Bonjour,
Je prévois de partir à deux faire le trek au haut Mustang avec les étapes suivantes à partir du 2 mai 2015:
Arrivée Katmandou
Kathmandou vallée
Kathmandou
Katmandou - Pokara (vol)
Jomson - Kagbeni
Kagbeni - Kinghar - Jarkhot + muktinath
Jarkot - Jhong - Col du Gyu la - Chusang
Chusang - Chélé - Col de Taklam - Col Dajong la - Samar
Samar - Syanbodche - Geling
Geling - Col Nyi la - Col Ghumi la - Ghemi - Dhakmar
Dhakmar - Col mui la - Ghar Gompa - Col Marang la - Col Chogo la - Lomanthang
Lomanthang (festival)
Lomanthang (festival)
Lomanthang - Dhi - Yara -
Yara - Col Sertang la - Tangge
Tangge - Col Cho Cha la -Chusang
Chusang - Tangbe - Kagbeni - Jomson
Jomson - Pokara - Katmandou
journée sécu
Katmandou
Départ
Qu'en pensez vous?
L'itinéraire est-il fiable? Avez-vous des recommandations? Comment ne pas avoir le mal des montagnes?
L'avez vous déjà fait récemment? ou à cette période de l'année?
Un grand merci pour vos conseils avisés.
Charles
NAMASTE
Je suis en contact avec un ami au Népal qui a crée une association en 2012 :Khumbila Samrakshhan Pratisthan Khumbila Fondation Suite à la catastrophe survenue là-bas voici un aperçu des aides déjà apporter : Un petit mot pour vous dire qu’ici l’aide s’organise. KSP (Khumbila Samrakshhan Pratisthan) l’association que nous avons créée en 2012 pour venir en aide aux populations de montagne reçoit de nombreux dons et nous nous efforçons de les repartir au mieux. En quelques jours nous avons monté des opérations pour apporter une aide de première urgence dans des villages qui n’avaient pas encore reçu de soutien.
· 28 avril : Khokhana village du district de Lalitpur Distribution de 10 sacs de riz de 25kg chacun, 30 bâches plastiques, 10 cartons de biscuits, 3 tentes, 20 cartons de bouteilles d’eau minérale · 29 avril : Bungamati village du district de Lalitpur Distribution de 30 parapluies, 20 cartons de bouteilles d’eau minérale, 12 cartons de biscuits, 25 bâches plastiques, 6 tentes. · 30 avril : Jhule près de Sharku village du district de Kathmandu Distribution de 15 sacs de riz, 20 cartons de biscuits, 18 bâches plastiques, 20 cartons de nouilles · 30 avril : Birta Deurali village du district de Kavre. Distribution de 88 bâches plastiques et 10 sacs de riz · Du 2 au 4 mai : Bhotang village du district du Sindhupalchowk Distribution de 8 sacs de riz ou lentilles, 7 bâches plastiques, 1 tente, 6 cartons de biscuits. Route détruite, transport par porteurs. · 3 mai : Bhume Salle village du district de Kavre Distribution de 6 sacs de riz, 1 sac de lentilles, 3 cartons de nouilles, 1 sac de sel, 24 litres d’huile, 3 boites de bougies. · 3 mai : Envoi de volontaires espagnoles et des membres de KSP a Kunchowk, village du district du Sindupalchowk pour 5 jours avec des médicaments. · 4 mai : Malta village du district de Lalitpur Distribution de 14 bâches plastiques, 10 cartons de nouilles, 7 sacs de riz, 5 cartons de biscuits · 6 mai : Khawa village du district de Kavre Envoi d’un groupe d’un groupe de docteurs et d’étudiants pour l’installation d’un camp médical.
Au bureau nous tentons d’orienter au mieux tous ceux qui nous apportent de l’aide (médecins sans frontière, équipes médicales de Taiwan…). Le docteur Pierre Soete qui est un ami de la famille venait juste de quitter le Népal lorsque le tremblement de terre s’est produit il est revenu et reparti aussitôt avec le docteur Sonam Zangbu et son organisation ‘’Nepal Mountain Mobile Hospital’’ dans le district du Ghorka, épicentre du séisme. De plus Zimba a été très occuper par des réunions avec la NMA (Népal Mountaineering Association) et les ministères afin d’organiser le mieux possible la repartions des aides qui arrivent du monde entier. L’ensemble de notre équipe est saine et sauve mais hélas nous déplorons la perte d’amis proches dans la région du Langtang, région particulièrement éprouvée par cette catastrophe et au camp de base de l’Everest. Une grande partie de nos guides sont retournés dans leurs villages pour vérifier la situation, ils seront de retour la semaine prochaine pour une grande réunion afin de déterminer ou notre aide pourra être la plus efficace. Nous déciderons alors d’un plan d’action pour les mois a venir.
Si vous ne savez où faire un don , pensez à eux. MERCI
Merci encore une fois pour toute l’aide et le soutien que vous nous apportez. Bénéficiaire Nom - KHUMBILA VOYAGE Voyage et Tourisme Bénéficiaire de Banque Nom - NABIL BANQUE, De bénéficiaire SWIFT banque - NARBNPKA Banque Adresse - Katmandou, au Népal Compte N ° Bénéficiaire, IBAN - 0104211721401 Adresse du bénéficiaire - Katmandou, au Népal
Je suis en contact avec un ami au Népal qui a crée une association en 2012 :Khumbila Samrakshhan Pratisthan Khumbila Fondation Suite à la catastrophe survenue là-bas voici un aperçu des aides déjà apporter : Un petit mot pour vous dire qu’ici l’aide s’organise. KSP (Khumbila Samrakshhan Pratisthan) l’association que nous avons créée en 2012 pour venir en aide aux populations de montagne reçoit de nombreux dons et nous nous efforçons de les repartir au mieux. En quelques jours nous avons monté des opérations pour apporter une aide de première urgence dans des villages qui n’avaient pas encore reçu de soutien.
· 28 avril : Khokhana village du district de Lalitpur Distribution de 10 sacs de riz de 25kg chacun, 30 bâches plastiques, 10 cartons de biscuits, 3 tentes, 20 cartons de bouteilles d’eau minérale · 29 avril : Bungamati village du district de Lalitpur Distribution de 30 parapluies, 20 cartons de bouteilles d’eau minérale, 12 cartons de biscuits, 25 bâches plastiques, 6 tentes. · 30 avril : Jhule près de Sharku village du district de Kathmandu Distribution de 15 sacs de riz, 20 cartons de biscuits, 18 bâches plastiques, 20 cartons de nouilles · 30 avril : Birta Deurali village du district de Kavre. Distribution de 88 bâches plastiques et 10 sacs de riz · Du 2 au 4 mai : Bhotang village du district du Sindhupalchowk Distribution de 8 sacs de riz ou lentilles, 7 bâches plastiques, 1 tente, 6 cartons de biscuits. Route détruite, transport par porteurs. · 3 mai : Bhume Salle village du district de Kavre Distribution de 6 sacs de riz, 1 sac de lentilles, 3 cartons de nouilles, 1 sac de sel, 24 litres d’huile, 3 boites de bougies. · 3 mai : Envoi de volontaires espagnoles et des membres de KSP a Kunchowk, village du district du Sindupalchowk pour 5 jours avec des médicaments. · 4 mai : Malta village du district de Lalitpur Distribution de 14 bâches plastiques, 10 cartons de nouilles, 7 sacs de riz, 5 cartons de biscuits · 6 mai : Khawa village du district de Kavre Envoi d’un groupe d’un groupe de docteurs et d’étudiants pour l’installation d’un camp médical.
Au bureau nous tentons d’orienter au mieux tous ceux qui nous apportent de l’aide (médecins sans frontière, équipes médicales de Taiwan…). Le docteur Pierre Soete qui est un ami de la famille venait juste de quitter le Népal lorsque le tremblement de terre s’est produit il est revenu et reparti aussitôt avec le docteur Sonam Zangbu et son organisation ‘’Nepal Mountain Mobile Hospital’’ dans le district du Ghorka, épicentre du séisme. De plus Zimba a été très occuper par des réunions avec la NMA (Népal Mountaineering Association) et les ministères afin d’organiser le mieux possible la repartions des aides qui arrivent du monde entier. L’ensemble de notre équipe est saine et sauve mais hélas nous déplorons la perte d’amis proches dans la région du Langtang, région particulièrement éprouvée par cette catastrophe et au camp de base de l’Everest. Une grande partie de nos guides sont retournés dans leurs villages pour vérifier la situation, ils seront de retour la semaine prochaine pour une grande réunion afin de déterminer ou notre aide pourra être la plus efficace. Nous déciderons alors d’un plan d’action pour les mois a venir.
Si vous ne savez où faire un don , pensez à eux. MERCI
Merci encore une fois pour toute l’aide et le soutien que vous nous apportez. Bénéficiaire Nom - KHUMBILA VOYAGE Voyage et Tourisme Bénéficiaire de Banque Nom - NABIL BANQUE, De bénéficiaire SWIFT banque - NARBNPKA Banque Adresse - Katmandou, au Népal Compte N ° Bénéficiaire, IBAN - 0104211721401 Adresse du bénéficiaire - Katmandou, au Népal
bonjour à tous
avec un groupe d'amis nous avons fait de nombreux voyages au Népal toujours accompagnés par un ami népalais qui nous servait de guide. Le tremblement de terre et ses conséquences nous ont beaucoup affectés (c'est bien entendu relatif quant aux impacts sur le peuple népalais). Nous ne sous estimons pas l'engagement et l'utilité des ONG mais nous voudrions adresser un peu d'argent issu d'une collecte entre nous à notre ami pour qu'il en fasse profiter sa famille et son village. Reste la question de savoir comment le lui faire parvenir ? Avez vous des infos, bonnes idées, ou tout simplement avez eu l'occasion de faire la même chose ? Merci de vos conseils sachant que compte tenu de la précarité dans lequel est le pays et les besoins importants nous ne souhaitons pas tarder. Merci pour eux !
Salut à tous,
Je cherche à grimper un sommet à 6000m. Mais je ne suis pas alpiniste , j'ai déjà grimpe dans le ladakh jusqu'à 5500m sur des plaines hautes, plusieurs fois à + de 4000 au Pérou, Bolivie, Chili, Kirghizistan, au cachemire et aussi le mont Kenya a 4985m il y a 2 ans. Y a-t-il des sommets sans escalade de glace au Népal ? Ou alors des sommets ou un entraînement est prévu pour ça ? Pour un debutant en escalade quoi! Mais je suis très résistant au froid, adapte ma marche et mon rythme cardiaque à l'effort. Ça ne sera pas suffisant je le sais mais j'aimerais bien dépasser ces limites... Je serai dispo 3 à 4 semaines entre mars et mai inclus... Merci pour vos conseils!
Bonjour à tous,
Voici le carnet de notre voyage réalisé en août dernier.
Bonne lecture!
Marie
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !
Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto
et verso ! L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !
Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto
et verso ! L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
bonjour
je souhaiterais connaitre les compagnies qui proposent des vols katmandou lhassa et à quel prix?
Comment cela se passe t il à l'arriver à lhassa pour les visas? Je pars mois au nepal en septembre prochain et mon reve et d'aller au tibet malheureusement par la route c"est trop cher... a moins que vous connaissiez une agence bien et pas trop cher merci
je souhaiterais connaitre les compagnies qui proposent des vols katmandou lhassa et à quel prix?
Comment cela se passe t il à l'arriver à lhassa pour les visas? Je pars mois au nepal en septembre prochain et mon reve et d'aller au tibet malheureusement par la route c"est trop cher... a moins que vous connaissiez une agence bien et pas trop cher merci
Bonjour,
Je pars visiter le Dolpo en septembre depuis la Réunion.
D'habitude je vol vers Maurice / Dubai ou Delhi puis Katmandou mais cette année je passe par la métropole et j'hésite sur la compagnie aérienne.
On me propose presque toujours Indian Airline mais je n'aime pas trop transiter par Delhi.
Que pensez-vous de Turkish Airline (Paris/Istanbul/Katmandou).
Et Quatar Airline ? J'ai l'impression qu'ils ne déservent plus Katmandou comme avant.
Merci d'avance
Caroline
KATMANDOU, 9 fév (AFP)
Première fronde de la justice contre le roi du Népal
Le roi du Népal a fait face mercredi à une première fronde, la justice ayant interpellé son gouvernement sur une des nombreuses arrestations depuis l'instauration de l'état d'urgence alors que des défenseurs des droits de l'Homme se préparaient à protester jeudi.
Dans une première décision de justice depuis que le roi Gyanendra a pris les pleins pouvoirs et instauré l'état d'urgence, un juge de la Cour Suprême a ordonné au nouveau gouvernement présidé par le souverain de s'expliquer sur l'arrestation d'un ancien président de l'Association du barreau du Népal.
La Cour suprême a pris cette décision après qu'une requête eut été déposée en vertu de l'Habeas Corpus par le président de l'Association du barreau, Shambhu Thapa, selon une source judiciaire. Le roi, en vertu de l'état d'urgence, a suspendu tous les droits fondamentaux sauf l'Habeas Corpus. De ce fait les dossiers portant sur la détention illégale peuvent encore être déposés devant la Cour Suprême et la cour d'appel.
L'ancien président de cette association de juristes, Sindhunath Pyakurel, avait été arrêté le 1er février, jour où le roi a limogé son gouvernement.
Selon des partis politiques et organisations de défense des droits de l'Homme, des centaines de dirigeants et militants politiques, syndicaux, étudiants, journalistes ont été arrêtés depuis dans tout le pays.
Un porte-parole de l'armée a estimé mardi qu'il n'y en avait qu'une centaine et a indiqué qu'ils pouvaient être détenus pour une durée d'au moins trois mois.
Les défenseurs des droits de l'Homme qui ont échappé à cette vague d'arrestation ont mis la dernière touche à l'organisation d'une action de protestation contre le roi et pour la démocratie, prévue jeudi à Katmandou, la première depuis le coup de force royal. Comme le droit d'expression, les rassemblements publics ont été interdits.
Krishna Pahadi, ancien président de Human Rights and Peace Societya indiqué à l'AFP qu'une vingtaine d'organisations seraient représentées et a dit s'attendre à ce que tous les participants soient arrêtés. "Il est certain que ceux qui participeront au meeting seront arrêtés", a-t-il déclaré.
M. Pahadi a insisté sur le fait que le nombre de personnes qui participeraient à cette action était moins important que le message symbolique qu'elle permettrait de faire passer.
"Demain, même s'il y a peu de monde, la présence des différentes organisations permettra de délivrer un message symbolique, (...) un message clair selon lequel nous sommes contre la décision du roi, qu'il n'y a pas de compromis sur le dos de la démocratie", a-t-il dit.
M. Pahadi, un des instigateurs de cette action, a espéré que cela ne serait qu'un "début" qui permettrait de mobiliser dans la foulée les mouvements politiques et étudiants.
Peu après une réunion clandestine, M. Pahadi a été arrêté, a indiqué l'HURPES qui a précisé que l'action de protestation était toujours à l'ordre du jour.
De nombreux militants politiques et associatifs sont passés dans la clandestinité depuis une semaine tandis que d'autres ont fui le pays, notamment des dirigeants du Congrès népalais, a indiqué un porte-parole de ce parti.
Les autres se réunissent clandestinement et "préparent une stratégie (pour organiser) des protestations de rue pacifiques contre la décision du roi", a dit Arjun Narsingha.
Le roi a limogé le gouvernement de Sher Bahadur Deuba notamment parce qu'il lui reprochait de n'avoir pas réussi à entamer des négociations avec les maoïstes en guerre contre le pouvoir depuis 1996. Il s'est donné trois ans pour ramener la paix et restaurer la démocratie.
kms-ss-dp/jhl
Le roi du Népal a fait face mercredi à une première fronde, la justice ayant interpellé son gouvernement sur une des nombreuses arrestations depuis l'instauration de l'état d'urgence alors que des défenseurs des droits de l'Homme se préparaient à protester jeudi.
Dans une première décision de justice depuis que le roi Gyanendra a pris les pleins pouvoirs et instauré l'état d'urgence, un juge de la Cour Suprême a ordonné au nouveau gouvernement présidé par le souverain de s'expliquer sur l'arrestation d'un ancien président de l'Association du barreau du Népal.
La Cour suprême a pris cette décision après qu'une requête eut été déposée en vertu de l'Habeas Corpus par le président de l'Association du barreau, Shambhu Thapa, selon une source judiciaire. Le roi, en vertu de l'état d'urgence, a suspendu tous les droits fondamentaux sauf l'Habeas Corpus. De ce fait les dossiers portant sur la détention illégale peuvent encore être déposés devant la Cour Suprême et la cour d'appel.
L'ancien président de cette association de juristes, Sindhunath Pyakurel, avait été arrêté le 1er février, jour où le roi a limogé son gouvernement.
Selon des partis politiques et organisations de défense des droits de l'Homme, des centaines de dirigeants et militants politiques, syndicaux, étudiants, journalistes ont été arrêtés depuis dans tout le pays.
Un porte-parole de l'armée a estimé mardi qu'il n'y en avait qu'une centaine et a indiqué qu'ils pouvaient être détenus pour une durée d'au moins trois mois.
Les défenseurs des droits de l'Homme qui ont échappé à cette vague d'arrestation ont mis la dernière touche à l'organisation d'une action de protestation contre le roi et pour la démocratie, prévue jeudi à Katmandou, la première depuis le coup de force royal. Comme le droit d'expression, les rassemblements publics ont été interdits.
Krishna Pahadi, ancien président de Human Rights and Peace Societya indiqué à l'AFP qu'une vingtaine d'organisations seraient représentées et a dit s'attendre à ce que tous les participants soient arrêtés. "Il est certain que ceux qui participeront au meeting seront arrêtés", a-t-il déclaré.
M. Pahadi a insisté sur le fait que le nombre de personnes qui participeraient à cette action était moins important que le message symbolique qu'elle permettrait de faire passer.
"Demain, même s'il y a peu de monde, la présence des différentes organisations permettra de délivrer un message symbolique, (...) un message clair selon lequel nous sommes contre la décision du roi, qu'il n'y a pas de compromis sur le dos de la démocratie", a-t-il dit.
M. Pahadi, un des instigateurs de cette action, a espéré que cela ne serait qu'un "début" qui permettrait de mobiliser dans la foulée les mouvements politiques et étudiants.
Peu après une réunion clandestine, M. Pahadi a été arrêté, a indiqué l'HURPES qui a précisé que l'action de protestation était toujours à l'ordre du jour.
De nombreux militants politiques et associatifs sont passés dans la clandestinité depuis une semaine tandis que d'autres ont fui le pays, notamment des dirigeants du Congrès népalais, a indiqué un porte-parole de ce parti.
Les autres se réunissent clandestinement et "préparent une stratégie (pour organiser) des protestations de rue pacifiques contre la décision du roi", a dit Arjun Narsingha.
Le roi a limogé le gouvernement de Sher Bahadur Deuba notamment parce qu'il lui reprochait de n'avoir pas réussi à entamer des négociations avec les maoïstes en guerre contre le pouvoir depuis 1996. Il s'est donné trois ans pour ramener la paix et restaurer la démocratie.
kms-ss-dp/jhl
Bonjour,
Nous partons au Népal (Katmandou, Pokhara, randonnée à partir de Jossom, Chitwan ?) du 4 au 20 avril.
Quel est la situation politique en ce moment avec les rebelles maoïstes ?
D'avance merci pour les infos.
D'avance merci pour les infos.
Bonjour,
je viens d'acheter mes billets d'avions pour Katmandou, je souhaite faire le trek du camp de base.
- Pouvez vous me renseigner s'il est préférable de prendre le visa par correspondance en France ou directement à l'aéroport?
- Pour ce trek un droit d'entré dans le parc est suffisant? ou dois je me le procurer?
- je compte prendre l'avion pour lukla assez rapidement après mon arrivé à Katmandou, dois je le commander et le payer sur place ou il est mieux de le faire depuis la France? j’espère, le prendre le lendemain de mon arrivé et ne pas perdre trop de temps avec les droit d'entré dans le parc.
Je vous remercie de me renseigner et de me donner quelques conseils et astuces.
Nineric
je viens d'acheter mes billets d'avions pour Katmandou, je souhaite faire le trek du camp de base.
- Pouvez vous me renseigner s'il est préférable de prendre le visa par correspondance en France ou directement à l'aéroport?
