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La Bretagne avec le Jacques Cartier "Ponant" du 18 au 25 juillet 2020
Bonjour
J'avais envisagé d'attendre début Octobre et notre retour à Rennes pour faire le C/R
de notre croisière " La Bretagne : entre côtes sauvages et phares "
Mais tout compte fait , je change d'avis et démarre ce C/R dès maintenant :
Au retour de notre 20 ème croisière , fin Novembre 2019 , ( Transat de Marseille à
Miami sur le MSC Divina ) , nous avions décidé de faire une (petite ) pause pour les
croisières et donc de ne rien réserver avant plusieurs mois .
Sage décision en fait au vu des évènements sanitaires du Printemps puisque nous
avons échappé aux problèmes subis par nombre de touristes qui se sont retrouvés
avec des avoirs qu'il ne pourront utiliser ( au mieux ) que dans plusieurs mois .
A la fin de l'an dernier , je m'étais inscrit à la newsletter de Ponant , plus pour rêver
qu'autre chose .
Mais début Juin , alors que toutes les croisières sont annulées les unes après les autres ,
Ponant , profitant notamment de la capacité réduite de ses navires et du retour en
France métropolitaine de presque tous , met en place 2 itinéraires en Méditerranée et
3 en Manche et Atlantique .
La croisière au départ de Nice pour contourner la Corse nous plaisait bien mais rejoindre
Nice posait , à ce moment là , problème .
Nous décidons donc de nous rabattre sur la croisière au départ de St Malo car là , pas de
souci pour nous y rendre 🙂
Les raisons de notre choix : de mémoire , St Malo est fréquemment une ville d'escale pour
les bateaux de croisière mais quasiment jamais une ville d'embarquement ( et là aussi
de débarquement ) , donc autant en profiter .
De plus l'itinéraire nous plait avec la visite d'iles connues ( mais que nous reverrons avec
plaisir ) et de vraies découvertes dont les Scilly , au large de la Cornouaille britannique .
Mi Juin , nous décidons de réserver la croisière au départ de St Malo du 18 Juillet , sachant
que nous avons la possibilité d'annuler , sans pénalités , jusqu'à 72 heures avant le départ .
L'annulation , nous y avons pensé quand , fin Juin , nous avons appris que l'escale aux
Scilly était supprimée 😠 , remplacée par Ouessant , une escale à Groix se substituant
à celle de Hoëdic .
Toutes les autres croisières étaient aussi affectées par la suppression des escales à l'étranger
pour raisons sanitaires ( jours de quarantaine )
Nous trouverons donc peut-être une autre occasion pour nous rendre aux Scilly
Comme d'habitude , je m'égare avec ce préambule un peu long .
Je vais donc faire une pause avant de vous embarquer sur le Jacques Cartier .
A plus
Jean-Pierre
Fêtes de fin d'année au Canada 2019-2020!
Bonjour à tous,
Je poste enfin mon carnet de voyages de cet hiver passé.
Nous sommes partis en couple du 23/12/2019 au 04/01/2020 avec KLM/ Air France depuis Bordeaux à Montréal. Nous avons acheté les billets en Juillet 2019 pour 1286€ à 2 (inclus 1 bagage en soute chacun à l’aller et un seul pour le retour). ***j’ai ramené les skis à ma cousine*** Nous sommes arrivés à Montréal vers 17h00 (-2°C), ma cousine est venue nous chercher et nous a logés dans un appartement proche de la station de métro Namur (ligne orange). Pendant 3 jours, cet endroit était notre point de chute car le Condo de ma cousine était en travaux. Le premier soir, on a mangé Burger King (24 CAD pour 2) et on s’est couché tôt car nous étions fatigués du voyage.
Le lendemain (24/12), on s’est fait un bon petit déjeuner à l’appart et on est parti se balader au centre-ville : on a traversé le quartier chinois, on a flâné dans la rue St Paul Est, on a fait une pause sur la Place Jacques-Cartier, puis on est allé au Marché Bonsecours. On a également vu la Basilique Notre Dame de Montréal (où s’est mariée Céline DION) 😊
On s’est promené sur les quais du Vieux-Port et vu la Grande roue avec la patinoire aménagée pour la saison hivernale. A l’approche du réveillon de Noël, peu de monde dans les rues…. On a grignoté des Tacos vers 15h00, mais pas top ☹ (99 CAD pour 4 tout de même) on se rattrapera le soir 😊. Nous avons marché sur toute la rue Ste Catherine d’Ouest en Est et nous sommes remontés jusqu’à la station de métro Laurier en passant dans les rues du quartier Plateau Mont-royal fatigués nous avons pris le métro pour rentrer jusqu’à notre logement. (8 allers/retours = 26 CAD – à utiliser en plusieurs fois).
Nous avions décidé de réveillonner pour la première fois en amoureux (ma cousine partait dans sa belle-famille). Malheureusement, beaucoup de restaurants étaient fermés pour les fêtes et bien sûr j’avais oublié de lui demander conseil ! pfff ! … Après plusieurs appels (faute de trouver quelque chose qui nous convienne vraiment), on réserve au Rib’n Reef Steakhouse pour 21h30 non loin de l’appart (pensant que ce restaurant était équivalent à « La Boucherie »). Enfin, une sieste s’impose de 18h à 20h30 et nous voilà repartis à pieds au restau. De loin, ça ne payait pas de mine, un peu dans une zone commerciale, mais une fois arrivés devant on regarde sur le parking : que des voitures haut de gamme et un portier aussi devant l’entrée ! Une famille est arrivée en même temps que nous (ils avaient la classe !) et nous, on était en jeans, blouson de ski et boots 😊 (la honte !). Le restau était spacieux et rempli de monde, les serveurs et serveuses étaient bien apprêtés (robe sexy et costumes), et quasiment un par table…
Même si on n’était pas bien habillés, on savait qu’on allait finalement passer un bon moment romantique et se faire plaisir. Notre serveur était drôle et a bien mérité son pourboire. On a pris des huîtres en entrée : passables, on ne peut pas les comparer aux françaises bien sûr ! On a bu une bouteille de vin rouge californien « Cabernet Sauvignon 2016 » (conseillé par notre serveur) à un prix raisonnable (69 CAD) contrairement à celles notées sur la carte des vins (les prix s’envolaient), puis on a choisi une côte de bœuf chacun environ 400 gr accompagnés de légumes et purée. Hélas, la cuisson de la viande n’a pas été à la hauteur de nos espérances, elle n’était pas grillée comme on aurait pu l’imaginer mais cuite dans un jus/ bouillon. Elle était tendre, mais déçus ! ☹ La note finale avec 2 expressos = 350 CAD pour 2. Pour notre 1ère expérience dans un restaurant canadien et pour le réveillon de Noël, on a passé un très bon moment : c’était fort agréable et convivial ! Nous sommes rentrés vers 1h00 du matin (environ -9°C) gla-gla !
Le jour de Noël (25/12), nous avons un peu dormi, et ma cousine et son fiancé nous ont rejoints pour le petit déjeuner/ brunch. Ils avaient réservé un spa nordique à Rosemère pour la journée de Noël : « Spa Le Finlandais » (40 CAD/ pers + 22 CAD/ pers pour le prêt des peignoirs et serviettes). Journée très agréable et détente. Il faisait entre -1° et 2°C dehors et l’eau était à 38°C, trop génial ! La sensation de froid sur le visage et de chaud sur le reste du corps est excellent ! Il n’y avait pas trop de monde le matin, mais les gens sont arrivés en milieu d’après-midi. Le soir, nous étions invités chez des canadiens, des amis à ma cousine (comme elle dit : sa famille de cœur !) pour fêter Noël tous ensemble. Nous étions une quinzaine d’adultes et une dizaine d’enfants. Quel moment magique nous avons passé avec eux : nous avons été accueillis les bras grands ouverts, nous avons bu et mangé à outrance et quel repas délicieux ! Nous nous sommes bien amusés et sommes rentrés vers 4h du matin.
Nous sommes partis en couple du 23/12/2019 au 04/01/2020 avec KLM/ Air France depuis Bordeaux à Montréal. Nous avons acheté les billets en Juillet 2019 pour 1286€ à 2 (inclus 1 bagage en soute chacun à l’aller et un seul pour le retour). ***j’ai ramené les skis à ma cousine*** Nous sommes arrivés à Montréal vers 17h00 (-2°C), ma cousine est venue nous chercher et nous a logés dans un appartement proche de la station de métro Namur (ligne orange). Pendant 3 jours, cet endroit était notre point de chute car le Condo de ma cousine était en travaux. Le premier soir, on a mangé Burger King (24 CAD pour 2) et on s’est couché tôt car nous étions fatigués du voyage.
Le lendemain (24/12), on s’est fait un bon petit déjeuner à l’appart et on est parti se balader au centre-ville : on a traversé le quartier chinois, on a flâné dans la rue St Paul Est, on a fait une pause sur la Place Jacques-Cartier, puis on est allé au Marché Bonsecours. On a également vu la Basilique Notre Dame de Montréal (où s’est mariée Céline DION) 😊
On s’est promené sur les quais du Vieux-Port et vu la Grande roue avec la patinoire aménagée pour la saison hivernale. A l’approche du réveillon de Noël, peu de monde dans les rues…. On a grignoté des Tacos vers 15h00, mais pas top ☹ (99 CAD pour 4 tout de même) on se rattrapera le soir 😊. Nous avons marché sur toute la rue Ste Catherine d’Ouest en Est et nous sommes remontés jusqu’à la station de métro Laurier en passant dans les rues du quartier Plateau Mont-royal fatigués nous avons pris le métro pour rentrer jusqu’à notre logement. (8 allers/retours = 26 CAD – à utiliser en plusieurs fois).
Nous avions décidé de réveillonner pour la première fois en amoureux (ma cousine partait dans sa belle-famille). Malheureusement, beaucoup de restaurants étaient fermés pour les fêtes et bien sûr j’avais oublié de lui demander conseil ! pfff ! … Après plusieurs appels (faute de trouver quelque chose qui nous convienne vraiment), on réserve au Rib’n Reef Steakhouse pour 21h30 non loin de l’appart (pensant que ce restaurant était équivalent à « La Boucherie »). Enfin, une sieste s’impose de 18h à 20h30 et nous voilà repartis à pieds au restau. De loin, ça ne payait pas de mine, un peu dans une zone commerciale, mais une fois arrivés devant on regarde sur le parking : que des voitures haut de gamme et un portier aussi devant l’entrée ! Une famille est arrivée en même temps que nous (ils avaient la classe !) et nous, on était en jeans, blouson de ski et boots 😊 (la honte !). Le restau était spacieux et rempli de monde, les serveurs et serveuses étaient bien apprêtés (robe sexy et costumes), et quasiment un par table…
Même si on n’était pas bien habillés, on savait qu’on allait finalement passer un bon moment romantique et se faire plaisir. Notre serveur était drôle et a bien mérité son pourboire. On a pris des huîtres en entrée : passables, on ne peut pas les comparer aux françaises bien sûr ! On a bu une bouteille de vin rouge californien « Cabernet Sauvignon 2016 » (conseillé par notre serveur) à un prix raisonnable (69 CAD) contrairement à celles notées sur la carte des vins (les prix s’envolaient), puis on a choisi une côte de bœuf chacun environ 400 gr accompagnés de légumes et purée. Hélas, la cuisson de la viande n’a pas été à la hauteur de nos espérances, elle n’était pas grillée comme on aurait pu l’imaginer mais cuite dans un jus/ bouillon. Elle était tendre, mais déçus ! ☹ La note finale avec 2 expressos = 350 CAD pour 2. Pour notre 1ère expérience dans un restaurant canadien et pour le réveillon de Noël, on a passé un très bon moment : c’était fort agréable et convivial ! Nous sommes rentrés vers 1h00 du matin (environ -9°C) gla-gla !
Le jour de Noël (25/12), nous avons un peu dormi, et ma cousine et son fiancé nous ont rejoints pour le petit déjeuner/ brunch. Ils avaient réservé un spa nordique à Rosemère pour la journée de Noël : « Spa Le Finlandais » (40 CAD/ pers + 22 CAD/ pers pour le prêt des peignoirs et serviettes). Journée très agréable et détente. Il faisait entre -1° et 2°C dehors et l’eau était à 38°C, trop génial ! La sensation de froid sur le visage et de chaud sur le reste du corps est excellent ! Il n’y avait pas trop de monde le matin, mais les gens sont arrivés en milieu d’après-midi. Le soir, nous étions invités chez des canadiens, des amis à ma cousine (comme elle dit : sa famille de cœur !) pour fêter Noël tous ensemble. Nous étions une quinzaine d’adultes et une dizaine d’enfants. Quel moment magique nous avons passé avec eux : nous avons été accueillis les bras grands ouverts, nous avons bu et mangé à outrance et quel repas délicieux ! Nous nous sommes bien amusés et sommes rentrés vers 4h du matin.
Colombie du 18 octobre au 11 novembre 2019
COLOMBIEitinéraire de 24 jours en Colombie, du 18 octobre au 11 novembre 2019.
BOGOTA 2 jours - LA MACARENA 4 jours - MEDELLIN et GUATAPE 3 jours - SALENTO 3 jours - CALI 2 jours - POPAYAN 2 jours - SAN AGUSTIN 3 jours - TATACOA 3 jours - BOGOTA 1 jour -
Il faut bien l'avouer, j'ai hésité à partir en Colombie. Un peu parce que je ne suis toujours pas très au point en espagnol (en fait, je suis proche du niveau zéro) et que je n'ai pas beaucoup progressé depuis l'an dernier au Guatemala. Un peu aussi à cause du ramdam que tout le monde fait autour de la sécurité dans le pays et particulièrement à Bogota. Cela s'est un peu calmé depuis la signature d'un accord de paix entre le gouvernement et les FARC mais maintenant que cet accord a été révoqué et que la population veut que ceux qui l'ont terrorisée pendant des années soient punis, il y a comme une incertitude sur l'avenir politique du pays, et donc sa stabilité. Néanmoins, la situation sécuritaire n'est pas aussi dégradée que dans le passé, et le tourisme reprend sérieusement du poil de la bête. Donc, revenons à nos moutons : je veux voir le Caño Cristales, cette rivière aux eaux cristallines dans laquelle s’épanouissent des plantes aux couleurs flamboyantes sur un fond de roches multicolores et de sable jaune. Ca fait des années maintenant que je regarde des reportages sur ce site incroyable, et à chaque fois, je me dis qu'un jour, j'irai là-bas… même si c'est un pari risqué, car à la saison des pluies, période de floraison des plantes aquatiques à l’origine du phénomène, on peut ne rien voir du tout si le ciel reste nuageux. Le spectacle a besoin que le soleil darde ses rayons magiques dans la rivière… Maintenant, le reste du programme reste aussi à déterminer : le nord du pays, ou le sud ? 3 semaines me paraissent un peu juste pour parcourir ce territoire grand comme deux fois la France. Je veux prendre mon temps, m'installer à l'auberge comme si j'allais y rester toute ma vie, me balader sans avoir une longue liste de choses à faire ou à voir dans un créneau horaire limité, goûter tranquillement aux lieux que je découvre, en ajoutant, pourquoi pas, un café, une bière ou une glace. J’ai donc le choix entre le nord et la beauté de petites villes coloniales, les caraïbes, la ciudad perdida et Carthagène des indes ou bien le sud avec le café de Salento, la sulfureuse Medellin, les statues pré-colombiennes de San Agustin et le désert de la Tatacoa ? J'ai comme l'impression que le sud est moins visité... top là, ce sera le sud, là où le temps dure longtemps, dit la chanson…
Le 18 octobre, vol Air Europa pour Madrid, puis Bogota. Il est environ 18h quand je débarque à Bogota, et le passage devant les guichets de la police des frontières se fait très rapidement. Pas de photo, pas d'empreinte, pas de formulaire interminable dans une langue mystérieuse (l'espagnol). Ensuite, recherche désespérée d'un distributeur de billets dans l'aéroport, pour payer le taxi mais puisque je ne trouve rien, je me décide à changer 50 euros, et je verrai plus tard en ville pour retirer vraiment des sous. Direction l'hôtel que j'ai reservé sur internet et j'irai ensuite faire un tour pour dîner. Ce sera tout pour aujourd'hui. C’est le matin et je pars à la découverte du quartier, La Candelaria. Tout y semble tranquille, les petites rues pavées sont pentues et bordées de jolies maisons colorées. Parfois, des odeurs de croissants chauds et de café s’échappent de petites échoppes où s’entasse toute une population d’ouvriers et d’habitués. Beaucoup de street-art et de fresques murales s’affichent un peu partout, sur les portes ou sur les façades des maisons et des immeubles Du coup, ça agrémente beaucoup mes déambulations à la découverte de la ville. Bien-sûr, je ne me suis pas aventuré dans les quartiers chauds, je suis resté sagement dans le centre sécurisé. J’ai poussé jusqu’au grand marché central mais guère plus loin. Un tour à Zipaquira pour visiter la cathédrale de sel, à bord d’un train touristique depuis la gare de la Sabena, puis un saut en téléphérique sur le Cerro de Monserrate qui domine la ville, plus un musée ou deux, ainsi finit ma découverte de Bogota.
