Bonjour,
nous partons tout le mois d'aout au Kirghizstan et pour celà, nous avons une escale à Moscou pour une nuit.
Est-ce que quelqu'un aurait un tuyau pour un hôtel pas cher et à côté de l'aéroport de Moscou (car l'avion du lendemain part tôt)?
Merci
Nico et =Marion
Bonjour,
J'aimerais savoir si vous avez des tuyaux sur la possibilité de louer ou acheter un VTT sur Bishkek . Ce VTT serait utilié pour faire du cyclotourisme. Merci d'avance pour vos réponses. @bientôt.
J'aimerais savoir si vous avez des tuyaux sur la possibilité de louer ou acheter un VTT sur Bishkek . Ce VTT serait utilié pour faire du cyclotourisme. Merci d'avance pour vos réponses. @bientôt.
Bonjour,
j'ai le projet de me rendre au Kirghizistan cet été (juillet/aout)pour faire une chevauchée durant 2 à 3 semaines.
Je recherches des infos, des plans, des tuyaux pour me procurer 2 (voir 3 chevaux) pour la durée. Je sais qu'on peut louer pour quelques jours; comment faire pour une durée plus longue? Peut être en acheter?
L'idéal serait de nous (nous serons 2!!) faire accompagner (guide local) quelques jours afin de prendre des repères puis de poursuivre en autonomie.
Si quelqu'un a des infos pouvant m'aider dans ce projet, merci de me contacter ici ou en privé afin de pouvoir en discuter.
Je recherches des infos, des plans, des tuyaux pour me procurer 2 (voir 3 chevaux) pour la durée. Je sais qu'on peut louer pour quelques jours; comment faire pour une durée plus longue? Peut être en acheter?
L'idéal serait de nous (nous serons 2!!) faire accompagner (guide local) quelques jours afin de prendre des repères puis de poursuivre en autonomie.
Si quelqu'un a des infos pouvant m'aider dans ce projet, merci de me contacter ici ou en privé afin de pouvoir en discuter.
Bonjour à tous,
J'ai deux amis belges qui font un tour du monde. Actuellement, ils sont au Kyrghistan. Et ils n'arrivent pas à obtenir leurs visas iraniens auprès des autorités. Ils devraient être en Iran en juin.
Comment faut-il qu'ils fassent.
Avez-vous des tuyaux, des conseils à leur prodiguer?
Merci d'avance pour eux.
Salut !!!
Je suis à la recherche de sites internet pour consulter la météo au kirghistan et connaitre les conditions météo dans un avenir proche ( voyage la semaine prochaine pour 3 semaines avec trek et alpi ) de même que quelques cartes de la région.
A vos tuyaux...merci d'avance
Taphine
Je suis à la recherche de sites internet pour consulter la météo au kirghistan et connaitre les conditions météo dans un avenir proche ( voyage la semaine prochaine pour 3 semaines avec trek et alpi ) de même que quelques cartes de la région.
A vos tuyaux...merci d'avance
Taphine
Bonjour,
étant très interessé pour un trek au Kirghizistan, je cherche une agence locale ou un guide, je préfère éviter une agence en France
si quelqu'un a des tuyaux , faites signe :)
Voici les adresses que nous avons vraiment aimées:
Ouzbékistan
Tachkent : pension Gulnara Azad 40 Au nord du bazar Chorsu, 36 000 soums/pers. avec repas du soir, soit 20 $ au noir Samarcande : gastinitsa Bahodir Près du Registan, patron très accueillant 10 €/pers avec p dej ; repas à 5 € Boukhara : pension Nasreddin Navruz 37 Babahanova à 100 m du centre, très bien et accueillant environ 12, 5 $/pers Un restaurant pour se remettre l’estomac en état (bon et sans graisse) : restaurant Khondamir, 15 rue Khakhikhat ( à coté du hammam « Borozi Korde »). Le patron et son épouse sont sans doute les meilleurs peintres de Boukhara (aquarelles et miniatures). Ils exposent en France. Kirgyzstan
Bichkek : gastinitsa Sakura Michurina 38 Récent, très propre, douches efficaces et pas cher (600 soums la chambre pour 2) Pas de petit déjeuner
Karakol : gastinitsa Gulnara Mourmanskaya 114 Accueil extra, très propre et confortable, très bons repas, 500 soums par personne avec p dej.
Kochkor : gastinitsa Mayram Omurzakova Shamen 111 Impeccable, sauna, accueil extra. 500 soums / pers avec p dej.
Enfin, une excellente adresse pour les randonnées à cheval dans l’Ala Tau: Asiarando, à quelques dizaines de km à l’est de bichkek (à Rot Front), petite structure familiale sérieuse tenue par des français. Tel: 996 312 93 52 53, 996 772 00 14 82
Ouzbékistan
Tachkent : pension Gulnara Azad 40 Au nord du bazar Chorsu, 36 000 soums/pers. avec repas du soir, soit 20 $ au noir Samarcande : gastinitsa Bahodir Près du Registan, patron très accueillant 10 €/pers avec p dej ; repas à 5 € Boukhara : pension Nasreddin Navruz 37 Babahanova à 100 m du centre, très bien et accueillant environ 12, 5 $/pers Un restaurant pour se remettre l’estomac en état (bon et sans graisse) : restaurant Khondamir, 15 rue Khakhikhat ( à coté du hammam « Borozi Korde »). Le patron et son épouse sont sans doute les meilleurs peintres de Boukhara (aquarelles et miniatures). Ils exposent en France. Kirgyzstan
Bichkek : gastinitsa Sakura Michurina 38 Récent, très propre, douches efficaces et pas cher (600 soums la chambre pour 2) Pas de petit déjeuner
Karakol : gastinitsa Gulnara Mourmanskaya 114 Accueil extra, très propre et confortable, très bons repas, 500 soums par personne avec p dej.
Kochkor : gastinitsa Mayram Omurzakova Shamen 111 Impeccable, sauna, accueil extra. 500 soums / pers avec p dej.
Enfin, une excellente adresse pour les randonnées à cheval dans l’Ala Tau: Asiarando, à quelques dizaines de km à l’est de bichkek (à Rot Front), petite structure familiale sérieuse tenue par des français. Tel: 996 312 93 52 53, 996 772 00 14 82
Bonjour à tous,
je souhaiterais savoir si quelqqu'un peut me renseigner sur le vol (apparemment cargo) entre New Delhi en Inde et Bishkek: quelle compagnie, quel tarif, et surtout comment se procurer les billets (sur place?).
Nous habitons la Réunion et souhaiterions aller au kirghizistan via Delhi.
merci pour vos tuyaux
Valérie
Salut...
Je suis actuellement en Iran ou j'attend mes visas pour l'Asie Centrale.
J'aimerais continuer en roulant, seulement je suis un peu inquiete a l'idee de commencer toute seule ici.
J'ai un contact pour rouler a partir du Kyrghistan, je pense qu'en Asie ce sera plus simple pour evoluer seule.
Maintenant mon probleme est de trouver le materiel, je sais qu'il y a tout ce qu'il faut en Iran, seulement il faudrait que je puisse m'equiper en Ouzbekistan ou au Kyrghistan.
Avez vous des tuyaux, quels sont les possibilitees???
Sachant que j'ai tout a acheter, velo, sac, tente etc.....
Autre solution si il y a ici des cycliste qui prenne la meme direction et avec qui je pourais debuter, qu'ils me contactent. Je serais en Ouzbekistan du 1er juillet au 15, ensuite un mois au Kyrghistan.
J'atend impatiement de vos conseils. A+ Nath
Autre solution si il y a ici des cycliste qui prenne la meme direction et avec qui je pourais debuter, qu'ils me contactent. Je serais en Ouzbekistan du 1er juillet au 15, ensuite un mois au Kyrghistan.
J'atend impatiement de vos conseils. A+ Nath
Bonjour a tous,
Je quitte Pekin dans quelques jours pour Labrang, au Gansu. Quelqu'un a-t-il des infos pour des trekks dans les environs ? Y a-t-il des possibilites interessantes ?
Par ailleurs, je sais qu'il y a un bus hebdomadaire entre Kashgar et Osh, au Kirghyzstan. Quelqu'un connait-il le jour de depart de Kashgar ?
Merci pour vos tuyaux.
🙂 un pays très chouette pour sa nature et sa population, encore très peu fréquenté par les touristes, vite, vite allez-y
Kirgikistan Aout 2003, 9 jours, voyage combiné avec 9 jours en oubzekistan
Quelques impressions et quelques tuyaux
Pays fantastique car à l’écart du tourisme, avec la possibilité de découvrir la vie des nomades grâce à une association (sherped life) qui, sans que cela fasse commercial, a crée un réseau d’accueil chez les nomades.
Nous avions réservé, par la maison du voyageur, une voiture avec un chauffeur pour faire le circuit suivant : biskek, vallée de soussamyr, lac sonkol, kockor. Cette boucle est impossible à faire sans voiture individuelle. L’autre solution est d’aller en bus jusque kockor et de là, se faire conduire en taxi à sonkol et lui demander de revenir vous chercher plus tard. Nous devions là arrêter notre circuit.
Notre chauffeur était parfaitement bilingue, connaissant parfaitement le pays et il nous a proposé de partir par le sud du lac sonkol pour rejoindre naryn et nous emmener à Tash-rabat . (Pour se rendre dans ce lieu, on peut y arriver en prenant un bus à kockor pour naryn, puis un bus pour Al bashi et là, il faut prendre un taxi pour aller à tash rabat).
C’est bien de garder la voiture pour revenir sur le lac issyk-kul. Là, pas de problème, il y a des bus qui font le tour du lac de façon régulière mais on s’était habitué au confort….et on a gardé le véhicule. Il y a un petit inconvénient si l’on a pas de voiture pour la rive sud de issyk-kul, c’est qu’il y a plein d’excursions à faire en partant des bords des rives vers la montagne pour faire des randonnées dans des paysages assez sympas. Sans moyen de transport, cela doit être possible mais dur dur car il faut porter les sacs à dos …..
Coût de la voiture : 1720 km 330 dollars. A rajouter le prix de 65 euros ( 73 dollars) à la maison du voyageur pour le service de nous avoir trouver le chauffeur. En fait, c’es 9 soms par km
En fait, si nous n’avions fait que la boucle du départ, nous en avions pour 131 euros pour 700 km.
Nous avions à notre charge le logement et les repas du chauffeur mais il a toujours dormi dans sa voiture (sauf une nuit). Dans les yourtes, il mangeait gratuitement et dans les villes, on trouvait des restaurants vraiment pas chers. Donc ne pas avoir peur d’un surcoût à ce niveau.
Avant que je n’oublie, ne pas prendre des dollars mais des euros. 100 soms = 2 euros
e-mail de la maison du voyageur : kyrgyzdos@mail.kg, écrire à natacha.
Nom du chaufeur : Slava Degtyarev
logement
Dans la vallée de soussumyr : natacha nous avait dit qu’une famille faisait du logement chez l’habitant. Arrivée à 8 h du soir à Konjukul, sa maison était en travaux. (elle n’avait pas pu prévenir car il n’y a pas de téléphone dans le village). On a tapé à une autre porte pour expliquer notre problème et on a été invité à rester. Accueil extra, on a laissé des cadeaux et de la nourriture.
A sonkol et a tash rabat, rien n’était réservé. 120 soms pour la nuit, 90 pour le repas du soir et midi, 60 le petit déjeuner. Tarifs de la sherperd life association. A sonkol, une famille super : chez abdelkader, a tash rabat, chez saourbyiac.
Notre chauffeur dormait la nuit dans sa voiture et n’a pas payé 2 fois et a payé 1 fois moitié prix la nourriture
Karakol : logement à Neofit, dans le centre sur gamansarieva str, 8 dollars par personne sans le petit dejeuner. Les chambres sont simples mais propres (il n’y a pas grand choix à karakol.) Natacha nous avait proposé un logement chez l’habitant pour 10 dollars par pers avec petit déjeuner. Avec du recul, on lui demanderait de s’en occuper. neofit@issyk-kul.kg
Tamga : guest house tamga, 10 dollars. Un peu trop commercial. Il y a une 2ième guest house dans le village, moins cher, mais les lits, c’est vraiment trop terrible et c’est un peu l’usine. Demander plutôt à natacha un logement chez l’habitant pour 10 dollars
Biskek : passer par natacha, elle loge dans une famille près de l’agence pour 10 dollars avec le petit déjeuner, c’est bien placé, propre… le très bon plan
A voir :
le lac sonkol, un petit paradis mais cela a déjà été dit. On peut y passer trois jours sans se lasser
Tash rabat : Paysage magnifique pour y aller et là bas, un 2ième petit paradis, le bout du monde. Nous avons passé 2 jours et cela a suffit car il y a un caravansérail à visiter, on fait de la marche dans le jailoo mais celui-ci est plus encaissé, avec moins de vie que sonkol et comme nous ne faisons pas de cheval et pas de trek….
Karakol : ville qui a subit le soviétisme. Rien d’extraordinaire mais une observation de la société qui est intéressante et ou l’on voit la pauvreté ( moins vrai dans les jailoos ou dans les villages ou il y a une harmonie entre le mode de vie et l’environnement) On a fait le « fameux » marché du dimanche matin. Bien mais ce n’est pas l’éblouissement.
Tamga : étape repos, village un peu endormi mais typique, un peu de plage avec les locaux, possiblité de marche.
Biskek : on n’est pas resté longtemps mais on a trouvé cela très sympa
Lac sonkol/ tash rabat : 7 h 30
Naryn /tash rabat : 2 h 30
Naryn / kockor : 2 h
Tash rabat / karakol : 9 h
Taxi biskek/ aéroport, 30 km, 350 soms (9dollars). On a fait le calcul du prix avec le bus, on ne gagnait pas grand-chose
1er jour : arrivée biskek et départ de suite pour la vallée de soussamyr
2ième jour : balade dans la vallée et vers 12 h route pour sonkol
3ième jour : son kol
4ième jour : départ vers 14 h et route pour tash rabat
5ième jour : tash rabat
6ième jour : route pour karakol + visite karakol
7ième jour : marché de karakol, balade à jety oguz et route vers tamga
8ième jour : route pour biskek et visite biskek
c’est trop court, il faut passer plus de temps à son kol et il y a certainement beaucoup d’autres choses à découvrir
bonne route.....🙂
Kirgikistan Aout 2003, 9 jours, voyage combiné avec 9 jours en oubzekistan
Quelques impressions et quelques tuyaux
Pays fantastique car à l’écart du tourisme, avec la possibilité de découvrir la vie des nomades grâce à une association (sherped life) qui, sans que cela fasse commercial, a crée un réseau d’accueil chez les nomades.
Nous avions réservé, par la maison du voyageur, une voiture avec un chauffeur pour faire le circuit suivant : biskek, vallée de soussamyr, lac sonkol, kockor. Cette boucle est impossible à faire sans voiture individuelle. L’autre solution est d’aller en bus jusque kockor et de là, se faire conduire en taxi à sonkol et lui demander de revenir vous chercher plus tard. Nous devions là arrêter notre circuit.
Notre chauffeur était parfaitement bilingue, connaissant parfaitement le pays et il nous a proposé de partir par le sud du lac sonkol pour rejoindre naryn et nous emmener à Tash-rabat . (Pour se rendre dans ce lieu, on peut y arriver en prenant un bus à kockor pour naryn, puis un bus pour Al bashi et là, il faut prendre un taxi pour aller à tash rabat).
C’est bien de garder la voiture pour revenir sur le lac issyk-kul. Là, pas de problème, il y a des bus qui font le tour du lac de façon régulière mais on s’était habitué au confort….et on a gardé le véhicule. Il y a un petit inconvénient si l’on a pas de voiture pour la rive sud de issyk-kul, c’est qu’il y a plein d’excursions à faire en partant des bords des rives vers la montagne pour faire des randonnées dans des paysages assez sympas. Sans moyen de transport, cela doit être possible mais dur dur car il faut porter les sacs à dos …..
