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Cubaquoi?
by Richard2003 · 2005-12-07 · 38 replies
CUBAQUOI?

chapitre 1

Vendredi 23 juillet, mon anniversaire de naissance, ma famille et moi partons à l’aventure à Cuba pour 10 jours. Départ de Dorval avec une escale à Toronto pour enfin atterrir à la Havane, tout cela avec un itinéraire prévu qui traverse Matanzas, Cienfuegos, Santa Clara, Sancti-Spiritus et finalement Ciego de avila avec un retour au point de départ 10 jours plus tard. Plus de 900 kilomètres aller/retour de routes mal entretenues, de chaleur intense et de point de rafraîchissement inventé rapidement à l’Américaine ou le bocadito (sandwich) de jambon et fromage est le maître.

Nous aimons tous quelquefois bien sur les tout inclus afin de nous gâter un peu mais à cette 16ième visite au pays de Fidel, nous décidons de faire comme la majorité du temps et de vivre à la Cubaine loin, très loin, très très loin des sites touristiques. Famille oblige puisque je suis l’unique étranger de la famille, mon épouse et mes enfants sont cubains/canadiens.

Nous partons donc à l’aventure, la tête pleine de beaux souvenirs que nous avons conservé dans nos voyages précédents afin de rencontrer la belle-famille cubaine située à 450km de notre point d’arrivée.

Arrivée à la Havane / Cuba 14h25. L’odeur de cette ville m’enivre et me donne des frissons, un mélange de gazoline mal raffinée et d’humidité typique à cette ville me saute au nez. Un douanier intercepte mon épouse et lui demande de se déplacer dans un petit local afin de fouiller sa valise. HOOOOOOO quelle horreur, elle à eu le malheur d’apporter avec elle le vieux playstation de notre fille afin de le donner en cadeau à sa nièce, une merveilleuse jeune fille de 9 ans qui rêve depuis plus de trois mois d’avoir ce jeu inexistant à Cuba et qui en réalité ne vaut pas plus de $40 Can ici. Le douanier lui exige $150us afin de la laisser entrer ce trésor. Les habitués de Cuba savent très bien ou ira cet argent et mon épouse refuse catégoriquement en leur vociférant des insultes et en leur disant qu’elle préfère mieux briser ce jeu devant eux que de payer de montant, puis leur exigeant de conserver le jeu afin qu’il puisse lui être rendu lors de son départ, Ils acceptent et lui font signer un papier.

Pour ma part je suis déjà sorti depuis fort longtemps de l’aéroport avec mon fils et en attendant sa mère, mon fils trépigne d’impatience afin de partir à l’aventure pendant que moi, déjà dans l’ambiance, je suis entrain de siroter un bon Cuba Libre un robustos au bec.Ma fille elle, essai tant bien que mal de controler les sautes d'humeur de sa mère devant les douaniers.

Le spectacle de mon épouse terminé, nous nous dirigeons vers les kiosques de Transtur, Havanautos et les autres afin de louer une voiture pour notre excursion. Pas d’autos de disponibles, oui bien sur il y en a mais à $150us/jour, bien loin des $55 annoncé sur leurs sites internet. Nous décidons donc de prendre un taxi pour séjourné une journée chez une bonne copine à nous situé dans Diez de Octubre/Havane afin de prendre une bonne douche, nous reposer un peu, nous alimenter et rendre visite à la famille de la Havane avant d’entreprendre le jour suivant notre périple de 450km vers l’Est.

Arrivé à la casa de notre amie, elle nous explique comment les choses se sont dégradé depuis notre dernière visite. Plus rien et le peu qu’il reste dans les tiendas en dollars américains sont hors de prix. 15% d’augmentation depuis la ré-ouverture de ces magasins, un vrai coup monté sur le dos des américains nous dit-elle. Septique quelques peu, car il faut toujours en prendre et en laisser ici, nous nous rafraîchissons quelques peu et allons au EL RAPIDO du coin « un genre de fast food toujours à l’Américaine mais à saveur et SERVICE cubain » nous devrions l’appeler EL LENTO parce que le service auquel nous sommes habitués ici dans ce genre de resto est divisé par 10.

Après avoir essayer de trouver une table digne d’un fast food, nous nous résignons et je me dirige enfin vers ce petit serveur chétif qui à l’air d’en avoir plein les bras. Pas de pizza, pas de fromage, seulement des hot-dog me dit-il. Puis il TIRE littéralement les 6 hot-dog dans un four micro-onde passé date et les sort 30 secondes plus tard, « no ketchup y no mustard » et me dit 4 foulas ($4.00), pas cher mais.

Nous commençons donc notre aventure à travers les méandres de ruelles inaccessibles aux automobiles, trous obliges, les détritus nauséabonds en voulez-vous en v’la. Des chicas qui n’ont pas froid au yeux te cruise même si tu est avec ta femme et tes enfants. « Pas de tourisme sexuel à Cuba dit Fidel » ? YEAH….SURE !!!!!!. Une vieille dame de couleur nous fait signe de la main afin de nous aviser d’enlever nos chaînes et nos bagues en or car ici, même les filles qui ont des tresses, se les font arracher de la tête pour être vendu. « .007% de criminalité à Cuba » dit Fidel, YEAH SURE !!!.

Nous arrivons enfin dans la famille habanera de mon épouse. Les plaintes pleuvent, les avertissements, les gémissements aussi. En tout cas ici dans ce quartier le parti de Fidel ne semble pas trop populaire, pourtant à chacun de ces discours des milliers de fans y assistent. Bon, faut en laisser et en prendre ici il paraît et nous repartons nous coucher afin de bien profiter du voyage qui s’annonce demain en Lada pendant plus de 6 heures et qui nous mènera vers l’aventure.

Fatigué de notre journée, nous nous couchons donc 4 dans le seul lit maintenant disponible dans cette casa particular qui, il y a quelques années, était la plus prisée de la Havane. Un vieil air climatisé russe dans le dos et un ventilateur patenté à la Cubaine dans la figure nous nous endormons. Le lendemain matin, nous nous réveillons tous courbaturé et enrhumé, faut pas se plaindre nous avons voulu vivre cette aventure comme les Cubains alors VENCEREMOS ! « Nous vaincrons !» .

Après avoir négocier une partie de la matinée nous trouvons enfin un chauffeur qui saura nous conduire convenablement à destination pour $100.00us. Pas cher, car c’est plus de 5 mois de salaire pour cet ingénieur. Imaginez qu’un millionnaire étranger vous demande de faire le trajet Montréal-Québec deux fois pour 5 mois de salaire et ce, sans vous faire arrêter par la police. J’ignore si vous le feriez mais moi OUI sans hésiter.

