Bonjour, je suis nouveau sur VF.
Je suis Belge, je vis avec ma femme et mon fils.
J'aimerai bien vivre à Bali, acheter une maison.
Travailler dans la Location de Jet Ski.
Des Astuces ?
Visa ?
Argent ?
Nourriture ?
Location Maison avant d'acheter...
Je suis venu en Vacance en 2010 avec des Amis, Nous avons Louer deux Villas (5 jours et 10 jours). Seminyak et Ubud.
J'adore la culture Balinaise.
Bien à vous, Le Belge (John).
Bonjour,
Nous envisageons un voyage de 3 semaines en Août dans les petites îles de la sonde : Lombok et autres îles non encore définies. Qu'en est-il de la sécurité sur place ? J'ai lu sur le net qu'il y a eu plusieurs cas d'agressions violentes à Kuta sur Lombok. Qu'en est-il réellement ? L'Islam pratiqué dans cette région est-il rigoriste ?
Merci par avance pour vos réponses
Nous envisageons un voyage de 3 semaines en Août dans les petites îles de la sonde : Lombok et autres îles non encore définies. Qu'en est-il de la sécurité sur place ? J'ai lu sur le net qu'il y a eu plusieurs cas d'agressions violentes à Kuta sur Lombok. Qu'en est-il réellement ? L'Islam pratiqué dans cette région est-il rigoriste ?
Merci par avance pour vos réponses
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte tr��s cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte tr��s cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Bonjour à tous !
Après avoir longuement hésité sur la destination de notre voyage, nous nous sommes mises d’accord sur Bali. Billets d’avion en poche, nous avons, après une étude des guides et des différents messages postés sur les forums, commencé à établir notre itinéraire que nous souhaitons vous soumettre. Le but ? savoir s’il est cohérent, faisable et obtenir de vous les petits conseils pratiques qui vous viendront à l’esprit en lisant tout ce qui va suivre … Le départ est donc prévu à la fin du mois d’avril et va essentiellement se dérouler sur les 2 premières semaines de mai ... je crois qu’on va avoir le droit à des fêtes (Galungan et Kuningan)
JOUR 1 : Arrivée à l’aéroport de DENPASSAR à env. 21h30. Nuit à Legian, Kuta, Semniak ou Jimbaran ? Ce n’est pas encore défini bien que la balance penche sur JIMBARAN (Hôtel : Jimbaran Ocean Cottages ?). A votre avis ? En tout cas cette nuit là, au moins, on veut la réserver depuis la France !!!
JOUR 2 : Repos : Plage et ballades aux alentours (du coté de KUTA). Si on a le courage : Visite du temple d’Uluwatu, du Bali Orchad Garden. Nuit au même endroit.
JOUR 3 : Si on ne l’a pas fait la veille : Visite du temple d’Uluwatu, puis DENPASSAR (musée + marchés). Nuit au même endroit
JOUR 4 : Départ pour LOVINA avec un taxi/guide à la journée (vous en avez un à nous conseiller ?). Sur le chemin : Temple de Tanah Lot, Temple de Mengwi, Région de Bedugul (marchés, Lac Batran, Temple Pura Ulun Danau, Cascades de Git Git ou Air Terjun Singsing, Monastere Boudhiste) Munduk, Sources chaudes de Benjar. Nuit à Lovina (mais où ?) Pensez vous qu’il est possible de tout faire dans une seule journée ?
JOUR 5 : Dés l’aube, balade en bateau avec les dauphins (si on a de la chance) Et aprés ? Plage ? Nuit à LOVINA
JOUR 6 : Taxi/Guide à la journée, pour un tour (en boucle) et nuit tout PRES DU MONT BATUR (où ???). Passage par : Sangsit (Temple Beiji) Kintamani, Temple-mère de Besakih, Tirtagangga, Tenganan, Rendang et Amlapura Encore une fois, pensez vous qu’il est possible de tout faire dans une seule journée ?
JOUR 7 : Matin : Ascension du Mont Batur. Après midi : Taxi/guide pour la demi journée pour descendre sur Padang Bai, passage par : Sidemen, KlungKung (palais de justice) Kusamba, Goa Lawah (grotte au chauve souris) Nuit à PADANG BAI (Où ?)
JOUR 8 : Départ pour GILI AIR (après un balade du coté de Candi Dasa ?) Nuit à Gili Air, mais, encore une fois où ?
JOUR 9 et 10 : plage et plongée (il y a des « clubs » ? des conseils ?) à GILI AIR
JOUR 11, 12, 13, 14 (et 15 ?) : Départ pour UBUD INSTALATION A UBUD dans un hôtel/guesthouse avec piscine (lequel ???) Soit jusqu’à la fin du séjour, soit jusqu’à la veille pour se rapprocher de l’aéroport de Denpassar (avion en tout début d’après midi)
A UBUD : Découverte d’UBUD, de Celuk, de Mas, de Gianyar, SPA (le(s)quel(s) vous nous conseillez ?) Parc des oiseaux, Cours de cuisine (Où ???), Monkey forest. Une journée : Ballade à vélo dans les rizières (passage à Goa Gadja) Une journée de taxi/guide pour visiter toute la région d’UBUD avec les petits villages plus éloignés Tampaksiring (temples de Gunung Kawi et Tirta Empul) Bains sacrés de Sebatu, Tegallalan.
En espérant vivement connaître votre avis, tout en étant nous même certaines ... que c’est très dur de se tenir à un planning et qu’on laissera toujours une place aux opportunités qui se présenteront ... Merci.
Caro et Delph
Après avoir longuement hésité sur la destination de notre voyage, nous nous sommes mises d’accord sur Bali. Billets d’avion en poche, nous avons, après une étude des guides et des différents messages postés sur les forums, commencé à établir notre itinéraire que nous souhaitons vous soumettre. Le but ? savoir s’il est cohérent, faisable et obtenir de vous les petits conseils pratiques qui vous viendront à l’esprit en lisant tout ce qui va suivre … Le départ est donc prévu à la fin du mois d’avril et va essentiellement se dérouler sur les 2 premières semaines de mai ... je crois qu’on va avoir le droit à des fêtes (Galungan et Kuningan)
JOUR 1 : Arrivée à l’aéroport de DENPASSAR à env. 21h30. Nuit à Legian, Kuta, Semniak ou Jimbaran ? Ce n’est pas encore défini bien que la balance penche sur JIMBARAN (Hôtel : Jimbaran Ocean Cottages ?). A votre avis ? En tout cas cette nuit là, au moins, on veut la réserver depuis la France !!!
JOUR 2 : Repos : Plage et ballades aux alentours (du coté de KUTA). Si on a le courage : Visite du temple d’Uluwatu, du Bali Orchad Garden. Nuit au même endroit.
JOUR 3 : Si on ne l’a pas fait la veille : Visite du temple d’Uluwatu, puis DENPASSAR (musée + marchés). Nuit au même endroit
JOUR 4 : Départ pour LOVINA avec un taxi/guide à la journée (vous en avez un à nous conseiller ?). Sur le chemin : Temple de Tanah Lot, Temple de Mengwi, Région de Bedugul (marchés, Lac Batran, Temple Pura Ulun Danau, Cascades de Git Git ou Air Terjun Singsing, Monastere Boudhiste) Munduk, Sources chaudes de Benjar. Nuit à Lovina (mais où ?) Pensez vous qu’il est possible de tout faire dans une seule journée ?
JOUR 5 : Dés l’aube, balade en bateau avec les dauphins (si on a de la chance) Et aprés ? Plage ? Nuit à LOVINA
JOUR 6 : Taxi/Guide à la journée, pour un tour (en boucle) et nuit tout PRES DU MONT BATUR (où ???). Passage par : Sangsit (Temple Beiji) Kintamani, Temple-mère de Besakih, Tirtagangga, Tenganan, Rendang et Amlapura Encore une fois, pensez vous qu’il est possible de tout faire dans une seule journée ?
JOUR 7 : Matin : Ascension du Mont Batur. Après midi : Taxi/guide pour la demi journée pour descendre sur Padang Bai, passage par : Sidemen, KlungKung (palais de justice) Kusamba, Goa Lawah (grotte au chauve souris) Nuit à PADANG BAI (Où ?)
JOUR 8 : Départ pour GILI AIR (après un balade du coté de Candi Dasa ?) Nuit à Gili Air, mais, encore une fois où ?
JOUR 9 et 10 : plage et plongée (il y a des « clubs » ? des conseils ?) à GILI AIR
JOUR 11, 12, 13, 14 (et 15 ?) : Départ pour UBUD INSTALATION A UBUD dans un hôtel/guesthouse avec piscine (lequel ???) Soit jusqu’à la fin du séjour, soit jusqu’à la veille pour se rapprocher de l’aéroport de Denpassar (avion en tout début d’après midi)
A UBUD : Découverte d’UBUD, de Celuk, de Mas, de Gianyar, SPA (le(s)quel(s) vous nous conseillez ?) Parc des oiseaux, Cours de cuisine (Où ???), Monkey forest. Une journée : Ballade à vélo dans les rizières (passage à Goa Gadja) Une journée de taxi/guide pour visiter toute la région d’UBUD avec les petits villages plus éloignés Tampaksiring (temples de Gunung Kawi et Tirta Empul) Bains sacrés de Sebatu, Tegallalan.
En espérant vivement connaître votre avis, tout en étant nous même certaines ... que c’est très dur de se tenir à un planning et qu’on laissera toujours une place aux opportunités qui se présenteront ... Merci.
Caro et Delph
Bonjour
En prévision d'un séjour de 20 jours sur place. Arrivée à l'aéroport, direction le sud ouest: village côtier qui propose infrastructure hôtelière et jolies plages ou embarquement vers Gedde et les îles aux alentours. Conseils pour se rendre de Mataram vers cette région en bus ou taxi (ou prendre ces moyens de transport et idée de prix) ? Quel est le port pour embarquement vers Gedde ?
Ensuite direction Kuta Lombok et sa région: comment s'y rendre depuis la côte précédemment citée ?
Ensuite direction nord est pour se rendre vers village côtier et les îles Lawang, Sulat et Pentangan (laquelle privilégier): comment s'y rendre depuis Kuta Lombok ?
Ensuite direction Senaru pour les cascades, comment s'y rendre depuis la côte nord est ?
Merci d'avance
En prévision d'un séjour de 20 jours sur place. Arrivée à l'aéroport, direction le sud ouest: village côtier qui propose infrastructure hôtelière et jolies plages ou embarquement vers Gedde et les îles aux alentours. Conseils pour se rendre de Mataram vers cette région en bus ou taxi (ou prendre ces moyens de transport et idée de prix) ? Quel est le port pour embarquement vers Gedde ?
