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Les "lady-boys" en Thaïlande?
je dois dire que je n'ai pas bien compris leur place sociale, dans la vie quotidienne, nocturne, je vois mieux, à travers des shows, spectacles, à quelle place, la société thaie les reconnait-elles:ils?
Des photos à la pelle (la suite)
Bonjour à tous,
La discussion précédente ayant franchi la barre fatidique des 500 messages, je remets ici les photos du lieu "mystérieux"...
Le pays et la ville ont été trouvés : Grèce et Athènes.
Reste à trouver quoi à Athènes...
La discussion précédente ayant franchi la barre fatidique des 500 messages, je remets ici les photos du lieu "mystérieux"...
Le pays et la ville ont été trouvés : Grèce et Athènes.
Reste à trouver quoi à Athènes...
Journal d'une Parisienne: seule avec son sac à dos en Inde du Nord
3 Mars 05 DELHI
Une vraie souris vient de me passer sous le nez, alors que j'allumais l'ordinateur .... Elle doit faire partie du processus de connection.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
J'ai donc mis le pied en Inde comme d'autres ont mis le pied sur Mars. Tout devait être différent et pourtant, je ne me sens pas aussi étranger que ça (aurais je des origines martiennes?). A peine une vague sensation d'apesanteur due à la fatigue. ?Le voyage fut un étrange mélange initiatique. Je n'ai jamais eu autant de correspondances (Paris, Behaim, Abu-Dhabi, Muscat, Delhi...enfin). Tous à vos atlas, BANDE DE FLEMMARDS! Comble de malchance, je fut poursuivie pendant tout ce périple par un groupe de touristes quadra franchouillards qui (comme le veut le règlement du beauf à l'étranger) n'ont pas cessés de faire des commentaires douteux, râler… bref, se faire remarquer. Passons, peut être qu'un jour, l'âge aidant, j'en serais réduite à voyager avec leurs semblables... ?Par contre je recommande vivement la compagne Gulf Air. Leurs hôtesses portent un voile qui tombe gracieusement de leur petit chapeau sur leurs épaules. On dirait un mixe entre la Fée Bleue et Shéhérazade.??Comme le vol est long, les passagers tentent tant bien que mal de se dégourdir les jambes. Il en résulte une imitation presque parfaite du bagnard dans sa coure de récréation, l'uniforme en moins. A pas comptés, ils tentent de faire circuler le sang dans leurs jambes engourdies et comme l'avion est petit, ils tournent vite sur eux mêmes. ?Enfin Delhi, j'enlève mon pull avec bonheur (promis, j'ai eu une pensée pour vous), je dégaine mes lunettes de soleil et en route pour l'aventure! ?J'ai bien fait de demander qu'on vienne me chercher. A l'extérieur de l'aéroport, une foule de chauffeurs de tout poils sont à l'affût du touriste. Par contre, il devient rapidement évident que la conduite ici est une affaire de Karma. De toute façon, notre fin sur terre est déjà écrite, alors autant foncer et s'en remettre aux divinités locales. Les voitures slaloment dangereusement, ne laissant que peu de chance aux piétons. Pas de refuge possible pour eux, les trottoirs servant ont tout sauf à marcher dessus. Traverser relève du suicide collectif. Les rues sont toutes à double sens, même les plus étroites. On roulera au besoin sur ces fameux trottoirs. Enfin, pour ceux qui poussent le masochisme à l'extrême, nous proposons la moto. Tout sert de casque pourvu que ce ne soit pas homologué (casque de chantier, de football américain, je m'attends même à croiser un saladier pourvu que ce soit la bonne taille) ?Me voici arrivé à mon hôtel après, deux accrochages, trois dérapages et une bonne dizaine de grosses frayeurs (la routine quoi). La rue est sordide, nous sommes en plein Old Delhi, j'adore.
Un drôle d'escalier en marbre aux marches surdimensionnées m'amène jusqu'a la terrasse sur laquelle donne ma chambre. Là aussi, le faux marbre du sol contraste avec l'étroitesse et le kitsch du décors. ?C'est sur cette terrasse que je fais la connaissance de Penina, une française. Elle est sur la fin de son voyage, c'est elle qui m'initiera aux joies du négoce. ?C'est tout un art. Il faut avant tout avoir le temps. On se pose, on boit un thé avec le vendeur. Il invoque sa famille à nourrir, on montre notre portefeuille que crie famine. Petit sourire échangé, personne n'est dupe. On regarde d'autres objets. "special price". Il faut savoir doser. Parfois j'ai honte mais à la fin de la transaction, quand Penina ressort en ayant payé un prix dérisoire, le vendeur lui glissera: "you are clever " (tu es maline). C'est de bonne guerre. ?J'ai le sentiment que dans cette ville, on a concentré un maximum d'échoppes, de voitures, de passants dans un minimum de place. On a vite l'impression que le ciel est tout juste au dessus de nos têtes à cause de la toile que forment les câbles électriques. Ils sont emmêles, dérives, coupés, je n'ose imagine le boulot de l'EDF locale... ?Il est tard maintenant et la rue grouille encore. Beaucoup de klaxon, des chiens qui se battent, on se hèle d'un balcon à l'autre. ?Penina est partie aujourd'hui, à moi de mettre en pratique son enseignement. ?Ben voila le premier de la série. Je vous embrasse tous. Je m'amuse comme une folle et mon système digestif tient le coup.
4 Mars DELHI J'ai trouvé un ange gardien! Mr Singh. Il est sikh (religion) et chauffeur de taxi (profession).?La première fois que je l'ai rencontré, j'étais avec Penina. Il était tard, nous avions eu une mauvaise expérience avec un chauffeur un peu agressif à cause du faible taux de sang qui flottait dans l'alcool de ses veines. Et là, on a croise ce type au turban impeccable. La moustache digne du baron de Munchausen. J'AVAIS TROUVE MON MARAJAH !! Il sera mon guide sur Delhi. ?Le sikhisme est une religion qui regroupe deux pour cent de la population indienne. Malgré ce faible nombre, il s'agit d'une minorité religieuse (et non ethnique) solidaire, entreprenante, très présente dans le domaine de l'économie. Le sikhisme qui prescrit l'honnêteté et le service de la société, en fait des interlocuteurs surs. ?Malgré leur longue barbe, ils sont loin d'être des hippies attardés, bien au contraire.?Leur religion suit les préceptes de Guru Nanak (né en 1469) qui déclara: " il n'y a pas d'indous, il n'y a pas de musulmans, il n'y a qu'un Dieu, la Vérité suprême". Ce bricoleur des religions rejeta les castes de l'indouisme tout en conservant la croyance en la réincarnation. De l'islam, il retint la simplicité, l'absence de représentation divine, la prière et le dogme du Dieu unique. Il butina même chez les zoroastriens et les juifs. ?Les puristes suivent la loi des cinq K: Ils doivent laisser pousser leur barbe et leurs cheveux (kesh en Indien).Ils gardent donc leurs cheveux sous un magnifique turban plié au centimètre prés et protégent leur barbe dans une résille nouée sur la tête quand ils se déplacent en moto par exemple. Ils placent un peigne d'ivoire ou de bois dans leur chignon (konga). Ils portent un bracelet en argent au poignet droit pour se souvenir que leurs mains ne doivent pas tricher ou faire de mal (kara). Kacca désigne le caleçon court que certains portent encore. Enfin, ils portent parfois un poignard à la ceinture (kirpan). ?Outre ces percepts, les siks ne doivent pas boire d'alcool ou fumer ce qui m'arrange particulièrement pour le cas de mon chauffeur de taxi.
Ce matin, j'ai continué mon voyage initiatique à la gare centrale pour acheter, à l'avance, mes billets pour les étapes suivantes. Mon chevalier ne m'a quitté qu'une fois devant la porte même de l'International Tourist Bureau, m'évitant ainsi de tomber entre les griffes des nombreux rabatteurs, faux guides et autres types louches. ?Me voici donc dans le temple du transport ferroviaire (un temple de plus ou de moins, on n'est plus a ça prés dans ce pays). Petit coup d'oeil à mes confrères touristes. Il en vient de toutes part; Japon, Australien, Allemagne.... Par contre, pour ce qui est de cette brochette, ils ont tous un point en commun: ce sont de véritables épaves!! (J’exclue tout de suite nos amis asiatiques qui sont comme d'hab, tirés à quatre épingles). ?Ici, tout est fait pour vous faciliter la vie mais dans une logique toute locale. Après donc une heure de queue, j'accède au guichet..... Perdu!! Vous devez reculer de trois cases pour aller chercher le nom exacte du train que vous voulez (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas vingt mille francs) ..... Par contre, si vous voulez les trains en partance pour d'autres gares, reculez de trois cases et soyez heureux de ne pas avoir de gage. ?Enfin, je sors victorieuse. Ca vaut bien un thé massala à l'hôtel devant une série TV indienne. Lors de mon séjour au Burundi, mon amie indienne Shiwa m'a fait découvrir ces deux piliers de la culture indienne. J'en use et abuse avec délice depuis mon arrivée ici. Quand je vais revenir en France je serais incollable sur les dernières nouveautés!! ?Faisant fi des guides touristiques j'ai résolument tourné le dos aux monuments locaux pour suivre, à son invitation, mon marajah jusqu’a son temple. Ce n'est pas tant les musées que je veux voir. Quoi de mieux que d'entrer dans un temple sikh par la porte de service. Pendant le trajet, je regarde les yeux de chat de mon chauffeur dans le rétroviseur. Il a l'air particulièrement fier de m'emmener là-bas. C'est en partageant les cultures qu'on arrive à mieux se comprendre. ?Avant d'entrer, je me couvre la tête avec mon étole. Le temple est immense, tout en marbre. En passant déposer nos chaussures, on se fait offrir un thé et des petits gâteaux par le gardien. Pendant que Mr Singh papotte avec ses amis, je me fais toute petite, c'est le vestiaire des hommes après tout!! (jalouses hein??). Des chaussures s'alignent sur toute la hauteur du mur. ?Dans le temple, l'ambiance est recueillie. Ca fait du bien après la folie des rues de Delhi. Un prêtre psalmodie accompagné par une musique entêtante. ?Le temple a été construit sur une source miraculeuse. Le matin, beaucoup de personnes viennent se baigner dans le grand bassin. Sur le côté, des "moines" armés de bouilloires, proposent de boire l'eau bénie. J’avoue avoir essayé. Peut être retrouverais je quelques neurones grâce à elle (sinon ce sera juste une bonne diarrhée). ?Un peu plus loin, sous un préau, le temple offre un repas simple aux nécessiteux mais aussi à qui veut. Tout provient de généreux donateurs. Cette religion me semble pleine de sens, à l'échelle humaine.
Mon voyage commence bien.
5 Mars AGRA On vit tellement plus de choses quand on voyage seul! On a peut être l'air plus abordable et on va plus vers les autres. Quand on voyage à deux, on a un interlocuteur privilégie, pas besoin d'aller voir ailleurs. De plus le binôme peut vite être ressentit comme un cercle fermé. Depuis mon arrivée en Inde j'ai fait beaucoup de rencontres intéressantes. Je dois avouer que mon coté ours est aussi en cause; j'aime bien disposer de mon temps et de mon espace. Ca fait du bien de choisir les moments ou on veut de la compagnie et ceux ou on préfère se replier dans ses pénates. ?Je viens d'arriver à Agra après deux heures de train. J'ai le dos en compote et pourtant, je retrouve toute mon énergie en arrivant à l'hôtel. Les chambres entourent un petit jardin ou on peut manger sur le pouce et, contrairement à Delhi, ON EST AU CALME!! ?Très vite, je prends possession des lieux. Mon pyjama sous l'oreiller, je sors mes sachets de thé et quelques pommes sur la table de nuit, je brûle un bâton d'encens. Cette fois, ma chambre a la couleur d'un chamalow. Au plafond, un ventilateur suspendu par des fils électriques qui ne lui transmettront jamais l'énergie vitale faute de branchement. Plutôt étonnant comme déco. Dans la salle de bain je tends ma corde a linge et je fais bouillir de l'eau dans le seau (merci la résistance chauffante burundaise) pour me doucher. Je veux bien jouer les routardes mais pas question de se négliger. Mieux vaut être belle et rebelle que moche et re-moche. Sur ma table de nuit trônent ma crème de jour et ma crème de nuit (que j'utilise à bon escient, comprenne qui pourra). Détail intéressant de ma salle de bain: l'eau usée du lavabo s'écoule .... sur mes pieds. Le siphon ayant été coupé, tout va directement dans la grille d'évacuation de la douche située par terre, juste à côté. ?Au resto de l'hôtel je rencontre Beckie, infirmière vétérinaire australienne. Ce soir, elle part en direction du Nepal. On passera l'après midi ensemble. Mon alliance l'a bien fait rire. Elle utilise le même subterfuge. ?Paradoxe du voyageur solitaire, on n'est jamais seul
6 Mars AGRA Ce matin, je me suis levée avant le soleil pour aller visiter le Taj Mahal.
L'histoire raconte que l'empereur Shah Jahan l'aurait fait construire pour recevoir le corps de sa femme Mumtaz Mahal, morte alors qu'elle accouchait de son quatorzième enfant. Sa mort laissa le souverain fou de chagrin. Il fit alors la promesse de construire, en sa mémoire, un monument qui n’a pas son pareil dans le monde. Comme aucun architecte du royaume n'était capable de concevoir projet à la dimension de la douleur de l'empereur, celui-ci aurait alors convoqué l'architecte Perse le plus célèbre et tué sa fiancée. Comprenant enfin toute la peine du sultan, il créa le Taj Mahal. S'en suivirent vingt années de labeur (1631-1653) pour des milliers d'artisans venus pour certains du Moyen Orient ou d'Europe. Certains furent ensuite amputés des mains ou des pouces pour qu'ils ne puissent plus jamais reproduire une telle perfection. ?Une autre version tendrait à montrer le souverain sous un jour moins poétique. En effet, l'agencement du jardin en quatre parties sépares par des bassins symboliserait le paradis ou coule des rivières d'eau fraîche, de lait, de miel et de vin. Ces bassins se rejoignent en un point central qui représenterait le bassin céleste de l'abondance. Certaines calligraphies de la porte principale citent un des deux seuls passages du Coran ou Dieu s'adresse directement aux hommes: "Entrez dans mon paradis". Le Taj serait ils alors la représentation du paradis? ?Jusque là, me direz vous, tout va bien... Le problème c'est que la tombe n'est pas située au centre du jardin comme le voudrait la tradition mais au fond de celui ci. On sait depuis peu que le père de Shah Jahan possédait dans sa bibliothèque, un texte Sufi décrivant le plan de l'assemblée du jugement dernier. Celui-ci correspond exactement aux plans du Taj Mahal. Le Taj serait alors une symbolisation du trône de Dieu. Notre empereur ne serait il alors qu'un mégalo bouffit de vanité?? ?Même chose pour sa mort. La version la plus répandue dit que l'empereur serait resté inconsolable après la mort de sa belle. Il fut emprisonné par un de ses fils dans le fort d'Agra d'ou il contempla le Taj jusqu'a sa mort en 1666. Une autre version indique qu'il serait mort d'une over dose d'opium et d'aphrodisiaque. Moins poétique tout d'un coup... ?Alors, doit on croire en l'amour ou n'est ce qu'un miroir aux alouettes? Pour ma part, fidèle à mon cynisme légendaire, je retire une conclusion de tout ça. Il n'est pas d'amour parfait. Les années érodent la pierre, les sentiments se révèlent parfois moins nobles, se fatiguent avec le temps. ?Mais revenons à nos moutons. Je ne tenterais pas de décrire le Taj. Nombreux sont ceux qui se sont essayés à cet exercice et je ne me mesurerais pas à eux. Par contre, face à tant de beauté, je réalise à quel point les hommes sont capables de rejoindre Dieu et faire des miracles quand ils veulent bien s'en donner la peine. ?Le soleil commence à se lever. Les touristes pressent le pas pour voir le Taj s'illuminer et se refléter dans son miroir minéral. Il n'y a pas que les touristes d'ailleurs. Une nuée de moustiques me fait rapidement une auréole. ?Personne ne parle, on n'entend que les cris des singes, quelques oiseaux et le bruit étouffé de la ville qui se réveille. ?Derrière le Taj, en toile de fond, il n'y a rien que le ciel comme une porte vers l'éternité. Un pur moment de beauté. ?L’Inde est un pays où cohabitent la grâce la plus divine et la misère la plus infernale.
7 Mars AGRA Mon hôtel est décidément plein de surprises. L'électricité est coupée dans la journée, ce qui, en soi, n'est pas un réel problème, sauf si on cumule, le fait que mes toilettes ne sont équipés d'aucune autre source de lumière et que la corde sur laquelle je viens d'étendre mon linge passe au dessus des toilettes. Je me retrouve donc sur le trône, ma lampe frontale sur la tête, mes chaussettes me dégoulinant dans le cou! J'avais prévu de passer une après midi au calme, recluse à l'hôtel, me refusant de faire du shopping dans cette ville attrappe touriste, mais mes voisins américains ont su me convaincre. Je ne regrette pas. Ils avaient dégotés pour le dîner, une terrasse qui surplombait la ville. Vue imprenable sur le Taj, des guirlandes qui clignotent, le tout sur un air de Bob Marley. Tables sur une surface à peine plus grande que ma chambre d'hôtel. De là, je voyais la ville labyrinthe sous un autre oeil. Loin des rabatteurs, je pouvais voir la vraie Agra. Sur une terrasse, des gamines qui jouent, un peu plus loin une ribambelle de singes qui se chamaille. Le muezzin du coin commence à rappeler ses fidèles à l'ordre. Je respire. Le retour fut nettement moins calme. Il faisait nuit noire quand nous sommes montés à bord de l'auto rickshaw. J'avais quelques réticences, quelque chose clochait mais impossible de savoir quoi. Après quelques minutes de route, j'ai réalisé que le véhicule n'avait tout simplement pas de phare. Nous roulions à l'aveugle. On a bien tente de tenir ma lampe de poche à bout de bras mais les tressautements incessants dus au mauvais état de la chaussée nous faisaient passer, aux yeux des autres chauffeurs, pour un véhicule en proie à quelques démons. De plus, cerise sur le gâteau, vu que les rickshaw n'ont de toute façon pas de clignotant (décidément, à part une banquette et des roues c'est plutôt minimaliste) son fils de sept ans assis à ses cotés, était chargé de tendre la main si d'aventure il lui prenait l'idée saugrenue de tourner. Nous étions d'ailleurs tellement rassurés qu'à chaque virage nous agitions nous aussi les bras comme les naufragés de la méduse.... Nous sommes tout de même arrivés à l'hôtel sains et saufs (ce n'était pas notre heure de mourir)
8 Mars FATEHPUR SIKRI Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les plafonniers diffusent une lumière jaunâtre. On se croirait dans un aquarium mal entretenu. J'ai passé la journée à Fatehpur Sikri et pourtant ce fut trop court. Bâtie par l'empereur Akbar en 1572 (donc quelques centaines d'années avant notre copain Shah Jahan le mégalo en amoure) pour y installer se cour, elle fut abandonnée quinze ans plus tard suite à une baisse du niveau de la nappe phréatique. A vingt six ans, Akbar avait tout ce qu'un monarque pouvait désirer: le pouvoir absolu, un harem (cinq cent femmes, quelle santé!).... mais pas d'héritier. Il vint sur la colline de Sikri consulter un hermite renommé. La bénédiction du saint homme lui apporta trois fils l'année suivante (rentable). Plein de gratitude Akbar décida d'élever sa nouvelle capitale à Sikri. Le temple de marbre blanc dans lequel repose le corps de l'hermite sert de " Darty local". On fait un voeu en achetant des offrandes. Pas plus de trois (ça lui fait déjà pas mal de boulot à notre copain l'hermite, vu le nombre de visiteurs! Pas de répit même pour les défunts) On accroche un bout de ficelle rouge à l'un des magnifiques panneaux ajourés (fait d'un seul bloc de marbre. Imaginez, deux mètres sur deux) et là, c'est garantit sur facture... votre voeu se réalisera (en vingt quatre heures chrono?). J'avoue avoir craqué. J'ai mis mon bout de ficelle. En règle générale je ne crois pas à ce genre d'histoire mais ici, je me laisse porter, je pense que j'aime croire un peu à la magie de l'Inde.?Akbar semble avoir été un homme plein de sagesse tout en gardant un côté enfantin. En plus de son harem, il avait trois femmes: une indoue, une musulmane et une chrétienne. Pour chacune il fit bâtir un pavillon. Chaque pavillon est orné de peintures, de détails architecturaux s'inspirant de leur culture.?Dans la grande cour, un trône très simple, au milieu d'un jeu inscrit sur le sol. Il s'agit d'une sorte d'échiquier géant dont les pions étaient des esclaves et des femmes nues que le souverain déplaçait à son gré (ça va en faire revers plus d'un). Un peu plus loin, sur une plate-forme entourée de bassins, une scène sur laquelle les plus célèbres musiciens venaient faire concert. A certaines grandes occasions, Akbar faisait remplir ce bassin de pièces d'or et d'argent qui étaient ensuite distribuées aux pauvres. J'ai même visité les restes d'un hôpital. Plutôt sommaire mais les entrelacs qui ornent les piliers m'ont fait rêver. Vers la fin de ma visite, je me suis assise pour dessiner un peu. Il est tard, les touristes ont déjà regagnés leur bus climatisé. Le palais respire enfin. Le soleil fait flamboyer les murs de grés rouge. J'ai paye mon guide et pourtant il reste assis à coté de moi. Lui qui n'a cessé de m'abreuver de détails historiques, architecturaux, est devenu soudain muet. Je suis fascinée par cet endroit. Le moindre piller, la moindre poutre est richement décorée. Les linteaux ondulent gracieusement comme des trompes d'éléphant. Art Jain, mongol, indou, persan, turc, boubhique, chinois, il a su prendre le meilleur de chacun. Il fait déjà nuit quand je monte dans le bus qui me ramène à Agra. Les enfants de ma voisine se sont endormis sur ses genoux. Dehors, les grenouilles se sont réveillées et sifflent cachées par les herbes hautes. Ca sent la terre humide. L'air est frais. Après une heure de route à travers la campagne, on arrive aux portes d'Agra. Les échoppes, les maisons sont éclairées par des bougies faisant apparaître la route en pointillés. Leur lumière chaude et vacillante transforme le moindre étal en caverne d'Ali Baba. Les guirlandes de sachets de bonbons brillent comme des bijoux. Les plats d'alu deviennent de riches plateaux d'argent. La nuit a effacé la misère, laissant place au rêve.
10 Mars vers KHAJURAHO Désolée pour le retard (vous commencez à prendre de mauvaises habitudes !!!) mais la connection locale est des plus aléatoires...
Les trajets en Inde sont toujours une rude épreuve. Je me disais qu'avec mon entraînement étant jeune, ça ne devrait pas trop poser de problème (à cinq dans une Renault 14 pour passer des vacances dans le sud de la France). Ben je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.?Au Burundi, je regardais d'un oeil amusé les minibus ou la capacité de l'homme à se comprimer était utilisée à son maximum. Une fois dedans ça ne m'amuse plus du tout. J'avais de la chance (!!), j'étais collée contre la fenêtre, les genoux encastrés dans le fauteuil de devant. Par contre, au bout de la banquette, ma voisine avait l'entre jambes des passagers debout dans l'allée qui s'imposaient a elle à chaque secousse (Y'en a qui ont fait le voyage debout… si, si).?Juste avant d'atterrir dans cette boite à sardine sur roulettes, j'ai du prendre la train d'Agra à Jhansi. Trente cinq minutes de retard, la routine. J'étais assise à coté d'un ponte de l'assurance vie indienne, qui ne s'est pas fait prier pour dégainer son lap top dernier cris et me montrer les centaines de photos de ses collaborateurs, sa famille, le mariage de l'oncle Alphonse... Je m'extasie, pousse des "ah" des "oh" aux moments appropriés. Là ou ça s'est complique, c'est quand il a embrayé sur le mariage en France, les relations avant mariage et là je le voyais venir avec ses grosses babouches! Je tente bien de défendre notre moralité mais sans grande conviction. Pas évident. On doit passer pour de sérieux débauchés à leurs yeux! Les ados sortent à tour de bras les uns avec les autres, on vit ensemble hors mariage, on divorce au moindre petit problème. Je suis très mal placée pour défendre la vertu, par contre je pense qu'on se passerait bien de tout ce petit manège si seulement on trouvait le bon.?Eh ! Oh! pendant que vous êtes tranquillement en train de lire ces lignes, au fond de votre canapé douillet, je vous signale que je suis toujours dans le car! On a quitte Jhansi à treize heures trente. Dans le guide du routard ils disaient cinq à six heures de route. Je ne sais plus comment me mettre. Remarquez, je n'ai pas beaucoup le choix. On s'arrête, pause pipi. Ouf! je déplie enfin mes jambes. Pas la moindre toilette recommandable aux yeux des services d'hygiène. Ma vessie attendra. Le bus est pris d'assaut par des gamins qui vendent des légumes dans des assiettes en feuille de bananier. Pour la dernière partie du calvaire, le chauffeur m'achèvera en mettant sa cassette préférée de musique locale. Je vous vois rigoler d'ici. Oui! J’adore toujours la musique indienne, mais perclue de rhumatismes, dans un bus glauque, la vessie comme un ballon de football, j'avoue que mes sens étaient quelque peu altérés. Et puis vu la qualité de la chaîne et le niveau sonore, j'aurais plus penché pour un cochon qu'on égorge que pour une douce mélopée a l'eau de rose. Je n'ai pas vu la tête de l'hôtel dans lequel j’atterrissais. Une douche, une soupe et extinction des feux. O joie!
