Results for "Cap+Vert+déplacer"
About 19,299 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Compagnies pour le vol France-Grèce à la Toussaint?
bonjour à tous,
je travaille actuellement dans la grande distribution comme hotesse de caisse comme on le dit si bien, voila mon job d'été !! à la rentrée prochaine je vais intégrer une classe prépa Lettres et je voudrais réaliser un de mes reves: la grece !! je voudrais partir à la toussaint ( cad 25/10 AU 06/11) partir de nantes serai l'idéal.. je partirai avec un vol sec et aimerai trouver des auberges de jeunesses ou des campings qui semblent abordables à cette époque bien que le temps semble encore plus que clément !! Mon budget est par contre assez restreint et les compagnies aériennes ont des offres très aléatoires ( allant de 220 à 650€ l'aller retour) toutes les compagnies se valent elles??jaurais aimer savoir si il est préférable de prendre mon billet d'avion tout de suite ou d'attendre pour en prendre un au dernier moment sur lastminute ou quelque chose comme ça ? une excursion dans les iles est aussi au programme mais je pensais à la base partir un peu à l'aveuglette et aviser sur place...est ceune bonne idée ou un bon moyen de découvrir le pays ??ou au contraire une source d'ennuis sachant que c'est mon premier voyage de la sorte( avant jallais plutot en club avc ma familles?? mais jai reellement besoin de depaysement et la piscine avec les animateurs ne me tentent plus !!
N'hésitez pas à témoigner et à me donner des conseils, ils seront tous les bienvenus !!!
je travaille actuellement dans la grande distribution comme hotesse de caisse comme on le dit si bien, voila mon job d'été !! à la rentrée prochaine je vais intégrer une classe prépa Lettres et je voudrais réaliser un de mes reves: la grece !! je voudrais partir à la toussaint ( cad 25/10 AU 06/11) partir de nantes serai l'idéal.. je partirai avec un vol sec et aimerai trouver des auberges de jeunesses ou des campings qui semblent abordables à cette époque bien que le temps semble encore plus que clément !! Mon budget est par contre assez restreint et les compagnies aériennes ont des offres très aléatoires ( allant de 220 à 650€ l'aller retour) toutes les compagnies se valent elles??jaurais aimer savoir si il est préférable de prendre mon billet d'avion tout de suite ou d'attendre pour en prendre un au dernier moment sur lastminute ou quelque chose comme ça ? une excursion dans les iles est aussi au programme mais je pensais à la base partir un peu à l'aveuglette et aviser sur place...est ceune bonne idée ou un bon moyen de découvrir le pays ??ou au contraire une source d'ennuis sachant que c'est mon premier voyage de la sorte( avant jallais plutot en club avc ma familles?? mais jai reellement besoin de depaysement et la piscine avec les animateurs ne me tentent plus !!
N'hésitez pas à témoigner et à me donner des conseils, ils seront tous les bienvenus !!!
Une semaine en Afrique du Sud en septembre: parc Marakele et baleines
Bonjour,
J'envisage de me rendre avec ma femme en afrique du Sud durant la 2éme semaine de Sept.
Nous n'aurons que 8 jours sur place pour 1ere experience dans ce pays.
Nous devrions atterir a Johannesburg. Pour eviter de trop courir nous souhaitons visiter le park Marakele.
Connaissez vous ce Park? Quand pensez vous?
J'ai également entendu dire qu'il est possible de voir les baleines a cette période de l'année?
Savez vous ou a t on le plus de chance de les voir?
Merci pour vos tuyaux.
J'envisage de me rendre avec ma femme en afrique du Sud durant la 2éme semaine de Sept.
Nous n'aurons que 8 jours sur place pour 1ere experience dans ce pays.
Nous devrions atterir a Johannesburg. Pour eviter de trop courir nous souhaitons visiter le park Marakele.
Connaissez vous ce Park? Quand pensez vous?
J'ai également entendu dire qu'il est possible de voir les baleines a cette période de l'année?
Savez vous ou a t on le plus de chance de les voir?
Merci pour vos tuyaux.
Logement chez l'habitant ou hôtel à Athènes?
salut,
Je pense partir l'été prochain dans cette ville si mes finances me le permettent. Je voyagerai avec mon frère et ma mère, donc voyage en famille. Est ce que quelqu'un pourrait nous loger (pas trop loin de l'acropole) à un prix pas trop cher ? 🙂
Sinon, je suis interessée par tout suggestion de bonne adresse (hotel, chez l'habitant, etc...)😎
Je pense partir l'été prochain dans cette ville si mes finances me le permettent. Je voyagerai avec mon frère et ma mère, donc voyage en famille. Est ce que quelqu'un pourrait nous loger (pas trop loin de l'acropole) à un prix pas trop cher ? 🙂
Sinon, je suis interessée par tout suggestion de bonne adresse (hotel, chez l'habitant, etc...)😎
Guide pour la Tunisie et meilleure période
Bonjour à vous les voyageurs de tout acabit! Un voyage en Tunisie devient de plus en plus probable pour ma douce et moi en cette année 2005. C'est notre première sortie en Afrique et notre choix c'est arrêté sur la Tunisie - pour les nombreux forfaits à prix très alléchant disponible ici, en terre canadienne !
Bon mes questions :
1-Je recherche de la documentation et j'hésite entre l'achat du Petit-Fûté; Routard et j'ai vu un Lonely-Planet (plus cher) et d'autres guides qui me semblaient interessants... lequel choisir? Un qui donne des tuyaux sur les moyens de transports, resto local, endroits à visiter, des activités genre escapade dans le désert...
2-Nous ne sommes pas fixés sur l'endroit où nous installer / Mohammet qui semble plus touristique / Monastir qui a de bons commentaires sur ce forum / Port Al-Quaoui? " Nous voulons un endroit qui n'est pas trop loin des transports en commun par exemple car nous comptons bien se promener et ne pas rester dans le quadrilatère de l'hôtel ! Quelqu'un a des restos / hôtels à proposer?
3-Question température et temps préférable pour y aller, je sais que mai et juin semble lesmeilleurs moments, mais nous pouvons prendre nos vacances seulement en fin juillet début août... peut être septembre - est-ce bien comme période? Je sais que juillet / août c'est la manne et que c'est plus cher, mais au niveau température est-ce vivable?
Tout renseignement, même le plus anodin pourrait nous être utile !!!
Merci ! 😉
Bon mes questions :
1-Je recherche de la documentation et j'hésite entre l'achat du Petit-Fûté; Routard et j'ai vu un Lonely-Planet (plus cher) et d'autres guides qui me semblaient interessants... lequel choisir? Un qui donne des tuyaux sur les moyens de transports, resto local, endroits à visiter, des activités genre escapade dans le désert...
2-Nous ne sommes pas fixés sur l'endroit où nous installer / Mohammet qui semble plus touristique / Monastir qui a de bons commentaires sur ce forum / Port Al-Quaoui? " Nous voulons un endroit qui n'est pas trop loin des transports en commun par exemple car nous comptons bien se promener et ne pas rester dans le quadrilatère de l'hôtel ! Quelqu'un a des restos / hôtels à proposer?
3-Question température et temps préférable pour y aller, je sais que mai et juin semble lesmeilleurs moments, mais nous pouvons prendre nos vacances seulement en fin juillet début août... peut être septembre - est-ce bien comme période? Je sais que juillet / août c'est la manne et que c'est plus cher, mais au niveau température est-ce vivable?
Tout renseignement, même le plus anodin pourrait nous être utile !!!
Merci ! 😉
Les Pyrénées: quoi visiter?
Bonjour à tous,
J'aimerais avoir votre avis sur ce que je devrais visiter dans les Pyrénées. J'aimerais bien voir des vilages comme Montségur et son château qui semble être très intéressant. Aussi, le château de Pua (où Henri IV est né), l'observatoir du pic du Midi de Bigorre, l'église Saint-André avec la tour Monréal, la maison Louis XIV, Ainhoa (petit village très beau du pays basque), et bien sûr, le Parc National des Pyrénées. Est-ce que mes choix sont bons? Est-ce que je passe à côté de quelque chose de très important?
Pour ce dernier, je ne sais pas trop où me diriger. Étant donné que le Parc National est grand, où devrais-je aller d'après vous?
Merci beaucoup! Jérémie
J'aimerais avoir votre avis sur ce que je devrais visiter dans les Pyrénées. J'aimerais bien voir des vilages comme Montségur et son château qui semble être très intéressant. Aussi, le château de Pua (où Henri IV est né), l'observatoir du pic du Midi de Bigorre, l'église Saint-André avec la tour Monréal, la maison Louis XIV, Ainhoa (petit village très beau du pays basque), et bien sûr, le Parc National des Pyrénées. Est-ce que mes choix sont bons? Est-ce que je passe à côté de quelque chose de très important?
Pour ce dernier, je ne sais pas trop où me diriger. Étant donné que le Parc National est grand, où devrais-je aller d'après vous?
Merci beaucoup! Jérémie
Appli web pour préparer ses itinéraires internationaux à vélo
Salut à tous.
Voilà un bout de temps que je travaille sur ce projet, et maintenant j'aimerais le partager ici.
Il s'agit d'une application web qui vise à aider les voyageurs à vélo dans la préparation de leurs itinéraires internationaux. Ça vous permet d'estimer combien de temps il vous faut pour vous rendre d'un endroit à un autre, et quel devrait être le climat quand vous arrivez là-bas.
C'est 100% gratuit et sans pub. Je l'avais initialement conçu pour mon propre usage ; et puis j'ai voulu en faire profiter les autres. Ça se trouve sur https://talaria.ingirum.net
En retour, j'aimerais demander une seule chose : des commentaires. L'application est toujours en cours de développement. Il y a encore beaucoup de choses que j'aimerais améliorer. Alors si vous décelez des bugs, si vous rencontrez des difficultés, ou si vous avez des idées ou des suggestions, je serais très content que vous m'en fassiez part.
Bons préparatifs, bonne route, bon voyage !
https://talaria.ingirum.net

Voilà un bout de temps que je travaille sur ce projet, et maintenant j'aimerais le partager ici.
Il s'agit d'une application web qui vise à aider les voyageurs à vélo dans la préparation de leurs itinéraires internationaux. Ça vous permet d'estimer combien de temps il vous faut pour vous rendre d'un endroit à un autre, et quel devrait être le climat quand vous arrivez là-bas.
C'est 100% gratuit et sans pub. Je l'avais initialement conçu pour mon propre usage ; et puis j'ai voulu en faire profiter les autres. Ça se trouve sur https://talaria.ingirum.net
En retour, j'aimerais demander une seule chose : des commentaires. L'application est toujours en cours de développement. Il y a encore beaucoup de choses que j'aimerais améliorer. Alors si vous décelez des bugs, si vous rencontrez des difficultés, ou si vous avez des idées ou des suggestions, je serais très content que vous m'en fassiez part.
Bons préparatifs, bonne route, bon voyage !
https://talaria.ingirum.net

Le Masai Mara dans toute sa splendeur
Pour une fois je délaisse le self drive Sud Africain pour un safari photo organisé dans le Masai Mara.
Ça faisait quelque temps que j'échangeais via email avec Tony Crocetta pour pouvoir partir dans son camp que l'on m'avait chaudement recommandé, mais la vitesse de remplissage et les impératifs du boulot et des vacances avec ma fille font qu'à chaque fois je reportais à l'année suivante le départ.
Un voyage se libérant en janvier 2019, pour juillet de la même année. Ma fille ayant décidé de faire un voyage linguistique, tous les signaux étaient au vert pour enfin découvrir le Masai Mara.
La prise en charge du safari commence à la descente de l'aéroport, direction Roussel Housse. Guest housse tenue par des sœurs. C'est très courant en Afrique de l'est. Le confort est correct et la nourriture est bonne voire très bonne.


Le lendemain départ de bonne heure pour le Masai Mara, les derniers 90 km se font sur une piste défoncée et vous mettent directement dans l'ambiance.


Le camp est idéalement situé au bord de la rivière Mara, avec les hippos pour bercer nos nuits.








Les repas sont pris autour d'une même table et seront très bon.


Ça faisait quelque temps que j'échangeais via email avec Tony Crocetta pour pouvoir partir dans son camp que l'on m'avait chaudement recommandé, mais la vitesse de remplissage et les impératifs du boulot et des vacances avec ma fille font qu'à chaque fois je reportais à l'année suivante le départ.
Un voyage se libérant en janvier 2019, pour juillet de la même année. Ma fille ayant décidé de faire un voyage linguistique, tous les signaux étaient au vert pour enfin découvrir le Masai Mara.
La prise en charge du safari commence à la descente de l'aéroport, direction Roussel Housse. Guest housse tenue par des sœurs. C'est très courant en Afrique de l'est. Le confort est correct et la nourriture est bonne voire très bonne.


Le lendemain départ de bonne heure pour le Masai Mara, les derniers 90 km se font sur une piste défoncée et vous mettent directement dans l'ambiance.


Le camp est idéalement situé au bord de la rivière Mara, avec les hippos pour bercer nos nuits.








Les repas sont pris autour d'une même table et seront très bon.


