Discussions similar to: Burkina Faso mobylette tour opérateur
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Le cirque humanitaire à Ouagadougou
A Ouaga il y a une circulation intense de mobylettes et de véhicules de toute sorte en plus ou moins bon état, dans des nuages de poussière. Au milieu de ce traffic, des 4x4 rutilants, à la carrosserie étincelante, se taillent la route. Les vitres fermées, font présager de l'utilisation de l'air conditionné.

Ces 4x4 portent les insignes des ONG de toute la Terre, et de l'UNICEF. Je pense que les salaires et les villas du personnel international qui se dévouent pour le Burkina doivent être au niveau de l'éclat de ces 4x4.

Alors pensez à acheter des cartes de Noel pour à l'UNICEF et aider à mettre de l'essence dans ces beaux véhicules et entretenir les beaux fromages de ce cirque humanitaire. Les Africains à qui j'en ai parlé, n'aiment pas non plus cette charité arrogante.

Celà dit, il ne faut pas mettre toutes les ONG dans le même sac et je ne pratique pas l'autoflagellation: En autres j'ai pu admirer au Mali les pompes à main qui permettent d'approvisionner en eau, population et bétail. De même combien d'expatriés se dévouent dans la brousse par une chaleur intense et dans un cadre de vie rudimentaire.
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Deux: le cauchemar (au Burkina Faso)
Tout est bien préparé : le piano et les sacs dans la remorque et la remorque attachée à la mobylette. La remorque a été réparée hier, on a changé un roulement à bille. Le casque sur la tête, je repars, comme toujours, curieux de ce que je vais découvrir aujourd'hui...

Je roule, un oeil sur la route, l'autre sur mon attelage. Pourvu que ça tienne. Déjà, je ne le sens pas très bien, c'est mauvais signe. Après dix kilomètres, je sens que ma mobylette peine. Elle n'a plus de reprise et ralentit toute seule. Je quitte la route goudronnée et m'engage sur une piste large mais plutôt cabossée. Après dix kilomètres, je sens que ma mobylette peine. Elle n'a plus de reprise et ralentit toute seule. Je continue jusqu'à ce qu'elle cale. Je garde mon calme, je suis calme. Le soleil cogne. Je commence par enlever mon casque et boire de l'eau. Je me penche sur l'engin quand un vieux paysan arrive. Je dis vieux mais il n'a sûrement pas plus de quarante ans. Il est juste usé par la dure vie qu'il mène ici. Il ne parle pas français. On se sourit juste et je lui passe mes quelques outils. Il dévisse le carburateur et souffle dedans. Ouf, ce n'est que ça, de la poussière l'avait encrassé. Je peux continuer...

Je reste tendu, je sens que ma remorque fait des bruits étranges. Au bout de trois kilomètres, je m'arrête pour jeter un oeil. Une pièce du roulement à bille semble avoir glissé. Je le remets en place et repars, lentement. Hors de question de faire demi-tour. Je roule sous le soleil, avec un sentiment désagréable mais pas tout à fait conscient. Je suis comme un automate, j'avance, j'avance, il faut avancer...

Quelques kilomètres plus loin, c'est la rupture, le roulement à bille saute. Par bonheur j'ai réussi à contrôler la mobylette. Je ne tombe pas, pas cette fois-ci. Il est onze heure et je vais me poser contre un arbre. Personne aux alentours. Que faire? J'attends...

Quelques bus passent mais il ne vont qu'au prochain village, à deux ou trios kilomètres. Et je ne suis pas seul : un piano, un mobylette et une remorque. Je ne vois pas trop comment sortir de là. Je suis coincé par tout ce que je traîne. Seul, je pourrai filé, tout simplement mais là, c'est différent.

Enfin, une moto rouge arrive. Elle ralentit lorsque je lui fait signe. Une chance, il parle assez bien français. Je lui expose mon problème, on va certainement trouver une solution, tout est possible, n'est-ce pas? Tu veux que je t'aide? Très bien, pour 20000 CFA (30 euros), je trouve une solution pour que tu arrives à destination. J'aurais pu le tuer avec ses lunettes de soleil et sa casquette. Je suis sonné, et il n'y a strictement personne ici. Allons bon, je ne vois pas d'autre alternative, on part ensemble.

Je roule lentement, l'axe de la roue frotte sur le moyeux. Je sais que ça peut tenir, j'ai déjà fait cinquante kilomètres comme cela, voici quelques jours. On réparera ça plus loin.

Arrivé au village, on cherche le mécano. Il remplace le roulement à bille par une rondelle de semelle de sandale. Tu peux faire mille kilomètres avec ça me promet-il. J'en demande pas tant! Quarante et ce sera bon.

Au bout de quelques centaines de mètre, je suis poussé vers la droite. La roue a sauté, la remorque a basculé. Je tombe joliment, l'épaule fait mal et ma jambe est bien éraflée, rien de grave! Le porte bagage est arraché, le pot plié, la remorque a vécu... J'ai envie de me couché là, de pleurer puis de me réveiller. Mais non, ce n'est pas fini, il faut avancer, toujours avancer. Je ne dors pas et il fait trop chaud.

Mon motard intéressé me propose de le suivre dans son village. Il y connaît les musiciens de tous les environs. Ce n'est pas trop loin et là -bas, je pourrais réfléchir à la suite.

On ne peut remonter que lorsqu'on a vraiment touché le fond... Donc, j'accepte!

On abandonne la remorque et attachons le piano à l'arrière de la moto. Je prends les sacs à l'arrière et la batterie entre les jambes. Je reprends espoir, on avance...

Après quelques kilomètres, nous quittons la piste large et entrons dans un chemin plus étroit. Il ne m'avait pas parlé de ça. J'ai peur pour le piano. Il y du sable partout, je glisse sans cesse. Je n'en peux plus. Je perds mon calme. En tanguant, la batterie déverse de l'acide sur mes mollets. Ca pique, ça fait mal. Continuons, cela va bien s'arrêter.

Il est trois heures, le vent souffle de plus en plus fort, la pluie arrive. Voilà, elle trempe tout. Il n'y a plus de chemin, nous roulons dans des torrents. La pierre affleure, ça cogne, ça frotte, la mécanique trinque. Je suis passé en mode automatique, réflexe de survie, je ne ressens plus rien. J'attends, j'attends juste la fin...

La pluie nous accompagne pendant trois heures sur cette foutue piste. On arrive à Saïa, enfin. Tout est trempé mais mon piano n'a pas souffert, lui. Je me réchauffe en buvant un thé. Mon guide s'occupe bien de moi. Il m'annonce calmement que pour passer quatre jours avec lui, cela me coûtera 70000 FCA (100 euros). Il voudrait aussi que je l'aide (comprendre, que je lui paie) les papiers pour sa moto rouge. Je suis épuisé. Je m'endors bien vite, après m'être forcé à manger du riz aux miettes de poissons. Dur à avaler mais il faut manger.

