Results for "Afrique+du+Sud+sécurité"
About 48,837 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Vaincre sa peur de l'avion
Bonjour,
Je voudrais savoir si vous connaissez des moyens de vaincre sa peur en avion ?? J'ai une peur bleu en avion, à chaque fois c'est pareil, là je pars dans 1 semaine et je suis déjà angoisée 🏴☠️ J'essai de me raisonner, on dit que statistiquement l'avion est plus sûr que la voiture, mais j'y arrive pas. J'ai déjà pris l'avions plusieurs fois, et pour des longs courriers, mais à chaque fois c'est pareil, je prend des somnifères, mais je dors pas !! je suis dans le coltar mais j'arrive pas à dormir. Je supporte pas cette attente de plusieurs heures, les gens me stressent ... le pire c'est qd y a un enfant près de moi qui est turbulent ... Je ne souhaite pas avoir des remarques telles que "reste chez toi" ou ce genre de truc, je souhaite juste des conseils. 😊 Merci.
Je voudrais savoir si vous connaissez des moyens de vaincre sa peur en avion ?? J'ai une peur bleu en avion, à chaque fois c'est pareil, là je pars dans 1 semaine et je suis déjà angoisée 🏴☠️ J'essai de me raisonner, on dit que statistiquement l'avion est plus sûr que la voiture, mais j'y arrive pas. J'ai déjà pris l'avions plusieurs fois, et pour des longs courriers, mais à chaque fois c'est pareil, je prend des somnifères, mais je dors pas !! je suis dans le coltar mais j'arrive pas à dormir. Je supporte pas cette attente de plusieurs heures, les gens me stressent ... le pire c'est qd y a un enfant près de moi qui est turbulent ... Je ne souhaite pas avoir des remarques telles que "reste chez toi" ou ce genre de truc, je souhaite juste des conseils. 😊 Merci.
Avoir et le temps et l'argent pour voyager?
Bonjour simple question que je me pose quand je vois avec envie que certains membres de ce forum parviennent a beaucoup voyager, est ce un véritable choix de vie?, un cumul volontaire de congés spécialement pour cela?, congé sabbatique ou autre possibilitée? comment faites vous pour avoir et le temps et les finances pour cela? merci beaucoup pour vos réponses.😉
Quinze heures de voyage vers les États-Unis avec un bébé de 18 mois
Je stressssssssssss
Qui peut me refiler des trucs et astuces et me dire que tout ira bien helpppppp
Manifestations à Madagascar ce jour 26 janvier 2009
manifestations a mada la radio d etat en feu, barrages routiers
le president rentre d urgence veut retablir l ordre apr la force
attention aux futur partant a mada
a plus
Madagascar: destination à haut risque
Depuis quelque temps, Madagascar est devenue une destination à haut risque. Les agressions envers les touristes pour les voler se multiplient. En général, les agresseurs n'hésitent pas à assassiner pour quelques Euros. Les agences de tourisme n'en parlent pas et pour cause.
N'allez pas seul en moto ou vélo sur les routes. Certains hôtels ne sont pas sûrs. Evitez de sortir seul la nuit. Etc.
Vol commercial le plus long?
Bonjour,
J'aimerais savoir quel vol commercial (régulier ou saisonnier) a la durée la plus longue?
Jusqu'à maintenant le plus long que j'ai vu c'est New York-Bangkok avec près de 18 heures.
J'aimerais savoir quel vol commercial (régulier ou saisonnier) a la durée la plus longue?
Jusqu'à maintenant le plus long que j'ai vu c'est New York-Bangkok avec près de 18 heures.
Une athlète thai refuse de porter la flamme olympique
J'admire ce geste de bravoure et de défiance (même si il est isolé).
Narisa Chakrabongse est une athlète thai qui refuse de porter la flamme olympique en protestation de la répression chinoise au Tibet.
http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/23/sports/AS-SPT-OLY-Thailand-Torchbearer.php
BANGKOK, Thailand: One of Thailand's representatives in the Olympic torch relay has withdrawn in protest over China's recent crackdown on protesters in Tibet, a statement said Sunday. Narisa Chakrabongse — one of the country's six torchbearers — said in an open letter that she decided against taking part in the relay to "send a strong message to China that the world community could not accept its actions." Anti-government protests started in the Tibetan capital, Lhasa, on the March 10 anniversary of a failed uprising against Chinese rule and turned violent four days later, touching off demonstrations among Tibetans in three neighboring provinces. Beijing's official death toll from the rioting is now 22, but the Dalai Lama's government-in-exile has said 99 Tibetans have died. "The slaying of the Tibetans ... is an outright violation of human rights, " Narisa wrote. "It happened two weeks before the Olympic torch leaves Athens and five months before the Olympic Games. This reflects the Chinese government's negligence of world sentiment." Some fear the arrival of the Olympic torch — which arrives in Thailand in April en route to Beijing — could spark violent protests against China, while others are calling for heads of state, dignitaries and even corporate sponsors to boycott the Olympics, or at least the opening ceremony.
http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/23/sports/AS-SPT-OLY-Thailand-Torchbearer.php
BANGKOK, Thailand: One of Thailand's representatives in the Olympic torch relay has withdrawn in protest over China's recent crackdown on protesters in Tibet, a statement said Sunday. Narisa Chakrabongse — one of the country's six torchbearers — said in an open letter that she decided against taking part in the relay to "send a strong message to China that the world community could not accept its actions." Anti-government protests started in the Tibetan capital, Lhasa, on the March 10 anniversary of a failed uprising against Chinese rule and turned violent four days later, touching off demonstrations among Tibetans in three neighboring provinces. Beijing's official death toll from the rioting is now 22, but the Dalai Lama's government-in-exile has said 99 Tibetans have died. "The slaying of the Tibetans ... is an outright violation of human rights, " Narisa wrote. "It happened two weeks before the Olympic torch leaves Athens and five months before the Olympic Games. This reflects the Chinese government's negligence of world sentiment." Some fear the arrival of the Olympic torch — which arrives in Thailand in April en route to Beijing — could spark violent protests against China, while others are calling for heads of state, dignitaries and even corporate sponsors to boycott the Olympics, or at least the opening ceremony.
