Discussions similar to: voyageurs allant Irak Afghanistan
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Pourquoi aller en Irak et Afghanistan?
Je suis toujours partante pour découvrir de nouveaux horizons, mais je ne comprends pas très bien l'envie de certains de se rendre dans des zones à hauts risques comme l'Irak ou l'Afghanistan... Quel est l'intérêt de partir en voyage dans des endroits où on risque de se faire tirer dessus ou de marcher sur une mine anti-personnelle? J'avoue que ça me laisse perplexe!!! Y-a-t-il des amateurs de ce genre de trips qui pourraient m'éclairer sur ce sujet?
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Ça chauffe en Afghanistan!
vous devez probablement etre au courrant que deja depuis un moment les talibans se sont reveilles et que ca tire pas mal de coups de feu dans le coin. mais la un pote vient de me dire qu il n est plus possible d avoir de visas pour l afghanistan car pour raisons de securite ils n en delivrent plus. il est actuellement dans les stans et ce st ce qu on lui a dit aux ambassades et ca lui a ete confirme par un pote a lui en belgique qui est alle se renseigner a l ambassade afghane. qu en est il vraiment? est ce seulement de la mauvaise volonte de certaines ambassades ou est ce que reellement c est fini? je comptais y retourner et donc j aimerais bien savoir, merci d avance pour vos reponses...
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Rejoindre l'Afghanistan par l'Iran
Ami(e)s de l'Iran bonjour,

Voilà plusieurs semaines que je souhaite déposer un post à ce sujet mais n'étant pas encore sûre quant à ma prochaine destination estivale, je n'ai pas osé démarrer une discussion (si elle démarre hein)...🙂

Étant toujours en contact avec mes amis iraniens rencontrés l'été dernier lors d'un voyage d'un mois, j'ai dans l'idée d'y retourner pour les revoir mais également pour passer davantage de temps dans les régions montagneuses et reculées des grandes villes. Lors de cette prochaine traversée de l'Iran, j'aimerais me rendre à la frontière afghane et peut-être rentrer directement en Afghanistan (arrivée à Herat par Masshad par exemple).

Mes questions vont être rapides et concises: 1) Est-ce possible si l'on ne possède que le visa iranien? 2) Si nécessité d'un visa afghan, est-il facile de l'obtenir? 3) Existe t-il une autre possibilité de rejoindre l'Afghanistan par l'Iran? 4) Si ce n'est pas l'Iran, par quels pays me conseilleriez vous de le faire? 5) Quelle serait finalement l'option la plus rapide et la moins dangereuse?

Si des personnes auraient le même projet que moi pour l'été 2015, je serais ravie d'en discuter:)

Dans l'espoir de vous lire.

Kheyli mamnoun:) Khoda Hafez.
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Hippie Trail, les chemins de Katmandou
Bonjour à tous,

J'ai lu que le "hippie trail" avait fini avec la révolution iranienne (et l'invasion russe en Afghanistan) en 1979. Mais est-ce que cela veut dire que l'Iran ne fournissait plus de visas aux touristes indépendants dans les années 80 ? Ou juste que les compagnies qui proposaient des trips en bus (cf. Magic Bus) n'étaient plus autorisés à entreprendre ce voyage (ou n'osaient plus, ou n'avaient plus assez de clients courageux) ?

Merci d'avance pour vos réponses, c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup, mes parents s'étant rencontrés sur cette route vers cette époque-là... 😛
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De retour du Kurdistan d'Irak
De retour de 3 semaines de ballade au Kurdistan d'Iraq, voici quelques infos utiles je l'espère à ceux/celles qui voudraient se rendre dans cette région, car elle est magnifique (nature sauvage, hautes montagnes, vallées, gorges, torrents, ... ce pourrait donc être le royaume de la randonnée/trekking).

Arrivée (via Vienne/Austrian Airways) à l'aéroport tout neuf d'Erbil, la capitale (également appelée "Hawler") du Kurdistan. Visa gratuit de 10 jours automatiquement attribué, dont l'extension se fait facilement et gratuitement dans les centres d'Iqama (résidence) tant à Erbil qu'à Soulaymaniyeh par ex. Sécurité renforcée à l'aéroport, d'où navette de bus à prendre pour récupérer un taxi etc. à qq kms de là. A visiter notamment : la citadelle, les mosquées, les parcs, le bazar. Noter que ce visa n'est valable que pour le Kurdistan proprement dit (aux frontières qq peu indéfinies...), et donc qu'aller en Iraq proprement dit est supposé interdit (j'ai néanmoins fait le trajet Erbil/Sulaymaniyeh en taxi collectif via Kirkouk sans pbs).

Circulation/s'y déplacer : très facile, le pays est petit, de nombreuses routes et/ou autoroutes en bon état. Taxis collectifs pour toutes les directions ou presque. Malgré une mauvaise réputation en matière de conduite automobile, n'y ai croisé qu'un seul accident grave. De très très nombreux check-points, absolument partout : le touriste y est bien accueilli, son passeport et son trajet parfois demandés. Le gouvernement du Kurdistan autonome est assez obsédé par la sécurité.

D'une façon générale, le Kurdistan regorge de sites chrétiens exceptionnels (églises, monastères, couvents, ... notamment à Karakosh, Al Qosh/Raban Hormez, ... ) d'une grande beauté et relevant de divers courants (chaldéen, syriaque, catholique romain, ...) où l'on parle le syriaque, le chaldéen, et l'araméen ; en sus de quelques sites clairement zoroastriens.

Le Kurdistan autonome est devenu une terre d'accueil pour les chrétiens d'Iraq (également pour les musulmans chiites comme sunnites d'Iraq, comme aussi pour bcp de Kurdes d'Iran venus s'y réfugier aussi). C'est donc, du fait de la stabilité politique et sécuritaire actuelle, une mosaïque de peuples d'origine et de religion et de langues diverses (kurde, arabe, farsi, ...), vivant apparemment en bonne intelligence. Deux partis politiques tiennent littéralement le pays : le PDK de Barzani, et l'UPK de Talabani. Un 3ème parti, le Gorran, tente de renverser cet état de fait (d'où près de 2 mois de manifs parfois violentes à Sulaymaniyeh).

Les régions les plus belles sont selon moi les suivantes : - les montagnes et vallées entourant Suleymaniyeh (où est d'ailleurs localisée une ONG très active s'occupant, pour tout l'Iraq, de préservation de la nature, faune et flore, et oiseaux avec les meilleurs ornithologistes de l'Iraq - www.natureiraq.org). Malheureusement, les Kurdes -- qui adorent les piques-nique -- jettent leurs ordures partout, ce qui gâche quand même sérieusement les paysages, les cascades, les torrents etc. (il a beaucoup plu pendant mon séjour, les fleuves et rivières étaient gonflées, et l'herbe haute couverte de fleurs de toutes couleurs -- c'était donc magnifique). - la région de Zakho/Amadia au nord. - toute la région le long de la frontière iranienne : zone de Qandil tenue par le PKK turc qui peut d'ailleurs être interdite d'accès, puis route remontant vers Rowanduz, et route allant jusqu'au point frontière de Hajj Omran avec l'Iran et de laquelle on a une vue sublime sur la chaîne de montagnes enneigées. - la région de Barzan au nord, transformée en réserve naturelle depuis des années (sortes de chamois que nous n'avons pas vus, oiseaux de proie, ...), hautes falaises, gorges, etc.

Les Kurdes sont généralement plutôt accueillants, quoique assez réservés. A défaut de parler le kurde, parler l'arabe est un avantage malgré un contexte politique peu favorable. L'anglais y est un peu pratiqué surtout chez les jeunes, et de nombreux Kurdes ont fait de longs séjours en France (ref. période Danielle Mitterrand/Kouchner etc). La barrière de la langue peu malgré tout être problématique.