Je suis réveillé le matin par des coups de feu. Des braconniers sans doute. Je me lève avec le soleil et vais faire un tour dans le village. On me demande de ne pas rester là, il y a un chien enragé qui rôde et on s'apprête à faire une battue.

Un grand malaise m'envahit. Je me sens prisonnier ici, complètement dépendant de mon guide inhospitalier. Je ne suis pas contre payer un service ou un guide mais dans ces conditions, je ressens cela comme du racket. Je n'ai pas le choix, il faut fuir. Je lui annonce que je veux partir. Il se dit fâché et me presse de le payer. Je discute. Il s'en moque. Si je veux partir et récupéré mes affaires, je dois payer.

J'attends, je n'en peux plus. Finalement, faible, je pars après avoir payé. Je retourne sur la route et rentre en ville en stop, mobylette et piano sur le toit. Au retour, un coup de fil chez moi en France me donne des nouvelles dont j'aurais préféré me passer. Voilà, c'est le fond, je peux remonter, essayer de remonter...

http://notesvagabondes.club.fr/moto.jpg
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Connaître la région de Leo au Burkina Faso?
Bonjour à tous !!!

Je pars au Burkina faso pour un moi vers mi janvier. Je vais y donner des cours de soutien dans un village proche de LEO.

Je n'aurais sans doute que très peu le temps de faire un tour dans les environs car je ne serais là qu'un mois malheureusment (congé oblige...). Je souhaiterais néanmoins avoir quelques informations sur la région. Connaissez vous des sites internet qui parle de la région de LEO (je serais normalement dans un village au dessus de Leo) ou conaissez vous des endroits à voir. Je ne vais pas au burkina pour faire du tourisme mais plutôt pour un echange culturel profond mais après si j'ai un ou deux jours de battement je pourrais sans doute voir de belle chose dans ce joli coin. En plus des belles ames que je vais croiser; ça j'en suis sur. On ne m'en dit que du bien !!

Par ailleurs, au niveau des serpents autre scorpions y a t'il des choses à faire pour ne pas se faire piquer ^^. Je n'ai pas peur mais j'ai quand même un copain qui a vu un de ses amis délirer pendnat deux jours après s'être fait piquer... Son histoire vient de m'être raconté hier. Alors forcement la question me vient naturellement...

Bonne journée et merci !
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Organisation d'excursions à la journée au Burkina Faso
Bonsoir,

Voilà, je commence doucement ma préparation d'un voyage au Burkina Faso et, je projette de faire les excursions suivantes à la journée : - Depuis Bobo : Koumi, Koro, Dafra, marre aux hippos et La Guiguette ; - Depuis Banfora : Tengréla, chutes Karfiguéla, dômes Fabédougou, pics Sindou ; - Depuis Gaoua : sur une journée : ruines Loropéni, villages d'Obiré et de Dolo et sur l'autre journée : marché de l'or à Doudou et visite d'une Sukala. N'ayant pas de carte routière, je me demandais si c'était faisable. De plus, certaines de ces excursions sont-elles possibles à vélo ou faut-il que, je fasse appel à un guide ? Enfin, auriez-vous des idées de prix ? D'avance merci !

Aurore.
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Voyage au Burkina Ouest et Nord, hébergements et transports?
bonjour,

je prévois un periple au Burkina, arrivée à Ouaga, puis ce sera Yako, Ouahigouya, Djibo, Gorom gorom, Bani, Dori, Bogande, Fada N'gourma, puis descente vers la frontière béninoise par Pama.

Est-ce que ça parait réalisable à ceux qui connaissent la région ?

j'au vu en gros pour les hébergements et les transports , mais c'est sur ce dernier point que j'aurais besoin aussi de conseils. Je connais les déplacements au bénin, mais pas au Burkina.

Vos avis ? vos idées ?

merci beaucoup :-)
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Burkina Faso: premier voyage en Afrique
bonjour à toutes et à tous

bruno 45 ans infirmier urgentiste , je pars depuis 20 ans en asie pour des missions médicales ; le Cambodge mais surtout les phillipines où je travaille un mois par an dans une petite ile ( Sibuyan ) loin de tout . On contribue à la maintenir autonome , les gens là bas sont merveilleusement acceuillants , conscients aussi qu'ils doivent se preserver des intrusions touristiques qui , ailleurs aux phillipines font tellement de ravages ( prostitution etc... )

Cette année je pars pour la premiere fois en Afrique au burkina à Boulsa , et je vais vous mettre à contribution , si vous le voulez bien.

Dans un premier temps , vos impressions , vos ressentis sur ce pays , son ambiance generale.

Merçi d'avance bruno
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De retour de deux semaines du Burkina Faso
salut a tous

ca y est suis rentré du burkina; superbe voyage de 2 semaines sac a dos; plein de superbes rencontres;comme promis un petit topo

Le climat; c'etait la saison des pluies mais il n'a pas plu beaucoup. les paysages etaient tres verdoyants.

mon parcours; ouaga- koudougou- bobo et alentours- banfora et autour puis a nouveau bobo - koudougou et derniers jours a ouaga.

Au niveau des transports; g tout fait en bus (sauf banfora avec chauffeur guide grace a JIPI!!); la compagnie KZA; prestations correctes mais bus vieillot et bondés. et la STAFF, corrects aussi mais vont un peu trop vite a mon gout.

Les routes principales du centre et sud ouest sont en bon etat meme a cette periode de saison des pluies.

Pour les hotels; rapport qualité prix moyen en general; Maison Azaaba a ouaga; chaudement recommendé si vous aimez le calme et les ambiances familiales; tres bon accueil et prestations et prix tres corrects mais adresse excentrée. Hotel photo luxe a koudougou; moins cher que le toulourou mais qd meme un peu cher pour ce qu'ils proposent. Au retour a koudougou g dormi dans un centre de l'education nationale qui loue des chambres a de tres bon prix (ce centre est pas loin de la fondation abbe pierre). A bobo, l'hotel teria trop cher par rapport aux prestations a mon gout; casa africa bien mais trop excentrée a mon gout; g choisi l'hotel entente et c pas mal.

au niveau des visites; ne pas rater les cascades et domes de fabedougou a banfora; tres sympas le lac des hippos de tengrela sympas mais pas d'hippo a cette periode Les champs de canne a sucre autour de banfora; sympas pour un tour en voiture ou velo (negocier avec les gardes) la ville de banfora aucun charme particulier.

A bobo, prendre le temps de flaner et s'impregner de la ville; puis visiter village de koro st site guinguette; sympas aussi.