A La Macarena, tout change. L’arrivée à bord d’un petit avion de 20 places sur une piste herbeuse quasiment en pleine ville me met dans l’ambiance « bout du monde » qui m’attend . Cette bourgade perdue dans une vaste zone de prairies et de forêts, au bord du rio Guayabero, est la tranquillité même. Ce n’est peut-être qu’une apparence trompeuse, car de nombreux militaires armés sillonnent les quelques rues commerçantes, mais enfin, comparée à Bogota, on s’y sent libre et sans appréhension. Cela dit, la région, libérée depuis peu de l’occupation des FARC est maintenant en effervescence à cause de la déforestation et de l’accaparement des terres de groupes qui voient ici l’opportunité facile d’un enrichissement ou d’une nouvelle vie. Les journaux et la télé en parlent, mais la population vaque à ses occupations et rien ne transparaît. Dès l’arrivée et votre sortie de l’avion, vous êtes pris en charge par votre guide qui constitue votre groupe, vous conduit à votre hôtel et au centre d’information sur la rivière. Après le déjeuner en compagnie de mes équipiers avec lesquels je fais connaissance, on rassemble quelques affaires, une serviette et un maillot de bain, et on rejoint le bord du rio Guayabero. De là, une pirogue nous conduit sur l’autre rive, au départ du chemin de El Mirador, qui grimpe bien et se poursuit par la découverte du Cañolito, un des bras du Caño Cristales. Voici donc ces fleurs incroyables, c'est beau, c'est stupéfiant. Il fait super chaud, l’atmosphère est humide, le soleil est de plomb. Néanmoins, le ciel se couvre progressivement de nuages noirs et notre baignade dans une petite dépression rocheuse de la rivière se termine sous la pluie. La rentrée en pirogue à la Macarena se fait à la nuit tombée, le soleil se couchant tôt sous ces latitudes tropicales. Le reste du séjour à Caño Cristales va se dérouler toujours de ma même manière : on prend une pirogue, on se fait déposer quelque part sur le parcours de la rivière, et on la longe en marchant sur une rive ou l’autre. La pluie est parfois au rendez-vous, normal à cette saison, mais quand le soleil revient, le spectacle est toujours saisissant. Le quatrième et dernier jour, on part sur une zone beaucoup moins intéressante, quoique jolie, le Caño Pierras. Franchement, j’aurais préféré retourner sur le Cañolito, par exemple, mais la répartition des touristes sur les sites obéit à une règle. Si je dois y retourner un jour, je préciserai que je ne veux consacrer mon temps qu’à la rivière aux couleurs et pas à des endroits d’un intérêt moyen choisis pour faire patienter les touristes en attendant l’heure du départ. Justement, le départ de mon avion pour Bogota est prévu à 15h. Mais comme des pluies diluviennes s’abattent sur la Macarena, notre petit avion de 20 place reste cloué au sol en attendant une accalmie. Vers 16h30, une fenêtre météo lui permet enfin de décoller. A l’heure ou il atterrit à Bogota, je suis censé me trouver à l’embarquement de mon vol pour Medellin. Et le terminal n’est pas à la porte d’à côté, il faut prendre un bus. Bref, prendre une marge de 2 heures lorsqu’on vient de La Macarena, ce n’est pas suffisant. Heureusement pour moi, mon vol a été annulé et je suis reporté sur le vol de 22h. Ca me convient tout à fait, j’ai fait une résa dans une petite AJ, le Grand Hostel Medellin, et je n’aurai qu’à prendre un taxi à l’arrivée pour m’y rendre. Bon, à Medellin, ce qui a surtout marqué mon séjour, c’est bien sûr la comuna 13. Au départ, j’ai rejoint la sortie du métro San Javier et je me suis joint à un groupe d’une vingtaine de personnes. La visite sera en anglais, je suis le seul Frenchie. A mon avis, le guide nous abreuve de trop d’explications par rapport au temps consacré à la découverte du quartier. Donc, Lorsque la sortie prend fin vers 13h et que le guide ramène tout le monde au métro, je m’échappe pour faire ma propre visite de la comuna 13. Au petit resto où je m’arrête le temps d’une averse, pour me restaurer, on s’inquiète de me savoir seul et on me conseille d’être sur mes gardes. J’ai erré plus de 2 heures dans les ruelles ou les escaliers du quartier, en m’arrêtant souvent pour photographier les magnifiques fresques ultra-colorées, et je n’ai rencontré aucun problème tout en restant très vigilant, bien sûr. Medellin, c’est aussi la ville de Botero, et un petit tour sur la place qui porte son nom, où s’alignent une bonne vingtaine de ses statues s’impose. Au petit matin, la place est tranquille, bien éclairée et très photogénique. Le quartier, lui, est plutôt sale et mal fréquenté. Le lendemain, dans le bus qui m’emmène à Guatapé, mes piètres notions d’espagnol ne découragent pas un groupe de jeunes colombiens sympathiques d’engager une conversation avec moi, pauvre voyageur esseulé venu d’un pays pour eux fort exotique. Ils connaissent nos gilets jaunes, ils font le parallèle avec le soulèvement des étudiants au chili. Guatapé, enfin ! Ce village est dans toutes les émissions de voyage et dans tous les livres consacrés à la Colombie. Ses fresques sculptées sur des maisons multicolores ont fait sa réputation et les Colombiens y viennent nombreux en visite, un peu comme nous on va au mont Saint-Michel. Il y a des tas de choses à faire ici, avec la proximité du lac. Baignades, promenades en bateau, excursions à cheval, etc. J’ai préféré me promener dans les rues en admirant les jolies maisons aux joyeuses couleurs. Les bas reliefs racontent un peu la vie de ceux qui vivent à l’intérieur, celle du chien curieux qui surveille la rue, du cultivateur et sa nombreuse progéniture ou du musicien et son saxophone. Le parque central, où les familles et les vieux colombiens à chapeau de cow-boys viennent boire un café, est aussi un incontournable d’une visite à Guatapé. C’est d’ailleurs la première fois que je bois des cafés si tard dans la journée, mais c’est ce que font les locaux, alors je me suis mis au diapason. Et je dois avouer que je n’ai pas moins bien dormi que d’habitude. Faut dire que j’étais bien crevé de ma journée, en partie à cause de ma grimpée sur le pain de sucre local, le Peñon de Guatapé. Un rocher de 220 mètres de haut, dont on atteint le sommet après une bonne grosse volée de marches. Pour gagner Salento, dans la région du café, je dois retourner à Medellin, en partant de très bonne heure. La route est longue jusque là-bas, j’ai donc de quoi boire et grignoter dans le bus. Il fait quasiment nuit quand j’atteins Salento mais j’ai pris la précaution, comme souvent, de réserver une chambre, que j’ai choisie dans une plantation de café à la sortie de la ville, la finca don Eduardo. Après une journée passée dans le bus, j’ai un peu envie de me dégourdir les guiboles, même si la nuit est tombée. Salento est une ville faite pour la promenade après la tombée du jour. Les lumières des lampadaires éclairent les maisons à l’architecture coloniale et les bars, les restaurants, les épiceries sont ouverts. L’ambiance de la grande rue est joyeuse et animée, avec quelques établissements plus attractifs, tel le grand billard entièrement ouvert sur la rue, où les colombiens se pressent car c’est un jeu qu’ils adorent et qu’on voit dans toutes les villes. Dehors, les vieux s’assoient sur les bancs publics et papotent gentiment, les jeunes vont tout droit au bout de la rue, au club branché et son concert en plein air. Le matin de très bonne heure, je suis le premier sur le parque central pour le départ de la première billie, cette jeep qui sert de taxi collectif pour aller au parc de la vallée de la cocora. Il n’est pas 7h30 et je suis au départ du chemin. C’est un parcours de 13kms en boucle, vraiment facile à suivre, il n’y a aucun besoin d’engager un guide. Partout dans ce paysage de collines verdoyantes, on admire les fameux cocotiers de plus de 60m de haut. Tout en haut du chemin, on atteint la ferme des colibris, où l’on peut se restaurer. En redescendant, on longe la jolie rivière qui coule dans une gorge boisée et vous ramène au point de départ. Sur le parking, les jeeps billies retournent sur SALENTO au rythme des arrivées des randonneurs. CALI et sa mauvaise réputation. Le cartel de Medellin a été démantelé, celui de Cali continue de prospérer, lui. L’image de cette grande agglomération de plus de 2 millions d’habitants souffre de cette étiquette de « ville de la drogue » et de sa délinquance. J’ai pourtant choisi de m’y arrêter, car bien que je ne sois pas spécialement amateur de salsa, la danse à laquelle on voue un véritable culte ici, et qui redore un peu son blason, je suis curieux de connaître sa vie, sa physionomie, son atmosphère. A la maison violette, je me sens chez moi, l’accueil est gentil et le quartier, installé sur une des collines de la ville, est constellé de petits bars et de restos sympas. A CALI succède POPAYAN la blanche, la belle cité historique. J’ai bien failli ne pas y arriver, car l’assassinat par les FARC d’une députée indigène et de quatre de ses gardes du corps fait souffler un vent de révolte dans la région. Comme en 2016, les populations indigènes ont menacé de couper la panaméricaine à toute circulation, en représaille à l’inaction du gouvernement devant ces crimes qui se répètent. Mais maintenant que j’y suis, je savoure l’atmosphère de ses rues en damier, de ses petits commerces, de ses églises somptueuses. La ville est un régal pour le photographe amateur que je suis. Le temps est parfois pluvieux, le fond de l’air est frais et je suis souvent réfugié sous les arcades, dans un bar ou un resto lorsque s’abattent les violentes averses qui transforment les rues en marécages.
La ville est aussi le point de départ pour un petit tour à Silvia, le village des Guambianos. Le jour de marché est le mardi, et il est réputé dans toute la région. Comme on est dimanche, je ne le verrai pas, mais je vais quand même y aller jeter un coup d’oeil. Par chance, c’est jour de fête, le parque central est couvert de stands de nourriture et de tissus, les guambianos costumés se baladent tranquillement et bavardent en attendant le spectacle qui doit se tenir sur la grande scène installée sur le côté de la place. Hélas, de méchants nuages noirs s’amoncellent au-dessus de nos têtes, et la pluie s’abat soudain avec violence sur Silvia. Tout le monde coure se mettre aux abris (la plupart dans l’immense église) et moi, je me retrouve coincé dans une entrée de garage avec deux gambianos sympas en costume traditionnel, qui ne prennent pas la situation au tragique. Mais le violent orage s’est transformé en pluie continue, la fête tourne à la débandade, les commerçants remballent leurs étals, les bus se remplissent et chacun rentre chez soi. La route, ou plutôt la piste de Popayan à San Agustin est carrément épouvantable. Des ornières de boue, des croisements au centimètre en font le pire itinéraire que j’ai pu emprunter jusqu’ici. Quasiment 5 heures pour rejoindre San Agustin, le mauvais temps était un peu de la partie. San Agustin, c’est d’abord un site archéologique très mystérieux. On y a réuni là de grandes statues découvertes dans la région, témoins d’une civilisation dont on ne connaît même pas le nom. On sait si peu de choses du peuple qui vénérait ces statues que tout le monde y va de sa petite théorie perso et qu’au final, ce qu’il faut en conclure, c’est qu’on ne sait rien du tout. Le musée du site est vraiment à visiter, car on y trouve notamment de vieilles photos prises lors de la découverte des différentes statues. Dans le coin de San Agustin, il y a pas mal de jolies balades à faire, comme aller admirer la Chaquira, une statue située en bordure d’une gorge impressionnante. Il y a aussi El Estrecho, l’endroit où le tumultueux Rio Magdalena se resserre pour passer dans un goulet étroit de seulement 2 mètres. Mon voyage se termine bientôt, et je vais terminer avec le magnifique désert de la Tatacoa. À Villa vieja, il n’y a pas grand-chose à voir, mais cette petite bourgade est une étape obligée pour prendre un transport jusqu’au désert. J’y passe une nuit, dans un petit hôtel basique (mais avec piscine) pour embrayer demain matin à l’aube sur un rickshaw qui m’emènera là-bas. Le soleil vient de se lever et je suis déjà dans les dunes rouges du désert de la Tatacoa. Pendant deux journées, mais seulement le matin de très bonne heure (6h-10h) et en fin d’après-midi, j’arpente sans guide ce territoire qui n’est pas si immense que ça. Mon petit hôtel, le Tranquilidad, est au bord de la piste du désert rouge et 300 mètres plus loin, il y a une piscine publique qui me permet d’attendre tranquillement la fin des heures chaudes. Le désert gris, à quelques kms de là, vaut le coup d’oeil, mais il est moins photogénique, faut bien l’avouer. Surtout si on ne le découvre qu’après 10h ou avant 16h30. A Villa vieja, le dimanche, il n’y a pas de bus régulier pour gagner Neiva. Mais sur le Parque central, tôt le matin, des taxis collectifs font le même office. Et à Neiva, à la gare routière, aucun problème pour trouver le bus de Bogota, l’ultime étape de mon voyage.
Maintenant, parlons gros sous :
Ma plus maousse dépense, c’est évidemment Caño Cristales. J’ai réservé sur internet avec Cristales Aventura Tours, 4 jours sur place, tout compris, pour 600 euros. Pour ce prix, vous avez le vol de Bogota à La Macarena (A/R), l’hôtel qui n’est pas grand luxe, juste une chambre individuelle avec douche, la nourriture et les transports en pirogue ou en 4x4. Bref, tout est compris, vous n’avez rien à payer sur place, sauf la petite bière du soir si vous aimez vous détendre.
Pour le reste du pays, vous serez surpris des prix vraiment très raisonnables :
L’hébergement : j’ai rarement dépensé plus de 50 000 pesos (14 euros), sauf quand j’ai vraiment été coincé et que j’ai du allonger jusqu’à 100 000 pesos. Je ne peux recommander tous mes hébergements, mais j’ai bien aimé celui de Salento, à la Finca Don Eduardo, de San Agustin, à la Casa de François ou mon petit hôtel Tranquilidad au désert de la Tatacoa, pourtant très très basique.
Les transports : tout dépend de la distance, évidemment, mais de toute façon cela ne côute pas très cher. Par exemple, l’avion entre Bogota et Medellin m’a coûté 43 euros. Le taxi de l’aéroport de Medellin à la ville (25 km, et à 23h30, donc c’est plus cher) 80 000 pesos (21 euros). Le bus Medellin-Guatape 15000 pesos (4 euros). Un TukTuk de Villa Vieja au désert de la Tatacoa (8km) coûte environ 15000 Pesos (4 euros) aussi. Donc globalement, pas de grosses dépenses sur le poste transports.
Voilà, si j'ai oublié quelque-chose, laissez moi un message, je vous répondrai si j'ai la réponse.
Et n'oubliez pas de jeter un coup d'oeil à ma galerie sur FLICKR en recherchant mon pseudo « Kalzennyg », album Colombie.
Bon voyage à tous !
La crise du Boeing 737 MAX s'aggrave
Des informations ont été révélées vendredi dernier par la presse américaine au sujet de dissimulations de Boeing sur les problèmes du 737 MAX. J'ai lu quelques articles dans la presse francophone, mais ce ne sont que des recopies de dépêches d'agence à peu près incompréhensibles. Cet article du Seattle Times est bien rédigé et éclairant. En voici un résumé:
Le 737 MAX, du fait de ses gros réacteurs placés en avant, est instable dans certaines conditions de manœuvre rapides, ce qui a obligé Boeing à ajouter le système de contrôle MCAS. Le pilote d'essai en chef de Boeing a convaincu la FAA qu'il était inutile d'évoquer le MCAS dans le manuel de pilotage ou la formation des pilotes, car il n'intervient que dans des conditions exceptionnelles. Boeing a dû élargir le domaine d'emploi du MCAS à des situations de vol à faible vitesse (sans doute parce que les problème de stabilité se révèlent plus étendus que prévu) à l'insu de ses pilotes d'essai et de la FAA, et sans reprendre l'évaluation de sécurité. Le pilote d'essai en chef a ensuite découvert le comportement erratique de l'appareil à faible vitesse lors d'un essai sur simulateur, ce qui l'a conduit à faire à l'un de ses collègues cet aveu "J'ai menti à la FAA sans le savoir". Ensuite plus rien n'a freiné le programme : essais en vol, certification, jusqu'aux deux crashes et 376 morts.
On peut penser que le 737 MAX ne sera pas autorisé à voler à la fin de l'année comme attendu (si tant est qu'il le soit jamais). L'enquête judiciaire se poursuit. On peut aussi penser qu'une majorité d'employés de Boeing sont désespérés de voir les dommages ainsi causés à la réputation de leur entreprise.
La liste des compagnies opérant des 737 MAX (source: BFM-TV).
Le 737 MAX, du fait de ses gros réacteurs placés en avant, est instable dans certaines conditions de manœuvre rapides, ce qui a obligé Boeing à ajouter le système de contrôle MCAS. Le pilote d'essai en chef de Boeing a convaincu la FAA qu'il était inutile d'évoquer le MCAS dans le manuel de pilotage ou la formation des pilotes, car il n'intervient que dans des conditions exceptionnelles. Boeing a dû élargir le domaine d'emploi du MCAS à des situations de vol à faible vitesse (sans doute parce que les problème de stabilité se révèlent plus étendus que prévu) à l'insu de ses pilotes d'essai et de la FAA, et sans reprendre l'évaluation de sécurité. Le pilote d'essai en chef a ensuite découvert le comportement erratique de l'appareil à faible vitesse lors d'un essai sur simulateur, ce qui l'a conduit à faire à l'un de ses collègues cet aveu "J'ai menti à la FAA sans le savoir". Ensuite plus rien n'a freiné le programme : essais en vol, certification, jusqu'aux deux crashes et 376 morts.
On peut penser que le 737 MAX ne sera pas autorisé à voler à la fin de l'année comme attendu (si tant est qu'il le soit jamais). L'enquête judiciaire se poursuit. On peut aussi penser qu'une majorité d'employés de Boeing sont désespérés de voir les dommages ainsi causés à la réputation de leur entreprise.
La liste des compagnies opérant des 737 MAX (source: BFM-TV).
Hippie Trail, les chemins de Katmandou
Bonjour à tous,
J'ai lu que le "hippie trail" avait fini avec la révolution iranienne (et l'invasion russe en Afghanistan) en 1979. Mais est-ce que cela veut dire que l'Iran ne fournissait plus de visas aux touristes indépendants dans les années 80 ? Ou juste que les compagnies qui proposaient des trips en bus (cf. Magic Bus) n'étaient plus autorisés à entreprendre ce voyage (ou n'osaient plus, ou n'avaient plus assez de clients courageux) ?
Merci d'avance pour vos réponses, c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup, mes parents s'étant rencontrés sur cette route vers cette époque-là... 😛
J'ai lu que le "hippie trail" avait fini avec la révolution iranienne (et l'invasion russe en Afghanistan) en 1979. Mais est-ce que cela veut dire que l'Iran ne fournissait plus de visas aux touristes indépendants dans les années 80 ? Ou juste que les compagnies qui proposaient des trips en bus (cf. Magic Bus) n'étaient plus autorisés à entreprendre ce voyage (ou n'osaient plus, ou n'avaient plus assez de clients courageux) ?
Merci d'avance pour vos réponses, c'est un sujet qui m'intéresse beaucoup, mes parents s'étant rencontrés sur cette route vers cette époque-là... 😛
In Search of Warmth in California, Utah, and Arizona in February
It all started last December, after another price alert from Gilou for United/Lufthansa flights at 250 € from Paris to San Francisco. Meanwhile, I was planning to spend a week alone with our three kids (Maxime, 14, Rachel, 12, and Timéo, 8) somewhere in France for the February break.
But this time, Gilou really outdid himself—way too tempting! 😮 His great tip worked for both the February and Easter breaks. I know April is the ideal month, especially if you love hiking! But for family reasons, only February would work for us.
