Bonjour à tous,
Je suis actuellement en dernière année en Ecole Supérieure de Commerce. Afin de valider mon diplôme je dois réaliser un mémoire de recherches.
M’intéressant de près au secteur du tourisme et au développement durable, j’ai décidé d’orienter mon mémoire vers le tourisme durable afin de notamment analyser les réelles motivations des touristes durable et regarder si celles-ci sont applicables en milieu montagnard.
Afin de réaliser ce mémoire, je désirerai mener des entretiens auprès de personnes tournant autour de ce domaine. Je désirerai plus particulièrement rentrer en contact avec des agences spécialisés dans ce domaine, des touristes durable ...
Des personnes seraient-elles intéressées pour ces interviews? Pour information, je pense réaliser celles-ci en Décembre / Janvier soit de visu soit par skype.
En vous remerciant par avance
Sincères salutations
Aurélien DUMONTROTY
Certains ont apprécié ma veille journalistique, donc, une nouvelle fournée :
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
Tourisme sexuel, tourisme de masse, tourisme charter, tourisme de surconsommation...
Peut on tout accepter? Et surtout en tant que voyageurs grands ou petits que nous sommes, sommes nous conscients des conséquences de nos voyages?
Ont ils des impacts negatifs sur la localité...? Sommes nous vraiment au courant de tout? Respectons nous l'environnement?
Deja nous posons nous toutes ces questions avant de partir?
Quand je vois que sur ce forum certains tolerent facilement le tourisme sexuel... je me pose ces questions... Sommes nous de bons voyageurs, respecteux et consciencieux?
(Attention je ne souhaite ici accuser personne... je prefere prevenir pour eviter que certains esprits qui s'echauffent vite soient à l'attaque)
Bref je voudrais ici surtout citer un site tres interressant sur le sujet ou quelques articles en provenant:
http://www.tourisme-durable.net/
Tourisme sexuel: http://www.tourisme-durable.net/article.php3?id_article=66
(C'est la 2eme fois que je tente de poster ce topic... en esperant que ca n'echoue pas cette fois 🤪)
Quand je vois que sur ce forum certains tolerent facilement le tourisme sexuel... je me pose ces questions... Sommes nous de bons voyageurs, respecteux et consciencieux?
(Attention je ne souhaite ici accuser personne... je prefere prevenir pour eviter que certains esprits qui s'echauffent vite soient à l'attaque)
Bref je voudrais ici surtout citer un site tres interressant sur le sujet ou quelques articles en provenant:
http://www.tourisme-durable.net/
Tourisme sexuel: http://www.tourisme-durable.net/article.php3?id_article=66
(C'est la 2eme fois que je tente de poster ce topic... en esperant que ca n'echoue pas cette fois 🤪)
Bonjour,
je suis à la recherche d'une agence de tourisme durable pour la visiter sur 3 ou 4 jours du salar d'uyuni.
Merci!
Bonne journée Julie
je suis à la recherche d'une agence de tourisme durable pour la visiter sur 3 ou 4 jours du salar d'uyuni.
Merci!
Bonne journée Julie
Bonjour,
J'ai déjà habité 1 ans aux Philippines dans le cadre d'un échange universitaire et j'y retourne 3 mois cet été à la découverte des initiatives de tourisme durable (équitable/eco-tourisme etc).
Je suis donc preneuse de tous contacts ou conseils sur les endroits ou les personnes à rencontrer! (J'ai déjà voyagé pas mal aux Philippines mais cette fois je cherche vraiment à aller à la rencontre d'entrepreneurs locaux ou expats qui se battent pour développer un tourisme respectueux de l'environnement et de la population...pas comme a Boracay quoi).
merci d'avance!
Violaine
Bonjour à tous,
Voilà plusieurs années que ce projet me trotte dans la tête. Après avoir voyagé un an en nouvelle zélande et 5 mois en équateur, je me lance dans une aventure humaine : une grande traversée du continent eurasien.
Je suis étudiant en tourisme durable, et croyez moi, on ne voit pas que du rose. Ce domaine en lequel je croyais n'est pas forcement le plus "vert" (croissance exponentielle depuis plusieurs décennies, c'est normal?)
Enfin bref, je suis en train de planifier les choses, le départ ne se ferait qu'en 2016 donc j'ai le temps. J'aimerais juste bien faire les choses. Le but ultime étant de faire une sorte de reportage, un témoignage plutôt, sur les alternatives au tourisme "normal".
L'itinéraire, je ne sais pas encore bien par où le commencer. Départ Istanbul, ou venise, ou chez moi (grenoble), je verrais avec l'argent disponible au moment de partir (et puis voyager en europe, c'est quand même bien pour une mise en route, vous en pensez quoi ?) ensuite, le nord de la turquie, la géorgie, l'azerbaijan, turkmenistan, ouzbekistan, kyrgystan (au scrabble il fait un malheur lui) Chine, Népal, inde, bhoutan, re chine un peu plus longtemps, Laos, vietnam, et pour finir le bateau jusqu'au japon pour un petit rêve de gosse. (non pas que je sois adulte aujourd'hui)
J'aimerais le réaliser le plus possible à pied, pour prendre le temps de rencontrer des gens, d'échanger, de vivre un peu avec eux leur quotidien, prendre images et sons, ...
Je voudrais avoir des avis de voyageurs qui sont allés dans les destinations ci dessus, au regard des modalités administratives, de l'accès aux distributeurs et de la facilité d'échanges avec les populations locales.
Mon projet est en place dans mon esprit, je compte économiser beaucoup pour la sureté, mais je ne dépenserais pas énormément (je me réserve une marge pour les délais d'attentes pour les visas notamment, et les pays avec hébergements et preuves de sorties (chine) Je pioche à droite à gauche les infos, mais il n'est pas facile de tout trouver en même temps. Si vous avez des sites intéressants à proposer, je vous en prie, partagez les !
Ce voyage n'a pas de date d'expiration, une fois partie, je ne compte pas regarder ma montre. S'il doit durer deux ans, il durera deux ans, si je dois rentrer plus tôt, je rentrerais plus tôt. Mais je suis bien décidé à aller au moins japon !
En ces temps de folie humaine, j'aime à croire que l'homme est aussi capable du meilleur.
Communautairement
Fanf
Bonjour a tous :)
Je n'ai jamais été en Alaska mais je suis étudiante en tourisme et je réalise une étude sur l'alaska et le tourisme durable.
J'aurais donc aimer poser quelques questions a certaines d'entres vous ( si l'ont me répond) si vous pensez que l'alaska est adaptées au tourisme durable...sir le tourisme a des impacts négatifs...
Voilaaaaa :)
Merci
Je n'ai jamais été en Alaska mais je suis étudiante en tourisme et je réalise une étude sur l'alaska et le tourisme durable.
J'aurais donc aimer poser quelques questions a certaines d'entres vous ( si l'ont me répond) si vous pensez que l'alaska est adaptées au tourisme durable...sir le tourisme a des impacts négatifs...
Voilaaaaa :)
Merci
Bonjour a tous !
Actuellement en école de commerce je redige un memoire sur l offre des tour operateur en tour du monde en tourisme durable ! Je m explique, de plus en plus de personnes souhaitent faire le tour du monde, et certaines veulent l effectuer de maniere organisé. Un nouveau phenomene se developpe egalement, celui de voyager en tourisme durable (respect de l environnement, des populations....)