A bobo pour la vie nocturne, le maquis versailles est pas mal mais ya plein d'autres lieux.

A koudougou; visiter le marché qui est tres sympas. nombreux petits maquis sympas aussi; c'est le burkina urbain authentique et peu touristique.

Globalement ce qui frappe au burkina c'est la gentillesse et l'accueil des burkinabe; fabuleux. on se fait vite plein d'amis (rester realiste et prudent qd meme) Aucun pbms de securité particulier.

Enfin, surtout en saison des pluies, les moustiques pullulent et le palu fait des ravages; g moi meme fait une crise de palu en fin de sejour et fini 3 jours a la clinique sous perfusion; ca va mieux mais pour ceux qui partent au burkina, protegez vous un max. La clinique les flamboyants a ouaga chaudement recommendés si vous etes malades.

Si des questions n'hesitez pas Alex
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Ouagadougou-Lomé à vélo
je suis tenté par le trajet OUAGA/LOME, quelqu'un a t il des tuyaux sur le voyage ( formalités, sécurité, état des routes etc ? )

merci d'avance
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Voyage de vingt jours: Mali, Bénin, Burkina Faso ou Togo?
Bonjour a tous,

Je suis extrêmement intéressé pour découvrir une infime partie de l'Afrique durant la période de Noël, et cela pendant 2 à 3 semaines. Je ne connais absolument pas cette région du globe, ce sera pour moi une découverte.

Pour un premier voyage la bas (sac à dos, vadrouille et petit budget étudiant) que pouvez vous me conseiller entre le Mali le Bénin le Burkina ou le Togo? J imagine bien que tous ces pays sont magnifiques et à découvrir à leur manière...

Qu en est il également en matière de sécurité dans ces pays la?

Je vous remercie par avance pour vos réponses,

Maxime
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Partir un mois au Burkina Faso en avril
Bonjour,

Après réflexion et information, j'ai décidé de partir pour 1 mois au Burkina-Faso En avril. J'ai l'habitude de voyager seule, et en transport en commun. Mais pour cette fois, j'aimerai faire quelques jours, 3, 4 ou 5, avec une agence afin d'accéder à certains villages et a leur mode de vie. Alors avez vous des agences a me conseiller ?

J'ai est déjà vu quelques unes, et notamment une a retenu mon attention, Union National des Villages d'Acceuil. Quelqu'un a t-il déjà voyagé avec eux ?

Ma 2ème question concerne le train entre Ouago et Bobo. Comment cela se passe, quelle durée, quel confort, et combien de temps faut-il prendre ces places ? Je sais que le bus est plus rapide, mais j'aime bien le train.😉

Qoi qu'il en soit, merci d'avance pour vos réponses, et je suis partante pour toutes infoS.

A bientôt sur le forum 🙂 Theamine
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D'Abidjan à Bobo Diolasso par le bus: dure journée
Lundi 1er décembre 2014.

Dure journée...

Il est un juste un peu plus de 2 heures du matin et je n'ai presque pas fermé l'oeil. Je quitte Abidjan et repars ce matin pour le Burkina Faso. Bobo Diolasso exactement. Par crainte de ne trouver un taxi à cette heure très matinale, j'anticipe mon départ pour la gare de bus. Cependant, contrairement à ce que j'imaginais, nombreux sont les taxis qui circulent. J'arrive donc prématurément, à 3 heures du matin, à la gare de stationnement d'Adjamé, pour un départ prévu à 6 heures. La lourde grille d'entrée est encore fermée et le gardien reste insensible à mes explications. J'exhibe mon billet et il finit par me laisser passer. Je tente alors de trouver un endroit pour me reposer en attendant l'arrivée du bus. Pas de salle d'attente. Juste des camions garés sous des hangars encombrés de marchandises et d'une foule d'objets hétéroclites. Je repère un espace entre des gros cartons, et quelques tonneaux d'huile. Ça fera l'affaire pour une paire d'heures. Un type sympa, qui dort là aussi, me prête une natte et je m'allonge à même le sol pour tenter de dormir un peu. Dormir n'est d'ailleurs probablement pas le bon terme. Malgré les nombreux rats qui déambulent sans la moindre crainte d'être chassés, j'arrive cependant à m'assoupir, la tête posée sur mon sac de voyage, les yeux vers le ciel étoilé. La nuit est tiède.

Vers 5h30 , quelques mouvements d'individus m'indiquent que le bus est probablement arrivé. Plutôt bon signe. On partira sans doute à l'heure..! Cependant, mes espoirs s'atténuent rapidement à la vue de la cohue engendrée par les passagers pressés de caser tous leurs bagages dans les soutes. On se bouscule de peur de ne pouvoir tout y entasser. Les convoyeurs commencent à charger les valises , cartons, sacs et autres colis dans les coffres et réalisent ensuite qu'ils ne peuvent fermer les portes. Donc... on enlève tout et on recommence. L'opération sera renouvelée 3 fois. Désolant de bêtise. Finalement, à grands coups d'épaules , ils arrivent à fermer la dernière porte. Je suis résigné, déjà sale et fatigué. Dire que la journée commence à peine...

Il est 6h30. On part. Je palabre avec le receveur pour obtenir une place sur le devant du bus, bien plus confortable que celle qui m'a été attribuée dans le fond. Je connais les ressorts de l'âme humaine et, la cupidité ou le besoin d'argent, font leur travail rapidement. Cela me coûtera 5000 francs supplémentaires au prix initial du billet qui en vaut 19000. (29 euros). Je passe du siège 54 au siège 3, juste à la porte d'entrée. Inespéré...

Le chauffeur roule bon train sur la double voie bien entretenue jusqu'à Yamoussoukro. On atteint vite Bouaké qui est environ à mi-chemin des 800 Kms qui séparent Abidjan de Bobo. Je me réjouis d'avoir " investi " 5000 francs pour obtenir ce siège, même s'il est un peu étroit. Je peux respirer... De plus, la climatisation fonctionne à cet endroit du véhicule.

Bouaké, ville sans intérêt. Un arrêt d'une dizaine de minutes pour " se soulager", manger un œuf cuit dur et boire un Coca. Il est onze heures et on repart. Le rythme est excellent . On pourrait arriver vers vingt heures et ça me réjouit. On a embarqué, au passage, un militaire muni de sa Kalachnikov chargée, qui est censé nous protéger des coupeurs de route qui sévissent entre Bouaké et la frontière Burkinabée. Une information que je ne possédais pas.! La rébellion de " l'après Bagbo " a généré des bandes de bandits qui sont encore armés et qui n'ont ni les moyens ni sans doute l'envie de vivre autrement. Ils sévissent, impunis, dans ces contrées peu habitées et trop éloignées de la capitale. Ce sont les passagers des bus, comme aux temps des attaques de diligences, qui en font les frais.

