Results for "Asie+du+Sud+(sous-continent+indien)+hébergement"
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Tour d'Europe, Asie, Orient et Méditerranée en une semaine
S'il y a bien une tare pire pour un voyageur que celle d'être pressé, c'est celle d'être indécis. Et lorsque le malheureux voyageur non seulement cumule ces deux tares, mais en plus est boulimique de découvertes et d'expériences, se posent à lui des dilemmes insolubles comme celui du toujours délicat choix de la destination. Pour la dernière semaine de décembre, voudrais-je rester en Asie, retrouver mes racines européennes et méditerranéennes, ou bien encore approcher une fois de plus cet Orient millénaire qui me séduit de plus en plus?
Le seul moyen de résoudre cette délicate équation restait encore de mettre cette semaine à profit pour tout faire. Non, pas faire, le mot est moche, disons plutôt voir, approcher, effleurer, mais certainement pas approfondir ni encore moins vivre, faute de temps. Quelques brefs calculs m'ont vite prouvé qu'il était possible de tout "faire" en partant le 24 décembre au soir pour être de retour le 1er janvier à Shanghai.
Décollant une heure avant minuit - à temps pour pouvoir dire que je n'ai pas fêté Noel en Chine, ni d'ailleurs nulle part - j'ai fini par toucher terre quelques heures plus tard et quelques fuseaux horaires plus à l'Ouest. Le grand tour allait enfin commencer.
Le seul moyen de résoudre cette délicate équation restait encore de mettre cette semaine à profit pour tout faire. Non, pas faire, le mot est moche, disons plutôt voir, approcher, effleurer, mais certainement pas approfondir ni encore moins vivre, faute de temps. Quelques brefs calculs m'ont vite prouvé qu'il était possible de tout "faire" en partant le 24 décembre au soir pour être de retour le 1er janvier à Shanghai.
Décollant une heure avant minuit - à temps pour pouvoir dire que je n'ai pas fêté Noel en Chine, ni d'ailleurs nulle part - j'ai fini par toucher terre quelques heures plus tard et quelques fuseaux horaires plus à l'Ouest. Le grand tour allait enfin commencer.
Retour d'un voyage cauchemar à Madagascar
JE RENTRE D'UN VOYAGE CAUCHEMAR A MADAGASCAR;
Tout d'abourd, sachez que je voyage depuis 14 ans en mode routard, une quarantaine de voyages et toujours sans souci reel, uniquement quelques petites péripéties. Je me suis toujours régalé. Mais là j'ai fait un pays d'une dangerosité que je soupconnait même pas. Avant de partir j'avais pu lire le commentaire dur mais réaliste d'un membre des dicusions de ce forum. il disait en parlant d'une personne qui posait des questions sur les sites a visiter, "ils veulent voir le meilleur, ils vont découvrir le pire". Ils se tromper pas.
Tout d'abord j'ai fais la pirogue sur la riviere et les tsingys. avec une soit disante agence de voyage, dont le responsable s'appelle
"Rakotonomena Justin junior "
Il faut savoir que cette personne n'a pas d'adresse sur place, je l'ain contacté par l'intermédiaire de 2 français qui m'en avait dit du bien. Je les soupsonne d'être amis avec Jusitin Rakotonomena et non précedent client. Il faut savoir que nous étions 8 personnes dans le groupe au départ Antsirabé et il y a eu 8 prix différants pour ce trip de 7 jours. Personne a payer le même tarif. Afin de maximiser leur profit, ils nous ont proposé une qualité de service et des prestations minables. on devait passer 6 nuits en hotel et 2 jours de camping, en fait c'est le contraire qui c'est passé. sur la rivière, il y avait 4 pirogues. une a coulé dés le prmier jour. Les portables, Appareils photos, tablettes des touristes qui avaient leur affaires personnelles sur cette pirogue ont tout perdu, et les sacs a dos ont pris l'eau, et donc les effets personnels. il faut savoir que les attaques des bandits sont fréquentes sur la rivieres. des pirogues, et bateaux a moteurs ont été attaqués, et les bandits ont tout pris (objets de valeurs aux touristes pr��sent). Justin, nous avez mis en relation pour ce tour (Pirogues et Tsingys) avec louvain, notre guide, qui nous a avoué qu'Il payait les bandits pour qu'ils n'attaquent pas son groupe. La veille des tsingys ont a dormi dans un Hotel minable "Maman'..... je me rappelle pas la suite" Cet hotel minable de bekopaka n'a aucune sécurité. et le soir aprés le repas, je me sentais pas trés bien et je suis allé me coucher. Dans le courant de la nuit, des gars (le guide louvain pense que c'est les membres du personnel de l'hotel) sont rentrés dans mon bungalow ont tout fouillés et m'ont dérobé tout mon budget de vacances. Je me suis rendu compte de rien, car j'étais trés probablement drogué. Ils ont visités également des tentes présentent sur le site de l'hotel Maman..... et ont pillés une tente. La Gendarmerie c'est rendu sur les lieux, mais ça sert strictement a rien, car ils en ont rien a foutre. Un peu plus tard ont est allé porter plainte au commissariat du village, mais le Commandant de police de ce village était tellement bourré, qu'il a pas pu nous recevoir. Ce n'est que le lendemain, que son adjoint nous a reçu et a pris nos dépositions. Il devait nous les transmettrent par mail, on a toujours rien reçu a ce jour. et a mon avis on recevra rien. la police dans ce pays en a rien a foutre des wazas (les touristes) en lors de problèmes, elle n'intervient jamais. Mad est une destination trés dangereuse actuellement. Sur la dizaine de touristes, que j'ai pu rencontrer sur place 90% ont été volés ou ont été victimes d'abus de confiance.j'ai pu interrogés des policiers sur ce qu'il c'est passé, et ils m'ont répondu que si j'avais réagi a l'agression, ils m'auraient certainement bléssé ou tué. Le voyage était terminé dans ma tête, mais j'ai pu continuer un petit peu et visiter sur Antsirabé avec un résident qui fait du social, Les quariers pauvres. là, les gens sont gentils et content de nous voir, pourtant, ils vievent dans des conditions inimaginables. Ils forcent le respect. Ils ne voient jamais un centime de l'argent que nous dépensons dans le pays. Seul ce qui sont soit disant dans le tourisme profitent de nous. La corruption est trés grande.Un seul conseil, ne prenez pas le risque de vous rendre dans ce pays, qui a de cependant de jolis paysages. mais des jolis paysages, il y en aussi dans la majorité des autres pays plus sécurent. Le dernier jour a Tana, un picpoket a ouvert mon sac (que j'avais pourtant devant) et a essayé de me voler ma pochette contenant mon passeport et ma carte de crédit. J'ai pu m'en rendre compte et intervenir. Il a jeter ma pochette au sol. je l'ai insulté et poursuivi, mais là encore on m'avait prévenu de ne pas m'en prendre physiquement a bandit malgache, car ils sont soit armé, soit la polution prend leur défense et peut vous lyncher ou vous jeter de l'essence dessus et vous transforme en torche vivante. C'est un pays au bord de l'asphyxie, il n'y a plus d'ordre sur place, ce qui explique le danger réel que nous courrons.
J'espère que cette note pourra sensibiliser le plus grand nombre. Je me tiens a votre disposition pour toutes infos supplémentaires,
Chris.
"Rakotonomena Justin junior "
Il faut savoir que cette personne n'a pas d'adresse sur place, je l'ain contacté par l'intermédiaire de 2 français qui m'en avait dit du bien. Je les soupsonne d'être amis avec Jusitin Rakotonomena et non précedent client. Il faut savoir que nous étions 8 personnes dans le groupe au départ Antsirabé et il y a eu 8 prix différants pour ce trip de 7 jours. Personne a payer le même tarif. Afin de maximiser leur profit, ils nous ont proposé une qualité de service et des prestations minables. on devait passer 6 nuits en hotel et 2 jours de camping, en fait c'est le contraire qui c'est passé. sur la rivière, il y avait 4 pirogues. une a coulé dés le prmier jour. Les portables, Appareils photos, tablettes des touristes qui avaient leur affaires personnelles sur cette pirogue ont tout perdu, et les sacs a dos ont pris l'eau, et donc les effets personnels. il faut savoir que les attaques des bandits sont fréquentes sur la rivieres. des pirogues, et bateaux a moteurs ont été attaqués, et les bandits ont tout pris (objets de valeurs aux touristes pr��sent). Justin, nous avez mis en relation pour ce tour (Pirogues et Tsingys) avec louvain, notre guide, qui nous a avoué qu'Il payait les bandits pour qu'ils n'attaquent pas son groupe. La veille des tsingys ont a dormi dans un Hotel minable "Maman'..... je me rappelle pas la suite" Cet hotel minable de bekopaka n'a aucune sécurité. et le soir aprés le repas, je me sentais pas trés bien et je suis allé me coucher. Dans le courant de la nuit, des gars (le guide louvain pense que c'est les membres du personnel de l'hotel) sont rentrés dans mon bungalow ont tout fouillés et m'ont dérobé tout mon budget de vacances. Je me suis rendu compte de rien, car j'étais trés probablement drogué. Ils ont visités également des tentes présentent sur le site de l'hotel Maman..... et ont pillés une tente. La Gendarmerie c'est rendu sur les lieux, mais ça sert strictement a rien, car ils en ont rien a foutre. Un peu plus tard ont est allé porter plainte au commissariat du village, mais le Commandant de police de ce village était tellement bourré, qu'il a pas pu nous recevoir. Ce n'est que le lendemain, que son adjoint nous a reçu et a pris nos dépositions. Il devait nous les transmettrent par mail, on a toujours rien reçu a ce jour. et a mon avis on recevra rien. la police dans ce pays en a rien a foutre des wazas (les touristes) en lors de problèmes, elle n'intervient jamais. Mad est une destination trés dangereuse actuellement. Sur la dizaine de touristes, que j'ai pu rencontrer sur place 90% ont été volés ou ont été victimes d'abus de confiance.j'ai pu interrogés des policiers sur ce qu'il c'est passé, et ils m'ont répondu que si j'avais réagi a l'agression, ils m'auraient certainement bléssé ou tué. Le voyage était terminé dans ma tête, mais j'ai pu continuer un petit peu et visiter sur Antsirabé avec un résident qui fait du social, Les quariers pauvres. là, les gens sont gentils et content de nous voir, pourtant, ils vievent dans des conditions inimaginables. Ils forcent le respect. Ils ne voient jamais un centime de l'argent que nous dépensons dans le pays. Seul ce qui sont soit disant dans le tourisme profitent de nous. La corruption est trés grande.Un seul conseil, ne prenez pas le risque de vous rendre dans ce pays, qui a de cependant de jolis paysages. mais des jolis paysages, il y en aussi dans la majorité des autres pays plus sécurent. Le dernier jour a Tana, un picpoket a ouvert mon sac (que j'avais pourtant devant) et a essayé de me voler ma pochette contenant mon passeport et ma carte de crédit. J'ai pu m'en rendre compte et intervenir. Il a jeter ma pochette au sol. je l'ai insulté et poursuivi, mais là encore on m'avait prévenu de ne pas m'en prendre physiquement a bandit malgache, car ils sont soit armé, soit la polution prend leur défense et peut vous lyncher ou vous jeter de l'essence dessus et vous transforme en torche vivante. C'est un pays au bord de l'asphyxie, il n'y a plus d'ordre sur place, ce qui explique le danger réel que nous courrons.
J'espère que cette note pourra sensibiliser le plus grand nombre. Je me tiens a votre disposition pour toutes infos supplémentaires,
Chris.
Tourismophobie ou les ravages du tourisme de masse!
On savait déjà qu’en Islande, les habitants avaient de plus en plus de mal à digérer le tsunami touristique qui les envahit chaque année. C’est que 2 millions de touristes (estimation pour 2017) pour un petit pays de 350.000 habitants, cela laisse des traces !
Eh bien ! En Espagne, cela commence aussi :
http://www.courrierinternational.com/article/espagne-tourismophobie-quand-les-vacanciers-derangent
http://www.equinoxmagazine.fr/2016/09/16/barcelone-est-elle-tourismophobe/
Eh bien ! En Espagne, cela commence aussi :
http://www.courrierinternational.com/article/espagne-tourismophobie-quand-les-vacanciers-derangent
http://www.equinoxmagazine.fr/2016/09/16/barcelone-est-elle-tourismophobe/
Compte-rendu d'un circuit au Yunnan en bus et trains (depuis le Nord thaïlandais avec retour du Nord vietnamien)
Remarques et impressions:
Yunnan:
-Très très peu de touristes occidentaux mais beaucoup d'Asiatiques à cette saison ( mars 2017).
-Personne ne parle anglais ( sauf dans quelques guest-houses). Il est toutefois possible de voyager sans agence, sans réservations et sans parler un mot de chinois: c'est ce que nous avons fait pendant 26 jours, sans nous presser . Ce n'est pas toujours facile; faire écrire en chinois par le logeur quelques mots importants ( gare routière, ferrovière, marché....) les chauffeurs de bus de ville sont coopéraifs et vous indiquent où descendre si vous leur montrez le lieu en chinois.
-Certaines personnes sont charmantes et prêtes à vous aider, pour beaucoup d'autres c'est non de la tête, comme si l'aide éventuelle était absolument impossible. L'application Maps Me pour smartphone est vraiment utile pour vous diriger et vous repérer ( parfois les vans vous déposent quelque part dans votre ville d'arrivée mais vous ne savez où). Il faut télécharger les cartes des pays avec le wifi et ensuite les utiliser sans, repérer les hotels, les bus, les rues...et on peut circuler ainsi aisément.
-Contrairement à beaucoup d'autres pays, les gens sont peu curieux et n'essaient pas de savoir quelque chose de l'étranger, même avec le langage du corps; vous êtes transparents.... Dommage, car nous aimons les rencontres, les sourires, en un mot, la chaleur humaine que l'on ne trouve pas ici.
-C'est le moment idéal pour voir les rizières en terrrasse de Yuanyang: elles sont toutes en eau, on dirait des miroirs; c'est somptueux et cela vaut le voyage. Nous avons vu de magnifiques rizières vertes à Bali et au nord Philippines mais là, c'est encore plus spectaculaire.
Attention toutefois de prévoir quelques jours car il y a souvent du brouillard et là, on ne voit rien à 20m.
- Visiter alors les marchés, se renseigner sur les jours auprès de la guest house; Celui de Niujiaozhai est très intéressant ( costumes ethniques et nombreuses petites cantines populaires grillant du tofu. Celui de Chengun est assez bien).
-Photographier les gens ici ou là: la personne demandera de l'argent; Pour nous c'est hors de question donc soit, nous ne photographions pas soit nous le faisons au télé ou quand les gens sont occupés sur les marchés. Conclusion: pas d'échange, pas de sourire, en un mot, pas de relation...dommage.
On peut comprendre ces gens peu fortunés qui essaient de grapiller quelques yuans mais, pour nous, le voyage signifie rencontre et, rencontre désintéressée; être considéré comme un porte monnaie met mal à l'aise. Nous avons visité de nombreux pays, touristiques ou non, où nous avons eu des moments de pur bonheur avec des locaux.
Notre argent, nous l'utilisons pour acheter les fruits, le pain et autres denrées, dormir dans les guest houses sans prétention et circuler avec les bus locaux et pas pour "acheter" les gens.
Nord Vietnam ( avril 2017)
-Les marchés autour de Sapa, Bac Ha cancau:Beaucoup de touristes occidentaux. Les femmes en costumes ethniques en ont sans doute assez ce voir débouler les groupes des agences, et les autres et on peut les comprendre... donc pas l'ombre sourire, seulement le sourire commercial si vous achetez leur artisanat. Les costumes sont beaux, très colorés mais là encore, aucune relation humaine.
Les prix: le touriste est une mine d'or; on double les prix très souvent . Faire donc très attention et demander toujours le prix avant d'acheter. ex: 4 yaourts pour 20000 d peuvent être proposés à 40 ou 50000d. le pain à 2000 sera facruré 4000. Pour un transport Lao-Cai-Sapa à 26000 D( prix affiché sur le bus) on vous demandera 52000. il faut gendarmer sans cesse, c'est fatigant. Certains acceptent en disant, oh, ce n'est que quelques euros....Pas nous.
Détails du voyage sous peu.
Travel Journal: Northern Laos, Chiang Mai, Bangkok
Here’s our third travel journal with photos, following Vietnam in 2012 and Southern Thailand + Angkor in 2013.
Once again, we’d like to thank everyone who brightens up this site with their experiences and tips. Every year, some parts of our itinerary are made easier or richer thanks to your contributions.
We hope our own story will do the same for other travelers.
**10 JULY 2014**
We booked our flight tickets back in September to get a better deal than last year. We were happy with the 1291 € price for two people from Paris—until mid-January, when several airlines started offering promotions we hadn’t expected for our travel dates. Next year, we’ll take the gamble and wait longer, hoping to fly with Qatar Airways, for example. Fate had us flying with Indian Airlines. The Paris-to-Delhi leg was on a brand-new Boeing Dreamliner—obviously fresh off the assembly line. After a quick four-hour layover to stretch our legs, we boarded an Airbus A321 that looked prehistoric for the Delhi-to-Bangkok flight. Honestly, if the outside of the plane had matched the inside, we’d never have made it. Broken screens, shattered armrests—you name it. As for the meal trays, we would’ve devoured them only after a week stranded on a desert island. The cabin crew didn’t win us over either. And we really didn’t appreciate the behavior, attitudes, or stares from most of the people we encountered during our layovers in Delhi. This year’s experience has definitely put us off flying with this airline again—or even setting foot in India ever again. That’s just our personal take, but it’s clear.
Stepping onto Thai soil was an immense relief. After exchanging just a few euros, we took a taxi from the designated spot and had a completely different experience from last year: the driver was normal and efficient. So efficient, in fact, that we arrived at our destination much earlier than expected. A well-deserved tip, and it seemed to make his day.
We dropped our bags at reception and rushed to Harmonique restaurant, just 300 meters away, just in time for the last dinner service. We’d talked about this place at length last year. We’d been looking forward to it for a year, but we only managed to nibble on some spring rolls because what we really wanted was a good night’s sleep. While quite a few customers were still around, four staff members walked through the dining area with two large trash bins from the day’s service. They were clearly pleased with themselves and having a good laugh. It made us chuckle too—seeing something like that done so naturally, when back home, some people would’ve been outraged to witness it in a similar establishment!
A quick word about the Swan Hotel: we’re grateful to those who recommended it on this site and on their blogs. It’s quietly located in the Silom district, just steps from the river. We have fond memories of the giant, ultra-comfortable bed and the well-maintained pool. It was very peaceful, though we were there during a quieter season. At 30 € with breakfast when we booked (and around 20 € without breakfast now), we can’t imagine finding a better-suited hotel in Bangkok.
**11 JULY**
We couldn’t find an open bank and had to withdraw cash from an ATM. Now we know: July 11 is a public holiday in Thailand. It suddenly occurred to us that next year, we’ll keep some baht from our return trip to save time at the airport and avoid little hiccups like this.
We decided not to head straight to Laos and instead spent the day visiting Muang Boran, also known as Ancient City, about 30 km southeast of Bangkok.
There are plenty of ways to get there. We ruled out taxis—too expensive. Besides, we enjoy using local transport; it’s more fun. We took a taxi to Democracy Monument, then found the bus stop about 100 meters from the roundabout, on one of the avenues leading to it. Someone always points you in the right direction. We hopped on bus 511 for a long ride, with two major slowdowns at red lights. The same happened on the way back, as our route crossed busier roads. We told the driver our destination, and he let us know when to get off. No problem—someone already flagged us down 20 meters later to put us in a *songthaew* (a shared taxi-van) that took us straight to the site. The bus and *songthaew* fares were minimal. Already, the people around us were smiling, and we were smiling back.
The entrance fee has gone up: 700 baht. That includes bike rental, a tour minibus, and a boat ride on the river. We still hadn’t fully recovered from the flight, and with the heavy, humid heat, we opted for the electric cart instead—no regrets. Still, 150 baht per hour.
We had an amazing day, beyond our expectations. The park features full-scale or scaled-down replicas of Thailand’s main landmarks, along with countless statues and landscaped gardens. There are also reconstructions of a typical Thai village, a northern Thai village, a farm with animals, and a floating village.
Almost everything we saw was well-made and aesthetically pleasing. The whole place is absolutely worth the trip. We spent six solid hours there without dawdling.
Here’s a very incomplete sample of what we admired:












Visitors will find restrooms, restaurants, and a few shops scattered throughout the site. On the way back, just cross the road using the pedestrian bridge about 250 meters to the left of the exit. Flag down a *songthaew* as it passes.
The whole day flew by between the visit and the commute. We still had time to return to Harmonique to try their famous crab curry. Once you’ve finished it, you think—life isn’t so bad after all.
**10 JULY 2014**
We booked our flight tickets back in September to get a better deal than last year. We were happy with the 1291 € price for two people from Paris—until mid-January, when several airlines started offering promotions we hadn’t expected for our travel dates. Next year, we’ll take the gamble and wait longer, hoping to fly with Qatar Airways, for example. Fate had us flying with Indian Airlines. The Paris-to-Delhi leg was on a brand-new Boeing Dreamliner—obviously fresh off the assembly line. After a quick four-hour layover to stretch our legs, we boarded an Airbus A321 that looked prehistoric for the Delhi-to-Bangkok flight. Honestly, if the outside of the plane had matched the inside, we’d never have made it. Broken screens, shattered armrests—you name it. As for the meal trays, we would’ve devoured them only after a week stranded on a desert island. The cabin crew didn’t win us over either. And we really didn’t appreciate the behavior, attitudes, or stares from most of the people we encountered during our layovers in Delhi. This year’s experience has definitely put us off flying with this airline again—or even setting foot in India ever again. That’s just our personal take, but it’s clear.