Je suis donc a la recherche de tours operateur qui propose des TDM a theme, portant sur le tourisme durable, l eco tourisme....
Si vous en connaissez, ou en avait fait l experience cela m´aiderais beaucoup !!! Merci a tous !
Marie
Actuellement en école de commerce je redige un memoire sur l offre des tour operateur en tour du monde en tourisme durable ! Je m explique, de plus en plus de personnes souhaitent faire le tour du monde, et certaines veulent l effectuer de maniere organisé. Un nouveau phenomene se developpe egalement, celui de voyager en tourisme durable (respect de l environnement, des populations....)
Je suis donc a la recherche de tours operateur qui propose des TDM a theme, portant sur le tourisme durable, l eco tourisme....
Si vous en connaissez, ou en avait fait l experience cela m´aiderais beaucoup !!! Merci a tous !
Marie
Bonjour à tous,
BTS tourisme en poche, je me suis mis à la recherche d'un stage en entreprise de 3 mois en Espagne à partir de septembre si possible, afin d'améliorer mon castellano et de me sensibiliser au tourisme durable. Ma destination préférée serait l'Aragon, ou encore l'Andalousie. Je suis donc à la recherche de contacts en tous genres, aussi bien hébergements, administrations, guides, Offices du tourisme ... du moment qu'ils défendent au moins une branche du tourisme durable (tourisme vert, solidaire, équitable...).
Merci d'avance à tous,
Babitchouken
BTS tourisme en poche, je me suis mis à la recherche d'un stage en entreprise de 3 mois en Espagne à partir de septembre si possible, afin d'améliorer mon castellano et de me sensibiliser au tourisme durable. Ma destination préférée serait l'Aragon, ou encore l'Andalousie. Je suis donc à la recherche de contacts en tous genres, aussi bien hébergements, administrations, guides, Offices du tourisme ... du moment qu'ils défendent au moins une branche du tourisme durable (tourisme vert, solidaire, équitable...).
Merci d'avance à tous,
Babitchouken
Bonjour à tous,
Actuellement en Licence Professionnelle de Management de Projets Touristiques Durables (Bac +3), je recherche un stage conventionné d'une durée minimale de douze semaines à partir du 2 mai 2009. Ce stage doit correspondre à mon cursus et être en lien avec le Tourisme Durable.
Je parle anglais et espagnol et j'ai des notions de russe. J' ai déjà une expérience en mission de solidarité internationale en Inde. C'est pourquoi un stage à l'étranger serait un plus pour moi. Mais je suis aussi ouverte aux propositions de stages en France.
Merci par avance pour toute réponse, Noëlie
Je parle anglais et espagnol et j'ai des notions de russe. J' ai déjà une expérience en mission de solidarité internationale en Inde. C'est pourquoi un stage à l'étranger serait un plus pour moi. Mais je suis aussi ouverte aux propositions de stages en France.
Merci par avance pour toute réponse, Noëlie
bonjour à tous!
je suis étudiant en licence professionnelle "management de projets touristiques durables". Je dois réaliser un stage de trois mois à compter de mai. j'ai déjà une bonne expérience de l'Afrique ainsi que de l'amérique du nord pour y avoir conduit plusieurs projets.
J'aimerais réaliser un stage dans le tourisme durable, notamment la création ou le travail au sein d'une éco-auberge, travailler autour de la question du développement durable ou encore, participer à un projet relatif au tourisme des personnes handicapées (ayant également une solide expérience d ce public).J'aimerais surtout que ce projet puisse être l'occasion d'un partage de connaissances, où des actions concrètes seront menées et permettront de développer ce concept dans un établissement touristique. Si vous partagez cette dynamique ou si vous avez des informations dans le domaine, faites-moi signe et soyez assurés de ma volonté de réaliser quelque chose de réfléchi et sérieux
A bientôt!*
Bonjour à tous,
Dans la cadre de ma licence professionnelle "Management de Projets Touristiques Durables", je suis à la recherche d'un stage (de mai à août 2009) en Colombie Britannique. J'aimerais participer à un projet concret visant à protéger et valoriser de manière durable notre environnement. Travailler avec une ONG, une association locale ou une entreprise de développement durable serait pour moi très motivant. D'autre part, ma formation me permet d'être polyvalente : les cours enseignés sont très diversifiés (langues, management de projets, droit, gestion des espaces, developpement durable, ...). Ce stage serait pour moi l'occasion de découvrir une région du Canada qui m'a toujours attirée, de part ses grands espaces et ses ressources naturelles indéniables. Il est vrai que j'aimerais contribuer à sa protection et à sa valorisation. Je reste bien évidemment ouverte à d'autres propositions.
Cordialement Justine AIELLO
Dans la cadre de ma licence professionnelle "Management de Projets Touristiques Durables", je suis à la recherche d'un stage (de mai à août 2009) en Colombie Britannique. J'aimerais participer à un projet concret visant à protéger et valoriser de manière durable notre environnement. Travailler avec une ONG, une association locale ou une entreprise de développement durable serait pour moi très motivant. D'autre part, ma formation me permet d'être polyvalente : les cours enseignés sont très diversifiés (langues, management de projets, droit, gestion des espaces, developpement durable, ...). Ce stage serait pour moi l'occasion de découvrir une région du Canada qui m'a toujours attirée, de part ses grands espaces et ses ressources naturelles indéniables. Il est vrai que j'aimerais contribuer à sa protection et à sa valorisation. Je reste bien évidemment ouverte à d'autres propositions.
Cordialement Justine AIELLO
Bonjour,
Etudiante en licence professionnelle, "tourisme durable" je recherche un stage en nouvelle calédonie. Le stage doit commencer le 23 Mars et durera 12 semaines. Le stage doit se faire dans le domaine du tourisme durable ou écotourisme.
Ayant une certaine expérience des voyages, j'ai vite compris qu'il y a d'autres façons de voyager, que l'on nomme "alternatives" mais qui deviennent pour ma part une nécéssité. Mon projet professionnel est de travailler dans ces domaines.
Je souhaiterais donc savoir si vous avez des pistes qui pourraient m'aider dans la recherche de mon stage.
Je vous en remercie d'avance.
Je souhaiterais donc savoir si vous avez des pistes qui pourraient m'aider dans la recherche de mon stage.
Je vous en remercie d'avance.
Bonjour à tous,
Je prévois une virée au Rajasthan au mois d'aout.
Je suis à la recherche de logement chez l'habitant avec immersion dans la vie locale, dans le cadre d'un plan de tourisme écolo, solidaire, éthique (y en a des mots), bon, en tous cas quelque chose correspondant à une démarche humaine.
J'aimerais connaitre juste des lieux où loger, où pratiquer des activités avec les locaux (comprendre l'agriculture locale, l'artisanat, la cuisine), sans passer par des agences qui font du tout compris (avion + transports etc), seuls les lieux m'intéressent.
Bjr, je travaille actuellement pour la coopération néerlandaise au développement (SNV) au Cameroun où je suis conseiller du Ministère du Tourisme en tourisme durable (équitable, responsable, écotourisme, éthique, solidaire ...). Mon contrat se termine dans un an et demi et je voudrais trouver un poste similaire dans un pays himalayen pour deux ou trois ans. Si quelqu'un a des informations concernant des organisations qui travaillent dans ce genre de chose je vous remercie d'avance de bien vouloir les partager avec moi.