Les taxis respectent les tarifs locaux. La nourriture y est bonne et fraîche (viandes, salades, etc), et assez peu onéreuse, et les alcools en vente libre. Le problème majeur partout rencontré se focalise sur les hôtels : les villes etc. regorgent d'hôtels, construits à la va-vite et tous aussi moches et peu accueillants les uns que les autres, pratiquant des prix absolument prohibitifs quotés en dollars U.S. Le prix de la moindre chambre d'hôtel, moche etc. mais généralement propre, démarre à 50 $, sinon 70 ou 80. Un bon hôtel à Erbil sera à 150 $... Le tout en raison d'une économie, me semble-t-il, en devenir sinon factice car découlant de la rente pétrolière perçue par le Kurdistan (les abords des villes sont donc constellés de constructions en tout genre, y compris tours gigantesques, dont les travaux sont clairement arrêtés, mais qui ont définitivement gâché le paysage et l'environnement).

Dernier point : c'est une région sans touristes... (n'ai recontré qu'un seul couple de touristes !).

Voilà ! Si besoin d'infos complémentaires, ne pas hésiter à me les demander.
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Kurdistan irakien, infos mai 2014
Infos toutes fraiches du Kurdistan irakien, peut-être que cela pourra servir à d’autres !

Argent Taux de change fin avril 1$ = 1 210 dinars irakiens. Les commerçants acceptent les dollars sans problème, dans les grandes villes du moins. Possibilité de changer au bazar d’Erbil (sur le trottoir extérieur), sinon payer dans un magasin en dollars et il rendra la monnaie en dinar. Emmener du cash, les distributeurs de monnaie sont rares et les retraits apparemment surfacturés. Aux dernières nouvelles, les deux fonctionnant à peu près se trouvent à l’hôtel Rotanna et dans le family mall.

Moyens de transport Eh bien… le taxi ! Les transports en commun semblent rarissimes dans le pays. Quelques bus brinquebalants sont visibles en ville, mais je n’ai rien vu pour aller d’une ville à l’autre. Pour rejoindre les grandes villes, aller dans les garaj (direau taxi garaj la Dohuk, par exemple) et prendre des taxis partagés. Pour Suleimanyeh, 15 000 dinars la place à l’arrière, 20 000 à l’avant. Pour les excursions en dehors des grands axes, le plus pratique est de louer un taxi à la journée. Entre 150 et 200 dollars en fonction du trajet et de la longueur de la journée.On doit pouvoir négocier plus serré mais notre chauffeur avait refusé de discuter du prix et on lui a mis les billets quasi de force entre les mains sans trop savoir si c’était trop ou pas assez…

Sécurité J’y étais en pleine période d’élections, autant dire « période hautement sensibles ». Toujours se balader avec son passeport dans la poche, onvous le demandera 5 fois par jour minimum. Nombreux check-point autour d’Erbil, aéroport hyper sécurisé…. Les kurdes ont la phobie des attentats (ils ont été durement touchés en septembre 2013). Les jours d’élections, concrètement, cela se traduit par les routes coupées dans tous les pays, et le « chacun chez soi ». Impressionnant, mais si vous pouvez éviter, cela est largement préférable ! Certaines routes vous font passer par des zones contrôlées par l’armée irakienne. Formellement déconseillé. On a pris la route Erbil-Suleimaniyeh (via la banlieue de Kirkouk), Erbil-Dohuk (via la région de Mossul), pas eu de pb. Mais bon, pas à conseiller.

Filles On voit peu les femmes. Attendez-vous à vous faire regarderde manière curieuse et peu discrète, mais rarement déplacée. Privilégiez quand même les tenues couvrantes si vous n’aimez pas vous sentir déshabillée du regard. Les relations avec les hommes kurdes ont toujours été cordiales, aucune drague n’a été tentée, pas entendu (ou compris) non plus de propos déplacés. D’une manière générale, les kurdes ont un sens de l’accueil absolument phénoménal. Un vrai plaisir ! Lancez un choni ! (salut enkurde) et vous aurez un magnifique sourire en retour. Nous avons le souvenir de grands moments partagés, de beaux fou rires, d'instants improbables et finalement très beaux.

Langue Bon courage ! Les kurdes parlent donc le kurde (mais pas tous le même). La plupart comprennent l’arabe, et le parlent à peu près, mais avec réticence. Enfin, avec des européens, ils s’adaptent (surtout dans les bazars !), ils sont déjà bien étonnés qu’on parle une langue de la région. Le farsi ou le turc vous aideront aussi. Les anglophones ne sont pas si fréquents ! On a néanmoins rencontré deux francophones, dont l’un est guide à Amna Suraka (l’ancienne prison des servicesde renseignement irakien). Les jeunes semblent se mettre aux langues occidentales mais il y a encore du boulot !

Randonnée J’ai tellement galéré à trouvé quelque chose que je partage avec plaisir mes trouvailles ! Actuellement, un groupe FB est actif et un expatrié fait des randonnées régulièrement le vendredi. Chercher Rock Ur Bones et justifiez votre demande auprès de l’administrateur si vous êtes intéressés. Sinon, en contactant Nature Irak et en étant renvoyée de mail en mail, je suis tombée sur un super guide près de Barzan, au Nord. Il connaittrès bien sa région, parle parfaitement anglais et est très sympa. Si intéressé, contact en mp.

Hébergement Aucune info à vous donner, nous étions hébergée chez un ami à Erbil….

Repas Kebab kebab et kebab dans les restos Essayez d’y échapper, ou du moins demandez où on peut en manger des vraiment bons ! Parce que les kebabs au gras, on a inventé mieux… Dans les bazars, trouvez les restos bondés et suivez vos voisins de table. On a eu de bonnes surprises ainsi (poulet – riz tout à fait correct). A Erbil, demandez où on peut manger du mazghouf, le plat national irakien(carpe grillée), un délice, mais à commander deux heures à l’avance minimum ! Si on vous invite à partager un pique nique ne refusez surtout pas. Les kurdes sont les ROIS du pique-nique !

Guides pratiques : Quasiment rien…. Un chapitre de 30 pages dans le LP Middle East 2012 (téléchargeable). Un guide Bradt sur l’Irak uniquement culturel. Deux sites de voyageurs pratiques : http://backpackiraq.blogspot.com/ http://www.f0ll0w-me.fr/...for-cheap/traveltips

Dispo pour plus d'infos! 🙂
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Quelques jours à Bamiyan
L'Afghanistan, c'est un rêve, pour moi comme pour d'autres, depuis des années. J'ai choisi d'y vivre, engagée dans une ONG avec laquelle j'ai signé un contrat d'un an. Fière de l'action qu'on y mène, et rêvant de pouvoir me balader dans le pays à la moindre occasion. J'ai eu une chance inouïe: celle de passer 5 jours de vacances en son cœur, la région de Bamiyan, avec des amis. J'en suis revenue juste.... heureuse.

Le contexte : Nowruz.

Nowruz signifie littéralement ¨Nouvelle année¨ en persan. C’est une grande fête d’origine préislamique, célébrée chaque année le jour du printemps chez de nombreux peuples du Moyen-Orient et d’Asie Centrale : Perses, Kurdes, Turkmènes, Afghans, Ouzbeks, Azéris…

Les jours qui précèdent le 21 mars sont l’occasion de préparatifs fiévreux : on retire les bokharis, on nettoie la maison de fond en comble, on fait des courses de fruits secs et de vêtements neufs… La nuit de Nowruz, les gens allument de grands feux par-dessus lesquels ils sautent pour symboliser le passage à la nouvelle année.

Le jour de Nowruz, on pose sur la table les Haft sin (les sept « s ») : sept objets dont le nom commence par la lettre « sin » en persan : pommes, ail, germes de blé, pièces, sumac… Et bien sûr, un bon repas familial est organisé.

En Afghanistan, le plus gros de la fête se passe à Mazar-e-Sharif, au tombeau d’Ali : chaque année, des centaines de milliers d’Afghans, principalement chiites, s’y réunissent pour le djanda bâla : la levée du drapeau. Conjuguer fête païenne et fête religieuse, voilà un tour de force qui n’a pas manqué de me surprendre ! Malheureusement, impossible pour nous de nous y rendre car les risques d’attentats par les « garants de la foi pure » n’étaient pas négligeables.

