« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...

















THAÏLANDE - POLITIQUE La Thaïlande déclare l'État d'urgence à Bangkok
Mardi 02 septembre 2008 Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a décrété l'état d'urgence dans la capitale, selon la radio d'État après les violents heurts entre partisans et adversaires du gouvernement près du siège du gouvernement.
Mardi 02 septembre 2008 Par Reuters (texte) / Lise Barcellini (vidéo) Réagir (3)ImprimerSauvegarder cette pageLisez l'analyse de Cyril Payen, correspondant de FRANCE 24 en Thaïlande











La temple du buddha d'émeraude et ses multiples bâtiments et curiosités sont un plaisir malgré la chaleur. Les filles préféreront surement l'immense buddha couché doré non loin que là, plutôt que le petit buddha d'émeraude. Les thailandais eux, préfère se prendre en photo avec notre petite blondinette de fille, ca semble autant les amuser que les statues dorées des temples. La petite blondinette s'y prette avec patience et un peu de résignation, après ce 4ème voyage.
Le grand palais a peu d'intérêt, on ne peut y pénétrer et on se contente de marcher aux abords en rejoignant la sortie. Le soir, départ pour Koh Tao. Séance regroupement des touristes. A défaut d'île de la tortue, on assiste pour le moment au déplacement d'un groupe de tortue, gros sacs à dos en guise de carapace. Entre le parcours des tortues, le dispatch des tortues, la distribution des tickets (4 bus qui partent pour Koh Tao ou Koh Phangan), la montée dans le bus et le moteur qui s'ébroue, il s'écoulera pas moins de 2 heures et demie !
Les bus couchettes n'ont de couchettes que le nom. Point de vrais lits comme au Vietnam ou en Chine, le gros bus a simplement des sièges inclinés. La nuit ne sera pas terrible, mais on le savait, ca ne vaut pas les couchettes du train. Jour 3, 4, 5, 6, 7, 8 - Koh Tao Le bus arrive à 4h du matin au port de Chumphon, bref peu de sommeil pour le moment. Tout le monde sort et on attend jusqu'à 8h du mat sur un banc à côté du bateau, sans pouvoir finir la nuit bien sur. L'immense majorité des touristes ici est constitué de jeunes, limite déjà en maillots de bain, grosses lunettes de stars genre Paris Hilton, qui occupent nos discussions : les lunettes sont vendues avec le billet de bateau ou bien c'est vraiment la mode ?
Embarquement dans le bateau, et 2h plus tard nous nous retrouvons assis derrière un pick up. Ouf, nous sommes seuls, signe que la plage que nous avons choisi de rejoindre ne doit pas trop être fréquentée par les grosses lunettes.
Le pick up s'enfonce dans l'île sur des chemins défoncés, l'air est bon, les cocotiers encore là. Nous éliminons notre première idée de bungalows (OK 2 sur Thian Og Bay) car l'accès plage est difficile voire limite "entravé". Nous nous sur retrouvons la plage suivante sur Sai Daeng Beach, et prenons une chambre au Coral View Resort.
Pas idéal pour les familles les logements vus, toujours au maximum un double bed + un single bed. Bref, nous partagerons toujours un lit avec l'une des filles à tour de rôle.
La plage est calme, avec seulement deux "resorts".
En revanche, côté restaurants, celui de la plage est mignon, mais vraiment pas terrible niveau nourriture. Celui du Coral Resort est meilleur sns être excellent, agréable le soir sur les poufs, mais assez cher (comme sur toute l'île).
Les moments forts : la découverte du snorkelling pour les filles sans apréhension cette fois, la vue d'un petit requin noir un matin, et une virée à la journée en canoé jusqu'à Tanote Bay. C'est d'ailleurs après cette journée canoé que nous décidons de changer de plage et d'aller sur Tanote, avec son beau rocher face à la plage, et surtout son excellent site de snorkelling. Les 2 premiers jours ici ont été un enchantement pour le snorkelling et quelques pas de grimpe sur le gros rocher. Nager dans un aquarium géant, avec pas mal de coraux, beaucoup de poissons différents, de toutes tailles et toutes couleurs fut une belle expérience.
On logera au Black Tip Resort, bungalows très mignons et dissimulés dans la végétation abondante, douche en pierre, le tout pour 1500 B. Seul le bâtiment de plongée kitch tranche sur la plage, dommage.