Merci d'avance à tous les voyageurs
Tucko
Merci d'avance à tous les voyageurs
Tucko
Bonjour,
Je pars au guatemala début octobre pour 20 jours et je souhaiterai faire appel à des organismes locaux soucieux de l'environnement et du développement durable pour des treks ou visite culturelle, ... L'objectif est au travers des visites de participer au développement local et de sortir des sentiers battus.
Est ce que quelqu'un connait ce genre d'oganismes ?
Merci 😄
Franck
Est ce que quelqu'un connait ce genre d'oganismes ?
Merci 😄
Franck
Voyager, c’est tout un art ! Un art qui s’apprend sur la route et se nourrit d'expériences et de rencontres. Durant deux années de voyage, je suis passée de la globe trotteuse boulimique et hyperactive à la slow travelleuse contemplative et apaisée. J’ai réellement commencé à « lâcher-prise » et à me mettre en mode Slow travel quand je suis arrivée au Laos, après huit mois de voyage.
J’ai alors décidé de prendre mon temps, de diminuer la fatigue liée aux multiples transports, aux excursions ou activités programmées, aux changements permanents d’hébergements, à la perte de mes repères… Au début, je culpabilisais en pensant à tout ce que je n’avais pas vu, en me disant que je dépensais de l’argent à ne rien faire… Puis, j’ai appris à ne pas être esclave de ce que les guides de voyage appellent « les sites incontournables » où tous les touristes se retrouvent et font les mêmes photos.
Comment voyager en mode Slow Travel ? Je vous donne mes six conseils…
https://www.heleneetlacledeschamps.fr/histoires-voyages/reflexions/le-slow-travel-pour-un-tourisme-durable/
Bonjour,
Voilà un post qui recoupe un peu des choses déjà dites donc j'annonce d'emblée la couleur sans me cacher : je veux du sérieux ! 😎
J'écris une thèse sur le développement (à mes yeux excessif) du concept de tourisme alternatif, durable, éthique, solidaire, intégré. Différents termes qui renvoient à différentes acceptions généralement pas très clairement déterminées, et que je rassemblerai sous le vocable "tourisme responsable".
J'écarte le côté environnement et ne retient que les aspects socio-culturels et économiques sur les populations d'accueil (groupe majoritaire comme minorités ethniques).
QUE PENSEZ VOUS DE TOUT CE MOUVEMENT ????? La question qui sous-tend ma recherche c'est : est-ce que tout ca c'est pas purement pipeau et marketing ?
J'en appelle donc à vous si vous avez : des expériences vécues de projets touristiques pas cons des expériences décevantes d'agences dites alternatives et en fait bidons des idées générales (qui doit etre responsable au fond ? et d'ailleurs qu'est ce qu'etre responsable ?) ou des idées pragmatiques (projets concrets, petites améliorations quotidiennes) des considérations sur la place du voyageur (qui souvent rejette sur l'agence la responsabilité d'agir de facon correcte)
mais tout conseil, expérience ou théorie est bienvenu !!! 😇
Merci et vous pouvez vous lacher, pas de soucis. Cette discussion sera peut etre collée telle quelle en annexe si l'échange est intéressant !!
Pablo
Voilà un post qui recoupe un peu des choses déjà dites donc j'annonce d'emblée la couleur sans me cacher : je veux du sérieux ! 😎
J'écris une thèse sur le développement (à mes yeux excessif) du concept de tourisme alternatif, durable, éthique, solidaire, intégré. Différents termes qui renvoient à différentes acceptions généralement pas très clairement déterminées, et que je rassemblerai sous le vocable "tourisme responsable".
J'écarte le côté environnement et ne retient que les aspects socio-culturels et économiques sur les populations d'accueil (groupe majoritaire comme minorités ethniques).
QUE PENSEZ VOUS DE TOUT CE MOUVEMENT ????? La question qui sous-tend ma recherche c'est : est-ce que tout ca c'est pas purement pipeau et marketing ?
J'en appelle donc à vous si vous avez : des expériences vécues de projets touristiques pas cons des expériences décevantes d'agences dites alternatives et en fait bidons des idées générales (qui doit etre responsable au fond ? et d'ailleurs qu'est ce qu'etre responsable ?) ou des idées pragmatiques (projets concrets, petites améliorations quotidiennes) des considérations sur la place du voyageur (qui souvent rejette sur l'agence la responsabilité d'agir de facon correcte)
mais tout conseil, expérience ou théorie est bienvenu !!! 😇
Merci et vous pouvez vous lacher, pas de soucis. Cette discussion sera peut etre collée telle quelle en annexe si l'échange est intéressant !!
Pablo
Bonjour,
J'ai comme projet de ceer ou reprendre une Guest house dans le type éco lodge en Amerique Centrale ou du Sud en 2011-2012.Mon projet sera base sur les valeurs du tourisme durable/intégré/responsable.
Mon capital de départ est aux alentour de 150K Euros(incluant futur crédit de la banque) Je souhaite commencer avec 8-10 chambres et un café restaurant puis de développer petit a petit des activités impliquant des commerçants, artisans et guides locaux.
J'ai déjà quelques idées de pays comme, le Mexique, Panama, Nicaragua, Brésil..mais il me reste encore quelques recherches a faire et témoignages, opinions a récolter avant de démarrer quoi que ce soit. Je vais d'abord choisir 3-4 pays et partir 3 mois en début d’année pour les visiter et prospecter dans le but de choisir l'endroit ou je souhaite m'installer.
Pour ce qui est de la langue, J'ai un espagnol correct mais compte fortement sur quelques semaines de cours intensif en Espagne et ces 3 mois pour l’améliorer. Pour ce qui est du Bresil, ce pays m’intéresse énormément mais le fait que la langue m'est inconnue me fait le placer en bas de la liste. est ce une erreur?
J'ai déjà effectué des recherches en lignes mais je souhaiterai obtenir des conseils, opinions, contacts pouvant m'aider dans mes choix et démarches. Quel pays? Reprendre ou construire?Connaissez vous des aides financières pour ce genre de project?des organismes pouvant aider...N’hésitez pas...
Merci d'avance.
Jeremy
J'ai comme projet de ceer ou reprendre une Guest house dans le type éco lodge en Amerique Centrale ou du Sud en 2011-2012.Mon projet sera base sur les valeurs du tourisme durable/intégré/responsable.
Mon capital de départ est aux alentour de 150K Euros(incluant futur crédit de la banque) Je souhaite commencer avec 8-10 chambres et un café restaurant puis de développer petit a petit des activités impliquant des commerçants, artisans et guides locaux.
J'ai déjà quelques idées de pays comme, le Mexique, Panama, Nicaragua, Brésil..mais il me reste encore quelques recherches a faire et témoignages, opinions a récolter avant de démarrer quoi que ce soit. Je vais d'abord choisir 3-4 pays et partir 3 mois en début d’année pour les visiter et prospecter dans le but de choisir l'endroit ou je souhaite m'installer.
Pour ce qui est de la langue, J'ai un espagnol correct mais compte fortement sur quelques semaines de cours intensif en Espagne et ces 3 mois pour l’améliorer. Pour ce qui est du Bresil, ce pays m’intéresse énormément mais le fait que la langue m'est inconnue me fait le placer en bas de la liste. est ce une erreur?