- Pour ce trek un droit d'entré dans le parc est suffisant? ou dois je me le procurer?
- je compte prendre l'avion pour lukla assez rapidement après mon arrivé à Katmandou, dois je le commander et le payer sur place ou il est mieux de le faire depuis la France? j’espère, le prendre le lendemain de mon arrivé et ne pas perdre trop de temps avec les droit d'entré dans le parc.
Je vous remercie de me renseigner et de me donner quelques conseils et astuces.
Nineric
Bonjour à tous
Je me trouve dans une situation que je ne réussis pas à régler? Je dois partir en inde le 4 juillet, avec un visa touristique qui s'acheve mi juillet. avant d acheter mon billetd avion, la regle etait , on doit laisser passer un ou deux mois (je ne sais plus) avant de retourner en inde, puis on peut redemander un visa. Etant sorti du pays en mars, il n y avait donc aucun pb. sauf que finalement, si, il y a un probleme, vsf on me refuse un nouveau visa tant que celui que j'ai n 'a pas été périmé depuis au moins un mois; ma question:
puis je partir en inde avec mon visa valable , puis partir au nepal a l expiration de mon visa, et revenir en inde avec un visa de transit. ce visa peut il etre demandé au nepal? est ce arrivé à certains d'entre vous? et combien de temps ça prend ? suis je (a peu pres) sur de l'obtenir
Je me trouve dans une situation que je ne réussis pas à régler? Je dois partir en inde le 4 juillet, avec un visa touristique qui s'acheve mi juillet. avant d acheter mon billetd avion, la regle etait , on doit laisser passer un ou deux mois (je ne sais plus) avant de retourner en inde, puis on peut redemander un visa. Etant sorti du pays en mars, il n y avait donc aucun pb. sauf que finalement, si, il y a un probleme, vsf on me refuse un nouveau visa tant que celui que j'ai n 'a pas été périmé depuis au moins un mois; ma question:
puis je partir en inde avec mon visa valable , puis partir au nepal a l expiration de mon visa, et revenir en inde avec un visa de transit. ce visa peut il etre demandé au nepal? est ce arrivé à certains d'entre vous? et combien de temps ça prend ? suis je (a peu pres) sur de l'obtenir
Sur le Népal, l'ONU suit la Suisse
Arrestation d'un manifestant à Katmandou par la police népalaise. (Keystone)
A Genève, la Commission des droits de l'homme de l' ONU adopte une résolution sur le Népal présentée par la Suisse. Le texte appelle le royaume himalayen à rétablir la démocratie et les libertés publique mises à mal depuis le coup de force du roi Gyanendra. En prenant directement les commandes du Népal le 1er février dernier, le roi Gyanendra Bir Bikram Shah entendait intensifier sa lutte contre les rebelles maoïstes du CPN, en guerre contre Katmandou depuis neuf ans.
Rien d'étonnant donc que la résolution onusienne adoptée mercredi exprime sa vive préoccupation face au nombre croissant de victimes civiles causé par cette guerre.
Mais le texte dénonce également les sévices perpétrés par les forces de sécurité, les exécutions illégales, le déplacement forcé des populations, sans oublier les atteintes à l'intégrité physique et à la sécurité des dirigeants et des militants des partis politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme.
Les rebelles ne sont pas oubliés. La résolution «condamne énergiquement» les pratiques du parti communiste maoïste du Népal, notamment les exécutions sommaires, les actes de persécution, les tentatives de blocus des villes et l' enrôlement d' enfants dans les forces rebelles.
En conséquence, la résolution exhorte l'ensemble des belligérants à respecter le droit international humanitaire et invite le gouvernement à rétablir et protéger les libertés publiques Collaboration du Népal Et ça n'est pas tout. Le document demande à Katmandou de collaborer avec la Commission népalaise des droits de l'homme, le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
La résolution reprend ainsi l'accord conclu le 10 avril entre le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et le gouvernement népalais.
L'accord signé entre la Haut Commissaire Louise Arbour et le ministre népalais des Affaires étrangères Ramesh Nath Pandey prévoit que l'ONU installe immédiatement des bureaux à Katmandou et ailleurs dans le pays. Et ce pour contrôler le respect des droits de l'homme par les belligérants. Le pari helvétique Pour ce mandat, le Haut Commissariat doit recevoir un soutien - notamment financier de la Suisse qui remporte un premier succès dans cette affaire.
Dès le début de la Commission des droits de l'homme, le 14 mars dernier, la diplomatie helvétique avait en effet brandi la menace d'une résolution beaucoup plus dure que celle adoptée mercredi.
Ce qui a permis d' obtenir l' accord entre Katmandou et le Haut commissariat des droits de l' homme.
La résolution de mercredi entérine donc cet accord et permet le déploiement d' observateurs onusien sur le territoire népalais. Par cette présence et la collaboration promise par le gouvernement népalais, la Suisse espère une amélioration effective des droits de l' homme au Népal.
Dans une année, les observateurs de l' ONU diront - devant la prochaine commission des droits de l'homme - si l'option helvétique a produit ses effets.
swissinfo avec les agences

Arrestation d'un manifestant à Katmandou par la police népalaise. (Keystone)
A Genève, la Commission des droits de l'homme de l' ONU adopte une résolution sur le Népal présentée par la Suisse. Le texte appelle le royaume himalayen à rétablir la démocratie et les libertés publique mises à mal depuis le coup de force du roi Gyanendra. En prenant directement les commandes du Népal le 1er février dernier, le roi Gyanendra Bir Bikram Shah entendait intensifier sa lutte contre les rebelles maoïstes du CPN, en guerre contre Katmandou depuis neuf ans.Rien d'étonnant donc que la résolution onusienne adoptée mercredi exprime sa vive préoccupation face au nombre croissant de victimes civiles causé par cette guerre.
Mais le texte dénonce également les sévices perpétrés par les forces de sécurité, les exécutions illégales, le déplacement forcé des populations, sans oublier les atteintes à l'intégrité physique et à la sécurité des dirigeants et des militants des partis politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme.
Les rebelles ne sont pas oubliés. La résolution «condamne énergiquement» les pratiques du parti communiste maoïste du Népal, notamment les exécutions sommaires, les actes de persécution, les tentatives de blocus des villes et l' enrôlement d' enfants dans les forces rebelles.
En conséquence, la résolution exhorte l'ensemble des belligérants à respecter le droit international humanitaire et invite le gouvernement à rétablir et protéger les libertés publiques Collaboration du Népal Et ça n'est pas tout. Le document demande à Katmandou de collaborer avec la Commission népalaise des droits de l'homme, le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
La résolution reprend ainsi l'accord conclu le 10 avril entre le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et le gouvernement népalais.
L'accord signé entre la Haut Commissaire Louise Arbour et le ministre népalais des Affaires étrangères Ramesh Nath Pandey prévoit que l'ONU installe immédiatement des bureaux à Katmandou et ailleurs dans le pays. Et ce pour contrôler le respect des droits de l'homme par les belligérants. Le pari helvétique Pour ce mandat, le Haut Commissariat doit recevoir un soutien - notamment financier de la Suisse qui remporte un premier succès dans cette affaire.
Dès le début de la Commission des droits de l'homme, le 14 mars dernier, la diplomatie helvétique avait en effet brandi la menace d'une résolution beaucoup plus dure que celle adoptée mercredi.
Ce qui a permis d' obtenir l' accord entre Katmandou et le Haut commissariat des droits de l' homme.
La résolution de mercredi entérine donc cet accord et permet le déploiement d' observateurs onusien sur le territoire népalais. Par cette présence et la collaboration promise par le gouvernement népalais, la Suisse espère une amélioration effective des droits de l' homme au Népal.
Dans une année, les observateurs de l' ONU diront - devant la prochaine commission des droits de l'homme - si l'option helvétique a produit ses effets.
swissinfo avec les agences

Je pars avec ma fille de 7 ans pendant 3 semaines au Népal en avril 2009.
J'aimerai connaître les conditions sanitaires sur place : vaccins notamment et traitement palu pour cette époque. A priori j'irai peut-être dans le Teraï, donc la zone devrait peut-être être imapaludée à cette époque.
Apparemment il ne faut pas de visa pour 3 semaines, pouvez-vous me confirmer ?
Quelle compagnie pas chère part là-bas ? J'ai commencé à regarder sur Opodo et lastminute, assez onéreux quand même : 1800€ à deux aller-retour.
Si vous pouvez m'aider et répondre à mes questions, ce serait super sympa.
A bientôt
Le rêve est devenu réalité
Vendredi 23 octobre 2009 à 10 heures locales, 5 h 15 heures GMT, j’arrive au sommet du Kala Pattar à 5630 m d'altitude ; je surplombe le camp de base de l'Everest et le monstre sacré est face à moi à moins de 5 km (Sagarmata en Népalais, la montagne la plus haute de la Terre). Des larmes de joie coulent sur mes joues.
Pour en arriver là, il faut revenir quelques années en arrière. 2006 après mon accident de parapente, je décide d'arrêter cette pratique sportive et me lance dans la randonnée en montagne. Après quelques essais dans le bas Luchonais, je m'attaque aux 3000 environnants, Le Perdigaire, la tusse de Montarqué, les Spijeoles, le Maupas, etc. A l'automne 2006, la décision est prise : En 2009, année de mes 60 ans, j'irai au Népal dans l'Himalaya pour voir l'Everest (Sagarmata la montagne la plus haute de la Terre). En 2008, ce sera mon premier glacier avec l'Anéto et ses 3404m. Au printemps 2009, mon premier 4000 le N’Goum au Maroc qui culmine à 4080 m.
- Le 14 octobre 2009 à 4 heures du matin, j’emprunte la navette qui fait le trajet entre Albi et l'aéroport de Toulouse-Blagnac et mon périple commence. À Toulouse, je prends un avion en direction de Roissy Charles De Gaulle où j'ai atterri à 9 h 15. Le rendez-vous est pour 12 heures au comptoir de Terres d'Aventure. Nous sommes tous là sauf celui qui habite le plus près, un parisien qui n’arrivera qu'une heure après. Après avoir enregistré les bagages et effectué les formalités de douane, nous nous retrouvons dans la salle qui donne directement accès au sas qui nous mène vers l'avion qui doit décoller à 15 h 15 ; 14 h 40 panne d'électricité, tout le terminal est privé de courant. Il faudra attendre plus d'1 h 30 pour que celui-ci soit rétabli.
Nous partons avec plus de deux heures de retard. Grâce au GPS de l’avion, nous pouvons voir les villes que nous survolons avant d’atterrir à Doha au Qatar où nous devons faire escale pour changer d'avion, Bagdad, Bassora, Koweït city qui est très illuminée. Peu avant d'y arriver, l'hôtesse a demandé en plusieurs langues à tous les passagers qui ne se rendaient pas à Katmandou de rester dans l'avion pour permettre aux voyageurs se rendant au Népal de pouvoir prendre leur correspondance dans les meilleurs délais. Qatar Airways est vraiment à la hauteur. En moins de 20 minutes, la centaine de voyageurs a changé d'avion et les bagages ont été transbordés dans le nouvel avion. Nous arrivons à Katmandou à huit heures du matin heure locale. Je tiens à préciser que Qatar Airways est classée 1re compagnie au monde. Après les formalités de débarquement, contrôles de passeport et du visa, nous sortons de l'aéroport ; notre guide est là qui nous attend. Il se nomme Nuru (Nourrrou), il nous remet autour du cou un foulard en guise de bon accueil. Nous prenons un minibus qui nous conduit au plus grand hôtel du Népal le Hyatt Regency, à proximité de Bodnath. Nous traversons une ville sale, avec beaucoup de brume dûe à la pollution, un trafic très important, des voitures et des motos qui klaxonnent en permanence, les poubelles déposées au bord de la route qui brûlent, tout cela dans un vacarme retentissant.
Arrivés à l'hôtel, nous prenons possession de notre spacieuse chambre que je partage avec Olivier. Jean-Philippe et Élisabeth ont chacun une chambre individuelle. Les quatre couples, Catherine et Didier, Dominique et Gérard, Nicole et Victor, Françoise et Jean-Pierre ont bien sûr leur chambre. Nuru nous donne rendez-vous pour 11 heures, nous partons à pied en direction de Bodnath, (également appelé Bouddhanath), un des principaux sanctuaires bouddhistes de la région de Katmandou au Népal. Les monuments religieux doivent toujours être contournés par la gauche et je m'efforcerai dans 99 % des cas à appliquer cette règle. Bien que non-croyant, je respecte les autres et je pense n'avoir enfreint qu'une fois cette règle à l'insu de mon plein gré. Vers 13 heures, nous mangeons dans un petit restaurant une spécialité locale, du riz avec du poulet, un plat délicieux pour moins de 300 roupies avec la boisson (un peu moins de trois euros). Nous continuons la visite et allons nous promener un petit peu aux alentours. Vers 17 heures, nous nous retrouvons à l'hôtel et préparons notre sac pour le lendemain. Nuru nous a fourni des sur sacs dans lesquels chacun mettra le sien, ce sont des sacs imperméables de couleur rouge et noir marqués Aventure 6000. Ils seront très pratiques pour les sherpas et les porteurs pour les reconnaître dans les différents lodges (nom donné aux hôtels de montagne dans l'Himalaya). Le soir nous prenons un repas à l'hôtel. - Vendredi 16 octobre début du trek. Katmandou 1400m Lukla 2840m Phakding 2810m (12km). Debout à 4 h 30, le d��part est fixé à cinq heures. Le minibus quitte l'hôtel à 5 h 30 en direction de l'aéroport de Katmandou. Nous sommes censés avoir le premier avion en direction de Lukla. Nous arrivons 15 minutes après à l'aérodrome, nous enregistrons nos bagages et prenons un minibus qui nous emmène auprès de notre avion dont une vingtaine sont rangés côte à côte. 16 places dans l'avion, 6 h 40 l'avion décolle, il vole maximum à 700/ 800 m d'altitude, cela nous permet de voir après une dizaine de minutes de vol de nombreuses collines avec de nombreuses habitations, des villages tous les 500 m et des cultures en terrasses, aucunes routes, seules des pistes vont de maison en maison. Au vu de la distance parcourue avec l'avion, on se rend compte que certains villages sont au moins à 10 jours de marche de la première route. Nous approchons de la montagne, l'avion monte. À gauche une montagne, à droite une montagne, mais où va passer l'avion ? Il passe par un col et commence à redescendre, droit devant à moins de 2 km nous apercevons la piste. Celle-ci est en pente ascendante à l'atterrissage. Les pilotes doivent avoir une certaine dextérité, au début de la piste une falaise de 1000 m ; la piste mesure 525 m de longueur, avec une pente de 12%. Si le pilote est trop court il accroche la falaise, s'il est trop long il s'écrase sur une maison ou sur la montagne au fond de la piste. La piste de Lukla a été construite en 1964 par les Sherpas grâce à l’aide apportée par Edmond Hilary, afin de faciliter le transport d'urgence des balades vers Katmandou. En facilitant l'accès, la piste de Lukla a contribué au développement de la région en favorisant le tourisme. Elle a été réaménagée plusieurs fois depuis et le bitume a remplacé la terre battue en 2000. La piste est aménagée au creux des montagnes, sur un petit plateau en pente ayant pour but de ralentir l'avion lorsqu'il touche terre. À une extrémité de la piste, un ravin de 1 000 mètres ; à l'autre, le flanc d'une montagne. L'atterrissage se fait sans problème, mais est vraiment impressionnant ; on nous demande de descendre très vite de l'avion, car des passagers attendent pour redescendre vers Katmandou. Il n'y a pas plus de six minutes que nous avons atterri, que pas moins de cinq avions se sont déjà posés sur le tarmac et dans les 10 minutes suivantes ils auront tous décollés. Ce sera un incessant aller-retour pendant quelques heures. En période forte comme en ce milieu du mois d'octobre, ce sera entre 40 et 70 avions qui se poseront tous les jours à Lukla. N'ayant pu déjeuner à l'hôtel, nous allons pour la première fois entrer dans un Lodge. Beaucoup de bois à l'intérieur, des banquettes adossées aux murs et des tables autour de la pièce. Après avoir pris un copieux petit déjeuner, nous débutons notre trek. Pour transporter nos grands sacs nous avons 3 Dzos (issus du croisement entre un yak et une vache) et un jeune porteur âgé de 17 ans pour qui ce sera le premier trek. Nous n'avons pas de yak pour la simple raison que ceux-ci ne descendent pas en dessous de 3400 m ; ils ne supportent pas la chaleur à basse altitude. Lukla est très animée de bon matin avec une grande quantité de trekkeurs qui débutent leur trek, d’autres qui le terminent et toujours des porteurs qui amènent soit de la nourriture pour approvisionner les lodges, du matériel pour la construction ou les sacs des trekeurs. Il faut préciser que tout ce qui est mangé et vendu dans la province du *Khumbu (en dehors des légumes cultivés jusqu'à 4200 m d'altitude), tout est transporté à dos d'homme. Il n'y a aucune route qui mène à Lukla, la route qui part de Katmandou se termine à Jiri et il faut entre 6 et 10 jours de marche aux porteurs pour rejoindre Lukla et encore six à sept jours de marche pour arriver aux villages les plus éloignés. Le Khumbu est caractérisé par un climat rude, il s'étire jusqu'au pied de l'Everest. Son altitude est supérieure à 3 000 mètres et les Sherpas y représentent 94 % de la population. Adossé au nord sur l'impressionnante barrière formée par le Cho Oyu (8 153 m), l'Everest (8 850 m), le Lhotse (8 501 m) et le Makalu (8 463 m), le Khumbu constitue le cœur du pays sherpa et sans doute l'une des zones parmi les plus pittoresques du haut Himalaya népalais. Les sherpas sont des Tibétains qui ont fuit le Tibet il y a 700 ans lors de son invasion par la Chine, ils ont habité cette partie du Népal qui ne l’était pratiquement pas eu égard la rudesse du climat en hiver. Ils ont tracé tous les chemins et les pistes qui sont empruntés à ce jour. Nous avons pu voir sur le dos des porteurs, des WC, des cloisons en bois etc., la sommité qui dépasse l'entendement, 14 tuyaux de 2 m de long pour 50 mm de diamètre environ, nous avons essayé de les soulever et n'avons pu les décoller du sol, Nuru nous a dit qu'ils pesaient environ 120 kilos. Nous débutons la marche vers 9 heures du matin, nous entrons dans le Khumbu, Nous suivons la vallée de la Dudh Kosi sur un peu plus de 20 km qui va nous conduire à Namché bazar. Le chemin monte et descend en permanence et nous rencontrons un grand nombre de marches d’escalier. Les villages se suivent les uns après les autres tous les 500 m, nous rencontrons à de nombreuses reprises des moulins à prière et des stupas (structure architecturale bouddhiste que l'on trouve dans le sous-continent indien et que l’on doit contourner par la gauche) , les maisons sont très bien entretenues, toutes en pierre avec des toits de différentes couleurs, rouges, jaunes, bleus ; les terrains sont tous cultivés avec toutes sortes de légumes que nous trouvons chez nous. Le plus impressionnant est la foule incessante de marcheurs, de porteurs et de dzos que nous croisons, pour les dzos, nous devons nous coller à la paroi côté montagne pour éviter leurs cornes. Nous nous arrêtons vers 11 heures pour déjeuner dans un Lodge avec des pommes de terre et des légumes. Nous continuons notre route et arrivons à Pakding vers 14 heures et occupons pour la première fois un Lodge. Toutes les chambres sont équipées de deux lits et je continuerai tout le trek avec Olivier. Après avoir rangé nos affaires, nous allons faire un petit tour dans le village ; Didier fait réparer une veste polaire par un couturier ayant pignon sur rue. Le Népal se trouvant au niveau de l'Équateur, le matin le jour se lève vers 5 h 45 et se couche le soir à la même heure. Nous prendrons notre repas à 18 h 30 qui débutera tous les soirs par une soupe, suivie de légumes, de pommes de terre, de riz (Dal Bat) riz aux lentilles, quelquefois de la viande, du poulet ou du yak, le repas se terminant par un dessert fruit, yaourt etc. - Samedi 17 octobre Phakding - Namché Bazar 3440m (14km). Après une nuit agitée à 2800m où je me suis très souvent réveillé, nous prenons un copieux petit déjeuner, agrémenté de thé en abondance, de pain Népalais, des œufs, souvent des pommes de terre, de la confiture, du miel etc. Durant la montée jusqu’au Kala Pattar, je boirai tous les jours 10 à 12 chopes de thé de 25 cl plus 1 à 2 l d'eau que j'emportais avec moi. Nous continuons notre trek, nous traversons des sous-bois, des villages, rencontrons toujours beaucoup de monde. Parfois des terrains plats, des escaliers qui montent ou qui descendent et nous apercevons les premières cîmes enneigées qui dépassent les 6000 m, le Thamserku (6623m) et le Kusum Kanguru (6367m). Nous nous arrêtons pour déjeuner à Monjo et reprenons notre chemin. Nous entrons dans le parc de Sagarmata avec un permis spécial pour y entrer limité à un mois. Et toujours des escaliers et des passerelles immenses de 50 à 100 m de long qui traversent les torrents. Ces passerelles sont relativement neuves, elles sont suspendues par de gros câbles en acier de 35 mm. Nous attaquons la dernière montée qui va nous mener à Namche Bazar, nous débutons à 2800 m pour arriver à 3400m. La montée est assez difficile car il y a énormément de marches. Nous apercevons à mi-pente pour la première fois l'Everest. Namche Bazar le plus grand village du Khumbu, la capitale du sherpa, la Mecque de la randonnée en montagne, avec une cinquantaine de Lodges et un grand nombre de magasins où l'on peut trouver de tout. Tout ce que nous pouvons acheter à Namché Bazar a été porté à dos d'homme. Nous arrivons à notre Lodge et nous allons ranger nos affaires dans nos chambres que nous occuperons durant trois nuits, des chambres avec douches et WC. Ce sera le temps nécessaire pour nous acclimater à la haute montagne avant de continuer notre périple vers le pied de l'Everest. Au repas du soir, nous apprécions une soupe à l'oignon, des momos (pâtes en forme de mini croissants farcies avec de la viande ou des légumes), du riz, des légumes et un gâteau au chocolat en guise de dessert. - Dimanche 18 octobre Namché Bazar - Thamé 3828 - Namché Bazar 3440m (25km) Après une nuit moyenne où j'ai bien dormi jusqu'à une heure du matin et un copieux petit déjeuner, pommes de terre, œufs, tartines de pain avec confiture, nous commençons notre acclimatation en altitude. Namche Bazar est situé en flanc de colline, à part pour revenir vers Lukla où le chemin est descendant, pour tous les autres départs, nous avons droit à des centaines de marches d'escalier. Le matin juste après le petit déjeuner, ces marches sont relativement pénibles. Nous partons à 8 heures pour la journée en direction du village de Thamé 3800m en remontant en partie la vallée de la Bhote Koshi River jusqu'à Thamo. Après les marches, nous arrivons à l'héliport de Namché Bazar et marchons sur un agréable chemin dans des sous-bois et avons de magnifiques vues sur les 6000 environnants. Nous apercevons au loin pour la première fois, l’Ama Dablam (La Dame Blanche). Nous nous arrêterons dans un Lodge pour boire du thé et arrivons à Thamé vers 13 heures. Après un très bon repas en Lodge, suivi du traditionnel thé, nous entamons la descente par un autre chemin qui va nous mener à la centrale électrique construite en 1995 par les Autrichiens, cette centrale qui fournit 720 KVA a révolutionné la vie des habitants de cette partie du Kumbhu. Elle permet d'alimenter en électricité une dizaine de villages dont Namché Bazar. Après avoir visité la centrale, nous avons continué notre descente. Nous avons vu des femmes qui étaient en train de ramasser des pommes de terre dans un champ et sommes arrivés à Namché Bazar vers 16 h 30. Nous avons pu faire un petit tour des boutiques en prévision des achats que nous ferions au retour, si nous réussissions à arriver au sommet du Kala Pattar. Le soir un superbe repas nous attendait avec de la pizza, des frites et beaucoup de légumes. - Lundi 19 octobre Namché Bazar - Khumjunp 3780m - Namché Bazar 3440m (14km). Debout à 6 h 30, petit déjeuner à sept heures avec des saucisses et des pommes de terre, du pain, des confitures et du thé. Départ à 7 h 30 en direction des gros villages sherpas de Khunde et Khumjung, au pied du Khumbi Yla (5761m) la "montagne sacrée du Khumbu", une montée relativement difficile, en une heure nous avons réalisé un dénivelé de 400 m avec beaucoup de marches.