Plus tristes encore, la plupart des afghans n’ont pas pu fêter Nowruz comme ils le souhaitaient, dans les parcs et les jardins, à rendre visite à leur famille élargie, tant les risques d’attentats leur semblaient élevés… De la réalité de vivre dans un pays en guerre.

Nous-même, à Bamiyan, avons eu deux jours de restrictions, avec comme consigne d’éviter soigneusement les rassemblements car des illuminés à ceinture explosives avaient été annoncés comme voulant gâcher la fête. Trois d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés la veille….

Le lieu : Bamiyan

Il y a quatre ans, en vadrouille quelque part en Asie Centrale, je découvrais, éblouie Les cavaliers de Kessel. L’ouvrage traînait pourtant depuis des années sur une de mes étagères, au rayons « à lire » mais la quatrième de couverture ne m’inspirait pas plus que ça. Et pourtant, dès que je commençai à le lire, émerveillement et obsession de l’Afghanistan émergèrent au fond de mes tripes. Kessel faisant la part belle à la région de Bamiyan, je décidai de l’embarquer avec moi pour ce séjour au cœur de l’Afghanistan. C’est donc avec régal que je vous recopie ci-dessous, en italique, quelques passages correspondant aux lieux les plus marquants de cette région….

Bamiyan a en effet l’extrême bon goût d’être à la fois la région la plus sûre d’Afghanistan, de conserver des traces d’un passé des plus fascinant, et d’offrir des possibilités de vadrouille très variées à ses visiteurs contemporains. Et même sans ces friandises, avoir la possibilité de marcher, oui simplement marcher, du bazar à la guesthouse qui nous accueille, juste chaperonnés par un mahram masculin qui peut être occidental…. Immense félicité, en vérité.

Shar-e-Gholghola



Fatigués en une fin de journée passée à marcher, pressés par des nuages menaçants qui obscurcissent le ciel, nous décidons tout de même d’y faire un détour, plus pour reculer l’heure du retour au bercail que par réelle fascination. Et pourtant, pourtant…. Quel spectacle incroyable s’offrit à nous, dressés sur ses ruines…

« La vallée de Bamiyan apparut d’un seul coup.

Sur son seuil, les voyageurs s’arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n’était qu’enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de mille pieds, s’étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu’au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s’élever la falaise empourprée. »

Les mots de Kessel inscrits dans votre tête, imaginez-vous donc, au moment où vous arrivez au sommet d’une colline, voir les nuages qui se déchirent et qui laissent passer les derniers rayons du soleil, et au même moment la grêle s’abattre sur vos têtes et un arc-en-ciel faire une apparition légère et délicate.

Et tout ça sur les ruines d’une citadelle du XIIème siècle, ravagée par Gengis Khan assoiffé par un désir de vengeance depuis la mort dans la région de son unique petit fils. Shar-e-Gholghloa : la cité du bruit.

Devant ce spectacle, mon cœur emballé en sautait dans ma poitrine. Je me sentais légère comme une plume, portée par un enchantement enfantin. Nez offerts à la grêle, nous cherchions des qualificatifs sans en trouver qui convienne exactement. Instant de grâce…

Les bouddhas



Maintenant que vous avez une idée du panorama qu’offre la ville à qui s’aventure sur ses auteurs, passons au gros morceau, aux géants dont la destruction les a rendus plus célèbres que lorsqu’ils étaient encore sur pieds.

« Dans la vertigineuse muraille qu’ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l’entaille n’était pas hasard naturel, mais œuvre d’homme. Elle avait la forme d’un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l’ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l’une sur l’autre posés. Son corps emplissait tout l’abri. La tête occupait toute la coupole. L’ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.

Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu’existaient à Bamiyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Boudha. Mais après tant de fatigues et d’épreuves, ils furent terrifiés par cet être géant. Un cavalier n’était qu’un insecte infime auprès de la masse encastrée dabs la roche flamboyante. »

Les bouddhas, oh ces bouddhas, qu’on continue de nommer, qu’on continuer de visiter, même s’il ne reste plus que des cavités vides…. Face à leur immensité, on ne peut qu’être pris de vertige à l’idée de l’acharnement qu’il a fallu aux talibans pour en venir à bout.

Ces monuments datant des alentours du Vème siècle sont les plus hautes statues de bouddhas jamais fabriquées (38 et 55m). Elles témoignaient d’une époque où cette ville était le carrefour du bouddhisme dans cette région du monde : chacune des cavités qui parsèment les falaises était alors habitée par un moine, décorée de statues et de peintures vives. Et nous, sur les traces de cette époque, de grimper les marches, de passer de grotte en cavité, de scruter les parois à la recherche des traces de cette période, et d’être profondément émus par le génie délirant de l’être humain, dans sa folie créatrice comme destructrice….

Shar-e-Zohak (la cité rouge)



Je ne m’y attendais pas. Je ne me souvenais pas avoir lu sa description dans Les cavaliers, je n’avais jamais lu sérieusement mon Petit Futé Afghanistan, et je n’avais pas trifouillé sur Internet pour connaitre de manière exhaustive tout ce qu’il y a à voir dans la région de Bamiyan.

J’en suis restée scotchée.

Des forteresses, j’en ai vu au cours de mes voyages, je sais comme les anciens Moyen-Orientaux ont privilégié les pics rocheux, les à pic impossibles pour y bâtir leurs forts. Mais arrivés là-haut, tout là-haut…. Accéder à une telle palette de rouge à la convergence de trois vallées, nous en sommes restés époustouflés.

« Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l’aube des siècles par la rivière de Bamiyan et là s’arrêtèrent : ils ne savaient plus ce qu’ils éprouvaient.

Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenait en enfilade l’entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, les colonnades, frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlait, étincelait de vermillon, de pourpre, d’écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesque miroirs suspendus au-dessus de l’eau, au cœur des brasiers. Et les formidables ruines de l’ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussée sur un piédestal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour ceux à venir. »

Datant des XIIème et XIIIème siècle, la citadelle protégeait l’entrée de la cité de Bamiyan. Ce furent donc elle que les mongols trouvèrent en premier sur leur passage lors de leur terrible conquête afghane, ce fut cette bataille qui provoqua la mort du petit-fils de Gengis Khan et entraina les représailles que je vous ai décrites plus haut.

Les ruines restent superbes, l’emplacement majestueux, et la vue époustouflante. Nous y passâmes un moment enchanté, à dominer le monde les cheveux au vent et à se prendre en photo sous toutes les coutures.

Darya Adjahar (la vallée des dragons)



La vallée des dragons, c’est une curiosité géologique mêlant croyances anciennes et islamique.

Dans les temps anciens, un dragon terrorisait les habitants de cette vallée, brûlant tout jusqu’à ce que le roi noue un pacte avec lui : tranquillité retrouvée contre livraison d’une jeune fille par jour. Cela dura jusqu’à ce que la demoiselle promise au dragon soit la fiancée d’Hazrat Ali, le cousin de Mahomet. Bien sûr, le valeureux se présenta épée au poing et entama un combat avec la bête d’où il sortit victorieux. D’un coup d’épée, il le fendit dans sa longueur et le dragon s’abattit sur le sol, du sang jaillissant de sa tête.

Aujourd’hui, on peut voir sur la ligne de crête une fissure de 30 m de long qui aboutit à une source d’eau gazeuse qui teinte la roche sous elle.

Et sur ses contreforts, un mausolée où les habitants du coin se réunissent en ce jour de fête pour pratiquer le djanda bâla. Moment heureux où nous sommes intégrés à la vie locale, où nous engageons la discussion avec les femmes, photographions les gosses et partageons les friandises.

Band-e-Amir



Idée intolérable que celle d’aller en Afghanistan et, peut-être, d’en repartir sans avoir vu ces fameux lacs. C’est ce qui est arrivé à notre ancien chef de mission, et je ne pouvais supporter l’idée que cela puisse se produire pour moi aussi. J’y suis allée donc, et quels souvenirs !