Vigilance maximale en Afrique du Sud
Bonjour à tous, je ne veux pas vraiment faire un carnet, juste rendre compte de quelques faits afin d'éviter à d’autres de graves ennuis. La succession des informations personnelles m'ont convaincu de le faire. Tout a été dit sur ce pays où nous avons passé en octobre 2018 trois semaines, avec une voiture de location (Toyota Avanza neuve, genre SUV rustique, qui peut recevoir jusqu'à 5 personnes) et où nous avons fait, ma femme et moi, en indépendant (comme toujours depuis 40 ans) un itinéraire assez classique de 3500 km. Arrivée au Cap, qui est une ville intéressante, mais pas la merveille vantée par les voyagistes. Le site est grandiose, mais la ville n'a rien d'extraordinaire, si l'on a beaucoup voyagé par ailleurs. La comparaison avec San Francisco est très exagérée. Cela dit, nous y avons vu des phoques se prélassant sur le port à un mètre de nous, des baleines au large, et l'ambiance autour du port est agréable. Le musée d’art moderne est très original, détournant d’anciens silos. Comme tout le monde, nous avons vu des autruches sauvages sur la route du Cap de Bonne espérance et la fameuse plage aux pingouins où, si l’on ose escalader quelques rochers, on peut s’approcher doucement au milieu des animaux sans les gêner. Bref, ce que je veux dire est d’un autre ordre. Nous logions dans une guesthouse de charme au centre du Cap, à 100 m de la rue des restaurants, Long street. J’avais repéré en y marchant l’après midi un restaurant éthiopien attirant à 300 m de « chez nous ». Notre hôte m’a fermement déconseillé de nous y rendre à pied. Même pour 300 m ! « Prenez votre voiture ou un taxi ou je préfère vous y amener ! ». Il n’est pas possible pour un blanc de sortir à pied après un tacite couvre-feu dès 18 h. Nous avons observé la situation, et en effet, descendent des Townships, une multitude de jeunes noirs assez « déjantés » et agressifs, souvent alcoolisés ou drogués, d’allure dangereuse. Des clients de notre guesthouse ont également été agressés et volés à 15 h dans une rue déserte du centre ville, mais toutes les rues sont désertes sauf près du port ! Nous avons visité sans ennuis et beaucoup marché, mais toujours sur nos gardes. Ce n’est pas très agréable. Cette situation s’est répété, à notre grande surprise, dans les petites villes de la route des vins. Nos hôtes nous faisaient les mêmes recommandations et nous y remarquions des scènes identiques. Un couple de nos amis s’est fait rançonné en septembre dernier par de faux policiers noirs à bord de deux voitures, sur la route du Cap. Ils les ont obligés à s’arrêter prétextant une infraction, puis leur ont tout pris, mais sans violence excessive…
Nous avons eu de nombreux contacts charmants et parfois approfondis avec des noirs dans les services, et manifestement l’apartheid continue, il est économique ! Partout, dans les magasins, les hôtels, les restaurants, les consommateurs sont blancs et les serveurs sont noirs ! Ceux qui travaillent et sont salariés dorment quand même dans leur township misérable le soir venu. En 3500 km (bonnes routes peu fréquentées) j’ai rarement vu des noirs conduire une voiture particulière, et quand c’était le cas, le véhicule avait 40 ans de retard pour le contrôle technique.
Pour résumer la suite, nous avons beaucoup apprécié la route des vins (double clôture électrique de 3 m de haut sur des centaines d’hectares !), bonnes dégustations et visites de « châteaux », bons repas et vins bon marché dans les restaurants. Ah le Pinotage…
A Port Elizabeth nous avons pris l’avion pour Durban et loué une voiture identique, puis nous avons roulé jusqu’à l’estuaire de Santa Lucia où nous avons navigué quelques heures au milieu des hippopotames et des gros codiles. Plus tard, nous avons rejoint la réserve de Hluhluwe. Enorme déception : trois heures en 4x4 pour voir de loin 2 rhinocéros et 3 girafes. Mauvais jour.
Traversée du Swaziland avec quelques longues pistes en terre rouge, ambiance détendue, les gens (noirs bien sûr) sont plutôt sympathiques. L’ensemble est assez pittoresque.
Puis, inévitablement, le Parc Kruger, pour deux jours. Souvent, sur des dizaines de km, il n’y a plus une seule feuille dans les arbres ! Quelle désolation, les animaux souffrent et sont bien maigres. Evidemment nous avons vu beaucoup d’éléphants, de lions, de girafes, de buffles, de koudous, etc, et c’est toujours émouvant. Seulement voilà, en matière d’animaux et de paysages, ça n’atteint pas la cheville de la Tanzanie où nous sommes allés il y a 10 ans. Donc, il vaut mieux commencer par l’Afrique du Sud. On a trop ( ?) voyagé, 80 pays, on devient difficile…on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons. Mais on peut encore s’émerveiller facilement.
Suivent le Blyde river canyon, magnifique, et Prétoria la ville aux 70 000 jacarandas, en pleine floraison en octobre, et c’est splendide. On nous donne encore bien des avertissements et même dans le centre ville, où nous marchons un peu, on ne se sent pas en sécurité. Nous traverserons Johannesburg en voiture et dans le quartier du marché, de jeunes noirs tapent aux fenêtres de la Toyota. Je comptais sortir faire quelques photos... ils ne nous aiment pas et on peut les comprendre, mais l’apartheid, je n’y suis pour rien.
Si je me suis décidé à écrire ce petit carnet de voyage c’est parce qu’hier un couple d’amis bien plus jeunes (48 ans) et rentrant de ce pays, nous a raconté son agression. A Johannesburg, à 16 h, il y a un mois, dans un beau quartier où ils logeaient à l’hôtel, ils se sont faits violemment agressés et dépouillés dans la rue. Deux grands noirs les ont « étranglés » par derrière alors que deux autres leur volaient tout, téléphones, papiers, argent, montres et…pantalons et baskets ! Ils s’en sont remis, certes, et ont continué leur voyage car ils venaient juste d’atterrir !
Voilà, je devais raconter. Je connais des tas de gens qui n’ont eu aucun problème, c’est aussi notre cas, mais jamais nous n’avons rencontré une telle ambiance et nous en avons vu d’autres, au Brésil, au Mexique, à Lima, en Afrique de l’Ouest et ailleurs. C’est un beau voyage, mais il faut être « parano » et toujours sur ses gardes, on peut ne pas apprécier…
Au total nous avons quand même beaucoup dépensé, mais nous avions choisi des guesthouses de charme et dans les réserves des lodges superbes, parfois du genre alvéoles de béton très confortables nichées sur des rochers et fondues dans la végétation.
Je souhaite à ce pays de rapides réformes afin de réduire fortement la misère et les inégalités choquantes entre les noirs et les blancs, ou alors…Mandela n’aura pas réussi son œuvre.
Evidemment je ne conseillerai jamais d’y aller en groupe, (sauf avec quelques amis), en tant que vieux routard, je n’encourage pas ce tourisme de masse qui a défiguré le monde. Le voyage ça se mérite, d’effort, d’angoisse parfois, mais on sait la maxime bouddhiste : « le but c’est le chemin ».
Mon site : https://bernard-manteau.book.fr/
10 jours à Pâques en famille: Turquie ou Péloponnèse
Bonjour à tous/toutes
Nous sommes une famille nombreuse, 3 enfants de 16, 11 et un petit gar��on de juste 5 ans.
Nous avons 10 jours de vacances à Pâques (12 à 22 avril) et hésitons entre deux destinations : Péloponnèse ou alentours d'Istambul, Turquie.
En fait c'est surtout à cause du petit dernier que nous avons un petit doute.
Pour la Turquie, la question est : est-ce que ça risque d'être stressant pour un petit la visite d'une ville aussi grande et peuplée qu'Istambul. Y a-t-il à Istambul des choses à faire avec enfants, des activités d'autres types en parallèle avec la découverte des lieux emblématiques de la ville.
Et surtout, quelles sont les escapades sympa à faire depuis Istambul? l'idée est de faire 5 /6 jouts pleins dans la capitale et 4 jours ailleurs, -plutôt monde rural ou côte- histoire de changer d'ambiance. Je pensais à Ephèse, mais n'est-ce pas un peu trop loin? Un lieu pour se baigner? Faire un tout de côté européen (Edirne et Dardanelles) en voiture de location? Ou bien découvrir Safranbolu et le littoral de la mer noire ? Il y a de jolis villages et paysages dans ces coins là?
Pour la Grèce, est-ce qwue ça vasut le coup de rester plusieurs jours à Athènes ou vaut-il mieux rester une seule journée pour visiter l'Acropole et partir aussitôt en vadrouille ? est-ce qu'en milieu avril il y a des chances de pouvoir se baigner? Les routes sont bonnes et permettent de se bien déplacer dans la péninsule? Un île à conseiller depuis Athènes? Ce n'est pas trop envahi par le tourisme de masse et les croisières?
Merci pour vos réponses.
En fait c'est surtout à cause du petit dernier que nous avons un petit doute.
Pour la Turquie, la question est : est-ce que ça risque d'être stressant pour un petit la visite d'une ville aussi grande et peuplée qu'Istambul. Y a-t-il à Istambul des choses à faire avec enfants, des activités d'autres types en parallèle avec la découverte des lieux emblématiques de la ville.
Et surtout, quelles sont les escapades sympa à faire depuis Istambul? l'idée est de faire 5 /6 jouts pleins dans la capitale et 4 jours ailleurs, -plutôt monde rural ou côte- histoire de changer d'ambiance. Je pensais à Ephèse, mais n'est-ce pas un peu trop loin? Un lieu pour se baigner? Faire un tout de côté européen (Edirne et Dardanelles) en voiture de location? Ou bien découvrir Safranbolu et le littoral de la mer noire ? Il y a de jolis villages et paysages dans ces coins là?
Pour la Grèce, est-ce qwue ça vasut le coup de rester plusieurs jours à Athènes ou vaut-il mieux rester une seule journée pour visiter l'Acropole et partir aussitôt en vadrouille ? est-ce qu'en milieu avril il y a des chances de pouvoir se baigner? Les routes sont bonnes et permettent de se bien déplacer dans la péninsule? Un île à conseiller depuis Athènes? Ce n'est pas trop envahi par le tourisme de masse et les croisières?
Merci pour vos réponses.
Portugal au printemps
Hello!
Voici le récit tout frais de notre virée printanière au Portugal.