Stepping onto Thai soil was an immense relief. After exchanging just a few euros, we took a taxi from the designated spot and had a completely different experience from last year: the driver was normal and efficient. So efficient, in fact, that we arrived at our destination much earlier than expected. A well-deserved tip, and it seemed to make his day.
We dropped our bags at reception and rushed to Harmonique restaurant, just 300 meters away, just in time for the last dinner service. We’d talked about this place at length last year. We’d been looking forward to it for a year, but we only managed to nibble on some spring rolls because what we really wanted was a good night’s sleep. While quite a few customers were still around, four staff members walked through the dining area with two large trash bins from the day’s service. They were clearly pleased with themselves and having a good laugh. It made us chuckle too—seeing something like that done so naturally, when back home, some people would’ve been outraged to witness it in a similar establishment!
A quick word about the Swan Hotel: we’re grateful to those who recommended it on this site and on their blogs. It’s quietly located in the Silom district, just steps from the river. We have fond memories of the giant, ultra-comfortable bed and the well-maintained pool. It was very peaceful, though we were there during a quieter season. At 30 € with breakfast when we booked (and around 20 € without breakfast now), we can’t imagine finding a better-suited hotel in Bangkok.
**11 JULY**
We couldn’t find an open bank and had to withdraw cash from an ATM. Now we know: July 11 is a public holiday in Thailand. It suddenly occurred to us that next year, we’ll keep some baht from our return trip to save time at the airport and avoid little hiccups like this.
We decided not to head straight to Laos and instead spent the day visiting Muang Boran, also known as Ancient City, about 30 km southeast of Bangkok.
There are plenty of ways to get there. We ruled out taxis—too expensive. Besides, we enjoy using local transport; it’s more fun. We took a taxi to Democracy Monument, then found the bus stop about 100 meters from the roundabout, on one of the avenues leading to it. Someone always points you in the right direction. We hopped on bus 511 for a long ride, with two major slowdowns at red lights. The same happened on the way back, as our route crossed busier roads. We told the driver our destination, and he let us know when to get off. No problem—someone already flagged us down 20 meters later to put us in a *songthaew* (a shared taxi-van) that took us straight to the site. The bus and *songthaew* fares were minimal. Already, the people around us were smiling, and we were smiling back.
The entrance fee has gone up: 700 baht. That includes bike rental, a tour minibus, and a boat ride on the river. We still hadn’t fully recovered from the flight, and with the heavy, humid heat, we opted for the electric cart instead—no regrets. Still, 150 baht per hour.
We had an amazing day, beyond our expectations. The park features full-scale or scaled-down replicas of Thailand’s main landmarks, along with countless statues and landscaped gardens. There are also reconstructions of a typical Thai village, a northern Thai village, a farm with animals, and a floating village.
Almost everything we saw was well-made and aesthetically pleasing. The whole place is absolutely worth the trip. We spent six solid hours there without dawdling.
Here’s a very incomplete sample of what we admired:













Visitors will find restrooms, restaurants, and a few shops scattered throughout the site. On the way back, just cross the road using the pedestrian bridge about 250 meters to the left of the exit. Flag down a *songthaew* as it passes.
The whole day flew by between the visit and the commute. We still had time to return to Harmonique to try their famous crab curry. Once you’ve finished it, you think—life isn’t so bad after all.
Après la Thaïlande, quelle destination avec des enfants de 14 et 6 ans?
Bonjour,
J'aimerais connaître l'avis de gens aimant la Thaïlande et voyageant avec des enfants... Quelle autre destination avez-vous appréciée?
Nous allons pour la 2ème fois consécutive en Thaïlande cet hiver et un 3ème voyage avec des amis et leurs enfants est prévu pour cette même destination dans 2 ans.
Je cherche un pays, pas nécessairement en Asie, où les déplacements, l'hébergement et les contacts sont aussi faciles qu'en Thaïlande pour repartir l'hiver prochain avec nos enfants qui auront 14 et 6 ans.
Où avez-vous passé un très bon moment, où vous êtes-vous sentis en sécurité, où avez-vous pu concilier visites et plages, farniente et culture sans "y laisser un bras"?...
Merci de me soumettre vos idées, vos conseils...🙂
J'aimerais connaître l'avis de gens aimant la Thaïlande et voyageant avec des enfants... Quelle autre destination avez-vous appréciée?
Nous allons pour la 2ème fois consécutive en Thaïlande cet hiver et un 3ème voyage avec des amis et leurs enfants est prévu pour cette même destination dans 2 ans.
Je cherche un pays, pas nécessairement en Asie, où les déplacements, l'hébergement et les contacts sont aussi faciles qu'en Thaïlande pour repartir l'hiver prochain avec nos enfants qui auront 14 et 6 ans.
Où avez-vous passé un très bon moment, où vous êtes-vous sentis en sécurité, où avez-vous pu concilier visites et plages, farniente et culture sans "y laisser un bras"?...
Merci de me soumettre vos idées, vos conseils...🙂
Israël: un voyage dans l'espace et dans le temps
Israël : un voyage dans l’espace et dans le temps
Terre promise du peuple juif, berceau du christianisme, troisième lieu saint des musulmans. Chaque pierre rappelle une histoire, l’Histoire. Chaque nom de lieu évoque une paracha de la Torah ou un passage des Evangiles. C’est le théâtre vivant de la Bible. Israël, une vieille terre mais aussi un Etat jeune, qui à l’éternité du désert a su ajouter la fertilité des champs d’orangers, de dattes, de fraises et de bananiers. Religieux à Jérusalem, laïques à Tel Aviv, dragueurs à Eilat, les Israéliens sont à la fois rudes, exubérants, passionnés et tolérants, âpres au travail et bons vivants. Malgré des cultures d’une extrême diversité Israël a fait preuve d’une immense capacité d’adaptation en intégrant une population variée, aux nombreuses origines ethniques, religieuses et sociales. Epreuve difficile qui ne va pas sans problèmes mais quel pays saurait intégrer 1/6 de nouveaux immigrants en si peu de temps, pour ne prendre que l’exemple des réfugiés de l’ancienne URSS ? Terre de contraste ? Plutôt patrie du paradoxe, comme cette Jérusalem que l’on se dispute, et dont le nom signifie « cité de la paix » Terre Promise de la Bible, Israël est aujourd’hui un pays moderne, dynamique, prospère et animé. Nous ne comptons plus le nombre de voyages effectués dans ce pays que nous aimons tant. Et chaque fois, un émerveillement devant les villes et les villages, les forêts dont le vert profond contraste toujours avec l’aridité environnante, les fermes florissantes, les sites archéologiques riches en histoire, les industries et les entreprises en plein essor. Tout ceci sur un territoire à peine plus grand que deux départements français. Un récent séjour grâce au travail de Daniel nous permet de sortir des circuits touristiques classiques. Un incontournable : Jérusalem, ville sainte, capitale éternelle, ville mystique, mythique et magique, ville du passé et du futur. Comment ne pas s’émouvoir devant cette ville détruite combien de fois et reconstruite avec ses propres pierres, blanches et éclatantes, cette ville qui a si bien conserver son caractère et son âme. Croyant ou pas, qui « monte à Jérusalem ou y vit est envahi par cette joie mystérieuse et profonde, celle d’un monde inconnu » (Dostoïevski) Ici on n’oublie rien, « Capitale de la mémoire » avec ses quartiers ethniques et religieux de la vieille ville, une ville sacrée et chargée de spiritualité, l’émotion intense d’une visite au nouveau Yad Vashem (musée de la Shoah), un prisme triangulaire qui pénètre du fond d’une colline aride pour terminer au sommet d’une forêt qui domine Jérusalem… et l’espoir de la vie. Flâner à Jérusalem, se perdre dans le théâtre humain coloré, vif, passionné et riche de la Vieille Ville, autour des remparts, dans le Cardo. Monter le matin sur l’esplanade pour admirer la magnifique Dôme du Rocher, couvert de l’or offert par le roi Hussein de Jordanie. Découvrir au coin d’une ruelle la vue magnifique et combien empreinte d’émotion du mur Occidental, du Kotel, le Mur des Lamentations, et partager les cris de joies et d’amour des Bar Mitzvah, les chuchotements et les murmures des prières autour de la Torah. Effleurer les pierres du mur, usées par les caresses des mains et des lèvres des fidèles. Insérer ses vœux rapidement griffonnés sur une feuille de carnet. Marcher, marcher la journée et la nuit. Magique ! Inutile de refaire la liste des sites, des quartiers, et des musées à visiter à Jérusalem, les guides sont là pour ça ! Mais consacrez un peu de temps pour le nouveau Davidson Center, parc archéologique qui se trouve à la base du mur sud de l’esplanade du Temple et qui permet d’apprendre l’histoire du Mont du Temple avec des moyens informatiques impressionnants. On y apprend par de nombreuses illustrations et reconstitutions, la reconstruction du Temple d’Herode. Les images virtuelles font revivre la vie quotidienne de cette époque. Cette exhibition est indispensable pour bien comprendre toutes les explications concernant la construction du mur que l’on découvre en visitant les tunnels. Mais Jérusalem n’est pas seulement la ville qui prie : la ville nouvelle à l’ouest vit avec son temps et offre un double visage. On y travaille, et on s’y amuse comme partout. La nuit dans les cafés de Ben Yehouda, on se croirait n’importe où… sauf à Jérusalem ! Au sud du pays, le vaste triangle du désert du Néguev occupe près de la moitié de la superficie du pays. Un vrai désert, avec la nudité, l’immensité, l’aridité des étendues de pierres et de sable. Mais de plus en plus un « faux-désert » car partout surgissent des villes et des villages, la terre se couvrent d’un verdoyant manteau de culture grâce à de gigantesques travaux d’irrigation. Le Néguev, c’est en quelque sorte le Far West israélien et la re-découverte de ses solitudes a été pour nous une magnifique expérience. Nous avons passé trois nuits et trois journées formidables, remplies d’émotion et d’images. Aujourd’hui, nous ne pensons qu’à y retourner. Stéphane, français, émigré en Israël depuis huit ans, nous a accueillis et nous a transmis sa passion et son amour de la région de Mitzpé Ramon. La première fois qu’il y a séjourné, il a su que c’était ici qu’il devait se « poser » Dans un hangar, il a construit un guest-house : autour d’une grande pièce conviviale avec salon, salle à manger et cuisine américaine, il a installé quatre chambres doubles, une grande salle au première étage avec nombreux couchages, une piscine, un sauna, un jacuzzi, salle de fitness et massage. Son idée géniale : construire quatre « tomcars », sorte de buggy à deux places et, avec son 4x4 Land Rover, il fait faire des sorties autour et au fond du cratère du Mitzpé Ramon : le Makhtesh (mortier, en hébreu). Nous partons à la découverte du cratère érosif entouré d’une haute muraille. C’est un phénomène géologique unique au monde et à certains endroits, on se croit vraiment sur la lune. Nous parcourons des pistes caillouteuses parmi des splendides paysages. Des granits roses et gris, les calcaires jaunes et blancs, les grès multicolores y composent des formes étranges et spectaculaires. Les dunes du désert et les carrières de la pierre de Jérusalem, pierre de taille, toute en dentelle, une nature ponctuée par des collines rabotées par l’érosion, traversée par des oueds (rarement envahis par les eaux de pluies soudaines et brèves), cassée par des ravins et des canyons profonds. Quel bonheur de sortir des chemins balisés et faire bondir nos engins sur les chemins de pierres, des escaliers et des trous creusés par l’érosion. Rapidement, une poussière épaisse et étouffante de chaleur nous recouvre complètement. Il faudra l’aide d’une soufflette à air comprimé et une bonne douche pour tout évacuer ! Arrêt dans la quiétude d’une clairière plantée de conifères au milieu du désert pour accueillir les animaux (des chevaux nains sauvages et des chameaux) Repos et thé à la menthe. Un peu plus loin, au bord de la falaise de laquelle les bédouins précipitent leurs bêtes mortes, nous admirons l’incessant ballet des aigles, des serpents et des scorpions en quête de nourriture. La ferme de Yossi, militaire de Bat Yam à la retraite, est installée sur le site d’une ancienne ferme Nabatéenne de plus de 1000 ans avant JC. Il élève des chevaux, des oies et des brebis, et nous fait déguster ses yaourts et son fromage de chèvre. Planté dans son potager, des tomates, aubergines, courgettes, poivrons, et autres légumes, des oliviers, le tout cultivé en utilisant les plans exacts de l’installation des Nabatéens aussi bien pour l’emplacement de la maison par rapport au potager, que les enclos du bétail et les techniques d’irrigation. Cette année il plantera des vignes en espérant un bon cru pour son vin du Néguev d’ici 5 ans. En 4x4 nous descendons dans le Makhtesh où nous faisons plusieurs arrêts pour nous promener au fond des cirques creusés par l’érosion, dans des bassins immenses où les lits des rivières, asséchés en été, peuvent devenir des endroits très dangereux quand des orages éclatent. La roche d’un aspect solide s’effrite comme du sable entre nos doigts. Une géologie riche et variée, calcaire, fer et ardoise. Mais ce « pays sec » (traduction de Néguev en hébreu) est comme une éponge… sous le désert il y a de l’eau, donc possibilité de vie ! En cherchant bien on trouve des champs de culture, une variété infinie de plantes et de fleurs (les pistaches, anémones, marguerites, acacias) et une faune qui a élu domicile ( gazelles, hyènes, renard, ânes sauvages, vautours et une grande variété d’oiseaux) La découverte des solitudes désertiques du Néguev était pour nous une magnifique expérience. Nous n’oublierons jamais la lumière, le soleil éblouissant aux différents moments de la journée, les couchers du soleil qui enflamment le désert et les nuits sous un ciel étoilé. Quelle chance exceptionnelle de pouvoir assister à une éclipse de la lune ! Un grand merci à Stéphane et à Ronit pour ce séjour fantastique. guidmi@netvision.net.il ou www.guidehorizon.com Archéologues passionnés, les Israéliens ne cessent de fouiller dans le passé de leur pays. Un moine égaré dans le désert, un enfant bédouin à la recherche d’une chèvre, un paysan labourant sa terre et c’est la découverte d’une synagogue antique, un pavement de mosaïque byzantine, des vestiges d’anciens habitats ou carrément une population disparue et toute une ville. Massada est certainement un de ses sites les plus extraordinaires d’Israël. Tout d’abord par sa situation géographique : une citadelle naturelle qui domine la mer Morte du haut des 300m de ses falaises, une masse formidable de puissance et sécurité au beau milieu du désert de Judée. Quel symbole aussi par son histoire, la prise de Massada par les Romains et toute la population d’une cité qui se suicide plutôt que de vivre la captivité. Massada a d’abord été une résidence royale pour Hérode et sans doute la plus géniale « villa » que l’on puisse imaginer. Les fouilles ont permit de mettre à jour tous les bâtiments, ce qui rend le site et la visite passionnants. Le plus étonnant dans cet environnement hostile est le système qui permettait à Hérode d’avoir plusieurs bains et même une vraie piscine au milieu du désert. Incroyable ! Le système d’irrigation est très bien démontré. Nous n’avons rien inventé ! Dominant la belle route du désert menant vers le kibboutz de Ben Gourion à Sde Boker, les ruines d’Avdat, cité byzantine, veillent sur le Néguev depuis plus de quinze siècles. Les Nabatéens construisent cette ville étape sur la « route des épices », route des caravanes pour le transport d’herbes, épices, parfums et trésors de l’Orient. Ils y habitent pendant mille ans. Avdat est découvert par un voyageur anglais en 1871 mais c’est seulement en 1958 qu’elle a été restaurée. Daniel y a travaillé en 1965 avec un archéologue allemand rescapé des camps de la mort et venu en Israël en 1945. Il travaille au nettoyage d’une tombe où il y a aussi bien une croix qu’une menorah. Ne sachant à laquelle religion ils appartiennent, ils se rassurent en utilisant les deux symboles. Quelle joie pour Daniel quand il retrouve « sa tombe » Il est comblé ! De Jérusalem à Beit She’an nous empruntons la route de la vallée du Jourdain qui passe en rase campagne. La route est d’une beauté incroyable, une sorte de Grand Canyon en miniature. Nous descendons vers la mer morte où nous sommes à 300m au-dessous du niveau de la mer (le point le plus bas de la Terre). Nos oreilles bourdonnent. Point stratégique : Jericho se trouve sur notre gauche et l’Allenby Bridge pour rejoindre la Jordanie sur notre droite. La vallée de Beit She’an est d’une grande fertilité grâce aux 35 sources et aux cours d’eau qui descendent des monts de Gilboa et canalisés pour permettre l’arrosage de toute la région. On y cultive des céréales, des légumes, des bananiers et des dattes. Plusieurs kibboutzim se sont installés dans cette région et pratiquent l’élevage. Des fermes, des poulaillers et des dairy farms. Le site archéologique de Beit She’an est d’un intérêt remarquable. Sa restauration a permis de rendre la vie à la vieille cité : on peut aisément imaginer l’animation d’une ville romano-byzantine, la vie de ses habitants entre les thermes avec les vestiges de bains monumentaux, amphithéâtre des gladiateurs, et les rues pavées avec les boutiques précédées d’élégantes colonnes. Un capharnaüm de pierres provoqué par le tremblement de terre de 747. L’arbre dénudé et cruciforme qui se trouve sur la colline a servi de « croix de Golgotha » dans l’un des films christiques tournés en Israël. Les bains sont dignes d’un grand centre de fitness, lieu de rendez vous et ouvert à tous. Il s’agit d’un ensemble de huit salles entourées d’un portique. Les thermes sont posés sur un soubassement de basalte, dans les pièces centrales un système de chauffage souterrain commun à tous les édifices. Ne possédant pas de savon ils utilisent une huile et gomment avec des bâtonnets pour faire peau neuve. Toutes les villes de cette époque sont construites avec les mêmes modèles de manière qu’en arrivant dans une ville les voyageurs puissent facilement se repérer. New York a sûrement copié sur ce principe ! C’est dans la synagogue du VIe siècle de Beit Alfa que fut découverte l’une des plus belles mosaïques juives. Ce sont les pionniers du kibboutz Hefzi Bah qui voient apparaître sous leurs pioches les premiers fragments de la mosaïque d’une ménorah. Les mosaïques sont entièrement réalisées en pierre de couleurs à l’exception de quelques cubes de verre qui lui donnent un éclat mystérieux. Sur les différents panneaux on y voit la représentation du sacrifice d’Abraham, la roue des signes du zodiaque et l’Arche sainte. Les mosaïques semblent être l’œuvre d’une seule famille juive de Palestine, spécialisée en Galilée dans l’édification des synagogues et le travail des mosaïques. La réserve naturelle d’Ein Guedi, oasis de 450 ha est un véritable havre de fraîcheur. L’oasis est irriguée par de nombreuses sources, des magnifiques chutes qui retombent dans des piscines naturelles. Au-delà de ces sources se succèdent des gorges percées de grottes situées sur leurs parois. Une riche végétation subtropicale y prospère : énormes bambous, acacias, plantes aux fleurs merveilleuses, pommiers de Sodome. Dans cette végétation débordante évolue une faune plutôt discrète : nombreux bouquetins, hyènes, renards, loups et beaucoup de reptiles. Deux vallées traversent la réserve : Wadi Arugot et Wadi David. Compter deux heures pour la première marche, certainement la plus belle mais la plus longue et la plus difficile. Même si Wadi David est moins sauvage elle est plus facile et très chouette aussi. Israël, une terre promise il y a cinq mille ans et qui fêtera bientôt ses soixante ans. Une terre qui mérite la paix au delà des passions et de la folie des fanatismes.
En quinze jours: Phnom Penh, Kampong Cham, Angkor, Battambang et Sihanoukville
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos.
Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec notre fille de 19 ans.
Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.
- JOUR 1 – dimanche
Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.
- JOUR 2 – lundi
Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.
Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.
Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.
Et on a terminé par le musée du génocide.
JOUR 3 – mardi
Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.
Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.
Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.
Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.
Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.
- JOUR 4 – mercredi
Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.
En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.
Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.
Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.
Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.
- JOUR 5 – jeudi
Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !
- JOUR 6 – vendredi
Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.
- JOUR 7 – samedi
Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.
- JOUR 8 – dimanche:
De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.
Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…
Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.
Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.
JOUR 9 – Lundi:
Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !
Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.
Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…
Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.
Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…
Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.
Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.
JOUR 10 – Mardi:
Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.
Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.
Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux
Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.
Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.
- JOUR 11 – mercredi
Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.
- JOUR 14 – samedi
14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage
A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable
- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.
Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.
Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.
Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.
Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.
- JOUR 1 – dimanche
Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.
- JOUR 2 – lundi
Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.
Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.
Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.
Et on a terminé par le musée du génocide.
JOUR 3 – mardi
Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.
Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.
Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.
Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.
Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.
- JOUR 4 – mercredi
Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.
En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.
Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.
Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.
Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.
- JOUR 5 – jeudi
Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !
- JOUR 6 – vendredi
Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.
- JOUR 7 – samedi
Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.
- JOUR 8 – dimanche:
De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.
Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…
Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.
Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.
JOUR 9 – Lundi:
Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !
Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.
Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…
Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.
Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…
Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.
Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.
JOUR 10 – Mardi:
Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.
Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.
Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux
Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.
Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.
- JOUR 11 – mercredi
Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.
- JOUR 14 – samedi
14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage
A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable
- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.
Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.
Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.
Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.
Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Y a t-il de belles plages au Costa Rica?
Je ne me suis pas encore plongée dans la préparation de mon voyage. J'aimerais savoir si au costa rica il y a de belles plages 😉
Les guides (papier) touristiques
Au vu des :
- erreurs parfois grossières et faciles à éviter (exemple de la dernière édition du LP - Prague, où une somme en CZK équivaut à un montant en euros (selon d'ailleurs un taux abracadabrant) mais cette somme multipliée par dix, le taux de change est selon eux différent 🤪)
- approximations historiques et remarques/critiques non fondées (le routard est spécialiste dans le domaine; récente polémique autour du petit futé d'Algérie)
- du référencement dans des versions "actualisées" d'établissements fermés depuis 10 ans (encore un exemple sur le LP Rép. Tchèque, édition 2007)
- de la mauvaise réputation des prospecteurs des dits guides (invérifiable, certes, mais je n'ai jamais entendu d'éloge à leur sujet)
Je me demandais : mais ils font quoi ces gens ? Est-ce que les rédactions de guides (le LP est une entreprise colossale, on ne me fera pas croire qu'ils n'ont pas de quoi payer) manquent de moyens financiers pour embaucher plus de personnel ? Est-ce qu'ils n'en ont rien à cirer ? Ou est-ce que c'est moi qui suis un vieux c*n à attendre d'un guide qu'il soit neutre, un minimum cohérent et plus ou moins fiable (je ne dis pas que tous les prix doivent correspondre à la roupie près, mais on est souvent dans l'autre extrême) ? Peut-être que quelqu'un pourra m'expliquer les raisons ?
Je me demandais : mais ils font quoi ces gens ? Est-ce que les rédactions de guides (le LP est une entreprise colossale, on ne me fera pas croire qu'ils n'ont pas de quoi payer) manquent de moyens financiers pour embaucher plus de personnel ? Est-ce qu'ils n'en ont rien à cirer ? Ou est-ce que c'est moi qui suis un vieux c*n à attendre d'un guide qu'il soit neutre, un minimum cohérent et plus ou moins fiable (je ne dis pas que tous les prix doivent correspondre à la roupie près, mais on est souvent dans l'autre extrême) ? Peut-être que quelqu'un pourra m'expliquer les raisons ?
Les kangourous n'ont toujours pas d'arête! (Australie)
Les Kangourous n’ont toujours pas d'arête !
Et inversement !
2008/2009
Escapade australienne.
Allusion a une célèbre émission d’Europe N*1 avec le regretté Francis BLANCHE et Cichignou, Les kangourous n'ont pas d'arête ;
Bonjour !
Comme vous en avez pris l’habitude les années passées, je vous ai mitonné un petit texte avec quelques anecdotes pour vous narrer l’escapade que je viens d’effectuer en Australie, où mon fiston, unique et préféré, passe un an à bosser et à améliorer son anglais afin de pouvoir continuer à voyager. Et ça marche ! Il a chopé le virus des voyages ! Et il est moins grave que celui de la castapiane !Et bien plus enrichissant ! Les photos sont visibles sur PICASAWEB à l’adresse suivante : http://picasaweb.google.com/home?tab=mq ou http://picasaweb.google.com/ferdex01 Je sais que certains d’entre vous attendent mes textes avec impatience, que d’autres les parcourent en diagonale, d’autres enfin : ‘’Corbeille’’.Ma fierté : Grâce à mes textes, quelques uns (3 au moins) en ont attrapé l’envie de voyager et ont largué les amarres. Si vous me passez un petit mot pour me dire ce que vous en pensez . . . bienvenue !Je peux vous garantir que ça me fera plaisir.Comme ce texte comporte environ 35 pages, je vous conseille de l’imprimer (à votre boulot, par exemple, ce qui vous en facilitera la lecture. .oO0Oo.
Donc petit trip à Kangourouland où mon fils travaille comme un chien, des 10 ou 15 heures part jour (ou par nuit) à nettoyer des bureaux, couper des herbes ou à cueillir des fruits sous un soleil de 40 °C, à l’ombre et comme il y a peu d’ombre. . .
Un petit voyage en train de seconde classe de Ban Krut à Hat Yai au sud de la Thaïlande. Pas de couchettes, mais comme il y a de la place pour caser mes longues jambes et les étendre, je peux un peu dormir. Le reste de la journée à Hat Yai : Hat Yai, est la ville où les musulmans de Malaisie viennent s’encanailler avec les belles Pam Pam girls Thaïes Et départ en Bus pour Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie. Ici, les bus sont spacieux et je fais de bonnes siestes, mais nous mettons 10 heures au lieu des 7 heures annoncées. Ô ! Temps suspend ton vol, dit-on en Asie, et même ton voyage en bus. « Comme ça tu peux dormir plus longtemps ! - Ben voyons ! » Encore une nuit dans le placard d’une des guest houses en face de la gare routière de Kuala Lumpur sur Jalan Pudu. Et le lendemain, trip en Bus jusqu'à Singapour. Et rebelote, retard de 2 heures. J’ai hâte de revoir ce fiston qui en met un coup pour améliorer grandement son anglais . (Conversations à bâtons pas toujours très rompus, d’ailleurs, avec des Taïwanaises, des Japonaises, des coréennes, des Allemandes, des Néerlandaises, des Thaïlandaises, des Italiennes, des Indonésiennes, des Philippines, des Estoniennes, des ETCeteriiennes. Et même d’autres Françaises !). Au lycée, il avait le choix entre pétard et radiateur d’une part et autres matières d’autre part. Il avait choisi la première option. Maintenant il a l’intelligence de rattraper les devoirs en retard.
Par contre les espaces entre les sièges de l’avion de la Low Cost compagnie Jet Star Airways, ont été dessinés pour des Pygmées et je ne peux y caser jambes et mes panards dépassent dans l’allée. Les hôtesses, heureusement compréhensives et souriantes, mais aussi les passagers prostatiques ou systiqueuses, me les écrasent royalement.L’AUSTRALIE. LA NOURRITURE AUSTRALEMENT(ARRIVEE A DARWIN INTERNATIONAL AIRPORT.)
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
Ca y est ! J'entends déjà les "Anorexiques", les "Slim-addicts" Les maigrichons de tout poils, récriminer âprement : « Encore un chapitre sur la grounche. Il va encore nous bassiner avec ses considérations gastronomiques et ses recettes de cuisine. » Que nenni ! C'est un autre aspect de la bouffe que je vais évoquer ici. Ou plutôt de la parano à propos de la bouffe.
Déjà le formulaire à remplir dans l'avion m'avait mis la puce à l'oreille. Mais la litanie des immenses pancartes tout au long du chemin balisé pour sortir de l'avion et aller hors de la zone de transit était très explicite. "Pas un gramme de bouffe étrangère ne mettra le pied sur le territoire australien"
J'avais dans mon sac quelques friandises données par des amies Ban Krutieres pour non Dominique unique et préféré, très aimé aussi dans ce petit village du Golfe du Siam. Des fines lanières de poisson séché, délicieuses avec une p'tite bière; des crevettes séchées pour faire de succulentes soupes; de la pâte de foie de poisson (?) pour faire je ne sais trop quoi et une mandarine, tellement bonnes en Thaïlande
Et le la rage au ventre, à contre cœur, à contre courant, à contre emploi, et à contre esprit et je me suis exécuté et j’ai viré les friandises, dans une immense poubelle en inox, qui en plus me narguait. Mes parents, pas très riches, et ayant connus les affres de l'avant guerre et les restrictions de la guerre et de l'après guerre, (âpre guerre, aussi d’ailleurs : là je réponds au correcteur d’orthographe, vexé parce que je n’avais pas mis d’accent grave à ‘’après’’) m'avaient appris que la nourriture était quelque chose d'important, à ne pas gaspiller : "Finit ton assiette ! Pense aux petits nègres (On disait nègres en ce temps là et dans notre bouche, cela n'avait rien de péjoratif) qui n'ont rien à manger (Déjà ! Et soixante ans après, c’est toujours d’actualité, malheureusement) : On ne jette pas le pain ! Ne mange pas ton caviar à la louche, à la petite cuiller c'est aussi bon et ça dure plus longtemps ! Etc. !" Et ces injonctions, bien entendu, sont toujours gravées dans mon esprit. Je passe devant la meute des policiers spécialisés, au flair d'enfer, et aux "X-rays" implacables, qui reniflent la malheureuse mandarine solitaire que j'avais complètement délaissée dans le fond de mon petit sac ! Le plus costaud vient me sermonner et me menacer de peines toutes plus dures les unes que les autres que je suis susceptible d'encourir : Roué en place de grève (Ah ! Non ! Y’a pas de grève, ici, je m’en rendrai compte bientôt) enfermé au pain de mie local sec et à l'eau, empalé sur une termitière, électrocuté sur un transat électrique, gazé au gaz ''chili sauce'' (Ils n'ont pas de gaz moutarde ici), boxé par un kangourou, etc. Heureusement, il a un accent à couper à la scie circulaire et je n'entrave pas le moindre mot ! Sinon je ne te raconte pas la trouille que j'aurais eue. Je fais profil bas et des "sorry !" à n'en plus finir. La mandarine incriminée va rejoindre les autres marchandises au fond de la poubelle en inox qui là, heureusement le nargue, lui l" " Et à part ca, la bouffe australienne, ca donne quoi ? - Restons polis ! - C'est à dire ? - J'ai du percer un trou de plus à ma ceinture . . . - T’as grossi ? - GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR ! ! ! - O.K. Compris !" Ben oui ! Pour des prix raisonnables : des sandwichs, des hqmburgers, des chickenburgers, des fishburgers, des crocoburgers, des kangarooburgers, des chaispasquoiburgers, des ETCburgers, des spaghettis à la sauce Uhu (Vous savez la colle qui n’a même plus le mérite d’avoir l’odeur d’amandes, comme celle , en pots, dont on se délectait lorsqu’on était petits écoliers, après avoir lu.) . . . J’en passe et des pires ;
Mais ils sont tellement paranos à propos de la bouffe, qu’il est même interdit de passer les frontières entre les régions avec de la nourriture, surtout avec des fruits. Tu as intérêt de finir ton sandwich avant la douane sinon : Bastonnade !
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LE VISA WORKING HOLIDAY
Hou! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
Déjà ‘’Working’’ et ‘’Holiday’’, pour moi, ça ne va pas très bien ensemble. J’ai du mal. J'avais déjà eu une conversation fort animée avec la tenancière chambérienne de l'association sportive et touristique ''Tourisme et Travail'', fortement CGTisée, qui annonçait à peu près la même chose. Mais comme elle manquait d'humour, je n'avais pas insisté. L'Australie a renouvelé le concept, malin, tout à son avantage. L'exploitation des travailleurs a encore de beaux jours devant elle. Rien à voir cependant avec l’esclavage de mes amis birmans exiles plus ou moins clandestinement en Thaïlande ; Mais . . . Je vais vous résumer l'affaire : bon bizness pour le pays et les employeurs, des fermiers le plus souvent, dont l’immensité des terrains réduit les fermes des céréaliers de la Beauce à des jardins de banlieue. Ils sèment en hélicoptère et désinsectisent en avion. Mais faut des larbins pour cueillir les fruits. Ils avaient essayé de dresser les kangourous, mais ça n’a pas marché : pas folles les bêtes ! Le gouvernement australien, a donc passé des accords avec certains pays, la France en particulier, dont les ressortissants de moins de 31 ans, peuvent obtenir un visa '' Working Holiday''. Munis de ce sésame, ils peuvent venir dans le pays pour y travailler - principalement dans les fermes - et y voyager - surtout pour changer de fermes. C'est sensé être bien payé, surtout parce que les ‘’workers’’ en question effectuent des journées de 10 ou 12 heures. Mon fiston qui trempe dans la combine, mais du mauvais côté, a même durant 2 mois fait du '' night cleaning'' de bureaux pendant parfois 15 heures par nuit, avec la responsabilité (et donc les risques) d'une voiture à conduire. C’était pour la bonne cause. Avec le pécule amassé, il a pu payer deux mois de cours d’anglais intensif à un prix exorbitant, certes, mais d’une efficacité implacable. Lorsque ces ''workers'' ont empoché leur salaire hebdo, minoré des impôts y afférant, soit 13%, ils doivent encore payer leur hébergement - même s'ils sont logés par le fermier - et leur nourriture - même s'ils sont nourris par l'employeur. La plupart du temps ils engraissent le patron d'un ‘’Backpacker Hostel’’.
Il leur reste 6 ou 7 Euro - Parait qu’on ne mets pas de S à Euro, même au pluriel, mais la règle n’existait pas à mon époque - par heure, moins le lit et l'assiette, donc. Belle évolution sociale. Les boulots sont des plus plaisants : arrachage d'herbes, cueillette de pastèques dans des lessiveuses de plus de 20 kg à trimballer, taille des arbres, élagage, cueillettes de mangues à la peau allergisante à cause des insecticides et autres fongicides (bon appétit !), mines d'opale, mines de diamants, mines de crayons, nettoyage de coquilles d’huitres perlières, etc. Et tout ça sous un soleil de plomb. Le top serait nettoyage d’huitres perlières avec séjour de 15 jours en mer. Là, Dominique a trouvé un boulot peinard, enfin . . . Pendant 10 à 12 heures par jour il s'hypnotise à trier des mangues : Bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, pas bonne, bonne ! Ou à gerber sur des palettes des cartons de 10 kilos de fruits. Vive le progrès social.
Souvent pour calmer leurs nerfs malmenés par 12 heures de cueillette de pastèques ou de mangues allergisantes ou le tri fastidieux et hypnotique de celles-ci, ils ingurgitent, après leur journée, force bières, bourbons, rhums ou whiskies à des prix prohibitifs. Un des moyens pour l'Australie de récupérer l'argent engagé par les fermiers. Un autre moyen est la visite du pays avec des transports, des malbouffes et des hébergements plutôt chers. Le troisième, est les cours d’anglais. Nombreux en effet sont ceux qui viennent ici pour apprendre ou améliorer leur anglais. Bon plan, donc pour l'Australie et ses fermiers.
Certains de ces jeunes essaient quand même de gagner le plus d'argent possible et envisagent de voyager ou de monter des bizness avec les pécules amassés ou ce qu’il en reste. Le rêve capitaliste de la grande fortune est toujours présent et donc pas toujours américain. Mais sur des milliers de ces doux ‘���workers’’ rêveurs, et dans le monde de requins du bizness, à peine 1 pour 10 000 pourra espérer toucher le jackpot. Et comme ils n'ont apparemment pas d'Olivier BESANCENOT et autres syndicalistes pour prendre leur défense, les esclavagistes modernes ont encore de beaux jours devant eux.
Dominique, ton grand père paternel, anarcho-syndicaliste ardent, qui a fait les grèves de 1936 qui ont apporté beaucoup d’acquis sociaux et de 1953 à la poste, se retourne dans sa tombe.
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LES BACK PACKERS HOSTELS.
Hou! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
Les ''Working Holiday Workers'' qui ne sont pas logés par leurs fermiers, se retrouvent dans des ‘’Backpackers Hostels’’. Dortoirs de 4 à 20 lits selon l'établissement. Entre 22 et 25$ la nuit avec réduction pur une semaine. 2 $ ausrtaliens valent environ 1 euro, à un poil de cul près. En début de saison, comme au moment où je suis arrivé, le sujet de discussion exclusif est le boulot : « Vais-je en trouver ? - Payé combien ? - Sera-t-il moins dur que le dernier ? - T’as pas un plan ? - Y aura-t’il des nanas ? Ca, c’est une des questions cruciales de Dominique et de son pote Chico.» Je suis arrivé à Katherine au début de la cueillette des mangues dans la région. Un mec de Harvest, l’Addeco spécialisé local, passe pour employer des cueilleurs pour 3 semaines, 1 mois. Un autre mec de Harvest Staff, cette fois, le même mais en plus chef, passe ensuite pour lui aussi, embaucher des cueilleurs et des emballeurs, mais avec suite après en suivant les saisons de ‘’fruit picking’’ au fil des régions. Déjà plus intéressant pour ceux qui veulent une extension de visa, ce qui permettra de rester ou de revenir une année de plus. Mais dur ! Puis Helen passe pour son usine d'empaquetage : 4 semaines à 10 ou 12 heures par jour. Avec peut-être suite pour l’élagage des arbres. Et peut-être une autre suite avec la cueillette des citrons. Comme l'empaquetage est moins pénible que la cueillette, les esclaves se précipitent. Surtout qu'ensuite, il y aura la taille des arbres et une nouvelle période d'empaquetage, de citrons, donc, cette fois. On compare les tarifs, les avantages, les horaires, les possibilités d'extension de visa, les perspectives. La vie est ensuite rythmée par les départs matinaux et les retours plus ou moins tardifs. Dans la journée, je suis presque seul dans l’auberge, avec ceux qui n’ont pas trouvé de boulot et ceux qui n’en veulent pas. (Ben ! Moi, tiens !)
En outre, la promiscuité n'est pas toujours facile à vivre. Là, un hurluberlu hirsute, tatoué et odorant (Bière pas fraîche mâtinée de sueur pas fraîche non plus, de pipi pas frais et de musc d’ornithorynque, des effluves de kangouroutes en rut, voire peut-être même un petit relent d’opossum) vient d’arriver dans notre chambre. A peine son baluchon posé sur le lit il court acheter un gros, mais alors gros pack de bière. Il en gave le mini frigo, mais n’a pas le temps de les laisser refroidir, car il les descend les unes après les autres. S’il descend le Galibier à la même vitesse, il est sur de gagner l’étape à Briançon. Il se couche tout habillé sans même prendre le temps de faire son lit. Pas besoin de somnifère. Je ne vous parle pas des conditions d’hygiène. Le matin, à peine levé il dégoupille une canette pour breakfaster. Il ne boit que le week-end m’affirme t’il. Ben, il a l’air de bien se rattraper. Il prend des douches, mais ne change pas de vêtements, donc pas d’odeurs. Il bosse 3 ou 4 heures par jour pour un salaire de misère, mais qui lui permet quand même d’acheter des bières. Son accent m’occulte quel genre de travail il fait. Comme ça ne shlingue pas assez dans la piaule, il y mange, et des crevettes, en plus.
Certains, qui n'ont pas trouvé de travail flippent. L'un d'entre eux, un peu âgé, pique des colères contre tout le monde et passe ses journées devant la télé commune à regarder son téléphone, comme une télécommande et parfois se lève dans une frénésie de changement de chaines. Un autre en profite pour picoler du soit disant vin fait avec des extraits de viande, d'œuf et de poisson (sic). J'ai goûté : C'est infâme ! Un arrière goût de merde, là aussi pas fraîche ! J’ai vite recraché, mais pas comme les goûteurs, les œnologues ou les sommeliers professionnels qui testent les grands Bourgognes Et ces gens là concurrencent nos vignerons !
Une affichette dans la cuisine indique ‘’’Free Food’’. Mais les bocaux de sucre et de café incriminés sont désespérément vides pendant la semaine et demi où je suis là. J’écris ‘’good joke’’ au feutre indélébile à côté !
Au retour les esclaves envahissent la cuisine beaucoup trop petite. Comme ils n'ont pas eu le temps de faire des courses, c'est vite réglé. Seuls les Taïwanais mijotent de bons petits plats. La plupart se contente de spaghettis en boite, à la colle rosie par de la soit disant tomate, ou des sachets de ‘’Noodle Soup’’. Vachement équilibré ! Ou de sandwichs au pain de mie insipide avec pas grand-chose entre les tranches. Pendant le peu de temps où je serai là, je vais mijoter à mon fiston des petites merveilles pour le remplumer un peu, car il ne risque pas l'obésité ni la boulimie, lui. Vous pouvez me faire confiance pour le mijotage et le remplumage.. Une jeune Taïwanaise tres sympa au demeurant, viens systématiquement gouter et commenter mes plats et envie Dominique d'avoir un père si délicieusement attentionné. Vu le genre de nourriture ingurgité par la majorité travailleuse, ces jeunes peuvent craindre des carences graves et ils risquent fort des problèmes de santé plus tard, mais la médecine aura fait des progrès d’ici là.
Il y a en outre pas mal de vols. La bouffe disparait des frigos. Faut quand même avoir faim ! Mon fils, s'est fait voler sa sacoche pendant son sommeil par un colocataire qui a disparu juste après son forfait : Passeport, fric, cartes de crédit, permis de conduire français et international. Sympa. Comme dans d'autres ‘’Backpackers’’ il s’était déjà fait gauler son appareil photo et son lecteur MP3, bénéfice net, égal moins. Et il n'est pas le seul. Une jeune Allemande se serait fait voler sa virginité, mais elle était parait-il complice. J'en ai vu un qui s'est en plus fait faucher son ordinateur portable. Content le mec ! Je suis arrive à point pour les formalités de renouvellement de son passeport, car il n'en a pas vraiment le temps avec ces horaires de dingue. Dans son malheur, il a un peu de chance, car l’ambassade française en Australie refait des passeports, contrairement à celles qui sont dans d’autres pays qui ne font que des laissez-passer valables un mois.