La vieille Lada démarre difficilement et nous partons donc, tassé comme des sardines vers un monde meilleur. Une heure c’est déjà passé, nous avons quitté cette Havane polluée au tintamarre incessant et nous pouvons regarder devant en admirant le magnifique paysage bordé de palmiers royaux mais en ne laissant jamais l’autoroute des yeux car il arrive quelques fois qu’elle disparaisse soudainement pour se déplacer à l’extrême droite ou gauche. Chaleur torride, nous pouvons entendre les milliers de cigales qui font un bruit assourdissant. Les petits restos sur le bord de la routes défilent au 100km mais nous avalons la route, nous ne nous arrêtons pas, vite, plus vite, nous désirons ne plus voir de piège à touristes.

À peine venons-nous de quitter la province de Matanzas que nous entrons dans celle de Cienfuegos. Les choses ne semblent pas s’améliorer. Ont peux voir de plus en plus de gens sur le bord de la route vendant quelques oignons ou un fromage sec pour quelques pesos. Ils passent leur journée entière sous ce soleil implacable afin de récolter ce que nous gagnons ici en 30 secondes et souvent rien du tout. Sous chaque ponts surplombants l’autoroute A-1 nous croisons des auto stoppeurs qui brandissent quelques billets de 5 pesos (25 cents) en espérant nous faire saliver mais notre chauffeur aura bientôt les poches pleines et pense déjà à ce qu’il fera avec tout cet argent en oubliant cette fois-ci, ces pauvres compatriotes qui cuisent au soleil. Il faut dire que les Cubains ont le cœur gros comme ça lorsqu’il s’agit de s’entraider entre eux, chose extrêmement rare dans notre monde individualiste.

Maintenant Santa Clara puis Sancti Spiritus, l’autoroute se termine et la voie devient de plus en plus étroite. Maintenant les quelques autos que nous avions croisés auparavant se changent en charrettes avec chevaux, les paysages deviennent de plus en plus beaux, des montagnes, des palmiers et la verdure, que dire de cette verdure si éclatante. Nous pouvons voir un groupe d’hommes étendant le riz sur l’accotement de la route afin de le faire sécher, d’autres travaillant pour le ministère des transport coupent l’herbe sur le terre-plein à l’aide d’une machette et ce, 8 heures par jours pour $12 par mois. Le panorama semble s’améliorer mais les conditions humaines elles, me paraissent se dégrader comparativement à la Havane. C’est peut-être pour cela que les cartes postales cubaines ne nous offres que des images de plages ou de la belle Havane avec ces quartiers de Miramar et de Vedado ou les ambassades ont pignons sur rue.

Il fait chaud, si chaud que nous avons déjà vidé les 4 litres d’eau que nous avions apporté avec nous. Patience nous arriverons bientôt à destination. Nous ralentissons, les policiers guettent tout comme ici mais pas pour les mêmes raisons. Ici il est illégal d’avoir de la langouste ou des crevettes en sa possession, cela n’est réservé que pour les touristes dans les hôtels, illégal aussi tout cubains transportant un étranger, cela n’est exclusif qu’aux taxi ou autobus appartenant à l’état. À notre droite il y en a un qui vient d’être intercepté, j’ignore pourquoi mais son air découragé me laisse supposé que la multa (amende) sera grosse. Mon teint bronzé, mes colliers cubains et mon air décontracté ont sûrement aidé notre chauffeur car ils nous font signe de passer. Roberto (notre chauffeur) soupire, ce qui en dit long.

Nous arrivons enfin dans la province de Ciego de Avila, province de l’ananas ou il n’y a rien à voir et à faire, la preuve c’est que même les guides touristiques disent de passer par-dessus cette destination. Province aussi ou les coupures d’électricité sont les plus fréquentes à Cuba. Il faut dire que le courant électrique est dirigé en majorité vers le Nord dans les Cayos ou, cette région séparé par une digue de 15km est la plus achalandé par les touristes ( Cayo coco, Cayo Guillermo et tout les autres Cayos). C’est pour cette raison que le reste de la province n’a pas de jus car les sites touristiques eux ne manquent jamais de rien et surtout pas de courant, « Socialismo o muerte dit Fidel Castro » YEAH SURE !!!

Enfin après 6 heures de routes nous arrivons enfin dans la famille. Ont étouffe, ça pue, la ruelle ou nous allons vivre pendant la prochaine semaine est jonchée de débris de toutes sortes, des chiens mal nourris courent après un poulet maigrichon en liberté. Les portes entre-ouvertes des maisons défraîchies par le temps laissent entrevoir un stricte minimum, une chaise, une vieille télé russe, des fleurs de plastiques….Bizarre car ce pays nous semble un jardin lorsque nous contemplons les affiches publicitaires. Sur un vieux matelas monté sur 4 pattes de bois servant de lit est assise une bonne amie à nous qui viens à notre rencontre les larmes aux yeux tellement elle est contente de nous revoir après tant de temps. C’est maintenant l’euphorie nous entrons dans la maison avec nos valises, les larmes, les accolades se multiplient, cris de joie ou de délivrance ? nous aurons amplement le temps de le découvrir. Celle qui m’avait gifflé (la belle-mère) lorsque j’avais enlevé son unique fille et ces 2 petits enfants il y a 5 ans pour les amener avec moi au Canada maintenant m’embrasse, me caresse la joue et me regarde les yeux pleins d’eau comme si je venait de la libérer d’un fardeau.

Grosse fiesta ce soir là, toute la famille y était. Le rhum et la bière coulaient à flot. Sur les 42 bières que j’ai acheté je n’ai eu la chance que d’en boire 3, une chance que j’avais caché une bouteille de rhum, de toute manière je n’aurais pas dû en abuser car le jour suivant, la tête m’a explosée lorsqu’à 4 heures du matin le coq de la belle mère m’a cocoricoté dans les oreilles. Encore la, nous avions couché 4 dans le lit, pas d’eau courante et malgré le ventilateur cubain les moustiques se sont mis de la partie, sans compter les mouches. Invité oblige, le lendemain ils ont tué devant moi l’unique valeur de la casa, le cochon, afin de le faire cuire en notre honneur. Pauvre petit porc, s’ils savaient que la viande exposée aux mouches me répugne, j’ai bien vécu des années avec eux dans le passé mais maintenant j’en ai perdu l’habitude. Afin de ne pas les insulter, subtilement j’ai donné le cochon au chat et je me suis bourré de riz.

Cette première journée j’ai rencontré tous mes anciens amis(es). Qué de nuevo amigo ! « Quoi de neuf mon ami ? » rien, nada, luchando siempre ! « rien, nous luttons toujours ! » me disent-ils. La vie semble s’être arrêté dans cette ville depuis mon départ, lorsque l’ont regarde rapidement le panorama d’une petite ville du Québec ont peux y voir du changement, de la construction, des restaurants, mais ici, RIEN, aucun changements, aucune construction et AUCUN restaurants, y’a rien à manger ici. Oui bien sur il y a de quoi s’alimenter mais pas à notre guise et quand ont le désire.