?11 Mars KHAJURAHO Je me réveille sur un air de musique transcendantale. Dans quel Eden ai-je atterris ? Un petit bassin ou une statue de Buddha fait trempette au milieu des nénuphars, des fleurs fraîches sur chaque table du resto... j'ai complètement oublie la journée d'hier. L'hôtel est tenu par un swami à la longue barbe. Possibilité de cours de yoga le matin pour les lève tôt (donc pas moi). Je retrouve mes voisines de bus. Deux minettes belges. On sympathise autour d'un tchai et nous voila parties à la découverte des alentours. On est rapidement entourées par une horde de gamins. Un peu paumées, on les suit. Du haut de leurs quinze ans ils se révéleront des guides fort intéressants. La ville est surtout connue pour les sculptures érotiques qui ornent certains de ses temples. Les touristes se jettent dessus avec l'avidité de l'ado boutonneux sur le porno du samedi soir. En fait, elles ne représentent que cinq pour cent de l'ensemble de la surface sculptée. Le reste décrivant des scènes de vie pleines de grâce (une jeune femme ôtant une épine de son pied, une autre se maquillant). En fait, on a plus été marquées par une petite école ou un des gamins a absolument tenu à nous emmener. C'est son école. Il semble tellement fier. En fait, il y a deux pièces de plein pied qui donnent sur une courette. L'une sert de bureau, l'autre de salle de classe. Les murs sont en torchis. Le professeur nous fait signe d'entrer. Ils doivent être une dizaine de gamins, dépenaillés, assis par terre, une ardoise sur les genoux. Ils se lèvent tous à notre entrée pour nous saluer. Je suis un peu gène de troubler ainsi la classe. Le village est divisé en quatre "arrondissements" en rapport avec les différentes castes. Chacun ayant ses propres temples, ses propres centres de soins. Par contre, cette école ne fait aucune différence. Six instituteurs ont décide de la monter en dépit de tout. La plupart des élevés n'ont pas de quoi se payer les cahiers ou même l'uniforme. On a été touches par cette initiative. C'est pas tout, mais je suis en Inde depuis plus d'une semaine et je n'ai pas achète le moindre vêtement.... pas normal ça... mes hormones féminines en auraient elles pris un coup dans l'aile? Prince saura remédier à tout ça. Prince tient un magasin de vêtements, de tissus, de saris en tout genres (your sexy mother f...). C'est un commerçant mais surtout, je le sens passionné par ce qu'il vend. Voyant mon intérêt, il me sort ses plus beaux brocards. Il en dessine lui même les motifs, s'inspirant de certaines fleurs, de motifs vu sur les temples. Tout est filé, brodé à la main. Je tombe sous le charme. Au bout de dix minutes, son comptoir est recouvert de tissus multicolores. Si je m'écoutais, je ferais des folies. Dans ce pays les vêtements féminins sont tellement gracieux! Par contre ma peau couleur lavabo me déprime. J'ai l'air maladive. Finalement, je me laisse tenter par un punjabi en coton (tunique longue fendue + pantalon + châle) simple mais aux broderies travaillées. Mais pour mon prince aux yeux de velours, même le vêtement le plus simple doit être parfait. Son tailleur prendra mes mesures et fera les retouches pendant que nous conversons de choses et d'autres autour d'un thé comme deux vieux amis. Et les aventures continuent! En ce moment, à Khajuraho, se déroule le festival de Shivaratri. Il réunit tous les adeptes de Shiva pour fêter sa naissance. A cette occasion, une grande foire est organisée. Nous nous y rendons à la nuit tombée. On y trouve des étals de bijoux, des saris, des ustensiles de vaisselle et puis il y a ... la fête foraine avec ses deux grandes roues! On a fait un tour avec un de nos petits guides, il était ravi. En rentrant à l'hôtel, on s'est arrête pour regarder un vieux film indien projeté sur la place. Il y avait la une trentaine de personnes assises par terre. Du plus jeune au plus vieux, tous vibraient devant les roucoulements d'un héros grassouillet sortit tout droit d'une gravure pieuse. On touche le fond quand notre demi Dieu s'entiche d'une belle paysanne (fondu enchaîne pendant dix minutes sur les deux visages illumines d'amour) On hulule de plaisir.!!
14 mars KHAJURAHO Ce matin, j'ai vécu un véritable film indien, avec la musique et tout... Nous voici, Prince et moi, filant sur la route, chevauchant son fidèle tonnerre mécanique (pour le coup, c'est pas Jolly Jumper, ce sera Honda). Plan large. Prince chante (ça fera la musique de fond). La route est déserte, il fait encore nuit. Il est six heures du matin. Lui, mal rasé, porte un col roulé, un jean. Renforcer le côté "on the road again". Elle: treillis, cheveux au vent (prévoir de toute urgence une coiffeuse à l'arrivée pour récupérer tout ça!) Mais qui m'a foutu des cheveux aussi paillasson!! On fait du remplissage pendant les dix huit kilomètres de route avec des flash back en tout genre: Elle entre pour la première fois dans son magasin. Il lui fait essayer un punjabi. Rires autour d'un verre de Tchai. Petit signer de la main quand elle passe devant son magasin en allant au temple (pas mal l'idée de radinner un petit coup de religion). ??STOP la musique ! Retour à nos deux amis sur leur moto. Arrivée sur les falaises qui surplombent les chutes d'eau de Khajuraho. Plan fixe d'eux sur la moto genre poster d'ado pré pubère. Note pour plus tard: penser à dégotter un hélico pour un plan tournant plongeant. Sensation de liberté. "je suis le maître du monde" et tout le tintouin. Passage obligé par un petit chemin escarpé où elle se tordra la cheville (un peu mais pas trop, faut encore qu'elle puisse se trémousser la grognasse). Il lui tend la main pour l'aider (gros plan de cinq minutes). Le soleil se lève. Timing parfait. On caille ici. Penser à voir avec le syndicat d'initiative si on ne peut pas monter le thermostat de quelques degrés. Des acteurs nus sous les pull-overs, c' est pas du tout vendeur! De retour à Khajuraho, chacun reprendra sa place. Lui derrière son comptoir, elle dans son hôtel de luxe. C'était leur dernière journée ensemble. Renforcer le côté dramatique, la fracture culturelle par un retour, pour elle, aux vêtements européens alors qu’elle portait des punjabis avant. Dernier acte: Musique déchirante, violons à fonds les ballons. Sur le marchepied du bus qui l'emmène à Varanasi. Il arrive au dernier moment. Mèche rebelle mais pas trop, on dose le gel poupée, on dose le gel... Il lui tend un paquet qu'elle ouvrira pendant le trajet. TADAAAM: super sari rouge et or. Merci la fée clochette. LARME obligatoire. Genre le truc discret que tu ne peux pas louper tellement c'est gros. Plan final. De retour en France, pour le mariage de son amie, la belle héroïne porte le fameux sari. Retour de la musique utilisée sur la route au début, genre elle se souvient, enfin bref tu vois le truc Coco. Bon, le making-off est nettement moins beau: Je n'ai pas arrête de renifler et de larmoyer pendant tout le trajet sauf quand un moucheron a eu la bonne idée de venir se coincer dans mon oeil!.?Le paysage était magnifique, lunaire mais vu la saison, la chute d'eau tenait plus du Mannkenpiss que des chutes du Niagara. Pas grave, J'ai vu la ville se réveiller. Un peu de calme avant la foire.?Le dernier acte n'est que pure fiction mais comment arrêter le génie créateur une fois lancé? Je m'y voyais déjà, je vous jure que j'entendais même la musique de fonds.... Je n'ai peut être pas joué dans une super production Bollywoodienne mais en tout cas j'ai réellement rencontre un ami à KHAJURAHO. Ce midi, il m'a (pour de vrai, je vous dit!) invité à venir manger dans sa famille qui habite une grande maison un peu plus loin. Les quatre frères habitent ensembles avec leurs femmes et tous les marmots. Première fois que je mangeais vraiment à l'indienne, j'avais intérêt à assurer. Du coin de l'oeil je guettais Prince et reproduisais ses gestes. Il faut manger de la main droite, pas facile au début mais c'est marrant, et puis il y a le joker (y'a toujours une cuillère qui traîne). On s'est assis sur une natte devant la TV. Les femmes nous ont préparées un thali du tonnerre et les enfants faisaient le service veillant à ce que je ne manque pas de chapatti (galette de pain). Le thali c'est un peu comme un plateau TV. Sur une assiette compartimentée on met du Dhal (lentilles en sauce), des légumes, de la chutney, du choux macéré aigre doux, un bol avec du raisin, un autre avec de la papaye et du riz. Le contenu peut varier mais c'est souvent un mixe entre le chaud et le froid, le salé et le sucré, l'acide et le doux. On pioche sans ordre. J'adore. Toute la famille fut adorable. Je regrette de devoir repartir demain et de ne pouvoir les connaître plus. J'aurais bien voulu parler avec les filles. Insatisfaite. C'est déjà un premier pas.
15 Mars KHAJURAHO J'ai passé presque tout mon séjour à Khjuraho avec Prince et j'ai dépense tout mon budget prévu pour cette ville dans son magasin. C'est de bonne guerre. Je l'ai chargé, lui et ses couturiers de me confectionner une tenue indienne spéciale. Alors je passe régulièrement voir l'avancée des travaux. Après, je me mets dans un coin du magasin pour observer les femmes qui viennent choisir leur sari, la pièce de coton qui ira avec pour le débardeur (il a des centaines de tissus de nuances différentes, on se croirait "au bonheur des dames"), le châle. On prend le temps, on cherche au détail près. Et puis, entre deux clientes, Prince me raconte sa vie. Il est Jain. C'est une religion minoritaire en Inde. Non violents, ils refusent les armes et ne mangent aucun animal. Ils sont très respectés par les indiens. L'origine du Jainisme remonte au VI éme siècle av JC. Les Jains doivent respecter cinq règles majeures: Ne pas voler (mouaich, mouaich, je doute encore de la justesse des prix qu'il m'a proposé), se détacher des bien matériels, rester chaste, ne tuer aucun être vivant et ne pas manger la nuit (au cas ou une bestiole se serait noyée dans la soupe). Ceux qui respectent ces principes à la lettre se baladent avec un foulard sur le visage comme les cow-boy pour ne pas avaler d'insecte en respirant. De même, les moines ne prennent jamais le bus (le pare brise est un véritable cimetière a moucheron). Mon Prince est loin de tout ça mais il tente de conserver une âme pure pour atteindre petit à petit la délivrance via la réincarnation. Il faut aussi savoir que leur éloignement de tout ce qui est matériel n'est pas du tout contradictoire avec un possible enrichissement (ouf! on avait eu peur). Comme il leur est interdit de tromper leur prochain, cela en fait des personnes dignes de confiance, très présents dans le domaine des affaires, du commerce ou de la joaillerie. Un jour, les parents de Prince, lui trouveront une jolie petite Jain, ils se marieront et auront pleins d'enfants. Ca fait longtemps que je m'interroge sur ce concept du mariage arrangé, à première vue choquant pour une européenne comme moi, qui a brûlé son sous-tif depuis longtemps. Pourtant, la vie aidant, je me demande si ce n'est pas plus réaliste. Je refuse l'idée d'imposer quelqu'un, par contre si on voit le mariage comme une sorte d'association et non comme une union ultra romantique de deux coeurs.. et tout le blabla, on se détache alors des sentiments encombrants et éphémères. En gros, il faut qu'elle trouve un type pas trop moche (on ne va pas non plus ramener du boulot humanitaire à la maison!!), qui gagne sa vie, qui semble sérieux... et l'affaire est dans le sac. Pas d'amour donc pas de dépendance, pas de douleur. On prend soin l'un de l'autre mais le bonheur de l'une dépendra pas des "preuves d'amour" de l'autre. Ils sont partenaires. Bon, le hic, c'est que vu à travers les yeux de Prince, la femme vaut quatre vingt cinq pour cent de l'homme et là je tique. C'est cinquante, cinquante ou rien. Je ne suis pas Jain mais les affaires sont les affaires. Et puis, vu que les filles indiennes sont nourries de films à l'eau de rose, depuis leur plus tendre enfance, comment se fait-il qu'elles ne nous rejoignent pas dans cette quête absurde du prince charmant?? Contradictoire. En fait, je pense qu'un mariage arrangé a autant de chance de réussir qu'un mariage basé sur les sentiments.
16 Mars VARANASI J'écris à la lumière d'une chandelle. L'électricité vient d'être coupée, mon ventilateur s'est mis en grève, j'ai juste eu le temps de faire chauffer l'eau de mon thé. Il fait noir dans la ville. Il n'y a que les ghâts (les marches qui donnent sur le fleuve) qui brillent. C'est l'heure de la prière, l'heure de faire Puja. Des centaines de petites bougies brillent comme autant de prières entre les bras de la Mère Gange. Bienvenue donc dans le plus grand bénitier du monde. Je suis arrivée ce matin par le train de nuit. Mon hôtel a presque les pieds dans l'eau.?Vue imprenable sur le Gange. Un petit dej me remettra vite sur pieds. Me voici face à un des plus beaux vestiges de la colonisation britannique; j'ai nomme le porridge. Si on y ajoute des bananes, on a de quoi faire un mastic qui bétonnera tous les systèmes digestifs, même les plus expressifs. La cérémonie de Puja a lieu vers dix neuf heures. C'est une sorte de prière universelle pendant laquelle a lieu l'offrande de la lumière au fleuve. En bordure du ghât, trois petites avancées sur pilotis. Les fidèles s'asseyent sur les marches en bordure du Gange. Sur le coté, les musiciens. Les cloches rythment la prière de façon entêtante. Pendant toute la cérémonie, des femmes proposent des petites coupelles fleuries. On allume la bougie en son centre et on la laisse dériver au fil de l'eau. Les fleurs sont fraîches, leur parfum se mélange à celui de l'encens et participe à l'enivrement collectif.?Ca commence avec les chants. D'une voix grave, les Brahmanes psalmodient en frappant dans leurs mains. Puis, trois d'entre eux s'avancent sur les jetées. Ils sont jeunes, vêtus d'un Tshirt d'un blanc immaculé et d'un pantalon bouffant brode d'or. Leur peau brille à la lumière des bougies. D'une main, ils agitent une cloche et de l'autre ils tiennent des bâtons d'encens avec lesquels ils ponctuent des demi cercles de fumé qui se dissolvent dans l'air à peine formés. Avec une parfaite synchronisation, ils vont bénir les quatre points cardinaux. Leur poignet est souple, gracieux. Ils feront de même avec des éventails, des torches. La chorégraphie est simple et pleine de recueillement. Sur une petite table, face à eux, sont disposés les accessoires pour la cérémonie. Des pétales de fleur fushia et orange jonchent le sol autour de leur tapis de prière. Les voici soufflant dans un gros coquillage. Ils se tiennent parfaitement droits, le visage tourné vers le ciel. Plus personne ne bouge, les cloches se sont tues, on n'entend plus que le son grave de ces cornes de brume qui résonne dans la nuit. Les barques se sont amassées autour du ghât. Leurs coques s'entrechoquent et craquent. Tiens, un groupe qui débarque.... mais ce sont mes franchouillards quadra que j'avais croise dans l'avion!! Y'a vraiment qu'eux pour avoir le culot de se balader aussi nonchalamment en plein milieu d'une cérémonie religieuse. Fidèles à eux même. Que diraient-ils si un car de touriste japonais se déversait en pleine messe dominicale pour prendre des photos??
17 Mars Je viens de passer sous le rouleau compresseur local. Traduction: je viens de découvrir les joies du massage Ayurvédique. Certains disent que c'est énergisant. Je veux bien le croire. A force de me faire pétrir, pincer et tordre dans tous les sens, je suis ressortie aussi rouge qu'un homard. Toutes mes articulations y sont passées. Il a même fait craquer le bout de mon petit orteil!. Sur le ventre, j'avais l'impression qu'un chat de cinquante kilos me malaxait le dos de ses grosses pattes (vous savez, ils font ça avant de se coucher en boule). Sur le ventre, il a été surpris par mon piercing au nombril. Moi, je dis que face à tous les yogis locaux, je suis une petite joueuse. Chochotte va!. Les jambes en l'air. Mieux que des bas à varice. Il fait remonter tout le sang jusqu'aux orteils, en exerçant des pressions de la cuisse jusqu'au pied. J'avais la jambe exsangue et le pied comme une tomate trop mure. Le massage des paupières fut surprenant. Et vas y que je te pincouille la aussi (bof, bof).?Comme dirait Ma Grand Meren, ce fut.... intéressant. Je ne sais pas si mon énergie vitale en fut renforcée mais en tout cas, j'arrive maintenant à me gratter l'oreille avec le pied! En poussant ma ballade du soir, je suis arrivée au ghât de crémation. Ce matin, j'étais censée être au paradis (..), j'approche maintenant les portes de la mort. Face au temple de Shiva, on trouve une plate forme pour chaque caste. Les brahmanes sont les plus proches de temple. Plus on descend dans les castes, plus on s'éloigne du temple. Lors d'un décès, le corps est sortit de la maison, sur le dos (il ne doit pas rester dans une pièce close). Puis il sera embaumé. Par les hommes si le défunt est un homme, par les femmes si c'est une femme. On l'enveloppe les jeunes et les adultes d'un tissu blanc, le orange pour les vieillards, le fuschia pour les femmes mariées. Le ghât est interdit aux femmes, trop expressives, elles pourraient troubler l'ascension de l'esprit du défunt vers le Nirvana. Ce sont donc les hommes qui portent le corps sur un brancard de bambous. Ils entrent avec dans le fleuve pour lui faire prendre son dernier bain. Puis le fils ainé va se faire raser la tête (sur le sol, près de la jetée, il reste encore des mèches). Vêtu d'un pagne blanc, c'est lui qui mettra le feu au bûcher. Depuis quelques temps, l'Inde connaît une pénurie de bois, ça coûte très cher. Les familles les plus riches ajoutent des rondins de santal, les autres se contenteront de sachets de copeaux. ?Le corps mettra près de trois heures à brûler. Chez les hommes, c'est le torse qui met le plus de temps (symbole de leur force) et les hanches pour la femme (siège de leur fertilité). Personne ne pleure pendant la cérémonie. Il faut être heureux, le défunt arrive à l'étape finale (mourir a Varanasi, c'est l'assurance d'un aller simple pour le paradis). C'est là que brûle jour et nuit le feu sacré laissé par shiva. Entretenu par des prêtres, il est le seul à pouvoir mettre le feu aux bûchers. Après quelques temps, le fils aîné toucher la tête du défunt à travers les flammes avec un bambou, la faisant éclater. Il versera alors du beurre dessus. Une fois le corps réduit en cendres, elles seront dispersées dans le Gange. Un peu plus loin, les orpailleurs passent inlassablement l'eau au tamis à la recherche de bijoux, de dents en or, voir même de prothèse totale de hanche... Le soir sera l'occasion d'une fête en famille. Les larmes seront pour plus tard quand chacun se retrouve seul chez soi. C'est étonnant de voir ces bûchers. Des centaines de corps sont brûlés chaque jour. Jour et nuit, ils arrivent de l'Inde entière pour passer cette dernière étape. Il y a même un hospice ou les personnes en fin de vie viennent attendre la mort. La mort est vécue au grand jour, à ciel ouvert. Elle fait partie de la vie. J'entend des cloches, quelques mètres plus loin, on célèbre Puja. La vie continue. Les indous ne regardent pas en arrière.
18 Mars Le Gange est un fleuve pur, c'est un fait, par contre il est tellement sale qu’aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille. C'est pas de moi c'est Mark Twain qui l'a dit. On y fait sa toilette le matin, on y lave son linge, on y jette des cadavres mal incinères et les usines du coin y déversent leurs produits chimiques. Si on résiste à un bain dans un tel bouillon de culture, alors on doit être effectivement béni des Dieux. Une ballade sur les Ghâts n'est pas de tout repos ou pleine de spiritualité comme on pourrait le penser. Ca relève plus du parcours du combattant. On commence par un slalom géant entre les étrons qui jonchent le sol. Singes, buffles, vaches, chiens, humains, chacun y va de son petit paquet. Ce serait ridicule de devoir être rapatriée pour cause de " Triple looping incontrôlé sur bouse de vache sacrée" . Petit assouplissement du cou et des poignets avec une série de hochements de la tête et de rotations de la main pour décourager les rabatteurs en tout genre. Le tout en marchant, le scanner anti-étron en alerte et avec le sourire s'il vous plait. Superbe. Pause buvette sur le coin d'une marche. Il y a toujours des gamins qui arpentent le Ghât avec une bouilloire remplie de tchai. Ils me le versent dans un petit godet en terre cuite. Je me brûle les lèvres mais ça fait du bien. Puis viens l'épreuve d'escalade car comme le niveau du Gange est au plus bas, je dois gravir une trentaine de marches de hauteur inégales avant d’atteindre mon hôtel (sans compter celles pour passer d'un Ghât à l'autre ou celles pour monter à ma chambre nichée au quatrième étage). Dur, dur d'être un touriste à Varanasi. Nous sommes en terre Sainte, un petit catéchisme local s'impose. Le premier qui déserte le cours, je lui fais une tête au carré!. Selon les écritures locales, plus de trois cent trente millions de divinités formeraient le panthéon indou. On va donc essayer de faire simple sinon on n'est pas rendu. G.... Generator.... Brahmâ?O.... Organiser.... Vishnou?D.... Destroyer.... Shiva Brahmâ est le créateur de l'univers. Une fois qu'on a dit ça on comprend qu'il soit un peu loin des préoccupations des pauvres humains. Vishnou a pour rôle de protéger l'univers. Shiva est le destructeur sans qui aucune création ne serait possible. Marié à Parvati, il eut un fils qui naquit en son absence. Ganesh. Celui-ci grandit sans connaître son père (pas d'appareil photo à l'époque). A son retour, Shiva demanda à voir sa femme mais son fils lui fit obstacle, refusant à cet intrus le droit d'entrer. Furieux, Shiva le décapita, pour découvrir qu'il avait levé la main sur son propre fils. Il décida alors de remplacer sa tête par celle de la première créature vivante qu'il croiserait et ce fut... un éléphant. Jovial, dodu, Ganesh est le dieu de la chance et le patron des scribes. Je l'aime bien. Il a l'air un peu moins sérieux et moins intimidant que les autres. Varanasi est dédie à Shiva. Les adorateurs de Shiva se reconnaissent aux trois traits blancs horizontaux traces sur le front. Les sectateurs de Vishnou portent un "U" jaune entre les sourcils avec une ligne rouge au centre. Voila, voila, méditez maintenant pauvres mortels.
20 Mars Je sens que je suis en train de m'accomplir totalement. Pas à pas, expérience après expérience, je m'approche chaque jour un peu plus de la perfection. Ce soir je crois que je frise le Nirvana...... JE VAIS VOIR UN FILM INDIEN DANS UN CINEMA INDIEN!!!! (Raaaaaa lovely). J'y vais avec Lucky. Un gamin des rues que j'ai rencontre à mon arrive, un petit caïd. Dans le rickshaw, du haut de ses vingt ans, il fusillait du regard quiconque me dévisageait un peu trop. Le cul entre deux chaises, il joue les mauvais garçons devant ses copains et les touristes mais, en véritable gentleman, il ne manquera pas de me raccompagner jusqu'au bout de ma rue une fois le soir tombé. Ses phrases sont ponctuées de "m'dam", impossible de lui faire prononcer mon prénom. Les seuls mot de français qu'il connaisse sont "lâche moi les baskets". Le cinéma est à l'autre bout de la ville, un véritable monument de béton. La salle est gigantesque, bétonnée elle aussi. On a pris des billets premiers classe pour être au balcon. Il y a même des ventilateurs au plafond pour rafraîchir un peu l'air (souvenez vous qu'un film dure en moyenne quatre heures). On se prend un coca, on se cale dans les vieux fauteuils et c'est partit! Le film fut un régal de musiques, de paillettes, de larmes et de rebondissements. Au début, on a l'impression que la pellicule a été recolorée (un peu comme dans les films de J. Tati) mais on oublie vite. Pas de sous titre mais mon voisin me traduisait les passages clef. Il faut dire que l'intrigue est souvent prévisible (un mélange de tous les soaps connus sur le petit écran avec une grosse touche de morale indienne). On ajoute du piment avec des coupures de courant aux moments cruciaux. Et pour couronner le tout, encore mieux que le cinéma 3D, nous avons ici le cinéma inter-actif. Dans la salle, certains chantent, d'autres s'esclaffent. Quelques rangs plus bas, un bébé pleure (pas question de louper le film du samedi soir a cause du dernier né, on radine toute la marmaille). Je peux mourir en paix, j'ai vu mon film et je suis à Varanasi. Que demande le peuple??
22 Mars VARANASI ( ben si...) Grosse trouille ce matin. La ville, tout comme l'Inde d'ailleurs, est peuple de singes. Il doit y avoir une famille qui loge pas loin de ma chambre. Jusque là, je gère. Chacun fait sa vie. Là ou ça pose un problème c'est quand, alors que je tente de me réveiller sur mon balcon, je me retrouve nez a nez avec un gros mâle grimaçant et sifflant. J'ai vite battu en retraite, lui claquant la porte au nez. Il n'avait pas l'air commode du tout et ses dents étaient bien affûtées (quoique j'ai cru entrevoir un reste de salade coince entre ses canines). Je n'ai aucune envie de me faire refaire le visage par ce type de chirurgien plastique. Ils sont tellement habitués aux humains qu'ils ne sont même pas effrayés quand on les chasse du bras. Bien au contraire, ils contre attaquent et c'est moi qui doit fuir. Ou va le monde, ma brave dame. J'en viens même à regretter mes bons gros pigeons parisiens Comme faune locale, c'est tout de même plus rassurant. Heureusement que j'ai des grillages à mes fenêtres. Lors de leur ascension de la façade, ils ne manquent pas de pousser ma fenêtre entre ouverte pour voir si il n'y a rien à chiper. Changements de plans donc. J'ai décide de rester à Varanasi pour fêter Holi (la fête des couleurs) il parait que c'est particulièrement animé dans cette ville. J'avais mon sac sur le dos, mon billet de train en poche mais j'ai changé d'idée au dernier moment. Grisant. Pas d'obligation de suivre le plan de route, il faut saisir les occasions quand elles se présentent. La ville vaut le coup qu'on s'y attarde. Il y a des indiens qui payeraient cher pour être à ma place. Et puis, je n'ai pas trop envie de retrouver le bruit de Delhi. Je partirais d'ici à la fin mois pour aller vers le Rajastan. Je verrais Richikech et Amritsar une autre fois.
23 Mars Impossible pour les indiens de prononcer mon prénom, me voici donc rebaptisée Imli (c'est le mot en hindi pour designer le tamarin). Ca fait près d'une semaine que je suis immergée dans la vie indienne. J'ai quitte le monde des touristes pour partager la vie d'une famille, celle de Lucky. Il n'y a que lui qui parle anglais mais on arrive à se comprendre un peu. Chaque jour, il m'invite à déjeuner chez lui et sa maman me prépare un bon thali. Après avoir passé un rideau de linge qui sèche, je me retrouve dans une petite pièce aux murs noirs de suie. La lumière vient d'une petite lucarne. On me fait prendre place sur une des nattes au sol. Les seuls meubles sont des étagères couvertes d'ustensiles divers et un petit hôtel avec des images pieuses et des statues. Seules touches de couleur au tableau. C'est petit, sombre et pourtant, tout doucement, j'ai senti la chaleur du foyer. Pas besoin de décoration hi tech. Lucky taquine son petit cousin, ses soeurs me regardent manger, rigolant de mes débuts laborieux. Pas facile de manger du yaourt avec les doigts. Puis, après s'être bien lavé les mains, la plus jeune me coiffe, me passe de l'huile sur les cheveux et me les remonte en chignon. Avec mon punjabi, mon bindi (point sur le front) et mes bracelets, elles disent que je ressemble à une véritable indienne. Si seulement ça pouvait être vrai. Je suis frustrée de ne pas pouvoir parler plus avec elles. Foutue barrière de la langue! Parfois, j'ai l'impression que notre culture a trop aplanit les relations. Ici, on touche les pieds de quelqu'un pour marquer son profond respect. C'est un geste très important. Et nous, que nous reste- t- il pour signifier la hiérarchie? Peut être avons nous oublié certaines valeurs...
24 Mars Quelle image ont-ils de la femme blanche? J'ai souvent l'impression qu'ils nous voient comme des filles faciles. C'est certain, on ne colle pas beaucoup avec le cliché de la femme soumise, un tantinet neuneu et homo-dépendante de la version indienne. Mais quand je vois une affiche de film "hot" avec que des blanches comme actrices, je ne peux pas non plus l'accepter. Difficile pour eux de nous comprendre. Pourtant on est loin du temps ou le summum du sensuel était représente par une pauvre pucelle se dandinant sous la mousson avec le sari qui lui colle aux mollets. Tout ce que je vois dans les films indiens relève plutôt du nombril à l'air, du décolleté plongeant et de l'image suggestive... Par contre, bobonne, à la maison, c'est sari ou punjabi obligatoire. Intéressant. Quelle hypocrisie.