Coût de la voiture : 1720 km 330 dollars. A rajouter le prix de 65 euros ( 73 dollars) à la maison du voyageur pour le service de nous avoir trouver le chauffeur. En fait, c’es 9 soms par km
En fait, si nous n’avions fait que la boucle du départ, nous en avions pour 131 euros pour 700 km.
Nous avions à notre charge le logement et les repas du chauffeur mais il a toujours dormi dans sa voiture (sauf une nuit). Dans les yourtes, il mangeait gratuitement et dans les villes, on trouvait des restaurants vraiment pas chers. Donc ne pas avoir peur d’un surcoût à ce niveau.
Avant que je n’oublie, ne pas prendre des dollars mais des euros. 100 soms = 2 euros
e-mail de la maison du voyageur : kyrgyzdos@mail.kg, écrire à natacha.
Nom du chaufeur : Slava Degtyarev
logement
Dans la vallée de soussumyr : natacha nous avait dit qu’une famille faisait du logement chez l’habitant. Arrivée à 8 h du soir à Konjukul, sa maison était en travaux. (elle n’avait pas pu prévenir car il n’y a pas de téléphone dans le village). On a tapé à une autre porte pour expliquer notre problème et on a été invité à rester. Accueil extra, on a laissé des cadeaux et de la nourriture.
A sonkol et a tash rabat, rien n’était réservé. 120 soms pour la nuit, 90 pour le repas du soir et midi, 60 le petit déjeuner. Tarifs de la sherperd life association. A sonkol, une famille super : chez abdelkader, a tash rabat, chez saourbyiac.
Notre chauffeur dormait la nuit dans sa voiture et n’a pas payé 2 fois et a payé 1 fois moitié prix la nourriture
Karakol : logement à Neofit, dans le centre sur gamansarieva str, 8 dollars par personne sans le petit dejeuner. Les chambres sont simples mais propres (il n’y a pas grand choix à karakol.) Natacha nous avait proposé un logement chez l’habitant pour 10 dollars par pers avec petit déjeuner. Avec du recul, on lui demanderait de s’en occuper. neofit@issyk-kul.kg
Tamga : guest house tamga, 10 dollars. Un peu trop commercial. Il y a une 2ième guest house dans le village, moins cher, mais les lits, c’est vraiment trop terrible et c’est un peu l’usine. Demander plutôt à natacha un logement chez l’habitant pour 10 dollars
Biskek : passer par natacha, elle loge dans une famille près de l’agence pour 10 dollars avec le petit déjeuner, c’est bien placé, propre… le très bon plan
A voir :
le lac sonkol, un petit paradis mais cela a déjà été dit. On peut y passer trois jours sans se lasser
Tash rabat : Paysage magnifique pour y aller et là bas, un 2ième petit paradis, le bout du monde. Nous avons passé 2 jours et cela a suffit car il y a un caravansérail à visiter, on fait de la marche dans le jailoo mais celui-ci est plus encaissé, avec moins de vie que sonkol et comme nous ne faisons pas de cheval et pas de trek….
Karakol : ville qui a subit le soviétisme. Rien d’extraordinaire mais une observation de la société qui est intéressante et ou l’on voit la pauvreté ( moins vrai dans les jailoos ou dans les villages ou il y a une harmonie entre le mode de vie et l’environnement) On a fait le « fameux » marché du dimanche matin. Bien mais ce n’est pas l’éblouissement.
Tamga : étape repos, village un peu endormi mais typique, un peu de plage avec les locaux, possiblité de marche.
Biskek : on n’est pas resté longtemps mais on a trouvé cela très sympa
Lac sonkol/ tash rabat : 7 h 30
Naryn /tash rabat : 2 h 30
Naryn / kockor : 2 h
Tash rabat / karakol : 9 h
Taxi biskek/ aéroport, 30 km, 350 soms (9dollars). On a fait le calcul du prix avec le bus, on ne gagnait pas grand-chose
1er jour : arrivée biskek et départ de suite pour la vallée de soussamyr
2ième jour : balade dans la vallée et vers 12 h route pour sonkol
3ième jour : son kol
4ième jour : départ vers 14 h et route pour tash rabat
5ième jour : tash rabat
6ième jour : route pour karakol + visite karakol
7ième jour : marché de karakol, balade à jety oguz et route vers tamga
8ième jour : route pour biskek et visite biskek
c’est trop court, il faut passer plus de temps à son kol et il y a certainement beaucoup d’autres choses à découvrir
bonne route.....🙂
Bonjour,
Nous sommes un groupe de quatre à partir mi-février pour 3 semaines au Kirghizistan pour faire du ski de randonnée et snowkite, l'organisation est à peu prés au point, et on est en train d'essayer de repérer les différents endroits qui nous semblent intéressant pour skier... Pour l'instant, le parcours que nous avons retenu serait celui-ci : bishkek -> Karakol -> Koshkor/Kyzart -> Vallée de Sussamyr -> Arlsanbob->Ala Archa On n'est pas trop intéressés par les stations de ski, on a ce qu'il faut chez nous ! on aura un 4*4, et de quoi camper.
Est-ce que vous auriez des petits tuyaux à nous donner ? les bon spots, les mauvais, la meilleur neige ... les incontournables ...
plus de détails sur le voyage en question : http://kyrgyzlateam.wordpress.com/
Merci !
Nous sommes un groupe de quatre à partir mi-février pour 3 semaines au Kirghizistan pour faire du ski de randonnée et snowkite, l'organisation est à peu prés au point, et on est en train d'essayer de repérer les différents endroits qui nous semblent intéressant pour skier... Pour l'instant, le parcours que nous avons retenu serait celui-ci : bishkek -> Karakol -> Koshkor/Kyzart -> Vallée de Sussamyr -> Arlsanbob->Ala Archa On n'est pas trop intéressés par les stations de ski, on a ce qu'il faut chez nous ! on aura un 4*4, et de quoi camper.
Est-ce que vous auriez des petits tuyaux à nous donner ? les bon spots, les mauvais, la meilleur neige ... les incontournables ...
plus de détails sur le voyage en question : http://kyrgyzlateam.wordpress.com/
Merci !
Bj,
A mois. Juin 2013, je parts avec un groupe de marcheurs. Je cherche a faire un trek d une dizaine de jours qui passerai ou se terminerai au lac Son kol, privilegiant le contact avec les nomades.quelqu un peut il me conseiller.
Merci par avance
Thierry
Bonjour
J envisage partir avec mes 3 fils en ouzbekistan, tajikistan et kirjistan pour 3 semaines en aout.
Je compte faire la route en partant de samarkand jusqu'à Osh en suivant la route du Pamir.
Je louerai un véhicule avec chauffeur.
Avez vous des conseils à me donner sur :
- le tarif à me conseiller pour la voiture. J ai pris qq contacts avec des agences qui me proposent un peu moins de 1usd par km
- une bonne agence pour en trouver une sachant que je ne veux que réserver la voiture. Pour le reste on se débrouillera sur place (logement chez l'habitant)
- faut il réserver à l avance dans les lodges comme me le recommande certaines agences mais je me doute bien de leurs motivations
- la sécurité sur la route du Pamir et notamment lorsqu on longe la frontière afghane
- le retour entre Osh et Tachkent et n'aurai je pas intérêt à commencer de Osh et terminer par Tachkent
- est ce que 3 semaines suffisent?
- des bons tuyaux ou adresses sur la route que nous comptons prendre
- les passages aux frontières et les visas. Les agences m ont dit pouvoir s occuper de tout, mais qu elle est la meilleure option?
Merci
Éd.
Merci
Éd.
Bonjour a vous, voyageurs et voyageuses ayant deja eu le bonheur de fouler les terres de l'Asie Centrale !
Voila notre situation : arrives a Almaty (Kazakhstan) a velo, en train et malheureusement tres recement en prenant un vol interieur faute de trains dans le pays (!), nous allons poursuivre a pied, de Almaty jusqu a Kashgar en Chine.
Nous nous aprettons donc a traverser le Kyrgystan. Nous aimerions faire une partie de cette traversee du pays a cheval.
Malheureusement, les agences proposent generalement des circuits "boucle", et ne peuvent pas nous emmener d'un point a un autre.
Alors, si jamais certains d'entre vous, notamment si vous connaissez un peu l'organisation et les possibilites dans ce pays, peuvent nous donner certains tuyaux, on est preneurs !
Merci par avance a tous ceux qui liront ce message !
Mathilde et Olivier
Voila notre situation : arrives a Almaty (Kazakhstan) a velo, en train et malheureusement tres recement en prenant un vol interieur faute de trains dans le pays (!), nous allons poursuivre a pied, de Almaty jusqu a Kashgar en Chine.
Nous nous aprettons donc a traverser le Kyrgystan. Nous aimerions faire une partie de cette traversee du pays a cheval.
Malheureusement, les agences proposent generalement des circuits "boucle", et ne peuvent pas nous emmener d'un point a un autre.
Alors, si jamais certains d'entre vous, notamment si vous connaissez un peu l'organisation et les possibilites dans ce pays, peuvent nous donner certains tuyaux, on est preneurs !
Merci par avance a tous ceux qui liront ce message !
Mathilde et Olivier
Bonjour à tous, et merci à tous ceux qui ont déjà répondu à mes messages et m'ont aidé par leurs conseils et infos. Mon voyage en Ouzbékistan approche (départ 18 août), et voilà que j'hésite de nouveau pour le lieu du petit trek que j'envisage de faire en extension (environ 12 jours Ouzbékistan + 5 ou 6 jours en montagne) : Les Monts Fan depuis Samarcande ou Arslanbob depuis Tashkent ?
Pour ceux qui connaissent les deux endroits, je voulais savoir :
- quels sont les paysages les beaux (si tant est qu'il soit possible d' appliquer une échelle de valeurs à ces beaux sites de montagne...) ?
- quel est l'endroit le plus accessible ? A vue de nez, je dirais Pendjikent et les Monts Fan...
- enfin, le coût : j'ai renoncé aux offres d'agences pour les Monts Fan, les prix étant prohibitifs, et pense "voir sur place", comme l'ont fait certains voyageurs sur ce forum. Seul hic : je ne parle pas russe. Je vais m'y mettre, mais dans un mois je saurai tout juste dire "bonjour au revoir merci". Pas de quoi me transformer en reine de la négociation pour louer un âne ou un guide.... 😕 Quant à Arslanbob, j'ai contacté Hayay au CBT local, et il m'a gentiment répondu : les prix ont l'air tout à fait correct. Mais encore une fois, il me semble qu'il est un peu moins aisé d'aller jusque là depuis Tachkent (presqu'une journée de transport, non ?).
- l'OVIR : pour les Monts Fan, pas d'info claire à ce sujet dans le LP... pour Arslanbob, n'ai pas vraiment cherché. Faut-il obligatoirement se faire enregistrer et si c'est le cas, comment faire puisqu'il n'y a pas d'OVIR à Pendjikent ?? S'il faut que je rejoigne Douchanbé ou je ne sais quelle ville, alors ce n'est pas la peine de faire ce trek : trop d'ennui pour si peu de temps sur place...
Merci d'avance pour vos tuyaux et conseils... ils m'aideront sûrement à choisir la bonne solution ! Napoli
Merci d'avance pour vos tuyaux et conseils... ils m'aideront sûrement à choisir la bonne solution ! Napoli
Bonjour,
Nous partons en kirghizistan et Ouzbekistan durant le mois de septembre, Nous avons déja nos billets d'avions pour l'aller (Lyon-Bishkek) et le retour (Tashkent- Lyon).
Nous avons essayé ce WE de réserver le billet entre bishkek (Kirg) et Ourgench (Ouz) avec Ouzbekistan airwais sur plusieurs sites go-voyage, expedia, sncf voyage... avec carte bleu Visa.
Mais impossible de finaliser la réservation, on a appellé les services techniques de ces différentes agences, les explications étaient toutes différentes ("carte bleu non valide voir votre banquier", "Ouzbekistan airwais n'accepte pas les cartes bleues visa..")
Comment-faire? Es-ce que quelqu'un a déjà réserver ce vol via internet? Nous aimerions avoir nos billets avant d'être sur place.
Merci pour vos réponses.
Nous partons en kirghizistan et Ouzbekistan durant le mois de septembre, Nous avons déja nos billets d'avions pour l'aller (Lyon-Bishkek) et le retour (Tashkent- Lyon).
Nous avons essayé ce WE de réserver le billet entre bishkek (Kirg) et Ourgench (Ouz) avec Ouzbekistan airwais sur plusieurs sites go-voyage, expedia, sncf voyage... avec carte bleu Visa.
Mais impossible de finaliser la réservation, on a appellé les services techniques de ces différentes agences, les explications étaient toutes différentes ("carte bleu non valide voir votre banquier", "Ouzbekistan airwais n'accepte pas les cartes bleues visa..")
Comment-faire? Es-ce que quelqu'un a déjà réserver ce vol via internet? Nous aimerions avoir nos billets avant d'être sur place.
Merci pour vos réponses.
A tous ceux qui connaissent le Kirghizstan
Nous sommes 3 amies qui préparons un voyage Ouzbékistan-Kirghizstan, au mois de mai-juin 2009. La période au Kirghizstan se situe du 3 au 11 juin. Nous aimerions entre-autres sites, aller au lac Son Kol. Certains nous disent que c'est possible et d'autres non à cause de la neige. Qu'en est-il vraiment?????? Peut-on y acceder en voiture (ou s'en rapprocher et finir à pieds) ? si oui peut-on faire cela en un jour, aller - découverte - retour? y a-t-il des yourtes pour y coucher éventuellement??
Que pensez-vous de Sary Chelek ? Est-ce à voir, certains nous disent que oui et d'autres que c'est un lieu à touristes...
J'attends avec impatience vos avis pour prendre une décision 😉
Merci d'avance
je pars trois semaines en OUzbekhistan et kirghisztan cet été .Que me conseillez vous de prendre comme monnaie: et sous quelle forme : dollars US, euros, travellers chèques (en quelle monnaie?)
Merci
Bonjour,
Je pars cet été sur la route du pamir avec une amie. Comme nous souhaitons la parcourir en partie en stop, je voulais savoir si quelqu'un avait des informations (prix demandé, temps de trajet et fréquence des camions ou voitures) sur les possibilités de monter dans un camion à Sary tash pour Mourgab. Merci d'avance
Camille
Bonjour à tous,
Quelqu'un a-t-il des adresses ou bons plans pour prendre des cours de russe à Bishkek ? Pendant une ou deux voir trois semaines ? Et pour louer un appartement ? Nous sommes deux amis qui allons voyager en asie centrale et nous allons tenter de prendre des cours de russe à Bishkek. Sur wikitravel, il est écrit qu'il est possible de louer un appartement correct pour 30$/semaine. Quelqu'un a-t-il des adresses, contacts ou infos là dessus? Merci.
Cordialement,
william
Quelqu'un a-t-il des adresses ou bons plans pour prendre des cours de russe à Bishkek ? Pendant une ou deux voir trois semaines ? Et pour louer un appartement ? Nous sommes deux amis qui allons voyager en asie centrale et nous allons tenter de prendre des cours de russe à Bishkek. Sur wikitravel, il est écrit qu'il est possible de louer un appartement correct pour 30$/semaine. Quelqu'un a-t-il des adresses, contacts ou infos là dessus? Merci.
