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Vivre au Lesotho
Mars 2013, je dis:
"Oui, on va le réaliser ton vieux rêve... "
Avril 2013, on se demande: "Où"? Camberra? Kuala Lumpur? Antananarivo?
Mai 2013, c'est décidé... Ce sera le Lesotho, pour 4 ans! C'est où le Lesotho déjà???
Juin 2013, une petite semaine au Lesotho pour prendre la température du pays (froide en ce mois dejuin) et ancrer cette réalité si évanescente encore (c'est là qu'on va vivre, 4 ans!)
Petit mari nous quitte le 1er septembre 2013 pour prendre ses nouvelles fonctions. Je reste seule en Belgique avec les 3 enfants ( 3, 3 et 6 ans), le temps d'organiser le déménagement, de trouver le bon endroit pour placer mon cheval pendant cette longue absence, de faire adopter le petit chat par Laurette (merci, merci!), de recruter un remplaçant pour mon boulot, de se dire mille fois "mais qu'est ce qu'on a fait? On est fou, avec 3 enfants...".
Le temps des larmes des amis de toujours (on se revoit vite, on ira vous voir, on se parle sur Skype, mettez des photos, donnez des nouvelles!!!!)
Le temps des inquiétudes de la famille et des dernières tentatives de retenue (vous êtes sûrs que ce n'est pas risqué? Tu peux encore faire marche arrière?... )
Le temps passe si vite, nous voilà déjà en décembre. Bruxelles-Paris, Paris-Johannesburg, Johannesburg-Maseru! Presque 24h de voyage.
Lesotho, nous voilà!

Avril 2013, on se demande: "Où"? Camberra? Kuala Lumpur? Antananarivo?
Mai 2013, c'est décidé... Ce sera le Lesotho, pour 4 ans! C'est où le Lesotho déjà???
Juin 2013, une petite semaine au Lesotho pour prendre la température du pays (froide en ce mois dejuin) et ancrer cette réalité si évanescente encore (c'est là qu'on va vivre, 4 ans!)
Petit mari nous quitte le 1er septembre 2013 pour prendre ses nouvelles fonctions. Je reste seule en Belgique avec les 3 enfants ( 3, 3 et 6 ans), le temps d'organiser le déménagement, de trouver le bon endroit pour placer mon cheval pendant cette longue absence, de faire adopter le petit chat par Laurette (merci, merci!), de recruter un remplaçant pour mon boulot, de se dire mille fois "mais qu'est ce qu'on a fait? On est fou, avec 3 enfants...".
Le temps des larmes des amis de toujours (on se revoit vite, on ira vous voir, on se parle sur Skype, mettez des photos, donnez des nouvelles!!!!)
Le temps des inquiétudes de la famille et des dernières tentatives de retenue (vous êtes sûrs que ce n'est pas risqué? Tu peux encore faire marche arrière?... )
Le temps passe si vite, nous voilà déjà en décembre. Bruxelles-Paris, Paris-Johannesburg, Johannesburg-Maseru! Presque 24h de voyage.
Lesotho, nous voilà!

West USA 2014 – Là où vous n'aviez pas pensé aller
Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
Pour suivre :
2 - Channel Island NP – Anacapa http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354
3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377
4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338
5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419
6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723
7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622
8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733
9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757
10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376
11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685
12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883
13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852
14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801
15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882
16 Bishop Paiute Pow Wow
17 Bishop Paiute Pow Wow suite
Vidéos danses du pow wow
Vidéos danses du pow wow femmes
18 Passage en terre connue
19 En route vers les roches rouges
Toroweap, le grand fossé
Un grand "Cedar Breaks"
Dans la foule du Strip
Ghost Town pour cars de touristes
Chez Batman
Mon classement des 34 parcs
Mon classement de 22 National Monuments
Mon classement des State Parks que je connais
Mon classement des "divers"

La carte des points visités
Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier
Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.

Notre voiture cette année.
Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.

Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.
Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.
Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP
La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.
Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.

Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.
Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.
Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.

La carte selon Google map.
La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.

Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.

Spécimen d'un habitant peu recommandable.

Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.

Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.

Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.

Entraînement de beach-volley sur la plage.
Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.
Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !
Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.

Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.
La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.

Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.
-- A suivre – Anacapa
Réservation obligatoire pour visa gabonais en 2014?
Bonjour !
Les messages que j'ai trouvés sur le sujet sont un peu anciens...Alors je me permets de reposer la question aux récents voyageurs : "La réservation d'hôtel est-elle toujours obligatoire pour obtenir un visa pour le Gabon ? sachant que je ferai cette demande au consulat à Kinshasa (RDC). J'entrerai au Gabon par voie terrestre, frontière entre le Congo Brazzaville et le Gabon.
Je précise que pour entrer au Congo Brazzaville on me demande de posséder le visa d'entrée dans le pays suivant qui est, dons mon cas, le Gabon. Mon billet de retour en France partant de Douala (cameroun)
Tout ça est bien compliqué...je désespère...
La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Le Maroc pour les nuls!
Bonjour a tous,
Je rentre d'un voyage de trois mois en camion amménagé au Maroc. Durant les préparatifs de mon voyage j'avais lu un trés grand nombre de "bétises" au sujet de ce pays et j'aimerai a présent remettre un maximum de choses a leurs place. J'avais moi meme un trés gros a priori sur le Maroc et m'attendais au pire.
J'ai l'habitute de faire part de mes expériences de voyage pour qu'elles puissent servir pour les suivants, mais pour le Maroc j'ai envie d'en faire un peu plus. Je vais tenter de rassembler un maximum d'infos pratiques sur le Maroc, d'exprimer mon ressenti pendant et aprés le voyage, de détruire les mauvais "on dit" qui ruinent la réputation de ce pays et d'expliquer pourquoi "on" en pense du mal.
Tout d'abord un exemple frapant "d'aneries" que l'on entend sur VF: Voici le lien vers ma premiere discution voyage forum ou je voulais me renseigner sur le Maroc pour préparer mon road trip de 2010-2011.Ce post m'a fait retarder mon voyage de trois ans.
===> http://voyageforum.com/...rite-maroc-d3861576/ <===
Un autre exemple de discution peu constructive avec de belles affirmations bien fausses (bien entendu pas tout) http://voyageforum.com/...amping-car-d3788684/
Bon des comme sa y'en a des milliers, désolé sa tombe sur celle la...
On pourra aussi trouver des informations oficielles qui paraissent alarmantes comme sur le site d'informations aux touristes Canadiens qui nous explique que le Maroc est un pays de térroristes ou les enlevements ne sont pas rares et ou il est dangeureux de se faire offrir de la nourriture.... http://voyage.gc.ca/destinations/marocQUI SUIS JE???? Je suis un jeune homme de 28ans, je voyage seul avec mon mercedes sprinter 216cdi, non 4X4. J'ai passé trois mois au Maroc de Fevrier a Mai 2014. EN AUCUN CAS JE PRETEND AVOIR TUT COMPRIS SUR LE MAROC, c'est mon premier passage dans ce pays qui est compliqué de part sont histoire ancienne ou récente, sa taille et son éclectisme.Il est possible qu'il y ai des erreurs d'interprétations dans le texte qui va suivre et j'espere ne pas etre jugé (ou insulté) pour une phrase mal tournée, une mauvaise analise ou si je dis une connerie. Je n'ai clairement pas exploré tout le Maroc, et les informations données ne sont pas valables pour le Sahara occidental.
Je ne suis pas un touriste mais un voyageur: Le touriste voit ce qu'il est venu voir, le voyageur voit ce qu'il y a a voir....
J'adapte le plus souvent mon mode de vie au pays dans lequel je voyage, j'essais d'apprendre la langue, de manger local, de vivre avec les locaux, de comprendre leur mode de vie, d'avoir un maximum de bonnes expériences, de rammener avec moi des bonnes idées...
Je voyage depuis 6 ans et j'aime éviter les endroits trop "classiques", ainsi je fréquente rarement les villes équipées d'un aéroport international qui sont des déverssoirs a touristes tous frais et faciles a berner.Aprés de longues hésitations je desciderais de ne pas me rendre au "désert" (surpeuplé) et je n'irais pas a Agadir ni a Marrakech.
Je suis passionné de montagnes et connais bien les pyrénnées que j'ai tréverssées plusieures fois.
2004==>15 jours de voyage organisé en Egypte (17 ans) 2008==> deux mois sur l'ile de la Réunion, hebergé chez un homme qui y vit depuis dix ans. 2009==> Road trip des parcs nationaux d'Espagne (compagnion Voyage forum) 2010==> Tour de la Corse et de la Sardaigne (Compagnions voyage forum) ==> Traversée des Pyrénnées a pied en autonomie (trois semaines) 2011==> Traversée des Pyrénnées et des Alpes jusqu'en Suisse 2012==> Un mois dans le nord de l'italie en Camion 2013==> Trois mois road trip tour de la mer adriatique en camion ( Slovenie, Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie) 2014==> SDF depuis Janvier, un mois en Espagne, trois au Maroc, un mois au Portugal, prépare un trip sportif de trois mois dans les Pyrénnées et les Alpes (Alpi, rando, canyons, escalade)
J'aimerais si possible que ce post soit complété par les gens qui savent! Tout au long du texte je poserais quelques questions auquelles je n'ai pas les réponses.ETAT D'ESPRIT A LA FIN DU SEJOURJ'ai été émmerveillé par mon séjour au Maroc.Je quitte le pays ravi, heureux, j'ai rencontré beaucoup de gens.Dans l'ensemble j'ai été plus qu'agréablement surprit sur a peu prés tous les sujets. La lecture des forums et mes quelques recherches m'avaient préparées au pire pour le Maroc. C'est au final un pays sûr, acceuillant, enrichissant, agréable, ensoleillé, varié... La plupart des gens se méprennent completement sur le Maroc, se laissent berner par ce qu'ils voient sur les cartes postales. NON le Maroc ce n'est pas que des dunes de sables et l'ACMI et les talibans ne sont pas majoritaires. Quand j'ai dit a mon entourage que j'allais au Maroc ils n'ont pas compris... Mais que va tu faire la bas? y'a que du sable et des chameaux!!!!!? (oui je sais des dromadaires) Ouvrez donc une carte du Maroc et contemplez la taille du désert, il est ridicule. Le Maroc est donc un pays particulierement montagneux trés agréable pour qui aime les gros tas de cailloux.
Les gens sont chaleureux dans l'ensemble, il vous sera facile de faire de belles rencontres, de découvrir vite et beaucoup. Le Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie, de culture, de climat suivant la région ou l'on se trouve.
On pourrais croire en lisant cet article que beaucoup de choses sont mal ou vont mal au Maroc mais c'est bien le contraire. Mon article parait trés péssimiste mais je trouvais important de mettre l'accent sur les difficultées ou les choses surprenantes. JE SUIS REVENU CHANGé DE MON VOYAGE AU MAROC COMME AUCUN AUTRE VOYAGE.J'Y REPARTIRAIS DéS L'ANNEE PROCHAINE.JE SUIS TOMBé AMOUREUX.SENSIBILITé DE CHACUNSJe pense qu'un voyage au Maroc peut etre ressentit de maniere trés trés différentes par deux personnes. Je ne conseille pas le Maroc comme premier voyage, meme si j'ai rencontré des jeunes qui quittaient pour la premiere fois la maison des parents et qui passaient de trés bons moments au Maroc. C'est un pays exigeant, vous serez souvent solicités, la solitude est rare pour les gens comme moi qui ne fréquentent pas les hotels, vous serez rarement seuls. Ce qui pour certains ne seront que des petites solicitations seront vécues commes de réelles agréssions pour des esprits plus faibles ou seulement si c'est pas le bon jour. Toujours on vous arretera pour entamer la discution, vous proposer d'acheter tel ou tel objet, de venir voir dans telle maison ou boutique, on vous posera des questions sur votre vie(souvent les memes ce qui peut etre lassant quand c'est a 1OOemme fois de la journée)ON M'AVAIS DIT QUE...... Au Maroc il n'y a que du sable et des chameaux ==> FAUXLe Maroc est un pays particulierement Montagneux avec quatres grandes chaines de montagnes. Le rif au nord le long de la mediterannée, que je ne connais pas mais qui est trés beau et idéal pour les randonnées. Le moyen atlas, froid en hiver, recouvert de lacs et de forets, un lieu grandiose a ne pas manquer. Le haut Atlas avec des pics a plus de 4000m , térrain de jeux idéal et tellement beau. L'anti atlas, beaucoup plus arride, ou il devient difficile de trouver de l'eau, les chemins sont moins biens tracés, les treks seuls de plusieurs jours deviennent de vraies missions. Entre le haut atlas et le Sahara c'est l'Hammada qui dommine: un désert de roches a perte de vue percé de quelques oasis et palmeraies.L'animal le plus présent est bien le DROMADAIRE et non le chameau. Surprise j'ai croisé des dromadaires dans les montagnes a 3000m d'altitude parfois, ce n'est donc pas un animal que l'on croise seulement dans le désert. Au Maroc il n'y a pas de femmes dans la rue et elles sont toutes voilées ==> FauxJ'ai été extremement surpris de la diversité culturelle de ce pays.J'ai été frappé a mon entrée dans le pays par l'occidentalisation massive qu'on subit les villes du Nord comme Tétouan.Les couples se montrent et s'enlassent librement, sa se bécotte sur les bancs publiques, les plages sont recouvertes de parasols qui abritent des couplent qui roucoulent a la tombée de la nuit a la lumiere d'une bougie.( Trés vrai dans les cités balnéaires du Nord, totalement faux dans d'autres région)
Des groupes de jeunes femmes dans la rue, clairement pas toutes voilées.LES GRANDES DIFFERENCESLe Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie et de culture suivant la région ou l'on se trouve.J'ai été surpris de constater de telles disparitées. On pourra ainsi croiser des gens trés pauvres, parfois exploités qui vivent dans des conditions difficiles, tout en croisant le meme jour des marocains roulant dans de magnifiques 4X4 hors de prix.Les Marocains qui ont de l'argent ne sont pas majoritaires mais on les voit bien notement dans les zones comme Oukaimeden, Ourika, Ifrane.Le week end les zones touristiques dites chics sont envahies par les "riches" marocains.J'en profiterais a ce moment pour dire que les commercants Marocains préferent les touristes étranger aux touristes Marocains qui selon leur dires sont bruillants, difficiles en négociation, rarement respectueux du lieu...(Peu etre les touristes occidentaux sont mieux pour les affaires?)
Sur le point de vue religieux vous pourrez rencontrer des gens trés pratiquants d'autres pas du tout praticants. Je n'ai jamais rencontré de personnes insistantes au sujet de la religion, jamais on a éssayé de me convaincre que Allah est meilleur que les autres.Il est en revanche délicat de se revendiquer athé(e).Les Marocains auront du mal a comprendre que vous ne croyez en rien, vous etes alors un etre perdu.On vous demandera a l'ocasion si vous croyez vous aussi a un dieu unique, il vaut mieux répondre oui pour éviter une complexe discution.
Les femmes, Ha! les femmes...J'aime le coté mystérieux du voile. Suivant les régions vous pourrez etre confronté a tout.Des jeunes femmes sans voile au coté de femmes entierement camoufflées en ville.Des régions isolées ou toutes les femmes portent un voile, fuient votre regard, s'ennervent si vous avez le malheur de leur dire bonjour(Ait Mansour). Dans la région d'imilchil pourtant trés reculée on pourra constater la surprenante présence de femmes au térrasses des café avec les hommes...J'ai aussi été recu dans des familles ou j'ai mangé seul avec les hommes et ou les femmes etaient apelées pour débarasser ou nous ammener le thé, déroutant. J'ai tout aussi bien assisté a des moments de complicité en public meme dans les coins reculés ou les femmes chamaillaient gentillement leurs hommes en se moquant d'eux en public pour telle ou telle raison.L'HYPOCRISIE AU MAROC (sujet qui fache...) Aie aie aie! comment exprimer mes idées sans choquer? Au Maroc c'est bien connu, on est pratiquant, on ne se drogue pas, on ne consomme pas d'alcool, on ne couche pas avant le mariage.... Tout du moins on fait bonne figure devant la famille....
J'ai rencontré trés peu de monde vraiment pratiquant, j'ai meme rencontré des gens qui exprimaient leur dégout de la religion ou du pouvoir.J'ai rencontré des jeunes des villes avec des idées a l'occidentale, qui ont des groupes de musiques qui dénoncent ce qui va de travers dans le pays.
L'alcool est de consomation courante! Partout vous trouverez des bouteilles de verres cassées dans les forets et dérriere les maisons.Vous croiserez souvent des rassemblements de voitures de gens qui viennent picoler a la tombée de la nuit dans un lieu(lieux a éviter d'ailleur a cause de la police qui patrouille), qui restent une heure ou deux puis s'en vont. Peu de temps aprés un patrouille de police passera vérifier que personne ne reste la.Sa se fait a la vue et au su de tous mais on "se voile" la face.Trés fréquement on pourra vous demander si vous avez de l'alcool a partager, si vous pouvez payer le parking avec des bieres, si vous avez du whisky a vendre. L'alcool est distillé un peu partout en clandestin, ils font de la Mariah, alcool de dattes ou de figues plutot trés fort et rarement bon.Le principe consiste a aller acheter de la Mariah et de boire cul sec chacuns sont tour dans le meme verre jusqu'a la fin de la bouteille. Atention!! J'ai rencontré peu de Marocains qui savent boire! Et pourtant j'ai eu l'ocasion de partager nombre d'apéros, parfois meme avec des hommes en uniforme....!!!!
La consomation de drogue est asser forte, il est fréquent de rencontrer des gens plus ou moins jeunes qui fumment. En ville vous détecterais parfois dans le sillage d'un homme ditubant des relents chimiques qui correspondent a la colle ou autres produit que la personne sniffe a longeur de journée.Ces gens sont rarements méchants mais trés trés lourds si ils vous abordent.Il est casiment imposible de comprendre se qu'ils vous disent, d'éviter la pluie de postillons et la discution fini souvent par dégénerer. A Tétouan j'ai fait la rencontre d'une femme trés pauvre, maman d'un gamin de un an et enceinte de 8mois qui sniffait de la colle devant moi.Choquant.
La prostitution! Hé bhé celle la j'y avait pas pensé avant d'aller au Maroc!!! Elle se présente sous plusieurs formes. D'un coté on pourra trouver dans certaines villes (Marrakech pour celles que sa interesse) de jeunes hommes marocains qui proposent leurs services aux Europeenes de la quarantaine et plus.... Dans la région de Azrou et d'ain leu au moment de me garer sur des parkings de trés charmantes jeunes femmes(18-20ans) sont venues me proposer de venir faire un tour dans mon camion ou "qu'on aille ensemble". J'ai dans une autre région été hébergé chez un homme trés pratiquant que l'on voyait toujours a la priere mais qui recevait une ou deux jeunes femmes a l'ocasion.Le gel durex play qui trainait a l'entrée de sa chambre devait donc servir a sa!!
Et la j'enchaine naturellement sur les propositions de mariages , qui pour moi, quand elles sont annoncées par la famille s'apparentent a de la prostitution.(Peu etre que je n'ai ici pas bien compris les coutumes du pays??)Si vous etes un homme seul, de tout age, on vous proposera souvent de vous marier.Des exemples valent parfois mieux que de longues explications.Dans la vallée derriere Ourika en direction d'oukaimeden deux jeunes femmes seules que j'ai a peine croisées ont immédiatement demandées aux retraités avec qui j'etais alors si je voulais me marrier. Dans la région de taliouine une femme avec quatre filles chez qui j'etais pour boire le thé ma proposé de choisir "celle que je voulais", "meme celle la la plus jeune si tu veux"(12 ou 13 ans).Erf "mais j'ai trente ans moi!!" , "c'est pas grave".... Je me suis retrouvé une ou deux fois dans des situations trés génantes chez des familles ou les gens insistent devant la fille: "elle regarde elle est belle, épouse la!!"
J'ai en revanche rencontré nombre de couples mixtes, marriés par amour qui vivaient de grand moment de sincérité et de complicités. Il ne faut pas penser en mal chaque fois que vous voyez un couple mixte.LE TROC AU MAROCLa sujet trés interessant!! Des commercants vous proposerons souvent de troquer plutot que d'acheter quand vous expliquez que vous ne voulez pas rentrer dans la boutique car vous n'avez pas d'argent.C'est souvent une maniere détournée d'entamer les négociations sur un article mais a la fin on vous demandera souvent de rajouter un peu d'argent finalement. Mais le troc est un réel art de vivre au Maroc qui se pratique plus ou moins suivant les régions (dificile de faire du troc avec un commercant dans la médina de Fes) En revanche sa sera une solution magique dans beaucoup de cas. Le troc évite souvent de longues négociations des prix.
Au Maroc des objets obsoletes chez nous ont toujours de la valeur, ainsi si vous avez de la place voila une liste ce choses qui pourronts etres échangés voir revendus. Tout ce qui est vieil électonique a beaucoup de chance de trouver preneur.Vieille hifi, radios réveils (peuvent etres donnés car beaucoup de gens dans les montagnes écoutent la radio sur des postes a bout de force), tous types de téléphones portables sont trés recherchés, les TV gros cul, les téléphones fixes type duo ou trio que l'on avait chez nous il y a pas si longtemps que sa. Les vélos. Les pneux et tout type de pieces de voiture ( attention les douanes aiment pas sa) Les outils, Vieil électroportatif. Tout objet aillant un rapport avec le FC Barcelone ou Madrid, les Marocains adorant le foot( de simples cartes postales de Barcelone peuvent faire un super cadeau pour un pti d'une famille sympa) Les vetements, chaussures. On aura une préférence pour les vetements chaud car le Maroc est un pays froid (oui vous avez bien lu).De simples bleu de travail sont géniaux a troquer(on nous les donnes en Europe)"Le Maroc est un pays froid ou le soleil est chaud"
Attention aux propositions de troc contre de l'alcool ou du shit, vous allez vous retrouver dans des galleres...CHOSES DIFFICILES A TROUVER AU MAROCIl y a enormement de choses de la vie courante Francaise que l'on ne trouve au Maroc, voici quelques exemples. Le Tabac a rouler!!!! (Trés difficile a trouver et pas bon) Le fromage meme si c'est trouvable dans certaines régions.Pour les Marocains le fromage c'est en fait la vache qui rit que l'on trouve jusqu'au fin fond du pays. (Au Maroc fromage=vache qui rit) Des planches... Les cartes de rando! .........Dans les grandes surfaces type Marjane il est possible de trouver des produits a base de porc.J'imagine que cela s'adresse aux étrangers résidents au Maroc pour une longue période ou aux touristes accros qui ne peuvent s'en passer.Les prix sont surrement élevés.LES CHIENS \TRAITEMENT DES ANIMAUXSe n'est surement pas une légende vu que beaucoup de monde met en garde contre les dangeureuses meutes de chiens qui attaquent les touristes pour les dévorer.... Je n'ai de mon coté jamais rencontré de chiens méchants au Maroc.Tous les animaux ont particulierement peur de l'homme qui les maltraite a coup de batons et de pierres. Les chiens dangeureux sont immédiatement tués par la population.Si vous campez en sauvage vous aurez partout des chiens qui viennent trainer a distance de pierres autour de vous, la plupart sont trés craintifs et adorables. Ils veulent seulement vos restes de nouriture et ces chiens restent parfois toute la nuit a surveiller le camion ou votre campement contre un petit bout de pain.J'en ai eu jusqu'a six ou sept avec moi pendant quelques jours a certains endroits. Dans tous les cas au moindre doute le seul fait de se pencher pour ramasser un cailloux les fera fuir (il y a des cailloux partout au Maroc), si sur un sentier vous croisez une bete douteuse, prenez une pierre et foncez, vous n'aurez pas de problemes. Il est tout de meme probable de rencontrer des chiens sauvages en meute qui peuvent etres agréssifs. A savoir, le chien n'est pas considéré comme un animal de compagnie car dans la religion musulmane il est interdit de séjour a l'interieur de la maison.
Pour les amoureux des animaux, le Maroc sera peu etre une épreuve. J'ai vu des enfants lancer de gros galets sur "leurs" chiens pour s'amuser.Les anes sont batés de facons hasardeuses et ont de vilaines bléssures, on les fait avancer a grand coup de baton et de pierres dans les pattes.Rares sont les animaux en bonne santé et le concept d'animaux de compagnie n'existe pas.Ceux qui ont un chien ou un ane, c'est un outil, pas un animal.Les moutons sont chargés sur des anes ou des galeries de camions sans ménagement, le pire a voir etant le moment ou il faut balancer les moutons de la gallerie pour les faire descendre....
On évitera a tout prix toute attractions touristiques incluant des animaux!!!!! Les serpents que l'on vous met sur l'épaule ou qui dansent sur de la flute ont les crochets arrachés a la pince multiprise.Les singes sont maltraités et extremements malheureux, les dromadaires "a photos" sont parqués la nuits dans des sous sols de maisons et passent la journée attachés a un piquet sur un parking! Ces animaux sont rarements en bonne santé et, en dehors des dromadaires, meurent en quelques mois et sont remplacés.Ils renforcent le braconage (singes et serpents). Alors oui on va me dire qu'il faut bien que ces gens vivent, qu'ils ont que l'exploitation des animaux pour survivre.A vous de voir. Gardez en tete que ce singe que vous prenez en photo est extrait de sa foret natale pour passer sa vie a monter sur les épaules des touristes et prendre des coups de batons jusqu'a que mort s'en suive. En trois mois au Maroc les animaux bien traités que j'ai vu et qui recevaient de l'amour se comptent sur les doigts d'une main.
Je ne peux pas parler des dromadaires promenes couillons du désert ou je ne suis pas allé mais je présume que leur existance n'est pas plus heureuse biens qu'ils sont surement un peu mieux traités car de leur santé dépend les revenus de leurs proprios.LE HAMMAMC'est une expérience a ne pas rater au Maroc!!!!Vous DEVEZ aller au Hammam! On demmandera dans les petites villes a se faire indiquer le Hammam traditionnel(==> demandez le Hammam bildi).Evitez les hammams a touristes des hotels et compagnies qui pratiquent des prix abusés et qui vont souvent avec le pack massage et bien etre.Un coup a se ruiner. Le Hammam coute entre 10 et 12DH.Parfois un ou deux DH plus cher pour les femmes qui y restent plus longtemps et utilisent donc plus d'eau. Rendez vous au hammam avec un petit cabas ou sac a dos contenant une serviette, des sous vetements de rechange, vos affaires de toilette et pour les mieux équipés votre savon noir et votre gant de crin.Ces deux derniers sont toujours en vente au hammam meme ou a l'épicerie d'en face.On les trouve au moins cher au souk. A l'entrée du hammam il y a un guichet pour payer et un vestiaire ou vous vous déshabillez(gardez le slip) et laissez votre sac.Aucun probleme de sécurité ou de vol dans les sacs, il en va de la réputation du hammam, et le guichetier veille. Prenez un ou deux seaux et une coupelle, entrez dans les salles du hammam.Vous trouverez des robinets d'eau chaude et d'autre d'eau froide, faite votre mélange, trouvez un endroit qui vous convient, nettoyez le en y vidant un seau d'eau froide, asseyez vous et observez comment font les autres qui rentrent et copiez les. On évitera le hammam un jeudi soir ou un vendredi matin, moments de grandes affluences avant la grande priere du vendredi. N'avez pas peur de l'inconnu.Je suis allé la premiere fois au hammam sans aucune information, les gens rigolent un peu en vous voyant chercher les robinets ou parce que vous etes un peu perdu mais l'ambiance est trés sympa, toujours quelqu'un vous aidera si vous avez un doute, on vous montrera comment faire. Souvent un homme se proposera pour vous aider a vous laver le dos, acceptez si vous etes sur que l'homme est aussi un client et qu'il est dans le hammam depuis un bon moment comme vous, sinon il se peux que sa soit un employé du hammam qui vous facturera le massage! Si un client vient vous proposer de vous laver le dos attendez vous a un gommage rigoureux et parfois un peu rapeux, proposez lui la meme en échange.C'est tout a fait naturel pour les gens seuls de s'entre aider. J'ai été impréssionné par les "massages payants" qui s'apparentent a des étirements extremement vigoureux ou le client est alongé au sol et que le "tortionnaire" le pli dans tous les sens et lui tire sur les membres... Vous trouverez toujours a l'entrée du hammam des toilettes, et souvent des lavabos pour se raser. Vous pouvez y faire tout ce que vous faites dans votre salle de bain classique mais ici la salle de bain est collective.
Coté femmes le rituel est le meme.Les filles emportent souvent en plus un petit carré de lino ou le tabouret a se mettre sous les fesses pour éviter mycoses et problemes de se genre.Les femmes sont en culotte ou nues.Les enfants de moins de 7 ans vont avec les femmes.C'est un des rare lieux de liberté sans hommes ou elles peuvent dire se qu'elles veulent, sa papote, sa fait beaucoup de bruit, sa chante et sa danse si vous avez de la chance.Au dire des copines, un pur moment de bonheur a ne rater sous aucuns pretexte. Les femmes restent deux a trois heures au Hammam.
On notera tout de meme que le Hammam est un des drames écologique du Maroc.La consommation de bois est impréssionante sans parler des quelques 5000l d'eau par jour et par Hammam.LE STOP AU MAROCL'autostop est une pratique courante au Maroc.La majorité de la population ne possede pas de voiture personelle.Les autostoppeurs se concentrent a la sortie des villes et des villages et indiquent la direction qu'ils souhaitent prendre du bout de l'index.J'ai pris un trés grand nombre d'autostopeurs pendant mon séjour (une grosse centaine) sans jamais avoir un seul soucis.Je pense qu'il n'y a aucuns dangers dans la pratique.C'est souvent une occasion de faire de trés belles rencontres et d'avoir des discutions interessantes quand c'est possible. On evitera de prendre des autostopeurs dans le rif car ils voudrons forcement vous ammener a la ferme acheter du kif et qu'ils peuvent éventuellement en transporter.On évite de prendre les gens qui marchent en sens inversse et qui changent de sens en vous voyant arriver(attrape touristes).On se méfiera des autostoppeurs sur la route du tizi'n test qui est un endroit connu de faux autostoppeurs qui attendent le touriste pour le ramener a la boutique de tapis du cousin.On se méfiera des gens en panne au bord de la route et qui vous demandent de les déposer a un endroit (souvent on vous ammene chez un cousin qui vend des tapis).On ne prend jamais des enfants en stop(moins de 15ans environ).Si un groupe d'ados fait du stop et que vous vous arretez ils voudrons tous monter, meme si ils sont dix... J'ai pris énormement d'adolescents en stop qui se déplacent le vendredi et dimanche aprés midi pour aller ou rentrer de l'internat.Certains font parfois 100km pour aller a l'école. Partout et souvent au milieu de nulle part vous aurez un vieu qui déboule au bord de la route pour aller au village suivant. Les autostoppeurs sont toujours trés respectueux, ne touchent a rien dans le camion, vous apprennent des choses, vous indiquent les bonnes routes.N'ayez pas peur de prendre les gens, ce sont de bonnes expériences. Les autostoppeurs ne sont pas des filous, meme si vous ne savez pas vraiment ou vous etes ils vous indiquerons la bonne route avant de descendre si ils partent de l'autre coté a un croisement.Ils pourraient en profiter pour se faire ammener jusqu'a leur village mais jamais un autostopeur ne m'a mentis.J'ai souvent eu des remerciements chaleureux.A l'ocasion(surtout quand vous prenez un couple) l'homme vous proposera un petit billet équivalent au prix du taxi, que j'ai toujours refusé, en revanche on m'a trés souvent laissé des fruits et des légumes ou des herbes pour le thé.Une bonne occasion de découvrir des choses. J'ai une fois ou deux pris des femmes seules en stop, sans problemes.LA POLICE, LES CONTROLES ROUTIERSDés vos premiers km vous serez surpris par la trés forte présence policiere sur les routes Marocaines. A presque toute les entrées de villes et de villages, et parfois meme au milieu de nulle part vous tomberez sur un check point de la police.ATENTION ceux ci sont presque a tous les coups équipés d'un radar: une grosse jumelle sur trépied mais la vitesse ne reste pas inscrite a l'interieur comme en France pour que le policier vous prouve votre infraction. La police est souvent trés bien cachée dans les buissons, souvent sur les terre pleins centraux.
Aux entrées de villes et de villages il s'agit souvent d'un simple control au facies.Les flics disposent des plots et des herses au milieu de la route.Arretez vous au niveau du panneau stop police et attendez que l'on vous fasse signe d'avancer.Dans le cas des panneaux "ralentir gendarmerie" passez au pas.On vous fera la plupart du temps signe d'avancer et de filer. Si la police entame la discution avec vous c'est souvent une franche partie de rigolade.Ils veulent savoir si vous allez bien, si vous aimez le Maroc, ou vous allez, si c'est la premiere fois que vous venez....Sur les dizaines de controles que j'ai subit en trois mois, jamais on ne m'a demandé mes papiers (sauf six fois en 50km au alentours de Tanger le premier jour!!) JAMAIS je dis bien jamais un policier ne m'a demandé de l'argent! La corruption est faible dans le nord du Maroc et vous n'avez pas besoin de sortir un billet a chaque fois que vous vous faites arreté.J'ai rencontré des idiots qui distribuais leur billets a chaque control, c'est vous le propleme!!!!! Une fois je suis tombé sur un policier tatillon qui m'a demandé les papiers, puis les gilets et les triangles, puis l'extincteur... Dépité de voir que j'avais tout il a fini par me demandé directement si j'avais pas un paquet de cigarette a lui donner.Surpris je lui ai ris au nez et je suis parti, sans autres soucis.
Astuce si vous etes préssé: Il y a deux type de policiers au controles, ceux qui vous demandent les papiers et qui restent a coté de vous (incorruptibles) et ceux qui vous demandent les papiers et qui s'éloignent un peu pour vous laisser le temps de glisser un billet.50 dh dans la carte grise et vous repartez tout de suite, mais a quoi bon? On a le temps en vacance non???
AIE!!! On vous annonce que vous avez été prix en eccés de vitesse, et c'est une histoire qui va vous couter un peu cher... Surtout on ne s'énerve pas!!! Meme si on est sur que l'on etait pas en eccés de vitesse, on explique que l'on a un limitateur de vitesse, ou que l'on avait la vitesse du GPS sous les yeux et qu'il doit y avoir une érreur.On tente de faire rigoler le flic en lui disant que les allemands leurs ont vendu des radars défectueux....En prenant le temps de discuter il y a toujours moyen de s'en sortir sans payer.Une bouteille peux souvent vous faire éviter une amende a plusieurs centaines de Dh. Une amie s'est fait arrétée deux fois en eccés de vitesse.Les deux fois elle est repartie sans rien payer ni rien donner. Il suffit d'etre sympa, de ne pas avoir peur de perdre beaucoup de temps, d'expliquer que vous avez pas une tunes (difficile avec un CC a 100 000 boules), de dire que c'est la fin des vacances et que vous etes sur vos derniers DH donc que vous pouvez pas payer, dire que vous avez pas de carte bleue.Avec de l'imagination et le sourire sa passe souvent bien. Dans tous les cas au Maroc on respecte TOUJOURS a limite de vitesse!!!! Sa évite beaucoup de problemes!! 40km\h a l'approche des villes et des ronds points trés important!!! Oubliez pas la police est partout!!
Les marocains ont peur de la police qui les traite de facon arbitraire.Un controle de police est souvent un moment fastidieu pour un Marocain, bien plus que pour un touriste.Y'a qu'a voir la tete des Marocains quand un flic leur demmande de se ranger sur le coté... On voit bien qu'ils redoutent de se faire accuser d'une infraction qu'ils n'ont pas commise et que sa va etre la galere.
Pas vu de filles dans la police, et vous??BOITES MAILS PIRATEES!!Durant tout mon séjour au Maroc ma boite mails a subit de trés nombreuses attaques et SPAM.Si vous vous connectez depuis des spots wifi vous recevrez tous les jours des tentatives d'hameconages qui consistent a tenter de récupérer vos codes d'acces et données personnelles.Méfiez vous particulierement de tous les expéditeurs inconnus et de toutes demandes originales.La technique classique etant un mail ressemblant en tous point a ceux oficiels (hotmail, votre banque....)vous annoncant que votre compte va etre périmé ou que pour des raisons de sécurité vous devez inscrire ou modifier votre code personnel.Méfiance!!COMMENT SE RENDRE AU MAROC???Les Ferrys:
Il est possible qu'il y ai un interet a faire la traversée un vendredi, notement le retour (Dimanche Marocain) afin d'avoir moins de monde a la douane.
Plusieures possibilitées existent pour passer au Maroc:
Departs: Barcelone Sète Algeciras
Arrivée: Tanger Med Ceuta
Tanger Med est le tout nouveau port de Tanger, il est situé 22km de la ville.
Je suis entré par Tanger et ressorti par ceutat et je ne saurait dire quelle douane j'ai préféré.
Pour info:
1\Achat billet et chargement dans bateau douane comprise a Algésira m'a pris 20min.Douanier espagnols, pas de fouille. 2\Douane marocaine a Tanger m'a pris trois heures, Pas de fouille mais c'est trés mal organisé et on nous ballade.
3\Passage maroc\ceuta, 20min de papiers avec les douaniers marocain et une rapide recherche de clandestin par les espagnols 4\Achat billet et chargement dans bateau a Ceuta ma pris 1 grosse heure de fouille par plusieurs barrages des douanes espagnoles.
ATENTION a la conduite a Ceuta!!La c'est des malades pour de vrai!J'ai failli avoir plusieurs accrochages, c'est mal foutu, on comprend rien ou on va, c'est mal indiqué et sa conduit mal. Amen!
Pour mon prochain voyage je passerai par ceuta a l'aller et au retour sa m'a tout de meme paru plus simple. Je pense aussi que dans la majorité des cas la sortie du territoire est plus aisée que l'entrée.
A l'arrivée dans le port de Tanger Med:
1\Si vous etes en camping car pas de soucis, des agents vous feront suivre les autres campings car vers les portiques de la douane.(plus précisement a droite au rond point)
2\Si vous etes en fourgon sans fenetres vous allez etres dirrigés vers le parking des "importations" et la c'est le bordel pour s'en sortir.Tout faire pour suivre un camping car.Revendiquez direct que vous etes un simple touriste si sa se voit pas franchement a votre véhicule.
3\Si vous etes en voiture pas de soucis on vous guidera au bon endroit(sauf si vous avez 400kg d'affaires sur le toit)POUR RENTRER AU MAROC, QUELS PAPIERS???Pour entrer sur le territoire Marocain il vous faudra présenter a la douane un passeport valable 6mois et 3 mois aprés la sortie.Le sujet a été maintes fois débatu ici et ailleur.Moi je ne traversserai pas l'espagne avec juste ma carte d'identité, peu de chance de passer la douane meme si sa se fesait avant et qu'il doit toujours y avoir moyen en bataillant un bon coup.
Et la bagnole alors? Une fois sur le sol Marocain a la sortie du port, a la douane:
recuperez dés le premier guichet le papier d'importation de véhicule==>demandez le!!!! on vous laisse passer sans vous le donner et aprés c'est le Bor..l!!! Ce papier est bel et bien gratuit mais des gens viendrons vous le proposer pour quelques Dh bien avant le guichet pretextant que sa fait gagner du temps.Ne vous inquietez pas du temps vous allez en avoir.Ce papier c'est le fameux d16Ter.
Remplissez ce papier pas facilement déchiffrable.Finalement j'ai demandé de l'aide a un de ces fameux vendeur de papier et lui ai filé une clope.(Radin!)
On retiendra qu'un camping car peux rester sur le térritoire 6mois et qu'une voiture ou un camion sans fenetre ne pourra rester que trois mois par an de facon continue ou non.
Petite QUESTION: si je passe trois mois avec mon véhicule (camion sans fenetres!!!!!!) au Maroc de janvier a fin mars et que je reviens avec le meme véhicule en mai, vont'il s'en appercevoir? Comment ceci est controlé? vont-il me bloquer l'entrée au térritoire? (au pire je prend ma scie sauteuse et un hublot de machine a laver et j'ouvre une fenetre devant le bureau de douane :D )
Voici le lien officiel qui explique tout: http://www.douane.gov.ma/...ouane.gov.ma/d16ter/
Pour les campingcaristes prenez soin de vérifier la date limite de sortie que l'on vous écrit sur le papier a l'entrée au Maroc. Le delais doit etre de six mois.Ainsi pour les CC désirant rester plus de trois mois ils devrons faire renouveler leur autorisation d'entrée.Pas celle du CC, celle des humains!
ATENTION!!! quand vous quittez le Maroc on vous donne un des exemplaire du formulaire d'importation du véhicule avec la date de SORTIE du territoire. Si vous revenez au Maroc avec le meme véhicule je vous conseille de revenir avec ce papier.Il peut arriver que la sortie de votre véhicule ne soit pas enregistrée informatiquement et vous vous retrouvez donc a vouloir rentrer au Maroc avec un véhicule qui pour les douaniers n'en ai jamais sorti.Situation bordelique.Donc gardez vos papier d'importation\exportation dans votre véhicule!
QUE PEUT ON IMPORTER\ EXPORTER LEGALEMENT AU MAROC ET EN QUELLES QUANTITE???Les importations douaniere, lien des choseorter 400g de tabac ou 200cigarettes, 1litre de vin et 1litre d'alcool fort.
Je vous invite a chercher quelques posts sur le sujet si vous avez l'intention de rammener en europe de gros objets comme des tapis ou de vous les faire envoyer en europe. Pensez aux droits de douanes.
douane.gouv.fr douane.gouv.ma
QUESTION(bete): Peut-on importer du porc en masse? Je suis rentré avec une caisse de 20kg de paté, jambon , saucisses... Qu'auraient dit les douaniers si ils avaient vu sa?LES CHOSES BONNES A SAVOIRLe prix du gazoil est fixe dans toutes les stations de la plus petite a la plus grande.La qualité du Gazoil est bonne(tout du moins correcte), j'ai meme été surpris parfois par ma plus faible consommation au Maroc que en Europe.Six mois aprés mon retour je n'ai constaté aucuns soucis sur le camion.
Obtenir de l'argent au Maroc, Le change, les retraits: (fevrier, Mars 2014)
Les retraits en devises coutent généralement autour de 3%, et les frais sont souvent plafonnés autour de 3 ou 4 euros par retraits. Les paiements par carte (quand c'est possible) coutent généralement autour de 3% aussi et les frais sont plafonnés entre 6 et 10 euros par paiement. Tout ceci dépend évidement de votre banque Les frais de changes sont autour de 3% (taux internet=>11,27 \ taux western 10,95 ==0,32dh par euro ==> 3,2% ) HUMMMMMMM j'ai un doute sur mon calcul...
QUESTION: POUR VOUS QUEL EST LA MEILLEURE ATTITUDE A ADOPTER AVEC L'ARGENT? QUOI UTILISER??
Donc le mieux est de retirer de grosses sommes au distributeurs auto, le probleme c'est que moi je n'aime pas engager ma carte dans ces machines la a l'étranger, si elle est avalée, c'est partie les galeres!!! Au passage on ne retire jamais de l'argent une veille de week end ou de jour férier, on fait en sorte que la banque soit ouverte, au cas ou.... J'ai donc retiré mon argent en France avant de partir et suis parti avec une envelloppe de liquide.J'ai pratiqué le change dans les bureaux Western union a quelques occasions, Mais la meilleure chose a été tout simplement dés le début du voyage de rencontrer des Marocains aisés qui vont en voyage en Europe et qui aivaient besoin d'euros.On a fait le change entre nous au taux internet et hop dans le cul les banques!!!!
Au moment de l'achat du billet de ferry en Espagne on vous proposera surement de vous faire une peu de change, sa m'a paru surprenant quand on sait que l'importation et l'exportation de devises Marocaine est interdite.De plus je soupsonne le taux de change d'etre trés mauvais.
QUESTION: Que se passe t'il si la douane vous surprend avec 10 000dh dans votre véhicule au moment de rentrer dans le pays?? Est ce que sa les interesse vraiment de chercher sa? Est ce qu'il arrive tout simplement que des vehicules de touristes soient fouillées en profondeur?
Taux internet ==>11,27dh pour 1euro (debut Mars)2014 Taux bureau de change port Tanger ==>10,94dh pour 1euro (18 fevrier) Taux western union et banques par la suite ==>10,96 a 11dh 1euro (Avril, mai )
Dés votre sortie du port vous trouverez des bureaux de change, souvent dans des préfabriqués.Je pense qu'il vaut mieux y changer une petite somme et chercher mieux ailleur.MARRAKECH==> Arnakech!!!!!!??A lala!!! Marrakech trés trés vaste sujet de discorde entre foromeur! Ceux qui ont adorés, ceux qui ont détestés
Dans l'esprit de la plupart des gens, Maroc = Marrakech. Franchement, si vous voulez vivre une expérience autentique, évitez Marrakech. C'est le repaire à touristes style Club Med, et vous serez considérés comme une vache à lait. Si vous voulez voir une belle médina, celle de Fès la ville sainte aux centaines de mosquées et bourrée d'artisans (cuir, etc...) est suffisante. Vous avez vu une médina, vous les avez toutes vues. Exception faite peut-être de l'image d'Epinal de la place Djema el-Fna à la nuit tombante (à Marrakech, donc), qui peut valoir le coup si vous êtes prêt à subir les assauts incessants des rabatteurs.
On trouvera tout de meme de trés nombreux posts sur VF de gens qui ont adorés Marrakesh, qui y ont vécu des expériences extraordinaires, qui ont sus explorer la médina et découvrir ses trésors cachés.OU ET COMENT TROUVER DE L'ALCOOLL'alcool se trouve en vente libre au Maroc notement dans les grandes surfaces Marjane meme si régulierement on nous annonce que Marjane retire définitivement l'alcool de ses rayons. (Intox?, Pub déguisée?) Dans ces grandes surfaces vous trouverez un rayon spécial alcool avec sa caisse réservée ou les bouteilles seront dissimulées dans des sacs plastiques noirs. L'acool y est cher, comme partout au Maroc. Une bouteille bas de gamme de vin vous coutera au minimum 5euros et les premiers prix "buvables" en wiskies, vodka et rhum sera de 20euros. De plus dans toutes les villes moyennes vous trouverez en vous renseignant de petites superettes spécial alcool aux prix similaires. L'alcool n'est donc pas dificile a trouver au Maroc. Dans les endroits isolés il y a toujours quelqu'un qui connait un plan pour aller chercher de la Marhia chez un particulier. Vous pouvez tomber sur un super apéro ou sur une super galere...... On notera tout de meme que la consomation d'alcool peux éventuellement choquer au Maroc et qu'il sera convenable de cacher un minimum les bouteilles en évitant de les laisser posées sur la table et a la vue de tous. Cela vous évitera en plus d'avoir d'éventuels profiteurs qui viennent se greffer a l'apéro. J'ai souvent vu des shibanis peu respectueux etalant leurs bouteilles de vin sur la table devant le CC ou ne pas etre discret en allant aux poubelles)
Au niveau du vin rouge j'ai apprécié le boulaouane et le val d'argan.Juste comme sa en passant.TELEPHONE, INTERNETIl parait que le plus économique est d'acheter des cartes telephonique et de trouver une cabine.
Les indicatifs de telephones: 00212 de la France vers le Maroc, 0033 le classique vers la France
Deux ou trois opérateurs se partagent le marché. J'ai acheté une Sim et une clef 3G Maroc telecom, et j'en ai été content. Une carte Sim coute 20Dh, une recharge 50Dh permet de telephoner 20minutes vers la France (portable). Une recharge 50Dh nationale me permetait d'avoir acces a internet avec mon telephone.(pour les accros) 555==> Menu pour changer de langue 550==> En court 580==> connaitre le montant rechargé
La clef 3G coute 200Dh a l'achat(premier mois internet compris) puis une recharge de 100Dh permet de recharcher pour un mois d'internet en illimité (pas de limite de Go).Le reseau de telecommunication est bon au Maroc, il y a des antennes a coté de chaque village et internet avec la clef 3G fonctionne parfaitement du moment que l'on a une antenne dans le champ de vision.JOURS DES SOUKSSouvent le nom des villes vous indique le jour du souk. Ainsi une ville comprenant le mot Tnine dans son nom aura son souk le lundi. On notera que l'école du village est fermée le jour du souk pour permetre aux enfants d'aider la famille, et les enfants seront donc a l'école le dimanche.
jours lyamate
lundi tnine (Tnine de l'ourika) mardi tlate mercredi larbaae (souk el arba du rharb) jeudi lakhmisse vendredi jamaa samedi sabte dimanche lhadde
Voici a présent une liste des jours de souk en fonction de région et des villes: Merci a Larazou du site casa-trotter!!!!
http://www.casa-trotter.com/...-du-maroc-t3387.h... Cette liste est vitale pour organiser ses semaines!!!!!!BUDGET AU MAROC, LISTE DE PRIXPain rond (petit\grand) 1 a 2 Dh Carte Sim 20 Dh Puis recharge==> 50Dh=20min vers la france Camping (camping car) 35 a 70 Dh Thé (ds les petits café) 5 Dh jusqu'a 20Dh dans les hotels Chbakias ==>Ortographe svp?? 20 a 30 Dh\Kg (Patisseries au miel a ne pas rater) café 5 a 7 Dh Huile d'olive 40 Dh le litre Bouteille eau 1,5L 5 a 10 Dh Bidon eau 5L 11 Dh Petite fiolle pour le Khôl 5 Dh Hammam 10 a 12 Dh Gazoil 9,2 puis 9,4 Dh 1\2 poulet cru 20 Dh Grande pierre a affuter 15 Dh Boite plastique atlas(1L,2L,5L) 5 , 10 , 20 Dh Vous comprendrez sur place, plat Tajine simple (petit, M, G) 15 , 18 , 20 Dh Babouches simples 50 Dh Sandales cuir 30 Dh Babouches tout terrain 70 Dh (Avec une semelle en pneu) baton réglisse 1 Dh baton brosse a dent 1 Dh (Petite branche qui sert a enlever le tartre ) Cyber café 4 DH heure Bassine carré plastique (10X40) 15 Dh Lait 8 a 10 Dh\Litre Jus orange 10 a 16 Dh\litre meme prix dans le frigo ou non Oeuf 1 Dh parfois 5Dh les 6 Confiture 830g valencia 18 Dh Oranges 3 a 4 dh\kilo pierre d'alun 15 Dh\kg !!!!!!! viande Hachée 80 Dh\Kg Cotellettes d'agneau 90 Dh\Kg !! repas tajine centre ville 20 a 50 Dh (pour 1 personne mettre 40Dh Maxi) Lacets 4 DH la paire Tasse alu 5 a 8 Dh suivant taille Olives 20 a 25 Dh\Kg Dattes 20 a 25 Dh\Kg Yahourt 2ou3 Dh Boites maquereau, sardine 4 a 8 Dh Sucre (pain 2kg) 11 Dh Cordonnier 10 Dh\paire pour recoudre chaussures de montagne, 1\2h de travail) Reparation crevaison_Meche 20 Dh (Pour le camion) _rustine 50 a 70 Dh (Pour le camion) Khôl (maquillage) 5 Dh la fiolle telesiege Oukaimeden 25 Dh A\R Forfait ski journée 50 Dh (Oukaimeden)
En 90jours au Maroc j'ai dépensé quelques 13 600 Dirhams qui se répartissent plus ou moins de la facon suivante:
Gazoil: 4600 Bouffe, restaux, pain, eau, cafés, thé: 3600 Auberges, campings 1125 Parkings 340 Visites et divers 2000 Telephone, internet 340
Je tiens a préciser ici que j'ai constaté une legere augmentation des prix dans les superettes en fonction de ma tenue vestimentaire.Si vous vous pointez en short ou avec une trop forte dégaine de touriste il est possible que vos courses vous coutent quelques dirhams de plus.
Souvent les gens demandent quel est le budget a prévoir pour le Maroc!! C'est une question imposible! Tout dépend de votre style de vacances!! On pourra prendre en compte quelques exemples
Restau trés simple type Tajine\thé 25 a 50 dh Nuit en auberge 200 dh Nuit chez l'habitant 100 dh Auberge 250 dhHygiene: Entre logique et psychoseLes recommandations d'hygiene sont rabachées sur internet et le routard, parfois de facons exagérées. On fera bien entendu la nuance entre un touriste de passage 10 jours et un voyageur expérimenté, au niveau de la tourista le malheureux touriste aura toute les raisons de s'en méfier bien plus.
J'ai fait attention a boire principalement de l'eau en bidon lors des 15 premiers jours de mon voyage, mais j'ai trés frequement consommé de l'eau du robinet que sa soit au restaurant ou chez les locaux.J'ai consommé de l'eau du robinet dés mon deuxieme repas du soir au Maroc. Je n'ai évité aucuns légumes ni fruits, jamais refusé une salade. En revanche j'ai pris grand soin de laver abondement toute la viande que j'achetais. (poulet ou steack coupé au hachoir douteux), présence de mouches sur la viande exposée. JAMAIS je dis bien jamais je n'ai été malade.
On se méfiera des dattes qui contiennent de curieux petits vers.(qui n'ont pas de gout je vous rassure....) Je conseille de les ouvrir toutes en deux avant de les manger. On m'a parlé a plusieures reprises d'un vers a dattes qui s'instalerais dans les intestins et qui pose de gros problemes, quelqu'un a t'il plus d'infos a ce sujet?des expériences, du vécu?
J'en profite pour placer un petit lien qui explique les précautions a prendre envers les tatouages au Hénné: http://www.danger-sante.org/tatouage-dessin-henne/LISTE DES ARNAQUES CONNUESIl faut bien comprendre que en trois mois au Maroc je n'ai eu le sentiment de me faire arnaquer que une seule fois et des dizaines de miliers de voyageurs profitent de ce pays sans voir l'ombre d'une arnaque. Payer trop cher car on a mal négocié un prix ce n'est pas une arnaque!!!!!! Sa fait parti du pays, de la coutume Le Maroc n'est pas un pays de voleurs, c'est un pays avec quelques filous ou malins qui tentent d'abuser de touristes mal renseignés ou naifs.Ceci est vrais dans beaucoup de pays et peux vous couter bien plus cher en Europe ou ailleur... L'arnaque n'a pas la meme dimension au Maroc, si vous payez 50dh de plus un article dites vous bien que c'est 5euros et que les vraies arnaques vécues en france ou en europe vous font rarement perdre que 5e!!!!
Pour ma part: 3mois dans les Balkans (Bosnie, Albanie...), camion dévalisé le dernier jour....a Marseille
3mois au Maroc, Grand sentiment de sécurité pour mon camion, surveillé par des gardiens en ville et parfois abandonné chez des gens rencontrés le jour meme dans des endroits parfaitement isolés.Pour exemple j'ai laissé mon camion 5jours dans la cour de l'école de Tislit sous la surveillance des villageois et 4 jours chez un type dans les gorges du M'goun.
dés mes premiers jours au Portugal pendant le retour, un type rentre dans notre camion par la porte latérale sur un parking de plage pendant que je rangeais le coffre.Vol de deux passeports et deux porte monnaie d'amies qui descendais au Maroc(fin des vacances)
Et la petite derniere pour la route qui ne fait plus partie des arnaques mais, que penser de l'Italie aprés avoir découvert le cadavre d'un homme battu a mort sur la cote amalfitaine? Quelqu'un a déja trouvé un homme battu a mort au Maroc????
Tout sa pour dire que c'est précisement dans les pays ou l'on pense ne rien craindre qu'il nous arrive les bricoles. Les pays qui ont mauvaise réputation sont souvent passionants, vous ne devez pas avoir peur de voyager, ne vous contentez pas des classiques touristiques.
Voici une liste de petites histoires entendues sa et la, sont-elles toujours toutes d'actualités?
==>prix des ferrys retours (mauvaise classe de vehicule donc surplus, vous payez un A\R et au retour on vous demande 200e de plus) ==>vols a laraché, (Medina de Fes un homme a tenté d'arracher le telephone d'une amie) ==>fausses pannes ==>faux stopeurs ==>des attaques de boites mails recevant des messages tentant de vous escroquer vos données personelles.(Je recois sur ma boite mail des tentatives d'hameconnage toute les semaines depuis six mois....fausses factures impayées d'EDF, heureusement je suis SDF donc je ne peux pas avoir de factures impayées, Nombreux faux messages de ma banque....) ==>policier vous demandant de l'argent ou un paquet de clope car vous n'avez pas d'extincteur ou pas les bon pneus pour rouler sur cette route ou pour tout autre raison louche. ==>IMPORTANT. De nombreux gites d'étape, de restaurants ou d'auberges s'apellent PRESQUE pareil qu'un proche concurent sité dans le guide du routard ou autre guide.On a vite fait de se tromper et de pas dormir la ou on avait prévu de dormir.
Pour ma part je ne suis jamais tombé sur un faux auto stoppeur, on ne m'a jamais rien volé, je n'ai jamais vu de fausses pannes.COMMENT CHOISIR UN BON GUIDEVous pouvez avoir recours a un guide dans deux ou trois situations différentes: ==>Le treck en montagne ==>La visite d'une médina, d'un monument ==>Vous ammener dans un lieu a voir proche d'un village
Pour le treck en montagne la question ne se pose pas, il vous faut obligatoirement un guide oficiel d'un bureau des guides.J'ai vu notement au Toubkal des gens arriver avec des ados de Marrakesh qui avaient peu etre vu moins de montagnes que leurs touristes.Pas de piolet, utilisation approximative des crampons, pas de conseils utiles, presse le touriste au sommet, aucunes anecdotes a raconter.De plus un mauvais guide en profitera pour vous plumer sur le taxi, la mule, le refuge et une petite boutique de cailloux en repartant (ce qui arrive aussi avec des vrais guides qui se font un extra^^)
Pour visiter une médina ou un monument vous avez deux choix: un guide officiel et un guide "a l'arrache" Le guide oficiel est souvent compétent et peut avoir pleins de choses a vous raconter et vous faire découvrir. Le guide "a l'arache" est moins cher et peut s'averer tout aussi bon, ou minable.... double tranchant.
Pour vous ammener dans un lieux a voir proche d'un village ou vous montrer un départ de rando ou un chemin pour vous faire gagner un peu de temps plutot que de chercher soit meme des gamins du village se proposerons toujours.
Une chose indispensable est de bien faire attention au niveau de Francais de son guide.Pour moi hors de question de partir en montagne avec un mec avec qui je ne pourrais que peu communiquer.Les incompréhensions seront fréquentes, le guide pourra moins vous raconter d'anecdotes.Ceci vaut aussi pour le guide de médina ou de site archéologique ou monument meme si c'est moins important. Cette situation pourra entrainer des confusions sur les modalités de votre treck.
Je pense ainsi qu'il est trés important de choisir son guide sur place, la ou vous voulez faire la visite et le treck. Totalement innutile de choisir son guide pour le désert ou le toubkal a Marrakesh.Une fois sur place vous trouverez toujours des millions de gens qui voudrons vous guider, qui connaitrons mieux la région qui aurons de meilleurs moyens techniques ou logistiques et qui ne seront pas plus cher.
Au passage exélent bureau des guides a Imlil au départ du Toubkal.Carte en vente, renseignements meme si vous dites carte sur table que vous ne voulais pas de guide mais juste des infos.Un vrai bureau des guides competant.SALAIRE MINIMUM AU MAROC? Comparatif france et niveau de vie quand vous donnez 100DHDans le privé, le revenu minimal s'établira à 222€ par mois au 1er juillet 2014 et à 233€ un an plus tard. Dans le public il s'établira dès le 1er juillet 2014 à 272€.
Pour plus d'infos et de détails consultez la deuxieme partie de ce wiki: http://fr.wikipedia.org/...rofessionnel_garanti
Comparaison salaire moyen France\Maroc MAROC 272e X 11,08 = 3014 dirham 100dirham = un trentieme du salaire FRANCE 1133e X 11,08 = 12553 dirham 100dirham = un centvingtieme du salaire En gros quand vous donnez 100Dirham a quelqu'un qui vous héberge (environ 10e) c'est comme si vous donniez 40 euros a quelqu'un qui vous heberge en France.Quand vous donnez ou que vous payez un service réflechissez bien a ce que sa représente comme somme par rapport au niveau de vie du pays de votre interlocuteur.LA QUALITE ET LES CHINOISERIESSujet qui m'a grandement surpris. On trouve enormement de chinoiseries importées au Maroc, Il est carrement difficile de faire ses courses (non alimentaires) en achetant que du made in maroc. Au passage je déconseille toute utilisation de détendeurs ou tuyaux gaz acheté au souk voir au Maroc en général. Matériel de mauvaise qualité et dangereux.Une amie a foutu deux fois le feu suite a un détendeur défectueux.
Sans tomber dans la psychose: http://www.lavieeco.com/...1-blesses-30745.html Je répete bien je ne met pas en cause les bouteilles de gaz au Maroc (bien qu'elles tirent franchement la gueule)mais les détendeurs bas de gamme made in china. J'ai rammené 3 bouteilles de gaz pleines du Maroc (butagaz 2,9Kg)dans mon camion sans qu'elles fuient ou explosent.Je les ai utilisées entierement et les ai meme échangées contre des neuves dans mon magasin habituel en france.Le type du magasin a tout de meme été surpris de la tete des bouteilles toutes déformées. J'ai trouvé sur VF quelques posts qui mettent en doute la qualité du gaz au Maroc.Il encrasserait les systemes tels que les frigos et les chauffages genre TRUMA et autre.Moi je n'ai que une gaziniere classique et elle n'a pas vue la différence :pLA SECURITE AU MAROC, LES SOUKS , LES GRANDES VILLESLe sujet a été débattu trop de fois et seme le doute dans la tete de gens. Vous n'etes pas en danger au Maroc!!
Les villes europeennes sont toute autant risquées en ce qui concerne les pickpockets et vols a l'arraché. Vous n'etes pas plus en danger sur la route au Maroc que ailleur, car vous faite atention a votre véhicule et roulez prudement car vous etes loin de chez vous.Les routes sont en bon état et vite nétoyées suite aux orages.Une route reste rarement bloquée plus de quelques heures car les locaux ont besoin de circuler.Ils sont pas en vacance eux! Le vol contre des touristes est trés severement puni au Maroc. Dans les villages et lieux isolés tout le monde se connait, tout se voit, tout se sait.On ne vole pas un touriste (car relion, famille, police)
Bien sur on va nous raconter tout en tas de vrais vécus de vols, bien sur tous n'auront pas été des touristes idiots qui n'ont pas pris de précautions.Je pense juste que sa aurait pu arriver partout ailleur dans le monde.
(une liste des points noirs pourrait etre interessante pour localiser les lieux ou il y a le plus de vols au Maroc) (Quelqu'un de motivé pour chercher sa?)
On se renseignera sur les évenements récents avant de se lancer a l'assaut du désert tout de meme! ====> http://www.diplomatie.gouv.fr/...ar-pays/maroc-1... <========
Si vous etes dans une région isolé vous pouvez dormir ou vous voulez sans etre embété par la police, en revanche en ville et proche des lieux touristiques si vous ne vous massez pas avec les autres camping car vous pourrez etre réveillé par la police locale ou civile.On vous expliquera que vous etes en danger, qu'il faut dormir proche des autres.Si la police vous propose de vous emmener au camping car c'est "dangereux ici" dites que vous gerez votre sécurité tout seul.Le long de la cote vers essaouira c'est des coutumes trés fréquentes d'arrangement entre la police et les camping. La Police n'aime pas avoir un camping car seul dans un coin visible (pas le bon parking en ville) car si ces touristes ont un soucis sa leur fera du boulot et des soucis avec les chefs.Il ne faut pas que des touristes aient des problemes dans leur district sinon ils se font taper sur les doigts.C'est pour sa que l'on vous surveille autant.
Une petite astuce simple qui limitera les galleres en cas de vol: Scanner tous vos documents important et se les envoyer par mail (Carte grise, passport, carte identité, assurance...) Si vous etes parano : Avoir un faux portefeuille avec une vieille car bleue et quelques billets, a donner en cas d'agression.
Je rapelle ici que le numero de la police est le 19, et que celui de la gendarmerie est le 17. Une police civile existe et se présente parfois sous la forme de 5 ou 6 types en civil dans un 4X4 (m'on fait peur ces cons) En cas de soucis dans le centre ville ou un souk ne pas hésiter a faire apelle a la police touristique.Tous les faux guides et les emmerdeurs en ont trés peur.
EVITEZ le plus posible d'avoir affaire a la police ou aux gendarmes, vous allez perdre du temps....ORGANISATION DE TRECKS EN SOLO, TROUVER DES CARTES DE RANDO AU MAROC.Organiser des trecks et randonner seul au Maroc dans les montagnes n'est absolument pas impensable pour toute personne expérimenté. Cela reste bien entendu tout aussi dangeureux que dans toutes les autres montagnes du monde, meme si au Maroc on a le sentiment d'etre un peu moins seul.Partout dans les montagnes vous trouverais des bergers avec leurs troupeaux(les bergers ne quittent pas leurs moutons des yeux de toute la journée), des abris ou cabanes, des cueilleurs en tout genre.
Neanmoins tout treck merite un bon équipement, le blouson, les gants, le bonnet se revelent parfois indispensable. J'ai un souvenir dans la region du M'goun a avoir 35 degres a Bou Thrarar a 4heures de l'aprés midi et avoir une tempete de neige deux heures plus tard au col a 3000m d'altitude, mon blouson m'a sauvé la vie. De plus lors de mon ascension du Toubkal, un jour de grand vent la température resentie etait bien en dessous des -10 a 4000m (Avril) Je vous conseille de vous munir de cartes de randonnées en France avant votre départ car sur place celle ci sont casiment introuvables.Tout au mieux on vous proposera des photocopies de photocopies ou de prendre en photo une carte sur un mur.... J'ai pour ma part été contraint de partir en treck avec des photos de cartes et des croquis faits sur des calepins avec l'aide de marocains.Hasardeux mais faisable!
En se rendant directement a Rabat à la division de la cartographie, 31 avenue Moulay Al Hassan, Rabat Chellah, Maroc. Tel : (212) 70 53 11 / 70 51 91, Fax : (212) 70 58 85.
Aparement le vieux campeur de Toulouse disposerai de cartes du Maroc, donc il doit etre envisageable d'en faire venir dans les autres vieux campeurs de France.
Pour la région du Toubkal je conseille la carte Jbel Toubkal au 1/50 000 (Édition 1994) disponible au bureau des guides à Imlil.C'est un des rares endroits ou l'on peux trouver une carte potable (de 70 a 100dh suivant la tete).Version en Espagnol
VOILA LA BIBLE pour tous voyageur autonome au Maroc: Des cartes de randonnées sur tout le Maroc! Dire que si peu de monde savait que sa existe!!!! Atention ces cartes ne sont pas toutes jeunes.
http://jemecasseausoleil.blogspot.fr/...cartes-d...LISTE DES GRANDS SITES DE RANDO AU MAROCGTAM (Grande Traversée de l'Atlas Marocain) http://www.trekmag.com/...e-atlas-agouti-imlil http://www.martinpierre.fr/...ks-afrique/gtam.html
MGOUN (Deuxieme sommet du Maroc) TOUBKAL (Premier sommet du Maroc) Pour tous ceux qui veulent faire un treck magnifique et a ne pas manquer:Le grand tour du Toubkal par le lac d'ifni. http://www.camptocamp.org/...ms-depuis-oukameiden Voila la base d'un magnifique treck a pofiner.
Le toubkal est un sommet "parc d'attraction" comme je les apelles.J'y ai vu le meilleur comme le pire, et c'est dans le pire que j'ai vu le...pire!! Trop de gens se contentent de faire l'ascention classique en arrivant tout droit de Marrakech et repartent deux jours aprés.Le Toubkal est accessible seul et sans guide pour les gens aillant l'habitude de la montagne, c'est une immense autoroute a touristes de imlil jusqu'au refuge avec tous les 500M une échoppe qui vend du jus d'orange ou quelques ravitaillements.Impossible de se perdre!Le deuxieme partie du refuge au sommet est plus technique et necessite une bonne forme physique mais sans passages perilleux.ETAT DES ROUTES ET COMPORTEMENT DES USAGERS.Au Maroc les routes sont en général en bon etat.J'ai meme été surpris par les grands axes qui sont vraiment parfaits.
Les difficultées se trouvent sur les petites routes, en cas de grosse pluie ou d'orage les rivieres débordent et traversent les routes en formant des tas de graviers.Ceux ci peuvent bloquer la route quelques heures mais les locaux ont besoin de se déplasser et déblayent souvent bien vite la route.Les services publics se déplacent vite en cas de gros éboulis et déblayent le tout a la pelleteuse en quelques heures.
En revanche le comportement de certain autres usagers peut etre dangereux.Je siterai par exemple les taxis et les bus sur les grands axes qui vous doublent a fond pour finalement s'arreter 100m devant vous, puis repartent, vous redoublent comme des fous et ainsi de suite. Un taxi peut s'arreter d'un coup pour prendre quelqu'un sans regarder qui le suit.atention.
En ville pas de priorité au rond poind si le trafic est chargé.Moi j'adopte la technique a "l'Albanaise": Ne pas regarder les autres et rouler.Si les autres savent que vous les avez vu vous avez perdu.Si les autres pensent que vous les avez pas vu ils font atention a vous.
Si vous avez déja conduit en Albanie, en Bosnie, en ville en Italie, en grece ou en Inde, la conduite au Maroc ne vous posera pas de problemes.
On se méfiera des dos d'anes non annoncés qui font de belles surprises tout comme les trous et nids de poule en bord de route qui peuvent s'averer mauvais.Comme dans les autres pays il suffit de regarder ou l'on met les roues.
Il n'y a pas de brigands de grands chemins au Maroc, pas de barrages a la western avec prise d'assaut du Camping car...
Depuis 2010 le Maroc a un nouveau code de la route qui a mis en place un permis a 24 points ainsi que les alcootests. Le port de la ceinture en voiture et du casque en moto est obligatoire pour tous les passagers meme si se n'est absolument pas respecté.Je suis passé une ou deux fois devant la police sans ceinture sans que sa pose probleme; ne pas trop jouer tout de meme, si vous tombez mal sa va vous couter du temps et de l'argent.
Sur les petites routes de campagne les panneaux sont souvent dans un seul sens aux croisements, roulez doucement, tordez le coup, sa vous évitera de vous perdre.
J'insiste sur le fait que le routard ou autres guides exagerent completement sur l'état des route et les dangers au Maroc.
La carte MICHELIN meriterait une grosse remise a niveau. Beaucoup d'érreures sur cette carte: des routes qui sont en fait des pistes, des pistes qui sont en fait des routes....Rien ne vaut de prendre ses infos auprés des locaux. Une liste des rectifications de la carte pourrait etre bien utile!LA LANGUE!!Je ne vais pas me lancer dans des listes de vocabulaire inbuvable mais au Maroc plus que partout ailleur sa sera un immense avantage pour vous de parler un minimum le darija (arabe dialectal).J'ai souvent entendu des gens se vanter de venir au Maroc depuis plusieurs années et avoir une prononciation honteuse.
Le salamalek, rituel pour se saluer est indispensable pour tout: (en gros, j'ai écris en phonétique)
-Salam alekoum -Le bess (sa va??) -berer (sa va!!) -Koulshi mzien rolla (tout va bien mon frere)
Aprendre un minimun a compter et le nom de quelques légumes vous aidera grandement.
Evitez de passer pour des cons, aprenez peu mais aprenez bien.
L'essentiel:
afak : S'il te plait... Kahwa : Café (Be halib==>au lait) Baraka : Stop Flouss : argent L'ma : l'eau Roubz : Le pain Chouilla: un peu Zouine : beau (zouina, belle) ( a dire a tous ceux qui vous montre leur maison ou la photo des enfants^^ Balek : Pousse toi N'dek : attention tu vas faire une bétise Choukrane: Merci bzef : beaucoup ou? : fine limene : droite lisere : gauche Shouff : regarde Bad mani: laisse moi dar : maison safi : sa sufit Baraka : arete yhé : oui la : non Tsaor : photo Coulshi : tout Kayn : il y a Ma kayn : il y a pas halib : le lait
Avec cette liste d'esentiel on peux s'en sortir trés longtemps. Par la suit savoir compter, les jours de la semaine, les légumes......
Je répete bien que j'ai écris a ma facon et que le darija est a approfondir un peu si sa vous interesse notement les différentes facons d'écrire et de prononcer le "R"
Si vous voulez devenir des betes: http://www.speakmoroccan.com/fr/vocabulaire/CONCLUSIONJe ne m'engage en aucuns cas pour assurer que toutes les informations données dans cet article sont bonnes, des erreurs se sont surement glissées et je ne pourais pas etre tenu responsable en cas d'incident.Toutes les infos sont données a titre indicatif et a adapter suivant le resenti de chacuns.(Notement pour la partie rando seul au Maroc)
J'ESSAI DE FAIRE EN SORTE DE GARDER CE POST MODIFIABLE POUR POUVOIR CORRIGER TOUTES LES ERREURS QUE VOUS ME SIGNALEREZ (bien entendu je ne parle pas des fautes "d'ortograf" qui sont légion dans ma prose) De plus je vais essayer de completer cet article au fur et a mesure.
Ce texte est totalement libre et vous pouvez l'utiliser complet ou en partie sur votre site du moment que vous sitiez la source avec un lien hyper texte pour que l'article d'origine puisse etre consulté et ne pas sortir une phrase de son contexte.
Au revoir
Je rentre d'un voyage de trois mois en camion amménagé au Maroc. Durant les préparatifs de mon voyage j'avais lu un trés grand nombre de "bétises" au sujet de ce pays et j'aimerai a présent remettre un maximum de choses a leurs place. J'avais moi meme un trés gros a priori sur le Maroc et m'attendais au pire.
J'ai l'habitute de faire part de mes expériences de voyage pour qu'elles puissent servir pour les suivants, mais pour le Maroc j'ai envie d'en faire un peu plus. Je vais tenter de rassembler un maximum d'infos pratiques sur le Maroc, d'exprimer mon ressenti pendant et aprés le voyage, de détruire les mauvais "on dit" qui ruinent la réputation de ce pays et d'expliquer pourquoi "on" en pense du mal.
Tout d'abord un exemple frapant "d'aneries" que l'on entend sur VF: Voici le lien vers ma premiere discution voyage forum ou je voulais me renseigner sur le Maroc pour préparer mon road trip de 2010-2011.Ce post m'a fait retarder mon voyage de trois ans.
===> http://voyageforum.com/...rite-maroc-d3861576/ <===
Un autre exemple de discution peu constructive avec de belles affirmations bien fausses (bien entendu pas tout) http://voyageforum.com/...amping-car-d3788684/