Un soir, je fais sécher mon short rouge sur la rambarde du balcon devant ma chambre. 1/2 heure après plus de short, alors qu’il aurait du être toujours là, mais sec. (Ben oui ! 40° à l’ombre, ça vous sèche un short en un rien de temps !) Je pousse un grand coup de gueule à l'intention des asiatiques – probablement pas coupables vu leur gabarit - qui habitent dans les chambres environnantes. Mais bon . . . Le lendemain, comme par hasard, à la première heure, le short trône sur le banc à coté de notre ‘’dorm’’.
Il faut se faire respecter dans ces usines à sommeil !
Le manager voulait nous changer de chambre pour une à 8 lits prétextant que la 210 était une chambre de filles. Dominique n'y avait vu que des mecs, dont son voleur, qui, entre parenthèses court toujours. La police locale n'est pas plus efficace que la police française pour retrouver des voleurs qui ont spolié et détroussé des petites gens. Plus efficace pour virer la bouffe des arrivants ! Ou dégager les aborigènes un peu bourrés ! J'ai tenu ferme, bien râlé, comme je saïs le faire - Ceux qui me connaissent avaient peut-être remarqué ? Il a trouvé une autre solution ! Ben voyons !
Il se noue aussi quelques histoires d’amour et quelques rêves d’histoires d’amour. Chico, notre colocataire, est victime, un soir, d’une telle espérance d’une liaison philippino-germanique dont la partie allemande est dotée d’une laiterie avantageuse( ce n’est pas pour rien qu’on les surnomme les Teutons !) mais comme il n’y a pas eu de malentendu, ça n’a pas marché et il n’a pas concrétisé et s’est consolé avec quelques boites de bière locale.
Parfois un ‘’big possum’’, un opossum, sorte de singe local assez spécial, viens faire un tour sur les palmiers qui bordent l’auberge, mais j’ai beau me précipiter à l’appel de Chico, j’arrive trop tard pour la photo. Chico, c*est le bon pote de Dominique. Il est Australien, mais d’origine philippine. Ils bossent dans la même ‘’shed’’, partagent les repas et les désirs de ‘’nanas’’ et couchent dans le même lit, mais rassurez-vous à des étages différents ; Mon gamin, unique et préféré, n’a pas encore viré sa cuti et n’est pas adepte de cette définition de Boris VIAN : « La femme c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux pour remplacer l’homme quand on n’a pas la chance d’être homosexuel » Il n’a pas cette chance ! Au contraire.
Pour le ménage, le nettoyage de la piscine (Eh oui ! Classe ! Il y a une piscine !) et les petits travaux du backpacker, le patron malin lui aussi, fait appel aux bras des workers contre une réduc sur le loyer ou même la gratuité selon la quantité des tâches effectuées.
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi ! LES ABORIGENES Hou ! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
" . . . Ils (les Aborigènes) sont de loin, plus heureux que les Européens. Ils s'estiment riches de tout ce qui est nécessaire à la vie et ne sont encombrés d'aucune surabondance."Capitaine COOK Cette phrase en exergue, était vraie à l’époque de ce brave capitaine, mais . . . Il a bien contribué à la rendre caduque. Quand Zachary HICKS (Sic) se réveilla, ce matin la, sur le Endavour, le navire du Capitaine COOK, qui après avoir inventé le thon en boite, faisait le tour du monde, il ne savait pas qu'en criant " Earth ! Earth ! ", il allait signer le début des emmerdements des Aborigènes australiens. Leur cauchemar avait commencé. En effet ces braves gens qui vivaient de cueillette, de pêche (Oui ! de cueillette de pêches sauvages aussi !) et de chasse, d'airs de didjeridoos et de bonnes siestes depuis 46 000 ans, depuis l'ère glacière ou ils semblent être venus d'Asie du Sud Est pour se réchauffer, ne demandant rien à personne et encore moins aux Anglais. Ils ont eu une évolution spirituelle à défaut d'être matérielle, technique (quoique) ou même physique. Leur tradition orale est encore présente et puissante. Ils ont développé une vie spirituelle (Je ne dis pas religieuse même si ça devrait être à peux près la même chose.) extrêmement riche, croyant à une forme de réincarnation et à la survivance d'un Esprit Ancestral qui après la mort retourne sur le Site Sacré, tandis que l'âme mortelle (Le corps) disparait. Tout être vivant (plante, animal et humain) est lié au plan spirituel à ce Site Sacré. D’où l’importance du respect des terres, des lieux, des Sites sacrés. Mais les colons s’en tamponnaient, eux, des Sites sacrés. La cour suprême leur a donne raison, une fois, sur la possession de leur terres d'où jurisprudence, mais les gouvernements successifs ont vite promulgué des lois rendant caduques les effets de cette jurisprudence. Belle mentalité. Maintenant, le spectacle des ces Aborigènes est désolant. Ils touchent une sorte de pension qui leur permet de survivre, en tentant d’oublier leur dignité. Ils errent dans les rues, s'agglutinant dans les rares flaques d’ombre des rares arbres. Ils sont presque tous obèses, gonflés de pain de mie cotonneux, de ‘’junk food’’, de caca-cola, de bière, de promesses, de souffrances, de manque de dignité. Beaucoup sont alcooliques ou drogués à tel point qu’à Perth, les toilettes sont équipées de poubelles spéciales pour y jeter les seringues. Les Australiens n’ont pas fait mieux que les autres colonisateurs.
Les Aborigènes pratiquent divers arts de façon magistrale : La musique et la peinture, entre autres. Côté musique, l’instrument de prédilection est le didjeridoo, une sorte de long tube de bois, en principe creusé par les termites. En y soufflant d’une certaine façon, on obtient un son grave, extrêmement riche en harmoniques : La musique qui en résulte est très originale, belle, prenante et méditative. Les peintures sur écorces (et maintenant sur toiles) sont aussi très, très belles, modernes, surtout les envolées pointillistes abstraites, pour moi, profane, en tout cas. D’ailleurs elles valent plutôt cher !
Les Aborigènes, désœuvrés, crient souvent dans la rue, dans les centres commerciaux, lorsqu’ils se rencontrent et se hèlent. Ils font comme chez eux. D’ailleurs, ils sont chez eux ! Ben oui ! Mais leurs envahisseurs ne les aiment pas beaucoup, juste à voir les regards méprisants qu’ils leur jettent. Quoi ? Vous avez dit racisme, ségrégation ?
Hou ! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
KATERINE Petite ville, de province, plutôt chaude, pas à cause les quartiers mal famés, mais par le soleil qui tape comme un rétameur. Pas mal d’aborigènes. J’ai bien surpris la tenancière d’une petite stalle de restaurant thaï en lui parlant la langue de son pays. « Sawat dii khrap ! - Ho ! Pud passat thai dai ? - Chai. Pom pud passat thai dai nitnoï ! - Mai chai ! Pud passat thai mack mack ! » (Bonjour – Oh Vous parlez thai ? – Oui. Je parle thai un peu – Pas oui Vous parlez thai beaucoup, beaucoup !) Contente la ‘’phou yin’’ (femme)
A part Woodworth, le grand magasin local, genre Carrouf, mais surtout axé sur la bouffe, - enfin si on peut dire -, et l’air conditionné rafraîchissant, pas grand-chose à en dire ? Les boutiques spécialisées dans les boissons alcoolisées sont autorisées à en vendre à des heures fixes et au vu du passeport ou de l’ID Card du client. Le vendeur est autorisé par une licence spéciale et il risque une peine de prison, s’il ne vérifie pas le passeport, par exemple ! Et la meute de ‘’working holidays’’ workers. Et mon fiston, bien sur ! Sinon je n’aurais jamais mis les nougats dans ce bled. KATHERINE GORGES AH ! Oui ! En étant à Katherine, il est recommandé d’aller visiter ‘’Katherine Nitmiluk Gorge’’, des gorges situées sur un petit pipi local à une trentaine de kilomètres de la ville. Bon ! Ce sont des gorges. . . Celles du Verdon ont une autre gueule, quand même ! Mais si on fait la balade en bateau, très chère ou en kayak, moins chère parce qu’on risque de servir de casse croute aux crocodiles et aux alligators qui font la sieste sur les rives et sont plutôt affamés, ça occupe la journée. J’ai réussi à éviter ces deux pièges à touristes. Mais, heureusement muni d’une bouteille d’eau temporairement fraîche, je vais grimper sur la colline qui les surplombe. Beau panorama ! Les crocodiles sont bien cachés, je n’en vois aucun. Je pense redescendre par les escaliers prévus à cet effet, mais je me goure de chemin et me retrouve sur une sente qui monte le long des flancs de cette colline. Après le virage, on va arriver au sommet et surement redescendre par la droite jusqu’au bâtiment où se trouve le resto et le bureau des bateaux. Non ça sera donc après le prochain virage Que nenni ! Après la prochaine courbe, alors ? Ben non ! Comme je pense être pas très loin de la descente, je m’abstiens de faire demi-tour. Les arbres son trop riquiquis pour se mettre à l’ombre. Mon reste d’eau minérale chauffe de plus en plus et diminue au gré des rasades pourtant mesurées que je bois. Et le chemin monte toujours Le soleil tape de plus en plus, sur le coup de onze heures du matin et me fait bouillir la cafetière. Je commence à serrer les miches. Les mouches, le pire animal de l’Australie, en profitent pour me harceler. Les crocodiles sont bien moins pires. En tout cas l’agacement qu’ils provoquent dure moins longtemps. Et moi je continue de serrer les miches !
Pas âme qui vive ! A part, donc, les mouches. Mais les mouches ont-elles une âme ? Vaste question dont je vous invite à débattre à votre ‘’café philo’’ préféré. Finalement j’arrive au dernier virage de montée et à une carte qui me dit qu’il me reste encore autant de route à faire. Mais, là, ça va descendre. Et le soleil ! Et les mouches ! Mes jambes commencent à s’alourdir, à flageoler. Ma langue se dessèche de plus en plus. Et mes miches se serrent, elles aussi, de plus en plus. Finalement, j’arrive enfin aux toilettes du camping proche de la délivrance. L’eau des robinets est aussi chaude que le thé sans thé de ma bouteille. Mais : Ouf ! Sauvé ! J’ai bien compris à quel point la mort de soif doit être dure à vivre.
Au retour le chauffeur, reconnaissant mon accent inimitable me précise qu’il est lui aussi d’origine française. Mais il n’a plus l’accent de Fontainebleau d’où il est originaire. Il est là depuis 32 ans ayant épousé une Australienne, il a la double nationalité. Ce qu’il aime surtout ici : Les grands espaces. « Ici, on peut rouler 500 kilomètres sans croiser un autre véhicule. » La France ne lui manque pas du tout même s’il y est retourné une fois pendant un an pour la faire découvrir à sa femme.
CROC Croc ! LA figure typique de la guest house de Katherine. Le Crocodile Dundee local. Même accent ! Même dégaine ! Même chapeau. Il fait du nettoyage et des petits travaux pour la guest house en échange d’un lit dans un dortoir, gratos. Il a une soixantaine d’année. Il a été toute sa vie, ouvrier dans des fermes. Pendant un certain temps, dans une ‘’crocodile farm’’, ces fermes qui élèvent des crocodiles et des alligators (c’est caïman pareil !) où il nourrissait les crocodiles en leur tendant des poulets et autres quartiers de viande avec une perche. Le repas des crocodiles, moment toujours prisé par les estivants qui ont payé la peau des fesses pour visiter. Un jour, pour épater une belle blonde aux yeux bleus et à la poitrine généreuse, (une allemande ?) venue admirer des sacs à main, avant qu’on ne leur mette une poignée, Croc, faisant le dégourdi a voulu donner à manger directement à la main, sans la perche prévue à cet effet. Bonne idée. Question frime, ça le fait bien. Mais . . . Ca ne fait pas trop attention quand ça mange, les crocodiles. (« Attention ! Tu vas faire renverser ton assiette ! »)
Le bestiau a fait un bond*, comme ces animaux savent si bien le faire et lui a arraché un doigt en même temps que le poulet. D’où son surnom : Croc ! Périodiquement il organise une soirée BBQ à la piscine du Palm Court Backpacker Hostel où il récite quelques uns de ses poèmes. Pour lui rendre un petit hommage, en voici un que les amateurs de Rock’n Roll apprécieront. Pour les autres, ça vous fera réviser votre anglais ! Je respecte son manque de ponctuation ; certains poètes français ont aussi écrit ainsi HeroesEvery one has a heroAn idol a super starCould be Janis JOPLIN Jim MORRISONOr HENDRIX with his guitarNow I’ve sat down and wondered whyThese three great people had to dieI’ve shed a tear what can I sayI think to lead the world in rock’n rollFunk and blues punk and soulSome they pay a heavy tollToo big too fast without controlToo many have died on a down hill sideWith back stage needles to ease the rideWith contracts to keepNo time to sleepThe fans don’t see the pain insideThe constant drain on energyBecame too much to handleWith main line barbs and acidThe spoon above the candleThere was the stage collapseThe drug arrest the writing on the wallMore concert tours more drugs and boozeYou gave the world your allAlthough you’ve died you still live onYour fans they still adoreThey will never let you rest in peaceMay you live forever more.Written by Croc –The bastard from the bush –Brendan Boyce Pas mal, non ? Allez ! Encore un autre pour la route ! Je sais très bien que peu d’entre vous feront l’effort de le lire, mais . . . Là, je respecte même les fautes d’orthographe, à moins que ce ne soient des tournures locales, mais mon correcteur d’orthographe ne le sais pas, lui. Alors vous pensez : Moi ! Bluey and the crocBluey was a mate of mineHe’d been around a bitHe used to smoke, he used to drinkAnd to talk some shitHe’d caught the biggest fishHe’d run the fastest raceAnd he’d tell you true yeh black and blueOf truth there was no traceHe’d tell you about the women he’d hadWhen he was in the primeAnd how he’d dodge the husband shotgunAnd out the windows he would climbHe could talk underwater with a moutful of marblesTalk the left right off a chairAnd everybody knew it was rubbishBut Bluey didn’t careHe’d tell you how he thumped the local sergeantFor bashing on the kidJesus Christ was an amateurCompared to the things that Bluey didNow one day down at Daily RiverBluey was fishing for the dayAnd he snagged his lure on a sunken logAnd the lure was there to stayNow Bluey walked down the river bankNot a crocodile in sightBut it wouldn’t the first timeA reptile he’d had to fightWell this croc came out full steam aheadBut Bluey didn’t runThen he whipped him with its two meter tailAnt Bluey went for his gunWell the croc grabbed him mid sectionAnd tossed Old Bluey aboutThen Bluey started talking shitAnd the croc spat Bluey aboutI’ll see you another dayCried Bluey to the crocAnd grabbed his beer and planned his yarnPerched safely high upon a rockWell I an tell the boys I near soiled my pantsOr how I though I was gunna dieI’ll tell the boys there were three big crocsYes, I tell a little lieWhen Bluey reached the local pubThe pub was in a rageA five mile drive from the river to the pubThere were ten crocs by this stageWell I led the crocs a merry danceAnd we wrestle in the sandAnd I reckon I am the bravest manWho ever walked this landThe publican had said it all thatHe’d heard too much to careHe said Bluey if bullshit was worth a centYou’d be a flaming millionaire.Croc Alors ? Ce n’est pas une figure, ce Croc ? Lui aussi il breakfaste à la bière et c’est rare de le croiser sans une cannette à la main. Il enseigne pas mal d’expressions typiquement australiennes, particulièrement imagées, à Dominique ; ça enrichit son vocabulaire. Tu m’étonnes que maintenant il ‘’speak’’ mieux que moi. * : Ils peuvent faire des bonds de 5 mètres, lorsqu’ils sont dans l’eau. A terre, ils sont un peu plus patauds, mais courent quand même plus vite qu’un homme, surtout si celui-ci n’est pas dopé comme un champion olympique.
DARWIN
A l’aéroport maudit. Petite ville un peu plus grande que Katherine Le ‘’Chili backpacker où je loge à mon retour est muni d’un jaccusi bien agréable. C’est aussi un melting pot de d’jeuns de tous continents. L”ANGLAIS J’ai concocté quelques photos d’enseignes, panneaux, affiches qui montrent a quel point l’anglais contient de mots d’origine latine ou même française. Cela relativise la difficulté à l’apprendre ; Mon fils qui a compris ce là en use et abuse.
MES IMPRESSIONS DE L’AUSTRALIE
KANGOUROUS
Ben ! Je n'en ai pas vu ! Il n'y en a pas dans les villes.
J'en ai loupe un aux Katherine Gorge
Et j'aurai pu en voir si j'étais allé un matin au Park national ''Wildlife'', mais on ne peut pas y aller en bus public et le ‘’tour’’ qui y allait ce matin là était complètement ‘’booké’’
Mais je vous ai fait quand même quelques photos.
Et pour me venger, j’en ai mangé et cuisiné. Plutôt meilleur que les poulets insipides qu’ils ont par là. En fait, j’ai compris, ils élèvent des poulets pour les crocodiles et ils vendent aux restos et à ‘’ Woolworth’’ ceux que les bestiaux ne mangent pas.
LA LANGUE D’ABORD : C'est de l'anglais, mais je n'y comprends pas grand chose. Un putain d'accent à couper à la tronçonneuse, et bien affutée en plus, l’outil. Pour vous donner une idée ; Yes, c'est ya You c'est ya aussi How are you ? C’est Hawaya ?
Tout cela d’une voix nasillarde. Etc . . . Dominique mon fiston, après 8 mois ici, ne comprends pas toujours, mais quand même beaucoup mieux que moi.
Et on se plaignait de l’accent de Khaing Oo Maung, le Principal du BHSOH, la ‘’Migrant School’’, que, aidé par le staff de l’association MENGLABA, je pourvois en bénévoles qui y enseignent le français. Et ils sont encore plus difficiles à comprendre le soir après quelques bières.
LA BIERE ENSUITE Qu'est ce qu'ils en boivent ! Et en plus elle n'est pas terrible. Il n'est pas rare, au lever de voir des australiens breakfaster avec des bières Ben ! A la tienne !
LES FILLES ET LES FEMMES Belles et même très belles ou plutôt spectaculaires. Les femmes, plutôt bourges grandes classes ou plouques Les filles en short ou en minijupes comme les ''top models'' russes avec lesquelles je vous avait bassiné lors de mon voyage en TransSiberien (TRIP à l' AIR : http://voyageforum.com/v.f?post=793160 ) Blondes (On se demande inévitablement si la race des grands blonds a vraiment perdu la guerre de 39/45.)
Tu leur dit que tu es français, tu as déjà fait la moitié du chemin, me dit Domi qui, sur ce coup là, a probablement raison. Et beaucoup d'Indonésiennes et de Philippines qui font le nettoyage un peu partout ou sont vendeuses dans les boutiques ou caissières à Coles ou à Woolworth, les ‘’Carouf’’ locaux.
LES ROAD TRAINS De gros ''trucks'' comme dans les films américains, mais avec trois ou quatre semi remorques.
Impressionnants !
LES ROAD SIGN Les panneaux routiers jaunes Je vous en ai fait quelques photos.
C’est une marque de pantalons en plus Je ne suis pas rancunier. Lorsque j’ai effectué ma traversée transsibérienne, justement, j’en avais acheté un avant mon départ : il n’a pas fini le voyage et j’ai du aller – à ma grande honte (tu parles !) - au centre commercial ‘’Rue de la Soie’’ à Beijing pour m’acheter une fausse imitation de copie de simili jean ‘’Lee Cooper’’.
BACKPACKERS Les employés sont souvent des clients auxquels est accordée 1 ristourne + ou - importante ou des Philippines et des Indonésiennes qui font le nettoyage, comme au '' Chili Backpackers", à Darwin.
LE BUSH Pas pire que George Deubeulyou du même nom. Obhama va le remplacer. Et les américains qui croient que des élections vont changer leur vie. Si c’était le cas, il y a longtemps qu’elles seraient interdites.
LA CHAMBRE B7 AU CHILI BACKPACKER Lits superposés 2 mecs qui bossent toute la journée
1 mec qui dort 20 heures sur 24 et ne répond même pas lorsque je lui dis ‘’Good morning !’’ Et moi ! FRUSTRATIONS ET JOIES. Je n’ai pas vu de kangourou, ni de wallaby. Je n’ai pas été ému par les émeus. Pas oppressé par les opossums, Pas arborisé par les Aborigènes, Pas évolué à Darwin, Pas câliné de koala, Et Odile ne s’est pas fait croquer par un alligator : Ça, c’est caïman une bonne chose. Je la refais pour ceux qui n’avaient pas ri la première fois.
