Réunion ; Erreur , il y avait dans ma valise de soute , un spray au poivre, qui m 'était indispensable pour aller assurer une mission humanitaire en brousse , à Madagascar , où il est dangereux de s' aventurer , car même si on se méfie , cela ne suffit pas , une agression , est très possible . Je suis thérapeute , je soigne bénévolement des malades, pour le plaisir de rendre service , mais cela ne dispense pas d'être victime d 'un vol , et ne pas avoir de spray est donc là - bas , une infraction passible d'une lourde peine , voire de la peine de mort, car un vol se fait avec violences , et cela peut mal finir ... Il vaut mieux donc être prudent ... Mais , arrivant à Maurice , les douaniers fouillent méthodiquement ma valise de soute , et trouvent un spray au poivre , d 'autodéfense . Je ne savais pas que cela était interdit , vu qu 'en France la plupart des femmes en ont un dans leur sac à main , et toutes les cuisinières ont du poivre dans leur cuisine ... ! De plus, je n 'y pensais plus du tout , et bien qu 'il y ait à l 'aéroport des affiches précisant les objets interdits , on insiste surtout sur les objets en cabine . Si j 'y avais pensé , je ne savais pas de toutes façons que c 'était prohibé à Maurice , ni punissable lourdement , et le fait de n 'y passer que 24 h aurait pu me sembler une circonstance atténuante . Je me suis fait confisquer une fois un couteau avant l 'embarquement dans un avion à la Réunion , événement plus grave , mais c'était par pur oubli dans mon sac à dos, dans une poche latérale , après un pique - nique , et parce que j'avais mal vérifié avant le départ . En passant à la douane à Maurice , il y avait aussi dans ma valise un gros couteau , mais cela , les douaniers me l 'ont confirmé , c'est autorisé , de même que le port d 'un sabre à canne , même hors d 'un champ . Or , il y a beaucoup plus de crimes à coup de sabre que par spray au poivre . Evidemment , c'est peut être parce que les sprays au poivre sont interdits , mais à la Réunion , l 'alcool et le tabac tuent également plus que les sabres et le poivre réunis . Cela doit être pour lutter contre cet autre fléau, l 'alcoolisme , que la douane a également saisi une bouteille de whisky dans ma valise , ou peut - être pour fêter mon arrivée . On a promis de me rendre cette bouteille à mon départ , on verra ... mais vide ou pleine ? En tout cas je n 'ai eu aucun reçu , et je ne sais pas où m 'adresser le jour de mon départ . De plus avec les bagages à enregistrer côté départ , cela risque d 'être compliqué ... Bref , je pensais qu 'on allait me confisquer simplement le spray au poivre , comme le whisky ... ( dont je reconnais avoir transporté 2 bouteilles , plutôt pour les offrir que pour les boire moi - même ...) , mais le douanier me dit que je suis dans de beaux draps , il le répète 2 ou 3 fois , en semblant chercher une solution , écrite sur mon front , ou entre mes sourcils ... Je reste sans parole , surpris par la tournure des événements . Puis , il me dit que le seul droit que j 'ai , c'est de garder le silence , et me dit de le suivre dans un bureau . Tout un bataillon de douaniers virevolte autour de moi . J 'appelle le taxi qui m 'attend pour lui dire que j 'aurai 1/2 h de retard environ . Mais du bureau , on me conduit dehors . et je réalise que j 'aurai du attendre mon avion pour La Réunion dans la zone internationale , en transit , plutôt que de vouloir aller au soleil …
le commissariat :
Mais c'est trop tard , je suis pris dans l 'engrenage , la police me fait charger ma valise dans le plateau du pick-up . A la place de soleil , c'est à l 'ombre que je vais me retrouver ... Je me demande si je fais un cauchemar , et je réalise que je suis acteur dans un film d 'Hollywood , " les experts à Miami " ou une série de ce genre ... Mais je ne vois ni caméraman , ni Stallone ... On m 'emmène au commissariat : toute une procédure longue et complète se déroule . C'est normal , c'est la loi ... : rapport détaillé des circonstances , prise d 'empreintes en 4 exemplaires ( 2 fois, mais que les mains , pas les pieds ) , photographies de la bombe ( euh , je préfère dire , du spray .. ) au poivre sous tous les angles , et envoi sous scellés de l'arme du crime , au laboratoire central, pour expertise ... Le temps est passé , plus ou moins vite ... Je demande à aller aux toilettes , malgré la difficulté de l 'opération avec les mains pleines d 'encre ... Puis je demande à manger , un policier accepte d'aller me chercher un briani , avec les 200 roupies , qu' heureusement j'ai encore conservées depuis mon dernier séjour . On me rend la monnaie , et je me nourris avec satisfaction . J 'en profite pour prendre un cachet d ' Attacand , ( un nom mal choisi pour la circonstance ), c'est un médicament contre l 'hypertension , dont je souffre . Par chance j 'en ai avec moi , ce n 'est pas le moment de faire un infarctus.. Après avoir bataillé sur mes téléphones personnels pour obtenir les coordonnées de l 'ambassade de France à Maurice , après avoir appelé à La Réunion , après avoir eu 3 fois le serveur vocal du consulat à Maurice , je finis par avoir en ligne le service des passeports , où une gentille dame a accepté de prévenir le consul . Moi je n 'ai plus de crédit téléphonique , heureusement , il me rappelle enfin . J 'ai par bonheur encore un peu de batterie . Il est en poste depuis peu , et tout ce qu 'il peut faire c'est de me fournir par mail une liste d'avocats de Port - Louis . je n 'ai pas de bonne connexion internet , et je ne peux pas ouvrir la pièce jointe . Je déprime , et je me lance dans une analyse complexe et fastidieuse de la manière dont sont agencés les carreaux sur le sol du commissariat : largeur des joints , inclinaison relative d'un carreau par rapport à l 'autre , probabilité des découpes le long des murs , etc …
Jean- Paul l 'escroc:
A 18 h , Jean - Paul arrive . Ce n 'est pas le pape Saint Jean - Paul 2 , paix à son âme , mais c'est mon Sauveur ! ... Grâce à lui , je peux sortir du commissariat : il s 'est porté responsable de moi , et a déclaré être d 'accord pour me loger chez lui , , allée Brillant à Vacoas , en attendant que je comparaisse devant un juge le lendemain . Il met en jeu une caution pour cela . Je lui suis très reconnaissant . Il a confiance en moi car je le connais depuis 3 ans . Je lui loue régulièrement des voitures , chaque fois que je viens à Maurice .* ( J 'ai compris son système , sans lui en faire part : il les loue 900 rps avec des amis à lui , et me les reloue à 1200 rps ... ce n 'est pas grave , je sais que la vie est dure , j 'accepte de lui procurer ce petit bénéfice , c'est le prix de l 'amitié ... ) Une fois , j 'ai roulé trop vite avec une SWIFT qu 'il m 'avait louée , sur un gendarme couché ( pas un vrai , un ralentisseur en béton.. ! ), et j'ai abimé le carter inférieur . Je n 'avais pas signé de contrat , pas laissé de caution . j 'aurais pu lui dire de se débrouiller , mais j 'ai tenu à payer toutes les réparations . En gros , il a fallu changer le moteur ... Il faut prendre ses responsabilités , il y a un code de l'honneur , il faut avoir le respect des autres . C'est pour cela que Jean - Paul me fait confiance , et aujourd'hui , un bienfait en vaut un autre , ma bonne conduite a payé ( pas la conduite de la voiture SWIFT , je parle de l 'honnêteté de ma conduite envers Jean - Paul ) . D'ailleurs , moi aussi je lui fais confiance , il est sympathique , prêt à rendre service , et j 'ai eu envie moi aussi de l 'aider : j'ai commandé pour lui sur internet 10 GPS , que j 'ai eu à 2400 rps pièces , avec la carte de Maurice intégrée . Il pourra les revendre plus cher à ses amis loueurs de voiture , qui eux même pourront les louer aux touristes , en même temps que les autos . Il les a reçus par la poste directement du web , mais m 'informe qu'il a vu qu 'on en trouve à Galaxy à moins cher . Il me dit qu 'il ne pourra les vendre qu 'à 2000 rps ... Tant pis , je serai perdant , mais bon , j 'ai mal calculé ... tant pis ... A ce jour , je n'ai rien touché là dessus de toutes façons, car pour remercier JP , je lui fais cadeau de l 'argent de la vente de ces GPS , dans les 20000 ou 30000 rps pour le remercier de m 'aider au commissariat . Par ailleurs , nous avons des projets , et je pense que nous pourrons monter des affaires ensemble dans le futur , par exemple, immobilières . J ai aussi l 'intention d 'acquérir le statut de résident , en achetant une de ces magnifiques villas, chères mais luxueuses , que proposent diverses agences . Jean - Paul me dit que son cousin (Mr Ramsee ) est un ancien chef de la police à Vacoas , et que tout va s 'arranger . D'ailleurs , il m'a conseillé de ne pas prendre d 'avocat , "ce sont tous des voleurs , ils vont te plumer , ils vont te prendre 25000 rps pour commencer , et ils vont faire trainer le procès en longueur , pour te prendre le plus possible !" , m 'a t il dit , " ils vont s 'arranger avec le juge , et partager ensuite ! " " C'est comme ça à Maurice " , " ne t 'inquiète pas , tant qu 'à payer un peu , autant bien employer ton argent , je vais payer les cautions , les amendes , tout ce qu’il faut, et ça ira plus vite , sinon tu es là pour 3 mois ! " ... En fait , il m’a dit par la suite qu’il voulait aussi corrompre les policiers , , le procureur , le juge … Pour le moment , je pense : « Béni soit le ciel de m'avoir envoyé un conseillé aussi avisé ! » Je suis un peu superstitieux , et je crois déceler parfois des signes , parfois ironiques , comme le nom de l 'aéroport " Plaisance " , ou plutôt rassurants , comme là : j'ai appris au commissariat que celui que je connaissais sous le nom de Jean-Paul Pierrette, s 'appelle en fait LAVAL Jean Paul Pierrette . Je pense alors au père LAVAL , pour la mémoire duquel une cérémonie a lieu ces jours ci d 'ailleurs ... Sans Laval Jean - Paul PIERRETTE , en effet , j 'étais dans de beaux draps , comme l'avait dit le douanier ... Il prend les choses en main : il distribue l 'argent que je lui ai donné avec efficacité et parcimonie :: je crois qu ‘il paye beaucoup de caution et d’amendes , e, mais par la suite , il fait semblant de m ‘avouer qu’il a donné 10000 rps , au chef de la police de l 'aéroport , pour qu 'il accepte de me laisser partir chez lui à Vacoas au lieu d'aller en prison , et par exemple aussi 10000 rps à ceux qui m ' ont accompagné au tribunal le lendemain , pour ne pas me menotter et me matraquer . Nous partons dans sa voiture : nous nous arrêtons aux distributeur de billets de Curepipe .Il faut absolument de l'argent pour le lendemain, car le lendemain , il va falloir payer une grosse caution, et une amende . J'ai 2 cartes bancaires : je retire 40000 rps avec l 'une , et 20000 rps avec l 'autre , avant qu 'elle soit avalée par la machine ... Le sort s 'acharne contre moi ... Je téléphone à un ami pour qu 'il m 'envoie de l'argent 77000 rps ( 2000 eu ) par western-union , au nom de jean paul PIERRETTE , car je ne peux pas les retirer moi-même , vu que mon passeport a été confisqué au commissariat de l 'aéroport , ainsi que mes billets d 'avion . On craint que je m 'échappe , et je ne me sens pas de partir à la nage ... en fait , c'est plutôt que je ne veux pas mouiller ma valise ... Bref , je confie l 'argent à Jean Paul , car il en aura besoin le lendemain pour payer ma caution , pour que je sois libre et ne rentre pas en prison . Il me dit que ce ne doit pas être moi qui paie , mais une personne extérieure , et que personne ne doit savoir que je lui ai donné cet argent . Nous arrivons à Vacoas , où il me prête une petite voiture , et me dit de me rendre à Alpha Villa , à Flic en Flac , pour y passer la nuit .
Le tribunal de Mahebourg :
Jean Paul vient me chercher . Il m 'accompagne au poste de police , et les policiers doivent me conduire au tribunal de Mahébourg , où je dois être présenté au juge Jean - Paul m 'informe qu 'il a pu retirer l 'argent chez Western Union . Je suis soulagé ... J 'avais peur de ne pas avoir assez pour tout payer ici En effet , JP , a sacrifié une journée de son travail , à " transferts Coquille Bonheur " , il a fait croire à son patron qu'il était malade , pour pouvoir se consacrer à moi aujourd'hui . Il fait tout ce qu 'il peut pour moi : il discute à présent avec un petit homme à lunettes , très bien habillé , avec une belle cravate marron , peut -être en cuir . Il me glisse : " C'est le procureur , j 'ai pu m 'arranger avec lui , ( j’ai appris par la suite qu’il lui a soit disant donné 30 000 rps , que l e procureur , en fait sans doute un huissier a dit : " quoi , c'est tout ! , et qu’ lui ai dit qu’il n 'avait pas plus ). Mais , c'est bon , il va accélérer ton passage devant le juge , tu iras dans une chambre ( un bureau ) au lieu de passer devant tout le monde , et au lieu d 'attendre 3 mois, ce sera réglé cette semaine , et tu pourras partir en principe samedi Ca dépend , on va faire pour le maximum , déjà , on va dire au labo de se dépêcher pour l 'analyse . " Je patiente avec les policiers dans une petite pièce . A côté de moi , il y a un ivoirien , qui s 'est fait attraper en possession d 'un faux passeport . Il est ivoirien , et moi non plus , je n 'y vois rien , que du feu . Normal , me direz vous , mais je ne savais pas encore que Jean Paul était le diable, à ce moment là ... L 'ivoirien , lui est menotté , il a dormi au poste . Il n 'a pas eu la chance de connaître JP ... ni de pouvoir se faire envoyer de l 'argent . Enfin , on m'appelle pour me présenter au juge . C'est une femme . JP m 'explique : je dois lever la main pour demander la parole , dire " Votre Honneur , je plaide coupable , et je demande des excuses aux autorités mauriciennes , pour ce que j 'ai fait . "Sois bref , ne parle pas trop " , m 'a il dit , et on a répété la phrase magique , qui était peut être en fait une incantation cabalistique . La juge , est en fait très professionnelle , et compatissante . elle me dit que c'est la loi , et qu 'on doit la respecter , et que cela arrive malheureusement souvent qu 'il y ait des touristes dans mon cas . Elle fixe ma caution à 8000 rps , et une reconnaissance à 50 000 rps , qui je crois comprendre est en rapport avec l 'état mauricien , et peut être supprimée , si tout va bien , et que je ne fais plus de bêtises ... Elle fixe la date de la prochaine audience au 12 novembre ... Je pense , pourvu qu 'on puisse faire avancer la date !
Je dois être logé chez JP , et je dois aussi pointer, et aller signer un registre , tous les jours au poste de police de Vacoas . Nous sortons , JP me dit : " tu t 'en sors bien ! tu as vu ? elle qui est si méchante d 'habitude , elle ne t 'a mis que 8000 rps ! et s'est presque excusée de te juger ! c'est incroyable , comme l 'argent peut changer les gens ! " "Courage ! il faut continuer , ça va s 'arranger ! , je m 'en occupe " C'est un excellent avocat , même si il n 'en a pas le diplôme , il sait réconforter , et au moins les choses avancent vite avec lui , pas comme avec les vrais avocats , qui ne pensent qu 'à leur compte en banque ! Lui , il utilise le système , " puisque ça marche comme ça , " dit il , " il faut en profiter ! " Et moi , tout ce que je veux , au point où j 'en suis , c 'est rentrer chez moi , rejoindre ma famille, qui se ronge les sangs , reprendre mon travail , car mon cabinet est complètement désorganisé . Quitte à payer un peu , il faut absolument limiter les dégâts . Chaque jour qui passe me fait perdre de l 'argent à La Réunion , par le manque à gagner , et parce que je ne m 'occupe plus de mes affaires . Tout prend du retard , c'est la galère . Ca commence à chiffrer . C'est la peine de mort civile que je risque à la Réunion à mon retour , si ça se prolonge trop : je ne pourrai plus payer mes traites bancaires , on va saisir ma maison , je vais perdre mon travail aussi : c'est la peine de mort civile ... et si je fais une dépression nerveuse , cela peut aller jusqu' au suicide : la vraie peine de mort …
Je dis à JP , la maison est en train brûler , mais il faut sauver les meubles ! car si les meubles brûlent , je vais brûler avec ! La chaleur n 'a pas l 'air de le gêner ... Moi, je me gave de GAVISCON , tant l 'estomac me brûle en permanence . Il faut dire qu 'effectivement je suis très con d 'en être arrivé là ... Et avec tout ça, je n 'ai pas une seconde pour aller me faire bronzer sur les plages . Tant mieux , il fait déjà assez chaud comme ça ... Bref , je suis conscient de tout ça , et que le pire peut encore arriver ... Je suis donc les instructions de JP à la lettre , à commencer par prévoir de quoi payer l'amende ( fee ) que je vais devoir régler jeudi ou vendredi quand je vais passer au Court , la magistrature de Mahébourg . Avec les 77000 rps , JP a pu payer la reconnaissance de 50 000 rps , et j 'ai récupéré 27 000 rps , car j'en avais besoin pour vivre , payer ma location d 'appartement , et de quoi manger ... Après ça , il ne me retste plus rien ... Alors je téléphone à ma banque et je demande de débloquer 2500 eu ( 97 000 rps ) pour que ma secrétaire , Bélinda , les envoie à JP par Western Union . Et effectivement , c'est un vrai Western ... ( certaines filles à Madagascar , appellent ça Sperm Union ... car elles dépouillent les gogos qui tombent amoureux d 'elles , mais ça c'est une autre histoire ... ) Jean - Paul , lui , est le cow-boy qui arrive à pic pour sauver la diligence , le justicier au grand coeur ... Il récupère l 'argent de Western grâce au code que je lui remets . La situation est critique ... JP va tenter , non pas de faire un hold up , mais au contraire il va parler au " procureur " . Il appelle ça : "faire échec et mat " , et moi je dois jouer le rôle du fou, sans doute ... il me dit " si on laisse faire , tu auras une amende de plus de 100 000 rps ou plus , et je garantis pas que tu pourras quitter l 'ile ensuite , ou bien tu seras expulsé et interdit de séjour ... Mais si je parle au procureur , il va s'arranger avec la juge pour qu' elle ne me mette qu’ une amende de 20 000 rps par exemple … ( j’apprendrai par la suite qu’il veut corrompre le procureur avec les 97000 rps , lui dire que que c'est tout ce que j 'ai , et qu' il doit faire avec et partager le reste avec elle ! ) Il me dit qu 'il peut me donner l 'argent à garder jusqu' au procès , mais qu 'attention , je ne me le fasse pas voler , car à Flic en Flac c'est plein de voleurs ! Je préfère donc lui confier ce trésor, clé de ma liberté .