Bigoodi chez les cousins: boucle sur l’Est canadien à partir de Montréal (13 septembre-19 octobre 2007)
Et voilà les renseignements utiles et le récit de notre dernier voyage au Québec et sur les provinces maritimes : voyage en individuel a deux en location de voiture, nuits à l’hôtel aucune n’a été réservée d’avance sauf la 1ere et la dernière à Montréal.
Préparation :VF bien sur : merci tout particulièrement à Vivlavie, saucier, nefer, vautour2121, louloulune…et tous les autres !Guides : Ulysse Canada 200xxx bien mais donne des adresses un peu chères et pas difficile a trouver, Routard, Lonely planet Quebec (vieux mais comme toujours bien documenté sur les sites à visiter), Guides bleusOffices de tourismes : ils sont Tops ! N’hésitez pas à visiter leurs site, notamment bonjourquebec. Que ce soit le Quebec ou les provinces maritimes, ils nous ont fournis de nombreux renseignements avant le départ et nous ont adressé gratuitement doc et cartes par courrier. Avant de partir nous avons seulement booké le vol, la voiture et la 1ère nuit à Montreal
Réservations :Vol : Air transat, trouvé grâce au comparateur de vols VF (le plus efficace que j’aie pu tester cette année). Billet souscrits en ligne environ 2-3 mois avant le départ. 500 euros chacun TTC, vol direct Lyon Montréal, tout a été ok : ponctualité, service. Il faut payer ses écouteurs et ses boissons alcoolisées mais pour ce prix là et 7H de vol seulement, on ne va pas se plaindre quand même !Voiture : le lonely planet indiquant qu’il est souvent difficile de trouver sur place des loueur en km illimité (ce que nous n’avons pas vérifié), nous avons cette fois booké la voiture depuis France. Nous sommes passés par Autoescape : 891 euros ttc pour une petite berline (2e catégorie), 34 jours, km illimités et assurance tous risques (1Millions de CAD de responsabilité civile).Hotel : nous avons réservé aux Suites Labelle via fastbooking. Aucun Problème :104 CAD la nuit petit déjeuner compris (buffet) …et nous voilà partis le jeudi 13/09 matin pour Saint Exupery. Nous décollons, le commandant de bord nous souhaite une « belle envolée »…ça commence bien !
13/9 Nous voici à Montréal vers 12H30. L’immigration et la récupération des bagages se fait rapidement, nous retirons un peu de cash au distributeur de l’aéroport (ils ne donnent pas plus de 300CAD par retrait a la BMO, je suppose pour toutes les cartes étrangères). A ce propos, inutile d’acheter des devises depuis France, même si tous les distributeurs de l’aéroport étaient en carafe, la société de navette vers le centre ville prend les cartes (et le cours est bien meilleur aux distributeurs qu’en achetant des devises en France). Nous prenons la navette (guichet à l’extérieur du hall d’arrivée sur le trottoir). Nous prenons l’aller retour (valable au moins 2 mois) : 48 CAD A/R pour 2. Nous sommes à la gare routière vers l’université Berri environ 40 mn plus tard. Notre hôtel est à 5 mn de marche : rien à redire, bien situé, personnel sympa, accès gratuit à internet, TV cablée avec chaine Cinéma (nous en verrons peu d’autre ensuite) chambre très correcte (style Ibis) avec petite kitchenette en plus. Le quartier latin n’est pas loin. Nous profitons du soleil ce 1er après midi pour monter à pied vers la place Sherbrooke, le mont royal et profiter de la vue depuis le belvédère, on redescend par l’université Mc Gill et retour par la rue Ste Catherine. Sympa pour un premier aperçu. Le guide « Montreal » de l’office de tourisme propose des itinéraires à pied. Le soir nous retournons rue Prince Arthur où nous avions repéré un joli resto (la cabane du grec ou qq chose comme ça) et là quelle déception ! 51 cad pour 2 pseudos moussakas (30 euros quand même) … autant vous dire que les desserts ne nous ont pas tentés … Et à ce niveau là… je sais que je ne vais pas me faire des copains chez les canadiens, mais coté restos désolée…à de très rares exceptions près, c’est plus cher et bien moins bon que chez nous ! Vous me direz « mais quelle idée, aussi, de vouloir manger une moussaka à Montréal ? », vous avez raison… Mais d’abord, nous en avions envie, et le resto nous avait tapé dans l’œil ! En tous cas, moussaka ou pas, vous pouvez en croire une lyonnaise qui a déjà pas mal globe-trotté ! Lyon est la capitale mondiale de la gastronomie, c’est vrai -dit elle humblement- mais pour moi, le Canada et l’Angleterre se disputent le podium en terme de plus mauvais rapport qualité prix des restos… Bon, vous verrez plus loin que vous vous rattrapez largement sur bien d’autres points… (contrairement aux british dans la série ‘j’me fais des copains’ ;-)
14/09 Nous nous levons de bonne heure pour continuer la visite de la ville avant de récupérer la voiture. Nous allons cette fois en direction du quartier chinois, du vieux Montréal et des quais, puis allons récupérer la voiture chez Alamo. Pas d’entourloupe au niveau du contrat cette fois -cf Alamo South Africa voir mon carnet de voyage 2006 http://voyageforum.com/v.f?post=895952; . L’accueil est pro, tout est en règle, ils nous précisent bien qu’il faudra rendre la voiture réservoir vide et qu’ils nous factureront le 1er plein (contrats autoescape un peu bizarres à ce niveau là…c’est quand même plus pratique de refaire un plein à la fin du voyage, mais bon…). La voiture n’est pas prête, du coup ils nous donnent une grosse Dodge : et ça fait vraiment Amérique pour moi qui roule en Twingo habituellement…et pas de pb pour caser les bagages dans le coffre ! En discutant un peu, ils acceptent aussi que nous retournions la voiture le dernier jour avec une heure de rabe (c’est toujours sympa d’avoir un peu plus de marge). Nous retournons d’abord faire un tour dans le quartier du plateau royal, puis direction Terrebonne. Nous avons un peu de mal à trouver l’entrée d’autoroute et nous perdons un peu mais les montréalais nous renseignent très gentiment et nous voilà partis pour la rive nord du Saint Laurent direction le chemin du Roy !