Ensuite direction Kuta Lombok et sa région: comment s'y rendre depuis la côte précédemment citée ?
Ensuite direction nord est pour se rendre vers village côtier et les îles Lawang, Sulat et Pentangan (laquelle privilégier): comment s'y rendre depuis Kuta Lombok ?
Ensuite direction Senaru pour les cascades, comment s'y rendre depuis la côte nord est ?
Merci d'avance
Bonjour à tous, après de nombreuses recherches au sujet du "camping sauvage sur ile inhabité en Asie", je me retrouve a poser ma question sur ce forum car très peu d'informations ou même de retours d’expériences sont disponible sur internet.
J'ai pour projet de partir 3 semaines avec un groupe d'ami sur une Île inhabité au mois de SEPTEMBRE 2020. Idéalement vis à vis de la saison, l’Indonésie, la Malaisie, les philippines paraissent être les endroits idéaux (saison & nombre d'île confondu).
Si je devais résumer vulgairement notre projet, il s’agirait de nous faire déposer en bateau sur une île inhabité avec nos ressources (eau, nourriture, tente & équipement indispensable a la survie) pour 3 semaines d'aventure, puis a la fin de cette période, le bateau reviendrait nous chercher pour nous ramener à la civilisation. C'est un rêves d'enfance que nous souhaitons réaliser ensemble en étant totalement conscient de la difficulté de ce projet un peu fou. Nous ne sommes pas débutant dans le domaine & la galère est notre recherche commune hihi.
Nos questions sont les suivantes : Est-il possible de faire du camping sauvage sur ces îles inhabités ? La population/gouvernement est-elle/il contre ce type de voyageur ? Quels sont les législations ? ...
Bien évidement si vous avez des retours d’expérience dans d'autres pays ou autres, si vous connaissez des personnes qui pourraient potentiellement nous renseigner ou même des liens que j'aurais loupé a ce sujet, merci de me les renseigner. Ca serait une aide précieuse dans l'organisation de notre périple.
J’espère avoir été clair dans mes propos. Dans l’espoir d'avoir des réponses. Merci à tous
J'ai pour projet de partir 3 semaines avec un groupe d'ami sur une Île inhabité au mois de SEPTEMBRE 2020. Idéalement vis à vis de la saison, l’Indonésie, la Malaisie, les philippines paraissent être les endroits idéaux (saison & nombre d'île confondu).
Si je devais résumer vulgairement notre projet, il s’agirait de nous faire déposer en bateau sur une île inhabité avec nos ressources (eau, nourriture, tente & équipement indispensable a la survie) pour 3 semaines d'aventure, puis a la fin de cette période, le bateau reviendrait nous chercher pour nous ramener à la civilisation. C'est un rêves d'enfance que nous souhaitons réaliser ensemble en étant totalement conscient de la difficulté de ce projet un peu fou. Nous ne sommes pas débutant dans le domaine & la galère est notre recherche commune hihi.
Nos questions sont les suivantes : Est-il possible de faire du camping sauvage sur ces îles inhabités ? La population/gouvernement est-elle/il contre ce type de voyageur ? Quels sont les législations ? ...
Bien évidement si vous avez des retours d’expérience dans d'autres pays ou autres, si vous connaissez des personnes qui pourraient potentiellement nous renseigner ou même des liens que j'aurais loupé a ce sujet, merci de me les renseigner. Ca serait une aide précieuse dans l'organisation de notre périple.
J’espère avoir été clair dans mes propos. Dans l’espoir d'avoir des réponses. Merci à tous
L'Indonésie applique le peine de mort.
Ce pays n'est pas un cas isolé. Bien d'autres aussi....
L'Indonésie combat le trafic de drogue. Comment ne pas lui donner raison?
Mais l'Indonésie s'est doté d'une Justice dont le fonctionnement, c'est le moins que 'on puisse dire, laisse à désirer.
C'est ainsi que l'Indonésie exécute d'une balle dans la tête des types, peut-être coupables de ce dont on les accuse en matière de trafic de drogue, mais peut être pas coupables.... Non peut-être bien pas.... Il eût fallu qu'ils puissent se défendre correctement... Il ne l'ont pas pu pour beaucoup d'entre eux. L'Indonésie les exécute. Elle ne veut rien savoir.. De ce point de vue l'Indonésie n'est pas un beau pays.
Certains ont sans doute déjà leur billet en poche pour cet été. On comprendra qu'ils ne souhaitent pas renoncer. Les voyages coûtent cher. Pour d'autres qui envisageaient de s'y rendre. Mon avis c'est qu'il faut choisir un autre pays. Pour le moment.
Mais l'Indonésie s'est doté d'une Justice dont le fonctionnement, c'est le moins que 'on puisse dire, laisse à désirer.
C'est ainsi que l'Indonésie exécute d'une balle dans la tête des types, peut-être coupables de ce dont on les accuse en matière de trafic de drogue, mais peut être pas coupables.... Non peut-être bien pas.... Il eût fallu qu'ils puissent se défendre correctement... Il ne l'ont pas pu pour beaucoup d'entre eux. L'Indonésie les exécute. Elle ne veut rien savoir.. De ce point de vue l'Indonésie n'est pas un beau pays.
Certains ont sans doute déjà leur billet en poche pour cet été. On comprendra qu'ils ne souhaitent pas renoncer. Les voyages coûtent cher. Pour d'autres qui envisageaient de s'y rendre. Mon avis c'est qu'il faut choisir un autre pays. Pour le moment.
L'Europe met sur sa liste noire les compagnies aériennes indonésiennes La Commission européenne a ajouté ce jeudi les 51 compagnies indonésiennes à la liste noire communautaire des avions interdits de vols dans l'Union européenne.Comment va t-on se déplacer maintenant dans l'archipel ? lol.....même Garuda en fait parti !
Bonjour,
Si j'ai bien compris, maintenant les français ont aussi besoin d'un visa pour se rendre en Indonésie.
Il peut être délivré à l'arrivée pour un mois, sans renouvellement, alors comment fait-on si on souhaite rester plus d'un mois?
Doit-on faire une demande de visa au consulat d'Indonésie avant de partir?
Et est-il possible de le demander à BKK?
Merci et bonne jounée à tous
un accident a causé la mort de deux Français il y a quelques semaines dans le village de Munduk, au nord de Bali. Une femme a été électrocutée en prenant sa douche .Son ami est mort en voulant la sauver. Les autorités n'ont engagé aucune poursuite contre l'hôtel qui a reloué la chambre dès le lendemain. Attention à ne pas confondre cet hôtel Lumbung Bali Cottages avec d'autres qui ont des noms très proches.
Bonjour,
Après un séjour à Singapour, Java et Bali,
j'envisage de m'installer à Bali, et ouvrir des
chambres d'hôtes pour français.
Merci pour vos conseils et contacts sur place.
Cordialement
Bertrand (de Dijon)
bonjour,
Je pars m installer a bali a compter de fin aout 2008. J aimerais pouvoir partager un appartement ou une villa avec d autres personnes en collocation. Comment trouver une collocation a Bali?
N hesitez pas a me contacter si vous avez des infos a ce propos!
merci
au plaisir de vous lire...
au plaisir de vous lire...
Bonjour,
Je prépare mon séjour à Bali mais j'ai beaucoup de difficultés et quelques questions ? Est-ce que l'un ou l'une d'entre vous pourrait m'aider ?
Voici mon parcours : Petit séjour à Sumatra avant arrivée Bali Jour 1 Bali (mai 8): arrivée denpasar début d'apres-midi et installation sur Jimbaran. Jour 2: location scooter et visite de la presqu'île (spot de surf, temple...). QUESTIONS: - Peut-on faire du jetski vers Jimbaran? Mon ami adore cela et j'ai beaucoup de mal à trouver l'info et du coup je me demandais s'il fallait rester sur Jimbaran ou pas. J'en ai vu vers Kuta mais je ne veux pas ce côté industriel de l'île. -Où loger sur Jimbaran, est-ce qu'il y a un côté mieux que l'autre ? - Est-ce facile de louer un scooter ? Jour 3 : Direction UBUD via chauffeur et nuit vers UBUD, balade ville, résa excursions pour lendemain. QUESTION : est-ce facile de trouver un chauffeur pour 2 ? Pas de souci pour confier nos bagages ? Jour 4: Quad dans rizière + Balade VTT Jour 5 : Location scotter pour visite lac Batur QUESTION : Est-ce réalisable en scooter ? Combien de temps sur la journée ? Dans quel coin d'UBUD dormir : pas trop loin du centre, adresse de charme. Jour 6 : Direction OUEST - SIDEMEN via un chauffeur QUESTION : est-ce facile de trouver un chauffeur pour 2 ? JOUR 7 : Aucune idée où rester.... JOUR 8-9-10 Gili Jour 11 - Retour après-midi ou soir sur Kuala pour vol le lendemain Je vous remercie par avance pour votre réponse et votre aide.
Je prépare mon séjour à Bali mais j'ai beaucoup de difficultés et quelques questions ? Est-ce que l'un ou l'une d'entre vous pourrait m'aider ?
Voici mon parcours : Petit séjour à Sumatra avant arrivée Bali Jour 1 Bali (mai 8): arrivée denpasar début d'apres-midi et installation sur Jimbaran. Jour 2: location scooter et visite de la presqu'île (spot de surf, temple...). QUESTIONS: - Peut-on faire du jetski vers Jimbaran? Mon ami adore cela et j'ai beaucoup de mal à trouver l'info et du coup je me demandais s'il fallait rester sur Jimbaran ou pas. J'en ai vu vers Kuta mais je ne veux pas ce côté industriel de l'île. -Où loger sur Jimbaran, est-ce qu'il y a un côté mieux que l'autre ? - Est-ce facile de louer un scooter ? Jour 3 : Direction UBUD via chauffeur et nuit vers UBUD, balade ville, résa excursions pour lendemain. QUESTION : est-ce facile de trouver un chauffeur pour 2 ? Pas de souci pour confier nos bagages ? Jour 4: Quad dans rizière + Balade VTT Jour 5 : Location scotter pour visite lac Batur QUESTION : Est-ce réalisable en scooter ? Combien de temps sur la journée ? Dans quel coin d'UBUD dormir : pas trop loin du centre, adresse de charme. Jour 6 : Direction OUEST - SIDEMEN via un chauffeur QUESTION : est-ce facile de trouver un chauffeur pour 2 ? JOUR 7 : Aucune idée où rester.... JOUR 8-9-10 Gili Jour 11 - Retour après-midi ou soir sur Kuala pour vol le lendemain Je vous remercie par avance pour votre réponse et votre aide.