Le récit illustré est par là.
Bonne lecture! Marie
Après avoir écarté l’Ecosse (marre de la pluie après cet hiver pourri !) puis les montagnes des Abruzzes en Italie (trop de neige en altitude), nous nous décidons au dernier moment pour le Portugal : on ne connait pas ce coin de la planète et comme on dispose de 2 semaines, c’est l’occasion d’aller y faire quelques jolies randos, accompagnés de nos fidèles poilus. Virée en fourgon aménagé 4X4 donc, au départ de Nancy avec pour objectif de découvrir le Portugal des campagnes et des montagnes, et des côtes +/- sauvages. Pas la moindre ville au programme donc, pour ça mieux vaut combiner vol + location de voiture car le Portugal c’est loin ! Dimanche 08 avril 2018 , Serra De Estrella : Après 1 jour et demi de route et 1700 km dont la 2ème moitié sous la pluie (!), nous entrons en début d’après-midi au Portugal à Vilar Formoso. Nous enregistrons notre véhicule aux bornes automatiques (une bonne partie des autoroutes fonctionne avec un système de péage par caméra sur portique, c’est hyperpratique car on ne s’arrête pas !) Malgré le temps perturbé, j’ai très envie de découvrir de suite le plus haut massif du Portugal, la Serra Da Estrella, qui culmine à presque 2000m. Nous y entrons en passant par Covilha. C’est la foule des grands jours ! Nous croisons plein de voitures qui redescendent ornées de grosses boules de neige posées devant le pare-brise ! Derrière les vitres des voitures, visages radieux et joues bien rouge, anoraks multicolores et bonnets à pompons. Dépaysement total quand nous faisons une petite pause près du Lago do Viriato ! On se croirait sur les hauts plateaux norvégiens. Il y a même un petit village aux toits multicolores (Fraga da Estrecada) Plus haut nous entrons dans les nuages…de pluie puis de neige ! Nous apercevons le haut de la belle vallée glaciaire du Rio Zêzere, hyper-austère ! Ensuite, on ne voit plus guère que les bords de la route, très enneigés. Nous dépassons la station de ski de Torre, sommet du Portugal (1993 m), quelques bonshommes de neige mais la visibilité est quasi nulle. J’avais prévu une rando dans le coin https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 mais avec ce temps c’est illusoire ! Alors nous redescendons vers le nord à travers des zones brûlées, par la M513 où nous improvisons une petite balade qui part du Musée de l’Electricité. Mimosas en fleurs et eucalyptus embaument l’atmosphère mais la pluie écourte la balade. On a du mal à empêcher les chiens de s’abriter dans la chapelle Sra de Destero ! Vu la météo nous décidons ensuite de filer vers le sud où la météo s’annonce un poil moins médiocre pour la semaine à venir. Entretemps la route de Torre a fermé et nous prenons la route N232 vers Manteigas. On se trouve un coin (paumé, au bout d’une piste) pour la nuit près de la R. da Fonte Do Serro alors qu’il se met à neiger, ce qui nous réjouit car le coin, qui lui aussi a brûlé, est un peu tristounet. Au bout d’une demi-heure le sol commence à bien blanchir. Première soirée au Portugal originale, alors que le blizzard se renforce d’heure en heure ! J’adore le mauvais temps quand je suis bien au chaud ! Petite pointe d’inquiétude quant à la quantité de neige qui pourrait tomber durant la nuit… Je me rassure en me disant que nous ne sommes qu’à 1600 m d’altitude, au Portugal, au printemps…
Lundi 09 avril 2018 Marvao, Est de l’Alentejo Au réveil, il neige encore et tout est blanc ! 20 cm de neige pendant la nuit ! On ne voit même plus la piste… On enclenche le 4X4 et après qq centaines de mètres, nous retrouvons la route, où nous sommes contents de voir la trace d’une voiture. Nous descendons prudemment jusqu’à Manteigas, juste en-dessous de la limite pluie-neige. En route vers Marvao, que nous visitons sous la pluie. C’est un joli village perché sur un sommet rocheux, avec (parfois !) une vue imprenable sur la campagne environnante. Au moins les jardins sont-ils bien verts ! Il y a encore qq maisons avec « du potentiel », avis aux amateurs ! Une citadelle défendait le village, situé tout près de la frontière espagnole. Cette illustration renforce notre impression de visiter un château écossais ! Après la Norvège, l’Ecosse ! Retour au fourgon trempés…nous hésitons à pousser jusqu’au Maroc ! Mais la météo s’y avère aussi très humide, au moins pour la 1ère semaine… Alors nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur…nous ne sommes pas sous la tente, il est facile de faire sécher nos affaires, et la météo finira bien par s’améliorer ! Cap au sud encore ! Nous passons près d’Evora et des menhirs de Guadalupe où nous mène une jolie piste qui serpente entre les chênes lièges. 3 rayons de soleil = 3 photos ! A mesure que nous progressons vers le sud (J’ai repéré une jolie balade au départ de Amendoeira au nord de Mertola dans le Parque Natural do Vale Guadiana), le soleil devient moins timide. Les paysages sont champêtres, harmonieusement bucoliques. Tout est vert, les vaches sont heureuses, c’est le printemps et c’est euphorisant ! Les cigognes préparent leurs nids, dont profitent parfois de petits passereaux pour y accrocher leurs propres nids, malins ! Enfin j’espère que les cigognes ne boulottent pas les oisillons squatteurs ! Superbe lumière en fin de journée, ce coin de l’Alentejo est superbe ! Mais où est donc le bétail qui pourrait savourer ces grasses prairies ?? La désertification des campagnes est une réalité par ici !
Mardi 10 avril 2018 Parque Natural do Vale Guadiana, lago de Odeleite (Alentejo) Au réveil…il pleut comme prévu, pas de miracle ! On s’équipe et en route pour la rando vers le Pulo do Lobo (le Saut du Loup, une étroiture sur le Rio Guadiana) https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/pulo-do-lobo-23890648 Les chiens sont contents, il fait gris et froid ! Je ne connais pas le nom de ces buissons fleuris omniprésents ? Voilà le Rio Guadiana, que nous allons longer vers l’aval. Du fait des fortes pluies, la vallée rocheuse est +/- inondée. Ce panneau n’exagère pas (pour une fois), sous la pluie, ça glisse ! Petit détour vers un vieux moulin, où nous trouvons une trace de petit félin ? Ce coin doit avoir un succès fou en été, avec sa jolie « praia fluvial » ! La cascade se situe juste en aval de cette sorte de viaduc dont nous n’avons pas compris la finalité ? Ce point de vue est accessible par une piste (déconseillée aux véhicules lourds car pentue) Le rio Guadiana continue plein sud jusqu’à l’Océan et passe dans la jolie ville de Mertola, où nous achetons des parapluies ( !) avant d’y faire un tour. Les chiens adorent ce genre de visite culturelle car il y a plein de chats au Portugal ! Nous roulons encore un peu vers le sud et nous arrêtons avant la côte de l’Algarve (où je crains la foule et le béton) au bord du lac de Odeleite. Encore une belle lumière de fin de journée ! J’adore ces plantations de pins pignons, si graphiques !
Mercredi 11 avril 2018 Côte Algarve : Cacela Velha, Praia de Marina, Serra de Monchique Il fait beau ! Alors nous faisons une petite balade matinale sur les hauteurs du lac, comme hier, mais avec une autre lumière. Les chiens adorent commencer la journée de cette façon ! Nous reprenons la route pour quelques km et arrivons au joli village côtier de Cacela Velha. L’endroit est charmant, point de béton, une vingtaine de touristes à tout casser en cherchant bien ! Le village aux jolies maisons soulignées de bleu surplombe une grande lagune. Chiens contents ! L’enquiquineur ne dérange pas vraiment cette cigogne placide.
Plage déserte…de l’autre côté c’est le Maroc ! Nous regagnons le village perché sur les hauteurs, par un bel escalier de pierre. Ravis de ce 1er aperçu de la côte sud du Portugal, nous zappons les zones urbanisées et tout de même un peu bétonnées (mais rien à voir avec la Costa del Beton espagnole !) pour filer plein ouest jusqu’à la Praia de Marina d’où nous suivons un joli sentier côtier vers l’ouest. Il y a un peu de monde mais rien à voir avec l’été si l’on en juge par la taille des parkings ! Il faut dire que cette portion de côte est magnifique, avec une succession de criques, d’arches et de gouffres colorés. Fin de journée dans la Serra de Monchique qui culmine à 773 m, une hauteur modeste mais suffisante pour accrocher les nuages !
Jeudi 12 avril 2018 : Cabo de Sao Vincente, Praia de Dona Ana et Do Camilo Pluie cette nuit et au réveil. On espère une amélioration cet après-midi. Cap à l’ouest vers l’extrême sud-ouest du continent Européen : temps breton au Cabo Sao Vincente. Malgré les vêtements de pluie, haut et bas et les parapluies (à bien cramponner !), nous rentrons trempés après 1/4h de balade. Il pleut si fort que nous donnons les croquettes aux chiens à l’intérieur ! Et soudain, comme en Bretagne, c’est l’éclaircie qui donne à l’océan des reflets métalliques et révèle les couleurs de cette superbe côte. Cap à l’est à présent vers les jolies plages de Dona Ana : on dirait un paysage asiatique je trouve avec ces couleurs, mais l’envers du décor est moins exotique… et Don Camilo, un peu plus à l’ouest. L’endroit est préservé et l’arrière-plan bien plus sympa ! A droite la Ponta da Piedade que le tournage d’un film rend inaccessible. Nous commençons maintenant notre remontée vers le nord, et nous posons pour la nuit sur la rive droite de la Ribeira de Seixe, juste à son embouchure. Les chiens ont juste le temps d’engloutir leurs croquettes puis un beau grain arrive !
Vendredi 13 avril 2018 : Côte sud-ouest : Odeseixe, Porto das Barcas, Cabo Sardao, Vila Nova de Milfontes Il fait beau ! Très belle rando au nord du village en remontant la côte. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/ribeira-de-seixe-falaises-cigognes-23940720
Le soleil levant éclaire déjà le joli village de Odeseixe alors que notre fourgon est encore à l’ombre de la falaise. La mer est encore bien agitée et l’atmosphère est chargée d’embruns. J’adooore les estuaires, toujours en mouvement. La Ribeira de Seixe roule ses eaux boueuses vers l’Océan. La faute à la pluie des jours passés…une si belle flaque ne se loupe pas ! Nous avons déjà vu des dizaines de nids de cigogne, à certains endroits sur TOUS les poteaux électriques, y compris au-dessus des échangeurs autoroutiers, mais nous sommes épatés en découvrant les nids juchés sur ces pics rocheux, juste au-dessus du fracas de la houle. Le coin est majestueux et sauvage, magnifique ! Le sentier est bien tracé car nous sommes sur un sentier de grande randonnée : la Rota Vincentina, qui longe cette superbe côte sur qq centaines de km. Nous reprenons le fourgon pour qq km jusqu’à Porto Das Barcas, intrigués par ce nom. Nous découvrons ébahis un minuscule port de pêche enchâssé dans une côte sauvage et hostile. Un treuil permet de remonter les bateaux à l’abri du ressac. Il en faut du courage pour passer par là ! Impossible en tout cas aujourd’hui ! La chapelle qui surplombe le petit fjord est témoin des risques pris par les pêcheurs. 2 ou 3 jolies maisons, et quelques baraques aux allures de bout du monde. Une piste longe la côte vers le nord, toujours ponctuée de nids de cigognes. Celui-ci est tout confort avec l’eau courante (en fait même 2 cascades !) Plusieurs nids aussi au Cabo Sardao ! Ça bricole ! Attirés par la très jolie baie de Vila Nova de Milfontes, nous poussons jusqu’à son petit port de pêche, au nord de la ville et donc directement sur la côte. Ici aussi, l’entrée du port est impraticable aujourd’hui ! Alors on répare les filets. Je ne connais pas beaucoup de port avec autant d’écume. Plein de chats ici (les chiens ont adoré cette visite !) Cette annexe n’ira pas beaucoup plus loin ! Toujours soucieux de trouver un coin tranquille pour la nuit, où les chiens peuvent se balader sans crainte des voitures, nous suivons un petit chemin débonnaire dans la Vale da Roca vers le lac de Morgavel, quand soucieux d’éviter une branche nous serrons trop à droite et glissons dans un petit fossé caché par les broussailles. 4h de bataille plus tard, la nuit tombe, il faut rendre les armes et se résigner à essayer de dormir dans cette confortable position ! On verra demain !
Samedi 14 avril 2018 Dans le fossé suite et fin, estuaire du Rio Sado, vers le nord La nuit portant conseil, Fred part à pied chercher un tracteur tandis que je vais promener les chiens jusqu’au lac, situé à 2 km. Jolie balade dont je ne profite pas à 100%. De retour au fourgon, je commence à ranger un peu tout le fourbi (sangles, hilift, plaques, pelle, cales) quand j’entends un bruit de moteur ! Soulagement ! Fred a trouvé de l’aide à 5 ou 6 km, dans une grosse ferme dont le patriarche, après s’être fait expliquer la situation (facile avec une photo) a grimpé sans hésiter sur son gros tracteur 4X4 pour nous aider. Un coup de sangle et 20 secondes plus tard, nous sommes sortis d’affaire. C’est là qu’on se rend compte que nous n’aurions jamais pu nous en tirer sans aide ! La prochaine fois ( !!) on prendra directement l’option tracteur, toute honte bue ! Chaleureux remerciements à notre sauveur qui attend que nous ayons fait demi-tour pour s’en retourner. Ouf ! Nous faisons une longue pause nettoyage au bord d’une petite rivière un peu plus loin pour effacer les stigmates de nos mésaventures… Avec tout ça la journée est bien entamée…pause-déjeuner à Santiago do Cacem puis nous continuons vers l’estuaire du Rio Sado que nous abordons par sa rive nord à Monte Novo. La rivière est inaccessible alors nous poursuivons vers Pinheiro, plus au nord, en prenant une piste sableuse qui traverse une très jolie pinède. Herdade de Pinheiro est une sorte de village privé, dont l’accès est interdit ( ?!) alors nous continuons par l’unique piste autorisée et stoppons devant une barrière. 200 m nous séparent de l’estuaire, bordé d’une digue à cet endroit donc pas très glamour. La rive opposée ne l’est guère plus puisqu’elle abrite les installations portuaires de Sinès. Le temps de faire l’A/R à pied jusqu’au Rio Sado, en regagnant le fourgon, nous sommes accueillis par un homme ostensiblement armé d’un fusil, qui ne cesse de nous demander si nos chiens vont le mordre et nous explique qu’il est interdit de rester là et qu’il faut partir ! Vraiment bizarre cet Herdade de Pinheiro, quel accueil ! Bref, nous reprenons notre route vers le nord et nous posons pour la nuit au bord du joli lac du Baragem de Magos près de Granho Novo tout près de l’A13.
Dimanche 15 avril 2018 Nazaré, das Serras de Aire e Candeeiros Fred a l’idée de pousser jusqu’à Nazaré, haut lieu du surf extrême puisque c’est ici qu’a été homologuée la plus haute vague jamais surfée (33 m !) Hélas, la visibilité est très médiocre, et même si les vagues sont belles, pas le moindre surfeur à l’horizon…. Après avoir déjeuné sur place, nous filons vers l’est et la Serra de Aire e Candeeiros, un massif calcaire où j’ai repéré une jolie balade. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fornea-par-les-cretes-24019949 Nous nous garons à Zambujal de Alcaria et débutons la rando sous la pluie…une amélioration est prévue. C’est le 1er massif calcaire où nous nous promenons au Portugal. La flore est un peu différente. Après avoir quitté la piste, nous filons sur un sentier à flanc jonché d’ammonites ! Nous approchons des hauteurs de l’amphithéâtre. Partout des murets de pierre sèche, décrivant parfois de jolies boucles. De l’autre côté nous découvrons le village de Lugar da Fonte et ses jolis champs. Dans ce champ, les cailloux ont été ramassés et disposés en tas. Depuis quand attendent-ils d’être transformés en murets ? Nous commençons la descente, de plus en plus raide et glissante avec pour récompense une jolie source au fond de l’amphithéâtre. Au retour, nous croisons plein de gens qui font une petite balade digestive jusqu’à la source. Nous avons vu pas mal de gens profiter de la nature le week-end, de façon relax et conviviale. Comme la météo annonce une franche amélioration pour la semaine à venir, nous décidons de retourner dans la Serra da Estrella que nous n’avions qu’entraperçue entre 2 flocons. Après plusieurs dizaines de km de montagne brûlée, nous nous posons faute de mieux sur le parking du village de Benfeida. Ce ne sont pas les coins de bivouac qui manquent mais tout est noirci par les incendies de l’été dernier.
Lundi 16 avril 2018 : Serra de Estrela :Benfeita, Piodao, Chas de Egua, Lagoa Comprida Puisque nous avons dormi à Benfeita, nous en profitons pour visiter le village le matin à la fraiche. C’est pas la foule ! Quelques maisons ont été joliment rénovées. D’autre sont plus dans leur jus mais tout aussi charmantes. Nous recherchons de jolis détails architecturaux tandis qu’Higloo cherche les chats ! Nous continuons la route en direction de Piodao, joli village de maisons en granit qui figure dans tous les guides. Le paysage a beaucoup souffert des incendies, seuls les villages ont été (en général) épargnés. Cette ligne électrique a eu un bon coup de chaud ! La route argentée serpente sur les collines noires de cendres… Les alentours de Piodao ont été épargnés. Sans doute son statut de village touristique lui a-t-il valu quelques faveurs ? Ici les terrasses sont très hautes et reliées par des escaliers. Presque toutes les maisons ont des toits de lauze à l’exception de la pimpante église baroque qui dénote un peu dans ce village si harmonieux. Après une longue période de pluie, le beau temps revenu, c’est jour de grande lessive ! Hum, ça sent le chat par-là ! Drôle de pancarte ! Remarquez la ribambelle de croix au-dessus de la porte : on n’est jamais trop prudent ! Sur l’autre versant de la vallée, ce village est abandonné depuis longtemps. En bas du village, une belle piscine a été aménagée sur le torrent. Il suffit de fermer les vannes en aval et la piscine apparait ! Tout est prévu : vestiaires, poubelles avec tri, et jolie fontaine pour les chaudes journées d’été. Nous avons croisé la vieille dame qui a utilisé ce lavoir pour sa lessive. Vêtue de noir, elle a caché son visage quand elle nous a croisés, comme dans certaines régions du Maroc…. Toutes les pentes de la vallée sont transformées en terrasses, qui ne semblent plus guère utilisées… Nous reprenons la route et contournons le beau village de Chas de Egua, qui possède lui aussi une jolie piscine municipale. Nous en avons vu assez souvent dans ces villages reculés. Ça doit changer la vie en été ! Une passerelle permet d’accéder à cet adorable petit hameau parfaitement restauré ! Toujours la forêt calcinée et des îlots de verdure centrés par les villages… Nous approchons des hauteurs de la Serra de Estrella alors que nous quittons enfin la zone brûlée et arrivons à Cabeça. Voilà la neige, sous le soleil cette fois ! Nous nous garons en contrebas du Lago Comprida mais la neige est toujours trop profonde pour la rando repérée sur wikiloc. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 Ce haut plateau granitique a un relief vraiment original. Il reste encore pas mal de neige ! D’ailleurs la station de ski fonctionne encore ! Nous nous garons au sommet du Portugal, orné de ces 2 radômes d’un autre âge. Puis nous poursuivons sur qq km vers le haut de la vallée du Rio Zêzere. Le massif du Cantaro Gordo veille sur cette minuscule chapelle. Après un virage en épingle, la route file tout droit vers Manteigas. Nous continuons vers le nord vers Vila real et la Serra de Alvao et nous posons pour la nuit un peu avant le village de Lamas de Olo.
Mardi 17 avril 2018 Serra de Alvao : Fisgas de Ermelo, Parque Natural de Montesinho Quelques km de route nous mènent au départ de la rando qui monte au-dessus de la cascade de Fisgas de Ermelo (plus haute cascade du Portugal) Nous commençons par une piste un peu ingrate, puis rejoignons la rivière, gagnons le village de Varzigueto et ses nombreux greniers de pierre +/- dans leur jus, poursuivons au-delà du village jusqu’à un point de vue sur la cascade qui se situe juste en face de notre point de départ, de l’autre côté de la gorge. Puis nous rebroussons chemin et traversons la rivière à gué avant de nous poser un peu pour profiter de l’eau. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fisgas-de-ermelo-par-les-hauteurs-24057107 On voit aussi très bien la cascade du parking, mais la balade est agréable. En route à présent vers le Parque Natural de Montesinho, à l’extrême NE du Portugal. Dans ces montagnes granitiques, il n’est pas rare de rencontre des parcelles entièrement ceintes de pierres dressées ! Voilà le village de Montesinho, qui, à 1000 m d’altitude, sort à peine de l’hiver. Nous grimpons par une piste sur les hauteurs du village et découvrons un beau plateau parsemé d’énormes blocs de granit. La frontière est tout près : ces éoliennes sont espagnoles. Nous nous posons pour la nuit près d’un petit lac de barrage, qui fut le bivouac préféré des chiens !
Mercredi 18 avril 2018 : Montesinho, Serra do Geres Visite matinale du village, où à part un anglais et son chien, nous ne croiserons qu’une petite vieille farouche et 3 chats hérissés. Pas mal de balcons en bois dans cette région, audacieusement posés sur des piliers de granit. La vigne est partout disposée en pergola pour ombrager allées, sentiers et côté sud des parcelles. Nous ne verrons cette étrange disposition des ardoises que dans ce village… Ensuite nous filons vers l’Espagne toute proche pour prendre l’autoroute à Puebla de Sanabria vers l’ouest puis filer vers le sud vers la Serra do Geres que nous apercevons bientôt, depuis l’Espagne. De ce côté espagnol, il y a aussi plein (sinon plus) de petits greniers de pierre. Presque chaque maison en a au moins un ! Nous entrons au Portugal par le col Portela do Homem : la route étroite et sinueuse traverse une montagne très sauvage et d’odorantes forêts de mimosa et d’eucalyptus. J’ai repéré une rando un peu à l’est de Geres. Nous poursuivons la piste sur qq km après le village de Ermida et nous garons au cœur d’une belle montagne granitique. L’endroit est magnifique, le temps superbe, c’est parti pour une belle rando ! Nous dépassons d’abord un chêne « ensorcelé », puis nous rafraichissons à la jolie fontaine située au pied de ces énormes blocs, dépassons un corral verdoyant, admirons ce vieil arbre après avoir traversé sur un pont le ruisseau que nous allons remonter en rive gauche, au milieu d’une belle végétation de rocaille. Il y a de petits airs de Yosemite dans cette vallée ! Les chiens sont attentifs, il doit y avoir du gibier que nous ne verrons pas ! De sentier fleuri en jardins de rocaille, nous arrivons à cette séduisante « piscine » où les chiens sont ravis de se rafraichir. Nous avons en fait dépassé d’une dizaine de mètres le but de la rando qui se situe juste en-dessous : c’est ce Poco Azul qui doit avoir un succès fou en été ! Higloo y nage un peu, tandis qu’Itoo farfouille dans les plantes aquatiques. C’est l’heure du retour… oui Higloo cet arbre est un peu inquiétant ! Un dernier regard sur les 3 sommets qui ferment le haut de la vallée… Oh les bonnes têtes ! Nous retraversons une jolie forêt de bouleaux, et poursuivons sur le sentier jalonné de fontaines, faisons une petite pause sous ces blocs gigantesques avant la dernière longueur jusqu’au fourgon. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/poco-azul-serra-do-geres-24111049
Le coin est beau, nous dormons là.
Jeudi 19 avril Serra da Peneda et retour Cap au nord-est vers la Serra de Peneda et le village de Sistelo pour une ultime randonnée. Les chiens sont fatigués et ça se voit ! Plein de greniers aussi dans cette région ! La rando trouvée sur wikiloc et très bien balisée sur place démarre directement par des escaliers très raides aux marches énormes, gare aux genoux à froid ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/sistelo-terrasses-24111051 Ici aussi la vigne est conduite en treille posée sur des poteaux de pierre de granit taillée ! La montagne est ici aussi aménagée en terrasses si minuscules que certaines parcelles sont moissonnées manuellement et le foin mis à sécher en meule. De l’autre côté de la vallée, la montagne est couverte de genêts en fleurs ! Comme partout, très peu de bétail et des animaux qui semblent toujours très bien traités : 2 ou 3 vaches par ici, 2 chevaux pots de colle par là…des chiens se promenant un peu partout sans aucune agressivité, des chats et des écuelles à chat un peu partout, et des humains qui aiment les chiens ! Nos chiens n’ont jamais reçu autant de papouilles qu’au Portugal ! Il faut dire qu’un peuple capable d’aller pêcher sur de simples barques en franchissant des barres effrayantes, de tailler des piliers de granit dans la montagne, de créer des milliers de terrasses sur des pentes escarpées, ne doit pas craindre grand-chose ! Sauf les incendies, qui ont fait des dizaines de victimes l’été dernier, brûlé des maisons et sans doute contribué à accentuer la désertification des villages de montagne. Il y a la même densité de population en France et au Portugal. Mais dans les campagnes et les montagnes nous n’avons pas vu grand-monde…espérons que l’été amène un peu de vie dans ces endroits reculés… Ce soir-là, nous dormons en Espagne un peu après Léon. Vendredi 20 avril 2018 route jusqu’à Clermont Ferrant Après 1000 km de route fluide (comme le Pays Basque a l’air beau, ça nous donne des idées…), nous passons la nuit à Châteauguay où habite notre fille, pour récupérer Zouzou le chat déposé à l’aller. Samedi 21 avril 2018 dernière longueur jusqu’à Nancy Où nous arrivons en milieu de journée. C’est la jongle dans le jardin, il a fait un temps superbe pendant 2 semaines !