Isn’t February a month to avoid for the Southwest? To keep our summer trip budget intact, I was thinking of camping as much as possible. After checking weather sites for temperature histories in key spots (Furnace Creek, Saint George, Page, Sedona), nighttime temps over the past two years ranged from +5 to -2°C. So, it seemed doable...
I started discussing (aka negotiating, even begging) with my better half. The kids caught on fast that there was a chance we’d go, and they were thrilled! She finally gave her consent to make the kids happy 😎. I quickly checked that our ESTAs were still valid, and 48 hours later, I had the tickets in hand 😎😎. But five days later, Laetitia changed her mind—her "Yes" turned back into a "No." No way were we going without her to her favorite country!!
Damn it 🤪! I had to tell her I’d already bought the four tickets (without bringing it up again, of course—a "Yes" is a "Yes," right?). And since the tickets were non-refundable, there was no going back... Apparently, with women, some "Yeses" mean *really* yes, but others mean, "I said yes in principle, but I wasn’t actually on board—and I never thought you’d have the nerve to buy the tickets without telling me!!" I had no idea 🤪!
Us guys? We’re way more straightforward—binary, even monetary... Yes means yes! And no can mean yes too 😏!! Anyway, in a lovely family atmosphere, I opened a thread to start planning and thanked Trois14 and Bluemesa for their help. On Trois14’s advice, I booked 5 nights in motels around St. George-Page at super tempting rates—around $35-40 a night...
On that note, Christmas cost me an arm and a leg... Gotta try to make up for it 😛!
Here’s the theoretical itinerary:
Death Valley (2 days) Valley of Fire The White Dome (hike up and down via Squirrel Canyon) 4 nights in the Kanab-Page area Sedona (2 days) Route 66 Alabama Hills / Trona Pinnacles Drive back to SFO via Highway 1
That’s the plan, at least...
In reality, it turned into a whole different story. I learned that in February, you’ve got to be flexible—*very* flexible sometimes—to dodge the weather. Halfway through, a cold snap made our second week (planned 100% camping) impossible, completely upending the itinerary.
So, a huge thanks to PapJ59, Noyellebis, and especially Caribou44 and Simonic. 🙂 A thousand thanks for your quick responses, availability, and sound advice, which let us have an original and unforgettable second week—Organ Pipe Cactus NM, Yuma, Salvation Mountain, Anza Borrego SP, a palm grove in Joshua Tree, then back to SFO!! Without you, we’d have been miserable on the spot, but instead... 😇
A big shout-out to Thibaut and his famous blog (rightfully praised on VF—it’s one of the few that details Organ Pipe), to travel journal writers for inspiration in general, and to those who helped me prep or during the trip (journals by Pong, Hiacinthe, Zitounet, and Laetitia).
Now, for the story...
But this time, Gilou really outdid himself—way too tempting! 😮 His great tip worked for both the February and Easter breaks. I know April is the ideal month, especially if you love hiking! But for family reasons, only February would work for us.
Isn’t February a month to avoid for the Southwest? To keep our summer trip budget intact, I was thinking of camping as much as possible. After checking weather sites for temperature histories in key spots (Furnace Creek, Saint George, Page, Sedona), nighttime temps over the past two years ranged from +5 to -2°C. So, it seemed doable...
I started discussing (aka negotiating, even begging) with my better half. The kids caught on fast that there was a chance we’d go, and they were thrilled! She finally gave her consent to make the kids happy 😎. I quickly checked that our ESTAs were still valid, and 48 hours later, I had the tickets in hand 😎😎. But five days later, Laetitia changed her mind—her "Yes" turned back into a "No." No way were we going without her to her favorite country!!
Damn it 🤪! I had to tell her I’d already bought the four tickets (without bringing it up again, of course—a "Yes" is a "Yes," right?). And since the tickets were non-refundable, there was no going back... Apparently, with women, some "Yeses" mean *really* yes, but others mean, "I said yes in principle, but I wasn’t actually on board—and I never thought you’d have the nerve to buy the tickets without telling me!!" I had no idea 🤪!
Us guys? We’re way more straightforward—binary, even monetary... Yes means yes! And no can mean yes too 😏!! Anyway, in a lovely family atmosphere, I opened a thread to start planning and thanked Trois14 and Bluemesa for their help. On Trois14’s advice, I booked 5 nights in motels around St. George-Page at super tempting rates—around $35-40 a night...
On that note, Christmas cost me an arm and a leg... Gotta try to make up for it 😛!
Here’s the theoretical itinerary:
Death Valley (2 days) Valley of Fire The White Dome (hike up and down via Squirrel Canyon) 4 nights in the Kanab-Page area Sedona (2 days) Route 66 Alabama Hills / Trona Pinnacles Drive back to SFO via Highway 1
That’s the plan, at least...
In reality, it turned into a whole different story. I learned that in February, you’ve got to be flexible—*very* flexible sometimes—to dodge the weather. Halfway through, a cold snap made our second week (planned 100% camping) impossible, completely upending the itinerary.
So, a huge thanks to PapJ59, Noyellebis, and especially Caribou44 and Simonic. 🙂 A thousand thanks for your quick responses, availability, and sound advice, which let us have an original and unforgettable second week—Organ Pipe Cactus NM, Yuma, Salvation Mountain, Anza Borrego SP, a palm grove in Joshua Tree, then back to SFO!! Without you, we’d have been miserable on the spot, but instead... 😇
A big shout-out to Thibaut and his famous blog (rightfully praised on VF—it’s one of the few that details Organ Pipe), to travel journal writers for inspiration in general, and to those who helped me prep or during the trip (journals by Pong, Hiacinthe, Zitounet, and Laetitia).
Now, for the story...
Les Australes: un archipel singulier et méconnu
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Hébergeriez-vous un inconnu?
Bonjour à tous
Hier, en fin de journée, il m'est arrivé une chose assez inhabituelle.
Un homme d'une quarantaine d'année a sonné à ma porte. Il portait un gros sac à dos, il était assez bien habillé (tenue sportive), il souriait et s'exprimait avec aisance. Il m'a expliqué qu'il voyageait à pied et dormait chez l'habitant. Je n'ai eu aucun doute sur sa bonne foi mais me suis de suite sentie mal à l'aise car je savais que je lui refuserais l'hospitalité. Et j'ai commencé à culpabiliser. Mais au lieu d'abréger la conversation j'ai à tapé la causette, je lui ai conseillé d'aller dans un autre quartier, moins "bourgeois" (c'est idiot je sais mais mes voisins sont du genre à se barricader), j'ai réfléchi à des foyers, j'ai pensé à des copains susceptibles de. Pour l'homme il n'était pas question de dormir dans un foyer, ce n'était pas dans sa façon de voyager, ce n'était pas son trip. Je lui ai dit la vérité, que j'étais seule ce soir là, que j'avais peur. Il a insisté voulant me montrer sa carte d'identité, me disant qu'il se caillait, qu'il allait être obligé de dormir dehors...etc. Puis il est parti. Pas très content. A mon avis il devait galérer depuis un moment.
J'ai repensé à tout ce que je lisais sur le forum. Dormir chez l'habitant, faire du couchsurfing, échanger les maisons...etc. Et dire que je fais partie de ceux qui trouvent ça bien !... Chez les autres ? 😊
Qu'auriez vous fait à ma place ?
Hier, en fin de journée, il m'est arrivé une chose assez inhabituelle.
Un homme d'une quarantaine d'année a sonné à ma porte. Il portait un gros sac à dos, il était assez bien habillé (tenue sportive), il souriait et s'exprimait avec aisance. Il m'a expliqué qu'il voyageait à pied et dormait chez l'habitant. Je n'ai eu aucun doute sur sa bonne foi mais me suis de suite sentie mal à l'aise car je savais que je lui refuserais l'hospitalité. Et j'ai commencé à culpabiliser. Mais au lieu d'abréger la conversation j'ai à tapé la causette, je lui ai conseillé d'aller dans un autre quartier, moins "bourgeois" (c'est idiot je sais mais mes voisins sont du genre à se barricader), j'ai réfléchi à des foyers, j'ai pensé à des copains susceptibles de. Pour l'homme il n'était pas question de dormir dans un foyer, ce n'était pas dans sa façon de voyager, ce n'était pas son trip. Je lui ai dit la vérité, que j'étais seule ce soir là, que j'avais peur. Il a insisté voulant me montrer sa carte d'identité, me disant qu'il se caillait, qu'il allait être obligé de dormir dehors...etc. Puis il est parti. Pas très content. A mon avis il devait galérer depuis un moment.
J'ai repensé à tout ce que je lisais sur le forum. Dormir chez l'habitant, faire du couchsurfing, échanger les maisons...etc. Et dire que je fais partie de ceux qui trouvent ça bien !... Chez les autres ? 😊
Qu'auriez vous fait à ma place ?
Découverte de l'Asie: Bali et Java, le bon choix?
Pour découvrir le continent asiatique l'été dernier (3 semaines en juillet-août 2017), nous avons hésité entre le Rajasthan, la Thaïlande, l'Indonésie ou les Philippines. « Nous », c'est une famille composée de 2 adultes (Guillaume, Laetitia) et 3 enfants (Maxime, Rachel et Timéo âgés alors de 12, 10 et 6 ans).
On a d'abord éliminé l'Inde, réputée trop marquante et « difficile » pour une première fois, puis la Thaïlande à cause de l'absence de volcans et d'une météo pouvant être capricieuse en juillet.
Comme on avait tous envie de découvrir des volcans et des rizières en terrasse, tout en bénéficiant d'une météo clémente, le choix final s'est porté sur Bali et Java.
Dans les incontournables programmés, il y a donc évidemment Bromo, Kawah Ijen et le Mont Batur, mais aussi la visite des rizières dans le secteur d'Ubud, Sidemen et Jatiluwih.
Ces différents sites et bien d'autres nous réserveront bien des surprises...
Programme théorique : Bali (11 jours) Nice – Istanbul – Jakarta - Denpasar 1 nuit Denpasar Pura Luhur Uluwatu – Puri Anyar - Pura Tanah Lot - Nuit Tanah Lot
Taman Ayun – Gorges Ayung – Goa Gajah- N1 Ubud
Boucle Ubud Nord – Ceking, Pura Gunung Kawi Sebatu, Tirta Empul, Gunung Kawi - N2 Ubud
Balade environs Ubud, Artisanat Mas, Forêt des Singes - N2 Ubud Taman Gili – Goa Lawah – Blue Lagoon - Pura Silayukti - Sidemen - N1 Sidemen Tenganan - Kusamba – balade rizières à Sidemen - N2 Sidemen Putung - Tirtagangga – snorkelling Epave Liberty - Amed - N1 et N2 Amed Amed - Pura Besakih – Lac Batur - Nuit Mont Batur Mont Batur- Rizières Jatiluwih - Pura Luhur Batukaru - Munduk - N1 Munduk Pura Ulun Danu Bratan – cascade Tanah Barak – Ecocafé – cascade Melanting- N2 Munduk Mangrove Banyuwedang – Pura Teluk Terima - Traversée vers Java- N1 Banyuwangi
Java (10 jours) Kawah Ijen - N2 Banyuwangi Route vers Bromo - Caldeira - 1 nuit Bromo Bromo – Surabaya - Yogyakarta - 1 nuit Yogyakarta Yogyakarta – En route vers Borobudur - 1 nuit Borobudur Villages autour de Borobudur - N1 village autour Borobudur
Mandala de Borobudur - N2 village autour BorobudurBorobudur - Yogyakarta - N1 Yogyakarta
Six semaines avant le départ, je me suis mis à potasser un manuel d'apprentissage rapide du bahasa (méthode Assimil), en prévision des 10 jours que nous souhaitions passer dans des coins moins touristiques. Le bahasa est une langue très facile à apprendre, la construction grammaticale est vraiment simple.
Même les enfants s'y sont un peu mis et au moment du départ, ils savaient se présenter et compter jusqu'à 1 million. Parce que vu la valeur de la Roupie, savoir compter jusqu'à 100 n'aurait pas servi à grand chose ! 😏 Ces 300-400 mots appris auront été parfaitement inutiles à Bali où beaucoup de vendeurs parlent (marchandent) même français 😮, mais utiles quelques fois à Java, sans être indispensables. Impressionnant d'ailleurs, le nombre de touristes français rencontrés à Bali.
Voiture avec ou sans chauffeur ? Pour beaucoup de primo-voyageurs en Asie, y compris moi, se pose ou s'est posée la question de rouler en Asie sans chauffeur. J'adore conduire et adopte sans problème une conduite très (trop) sportive, et c'est un peu pour ça que j'hésitais à louer une voiture sans chauffeur en me disant que j'arriverais bien à m'adapter.
Au bout de 5 mn sur la route à Denpasar, j'ai compris que cela aurait été une grossière erreur !! La première raison est que sur les routes indonésiennes, comme probablement dans d'autres pays asiatiques, c'est un énorme bordel organisé. Les premiers jours, même avec un chauffeur prudent, on ne compte plus les frayeurs entre les dépassements plus que limites de certains voitures, le non respect des priorités, les objets roulants pas franchement identifiés, les scooters ou vélos qui s'engagent sur la route sans même regarder s'il n'y aurait pas une voiture qui risque de les percuter... 😠
Honnêtement, ce n'est qu'au bout de 10 jours à observer tous les comportements que j'ai commencé à me dire qu'il est possible pour un européen à conduire seul. Mais, eh oui, le grand MAIS est qu'en conduisant, il est inconcevable de prendre du plaisir au volant et d'oser regarder les paysages. La concentration du chauffeur doit être maximale et celle du notre l'a été tout au long du voyage. Tant mieux pour nous d'ailleurs ! 😛
On s'est donc rabattu sur la location d'une voiture avec chauffeur en passant par André Sewatama, sur le compte duquel on avait lu pas mal d'avis positifs. On a pris la location pour 2 semaines : 10 jours à Bali et 4 jours à Java pour le Kawah Ijen, Bromo puis route jusqu'à la gare ferroviaire de Surabaya. Tout ceci pour un coût global de 860 € tout compris (voiture, chauffeur, frais de nuitée et frais de drop-off).
Le chauffeur, Wayan, a été vraiment très prudent et prévenant, mais il parlait très mal anglais. Si c'était à refaire, on aurait dépensé plus pour bénéficier des services d'un chauffeur parlant anglais, voire d'un guide-chauffeur. 😕
Un dernier point avant de débuter le récit, que j'avais totalement occulté avant qu'on ne parte, mais qui nous aurait guidé dans notre choix de destination : la densité de population... Pour rappel, en France : 113 hab/km². Cette densité est de 690 à Bali, 1060 à Java (encore pire) 😕, mais n'aurait été que de 135 en Thaïlande. D'autres valeurs pour nos destinations précédentes : Afrique du Sud 47, Utah 14, Arizona 23, Ecosse 67. Hum hum... On ne le sait pas encore, mais le dépaysement sera total à tous points de vue.
On a d'abord éliminé l'Inde, réputée trop marquante et « difficile » pour une première fois, puis la Thaïlande à cause de l'absence de volcans et d'une météo pouvant être capricieuse en juillet.
Comme on avait tous envie de découvrir des volcans et des rizières en terrasse, tout en bénéficiant d'une météo clémente, le choix final s'est porté sur Bali et Java.
Dans les incontournables programmés, il y a donc évidemment Bromo, Kawah Ijen et le Mont Batur, mais aussi la visite des rizières dans le secteur d'Ubud, Sidemen et Jatiluwih.
Ces différents sites et bien d'autres nous réserveront bien des surprises...
Programme théorique : Bali (11 jours) Nice – Istanbul – Jakarta - Denpasar 1 nuit Denpasar Pura Luhur Uluwatu – Puri Anyar - Pura Tanah Lot - Nuit Tanah Lot
Taman Ayun – Gorges Ayung – Goa Gajah- N1 Ubud
Boucle Ubud Nord – Ceking, Pura Gunung Kawi Sebatu, Tirta Empul, Gunung Kawi - N2 Ubud
Balade environs Ubud, Artisanat Mas, Forêt des Singes - N2 Ubud Taman Gili – Goa Lawah – Blue Lagoon - Pura Silayukti - Sidemen - N1 Sidemen Tenganan - Kusamba – balade rizières à Sidemen - N2 Sidemen Putung - Tirtagangga – snorkelling Epave Liberty - Amed - N1 et N2 Amed Amed - Pura Besakih – Lac Batur - Nuit Mont Batur Mont Batur- Rizières Jatiluwih - Pura Luhur Batukaru - Munduk - N1 Munduk Pura Ulun Danu Bratan – cascade Tanah Barak – Ecocafé – cascade Melanting- N2 Munduk Mangrove Banyuwedang – Pura Teluk Terima - Traversée vers Java- N1 Banyuwangi
Java (10 jours) Kawah Ijen - N2 Banyuwangi Route vers Bromo - Caldeira - 1 nuit Bromo Bromo – Surabaya - Yogyakarta - 1 nuit Yogyakarta Yogyakarta – En route vers Borobudur - 1 nuit Borobudur Villages autour de Borobudur - N1 village autour Borobudur
Mandala de Borobudur - N2 village autour BorobudurBorobudur - Yogyakarta - N1 Yogyakarta
Six semaines avant le départ, je me suis mis à potasser un manuel d'apprentissage rapide du bahasa (méthode Assimil), en prévision des 10 jours que nous souhaitions passer dans des coins moins touristiques. Le bahasa est une langue très facile à apprendre, la construction grammaticale est vraiment simple.
Même les enfants s'y sont un peu mis et au moment du départ, ils savaient se présenter et compter jusqu'à 1 million. Parce que vu la valeur de la Roupie, savoir compter jusqu'à 100 n'aurait pas servi à grand chose ! 😏 Ces 300-400 mots appris auront été parfaitement inutiles à Bali où beaucoup de vendeurs parlent (marchandent) même français 😮, mais utiles quelques fois à Java, sans être indispensables. Impressionnant d'ailleurs, le nombre de touristes français rencontrés à Bali.
Voiture avec ou sans chauffeur ? Pour beaucoup de primo-voyageurs en Asie, y compris moi, se pose ou s'est posée la question de rouler en Asie sans chauffeur. J'adore conduire et adopte sans problème une conduite très (trop) sportive, et c'est un peu pour ça que j'hésitais à louer une voiture sans chauffeur en me disant que j'arriverais bien à m'adapter.
Au bout de 5 mn sur la route à Denpasar, j'ai compris que cela aurait été une grossière erreur !! La première raison est que sur les routes indonésiennes, comme probablement dans d'autres pays asiatiques, c'est un énorme bordel organisé. Les premiers jours, même avec un chauffeur prudent, on ne compte plus les frayeurs entre les dépassements plus que limites de certains voitures, le non respect des priorités, les objets roulants pas franchement identifiés, les scooters ou vélos qui s'engagent sur la route sans même regarder s'il n'y aurait pas une voiture qui risque de les percuter... 😠