Voilà un petit résumé de nos 18 jours sur place.
Arrivée à Denpasar. Il faisait 30 degrés. Chaleur humide.Etouffant.
Taxi pour Sanur.Hôtel, autour de 10€.
Installation pour 2 nuits à l'hôtel Swastika, jolis bungalows traditionnels au milieu d'un jardin exotique avec 2 piscines .
Et puis on quitte Sanur et on prend un bémo, style tuk-tuk, pour rejoindre Bali beach où on embarque pour l'île de Nusa Lambogan, île connue pour la culture des algues. 1h30 de traversée.
Installation à l'hôtel 7, juste sur la plage, les pieds dans l'eau.
Après midi consacré à la visite de la mangrove en bateau. Le faire à marée haute, sinon parfois, il est difficile de passer.
Et le soir depuis notre terrasse, on assiste au retour des bateaux chargés d'algues.Beau spectacle.
Le lendemain, on va à Muschroom Bay au sud de l'île .Les dauphins se promènent au large.
Le surlendemain, on se lève tôt, vers 6h, pour pouvoir voir le mont Agung, avant l'arrivée des nuages. Et puis on part à pied vers l'île de Céningan. Il y a un pont entre les 2 îles. Et Céningan est en Océanie. ..Il fait super chaud. A pied, c'est difficile avec cette chaleur. Mais on se baigne. C'est superbe. Au retour, on prend un pick-up , cheveux au vent à l'arrière.
Après 3 nuits à Nusa Lembogan, on retourne à Sanur. On y est pour 9h et on prend un transport pour UBUD.
Installation à l'hôtel Ubud terrasse bungalows avec piscine. Piscine indispensable compte tenu de la chaleur. Baignade, shopping et réservation d'un taxi pour le lendemain.
A 8h 45, le lendemain, le chauffeur nous attend pour nous conduire au lac Batur , avec plusieurs visites prévues en cours de route:
1er arrêt, Goa Gadja, la grotte de l'éléphant. Sarong obligatoire fourni avec le ticket d'entrée si tu n'en as pas.Site superbe. Bassin contenant une eau censée conserver la jeunesse...
2ème arrêt, Tirta Empul, la source sacrée. Les Balinais s'y baignent habillés.
3ème arrêt, temple de Gunnung Kawi où les falaises sont sculptées en l'honneur du roi. Autour des rizières magnifiques.
4ème arrêt, visite d'un jardin fruitier, caféiers, cacaoyers. ..
5e arrêt, le lac Batur, le mont Batur dans les nuages.
6ème arrêt, Tegallalang, extraordinairement beau. Rizières exceptionnelles.
7ème arrêt, galeries de peinture, atelier de sculptures de bois, fabrique de bijoux.
Retour à l'hôtel vers 18h30.
Le lendemain, visite du musée Antonio Blanco, peintre espagnol installé à Bali. Inspiration Dali.
A midi, déjeuner au restaurant Ibu Oka pour manger le fameux cochon farci aux épices.
Et depuis la terrasse du restau, on assiste à la préparation d'une crémation.
Le jour suivant après avoir profité de la piscine et du petit déjeuner, on part avec notre chauffeur pour le temple de Besakih. Et là encore on traverse des superbes rizières et on fait plusieurs arrêts.
1er arrêt, Klunkung, ancien palais royal. Visite aussi du palais de justice. Super bien.
2ème arrêt, Besakih, site extraordinaire. On y était pour une cérémonie funéraire. Magnifiques tenues .Offrandes nombreuses. Le tout au son du gamelan.
3ème arrêt, sur la route du retour, le marché de Gianyar, produits locaux, petits restaurants de rue, marchands d'offrandes.
Le lendemain, notre chauffeur nous conduit à notre prochaine étape AMED. Installation à l'hôtel Sunshine bungalow sur la plage avec piscine. Baignade et snorkelling. Les coraux sont magnifiques et les poissons multicolores. Massages balinais à ne pas manquer.
Le lendemain, au réveil, on assiste au retour des bateaux de pêche depuis notre balcon. Super joli.
Et on se promène le long de la plage, parmi les gens qui récoltent le sel dans les troncs de cocotiers creusés.
Jour suivant, départ pour Lovina Beach. Une étape qu'on a moins aimée. Plages sales. Hôtel sans piscine.
Puis retour sur KUTA. Avec un arrêt au lac Bratan, très joli temple construit dans l'eau.
Installation à l'hôtel Sorga. Shopping. Coucher de soleil sur la mer.
Et le lendemain matin, un taxi nous emmène voir le Tanaloth, très beau temple qui a les pieds dans la mer.
Le jour suivant, grande excursion vers le sud.
1er arrêt Padang Padang, superbe petite plage avec des pêcheurs, des baigneurs, des surfeurs.
2ème arrêt, spot de surf de Dreamland, vagues énormes, site magnifique.
3ème arrêt, Uluwatu, à la pointe de la presqu'île de Bukit, c'est envahi par les singes.
4ème arrêt, Jimbaran, ville de pêcheurs. Repas de kings prawns sur la plage. Marché aux poissons.
Retour vers 17h à Kuta, .
Et voilà, ça se termine.
J'espère ne pas avoir été trop bavarde. J'ai revécu mon voyage en relisant mes notes. C'était bien agréable. Si vous voulez des précisions, n'hésitez pas.
Arrivée à Denpasar. Il faisait 30 degrés. Chaleur humide.Etouffant.
Taxi pour Sanur.Hôtel, autour de 10€.
Installation pour 2 nuits à l'hôtel Swastika, jolis bungalows traditionnels au milieu d'un jardin exotique avec 2 piscines .
Et puis on quitte Sanur et on prend un bémo, style tuk-tuk, pour rejoindre Bali beach où on embarque pour l'île de Nusa Lambogan, île connue pour la culture des algues. 1h30 de traversée.
Installation à l'hôtel 7, juste sur la plage, les pieds dans l'eau.
Après midi consacré à la visite de la mangrove en bateau. Le faire à marée haute, sinon parfois, il est difficile de passer.
Et le soir depuis notre terrasse, on assiste au retour des bateaux chargés d'algues.Beau spectacle.
Le lendemain, on va à Muschroom Bay au sud de l'île .Les dauphins se promènent au large.
Le surlendemain, on se lève tôt, vers 6h, pour pouvoir voir le mont Agung, avant l'arrivée des nuages. Et puis on part à pied vers l'île de Céningan. Il y a un pont entre les 2 îles. Et Céningan est en Océanie. ..Il fait super chaud. A pied, c'est difficile avec cette chaleur. Mais on se baigne. C'est superbe. Au retour, on prend un pick-up , cheveux au vent à l'arrière.
Après 3 nuits à Nusa Lembogan, on retourne à Sanur. On y est pour 9h et on prend un transport pour UBUD.
Installation à l'hôtel Ubud terrasse bungalows avec piscine. Piscine indispensable compte tenu de la chaleur. Baignade, shopping et réservation d'un taxi pour le lendemain.
A 8h 45, le lendemain, le chauffeur nous attend pour nous conduire au lac Batur , avec plusieurs visites prévues en cours de route:
1er arrêt, Goa Gadja, la grotte de l'éléphant. Sarong obligatoire fourni avec le ticket d'entrée si tu n'en as pas.Site superbe. Bassin contenant une eau censée conserver la jeunesse...
2ème arrêt, Tirta Empul, la source sacrée. Les Balinais s'y baignent habillés.
3ème arrêt, temple de Gunnung Kawi où les falaises sont sculptées en l'honneur du roi. Autour des rizières magnifiques.
4ème arrêt, visite d'un jardin fruitier, caféiers, cacaoyers. ..
5e arrêt, le lac Batur, le mont Batur dans les nuages.
6ème arrêt, Tegallalang, extraordinairement beau. Rizières exceptionnelles.
7ème arrêt, galeries de peinture, atelier de sculptures de bois, fabrique de bijoux.
Retour à l'hôtel vers 18h30.
Le lendemain, visite du musée Antonio Blanco, peintre espagnol installé à Bali. Inspiration Dali.
A midi, déjeuner au restaurant Ibu Oka pour manger le fameux cochon farci aux épices.
Et depuis la terrasse du restau, on assiste à la préparation d'une crémation.
Le jour suivant après avoir profité de la piscine et du petit déjeuner, on part avec notre chauffeur pour le temple de Besakih. Et là encore on traverse des superbes rizières et on fait plusieurs arrêts.
1er arrêt, Klunkung, ancien palais royal. Visite aussi du palais de justice. Super bien.
2ème arrêt, Besakih, site extraordinaire. On y était pour une cérémonie funéraire. Magnifiques tenues .Offrandes nombreuses. Le tout au son du gamelan.
3ème arrêt, sur la route du retour, le marché de Gianyar, produits locaux, petits restaurants de rue, marchands d'offrandes.
Le lendemain, notre chauffeur nous conduit à notre prochaine étape AMED. Installation à l'hôtel Sunshine bungalow sur la plage avec piscine. Baignade et snorkelling. Les coraux sont magnifiques et les poissons multicolores. Massages balinais à ne pas manquer.
Le lendemain, au réveil, on assiste au retour des bateaux de pêche depuis notre balcon. Super joli.
Et on se promène le long de la plage, parmi les gens qui récoltent le sel dans les troncs de cocotiers creusés.
Jour suivant, départ pour Lovina Beach. Une étape qu'on a moins aimée. Plages sales. Hôtel sans piscine.
Puis retour sur KUTA. Avec un arrêt au lac Bratan, très joli temple construit dans l'eau.
Installation à l'hôtel Sorga. Shopping. Coucher de soleil sur la mer.
Et le lendemain matin, un taxi nous emmène voir le Tanaloth, très beau temple qui a les pieds dans la mer.
Le jour suivant, grande excursion vers le sud.
1er arrêt Padang Padang, superbe petite plage avec des pêcheurs, des baigneurs, des surfeurs.
2ème arrêt, spot de surf de Dreamland, vagues énormes, site magnifique.
3ème arrêt, Uluwatu, à la pointe de la presqu'île de Bukit, c'est envahi par les singes.
4ème arrêt, Jimbaran, ville de pêcheurs. Repas de kings prawns sur la plage. Marché aux poissons.
Retour vers 17h à Kuta, .
Et voilà, ça se termine.
J'espère ne pas avoir été trop bavarde. J'ai revécu mon voyage en relisant mes notes. C'était bien agréable. Si vous voulez des précisions, n'hésitez pas.