Bon des comme sa y'en a des milliers, désolé sa tombe sur celle la...
On pourra aussi trouver des informations oficielles qui paraissent alarmantes comme sur le site d'informations aux touristes Canadiens qui nous explique que le Maroc est un pays de térroristes ou les enlevements ne sont pas rares et ou il est dangeureux de se faire offrir de la nourriture.... http://voyage.gc.ca/destinations/marocQUI SUIS JE???? Je suis un jeune homme de 28ans, je voyage seul avec mon mercedes sprinter 216cdi, non 4X4. J'ai passé trois mois au Maroc de Fevrier a Mai 2014. EN AUCUN CAS JE PRETEND AVOIR TUT COMPRIS SUR LE MAROC, c'est mon premier passage dans ce pays qui est compliqué de part sont histoire ancienne ou récente, sa taille et son éclectisme.Il est possible qu'il y ai des erreurs d'interprétations dans le texte qui va suivre et j'espere ne pas etre jugé (ou insulté) pour une phrase mal tournée, une mauvaise analise ou si je dis une connerie. Je n'ai clairement pas exploré tout le Maroc, et les informations données ne sont pas valables pour le Sahara occidental.
Je ne suis pas un touriste mais un voyageur: Le touriste voit ce qu'il est venu voir, le voyageur voit ce qu'il y a a voir....
J'adapte le plus souvent mon mode de vie au pays dans lequel je voyage, j'essais d'apprendre la langue, de manger local, de vivre avec les locaux, de comprendre leur mode de vie, d'avoir un maximum de bonnes expériences, de rammener avec moi des bonnes idées...
Je voyage depuis 6 ans et j'aime éviter les endroits trop "classiques", ainsi je fréquente rarement les villes équipées d'un aéroport international qui sont des déverssoirs a touristes tous frais et faciles a berner.Aprés de longues hésitations je desciderais de ne pas me rendre au "désert" (surpeuplé) et je n'irais pas a Agadir ni a Marrakech.
Je suis passionné de montagnes et connais bien les pyrénnées que j'ai tréverssées plusieures fois.
2004==>15 jours de voyage organisé en Egypte (17 ans) 2008==> deux mois sur l'ile de la Réunion, hebergé chez un homme qui y vit depuis dix ans. 2009==> Road trip des parcs nationaux d'Espagne (compagnion Voyage forum) 2010==> Tour de la Corse et de la Sardaigne (Compagnions voyage forum) ==> Traversée des Pyrénnées a pied en autonomie (trois semaines) 2011==> Traversée des Pyrénnées et des Alpes jusqu'en Suisse 2012==> Un mois dans le nord de l'italie en Camion 2013==> Trois mois road trip tour de la mer adriatique en camion ( Slovenie, Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie) 2014==> SDF depuis Janvier, un mois en Espagne, trois au Maroc, un mois au Portugal, prépare un trip sportif de trois mois dans les Pyrénnées et les Alpes (Alpi, rando, canyons, escalade)
J'aimerais si possible que ce post soit complété par les gens qui savent! Tout au long du texte je poserais quelques questions auquelles je n'ai pas les réponses.ETAT D'ESPRIT A LA FIN DU SEJOURJ'ai été émmerveillé par mon séjour au Maroc.Je quitte le pays ravi, heureux, j'ai rencontré beaucoup de gens.Dans l'ensemble j'ai été plus qu'agréablement surprit sur a peu prés tous les sujets. La lecture des forums et mes quelques recherches m'avaient préparées au pire pour le Maroc. C'est au final un pays sûr, acceuillant, enrichissant, agréable, ensoleillé, varié... La plupart des gens se méprennent completement sur le Maroc, se laissent berner par ce qu'ils voient sur les cartes postales. NON le Maroc ce n'est pas que des dunes de sables et l'ACMI et les talibans ne sont pas majoritaires. Quand j'ai dit a mon entourage que j'allais au Maroc ils n'ont pas compris... Mais que va tu faire la bas? y'a que du sable et des chameaux!!!!!? (oui je sais des dromadaires) Ouvrez donc une carte du Maroc et contemplez la taille du désert, il est ridicule. Le Maroc est donc un pays particulierement montagneux trés agréable pour qui aime les gros tas de cailloux.
Les gens sont chaleureux dans l'ensemble, il vous sera facile de faire de belles rencontres, de découvrir vite et beaucoup. Le Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie, de culture, de climat suivant la région ou l'on se trouve.
On pourrais croire en lisant cet article que beaucoup de choses sont mal ou vont mal au Maroc mais c'est bien le contraire. Mon article parait trés péssimiste mais je trouvais important de mettre l'accent sur les difficultées ou les choses surprenantes. JE SUIS REVENU CHANGé DE MON VOYAGE AU MAROC COMME AUCUN AUTRE VOYAGE.J'Y REPARTIRAIS DéS L'ANNEE PROCHAINE.JE SUIS TOMBé AMOUREUX.SENSIBILITé DE CHACUNSJe pense qu'un voyage au Maroc peut etre ressentit de maniere trés trés différentes par deux personnes. Je ne conseille pas le Maroc comme premier voyage, meme si j'ai rencontré des jeunes qui quittaient pour la premiere fois la maison des parents et qui passaient de trés bons moments au Maroc. C'est un pays exigeant, vous serez souvent solicités, la solitude est rare pour les gens comme moi qui ne fréquentent pas les hotels, vous serez rarement seuls. Ce qui pour certains ne seront que des petites solicitations seront vécues commes de réelles agréssions pour des esprits plus faibles ou seulement si c'est pas le bon jour. Toujours on vous arretera pour entamer la discution, vous proposer d'acheter tel ou tel objet, de venir voir dans telle maison ou boutique, on vous posera des questions sur votre vie(souvent les memes ce qui peut etre lassant quand c'est a 1OOemme fois de la journée)ON M'AVAIS DIT QUE...... Au Maroc il n'y a que du sable et des chameaux ==> FAUXLe Maroc est un pays particulierement Montagneux avec quatres grandes chaines de montagnes. Le rif au nord le long de la mediterannée, que je ne connais pas mais qui est trés beau et idéal pour les randonnées. Le moyen atlas, froid en hiver, recouvert de lacs et de forets, un lieu grandiose a ne pas manquer. Le haut Atlas avec des pics a plus de 4000m , térrain de jeux idéal et tellement beau. L'anti atlas, beaucoup plus arride, ou il devient difficile de trouver de l'eau, les chemins sont moins biens tracés, les treks seuls de plusieurs jours deviennent de vraies missions. Entre le haut atlas et le Sahara c'est l'Hammada qui dommine: un désert de roches a perte de vue percé de quelques oasis et palmeraies.L'animal le plus présent est bien le DROMADAIRE et non le chameau. Surprise j'ai croisé des dromadaires dans les montagnes a 3000m d'altitude parfois, ce n'est donc pas un animal que l'on croise seulement dans le désert. Au Maroc il n'y a pas de femmes dans la rue et elles sont toutes voilées ==> FauxJ'ai été extremement surpris de la diversité culturelle de ce pays.J'ai été frappé a mon entrée dans le pays par l'occidentalisation massive qu'on subit les villes du Nord comme Tétouan.Les couples se montrent et s'enlassent librement, sa se bécotte sur les bancs publiques, les plages sont recouvertes de parasols qui abritent des couplent qui roucoulent a la tombée de la nuit a la lumiere d'une bougie.( Trés vrai dans les cités balnéaires du Nord, totalement faux dans d'autres région)
Des groupes de jeunes femmes dans la rue, clairement pas toutes voilées.LES GRANDES DIFFERENCESLe Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie et de culture suivant la région ou l'on se trouve.J'ai été surpris de constater de telles disparitées. On pourra ainsi croiser des gens trés pauvres, parfois exploités qui vivent dans des conditions difficiles, tout en croisant le meme jour des marocains roulant dans de magnifiques 4X4 hors de prix.Les Marocains qui ont de l'argent ne sont pas majoritaires mais on les voit bien notement dans les zones comme Oukaimeden, Ourika, Ifrane.Le week end les zones touristiques dites chics sont envahies par les "riches" marocains.J'en profiterais a ce moment pour dire que les commercants Marocains préferent les touristes étranger aux touristes Marocains qui selon leur dires sont bruillants, difficiles en négociation, rarement respectueux du lieu...(Peu etre les touristes occidentaux sont mieux pour les affaires?)
Sur le point de vue religieux vous pourrez rencontrer des gens trés pratiquants d'autres pas du tout praticants. Je n'ai jamais rencontré de personnes insistantes au sujet de la religion, jamais on a éssayé de me convaincre que Allah est meilleur que les autres.Il est en revanche délicat de se revendiquer athé(e).Les Marocains auront du mal a comprendre que vous ne croyez en rien, vous etes alors un etre perdu.On vous demandera a l'ocasion si vous croyez vous aussi a un dieu unique, il vaut mieux répondre oui pour éviter une complexe discution.
Les femmes, Ha! les femmes...J'aime le coté mystérieux du voile. Suivant les régions vous pourrez etre confronté a tout.Des jeunes femmes sans voile au coté de femmes entierement camoufflées en ville.Des régions isolées ou toutes les femmes portent un voile, fuient votre regard, s'ennervent si vous avez le malheur de leur dire bonjour(Ait Mansour). Dans la région d'imilchil pourtant trés reculée on pourra constater la surprenante présence de femmes au térrasses des café avec les hommes...J'ai aussi été recu dans des familles ou j'ai mangé seul avec les hommes et ou les femmes etaient apelées pour débarasser ou nous ammener le thé, déroutant. J'ai tout aussi bien assisté a des moments de complicité en public meme dans les coins reculés ou les femmes chamaillaient gentillement leurs hommes en se moquant d'eux en public pour telle ou telle raison.L'HYPOCRISIE AU MAROC (sujet qui fache...) Aie aie aie! comment exprimer mes idées sans choquer? Au Maroc c'est bien connu, on est pratiquant, on ne se drogue pas, on ne consomme pas d'alcool, on ne couche pas avant le mariage.... Tout du moins on fait bonne figure devant la famille....
J'ai rencontré trés peu de monde vraiment pratiquant, j'ai meme rencontré des gens qui exprimaient leur dégout de la religion ou du pouvoir.J'ai rencontré des jeunes des villes avec des idées a l'occidentale, qui ont des groupes de musiques qui dénoncent ce qui va de travers dans le pays.
L'alcool est de consomation courante! Partout vous trouverez des bouteilles de verres cassées dans les forets et dérriere les maisons.Vous croiserez souvent des rassemblements de voitures de gens qui viennent picoler a la tombée de la nuit dans un lieu(lieux a éviter d'ailleur a cause de la police qui patrouille), qui restent une heure ou deux puis s'en vont. Peu de temps aprés un patrouille de police passera vérifier que personne ne reste la.Sa se fait a la vue et au su de tous mais on "se voile" la face.Trés fréquement on pourra vous demander si vous avez de l'alcool a partager, si vous pouvez payer le parking avec des bieres, si vous avez du whisky a vendre. L'alcool est distillé un peu partout en clandestin, ils font de la Mariah, alcool de dattes ou de figues plutot trés fort et rarement bon.Le principe consiste a aller acheter de la Mariah et de boire cul sec chacuns sont tour dans le meme verre jusqu'a la fin de la bouteille. Atention!! J'ai rencontré peu de Marocains qui savent boire! Et pourtant j'ai eu l'ocasion de partager nombre d'apéros, parfois meme avec des hommes en uniforme....!!!!
La consomation de drogue est asser forte, il est fréquent de rencontrer des gens plus ou moins jeunes qui fumment. En ville vous détecterais parfois dans le sillage d'un homme ditubant des relents chimiques qui correspondent a la colle ou autres produit que la personne sniffe a longeur de journée.Ces gens sont rarements méchants mais trés trés lourds si ils vous abordent.Il est casiment imposible de comprendre se qu'ils vous disent, d'éviter la pluie de postillons et la discution fini souvent par dégénerer. A Tétouan j'ai fait la rencontre d'une femme trés pauvre, maman d'un gamin de un an et enceinte de 8mois qui sniffait de la colle devant moi.Choquant.
La prostitution! Hé bhé celle la j'y avait pas pensé avant d'aller au Maroc!!! Elle se présente sous plusieurs formes. D'un coté on pourra trouver dans certaines villes (Marrakech pour celles que sa interesse) de jeunes hommes marocains qui proposent leurs services aux Europeenes de la quarantaine et plus.... Dans la région de Azrou et d'ain leu au moment de me garer sur des parkings de trés charmantes jeunes femmes(18-20ans) sont venues me proposer de venir faire un tour dans mon camion ou "qu'on aille ensemble". J'ai dans une autre région été hébergé chez un homme trés pratiquant que l'on voyait toujours a la priere mais qui recevait une ou deux jeunes femmes a l'ocasion.Le gel durex play qui trainait a l'entrée de sa chambre devait donc servir a sa!!
Et la j'enchaine naturellement sur les propositions de mariages , qui pour moi, quand elles sont annoncées par la famille s'apparentent a de la prostitution.(Peu etre que je n'ai ici pas bien compris les coutumes du pays??)Si vous etes un homme seul, de tout age, on vous proposera souvent de vous marier.Des exemples valent parfois mieux que de longues explications.Dans la vallée derriere Ourika en direction d'oukaimeden deux jeunes femmes seules que j'ai a peine croisées ont immédiatement demandées aux retraités avec qui j'etais alors si je voulais me marrier. Dans la région de taliouine une femme avec quatre filles chez qui j'etais pour boire le thé ma proposé de choisir "celle que je voulais", "meme celle la la plus jeune si tu veux"(12 ou 13 ans).Erf "mais j'ai trente ans moi!!" , "c'est pas grave".... Je me suis retrouvé une ou deux fois dans des situations trés génantes chez des familles ou les gens insistent devant la fille: "elle regarde elle est belle, épouse la!!"
J'ai en revanche rencontré nombre de couples mixtes, marriés par amour qui vivaient de grand moment de sincérité et de complicités. Il ne faut pas penser en mal chaque fois que vous voyez un couple mixte.LE TROC AU MAROCLa sujet trés interessant!! Des commercants vous proposerons souvent de troquer plutot que d'acheter quand vous expliquez que vous ne voulez pas rentrer dans la boutique car vous n'avez pas d'argent.C'est souvent une maniere détournée d'entamer les négociations sur un article mais a la fin on vous demandera souvent de rajouter un peu d'argent finalement. Mais le troc est un réel art de vivre au Maroc qui se pratique plus ou moins suivant les régions (dificile de faire du troc avec un commercant dans la médina de Fes) En revanche sa sera une solution magique dans beaucoup de cas. Le troc évite souvent de longues négociations des prix.
Au Maroc des objets obsoletes chez nous ont toujours de la valeur, ainsi si vous avez de la place voila une liste ce choses qui pourronts etres échangés voir revendus. Tout ce qui est vieil électonique a beaucoup de chance de trouver preneur.Vieille hifi, radios réveils (peuvent etres donnés car beaucoup de gens dans les montagnes écoutent la radio sur des postes a bout de force), tous types de téléphones portables sont trés recherchés, les TV gros cul, les téléphones fixes type duo ou trio que l'on avait chez nous il y a pas si longtemps que sa. Les vélos. Les pneux et tout type de pieces de voiture ( attention les douanes aiment pas sa) Les outils, Vieil électroportatif. Tout objet aillant un rapport avec le FC Barcelone ou Madrid, les Marocains adorant le foot( de simples cartes postales de Barcelone peuvent faire un super cadeau pour un pti d'une famille sympa) Les vetements, chaussures. On aura une préférence pour les vetements chaud car le Maroc est un pays froid (oui vous avez bien lu).De simples bleu de travail sont géniaux a troquer(on nous les donnes en Europe)"Le Maroc est un pays froid ou le soleil est chaud"
Attention aux propositions de troc contre de l'alcool ou du shit, vous allez vous retrouver dans des galleres...CHOSES DIFFICILES A TROUVER AU MAROCIl y a enormement de choses de la vie courante Francaise que l'on ne trouve au Maroc, voici quelques exemples. Le Tabac a rouler!!!! (Trés difficile a trouver et pas bon) Le fromage meme si c'est trouvable dans certaines régions.Pour les Marocains le fromage c'est en fait la vache qui rit que l'on trouve jusqu'au fin fond du pays. (Au Maroc fromage=vache qui rit) Des planches... Les cartes de rando! .........Dans les grandes surfaces type Marjane il est possible de trouver des produits a base de porc.J'imagine que cela s'adresse aux étrangers résidents au Maroc pour une longue période ou aux touristes accros qui ne peuvent s'en passer.Les prix sont surrement élevés.LES CHIENS \TRAITEMENT DES ANIMAUXSe n'est surement pas une légende vu que beaucoup de monde met en garde contre les dangeureuses meutes de chiens qui attaquent les touristes pour les dévorer.... Je n'ai de mon coté jamais rencontré de chiens méchants au Maroc.Tous les animaux ont particulierement peur de l'homme qui les maltraite a coup de batons et de pierres. Les chiens dangeureux sont immédiatement tués par la population.Si vous campez en sauvage vous aurez partout des chiens qui viennent trainer a distance de pierres autour de vous, la plupart sont trés craintifs et adorables. Ils veulent seulement vos restes de nouriture et ces chiens restent parfois toute la nuit a surveiller le camion ou votre campement contre un petit bout de pain.J'en ai eu jusqu'a six ou sept avec moi pendant quelques jours a certains endroits. Dans tous les cas au moindre doute le seul fait de se pencher pour ramasser un cailloux les fera fuir (il y a des cailloux partout au Maroc), si sur un sentier vous croisez une bete douteuse, prenez une pierre et foncez, vous n'aurez pas de problemes. Il est tout de meme probable de rencontrer des chiens sauvages en meute qui peuvent etres agréssifs. A savoir, le chien n'est pas considéré comme un animal de compagnie car dans la religion musulmane il est interdit de séjour a l'interieur de la maison.
Pour les amoureux des animaux, le Maroc sera peu etre une épreuve. J'ai vu des enfants lancer de gros galets sur "leurs" chiens pour s'amuser.Les anes sont batés de facons hasardeuses et ont de vilaines bléssures, on les fait avancer a grand coup de baton et de pierres dans les pattes.Rares sont les animaux en bonne santé et le concept d'animaux de compagnie n'existe pas.Ceux qui ont un chien ou un ane, c'est un outil, pas un animal.Les moutons sont chargés sur des anes ou des galeries de camions sans ménagement, le pire a voir etant le moment ou il faut balancer les moutons de la gallerie pour les faire descendre....
On évitera a tout prix toute attractions touristiques incluant des animaux!!!!! Les serpents que l'on vous met sur l'épaule ou qui dansent sur de la flute ont les crochets arrachés a la pince multiprise.Les singes sont maltraités et extremements malheureux, les dromadaires "a photos" sont parqués la nuits dans des sous sols de maisons et passent la journée attachés a un piquet sur un parking! Ces animaux sont rarements en bonne santé et, en dehors des dromadaires, meurent en quelques mois et sont remplacés.Ils renforcent le braconage (singes et serpents). Alors oui on va me dire qu'il faut bien que ces gens vivent, qu'ils ont que l'exploitation des animaux pour survivre.A vous de voir. Gardez en tete que ce singe que vous prenez en photo est extrait de sa foret natale pour passer sa vie a monter sur les épaules des touristes et prendre des coups de batons jusqu'a que mort s'en suive. En trois mois au Maroc les animaux bien traités que j'ai vu et qui recevaient de l'amour se comptent sur les doigts d'une main.
Je ne peux pas parler des dromadaires promenes couillons du désert ou je ne suis pas allé mais je présume que leur existance n'est pas plus heureuse biens qu'ils sont surement un peu mieux traités car de leur santé dépend les revenus de leurs proprios.LE HAMMAMC'est une expérience a ne pas rater au Maroc!!!!Vous DEVEZ aller au Hammam! On demmandera dans les petites villes a se faire indiquer le Hammam traditionnel(==> demandez le Hammam bildi).Evitez les hammams a touristes des hotels et compagnies qui pratiquent des prix abusés et qui vont souvent avec le pack massage et bien etre.Un coup a se ruiner. Le Hammam coute entre 10 et 12DH.Parfois un ou deux DH plus cher pour les femmes qui y restent plus longtemps et utilisent donc plus d'eau. Rendez vous au hammam avec un petit cabas ou sac a dos contenant une serviette, des sous vetements de rechange, vos affaires de toilette et pour les mieux équipés votre savon noir et votre gant de crin.Ces deux derniers sont toujours en vente au hammam meme ou a l'épicerie d'en face.On les trouve au moins cher au souk. A l'entrée du hammam il y a un guichet pour payer et un vestiaire ou vous vous déshabillez(gardez le slip) et laissez votre sac.Aucun probleme de sécurité ou de vol dans les sacs, il en va de la réputation du hammam, et le guichetier veille. Prenez un ou deux seaux et une coupelle, entrez dans les salles du hammam.Vous trouverez des robinets d'eau chaude et d'autre d'eau froide, faite votre mélange, trouvez un endroit qui vous convient, nettoyez le en y vidant un seau d'eau froide, asseyez vous et observez comment font les autres qui rentrent et copiez les. On évitera le hammam un jeudi soir ou un vendredi matin, moments de grandes affluences avant la grande priere du vendredi. N'avez pas peur de l'inconnu.Je suis allé la premiere fois au hammam sans aucune information, les gens rigolent un peu en vous voyant chercher les robinets ou parce que vous etes un peu perdu mais l'ambiance est trés sympa, toujours quelqu'un vous aidera si vous avez un doute, on vous montrera comment faire. Souvent un homme se proposera pour vous aider a vous laver le dos, acceptez si vous etes sur que l'homme est aussi un client et qu'il est dans le hammam depuis un bon moment comme vous, sinon il se peux que sa soit un employé du hammam qui vous facturera le massage! Si un client vient vous proposer de vous laver le dos attendez vous a un gommage rigoureux et parfois un peu rapeux, proposez lui la meme en échange.C'est tout a fait naturel pour les gens seuls de s'entre aider. J'ai été impréssionné par les "massages payants" qui s'apparentent a des étirements extremement vigoureux ou le client est alongé au sol et que le "tortionnaire" le pli dans tous les sens et lui tire sur les membres... Vous trouverez toujours a l'entrée du hammam des toilettes, et souvent des lavabos pour se raser. Vous pouvez y faire tout ce que vous faites dans votre salle de bain classique mais ici la salle de bain est collective.
Coté femmes le rituel est le meme.Les filles emportent souvent en plus un petit carré de lino ou le tabouret a se mettre sous les fesses pour éviter mycoses et problemes de se genre.Les femmes sont en culotte ou nues.Les enfants de moins de 7 ans vont avec les femmes.C'est un des rare lieux de liberté sans hommes ou elles peuvent dire se qu'elles veulent, sa papote, sa fait beaucoup de bruit, sa chante et sa danse si vous avez de la chance.Au dire des copines, un pur moment de bonheur a ne rater sous aucuns pretexte. Les femmes restent deux a trois heures au Hammam.
On notera tout de meme que le Hammam est un des drames écologique du Maroc.La consommation de bois est impréssionante sans parler des quelques 5000l d'eau par jour et par Hammam.LE STOP AU MAROCL'autostop est une pratique courante au Maroc.La majorité de la population ne possede pas de voiture personelle.Les autostoppeurs se concentrent a la sortie des villes et des villages et indiquent la direction qu'ils souhaitent prendre du bout de l'index.J'ai pris un trés grand nombre d'autostopeurs pendant mon séjour (une grosse centaine) sans jamais avoir un seul soucis.Je pense qu'il n'y a aucuns dangers dans la pratique.C'est souvent une occasion de faire de trés belles rencontres et d'avoir des discutions interessantes quand c'est possible. On evitera de prendre des autostopeurs dans le rif car ils voudrons forcement vous ammener a la ferme acheter du kif et qu'ils peuvent éventuellement en transporter.On évite de prendre les gens qui marchent en sens inversse et qui changent de sens en vous voyant arriver(attrape touristes).On se méfiera des autostoppeurs sur la route du tizi'n test qui est un endroit connu de faux autostoppeurs qui attendent le touriste pour le ramener a la boutique de tapis du cousin.On se méfiera des gens en panne au bord de la route et qui vous demandent de les déposer a un endroit (souvent on vous ammene chez un cousin qui vend des tapis).On ne prend jamais des enfants en stop(moins de 15ans environ).Si un groupe d'ados fait du stop et que vous vous arretez ils voudrons tous monter, meme si ils sont dix... J'ai pris énormement d'adolescents en stop qui se déplacent le vendredi et dimanche aprés midi pour aller ou rentrer de l'internat.Certains font parfois 100km pour aller a l'école. Partout et souvent au milieu de nulle part vous aurez un vieu qui déboule au bord de la route pour aller au village suivant. Les autostoppeurs sont toujours trés respectueux, ne touchent a rien dans le camion, vous apprennent des choses, vous indiquent les bonnes routes.N'ayez pas peur de prendre les gens, ce sont de bonnes expériences. Les autostoppeurs ne sont pas des filous, meme si vous ne savez pas vraiment ou vous etes ils vous indiquerons la bonne route avant de descendre si ils partent de l'autre coté a un croisement.Ils pourraient en profiter pour se faire ammener jusqu'a leur village mais jamais un autostopeur ne m'a mentis.J'ai souvent eu des remerciements chaleureux.A l'ocasion(surtout quand vous prenez un couple) l'homme vous proposera un petit billet équivalent au prix du taxi, que j'ai toujours refusé, en revanche on m'a trés souvent laissé des fruits et des légumes ou des herbes pour le thé.Une bonne occasion de découvrir des choses. J'ai une fois ou deux pris des femmes seules en stop, sans problemes.LA POLICE, LES CONTROLES ROUTIERSDés vos premiers km vous serez surpris par la trés forte présence policiere sur les routes Marocaines. A presque toute les entrées de villes et de villages, et parfois meme au milieu de nulle part vous tomberez sur un check point de la police.ATENTION ceux ci sont presque a tous les coups équipés d'un radar: une grosse jumelle sur trépied mais la vitesse ne reste pas inscrite a l'interieur comme en France pour que le policier vous prouve votre infraction. La police est souvent trés bien cachée dans les buissons, souvent sur les terre pleins centraux.
Aux entrées de villes et de villages il s'agit souvent d'un simple control au facies.Les flics disposent des plots et des herses au milieu de la route.Arretez vous au niveau du panneau stop police et attendez que l'on vous fasse signe d'avancer.Dans le cas des panneaux "ralentir gendarmerie" passez au pas.On vous fera la plupart du temps signe d'avancer et de filer. Si la police entame la discution avec vous c'est souvent une franche partie de rigolade.Ils veulent savoir si vous allez bien, si vous aimez le Maroc, ou vous allez, si c'est la premiere fois que vous venez....Sur les dizaines de controles que j'ai subit en trois mois, jamais on ne m'a demandé mes papiers (sauf six fois en 50km au alentours de Tanger le premier jour!!) JAMAIS je dis bien jamais un policier ne m'a demandé de l'argent! La corruption est faible dans le nord du Maroc et vous n'avez pas besoin de sortir un billet a chaque fois que vous vous faites arreté.J'ai rencontré des idiots qui distribuais leur billets a chaque control, c'est vous le propleme!!!!! Une fois je suis tombé sur un policier tatillon qui m'a demandé les papiers, puis les gilets et les triangles, puis l'extincteur... Dépité de voir que j'avais tout il a fini par me demandé directement si j'avais pas un paquet de cigarette a lui donner.Surpris je lui ai ris au nez et je suis parti, sans autres soucis.
Astuce si vous etes préssé: Il y a deux type de policiers au controles, ceux qui vous demandent les papiers et qui restent a coté de vous (incorruptibles) et ceux qui vous demandent les papiers et qui s'éloignent un peu pour vous laisser le temps de glisser un billet.50 dh dans la carte grise et vous repartez tout de suite, mais a quoi bon? On a le temps en vacance non???
AIE!!! On vous annonce que vous avez été prix en eccés de vitesse, et c'est une histoire qui va vous couter un peu cher... Surtout on ne s'énerve pas!!! Meme si on est sur que l'on etait pas en eccés de vitesse, on explique que l'on a un limitateur de vitesse, ou que l'on avait la vitesse du GPS sous les yeux et qu'il doit y avoir une érreur.On tente de faire rigoler le flic en lui disant que les allemands leurs ont vendu des radars défectueux....En prenant le temps de discuter il y a toujours moyen de s'en sortir sans payer.Une bouteille peux souvent vous faire éviter une amende a plusieurs centaines de Dh. Une amie s'est fait arrétée deux fois en eccés de vitesse.Les deux fois elle est repartie sans rien payer ni rien donner. Il suffit d'etre sympa, de ne pas avoir peur de perdre beaucoup de temps, d'expliquer que vous avez pas une tunes (difficile avec un CC a 100 000 boules), de dire que c'est la fin des vacances et que vous etes sur vos derniers DH donc que vous pouvez pas payer, dire que vous avez pas de carte bleue.Avec de l'imagination et le sourire sa passe souvent bien. Dans tous les cas au Maroc on respecte TOUJOURS a limite de vitesse!!!! Sa évite beaucoup de problemes!! 40km\h a l'approche des villes et des ronds points trés important!!! Oubliez pas la police est partout!!
Les marocains ont peur de la police qui les traite de facon arbitraire.Un controle de police est souvent un moment fastidieu pour un Marocain, bien plus que pour un touriste.Y'a qu'a voir la tete des Marocains quand un flic leur demmande de se ranger sur le coté... On voit bien qu'ils redoutent de se faire accuser d'une infraction qu'ils n'ont pas commise et que sa va etre la galere.
Pas vu de filles dans la police, et vous??BOITES MAILS PIRATEES!!Durant tout mon séjour au Maroc ma boite mails a subit de trés nombreuses attaques et SPAM.Si vous vous connectez depuis des spots wifi vous recevrez tous les jours des tentatives d'hameconages qui consistent a tenter de récupérer vos codes d'acces et données personnelles.Méfiez vous particulierement de tous les expéditeurs inconnus et de toutes demandes originales.La technique classique etant un mail ressemblant en tous point a ceux oficiels (hotmail, votre banque....)vous annoncant que votre compte va etre périmé ou que pour des raisons de sécurité vous devez inscrire ou modifier votre code personnel.Méfiance!!COMMENT SE RENDRE AU MAROC???Les Ferrys:
Il est possible qu'il y ai un interet a faire la traversée un vendredi, notement le retour (Dimanche Marocain) afin d'avoir moins de monde a la douane.
Plusieures possibilitées existent pour passer au Maroc:
Departs: Barcelone Sète Algeciras
Arrivée: Tanger Med Ceuta
Tanger Med est le tout nouveau port de Tanger, il est situé 22km de la ville.
Je suis entré par Tanger et ressorti par ceutat et je ne saurait dire quelle douane j'ai préféré.
Pour info:
1\Achat billet et chargement dans bateau douane comprise a Algésira m'a pris 20min.Douanier espagnols, pas de fouille. 2\Douane marocaine a Tanger m'a pris trois heures, Pas de fouille mais c'est trés mal organisé et on nous ballade.
3\Passage maroc\ceuta, 20min de papiers avec les douaniers marocain et une rapide recherche de clandestin par les espagnols 4\Achat billet et chargement dans bateau a Ceuta ma pris 1 grosse heure de fouille par plusieurs barrages des douanes espagnoles.
ATENTION a la conduite a Ceuta!!La c'est des malades pour de vrai!J'ai failli avoir plusieurs accrochages, c'est mal foutu, on comprend rien ou on va, c'est mal indiqué et sa conduit mal. Amen!
Pour mon prochain voyage je passerai par ceuta a l'aller et au retour sa m'a tout de meme paru plus simple. Je pense aussi que dans la majorité des cas la sortie du territoire est plus aisée que l'entrée.
A l'arrivée dans le port de Tanger Med:
1\Si vous etes en camping car pas de soucis, des agents vous feront suivre les autres campings car vers les portiques de la douane.(plus précisement a droite au rond point)
2\Si vous etes en fourgon sans fenetres vous allez etres dirrigés vers le parking des "importations" et la c'est le bordel pour s'en sortir.Tout faire pour suivre un camping car.Revendiquez direct que vous etes un simple touriste si sa se voit pas franchement a votre véhicule.
3\Si vous etes en voiture pas de soucis on vous guidera au bon endroit(sauf si vous avez 400kg d'affaires sur le toit)POUR RENTRER AU MAROC, QUELS PAPIERS???Pour entrer sur le territoire Marocain il vous faudra présenter a la douane un passeport valable 6mois et 3 mois aprés la sortie.Le sujet a été maintes fois débatu ici et ailleur.Moi je ne traversserai pas l'espagne avec juste ma carte d'identité, peu de chance de passer la douane meme si sa se fesait avant et qu'il doit toujours y avoir moyen en bataillant un bon coup.
Et la bagnole alors? Une fois sur le sol Marocain a la sortie du port, a la douane:
recuperez dés le premier guichet le papier d'importation de véhicule==>demandez le!!!! on vous laisse passer sans vous le donner et aprés c'est le Bor..l!!! Ce papier est bel et bien gratuit mais des gens viendrons vous le proposer pour quelques Dh bien avant le guichet pretextant que sa fait gagner du temps.Ne vous inquietez pas du temps vous allez en avoir.Ce papier c'est le fameux d16Ter.
Remplissez ce papier pas facilement déchiffrable.Finalement j'ai demandé de l'aide a un de ces fameux vendeur de papier et lui ai filé une clope.(Radin!)
On retiendra qu'un camping car peux rester sur le térritoire 6mois et qu'une voiture ou un camion sans fenetre ne pourra rester que trois mois par an de facon continue ou non.
Petite QUESTION: si je passe trois mois avec mon véhicule (camion sans fenetres!!!!!!) au Maroc de janvier a fin mars et que je reviens avec le meme véhicule en mai, vont'il s'en appercevoir? Comment ceci est controlé? vont-il me bloquer l'entrée au térritoire? (au pire je prend ma scie sauteuse et un hublot de machine a laver et j'ouvre une fenetre devant le bureau de douane :D )
Voici le lien officiel qui explique tout: http://www.douane.gov.ma/...ouane.gov.ma/d16ter/
Pour les campingcaristes prenez soin de vérifier la date limite de sortie que l'on vous écrit sur le papier a l'entrée au Maroc. Le delais doit etre de six mois.Ainsi pour les CC désirant rester plus de trois mois ils devrons faire renouveler leur autorisation d'entrée.Pas celle du CC, celle des humains!
ATENTION!!! quand vous quittez le Maroc on vous donne un des exemplaire du formulaire d'importation du véhicule avec la date de SORTIE du territoire. Si vous revenez au Maroc avec le meme véhicule je vous conseille de revenir avec ce papier.Il peut arriver que la sortie de votre véhicule ne soit pas enregistrée informatiquement et vous vous retrouvez donc a vouloir rentrer au Maroc avec un véhicule qui pour les douaniers n'en ai jamais sorti.Situation bordelique.Donc gardez vos papier d'importation\exportation dans votre véhicule!
QUE PEUT ON IMPORTER\ EXPORTER LEGALEMENT AU MAROC ET EN QUELLES QUANTITE???Les importations douaniere, lien des choseorter 400g de tabac ou 200cigarettes, 1litre de vin et 1litre d'alcool fort.
Je vous invite a chercher quelques posts sur le sujet si vous avez l'intention de rammener en europe de gros objets comme des tapis ou de vous les faire envoyer en europe. Pensez aux droits de douanes.
douane.gouv.fr douane.gouv.ma
QUESTION(bete): Peut-on importer du porc en masse? Je suis rentré avec une caisse de 20kg de paté, jambon , saucisses... Qu'auraient dit les douaniers si ils avaient vu sa?LES CHOSES BONNES A SAVOIRLe prix du gazoil est fixe dans toutes les stations de la plus petite a la plus grande.La qualité du Gazoil est bonne(tout du moins correcte), j'ai meme été surpris parfois par ma plus faible consommation au Maroc que en Europe.Six mois aprés mon retour je n'ai constaté aucuns soucis sur le camion.
Obtenir de l'argent au Maroc, Le change, les retraits: (fevrier, Mars 2014)
Les retraits en devises coutent généralement autour de 3%, et les frais sont souvent plafonnés autour de 3 ou 4 euros par retraits. Les paiements par carte (quand c'est possible) coutent généralement autour de 3% aussi et les frais sont plafonnés entre 6 et 10 euros par paiement. Tout ceci dépend évidement de votre banque Les frais de changes sont autour de 3% (taux internet=>11,27 \ taux western 10,95 ==0,32dh par euro ==> 3,2% ) HUMMMMMMM j'ai un doute sur mon calcul...
QUESTION: POUR VOUS QUEL EST LA MEILLEURE ATTITUDE A ADOPTER AVEC L'ARGENT? QUOI UTILISER??
Donc le mieux est de retirer de grosses sommes au distributeurs auto, le probleme c'est que moi je n'aime pas engager ma carte dans ces machines la a l'étranger, si elle est avalée, c'est partie les galeres!!! Au passage on ne retire jamais de l'argent une veille de week end ou de jour férier, on fait en sorte que la banque soit ouverte, au cas ou.... J'ai donc retiré mon argent en France avant de partir et suis parti avec une envelloppe de liquide.J'ai pratiqué le change dans les bureaux Western union a quelques occasions, Mais la meilleure chose a été tout simplement dés le début du voyage de rencontrer des Marocains aisés qui vont en voyage en Europe et qui aivaient besoin d'euros.On a fait le change entre nous au taux internet et hop dans le cul les banques!!!!
Au moment de l'achat du billet de ferry en Espagne on vous proposera surement de vous faire une peu de change, sa m'a paru surprenant quand on sait que l'importation et l'exportation de devises Marocaine est interdite.De plus je soupsonne le taux de change d'etre trés mauvais.
QUESTION: Que se passe t'il si la douane vous surprend avec 10 000dh dans votre véhicule au moment de rentrer dans le pays?? Est ce que sa les interesse vraiment de chercher sa? Est ce qu'il arrive tout simplement que des vehicules de touristes soient fouillées en profondeur?
Taux internet ==>11,27dh pour 1euro (debut Mars)2014 Taux bureau de change port Tanger ==>10,94dh pour 1euro (18 fevrier) Taux western union et banques par la suite ==>10,96 a 11dh 1euro (Avril, mai )
Dés votre sortie du port vous trouverez des bureaux de change, souvent dans des préfabriqués.Je pense qu'il vaut mieux y changer une petite somme et chercher mieux ailleur.MARRAKECH==> Arnakech!!!!!!??A lala!!! Marrakech trés trés vaste sujet de discorde entre foromeur! Ceux qui ont adorés, ceux qui ont détestés
Dans l'esprit de la plupart des gens, Maroc = Marrakech. Franchement, si vous voulez vivre une expérience autentique, évitez Marrakech. C'est le repaire à touristes style Club Med, et vous serez considérés comme une vache à lait. Si vous voulez voir une belle médina, celle de Fès la ville sainte aux centaines de mosquées et bourrée d'artisans (cuir, etc...) est suffisante. Vous avez vu une médina, vous les avez toutes vues. Exception faite peut-être de l'image d'Epinal de la place Djema el-Fna à la nuit tombante (à Marrakech, donc), qui peut valoir le coup si vous êtes prêt à subir les assauts incessants des rabatteurs.
On trouvera tout de meme de trés nombreux posts sur VF de gens qui ont adorés Marrakesh, qui y ont vécu des expériences extraordinaires, qui ont sus explorer la médina et découvrir ses trésors cachés.OU ET COMENT TROUVER DE L'ALCOOLL'alcool se trouve en vente libre au Maroc notement dans les grandes surfaces Marjane meme si régulierement on nous annonce que Marjane retire définitivement l'alcool de ses rayons. (Intox?, Pub déguisée?) Dans ces grandes surfaces vous trouverez un rayon spécial alcool avec sa caisse réservée ou les bouteilles seront dissimulées dans des sacs plastiques noirs. L'acool y est cher, comme partout au Maroc. Une bouteille bas de gamme de vin vous coutera au minimum 5euros et les premiers prix "buvables" en wiskies, vodka et rhum sera de 20euros. De plus dans toutes les villes moyennes vous trouverez en vous renseignant de petites superettes spécial alcool aux prix similaires. L'alcool n'est donc pas dificile a trouver au Maroc. Dans les endroits isolés il y a toujours quelqu'un qui connait un plan pour aller chercher de la Marhia chez un particulier. Vous pouvez tomber sur un super apéro ou sur une super galere...... On notera tout de meme que la consomation d'alcool peux éventuellement choquer au Maroc et qu'il sera convenable de cacher un minimum les bouteilles en évitant de les laisser posées sur la table et a la vue de tous. Cela vous évitera en plus d'avoir d'éventuels profiteurs qui viennent se greffer a l'apéro. J'ai souvent vu des shibanis peu respectueux etalant leurs bouteilles de vin sur la table devant le CC ou ne pas etre discret en allant aux poubelles)
Au niveau du vin rouge j'ai apprécié le boulaouane et le val d'argan.Juste comme sa en passant.TELEPHONE, INTERNETIl parait que le plus économique est d'acheter des cartes telephonique et de trouver une cabine.
Les indicatifs de telephones: 00212 de la France vers le Maroc, 0033 le classique vers la France
Deux ou trois opérateurs se partagent le marché. J'ai acheté une Sim et une clef 3G Maroc telecom, et j'en ai été content. Une carte Sim coute 20Dh, une recharge 50Dh permet de telephoner 20minutes vers la France (portable). Une recharge 50Dh nationale me permetait d'avoir acces a internet avec mon telephone.(pour les accros) 555==> Menu pour changer de langue 550==> En court 580==> connaitre le montant rechargé
La clef 3G coute 200Dh a l'achat(premier mois internet compris) puis une recharge de 100Dh permet de recharcher pour un mois d'internet en illimité (pas de limite de Go).Le reseau de telecommunication est bon au Maroc, il y a des antennes a coté de chaque village et internet avec la clef 3G fonctionne parfaitement du moment que l'on a une antenne dans le champ de vision.JOURS DES SOUKSSouvent le nom des villes vous indique le jour du souk. Ainsi une ville comprenant le mot Tnine dans son nom aura son souk le lundi. On notera que l'école du village est fermée le jour du souk pour permetre aux enfants d'aider la famille, et les enfants seront donc a l'école le dimanche.
jours lyamate
lundi tnine (Tnine de l'ourika) mardi tlate mercredi larbaae (souk el arba du rharb) jeudi lakhmisse vendredi jamaa samedi sabte dimanche lhadde
Voici a présent une liste des jours de souk en fonction de région et des villes: Merci a Larazou du site casa-trotter!!!!
http://www.casa-trotter.com/...-du-maroc-t3387.h... Cette liste est vitale pour organiser ses semaines!!!!!!BUDGET AU MAROC, LISTE DE PRIXPain rond (petit\grand) 1 a 2 Dh Carte Sim 20 Dh Puis recharge==> 50Dh=20min vers la france Camping (camping car) 35 a 70 Dh Thé (ds les petits café) 5 Dh jusqu'a 20Dh dans les hotels Chbakias ==>Ortographe svp?? 20 a 30 Dh\Kg (Patisseries au miel a ne pas rater) café 5 a 7 Dh Huile d'olive 40 Dh le litre Bouteille eau 1,5L 5 a 10 Dh Bidon eau 5L 11 Dh Petite fiolle pour le Khôl 5 Dh Hammam 10 a 12 Dh Gazoil 9,2 puis 9,4 Dh 1\2 poulet cru 20 Dh Grande pierre a affuter 15 Dh Boite plastique atlas(1L,2L,5L) 5 , 10 , 20 Dh Vous comprendrez sur place, plat Tajine simple (petit, M, G) 15 , 18 , 20 Dh Babouches simples 50 Dh Sandales cuir 30 Dh Babouches tout terrain 70 Dh (Avec une semelle en pneu) baton réglisse 1 Dh baton brosse a dent 1 Dh (Petite branche qui sert a enlever le tartre ) Cyber café 4 DH heure Bassine carré plastique (10X40) 15 Dh Lait 8 a 10 Dh\Litre Jus orange 10 a 16 Dh\litre meme prix dans le frigo ou non Oeuf 1 Dh parfois 5Dh les 6 Confiture 830g valencia 18 Dh Oranges 3 a 4 dh\kilo pierre d'alun 15 Dh\kg !!!!!!! viande Hachée 80 Dh\Kg Cotellettes d'agneau 90 Dh\Kg !! repas tajine centre ville 20 a 50 Dh (pour 1 personne mettre 40Dh Maxi) Lacets 4 DH la paire Tasse alu 5 a 8 Dh suivant taille Olives 20 a 25 Dh\Kg Dattes 20 a 25 Dh\Kg Yahourt 2ou3 Dh Boites maquereau, sardine 4 a 8 Dh Sucre (pain 2kg) 11 Dh Cordonnier 10 Dh\paire pour recoudre chaussures de montagne, 1\2h de travail) Reparation crevaison_Meche 20 Dh (Pour le camion) _rustine 50 a 70 Dh (Pour le camion) Khôl (maquillage) 5 Dh la fiolle telesiege Oukaimeden 25 Dh A\R Forfait ski journée 50 Dh (Oukaimeden)
En 90jours au Maroc j'ai dépensé quelques 13 600 Dirhams qui se répartissent plus ou moins de la facon suivante:
Gazoil: 4600 Bouffe, restaux, pain, eau, cafés, thé: 3600 Auberges, campings 1125 Parkings 340 Visites et divers 2000 Telephone, internet 340
Je tiens a préciser ici que j'ai constaté une legere augmentation des prix dans les superettes en fonction de ma tenue vestimentaire.Si vous vous pointez en short ou avec une trop forte dégaine de touriste il est possible que vos courses vous coutent quelques dirhams de plus.
Souvent les gens demandent quel est le budget a prévoir pour le Maroc!! C'est une question imposible! Tout dépend de votre style de vacances!! On pourra prendre en compte quelques exemples
Restau trés simple type Tajine\thé 25 a 50 dh Nuit en auberge 200 dh Nuit chez l'habitant 100 dh Auberge 250 dhHygiene: Entre logique et psychoseLes recommandations d'hygiene sont rabachées sur internet et le routard, parfois de facons exagérées. On fera bien entendu la nuance entre un touriste de passage 10 jours et un voyageur expérimenté, au niveau de la tourista le malheureux touriste aura toute les raisons de s'en méfier bien plus.
J'ai fait attention a boire principalement de l'eau en bidon lors des 15 premiers jours de mon voyage, mais j'ai trés frequement consommé de l'eau du robinet que sa soit au restaurant ou chez les locaux.J'ai consommé de l'eau du robinet dés mon deuxieme repas du soir au Maroc. Je n'ai évité aucuns légumes ni fruits, jamais refusé une salade. En revanche j'ai pris grand soin de laver abondement toute la viande que j'achetais. (poulet ou steack coupé au hachoir douteux), présence de mouches sur la viande exposée. JAMAIS je dis bien jamais je n'ai été malade.
On se méfiera des dattes qui contiennent de curieux petits vers.(qui n'ont pas de gout je vous rassure....) Je conseille de les ouvrir toutes en deux avant de les manger. On m'a parlé a plusieures reprises d'un vers a dattes qui s'instalerais dans les intestins et qui pose de gros problemes, quelqu'un a t'il plus d'infos a ce sujet?des expériences, du vécu?
J'en profite pour placer un petit lien qui explique les précautions a prendre envers les tatouages au Hénné: http://www.danger-sante.org/tatouage-dessin-henne/LISTE DES ARNAQUES CONNUESIl faut bien comprendre que en trois mois au Maroc je n'ai eu le sentiment de me faire arnaquer que une seule fois et des dizaines de miliers de voyageurs profitent de ce pays sans voir l'ombre d'une arnaque. Payer trop cher car on a mal négocié un prix ce n'est pas une arnaque!!!!!! Sa fait parti du pays, de la coutume Le Maroc n'est pas un pays de voleurs, c'est un pays avec quelques filous ou malins qui tentent d'abuser de touristes mal renseignés ou naifs.Ceci est vrais dans beaucoup de pays et peux vous couter bien plus cher en Europe ou ailleur... L'arnaque n'a pas la meme dimension au Maroc, si vous payez 50dh de plus un article dites vous bien que c'est 5euros et que les vraies arnaques vécues en france ou en europe vous font rarement perdre que 5e!!!!
Pour ma part: 3mois dans les Balkans (Bosnie, Albanie...), camion dévalisé le dernier jour....a Marseille
3mois au Maroc, Grand sentiment de sécurité pour mon camion, surveillé par des gardiens en ville et parfois abandonné chez des gens rencontrés le jour meme dans des endroits parfaitement isolés.Pour exemple j'ai laissé mon camion 5jours dans la cour de l'école de Tislit sous la surveillance des villageois et 4 jours chez un type dans les gorges du M'goun.
dés mes premiers jours au Portugal pendant le retour, un type rentre dans notre camion par la porte latérale sur un parking de plage pendant que je rangeais le coffre.Vol de deux passeports et deux porte monnaie d'amies qui descendais au Maroc(fin des vacances)
Et la petite derniere pour la route qui ne fait plus partie des arnaques mais, que penser de l'Italie aprés avoir découvert le cadavre d'un homme battu a mort sur la cote amalfitaine? Quelqu'un a déja trouvé un homme battu a mort au Maroc????
Tout sa pour dire que c'est précisement dans les pays ou l'on pense ne rien craindre qu'il nous arrive les bricoles. Les pays qui ont mauvaise réputation sont souvent passionants, vous ne devez pas avoir peur de voyager, ne vous contentez pas des classiques touristiques.
Voici une liste de petites histoires entendues sa et la, sont-elles toujours toutes d'actualités?
==>prix des ferrys retours (mauvaise classe de vehicule donc surplus, vous payez un A\R et au retour on vous demande 200e de plus) ==>vols a laraché, (Medina de Fes un homme a tenté d'arracher le telephone d'une amie) ==>fausses pannes ==>faux stopeurs ==>des attaques de boites mails recevant des messages tentant de vous escroquer vos données personelles.(Je recois sur ma boite mail des tentatives d'hameconnage toute les semaines depuis six mois....fausses factures impayées d'EDF, heureusement je suis SDF donc je ne peux pas avoir de factures impayées, Nombreux faux messages de ma banque....) ==>policier vous demandant de l'argent ou un paquet de clope car vous n'avez pas d'extincteur ou pas les bon pneus pour rouler sur cette route ou pour tout autre raison louche. ==>IMPORTANT. De nombreux gites d'étape, de restaurants ou d'auberges s'apellent PRESQUE pareil qu'un proche concurent sité dans le guide du routard ou autre guide.On a vite fait de se tromper et de pas dormir la ou on avait prévu de dormir.
Pour ma part je ne suis jamais tombé sur un faux auto stoppeur, on ne m'a jamais rien volé, je n'ai jamais vu de fausses pannes.COMMENT CHOISIR UN BON GUIDEVous pouvez avoir recours a un guide dans deux ou trois situations différentes: ==>Le treck en montagne ==>La visite d'une médina, d'un monument ==>Vous ammener dans un lieu a voir proche d'un village
Pour le treck en montagne la question ne se pose pas, il vous faut obligatoirement un guide oficiel d'un bureau des guides.J'ai vu notement au Toubkal des gens arriver avec des ados de Marrakesh qui avaient peu etre vu moins de montagnes que leurs touristes.Pas de piolet, utilisation approximative des crampons, pas de conseils utiles, presse le touriste au sommet, aucunes anecdotes a raconter.De plus un mauvais guide en profitera pour vous plumer sur le taxi, la mule, le refuge et une petite boutique de cailloux en repartant (ce qui arrive aussi avec des vrais guides qui se font un extra^^)
Pour visiter une médina ou un monument vous avez deux choix: un guide officiel et un guide "a l'arrache" Le guide oficiel est souvent compétent et peut avoir pleins de choses a vous raconter et vous faire découvrir. Le guide "a l'arache" est moins cher et peut s'averer tout aussi bon, ou minable.... double tranchant.
Pour vous ammener dans un lieux a voir proche d'un village ou vous montrer un départ de rando ou un chemin pour vous faire gagner un peu de temps plutot que de chercher soit meme des gamins du village se proposerons toujours.
Une chose indispensable est de bien faire attention au niveau de Francais de son guide.Pour moi hors de question de partir en montagne avec un mec avec qui je ne pourrais que peu communiquer.Les incompréhensions seront fréquentes, le guide pourra moins vous raconter d'anecdotes.Ceci vaut aussi pour le guide de médina ou de site archéologique ou monument meme si c'est moins important. Cette situation pourra entrainer des confusions sur les modalités de votre treck.
Je pense ainsi qu'il est trés important de choisir son guide sur place, la ou vous voulez faire la visite et le treck. Totalement innutile de choisir son guide pour le désert ou le toubkal a Marrakesh.Une fois sur place vous trouverez toujours des millions de gens qui voudrons vous guider, qui connaitrons mieux la région qui aurons de meilleurs moyens techniques ou logistiques et qui ne seront pas plus cher.
Au passage exélent bureau des guides a Imlil au départ du Toubkal.Carte en vente, renseignements meme si vous dites carte sur table que vous ne voulais pas de guide mais juste des infos.Un vrai bureau des guides competant.SALAIRE MINIMUM AU MAROC? Comparatif france et niveau de vie quand vous donnez 100DHDans le privé, le revenu minimal s'établira à 222€ par mois au 1er juillet 2014 et à 233€ un an plus tard. Dans le public il s'établira dès le 1er juillet 2014 à 272€.
Pour plus d'infos et de détails consultez la deuxieme partie de ce wiki: http://fr.wikipedia.org/...rofessionnel_garanti
Comparaison salaire moyen France\Maroc MAROC 272e X 11,08 = 3014 dirham 100dirham = un trentieme du salaire FRANCE 1133e X 11,08 = 12553 dirham 100dirham = un centvingtieme du salaire En gros quand vous donnez 100Dirham a quelqu'un qui vous héberge (environ 10e) c'est comme si vous donniez 40 euros a quelqu'un qui vous heberge en France.Quand vous donnez ou que vous payez un service réflechissez bien a ce que sa représente comme somme par rapport au niveau de vie du pays de votre interlocuteur.LA QUALITE ET LES CHINOISERIESSujet qui m'a grandement surpris. On trouve enormement de chinoiseries importées au Maroc, Il est carrement difficile de faire ses courses (non alimentaires) en achetant que du made in maroc. Au passage je déconseille toute utilisation de détendeurs ou tuyaux gaz acheté au souk voir au Maroc en général. Matériel de mauvaise qualité et dangereux.Une amie a foutu deux fois le feu suite a un détendeur défectueux.
Sans tomber dans la psychose: http://www.lavieeco.com/...1-blesses-30745.html Je répete bien je ne met pas en cause les bouteilles de gaz au Maroc (bien qu'elles tirent franchement la gueule)mais les détendeurs bas de gamme made in china. J'ai rammené 3 bouteilles de gaz pleines du Maroc (butagaz 2,9Kg)dans mon camion sans qu'elles fuient ou explosent.Je les ai utilisées entierement et les ai meme échangées contre des neuves dans mon magasin habituel en france.Le type du magasin a tout de meme été surpris de la tete des bouteilles toutes déformées. J'ai trouvé sur VF quelques posts qui mettent en doute la qualité du gaz au Maroc.Il encrasserait les systemes tels que les frigos et les chauffages genre TRUMA et autre.Moi je n'ai que une gaziniere classique et elle n'a pas vue la différence :pLA SECURITE AU MAROC, LES SOUKS , LES GRANDES VILLESLe sujet a été débattu trop de fois et seme le doute dans la tete de gens. Vous n'etes pas en danger au Maroc!!
Les villes europeennes sont toute autant risquées en ce qui concerne les pickpockets et vols a l'arraché. Vous n'etes pas plus en danger sur la route au Maroc que ailleur, car vous faite atention a votre véhicule et roulez prudement car vous etes loin de chez vous.Les routes sont en bon état et vite nétoyées suite aux orages.Une route reste rarement bloquée plus de quelques heures car les locaux ont besoin de circuler.Ils sont pas en vacance eux! Le vol contre des touristes est trés severement puni au Maroc. Dans les villages et lieux isolés tout le monde se connait, tout se voit, tout se sait.On ne vole pas un touriste (car relion, famille, police)
Bien sur on va nous raconter tout en tas de vrais vécus de vols, bien sur tous n'auront pas été des touristes idiots qui n'ont pas pris de précautions.Je pense juste que sa aurait pu arriver partout ailleur dans le monde.
(une liste des points noirs pourrait etre interessante pour localiser les lieux ou il y a le plus de vols au Maroc) (Quelqu'un de motivé pour chercher sa?)
On se renseignera sur les évenements récents avant de se lancer a l'assaut du désert tout de meme! ====> http://www.diplomatie.gouv.fr/...ar-pays/maroc-1... <========
Si vous etes dans une région isolé vous pouvez dormir ou vous voulez sans etre embété par la police, en revanche en ville et proche des lieux touristiques si vous ne vous massez pas avec les autres camping car vous pourrez etre réveillé par la police locale ou civile.On vous expliquera que vous etes en danger, qu'il faut dormir proche des autres.Si la police vous propose de vous emmener au camping car c'est "dangereux ici" dites que vous gerez votre sécurité tout seul.Le long de la cote vers essaouira c'est des coutumes trés fréquentes d'arrangement entre la police et les camping. La Police n'aime pas avoir un camping car seul dans un coin visible (pas le bon parking en ville) car si ces touristes ont un soucis sa leur fera du boulot et des soucis avec les chefs.Il ne faut pas que des touristes aient des problemes dans leur district sinon ils se font taper sur les doigts.C'est pour sa que l'on vous surveille autant.
Une petite astuce simple qui limitera les galleres en cas de vol: Scanner tous vos documents important et se les envoyer par mail (Carte grise, passport, carte identité, assurance...) Si vous etes parano : Avoir un faux portefeuille avec une vieille car bleue et quelques billets, a donner en cas d'agression.
Je rapelle ici que le numero de la police est le 19, et que celui de la gendarmerie est le 17. Une police civile existe et se présente parfois sous la forme de 5 ou 6 types en civil dans un 4X4 (m'on fait peur ces cons) En cas de soucis dans le centre ville ou un souk ne pas hésiter a faire apelle a la police touristique.Tous les faux guides et les emmerdeurs en ont trés peur.
EVITEZ le plus posible d'avoir affaire a la police ou aux gendarmes, vous allez perdre du temps....ORGANISATION DE TRECKS EN SOLO, TROUVER DES CARTES DE RANDO AU MAROC.Organiser des trecks et randonner seul au Maroc dans les montagnes n'est absolument pas impensable pour toute personne expérimenté. Cela reste bien entendu tout aussi dangeureux que dans toutes les autres montagnes du monde, meme si au Maroc on a le sentiment d'etre un peu moins seul.Partout dans les montagnes vous trouverais des bergers avec leurs troupeaux(les bergers ne quittent pas leurs moutons des yeux de toute la journée), des abris ou cabanes, des cueilleurs en tout genre.
Neanmoins tout treck merite un bon équipement, le blouson, les gants, le bonnet se revelent parfois indispensable. J'ai un souvenir dans la region du M'goun a avoir 35 degres a Bou Thrarar a 4heures de l'aprés midi et avoir une tempete de neige deux heures plus tard au col a 3000m d'altitude, mon blouson m'a sauvé la vie. De plus lors de mon ascension du Toubkal, un jour de grand vent la température resentie etait bien en dessous des -10 a 4000m (Avril) Je vous conseille de vous munir de cartes de randonnées en France avant votre départ car sur place celle ci sont casiment introuvables.Tout au mieux on vous proposera des photocopies de photocopies ou de prendre en photo une carte sur un mur.... J'ai pour ma part été contraint de partir en treck avec des photos de cartes et des croquis faits sur des calepins avec l'aide de marocains.Hasardeux mais faisable!
En se rendant directement a Rabat à la division de la cartographie, 31 avenue Moulay Al Hassan, Rabat Chellah, Maroc. Tel : (212) 70 53 11 / 70 51 91, Fax : (212) 70 58 85.
Aparement le vieux campeur de Toulouse disposerai de cartes du Maroc, donc il doit etre envisageable d'en faire venir dans les autres vieux campeurs de France.
Pour la région du Toubkal je conseille la carte Jbel Toubkal au 1/50 000 (Édition 1994) disponible au bureau des guides à Imlil.C'est un des rares endroits ou l'on peux trouver une carte potable (de 70 a 100dh suivant la tete).Version en Espagnol
VOILA LA BIBLE pour tous voyageur autonome au Maroc: Des cartes de randonnées sur tout le Maroc! Dire que si peu de monde savait que sa existe!!!! Atention ces cartes ne sont pas toutes jeunes.
http://jemecasseausoleil.blogspot.fr/...cartes-d...LISTE DES GRANDS SITES DE RANDO AU MAROCGTAM (Grande Traversée de l'Atlas Marocain) http://www.trekmag.com/...e-atlas-agouti-imlil http://www.martinpierre.fr/...ks-afrique/gtam.html
MGOUN (Deuxieme sommet du Maroc) TOUBKAL (Premier sommet du Maroc) Pour tous ceux qui veulent faire un treck magnifique et a ne pas manquer:Le grand tour du Toubkal par le lac d'ifni. http://www.camptocamp.org/...ms-depuis-oukameiden Voila la base d'un magnifique treck a pofiner.
Le toubkal est un sommet "parc d'attraction" comme je les apelles.J'y ai vu le meilleur comme le pire, et c'est dans le pire que j'ai vu le...pire!! Trop de gens se contentent de faire l'ascention classique en arrivant tout droit de Marrakech et repartent deux jours aprés.Le Toubkal est accessible seul et sans guide pour les gens aillant l'habitude de la montagne, c'est une immense autoroute a touristes de imlil jusqu'au refuge avec tous les 500M une échoppe qui vend du jus d'orange ou quelques ravitaillements.Impossible de se perdre!Le deuxieme partie du refuge au sommet est plus technique et necessite une bonne forme physique mais sans passages perilleux.ETAT DES ROUTES ET COMPORTEMENT DES USAGERS.Au Maroc les routes sont en général en bon etat.J'ai meme été surpris par les grands axes qui sont vraiment parfaits.
Les difficultées se trouvent sur les petites routes, en cas de grosse pluie ou d'orage les rivieres débordent et traversent les routes en formant des tas de graviers.Ceux ci peuvent bloquer la route quelques heures mais les locaux ont besoin de se déplasser et déblayent souvent bien vite la route.Les services publics se déplacent vite en cas de gros éboulis et déblayent le tout a la pelleteuse en quelques heures.
En revanche le comportement de certain autres usagers peut etre dangereux.Je siterai par exemple les taxis et les bus sur les grands axes qui vous doublent a fond pour finalement s'arreter 100m devant vous, puis repartent, vous redoublent comme des fous et ainsi de suite. Un taxi peut s'arreter d'un coup pour prendre quelqu'un sans regarder qui le suit.atention.
En ville pas de priorité au rond poind si le trafic est chargé.Moi j'adopte la technique a "l'Albanaise": Ne pas regarder les autres et rouler.Si les autres savent que vous les avez vu vous avez perdu.Si les autres pensent que vous les avez pas vu ils font atention a vous.
Si vous avez déja conduit en Albanie, en Bosnie, en ville en Italie, en grece ou en Inde, la conduite au Maroc ne vous posera pas de problemes.
On se méfiera des dos d'anes non annoncés qui font de belles surprises tout comme les trous et nids de poule en bord de route qui peuvent s'averer mauvais.Comme dans les autres pays il suffit de regarder ou l'on met les roues.
Il n'y a pas de brigands de grands chemins au Maroc, pas de barrages a la western avec prise d'assaut du Camping car...
Depuis 2010 le Maroc a un nouveau code de la route qui a mis en place un permis a 24 points ainsi que les alcootests. Le port de la ceinture en voiture et du casque en moto est obligatoire pour tous les passagers meme si se n'est absolument pas respecté.Je suis passé une ou deux fois devant la police sans ceinture sans que sa pose probleme; ne pas trop jouer tout de meme, si vous tombez mal sa va vous couter du temps et de l'argent.
Sur les petites routes de campagne les panneaux sont souvent dans un seul sens aux croisements, roulez doucement, tordez le coup, sa vous évitera de vous perdre.
J'insiste sur le fait que le routard ou autres guides exagerent completement sur l'état des route et les dangers au Maroc.
La carte MICHELIN meriterait une grosse remise a niveau. Beaucoup d'érreures sur cette carte: des routes qui sont en fait des pistes, des pistes qui sont en fait des routes....Rien ne vaut de prendre ses infos auprés des locaux. Une liste des rectifications de la carte pourrait etre bien utile!LA LANGUE!!Je ne vais pas me lancer dans des listes de vocabulaire inbuvable mais au Maroc plus que partout ailleur sa sera un immense avantage pour vous de parler un minimum le darija (arabe dialectal).J'ai souvent entendu des gens se vanter de venir au Maroc depuis plusieurs années et avoir une prononciation honteuse.
Le salamalek, rituel pour se saluer est indispensable pour tout: (en gros, j'ai écris en phonétique)
-Salam alekoum -Le bess (sa va??) -berer (sa va!!) -Koulshi mzien rolla (tout va bien mon frere)
Aprendre un minimun a compter et le nom de quelques légumes vous aidera grandement.
Evitez de passer pour des cons, aprenez peu mais aprenez bien.
L'essentiel:
afak : S'il te plait... Kahwa : Café (Be halib==>au lait) Baraka : Stop Flouss : argent L'ma : l'eau Roubz : Le pain Chouilla: un peu Zouine : beau (zouina, belle) ( a dire a tous ceux qui vous montre leur maison ou la photo des enfants^^ Balek : Pousse toi N'dek : attention tu vas faire une bétise Choukrane: Merci bzef : beaucoup ou? : fine limene : droite lisere : gauche Shouff : regarde Bad mani: laisse moi dar : maison safi : sa sufit Baraka : arete yhé : oui la : non Tsaor : photo Coulshi : tout Kayn : il y a Ma kayn : il y a pas halib : le lait
Avec cette liste d'esentiel on peux s'en sortir trés longtemps. Par la suit savoir compter, les jours de la semaine, les légumes......
Je répete bien que j'ai écris a ma facon et que le darija est a approfondir un peu si sa vous interesse notement les différentes facons d'écrire et de prononcer le "R"
Si vous voulez devenir des betes: http://www.speakmoroccan.com/fr/vocabulaire/CONCLUSIONJe ne m'engage en aucuns cas pour assurer que toutes les informations données dans cet article sont bonnes, des erreurs se sont surement glissées et je ne pourais pas etre tenu responsable en cas d'incident.Toutes les infos sont données a titre indicatif et a adapter suivant le resenti de chacuns.(Notement pour la partie rando seul au Maroc)
J'ESSAI DE FAIRE EN SORTE DE GARDER CE POST MODIFIABLE POUR POUVOIR CORRIGER TOUTES LES ERREURS QUE VOUS ME SIGNALEREZ (bien entendu je ne parle pas des fautes "d'ortograf" qui sont légion dans ma prose) De plus je vais essayer de completer cet article au fur et a mesure.
Ce texte est totalement libre et vous pouvez l'utiliser complet ou en partie sur votre site du moment que vous sitiez la source avec un lien hyper texte pour que l'article d'origine puisse etre consulté et ne pas sortir une phrase de son contexte.
Au revoir
Voyage atypique entre l’Est et le Midwest
Enfin ! Trois ans après notre premier voyage aux Etat-Unis (un classique Washington & NYC en deux semaines), nous voilà, moi et mon frère, reparti pour les Etats-Unis mais cette fois-ci le parcours est bien différent, construit de A à Z sur nos envies, nos recherches, nos possibilités et opportunités…. C’est sûr, aucune agence de voyage n’aurait pu nous proposer un tel trajet ! 🙂
Le voyage se compose de deux parties : - une première à Washington, DC (mon coup de coeur!) et en Virginie. On en a profité pour faire ce qu’on avait pas eu le temps de faire la première fois à DC : visiter le capitole, monter en haut du Washington Monument, Mount Vernon… Puis direction la Virginie pour la visite d’une grotte, d’une base navale, de plages, de montages, une course de Nascar… Tellement de choses différentes !
- une deuxième partie à Chicago et ses alentours, ainsi que quelques jours en Iowa pour une rencontre enrichissante avec de la parenté éloignée, nos cousins américains (au 5ème ou 6ème degrés… à ce point là on ne compte plus vraiment). Au programme : visite du centre-ville, deuxième course de Nascar et stage de pilotage d’une voiture de Nascar, du vélo, visite de canyons, une virée dans l’Indiana et le Michigan, une vente aux enchères de bétail…
Si ça vous intéresse, j’aimerais partager avec vous le récit de ce voyage avec ses hauts et ses bas, ses rencontres et ses expériences, certaines bien meilleures que l’on ne pouvait espérer et d'autres qui ont bien failli gâcher nos vacances.
Jour 1
Dire qu'on aurait déjà du partir l'année dernière mais qu'à cause d'un problème de santé, on avait du repoussé. Cette fois ça y est, direction l'aéroport de Zurich, à environ deux heures et demi de route de Strasbourg en ce matin du 1er Septembre 2014. Le vol étant sous-traité par United, on avait quelques appréhensions : chez qui faut-il enregistrer les bagages ? Ou faire le check-in ? On avait même choisis nos places deux jours seulement avant le départ. Petite astuce : si vous acheté votre billet chez une compagnie (Swiss dans notre cas) et que le vol est opéré par une autre (United), vous ne pouvez pas choisir vos places lors de l'achat. Mais n'hésitez pas à aller sur le site de la compagnie qui opèrera le vol (United) pour mettre vos infos de réservation que vous avez reçu chez Swiss. Vous pourrez alors choisir votre siège, faire le check-in en ligne, etc. Ouf, j'avais essayé ça deux jours avant de partir. Il ne restait plus beaucoup sièges et heureusement deux places côte-à-côte à l'arrière était encore disponibles. Juste ce qu'on voulait !
Dernier stress : le poids de ma valise lors de l'enregistrement des bagages. Ouf ! J'ai 5 kg de marge. On est prêt à partir. Les hôtesses passent dans les rangées pour vérifier les ceintures. L'une d'elle lance en rigolant à la personne derrière nous : "Do you have your seatbelt on? You look very comfy! You're not supposed to". Bizarrement le décollage ne me fait plus rien. Jusque là c'était toujours le pire moment du vol pour moi. À force, on s'y habitue, tant mieux. On a bien aimé United. Les stewards et hôtesses étaient gentils, avaient tout le temps le sourire. La nourriture n'était pas mauvaise; en fait leur sandwich chaud avant l'arrivée était délicieux.