Par contre, après presqu’un an de séparation, j’ai passé une dizaine de jours avec mon gamin, et : Ça c’est une véritable bénédiction. Et pourtant on ne s’est trop souvent vu que le matin et le soir. Because ‘’mango packing’’ Et je crois que nous nous comprenons de plus en plus, de mieux en mieux. Je suis émerveillé par le niveau d’anglais qu’il a atteint, nettement meilleur que le mien maintenant. Et il n’a pas encore fini son année d’imprégnation anglostralienne. Faut dire qu’il a mis le paquet, qu’il a bossé dur, qu’il a bien rattrapé son retard scolaire dans cette langue. Oui, il s’en est donné la peine avec les cours intensifs de langue et de langues. Il a même appris un peu de japonais et de mandarin, la langue parlée à Taïwan, dont les ressortissant(e)s sont nombreux à pratiquer le ‘’ Working Holiday’’, et plus si affinité ! Et, plus tard, il veut refaire une année, avec encore des cours intensifs de niveaux plus élevés. Il va friser l’agrégation ! (Non ! Rassures-toi, Mireille, il n’en est pas encore là ! Mais . . .) Maintenant, c’est lui qui m’apprend des mots, des trucs de grammaire, qui me fait réviser les verbes irréguliers. Qui aurait pu dire ça il y a quelques années ? On a fait quelques bons repas ensemble. Des repas que nous avions mijoté, bien sur, car les restos ici . . . Raconté quelques anecdotes. Bu quelques petites bières, dont une dizaine de ‘’Beer Chang’’ qu’il aime bien et que j’avais apportées de Thaïlande. Et que le grand policier ne m’a pas fait jeter. La bière, ça doit être sacré, ici. On a bien discuté. Et je suis reparti.
ON THE ROAD AGAIN SINGAPOUR Je ne vais pas m'étendre sur Singapour que je vous avais présenté dans un précèdent texte. C'est une belle ville, selon nos critères européens, aux larges avenues bien clean, un peu comme Geneve (Suisse) mais sans jet d'eau et sans vue sur le Mont Blanc, et en plus chaus car c’est sur l’équateur. Dans cette ville, il y a des quartiers moins cleans, moins ordonnés. Je vous avais déjà parlé de Little India, le quartier ou je réside dans une petite Guest House familiale : Ali's Nest tenue pourtant par une famille d'origine Chinoise.
Ca permet de voir, de se rendre compte, parfois même un peu trop, de la vie de famille dans cette ville. Elle a probablement le grand mérite de proposer des chambres doubles à 25 ou 27 $ Singapour (soit de 12,5 à 14,5 €) petit dej’ simple compris. Pour ce prix là, dans les autres GH, vous avez un lit dans un dormitory. Le gros problème de cette GH est la surdité de la Grand Mère ; tout le monde crie pour lui parler et elle crie car c'est comme ça qu'elle pense qu'on doit parler ou pour s'entendre elle même, tout simplement. (Ben oui, tiens, puisqu’elle est sourde !) Depuis mon premier passage dans cet établissement, ils ont muni la télé d'un casque afin que la Mamie puisse la regarder et surtout, en fait, l'écouter sans empêcher tout le monde de dormir. Faut pas louper les feuilletons, quand même ! Ali est une mine d'or pour les renseignements à propos de sa ville.
Bref, Little India est un ilot bordelique (peu) organisé dans une ville genre clinique. Il y a des temples magnifiques aux bas reliefs colorés et kitchs comme des BD. Et on peut s'y régaler des mille parfums ou des mille goûts de la cuisine indienne, pour des prix qui n'ont rien à voir avec ceux du célèbre Hôtel Rafles.
Et le marché de ''Little India Arcade''
J'y ai découvert un autre quartier presqu'aussi bordelique : Chinatown. Mais pas le Chinatown conseillé par les guides touristiques, fussent-ils routardisés, mais le Chinatown populaire avec des marchés de vêtements (pas à ma taille, malheureusement) de fruits et légumes, d'épices parfumées et de food centers qui peuvent vous faire goûter toute les cuisines de cet immense pays : La Chine
ROUTE SINGAPOUR TO KUALA LUMPUR
Je prends un bus ! En soit ca n'a rien d'extraordinaire.
On traverse des hectares de palmiers à huile. Et le pullman fait un arrêt pipi dans une station service ‘’Petronas’’, celle des 2 tours jumelles de Kuala Lumpur.
Toujours rien d'extraordinaire.
Je descends donc faire un petit pissou et arrive à ce qui me semble des toilettes. Le symbole de la femme étant un visage de femme voilée et celui de l'homme étant une sorte de bonnet comme en porte certains musulmans ou comme le dôme d'1 mosquée. Je trouve un tantinet étrange, mais je me dis que c'est un petit clin d'œil pour les musulmans, majoritaires ici. Je jette un coup d'œil et comme ce sont bien des WC, j'envisage la besogne. Et je vais arroser le pissodrome. Je vois, en ressortant une paire de godasses qui monte la garde devant un cacatory et soudain un hurluberlu se met à me houspiller en malais, donc je ne m'effraie pas outre mesure, car je ne comprends pas - ou alors peut-être sous la torture, heureusement il ne va pas jusque là - mais je pense quand même avoir commis une bourde. Et une fois sorti de l'édicule clochemerlesque, j'en aperçois un autre avec les symboles normaux. On ne me l'avait jamais faite celle-ci ! Je savais, pour en avoir déjà vu, qu'il y avait souvent des salles de prières pour musulmans, mais des chiottes et des pissotières de prière, sorry, mais je ne connaissais pas. Je ne vois que cette explication.
Jusqu'ou s'arrêteront-ils ! Ca doit être parce que les bus ne s'arrêtent pas longtemps et pour que les fideles puissent prier en faisant leurs besoins. Mais pour faire la prosternation comment font-ils ? En regardant leur boussole, en plus ! Donc les chiottes normales sont réservées en fait pour les infidèles, les mécréants. J'espère que Al Quaïda ne saura rien de ma cagade, c'est le cas de le dire.
Déjà, une fois, en Malaisie ou en Indonésie, dans un pays sans fourchette ni cuiller en tout cas, je mangeais dans un resto dépourvu de couverts pour les non initiés. Et je vous garanti que c'est plus difficile de manger à la main qu'avec des baguettes. Il faut faire une boule avec le riz, la compacter avec la sauce et y glisser un morceau de viande. Pas facile, je vous dis ! Et je ne vous raconte pas les mains poisseuses au bout de trois bouchées. Et, là, j’avais dérogé aux règles de bienséance musulmane. . .
Donc dans un tel resto, un musulman m'a mis une avoinée car j'y mettais allégrement les deux mains, alors qu'il ne faut utiliser que la droite, la gauche étant impure, réservée pour s'essuyer le derrière ou changer de Tampax pour les femmes. Les gauchers et les manchots sont vachement emmerdés, dans ce genre d'endroit. Ils ont intérêt à acheter des ''take away'' et manger à la maison. J'avais répondu à ce brave quidam que moi, mes deux mains étaient impures car je m'essuyais alternativement avec les deux mains selon que le rouleau de papier était à droite ou à gauche. Alors fallait-il que je contracte l'anorexie voire que je meure de faim ? Il était reste coi, quoique . . . il ne devait pas en penser moins sur ce mécréant. Les rencontres du voyage . . .
KUALA LUMPUR A Kuala Lumpur aussi il y a un little India, près de la gare routière de Pudujaya sur Jalan Pudu, avec quelques guest houses aux chambres grande comme des placards et deux ou trois excellents restos indiens, et un Chinatown avec un marche de nuit spécialisé dans les contrefaçons comme le marche aux contrefaçons de Shanghai, le centre commercial ''Rue de la Soie'' à Beijing, le Silom Market à Bangkock. J'en passe et des meilleurs.
BAN KRUT La langue thaïe, s’écrit avec un alphabet thaï, avec des lettres superbement calligraphiées et elle est tonale. Elle peut s’écrire en lettres de notre alphabet, mais de façon intuitive et sans orthographe précise. L’écriture thaïe se compose d’environ 59 lettres plus les signes indiquant les tons, mais il y des lettres thaïes qui correspondent à nos lettres mais d’autres qui sont a mi-chemin entre deux lettres. Par exemple la lettre R est un mélange de R et de L, la lettre T est un mélange de T et de D. Ainsi AROÏ, (bon pour ce qui concerne la nourriture) s’entend parfois ALOÏ et Ban Krut se voit écrit : Ban Krut, Ban Krud, Ban Krood . Les différents livres qui enseignent le thaï de façon phonétique, ont tous des codifications différentes. Pas toujours facile de s’y retrouver. Contrairement à la langue chinoise, qui s’écrit en idéogrammes assez compliqués, qui cependant ont été codifiés pour s’écrire avec les lettres de notre alphabet, phonétiquement certes, mais avec une orthographe bien précise : le pinyin. Je rentre donc au bercail, à Ban Krut, où je loue une petite maison. Celle-ci est un peu éloignée du village et de la superbe plage d’une trentaine de kilomètres, pratiquement déserte, 7 ou 8 kilomètres, ce qui m’oblige à de nombreux trajets en motorbike. En outre la maison est un tantinet rustique : murs simplement crépis et non peints ou tapissés, sol crépi d’un ciment extrêmement lisse et particulièrement glissant lorsqu’on a les pieds mouillés, plafond au dessus des deux chambres seulement, etc . . . En Thaïlande, on se déchausse lorsqu’on pénètre dans un temple, mais aussi dans une maison. Joli symbole où on laisse ‘’la boue du chemin’’ à l’extérieur. Et bonne surprise à mon retour : Une maison, un peu moins rustique (murs peints, sol carrelé, plafonds partout) vient de se libérer et Eid, une masseuse sympa que je connais m’en avise rapidement. Et surtout cette maison qui compte une chambre de plus que celle que je loue actuellement, est située à un peu plus d’un kilomètre du centre ville, de la gare, du marché, de la quincaillerie, et des principaux restaurants.Vu le prix des repas, (entre 20 et 1OO Baths - 50 Baths valant environ 1 €) je mange toujours dans une gargote, un étal, un banc, une noodle shop, une échoppe ou un restaurant, différents des critères français, bien sur. Les normes draconiennes, exigées par les commissaires européens (même pas élus, vive la démocratie !) n’ont pas cours ici.Et je n’ai pas encore entendu parler de personnes ayant attrapé la listériose, la salmonellose, le visou ou la castapiane à cause d’un plat pas frais ou de vaisselle sale.Une petite turista de temps en temps, et encore . . . Et cerises sur le gâteau, elle est au même prix, 30 € par mois et se trouve à environ 100 mètres de la plage, dans une petite ruelle très calme ! ‘’Elle est pas belle, la vie !’’ .oO0Oo. J’espère que je vous ai appris des choses qui vous intéressent, divertis, fait rêver un tantinet et donné l’envie de sortir de votre hexagone et de vos quatre murs, ou au moins fait passer une agréable moment. Amicalmement ! Fernand.
Allusion a une célèbre émission d’Europe N*1 avec le regretté Francis BLANCHE et Cichignou, Les kangourous n'ont pas d'arête ;
Bonjour !
Comme vous en avez pris l’habitude les années passées, je vous ai mitonné un petit texte avec quelques anecdotes pour vous narrer l’escapade que je viens d’effectuer en Australie, où mon fiston, unique et préféré, passe un an à bosser et à améliorer son anglais afin de pouvoir continuer à voyager. Et ça marche ! Il a chopé le virus des voyages ! Et il est moins grave que celui de la castapiane !Et bien plus enrichissant ! Les photos sont visibles sur PICASAWEB à l’adresse suivante : http://picasaweb.google.com/home?tab=mq ou http://picasaweb.google.com/ferdex01 Je sais que certains d’entre vous attendent mes textes avec impatience, que d’autres les parcourent en diagonale, d’autres enfin : ‘’Corbeille’’.Ma fierté : Grâce à mes textes, quelques uns (3 au moins) en ont attrapé l’envie de voyager et ont largué les amarres. Si vous me passez un petit mot pour me dire ce que vous en pensez . . . bienvenue !Je peux vous garantir que ça me fera plaisir.Comme ce texte comporte environ 35 pages, je vous conseille de l’imprimer (à votre boulot, par exemple, ce qui vous en facilitera la lecture. .oO0Oo.
Donc petit trip à Kangourouland où mon fils travaille comme un chien, des 10 ou 15 heures part jour (ou par nuit) à nettoyer des bureaux, couper des herbes ou à cueillir des fruits sous un soleil de 40 °C, à l’ombre et comme il y a peu d’ombre. . .
Un petit voyage en train de seconde classe de Ban Krut à Hat Yai au sud de la Thaïlande. Pas de couchettes, mais comme il y a de la place pour caser mes longues jambes et les étendre, je peux un peu dormir. Le reste de la journée à Hat Yai : Hat Yai, est la ville où les musulmans de Malaisie viennent s’encanailler avec les belles Pam Pam girls Thaïes Et départ en Bus pour Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie. Ici, les bus sont spacieux et je fais de bonnes siestes, mais nous mettons 10 heures au lieu des 7 heures annoncées. Ô ! Temps suspend ton vol, dit-on en Asie, et même ton voyage en bus. « Comme ça tu peux dormir plus longtemps ! - Ben voyons ! » Encore une nuit dans le placard d’une des guest houses en face de la gare routière de Kuala Lumpur sur Jalan Pudu. Et le lendemain, trip en Bus jusqu'à Singapour. Et rebelote, retard de 2 heures. J’ai hâte de revoir ce fiston qui en met un coup pour améliorer grandement son anglais . (Conversations à bâtons pas toujours très rompus, d’ailleurs, avec des Taïwanaises, des Japonaises, des coréennes, des Allemandes, des Néerlandaises, des Thaïlandaises, des Italiennes, des Indonésiennes, des Philippines, des Estoniennes, des ETCeteriiennes. Et même d’autres Françaises !). Au lycée, il avait le choix entre pétard et radiateur d’une part et autres matières d’autre part. Il avait choisi la première option. Maintenant il a l’intelligence de rattraper les devoirs en retard.
Par contre les espaces entre les sièges de l’avion de la Low Cost compagnie Jet Star Airways, ont été dessinés pour des Pygmées et je ne peux y caser jambes et mes panards dépassent dans l’allée. Les hôtesses, heureusement compréhensives et souriantes, mais aussi les passagers prostatiques ou systiqueuses, me les écrasent royalement.L’AUSTRALIE. LA NOURRITURE AUSTRALEMENT(ARRIVEE A DARWIN INTERNATIONAL AIRPORT.)
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
Ca y est ! J'entends déjà les "Anorexiques", les "Slim-addicts" Les maigrichons de tout poils, récriminer âprement : « Encore un chapitre sur la grounche. Il va encore nous bassiner avec ses considérations gastronomiques et ses recettes de cuisine. » Que nenni ! C'est un autre aspect de la bouffe que je vais évoquer ici. Ou plutôt de la parano à propos de la bouffe.
Déjà le formulaire à remplir dans l'avion m'avait mis la puce à l'oreille. Mais la litanie des immenses pancartes tout au long du chemin balisé pour sortir de l'avion et aller hors de la zone de transit était très explicite. "Pas un gramme de bouffe étrangère ne mettra le pied sur le territoire australien"
J'avais dans mon sac quelques friandises données par des amies Ban Krutieres pour non Dominique unique et préféré, très aimé aussi dans ce petit village du Golfe du Siam. Des fines lanières de poisson séché, délicieuses avec une p'tite bière; des crevettes séchées pour faire de succulentes soupes; de la pâte de foie de poisson (?) pour faire je ne sais trop quoi et une mandarine, tellement bonnes en Thaïlande
Et le la rage au ventre, à contre cœur, à contre courant, à contre emploi, et à contre esprit et je me suis exécuté et j’ai viré les friandises, dans une immense poubelle en inox, qui en plus me narguait. Mes parents, pas très riches, et ayant connus les affres de l'avant guerre et les restrictions de la guerre et de l'après guerre, (âpre guerre, aussi d’ailleurs : là je réponds au correcteur d’orthographe, vexé parce que je n’avais pas mis d’accent grave à ‘’après’’) m'avaient appris que la nourriture était quelque chose d'important, à ne pas gaspiller : "Finit ton assiette ! Pense aux petits nègres (On disait nègres en ce temps là et dans notre bouche, cela n'avait rien de péjoratif) qui n'ont rien à manger (Déjà ! Et soixante ans après, c’est toujours d’actualité, malheureusement) : On ne jette pas le pain ! Ne mange pas ton caviar à la louche, à la petite cuiller c'est aussi bon et ça dure plus longtemps ! Etc. !" Et ces injonctions, bien entendu, sont toujours gravées dans mon esprit. Je passe devant la meute des policiers spécialisés, au flair d'enfer, et aux "X-rays" implacables, qui reniflent la malheureuse mandarine solitaire que j'avais complètement délaissée dans le fond de mon petit sac ! Le plus costaud vient me sermonner et me menacer de peines toutes plus dures les unes que les autres que je suis susceptible d'encourir : Roué en place de grève (Ah ! Non ! Y’a pas de grève, ici, je m’en rendrai compte bientôt) enfermé au pain de mie local sec et à l'eau, empalé sur une termitière, électrocuté sur un transat électrique, gazé au gaz ''chili sauce'' (Ils n'ont pas de gaz moutarde ici), boxé par un kangourou, etc. Heureusement, il a un accent à couper à la scie circulaire et je n'entrave pas le moindre mot ! Sinon je ne te raconte pas la trouille que j'aurais eue. Je fais profil bas et des "sorry !" à n'en plus finir. La mandarine incriminée va rejoindre les autres marchandises au fond de la poubelle en inox qui là, heureusement le nargue, lui l" " Et à part ca, la bouffe australienne, ca donne quoi ? - Restons polis ! - C'est à dire ? - J'ai du percer un trou de plus à ma ceinture . . . - T’as grossi ? - GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR ! ! ! - O.K. Compris !" Ben oui ! Pour des prix raisonnables : des sandwichs, des hqmburgers, des chickenburgers, des fishburgers, des crocoburgers, des kangarooburgers, des chaispasquoiburgers, des ETCburgers, des spaghettis à la sauce Uhu (Vous savez la colle qui n’a même plus le mérite d’avoir l’odeur d’amandes, comme celle , en pots, dont on se délectait lorsqu’on était petits écoliers, après avoir lu.) . . . J’en passe et des pires ;
Mais ils sont tellement paranos à propos de la bouffe, qu’il est même interdit de passer les frontières entre les régions avec de la nourriture, surtout avec des fruits. Tu as intérêt de finir ton sandwich avant la douane sinon : Bastonnade !
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LE VISA WORKING HOLIDAY
Hou! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
Déjà ‘’Working’’ et ‘’Holiday’’, pour moi, ça ne va pas très bien ensemble. J’ai du mal. J'avais déjà eu une conversation fort animée avec la tenancière chambérienne de l'association sportive et touristique ''Tourisme et Travail'', fortement CGTisée, qui annonçait à peu près la même chose. Mais comme elle manquait d'humour, je n'avais pas insisté. L'Australie a renouvelé le concept, malin, tout à son avantage. L'exploitation des travailleurs a encore de beaux jours devant elle. Rien à voir cependant avec l’esclavage de mes amis birmans exiles plus ou moins clandestinement en Thaïlande ; Mais . . . Je vais vous résumer l'affaire : bon bizness pour le pays et les employeurs, des fermiers le plus souvent, dont l’immensité des terrains réduit les fermes des céréaliers de la Beauce à des jardins de banlieue. Ils sèment en hélicoptère et désinsectisent en avion. Mais faut des larbins pour cueillir les fruits. Ils avaient essayé de dresser les kangourous, mais ça n’a pas marché : pas folles les bêtes ! Le gouvernement australien, a donc passé des accords avec certains pays, la France en particulier, dont les ressortissants de moins de 31 ans, peuvent obtenir un visa '' Working Holiday''. Munis de ce sésame, ils peuvent venir dans le pays pour y travailler - principalement dans les fermes - et y voyager - surtout pour changer de fermes. C'est sensé être bien payé, surtout parce que les ‘’workers’’ en question effectuent des journées de 10 ou 12 heures. Mon fiston qui trempe dans la combine, mais du mauvais côté, a même durant 2 mois fait du '' night cleaning'' de bureaux pendant parfois 15 heures par nuit, avec la responsabilité (et donc les risques) d'une voiture à conduire. C’était pour la bonne cause. Avec le pécule amassé, il a pu payer deux mois de cours d’anglais intensif à un prix exorbitant, certes, mais d’une efficacité implacable. Lorsque ces ''workers'' ont empoché leur salaire hebdo, minoré des impôts y afférant, soit 13%, ils doivent encore payer leur hébergement - même s'ils sont logés par le fermier - et leur nourriture - même s'ils sont nourris par l'employeur. La plupart du temps ils engraissent le patron d'un ‘’Backpacker Hostel’’.
Il leur reste 6 ou 7 Euro - Parait qu’on ne mets pas de S à Euro, même au pluriel, mais la règle n’existait pas à mon époque - par heure, moins le lit et l'assiette, donc. Belle évolution sociale. Les boulots sont des plus plaisants : arrachage d'herbes, cueillette de pastèques dans des lessiveuses de plus de 20 kg à trimballer, taille des arbres, élagage, cueillettes de mangues à la peau allergisante à cause des insecticides et autres fongicides (bon appétit !), mines d'opale, mines de diamants, mines de crayons, nettoyage de coquilles d’huitres perlières, etc. Et tout ça sous un soleil de plomb. Le top serait nettoyage d’huitres perlières avec séjour de 15 jours en mer. Là, Dominique a trouvé un boulot peinard, enfin . . . Pendant 10 à 12 heures par jour il s'hypnotise à trier des mangues : Bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, bonne, pas bonne, bonne ! Ou à gerber sur des palettes des cartons de 10 kilos de fruits. Vive le progrès social.