27 Mars VARANASI ( toujours...) Aujourd'hui c'est la fête de Holi (personne n'a été foutu de me dire la signification, je vous ferais donc grâce de mes explications dignes d'un guide touristique). Quelques jours avant la date fatidique, on a vu apparaître des marchands de poudre de couleur, de pistolets à eau, de chapeaux de carnaval. Petites montagnes de pigments rouges ou verts. Les yeux des gamins brillent déjà. On fait ses réserves, choisissant avec soin la couleur de ses munitions. Le jour J arrive enfin! Ca commence très tôt. A sept heurs les hostilités sont déclarées. Les particuliers font hurler leur chaîne hi-fi et les premières bombes à eau sont lancées. Bataille rangée d'un toit à l'autre. Impossible de circuler dans les rues sans être bombardé. Les vaches et les singes ne sont pas oubliés (la vache Milka n'a qu'a bien se tenir). On sort l'alcool, les cigarettes, aujourd'hui tout est permis. Les forces de police ferment les yeux. Pendant six heures ce ne seront que des cris, des rires, des courses poursuite. Même les couloirs de mon hôtel sont le siège d'une lutte Touristes/ Indiens. Des rivières de couleur dégringolent dans les escaliers. Les hommes poussent des cris guerriers, les enfants hurlent de joie. On se barbouille le visage, les vêtements prennent les couleurs d'arlequin. Les murs sont mouchetés. Toute la ville est repeinte de fushia, d'ocre et de bleu. C'est féerique, on se croirait dans un tableau de Kandinsky. Je croise un gamin hilare, son visage est pourpre et ses yeux brillent comme des billes, on dirait un diablotin. Un gros bonhomme moustachu passe en vélo. Il a un petit chapeau doré comiquement posé sur le haut de son crâne. Son marcel est repeint aux couleurs de l'arc en ciel et sa moustache s'est transformée en un buisson d'un vert éclatant. Vers quatorze heures tout se calme. On écope, on nettoie à grandes eaux, on essuie. Tout Varanasi va se laver dans le Gange qui prend alors des reflets irréels. Un peu comme une immense tache d'huile. L'après midi se passe en famille ou avec des amis. On sort ses plus beaux vêtements. La maman de Lucky nous a fait un thali spécial avec du poulet (ne croyez pas qu'en Inde, on soit végétarien par goût du bio).
31 Mars stand by Juste un petit message pour dire que je suis toujours en vie, toujours à Varanasi et ....... peut être en Indonésie. A suivre.
3 Avril vers JAIPUR (enfin...) Je décolle enfin de Varanasi. A croire que la ville m'avait ensorcelée. La quitter semble relever de l'exploit. A force de suivre Lucky dans le labyrinthe du Chowk (vieux quartier qui borde le Ghat principal), on a fini par devenir inséparables. Il travaille chez un détaillent en soieries. On y passait des heures entières, affalés sur les tapis, à boire du thé avec ses amis. Tous les commerces se pressentent de la même façon. On enlève les chaussures à l'entrée avant de passer sur un matelas qui recouvre tout le sol de la pièce. Là, assis en tailleur, un thé à la main, on peut commencer les affaires. J'étais même devenue l'interlocutrice spécial touriste français. A chaque client, c'était un festival de couleurs. Le sol était vite recouvert de dizaines de châles, de couvres lits brodes d'or, de brocards. On me "remerciait" en m'offrant une étole ou une pashmina de temps en temps. Le midi, on allait manger chez Lucky, bref, la routine a commence à s'installer. On a écume tous les cinémas de la ville, sillonné toutes les ruelles en moto. A la fin, Luckyse se prenait presque pour mon mari, refusant que je parle aux étrangers, que je sorte seule, veillant à ce que je ne dévoile pas trop de ma personne. Il s'est presque battu avec un policier qui me regardait d'un peu trop près. Je veux bien jouer le jeu cinq minutes, mais à la fin ça devient insupportable Il était grand temps de partir. Le temps de troquer mon punjabi contre le treillis, je saute dans le premier train qui passe direction le Rajasthan!.... Je crois que les dieux de Varanasi ont du bien rigoler! Dix huit heures de train!!! Coincée sur une couchette à peine plus large que mon derrière, le nez colle au plafond avec, en guise d'air conditionné, des ventilateurs brassant l'air chaud et la poussière ambiante. Mon coté aventurier en a pris un coup. A la sortie du train je ressemblais plus à un mix entre un épouvantail et une sorcière.
8 Avril JAIPUR Jaipur est une ville très structurée. Grandes artères, rues bien perpendiculaires. Il semble y avoir un véritable projet d'urbanisme. C'est la première fois que je croise des feux de signalisation! Ca fait tout drôle après les rues sinueuses de Varanasi. C'est même un peu trop. Trop bruyant, trop carré, trop urbain. En fait il semble y avoir tous les défauts de la ville sans les avantages. Heureusement, mon hôtel est un paradis de calme et de verdure. C'est un ancien petit palais. Le soir, je me prélasse dans un des transats sous un bougainvillier. L'air sent bon le jasmin et l'herbe fraîche. Il y a même un paon qui se dandine dans l'allée. L'hôtel est un ensemble de petites courres intérieures, de patios, d'escaliers secrets, cachés par une façade recouverte de buissons fleuris. Je n'ai pas beaucoup vu la ville. Juste ce qu'il faut. Ça fait du bien de se couper un instant de la réalité indienne. Une petite parenthèse dans la parenthèse, le matin j'oublie presque que je suis en transit. J'ai l'impression de me réveiller dans ma maison de campagne...
9 AVRIL PUSHKAR Arrgghhh! Je suis maudite! Ce matin, j'ai levé le camp de Jaipur. Adieu veaux, vaches, cochons, le fugitif repart vers de nouvelles aventures. Jusque là, la routine. Ca se complique quand, arrivée à mon nouvel hôtel, je réalise que pour des raisons obscures, ma bouche est bloquée. Impossible d'avoir un écart de plus d'un centimètre entre les deux mâchoires sous peine de voir mon dentier me dégringoler sur les genoux! Vais je devoir me mettre au régime calibré avant l'age fatidique? Je clôture mon stade oral de façon plutôt rédhibitoire. Je suis trop jeune pour boire mes biscottes noyées dans mon Nesquick avec le beurre qui surnage! Et puis, ou vais-je trouver un presse purée dans ce bled pourris? Je n'en suis pas encore au trismus mais quel est l'imbécile qui a trifouille ma poupée vaudou en lui plantant des aiguilles dans la bouche? Qu'il se montre, je n'en ferais qu'une bouchée... enfin, presque. Je ne vais quand même pas aller voir le rebouteux du coin. Même ma copine infirmière Caro, qui fait du rapatriement sanitaire, m'a laisse tomber comme une vieille chaussette. Pas assez grave pour envisager un retour au bercail aux frais de la princesse! Dix neuf heures, Hourra! Je suis décoince (vous en doutiez?) Apres avoir brûle maint et maint bâtons d'encens (doit bien y avoir un dieu spécial problèmes dentaires dans le coin), massé, farfouillé, mastiqué au risque de me faire prendre pour une nouvelle race de ruminant, ma mâchoire à enfin recouvré la raison. Ouf! pas besoin de mettre un gant en latex et passer par "l'autre voie". Comprenne qui pourra (merci mon ostéopathe). Et vive la grenouille à grande gueule ! (ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire n'ont qu'a se manifester, je me ferais un plaisir de leur raconter.) L'Inde, pays aux mille dieux et aux mille prières. Jour et nuit, elles montent vers le ciel telles les volutes de fumée d'une gitane maïs. Et c'est justement le problème. Il est trois heures du mat et le vieux d'en face a décide de tenter sa chance, des fois qu'un dieu serait encore à l'écoute. Le voila qui tambourine avec conviction sur sa plus belle casserole en guise de banjo et braille à s'en faire péter les plombages. On dirait un mélange de sirène de pompiers et de fado chanté par un asthmatique. N'y a t il personne qui veuille abréger ses souffrances? Le seul effet kiss-cool observé c'est une accélération bruyante du transit de mon voisin de chambre et une reprise en choeurs par tous les canidés du coin. Puis, une fois qu'il a bien massacré son ustensile de cuisine, il retourne se coucher (Seb c'est bien?).?ET MOI ALORS? A cause de lui j'ai les yeux en position plein phare, impossible de retrouver le fil mon rêve qui semblait pourtant des plus philosophiques. Demain, c'est décidé, je vais danser la macaréna sous ses fenêtres à deux heures du mat!!
11 Avril PUSHKAR C'est la tanshumance! Je descends de mon village bleu à flanc de colline pour me perdre dans le quartier musulman d'Ajmer, la grande ville dans la plaine. J'ai passé toute la matinée dans la mosquée, il faut dire que les alentours sont un mixe entre la foire et la coure des miracles qui ne donne pas envie de prolonger le stationnement. Un type coincé en position grand écart fait le crabe dans la rue, un autre se déplace en se roulant par terre, il y a même un chien qui avance en équilibre sur ses pattes avant, les pattes arrière difformes. Mieux vaut battre en retraite. Avant d'entrer dans le lieu saint, je confie mes chaussures au portier et je me couvre la tête. Dans l’enceinte, une milice est chargée de faire respecter les bonnes manières. Portant une étole genre miss monde et un bâton de guignol, ils traquent tout écart de conduite. Ce serait de mauvais goût de se prendre une prune pour outrage à divinité. Je me pose dans un coin de la coure dallée de marbre et je regarde. C'est un lieu de prière, mais aussi un lieu de vie. Un petit bonhomme s'approche de moi en gazouillant. Il a les yeux soulignés au crayon noir et une ficelle autour de son proéminent bidon. Une fillette me demande de poser avec elle pour une photo (il est important de savoir que tout bon indien se doit de tirer une tronche de six pieds de long lors de cet exercice... pas le moindre petit rictus). C'est une procession incessante de visiteurs. Les hommes portent des djellabas blanches magnifiquement brodées. Ce soir, à Pushkar, c'est mégateuf!. C'est le nouvel an indien, on sort les dieux des temples et de la naphtaline pour leur faire faire un petit tour de la ville. Chaque soir c'est la permission de minuit pour un dieu différent, et ça va durer dix jours!. Les familles ont dessinées des fleurs, des motifs géométriques avec de la poudre de couleur devant leur perron pour accueillir la procession. La rue est parée d'un tapis aux couleurs flamboyantes. Les femmes accrochent des fleurs dans leurs cheveux.?Les chars sont précèdes par une fanfare dominée par le son du Bontempy sur lequel s'acharne un des musiciens. Puis vient... un énorme moteur monte sur roulettes qui servira à alimenter les lustres portés par des dizaines de gamins des rues pour faire une haie d'honneur. Enfin, le char, entouré de brahmanes distribuant des copeaux de noix de coco et autres sucreries. On en reçoit une poignée, on partage avec son voisin. Tous les sens sont à la fête. La foule se presse pour recevoir la bénédiction, toucher le char. Les sâdhus en tous genres sont aussi de la partie. A la base, le sâdhu est un mendiant religieux. Ils sont reconnaissables à leur allure souvent excentrique. Vêtus d'orange, le corps couvert de cendres, le cou chargé d'amulettes et le crâne recouvert d'une forêt vierge qui ferait rêver nos amis rasta symbole de leur puissance. Le sâdhu devient siddha, soit hermite soit ascète après de dures pénitences et diverses formes de mortifications. Certains ont décidé de passer leur vie sur un pied, d'autres se coupent un bras, tout ça pour atteindre la délivrance du cycle infernal des renaissances.?Ca c'est la version locale, mais on a aussi le Western sâdhu, race particulièrement endémique si on considère qu'elle possède la faculté de troquer ses fripes contre un costume trois pièces une fois revenu sur leur pays d'origine. Leur but est encore obscur mais il semble que pour y parvenir, ils doivent porter les vêtements les plus miteux, traîner la savate et afficher une pilosité amazonienne...
18 Avril JAISALMER Mon voyage aura été marqué par de nombreuses rencontres. Chaque ville que je traverse m'apporte une nouvelle histoire. Il faut être patient, laisser les choses venir. L' Inde ne s'apprivoise pas en deux jours. Apres un certain temps, une fois que vous faites bien partie du décor, le miracle s'opère. Je crois qu'ici, j'ai atteint la perfection. Jaisalmer est une ville fortifiée au milieu du dessert du Tahr. Son épaisse muraille ocre renferme un trésor. C'est ici que se trouvent les plus beaux have lis de toute l'Inde. Ce sont des palais construits au XVIII ème siècle par de riches marchands. Certains sont officiellement visitables mais je me rends vite compte que presque toutes les façades de la ville sont richement ouvragées. On dirait de la dentelle, mais en plus beau, avec une variété incroyable de motifs. Je ne m'en lasse pas. Mon hôtel est à l'intérieur du fort. Le soir, assise sur la terrasse, je me prends pour une maharani attendant son Lawrence d'Arabie (ouaich, un peu anachronique, mais Peter O'Toole avait de si beaux yeux bleus...). Les habitations couvrent encore quelques kilomètres autour des remparts et puis...c'est le désert. Pas les dunes de sable comme dans le désert des tartares, mais une plaine aride ou ne poussent que des buissons hirsutes et des éoliennes à perte de vue. Et puis, il y a eu la rencontre avec ces deux soeurs. Deux gitanes qui alpaguent le touriste à la sortie du fort pour leur vendre quelques breloques. Comme elles sont parées de leurs plus beaux atours, je joue le jeu du "bakchich contre photo". Jusque là, relations professionnelles. Le lendemain, je les retrouve pour leur offrir quelques T shirts que je dois jeter par dessus bord de mon sac à dos sous peine de surpoids fatal pour la suite du périple. Elles semblent ravies. Ce soir, elles m'ont invitées à boire un thé chez elles et écouter de la musique. Je les suis en dehors de la ville et me voici assise dans la courette d'une maison en torchis, un gamin dans les bras. Les hommes jouent du violon pendant que les deux soeurs dansent et chantent. Pour l'occasion, elles m'ont décorées de leurs bijoux traditionnels. On pose pour la photo. Une fillette aux cheveux ébouriffés danse devant moi. Sa robe est mocharde mais ses yeux brillent comme ceux d'un chat et ses hanches ondulent gracieusement. Petit moment de pur bonheur. C'est simple et beau comme un Kinder-Surprise.
26 Avril BOMBAY Dernière étape du voyage:Bombay. Retour à la civilisation mais ce n'est pas pour autant la fin des aventure, bien au contraire. Coup de chance, un de mes amis indien que j'ai connu au Burundi est lui aussi de passage dans le coin. Il insiste pour que je loge dans un des studios qui appartiennent à sa famille. Jusque là, plutôt idyllique comme tableau surtout vu le prix d'une chambre d'hôtel ici et vu l'état de mes finances... Mais c'est sous estimer l'esprit farceur qui plane constamment au dessus de mon crâne gracile! En fait, l’appart est parfait, mais c'est comme acheter une robe chez un grand couturier et se rendre compte qu'on ne peut même pas monter les escaliers avec. Beau mais pas pratique. Canapés dans le plus pur style post néo gréco romain, sol en marbre, la classe. Mais quand il s'agit de passer aux choses concrètes genre: qu'est ce qu'on mange ce soir? C’est une autre paire de bretelles. Les placards de la cuisine sont remplis ...... de cahiers, de cirages, de bouteilles de fly-tox. Ah, quelques bouteilles d'alcool, (on avance petit à petit vers le rayon alimentaire) et une cinquantaine de bouillons Knorr. Ce soir, donc, on révise Maïté version Koh-Lanta. Faute de casserole, j'ai du faire bouillir mes nouilles dans une poêle tellement petite qu'on pourrait la qualifier de HLM pour omelette! Me voici en train d'égorger une boite de concentré de tomate (la seule dont la date d'expiration n'avoisine pas le néolithique). Le plan de travail porte encore les traces de notre lute acharnée. Papa, tu aurais été fier de moi! Deuxième épreuve: Bombay est la seule ville d'Inde ou il est presque mal vu pour une jeune (si, si, j suis encore jeune) femme de porter le punjabi. Pas de chance, je n'ai plus que ça dans ma garde robe. A cela il faut ajouter le fait que Vinod (mon ami indien) ne fréquente que des gens super branchouillés et j'avoue qu'après deux mois de voyage je ne me sens pas trop dans ce trip. Panique à bord, donc, comment ressembler à quelque chose de correct quand on n'a plus que des tongs, un sac à patate en guise de robe et .....Pas le moindre sac à main coordonné! Je fonce dans le premier magasin du coin et fait péter ma carte bleue. J'en ressors habillée dans le plus pur style minette rose bonbon, un régal. Il fallait au moins ça pour tenir la route face à la jeunesse dorée locale. En trois jours, avec Vinod et sa bande, on a écumé tous les bars fashion de la ville. Ca fait tout drôle, mais j'avoue que ça m'a fait du bien de retrouver tout ça! J'ai presque fait une over-dose de crevettes et autres produits de mer (ras le bol du poulet et du régime végétarien). Ce soir, Vinod retourne au Burundi, moi je reste encore quelques jours. Je vais tenter de survivre dans cet univers.
La suite au prochain épisode.
De l'usage du cannabis dans le monde
La discussion sur la loi concernant l’usage de la cigarette a soulevé des passions et l’un des contributeurs a évoqué le sujet de la légalisation du cannabis qui en ferait autant.
Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »
Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..
Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…
Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?
Il y a mille questions.
Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.
Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?
Dom.
Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »
Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..
Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…
Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?
Il y a mille questions.
Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.
Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?
Dom.
Interdiction de fumer dans les lieux publics
bonsoir!
que pensez -vous de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, notamment dans les aeroports puisque nous sommes sur un forum de voyages!😛
alors ça sera pas trop dur?
plus d'endroit pour les fumeurs? comme ces petites pieces non ventilees, ou l'on vient fumer une cigarette pour passer le temps! et l'on repart completement asphixie?🏴☠️
Costa: forfait X1
Hello,
je suis surprise que personne sur ce forum ne parle du Forfait X1 - il s'agit d'un forfait pour boissons illimités au verre (eau, soda, bière, vin) pendant les repas - restaurant ou buffet - pour le prix de Euro 9.90 par jour (service compris). J'ai trouvé cela sur les forums en anglais et j'aimerais bien savoir ce que les croisiéristes avisés en pensent. Merci
Marianna
je suis surprise que personne sur ce forum ne parle du Forfait X1 - il s'agit d'un forfait pour boissons illimités au verre (eau, soda, bière, vin) pendant les repas - restaurant ou buffet - pour le prix de Euro 9.90 par jour (service compris). J'ai trouvé cela sur les forums en anglais et j'aimerais bien savoir ce que les croisiéristes avisés en pensent. Merci
Marianna
Un autre avis sur le Riu Merengue
Bonjour
Je viens de passer 2 semaines au Riu Merengue de Puerto Plata... voyage réservé par Nouvelles Frontières, transporteur Corsair... je vais donc faire un compte rendu... je sais qu'il y en a déjà, que beaucoup a été dit... mais je vais donner mon opinion quand même et tant pis si ça fait répétition.
Bien, allons-y...
Réservation Alors, j'ai réservé avec un ami le 19 Aout 2006 pour des vacances du 3 au 17 Janvier 2007. Si on réserver tôt, l'hotel étant un paladien, on a 15% de réduc... dans la limite du nombre de places allouées à la promotion. A titre indicatif, pour ces 2 semaines, nous avons payé un poil moins de 1500€ par personne (avec assurances, taxes aéroports, taxe d'entrée de 10$ /pers incluse mais hors taxe de sortie de 20$/pers) Lors de la réservation, les vols devaient être opérés en 747-400 de Corsair à l'aller comme au retour... on nous évoque une escale en Jamaïque au retour mais pas de certitude et horaires inconnus lors de l'achat du voyage... on veut bien nous réserver des sièges dans l'appareil et on nous imprime un papier stipulant la réservation... on paie environ 450€ chacun, le reste à payer 1 mois avant le départ.
Début Décembre nous retournons donc payer le solde... rien de spécial... on nous dit juste que nous devrons retirer les billets le jours du départ, à l'aéroport.
Par hasard je vais sur le site aéroport de Paris et je vois que le vol retour ne sera plus opéré en 747 mais en A330... étant donné que nos sièges étaient réservés pour le pont supérieur du 747 et qu'il n'y a pas de pont supérieur sur un A330, je téléphone à l'agence pour demander ce qu'il en est de nos places. La fille me dit que pour le retour, elles sont invalides (forcément) donc je demande si je peux changer la résa, elle essaie et me dit qu'elle ne peut pas, qu'elle appelle Corsair et qu'elle me rappelle... elle me rappelle et me dit que le vol est mono-classe et que donc la pré-réservation des sièges n'est techniquement pas possible... Comme je suis un gros pénible et que je suis un peu dubitatif face à l'excuse, je contacte Corsair qui me dit très exactement la même chose... et comme je suis dubitatif, je contacte quelqu'un que je connais un peu et qui y travaille... et qui confirme... ok, là j'ai confiance ! Après coup je tilte et je rappelle l'agence pour demander si mon siège à l'aller est toujours OK... réponse non, le vol est passé en mono-classe aussi... si je veux un bon siège, j'ai le droit d'arriver tôt à l'aéroport.
Début Décembre, peu après avoir payé, je reçois une lettre me donnant les horaires de vol, disant qu'il faut se présenter à l'enregistrement 2h avant le départ et qu'il faut confirmer le vol retour 72h avant en appelant un numéro de téléphone... Il est aussi écrit qu'il ne faut pas oublier les 20$/pers pour le retour... ok, ça roule pour moi... à ceci près que le vol retour est indiqué le 17 à 23h59 sur le papier... et le 18 à 00h40 sur le site aéroport de Paris... pas de quoi faire un cake pour 40 minutes, on imagine une raison purement administrative à ce "23h59"
Le départ Bien, décollage prévu à 10h, on ne va pas faire les cons et arriver à 8h comme demandé, on va arriver pour 7h... et on arrive à 6h30... c'est le désert et l'avantage c'est qu'on peut retirer nos billets sans la moindre queue... on se présente aux comptoirs d'enregistrement, ils sont encore fermés... ils ouvrent 10 minutes plus tard... quasi pas de queue... un petit problème avec l'impression des cartes d'embarquement mais ça va, on les a vite quand même, on demande avec gentillesse une place sympa... et le monsieur nous sort rangée X, siège A et C... j'ai un peu peur qu'il y ait quelqu'un entre mon pote et moi donc j'embete le monsieur pour qu'il me confirme que les sièges sont bien l'un à côté de l'autre... il confirme. Vu le numéro de siège on est soit tout au fond, soit en haut... passons... petit café... petit tour pour acheter journaux et magazine... petit tour sur les écrans, l'avions est prévu avec 10 minutes de retard (pas de quoi fouetter un chat)... on se pointe en salle d'embarquement histoire d'avoir de la place pour s'assoir (après une visite des boutiques détaxées)... et notre avion vient d'arriver de Fort de France, les premiers passagers débarquent... ça sent le retard. Effectivement, on aura un peu de retard... environ 3/4 d'h... hop, embarquement "en haut des escaliers messieurs"... et hop, royal, nous sommes assis en classe Grand Large (merci m'sieur)... Alors le vol est mono-classe donc on est assis en grand large, on a le siège qui va bien (avec coussins, couverture, reglage lombaire, plein de place, un siège qui bascule beaucoup, une télécommande, des lampes reglables, le repose pied, l'écrans individuel, etc etc etc) mais il n'y a pas de prestation Grand Large (pas de champagne, même programmation de films qu'en Eco, même choix de repas)... nous sommes bien contents... personnel sympa, repas tout à fait correct... top Durant le vol on nous remet la carte d'entrée à 10$ et un formulaire à remplir pour les autorités (nom, prénom, date de naissance, adresse, profession, motif de visite, adresse en RD, ...)
Les 8h45 de vol se passent vraiment très bien, nous arrivons avec environ 1/2h de retard à Puerto Plata sous une petite pluie... On passe un filtre où on donne sa petite carte à 10$ et on arrive en salle bagages... beaucoup de monde, pas beaucoup de place et un tapis qui s'arrête à peu près toutes les 4 minutes et 27 secondes... on prend son mal en patience... Hop, valises récup, on sort de l'aérogare, y a un petit comptoir NF qui nous demande "Merengue ?" "oui" "Bus numéro X"... et hop, on va au bus X... on y dépose sa valise, un mec nous la met dedans et nous montre une pièce... non non, pas d'argent pour lui, il a porté la valise 12 secondes pour la déplacer de 15cm, faut pas pousser mémé dans les orties...
On monte dans le bus, y en a pour environ 30/40 minutes... mine de rien c'est déjà long quand on est bien fatigués... on nous distribue une enveloppe (avec invit à la réunion d'info, liste des excursions possibles, ...) et une feuille à remplir par chambre... ensuite quelqu'un passe dans le bus pour demander le nom et indiquer le numéro de chambre.
Nous arrivons enfin... débarquement des valises, petit cocktail de bienvenue dans le hall de l'hotel... et grossse grosse cohue... forcément, l'arrivée NF est probablement la plus grosse... 300 personnes environ le jour de notre arrivée... et tout ce petit monde veut la même chose : son enveloppe... alors tout le monde fait + ou - la queue dans le hall (pas à la réception, sur une table à part) pour avoir ça... et cette enveloppe contient les clefs de la chambre et du coffre, des cartes pour les serviettes (on y reviendra), un plan de l'hotel pour localiser la chambre et des auto-collants avec le numéro de chambre écrit dessus...
L'auto-collant, on nous explique qu'on le colle sur nos valises de façon visible... et qu'on laisse nos valises là où elles sont, dans le halls (on est quand même pas trop cons, on évite de les laisser dans le chemin et on évite de les jeter dans le magnifique sapin de Noel qui trone au milieu du hall)... on peut partir faire ce qu'on veut, quelqu'un nous portera nos valises à la chambre dans quelques minutes...
Nous, nous décidons direct de voir un peu la plage... mine de rien il est bien 17h, plus beaucoup de monde en train de bronser... on retire nos pompes, on met les pieds dans l'eau... c'est chaud, ça fait du bien... On finit par se dire qu'il va peut-être falloir aller à la chambre... un animateur NF est dans les allée pour expliquer aux gens comment trouver leur chambre... nous y arrivons, nos valises attendent devant la porte...