FIN DU PREMIER CHAPITRE
Hôtel Royal Decameron Salinitas (El Salvador)
by Stessy · 2005-09-28 · 111 replies
Bonjour, qui connait ROYAL DECAMERON SALINITAS a El Salvator.Je crois que c`est un nouvel hôtel ! Qui peut m `éclairer ? merci d`avance bye bye Stessy
Bravo Air France
by Thierryangel · 2005-09-05 · 26 replies
Bonjour je rentre juste d une petite semaine de vacvances en Bretagne ou d ailleurs il n a pa plus . J ai pris un vol AIr France au depart de Metz Nancy ou l on est convoque 1h30 avant mais avons du poireaute 1 h de la porte cart l aerogare n ouvre ses portes qu a 5h30 Nous passons au chek in ou l on me donne mes place pour le vol POur le vol Metz Paris et Paris Quimper Nous embarquons sur un ATR 42/72 ou l on ne recevra qu un cafe sans croissant car le four du catering est en panne et vu qu il n y a plus d electricien de permanenece a l aeroport et ben pas de croissant 🙁.Arrivons a Orly ou nous avons 50 mn pour prendre notre correspondance, probleme un monde fou a la fouille 🙁et la on nous appelle deja et le personnel me dit gentillement qu il faut partir plutot de la maison 😏ben oui il ne sait pas que j arrive deja de Metz par un vol Af, nous embarquons a bord d un fokker 100 toujours AF mais faisant parti de l alliance Brit Air, recevrons un cafe (imbuvable)avec une madeleine 😛.Arrivee a Quimper comme convenu, nous nous dirigeons aux bagages mais la probleme nos sacs sont absents 😊;sachant qu il y a d autres avions dans la journee, je vais faire ma declaration ou une hotesse AF me repond nous vous les livrons a la maison 😏😏😏😏ok mais je n ai pas de maison, je pars sur un Greement pour 5 jours de peche au thon et ensuite je reste 3 jours a St Guenole .Gros probleme comment me livrer les bagages a bord du bateau ??????. L hotesse me dit qu au plus tard ce sera vers 21h et au plus tot 16h, je precise que mon avion est arrive a 9h50 😏 rapide chez AF . Je contacte le skipper et me confirme que notre depart est prevu pour 14h30 . Resultat des courses je suis reste sur le quai toute la joiurnee, ais attendu la societe illico presto pour la livraison de mes bagages (etions 2), j ai vu partir mon bateau a 16h30 (et oui le skipper a attendu 2h mais vu que nous n etions pas les seuls, il a du lever l ancre )mes bages furent livres a 20h45 mais tropp tard pour prendre un bateau taxi pour rejoindre notre bateau, donc une nuit a l hotel, deux repas, et le lendemain transfert par bateau (taxi )pour reprandre le court de notre programme . Aucune excuse de la part du service de AF a l aeroport de Quimper simplement entendre dire que cela arrive (pas de chance)et maintenant je suis bon pour ecrire et faire une dmeande d indemnisations 😛 Cordialement
Miles Flying blue non-comptabilisés!
by Mamid · 2005-09-03 · 40 replies
Salut à tous!!

Fin des vacances déjà!!mais bon!!! j'ai donc consulté comme je le fais à mon retour de vacances mon solde de miles chez Airfrance! et là surprise je n'ai qu'un Vol comptabilisé à l'aller (j'en ai effectué 2 c t une escale!) quant au retour rien n'est pris en compte!! je pense attendre un peu car les miles ont parfois du retard (meme si je suis rentré il y a deja 4jrs et que mon depart à eu lieu il y a + d'un mois!) mais j'aimerais savoir si la regularisation peut se faire autrement que par voie postale?( j'ai vu sur le site de flying blue qu'il fallait remplir un formulaire, l'envoyé avec les preuves du vol..) peut on se rendre en agance Airfrance pour reclamer les miles!! AU FAIT J'Ai EFFECUTE MON VOL SUR UNE COMPAGNIE PARTENAIRE "AIREUROPA", AIR FRANCE M A BIEN INDIQUE QUE LES MILES SERAIENT ENTIEREMENT PRIS EN COMPTE MEME AVEC CETTE COMPAGNIE!! Voila merci de votre réponse!! et bonne rentrée à tous!!!!!!
Situation à Sulawesi en Indonésie
by Yann · 2005-08-28 · 43 replies
Bonjour à tous,

Est ce que l'un d'entre vous revient de cette ile Indonésienne ? J'aimerais recueillir quelques infos quant à la situation actuelle, et à l'élaboration d'un itinéraire. merci yann
Bali ou Tunisie?
by Sarge · 2005-07-30 · 99 replies
Bonjour, J'hésite etre la Tunisie ou Bali. Je penche présentement pour Bali malgré ses 20 heures de vol du canada. Merci pour vos informations et surtout votre préférence entre les deux! sarge
l'agréssivité du monde occidental
by Solimann · 2005-03-02 · 137 replies
Bonjour,

J'ai eu l'occasion dans ma vie de visiter pas mal de pays et ce que j'observe c'est la terrible agressivité de l'occident. Les sociétés occidentales veulent imposer aux monde entier leur mode de vie extrêmement réglementé, déshumanisé et veulent réduire les autres cultures à un simple ensemble de folklores.

Connaisez vous une association qui lutte contre ce pouvoir de l'occident, contre ce pouvoir de l'argent, contre ces multinationales, contre la plupart des ONG en oeuvre dans beaucoup de pays qui veulent imposer ce mode de vie unique ?

Merci,
Le mal d'être
by Ren · 2004-09-06 · 27 replies
Est-ce que le mal d'être ne concerne que les occidentaux en général ? Ou est-ce que c'est relatif à tout un chacun ? Les valeurs sont différentes d'un pays à un autre, parfois des fossés énormes semblent contredire, assener la vérité, que sais-je ?

Dans le pub où je travaille, j'ai l'extrême plaisir de rencontrer différentes nationalités tout au long de l'année et il s'avère qu'un jour, j'avais aperçu un vieil homme d'Asie du Sud entré au bar... Nos regards s'étaient croisés furtivement, un sourire éclairait son visage... Visiblement, il voulait me commander à boire au lieu de s'adresser à un de mes collègues... Peut-être parce qu'entre étrangers dans un pays étranger, il y a un lien indescriptible qui noue les esprits... Je me suis dirigée vers lui et je lui ai servi le café qu'il m'avait demandé... Puis, comme si nous nous connaissions depuis longtemps, nous avions conversé... Moi, curieuse d'en apprendre plus sur ses origines et lui sur les miens... Cette personne était Sri-lankaise et organisait des voyages pour les Européens dans son pays.