On longe tout Long Island, puis on aperçoit Manhattan sous les nuages.

On est à quelques minutes de Washington et on voit ces montagnes. On se croirait chez nous, dans les Vosges ! C'est d'ailleurs dans ces petites montagnes qu'on a prévu de passer dans une semaine.

On voit aussi une énorme averse pas loin. Heureusement, on l'évite. 😮

On atterrit à Washington Dulles à 15h28 heure locale. Une dizaine d'appareils United sont alignés. On devra d'ailleurs attendre quelques minutes pour avoir une place de parking.

On sort de l'appareil et on se prend un coup de chaud… L'air qui passe entre la plateforme et leur navette bizarre sur roues est vraiment chaud, lourd. Ca promet. Beaucoup d'humidité aussi et il y a même quelques gouttes de pluie, qui auront disparu quand on sortira de l'aéroport.
On arrive plus tôt qu'il y a trois ans. Dulles ressemblait alors à un aéroport de campagne vu le peu de monde qui passait l'immigration. Cette fois c'est différent. Il y a beaucoup plus de monde. On patiente. On envoi un message au propriétaire de l'appartement où on va loger. Puis c'est notre tour. L'agent d'immigration nous laisse passer sans problème. Il demande simplement quand on repart. Rien de plus, si ce n'est une photo et nos belles empreintes.😇
Première frayeur. Les bagages. On commence à penser qu'ils se sont perdus… On vérifie même les étiquettes des autres valises pour être sûrs qu'on est au bon endroit et que les bagages de notre vol sont déjà sûr le tapis… Et on attend, et on attend… Ouf ! Ils sont bien arrivés.
Après cette longue attente, direction Alamo. On se croirait presque chez nous, on se souvient parfaitement du chemin dans l'aéroport. Tout ça est familier. On se prend une claque en sortant… Plus de 30°C et extrêmement humide. Beurk, c'est pas notre tasse de thé la chaleur. On se croirait sous les tropiques. Toujours le même accueil, le même service pour la navette : au top. Puis un coup de froid. La clim'… Il va falloir s'y habituer.
Au comptoir on sera pris en charge par une employée de chez National. Alamo, National, en gros c'est pareil. Elle est apprentis alors ça prend un peu plus de temps. Mais elle a le sourire, alors nous aussi. Et puis c'est les vacances ! C'est la première fois qu'on peut choisir la voiture qu'on veut (dans notre catégorie). Ce n'était pas le cas chez Hertz. Notre choix se porte sur une Chevrolet (yes!) Malibu LTZ bleu-gris avec sièges électriques et en cuir.
On s'installe, on met le GPS et le tracker (une app sur l'iPhone qui enregistrera nos trajets en voiture). On se met en route pour Arlington où nous avons loué un appartement via Airbnb. On a du mal trouver le bon numéro d'immeuble dans le quartier. On demande à quelques personnes mais elles ne sont pas d'une très grande aide. Après 10 minutes de recherche dans cette chaleur étouffante, c'est bon ! Il s'agit d'un très joli bâtiment en briques rouges parmi plusieurs autres qui entourent un petit parc. C'est très calme. Le propriétaire est là, en train de rassembler ses affaires avant de partir. Nicholas nous reçoit très chaleureusement, nous fait visiter l'appartement, on échange quelques mots, etc. On reconnait tout de suite l'accueil américain, dans la bonne humeur et la simplicité !

Il est presque 19h. On se dit qu'on ne peut pas aller se coucher sans aller faire un petit tour en ville. On saute dans la voiture et direction le Mall. On fait juste le tour en voiture (Constitution Ave, retour par Independence Ave). Mais quel plaisir de revoir ses monuments ! Il faut dire que j'avais eu un énorme coup de coeur pour cette ville trois ans auparavant. Que ça fait du bien de revenir. Et que le départ sera difficile...


Et que ça fait du bien d'avoir la clim dans l'appartement en rentrant…😛
Le voyage se compose de deux parties : - une première à Washington, DC (mon coup de coeur!) et en Virginie. On en a profité pour faire ce qu’on avait pas eu le temps de faire la première fois à DC : visiter le capitole, monter en haut du Washington Monument, Mount Vernon… Puis direction la Virginie pour la visite d’une grotte, d’une base navale, de plages, de montages, une course de Nascar… Tellement de choses différentes !
- une deuxième partie à Chicago et ses alentours, ainsi que quelques jours en Iowa pour une rencontre enrichissante avec de la parenté éloignée, nos cousins américains (au 5ème ou 6ème degrés… à ce point là on ne compte plus vraiment). Au programme : visite du centre-ville, deuxième course de Nascar et stage de pilotage d’une voiture de Nascar, du vélo, visite de canyons, une virée dans l’Indiana et le Michigan, une vente aux enchères de bétail…
Si ça vous intéresse, j’aimerais partager avec vous le récit de ce voyage avec ses hauts et ses bas, ses rencontres et ses expériences, certaines bien meilleures que l’on ne pouvait espérer et d'autres qui ont bien failli gâcher nos vacances.
Jour 1
Dire qu'on aurait déjà du partir l'année dernière mais qu'à cause d'un problème de santé, on avait du repoussé. Cette fois ça y est, direction l'aéroport de Zurich, à environ deux heures et demi de route de Strasbourg en ce matin du 1er Septembre 2014. Le vol étant sous-traité par United, on avait quelques appréhensions : chez qui faut-il enregistrer les bagages ? Ou faire le check-in ? On avait même choisis nos places deux jours seulement avant le départ. Petite astuce : si vous acheté votre billet chez une compagnie (Swiss dans notre cas) et que le vol est opéré par une autre (United), vous ne pouvez pas choisir vos places lors de l'achat. Mais n'hésitez pas à aller sur le site de la compagnie qui opèrera le vol (United) pour mettre vos infos de réservation que vous avez reçu chez Swiss. Vous pourrez alors choisir votre siège, faire le check-in en ligne, etc. Ouf, j'avais essayé ça deux jours avant de partir. Il ne restait plus beaucoup sièges et heureusement deux places côte-à-côte à l'arrière était encore disponibles. Juste ce qu'on voulait !
Dernier stress : le poids de ma valise lors de l'enregistrement des bagages. Ouf ! J'ai 5 kg de marge. On est prêt à partir. Les hôtesses passent dans les rangées pour vérifier les ceintures. L'une d'elle lance en rigolant à la personne derrière nous : "Do you have your seatbelt on? You look very comfy! You're not supposed to". Bizarrement le décollage ne me fait plus rien. Jusque là c'était toujours le pire moment du vol pour moi. À force, on s'y habitue, tant mieux. On a bien aimé United. Les stewards et hôtesses étaient gentils, avaient tout le temps le sourire. La nourriture n'était pas mauvaise; en fait leur sandwich chaud avant l'arrivée était délicieux.

On longe tout Long Island, puis on aperçoit Manhattan sous les nuages.

On est à quelques minutes de Washington et on voit ces montagnes. On se croirait chez nous, dans les Vosges ! C'est d'ailleurs dans ces petites montagnes qu'on a prévu de passer dans une semaine.

On voit aussi une énorme averse pas loin. Heureusement, on l'évite. 😮

On atterrit à Washington Dulles à 15h28 heure locale. Une dizaine d'appareils United sont alignés. On devra d'ailleurs attendre quelques minutes pour avoir une place de parking.

On sort de l'appareil et on se prend un coup de chaud… L'air qui passe entre la plateforme et leur navette bizarre sur roues est vraiment chaud, lourd. Ca promet. Beaucoup d'humidité aussi et il y a même quelques gouttes de pluie, qui auront disparu quand on sortira de l'aéroport.
On arrive plus tôt qu'il y a trois ans. Dulles ressemblait alors à un aéroport de campagne vu le peu de monde qui passait l'immigration. Cette fois c'est différent. Il y a beaucoup plus de monde. On patiente. On envoi un message au propriétaire de l'appartement où on va loger. Puis c'est notre tour. L'agent d'immigration nous laisse passer sans problème. Il demande simplement quand on repart. Rien de plus, si ce n'est une photo et nos belles empreintes.😇
Première frayeur. Les bagages. On commence à penser qu'ils se sont perdus… On vérifie même les étiquettes des autres valises pour être sûrs qu'on est au bon endroit et que les bagages de notre vol sont déjà sûr le tapis… Et on attend, et on attend… Ouf ! Ils sont bien arrivés.
Après cette longue attente, direction Alamo. On se croirait presque chez nous, on se souvient parfaitement du chemin dans l'aéroport. Tout ça est familier. On se prend une claque en sortant… Plus de 30°C et extrêmement humide. Beurk, c'est pas notre tasse de thé la chaleur. On se croirait sous les tropiques. Toujours le même accueil, le même service pour la navette : au top. Puis un coup de froid. La clim'… Il va falloir s'y habituer.
Au comptoir on sera pris en charge par une employée de chez National. Alamo, National, en gros c'est pareil. Elle est apprentis alors ça prend un peu plus de temps. Mais elle a le sourire, alors nous aussi. Et puis c'est les vacances ! C'est la première fois qu'on peut choisir la voiture qu'on veut (dans notre catégorie). Ce n'était pas le cas chez Hertz. Notre choix se porte sur une Chevrolet (yes!) Malibu LTZ bleu-gris avec sièges électriques et en cuir.
On s'installe, on met le GPS et le tracker (une app sur l'iPhone qui enregistrera nos trajets en voiture). On se met en route pour Arlington où nous avons loué un appartement via Airbnb. On a du mal trouver le bon numéro d'immeuble dans le quartier. On demande à quelques personnes mais elles ne sont pas d'une très grande aide. Après 10 minutes de recherche dans cette chaleur étouffante, c'est bon ! Il s'agit d'un très joli bâtiment en briques rouges parmi plusieurs autres qui entourent un petit parc. C'est très calme. Le propriétaire est là, en train de rassembler ses affaires avant de partir. Nicholas nous reçoit très chaleureusement, nous fait visiter l'appartement, on échange quelques mots, etc. On reconnait tout de suite l'accueil américain, dans la bonne humeur et la simplicité !

Il est presque 19h. On se dit qu'on ne peut pas aller se coucher sans aller faire un petit tour en ville. On saute dans la voiture et direction le Mall. On fait juste le tour en voiture (Constitution Ave, retour par Independence Ave). Mais quel plaisir de revoir ses monuments ! Il faut dire que j'avais eu un énorme coup de coeur pour cette ville trois ans auparavant. Que ça fait du bien de revenir. Et que le départ sera difficile...


Et que ça fait du bien d'avoir la clim dans l'appartement en rentrant…😛
Double meurtre à Koh Tao
L'helicoptere de la police vient d'aterrir a koh tao pour constater et enqueter sur un double meurtre de "farangs" decouvert ce matin sur sairee beach 😕
A suivre
Road trip Ouest américain: mon coup de coeur pour Los Angeles
Salut à tous,
Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.
On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.
Le parcours, du 23 août au 6 septembre :
J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco
Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.
Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !
L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!
Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎
Le compte rendu jour par jour va suivre...

Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.
On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.
Le parcours, du 23 août au 6 septembre :
J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco
Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.
Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !
L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!
Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎
Le compte rendu jour par jour va suivre...