Souvent pour calmer leurs nerfs malmenés par 12 heures de cueillette de pastèques ou de mangues allergisantes ou le tri fastidieux et hypnotique de celles-ci, ils ingurgitent, après leur journée, force bières, bourbons, rhums ou whiskies à des prix prohibitifs. Un des moyens pour l'Australie de récupérer l'argent engagé par les fermiers. Un autre moyen est la visite du pays avec des transports, des malbouffes et des hébergements plutôt chers. Le troisième, est les cours d’anglais. Nombreux en effet sont ceux qui viennent ici pour apprendre ou améliorer leur anglais. Bon plan, donc pour l'Australie et ses fermiers.
Certains de ces jeunes essaient quand même de gagner le plus d'argent possible et envisagent de voyager ou de monter des bizness avec les pécules amassés ou ce qu’il en reste. Le rêve capitaliste de la grande fortune est toujours présent et donc pas toujours américain. Mais sur des milliers de ces doux ‘���workers’’ rêveurs, et dans le monde de requins du bizness, à peine 1 pour 10 000 pourra espérer toucher le jackpot. Et comme ils n'ont apparemment pas d'Olivier BESANCENOT et autres syndicalistes pour prendre leur défense, les esclavagistes modernes ont encore de beaux jours devant eux.
Dominique, ton grand père paternel, anarcho-syndicaliste ardent, qui a fait les grèves de 1936 qui ont apporté beaucoup d’acquis sociaux et de 1953 à la poste, se retourne dans sa tombe.
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi !
LES BACK PACKERS HOSTELS.
Hou! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
Les ''Working Holiday Workers'' qui ne sont pas logés par leurs fermiers, se retrouvent dans des ‘’Backpackers Hostels’’. Dortoirs de 4 à 20 lits selon l'établissement. Entre 22 et 25$ la nuit avec réduction pur une semaine. 2 $ ausrtaliens valent environ 1 euro, à un poil de cul près. En début de saison, comme au moment où je suis arrivé, le sujet de discussion exclusif est le boulot : « Vais-je en trouver ? - Payé combien ? - Sera-t-il moins dur que le dernier ? - T’as pas un plan ? - Y aura-t’il des nanas ? Ca, c’est une des questions cruciales de Dominique et de son pote Chico.» Je suis arrivé à Katherine au début de la cueillette des mangues dans la région. Un mec de Harvest, l’Addeco spécialisé local, passe pour employer des cueilleurs pour 3 semaines, 1 mois. Un autre mec de Harvest Staff, cette fois, le même mais en plus chef, passe ensuite pour lui aussi, embaucher des cueilleurs et des emballeurs, mais avec suite après en suivant les saisons de ‘’fruit picking’’ au fil des régions. Déjà plus intéressant pour ceux qui veulent une extension de visa, ce qui permettra de rester ou de revenir une année de plus. Mais dur ! Puis Helen passe pour son usine d'empaquetage : 4 semaines à 10 ou 12 heures par jour. Avec peut-être suite pour l’élagage des arbres. Et peut-être une autre suite avec la cueillette des citrons. Comme l'empaquetage est moins pénible que la cueillette, les esclaves se précipitent. Surtout qu'ensuite, il y aura la taille des arbres et une nouvelle période d'empaquetage, de citrons, donc, cette fois. On compare les tarifs, les avantages, les horaires, les possibilités d'extension de visa, les perspectives. La vie est ensuite rythmée par les départs matinaux et les retours plus ou moins tardifs. Dans la journée, je suis presque seul dans l’auberge, avec ceux qui n’ont pas trouvé de boulot et ceux qui n’en veulent pas. (Ben ! Moi, tiens !)
En outre, la promiscuité n'est pas toujours facile à vivre. Là, un hurluberlu hirsute, tatoué et odorant (Bière pas fraîche mâtinée de sueur pas fraîche non plus, de pipi pas frais et de musc d’ornithorynque, des effluves de kangouroutes en rut, voire peut-être même un petit relent d’opossum) vient d’arriver dans notre chambre. A peine son baluchon posé sur le lit il court acheter un gros, mais alors gros pack de bière. Il en gave le mini frigo, mais n’a pas le temps de les laisser refroidir, car il les descend les unes après les autres. S’il descend le Galibier à la même vitesse, il est sur de gagner l’étape à Briançon. Il se couche tout habillé sans même prendre le temps de faire son lit. Pas besoin de somnifère. Je ne vous parle pas des conditions d’hygiène. Le matin, à peine levé il dégoupille une canette pour breakfaster. Il ne boit que le week-end m’affirme t’il. Ben, il a l’air de bien se rattraper. Il prend des douches, mais ne change pas de vêtements, donc pas d’odeurs. Il bosse 3 ou 4 heures par jour pour un salaire de misère, mais qui lui permet quand même d’acheter des bières. Son accent m’occulte quel genre de travail il fait. Comme ça ne shlingue pas assez dans la piaule, il y mange, et des crevettes, en plus.
Certains, qui n'ont pas trouvé de travail flippent. L'un d'entre eux, un peu âgé, pique des colères contre tout le monde et passe ses journées devant la télé commune à regarder son téléphone, comme une télécommande et parfois se lève dans une frénésie de changement de chaines. Un autre en profite pour picoler du soit disant vin fait avec des extraits de viande, d'œuf et de poisson (sic). J'ai goûté : C'est infâme ! Un arrière goût de merde, là aussi pas fraîche ! J’ai vite recraché, mais pas comme les goûteurs, les œnologues ou les sommeliers professionnels qui testent les grands Bourgognes Et ces gens là concurrencent nos vignerons !
Une affichette dans la cuisine indique ‘’’Free Food’’. Mais les bocaux de sucre et de café incriminés sont désespérément vides pendant la semaine et demi où je suis là. J’écris ‘’good joke’’ au feutre indélébile à côté !
Au retour les esclaves envahissent la cuisine beaucoup trop petite. Comme ils n'ont pas eu le temps de faire des courses, c'est vite réglé. Seuls les Taïwanais mijotent de bons petits plats. La plupart se contente de spaghettis en boite, à la colle rosie par de la soit disant tomate, ou des sachets de ‘’Noodle Soup’’. Vachement équilibré ! Ou de sandwichs au pain de mie insipide avec pas grand-chose entre les tranches. Pendant le peu de temps où je serai là, je vais mijoter à mon fiston des petites merveilles pour le remplumer un peu, car il ne risque pas l'obésité ni la boulimie, lui. Vous pouvez me faire confiance pour le mijotage et le remplumage.. Une jeune Taïwanaise tres sympa au demeurant, viens systématiquement gouter et commenter mes plats et envie Dominique d'avoir un père si délicieusement attentionné. Vu le genre de nourriture ingurgité par la majorité travailleuse, ces jeunes peuvent craindre des carences graves et ils risquent fort des problèmes de santé plus tard, mais la médecine aura fait des progrès d’ici là.
Il y a en outre pas mal de vols. La bouffe disparait des frigos. Faut quand même avoir faim ! Mon fils, s'est fait voler sa sacoche pendant son sommeil par un colocataire qui a disparu juste après son forfait : Passeport, fric, cartes de crédit, permis de conduire français et international. Sympa. Comme dans d'autres ‘’Backpackers’’ il s’était déjà fait gauler son appareil photo et son lecteur MP3, bénéfice net, égal moins. Et il n'est pas le seul. Une jeune Allemande se serait fait voler sa virginité, mais elle était parait-il complice. J'en ai vu un qui s'est en plus fait faucher son ordinateur portable. Content le mec ! Je suis arrive à point pour les formalités de renouvellement de son passeport, car il n'en a pas vraiment le temps avec ces horaires de dingue. Dans son malheur, il a un peu de chance, car l’ambassade française en Australie refait des passeports, contrairement à celles qui sont dans d’autres pays qui ne font que des laissez-passer valables un mois.
Un soir, je fais sécher mon short rouge sur la rambarde du balcon devant ma chambre. 1/2 heure après plus de short, alors qu’il aurait du être toujours là, mais sec. (Ben oui ! 40° à l’ombre, ça vous sèche un short en un rien de temps !) Je pousse un grand coup de gueule à l'intention des asiatiques – probablement pas coupables vu leur gabarit - qui habitent dans les chambres environnantes. Mais bon . . . Le lendemain, comme par hasard, à la première heure, le short trône sur le banc à coté de notre ‘’dorm’’.
Il faut se faire respecter dans ces usines à sommeil !
Le manager voulait nous changer de chambre pour une à 8 lits prétextant que la 210 était une chambre de filles. Dominique n'y avait vu que des mecs, dont son voleur, qui, entre parenthèses court toujours. La police locale n'est pas plus efficace que la police française pour retrouver des voleurs qui ont spolié et détroussé des petites gens. Plus efficace pour virer la bouffe des arrivants ! Ou dégager les aborigènes un peu bourrés ! J'ai tenu ferme, bien râlé, comme je saïs le faire - Ceux qui me connaissent avaient peut-être remarqué ? Il a trouvé une autre solution ! Ben voyons !
Il se noue aussi quelques histoires d’amour et quelques rêves d’histoires d’amour. Chico, notre colocataire, est victime, un soir, d’une telle espérance d’une liaison philippino-germanique dont la partie allemande est dotée d’une laiterie avantageuse( ce n’est pas pour rien qu’on les surnomme les Teutons !) mais comme il n’y a pas eu de malentendu, ça n’a pas marché et il n’a pas concrétisé et s’est consolé avec quelques boites de bière locale.
Parfois un ‘’big possum’’, un opossum, sorte de singe local assez spécial, viens faire un tour sur les palmiers qui bordent l’auberge, mais j’ai beau me précipiter à l’appel de Chico, j’arrive trop tard pour la photo. Chico, c*est le bon pote de Dominique. Il est Australien, mais d’origine philippine. Ils bossent dans la même ‘’shed’’, partagent les repas et les désirs de ‘’nanas’’ et couchent dans le même lit, mais rassurez-vous à des étages différents ; Mon gamin, unique et préféré, n’a pas encore viré sa cuti et n’est pas adepte de cette définition de Boris VIAN : « La femme c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux pour remplacer l’homme quand on n’a pas la chance d’être homosexuel » Il n’a pas cette chance ! Au contraire.
Pour le ménage, le nettoyage de la piscine (Eh oui ! Classe ! Il y a une piscine !) et les petits travaux du backpacker, le patron malin lui aussi, fait appel aux bras des workers contre une réduc sur le loyer ou même la gratuité selon la quantité des tâches effectuées.
Hou ! La ! La ! On ne va pas être tres copains, ce pays et moi ! LES ABORIGENES Hou ! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
" . . . Ils (les Aborigènes) sont de loin, plus heureux que les Européens. Ils s'estiment riches de tout ce qui est nécessaire à la vie et ne sont encombrés d'aucune surabondance."Capitaine COOK Cette phrase en exergue, était vraie à l’époque de ce brave capitaine, mais . . . Il a bien contribué à la rendre caduque. Quand Zachary HICKS (Sic) se réveilla, ce matin la, sur le Endavour, le navire du Capitaine COOK, qui après avoir inventé le thon en boite, faisait le tour du monde, il ne savait pas qu'en criant " Earth ! Earth ! ", il allait signer le début des emmerdements des Aborigènes australiens. Leur cauchemar avait commencé. En effet ces braves gens qui vivaient de cueillette, de pêche (Oui ! de cueillette de pêches sauvages aussi !) et de chasse, d'airs de didjeridoos et de bonnes siestes depuis 46 000 ans, depuis l'ère glacière ou ils semblent être venus d'Asie du Sud Est pour se réchauffer, ne demandant rien à personne et encore moins aux Anglais. Ils ont eu une évolution spirituelle à défaut d'être matérielle, technique (quoique) ou même physique. Leur tradition orale est encore présente et puissante. Ils ont développé une vie spirituelle (Je ne dis pas religieuse même si ça devrait être à peux près la même chose.) extrêmement riche, croyant à une forme de réincarnation et à la survivance d'un Esprit Ancestral qui après la mort retourne sur le Site Sacré, tandis que l'âme mortelle (Le corps) disparait. Tout être vivant (plante, animal et humain) est lié au plan spirituel à ce Site Sacré. D’où l’importance du respect des terres, des lieux, des Sites sacrés. Mais les colons s’en tamponnaient, eux, des Sites sacrés. La cour suprême leur a donne raison, une fois, sur la possession de leur terres d'où jurisprudence, mais les gouvernements successifs ont vite promulgué des lois rendant caduques les effets de cette jurisprudence. Belle mentalité. Maintenant, le spectacle des ces Aborigènes est désolant. Ils touchent une sorte de pension qui leur permet de survivre, en tentant d’oublier leur dignité. Ils errent dans les rues, s'agglutinant dans les rares flaques d’ombre des rares arbres. Ils sont presque tous obèses, gonflés de pain de mie cotonneux, de ‘’junk food’’, de caca-cola, de bière, de promesses, de souffrances, de manque de dignité. Beaucoup sont alcooliques ou drogués à tel point qu’à Perth, les toilettes sont équipées de poubelles spéciales pour y jeter les seringues. Les Australiens n’ont pas fait mieux que les autres colonisateurs.
Les Aborigènes pratiquent divers arts de façon magistrale : La musique et la peinture, entre autres. Côté musique, l’instrument de prédilection est le didjeridoo, une sorte de long tube de bois, en principe creusé par les termites. En y soufflant d’une certaine façon, on obtient un son grave, extrêmement riche en harmoniques : La musique qui en résulte est très originale, belle, prenante et méditative. Les peintures sur écorces (et maintenant sur toiles) sont aussi très, très belles, modernes, surtout les envolées pointillistes abstraites, pour moi, profane, en tout cas. D’ailleurs elles valent plutôt cher !
Les Aborigènes, désœuvrés, crient souvent dans la rue, dans les centres commerciaux, lorsqu’ils se rencontrent et se hèlent. Ils font comme chez eux. D’ailleurs, ils sont chez eux ! Ben oui ! Mais leurs envahisseurs ne les aiment pas beaucoup, juste à voir les regards méprisants qu’ils leur jettent. Quoi ? Vous avez dit racisme, ségrégation ?
Hou ! La ! La ! On ne va pas être très copains, ce pays et moi !
KATERINE Petite ville, de province, plutôt chaude, pas à cause les quartiers mal famés, mais par le soleil qui tape comme un rétameur. Pas mal d’aborigènes. J’ai bien surpris la tenancière d’une petite stalle de restaurant thaï en lui parlant la langue de son pays. « Sawat dii khrap ! - Ho ! Pud passat thai dai ? - Chai. Pom pud passat thai dai nitnoï ! - Mai chai ! Pud passat thai mack mack ! » (Bonjour – Oh Vous parlez thai ? – Oui. Je parle thai un peu – Pas oui Vous parlez thai beaucoup, beaucoup !) Contente la ‘’phou yin’’ (femme)
A part Woodworth, le grand magasin local, genre Carrouf, mais surtout axé sur la bouffe, - enfin si on peut dire -, et l’air conditionné rafraîchissant, pas grand-chose à en dire ? Les boutiques spécialisées dans les boissons alcoolisées sont autorisées à en vendre à des heures fixes et au vu du passeport ou de l’ID Card du client. Le vendeur est autorisé par une licence spéciale et il risque une peine de prison, s’il ne vérifie pas le passeport, par exemple ! Et la meute de ‘’working holidays’’ workers. Et mon fiston, bien sur ! Sinon je n’aurais jamais mis les nougats dans ce bled. KATHERINE GORGES AH ! Oui ! En étant à Katherine, il est recommandé d’aller visiter ‘’Katherine Nitmiluk Gorge’’, des gorges situées sur un petit pipi local à une trentaine de kilomètres de la ville. Bon ! Ce sont des gorges. . . Celles du Verdon ont une autre gueule, quand même ! Mais si on fait la balade en bateau, très chère ou en kayak, moins chère parce qu’on risque de servir de casse croute aux crocodiles et aux alligators qui font la sieste sur les rives et sont plutôt affamés, ça occupe la journée. J’ai réussi à éviter ces deux pièges à touristes. Mais, heureusement muni d’une bouteille d’eau temporairement fraîche, je vais grimper sur la colline qui les surplombe. Beau panorama ! Les crocodiles sont bien cachés, je n’en vois aucun. Je pense redescendre par les escaliers prévus à cet effet, mais je me goure de chemin et me retrouve sur une sente qui monte le long des flancs de cette colline. Après le virage, on va arriver au sommet et surement redescendre par la droite jusqu’au bâtiment où se trouve le resto et le bureau des bateaux. Non ça sera donc après le prochain virage Que nenni ! Après la prochaine courbe, alors ? Ben non ! Comme je pense être pas très loin de la descente, je m’abstiens de faire demi-tour. Les arbres son trop riquiquis pour se mettre à l’ombre. Mon reste d’eau minérale chauffe de plus en plus et diminue au gré des rasades pourtant mesurées que je bois. Et le chemin monte toujours Le soleil tape de plus en plus, sur le coup de onze heures du matin et me fait bouillir la cafetière. Je commence à serrer les miches. Les mouches, le pire animal de l’Australie, en profitent pour me harceler. Les crocodiles sont bien moins pires. En tout cas l’agacement qu’ils provoquent dure moins longtemps. Et moi je continue de serrer les miches !
Pas âme qui vive ! A part, donc, les mouches. Mais les mouches ont-elles une âme ? Vaste question dont je vous invite à débattre à votre ‘’café philo’’ préféré. Finalement j’arrive au dernier virage de montée et à une carte qui me dit qu’il me reste encore autant de route à faire. Mais, là, ça va descendre. Et le soleil ! Et les mouches ! Mes jambes commencent à s’alourdir, à flageoler. Ma langue se dessèche de plus en plus. Et mes miches se serrent, elles aussi, de plus en plus. Finalement, j’arrive enfin aux toilettes du camping proche de la délivrance. L’eau des robinets est aussi chaude que le thé sans thé de ma bouteille. Mais : Ouf ! Sauvé ! J’ai bien compris à quel point la mort de soif doit être dure à vivre.
Au retour le chauffeur, reconnaissant mon accent inimitable me précise qu’il est lui aussi d’origine française. Mais il n’a plus l’accent de Fontainebleau d’où il est originaire. Il est là depuis 32 ans ayant épousé une Australienne, il a la double nationalité. Ce qu’il aime surtout ici : Les grands espaces. « Ici, on peut rouler 500 kilomètres sans croiser un autre véhicule. » La France ne lui manque pas du tout même s’il y est retourné une fois pendant un an pour la faire découvrir à sa femme.
CROC Croc ! LA figure typique de la guest house de Katherine. Le Crocodile Dundee local. Même accent ! Même dégaine ! Même chapeau. Il fait du nettoyage et des petits travaux pour la guest house en échange d’un lit dans un dortoir, gratos. Il a une soixantaine d’année. Il a été toute sa vie, ouvrier dans des fermes. Pendant un certain temps, dans une ‘’crocodile farm’’, ces fermes qui élèvent des crocodiles et des alligators (c’est caïman pareil !) où il nourrissait les crocodiles en leur tendant des poulets et autres quartiers de viande avec une perche. Le repas des crocodiles, moment toujours prisé par les estivants qui ont payé la peau des fesses pour visiter. Un jour, pour épater une belle blonde aux yeux bleus et à la poitrine généreuse, (une allemande ?) venue admirer des sacs à main, avant qu’on ne leur mette une poignée, Croc, faisant le dégourdi a voulu donner à manger directement à la main, sans la perche prévue à cet effet. Bonne idée. Question frime, ça le fait bien. Mais . . . Ca ne fait pas trop attention quand ça mange, les crocodiles. (« Attention ! Tu vas faire renverser ton assiette ! »)
Le bestiau a fait un bond*, comme ces animaux savent si bien le faire et lui a arraché un doigt en même temps que le poulet. D’où son surnom : Croc ! Périodiquement il organise une soirée BBQ à la piscine du Palm Court Backpacker Hostel où il récite quelques uns de ses poèmes. Pour lui rendre un petit hommage, en voici un que les amateurs de Rock’n Roll apprécieront. Pour les autres, ça vous fera réviser votre anglais ! Je respecte son manque de ponctuation ; certains poètes français ont aussi écrit ainsi HeroesEvery one has a heroAn idol a super starCould be Janis JOPLIN Jim MORRISONOr HENDRIX with his guitarNow I’ve sat down and wondered whyThese three great people had to dieI’ve shed a tear what can I sayI think to lead the world in rock’n rollFunk and blues punk and soulSome they pay a heavy tollToo big too fast without controlToo many have died on a down hill sideWith back stage needles to ease the rideWith contracts to keepNo time to sleepThe fans don’t see the pain insideThe constant drain on energyBecame too much to handleWith main line barbs and acidThe spoon above the candleThere was the stage collapseThe drug arrest the writing on the wallMore concert tours more drugs and boozeYou gave the world your allAlthough you’ve died you still live onYour fans they still adoreThey will never let you rest in peaceMay you live forever more.Written by Croc –The bastard from the bush –Brendan Boyce Pas mal, non ? Allez ! Encore un autre pour la route ! Je sais très bien que peu d’entre vous feront l’effort de le lire, mais . . . Là, je respecte même les fautes d’orthographe, à moins que ce ne soient des tournures locales, mais mon correcteur d’orthographe ne le sais pas, lui. Alors vous pensez : Moi ! Bluey and the crocBluey was a mate of mineHe’d been around a bitHe used to smoke, he used to drinkAnd to talk some shitHe’d caught the biggest fishHe’d run the fastest raceAnd he’d tell you true yeh black and blueOf truth there was no traceHe’d tell you about the women he’d hadWhen he was in the primeAnd how he’d dodge the husband shotgunAnd out the windows he would climbHe could talk underwater with a moutful of marblesTalk the left right off a chairAnd everybody knew it was rubbishBut Bluey didn’t careHe’d tell you how he thumped the local sergeantFor bashing on the kidJesus Christ was an amateurCompared to the things that Bluey didNow one day down at Daily RiverBluey was fishing for the dayAnd he snagged his lure on a sunken logAnd the lure was there to stayNow Bluey walked down the river bankNot a crocodile in sightBut it wouldn’t the first timeA reptile he’d had to fightWell this croc came out full steam aheadBut Bluey didn’t runThen he whipped him with its two meter tailAnt Bluey went for his gunWell the croc grabbed him mid sectionAnd tossed Old Bluey aboutThen Bluey started talking shitAnd the croc spat Bluey aboutI’ll see you another dayCried Bluey to the crocAnd grabbed his beer and planned his yarnPerched safely high upon a rockWell I an tell the boys I near soiled my pantsOr how I though I was gunna dieI’ll tell the boys there were three big crocsYes, I tell a little lieWhen Bluey reached the local pubThe pub was in a rageA five mile drive from the river to the pubThere were ten crocs by this stageWell I led the crocs a merry danceAnd we wrestle in the sandAnd I reckon I am the bravest manWho ever walked this landThe publican had said it all thatHe’d heard too much to careHe said Bluey if bullshit was worth a centYou’d be a flaming millionaire.Croc Alors ? Ce n’est pas une figure, ce Croc ? Lui aussi il breakfaste à la bière et c’est rare de le croiser sans une cannette à la main. Il enseigne pas mal d’expressions typiquement australiennes, particulièrement imagées, à Dominique ; ça enrichit son vocabulaire. Tu m’étonnes que maintenant il ‘’speak’’ mieux que moi. * : Ils peuvent faire des bonds de 5 mètres, lorsqu’ils sont dans l’eau. A terre, ils sont un peu plus patauds, mais courent quand même plus vite qu’un homme, surtout si celui-ci n’est pas dopé comme un champion olympique.