Flic en Flac :
Arrivé à ce stade , je suis très anxieux , presque angoissé . Je suis choqué, en état de choc . Je suis comme sous hypnose , car je dors très mal , et la réalité semble être comme le fruit de mon imagination . Du coup , ayant la sensation de vivre un roman policier , je décide de l 'écrire pour de bon , c'est une manière peut être de m 'évader mentalement , de reprendre le contrôle du scénario . Je choisis le titre " l 'Enfer au Paradis " , me semble correspondre à peu près à l ' histoire . Je vais y décrire ce qui m 'arrive , afin que cela serve de leçon aux touristes qui auraient imprudemment l 'intention de venir à Maurice . Je veux montrer l 'envers du décor , et que sous le sable chaud , les flammes ne sont pas loin ... Je crois encore à ce moment là que les pyromanes sont les autorités , et le système judiciaire... Ecrire , c'est aussi pour moi une manière de faire passer le temps , car je n 'ai pas du tout l' envie , ni , paradoxalement, le temps , d 'aller visiter l 'ile aux cerfs , ou celle aux bénitiers , ou de nager avec les dauphins.. Je dois en effet me présenter tous les jours au poste de police de Vacoas , où d 'ailleurs , alors que l 'on me demandait pourquoi j 'étais sous contrôle , j 'ai déclaré : " terrorisme ! ... " d'un air entendu.. C 'est ce qui a été inscrit sur le registre des signatures journalières , comme si c 'était normal ! … Peu importe , je commence à en avoir vraiment assez, advienne que pourra ! Si ça pouvait accélérer les choses ! Après tout j 'ai réellement apporté une bombe avec moi . Bombe aérosol , certes, mais on fait ce qu 'on peut avec les moyens qu 'on a ... Ecrire , c'est aussi un moyen de me redonner un peu le moral , et de me dire que si je perds tout à La Réunion , si ma vie y est détruite , en temps qu 'écrivain je peux la reconstruire .
Je suis attablé au bar " le Mafioso " à Flic en Flac , quand j 'écris la première phrase du livre . J'ai choisi ce bar , car le nom m 'a plu , et j 'ai eu l 'impression de me retrouver en famille ... Après tout , j 'étais tombé pour port d 'arme prohibé , peut -être avec soupçon de trafic d'armes . mais pour ce deuxième chef d 'inculpation , il n 'y avait aucune preuve . Le whisky , ça ne compte pas , on n 'est pas sous Al Capone , au temps de la prohibition .. Comble du comble, le poste de police de Flic en Flac , se trouve presque en face . Un clin d 'oeil du destin ... Et le nom de cette petite station balnéaire : FLIC en flac , si c'est pas fait exprès , je me fais nonne ... J 'écris à la terrasse du " Mafioso " , et je me dis que je pourrais peut - être renaitre de mes cendres , comme le Phoenix qui est dessiné sur ma bière . Le lendemain , JP m 'informe que le procès ne peut avoir lieu vendredi . Il y a eu des problèmes au laboratoire , et le policier n 'a pas pu transmettre le rapport au tribunal.
Mes espoirs de retour pour le week end à La Réunion sont annihilés Dimanche soir , je me retrouve donc encore attablé au " Mafioso " . C'est là , que pris d'une soudaine envie d'en finir , je ne décide pas d'aller me jeter sous un bus , non , mais , en voyant le commissariat de Flic en Flac si proche , je décide , non pas d 'aller me constituer prisonnier, car je l 'étais déjà , non pas de commettre un autre délit , mais d 'aller m 'informer sur les dates probables , et les suites possibles de cette affaire . Il faut dire que je n 'ai pas trop envie de fréquenter ce type d 'endroit . Quand je vais signer chaque jour à Vacoas , je m 'arrange toujours pour avoir 10 roupies sur moi , car il y a un distributeur de café dans le hall d 'entrée , et psychologiquement , cela est plus facile , car je vais au commissariat boire un café , et accessoirement , je signe le registre des terroristes sous surveillance . Bon, à Flic en Flac , je suis un inconnu qui entre au commissariat , un policier m 'écoute attentivement , et m 'apprend que la fameuse reconnaissance que la juge a chiffrée , ne doit pas être payée . Ce n 'est que le montant à payer si on ne vient pas signer tous les jours , par exemple , ou pour toute autre dysfonction éventuelle dans mon comportement . Jean - Paul m 'a donc menti , et a encaissé l 'argent que je lui ai donné pour régler la reconnaissance ! …
Le diable :
Et d 'un seul coup , je m'effondre , je comprends tout ! JP est un escroc qui a profité de ma malheureuse aventure , pour profiter de la situation et me soutirer de l 'argent . Sur tout ce que je lui ai donné , au total 60000 rps + 50000 rps + 97000 rps , seules 8000 rps ont servi à payer la caution . Le reste , il l 'a pris pour lui ! presque 210 000 rps ! ( 5250 euros !) et à La Réunion , j 'ai perdu sans doute autant, sinon plus ! Je prends la décision de changer le nom de mon livre immédiatement : je l'appelle " le Diable au Paradis ... " . Car c'est au Diable que j 'ai eu affaire en personne , et alors que j 'allais finir par le tirer par la queue , je me rends compte qu 'il est devant moi et que c 'est lui qui me tient . Je comprends mieux , il travaille pour " Coquille bonheur " , et si l 'on a pas de Q , pas de chance , comme moi , à la douane par exemple , il reste " Couille bonheur " . Oui , si il m 'arrive une galère , une couille , comme on dit vulgairement , pour lui c 'est le bonheur ... ! J 'en plaisante , maintenant , mais voilà la suite : je décide de lui tendre un piège pour récupérer mon argent , je vais utiliser le mensonge , comme lui : je l 'appelle le lendemain pour lui dire que j'ai besoin des 97 000 rps qui sont encore avec lui , parce que j 'ai perdu de l 'argent au casino , argent que m 'ont prêté des touristes allemands rencontrés dans un bar , avec qui j 'ai bu un coup , et qui ont compris ma situation . JP n 'y croit pas . Il me dit qu'il va me rendre mon argent , il est furieux , ça sent le soufre , il me dit que justement il a rendez- vous avec le procureur à 17 h , et m’explique qu’en fait , il corrompt des fonctionnaires et qu 'il doit lui donner l 'argent . Le procureur va être en colère , et mon procès va prendre du retard , me dit il . Je lui dis de demander un délai au procureur , Quitte à payer plus cher , je lui mens et j 'explique que je vais lui faire envoyer 3000 eu . Mais les allemands sont costauds et s 'impatientent , et ils ont pris mon appareil photo et mon ordinateur en garantie …
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J 'ai entre temps , pris un avocat , qui lui , a pris 25000 rps . Il m 'explique que la procédure habituelle pour les touristes est de 8 jours maximum , et qu 'il faut faire une demande pour avoir la permission de quitter Maurice et de revenir ensuite pour le procès . Lequel procès peut avoir lieu rapidement d 'ailleurs , et se soldera sans doute par une amende de 20000 rps environ . JP a aggravé mon cas , la demande n'a pas été faite , mon procès au lieu d'avoir lieu rapidement , a été retardé . Et il m 'a fait perdre beaucoup d'argent à La Réunion . Il n 'a pas eu pitié de moi , lorsque je lui ai confié tous les tracas qui m 'attendent là -bas . JP me fixe rendez vous à l 'aéroport lendemain , mardi , à 13 h . Je le retrouve , après avoir attendu un peu qu'il finisse de déposer des touristes à l ' hôtel Shandrani , pas loin de l 'aéroport . Il me fait monter dans son mini van . je lui demande l 'argent . Il veut d 'abord me faire signer un contrat de location à postériori pour la voiture avec laquelle je suis venu . Je refuse , mais je veux bien signer le contrat pour la semaine qui vient . Il refuse , et finit par me donner l 'argent : il a déduit 12000 rps pour les 10 jours de location qui viennent de passer , y compris la journée de mon arrivée . Alors que ça ne faisait réellement que 9 jours . Il m’explique qu’il a de plus soit disant , corrompu des fonctionnaires , ce avec quoi je ne suis pas d’accord ! il déduit aussi 10000 rps qu 'il a soit disant encore donné aux policiers , Il lui reste 75000 rps à me donner . je les mets vite dans ma poche . Quand je recompterai plus tard , je ne trouverai que 74000 rps ... Ce n 'est pas grave , au point où j 'en suis . Je refuse de lui serrer la main , et je le remercie de m'abandonner seul sur le parking , avec mon sac à dos et une boite à chaussures sous le bras . J'arrive chez ABC CAR à l'aéroport . et je loue une petite Nissan . Je loue Dieu également de m 'avoir permis de récuperer déjà les 74000rps .