Le récit illustré est par là.
Bonne lecture! Marie
Après avoir écarté l’Ecosse (marre de la pluie après cet hiver pourri !) puis les montagnes des Abruzzes en Italie (trop de neige en altitude), nous nous décidons au dernier moment pour le Portugal : on ne connait pas ce coin de la planète et comme on dispose de 2 semaines, c’est l’occasion d’aller y faire quelques jolies randos, accompagnés de nos fidèles poilus. Virée en fourgon aménagé 4X4 donc, au départ de Nancy avec pour objectif de découvrir le Portugal des campagnes et des montagnes, et des côtes +/- sauvages. Pas la moindre ville au programme donc, pour ça mieux vaut combiner vol + location de voiture car le Portugal c’est loin ! Dimanche 08 avril 2018 , Serra De Estrella : Après 1 jour et demi de route et 1700 km dont la 2ème moitié sous la pluie (!), nous entrons en début d’après-midi au Portugal à Vilar Formoso. Nous enregistrons notre véhicule aux bornes automatiques (une bonne partie des autoroutes fonctionne avec un système de péage par caméra sur portique, c’est hyperpratique car on ne s’arrête pas !) Malgré le temps perturbé, j’ai très envie de découvrir de suite le plus haut massif du Portugal, la Serra Da Estrella, qui culmine à presque 2000m. Nous y entrons en passant par Covilha. C’est la foule des grands jours ! Nous croisons plein de voitures qui redescendent ornées de grosses boules de neige posées devant le pare-brise ! Derrière les vitres des voitures, visages radieux et joues bien rouge, anoraks multicolores et bonnets à pompons. Dépaysement total quand nous faisons une petite pause près du Lago do Viriato ! On se croirait sur les hauts plateaux norvégiens. Il y a même un petit village aux toits multicolores (Fraga da Estrecada) Plus haut nous entrons dans les nuages…de pluie puis de neige ! Nous apercevons le haut de la belle vallée glaciaire du Rio Zêzere, hyper-austère ! Ensuite, on ne voit plus guère que les bords de la route, très enneigés. Nous dépassons la station de ski de Torre, sommet du Portugal (1993 m), quelques bonshommes de neige mais la visibilité est quasi nulle. J’avais prévu une rando dans le coin https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 mais avec ce temps c’est illusoire ! Alors nous redescendons vers le nord à travers des zones brûlées, par la M513 où nous improvisons une petite balade qui part du Musée de l’Electricité. Mimosas en fleurs et eucalyptus embaument l’atmosphère mais la pluie écourte la balade. On a du mal à empêcher les chiens de s’abriter dans la chapelle Sra de Destero ! Vu la météo nous décidons ensuite de filer vers le sud où la météo s’annonce un poil moins médiocre pour la semaine à venir. Entretemps la route de Torre a fermé et nous prenons la route N232 vers Manteigas. On se trouve un coin (paumé, au bout d’une piste) pour la nuit près de la R. da Fonte Do Serro alors qu’il se met à neiger, ce qui nous réjouit car le coin, qui lui aussi a brûlé, est un peu tristounet. Au bout d’une demi-heure le sol commence à bien blanchir. Première soirée au Portugal originale, alors que le blizzard se renforce d’heure en heure ! J’adore le mauvais temps quand je suis bien au chaud ! Petite pointe d’inquiétude quant à la quantité de neige qui pourrait tomber durant la nuit… Je me rassure en me disant que nous ne sommes qu’à 1600 m d’altitude, au Portugal, au printemps…
Lundi 09 avril 2018 Marvao, Est de l’Alentejo Au réveil, il neige encore et tout est blanc ! 20 cm de neige pendant la nuit ! On ne voit même plus la piste… On enclenche le 4X4 et après qq centaines de mètres, nous retrouvons la route, où nous sommes contents de voir la trace d’une voiture. Nous descendons prudemment jusqu’à Manteigas, juste en-dessous de la limite pluie-neige. En route vers Marvao, que nous visitons sous la pluie. C’est un joli village perché sur un sommet rocheux, avec (parfois !) une vue imprenable sur la campagne environnante. Au moins les jardins sont-ils bien verts ! Il y a encore qq maisons avec « du potentiel », avis aux amateurs ! Une citadelle défendait le village, situé tout près de la frontière espagnole. Cette illustration renforce notre impression de visiter un château écossais ! Après la Norvège, l’Ecosse ! Retour au fourgon trempés…nous hésitons à pousser jusqu’au Maroc ! Mais la météo s’y avère aussi très humide, au moins pour la 1ère semaine… Alors nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur…nous ne sommes pas sous la tente, il est facile de faire sécher nos affaires, et la météo finira bien par s’améliorer ! Cap au sud encore ! Nous passons près d’Evora et des menhirs de Guadalupe où nous mène une jolie piste qui serpente entre les chênes lièges. 3 rayons de soleil = 3 photos ! A mesure que nous progressons vers le sud (J’ai repéré une jolie balade au départ de Amendoeira au nord de Mertola dans le Parque Natural do Vale Guadiana), le soleil devient moins timide. Les paysages sont champêtres, harmonieusement bucoliques. Tout est vert, les vaches sont heureuses, c’est le printemps et c’est euphorisant ! Les cigognes préparent leurs nids, dont profitent parfois de petits passereaux pour y accrocher leurs propres nids, malins ! Enfin j’espère que les cigognes ne boulottent pas les oisillons squatteurs ! Superbe lumière en fin de journée, ce coin de l’Alentejo est superbe ! Mais où est donc le bétail qui pourrait savourer ces grasses prairies ?? La désertification des campagnes est une réalité par ici !
Mardi 10 avril 2018 Parque Natural do Vale Guadiana, lago de Odeleite (Alentejo) Au réveil…il pleut comme prévu, pas de miracle ! On s’équipe et en route pour la rando vers le Pulo do Lobo (le Saut du Loup, une étroiture sur le Rio Guadiana) https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/pulo-do-lobo-23890648 Les chiens sont contents, il fait gris et froid ! Je ne connais pas le nom de ces buissons fleuris omniprésents ? Voilà le Rio Guadiana, que nous allons longer vers l’aval. Du fait des fortes pluies, la vallée rocheuse est +/- inondée. Ce panneau n’exagère pas (pour une fois), sous la pluie, ça glisse ! Petit détour vers un vieux moulin, où nous trouvons une trace de petit félin ? Ce coin doit avoir un succès fou en été, avec sa jolie « praia fluvial » ! La cascade se situe juste en aval de cette sorte de viaduc dont nous n’avons pas compris la finalité ? Ce point de vue est accessible par une piste (déconseillée aux véhicules lourds car pentue) Le rio Guadiana continue plein sud jusqu’à l’Océan et passe dans la jolie ville de Mertola, où nous achetons des parapluies ( !) avant d’y faire un tour. Les chiens adorent ce genre de visite culturelle car il y a plein de chats au Portugal ! Nous roulons encore un peu vers le sud et nous arrêtons avant la côte de l’Algarve (où je crains la foule et le béton) au bord du lac de Odeleite. Encore une belle lumière de fin de journée ! J’adore ces plantations de pins pignons, si graphiques !
Mercredi 11 avril 2018 Côte Algarve : Cacela Velha, Praia de Marina, Serra de Monchique Il fait beau ! Alors nous faisons une petite balade matinale sur les hauteurs du lac, comme hier, mais avec une autre lumière. Les chiens adorent commencer la journée de cette façon ! Nous reprenons la route pour quelques km et arrivons au joli village côtier de Cacela Velha. L’endroit est charmant, point de béton, une vingtaine de touristes à tout casser en cherchant bien ! Le village aux jolies maisons soulignées de bleu surplombe une grande lagune. Chiens contents ! L’enquiquineur ne dérange pas vraiment cette cigogne placide.
Plage déserte…de l’autre côté c’est le Maroc ! Nous regagnons le village perché sur les hauteurs, par un bel escalier de pierre. Ravis de ce 1er aperçu de la côte sud du Portugal, nous zappons les zones urbanisées et tout de même un peu bétonnées (mais rien à voir avec la Costa del Beton espagnole !) pour filer plein ouest jusqu’à la Praia de Marina d’où nous suivons un joli sentier côtier vers l’ouest. Il y a un peu de monde mais rien à voir avec l’été si l’on en juge par la taille des parkings ! Il faut dire que cette portion de côte est magnifique, avec une succession de criques, d’arches et de gouffres colorés. Fin de journée dans la Serra de Monchique qui culmine à 773 m, une hauteur modeste mais suffisante pour accrocher les nuages !
Jeudi 12 avril 2018 : Cabo de Sao Vincente, Praia de Dona Ana et Do Camilo Pluie cette nuit et au réveil. On espère une amélioration cet après-midi. Cap à l’ouest vers l’extrême sud-ouest du continent Européen : temps breton au Cabo Sao Vincente. Malgré les vêtements de pluie, haut et bas et les parapluies (à bien cramponner !), nous rentrons trempés après 1/4h de balade. Il pleut si fort que nous donnons les croquettes aux chiens à l’intérieur ! Et soudain, comme en Bretagne, c’est l’éclaircie qui donne à l’océan des reflets métalliques et révèle les couleurs de cette superbe côte. Cap à l’est à présent vers les jolies plages de Dona Ana : on dirait un paysage asiatique je trouve avec ces couleurs, mais l’envers du décor est moins exotique… et Don Camilo, un peu plus à l’ouest. L’endroit est préservé et l’arrière-plan bien plus sympa ! A droite la Ponta da Piedade que le tournage d’un film rend inaccessible. Nous commençons maintenant notre remontée vers le nord, et nous posons pour la nuit sur la rive droite de la Ribeira de Seixe, juste à son embouchure. Les chiens ont juste le temps d’engloutir leurs croquettes puis un beau grain arrive !
Vendredi 13 avril 2018 : Côte sud-ouest : Odeseixe, Porto das Barcas, Cabo Sardao, Vila Nova de Milfontes Il fait beau ! Très belle rando au nord du village en remontant la côte. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/ribeira-de-seixe-falaises-cigognes-23940720
Le soleil levant éclaire déjà le joli village de Odeseixe alors que notre fourgon est encore à l’ombre de la falaise. La mer est encore bien agitée et l’atmosphère est chargée d’embruns. J’adooore les estuaires, toujours en mouvement. La Ribeira de Seixe roule ses eaux boueuses vers l’Océan. La faute à la pluie des jours passés…une si belle flaque ne se loupe pas ! Nous avons déjà vu des dizaines de nids de cigogne, à certains endroits sur TOUS les poteaux électriques, y compris au-dessus des échangeurs autoroutiers, mais nous sommes épatés en découvrant les nids juchés sur ces pics rocheux, juste au-dessus du fracas de la houle. Le coin est majestueux et sauvage, magnifique ! Le sentier est bien tracé car nous sommes sur un sentier de grande randonnée : la Rota Vincentina, qui longe cette superbe côte sur qq centaines de km. Nous reprenons le fourgon pour qq km jusqu’à Porto Das Barcas, intrigués par ce nom. Nous découvrons ébahis un minuscule port de pêche enchâssé dans une côte sauvage et hostile. Un treuil permet de remonter les bateaux à l’abri du ressac. Il en faut du courage pour passer par là ! Impossible en tout cas aujourd’hui ! La chapelle qui surplombe le petit fjord est témoin des risques pris par les pêcheurs. 2 ou 3 jolies maisons, et quelques baraques aux allures de bout du monde. Une piste longe la côte vers le nord, toujours ponctuée de nids de cigognes. Celui-ci est tout confort avec l’eau courante (en fait même 2 cascades !) Plusieurs nids aussi au Cabo Sardao ! Ça bricole ! Attirés par la très jolie baie de Vila Nova de Milfontes, nous poussons jusqu’à son petit port de pêche, au nord de la ville et donc directement sur la côte. Ici aussi, l’entrée du port est impraticable aujourd’hui ! Alors on répare les filets. Je ne connais pas beaucoup de port avec autant d’écume. Plein de chats ici (les chiens ont adoré cette visite !) Cette annexe n’ira pas beaucoup plus loin ! Toujours soucieux de trouver un coin tranquille pour la nuit, où les chiens peuvent se balader sans crainte des voitures, nous suivons un petit chemin débonnaire dans la Vale da Roca vers le lac de Morgavel, quand soucieux d’éviter une branche nous serrons trop à droite et glissons dans un petit fossé caché par les broussailles. 4h de bataille plus tard, la nuit tombe, il faut rendre les armes et se résigner à essayer de dormir dans cette confortable position ! On verra demain !
Samedi 14 avril 2018 Dans le fossé suite et fin, estuaire du Rio Sado, vers le nord La nuit portant conseil, Fred part à pied chercher un tracteur tandis que je vais promener les chiens jusqu’au lac, situé à 2 km. Jolie balade dont je ne profite pas à 100%. De retour au fourgon, je commence à ranger un peu tout le fourbi (sangles, hilift, plaques, pelle, cales) quand j’entends un bruit de moteur ! Soulagement ! Fred a trouvé de l’aide à 5 ou 6 km, dans une grosse ferme dont le patriarche, après s’être fait expliquer la situation (facile avec une photo) a grimpé sans hésiter sur son gros tracteur 4X4 pour nous aider. Un coup de sangle et 20 secondes plus tard, nous sommes sortis d’affaire. C’est là qu’on se rend compte que nous n’aurions jamais pu nous en tirer sans aide ! La prochaine fois ( !!) on prendra directement l’option tracteur, toute honte bue ! Chaleureux remerciements à notre sauveur qui attend que nous ayons fait demi-tour pour s’en retourner. Ouf ! Nous faisons une longue pause nettoyage au bord d’une petite rivière un peu plus loin pour effacer les stigmates de nos mésaventures… Avec tout ça la journée est bien entamée…pause-déjeuner à Santiago do Cacem puis nous continuons vers l’estuaire du Rio Sado que nous abordons par sa rive nord à Monte Novo. La rivière est inaccessible alors nous poursuivons vers Pinheiro, plus au nord, en prenant une piste sableuse qui traverse une très jolie pinède. Herdade de Pinheiro est une sorte de village privé, dont l’accès est interdit ( ?!) alors nous continuons par l’unique piste autorisée et stoppons devant une barrière. 200 m nous séparent de l’estuaire, bordé d’une digue à cet endroit donc pas très glamour. La rive opposée ne l’est guère plus puisqu’elle abrite les installations portuaires de Sinès. Le temps de faire l’A/R à pied jusqu’au Rio Sado, en regagnant le fourgon, nous sommes accueillis par un homme ostensiblement armé d’un fusil, qui ne cesse de nous demander si nos chiens vont le mordre et nous explique qu’il est interdit de rester là et qu’il faut partir ! Vraiment bizarre cet Herdade de Pinheiro, quel accueil ! Bref, nous reprenons notre route vers le nord et nous posons pour la nuit au bord du joli lac du Baragem de Magos près de Granho Novo tout près de l’A13.
Dimanche 15 avril 2018 Nazaré, das Serras de Aire e Candeeiros Fred a l’idée de pousser jusqu’à Nazaré, haut lieu du surf extrême puisque c’est ici qu’a été homologuée la plus haute vague jamais surfée (33 m !) Hélas, la visibilité est très médiocre, et même si les vagues sont belles, pas le moindre surfeur à l’horizon…. Après avoir déjeuné sur place, nous filons vers l’est et la Serra de Aire e Candeeiros, un massif calcaire où j’ai repéré une jolie balade. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fornea-par-les-cretes-24019949 Nous nous garons à Zambujal de Alcaria et débutons la rando sous la pluie…une amélioration est prévue. C’est le 1er massif calcaire où nous nous promenons au Portugal. La flore est un peu différente. Après avoir quitté la piste, nous filons sur un sentier à flanc jonché d’ammonites ! Nous approchons des hauteurs de l’amphithéâtre. Partout des murets de pierre sèche, décrivant parfois de jolies boucles. De l’autre côté nous découvrons le village de Lugar da Fonte et ses jolis champs. Dans ce champ, les cailloux ont été ramassés et disposés en tas. Depuis quand attendent-ils d’être transformés en murets ? Nous commençons la descente, de plus en plus raide et glissante avec pour récompense une jolie source au fond de l’amphithéâtre. Au retour, nous croisons plein de gens qui font une petite balade digestive jusqu’à la source. Nous avons vu pas mal de gens profiter de la nature le week-end, de façon relax et conviviale. Comme la météo annonce une franche amélioration pour la semaine à venir, nous décidons de retourner dans la Serra da Estrella que nous n’avions qu’entraperçue entre 2 flocons. Après plusieurs dizaines de km de montagne brûlée, nous nous posons faute de mieux sur le parking du village de Benfeida. Ce ne sont pas les coins de bivouac qui manquent mais tout est noirci par les incendies de l’été dernier.
Lundi 16 avril 2018 : Serra de Estrela :Benfeita, Piodao, Chas de Egua, Lagoa Comprida Puisque nous avons dormi à Benfeita, nous en profitons pour visiter le village le matin à la fraiche. C’est pas la foule ! Quelques maisons ont été joliment rénovées. D’autre sont plus dans leur jus mais tout aussi charmantes. Nous recherchons de jolis détails architecturaux tandis qu’Higloo cherche les chats ! Nous continuons la route en direction de Piodao, joli village de maisons en granit qui figure dans tous les guides. Le paysage a beaucoup souffert des incendies, seuls les villages ont été (en général) épargnés. Cette ligne électrique a eu un bon coup de chaud ! La route argentée serpente sur les collines noires de cendres… Les alentours de Piodao ont été épargnés. Sans doute son statut de village touristique lui a-t-il valu quelques faveurs ? Ici les terrasses sont très hautes et reliées par des escaliers. Presque toutes les maisons ont des toits de lauze à l’exception de la pimpante église baroque qui dénote un peu dans ce village si harmonieux. Après une longue période de pluie, le beau temps revenu, c’est jour de grande lessive ! Hum, ça sent le chat par-là ! Drôle de pancarte ! Remarquez la ribambelle de croix au-dessus de la porte : on n’est jamais trop prudent ! Sur l’autre versant de la vallée, ce village est abandonné depuis longtemps. En bas du village, une belle piscine a été aménagée sur le torrent. Il suffit de fermer les vannes en aval et la piscine apparait ! Tout est prévu : vestiaires, poubelles avec tri, et jolie fontaine pour les chaudes journées d’été. Nous avons croisé la vieille dame qui a utilisé ce lavoir pour sa lessive. Vêtue de noir, elle a caché son visage quand elle nous a croisés, comme dans certaines régions du Maroc…. Toutes les pentes de la vallée sont transformées en terrasses, qui ne semblent plus guère utilisées… Nous reprenons la route et contournons le beau village de Chas de Egua, qui possède lui aussi une jolie piscine municipale. Nous en avons vu assez souvent dans ces villages reculés. Ça doit changer la vie en été ! Une passerelle permet d’accéder à cet adorable petit hameau parfaitement restauré ! Toujours la forêt calcinée et des îlots de verdure centrés par les villages… Nous approchons des hauteurs de la Serra de Estrella alors que nous quittons enfin la zone brûlée et arrivons à Cabeça. Voilà la neige, sous le soleil cette fois ! Nous nous garons en contrebas du Lago Comprida mais la neige est toujours trop profonde pour la rando repérée sur wikiloc. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/rota-das-6-lagoas-serra-da-estrela-13455381 Ce haut plateau granitique a un relief vraiment original. Il reste encore pas mal de neige ! D’ailleurs la station de ski fonctionne encore ! Nous nous garons au sommet du Portugal, orné de ces 2 radômes d’un autre âge. Puis nous poursuivons sur qq km vers le haut de la vallée du Rio Zêzere. Le massif du Cantaro Gordo veille sur cette minuscule chapelle. Après un virage en épingle, la route file tout droit vers Manteigas. Nous continuons vers le nord vers Vila real et la Serra de Alvao et nous posons pour la nuit un peu avant le village de Lamas de Olo.
Mardi 17 avril 2018 Serra de Alvao : Fisgas de Ermelo, Parque Natural de Montesinho Quelques km de route nous mènent au départ de la rando qui monte au-dessus de la cascade de Fisgas de Ermelo (plus haute cascade du Portugal) Nous commençons par une piste un peu ingrate, puis rejoignons la rivière, gagnons le village de Varzigueto et ses nombreux greniers de pierre +/- dans leur jus, poursuivons au-delà du village jusqu’à un point de vue sur la cascade qui se situe juste en face de notre point de départ, de l’autre côté de la gorge. Puis nous rebroussons chemin et traversons la rivière à gué avant de nous poser un peu pour profiter de l’eau. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/fisgas-de-ermelo-par-les-hauteurs-24057107 On voit aussi très bien la cascade du parking, mais la balade est agréable. En route à présent vers le Parque Natural de Montesinho, à l’extrême NE du Portugal. Dans ces montagnes granitiques, il n’est pas rare de rencontre des parcelles entièrement ceintes de pierres dressées ! Voilà le village de Montesinho, qui, à 1000 m d’altitude, sort à peine de l’hiver. Nous grimpons par une piste sur les hauteurs du village et découvrons un beau plateau parsemé d’énormes blocs de granit. La frontière est tout près : ces éoliennes sont espagnoles. Nous nous posons pour la nuit près d’un petit lac de barrage, qui fut le bivouac préféré des chiens !
Mercredi 18 avril 2018 : Montesinho, Serra do Geres Visite matinale du village, où à part un anglais et son chien, nous ne croiserons qu’une petite vieille farouche et 3 chats hérissés. Pas mal de balcons en bois dans cette région, audacieusement posés sur des piliers de granit. La vigne est partout disposée en pergola pour ombrager allées, sentiers et côté sud des parcelles. Nous ne verrons cette étrange disposition des ardoises que dans ce village… Ensuite nous filons vers l’Espagne toute proche pour prendre l’autoroute à Puebla de Sanabria vers l’ouest puis filer vers le sud vers la Serra do Geres que nous apercevons bientôt, depuis l’Espagne. De ce côté espagnol, il y a aussi plein (sinon plus) de petits greniers de pierre. Presque chaque maison en a au moins un ! Nous entrons au Portugal par le col Portela do Homem : la route étroite et sinueuse traverse une montagne très sauvage et d’odorantes forêts de mimosa et d’eucalyptus. J’ai repéré une rando un peu à l’est de Geres. Nous poursuivons la piste sur qq km après le village de Ermida et nous garons au cœur d’une belle montagne granitique. L’endroit est magnifique, le temps superbe, c’est parti pour une belle rando ! Nous dépassons d’abord un chêne « ensorcelé », puis nous rafraichissons à la jolie fontaine située au pied de ces énormes blocs, dépassons un corral verdoyant, admirons ce vieil arbre après avoir traversé sur un pont le ruisseau que nous allons remonter en rive gauche, au milieu d’une belle végétation de rocaille. Il y a de petits airs de Yosemite dans cette vallée ! Les chiens sont attentifs, il doit y avoir du gibier que nous ne verrons pas ! De sentier fleuri en jardins de rocaille, nous arrivons à cette séduisante « piscine » où les chiens sont ravis de se rafraichir. Nous avons en fait dépassé d’une dizaine de mètres le but de la rando qui se situe juste en-dessous : c’est ce Poco Azul qui doit avoir un succès fou en été ! Higloo y nage un peu, tandis qu’Itoo farfouille dans les plantes aquatiques. C’est l’heure du retour… oui Higloo cet arbre est un peu inquiétant ! Un dernier regard sur les 3 sommets qui ferment le haut de la vallée… Oh les bonnes têtes ! Nous retraversons une jolie forêt de bouleaux, et poursuivons sur le sentier jalonné de fontaines, faisons une petite pause sous ces blocs gigantesques avant la dernière longueur jusqu’au fourgon. https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/poco-azul-serra-do-geres-24111049
Le coin est beau, nous dormons là.
Jeudi 19 avril Serra da Peneda et retour Cap au nord-est vers la Serra de Peneda et le village de Sistelo pour une ultime randonnée. Les chiens sont fatigués et ça se voit ! Plein de greniers aussi dans cette région ! La rando trouvée sur wikiloc et très bien balisée sur place démarre directement par des escaliers très raides aux marches énormes, gare aux genoux à froid ! https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/sistelo-terrasses-24111051 Ici aussi la vigne est conduite en treille posée sur des poteaux de pierre de granit taillée ! La montagne est ici aussi aménagée en terrasses si minuscules que certaines parcelles sont moissonnées manuellement et le foin mis à sécher en meule. De l’autre côté de la vallée, la montagne est couverte de genêts en fleurs ! Comme partout, très peu de bétail et des animaux qui semblent toujours très bien traités : 2 ou 3 vaches par ici, 2 chevaux pots de colle par là…des chiens se promenant un peu partout sans aucune agressivité, des chats et des écuelles à chat un peu partout, et des humains qui aiment les chiens ! Nos chiens n’ont jamais reçu autant de papouilles qu’au Portugal ! Il faut dire qu’un peuple capable d’aller pêcher sur de simples barques en franchissant des barres effrayantes, de tailler des piliers de granit dans la montagne, de créer des milliers de terrasses sur des pentes escarpées, ne doit pas craindre grand-chose ! Sauf les incendies, qui ont fait des dizaines de victimes l’été dernier, brûlé des maisons et sans doute contribué à accentuer la désertification des villages de montagne. Il y a la même densité de population en France et au Portugal. Mais dans les campagnes et les montagnes nous n’avons pas vu grand-monde…espérons que l’été amène un peu de vie dans ces endroits reculés… Ce soir-là, nous dormons en Espagne un peu après Léon. Vendredi 20 avril 2018 route jusqu’à Clermont Ferrant Après 1000 km de route fluide (comme le Pays Basque a l’air beau, ça nous donne des idées…), nous passons la nuit à Châteauguay où habite notre fille, pour récupérer Zouzou le chat déposé à l’aller. Samedi 21 avril 2018 dernière longueur jusqu’à Nancy Où nous arrivons en milieu de journée. C’est la jongle dans le jardin, il a fait un temps superbe pendant 2 semaines !
Retour d'une croisière d'Afrique du Sud avec Oceania sur le Nautica
Bonjour à tous !
Très bonne et très belle année 2018 ! Je vous souhaite de tout cœur de très belles croisières et de beaux voyages !
C'est une croisière qui avait tout pour être une réussite, une bonne compagnie et une très belle destination...
Pendant la semaine de la croisière du mois d’avril je trouve une offre qui me parait intéressante de Cape Town à Cap Town sur le Nautica un petit bateau de 680 passagers.