Les chambres Les chambre sont dans des petits batiments regroupant 8 chambres... 4 au RDV, 4 en haut... toutes avec terrasse/balcon La notre a une vue pas terrible terrible mais on décide que ça fera bien l'affaire, on ne compte pas vraiment y faire autre chose que dormir et se laver...
Au niveau équipement : un coffre-fort... on nous explique qu'on peut laisser la clef de chambre à la réception si on part pour la journée mais on ne doit surtout pas laisser la clef du coffre... on ne s'en sépare pas, on ne la donne à personne... sinon forcément ça pourrait créer des tentations... mais attention, on ne la perd pas non plus sinon c'est 20$ à payer pour que le coffre soit défoncé et ouvert... nous voila prévenus... et elle nous fera suer cette clef mal attachée... alors on la réattachera mieux hein !
bref, je continue sur l'équipement : mini-bar contenant 1 gallon de flotte purifiée (because on ne doit pas boire l'eau du robinet, non potable), 2 pepsi, 1 pepsi diet (light en bon français ;), 2 bieres, 1 limonade, 1 genre de schweppes (ortho ?) et je crois que c'est tout... rempli tous les 2 jours et complètement gratuit... précision, bouteilles de 25cl si ma mémoire est bonne)... seule exception au remplissage : si on n'a pu de flotte pour se laver les dents, aucun problème, il suffit d'aller en demander à la réception même si les 2j ne sont pas passés une chose, il est demandé de laisser ces boissons dans la chambre et de ne pas sortir avec (ça n'empêche pas que certains le fassent mais on le verra, c'est inutile)
au dessus du bar, 4 bouteilles de taille standatd d'alcool... vodka je crois, rhum... et après je sais plus... pour les alcoolo, non, on ne peux pas emporter ces bouteilles, elles sont dans un casier vérouillé et juste les verseurs dépassent... et toc... bouteilles changées si vides toutes les semaines je crois... mais pas certain car nous n'y avons pour ainsi dire pas touché
tout ça c'est dans le "couloir" d'entrée... dans un placard... dans la même pièce, un autre placard contenant une penderie avec plein de ceintres... et le coffre par terre...
dans la chambre, tv avec près de 10 chaines, une seule en français (tv5), une majorité en espagnole et pas mal en anglais (cnn, warner bros tv, fox, mtv, ...) hormis la TV, ventilo au plafond, clim, 2 lits de 2 places côte à côté, quelques meubles, 1 fenêtre et une porte fenetre (tous 2 avec moustiquaire glissant)
dans la SdB : toilettes, baignoire avec douche intégrée, sèche cheveux, le plein de serviettes (pour le sol, pour les mains et pour le corps), des savons, des bonnets de douche, du gel douche, des sachets pour les tampons de madame, etc etc etc... Un truc, ils sont très hygiène... donc à côté des toilettes, au cas où on oublierait, un petit message en 4 langues indique qu'il serait bon de se laver les mains après avoir fini... Un autre message à côté de lévier invistant (toujours en 4 langues...) à ne demander le changement des serviettes (en les mettant dans la baignoire) que si elles sont salles... ça économise du détergent et comme le détergent est polluant, c'est + mieux (j'imagine que ça économise aussi des sous mais c'est pas marqué dessus)
Sans être magnifiques, elles sont agréables, d'une taille bien suffisante... moi j'ai juste regretté que ma valise ne rentre pas sous le lit
voila donc pour la chambre...
Se nourrir bien, il est l'heure de manger hein maintenant... allons-y... nous, un peu bête, on n'a rien lu donc on y va à l'arrache (oui, dans la chambre, un petit fascicule (en 4 langues, pour changer) explique le fonctionnement de l'hotel, les heures de repas, etc etc)... on se pointe au resto près de la piscine, on le trouve un poil désert mais c'est pas grave, on prend des assiettes et là une brave dame nous dit "no buffey"... moi sur le coup je comprends "no bouffer" ce que je trouve un peu limite mais bon... le français n'est pas sa langue natale... alors ça me fait rire en fait... mon pote un poil moins con que moi comprend "no buffet" ce qui est déjà plus cohérent... donc on va à l'autre resto... une salle assez grande mais pas moche du tout, pas cantine du tout et pas vraiment bruyante... et là voila, un buffet pour les entrées... une tripotée de choix pour les plats... du fromage, des gateaux, de la glace en guise déssert... beaucoup de choix... on se sert l'entrée, on s'installe à une table prête à nous recevoir et hop, en moins d'une minute on nous sert de l'eau et on nous demande si on veut de la bière, un jus de fruit, du vin, un soda... voila donc si on demande on nous l'apporte... sinon, pour éviter d'être un emmerdeur, on a aussi le droit de se lever et d'aller se servir soi même...
bref, la règle est la suivante... le Riu Merengue est dans un complexe de 3 riu... le matin et le midi, on mange là où ça nous chante pourvu qu'on soit dans les horaires du resto voulu... le soir en revanche, on demande aux gens du Merengue de manger dans un resto du Merengue, aux gens du Bachata de manger dans un resto du Bachata et idem pour ceux du Riu Mambo... c'est aussi simple que ça.
Niveau horaires, on peut toujours manger quelque part... le petit dej au resto principale commence à 7h du mat (pour ceux qui sont vachement matinaux on peut demander un petit dej préparé plus tôt, suffit de prévenir avant) jusque 10h du mat ensuite, de 10à 12 ou 13h, le petit dej est servi au snack près de la piscine (mais plus au resto principal) Le déjeuner est de 13h à je sais pas quelle heure (15h sans doute) au resto principale à partir de 13h je crois, le snack passe en vrai mode snack (buffet de crudité + plein de trucs qui font grossir) la brochure annonce un mode "gouté" de 16 à 17h au snack... heu... à priori non... le soir, de 18h30 à 22h, diner au resto principale ou service à la carte (steack house ou resto italien) au snack durant les mêmes horaires... et à 22h, le snack redevient snack jusque je ne sais pas quelle heure le matin... En réalité le service à la carte se fait pas à proprement dans la zone snack... c'est dans le même batiment ouvert mais les 2 zones sont "séparées"... au resto à la carte, il y a 2 services et pour y manger, il faut réserver le matin, à 7h ou à 10h (et je n'ai pas dit entre 7h et 10h) à l'entrée du resto principale (je cherche encore la logique mais bon, c'est pas bien méchant). Nous n'y avons pas mangé mais il parrait que le steack house sert vraiment de la bonne viande... et oui, le service à la carte est tout aussi gratuit que les buffet et on peut y manger souvent si ça nous chante...
Grosso modo, déjeuners et diners au resto principale sont du même style... c'est bon, on peut avoir une alimentation très équilibrée, il y a toujours un plat local et des légumes locaux mais il y a aussi de la cuisine plus classique pour gens venus d'Europe ou d'Amérique... seul truc, au bout de 2 semaines, on commence à pas mal manger la même chose... en même temps il est difficile de diversifier à fond sur 2 semaines surtout si les gens prennent 4 ou 5 légumes à chaque fois et plusieurs viandes ou poissons par repas (oui, il y a toujours de la viande et toujours du poisson)
Sur les 2 semaines, 2 fois un repas à la thématique mexicaine... et c'est bon !
Tous les jours, à midi trentre, midi et demi (oui, je sais, c'est la même chose mais c'est une ref au Merengue), une animation autour de la piscine ou près de la plage avec un repas spécial à l'endroit de l'animation... ça change, c'est sympa, c'est souvent drôle...
Pour les petits dej, il y atous les styles... le seul vrai truc qui manque, c'est un vrai jus d'orange... mais compensé par des jus faits mains de banane, melon, etc etc (pour certains, jus avec du lait... ça donne des os costauds)
En résumé, c'est bien, c'est bon, c'est agréable et si on veut manger des frites à 4h de l'après midi ou à 1h du mat, oui, on peut et ça ne dérange personne
Note sur les vêtements... on ne va pas manger en étant tout mouillé, on ne va pas manger en maillot de bain, on ne va certainement pas manger torse nu, on ne mange pas en maillot de bain seul et le soir, pour les messieurs, on ne va pas manger en exposant ses poils de dessous de bras (pas de sans manche... courtes manches oui, sans manche non)... sinon on vous demandera très poliment d'aller vous changer... Une fois on nous a demandé de déposer nos serviettes humides à l'entrée... on les a recup à la sortie, c'est sans problème
Se mettre au soleil Bien, il est l'heure d'aller bronzer un peu (enfin pas moi, j'suis blanc comme pas possible donc je brule ou je prends des couleurs mais je ne bronze pas, c'est ainsi)... Tout bronzeur qui se respecte va aller chercher sa serviette de plage à la petite cabane près de la piscine... donc on tend les cartes qu'on a eu dans l'enveloppe le jour de notre arrivée et le monsieur nous donne une serviette/carte... à priori, je crois qu'on ne peut pas changer de serviette plusieurs fois le même jour... par contre, on peut évidemment garder sa serviette d'un jour sur l'autre... et si on veut rendre sa serviette tard le soir quand la cabane est fermée, c'est simple, on la garde avec nous la nuit, on y retourne le lendemain matin, on rend les serviettes et le monsieur demande si on veut récupérer nos cartes ou si on veut de nouvelles serviettes... c'est aussi simple que ça. Note sur les cartes : si on en paume une, c'est 20$... donc le mieux c'est de les donner au début et de jour en jour, demander une nouvelle serviette... ne redemander la carte que le dernier jour... comme ça, aucun risque de perte... à moins que vous ne paumiez carrément la serviette auquel cas le monsieur vous rendra autant de cartes que de serviettes...
Bref, pour le soleil, 2 choix : la piscine d'un des 3 hotels (avec bar dans la piscine au bachata) la plage
Pour la plage, les transats sont en nombre largement suffisants... aucun problème.. on peut se mettre au soleil ou alors un peu sous les arbres... c'est chacun comme il veut. Le sable n'est pas blanc mais ça va, il est pas mal quand même... pour la mer... bon, on a vu mieux, c'est certain... il y a du relief sous-marin assez proche du bord... donc on marche et on a de l'eau jusqu'au coup, on avance de 30cm et on peut s'assoir dans l'eau sur les cailloux... pas fantastique mais pas ultra génant non plus... et un peu plus loin, à environ 15 mètres du bord, il y a une ligne de bouée qui indique du récif à fleur d'eau avec oursins etc... là on évite de poser les pieds... Pour ceux qui se demande s'il faut des petites chaussures plastique pour aller dans l'eau, je dirai que non si on n'approche pas de la ligne des bouées... le relief sous-marin à proximité n'est pas coupant ni quoi que ce soit...
Précision concernant la plage... elle est venteuse... quand il fait grand soleil, c'est agréable... si des nuages passent devant le soleil, on peut avoir le poil qui dresse un peu... mais ça va, on est loin de geler quand même. Autre point, le soleil est au dessus des terres et non au dessus de la mer... donc les bronzeurs se mettent en position dos à la mer, face au soleil... inconvénient, vers 17h, le soleil bas passe derrière les arbres... la bronzette est finie, la plage rafraichie d'un coup (alors qu'il fait toujours très bon dans le reste de l'hotel où on ne sent pas le vent et où la végétation garde la chaleur)
Pour les piscines, il y a un peu moins de places... les espaces ne sont pas géants donc il vaut mieux arriver le matin un peu tôt (pas super tôt non plus, soyez rassurés)... La piscine du Merengue fait 1m40 de profondeur partout avec un petit pont qui passe au dessus à un endroit... interdit de plonger... il y a aussi un petit bassin pour les enfants... et des douches autour de la piscine pour se mouiller/rincer ou ce que vous voulez Après 20h, la piscine est fermée pour traitement de l'eau... Il arrive que la piscine soit fermée pour une journée complète... ça arrive quand un enfant s'oublie dedans à priori...
Et sinon, il y a les sports aquatiques, situés un peu après le Riu Bachata, sur une autre plage... Tout ce qui n'est pas motorisé est gratuit, le prêt de masques et tubés est offert mais il faut laisser un dépot (qui sera rendu en même temps que le matériel en bon état)... pour les pédalo et trucs du genre je pense qu'on peut les prendre directement s'il y en a de dispo sinon on nous recommande d'y aller un peu avant et de prévenir qu'on voudrait un pédalo par exemple (genre "dans 1h je voudrais faire du pédalo si possible" et hop, à l'heure prévu un pédalo sera dispo et réservé pour vous... ça évite d'attendre 3 plombes que quelqu'un revienne de sa ballade en mère qui vient de commencer) Pour les sportsmotorisés, je n'ai pas les tarifs...
Se désalterer Il fait chaud, il faut boire... 3 bars au Merengue... et aucune idée dans les autres... Au Bachata il y a un bar ouvert 24/24... donc étancher sa soif de pepsi à 4h du mat', oui, c'est possible... Grosso modo le bar près de la piscine et de la plage est ouvert du matin au soir... mais je ne connais pas les horaires... ça doit être idem pour le bar du snack... tandis que le bar du théatre n'ouvre que le soir... Sodas en libre service, idem pour les cafés, capuccino, etc etc... tout gratuit, pour changer... Au bar, boisons alcoolisées, cocktails avec ou sans alcool sont également gratuits et à volonté... certains sont préparés à la main, d'autres tournent dans des machines à mélanger... personnellement, mention spéciale pour le Mojito... c'est le plus chiant à préparer pour les serveurs mais c'est le meilleur... pendant quelques jours ils semblaient à court d'ingrédients, j'ai eu peur de partir sans un dernier mojito mais heureusement ils sont revenus 2j après la rupture... l'honneur est sauf ! Le jour, tout est servi dans des gobelets en plastique, le soir dans de vrais verres.
Même si on choisira de préférence un truc marqué dans la carte, ça ne pause absolument aucun problème aux barmen (et barwomen, ne soyons pas sexistes) de faire le mélange qui vous chante... it's up to you.
A peu près tous les jours, un cocktail spécial... commandable ce jour là et pas un autre... et toc ! Le jour de la fête de la coco, le cocktail du jour est servir à midi trente, midi et demai dans une vraie noix de coco... ça fait classe...
Truc bien, pour se désaltérer, on peut aussi se contenter de rester le cul sur sa chaise longue (plage ou piscine)... tôt ou tard un animateur ou un barman passera avec un plateau de gélatine, de cocktails ou de fruits et en donnera à qui voudra... c'est super appréciable
Sinon on a eu le cocktail de la réception... "champagne" pour tout le monde
Have fun Tous les jours ont un programme d'activité bien complet... si on ne veut remplir sa journée que de ça, c'est possible... un animateur fait une annonce au micro ou passe à la plage et à la piscine à la recherche de volontaires... on ne nous force pas, si on dit "non", ils comprennent "non"... Aquagym, beach volley, volley dans la piscine, fitness, flechettes, cours de danse, lot/bingo, ping pong, foot, bowling et un certain nombre d'autres que j'oublie forcément... difficile de faire mieux, vraiment. Si c'est un tournoi, le soir, avant le spectacle, vous aurez le privilège de monter sur scène pour recevoir votre diplôme et votre petit cadeau de récompense... si vous êtes trop timide, vous n'y allez pas, personne ne vous en voudra.
Tous les midi, une activité spéciale marrante à voir, sans doute à faire aussi...
Tout cela est très bonne ambiance, rythmé par de la musique sympa et entrainante, avec des gens géniaux...
Le soir à 21h30, spectacle... le plus souvent c'est une troupe de danseurs, c'est sympa à voir... mais on a aussi eu un super magicien (et pourtant j'suis pas fan) sacré showman, une élection du couple idéal à mourrir de rire, du karaoké... tout se passe au théatre sauf une osirée sur la plage et une soirée rue caribéenne (j'en reparlerai si j'y pense) si le temps le permet.
Ensuite il y a la discothèque, tous les jours sauf le lundi de 22h à 2h je crois... je n'y suis jamais allé, il parrait que ça peut être sympa les jours où c'est pas le point de rendez-vous des poivrots... à ce propos, nous n'avons rencontré qu'une seule personne un peu trop joyeuse du fait de l'alcool... les gens sont-ils raisonnables ou discretement raccompagnés, je n'en sais rien...
L'hygiene Comme je l'ai dit, l'hygiène ça compte là bas... tout est très propre, la chambre est impeccable tous les jours (et pourtant on a super cradé la chambre sans le vouloir une fois)... et même sans donner de pour-boire, la femme de ménage nous faisait de jolies "sculptures" avec les serviettes... comme quoi la notion de service et de gentillesse spontané, ça existe à priori...
Autre chose concernant l'hygiène, en sortant des toilettes de l'hotel (pas de ceux de votre chambre, faut pas pousser) une dame est là en permanence pour vos metre quelques goutes d'une gel désinfectant sur les mains... Même procédé à l'entrée du resto... nous avons trouvé cela remarquable et très appréciable.
Sur la plage et au bord de la piscine il y a des poubelles et des sceaux... on peut boire et manger sur la plage, il suffit de mettre les déchets et assiettes dans les sceaux et tout est récolté par un employé un peu plus tard... Bien entendu il y a toujours des blaireaux indisciplinés qui vont laisser leur verre ou leur mégot (j'ai du mal avec les gens qui fument à la plage mais bon) sur le sable... forcément, ça fait super crade... alors un employé de l'hotel ramasse tout ça régulièrement...
Et le soir, les transats sont rangés, la plage est nickel, prête pour le lendemain
Les personne Les gens de l'hotel sont d'une gentillesse admirable... aussi bien l'équipe d'animation que le reste du personnel... Sur le coup on peut se demander s'ils n'ont pas un super moyen d'attirer le pour-boirre, mais c'est vraiment autre chose...
Je parlais tout à l'heure de cette pauvre femme de ménage à qui on a laissé une chambre dégueu un jour... nous sommes revenus, la chambre était nickel, notre towel art refait à neuf... quelques jours plus tard, elle s'apprétait à faire notre chambre au moment où nous sommes sortis... pour nous excuser et la remercier de son travail, nous lui avons donné un petit billet... ça lui a fait un super plaisir (d'ailleurs ils préfèrent les euros ou les dollars ceci dit en passant... le peso est moins avantageux pour eux) et elle a tappé la discut un moment... après on s'en est encore plus voulu parce qu'on faisait cramer des trucs anti-moustiques, elle nous a dit qu'elle était asmatique et que ça la génait pour respirer... mais que surtout fallait pas qu'on arrête juste pour elle... Après le pour-boirre la chambre a continué à être nickelle, ni +, ni -... et ça c'est top
Au bar ou derrière les fournaux, les gens n'hésitent pas à "checker" et à demander comment ça va... hop, une tappe dans la main, un ptit tappage de poing, une serrage de main... ça cré un lien super sympathique et c'est un moyen génial pour abattre la relation employé/client qui pourrait sinon devenir un peu lourde... les gens sont tellement aux petits soins qu'on a presque l'impression d'abuser... alors sympathiser avec eux ça fait plaisir et ça leur prouve je pense qu'on a une infinie reconnaissance pour leur travail
Concernant les serveur... bah nous on se mettait grosso modo toujours dans le même coin au resto... donc on avait toujours le même serveur... un mec super gentil, toujours attentif à nos verres et à nos attentes... un mec génial... on a commence à sympathiser... le dernier jour il a vu qu'on était en jean, il a bien compris qu'on partait... alors à peine il nous a vu arriver, hop, on a eu le droit à un gros calin chacun... trop trop gentil... on a vraiment apprécié...
Pour l'équipe d'animation, des gens sympa également... des français et des dominicains... une patate d'enfer... là encore on peut sympathiser... de tps en tps ils demandent s'ils peuvent manger avec nous, ils parlent, s'intéressent, c'est appréciable... idem, en journée ou le soir ils font un peu le tour des gens pour papoter, demander si ça va, dire bonjour... Il est arrivé plusieurs fois qu'une animatrice nous dise "je vais là", " je vaus chez untel" ou "je vais en ville" et nous demander si ça nous disait de l'accompagner... honte sur nous, on a toujours refusé... elle s'est vangée, j'ai pas eu le droit à ma bise en partant... mais j'ai eu le droit de la prendre en photo en échange d'une danse...
Le reste de l'hotel Lhotel est très beaux, les jardins sont superbes...
Il y a une rue commercante (la rue caribéenne dont j'ai parlé plus tôt) avec divers commerces... dont une salle de muscu gratuite je crois, la maison des docteurs très chere (on nous dit de vraiment essayer de ne pas tomber malade... ça coute très cher la consultation et encore plus les médicaments), une bijouterie, etc etc
Il y a aussi des commerces près du hall où on peut trouver des timbres, de l'alcool, des souvenirs pas terribles, à manger (des fois qu'on ne mangerait pas assez à l'hotel), des cigarettes, la presse (y compris française)... A ce propos, les timbres sont à 40pesos, cad environ 1€... et on nous dit clairement que la carte va arriver sous 3 semaines, 3 mois... ou jamais...
le lendemain de l'arrivée, pot d'information... un verre offert (en même temps comme tout est quasi gratuit...) et des explications... autant y aller, ils vont présenter tout le monde (y compris votre correspondant NF en cas de problème), expliquer le fonctionnement de l'hotel, dire qu'en fait (contrairement à ce qu'indique le papier NF) il est inutile de confirmer le vol retour, juste regarder le tableau des horaires pour savoir à quelle heure on part, à quelle heure on décolle, s'il y a du changement, etc etc), présenter les excursions, etc etc etc Peu après, visite de l'hotel organisée... ça n'est vraiment utile que si on n'a pas réellement tout compris... mais ce sera encore le fonctionnement de l'hotel (où on peut aller, à quelle heure, ce qu'il faut payer, etc etc)
A l'hotel le tel portable ne passe pas... il faut faire environ 2.5km pour avoir du réseau... sinon on peut appeler de l'hotel mais c'est cher... sinon internet... chaque hotel a sa salle internet, on peut aller dans celle qu'on veut... on demande 15min, 30min ou 60min... ça coute respectivement 3, 8 et je ne sais plus combien... c'est cher... bref, on ns donne un ticket, on attend qu'un poste se libère ou on en prend un libre... on rentre le username (pas de mot de passe) et c'est parti, on a un compteur... ça ne va pas très vite, le clavier est qwerty... au début on met 15min à faire ce qu'on pense faire en 5... si on a trop de temps, on déconnecte et on peut revenir plus tard avec son ticket pour consommer le temps restant... Petite astuce, quand le temps expire ou qu'on déconnecte, ça ne ferme pas la cession windows... si ça vérouille sur votre boite mail, le suivant arrivera dans votre boite mail... donc pensez à bien quitter proprement vos boites mails...
Concernant des broutilles du style "puis-je laisser mon sac sans surveillance sur la plage s'il y a mon appareil photo numérique et les clefs de la chambre dedans le temps de faire pipi ou de marcher sur la plage"... je dirais oui... on l'a fait des dizaines de fois, il n'a jamais rien manqué... maintenant la clef de la chambre et surtout du coffre, vaut mieux l'avoir avec soi dans une poche ou autour du cou, c'est certain...
A part ça il y a 2 clubs enfants : un international, l'autre français... le français est celui de NF, ouvert uniquement pendant les vacances scolaires... voila, c'est tout ce que j'en sais... tous les soirs vers 20h, les enfants présentent un petit spectacle au théatre... jamais vraiment regardé...
Un truc... au cour de notre séjour on a remarqué que notre paumeau de douche faisait un petit jet de côté... rien de bien génant donc nous n'avons prévenu personne... manifestement la femme de ménage s'en est rendu compte, le lendemain on avait un paumeau tout neuf...
2 fois on nous a téléphonne à la chambre (du moins 2 fois pendant qu'on était dans la chambre) pour nous demander si tout allait bien... et une fois au resto on nous a demandé de remplir une rapide fiche satisfaction avec, pour chaque service "très bien", "bien", "pas bien"... en nous demandant de tenir compte du niveau de l'hotel... on a rempli ça et on rendu les fiches... le lendemain on s'est renseigné là dessus auprès d'une animatrice qui nous a dit "très bien" est à mettre si on est pas content... "bien" c'est considéré comme négatif et "pas bien" ça revient à "pourri"... si le score finale est négatif (que des "bien" par exemple) alors hop, un peu de personnel est renouvelé... donc voila, si vous pensez que c'est "bien", ne mettez pas "bien", ça n'est pas assez, ça ne reflette pas votre satisfaction
Sinon au Bachata il y a un Casino... pas essayé...
Pour l'argent, tout est payable en € mais on rend en peso... et les peso on ne peut pas les changer en France... on peut aussi tout payer en $, c'est pareil... on peut faire du change à l'hotel mais pas regardé les tarifs... facheuse tendance à considérer que 1€=1$... or c'est loin d'être le cas... à voir s'il vaut mieux payer un peu de change avant de partir ou pas...
Les excursions Alftour.com On a fait 2 excursions... Buggy : on a le choix entre 3 et 6h... dans celui de 6h, on a un repas compris, dans les 2, il y a un arret boisson... on a pris celui de 6... Bon, on devait faire ça le lundi... le lundi on se pointe à la réception de l'hotel... et on poireaute 1h... personne... on se casse... on se dit que c super moyen quand même... limite on va boycoter la 2ème excursion parce que ça ne fait pas serieux... Le soir le téléphonne sonne à la chambre et la fille dit "vous étiez censé avoir une excursion, vous êtes pas venus" direct ça m'a assez énervé donc g dit "nous, VOUS n'êtes pas venu" "on a téléphoné à la chambre ce matin à 9h00 pour vous dire que c'était annulé à cause de la pluie, vous n'étiez pas là" (sans blague ? à 9h00 on était censé attendre le bus pour l'excursion... et puis il a plu que 1/2h comme tous les matins)... "on peut la faire demain si vous voulez, à 9h" "ok" hop, je raccroche... ça resonne "ah non, demain c'est 8h" "ok"
hop, le lendemain à 8h on est là... pas mal de monde dans le hall qui part pour diverses excursions, qui attendent des taxis... un mec arrive et reste là un moment... sans rien dire... au bout d'une demi-heure il vient nous voir et dit "buggy ?" "oui" "j'vous attends depuis 1/2h"... non mais serieux, on le devine comment nous