J'étais en train de négliger mon travail pour boire ses paroles, il me donnait l'impression d'être un vieux sage venu au fin fond des contrées pour me narrer les mystères de ce monde et de ses impressions sur l'Occident, il m'a dit : " Tu sais en Inde, les gens ne peuvent pas se permettre de déprimer... La dépression est un mot qui n'existe quasiment pas dans le vocabulaire indien bien que je constate qu'avec la vitesse à laquelle le monde se développe, il se peut très bien qu'on y passe... "

" Mais pourquoi est-ce que la dépression n'est pas courante en Inde ? "

" Tout simplement parce que les gens sont trop occupés à travailler pour survivre... Ils ont déjà tellement de mal à nourrir leur famille, comment peuvent-ils déprimer ? Se permettent-ils une larme au soir pour se sentir mieux ? Oui, je le crois... Mais se laisser aller avec toutes les responsabilités qui leur incombent, dans quelle force vont-ils y puiser ? Alors, toi... Vis... "

Il m'avait dit ça si soudainement que je ne savais pas quoi y répondre... Le travail me ramenait sur terre, je devais reprendre du service... Je ne l'ai croisé qu'une seule et unique fois... Mais je repense à ce qu'il m'a dit plus d'une fois... Je me remets en question, je doute mais une chose est sûre, cette rencontre m'a bousculée dans ma façon de penser... Il n'y a pas de conclusion, juste une incitation à faire encore plus de rencontres de ce genre...
Vivre sur un bateau
by Grobi · 2004-04-25 · 63 replies
Bonjour a tous,

Ce qui me remplit le coeur de joie, c'est de voyager. C'est etonnant sur vf, hein???

Maintenant quand j'y reflechis un peu, je vois bien d'autres choses qui me font plaisir, mais si on me demande qu'est ce que j'ai envie faire dans ma vie, il y a que "voyage" qui me vient a l'esprit.

C'est grave? C'est bien ici qu'il faut en parler, hein ???

Je suis fou ou bien???🤪😉

La question qui vient alors c'est celle la: Vous en avez peut etre vu des meilleures, mais c'est vraiment ma question personnelle que je me pose a moi meme...

Personnellement.

La question donc, celle qui vient ensuite, la voici:

Comment on fait quand on a envie d'aller partout?😕 C'est con a dire mais j'en suis la.

Si y a quelqu'un qui voit quelque chose a dire, j'ecoute... Ouvert a toute suggestion!!!

Cependant voila ce qui me trotte dans la tete depuis quelque mois et qui m'est apparu comme une qasi-necessite cet apres midi lors d'une ballade en foret. J'habite pres d'un fleuve, ca peu paraitre bete comme ca mais sur un fleuve y a des bateaux qui remontent et des fleuves y en a partout. Hier je bouquinais quelque chose sur l'Alaska et je me suis rendu compte qu'il y a quelques milliers de kilometres ou la cote n'est accessible que par bateau ou hydravion.

Je ne veux pas parler de voyage en hydravion, mais bien en bateau...

Je m'appercois de plus en plus des avantages immenses: Pas d'avion cher qui pollue L'acces (je me demande d'ailleurs dans quelles mesures???) a la plupart des pays (peut etre pas le tibet), et a l'interieur des terres graces aux reseaux fluviales! Pas de loyers(ou du moins que du gardiennage) et le choix (en temps et en lieu) de rester ou pas. La possibilite d'explorer les pays plus a l'interieur des terres avec un point fixe quand meme! Tu peux passer ta vie en voyage et avoir quelques affaires a toi. (En effet apres quatre ans ou ma vie tient dans un sac a dos, il y a toujours plein de choses que tu abandonnes (musique, livre, outils, etc...)) Et surtout le plaisir (et ca je me l'imagine deja si bien que ca fait battre mon p'tit coeur version chiot de six semaines), le plaisir, donc, que dis je ? La jouissance de se reveiller apres quelques semaines ou quelques mois a decouvrir un pays et de te dire qu'est ce que je fais aujourd'hui???

Tiens et si je mettais les voiles pour aller voir ce qui se passe chez le voisin???

Je vais me prendre un petit dej au cafe des pecheurs (qui doit avoir un equivalent dans a peu pres toutes les langues d'ailleurs, excepte le bolivien 😕, a bon entendeur salop) dire au revoir aux potes du port et je largue les ammarres (c'est surement pas la bonne orthographe, faudrait peut etre que je commence par ca😊)

Qu'est ce qu'il y a un peu plus loin?😠

ouhhh les arbres y sont diffrerents!🙂

ouhhh la bas y a plus d'arbres!😮

Ouhh dans le coin ca a l'air marecageux!!! Je me demande a quoi ca ressemble a l'interieur???

Ouhhh Mais dis donc, dis donc, elle a l'air mignonne cette riviere qu'est ce tu penses de passer une nuit ou deux avec nos potes les moustiques???😏

Bref excusez les elucubrations de fin de semaines. La question, la vraie c'est celle-ci:😐

Est ce que certains d'entre vous on fait leur voyage ou plutot on decide de vivre sur un bateau pour avoir leur dose???

Pourriez vous m'ouvrir les yeux, il y a surement des defauts auxquels je n'ai pas pense.😠

Sinon ca coute combien un vingt metres???
Ce qui vous dégoute!
by Ouais · 2004-03-24 · 66 replies
Les coutumes et cultures ne sont pas les memes entre pays ou continents, et je pense que le fait de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles cultures soient le motif de la plupart des personnes sur ce forum. Quand on voyage on est pres a s'attendre a tout le meilleur comme le pire, des joies et des peines, des coups de blues au sourire d'un inconnu dans la rue, au touriste qui se fait une joie de négocier comme un dur en imposant un moins 70% à un commerçant qui vous offre un thé, des plages bondés au campagne decimé, bref on peut s'attendre a tout.

Mais il y a des choses auxquelles on ne peut pas "pardonner", quand une colere monte en nous en voyant des images horribles et qu'on ne peut que contenir sans rien faire..., ou qu'on vous fait faire des choses sans que vous ayait l'envie (containte ou pression), ces choses qui vous dégoutent lors d'un voyage...😕

Je me souviens d'une fois au liban, je sortais du bus et la devant nous il y avait un syrien qui se fesait tabasser par des libannais (a coup de piquets à parasol et de barres de fer), les filcs arrivent et se mettent à le taper aussi, j'ai voulu m'interposer et la un libannais m'a dit: "tu ne vas pas aider un arabe, c'est tous des cons!", j'etais stupefié d'avoir entendu ça!! En plus les libannais sont des arabes mais comme ils le disent si bien: "de classes superieurs"😕.

Cela me restera toujours gravé dans ma tete!!

et vous?
les règles en voyage ( la suite )
by PtiteSophie · 2005-04-01 · 89 replies
Salut

Je voulais rebondir sur le sujet des "trucs de filles", les règles pendant les voyages longs ou très isolés.

Moi je suis partie plusieurs fois dans le bush total, en mission humanitaire.

Je vous passe la honte des poubelles collectives dans une maison avec 9 mecs, où il faut planquer les tampons usagés, qui vont sinon boucher la fosse septique aléatoire ou qui ne se jettent pas décemment dans les latrines sèches.

C'est pas beaucoup mieux avec les serviettes. Bref, je vous passe les détails connus et vraiment pas glamour 😊 si les poubelles collectées pour être brûlées dans le jardin par l'homme de ménage. Bonjour, pour le regarder dans le yeux après les périodes délicates.