L'Afrique et ses parcs, nombreux et magnifiques, est une destination que nous n'aurions jamais choisie pour un voyage terrestre. Nous n'avons pas l'esprit assez aventurier pour aller courir les grandes réserves, ou faire un safari, ce n'est pas notre truc.
Cet itinéraire comporte beaucoup d'escales et peu de jours de mer. La compagnie Oceania en laquelle j'ai toute confiance suite à notre première expérience très réussie me parait idéale pour cette destination dont je n'avais jamais rêvé avant. Nous voilà décidés pour cette croisière qui me parait un peu comme un menu dégustation avec à chaque escale un échantillon d'Afrique.
Pour la première fois de notre vie de croisiéristes nous réservons toutes les excursions avec le bateau pour des raisons de sécurité et de distances entre les ports et les parcs visités. Nous avons un programme varié et bien diversifié très alléchant.
Avant de partir il est nécessaire pour les ressortissants français et beaucoup d'autres d’obtenir un visa pour le Mozambique. J'ai reçu un grand nombre de messages d'Oceania pour me le rappeler. Le bateau offre de s’occuper de cette démarche pour 125 $ par personne.
En le demandant moi même directement à l’ambassade à Paris cela coûte 40 € par personne, plus les frais de photos et de recommandé, le prix de revient est de 120 € pour 2 visas ; nous l'obtenons facilement en 15 jours.
Le Mozambique est une zone de paludisme mais pour une journée d'escale, en ville, en pleine journée nous choisissons de ne pas prendre de traitement malgré les nombreux mails de la compagnie pour nous y encourager.
Très bonne et très belle année 2018 ! Je vous souhaite de tout cœur de très belles croisières et de beaux voyages !
C'est une croisière qui avait tout pour être une réussite, une bonne compagnie et une très belle destination...
Pendant la semaine de la croisière du mois d’avril je trouve une offre qui me parait intéressante de Cape Town à Cap Town sur le Nautica un petit bateau de 680 passagers.