bref, on y va, on attend là bas sans que personne ne s'occupe de nous à part pour dire "asseyez vous" et d'un seul coup on nous explik vite fait comment fonctionne le buggy... c'est parti... le buggy s'est très sympa mais il ne faut pas s'attendre à voir de jolies paysages dans cette excursion... on passe dans les champs de canne à sucre où on trouve des décharges naturelles, on passe de temps en temps un peu sur la route, dans des villages et sur une plage bien bien dégueulasse on est été rhabillé de piqures de moustiques pour l'année... entre temps on s'arrete qque part pour les toilettes et pour boirre un coup (et pour nous montrer des trucs qu'on peut acheter)... et aussi pour constater ce que produit le buggy sur les vetements... il a plu la nuit, il pleut encore tout le matin (et il pleuvra encore l'après-midi... mais ce coup-ci, pas d'annulation du tour), on roule dans des grosses flaques, on prend les projections des autres... on est super crades... heureusement que l'appreil photo numérique est dans un bon sac impermeable... on est couvert de boue, un peu de merde sur lequel notre prédecesseur aura roulé et pulvérisé sur nous... et l'eau dépassant le fond du buggy, nos chaussures sont passées dans les flaques... on nous vend un DVD... 40$ ou 30€ de l'excursion... c'est cher mais on est 2 alors vu qu'on se marre quand même bien, on partage en 2 et ça fera un bon souvenir... au bout d'un moment on séparre les buggy en 2... ceux qui ont pris 3h et ceux qui ont pris 6h... le mec qui fait le DVD repart avec le groupe de 3h, nous on fait un peu de chemin, on s'arrête là où on a bu le verre tout à l'heure pour manger... gros gros repas... mais le lendemain nous sommes bien bien malades... coincidence ? à voir... on refait un peu de chemin... et après 4h de buggy (en comptant les divers arrêt), on revient au point de départ (en ayant emprunté à peu près les mêmes routes qu'à l'aller)... on poireaute pour qu'on nous rammenne à l'hotel et un mec nous prend dans sa voiture ultra climatisée... alors que nous sommes trempés... et toujours très très crades (pas de douche)... il nous demande si on est bien au Merengue, on dit oui donc très logiquement il nous dépose au Mambo (en même temps c'est à 5 minutes à pied) on convient qu'on passera chercher le DVD à la réception à 8h le soir... on va la plage pour se nettoyer du gros de la boue dans un coin tranquil... sur le chemin tout le monde est mort de rire en nous voyant dans cet état (jamais aussi sale de ma vie)... le soir à 8h on attend 45 minutes otre dvd, on vérifie s'ils sont pas allés au Mambo puis on va manger... entre 2 plats je vais vérifier si le dvd n'est pas là... rien le lendemain soir on nous appelle à la chambre "vous êtes pas venu à la réception pour le dvd" "on a attendu 45min" "ce soir à 8h, ça vs va ?" "oui" on attend 20min et on a notre dvd... de retour ici, l'image est moche, ça dure 16min et dans les 16min, il y a 10min de buggy, 2 où on boit un coup, 2 où on est sur la plagé dégueu et 4 où il film des canards... et le son c'est l'enregistrement de là pièce où a été fait le DVD... avec la radio qui était allumée... on s'attendait un peu à de l'arnaque mais là c'est énorme quand même...
Pour cette excursions, on a vraiment adoré le buggy... mais vraiment dégouté par l'organisation merdique, l'arnaque de première du dvd et du nombre d'heures du tour... ils mettent aussi visite d'une cascade... on en a pas vu la couleur... ils disent que les buggy sont neufs... tout le monde a calé au moins une fois (alors qu'ils sont automatiques, il y a un frein, un accelerateur, c'est tout)... 4 fois pour notre buggy... et quand quelqu'un cale... on attend qu'ils arrivent à le redémarrer...
On a fait une 2ème excursions avec eux... Playa grande... ils indiquent 1h de route, c'est quasi 2... ils parlent d'une ferme fruitière... c'est un jardin boueux d'un habitant chez qui il y a des arbres fruitiers... on a le droit à une dégustation de fruits... bateau dans la laguna gri-gri et grotte aux hirondelles... c'est sympa, mais ça ne dure pas super longtemps... en même temps ça n'est pas immense... à ce stade, si on veut aller aux toilettes, c'est payant... ensuite, playa grande... on mange vite fait et les boissons sont payantes... à ce stade, les toilettes c'est la nature, à l'abri des gens si possible... mais la plage est sympa avec de bonnes grosses vagues... on y reste 3 heures... et on repart... sur le trajet retour il y a du coca, du 7up et du rhum dans le minibus... le mec peine à laisser la bouteille de rhum à dispo... voila ce qu'ils entendent par "boissons comprises"... un couple d'allemands qui avait bien bu à la plage déjà se finit donc au rhum dans le minibus... ils sont ivres... génial...
bon... on a adoré la plage, apprécié la lagune... la "ferme frutière" c'est tout pourri...
Le retour Alors, la chambre doit être libérée avant 12h... la seule chose qu'ils vérifient c'est qu'on rend bien la clef de la chambre, celle du coffre, les cartes à serviette... et si on a émis des appels de la chambre (puisque ça c'est payant)... pouce levé, tout est ok
nous on devait quitter l'hotel à 19h30... donc en attendant on laisse la valise dans le hall... et on continue de profiter des bars, des restos, de la plage, de la piscine... de tout en fait... on a vraiment pu profiter à fond de notre dernière journée... et si on aime prendre une douche vers 17h après la plage, no problème... on va à la réception, on demande une chambre de courtoisie et hop, on a les clefs... difficile de faire mieux
dans l'après-midi on passe dansle hall... petit affollement, les horaires sont barrés, tout décallé de 30min... départ à 20h de l'hotel, décollage à 00h30... y a de quoi s'exciter, y a pas à dire... le pire dans tout ça c'est qu ec'était prévisible puisque, comme déjà expliqué, même si NF mettait une décollage à 23h59, il était en fait prévu à 00h40... donc avec la 1/2h de retard, on s'est juste recallé sur les vrais horaires mais les gens ont pris ça pour un retard et pour 1/2h, ça les a super fait raler...
à 20h, 4 bus... le 1er principalement pour les gens avec enfants ou avec handicap (ce qui me fait penser qu'il y avait plusieurs handicapés à l'hotel et que les accès au hall, aux bars, aux resto sont pourvus de rampes à cet effet... par contre j'imagine qu'il faut demander une chambre au rez-de-chaussée et il n'y a pas vraiment d'installation particulière dans les chambres... tout au plus un truc pour se redresser dans la baignoire) bref, je reviens aux bus... une fois les familles montées, ons nous laisse monter... hop on file... à l'aéroport on enregistre assez vite... on passe la douane avec encore un petit papier à remplir (même infos qu'à l'aller... des fois qu'on aurait changé de sexe, qu'on aurait déménagé ou que le motif de notre visite aurait changé durant le séjour)... Alors attention, à la douane on donne ce petit papier rempli, on montre notre carte d'identité... et là, un truc énorme... sur les guichets, une affiche dit grosso modo qu'à la douane, aucun argent ne s'échange... bah ça n'a carrément pas empêché le douanier de demander au type devant nous 10$... le mec devant ne parlait pas trop espagnol alors il avait du mal à comprendre... le douanier lui reste à payer les 20$ de sortie plus tard, le gars lui dit "ok, 10 maintenant et 10 + tard ?" "non non, les 20 c'est après" "mais moi j'ai que 20$ tout juste, si je vous en donne 10, j'aurai plus assez pour après" "vous avez des peso ?" "oui" "ok, donnez les moi" hop, le mec donne ses peso et le douanier lui rend ses 10$ et disant "ok, you can go"... le tout dans un mélange d'espagnol, d'anglais et de français... le mec n'a carrément pas compris ce qu'il lui arrivait... il venait juste de se faire arnaquer... et comme le douanier avait l'air super pas commode, qu'il dévisageait tout le monde en comparant très explicitement la tête du touriste en vrai et la tête du touriste sur sa carte d'identité ou son passeport, qu'il posait des questions bizarres... il faisait super flipper les gens...
voila, donc nous on passe sans problème... et c'est une fois en salle d'embarquement qu'on doit payer la taxe de sortie... en échange le gars tamponne la carte d'embarquement...
l'avion arrive d'Orly, débarque ses nouveaux vacanciers à la vue de ceux pour qui les vacances sont finies (monde cruel) et hop, on repart à l'heure... cette fois-ci nous sommes en éco, le vol de 7h40 est fatigant, le repas est correct, on a assez peu de places mais tout se passe bien si ce n'est un blaireau qui a décidé de fumer dans les toilettes... donc l'équipage est obligé de faire une annonce pour demander que le coupable se dénonce et dise où il a mis le mégot... chapeau au blaireau, c'est super malin !!!
On arrive avec un peu d'avance à Orly, c'est venteux mais on ne sent 3 fois rien ce qui n'empêche pas la femme devant moi de laisser par voie orale un jolie petit souvenir odorant dans l'avion...
L'heure du Bilan Pour Alftour mon opinion est contrasté... j'avais eu une excellente 1re approche lors des réservation, la fille était super sympa... mais l'organisation c'est du n'importe quoi et même sir les excursions valent le coup, elles ne correspondent pas au descriptif... certes les descriptifs sont toujours généreux... mais quand même !
Nos vols Corsair n'ont pas subi de lours retards, le service à bord était correct compte tenu de l'activité du transporteur... ça n'est pas du haut de gamme alors la nourriture est correcte et on a peu de place mais le personnel est sympa et le vol se passe bien... pas de reproche à faire...
Nous avons passé d'excellents vacances.. il a plu 1h par jour pendant environ 9jours, 2 jours avec beaucoup de pluie (et là on s'emmerde sévère) et 3j sans pluie... l'hotel est absolument génial, les gens sont adorables, le cadre est extrement agréable et très jolie... Aucune hésitation, c'est un très très très bon hotel.
Voila, merci aux gens qui auront eu le courage de lire cette immense tartine (et encore, je suis certain d'avoir oublié des trucs)... j'espère que ça servira à certains.
Je viens de passer 2 semaines au Riu Merengue de Puerto Plata... voyage réservé par Nouvelles Frontières, transporteur Corsair... je vais donc faire un compte rendu... je sais qu'il y en a déjà, que beaucoup a été dit... mais je vais donner mon opinion quand même et tant pis si ça fait répétition.
Bien, allons-y...
Réservation Alors, j'ai réservé avec un ami le 19 Aout 2006 pour des vacances du 3 au 17 Janvier 2007. Si on réserver tôt, l'hotel étant un paladien, on a 15% de réduc... dans la limite du nombre de places allouées à la promotion. A titre indicatif, pour ces 2 semaines, nous avons payé un poil moins de 1500€ par personne (avec assurances, taxes aéroports, taxe d'entrée de 10$ /pers incluse mais hors taxe de sortie de 20$/pers) Lors de la réservation, les vols devaient être opérés en 747-400 de Corsair à l'aller comme au retour... on nous évoque une escale en Jamaïque au retour mais pas de certitude et horaires inconnus lors de l'achat du voyage... on veut bien nous réserver des sièges dans l'appareil et on nous imprime un papier stipulant la réservation... on paie environ 450€ chacun, le reste à payer 1 mois avant le départ.
Début Décembre nous retournons donc payer le solde... rien de spécial... on nous dit juste que nous devrons retirer les billets le jours du départ, à l'aéroport.
Par hasard je vais sur le site aéroport de Paris et je vois que le vol retour ne sera plus opéré en 747 mais en A330... étant donné que nos sièges étaient réservés pour le pont supérieur du 747 et qu'il n'y a pas de pont supérieur sur un A330, je téléphone à l'agence pour demander ce qu'il en est de nos places. La fille me dit que pour le retour, elles sont invalides (forcément) donc je demande si je peux changer la résa, elle essaie et me dit qu'elle ne peut pas, qu'elle appelle Corsair et qu'elle me rappelle... elle me rappelle et me dit que le vol est mono-classe et que donc la pré-réservation des sièges n'est techniquement pas possible... Comme je suis un gros pénible et que je suis un peu dubitatif face à l'excuse, je contacte Corsair qui me dit très exactement la même chose... et comme je suis dubitatif, je contacte quelqu'un que je connais un peu et qui y travaille... et qui confirme... ok, là j'ai confiance ! Après coup je tilte et je rappelle l'agence pour demander si mon siège à l'aller est toujours OK... réponse non, le vol est passé en mono-classe aussi... si je veux un bon siège, j'ai le droit d'arriver tôt à l'aéroport.
Début Décembre, peu après avoir payé, je reçois une lettre me donnant les horaires de vol, disant qu'il faut se présenter à l'enregistrement 2h avant le départ et qu'il faut confirmer le vol retour 72h avant en appelant un numéro de téléphone... Il est aussi écrit qu'il ne faut pas oublier les 20$/pers pour le retour... ok, ça roule pour moi... à ceci près que le vol retour est indiqué le 17 à 23h59 sur le papier... et le 18 à 00h40 sur le site aéroport de Paris... pas de quoi faire un cake pour 40 minutes, on imagine une raison purement administrative à ce "23h59"
Le départ Bien, décollage prévu à 10h, on ne va pas faire les cons et arriver à 8h comme demandé, on va arriver pour 7h... et on arrive à 6h30... c'est le désert et l'avantage c'est qu'on peut retirer nos billets sans la moindre queue... on se présente aux comptoirs d'enregistrement, ils sont encore fermés... ils ouvrent 10 minutes plus tard... quasi pas de queue... un petit problème avec l'impression des cartes d'embarquement mais ça va, on les a vite quand même, on demande avec gentillesse une place sympa... et le monsieur nous sort rangée X, siège A et C... j'ai un peu peur qu'il y ait quelqu'un entre mon pote et moi donc j'embete le monsieur pour qu'il me confirme que les sièges sont bien l'un à côté de l'autre... il confirme. Vu le numéro de siège on est soit tout au fond, soit en haut... passons... petit café... petit tour pour acheter journaux et magazine... petit tour sur les écrans, l'avions est prévu avec 10 minutes de retard (pas de quoi fouetter un chat)... on se pointe en salle d'embarquement histoire d'avoir de la place pour s'assoir (après une visite des boutiques détaxées)... et notre avion vient d'arriver de Fort de France, les premiers passagers débarquent... ça sent le retard. Effectivement, on aura un peu de retard... environ 3/4 d'h... hop, embarquement "en haut des escaliers messieurs"... et hop, royal, nous sommes assis en classe Grand Large (merci m'sieur)... Alors le vol est mono-classe donc on est assis en grand large, on a le siège qui va bien (avec coussins, couverture, reglage lombaire, plein de place, un siège qui bascule beaucoup, une télécommande, des lampes reglables, le repose pied, l'écrans individuel, etc etc etc) mais il n'y a pas de prestation Grand Large (pas de champagne, même programmation de films qu'en Eco, même choix de repas)... nous sommes bien contents... personnel sympa, repas tout à fait correct... top Durant le vol on nous remet la carte d'entrée à 10$ et un formulaire à remplir pour les autorités (nom, prénom, date de naissance, adresse, profession, motif de visite, adresse en RD, ...)
Les 8h45 de vol se passent vraiment très bien, nous arrivons avec environ 1/2h de retard à Puerto Plata sous une petite pluie... On passe un filtre où on donne sa petite carte à 10$ et on arrive en salle bagages... beaucoup de monde, pas beaucoup de place et un tapis qui s'arrête à peu près toutes les 4 minutes et 27 secondes... on prend son mal en patience... Hop, valises récup, on sort de l'aérogare, y a un petit comptoir NF qui nous demande "Merengue ?" "oui" "Bus numéro X"... et hop, on va au bus X... on y dépose sa valise, un mec nous la met dedans et nous montre une pièce... non non, pas d'argent pour lui, il a porté la valise 12 secondes pour la déplacer de 15cm, faut pas pousser mémé dans les orties...
On monte dans le bus, y en a pour environ 30/40 minutes... mine de rien c'est déjà long quand on est bien fatigués... on nous distribue une enveloppe (avec invit à la réunion d'info, liste des excursions possibles, ...) et une feuille à remplir par chambre... ensuite quelqu'un passe dans le bus pour demander le nom et indiquer le numéro de chambre.
Nous arrivons enfin... débarquement des valises, petit cocktail de bienvenue dans le hall de l'hotel... et grossse grosse cohue... forcément, l'arrivée NF est probablement la plus grosse... 300 personnes environ le jour de notre arrivée... et tout ce petit monde veut la même chose : son enveloppe... alors tout le monde fait + ou - la queue dans le hall (pas à la réception, sur une table à part) pour avoir ça... et cette enveloppe contient les clefs de la chambre et du coffre, des cartes pour les serviettes (on y reviendra), un plan de l'hotel pour localiser la chambre et des auto-collants avec le numéro de chambre écrit dessus...
L'auto-collant, on nous explique qu'on le colle sur nos valises de façon visible... et qu'on laisse nos valises là où elles sont, dans le halls (on est quand même pas trop cons, on évite de les laisser dans le chemin et on évite de les jeter dans le magnifique sapin de Noel qui trone au milieu du hall)... on peut partir faire ce qu'on veut, quelqu'un nous portera nos valises à la chambre dans quelques minutes...
Nous, nous décidons direct de voir un peu la plage... mine de rien il est bien 17h, plus beaucoup de monde en train de bronser... on retire nos pompes, on met les pieds dans l'eau... c'est chaud, ça fait du bien... On finit par se dire qu'il va peut-être falloir aller à la chambre... un animateur NF est dans les allée pour expliquer aux gens comment trouver leur chambre... nous y arrivons, nos valises attendent devant la porte...
Les chambres Les chambre sont dans des petits batiments regroupant 8 chambres... 4 au RDV, 4 en haut... toutes avec terrasse/balcon La notre a une vue pas terrible terrible mais on décide que ça fera bien l'affaire, on ne compte pas vraiment y faire autre chose que dormir et se laver...
Au niveau équipement : un coffre-fort... on nous explique qu'on peut laisser la clef de chambre à la réception si on part pour la journée mais on ne doit surtout pas laisser la clef du coffre... on ne s'en sépare pas, on ne la donne à personne... sinon forcément ça pourrait créer des tentations... mais attention, on ne la perd pas non plus sinon c'est 20$ à payer pour que le coffre soit défoncé et ouvert... nous voila prévenus... et elle nous fera suer cette clef mal attachée... alors on la réattachera mieux hein !
bref, je continue sur l'équipement : mini-bar contenant 1 gallon de flotte purifiée (because on ne doit pas boire l'eau du robinet, non potable), 2 pepsi, 1 pepsi diet (light en bon français ;), 2 bieres, 1 limonade, 1 genre de schweppes (ortho ?) et je crois que c'est tout... rempli tous les 2 jours et complètement gratuit... précision, bouteilles de 25cl si ma mémoire est bonne)... seule exception au remplissage : si on n'a pu de flotte pour se laver les dents, aucun problème, il suffit d'aller en demander à la réception même si les 2j ne sont pas passés une chose, il est demandé de laisser ces boissons dans la chambre et de ne pas sortir avec (ça n'empêche pas que certains le fassent mais on le verra, c'est inutile)
au dessus du bar, 4 bouteilles de taille standatd d'alcool... vodka je crois, rhum... et après je sais plus... pour les alcoolo, non, on ne peux pas emporter ces bouteilles, elles sont dans un casier vérouillé et juste les verseurs dépassent... et toc... bouteilles changées si vides toutes les semaines je crois... mais pas certain car nous n'y avons pour ainsi dire pas touché
tout ça c'est dans le "couloir" d'entrée... dans un placard... dans la même pièce, un autre placard contenant une penderie avec plein de ceintres... et le coffre par terre...
dans la chambre, tv avec près de 10 chaines, une seule en français (tv5), une majorité en espagnole et pas mal en anglais (cnn, warner bros tv, fox, mtv, ...) hormis la TV, ventilo au plafond, clim, 2 lits de 2 places côte à côté, quelques meubles, 1 fenêtre et une porte fenetre (tous 2 avec moustiquaire glissant)
dans la SdB : toilettes, baignoire avec douche intégrée, sèche cheveux, le plein de serviettes (pour le sol, pour les mains et pour le corps), des savons, des bonnets de douche, du gel douche, des sachets pour les tampons de madame, etc etc etc... Un truc, ils sont très hygiène... donc à côté des toilettes, au cas où on oublierait, un petit message en 4 langues indique qu'il serait bon de se laver les mains après avoir fini... Un autre message à côté de lévier invistant (toujours en 4 langues...) à ne demander le changement des serviettes (en les mettant dans la baignoire) que si elles sont salles... ça économise du détergent et comme le détergent est polluant, c'est + mieux (j'imagine que ça économise aussi des sous mais c'est pas marqué dessus)
Sans être magnifiques, elles sont agréables, d'une taille bien suffisante... moi j'ai juste regretté que ma valise ne rentre pas sous le lit
voila donc pour la chambre...
Se nourrir bien, il est l'heure de manger hein maintenant... allons-y... nous, un peu bête, on n'a rien lu donc on y va à l'arrache (oui, dans la chambre, un petit fascicule (en 4 langues, pour changer) explique le fonctionnement de l'hotel, les heures de repas, etc etc)... on se pointe au resto près de la piscine, on le trouve un poil désert mais c'est pas grave, on prend des assiettes et là une brave dame nous dit "no buffey"... moi sur le coup je comprends "no bouffer" ce que je trouve un peu limite mais bon... le français n'est pas sa langue natale... alors ça me fait rire en fait... mon pote un poil moins con que moi comprend "no buffet" ce qui est déjà plus cohérent... donc on va à l'autre resto... une salle assez grande mais pas moche du tout, pas cantine du tout et pas vraiment bruyante... et là voila, un buffet pour les entrées... une tripotée de choix pour les plats... du fromage, des gateaux, de la glace en guise déssert... beaucoup de choix... on se sert l'entrée, on s'installe à une table prête à nous recevoir et hop, en moins d'une minute on nous sert de l'eau et on nous demande si on veut de la bière, un jus de fruit, du vin, un soda... voila donc si on demande on nous l'apporte... sinon, pour éviter d'être un emmerdeur, on a aussi le droit de se lever et d'aller se servir soi même...
bref, la règle est la suivante... le Riu Merengue est dans un complexe de 3 riu... le matin et le midi, on mange là où ça nous chante pourvu qu'on soit dans les horaires du resto voulu... le soir en revanche, on demande aux gens du Merengue de manger dans un resto du Merengue, aux gens du Bachata de manger dans un resto du Bachata et idem pour ceux du Riu Mambo... c'est aussi simple que ça.
Niveau horaires, on peut toujours manger quelque part... le petit dej au resto principale commence à 7h du mat (pour ceux qui sont vachement matinaux on peut demander un petit dej préparé plus tôt, suffit de prévenir avant) jusque 10h du mat ensuite, de 10à 12 ou 13h, le petit dej est servi au snack près de la piscine (mais plus au resto principal) Le déjeuner est de 13h à je sais pas quelle heure (15h sans doute) au resto principale à partir de 13h je crois, le snack passe en vrai mode snack (buffet de crudité + plein de trucs qui font grossir) la brochure annonce un mode "gouté" de 16 à 17h au snack... heu... à priori non... le soir, de 18h30 à 22h, diner au resto principale ou service à la carte (steack house ou resto italien) au snack durant les mêmes horaires... et à 22h, le snack redevient snack jusque je ne sais pas quelle heure le matin... En réalité le service à la carte se fait pas à proprement dans la zone snack... c'est dans le même batiment ouvert mais les 2 zones sont "séparées"... au resto à la carte, il y a 2 services et pour y manger, il faut réserver le matin, à 7h ou à 10h (et je n'ai pas dit entre 7h et 10h) à l'entrée du resto principale (je cherche encore la logique mais bon, c'est pas bien méchant). Nous n'y avons pas mangé mais il parrait que le steack house sert vraiment de la bonne viande... et oui, le service à la carte est tout aussi gratuit que les buffet et on peut y manger souvent si ça nous chante...
Grosso modo, déjeuners et diners au resto principale sont du même style... c'est bon, on peut avoir une alimentation très équilibrée, il y a toujours un plat local et des légumes locaux mais il y a aussi de la cuisine plus classique pour gens venus d'Europe ou d'Amérique... seul truc, au bout de 2 semaines, on commence à pas mal manger la même chose... en même temps il est difficile de diversifier à fond sur 2 semaines surtout si les gens prennent 4 ou 5 légumes à chaque fois et plusieurs viandes ou poissons par repas (oui, il y a toujours de la viande et toujours du poisson)
Sur les 2 semaines, 2 fois un repas à la thématique mexicaine... et c'est bon !
Tous les jours, à midi trentre, midi et demi (oui, je sais, c'est la même chose mais c'est une ref au Merengue), une animation autour de la piscine ou près de la plage avec un repas spécial à l'endroit de l'animation... ça change, c'est sympa, c'est souvent drôle...
Pour les petits dej, il y atous les styles... le seul vrai truc qui manque, c'est un vrai jus d'orange... mais compensé par des jus faits mains de banane, melon, etc etc (pour certains, jus avec du lait... ça donne des os costauds)
En résumé, c'est bien, c'est bon, c'est agréable et si on veut manger des frites à 4h de l'après midi ou à 1h du mat, oui, on peut et ça ne dérange personne
Note sur les vêtements... on ne va pas manger en étant tout mouillé, on ne va pas manger en maillot de bain, on ne va certainement pas manger torse nu, on ne mange pas en maillot de bain seul et le soir, pour les messieurs, on ne va pas manger en exposant ses poils de dessous de bras (pas de sans manche... courtes manches oui, sans manche non)... sinon on vous demandera très poliment d'aller vous changer... Une fois on nous a demandé de déposer nos serviettes humides à l'entrée... on les a recup à la sortie, c'est sans problème
Se mettre au soleil Bien, il est l'heure d'aller bronzer un peu (enfin pas moi, j'suis blanc comme pas possible donc je brule ou je prends des couleurs mais je ne bronze pas, c'est ainsi)... Tout bronzeur qui se respecte va aller chercher sa serviette de plage à la petite cabane près de la piscine... donc on tend les cartes qu'on a eu dans l'enveloppe le jour de notre arrivée et le monsieur nous donne une serviette/carte... à priori, je crois qu'on ne peut pas changer de serviette plusieurs fois le même jour... par contre, on peut évidemment garder sa serviette d'un jour sur l'autre... et si on veut rendre sa serviette tard le soir quand la cabane est fermée, c'est simple, on la garde avec nous la nuit, on y retourne le lendemain matin, on rend les serviettes et le monsieur demande si on veut récupérer nos cartes ou si on veut de nouvelles serviettes... c'est aussi simple que ça. Note sur les cartes : si on en paume une, c'est 20$... donc le mieux c'est de les donner au début et de jour en jour, demander une nouvelle serviette... ne redemander la carte que le dernier jour... comme ça, aucun risque de perte... à moins que vous ne paumiez carrément la serviette auquel cas le monsieur vous rendra autant de cartes que de serviettes...
Bref, pour le soleil, 2 choix : la piscine d'un des 3 hotels (avec bar dans la piscine au bachata) la plage