Bref, nous repartons. Nous faisons un petit kilomètre et il faut stopper à cause d'un bruit peu orthodoxe émanant du moteur. Le chauffeur diagnostique une poulie d'entraînement de ventilateur cassée. Les roulements ont rendu l'âme. On fait donc demi- tour. De manière inattendue, un mécano arrive rapidement sur sa mobylette pétaradante. Le roulement incriminé est démonté, mais il n'y a pas de pièce de remplacement. Il faut donc réparer celui- là. Une heure plus tard, tous les passagers attendent toujours, stoïques, habitués semble -t- il à ce genre de mésaventure. Moi je transpire doucement et je patiente dans mon jus. Il fait déjà chaud. Rien mangé à part un œuf dur depuis hier soir. Il faut que je me trouve un autre Coca.

Midi et demi. Le mécano revient souriant avec la pièce tant attendue. Il remonte le tout. Ca ne fonctionne pas..!! Il faut deux tentatives, donc deux démontages et remontages de la même pièce afin que l'on puisse reprendre la route. Deux heures inexorablement perdues. Mais certains affirment que nous sommes néanmoins chanceux d'être tombés en panne à cet endroit. C'est probablement vrai. Cependant, le calcul est vite fait; en l'absence d'autres pépins, nous n'arriverons que vers 22 heures.

L'état de la route s'est nettement dégradé. Par moment il est nécessaire de rouler au pas tant les énormes nids de poules sont nombreux et profonds. Des camions lourdement chargés gisent sur le bord de la route, essieux cassés ou remorques renversées. Pour les coupeurs de route, c'est évidement très simple d'organiser des traquenards à ces endroits . J'ai d'ailleurs dissimulé l'essentiel de mon argent dans ma banquette. La dernière attaque de bus remonte à trois semaines et les fêtes de fin d'année approchent. Il leur faudra de l'argent. Donc prudence...

Après avoir été longuement ballotés en tous sens, vers 18 heures nous atteignons enfin la frontière. Il fait nuit. Les formalités de sortie du territoire ivoirien sont hypocritement tatillonnes. Le but étant, pour les policiers, de trouver un moyen de soustraire de l'argent aux passagers. Malgré le changement de régime, ces pratiques nauséabondes n'ont pas changé. Beaucoup s'en plaignent mais peu résistent. Ils tentent de m'intimider parce que je n'ai pas mon carnet de vaccination. Il faut, paraît- il, que je me fasse vacciner contre la méningite. Et bien sûr payer un vaccin. Je refuse catégoriquement en arguant qu'en France nous sommes tous vaccinés. J'ajoute également que personne ne me plantera une seringue où que ce soit.!! Le pseudo - médecin, voyant ma détermination prend ma température frontale et conclut que tout va bien, esquivant ainsi les complications. On me restitue mon passeport et je retrouve ma place dans le bus à attendre que les moins chanceux ou plus vulnérables reviennent, souvent soulagés de quelques milliers de francs. Un kilomètre plus loin c'est le m��me scénario mais cette fois-ci avec la Douane. Les sacs si péniblement chargés sont déchargés et pour certains fouillés à la lumière d'une lampe de poche. C'est grotesque. Personne n'est dupe. Ça prend du temps.. Bien trop. Il faut payer pour aller plus vite. C'est le travail du convoyeur qui semble spécialisé dans ce genre d'opération.

Encore cinq ou six kilomètres et enfin on arrive à la frontière Burkinabée. C'est plus simple car la compagnie de bus est nationale et les formalités semblent plus aisées. On m'informe par ailleurs qu'il n'y a que peu de racket de la part des policiers côté Burkina. En effet, après les formalités de police, on passe très rapidement la douane.. Il est 20 heures. Il aura fallu deux bonnes heures pour passer deux frontières..

La route est en meilleur état. Le chauffeur pressé d'arriver roule un peu trop vite et ne voit pas un ralentisseur de vitesse sur la route. Nous décollons tous de notre siège et de nombreuses réprimandes fusent. Il est temps d'arriver. La fatigue se fait nettement sentir. Deux heures plus tard nous atteignons l'entrée de la ville de Bobo Diolasso. J'ai réservé ma Guest house. Je sais que je pourrai y prendre une bonne douche et, faute de manger à cette heure tardive, au moins déguster une bière fraîche. Dix minutes plus tard, le bus se range doucement sous le hangar de la Compagnie "TCV " qui signifie "Transport Confort Voyageur". Je réprime un sourire en découvrant la signification du logo, récupère mon sac poussiéreux et emprunte un taxi. Quinze minutes plus tard , je prends possession de ma chambre, positionne le ventilateur de plafond à la vitesse maximale et me délecte d'une douche fraîche. Encore mouillé, je m'allonge sur le lit en dégustant quelques gorgées de Brakina, la bière locale.

Il est plus de 23 heures. Dure journée...



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Burkina Faso: guides, logement et transport pour le pays Lobi?
Bonjour,

Juillet 17, finallement, on part pour une périple d'un mois de Burkina et Benin.

On veux investir pas mal de temps (4 jours?) dans la région Lobi au tour de Gaoua.

Au niveau hôtel, j'ai pas trouvé grand chose ici: Hôtel Hala semble encore une option, Hôtel Poni si on doit... Est-ce que vous avez pê des autres recommendations dans ce coin?

Au niveau guide, parce que on est très intéressé dans la culture Lobi on veut y rester qq jours pour visiter des villages mais...avec un guide qui connait bien son truc, spécialisé en Pays Lobi, en connaissant beaucoup sûr la culture ét avec des bons contacts pour qu'on peut vraiment essayer de 'pénétrer un peu'.

Au niveau transport. On va arriver à Gaoua par bus. Mais pour visiter les villages, qu'est ce qu'on fait? Louer des mobylettes? Une voiture?