Cordialement,
william
bonjour,
nous sommes actuellement en voyage a velo vers l'inde. Nous serons au Kazakstan dans 2 mois. Pouvons nous obtenir notre visa a la frontiere entre le Kazakstan et le Kirghizistan sans passer par Almati?
merci de vos reponses
notre site: http://expelapetitemaison.ifrance.com
notre site: http://expelapetitemaison.ifrance.com
Bonjour,
je vais partir au Kirghisthan, Kazaksthan et Ouzbékisthan bien^tot.
je comptes enmener une caméra vidéo et super 8, mais avec tout ça je ne passerais pas inaperçue...
quelle est la meilleure solution pour m'assurer qu'on ne me prenne pas pour une journaliste ou espionne? (-je ne parle pas russe)
merci de vos conseils! Ami
je comptes enmener une caméra vidéo et super 8, mais avec tout ça je ne passerais pas inaperçue...
quelle est la meilleure solution pour m'assurer qu'on ne me prenne pas pour une journaliste ou espionne? (-je ne parle pas russe)
merci de vos conseils! Ami
Bonjour, dobri dien !
apparement il n'y a pas d'ambassade ou de consulat de France à Bishkek mais seulement une antenne de l'Ambassade de France du Kazakstan.
J'ai comme adresse : Avenue Razzakova - 720026 Bichkek
Est ce que quelqu'un peux me dire si je trouverais une porte ouverte à cette adresse? Horaires ? mail ?
Mon but est de leur laisser mes billets d'avion retour car je n'ai pas envie de m'inquiéter sans cesse (vol, perte) pour ces billets (vive les billets électroniques !).
(J'ai déjà fait cette démarche au Pérou mais j'avais pu les joindre par mail avant).
Sinon, avez-vous d'autres idées pour mettre ces billets en lieu sûr à Bishkek ?
Autre chose : il parait qu'au Kirghizstan il n'y a que des billets et pas de pièces de monnaie : est-ce vrai ? Quelqu'un peut me dire comment se décomposer la monnaie Kirghize ?
Et aussi, je me suis mis au Russe depuis quelques temps...est ce que le Russe là-bas est le même que celui de la méthode assimil, est-ce que les gens le pratique beaucoup, même dans les petites villes ? Est ce que je vais arriver à me faire comprendre ?
Merci pour vos tuyaux. spassiba za saviet ! (Voyage de mi-juillet à fin août)
Olivier
Autre chose : il parait qu'au Kirghizstan il n'y a que des billets et pas de pièces de monnaie : est-ce vrai ? Quelqu'un peut me dire comment se décomposer la monnaie Kirghize ?
Et aussi, je me suis mis au Russe depuis quelques temps...est ce que le Russe là-bas est le même que celui de la méthode assimil, est-ce que les gens le pratique beaucoup, même dans les petites villes ? Est ce que je vais arriver à me faire comprendre ?
Merci pour vos tuyaux. spassiba za saviet ! (Voyage de mi-juillet à fin août)
Olivier
Salut
Je pars avec mon amie an Asie Centrale cet été, du 9 juillet au 19 aout, soit en gros 6 semaines. On a nox visas (ambassades à Paris et Bruxelles super rapides d’ailleurs… chapeau). On espère avoir assez de temps pour découvrir le patrimoine en Ouzbekistan, la nature au Kirghizstan et les populations dans les 2 pays !
Je parcours les forums français et anglais depuis plusieurs mois à la recherche d’infos fraîches et de bons tuyaux…
J’ai planifié un programme plus ou moins élastique.
En Ouzbekistan, c’est plutôt speed, car on voudrait avoir du temps pour des treks au Kirghizstan. Le voici :
OUZBEKISTAN :
J1 – Samedi 09/07 : Arrivée à Tashkent
J2 – Dimanche 10/07 : Tashkent (bazar…)
Bus de nuit Tashkent - Noukous
J3 – Lundi 11/07 : bus bus bus, arrivée dans l’après midi à Noukous
J4 – Mardi 12/07 : musée Savitsky puis bus Noukous – Ourgentch – Khiva
J5 – Mercredi 13/07 : Khiva
J6 – Jeudi 14/07 : forteresses de Kharezm
> Une loc. de taxi pour la journée, faut compter 30 – 40 $ (possible pour 4 ou 5 personnes ?)
J7 – Vendredi 15/07 : bus Khiva - ( Ourgentch) – Boukhara
J8 – Samedi 16/07 : Boukhara
J9 – Dimanche 17/07 : Boukhara
J10 – Lundi 18/07 : Palais de l’émir et Chor Bakr
J11 – Mardi 19/07 : Bus Boukhara – Chakrisabz (6h00 ?) puis visite Chak.
J12 – Mercredi 20/07 : Bus Chakrisabz – Samarcande (90 kms)
J13 – Jeudi 21/07 : Samarcande
J14 – Vendredi 22/07 : Samarcande
J15 – Samedi 23/07 : Transport Samarcande – Tashkent (4 - 5h 00) puis Tashkent – Ferghana (Margilan)
J16 – Dimanche 24/07 : bazar de Margilan (soit disant sympa le dimanche ??)
Sinon, y a peut être moyen de faire Samarcande – Tashkent – Andijan – Osh en une journée ?? (Ouais, je rêve peut être…).
Car, j’ai lu que le bazar du dimanche de Osh était vraiment bien !
Or, on adore les marchés. Est-ce que celui de Margilan est moins bien que celui de Osh, ou pas ??
J17 – Lundi 25/07 : Margilan – Andijan – Osh (passage frontière)
KIRGHIZSTAN
J18 – Mardi 26/07 : transport Osh – Jalal Abad – Arslanbob
J19 – Mercredi 27/07 : Arslanbob
J20 – Jeudi 28/07 : trek (3 ou 4 jours) aux lacs sacrés de Kol Kupan et Kol Mazar
J21 – Vendredi 29/07 : trek
J22 – Samedi 30/07 : trek
J23 – Dimanche 31/07 : trek ou « battement »
Ø Quelqu’un a déjà fait ce trek ? Il est sympa ??
Ø Y en a des autres dans le coin de Arslanbob à faire ?
J24 – Lundi 01/08 : transport Arslanbob – Bazar Korgon – Tachkomur
J25 – Mardi 02/08 : transport vers Toktogul
J26 – Mercredi 03/08 : transport Toktogul – Suusamyr
Les distances entre Arslanbob et Suusamyr sont importantes ? On peut faire le trajet en combien de temps environ ? J’ai mis 3 jours, je ne sais pas si c’est trop ou pas (selon les guides, c’est suffisant)
J27 – Jeudi 04/08 : transport Suusamyr – Kyzyl-Oï – Chayek (ou Jumgal)
J28 – Vendredi 05/08 : « battement »
J29 – Samedi 06/08 : trek à cheval à partir de Kyzart vers le lac Song-Kol (2 ou 3 jours)
J30 – Dimanche 07/08
J31 – Lundi 08/08 : arrivée à Song-Kol
On aimerait si possible revenir vers Kochkor à cheval en passant par :
- le col d’Ak Tach
- la vallée de Tolok
- la chaîne Kara Katta
- Chekildek
Apparemment, il faut compter 3 jours pour ce trajet (vu dans LP Asie Centrale)…
Quelqu’un a deja fait ce trek ou connaît le coin ?
J32 – Mardi 09/08 : trek à cheval vers Kochkor
J33 – Mercredi 10/08 :
J34 – Jeudi 11/08 : arrivée à Chekildek
J35 – Vendredi 12/08 : Kochkor (ou fin du trek ?) ou « battement »
J36 – Samedi 13/08 : Kochkor, marché aux bestiaux
J37 – Dimanche 14/08 : ??
J38 – Lundi 15/08 : ??
J39 – Mardi 16/08 : ??
J40 – Mercredi 17/08 : ??
J41 – Jeudi 18/08 : transport Kochkor – Bishkek
J42 – Vendredi 19/08 : avion de retour.
On ne prévoit rien pendant 4 jours pour prévoir les problèmes éventuels et retards…
Au pire, on les passera dans les transports à galérer…
Au mieux, on fera des balades autour de Kochkor, voir un autre petit trek à pied…
Ou on rentrera plus tôt vers Bichkek et on fera des balades dans les alentours.
J’avais vu un trek à partir de Isakeev vers les jailoos de Tes Tor ou près du lac (nom ?) et une rando vers le lac Kol Tor, de quelques heures à chaque fois. En gros, 2 ou 3 jours…
Quelqu’un connait ??
Voilà…
Certains vont dire que c’est super planifié. Oui et non !
Oui, car on aime pas bouquiner les guides sur place pour décider où aller (on préfère profiter du pays au maximum).
Non, car au gré des rencontres, ça change une fois dur deux J
Qu’en pensez-vous ?
A-t-on oublié des incontournables ? Prévu trop de temps à tel ou tel endroit ? Pas assez…
Avez-vous des super trek à proposer ?
Etc…
Merci d’avance pour vos conseils. N’hésitez pas à critiquer ;-)
Je pars avec mon amie an Asie Centrale cet été, du 9 juillet au 19 aout, soit en gros 6 semaines. On a nox visas (ambassades à Paris et Bruxelles super rapides d’ailleurs… chapeau). On espère avoir assez de temps pour découvrir le patrimoine en Ouzbekistan, la nature au Kirghizstan et les populations dans les 2 pays !
Je parcours les forums français et anglais depuis plusieurs mois à la recherche d’infos fraîches et de bons tuyaux…
J’ai planifié un programme plus ou moins élastique.
En Ouzbekistan, c’est plutôt speed, car on voudrait avoir du temps pour des treks au Kirghizstan. Le voici :
OUZBEKISTAN :
J1 – Samedi 09/07 : Arrivée à Tashkent
J2 – Dimanche 10/07 : Tashkent (bazar…)
Bus de nuit Tashkent - Noukous
J3 – Lundi 11/07 : bus bus bus, arrivée dans l’après midi à Noukous
J4 – Mardi 12/07 : musée Savitsky puis bus Noukous – Ourgentch – Khiva
J5 – Mercredi 13/07 : Khiva
J6 – Jeudi 14/07 : forteresses de Kharezm
> Une loc. de taxi pour la journée, faut compter 30 – 40 $ (possible pour 4 ou 5 personnes ?)
J7 – Vendredi 15/07 : bus Khiva - ( Ourgentch) – Boukhara
J8 – Samedi 16/07 : Boukhara
J9 – Dimanche 17/07 : Boukhara
J10 – Lundi 18/07 : Palais de l’émir et Chor Bakr
J11 – Mardi 19/07 : Bus Boukhara – Chakrisabz (6h00 ?) puis visite Chak.
J12 – Mercredi 20/07 : Bus Chakrisabz – Samarcande (90 kms)
J13 – Jeudi 21/07 : Samarcande
J14 – Vendredi 22/07 : Samarcande
J15 – Samedi 23/07 : Transport Samarcande – Tashkent (4 - 5h 00) puis Tashkent – Ferghana (Margilan)
J16 – Dimanche 24/07 : bazar de Margilan (soit disant sympa le dimanche ??)
Sinon, y a peut être moyen de faire Samarcande – Tashkent – Andijan – Osh en une journée ?? (Ouais, je rêve peut être…).
Car, j’ai lu que le bazar du dimanche de Osh était vraiment bien !
Or, on adore les marchés. Est-ce que celui de Margilan est moins bien que celui de Osh, ou pas ??
J17 – Lundi 25/07 : Margilan – Andijan – Osh (passage frontière)
KIRGHIZSTAN
J18 – Mardi 26/07 : transport Osh – Jalal Abad – Arslanbob
J19 – Mercredi 27/07 : Arslanbob
J20 – Jeudi 28/07 : trek (3 ou 4 jours) aux lacs sacrés de Kol Kupan et Kol Mazar
J21 – Vendredi 29/07 : trek
J22 – Samedi 30/07 : trek
J23 – Dimanche 31/07 : trek ou « battement »
Ø Quelqu’un a déjà fait ce trek ? Il est sympa ??
Ø Y en a des autres dans le coin de Arslanbob à faire ?
J24 – Lundi 01/08 : transport Arslanbob – Bazar Korgon – Tachkomur
J25 – Mardi 02/08 : transport vers Toktogul
J26 – Mercredi 03/08 : transport Toktogul – Suusamyr
Les distances entre Arslanbob et Suusamyr sont importantes ? On peut faire le trajet en combien de temps environ ? J’ai mis 3 jours, je ne sais pas si c’est trop ou pas (selon les guides, c’est suffisant)
J27 – Jeudi 04/08 : transport Suusamyr – Kyzyl-Oï – Chayek (ou Jumgal)
J28 – Vendredi 05/08 : « battement »
J29 – Samedi 06/08 : trek à cheval à partir de Kyzart vers le lac Song-Kol (2 ou 3 jours)
J30 – Dimanche 07/08
J31 – Lundi 08/08 : arrivée à Song-Kol
On aimerait si possible revenir vers Kochkor à cheval en passant par :
- le col d’Ak Tach
- la vallée de Tolok
- la chaîne Kara Katta
- Chekildek
Apparemment, il faut compter 3 jours pour ce trajet (vu dans LP Asie Centrale)…
Quelqu’un a deja fait ce trek ou connaît le coin ?
J32 – Mardi 09/08 : trek à cheval vers Kochkor
J33 – Mercredi 10/08 :
J34 – Jeudi 11/08 : arrivée à Chekildek
J35 – Vendredi 12/08 : Kochkor (ou fin du trek ?) ou « battement »
J36 – Samedi 13/08 : Kochkor, marché aux bestiaux
J37 – Dimanche 14/08 : ??
J38 – Lundi 15/08 : ??
J39 – Mardi 16/08 : ??
J40 – Mercredi 17/08 : ??
J41 – Jeudi 18/08 : transport Kochkor – Bishkek
J42 – Vendredi 19/08 : avion de retour.
On ne prévoit rien pendant 4 jours pour prévoir les problèmes éventuels et retards…
Au pire, on les passera dans les transports à galérer…
Au mieux, on fera des balades autour de Kochkor, voir un autre petit trek à pied…
Ou on rentrera plus tôt vers Bichkek et on fera des balades dans les alentours.
J’avais vu un trek à partir de Isakeev vers les jailoos de Tes Tor ou près du lac (nom ?) et une rando vers le lac Kol Tor, de quelques heures à chaque fois. En gros, 2 ou 3 jours…
Quelqu’un connait ??
Voilà…
Certains vont dire que c’est super planifié. Oui et non !
Oui, car on aime pas bouquiner les guides sur place pour décider où aller (on préfère profiter du pays au maximum).
Non, car au gré des rencontres, ça change une fois dur deux J
Qu’en pensez-vous ?
A-t-on oublié des incontournables ? Prévu trop de temps à tel ou tel endroit ? Pas assez…
Avez-vous des super trek à proposer ?
Etc…
Merci d’avance pour vos conseils. N’hésitez pas à critiquer ;-)
Bonjour à tous,
nouvel arrivant sur ce site, je souhaite avoir des infos sur l'Asie Centrale, mon projet faire une randonnée à cheval en Kirghizi de 3 semaines et ensuite rentrer en France par le chemin des écoliers (bus, trains...)
quelqu'un a-t-il des infos sur la possibilité de ce projet ?
merci à tous d'avance
nouvel arrivant sur ce site, je souhaite avoir des infos sur l'Asie Centrale, mon projet faire une randonnée à cheval en Kirghizi de 3 semaines et ensuite rentrer en France par le chemin des écoliers (bus, trains...)
quelqu'un a-t-il des infos sur la possibilité de ce projet ?
merci à tous d'avance

Ce 2ème voyage au Kirghizstan, 10 mois après le 1er, s’est décidé au dernier moment. Nous devions aller en Géorgie mais 1 semaine avant le départ Turkish Airlines nous annonce des modifications des horaires de vol, qui ne nous conviennent plus : j’annule tout et me replonge avec délices dans le Kirghizstan !