Honnêtement, ce n'est qu'au bout de 10 jours à observer tous les comportements que j'ai commencé à me dire qu'il est possible pour un européen à conduire seul. Mais, eh oui, le grand MAIS est qu'en conduisant, il est inconcevable de prendre du plaisir au volant et d'oser regarder les paysages. La concentration du chauffeur doit être maximale et celle du notre l'a été tout au long du voyage. Tant mieux pour nous d'ailleurs ! 😛
On s'est donc rabattu sur la location d'une voiture avec chauffeur en passant par André Sewatama, sur le compte duquel on avait lu pas mal d'avis positifs. On a pris la location pour 2 semaines : 10 jours à Bali et 4 jours à Java pour le Kawah Ijen, Bromo puis route jusqu'à la gare ferroviaire de Surabaya. Tout ceci pour un coût global de 860 € tout compris (voiture, chauffeur, frais de nuitée et frais de drop-off).
Le chauffeur, Wayan, a été vraiment très prudent et prévenant, mais il parlait très mal anglais. Si c'était à refaire, on aurait dépensé plus pour bénéficier des services d'un chauffeur parlant anglais, voire d'un guide-chauffeur. 😕
Un dernier point avant de débuter le récit, que j'avais totalement occulté avant qu'on ne parte, mais qui nous aurait guidé dans notre choix de destination : la densité de population... Pour rappel, en France : 113 hab/km². Cette densité est de 690 à Bali, 1060 à Java (encore pire) 😕, mais n'aurait été que de 135 en Thaïlande. D'autres valeurs pour nos destinations précédentes : Afrique du Sud 47, Utah 14, Arizona 23, Ecosse 67. Hum hum... On ne le sait pas encore, mais le dépaysement sera total à tous points de vue.
Voyage à Oman, du côté de Salalah?
Bonjour,
en passant voir une agence de voyage pour trouver un hotel où se poser une semaine au soleil en famille pendant les vacances de la Toussaint, avec possibilité de plonger, fin octobre.... elle m'a proposé Oman, du côté de Salalah.
J'avoue qu'elle m'a pas mal pris de cours car cette destination ne me dit rien 😊. Bon, j'ai un peu regarder ce qu'il en était, et ca a l'air d'avoir bonne réputation, et même c'est en plein essor...
Qu'en pensez-vous ? Salalah, c'est proche du Yemen donc ca m'inquiète un peu... Qui a-t-til à voir/faire dans le coin ?
Merci de vos retours
PS : des destinations chaudes pas trop loin de la France en octobre, ca court pas les rues... C'est un peu Oman ou Cap-Vert (dixit cette agence...)
en passant voir une agence de voyage pour trouver un hotel où se poser une semaine au soleil en famille pendant les vacances de la Toussaint, avec possibilité de plonger, fin octobre.... elle m'a proposé Oman, du côté de Salalah.
J'avoue qu'elle m'a pas mal pris de cours car cette destination ne me dit rien 😊. Bon, j'ai un peu regarder ce qu'il en était, et ca a l'air d'avoir bonne réputation, et même c'est en plein essor...
Qu'en pensez-vous ? Salalah, c'est proche du Yemen donc ca m'inquiète un peu... Qui a-t-til à voir/faire dans le coin ?
Merci de vos retours
PS : des destinations chaudes pas trop loin de la France en octobre, ca court pas les rues... C'est un peu Oman ou Cap-Vert (dixit cette agence...)
New York en famille (avril) + stopover en Islande
Bonjour,
C'est avec surprise que je me rends compte que j'ai oublié de faire un petit retour concernant mon voyage à New-York en avril 2018. Ayant eu pas mal d'informations ici, c'est normal de venir partager ce voyage avec vous.
Naissance du projet, préparatifs, ...
Nous sommes une petite famille de deux adultes et trois filles de 3, 7 et bientôt 9 ans à. Pas de grands voyageurs, nous avons rapidement fait maison + enfants!
Du coup, après quelques petits séjours on a pris goût pour les voyages. Le hic, c'est que l'on est à 5 maintenant et que ce n'est pas toujours évident. On a souvent droit au fameux : "Vous partez avec les enfants!? "
Ce voyage n'était pas prévu. A la base, on faisait des économies pour l'ouest américain(...). Hors, il fallait pour bien faire attendre 2020 afin d'avoir assez d'argent pour partir au moins trois semaines et surtout, que la plus petite puisse marcher bien plus que maintenant (5 ans c'est pas mal). → Finalement ce sera pour juillet 2019!
Début septembre, petit coup de pouce niveau finance, je lance (sans savoir pourquoi) l'idée de partir vers NY. Trop envie de partir aux USA et pas envie d'attendre. L'idée séduit madame. Quelques rapides calculs et quelques heures plus tard nous réservions rapidement via Icelandair. Pas plus cher, bonne compagnie et permettant de faire un stop-over en Islande. Mon pays de prédilection et déjà visité en famille en février 2016.
Pour la période, vu la météo chaude en été, on s'est décidé pour le congé de printemps. Ecole oblige.
Par la suite, nous avons réservé une dizaine d'hôtels sur Booking car il est très compliqué de trouver quelque chose pour 5. Heureusement qu'à cet âge ça ne prend pas trop de place (en théorie...). On s'est décidé pour l'hôtel afin de ne pas devoir faire le ménage, à manger et on ne trouvait rien de top en appartement. Louer chez les gens, on a vite compris qu'à cinq avec enfants c'était hors de prix et surtout, très peu de choix.
Etant notre premier voyage hors Europe avec les enfants, nous avons donc fait faire les passeports (budget de +/- 250€) ainsi que les Esta. Nous avons eu quelques "soucis" pour au final en faire 10 au lieu de 5 à cause de petites erreurs.
Au final, tout s'est bien passé! Immigration en 30 minutes....
(NB : numéro national en Belgique = numéro de registre national du verso de la carte).
Pour la suite, réservation en mars d'un pass chez "Build Your Own". C'est madame qui s'en est occupé. Plus ou moins 350€ pour tout le monde avec une journée de bus, les sciences naturelles, le musée des arts et le Top Of The Rock.
Réservation du parking à l'aéroport, de la navette (Van) chez Dial 7 (super top!).
Au niveau hôtel, nous ferons notre séjour au Hampton Inn Grand Central près des Nations Unies. Très bien situé, calme, propre, petit comme partout semble-t-il mais efficace. 2000 dollars TTC du 3 au 9 pour 5 personnes avec Petit-déjeuner. Sans surprise sur le prix final.
A ce stade, on est chaud pour partir à NY!
NB : je ne suis pas photographe et je n'ai pas pris le temps de prendre le temps de les prendre correctement...erreur retenue! 😇
C'est avec surprise que je me rends compte que j'ai oublié de faire un petit retour concernant mon voyage à New-York en avril 2018. Ayant eu pas mal d'informations ici, c'est normal de venir partager ce voyage avec vous.
Naissance du projet, préparatifs, ...
Nous sommes une petite famille de deux adultes et trois filles de 3, 7 et bientôt 9 ans à. Pas de grands voyageurs, nous avons rapidement fait maison + enfants!
Du coup, après quelques petits séjours on a pris goût pour les voyages. Le hic, c'est que l'on est à 5 maintenant et que ce n'est pas toujours évident. On a souvent droit au fameux : "Vous partez avec les enfants!? "
Ce voyage n'était pas prévu. A la base, on faisait des économies pour l'ouest américain(...). Hors, il fallait pour bien faire attendre 2020 afin d'avoir assez d'argent pour partir au moins trois semaines et surtout, que la plus petite puisse marcher bien plus que maintenant (5 ans c'est pas mal). → Finalement ce sera pour juillet 2019!
Début septembre, petit coup de pouce niveau finance, je lance (sans savoir pourquoi) l'idée de partir vers NY. Trop envie de partir aux USA et pas envie d'attendre. L'idée séduit madame. Quelques rapides calculs et quelques heures plus tard nous réservions rapidement via Icelandair. Pas plus cher, bonne compagnie et permettant de faire un stop-over en Islande. Mon pays de prédilection et déjà visité en famille en février 2016.
Pour la période, vu la météo chaude en été, on s'est décidé pour le congé de printemps. Ecole oblige.
Par la suite, nous avons réservé une dizaine d'hôtels sur Booking car il est très compliqué de trouver quelque chose pour 5. Heureusement qu'à cet âge ça ne prend pas trop de place (en théorie...). On s'est décidé pour l'hôtel afin de ne pas devoir faire le ménage, à manger et on ne trouvait rien de top en appartement. Louer chez les gens, on a vite compris qu'à cinq avec enfants c'était hors de prix et surtout, très peu de choix.
Etant notre premier voyage hors Europe avec les enfants, nous avons donc fait faire les passeports (budget de +/- 250€) ainsi que les Esta. Nous avons eu quelques "soucis" pour au final en faire 10 au lieu de 5 à cause de petites erreurs.
Au final, tout s'est bien passé! Immigration en 30 minutes....
(NB : numéro national en Belgique = numéro de registre national du verso de la carte).
Pour la suite, réservation en mars d'un pass chez "Build Your Own". C'est madame qui s'en est occupé. Plus ou moins 350€ pour tout le monde avec une journée de bus, les sciences naturelles, le musée des arts et le Top Of The Rock.
Réservation du parking à l'aéroport, de la navette (Van) chez Dial 7 (super top!).
Au niveau hôtel, nous ferons notre séjour au Hampton Inn Grand Central près des Nations Unies. Très bien situé, calme, propre, petit comme partout semble-t-il mais efficace. 2000 dollars TTC du 3 au 9 pour 5 personnes avec Petit-déjeuner. Sans surprise sur le prix final.
A ce stade, on est chaud pour partir à NY!
NB : je ne suis pas photographe et je n'ai pas pris le temps de prendre le temps de les prendre correctement...erreur retenue! 😇
Voyage en Chine avec une enfant de 8 ans
Bonjour
Je pars en Chine du 11 juillet arrivée à Pékin au 1 août départ de Shanghai.
Le programme n'est pas encore totalement caller, mais 4 jours à Pékin pour un départ en train le 16 juillet vers le ningxia puis train le 21 juillet pour la région de guilin.
Je suis preneur de conseil, astuce et destination. Je souhaite essayer deviteruau maximum la foule. Avec mes remerciements
Le programme n'est pas encore totalement caller, mais 4 jours à Pékin pour un départ en train le 16 juillet vers le ningxia puis train le 21 juillet pour la région de guilin.
Je suis preneur de conseil, astuce et destination. Je souhaite essayer deviteruau maximum la foule. Avec mes remerciements
Itinéraire trois semaines Pérou - La Paz
Hello,
Je planche sur mon prochain voyage de trois semaines, voici un itinéraire:
Jour 1, J2 : Cusco Jour 3:Cusco J4: Cusco J5: la vallée sacrée. J6: Visite du Machu Picchu J7: Ollantaytambo et Pisac > Arequipa J8: Arequipa J9: Arequipa J10:Puno Region ( frontiere bolivie ) J11La Paz J12, 13: Uyuni / lac gelée J14:Potosi J15, 1 :Sucre
J17, 18, 19: La Paz Je reste pas mal sur la vallée autours de Cusco pour le Pérou, pas envie de faire des allers et retours...
Je regarde pour les billets d'avions mais je suis surpris des tarifs...assez cher depuis Zurich, Genève ou Paris en septembre octobre...
Je planche sur mon prochain voyage de trois semaines, voici un itinéraire:
Jour 1, J2 : Cusco Jour 3:Cusco J4: Cusco J5: la vallée sacrée. J6: Visite du Machu Picchu J7: Ollantaytambo et Pisac > Arequipa J8: Arequipa J9: Arequipa J10:Puno Region ( frontiere bolivie ) J11La Paz J12, 13: Uyuni / lac gelée J14:Potosi J15, 1 :Sucre
J17, 18, 19: La Paz Je reste pas mal sur la vallée autours de Cusco pour le Pérou, pas envie de faire des allers et retours...
Je regarde pour les billets d'avions mais je suis surpris des tarifs...assez cher depuis Zurich, Genève ou Paris en septembre octobre...
Roadtrip: Toujours plus dans l'Ouest
Il est plus que temps pour moi de publier le carnet… de notre périple de l’été dernier… Gloups, j’avoue, sur ce coup-là, j’ai pris un peu de retard…
Essayons de gommer ce retard, c’est parti !
Voilà notre itinéraire en résumé :
10/06/17 : Paris SLC 11/06/17 : SLC et Bear River Migratory Refuge, nuit à Thayne 12/06/17 : Grand Teton, nuit à Jackson 13/06/17 : Grand Teton, Yellowstone, nuit à West Yellowstone 14 et 15/06 : Yellowstone, nuits à Gardiner 16 et 17/06 : Buffalo Bill Center of the West et Pow Wow, nuits à Cody 18/06/17 : Devil’s Canyon et Devil’s Tower, nuit à Hulett 19/06/17 : Spearfish Canyon, Deadwood, nuit à Sturgis 20/06/17 : Sturgis et Rapid City, nuit à Rapid City 21/06/17 : Badlands NP, nuit à Keystone 22/06/17 : Mt Rushmore NM, Custer SP, nuit à Custer 23/06/17 : Jewel Cave NM, Fort Laramie, nuit à Cheyenne 24/06/17 : Museum of Transportation à Denver, Outlets, nuit à Lakewood 25/06/17 : Georgetown Co, Silverthorne, Vail, nuit à Redstone Co 26/06/17 : Rando de Crystal Mill, nuit à Rifle 27/06/17 : Dinosaur NM, nuit à Vernal 28/06/17 : Fantasy Canyon, Flaming Gorge, nuit à Little America 29/06/17 : Lake Mary Trail, nuit à SLC 30/06/17 / SLC-Paris
A savoir également, on a procédé exactement comme d’habitude : c’est moi (GG) qui me suis collée à la définition de l’itinéraire en fonction de nos intérêts (randos moyennes, un peu de ville, un peu d’outlets), qui ai tout réservé en avance (hôtels, voiture via Alamo) et qui ai préparé le Roadbook qui nous permet d’être tranquilles une fois arrivés. Sur place, Steph est le seul conducteur, et je suis le copilote.
Voilà le programme tel qu’il était prévu, passons à la réalité !
Essayons de gommer ce retard, c’est parti !
Voilà notre itinéraire en résumé :
10/06/17 : Paris SLC 11/06/17 : SLC et Bear River Migratory Refuge, nuit à Thayne 12/06/17 : Grand Teton, nuit à Jackson 13/06/17 : Grand Teton, Yellowstone, nuit à West Yellowstone 14 et 15/06 : Yellowstone, nuits à Gardiner 16 et 17/06 : Buffalo Bill Center of the West et Pow Wow, nuits à Cody 18/06/17 : Devil’s Canyon et Devil’s Tower, nuit à Hulett 19/06/17 : Spearfish Canyon, Deadwood, nuit à Sturgis 20/06/17 : Sturgis et Rapid City, nuit à Rapid City 21/06/17 : Badlands NP, nuit à Keystone 22/06/17 : Mt Rushmore NM, Custer SP, nuit à Custer 23/06/17 : Jewel Cave NM, Fort Laramie, nuit à Cheyenne 24/06/17 : Museum of Transportation à Denver, Outlets, nuit à Lakewood 25/06/17 : Georgetown Co, Silverthorne, Vail, nuit à Redstone Co 26/06/17 : Rando de Crystal Mill, nuit à Rifle 27/06/17 : Dinosaur NM, nuit à Vernal 28/06/17 : Fantasy Canyon, Flaming Gorge, nuit à Little America 29/06/17 : Lake Mary Trail, nuit à SLC 30/06/17 / SLC-Paris
A savoir également, on a procédé exactement comme d’habitude : c’est moi (GG) qui me suis collée à la définition de l’itinéraire en fonction de nos intérêts (randos moyennes, un peu de ville, un peu d’outlets), qui ai tout réservé en avance (hôtels, voiture via Alamo) et qui ai préparé le Roadbook qui nous permet d’être tranquilles une fois arrivés. Sur place, Steph est le seul conducteur, et je suis le copilote.
Voilà le programme tel qu’il était prévu, passons à la réalité !
Séjour près de Hurghada sécurisé? (avec enfants)
Bonjour à tous ,
je découvre ce forum avec beaucoup d’intérêt🙂
Nous souhaitons partir mon épouse et mes deux enfants (17 et 13) dans un hôtel all in près de Hurghada en juillet . Le ministère des affaires étrangères déconseille de partir dans ce pays . ma question est donc pour vous ? le pays est il safe ou pas moins qu'ailleurs . Les occidentaux sont ils toujours les bienvenues ? ma question concerne aussi un tatouage que j'ai sur l'épaule. un aigle avec un drapeau américain . Cela ne risque t il pas de déranger la population locale ? 😇
Nous hésitons avec la Turquie,
Qu'en pensez vous ? merci déjà pour votre aide et vos réponses bonne soirée Cedric
Nous souhaitons partir mon épouse et mes deux enfants (17 et 13) dans un hôtel all in près de Hurghada en juillet . Le ministère des affaires étrangères déconseille de partir dans ce pays . ma question est donc pour vous ? le pays est il safe ou pas moins qu'ailleurs . Les occidentaux sont ils toujours les bienvenues ? ma question concerne aussi un tatouage que j'ai sur l'épaule. un aigle avec un drapeau américain . Cela ne risque t il pas de déranger la population locale ? 😇
Nous hésitons avec la Turquie,
Qu'en pensez vous ? merci déjà pour votre aide et vos réponses bonne soirée Cedric
Trois semaines au Vietnam
Nous souhaitons partager avec la communauté des voyageurs notre
itinéraire de 3 semaines au Vietnam, novembre 2017. Saïgon- Delta du Mékong - Hoï An - Hué - Treck à Sapa - Baie d’Halong- Hanoï
Vol Paris - Saïgon (HCMV) 515€/pers avec la Cathy Pacific.
Nous arrivons en soirée dans cette métropole. Bien sûr il fait déjà nuit. Nous avions réservé une voiture avec l’hôtel. Nous sommes immédiatement engloutis par le flot incessant des scooters. Il y en a partout et tout le monde klaxonne.Le chauffeur nous dépose donc directement au « Trip Writer Hôtel », très bien situé dans une rue calme mais proche du quartier des « routards » et de la rue D Bui Vien, la rue fêtarde. Heureusement notre hôtel est au calme, propre et l’accueil très sympa. 80€/3nuits. Visites: la poste (très belle, merci Gustave), le palais de la réunification(intéressant), le marché de Ben Thanh, le musée des beaux-arts et le musée de la guerre (attention images chocs, à éviter avec des enfants). On trouve beaucoup de « sky bars ». Nous avons fait le « chil sky bar ». L’endroit est sympa et la vue superbe la nuit. Bons cocktails pour 5/6€ en « happy hour ».