Merci d'avance! Jan
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Séjour à Ouagadougou du 15 au 25 avril: faut-il une moustiquaire?
Bonjour a tous, besoin de vos lumières .... en quelques mots : nous nous rendons donc a Ouaga du 15 au 25 avril pour des fiançailles et bien sur essayer de découvrir le pays!!!!!!! nous avons hyper hate d'y etre et les préparatifs nous "prennent un peut la tête" mais c'est le passage obligé!!!!!! donc a savoir que c'est le mois le plus chaud, que nous sommes vaccinés et revaccinée.... pour tout....(on peut a présent partir faire le tour du monde sans problème 😛)... que nous allons prendre du Malarone ..... prévu la bombe insecticide (pour la nuit tombée ...), les spirales anti moustiques ainsi que les prises!!!!!!!...... donc avons nous vraiment besoin d'une moustiquaire, a savoir que nous dormons chez l'habitant et que pour fixer cette "fameuse" moustiquaire sans rien abimée... et bien je pense que ça n'est pas gagné!!!!!.... d'autre part que me conseiller vous au niveau de la découverte aux alentours de ouaga (je pense que nous allons louer des mobylettes!!!!) merci pour vos réponses..... a très vite avec les photos!!!!!!
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Aide humanitaire: vingt-cinq machines à coudre à envoyer au Burkina Faso
Bonjour,

Notre asso s'occupe de la construction et de l'équipement d'une école de couture à Boussouma (80 km nord-est de Ouagadougou). Nous avons pu nous procurer 25 machines à coudre, reste maintenant à les faire parvenir à bon port. Quelqu'un connaît-il un moyen peu onéreux d'expédier, de faire parvenir 25 machines à coudre au Burkina Faso. Mille mercis pour vos suggestions et (peut être) solutions.
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Trois semaines au Burkina Faso fin février 2008
Bonjour, c'est avec joie que je vous annonce mon départ futur pour le Burkina Faso fin février 2008. Je part 3 semaines pour effectuer un reportage photo pour et avec des enfants. Mon projet ce déroulera en grande majorité à Bobo (normalement) Bien qu'il me reste encore quelque mois pour préparer ce séjour, j'ai déjà pas mal de questions en tête et j'espère trouver quelque réponse parmis vous. Concernant le trajet en avion, après un petit tour sur le net, j'ai déduit que mon budget pour le vol dois être environ de entre 700 et 900 € pour un aller retour Paris-Ouaga. Est ce juste ? Y a t'il des compagnie aérienne à éviter ? (j'ai trouver des places sur royal air maroc mais je ne sais pas quoi en penser) Concernant le trajet Ouaga - Bobo, je compte le faire en bus. j'ai lu plusieurs poste sur le forum, j'ai trouver que le trajet dure 5 à 6 heures et qu'il y a des départ quotidiens. Ma question est la suivante, combien coute le trajet et comment sont stocker les bagages pendant le trajet? Ce n'ai pas que je manque de confiance, loin de là mais comme je vais transporté tout mon matériel photo avec moi, je préfère être sur (surtout pour la casse…) Mon seul séjour au Burkina Faso remonte à il y a 10 ans, depuis je suppose que pas mal de choses on changer. Lors de mon séjour en 97, j'ai eu pas mal de problème de santé (mais ce n'est pas ça qui m'empêchera de revenir) des problèmes classic qu'une petite blanche peut rencontrer en venant en Afrique (diarrhée) j'ai du passé plusieurs jour au lit et quand je suis repartie, j'ai rapporté ça avec moi dans mes bagages et que j'ai encore été malade trois mois après mon retour. Alors, j'ai un peu peur en revenant que ça ne recommence et que je perde des jours précieux. Donc j'aurais voulu savoir si vous me conseillez d'acheter un gourde qui filtre l'eau ou si c'est facile de se procurer de l'eau en bouteille (en fonction de la qualité de cette eau). Et enfin, une petite dernière pour la route, concernant le matériel informatique (je ne sais pas si tu t'y connais dans le domaine, mais au cas ou…) Je ne vais pas demander si l'accès à internet est facile, vu que pas mal de burkinabés communique sur ce forum, je suppose que ça va. Comme je fais pas mal de photo, j'ai opter il y a quelques années pour un appareil photo numérique (lors de mon séjour je ferai néanmoins de la photo argentique et numérique). En numérique se pose la question du stockage. Le plus facile pour moi c'est de pouvoir graver des cd ou mieux des dvd sur place. Est ce qu'il est possible de trouver dans les environs de bobo un cyber café qui possède ce genre d'équipement?

Un grand merci à vous tous Amandine.
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Projet de bénévolat au Burkina Faso - été 2009 - intéressé?
Bonjour, je suis membre d'une association de solidarité internationale nommée Génaf, une génération pour l'Afrique. Elle est basée en Ile-de-France et a pour but de participer au développement des pays d'Afrique subsaharienne. Nous axons particulièrement nos missions sur l'éducation (cours de soutien scolaire et construction pr des locaux éducatifs).

Le prochain projet aura lieu cet été (2009) dans un village du Burkina-Faso nommé Bérégadougou. Brièvement, il est constitué de 2 parties auxquelles chaque bénévole participera: la construction d'une bibliothèque qui s'adressera à la population de tout le canton et des cours de soutien scolaire / animations culturelles pour les écoliers alors qu'ils seront en vacances.

Si vous avez entre 18 et 28 ans et que vous souhaitez participer à ce projet (ou avoir plus d'infos) en août et/ou septembre 2009, merci de me contacter en MP*. Il est conseillé, afin de pouvoir profiter de l'expérience et d'assurer l'efficacité du projet, de partir au moins 1 mois. Tous les membres de l'association sont bénévoles. Aucune compétence particulière n'est demandée, si ce n'est un accord avec les valeurs de l'association, la solidarité, l'échange et le partage. Les membres de l'association ont des profils assez différents.

Les "conditions de participation" sont donc assez simples: après une rencontre avec des membres de Génaf, les intéressés peuvent devenir membres en payant une cotisation (de 20€). Pour le projet, le coût de trajet en avion et de leur visa sont à leur frais. Les frais de "vie sur place" (hébergement et nourriture) sont pris en charge par l'association.

Pour plus d'informations sur les projets que l'ont met en place (projets réalisés) et l'esprit de l'association, voir www.genaf.org. Je suis par ailleurs disposée à envoyer le dossier expliquant ce projet au Burkina par mail (en pièce jointe).

N'hésitez pas à me contacter pour quoi que ce soit ; si je peux répondre à certaines de vos interrogations, je le ferai avec plaisir.

Bonne chance dans vos recherches et vos projets.

* Pour poster un message privé, il faut cliquer sur le pseudo, à gauche, puis sur "envoyer un message privé à (pseudo)", une barre orange sur la droite une fois dans le profil. Pourquoi en MP? afin d'éviter la profusion de messages de plein d'associations sur cette page qui risqueraient de créer de la confusion.
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De retour du Burkina Faso....
"De retour...." Complété et modifié

Voilà, c'est le Retour. Le choc, à l'aéroport d'Orly. Le temps est suspendu dans l'entre deux du passé et de l'avenir. C'est ici que je me sens déracinée. L'aventure a été belle, les rencontres intenses.

La rencontre d'un pays, qui cherche son chemin, comme tant d'autres, entre tradition et modernisation. Le capitalisme fait ses ravages, comme partout ailleurs, sur notre planète. Un pays entre tradition et Modernisation....Ce n'est pas nouveau, on l'entend même de plus en plus. Ca finit par vouloir tout dire et rien dire à la fois. Et c'est pratique....