Bonjour à tous,
Mon copain et moi, nous partons pour Bali mi septembre, Nous y serons durant 1 mois, avant de poursuivre notre voyage dans d'autres pays d'Asie pendant 8 mois environ.
Bali est notre première destination, nous avons donc envie de prendre le temps d'atterrir, de nous imprégner, de lâcher gentiment nos petites habitudes et de nous ouvrir aux multiples découvertes qui nous attendent durant ce voyage.
Nous avons lu beaucoup de vos posts, récolté beaucoup d'informations à gauche et à droite, et nous commençons à avoir une vague idée d'itinéraire. Nous avons donc maintenant besoin de vos conseils / avis sur celui-ci. (Est-il réaliste, est-ce que je manque des choses à ne pas manquer, etc.).
Je précise que l'itinéraire est volontairement "flou". Pas question de tout prévoir ! Le but est d'avoir une idée.. un chemin à suivre (ou à ne pas suivre..). A savoir aussi que le sud de l'île ne nous intéresse pas plus que ça. Nous souhaitons aller à la rencontre d'un Bali plus authentique..
Alors voilà: Pour la première destination, le but est de trouvé un endroit plutôt calme, joli, en bord de mer, pour nous reposer du voyage. Nous pensons à Uluwatu. Est-ce un bon choix? Nous y resterions 3 nuits (arrivée tard le première soir, 2 jour sur place avec location de scooter et départ tôt le 3ème jour).
Ensuite, direction Ubud, pour 4-7 jours (location de scooter pour visiter la région)
Puis direction la côte est: env. 5 jours entre Amed et Padangbai (si vous avez des conseils de villages ou nous arrêter.. je prends volontiers :) )
Quelques jours ensuite sur Nusa lembongan (ou Nusa Penida?).
La dernière semaine (du 9 au 16 oct), ma maman nous rejoindra. Je souhaite alors la retrouver dans un endroit beau, calme, à proximité de randos, promenades, rivières, etc. Je pensais à Sidemen, qu'en pensez-vous? Je suis preneuse de toutes autres idées, sachant que j'ai vraiment envie d'accueillir ma maman dans un bel endroit.
Puis retour pour une nuit proche de l'aéroport la veille de notre départ (des idées?).
Voilà pour l'idée de base.
Pensez-vous que le Nord de l'île vaudrait la peine que nous revisitions cet itinéraire? J'ai trouvé peu d'infos sur cette partie de l'île. Nous pourrions par exemple monter depuis Ubud sur Mundunk, puis rejoindre la côte nord et redescendre par la côte sur Amed. Combien de temps faudrait-il prévoir pour cela? Nous abandonnerions alors l'idée de Nusa Lembongan/Penida..
L'idée n'est vraiment pas de voir le plus de chose possible, mais de prendre le temps de les regarder :) Dur dur de faire des choix. Mais je suis sûre que vous pourrez m'aider :)
Je suis aussi preneuse de toutes bonnes adresses et coup de cœur pour des logements à prix (très) abordables.
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire, et de me répondre. :)
Bonne soirée à tous,
Sandrine
Mon copain et moi, nous partons pour Bali mi septembre, Nous y serons durant 1 mois, avant de poursuivre notre voyage dans d'autres pays d'Asie pendant 8 mois environ.
Bali est notre première destination, nous avons donc envie de prendre le temps d'atterrir, de nous imprégner, de lâcher gentiment nos petites habitudes et de nous ouvrir aux multiples découvertes qui nous attendent durant ce voyage.
Nous avons lu beaucoup de vos posts, récolté beaucoup d'informations à gauche et à droite, et nous commençons à avoir une vague idée d'itinéraire. Nous avons donc maintenant besoin de vos conseils / avis sur celui-ci. (Est-il réaliste, est-ce que je manque des choses à ne pas manquer, etc.).
Je précise que l'itinéraire est volontairement "flou". Pas question de tout prévoir ! Le but est d'avoir une idée.. un chemin à suivre (ou à ne pas suivre..). A savoir aussi que le sud de l'île ne nous intéresse pas plus que ça. Nous souhaitons aller à la rencontre d'un Bali plus authentique..
Alors voilà: Pour la première destination, le but est de trouvé un endroit plutôt calme, joli, en bord de mer, pour nous reposer du voyage. Nous pensons à Uluwatu. Est-ce un bon choix? Nous y resterions 3 nuits (arrivée tard le première soir, 2 jour sur place avec location de scooter et départ tôt le 3ème jour).
Ensuite, direction Ubud, pour 4-7 jours (location de scooter pour visiter la région)
Puis direction la côte est: env. 5 jours entre Amed et Padangbai (si vous avez des conseils de villages ou nous arrêter.. je prends volontiers :) )
Quelques jours ensuite sur Nusa lembongan (ou Nusa Penida?).
La dernière semaine (du 9 au 16 oct), ma maman nous rejoindra. Je souhaite alors la retrouver dans un endroit beau, calme, à proximité de randos, promenades, rivières, etc. Je pensais à Sidemen, qu'en pensez-vous? Je suis preneuse de toutes autres idées, sachant que j'ai vraiment envie d'accueillir ma maman dans un bel endroit.
Puis retour pour une nuit proche de l'aéroport la veille de notre départ (des idées?).
Voilà pour l'idée de base.
Pensez-vous que le Nord de l'île vaudrait la peine que nous revisitions cet itinéraire? J'ai trouvé peu d'infos sur cette partie de l'île. Nous pourrions par exemple monter depuis Ubud sur Mundunk, puis rejoindre la côte nord et redescendre par la côte sur Amed. Combien de temps faudrait-il prévoir pour cela? Nous abandonnerions alors l'idée de Nusa Lembongan/Penida..
L'idée n'est vraiment pas de voir le plus de chose possible, mais de prendre le temps de les regarder :) Dur dur de faire des choix. Mais je suis sûre que vous pourrez m'aider :)
Je suis aussi preneuse de toutes bonnes adresses et coup de cœur pour des logements à prix (très) abordables.
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire, et de me répondre. :)
Bonne soirée à tous,
Sandrine
salut,
je souhaite m'installer avec ma famille à bali et ouvreir un commerce, j'aimerais avoir des expériences et des réponses de personnes se trouvant sur place ou y partant bientot. à très bientot
je souhaite m'installer avec ma famille à bali et ouvreir un commerce, j'aimerais avoir des expériences et des réponses de personnes se trouvant sur place ou y partant bientot. à très bientot
Bonjour,
Est ce qu'il est possible de visiter beaucoup de chose depuis Ubud.
J'aimerai établir mon camp de base à Ubud et rayonner depuis là.
Des expériences ?
Est ce que certains ont déjà fait comme cela ?
Je me rends pas bien compte.
Bonjour à tous,
J'ai besoin de vos précieux conseils!! Mon mari a reçu une proposition de poste à Jakarta. C'est pour janvier 2013 (soit demain déjà) et nous avons accepté! Je suis enceinte mais je vais accoucher en France avant de rejoindre mon mari. Comme le bébé est pour début mars nous allons être séparé un petit bout de temps... Combien de temps faut-il que j'attende avant de partir avec le bébé? Ma sage-femme m'a dit qu'un bébé pouvait voyager dès 3 semaines. Et c'est vrai que je n'ai pas très envie d'attendre trop longtemps avant de rejoindre mon mari... Mais quels sont vos conseils?
Y en-a-t-il parmi vous qui connaissent un bon pédiatre qui pourrait assurer le suivi médical du notre enfant (vaccins... méthodes occidentales)? Quels sont les hôpitaux où se rendent les expatriés?
Mon mari va travailler près de l'aéroport international: à votre avis dans quel quartier faut-il que nous nous installions pour lui éviter trop de transport? Y-a-t-il un centre médical réputé proche de cette zone (pour éviter trop de déplacements avec le bébé)?
J'ai tellement de questions en tête... Mais je commence avec ça c'est déjà pas mal, en espérant que quelqu'un pourra me renseigner un peu plus (et me rassurer par la même occasion!)
Domi
J'ai besoin de vos précieux conseils!! Mon mari a reçu une proposition de poste à Jakarta. C'est pour janvier 2013 (soit demain déjà) et nous avons accepté! Je suis enceinte mais je vais accoucher en France avant de rejoindre mon mari. Comme le bébé est pour début mars nous allons être séparé un petit bout de temps... Combien de temps faut-il que j'attende avant de partir avec le bébé? Ma sage-femme m'a dit qu'un bébé pouvait voyager dès 3 semaines. Et c'est vrai que je n'ai pas très envie d'attendre trop longtemps avant de rejoindre mon mari... Mais quels sont vos conseils?
Y en-a-t-il parmi vous qui connaissent un bon pédiatre qui pourrait assurer le suivi médical du notre enfant (vaccins... méthodes occidentales)? Quels sont les hôpitaux où se rendent les expatriés?
Mon mari va travailler près de l'aéroport international: à votre avis dans quel quartier faut-il que nous nous installions pour lui éviter trop de transport? Y-a-t-il un centre médical réputé proche de cette zone (pour éviter trop de déplacements avec le bébé)?
J'ai tellement de questions en tête... Mais je commence avec ça c'est déjà pas mal, en espérant que quelqu'un pourra me renseigner un peu plus (et me rassurer par la même occasion!)
Domi
Bonjour,
Nous allons vivre 11 mois à Bali, entre Sukawati et Gianyar. Nous avons besoin d'Internet (high speed) pour l'ordi portable, à tout moment, mais la maison où nous allons n'a pas encore de connexion, ni de téléphone (et pas de wifi accessible non plus).
Comment faire? Clé 3G, ça va ramer, non? Faudrait-il l'acheter à Bali? Utiliser mon iPhone comme modem pour le Macbook-pro, il faut prendre un abonnement international en France avant, non? Ou bien une carte Sim Indonésienne à mettre dans mon iPhone...?
J'ai été sur des sites d'opérateurs, dont Telkomnet, mais je me demande s'il est vraiment indispensable d'y contracter un abonnement chez eux (très cher pour l'illimité me semble-t-il). Je ne m'y connais pas, et les infos que je trouve ne sont pas concrètes pour moi !
Alors si vous savez connaissez les secrets d'une bonne connexion Internet à Bali (pas chère et pas dans les bars, hôtels, etc, mais à la maison), et les délais d'installation et de mise en service, ... au secours, n'hésitez pas à m'expliquer comment procéder. Merci d'avance
Nous allons vivre 11 mois à Bali, entre Sukawati et Gianyar. Nous avons besoin d'Internet (high speed) pour l'ordi portable, à tout moment, mais la maison où nous allons n'a pas encore de connexion, ni de téléphone (et pas de wifi accessible non plus).