L'Afrique et ses parcs, nombreux et magnifiques, est une destination que nous n'aurions jamais choisie pour un voyage terrestre. Nous n'avons pas l'esprit assez aventurier pour aller courir les grandes réserves, ou faire un safari, ce n'est pas notre truc.
Cet itinéraire comporte beaucoup d'escales et peu de jours de mer. La compagnie Oceania en laquelle j'ai toute confiance suite à notre première expérience très réussie me parait idéale pour cette destination dont je n'avais jamais rêvé avant. Nous voilà décidés pour cette croisière qui me parait un peu comme un menu dégustation avec à chaque escale un échantillon d'Afrique.
Pour la première fois de notre vie de croisiéristes nous réservons toutes les excursions avec le bateau pour des raisons de sécurité et de distances entre les ports et les parcs visités. Nous avons un programme varié et bien diversifié très alléchant.
Avant de partir il est nécessaire pour les ressortissants français et beaucoup d'autres d’obtenir un visa pour le Mozambique. J'ai reçu un grand nombre de messages d'Oceania pour me le rappeler. Le bateau offre de s’occuper de cette démarche pour 125 $ par personne.
En le demandant moi même directement à l’ambassade à Paris cela coûte 40 € par personne, plus les frais de photos et de recommandé, le prix de revient est de 120 € pour 2 visas ; nous l'obtenons facilement en 15 jours.
Le Mozambique est une zone de paludisme mais pour une journée d'escale, en ville, en pleine journée nous choisissons de ne pas prendre de traitement malgré les nombreux mails de la compagnie pour nous y encourager.
1 500 kilomètres à vélo en Mongolie 15 mai - 15 juin 2016
Après pas mal de temps, 10 mois je vous soumets un carnet de voyage. Peut-être m'a-t-il fallu tout ce temps pour "digérer" l'émotion suscitée par ce pays étonnant qu'est la Mongolie. Les chapitres me viendront au gré de l’inspiration, qui je l'espère ne m'abandonnera pas en cours de route. De manière paradoxale, au retour de ce mois loin de tout, à part un petit texte posé sur VF, je n'avais pas envie de relater ce voyage, des sentiments contradictoires s'entrechoquaient. Je faisais sans doute l'erreur de comparer avec d'autres déserts, comme l'Atacama, ce qui n'a pas de sens. Lentement les émotions et les ressentis ont décanté et se sont épurés, ainsi l'envie de m'exprimer se fait jour pour susciter chez vous l'appel de la piste et le plaisir d'enfourcher un vélo afin de partir à votre tour à " l'aventure" aux lisières du désert de Gobi.
Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
l
La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.
Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
l
La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Retour de trois grosses semaines en famille en Afrique du Sud avec un peu de Lesotho et de Swaziland
Retour de trois grosses semaines en famille en Afrique du Sud avec un peu de Lesotho et de Swaziland
Etablissement du parcours
L’Afrique du Sud fait partie de nos vieux projets. Déjà envisagée en 2007 puis écartée au profit de la Namibie en partie par crainte des problèmes de sécurité (j’y reviendrai), l’AFS m’a refait de l’œil grâce au carnet d’Ericb (merci à lui). Quand notre ainée a suggéré cette destination pour notre voyage de l’été 2015, c’est avec enthousiasme que l’ensemble de la famille l’a adoptée.
Initialement, j’envisageais un parcours assez classique : quelques jours au Cap, vol pour Durban, remontée via Hluhluwe – iMfolozi/ Sainte-Lucia, Swaziland, Kruger, Blyde river canyon, Johannesburg. Il me restait quelques jours supplémentaires : pourquoi ne pas rajouter un petit détour par le Drakensberg ? Oui, mais….. c’est alors que CarineNed qui vit (ou plutôt vivait) au Lesotho a commencé la publication de son carnet. J’ai aussi croisé celui de Maouh (là) et ai eu alors une terrible envie de découvrir le Royaume du ciel. Comme nous nous risquions de ne pas revenir dans le coin avant un moment, la tentation de l’inclure dans le parcours était grande. Oui mais… du coup le timing de très cool devenait un peu serré. Sans 4x4, l’option Sani Pass était exclue. Carine m’a fourni une partie de la solution en me suggérant un vol Le Cap- Bloemfontein et j’ai complété en supprimant un jour au Cap. Tant pis pour la route des vins ! Ainsi résumé, le choix a l’air simple mais j’ai longtemps hésité, partagée entre mon envie d’aller au Lesotho et la crainte d’une trop longue route. Personne dans la famille n’avait un avis tranché sauf mon tendre et cher qui disait « allons au Lesotho ». Je le soupçonnais de vouloir avant tout me faire plaisir sans bien en mesurer les conséquences. (C’est lui qui conduit). Merci à tous les membres du forum (CarineNed, Michel85200, Attila, Voyajou, Kafouniet, Maouh...) qui m’ont assistée dans mes errances.
Finalement, nous n’avons arrêté cette partie du parcours que peu de temps avant le départ (avion pour Bloemfontein réservé le 19 juillet), ce qui a donné :
Jeudi 30 juillet : départ de Paris Vendredi 31 juillet : arrivée au Cap- visite centre ville et Bo Kap Samedi 1 août : Le Cap -Woodstock et Lion’s head Dimanche 2 août : péninsule Lundi 3 août : Hermanus Mardi 4 août : Le Cap - musée district –Waterfront - Hout bay Mercredi 5 août : avion Bloemfontein- route vers le Lesotho- Morija Jeudi 6 août : Morija- Semonkong Vendredi 7 août : Semonkong Dimanche 8 août : route Golden Gate Highlands Lundi 9 août : Golden Gate Highlands – route vers Antbear Drakensberg Lodge Mardi 10 août : chemin Hluhluwe - iMfolozi Mardi 11 août : Hluhluwe – iMfolozi Mercredi 12 août : Hluhluwe – iMfolozi - Sainte Lucia Jeudi 13 août : Sainte Lucia - balade en bateau et Cape Vidal Vendredi 14 août : Swaziland - Mikhaya Samedi 15 août : Mikhaya -Milwane Dimanche 16 août : route pour Kruger (Berg-en-Dal) Lundi 17 août : Kruger (Berg-en-Dal) Mardi 18 août : Kruger (Lower Sabie) Mercredi 19 août : Kruger (Timalati) Jeudi 20 août : Blyde canyon - Graskop Vendredi 21 août : chemin pour Johannesburg - visite de la mine de diamant de Cullinam Samedi 22 août : balade en vélo dans Soweto - Musée de l'apartheid Dimanche 23 août : retour en France


Même si la partie Drakenseberg a été un peu trop précipitée pour pouvoir en profiter pleinement, nous sommes contents de notre choix et ne regrettons pas, bien au contraire, notre détour par le Lesotho. Idéalement, il aurait fallu quelques jours de plus mais à contraintes données, c’est un bon compromis. Je reprogrammerais le parcours de la même façon sauf à Kruger, où je remplacerais la deuxième nuit à Berg-en-Dal par une nuit à Lower Sabie (C’était d’ailleurs ce que je souhaitais initialement mais les disponibilités dans les camps ont fait que..). Pour la deuxième nuit au Swaziland, je dormirais peut-être plutôt dans une guesthouse de la vallée de Ezulwini qu’à Milwane dont nous n’avons pas pu profiter - mais c’était prévu - et où la restauration n’était pas terrible et chère – ce qui l’était moins.
Les hébergements
Pour les hébergements, j’ai privilégié les solutions familiales, cottages, appartements ou chambre de 4. Et oui, bien que nos enfants soient maintenant grands, 15 et 17 ans, nous aimons bien nous retrouver groupés. En Afrique du Sud en cette saison, c’est d’autant plus appréciable que les journées finissent tôt. Etre ensemble permet de multiplier les échanges et les parties de belotte. Nous en avons bien profité. C’est ça aussi les vacances. J’ai aussi mixé les hébergements avec restauration extérieure et « self cartering ». Là aussi, nous avons tous été contents de ce choix les enfants, et les grands aussi, ont bien apprécié que nous puissions parfois faire notre propre popote.
Bilan
Nous avons été tous les quatre ravis de notre voyage, avons bien profité des animaux et découvert un pays fascinant même s’il est parfois, disons, déroutant. Quant à l’insécurité, nous ne l’avons pas ressentie. Attention ! Je ne dis pas qu’il y en a pas : les barbelés et les panneaux «armed response » sont là pour nous le rappeler mais simplement que nous ne sommes jamais sentis en insécurité. Il faut dire que nous n’avons jamais trainé dans Durban ou Johannesburg, ni même dans Le Cap la nuit tombée.
Etablissement du parcours
L’Afrique du Sud fait partie de nos vieux projets. Déjà envisagée en 2007 puis écartée au profit de la Namibie en partie par crainte des problèmes de sécurité (j’y reviendrai), l’AFS m’a refait de l’œil grâce au carnet d’Ericb (merci à lui). Quand notre ainée a suggéré cette destination pour notre voyage de l’été 2015, c’est avec enthousiasme que l’ensemble de la famille l’a adoptée.
Initialement, j’envisageais un parcours assez classique : quelques jours au Cap, vol pour Durban, remontée via Hluhluwe – iMfolozi/ Sainte-Lucia, Swaziland, Kruger, Blyde river canyon, Johannesburg. Il me restait quelques jours supplémentaires : pourquoi ne pas rajouter un petit détour par le Drakensberg ? Oui, mais….. c’est alors que CarineNed qui vit (ou plutôt vivait) au Lesotho a commencé la publication de son carnet. J’ai aussi croisé celui de Maouh (là) et ai eu alors une terrible envie de découvrir le Royaume du ciel. Comme nous nous risquions de ne pas revenir dans le coin avant un moment, la tentation de l’inclure dans le parcours était grande. Oui mais… du coup le timing de très cool devenait un peu serré. Sans 4x4, l’option Sani Pass était exclue. Carine m’a fourni une partie de la solution en me suggérant un vol Le Cap- Bloemfontein et j’ai complété en supprimant un jour au Cap. Tant pis pour la route des vins ! Ainsi résumé, le choix a l’air simple mais j’ai longtemps hésité, partagée entre mon envie d’aller au Lesotho et la crainte d’une trop longue route. Personne dans la famille n’avait un avis tranché sauf mon tendre et cher qui disait « allons au Lesotho ». Je le soupçonnais de vouloir avant tout me faire plaisir sans bien en mesurer les conséquences. (C’est lui qui conduit). Merci à tous les membres du forum (CarineNed, Michel85200, Attila, Voyajou, Kafouniet, Maouh...) qui m’ont assistée dans mes errances.
Finalement, nous n’avons arrêté cette partie du parcours que peu de temps avant le départ (avion pour Bloemfontein réservé le 19 juillet), ce qui a donné :
Jeudi 30 juillet : départ de Paris Vendredi 31 juillet : arrivée au Cap- visite centre ville et Bo Kap Samedi 1 août : Le Cap -Woodstock et Lion’s head Dimanche 2 août : péninsule Lundi 3 août : Hermanus Mardi 4 août : Le Cap - musée district –Waterfront - Hout bay Mercredi 5 août : avion Bloemfontein- route vers le Lesotho- Morija Jeudi 6 août : Morija- Semonkong Vendredi 7 août : Semonkong Dimanche 8 août : route Golden Gate Highlands Lundi 9 août : Golden Gate Highlands – route vers Antbear Drakensberg Lodge Mardi 10 août : chemin Hluhluwe - iMfolozi Mardi 11 août : Hluhluwe – iMfolozi Mercredi 12 août : Hluhluwe – iMfolozi - Sainte Lucia Jeudi 13 août : Sainte Lucia - balade en bateau et Cape Vidal Vendredi 14 août : Swaziland - Mikhaya Samedi 15 août : Mikhaya -Milwane Dimanche 16 août : route pour Kruger (Berg-en-Dal) Lundi 17 août : Kruger (Berg-en-Dal) Mardi 18 août : Kruger (Lower Sabie) Mercredi 19 août : Kruger (Timalati) Jeudi 20 août : Blyde canyon - Graskop Vendredi 21 août : chemin pour Johannesburg - visite de la mine de diamant de Cullinam Samedi 22 août : balade en vélo dans Soweto - Musée de l'apartheid Dimanche 23 août : retour en France