L'accueil y est pourtant bien chaleureux, l'ouverture d'esprit au rendez-vous. Il y réside un bouillonnement de culture envoûtant, une énergie phénoménale alimente les arts de Sens et d'Engagement. Musique, danse traditionnelle et contemporaine, théâtre, rien n'est vide, tout est plein de l'expression de la Condition Humaine.

Rencontre avec l'avenir, avec les enfants, qui cheminent entre réalités, propagande scolaire, et une avidité de liberté. Leur coeur est ouvert, en attendant que le miroir du modèle occidental vienne alimenter leurs illusions, pour beaucoup. Mais il y aussi ceux qui savent déjà que c'est ici qu'ils seront l'avenir du pays . Il y a aussi des gens pour le leur dire. Nous gardons au chaud nos correspondances. Je regarde leurs photos avec sourire. Ils n'ont besoin de personne pour vous faire un clin d'oeil, une grimace furtive, ou un regard franc.

Nous avions au programme deux écoles de 500 enfants (l'une dans l'un des quartiers pauvres nommé Niénéta à Bobo, l'autre et un orphelinat dans un grand village de Samendeni ), l' association Song TAABA pour femmes seules avec leurs enfants, et nous nous sommes attachés à un bon petit voisinage de Niénéta où il y avait de grands besoins. On a fait au mieux. Mais tout le monde était très content. Les médicaments vont beaucoup servir à l'association de femmes, à l'orphelinat, et aux enfants de Niénéta que nous connaissions. Les fournitures "scolaires" ont fait des heureux partout. Les vêtements à l'association Song Taaba et à l'orphelinat de Samendeni aussi.

Les ateliers ont bien fonctionné, musique et chant, dessins, contes et expression, cinéma avec petit projo, et aussi un petit spectacle joyeusement "bidouillé", en musique (mi- tsigane, mi- percu affro), de marionnettes à taille humaine. Nous n'avions pas vraiment la sensation de faire quelque chose de bien étudié, surtout dans les situations où nous étions ( 500 à 600 mômes, quand même c'est quelque chose!), mais ça avait l'air de faire plaisir.

Les enfants semblaient contents, nous on étaient vannés.....

Mais nous avions si soif de profiter de tout, que nous avions l'énergie pour découvrir autant qu'il soit possible. Nous avons profité de concerts, spectacles de danse, théâtre, aussi des Centres culturels Italien et Français de Bobo. Un bouillon de culture ! Que du jouissif !

Rencontre avec les artistes musiciens au grand nombre bien entendu, au coin de la rue, aux concerts, aux musées de la Musique, ou une rencontre impromptue qui finit en boeuf... Compagnies de théâtre ou de danse traditionnelle et contemporaine nous ont remis les pendules à l'heure. Les concerts sont souvent accompagnés de danseurs, c'est un Tout. La musique vous prend le corps pour vous impulser un élan de libération d'énergie bien recyclée. Et quand votre regard est hypnotisé par l'explosion de figures des danseurs, vous éprouvez autant de plaisir que de danser vous-même. Et quel plaisir !!

Rencontre avec les femmes, qui oeuvrent entre le joug des traditions et l'état des choses, conscience souterraine de la population. Elles prennent des libertés en cachette, pour limiter les dégâts d'un fonctionnement social. Travaillant beaucoup, elles sont partout à la fois, dans les cours des maisonnées et dans les rues à vendre tout ce qu'elles peuvent savoir faire. Dans les arts aussi. Avec volonté de fer et féminité chatoyante, elles portes sur leur tête, et leurs épaules.... Rencontre avec l'association pour femmes de Mawa, Dame engagée depuis l'âge de 16 ans avec cette volonté emprunte de réserve et de coeur, qui vient le jour de notre départ avec une grande tristesse, des cadeaux pour chacun de nous, pour que l'on oublie pas de revenir. La seule à qui l'on peut demander un livre ou un film sur Sankara, le sourire aux lèvres. Il est bon de sentir que, même si il vaut mieux ne pas aborder le sujet de Thomas Sankara, il reste très présent dans la vie et les coeurs des Burkinabés.

Ou encore d' autres voyageurs... Rencontres avec des associations Franco-Burkinabées, des volontaires, très jeunes ou plus âgés, bourlingueurs, à l'orphelinat de Samendeni, avec qui nous nous sommes fait le plaisir d'une petite escapade pour un jour de repos, encore un peu à Banfora qu'il est toujours difficile de quitter, guidés par nos amis Siaka et Innocent. Un jeune homme, aux yeux d'enfant, emprunts de douceur, Siaka TB, éducateur de talent à l'orphelinat, travaillait ses tableaux avec des matériaux naturels, terre, pigments...Ses tableaux ( un visage, fait d'une multitude de corps, ou encore une représentation de la famille dans sa simple complexité....) sont profonds.

Il y a encore tant d'autres rencontres.....

Rencontre avec un système. Tout est utilisable, recyclable, tout sert jusqu'à que ce soit complètement "gâté". Les échoppes de ferraille, de ferronnerie, de verre foisonnent dans les vieux quartiers. Le superflu n'existe pas . Mais les enfants jouent les pieds dans les détritus, la décharge est dans les rues de la ville. Sur les canaux des vieux quartiers, de Dioulassoba, de Niénéta, stagne une couche de pollution, de sacs, de papiers... Rencontre avec un gouvernement fantôme, et pourtant à l'uniforme présent.

Rencontre avec le troc, l'Echange, voie de survie dont on ne s'inspire pas encore assez. Rencontre aussi avec la corruption, habitude à la peau bien tannée, avec laquelle il faut compter, partie intégrante d'une forme de tradition...Vigilance comme compromis ou encore remise en question de nos "principes" occidentaux ( si tant est qu'ils soient valables, chez nous comme ailleurs) sont de mise pour pouvoir travailler ici. Mieux vaut amener quelque chose de palpable aux enfants que de l'argent dans les orphelinats et écoles...Le coût de la vie, et surtout des produits de première nécessité, ont augmenté presque de 150 % ces six derniers mois. Chacun fait ce qu'il peut....Thiogo Thiogo, comme on dit en Dioula. Et il faut aussi bien mesurer les conditions de travail des professeurs et éducateurs.

Rencontre avec les taxis burkinabés, la belle aventure qu'il fait toujours bon prendre. On ne sait jamais s'il va se séparer en deux, on reste épaté par ses capacités de transport et ses tableaux de bords!!... Ca couine, ça craque, ça clignote, ça fait tac tac tac, y a toujours un bruit nouveau, ça n'a pas de pare brise ou presque, ça s'arrête pour déposer la huitième personne dans le quartier d'à coté ou pour faire une petite course à l'occasion. Entassés jusqu'à huit ou neuf, que du plaisir et des rires...