JP me rappelle au téléphone , alors que je roule vers Curepipe . Il me dis que finalement , il a pitié de moi , et qu 'il a contacté le procureur , qui est d 'accord , mais que le procès aura lieu à Port Louis . Je pense qu 'il veut simplement reprendre les 75000 rps , et je refuse . En effet , il ne sait toujours pas si j 'ai compris son manège , car je ne lui ai rien dit . Je déménage mes affaires de l'appartement où je suis logé , je loue un nouveau studio , et je le signale au poste de police de Flic en Flac . JP m ' a en effet menacé , et je ne tiens pas à ce qu 'il mette le feu , durant la nuit , à la nouvelle voiture de location que j 'ai . JP m 'a garanti aussi que la police va m 'intercepter, puisqu 'il va lever sa responsabilité envers moi , et signaler que j 'ai disparu de chez lui , et de plus il me dit que comme il a eu, corruption, je risque gros . Mais je ne savais pas , et je ne suis pas sûr que ce soit le cas, je pense plutôt qu’il a tout gardé pour lui .De toutes façons , je n’avais pas besoin de ça , ni de ses méthodes , je respecte la justice .( Par la suite j’apprendrai qu’il suffit de suivre la procédure pour payer son amende , et être libéré , même si ce n’est pas agréable d’être expulsé ensuite ) . Je ne vais pas signer le cahier à Vacoas le lendemain, j 'ai rendez vous au tribunal à Mahébourg , pour changer d 'adresse, car il faut l 'accord de la juge . J 'aime bien Mahébourg , petite ville , petit port de pêche . J 'avais participé au tour de l 'ile Maurice à la voile , l'an dernier , et on avait fait escale au Bois des Amourettes , j' avais vu Mahébourg sous un tout autre aspect … ...>
LA SUITE : l ' enfer
à la suite du procès , je suis condamné à verser 20 500 roupies , et expulsé de Maurice , le jour même , en voulant aller récupérer mon passeport , sans avoir le temps de faire tranquillement ma valise . La police m 'accompagne à l 'aéroport . J 'arrive tout de même à déposer une déclaration , une plainte au poste de police de l 'aéroport contre Jean Paul . Si je l 'avais fait avant , cela aurait compliqué mon cas , car j 'étais déjà considéré comme un criminel . … On me signale que n 'ai plus le droit de revenir à Maurice , même en transit d 'avion . Même mon avocat n 'était pas au courant de toutes ces persécutions …
L 'avion atterrit à La Réunion : je suis KO . ... Clin d 'œil du destin , c 'était la marque de mon spray au poivre ( voir photo copier coller le lien svp ) ...
" [ http://godefense.fr/products/pfeffer-ko-spray-de-defense-au-poivre-jet-40-ml ] "
REFLEXIONS :
J 'ai vu l' émission " à vous de juger ", sur MBC News, jeudi 18 à 10 h du matin , on y parlait de l 'importance de l 'accueil des touristes , dès l 'aéroport , pour donner une bonne image de l 'île , pour que les voyageurs gardent un bon souvenir . on disait que le premier contact à l 'arrivée , c'est le chauffeur de taxi , et qu'il faut qu'ils aient une formation . Un touriste satisfait en ramène 5 autres . Un mécontent en fait perdre 20 L 'ile Maurice vit essentiellemnt de son tourisme , il n 'y pas de pétrole , ni de mines de diamants . L 'industrie textile est concurrencée par d 'autres pays . Il y a d 'énormes investissements , d 'énormes efforts supportés par toute le population mauritienne pour relever le niveau de vie . C'est l 'anniversaire de Sir Seewoosagur Ramgoolam, père de l 'indépendance mauritienne, en ce moment . Il doit pleurer de voir agir Laval Jean - Paul PIERRETTE . à vous de juger ! le sympathique Jean - Paul , c'est votre compatriote
à vous de juger ! La loi est elle juste ?
pour ma part , je préfère aller à Madagascar désormais . Les serpents y existent , mais ... mo pa kapav gagn l'esprit trankil ici !
Il y a 2 choses dangereuses à Maurice pour les touristes :
1/ Les escrocs comme Jean Paul et 2/ la loi : trop dure pour un délit commis par ignorance de la loi, par un touriste respectable , et allant jusqu ‘ à l’expulsion et l’interdiction définitive du territoire mauricien .
Tout cela arrive souvent , et ne devrait plus arriver !
Mauriciens honnêtes ! à vous de juger ! et à vous d’agir !! A vous de voter pour les hommes politiques qui agiront pour de nouvelles lois contre les escrocs , et de mieux comprendre les touristes , qui remplissent vos hôtels !
La Réunion , le 25/09/2014,
Joël Innocente touriste français déçu
finalement , le titre du livre pourrait être simplement : « Ile Maurice : l 'enfer … »
à suivre ...
Suivant des conseils collectés ici, j'ai commandé la semaine passée cinq livres sur un site bien connu (qui permet d'acheter des livres d'occasion), Dersou Ouzala (merci Gnome), Ermites dans la taïga (merci mariecurry), et trois romans de la française Catherine Rey installée en Australie (merci Dolma).
Deux jours plus tard alors que même en Bretagne il fait un froid sibérien je reçois les deux premiers dont l'action se déroule pour l'un dans l'Altaï (-20°C ces jours-ci), pour l'autre au nord de Vladivostok (-10°C).
Ce matin, avec le redoux me parviennent les trois suivants qui parlent d'Australie, (Sydney +25° en ce moment).
Pour moi qui aime bien les coïncidences qui font comme des clins d'oeil, voilà une belle entrée en matière.
Mais dans quel ordre dois-je les lire?
Bonjour!
Pourriez-vous me conseiller des romans sur cette partie de l'Asie? Mis à part l'ouvrage de Pierre Loti sur Angkor...
Merci!
Fabrice
Pourriez-vous me conseiller des romans sur cette partie de l'Asie? Mis à part l'ouvrage de Pierre Loti sur Angkor...
Merci!
Fabrice
j'ai beaucoup aimé cet article plein d'humour, je partage ....
http://www.courrierinternational.com/...n_id=288...
http://www.courrierinternational.com/...n_id=288...
Bonjour,
Je suis auteur et j'écris actuellement un roman pour enfants. Dans ce texte deux enfants (âgés de 8 et 12 ans) se retrouvent sur la route, contraints de traverser l'espagne de Barcelone à Ceuta en vélo. (distance totale de 1200 kms)
Je voulais savoir combien de kilomètres des enfants sont capables de parcourir chaque jours, sachant que ceux-ci sont pleins de volontés, de courage. Et que finalement ils n'ont pas le choix. Sachant également que leurs vélos sont des vélos basiques de villes.
Bref toutes infos qui pourraient m'aider dans la construction "technique" de mon récit !
Merci !
Bonjour 😏
Le temps du confinement me permet de me mettre à jour dans mes carnets de voyage.
Une nouvelle aventure. Je pars avec Justine, une ancienne élève qui a 28 ans. Son premier voyage à part des hôtels club..
La location de voiture sans chauffeur est impossible au Soudan. J’ai décidé de louer une voiture avec chauffeur. Je suis donc passé par une agence, 90 euros par jour pour voiture, pétrole, chauffeur (son logement et sa nourriture comprise). Aucune autre prestation.
Je ne voulais pas me contenter du Nord et des sites archéologiques, circuit classique que font les quelques touristes qui vont au Soudan et mais partir vers le sud, dans le Kordofan pour aller dans les nubas mountains. Dans cette partie du soudan, il y a eu pendant des années, une guerre intense avec le gouvernement central. Le mouvement de rébellion existe toujours, le SPLM. L’armée de ce mouvement est toujours en place. Elle réclame un égal développement pour cette partie du territoire dans lequel il n’y a aucun investissement. Dans cette région, le peuple Nuba comprend une mosaïque de tribus. Je voulais aller dans cette région et avait construit un itinéraire que l’agence avait accepté. Hélas, je n’ai pas pu faire tout ce que je voulais car il fallait des autorisations du SPLM que nous n’avons pas eu. 10 jours avant de partir, toujours pas de certitude de pouvoir faire la boucle prévue. Alors que j’avais dit que je ne voulais pas de guide, l’agence m’a parlé d’un gars, dit guide, natif de cette région. Je l’ai contacté directement et nous nous sommes mis d’accord sur sa prestation ! Sur la route, pour les arrêts dans les villages, il n’était pas indispensable, car je n’ai aucun souci pour aller à la rencontre de la population. C’est souvent moi qui disais, on s’arrête là et là… Mais il avait pris des contacts avec les autorités locales. Cela nous a permis de vivre dans un village, impossible sans lui.
1èr partie du voyage : LE KORDOFAN ET LE PAYS NUBAS, au sud de Khartoum
Cela a été le must de notre voyage pour les contacts avec la population. Je voyage beaucoup mais je n’avais pas vécu cela depuis longtemps. Partout l’accueil a été extraordinaire et jamais on ne nous a demandé quoique ce soit.
1er jour KHARTOUN/DILLING
Longue route puisque nous sommes partis à 7 h et arrivés à 17 h 30, mais avec plusieurs arrêts ! En voici quelques uns.
Marché des chameaux "El molih camel market". Le grand marché est le samedi, nous y passons un lundi… Pas beaucoup d’effervescence mais pour notre premier marché de chameaux, on apprécie !
Arrêt dans un village de la tribu Ahamada. Excellent accueil. Nous sommes accueillis dans 3 maisons. Une des familles était très chaleureuse. Nous étions au début du voyage, je ne maîtrisais pas la suite de la journée. Mais à refaire, j’aurais accepté leur invitation de partager un moment ensemble.