En plus, difficile de prendre en continu la pilule : il faut en embarquer pour 1 an, et avec les parasites et la tourista permanente, l'efficacité n'est pas garantie.

Et puis c'est quand même plus sympa pour l'équipe qui t'attend d'apporter des journaux francais, du saucisson, une bonne bouteille et un fromage bien de chez nous que la cargaison de tampons et autres. Socialement, cà ne se discute pas 😉.

Depuis 1 an, je pars juste avec une "mooncup" et je peux confirmer que c'est beaucoup mieux. Aucun déchet gênant, aucune odeur, pas de fuites, même après 8 heures de piste et on ne sent pas la coupelle quand on la porte.

Il faut juste choisir la bonne taille ( c'est expliqué sur le site internet ), prendre le "coup de main" pour la pose, et s'organiser un minimum : prendre une tasse d'eau aux toilettes pour la rincer par ex., et trouver une petite bassine pour la désinfecter une fois la "tempête hormonale" passée. On trouve des bassines en plastique quasiment partout en Afrique. Pour la désinfection, après avoir lavé la coupelle au savon normal, j'utilise des pastilles de chlore ( comme les Aquatabs, ou plus gros ) et après rempage je rince bien et cà roule... Personne ne s'est apercu de ma cuisine perso, alors qu'on vivait dans des conditions de promiscuité assez forte et qu'on habitait tous ensemble, 24h/24, donc pour un voyage "sac à dos", cà me paraît pas mal.

Voilà. J'espère que le p'tit conseil complémentaire pourra être utile à certaines voyageuses qui veulent voyager le sac léger et l'esprit tranquille.

Sophie
Terrorisme en Europe?
by Chegringo · 2010-10-03 · 35 replies
Retiré en Amérique du Sud, je pense me rendre en visite, l'an prochain, en Europe (Espagne, France, Belgique, Suisse...). Que dois-je penser du Terrorisme montant en Europe? Mon voyage en sera-t-il affecté? Me conseillez-vous de voyager en ce temps de crise? Je ne sais que penser? Merci de vos conseils!😕
Voyage de trois-quatre mois à vélo à partir de mai-juin 2014 en Europe de l'Est
by Francmari · 2013-01-20 · 3 replies
Bonjour amis voyageurs,

Nous commençons enfin à programmer notre grand projet 2014 pour nos 30 ans ! Avec des envies de voyage que nous souhaitons vivement concrétiser en nous autorisant plusieurs mois (voire une année) pour partir à la découverte du monde, d'une partie tout du moins. Dans nos envies, nous comptons donc l'europe de l'est et l'amérique latine/centrale. La 1ère partie du voyage qui concerne cette discussion serait l’Europe de l'est et se ferait à vélo à partir de mai-juin 2014. La seconde, l'amérique latine et plutot à pied vers fin 2014-début 2015. Nous avons découvert l'été dernier la Slovénie qui nous a transporté et mis l'eau à la bouche pour ce que pourrait nous révéler l'europe de l'est. Nous pensions donc éventuellement commencer notre route là où nous l'avons laissé en aout dernier. Les pays qui nous attirent d'emblée : l'albanie, la turquie, la bulgarie, la grèce. Est-ce un plan réalisable à vélo ? Quels itinéraires, conseils, idées, difficultés rencontrées pouvez vous nous transmettre ?

Merci par avance de tous vos tuyaux ;)

Marie et François
Combien avez vous payé pour votre pass oneworld 4 continents?
by Sh · 2005-11-05 · 7 replies
Moi j'ai payé pour 18 segments :

tarif hors taxe + taxes aéroport + taxes de sécurité 2400 + 520 + 143 = 3063 euros

Je trouve les taxes aéroport et taxes de sécurité élevées ....

Et vous c ombien avez vous payé ?
Classe de véhicule aux Etats-Unis?
by Gedouard · 2008-02-13 · 9 replies
Bonjour Je vois qu'il y a des vehicules de classe A, B ou C dans les motorhome à louer... Y-a-t-il besoin d'un permis particulier pour ertaines classes ou un permis français classique convient-il pour tous les véhicules ? Merci
Québécois tué à Sosua (31 décembre 2009)
by Dentifrice · 2010-01-04 · 14 replies
Sachant bien que chaque ville, autant Montréal que d'autre, comporte des secteur a risques. Est-ce que quelqu'un aurais plus de détail sur l'endroit ou cela c'est produit, je ne veux pas être égoïste en ce temps triste mais j'y serais a Sosua en février et disons le, cette nouvelle me dérange quelque peu...

Depuis, après quelque recherche, il me semble que Sosua et Boca Chica semble être des secteurs plus a risque en RD, sachant bien que beaucoup de touriste québécois y séjourne durant la période hivernale... Serait-ce un cas isolé???

Est-il encore sécuritaire de se promener dans la ville de sosua près de l'hôtel Casa Marina Reef et espérer ne pas se faire prendre dans un vol qui tourne mal.... Je comprend aussi que ce vol n'était pas dans une zone hôtelière, mais...

Sachant bien que cette nouvelle allait créer une vague de question et de crainte, peut-être y aurait-il quelqu'un qui habite Sosua qui pourrais nous donnez l'heure juste sur cette incident.

Je suis sur que mes partenaires de voyage m'appelleront aujourd'hui et j'aimerais bien avoir quelque chose a leur dire pour les rassurer...

Merci pour votre temps!

Jamaïque: Couleurs tropiques et rythmes reggae
by Jemaflor · 2014-06-03 · 53 replies
D’ouest en est, du nord au sud, des bords de mer jusqu’à l’intérieur de l’île, je vous propose de sillonner quelques routes de la Jamaïque. Une balade visuelle, les photos sont en effet nombreuses tout au long de mon récit de voyage mais la « ballade » est aussi musicale … évidemment, la Jamaïque est le pays du reggae, yeah !

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Atterrissage en douceur sur le tarmac, formalités d’entrée en Jamaïque (trop longues), transfert vers l’hôtel, installation … Enfin, çà y est ! me voilà prêt pour une première promenade dans Montego Bay, une ville de l’Ouest de l’île dont le front de mer se présente comme une importante station balnéaire. Je n’ai à cet instant qu’une envie, me dégourdir les jambes après les dix heures de vol subies depuis Paris et puis surtout l’envie de commencer à découvrir les lieux. J’apprécie toujours les premières impressions de voyage, à peine débarqué, la tête est encore dans son univers familier alors que les yeux observent avec délectation le dépaysement local. La Gloucester avenue longe la côte ainsi qu’un ensemble très hétéroclite, pour ne pas dire anarchique. Des deux côtés de la voie, c’est la même vision : hôtels, boutiques, bars, restaurants … Il faut arriver au Parc de « l’Old Hospital Garden» pour voir la mer. Des palmiers et des fleurs tropicales agrémentent de belle façon ce parfait belvédère sur l’horizon marin. En contre bas, une plage publique, fréquentée par quelques jamaïcains, forme une anse régulière. Certes, le sable blanc n’y est pas ratissé tous les jours comme celui des plages des nombreux hôtels « All Inclusive » des environs mais ce rivage très nature ne manque pas de charme.