Tour des Balkans (Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Serbie) en fourgon et en famille
Bonjour à tous,
après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):
Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche
Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):
Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche
Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
Musées et monuments, les bonnes pratiques à connaitre avant de photographier
C'est nouveau ça vient de sortir !
Musées et monuments : les bonnes pratiques à connaître avant de photographier Publié le 30.07.2014 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Est-il possible de photographier les œuvres dans les musées, si oui à quelles conditions ? Face à cette question dont les enjeux sont amplifiés par les prises de vue en nombre réalisées au moyen de téléphones portables et la diffusion des images sur les réseaux sociaux, le ministère de la culture et de la communication a souhaité accompagner les établissements qui doivent répondre aux demandes quotidiennes des visiteurs. Une charte intitulée « Tous photographes ! » a donc été élaborée par le ministère et différentes associations représentant les publics. Elle vise à « concilier les nouvelles formes de visite, les règles de civilité dans l’espace public et de bonnes conditions de prise de vue ». La charte détaille cinq engagements réciproques entre le visiteur-photographe et les établissements patrimoniaux. Voici ceux qui concernent le visiteur. Article 1 : dés son arrivée, le visiteur désactive son flash et fait en sorte de ne pas gêner les autres visiteurs lorsqu’il photographie ou filme. Article 2 : lorsqu’il photographie ou filme, le visiteur veille à ne pas porter atteinte à l’intégrité des œuvres. Article 3 : le visiteur peut partager et diffuser ses photos et ses vidéos, spécialement sur Internet et les réseaux sociaux, dans le cadre de la législation en vigueur. Article 4 : le visiteur évite de prendre une photographie d’un membre du personnel de l’établissement en tant que sujet principal identifiable sans son autorisation formelle. Article 5 : pour une prise de vue nécessitant un matériel supplémentaire, le visiteur doit faire une demande d’autorisation spécifique. Cette charte est susceptible d’inspirer d’autres ministères, les collectivités territoriales (qui gèrent la majorité des musées en France) et l’ensemble du réseau des structures culturelles du domaine patrimonial. Pour en savoir plus La charte des bonnes pratiques dans les établissements patrimoniaux Ministère de la culture et de la communication
Est-il possible de photographier les œuvres dans les musées, si oui à quelles conditions ? Face à cette question dont les enjeux sont amplifiés par les prises de vue en nombre réalisées au moyen de téléphones portables et la diffusion des images sur les réseaux sociaux, le ministère de la culture et de la communication a souhaité accompagner les établissements qui doivent répondre aux demandes quotidiennes des visiteurs. Une charte intitulée « Tous photographes ! » a donc été élaborée par le ministère et différentes associations représentant les publics. Elle vise à « concilier les nouvelles formes de visite, les règles de civilité dans l’espace public et de bonnes conditions de prise de vue ». La charte détaille cinq engagements réciproques entre le visiteur-photographe et les établissements patrimoniaux. Voici ceux qui concernent le visiteur. Article 1 : dés son arrivée, le visiteur désactive son flash et fait en sorte de ne pas gêner les autres visiteurs lorsqu’il photographie ou filme. Article 2 : lorsqu’il photographie ou filme, le visiteur veille à ne pas porter atteinte à l’intégrité des œuvres. Article 3 : le visiteur peut partager et diffuser ses photos et ses vidéos, spécialement sur Internet et les réseaux sociaux, dans le cadre de la législation en vigueur. Article 4 : le visiteur évite de prendre une photographie d’un membre du personnel de l’établissement en tant que sujet principal identifiable sans son autorisation formelle. Article 5 : pour une prise de vue nécessitant un matériel supplémentaire, le visiteur doit faire une demande d’autorisation spécifique. Cette charte est susceptible d’inspirer d’autres ministères, les collectivités territoriales (qui gèrent la majorité des musées en France) et l’ensemble du réseau des structures culturelles du domaine patrimonial. Pour en savoir plus La charte des bonnes pratiques dans les établissements patrimoniaux Ministère de la culture et de la communication
2 semaines à New York avec 4 enfants jour après jour
Bonjour à tous,
nous avons commencé il y a 3 jours un séjour de 2 semaines avec 4 garçons de 5, 10, 13 et 14 ans à New York. Voici pour ceux que ça intéresserait un point régulier de notre périple.
day 1 :
déambulations un peu au hasard dans Manhattan pour sentir l'esprit de la ville. On se retrouve vite à Times square avec ses boutiques comme Toys R us, Disney ou le Hard rock cafe qui ont une démesure qui écarquille les yeux de nos enfants. Déjeuner dans un food court du quartier coréen (31è rue) dans lequel chacun se fait son menu. Surprise des enfants quand on leur remet un vibreur pour les avertir de la disponibilité de leur commande. Après midi à remonter la 5è avenue jusqu'à central park.
day 2 :
l'american museum of natural history se présente comme une corvée, mais pour une fois que les enfants veulent aller au musée (merci Ben Stiller), il ne faut pas hésiter. On y a finalement passé la journée. Entre les reconstitutions de scènes animalières plus vraies que nature, fossiles, squelettes préhistoriques très bien présentés et immersion dans la vie des indiens d'Amérique, nous n'avons pas vu le temps passer. Du coup on a ensuite filé au magasin de jouets FAO Schwartz à côté de l'Apple store pour voir les yeux des enfants sortir de leurs orbites et sommes enfin rentrés par Central Park.
day 3 :
journée shopping dans un très grand outlet voisin de l'aéroport Newark. Supers affaires dans cette période qui doit en plus être de soldes. Nous sommes sortis avec les panoplies de baseball et football américains, sans oublier les baskets et autres abercrombie ou hollister.
le journal illustré des vacances ici :
http://gaetanepasseron.over-blog.com/
dans la rubrique voyage
nous avons commencé il y a 3 jours un séjour de 2 semaines avec 4 garçons de 5, 10, 13 et 14 ans à New York. Voici pour ceux que ça intéresserait un point régulier de notre périple.
day 1 :
déambulations un peu au hasard dans Manhattan pour sentir l'esprit de la ville. On se retrouve vite à Times square avec ses boutiques comme Toys R us, Disney ou le Hard rock cafe qui ont une démesure qui écarquille les yeux de nos enfants. Déjeuner dans un food court du quartier coréen (31è rue) dans lequel chacun se fait son menu. Surprise des enfants quand on leur remet un vibreur pour les avertir de la disponibilité de leur commande. Après midi à remonter la 5è avenue jusqu'à central park.
day 2 :
l'american museum of natural history se présente comme une corvée, mais pour une fois que les enfants veulent aller au musée (merci Ben Stiller), il ne faut pas hésiter. On y a finalement passé la journée. Entre les reconstitutions de scènes animalières plus vraies que nature, fossiles, squelettes préhistoriques très bien présentés et immersion dans la vie des indiens d'Amérique, nous n'avons pas vu le temps passer. Du coup on a ensuite filé au magasin de jouets FAO Schwartz à côté de l'Apple store pour voir les yeux des enfants sortir de leurs orbites et sommes enfin rentrés par Central Park.
day 3 :
journée shopping dans un très grand outlet voisin de l'aéroport Newark. Supers affaires dans cette période qui doit en plus être de soldes. Nous sommes sortis avec les panoplies de baseball et football américains, sans oublier les baskets et autres abercrombie ou hollister.
le journal illustré des vacances ici :
http://gaetanepasseron.over-blog.com/
dans la rubrique voyage
Thaïlande: le nouveau gouvernement partagera le pouvoir avec la junte
Et pour ceux qui trouve super et normal que les militaires aient pris le pouvoir, vous allez déguster :
Les appels de la communauté internationale à un retour à la démocratie n'auront pas suffit. La junte thaïlandaise a annoncé, vendredi 11 juillet, qu'elle garderait le contrôle sur la sécurité de la Thaïlande même après la mise en place d'un gouvernement intérimaire.
Le Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO) – nom officiel de la junte – a décidé de se maintenir en parallèle au gouvernement intérimaire, qui devrait être nommé d'ici à septembre, a déclaré son chef, le général Prayut Chan-O-Cha.
« Le gouvernement se concentrera sur l'administration, et le NCPO se concentrera sur ses responsabilités en matière de sécurité »
Selon des sources militaires, le nouveau gouvernement devrait être désigné par une assemblée nationale, elle-même nommée par la junte, et composée en grande partie de militaires. La junte a exclu de nouvelles élections avant octobre 2015, malgré les appels des Etats-Unis et de l'Union Européenne un retour à un gouvernement civil.
Ce sera comme en Birmanie à la différence qu'en Thaïlande les militaires ne se cachent pas derrière des longhis et chemises traditionnelle ... 🤪
Le Monde.fr avec AFP | 11.07.2014 à 17h27 • Mis à jour le 11.07.2014 à 17h54
Les appels de la communauté internationale à un retour à la démocratie n'auront pas suffit. La junte thaïlandaise a annoncé, vendredi 11 juillet, qu'elle garderait le contrôle sur la sécurité de la Thaïlande même après la mise en place d'un gouvernement intérimaire.
Le Conseil national pour la paix et l'ordre (NCPO) – nom officiel de la junte – a décidé de se maintenir en parallèle au gouvernement intérimaire, qui devrait être nommé d'ici à septembre, a déclaré son chef, le général Prayut Chan-O-Cha.
« Le gouvernement se concentrera sur l'administration, et le NCPO se concentrera sur ses responsabilités en matière de sécurité »
Selon des sources militaires, le nouveau gouvernement devrait être désigné par une assemblée nationale, elle-même nommée par la junte, et composée en grande partie de militaires. La junte a exclu de nouvelles élections avant octobre 2015, malgré les appels des Etats-Unis et de l'Union Européenne un retour à un gouvernement civil.
Ce sera comme en Birmanie à la différence qu'en Thaïlande les militaires ne se cachent pas derrière des longhis et chemises traditionnelle ... 🤪
Le Monde.fr avec AFP | 11.07.2014 à 17h27 • Mis à jour le 11.07.2014 à 17h54
Pas de tampon d'entrée en Malaisie (urgent)
Bonjour.
Je me trouve dans une situation difficile.
J'ai pris le train de nuit de bangkk a butterworth le 21.06.14. Au petit matin il sest arreté a la frontiere de padang besar, j'etais la premiere a passer, lofficier a tamponné mon passeport notifiant la sortie de thailande, ensuite jai chrrché des yeux si il y avait un autre bureau et nayant rien vu, suis retourné sur mes pas. un agent de securité present depuis le debut m'a suggerer daller prendre un café a l'etage ce que jai fais avant de remonter dans le train. or il ya 3 jours une guest house a KL me fait remarqué que je nai pas de tampon dentree en Malaisie!
Je tel a limmigration qui me conseille de me rendre a un bureau specifique a KL.
L'agent sur place me dis que je dois retourné a la frontiere pour faire le tampon mais ne me garanti pas qu'ils me fassent le tampon!
Sur le conseil d'une dame de ce meme bureau, je me rend a Putrajaya le lendemain.
J'arrive a 9h30 et ils me ressassent la meme question "as tu le billet de train" et non je ne lai plus puisque je lai jeté le pensant inutile mais j'ai quand meme la date de sortie de thailande comme preuve alors apres etre passée a tous les guichets et repeté inlassablement les memes choses. A 16h30, un groupe de jeunes du service visa m'appele au guichet et me disent que je dois payer 600Rm, je leur demande si jaurais mon tampon dentree en suivant ar je dois continuer mon voyage et là ils m'annoncent que le tampon qu'ils aposeront me laissera 7 jours pour rentrer en France, que c'est la loi!
Je nai pas payé, ai recuperer mon passeport et suis partie pour reflechir.
L'ambassade est fermée pendant 3jours, je pense attendre qu'elle ouvre pour qu'il me donnent des solutions et sinon qu'ils me fassent une lettre pour que je me rende a frontière thai et obtiene ce tampon dentree!
Qu'en pensez vous? y a til quelqu'un qui a vecu cet experience? que faire?!
merci de votre aide..
sandra
merci de votre aide..
sandra
Promenade dans le sud des États-Unis
Bonjour à tous
à peine rentré je post ce compte rendu pour ceux que cela pourrai aider dans leurs préparatifs😉
Compte tenu de l’expérience plus que positive de l’année passée, cette fois encore, je vais organiser l’intégralité du séjour moi même personnellement tout seul avec l’aide bien sur d’internet, de ses comparateurs de prix, de ses forums et blogs…
Je m’y prends bien à l’avance, afin de limiter au maximum les impairs et autres erreurs de choix. Cette fois ce sera le Sud des Etats unis.
Première étape, planifier l’itinéraire en fonction des points d’intérêts choisis, puis définir les points de chutes en fonction des distances quotidiennes à parcourir, quantifier les nuitées sur un même site, et enfin concrétiser tout cela par les réservations afin de partir le plus tranquille possible.
La trame principale sera :
- laFloride (Miami, Everglades, Key West),
- le Golfe du Mexique et la Louisianne (nouvelle orléans, lafayette, bayous)
- le Texas et ses grandes villes (Houston, San antonio, Austin, Dallas),
- le Tennessee (Memphis, Nashville)
- le parc de Great Smoky mountains,
- les rivages de l’atlantique avec Charleston, pour retourner et finir en Floride (ce qui évite les frais toujours exorbitants d’abandon de véhicule) avec Jacksonville et Orlando (5 nuits de« repos » dans une villa avec piscine s’il vous plait !!)
Pour la voiture, je refais confiance à Alamo qui ne nous ajamais déçu jusqu’à présent, je réserve directement sur le site.
Pour les vols, Paris Miami, Orlando Paris et bien impossible de trouver des vols directs par le biais des comparateurs, ou bien alors les rares propositions font exploser les prix (en vol !!) 😏 donc ce sera via Zurich à l’aller (avec swiss international) et Francfort au retour (avec Lufthansa) soit 570 euros le billet réservé en Janvier pour le départ en Juin(période moins chère évidemment).
Pour les hôtels, j’alternerai via expédia, booking e thotel.com. Ils proposent presque tous les mêmes hôtels à des prix presque similaires, exception faite qu’expédia affichent les prix tous frais inclus. Ma préférence ira vers ce site, car en plus, et ça c’est affaire de choix, on paie d’avance en euro, ce qui pour ma part évite les frais bancaires de paiement en devises et au moins il n’y a pas de surprise avec les éventuelles variations du taux de change, on sait où on va. Cependant, cela peut poser problème en cas d’annulation, plus de démarche à faire, même si les autres de toute façon prennent vos coordonnées bancaires en cas d’annulation tardive, il y a quand même des frais.
Petite précision, ces sites référencient de moins en moins d’hotels à cause de leurs gourmandes commissions, certains professionnels préfèrent renoncer à leurs services…. Ainsi une fois sur place, on s’aperçoit qu’à côté de l’hotel choisi, s’en trouvent bien d’autres similaires dont on ignorait l’existence en consultant seulement les sites ci dessus.
Une fois la validité des passeports et autorisations ESTA vérifiées, il ne me reste plus qu’à changer les devises en quantités suffisantes pour être prêts à partir.(en effet en plus du carburant, de la bouffe et de certains hotels n’ont réglés d’avance qui sont des dépenses« obligatoires » il faut prévoir les visites et surtout les ACHATS)
CA Y EST 2 Juin 2014,11h00 décollage de Roissy. Evidemment, l’escale est dans le sens opposé à la destination, ce qui engendre encore plus de temps de voyage. 18h00 heure locale (moins 6) à Miami, l’immigration américaine toujours aussi tatillonne freine les touristes impatients, résultat 1h15 d’attente debout dans les allées en serpentin (comme à DISNEY ouai ouai !!) pour accéder à l’un des 3 seuls guichets ouverts pour filtrer la totalité des arrivées qui se succèdent et s’entassent. Ensuite, récupération des bagages et salutations des douaniers beaucoup moins zélés que leurs collègues transfrontaliers puis direction Alamo où une fois de plus on peut choisir notre voiture (ce n’est pas toujours le cas) dans la catégorie réservée parmi celles présentes, sauf qu’à cette heure là (20h00) le choix est un peu limité. On commence par charger le coffre d’une passat de nos trois bagages pourtant allégés avant l’inévitable prise de poids, seulement la conception du coffre étant, les charnières buttent sur eux à la fermeture rendant ainsi une bonne partie de l’espace inutilisable !!! Du coup on reprend comme l’année dernière une chevrolet impala qui vient juste d’arriver sur le site, fraîchement shampouinée. Celle là, on sait que si un petit sac glisse au fonds du coffre, il nous faudra physiquement rentrer dedans en entier pour pouvoir le récupérer tant il y a du volume.
Malgré ses 300 CV et sa boite automatique, nous consommerons 8 litres aux 100 kms, sachant qu’en moyenne le litre était à 0,92 dollar soit avec notre taux de change assez intéressant moins de 70 cents d’euros (en moyenne 3,6 dollar le gallon de 3,78 litres, on l’a vu à 3,16 mais aussi à 3,89 !!)
Bien sur à l’accueil, l’employé dévoué d’alamo (qui n’avait de cesse de baratiner les 3 clientes françaises du comptoir voisin, malgré ses 150 kgs apparents) à tenter de nous apeurer et de nous caser pas moins de 2 assurances supplémentaires pour 15 dollars par jour !!!! ce qui pour nous aurai tout simplement augmenter l’addition totale de quasiment 50%……
En revanche, et c’est un point imporant j’ai longuement insisté pour avoir confirmation que le SUN PASS était prévu et inclus. En effet, dans tout ce secteur ( mais aussi la principale autoroute de Floride la Turnpike ) il faut passer à des points de péages entièrement automatisés équipés de portiques (comme pour la merveilleuse future ex écotaxe de chez nous) et aucun moyen de les éviter une fois engagés parfois même sans le savoir ou y avoir fait attention. Les différents forums et blogs sur le sujet consultés avant de partir donnaient des avis divergents. Je confirme la nécessaire vigilance sur ce point car il paraît que les contraventions prélevées par le loueur qui conserve précieusement vos coordonnées bancaires peuvent brutalement réveiller vos hémorroïdes une fois revenus en France.
Rétroviseurs et siège réglés, le voyage peu vraiment commencer. Vu l’heure tardive, direction pour 3 nuits le spring hill suite de Miami (je précise « airport south » car il y en a plusieurs) à 15 minutes de l’aéroport et 18 kms du centre !!. La chambre est grande avec coin cuisine, le petit dej et le parking sont inclus. Ce dernier point est aussi important, car en centre ville le stationnement est difficile et hors de prix.A 21h00 notre premier repas se fait à côté chez Wendys avec ses frites moins industrielles (ouvert 24h/24 comme tous les autres d’ailleurs) puis dodo car pour nous il est presque 4h00. Le ciel est très chargé, que faire demain Everglades ou route des Keys ???
A noter que juste à côté se trouve un hotel « chambria suites » pas vu sur les sites précités (si site, !) peut être tout aussi bien.
2ème jour
Ce matin, la météo de Floride est peu clémentine, c’est très couvert et il pleut. Du coup on décide de faire la route des keys, car on passera pas mal de temps en voiture, alors que dans les éverglades ??? Départ 6h30, après dégustation entre autre, de gaufres cuites nous même. Une fois les embouteillages passés, on attaque.
Cette route « overseas » à 2 voies, à faire aller retour est longue très longue, (en tout 323 miles parcourus dans la journée soit x1,609= plus de 500 kms). Les nombreux ponts beaucoup moins jolis et spectaculaires qu’attendu, la pluie incessante rendent le trajet monotone, faisant passer presqu’inaperçues les nombreuses belles petites plages sauvages bordées de palétuviers et palmiers.
HEUREUSEMENT il y a FINDU…, non je veux dire KEY WEST. En effet, au bout du monde et à peine 90 kms de Cuba (à vol de pélican), cette petite ville agréable, très jolie et typique de part son architecture avec ses arbres rouge flamboyants fait vite oublier le trajet, sous une timide éclaircie qui plus est. L’ambiance pirate des Caraïbes n’est pas loin. 🏴☠️
A Southernmostpoint, on renonce à faire la queue pour la photographie car il faut déjà penser au retour. Et, bien qu’il soit 16h00, une pause s’impose à Key largo chez le célèbre Mrs MC’s kitchen. A la carte et pour 13 dollars je déguste mon premier morceau d’alligator juste poêlé, bien meilleur que ce que j’imaginais. Mais il y a aussi et surtout le fameux« keylime pie » tarte au citron local et vraiment maison :sublime, même pour moi qui ne suis pas un bec sucré, c’est pas peu dire.
Après passage à la chambre, direction miami beach et ses bâtiments art déco. Sur la croisette locale, ocean drive longue de 1,5 kms, hôtels et restaurants plus ou moins guindés se succèdent, quelques blaireaux ne supportant pas l’anonymat font du bruit avec leur mac laren ou autres ferrari, ce n’est pas notre tasse de thé (de café non plus d’ailleurs).
Le diner pique nique se fera en chambre, le besoin de repos se fait déjà sentir….
3ème JOUR
Le soleil revient, tant mieux pour les Everglades où l’on arrive à l’ouverture (9h00) via florida city (1h15 de Miami) et moyennant 10 dollars (par véhicule).
A royal palm, on parcoure gentiment le petit sentier d’Anhinga trail, il y a tellement d’alligators que l’on se demande si on est pas au zoo et on cherche vainement les éventuelles clôtures. Pour une fois que dans une réserve on voit de la faune en quantité cela paraît presque suce pet. La seconde randonnée, si on peut appeler cela comme ça tant c’est court, part du même endroit et se nomme gumbo limbo trail, en cette saison peu devégétation fleurie à admirer, côté faune on aperçoit un strigidae (enfin un hibou quoi) qui a oublié d’aller se coucher (c’est chouette) et surveille une minuscule mare remplie de grenouilles jaunes qui coassent, enfin je croas.
On sort du parc à 11h00 (et oui y a pas forcément grand chose à faire de ce côté sud du parc) pour aller à la ferme aux alligators toute proche. Le tour en airboat inclus dans le prix de l’entrée est plus folklorique qu’autre chose. A part les 4 ou 5 petits crocos ( ou alligators c’est caïman pareil !) « dressés » qui passent leur temps à bronzer dans le chenal en attendant les photographes qui flattent leurs égos, il faut bien dire que le boucan des moteurs (casques protecteurs fournis)n’attire pas les animaux. Le pilote juché sur son siège fait des ronds dans l’eau histoire de mouiller un peu les clients et puis c’est tout. Ensuite on assiste au repas des vieux monstres gloutons du parc qui se bousculent pour happer goulument de bons gros morceaux de viandes crues y compris des travers de porcs entiers. Les spectacles alligator et serpent programmés plus tard en cette saison creuse se priveront de notre présence. A la place on se restaure non loin de là chez gatorgrill au slogan plutôt accrocheur ainsi libellé « vous les avez vu, maintenant goutez les ! »
On se prend donc des wings de gator et 2 gatortacos mais la façon de les cuisiner est moins séduisante que lors de ma première expérience.
Retour à Miami pour continuer notre aperçu de cette ville hispanique voire cubaine: coral gable et le bel hotel baltimore, littlehavana et sa tamiani street avec ses marchands de cigares, coconut grove et sa population noire, et enfin key biscaine où il faut débourser 1,75 dollar pour emprunter le pont et admirer les belles résidences de cette île privilégiée.
4ème JOUR
C’est déjà fini pour Miami qui ne nous laissera pas de souvenir impérissable, direction Tampa, et plus précisément la station balnéaire de treasure island plus calme que Clearwater plus au nord. Il nous faut pour cela traverser la floride d’est en ouest jusqu’à Naples par la route 41, très longue ligne droite de 160 kms limitée à 96 kms heures, c’est des coups à s’endormir au volant. On y longe le nord des Everglades, où tous les 3,4 ou 5 kms on vous propose les plus merveilleuses balades possibles en airboat !!!
Les diverses villes résidentielles traversées sont plutôt du genre huppé, les parkings de plages sont tous payants, il faut dire qu’elles sont belles, immenses et le sable OMO (traduction : plus blanc que blanc !)

Ici une profession semble ne pas souffrir du chômage, c’est celle de jardinier, les propriétaires de résidence semblent en effet accorder beaucoup d’importance à l’entretien de leur domaine très arboré.
Pour le pique nique du midi, l’arrêt se fera sur l’une des belles plages encore peu fréquentées de Sanibel island, (là aussi il faut débourser 6 dollars pour emprunter le pont).
Le treasure hotel bay et marina de treasure island est de taille humaine et correct, pour le diner c’est chez mad beach fish house que ça se passe et ma grande assiette garnie de crevettes, cuisses de grenouille (et oui) et poisson chat frits me coûte que 18 dollars. Au retour on aperçoit un magnifique coucher de soleil tel que ceux que l’on rêve d’immortaliser, mais le temps de se garer et de descendre c’est déjà fini en moins d’une minute, il aquitté pour 24h00 la ligne d’horizon de cet immense golf du Mexique.
Aujourd’hui il n’y a pas eu de pluie, une température de 93°F(soit presque 35°c) et encore des embouteillages partout souvent à cause des omniprésents travaux de voiries.
A noter encore, que depuis notre arrivée, le comportement des automobilistes nous paraît bien différent de ce que nous avions constaté les années précédentes, ici beaucoup moins de discipline et de respect des autres, c’est devenu chacun pour soi, et parfois même on assiste au changement brusque de file pour emprunter sur quelques mètres la file réservée aux entrants histoire de grappiller quelques places dans l’embouteillage…résultat pas moins de 4 accidents sérieux déjà observés, méfiance….
De plus, les Américains qui naissent avec une casquette sur la tête ont maintenant en plus un téléphone greffé à la main, conduire en téléphonant n’est pas interdit, seuls les textos le sont !!!on voit le résultat.
5ème JOUR
Nous continuons notre remontée vers le Nord, en longeant la mer par d’interminables lignes droites toujours aussi limitées pour la vitesse(parfois 55 miles)
A tarpon springs ou bien est ce une autre de toutes ces stations qui s’enchaînent ? j’aperçois l’apparition furtive de deux nageoires caudales à proximité du rivage dans la même direction que nous, j’accélèr ealors un peu l’allure afin de trouver un accès carrossable au bord de l’eau et pouvoir observer cela de plus près. La possibilité s’offre à quelques encablures, ce qui nous laisse le temps de préparer nos objectifs pour l’arrivée de ces 2 dauphins, joggeurs matinaux. Devant les pêcheurs stoïques et visiblement habitués, ils chahutent à quelques mètres seulement du bord, dire que nous ceux qu’on voit sont en captivité à Marineland….(je parle pour les parigos évidemment)
Les belles propriétés démesurées avec accès direct à la mer se succèdent, ici pas de loi littorale semble t’il vu le nombre de chantiers en cours.
A crystal river, on s’arrête à homosassa wildlife parc à 13dollars. Après une mini croisière apaisante de 20 minutes à travers une sorte de bayou (avec commentaires abondants mais en anglais) on rejoint le parc animalier où l’on peut observer une grande variété d’oiseaux, de mammifères, de poissons mais aussi alligators et surtout lamantins en surcharge pondérale.(appelés ici manatee). Le retour à l’entrée peut aussi s’effectuer en petit train plus rapide que le bateau, à notre avis l’arrêt s’impose dans ce parc.
Le capitole de la capitale Tallahassee vaut le détour, tout comme paraît il pour ceux qui ont le temps, son immense et vieille université (FSU) de briques rouge avec son stade gigantesque.
Pour raccourcir un peu l’étape de demain, et aussi faute d’avoir trouvé des propositions sur les comparateurs précités j’ai réservé aubest western plus de Crawfordville (wakulla inn & suites) au sud. Cet hôtel correct avec joli patio, est totalement isolé au milieu de nul part près de l’Apalachicolaforest. Seul en face se trouve un collège, où comme par hasard, ce soir c’est« gradation » (remise des diplômes) événement familial incontournable ici, résultat même en pleine cambrousse les embouteillages que l’on croyait oubliés ressurgissent tel un coche marre. Pour se restaurer il faut parcourir 10 miles avant de rejoindre angelo et son’s à Médart, faute de concurrence c’est grand mais plein, correct sans plus compte tenu du prix (80 dollars à 3 sans boisson).
6ème JOUR
Destination l’un des points forts du séjour, la NouvelleOrléans. On longe toujours le golf dans sa partie Nord et traversons les côtes littorales des états d’alabama et du Mississipi, où ça et là, les stigmates de la dernière catastrophe sont toujours visibles, il faut bien dire que les plates formes pétrolières sont nombreuses.

On oublie pas de reculer nos montres d’une heure, c’es ttoujours ça de gagner sur l’itinéraire. Les petites villes balnéaires traversées sont moins huppées qu’en Floride, cependant les hautes habitations sur pilotis ont leur charme, et les habitants sont de fervents pêcheurs. Chaque point de mise à l’eau des embarcations est saturé par les pickup avec remorques vides en stationnements anarchiques, indiquant que les passionnés sont déjà à l’action malgré l’heure matinale.
On est Samedi et les stations balnéaires de Destin et Fortwalton ont fait le plein.
Environ 675 kms plus loin, on emménage pour 3 nuits au country inn & suites de New orléans. Immense hôtel à l’architecture locale idéalement placé, à seulement quelques minutes du vieux carré, centre névralgique de la ville épargné par Katrina en 2005. Seuls bémols, la salle depetit dej est beaucoup trop petite par rapport à la capacité d’hébergement, le prix du parking quasi obligatoire avec valet à 28 dollars la journée (au lieu des 36 annoncés sur le site), notre chambre correcte au 4° mais située à l’arrière du bâtiment desservi par un seul ascenseur.
Bagages posés on se hâte vers le centre, en croisant plusieurs processions nuptiales précédées de parades musicales, ça y est c’est sur on y est… Mais au french market, à 17h30 ce samedi les exposants remballent déjà… c’est pas bien grave ce ne sont pas les commerces qui manquent, on a que l’embarras du choix pour trouver la plus belle gueule entrouverte d’alligator« taxidermée » ou les toujours existants et fameux biscuits de« aunt Sally’s » déclinés maintenant sous différentes variantes.(Ils existaient déjà il y a plus de 25 ans lors de notre première visite ici).L’esprit vaudou et carnavalesque sont omniprésents
Pour le diner, on se pose chez pontalba en face de jacksonsquare où pour le prix le jumbalaya local composé de 95% de riz n’est pas servi sous son meilleur jour !!!
A la tombée de la nuit Bourbon street en folie est incontournable (le nom vient de la famille… pas de la boisson bande d epoivrots), en effet c’est l’un des rares endroits aux states où vous avez le droit de vous balader dans la rue avec votre boisson alcoolisée à la main sans devoir la cacher hypocritement dans un sachet en papier. Et croyez moi tout le monde le sait, en profite, voir même en abuse. Faut dire que les nombreux estaminets rivalisent d’ingéniosité pour favoriser la tentation en proposant chacun leur verre plus ou moins volumineux et remplis de substances parfois difficiles à définir.(sans les gouter)

7ème JOUR
C’est Dimanche, la météo est moyenne, peut être du monde sur les routes, on décide de laisser la voiture au garage et de continuer la visite. Pour se faire direction le 622 royal street, point de départ de la visite guidée pédestre en français vue sur le routard. (tous les jours à 10h00)D’ailleurs celui-ci nous permet de payer 22 dollars au lieu de 25 par personne.Il s’agit d’une longue promenade commentée de 2h30 avec comme fil conducteur la destinée de la famille de planteurs créoles duparc locoul. La compétence et l’extraordinaire amour de son pays de notre guide dont j’ai oublié le prénom(ancienne juriste et enseignante retraitée) rendent cette sinueuse déambulation réellement intéressante et historiquement enrichissante. Par contre le retour au contemporain est brutal quand au vieux cimetière on nous montre le mausolée construit à l’avance par et pour l’obnubilé Nicolas Cage.
Le midi on mange une muffoletta, sandwich à étages multiples avec beaucoup d’olives vertes au marché français, meilleur paraît il que le traditionnel po boy local. Après midi shopping avec quelques photos quand même de ce bon vieux steamboat Natchez, toujours fidèle au poste et prêt à naviguer sur le mississipi. Dîner pour 90 dollars (ça monte) chez pierre Maspero’s(angle st louis et chartres) avec un copieux plat de crevettes et écrevisses minuscules frites à la panure.

Il est maintenant temps de reposer nos petits petons rudement éprouvés.
8ème JOUR
Pour un tour sur les bayous, mes recherches initiales m’ont orientées vers torres swamp tour à Kraemer (environ 50 miles), attention même le GPS a du mal à trouver, et c’est plutôt mal indiqué. Le patriarche cajun(initialement descendant des acadiens déportés de la nouvelle écosse) es tfrancophone mais c’est son fils brian qui nous fera la visite en anglais, car lui visiblement préfère se réserver pour le lendemain et un car complet de français. Résultat on a une visite privée pour nous trois mais à 75$, ça dure environ 1h30, c’est assez sympa et on obtient toutes les réponses à nos questions. Le « clou » c’est d’attirer les walligators vers nous à coups de shamallows blancs flottants à la surface de l’eau, et ça marche. Sinon rien de bien extraordinaire en complément de nos visites précédentes.
Les cyprès et leur spanish moss sont partout : qu’est ce qui dit ????
Réponse : les cyprès, vous savez les arbres qui ne plient pas face au vent, et bien ils ont tous des quantités de mousse espagnole qui pendouillent de leurs branches, tout comme ceux de floride et ailleurs dans le sud, et cette mousse y a pas encore si longtemps on s’en servait pour faire des matelas des sièges auto ou dans le torchis et oui, c’est ça la culture !!!!!
Pas très loin, on visite oak valley plantation, une des plus célèbre pour 20$ par tête.
Evidemment, impossible de prendre une photo de l’allée bordée de chênes centenaires sans un touriste en plein milieu. On aurai pu choisir pas loin la laura plantation en complément de notre visite guidée de la veille, elle est moins « réputée » et une, c’est déjà pas mal..
La visite en anglais de la maison dure environ 30 mn, (on ne nous a proposé aucun audioguide), ensuite on ajoute les jardins et les maisons des esclaves, mais bon…
(à part peut être pour les sympathisants nostalgiques du général Lee, et encore..)
Nous nous dirigeons ensuite vers la capitale, bâton rouge, où ce lundi à 14h00 nous nous retrouvons dans une ville morte, quasiment pas de circulation, ni de piéton !!!!
On visite librement le plus haut capitole des USA où depuisle 27° étage (sur 34) une belle vue s’offre sur presque rien, tant cette ville est petite. Encore une capitale purement administrative. Une photo tout de même pour la forme du nouveau capitole excentrique à l’allure d’un château médiéval.
Mes deux reines du shopping m’impose un arrêt au rivercenter, mais en réalité ce n’est pas un centre commercial du tout, on ressort aussitôt, non sans avoir payer le parking pour nos 5 minutes sur place. La policière du coin a même été dans l’impossibilité de nous indiquer un endroit dans cette ville pour faire du shopping, elle en était presque gênée, ça veut tout dire !!!!
Pour éviter de refaire le même chemin au retour, je fais un crochet pour longer l’immense lac Ponchartain sur les ponts au dessus des bayous, malheureusement la pluie revient d’une part, et la hauteur des protections latérales gênent la vue d’autre part.
Notre repas du midi ayant été plus que frugal (une boite de ritz et des MM’s), on dîne au « bayou » rue bourbon où je m’offre pour 9$ une demie douzaine d’huîtres locales bien fraîches et là je me dis qu’il y a encore des séquelles de la marée noire, non je plaisante, mais elles sont carrément différentes de chez nous, très laiteuses, couleur jaunâtre et sans eau, bref !!
Les écrevisses, elles, sont toujours aussi microscopiques et cachées par le riz qui coûte pas cher……. Décidément le bouche à oreille est nécessaire ici pour connaître les bonnes tables
On regagne nos pénates en arpentant une dernière fois la rue de la débauche où je vous conseille, comme dans tout le quartier, de faire attention où vous mettez les pieds tant la chaussée et les trottoirs sont défoncés, je ne sais pas si c’est lié mais on a vu un sacré paquets de chevilles avec attelle.(faut dire qu’ajouter aux boissons précédemment évoquées ça doit faire un joli couplé gagnant !!!)
Bien que mardi gras soit loin, les jets de colliers de perles or, vertes ou violettes (aujourd’hui en plastique made in china)continuent depuis les balcons avec leurs fers forgés magnifiques. Normalement les destinataires de la rue doivent montrer une partie d’eux même, no comment….
Où plutôt si, maintenant après réflexion, si ça se trouve ils servent à payer les conso comme au club med… Med, si j’avais su j’aurai fais l’exhibitionniste !!!
J’aurai pas été seul en plus, car « les travailleuses » des sex shops n’hésitent à mettre le nez dehors (et le reste aussi) pour appâter le chaland en cas de chômage technique. Tout ça devant des gosses noirs de 4 ou 5 ans que leur grand frères ont affublés de baskets équipées de rondelles métalliques pour jouer des claquettes et collecter des piécettes….pirouette cacahuète
9ème JOUR
Petite étape vers Lafayette. Passage par Houma et morgan bay soit disant capitale mondiale de la crevette, mais pas grand chose à voir.
Pas facile à trouver, près de new ibéria à avery island, la seule usine tabasco du monde. Bien sur pour accéder à l’ile il faut encore débourser 1 malheureux $. La visite est gratuite et heureusement, 1 mini laïus verbal, puis un petit film, qui tourne au spot publicitaire, et un couloir de 15 mètres qui longe la chaîne de conditionnement de ce liquide de feu qui embrase les organismes à travers toute la planète. Bien sur la boutique est là et bien là, d’ailleurs certains amateurs viennent chercher la sauce miracle en bouteille d’un gallon (les mêmes que celles de Bruce willis dans die hard 3, génial…) à priori les prix sont intéressants, par rapport à ceux que j’ai vu dans les très nombreuses boutiques des pisses en tout genre de New orléans et ailleurs !
Intermède après dégustation une fois revenus chez nous : pas la peine de vous charger avec les sachets de poudre vendus partout et supposés permettre la réalisation du supercocktail »hurricane » : c’est juste du colorant rouge archi sucré !!!!
On renonce à Jungle garden , l’espèce de zoo associé àl’usine, en plus il pleut, snif
Direction Saint martinville, capitale du pays cajun, surnommé le petit Paris, là encore à part quelques jolies bâtisses et la merveilleuse histoire de l’arbre évangeline, pas de quoi fouetter…… aller un chat cajun francophone.
C’est quoi l’arbre évangéline, bon d’accord, une p’tite histoire et au lit !!!
Eh ben voilà :
« dans le poème de Longfellow en 1847, il était unefois évangéline héroïne acadienne qui rencontra Gabriel sous un chêne car elle le prenait pour un gland…..hrrr…hrrr…. hrrr….
En tout cas y paraît que c’est l’arbre le plus photographié aux USA.
Au sud ouest de Lafayette, on a le choix entre acadianvillage ou Vermillion ville, on opte pour ce dernier plébiscité par le routard..( sur présentation 6$ l’entrée au lieu de 10)
et bien qu’est ce que doit être l’autre !!
En effet, bien que l’on soit encore loin de l’heure de fermeture, que nenni concernant les animations en costumes d’époque perpétuant les gestes des artisans d’antan, à part un joueur de musique dans l’école et une fileuse de coton, basta pas plus de musée vivant que de beurre de cacahuètes en branche. La quinzaine de vraies habitations du XIXe peuvent se visiter librement avec un support papier en français, décevant, en tout cas ce jour là.
Lafayette : pas de centre ville, 3 grands axes routiers très larges le long desquels s’agglutine
tout ce qui vit : stations essence, restaurants grandes et moyennes surfaces.
Notre hôtel de la chaine quinta inn, très présente, est moyen et vieillot, siège et moquette tâchés, meubles ébréchés, poignées branlantes, mauvaise insonorisation bref.
Pour le soir, soirée fais dodo obligatoire et paraît il que c’est chez « RANDOL’S » que ça se passe (2320 kaliste saloon road)ouai et ben on devait pas encore y être le bon jour. Certes les habitués du 3ème âge pour la plupart se retrouvent sur la piste de danse devant l’orchestre, lui aussi du 3° âge, rien d’endiablé dans tout cela, arthrose oblige. Pour le repas, l’addition de 95$ (incluant d’office 18% de service, ce qui est rare ici) ne les veaux pas. Meuh….
10èmeJOUR
Destination le Texas, toujours en longeant vous savez quoi ; On passe par abbeville dans la somme où a part l’église de briques rouges y a rien à voir, puis esther, pecan et à cameron surprise :
Ce que n’indiquait pas notre carte michelin imprécise (N°584 échelle ½ 400 000 !!!!!!!!!!!!!), ferry obligatoire et payant en plus 1$, tant pis on mangera pas ce midi !!!!
5 mn de traversée, pour rallier cette région de boccages, prairies humides et pâtures avec troupeaux . En longeant ces bayous, je m’obstine à vouloir voir de mes yeux un vrai alligator dans son milieu naturel, et à force d’obstination, à regarder les bas côtés plutôt que la route déserte ça y est, un museau et 2 yeux dépassent de l’eau, malheureusement, le temps de s’arrêter, le top modèle timide qui n’a pas eu le temps de se recoiffer préfère plonger, mais je vous le jure j’en AI VU UN !!!
Malheureusement sur la route 87 pas de visitor center pour nous accueillir au Texas et surtout nous offrir une carte routière détaillée, en plus un panneau indique que la route pour Galveston est fermée, ce qui impliquerai un détour conséquent pour contourner la baie, pas question de céder, moi je crois ce que je vois et on continue….à nos risques et périls d’augmenter considérablement les miles inutiles.
Beaucoup de raffineries et les séquelles palpables de la dernière cata.
A port Bolivar, nouveau ferry, mais celui là était prévu, et aucune impossibilité de rejoindre Galveston contrairement aux intox précitées, c’est gratuit et durant 20 mn, cerise sur le cheese cake ou plutôt straw on the camel back comme on dit ici, nous sommes accompagnés par des dizaines (voir même plus) de dauphins, en couple, en famille ou entre amis ils sont très heureux d’exciter nos APN.
Galveston, après cette traversée euphorique, est une très belle vraie station balnéaire, avec parc d’attraction et très très jolies maisons particulières, même si parfois la taille de certaines laisse septique..
Houston est immense, (4° plus grande ville des US) en approchant on distingue plusieurs quartiers espacés avec chacun ses gratte ciel. On tente un tour en ville mais la circulation est intense et le thermomètre indique le record de notre séjour 104°F soit 40°C. Pause photo devant la stèle « we love Houston »
On mange mexicain chez Ninfa’s, le vrai, sur Navigation, c’est plein mais grand on commet l’erreur de se gaver de chips généreusement offertes en quantité, résultat, difficultés à terminer nos auges copieusement garnies de victuailles appétissantes, à recommander.
Pour digérer cette bonne pitance, les reines du shopping prennent leur revanche au centre Galleria, 375 boutiques, heureusement ça ferme à 21h00, ouf sauvé par le gong….
11 ème JOUR
Prochaine étape San antonio, on commence par mission trailet la visite furtive de ces 4 anciennes missions plus ou moins bien conservées et pas trop éloignées les unes des autres
(c’est gratuit et ça se visite librement) puis naïvement on tente de prendre possession de notre chambre au best western plus 1103 E commerce street à 14h30 !!!!
Et bien non il est pas 15h00, et aucune chambre double n’est disponible mais c’est sur dans 30 mn elles auront toutes été nettoyées !!!
Je pense que là aussi si j’avais été américain ou si j’avais mieux maîtrisé la langue, cela se serai passé différemment, ce pays change !!!!!le personnel hispanique va causer du tort à tonton Sam, croyez moi.
En tout cas la chambre est très bien, à 130$ elle peut, tonyParker et les spurs jouent ce soir le 4°match de la finale face aux heat de Miami au alamodrome voisin ceci explique peut être cela. Les ruines d’alamo en plein centre ville se visitent rapidement, Davy crocket aurai pu faire un effort !! puis c’est promenade le long de la riverwalk, principal attrait de cette charmante ville surnommée Venise, c’est vrai que la rivière et les arbres apportent ombre et fraîcheur bien agréables. Tous les commerces du joli petit village nommé "la villita" sont bien sur fermés. Les croisières font le plein tout comme les terrasses des restos avec orchestre ambulant de mariachis. On se pose à l’une d’entre elle afaim de déguster chez Joe’s crab shack enfaim un vrai copieux steampot d’écrevisses, un régal. Il y a beaucoup de monde en famille, et l’ambiance est très sympa.
12 ème JOUR
Direction Dallas via Austin soit théoriquement environ 450kms. Au lieu de prendre l’autoroute lancinante, je me suis fais expliquer la veille à l’office du tourisme ( où l’on est toujours remarquablement accueill ipar le personnel du 3° âge et/ou souffrant de handicap) comment emprunter la soit disant fameuse route « devil’s backbone » en fait ici c’est connu sous le nom de route des collines (hill) et notre trajet à travers la campagne va parfois prendre des allures de montagnes russes. Après certains dos d’âne on aperçoit furtivement des biches qui s’aventurent dans les cultures à l’orée des bois, les villages traversés (Wimberley, blanco, Johnson city, marble falls, cedar park)n’offrent pas d’intérêt particulier, à part une certaine vision de la ruralité locale. Ici aussi le long des routes les carcasses de pneux déchiquetés ne se comptent plus, mais il faut y ajouter les cadavres de tatous, animal emblème de l'état , (appelé ici armadillo) leur carapace n'ayant pas résistée aux pare chocs.