DARWIN
A l’aéroport maudit. Petite ville un peu plus grande que Katherine Le ‘’Chili backpacker où je loge à mon retour est muni d’un jaccusi bien agréable. C’est aussi un melting pot de d’jeuns de tous continents. L”ANGLAIS J’ai concocté quelques photos d’enseignes, panneaux, affiches qui montrent a quel point l’anglais contient de mots d’origine latine ou même française. Cela relativise la difficulté à l’apprendre ; Mon fils qui a compris ce là en use et abuse.
MES IMPRESSIONS DE L’AUSTRALIE
KANGOUROUS
Ben ! Je n'en ai pas vu ! Il n'y en a pas dans les villes.
J'en ai loupe un aux Katherine Gorge
Et j'aurai pu en voir si j'étais allé un matin au Park national ''Wildlife'', mais on ne peut pas y aller en bus public et le ‘’tour’’ qui y allait ce matin là était complètement ‘’booké’’
Mais je vous ai fait quand même quelques photos.
Et pour me venger, j’en ai mangé et cuisiné. Plutôt meilleur que les poulets insipides qu’ils ont par là. En fait, j’ai compris, ils élèvent des poulets pour les crocodiles et ils vendent aux restos et à ‘’ Woolworth’’ ceux que les bestiaux ne mangent pas.
LA LANGUE D’ABORD : C'est de l'anglais, mais je n'y comprends pas grand chose. Un putain d'accent à couper à la tronçonneuse, et bien affutée en plus, l’outil. Pour vous donner une idée ; Yes, c'est ya You c'est ya aussi How are you ? C’est Hawaya ?
Tout cela d’une voix nasillarde. Etc . . . Dominique mon fiston, après 8 mois ici, ne comprends pas toujours, mais quand même beaucoup mieux que moi.
Et on se plaignait de l’accent de Khaing Oo Maung, le Principal du BHSOH, la ‘’Migrant School’’, que, aidé par le staff de l’association MENGLABA, je pourvois en bénévoles qui y enseignent le français. Et ils sont encore plus difficiles à comprendre le soir après quelques bières.
LA BIERE ENSUITE Qu'est ce qu'ils en boivent ! Et en plus elle n'est pas terrible. Il n'est pas rare, au lever de voir des australiens breakfaster avec des bières Ben ! A la tienne !
LES FILLES ET LES FEMMES Belles et même très belles ou plutôt spectaculaires. Les femmes, plutôt bourges grandes classes ou plouques Les filles en short ou en minijupes comme les ''top models'' russes avec lesquelles je vous avait bassiné lors de mon voyage en TransSiberien (TRIP à l' AIR : http://voyageforum.com/v.f?post=793160 ) Blondes (On se demande inévitablement si la race des grands blonds a vraiment perdu la guerre de 39/45.)
Tu leur dit que tu es français, tu as déjà fait la moitié du chemin, me dit Domi qui, sur ce coup là, a probablement raison. Et beaucoup d'Indonésiennes et de Philippines qui font le nettoyage un peu partout ou sont vendeuses dans les boutiques ou caissières à Coles ou à Woolworth, les ‘’Carouf’’ locaux.
LES ROAD TRAINS De gros ''trucks'' comme dans les films américains, mais avec trois ou quatre semi remorques.
Impressionnants !
LES ROAD SIGN Les panneaux routiers jaunes Je vous en ai fait quelques photos.
C’est une marque de pantalons en plus Je ne suis pas rancunier. Lorsque j’ai effectué ma traversée transsibérienne, justement, j’en avais acheté un avant mon départ : il n’a pas fini le voyage et j’ai du aller – à ma grande honte (tu parles !) - au centre commercial ‘’Rue de la Soie’’ à Beijing pour m’acheter une fausse imitation de copie de simili jean ‘’Lee Cooper’’.
BACKPACKERS Les employés sont souvent des clients auxquels est accordée 1 ristourne + ou - importante ou des Philippines et des Indonésiennes qui font le nettoyage, comme au '' Chili Backpackers", à Darwin.
LE BUSH Pas pire que George Deubeulyou du même nom. Obhama va le remplacer. Et les américains qui croient que des élections vont changer leur vie. Si c’était le cas, il y a longtemps qu’elles seraient interdites.
LA CHAMBRE B7 AU CHILI BACKPACKER Lits superposés 2 mecs qui bossent toute la journée
1 mec qui dort 20 heures sur 24 et ne répond même pas lorsque je lui dis ‘’Good morning !’’ Et moi ! FRUSTRATIONS ET JOIES. Je n’ai pas vu de kangourou, ni de wallaby. Je n’ai pas été ému par les émeus. Pas oppressé par les opossums, Pas arborisé par les Aborigènes, Pas évolué à Darwin, Pas câliné de koala, Et Odile ne s’est pas fait croquer par un alligator : Ça, c’est caïman une bonne chose. Je la refais pour ceux qui n’avaient pas ri la première fois.
Par contre, après presqu’un an de séparation, j’ai passé une dizaine de jours avec mon gamin, et : Ça c’est une véritable bénédiction. Et pourtant on ne s’est trop souvent vu que le matin et le soir. Because ‘’mango packing’’ Et je crois que nous nous comprenons de plus en plus, de mieux en mieux. Je suis émerveillé par le niveau d’anglais qu’il a atteint, nettement meilleur que le mien maintenant. Et il n’a pas encore fini son année d’imprégnation anglostralienne. Faut dire qu’il a mis le paquet, qu’il a bossé dur, qu’il a bien rattrapé son retard scolaire dans cette langue. Oui, il s’en est donné la peine avec les cours intensifs de langue et de langues. Il a même appris un peu de japonais et de mandarin, la langue parlée à Taïwan, dont les ressortissant(e)s sont nombreux à pratiquer le ‘’ Working Holiday’’, et plus si affinité ! Et, plus tard, il veut refaire une année, avec encore des cours intensifs de niveaux plus élevés. Il va friser l’agrégation ! (Non ! Rassures-toi, Mireille, il n’en est pas encore là ! Mais . . .) Maintenant, c’est lui qui m’apprend des mots, des trucs de grammaire, qui me fait réviser les verbes irréguliers. Qui aurait pu dire ça il y a quelques années ? On a fait quelques bons repas ensemble. Des repas que nous avions mijoté, bien sur, car les restos ici . . . Raconté quelques anecdotes. Bu quelques petites bières, dont une dizaine de ‘’Beer Chang’’ qu’il aime bien et que j’avais apportées de Thaïlande. Et que le grand policier ne m’a pas fait jeter. La bière, ça doit être sacré, ici. On a bien discuté. Et je suis reparti.
ON THE ROAD AGAIN SINGAPOUR Je ne vais pas m'étendre sur Singapour que je vous avais présenté dans un précèdent texte. C'est une belle ville, selon nos critères européens, aux larges avenues bien clean, un peu comme Geneve (Suisse) mais sans jet d'eau et sans vue sur le Mont Blanc, et en plus chaus car c’est sur l’équateur. Dans cette ville, il y a des quartiers moins cleans, moins ordonnés. Je vous avais déjà parlé de Little India, le quartier ou je réside dans une petite Guest House familiale : Ali's Nest tenue pourtant par une famille d'origine Chinoise.
Ca permet de voir, de se rendre compte, parfois même un peu trop, de la vie de famille dans cette ville. Elle a probablement le grand mérite de proposer des chambres doubles à 25 ou 27 $ Singapour (soit de 12,5 à 14,5 €) petit dej’ simple compris. Pour ce prix là, dans les autres GH, vous avez un lit dans un dormitory. Le gros problème de cette GH est la surdité de la Grand Mère ; tout le monde crie pour lui parler et elle crie car c'est comme ça qu'elle pense qu'on doit parler ou pour s'entendre elle même, tout simplement. (Ben oui, tiens, puisqu’elle est sourde !) Depuis mon premier passage dans cet établissement, ils ont muni la télé d'un casque afin que la Mamie puisse la regarder et surtout, en fait, l'écouter sans empêcher tout le monde de dormir. Faut pas louper les feuilletons, quand même ! Ali est une mine d'or pour les renseignements à propos de sa ville.
Bref, Little India est un ilot bordelique (peu) organisé dans une ville genre clinique. Il y a des temples magnifiques aux bas reliefs colorés et kitchs comme des BD. Et on peut s'y régaler des mille parfums ou des mille goûts de la cuisine indienne, pour des prix qui n'ont rien à voir avec ceux du célèbre Hôtel Rafles.
Et le marché de ''Little India Arcade''
J'y ai découvert un autre quartier presqu'aussi bordelique : Chinatown. Mais pas le Chinatown conseillé par les guides touristiques, fussent-ils routardisés, mais le Chinatown populaire avec des marchés de vêtements (pas à ma taille, malheureusement) de fruits et légumes, d'épices parfumées et de food centers qui peuvent vous faire goûter toute les cuisines de cet immense pays : La Chine
ROUTE SINGAPOUR TO KUALA LUMPUR
Je prends un bus ! En soit ca n'a rien d'extraordinaire.
On traverse des hectares de palmiers à huile. Et le pullman fait un arrêt pipi dans une station service ‘’Petronas’’, celle des 2 tours jumelles de Kuala Lumpur.
Toujours rien d'extraordinaire.
Je descends donc faire un petit pissou et arrive à ce qui me semble des toilettes. Le symbole de la femme étant un visage de femme voilée et celui de l'homme étant une sorte de bonnet comme en porte certains musulmans ou comme le dôme d'1 mosquée. Je trouve un tantinet étrange, mais je me dis que c'est un petit clin d'œil pour les musulmans, majoritaires ici. Je jette un coup d'œil et comme ce sont bien des WC, j'envisage la besogne. Et je vais arroser le pissodrome. Je vois, en ressortant une paire de godasses qui monte la garde devant un cacatory et soudain un hurluberlu se met à me houspiller en malais, donc je ne m'effraie pas outre mesure, car je ne comprends pas - ou alors peut-être sous la torture, heureusement il ne va pas jusque là - mais je pense quand même avoir commis une bourde. Et une fois sorti de l'édicule clochemerlesque, j'en aperçois un autre avec les symboles normaux. On ne me l'avait jamais faite celle-ci ! Je savais, pour en avoir déjà vu, qu'il y avait souvent des salles de prières pour musulmans, mais des chiottes et des pissotières de prière, sorry, mais je ne connaissais pas. Je ne vois que cette explication.
Jusqu'ou s'arrêteront-ils ! Ca doit être parce que les bus ne s'arrêtent pas longtemps et pour que les fideles puissent prier en faisant leurs besoins. Mais pour faire la prosternation comment font-ils ? En regardant leur boussole, en plus ! Donc les chiottes normales sont réservées en fait pour les infidèles, les mécréants. J'espère que Al Quaïda ne saura rien de ma cagade, c'est le cas de le dire.
Déjà, une fois, en Malaisie ou en Indonésie, dans un pays sans fourchette ni cuiller en tout cas, je mangeais dans un resto dépourvu de couverts pour les non initiés. Et je vous garanti que c'est plus difficile de manger à la main qu'avec des baguettes. Il faut faire une boule avec le riz, la compacter avec la sauce et y glisser un morceau de viande. Pas facile, je vous dis ! Et je ne vous raconte pas les mains poisseuses au bout de trois bouchées. Et, là, j’avais dérogé aux règles de bienséance musulmane. . .
Donc dans un tel resto, un musulman m'a mis une avoinée car j'y mettais allégrement les deux mains, alors qu'il ne faut utiliser que la droite, la gauche étant impure, réservée pour s'essuyer le derrière ou changer de Tampax pour les femmes. Les gauchers et les manchots sont vachement emmerdés, dans ce genre d'endroit. Ils ont intérêt à acheter des ''take away'' et manger à la maison. J'avais répondu à ce brave quidam que moi, mes deux mains étaient impures car je m'essuyais alternativement avec les deux mains selon que le rouleau de papier était à droite ou à gauche. Alors fallait-il que je contracte l'anorexie voire que je meure de faim ? Il était reste coi, quoique . . . il ne devait pas en penser moins sur ce mécréant. Les rencontres du voyage . . .
KUALA LUMPUR A Kuala Lumpur aussi il y a un little India, près de la gare routière de Pudujaya sur Jalan Pudu, avec quelques guest houses aux chambres grande comme des placards et deux ou trois excellents restos indiens, et un Chinatown avec un marche de nuit spécialisé dans les contrefaçons comme le marche aux contrefaçons de Shanghai, le centre commercial ''Rue de la Soie'' à Beijing, le Silom Market à Bangkock. J'en passe et des meilleurs.
BAN KRUT La langue thaïe, s’écrit avec un alphabet thaï, avec des lettres superbement calligraphiées et elle est tonale. Elle peut s’écrire en lettres de notre alphabet, mais de façon intuitive et sans orthographe précise. L’écriture thaïe se compose d’environ 59 lettres plus les signes indiquant les tons, mais il y des lettres thaïes qui correspondent à nos lettres mais d’autres qui sont a mi-chemin entre deux lettres. Par exemple la lettre R est un mélange de R et de L, la lettre T est un mélange de T et de D. Ainsi AROÏ, (bon pour ce qui concerne la nourriture) s’entend parfois ALOÏ et Ban Krut se voit écrit : Ban Krut, Ban Krud, Ban Krood . Les différents livres qui enseignent le thaï de façon phonétique, ont tous des codifications différentes. Pas toujours facile de s’y retrouver. Contrairement à la langue chinoise, qui s’écrit en idéogrammes assez compliqués, qui cependant ont été codifiés pour s’écrire avec les lettres de notre alphabet, phonétiquement certes, mais avec une orthographe bien précise : le pinyin. Je rentre donc au bercail, à Ban Krut, où je loue une petite maison. Celle-ci est un peu éloignée du village et de la superbe plage d’une trentaine de kilomètres, pratiquement déserte, 7 ou 8 kilomètres, ce qui m’oblige à de nombreux trajets en motorbike. En outre la maison est un tantinet rustique : murs simplement crépis et non peints ou tapissés, sol crépi d’un ciment extrêmement lisse et particulièrement glissant lorsqu’on a les pieds mouillés, plafond au dessus des deux chambres seulement, etc . . . En Thaïlande, on se déchausse lorsqu’on pénètre dans un temple, mais aussi dans une maison. Joli symbole où on laisse ‘’la boue du chemin’’ à l’extérieur. Et bonne surprise à mon retour : Une maison, un peu moins rustique (murs peints, sol carrelé, plafonds partout) vient de se libérer et Eid, une masseuse sympa que je connais m’en avise rapidement. Et surtout cette maison qui compte une chambre de plus que celle que je loue actuellement, est située à un peu plus d’un kilomètre du centre ville, de la gare, du marché, de la quincaillerie, et des principaux restaurants.Vu le prix des repas, (entre 20 et 1OO Baths - 50 Baths valant environ 1 €) je mange toujours dans une gargote, un étal, un banc, une noodle shop, une échoppe ou un restaurant, différents des critères français, bien sur. Les normes draconiennes, exigées par les commissaires européens (même pas élus, vive la démocratie !) n’ont pas cours ici.Et je n’ai pas encore entendu parler de personnes ayant attrapé la listériose, la salmonellose, le visou ou la castapiane à cause d’un plat pas frais ou de vaisselle sale.Une petite turista de temps en temps, et encore . . . Et cerises sur le gâteau, elle est au même prix, 30 € par mois et se trouve à environ 100 mètres de la plage, dans une petite ruelle très calme ! ‘’Elle est pas belle, la vie !’’ .oO0Oo. J’espère que je vous ai appris des choses qui vous intéressent, divertis, fait rêver un tantinet et donné l’envie de sortir de votre hexagone et de vos quatre murs, ou au moins fait passer une agréable moment. Amicalmement ! Fernand.
Billet de mauvaise humeur!
Bonjour à tous !
Ne dit-on pas souvent que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ?
De retour d’un voyage dans un pays que volontairement je ne citerai pas, car la discussion se focaliserait alors immédiatement sur ce pays et nous ferait dévier du sujet initial (après quelques années de présence sur VF, je commence à connaître les "ficelles" et essaye dans la mesure du possible d’éviter les pièges !!! ) j’ai encore une fois eu l’occasion de constater que cette loi universelle qui s’applique surtout dans le domaine des sciences s’applique aussi malheureusement (il faut le reconnaître, depuis un petit bout de temps déjà) de plus en plus souvent au monde du voyage et du tourisme !
Quelle est cette loi ?
Le nombre de touristes qu’un pays (ou une ville) accepte (puis-je oser dire au m2 ?) a une influence immédiate et semble t-il irréversible sur :
- Les prix
- L’accueil
- L’honnêteté de ses habitants
- Le paysage naturel ou urbain
Avec pour conséquence (à moyen et long terme) :
- Augmentation considérable du coût de la vie pour les locaux et surtout pour leurs enfants, produisant ainsi l’effet totalement inverse de celui espéré (celui d’améliorer ses conditions de vie)
- Enrichissement rapide d’une seule catégorie de personne (les petits malins qui ont su "flairer" les bonnes affaires et anticiper l’arrivée massive des touristes dans leur pays)
- Apparition de "nouveaux métiers" (parfois totalement inconnus auparavant) tels que : arnaqueurs ou voleurs !
- Apparition même quelquefois d’une certaine forme de mendicité qui n’existait pas avant ! Un comble, non ?
- Apparition quelquefois d’une agressivité envers les étrangers et de xénophobie chez des peuples qui en étaient dépourvus !
- Apparition de corruption
- Epuisement des ressources naturelles, pollution irréversible, bétonnage du paysage, destruction rapide d’écosystèmes fragiles, etc, etc…
J’arrête là cette liste ô combien "non exhaustive", car je vais entrainer tout VF dans la culpabilité et la dépression enrichissant au passage les vendeurs de mouchoirs !!! 😉
Alors quelles sont d’après vous les solutions ?
- Imposer partout des "quotas" de visiteurs ?
- Créer des écoles spécialisées ayant pour but de convenablement "éduquer" (avec test écrit et oral !) les candidats au départ pour un pays à la culture totalement différente de la leur ?
- Ne plus voyager ? (l’horreur suprême !!!)
- Ne plus retourner dans un pays que l’on a aimé de peur de le retrouver complètement défiguré ?
- Ne pas se rendre dans un pays que l’on considère déjà comme "définitivement perdu", de peur d'empirer encore un peu plus la situation ?
- Subir sans broncher ni se révolter ?
Cela fait maintenant plus d’une trentaine d’années que je voyage et j’avoue avoir de plus en plus de mal à supporter ce "grand carnaval" qui semble partout se créer de manière pratiquement universelle sur cette terre !
Et phénoméne nouveau (ayant d'ailleurs motivé ce post): la dégradation semble se produire beaucoup plus rapidement que par le passé !!! 😕😕😕
Par anticipation ! Et uniquement à l’attention des éventuels futurs "modérateurs" :
Si l’on n’expose pas ce type de billet d’humeur sur un forum de voyage, de manière à provoquer un "réveil des consciences" chez certains, où pourrait-on bien le faire ??? 😉
Amicalement
Ne dit-on pas souvent que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ?