Pour la plage, les transats sont en nombre largement suffisants... aucun problème.. on peut se mettre au soleil ou alors un peu sous les arbres... c'est chacun comme il veut. Le sable n'est pas blanc mais ça va, il est pas mal quand même... pour la mer... bon, on a vu mieux, c'est certain... il y a du relief sous-marin assez proche du bord... donc on marche et on a de l'eau jusqu'au coup, on avance de 30cm et on peut s'assoir dans l'eau sur les cailloux... pas fantastique mais pas ultra génant non plus... et un peu plus loin, à environ 15 mètres du bord, il y a une ligne de bouée qui indique du récif à fleur d'eau avec oursins etc... là on évite de poser les pieds... Pour ceux qui se demande s'il faut des petites chaussures plastique pour aller dans l'eau, je dirai que non si on n'approche pas de la ligne des bouées... le relief sous-marin à proximité n'est pas coupant ni quoi que ce soit...
Précision concernant la plage... elle est venteuse... quand il fait grand soleil, c'est agréable... si des nuages passent devant le soleil, on peut avoir le poil qui dresse un peu... mais ça va, on est loin de geler quand même. Autre point, le soleil est au dessus des terres et non au dessus de la mer... donc les bronzeurs se mettent en position dos à la mer, face au soleil... inconvénient, vers 17h, le soleil bas passe derrière les arbres... la bronzette est finie, la plage rafraichie d'un coup (alors qu'il fait toujours très bon dans le reste de l'hotel où on ne sent pas le vent et où la végétation garde la chaleur)
Pour les piscines, il y a un peu moins de places... les espaces ne sont pas géants donc il vaut mieux arriver le matin un peu tôt (pas super tôt non plus, soyez rassurés)... La piscine du Merengue fait 1m40 de profondeur partout avec un petit pont qui passe au dessus à un endroit... interdit de plonger... il y a aussi un petit bassin pour les enfants... et des douches autour de la piscine pour se mouiller/rincer ou ce que vous voulez Après 20h, la piscine est fermée pour traitement de l'eau... Il arrive que la piscine soit fermée pour une journée complète... ça arrive quand un enfant s'oublie dedans à priori...
Et sinon, il y a les sports aquatiques, situés un peu après le Riu Bachata, sur une autre plage... Tout ce qui n'est pas motorisé est gratuit, le prêt de masques et tubés est offert mais il faut laisser un dépot (qui sera rendu en même temps que le matériel en bon état)... pour les pédalo et trucs du genre je pense qu'on peut les prendre directement s'il y en a de dispo sinon on nous recommande d'y aller un peu avant et de prévenir qu'on voudrait un pédalo par exemple (genre "dans 1h je voudrais faire du pédalo si possible" et hop, à l'heure prévu un pédalo sera dispo et réservé pour vous... ça évite d'attendre 3 plombes que quelqu'un revienne de sa ballade en mère qui vient de commencer) Pour les sportsmotorisés, je n'ai pas les tarifs...
Se désalterer Il fait chaud, il faut boire... 3 bars au Merengue... et aucune idée dans les autres... Au Bachata il y a un bar ouvert 24/24... donc étancher sa soif de pepsi à 4h du mat', oui, c'est possible... Grosso modo le bar près de la piscine et de la plage est ouvert du matin au soir... mais je ne connais pas les horaires... ça doit être idem pour le bar du snack... tandis que le bar du théatre n'ouvre que le soir... Sodas en libre service, idem pour les cafés, capuccino, etc etc... tout gratuit, pour changer... Au bar, boisons alcoolisées, cocktails avec ou sans alcool sont également gratuits et à volonté... certains sont préparés à la main, d'autres tournent dans des machines à mélanger... personnellement, mention spéciale pour le Mojito... c'est le plus chiant à préparer pour les serveurs mais c'est le meilleur... pendant quelques jours ils semblaient à court d'ingrédients, j'ai eu peur de partir sans un dernier mojito mais heureusement ils sont revenus 2j après la rupture... l'honneur est sauf ! Le jour, tout est servi dans des gobelets en plastique, le soir dans de vrais verres.
Même si on choisira de préférence un truc marqué dans la carte, ça ne pause absolument aucun problème aux barmen (et barwomen, ne soyons pas sexistes) de faire le mélange qui vous chante... it's up to you.
A peu près tous les jours, un cocktail spécial... commandable ce jour là et pas un autre... et toc ! Le jour de la fête de la coco, le cocktail du jour est servir à midi trente, midi et demai dans une vraie noix de coco... ça fait classe...
Truc bien, pour se désaltérer, on peut aussi se contenter de rester le cul sur sa chaise longue (plage ou piscine)... tôt ou tard un animateur ou un barman passera avec un plateau de gélatine, de cocktails ou de fruits et en donnera à qui voudra... c'est super appréciable
Sinon on a eu le cocktail de la réception... "champagne" pour tout le monde
Have fun Tous les jours ont un programme d'activité bien complet... si on ne veut remplir sa journée que de ça, c'est possible... un animateur fait une annonce au micro ou passe à la plage et à la piscine à la recherche de volontaires... on ne nous force pas, si on dit "non", ils comprennent "non"... Aquagym, beach volley, volley dans la piscine, fitness, flechettes, cours de danse, lot/bingo, ping pong, foot, bowling et un certain nombre d'autres que j'oublie forcément... difficile de faire mieux, vraiment. Si c'est un tournoi, le soir, avant le spectacle, vous aurez le privilège de monter sur scène pour recevoir votre diplôme et votre petit cadeau de récompense... si vous êtes trop timide, vous n'y allez pas, personne ne vous en voudra.
Tous les midi, une activité spéciale marrante à voir, sans doute à faire aussi...
Tout cela est très bonne ambiance, rythmé par de la musique sympa et entrainante, avec des gens géniaux...
Le soir à 21h30, spectacle... le plus souvent c'est une troupe de danseurs, c'est sympa à voir... mais on a aussi eu un super magicien (et pourtant j'suis pas fan) sacré showman, une élection du couple idéal à mourrir de rire, du karaoké... tout se passe au théatre sauf une osirée sur la plage et une soirée rue caribéenne (j'en reparlerai si j'y pense) si le temps le permet.
Ensuite il y a la discothèque, tous les jours sauf le lundi de 22h à 2h je crois... je n'y suis jamais allé, il parrait que ça peut être sympa les jours où c'est pas le point de rendez-vous des poivrots... à ce propos, nous n'avons rencontré qu'une seule personne un peu trop joyeuse du fait de l'alcool... les gens sont-ils raisonnables ou discretement raccompagnés, je n'en sais rien...
L'hygiene Comme je l'ai dit, l'hygiène ça compte là bas... tout est très propre, la chambre est impeccable tous les jours (et pourtant on a super cradé la chambre sans le vouloir une fois)... et même sans donner de pour-boire, la femme de ménage nous faisait de jolies "sculptures" avec les serviettes... comme quoi la notion de service et de gentillesse spontané, ça existe à priori...
Autre chose concernant l'hygiène, en sortant des toilettes de l'hotel (pas de ceux de votre chambre, faut pas pousser) une dame est là en permanence pour vos metre quelques goutes d'une gel désinfectant sur les mains... Même procédé à l'entrée du resto... nous avons trouvé cela remarquable et très appréciable.
Sur la plage et au bord de la piscine il y a des poubelles et des sceaux... on peut boire et manger sur la plage, il suffit de mettre les déchets et assiettes dans les sceaux et tout est récolté par un employé un peu plus tard... Bien entendu il y a toujours des blaireaux indisciplinés qui vont laisser leur verre ou leur mégot (j'ai du mal avec les gens qui fument à la plage mais bon) sur le sable... forcément, ça fait super crade... alors un employé de l'hotel ramasse tout ça régulièrement...
Et le soir, les transats sont rangés, la plage est nickel, prête pour le lendemain
Les personne Les gens de l'hotel sont d'une gentillesse admirable... aussi bien l'équipe d'animation que le reste du personnel... Sur le coup on peut se demander s'ils n'ont pas un super moyen d'attirer le pour-boirre, mais c'est vraiment autre chose...
Je parlais tout à l'heure de cette pauvre femme de ménage à qui on a laissé une chambre dégueu un jour... nous sommes revenus, la chambre était nickel, notre towel art refait à neuf... quelques jours plus tard, elle s'apprétait à faire notre chambre au moment où nous sommes sortis... pour nous excuser et la remercier de son travail, nous lui avons donné un petit billet... ça lui a fait un super plaisir (d'ailleurs ils préfèrent les euros ou les dollars ceci dit en passant... le peso est moins avantageux pour eux) et elle a tappé la discut un moment... après on s'en est encore plus voulu parce qu'on faisait cramer des trucs anti-moustiques, elle nous a dit qu'elle était asmatique et que ça la génait pour respirer... mais que surtout fallait pas qu'on arrête juste pour elle... Après le pour-boirre la chambre a continué à être nickelle, ni +, ni -... et ça c'est top
Au bar ou derrière les fournaux, les gens n'hésitent pas à "checker" et à demander comment ça va... hop, une tappe dans la main, un ptit tappage de poing, une serrage de main... ça cré un lien super sympathique et c'est un moyen génial pour abattre la relation employé/client qui pourrait sinon devenir un peu lourde... les gens sont tellement aux petits soins qu'on a presque l'impression d'abuser... alors sympathiser avec eux ça fait plaisir et ça leur prouve je pense qu'on a une infinie reconnaissance pour leur travail
Concernant les serveur... bah nous on se mettait grosso modo toujours dans le même coin au resto... donc on avait toujours le même serveur... un mec super gentil, toujours attentif à nos verres et à nos attentes... un mec génial... on a commence à sympathiser... le dernier jour il a vu qu'on était en jean, il a bien compris qu'on partait... alors à peine il nous a vu arriver, hop, on a eu le droit à un gros calin chacun... trop trop gentil... on a vraiment apprécié...
Pour l'équipe d'animation, des gens sympa également... des français et des dominicains... une patate d'enfer... là encore on peut sympathiser... de tps en tps ils demandent s'ils peuvent manger avec nous, ils parlent, s'intéressent, c'est appréciable... idem, en journée ou le soir ils font un peu le tour des gens pour papoter, demander si ça va, dire bonjour... Il est arrivé plusieurs fois qu'une animatrice nous dise "je vais là", " je vaus chez untel" ou "je vais en ville" et nous demander si ça nous disait de l'accompagner... honte sur nous, on a toujours refusé... elle s'est vangée, j'ai pas eu le droit à ma bise en partant... mais j'ai eu le droit de la prendre en photo en échange d'une danse...
Le reste de l'hotel Lhotel est très beaux, les jardins sont superbes...
Il y a une rue commercante (la rue caribéenne dont j'ai parlé plus tôt) avec divers commerces... dont une salle de muscu gratuite je crois, la maison des docteurs très chere (on nous dit de vraiment essayer de ne pas tomber malade... ça coute très cher la consultation et encore plus les médicaments), une bijouterie, etc etc
Il y a aussi des commerces près du hall où on peut trouver des timbres, de l'alcool, des souvenirs pas terribles, à manger (des fois qu'on ne mangerait pas assez à l'hotel), des cigarettes, la presse (y compris française)... A ce propos, les timbres sont à 40pesos, cad environ 1€... et on nous dit clairement que la carte va arriver sous 3 semaines, 3 mois... ou jamais...
le lendemain de l'arrivée, pot d'information... un verre offert (en même temps comme tout est quasi gratuit...) et des explications... autant y aller, ils vont présenter tout le monde (y compris votre correspondant NF en cas de problème), expliquer le fonctionnement de l'hotel, dire qu'en fait (contrairement à ce qu'indique le papier NF) il est inutile de confirmer le vol retour, juste regarder le tableau des horaires pour savoir à quelle heure on part, à quelle heure on décolle, s'il y a du changement, etc etc), présenter les excursions, etc etc etc Peu après, visite de l'hotel organisée... ça n'est vraiment utile que si on n'a pas réellement tout compris... mais ce sera encore le fonctionnement de l'hotel (où on peut aller, à quelle heure, ce qu'il faut payer, etc etc)
A l'hotel le tel portable ne passe pas... il faut faire environ 2.5km pour avoir du réseau... sinon on peut appeler de l'hotel mais c'est cher... sinon internet... chaque hotel a sa salle internet, on peut aller dans celle qu'on veut... on demande 15min, 30min ou 60min... ça coute respectivement 3, 8 et je ne sais plus combien... c'est cher... bref, on ns donne un ticket, on attend qu'un poste se libère ou on en prend un libre... on rentre le username (pas de mot de passe) et c'est parti, on a un compteur... ça ne va pas très vite, le clavier est qwerty... au début on met 15min à faire ce qu'on pense faire en 5... si on a trop de temps, on déconnecte et on peut revenir plus tard avec son ticket pour consommer le temps restant... Petite astuce, quand le temps expire ou qu'on déconnecte, ça ne ferme pas la cession windows... si ça vérouille sur votre boite mail, le suivant arrivera dans votre boite mail... donc pensez à bien quitter proprement vos boites mails...
Concernant des broutilles du style "puis-je laisser mon sac sans surveillance sur la plage s'il y a mon appareil photo numérique et les clefs de la chambre dedans le temps de faire pipi ou de marcher sur la plage"... je dirais oui... on l'a fait des dizaines de fois, il n'a jamais rien manqué... maintenant la clef de la chambre et surtout du coffre, vaut mieux l'avoir avec soi dans une poche ou autour du cou, c'est certain...
A part ça il y a 2 clubs enfants : un international, l'autre français... le français est celui de NF, ouvert uniquement pendant les vacances scolaires... voila, c'est tout ce que j'en sais... tous les soirs vers 20h, les enfants présentent un petit spectacle au théatre... jamais vraiment regardé...
Un truc... au cour de notre séjour on a remarqué que notre paumeau de douche faisait un petit jet de côté... rien de bien génant donc nous n'avons prévenu personne... manifestement la femme de ménage s'en est rendu compte, le lendemain on avait un paumeau tout neuf...
2 fois on nous a téléphonne à la chambre (du moins 2 fois pendant qu'on était dans la chambre) pour nous demander si tout allait bien... et une fois au resto on nous a demandé de remplir une rapide fiche satisfaction avec, pour chaque service "très bien", "bien", "pas bien"... en nous demandant de tenir compte du niveau de l'hotel... on a rempli ça et on rendu les fiches... le lendemain on s'est renseigné là dessus auprès d'une animatrice qui nous a dit "très bien" est à mettre si on est pas content... "bien" c'est considéré comme négatif et "pas bien" ça revient à "pourri"... si le score finale est négatif (que des "bien" par exemple) alors hop, un peu de personnel est renouvelé... donc voila, si vous pensez que c'est "bien", ne mettez pas "bien", ça n'est pas assez, ça ne reflette pas votre satisfaction
Sinon au Bachata il y a un Casino... pas essayé...
Pour l'argent, tout est payable en € mais on rend en peso... et les peso on ne peut pas les changer en France... on peut aussi tout payer en $, c'est pareil... on peut faire du change à l'hotel mais pas regardé les tarifs... facheuse tendance à considérer que 1€=1$... or c'est loin d'être le cas... à voir s'il vaut mieux payer un peu de change avant de partir ou pas...
Les excursions Alftour.com On a fait 2 excursions... Buggy : on a le choix entre 3 et 6h... dans celui de 6h, on a un repas compris, dans les 2, il y a un arret boisson... on a pris celui de 6... Bon, on devait faire ça le lundi... le lundi on se pointe à la réception de l'hotel... et on poireaute 1h... personne... on se casse... on se dit que c super moyen quand même... limite on va boycoter la 2ème excursion parce que ça ne fait pas serieux... Le soir le téléphonne sonne à la chambre et la fille dit "vous étiez censé avoir une excursion, vous êtes pas venus" direct ça m'a assez énervé donc g dit "nous, VOUS n'êtes pas venu" "on a téléphoné à la chambre ce matin à 9h00 pour vous dire que c'était annulé à cause de la pluie, vous n'étiez pas là" (sans blague ? à 9h00 on était censé attendre le bus pour l'excursion... et puis il a plu que 1/2h comme tous les matins)... "on peut la faire demain si vous voulez, à 9h" "ok" hop, je raccroche... ça resonne "ah non, demain c'est 8h" "ok"
hop, le lendemain à 8h on est là... pas mal de monde dans le hall qui part pour diverses excursions, qui attendent des taxis... un mec arrive et reste là un moment... sans rien dire... au bout d'une demi-heure il vient nous voir et dit "buggy ?" "oui" "j'vous attends depuis 1/2h"... non mais serieux, on le devine comment nous
bref, on y va, on attend là bas sans que personne ne s'occupe de nous à part pour dire "asseyez vous" et d'un seul coup on nous explik vite fait comment fonctionne le buggy... c'est parti... le buggy s'est très sympa mais il ne faut pas s'attendre à voir de jolies paysages dans cette excursion... on passe dans les champs de canne à sucre où on trouve des décharges naturelles, on passe de temps en temps un peu sur la route, dans des villages et sur une plage bien bien dégueulasse on est été rhabillé de piqures de moustiques pour l'année... entre temps on s'arrete qque part pour les toilettes et pour boirre un coup (et pour nous montrer des trucs qu'on peut acheter)... et aussi pour constater ce que produit le buggy sur les vetements... il a plu la nuit, il pleut encore tout le matin (et il pleuvra encore l'après-midi... mais ce coup-ci, pas d'annulation du tour), on roule dans des grosses flaques, on prend les projections des autres... on est super crades... heureusement que l'appreil photo numérique est dans un bon sac impermeable... on est couvert de boue, un peu de merde sur lequel notre prédecesseur aura roulé et pulvérisé sur nous... et l'eau dépassant le fond du buggy, nos chaussures sont passées dans les flaques... on nous vend un DVD... 40$ ou 30€ de l'excursion... c'est cher mais on est 2 alors vu qu'on se marre quand même bien, on partage en 2 et ça fera un bon souvenir... au bout d'un moment on séparre les buggy en 2... ceux qui ont pris 3h et ceux qui ont pris 6h... le mec qui fait le DVD repart avec le groupe de 3h, nous on fait un peu de chemin, on s'arrête là où on a bu le verre tout à l'heure pour manger... gros gros repas... mais le lendemain nous sommes bien bien malades... coincidence ? à voir... on refait un peu de chemin... et après 4h de buggy (en comptant les divers arrêt), on revient au point de départ (en ayant emprunté à peu près les mêmes routes qu'à l'aller)... on poireaute pour qu'on nous rammenne à l'hotel et un mec nous prend dans sa voiture ultra climatisée... alors que nous sommes trempés... et toujours très très crades (pas de douche)... il nous demande si on est bien au Merengue, on dit oui donc très logiquement il nous dépose au Mambo (en même temps c'est à 5 minutes à pied) on convient qu'on passera chercher le DVD à la réception à 8h le soir... on va la plage pour se nettoyer du gros de la boue dans un coin tranquil... sur le chemin tout le monde est mort de rire en nous voyant dans cet état (jamais aussi sale de ma vie)... le soir à 8h on attend 45 minutes otre dvd, on vérifie s'ils sont pas allés au Mambo puis on va manger... entre 2 plats je vais vérifier si le dvd n'est pas là... rien le lendemain soir on nous appelle à la chambre "vous êtes pas venu à la réception pour le dvd" "on a attendu 45min" "ce soir à 8h, ça vs va ?" "oui" on attend 20min et on a notre dvd... de retour ici, l'image est moche, ça dure 16min et dans les 16min, il y a 10min de buggy, 2 où on boit un coup, 2 où on est sur la plagé dégueu et 4 où il film des canards... et le son c'est l'enregistrement de là pièce où a été fait le DVD... avec la radio qui était allumée... on s'attendait un peu à de l'arnaque mais là c'est énorme quand même...
Pour cette excursions, on a vraiment adoré le buggy... mais vraiment dégouté par l'organisation merdique, l'arnaque de première du dvd et du nombre d'heures du tour... ils mettent aussi visite d'une cascade... on en a pas vu la couleur... ils disent que les buggy sont neufs... tout le monde a calé au moins une fois (alors qu'ils sont automatiques, il y a un frein, un accelerateur, c'est tout)... 4 fois pour notre buggy... et quand quelqu'un cale... on attend qu'ils arrivent à le redémarrer...
On a fait une 2ème excursions avec eux... Playa grande... ils indiquent 1h de route, c'est quasi 2... ils parlent d'une ferme fruitière... c'est un jardin boueux d'un habitant chez qui il y a des arbres fruitiers... on a le droit à une dégustation de fruits... bateau dans la laguna gri-gri et grotte aux hirondelles... c'est sympa, mais ça ne dure pas super longtemps... en même temps ça n'est pas immense... à ce stade, si on veut aller aux toilettes, c'est payant... ensuite, playa grande... on mange vite fait et les boissons sont payantes... à ce stade, les toilettes c'est la nature, à l'abri des gens si possible... mais la plage est sympa avec de bonnes grosses vagues... on y reste 3 heures... et on repart... sur le trajet retour il y a du coca, du 7up et du rhum dans le minibus... le mec peine à laisser la bouteille de rhum à dispo... voila ce qu'ils entendent par "boissons comprises"... un couple d'allemands qui avait bien bu à la plage déjà se finit donc au rhum dans le minibus... ils sont ivres... génial...
bon... on a adoré la plage, apprécié la lagune... la "ferme frutière" c'est tout pourri...
Le retour Alors, la chambre doit être libérée avant 12h... la seule chose qu'ils vérifient c'est qu'on rend bien la clef de la chambre, celle du coffre, les cartes à serviette... et si on a émis des appels de la chambre (puisque ça c'est payant)... pouce levé, tout est ok
nous on devait quitter l'hotel à 19h30... donc en attendant on laisse la valise dans le hall... et on continue de profiter des bars, des restos, de la plage, de la piscine... de tout en fait... on a vraiment pu profiter à fond de notre dernière journée... et si on aime prendre une douche vers 17h après la plage, no problème... on va à la réception, on demande une chambre de courtoisie et hop, on a les clefs... difficile de faire mieux
dans l'après-midi on passe dansle hall... petit affollement, les horaires sont barrés, tout décallé de 30min... départ à 20h de l'hotel, décollage à 00h30... y a de quoi s'exciter, y a pas à dire... le pire dans tout ça c'est qu ec'était prévisible puisque, comme déjà expliqué, même si NF mettait une décollage à 23h59, il était en fait prévu à 00h40... donc avec la 1/2h de retard, on s'est juste recallé sur les vrais horaires mais les gens ont pris ça pour un retard et pour 1/2h, ça les a super fait raler...
à 20h, 4 bus... le 1er principalement pour les gens avec enfants ou avec handicap (ce qui me fait penser qu'il y avait plusieurs handicapés à l'hotel et que les accès au hall, aux bars, aux resto sont pourvus de rampes à cet effet... par contre j'imagine qu'il faut demander une chambre au rez-de-chaussée et il n'y a pas vraiment d'installation particulière dans les chambres... tout au plus un truc pour se redresser dans la baignoire) bref, je reviens aux bus... une fois les familles montées, ons nous laisse monter... hop on file... à l'aéroport on enregistre assez vite... on passe la douane avec encore un petit papier à remplir (même infos qu'à l'aller... des fois qu'on aurait changé de sexe, qu'on aurait déménagé ou que le motif de notre visite aurait changé durant le séjour)... Alors attention, à la douane on donne ce petit papier rempli, on montre notre carte d'identité... et là, un truc énorme... sur les guichets, une affiche dit grosso modo qu'à la douane, aucun argent ne s'échange... bah ça n'a carrément pas empêché le douanier de demander au type devant nous 10$... le mec devant ne parlait pas trop espagnol alors il avait du mal à comprendre... le douanier lui reste à payer les 20$ de sortie plus tard, le gars lui dit "ok, 10 maintenant et 10 + tard ?" "non non, les 20 c'est après" "mais moi j'ai que 20$ tout juste, si je vous en donne 10, j'aurai plus assez pour après" "vous avez des peso ?" "oui" "ok, donnez les moi" hop, le mec donne ses peso et le douanier lui rend ses 10$ et disant "ok, you can go"... le tout dans un mélange d'espagnol, d'anglais et de français... le mec n'a carrément pas compris ce qu'il lui arrivait... il venait juste de se faire arnaquer... et comme le douanier avait l'air super pas commode, qu'il dévisageait tout le monde en comparant très explicitement la tête du touriste en vrai et la tête du touriste sur sa carte d'identité ou son passeport, qu'il posait des questions bizarres... il faisait super flipper les gens...
voila, donc nous on passe sans problème... et c'est une fois en salle d'embarquement qu'on doit payer la taxe de sortie... en échange le gars tamponne la carte d'embarquement...
l'avion arrive d'Orly, débarque ses nouveaux vacanciers à la vue de ceux pour qui les vacances sont finies (monde cruel) et hop, on repart à l'heure... cette fois-ci nous sommes en éco, le vol de 7h40 est fatigant, le repas est correct, on a assez peu de places mais tout se passe bien si ce n'est un blaireau qui a décidé de fumer dans les toilettes... donc l'équipage est obligé de faire une annonce pour demander que le coupable se dénonce et dise où il a mis le mégot... chapeau au blaireau, c'est super malin !!!
On arrive avec un peu d'avance à Orly, c'est venteux mais on ne sent 3 fois rien ce qui n'empêche pas la femme devant moi de laisser par voie orale un jolie petit souvenir odorant dans l'avion...
L'heure du Bilan Pour Alftour mon opinion est contrasté... j'avais eu une excellente 1re approche lors des réservation, la fille était super sympa... mais l'organisation c'est du n'importe quoi et même sir les excursions valent le coup, elles ne correspondent pas au descriptif... certes les descriptifs sont toujours généreux... mais quand même !
Nos vols Corsair n'ont pas subi de lours retards, le service à bord était correct compte tenu de l'activité du transporteur... ça n'est pas du haut de gamme alors la nourriture est correcte et on a peu de place mais le personnel est sympa et le vol se passe bien... pas de reproche à faire...
Nous avons passé d'excellents vacances.. il a plu 1h par jour pendant environ 9jours, 2 jours avec beaucoup de pluie (et là on s'emmerde sévère) et 3j sans pluie... l'hotel est absolument génial, les gens sont adorables, le cadre est extrement agréable et très jolie... Aucune hésitation, c'est un très très très bon hotel.
Voila, merci aux gens qui auront eu le courage de lire cette immense tartine (et encore, je suis certain d'avoir oublié des trucs)... j'espère que ça servira à certains.
Xl Airways, vol boeing 767 pour la Romana
Bonjour,
J'ai lu des info sur le vol vers la romana en RP par xl airways en 767/300 qui ne m'ont pas trops rassurées, l'avion à 15 ans alors que xl airways annonce sur son site des avions récents et de chez airbus.