Comment faire? Clé 3G, ça va ramer, non? Faudrait-il l'acheter à Bali? Utiliser mon iPhone comme modem pour le Macbook-pro, il faut prendre un abonnement international en France avant, non? Ou bien une carte Sim Indonésienne à mettre dans mon iPhone...?
J'ai été sur des sites d'opérateurs, dont Telkomnet, mais je me demande s'il est vraiment indispensable d'y contracter un abonnement chez eux (très cher pour l'illimité me semble-t-il). Je ne m'y connais pas, et les infos que je trouve ne sont pas concrètes pour moi !
Alors si vous savez connaissez les secrets d'une bonne connexion Internet à Bali (pas chère et pas dans les bars, hôtels, etc, mais à la maison), et les délais d'installation et de mise en service, ... au secours, n'hésitez pas à m'expliquer comment procéder. Merci d'avance
Bonjour à tous,
Mon amie et moi souhaitons nous installer à Bali pour y travailler. nous partons 1 mois en juin prochain pour prendre les 1er contact. Notre objectif : Monter un restaurant type "créperie/pizzéria".
Quelqu'un aurait-il de bonnes adresses pour nous aider à rassembler un maximum d'information quand aux différentes formalités à réunir pour une telle installation.
Merci d'avance.
Yvonnick & Valérie
Mon amie et moi souhaitons nous installer à Bali pour y travailler. nous partons 1 mois en juin prochain pour prendre les 1er contact. Notre objectif : Monter un restaurant type "créperie/pizzéria".
Quelqu'un aurait-il de bonnes adresses pour nous aider à rassembler un maximum d'information quand aux différentes formalités à réunir pour une telle installation.
Merci d'avance.
Yvonnick & Valérie
Hi everyone,
Family of 4—2 adults and 2 kids (11 and 15) who are well-traveled. We’re planning a 15-day trip to Indonesia and would love your thoughts on our itinerary. We love discovering local culture, food (!!), seeing beautiful landscapes, and keeping an active pace. We’re not the type to lounge on the beach for 5 hours or spend ages by the pool when we’re halfway across the world. Also, we try to avoid places "ruined" by mass tourism (like Holbox in Mexico, which we loved 10 years ago but not at all on our last visit, or Phi Phi in Thailand, completely destroyed by mass tourism).
Special note: we love traveling by train :)
Here’s what we’ve planned so far:
**Day 1** Arrival in Jakarta, then domestic flight to Yogyakarta. Settle in Yogyakarta.
**Day 2** Borobudur in the morning, then exploring nearby villages.
**Day 3** Prambanan in the morning, followed by culinary discovery / market / local vibe in Yogyakarta.
**Day 4** Train to Jombang, then driver/bus to the Bromo area. Overnight stay.
**Day 5** Sunrise at Bromo, exploring the volcano and sea of sand. Relax in the afternoon.
**Day 6** Travel to eastern Java, then train, ferry, and road to reach Sidemen in Bali.
**Day 7** Sidemen
**Day 8** Sidemen
**Day 9** Sidemen
**Day 10** Transfer to Gili Air (car to the port + fast boat?)
**Day 11** Gili Air
**Day 12** Gili Air
**Day 13** Transfer to Ubud
**Day 14** Ubud
**Day 15** Return to Bali airport, flight to Jakarta, then international flight.
Does this itinerary seem coherent for a family? Does it feel too packed or well-balanced? Would you make any changes to certain stops, durations, or transfers?
Thanks so much for your tips and experiences!
Family of 4—2 adults and 2 kids (11 and 15) who are well-traveled. We’re planning a 15-day trip to Indonesia and would love your thoughts on our itinerary. We love discovering local culture, food (!!), seeing beautiful landscapes, and keeping an active pace. We’re not the type to lounge on the beach for 5 hours or spend ages by the pool when we’re halfway across the world. Also, we try to avoid places "ruined" by mass tourism (like Holbox in Mexico, which we loved 10 years ago but not at all on our last visit, or Phi Phi in Thailand, completely destroyed by mass tourism).
Special note: we love traveling by train :)
Here’s what we’ve planned so far:
**Day 1** Arrival in Jakarta, then domestic flight to Yogyakarta. Settle in Yogyakarta.
**Day 2** Borobudur in the morning, then exploring nearby villages.
**Day 3** Prambanan in the morning, followed by culinary discovery / market / local vibe in Yogyakarta.
**Day 4** Train to Jombang, then driver/bus to the Bromo area. Overnight stay.
**Day 5** Sunrise at Bromo, exploring the volcano and sea of sand. Relax in the afternoon.
**Day 6** Travel to eastern Java, then train, ferry, and road to reach Sidemen in Bali.
**Day 7** Sidemen
**Day 8** Sidemen
**Day 9** Sidemen
**Day 10** Transfer to Gili Air (car to the port + fast boat?)
**Day 11** Gili Air
**Day 12** Gili Air
**Day 13** Transfer to Ubud
**Day 14** Ubud
**Day 15** Return to Bali airport, flight to Jakarta, then international flight.
Does this itinerary seem coherent for a family? Does it feel too packed or well-balanced? Would you make any changes to certain stops, durations, or transfers?
Thanks so much for your tips and experiences!
Voici un petit résumé de notre voyage à Bali.
Arrivée le 24 octobre à Denpasar, il fait 30 degrés à 14h30.
Taxi pour aller à Sanur, hôtel Swastika. Bungalows traditionnels au milieu d'un jardin exotique avec piscines. Petite promenade pour se dégourdir les jambes et se repérer un peu.
Baignade.
Le lendemain au réveil, il pleut à torrents. Mais après le petit déjeuner le soleil brille à nouveau. On profite un peu de la piscine, et des massages thaïlandais proposés par l'hôtel. Extra.
Le jour suivant, on prend un bémo pour Bali beach et on prend un bateau pour Nusa Lembogan. Départ vers 10h 30. 1h 30 de traversée et on accoste directement sur la plage. Installation à l'hôtel 7 juste devant la mer, terrasse les pieds dans l'eau. L'apres-midi on négocie une visite de la mangrove en bateau. Mais on n'a pas pensé qu'il y été préférable de le faire à marée haute. On ne peut donc pas aller aussi loin... Mais on traverse les champs d'algues, on voit une ferme d'algues. Super promenade quand-même.
Le lendemain pendant le petit déjeuner on observe le travail des Balinais qui vont et viennent sur la plage. 80% de la population de l'île vit du travail des algues.

Ensuite on part pour le sud de l'île, jusqu'à Muschroom Bay. Les pêcheurs rentrent avec leurs bateaux. Repas au Sunset, magnifique vue sur la mer, les dauphins se promènent au large.
La journée suivante, on décide de partir pour Nusa Céningan. Pour y accéder, il faut traverser le bras de mer qui sépare les 2 îles. Une jeune Balinaise nous invite à préparer quelques offrandes avec elle. Génial. Un vrai plaisir. L'aller, on le fait à pied, sous un soleil de plomb. Au retour, on prend un taxi.
Après ce séjour à Nusa Lembogan, on repart vers Sanur avec le bateau de 8H. Et de Sanur, on rejoint Ubud en bémo. Installation à l'hôtel Ubud terrasse bungalows. Et on fait une pause piscine pour se rafraîchir avant de faire un tour en ville et un peu de shopping. Et on réserve un taxi pour le jour suivant.
Le lendemain, dès 8h45, le chauffeur nous attend pour partir découvrir les alentours. D'abord la grotte de l'éléphant, Goa Gadja. Sarong obligatoire. Bassin censé conserver la jeunesse. Puis, on se rend à Tirta Empul, la source sacrée. Des dizaines de Balinais viennent se purifier. Ensuite, c'est le temple de Gunnung Kawi au milieu des rizières magnifiques. Les falaises sont sculptées en l'honneur du roi. Puis, on fait un arrêt au jardin fruitier, on y trouve des caféiers, des cacaoyers, des fruits de la passion. .. Traversée de grandes orangeraies pour monter au lac Batur, vue sur le mont Batur. On assiste à un mariage. C'est magnifique. Et on continue à travers les rizières de Tegallalang. Extraordinaire.

Visite de galeries de peinture, de fabrique de bijoux, d'atelier de sculptures de bois. Le chauffeur nous conseille d'aller assister à une crémation qui aura lieu le lendemain.
La matinée suivante, on va d'abord visiter le musée Antonio Blanco, peintre espagnol installé à Bali. Inspiration Dali. Très intéressant. Et après notre déjeuner au restaurant Ibu Oka , restaurant spécialisé dans le cochon farci aux épices et au riz avant d'être rôti. Puis c'est la préparation de la crémation, cérémonie très onéreuse, le prix d'une maison, nous a-t-on dit. .. Les hommes portent une tour de 9 merus. C''est impressionnant. Aujourd'hui le cercueil est dans un sarcophage qui a la forme d'un taureau.
Il fait vraiment très chaud. Au retour à l'hôtel, on apprécie la piscine. Après le dîner, c'est le déluge. Mais, nous, on est KO.
Le jour suivant, on retrouve notre chauffeur, Madé. Et on part pour Besakih. On traverse de superbes rizières avant de faire un arrêt à Klunkung pour visiter l'ancien palais royal. On visite le palais de justice construit au 18ème siècle, tout décoré de peintures où on peut voir les tortures réservées aux coupables et le paradis réservé aux innocents. Puis, on découvre Besakih. Extraordinaire, on dirait un temple Inca. Une cérémonie se prépare. C'est énorme. Innombrables offrandes. Tenues élégantes.Au son du gamelan. Au retour on s'arrête au marché de Gianyar. C'est un marché pour les locaux. Pour 17h, on est de retour à l'hôtel. .
Le jour suivant, on prend un bémo pour Bali beach et on prend un bateau pour Nusa Lembogan. Départ vers 10h 30. 1h 30 de traversée et on accoste directement sur la plage. Installation à l'hôtel 7 juste devant la mer, terrasse les pieds dans l'eau. L'apres-midi on négocie une visite de la mangrove en bateau. Mais on n'a pas pensé qu'il y été préférable de le faire à marée haute. On ne peut donc pas aller aussi loin... Mais on traverse les champs d'algues, on voit une ferme d'algues. Super promenade quand-même.
Le lendemain pendant le petit déjeuner on observe le travail des Balinais qui vont et viennent sur la plage. 80% de la population de l'île vit du travail des algues.

Ensuite on part pour le sud de l'île, jusqu'à Muschroom Bay. Les pêcheurs rentrent avec leurs bateaux. Repas au Sunset, magnifique vue sur la mer, les dauphins se promènent au large.