Même si la partie Drakenseberg a été un peu trop précipitée pour pouvoir en profiter pleinement, nous sommes contents de notre choix et ne regrettons pas, bien au contraire, notre détour par le Lesotho. Idéalement, il aurait fallu quelques jours de plus mais à contraintes données, c’est un bon compromis. Je reprogrammerais le parcours de la même façon sauf à Kruger, où je remplacerais la deuxième nuit à Berg-en-Dal par une nuit à Lower Sabie (C’était d’ailleurs ce que je souhaitais initialement mais les disponibilités dans les camps ont fait que..). Pour la deuxième nuit au Swaziland, je dormirais peut-être plutôt dans une guesthouse de la vallée de Ezulwini qu’à Milwane dont nous n’avons pas pu profiter - mais c’était prévu - et où la restauration n’était pas terrible et chère – ce qui l’était moins.
Les hébergements
Pour les hébergements, j’ai privilégié les solutions familiales, cottages, appartements ou chambre de 4. Et oui, bien que nos enfants soient maintenant grands, 15 et 17 ans, nous aimons bien nous retrouver groupés. En Afrique du Sud en cette saison, c’est d’autant plus appréciable que les journées finissent tôt. Etre ensemble permet de multiplier les échanges et les parties de belotte. Nous en avons bien profité. C’est ça aussi les vacances. J’ai aussi mixé les hébergements avec restauration extérieure et « self cartering ». Là aussi, nous avons tous été contents de ce choix les enfants, et les grands aussi, ont bien apprécié que nous puissions parfois faire notre propre popote.
Bilan
Nous avons été tous les quatre ravis de notre voyage, avons bien profité des animaux et découvert un pays fascinant même s’il est parfois, disons, déroutant. Quant à l’insécurité, nous ne l’avons pas ressentie. Attention ! Je ne dis pas qu’il y en a pas : les barbelés et les panneaux «armed response » sont là pour nous le rappeler mais simplement que nous ne sommes jamais sentis en insécurité. Il faut dire que nous n’avons jamais trainé dans Durban ou Johannesburg, ni même dans Le Cap la nuit tombée.
Shanti, Shanti?
3/11/2015, Visakhapatnam, 07h du mat’.
Après deux escales à Zurich et Delhi, je me suis offert un hôtel tout confort à 2000 roupies la chambre ! Pour moi c’est énorme. L’hôtel est nickel, rien à redire. On m’a accueilli d’un joli « Namasté ». 🙂
Conseillé par Léon, mon ami qui tient une magnifique guest house dans le sud Orissa, je lui téléphone pour lui signalé mon arrivée. Il doit venir à Visak demain…
J’aimerais faire une petite sieste mais la faim me tenaille, alors tant pis la sieste, je vais au buffet de l’hôtel...
Yeah !!! Idli et chutney à la noix de coco… (Les idli sont des sortes de petits pains de riz et de lentilles blanches) Comme boisson je prends un café noir, un jus de concombre et un jus de pastèque !
Rolalaaaa….. C’est bon, mais c’est bon à hurler des waouh et des Youpiiie !
Yeah ! Je suis en Inde, bien confortable. C’est que je vais avoir 50 ans, je fête ca avec un budget légèrement supérieur (même beaucoup plus élevé comparé à mon premier voyage (97) ou j’avais un budget de cent ( !) roupies par jour).
Un demi- siècle… Purée… Moi qui étais persuadée, il y a 20 ans, que je ne passerais jamais le cap des 40 ans, ma précieuse intuition m’a pour une fois trompée. Et c’est tant mieux ! On ne sait jamais ce que la vie réserve comme moments de bonheur :)
Dans la rue je hèle un rickshaw, je veux aller au big bazaar, nom d’une chaîne de magasins que j’apprécie, m’acheter une shalwar kemiz (Ou panjabi dress). Le premier qui vient ne me demande pas de prix et me fait signe de monter. J’adore ce moyen de locomotion, même si je préfère les cyclos, plus écolo. J’aime assez bien cette ville d’un peu moins d’un million d’habitants. Ses rues sont larges sans embouteillages, bordée par le golfe du Bengale c’est une bourgade qui respire. Cinq minutes plus tard je descends, donne trente roupies au rickshaw wallah et pénètre dans l’échoppe après m’être fait fouiller mon sac grossièrement. Inutile de dire que dans cette belle boutique, je m’y donne à cœur joie… Je rentre à pied, m’arrête dans une gargote pour un chai, mais il n’est pas terrible. Par contre les pakoras (beignets de légumes frits) aux choux fleurs… Ils fondent en bouche, et ont un gout divin. :D 4/11 : Je dors comme une marmotte… Après le p’tit dej’ et la douche, on toque à la porte… J’ouvre. Léon ! Que c’est gai de se retrouver !!! Comme il doit faire plein de courses, je l’accompagne, on partira au village demain. 5/11 : Nous nous levons au lever du soleil, (il règle toute la note en me souhaitant un happy birthday !) et prenons la route pour Kakiriguma. En chemin je m'arrête de tempsà autre pour une photo, les paysages sont de toutes beautés... Les rivières se sont transformées en rizières, les différents tons de verts, le bleu du ciel, les champs de moutarde en fleurs... Ce n'est pas pour rien que je viens dans cette région d'Inde pour la cinquième fois, je m'émerveille à chaque fois...


../...
Dans la rue je hèle un rickshaw, je veux aller au big bazaar, nom d’une chaîne de magasins que j’apprécie, m’acheter une shalwar kemiz (Ou panjabi dress). Le premier qui vient ne me demande pas de prix et me fait signe de monter. J’adore ce moyen de locomotion, même si je préfère les cyclos, plus écolo. J’aime assez bien cette ville d’un peu moins d’un million d’habitants. Ses rues sont larges sans embouteillages, bordée par le golfe du Bengale c’est une bourgade qui respire. Cinq minutes plus tard je descends, donne trente roupies au rickshaw wallah et pénètre dans l’échoppe après m’être fait fouiller mon sac grossièrement. Inutile de dire que dans cette belle boutique, je m’y donne à cœur joie… Je rentre à pied, m’arrête dans une gargote pour un chai, mais il n’est pas terrible. Par contre les pakoras (beignets de légumes frits) aux choux fleurs… Ils fondent en bouche, et ont un gout divin. :D 4/11 : Je dors comme une marmotte… Après le p’tit dej’ et la douche, on toque à la porte… J’ouvre. Léon ! Que c’est gai de se retrouver !!! Comme il doit faire plein de courses, je l’accompagne, on partira au village demain. 5/11 : Nous nous levons au lever du soleil, (il règle toute la note en me souhaitant un happy birthday !) et prenons la route pour Kakiriguma. En chemin je m'arrête de tempsà autre pour une photo, les paysages sont de toutes beautés... Les rivières se sont transformées en rizières, les différents tons de verts, le bleu du ciel, les champs de moutarde en fleurs... Ce n'est pas pour rien que je viens dans cette région d'Inde pour la cinquième fois, je m'émerveille à chaque fois...