« Malgré la douceur de la lumière du soir, Ouroz ferma les yeux, pareil à un avare qui tombe soudain sur un monceau de pièces d’or et y plonge les doigts aussitôt, pour s’assurer, quoi qu’il arrive, au moins d’une poignée. ¨Si même c’est un mirage d’un instant, je garderai ce que j’ai aperçu¨, se disait Ouroz, les paupières serrées.

Elles se levèrent craintivement et restèrent grandes ouvertes sans ciller. Ce n’était pas un mirage.

De la plage grise où s’était arrêté Jehol, une fissure colossale, gardée sur ses deux flancs par des falaises rouges s’évasait et s’élevait sans cesse vers l’indécise et lointaine frontière du ciel. Cette immense crevasse appartenait toute entière au royaume des eaux. Et si étrange était ce royaume que la raison ne pouvait pas comprendre qu’il existât.

Car l’onde qui accourait de la ligne de crête, au lieu de filer et bouillonner, ainsi qu’elle aurait dû, sur la pente, s’arrêtait soudain – pourquoi et contre quel obstacle ? - et devenait paisible, un étale miroir. Elle ne restait pas inactive pour autant. Sous la surface immobile et lisse, elle filtrait à travers bord, glissait le long de canaux souterrains et, juste au bord du premier bassin, en composait un nouveau que retenait à nouveau une invisible digue. Là, point de repos. L’invisible et merveilleux cheminement reprenait son cours. Le flot du Band-Y-Amir inondait, emplissait, l’un après l’autre les réservoirs ajustés comme des marches. La dernière avait pour seuil la plage qui portait Ouroz ».

Band-e-Amir ne s’est pas présentée ainsi à nous. Fin du printemps, altitude supérieure à 3000m, nous arrivons dans un territoire blanc. Le ciel chargé, nous nous engageons sur la neige gelée afin d’arriver au-dessus des lacs. A peine partis, le ciel se découvre, le bleu s’étire, et nous en prenons plein les yeux avec ces superbes montagnes gelées. Surplomber le lac gelé est terriblement émouvant : une grande étendue de glace emprisonne les eaux gelées, on y voit même un renard s’y promener. A un endroit, où peut être l’eau est plus vive, on voit un trou d’eau bleu profond, un autre d’eau verte. Les lacs succèdent les uns aux autres, le ciel nous fait la fête, nous y sommes, nous nous promettons d’y retourner en été, et nous en profitons, ébahis.

Et puis vient l’heure du retour. Il fait beau, donc, vous l’avez compris. Et donc, forcément…. La neige fond. Et nous nous retrouvons à ne pas pouvoir faire trois pas sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, jusqu’à mi-cuisse, jusqu’à ne pas pouvoir toucher le sol même ! Explosions de rire, et en même temps épuisement des forces, nous nous félicitons de n’être pas partis trop loin, le retour est bien assez long comme ça…

Finalement, nous nous approchons de l’étendue d’eau gelée, nous faisons confiance à des gamins qui nous assurent qu’on peut s’y aventurer, et en effet, la glace est solide sous nos pieds. Pour la première fois de ma vie, je marche sur un lac gelé ! Nous nous extasions, mais nous commençons à sentir notre peau du visage qui tire…

Hé oui…. Altitude + soleil + neige + oubli de crème solaire = de méchants coups de soleil sur tout le visage. Quelques jours après, nous changerions entièrement de peau, par petits bouts, pétrifiés de honte devant nos collègues. Leçon apprise ! Mais aucun regret.

Et le bonus…

Une balade en raquettes….



Nous devions marcher deux petites heures pour aller « de vallée en vallée » mais…

Il s’est avéré que le guide qui devait nous accompagner était en fait au bazar de Bamiyan. Le vieux du village nous a confié à un ado d’une quinzaine d’année ne parlant pas un mot d’anglais, chargé donc de nous escorter à travers les montagnes. Mais nous avions perdu du temps dans cette affaire, et une de nos amies, prise de panique et d’asthme, ne s’est pas sentie d’aller jusqu’au bout. Nous avons donc dû retourner sur nos pas et siroter le thé au bord du chemin en attendant le retour de notre chauffeur, parti pour la deuxième vallée. Dommage !

Une balade à cheval



LA décision irraisonnable de la semaine : alors que nous ne savons pas chevaucher, monter sur des chevaux ayant participé à un bozkachi la veille et partir en balade sur les chemins d’Afghanistan, sans casque sur la tête.

Au début tout allait bien, je me souvenais de mes sensations mongoles, j’étais à l’aise. Mais un cheval a doublé le mien, qui a moyennement apprécié et est parti au galop le long de la route. Première frayeur, mais j’ai réussi à l’arrêter. C’est lorsqu’il a mis les pieds sur la terre nue d’un chemin de traverse que ma bestiole s’est échauffée. Mais pourquoi, pourquoi donc aller au pas dans un tel cadre ? Une autre amie a voulu tester le trot, ma monture n’a pu se retenir plus longtemps et est partie au grand galop, droit devant, seul dans les montagnes. Quelle trouille ! J’avais beau tirer sur les mors, il ne voulait pas m’obéir, j’ai donc fini par laisser tomber cette idée, juste préoccupée par l’idée de ne pas tomber. Notre guide a fini par me rattraper et arrêter ma monture, mais le retour s’est fait avec une cavalière toute flageolante et préoccupée par freiner les ardeurs d’une bête toute prête à remettre ça.

A l’arrivée, les propriétaires ont fait les beaux, la parade, ils ont cabré les chevaux devant nous. Je me remettais doucement de mes émotions mais je n’ai pu m’empêcher de les admirer, si habitués l’un à l’autre, si fiers et si nobles….

Il me reste encore du boulot pour devenir une vraie tchopendoz, mais sacré souvenir !

« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. » Christophe Colomb
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10 Days in Afghanistan with the Taliban
Hi, I’m not sure if this belongs here. The videos aren’t mine—they’re from a YouTuber.

I find his trip mind-blowing and totally different from what we see on TV!

So far, two 1-hour-12-minute videos have been released, but there’ll be at least one more!

Some French journalists and politicians have been tearing him apart lately. At the same time, the guy put in insane work without any funding...

Personally, I’m really impressed by what he’s done...

Here are the links. Sorry if this feels like an ad, but I genuinely think his trip is great—and most importantly, judgment-free. The only other thing I’d seen from him was his trip to Transnistria.

I Lived 10 Days with the Taliban 🇦🇫

Under Taliban Sharia in Afghanistan 🇦🇫
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se rendre en Afghanistan
Bonjour,

Quelqu'un aurait-il été récemment en Afghanistan et/ou aurait-il des infos sur la possibilité d'y aller?

Merci d'avance
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Voyage en Afghanistan - infos récentes
Hello,

A ceux qui veulent des infos récentes sur l'Afghanistan : je suis en ce moment à Mazar e Sharif, je suis entré en Afghanistan par l'Ouzbekistan. J'ai eu le visa afghan à Paris en 3 jours (50 euros à payer + formulaire très simple, pas besoin de lettre d'invitation et le personnel est très aimable). Pour le reste :

C'est très spécial, on ne se sent pas menacé mais on a pas non plus envie de se retrouver au milieu d'un malentendu (un mec vous dit quelque chose, vous ne comprenez pas et vous le vexez sans le vouloir, etc...). Ces gens ne sont absolument pas habitués à la présence d'étrangers et comme leurs voisins les plus proches les prennent pour des sous-hommes il y a un certain repli sur soi, et en même temps une curiosité. Je porte une tenue locale, ce qui est déjà une forme de respect.