Nous arrivons dans un joli village où nous avons une superbe vue sur l'Everest, le Lhotse et l’Ama Dablam.
Nous allons visiter un hôpital qui porte le nom d'Edmund Hillary le premier homme (néo-zélandais) qui a gravi l'Everest en 1953 avec le sherpa Tensin Norgay. Edmund Hillary a énormément fait pour cette région du Népal, de nombreux hôpitaux et écoles portent son nom et ont été construits grâce à lui. Edmund Hillary a fait construire l'aéroport de Lukla. À l'hôpital, le médecin nous a contrôlé le taux de l'oxygénation de notre corps à 3800 m d'altitude. Le chiffre allait de 78 % à 91 % et c'est moi qui avait le taux le plus élevé. Nous avons continué notre promenade en direction de Kunkjung et avant de déjeuner nous avons visité un monastère où nous avons pu prendre quelques photos dont celle du scalp du yéti !!! Une école baptisée Edmund Hillary, une dizaine de bâtiments la compose tous construits par différentes nations allant de la Corée en passant par l'Autriche.
Après le repas nous sommes montés à près de 4000 m pour visiter un hôtel japonais construit à la cîme d’une montagne avec une superbe vue sur l'Everest et l'Ama Dablam.
Nous sommes redescendus vers Namché Bazar et avons visité le musée du Népal, nous avons pu voir entre autre la tenue que le sherpa Tensin Norgay avait utilisé en 1953 pour gravir l'Everest. Nous avons continué par la visite du musée du sherpa où nous avons pu voir tout ce qui était encore utilisé dans une maison de sherpa, poêle à bois et à bouse de yak, toutes sortes de casseroles, de plats d'ustensiles de cuisine, le tube utilisé pour faire le thé au beurre de yak, etc. Nous avons pu voir ensuite une salle à la gloire de tous les sherpas qui ont vaincu l'Everest, nous sommes rentrés à notre Lodge vers 16 h 30 où nous attendaient comme tous les jours le thé et les petits gâteaux. - Mardi 20 octobre Namché Bazar - Phortse 3810m (14km). Après trois jours passés à Namche Bazar pour l'acclimatation, nous prenons le chemin qui va nous conduire en quatre jours au pied de l'Everest. Le départ est pour 7 h 30, comme toujours pour quitter Namché Bazar, nous avons droit à une montée assez raide avec des escaliers, nous arrivons sur un très beau sentier mais nous ne sommes pas seuls, nous rencontrons tous les jours des centaines de trekeurs et de porteurs. Les groupes d'une quinzaine de personnes se suivent les uns après les autres, des caravanes de yaks vont vers l'Everest ou en reviennent. Après un arrêt vers 10 h 30 dans un Lodge pour prendre un sirop de citron, nous continuons notre chemin en admirant les montagnes enneigées. Nous attaquons une sévère pente qui nous conduit vers un col à près de 4000 m où se trouve un village où nous allons prendre notre repas. Nous redescendons vers 3600m pour remonter à près de 4000 au village de Phortse en face du Thamserku (6623m) et du Kangtenga (6809m) où nous allons passer la nuit dans un Lodge. Avant le repas, nous allons jusqu'à un monastère qui est malheureusement fermé vu l’heure tardive.
- Mercredi 21 octobre Phortse - Pheriche 4240 (18km). Ce matin c’est la première nuit où il a gelé, mais dans mon duvet sarcophage super confort, j'ai passé une nuit au chaud. Me levant toujours le premier, Nuru m’invite à descendre à la cuisine avec les sherpas pour prendre un thé Népalais (thé avec du lait sucré).
rançoise a très mal à un genou, je lui donne mon remède miracle que m’avait prescrit un médecin à Luchon suite à ma descente de l’Anéto où j’avais eu très mal au genou. Le médicament est très efficace et Jean Pierre me demande ce que j’ai mis dans le médicament car il peine à la suivre !!! Ce matin, le ciel est grand bleu comme tous les matins, les après-midis précédentes les nuages montaient de la vallée et nous avions parfois des zones d'ombre à partir de 14/15 heures. À présent que nous sommes au dessus de 4000 nous ne verrons plus les nuages et nous serons toujours sous le soleil brûlant. Tous les jours j'étais en tee-shirt et je resterai toujours avec un seul tee-shirt jusqu'à 4500m jusqu'en début d'après-midi, ensuite le vent m'obligeant de me couvrir un peu plus. Pour le premier jour nous partons fortement habillés, mais au bout d'une demi-heure le soleil apparaît et la température passe de zéro à 25°. Après le passage d'un col, nous avons face à nous, toujours plus près, le monstre sacré, Sagarmata, l'Everest que nous connaissons depuis notre plus tendre enfance ; je me rappelle à l'école, l'instituteur nous parlait de cette montagne la plus haute du monde. Nous ne voyons que très rarement des bouses de yak sur le chemin, à plusieurs reprises nous avons vu des femmes ramasser les bouses de yak, les pétrir avec la main et les faire sécher sur des murettes (pour le chauffage). Nous avons de superbes vues sur le Kangtenga, le Thamserku et l’Ama Dablam la "dame blanche", "Mère des Sherpas" avant d’arriver aux alpages de Pheriché (4280m) et le village de Pheriché 4200m où j'ai un tout petit mal à la tête ; ayant peur d'avoir le MAM (mal aigu des montagnes) je décide de prendre un demi cachet de diamox comme me l'avait préconisé mon médecin. Je continuerai à en prendre jusqu'au vendredi midi. Le soir pour le souper au Lodge une bande d'Américains sont là et laissent très souvent la porte ouverte, dans mon tout petit anglais, je me permets à crier fortement « shut the door » et ça marche ! Pour la première fois nous nous chauffons à la bouse de yak. - Jeudi 22 octobre Phériche - Lobuche 4919m (16km). Nous partons à 7 h 30 après avoir déjeuné, la température est de -5°, en moins d'une heure elle est passée à +25°. Nous nous arrêtons à Dukla à 4620 m pour prendre le thé et manger un bol de soupe très épaisse à base de pâte de légumes et d'ail qui est très recommandé à haute altitude. Après avoir mangé notre bol de soupe, nous continuons notre montée vers le col Tokla Pass où ont été construites de nombreuses stèles à la mémoire des sherpas et des alpinistes morts dans l'Everest. Nous continuerons notre marche et arrivons sur un plateau qui nous conduit tout droit à Lobuché à 4930 m d'altitude, nous apercevons pour la première fois le Kala Pattar que nous devons gravir demain matin. Le village compte une dizaine de Lodges tous occupés à 100 %. Cami, un de nos sherpas est arrivé la veille pour réserver nos 12 places. Nous avons rencontré un couple de Français qui a dû rebrousser chemin pour trouver un Lodge dans un village plus bas. Arrivés au Lodge nous faisons une belote pour passer le temps, nous avons droit à un dal bat ( plat traditionnel Népalais riz et lentilles) précédé d'une soupe. À 19 heures 45 tout le monde était au lit, car le lendemain matin nous nous levons un petit peu avant quatre heures pour le summum de notre trek, la montée du Kala Pattar.
- Vendredi 23 octobre Lobuche - Kala Pattar 5630 - Lobuche 4919 (16km). Aujourd'hui est le grand jour ; arriverons-nous à gravir le Kala Pattar ? Nous nous levons à quatre heures, prenons deux tasses de thé et commençons notre marche à 4 h 30 à la frontale. Il fait très froid, aux environs de -12, je suis très habillé, deux tee-shirts chauds, un pull, un polaire et mon gros blouson de ski, j'ai deux paires de gants, ce qui ne m'empêche pas d'avoir l'onglée. Vers 5 h 30 , le jour commence à pointer et nous pouvons éteindre nos frontales, nous continuons notre montée en longeant un glacier en pente douce en direction de Gora Chep, plus haut village du Kumbhu 5180m où nous allons prendre le petit déjeuner. Nous sommes au pied du Kala Pattar (cailloux noirs), il est là face à nous, on voit très bien la piste qui monte tout droit vers le sommet. Je mesurerai au GPS une distance de 2 km pour un dénivelé de 430 m. Nous commençons la montée vers huit heures, l’émotion est à son comble, le soleil est déjà présent et la température commence à monter, le pas se fait très lent à la vitesse d’une tortue, je regarde le GPS qui indique 900 m à l'heure, au maximum 1 km à l'heure, il est impossible de faire un effort sans quoi je dois m'arrêter pour reprendre mon souffle. Je n’ai aucune force dans les bras pour appuyer sur les bâtons. Le taux d'oxygène au niveau de la mer est de 21%, au sommet du Kala Pattar il est à 10%. J'avance inexorablement vers le sommet. Près du celui-ci nous avons une vue fantastique sur l’Everest (8850m) et l’Ice Fall, le Pumori (7161m) et le Nuptse (7861m). Nuru nous avait dit « les premiers mettront 1 h 30, les derniers trois heures, » en dehors de Jean-Philippe qui a mis un peu moins d'une heure et Elisabeth moins de deux heures, nous sommes tous arrivés aux environs de deux heures à quelques minutes près. Le but n'étant pas le temps, mais le principal étant d'arriver au sommet pour admirer à sa droite le camp de base de l'Everest, l’Ice Fall (la cascade de glace), le col sud, le ressaut d'Hillary et le sommet de l'Everest, plus à droite le Nuptse 7861m. Mes yeux sont mouillés de larmes de joie, l'Everest est face à moi à quelques kilomètres. Je réalise mon rêve, mais je me dis que mon exploit, même s’il en est un, est tout petit quand je vois ce que doivent parcourir ceux qui sont allés au sommet, comme notre guide le sherpa Nuru qu'il l’a gravi deux fois, ne mettant l'oxygène qu'à partir de 8200 m et notre second sherpa Penba qui vient de gravir l'Everest au mois de mai 2009 pour la 1re fois !!!
Nous avons partagé le limoncello que j’avais emporté et après avoir pris des photos nous sommes redescendus, mes yeux toujours couverts de larmes de joie en direction de Gora Chep où nous avons déjeuné. L’après midi nous avons continué notre descente vers Lobuché après avoir fait quelques poses en quittant tristement Sagarmata. La soirée nous nous sommes racontés notre montée tous émus les uns plus que les autres. - Samedi 24 octobre Lobuché - Dingboché 4380 (23km). Nous quittons la haute altitude pour nous approcher des 4000 m. Nous prenons le même chemin qu’à l'aller jusqu'au village de Doukla ou nous bifurquons sur la gauche en direction de Dingboché. Dans la vallée nous voyons le village de Periché où nous avions dormi mercredi soir.
Nous arrivons à Dingboché par le haut d'une colline et descendons dans le village. Nous arrivons à notre Lodge et sommes enchantés des grands lits et des chambres avec WC intérieur. Après avoir mangé, les plus courageux sommes partis en direction du camp de base de L'Island Peak, nous nous arrêterons au village de Chhukhung avec de merveilleuses vues sur la face est du Lhotse (8501m, 4ème sommet de la planète),
la face nord de l’Ama Dablam (6856m) et du Baruntse (7129m). Jean-Pierre et Françoise, Nicole et Victor ainsi qu'Olivier ne participent pas la marche, au bout d'1 km Dominique et Gérard rebroussent chemin. Je me retrouve le plus âgé du groupe pour cette balade de 3 h 30 qui nous fait passer au pied de l'Ama Dablam, avec à notre gauche le Lhotse, une merveilleuse balade, les absents ont eu tort. Au repas du soir nous avons pu apprécier un steak de yak. Le plus beau Lodge depuis de nombreuses journées, nous avons eu droit avant le repas à un torchon humide et très chaud pour nous nettoyer les mains - Dimanche 25 octobre Dingboché - Kyangjuma 3550m (19km). Départ à huit heures du matin en direction du monastère de Temboché, un monastère détruit par un incendie il y a une quinzaine d'années mais entièrement reconstruit, nous avons descendu la vallée, traversé la rivière par des ponts suspendus à des câbles, avant d'attaquer la montée vers Tengboché. Je distribue mes stylos aux enfants qui vont à l’école, nous en avons rencontré un à peine âgé de 5 ans qui y allait tout seul, sur un chemin avec un précipice de plusieurs centaines de mètres à sa gauche. Presque au sommet nous nous sommes arrêtés dans un monastère où des moines étaient en train de prier.
Arrivés à Tengboché, nous avons déposé nos sacs dans un Lodge où nous devions prendre le déjeuner et sommes allés visiter le monastère le plus haut du monde à 3990m d'altitude occupé par une soixantaine de moines.
Après le repas, une grande descente nous attendait jusqu'à 3300 m d'altitude, pour remonter à 3600 m vers un autre Lodge qui se nommait l'Ama Dablam face à cette magnifique montagne dans le village de Kyangjuma.
- Lundi 26 octobre Kyangjuma - Monjo 2840m (14km). Après le petit déjeuner nous continuons notre descente en direction de Monjo, nous faisons une escale à Namché Bazar, pour faire des courses et prendre le repas du midi, nous descendons vers Monjo en attaquant la grande descente qui va nous mener de 3400 m à 2800 m, dans cette descente nous avons rencontré des centaines de personnes.
Arrivés à Monjo nous avons passé avec nostalgie la porte de sortie du parc de Sagarmata. Soirée au Lodge très sympa où nous avons encore très bien mangé, pates et beaucoup de légumes, le tout précédé d'une soupe, le repas s'est terminé par des beignets de pommes.
- Mardi 27 octobre dernier jour du trek Monjo - Lukla 2840m (16km). Pour la dernière fois nous chaussons nos chaussures de marche. Nous partons de Monjo vers 7h45 en direction de Lukla, une série de montées et de descentes nous attend, avec de nombreuses marches. Nous rencontrons toujours autant de monde. Nous arrivons à Lukla et nous nous rendons au Lodge où nous avions déjeuné le premier matin, je peux choisir notre chambre et choisi celle qui a pour nom l'Everest, une très grande chambre avec salle de bains et WC. J’y prends ma première douche depuis 10 jours, je l'ai beaucoup appréciée. De la fenêtre de notre chambre nous voyons la piste d'atterrissage qui est à moins de 20 m. Au repas du soir, fait exceptionnel, Didier et Jean-Pierre fêtaient leur anniversaire le lendemain 28 octobre ; Nuru leur avait commandé pour l'occasion un superbe gâteau au chocolat que nous avons partagé avec les sherpas et les porteurs. - Mercredi 28 octobre. Nous quittons le Khumbu pour Katmandou, debout à cinq heures, les sacs doivent être prêts à six heures pour être acheminés à l'aéroport. Nous prenons le petit déjeuner à six heures et à 6 h 30 prenons le chemin de l'aéroport. À la sortie du Lodge un sherpa nous met autour du cou un foulard tibétain en guise d'adieu, nous sommes à l'aéroport en moins de cinq minutes et participons aux formalités d'embarquement. Nuru m'appelle et me dit viens vite, vite, tout le monde est déjà dans l’avion, quelques secondes plus tard un vacarme étourdissant envahit la cabine, l'avion part en trombe dans la descente et décolle une vingtaine de mètres avant le précipice. 32 minutes plus tard il se pose à Katmandou. Nous retrouvons nos bagages, prenons un minibus qui nous ramène à notre hôtel. Nous avons rendez-vous à 11 heures avec Nuru qui va nous conduire dans le quartier de Thamel où de nombreuses boutiques nous attendent. Nous nous retrouvons entassés dans trois mini taxis qui nous déposent à Thamel. Après s’être restauré, nous nous promenons dans les rues sans trop nous éloigner du point de rassemblement. Je rencontre des enfants abandonnés de Katmandou aux pieds nus. Je sors un billet de 50 roupies et le donne à un enfant, qui me dit merci en anglais et part en courant, de nombreux enfants accourent mais je n'ai plus de monnaie et ne peut satisfaire à leurs demandes, j’en suis désolé. À 16 h 30, nous reprenons des taxis pour rentrer à l'hôtel, Nuru nous y attend, il nous a invité le soir chez lui pour prendre le repas, un repas gargantuesque, nous laisserons les chaussures devant la porte dans le couloir et marcherons en chaussettes dans le séjour. Après de nombreux amuse-gueules servis en apéritif avec du vin français ou de la bière népalaise, nous avons eu un très bon repas, momos, dal bat, poulet et légumes. À 21 h 30 nous regagnons notre hôtel avec un minibus. Une soirée mémorable qui restera à jamais gravée en nous. Merci Nuru. - Jeudi 29 octobre. Journée visite autour de Katmandou, Nuru a loué un minibus qui va nous conduire àBhaktapur l’ancienne capitale du Népal. Longtemps appelée « la cité des dévots », elle a également su conserver son caractère religieux, car tout y est régi par les dieux. La cité est incluse dans un « triangle magique » formé par trois temples qui sont censés la protéger symboliquement. Jusqu'au XVIe siècle, Bhaktapur a dominé politiquement et économiquement tout le Népal. Bhaktapur a toujours constitué un monde à part, avec une autarcie économique. Une très ancienne ville où nous avons vu de nombreuses maisons et temples en bois. Après le repas nous avons quitt�� la ville pour aller visiter une menuiserie d’art où les ouvriers sculptent le bois et une fabrique de tapis. Nous sommes revenus à Katmandou pour aller sur une colline qui domine la ville ou se trouve le monastère de Swayambhunath, un des plus anciens sites religieux du Népal. De nombreux singes occupent la colline et nous pouvons les approcher.