Delta du Mékong : Nous avions réservé un guide pour visiter le delta. Hieu (c’est son prénom) nous attend à l’arrivée du bus à My Tho. Nous voulions sortir des sentiers battus, avec Hieu nous n’avons pas été déçus. Il nous a préparé un super programme. Hieu est un guide parlant très bien français, cultivé, sympathique, souriant et a beaucoup d’humour. Je le recommanderais volontiers (coordonnées par mail si vous le souhaitez). Nous partons faire un tour de bateau sur le Mékong pour rejoindre un marché aux poissons. Nous sommes déjà au cœur de la population locale. Nous reprenons le bateau pour rejoindre une île où nous goûtons fruits et miel local. Nous enfourchons des vélos pour une balade dans les vergers de pamplemoussiers. Notre déjeuner fut délicieux avec en dessert « l’œuf du dragon ». Après une petite sieste hamac, nous reprenons les vélos pour faire un tour de sampan dans un arroyo. Nous n’avons pas croisé un touriste de la journée. Nous passons la nuit dans un homestay, chez Taï. Notre chambre est une petite cabane en bois et bambou sur pilotis. Le lendemain matin, nous changeons de monture. Cette fois nous prenons les scooters. Nous parcourons beaucoup de petites routes et chemins, et traversons plusieurs bras du fleuve en bac. Hieu ne manque jamais une occasion pour s’arrêter voir les gens œuvrer dans les champs. Les gens sont très souriants malgré leur tâche. On sent qu’ils ne sont pas blasés des touristes. Chaque arrêt aura été l’occasion de belles rencontres.Cette région est très riche : riz, noix de coco, longane, fruit du dragon, gingembre, piment, papaye, pamplemousse, etc... Nous visitons aussi une usine de fabrication de bâtons d’encens.Nous prenons le déjeuner dans la famille de Hieu. Nous passons une deuxième nuit chez Taï. Notre troisième jour avec Hieu nous mènera à Can Tho. Nous croisons aujourd’hui quelques touristes lors de visites de fabrication de bonbons, barrés de céréales... Nous traversons un marché où certains vendeurs proposent du serpent. Une voiture privée nous amène à Can Tho pour la nuit. La ville est plutôt agréable et s’étend le long du Mékong . Nous nous levons très tôt le lendemain car on veut aller voir le marché flottant de CAN Raï. Il faut 35mn de bateau pour s’y rendre. Une belle balade et de belles photos au lever du jour sur le marché. Après un petit déjeuner, Hieu nous dépose à l’aéroport d’où partira notre vol pour Danang. Merci Hieu pour ces jours passés avec toi. Prix du circuit privé : 455€/2pers tout compris sauf les boissons autres que l’eau.
Vol Can Tho - Danang avec Vietjet air 75$/2pers. Transfert pour Hoï An en voiture commandée à l’hôtel. Nous arrivons l’après-midi au Life Beach Hôtel (100€/3nuits) situ�� près de la plage d’An Bang à 3kms du centre ville. L’hôtel est très bien: belle chambre propre avec SDB à l’air libre , petite piscine, bon petit déjeuner. Pour rejoindre le centre ville, c’est taxi (90000vnd/trajet) ou location de scooter (80000vnd/jour). La ville est belle mais bien sûr envahie de touristes. On peut acheter des coupons (120000vnd/5 coupons) pour visiter différents sites à choisir dans une liste au gré de vos envies. Il faut voir la ville s’illuminer le soir. C’est magnifique. Le soir nous prenons un petit cocktail et notre dîner au Soul Kitchen dans une petite cahute donnant sur la mer.
Transfert Hoï An - Hué en bus couchette réservé avec l’hôtel. Nous arrivons à l’ Orchid Hôtel en début d’après-midi: très belle chambre au septième ciel, euh! étage avec lit rond et jacuzzi dans la chambre. La classe pour 28€/nuit petit déjeuner compris. Nous visitons la cité impériale (150000vnd/pers). Le site est très beau malgré les souffrances endurées pendant la guerre et les intempéries. Autour de Hué, on peut aller voir plusieurs mausolées mais nous, nous n’aurons pas assez de temps pour le faire.
Vol Hué- Hanoi avec Vietjet air. 65$/2pers. Pour rejoindre le centre ville (gare) nous prenons le bus nº86, 30000vdn/pers. L’aéroport est à 30kms. Nous rejoignons notre hôtel, le Hanoi Sky Hôtel (28€/nuit). Hanoi n’a rien à envier à HCMV en terme de circulation de scooters. C’est aussi une vraie fourmilière. Mais le week-end, autour du lac Hoan Kiem, la circulation est interdite à tous véhicules. Que du bonheur ! Beaucoup de monde déambule . Certains jouent à divers jeux, se prennent en photo, dansent, chantent... c’est très animé et joyeux. Le samedi matin, nous visitons le très beau temple de la littérature (30000vdn/pers). L’après-midi nous nous promenons dans le quartier des 36 corporations. Le soir nous nous rendons à la gare pour prendre le train de nuit pour Lao Caï. Nous sommes 4 par compartiment et le confort est correct.
Nous avions choisi de réserver un guide pour visiter la région de Sapa auprès de l’agence Sapatourisme.com. Notre guide nous attend à la gare. Nous prenons un petit déjeuner dans un resto proche. Puis une voiture privée nous emmène à Bac Ha. Nous voulions absolument venir un dimanche car c’est le jour du marché. Le moment fut exceptionnel. Sur ce marché, on y vend de tout: légumes et fruits , vêtements, objets tissés mais aussi coqs, canards, cochons, buffles, oiseaux, etc.. Mais surtout on y rencontre les minorités ethniques. Les habits des femmes sont colorés. Elles sont belles. L’animation est partout. Ce marché restera sûrement l’un des grands moments de notre voyage. Après déjeuner nous allons visiter des petits villages alentour où vivent des "Hmong fleur" et des Tays. En fin d’après-midi nous prenons la direction de Sapa pour une nuit à l’hôtel. Le dîner du soir n’étant pas compris nous avons cherché un restaurant. Il faut bien choisir son lieu de restauration car nous on s’est planté. C’est la seule fois qu’on a mal mangé au au Vietnam. Le lendemain matin notre guide vient nous chercher à 9h pour prendre la direction en voiture privée du petit village de Ta Van où se situe le départ de notre Trek. Les chemins sont boueux et très glissant. Trois femmes hmongs décident de nous accompagner. Leur aide fut précieuse par moment tellement ça glisse. Elles ont dans leur panier, divers objets tissés. Et bien sûr en arrivant à la pause déjeuner elles essayent de vendre. Pour leurs services, nous leur achetons un petit sac à chacune. Après déjeuner nous reprenons la marche jusqu’au village de Seo Trung Ho où vit une famille de Dzao rouge qui nous accueillera pour la nuit. Dans la journée notre guide nous avait proposé un bain avec des herbes médicinales. Nous avons accepté sans savoir à quoi s’attendre (150000vnd/pers). La maison est très rustique. On cuisine au feu de bois, assis sur de petits sièges en bois. Avant dîner, notre bain nous attend. Deux draps tendus servent de paravent et plouf! dans la barrique ronde en bois (elle aussi). Un grand moment ! Que du bonheur. Nous dînons en compagnie de nos hôtes. Toute la famille est réunie autour de la table où sont posés divers plats savoureux et copieux, le tout arrosé d’alcool de riz. La soirée fut joyeuse. Sou-sou, un autre guide était présent aussi ce soir là et il a mis une belle ambiance en reprenant plusieurs chansons françaises. Le couchage est très Roots mais cette soirée restera inoubliable. Le lendemain matin nous reprenons le trek. Malheureusement comme la veille il y a beaucoup de brouillard , il est difficile de voir les paysages. Cette frustration est compensée par notre belle soirée de la veille. En descendant la visibilité devient meilleure, nous traverserons plusieurs hameaux où nous ferons de très belles rencontres et visiterons aussi quelques écoles. Le soir on nous ramène à Lao Caï d’où part le train pour Hanoï. Prix : 510€/2pers avec guide privé (tout compris sauf le dîner à Sapa et les consommations lors des repas).
Nous arrivons au petit matin à Hanoi. Nous prenons le bus pour l’île de Cat Ba. Départ 7h30; arrivée 11h30. 12€50/pers/trajet. Le bus nous dépose devant notre hôtel, le Cat Ba Central Hôtel au confort et à la propreté très sommaires mais pour 10€/nuit, on ne peut pas être trop exigeant. Par contre il est très bien situé. Nous louons un scooter pour aller voir le parc naturel. Pour atteindre un point de vue intéressant il faut effectuer une ascension assez périlleuse. Nous voulions aller visiter l’hôpital cave, mais la nuit commence déjà à tomber. Rouler la nuit c’est trop dangereux nous rentrons au centre-ville.
Baie d’Halong. Nous avions réservé un bateau pour aller sur cette baie légendaire. C’est le Hoang Bao qui nous accueille à son bord. Comme prévu nous sommes les seuls passagers car le prix nous semblait correct : 315€/2pers/2nuits3jours. Comme d’habitude tout est compris sauf les boissons. Nous larguons les amarres vers 9h30. Notre bateau est rustique et le confort sommaire mais ce n’est pas grave, il a l’air solide. Seule déception, le ciel est gris et il fait froid mais il n’y a pas de brouillard. Dès le début nous comprenons qu’on va en prendre plein les yeux. Nous nous installons sur le pont pour jouir du paysage, bien couverts et sous une couverture bien épaisse. Nous passons près de maisons sur l’eau. Les habitants pratiquent l’élevage de poissons et la pêche, of course . Après quelques ronds dans l’eau, on nous propose d’aller faire du kayak. Déjà plusieurs personnes pagayent dans le coin. On n’est pas trop motivé au début car ça caille quand même. Mais une fois installés dans notre frêle embarcation, on touche l’eau avec la main et on se rend compte qu’elle est chaude, probablement autour de 25º. Finalement c’est sympa ce tour en kayak. Nous retournons sur notre yacht (ça y est, je me la pête) pour aller visiter une ferme d’huîtres perlières. Beaucoup de bateaux y amènent les touristes pour essayer de leur vendre des bijoux perlés. Nous repartons pour rejoindre notre point d’ancrage pour la nuit. Nous sommes entourés de pics rocheux majestueux, comme pris au piège. Cette baie semble sans issue mais puisqu’on est rentré, on devrait pouvoir sortir. Le dîner est servi tôt, 18h00. C’est encore un très bon repas avec en vrac , huîtres, concombres, frites, nems, beignets de poisson, poulet cuisiné avec herbes, oignons et gingembre...et bien sûr le riz. On a toujours bien mangé sur ce bateau. Au moment d’aller se coucher, on s’installe sous deux grosses couvertures car évidemment il n’y a pas de chauffage. A part quelques claquements de fenêtre qui furent gênants, nous avons passé une bonne nuit. Quel émerveillement de se réveiller au milieu de ce paysage! C’est fascinant. Il fait encore plus froid ce matin. Pas d’eau chaude pour la douche, l’homme de bord nous tends un thermos rempli d’eau bouillante. Une petite toilette suffira ce matin. A 9h00, l’ancre est levée et en route pour de nouvelles aventures. Nous nous arrêtons devant une île occupée par une colonie de singes rares. C’est amusant de les voir évoluer dans leur espace naturel. L’après-midi nous allons faire du kayak. C’est bizarre de passer sous une grotte creusée sous la roche. Parfois on rentre dans le noir complet et quelques coups de pagaies plus tard, on débouche dans une sorte de cirque, comme un lac entouré de montagnes. Le silence est complet. C’est magique, nous sommes comme seuls au monde. Parfois on entend du bruit dans les arbres. Probablement que des singes nous espionnent. Deuxième nuit à bord. Notre bateau a besoin d’essence. Nous nous arrêtons à un endroit où ils pratiquent aussi l’élevage de poissons. Nous voyons de beaux spécimen, notamment une sorte de silure d’au moins 50kg. Belle bête ! Nous profitons pleinement du paysage. L’ après-midi la marée baisse et laisse apparaître sous les rochers de multiples cavités. L’érosion est évidente mais elle rend les rochers encore plus beaux. Comme convenu, nous rentrons au port de Cat Ba vers 15h. Notre bus pour retourner à Hanoi part à 16h.
Hanoi. Le bus ne peut nous déposer devant notre hôtel car il est situé dans une ruelle. Le jeune homme qui accompagne le bus nous propose gentiment de nous guider. Sympa, il prend même l’un de nos sacs à dos. Nous logeons au Serenity Hôtel, très bien placé, au calme, très propre et confortable. Prix :74€/3nuits. C’est notre deuxième passage à Hanoi et à chaque fois ce fut un week-end. Et donc, la circulation est interdite autour du lac. Nous retrouvons l’ambiance festive que nous connaissions. Le lendemain nous nous levons tôt pour aller voir le marché de Dong Xuan. Nous nous sentons moins sollicités qu’à celui de Saïgon et nous pouvons déambuler tranquillement. Nous en profitons pour acheter divers épices et du poivre. Le midi, nous déjeunons dans une gargote spécialisée dans le bun cha. C’est de la viande grillée servie dans un bol de bouillon et des légumes. Sur la table se trouve des nouilles de riz, diverses herbes, piments et ail. Chacun fait sa préparation. C’est très convivial. Nous rencontrons deux jeunes japonaises sympas. L’après-midi nous visitons une ancienne prison construite par les français pendant la colonisation. La propagande est partout. On peut voir les mauvaises conditions dans lesquelles étaient détenus les réfractaires au régime colonial et aussi une guillotine. Par contre on essaie de nous faire croire que les américains détenus pendant la guerre, étaient ici presque en camp de vacances. On voit des photographies où ils jouent au basket ou au volley-ball. On leur aurait même remis un petit sac et quelques cadeaux quand ils furent libérés après la guerre. John Mcain y a été prisonnier. Chacun arrange l’histoire à sa sauce. Les américains ne font rien d’autre avec leur films sur la guerre du Vietnam. Entrée 30000vnd/pers. Ensuite nous visitons le temple Ngoc Son qui se situe sur le lac, un charmant petit pont en permet l’accès. L’endroit est très plaisant mais un peu trop surpeuplé en ce dimanche après-midi. Entrée 30000vnd/pers. Pour dîner, nous renouvelons l’expérience de la veille, c’est à dire qu’on s’installe dans la rue, sur les fameux tabourets en plastique, pour déguster une soupe de riz. Il s’agit donc d’une soupe un peu gluante dans laquelle trempe des morceaux de viande et des petits morceaux de pâte de riz frit. Ce n’est pas de la grande cuisine mais le goût est bon. Pour continuer la soirée, nous allons voir un spectacle de marionnettes sur l’eau. C’est une curiosité typique du Vietnam. Les personnages évoluent à la surface de l’eau, manipulées par des personnes à l’aide de longues perches en bambou dissimulées sous l’eau. Le spectacle est accompagné par des musiciens et des chanteuses traditionnels. Le lendemain matin, nous partons en excursion dans la baie d’Halong terrestre. Nous avions réservé cette journée dans une agence à Hanoï qui nous promettait un trajet d’1h30 pour rejoindre Tam Coc. En fait il nous aura fallu 1h de plus. Nous voici embarqué dans un mini-bus avec une dizaine de personnes et un guide qui ne parle qu’en anglais. Nous commençons par le découverte d’un joli temple encore occupé par des moines bouddhistes et c’est déjà l’heure du déjeuner. Nous nous retrouvons dans une sorte de self surpeuplé de touristes comme nous. On se dit que ça va être comme ça toute la journée. Après déjeuner, comme promis, nous partons faire un tour de vélo. On s’attendait à pédaler sur des petites routes bucoliques entourées de rizières mais en fait la route est aussi fréquentée par les voitures et les bus. C’est un peu décevant. Nous arrivons sur le site d’un autre temple accroché à une falaise. Des scènes du film « Indochine » y ont été tournées. Ensuite nous partons faire LE tour en barque. Les paysages sont magnifiques mais c’est l’autoroute à barques. Ça gâche un peu la magie des lieux tous ces touristes avec leurs gilets oranges. Nous passons sous plusieurs grottes. Arrivés au bout du circuit, là où toutes les barques font demi-tour, on se fait quasiment racketter par plusieurs femmes qui ont toutes quelque chose à vendre. Nous avons quand même acheté une canette d’une boisson énergisante pour la rameuse, sous la pression d’une vendeuse. De retour à notre point de départ, la rameuse n’oublie pas de réclamer son pourboire. Finalement cette excursion nous laissera un sentiment mitigé et de touristes vaches à lait. Cela nous conforte dans notre choix de voyager seuls. Pour apprécier le site de Tam Coc, il aurait fallu y être dès 8h00, avant l’arrivée des groupes dont nous faisions partie. Cela nous servira de leçon. Pour notre dernier jour à Hanoï, nous retournons au marché de Dong Xuan et déambulons dans les ruelles déjà très animées le matin. C’est une curiosité de voir les vietnamiens vivent. Les villes sont sales et les mesures d’hygiène inexistantes. La conversation de la viande semble très hypothétique et est découpée sur de petits billots posés à même le sol. Nous avons mangé beaucoup de spécialités dans des gargotes pas toujours clean, goûter des fruits et légumes lavés on ne sait comment, dégusté des fruits de mer non cuits et malgré tout ça nous n’avons jamais été malades. Les scooters nous auront souvent étonné. Nous avons vu des chargements incroyables : plusieurs dizaines de kilos de marchandises entassées sur une hauteur impressionnante, barres métalliques de plusieurs mètres de long installées de chaque côté du conducteur qui essaie de les retenir avec ses jambes, 4 ou 5 personnes sur le même engin, et même un sapin de Noël avec boules et guirlandes installé à la place du passager.
Ce voyage au Vietnam, que nous abordions avec quelques réticences, se révélera être un de nos plus beau. Le fait d’avoir un guide dans le delta du Mékong et lors du trek à Sapa, a contribué à sa bonne qualité. Hieu d’abord, avec son très bon français et son humour. Il a été une source d’information intarissable et a su nous mettre au contact direct les vietnamiens grâce à son itinéraire « hors des sentiers battus ». Chu, ensuite, notre guide hmong noir, qui nous a patiemment attendu quand nous peinions sur les chemins boueux autour de Sapa. Les rencontres avec les minorités ethniques resteront des moments forts et la soirée dans la famille dzao rouge a été un instant de total immersion.
itinéraire de 3 semaines au Vietnam, novembre 2017. Saïgon- Delta du Mékong - Hoï An - Hué - Treck à Sapa - Baie d’Halong- Hanoï
Vol Paris - Saïgon (HCMV) 515€/pers avec la Cathy Pacific.
Nous arrivons en soirée dans cette métropole. Bien sûr il fait déjà nuit. Nous avions réservé une voiture avec l’hôtel. Nous sommes immédiatement engloutis par le flot incessant des scooters. Il y en a partout et tout le monde klaxonne.Le chauffeur nous dépose donc directement au « Trip Writer Hôtel », très bien situé dans une rue calme mais proche du quartier des « routards » et de la rue D Bui Vien, la rue fêtarde. Heureusement notre hôtel est au calme, propre et l’accueil très sympa. 80€/3nuits. Visites: la poste (très belle, merci Gustave), le palais de la réunification(intéressant), le marché de Ben Thanh, le musée des beaux-arts et le musée de la guerre (attention images chocs, à éviter avec des enfants). On trouve beaucoup de « sky bars ». Nous avons fait le « chil sky bar ». L’endroit est sympa et la vue superbe la nuit. Bons cocktails pour 5/6€ en « happy hour ».