Hier pendant Bozkashi, je croise le regard d'un afghan tout droit sorti des Cavaliers de Kessel, il a un turban et une barbe, nos regards se croisent, il doit se demande ce que je fais là. Je le salue sobrement mais respectueusement (mettre la main sur le ventre et pencher légèrement la tête), il me répond par un franc sourire. C'est arrivé plusieurs fois, ce sont des instants authentiques, qui reposent sur la réciprocité dans le respect et une saine curiosité. 2 "where are you from" aussi.

Hier c'était Nowruz, après le bozkashi il y a eu le réveillon, des gens chantent et dansent, on lance des lanternes volantes, puis il y a le feu d'artifice :)

Ce pays est plein de vie, ça change de l'Ouzbekistan (Boukhara me donnait l'impression d'un disney land dans lequel les touristes n'étaient pas encore arrivés).

Je voyage seul mais j'ai rejoins un ami afghan ici donc c'est pas comme si j'étais vraiment tout seul.

Et inutile de dire que certaines régions sont à proscrire totalement (Helmand, Kandahar, etc...). Les endroits les plus sûrs sont Herat, Kabul, Mazar e Sharif, le Wakhan (liste non exhaustive, ça a l'air d'aller aussi dans le Panshjir).

Quelques photos prises pendant ce voyage : https://flic.kr/s/aHsk8EbDKg (la photo des enfants - 46 - a été prise à leur demande, j'ai pu la faire imprimer pour leur donner le lendemain).

Hier je suis allé à Balkh (Bactres), aujourd'hui j'étais dans le district de Samangan et demain je vais dans l'Hindu Kush.

Lire ça aussi, un post récent qui décrit un voyage en Afghanistan dans plusieurs régions :https://www.lonelyplanet.com/...perience-afghani...
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Afghanistan: les voyageurs de l'extrême ou les limites de la naïveté
Vu dans le Figaro, cet article relatant la folie de ces voyageurs fous pensant que l'Afghanistan soit déjà devenu une destination touristique depuis la chute des talibans. pour moi ces gens ne lisent pas les informations ou sont complètement naifs:

En Afghanistan, les services français soulignent les risques d'enlèvement de civils. Et recommandent leur départ du sud du pays. LES SERVICES de renseignements tricolores n'en sont toujours pas revenus : en avril dernier, un couple de Français et leurs trois enfants de moins de dix ans ont traversé l'Afghanistan à bord d'un combi Volkswagen. La petite famille bien tranquille voulait rejoindre l'Ouzbékistan au départ de la ville pakistanaise de Peshawar. Dans un pays plongé en pleine instabilité, encore illustrée par l'attentat qui a coûté la vie à un militaire français il y a dix jours, le périple avait de quoi donner des sueurs froides à toutes les polices. Et l'anecdote tragicomique est malheureusement loin d'être une exception. À l'heure où les prises d'otages se multiplient, où l'Afghanistan renoue avec les pires heures de son histoire récente, les super-espions français doivent en effet se soucier des « touristes de l'extrême ». Des têtes brûlées isolées, comme cet amoureux de la nature désireux de s'adonner au plaisir de la pêche à la truite en pleine vallée du Panshir, au nord du pays. Mais aussi les tour- opérateurs. Deux succursales d'agences de tourisme italienne et britannique proposent ainsi aux curieux des trekkings ou des « voyages d'aventure ». Le prix de l'aventure ? Un peu moins de 4 000 euros pour quatorze jours avec des accompagnateurs afghans formés sur place. Des Français tentent leur chance. Parfois à leur risque et péril. En août dernier, une jeune touriste est ainsi arrivée à l'aéroport de Kaboul où un accompagnateur était censé l'attendre. Elle attendra deux heures durant son guide avant d'être prise en charge et rapatriée par les services de l'ambassade. « L'aéroport est plein de troupes étrangères et le risque y était donc très limité, remarque un spécialiste de la région, mais si elle avait décidé de se rendre en ville par elle-même, en taxi ou en voiture particulière, elle aurait pu disparaître corps et biens sans même que nous soyons avertis de son arrivée ! » Les personnels des ONG Plus grave encore : dépassant le seul problème des touristes, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) tire la sonnette d'alarme sur le risque croissant d'enlèvement pesant sur les quelque 250 civils français vivant aujourd'hui en Afghanistan (dont un peu plus de 200 à Kaboul). L'essentiel travaille pour des associations humanitaires. Un public parfois réticent devant les consignes de protection des services de renseignements. Pour ne pas dire totalement hostile à l'idée de quitter les projets qu'ils ont souvent eu beaucoup de difficultés à mettre en place. Ces dernières semaines, les autorités françaises se sont faites plus pressantes. Et pour cause. La DGSE a en effet recueilli des informations fiables faisant état de reconnaissances ciblées sur des travailleurs humanitaires français isolés en province. Leurs habitudes, leurs lieux de résidence, les véhicules utilisés au cours de leur déplacement auraient été repérés. Pour les spécialistes, ces opérations ressemblent fort à la constitution d'un « dossier d'objectif », phase préparatoire à un enlèvement en bonne et due forme. Les événements de ces dernières semaines avec les attentats contre les troupes françaises et espagnoles ainsi que l'enlèvement de membres du CICR et de militaires italiens renforcent cette inquiétude. Dernière cible potentielle : les militaires français isolés aux quatre coins du pays. 200 soldats français participent notamment à l'instruction rapprochée de l'armée nationale afghane et sont souvent en poste, seul ou en binôme, dans des casernes très isolées. Pour la DGSE, qui a rédigé plusieurs notes sur ce sujet ces derniers mois, le risque d'une prise d'otage visant un Français est donc au plus haut. Et le service français de proposer une solution radicale : décider de ne plus avoir un seul civil français dans les provinces du sud de l'Afghanistan et exiger que ceux présents au nord soient protégés par des sociétés de sécurité occidentales.
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Une adresse à Kaboul?
Ce n'est pas demain la veille que l'on verra cette question affichée sur le forum asie de l'ouest. Et c'est bien dommage. L'Afghanistan est un pays assurément magnifique mais, pour le tourisme, on verra plus tard, bien plus tard, quoi répondre à ces grandes questions existentielles : qui connaît une guest-house pas chère à Kaboul? que pensez vous de mon itinéraire? que faire à Kaboul?

Pourtant, il y a beaucoup d'occidentaux en Afghanistan. Que font-ils là-bas? Ils protègent l'occident, paraît-il ! Je crois plutôt qu'ils rendent bien service à la Russie et la Chine en empêchant la réinstallation des "talibans". Une tentative vaine d'ailleurs, vouée à l'échec. L'histoire montre bien que ceux qui défendent leur terre finissent toujours par l'emporter ! Quand un type est capable de se faire sauter pour entraîner dans sa mort un maximum d'ennemis, il ne faut pas compter les voir abandonner du jour au lendemain leur lutte de libération !

Si il y a encore des gens qui rêvent d'une victoire sur les "talibans", qu'ils aillent voir Armadillo, l'extraordinaire documentaire sur la présence des Danois en Afghanistan ! Au fond, tous ces volontaires qui vont dans ce pays, quelle est leur motivation sinon celle de vivre une aventure personnelle hors-normes, loin d'un occident en déroute financière?

J'espère que les militaires français quitteront vite ce pays où on a rien à y faire !

Et puis, il faut faire des économies ! On a pas les moyens d'une ambition boursouflée !!!
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Demande d'aide: la recherche de voyageurs perdus en Afghanistan...
Hello! Je suis un voyageur passionné italien, j'ai 63 années,

Tout d'abord je m'excuse de ma connaissance du français terrible, (je vous écris avec l'aide de la traduction simultanée par Google).

En 1973, en août, j'ai fait un long voyage en Orient avec un minibus Ford Transit. Pendant ce voyage, j'ai rencontré 4 français, parisiennes, à Téhéran, voyageant avec un minibus Volkswagen vert, weblog - 8926BV94-, qui était détenue par, Pierre, l'un d'eux. Nous sommes devenus amis et ont continué le voyage en suivant le même chemin en Afghanistan, Bamiyan, pour être précis. Puis nous nous sommes quittés notre chemin vers différentes destinations.