Le récit en images est là : CLIC Bonne lecture! Marie
Texte seul :
Préparatifs : Vols sur Turkish (Bâle Mulhouse-Istanbul-Bichkek) : 400 €/pers Location de voiture chez Travelland en espérant avoir une meilleure voiture que celle louée l’année dernière chez Travelexpert : 663 $ pour 12 jours+ 96$ pour la location de table + chaises de camping + 35$ de pick-up/drop off à l’aéroport + 3 cartouches de 230g de gaz à 8$ pièce. Nur guesthouse à Kochkor réservée pour le soir de notre arrivée (31$ dîner et petit-déjeuner inclus) Soluxe hôtel à Bichkek (comme la dernière fois) réservé pour la veille du retour 55 $ y compris dîner et petit-déjeuner. J’utilise comme la dernière fois la carte Gizimaps au 1/750000, télécharge les cartes offline de Maps.me et celles de wikiloc et gros bonus pour cette année, épluche en détail le tout nouveau guide de Overland aventure « Kirghizstan Tadjikistan » de Laurent Bendel et Cécile Miramont. Pour le reste nous improviserons en fonction de la météo et de l’enneigement. Vlad de Travelland et surtout Gulmira du CBT de Naryn me renseignent assez précisément à ce sujet. Je demande à Gulmira de m’établir des permis pour les zones frontalières avec la Chine : 30$/pers. pour les 3 zones : région du Pic Lénine, région du lac Kel Suu et du Torugart pass et extrême Est du pays au-delà de Karakol, 5 jours de délai, que nous récupérerons en passant à Naryn. Nous n’irons pas partout mais serons libres de décider au dernier moment… Côté matériel de camping, je rajoute simplement aux bagages prévus pour la Géorgie une couette double car nous dormirons souvent au-dessus de 3000 m. Pour plus de détails pratiques, se reporter au précédent carnet de voyage
Dimanche 26 mai 2019 arrivée à Bichkek, vers Kochkor Après une nuit dans l’avion (3h de vol de Bâle à Istanbul, 2h30 d’escale puis 6h jusqu’à Bichkek) nous débarquons pas très frais à Bichkek à 10h00 du matin. Retrait de cash à l’ATM (celui qui se situe à côté de la porte de sortie ne marche pas, il y en a d’autres à 20 m en s’éloignant de la porte vers les escaliers), achat d’une carte SIM data chez Megacom dans l’aéroport (ça ne coûte que qq € pour 20 Go sur 2 semaines, le gars nous l’installe gentiment) puis récupération de la voiture : un Nissan Pathfinder de 2001, 400000 km, pas mieux que l’année dernière donc d’autant plus que les pneus sont des M+S (donc pas très typés tout-terrain) pas mal usés. Un compresseur (fil trop court pour la roue AR en diagonale par rapport à la batterie) et une sangle sont fournis. Nous payons en carte bancaire (5% de frais) afin de bénéficier de l’assurance que celle-ci nous fournit, même si une assurance assez complète est théoriquement incluse dans le prix de location (qui exclut cependant pneus et bris de glace) L’essence n’est pas chère, environ 0,50 €/l. La table et les chaises fournies sont en bon état mais très encombrantes si bien que le coffre ne suffit pas à contenir tout notre matériel, qui investit également la banquette arrière. Nous ne pourrons donc malheureusement pas prendre d’autostoppeurs, ce qui est bien dommage car les occasions ne manquent pas et on a souvent eu des scrupules dans des coins perdus où les voitures sont rares… Donc si vous êtes 4 ou si vous voulez rendre service et rencontrer facilement des kirghizes, demandez un coffre de toit ! Courses assez complètes de bouffe à Asia mall qui dispose d’un parking souterrain bien pratique (le supermarché est au RDC) puis nous prenons la route sous un ciel couvert en direction de Kochkor. Les prévisions météo sont assez bonnes pour la semaine qui s’annonce avec une nette dégradation à partir du week-end prochain : il s’agit donc d’en profiter dès demain ! Nous pique-niquons et faisons une bonne sieste (nuit dans l’avion + 4h de décalage horaire, heureusement que la route est facile) au bord d’une rivière, juste avant l’arrivée de la pluie qui nous accompagne ensuite jusqu’à Kochkor. Accueil sympathique, bon dîner et bonne nuit réparatrice ! Lundi 27 mai 2019 vers le Lac Son Kul Nous nous réveillons en pleine forme, il fait grand beau comme prévu ! Nous quittons Kochkor de bonne heure, irrésistiblement attirés par les paysages qui nous entourent. Ces mélanges de vertes prairies, badlands et sommets enneigés me ravissent autant que la 1ère fois ! C’est le printemps et la période de la transhumance. Nous allons dépasser plusieurs troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en route vers les montagnes. Bergers et chiens font preuve d’une flegme total : c’est aux voitures de se débrouiller pour se faufiler ! La règle est de ne pas dissocier le troupeau en se faufilant sur le bas-côté, quand c’est possible…Le klaxon est sans autre effet que de défouler celui qui l’actionne (de toute façon le nôtre ne fonctionne pas…) Nous remontons la très belle vallée de la Tölök vers le col de Kalmak Ashuu (3446m) Au pied duquel gît est garé l’antique chasse-neige dévolu à ce col. La piste est bonne (je pense qu’à vélo c’est, des 4 cols permettant l’accès au Son Kul, le plus facile) Un troupeau de Dzos grimpe vers le col. Plus haut des chevaux, à la peine dans de profonds névés. Tous en en route vers les pâtures du Son Kul, une sorte de Terre Promise, qui se mérite ! Quand la vallée devient plus encaissée, les animaux rejoignent la piste, D’autant plus que la neige devient profonde. Juste après le passage de cette corniche, nous franchissons le col et découvrons le lac Son Kul. Ses berges ne sont plus enneigées et quelques troupeaux sont déjà arrivés. Certaines yourtes ont déjà pris leurs quartiers d’été, tandis que d’autres arrivent « en kit ». Nous déjeunons à l’est du lac près du pont sur la rivière Son Kul. Furtive rencontre avec un espagnol et son chien qui voyagent avec leur petit camping-car et sont restés bloqués ici pendant 2 jours par le mauvais temps. Nous avons de la chance ! Plus tard dans la journée nous verrons un autre camping-car : cette piste facile du Kalmak Ashuu leur permet de monter au lac sans trop de difficultés. Nous continuons notre tour du lac dans un sens horaire. En face quelques yourtes déjà installées sur la rive nord. Voici les pierres dressées découvertes l’année dernière. Un vautour inspecte notre drone (dont toutes les images sont floues, pb d’autofocus grrr !) Rive sud aussi, les yourtes poussent comme des champignons ! Nous grimpons sur une colline où selon un itinéraire wikiloc https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/llac-son-kul-i-petroglifs-19021736 nous devrions trouver des pétroglyphes… trop bien cachés pour nous ! Mais la vue est belle… Nous poursuivons vers l’ouest, alors que le ciel se charge de splendides cumulus. La piste se perd dans des prairies de plus en plus humides et nous faisons finalement demi-tour avant de rester embourbés… Revoilà les pierres. Quel étrange nuage en noir et blanc… Nous trouvons un joli coin pour la nuit au nord du lac près de la rivière Ak Tash. Il pleut partout sauf ici ! Nous sommes sans doute à plusieurs km du lac dont les rives marécageuses sont souvent assez inaccessibles. Superbe coucher de soleil ! Mardi 28 mai 2019 du lac Son Kul au lac Kel Suu Au réveil, tout est gelé après cette nuit claire mais le soleil réchauffe rapidement l’atmosphère… En montant vers le Kalmak Ashuu, nous rencontrons le troupeau de dzos qui a franchi le col durant la nuit. Nous n’avons vu personne le diriger, l’instinct sans doute transmis de génération en génération les pousse vers le Son Kul. On serre les fesses sur un insignifiant petit dévers au niveau du col, complètement verglacé… Nous redescendons dans la très jolie vallée, repassons près du village de Tölök. En voilà un qui attend les ascendances… Nous arrivons rapidement au CBT de Naryn où nous récupérons les permis. Gulmira nous informe que le col Arabel (près de la piste qui va de Barskoon à Kutor) est fermé. Bon à savoir. En route donc pour le lac Kel Suu, qui se situe dans la border-zone (mais nous avons les permis) au sud de la vallée de Ak Say. Ce lac magnifique quand il est en eau (voir google images) a la particularité de parfois se vider très rapidement. Il est réputé vide depuis plusieurs mois, mais le coin a tout de même l’air superbe et semble valoir le détour. Nous traversons le cimetière d’Ak Muz. A l’arrière-plan le massif At Bashi Kirka Tosuu dont nous allons faire le tour. Nous passons rapidement le check point près du col de Kindi Ashuu (3400 m), croisons quelques chameaux en plein mue printanière et découvrons au sud une autre chaîne de montagnes à la frontière chinoise. Nous plongeons dans la vallée jusqu’à la rivière Ak Say que nous longeons vers l’ouest. Son lit est encore parfois englacé. Partout, toujours, des chevaux… Nous prenons ensuite une piste qui file vers le sud, franchit un petit canyon partiellement gelé, remonte une vallée ponctuée de jolis blocs de granit rose et de plissés graphiques où batifolent d’innombrables marmottes. Enfin au terme d’une bonne piste (faisable avec une voiture normale ayant une bonne garde au sol) nous découvrons la belle vallée de la rivière Kel Suu et son petit hameau, que nous dépassons de quelques centaines de mètres pour y passer la nuit. Il est déjà 17h00 et nous nous mettons rapidement en route pour le lac via un joli sentier qui remonte la rivière en rive G (donc à l’ouest) Nous dérangeons quelques oies, passons la confluence de 2 rivières surveillée par cette jolie roulotte. Le lac est quelque part par là… Sans doute derrière ce verrou glaciaire où l’on distingue le zig-zag de la piste (une piste 4X4 mène au lac mais elle traverse la rivière puis des zones de prairie humide avant d’escalader ce verrou : donc pas facile et pas top pour l’environnement) Voilà le massif où se trouve le fameux lac. Un cavalier nous rattrape, nous échangeons quelques mots, chacun dans notre langue (…) puis il traverse la rivière vers son troupeau. Elle est fraîche ! Voici la seule zone plate propice au camping immédiatement en-dessous du verrou rocheux. Vue vers l’aval et les blocs déposés par l’ancien glacier. Surprise en arrivant au lac (3400 m, pff, pff) il n’est pas vide ! Pas vraiment plein non plus d’ailleurs… Réduit à l’état d’une modeste flaque (de 12 km de long tout de même !) de profondeur insuffisante pour générer cette irréelle couleur bleue qui fait la réputation du lac… Est-il en phase de remplissage ou de vidange ? Mystère ? En tout cas le torrent issu du lac coule de bon cœur, pas sûre que les eaux de pluie ou de fonte aient le dessus… Impossible de camper près du lac, c’est boue ou cailloux et en pente…et glacial ! Retour à la voiture en suivant un chemin de bétail, histoire de ne pas retraverser la rivière (on finit quand même les pieds mouillés !) https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/kel-suu-28-mai-37531031
La température baisse aussi vite que le soleil et il gèle quand nous arrivons à la voiture. 13 km A/R Nuit pénible (froid + altitude) Mercredi 29 mai Vallée de Ak Say, Chatyr Kul, Kulak Ashuu, Orto Sirt Tout est givré, gelé, congelé au réveil. Un bidon d’eau est percé (ces bidons souples de chez Déc sont vraiment merd…) Ciel limpide et soleil généreux qu’on apprécie au petit déjeuner ! On décolle très tôt car au CBT de Naryn on nous a expliqué que pour rejoindre le Torugart Pass, nous aurions à franchir un gros gué, difficile mais franchissable avant 10h du matin (ensuite, le débit augmente du fait de la fonte des neiges et glaciers) Nous retrouvons la vallée de l’Ak Say qui longe l’imposant massif de At Bashi Kirka. Pas la foule par ici… Sur les 100 km de piste jusqu’au Torugart Pass, nous allons croiser 1 voiture et 1 camionnette qui roulent ensemble. Ambiance désert des Tartares… 1 ou 2 villages +/- abandonnés. 1 ou 2 gués ludiques pour le plaisir de faire de jolies photos, puis nous arrivons vers 8h45 en vue du pont cassé (40°43'23.38"N 75°58'11.30"E)… (environ 2h depuis le lac Kel Suu) La piste alternative bifurque vers le lit de la rivière, nous la suivons, puis elle se sépare en traces de + en + ténues. Bref, à chacun de choisir le meilleur endroit pour traverser. A partir de là on se concentre, on serre les fesses (et les dents car l’eau est fraîche quand il s’agit de reconnaître le lit des méandres en crocs et petite culotte !) donc pas de photos (bien sûr on ne s’en rend compte qu’après quand l’adrénaline est retombée) Bien contents d’avoir déjà quelque expérience en matière de gué en Islande… Bref, c’est passé mais on n’était pas fiers… (environ 40°44'12.61"N 75°59'2.70"E)
C’est vraiment le seul passage délicat sur ce tour du massif y compris le détour vers le lac Kel Suu. On aurait apprécié d’être à 2 voitures (avec une sangle hein !) Encore 2h de piste jusqu’au Torugart Pass (3752 m). Les derniers 20 km sont monotones entre une clôture rouillée (border zone) et une ligne électrique. Du sel affleure à la surface, c’est un coin vraiment inhospitalier. Le Chatyr Kul est encore en partie gelé. Cet autre petit lac ne l’est plus. Passage du check point 1h plus loin avec un militaire qui s’ennuie et prend touuut son temps…mais sans problème. Un peu plus bas nous prenons la piste vers Baetov via le Kulak Ashuu. L’année dernière nous avions découvert une zone très tarabiscotée que la chaleur nous avait empêchés d’explorer. Cette fois il fait un temps idéal et après une pause pic nic, nous commençons à remonter le lit de la rivière. Bonne surprise, la fonte des dernières neiges alimente encore un petit ruisseau saisonnier. La vallée se rétrécit, et nous remontons un canyon de plus en plus étroit. Si étroit et ombragé que les derniers névés instables nous obligent à faire demi-tour après 2 km d’exploration ludique. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/kulak-ashuu-teepees-29-mai-37531061