Terrebonne : petite halte tranquille pour visiter les moulins, les sentiers le long de la rivière et le village puis nous reprenons la route, berthierville nous semble sympathique aussi mais c’est encore un peu tôt pour voir les oiseaux migrateurs en face, sur le parcours proposé par la société d’ornithologie du coin (R 158 à droite avant St Ignace de loyola). Il se fait tard et nous mettons le cap sur 3 rivières. Il commence à faire nuit et nous trouvons un joli gite sympa : le huard avec sdb privée.
Un petit mot sur les gites en général : la plupart du temps nous avons essayé de dormir en B&B (aussi appelés gites ou couette et café) plutôt qu’au Motel : plus sympa et meilleur rapport qualité prix si l’on tient compte du petit déjeuner. Mais pour rester dans notre budget il faut le plus souvent prendre une salle de bain partagée. Ce n’était pas vraiment dans nos habitudes de voyage jusqu’à présent mais ceci dit, à de très rares exceptions près, c’était toujours très propre, confortable et pas si contraignant que ça une fois qu’on en a pris l’habitude. La plupart de B&B nous ont coûté entre 70 à 90 CAD TTC…sachant qu’à cette période, on peut assez facilement négocier 15% … notamment si l’on paie cash…et quelques fois un peu plus…Mais c’est une formule que je vous conseille vivement : autant j’ai détesté les restos, autant j’ai adoré l’accueil des canadiens. Ils savent vous mettre à l’aise rapidement, sont très chaleureux, bavards aussi…(ça je ne m’y attendais pas spécialement), et jamais avares ni d’explications et ni d’histoires pour vous aider à découvrir leur région, leur culture ou leur façon de vivre. Là je dis un grand bravo ! Les commerçants eux aussi sont particulièrement accueillants et serviables : nous devrions proposer un stage chez vous dans tous les parcours de nos écoles de commerce : ça vaut tous les discours ! …Et d’accord ! Vous pouvez bien vous venger (si, si, je vous entends déjà penser…) par rapport à ma 1ère critique, parce que c’est vrai que de ce point de vue là…chez nous…en général…c’est pas bien ça ! Un point partout ! On est quittes ?
Petite balade le long du quai et resto sympa genre grill dans la rue principale « piquantes » 46 cad pour un plat chacun, 2 bières et un brownie pour 2. J’ai testé la poutine : frites avec du fromage fondu et du jus de viande. On ne peut pas dire que c’est mauvais, mais je ne sais pas pourquoi, je n’en ai jamais repris au cours du voyage…
15/09 Il pleut…après un dernier petit tour en ville et un copieux petit déjeuner nous continuons le chemin du roy, vu le temps, nous verrons le parc de la Mauricie une autre fois : en route pour Deschambault puis l’ile d’Orléan : nous nous étions dit que nous dormirions peut être là et irions voir Québec au retour. L’ile est très jolie, parsemée de coquettes petites (ou grandes) maisons. Il y a de jolis gites mais comme le temps ne s’arrange toujours pas, et qu’il est encore tôt dans l’après midi, nous revenons sur Québec (c’est à 20 mn environ). Nous nous garons près de la rue St Louis, à l’extérieur des remparts et allons faire un tour à pied dans la ville Haute. Sur le chemin, nous essayons plusieurs hôtels tous au-dessus de 90-100cad hors taxes même des 2 étoiles. Nous nous renseignons auprès de l’office de tourisme qui nous propose moins cher seulement dans les motels à l’extérieur de la ville. Nous nous disons que nous irons voir par nous-mêmes… En repartant (c’est l’échéance du parcmètre) nous apercevons une affichette qui indique chambres à 69 cad à l’auberge st louis. C’est dans la ville haute, bon, il faut être un peu sportif pour monter les bagages sous les combles et accepter la salle de bain partagée mais pour 91 cad ttc avec le petit déjeuner à coté de l’hôtel Frontenac, c’est raisonnable pour Québec. Vous pouvez aussi laisser votre voiture 24H au pkg de l’hôtel de ville pour 12 Cad au lieu de 14. C’était la nuit de samedi à dimanche, peut être aurions nous pu nous garer gratuitement, mais bizarrement, nous n’avons trouvé personne pour nous renseigner sur ce point…(et les panneaux ne sont pas très clairs). Repas dans un très bon resto : aux anciens canadiens (si, si, j’ai bien dit un très bon resto…mais 176 cad quand même…pour soupe, plat et dessert, avec une bonne bouteille de syrah c’est vrai…).
16/09 Nous nous levons de bonne heure pour profiter de la ville sans la foule, la lumière est belle, et il fait bon flâner tranquillement dans les ruelles, nous nous promenons autour des remparts, allons du coté de la citadelle, prenons le petit déjeuner puis descendons dans la ville basse faire un peu de lèche vitrine dans le quartier du petit champlain et admirer les galeries de la rue St Paul.