Arrêt à ville de Barra. Nous sommes en début d’après-midi. Notre premier marché. Le souk est animé. Les gens sont étonnés de voir des « blancs » et nous regardaient avec de grands yeux.



Puis arrêt dans un autre village. A nouveau un très bon accueil.

Bien sûr, il faut prendre son temps pour créer le contact
Ce qui m’a passionné sur cette route macadamisée, en très bon état, un peu monotone car les paysages sont plats, pas vraiment jolis, ce sont les camions, avec leur hauteur de marchandises. C’est vraiment très impressionnant. Je vous livre quelques spécimens.


Le temps du confinement me permet de me mettre à jour dans mes carnets de voyage.
Une nouvelle aventure. Je pars avec Justine, une ancienne élève qui a 28 ans. Son premier voyage à part des hôtels club..
La location de voiture sans chauffeur est impossible au Soudan. J’ai décidé de louer une voiture avec chauffeur. Je suis donc passé par une agence, 90 euros par jour pour voiture, pétrole, chauffeur (son logement et sa nourriture comprise). Aucune autre prestation.
Je ne voulais pas me contenter du Nord et des sites archéologiques, circuit classique que font les quelques touristes qui vont au Soudan et mais partir vers le sud, dans le Kordofan pour aller dans les nubas mountains. Dans cette partie du soudan, il y a eu pendant des années, une guerre intense avec le gouvernement central. Le mouvement de rébellion existe toujours, le SPLM. L’armée de ce mouvement est toujours en place. Elle réclame un égal développement pour cette partie du territoire dans lequel il n’y a aucun investissement. Dans cette région, le peuple Nuba comprend une mosaïque de tribus. Je voulais aller dans cette région et avait construit un itinéraire que l’agence avait accepté. Hélas, je n’ai pas pu faire tout ce que je voulais car il fallait des autorisations du SPLM que nous n’avons pas eu. 10 jours avant de partir, toujours pas de certitude de pouvoir faire la boucle prévue. Alors que j’avais dit que je ne voulais pas de guide, l’agence m’a parlé d’un gars, dit guide, natif de cette région. Je l’ai contacté directement et nous nous sommes mis d’accord sur sa prestation ! Sur la route, pour les arrêts dans les villages, il n’était pas indispensable, car je n’ai aucun souci pour aller à la rencontre de la population. C’est souvent moi qui disais, on s’arrête là et là… Mais il avait pris des contacts avec les autorités locales. Cela nous a permis de vivre dans un village, impossible sans lui.
1èr partie du voyage : LE KORDOFAN ET LE PAYS NUBAS, au sud de Khartoum
Cela a été le must de notre voyage pour les contacts avec la population. Je voyage beaucoup mais je n’avais pas vécu cela depuis longtemps. Partout l’accueil a été extraordinaire et jamais on ne nous a demandé quoique ce soit.
1er jour KHARTOUN/DILLING
Longue route puisque nous sommes partis à 7 h et arrivés à 17 h 30, mais avec plusieurs arrêts ! En voici quelques uns.
Marché des chameaux "El molih camel market". Le grand marché est le samedi, nous y passons un lundi… Pas beaucoup d’effervescence mais pour notre premier marché de chameaux, on apprécie !
Arrêt dans un village de la tribu Ahamada. Excellent accueil. Nous sommes accueillis dans 3 maisons. Une des familles était très chaleureuse. Nous étions au début du voyage, je ne maîtrisais pas la suite de la journée. Mais à refaire, j’aurais accepté leur invitation de partager un moment ensemble.



Arrêt à ville de Barra. Nous sommes en début d’après-midi. Notre premier marché. Le souk est animé. Les gens sont étonnés de voir des « blancs » et nous regardaient avec de grands yeux.



Puis arrêt dans un autre village. A nouveau un très bon accueil.

Bien sûr, il faut prendre son temps pour créer le contact
Ce qui m’a passionné sur cette route macadamisée, en très bon état, un peu monotone car les paysages sont plats, pas vraiment jolis, ce sont les camions, avec leur hauteur de marchandises. C’est vraiment très impressionnant. Je vous livre quelques spécimens.