La nourriture sur Tanote est meilleure, et il y a davantage de choix, avec un peu plus d'animation le soir.
Une "excursion" pour faire le tour de l'île nous a permis de découvrir toutes les plages de l'île et de snorkeller dans divers lieux de l'île.
Nous avons été conforté dans notre choix, Tanote Bay est très bien en famille pour son site excellent en comparaison aux autres, sa plage un peu développée mais pas trop, tout en étant très calme. D'ailleurs beaucoup de familles à cet endroit.
Jour 9 - Départ de Koh Tao pour Nakhon Pathom Allez, on quitte l'île, on en a bien profité, un peu trop même, il est temps d'aller découvrir une région inconnue de nous tous : Kanchanaburi.
Organisation de nos billets aux petits oignons avec la gérante du restaurant du Diamond. Train de nuit + bateau nous méneront à Kancha.
Au passage, le resto, sous ses airs de grand préau, sert une nourriture sympa. 14h au port de Koh Tao, repas moyen, départ du bateau à 16h, le bus pour la gare de train de Chumphon nous dépose vers 19h, notre train est prévu pour partir à 23h20. Bref on a tout notre temps pour laisser nos gros sacs en consigne de la gare (20 B) et chercher un endroit pour manger.
On évitera le gros resto qui arbore musique et ballons roses en forme de coeur (c'est la saint Valentin ce soir la !), pour sélectionner un petit resto de rue sur le trottoir, où le pad thai sera très bon pour 20B (contre 70B sur l'île). Bon moment passé, et on savoure le plaisir de revivre dans la rue, sans touristes aux grosse lunettes ! La gare est très éloignée du centre, mais il y a un peu de vie bien locale aux abords, avec séance télé posée sur un pick up sur le trottoir d'en face.
Le train partira finalement à minuit passé, après un petit somme des filles sur les bancs de la gare et une attaque de moustiques.
Sans bruit, un employé du train nous conduit à nos couchettes et on s'endort vite pour une petite nuit. Enfin, pas tout le monde, 2 d'entre nous auront froid, la clim donnant trop fort dans les couchettes hautes. Jour 10 - Nakhon Pathom - Kanchanaburi 7h du matin, descente à Nakon Pathom, ville à mi-chemin entre Kanchanaburi et Bangkok. Le prochain train pour Kancha est à 9h, donc on se dirige plutôt vers l'arrêt de bus. L'arrêt de bus pour Kancha est en fait un peu loin, mais nous ne verrons pas passer le temps. Le parcours est un enchantement, surtout à cette heure matinale. La ville est déjà bien éveillée, mais peu bruyante. La grande rue est dallée (rare !), et nous avons toujours devant nous la fameuse stupa de la ville, la plus haute du monde même paraît-il ! Dans les rues, les moines récoltent traditionnellement les offrandes donnés par les habitants. Leur tunique orange sont déjà illuminées par le soleil.
Quelques personnes sont déjà en train de prier au pied de la stupa, mais surement peu en comparaison de la journée, et compte tenu de l'importance de ce monument pour les boudhistes. Nous en faisons le tour, lentement, découvrant de nombreuses statues dorées, et même un buddha couché dans une aile de bâtiment. Nous rejoignons le côté opposé, accompagnés par des chants de prière qui résonnent dans l'air.
Nous attrappons le bus n°81 pour Kancha, conscients d'avoir vécu un bon moment authentique de Thailande, loin de la masse touristique, du moins à cette heure là. 1h30 plus tard nous rejoignons Kanchanaburi. Surprise, nous nous attendions à une grosse bourguade tranquile, avec deux rues et un fleuve, mais c'est dans une très grande ville que nous découvrons, avec un centre animé et assez moderne, et un quartier plus calme près du fleuve, où sont concentrés la plupart des logements à touristes. Les distances sont lointaines, et parcourir la ville à pieds n'est pas une bonne idée.
2 cyclos nous conduisent à la guesthouse Noble Night. Pas mal, jardinet soigné, chambres très propres, et piscine-terrasse très agréable. L'après-midi sera sous le signe du repos pour les filles au bord de la piscine avec vue sur le fleuve, et de l'oganisation de la suite pour nous. Pas simple, mais nous optons pour la location d'une voiture. Départ pour le pont de la rivière Kwai. Bon, on ne s'attendait pas à des merveilles, on ne venait pas pour çà, mais ca nous a occupé la soirée, d'autant que la marche fut longue. Dire que certains tours ne vendent que ça et le musée proche en guise de découverte de la région !