Retour à la voiture, au fond le massif dont nous avons fait le tour hier et ce matin. Nous reprenons la voiture et passons au sud du massif par le Kulak Ashuu, puis sur son flanc SO. Eclatante falaise rouge à l’entrée de la vallée du hameau de Orto Sirt. Nous allons poser la tente près de la source captée découverte l’année dernière (41°2'34.999" N 75°2'36" E) Visiteur du soir…quel dommage cette barrière de la langue… Un ultime rayon lumineux se faufile à travers le canyon de la Terek. Jeudi 30 mai 2019 Vers Baetov puis Tosor Ce matin les vaches ont remplacé les chevaux. Encore un petit déjeuner au soleil : en général les nuages se forment au fil de la journée puis la nuit purifie le ciel. L’année dernière nous avions bivouaqué quelques km après le début d’une très belle piste qui mène au Tuura Suu Ashuu (3257 m) : l’idée est d’emprunter celle-ci pour rejoindre Baetov plutôt que de prendre la piste « classique » qui passe par le Börülü Ashuu (3262 m) Cap à l’ouest donc en traversant la Terek. 1 km plus loin un bruit de casserole ou plutôt de pot d’échappement… Arrêt pour inspection qui confirme que la soudure à la sortie du pot est cassée. Par la même occasion on constate que le pneu avant gauche est presque à plat. Pff… Impossible de trouver le trou, c’est une crevaison lente. Normal avec ces pneus usés… On regonfle et on continue vers cette belle vallée. 500 m plus loin on trouve miraculeusement sur la piste de quoi faire une réparation provisoire : espérons que le caoutchouc ne fonde pas trop vite au contact du tuyau d’échappement brûlant. En tout cas ça marche : plus de clong-clong à chaque cahot. Nouveau contre-temps quelques km plus loin : un névé encombre le gué sur la rivière. Contournement laborieux… et inutile puisque 100 m plus loin 2 kirghizes juchés sur une hauteur nous font signe que la piste est impraticable plus loin et qu’il faut faire demi-tour. On n’insiste pas…cette piste est très peu fréquentée, et pour cause… Nous repassons donc par Orto Sirt et grimpons en direction du Börülü Ashuu : aucune difficulté par ce col. Voilà les badlands de Baetov et à l’arrière-plan on devine l’encoche dans les montagnes qui mène au Möldo Ashuu puis au lac Son Kul. On aperçoit la piste par laquelle j’avais prévu d’arriver à Baetov et le canyon de la Terek. Nous croisons un camion lourdement chargé en route vers les pâturages. Ici c’est beaucoup plus sec, ambiance « far west ». Pas ou peu d’arbres pour se chauffer : les crottes accumulées dans les enclos sont taillées en briquettes pour le chauffage. Pic nic près d’un vieux caravansérail. Un berger surveille ses moutons qui profitent du lit de la rivière, comme ces quelques arbres. Retour à la civilisation : on visite avec intérêt la décharge de Baetov, à la recherche de fil de fer pour réparer le pot d’échappement. Le caoutchouc tient le coup, mais pour combien de temps encore ? Les Lefèvre en vacances… (27 ans de mariage aujourd’hui, ça se fête !) Jolis paysages le long de la vallée de la Naryn que nous remontons vers l’est. Partout dans le pays, d’astucieux canaux d’irrigation dont beaucoup sont encore entretenus. Les cimetières sont pourtant parfois plus grands que les villages… Grand ménage de printemps ! Tapis et lourdes couvertures sèchent un peu partout ! Les lilas fanés chez nous depuis un mois déjà sont ici à leur apogée ! Quelques km avant Naryn, le clong réapparait… Nous profitons d’un « pont » spécialement prévu pour réparer sa voiture au bord de la route (il y en a régulièrement le long des grands axes, ce qui n’est pas du luxe compte-tenu de la vétusté du parc automobile) un peu au nord de Naryn, en direction de Kochkor, pour réparer cette fois définitivement le bazar, grâce à une tige métallique trouvée dans la décharge. Le soleil se couche alors que nous arrivons vers Tosor, sur la rive sud du lac Issyk Kul. Vendredi 31 mai 2019 Arabel Plateau, vallée de Juuku On a dormi au même endroit que l’année dernière. Le lac est à 1700 m d’altitude et on a eu presque un peu trop chaud ! Fred va payer 100 com soit 1,30 €/pers. (installations inexistantes mais jolie vue sur les montagnes de la rive sud puisque nous sommes sur une presqu’île. Nous sommes les seuls « clients » du « camping ».) tandis que je me balade un peu. La visibilité est bien meilleure qu’en plein été et les montagnes de la rive nord semblent toutes proches. Voici les montagnes où nous allons grimper vers la mine d’or de Kumtor. Plein d’essence à Tamga (la pompe de Barskoon est en panne d’électricité) où le pompiste a bien du mal à nous rendre la monnaie. Il faut payer d’avance mais je crois qu’en général les gens n’achètent que quelques litres à la fois et le gars est bien en peine dans ses calculs… Nous passons le check point où nous nous étions fait refouler l’année dernière (sans doute à cause d’un gros convoi de carburant) L’employé de la mine de Kumtor arrondit ses fins de mois en nous soutirant 100 com chacun de droit de passage, profitant de l’opportune absence momentanée de son collègue. Pas de reçu bien sûr… Excellente piste jusqu’au Barskoon Ashuu (3819 m), entretenue et ouverte toute l’année puisqu’elle mène jusqu’à la mine d’or de Kumtor. Elle grimpe à l’assaut d’une vallée très minérale, puis longe le lac Jashil Kul encore gelé, avant d’arriver sur le plateau d’Arabel, un vaste désert d’altitude, habité par quelques oies aux couleurs du paysage : blanc, ocre et noir. C’est d’ici que part la piste vers le col Arabel et beaucoup plus à l’ouest les sources chaudes de Jiluu Suu. Nous négligeons la piste qui part vers l’est et la mine et continuons plein sud vers le col Sök Ashuu (4024 m)
Une fois franchi ce col (un peu de neige verglacée sur qq mètres), la piste plonge vers le morne plateau de Kara Say, qui nous sépare du massif de Borkoldoy Kirka Tosuu (5060 m). Ce plateau est vraiment désolé et nous renonçons à poursuivre jusqu’au village de Kara Say puis Ak Shyrak car la piste nous semble, peut-être à tort, plutôt monotone. Nous remontons donc la vallée de la Taragay pour effectuer une boucle qui passe en vue de la mine de Kumtor avant de revenir sur la piste principale. Oies et marmottes s’accommodent fort bien de ce désert d’altitude, où nous pique niquons fraichement au pied de montagnes colorées d’allure volcanique, tandis que passe une voiture aux couleurs de la mine qui semble aller vers le village de Kara Say à plusieurs dizaines de km. Nous franchissons ce pont sur la Taragay, près duquel figure ce panneau (si quelqu’un peut traduire ?) tandis que le temps se gâte comme annoncé par la météo. Nous sommes irrésistiblement attirés par un énigmatique roché planté au milieu de la steppe. J’en fais le tour…rien…étonnant ! Je grimpe dessus, bingo ! Il y a plusieurs panels de pétroglyphes, humains et animaux. Le grain se rapproche ! Nous quittons le rocher et poursuivons vers le nord-est et la mine. Serait-ce le mont It-Tish (4808 ms, tien, tiens) ou le Karakol Chokusu qui devrait être plus au nord (5216 m) ? Voilà la mine, une sorte de Mordor avec ce temps… Nous rejoignons la piste qui mène à la mine et tournons vers l’ouest en direction de la piste principale. https://fr.wikiloc.com/itineraires-tout-terrain/kumtor-boucle-31-mai-37531054
Une voiture (tiens c’est la même…) nous dépasse puis nous la recroisons qq km plus loin qui repart vers la mine…je pense que nous étions surveillés… Voici sans doute la vallée qui mène au col de Juuku Ashuu d’où l’on peut à pied redescendre dans la vallée éponyme (il y a cependant une rivière d’un bon débit à traverser dès le départ) Quand nous arrivons à la bifurcation, nous essayons de parcourir le début de la piste qui mène au col Arabel, vite stoppés par un névé cerné de marécages ! Demi-tour, ce col est bel et bien infranchissable pour le moment… Sans doute ce panneau l’indique-t-il ?
Longue descente jusqu’aux rives du lac Issyk Kul puis nous embouquons la vallée suivante (celle de Juuku Suu), jolie vallée colorée, agricole et assez fréquentée (c’est vendredi en pays musulman) donc peu propice à un bivouac tranquille. On prend le temps de dénicher les tumulus décrits dans le guide de Cécile et Laurent, bien camouflés entre champs de sarrasin et arbres fruitiers. Puis nous allons chercher un coin de bivouac sur la péninsule située au nord de Kizil Suu. Cette jolie pinède fera parfaitement l’affaire, avec vue sur les montagnes où nous étions aujourd’hui. Samedi 1er juin 2019 Jeti Ogüz, Karakol De la pluie est annoncée pour la fin de la nuit prochaine et la journée de demain. C’est vers Karakol qu’il fera le moins moche : je réserve donc une chambre pour ce soir au Hillside Karakol Boutique Hotel (41 $). Demain sera une journée de transition pour retourner vers l’ouest mais nous irons de bonne heure voir le marché aux bestiaux qui se tient tous les dimanches dans cette ville. Karakol et ses environs sont assez touristiques, je dois dire que c’est la météo qui nous a poussés par là…finalement comme nous sommes avant la haute saison, nous serons très tranquilles partout et je dois dire qu’il est assez confortable de rencontrer enfin quelques interlocuteurs qui parlent anglais. La ville et la région ne nous ont cependant pas émerveillés, mais peut-être est-ce en partie du à la météo grisouille. Contre toute attente, on se lève avec du soleil, bonne surprise ! En route vers la vallée de Jeti Ogüz, fleuron du tourisme kirghize, dont le principal atout est sa proximité avec la ville de Karakol. Nombreux camions d’apiculteurs en bas de la vallée, puis village touristique fait de bric et de broc (de la yourte au vieux sanatorium défraîchi de l’époque soviétique en passant par la cabane en tôle et la maison en panneaux de particules, le tout saupoudré de tristes chevaux qui attendent le touriste et de quelques alcooliques qui titubent déjà ou encore dès 8h du matin) près des fameuses falaises rouges. Puis la piste grimpe dans la vallée, somme toute assez banale (par rapport aux splendeurs du reste du pays hein ! Dans l’absolu c’est pas moche) et se termine près de quelques cabanes et yourtes destinés à l’hébergement touristique. Nous sommes à peine descendus de la voiture qu’on nous propose de poser avec un pauvre aigle ficelé et de nous guider jusqu’à la cascade (sans insistance) Le sentier, évident, passe dans une prairie parsemée de yourtes, stand de tir, guinguettes, épiceries et mène en 1,5 km jusqu’à la fameuse cascade. Peu de fleurs encore dans la Vallée des Fleurs… https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/jeti-oguz-waterfall-37531049 Nous reprenons la voiture et trouvons un coin un peu à l’écart de la piste (assez fréquentée, c’est dimanche) pour pique-niquer. Puis on se laisse tenter par la piste qui monte au-dessus du village de Jeti-Ogüz (à l’est), qui offre un beau point de vue sur le village et les falaises et mène ensuite à de beaux alpages fleuris. Nous espérions pouvoir rejoindre Karakol par là mais la piste se dilue dans les prairies et nous finissons par faire demi-tour. Joli coin ! Check in à notre hôtel de Karakol, sympa, tout neuf, déco typée sport d’hiver (Karakol attire pas mal de skieurs en hiver), une bonne douche (il fait de + en + lourd) puis nous allons faire un tour en ville. Eglise russe Mosquée Dungan Quelques parcs publics toujours décorés de sculptures monumentâles ! La ville ne nous a vraiment pas emballés et comme il semble que partout dans les restos l’attente soit interminable, on se contente de se faire livrer des (bonnes) pizzas à l’hôtel. Notre hôtelier nous indique où se trouve le marché aux bestiaux où nous irons demain à l’aube (42°30'29.61"N 78°22'38.80"E) avant de revenir prendre notre petit-déjeuner. Petit orage en soirée qui rafraichit un peu l’atmosphère… Dimanche 02 juin 2019 Karakol et son marché aux bestiaux Nous sommes accueillis par une bonne averse en arrivant au marché peu avant 6h. Quelques retardataires arrivent encore mais le gros de la troupe est déjà là. Il y a le coin des moutons, celui des vaches et taureaux (gare, ça se chamaille parfois brutalement) et celui des chevaux où les cavaliers essaient leurs futures montures. Pas de souci en cas d’achat impulsif, on trouve tout ce qu’il faut pour harnacher son animal et repartir avec. Un sprinter sinon rien ! Bon il y a quelques exceptions… Le b…l est finalement assez bien organisé. Ça marchande paisiblement. Peu de femmes, Quelques enfants… Une élégante… Passage chez le « pédicure » (quels étranges fers, je pense conçus pour éviter de glisser dans les prairies humides) Nous quittons le marché vers 9h00 alors que l’activité commence à décroître. Je me demande bien à quoi « servent » ces milliers (millions ?) de chevaux qu’on voit partout à travers le pays ? Je pense qu’ils sont là pour le plaisir ou l’ego de leurs propriétaires, comme certains chez nous accumulent vêtements, meubles, bijoux ou voitures. Le K est un vrai pays de cocagne pour les herbivores qui se multiplient et se nourrissent sans difficulté. Certains endroits semblent tout de même à la limite du surpâturage (on ne peut s’empêcher de penser à la Mongolie, « désertifiée » par son bétail, moins arrosée cependant) Retour à l’hôtel, douche (grâce à la pluie on n’a pas bouffé trop de poussière sur le marché), puis très bon petit déjeuner avant de prendre la route vers Kochkor. Voilà à quoi ressemble une aire de repos au Kirghizstan : de quoi requinquer hommes et mécanique ! Petit détour vers un lac salé situé vers l’extrémité ouest du lac Issyk Kul, sur sa rive sud. On y accède par une piste qui longe une étonnante vallée fertile au milieu d’une zone de badlands. Juste avant le lac, une barrière gardée par 3 zigotos désœuvrés, qui nous demandent d’abord 800 com (10 €) par personne, ramenés à 240 en tout quand nous commençons à faire demi-tour(…) Lac tristounet avec cette lumière. Quelques canards et d’innombrables hirondelles égaient l’atmosphère… Drôle de plantes (ce ne sont pas des cactus) le long de la piste. Si quelqu’un connait leur nom ? A Kochkor, le CBT nous informe que la piste du Karakol Pass est fermée, si bien que nous décidons de passer par le Kyzyl Art Pass. Après quelques courses (A cette époque, on trouve facilement un peu partout fraises, cerises et abricots délicieux et « donnés »), nous remontons une belle vallée fertile, hélas gâchée sur son flanc sud par une ligne à haute tension. Nous trouvons un coin de bivouac au nord de la route, avec une jolie vue. Une femme et deux jeunes enfants regagnent juste avant la nuit la ferme située en contrebas. Encore un petit orage ce soir puis le vent tombe. Lundi 03 juin 2019 Vallées de la Kokomeren et de la Karakol Au réveil, le pneu avant droit est dégonflé, ce qui est « normal » (on le regonfle tous les matins depuis qq jours) mais le pneu arrière gauche est complètement à plat. Après regonflage, on constate que la valve n’est plus étanche, même après nettoyage… Kochkor est à 50 km de bonne route : allons-y ! On y a remarqué la veille plusieurs réparateurs de pneus. On choisit le plus « chic » : un container bien rangé et propre. En moins de 10 mn, chronomètre en main, le gars démonte la roue, le pneu, trifouille la valve, regonfle et remonte le tout, pour 100 com (1,20 €) ! On se doute qu’à ce prix il n’a pas du changer la valve (qu’il ne doit de toute façon pas avoir en stock) Nous voilà repartis vers le Kizil Art Pass ou Kizart Ashuusu (2664 m, d’où un trek « classique » mène en 2 jours/30 km à la