La journée suivante, on décide de partir pour Nusa Céningan. Pour y accéder, il faut traverser le bras de mer qui sépare les 2 îles. Une jeune Balinaise nous invite à préparer quelques offrandes avec elle. Génial. Un vrai plaisir. L'aller, on le fait à pied, sous un soleil de plomb. Au retour, on prend un taxi.
Après ce séjour à Nusa Lembogan, on repart vers Sanur avec le bateau de 8H. Et de Sanur, on rejoint Ubud en bémo. Installation à l'hôtel Ubud terrasse bungalows. Et on fait une pause piscine pour se rafraîchir avant de faire un tour en ville et un peu de shopping. Et on réserve un taxi pour le jour suivant.
Le lendemain, dès 8h45, le chauffeur nous attend pour partir découvrir les alentours. D'abord la grotte de l'éléphant, Goa Gadja. Sarong obligatoire. Bassin censé conserver la jeunesse. Puis, on se rend à Tirta Empul, la source sacrée. Des dizaines de Balinais viennent se purifier. Ensuite, c'est le temple de Gunnung Kawi au milieu des rizières magnifiques. Les falaises sont sculptées en l'honneur du roi. Puis, on fait un arrêt au jardin fruitier, on y trouve des caféiers, des cacaoyers, des fruits de la passion. .. Traversée de grandes orangeraies pour monter au lac Batur, vue sur le mont Batur. On assiste à un mariage. C'est magnifique. Et on continue à travers les rizières de Tegallalang. Extraordinaire.

Visite de galeries de peinture, de fabrique de bijoux, d'atelier de sculptures de bois. Le chauffeur nous conseille d'aller assister à une crémation qui aura lieu le lendemain.
La matinée suivante, on va d'abord visiter le musée Antonio Blanco, peintre espagnol installé à Bali. Inspiration Dali. Très intéressant. Et après notre déjeuner au restaurant Ibu Oka , restaurant spécialisé dans le cochon farci aux épices et au riz avant d'être rôti. Puis c'est la préparation de la crémation, cérémonie très onéreuse, le prix d'une maison, nous a-t-on dit. .. Les hommes portent une tour de 9 merus. C''est impressionnant. Aujourd'hui le cercueil est dans un sarcophage qui a la forme d'un taureau.
Il fait vraiment très chaud. Au retour à l'hôtel, on apprécie la piscine. Après le dîner, c'est le déluge. Mais, nous, on est KO.
Le jour suivant, on retrouve notre chauffeur, Madé. Et on part pour Besakih. On traverse de superbes rizières avant de faire un arrêt à Klunkung pour visiter l'ancien palais royal. On visite le palais de justice construit au 18ème siècle, tout décoré de peintures où on peut voir les tortures réservées aux coupables et le paradis réservé aux innocents. Puis, on découvre Besakih. Extraordinaire, on dirait un temple Inca. Une cérémonie se prépare. C'est énorme. Innombrables offrandes. Tenues élégantes.Au son du gamelan. Au retour on s'arrête au marché de Gianyar. C'est un marché pour les locaux. Pour 17h, on est de retour à l'hôtel. .
Bonjour ,
Tombés amoureux de Bali après des voyages réalisés sur cette ile en 2007 & 2008 , nous y retournons pour 3 semaines en Aout 2013 .
Nous sommes à la recherche de français ( françaises ) installés durablement sur l'ile désireux de nous faire partager leur expérience de vie sur BALI .
En effet , nous souhaiterions également franchir le pas et venir y vivre .
Rien de tel qu'un témoignage pour nous conforter dans notre décision .
Au plaisir de vous lire ,
Isa & Thierry
Tombés amoureux de Bali après des voyages réalisés sur cette ile en 2007 & 2008 , nous y retournons pour 3 semaines en Aout 2013 .
Nous sommes à la recherche de français ( françaises ) installés durablement sur l'ile désireux de nous faire partager leur expérience de vie sur BALI .
En effet , nous souhaiterions également franchir le pas et venir y vivre .
Rien de tel qu'un témoignage pour nous conforter dans notre décision .
Au plaisir de vous lire ,
Isa & Thierry
bonjour à tous
Pour la deuxième fois je perd en Indinesie cette etee.Plus exactement à Bali.
je connai un peut Bali mais cette fois ci nous voudrions aller dans les îles de flores gili lombok et Bali.
Pouvez me dire comment se rendre à flores (bateau avion), les prix du bateau prix de l'avion et surtout le temps en bateau...
Car je sais que de Sanur nous pouvons prendre le bateau pourSanaussi aucune idée pour Flores.
Ensuite je voulai savoir combien de temps à votre avis il faut rester à Flores et à Gili..solives vous me dire aussi les grandes différences entre entre BAli et Flores et vos coup de cœur merci...
amicalement jonzthan
amicalement jonzthan
Bonjour je suis parti en Thaïlande l'an passé, j'ai fais à peu près tout ce qu'il y avait à faire à Bangkok (Flying Market, Wat Pho, Palais impérial, China Town...), les Rizières et les ruines de Sukhotaï puis un trek de trois jours à Chiang Mai. J'ai finis par aller trois jours à Koh Chang à la fin.
J'ai la possibilité me rendre à Bali cet été, cependant j'ai vraiment peur de ne rien découvrir et de voir partout des similitudes avec mon précédent voyage.
Voilà un bref aperçu du séjour proposé : jours 1, 2 : vol de nuit Paris-Denpasar. Installation à l'hotel.jours 3 à 6 : Transfert à Ubud et visite de la capitale culturelle, randos "rizières" et visites en journée et spectacles en soirée. jours 7, 8 : Rando sur le volcan Batur pour le paysage et l'ambiance. jours 9 à 12 : Plongée en apnée dans «l’aquarium» de Amed et Tulamben avec masque, palmes et tuba, pour nager au milieu des poissons multicolores. jours 13, 14 : Transfert à Kuta, plage, shopping, body-board et vol retour de nuit Denpasar-Paris jour 15 : Arrivée à Paris
J'aimerais avoir vos avis, merci.
Voilà un bref aperçu du séjour proposé : jours 1, 2 : vol de nuit Paris-Denpasar. Installation à l'hotel.jours 3 à 6 : Transfert à Ubud et visite de la capitale culturelle, randos "rizières" et visites en journée et spectacles en soirée. jours 7, 8 : Rando sur le volcan Batur pour le paysage et l'ambiance. jours 9 à 12 : Plongée en apnée dans «l’aquarium» de Amed et Tulamben avec masque, palmes et tuba, pour nager au milieu des poissons multicolores. jours 13, 14 : Transfert à Kuta, plage, shopping, body-board et vol retour de nuit Denpasar-Paris jour 15 : Arrivée à Paris
J'aimerais avoir vos avis, merci.
Bonjour!
Je sais que je ne serai pas la première à poster ici concernant les itinéraires, mais comme les conditions de voyage de tous et chacun ne sont pas les mêmes, tant au niveau du temps, des moyens de locomotion, de la période de l'année, etc., j'aimerais beaucoup avoir vos opinions sur le mien. Donc le voici et merci à l'avance. Je suis preneuse de vos conseils, avertissements et commentaires quels qu'ils soient. Donc croyez vous que cela soit faisable? Oublions nous quelque chose selon vous? etc.
(Nous sommes 2 jeunes femmes en condition physique correcte et parlant bien anglais (mais pas du tout indonésien) et sommes à priori plus intéressées par les volcans, les rizières et divers paysages que par les musés. Nous partons avec l'idée d'utiliser les moyens de transports locaux et de réserver nos hotels au fur et à mesure.) Nous arriverons à Jakarta le 31 mars.
J1 - Arrivée à Jakarta vers 20h30. Transport vers l'hotel réservé (ce qui reste à faire!!) et dodo après 26hres de trajet et environ 12hres de décalage. J2 - Brève visite de Jakarta (Monument national, balade aux alentours) J3 - Départ pour Bogor (train ou bus, environ 1hre). Installation et visite du jardin botanique J4 - Route pour Bandung (train ou bus, environ 3hres1/2) J5 - Tangkuban Prahu et petit trekking aux alentours J6 - Route vers Pagandaran (environ 6hres, bus ou train) J7 - Pangandaran (Green canyon, etc.) J8 - Route vers Yogia (bateau et bus ou bus ou bus et train) J9 - Yogia J10 - Yogia (Borobudur, Prembahnan, visite de la ville) J11 - Yogia J12 - Route vers Cemoro Lawang (hotels ouverts??) via Probolinggo (environ 9 heures, train ou bus) J13 - Lever du soleil sur le Bromo depuis le pointview (si ouvert bien entendu) (balade jusqu'au Bromo si ouvert, mais sera probablement fermé) Route vers Banyuwangi. J14 - Montée du Kawa Ijen (si capable de se trouver un transport depuis Banyu) (La fin de la saison des pluies peut-elle être un problème pour le monter?) J15 - Transfert vers Bali par le ferry, route vers Munduk J16 - Munduk J17 - Munduk J18 - Ubud J19 - Ubud J20 - Tulamben-Ahmed J21 - Tulamben-Ahmed J22 - Descente tranquille de Ahmed vers Kuta (Tirtaganga??) J23 - Descente tranquille de Ahmed vers Kuta, soirée à Uluwatu pour coucher du soleil J24 - Départ aux environs de minuit de Denpasar.
À Bali, ou il est plus facile de rayonner autour d'un point, on pense faire diverses petites excursions autour de nos différents arrêts.
Merci beaucoup!
Claudy
Je sais que je ne serai pas la première à poster ici concernant les itinéraires, mais comme les conditions de voyage de tous et chacun ne sont pas les mêmes, tant au niveau du temps, des moyens de locomotion, de la période de l'année, etc., j'aimerais beaucoup avoir vos opinions sur le mien. Donc le voici et merci à l'avance. Je suis preneuse de vos conseils, avertissements et commentaires quels qu'ils soient. Donc croyez vous que cela soit faisable? Oublions nous quelque chose selon vous? etc.
(Nous sommes 2 jeunes femmes en condition physique correcte et parlant bien anglais (mais pas du tout indonésien) et sommes à priori plus intéressées par les volcans, les rizières et divers paysages que par les musés. Nous partons avec l'idée d'utiliser les moyens de transports locaux et de réserver nos hotels au fur et à mesure.) Nous arriverons à Jakarta le 31 mars.