La palabre, le Marchandage, jeu auquel il fait bon de s'adonner. Jeu délicieux. Farafinou et toubabou se toisent. Vient l'humour, vient les rires, chacun cherchant "son" juste milieu. Prendre le temps d'apprendre à se rencontrer dans la filouterie. Souvent un très bon moment, si l'on s' y prête bien.... Au de là du plaisir, deux mondes, deux notions de l'argent se rejoignent dans un entre-deux. Oh combien j'aimerais pouvoir marchander le plus possible ici, en France !

Le temps, justement. Le temps à l'africaine....Difficile de s'en défaire, d'oublier cette sensation de fluidité. En bons toubabs, nous sommes arrivés avec un beau planning, tout propre, bien carré. Quelle rigolade ! A peine quelques jours et il ressemblait déjà à un brouillon de cancre, des ratures, des gribouillis, des flèches finissant par faire tout le tour de la feuille pour finalement revenir à l'endroit initial.... Les journées s'écoulent, nonchalantes, chaque chose prenant le temps. Et pourtant, sans que l'on sache comment, chaque chose est faite, chaque journée si remplie ! Ce serait bien que l'on puisse venir là-bas?...Suivent palabres avec nos hôtes bienveillants Siaka, Karim et Sékou, une sorte d'agitation "tranquille". Au final, Y a Foy, y a pas de problème. C'est pourquoi, quand vient une rare accélération du temps, nous nous sentons un peu déstabilisés: 09 h 45, arrivée dans un village en brousse. Ani Sogoma ! Bonjour! on est content, nous aussi, tout le monde est content.... "Le griot est passé dans le village ce matin pour dire la bonne nouvelle, les enfants vont tous arriver bientôt - Ha, ils arrivent à quelle heure? - Ils commencent à arriver - Ha, et ils sont combien à peu près? - Oh, entre 500 et 600.... - ....d'accord ". Nous sommes cinq, ya foy ! ya foy ! ya foy !! Nous l'avons déjà fait, nous pouvons l'improviser ! Mise en place des ateliers et du spectacle dans un flou logistique et artistique total...L'important, ce sont les Pitchounes.

Rencontre avec la poussière, la brousse et ses villages. Grand Amour de la piste, des arbres magnifiques, des baobabs. Chaque arbre semble une oeuvre d'art, les troncs des palmiers sont chacun sculpté et unique . Toutes ces couleurs singulières ne quitteront jamais nos mémoires et pour ma part ne cesseront de me manquer . Amour de la pétrolette qui tombe six fois en panne sur la piste et qui nous remue les cervicales. Nous avons eu les joies de petites virées autour de Banfora à mobylettes et ballade autour de Samendeni dans la brousse. Allons donc voir le Marigot, ou le Baobab sacré ! Que nous n'avons pas vu d'ailleurs... Chacune de nos mobylettes tombe en panne (voir plusieurs fois par pétrolette). Sur la piste, entre champs de canne à sucre et rivière dans laquelle les femmes lavent leur linge, un homme s'arrête. "Panne?", il s'approche, yeute, file un coup de pied à la pétrolette, lève les épaules et continu son chemin...Nous sourions, les autres sont déjà loin, assis en tailleur au milieu de la piste nous savourons l'attente. Siaka nous retrouve, observe l'engin, coince un tout petit cailloux dans le tout petit moteur, et l'on repart....pour la prochaine panne (nous apprendrons le soir, avec hilarité ou presque, qu'ici la panne est comprise dans la location de la pétrolette, c'est écrit sur le petit papier du réglement ! Il allait falloir palabrer sec ! ). A suivi un grand périple dans la poussière pour rejoindre la petite ville dans la nuit. D'énormes camions blindés à ras bord d'hommes sur des sacs de coton, fonctionnant bien sûr au klaxon, fonçaient, nous frôlaient, nous laissant aveugles dans un nuages de poussière épaisse. Une impression de danger imminent, qui n'en est que rarement un, au final. Coincés la nuit à Banfora, du coup, on a dormi chez des rastas bien sympas.... Et tout ceci n'était qu'un concentré de bonheur, emmagasinant les lumières successives de la journée sur les couleurs de la brousse et des pistes, de l'ocre plein les yeux et la mémoire. Puis dans la nuit poussiéreuse, nous "funambulions" entre inconscience et exaltation.

Rencontre avec les amis qui nous accueillaient, Siaka, Karim et Sékouba, et leur famille de Niénéta. les gens aux croisées des rues de Bobo Dioulasso. Les visages restent présents dans les mémoires et le manque d'un autre rapport à l'autre se fait sentir. Echanges de personnes singulières ou l'intensité des voyages, faits des rencontres de coeur, et du peu de temps qu'il nous ai donné pour nous connaître, nous Voir....

Belle rencontre entre nous, belle équipée, belle amitié liée par l'aventure.

Et bien d'autre choses encore, bien sûr...

Dans ce pays, la tradition est fidélité à une manière de vivre qui a ses "jolies petites beautés", quotidiennes, idéologiques, culturelles, ....On ne peut pas, on ne doit même pas, envisager de les "changer". Et bien qu'il y ait d'autres visages à cette tradition qui met en peine et en douleur son cheminement, elle tend vers l'ouverture, et ce, devant faire avancer son pays dans un monde dont les règles du jeu sont imposées par l'occident. Il faut bien être conscient que si son cheminement est aussi douleur, c'est à la lumière de cette considération courante que "tendre vers l'ouverture" signifierait tendre vers le mode de vie et de pensée occidental. Il est donc impératif d'être vigilent quand à bien dissocier ceci de la libération des jougs de la tradition d'un pays ! Lot de tant de pays dans le monde. L'ouverture que j'y vois, me redonne espoir en un Autre Possible philosophique et politique, et ce malgré "l'état des Etats" dans le monde entier. Car il me semble que le terreau du continent africain est riche de ce que nous, occidentaux avons "consciemment" écarté au cours de notre Histoire.

Quand il est installé l'électricité dans un village, il ne s'éclaire plus comme avant. Il est juste autre.

Le dernier jour, nous avons traversé une dernière fois le pays en bus (Ah, les bus musicaux aussi sont chouettes!) de Banfora (au sud ouest du pays) à Ouagadougou pour prendre l'avion la nuit, s'arrêtant à Bobo Dioulasso pour dire au revoir aux amis et aux familles. Toute cette journée, je n'ai pas retenu mes larmes, et ai bu toutes les images défilant sur le voyage, la tête à la fenêtre. Je sais que j'y retournerai.