Nous repartons en fin de matinée pour les chutes de montmorency (nous aurions pu nous en passer à mon goût), et nous apercevons à ce moment là que nous avons bien fait d’aller sur l’ile d’orléan hier : il fait beau et le week end, le pont est pris d’assaut ! Nous continuons jusqu’à cap tourmente où nous nous arrêtons pour faire une jolie randonnée de 2h30 environ. C’est encore trop tôt pour les oies des neiges et les bernaches mais la promenade vaut le coup. Nous nous arrêtons un peu plus haut pour visiter la cathédrale de Ste Anne de beaupré et le cyclorama. Nous avons hésité avant d’entrer (16 cad pour 2) mais n’avons pas été déçus : il s’agit d’une immense toile panoramique représentant Jérusalem au moment de la crucifixion de Jésus. C’est un peu l’ancêtre du cinéma, je n’avais jamais vu cela ailleurs, il n’en reste que quelques uns au monde. Le personnel est prolixe si vous avez des questions, bref c’est à voir au moins une fois (pensez à prendre vos jumelles si vous en avez, pour voir les menus détails). Nous voilà en fin de journée à Baie St Paul où nous dormons à la jolie auberge de la grande maison (les auberges ont plus de chambres et sont généralement un plus chères que les B&B).
17/09 Départ pour le parc des gds jardins et la balade du lac des cygnes : ça grimpe un peu (je la classe dans la catégorie des « moyenne difficulté » sachant que je suis loin d’être une grande sportive). Il fait beau, les arbres commencent à jaunir et à rougir, c’est chouette. Il paraît que d’autres randonneurs ont vu une ourse et ses oursons en contrebas du sommet. Nous n’aurons pas eu cette chance mais nous avons bien apprécié ces 3h d’escapade (sauf les bibites…en fait des petits moucherons noirs indolores sur le moment et très voraces ! Ce sera heureusement le seul endroit où nous les rencontrerons mais les piqûres auront duré un moment !) C’est notre 1er parc, nous avons un peu hésité avant d’acheter la carte Sepac (30 cad par personne) mais a raison de 3.5 cad par parc en général nous l’aurons finalement bien amortie surtout qu’à plusieurs endroits, selon la météo et notre heure d’arrivée nous avons fait une entrée un jour+une 2e le lendemain. www.sepaq.com Nous continuons à remonter la rive nord : st joseph de la rive où nous visitons la papeterie st gilles en attendant notre 1er traversier pour l’ile aux coudres : petit tour de l’ile, re traversier dans l’autre sens et très jolie halte au cœur d’art, gite aux éboulements tenu par Johanne Thomas. Notre chambre « marine » donne sur l’ile aux coudres elle a l’avantage d’avoir une sdb partagée mais accessible depuis chacune des 2 chambres sans avoir à passer par l’extérieur. Le petit déjeuner devant la baie vitrée entre chien, chat et perroquet est parfait, et Johanne, qui a aussi une galerie à baie St Paul est vraiment charmante. En plus c’est l’effervescence, elle prépare le festival rêves d’automne de baie St Paul qui doit avoir lieu la semaine suivante. Ses tableaux vernis en relief sortent de l’ordinaire…pour les curieux, voici son site : www.coeurdart.ca
18/09 après un passage par Cap aux oies et Ste irénée, nous voici à la Malbaie. C’est une petite escale (nous en sommes à 850km depuis le départ), mais nous voulons profiter du beau temps et voir le parc des htes gorges. C’est trop tard pour aujourd’hui, nous visitons tranquillement les environs (manoir richelieu et belles maisons aux environs), pointe au pic, plage de cap à l’aigle et surtout nous profitons de l’hospitalité de Louise au BB rêve d’aigle (à cap a l’aigle) : elle est pleine de petites attentions pour nous rendre la vie agréable et son petit déjeuner vaut le détour, elle fait partie des hôtesses qui nous auront marqués pendant ce voyage. www.aigledunreve.ca En plus nous nous retrouvons en compagnie de 2 sympathiques motards québéquois qui nous ont donné des tuyaux sur les routes et nous ont entre autre expliqué l’importance de TV5 pour eux…et la préservation de la langue et de la culture francophone sur ce continent anglo saxon…à bon entendeur !
19/09 En route pour le parc des htes gorges…nous choisissons l’acropole des draveurs. Il fait très beau (nous montons en tee shirt) et nous rencontrons un couple de québéquois sympas et bavards qui nous font un peu oublier la gravité ! En haut c’est superbe mais celle-là, je la classe dans les « difficiles » : après 5-6H de montée-redescente dans les pattes nous regardons depuis la voiture jusqu’où nous sommes allés…gloups ! Heureusement que nous ne le savions pas avant, je ne sais pas si nous aurions eu le courage d’attaquer ! Nous continuons la route :petite escale à Port au persil mais l’auberge qui nous inspire est trop chère et il est encore tôt, il n’y a pas grand chose à visiter et nous poursuivons donc vers la rive sud du Saguenay : la route est superbe. Une petite halte à petit Saguenay et nous voilà à l’Anse St Jean. Nous avons repéré un BB : le globe trotter…Celui là, vu son nom, on ne peut pas le zapper ! Je vais donc frapper (c’est toujours moi qui suis de corvée de négociation…mon cher et tendre conduit, lui…) et me retrouve en face du mémorable André Bouchard !!!! Oui, oui, j’ai bien dit mémorable ! Il sait ce dont un voyageur a besoin : peignoirs moelleux, chambres bien conçues, internet en libre service, eau minérale, véranda donnant sur la rivière livres et revues touristiques à disposition…Et je ne vous ai pas encore parlé des succulents petits déjeuner concoctés par mister André et servis dans la bonne humeur générale. Bref, un nouveau proverbe lyonnais est né : lorsque, parfois, on trouvait qq chose de nettement moins bien, la formule consacrée était « Aaaah ! ici c’est sûr que c’est pas chez le globe trotter ! » Nous avons aussi diner-souper- comme disent les québéquois- dans un petit resto sympa : le bistrot de l’anse : sans prétention, ils servent pâtes, burgers, pizzas mais réalisés avec de bons produits bios et c’est ma foi fort goûteux et pas plus cher qu’ailleurs (ni moins…) ! Avec le recul, nous serions bien restés une journée de plus ici mais à ce moment là il était encore difficile de savoir si nous aurions du temps ou pas sur la fin…En tous cas merci André, nous nous souviendrons longtemps de toi !!! www.bbcanada.com/322.hyml/
20/09 nous traînons un peu autour de l’anse st jean (car arrivés trop tard la veille pour faire un tour), et faisons une partie du sentier de la vierge du coté de rivière éternité : nous ne re-descendrons pas jusqu’à la statue, découragés par d’autres visiteurs et sans doute aussi un peu feignants suite à la randonnée de la veille… Nous voilà à Roberval où nous voulons nous arrêter pour visiter val jalbert le lendemain. Quelle déception : les gîtes sont peu accueillants et chers, les motels aussi mais après avoir tourné un moment nous finissons par le motel Roberval : 91 cad avec pdj pour se retrouver à l’entrée de la ville au bord de la nationale. C’est correct par rapport à ce qu’on a vu d’autre sur le coin, mais c’est d’un très mauvais rapport qualité prix par rapport à nos gites habituels : on a finalement pris l’habitude des sdb partagées et l’hospitalité n’a rien à voir…Resto grequo recommandé par le routard…à éviter si vous voulez mon avis…Bon c’est une soirée sans, il en faut bien une de temps en temps… Si vous passez par là, essayez plutôt vers mashteuiatsh ou en dehors de la ville.