rive nord du lac Son Kul) A l’occasion d’une petite pause, on se rend compte que le pneu est partiellement dégonflé, flûte ! On regonfle et on repart… Nous poursuivons ensuite vers Chaek (la nouvelle route en construction entre Kazarman et Balikchy arrive jusqu’ici, depuis l’ouest donc) puis goudron jusqu’à Aral (nouvelle pompe toute neuve, Kazarman est indiqué à 92 km) et ensuite sur encore une vingtaine de km vers Kizil Korgon et au-delà vers l’ouest. Pic nic au bord de la Kokomeren (là où nous avions bivouaqué la dernière fois 41°43'1.72"N 74° 7'58.01"E) Puis nous continuons sur la route (goudronnée et déserte) puis la piste (bonne et fréquentée par des engins de chantier) jusqu’à la confluence entre Kokomeren et Naryn. Ce coin est superbe et je pense que la piste jusqu’à Kazarman doit l’être aussi, mais faute de temps nous n’irons pas jusque là) Un p’tit coup de gonflage, puis retour vers l’est jusqu’à la confluence entre Jumgal et Kokomeren, plein d’essence à Aral, puis plein nord dans les gorges de la Kokomeren. Une dizaine de km avant Suusamyr, nous prenons à droite vers le col de Karakol (celui annoncé fermé par le CBT de Kochkor) C’est une ample vallée glaciaire et comme nous sommes au NO du pays, elle est exposée aux dépressions venues de l’ouest, très arrosée, très verte et très fleurie ! Le bas de la vallée, très fertile, profite à quelques fermes tandis que les yourtes se cantonnent aux alpages. C’est un festival de couleurs, bienvenues pour éclaircir un ciel menaçant ! Coin de bivouac idéal au milieu des fleurs ! Bonne pluie de printemps en soirée…on entend l’herbe pousser ! Mardi 04 Juin 2019 lac de Toktogul et environs Les conditions sont idéales pour réparer le pneu AR D : il y a une zone d’eau calme dans notre petit torrent de montagne qui nous permet de trouver la fuite… C’est un petit trou bien sympathique que Fred répare en 2 temps 3 mouvements. Soulagés, nous redescendons un peu la vallée avant de prendre une piste qui grimpe sur un plateau surplombant la rivière. Ici encore, yourtes, troupeaux et même quelques champs cultivés. Il reste même du foin en fin d’hiver ! Nous consultons à nouveau la météo afin d’optimiser ces 2 derniers jours avant l’avion du retour (il y a un bon réseau à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamyr) En route vers le lac de Toktogul, où le soleil devrait être un peu plus présent qu’ailleurs. Pour le moment nous essuyons un beau grain dans la vallée de Suusamyr, et il nous faut attendre d’avoir franchi le col Alabel Ashuu (3184 m) pour profiter d’une accalmie pour une pause pic nic (pas dans le coin le plus glamour !) Après avoir rechargé cambuse, réservoir et porte-monnaie à Toktogul, suivant les indications du guide de Cécile et Laurent, nous prenons la route qui mène à l’ouest vers Terek Suu puis la piste qui continue au-delà vers le sud-ouest. Petit détour jusqu’aux rives du lac Toktogul dont les badlands sont d’un vert printannier alors que la chaleur déjà estivale pousse les garçons à la baignade, tandis que les filles se promènent de leur côté. Très jolie vallée ponctuée de villages blottis entre d’imposantes falaises dorées et une vivifiante rivière dont les eaux astucieusement dirigées irriguent petites parcelles et jardinets. Ici à 1000 m d’altitude, la vie semble plus douce qu’ailleurs au K… Nous sommes étonnés de voir ici comme ailleurs, des enfants de tous âges, nombreux, qui jouent dehors à toute heure. On se demande quand ils vont à l’école ? Le pays est pourtant réputé avoir un excellent taux d’alphabétisation… reliquat de l’époque soviétique ? Cela va-t-il durer ? Nous suivons la piste qui grimpe dans la montagne et se perd dans des nuages de pluie : demi-tour pour retrouver le soleil de la plaine et un joli bivouac au bord du canyon qui abrite une véritable oasis de fraicheur et où résonnent d’étranges et mélodieux cris d’oiseaux inconnus. Mercredi 05 Juin 2019 vers Talas et le lac de Besh Tash Nuit un peu chaude, grand ciel bleu au réveil. C’est aussi l’heure du petit déjeuner pour ce rapace qui vient de nourrir son petit… L’oasis en contrebas résonne de chants matinaux. Nous retrouvons la piste qui longe les jolies falaises, puis de ferme en ferme nous rapprochons du lac Toktogul. Le village de Chon-Aryk si harmonieux de loin nous donne envie de le visiter. De près même s’il y a quelques jolies maisons, nous constatons comme en beaucoup d’endroits que les rues sont bordées de portails préservant l’intimité des habitants (ça nous rappelle la Mongolie, dans une moindre mesure toutefois) Nous longeons à nouveau le lac et ses vertes collines et à peine 2h plus tard retrouvons la neige au col Alabel (3184 m). Encore 1h et nous filons slalomons entre les troupeaux dans la vallée de Talas, très agricole, où se succèdent les villages. Nous tournons juste avant la ville vers la piste qui mène au lac Besh Tash, traversons une petite zone aride avant de grimper dans une vallée très verte. Petit péage (220 com/personne, prix affiché) puis arrêt pic nic arrosé de qq gouttes de pluie. Ce massif d’Ala Too est très arrosé et la végétation en profite ! Nous croisons une unique voiture qui quitte le lac alors que nous y arrivons, cool. Il faut marcher un peu (dans des éboulis mais sentier bien tracé) pour découvrir un 1er petit lac puis une éclaircie miraculeuse nous accueille alors que nous arrivons en vue du grand lac. Bien sûr on en profite et on continue vers l’extrémité est de celui-ci. Pas de pétroglyphes sur ce gros bloc de granit ! Plus loin un cercle de pierres, sans doute destiné à contenir le bétail. Belle vallée d’altitude (le lac est à 3000 m) Fin de l’éclaircie, on retourne en vitesse à la voiture quand la pluie arrive. En fait les grains se succèdent en remontant la vallée et entre 2 averses, irrésistiblement attirés par une jolie proéminence qui surplombe la rivière, nous décidons de rester là cette nuit et installons le bivouac. Je remarque alors plusieurs tas de cailloux d’aspect peu naturel. Il s’avère qu’en des temps plus anciens, d’autres hommes ont été charmés par l’endroit et ont sans doute décidé d’y inhumer leurs proches. Ça nous fait tout drôle de penser qu’à des centaines (?) d’années d’intervalle, nous ayons eu la même perception de la « magie » de l’endroit. (42°12'38" N 72°27'57" E) En fin de soirée, le temps se dégrade pour de bon alors que l’orage gronde dans la vallée…ambiance… Jeudi 06 juin 2019 retour sur Bichkek Journée annoncée comme pourrie et ça se confirme. Il pleut quand on remballe la tente. Il pleut dans la vallée de Talas alors que nous devons dépasser au bas mot une trentaine de troupeaux qui montent vers les alpages. Il neige au passage des cols. Petite accalmie en arrivant dans la plaine de Bichkek : pic nic et séchage de tente, préparation des sacs pour l’avion. Route entre Kara Balta et Bichkek toujours aussi pénible : trafic et travaux (le tout sans klaxon donc attention et vigilance redoublées !) Chaleur orageuse étouffante, poussière, gaz d’échappement (les camions Kamaz sont une calamité !) tandis que la clim déjà pas vaillante depuis le départ est définitivement HS ! On arrive vers 16h à l’hôtel Soluxe où on commande notre dîner, puis Fred va faire laver la voiture. Petit orage en soirée et bon dîner à l’hôtel. Vendredi 07 Juin Fin du voyage Restitution de la voiture sans problème (et sans excuses de la part de Travelland qui n’a plus donné signe de vie depuis l’envoi des photos du pot d’échappement, malgré un mail pour lui signaler la panne du klaxon et un autre pour celle de la clim. Beaucoup plus prolixe pourtant avant la location…mais bon la voiture nous a menés à bon port sans problème majeur, relativisons…) En conclusion, enchantés de ce 2ème voyage au Kirghistan, décidé 1 semaine avant le départ. J’ai manqué de temps pour préparer plus de randonnées : pas facile d’improviser des randos de quelques heures dans des paysages si vastes où le regard embrasse des dizaines de km d’un coup ! On a trouvé les contacts avec les Kirghizes plus chaleureux la dernière fois alors que nous étions en famille avec nos 2 filles. Effet famille ? Période du ramadan ? Période de transhumance ? Ravis en tout cas d’avoir découvert le pays au printemps, d’autant que nous n’avons pas trop été gênés par la neige. Seuls le col Arabel et celui de la vallée de Karakol (à l’est de Suusamyr) étaient fermés (et j’ai un petit doute pour celui de Karakol, on n’a pas vérifié…) Peut-être avons-nous eu la chance de venir après un hiver peu enneigé, je ne sais pas ? On a essayé de composer avec la météo, en profitant à fond des 1ers jours de beau temps puis en nous adaptant à la recherche du beau temps. C’est finalement assez faisable car les distances ne sont pas énormes et certaines routes tout-à-fait roulantes.
Bonjour
A partir de Sary-Tash, j'aimerai aller à Kachgar en passant le Irkeshtam pass, puis retour au Kirghizstan par le Torrugart pass.Je sais que le Torrugart pass est administrativement plus compliqué, et qu'il faille un véhicule chinois pour passer le no man's land frontalier, mais quant est-il à vélo ?
Si quelqu'un a récemment passé ces frontières à vélo, je suis preneur d'infos.

Ouf! Séquestrée par la canicule, j'en ai profité pour faire le carnet de notre dernier voyage! Bonne lecture! Marie
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Texte seul ci-dessous
Kirghistan Juillet 2018 Après un très beau voyage en Mongolie en 2017 où nous avions loué un 4X4 sur place, nous avions envie de découvrir un autre pays d’Asie Centrale cette fois. Va pour le Kirghistan, un petit état assez tranquille (il y a tout de même eu des soulèvements politiques dans l‘extrême SO, où nous n’irons pas, il y a quelques années), très montagneux, où il est aussi désormais possible de louer un 4X4. Cette fois nos 2 filles nous accompagnent et comme la dernière fois nous choisissons d’être totalement autonomes en prenant notre grande tente. Le loueur de voiture nous fournit table, chaises et réchaud. Je lis tout ce que je trouve comme carnets de voyage, scrute Google Earth en long en large et en travers, épluche le guide Bradt (bof), achète la carte papier Gizi Map au 1 :750000 (qq erreurs mais pas trop), télécharge l’application Maps.me et nous concocte un itinéraire sur mesure. Deux semaines devraient déjà nous offrir un bon aperçu du pays! Dimanche 15 juillet Nous atterrissons bien crevés à l’aéroport de Bishkek après 2 vols Turkish Airlines via Istambul, depuis Bâle Mulhouse très pénibles car on a crevé de chaud ! Sergeï de l’agence Travel Expert est bien là. Il patiente le temps que nous retirions qq sous, achetions une carte SIM (de Megacom seul opérateur présent à l’aéroport : les data sont « données », ça ne coûte que qq euros pour 20 Go/semaine ! La voiture est là, toute propre bien qu’un peu cabossée avec 230 000 au compteur ! On réalisera qq jours plus tard qu’il s’agit en fait de miles ce qui fait pas loin de 400 000 km ! Gros V8 qui ne flanchera pas mais amortisseurs en fin de vie ! Le matos de camping est bien là, nous déclinons la popote et le compresseur car nous avons ce qu’il faut. Nous gardons la sangle par contre. Il y a environ 25 km jusqu’à l’hôtel Soluxe réservé à Bishkek. J’avais demandé un early check in mais la chambre n’est pas prête : ils nous permettent gentiment de petit-déjeuner même si à 11h le service est théoriquement terminé. Douche, sieste, et nous partons faire un tour et qq courses alimentaires en ville. Malgré la chaleur (plus de 30°C), la ville nous a semblé agréable à vivre car très verte et aérée. Tous les commerces sont ouverts en ce dimanche après-midi. Il y a un peu partout d’énormes monuments évoquant la période communiste (le pays n’a son indépendance que depuis 1991 !) Tout est un peu déglingué/usé mais propre ! L’islam est la religion dominante mais son application est très soft. Il y a une grosse minorité de russes blancs si bien que nous passons assez inaperçus ce qui est bien agréable. De retour à l’hôtel, il est trop tard pour commander le dîner (ils offrent un service de restauration) alors nous commandons des pizzas que nous dégustons vautrés devant…la finale de coupe du Monde de Foot ! Il n’y a que 4h de décalage horaire et la fatigue du voyage (et la clim) aidant, nous passerons une très bonne nuit ! Lundi 16 juillet Cap à l’ouest par une pénible route en travaux vers Kara Balta puis plein sud vers le village de Suusamir. Dès l’entrée dans la très belle vallée de Suusamir, les yourtes se succèdent le long du bitume : chacun essaie d’améliorer l’ordinaire en vendant fromage et kumis (lait de jument fermenté, la boisson traditionnelle) Chaque étal est pourvu d’une ficelle qui actionne une « sonnette » à quelques mètres dans la yourte ou la roulotte. Je ne sais pas d’où viennent ces roulettes mais il y en a partout ! Très vite nous prenons vers l’est et le village de Suusamir, où après quelques errements nous finissons par dégotter la pompe (en bidons de 5l !) J’ai prévu d’essayer de faire le tour du massif de Sari Kamish, au sud de Kizil-Oy, en partie bordé par la rivière Kökömeren, et je préfère avoir le plein car je ne connais pas l’état des pistes Un joli cimetière surplombe le village, l’occasion de se dégourdir un peu les jambes ! Cette puissante rivière est un affluent de la Naryn qui se jette dans l’Amou-Daria puis dans la mer d’Aral. Elle est presqu’en crue, ça dépote ! Quelques petits villages ponctuent la piste, souvent dotés d’une mosquée clinquante (payée parfois par le Qatar, parfois pour l’Arabie Saoudite, pour ce qu’on en a vu) Cette vallée de la Kökömeren est magnifique. Nous prenons un stop une dame à la sorte de Kizil Oï, qui va comme nous vers le sud. Communication difficile car ici presque personne ne parle anglais et nous ne parlons ni Kirghize ni Russe. Elle nous offre gentiment une flopée de bonbons et beignets qu’elle emballe dans un sac en plastique dont elle retire qq morceaux de mouton, miam ! Nous la déposons 50 km plus loin à Tabilgiti et continuons de longer la rivière en rive droite vers l’ouest. La route est goudronnée depuis la bifurcation vers Sari Bulung sans doute du fait de la présence de la mine d’uranium de Ming-Kush, plus haut à l’est dans la montagne. Les travaux – en cours- sont menés par…des Chinois. Je pense qu’à terme cette route rejoindra la M41 vers le lac de barrage de Toktogul. Nous nous trouvons un bel emplacement de bivouac au bord de la rivière. Nous ne sommes qu’à 1200 m d’altitude et il fait chaud ! Espérons qu’il n’y ait pas trop de déchets radio-actifs dans la rivière ! (sur le coup je n’y ai plus pensé !)