J1 - Arrivée à Jakarta vers 20h30. Transport vers l'hotel réservé (ce qui reste à faire!!) et dodo après 26hres de trajet et environ 12hres de décalage. J2 - Brève visite de Jakarta (Monument national, balade aux alentours) J3 - Départ pour Bogor (train ou bus, environ 1hre). Installation et visite du jardin botanique J4 - Route pour Bandung (train ou bus, environ 3hres1/2) J5 - Tangkuban Prahu et petit trekking aux alentours J6 - Route vers Pagandaran (environ 6hres, bus ou train) J7 - Pangandaran (Green canyon, etc.) J8 - Route vers Yogia (bateau et bus ou bus ou bus et train) J9 - Yogia J10 - Yogia (Borobudur, Prembahnan, visite de la ville) J11 - Yogia J12 - Route vers Cemoro Lawang (hotels ouverts??) via Probolinggo (environ 9 heures, train ou bus) J13 - Lever du soleil sur le Bromo depuis le pointview (si ouvert bien entendu) (balade jusqu'au Bromo si ouvert, mais sera probablement fermé) Route vers Banyuwangi. J14 - Montée du Kawa Ijen (si capable de se trouver un transport depuis Banyu) (La fin de la saison des pluies peut-elle être un problème pour le monter?) J15 - Transfert vers Bali par le ferry, route vers Munduk J16 - Munduk J17 - Munduk J18 - Ubud J19 - Ubud J20 - Tulamben-Ahmed J21 - Tulamben-Ahmed J22 - Descente tranquille de Ahmed vers Kuta (Tirtaganga??) J23 - Descente tranquille de Ahmed vers Kuta, soirée à Uluwatu pour coucher du soleil J24 - Départ aux environs de minuit de Denpasar.
À Bali, ou il est plus facile de rayonner autour d'un point, on pense faire diverses petites excursions autour de nos différents arrêts.
Merci beaucoup!
Claudy
Bonjour,
Nos partons à Bali fin juillet pour 3 semaines avec notre petite fille qui aura alors 21 mois. Nous comptons faire des randonnées lors de ce voyage. J'ai essayé plusieurs systèmes de portage depuis sa naissance. L'écharpe, j'aimais beaucoup mais quand elle était plus petite, depuis que je la mets sur le dos, je préfère le Chinado que je trouve bien plus facile d'installation. Mais je ne l'utilise que pour de courtes durées (quelques heures), lorsque nous partons en rando pour la journée, nous préférons un porte-bébé avec armatures. Bien que plus encombrant, le papa trouve vraiment ça plus confortable sur la durée. Le hic, c'est que la compagnie aérienne a perdu le nôtre lors de notre dernier voyage. Nous avions un Deuter, mais les modèles de cette année ont pris 500g, ce qui commence à faire lourd (on approche des 3 kg). Auriez-vous des porte-bébé de ce type à me conseiller, et où les trouver?
Autre question, a-t-on l'utilité d'une poussette à Bali? J'ai lu que les trottoirs étaient en mauvais état et impraticable en poussette.
Est-il nécessaire d'emporter un li tente pop-up? ou y a-t-il des lits pour les grands bébés?
Merci pour toutes les informations que vous pouvez m'apporter.
Nos partons à Bali fin juillet pour 3 semaines avec notre petite fille qui aura alors 21 mois. Nous comptons faire des randonnées lors de ce voyage. J'ai essayé plusieurs systèmes de portage depuis sa naissance. L'écharpe, j'aimais beaucoup mais quand elle était plus petite, depuis que je la mets sur le dos, je préfère le Chinado que je trouve bien plus facile d'installation. Mais je ne l'utilise que pour de courtes durées (quelques heures), lorsque nous partons en rando pour la journée, nous préférons un porte-bébé avec armatures. Bien que plus encombrant, le papa trouve vraiment ça plus confortable sur la durée. Le hic, c'est que la compagnie aérienne a perdu le nôtre lors de notre dernier voyage. Nous avions un Deuter, mais les modèles de cette année ont pris 500g, ce qui commence à faire lourd (on approche des 3 kg). Auriez-vous des porte-bébé de ce type à me conseiller, et où les trouver?
Autre question, a-t-on l'utilité d'une poussette à Bali? J'ai lu que les trottoirs étaient en mauvais état et impraticable en poussette.
Est-il nécessaire d'emporter un li tente pop-up? ou y a-t-il des lits pour les grands bébés?
Merci pour toutes les informations que vous pouvez m'apporter.
Si vous avez des remarques, des critiques, des suggestions, je suis preneur, et je vous en remercie !
J'essaie d'alléger le plus possible, mais là, je ne sais plus quoi sacrifier !
J1 - JEUDI 4 SEPTEMBRE Arrivée à 14H45 Dodo - Nuit à Jimbaran Hotel Puri Bambu
J2 - VENDREDI 5 SEPTEMBRE Repos - Plage – Petit resto sur la plage - Nuit à Jimbaran Hotel Puri Bambu
J3 – SAMEDI 6 SEPTEMBRE Pura Luhur Ulu Watu – Danse Kecak - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J4 – DIMANCHE 7 SEPTEMBRE Départ pour Ubud – Visite de temples - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J5 – LUNDI 8 SEPTEMBRE Goa Gajah Grotte de l’éléphant – Yed Pulu Falaise sculptée - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J6 – MARDI 9 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Ballade / rando Sidemen - Village de Tenganan - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J7 – MERCREDI 10 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Proximité du Gunung Batur : village de Penelokan (Panorama pour photo) - Région du Danau Bratan Environ du Gunung Batukau - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J8 – JEUDI 11 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Temple / Rando / Repos - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J9 – VENDREDI 12 SEPTEMBRE Départ pour Pemuteran / installation / info - Nuit à Pemuteran Reef Seen
J10 – SAMEDI 13 SEPTEMBRE Snorkeling Pulau Menjangan - Nuit à Pemuteran Reef Seen
J11 – DIMANCHE 14 SEPTEMBRE Forêt de mangrove et snorkeling au Taman Nasional Bali Barat - Nuit à Pemuteran Reef Seen
J12 – LUNDI 15 SEPTEMBRE EXCURSION Départ pour Gilimanuk – Ferry pour Ketapang - Nuit à Bondowoso Java (départ du trek : Paltuding)
J13 – MARDI 16 SEPTEMBRE EXCURSION Kawah Ijen – retour sur Bali (traversée complète de l'île) - Nuit à Padangbai
J14 – MERCREDI 17 SEPTEMBRE Départ et installation à Gili Meno - Nuit à Gili Meno Mallias Child
J15 – JEUDI 18 SEPTEMBRE Plage, Plongée ou snorkeling - Nuit à Gili Meno Mallias Child
J16 – VENDREDI 19 SEPTEMBRE Plage, Plongée ou snorkeling - Nuit à Gili Meno Mallias Child
J17 – SAMEDI 20 SEPTEMBRE Plage, Plongée ou snorkeling - Nuit à Gili Meno Mallias Child
J18 – DIMANCHE 21 SEPTEMBRE Retour sur Bali - Nuit à Sanur Palm Garden Hotel
J19 – LUNDI 22 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Pura Tanah Lot & Tirta Gangga - Nuit à Sanur Palm Garden Hotel
J20 – MARDI 23 SEPTEMBRE Départ à 16H00
J'essaie d'alléger le plus possible, mais là, je ne sais plus quoi sacrifier !
J1 - JEUDI 4 SEPTEMBRE Arrivée à 14H45 Dodo - Nuit à Jimbaran Hotel Puri Bambu
J2 - VENDREDI 5 SEPTEMBRE Repos - Plage – Petit resto sur la plage - Nuit à Jimbaran Hotel Puri Bambu
J3 – SAMEDI 6 SEPTEMBRE Pura Luhur Ulu Watu – Danse Kecak - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J4 – DIMANCHE 7 SEPTEMBRE Départ pour Ubud – Visite de temples - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J5 – LUNDI 8 SEPTEMBRE Goa Gajah Grotte de l’éléphant – Yed Pulu Falaise sculptée - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J6 – MARDI 9 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Ballade / rando Sidemen - Village de Tenganan - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J7 – MERCREDI 10 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Proximité du Gunung Batur : village de Penelokan (Panorama pour photo) - Région du Danau Bratan Environ du Gunung Batukau - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J8 – JEUDI 11 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Temple / Rando / Repos - Nuit à Ubud Londo Bungalows
J9 – VENDREDI 12 SEPTEMBRE Départ pour Pemuteran / installation / info - Nuit à Pemuteran Reef Seen
J10 – SAMEDI 13 SEPTEMBRE Snorkeling Pulau Menjangan - Nuit à Pemuteran Reef Seen
J11 – DIMANCHE 14 SEPTEMBRE Forêt de mangrove et snorkeling au Taman Nasional Bali Barat - Nuit à Pemuteran Reef Seen
J12 – LUNDI 15 SEPTEMBRE EXCURSION Départ pour Gilimanuk – Ferry pour Ketapang - Nuit à Bondowoso Java (départ du trek : Paltuding)
J13 – MARDI 16 SEPTEMBRE EXCURSION Kawah Ijen – retour sur Bali (traversée complète de l'île) - Nuit à Padangbai
J14 – MERCREDI 17 SEPTEMBRE Départ et installation à Gili Meno - Nuit à Gili Meno Mallias Child
J15 – JEUDI 18 SEPTEMBRE Plage, Plongée ou snorkeling - Nuit à Gili Meno Mallias Child
J16 – VENDREDI 19 SEPTEMBRE Plage, Plongée ou snorkeling - Nuit à Gili Meno Mallias Child
J17 – SAMEDI 20 SEPTEMBRE Plage, Plongée ou snorkeling - Nuit à Gili Meno Mallias Child
J18 – DIMANCHE 21 SEPTEMBRE Retour sur Bali - Nuit à Sanur Palm Garden Hotel
J19 – LUNDI 22 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Pura Tanah Lot & Tirta Gangga - Nuit à Sanur Palm Garden Hotel
J20 – MARDI 23 SEPTEMBRE Départ à 16H00
Bonjour,
J ai eu pas mal de contacts pour des gens desireux de venir s installer temporairement ou non en Indonesie. Voici pour vous la derniere mise a jour pour le probleme des visas..Attention la reglementation change souvent sans avertissement...mais ca peut vous aider :(pris sur la gazette de Bali )
VISAS : SOSIAL BUDAYA, KITAS, KITAP, BUSINESS…