J'ai déjà effectué des recherches en lignes mais je souhaiterai obtenir des conseils, opinions, contacts pouvant m'aider dans mes choix et démarches. Quel pays? Reprendre ou construire?Connaissez vous des aides financières pour ce genre de project?des organismes pouvant aider...N’hésitez pas...
Merci d'avance.
Jeremy
Bonjour à tous !
Je suis actuellement en licence professionnelle "Management de Projets Touristiques Durables" et j'aimerais effectuer mon stage (mai à août 2009) au Costa Rica.
Pays modèle en terme de tourisme durable et d'écotourisme, il serait la destination idéale pour y perfectionner et développer mes compétences en management de projets touristiques durables.
Connaissez-vous des associations ou des organismes locaux qui pourraient m'accueillir en tant que stagiaire afin de collaborer avec eux sur un projet écotouristique ?
Cordialement, Justine AIELLO
Connaissez-vous des associations ou des organismes locaux qui pourraient m'accueillir en tant que stagiaire afin de collaborer avec eux sur un projet écotouristique ?
Cordialement, Justine AIELLO
Bonjour à tous,
Je me nomme Vanessa DROUHIN, je vais suivre à partir de Septembre 2006 un master 2 (DESS) de Tourisme durable et d'écotourisme, l'université PAUL VALERY à Montpellier, en France. Cette année d'enseignement inclut 6 mois de stage, à compter du 1 er Février 2007. Je voudrais donc l'effectuer au Québec, dans une structure me permettant d'approfondir mes acquis professionnels: valoriser les atouts naturels de la région, participer à la sensibilisation des touristes au respect environnemental ; toucher à l'accompagnement nature, au développement d'actions défendant les espèces naturelles et la culture locale d'une région ou l'une de ses spécialités.
Travailler dans un des parcs naturels du Québec, en collectivité locale, en entreprise ou en association est donc tout à fait possible.
Si l'un(e) de vous a des informations sur une possible offre de stage, ou si vous êtes vous même intéressés par ma démarche, faites- moi signe via le forum!
Je vous souhaite à tous une bonne journée.
Vanessa
Je me nomme Vanessa DROUHIN, je vais suivre à partir de Septembre 2006 un master 2 (DESS) de Tourisme durable et d'écotourisme, l'université PAUL VALERY à Montpellier, en France. Cette année d'enseignement inclut 6 mois de stage, à compter du 1 er Février 2007. Je voudrais donc l'effectuer au Québec, dans une structure me permettant d'approfondir mes acquis professionnels: valoriser les atouts naturels de la région, participer à la sensibilisation des touristes au respect environnemental ; toucher à l'accompagnement nature, au développement d'actions défendant les espèces naturelles et la culture locale d'une région ou l'une de ses spécialités.
Travailler dans un des parcs naturels du Québec, en collectivité locale, en entreprise ou en association est donc tout à fait possible.
Si l'un(e) de vous a des informations sur une possible offre de stage, ou si vous êtes vous même intéressés par ma démarche, faites- moi signe via le forum!
Je vous souhaite à tous une bonne journée.
Vanessa
bonjour,
notre asbl basée à Bruxelles, fait la promotion du tourisme "autrement", à savoir durable, éthique, équitable... Notre association a déjà organisé à plusieurs reprises le salon du Tourisme autrement, éthique et équitable à Bruxelles. Nous souhaiterions monter des projets dans les régions de Siné Saloum et de Saint Louis, mais les contacts dans ces régions nous font défaut. Nous recherchons donc des contacts dans le domaine du tourisme durable ou du développement local afin de nous aider.
merci d'avance pour votre aide
notre asbl basée à Bruxelles, fait la promotion du tourisme "autrement", à savoir durable, éthique, équitable... Notre association a déjà organisé à plusieurs reprises le salon du Tourisme autrement, éthique et équitable à Bruxelles. Nous souhaiterions monter des projets dans les régions de Siné Saloum et de Saint Louis, mais les contacts dans ces régions nous font défaut. Nous recherchons donc des contacts dans le domaine du tourisme durable ou du développement local afin de nous aider.
merci d'avance pour votre aide
Bonsoir à tous,
J'aimerai faire un stage dans le Sud de l'Europe (Malte, Croatie, Crète, Grèce, etc.) , l'été 2012. J'aimerai faire ce dernier dans une agence réceptive, mais pas facile de trouver, car j'aimerai quelle soit spécialisé dans le tourisme durable si possible. Auriez-vous quelque pistes, svp ?
Je vous remercie. Bonne soirée.
J'aimerai faire un stage dans le Sud de l'Europe (Malte, Croatie, Crète, Grèce, etc.) , l'été 2012. J'aimerai faire ce dernier dans une agence réceptive, mais pas facile de trouver, car j'aimerai quelle soit spécialisé dans le tourisme durable si possible. Auriez-vous quelque pistes, svp ?
Je vous remercie. Bonne soirée.
Bonjour
Est-ce que quelqu'un est déjà partit avec cette agence ? Mon souhait est de pouvoir combiner immersion et découverte d'une partie du Vietnam sans trop porter l'étiquette du touriste..."E changeons le monde" me paraît intéressant à ce sujet notamment pour un circuit de 16j...
Salut à tous!!! 😉
Je tiens à dire que ce forum est génial...il y a de tou, débat, aventures, partages, conseils...on peut y passer beaucoup de temps!!!
Voilá, ceux qui m'ont déjà lu doivent savoir que je pars pour 3 mois pour l'amazonie - le Peru - la Bolivia puis Pantanal. Mon itinéraire se précise de plus en plus en ce qui concerne le Brésil mais je manque d'info pour les 2 autres pays andins.
Mon voyage est motivé par le dev.durable et l'écotourisme ou tourisme durable ou tourisme responsable...(va falloir trouver un définition stable un de ces qautres!!!). Pour moi le mot écotourisme regroupe toutes les activités de tourisme à caractére solidaire, responsable, environnementale, social et durable. Seulement ce terme "écotourisme" est parfois utilisé à des fins comercialo-marketing sans éthique et sans structure adéquate. J'pense au gros Resort situé en pleine nature qui utilise le suffixe Eco- à tout bout de champ surtout ici où je me trouve, sur le litoral bahianais connu pour sa forêt humide Atlantique.
Donc, je demande à tous les voyageurs raisonnés si vous avez qques plans de projet écotouristique au Perou dans la zone Cuzco - lac Titicaca et pour la Bolivia en général. Je pense a toi Trans qui organise des voyages, j'aimerai vraiment rencontrer, discuter et echanger avec des acteurs de ce secteur qui je pense est l'avenir du tourisme. Je souhaite réaliser comme une sorte de reportage sur mon voyage à ce sujet pour mon Mémoire et pour ma fac de la Rochelle si j'ai assez de matière.
Tenez moi au courant, ça me ferait plez d'avoir des contacts...je vous informerai de mes avancés et une fois sur la route, de mes aventures!!!
Et MERCI!! 😏
Je tiens à dire que ce forum est génial...il y a de tou, débat, aventures, partages, conseils...on peut y passer beaucoup de temps!!!
Voilá, ceux qui m'ont déjà lu doivent savoir que je pars pour 3 mois pour l'amazonie - le Peru - la Bolivia puis Pantanal. Mon itinéraire se précise de plus en plus en ce qui concerne le Brésil mais je manque d'info pour les 2 autres pays andins.