C’est vrai que l’on imagine souvent les paysages côtiers tropicaux constamment illuminés d’un soleil généreux mais en cette fin d’après-midi, ce n’est pas vraiment le cas. Cependant ce ciel menaçant apporte un surprenant contraste et enrichie la palette de teintes, un aspect photogénique qui n’est pas pour me déplaire ! La poursuite de la balade me fait passer devant un mini parc aquatique (quelque peu désuet) puis le long d’une autre plage bordée d’un vaste terrain. Des ados l’ont transformé en terrain de foot. Un drible, une passe, une tête … les actions s’enchaînent mêlées d’ordres, de cris et de rires. Aussi bruyants soient-ils, ces footballeurs en herbe n’arrivent pas à couvrir les décibels de l’ambiance sonore des lieux. En effet, la musique est partout, les notes s’échappent des bars, des maisons … les sonos sont poussées à fond, ici on se ne préoccupe pas vraiment de savoir si cela dérange le voisinage ! De toute manière tout le monde en Jamaïque adore la musique, du reggae au dancehall ! Quant aux voitures, leur carrosserie vibre également au rythme des basses … booouumm ! et re-booumm ! Fini le rivage et les plages, la route débouche sur un grand rond-point, le trafic automobile s’intensifie, ici débute un autre aspect de la ville avec le quartier de Downtown. Un environnement urbain moins riant, qui fait hésiter à continuer la promenade, d’autant que le crépuscule approche. L’heure n’est plus idéale pour entre apercevoir cette réalité du quotidien d’une grande partie de la population de cette ville et de ses 85 000 habitants …



C’est ici, à Doctor’s cave beach, que l’aventure touristique de Montego Bay a débuté. Près de cette superbe plage de sable clair, une grotte abrite une source thermale découverte en 1906 sur la propriété d’un certain Docteur Mc Catty. Des eaux aux vertus bienfaisantes … et voilà comment ce rivage est passé du thermalisme au tourisme. La plage est réservée aux clients de l’hôtel du même nom et pour les visiteurs individuels, son accès est payant ! Bon, le gardien ce matin là était sympa, il m’a permis de jeter un œil … le temps de faire quelques photos. -- Changement de lieu et changement d’atmosphère. Nine Mile où nous arrivons est un village perdu au milieu des collines de l’intérieur de l’île. Pour y parvenir il faut emprunter une route tortueuse qui serpente de vallons en vallons et qui n’en finit pas ... 300 à 400 personnes habitent ici, isolées et loin de tout, pourtant c’est dans ce bourg de la paroisse de St Ann qu’est né l’homme le plus célèbre de la Jamaïque : la reggae star mondiale Bob Marley, c’était en février 1945. Le musicien y a passé une partie de son enfance puis y est retourné régulièrement à l’âge adulte. La contemplation de ces paysages de campagne favorisait, paraît-il, son inspiration musicale en tout cas, le coin était beaucoup plus paisible que le bruyant ghetto de Trench Town où il résidait à Kingston.





Dès l’entrée du village, Marley et sa famille sont à l’honneur. Cela commence par Cedella, la propre mère de Bob, c’est elle qui a fait construite cette école pour les enfants de Nine Mile. Bien sûr, la maison où vécu Bob Marley est la principale attraction au centre du village. Certes, elle a beaucoup changé depuis … restaurée, agrandie, décorée et peinturlurée de frais aux couleurs rasta. Un lieu qui se doit de pouvoir accueillir une foule (enfin presque !) de visiteurs. Parmi les admirateurs de passage, il y a les touristes qui ont délaissé pour quelques heures les plages des hôtels du bord de mer et puis il y a les autres, les vrais fans. Ceux-là, on peut les reconnaître, l’air un peu planant et les yeux qui brillent, tant l’émotion est grande lorsqu’ils se retrouvent au milieu de l’univers du grand Bob. C’est sans doute du à l’effet décrit dans le morceau Natural Mystic : « There’s a natural mystic blowing through the air ….. Il y a un vent mystique qui souffle dans l’air, si tu écoutes avec attention à cet instant tu l’entendras …» chantait Marley (1).



Du haut de la terrasse la vue s’étend sur la petite cour de la maison ainsi que sur les alentours. Drapeaux jamaïcain et rasta au vent et portrait géant, adossé au versant de la colline qui fait face, du Ras Tafari, le roi des rois, l’empereur d’Ethiopie Haïlié Sélassié 1er , il est considéré comme le chef divin du Rastafarisme. Pauvres rastas, pauvre Bob, victime du tourisme et des meutes de fans. Rendez-vous compte, dans la maison de Marley on a même construit un bar, oui un bar où l’on sert de l’alcool … alors qu’il faut savoir que les vrais rastas ne boivent pas de boissons alcoolisées, cherchez l’erreur !

Question ambiance sonore, vous vous doutez que la musique est omniprésente chez Bob, avec du reggae, comment pourrait-il en être autrement ?



Un groupe de musiciens accueille les visiteurs, dreadlocks et rythmes reggae, on est maintenant tout à fait dans l’ambiance. Juste à côté, une pièce rassemble plusieurs trophées de la star. Disques d’or, de platine et photos de l’artiste. Les récompenses dédiées à « Legend » l’album le plus vendu sont en bonne place. Une compilation des 10 plus grands tubes de Bob Marley (and the Wailers) : « One love », « Buffalo soldier », « Could you be loved », « Exodus » et j’en passe …. Des chansons d’amour, de fraternité mais aussi des textes militants, et toujours des rythmes reggae …. à écouter en boucle ! Sur ce disque, il y a aussi le célèbre « Is this love … » (2) dans lequel Marley chante « I wanna love you, every day and every night … » dans son « single bed ». Eh bien, ce lit à une place (qu’il partageait donc), on peut le voir ! Là, on entre dans l’intimité de Marley et on se retrouve pris peu à peu dans une vraie spirale de culte de la personnalité ! Comme aussi, lors de la visite de son mausolée, Bob Marley est mort d’un cancer à seulement 36 ans, en mai 1981. Un destin brisé en pleine gloire, cela a certainement amplifié le mythe de la reggae star !





Le mausolée, un lieu de recueillement, assurément, mais pas seulement ! Regardez bien la photo ci-dessus, précisément celle du milieu où l’on voit le fameux mausolée … On aperçoit la silhouette d’un homme en partie caché derrière la végétation. A plusieurs reprises, il faisait des signes aux visiteurs présents, comme s’il avait quelque chose à proposer ? En regardant ce qu’il tenait dans ses mains, j’ai vite compris … c’était de la ganja (marijuana). La ganja fait partie des rites dans le Rastafarisme, elle est de toutes les cérémonies et de bien des soirées ! Cependant, la ganja est officiellement interdite en Jamaïque comme en témoigne cet écriteau placé à l’entrée de la maison de Marley … disons qu’ici, cette mise en garde est vraiment une vaste fumisterie ! C’est peut-être ça qui fait éclater de rire à gorge déployée l’homme sur la photo, à gauche. En fait, Captain Crazy, c’est son surnom, est un des guides des lieux, certainement le plus célèbre … justement pour son rire communicatif. Il a l’habitude de ponctuer chacune de ces phrases par une plaisanterie accompagnée d’un rire de circonstance, saccadé, grave, en un mot : inimitable !