Épilogue J’avais pris une soixantaine de stylos que j'ai distribué aux enfants, 7 tee-shirts que j'ai donné aux sherpas et aux porteurs, une douzaine de livres de National Géographie que j'ai laissé dans les Lodges. Une lampe dynamo que j’ai donné au jeune porteur et une polaire donnée au guide des Dzos. Je garderai un souvenir exceptionnel de ce voyage, la gentillesse des Népalais, les sherpas Cami et Penba toujours à nos petits soins. Un soir, voulant emporter une chaise dans ma chambre, Cami me la prise des mains pour la porter lui-même. Je n’oublierai pas l’accent du nord de Dominique (Nuru l’a prise pour une étrangère), la sympathie de Gérard, la gentillesse de Françoise et du camarade Jean Pierre, la gentillesse de Catherine et la nostalgie de Didier, la passivité d’Olivier et la désinvolture de Jean Philipe, la sincérité de Catherine et de Victor. La simplicité d’Élisabeth Ce trek est à la portée de tout randonneur préparé physiquement et psychologiquement. Il faut se le mûrir très longtemps à l’avance dans sa tête, de préférence avoir fait quelques 3000 voire un 4000, Françoise n’avait jamais dépassé 2000m. Je terminerai par un grand merci à Nuru notre si sympathique Sherpa guide. Alain Fabre - Falain81.info@orange.fr - Octobre 2009 Données GPS : dénivelé positif : 7128m ; dénivelé négatif : 6892m ; Distance totale : 206 km. Musique : The méditative Sound of Buddhist Chants Sans Terres d’Aventure à qui je dis merci, je n’aurai pu faire ce formidable trek. http://www.terdav.com/terdav/index.asp
Vendredi 23 octobre 2009 à 10 heures locales, 5 h 15 heures GMT, j’arrive au sommet du Kala Pattar à 5630 m d'altitude ; je surplombe le camp de base de l'Everest et le monstre sacré est face à moi à moins de 5 km (Sagarmata en Népalais, la montagne la plus haute de la Terre). Des larmes de joie coulent sur mes joues.
Pour en arriver là, il faut revenir quelques années en arrière. 2006 après mon accident de parapente, je décide d'arrêter cette pratique sportive et me lance dans la randonnée en montagne. Après quelques essais dans le bas Luchonais, je m'attaque aux 3000 environnants, Le Perdigaire, la tusse de Montarqué, les Spijeoles, le Maupas, etc. A l'automne 2006, la décision est prise : En 2009, année de mes 60 ans, j'irai au Népal dans l'Himalaya pour voir l'Everest (Sagarmata la montagne la plus haute de la Terre). En 2008, ce sera mon premier glacier avec l'Anéto et ses 3404m. Au printemps 2009, mon premier 4000 le N’Goum au Maroc qui culmine à 4080 m.
- Le 14 octobre 2009 à 4 heures du matin, j’emprunte la navette qui fait le trajet entre Albi et l'aéroport de Toulouse-Blagnac et mon périple commence. À Toulouse, je prends un avion en direction de Roissy Charles De Gaulle où j'ai atterri à 9 h 15. Le rendez-vous est pour 12 heures au comptoir de Terres d'Aventure. Nous sommes tous là sauf celui qui habite le plus près, un parisien qui n’arrivera qu'une heure après. Après avoir enregistré les bagages et effectué les formalités de douane, nous nous retrouvons dans la salle qui donne directement accès au sas qui nous mène vers l'avion qui doit décoller à 15 h 15 ; 14 h 40 panne d'électricité, tout le terminal est privé de courant. Il faudra attendre plus d'1 h 30 pour que celui-ci soit rétabli.
Nous partons avec plus de deux heures de retard. Grâce au GPS de l’avion, nous pouvons voir les villes que nous survolons avant d’atterrir à Doha au Qatar où nous devons faire escale pour changer d'avion, Bagdad, Bassora, Koweït city qui est très illuminée. Peu avant d'y arriver, l'hôtesse a demandé en plusieurs langues à tous les passagers qui ne se rendaient pas à Katmandou de rester dans l'avion pour permettre aux voyageurs se rendant au Népal de pouvoir prendre leur correspondance dans les meilleurs délais. Qatar Airways est vraiment à la hauteur. En moins de 20 minutes, la centaine de voyageurs a changé d'avion et les bagages ont été transbordés dans le nouvel avion. Nous arrivons à Katmandou à huit heures du matin heure locale. Je tiens à préciser que Qatar Airways est classée 1re compagnie au monde. Après les formalités de débarquement, contrôles de passeport et du visa, nous sortons de l'aéroport ; notre guide est là qui nous attend. Il se nomme Nuru (Nourrrou), il nous remet autour du cou un foulard en guise de bon accueil. Nous prenons un minibus qui nous conduit au plus grand hôtel du Népal le Hyatt Regency, à proximité de Bodnath. Nous traversons une ville sale, avec beaucoup de brume dûe à la pollution, un trafic très important, des voitures et des motos qui klaxonnent en permanence, les poubelles déposées au bord de la route qui brûlent, tout cela dans un vacarme retentissant.
Arrivés à l'hôtel, nous prenons possession de notre spacieuse chambre que je partage avec Olivier. Jean-Philippe et Élisabeth ont chacun une chambre individuelle. Les quatre couples, Catherine et Didier, Dominique et Gérard, Nicole et Victor, Françoise et Jean-Pierre ont bien sûr leur chambre. Nuru nous donne rendez-vous pour 11 heures, nous partons à pied en direction de Bodnath, (également appelé Bouddhanath), un des principaux sanctuaires bouddhistes de la région de Katmandou au Népal. Les monuments religieux doivent toujours être contournés par la gauche et je m'efforcerai dans 99 % des cas à appliquer cette règle. Bien que non-croyant, je respecte les autres et je pense n'avoir enfreint qu'une fois cette règle à l'insu de mon plein gré. Vers 13 heures, nous mangeons dans un petit restaurant une spécialité locale, du riz avec du poulet, un plat délicieux pour moins de 300 roupies avec la boisson (un peu moins de trois euros). Nous continuons la visite et allons nous promener un petit peu aux alentours. Vers 17 heures, nous nous retrouvons à l'hôtel et préparons notre sac pour le lendemain. Nuru nous a fourni des sur sacs dans lesquels chacun mettra le sien, ce sont des sacs imperméables de couleur rouge et noir marqués Aventure 6000. Ils seront très pratiques pour les sherpas et les porteurs pour les reconnaître dans les différents lodges (nom donné aux hôtels de montagne dans l'Himalaya). Le soir nous prenons un repas à l'hôtel. - Vendredi 16 octobre début du trek. Katmandou 1400m Lukla 2840m Phakding 2810m (12km). Debout à 4 h 30, le d��part est fixé à cinq heures. Le minibus quitte l'hôtel à 5 h 30 en direction de l'aéroport de Katmandou. Nous sommes censés avoir le premier avion en direction de Lukla. Nous arrivons 15 minutes après à l'aérodrome, nous enregistrons nos bagages et prenons un minibus qui nous emmène auprès de notre avion dont une vingtaine sont rangés côte à côte. 16 places dans l'avion, 6 h 40 l'avion décolle, il vole maximum à 700/ 800 m d'altitude, cela nous permet de voir après une dizaine de minutes de vol de nombreuses collines avec de nombreuses habitations, des villages tous les 500 m et des cultures en terrasses, aucunes routes, seules des pistes vont de maison en maison. Au vu de la distance parcourue avec l'avion, on se rend compte que certains villages sont au moins à 10 jours de marche de la première route. Nous approchons de la montagne, l'avion monte. À gauche une montagne, à droite une montagne, mais où va passer l'avion ? Il passe par un col et commence à redescendre, droit devant à moins de 2 km nous apercevons la piste. Celle-ci est en pente ascendante à l'atterrissage. Les pilotes doivent avoir une certaine dextérité, au début de la piste une falaise de 1000 m ; la piste mesure 525 m de longueur, avec une pente de 12%. Si le pilote est trop court il accroche la falaise, s'il est trop long il s'écrase sur une maison ou sur la montagne au fond de la piste. La piste de Lukla a été construite en 1964 par les Sherpas grâce à l’aide apportée par Edmond Hilary, afin de faciliter le transport d'urgence des balades vers Katmandou. En facilitant l'accès, la piste de Lukla a contribué au développement de la région en favorisant le tourisme. Elle a été réaménagée plusieurs fois depuis et le bitume a remplacé la terre battue en 2000. La piste est aménagée au creux des montagnes, sur un petit plateau en pente ayant pour but de ralentir l'avion lorsqu'il touche terre. À une extrémité de la piste, un ravin de 1 000 mètres ; à l'autre, le flanc d'une montagne. L'atterrissage se fait sans problème, mais est vraiment impressionnant ; on nous demande de descendre très vite de l'avion, car des passagers attendent pour redescendre vers Katmandou. Il n'y a pas plus de six minutes que nous avons atterri, que pas moins de cinq avions se sont déjà posés sur le tarmac et dans les 10 minutes suivantes ils auront tous décollés. Ce sera un incessant aller-retour pendant quelques heures. En période forte comme en ce milieu du mois d'octobre, ce sera entre 40 et 70 avions qui se poseront tous les jours à Lukla. N'ayant pu déjeuner à l'hôtel, nous allons pour la première fois entrer dans un Lodge. Beaucoup de bois à l'intérieur, des banquettes adossées aux murs et des tables autour de la pièce. Après avoir pris un copieux petit déjeuner, nous débutons notre trek. Pour transporter nos grands sacs nous avons 3 Dzos (issus du croisement entre un yak et une vache) et un jeune porteur âgé de 17 ans pour qui ce sera le premier trek. Nous n'avons pas de yak pour la simple raison que ceux-ci ne descendent pas en dessous de 3400 m ; ils ne supportent pas la chaleur à basse altitude. Lukla est très animée de bon matin avec une grande quantité de trekkeurs qui débutent leur trek, d’autres qui le terminent et toujours des porteurs qui amènent soit de la nourriture pour approvisionner les lodges, du matériel pour la construction ou les sacs des trekeurs. Il faut préciser que tout ce qui est mangé et vendu dans la province du *Khumbu (en dehors des légumes cultivés jusqu'à 4200 m d'altitude), tout est transporté à dos d'homme. Il n'y a aucune route qui mène à Lukla, la route qui part de Katmandou se termine à Jiri et il faut entre 6 et 10 jours de marche aux porteurs pour rejoindre Lukla et encore six à sept jours de marche pour arriver aux villages les plus éloignés. Le Khumbu est caractérisé par un climat rude, il s'étire jusqu'au pied de l'Everest. Son altitude est supérieure à 3 000 mètres et les Sherpas y représentent 94 % de la population. Adossé au nord sur l'impressionnante barrière formée par le Cho Oyu (8 153 m), l'Everest (8 850 m), le Lhotse (8 501 m) et le Makalu (8 463 m), le Khumbu constitue le cœur du pays sherpa et sans doute l'une des zones parmi les plus pittoresques du haut Himalaya népalais. Les sherpas sont des Tibétains qui ont fuit le Tibet il y a 700 ans lors de son invasion par la Chine, ils ont habité cette partie du Népal qui ne l’était pratiquement pas eu égard la rudesse du climat en hiver. Ils ont tracé tous les chemins et les pistes qui sont empruntés à ce jour. Nous avons pu voir sur le dos des porteurs, des WC, des cloisons en bois etc., la sommité qui dépasse l'entendement, 14 tuyaux de 2 m de long pour 50 mm de diamètre environ, nous avons essayé de les soulever et n'avons pu les décoller du sol, Nuru nous a dit qu'ils pesaient environ 120 kilos. Nous débutons la marche vers 9 heures du matin, nous entrons dans le Khumbu, Nous suivons la vallée de la Dudh Kosi sur un peu plus de 20 km qui va nous conduire à Namché bazar. Le chemin monte et descend en permanence et nous rencontrons un grand nombre de marches d’escalier. Les villages se suivent les uns après les autres tous les 500 m, nous rencontrons à de nombreuses reprises des moulins à prière et des stupas (structure architecturale bouddhiste que l'on trouve dans le sous-continent indien et que l’on doit contourner par la gauche) , les maisons sont très bien entretenues, toutes en pierre avec des toits de différentes couleurs, rouges, jaunes, bleus ; les terrains sont tous cultivés avec toutes sortes de légumes que nous trouvons chez nous. Le plus impressionnant est la foule incessante de marcheurs, de porteurs et de dzos que nous croisons, pour les dzos, nous devons nous coller à la paroi côté montagne pour éviter leurs cornes. Nous nous arrêtons vers 11 heures pour déjeuner dans un Lodge avec des pommes de terre et des légumes. Nous continuons notre route et arrivons à Pakding vers 14 heures et occupons pour la première fois un Lodge. Toutes les chambres sont équipées de deux lits et je continuerai tout le trek avec Olivier. Après avoir rangé nos affaires, nous allons faire un petit tour dans le village ; Didier fait réparer une veste polaire par un couturier ayant pignon sur rue. Le Népal se trouvant au niveau de l'Équateur, le matin le jour se lève vers 5 h 45 et se couche le soir à la même heure. Nous prendrons notre repas à 18 h 30 qui débutera tous les soirs par une soupe, suivie de légumes, de pommes de terre, de riz (Dal Bat) riz aux lentilles, quelquefois de la viande, du poulet ou du yak, le repas se terminant par un dessert fruit, yaourt etc. - Samedi 17 octobre Phakding - Namché Bazar 3440m (14km). Après une nuit agitée à 2800m où je me suis très souvent réveillé, nous prenons un copieux petit déjeuner, agrémenté de thé en abondance, de pain Népalais, des œufs, souvent des pommes de terre, de la confiture, du miel etc. Durant la montée jusqu’au Kala Pattar, je boirai tous les jours 10 à 12 chopes de thé de 25 cl plus 1 à 2 l d'eau que j'emportais avec moi. Nous continuons notre trek, nous traversons des sous-bois, des villages, rencontrons toujours beaucoup de monde. Parfois des terrains plats, des escaliers qui montent ou qui descendent et nous apercevons les premières cîmes enneigées qui dépassent les 6000 m, le Thamserku (6623m) et le Kusum Kanguru (6367m). Nous nous arrêtons pour déjeuner à Monjo et reprenons notre chemin. Nous entrons dans le parc de Sagarmata avec un permis spécial pour y entrer limité à un mois. Et toujours des escaliers et des passerelles immenses de 50 à 100 m de long qui traversent les torrents. Ces passerelles sont relativement neuves, elles sont suspendues par de gros câbles en acier de 35 mm. Nous attaquons la dernière montée qui va nous mener à Namche Bazar, nous débutons à 2800 m pour arriver à 3400m. La montée est assez difficile car il y a énormément de marches. Nous apercevons à mi-pente pour la première fois l'Everest. Namche Bazar le plus grand village du Khumbu, la capitale du sherpa, la Mecque de la randonnée en montagne, avec une cinquantaine de Lodges et un grand nombre de magasins où l'on peut trouver de tout. Tout ce que nous pouvons acheter à Namché Bazar a été porté à dos d'homme. Nous arrivons à notre Lodge et nous allons ranger nos affaires dans nos chambres que nous occuperons durant trois nuits, des chambres avec douches et WC. Ce sera le temps nécessaire pour nous acclimater à la haute montagne avant de continuer notre périple vers le pied de l'Everest. Au repas du soir, nous apprécions une soupe à l'oignon, des momos (pâtes en forme de mini croissants farcies avec de la viande ou des légumes), du riz, des légumes et un gâteau au chocolat en guise de dessert. - Dimanche 18 octobre Namché Bazar - Thamé 3828 - Namché Bazar 3440m (25km) Après une nuit moyenne où j'ai bien dormi jusqu'à une heure du matin et un copieux petit déjeuner, pommes de terre, œufs, tartines de pain avec confiture, nous commençons notre acclimatation en altitude. Namche Bazar est situé en flanc de colline, à part pour revenir vers Lukla où le chemin est descendant, pour tous les autres départs, nous avons droit à des centaines de marches d'escalier. Le matin juste après le petit déjeuner, ces marches sont relativement pénibles. Nous partons à 8 heures pour la journée en direction du village de Thamé 3800m en remontant en partie la vallée de la Bhote Koshi River jusqu'à Thamo. Après les marches, nous arrivons à l'héliport de Namché Bazar et marchons sur un agréable chemin dans des sous-bois et avons de magnifiques vues sur les 6000 environnants. Nous apercevons au loin pour la première fois, l’Ama Dablam (La Dame Blanche). Nous nous arrêterons dans un Lodge pour boire du thé et arrivons à Thamé vers 13 heures. Après un très bon repas en Lodge, suivi du traditionnel thé, nous entamons la descente par un autre chemin qui va nous mener à la centrale électrique construite en 1995 par les Autrichiens, cette centrale qui fournit 720 KVA a révolutionné la vie des habitants de cette partie du Kumbhu. Elle permet d'alimenter en électricité une dizaine de villages dont Namché Bazar. Après avoir visité la centrale, nous avons continué notre descente. Nous avons vu des femmes qui étaient en train de ramasser des pommes de terre dans un champ et sommes arrivés à Namché Bazar vers 16 h 30. Nous avons pu faire un petit tour des boutiques en prévision des achats que nous ferions au retour, si nous réussissions à arriver au sommet du Kala Pattar. Le soir un superbe repas nous attendait avec de la pizza, des frites et beaucoup de légumes. - Lundi 19 octobre Namché Bazar - Khumjunp 3780m - Namché Bazar 3440m (14km). Debout à 6 h 30, petit déjeuner à sept heures avec des saucisses et des pommes de terre, du pain, des confitures et du thé. Départ à 7 h 30 en direction des gros villages sherpas de Khunde et Khumjung, au pied du Khumbi Yla (5761m) la "montagne sacrée du Khumbu", une montée relativement difficile, en une heure nous avons réalisé un dénivelé de 400 m avec beaucoup de marches.
Nous arrivons dans un joli village où nous avons une superbe vue sur l'Everest, le Lhotse et l’Ama Dablam.
Nous allons visiter un hôpital qui porte le nom d'Edmund Hillary le premier homme (néo-zélandais) qui a gravi l'Everest en 1953 avec le sherpa Tensin Norgay. Edmund Hillary a énormément fait pour cette région du Népal, de nombreux hôpitaux et écoles portent son nom et ont été construits grâce à lui. Edmund Hillary a fait construire l'aéroport de Lukla. À l'hôpital, le médecin nous a contrôlé le taux de l'oxygénation de notre corps à 3800 m d'altitude. Le chiffre allait de 78 % à 91 % et c'est moi qui avait le taux le plus élevé. Nous avons continué notre promenade en direction de Kunkjung et avant de déjeuner nous avons visité un monastère où nous avons pu prendre quelques photos dont celle du scalp du yéti !!! Une école baptisée Edmund Hillary, une dizaine de bâtiments la compose tous construits par différentes nations allant de la Corée en passant par l'Autriche.