De l'autre côté, le pont mène au monde rural : végétation, plus aucun bâtiment, c'est la vue que l'on voit sur toutes les cartes postales.
De l'autre côté par contre, côté ville, ca grouille. Une grande place, des échopes, des boutiques, un arrêt de train, bref n'imaginez surtout pas que le pont se situe en pleine nature, vous seriez déçus ! Mais je me suis fait avoir moi-même, je n'ai pas pensé à immortaliser ce côté là du pont ! ;-)
On rentrera en motos taxi (30B la course par moto) pour le resto Apple très bon et agréable. Jour 11 - Kanchanaburi - Elephants Taweechai - Chutes Erawan La loc de voiture Allez, aujourd'hui, on teste une première en Asie : l'indépendance en voiture de location. A Kanchanaburi, beaucoup de sites et activités, diverses cascades, camps d'éléphants, safari park, temple des tigres, temples, etc...
Donc 3 solutions : acheter des mini tours auprès des hotels et agences (entre 600 et 1000 B la journée en général, transport, visites et guide compris), utiliser le réseau de bus et trains locaux (très bon marché, très étendu, se procurer la carte détaillé au TAT), ou louer une voiture (avec ou sans chauffeur).
Pour une totale indépendance, on teste la loc sans chauffeur. Petit dej enfilé, la dame loueuse amène la voiture au pied de l'hôtel. Point de Avis ou Budget dans cette ville, il faut faire avec les petits loueurs locaux de la rue.
Le contrat se résume une une feuille volante, bilingue thai/anglais, peu fournie en informations. Coup de froid : une des clauses indique clairement que la voiture n'est pas assurée ! La loueuse qui parle très peu anglais utilise le patron de l'hôtel/resto en guise de traducteur automatique. Il explique vaguement que les occupants sont assurés mais pas la voiture. Ma remarque sur la dangerosité de la chose lui laisse un petit sourire peu rassurant, mais ni lui ni la loueuse ne semblent très émus. Bref, refus de la voiture. Alors la loueuse m'indique qu'elle a une autre voiture avec assurance comprise pour 1500 B/jour au lieu des 1200.
Bon, on n'a peu de choix. On ramène la petite berline, et la loueuse me montre un pick up comme neuf, et me sort un autre contrat (enfin une autre feuille volante tout aussi peu fournie), où il est indiqué que la voiture bénéficie d'une assurance First Class. Inutile de demander le vrai contrat liant assureur et loueuse, qui, si il existait, sertait certainement en Thai.
Bref, sur la feuille volante, une petite ligne indique que la voiture est couverte, et qu'il faut juste avertir le loueur au préalable avant de faire quoique ce soit. Allez, on s'en contentera, est-ce bien raisonnable ? Autant nous avons un peu été léger sur la vérification de l'assurance, autant la loueuse a pris pas mal de risques en me laissant partir avec une simple copie du passeport, sans caution, sans même demander le permis de conduire international.
Avec le recul, tentez peut-etre de louer une voiture Avis ou Budget du cote de Bangkok... ca sera plus fiable.
Un pick up, c'est gros, ca a un gros moteur vu qu'ils s'en servent comme camion chargé à bloc, c'est la voiture locale la-bas, mais pour les places arrière, c'est un peu droit et point de ceinture. Les filles y seront pas mal quand même et pourront même s'allonger en travers, on fera avec.
Le camp d'éléphants Taweechai Allez hop, moteur, clim nécessaire sous ce soleil de plomb, radio locale distillant de la pop thailandaise, nous filons direction Erawan et le camp d'éléphants Taweechai. La conduite dans cette région est très sereine, et carrément zen si on compare à Bangkok. Le danger vient surtout des petites motos imprévisibles, mais les véhicules plus lourd conduisent prudemment, sont très respectueux, et les kakous sont très rares (de nuit, ca peut être différent, c'est le terrain des gros rouleurs, à savoir les bus et camions). Bref agréable surprise, d'autant qu'une fois l'agglomération passée, nous roulons sur des routes bien signalées, larges, et peu empruntées. Il y a souvent des contrôles policiers, aux changements de district, d'autant que la frontière birmane n'est pas loin. Equipés d'une carte de la région achetée dans la rue (100B) recensant tous les intérêts touristiques et les routes, nous arrivons sans mal au camp d'éléphants.