Bonjour,
Je débute un nouveau carnet de voyage de mon dernier séjour qui m'a amené des 2 capitales du Maroc ( l'économique Casablanca et l'administrative Rabat ) jusqu'aux portes du Sahara , à Assa . Ce vagabondage dura une quinzaine de jours , de mi-février à début mars , et m'amena à Marrakech, Ouarzazate, Tinghrir, Tazarine, puis les oasis qui parsèment la route nationale 12, jusqu'à Assa . J'y mêle des lieux connus , mais aussi de magnifiques découvertes, comme les pyramides de Tadakoust : le Maroc réussira une nouvelle fois à m'émerveiller .
J'ai voyagé seul, comme j'aime le faire une fois par an, en voiture de tourisme . Et me voici donc quittant la France pour Fes , avec ces belles vues sur ...... ... la presqu'île de Logonna-Daoulas ( Finistère )

Puis, quelques instants plus tard , l'archipel des Glénans , au large de Concarneau .

J'arrive à Fes en début d'après- midi : grand taxi jusqu'à la gare , puis dans la foulée, train grande ligne jusqu'à Rabat ville ( 2 h 30 de trajet environ ) , puis enfin train "de Banlieue" jusqu'à ma destination à Bouznika, une ville balnéaire au sud de Rabat . J'ai décollé à 11 heures et suis à destination vers 18 heures .
Dès le lendemain, je rends visite à la belle plage de cette ville que je fréquente depuis près de 20 ans . La mer est forte et n'est pas loin d'aller lécher les villas du bord de mer .

Il n'y a aucun vent ni tempête et pourtant la mer monte, à chaque vague, jusqu'au sommet de la plage . Tranquillement . Tout ce qui est construit est condamné à être englouti bientôt, et pourtant , on construit partout sur dunes ou zones inondables . Personne n'a entendu parler de "Cynthia ", ici .

Ci dessus, l'île de Bouznika, urbanisée récemment également . Le fin cordon littoral qui la relie à la côte a été construit de villas il y a moins de 10 ans . La mer atteignait celles-ci 2 ou 3 ans seulement après leur construction . Donc, le jour où viendra la vraie tempête ... Sur la plage voisine de Dahomey, la première ligne de cabanons et villas a été emportée il y a 4 ou 5 ans . Il n'en reste rien .

Hormis cette folie de certains, j'adore cette plage qu'il faut fréquenter avant le 10 juillet et après le 20 août si on peut . L'eau y est excellente et les vagues sont belles . C'est un spot de surf aussi . Elle est " pavillon bleu " et les jets- ski y sont interdits . Au cœur de l'été, il y a trop de monde par contre : j'y vais le matin , à partir de 9 heures jusqu'à 11 heures, avant la foule . C'est aussi un micro-climat reconnu : la température moyenne d'août est de 28 ° . A une extrémité se trouve un port de pêche traditionnel, où les pêcheurs remontent leur barques à la main en haut de la plage . Il y a un marché au poisson été comme hiver .
Voila . Mon trip peut commencer , j'ai vu " ma plage " et elle est toujours là . Le lendemain, je décide d'aller faire une balade à Casa, ville que je connais bien . Casablanca étant une grande absente du forum, les quelques photos qui vont suivre contribueront à combler un vide . Mais Casa justifierait un sujet à elle seule . La ville possède de nombreux trésors, mais elle fait peur, sans doute à juste titre car quand je repense à mes premières expériences de conduite dans cette ville, c'est le mot " terrorisé " qui me vient à l'esprit . Mais maintenant : " même pas peur "....
Je rends visite " à la famille " et je déguste mon premier tajine , préparé par ma belle-mère : le succulent tajine d'artichauts, à base de fonds d'artichauts, de petits-pois, de pommes de terre avec du bœuf ( ou une autre viande ) .
L'après-midi, je vais en ville , où plutôt dans l'ancien centre construit par le protectorat et accolé à l'ancienne médina .
Depuis peu, les ardeurs destructrices des promoteurs semblent freinées et les rues style " art déco" et " néo-mauresques" font enfin l'objet d'attentions . Casa est un musée de l'architecture de l'entre deux guerres à ciel ouvert . Ce centre a un vrai charme, unique, désuet parfois, qu'on ne retrouve dans aucune autre ville marocaine .
Ma destination sera " le marché central", lieu plein de charme qui baigne dans son jus depuis les années 50 . Pour s'y rendre, il suffit de remonter le boulevard Mohamed V, piétonnier depuis la construction de la première ligne du tramway . Pas ( trop) de bruit , de bousculades et on apprécie à loisir les magnifiques façades du Casablanca colonial .






De part et d'autres du boulevard partent des passages, imités des passages parisiens . Ils n'ont pas bougés depuis des décennies, comme le passage Soumika, ou le passage du Grand Socco . Les cinémas sont d'un rétro absolu et je me souvient être allé dans le café de Marcel Cerdan en 1999 : plongée immédiate en 1950 garantie ( mais l'endroit est un peu glauque hélas ) .
Les rues adjacentes ont également peu bougé et ont un vrai charme . Ici, le cinéma Rialto .

A suivre ....
Je débute un nouveau carnet de voyage de mon dernier séjour qui m'a amené des 2 capitales du Maroc ( l'économique Casablanca et l'administrative Rabat ) jusqu'aux portes du Sahara , à Assa . Ce vagabondage dura une quinzaine de jours , de mi-février à début mars , et m'amena à Marrakech, Ouarzazate, Tinghrir, Tazarine, puis les oasis qui parsèment la route nationale 12, jusqu'à Assa . J'y mêle des lieux connus , mais aussi de magnifiques découvertes, comme les pyramides de Tadakoust : le Maroc réussira une nouvelle fois à m'émerveiller .
J'ai voyagé seul, comme j'aime le faire une fois par an, en voiture de tourisme . Et me voici donc quittant la France pour Fes , avec ces belles vues sur ...... ... la presqu'île de Logonna-Daoulas ( Finistère )

Puis, quelques instants plus tard , l'archipel des Glénans , au large de Concarneau .

J'arrive à Fes en début d'après- midi : grand taxi jusqu'à la gare , puis dans la foulée, train grande ligne jusqu'à Rabat ville ( 2 h 30 de trajet environ ) , puis enfin train "de Banlieue" jusqu'à ma destination à Bouznika, une ville balnéaire au sud de Rabat . J'ai décollé à 11 heures et suis à destination vers 18 heures .
Dès le lendemain, je rends visite à la belle plage de cette ville que je fréquente depuis près de 20 ans . La mer est forte et n'est pas loin d'aller lécher les villas du bord de mer .

Il n'y a aucun vent ni tempête et pourtant la mer monte, à chaque vague, jusqu'au sommet de la plage . Tranquillement . Tout ce qui est construit est condamné à être englouti bientôt, et pourtant , on construit partout sur dunes ou zones inondables . Personne n'a entendu parler de "Cynthia ", ici .

Ci dessus, l'île de Bouznika, urbanisée récemment également . Le fin cordon littoral qui la relie à la côte a été construit de villas il y a moins de 10 ans . La mer atteignait celles-ci 2 ou 3 ans seulement après leur construction . Donc, le jour où viendra la vraie tempête ... Sur la plage voisine de Dahomey, la première ligne de cabanons et villas a été emportée il y a 4 ou 5 ans . Il n'en reste rien .