21/09 Val jalbert (38 cad pour deux), visite d’un village historique reconstitué : le site qui entoure le village est sympa mais si vous avez peu de temps, il vaut mieux privilégier le zoo de St Félicien… Oui, oui je sais, c’est un zoo, avec des bestioles en captivité forcément (j’en entends déjà certains), mais en fait c’est plutôt nous qui sommes en cage (trimballés dans un petit train grillagé), et les bestioles en question sont représentatives des espèces qu’on trouve en Amérique du Nord : orignaux, ours noirs, chiens de prairie, Wapiti, bisons, loups etc… J’ai trouvé la formule agréable et n’ai pas eu mauvaise conscience après la visite…sauf peut être, vis à vis des 2 ours polaires qui avaient l’air de bien s’amuser dans leur piscine, mais là j’ai quand même plus de doutes ! En tous cas ils étaient magnifiques à voir sous l’eau à travers les parois vitrées avec les bulles d’air qui remontaient de leur fourrure… Nous continuons par le nord du lac st jean pour nous retrouver en fin de journée chez Marie : au petit bonheur à Péribomka : voilà une étape qui porte bien son nom et nous fait oublier celle de la veille. Marie est énergique, c’est le moins qu’on puisse dire ! En plus elle a passé plusieurs année en France et c’est intéressant de voir son point de vue sur les français…Voici en tous cas un sujet à éviter si vous croisez en France l’un de ses compatriotes : l’accent québécois…C’est vrai qu’à longueur de journée cela doit finir par être lassant…et manquant d’originalité de surcroît…qu’on se le dise !!! Et au Québec, n’oublions pas que c’est nous qui devons avoir un accent bizarre…Autant éviter les sujets qui fâchent mais j’espère bien que vous garderez longtemps cette façon de parler qui nous fait sourire : non par moquerie, mais parce qu’elle nous attire tout de suite de la sympathie et que vos formules sont souvent bien plus imagées et charmantes que les nôtres…et qui plus est, souvent inattendues pour nous, tout simplement ! Nous passons une très bonne soirée à discuter d’histoire d’ours avec des suisses de passage autour des bons petits plats de Marie. Si vous passez par là en fin de journée arrêtez vous au petit bonheur et ne ratez pas la table d’hôtes : l’un des meilleurs rapports qualité prix du voyage (et très bonne cuisine…si si !!!)
22/09 1850 km au compteur. Nous repartons sur la rive nord du Saguenay : parc de la pte taillon, ste rose du nord, sacré cœur et pointe de l’anse. Nous suivons pour une fois le routard qui parle de la ferme 5 étoiles comme l’une des meilleures étapes du Québec (à Sacré Coeur avant Tadoussac)… Mouais… Je ne sais pas ce que valent les activités, mais pour la partie chambre + table d’hôtes c’est bien moyen et ça sent l’industrie touristique à plein nez. Il fait gris et pluvieux, nous allons faire un tour à Tadoussac et apercevons quelques petits rorquals depuis le rivage.
23/09 Balade à baie Ste marguerite de bon matin pour essayer d’apercevoir les belugas mais il y a beaucoup de vent et ce ne sera pas pour cette fois ! Retour à Tadoussac où vu la météo nous décidons finalement de ne pas prendre le tour en bateau (puis il faut dire que nous avions été gatés coté baleines à la péninsule de Valdes il y a qq années et en Afrique du sud…nous préférons rester sur ces bons souvenirs). Nous remontons le St Laurent et nous arrêtons à Cap bon désir (réserve canada qui ne fait pas partie du réseau Sepaq 13.80 cad pour 2). Nous apercevrons encore quelques petits rorquals pas très loin…mais pas très spectaculaires (on voit sur leur dos). Puis nous continuons de longer la rive nord : la route est belle et nous arrivons tranquillement à Godbout en fin de journée (gite du vieux quai : sympa mais un peu cher avec la table d’hôtes…il faut dire qu’il n’y a pas grand chose d’autre au village à part un motel peu engageant) et Baie Comeau, un peu plus au sud ne nous a pas franchement inspirés (on dirait une zone industrielle).