La patronne très souriante et très commerciale (ca va de paire) nous accueille chaleureusement, et nous prenons l'option catalogue ballade+bain d'une heure pour 900B par adulte et mi-tarif pour les enfants. La, franchement, y'avait ptet une négo à tenter compte tenu du prix assez élevé, et des babars disponibles dans le parking ! M'enfin... Ballade sur une petite colline un peu moins interessante que celle de Koh Chang, mahours un peu moins souriants et sympas avec les éléphants également. Bon en revanche, ils sont les as de la prise de vue. Ils nous prennent caméra et appareil photo, et les voilà en train de nous shooter/filmer comme des malades, sans même demander le mode d'emploi, et avec des attitudes de vraies photographes. Ils auront tendance à coupet les papates des babars, mais pas grave.
Dans une organisation suisse menée de main de maître, nous voilà menés maintenant vers la rivière Kwai, en traversant au passage un minuscule village Karen.
Le côté nature et spontané de la vie sauvage des éléphants est un peu occulté par les gilets de sauvetage jaune dont nous sommes affublés, et des 2 douches qui nous attendent sur la rive ! Le fleuve ici est large et le courant conséquent, les éléphants se contentent de longer le bord du fleuve et restent assez près de la rive. Compte tenu de la hauteur d'eau, l'éléphant ne se souchera pas sur le flanc, et nous resterons assis sur son cou (ca gratte), tantôt au dessus de l'eau, tantôt l'eau jusqu'au torse quand babar décide de piquer une tête.
Moment assez amusant et agréable, d'autant que le paysage est très beau à cet endroit.
Retour à la voiture et direction le parc national Erawan ! Les chutes Erawan Heure d'arrivée, midi, pas idéal, il fait chaud, surtout durant les premiers pas sur la petite route de bitume, sac à pique nique et serviettes sur le dos. La végétation est assez clairsemée et peu d'ombre en vue. Heureusement, très rapidement, nous entrons dans la forêt et perdons vite quelques degrés, alors que le cours d'eau est en vue.
Les 2 premières cascades, qui précèdent l'entrée du parc, sont rapidement atteintes. Allez, la seconde est jolie, belle cascade derrière laquelle il est possible d'aller, on se jette à l'eau ! Le vieux monsieur du TAT m'avait bien parlé des poissons qui viennent manger les pieds des enfants. Ca m'avait fait sourire, sans y prêter plus attention. Mais ce n'était pas une légende, et mon attention est désormais focalisée sur ces poissons d'eau douce, pas très beaux, couleur vase quoi, assez gros genre 30cm, et dont on sent bien le mordillement sur les pieds. Nous expérimentons des ruses pour les éloigner, mais ils se rapprochent du premier pied venu. Bon pas grave, ca n'est pas douloureux, juste "spécial". Ce sera la même chose dans presque toutes les cascades. Mais ils restent au bord et ne viennent pas mordiller le ventre lors de la nage ! Donc faut se mettre à l'eau dans les vasques et vite filer vers les cascades.
Nous irons jusqu'à la septième et dernière cascade, alternant baignades, escalade dans les cascades, marche en sandales (à cette époque sèche, aucun soucis en sandales malgré le chemin un peu torturé parfois).
Certaines cascades sont très belles, l'ambiance jungle agréable, bref, très agréable après-midi. Pas trop de monde, nous croiserons au choix des groupes de thailandais aux habits trempés (ils se baignent habillés), et des occidentaux en maillot de bain qui ne prennent même plus la peine de se rhabiller entre 2 vasques. Contrastes culturels ! En revanche, peu de grosses lunettes ici, elles doivent se remettre de la dernière full moon party sur koh phangan.
Profitant de la voiture de location, nous faisons fi de l'horaire, et resterons seuls sur la fin de descente, avec une dernière halte à la seconde cascade. Ic est un lieu de pique-nique privilégié car quasi obligatoire, la "fermeture" du parc est le moment rêvé pour les singes de descendre de leurs arbres pour venir fouiller les poubelles et vider les sachets de chips ! NB. Il est interdit d'apporter de la nourriture, et d'espérer pique-niquer au delà de l'entrée du parc, et donc de la seconde cascade. A savoir donc, et des gardes forestiers veillent, parfois à peine visibles dans des hamacs pendus au beau milieu de la végétation. Nous rentrerons à la tombée de la nuit à Kanchanaburi, décidons de garder la voiture pour les 2 jours suivants, et irons manger au bon Appel Restaurant.