Je pars au mois de mars sur ce même avion, Est ce que quelqu'un peu me donner d'autres infos concernant celui-ci, état général, confort, place dispo pour les jambes, sécurité etc...
j'espère etre un peu rassuré j'ai la phobie de l'avion
Merci
alain15
Merci
alain15
Voyager seul à vélo: ennui?
Bonjour à tous,
J'aimerai faire cet été mon premier voyage à vélo (Bâle à Budapest). Durée prévue = 15 jours.
La chose qui "m'inquiète" un peu est que voyager seul pendant 15 jours peut (vite) devenir très ennuyeux, d'où ma question aux habitués des voyages de plusieurs semaines en solo:
Comment faite vous pour ne pas vous ennuyer en route ?
J'aimerai faire cet été mon premier voyage à vélo (Bâle à Budapest). Durée prévue = 15 jours.
La chose qui "m'inquiète" un peu est que voyager seul pendant 15 jours peut (vite) devenir très ennuyeux, d'où ma question aux habitués des voyages de plusieurs semaines en solo:
Comment faite vous pour ne pas vous ennuyer en route ?
Air France: Flying Blue Platinum
J'ai la chance d'etre passé Platinum au 01/01/07.
Merci à ceux qui le sont déjà de me dire quels sont les avantages concrets de ce niveau (par concrets, je veux dire des exemples précis avec AF lors de vols ; je connais déjà les avantages détaillés sur le site AF).
Pratiquement, à part les 25 % de miles prime en plus que la FB Gold, qu'apporte, pratiquement parlant ce niveau par rapport au Gold ?
Merci d'avance de vos réponses.
HLT
Merci à ceux qui le sont déjà de me dire quels sont les avantages concrets de ce niveau (par concrets, je veux dire des exemples précis avec AF lors de vols ; je connais déjà les avantages détaillés sur le site AF).
Pratiquement, à part les 25 % de miles prime en plus que la FB Gold, qu'apporte, pratiquement parlant ce niveau par rapport au Gold ?
Merci d'avance de vos réponses.
HLT
Vos vols en 2006?
Hello a tous !!
Qu'avez vous fait comme voyage en 2006, et comment se sont ils déroulés ??
En ce qui me concerne, cette année a été un record avec 38 vols effecutés, une pointe à 8 en novembre ! Dans le détail : Janvier : BES ORY BSL, retour de nouvel an dans la famille, vols tranquilles en A319/A320 d'AF Fevrier : BSL CDG / ORY BSL. Aller retour journée un dimanche à Paris, vol en F100 YS à l'aller, A320 AF au retour. Y a pas à dire, je prefere ORY en A320 à CDG en F100 !! quoique l'arrivee prochaine du ERJ190 sur la ligne va me faire peut etre changer d'avis !! Avril : BSL ORY BES et retour par le meme trajet. Petites vacances de paques avec vols en A319/A320 d'AF, sans soucis Mai : ZRH LCY et retour. Petit week end londonien en Jumbolino de Swiss. ZRH est un aéroport que j'adore, LCY est fantastique, atterrissage et décollage un peu "brutaux", mais c'est sympa !! Vols parfaits sur Swiss. Peut il en etre autrement de Swiss ??? Mai : BSL ORY et retour. Week end parisien en A320 d'AF. Vols agréables, mais par rapport à Swiss il y a une difference !! Juillet : BSL ORY UIP et retour. Week end plage en A319 d'AF et F100 de DB. Vols AF tres peu remplis (entre 40 et 50 PAX). UIP, petit aéroport sympa, approche tres belle avec superbe vue sur la cote en sieges A et survol de quimper à l'atterrissage (principalement en F) Aout : BSL CDG / ORY GVA. Week end parisien avec EZS. Le T3 de CDG... ca change des autres terminaux !! Pareil pour ORY Sud !! Mais vol sympa quand meme, equipage typique EZS, jeune dynamique et tres sympa !! Arrivée à GVA : grrrr... il y avait de la bise et approche par l'ouest. J'ai pas encore atterri avec survol du léman !! Ca doit valoir le coup pourtant !! Septembre : BSL ORY BES et retour. Vacances bretonnes d'arriere saison avec une meteo superbe. Vols agréables en A319/A320 d'AF, superbe atterrissage en inversé sur Brest à l'aller en vol à vue ! Egalement bel atterrissage inversé sur Bale toujours tres impressionnant mais hélas trop rare !! Vivement la mise en service de l'ILS 16 ! Apparemment alignement sur Soleure puis survol du Jura et de la banlieue baloise !! Octobre : BSL ORY BSL. AR journée sur Paris un dimanche en A319/A320 d'AF. Départ à 6h30 de chez moi, à 9h30 petit déjeuner sur les Champs Elysées et retour chez moi le soir !! Ca me rappelle un solgan d'une compagnie défunte... Pourquoi vivre sans ailes ??? Novembre : BSL ORY BSL : 3 semaines plus tard j'ai remis ca toujours en A319/A320 d'AF !! AR journée sur Paris un dimanche !! Par contre, 1 heure de retard au retour à cause du fog sur ORY... et 1000 miles de dedommagement, sans rien demander !! C est déja ca, les vols ne rapportent aucun miles !! Novembre : BSL HAM BSL : AR journée sur Hambourg avec EZS. Vols typiques EZS, personnel dynamique, efficace et sympa !! Je me mets à aimer cette compagnie !! Aéroport de HAM pas mal, un take away de sushi tres bon et pas tres cher en zone reservée pour déguster dans l'avion !! 45 minutes de retard au retour : un bagage en trop dans la soute, procédure de sécurité oblige, reconnaissance des bagages par les PAX... et départ avec un bagage de plus !! Bug au check in !! _ Novembre : BSL SXF BSL: AR journée sur Berlin avec EZY. Arrivée à Berlin Est, Schonenfeld !! On se croirait encore à l'est !! Par contre aeroport pratique, préembarquement des l'acces en salle d'embarquement. Pas le plus top mais bon... vu les prix d'EZY faut pas etre trop exigeant non plus !! Novembre : BSL MUC BSL : AR Journée avec EZS. Contrairement aux rumeurs, cette ligne qui venait d'etre lancée avait un taux de remplissage tres bon !! Mais c'est vrai que les billets sont pas tres chers... A MUC arrivee hors contact. Dommage vu le nombre de passerelles disponibles !! Par contre le terminal non LH (le 1 je crois), meme si la zone commerciale est pas mal, les couloirs sont assez interminables !! Dommage qu'au prochain service seul le vol du matin subsistera !! Décembre : BSL BRU BSL : Week end en Belgique en Jumbolino de Swiss. Vols agréables et avion tres peu rempli (20PAX à l'aller et 40PAX au retour). Esperons qu'en semaine ils soient plus remplis, sinon c'est a regretter pourquoi LX a supprimé ses Saab et ERJ ! D'ailleurs ces vols du week end seront supprimés mi janvier, nouvelles lignes LX au départ de bale oblige !! Equipage au top, comme toujours chez Swiss !! Décembre : BSL ORY BES et retour. Vols en A320/A319 AF. Un peu le caho à ORY, mais un 22 décembre au matin, c'etait a prévoir que les filtres seraient saturés !! Résultat 30 minutes de retard à l'aller !! Vols agréables, mais ayant pris l'habitude d'EZS et de ses tarifs bas (surtout en beneficiant des promos regulieres)... j'ai trouvé AF cher pour ce que c'est, et les equipages un peu trop fiers ! Mais bon, bons vols quand meme !!
Cette année j'aurai pas mal voyage, bien bénéficié des promos LX et EZS, meme si je n'aurai pas touché beaucoup de miles !!! Pas mal de voyages avec EZS, en etant attentif aux promos et flexibles sur les dates, on peut se faire des journées shopping ou balade a un prix performant !! Pour janvier vol AR TTC reservé à 24 € sur EZS... Pourquoi se priver !! Si je devais faire un classmeent des comapgnies utilisées... 1 / Easyjet : j'ai jamais eu de bug et que des bons souvenirs. Bons rapports qualité prix 2 / Swiss : en profitant des promos, web special en particuliers, vols abordables pour une super qualité, service a bord pas mal pour des vols pas tres longs !! 3 / Air France : equipages un peu fiers, mais sinon pas de soucis. J'aime bien cette compagnie et les vols domestiques tres pratiques. Meme si je suis aussi fan de train, préfere prendre l'avion à la SNCF ! Tarifs un peu chers... surtout quand on prend l'habitude d'EZS, mais les liaisons sont fréquentes, correspondances pratiques et garanties et desserte correctes en france ! C'est le prix a payer aussi !!
Pour l'année prochaine j'ai déja 23 reservations (jusqu'à fin avril).... un nouveau record en vue !! Peut etre un peu plus de long courriers (déja YUL de prevu avec AC!!)
En ce qui me concerne, cette année a été un record avec 38 vols effecutés, une pointe à 8 en novembre ! Dans le détail : Janvier : BES ORY BSL, retour de nouvel an dans la famille, vols tranquilles en A319/A320 d'AF Fevrier : BSL CDG / ORY BSL. Aller retour journée un dimanche à Paris, vol en F100 YS à l'aller, A320 AF au retour. Y a pas à dire, je prefere ORY en A320 à CDG en F100 !! quoique l'arrivee prochaine du ERJ190 sur la ligne va me faire peut etre changer d'avis !! Avril : BSL ORY BES et retour par le meme trajet. Petites vacances de paques avec vols en A319/A320 d'AF, sans soucis Mai : ZRH LCY et retour. Petit week end londonien en Jumbolino de Swiss. ZRH est un aéroport que j'adore, LCY est fantastique, atterrissage et décollage un peu "brutaux", mais c'est sympa !! Vols parfaits sur Swiss. Peut il en etre autrement de Swiss ??? Mai : BSL ORY et retour. Week end parisien en A320 d'AF. Vols agréables, mais par rapport à Swiss il y a une difference !! Juillet : BSL ORY UIP et retour. Week end plage en A319 d'AF et F100 de DB. Vols AF tres peu remplis (entre 40 et 50 PAX). UIP, petit aéroport sympa, approche tres belle avec superbe vue sur la cote en sieges A et survol de quimper à l'atterrissage (principalement en F) Aout : BSL CDG / ORY GVA. Week end parisien avec EZS. Le T3 de CDG... ca change des autres terminaux !! Pareil pour ORY Sud !! Mais vol sympa quand meme, equipage typique EZS, jeune dynamique et tres sympa !! Arrivée à GVA : grrrr... il y avait de la bise et approche par l'ouest. J'ai pas encore atterri avec survol du léman !! Ca doit valoir le coup pourtant !! Septembre : BSL ORY BES et retour. Vacances bretonnes d'arriere saison avec une meteo superbe. Vols agréables en A319/A320 d'AF, superbe atterrissage en inversé sur Brest à l'aller en vol à vue ! Egalement bel atterrissage inversé sur Bale toujours tres impressionnant mais hélas trop rare !! Vivement la mise en service de l'ILS 16 ! Apparemment alignement sur Soleure puis survol du Jura et de la banlieue baloise !! Octobre : BSL ORY BSL. AR journée sur Paris un dimanche en A319/A320 d'AF. Départ à 6h30 de chez moi, à 9h30 petit déjeuner sur les Champs Elysées et retour chez moi le soir !! Ca me rappelle un solgan d'une compagnie défunte... Pourquoi vivre sans ailes ??? Novembre : BSL ORY BSL : 3 semaines plus tard j'ai remis ca toujours en A319/A320 d'AF !! AR journée sur Paris un dimanche !! Par contre, 1 heure de retard au retour à cause du fog sur ORY... et 1000 miles de dedommagement, sans rien demander !! C est déja ca, les vols ne rapportent aucun miles !! Novembre : BSL HAM BSL : AR journée sur Hambourg avec EZS. Vols typiques EZS, personnel dynamique, efficace et sympa !! Je me mets à aimer cette compagnie !! Aéroport de HAM pas mal, un take away de sushi tres bon et pas tres cher en zone reservée pour déguster dans l'avion !! 45 minutes de retard au retour : un bagage en trop dans la soute, procédure de sécurité oblige, reconnaissance des bagages par les PAX... et départ avec un bagage de plus !! Bug au check in !! _ Novembre : BSL SXF BSL: AR journée sur Berlin avec EZY. Arrivée à Berlin Est, Schonenfeld !! On se croirait encore à l'est !! Par contre aeroport pratique, préembarquement des l'acces en salle d'embarquement. Pas le plus top mais bon... vu les prix d'EZY faut pas etre trop exigeant non plus !! Novembre : BSL MUC BSL : AR Journée avec EZS. Contrairement aux rumeurs, cette ligne qui venait d'etre lancée avait un taux de remplissage tres bon !! Mais c'est vrai que les billets sont pas tres chers... A MUC arrivee hors contact. Dommage vu le nombre de passerelles disponibles !! Par contre le terminal non LH (le 1 je crois), meme si la zone commerciale est pas mal, les couloirs sont assez interminables !! Dommage qu'au prochain service seul le vol du matin subsistera !! Décembre : BSL BRU BSL : Week end en Belgique en Jumbolino de Swiss. Vols agréables et avion tres peu rempli (20PAX à l'aller et 40PAX au retour). Esperons qu'en semaine ils soient plus remplis, sinon c'est a regretter pourquoi LX a supprimé ses Saab et ERJ ! D'ailleurs ces vols du week end seront supprimés mi janvier, nouvelles lignes LX au départ de bale oblige !! Equipage au top, comme toujours chez Swiss !! Décembre : BSL ORY BES et retour. Vols en A320/A319 AF. Un peu le caho à ORY, mais un 22 décembre au matin, c'etait a prévoir que les filtres seraient saturés !! Résultat 30 minutes de retard à l'aller !! Vols agréables, mais ayant pris l'habitude d'EZS et de ses tarifs bas (surtout en beneficiant des promos regulieres)... j'ai trouvé AF cher pour ce que c'est, et les equipages un peu trop fiers ! Mais bon, bons vols quand meme !!
Cette année j'aurai pas mal voyage, bien bénéficié des promos LX et EZS, meme si je n'aurai pas touché beaucoup de miles !!! Pas mal de voyages avec EZS, en etant attentif aux promos et flexibles sur les dates, on peut se faire des journées shopping ou balade a un prix performant !! Pour janvier vol AR TTC reservé à 24 € sur EZS... Pourquoi se priver !! Si je devais faire un classmeent des comapgnies utilisées... 1 / Easyjet : j'ai jamais eu de bug et que des bons souvenirs. Bons rapports qualité prix 2 / Swiss : en profitant des promos, web special en particuliers, vols abordables pour une super qualité, service a bord pas mal pour des vols pas tres longs !! 3 / Air France : equipages un peu fiers, mais sinon pas de soucis. J'aime bien cette compagnie et les vols domestiques tres pratiques. Meme si je suis aussi fan de train, préfere prendre l'avion à la SNCF ! Tarifs un peu chers... surtout quand on prend l'habitude d'EZS, mais les liaisons sont fréquentes, correspondances pratiques et garanties et desserte correctes en france ! C'est le prix a payer aussi !!
Pour l'année prochaine j'ai déja 23 reservations (jusqu'à fin avril).... un nouveau record en vue !! Peut etre un peu plus de long courriers (déja YUL de prevu avec AC!!)
Situation générale en Chine: totalitaire? dictature? dictature totalitaire? autres?
Faisant suite à une conversation qui n’avait pas sa place dans un autre topic, je crée donc ce topic pour continuer la conversation ici.
Voici le dernier post de Yangguizi et le mien. C’est donc à toi de réagir Yangguizi et à ceux qui désirent alimenter le débat évidemment et je serais ravis qu’il y en ai beaucoup d’autres qui se joignent à ces réflexions…
yangguizi : Tiens, le vouvoiement est de rigueur maintenant? Malgré la démonstration faite plus haut à notingtong, je partirai du principe que le "vous" s'adresse uniquement à moi et non pas à l'ensemble des intervenants.
Bien que mes propos aient infiniment moins de légitimité que ceux d'un aussi éminent sinologue que... "vous", et n'ayant pas moi eu l'honneur de fréquenter les geôles chinoises, je me permettrais tout de même de vous rappeler que je n'ai jamais dit que la Chine était un modèle de démocratie et de respect des droits de l'homme. Mais puisque vous avez commencé à jouer sur les mots et à disserter sur le sens le plus strict des mots (ex: xénophobie), je me suis permis de faire de même avec le totalitarisme. Et pourquoi d'ailleurs me serais-je gêné? Non, bien sûr que non la Chine n'est plus totalitaire, elle n'a absolument aucun dogme à faire passer à son peuple, si ce n'est peut-être l'hilarante théorie des trois représentations.
Oui, bien sûr que oui il se commet en Chine de graves atteintes aux droits de l'homme. Mais la répression anti-dissidents n'en constitue qu'une infime partie. L'immense majorité des violations concerne de simples citoyens ayant eu la malchance de mettre le doigt - volontairement ou non - dans l'engrenage judiciaire chinois, qui est hors d'âge sur la plupart du territoire. D'autres ont eu la malchance d'être la victime de collusions d'intérêt politico-économiques et se sont vu spoliés de leurs maigres biens, sans possibilité sérieuse de recours. Les cas sont innombrables, et le récent scandale politico-financier qui a ébranlé les structures du pouvoir à Shanghai est une démonstration éclatante que "la vitrine" n'est pas épargnée.
Dans toute cette masse, la répression des délits d'opinion semble bien silencieuse, bien qu'on ne puisse la nier. Mais la plupart des chinois sont ainsi faits qu'ils n'ont absolument aucune opinion sur la gestion et la conduite du pays, et qu'ils n'ont absolument rien à foutre des dogmes ou des non-dogmes qu'on veut ou qu'on ne veut pas leur inculquer aujourd'hui. Le seul dogme c'est celui de l'ascension sociale... et surtout économique. Devenir membre du Parti n'est qu'une formalité pour qui veut progresser au-delà des limites de sa propre ascension. Mais nous parlons là des hautes sphères, ou tout du moins des sphères qui ne concernent pas le péquin moyen. Pour la plupart des gens, l'ascension sociale existe et est massive, et n'a absolument rien à voir avec le Parti. La plupart des gens qui font aujourd'hui partie de la classe moyenne ont un sort infiniment plus enviable que leurs parents ou grands-parents. Vous allez sans doute me rétorquer que le fait de vivre à Shanghai, contrairement à vous qui êtes allé récemment à Tianjin, enlève toute légitimité à mes propos. Et bien je vais vous apprendre quelque chose d'incroyable: j'ai déjà mis les pieds hors de Shanghai!
Et ce que j'y ai vu ne m'a vraiment pas donné l'impression de voir un pays totalitaire. Moins développé et plus conservateur que Shanghai, oui, mais les signes de modernisation économique et sociale sont maintenant presque partout.
Ma réponse On est bien d'accord sur les lignes générales mais pas le détail
Je ne suis pas d’accord sur ton analyse de l'ascension sociale. Si pour pouvoir monter sur le plus petit échelon de la "hiérarchie" sociale, il faut être membre du Parti, c’est une acceptation du dogme. Que cette acceptation soit une formalité faite avec plus ou moins (souvent moins) de réelle adhésion au dogme, cela n’en est pas moins un « contrat » dogmatique que tu signe avec le pouvoir. Si pour pouvoir continuer dans ton ascension sociale ou même y rester, il t’es strictement interdit de condamner le régime (donc le dogme), il t’es strictement interdit de communiquer avec l’étranger des « secrets d’état » comme ils les nomment (secret d’état étant par exemple l’histoire de la minorité ouïghour) sous peine de perdre ton statut social et te retrouver en taule pour 15 ans, alors OUI la Chine est totalitaire puisque pour faire quoi que se soit il FAUT être d’accord, du moins en apparence, avec le dogme.
Les chinois sont les spécialistes de la façade, tu le sais, donc ils détournent. Mais à mes yeux, et aux yeux de beaucoup d’analystes, la Chine reste une dictature totalitaire. J’ai du mal à dire la « Chine » alors que je devrais dire « le pouvoir chinois » ou « le Parti » parce que les chinois eux, ce qu’ils veulent majoritairement comme tout le monde, c’est plus de libertés, plus dans la gamelle, etc.
Alors concernant le développement social de la Chine je ne suis du tout pas d’accord avec toi. Heureusement que le sort des chinois est plus enviable aujourd’hui qu’il y a 30 ans… Je suis encore moins d'accord avec toi sur répressions des "délits" (hum hum) d'opinion, ... Mais mais mais… Je te propose de continuer cette conversation enrichissante dans un topic sur la Chine, ou dans un autre sur un « réflexion » parce qu’on s’éloigne vachement du topic de départ. Qu’en dis-tu ?
Tu as raison, je t'ai vouvoyé, par réflexe, mais c’est bien à toi que je parlais.
Voici le dernier post de Yangguizi et le mien. C’est donc à toi de réagir Yangguizi et à ceux qui désirent alimenter le débat évidemment et je serais ravis qu’il y en ai beaucoup d’autres qui se joignent à ces réflexions…
yangguizi : Tiens, le vouvoiement est de rigueur maintenant? Malgré la démonstration faite plus haut à notingtong, je partirai du principe que le "vous" s'adresse uniquement à moi et non pas à l'ensemble des intervenants.
Bien que mes propos aient infiniment moins de légitimité que ceux d'un aussi éminent sinologue que... "vous", et n'ayant pas moi eu l'honneur de fréquenter les geôles chinoises, je me permettrais tout de même de vous rappeler que je n'ai jamais dit que la Chine était un modèle de démocratie et de respect des droits de l'homme. Mais puisque vous avez commencé à jouer sur les mots et à disserter sur le sens le plus strict des mots (ex: xénophobie), je me suis permis de faire de même avec le totalitarisme. Et pourquoi d'ailleurs me serais-je gêné? Non, bien sûr que non la Chine n'est plus totalitaire, elle n'a absolument aucun dogme à faire passer à son peuple, si ce n'est peut-être l'hilarante théorie des trois représentations.
Oui, bien sûr que oui il se commet en Chine de graves atteintes aux droits de l'homme. Mais la répression anti-dissidents n'en constitue qu'une infime partie. L'immense majorité des violations concerne de simples citoyens ayant eu la malchance de mettre le doigt - volontairement ou non - dans l'engrenage judiciaire chinois, qui est hors d'âge sur la plupart du territoire. D'autres ont eu la malchance d'être la victime de collusions d'intérêt politico-économiques et se sont vu spoliés de leurs maigres biens, sans possibilité sérieuse de recours. Les cas sont innombrables, et le récent scandale politico-financier qui a ébranlé les structures du pouvoir à Shanghai est une démonstration éclatante que "la vitrine" n'est pas épargnée.
Dans toute cette masse, la répression des délits d'opinion semble bien silencieuse, bien qu'on ne puisse la nier. Mais la plupart des chinois sont ainsi faits qu'ils n'ont absolument aucune opinion sur la gestion et la conduite du pays, et qu'ils n'ont absolument rien à foutre des dogmes ou des non-dogmes qu'on veut ou qu'on ne veut pas leur inculquer aujourd'hui. Le seul dogme c'est celui de l'ascension sociale... et surtout économique. Devenir membre du Parti n'est qu'une formalité pour qui veut progresser au-delà des limites de sa propre ascension. Mais nous parlons là des hautes sphères, ou tout du moins des sphères qui ne concernent pas le péquin moyen. Pour la plupart des gens, l'ascension sociale existe et est massive, et n'a absolument rien à voir avec le Parti. La plupart des gens qui font aujourd'hui partie de la classe moyenne ont un sort infiniment plus enviable que leurs parents ou grands-parents. Vous allez sans doute me rétorquer que le fait de vivre à Shanghai, contrairement à vous qui êtes allé récemment à Tianjin, enlève toute légitimité à mes propos. Et bien je vais vous apprendre quelque chose d'incroyable: j'ai déjà mis les pieds hors de Shanghai!
Et ce que j'y ai vu ne m'a vraiment pas donné l'impression de voir un pays totalitaire. Moins développé et plus conservateur que Shanghai, oui, mais les signes de modernisation économique et sociale sont maintenant presque partout.
Ma réponse On est bien d'accord sur les lignes générales mais pas le détail
Je ne suis pas d’accord sur ton analyse de l'ascension sociale. Si pour pouvoir monter sur le plus petit échelon de la "hiérarchie" sociale, il faut être membre du Parti, c’est une acceptation du dogme. Que cette acceptation soit une formalité faite avec plus ou moins (souvent moins) de réelle adhésion au dogme, cela n’en est pas moins un « contrat » dogmatique que tu signe avec le pouvoir. Si pour pouvoir continuer dans ton ascension sociale ou même y rester, il t’es strictement interdit de condamner le régime (donc le dogme), il t’es strictement interdit de communiquer avec l’étranger des « secrets d’état » comme ils les nomment (secret d’état étant par exemple l’histoire de la minorité ouïghour) sous peine de perdre ton statut social et te retrouver en taule pour 15 ans, alors OUI la Chine est totalitaire puisque pour faire quoi que se soit il FAUT être d’accord, du moins en apparence, avec le dogme.
Les chinois sont les spécialistes de la façade, tu le sais, donc ils détournent. Mais à mes yeux, et aux yeux de beaucoup d’analystes, la Chine reste une dictature totalitaire. J’ai du mal à dire la « Chine » alors que je devrais dire « le pouvoir chinois » ou « le Parti » parce que les chinois eux, ce qu’ils veulent majoritairement comme tout le monde, c’est plus de libertés, plus dans la gamelle, etc.
Alors concernant le développement social de la Chine je ne suis du tout pas d’accord avec toi. Heureusement que le sort des chinois est plus enviable aujourd’hui qu’il y a 30 ans… Je suis encore moins d'accord avec toi sur répressions des "délits" (hum hum) d'opinion, ... Mais mais mais… Je te propose de continuer cette conversation enrichissante dans un topic sur la Chine, ou dans un autre sur un « réflexion » parce qu’on s’éloigne vachement du topic de départ. Qu’en dis-tu ?
Tu as raison, je t'ai vouvoyé, par réflexe, mais c’est bien à toi que je parlais.
Quelle compagnie tu boycottes et pourquoi?
Quelle compagnie tu boycotte et pourquoi ?
Je vois souvent les gens dire je ne prendrais plus cette compagnie ou celle ci mais pourquoi ???
Perso j'ai voyagé sur plusieurs compagnies je n'ai jamais eu de problemes (AF, Thai, Gulfair, Air Mauritius, Qatar Airways, Royal Jordanian, Singapore Airlines, Swiss Air, Eva Air, Bangkok Airways, Phuket Air)
Merci de vos réponses
Merci de vos réponses
Iberotel Club Fanara à Sharm el Sheik
je recherche des commentaires sur iberotel club fanara à sharm
experience, photos, visites à ne pas manquer, filons, conseils...
le service, les repas, l'animation de l'hotel sont ils bien?
ya t il des francais?
nous sommes tres attirés par la plongée au tuba.
merci d'avance et à bientôt
marie
Islande. En famille et en camping-car via le Danemark, la Suède et la Norvège
Pour voir le carnet avec plus d'images : si belle la terre
Voici un petit compte-rendu en images du voyage que nous avons fait en 2003 à destination de l’Islande. Mes souvenirs sont un peu lointains. Heureusement les photos sont là pour les raviver. Le but de ce carnet de voyage est double : garder une trace à usage familial et donner à certains, peut-être, l’envie de découvrir cette île étonnante. J’ai découvert l’Islande pour la première fois en 85 avec Nouvelles Frontières et je m’étais promis d’y retourner en famille.
Vendredi 11/07/03. C’est donc avec nos 3 enfants âgés à l’époque de 10, 8 et 7 ans que nous avons quitté Nancy le vendredi 11/07 en début d’après-midi. Nous avons lesté notre vieux camping car de victuailles « sulfureuses » aux yeux de la douane islandaise qui interdit l’importation de produits frais. De quoi tenir jusqu’à Bergen en Norvège C’est donc lentement mais sûrement qu’en une douzaine d’heures nous franchissons la frontière danoise. Au lit ! (du moins pour les « grands » car les enfants roupillent déjà depuis longtemps )
Samedi 12/07/03 Grand beau temps ! 19°C à 7h30 (eh ! oui ! c’était l’année de LA canicule) Pour 370 kr (1 Kr= environ 0, 15 euros) nous franchissons un premier pont sur le Storebelt. Le début de l’après-midi est consacré à la visite du très ludique et très esthétique musée d’art moderne de Louisiana qui si trouve au nord de Copenhague, découvert quelques années auparavant sur la route d’un voyage en Norvège.