Mon voyage est motivé par le dev.durable et l'écotourisme ou tourisme durable ou tourisme responsable...(va falloir trouver un définition stable un de ces qautres!!!). Pour moi le mot écotourisme regroupe toutes les activités de tourisme à caractére solidaire, responsable, environnementale, social et durable. Seulement ce terme "écotourisme" est parfois utilisé à des fins comercialo-marketing sans éthique et sans structure adéquate. J'pense au gros Resort situé en pleine nature qui utilise le suffixe Eco- à tout bout de champ surtout ici où je me trouve, sur le litoral bahianais connu pour sa forêt humide Atlantique.
Donc, je demande à tous les voyageurs raisonnés si vous avez qques plans de projet écotouristique au Perou dans la zone Cuzco - lac Titicaca et pour la Bolivia en général. Je pense a toi Trans qui organise des voyages, j'aimerai vraiment rencontrer, discuter et echanger avec des acteurs de ce secteur qui je pense est l'avenir du tourisme. Je souhaite réaliser comme une sorte de reportage sur mon voyage à ce sujet pour mon Mémoire et pour ma fac de la Rochelle si j'ai assez de matière.
Tenez moi au courant, ça me ferait plez d'avoir des contacts...je vous informerai de mes avancés et une fois sur la route, de mes aventures!!!
Et MERCI!! 😏
Quelques généralités sur le Tourisme sur l' Archipel, sachant que le pays connait une belle progression depuis quelques années.
En 2016, les Phils ont connu 5 millions et 967 mille entrées, soit une progression de 11,31% par rapport à 2015 ( en 2015, le pays avait reçu 5,3 million de voyageurs internationaux, en progression de près de 11% par apport à 2014 ).
Les mois les plus fréquentés sont Décembre devançant Juillet-Aout et janvier-Févier. Les mois moins fréquentés sont Mai-Juin et Septembre-Octobre. Mars, Avril, Mai étant moins fréquentés que Decembre, Janvier, Février, le voyageur qui le peut aurait tout intérêt à privilégier la période de Mars à Avril, souvent plus sèche.
Le Top 10 des visiteurs:
Les Coréens bien loin devant les USA, la Chine et le Japon, puis l'Australie et Taiwan puis dans un mouchoir de poche: Singapore, le Canada, le Royaume Uni, la Malaysie. L'Indonésie est sortie du Top 10 et on voit que le RU est le premier pays fournisseur en provenance d'Europe. Les visiteurs Coréens approchent le 1,5 Million d'entrées. Hong Kong et l'Inde détiennent la onzième et douzième place. Et la Chine a connu la plus forte progression avec 37,65% en 2016.
En volume, l 'Asie a fourni 60,56% des entrées, normal; les Amériques 17,72% des entrées, puis l'Europe 10,55% des entrées devant la zone Australie-Pacifique pour 5,38%. Les Overseas Filipinos sont à la hauteur de ... 3,19% des arrivées.
Les Asiatiques et les Anglo-Saxons sont donc les grands visiteurs de l'Archipel.
L' Europe, hors RU, se déplace malgré tout: Allemagne en tête avec 86.360 arrivées, devant les Français avec 55.384 entrées, l'Espagne qui recommence à voyager avec 39.000 arrivées et la plus forte progression avec près de 33%. Devant la Suéde, les Pays-Bas, l'Italie et le Danemark. Ces pays européens sont en forte croissance avec une progression à plus de 10% chacun.
Les Français , en 2015, découvrent les Philippines avec près de 45.500 visiteurs, en forte progression de 16%, laquelle se confirme en 2016 avec une augmentation de 21,7%. Les Français sont en 3eme position pour la population visitant la Cordillère et ... en première position pour fréquenter le pays IFUGAO, comme quoi, ils ont du goût 😉.
A titre de comparaison, la Thaïlande tourne autour des 29 Millions de visiteurs, comme la Malaysie qui en espère 36 Millions en 2020...Glups! .
Le Ministère du Tourisme des Philippines mise tout sur le tourisme, voulant rattraper le temps perdu sur les pays voisins, soit 5-6 fois moins d'entrées; de belles entrées de devises en perspective. Trois aéroports drainent les entrées, Manille à 72% avec un joli bazar, devant Cebu et Kalibo, puis les autres Davao etc.
Verra-t-on moins de monde demain à Boracay, à Puerto Galera, sur la Bacuit Bay etc? On peut en douter.
A titre de comparaison encore, la France a reçu plus de 84 Millions de visiteurs en 2015, l'Espagne près de 75 mIllions de voyageurs en 2016.
Au niveau mondial, en 2015, le déplacement de touristes internationaux a connu un record, soit 1,2 Milliards en progrès de 4%. En fait, la 6eme année consécutive de hausse depuis 2010, après la Grande Crise Financière. Avec des perspectives favorables pour 2016 et 2017.
Comme quoi, on peut être en post-crise et continuer à se déplacer...Rigolo, non?
En 2017, l' année est nommée " année du Tourisme Durable pour le Développement ", comique!!
Voilà voyageurs, faites de beaux voyages.
B
En 2016, les Phils ont connu 5 millions et 967 mille entrées, soit une progression de 11,31% par rapport à 2015 ( en 2015, le pays avait reçu 5,3 million de voyageurs internationaux, en progression de près de 11% par apport à 2014 ).
Les mois les plus fréquentés sont Décembre devançant Juillet-Aout et janvier-Févier. Les mois moins fréquentés sont Mai-Juin et Septembre-Octobre. Mars, Avril, Mai étant moins fréquentés que Decembre, Janvier, Février, le voyageur qui le peut aurait tout intérêt à privilégier la période de Mars à Avril, souvent plus sèche.
Le Top 10 des visiteurs:
Les Coréens bien loin devant les USA, la Chine et le Japon, puis l'Australie et Taiwan puis dans un mouchoir de poche: Singapore, le Canada, le Royaume Uni, la Malaysie. L'Indonésie est sortie du Top 10 et on voit que le RU est le premier pays fournisseur en provenance d'Europe. Les visiteurs Coréens approchent le 1,5 Million d'entrées. Hong Kong et l'Inde détiennent la onzième et douzième place. Et la Chine a connu la plus forte progression avec 37,65% en 2016.
En volume, l 'Asie a fourni 60,56% des entrées, normal; les Amériques 17,72% des entrées, puis l'Europe 10,55% des entrées devant la zone Australie-Pacifique pour 5,38%. Les Overseas Filipinos sont à la hauteur de ... 3,19% des arrivées.
Les Asiatiques et les Anglo-Saxons sont donc les grands visiteurs de l'Archipel.
L' Europe, hors RU, se déplace malgré tout: Allemagne en tête avec 86.360 arrivées, devant les Français avec 55.384 entrées, l'Espagne qui recommence à voyager avec 39.000 arrivées et la plus forte progression avec près de 33%. Devant la Suéde, les Pays-Bas, l'Italie et le Danemark. Ces pays européens sont en forte croissance avec une progression à plus de 10% chacun.
Les Français , en 2015, découvrent les Philippines avec près de 45.500 visiteurs, en forte progression de 16%, laquelle se confirme en 2016 avec une augmentation de 21,7%. Les Français sont en 3eme position pour la population visitant la Cordillère et ... en première position pour fréquenter le pays IFUGAO, comme quoi, ils ont du goût 😉.