Après le repas nous sommes montés à près de 4000 m pour visiter un hôtel japonais construit à la cîme d’une montagne avec une superbe vue sur l'Everest et l'Ama Dablam.
Nous sommes redescendus vers Namché Bazar et avons visité le musée du Népal, nous avons pu voir entre autre la tenue que le sherpa Tensin Norgay avait utilisé en 1953 pour gravir l'Everest. Nous avons continué par la visite du musée du sherpa où nous avons pu voir tout ce qui était encore utilisé dans une maison de sherpa, poêle à bois et à bouse de yak, toutes sortes de casseroles, de plats d'ustensiles de cuisine, le tube utilisé pour faire le thé au beurre de yak, etc. Nous avons pu voir ensuite une salle à la gloire de tous les sherpas qui ont vaincu l'Everest, nous sommes rentrés à notre Lodge vers 16 h 30 où nous attendaient comme tous les jours le thé et les petits gâteaux. - Mardi 20 octobre Namché Bazar - Phortse 3810m (14km). Après trois jours passés à Namche Bazar pour l'acclimatation, nous prenons le chemin qui va nous conduire en quatre jours au pied de l'Everest. Le départ est pour 7 h 30, comme toujours pour quitter Namché Bazar, nous avons droit à une montée assez raide avec des escaliers, nous arrivons sur un très beau sentier mais nous ne sommes pas seuls, nous rencontrons tous les jours des centaines de trekeurs et de porteurs. Les groupes d'une quinzaine de personnes se suivent les uns après les autres, des caravanes de yaks vont vers l'Everest ou en reviennent. Après un arrêt vers 10 h 30 dans un Lodge pour prendre un sirop de citron, nous continuons notre chemin en admirant les montagnes enneigées. Nous attaquons une sévère pente qui nous conduit vers un col à près de 4000 m où se trouve un village où nous allons prendre notre repas. Nous redescendons vers 3600m pour remonter à près de 4000 au village de Phortse en face du Thamserku (6623m) et du Kangtenga (6809m) où nous allons passer la nuit dans un Lodge. Avant le repas, nous allons jusqu'à un monastère qui est malheureusement fermé vu l’heure tardive.
- Mercredi 21 octobre Phortse - Pheriche 4240 (18km). Ce matin c’est la première nuit où il a gelé, mais dans mon duvet sarcophage super confort, j'ai passé une nuit au chaud. Me levant toujours le premier, Nuru m’invite à descendre à la cuisine avec les sherpas pour prendre un thé Népalais (thé avec du lait sucré).
rançoise a très mal à un genou, je lui donne mon remède miracle que m’avait prescrit un médecin à Luchon suite à ma descente de l’Anéto où j’avais eu très mal au genou. Le médicament est très efficace et Jean Pierre me demande ce que j’ai mis dans le médicament car il peine à la suivre !!! Ce matin, le ciel est grand bleu comme tous les matins, les après-midis précédentes les nuages montaient de la vallée et nous avions parfois des zones d'ombre à partir de 14/15 heures. À présent que nous sommes au dessus de 4000 nous ne verrons plus les nuages et nous serons toujours sous le soleil brûlant. Tous les jours j'étais en tee-shirt et je resterai toujours avec un seul tee-shirt jusqu'à 4500m jusqu'en début d'après-midi, ensuite le vent m'obligeant de me couvrir un peu plus. Pour le premier jour nous partons fortement habillés, mais au bout d'une demi-heure le soleil apparaît et la température passe de zéro à 25°. Après le passage d'un col, nous avons face à nous, toujours plus près, le monstre sacré, Sagarmata, l'Everest que nous connaissons depuis notre plus tendre enfance ; je me rappelle à l'école, l'instituteur nous parlait de cette montagne la plus haute du monde. Nous ne voyons que très rarement des bouses de yak sur le chemin, à plusieurs reprises nous avons vu des femmes ramasser les bouses de yak, les pétrir avec la main et les faire sécher sur des murettes (pour le chauffage). Nous avons de superbes vues sur le Kangtenga, le Thamserku et l’Ama Dablam la "dame blanche", "Mère des Sherpas" avant d’arriver aux alpages de Pheriché (4280m) et le village de Pheriché 4200m où j'ai un tout petit mal à la tête ; ayant peur d'avoir le MAM (mal aigu des montagnes) je décide de prendre un demi cachet de diamox comme me l'avait préconisé mon médecin. Je continuerai à en prendre jusqu'au vendredi midi. Le soir pour le souper au Lodge une bande d'Américains sont là et laissent très souvent la porte ouverte, dans mon tout petit anglais, je me permets à crier fortement « shut the door » et ça marche ! Pour la première fois nous nous chauffons à la bouse de yak. - Jeudi 22 octobre Phériche - Lobuche 4919m (16km). Nous partons à 7 h 30 après avoir déjeuné, la température est de -5°, en moins d'une heure elle est passée à +25°. Nous nous arrêtons à Dukla à 4620 m pour prendre le thé et manger un bol de soupe très épaisse à base de pâte de légumes et d'ail qui est très recommandé à haute altitude. Après avoir mangé notre bol de soupe, nous continuons notre montée vers le col Tokla Pass où ont été construites de nombreuses stèles à la mémoire des sherpas et des alpinistes morts dans l'Everest. Nous continuerons notre marche et arrivons sur un plateau qui nous conduit tout droit à Lobuché à 4930 m d'altitude, nous apercevons pour la première fois le Kala Pattar que nous devons gravir demain matin. Le village compte une dizaine de Lodges tous occupés à 100 %. Cami, un de nos sherpas est arrivé la veille pour réserver nos 12 places. Nous avons rencontré un couple de Français qui a dû rebrousser chemin pour trouver un Lodge dans un village plus bas. Arrivés au Lodge nous faisons une belote pour passer le temps, nous avons droit à un dal bat ( plat traditionnel Népalais riz et lentilles) précédé d'une soupe. À 19 heures 45 tout le monde était au lit, car le lendemain matin nous nous levons un petit peu avant quatre heures pour le summum de notre trek, la montée du Kala Pattar.
- Vendredi 23 octobre Lobuche - Kala Pattar 5630 - Lobuche 4919 (16km). Aujourd'hui est le grand jour ; arriverons-nous à gravir le Kala Pattar ? Nous nous levons à quatre heures, prenons deux tasses de thé et commençons notre marche à 4 h 30 à la frontale. Il fait très froid, aux environs de -12, je suis très habillé, deux tee-shirts chauds, un pull, un polaire et mon gros blouson de ski, j'ai deux paires de gants, ce qui ne m'empêche pas d'avoir l'onglée. Vers 5 h 30 , le jour commence à pointer et nous pouvons éteindre nos frontales, nous continuons notre montée en longeant un glacier en pente douce en direction de Gora Chep, plus haut village du Kumbhu 5180m où nous allons prendre le petit déjeuner. Nous sommes au pied du Kala Pattar (cailloux noirs), il est là face à nous, on voit très bien la piste qui monte tout droit vers le sommet. Je mesurerai au GPS une distance de 2 km pour un dénivelé de 430 m. Nous commençons la montée vers huit heures, l’émotion est à son comble, le soleil est déjà présent et la température commence à monter, le pas se fait très lent à la vitesse d’une tortue, je regarde le GPS qui indique 900 m à l'heure, au maximum 1 km à l'heure, il est impossible de faire un effort sans quoi je dois m'arrêter pour reprendre mon souffle. Je n’ai aucune force dans les bras pour appuyer sur les bâtons. Le taux d'oxygène au niveau de la mer est de 21%, au sommet du Kala Pattar il est à 10%. J'avance inexorablement vers le sommet. Près du celui-ci nous avons une vue fantastique sur l’Everest (8850m) et l’Ice Fall, le Pumori (7161m) et le Nuptse (7861m). Nuru nous avait dit « les premiers mettront 1 h 30, les derniers trois heures, » en dehors de Jean-Philippe qui a mis un peu moins d'une heure et Elisabeth moins de deux heures, nous sommes tous arrivés aux environs de deux heures à quelques minutes près. Le but n'étant pas le temps, mais le principal étant d'arriver au sommet pour admirer à sa droite le camp de base de l'Everest, l’Ice Fall (la cascade de glace), le col sud, le ressaut d'Hillary et le sommet de l'Everest, plus à droite le Nuptse 7861m. Mes yeux sont mouillés de larmes de joie, l'Everest est face à moi à quelques kilomètres. Je réalise mon rêve, mais je me dis que mon exploit, même s’il en est un, est tout petit quand je vois ce que doivent parcourir ceux qui sont allés au sommet, comme notre guide le sherpa Nuru qu'il l’a gravi deux fois, ne mettant l'oxygène qu'à partir de 8200 m et notre second sherpa Penba qui vient de gravir l'Everest au mois de mai 2009 pour la 1re fois !!!
Nous avons partagé le limoncello que j’avais emporté et après avoir pris des photos nous sommes redescendus, mes yeux toujours couverts de larmes de joie en direction de Gora Chep où nous avons déjeuné. L’après midi nous avons continué notre descente vers Lobuché après avoir fait quelques poses en quittant tristement Sagarmata. La soirée nous nous sommes racontés notre montée tous émus les uns plus que les autres. - Samedi 24 octobre Lobuché - Dingboché 4380 (23km). Nous quittons la haute altitude pour nous approcher des 4000 m. Nous prenons le même chemin qu’à l'aller jusqu'au village de Doukla ou nous bifurquons sur la gauche en direction de Dingboché. Dans la vallée nous voyons le village de Periché où nous avions dormi mercredi soir.
Nous arrivons à Dingboché par le haut d'une colline et descendons dans le village. Nous arrivons à notre Lodge et sommes enchantés des grands lits et des chambres avec WC intérieur. Après avoir mangé, les plus courageux sommes partis en direction du camp de base de L'Island Peak, nous nous arrêterons au village de Chhukhung avec de merveilleuses vues sur la face est du Lhotse (8501m, 4ème sommet de la planète),
la face nord de l’Ama Dablam (6856m) et du Baruntse (7129m). Jean-Pierre et Françoise, Nicole et Victor ainsi qu'Olivier ne participent pas la marche, au bout d'1 km Dominique et Gérard rebroussent chemin. Je me retrouve le plus âgé du groupe pour cette balade de 3 h 30 qui nous fait passer au pied de l'Ama Dablam, avec à notre gauche le Lhotse, une merveilleuse balade, les absents ont eu tort. Au repas du soir nous avons pu apprécier un steak de yak. Le plus beau Lodge depuis de nombreuses journées, nous avons eu droit avant le repas à un torchon humide et très chaud pour nous nettoyer les mains - Dimanche 25 octobre Dingboché - Kyangjuma 3550m (19km). Départ à huit heures du matin en direction du monastère de Temboché, un monastère détruit par un incendie il y a une quinzaine d'années mais entièrement reconstruit, nous avons descendu la vallée, traversé la rivière par des ponts suspendus à des câbles, avant d'attaquer la montée vers Tengboché. Je distribue mes stylos aux enfants qui vont à l’école, nous en avons rencontré un à peine âgé de 5 ans qui y allait tout seul, sur un chemin avec un précipice de plusieurs centaines de mètres à sa gauche. Presque au sommet nous nous sommes arrêtés dans un monastère où des moines étaient en train de prier.
Arrivés à Tengboché, nous avons déposé nos sacs dans un Lodge où nous devions prendre le déjeuner et sommes allés visiter le monastère le plus haut du monde à 3990m d'altitude occupé par une soixantaine de moines.
Après le repas, une grande descente nous attendait jusqu'à 3300 m d'altitude, pour remonter à 3600 m vers un autre Lodge qui se nommait l'Ama Dablam face à cette magnifique montagne dans le village de Kyangjuma.
- Lundi 26 octobre Kyangjuma - Monjo 2840m (14km). Après le petit déjeuner nous continuons notre descente en direction de Monjo, nous faisons une escale à Namché Bazar, pour faire des courses et prendre le repas du midi, nous descendons vers Monjo en attaquant la grande descente qui va nous mener de 3400 m à 2800 m, dans cette descente nous avons rencontré des centaines de personnes.
Arrivés à Monjo nous avons passé avec nostalgie la porte de sortie du parc de Sagarmata. Soirée au Lodge très sympa où nous avons encore très bien mangé, pates et beaucoup de légumes, le tout précédé d'une soupe, le repas s'est terminé par des beignets de pommes.
- Mardi 27 octobre dernier jour du trek Monjo - Lukla 2840m (16km). Pour la dernière fois nous chaussons nos chaussures de marche. Nous partons de Monjo vers 7h45 en direction de Lukla, une série de montées et de descentes nous attend, avec de nombreuses marches. Nous rencontrons toujours autant de monde. Nous arrivons à Lukla et nous nous rendons au Lodge où nous avions déjeuné le premier matin, je peux choisir notre chambre et choisi celle qui a pour nom l'Everest, une très grande chambre avec salle de bains et WC. J’y prends ma première douche depuis 10 jours, je l'ai beaucoup appréciée. De la fenêtre de notre chambre nous voyons la piste d'atterrissage qui est à moins de 20 m. Au repas du soir, fait exceptionnel, Didier et Jean-Pierre fêtaient leur anniversaire le lendemain 28 octobre ; Nuru leur avait commandé pour l'occasion un superbe gâteau au chocolat que nous avons partagé avec les sherpas et les porteurs. - Mercredi 28 octobre. Nous quittons le Khumbu pour Katmandou, debout à cinq heures, les sacs doivent être prêts à six heures pour être acheminés à l'aéroport. Nous prenons le petit déjeuner à six heures et à 6 h 30 prenons le chemin de l'aéroport. À la sortie du Lodge un sherpa nous met autour du cou un foulard tibétain en guise d'adieu, nous sommes à l'aéroport en moins de cinq minutes et participons aux formalités d'embarquement. Nuru m'appelle et me dit viens vite, vite, tout le monde est déjà dans l’avion, quelques secondes plus tard un vacarme étourdissant envahit la cabine, l'avion part en trombe dans la descente et décolle une vingtaine de mètres avant le précipice. 32 minutes plus tard il se pose à Katmandou. Nous retrouvons nos bagages, prenons un minibus qui nous ramène à notre hôtel. Nous avons rendez-vous à 11 heures avec Nuru qui va nous conduire dans le quartier de Thamel où de nombreuses boutiques nous attendent. Nous nous retrouvons entassés dans trois mini taxis qui nous déposent à Thamel. Après s’être restauré, nous nous promenons dans les rues sans trop nous éloigner du point de rassemblement. Je rencontre des enfants abandonnés de Katmandou aux pieds nus. Je sors un billet de 50 roupies et le donne à un enfant, qui me dit merci en anglais et part en courant, de nombreux enfants accourent mais je n'ai plus de monnaie et ne peut satisfaire à leurs demandes, j’en suis désolé. À 16 h 30, nous reprenons des taxis pour rentrer à l'hôtel, Nuru nous y attend, il nous a invité le soir chez lui pour prendre le repas, un repas gargantuesque, nous laisserons les chaussures devant la porte dans le couloir et marcherons en chaussettes dans le séjour. Après de nombreux amuse-gueules servis en apéritif avec du vin français ou de la bière népalaise, nous avons eu un très bon repas, momos, dal bat, poulet et légumes. À 21 h 30 nous regagnons notre hôtel avec un minibus. Une soirée mémorable qui restera à jamais gravée en nous. Merci Nuru. - Jeudi 29 octobre. Journée visite autour de Katmandou, Nuru a loué un minibus qui va nous conduire àBhaktapur l’ancienne capitale du Népal. Longtemps appelée « la cité des dévots », elle a également su conserver son caractère religieux, car tout y est régi par les dieux. La cité est incluse dans un « triangle magique » formé par trois temples qui sont censés la protéger symboliquement. Jusqu'au XVIe siècle, Bhaktapur a dominé politiquement et économiquement tout le Népal. Bhaktapur a toujours constitué un monde à part, avec une autarcie économique. Une très ancienne ville où nous avons vu de nombreuses maisons et temples en bois. Après le repas nous avons quitt�� la ville pour aller visiter une menuiserie d’art où les ouvriers sculptent le bois et une fabrique de tapis. Nous sommes revenus à Katmandou pour aller sur une colline qui domine la ville ou se trouve le monastère de Swayambhunath, un des plus anciens sites religieux du Népal. De nombreux singes occupent la colline et nous pouvons les approcher.
Épilogue J’avais pris une soixantaine de stylos que j'ai distribué aux enfants, 7 tee-shirts que j'ai donné aux sherpas et aux porteurs, une douzaine de livres de National Géographie que j'ai laissé dans les Lodges. Une lampe dynamo que j’ai donné au jeune porteur et une polaire donnée au guide des Dzos. Je garderai un souvenir exceptionnel de ce voyage, la gentillesse des Népalais, les sherpas Cami et Penba toujours à nos petits soins. Un soir, voulant emporter une chaise dans ma chambre, Cami me la prise des mains pour la porter lui-même. Je n’oublierai pas l’accent du nord de Dominique (Nuru l’a prise pour une étrangère), la sympathie de Gérard, la gentillesse de Françoise et du camarade Jean Pierre, la gentillesse de Catherine et la nostalgie de Didier, la passivité d’Olivier et la désinvolture de Jean Philipe, la sincérité de Catherine et de Victor. La simplicité d’Élisabeth Ce trek est à la portée de tout randonneur préparé physiquement et psychologiquement. Il faut se le mûrir très longtemps à l’avance dans sa tête, de préférence avoir fait quelques 3000 voire un 4000, Françoise n’avait jamais dépassé 2000m. Je terminerai par un grand merci à Nuru notre si sympathique Sherpa guide. Alain Fabre - Falain81.info@orange.fr - Octobre 2009 Données GPS : dénivelé positif : 7128m ; dénivelé négatif : 6892m ; Distance totale : 206 km. Musique : The méditative Sound of Buddhist Chants Sans Terres d’Aventure à qui je dis merci, je n’aurai pu faire ce formidable trek. http://www.terdav.com/terdav/index.asp
Bonjour,
nous envisageons de faire un trek au Népal avec l'agence Zigzag .Si vous l'avez déjà fait, pouvez vous nous dire ce que vous pensez de cette agence?MERCI!
http://www.bbc.com/news/world-asia-32461019
Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,5 a 7,9 a eu lieu au Nepal. Ce fil servira a reunir toutes les informations dont vous disposez.
Pour le moment plusieurs batiments effondres, pas d'infos sur le nombre de blesses et de morts.
La tour historique de Dharahara est detruite...😕

Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,5 a 7,9 a eu lieu au Nepal. Ce fil servira a reunir toutes les informations dont vous disposez.
Pour le moment plusieurs batiments effondres, pas d'infos sur le nombre de blesses et de morts.
La tour historique de Dharahara est detruite...😕

des nouvelles de notre guide...un peu trop officielle à mon avis! pas de nouvelles de journalistes . Mais il ne faut pas effrayer les touristes. L'agence n'est pas pour notre départ. Je vous joint le message:Le gouvernement a fait ca pour pas donner l'occassion de partir les
> ex-ministres et d'autre politiciens plus the corrupted person La vie etait
> normale et tranquille . Maintenat, tout est en ordre et la vie continue
> normalement . Nous avons moin de nouvelle des actions maoists . Les maoists
> voulaient dioaloguer directement avec le roi, j'espere que avec la
> situation actuel ( il n'y pas de premier ministre, c'est le roi directement
> qui controle tous ), le dialogue va commencer bientot
>
> Sincerement, on sens plus de securite a Kathmandu et l'administre commence
> a functioner plus rapide que avant, corrution est un peu controler
> .......... On ne sais pas jusqu'a quand !!!!!!!
>
> Le discour fait par le roi est tres tres correcte mais maintenant, il faut
> voir en action . Il a dit qu'il est toujour fidele en democratie et monarcie
> constitutionelle . Il a promis la paix complete en 3 ans et egalement
> gouvernment elu . Il y a quand meme pas mal de gens qui apprecie l'action du
> roi . C'est vrai, c'est contre la democratie mais depuis 1991, le pays
> n'etait pas en bonne voie et democratie n'etait pas bine utilise par des
> leders politiques, c'est la resulta actuel..Le medias sont completement
> controler pour 3 mois Le portable ne function pas encore
>
> Sincerement en ce moment, pour les nepalais, democratie n'est pas en
> priorite, plus important le paix et pouvoir travailler / vivre tranquillment
> .. Plus en plus de jeunes partent du pays donc moin des bras au Nepal Donc,
> le peuple sont assez optimiste Tous les associations touristique ( Nepal
> Mountainnering Association ), Trekking Agents Association et Nepal Travel
> Agents Association aussi apprecie le roi.......Il y a aucun menifestation a
> Kathmandu et ailleur, c'est strictement interdit......