Voici quelques première photos.

Nous sommes heureux d'avoir rencontré le Burkina, ou enfin, une petite partie....Petite partie, mais bien remplie!!

Bonne année à tous et à vos familles....

Anbédoni...

Croquis de JL H http://www.hiboox.fr/go/albums/html/afrique, de6ab65fcb7e838816dc550964535f49

Diaporama Photos:

http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093060516/show/

Dessins des mômes:

http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093354738/show/
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Vivre au Burkina Faso?
bonjour

voilà 3 ans que je suis aller au Burkina Faso et au Togo, depuis je ne pense qu'a un truc y revenir pour y habiter mais le problème c'est que je n'ai pas de travail et de diplômes. j'aimerais partir là bas, trouver un travail et un logement, es ce facile? comment dois je m'y prendre? y a t-il des associations ou des entreprises qui embauche? j'aimerais profiter de l'experience de personne qui ont tous quitté pour aller vivre dans un de ces pays? si vous trouver que ces pays ne sont pas facile pour trouver quelques chose, quels pays en afrique le sont?

merçi d'avance 🙂
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Choisir le Mali ou le Burkina Faso pour un mois du 15 octobre au 15 novembre?
Bonjour, Je m'apprête à partir pour un mois (du 15 octobre au 15 novembre environ) en Afrique, mais mon choix n'est pas arrêté quant à ma destination, j'hésite encore entre le Mali et le Burkina Faso... Pour ceux qui auraient déja parcouru les 2 pays, je suis preneur de tout retour d'expérience (même si j'en ai déjà lu qq uns sur ce forum...), adresses utiles, bons plans, etc. Je pars uniquement avec mon sac à dos, mes vaccins en règle et mon billet d'avion pour Bamako ou Ouaga. Une fois sur place, j'ai juste envie de "vivre" le pays choisi, rencontrer maliens ou burkinabé, m'éloigner un peu des grandes villes, apporter mon aide à des projets pourquoi pas (alphabétisation, travaux agricoles...). Merci d'avance pour votre aide et vos futurs conseils. Seb
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Ouagadougou-Paris en mobylette
Pour tous ceux qui désirent avoir un apercu de ce que peut etre le voyage à mobylette, voici la présentation de mon périple qui c'est déroulé de fin janvier à début juillet 2005:

Parti fin janvier du Burkina Faso en mobylette (103 Peugeot, 50cc), j'ai ensuite voyagé pendant 6 mois à travers le mali, la guinée, le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Maroc, l'Espagne puis la France. 11.873km au total, seul à la rencontre des villageois avec un double projet; traverser le désert et remonter jusqu'à Paris en mobylette, et réaliser une série de portrait noir et blanc dans les villages en Afrique.

Ce moyen de transport, pas vraiment adapté pour ce type de voyage, m'a permis d'attiser la curiosité des locaux et d'établir facilement le contact. Mes maigres connaissance en mécanique s'accordaient largement avec la simplicité du 2 temps, et la faible cylindrée m'évitait également beaucoup de tracasseries administratives qu'imposent les douanes aux propriétaires de véhicules; pas de papiers, pas de plaque, pas de permis... pas de problèmes!

J'ai réalisé un blog façon carnet de route, mis à jour régulièrement tout au long de mon aventure, où j'explique plus en détail mes motivations, les conditions du voyage (préparation, état des routes, problèmes techniques), ainsi que mes diverses rencontres avec les habitants de Ouagadougou à Paris. Les albums photos en ligne ainsi que des vidéos (liens présents dans les articles) vous donneront un aperçu de mon périple.

http://africanmoped.over-blog.com

En espérant donner des idées à d'autres voyageurs... et amusez vous bien! vince
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Partage d'un container Genève - Burkina Faso
Bonjour à tous, j'aimerais envoyer un container depuis Genève vers le Burkina Faso. Quelqu'un aimerait partager le container avec moi, ou quelqu'un a de la place libre??? Ou avez vous des connaissances qui pourraient me renseigner??? Merci
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Voyage à mobylette au Burkina Faso
Nous sommes un groupe d'une quinzaine de personnes qui voyageons en afrique depuis 25 ans. La personne qui devait s'occuper de nous au BURKINA FASO ne donne plus de signe de vie, nous recherchons un correspondant pour organiser notre voyage du 24.10 au 6.11.2010.

notre voyage : - une première boucle en mobylette dans le nord du PAYS au départ de OUAGA, puis une deuxième boucle vers PÔ dans la deuxième semaine. - Nous recherchons : * une dizaine de mobylettes de location (en bon état) * un mini bus qui nous accompagnera * un cuisinier Si nous trouvons quelqu'un de sérieux, nous finaliserons le voyage ultérieurement. Avec mes remerciements.
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Notes Vagabondes à Lyon: un piano au Burkina Faso
Notes Vagabondes-Un piano en Afrique

Dans le cadre du Festival de la caravane des cinémas d'AfriqueRendez vous le Samedi 5 Avril à 15 heures au cinéma Sixième Continent à Lyon (51 rue St Michel, 7ème arrondissement)

J'ai voyagé durant l'été 2006 au Burkina avec mon piano... Parcourant les chemins avec une mobylette et une remorque, j'ai improvisé des concerts et rencontré de nombreux musiciens.

Le film présente ces rencontres en alternant des musiciens filmés et des passages muets (paysages, portraits) sur lesquels je joue moi-même au piano, en direct.

J'espère vous rencontrer à cette occasion! Une discussion suivra la projection du concert-vidéo.

A bientôt...

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Avis sur les crocodiles sacrés et les hippopotames au Burkina Faso?
Bonjour, Je suis en train de préparer mon séjour en août au Burkina et j'aimerais vos avis sur les crocodiles sacrés : mieux vaut il privilégier ceux de Sabou (sur la route vers Boromo) ou bien ceux de Bazoulé (proche de Ouaga) ???

De même que privilégier entre les hippo de Tengréla à côté de Banfora ou ceux proche de Satiri au nord de Bobo ???

Aussi pensez vous que le pic de Sindou soit accessible au mois d'août ?

Merci pour vos réponses !
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Quartier Petit Paris à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso)
bonjour

est ce que quelqu'un connait le quartier Petit Paris a bobo au burkina? peut-on me situer ce quartier par rapport au marche central à la mosquee, au ccf? est-ce animé, est-ce interessant d'habiter là? combien de temps à pied pour se rendre au centre ville merci
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La vie à Ouagadougou au Burkina Faso
🙂 je vais certainement partir a ouagadougou pour de l'humanitaire. qui pourrais me renseingner sur la vie là-bas car j'ai un peit garcon de 18, ois... est-il possible le louer un appartement ? enfin plus j'en saurais....
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