A titre de comparaison, la Thaïlande tourne autour des 29 Millions de visiteurs, comme la Malaysie qui en espère 36 Millions en 2020...Glups! .
Le Ministère du Tourisme des Philippines mise tout sur le tourisme, voulant rattraper le temps perdu sur les pays voisins, soit 5-6 fois moins d'entrées; de belles entrées de devises en perspective. Trois aéroports drainent les entrées, Manille à 72% avec un joli bazar, devant Cebu et Kalibo, puis les autres Davao etc.
Verra-t-on moins de monde demain à Boracay, à Puerto Galera, sur la Bacuit Bay etc? On peut en douter.
A titre de comparaison encore, la France a reçu plus de 84 Millions de visiteurs en 2015, l'Espagne près de 75 mIllions de voyageurs en 2016.
Au niveau mondial, en 2015, le déplacement de touristes internationaux a connu un record, soit 1,2 Milliards en progrès de 4%. En fait, la 6eme année consécutive de hausse depuis 2010, après la Grande Crise Financière. Avec des perspectives favorables pour 2016 et 2017.
Comme quoi, on peut être en post-crise et continuer à se déplacer...Rigolo, non?
En 2017, l' année est nommée " année du Tourisme Durable pour le Développement ", comique!!
Voilà voyageurs, faites de beaux voyages.
B
Bonjour a tous et a toutes,
Je m'adresse ici a toutes celles et tous ceux qui, partant bientot en Jordanie, se posent la question de savoir comment et avec qui visiter le desert de Wadi Rum.
Ce post est un peu long, mais il est necessaire.
Alors que l'on croit que c'est un parc Naturel, une Reserve, protegee par le gouvernement (le somptueux - assez joliment construit, il faut en convenir - Visitor Center semble l'attester), le Wadi Rum est en realite, depuis quelques annees, en danger d'etouffer sous les installations d'hebergement touristiques qui s'y multiplient sans controle aucun, se toujours plus loin, comme une gangrene.. des zones entieres sont aujourd'hui totalement deteriorees.
Etonnant, non ?
Il existe heureusement quelques bedouins, peu nombreux helas, a considerer Wadi Rum comme autre chose qu'un moyen de faire du fric. Ceux-la aiment le desert, et oui, gagnent de l'argent tout en utilisant les ressources naturelles et sans abimer l'environnement ! Car c'est tout a fait possible. Refuser le beton dans Wadi Rum n'est pas empecher les locaux de gagner (tres bien) leur vie, bien au contraire. Ces bedouins l'ont tres bien compris, dont les parents vivent encore dans le desert pour la plupart.
Mais les autres... Les autres n'ont qu'une idee en tete : construire leur propre "hotel" dans le desert, afin de s'enrichir vite, en attirant les particuliers mais surtout les agences et tour operateurs !
Bien sur, cela n'est pas dit ni dans les guides (a part l'un d'eux), ni a l'entree, ni sur les luxueux sites internet qui vendent le desert. Quel desert ?
Un "produit" qui au fil du temps s'est reduit a un pauvre "tour", ou l'on aligne des sites, et retour soit au village, soit a l'hotel. Un hotel "deguise" en machin bedouin, La verite est que comme souvent l'information est totalement faussee sur Wadi Rum, du fait de ceux-la meme qui le deteriorent !
J'entends d'ici les les "hoteliers" et leurs protestations vehementes : "Mais ou fera-t-on dormir nos touristes ?"
Si l'on sait (et fait savoir) que ce desert regorge de creux de rochers profonds et abrites, ou l'on est bien plus au chaud l'hiver que dans ces affreux complexes touristiques glacials, ca change un peu la donne, non ? De plus, la vraie tente bedouine, tissee a la main (et vantee ehontement sur les sites vendant le beton !), si belle avec ses courbes gracieuses et s'inscrivant de toute eternite dans ces paysages de sables et de roches est toujours la, pour y trouver refuge les mois d'hiver ! Dans les annees 90, pas un bloc de beton dans le Wadi Rum.. uniquement des tentes, piquets en bois et cordes; et cela n'a pas empeche les bedouins de gagner pas mal d'argent ! Et non, la tente ne s'ecroule pas si elle est plantee correctement, au bon endroit, par un bedouin possedant le savoir-faire ancestral. Les jeunes ne savent plus trop ? Une occasion revee de faire participer les anciens au tourisme !
En fait, on ne fait que mentir aux touristes. A vous, a qui on vend du "bedouin" a longueur de website, alors que baptiser campements (rechercher la definition..) bedouins ces infrastructures d'hebergement est un mensonge tristement comique. Ce sont bel et bien des hotels en plein desert, construits en blocs de beton pour les cuisines, toilettes et parties basses des salles a manger et salon, flanques de bungalows en poutrelles d'acier. Plus un materiau (tres laid) fait en usine fait de grossieres rayures noires et blanches,
Tout a fait bedouin ! Je n'ai rien contre les infrastructures en tant que telles, ceci dit. Il en faut, en effet. Tout depend ou. La vraie question n'est pas "quoi ?" La question est "ou ?" Les hebergements "tout confort" ont aussi leur place, c'est evident. Mais pas au milieu de quelque chose appele desert et "vendu" (a 5 JD l'entree) comme tel.
L'hotellerie, meme rebaptisee "campement permanent", tant qu'elle est en dur, doit rester localisee sur le pourtour de ce qui est un Parc Naturel en theorie, pas au milieu ! Etant donne les dimensions reduites de ce "Parc", 720 km2 de superficie totale (n'en deplaise a l'auteur d'un post precedent, le document de l'UNESCO, dont je possede une copie, l'atteste), c'est tres facile a realiser. Les amateurs de confort, et je les res[pecte tout a fait, peuvent trouver celui-ci a la limite meme du Wadi Rum, et en 3 minutes de 4x4, ils seront au coeur du Wadi Rum.
Ce systeme serait la gestion ideale du Wadi Rum.
Et un reglement que la totalite des touristes admettrait tres volontiers. Personne n'exigerait de l'hebergement confort dans le desert si la regle en enoncait clairement l'interdiction. Une protection reelle offrirait aux amoureux du desert et aux randonneurs la possibilite, le droit (aussi legitime que celui de dormir dans un lt !) de savourer la beaute d'un desert vierge, tel qu'on le reve ! Chose que les amateurs de confort apprecieraient aussi, meme si cela leur demande de dormir juste a l'exterieur.
Aneantir le Wadi Rum, le betonner sans controle, c'est de toutes manieres le ruiner dans l'avenir, et y aneantir le tourisme a moyen terme. Les coupables ?
Les locaux et agences, qui veulent faire de l'hotellerie en plein desert dans l'idee de gagner encore plus.
Je suis, pour ma part, degoutee et certains jours decouragee, tant la lutte est inegale, pour tenter de sauver ce lieu unique et merveilleux, que ceux qui en sont originaires n'hesitent pas a deteriorer par gout de l'argent facile, au mepris de toute idee de tourisme durable.