Le décret présidentiel indonésien du 31 mars 2003, entré en vigueur le 1er février 2004, a étendu l’obligation d’obtention d’un visa à un grand nombre de ressortissants étrangers dont les Français. A défaut donc de bénéficier d’un accord de réciprocité comme c’est le cas notamment pour Singapour, la Thaïlande ou le Vietnam, l’entrée sur le territoire indonésien, qu’elle soit à des fins touristiques, d’affaires ou pour une longue durée est subordonnée à la délivrance d’un visa. S’il s’agit d’un séjour touristique, le visa délivré à l’arrivée ne pourra pas excéder 30 jours (à compter du jour d’arrivée). Il n’est pas reconductible sur place. Son coût est de 20 euros. Si le séjour doit excéder 30 jours, le visa doit obligatoirement être obtenu avant l’arrivée en Indonésie. S’il s’agit d’un séjour d’affaires, le visa « business » est accordé pour 6 mois, c’est-à-dire : - D’abord pour 60 jours. - Ensuite par période de 30 jours renouvelable 4 fois. Moyennant les justificatifs suivants : - Une lettre d’invitation d’un « sponsor » indonésien, c’est-à-dire d’un chef d’entreprise local. - Une lettre de mission d’affaires émanant d’une entreprise ou d’un commerçant du pays d’origine. - Des formulaires dûment remplis. Son coût : 40 euros depuis la France. Il faut donc, avant l’expiration des 60 jours, présenter le passeport aux services de l’immigration dont dépend votre adresse de résidence afin d’obtenir une extension. En pratique, il convient de remplir un dossier (à retirer à la caisse contre 11 000 Rp) dans lequel seront indiqués l’identité du demandeur, son adresse, sa situation familiale. Y ajouter une lettre du sponsor indonésien accompagnée des justificatifs d’identité et de raison sociale. Le passeport muni du nouveau « visa business » pour 30 jours est restitué quelques jours après. Coût officiel de l’extension : 250 000 Rp. Les 3ème et 4ème extensions sont un peu plus longues et lourdes en formalités puisqu’il faut joindre au dossier une autorisation émanant du département local du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Coût officiel : 300 000 Rp. Il existe deux modalités de visas « business » : Le SIMPLE : il implique pendant toute sa durée de rester sur le territoire indonésien sous peine d’en perdre le bénéfice. Le « MULTIPLES ENTREES » : il permet à son titulaire de voyager hors du territoire. Un tel visa suppose de requérir au préalable une autorisation des services de l’immigration de Jakarta. La législation a changé récemment et impose désormais à son titulaire de quitter effectivement le territoire avant l’expiration des 60 jours, puis tous les mois. Son coût est de 100 euros. Si le titulaire du visa « business » est accompagné de sa famille, le conjoint ou concubin non commerçant et les enfants obtiennent un visa dit de « suivi de famille » qui s’apparente au visa « sosial budaya », délivré dans les mêmes conditions et modalités. Le VKSB, communément appelé « sosial budaya » est quant à lui délivré pour des séjours à des fins sociales et culturelles. Il ne permet pas d’exercer une activité professionnelle. Il est valable lui aussi pour 6 mois dans les mêmes conditions et modalités, cependant le sponsor dans ce cas est un établissement scolaire, une université ou toute autre personne implantée en Indonésie. S’il s’agit d’une installation professionnelle de longue durée, deux types de visas sont proposés : le KITAS puis le KITAP. Le premier permet d’acquérir une carte de séjour (kartu ijin) provisoire (terbatas). Il faut être employé par une personne physique ou morale indonésienne et obtenir l’autorisation préalable de l’immigration de Jakarta. Il est valable UN an et reconductible 4 fois moyennant le paiement annuel d’un impôt fixé actuellement à 1200 dollars et des frais de dossiers. Le second dit KITAP peut être sollicité une fois que le KITAS est expiré. Il permet l’obtention d’une carte de séjour permanent, c’est-à-dire pour 5 ans reconductibles. Le titulaire de ces visas devra acquitter une taxe de 1 000 000 Rp (fiskal) s’il sort du territoire. Un KITAS peut également être attribué aux époux de ressortissants indonésiens dans les mêmes conditions que celles citées plus haut. Toutefois, ils ne pourront pas exercer d’activité professionnelle, mais ils n’auront pas non plus à payer les 1200 dollars de taxe annuelle. Il existe enfin un visa « pensiun » ou visa de retraite. Il faut être âgé de plus de 55 ans et justifier de ressources suffisantes. Les demandes de visas se font auprès des ambassades ou consulats indonésiens. L’arrivée en Indonésie doit se faire dans les 90 jours qui suivent la délivrance du visa. A défaut, ce dernier est caduc. Aucun visa n’est reconductible sur place. Toutes les formalités d’obtention de visas peuvent être accomplies par vous-même, votre sponsor ou un agent, dans ce dernier cas moyennant bien entendu des honoraires (plus ou moins 500 000 Rp par exemple pour un visa business). A noter enfin que tout dépassement de date de visa est sujet à une amende actuellement de 20 dollars par jour de retard.
Marie Michel
Les adresses utiles : Kantor imigrasi Klas 1 Ngurah Rai Jl Airport Ngurah Rai Tuban, Tél : 036 17 51 038 Kantor Hukum dan HAM Jl raya Puputan, Renon, Denpasar. Tél : 0361 22 87 18
J ai eu pas mal de contacts pour des gens desireux de venir s installer temporairement ou non en Indonesie. Voici pour vous la derniere mise a jour pour le probleme des visas..Attention la reglementation change souvent sans avertissement...mais ca peut vous aider :(pris sur la gazette de Bali )
VISAS : SOSIAL BUDAYA, KITAS, KITAP, BUSINESS…
Le décret présidentiel indonésien du 31 mars 2003, entré en vigueur le 1er février 2004, a étendu l’obligation d’obtention d’un visa à un grand nombre de ressortissants étrangers dont les Français. A défaut donc de bénéficier d’un accord de réciprocité comme c’est le cas notamment pour Singapour, la Thaïlande ou le Vietnam, l’entrée sur le territoire indonésien, qu’elle soit à des fins touristiques, d’affaires ou pour une longue durée est subordonnée à la délivrance d’un visa. S’il s’agit d’un séjour touristique, le visa délivré à l’arrivée ne pourra pas excéder 30 jours (à compter du jour d’arrivée). Il n’est pas reconductible sur place. Son coût est de 20 euros. Si le séjour doit excéder 30 jours, le visa doit obligatoirement être obtenu avant l’arrivée en Indonésie. S’il s’agit d’un séjour d’affaires, le visa « business » est accordé pour 6 mois, c’est-à-dire : - D’abord pour 60 jours. - Ensuite par période de 30 jours renouvelable 4 fois. Moyennant les justificatifs suivants : - Une lettre d’invitation d’un « sponsor » indonésien, c’est-à-dire d’un chef d’entreprise local. - Une lettre de mission d’affaires émanant d’une entreprise ou d’un commerçant du pays d’origine. - Des formulaires dûment remplis. Son coût : 40 euros depuis la France. Il faut donc, avant l’expiration des 60 jours, présenter le passeport aux services de l’immigration dont dépend votre adresse de résidence afin d’obtenir une extension. En pratique, il convient de remplir un dossier (à retirer à la caisse contre 11 000 Rp) dans lequel seront indiqués l’identité du demandeur, son adresse, sa situation familiale. Y ajouter une lettre du sponsor indonésien accompagnée des justificatifs d’identité et de raison sociale. Le passeport muni du nouveau « visa business » pour 30 jours est restitué quelques jours après. Coût officiel de l’extension : 250 000 Rp. Les 3ème et 4ème extensions sont un peu plus longues et lourdes en formalités puisqu’il faut joindre au dossier une autorisation émanant du département local du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Coût officiel : 300 000 Rp. Il existe deux modalités de visas « business » : Le SIMPLE : il implique pendant toute sa durée de rester sur le territoire indonésien sous peine d’en perdre le bénéfice. Le « MULTIPLES ENTREES » : il permet à son titulaire de voyager hors du territoire. Un tel visa suppose de requérir au préalable une autorisation des services de l’immigration de Jakarta. La législation a changé récemment et impose désormais à son titulaire de quitter effectivement le territoire avant l’expiration des 60 jours, puis tous les mois. Son coût est de 100 euros. Si le titulaire du visa « business » est accompagné de sa famille, le conjoint ou concubin non commerçant et les enfants obtiennent un visa dit de « suivi de famille » qui s’apparente au visa « sosial budaya », délivré dans les mêmes conditions et modalités. Le VKSB, communément appelé « sosial budaya » est quant à lui délivré pour des séjours à des fins sociales et culturelles. Il ne permet pas d’exercer une activité professionnelle. Il est valable lui aussi pour 6 mois dans les mêmes conditions et modalités, cependant le sponsor dans ce cas est un établissement scolaire, une université ou toute autre personne implantée en Indonésie. S’il s’agit d’une installation professionnelle de longue durée, deux types de visas sont proposés : le KITAS puis le KITAP. Le premier permet d’acquérir une carte de séjour (kartu ijin) provisoire (terbatas). Il faut être employé par une personne physique ou morale indonésienne et obtenir l’autorisation préalable de l’immigration de Jakarta. Il est valable UN an et reconductible 4 fois moyennant le paiement annuel d’un impôt fixé actuellement à 1200 dollars et des frais de dossiers. Le second dit KITAP peut être sollicité une fois que le KITAS est expiré. Il permet l’obtention d’une carte de séjour permanent, c’est-à-dire pour 5 ans reconductibles. Le titulaire de ces visas devra acquitter une taxe de 1 000 000 Rp (fiskal) s’il sort du territoire. Un KITAS peut également être attribué aux époux de ressortissants indonésiens dans les mêmes conditions que celles citées plus haut. Toutefois, ils ne pourront pas exercer d’activité professionnelle, mais ils n’auront pas non plus à payer les 1200 dollars de taxe annuelle. Il existe enfin un visa « pensiun » ou visa de retraite. Il faut être âgé de plus de 55 ans et justifier de ressources suffisantes. Les demandes de visas se font auprès des ambassades ou consulats indonésiens. L’arrivée en Indonésie doit se faire dans les 90 jours qui suivent la délivrance du visa. A défaut, ce dernier est caduc. Aucun visa n’est reconductible sur place. Toutes les formalités d’obtention de visas peuvent être accomplies par vous-même, votre sponsor ou un agent, dans ce dernier cas moyennant bien entendu des honoraires (plus ou moins 500 000 Rp par exemple pour un visa business). A noter enfin que tout dépassement de date de visa est sujet à une amende actuellement de 20 dollars par jour de retard.
Marie Michel
Les adresses utiles : Kantor imigrasi Klas 1 Ngurah Rai Jl Airport Ngurah Rai Tuban, Tél : 036 17 51 038 Kantor Hukum dan HAM Jl raya Puputan, Renon, Denpasar. Tél : 0361 22 87 18