J'adorerais être capable de les trouver, ou d'avoir de leurs nouvelles, mais malheureusement les données que j'ai, sur la plaque d'immatriculation de leur véhicule, il ya très peu:

- Leurs noms sont: Claire, Marc, (qui devait être une grande chansonnière nipoter française), Jean-François et Pierre, mais je ne connais pas leurs noms de famille, ans doivent être âgés entre 55 et 60. Je sais que c'est une entreprise presque impossible, mais certains d'entre vous serait capable de m'aider dans cette quête, peut-être un peu bizarre?

Photos de ce voyage sont ici: http://www.beppequarta.it/afghanistan_oldies_homepage.htm Merci beaucoup.

Beppe Quarta
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Condamné à mort en Afghanistan
Bonjour,

Je lance ce sujet, non pas pour qu'on se prenne le chou, mais pour savoir si vous avez plus d'infos sur ce sujet. Je suis tombé dessus hier soir à la télé, mais j'ai pas tout vu :

Avez-vous entendu parler de cet afghan qui, après un séjour en Allemagne (?) s'est converti au christianisme ? Il est retourné en Afghanistan et là, ils veulent le tuer...😕 juste pour ça !!!

vous êtes au courant de cette histoire ?
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Deux otages en Afghanistan: comme s'il n'y avait qu'eux?
Bonjour,

365 jours que 2 journalistes de Fr 3 sont pris en otages en Afghanistan, = 365 jours que toutes les chaines du service public français nous martellent du matin au soir et du soir au matin, de penser particulièrement à eux tout en évoquant chaque fois de manière très brève les autres otages, comme pour se donner bonne conscience et de ne pas sembler faire une simple fixation sur leurs 2 collègues de télévision...

Sans vouloir sous-estimer le mérite de ces 2 journalistes, n'est-il pas selon vous dérangeant de les montrer comme des victimes prioritaires, alors qu'ils sont partis en pleine connaissance des risques encourus, contrairement aux simples voyageurs pris au même piège alors que rien ne pouvait les prédisposer aux mêmes traitements avant leur départ ???

Merci de points de vue...
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Retour du Wakhan afghan
Salut les voyageurs,

Je reviens d’un voyage dans le Wakhan afghan avec 2 amis. Quelques infos pratiques pour les quelques téméraires qui voudraient tenter l’aventure.

SECURITE

Côté afghan Il est très clairement déconseillé de tenter de rallier Ishkashim par la route venant de Kaboul ou Fayzabad. La sécurité s’est nettement détériorée en 2013 dans les districts voisins de Warduj et Baharak, province de Badakhshan, suite à des offensives talibanes. Cela implique de passer par le Tadjikistan, en traversant la frontière à Ishkashim.

Côté tadjik RAS, pas de résurgence du conflit de 2012

FORMALITES ADMINISTRATIVES

Visa afghan On peut l’obtenir à Paris, Dushanbe ou Khorog (apparemment en 1 journée)

Visa tadjik double-entrée On le récupère à l’aéroport de Dushanbe dans le bureau consulaire, moyennant 33 $. Il convient d’avoir une Letter Of Invitation préalablement envoyée par un tour operator tadjik ou autre. Normalement, besoin de photos d’identité. Ce ne sont pas des flèches – compter jusqu’à 2 heures – et surtout nous nous sommes aperçus à la frontière afghane qu’ils nous avaient donné des visas à une seule entrée. C’était écrit en cyrillique et difficilement lisible. Mushkil … d’autant qu’ils n’étaient pas du genre coulant à la frontière. Petit caporal tadjik en casquette absolument infect. Après d’épuisantes palabres, nous n’avons eu d’autres choix que de payer 200 $ de pots-de-vin, 100 pour les douaniers tadjiks et 100 pour les douaniers afghans, de mèche. Malgré la réprobation morale, difficile de reculer si près du but. Cette pratique semble assez courante, nous avons croisé dans le Wakhan d’autres trekkeurs victimes de pareille mésaventure. Nous passons donc la frontière sans tamponner le visa tadjik les douaniers s’engagent à nous laisser repasser, à condition que nous n’ébruitions pas ces pratiques une fois revenus à Dushanbe. Et au retour, pas de problème avec les Afghans (« au moins, les Afghans sont honnêtes dans les pots-de-vin », comme on nous avait dit) mais ces diables de douaniers Tadjiks nous ont cherché des noises et ont cherché à nous soutirer 100 $ supplémentaires. Un peu sportif le passage de la frontière, donc. Vérifiez bien votre visa avant de vous y présenter ! Et attention, la frontière est fermée le vendredi, le dimanche et les jours fériés, sans parler de la pause du midi chaque jour !

Permis GBAO Absolument nécessaire. On nous l’a demandé plusieurs fois sur la route Dushanbe – Khorog. Ne pas compter le faire à Khorog. Le mieux est de le demander en même temps que le visa à l’ambassade tadjik de Bruxelles. Sinon, on ne peut pas le récupérer à l’aéroport de Dushanbe, il faut le faire au bureau de l’OVIR, rue Mirzo Tursunzoda. En soi ce n’est pas très difficile : il faut régler le montant (20 somoni, environ 3 euros, seulement) dans une banque proche, l’Amonat bank, rue Bukhoro (5 min à pied). Sauf que là, les formulaires, étiquetés URSS, sont en Russe et à remplir en Russe … C’est le seul obstacle, car ensuite on dépose le formulaire et une copie de passeport à l’OVIR et on récupère le permis en fin d’après-midi. Ça coûte beaucoup moins cher de le faire soi-même car les agences demandent au bas mot 25$ par permis et ça prend plus de temps. D’une manière générale, il y a peu d’anglophones au Tadjikistan. Il est assez difficile de s’en sortir sans rudiments en Russe ou en Tadjik (Persan).

Enregistrement en Afghanistan A Ishkashim, il faut s’enregistrer à 3 endroits : district governor office, représentant du ministère du tourisme et police. Il faut beaucoup de photos d’identité (possibilité de les faire sur place). Il est préférable de se faire introduire par un Afghan. C’est ce que nous avons fait avec Adab Shah, qui organisait notre trek. Les autorités remettent une foreign registration card. A Khandud, chef-lieu du district de Wakhan, visite de courtoisie aux autorités.

TRANSPORTS

Dans Dushanbe Les taxis, c’est un peu l’arnaque : ils sont désagréables, ne connaissent jamais l’adresse et demandent le prix double aux étrangers (ils commencent la négociation à 25 ou 30 somoni, alors qu’une course revient à 10 somoni normalement). Les taxis numérotés sont beaucoup plus efficaces et économiques.

Dushanbe – Khorog (route) Nous avons pris la route à l’aller. Il y a 2 options. La route par la montagne (col de Sagirdasht) est un peu plus courte mais moins sure en cas d’intempéries. Il faut alors prendre la route du Sud, par Kouliab. C’est ce que nous avons fait car il avait plu la veille. Là encore, inutile d’aller engraisser une agence de voyages, il suffit de se pointer au petit matin (pas avant 7 h) à la gare routière Badakhshanskaya Avtostansiya, située entre la gare ferroviaire et l’aéroport. Il y a des dizaines de 4 x 4 (genre Surf, Land Cruiser ou Prado) qui prennent la route pour Khorog. Attention, ils ne partent que lorsqu’ils sont pleins. Compter 350 somoni par personne (prix relativement fixe). Nous avons fait le voyage en 14 heures. Très beaux paysages, mais malheureusement, on s’arrête rarement.

Dushanbe – Khorog (avion) Le fameux vol de Tajik Airlines fonctionne par temps dégagé. Nous l’avons pris au retour. Il y avait alors 2 vols par jour. Le vol n’est pas si effrayant que ce qui est parfois annoncé, les paysages sont très beaux. Billet aux alentours de 400 somoni, à prendre la veille ou le matin même dans un petit bureau situé dans le bâtiment en face de l’aéroport. On paye un supplément poids au-dessus de 10 kgs (environs 30 somoni pour 5 kgs supplémentaires). Environ 1 heure de vol.