Hormis cette folie de certains, j'adore cette plage qu'il faut fréquenter avant le 10 juillet et après le 20 août si on peut . L'eau y est excellente et les vagues sont belles . C'est un spot de surf aussi . Elle est " pavillon bleu " et les jets- ski y sont interdits . Au cœur de l'été, il y a trop de monde par contre : j'y vais le matin , à partir de 9 heures jusqu'à 11 heures, avant la foule . C'est aussi un micro-climat reconnu : la température moyenne d'août est de 28 ° . A une extrémité se trouve un port de pêche traditionnel, où les pêcheurs remontent leur barques à la main en haut de la plage . Il y a un marché au poisson été comme hiver .
Voila . Mon trip peut commencer , j'ai vu " ma plage " et elle est toujours là . Le lendemain, je décide d'aller faire une balade à Casa, ville que je connais bien . Casablanca étant une grande absente du forum, les quelques photos qui vont suivre contribueront à combler un vide . Mais Casa justifierait un sujet à elle seule . La ville possède de nombreux trésors, mais elle fait peur, sans doute à juste titre car quand je repense à mes premières expériences de conduite dans cette ville, c'est le mot " terrorisé " qui me vient à l'esprit . Mais maintenant : " même pas peur "....
Je rends visite " à la famille " et je déguste mon premier tajine , préparé par ma belle-mère : le succulent tajine d'artichauts, à base de fonds d'artichauts, de petits-pois, de pommes de terre avec du bœuf ( ou une autre viande ) .
L'après-midi, je vais en ville , où plutôt dans l'ancien centre construit par le protectorat et accolé à l'ancienne médina .
Depuis peu, les ardeurs destructrices des promoteurs semblent freinées et les rues style " art déco" et " néo-mauresques" font enfin l'objet d'attentions . Casa est un musée de l'architecture de l'entre deux guerres à ciel ouvert . Ce centre a un vrai charme, unique, désuet parfois, qu'on ne retrouve dans aucune autre ville marocaine .
Ma destination sera " le marché central", lieu plein de charme qui baigne dans son jus depuis les années 50 . Pour s'y rendre, il suffit de remonter le boulevard Mohamed V, piétonnier depuis la construction de la première ligne du tramway . Pas ( trop) de bruit , de bousculades et on apprécie à loisir les magnifiques façades du Casablanca colonial .






De part et d'autres du boulevard partent des passages, imités des passages parisiens . Ils n'ont pas bougés depuis des décennies, comme le passage Soumika, ou le passage du Grand Socco . Les cinémas sont d'un rétro absolu et je me souvient être allé dans le café de Marcel Cerdan en 1999 : plongée immédiate en 1950 garantie ( mais l'endroit est un peu glauque hélas ) .
Les rues adjacentes ont également peu bougé et ont un vrai charme . Ici, le cinéma Rialto .