Sur ces pierres peintes en rouge, vert et jaune, Bob Marley aimait, paraît-il, jouer de la guitare. Ce même serait là qu’il aurait composé quelques un de ses morceaux. Bon, on imagine que depuis le temps, les pierres ont été changées ! A force de voir, ici et là, les teintes rasta à grand renfort de peinture brillante, voilà que maintenant je les vois jusque dans la nature environnante. Cette fleur est rouge, les feuilles vertes et une jaune, tiens, mais ce sont les couleurs rasta … Non, non, je n’ai pas fumé !

-- Sur les routes du centre de l’île … en direction du sud.



Traverser l’île du nord au sud nécessite d’emprunter de petites routes sinueuses qui se faufilent entre les collines, de vallons en sommets. Le fond des vallées et quelques versants sont cultivés, bananiers et petits lopins de choux, entre autres cultures. Et par endroits, le long des routes on passe dans de petits hameaux isolés ou seulement devant quelques cases éparpillées. Leurs murs sont couverts de teintes chatoyantes, bleues, vertes ou roses … On comprend vite que les habitants égayent leur cadre de vie simple avec le peu de moyen dont ils disposent.

-- Dans la paroisse St Elizabeth, au pied des Nassau mountains, notre première halte est pour les YS Falls. Un nom on ne peut plus court qui paraît inversement proportionnel à l’importance de ces cascades. Drôle d’appellation ? Un nom dont l’origine proviendrait d’un mot gaélique « wyess », signifiant : enrouler … enfin peut-être, rien ne semble très sûr !



Afin d’atteindre les chutes d’eau, il faut maintenant traverser une immense et superbe propriété agricole. On prend place sur une remorque aménagée avec des bancs, le tracteur démarre. Ici, dans cette ferme on pratique principalement l’élevage, bovins et chevaux de course. Des enclos délimitent des prairies recouvertes d’herbe grasse au joli ton vert. Pour un peu, on se croirait presque dans le bocage normand, sans les pommiers … sur la gauche, le chemin de terre borde un champ de papayers puis de bananiers, nous sommes bien sous les tropiques ! Parlons à présent des cascades, l’intérêt principal du lieu.



Impressionnant est bien l’adjectif qui convient lorsqu’on découvre ces chutes d’eau étagées qui dévalent au milieu d’un environnement luxuriant, une véritable jungle. Les plus téméraires peuvent se prendre pour Jane ou Tarzan, agripper une liane (enfin une corde !) et sauter dans un des bassins situés entre deux cascades, il y a même une tyrolienne pour survoler cette tumultueuse rivière.



Bien entendu, on peut tout simplement admirer le site, les pieds au sec, un escalier et des marches suivent les cascades. Et si l’on n’a pas fait trempette au milieu des tourbillons ni sous les cataractes d’eau … on apprécie, ô combien, le plaisant bassin au bas des YS Falls, je peux en témoigner. L’eau y est bienfaisante, ni chaude ni fraîche et le cadre enchanteur. Une vue plein cadre sur les multiples cascades en fond et tout autour une végétation arborée et fleurie digne d’un des plus beaux jardins tropicaux. --

Sur la route … en direction de la Black River.



Image typique de bord de routes en Jamaïque : un petit abri et un appétissant étalage de fruits locaux, une balance traditionnelle pour la pesée et toujours de sympathiques marchandes qui vendent là leur production locale … les bananes y ont toujours une place de choix. Plus surprenant, cette jamaïcaine voulait aussi nous vendre des crevettes ! -- Ils s’appellent Margaret, Tom ou encore Philippe et la Black River est leur territoire. Non, ce ne sont pas de sympathiques habitants mais … d’impressionnants crocodiles. Ils font l’attraction de cette région sauvage et naturelle, entre marécages, mangrove, fougères géantes et roseaux.



Après avoir embarqué puis passé ce petit port, notre bateau navigue sur un véritable miroir d’eau où se reflète le ciel et quelques nuages épars puis progressivement de petites rides se forment à la surface et ondulent doucement. Sur les rivages, les arbres apparaissent ponctués de formes blanches, comme des fleurs … qui par endroit s’envolent. Ce sont bien sûr des oiseaux au plumage blanc, des aigrettes sans doute. Parmi les arbustes des berges on distingue maintenant un oiseau plus discret, un héron vert. Petite taille, plumage teinte camouflage, seules les pattes orange permettent de le repérer.



A mesure que l’on avance, le cours d’eau se fait plus étroit. Les branches des arbres composent une véritable voûte végétale et les racines aériennes des palétuviers ainsi que les lianes se prolongent et s’unissent avec leurs reflets. Il devient même difficile de différencier les reflets de la réalité, le tableau est absolument magnifique.



Et les crocodiles me direz-vous ? On y arrive ! Le pilote de notre bateau connaît parfaitement ce lieu sauvage ainsi que le territoire de quelques’ uns des 200 à 300 crocodiles qui ont élu domicile dans la Black River. Le bateau ralenti et nous approche doucement d’un de ces imposants spécimens. Un corps gris bleu qui se double d’un reflet sur l’eau et surtout quelle effrayante mâchoire aux dents acérées !





Et si ce crocodile a la bouche grande ouverte ce n’est pas pour nous impressionner ou parce qu’il a une fringale irrésistible ! Non, c’est habituel et l’animal peut rester ainsi, immobile, des heures et des heures durant … c’est leur façon de réguler leur température corporelle interne. Au passage, on peut voir qu’au milieu de cette large gueule, il n’y a pas de langue, c’est ainsi chez les crocodiles.

Au fait, j’ai oublié de vous expliquer pourquoi ce cours d’eau est appelé Black River. Le plus simple serait le fait de trouver ici des eaux sombres voire noires … ce n’est pas le cas. Les eaux de cette rivière sont parfaitement claires mais pas son lit à six mètres de profondeur environ, il est recouvert d’une vase à la teinte très foncée. --

Sur la route … en direction de Negril. Une route ? Enfin presque, plutôt une piste tellement il y a sur cet itinéraire de portions chaotiques parsemées d’ornières, de passages en terre et de flaques. Notre vaillant chauffeur nous fait part d’une de ses blagues favorites … Attention ! Après les nids de poules, il y a les « bassines » remplies d’eau, les baignoires et puis la « piscine » ! Le véhicule semble traverser le gué d’un torrent, au ralenti évidemment. Ballotté et bringuebalé en tout sens, on bénéficie d’un massage (fesses et jambes), c’est gratuit nous dit encore avec humour le conducteur ! Cela a au moins l’avantage de nous éviter de somnoler et nous permet de regarder le paysage défiler : bananiers, cocotiers, cases … et en passant dans le village de Belmont, voilà qu’on reparle de musique et de reggae. Sur le bord de la route, une maison aux couleurs reggae fait honneur à Peter Tosh, un acolyte de Bob Marley, il faisait parti de son groupe à l‘époque des Wailers. Ici repose en paix ce musicien chanteur mort assassiné à Kingston en 1987. C’est vrai qu’avec son titre « Legalize it »(3), la marijuana en l’occurrence, il avait créé la polémique à l’époque.