Delta du Mékong : Nous avions réservé un guide pour visiter le delta. Hieu (c’est son prénom) nous attend à l’arrivée du bus à My Tho. Nous voulions sortir des sentiers battus, avec Hieu nous n’avons pas été déçus. Il nous a préparé un super programme. Hieu est un guide parlant très bien français, cultivé, sympathique, souriant et a beaucoup d’humour. Je le recommanderais volontiers (coordonnées par mail si vous le souhaitez). Nous partons faire un tour de bateau sur le Mékong pour rejoindre un marché aux poissons. Nous sommes déjà au cœur de la population locale. Nous reprenons le bateau pour rejoindre une île où nous goûtons fruits et miel local. Nous enfourchons des vélos pour une balade dans les vergers de pamplemoussiers. Notre déjeuner fut délicieux avec en dessert « l’œuf du dragon ». Après une petite sieste hamac, nous reprenons les vélos pour faire un tour de sampan dans un arroyo. Nous n’avons pas croisé un touriste de la journée. Nous passons la nuit dans un homestay, chez Taï. Notre chambre est une petite cabane en bois et bambou sur pilotis. Le lendemain matin, nous changeons de monture. Cette fois nous prenons les scooters. Nous parcourons beaucoup de petites routes et chemins, et traversons plusieurs bras du fleuve en bac. Hieu ne manque jamais une occasion pour s’arrêter voir les gens œuvrer dans les champs. Les gens sont très souriants malgré leur tâche. On sent qu’ils ne sont pas blasés des touristes. Chaque arrêt aura été l’occasion de belles rencontres.Cette région est très riche : riz, noix de coco, longane, fruit du dragon, gingembre, piment, papaye, pamplemousse, etc... Nous visitons aussi une usine de fabrication de bâtons d’encens.Nous prenons le déjeuner dans la famille de Hieu. Nous passons une deuxième nuit chez Taï. Notre troisième jour avec Hieu nous mènera à Can Tho. Nous croisons aujourd’hui quelques touristes lors de visites de fabrication de bonbons, barrés de céréales... Nous traversons un marché où certains vendeurs proposent du serpent. Une voiture privée nous amène à Can Tho pour la nuit. La ville est plutôt agréable et s’étend le long du Mékong . Nous nous levons très tôt le lendemain car on veut aller voir le marché flottant de CAN Raï. Il faut 35mn de bateau pour s’y rendre. Une belle balade et de belles photos au lever du jour sur le marché. Après un petit déjeuner, Hieu nous dépose à l’aéroport d’où partira notre vol pour Danang. Merci Hieu pour ces jours passés avec toi. Prix du circuit privé : 455€/2pers tout compris sauf les boissons autres que l’eau.
Vol Can Tho - Danang avec Vietjet air 75$/2pers. Transfert pour Hoï An en voiture commandée à l’hôtel. Nous arrivons l’après-midi au Life Beach Hôtel (100€/3nuits) situ�� près de la plage d’An Bang à 3kms du centre ville. L’hôtel est très bien: belle chambre propre avec SDB à l’air libre , petite piscine, bon petit déjeuner. Pour rejoindre le centre ville, c’est taxi (90000vnd/trajet) ou location de scooter (80000vnd/jour). La ville est belle mais bien sûr envahie de touristes. On peut acheter des coupons (120000vnd/5 coupons) pour visiter différents sites à choisir dans une liste au gré de vos envies. Il faut voir la ville s’illuminer le soir. C’est magnifique. Le soir nous prenons un petit cocktail et notre dîner au Soul Kitchen dans une petite cahute donnant sur la mer.
Transfert Hoï An - Hué en bus couchette réservé avec l’hôtel. Nous arrivons à l’ Orchid Hôtel en début d’après-midi: très belle chambre au septième ciel, euh! étage avec lit rond et jacuzzi dans la chambre. La classe pour 28€/nuit petit déjeuner compris. Nous visitons la cité impériale (150000vnd/pers). Le site est très beau malgré les souffrances endurées pendant la guerre et les intempéries. Autour de Hué, on peut aller voir plusieurs mausolées mais nous, nous n’aurons pas assez de temps pour le faire.
Vol Hué- Hanoi avec Vietjet air. 65$/2pers. Pour rejoindre le centre ville (gare) nous prenons le bus nº86, 30000vdn/pers. L’aéroport est à 30kms. Nous rejoignons notre hôtel, le Hanoi Sky Hôtel (28€/nuit). Hanoi n’a rien à envier à HCMV en terme de circulation de scooters. C’est aussi une vraie fourmilière. Mais le week-end, autour du lac Hoan Kiem, la circulation est interdite à tous véhicules. Que du bonheur ! Beaucoup de monde déambule . Certains jouent à divers jeux, se prennent en photo, dansent, chantent... c’est très animé et joyeux. Le samedi matin, nous visitons le très beau temple de la littérature (30000vdn/pers). L’après-midi nous nous promenons dans le quartier des 36 corporations. Le soir nous nous rendons à la gare pour prendre le train de nuit pour Lao Caï. Nous sommes 4 par compartiment et le confort est correct.
Nous avions choisi de réserver un guide pour visiter la région de Sapa auprès de l’agence Sapatourisme.com. Notre guide nous attend à la gare. Nous prenons un petit déjeuner dans un resto proche. Puis une voiture privée nous emmène à Bac Ha. Nous voulions absolument venir un dimanche car c’est le jour du marché. Le moment fut exceptionnel. Sur ce marché, on y vend de tout: légumes et fruits , vêtements, objets tissés mais aussi coqs, canards, cochons, buffles, oiseaux, etc.. Mais surtout on y rencontre les minorités ethniques. Les habits des femmes sont colorés. Elles sont belles. L’animation est partout. Ce marché restera sûrement l’un des grands moments de notre voyage. Après déjeuner nous allons visiter des petits villages alentour où vivent des "Hmong fleur" et des Tays. En fin d’après-midi nous prenons la direction de Sapa pour une nuit à l’hôtel. Le dîner du soir n’étant pas compris nous avons cherché un restaurant. Il faut bien choisir son lieu de restauration car nous on s’est planté. C’est la seule fois qu’on a mal mangé au au Vietnam. Le lendemain matin notre guide vient nous chercher à 9h pour prendre la direction en voiture privée du petit village de Ta Van où se situe le départ de notre Trek. Les chemins sont boueux et très glissant. Trois femmes hmongs décident de nous accompagner. Leur aide fut précieuse par moment tellement ça glisse. Elles ont dans leur panier, divers objets tissés. Et bien sûr en arrivant à la pause déjeuner elles essayent de vendre. Pour leurs services, nous leur achetons un petit sac à chacune. Après déjeuner nous reprenons la marche jusqu’au village de Seo Trung Ho où vit une famille de Dzao rouge qui nous accueillera pour la nuit. Dans la journée notre guide nous avait proposé un bain avec des herbes médicinales. Nous avons accepté sans savoir à quoi s’attendre (150000vnd/pers). La maison est très rustique. On cuisine au feu de bois, assis sur de petits sièges en bois. Avant dîner, notre bain nous attend. Deux draps tendus servent de paravent et plouf! dans la barrique ronde en bois (elle aussi). Un grand moment ! Que du bonheur. Nous dînons en compagnie de nos hôtes. Toute la famille est réunie autour de la table où sont posés divers plats savoureux et copieux, le tout arrosé d’alcool de riz. La soirée fut joyeuse. Sou-sou, un autre guide était présent aussi ce soir là et il a mis une belle ambiance en reprenant plusieurs chansons françaises. Le couchage est très Roots mais cette soirée restera inoubliable. Le lendemain matin nous reprenons le trek. Malheureusement comme la veille il y a beaucoup de brouillard , il est difficile de voir les paysages. Cette frustration est compensée par notre belle soirée de la veille. En descendant la visibilité devient meilleure, nous traverserons plusieurs hameaux où nous ferons de très belles rencontres et visiterons aussi quelques écoles. Le soir on nous ramène à Lao Caï d’où part le train pour Hanoï. Prix : 510€/2pers avec guide privé (tout compris sauf le dîner à Sapa et les consommations lors des repas).
Nous arrivons au petit matin à Hanoi. Nous prenons le bus pour l’île de Cat Ba. Départ 7h30; arrivée 11h30. 12€50/pers/trajet. Le bus nous dépose devant notre hôtel, le Cat Ba Central Hôtel au confort et à la propreté très sommaires mais pour 10€/nuit, on ne peut pas être trop exigeant. Par contre il est très bien situé. Nous louons un scooter pour aller voir le parc naturel. Pour atteindre un point de vue intéressant il faut effectuer une ascension assez périlleuse. Nous voulions aller visiter l’hôpital cave, mais la nuit commence déjà à tomber. Rouler la nuit c’est trop dangereux nous rentrons au centre-ville.
Baie d’Halong. Nous avions réservé un bateau pour aller sur cette baie légendaire. C’est le Hoang Bao qui nous accueille à son bord. Comme prévu nous sommes les seuls passagers car le prix nous semblait correct : 315€/2pers/2nuits3jours. Comme d’habitude tout est compris sauf les boissons. Nous larguons les amarres vers 9h30. Notre bateau est rustique et le confort sommaire mais ce n’est pas grave, il a l’air solide. Seule déception, le ciel est gris et il fait froid mais il n’y a pas de brouillard. Dès le début nous comprenons qu’on va en prendre plein les yeux. Nous nous installons sur le pont pour jouir du paysage, bien couverts et sous une couverture bien épaisse. Nous passons près de maisons sur l’eau. Les habitants pratiquent l’élevage de poissons et la pêche, of course . Après quelques ronds dans l’eau, on nous propose d’aller faire du kayak. Déjà plusieurs personnes pagayent dans le coin. On n’est pas trop motivé au début car ça caille quand même. Mais une fois installés dans notre frêle embarcation, on touche l’eau avec la main et on se rend compte qu’elle est chaude, probablement autour de 25º. Finalement c’est sympa ce tour en kayak. Nous retournons sur notre yacht (ça y est, je me la pête) pour aller visiter une ferme d’huîtres perlières. Beaucoup de bateaux y amènent les touristes pour essayer de leur vendre des bijoux perlés. Nous repartons pour rejoindre notre point d’ancrage pour la nuit. Nous sommes entourés de pics rocheux majestueux, comme pris au piège. Cette baie semble sans issue mais puisqu’on est rentré, on devrait pouvoir sortir. Le dîner est servi tôt, 18h00. C’est encore un très bon repas avec en vrac , huîtres, concombres, frites, nems, beignets de poisson, poulet cuisiné avec herbes, oignons et gingembre...et bien sûr le riz. On a toujours bien mangé sur ce bateau. Au moment d’aller se coucher, on s’installe sous deux grosses couvertures car évidemment il n’y a pas de chauffage. A part quelques claquements de fenêtre qui furent gênants, nous avons passé une bonne nuit. Quel émerveillement de se réveiller au milieu de ce paysage! C’est fascinant. Il fait encore plus froid ce matin. Pas d’eau chaude pour la douche, l’homme de bord nous tends un thermos rempli d’eau bouillante. Une petite toilette suffira ce matin. A 9h00, l’ancre est levée et en route pour de nouvelles aventures. Nous nous arrêtons devant une île occupée par une colonie de singes rares. C’est amusant de les voir évoluer dans leur espace naturel. L’après-midi nous allons faire du kayak. C’est bizarre de passer sous une grotte creusée sous la roche. Parfois on rentre dans le noir complet et quelques coups de pagaies plus tard, on débouche dans une sorte de cirque, comme un lac entouré de montagnes. Le silence est complet. C’est magique, nous sommes comme seuls au monde. Parfois on entend du bruit dans les arbres. Probablement que des singes nous espionnent. Deuxième nuit à bord. Notre bateau a besoin d’essence. Nous nous arrêtons à un endroit où ils pratiquent aussi l’élevage de poissons. Nous voyons de beaux spécimen, notamment une sorte de silure d’au moins 50kg. Belle bête ! Nous profitons pleinement du paysage. L’ après-midi la marée baisse et laisse apparaître sous les rochers de multiples cavités. L’érosion est évidente mais elle rend les rochers encore plus beaux. Comme convenu, nous rentrons au port de Cat Ba vers 15h. Notre bus pour retourner à Hanoi part à 16h.
Hanoi. Le bus ne peut nous déposer devant notre hôtel car il est situé dans une ruelle. Le jeune homme qui accompagne le bus nous propose gentiment de nous guider. Sympa, il prend même l’un de nos sacs à dos. Nous logeons au Serenity Hôtel, très bien placé, au calme, très propre et confortable. Prix :74€/3nuits. C’est notre deuxième passage à Hanoi et à chaque fois ce fut un week-end. Et donc, la circulation est interdite autour du lac. Nous retrouvons l’ambiance festive que nous connaissions. Le lendemain nous nous levons tôt pour aller voir le marché de Dong Xuan. Nous nous sentons moins sollicités qu’à celui de Saïgon et nous pouvons déambuler tranquillement. Nous en profitons pour acheter divers épices et du poivre. Le midi, nous déjeunons dans une gargote spécialisée dans le bun cha. C’est de la viande grillée servie dans un bol de bouillon et des légumes. Sur la table se trouve des nouilles de riz, diverses herbes, piments et ail. Chacun fait sa préparation. C’est très convivial. Nous rencontrons deux jeunes japonaises sympas. L’après-midi nous visitons une ancienne prison construite par les français pendant la colonisation. La propagande est partout. On peut voir les mauvaises conditions dans lesquelles étaient détenus les réfractaires au régime colonial et aussi une guillotine. Par contre on essaie de nous faire croire que les américains détenus pendant la guerre, étaient ici presque en camp de vacances. On voit des photographies où ils jouent au basket ou au volley-ball. On leur aurait même remis un petit sac et quelques cadeaux quand ils furent libérés après la guerre. John Mcain y a été prisonnier. Chacun arrange l’histoire à sa sauce. Les américains ne font rien d’autre avec leur films sur la guerre du Vietnam. Entrée 30000vnd/pers. Ensuite nous visitons le temple Ngoc Son qui se situe sur le lac, un charmant petit pont en permet l’accès. L’endroit est très plaisant mais un peu trop surpeuplé en ce dimanche après-midi. Entrée 30000vnd/pers. Pour dîner, nous renouvelons l’expérience de la veille, c’est à dire qu’on s’installe dans la rue, sur les fameux tabourets en plastique, pour déguster une soupe de riz. Il s’agit donc d’une soupe un peu gluante dans laquelle trempe des morceaux de viande et des petits morceaux de pâte de riz frit. Ce n’est pas de la grande cuisine mais le goût est bon. Pour continuer la soirée, nous allons voir un spectacle de marionnettes sur l’eau. C’est une curiosité typique du Vietnam. Les personnages évoluent à la surface de l’eau, manipulées par des personnes à l’aide de longues perches en bambou dissimulées sous l’eau. Le spectacle est accompagné par des musiciens et des chanteuses traditionnels. Le lendemain matin, nous partons en excursion dans la baie d’Halong terrestre. Nous avions réservé cette journée dans une agence à Hanoï qui nous promettait un trajet d’1h30 pour rejoindre Tam Coc. En fait il nous aura fallu 1h de plus. Nous voici embarqué dans un mini-bus avec une dizaine de personnes et un guide qui ne parle qu’en anglais. Nous commençons par le découverte d’un joli temple encore occupé par des moines bouddhistes et c’est déjà l’heure du déjeuner. Nous nous retrouvons dans une sorte de self surpeuplé de touristes comme nous. On se dit que ça va être comme ça toute la journée. Après déjeuner, comme promis, nous partons faire un tour de vélo. On s’attendait à pédaler sur des petites routes bucoliques entourées de rizières mais en fait la route est aussi fréquentée par les voitures et les bus. C’est un peu décevant. Nous arrivons sur le site d’un autre temple accroché à une falaise. Des scènes du film « Indochine » y ont été tournées. Ensuite nous partons faire LE tour en barque. Les paysages sont magnifiques mais c’est l’autoroute à barques. Ça gâche un peu la magie des lieux tous ces touristes avec leurs gilets oranges. Nous passons sous plusieurs grottes. Arrivés au bout du circuit, là où toutes les barques font demi-tour, on se fait quasiment racketter par plusieurs femmes qui ont toutes quelque chose à vendre. Nous avons quand même acheté une canette d’une boisson énergisante pour la rameuse, sous la pression d’une vendeuse. De retour à notre point de départ, la rameuse n’oublie pas de réclamer son pourboire. Finalement cette excursion nous laissera un sentiment mitigé et de touristes vaches à lait. Cela nous conforte dans notre choix de voyager seuls. Pour apprécier le site de Tam Coc, il aurait fallu y être dès 8h00, avant l’arrivée des groupes dont nous faisions partie. Cela nous servira de leçon. Pour notre dernier jour à Hanoï, nous retournons au marché de Dong Xuan et déambulons dans les ruelles déjà très animées le matin. C’est une curiosité de voir les vietnamiens vivent. Les villes sont sales et les mesures d’hygiène inexistantes. La conversation de la viande semble très hypothétique et est découpée sur de petits billots posés à même le sol. Nous avons mangé beaucoup de spécialités dans des gargotes pas toujours clean, goûter des fruits et légumes lavés on ne sait comment, dégusté des fruits de mer non cuits et malgré tout ça nous n’avons jamais été malades. Les scooters nous auront souvent étonné. Nous avons vu des chargements incroyables : plusieurs dizaines de kilos de marchandises entassées sur une hauteur impressionnante, barres métalliques de plusieurs mètres de long installées de chaque côté du conducteur qui essaie de les retenir avec ses jambes, 4 ou 5 personnes sur le même engin, et même un sapin de Noël avec boules et guirlandes installé à la place du passager.
Ce voyage au Vietnam, que nous abordions avec quelques réticences, se révélera être un de nos plus beau. Le fait d’avoir un guide dans le delta du Mékong et lors du trek à Sapa, a contribué à sa bonne qualité. Hieu d’abord, avec son très bon français et son humour. Il a été une source d’information intarissable et a su nous mettre au contact direct les vietnamiens grâce à son itinéraire « hors des sentiers battus ». Chu, ensuite, notre guide hmong noir, qui nous a patiemment attendu quand nous peinions sur les chemins boueux autour de Sapa. Les rencontres avec les minorités ethniques resteront des moments forts et la soirée dans la famille dzao rouge a été un instant de total immersion.
L'Afrique du Sud en passant par l'Egypte
Voici mes impressions de mon premier voyage en Afrique du sud.
Je remercie tous ceux qui sur ce forum mon permis de réaliser ce voyage par moi mème et mon inciter à faire ce voyage.😉
Nous sommes parti en couple un peu inquiet suite aux avis du site France diplomatie mais finalement nous n'avons pas eu de problèmes de sécurité sur place.
Voici notre parcours :