24/09 Nous voulons aller voir l’archipel de Mingan, Cap au nord donc ! Petit arrêt à la pointe des monts pour aller voir le phare…Finalement un « petit » ours noir en train de déguster une carcasse de je ne sais quoi à coté de la table de pic nic nous dissuade d’aller jusqu’au phare, mais le site est superbe. Le petit détour vaut le coup si vous passez dans le secteur. Les petits villages et les épinettes se succèdent ensuite, l’office de tourisme de port quartier nous donne le guide avec les renseignements concernant les croisières pour Mingan…et nous voilà en début d’après midi à Havre st pierre. Nous commençons par aller à l’office de tourisme d’où l’on peut booker les tours…Il est bizarrement désert et l’on finit par apprendre qu’il n’y a plus de croisière pour l’archipel de Mingan depuis mi septembre (contrairement à ce que les brochures de la région Duplessis indiquaient). Déception !!! Il y aurait peut être eu une petite chance de pouvoir partir de longue pointe de Mingan le lendemain a 9h selon la météo et selon le nombre de participants mais il n’y avait quasiment rien d’ouvert pour dormir sur place et nous n’avons pas envie de « perdre » un après midi pour peut être rien. Du coup retour à Godbout –800 bornes dans la journée – pour pouvoir prendre le ferry à 8h00 le lendemain matin direction gaspésie.
25/09 A cette époque de l’année, pas besoin de réservation pour le traversier vers Matane : il n’y a qu’à mettre la voiture sur la file d’attente lorsqu’on se lève environ une heure à l’avance (le gite du vieux quai n’est pas loin de l’embarcadère, c’est pratique). Coût de la traversée : 58 cad pour 2 adultes + la voiture. Nous voilà vers 9h30 sur la rive sud du St laurent. Avant de partir faire le tour de la Gaspésie, nous décidons de redescendre au sud pour voir les jardins de Métis (encore chouettes malgré l’époque un peu tardive) et le parc du Bic. Il fait gris dans l’après midi et nous ne faisons qu’un petit tour au parc (dans ces cas là la carte Sepaq a tout son intérêt), nous profitons du mauvais temps pour assister à une conférence intéressantes sur les phoques (nous sommes maintenant incollables sur les phoques communs et les phoques gris : les 2 espèces que l’on trouve le plus fréquemment dans le coin). Pour dormir nous ne voulons pas être trop loin de l’une des entrées du parc : l’auberge du Mange Grenouille, au village du bic m’attire l’œil par sa belle couleur rouge et son nom évidement. Me voilà à la réception, un client est en train de prendre un chambre devant moi, c’est cosy, la carte affiche un menu gastronomique à 80cad…ça sent le luxe !!! Je tente quand même ma chance et là miracle ! Oui, si on soupe sur place ce soir (les tables d’hôtes commencent à 30cad…j’ai quand même vérifié…), le patron me fait un prix sur le BB. Su-per ! la chambre est très mignonne, dehors le jardin est charmant, et on peut même profiter du spa qui donne sur le parc du Bic en contrebas (mais c’était un peu frais ce jour là) et le resto…je ne vous dit que ça ! Alors là… c’est cher (bien sûr nous dépassons allègrement le budget habituel) mais c’est superbe !!! Le service est parfait, la déco géniale, les plats à la fois originaux et savoureux : bref c’est l’idéal pour une délicieuse soirée en amoureux. Et le matin le petit déjeuner se prend dans la même salle avec vue sur le parc du Bic : parfait pour démarrer une belle journée ! Toutefois le prix sur la chambre doit dépendre du moment où l’on arrive : nous y avons envoyé un autre couple rencontré 15 jours plus tard, et il semble qu’ils n’ont pas reçu le même accueil à la réception… Quoi qu’il en soit cela restera pour nous un très joli souvenir. www.aubergedumangegrenouille.qc.ca
26/09 Encore une jolie balade au parc du Bic, et c’est parti pour le tour de la Gaspésie : nous allons jusqu’à Amqui, il fait un peu gris et les couleurs ne sont pas encore au rdv. Nous remontons sur la cote nord et nous arrêtons à Ste Anne des Monts. Encore une jolie rencontre ce soir : nous dormons au gite « sous la bonne Etoile ». Véronique est aux petits soins, tout est prévu pour nous mettre à l’aise, et alors les confitures maisons… Je ne vous dit que ça ! Merci Véronique pour ta gentillesse, ton sourire et ta générosité : ta bonne étoile vaut bien tous les palaces 5 étoiles ! www.souslabonneetoile.com …Et en plus il y a un bon resto de poisson à Ste Anne : la poissonnerie du quai.
27/09 De Ste Anne aussi, nous partons à regret, direction parc de la Gaspésie. Il fait grand bleu aujourd’hui, nous avons le temps de faire les jolies balades du lac aux américains et du Mont Fortin : sur le chemin du retour nous avons même la chance de croiser une mère orignal et son petit qui se mettent à traverser le sentier devant nos yeux éblouis. Même le « petit » est haut sur pattes : on s’en rend bien compte quand il sort des buissons ! Merci encore Véronique ! C’est encore elle qui nous avait conseillé cette marche. Nous faisons étape à Cap des rosiers pour ne pas être trop loin de l’une des entrée de Forillon le lendemain : il reste une chambre à la belle forillonne : elle est petite mais le cœur de ses hôtes est grand ! Et ce sera le petit déjeuner le plus pantagruélique de tous (pourtant la compétition est sévère en la matière). www.gitescanada.com/labelleforillonne
28/09 Il pleut : ce sera la plus mauvaise journée du voyage coté météo. Nous abandonnons les projets de balade a Forillon et décidons de faire une journée « pratique » à Gaspé : lessive, courses etc… BB l’Emerillon (que nous ne recommandons pas : c’est joli, mais cher et sans âme, nous aurions du dormir à Cap aux Os si nous avions su…). Nous testons aussi Tim Horton : le fast food devant lequel les canadiens font la queue pour avoir du bon café le matin. Niveau sandwich en tous cas ça ne vaut pas les wendy’s….(old fashionned hamburger : non c’est pour rire, je ne fait pas la promo des fast food, mais puisqu’on mange ici plus pour se nourrir que pour déguster, le menu baconnator du wendy’s n’est pas le moins bien placé en rapport qualité prix.)