A suivre ....
Bonjour,
Ca fait 8 mois que je suis en voyage, mon tour du monde m a amene de l amerique du sud a l asie du sud est en passant par l inde et le nepal. Je viens de terminer mon voyage au Vietnam. Je suis alle au delta du mekong, a ses marches flottants, a Saigon, Nha Trang, Hoi An, Hue, My Son, Ninh Binh, Hanoi, la baie d Halong, Bac Ha, et Sapa. Je voyage en "Back Pack", j aime bien voir les choses par moi meme et me debrouiller le plus possible par mes propres moyens. Jusque la tout s etait tres bien passe, j ai eu le coup de foudre pour des pays tels que le Laos ou encore le Nepal et la bolivie, mais j ai plus de mal avec le Vietnam...
L objet de ce sujet est de partager des sentiments vecus au Vietnam pour eclairer les gens qui "hesitent" a y aller. Personnellement je n ai pas aime le Vietnam. Venant du Cambodge et du Laos, les vietnamiens ne soutiennent pas la comparaison. Pire, de tout mon voyage je n ai jamais eu de si mauvaises et repetees experiences avec les population locales. Le pays est bon marche et possede de jolis sites comme la baie d'Halong, le delta du Mekong, ou encore les montagnes du Nord-Ouest, mais c'est malheureusement un pays tres touristique (pas en terme de nombre de touriste mais plutot de l approche qu on les vietnamiens du tourisme), ou s'ecarter des groupes de tour organise n'est pas une chose recommandee. On peut passer de tres bonnes vacances au Vietnam, allant de tour en tour, de guide en guide, d'agence en agence, payer 3 fois le prix des choses car "ici le cout de la vie est 10 fois moindre". Mais ne cherchez pas a vous debrouiller par vous-memes, a regarder de trop pres si on n'est pas en train de vous arnaquer. On est bien loin de la gentillesse des laotiens, les vietnamiens ne sont pas amicaux pour la grande majorite des gens que j ai rencontre. Combien de fois m a-t-on bouscule, klaxone, pousse, ignore, meprise, ou insulte dans mon dos. Souvent les rapports humains se resument a des rapports de domination, et il est bien epuisant de s'aventurer hors des agences de tourisme...
Maintenant le vietnam est un beau pays, sa baie d'halong se vend bien et a juste titre. Pour ce qui est des sites archeologiques on trouve largement mieux au Cambodge, les plages vietnamiennes ne soutiennent pas la comparaison avec les plages thailandaises, le nord du laos recele des minorites bien plus reculees et authentiques que les H'mong vous proposant du hachiche a tous les coin de rue de Sapa, non le vietnam c est bien en tour organise et si on ne connait pas le reste de l asie du sud est. L'experience en "back packeur" ne vaut pas le detour et je deconseille a quiconque de venir passer ses vacances ici, si pres de pays comme le Laos, la Thailande ou le Cambodge...
Yohann
Ca fait 8 mois que je suis en voyage, mon tour du monde m a amene de l amerique du sud a l asie du sud est en passant par l inde et le nepal. Je viens de terminer mon voyage au Vietnam. Je suis alle au delta du mekong, a ses marches flottants, a Saigon, Nha Trang, Hoi An, Hue, My Son, Ninh Binh, Hanoi, la baie d Halong, Bac Ha, et Sapa. Je voyage en "Back Pack", j aime bien voir les choses par moi meme et me debrouiller le plus possible par mes propres moyens. Jusque la tout s etait tres bien passe, j ai eu le coup de foudre pour des pays tels que le Laos ou encore le Nepal et la bolivie, mais j ai plus de mal avec le Vietnam...
L objet de ce sujet est de partager des sentiments vecus au Vietnam pour eclairer les gens qui "hesitent" a y aller. Personnellement je n ai pas aime le Vietnam. Venant du Cambodge et du Laos, les vietnamiens ne soutiennent pas la comparaison. Pire, de tout mon voyage je n ai jamais eu de si mauvaises et repetees experiences avec les population locales. Le pays est bon marche et possede de jolis sites comme la baie d'Halong, le delta du Mekong, ou encore les montagnes du Nord-Ouest, mais c'est malheureusement un pays tres touristique (pas en terme de nombre de touriste mais plutot de l approche qu on les vietnamiens du tourisme), ou s'ecarter des groupes de tour organise n'est pas une chose recommandee. On peut passer de tres bonnes vacances au Vietnam, allant de tour en tour, de guide en guide, d'agence en agence, payer 3 fois le prix des choses car "ici le cout de la vie est 10 fois moindre". Mais ne cherchez pas a vous debrouiller par vous-memes, a regarder de trop pres si on n'est pas en train de vous arnaquer. On est bien loin de la gentillesse des laotiens, les vietnamiens ne sont pas amicaux pour la grande majorite des gens que j ai rencontre. Combien de fois m a-t-on bouscule, klaxone, pousse, ignore, meprise, ou insulte dans mon dos. Souvent les rapports humains se resument a des rapports de domination, et il est bien epuisant de s'aventurer hors des agences de tourisme...
Maintenant le vietnam est un beau pays, sa baie d'halong se vend bien et a juste titre. Pour ce qui est des sites archeologiques on trouve largement mieux au Cambodge, les plages vietnamiennes ne soutiennent pas la comparaison avec les plages thailandaises, le nord du laos recele des minorites bien plus reculees et authentiques que les H'mong vous proposant du hachiche a tous les coin de rue de Sapa, non le vietnam c est bien en tour organise et si on ne connait pas le reste de l asie du sud est. L'experience en "back packeur" ne vaut pas le detour et je deconseille a quiconque de venir passer ses vacances ici, si pres de pays comme le Laos, la Thailande ou le Cambodge...
Yohann
Le matin il m est arrive frequemment d entendre des hauts parleurs a partir de
5h30 du matin parfois.
On les entend aussi le soir diffuser de la musique cette fois.
Quel est le sujet evoque le matin ? s agit il d informations generales concernant la province, tout le pays, discours politique destine a la population ?autre theme ? j avoue que cela m intrigue.
Je suis sur que notre grand specialiste Abalone va nous donner la reponse
cdlt Jean
Quel est le sujet evoque le matin ? s agit il d informations generales concernant la province, tout le pays, discours politique destine a la population ?autre theme ? j avoue que cela m intrigue.
Je suis sur que notre grand specialiste Abalone va nous donner la reponse
cdlt Jean
"Le muay thaï est un sport de fou. Je ne vais pas beaucoup au cinéma, mais j'ai été révolté
un jour, lors d'un trajet en avion entre Hong Kong et Londres, en visionnant un Rocky.
Pour une fois, j'avais oublié mes somnifères et il n'y avait rien de mieux à faire que
regarder ces tristes images. Un danseur de claquettes gonflé aux haltères qui essayait
de faire passer ses trémoussements pour des gestes de combattant.
Je ne ferai pas comme ça. Si je combats à l'écran, ce ne sera qu'après une préparation
véritable, dans les conditions du réel. La boxe anglaise ayant été trop souvent magnifiée,
montrée ou souillée par les faiseurs de films, je me suis tourné vers la boxe thaï,
plus dure, plus sauvage et plus cruelle. Si je n'ai aucun respect pour les arts martiaux,
pour lesquels la technicité a remplacé l'envie de détruire, j'admire le muay thaï,
un peu à part en Asie, et pour lequel le but ultime est de tuer s'il le faut et non la
perfection abstraite d'un geste. Le muay thaï admet les coups de tibia et de genou,
les coups de coude et le manque de fair-play. La deuxième raison est que j'ai claqué en
plaisirs autour du monde l'argent de mes livres, en fêtant dignement leurs sorties et leurs
succès. Quatorze mois de célébration me laissent avec les poches vides, des valises sous
les yeux et un énorme surplus de graisse. J'ai, semble-t-il, définitivement perdu cette
silhouette de jeune homme qui séduisait tant les dames. Mes 107 kilos me font maintenant
ressembler à un placide bouddha. [...] "
Ceci un passage extrait du site web de cizia zyke. ( www.ciziazyke.com dans Aventure puis Asie du Sud-Est)
Quelqu'un connait ce roman intitulé " K.O " ?
Ceci un passage extrait du site web de cizia zyke. ( www.ciziazyke.com dans Aventure puis Asie du Sud-Est)
Quelqu'un connait ce roman intitulé " K.O " ?
Dans ce forum, il n est quasiment jamais evoque la BD. Pourtant, je pense que pour beaucoup d entre nous, nos premiers reves de destinations "lointaines, exotiques et sauvages" virent le jours au travers de ces petits cadres colores, agrementes de textes, mettant en scene des personnages parfois saugrenus ou grands baroudeurs.
En ce qui me concerne, se furent les premiers ouvrages qui m ont transporte au dela des continents et cela des mon plus jeune age. Attisant ainsi la curiosite et le desir de connaitre notre planete et les differentes cultures la peuplant.
Tintin, et ses nombreuses peripeties, fut un des premiers a me faire decouvrir des contrees lointaines,
Alix m a transporte dans le monde Antique de la Grece a la Rome, de la Syrie a l Egypte, Hugo Pratt au travers d Ann de la Jungle, de Sergent Kerk, de Corto Maltese, m a fait voyager dans les deserts d Ethiopie et d Asie, dans la foret tropicale du Bresil, dans le tango Argentin, dans les mysteres de Venise, dans les prisons d Asie Centrale, au travers des mers et oceans dans des iles habitees par des tribus mysterieuses.
Comes m a ouvert un univers plus introverti, plus axe sur la nature de l etre humain, Bilal a cree un monde a part, mecanique, froid comme l acier et chaud comme une blessure, Moebius et Jorodowski m ont transporte sur des planetes lointaines, dans d autres univers, Van Hamme et son Chninkel m ont ouvert les portes de mondes fantastiques, Bluebery et Mac Coy m ont fait chevauche dans la sierra Mexicaine a la poursuite de bandits de grand chemin, en quete de tresors perdus, .....
Il y en a eu (et il y en aura encore j espere) beaucoup d autres qui continueront a me (nous?) faire rever.
C etait juste un petit post pour tenter de leur rendre hommage car se sont eux, entre autres, qui des notre enfance nous ouvrent les frontieres et nous donnent notre premier passeport, celui du reve.
C etait juste un petit post pour tenter de leur rendre hommage car se sont eux, entre autres, qui des notre enfance nous ouvrent les frontieres et nous donnent notre premier passeport, celui du reve.
Dernier délire en date de la dictature cubaine et de son dirigeant sénile : l'obligation faite aux cubains, y compris et surtout ceux travaillant dans le tourisme, de limiter au maximum les contacts avec les étrangers et l'interdiction d'accepter des cadeaux et autres pourboires de leur part sous peine de devoir les restituer ensuite aux autorités cubaines ! Lorsqu'on sait qu'un cubain travaillant dans un hôtel à touristes gagne en moyenne l'équivalent d'une quinzaine de dollars US/mois, on imagine facilement les conséquences.
Quant au but officiel de la manoeuvre, il s'agit de "défendre la pureté de la révolution castriste et des valeurs socialistes", dixit le Ministre cubain du tourisme. Lamentable...
Bonjour
je viens vous signaler un comportement inopportun, a mon avis, lors de ma visite aux urgences de l'hôpital norvic a katmandou.
Je consultais pour un oedème a la jambe gauche. ..un docteur passe me pose des questions et ordonne 3 radios du pied et bas de la jambe. ..pour un oedème. ..bizarre. ..bon passons
il repasse ensuite me pose les mêmes questions me prescrit des médicaments. ..et je dois payer. ..on me demande alors 20000npr! ...je ne les ai pas...on me laisse de côté un moment et on me demande 10000npr!et on met un gardien a la portée du service. ..je ne suis pas d'accord. ..mais on me laisse encore attendre. ..après avoir voulu garder mon passeport. ..je refuse...et finis par payer pour pouvoir partir.
Qu'en pensez vous ? Que pouvons nous faire?
Cordialement
Bonjour!🙂
voici mon CR de ma croisiere sur le costa pacifica.Je tiens à préciser que ce CR refletera mon ressenti sur ce voyage.Je tiens tout d'abord à remercier tous les forumeurs qui m'ont aidé dans la préparation de cette croisière et si ma modeste experience peut aider d'autres personnes tant mieux!😉
Je m'excuse par avance si je vais remuer le couteau dans la plaie pour les personnes qui voulaient aller en Israel mais j'ai été tres étonné d'apprendre par le forum que ces escales allaient être supprimé...😠
Départ de Nice aéroport par la première navette à 10H15(notre rdv sur nos papiers était à 12H30).Là premiers arrivés premiers montés(dans les cars).Nous sommes arrivés à Savonne à 12H15.dans le car une hotesse costa nous distribue des numeros le 11 pour nous.Dans le hall les n°2 sont appelés pour embarquer.Sur les conseils avisés que j'avais lu sur ce forum j'ai été à la reception pour voir si je pouvais grignoter quelques minutes vu que nous sommes membres du costa club corail ...l'hotesse apres avoir regardé mes papiers d'embarquement m'a échangé mon n°11 contre le n°4!Résultat des courses 30mn plus tard nous étions sur le Pacifica en train de manger.
Des que nous mettons le pied dans l'atrium on nous demande de laisser nos passeports pour etablir le visa pour Israel.On nous precise qu'ils nous serons rendu dans 2 jours.(Ils le font pour tout le monde sans savoir si on a pris une excursion costa ou non).
Nous avons la cabine 6308.cabine avec balcon pour 4.Nous etions bien au milieu du bateau (hauteur et longueur)cabine tres silencieuse.
Au moment du depart exercice de sauvetage(17H)😕.Nous avons chacun une carte emergency drill card rouge avec dessus notre nom prenom et n° de cabine qui se trouvaient sur notre lit.Lors de l'exercice nous devons la donner aux personnels costa sur le pont des chaloupes.(je tiens à preciser que suite à un message de PAP j'ai fais attention au lieu de rdv en cas de pépin sur le navire qui est inscrit sur la porte de la cabine)
la soirée s'est déroulée tranquilement à la découvrte du bateau.Nous étions au restaurant my way au milieu du bateau et avions une table pour nous 4.Nous sentions presque pas les vibrations des moteurs contrairement au restaurant new york à l'arriere du bateau.
04/03:journée en mer
le soir soirée de gala avec aperitif de bienvenue dans le theatre et presentation de l'equipe costa.repas de gala au restaurant le soir.à notre retour en cabine petit chocolat nous attendaient sur le lit...
la suite plus tard (je travaille ce week-end 😕)
Est-il possible de faire du camping sauvage en camping-car aux etats-unis.
Que risque t'on à s'arrêter au milieu du desert pour passer la nuit?