A Austin, la capitale « administrative » on visite librement le grand et très beau capitole de granit rose où les débats sont publics, il y a foule. A noter qu'ici en plus des carcasses en lambeaux de pneux le long des routes, on a aussi de nombreux cadavres de tatous, cet animal emblème de l'état, dont la carapace n'a pas résisté aux pare chocs. On zappe Waco tragiquement célèbre pour ne pas arriver trop tard à Fort worth (en réalité à 50 kms à l’ouest de Dallas). Au visitor center« les 2 vieux de service » sont ravis de rencontrer des frenchis s ibien qu’on a le droit aux pin’s et bandanas gratuits, ils nous déconseillent la visite du ranch de la série Dallas et nous recommandent le rodéo !!!
Le country inn & suites pour 2 nuits (2200 mercadodrive) n’est pas loin de l’historique stockyards (live stock exchange) où à 17h00 pétante (rigueur américaine oblige) se déroule quotidiennement « the herd » ou cattle drive c’est-à-dire la mini transhumance d’un troupeau de bêtes à grandes cornes encadré de pseudo cowboys d’une étable à une autre. Les badauds sont nombreux et heureusement que j’ai débarqué mes reines du shooting avant de trouver un stationnement sinon on aurai loupé tous les trois ce défilé de mode purement touristique. (comprenez que moi chauffeur, et ben je l’ai râté à cause des embouteill…)
Le repas burger du soir se fait dans l’ancienne gare reconvertie en commerces à proximité du rodéo couvert dont on a acheté les billets à 43$ (avec coupons de reduc) pour 3. Et bien à nouveau désolé d’affirmer que l’on ne devait pas être là le bon jour, car sans être un spécialiste ni amateur averti de la discipline, c’est le pire spectacle de ce type auquel nous avons assisté, pitoyable, vrai piège à touriste, ceux de bricecanyon et cody étaient bien mieux, encore une déception..
13èmeJOUR
A Dallas et pour 42$ avec coupon , on visite avec audioguide le musée dédié au jour ou Jacky a connu le veuvage. C’est pas inintéressant même si le doute sur la vérité profite à la CIA. La version de la commission Warren est confirmée et Lee harvey oswald reste officiellement le seul coupable puni par Jack ruby…..
Ensuite direction Parker, 25 miles au nord est, (route 75 après plano) car on veut vérifier l’intérêt de Southfork ranch de JR (là aussi42$ avec coupon)
Le trajet obligatoire en petit train sert uniquement à nous empêcher de déambuler librement sur le site. La maison est classique et faitl’objet de réservations pour évènements privés, on nous explique qu’en fait les propriétaires agacés par tout le chahut avait imposé des tournages uniquement extérieurs et en été, de fait en réalité tous les épisodes ont été tournés à Hollywood dans une reconstitution à l’identique !! au final bof, boeuf !!
De retour à Dallas, on examine de près la plus grande sculpture en bronze du monde : à Pioneer park, un troupeau de 50 têtes de longhorns avec cowboys grandeur nature !!!
PUIS on m’impose à nouveau un arrêt à la galleria identique à celle d’Houston, histoire de mettre un terme définitif à la cure d’amaigrissement des bagages.
le repas très gras du soir se fait chez Fred’s texas où à cette heure la moitié de la salle en terrasse est en plein soleil, bof, boeuf , mauvais conseil du routard.
14èmeJOUR
Etape la plus longue du circuit, environ 800 kms pour rallier Memphis au Tennessee, en traversant le petit état d’Arkansas. Malgré encore beaucoup de travaux et camions, la circulation ce Dimanche est fluide, résultat à 16h15, on arrive à l’hôtel Memphis (2625 thousand oaks bd) beaucoup plus loin du centre que ce qui était annonçé sur le site, comptez minimum 15kms (si vous écoutez pas le GPS qui lui indique 24). L’hôtel est beau, la chambre un peu moins, par contre le petit déj est bien et dans une grande salle.
Vu l’heure on tente d’assister à la traction locale au luxueux hôtel Peabody, lui en plein centre ville.(149 union avenue). Chaque jour à 11h00 et 17h00 des dizaines de badauds se pressent dans le hall pour voir quoi ??et bien après un speech de 10 minutes du concierge en chef dans sa belle tenue rouge, les 4 canards qui jouent dans la fontaine centrale du très beau bar font 10 mètres en file indienne sur le tapis rouge lui aussi pour prendre l’ascenseur, voilà ce qui distrait les américains…..c’est presque triste
Tout près de là on rejoint la bourbon street locale, la rue Beale, capitale du blues et du rock and roll. Chaque bar resto a son animation musicale bruyante, pour certains, je ne suis pas sur que l’on puisse appeler ç ade la musique, mais le tintamarre généralisé excite les tympans des très nombreux visiteurs sous très haute surveillance policière. De plus à partir de18h00 environ, pour accéder à ce petit secteur bouclé et rendu aux piétons, il faut franchir les barrages, ouvrir les sacs et passer au détecteur et à la palpation ..
Nous, on mange au blues city café à l’angle beale main, la portion « half » de ribs est très copieuse et difficile à terminer très bon rapport qualité prix. Pour éviter le barrage filtrant, on fait comme de nombreuses personnes y compris non clientes du resto, en sortant directement par la 2° porte dans Beale !!!! efficacité, crédibilité !! Une visite s'impose chez SCHWAB authentique magasin historique. 15èmeJOUR
Au programme l’incontournable visite de l’usine à fric, Graceland, propriété du défunt Elvis. Parking obligatoire à 10$ et entrée à…..37$ par personne, et oui les héritiers ont de beaux jours devant eux.Fouille des sacs bien sur et là nouvelle aberration américaine, le vigile me dit que les caméscopes sont interdits et m’impose la consigne payante évidemment. J’ai beau lui expliquer que tout le monde va filmer avec son téléphone ou son appareil photo, il en convient mais le règlement c’est le règlement même s’il est d’un autre âge !!! tant pis je filmerai avec mon APN comme les autres.
Ce sidi brahim, la maison est vraiment belle, confortablement équipée, sans pour autant tomber dans le kitch ou l’ostentatoire, pas comme les 2 avions privés qui se visitent aussi.
Si vous pensez ne pas avoir assez donné de billets verts, il vous reste la dizaine de boutiques…les rares autres du coin, ayant échappées au monopole, proposent quelques souvenirs similaires un peu moins chers, mais une fois sorti de graceland, pas question d’y rerentrer juste pour les boutiques, cruel dilemme.
Pour cet après midi, il faut tuer le temps car y a vraiment rien d’autre à faire, c’est une petite erreur dans le programme, si j’avais pensé arriver si tôt la veille, on aurai pu poursuivre le périple après graceland.. Mais du temps on va en passer, à quoi, et bien trouver de l’eau en bouteille, après deux superettes du désert saharien, on se rabat sur une oasis nommée ici station d’essence…..On fait un passage devant le motel lorraine transformée en musée où en 1968, i have a dream enfin martin luther roi fut assassiné.
Sur riverfront, les deux vieux bateaux à aube attendent les clients qui se bousculent pas.
Le soir on mange chez « Huey’s » à la déco et bouffe sympas, sur les écrans, au mondial Brésilien, les USA viennent de battre le Ghana 2 à 1 dans la quasi indifférence générale.
16èmeJOUR
Pour rejoindre Nashville, j’ai décidé avec l’aide d’un dépliant local de longer un peu le Mississippi, par une route soit disant« scénic » comme il y en a tant plus ou moins justifiée, mais au final on n’apercevra que très peu et de loin le fleuve mythique. Sur de petites routes tranquilles on traverse plusieurs bleds où les très belles maisons côtoient les mobils homes étriqués stockant à l’extérieur tout le bric à brac. Dans tous les cas, les pelouses sont parfaites et chacun y plante la pancarte de soutien à son candidat pour l’élection au poste de sheriff, bravant ainsi le secret de l’isoloir.
Notre comfort inn près de l’autoroute est à 10 kms du centre, la chambre correcte est petite pour poser nos trois valises qui grossissent. On sillonne les quartiers où les habitants ne connaissent pas la crise, on passe par « la rue des labels de musics » et on ose l’ascension des nombreuses marches desservant le capitole moins beau que les précédents. Enfin on finit avec difficulté par trouver le centiennal park et son beau parthenon de 1867.

On pousse la curiosité jusqu’au gigantesque hôtel Opryland, où les jardins et cascades intérieurs valent le coup d’œil, mais furtif le coup d’œil, en effet le parking obligatoire est gratuit seulement les 20 premières minutes, à partir de la 21ème c’est 21$ plus les taxes !!!!!
Malgré les décibels, nous trouvons le centre ville(Broadway) ressemblant comme deux gouttes de bourbon à celui de Memphis plus agréable. Dîner au wildhorse saloon sera impossible, il y a la queue dehors. Ce sera chez Dick’s last resort, où la serveuse vous affuble d’un chapeau de papier sur lequel elle inscrit une boutade, humour humour quand tu nous tient !
Ici aussi le stationnement est une corvée couteuse, et je renonce à donner une fois de plus 10 ou 15$ forfaitaires pour me garer sur un terre plein provisoirement appelé parking par un « exploitant » à mon avis non déclaré.
Du coup on fait des ronds et petits patapons jusqu’à ce qu’une place le long du trottoir se libère, en effet les parcmètres ne sont payants que jusqu’à 18h00, astuce à connaitre pour éviter de subir encore une aberration US. Le plus drôle c’est de voir les américains au volant de leur grosse bagnole s’essayer au difficile exercice du créneau, eux qui sont habitués à se garer en épi sans manœuvrer.
Comme déjà rencontré épisodiquement, le caissier asiatique zélé d’une superette me demande ma pièce d’identité pour me vendre une bière, (afin d’apaiser mon coup de bar !) devant mon agacement non dissimulé il croit nécessaire de me rappeler que c’est »la règle » peut être, certes, mais en tout cas loin d’être appliquée partout, aberration vous avez dit ????
Sinon à part ça, si vous avez l’intention de ramener un chapeau et ou des bottes c’est ici qu’il faut venir tant l’offre est incroyable, des magasins entiers ne vendent que ça, par contre n’étant pas moi-même intéressé, je suis incapable de vous donner quelconque info sur les tarifs pratiqués.
17ème JOUR
J’ai modifié à la dernière minute le programme, pour pousser plus à l’est voir le parc de great smokys montagne, le plus visité des états unis parait il. De ce fait, direction Asheville au lieu d’Atlanta au Sud, zappant ainsi la visite de la distillerie Jack’s daniel snif snif. Sur la route j’évite de justesse le trépas à un raton laveur suicidaire. Nouveau redécalage horaire, cette fois une heure en plus.
Les arrêts sont obligatoires à Pigeon forge et Gatlinburg, deux petites villes sympas définitivement vouées au tourisme commercial.Boutiques archi bondées par la frénésie d’acheteurs compulsifs et attractions qui se succèdent le long de la route (karting, manèges, believe it or not, titanic, jeux forains, maisons fantômes …) y en a pour tous les gouts oupresque.
A Pigeon, ne ratez pas le plus grand magasin du Sud consacré aux décos de Noel, (Christmas place) nonseulement il est beau mais il est immense on s’y perd, il y a tout et bien plus encore.
A gatlinburg, (parking devenez quoi ?: 10$..) je comptais me rattraper à la whiskyterie (bah oui y a bien des biscuiteries !!)Davy Crockett, malheureusement que des grandes bouteilles en vente et en verre en plus, nos valises n’ont déjà plus besoin de ça !!!
Cette ville est aussi le fief financier de la pulpeuse célèbre Dolly parton, aujourd’hui âgée de 68 printemps, qui y possède hotels et rodéo
On rentre dans le parc (et gratuitement s’il vous plait bizarre, étrange) au 9 millions de visiteurs annuels, boisé à 95% il abrite plus de 10000 espèces végétales et animales dont certaines très rares, ceci est difficile à apprécier en restant sur la route principale, sous la pluie qui s’y invite très souvent. D’ailleurs les épaisses volutes de brumes favorisées par le climat tempéré humide sont à l’origine de son nom. Purée (de pois) quelle culture, décidément c’est comme le beurre de cacahuètes, plus on en a plus on l’étale 😏….Ayant laissé en France notre côté biodiversité, il faut bien dire qu’à part quelques très rares points de vue à peine panoramique sur les forêts denses.(comme à clingmans dome). Y a encore pas de quoi fouetter… Allez une écrevisse à coups de Vuvuzela (c’est le mondial quoi !)
En tout cas, même si le sommet le plus élevé ne dépasse pas 2000 mètres, la température a brutalement chuté pour atteindre 61°F, alors ça fait combien ??? ohlala seulement 16. A Asheville, en Caroline du Nord, malgré la taille du bled, le stationnement laborieux entame encore le budget de 10 malheureux $. L’hotel Country inn & suites (tunnel road) près du centre(heureusement) nous a réservé une belle grande chambre avec frigo écran plat et tout le toutim.
18 ème JOUR
Aujourd’hui, j’ai fondé encore beaucoup d’espoir sur Chimneyrock state park pour justifier le changement d’itinéraire, voire même au final rallonger le circuit d’un jour. Au Sud est d’Asheville, sur la route 64 (oui je sais j’aurai écrit 66 cela aurait fait de l' effet, mais je vais quand même pas vous mentir MDR😕) à 8h30 et pour 15$ par personne on entame la route forestière sinueuse de plusieurs kilomètres pour atteindre l’unique centre d’intérêt ce roc, ce pic, ce cap, cette péninsule pardon je me suis gouru. Ce rocher surgi de la foret, (où à cette heure matinale on peut enfin prendre des photos sans d’autre guignol que nous dessus), offrirait un beau panorama sur la vallée si le temps avait été réellement dégagé. Je ne regrette cependant rien car c’est bien joli, et en plus c’est quand même là que les scènes cultes de mon film lui aussi culte ont été tournées. Pour faire encore quelques clichés, on gravit les nombreux escaliers et le sentier un peu raide sous la température qui monte, un peu de transpiration ça fait pas de mal.
For all the tea of china je n’aurai jamais loupé ça(traduction : pour tout l’or du monde)
400 kms nous séparent de la prochaine étape, Charleston sur la côte atlantique de la Caroline du Sud. Peu avant l’arrivée, il y a la magnolia plantation gardens, son jardin animalier et son tour en bateau sur les marécages, on entame la route d’accès puis au détour d’un virage on aperçoit au loin la demeure coloniale, du coup 3 ou 4 photos pour la cause, et comme l’ensemble des véhicules qui nous précèdent, direction la sortie directe. C’est vrai qu’après un certain nombre de jours et un certain nombre de visites plus ou moins intéressantes, on a tendance à hésiter à sortir les billets verts.Charleston est une belle ville agréable et huppée. Le quartier historique recèle de belles maisons mais comme à Asheville les magasins ferment à 17h30maxi, y compris le marché couvert pourtant bien sympathique. Ici, comme un peu dans toutes les villes au patrimoine historique, de jolis chevaux tirent les calèches, alors que pendant ce temps là surement que chez nous, des ânes tirent à la kalach (dsl mais celle là j’ai pas pu m’en empêcher😠). Au lexington avenue brewery (brasserie) je déguste un bon Ivan’s steampot (huitres chaudes en coquilles, crabes, moules maïs etc..)
Notre hôtel, la quinta inn riverview est en cul de sac face à une belle marina, calme assuré.
19èmeJOUR
Traversée du littoral de la Géorgie pour atteindre Jacksonville en Floride, et la fin programmée de nos congés annuels…..
A Beaufort, je suis déçu, en effet, impossible d’en trouver un ni d’hiver, ni même d’été sacrés Américains.
Savannah et ses nombreux squares ombragés est elle aussi très jolie. Amelia island et fernandina beach plus petites et huppées sont dédiées au passé nostalgique mais surtout commercial et juteux de la piraterie.🏴☠️
A 17h30 notre chambre du Hampton inn de Jacksonville n’est là encore pas prête, alors qu’elle sont normalement libérées avant 10h00, ça commence réellement à bien faire, Barack que se passe t’il dans ton pays ????
A 18h00, dans l’une des plus grande ville US par sa superficie, tout est désert, ni piéton ni circulation. Le seul pôle d’attraction se situe au »landing » (parking…..payant vous vous en doutiez) ses 5 ou 6 restos et son centre commercial déjà fermé évidemment. On mange, enfin façon de parler, au Américan grill le pire resto de tout notre séjour.
20èmeJOUR
A Saint Augustine, la touche Espagnole impose la pause surtout pour la rue piétonne même si la majorité des boutiques n’ouvre qu’à 10 voir 11h00 ce Samedi. Passage rapide par Daytona, vraie station balnéaire touristique, le soleil cogne fort. On souhaite rejoindre Orlando pas trop tard pour contacter physiquement l’agence de location qui ferme à 15h00, afin d’éclaircir sans quiproquo certains points ambigus du contrat de location susceptibles d’alourdir financièrement l’addition déjà un peu salée à notre gout(pratiquement 1000 $ pour 5 nuits)
Seulement voilà, même retardés par les embouteillages monstres, les coordonnées communiquées sont insuffisantes, et nous conduisent à un carrefour gigantesque où on ne trouve pas, tant pis on fera sans. Dommage car j’aurai également eu besoin de bons conseils pour acheter les billets d’accès aux parcs.
Avant de quitter la France j’avais insisté par mail dans mon franglais afin d’obtenir les codes d’accès à la maison, car il devait m’être transmis seulement quelques jours avant notre arrivée, alors que nous nous trouverions déjà aux states et pas sur de pouvoir consulter les mails, d’ailleurs cela s’est vérifié sur place, yahoo me demandant mes codes secrets fournis à la création du compte, et bien évidemment oubliés depuis.
Cette maison de Kissimmee est bien sur dans un lotissement, mais d’autres plus luxueux et moins excentrés ont été croisés. Somme toute le confort est au rendez vous, même si l’ensemble est un peu vieillot et certains détails laissent à résider, non désirer : la sécurité des accès pas assurée, le robinet d’arrivée d’eau situé à l’extérieur difficile à trouver, la moustiquaire protégeant la piscine découpée au cutter, les transat à bout de souffle, l’épuisette épuisée mais cela ne nous empêche pas de sauter dans la piscine dont le chauffage en option à 40$ par jour est parfaitement inutile en cette saison.
(Pour information, réservation faite via booking.com chez florida dream vacation homes, seul interlocuteur, le site se déchargeant de tout le reste). Ensuite, rafraîchis et reguindés par nos plongeons multiples, commence la quête des billets et là c’est la jungle voir la porte ouverte à toutes les arnaques possibles selon moi évidemment, faute d’avoir sérieusement étudié la question avant de partir, le doute s’installe.
On a prévu de faire uniquement les 2 parcs universal qui normalement coutent environ depuis la France 135 euros pour 2 jours. Les points de vente sont nombreux, et la diversité des prix annoncés a de quoi inquiéter, l’un d’entre eux nous parle même de 203 $ en tout et pour 3 !!! par contre à la question de savoir s’il nous délivre les billets tout de suite pour le lendemain, il répond qu’il nous faut aller les chercher dans un autre point sans être sur que ce soit pour demain, une autre au tarif annoncé de 109$ par personne dit qu’elle n’en a plu, la délivrance étant gérée par la centrale !!! bref c’est la fête du slip et le grand n’importe n’a ouaque..On fini par aller dans un point de vente référencé comme officiel, mais les espèces ne sont pas acceptées, la galère continue, compte tenu du montant de la douloureuse, je refuse d’ engraisser ma banque.
A force d’obstination, on trouve plus loin , un autre point de vente référencé dont la seule animatrice accepte les espèces, malgré les risques de braquage évoqués. Au final je dé bourses quelques 630 $ pour les parcs mais aussi le dîner spectacle des pirates : 144$ par personne pour les 2 parcs soit environ 50 euros chaque, et 66$ au lieu de 73 pour le spectacle.Notre interlocutrice nous informe aussi que pour la seule visite également envisagée à Epcot, Disney ne propose aucune réduc si on cumule pas avec d’autres (fo dire que disney propose pas moins de 8 parcs dans le coin en comptant les aquatiques).
21èmeJOUR (déjà)
C’est Dimanche on reporte les parcs par crainte de l’affluence. Orlando, il faut savoir qu’en réalité, la totalité des hébergements particuliers se trouvent dans Kissimmée ou pire encore dans Davenport plus éloigné, la zone est immense, les commerces et autres attraits touristiques eux sont concentrés le long de l’US 192 et d’International drive.C’est d’ailleurs notre objectif du jour : gift shops, outlets, mall et autres flea market (immenses chapiteaux regroupant des centaines d’exposants qui ouvrent progressivement au cours de la journée, dédiés exclusivement au made in china, tee shirt et serviettes de plage meilleur marché).
L’Orlando premium outlet du Nord est blindé, toutes les marques connues sont présentes et vu le nombre de sacs, les clients sont satisfaits, durant cette journée shopping on aura quand même fait 90 kms.
Le pirate dinner n’a rien de spectaculaire, ce n’est rien d ’autre qu’une comédie musicale bon enfant à l’américaine, en attendant l’entrée, 3 buffets mobiles proposent des agapes dans le hall, histoire de patienter bof.. Même si je sympathise avec mon voisin, américain convaincu, dès le début du repas, plus que moyen, cela reste très limite. Il semblerai que seul « médieval times « s’il n’a pas changé depuis la dernière fois (il y a 15 ans) vaille le coup, arabian night était aussi décevant à l’époque.
Ha au fait !!je suis sur que certains d’entre vous voudraient savoir c’est quoi le film culte tourné à chimney rock ???
réponse: Le dernier des Mohicans de 1992 avec Daniel dey lewis…
22èmeJOUR
A 18 miles : island of aventure d’universal, en plus du prix du billet il faut rajouter quoi ??....
Et oui le parking payant à 17$, j’étais sur que vous alliez deviner !!!
Dès l’accès au site desservant les 2 parcs, les sacs sont fouillés, et à l’entrée du parc on nous scanne l’empreinte de l’annulaire, volonté de l’associer au billet individuel valable plusieurs jours ou contrôle officiel relié à l’administration centrale? je ne sais pas car ici de toute façon la CNIL n’a pas sa place, et c’est pas plus mal….(ceci n’engage que moi qui n’ai rien à me reprocher !!)
Il y a foule, une attraction est en panne pour la journée, (les grosses bouées flottantes de bilge rat barges) Hulk fonctionne par intermittence, il fait chaud le ciel est orageux : l’enfer quoi !!!!.
Pour certaines attractions la mise en consigne gratuite avec empreinte est obligatoire pour les sacs, ceux qui paient le billet plus de 260$ sont dispensés de faire la queue avec le petit peuple, quand on les voit ainsi nous doubler sans vergogne on peut légitimement s’interroger sur le socialisme obamanien qui laisse perdurer de telles pratiques, ..
Revenons à nos moutons et brebis volontairement égarées, la dernière attraction harry potter and the forbidden journey est un voyage à sensation très fun dans l’univers du héros
Dragon challenge, montagne russe renversante, me convertit définitivement à la sorcellerie une fois sorti indemne !!
Jurassic park river mouille toujours autant, mais là les consignes protectrices de l’électronique sont payantes !!
Mes accompagnatrices tentent le dudley do right’s ripsawfalls (atchoum) et surtout plouf, elles en ressortent plus d’une heure après complètement trempées. Moi, lassé de les attendre en vain au point« photo » je sirote en plein soleil et â jeun une binouse du plus vieux brasseur du pays, yuengling, résultat j’ai aussi failli faire plouf !!!
Ensuite le monde des marvels nous accueille, avec notamment doctor doom’s fearfall, (propulsé en l’air avec descente par pallier le tout en1 minute à peine) spiderman 3D, et Hulkcoaster redevenu opérationnel, le démarrage est tellement brusque que j’ai à peine le temps d’enclencher ma gopro dissimulée sous ma chemise.
Ensuite c’est shopping et shopping, j’hésite à acheter une baguette magique d’harry potter pour aider à tricher sur le poids à l’enregistrement futur des bagages.
Le repas du soir se fait à la maison, occasion de gouter les cacahuètes bouillies réchauffées au micro onde achetées précédemment comme spécialités des great smokys…et bien cela ressemble à des z’haricots et je suis sur que de nombreuses possibilités d’accommodations culinaires sont possibles pour ce produit inconnu chez nous sous cette forme.
23èmeJOUR
On se décide pour Epcot, 100$ par personne plus vous savez encore quoi à 17$.
25 ans après notre première visite, ce parc entretenu à la thématique immuable et indémodable n’a pas changé ni évolué d’un yota. Ici, à part peut être « test track » qui annoncera jusqu’à 150 minutes d’attente, pas de sensation forte.
Un système fast pass vous permet d’éviter les files d’attente pour 3 attractions maxi, l’ordinateur choisissant pour vous les créneaux horaires de vos passages.
La file orange de space ship earth est supposé offrir plus de sensations fictives du vol intergalactique, the seas of nemo ne peut que séduire les moins de 10 ans, quant au pseudo survol en deltaplane de la californie au soarin, la mis en place des spectateurs prend trop de temps, living with the land, ode à la protection de l’agriculture nous fait traverser des serres où poussent fruits et légumes !! tandis que captain EO, vieuxde 30 ans est un film en 3D avec M. Jackson, journey of imagination withfigment est carrément débile.
Les 11 pavillons dont 5 européens présentent pour nous peu d’intérêt, malgré leur fidèle reproduction architecturale, la promenade« maritime » Norvégienne Maelstrom est banale
La seule chose qui a évolué ici, ce sont les prix, pas un seul chapeau fantaisie à moins de 25$ hors taxe sans parler des chopes« allemandes » avec nain de blanche neige à accrochez vous bien : 230 $ hors taxe !!!! .
Comme les jours précédents, à partir du milieu d’après midi, le ciel noirçit sérieusement et les orages éclatent ça et là.

Ce soir on mange au copieux buffet à volonté chez boston lobster feast à 40$ par personne avec homards, crabes et bien d’autres produits de la mer. La promenade digestive se fait à Disney downtown, immense zone très fréquentée le soir, si c’est le shopping qui vous intéresse, tentez de vous stationner côté East (miracle c’est gratuit) car à l’opposé c’est surtout cinéma, restaurants et le cirque du soleil. Et pour rejoindre à pied marketplace, c’est pas triste entre badauds, poussettes, voiturettes électriques des seniors et ici aussi les travaux, ça devient vite difficile. Le magasin LEGO vaut le détour pour le gigantisme de ses réalisations décoratives, la boutique disney de 5000 m2 déborde. 23H15 : dodo
24èmeJOUR
Parc Universal, sacs fouillés et empreinte vérifiée, il n’y a curieusement pas foule à l’ouverture, du coup on fait sans attendre la montagne russe Rockit particulièrement vertigineuse !!! puis on enchaîne les autres attractions sans trop faire la queue, revanche de la momie, disaster où le public participe réellement à la bande annonce d’un film catastrophe, c’est bien fait, mais un peu long, l’attraction se faisant en 3 phases distinctes.Avec les mens in black on fait mumuse avec un pistolet laser pour tenter de libérer la planète des méchants aliens, j’aurai préféré que mon compteur ne fonctionne pas, vu mon score déplorable (non en fait, il ne fonctionnait pas c’est mieux !!).Simpson ride est bien, shreck 4d un peu vieillot mais drôle, transformers impressionne tandis que « minion » la nouveauté ba je vous dirais pas, parce que les 100 minutes d’attente nous ont démotivés, en effet le parc a enfin fait le plein en milieu d’après midi, certainement des gens en possession de billets à accès multiples et illimités.
On regagne la cambuse pas trop tard afin de profiter une dernière fois de la piscine et surtout essayer de fermer les valises en les pesant et repesant à l’aide de la petite poignée balance relativement précise, verdict :les 23 kgs fatidiques sont presque respectés.
DERNIER JOUR
La maison devant être libéré pour 10h00, j’aurai du peut être choisir un vol retour plus tôt qu’à 20h00 car on va devoir tuer le temps la bagnole pleine à craquer. On sillonne le très cossu quartier célébration, sorte de village privilégié dans la ville.
Chez pirate’s cove on se fait un mini golf bien dessiné et entretenu, puis une dernière collation consistante et graisseuse chez Denny’s, avant de payer 1,25$ pour atteindre l’aéroport assez distant. Je parviens à restituer le réservoir pratiquement vide car on m’a facturé le premier plein à prix d’or (noir évidemment).
Pour patienter, on dépense encore quelques billets verts afin de saturer les bagages cabines.
A cause des orages le décollage est retardé, si bien qu’à Francfort le personnel aéroportuaire nous attend de pied ferme pour nous accompagner rapidement à notre correspondance, et évidemment nos valises, elles n’ont pas été accompagnées, elles nous seront livrées à domicile le lendemain….
Malgré seulement 6h00 de décalage horaire le retour est difficile, les 9200 kms parcourus ont subrepticement affectés les organismes.
Vous l’avez sans aucun doute perçu dès le début de mon récit, parmi les différents voyages effectués aux Etat unis, nous ne conseillerions pas celui ci en premier. L’art et l’histoire n’étant pas nos priorités, il est possible que nous soyons passés trop vite à côté de l’essentiel. Ce qui pour nous est sur en tout cas, c’est que dans cette partie ci du pays la géographie réserve moins de beautés spectaculaires que dans les autres régions. Les grandes villes malgré leur statut de capital ne focalisent que l’administratif (Bâton rouge, Tallahassee, Austin) et sont totalement démunies de toute « âme ». Dallas, Memphis et Nashville sont assez décevantes.
En revanche l’Ouest de la Floride est bien attirante, Keywest, les Everglades, La nouvelle Orléans, les bayous, San antonio et Orlando auront tenus toutes leurs promesses.
Globalement, la population nous a paru moins chaleureuse et courtoise que les années précédentes, la morosité ambiante semble gagner du terrain, situation politique ou économique en cause je ne sais pas, ou bien est ce tout simplement une particularité du Sud ??..
N’hésitez pas à me contacter, si je peux modestement vous renseigner…
Compte tenu de l’expérience plus que positive de l’année passée, cette fois encore, je vais organiser l’intégralité du séjour moi même personnellement tout seul avec l’aide bien sur d’internet, de ses comparateurs de prix, de ses forums et blogs…
Je m’y prends bien à l’avance, afin de limiter au maximum les impairs et autres erreurs de choix. Cette fois ce sera le Sud des Etats unis.
Première étape, planifier l’itinéraire en fonction des points d’intérêts choisis, puis définir les points de chutes en fonction des distances quotidiennes à parcourir, quantifier les nuitées sur un même site, et enfin concrétiser tout cela par les réservations afin de partir le plus tranquille possible.
La trame principale sera :
- laFloride (Miami, Everglades, Key West),
- le Golfe du Mexique et la Louisianne (nouvelle orléans, lafayette, bayous)
- le Texas et ses grandes villes (Houston, San antonio, Austin, Dallas),
- le Tennessee (Memphis, Nashville)
- le parc de Great Smoky mountains,
- les rivages de l’atlantique avec Charleston, pour retourner et finir en Floride (ce qui évite les frais toujours exorbitants d’abandon de véhicule) avec Jacksonville et Orlando (5 nuits de« repos » dans une villa avec piscine s’il vous plait !!)
Pour la voiture, je refais confiance à Alamo qui ne nous ajamais déçu jusqu’à présent, je réserve directement sur le site.
Pour les vols, Paris Miami, Orlando Paris et bien impossible de trouver des vols directs par le biais des comparateurs, ou bien alors les rares propositions font exploser les prix (en vol !!) 😏 donc ce sera via Zurich à l’aller (avec swiss international) et Francfort au retour (avec Lufthansa) soit 570 euros le billet réservé en Janvier pour le départ en Juin(période moins chère évidemment).
Pour les hôtels, j’alternerai via expédia, booking e thotel.com. Ils proposent presque tous les mêmes hôtels à des prix presque similaires, exception faite qu’expédia affichent les prix tous frais inclus. Ma préférence ira vers ce site, car en plus, et ça c’est affaire de choix, on paie d’avance en euro, ce qui pour ma part évite les frais bancaires de paiement en devises et au moins il n’y a pas de surprise avec les éventuelles variations du taux de change, on sait où on va. Cependant, cela peut poser problème en cas d’annulation, plus de démarche à faire, même si les autres de toute façon prennent vos coordonnées bancaires en cas d’annulation tardive, il y a quand même des frais.
Petite précision, ces sites référencient de moins en moins d’hotels à cause de leurs gourmandes commissions, certains professionnels préfèrent renoncer à leurs services…. Ainsi une fois sur place, on s’aperçoit qu’à côté de l’hotel choisi, s’en trouvent bien d’autres similaires dont on ignorait l’existence en consultant seulement les sites ci dessus.
Une fois la validité des passeports et autorisations ESTA vérifiées, il ne me reste plus qu’à changer les devises en quantités suffisantes pour être prêts à partir.(en effet en plus du carburant, de la bouffe et de certains hotels n’ont réglés d’avance qui sont des dépenses« obligatoires » il faut prévoir les visites et surtout les ACHATS)
CA Y EST 2 Juin 2014,11h00 décollage de Roissy. Evidemment, l’escale est dans le sens opposé à la destination, ce qui engendre encore plus de temps de voyage. 18h00 heure locale (moins 6) à Miami, l’immigration américaine toujours aussi tatillonne freine les touristes impatients, résultat 1h15 d’attente debout dans les allées en serpentin (comme à DISNEY ouai ouai !!) pour accéder à l’un des 3 seuls guichets ouverts pour filtrer la totalité des arrivées qui se succèdent et s’entassent. Ensuite, récupération des bagages et salutations des douaniers beaucoup moins zélés que leurs collègues transfrontaliers puis direction Alamo où une fois de plus on peut choisir notre voiture (ce n’est pas toujours le cas) dans la catégorie réservée parmi celles présentes, sauf qu’à cette heure là (20h00) le choix est un peu limité. On commence par charger le coffre d’une passat de nos trois bagages pourtant allégés avant l’inévitable prise de poids, seulement la conception du coffre étant, les charnières buttent sur eux à la fermeture rendant ainsi une bonne partie de l’espace inutilisable !!! Du coup on reprend comme l’année dernière une chevrolet impala qui vient juste d’arriver sur le site, fraîchement shampouinée. Celle là, on sait que si un petit sac glisse au fonds du coffre, il nous faudra physiquement rentrer dedans en entier pour pouvoir le récupérer tant il y a du volume.
Malgré ses 300 CV et sa boite automatique, nous consommerons 8 litres aux 100 kms, sachant qu’en moyenne le litre était à 0,92 dollar soit avec notre taux de change assez intéressant moins de 70 cents d’euros (en moyenne 3,6 dollar le gallon de 3,78 litres, on l’a vu à 3,16 mais aussi à 3,89 !!)
Bien sur à l’accueil, l’employé dévoué d’alamo (qui n’avait de cesse de baratiner les 3 clientes françaises du comptoir voisin, malgré ses 150 kgs apparents) à tenter de nous apeurer et de nous caser pas moins de 2 assurances supplémentaires pour 15 dollars par jour !!!! ce qui pour nous aurai tout simplement augmenter l’addition totale de quasiment 50%……
En revanche, et c’est un point imporant j’ai longuement insisté pour avoir confirmation que le SUN PASS était prévu et inclus. En effet, dans tout ce secteur ( mais aussi la principale autoroute de Floride la Turnpike ) il faut passer à des points de péages entièrement automatisés équipés de portiques (comme pour la merveilleuse future ex écotaxe de chez nous) et aucun moyen de les éviter une fois engagés parfois même sans le savoir ou y avoir fait attention. Les différents forums et blogs sur le sujet consultés avant de partir donnaient des avis divergents. Je confirme la nécessaire vigilance sur ce point car il paraît que les contraventions prélevées par le loueur qui conserve précieusement vos coordonnées bancaires peuvent brutalement réveiller vos hémorroïdes une fois revenus en France.
Rétroviseurs et siège réglés, le voyage peu vraiment commencer. Vu l’heure tardive, direction pour 3 nuits le spring hill suite de Miami (je précise « airport south » car il y en a plusieurs) à 15 minutes de l’aéroport et 18 kms du centre !!. La chambre est grande avec coin cuisine, le petit dej et le parking sont inclus. Ce dernier point est aussi important, car en centre ville le stationnement est difficile et hors de prix.A 21h00 notre premier repas se fait à côté chez Wendys avec ses frites moins industrielles (ouvert 24h/24 comme tous les autres d’ailleurs) puis dodo car pour nous il est presque 4h00. Le ciel est très chargé, que faire demain Everglades ou route des Keys ???
A noter que juste à côté se trouve un hotel « chambria suites » pas vu sur les sites précités (si site, !) peut être tout aussi bien.
2ème jour
Ce matin, la météo de Floride est peu clémentine, c’est très couvert et il pleut. Du coup on décide de faire la route des keys, car on passera pas mal de temps en voiture, alors que dans les éverglades ??? Départ 6h30, après dégustation entre autre, de gaufres cuites nous même. Une fois les embouteillages passés, on attaque.
Cette route « overseas » à 2 voies, à faire aller retour est longue très longue, (en tout 323 miles parcourus dans la journée soit x1,609= plus de 500 kms). Les nombreux ponts beaucoup moins jolis et spectaculaires qu’attendu, la pluie incessante rendent le trajet monotone, faisant passer presqu’inaperçues les nombreuses belles petites plages sauvages bordées de palétuviers et palmiers.
HEUREUSEMENT il y a FINDU…, non je veux dire KEY WEST. En effet, au bout du monde et à peine 90 kms de Cuba (à vol de pélican), cette petite ville agréable, très jolie et typique de part son architecture avec ses arbres rouge flamboyants fait vite oublier le trajet, sous une timide éclaircie qui plus est. L’ambiance pirate des Caraïbes n’est pas loin. 🏴☠️
A Southernmostpoint, on renonce à faire la queue pour la photographie car il faut déjà penser au retour. Et, bien qu’il soit 16h00, une pause s’impose à Key largo chez le célèbre Mrs MC’s kitchen. A la carte et pour 13 dollars je déguste mon premier morceau d’alligator juste poêlé, bien meilleur que ce que j’imaginais. Mais il y a aussi et surtout le fameux« keylime pie » tarte au citron local et vraiment maison :sublime, même pour moi qui ne suis pas un bec sucré, c’est pas peu dire.Après passage à la chambre, direction miami beach et ses bâtiments art déco. Sur la croisette locale, ocean drive longue de 1,5 kms, hôtels et restaurants plus ou moins guindés se succèdent, quelques blaireaux ne supportant pas l’anonymat font du bruit avec leur mac laren ou autres ferrari, ce n’est pas notre tasse de thé (de café non plus d’ailleurs).
Le diner pique nique se fera en chambre, le besoin de repos se fait déjà sentir….
3ème JOUR
Le soleil revient, tant mieux pour les Everglades où l’on arrive à l’ouverture (9h00) via florida city (1h15 de Miami) et moyennant 10 dollars (par véhicule).
A royal palm, on parcoure gentiment le petit sentier d’Anhinga trail, il y a tellement d’alligators que l’on se demande si on est pas au zoo et on cherche vainement les éventuelles clôtures. Pour une fois que dans une réserve on voit de la faune en quantité cela paraît presque suce pet. La seconde randonnée, si on peut appeler cela comme ça tant c’est court, part du même endroit et se nomme gumbo limbo trail, en cette saison peu devégétation fleurie à admirer, côté faune on aperçoit un strigidae (enfin un hibou quoi) qui a oublié d’aller se coucher (c’est chouette) et surveille une minuscule mare remplie de grenouilles jaunes qui coassent, enfin je croas.