29/09 Aaaah il fait beau !!! Balade matinale à Forillon…où nous perdons du temps pour retrouver la voiture en revenant du Mont st Alban… Nous continuons la route jusqu’à Percé : la vue en arrivant au dessus du village est très jolie. Beaucoup de motels, nous arrivons au BB du presbytère que Véronique nous avait recommandé : Michel est adorable et le gite très joliment décoré. On a l’impression de déjeuner dans une salle à manger de princes le matin et de nombreuses spécialités locales sont au menu (cretons, fromages, beurre d’érable etc…) www.perce-gite.com En allant faire un tour au village, nous nous faisons alpaguer pour nous faire acheter le tour en bateau pour l’ile de bonaventure. Je discute un peu : l’après midi est déjà bien entamé et j’aimerais prendre mon temps pour visiter l’ile. Finalement pour 30 cad, nous ferons le tour de l’ile en bateau aujourd’hui et partirons demain avec les salariés de la Sepac à 8h30 pour visiter l’ile et voir la colonie de fous de bassans : vendu ! …Si ce n’est que nous allons réserver 2 couverts à la maison du pêcheur…et que nous voyons le bateau partir à toute allure par la fenêtre ! Ils pensaient avoir tout le monde à bord et sont partis plus tôt que prévu ! Eh oui c’est la fin de la saison !!! Le bureau les appelle et ils reviendront finalement nous chercher La balade en mer est sympa, la lumière est jolie en fin de journée les fous de bassans de disputent le moindre recoin de corniche, les phoques barbotent et un petit rorqual vient même montrer son dos juste avant de revenir à quai. Nous faisons aussi la rencontre d’un bucheron de la cote ouest, fraichement retraité et de sa femme : histoires d’arbres, d’ours, et de chinois qui cultivent de la dope dans les recoins des forêts de Colombie britannique… Repas à la maison du pêcheur (miam)
30/09 Levés de bonne heure pour ne pas rater le bateau qui part à l’heure. Il n’y a pratiquement aucun touriste avec nous, nous avons l’impression que l’ile est a nous : les rangers sont très sympas et nous expliquent que les fous qui ont maintenant élu domicile sur la terre ferme faute de place sur les corniches ont cependant gardé leurs habitudes de défense du territoire : gare à celui qui atterri un peu trop près du nid du voisin ! Prises de bec garanties : c’est chouette à voir, la plate forme d’observation est bien conçue et permet de bien les observer sans les déranger… A ne pas rater ! (attention quand même : nous avons rencontré des touristes qui ont trouvé porte close 10 jours plus tard !). Au retour nous prenons un bateau qui vient d’amener une cinquantaine de touristes : essayez d’y aller de bonne heure... Nous continuons la route qui longe la cote sud, nous pensions faire escale à Carleton mais ne sommes pas inspirés…Pas plus que par l’espèce d’auberge « château Bahia » perdue dans la forêt, déserte, et qui nous fait l’effet d’un coupe gorge…ambiance blair witch si vous voyez c’que j’veux dire… Des touristes que nous avons rencontrés plus tard nous ont pourtant confirmé que c’était plutôt sympa…comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Nous faisons juste un tour au parc de Miguasha sur les berges (Musée trop cher pour voir des fossiles, même avec la carte Sepaq et en plus il est déjà tard). Nous finissons par atterrir en territoire anglophone, à Campbeltown. Un seul B&B en ville, passable sans plus. Un truc à savoir : les taxes n’étant pas les mêmes, l’essence est moins chère qu’au Quebec : faites le plein coté New brunswick ! (10 cad de moins sur un plein environ)
01/10 Nous continuons de longer la cote tranquillement jusqu’à Caraquet. Il est encore assez tôt mais nous n’aurons pas le temps de visiter Lameque et Miscou aujourd’hui. Nous nous arrêtons donc un peu par hasard au gite l’isle du randonneur : encore un des excellents rapports qualité/prix du voyage. Ils fêtaient leur 4ieme étoile et demie le jour de notre passage. Petit verre de bienvenue à la rhubarbe pour nous accueillir, une belle chambre et grande salle de bain tout confort et propreté irréprochable et …Denise… Une acadienne pur souche et fière de l’être ! Au moment du petit déj la voilà revêtue du costume traditionnel pour nous conter les aventures de Gabriel et Evangéline... Ou comment nous autres, vilains français, les avons abandonnés aux mains des perfides anglais qui les ont dispersés à travers le monde pour leur piquer leurs meilleures terres… Je ne vous en dis pas plus mais vraiment ne loupez pas Denise si vous passez par là ! www.randonneurbb.com Comme nous avions du temps, nous sommes allez nous promener sur le site du village historique acadien. La saison est déjà terminée nous avons donc pu nous promener tranquillement et gratuitement sur les lieux. Même si je ne suis pas très férue d’histoire, je pense que ça doit valoir le coup avec tous les comédiens qui retracent la vie d’antan… Le soir, souper a la chocolaterie huuuuuuuuuuum !!!! Même les plats salés sont bons…et quant au dessert, je ne vous en parle même pas !
02/10 5000 km au compteur. Visite des iles Lameque et Miscou, et de leurs pittoresques tourbières aux couleurs rouges, tracadie sheila et son méga homard, Nous roulons et il est trop tard pour voir le parc de Kouchibouguac aujourd’hui, d’autant plus que la carte Sepaq ne fonctionne plus ici ! Nous nous arrêtons donc a Richibucto, juste a coté : ce n’est pas très beau et tout est cher : nous finissons au motel Silver birch (74.10 cad sans pdj), c’est ce qu’il y a de moins cher dans le coin, si vous passez par là, essayez le BB juste à la sortie du parc avant la ville…c’est sans doute d’un meilleur rapport qualité prix… Rien ne nous inspire non plus comme resto : ce sera A&W ce soir (burger). Une anecdote marrante pour nous autres français : ils me propose coca ou « beer » comme boisson, j’opte pour la bière quelle erreur !!! Il ne s’agit en fait pas de bière mais d’une espèce d’infâme breuvage médicamenteux…beurk ! qu’on se le dise, les canadiens eux non plus ne servent pas d’alcool !