Suite du récit : Negril, Ocho Rios … message suivant …

Ps : Les morceaux de reggae indiqués par un numéro entre ( ) renvoient à une liste de liens vidéos (You Tube) pour écouter et voir ces chansons. La liste est placée à la fin du dernier volet (le 4 ème) de ce récit de voyage en Jamaïque.
Première rencontre VF 2006 à Montréal: 28 janvier 2006
by ExplorateurC · 2006-01-06 · 60 replies
Bonjour à tous,

Je veux tout d'abord vous souhaiter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année (santé, joie, bonheur, amour, etc.) et plein de beaux projets pour 2006 (et pourquoi pas un voyage).

Pour la prochaine rencontre VF Montréal, je prend la relève de PetitSoleil, Velo2006, SuperMarie, Caroline1|1 et bien d'autres qui ont organisés de belles rencontres en 2005.

Alors que diriez vous d'une rencontre VF en janvier? Cette année, j'ai pris la résolution de faire plein de trucs dehors.

Je pense faire du ski, de la planche à neige, du patin, de la raquette, glisser et pourquoi pas faire un super bonhomme de neige. Il y a également quelques trucs que j'aimerais bien essayer (pêche sous la neige, curling, traîneau à chien, etc.).

Comme première rencontre pour la nouvelle année, voici 3 propositions à Montréal en janvier.

Activité dehors suivi d'un souper à déterminer IglooFest au Vieux-Port de Montréal Samedi 21 janvier
http://www.vieuxportdemontreal.com/activites/details.asp?id=364

OU

La fête des Neiges de Montréal - 2006 au Parc Jean-Drapeau Dimanche le 29 janvier http://www.fetedesneiges.com/fr/

OU

Suggestion d'un bon restaurant

Si vous préférez juste une rencontre au restaurant, voici une bonne suggestion que j'avais discuté avec PetitSoleil lors de notre dernière rencontre. Il s'agit du restaurant "Villa Wellington" qui est probablement un des meilleurs restaurant Péruvien à Montréal. Si vous désirez découvrir un restaurant bon et pas cher, voici une adresse à retenir. Pour un commentaire concernant le restaurant, voir le lien suivant : http://www.concordiafrancais.org/mars2004/mar04_16.htm Villa Wellington 4701, Wellington, Verdun Métro De L’Église; coin 2e avenue Téléphone : (514) 768-0102

Je voulais aussi mentionner, l'invitation de PierreC qui sera à Montréal, les 27 et 28 janvier pour le 30e Festival du film de Banff : http://voyageforum.com/v.f?post=398015;

Finalement, nous avons quelques contraintes de dates pour notre rencontre de janvier. Notre bon ami Philsky ne sera pas là du 8 au 14 janvier et du 22 au 28 janvier.

Il reste maintenant à déterminer la date et l'activité qui vous intéresse le plus. On va se rencontrer en janvier c'est sûr et ça va être super comme d'habitude.

À la prochaine! Carlos
Achat camping car USA puis revente Amérique du sud
by Caseli · 2010-09-09 · 13 replies
Bonjour,

Nous sommes une petite famille, nous venons de poser 8 mois sabbatique de janvier à aout 2011 pour visiter l'amérique du nord, centrale et du sud!

Nous pensons, vu les difficultés pour trouver un camping car en Amérique du Sud, acheter un camping car aux états-unis (vers le sud) descendre en amérique du sud (pendant 5 mois) puis essayer de le revendre en argentine ou brésil vers mai 2011. Est ce qu'il est faisable de vendre un camping car américain en argentine ou brésil ? Savez vous quelles sont les démarches? Nous allons ensuite essayer de remonter en avion au canada pour faire les parcs nationaux et voir si on rachete un camping car ou si on en loue un ou si on finit sous la tente (budget serré oblige).

Si vous avez des infos, merci!! A+ Elise
Comment vivent les Amérindiens aujourd'hui en Amérique du Nord?
by Montreal2007 · 2007-10-24 · 14 replies
Je voudrais, parlez des peuples des premieres nations du Canada....qui vivent aujourd'hui dans notre monde et civilisation...a savoir qu il y a a peu pres 125 000 peuples des premieres nations sur 8 000 000 d 'habitants... au Quebec...sans compter ceux qui ne sont pas repertorie par les affaires des premieres nations du Canada, et les Inuits...la plupart des autochtones c est comme ca qu on les appels ici...viennent de differentes communautes...il ya les ...( Abenaquis, les Mohawks, les Cris, les Inus Montagnais, les Naskapis, Attikameks, les hurons Wendat... )ect...et les inuits plus les Metis.les jeunes sortent de leurs communautes (reserves pour les Quebecois.) et cherchent desesperement du travail en ville pour sortir de l ennuie et de la misere des communaute....Il existe a MOntreal et autres villes des centres d'amitie pour permettre de les rencontrer ou de pouvoir les aiders comme faire du benevolat ( sais ce que j'ai fait)...c 'etait tres enrichissant car cela ma appris a mieux les connaitre dans le context et la triste realite d'aujourd'hui...Il faut savoir qu'ils ont moins de droits que les immigrants ...Que le gouvernement continue a ne pas leur accorder les droits qu 'ils demandent... que dans les communautes du Nord, il ya un grand taut de suicide, chomage, alcool, drogue, diabete, gambler(jeux)ect...les generations actuelles sont perdue la plus part...eyant perdu la culture parfois adopter tres jeune... dans des familles d autres cultures....ayant subis les residents schools(ecoles residenciels... a l'epoque, jusque dans les annes 80...le gouvernement a decide au Canada et au Etats Unies de creer des ecoles residenciels, gerer par des pretes et des bonnes soeurs...pour l aculturations des petits sauvages (comme il les appellais a l 'epoque )et parfois aujourd'hui en guise d'insule....bref...ce programme etait destine a separer les enfants des l'age de cinq ans a leur parents qui travaillais dans les bois...pour les enfermer dans des penssions de l'epoque les obliges a parler une autre langue et oublie leur culture au profis de celle des blancs...ce qui a fait avec les generations des conclusions catastrophique sur les personnes qui survecus a cette periode....les enfants parfois adopter par des meres trop jeunes ne connaissant pas la mour et la securite ont fait que les jeunes indiens d'aujourd'hui sont paumes perdu, ne sachant pas quoi faire avec leur avenir.... si vous avez des questions....bienvenue....

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