Jour 12 - Sanghklaburi Allez, pour ne pas changer, petit épisode location voiture. Toujours autant de difficulté à se faire comprendre avec notre loueuse sur la suite du programme. C'est finalement toute la famille qui sera là pour définir l'extension de la location. Je ne sais si ils ont cru que je discutais le prix de la voiture, mais au final ils m'annoncent 2000 B pour les 2 jours à suivre au lieu des 3000 B auxquels je m'attendais. Affaire conclue, tout le monde semble satisfait de cet accord.
Ma loueuse est ensuite retournée à son occupation, derrière une petite échope de nourriture de rue. Ici, tous les petits boulots sont bons à prendre. Le plein fait, les sacs légers emportés, nous voilà sur la route. Trajet facile. Arrêt intermédiaire aux chutes Sai Yok Noi. On est loin d'Erawan, il aurait été dommage de venir si loin uniquement pour cette chute, le débit d'eau est très faible comparé au potentiel ! Route sans problèmes, repas local à Thong Pha Phum, quelques arrêts photo malgré les brumes, nous atteignons le point le plus éloigné du voyage, à 8km de la frontière birmane. Cette fois, point de grosse ville, une grosse bourguade rurale, sans agences à touristes à tous les coins de rue. Nous trouvons malgré quelques tatonnements la guesthouse visée : la P Guesthouse. Heureusement que nous étions en voiture, parce que les distances sont assez longues, et les indications pauvres. Il reste de la place, un dortoir 6 lits à la moquette décrépie et la température tropicale, ou une chambre neuve clim/frigo/télé/douche à l'italienne. Bon, ben on opte pour la chambre la plus luxueuse du séjour pour 1200 B. Allez hop, on descend tout en bas de la guesthouse, pour rejoindre le ponton qui flotte sur les rives de l'immense lac Kheuan Khao Laem. Ce lac a été créé en 1983 suite à l'édification d'un barrage, à Thong Pha Phum, immergeant au passage un grand village et un temple dont on peut voir les flèches qui sortent de l'eau en saison sèche. Nous avions fait le détour au barrage à l'aller, en pénétrant dans un site gardé, mais nous y sommes restés 1 mn tant l'endroit était inintéressant !
Le CHOC : du calme, une eau parfaitement lisse, petits bateaux locaux, maison sur l'eau, bruits du village en face, pagode dorée au loin. Bref, le bonheur quoi !
Un plongeon dans ce lac sombre mais frais finit de parachever ce tableau de maître : trop bon !
On restera quelques temps à nager, à rejoindre un radeau en bambou non loin de là, à se sécher au soleil couchant... Pour vivre un peu plus le lac, un tour en canoé de bois nous méne vers les rives d'en face, en glissant lentement sur les eaux calmes. Au retour, baignade de nouveau, en compagnie d'enfants locaux cette fois.
Cette ville est principalement connue pour son pont de bois Wang Kha, le pont de bois, le plus long de Thailande, plus de 800m, à proximité d'une petite communauté Môn. La structure est un amas de bois et de bambou, surmonté d'un amas de planche en guise de plancher. Au fil des années, les villageois colmatent les trous béants qui se créent ici ou là. Enfin, c'est ce que je suppose, puisque nous avons vu arriver une grand mère, une femme et une enfant, équipées de 2 planches, un marteau et des gros clous.
Pendant que cette petite famille oeuvrait calmement à clouer les deux planches, d'autres scènes défilaient sur le pont, pour former au final un tableau vivant d'une rare authenticité. Des hommes qui rentrent tranquillement du travail, des jeunes qui sortent, des moines qui se baladent, des jeunes étudiants qui nous questionnent... et toujours en toile de fond ce lac, ces rives animées par des enfants qui jouent, ces petits bateaux qui passent sous nos pieds... Lorsqu'on ajoute un coucher de soleil derrière les collines, des couleurs et une température qui s'adoucissent, nous ne pouvons qu'être ravis, ravis de goûter à ce moment unique.
Cette soirée restera sans aucun doute le meilleur souvenir du voyage, avec ce sentiment d'être loin, très loin de chez nous, tout en se sentant parfaitement bien. Sur la grande et belle terrasse tout de pierre de la guesthouse, le dîner de clôture de cette soirée sera très agréable, grâce à un bon curry birman, et un cadre un brin raffiné dans un décor de folie.