J1 Johannesburg --Clarens J2 Clarens -- Escourt J3 Escourt--St Lucia J4 St Lucia J5 St lucia-- Malkerns(Swasiland) J6 Malkerns -- Malelane J7 Malelane J8 Malelane-- Orpen restcamp J9 Orpen restcamp--Letaba J10 Letaba restcamp j11 Letaba--lower Sabie J12 lower Sabie--Graskop J13 Graskop-- Polokswane J14 Polokswane-- Johannesburg
On s'est concentré sur l'est du pays et sur le parc Kruger car notre principale objectif était de voir des animaux et surtout des félins que nous n'avions pas vu en Namibie!
Nous avons réservé le vol et les hébergements au parc Kruger 10 mois à l'avance et avons chercher à limiter les couts au maximun.
Nous avons voyagé avec Egyptair et avons eu un petit imprévu...
Notre vol qui devait partir vers les 15h a été retardé de 8h suite a une menace terroriste : alors que nous étions dans l'avion 2 policiers armés ont fait descendre un homme de l'avion puis nous avons du sortir et attendre de longues heures notre réembarquement après une fouille poussée!
Nous avions une escale de 3h au Caire avant notre avion pour Johannesburg aussi nous l'avons loupé! Le voyage commençait bien!
Nous sommes arrivé à 4h du matin au Caire mais Egyptair nous a bien pris en charge et nous a hébergé au Méridien situé dans l'aéroport.
On nous a proposé une excursion pour visiter les pyramides en attendant notre vol pour l'Afrique du sud prévu qu'à 21h...