On sort du parc à 11h00 (et oui y a pas forcément grand chose à faire de ce côté sud du parc) pour aller à la ferme aux alligators toute proche. Le tour en airboat inclus dans le prix de l’entrée est plus folklorique qu’autre chose. A part les 4 ou 5 petits crocos ( ou alligators c’est caïman pareil !) « dressés » qui passent leur temps à bronzer dans le chenal en attendant les photographes qui flattent leurs égos, il faut bien dire que le boucan des moteurs (casques protecteurs fournis)n’attire pas les animaux. Le pilote juché sur son siège fait des ronds dans l’eau histoire de mouiller un peu les clients et puis c’est tout. Ensuite on assiste au repas des vieux monstres gloutons du parc qui se bousculent pour happer goulument de bons gros morceaux de viandes crues y compris des travers de porcs entiers. Les spectacles alligator et serpent programmés plus tard en cette saison creuse se priveront de notre présence. A la place on se restaure non loin de là chez gatorgrill au slogan plutôt accrocheur ainsi libellé « vous les avez vu, maintenant goutez les ! »On se prend donc des wings de gator et 2 gatortacos mais la façon de les cuisiner est moins séduisante que lors de ma première expérience.
Retour à Miami pour continuer notre aperçu de cette ville hispanique voire cubaine: coral gable et le bel hotel baltimore, littlehavana et sa tamiani street avec ses marchands de cigares, coconut grove et sa population noire, et enfin key biscaine où il faut débourser 1,75 dollar pour emprunter le pont et admirer les belles résidences de cette île privilégiée.
4ème JOUR
C’est déjà fini pour Miami qui ne nous laissera pas de souvenir impérissable, direction Tampa, et plus précisément la station balnéaire de treasure island plus calme que Clearwater plus au nord. Il nous faut pour cela traverser la floride d’est en ouest jusqu’à Naples par la route 41, très longue ligne droite de 160 kms limitée à 96 kms heures, c’est des coups à s’endormir au volant. On y longe le nord des Everglades, où tous les 3,4 ou 5 kms on vous propose les plus merveilleuses balades possibles en airboat !!!
Les diverses villes résidentielles traversées sont plutôt du genre huppé, les parkings de plages sont tous payants, il faut dire qu’elles sont belles, immenses et le sable OMO (traduction : plus blanc que blanc !)

Ici une profession semble ne pas souffrir du chômage, c’est celle de jardinier, les propriétaires de résidence semblent en effet accorder beaucoup d’importance à l’entretien de leur domaine très arboré.
Pour le pique nique du midi, l’arrêt se fera sur l’une des belles plages encore peu fréquentées de Sanibel island, (là aussi il faut débourser 6 dollars pour emprunter le pont).
Le treasure hotel bay et marina de treasure island est de taille humaine et correct, pour le diner c’est chez mad beach fish house que ça se passe et ma grande assiette garnie de crevettes, cuisses de grenouille (et oui) et poisson chat frits me coûte que 18 dollars. Au retour on aperçoit un magnifique coucher de soleil tel que ceux que l’on rêve d’immortaliser, mais le temps de se garer et de descendre c’est déjà fini en moins d’une minute, il aquitté pour 24h00 la ligne d’horizon de cet immense golf du Mexique.
Aujourd’hui il n’y a pas eu de pluie, une température de 93°F(soit presque 35°c) et encore des embouteillages partout souvent à cause des omniprésents travaux de voiries.
A noter encore, que depuis notre arrivée, le comportement des automobilistes nous paraît bien différent de ce que nous avions constaté les années précédentes, ici beaucoup moins de discipline et de respect des autres, c’est devenu chacun pour soi, et parfois même on assiste au changement brusque de file pour emprunter sur quelques mètres la file réservée aux entrants histoire de grappiller quelques places dans l’embouteillage…résultat pas moins de 4 accidents sérieux déjà observés, méfiance….
De plus, les Américains qui naissent avec une casquette sur la tête ont maintenant en plus un téléphone greffé à la main, conduire en téléphonant n’est pas interdit, seuls les textos le sont !!!on voit le résultat.
5ème JOUR
Nous continuons notre remontée vers le Nord, en longeant la mer par d’interminables lignes droites toujours aussi limitées pour la vitesse(parfois 55 miles)

A tarpon springs ou bien est ce une autre de toutes ces stations qui s’enchaînent ? j’aperçois l’apparition furtive de deux nageoires caudales à proximité du rivage dans la même direction que nous, j’accélèr ealors un peu l’allure afin de trouver un accès carrossable au bord de l’eau et pouvoir observer cela de plus près. La possibilité s’offre à quelques encablures, ce qui nous laisse le temps de préparer nos objectifs pour l’arrivée de ces 2 dauphins, joggeurs matinaux. Devant les pêcheurs stoïques et visiblement habitués, ils chahutent à quelques mètres seulement du bord, dire que nous ceux qu’on voit sont en captivité à Marineland….(je parle pour les parigos évidemment)
Les belles propriétés démesurées avec accès direct à la mer se succèdent, ici pas de loi littorale semble t’il vu le nombre de chantiers en cours.
A crystal river, on s’arrête à homosassa wildlife parc à 13dollars. Après une mini croisière apaisante de 20 minutes à travers une sorte de bayou (avec commentaires abondants mais en anglais) on rejoint le parc animalier où l’on peut observer une grande variété d’oiseaux, de mammifères, de poissons mais aussi alligators et surtout lamantins en surcharge pondérale.(appelés ici manatee). Le retour à l’entrée peut aussi s’effectuer en petit train plus rapide que le bateau, à notre avis l’arrêt s’impose dans ce parc.

Le capitole de la capitale Tallahassee vaut le détour, tout comme paraît il pour ceux qui ont le temps, son immense et vieille université (FSU) de briques rouge avec son stade gigantesque.
Pour raccourcir un peu l’étape de demain, et aussi faute d’avoir trouvé des propositions sur les comparateurs précités j’ai réservé aubest western plus de Crawfordville (wakulla inn & suites) au sud. Cet hôtel correct avec joli patio, est totalement isolé au milieu de nul part près de l’Apalachicolaforest. Seul en face se trouve un collège, où comme par hasard, ce soir c’est« gradation » (remise des diplômes) événement familial incontournable ici, résultat même en pleine cambrousse les embouteillages que l’on croyait oubliés ressurgissent tel un coche marre. Pour se restaurer il faut parcourir 10 miles avant de rejoindre angelo et son’s à Médart, faute de concurrence c’est grand mais plein, correct sans plus compte tenu du prix (80 dollars à 3 sans boisson).
6ème JOUR
Destination l’un des points forts du séjour, la NouvelleOrléans. On longe toujours le golf dans sa partie Nord et traversons les côtes littorales des états d’alabama et du Mississipi, où ça et là, les stigmates de la dernière catastrophe sont toujours visibles, il faut bien dire que les plates formes pétrolières sont nombreuses.

On oublie pas de reculer nos montres d’une heure, c’es ttoujours ça de gagner sur l’itinéraire. Les petites villes balnéaires traversées sont moins huppées qu’en Floride, cependant les hautes habitations sur pilotis ont leur charme, et les habitants sont de fervents pêcheurs. Chaque point de mise à l’eau des embarcations est saturé par les pickup avec remorques vides en stationnements anarchiques, indiquant que les passionnés sont déjà à l’action malgré l’heure matinale.
On est Samedi et les stations balnéaires de Destin et Fortwalton ont fait le plein.
Environ 675 kms plus loin, on emménage pour 3 nuits au country inn & suites de New orléans. Immense hôtel à l’architecture locale idéalement placé, à seulement quelques minutes du vieux carré, centre névralgique de la ville épargné par Katrina en 2005. Seuls bémols, la salle depetit dej est beaucoup trop petite par rapport à la capacité d’hébergement, le prix du parking quasi obligatoire avec valet à 28 dollars la journée (au lieu des 36 annoncés sur le site), notre chambre correcte au 4° mais située à l’arrière du bâtiment desservi par un seul ascenseur.
Bagages posés on se hâte vers le centre, en croisant plusieurs processions nuptiales précédées de parades musicales, ça y est c’est sur on y est… Mais au french market, à 17h30 ce samedi les exposants remballent déjà… c’est pas bien grave ce ne sont pas les commerces qui manquent, on a que l’embarras du choix pour trouver la plus belle gueule entrouverte d’alligator« taxidermée » ou les toujours existants et fameux biscuits de« aunt Sally’s » déclinés maintenant sous différentes variantes.(Ils existaient déjà il y a plus de 25 ans lors de notre première visite ici).L’esprit vaudou et carnavalesque sont omniprésents
Pour le diner, on se pose chez pontalba en face de jacksonsquare où pour le prix le jumbalaya local composé de 95% de riz n’est pas servi sous son meilleur jour !!!

A la tombée de la nuit Bourbon street en folie est incontournable (le nom vient de la famille… pas de la boisson bande d epoivrots), en effet c’est l’un des rares endroits aux states où vous avez le droit de vous balader dans la rue avec votre boisson alcoolisée à la main sans devoir la cacher hypocritement dans un sachet en papier. Et croyez moi tout le monde le sait, en profite, voir même en abuse. Faut dire que les nombreux estaminets rivalisent d’ingéniosité pour favoriser la tentation en proposant chacun leur verre plus ou moins volumineux et remplis de substances parfois difficiles à définir.(sans les gouter)

7ème JOUR
C’est Dimanche, la météo est moyenne, peut être du monde sur les routes, on décide de laisser la voiture au garage et de continuer la visite. Pour se faire direction le 622 royal street, point de départ de la visite guidée pédestre en français vue sur le routard. (tous les jours à 10h00)D’ailleurs celui-ci nous permet de payer 22 dollars au lieu de 25 par personne.Il s’agit d’une longue promenade commentée de 2h30 avec comme fil conducteur la destinée de la famille de planteurs créoles duparc locoul. La compétence et l’extraordinaire amour de son pays de notre guide dont j’ai oublié le prénom(ancienne juriste et enseignante retraitée) rendent cette sinueuse déambulation réellement intéressante et historiquement enrichissante. Par contre le retour au contemporain est brutal quand au vieux cimetière on nous montre le mausolée construit à l’avance par et pour l’obnubilé Nicolas Cage.
Le midi on mange une muffoletta, sandwich à étages multiples avec beaucoup d’olives vertes au marché français, meilleur paraît il que le traditionnel po boy local. Après midi shopping avec quelques photos quand même de ce bon vieux steamboat Natchez, toujours fidèle au poste et prêt à naviguer sur le mississipi. Dîner pour 90 dollars (ça monte) chez pierre Maspero’s(angle st louis et chartres) avec un copieux plat de crevettes et écrevisses minuscules frites à la panure.

Il est maintenant temps de reposer nos petits petons rudement éprouvés.
8ème JOUR
Pour un tour sur les bayous, mes recherches initiales m’ont orientées vers torres swamp tour à Kraemer (environ 50 miles), attention même le GPS a du mal à trouver, et c’est plutôt mal indiqué. Le patriarche cajun(initialement descendant des acadiens déportés de la nouvelle écosse) es tfrancophone mais c’est son fils brian qui nous fera la visite en anglais, car lui visiblement préfère se réserver pour le lendemain et un car complet de français. Résultat on a une visite privée pour nous trois mais à 75$, ça dure environ 1h30, c’est assez sympa et on obtient toutes les réponses à nos questions. Le « clou » c’est d’attirer les walligators vers nous à coups de shamallows blancs flottants à la surface de l’eau, et ça marche. Sinon rien de bien extraordinaire en complément de nos visites précédentes.
Les cyprès et leur spanish moss sont partout : qu’est ce qui dit ????

Réponse : les cyprès, vous savez les arbres qui ne plient pas face au vent, et bien ils ont tous des quantités de mousse espagnole qui pendouillent de leurs branches, tout comme ceux de floride et ailleurs dans le sud, et cette mousse y a pas encore si longtemps on s’en servait pour faire des matelas des sièges auto ou dans le torchis et oui, c’est ça la culture !!!!!
Pas très loin, on visite oak valley plantation, une des plus célèbre pour 20$ par tête.
Evidemment, impossible de prendre une photo de l’allée bordée de chênes centenaires sans un touriste en plein milieu. On aurai pu choisir pas loin la laura plantation en complément de notre visite guidée de la veille, elle est moins « réputée » et une, c’est déjà pas mal..La visite en anglais de la maison dure environ 30 mn, (on ne nous a proposé aucun audioguide), ensuite on ajoute les jardins et les maisons des esclaves, mais bon…
(à part peut être pour les sympathisants nostalgiques du général Lee, et encore..)
Nous nous dirigeons ensuite vers la capitale, bâton rouge, où ce lundi à 14h00 nous nous retrouvons dans une ville morte, quasiment pas de circulation, ni de piéton !!!!
On visite librement le plus haut capitole des USA où depuisle 27° étage (sur 34) une belle vue s’offre sur presque rien, tant cette ville est petite. Encore une capitale purement administrative. Une photo tout de même pour la forme du nouveau capitole excentrique à l’allure d’un château médiéval.
Mes deux reines du shopping m’impose un arrêt au rivercenter, mais en réalité ce n’est pas un centre commercial du tout, on ressort aussitôt, non sans avoir payer le parking pour nos 5 minutes sur place. La policière du coin a même été dans l’impossibilité de nous indiquer un endroit dans cette ville pour faire du shopping, elle en était presque gênée, ça veut tout dire !!!!
Pour éviter de refaire le même chemin au retour, je fais un crochet pour longer l’immense lac Ponchartain sur les ponts au dessus des bayous, malheureusement la pluie revient d’une part, et la hauteur des protections latérales gênent la vue d’autre part.
Notre repas du midi ayant été plus que frugal (une boite de ritz et des MM’s), on dîne au « bayou » rue bourbon où je m’offre pour 9$ une demie douzaine d’huîtres locales bien fraîches et là je me dis qu’il y a encore des séquelles de la marée noire, non je plaisante, mais elles sont carrément différentes de chez nous, très laiteuses, couleur jaunâtre et sans eau, bref !!
Les écrevisses, elles, sont toujours aussi microscopiques et cachées par le riz qui coûte pas cher……. Décidément le bouche à oreille est nécessaire ici pour connaître les bonnes tables
On regagne nos pénates en arpentant une dernière fois la rue de la débauche où je vous conseille, comme dans tout le quartier, de faire attention où vous mettez les pieds tant la chaussée et les trottoirs sont défoncés, je ne sais pas si c’est lié mais on a vu un sacré paquets de chevilles avec attelle.(faut dire qu’ajouter aux boissons précédemment évoquées ça doit faire un joli couplé gagnant !!!)
Bien que mardi gras soit loin, les jets de colliers de perles or, vertes ou violettes (aujourd’hui en plastique made in china)continuent depuis les balcons avec leurs fers forgés magnifiques. Normalement les destinataires de la rue doivent montrer une partie d’eux même, no comment….
Où plutôt si, maintenant après réflexion, si ça se trouve ils servent à payer les conso comme au club med… Med, si j’avais su j’aurai fais l’exhibitionniste !!!
J’aurai pas été seul en plus, car « les travailleuses » des sex shops n’hésitent à mettre le nez dehors (et le reste aussi) pour appâter le chaland en cas de chômage technique. Tout ça devant des gosses noirs de 4 ou 5 ans que leur grand frères ont affublés de baskets équipées de rondelles métalliques pour jouer des claquettes et collecter des piécettes….pirouette cacahuète
9ème JOUR
Petite étape vers Lafayette. Passage par Houma et morgan bay soit disant capitale mondiale de la crevette, mais pas grand chose à voir.
Pas facile à trouver, près de new ibéria à avery island, la seule usine tabasco du monde. Bien sur pour accéder à l’ile il faut encore débourser 1 malheureux $. La visite est gratuite et heureusement, 1 mini laïus verbal, puis un petit film, qui tourne au spot publicitaire, et un couloir de 15 mètres qui longe la chaîne de conditionnement de ce liquide de feu qui embrase les organismes à travers toute la planète. Bien sur la boutique est là et bien là, d’ailleurs certains amateurs viennent chercher la sauce miracle en bouteille d’un gallon (les mêmes que celles de Bruce willis dans die hard 3, génial…) à priori les prix sont intéressants, par rapport à ceux que j’ai vu dans les très nombreuses boutiques des pisses en tout genre de New orléans et ailleurs !
Intermède après dégustation une fois revenus chez nous : pas la peine de vous charger avec les sachets de poudre vendus partout et supposés permettre la réalisation du supercocktail »hurricane » : c’est juste du colorant rouge archi sucré !!!!
On renonce à Jungle garden , l’espèce de zoo associé àl’usine, en plus il pleut, snif
Direction Saint martinville, capitale du pays cajun, surnommé le petit Paris, là encore à part quelques jolies bâtisses et la merveilleuse histoire de l’arbre évangeline, pas de quoi fouetter…… aller un chat cajun francophone.
C’est quoi l’arbre évangéline, bon d’accord, une p’tite histoire et au lit !!!
Eh ben voilà :
« dans le poème de Longfellow en 1847, il était unefois évangéline héroïne acadienne qui rencontra Gabriel sous un chêne car elle le prenait pour un gland…..hrrr…hrrr…. hrrr….
En tout cas y paraît que c’est l’arbre le plus photographié aux USA.
Au sud ouest de Lafayette, on a le choix entre acadianvillage ou Vermillion ville, on opte pour ce dernier plébiscité par le routard..( sur présentation 6$ l’entrée au lieu de 10)
et bien qu’est ce que doit être l’autre !!
En effet, bien que l’on soit encore loin de l’heure de fermeture, que nenni concernant les animations en costumes d’époque perpétuant les gestes des artisans d’antan, à part un joueur de musique dans l’école et une fileuse de coton, basta pas plus de musée vivant que de beurre de cacahuètes en branche. La quinzaine de vraies habitations du XIXe peuvent se visiter librement avec un support papier en français, décevant, en tout cas ce jour là.
Lafayette : pas de centre ville, 3 grands axes routiers très larges le long desquels s’agglutine
tout ce qui vit : stations essence, restaurants grandes et moyennes surfaces.
Notre hôtel de la chaine quinta inn, très présente, est moyen et vieillot, siège et moquette tâchés, meubles ébréchés, poignées branlantes, mauvaise insonorisation bref.
Pour le soir, soirée fais dodo obligatoire et paraît il que c’est chez « RANDOL’S » que ça se passe (2320 kaliste saloon road)ouai et ben on devait pas encore y être le bon jour. Certes les habitués du 3ème âge pour la plupart se retrouvent sur la piste de danse devant l’orchestre, lui aussi du 3° âge, rien d’endiablé dans tout cela, arthrose oblige. Pour le repas, l’addition de 95$ (incluant d’office 18% de service, ce qui est rare ici) ne les veaux pas. Meuh….
10èmeJOUR
Destination le Texas, toujours en longeant vous savez quoi ; On passe par abbeville dans la somme où a part l’église de briques rouges y a rien à voir, puis esther, pecan et à cameron surprise :
Ce que n’indiquait pas notre carte michelin imprécise (N°584 échelle ½ 400 000 !!!!!!!!!!!!!), ferry obligatoire et payant en plus 1$, tant pis on mangera pas ce midi !!!!
5 mn de traversée, pour rallier cette région de boccages, prairies humides et pâtures avec troupeaux . En longeant ces bayous, je m’obstine à vouloir voir de mes yeux un vrai alligator dans son milieu naturel, et à force d’obstination, à regarder les bas côtés plutôt que la route déserte ça y est, un museau et 2 yeux dépassent de l’eau, malheureusement, le temps de s’arrêter, le top modèle timide qui n’a pas eu le temps de se recoiffer préfère plonger, mais je vous le jure j’en AI VU UN !!!
Malheureusement sur la route 87 pas de visitor center pour nous accueillir au Texas et surtout nous offrir une carte routière détaillée, en plus un panneau indique que la route pour Galveston est fermée, ce qui impliquerai un détour conséquent pour contourner la baie, pas question de céder, moi je crois ce que je vois et on continue….à nos risques et périls d’augmenter considérablement les miles inutiles.
Beaucoup de raffineries et les séquelles palpables de la dernière cata.
A port Bolivar, nouveau ferry, mais celui là était prévu, et aucune impossibilité de rejoindre Galveston contrairement aux intox précitées, c’est gratuit et durant 20 mn, cerise sur le cheese cake ou plutôt straw on the camel back comme on dit ici, nous sommes accompagnés par des dizaines (voir même plus) de dauphins, en couple, en famille ou entre amis ils sont très heureux d’exciter nos APN.
Galveston, après cette traversée euphorique, est une très belle vraie station balnéaire, avec parc d’attraction et très très jolies maisons particulières, même si parfois la taille de certaines laisse septique..
Houston est immense, (4° plus grande ville des US) en approchant on distingue plusieurs quartiers espacés avec chacun ses gratte ciel. On tente un tour en ville mais la circulation est intense et le thermomètre indique le record de notre séjour 104°F soit 40°C. Pause photo devant la stèle « we love Houston »
On mange mexicain chez Ninfa’s, le vrai, sur Navigation, c’est plein mais grand on commet l’erreur de se gaver de chips généreusement offertes en quantité, résultat, difficultés à terminer nos auges copieusement garnies de victuailles appétissantes, à recommander.
Pour digérer cette bonne pitance, les reines du shopping prennent leur revanche au centre Galleria, 375 boutiques, heureusement ça ferme à 21h00, ouf sauvé par le gong….
11 ème JOUR
Prochaine étape San antonio, on commence par mission trailet la visite furtive de ces 4 anciennes missions plus ou moins bien conservées et pas trop éloignées les unes des autres
(c’est gratuit et ça se visite librement) puis naïvement on tente de prendre possession de notre chambre au best western plus 1103 E commerce street à 14h30 !!!!
Et bien non il est pas 15h00, et aucune chambre double n’est disponible mais c’est sur dans 30 mn elles auront toutes été nettoyées !!!
Je pense que là aussi si j’avais été américain ou si j’avais mieux maîtrisé la langue, cela se serai passé différemment, ce pays change !!!!!le personnel hispanique va causer du tort à tonton Sam, croyez moi.
En tout cas la chambre est très bien, à 130$ elle peut, tonyParker et les spurs jouent ce soir le 4°match de la finale face aux heat de Miami au alamodrome voisin ceci explique peut être cela. Les ruines d’alamo en plein centre ville se visitent rapidement, Davy crocket aurai pu faire un effort !! puis c’est promenade le long de la riverwalk, principal attrait de cette charmante ville surnommée Venise, c’est vrai que la rivière et les arbres apportent ombre et fraîcheur bien agréables. Tous les commerces du joli petit village nommé "la villita" sont bien sur fermés. Les croisières font le plein tout comme les terrasses des restos avec orchestre ambulant de mariachis. On se pose à l’une d’entre elle afaim de déguster chez Joe’s crab shack enfaim un vrai copieux steampot d’écrevisses, un régal. Il y a beaucoup de monde en famille, et l’ambiance est très sympa.

12 ème JOUR
Direction Dallas via Austin soit théoriquement environ 450kms. Au lieu de prendre l’autoroute lancinante, je me suis fais expliquer la veille à l’office du tourisme ( où l’on est toujours remarquablement accueill ipar le personnel du 3° âge et/ou souffrant de handicap) comment emprunter la soit disant fameuse route « devil’s backbone » en fait ici c’est connu sous le nom de route des collines (hill) et notre trajet à travers la campagne va parfois prendre des allures de montagnes russes. Après certains dos d’âne on aperçoit furtivement des biches qui s’aventurent dans les cultures à l’orée des bois, les villages traversés (Wimberley, blanco, Johnson city, marble falls, cedar park)n’offrent pas d’intérêt particulier, à part une certaine vision de la ruralité locale. Ici aussi le long des routes les carcasses de pneux déchiquetés ne se comptent plus, mais il faut y ajouter les cadavres de tatous, animal emblème de l'état , (appelé ici armadillo) leur carapace n'ayant pas résistée aux pare chocs.

A Austin, la capitale « administrative » on visite librement le grand et très beau capitole de granit rose où les débats sont publics, il y a foule. A noter qu'ici en plus des carcasses en lambeaux de pneux le long des routes, on a aussi de nombreux cadavres de tatous, cet animal emblème de l'état, dont la carapace n'a pas résisté aux pare chocs. On zappe Waco tragiquement célèbre pour ne pas arriver trop tard à Fort worth (en réalité à 50 kms à l’ouest de Dallas). Au visitor center« les 2 vieux de service » sont ravis de rencontrer des frenchis s ibien qu’on a le droit aux pin’s et bandanas gratuits, ils nous déconseillent la visite du ranch de la série Dallas et nous recommandent le rodéo !!!
Le country inn & suites pour 2 nuits (2200 mercadodrive) n’est pas loin de l’historique stockyards (live stock exchange) où à 17h00 pétante (rigueur américaine oblige) se déroule quotidiennement « the herd » ou cattle drive c’est-à-dire la mini transhumance d’un troupeau de bêtes à grandes cornes encadré de pseudo cowboys d’une étable à une autre. Les badauds sont nombreux et heureusement que j’ai débarqué mes reines du shooting avant de trouver un stationnement sinon on aurai loupé tous les trois ce défilé de mode purement touristique. (comprenez que moi chauffeur, et ben je l’ai râté à cause des embouteill…)

Le repas burger du soir se fait dans l’ancienne gare reconvertie en commerces à proximité du rodéo couvert dont on a acheté les billets à 43$ (avec coupons de reduc) pour 3. Et bien à nouveau désolé d’affirmer que l’on ne devait pas être là le bon jour, car sans être un spécialiste ni amateur averti de la discipline, c’est le pire spectacle de ce type auquel nous avons assisté, pitoyable, vrai piège à touriste, ceux de bricecanyon et cody étaient bien mieux, encore une déception..
13èmeJOUR
A Dallas et pour 42$ avec coupon , on visite avec audioguide le musée dédié au jour ou Jacky a connu le veuvage. C’est pas inintéressant même si le doute sur la vérité profite à la CIA. La version de la commission Warren est confirmée et Lee harvey oswald reste officiellement le seul coupable puni par Jack ruby…..
Ensuite direction Parker, 25 miles au nord est, (route 75 après plano) car on veut vérifier l’intérêt de Southfork ranch de JR (là aussi42$ avec coupon)
Le trajet obligatoire en petit train sert uniquement à nous empêcher de déambuler librement sur le site. La maison est classique et faitl’objet de réservations pour évènements privés, on nous explique qu’en fait les propriétaires agacés par tout le chahut avait imposé des tournages uniquement extérieurs et en été, de fait en réalité tous les épisodes ont été tournés à Hollywood dans une reconstitution à l’identique !! au final bof, boeuf !!
De retour à Dallas, on examine de près la plus grande sculpture en bronze du monde : à Pioneer park, un troupeau de 50 têtes de longhorns avec cowboys grandeur nature !!!
PUIS on m’impose à nouveau un arrêt à la galleria identique à celle d’Houston, histoire de mettre un terme définitif à la cure d’amaigrissement des bagages.le repas très gras du soir se fait chez Fred’s texas où à cette heure la moitié de la salle en terrasse est en plein soleil, bof, boeuf , mauvais conseil du routard.
14èmeJOUR
Etape la plus longue du circuit, environ 800 kms pour rallier Memphis au Tennessee, en traversant le petit état d’Arkansas. Malgré encore beaucoup de travaux et camions, la circulation ce Dimanche est fluide, résultat à 16h15, on arrive à l’hôtel Memphis (2625 thousand oaks bd) beaucoup plus loin du centre que ce qui était annonçé sur le site, comptez minimum 15kms (si vous écoutez pas le GPS qui lui indique 24). L’hôtel est beau, la chambre un peu moins, par contre le petit déj est bien et dans une grande salle.
Vu l’heure on tente d’assister à la traction locale au luxueux hôtel Peabody, lui en plein centre ville.(149 union avenue). Chaque jour à 11h00 et 17h00 des dizaines de badauds se pressent dans le hall pour voir quoi ??et bien après un speech de 10 minutes du concierge en chef dans sa belle tenue rouge, les 4 canards qui jouent dans la fontaine centrale du très beau bar font 10 mètres en file indienne sur le tapis rouge lui aussi pour prendre l’ascenseur, voilà ce qui distrait les américains…..c’est presque triste
Tout près de là on rejoint la bourbon street locale, la rue Beale, capitale du blues et du rock and roll. Chaque bar resto a son animation musicale bruyante, pour certains, je ne suis pas sur que l’on puisse appeler ç ade la musique, mais le tintamarre généralisé excite les tympans des très nombreux visiteurs sous très haute surveillance policière. De plus à partir de18h00 environ, pour accéder à ce petit secteur bouclé et rendu aux piétons, il faut franchir les barrages, ouvrir les sacs et passer au détecteur et à la palpation ..
Nous, on mange au blues city café à l’angle beale main, la portion « half » de ribs est très copieuse et difficile à terminer très bon rapport qualité prix. Pour éviter le barrage filtrant, on fait comme de nombreuses personnes y compris non clientes du resto, en sortant directement par la 2° porte dans Beale !!!! efficacité, crédibilité !! Une visite s'impose chez SCHWAB authentique magasin historique. 15èmeJOUR
Au programme l’incontournable visite de l’usine à fric, Graceland, propriété du défunt Elvis. Parking obligatoire à 10$ et entrée à…..37$ par personne, et oui les héritiers ont de beaux jours devant eux.Fouille des sacs bien sur et là nouvelle aberration américaine, le vigile me dit que les caméscopes sont interdits et m’impose la consigne payante évidemment. J’ai beau lui expliquer que tout le monde va filmer avec son téléphone ou son appareil photo, il en convient mais le règlement c’est le règlement même s’il est d’un autre âge !!! tant pis je filmerai avec mon APN comme les autres.
Ce sidi brahim, la maison est vraiment belle, confortablement équipée, sans pour autant tomber dans le kitch ou l’ostentatoire, pas comme les 2 avions privés qui se visitent aussi.
Si vous pensez ne pas avoir assez donné de billets verts, il vous reste la dizaine de boutiques…les rares autres du coin, ayant échappées au monopole, proposent quelques souvenirs similaires un peu moins chers, mais une fois sorti de graceland, pas question d’y rerentrer juste pour les boutiques, cruel dilemme.
Pour cet après midi, il faut tuer le temps car y a vraiment rien d’autre à faire, c’est une petite erreur dans le programme, si j’avais pensé arriver si tôt la veille, on aurai pu poursuivre le périple après graceland.. Mais du temps on va en passer, à quoi, et bien trouver de l’eau en bouteille, après deux superettes du désert saharien, on se rabat sur une oasis nommée ici station d’essence…..On fait un passage devant le motel lorraine transformée en musée où en 1968, i have a dream enfin martin luther roi fut assassiné.
Sur riverfront, les deux vieux bateaux à aube attendent les clients qui se bousculent pas.
Le soir on mange chez « Huey’s » à la déco et bouffe sympas, sur les écrans, au mondial Brésilien, les USA viennent de battre le Ghana 2 à 1 dans la quasi indifférence générale.
16èmeJOUR
Pour rejoindre Nashville, j’ai décidé avec l’aide d’un dépliant local de longer un peu le Mississippi, par une route soit disant« scénic » comme il y en a tant plus ou moins justifiée, mais au final on n’apercevra que très peu et de loin le fleuve mythique. Sur de petites routes tranquilles on traverse plusieurs bleds où les très belles maisons côtoient les mobils homes étriqués stockant à l’extérieur tout le bric à brac. Dans tous les cas, les pelouses sont parfaites et chacun y plante la pancarte de soutien à son candidat pour l’élection au poste de sheriff, bravant ainsi le secret de l’isoloir.
Notre comfort inn près de l’autoroute est à 10 kms du centre, la chambre correcte est petite pour poser nos trois valises qui grossissent. On sillonne les quartiers où les habitants ne connaissent pas la crise, on passe par « la rue des labels de musics » et on ose l’ascension des nombreuses marches desservant le capitole moins beau que les précédents. Enfin on finit avec difficulté par trouver le centiennal park et son beau parthenon de 1867.

On pousse la curiosité jusqu’au gigantesque hôtel Opryland, où les jardins et cascades intérieurs valent le coup d’œil, mais furtif le coup d’œil, en effet le parking obligatoire est gratuit seulement les 20 premières minutes, à partir de la 21ème c’est 21$ plus les taxes !!!!!
Malgré les décibels, nous trouvons le centre ville(Broadway) ressemblant comme deux gouttes de bourbon à celui de Memphis plus agréable. Dîner au wildhorse saloon sera impossible, il y a la queue dehors. Ce sera chez Dick’s last resort, où la serveuse vous affuble d’un chapeau de papier sur lequel elle inscrit une boutade, humour humour quand tu nous tient !
Ici aussi le stationnement est une corvée couteuse, et je renonce à donner une fois de plus 10 ou 15$ forfaitaires pour me garer sur un terre plein provisoirement appelé parking par un « exploitant » à mon avis non déclaré.
Du coup on fait des ronds et petits patapons jusqu’à ce qu’une place le long du trottoir se libère, en effet les parcmètres ne sont payants que jusqu’à 18h00, astuce à connaitre pour éviter de subir encore une aberration US. Le plus drôle c’est de voir les américains au volant de leur grosse bagnole s’essayer au difficile exercice du créneau, eux qui sont habitués à se garer en épi sans manœuvrer.
Comme déjà rencontré épisodiquement, le caissier asiatique zélé d’une superette me demande ma pièce d’identité pour me vendre une bière, (afin d’apaiser mon coup de bar !) devant mon agacement non dissimulé il croit nécessaire de me rappeler que c’est »la règle » peut être, certes, mais en tout cas loin d’être appliquée partout, aberration vous avez dit ????
Sinon à part ça, si vous avez l’intention de ramener un chapeau et ou des bottes c’est ici qu’il faut venir tant l’offre est incroyable, des magasins entiers ne vendent que ça, par contre n’étant pas moi-même intéressé, je suis incapable de vous donner quelconque info sur les tarifs pratiqués.
17ème JOUR
J’ai modifié à la dernière minute le programme, pour pousser plus à l’est voir le parc de great smokys montagne, le plus visité des états unis parait il. De ce fait, direction Asheville au lieu d’Atlanta au Sud, zappant ainsi la visite de la distillerie Jack’s daniel snif snif. Sur la route j’évite de justesse le trépas à un raton laveur suicidaire. Nouveau redécalage horaire, cette fois une heure en plus.
Les arrêts sont obligatoires à Pigeon forge et Gatlinburg, deux petites villes sympas définitivement vouées au tourisme commercial.Boutiques archi bondées par la frénésie d’acheteurs compulsifs et attractions qui se succèdent le long de la route (karting, manèges, believe it or not, titanic, jeux forains, maisons fantômes …) y en a pour tous les gouts oupresque.
A Pigeon, ne ratez pas le plus grand magasin du Sud consacré aux décos de Noel, (Christmas place) nonseulement il est beau mais il est immense on s’y perd, il y a tout et bien plus encore.
A gatlinburg, (parking devenez quoi ?: 10$..) je comptais me rattraper à la whiskyterie (bah oui y a bien des biscuiteries !!)Davy Crockett, malheureusement que des grandes bouteilles en vente et en verre en plus, nos valises n’ont déjà plus besoin de ça !!!
Cette ville est aussi le fief financier de la pulpeuse célèbre Dolly parton, aujourd’hui âgée de 68 printemps, qui y possède hotels et rodéo

On rentre dans le parc (et gratuitement s’il vous plait bizarre, étrange) au 9 millions de visiteurs annuels, boisé à 95% il abrite plus de 10000 espèces végétales et animales dont certaines très rares, ceci est difficile à apprécier en restant sur la route principale, sous la pluie qui s’y invite très souvent. D’ailleurs les épaisses volutes de brumes favorisées par le climat tempéré humide sont à l’origine de son nom. Purée (de pois) quelle culture, décidément c’est comme le beurre de cacahuètes, plus on en a plus on l’étale 😏….Ayant laissé en France notre côté biodiversité, il faut bien dire qu’à part quelques très rares points de vue à peine panoramique sur les forêts denses.(comme à clingmans dome). Y a encore pas de quoi fouetter… Allez une écrevisse à coups de Vuvuzela (c’est le mondial quoi !)
En tout cas, même si le sommet le plus élevé ne dépasse pas 2000 mètres, la température a brutalement chuté pour atteindre 61°F, alors ça fait combien ??? ohlala seulement 16. A Asheville, en Caroline du Nord, malgré la taille du bled, le stationnement laborieux entame encore le budget de 10 malheureux $. L’hotel Country inn & suites (tunnel road) près du centre(heureusement) nous a réservé une belle grande chambre avec frigo écran plat et tout le toutim.
18 ème JOUR
Aujourd’hui, j’ai fondé encore beaucoup d’espoir sur Chimneyrock state park pour justifier le changement d’itinéraire, voire même au final rallonger le circuit d’un jour. Au Sud est d’Asheville, sur la route 64 (oui je sais j’aurai écrit 66 cela aurait fait de l' effet, mais je vais quand même pas vous mentir MDR😕) à 8h30 et pour 15$ par personne on entame la route forestière sinueuse de plusieurs kilomètres pour atteindre l’unique centre d’intérêt ce roc, ce pic, ce cap, cette péninsule pardon je me suis gouru. Ce rocher surgi de la foret, (où à cette heure matinale on peut enfin prendre des photos sans d’autre guignol que nous dessus), offrirait un beau panorama sur la vallée si le temps avait été réellement dégagé. Je ne regrette cependant rien car c’est bien joli, et en plus c’est quand même là que les scènes cultes de mon film lui aussi culte ont été tournées. Pour faire encore quelques clichés, on gravit les nombreux escaliers et le sentier un peu raide sous la température qui monte, un peu de transpiration ça fait pas de mal.