Khorog – Ishkashim Entre 2 et 3 heures en Jeep, environs 100 somoni par personne.

Ishkashim (Afghanistan) – Wakhan Les transports sont rares. Aussi faut-il prévoir à l’avance (notamment pour le retour du trek) et compter des prix élevés (il faut payer le retour de la voiture). Nous avons fait Ishkashim – Goz Khun à l’aller (350 $ la voiture, 8 h) et Sarhad-e Broghil - Ishkashim (450 $, 14 h). J’insiste : il n’y avait pas une voiture dans le patelin de Sarhad au retour du trek, si ce n’est celle que nous avions bookée avant le trek.

TREK

Itinéraire Nous avons fait une boucle de 12 jours à travers le Big Pamir en partant de Goz Khun et en revenant à Sarhad-e Broghil, dans des zones Wakhis (W) et Kirghizes (K). Goz Khun (W) > vallée du Pamir (W) > Irghanak (K) > Bishkanek (K) > Showr (K) > Zorkol Lake (K) > Showr Kotal (K) > Karabel Kotal (W) > Shpotgiz (W) > Ghorumdee Kotal (W) > Langar (W) > Baharak (W) > Sarhad (W). Ca fait environ 220 km. Nous avons franchi 3 cols à plus de 4800 m (Showr, Karabel, Ghorumdee). Difficile d’enchaîner 2 cols dans la même journée.

Les + Découverte des premiers campements kirghizes à Irghanak bozkashi à Irghanak Showr pass réveil sous la neige en dessous de Ghorumdee pass arrivée à Sarhad et dans le corridor du Wakhan. Tous ces endroits étaient vraiment extraordinaires. Les parties hautes des 2 grandes vallées (Pamir et Wakhan) sont très belles aussi. Le col de Karabel n’est pas fabuleux (caillasse).

Conditions météo Temps ensoleillé et moyennement chaud en journée températures négatives de nuit risque de neige, même en plein été (au-dessus de 4500 m).

LOGISTIQUE TREK

Organisation, guide Nous avons soumis notre itinéraire à Adab Shah, qui tient une petite agence à Ishkashim, « Adventure Wakhan » (il a un site Internet). C’est un jeune, plein d’énergie, mais malheureusement son business est très amateur. Points forts : facilitateur pour les démarches administratives bonne vision du parcours fournit tentes et matelas de bonne qualité. Points faibles : guide fourni incompétent équipement incomplet (ex : pas de bidon d’eau, pas de bâche) pas de contacts fiables dans les communautés rencontrées au long du trek. Le guide, payé 35 $ par jour, ne connaissait pas la zone, n’avait aucune vision des distances, n’avait aucun poids pour négocier les animaux de portage, avec les Kirghizes notamment, et ne respectait pas certaines règles de sécurité élémentaires. Il est bon de ne pas se balader seul en Afghanistan, surtout pour ceux qui ne parlent pas Dari, mais pour ceux qui voudraient partir avec Adab Shah, veillez vraiment à avoir un guide expérimenté et à ce que tous le matériel nécessaire soit fourni. Au final, le trek est revenu à 1000 $ par personne, en incluant les guest-houses à partir d’Ishkashim et le trajet en 4x4.

Animaux Nous avons pris des animaux pour porter notre barda. Nous avons eu besoin de 3 yacks ou chevaux (en incluant un « safety » pour porter quelqu’un au cas où). Normalement un yack / un cheval reviennent à 800 Afghanis (moins de 20 $) par jour un âne revient à 400 Afghanis (mais porte 2 fois moins). Ces prix sont affichés à la frontière et validés par la Wakhan Association de tourisme. En fait les prix correspondent à une étape entre 2 campements Wakhis ou Kirghizes. Il arrive de faire 2 étapes en 1 jour. Notre plan était de prendre des animaux avec leurs propriétaires (inclus dans les prix) en changeant d’équipage tous les 3-4 jours. Il n’y a pas eu de problème particulier avec les Wakhis. Par contre, énormes difficultés avec les Kirghizes. Nous avons dû changer d’animaux tous les jours et surtout les Kirghizes étaient très durs à la négociation. Notre guide étant incompétent, nous avons dû négocier des heures chaque jour (je parle Dari) mais cela a été usant. A la fin, ça nous a fait perdre au moins 1 journée de trek. Les Kirghizes ne respectaient pas du tout les prix mentionnés plus haut, nous menaient en bateau, n’acceptaient pas de nous conduire aux destinations que nous souhaitions, ne fournissaient pas assez d’animaux ou de personnes pour s’en occuper. Alors que nous n’étions pas d’accord sur le prix à payer, un Kirghize qui nous a fait passer Showr pass nous a même menacés avec une pelle au réveil dans la yourte. Nous avons croisé un groupe de trekkeurs que 2 Kirghizes avaient abandonnés en partant avec leurs animaux en pleine montagne, de nuit. Dans l’ensemble, nos relations avec les Kirghizes ont été exécrables. Je ne suis pas sûr qu’ils soient enchantés de voir des touristes étrangers. Franchement, je conseille aux trekkeurs de ne pas s’attarder dans les zones kirghizes (aux altitudes les plus élevées) et surtout de ne pas se reposer sur les Kirghizes pour les animaux. L’idéal serait de garder la même équipe de Wakhis avec leurs animaux pendant toutes la durée du trek.

Guest-houses, yourtes A Ishkashim et dans la vallée principale, il y a un réseau de guest-houses très agréables, soutenu par les projets d’écotourisme de l’Aga Khan Foundation. Prix entre 15 et 25 $ / personne / nuit, incluant les repas. Electricité disponible en intermittence. Nous avons gouté à la nuit dans la yourte kirghize. Fantastique … sauf que là aussi, il faut compter sur des prix exorbitants et de faibles marges pour marchander. Pour la 1ère nuit, ils nous demandaient 100 $ pour 3 personnes, en incluant les repas. Là encore, un guide qui connait les Kirghizes peut faire la différence. Nous avions fait le plein de nourriture à Ishkashim. Les prix ne sont pas exorbitants et on peut trouver pas mal de choses. Par contre, pas la moindre boutique dans le haut-Wakhan, y compris à Sarhad. Possibilité de s’approvisionner en pain et produits laitiers dans les campements wakhis et kirghizes (compter des prix du pain 10 fois plus élevés qu’à Kaboul chez les Kirghizes …).

Autres Il y a un Internet café à Ishkashim côté Afghan. Pas d’ATM par contre. Les dollars s’échangent facilement.
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Naissance d'Histoires d'un monde, maison d'édition
Bonjour à tous chers voyageurs,

Ceux qui ont lu mes nouvelles de voyage (Brésil, Birmanie, Afghanistan, Maroc, Europe) publiées dans la rubrique 'Carnets' seront peut-être intéressés de savoir qu'elles sont aujourd'hui rassemblées dans un recueil, qui sera édité et vendu au Salon du Livre de Paris (autour du 20 mars). Le prix est fixé à 5Eur (frais de port inclus) pour onze aventures, et il sera également possible de l'acquérir par correspondance via le courriel histoiresdunmonde arobase gmail.com

Par ailleurs, j'ai également décidé de me lancer dans le domaine littéraire à temps plein, par une double casquette d'écrivain et d'éditeur: ainsi, non seulement la nouvelle maison Histoires d'un monde éditera-t-elle ce recueil de nouvelles, mais également un 'vrai' livre, répondant au doux nom d'Hymalayas. Disponible au prix de 10Eur (franco de port), c'est le récit d'un voyage dans les Hymalayas indiens (Nord-Ouest: Ladakh, Zanskar, Cachemire), un voyage double : la rencontre de la culture indienne et montagnarde s'est révélée un support à la rencontre de l'écrivain et des sentiments suscités en lui par ces différences humaine, religieuse, géographique, gastronomique. Contrairement à la tendance contemporaine (dont Tesson semble fer de lance), le style d'écriture a été choisi volontairement simple et sans envolées littéraires, privilégiant le fond à la forme. J'espère que ce titre vous plaira, j'y ai mis énormément de moi-même.