L'admission au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en juin 2011 a laisse esperer un changement, un semblant de controle, la mise en place d'une autorite pouvant sur place stopper les degats, c'est-a-dire les constructions. Mettre en place un programme d'education des jeunes, sur place, afin de les sensibiliser a la richeese de leur environnement et son necessaire respect.. Etc.. Mais rien. Il ne s'est rien passe, et le desert reste comme auparavant livre aux mains des batisseurs.
Les responsables se succedent a Aqaba, viennent faire un petit tour, tres court, et repartent dans leurs bureau. Surtout, eviter la "prise de tete" que representerait l'application des regles que l'on a cesse d'appliquer depuis des annees. Une politique de l'autruche en quelque sorte. Comme si, en niant le probleme ou en se contentant de declarer que le resoudre serait impossible ou bien extremement difficile, on le supprimait.. Et pendant ce temps, on betonne, on betonne, toujours plus loin, toujours plus avant, en plein "wilderness". Puisque personne ne dit rien...
C'est "loin", on ment aux touristes en leur donnant cette "carte" notifiant une vingtaine de campements permanents alors qu'il y en a presque une centaine. et que les dimensions d'un bon nombre depassent de loin les normes autorisees, les locaux sont bien sur complices (ou simplement passifs, car ils sont tout de meme cousins, et qu'on ne va pas faire "des problemes" tout de meme, et le tour est joue.
Il faut le savoir : Une majorite des sites internets cites sur ce forum et sur d'autres, et que l'on trouve en premiere page sur Google, ou en publicite, font reference a des installations non autorisees, depourvues de licence, parfaitement illegales.
Mes propos choquent ?
Ils vont certainement choquer les proprietaires de ces sites, provoquer des reactions, des deni. C'est pourtant la stricte verite.
Le seul moyen de sauver Wadi Rum est, pour vous visiteurs, de refuser categoriquement de dormir dans un des ces hotels (legaux ou non) du desert, et de choisir le bivouac au creux du rocher (on appelle cela des tors) ! ou de passer la nuit chez une famille bedouine du desert, une tres belle experience aussi, sous une vraie tente bedouine et non pas un ersatz en beton et materiau fait en usine ! Avec un repas prepare par un bedouin, pas un egyptien comme dans les hotels ! Pour vous ce sera incomparablement plus plaisant.
Et par ailleurs un vrai acte de tourisme responsable.
Vous pourrez choisir un des bedouins travaillant en respect de l'environnement (leurs sites sont sur internet, en cherchant un peu on trouve..), ou (et c'est tres utile aussi), exiger de votre prestataire quel qu'il soit de dormir loin de son campement. Des refus repetes, des affirmations venant des touristes, disant que ces machins leurs plaisent pa du tout, ne manquera pas de faire reflechir ces batisseurs, qui ne font en fait que s'imiter les uns les autres.
Par aillieurs, si vous preferez un confort "classique", faites le geste de choisir un des nombreux hebergements exterieurs au perimetre classe, ils sont tout proches, juste en bordure pour la plupart.
Creer un reel mouvement de boycott est tres important. Un refus du beton a l'interieur du desert. En l'absence totale de protection par l'autorite, votre choix est essentiel, et seul un choix responsable peut sauver le Wadi Rum.
Merci d'avance a chacun, a chacune d'entre vous. Wadi Rum est trop beau pour le laisser mourir sous le beton !
Je m'adresse ici a toutes celles et tous ceux qui, partant bientot en Jordanie, se posent la question de savoir comment et avec qui visiter le desert de Wadi Rum.
Ce post est un peu long, mais il est necessaire.
Alors que l'on croit que c'est un parc Naturel, une Reserve, protegee par le gouvernement (le somptueux - assez joliment construit, il faut en convenir - Visitor Center semble l'attester), le Wadi Rum est en realite, depuis quelques annees, en danger d'etouffer sous les installations d'hebergement touristiques qui s'y multiplient sans controle aucun, se toujours plus loin, comme une gangrene.. des zones entieres sont aujourd'hui totalement deteriorees.
Etonnant, non ?
Il existe heureusement quelques bedouins, peu nombreux helas, a considerer Wadi Rum comme autre chose qu'un moyen de faire du fric. Ceux-la aiment le desert, et oui, gagnent de l'argent tout en utilisant les ressources naturelles et sans abimer l'environnement ! Car c'est tout a fait possible. Refuser le beton dans Wadi Rum n'est pas empecher les locaux de gagner (tres bien) leur vie, bien au contraire. Ces bedouins l'ont tres bien compris, dont les parents vivent encore dans le desert pour la plupart.
Mais les autres... Les autres n'ont qu'une idee en tete : construire leur propre "hotel" dans le desert, afin de s'enrichir vite, en attirant les particuliers mais surtout les agences et tour operateurs !
Bien sur, cela n'est pas dit ni dans les guides (a part l'un d'eux), ni a l'entree, ni sur les luxueux sites internet qui vendent le desert. Quel desert ?
Un "produit" qui au fil du temps s'est reduit a un pauvre "tour", ou l'on aligne des sites, et retour soit au village, soit a l'hotel. Un hotel "deguise" en machin bedouin, La verite est que comme souvent l'information est totalement faussee sur Wadi Rum, du fait de ceux-la meme qui le deteriorent !
J'entends d'ici les les "hoteliers" et leurs protestations vehementes : "Mais ou fera-t-on dormir nos touristes ?"
Si l'on sait (et fait savoir) que ce desert regorge de creux de rochers profonds et abrites, ou l'on est bien plus au chaud l'hiver que dans ces affreux complexes touristiques glacials, ca change un peu la donne, non ? De plus, la vraie tente bedouine, tissee a la main (et vantee ehontement sur les sites vendant le beton !), si belle avec ses courbes gracieuses et s'inscrivant de toute eternite dans ces paysages de sables et de roches est toujours la, pour y trouver refuge les mois d'hiver ! Dans les annees 90, pas un bloc de beton dans le Wadi Rum.. uniquement des tentes, piquets en bois et cordes; et cela n'a pas empeche les bedouins de gagner pas mal d'argent ! Et non, la tente ne s'ecroule pas si elle est plantee correctement, au bon endroit, par un bedouin possedant le savoir-faire ancestral. Les jeunes ne savent plus trop ? Une occasion revee de faire participer les anciens au tourisme !
En fait, on ne fait que mentir aux touristes. A vous, a qui on vend du "bedouin" a longueur de website, alors que baptiser campements (rechercher la definition..) bedouins ces infrastructures d'hebergement est un mensonge tristement comique. Ce sont bel et bien des hotels en plein desert, construits en blocs de beton pour les cuisines, toilettes et parties basses des salles a manger et salon, flanques de bungalows en poutrelles d'acier. Plus un materiau (tres laid) fait en usine fait de grossieres rayures noires et blanches,
Tout a fait bedouin ! Je n'ai rien contre les infrastructures en tant que telles, ceci dit. Il en faut, en effet. Tout depend ou. La vraie question n'est pas "quoi ?" La question est "ou ?" Les hebergements "tout confort" ont aussi leur place, c'est evident. Mais pas au milieu de quelque chose appele desert et "vendu" (a 5 JD l'entree) comme tel.
L'hotellerie, meme rebaptisee "campement permanent", tant qu'elle est en dur, doit rester localisee sur le pourtour de ce qui est un Parc Naturel en theorie, pas au milieu ! Etant donne les dimensions reduites de ce "Parc", 720 km2 de superficie totale (n'en deplaise a l'auteur d'un post precedent, le document de l'UNESCO, dont je possede une copie, l'atteste), c'est tres facile a realiser. Les amateurs de confort, et je les res[pecte tout a fait, peuvent trouver celui-ci a la limite meme du Wadi Rum, et en 3 minutes de 4x4, ils seront au coeur du Wadi Rum.