Après un très bon petit déjeuner et une courte sieste nous sommes partis pour une visite improvisée des pyramides et du sphinx.

Après un très bon déjeuné et une courte sieste nous sommes partis pour une visite improvisée des pyramides et du sphinx!

Nous avons sympathisé avec la petite dizaine de passagers qui était comme nous coincés au Caire.

Finalement après une escale à Nairobi nous finissons par atterrir sur le sol sudafricain.
Nous avions prévu de dormir à Clarens le premier jours mais vu notre périple au Caire nous nous dirigeons directement sur Escourt .
Malgré notre fatigue la prise de main de notre (petite) voiture et la conduite à gauche se passe bien!
Nous avions pris une tablette et utiliser Mapsme qui c'est révélé très pratique pour trouver notre route et qui ne demande pas d'internet.
Nous avions prévu de découvrir le Drakensberg mais vu notre retard nous devons éliminer cette visite...
Nous sommes très bien accueilli à Escourt au At home BB malgré le vent glacial qui nous oblige à mettre le chauffage à fond : on ne s'attendait pas à ça en Afrique du sud!

Nous ne tardons pas à nous écrouler dans le lit. Le lendemain nous avons le droit à un bon petit déjeuner avant de faire une longue route pour St Lucia.

Nous constatons que les terres sont exploités intensivement et parcourons des kilomètres de monoculture tantôt des forêts tracés au cordeau tantôt de la canne à sucre, des bananiers ou des champs d'ananas.

Je pensais voir plus de paysages sauvages qui sont très rares en dehors des parcs...🙁
Je remercie tous ceux qui sur ce forum mon permis de réaliser ce voyage par moi mème et mon inciter à faire ce voyage.😉
Nous sommes parti en couple un peu inquiet suite aux avis du site France diplomatie mais finalement nous n'avons pas eu de problèmes de sécurité sur place.
Voici notre parcours :

J1 Johannesburg --Clarens J2 Clarens -- Escourt J3 Escourt--St Lucia J4 St Lucia J5 St lucia-- Malkerns(Swasiland) J6 Malkerns -- Malelane J7 Malelane J8 Malelane-- Orpen restcamp J9 Orpen restcamp--Letaba J10 Letaba restcamp j11 Letaba--lower Sabie J12 lower Sabie--Graskop J13 Graskop-- Polokswane J14 Polokswane-- Johannesburg
On s'est concentré sur l'est du pays et sur le parc Kruger car notre principale objectif était de voir des animaux et surtout des félins que nous n'avions pas vu en Namibie!
Nous avons réservé le vol et les hébergements au parc Kruger 10 mois à l'avance et avons chercher à limiter les couts au maximun.
Nous avons voyagé avec Egyptair et avons eu un petit imprévu...
Notre vol qui devait partir vers les 15h a été retardé de 8h suite a une menace terroriste : alors que nous étions dans l'avion 2 policiers armés ont fait descendre un homme de l'avion puis nous avons du sortir et attendre de longues heures notre réembarquement après une fouille poussée!
Nous avions une escale de 3h au Caire avant notre avion pour Johannesburg aussi nous l'avons loupé! Le voyage commençait bien!
Nous sommes arrivé à 4h du matin au Caire mais Egyptair nous a bien pris en charge et nous a hébergé au Méridien situé dans l'aéroport.
On nous a proposé une excursion pour visiter les pyramides en attendant notre vol pour l'Afrique du sud prévu qu'à 21h...

Après un très bon petit déjeuner et une courte sieste nous sommes partis pour une visite improvisée des pyramides et du sphinx.

Après un très bon déjeuné et une courte sieste nous sommes partis pour une visite improvisée des pyramides et du sphinx!

Nous avons sympathisé avec la petite dizaine de passagers qui était comme nous coincés au Caire.

Finalement après une escale à Nairobi nous finissons par atterrir sur le sol sudafricain.
Nous avions prévu de dormir à Clarens le premier jours mais vu notre périple au Caire nous nous dirigeons directement sur Escourt .
Malgré notre fatigue la prise de main de notre (petite) voiture et la conduite à gauche se passe bien!

Nous avions pris une tablette et utiliser Mapsme qui c'est révélé très pratique pour trouver notre route et qui ne demande pas d'internet.
Nous avions prévu de découvrir le Drakensberg mais vu notre retard nous devons éliminer cette visite...
Nous sommes très bien accueilli à Escourt au At home BB malgré le vent glacial qui nous oblige à mettre le chauffage à fond : on ne s'attendait pas à ça en Afrique du sud!

Nous ne tardons pas à nous écrouler dans le lit. Le lendemain nous avons le droit à un bon petit déjeuner avant de faire une longue route pour St Lucia.

Nous constatons que les terres sont exploités intensivement et parcourons des kilomètres de monoculture tantôt des forêts tracés au cordeau tantôt de la canne à sucre, des bananiers ou des champs d'ananas.

Je pensais voir plus de paysages sauvages qui sont très rares en dehors des parcs...🙁
Trois semaines à Java
Bonjour, je prépare mon voyage pour l'année prochaine (connais pas encore la date précise) de 3 semaine sue l'île de Java, façon routard, bus locaux et hôtel pas cher.
Après un peu de recherche, ne connaissant pas de tout le pays, apparemment Jakarta, Yogyakarta, bromo, plateau de Dieng sont des incontournables.
Est ce vraiment le cas ?
Connaissez vous aussi, ce qui me branche le plus, un petit village sympa sur la côte ou je pourrais profiter de la baignade sans trop de touristes.
Pourriez vous aussi m'indiquer le coût de la vie en générale, je sais que les tarifs dans les différents guides sont plutôt à titre indicatif, je pense prévoir 40 euro par jour, est ce suffisant ?
Merci pour vos réponses.
David
L'inhospitalité en Bretagne
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous oubliez les horaires; vous restez un peu plus longtemps sur la plage; ou le bateau de votre excursion rentre tard.....
A un moment donné Il faut se résoudre à aller diner! Vous allez recevoir la punition de votre manque de vigilance : La plupart des restaurateurs vous annonceront parfois à 21:00 ou plus surement à 21:30 "On ne sert plus" ou "On a tout éteint" Comme s'il s'agissait d'une procédure compliquée de rallumer comme pour un haut fourneau. Une fois on nous a refusé un Croque Monsieur car le cuisinier était parti!
Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!
Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.
Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.
Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.
Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!
Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.
Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.
Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.
Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Voyage de Toronto à Montréal au mois de décembre
Bonjour,
Je pars au Canada avec ma mère pendant les vacances scolaires de Noël.
Nous arriverons à Toronto, je pense aller vers les chutes du Niagara, prendre la route et faire des arrêts à Ottawa, Gatineau, Montréal et suivant la route aller jusqu'à Quebec. (Le retour en avion se fera à partir de Montréal). J'aimerai avoir des informations sur des circuits à faire, j'ai l'intention de louer une voiture. Je me demande quel modèle choisir surtout sur cette période froide. Je redoute l'état des routes. A quelle météo pouvons nous nous attendre? des conseils sur les vêtements sont les bienvenus aussi. Est-il possible de voir des baleines sur cet itinéraire? Je pense réserver les hôtels pour les premiers jours, faut -il les prévoir pour tout le séjour?
Merci pour vos réponses.
Nous arriverons à Toronto, je pense aller vers les chutes du Niagara, prendre la route et faire des arrêts à Ottawa, Gatineau, Montréal et suivant la route aller jusqu'à Quebec. (Le retour en avion se fera à partir de Montréal). J'aimerai avoir des informations sur des circuits à faire, j'ai l'intention de louer une voiture. Je me demande quel modèle choisir surtout sur cette période froide. Je redoute l'état des routes. A quelle météo pouvons nous nous attendre? des conseils sur les vêtements sont les bienvenus aussi. Est-il possible de voir des baleines sur cet itinéraire? Je pense réserver les hôtels pour les premiers jours, faut -il les prévoir pour tout le séjour?
Merci pour vos réponses.