For all the tea of china je n’aurai jamais loupé ça(traduction : pour tout l’or du monde)
400 kms nous séparent de la prochaine étape, Charleston sur la côte atlantique de la Caroline du Sud. Peu avant l’arrivée, il y a la magnolia plantation gardens, son jardin animalier et son tour en bateau sur les marécages, on entame la route d’accès puis au détour d’un virage on aperçoit au loin la demeure coloniale, du coup 3 ou 4 photos pour la cause, et comme l’ensemble des véhicules qui nous précèdent, direction la sortie directe. C’est vrai qu’après un certain nombre de jours et un certain nombre de visites plus ou moins intéressantes, on a tendance à hésiter à sortir les billets verts.Charleston est une belle ville agréable et huppée. Le quartier historique recèle de belles maisons mais comme à Asheville les magasins ferment à 17h30maxi, y compris le marché couvert pourtant bien sympathique. Ici, comme un peu dans toutes les villes au patrimoine historique, de jolis chevaux tirent les calèches, alors que pendant ce temps là surement que chez nous, des ânes tirent à la kalach (dsl mais celle là j’ai pas pu m’en empêcher😠). Au lexington avenue brewery (brasserie) je déguste un bon Ivan’s steampot (huitres chaudes en coquilles, crabes, moules maïs etc..)
Notre hôtel, la quinta inn riverview est en cul de sac face à une belle marina, calme assuré.
19èmeJOUR
Traversée du littoral de la Géorgie pour atteindre Jacksonville en Floride, et la fin programmée de nos congés annuels…..
A Beaufort, je suis déçu, en effet, impossible d’en trouver un ni d’hiver, ni même d’été sacrés Américains.
Savannah et ses nombreux squares ombragés est elle aussi très jolie. Amelia island et fernandina beach plus petites et huppées sont dédiées au passé nostalgique mais surtout commercial et juteux de la piraterie.🏴☠️
A 17h30 notre chambre du Hampton inn de Jacksonville n’est là encore pas prête, alors qu’elle sont normalement libérées avant 10h00, ça commence réellement à bien faire, Barack que se passe t’il dans ton pays ????
A 18h00, dans l’une des plus grande ville US par sa superficie, tout est désert, ni piéton ni circulation. Le seul pôle d’attraction se situe au »landing » (parking…..payant vous vous en doutiez) ses 5 ou 6 restos et son centre commercial déjà fermé évidemment. On mange, enfin façon de parler, au Américan grill le pire resto de tout notre séjour.
20èmeJOUR
A Saint Augustine, la touche Espagnole impose la pause surtout pour la rue piétonne même si la majorité des boutiques n’ouvre qu’à 10 voir 11h00 ce Samedi. Passage rapide par Daytona, vraie station balnéaire touristique, le soleil cogne fort. On souhaite rejoindre Orlando pas trop tard pour contacter physiquement l’agence de location qui ferme à 15h00, afin d’éclaircir sans quiproquo certains points ambigus du contrat de location susceptibles d’alourdir financièrement l’addition déjà un peu salée à notre gout(pratiquement 1000 $ pour 5 nuits)
Seulement voilà, même retardés par les embouteillages monstres, les coordonnées communiquées sont insuffisantes, et nous conduisent à un carrefour gigantesque où on ne trouve pas, tant pis on fera sans. Dommage car j’aurai également eu besoin de bons conseils pour acheter les billets d’accès aux parcs.
Avant de quitter la France j’avais insisté par mail dans mon franglais afin d’obtenir les codes d’accès à la maison, car il devait m’être transmis seulement quelques jours avant notre arrivée, alors que nous nous trouverions déjà aux states et pas sur de pouvoir consulter les mails, d’ailleurs cela s’est vérifié sur place, yahoo me demandant mes codes secrets fournis à la création du compte, et bien évidemment oubliés depuis.
Cette maison de Kissimmee est bien sur dans un lotissement, mais d’autres plus luxueux et moins excentrés ont été croisés. Somme toute le confort est au rendez vous, même si l’ensemble est un peu vieillot et certains détails laissent à résider, non désirer : la sécurité des accès pas assurée, le robinet d’arrivée d’eau situé à l’extérieur difficile à trouver, la moustiquaire protégeant la piscine découpée au cutter, les transat à bout de souffle, l’épuisette épuisée mais cela ne nous empêche pas de sauter dans la piscine dont le chauffage en option à 40$ par jour est parfaitement inutile en cette saison.
(Pour information, réservation faite via booking.com chez florida dream vacation homes, seul interlocuteur, le site se déchargeant de tout le reste). Ensuite, rafraîchis et reguindés par nos plongeons multiples, commence la quête des billets et là c’est la jungle voir la porte ouverte à toutes les arnaques possibles selon moi évidemment, faute d’avoir sérieusement étudié la question avant de partir, le doute s’installe.
On a prévu de faire uniquement les 2 parcs universal qui normalement coutent environ depuis la France 135 euros pour 2 jours. Les points de vente sont nombreux, et la diversité des prix annoncés a de quoi inquiéter, l’un d’entre eux nous parle même de 203 $ en tout et pour 3 !!! par contre à la question de savoir s’il nous délivre les billets tout de suite pour le lendemain, il répond qu’il nous faut aller les chercher dans un autre point sans être sur que ce soit pour demain, une autre au tarif annoncé de 109$ par personne dit qu’elle n’en a plu, la délivrance étant gérée par la centrale !!! bref c’est la fête du slip et le grand n’importe n’a ouaque..On fini par aller dans un point de vente référencé comme officiel, mais les espèces ne sont pas acceptées, la galère continue, compte tenu du montant de la douloureuse, je refuse d’ engraisser ma banque.
A force d’obstination, on trouve plus loin , un autre point de vente référencé dont la seule animatrice accepte les espèces, malgré les risques de braquage évoqués. Au final je dé bourses quelques 630 $ pour les parcs mais aussi le dîner spectacle des pirates : 144$ par personne pour les 2 parcs soit environ 50 euros chaque, et 66$ au lieu de 73 pour le spectacle.Notre interlocutrice nous informe aussi que pour la seule visite également envisagée à Epcot, Disney ne propose aucune réduc si on cumule pas avec d’autres (fo dire que disney propose pas moins de 8 parcs dans le coin en comptant les aquatiques).
21èmeJOUR (déjà)
C’est Dimanche on reporte les parcs par crainte de l’affluence. Orlando, il faut savoir qu’en réalité, la totalité des hébergements particuliers se trouvent dans Kissimmée ou pire encore dans Davenport plus éloigné, la zone est immense, les commerces et autres attraits touristiques eux sont concentrés le long de l’US 192 et d’International drive.C’est d’ailleurs notre objectif du jour : gift shops, outlets, mall et autres flea market (immenses chapiteaux regroupant des centaines d’exposants qui ouvrent progressivement au cours de la journée, dédiés exclusivement au made in china, tee shirt et serviettes de plage meilleur marché).
L’Orlando premium outlet du Nord est blindé, toutes les marques connues sont présentes et vu le nombre de sacs, les clients sont satisfaits, durant cette journée shopping on aura quand même fait 90 kms.
Le pirate dinner n’a rien de spectaculaire, ce n’est rien d ’autre qu’une comédie musicale bon enfant à l’américaine, en attendant l’entrée, 3 buffets mobiles proposent des agapes dans le hall, histoire de patienter bof.. Même si je sympathise avec mon voisin, américain convaincu, dès le début du repas, plus que moyen, cela reste très limite. Il semblerai que seul « médieval times « s’il n’a pas changé depuis la dernière fois (il y a 15 ans) vaille le coup, arabian night était aussi décevant à l’époque.
Ha au fait !!je suis sur que certains d’entre vous voudraient savoir c’est quoi le film culte tourné à chimney rock ???
réponse: Le dernier des Mohicans de 1992 avec Daniel dey lewis…
22èmeJOUR
A 18 miles : island of aventure d’universal, en plus du prix du billet il faut rajouter quoi ??....
Et oui le parking payant à 17$, j’étais sur que vous alliez deviner !!!
Dès l’accès au site desservant les 2 parcs, les sacs sont fouillés, et à l’entrée du parc on nous scanne l’empreinte de l’annulaire, volonté de l’associer au billet individuel valable plusieurs jours ou contrôle officiel relié à l’administration centrale? je ne sais pas car ici de toute façon la CNIL n’a pas sa place, et c’est pas plus mal….(ceci n’engage que moi qui n’ai rien à me reprocher !!)
Il y a foule, une attraction est en panne pour la journée, (les grosses bouées flottantes de bilge rat barges) Hulk fonctionne par intermittence, il fait chaud le ciel est orageux : l’enfer quoi !!!!.
Pour certaines attractions la mise en consigne gratuite avec empreinte est obligatoire pour les sacs, ceux qui paient le billet plus de 260$ sont dispensés de faire la queue avec le petit peuple, quand on les voit ainsi nous doubler sans vergogne on peut légitimement s’interroger sur le socialisme obamanien qui laisse perdurer de telles pratiques, ..
Revenons à nos moutons et brebis volontairement égarées, la dernière attraction harry potter and the forbidden journey est un voyage à sensation très fun dans l’univers du héros
Dragon challenge, montagne russe renversante, me convertit définitivement à la sorcellerie une fois sorti indemne !!
Jurassic park river mouille toujours autant, mais là les consignes protectrices de l’électronique sont payantes !!
Mes accompagnatrices tentent le dudley do right’s ripsawfalls (atchoum) et surtout plouf, elles en ressortent plus d’une heure après complètement trempées. Moi, lassé de les attendre en vain au point« photo » je sirote en plein soleil et â jeun une binouse du plus vieux brasseur du pays, yuengling, résultat j’ai aussi failli faire plouf !!!
Ensuite le monde des marvels nous accueille, avec notamment doctor doom’s fearfall, (propulsé en l’air avec descente par pallier le tout en1 minute à peine) spiderman 3D, et Hulkcoaster redevenu opérationnel, le démarrage est tellement brusque que j’ai à peine le temps d’enclencher ma gopro dissimulée sous ma chemise.
Ensuite c’est shopping et shopping, j’hésite à acheter une baguette magique d’harry potter pour aider à tricher sur le poids à l’enregistrement futur des bagages.
Le repas du soir se fait à la maison, occasion de gouter les cacahuètes bouillies réchauffées au micro onde achetées précédemment comme spécialités des great smokys…et bien cela ressemble à des z’haricots et je suis sur que de nombreuses possibilités d’accommodations culinaires sont possibles pour ce produit inconnu chez nous sous cette forme.
23èmeJOUR
On se décide pour Epcot, 100$ par personne plus vous savez encore quoi à 17$.
25 ans après notre première visite, ce parc entretenu à la thématique immuable et indémodable n’a pas changé ni évolué d’un yota. Ici, à part peut être « test track » qui annoncera jusqu’à 150 minutes d’attente, pas de sensation forte.
Un système fast pass vous permet d’éviter les files d’attente pour 3 attractions maxi, l’ordinateur choisissant pour vous les créneaux horaires de vos passages.
La file orange de space ship earth est supposé offrir plus de sensations fictives du vol intergalactique, the seas of nemo ne peut que séduire les moins de 10 ans, quant au pseudo survol en deltaplane de la californie au soarin, la mis en place des spectateurs prend trop de temps, living with the land, ode à la protection de l’agriculture nous fait traverser des serres où poussent fruits et légumes !! tandis que captain EO, vieuxde 30 ans est un film en 3D avec M. Jackson, journey of imagination withfigment est carrément débile.
Les 11 pavillons dont 5 européens présentent pour nous peu d’intérêt, malgré leur fidèle reproduction architecturale, la promenade« maritime » Norvégienne Maelstrom est banale
La seule chose qui a évolué ici, ce sont les prix, pas un seul chapeau fantaisie à moins de 25$ hors taxe sans parler des chopes« allemandes » avec nain de blanche neige à accrochez vous bien : 230 $ hors taxe !!!! .
Comme les jours précédents, à partir du milieu d’après midi, le ciel noirçit sérieusement et les orages éclatent ça et là.

Ce soir on mange au copieux buffet à volonté chez boston lobster feast à 40$ par personne avec homards, crabes et bien d’autres produits de la mer. La promenade digestive se fait à Disney downtown, immense zone très fréquentée le soir, si c’est le shopping qui vous intéresse, tentez de vous stationner côté East (miracle c’est gratuit) car à l’opposé c’est surtout cinéma, restaurants et le cirque du soleil. Et pour rejoindre à pied marketplace, c’est pas triste entre badauds, poussettes, voiturettes électriques des seniors et ici aussi les travaux, ça devient vite difficile. Le magasin LEGO vaut le détour pour le gigantisme de ses réalisations décoratives, la boutique disney de 5000 m2 déborde. 23H15 : dodo
24èmeJOUR
Parc Universal, sacs fouillés et empreinte vérifiée, il n’y a curieusement pas foule à l’ouverture, du coup on fait sans attendre la montagne russe Rockit particulièrement vertigineuse !!! puis on enchaîne les autres attractions sans trop faire la queue, revanche de la momie, disaster où le public participe réellement à la bande annonce d’un film catastrophe, c’est bien fait, mais un peu long, l’attraction se faisant en 3 phases distinctes.Avec les mens in black on fait mumuse avec un pistolet laser pour tenter de libérer la planète des méchants aliens, j’aurai préféré que mon compteur ne fonctionne pas, vu mon score déplorable (non en fait, il ne fonctionnait pas c’est mieux !!).Simpson ride est bien, shreck 4d un peu vieillot mais drôle, transformers impressionne tandis que « minion » la nouveauté ba je vous dirais pas, parce que les 100 minutes d’attente nous ont démotivés, en effet le parc a enfin fait le plein en milieu d’après midi, certainement des gens en possession de billets à accès multiples et illimités.
On regagne la cambuse pas trop tard afin de profiter une dernière fois de la piscine et surtout essayer de fermer les valises en les pesant et repesant à l’aide de la petite poignée balance relativement précise, verdict :les 23 kgs fatidiques sont presque respectés.
DERNIER JOUR
La maison devant être libéré pour 10h00, j’aurai du peut être choisir un vol retour plus tôt qu’à 20h00 car on va devoir tuer le temps la bagnole pleine à craquer. On sillonne le très cossu quartier célébration, sorte de village privilégié dans la ville.
Chez pirate’s cove on se fait un mini golf bien dessiné et entretenu, puis une dernière collation consistante et graisseuse chez Denny’s, avant de payer 1,25$ pour atteindre l’aéroport assez distant. Je parviens à restituer le réservoir pratiquement vide car on m’a facturé le premier plein à prix d’or (noir évidemment).
Pour patienter, on dépense encore quelques billets verts afin de saturer les bagages cabines.
A cause des orages le décollage est retardé, si bien qu’à Francfort le personnel aéroportuaire nous attend de pied ferme pour nous accompagner rapidement à notre correspondance, et évidemment nos valises, elles n’ont pas été accompagnées, elles nous seront livrées à domicile le lendemain….
Malgré seulement 6h00 de décalage horaire le retour est difficile, les 9200 kms parcourus ont subrepticement affectés les organismes.
Vous l’avez sans aucun doute perçu dès le début de mon récit, parmi les différents voyages effectués aux Etat unis, nous ne conseillerions pas celui ci en premier. L’art et l’histoire n’étant pas nos priorités, il est possible que nous soyons passés trop vite à côté de l’essentiel. Ce qui pour nous est sur en tout cas, c’est que dans cette partie ci du pays la géographie réserve moins de beautés spectaculaires que dans les autres régions. Les grandes villes malgré leur statut de capital ne focalisent que l’administratif (Bâton rouge, Tallahassee, Austin) et sont totalement démunies de toute « âme ». Dallas, Memphis et Nashville sont assez décevantes.
En revanche l’Ouest de la Floride est bien attirante, Keywest, les Everglades, La nouvelle Orléans, les bayous, San antonio et Orlando auront tenus toutes leurs promesses.
Globalement, la population nous a paru moins chaleureuse et courtoise que les années précédentes, la morosité ambiante semble gagner du terrain, situation politique ou économique en cause je ne sais pas, ou bien est ce tout simplement une particularité du Sud ??..
N’hésitez pas à me contacter, si je peux modestement vous renseigner…
Les députés votent une augmentation de la taxe de séjour
Alors que la France souhaite faire du tourisme une "grande cause nationale", les députés visiblement pas au courant viennent de décider d'augmenter le plafond de la taxe hôtelière de 1,5 € à 8 €/nuit/personne. Dans la foulée, ils ont aussi ajouté une nouvelle taxe spécifique à l'Ile-de-France de 2 €/nuit/personne soit disant pour financer les transports en commun.
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Ce qui ne plaît pas forcément au Ministre des affaires étrangères en charge du tourisme... Lire la suite...
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Conservations, bonnes et mauvaises nouvelles
Hello,
pour vous donner un peu des nouvelles du front.
Rhinos que des mauvaises nouvelles.
Au moins 6 rhinos tués (poaching) en Namibie depuis le début de l'année. Alors que la Namibie était épargnée jusque la. La technique qui consistait a teinter les cornes des rhinos en injectant de la peinture sous pression pour les rendre inutilisable est un echec. En effet la teinture reste dans les environs immediats du trou fait dans la corne et ne se répend pas laissant l'utilisation possible d'une trop grande partie de la corne. Les quelques essais effectués ne donneront sans doute pas suite.
Kenya, Satao, qui était un éléphant emblématique de Tsavo au Kenya, un des derniers "big tuskers", officiellement confirmé tué par les braconniers, son cadavrage mutilé des défenses a été retrouvé.
Image Tsavo Trust
Emmanuel
pour vous donner un peu des nouvelles du front.
Rhinos que des mauvaises nouvelles.
Au moins 6 rhinos tués (poaching) en Namibie depuis le début de l'année. Alors que la Namibie était épargnée jusque la. La technique qui consistait a teinter les cornes des rhinos en injectant de la peinture sous pression pour les rendre inutilisable est un echec. En effet la teinture reste dans les environs immediats du trou fait dans la corne et ne se répend pas laissant l'utilisation possible d'une trop grande partie de la corne. Les quelques essais effectués ne donneront sans doute pas suite.
Kenya, Satao, qui était un éléphant emblématique de Tsavo au Kenya, un des derniers "big tuskers", officiellement confirmé tué par les braconniers, son cadavrage mutilé des défenses a été retrouvé.
Image Tsavo TrustEmmanuel
Mariage franco-algérien
Bonjour, 🙂
Je suis française, adulte, pas de double nationalité, je vis en France, en Bretagne. J'ai rencontré un ami algérien, adulte, sans double nationalité, qui vit en Algérie, en Oranie.
Nous souhaiterions nous marier, mais apparemment , ça semble difficile, ou peut-être même impossible. Je ne sais pas.
Puisque tout passe maintenant par Internet et RdV.
Je suis déjà allée le voir en Algérie en février 2014. Moi, pas de problèmes pour y aller, puisque j'avais l'assurance voiture qui m'assurait question assurance rapatriement sanitaire, obligatoire maintenant. Seulement, lui n'a pas de voiture, donc pas il ne peut avoir cette assurance.
Nous souhaiterions vivre en France. Il faudrait qu'il puisse y venir.
Mais grand mais, je sais très bien qu'il faut ne pas risquer l'OQTF.
En allant sur les sites des Consulats de France en Algérie, Oran ou Alger, et de l'Ambassade , j'ai bien vu où ils disent de s'adresser.
Les assurances, ils proposent plusieurs compagnies d'assurance Voyage. Mais? Mystère question tarifs et conditions. Alors voilà.
Grandes questions:
- Comment faire?
- Quoi faire?
1/ pour qu'il puisse venir en France
2/ pour nous marier? En Algérie ou en France. En Algérie, d’après ce que j'ai lu ici, un mariage paraît plus possible. Mais peut-être pas évident ni rapide non plus.
Et aussi, comment pourrait-il venir en France, sans risque d' OQTF.
Merci d'avance pour vos réponses. Celles de ceux ou celles pour qui au moins l'une des possibilités ont vraiment marché.🙂
Ce qui serait bien peut-être dans un premier temps, c'est que lui puisse venir en France, sur un visa court séjour (90 jours ou 1 mois).
Je suis française, adulte, pas de double nationalité, je vis en France, en Bretagne. J'ai rencontré un ami algérien, adulte, sans double nationalité, qui vit en Algérie, en Oranie.
Nous souhaiterions nous marier, mais apparemment , ça semble difficile, ou peut-être même impossible. Je ne sais pas.
Puisque tout passe maintenant par Internet et RdV.
Je suis déjà allée le voir en Algérie en février 2014. Moi, pas de problèmes pour y aller, puisque j'avais l'assurance voiture qui m'assurait question assurance rapatriement sanitaire, obligatoire maintenant. Seulement, lui n'a pas de voiture, donc pas il ne peut avoir cette assurance.
Nous souhaiterions vivre en France. Il faudrait qu'il puisse y venir.
Mais grand mais, je sais très bien qu'il faut ne pas risquer l'OQTF.
En allant sur les sites des Consulats de France en Algérie, Oran ou Alger, et de l'Ambassade , j'ai bien vu où ils disent de s'adresser.
Les assurances, ils proposent plusieurs compagnies d'assurance Voyage. Mais? Mystère question tarifs et conditions. Alors voilà.
Grandes questions:
- Comment faire?
- Quoi faire?
1/ pour qu'il puisse venir en France
2/ pour nous marier? En Algérie ou en France. En Algérie, d’après ce que j'ai lu ici, un mariage paraît plus possible. Mais peut-être pas évident ni rapide non plus.
Et aussi, comment pourrait-il venir en France, sans risque d' OQTF.
Merci d'avance pour vos réponses. Celles de ceux ou celles pour qui au moins l'une des possibilités ont vraiment marché.🙂
Ce qui serait bien peut-être dans un premier temps, c'est que lui puisse venir en France, sur un visa court séjour (90 jours ou 1 mois).
Location de voiture à Montréal
Bonjour,
Je vais prochainement louer une voiture pour mon séjours au Québec. Je suis intéressé par les mini SUV genre Ford Escape , mais uen chose qui me fait peur c'est la consommation d'essence car tout ce que je vois me parait très gourmand alors que chez moi ces même véhicule sont beaucoup moins gourmant... Est-ce une réalité oui je me fais des idées ???
D'autre part je ne sais pas trop comment faire avec l'assurance est ce que l'exemple ci-dessous est suffisant ?
Merci pour vos conseilles
Gillou Informations supplémentairesRemboursement de la franchise par Auto Europe [+ - ]Si vous avez choisi un tarif incluant une franchise remboursable, Auto Europe vous rembourse la franchise débitée par le loueur en cas de dommages causés lors d'un accident. Cet éventuel remboursement n'est PAS une assurance mais un service d'Auto Europe qui devra être approuvé par notre société suite à une evaluation professionnelle et complété du dossier.Exclus du remboursement:Dommages causés au toit, dessous et intérieur du véhicule, transmission, carter d'huile .Dommages causés pendant la conduite sur des routes non asphaltées ou dans des régions non autorisées.Dommages causés par un conducteur non inscrit sur le contrat de location.Dommages causés par un conducteur sous l'influence de drogue ou d'alcool.Dommages à la suite d'un acte criminel, frauduleux ou malhonnête du conducteur ou des passagers.Dommages causés volontairement ou suite à une négligence grâve de la part des conducteurs ou passagers (par exemple : plein du réservoir avec le mauvais carburant, violation du code de la route, mauvaise utilisation de l'embrayage ou le frein à main etc.).Vol du véhicule après la perte des clés.Vol des équipements intérieurs du véhicule ou d'objets se trouvant à l'intérieur du véhicule.Dommages intervenus après la restitution du véhicule si celui-ci a été rendu en dehors des heures d'ouverture de l'agence et aucun employé de l'agence n'a pris réception du véhicule et/ou établi un rapport sur son état.Egalement exclus de tout remboursement sont les frais de remorquage, les frais d'hébergement éventuels, les frais de transports publics, les factures de taxi ainsi que les frais administratifs du loueur.Procédure en cas d'accident:En cas d'accident, de nouveaux dommages ou de vol concernant le véhicule loué, il est important d'en informer le loueur dans un délai de 24 heures. Un constat d'accident doit être complété avec le loueur avant la fin de la location.La police locale doit être informée en cas d'accident, de nouveaux dommages ou de vol du véhicule et un rapport de police devra être complété au plus tard 24 heures après avoir remarqué les dommages ou après l'accident. Dans le cas d'un accident avec tiers non identifié ou dans le cas d'un délit de fuite, un rapport devra également être rempli au commissariat local. Toutes les coordonnées des tiers (nom, adresse, numéro de téléphone, le nom de l'assurance, description de l'accident, etc.), devront être notées, communiquées au loueur et envoyées à Auto Europe .Toute réparation du véhicule doit être autorisée au préalable par la compagnie de location, avant d'être effectuée. Le client est prié de conserver tous les documents (originaux ou copies) concernant la location de la voiture.Si l'une des procédures ci-dessus n'est pas respectée, la demande de remboursement sera refusée.Procédure pour le remboursement de la franchise :Pour engager la procédure de remboursement de la franchise, veuillez contacter le service clientèle à l'adresse suivante : (lien enlevé) en notant bien votre numéro de bon d'échange Auto Europe Vous recevrez un formulaire de demande de remboursement que vous devrez remplir et nous retourner avec les documents requis (voir ci-dessous) dans un délai de 90 jours après la fin de la location. Nous vous prions de nous fournir le maximum d'informations concernant les conditions de l'incident.Pour traiter votre demande nous nécessitons les documents suivants : le rapport de police , le contrat de location signé chez le loueur, la facture finale, la déclaration de dommages /le rapport d'accident établis par le loueur, le devis de la réparation/facture de la réparation, un relevé bancaire avec le débit du loueur , les photos justificatives ainsi que toutes les informations concernant les tiers impliqués dans l'accident.S'il manque un des documents requis, Auto Europe en fera la demande auprès du loueur. Veuillez noter que la rapidité du traitement de votre dossier dépend du nombre et de la qualité des informations fournies. Au cas où Auto Europe serait amené à faire une demande auprès du loueur, par manque d'informations ou de documents, le délai de la réponse du loueur est de 4 semaines au minimum.Dès la clôture de votre dossier, Auto Europe vous contactera par E-mail et vous communiquera la décision finale. * Kilométrage limité : Kilométrage illimité, uniquement appliqué pour voyager en Quebec, Ontario et Maritimes. Pour tous les voyages en dehors de ces zones, le kilométrage est limité à 300 kilomètres par jour. Tout kilomètre additionnel est facturé sur place environ CAD 0.18, Ã payer sur place .
Couverture dommage/collision (C.D.W) : franchise d'environ CAD 500.00. Franchise en cas de vol : environ CAD 500.00. Responsabilité civile: Included in rates. Couvre en cas de dommages corporels et dégâts matériels, à l'extérieur du véhicule jusqu'à CAD 2,000,000.00 . Information pour le conducteurAge minimum: 21 Frais jeune conducteur: les conducteurs âgés de 21 à 24 seront facturés un supplément d'environ CAD 5.00, par jour, TVA incluse, Ã payer sur place. Conducteurs supplémentaires: Les frais pour chaque conducteur supplémentaire sont d'environ CAD 9.95, par jour, TVA incluse, Ã payer sur place. Règlement concernant les carburantsCarburant : le véhicule est livré avec le plein, qu'il faudra régler au moment de la prise en charge. Le client doit restituer le véhicule avec le réservoir aussi vide que possible.
Je vais prochainement louer une voiture pour mon séjours au Québec. Je suis intéressé par les mini SUV genre Ford Escape , mais uen chose qui me fait peur c'est la consommation d'essence car tout ce que je vois me parait très gourmand alors que chez moi ces même véhicule sont beaucoup moins gourmant... Est-ce une réalité oui je me fais des idées ???
D'autre part je ne sais pas trop comment faire avec l'assurance est ce que l'exemple ci-dessous est suffisant ?
Merci pour vos conseilles
Gillou Informations supplémentairesRemboursement de la franchise par Auto Europe [+ - ]Si vous avez choisi un tarif incluant une franchise remboursable, Auto Europe vous rembourse la franchise débitée par le loueur en cas de dommages causés lors d'un accident. Cet éventuel remboursement n'est PAS une assurance mais un service d'Auto Europe qui devra être approuvé par notre société suite à une evaluation professionnelle et complété du dossier.Exclus du remboursement:Dommages causés au toit, dessous et intérieur du véhicule, transmission, carter d'huile .Dommages causés pendant la conduite sur des routes non asphaltées ou dans des régions non autorisées.Dommages causés par un conducteur non inscrit sur le contrat de location.Dommages causés par un conducteur sous l'influence de drogue ou d'alcool.Dommages à la suite d'un acte criminel, frauduleux ou malhonnête du conducteur ou des passagers.Dommages causés volontairement ou suite à une négligence grâve de la part des conducteurs ou passagers (par exemple : plein du réservoir avec le mauvais carburant, violation du code de la route, mauvaise utilisation de l'embrayage ou le frein à main etc.).Vol du véhicule après la perte des clés.Vol des équipements intérieurs du véhicule ou d'objets se trouvant à l'intérieur du véhicule.Dommages intervenus après la restitution du véhicule si celui-ci a été rendu en dehors des heures d'ouverture de l'agence et aucun employé de l'agence n'a pris réception du véhicule et/ou établi un rapport sur son état.Egalement exclus de tout remboursement sont les frais de remorquage, les frais d'hébergement éventuels, les frais de transports publics, les factures de taxi ainsi que les frais administratifs du loueur.Procédure en cas d'accident:En cas d'accident, de nouveaux dommages ou de vol concernant le véhicule loué, il est important d'en informer le loueur dans un délai de 24 heures. Un constat d'accident doit être complété avec le loueur avant la fin de la location.La police locale doit être informée en cas d'accident, de nouveaux dommages ou de vol du véhicule et un rapport de police devra être complété au plus tard 24 heures après avoir remarqué les dommages ou après l'accident. Dans le cas d'un accident avec tiers non identifié ou dans le cas d'un délit de fuite, un rapport devra également être rempli au commissariat local. Toutes les coordonnées des tiers (nom, adresse, numéro de téléphone, le nom de l'assurance, description de l'accident, etc.), devront être notées, communiquées au loueur et envoyées à Auto Europe .Toute réparation du véhicule doit être autorisée au préalable par la compagnie de location, avant d'être effectuée. Le client est prié de conserver tous les documents (originaux ou copies) concernant la location de la voiture.Si l'une des procédures ci-dessus n'est pas respectée, la demande de remboursement sera refusée.Procédure pour le remboursement de la franchise :Pour engager la procédure de remboursement de la franchise, veuillez contacter le service clientèle à l'adresse suivante : (lien enlevé) en notant bien votre numéro de bon d'échange Auto Europe Vous recevrez un formulaire de demande de remboursement que vous devrez remplir et nous retourner avec les documents requis (voir ci-dessous) dans un délai de 90 jours après la fin de la location. Nous vous prions de nous fournir le maximum d'informations concernant les conditions de l'incident.Pour traiter votre demande nous nécessitons les documents suivants : le rapport de police , le contrat de location signé chez le loueur, la facture finale, la déclaration de dommages /le rapport d'accident établis par le loueur, le devis de la réparation/facture de la réparation, un relevé bancaire avec le débit du loueur , les photos justificatives ainsi que toutes les informations concernant les tiers impliqués dans l'accident.S'il manque un des documents requis, Auto Europe en fera la demande auprès du loueur. Veuillez noter que la rapidité du traitement de votre dossier dépend du nombre et de la qualité des informations fournies. Au cas où Auto Europe serait amené à faire une demande auprès du loueur, par manque d'informations ou de documents, le délai de la réponse du loueur est de 4 semaines au minimum.Dès la clôture de votre dossier, Auto Europe vous contactera par E-mail et vous communiquera la décision finale. * Kilométrage limité : Kilométrage illimité, uniquement appliqué pour voyager en Quebec, Ontario et Maritimes. Pour tous les voyages en dehors de ces zones, le kilométrage est limité à 300 kilomètres par jour. Tout kilomètre additionnel est facturé sur place environ CAD 0.18, Ã payer sur place .
Couverture dommage/collision (C.D.W) : franchise d'environ CAD 500.00. Franchise en cas de vol : environ CAD 500.00. Responsabilité civile: Included in rates. Couvre en cas de dommages corporels et dégâts matériels, à l'extérieur du véhicule jusqu'à CAD 2,000,000.00 . Information pour le conducteurAge minimum: 21 Frais jeune conducteur: les conducteurs âgés de 21 à 24 seront facturés un supplément d'environ CAD 5.00, par jour, TVA incluse, Ã payer sur place. Conducteurs supplémentaires: Les frais pour chaque conducteur supplémentaire sont d'environ CAD 9.95, par jour, TVA incluse, Ã payer sur place. Règlement concernant les carburantsCarburant : le véhicule est livré avec le plein, qu'il faudra régler au moment de la prise en charge. Le client doit restituer le véhicule avec le réservoir aussi vide que possible.
Arizona/Nouveau-Mexique - 18 jours - mai 2013
Bonjour !
Vous êtes nombreux à m'avoir aidée lors de notre dernier voyage outre-atlantique.
Voilà près d'un an que nous sommes rentrés de notre 2e voyage dans l'Ouest américain et je poste mon carnet en hommage à vos précieux conseils... Vous saurez vous reconnaître 😉
Au retour du premier (début octobre 2012), tant attendu, je savais qu'il fallait revenir. Il ne se passait pas un jour sans que je rêve encore aux grands espaces, sans que je lise et relise tous les carnets qui "tombaient" sur les forums. Bref, une drogue. Qui a dit que nous étions des junkies ????
Je suis donc retournée à la pêche aux infos. Bien m'en a pris. D'ailleurs, merci encore à ceux qui m'ont bien aidée.
Et quelque 7 mois après notre retour, nous reprenions la route.... euhhhh.... les airs 😉 pour l'Arizona et le Nouveau-Mexique.
Cette fois, le trip sera moins long : 19 jours - 4200km, différent bien sûr, mais toujours aussi enchanteur.
Après avoir pas mal tergiversé sur le sens du circuit, ce sera une boucle Phoenix-Phoenix et un vol avec Iberia.
Au passage, je préfère Air France (et ses partenaires), mais cela n'engage que moi bien sûr.
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
D'abord, le résumé du circuit :
J1 - Lundi 13 mai 201 - Voyage et arrivée à Phoenix Toulouse-Madrid-Chicago-Phoenix J2 - Mardi 14 mai 2013 - De Phoenix à SEDONA- 160 miles (257 km) - Montezuma Castle - Visitor Center Oak Creek - Bell Rock - Sedona : Hôtel Kings Ransom - Tlaquepaque - Chapel of the Holy Cross - Cathedral Rock via (1) O'Beyond Road & (2) Verdey Valley School Road - Crescent Moon - Dîner El Rincon à Tlaquepaque J3 - Mercredi 15 mai 2013 - De Sedona à Willliams -- 132 miles (212 km) - Jerome - Prescott - Williams (The Grand Motel) - Visitor Center Williams - Dîner Rod's Steak House J4 - Jeudi 16 mai 2013 - Williams-Grand Canyon en train - Visitor Center du Gd Canyon - Pique Nique - Hermits Rest Route - Dîner au 66 Cruiser Cafe J5 - Vendredi 17 mai 2013 - De Williams à Winslow (Painted desert) - 241 miles (388 km) - Flagstaff - Winslow (Hôtel Americas Best Value) - Petrified Forest - Painted Desert - Dîner au restaurant The Falcon à Winslow J6 - Samedi 18 mai 2013 - Pow wow Birdsprings - 50 miles (80 km) - Winslow le matin, pow wow l'après-midi - Dîner dans la chambre J7 - Dimanche 19 mai 2013 - De Winslow à Bloomfield (via Gallup) - 311 miles (501 km) - Painted Desert - Gallup - Ah Shi Sle Pah 🤪 - Bloomfield : Super 8, Dîner dans la chambre J8 - Lundi 20 mai 2013 - De Bloomfield à Espanola - 224 miles (360 km) - Chaco Culture - Highway 96 - Espanola : Hôtel Days Inn - Dîner dans la chambre : China Kitchen J9 - Mardi 21 mai 2013 - De Espanola à Taos Kachina Lodge - 98 miles (158 km) - Santuario de Chimayo - Cordova - Truchas - Las Trempas - Talpa - Rancho de Taos : San Francisco de Asis Mission - Taos - Courses au Walmart - Installation Kachina Lodge - Rio Grande Gorge Bridge - Taos Pueblo - Taos Downtown - Dîner dans la chambre J10 - Mercredi 22 mai 2013 - De Taos à Santa Fe - 107 miles (172 km) - River Road vers Santa Fe : Rio Grande (trail La Minas) et Recreation Site - Velarde - La Mesilla - Santa Cruz - Camel Rock - Tesuque Pueblo - Installation au B&B EL Paradero - Visite de Old Town Santa Fe - Dîner au Restaurant El Pasqual's J11 - Jeudi 23 mai 2013 - Santa Fe - 9 miles (14 km) - San Miguel Church - Museum of Indian Arts & Culture - Wheelwright Museum - Pause à l'hôtel - The Palace of the Governors (+ musée) - Cathedral of San Francis of Assisi - Loretto Chapel - Dîner dans la chambre J12 - Vendredi 24 mai 2013 - De Santa Fe à Albuquerque - 147 miles (237 km) - Santuario de Nuestra Senora de Guadalupe (Santa Fe) - Tent Rocks (2 trails) - Direction Sandia Peak via Turquoise Trail : Los Cerrillos et Madrid - Tinkertown Museum - Albuquerque : Dîner dans la chambre à l'hôtel El Andaluz J13 - Samedi 25 mai 2013 - Albuquerque - 24 miles (39 km) - Petit déjeuner dans Old Town - San Felipe de Neri - Turquoise Museum - Indian Pueblo Cultural Center (danses et musée) - Petroglyph National Monument - Dîner dans Old Town à la Casa de Ruiz - Soirée sur la route 66 dans un bar J14 - Dimanche 26 mai 2013 - D'Albuquerque à Las Cruces - 307 miles (494 km) - Santuario de Soccoro - Carizzozzo (courses et pique nique) - Alamogordo - White Sands - Las Cruces : Quality Inn and Suite - Mesilla (Old Town) - Dîner au restaurant La Posta à Mesilla J15 - Lundi 27 mai 2013 - De La Cruces à Tombstone - 313 miles (504 km) - Old Mesilla - Shakespeare (ville fantôme) - Stop café dans un Subway - Tombstone - The Grand Hotel Tombstone - Bisbee - Dîner au Copper Queen à Bisbee J16 - Mardi 28 mai 2013 - De Tombstone à Tucson - 123 miles (198 km) - Mission San Xavier del Bac - Arizona Sonora Desert Museum - Sagaro National Park - Old Tucson (cathédrale Saint Augustin & Pima County Courthouse) - Tucson : Hôtel Best Western - Dîner au Guadalajara Grill J17 - Mercredi 29 mai 2013 - De Tucson à Phoenix - 222 miles (357 km) - Apache Trail (via Florence) : Museum, Goldfield Ghost Town, Tortilla Flat - Mystery Castle - Hôtel Howard Johnson : dîner dans la chambre - Scottsdale : soirée au Rusty Spur Saloon J18 - Jeudi 30 mai 2013 - Phoenix - 68 miles (109 km) Repos/Outlets/Bagages J19 - Vendredi 31 mai 2013 - DEPART
Après un long voyage... Qu'avez vous fait?
Bonjour à toutes et tous,
Je remet seulement les pieds sur ce site, 4 mois après notre retour d'un voyage d'un an. Impossible de lire des post de voyage avant ;o)
Le retour a été assez difficile à gérer et j'ai seulement l'impression de ré-émerger.
La reprise du boulot, la reconnection avec une société qui ne nous avait pas manqué sur bien des choses, la grisaille dans les regards des usagers du métro, la "crise" savamment entretenue ont été des petits chocs...
Mais nous avons aussi eu le plaisir de retrouver nos familles, nos amis et de renouer avec les "facilités" de cette joyeuse société !
Nous avons vécu une expérience incroyable qui a modifié certains avis, certaines perceptions des choses, en somme l'angle de vue de nos vies.
Nous savons tous les deux que nous repartirons ensemble pour d'autres longs voyages. Disons que nous savons pourquoi nous avons recommencé à travailler !
Et vous ? Qu'avez vous fait lors du retour ? Quels projets avez vous aujourd'hui ?
Au plaisir de lire de nombreuses réponses !!
Nous avons vécu une expérience incroyable qui a modifié certains avis, certaines perceptions des choses, en somme l'angle de vue de nos vies.
Nous savons tous les deux que nous repartirons ensemble pour d'autres longs voyages. Disons que nous savons pourquoi nous avons recommencé à travailler !
Et vous ? Qu'avez vous fait lors du retour ? Quels projets avez vous aujourd'hui ?
Au plaisir de lire de nombreuses réponses !!