Ce systeme serait la gestion ideale du Wadi Rum.
Et un reglement que la totalite des touristes admettrait tres volontiers. Personne n'exigerait de l'hebergement confort dans le desert si la regle en enoncait clairement l'interdiction. Une protection reelle offrirait aux amoureux du desert et aux randonneurs la possibilite, le droit (aussi legitime que celui de dormir dans un lt !) de savourer la beaute d'un desert vierge, tel qu'on le reve ! Chose que les amateurs de confort apprecieraient aussi, meme si cela leur demande de dormir juste a l'exterieur.
Aneantir le Wadi Rum, le betonner sans controle, c'est de toutes manieres le ruiner dans l'avenir, et y aneantir le tourisme a moyen terme. Les coupables ?
Les locaux et agences, qui veulent faire de l'hotellerie en plein desert dans l'idee de gagner encore plus.
Je suis, pour ma part, degoutee et certains jours decouragee, tant la lutte est inegale, pour tenter de sauver ce lieu unique et merveilleux, que ceux qui en sont originaires n'hesitent pas a deteriorer par gout de l'argent facile, au mepris de toute idee de tourisme durable.
L'admission au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en juin 2011 a laisse esperer un changement, un semblant de controle, la mise en place d'une autorite pouvant sur place stopper les degats, c'est-a-dire les constructions. Mettre en place un programme d'education des jeunes, sur place, afin de les sensibiliser a la richeese de leur environnement et son necessaire respect.. Etc.. Mais rien. Il ne s'est rien passe, et le desert reste comme auparavant livre aux mains des batisseurs.
Les responsables se succedent a Aqaba, viennent faire un petit tour, tres court, et repartent dans leurs bureau. Surtout, eviter la "prise de tete" que representerait l'application des regles que l'on a cesse d'appliquer depuis des annees. Une politique de l'autruche en quelque sorte. Comme si, en niant le probleme ou en se contentant de declarer que le resoudre serait impossible ou bien extremement difficile, on le supprimait.. Et pendant ce temps, on betonne, on betonne, toujours plus loin, toujours plus avant, en plein "wilderness". Puisque personne ne dit rien...
C'est "loin", on ment aux touristes en leur donnant cette "carte" notifiant une vingtaine de campements permanents alors qu'il y en a presque une centaine. et que les dimensions d'un bon nombre depassent de loin les normes autorisees, les locaux sont bien sur complices (ou simplement passifs, car ils sont tout de meme cousins, et qu'on ne va pas faire "des problemes" tout de meme, et le tour est joue.
Il faut le savoir : Une majorite des sites internets cites sur ce forum et sur d'autres, et que l'on trouve en premiere page sur Google, ou en publicite, font reference a des installations non autorisees, depourvues de licence, parfaitement illegales.
Mes propos choquent ?
Ils vont certainement choquer les proprietaires de ces sites, provoquer des reactions, des deni. C'est pourtant la stricte verite.
Le seul moyen de sauver Wadi Rum est, pour vous visiteurs, de refuser categoriquement de dormir dans un des ces hotels (legaux ou non) du desert, et de choisir le bivouac au creux du rocher (on appelle cela des tors) ! ou de passer la nuit chez une famille bedouine du desert, une tres belle experience aussi, sous une vraie tente bedouine et non pas un ersatz en beton et materiau fait en usine ! Avec un repas prepare par un bedouin, pas un egyptien comme dans les hotels ! Pour vous ce sera incomparablement plus plaisant.
Et par ailleurs un vrai acte de tourisme responsable.
Vous pourrez choisir un des bedouins travaillant en respect de l'environnement (leurs sites sont sur internet, en cherchant un peu on trouve..), ou (et c'est tres utile aussi), exiger de votre prestataire quel qu'il soit de dormir loin de son campement. Des refus repetes, des affirmations venant des touristes, disant que ces machins leurs plaisent pa du tout, ne manquera pas de faire reflechir ces batisseurs, qui ne font en fait que s'imiter les uns les autres.
Par aillieurs, si vous preferez un confort "classique", faites le geste de choisir un des nombreux hebergements exterieurs au perimetre classe, ils sont tout proches, juste en bordure pour la plupart.
Creer un reel mouvement de boycott est tres important. Un refus du beton a l'interieur du desert. En l'absence totale de protection par l'autorite, votre choix est essentiel, et seul un choix responsable peut sauver le Wadi Rum.
Merci d'avance a chacun, a chacune d'entre vous. Wadi Rum est trop beau pour le laisser mourir sous le beton !
Bonjour à tous,
Je suis à la recherche de personnes étant parties en voyage "tourisme durable, responsable, solidaire" avec un tour opérateur. En effet, je cherche à mesurer le degré d'implication des tour opérateurs en faveur du développement durable.
Si vous avez voyagé avec un TO pour faire un voyage responsable votre avis m'intéresse.
N'hésitez pas à me contacter.
Lorraine
Je suis à la recherche de personnes étant parties en voyage "tourisme durable, responsable, solidaire" avec un tour opérateur. En effet, je cherche à mesurer le degré d'implication des tour opérateurs en faveur du développement durable.
Si vous avez voyagé avec un TO pour faire un voyage responsable votre avis m'intéresse.
N'hésitez pas à me contacter.
Lorraine
Bonjour,
Actuellement en licence professionnelle "management de projets touristiques durables" à Toulon, je recherche un stage pour une durée de 3 ou 4 mois à partir du mois de mai. Mes objectifs pour ce stage sont de développer un circuit, un projet touristique selon les respects des principes du tourisme durable et de l'écotourisme. Je recherche une association ou entreprise souhaitant mettre en place une offre touristique concrète. J'ai une expérience dans le développement de projets au Guatemala et au Sénégal. D'autre part, ma formation est très complète et professionnalisante, les cours et projets à menés vont de la comptabilité, au management, en passant par les langues, l'animation, le tourisme durable... J'aimerais réellement mettre à contribution mes compétences pour monter un projet béton. Je souhaite dans l'idéal travailler en Amérique du Sud car je maîtrise l'espagnol, mais je suis ouvert à toutes propositions ! Merci,
Charlie LIMOU
Actuellement en licence professionnelle "management de projets touristiques durables" à Toulon, je recherche un stage pour une durée de 3 ou 4 mois à partir du mois de mai. Mes objectifs pour ce stage sont de développer un circuit, un projet touristique selon les respects des principes du tourisme durable et de l'écotourisme. Je recherche une association ou entreprise souhaitant mettre en place une offre touristique concrète. J'ai une expérience dans le développement de projets au Guatemala et au Sénégal. D'autre part, ma formation est très complète et professionnalisante, les cours et projets à menés vont de la comptabilité, au management, en passant par les langues, l'animation, le tourisme durable... J'aimerais réellement mettre à contribution mes compétences pour monter un projet béton. Je souhaite dans l'idéal travailler en Amérique du Sud car je maîtrise l'espagnol, mais je suis ouvert à toutes propositions ! Merci,
Charlie LIMOU