Mardi 17 Juillet Nuit un peu trop chaude… Nous quittons à présent la rivière pour remonter vers le nord-ouest. En prenant de l’altitude, le vert réapparait et nous remontons une vallée assez humide (boue possible si pluie), très fertile, avec jolies fermes assez soignées. Un petit air de Suisse. Que des maisons en « dur », parfois aux toits de chaume. D’ailleurs l’unique voiture rencontrée sur cette boucle est…Suisse, en route depuis 2 mois. Notre trace s’infléchit ensuite vers l’est et nous remontons une longue vallée vers le col de Kirk Kiz Ashuusu. Une vallée très sauvage file vers le nord, dont quelques yourtes gardent l’entrée. Quelques pierres plus ou moins dressées (la faute au bétail) dont l’une est gravée marquent le col (3339m) où le fond de l’air est trop frais pour pique-niquer. Il nous faut descendre un peu pour trouver un coin abrité du vent et près d’un ruisseau, avant de boucler la boucle près de Kizil Oï. Petit problème technique, nous avons actionné la boîte courte et même si la voiture semble fonctionner normalement, il y a plusieurs messages d’alerte au tableau de bord… Nous retournons vers la Vallée de Suusamir, en prenant en stop un kirghize jovial dans le village de Suusamir qui reconnait de suite à notre « salam » que nous sommes Français (ou belges) Il est allé acheter une voiture à Charleroi qu’il a bien sûr ramenée par la route et connait qq mots de Français et d’Anglais. Il a été animateur en Egypte, et son job est d’acheter et de vendre des chevaux. Un sacré numéro ! Nous le déposons qq km plus loin, non sans avoir dû lui promettre que la prochaine fois nous louerons une voiture par son intermédiaire car il pourra nous avoir un bien meilleur prix (j’ai ses coordonnées pour les amateurs !) Nous reprenons de l’essence à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamir et j’en profite pour envoyer un mail à Sergeï et des photos du tableau de bord. Il répond aussitôt mais son anglais et le mien sont trop mauvais pour se comprendre par téléphone. Il nous suggère de trouver quelqu’un qui parle russe (comme lui) Je sollicite un gars avec une bonne tête qui a un gros 4X4 tout neuf, espérant qu’il parle un peu anglais : très peu en fait mais après m’avoir offert le snikers qu’il venait d’acheter, il skype illico presto son fils, qui lui traduit ma demande. Dans la foulée il « what’s ap « Sergei avec lequel il va passer une heure à faire différents tests et essais sur la voiture. Quand il se met à débrancher la batterie, je lui demande quel est son job : building business me dit-il et il me montre la photo d’un énorme immeuble flambant neuf à Bishkek, qu’il a construit. On n’en revient pas de tant de gentillesse ! Bref, en conclusion, la voiture fonctionne mais les voyants restent allumés. Sergeï me propose de nous amener une autre voiture (il en a pour une bonne demi-journée aller) ou de nous faire une ristourne de 150 $ (engagement qu’il tiendra). On choisit la 2ème option et nous n’aurons plus de problème par la suite (sauf avec l’alarme un peu fantaisiste mais ça n’émeut personne de toute façon) Soulagés nous reprenons la route vers l’ouest dans la belle mais très touristique vallée de Suusamir, puis prenons une piste vers le sud puis l’est afin de nous éloigner de l’axe principal) La lumière de fin de journée est superbe. Nous trouvons un joli coin de bivouac au bord d‘une rivière, et nous installons rapidement, sous le regard attentif des habitants des yourtes situées un peu plus haut, rassemblés en haut de la petite colline. Examen de nomade réussi ! Il nous faut 20 mn chronomètre en main pour tout installer, matelas gonflables (pff…) compris. Un peu plus tard, notre « voisin » dont la yourte est située de l’autre côté de la rivière nous fait une petite visite de courtoisie alors qu’il rentre chez lui. Je lui fais visiter les lieux. Il tâte d’un doigt expert la tension des haubans et d’un coup de botte renfonce 1 ou 2 piquets ! Il a l’air de trouver notre « yourte » un peu trop fragile. C’est pourquoi nous plaçons souvent la voiture du côté au vent afin de la protéger. Satisfait il enfourche son cheval pour traverser la rivière tandis que ses chiens empruntent des petites passerelles que nous n’avions pas vues. Cool, car demain est prévue une grande balade vers les montagnes où j’ai repéré un petit lac d’altitude. Joli ciel de fin de journée… Nous sommes à 2500 m et il fait bon. Mercredi 18 Juillet Grand beau temps au réveil, on a beaucoup de chance avec la météo. J’avais lu pas mal de récit de gens qui avaient eu froid, de la pluie, du brouillard voire de la neige et notre garde-robe n’est pas adaptée, tant mieux ! Après avoir évité un léopard des neiges (comme il est grand par rapport à la tente !), nous nous élevons au milieu des fleurs, au GPS, bientôt rejoints par… Nourik, notre voisin accompagné de ses 2 braves chiens. Ici les cavaliers cheminent toujours sur les crêtes, ce qui permet d’observer à 360° et rien ne leur échappe ! Ansare nous a vus de très loin et nous rejoint. Je ne sais comment, les filles se retrouvent à cheval ! Du moins le temps que je rejoigne la petite troupe. On a vu plusieurs de ces drôles de chiens, mélange de border collie et de lévrier afghan. Plus haut 3 autres cavaliers nous rendent une petite visite : essai des chevaux, photos, pose avec le chien. Du coup j’en oublie de regarder le GPS et on se trompe de vallée ! On aurait pourtant bien vu un petit lac au pied de cette montagne ! En plus un des bergers je le comprends a posteriori a essayé de m’indiquer la bonne direction mais je n’ai pas capté. Bref, on se repose un peu au milieu des fleurs avant de changer de vallée. Ansare s’en retourne avec ses chèvres et son chien a du mal à quitter les filles ! Les filles ne veulent pas perdre d’altitude et vont crapahuter par le haut. Fred et moi prenons le sentier indiqué par le berger (ayé j‘ai compris !) Voilà un lac mais Le lac est encore plus haut au-dessus de ce verrou glaciaire : on en a plein les pattes après 900 m de dénivelé positive ! Les filles nous rejoignent : elles ont vu le lac d’au-dessus et il est « bof » au milieu d’un grand pierrier donc on laisse tomber. On continue vers un autre col plus à l’ouest, avec l’idée de descendre par une autre vallée. Nous sommes rejoints par Nourik et le jeune berger, qui nous amènent le pique-nique ! Bel endroit aux roches tarabiscotées pour goûter au kumis, lait de jument fermenté dont les kirghizes boivent plusieurs litres par jour. Pas mauvais, je m’attendais à pire. J’en reprends même 2 ou 3 fois. Il nous offre aussi du pain et une sorte de fromage dans un petit pot, que Fred a apprécié. Nous partageons qq fruits secs achetés à Bishkek. Le tchaï (thé) bien sucré est excellent. Nourik nous déconseille de changer de vallée, en effet c’est très raide ! On redescend jusqu’à la tente : déjeuner, « douche » puis on remballe tout et nous prenons la route vers le sud en direction du lac de barrage de Toktogul. C’est la route du miel et des framboises (écrasées dommage) Plein de petits stands au bord de la route où les gens vendent leur production : des km de miel puis de km de framboises ! Le lac est à 1000 m d’altitude et il fait chaud ! J’ai repéré un coin de bivouac, hélas rendu inaccessible par le niveau du lac. On se trouve un coin près du village de Sargata, pas très glamour mais au bord d’un ruisseau. Jeudi 19 Juillet Encore une nuit un peu trop chaude… Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction de la frontière Tadjik et du Pic Lénine (une des 3 sommets de plus de 7000 m du pays) La Naryn est le principal fleuve du pays, elle coule d’est en ouest et après avoir déposé ses limons dans le lac Toktogul, elle prend une incroyable couleur azur alors que nous la longeons sur plusieurs dizaines de km sur la route M41. Impossible de ne pas y faire une petit pause fraicheur, dans un coin qui invite d’ailleurs au bivouac (pas si facile sur cette portion de la M41) A mesure que nous approchons de Jalal-Abad, le paysage s’urbanise et la circulation se densifie. Il faut avoir un peu de culot et pas mal de sang-froid pour conduire au Kirghistan : même si dans les zones urbanisées, la police et ses radars veille (en général à l’ombre d’un arbre. Si pas d’ombre, pas de radar…) c’est un peu la chevauchée sauvage avec plus d’inconscience que de malice d’ailleurs. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours bien claires et il faut être attentif et se calquer sur les autres. Moyennant quoi, on n’a pas été embêté par la police…
On flirte sur plusieurs km avec la frontière avec l’Ouzbékistan (de l’autre côté de ce lac) On arrive en fin de journée vers Gülchö : toute cette portion de route entre Tash Komur et Gülchö est bien pénible. Enfin, la circulation se raréfie et les paysages nous enchantent à nouveau. A Kichi Karakol, nous trouvons un joli coin de bivouac (mais on entend la circulation sur la M41) Vendredi 20 juillet Il ne nous reste plus qu’à franchir le col de Taldiik(3615m) avant de basculer sur Sari-Tash. Quelques indices de chamanisme sur ce cimetière musulman. Dans ce coin du monde, les frontières et les cultures sont intriquées. Vers l’est à 80 km, la frontière chinoise. Vers le sud à 45 km, le col de Kizil Art (4280 m) à la frontière Tadjike. Nous allons vers l’ouest en direction du Pic Lénine (7134m) en descendant la majestueuse Alay valley où coule la Kizil Suu, dont je sais que nous devrons la traverser, ce qui me m’inquiète un peu vu son aspect.. A Sari-Mogol nous tournons vers le sud, et un joli pont nous rassure aussitôt ! Nous sommes à 3000 m et il y a plein de marmottes ! Nous suivons un moment la piste qui mène au camp de base du Pic Lénine puis prenons à gauche vers le Tulpar Lake, en rive droite de la rivière, où aucun permis n’est requis. Nous dépassons une ferme (ou de jeunes enfants tendent la main pour des bonbons, nous n’aurons cela nulle part ailleurs au K.) Nous dépassons le lac et les quelques yourtes touristiques qui le bordent pour piqueniquer un peu plus haut avant de partir randonner vers le haut de la vallée. A droite le Tulpar Lake, devant la voiture et dans la vallée une passerelle permettant d’accéder à pied au camp de base. Il y a de quoi accueillir des dizaines d’alpinistes, dans un certain confort. Le temps est mitigé et il nous faut un peu motiver les troupes pour aller jusqu’au bout du sentier. Bien nous en a pris, nous sommes en face de la moraine glaciaire, en surplomb de la confluence de 2 rivières colorées. On distingue un des 3 ou 4 camps intermédiaires pour aller au sommet (sans doute le camp 1) et plus haut on distingue une trace avec 2 petites silhouettes qui crapahutent. Restons plutôt du côté des fleurs ! On traine un peu espérant que le sommet se dégage, en vain… Demi-tour… Nous trouvons un beau coin de bivouac, près d’un ruisseau avec vue sur le Pic Lénine…sous les nuages. Belles lumières orageuses de fin de journée mais finalement à peine 3 gouttes. Samedi 21 Juillet Le soleil se lève vers 6h00 dans un ciel parfaitement pur… A l’extrême droite notre tente, on aperçoit la dizaine de yourtes touristiques du Tulpar Lake. J’ai repéré une autre belle vallée à l’est de celle où nous avons dormi. Une piste permet de la rejoindre. Il y a des marmottes partout (on ne se les signale même plus) et aussi un beau troupeau de yaks. Petit problème technique avec l’appareil photo qui a pris des libertés artistiques, pff… Très belle vallée qu’il faudrait explorer plus avant… Retour sur Sari Mogol ou de bon matin un groupe chante et danse… Pause déjeuner en redescendant du col Taldiik Ashuu, encore des yaks. Nous reprenons la M41 vers Gülchö (délicieux abricots vendus au seau pour 3 fois rien ! C’est étonnant d’avoir en même temps -certes pas au même endroit- des framboises et des abricots. Nous aurons même des pommes !) Puis à nouveau la route pénible vers Jalal-Abad avant de bifurquer vers Kazarman, à l’est. La piste est peu roulante…on trouve miraculeusement un coin plat avec ruisseau dans le début de la montée vers le col de Kok Art (3335m). Nous sommes visibles de la piste (certes peu fréquentée) mais ne seront pas dérangés. Les gens répondent à notre salut et continuent leur route tranquillement. C’est bien agréable ! Je ne sais pas dire si c’est de la timidité, de la politesse ? Dimanche 22 Juillet Nous reprenons la montée, sur une piste très poussiéreuse et abimée par le passage de camions lourdement chargés de fûts d’aspect peu engageant (je pense qu’ils vont à la mine d’or de Mak Mal au sud de Kazarman) Kazarman, si elle abrite quelques immeubles décrépits, n’est pas si moche que décrite dans le Bradt. Il y a de la verdure, de l’essence et plusieurs commerces dont un supermarché pas trop mal achalandé. Le fond de la vallée que nous suivons jusqu’à Kara-Bulung, baigné par la Narin, évoque une oasis. La région est très agricole et même si nous avons aperçu qq antiques moissonneuses batteuses, la moisson se fait souvent à la faux ! Nous quittons ensuite la vallée fertile en direction du col de Kara-Koo (2625m) Un peu avant celui-ci nous faisons une pause pique nique dans le lit d’une rivière cristalline, à l’ombre d’un cottonwood, au pied de falaises d’un ocre qui nous évoque à tous une fois de plus l’ouest américain. La diversité des paysages nous émerveille ! Il suffit de changer d’altitude, de vallée pour changer de tableau : vert, rouge, jaune ou noir, croupes ondulées, pics acérés, plateaux entaillés de canyons, rivières multicolores. Les villages ne sont pas vilains, toujours très arborés (je trouve que les peupliers sont vraiment l’Arbre de l’Asie Centrale), les maisons décrépies mais pas misérables. Et partout, sauf vraiment dans les endroits les plus reculés, des troupeaux et leurs bergers qui vivent en yourtes, du moins durant la saison estivale. En hiver, il fait très froid, jusqu’à moins 30°C ! On se demande où vont tous ces animaux durant l’hiver ? En tout cas, les réserves de foin sont abondantes, mais les troupeaux immenses ! La présence de ces yourtes implique un réseau de pistes très développé, et sauf quand elles sont détériorées par un passage intensif, elles sont généralement en bon état (rien à voir avec la Mongolie) Elles permettent d’accéder à des vallées perdues, uniquement fréquentées par le bétail et les bergers. Il faut passer au-dessus de 3000 voire 3500 m pour voir des marmottes et des yaks, c’est leur domaine. La population génère très peu d’ordures et nous avons du mal à trouver…des poubelles ! Alors nous profitons du lit de la rivière jonché de bois flotté pour en faire une petite flambée. Après le col, nous redescendons vers la Narin et sa verdure, toujours entourée de badlands. A Jangi Talap, nous jetons un œil à un ancien caravansérail restauré et faisons un bref aller-retour à Ak Tal pour un plein d’essence. Ensuite nous repartons vers le nord en direction du Lac Son Kul : la piste remonte doucement la jolie vallée de la Kurka puis s’élève brutalement vers les alpages. La grimpette est raide mais charmante, au milieu des sapins et des fleurs de montagne. L’arrivée au lac est grandiose : nous sommes à 3000 m, et les sommets qui nous entourent 4000m. Des milliers d’animaux paissent sur ses rives. Les yourtes sont nombreuses mais pas tant que je le craignais car l’endroit est un des « marronniers » de tout voyage au Kirghistan. Il reste de la place ! Après avoir installé le camp, les filles reprennent la voiture pour aller négocier une rando à cheval pour le lendemain. C’est OK pour 8h, 1000 Som (13 euro) pour 2 chevaux pendant 2h. Lundi 23 juillet Nous déposons les filles au camp de yourtes touristiques : leurs chevaux arrivent montés par les 2 bout d’choux d’une « vraie » yourte située un peu plus haut dans la montagne. Elles partent tranquillement vers les crêtes, tandis que nous prenons la voiture pour aller vers le côté est du lac. Nous découvrons d’étranges pierres alignées, avec une succession de cercles de gros cailloux dont le sens nous échappe. Si quelqu’un sait ? Le paysage ne change pas beaucoup mais c’est beau partout ! Nous récupérons les filles, un peu claquées par leur galop à 3000m ! Puis nous redescendons vers Ak-Tal, en faisant une petite pause pique nique au pied du col près de la Kurtka (très bon coin de bivouac !) On continue ensuite en direction de Baetov, où nous reprenons de l’eau à une sorte de fontaine (il s’agit plutôt d’un tuyau sortant du sol que l’on repère grâce aux gens qui viennent s’y désaltérer ou faire le plein de gros bidons, car il semble que toutes les maisons n’ont pas l’eau courante) Faire le plein d’eau n’est pas si simple que je l’aurais cru au Kirghistan, où les rivières sont certes nombreuses, mais souvent en aval de gros troupeaux, et/ou souvent très limoneuses car d’origine glaciaire. Dans tous les villages ou presque on trouve donc ces « tuyaux » qui délivrent une eau que nous avons supposée potable. Nous avons aussi parfois fait le plein (d’eau !) dans des stations services (parfois avec un infect goût de plastique en particulier à Kazarman) Nous avons systématiquement traité l’eau des ruisseaux (avec de l’Aquatabs) et nous n’avons pas été malades. Nous avons mangé profusion de fruits (abricots, pommes) et légumes (tomates, oignons, pommes de terre, concombre) et beaucoup d’œufs (comme en Mongolie, garder précieusement les boites des œufs achetés dans la capitale car ensuite, les œufs sont vendus « tous nus » ) ! Aucun problème non plus.