>
Bonjour,
je pars avec un ami au Népal du 7 avril au 4 mai 2015.
C'est mon 1er voyage la-bas et mon 1er trek de cette taille. Que pensez-vous du programme (de base pour avoir une idée mais peut changer en cours de route) en sachant qu'on préfère compter un peu large, que je suis pas la plus grande des sportifs, qu'on ne veut pas de guide et petit budget:
5,6 Avril : zurich-Kathmandou
7 avril: Kathmandou
8 avril: Kathmandou- syabruberi
9avril-16avril: trek du langtang (avec 2 jours à Kyanjin Gompa)
17 avril-21 avril: de thulo syabru à therapati (trek du gosainkund)
(il y a t'il possibilité de rentrer à kathmandou ou ailleur à therapati?)
22-24: therapati à sundarijal (debut du trek de l'helambu)
25-3 mai: valley de kathmandou
4 mai: retour en suisse.
Qu'est ce que vous en pensez? (on voit trop grand au niveau du trek?) si vous avez des conseils ou autre info (moustique, sangsue, thempérature, vertige, danger... ect) n'hésitez pas! Et la resevre du Chitwan c'est inconturnable?!
Merci d'avance ami voyageur!
Qu'est ce que vous en pensez? (on voit trop grand au niveau du trek?) si vous avez des conseils ou autre info (moustique, sangsue, thempérature, vertige, danger... ect) n'hésitez pas! Et la resevre du Chitwan c'est inconturnable?!
Merci d'avance ami voyageur!
Bonjour,
J'ai trouvé toutes les conversations précedentes très intéressantes...
Pour moi qui travaille auprès des enfants des rues à travers le monde et en particulier au Népal à Patan, de suivre quelques conversations sur des sites comme celui-ci c'est-à-dire des sites pour « touristes », est une mine d’or pour essayer de comprendre comment l’occidental parle d’un pays si éloigné de sa propre culture, ce qu’il croit en savoir, etc, etc.
A mon avis, pour ce qui concerne le Népal actuellement, passé les problèmes de pollution, de trek en montagne, de moussons, de bouses de vaches dans les rues, et de nos petits malheurs de voyageurs, il y a quand même un roi despote, des partis corrompus, des maos terroristes, une armée terroriste… et le problème à notre niveau, qu’on vive en France, au Népal ou ailleurs, c’est agir pour le peuple qui est la première victime des conflits. C’est lui qui crève chaque jour, c’est lui qui n’a même plus la force de rêver à des jours heureux. Nous ne changerons pas le régime politique népalais. Une démocratie ne s’impose pas en un débat dans un pays qui n’a jamais connu qu’un système royaliste et pire qui considère son souverain comme un Dieu.
Alors avec l’association, que nous avons fondé, nous essayons modestement de redonner le sourire aux enfants. Nous avons créé une maison d’accueil pour qu’il puisse reprendre le chemin de l’école et ainsi rêver d’un avenir meilleur.
Donc rien ne sert de débattre sur ce qui est bien ou mal au Népal dans sa gestion politique, car ce n’est pas nous qui pourrons changer quelque chose demain, ce sont ces enfants qui auront grandit correctement et qui seront faire valoir leur droits. Oui c’est long… et ce ne sera pas peut-être pas un des enfants que nous accueillons actuellement qui viendra tout changer demain. Mais on aura eu le mérite d’essayer. Et avec le soutien d’autres nous pourrons en aider d’autres… c’est là qu’est l’urgence !
Les enfants sont éduqués par des locaux à qui nous donnons du travail. Et la maison est financée par des parrains en France, qui ont compris qu’ils pouvaient partager le « trop » de notre société.
Nous occidentaux, nous avons les moyens de changer nos comportements pour influencer l’ordre mondial : le commerce équitable est une alternative, notre association en propose grâce à la création d’une structure de commerce équitable qui aide 1.200 petits producteurs du Népal (au moins pour ceux là, leurs enfants ne finiront pas dans les rues demain) et le tourisme solidaire (désolé j’ai été un peu long à y venir).
Nous proposons et incitons à partir au Népal pour aider ce peuple à se relever. Quelques soient les conditions au Népal : aucun cas de touristes tués par la guerilla et ça ne changera pas, aucun des acteurs de cette putain de guerre n’aurait à gagner à alerter l’opinion mondial. Nous proposons d’aller rencontrer les populations, de vivre avec eux, de partager la vie des enfants de la maison, d’aider des femmes guides rassemblées en association pour tenter un avenir meilleur, de voir ce pays magnifique, de découvrir ses cultures et ses montagnes, tout en respectant l’environnement, etc.
Pour ne pas me faire taxer de faire de la publicité sur ce site, je n’ai pas cité le nom de l’association et suis resté succinct sur le contenu des actions que nous menons. Je répondrai volontiers à tous ceux qui souhaiteraient plus d’informations.
Bonne route voyageurs…
bOnjOur à tOus,
mOn ami et mOi envisageOns de partir en Inde et au Népal pOur une durée encOre indéterminée. nOus vOulOns visiter l'Inde au maximum à pied, et nOus vOulOns réaliser des randOnnées avec une altitude maximum de 4000m. Nous n'avOns pas dépassé les 3200m en France alOrs je ne sais pas s'il est réalisable de s'aventurer au delà avec le risque du mal aigu des mOntagnes... nOus envisageOns un départ à partir de Janvier.
Je m'y perds dans le flOt d'infOrmatiOns sur internet. Peut être y a t il quelqu'un qui pOurrait me renseigner sur d'éventuelles randOnnées et trek ? J'imagine un vOyage à pieds à la décOuverte de l'Inde pOur finir ensuite dans les mOntagnes du Nord et du Népal .!
Merci pOur vOs répOnses =)
mOn ami et mOi envisageOns de partir en Inde et au Népal pOur une durée encOre indéterminée. nOus vOulOns visiter l'Inde au maximum à pied, et nOus vOulOns réaliser des randOnnées avec une altitude maximum de 4000m. Nous n'avOns pas dépassé les 3200m en France alOrs je ne sais pas s'il est réalisable de s'aventurer au delà avec le risque du mal aigu des mOntagnes... nOus envisageOns un départ à partir de Janvier.
Je m'y perds dans le flOt d'infOrmatiOns sur internet. Peut être y a t il quelqu'un qui pOurrait me renseigner sur d'éventuelles randOnnées et trek ? J'imagine un vOyage à pieds à la décOuverte de l'Inde pOur finir ensuite dans les mOntagnes du Nord et du Népal .!
Merci pOur vOs répOnses =)
Du 13 au 27 Mai 2016
Les détails concernant ce trek, notamment waypoints, traces, autres photos, figurent dans
https://jeanfrancoisdeleval.com/2016/06/20/au-coeur-du-pays-sherpa-de-khandbari-a-phaplu-en-passant-par-dudh-kund/
Impressions Générales Cette aventure dans les montagnes avait quelques ambitions:
partir de Khanbari, la grande ville du district du Sankuwasabha au Nord Est du Népal, pour joindre le Solu afin de revenir à Kathmandu par Salleri en jeep. Faire une ou deux antennes, selon nos formes physiques, vers le Kongde et vers Dudh Kund pour tenter l'ascension d'un petit 6000.
Mais il faut, pour cela, accumuler les nombreuses montées : 13 877 mètres cumulés, plus de 44 tours Eiffel et descentes, parfois vertigineuses, que compte ce trek. Nous avions négligé les efforts qu'il faudrait déployer pour entrer dans le Solukhumbu, au coeur du Pays Sherpa. Le beau temps ne sera pas toujours au rendez-vous et la pluie nous empêchera de bénéficier, parfois, des beaux panoramas. Porter la tente, le brûleur, l'essence et la nourriture sur tous le trajet est payer un lourd tribu pour trois petit jours d'autonomie. La liberté n'a pas de prix et nous serons récompensés par les paysages grandioses de Dudh Kund. Les nuages de basse altitude condamneront malheureusement toute tentative d'ascension. Partie remise! Les nombreuses forêts de rhododendrons traversées laissent augurer un spectacle multicolore au printemps. Cette période est à privilégier sans hésitation! Pour autant, ces 15 jours nous auront permis de découvrir de magnifiques villages, hors des grandes routes, dans des conditions sommaires parfois, mais toujours accueillis avec de larges sourires et ce sens de l'hospitalité des gens qui ne connaissent pas le superflu.
Accès et Budget Oman Air est le mieux-disant et le moins-disant cette année avec un aller retour pour 475€ (jusqu'où ira-t-on!) avec un bon service et des escales courtes. Vol intérieur pour Tumlingtar avec Yeti Airlines à 123 USD l'aller simple. Sans problème. Retour sur Kathmandu de Phaplu en jeep. 11 heures de route, 1500Rs/personne. Départ à 5h30. Achat des places la veille dans le lodge proche de l'aéroport. La route est fort belle sur une bonne part du trajet. On arrive (on doit partir aussi du même endroit) au point 27.718078 85.347132 , proche de l'aéroport et du Buddhanath. Conseil: acheter 1 place supplémentaire pour éviter d'être à 4 sur une banquette de 3. Moins de 900€ dépensés sur 30 jours, souvenirs compris. Compter entre 1500 et 4000Rs par jour à deux. Les prix indiqués dans le journal de bord seront généralement donnés pour deux personnes.
Situation
Agenda
Journal de Bord
Vendredi 13 Mai, de Khandbari à Chalise (970m)
Ce n'est pas si simple de sortir d'une ville à pied, même avec le GPS. Nos amis de Khandbari nous ont bien proposé de nous mettre sur le bon chemin. Mais c'est une question de fierté... Nous voulons surtout nous évader au petit matin pour marcher le plus possible sans pluie. Après quelques hésitations, nous entamons la grande descente vers l'Arun. Nous rejoignons une piste qui doit lier Tumlingtar à l'amont de l'Arun, sur la berge opposée à Kattike, juste avant le pont de singe qui relie à ce village).
Nous traversons de très beaux villages et il n'est pas rare de trouver de petits restaurants. Il commence à tomber une pluie fine vers 9h30 qui s'arrête assez rapidement. Le chemin est agréable et nous déjeunons à Kattike, de l'autre côté de l'Arun. Nous y apprenons qu'il y aurait 3 jeeps par jour jusqu'à Ghote bazar (aller simple à 500 Rs?). Les seules jeeps que nous voyons ont le capot grand ouvert et semblent avoir rendu l'âme. On ne sait d'ailleurs pas d'où elles viennent. Nous continuons à pied et, comme toujours lorsqu'une route vient d'être ouverte, la piste est difficile à trouver. Suivre la route reviendrait à faire des détours considérables.
Nous franchissons un col imprévu à 928m. Nous n'avons pas trouvé d'alternative, celle notamment qui était réputée suivre les cours de l'Arun puis de l'Irkuwa khola. Nous nous arrêtons à Chalise. La première maison, à l'entrée du petit village, nous offre l'hospitalité. Il n'y a pas de guesthouse par ici. Nous faisons une toilette sommaire avec le petit tuyau d'eau souffreteux, dans le jardin, au diable notre stupide pudeur! Et ce soir, ce sera bien sûr dalbath. (800Rs avec la nuitée et thé tibétain)
Samedi 14 Mai, de Chalise à Tendo (1372 m)
Il a plu une bonne partie de la nuit et ce n'est qu'au lever du jour que le tambourinement des gouttes sur les tôles du toit s'est tu. Il fait beau au lever. Nous avons droit au thé tibétain pour le petit déjeuner et nous finissons les restes de la veille: bananes et rootis. Le chemin monte d'abord régulièrement. Il faut prendre garde à couper la nouvelle route aux bons moments pour éviter les rallonges interminables. Nous arrivons assez vite au village qui précède Gothe bazar, Tabutar. C'est en fait le terminus actuel des véhicules à 4 roues. Nous sommes heureux de quitter cette sorte de civilisation. Il y a une guesthouse sympathique à Gothe bazar, c'est la première depuis Kattike. Après Gothe bazar, la voie se rétrécie pour devenir un étroit chemin. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour prendre un thé ou un jus de mangue dans des petits estaminets.
Nous arrivons à Tendo sous un déluge de pluie. Heureusement, nous trouvons une bonne âme pour nous accueillir car il n'y a pas de guesthouse dans ce village.
Dimanche 15 Mai, de Tendo à Djobari (2215 m)
Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Nous ne nous hâtons pas. De plus, nous sommes lessivés par les deux jours de marche précédents. La pluie s'arrête pendant le petit déjeuner (thé et biscuits). Nous mettons moins d'une heure et demi pour rejoindre Phedi où il y a deux lodges à l'entrée du village. Nous ne prenons pas la précaution de remplir nos gourdes d'eau avant la grande montée et nous devrons quémander un litre d'eau dans une maison isolée. Nous arrivons à Djobari fort tôt mais nous décidons de prendre du repos dans un petit lodge dont il faut retrouver le propriétaire avant de pouvoir s'installer. Nous nous récompensons des efforts de la matinée avec une bière et des biscuits en guise de déjeuner.
L'école est en reconstruction juste à côté du lodge. Les dégâts sont probablement une conséquence du tremblement de terre d'Avril 2015. Beaucoup de maisons sont endommagées, cadenassées ou en reconstruction sur la route. Les villageois remontent la charpente pendant que les enfants suivent leurs cours dans un bâtiment provisoire. La classe est perturbée par notre arrivée et nous nous transformons en distraction locale et improvisée.
Lundi 16 Mai, de Djobari à Salpa (3357m)
Il fait plutôt beau ce matin et nous prenons notre temps pour le petit déjeuner de thé et biscuits achetés au magasin du lodge. Je paie 1800Rs pour l'ensemble nuit, bière, dalbath avec esprit de pomme, biscuits, jus de mangue et thés.
Le village s'étend en hauteur et nous découvrons un autre lodge, plus centré, avec un vrai restaurant. Nous ne trouverons plus de point d'eau courante jusque Salpa. En effet, nous passons par des crêtes et la terre devient sablonneuse.
A mi chemin (lieu dit Kharka sur la carte), nous dévions sur la droite, selon les conseils de plusieurs passants et contre l'indication du GPS. Cette déviation nous fait passer par le lac alors que la carte prévoit qu'il est en retrait de la voie principale. Celle-ci a peut-être disparue dans un éboulement? Un orage nous surprend au début de la déviation et nous avons juste le temps de nous protéger dans une cabane-étable. Nous hésitons entre revenir vers le village abandonné qui précède ou tenter notre chance vers le lac pour camper, à moins d'un kilomètre théoriquement. Nous traversons une impressionnante forêt de rhododendrons. Certains sont encore en fleurs. Le spectacle doit être magique au printemps.
Nous n'avons plus qu'un litre d'eau et nous découvrons, à la place du lac, une cuvette totalement sèche sur un lit sablonneux avec quelques cabanes. Il est presque 15h. Impossible de rester. Un passant nous indique que Salpa est juste de l'autre côté d'un col presque vertical. Nous voilà repartis. Contre les indications du GPS, le lac se trouve de l'autre côté du col, atteint en une demi heure. Il est encaissé et n'offre aucun panorama. Des ouvriers travaillent à l'aménagement de ses berges sacrées. Il est envahi par les brumes et ne donne pas envie d'y établir un campement.
Nous découvrons Salpa, assis sur une crête. Le village semble abandonné et il n'y a pas davantage d'eau courante. Salpa semble avoir pour vocation unique d'accueillir les pèlerins. Il y a heureusement une bâtisse ouverte. La propriétaire nous offre le gite dans une remise très sommaire où s'entasseront des porteurs et sa famille au cours de la nuit.
Mardi 17 Mai, de Salpa à Gudel (1975 m)
La nuit a été entrecoupée d'arrivées bruyantes de porteurs. Nous avons renoncé aux blanquettes, franchement poisseuses. La propriétaire qui reste une femme d'affaire malgré la crasse ambiante nous réclame 1800Rs dont 1200Rs pour le dalbath!
Alertés par des sons plus ou moins concordants, nous assistons au petit matin à une procession partant du grand gompa face au lodge, conduite par un jeune homme coiffé de plumes et soi-disant en transe. Peu importe! Je suis surpris de voir les pèlerins le prendre en vidéo et en photos. Je ne fais rien d'autre. Vive la religiosité lorsqu'elle n'incite ni à la haine ni à la violence!
Il n'a pas été question de la moindre toilette à Salpa et nous nous arrêtons près d'un torrent pour nous laver et faire une petite lessive. wp68. Le soleil est de la partie pour notre bonheur. Ce versant est aussi très bucolique, tapissé de rhododendrons.
Un panneau rouillé indique Sanam et une habitante nous recommande de poursuivre la route dans cette direction. Nous préférons continuer par la vallée pour éviter un nouveau col, inutile. Le chemin de la vallée est moins emprunté et plus difficile à suivre. Le temps reste beau jusque 14h30, au moment où un chilien nous double comme un bolide. C'est notre premier trekkeur en 4 jours et même le premier depuis que nous sommes dans le Makalu.
L'orage arrive pendant que nous devisons. Les ponchos, fréquemment utilisés jusque là, sont inutiles du fait des bourrasques de vent. Il est bien temps d'arriver à Gudel avant d'être trempés. Le lodge qui s'offre à nous, Kopila Guesthouse, est d'une propreté remarquable. Du jamais vu!
Mercredi 18 Mai de Gudel à Khiraule (2539 m)
Tout a bien commencé avec un petit déjeuner digne du Khumbu. Sylvie est frappée brutalement par une tourista alors que nous avons à peine entamé la descente. Nous nous arrêtons en urgence. Le rythme de la marche s'en ressentira dans la journée. Nous attaquons le versant opposé en abandonnant le chemin principal pour éviter le centre de Gudel en déviant franchement sur la gauche. La traversée des petits hameaux est fort sympathique mais le chemin se perd souvent dans les terrasses des champs. Nous demandons plusieurs fois notre direction aux habitants, un peu surpris de nous voir passer là...
Nous nous arrêtons dans un lodge superbe, aux bois cirés pour le déjeuner Panch Pokhari Lodge wp71 . Nous prenons notre temps (1h30) pour bien apprécier ces lieux luxueux. Nous sommes loin des haltes sommaires du Makalu. Nous reprenons notre interminable montée vers Khiraule. lentement et en goûtant la tranquillité et le charme bucolique de la région. Un petit paradis s'ouvre à nous et nous nous arrêtons plus souvent que pour récupérer notre souffle, pour profiter de ce que nous offre le chemin.
C'est fort tard que nous arrivons au lodge indiqué à plusieurs reprises par les habitants. Il jouxte un temple au temenos circulaire, composé de manis et bordé de grands pins. Magnifique!
La nuit est tombée lorsque nous sortons de la salle à manger, repu de dalbath et de raksi. Le panorama, aussi loin que se portent nos regards, est tapissé de petites lumières, autant de maisons, comme les étoiles, innombrables. Les lieux sont silencieux et respirent la sérénité. Nous ne sommes pas montés pour rien.
La nuit est un peu chère, 500Rs, mais quand on est aux portes du Paradis, on ne compte pas.
Jeudi 19 Mai, de Khiraule à Inkhu khola (1982 m)
Il a plu une bonne partie de la nuit après la journée ensoleillée d'hier. Il fait gris ce matin et il nous faut rejoindre les deux stupas impressionnants qui gardent le col. Nous traversons des nappes de brouillard. La descente vers Inkhu khola est difficile. Nous traversons Nadjingsur un plateau qui possède trois lodges corrects. Nous arrivons au pont vers 15 heures et nous n'avons pas le courage de remonter 700m pour atteindre Sibuje. Nous trouvons un lodge rustique juste après le pont mais qui possède une douche! (1800Rs diner, nuité, petit déjeuner)
Les gorges de l'Inkhu khola sont spectaculaires. Le temps est malheureusement fort nuageux et les averses commencent à tomber à partir de 16 heures.