De retour d’un voyage dans un pays que volontairement je ne citerai pas, car la discussion se focaliserait alors immédiatement sur ce pays et nous ferait dévier du sujet initial (après quelques années de présence sur VF, je commence à connaître les "ficelles" et essaye dans la mesure du possible d’éviter les pièges !!! ) j’ai encore une fois eu l’occasion de constater que cette loi universelle qui s’applique surtout dans le domaine des sciences s’applique aussi malheureusement (il faut le reconnaître, depuis un petit bout de temps déjà) de plus en plus souvent au monde du voyage et du tourisme !
Quelle est cette loi ?
Le nombre de touristes qu’un pays (ou une ville) accepte (puis-je oser dire au m2 ?) a une influence immédiate et semble t-il irréversible sur :
- Les prix
- L’accueil
- L’honnêteté de ses habitants
- Le paysage naturel ou urbain
Avec pour conséquence (à moyen et long terme) :
- Augmentation considérable du coût de la vie pour les locaux et surtout pour leurs enfants, produisant ainsi l’effet totalement inverse de celui espéré (celui d’améliorer ses conditions de vie)
- Enrichissement rapide d’une seule catégorie de personne (les petits malins qui ont su "flairer" les bonnes affaires et anticiper l’arrivée massive des touristes dans leur pays)
- Apparition de "nouveaux métiers" (parfois totalement inconnus auparavant) tels que : arnaqueurs ou voleurs !
- Apparition même quelquefois d’une certaine forme de mendicité qui n’existait pas avant ! Un comble, non ?
- Apparition quelquefois d’une agressivité envers les étrangers et de xénophobie chez des peuples qui en étaient dépourvus !
- Apparition de corruption
- Epuisement des ressources naturelles, pollution irréversible, bétonnage du paysage, destruction rapide d’écosystèmes fragiles, etc, etc…
J’arrête là cette liste ô combien "non exhaustive", car je vais entrainer tout VF dans la culpabilité et la dépression enrichissant au passage les vendeurs de mouchoirs !!! 😉
Alors quelles sont d’après vous les solutions ?
- Imposer partout des "quotas" de visiteurs ?
- Créer des écoles spécialisées ayant pour but de convenablement "éduquer" (avec test écrit et oral !) les candidats au départ pour un pays à la culture totalement différente de la leur ?
- Ne plus voyager ? (l’horreur suprême !!!)
- Ne plus retourner dans un pays que l’on a aimé de peur de le retrouver complètement défiguré ?
- Ne pas se rendre dans un pays que l’on considère déjà comme "définitivement perdu", de peur d'empirer encore un peu plus la situation ?
- Subir sans broncher ni se révolter ?
Cela fait maintenant plus d’une trentaine d’années que je voyage et j’avoue avoir de plus en plus de mal à supporter ce "grand carnaval" qui semble partout se créer de manière pratiquement universelle sur cette terre !
Et phénoméne nouveau (ayant d'ailleurs motivé ce post): la dégradation semble se produire beaucoup plus rapidement que par le passé !!! 😕😕😕
Par anticipation ! Et uniquement à l’attention des éventuels futurs "modérateurs" :
Si l’on n’expose pas ce type de billet d’humeur sur un forum de voyage, de manière à provoquer un "réveil des consciences" chez certains, où pourrait-on bien le faire ??? 😉
Amicalement
Les GP chez Air France
Bonjour,
Ma fille travail à Air France, je bénéficie donc des billets GP. J'ai vu ceci sur un site
Billet accompagnant:Un quota pour tous ( que l’on soit marié, pacsé, concubin, conjoint) de 4 R1 ou R2 A/R, pour les accompagnants de son choix. Avec comme obligation de voyager avec l’ayant droit, mais la possibilité de le faire en fonction ou en MEP, et utilisables pour 2 personnes maximum, et par voyage.
Comment cela marche ? Puis-je faire voyager n'importe qui avec moi en lui faisant profiter de mon tarif GP ? Et si oui comme obtenir ce billet ? De plus j'ai plus de 60 ans savez vous s'il existe d'autre avantage pour moi ? merci à vous et bon weekend
Billet accompagnant:Un quota pour tous ( que l’on soit marié, pacsé, concubin, conjoint) de 4 R1 ou R2 A/R, pour les accompagnants de son choix. Avec comme obligation de voyager avec l’ayant droit, mais la possibilité de le faire en fonction ou en MEP, et utilisables pour 2 personnes maximum, et par voyage.
Comment cela marche ? Puis-je faire voyager n'importe qui avec moi en lui faisant profiter de mon tarif GP ? Et si oui comme obtenir ce billet ? De plus j'ai plus de 60 ans savez vous s'il existe d'autre avantage pour moi ? merci à vous et bon weekend
Désolée, Madagascar
Je ne suis pas trouillarde quand je pars à l'étranger mais ça y est, la décision est prise, je renonce à me rendre à Madagascar.
Les bandits qui sévissent dans le pays ont déterminé ce choix.
J'ai envie de croire que ça va s'arranger et que ce n'est que partie remise. s'il ne s'agissait que de moi, ça ne serait vraiment pas grave mais je crains que les autochtones soient encore plus pénalisés qu'ils ne le sont actuellement.
En tout cas, merci à toutes celles et ceux qui m'ont aidée dans la préparation du voyage.
Cordialement.
Nat
Les bandits qui sévissent dans le pays ont déterminé ce choix.
J'ai envie de croire que ça va s'arranger et que ce n'est que partie remise. s'il ne s'agissait que de moi, ça ne serait vraiment pas grave mais je crains que les autochtones soient encore plus pénalisés qu'ils ne le sont actuellement.
En tout cas, merci à toutes celles et ceux qui m'ont aidée dans la préparation du voyage.
Cordialement.
Nat
Assedic et voyage en Inde de plusieurs mois
bonjour a tous,
Je pars en inde fin février.Je me suis inscrite au pole emplois la semaine derniere, le probleme c'est que j'aurai du m'inscrire mais plus tard car le prochain rdv est ds 3 mois et je serai deja en inde...!!!, je suis quand meme retournée au pole emplois...et je suis tombée sur un conseiller vraiment sympas qui m'a expliqué qu on avait le droit a 34 jours de congé au pole emplois il m'a donc expliqué que sur mon compte je pouvais marquer que je serai absente 4 jours du 12 au 16 mars(ma date anniversaire assedic est le 14 de chaque mois ou il me fixe dc le rdv)ce qui m'a fait reporté mon rdv...ainsi mon prochain rdv est le 14 avril...et ainsi de suite...jusqu'a ce qu'ils trouvent ca bizarre jer suppose et qu'ils me radient ms j'aurai pu profiter d'au moins 2 mois d'assedics...
Qu'en pensez vous?
J'ai tjrs travaillé comme il se doit et payer mes impots a la france alors pour une fois j'ai envie d'en profites mais pas n importe comment nn plus je pense faire de l humanitaire sur place...
avez vous des conseils??!!
je vous remercie et bon week end a vous...!!!
Belles couleurs du Québec/Pow wow en Ontario/septembre-octobre 2014
Bonjour à tous !
C'est avec beaucoup de retard que je commence ce carnet (automne 2014 quand même !).
Je ne saurais citer tous ceux qui m'ont aidée à construire ce beau voyage, car j'aurais peur d'en oublier. Vous vous reconnaîtrez si vous me lisez.... Merci à vous tous !
Cette fois, c'est à quatre que nous voyagerons, puisqu'une de mes amies rêvait de découvrir le Québec, mais n'osait s'aventurer en "free lance". Et c'est ainsi que nous avons embarqué nos amis pour un magnifique road trip de 28 jours.
- Ce voyage s'est articulé autour de 3 impératifs :
1) Les Belles Couleurs d'automne au Québec (et plus particulièrement en Gaspésie),
2) Un pow wow en Ontario,
3) Les Chutes du Niagara.
Pari gagné, puisque tout était au rendez-vous... Encore que, les Chutes, elles ne risquaient pas de manquer le rendez-vous !😉
- Avion. La traversée de l'Atlantique s'est faite sur Air Canada, qui présentait à l'époque le meilleur tarif, et nous avons pu vérifier que leur classement de "Meilleure Compagnie d'Amérique" l'année précédente n'était pas usurpé.
- Logement. Le choix de l'hébergement s'est porté essentiellement sur des B&B.... Nous dirons ici "Couette et Café" pour rester dans l'ambiance. J'adore cette expression : pas vous ?
-Voiture. Il nous fallait une grande voiture pour tous nos bagages : ce sera une Town and Country flambant neuf louée via Authentic Canada (prix très intéressant) pour le compte de l’agence Avis.
Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Du soleil noir de l’Oregon, aux atolls bleus Polynésiens
Bonjour
Préambule 1 : Cet été 2017 devait être, pour Annie mon épouse et pour moi-même, l'occasion d'un long retour de près de deux mois dans divers archipels de Polynésie (toutes les îles de la Société, les principaux atolls des Tuamotus, auxquels je comptais ajouter la découverte des Iles Marquises, que nous ne connaissons pas). J'avais bien avancé dans la mise au point difficile de ce voyage, et les grandes lignes étaient déjà bien arrêtées.
Oui mais -- -- le soleil a décidé de jouer avec la lune, et une rencontre fortuite des deux astres a été organisée le 21 Aout 2017 au-dessus des USA. L’évènement est d’importance car c’est la première éclipse totale de soleil qui traverse une partie importante des Etats Unis depuis près de 100 ans ; et la suivante de mêmes caractéristiques et de même ampleur ne se produira qu’à la fin du XXI siècle. Il ne fallait donc pas manquer cet évènement exceptionnel. Le voyage fut alors modifié et adapté en conséquence. Nous ferons donc, sur le trajet vers Tahiti, une étape aux USA du 16 au 31 Aout. Mais pour des raisons de disponibilité (et aussi de budget), la partie Marquise a encore une fois les frais de l’opération, et a dû être supprimée (l’occasion d’un prochain voyage ?). Quoi qu'il en soit, nous conservons, Annie et moi, un magnifique souvenir de ce périple original de près de deux mois. J'ai donc décidé d'en laisser une trace sur VF, pour avoir le privilège de pouvoir me le remémorer plus tard en détail, et aussi pour faire rêver ou donner des idées à certains lecteurs.
Préambule 2 : Je ne suis pas fan de la rédaction de carnets de voyage. Mon unique expérience (voir ICI) a démontré que je ne savais pas faire court. Comme je n'ai pas le temps de rédiger un long carnet (il y a tant d'autres choses à faire dans la vie), j'ai finalement décidé : 1/ de détailler comme il se doit (début du carnet) tout ce qui concerne l'éclipse solaire (c'est si rare dans une vie), 2/ de passer beaucoup plus rapidement sur tout le reste du périple. Ce sera alors plutôt une compilation de photos, avec un commentaire explicatif très court (si j'y parviens).
Enfin (pour perdre encore quelques lecteurs), je dois signaler que mon appareil photo de base (un petit compact Panasonic de 180g) m’a très vite lâché, le traitre. Une bonne partie des vues ont donc été réalisées avec mon smartphone ou avec l’IPhone de mon épouse, ou encore avec la caméra Gopro (initialement prévue uniquement pour les vues sous-marines). Cependant les couleurs magiques des Mers du Sud sont tellement étincelantes, que cela ne devrait pas paraitre (ou si peu). J’envisage également d'incorporer occasionnellement des vues pas trop anciennes de mes voyages précédents dans ces régions, quand celles de cette année s'avèreront vraiment trop mauvaises.
Le programme fut donc finalement le suivant (cliquer sur une ligne devrait renvoyer vers le CR de cette étape du voyage, au moins quand l'ensemble du carnet sera rédigé) :
- vol France-LAX-Portland, - visite rapide de Portland, - gorges de la Columbia River, les fameuses cascades, tour du Mt Hood, - éclipse totale du soleil, vécue à seulement 30 mètres de la ligne de centralité, dans le State Park des Painted Hills (zone désertique du Centre-Est de l’Orégon), - Bend ; Smith Rock State Pk (Misery Ridge Loop), - Crater Lake National Park, - Autres cascades en Oregon (Silver Falls State Park trail), - côte de l’Oregon vers le Nord, jusqu’à l’embouchure de la Columbia River, - continuation Nord par la côte de l’Etat de Washington, et ses plages sauvages magnifiques, - Olympic National Park (Forks, Port Angeles), - randonnée sur les pentes du Mont Rainier (boucle Skyline), - retour à Portland, vol vers Los Angeles, pour une journée de transition, avant de prendre le vol AF de nuit vers Tahiti, - Papeete, - île de Moorea, - île de Huahine, - île de Raiatea, avec une journée sur l’île de Tahaa, - une semaine de rêve sur l’île de Maupiti, avec les raies Manta, - île de Bora-Bora, - vol vers l’archipel des Tuamotus, - atoll de Tikeahau, - atoll de Rangiroa, - atoll de Fakarava, - retour à Tahiti, puis vol de retour vers Lyon.
Les vols France-USA-Tahiti ont été réalisés avec Air France (ou son associé KLM). Les trajets intérieurs US vers l'Oregon, ont été réalisés avec SouthWest Airlines. Les transferts en Polynésie ont généralement (une douzaine de vols) été réalisés par les ATR d’Air Tahiti (pass "Iles de la Société/Tuamotu", par Air Tahiti).
Préambule 1 : Cet été 2017 devait être, pour Annie mon épouse et pour moi-même, l'occasion d'un long retour de près de deux mois dans divers archipels de Polynésie (toutes les îles de la Société, les principaux atolls des Tuamotus, auxquels je comptais ajouter la découverte des Iles Marquises, que nous ne connaissons pas). J'avais bien avancé dans la mise au point difficile de ce voyage, et les grandes lignes étaient déjà bien arrêtées.
Oui mais -- -- le soleil a décidé de jouer avec la lune, et une rencontre fortuite des deux astres a été organisée le 21 Aout 2017 au-dessus des USA. L’évènement est d’importance car c’est la première éclipse totale de soleil qui traverse une partie importante des Etats Unis depuis près de 100 ans ; et la suivante de mêmes caractéristiques et de même ampleur ne se produira qu’à la fin du XXI siècle. Il ne fallait donc pas manquer cet évènement exceptionnel. Le voyage fut alors modifié et adapté en conséquence. Nous ferons donc, sur le trajet vers Tahiti, une étape aux USA du 16 au 31 Aout. Mais pour des raisons de disponibilité (et aussi de budget), la partie Marquise a encore une fois les frais de l’opération, et a dû être supprimée (l’occasion d’un prochain voyage ?). Quoi qu'il en soit, nous conservons, Annie et moi, un magnifique souvenir de ce périple original de près de deux mois. J'ai donc décidé d'en laisser une trace sur VF, pour avoir le privilège de pouvoir me le remémorer plus tard en détail, et aussi pour faire rêver ou donner des idées à certains lecteurs.
Préambule 2 : Je ne suis pas fan de la rédaction de carnets de voyage. Mon unique expérience (voir ICI) a démontré que je ne savais pas faire court. Comme je n'ai pas le temps de rédiger un long carnet (il y a tant d'autres choses à faire dans la vie), j'ai finalement décidé : 1/ de détailler comme il se doit (début du carnet) tout ce qui concerne l'éclipse solaire (c'est si rare dans une vie), 2/ de passer beaucoup plus rapidement sur tout le reste du périple. Ce sera alors plutôt une compilation de photos, avec un commentaire explicatif très court (si j'y parviens).
Enfin (pour perdre encore quelques lecteurs), je dois signaler que mon appareil photo de base (un petit compact Panasonic de 180g) m’a très vite lâché, le traitre. Une bonne partie des vues ont donc été réalisées avec mon smartphone ou avec l’IPhone de mon épouse, ou encore avec la caméra Gopro (initialement prévue uniquement pour les vues sous-marines). Cependant les couleurs magiques des Mers du Sud sont tellement étincelantes, que cela ne devrait pas paraitre (ou si peu). J’envisage également d'incorporer occasionnellement des vues pas trop anciennes de mes voyages précédents dans ces régions, quand celles de cette année s'avèreront vraiment trop mauvaises.
Le programme fut donc finalement le suivant (cliquer sur une ligne devrait renvoyer vers le CR de cette étape du voyage, au moins quand l'ensemble du carnet sera rédigé) :
- vol France-LAX-Portland, - visite rapide de Portland, - gorges de la Columbia River, les fameuses cascades, tour du Mt Hood, - éclipse totale du soleil, vécue à seulement 30 mètres de la ligne de centralité, dans le State Park des Painted Hills (zone désertique du Centre-Est de l’Orégon), - Bend ; Smith Rock State Pk (Misery Ridge Loop), - Crater Lake National Park, - Autres cascades en Oregon (Silver Falls State Park trail), - côte de l’Oregon vers le Nord, jusqu’à l’embouchure de la Columbia River, - continuation Nord par la côte de l’Etat de Washington, et ses plages sauvages magnifiques, - Olympic National Park (Forks, Port Angeles), - randonnée sur les pentes du Mont Rainier (boucle Skyline), - retour à Portland, vol vers Los Angeles, pour une journée de transition, avant de prendre le vol AF de nuit vers Tahiti, - Papeete, - île de Moorea, - île de Huahine, - île de Raiatea, avec une journée sur l’île de Tahaa, - une semaine de rêve sur l’île de Maupiti, avec les raies Manta, - île de Bora-Bora, - vol vers l’archipel des Tuamotus, - atoll de Tikeahau, - atoll de Rangiroa, - atoll de Fakarava, - retour à Tahiti, puis vol de retour vers Lyon.
Les vols France-USA-Tahiti ont été réalisés avec Air France (ou son associé KLM). Les trajets intérieurs US vers l'Oregon, ont été réalisés avec SouthWest Airlines. Les transferts en Polynésie ont généralement (une douzaine de vols) été réalisés par les ATR d’Air Tahiti (pass "Iles de la Société/Tuamotu", par Air Tahiti).
Voyage en Iran: organismes de voyage
Bonjour à tous,
Je viens à vous pour avoir des renseignements plutôt généraux, notamment sur des organismes de voyage pour l'Iran: Un a surtout retenu mon attention mais je voulais savoir si il est fiable et si des personnes ont déjà fait le circuit qu'il propose ? Il s'agit de "UPPERSIA" et le circuit proposé est celui-ci : https://www.uppersia.com/Iran-budget-tours/iran-budget-tour-15-days.html J'attend qu'il me recontacte mais je voulais savoir si les billets d'avion était compris et si les guides étaient francophones ou anglophones du coup ? Sinon connaissez-vous d'autres organismes qui organisent ce genre de voyage et non à 2500 euros les deux semaines... J'en suis au début de mes recherches et donc je voulais savoir si je devais porter un voile ? Quelles parties du corps doivent être recouvertes ? Si l'alcool est en vente ou vraiment non autorisé ? et si ma sécurité est vraiment en danger là-bas ? si il y a des arnaques.
Merci d'avance à vous, toutes informations est la bienvenue.
Je viens à vous pour avoir des renseignements plutôt généraux, notamment sur des organismes de voyage pour l'Iran: Un a surtout retenu mon attention mais je voulais savoir si il est fiable et si des personnes ont déjà fait le circuit qu'il propose ? Il s'agit de "UPPERSIA" et le circuit proposé est celui-ci : https://www.uppersia.com/Iran-budget-tours/iran-budget-tour-15-days.html J'attend qu'il me recontacte mais je voulais savoir si les billets d'avion était compris et si les guides étaient francophones ou anglophones du coup ? Sinon connaissez-vous d'autres organismes qui organisent ce genre de voyage et non à 2500 euros les deux semaines... J'en suis au début de mes recherches et donc je voulais savoir si je devais porter un voile ? Quelles parties du corps doivent être recouvertes ? Si l'alcool est en vente ou vraiment non autorisé ? et si ma sécurité est vraiment en danger là-bas ? si il y a des arnaques.
Merci d'avance à vous, toutes informations est la bienvenue.
Tour du monde Costa 2020
Bonjour, j'aimerais faire le tour du monde avec Costa en janvier 2020 mais comme j'envisage ce projet seule , je souhaiterais rencontrer des gens qui ont également l'intention de faire ce voyage ; créer des liens avant de partir me rassurerait et m'encouragerait à m'inscrire car j'ai peur de m'ennuyer notamment les jours en mer. J'ai déjà fait des croisières mais à deux.
Si vous partez seul ou seule, contactez-moi.
Liserons33
Obsessions observées dans le forum "Amérique du Nord"
Après avoir participé pendant quelques années dans ce forum, je suis parfois étonné par quelques questions et sujets qu'on voit très ouvent ici. Typiquement, c'est un post d'un européen et non pas d'un québecois. Donc je crois que c'est une différence culturelle entre l'Europe et L'Amérique du Nord. Par exemple, je ne comprends pas du tout l'obsession avec les couchers de soleil. On en parle très souvent ici. Pareil pour la Route 66 (qui n'existe plus!). Et puis il y a la messe gospel. A mon avis, ce n'est pas du tout une activité touristique.
Il y a aussi l'obsession avec le sales tax qu'il faut payer dans la plupart des états. Et aussi des questions comme "Quand est la période des soldes aux USA?".
Bien sûr, je sais bien qu'un européen probablement trouverait des questions des touristes américains surprenantes aussi.
Il y a aussi l'obsession avec le sales tax qu'il faut payer dans la plupart des états. Et aussi des questions comme "Quand est la période des soldes aux USA?".
Bien sûr, je sais bien qu'un européen probablement trouverait des questions des touristes américains surprenantes aussi.