Après Baetov, nous replongeons dans l’ouest américain et c’est la découverte inattendue de ce vieux caravansérail qui nous ramène en Asie ! Plus loin nous dépassons une ferme qui semble abandonnée avant de commencer l’ascension du col de Börülü (3262 m). La piste est époustouflante, de bonne qualité et il n’y a personne ! On a une pensée émue pour tous ces cyclistes croisés sur l’abominable M41 au nord de Gülcho…. Après le col, quel contraste entre les doux vallons verdoyants et cette haute falaise grise dont le soleil révèle les moindres détails ! La piste redescend vers le hameau de Orto Sirt et la vallée de la Terek. J’ai repéré une piste qui continue de l’autre côté vers l’ouest que l’on distingue sur cette photo. Nous traversons la Terek et continuons vers l’ouest en grimpant dans les alpages. La piste est excellente, ne dessert pourtant que quelques yourtes éparses et une ferme plus haut dans la montagne, que nous dépassons pour finalement nous poser au bord d’un ruisseau, en fond de vallée, au pied de ce glacier. Comme souvent au K, les anciennes moraines sont végétalisées et ça donne un aspect tout-à-fait original au paysage. Nuit paisible à 3000 m, c’est l’altitude idéale pour dormir sans avoir trop chaud !
Mardi 24 Juillet En traversant la Terek hier, nous avons remarqué qu’elle s’écoule au nord du gué dans une jolie gorge que nous avons envie d’explorer. Nous la retraversons donc, la longeons sur sa rive droite presque jusqu’à l’entrée de la gorge et découvrons par hasard une source captée, ça tombe bien ! Nous nous y garons et continuons à pied, pas bien loin hélas car c’est trop accidenté. Bonne petite balade matinale rafraichissante cependant ! Nous reprenons la piste vers le sud, en rive gauche cette fois et nous rapprochons de cette fascinante falaise. On se régale ! Après l’avoir contournée par le col de Kulak(3390 m), nous trouvons une piste qui permet de se rapprocher de sa face sud-est, hélas vite interrompue par le lit effondré d’une rivière. Ce coin mériterait vraiment une exploration plus approfondie mais il est midi, il fait chaud et soif : petite pause piquenique et on envoie le drone à notre place ! Le soleil au zénith n’est pas l’idéal mais il nous semble distinguer plein de jolis tipis (un peu comme certaines formations rencontrées dans l’ouest US, certes moins colorées) Nous sommes inspectés par quelques vautours curieux qui profitent des ascendances. Recharge de la batterie de l’appareil photo directement sur la batterie car en route la prise allume cigare a déjà du boulot : smartphone qui nous sert de GPS, batteries du drone, de sa télécommande, gopro, routeur internet et tutti quanti ! Il nous nous reste ensuite qu’à redescendre vers la routeE125 qui mène en Chine via le Torugart Pass. Nous prenons à G vers le nord et la ville de At Bashi et, comme nous passons devant, nous prenons la piste qui mène au caravansérail de Tash Rabat (autre marronnier), entouré de diverses yourtes commerciales et petits commerces. Il nous a laissés assez indifférents. Après qq courses à At Bashi (il faut en moyenne faire 2 ou 3 boutiques pour trouver des fruits, du pain, des œufs, des légumes, du lai, des jus de fruit et du yaourt), nous prenons en rive gauche une piste qui longe vers l’aval la rivière at-Bashi vers le nord, au nord de la ville. Les badlands aperçu sur Google Earth m ‘avaient donné envie d’aller voir par là mais hélas, il est très difficile d’approcher de la rivière car les pistes secondaires sont souvent effondrées. Il existe une autre piste en rive droite, peut-être est-elle plus propice ? Bref ! demi-tour pour l’amont de la même rivière, plus à l’est où j’ai repéré (toujours sur les vues satellites) de jolies gorges. Nous longeons la rive nord de l’At Bashi et contournons par l’est le massif de At Bashi Kirka. Ensuite nous prenons une piste qui remonte la rivière en rive gauche dans une très jolie vallée parsemée de yourtes. Nous la remontons sur une trentaine de km, jusqu’à surplomber un pont qui permet de passer en rive droite puis de continuer vers l’est, sans doute à perpète (encore un coin à explorer !) Mais la portion de piste qui descend au pont n’inspire pas Fred et le temps est à l’orage alors nous préférons ne pas descendre au bord de la rivière et camper un peu plus haut. Le pont est juste en aval de la confluence entre les rivières At Bashi la rouge et Balikti la bleue. 3 orages et beaucoup de pluie durant la nuit ! La tente a tenu le choc, faut dire qu’elle a déjà fait ses preuves en Islande ! Mercredi 25 Juillet Petite balade matinale en remontant les gorges de la Balitki, puis nous reprenons la piste cette fois vers l’ouest. Quel peut bien être ce système de balancier près de cette yourte ? Après Bosogo, nous repassons en rive droite de l’At Bashi, traversons le village de Ak-Muz, puis son cimetière ( !) avant de continuer jusqu’à Naryn où nous refaisons qq courses. Bien malin qui pourra deviner ce qu’on vend là-dedans ! Nous allons maintenant rejoindre en 2 jours le lac Issik Kul en prenant la piste qui file de Narin vers Tosor (environ 200 km) Vallée très agricole sur les 20 premiers km, la moisson bat son plein ! Nous piqueniquons à la confluence entre Kichi Narin la bleue et Chong Narin la grise, près de ces yourtes inoccupées. Puis nous remontons des gorges, où nous rencontrons des russes équipés de kayaks (sur le toit !) en phase de reconnaissance de la rivière. Le débit est fort mais il y a très peu d’obstacles et ce sur des dizaines de km : avec un très bon niveau de kayak, ça doit être fantastique ! Un e fois franchies les gorges, nous sommes à 2500 m et le paysage, ouvert, grandiose et paisible à la fois s’élève en pente douce jusqu’à la source chaude de Jiluu Suu à 3000 m : cette portion de piste est splendide ! Rencontre avec des yaks… Et même avec un chameau ! On s’arrête pour le gratouiller car il a une bonne tête et les enfants qui jouaient un peu plus haut nous rejoignent. L’ainé ne se fait pas prier pour escalader la bestiole, tout fiérot ! Voilà où habitent les enfants. Ce sont les grandes vacances et il y a de la marmaille partout ! Nous arrivons aux sources chaudes en fin de journée et c’est un peu la foule ! Le bain n’est pas bien grand et ne peut accueillir que 4 personnes à la fois. On continuer la piste sur 1 ou 2 km pour se trouver un coin tranquille au bord de la rivière Üch Emchek, encore une fois au pied d’un glacier. Nuit paisible à 3000 m.
Jeudi 26 Juillet Nous refaisons le plein d’eau dans un torrent d’eau claire puis démarrons de cet endroit la rando vers le Techik Kol, un lac d’altitude situé au-dessus de la source chaude. On tâtonne un peu avant de trouver cette antique passerelle pour traverser le torrent. En contrebas, on aperçoit les « cyclistes courageux » qui quittent le camp, les cyclistes « fainéants » accompagnés d’un véhicule d’assistance qui roupillent encore (mea culpa, cycliste et fainéant c’est antinomique !) et les cavaliers russes (avec la Lada Verte) qui se lèvent tranquillement. La montée (en partie sur une ancienne piste ce qui gâche un peu le paysage) se fait tranquillement. Curiosité géologique : un lac se déverse dans un autre via un torrent au bon débit et voilà ! Pas d’issue visible à ce lac pour l’empêcher de déborder ! Voilà le lac et la passerelle de l’ancienne piste (en partie effondrée) est toujours présente. En redescendant nous croisons les cyclistes « fainéants » russes (à pied sauf un) et les cavaliers russes (à cheval) qui je pense vont continuer vers l’ouest par cette ancienne piste. Fred et les filles redescendent tout schuss tandis que je prends mon temps. Ils veulent se baigner avant que tout ce petit monde ne redescende. Finalement les filles devront patienter un peu le temps que des hommes musulmans et surtout tous nus finissent d’infuser. Fred se joint à eux mais l’eau à 43°C ne lui permet pas de tremper bien longtemps. Je m’abstiens, pas fan du béton, de la promiscuité et de l’eau brûlante. On a pu se laver tous les jours, puisque nous avons toujours campé au bord de l’eau, quitte à faire chauffer un peu d’eau sur le réchaud. Mes troupes bien ramollies par leur baignade, nous reprenons la piste vers le col de Tosor. A l’est de la source chaude, elle devient bien moins roulante car elle flirte avec le lit d’une rivière et traverse aussi plusieurs pierriers. Nous hésitons un peu lors d’un gué pas mal creusé par le courant et recevons l’aide bienvenue d’un kirghize qui habite la yourte juste au-dessus qui nous conseille un passage un peu en aval. Sympa ! Plus loin pas de gué difficile, l’eau est claire et il n’y a pas plus de 30 cm. Les vallées glaciaires perpendiculaires à la nôtre se succèdent, très austères avec ce temps. Un peu plus haut dans la vallée nous sommes intrigués par la présence de formes humanoïdes perchées sur des piquets, mi figures chamanoïdes mi épouvantails…. Il s’agit en fait d’une originale opération markéting orchestrée par cette petite famille kirghize pour capter l’attention des touristes, à la fois amusés et étonnés de croiser cette petite boutique volante dans ce coin perdu ! Ils ont bien mérité qu’on leur achète qq babioles ! La yourte fait aussi restaurant mais nous déclinons la proposition car on n’avance vraiment pas vite sur cette mauvaise piste ! Bien nous en a pris car les choses se corsent encore dans la montée vers le col. Nous dépassons qq cyclistes russes à l’agonie puis les copains plus fringants qui les attendent au col en se caillant. Il est situé à 3893 m au niveau d’un glacier. Il pleuviote, il y a du vent, on les plaint d’autant plus que le bivouac est impossible encore avant plusieurs km. Nous passons enfin sous les nuages et apercevons le lac Issyk Kul (162 X 80 km, 668 m de profondeur) et les montagnes sur sa rive nord. La descente, jolie, nous semble toutefois interminable (le lac est à 1600 m) après cette longue journée. J’ai repéré une presqu’île au nord-est de Tosor qui semble propice au bivouac : il s’agit en fait d’un « camping » sans aucun aménagement, il faut juste payer l‘équivalent de qq euro à la yourte située au début de la piste. Le coin semble connu puisque pour une fois nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que chacun garde sa tranquillité. Il y a qq cyclistes et des Russes et des Kazakhs venus pour pêcher et faire du windsurf. On se pose côté lagune avec la vue sur les montagnes de la rive sud. Bel orage de fin de journée qui passera à côté finalement.
Vendredi 27 juillet Nuit calme bien qu’un peu chaude. Nous sommes tout près du Fairy tale ou Skazka canyon, autre marronnier, dont je n’attends pas grand-chose et qui finalement est très plaisant. Il faut dire que nous y sommes à 8h et que nous y serons tranquille jusqu’à 9h passées. Ensuite les gens arrivent, par lots de 18 en Marchroutka… Le site est assez étendu finalement et nous n’avons pas pu tout explorer car la chaleur monte vite et la belle lumière ne dure pas. Donc venir très tôt ! On a payé (50 som-0,6 €/personne) en sortant. Comme il est tôt nous décidons d’aller chercher un peu de fraicheur en remontant la Vallée de Barskoon jusqu’au col de Ara bel d’où part une vallée désertique parsemée de petits lacs d’altitude. La piste est excellente, arrosée pour éviter la poussière, ça nous change d’hier. Nous dépassons un convoi d’une dizaine de gros camions citernes, siglés Kumtor. C’est la mine d’or gérée par des Canadiens beaucoup plus haut dans la montagne. Nous passons devant la cascade de Barskoon où la profusion de yourtes commerciales nous décourage. Une photo de loin suffira ! Plus haut nous sommes malheureusement obligés de faire demi-tour à une sorte de check point gardé par des hommes portant l’uniforme de la Kumtor. Niet, impossible d’aller plus loin. Pourquoi ? On redescend pour se poser au bord du lac, un peu à l’ouest de Skazka Valley. Nous allons y buller toute l’après-midi (et y prendre qq coups de soleil pour certaine !) C’est amusant de voir tous ces gros cumulus se former à la périphérie du lac sur les sommets des montagnes. En fin d’après-midi nous repartons vers l’ouest (la route goudronnée sur la rive sud du lac est très « ondulante », bien pire que pas mal de pistes) Il fait chaud, c’est vendredi, il y a du monde à la plage ! Petit arrêt à Bokonbaïevo, où ici comme ailleurs nous sommes étonnés de voir ces portraits (plein de personnages différents) accrochés aux réverbères ? Aucune idée de leur signification ? En approchant de Balitchky à l’extrémité est du lac, je me rends compte que la région est beaucoup plus urbanisée et qu’il va être difficile de trouver un coin de bivouac agréable. Pour 4800 som (60 €), nous prenons 2 jolies chambres à l’hôtel Azimut à l’entrée ouest de la ville. Ils acceptent de nous servir le petit-déjeuner dès 7h car nous allons demain faire une balade dans un canyon et vu la chaleur, je préfère démarrer tôt. Pour dîner, nous allons au Smack café et testons quelques plats « typiques » : intérêt plus documentaire que gustatif. Par contre la glace à la pistache est un délice !
Samedi 28 juillet Nous avons bien dormi, les filles ont eu trop chaud (pas de clim et trop de bruit pour ouvrir la fenêtre) A 8h nous commençons la rando dans le Konorchek Canyon (1/2h de route depuis Balitchky) Le début est assez moche et ingrat, puis la vallée se rétrécit et se transforme en canyon avec qq ressauts à escalader. Après 1h de marche on débouche sur une large vallée cernée de badlands. Un petit coup de drone pour cerner les coins les plus intéressants : à gauche toute (donc vers le sud) en remontant le wash. Pas mal de formations tarabiscotées ! De là-haut on aperçoit des collines colorées que nous essayons d’atteindre en remontant un autre canyon, longuet car très sinueux. Finalement nous renonçons peu avant le but car le ciel noircit et ça tonne au loin. Demi-tour sur un bon rythme donc. Arrivés à l’entrée du 1er canyon, nous croisons pas mal de monde (Japonais, Anglais) accompagnés de guides locaux, qui montent en dépit de l’orage. Il y a certes pas mal d’endroits où s’échapper du fond du canyon, mais ce n’est pas possible partout… Money is money… Au total, rando d’un assez mauvais rapport effort/intérêt. Sans doute exagérément promue du fait de sa proximité avec Bishkek et l’Issyk Kul. Dans le même genre, nous faisons sur la route vers Bishkek un détour par la Burana Tower, vantée dans tous les guides. Bof…Enorme parking, plein de marchroutka, seul Fred a eu le courage de descendre de la voiture ! On est vraiment des sauvageons. Nous retrouvons avec plaisir notre hôtel de Bishkek et sa clim (4800 som/ 60 € pour une grande chambre de 4 avec kitchenette et SDB et clim). Cette fois nous commandons à temps pour dîner sur place ! Nous faisons les bagages tandis que Fred va faire laver la voiture (intérieur / extérieur) Excellent dîner sur place, on se régale ! (pour environ 6 ou 7 euro/personne) Dimanche 29 juillet Nous quittons l’hôtel à 7h00. Ils nous ont préparé des breakfast box, très bons) Nous retrouvons Sergeï à 7h30 sur le parking de l’aéroport. Après une rapide inspection, il me rend ma caution (340 €) et la ristourne promise (120 €) Notre avion décolle à 10h30 et après une courte escale à Istanbul nous atterrissons à Bâle vers 17h00. On a ENCORE crevé de chaud avec Turkish Airlines…pfff… Et il fait 37°C en arrivant ! Conclusion : Superbe voyage ! Paysages fantastiques, population discrète et très accueillante ! On a adoré !
Budget pour 2 semaines à 4 Avion pour 4 : 1800 € Location de 4X4, inclus 300 km/j (on a fait 3000 km) : 1070-120 = 950 € 3 nuits d’hôtel à 4 : environ 180 € Sur place (bouffe, essence +/- 0,6 €/l) : 420 € Total : 3350 € soit 840 €/personne.