../...Coût de la vie Nice et Marseille
Bonjour,
Nous sommes a préparer un voyage pour le mois de juin prochain. Aussi, avec le taux de change du dollar canadien, tous les frais encourus ou à prévoir sont comptés... Si nous prenons des locations pour les 2 villes principales de notre objectif... Pensez-vous que le coût de la nourriture en épicerie qu'on pourrait cuIsiner est quand même abordable? Tous les guides de tourisme de la côte d'Azur indiquent que les prix sont assez élevés pour la restauration et les activités en général. Mais qu'en est-il si on se débrouille un peu avec le petit dejeuner et le repas du soir a l'appart? Quel budget prévoir? Nous prévoyons un voyage de 12 jours.
On sait qu'il faudra sortir le$$$ si on veut profiter des lieux et des activités mais je tente de prévoir où on pourrait faire des "économies". Merci de vos conseils, si vous avez résidé récemment dans ces secteurs et que vous avez des commentaires a faire pour nous guider un peu.
Voyage en Norvège prévu en 2016
Bonjour à tous,
Nous envisageons un voyage en Norvège pour l'année prochaine en camping car (Bürstner 5,99 m). Nous aimerions partir aux environs du 15 mai pour revenir au plus tard pour le 15 août. Après avoir lu les récits de vos différents voyages, vous semblez nombreux à passer par l'Allemagne (Puttgarden/Rodby) et le pont de Malmoë. J'ai essayé de me renseigner sur les prix de ce ferry et j'arrive aux environs de 200 € l'aller pour le C.C. et 2 personnes. Quant au prix du pont, je ne trouve rien. J'aimerais que vous me renseigniez à ce sujet si vous les avez utilisés dernièrement. Autre question : l'auto pass en Norvège semble obligatoire. Que savez vous à ce sujet ? Est ce uniquement pour les autoroutes comme au Portugal ou est ce pour tout : autoroutes, tronçons de routes payantes, ponts etc ... Merci à l'avance pour ces premiers renseignements qui vont nous permettre de commencer un itinéraire. Nous pensons faire la côte norvégienne en premier afin d'arriver aux Lofoten fin juin et profiter un maximum des îles. Après Pôle Nord ou pas, nous hésitons .... mais il est prévu de revenir par la Suède. Nous avons beaucoup de temps mais, vu le prix de la vie en Norvège, je pense que ce sera notre unique voyage dans ces pays et nous souhaitons en profiter pleinement. Au plaisir de vous lire.
Nous envisageons un voyage en Norvège pour l'année prochaine en camping car (Bürstner 5,99 m). Nous aimerions partir aux environs du 15 mai pour revenir au plus tard pour le 15 août. Après avoir lu les récits de vos différents voyages, vous semblez nombreux à passer par l'Allemagne (Puttgarden/Rodby) et le pont de Malmoë. J'ai essayé de me renseigner sur les prix de ce ferry et j'arrive aux environs de 200 € l'aller pour le C.C. et 2 personnes. Quant au prix du pont, je ne trouve rien. J'aimerais que vous me renseigniez à ce sujet si vous les avez utilisés dernièrement. Autre question : l'auto pass en Norvège semble obligatoire. Que savez vous à ce sujet ? Est ce uniquement pour les autoroutes comme au Portugal ou est ce pour tout : autoroutes, tronçons de routes payantes, ponts etc ... Merci à l'avance pour ces premiers renseignements qui vont nous permettre de commencer un itinéraire. Nous pensons faire la côte norvégienne en premier afin d'arriver aux Lofoten fin juin et profiter un maximum des îles. Après Pôle Nord ou pas, nous hésitons .... mais il est prévu de revenir par la Suède. Nous avons beaucoup de temps mais, vu le prix de la vie en Norvège, je pense que ce sera notre unique voyage dans ces pays et nous souhaitons en profiter pleinement. Au plaisir de vous lire.
Carnet de voyage Israël 2015
Bonjour tutti !!
Je rentre d'Israel et je vais débuter un carnet de voyage pour ce pays.
Inutile de préciser qu'il serait souhaitable d'éviter les polémiques politiques d'un coté comme de l'autre. Restons géographiquement et culturellement corrects.
C'est mon 10ème séjour. Huit pour le tourisme et deux pour le travail.
En été, et notamment cette année, les températures sont relativement élevées. Il convient d'être prudent pour les promenades... Chapeau et eau ...
L'idéale saison est Avril/Mai, là où Israel est tout vert.
On trouve, outre les Israéliens et les Arabes, de Cisjordanie ou d'Israel, de nombreuses communautés.
Les Druzes du Golan et du Carmel; https://fr.wikipedia.org/wiki/Druzes Les Samaritains d'Holon et du Mont Gazirim; https://fr.wikipedia.org/wiki/Samaritains Les Circassiens de la région du Kinnereth; http://www.terredisrael.com/...t.php?id=5&tb... Des Chrétiens, des Juifs pratiquants ou athée, des Russes buveurs de vodka...
Bref, un patchwork conséquent.
La photo :
Pour les photos, ne pas oublier de respecter les interdictions.
En raison d'un accident de sport qui a bloqué mon épaule droite durant 6 semaines, je n'ai pas pu faire trop d'images cette année. Donc, je pomperai dans mes archives.
Le matériel photo utilisé :
Nikon D 50. D90. D 7000. Et cette année, en complément, un Sony compact de 20 mo pixels. Hyper pratique.
Traitement d'images CS5 et Ligthroom.
Compagnie aérienne :
Aprés un essai avec une compagnie tchèque, je suis revenu vers EL AL. Un peu plus cher mais vol direct de Marseille vers Tel Aviv. Et retour also.
Voiture de location :
Là aussi des essais et au final on reprendra Budget. Cette année, j'ai tenté CalAuto...Une cata...Shuttle à attendre sur Ben Gourion, patience au bureau ... Pour info : Posé le 30 Juillet 2015 à 15h00 sur BG, arrivée sur Jérusalem à 20h00 !!!! Une vraie galére pour sortir de cet aiport, sauf si vous n'avez qu'un bagage à main et que l'on vous attends.
Les Contrôles :
Au départ de Marseille, soyez au moins 2h30 avant le décollage. Questions habituelles. Ce n'est pas ici que l'on vous empechera d'embarquer.
A l'arrivée, passage rapide sur un appareil, si vous avez un passeport biométrique, qui vous délivre un ticket d'entrée à conserver. Plus de tampons. Là, vous pouvez avoir la surprise d'être acceuilli par la sécurité pour des questions. Au retour Idem. Contrôle rapide et ensuite passage au biométrique. Sauf si vous avez fait des bétises avant.
Les agents de sécurité sont totalement dépourvus d'humour. Donc attention au comportement.
La conduite automobile en Israel :
Une horreur !!! Prenez garde devant, derriére, et sur les cotés ! Le danger vient de partout ! Des fous furieux vous dis-je ! Seul point positif, il est difficile de se perdre dans ce pays. Tous les panneaux sont en anglais, arabe et hébreu. Avec un smartphone et une bonne appli GPS, tout va bien. Une carte routiére n'est pas superflue. Police de la route invisible. Quand ils sont là, ils dressent des PV. Attention aussi aux radars fixes et mobiles.
La nourriture :
Tout est petit en Israel sauf la bouffe. Dans tous les hotels, le breakfast est compris. Un vrai repas.
Il n'y a pas d'heures pour manger. Vous pouvez trouver tout ce que vous voulez partout dans le pays pour cher et pour pas cher. Du Falafel au resto de classe sur Tel Aviv, ou à la boutique de Houmous dans la vieille ville de Jérusalem.
Trois incontournables, pas de luxe mais pantagruéliques :
Jaffo : Docteur Shakshoukah, un must pour ce plat typique. Akko : Houmous Saïd, dans le souk. Plein du matin au soir. Calories au programme, pas cher en plus. Hadera : Shipudei Olga, viande grillée et autres folies.
Pour Pâques, il n'y a pas de pain. La galette azyme..bof..😎
Quand aux repas de Shabbat... En regle générale, il y a de la nourriture pour le double de personnes présentes.
L'argent :
Cette année, l'euro a pris une sévere baffe. Du coup, tout a augmenté. Sans compter les prix qui ont sensiblement progressé dans le pays.
Pour le change, je passe toujours par la banque Hapoalim située dans Ben Gourion à l'arrivée et ensuite change dans les officines selon les conseils des locaux.
Les villes à éviter :
A éviter ou bien dénuées d'intérêt. Il y en a peu en fait. Sans rire😉, pour ma part, j'évite les cités ou je suis certain de trouver des français en vacances. Ashdod (Pour faire plaisir à un résident, je mettrai simplement : bof ... ) et Netanya (rebof...). Eilat qui ressemble à une ville de la côte d'azur. Tel Aviv en semaine en raison de sa circulation et surtout depuis le 2 Aout et pour 3 ans, à cause des travaux du tramway. L'idéal de Tel Aviv ? Un samedi de Shabbat pour dévorer une Shakshoukah en bord de mer.
Je rentre d'Israel et je vais débuter un carnet de voyage pour ce pays.
Inutile de préciser qu'il serait souhaitable d'éviter les polémiques politiques d'un coté comme de l'autre. Restons géographiquement et culturellement corrects.
C'est mon 10ème séjour. Huit pour le tourisme et deux pour le travail.
En été, et notamment cette année, les températures sont relativement élevées. Il convient d'être prudent pour les promenades... Chapeau et eau ...
L'idéale saison est Avril/Mai, là où Israel est tout vert.
On trouve, outre les Israéliens et les Arabes, de Cisjordanie ou d'Israel, de nombreuses communautés.
Les Druzes du Golan et du Carmel; https://fr.wikipedia.org/wiki/Druzes Les Samaritains d'Holon et du Mont Gazirim; https://fr.wikipedia.org/wiki/Samaritains Les Circassiens de la région du Kinnereth; http://www.terredisrael.com/...t.php?id=5&tb... Des Chrétiens, des Juifs pratiquants ou athée, des Russes buveurs de vodka...
Bref, un patchwork conséquent.
La photo :
Pour les photos, ne pas oublier de respecter les interdictions.
En raison d'un accident de sport qui a bloqué mon épaule droite durant 6 semaines, je n'ai pas pu faire trop d'images cette année. Donc, je pomperai dans mes archives.
Le matériel photo utilisé :
Nikon D 50. D90. D 7000. Et cette année, en complément, un Sony compact de 20 mo pixels. Hyper pratique.
Traitement d'images CS5 et Ligthroom.
Compagnie aérienne :
Aprés un essai avec une compagnie tchèque, je suis revenu vers EL AL. Un peu plus cher mais vol direct de Marseille vers Tel Aviv. Et retour also.
Voiture de location :
Là aussi des essais et au final on reprendra Budget. Cette année, j'ai tenté CalAuto...Une cata...Shuttle à attendre sur Ben Gourion, patience au bureau ... Pour info : Posé le 30 Juillet 2015 à 15h00 sur BG, arrivée sur Jérusalem à 20h00 !!!! Une vraie galére pour sortir de cet aiport, sauf si vous n'avez qu'un bagage à main et que l'on vous attends.
Les Contrôles :
Au départ de Marseille, soyez au moins 2h30 avant le décollage. Questions habituelles. Ce n'est pas ici que l'on vous empechera d'embarquer.
A l'arrivée, passage rapide sur un appareil, si vous avez un passeport biométrique, qui vous délivre un ticket d'entrée à conserver. Plus de tampons. Là, vous pouvez avoir la surprise d'être acceuilli par la sécurité pour des questions. Au retour Idem. Contrôle rapide et ensuite passage au biométrique. Sauf si vous avez fait des bétises avant.
Les agents de sécurité sont totalement dépourvus d'humour. Donc attention au comportement.
La conduite automobile en Israel :
Une horreur !!! Prenez garde devant, derriére, et sur les cotés ! Le danger vient de partout ! Des fous furieux vous dis-je ! Seul point positif, il est difficile de se perdre dans ce pays. Tous les panneaux sont en anglais, arabe et hébreu. Avec un smartphone et une bonne appli GPS, tout va bien. Une carte routiére n'est pas superflue. Police de la route invisible. Quand ils sont là, ils dressent des PV. Attention aussi aux radars fixes et mobiles.
La nourriture :
Tout est petit en Israel sauf la bouffe. Dans tous les hotels, le breakfast est compris. Un vrai repas.
Il n'y a pas d'heures pour manger. Vous pouvez trouver tout ce que vous voulez partout dans le pays pour cher et pour pas cher. Du Falafel au resto de classe sur Tel Aviv, ou à la boutique de Houmous dans la vieille ville de Jérusalem.
Trois incontournables, pas de luxe mais pantagruéliques :
Jaffo : Docteur Shakshoukah, un must pour ce plat typique. Akko : Houmous Saïd, dans le souk. Plein du matin au soir. Calories au programme, pas cher en plus. Hadera : Shipudei Olga, viande grillée et autres folies.
Pour Pâques, il n'y a pas de pain. La galette azyme..bof..😎
Quand aux repas de Shabbat... En regle générale, il y a de la nourriture pour le double de personnes présentes.
L'argent :
Cette année, l'euro a pris une sévere baffe. Du coup, tout a augmenté. Sans compter les prix qui ont sensiblement progressé dans le pays.
Pour le change, je passe toujours par la banque Hapoalim située dans Ben Gourion à l'arrivée et ensuite change dans les officines selon les conseils des locaux.
Les villes à éviter :
A éviter ou bien dénuées d'intérêt. Il y en a peu en fait. Sans rire😉, pour ma part, j'évite les cités ou je suis certain de trouver des français en vacances. Ashdod (Pour faire plaisir à un résident, je mettrai simplement : bof ... ) et Netanya (rebof...). Eilat qui ressemble à une ville de la côte d'azur. Tel Aviv en semaine en raison de sa circulation et surtout depuis le 2 Aout et pour 3 ans, à cause des travaux du tramway. L'idéal de Tel Aviv ? Un samedi de Shabbat pour dévorer une Shakshoukah en bord de mer.
Découvrir Bangkok
Bonjour à vous tous !!!
Comme à chaque nouveau voyage, on ouvre une nouvelle rubrique, pour avoir un maximum d'information :) Cette fois ci direction la Thaïlande pour 12 jours sur place et en famille :) pour la période de début décembre, le voyage va se scinder en deux parties 4 jours sur Bangkok et le reste dans le sud, peut être Phuket, dans un premier temps que nous conseillez vous de faire sur Bangkok on aime l'authentique, les marchés, les restaurants bon marchés et locales, les temples, découvrir des quartiers et surtout chose importante on aime flâner prendre le temps d'apprécier et pouvoir s'imprégner des lieux. D'après vous est ce qu'il faut réserver à l'avance les logements pour cette période et dans quel quartier séjourner sur Bangkok, pour le vol interne quelle compagnie choisir? merci d'avance pour vos réponses.
Comme à chaque nouveau voyage, on ouvre une nouvelle rubrique, pour avoir un maximum d'information :) Cette fois ci direction la Thaïlande pour 12 jours sur place et en famille :) pour la période de début décembre, le voyage va se scinder en deux parties 4 jours sur Bangkok et le reste dans le sud, peut être Phuket, dans un premier temps que nous conseillez vous de faire sur Bangkok on aime l'authentique, les marchés, les restaurants bon marchés et locales, les temples, découvrir des quartiers et surtout chose importante on aime flâner prendre le temps d'apprécier et pouvoir s'imprégner des lieux. D'après vous est ce qu'il faut réserver à l'avance les logements pour cette période et dans quel quartier séjourner sur Bangkok, pour le vol interne quelle compagnie choisir? merci d'avance pour vos réponses.
Plus de 60 ans? Comment voyagez-vous?
Au hasard d'une discussion sur le forum Espagne je me suis rendue compte que certains pensent qu'il faut se ménager, ou ménager son entourage , après la soixantaine .
Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .
Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎
Cordialement,
Hannah
Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .
Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎
Cordialement,
Hannah
Préparation de la croisière Costa Magica: Tanger, Casablanca, Cadix, Lisbonne, Valence, Gênes
Bonjour,
Nous sommes un certain nombre à partir sur le Costa Magica pour la croisière « Couleurs du Sud » qui, au départ de Marseille, fait escale à Tanger, Casablanca, Cadix, Lisbonne, Valence et Gênes.
Je vous propose donc d’ouvrir cette discussion pour regrouper les préparations.
Il y a 9 départs pour cette croisière de 11 jours que le Magica effectue en alternance avec un trajet vers les Canaries et Madère. Les dates sont : le 11 mai, les 2 et 13 juin, les 5 et 29 juillet, le 22 août, les 2 et 9 septembre et le 5 octobre.
Pour le moment, j’ai noté les départs des membres suivants :
- Le 11 mai : Reveur83 - Le 2 juin : Slca - Le 13 juin : Marschat/Pascalef06/Jcboix66 - Le 5 juillet : … - Le 29 juillet : Croisifan - Le 22 août : … - Le 2 septembre : … - Le 24 septembre : … - Le 5 octobre : …
Il y a peu de membres inscrits sur le calendrier des départs d’Ericat. N’hésitez pas à vous inscrire ici : http://voyageforum.com/...es-vf-2015-d6514600/ pour favoriser les rencontres…
Pour connaître les bateaux en escale dans les ports le même jour que le Magica, il y a ce site : http://ships.cruisett.com/...sta_Magica/May_2015/
En ce qui concerne les escales, Avionsol a fait un résumé intéressant ici : http://voyageforum.com/...post=6927247#6927247
Pour ma part, j’ai commencé à regarder pour faire les escales sans excursion.
TANGER : Le bateau est amarré près du centre-ville, accessible à pieds. Sur le guide vert Michelin Maroc, il y a un parcours (avec un plan) qui permet de visiter les principaux lieux, en particulier la Médina et la Kasbah. Le guide Bleu suggère aussi un trajet (en partie le même mais en sens inverse, avec en plus une partie de la ville moderne) mais sans le plan qui va avec.
Les sites à noter, sont le Grand Socco (grande place commerçante de la ville, un marché se tient les jeudis et dimanches) et les rues alentour, le Petit Socco, la Légation américaine (aujourd’hui un musée, qui regroupe des œuvres d’artistes contemporains inspirés par le Maroc et une salle consacrée à Paul Bowles), le Dar El Makhzen (ouvert tous les jours sauf mardi) ancien palais du Sultan qui abrite le musée de la Kasbah composé d’une section ethnographique et une section archéologique. On peut prolonger la visite en se rendant dans le quartier du Marshan, jusqu’au café Hafa (près de l’ancien palais du Mendoub), d’où l’on a une vue magnifique sur la baie de Tanger.
En dehors de la Médina, il y a la place de France et ses cafés (notamment le Grand café de Paris) et la place de Faro (en amont de la Place de France), d’où l’on a une belle vue sur la ville, le port et la plage.
Les sites officiels de tourisme (pas très détaillés) : http://www.visitetanger.com/...ropos-de-tanger.h... http://www.itanger.com/...on+item.itemid+4.htm
Voilà, pour commencer, n’hésitez pas à laisser des infos et des idées.
Je vous propose donc d’ouvrir cette discussion pour regrouper les préparations.
Il y a 9 départs pour cette croisière de 11 jours que le Magica effectue en alternance avec un trajet vers les Canaries et Madère. Les dates sont : le 11 mai, les 2 et 13 juin, les 5 et 29 juillet, le 22 août, les 2 et 9 septembre et le 5 octobre.
Pour le moment, j’ai noté les départs des membres suivants :
- Le 11 mai : Reveur83 - Le 2 juin : Slca - Le 13 juin : Marschat/Pascalef06/Jcboix66 - Le 5 juillet : … - Le 29 juillet : Croisifan - Le 22 août : … - Le 2 septembre : … - Le 24 septembre : … - Le 5 octobre : …
Il y a peu de membres inscrits sur le calendrier des départs d’Ericat. N’hésitez pas à vous inscrire ici : http://voyageforum.com/...es-vf-2015-d6514600/ pour favoriser les rencontres…
Pour connaître les bateaux en escale dans les ports le même jour que le Magica, il y a ce site : http://ships.cruisett.com/...sta_Magica/May_2015/
En ce qui concerne les escales, Avionsol a fait un résumé intéressant ici : http://voyageforum.com/...post=6927247#6927247
Pour ma part, j’ai commencé à regarder pour faire les escales sans excursion.
TANGER : Le bateau est amarré près du centre-ville, accessible à pieds. Sur le guide vert Michelin Maroc, il y a un parcours (avec un plan) qui permet de visiter les principaux lieux, en particulier la Médina et la Kasbah. Le guide Bleu suggère aussi un trajet (en partie le même mais en sens inverse, avec en plus une partie de la ville moderne) mais sans le plan qui va avec.
Les sites à noter, sont le Grand Socco (grande place commerçante de la ville, un marché se tient les jeudis et dimanches) et les rues alentour, le Petit Socco, la Légation américaine (aujourd’hui un musée, qui regroupe des œuvres d’artistes contemporains inspirés par le Maroc et une salle consacrée à Paul Bowles), le Dar El Makhzen (ouvert tous les jours sauf mardi) ancien palais du Sultan qui abrite le musée de la Kasbah composé d’une section ethnographique et une section archéologique. On peut prolonger la visite en se rendant dans le quartier du Marshan, jusqu’au café Hafa (près de l’ancien palais du Mendoub), d’où l’on a une vue magnifique sur la baie de Tanger.
En dehors de la Médina, il y a la place de France et ses cafés (notamment le Grand café de Paris) et la place de Faro (en amont de la Place de France), d’où l’on a une belle vue sur la ville, le port et la plage.
Les sites officiels de tourisme (pas très détaillés) : http://www.visitetanger.com/...ropos-de-tanger.h... http://www.itanger.com/...on+item.itemid+4.htm
Voilà, pour commencer, n’hésitez pas à laisser des infos et des idées.