Un deuxième pont sur le Soresund et hop ! nous sommes en Suède. Ces ponts facilitent énormément les choses pour aller en Scandinavie : pas besoin de réserver, ces ouvrages audacieux sont en plus très élégants. Malheureusement il est impossible de s’y arrêter pour jouir plus longuement du spectacle.
Dimanche 13/07/03 Après une nuit paisible au bord d’un lac suédois, nous reprenons la route et en quelques heures entrons en Norvège.

Le temps est extraordinaire : 26°C ! Un lac de montagne entre Al et Hol nous offre une eau à 19°C !

Plus loin nous faisons une superbe balade en amont d’une puissante cascade,

Nous passons finalement la nuit près de cette petite stavkirke (église en bois debout)

Lundi 14/07/03 Nous montons sur le haut plateau entre Voss et Vik.
Il y a une dizaine d’ années, sur cette même route, nous étions passés entre des murs de neige de 2 m de haut.

Cette année ne subsistent que quelques névés qui font le bonheur des enfants. De la neige en été avec le soleil et en T-shirt !
Nous arrivons finalement vers 20h00, toujours sous le soleil, à Bergen, la ville la plus pluvieuse de Norvège…

Nous préférons aller dormir dans une des petites îles des alentours (toutes ou presque sont reliées au continent par des ponts) plutôt que de dormir dans l’aire (concentrationnaire) réservée aux camping-cars.
Mardi 15/07/06 C’est le jour du grand départ, en bateau cette fois. Le Norona dessert l’Islande, les Féroé et les Shetlands, à partir de Hanstholm au DK et de Bergen en Norvège.
Nous avons choisi de « l’attraper » en Norvège pour raccourcir la durée de la traversée : à peine 48h contre une semaine au départ du DK. Nous avons choisi d’admirer les paysages jusqu’à Bergen plutôt que de risquer le mal de mer pendant 1 semaine ! D’autres profitent de la traversée au départ du DK pour visiter pendant 2 ou 3 jours les Féroé. Vous trouverez plus d’infos sur la traversée en tapant Smyril Line sur un moteur de recherche. Une chose est sûre, c’est très cher et la bouffe durant la traversée n’est pas comprise… Pour nous 5 avec un camping car de 6, 40 m de long, en cabine extérieure avec hublot et SDB (très agréable), en haute saison : 4361 euros ! (A/R)
Mercredi 16/07/03 Après une rapide escale nocturne aux Shetlands, nous faisons une halte de 3 heures aux Féroé. Le débarquement est autorisé et nous ne nous faisons pas prier.

A 19h00, nous reprenons la mer et nous faufilons entre ces îles escarpées.

Voici un petit compte-rendu en images du voyage que nous avons fait en 2003 à destination de l’Islande. Mes souvenirs sont un peu lointains. Heureusement les photos sont là pour les raviver. Le but de ce carnet de voyage est double : garder une trace à usage familial et donner à certains, peut-être, l’envie de découvrir cette île étonnante. J’ai découvert l’Islande pour la première fois en 85 avec Nouvelles Frontières et je m’étais promis d’y retourner en famille.
Vendredi 11/07/03. C’est donc avec nos 3 enfants âgés à l’époque de 10, 8 et 7 ans que nous avons quitté Nancy le vendredi 11/07 en début d’après-midi. Nous avons lesté notre vieux camping car de victuailles « sulfureuses » aux yeux de la douane islandaise qui interdit l’importation de produits frais. De quoi tenir jusqu’à Bergen en Norvège C’est donc lentement mais sûrement qu’en une douzaine d’heures nous franchissons la frontière danoise. Au lit ! (du moins pour les « grands » car les enfants roupillent déjà depuis longtemps )
Samedi 12/07/03 Grand beau temps ! 19°C à 7h30 (eh ! oui ! c’était l’année de LA canicule) Pour 370 kr (1 Kr= environ 0, 15 euros) nous franchissons un premier pont sur le Storebelt. Le début de l’après-midi est consacré à la visite du très ludique et très esthétique musée d’art moderne de Louisiana qui si trouve au nord de Copenhague, découvert quelques années auparavant sur la route d’un voyage en Norvège.


Un deuxième pont sur le Soresund et hop ! nous sommes en Suède. Ces ponts facilitent énormément les choses pour aller en Scandinavie : pas besoin de réserver, ces ouvrages audacieux sont en plus très élégants. Malheureusement il est impossible de s’y arrêter pour jouir plus longuement du spectacle.
Dimanche 13/07/03 Après une nuit paisible au bord d’un lac suédois, nous reprenons la route et en quelques heures entrons en Norvège.

Le temps est extraordinaire : 26°C ! Un lac de montagne entre Al et Hol nous offre une eau à 19°C !

Plus loin nous faisons une superbe balade en amont d’une puissante cascade,

Nous passons finalement la nuit près de cette petite stavkirke (église en bois debout)

Lundi 14/07/03 Nous montons sur le haut plateau entre Voss et Vik.
Il y a une dizaine d’ années, sur cette même route, nous étions passés entre des murs de neige de 2 m de haut.

Cette année ne subsistent que quelques névés qui font le bonheur des enfants. De la neige en été avec le soleil et en T-shirt !
Nous arrivons finalement vers 20h00, toujours sous le soleil, à Bergen, la ville la plus pluvieuse de Norvège…

Nous préférons aller dormir dans une des petites îles des alentours (toutes ou presque sont reliées au continent par des ponts) plutôt que de dormir dans l’aire (concentrationnaire) réservée aux camping-cars.
Mardi 15/07/06 C’est le jour du grand départ, en bateau cette fois. Le Norona dessert l’Islande, les Féroé et les Shetlands, à partir de Hanstholm au DK et de Bergen en Norvège.
Nous avons choisi de « l’attraper » en Norvège pour raccourcir la durée de la traversée : à peine 48h contre une semaine au départ du DK. Nous avons choisi d’admirer les paysages jusqu’à Bergen plutôt que de risquer le mal de mer pendant 1 semaine ! D’autres profitent de la traversée au départ du DK pour visiter pendant 2 ou 3 jours les Féroé. Vous trouverez plus d’infos sur la traversée en tapant Smyril Line sur un moteur de recherche. Une chose est sûre, c’est très cher et la bouffe durant la traversée n’est pas comprise… Pour nous 5 avec un camping car de 6, 40 m de long, en cabine extérieure avec hublot et SDB (très agréable), en haute saison : 4361 euros ! (A/R)
Mercredi 16/07/03 Après une rapide escale nocturne aux Shetlands, nous faisons une halte de 3 heures aux Féroé. Le débarquement est autorisé et nous ne nous faisons pas prier.

A 19h00, nous reprenons la mer et nous faufilons entre ces îles escarpées.

Le jeu des photos (encore et encore)
En route vers de nouvelles aventures.
Comme d'habitude, Quoi et Où?
Comme d'habitude, Quoi et Où?
Formalités pour emmener un chien en avion à Papeete
bonjour j'aimerai savoir les conditions pour pouvoir emmené mon chien avec moi à papetee.on m'a parlé de 2 moi de quarantaine.... si qqun est parti en avion avec son toutou qu'il m'indique les problemes rencontrés?merci à tous.
Location de camping-car en Islande
Bonjour
Nous envisageons de partir 15 jours en Islande début juin 2007.Pouvez-vous m'indiquer des agences de location de camping-cars ?
Merci pour votre aide
Rencontre VF à Nantes le 16 décembre 2006
Je lance l'idée, pour voir si les Nantais sont de grands voyageurs (comme leurs ancêtres bretons)...
Qui serait intéressé par une rencontre VF?
Pour ma part, j'aimerais rencontrer des amateurs de plongée, d'Asie, de Madagascar...
Travailler à Disney World Floride
Bonjour,
Je pars le 6 fevrier 2007 vivre à Orlando en Floride. Je vais travailler en merchandising position pour Disney! Et j'ai une copine qui doit me rejoindre dans le courant du mois de mars (elle aussi chez disney) Est ce que quelqu'un a deja vecu cette experience?? J'ai plein de question concernant les maisons: sont elles toutes regroupées au meme endroit? Si ma copine est dans une autre maison est obligatoirement pres de la mienne ou peut elle etre a l'autre bout du parc? Combien sommes nous par maison? la salle de sport est elle loin des maisons? Par rapport au centre d'Orlando, seront nous loin? est il envisageable d'aller prendre un verre dans le centre vers 21h et d'etre de retour retour à 23h. (en fait c'est pour me rendre compte si c galere d'aller en ville) on m'a dit qu'il y avait des bus mis a notre dispo gratuitement mais sont ils fiables, assez nombreux pour tout les utilisateurs? ils nous derservent pres d centres commerciaux mais est ce en ville ou bien laché au milieu de nulpart? A t on des facilités pour ouvrir un compte en banque? Voila pour l'instant!!! merci a vous tous PS: j'ai vecu un an à londres je n'ai pas peur de me retruover seule livrée à moi même, mais c juste pour etre sur de ne pas me sentir enfermée dans ce parc!!
à bientot!
justine
Je pars le 6 fevrier 2007 vivre à Orlando en Floride. Je vais travailler en merchandising position pour Disney! Et j'ai une copine qui doit me rejoindre dans le courant du mois de mars (elle aussi chez disney) Est ce que quelqu'un a deja vecu cette experience?? J'ai plein de question concernant les maisons: sont elles toutes regroupées au meme endroit? Si ma copine est dans une autre maison est obligatoirement pres de la mienne ou peut elle etre a l'autre bout du parc? Combien sommes nous par maison? la salle de sport est elle loin des maisons? Par rapport au centre d'Orlando, seront nous loin? est il envisageable d'aller prendre un verre dans le centre vers 21h et d'etre de retour retour à 23h. (en fait c'est pour me rendre compte si c galere d'aller en ville) on m'a dit qu'il y avait des bus mis a notre dispo gratuitement mais sont ils fiables, assez nombreux pour tout les utilisateurs? ils nous derservent pres d centres commerciaux mais est ce en ville ou bien laché au milieu de nulpart? A t on des facilités pour ouvrir un compte en banque? Voila pour l'instant!!! merci a vous tous PS: j'ai vecu un an à londres je n'ai pas peur de me retruover seule livrée à moi même, mais c juste pour etre sur de ne pas me sentir enfermée dans ce parc!!
à bientot!
justine