Vendredi 20 Mai, de l'Inkhu khola à Panggom (2900m)
Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Les ponchos n'ont jamais autant servi! Nous nous arrêtons à Sibuje dans le brouillard pour le déjeuner à 10h50. La montée nous a épuisés alors que nous ne sommes qu'à mi hauteur. Nous nous restaurons d'une soupe au nouilles, d'une omelette et de thé (800Rs). Ces arrêts sont autant d'occasions de partager la vie quotidienne des familles népalaises. Une averse nous coince une bonne heure. Nous repartons dans le brouillard. Il y a des lodges de bon standing.
Une averse nous surprend de nouveau et c'est sous les ponchos que nous continuons...
Un chemin indique "Pangome Gompa" et nous tentons d'y aller, contre les indications du GPS. Nous rebroussons chemin car nous n'avons pas idée où il peut nous mener. On découvrira ce Gompa sur une hauteur en arrivant à Panggom. Un chemin y conduit. Il était donc possible d'emprunter la bifurcation pour passer par le gompa tout en rejoignant Panggom.
Le lodge (Himalaya Trekkers) qui nous accueille est neuf et bien entretenu. Il possède même une douche chaude! Bon dalbath et excellent raksi à base de millet, "barli" et coing? diurétique en tous cas! 2000Rs pour le dîner la nuitée et le petit déjeuner.
Une soirée dansante se prépare avec des filles assez délurées. Nous sommes prévenus mais nous ne sommes pas invités! Dans un si petit village, cela paraît étonnant. Ces filles sont probablement accueillies dans un hostel attenant au lodge. Il est aussi probable qu'elles aillent dans une école Hillary. Sa fondation en a créées beaucoup dans la région. Dans ce cas, on peut affirmer que c'est une grande réussite.
Samedi 21 Mai, De Panggom à Jubhing (1656 m)
Nous puisons dans nos réserves pour le petit déjeuner car la gérante a des messages à envoyer et n'a pas trop le temps de s'occuper de nous... Alors que nous étions déjà parti vers Bupsa, elle nous indique, d'une fenêtre de son lodge, un autre chemin pour aller vers Taksindu. Nous n'en tenons pas compte. La descente se transforme bientôt en montée assez raide, illogique puisque nous devons rejoindre la vallée. Sylvie se prend un pied dans une racine alors qu'elle glisse. Toute sa jambe retient son poids et celui de son sac en torsion. La première douleur passée, toute la jambe reste endolorie. Elle décide de repartir lentement et en boitant. Je prends son sac. Nous sommes heureusement proches de Bupsa.
La route vers Bupsa conduit à Lukla et Namche. C'est un grand détour pour aller vers Taksindu car il faut inutilement plonger dans la vallée de Kharikhola. Nous nous arrêtons dans le premier lodge, très propre. Le propriétaire nous donne une pommade anti inflammatoire et nous recommande de ne plus faire d'effort aujourd'hui. Repas 850Rs. Le genoux allant mieux, nous repartons vers Taksindu sur la piste importante qui conduit de Jiri et Phaplu à Namche. Les convois de mulets sont presque discontinus. Le chemin est tapissé de crottin pestilentiel et glissant. Il faut parfois repousser les bêtes avec le bâton pour ne pas se faire bousculer. Pour ne rien gâcher, c'est une fête nationale bouddhiste aujourd'hui. Des discours répétitifs, diffusés par haut-parleurs, nous accompagnent une grande partie de l'après-midi. Nous nous arrêtons à Jubhing. Les lodges, ici, n'ont plus la qualité de ceux rencontrés depuis quelques jours.
Dimanche 22 Mai, de Jubhing à Nunthala (2198 m) wp80
La journée précédente nous a coûté 1250 Rs déjeuner et 1650 Rs nuit et dîner. la moyenne des dépenses s'établit 25-26€/jour
Le ciel est bien dégagé ce matin et nous pouvons apercevoir quelques hauts sommets du Khumbu. La marche commence pour une descente peu commode dans le crottin de mulets vers la Dudh khola. Puis commence la montée sous le soleil qui nous scie les jambes. Le genoux de Sylvie va mieux.
Nous arrivons à Nunthala pour déjeuner (superbe Himalayan Trekker Lodge). Le village est particulièrement beau et propre. Pour un peu, on se croirait en Suisse. Les gens sont souriants et cela nous donne envie de rester. La décision est prise après le déjeuner: après midi de repos avant les 4 prochains jours de montée. Nous vaquons dans la rue principale et reprenons nos forces.
Lundi 23 Mai, de Nunthala à Taksindu la (3053 m)
Est-ce que Nunthala est dotée d'une Hillary School? De grands bâtiments surplombent le village, comme nous en avions vus à Panggom. Nous montons sans difficulté en comparaison d'hier. Le soleil est tamisé d'une légère brume. Le panorama est malheureusement bouché partiellement par les nuages. La vue reste magnifique. Après enquête à Taksindu, nous décidons de poursuivre jusqu'à Taksindu la où se trouve un lodge récent et point de départ pour Dudh Kund, le lac de lait.
Nous sommes dans la brume maintenant et Sylvie mangerait un poulet même avec ses plumes (dit-elle). Nouvelle après midi de repos dans un lodge bien confortable.
Mardi 24 Mai, de Taksindu la à Camp 1 (3884 m) wp 81
Le départ se fait dans le brouillard. Sylvie bougonne car elle ne voulait pas partir par ce mauvais temps. J'espère qu'il se lève avec l'ascension. Le chemin est très bucolique et bien marqué. Il traverse une belle forêt de rhododendrons dans la première partie qui devient mixte ensuite. Nous déjeunons lorsque deux népalais nous doublent: ils rejoignent un campement de hauts pâturages. Ce sont les seuls humains que nous croiserons au cours de ces trois jours. Il se met à pleuvoir par intermittence vers 14 heures.
Nous découvrons de beaux massifs de rhododendrons jaunes, encore bien fleuris à ces altitudes.
Nous avons fait à peu près la moitié du chemin jusque Dudh Kund quand nous trouvons un lieu correct pour un campement. Il pleut toujours et nous montons la tente dans des conditions difficiles. Il nous faudra nous contenter de l'eau qu'il nous reste car nous n'avons pas encore trouvé de source sur le chemin.
Mercredi 25 Mai, de Camp 1 à Dudh Kund pokhari (4626 m)
La pluie s'était arrêtée dans la nuit pour reprendre de plus belle. Elle est accompagnée de rafales de vent et de neige. C'est une vraie tempête. La température chute brutalement. Nous craignons que la tente ne s'envole et que les sacs, protégés par les ponchos, ne tombent dans le ravin. Je me lève avant le lever du jour pour vérifier l'installation. Le spectacle est dantesque avec un quartier de lune et quelques étoiles apparentes dans des pans de ciel dégagé, et, au loin, les grands massifs maintenant découverts, surplombés d'une couche noire, inquiétante. J'enlève la neige qui s'accumule sur le double toit, faisant se toucher les deux parois. Je me recouche en espérant que la tempête cesse rapidement.
Lorsque le temps se calme, le ciel est totalement nettoyé. Un tapis de neige recouvre les alentours. Après le petit déjeuner, Sylvie n'est pas convaincue de continuer. J'ai décidé de continuer coûte que coûte, maintenant si près du but. Elle devrait alors descendre seule jusqu'à Taksindu la. La perspective de la traversée de la forêt lui fait changer d'avis.
Sylvie est particulièrement lente et je commence à douter de nos capacités à parvenir au lac aujourd'hui. Je décide de porter son sac. Je monte sur un dénivelé de 500m environ avec 28 kg et quelques crampes me feront souffrir à l'étape!
Le temps se bouche rapidement avec la montée des brumes provoquées par la chaleur des premiers rayons du soleil. Il se met à neiger mais il n'y a pas d'orage. La brume se retire de temps en temps pour nous faire apercevoir des sommets majestueux et des falaises gigantesques, si proches maintenant. Nous arrivons à Dudh Kund exténués.
Surprise! il n'y a pas de lac mais un alignement de murs bas. J'avais oublié que le lac est plus au Nord. Il faut continuer...
Le lac lui-même est plus petit que je ne pensais. Son niveau a beaucoup baissé à voir les différentes strates laissées sur ses berges. Les massifs se découvrent par intermittence. Nous installons la tente sur une étendue de sable fin.
Jeudi 26 Mai, de Dudh Kund à Taksindu la

Les montagnes ne sont pas apparues le soir et il a neigé cette nuit. La température reste cependant trop élevée pour avoir un temps clair et sec. Nous faisons sécher les sacs et les affaires aux timides rayons du soleil matinal. Je me promène pour capter les rares moments où les paysages se découvrent. L'endroit est splendide. Je ramasse quelques vieilles pièces de monnaie
J'en profite pour repérer les passages possibles pour monter sur une crête ou sur un sommet. Ce sera peine perdue pour cette fois-ci: le temps est beaucoup trop instable pour pouvoir continuer. Le temps se gâte rapidement. Nous nous décidons à redescendre dans le brouillard et sous la pluie intermittente. Nous sommes heureux de retrouver le lodge de Taksindu la.

Vendredi 27 Mai, de Taksindu la à Phaplu (2490 m)
Nous prenons notre temps ce matin. Il y a du soleil même si les massifs sont déjà dans les nuages. Nous n'avons pas de regret d'avoir abrégé notre séjour là haut. La route est carrossable à partir de Taksindu la, au moins par les tracteurs et les motos. Il faut faire attention de ne pas quitter la piste qu'elle coupe fréquemment pour éviter de monstrueux détours. Le chemin traverse de très jolies forêts de pins centenaires.
Le trek s'achève à Phaplu, ville un peu glauque, comme toutes les villes frontière.
Nous réservons la jeep du retour dans le lodge. Rendez-vous à 5h pour un départ ponctuel à 5h30.
Les détails concernant ce trek, notamment waypoints, traces, autres photos, figurent dans
https://jeanfrancoisdeleval.com/2016/06/20/au-coeur-du-pays-sherpa-de-khandbari-a-phaplu-en-passant-par-dudh-kund/Impressions Générales Cette aventure dans les montagnes avait quelques ambitions:
partir de Khanbari, la grande ville du district du Sankuwasabha au Nord Est du Népal, pour joindre le Solu afin de revenir à Kathmandu par Salleri en jeep. Faire une ou deux antennes, selon nos formes physiques, vers le Kongde et vers Dudh Kund pour tenter l'ascension d'un petit 6000.
Mais il faut, pour cela, accumuler les nombreuses montées : 13 877 mètres cumulés, plus de 44 tours Eiffel et descentes, parfois vertigineuses, que compte ce trek. Nous avions négligé les efforts qu'il faudrait déployer pour entrer dans le Solukhumbu, au coeur du Pays Sherpa. Le beau temps ne sera pas toujours au rendez-vous et la pluie nous empêchera de bénéficier, parfois, des beaux panoramas. Porter la tente, le brûleur, l'essence et la nourriture sur tous le trajet est payer un lourd tribu pour trois petit jours d'autonomie. La liberté n'a pas de prix et nous serons récompensés par les paysages grandioses de Dudh Kund. Les nuages de basse altitude condamneront malheureusement toute tentative d'ascension. Partie remise! Les nombreuses forêts de rhododendrons traversées laissent augurer un spectacle multicolore au printemps. Cette période est à privilégier sans hésitation! Pour autant, ces 15 jours nous auront permis de découvrir de magnifiques villages, hors des grandes routes, dans des conditions sommaires parfois, mais toujours accueillis avec de larges sourires et ce sens de l'hospitalité des gens qui ne connaissent pas le superflu.
Accès et Budget Oman Air est le mieux-disant et le moins-disant cette année avec un aller retour pour 475€ (jusqu'où ira-t-on!) avec un bon service et des escales courtes. Vol intérieur pour Tumlingtar avec Yeti Airlines à 123 USD l'aller simple. Sans problème. Retour sur Kathmandu de Phaplu en jeep. 11 heures de route, 1500Rs/personne. Départ à 5h30. Achat des places la veille dans le lodge proche de l'aéroport. La route est fort belle sur une bonne part du trajet. On arrive (on doit partir aussi du même endroit) au point 27.718078 85.347132 , proche de l'aéroport et du Buddhanath. Conseil: acheter 1 place supplémentaire pour éviter d'être à 4 sur une banquette de 3. Moins de 900€ dépensés sur 30 jours, souvenirs compris. Compter entre 1500 et 4000Rs par jour à deux. Les prix indiqués dans le journal de bord seront généralement donnés pour deux personnes.
Situation
Agenda
Journal de BordVendredi 13 Mai, de Khandbari à Chalise (970m)
Ce n'est pas si simple de sortir d'une ville à pied, même avec le GPS. Nos amis de Khandbari nous ont bien proposé de nous mettre sur le bon chemin. Mais c'est une question de fierté... Nous voulons surtout nous évader au petit matin pour marcher le plus possible sans pluie. Après quelques hésitations, nous entamons la grande descente vers l'Arun. Nous rejoignons une piste qui doit lier Tumlingtar à l'amont de l'Arun, sur la berge opposée à Kattike, juste avant le pont de singe qui relie à ce village).
Nous traversons de très beaux villages et il n'est pas rare de trouver de petits restaurants. Il commence à tomber une pluie fine vers 9h30 qui s'arrête assez rapidement. Le chemin est agréable et nous déjeunons à Kattike, de l'autre côté de l'Arun. Nous y apprenons qu'il y aurait 3 jeeps par jour jusqu'à Ghote bazar (aller simple à 500 Rs?). Les seules jeeps que nous voyons ont le capot grand ouvert et semblent avoir rendu l'âme. On ne sait d'ailleurs pas d'où elles viennent. Nous continuons à pied et, comme toujours lorsqu'une route vient d'être ouverte, la piste est difficile à trouver. Suivre la route reviendrait à faire des détours considérables.
Nous franchissons un col imprévu à 928m. Nous n'avons pas trouvé d'alternative, celle notamment qui était réputée suivre les cours de l'Arun puis de l'Irkuwa khola. Nous nous arrêtons à Chalise. La première maison, à l'entrée du petit village, nous offre l'hospitalité. Il n'y a pas de guesthouse par ici. Nous faisons une toilette sommaire avec le petit tuyau d'eau souffreteux, dans le jardin, au diable notre stupide pudeur! Et ce soir, ce sera bien sûr dalbath. (800Rs avec la nuitée et thé tibétain)Samedi 14 Mai, de Chalise à Tendo (1372 m)
Il a plu une bonne partie de la nuit et ce n'est qu'au lever du jour que le tambourinement des gouttes sur les tôles du toit s'est tu. Il fait beau au lever. Nous avons droit au thé tibétain pour le petit déjeuner et nous finissons les restes de la veille: bananes et rootis. Le chemin monte d'abord régulièrement. Il faut prendre garde à couper la nouvelle route aux bons moments pour éviter les rallonges interminables. Nous arrivons assez vite au village qui précède Gothe bazar, Tabutar. C'est en fait le terminus actuel des véhicules à 4 roues. Nous sommes heureux de quitter cette sorte de civilisation. Il y a une guesthouse sympathique à Gothe bazar, c'est la première depuis Kattike. Après Gothe bazar, la voie se rétrécie pour devenir un étroit chemin. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour prendre un thé ou un jus de mangue dans des petits estaminets.
Nous arrivons à Tendo sous un déluge de pluie. Heureusement, nous trouvons une bonne âme pour nous accueillir car il n'y a pas de guesthouse dans ce village.Dimanche 15 Mai, de Tendo à Djobari (2215 m)
Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Nous ne nous hâtons pas. De plus, nous sommes lessivés par les deux jours de marche précédents. La pluie s'arrête pendant le petit déjeuner (thé et biscuits). Nous mettons moins d'une heure et demi pour rejoindre Phedi où il y a deux lodges à l'entrée du village. Nous ne prenons pas la précaution de remplir nos gourdes d'eau avant la grande montée et nous devrons quémander un litre d'eau dans une maison isolée. Nous arrivons à Djobari fort tôt mais nous décidons de prendre du repos dans un petit lodge dont il faut retrouver le propriétaire avant de pouvoir s'installer. Nous nous récompensons des efforts de la matinée avec une bière et des biscuits en guise de déjeuner.
L'école est en reconstruction juste à côté du lodge. Les dégâts sont probablement une conséquence du tremblement de terre d'Avril 2015. Beaucoup de maisons sont endommagées, cadenassées ou en reconstruction sur la route. Les villageois remontent la charpente pendant que les enfants suivent leurs cours dans un bâtiment provisoire. La classe est perturbée par notre arrivée et nous nous transformons en distraction locale et improvisée.Lundi 16 Mai, de Djobari à Salpa (3357m)
Il fait plutôt beau ce matin et nous prenons notre temps pour le petit déjeuner de thé et biscuits achetés au magasin du lodge. Je paie 1800Rs pour l'ensemble nuit, bière, dalbath avec esprit de pomme, biscuits, jus de mangue et thés.
Le village s'étend en hauteur et nous découvrons un autre lodge, plus centré, avec un vrai restaurant. Nous ne trouverons plus de point d'eau courante jusque Salpa. En effet, nous passons par des crêtes et la terre devient sablonneuse.
A mi chemin (lieu dit Kharka sur la carte), nous dévions sur la droite, selon les conseils de plusieurs passants et contre l'indication du GPS. Cette déviation nous fait passer par le lac alors que la carte prévoit qu'il est en retrait de la voie principale. Celle-ci a peut-être disparue dans un éboulement? Un orage nous surprend au début de la déviation et nous avons juste le temps de nous protéger dans une cabane-étable. Nous hésitons entre revenir vers le village abandonné qui précède ou tenter notre chance vers le lac pour camper, à moins d'un kilomètre théoriquement. Nous traversons une impressionnante forêt de rhododendrons. Certains sont encore en fleurs. Le spectacle doit être magique au printemps.
Nous n'avons plus qu'un litre d'eau et nous découvrons, à la place du lac, une cuvette totalement sèche sur un lit sablonneux avec quelques cabanes. Il est presque 15h. Impossible de rester. Un passant nous indique que Salpa est juste de l'autre côté d'un col presque vertical. Nous voilà repartis. Contre les indications du GPS, le lac se trouve de l'autre côté du col, atteint en une demi heure. Il est encaissé et n'offre aucun panorama. Des ouvriers travaillent à l'aménagement de ses berges sacrées. Il est envahi par les brumes et ne donne pas envie d'y établir un campement.
Nous découvrons Salpa, assis sur une crête. Le village semble abandonné et il n'y a pas davantage d'eau courante. Salpa semble avoir pour vocation unique d'accueillir les pèlerins. Il y a heureusement une bâtisse ouverte. La propriétaire nous offre le gite dans une remise très sommaire où s'entasseront des porteurs et sa famille au cours de la nuit.Mardi 17 Mai, de Salpa à Gudel (1975 m)
La nuit a été entrecoupée d'arrivées bruyantes de porteurs. Nous avons renoncé aux blanquettes, franchement poisseuses. La propriétaire qui reste une femme d'affaire malgré la crasse ambiante nous réclame 1800Rs dont 1200Rs pour le dalbath!
Alertés par des sons plus ou moins concordants, nous assistons au petit matin à une procession partant du grand gompa face au lodge, conduite par un jeune homme coiffé de plumes et soi-disant en transe. Peu importe! Je suis surpris de voir les pèlerins le prendre en vidéo et en photos. Je ne fais rien d'autre. Vive la religiosité lorsqu'elle n'incite ni à la haine ni à la violence!
Il n'a pas été question de la moindre toilette à Salpa et nous nous arrêtons près d'un torrent pour nous laver et faire une petite lessive. wp68. Le soleil est de la partie pour notre bonheur. Ce versant est aussi très bucolique, tapissé de rhododendrons.
Un panneau rouillé indique Sanam et une habitante nous recommande de poursuivre la route dans cette direction. Nous préférons continuer par la vallée pour éviter un nouveau col, inutile. Le chemin de la vallée est moins emprunté et plus difficile à suivre. Le temps reste beau jusque 14h30, au moment où un chilien nous double comme un bolide. C'est notre premier trekkeur en 4 jours et même le premier depuis que nous sommes dans le Makalu.