Par la suite, Histoires d'un monde se destine à l'édition de récits de voyage atypiques, et évitera les simples comptes-rendus monétaires et logistiques en faveur des véritables carnets de voyage, mêlant sentiments, humanité et respect par la rencontre douce entre cultures si différentes.

Je serai disponible pour répondre en personne à vos questions à Paris, à ce Salon du Livre; si la distance ou cette date est un souci pour vous, je demeure accessible par courriel, tant pour envoyer les ouvrages déjà publiés que pour recevoir des propositions de manuscrits (tapuscrits).

Par la lecture ou par la réalité, Bons voyages à tous!

Louis
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Visas de tourisme pour l'Irak et l'Afghanistan, sur le site du gouvernement français
En consultant le site du gouvernement http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/afghanistan_12192/index.html on remarque qu'il est impossible d'obtenir un visa de tourisme pour l'Afghanistan étonnant non ? 😏

Par contre ce qui est surprenant c'est qu'il est semble possible d'obtenir un visa de tourisme pour l'Irak !!! http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/irak_12261/index.html
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Voyage à vélo et réalité du terrain en Irak (hors Kurdistan)
Salut a tous!

Voyageant a velo, je prevois de passer de l'Iran au Koweit par l'Irak du sud, via Al-Amara, Samawa puis Bassorah pour les destinations principales.

Actuellement, sur Conseil aux Voyageurs cette zone est en orange et non en rouge, ce qui me fait m'interroger sur les risques reels de ce trajet : quels sont vos retours d'experiences de cette region? Puisque j'entrerais par voie terrestres depuis l'Iran, que pensez-vous des difficultes envisageables a la frontiere? Quant a une sortie par voie terrestre vers le Koweit, est-ce envisageable?

J'ai conscience des idees preconcues qu'il est facile d'avoir sans etre alle en Irak, c'est pourquoi je souhaite surtout lire l'avis de ceux qui y sont alles. N'hesitez pas a preciser par quels moyens vous vous deplaciez, si vous dormiez en tente ou a l'hotel, et quel a ete votre itineraire general!

N'oubliez pas, s'il vous plait, que vous avez une certaine responsabilite dans les infos que vous pouvez transmettre, et que certains voyageurs preferent s'y fier bien plus qu'aux infos des sites officiels.

Merci d'avance a chacun pour vos partages precieux, Esteban
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Demandes de visa pour Asie Centrale depuis l'étranger
Bonjour à tous,

Je viens d'apprendre qu'en fait pour beaucoup de pays d'asie centrale ils demandent qu'on fasse la demande depuis son pays d'origine.

Hors je n'y suis pas ^^ Ma question est donc la suivante, est ce que certains ont l'experience d'obtenir ces visas depuis l'etranger? Ou dois-je envoyer mon passeport et les faire faire par une amie ou par une agence en europe dans mon pays d'origine?

Même si c'est difficile, il me serait plus aisé de les demander depuis l'etranger.

En l'occurence je compte demander ces visas à Delhi mais je peux aussi les demander à Kathmandu, ou à Islamabad.

Il s'agit des visas afghan, ouzbek, kazakh et russe.

Est-ce que actions-visas peut aussietre utilisée depuis l'etranger pour les demande de visa, lettre d'invitation, etc?

Je vous tiens au courant de mes demandes!
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Montagnes du Kurdistan irannien à vélo
Bonjour à tous

Nous partons avec ma copine voyager quelques mois à vélo (tandem) cet automne. Après un mois en Géorgie et Arménie, nous voudrions explorer les montagnes du Kurdistan iranien.

Nous pensons prendre un itinéraire passant par Mahabad, Piranshar, Sardasht, Baneh, Marivan et la vallée d'Howraman (carte), mais nous posons encore pas mal de questions.Qu'en est-il de la sécurité au Kurdistan iranien ? la zone est calme d'après les récits de voyageurs, mais diplomatie.gouv.fr la classe en rouge (formellement déconseillée). Nous comptons une dizaine de jours de vélo pour cette portion, en se basant sur les distances et dénivelés, mais ne connaissons pas l'état des routes (nous avons tablé sur des routes correctes, sauf dans la vallée d'howraman). Cela semble t-il juste ?Couper de Baneh à Marivan par l'Irak et Penjwin (carte) est un raccourci. Cela évite 2 jours de vélo sur une grosse route (Saqqez - Marivan) et nous ferait apercevoir un nouveau pays. Le visa irakien spécial kurdistan semble facile à obtenir à la frontière, du moins dans l'autre sens (cf blog de nicoenasie), mais nous sommes preneur de plus d'infos et conseils à ce sujet :) Nous aimerions poursuivre jusqu'à Bisotun en passant par Palangan, Kamaryan et Kandoleh (carte), en comptant environ 5 jours (?). Quelqu'un sait-il si la portion vallée d'howraman - Palangan est praticable ? Enfin, nous rejoindrons des amis pédestres à Bisotun, avec lesquels nous aimerions voyager en bus (vers Ispahan, Yazd, Shiraz). Quelqu'un a t-il l'expérience du transport de vélos dans les bus iraniens ? Nous ne sommes pas bien grand donc notre tandem est (ou plutôt sera...) compact ^^Plus généralement, nous sommes preneur de toute information sur le voyage à vélo au Kurdistan iranien. Merci d'avance, et merci à tous les messages des précédentes discussions du forum sur l'Iran, qui nous ont déjà beaucoup aidé.
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Passer en Afghanistan en autobus, quel est le chemin le plus sécure?
Hello tout le monde,

Nous sommes en train de faire un tour du monde par les terres et nous souhaitons passer en Afghanistan en prenant le bus. Nous arriverons du Tadjistan pour nous diriger vers le pakistan par cette route pouvez vous me dire si cette route est secure? Konduz , Chrikar, kabul, Jalalabad, Torkham, Pishawor? Si qqun est passe en afghanistan recemment, pouvez vous me dire si vous avez ete bien accueilli? les endroits a voir absolument et les comportements a adoptes la bas?

Merci et a bientot

alexandra

Besoin aussi de savoir si le visa pakistanais est disponible a l ambassade du Pakistan a kaboul?
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Traversée de l'Afghanistan et du Pakistan en camping-car?
Bonjour à tous!

Nous sommes en train d'organiser notre voyage en camion jusqu'en Inde avec notre camion, départ au mois d'octobre...

Etant donné qu'il nous sera très difficile de passer par la Chine, quelqu'un est-il récemment passé par l'Afghanistan et le Pakistan??

Je sais que le visa pakistanais se procure en france, que des escortes se font pour les voyageurs,

quelqu'un a t-il plus d'info à ce sujet??Les risques (ou pas..), les tarifs etc..!

Merci à vous et vive la route!!
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Traversée du Kurdistan irakien
Bonjour, Je suis actuellement en Turquie et je vais continuer mon periple en direction de l'Iran. L'hiver approchant, j'essaie de trouver la route la moins montagneuse. On m'a parle d'une route traversant le Kurdistan irakien qui semble moins montagneuse, mais je ne veux pas la faire a tout prix. Quelqu'un a-t-il des infos concernant cette route? (Distance, frontieres, visa, securite...)

Merci d'avance et bonne journee a tous!

Yannik
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Aller à Bassora en Iraq depuis d'Iran: trajet, sécurité et visa
Quelqu'un sur le forum a-t-il été en Iraq récemment (ces deux dernières années)? Peut-on facilement accéder à Bassora (Basra) depuis l'Iran (la frontière n'est qu'à 40 km)? Le passeport irakien est-il facile à obtenir depuis l'Iran? Combien coûte-t-il?

Est-ce que la région de Bassora est dangereuse? Quelle route prendre? Voyager dans le désert (hors route) est-il dangereux (mise à part la chaleur et le soleil)?

Merci
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