ATTENTION. Nous avons adoré Sanglaburi, mais ca n'est pas une raison pour y courir yeux fermés !
Pas de rues touristiques, de bars, de musee, de spots à voir, de vie touristiques animée. Sanglaburi se resume à une ambiance generale, une authenticité qui pourrait en lasser plus d'un. Le lac est immense, donc pas specialement mignon, la aussi c'est l'ambiance, les bruits, le calme qui nous ont plu. On est dans une bourgade, et c'est tout ! Bref, inutile de pousser jusque la si ce genre de lieu n'est pas votre trip, vous pourriez vous y ennuyer, et ca ferait au final un afflux de touristes qui denaturerait l'endroit (j'ai d'ailleurs hesité à en parler !). Si vous etes adeptes de photos de pont "à la mode", contentez vous du pont de la riviere Kwai de Kanchanaburi ! 😉
Aujourd'hui, visite matinale du temple doré qui se dresse de l'autre côté du lac. La baignade attendra. On profite de la voiture pour gagner du temps, c'est qu'on doit déjà rentrer sur Bangkok dans quelques heures !
Scènes de vie aux abords du temple, des villageois qui balayent et brulent les tas de feuille, des enfants qui rentrent à l'école avec leur petit uniforme, en l'ocurrence un tshirt vert pétant ici.
Le premier niveau abrité constitue le pilier de la pagode dorée, aujourd'hui habillée d'échaffaudages en bambou, pour cause de rénovation (décidemment, ca rénove dans cette région, on prépare un afflux de visiteurs ?). On y fait le tour, comme toujours, pieds nus sur le marbre frais, c'est toujours aussi agréable. Les filles prennent des pauses devant les nombreuses statues de Boudha. Des hommes, tous en sarong à la mode birmane, s'affairent à déplacer quelques boudhas. Au dessus de nous, sur la haute partie dorée (6kg d'or ont été utilisés pour la dorer paraît-il), des ouvriers démontent l'échaffaudage, bambou par bambou. Derrière la stupa, un chemin mène au lac. Et sur les côtés, un marché d'artisanat assez fourni nous occupera quelques temps avant le retour à la guesthouse, pour un dernier bain dans le lac, et un dernier repas à l'abris du soleil.
13h30, on reprend la voiture.
17h, dépose de la famille à l'arrêt de bus, retour de la voiture chez la loueuse ravie de me revoir, retour à la gare de bus en moto taxi (30 B)
17h40, départ du bus pour Bangkok
20h30, arrivée à notre hôtel de Bangkok
20h45, plongeon mérité après ce voyage retour dans la piscine un peu fraiche de l'hôtel Jour 14 - Bangkok, départ nocturne pour Paris Journée libre, comme ils disent dans les voyages organisés. Entendons par là bien souvent, journée détente/shopping. Taxi (80 B) pour le MBK et les galeries commerciales high tech de Bangkok. On est loin ici du pont Môn d'hier, avec écrans géants dans les rues, des boutiques de créateur qui peuvent dépasser en créativité et décoration des boutiques parisiennes, look original de certains thai....
Repas japonais en milieu climatisé aseptisé, et retour à l'hôtel pour piscine toujours, et repas encore, avant de prendre la direction pour l'aéroport. Le chauffeur de taxi est encore plus pressé qu'à l'aller, mais il est agréable, autant qu'on puisse en juger vu le dialogue inexistant. Il ne parle pas anglais comme la plupart des chauffeurs, et on ne parle toujours pas thai. Il n'y a que quelques mots clés et le comptage des bahts qui font la discussion de départ (400 B négociés pour le trajet de 30-40mn, péages compris, les taxis rechignent vraiment à mettre le compteur dans ce sens là). M'enfin, il s'est empressé d'aller nous chercher un chariot pour y poser nos bagages, c'est en ca qu'on l'a trouvé sympathique ! Aéroport, avion, aéroport, avion, taxi toulousain ! 30 € soit 1500 B pour 10mn, à quand la démocratisation des taxis en France comme à Bangkok ?
D'un autre côté, le chauffeur parle, et français en plus. Mais bon... les histoires de livret A ouverts d'office par les banques françaises ne nous passionnent guère... nous avons encore la tête au dessus du lac, là-bas à quelques milliers de km, sur le pont Môn...
Un jour oui, nous irons certainement en Birmanie... 