L'orage arrive pendant que nous devisons. Les ponchos, fréquemment utilisés jusque là, sont inutiles du fait des bourrasques de vent. Il est bien temps d'arriver à Gudel avant d'être trempés. Le lodge qui s'offre à nous, Kopila Guesthouse, est d'une propreté remarquable. Du jamais vu!Mercredi 18 Mai de Gudel à Khiraule (2539 m)
Tout a bien commencé avec un petit déjeuner digne du Khumbu. Sylvie est frappée brutalement par une tourista alors que nous avons à peine entamé la descente. Nous nous arrêtons en urgence. Le rythme de la marche s'en ressentira dans la journée. Nous attaquons le versant opposé en abandonnant le chemin principal pour éviter le centre de Gudel en déviant franchement sur la gauche. La traversée des petits hameaux est fort sympathique mais le chemin se perd souvent dans les terrasses des champs. Nous demandons plusieurs fois notre direction aux habitants, un peu surpris de nous voir passer là...
Nous nous arrêtons dans un lodge superbe, aux bois cirés pour le déjeuner Panch Pokhari Lodge wp71 . Nous prenons notre temps (1h30) pour bien apprécier ces lieux luxueux. Nous sommes loin des haltes sommaires du Makalu. Nous reprenons notre interminable montée vers Khiraule. lentement et en goûtant la tranquillité et le charme bucolique de la région. Un petit paradis s'ouvre à nous et nous nous arrêtons plus souvent que pour récupérer notre souffle, pour profiter de ce que nous offre le chemin.
C'est fort tard que nous arrivons au lodge indiqué à plusieurs reprises par les habitants. Il jouxte un temple au temenos circulaire, composé de manis et bordé de grands pins. Magnifique!
La nuit est tombée lorsque nous sortons de la salle à manger, repu de dalbath et de raksi. Le panorama, aussi loin que se portent nos regards, est tapissé de petites lumières, autant de maisons, comme les étoiles, innombrables. Les lieux sont silencieux et respirent la sérénité. Nous ne sommes pas montés pour rien.
La nuit est un peu chère, 500Rs, mais quand on est aux portes du Paradis, on ne compte pas.Jeudi 19 Mai, de Khiraule à Inkhu khola (1982 m)
Il a plu une bonne partie de la nuit après la journée ensoleillée d'hier. Il fait gris ce matin et il nous faut rejoindre les deux stupas impressionnants qui gardent le col. Nous traversons des nappes de brouillard. La descente vers Inkhu khola est difficile. Nous traversons Nadjingsur un plateau qui possède trois lodges corrects. Nous arrivons au pont vers 15 heures et nous n'avons pas le courage de remonter 700m pour atteindre Sibuje. Nous trouvons un lodge rustique juste après le pont mais qui possède une douche! (1800Rs diner, nuité, petit déjeuner)
Les gorges de l'Inkhu khola sont spectaculaires. Le temps est malheureusement fort nuageux et les averses commencent à tomber à partir de 16 heures.Vendredi 20 Mai, de l'Inkhu khola à Panggom (2900m)
Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Les ponchos n'ont jamais autant servi! Nous nous arrêtons à Sibuje dans le brouillard pour le déjeuner à 10h50. La montée nous a épuisés alors que nous ne sommes qu'à mi hauteur. Nous nous restaurons d'une soupe au nouilles, d'une omelette et de thé (800Rs). Ces arrêts sont autant d'occasions de partager la vie quotidienne des familles népalaises. Une averse nous coince une bonne heure. Nous repartons dans le brouillard. Il y a des lodges de bon standing.
Une averse nous surprend de nouveau et c'est sous les ponchos que nous continuons...
Un chemin indique "Pangome Gompa" et nous tentons d'y aller, contre les indications du GPS. Nous rebroussons chemin car nous n'avons pas idée où il peut nous mener. On découvrira ce Gompa sur une hauteur en arrivant à Panggom. Un chemin y conduit. Il était donc possible d'emprunter la bifurcation pour passer par le gompa tout en rejoignant Panggom.
Le lodge (Himalaya Trekkers) qui nous accueille est neuf et bien entretenu. Il possède même une douche chaude! Bon dalbath et excellent raksi à base de millet, "barli" et coing? diurétique en tous cas! 2000Rs pour le dîner la nuitée et le petit déjeuner.
Une soirée dansante se prépare avec des filles assez délurées. Nous sommes prévenus mais nous ne sommes pas invités! Dans un si petit village, cela paraît étonnant. Ces filles sont probablement accueillies dans un hostel attenant au lodge. Il est aussi probable qu'elles aillent dans une école Hillary. Sa fondation en a créées beaucoup dans la région. Dans ce cas, on peut affirmer que c'est une grande réussite.Samedi 21 Mai, De Panggom à Jubhing (1656 m)
Nous puisons dans nos réserves pour le petit déjeuner car la gérante a des messages à envoyer et n'a pas trop le temps de s'occuper de nous... Alors que nous étions déjà parti vers Bupsa, elle nous indique, d'une fenêtre de son lodge, un autre chemin pour aller vers Taksindu. Nous n'en tenons pas compte. La descente se transforme bientôt en montée assez raide, illogique puisque nous devons rejoindre la vallée. Sylvie se prend un pied dans une racine alors qu'elle glisse. Toute sa jambe retient son poids et celui de son sac en torsion. La première douleur passée, toute la jambe reste endolorie. Elle décide de repartir lentement et en boitant. Je prends son sac. Nous sommes heureusement proches de Bupsa.
La route vers Bupsa conduit à Lukla et Namche. C'est un grand détour pour aller vers Taksindu car il faut inutilement plonger dans la vallée de Kharikhola. Nous nous arrêtons dans le premier lodge, très propre. Le propriétaire nous donne une pommade anti inflammatoire et nous recommande de ne plus faire d'effort aujourd'hui. Repas 850Rs. Le genoux allant mieux, nous repartons vers Taksindu sur la piste importante qui conduit de Jiri et Phaplu à Namche. Les convois de mulets sont presque discontinus. Le chemin est tapissé de crottin pestilentiel et glissant. Il faut parfois repousser les bêtes avec le bâton pour ne pas se faire bousculer. Pour ne rien gâcher, c'est une fête nationale bouddhiste aujourd'hui. Des discours répétitifs, diffusés par haut-parleurs, nous accompagnent une grande partie de l'après-midi. Nous nous arrêtons à Jubhing. Les lodges, ici, n'ont plus la qualité de ceux rencontrés depuis quelques jours.Dimanche 22 Mai, de Jubhing à Nunthala (2198 m) wp80
La journée précédente nous a coûté 1250 Rs déjeuner et 1650 Rs nuit et dîner. la moyenne des dépenses s'établit 25-26€/jour
Le ciel est bien dégagé ce matin et nous pouvons apercevoir quelques hauts sommets du Khumbu. La marche commence pour une descente peu commode dans le crottin de mulets vers la Dudh khola. Puis commence la montée sous le soleil qui nous scie les jambes. Le genoux de Sylvie va mieux.
Nous arrivons à Nunthala pour déjeuner (superbe Himalayan Trekker Lodge). Le village est particulièrement beau et propre. Pour un peu, on se croirait en Suisse. Les gens sont souriants et cela nous donne envie de rester. La décision est prise après le déjeuner: après midi de repos avant les 4 prochains jours de montée. Nous vaquons dans la rue principale et reprenons nos forces.Lundi 23 Mai, de Nunthala à Taksindu la (3053 m)
Est-ce que Nunthala est dotée d'une Hillary School? De grands bâtiments surplombent le village, comme nous en avions vus à Panggom. Nous montons sans difficulté en comparaison d'hier. Le soleil est tamisé d'une légère brume. Le panorama est malheureusement bouché partiellement par les nuages. La vue reste magnifique. Après enquête à Taksindu, nous décidons de poursuivre jusqu'à Taksindu la où se trouve un lodge récent et point de départ pour Dudh Kund, le lac de lait.
Nous sommes dans la brume maintenant et Sylvie mangerait un poulet même avec ses plumes (dit-elle). Nouvelle après midi de repos dans un lodge bien confortable.Mardi 24 Mai, de Taksindu la à Camp 1 (3884 m) wp 81
Le départ se fait dans le brouillard. Sylvie bougonne car elle ne voulait pas partir par ce mauvais temps. J'espère qu'il se lève avec l'ascension. Le chemin est très bucolique et bien marqué. Il traverse une belle forêt de rhododendrons dans la première partie qui devient mixte ensuite. Nous déjeunons lorsque deux népalais nous doublent: ils rejoignent un campement de hauts pâturages. Ce sont les seuls humains que nous croiserons au cours de ces trois jours. Il se met à pleuvoir par intermittence vers 14 heures.
Nous découvrons de beaux massifs de rhododendrons jaunes, encore bien fleuris à ces altitudes.
Nous avons fait à peu près la moitié du chemin jusque Dudh Kund quand nous trouvons un lieu correct pour un campement. Il pleut toujours et nous montons la tente dans des conditions difficiles. Il nous faudra nous contenter de l'eau qu'il nous reste car nous n'avons pas encore trouvé de source sur le chemin.Mercredi 25 Mai, de Camp 1 à Dudh Kund pokhari (4626 m)
La pluie s'était arrêtée dans la nuit pour reprendre de plus belle. Elle est accompagnée de rafales de vent et de neige. C'est une vraie tempête. La température chute brutalement. Nous craignons que la tente ne s'envole et que les sacs, protégés par les ponchos, ne tombent dans le ravin. Je me lève avant le lever du jour pour vérifier l'installation. Le spectacle est dantesque avec un quartier de lune et quelques étoiles apparentes dans des pans de ciel dégagé, et, au loin, les grands massifs maintenant découverts, surplombés d'une couche noire, inquiétante. J'enlève la neige qui s'accumule sur le double toit, faisant se toucher les deux parois. Je me recouche en espérant que la tempête cesse rapidement.
Lorsque le temps se calme, le ciel est totalement nettoyé. Un tapis de neige recouvre les alentours. Après le petit déjeuner, Sylvie n'est pas convaincue de continuer. J'ai décidé de continuer coûte que coûte, maintenant si près du but. Elle devrait alors descendre seule jusqu'à Taksindu la. La perspective de la traversée de la forêt lui fait changer d'avis.
Sylvie est particulièrement lente et je commence à douter de nos capacités à parvenir au lac aujourd'hui. Je décide de porter son sac. Je monte sur un dénivelé de 500m environ avec 28 kg et quelques crampes me feront souffrir à l'étape!
Le temps se bouche rapidement avec la montée des brumes provoquées par la chaleur des premiers rayons du soleil. Il se met à neiger mais il n'y a pas d'orage. La brume se retire de temps en temps pour nous faire apercevoir des sommets majestueux et des falaises gigantesques, si proches maintenant. Nous arrivons à Dudh Kund exténués.
Surprise! il n'y a pas de lac mais un alignement de murs bas. J'avais oublié que le lac est plus au Nord. Il faut continuer...
Le lac lui-même est plus petit que je ne pensais. Son niveau a beaucoup baissé à voir les différentes strates laissées sur ses berges. Les massifs se découvrent par intermittence. Nous installons la tente sur une étendue de sable fin.Jeudi 26 Mai, de Dudh Kund à Taksindu la


Les montagnes ne sont pas apparues le soir et il a neigé cette nuit. La température reste cependant trop élevée pour avoir un temps clair et sec. Nous faisons sécher les sacs et les affaires aux timides rayons du soleil matinal. Je me promène pour capter les rares moments où les paysages se découvrent. L'endroit est splendide. Je ramasse quelques vieilles pièces de monnaie
J'en profite pour repérer les passages possibles pour monter sur une crête ou sur un sommet. Ce sera peine perdue pour cette fois-ci: le temps est beaucoup trop instable pour pouvoir continuer. Le temps se gâte rapidement. Nous nous décidons à redescendre dans le brouillard et sous la pluie intermittente. Nous sommes heureux de retrouver le lodge de Taksindu la.

Vendredi 27 Mai, de Taksindu la à Phaplu (2490 m)
Nous prenons notre temps ce matin. Il y a du soleil même si les massifs sont déjà dans les nuages. Nous n'avons pas de regret d'avoir abrégé notre séjour là haut. La route est carrossable à partir de Taksindu la, au moins par les tracteurs et les motos. Il faut faire attention de ne pas quitter la piste qu'elle coupe fréquemment pour éviter de monstrueux détours. Le chemin traverse de très jolies forêts de pins centenaires.
Le trek s'achève à Phaplu, ville un peu glauque, comme toutes les villes frontière.
Nous réservons la jeep du retour dans le lodge. Rendez-vous à 5h pour un départ ponctuel à 5h30.bonjour à tous, je pars samedi prochain faire un trek avec comme point de chute pokhara, landruk, chumrung, deurali, annapurna.
j'aurais voulu savoir quels vetements il fallit préconiser?
bonjour a tous, j'avais precedement laiseer une anoce concernant le volontariat au nepal pour un orphelinat, les personnes qui s'occupent de cet endroit sont des volontaires nepalais et ont besoin de volontaires pour enseigner l'anglais a ces enfants, il n'est pas necessaie d'avoir un diplome superieur pour pouvoir enseigner, il s'agit d'un anglais basique et surtout de les faire communiquer en anglais et les aider a s'ouvrir a parler car bien souvent ils ont une petite idee de l'anglais mais il faut deja avt tout leur apprendre a s'exterioriser, la mise en confiance est primordiale avant d'obtenir des resultats c'est donc a des volontaires disponible sur au moins un mois a qui je m'adresse, ils sont 60 enfants de 3 a 13 ans, je les cotoient tus les jours et je dois dire qu'en deux mois ils ont enormement changes, je suis la premiere volntaire qu'ils aient vu et j'aimerais que d'autres puissent venir pour ne pas laisser de vide s'installer, pour eux votre visite est un grand bonheur, alors pro ou moins pro on s'en tape, l'important pour le moment c'est d'engager une conversation et des liens affectifs, le reste suivra en bonne intelligence, les gosses font beaucoup de progres par amour, ils sont genereux.voila j'espere qu'un de vous projette de venir au nepal bientot moi j'y serai jusqu'au mois d'avril, contactez moi et je vous dnnerai de plus amples informations sur l'endroit et les projets prevu pour cet orphelinat, merci .
Bonjour,
Je sais que de nombreux posts ont été consacrés à la question des assurances, mais je n'ai rien trouvé au sujet des assurances à souscrire sur place. Nous sommes deux à partir en trek autour des Annapurnas. Nous pensions tout organiser sur place, ce que nous sommes en train de faire, mais notre assurance visa ne nous couvre pas pour les frais de recherches et la haute altitude. Nous pensions souscrire au vieux campeur mais le paiement n'a pas fonctionné. Est ce parce que nous sommes sur place? Quelle assurance peut on souscrire sur place? Mondial assistance ne fonctionne pas. J'ai trouvé April, mais cela ne semble pas inclure la haute montagne... Nous partons dans deux jours... Je vous remercie d'avance pour vos réponses et conseils!!
Je sais que de nombreux posts ont été consacrés à la question des assurances, mais je n'ai rien trouvé au sujet des assurances à souscrire sur place. Nous sommes deux à partir en trek autour des Annapurnas. Nous pensions tout organiser sur place, ce que nous sommes en train de faire, mais notre assurance visa ne nous couvre pas pour les frais de recherches et la haute altitude. Nous pensions souscrire au vieux campeur mais le paiement n'a pas fonctionné. Est ce parce que nous sommes sur place? Quelle assurance peut on souscrire sur place? Mondial assistance ne fonctionne pas. J'ai trouvé April, mais cela ne semble pas inclure la haute montagne... Nous partons dans deux jours... Je vous remercie d'avance pour vos réponses et conseils!!
😕International
Manifestation à Katmandou, arrestations dans le sud du Népal
AP | 22.05.05 | 18:43

KATMANDOU (AP) -- Plus de 10.000 personnes se sont rassemblés dimanche à Katmandou pour exiger la restauration de la démocratie, près de quatre mois après la concentration des pouvoirs entre les mains du roi Gyanendra. La manifestation -la première depuis l'alliance des principaux partis népalais ce mois-ci- s'est déroulée sans incident, mais le gouvernement a annoncé qu'au moins 80 manifestants avaient en revanche arrêtés dans le sud, dans les villes de Hetauda et Surkhet, pour infraction aux ordres du gouvernement. Selon les formations d'opposition, au moins une dizaine de personnes ont été blessés par des coups de bâton des policiers. Le roi Gyanendra avait affirmé s'arroger les pleins pouvoirs afin de lutter contre la corruption et enrayer la progression de l'insurrection communiste, qui a fait plus de 11.5000 morts depuis le début du soulèvement maoïste en 1996 pour transformer le petit royaume himalayen en Etat communiste. Les partis politique demandent le rétablissement du Parlement et la formation d'un gouvernement d'union qui puisse négocier une solution politique au conflit. AP
Manifestation à Katmandou, arrestations dans le sud du Népal
KATMANDOU (AP) -- Plus de 10.000 personnes se sont rassemblés dimanche à Katmandou pour exiger la restauration de la démocratie, près de quatre mois après la concentration des pouvoirs entre les mains du roi Gyanendra. La manifestation -la première depuis l'alliance des principaux partis népalais ce mois-ci- s'est déroulée sans incident, mais le gouvernement a annoncé qu'au moins 80 manifestants avaient en revanche arrêtés dans le sud, dans les villes de Hetauda et Surkhet, pour infraction aux ordres du gouvernement. Selon les formations d'opposition, au moins une dizaine de personnes ont été blessés par des coups de bâton des policiers. Le roi Gyanendra avait affirmé s'arroger les pleins pouvoirs afin de lutter contre la corruption et enrayer la progression de l'insurrection communiste, qui a fait plus de 11.5000 morts depuis le début du soulèvement maoïste en 1996 pour transformer le petit royaume himalayen en Etat communiste. Les partis politique demandent le rétablissement du Parlement et la formation d'un gouvernement d'union qui puisse négocier une solution politique au conflit. AP
Bonjour,
Je suis arrivé à Pokhara au Népal depuis quelques jours depuis l'Inde par voie terrestre. Après mon trek, je compte repartir en Inde. J'ai un visa multiple entrée mais VFS (en France) m'a dit qu'il fallait le faire tamponner avec le justificatif de retour pour qu'il soit valide.
A priori, il n'y a pas de représentation indienne à Pokhara.
Pour Kathmandou, avez-vous des expériences récentes de délai d'obtention du tampon ? Il vaut mieux acheter son billet (avion) pour 2-3 jours plus tard et ensuite se pointer à l'ambassade pour un traitement en urgence ? (à Paris, le traitement normal était d'une semaine, un jour en urgence) sachant que ca a l'air parfois joyeux (cf post)
http://voyageforum.com/v.f?post=3209010 http://www.lonelyplanet.com/thorntree/thread.jspa?threadID=1975263
Merci
Je suis arrivé à Pokhara au Népal depuis quelques jours depuis l'Inde par voie terrestre. Après mon trek, je compte repartir en Inde. J'ai un visa multiple entrée mais VFS (en France) m'a dit qu'il fallait le faire tamponner avec le justificatif de retour pour qu'il soit valide.
A priori, il n'y a pas de représentation indienne à Pokhara.
Pour Kathmandou, avez-vous des expériences récentes de délai d'obtention du tampon ? Il vaut mieux acheter son billet (avion) pour 2-3 jours plus tard et ensuite se pointer à l'ambassade pour un traitement en urgence ? (à Paris, le traitement normal était d'une semaine, un jour en urgence) sachant que ca a l'air parfois joyeux (cf post)
http://voyageforum.com/v.f?post=3209010 http://www.lonelyplanet.com/thorntree/thread.jspa?threadID=1975263
Merci
Bonjour,
Je pense partir pour quelques mois au Népal pour apporter de l'aide dans un orphelinat ou une école. Je crois que le visa touristique n'est valide que 60 jours. J'aimeraus savoir quel type de visa ont obtenu ceux d'entre vous qui ont travaillé plusieurs mois au Népal.
Merci
Sophie
J'aurais voulu avoir les avis des personnes qui ont vu le reportage et/ou qui y sont allés ou y sont !!!!
Je prévois de m'y rendre à partir de septembre prochain pour une durée inderterminée !!
Merci
++
Je viens de rentrer de 3 semaines au Nepal dont 2 semaines trek EBC+Gokyo.
réservé avec une agence népalaise, nous étions 4 + guide et porteurs.
mi nov à debut dec.
si vous avez des questions n'hésitez pas
j'en garde de tres bons souvenirs, tres belle météo meme si il faisait la froid la nuit et le matin...
j'en garde de tres bons souvenirs, tres belle météo meme si il faisait la froid la nuit et le matin...