03/10 Nous voilà levés de bonne heure et de bonne humeur pour voir Kouchibougouac : c’est un beau parc, nous y passons un bon moment, si bien que nous n’irons pas bien loin ce soir : après nous être arrêtés a la dune de Bouctouche (jolie promenade en bois de + de 2km), nous décidons de dormir a bouctouche. Un panneau indique des chambres pas chères au BB au bord de la baie, je vais donc voir… Le proprio est parti pour la journée et a laissé les clés de la maison aux touristes qui sont là pour 2 jours ! C’est donc Mona qui me fait l’article…ça fait un peu bizarre mais je me laisse tenter devant le prix très correct des chambres. Et nous voilà à discuter devant la baie avec Hervé et Mona de l’ile de la Réunion. Ils préfèrent se préparer à manger sur place et lorsque nous revenons du resto, ils nous ferons gouter la poutine à trou : rien à voir avec l’autre, c’est une espèce de brioche avec de la confiture a la pomme dedans. Charles n’est toujours pas là mais nous bavardons et rigolons bien, et la soirée se passe très agréablement. Nous aurons quand même entendu le fameux Charles rentrer VERS 2H du mat et l’aurons rencontré au petit déjeuner…Comme beaucoup, ici, il fait autre chose que BB, il est aussi chauffeur de bus (pour d’autre dans le coin c’est souvent un travail dans l’industrie de la pate a papier). Nous quittons Hervé et Mona à regret (a propos, Hervé est photographe, voici son site : www.panoramas.re Nous voilà partis pour l’ile du Prince Edouard (IPE)
04/10 Nous arrivons via le pont de la confédération. A savoir : l’entrée est gratuite, le paiement se fait seulement au péage du retour ou sur le ferry (un peu plus cher mais plus a l’est). 2 chouettes offices de tourisme coté continent et coté IPE avec accès à internet et tous les services qu’un touriste peut espérer. Nous commençons d’explorer l’ouest : Summerside et les concours d’épouvantails dans les jardineries : c’est la foire aux citrouilles à cette saison, de nombreuses maisons et boutiques font de belles décorations automnales dans leur entrée ou leurs jardins. Nous optons pour la cote nord : pas grand-chose d’intéressant à voir de ce coté là, si ce n’est l’ambiance douce et tranquille à la fois bucolique, campagnarde (culture de patate à gogo) et maritime de l’ile. Nous ne sommes pas allés jusqu’au North cape, et le coin que nous avons préféré de ce coté est sans conteste le phare et le parc de Cedar dunes. Ce soir nous allons dormir du coté de Cavendish qui semble être la station balnéaire la plus animée du secteur… En fin de journée la route pour y arriver est magnifique à la lumière du couchant…mais le temps avance et nous ne pensions pas arriver dans une ville fantôme : tout à l’air mort et fermé, avec le parc d’attraction à coté et le jour qui tombe, on se croirait dans scoubidou ! Nous trouvons une chambre très correcte au motel Cavendish (80.45 cad avec pdj), mais pas de BB en vue à cette époque de l’année !
05/10 Nous nous promenons dans le chouette parc national IPE (dunes, marais). Nous allons aussi du coté de Rustico et North Rustico (villages sympas). Finalement, nous ferons l’impasse sur la partie est de l’ile : un petit tour à Charlottetown (sympa), puis nous décidons de dormir à Summerside, pour être plus prêts de la sortie de l’ile le lendemain. La aussi, peu de BB sont ouverts (le week end de thanksgiving approche). Sur IPE finalement nous aurons bien aimé le coin de Cedar dunes et du parc nat.ipe mais les routes sud du circuit central (Summerside-Charlottetown par la cote) et nord du circuit ouest (de Summerside à Bideford) sont plutôt décevantes. Pour le reste je ne peux pas vous dire, nous avons peut être raté de jolies choses ??? (North cape et est de l’ile)
06/10 Nous retraversons le pont dans l’autre sens (40.75 cad) et nous dirigeons vers la nouvelle écosse en longeant la cote. Nous arrivons en début d’après midi a port Hawkesbury (entrée de l’ile du cap breton). Il fait beau, nous décidons de partir en direction du Cabot Trail. La route 19 est jolie, mais les villages que nous traversons sont minuscules…nous décidons donc de pousser jusqu’à Chéticamp…quelle erreur ! C’est thanksgiving, le festival celtique et samedi soir en fin de saison : tout est réuni pour que les hôtels affichent complet ! Nous finirons par dormir dans la chambre des proprios du bb pilot whale a 112 cad quand même…mais je pense que nous pouvons nous estimer heureux de n’avoir pas eu a repartir de l’ile !
07/10 : il fait gris, ce n’est sans doute pas la journée idéale pour voir le Cabot trail mais tan pis ! (accès 13.8 cad). Les couleurs de ce coté tirent plus sur le jaune que le rouge, mais la route cotière fait surement partie de la liste des plus jolies que nous ayons vues (avec la Great ocean road en Australie, la 17 miles drive en Californie, une bonne partie du nord et de l’ouest des routes côtières corse, chapman’s peak drive au Cap ou encore la rd 25 qui longe le pacifique a Coromandel en Nouvelle Zélande…liste non exhaustive !!!) Nous voila a port Hawkesbury en fin d’après midi. Nous allons souper au cove restaurant (juste après la sortie de l’ile cap breton, motel-resto signalé par un grand pêcheur jaune : le cadre est sympa et c’est bon !).
08/10 7000 km au compteur. Nous nous dirigeons vers Halifax, la ville est intéressante et agréable a visiter, mais aucun gite ni motel ne nous inspire …nous repartons en direction de Peggy’s cove et aboutirons vers 21h00 a Shad bay, dans un motel tenu par un indien bien sympa : le blue nose inn (80 cad avec café le matin). La chambre est sympa, la vue est très jolie (nous nous en rendrons compte au lever du jour)…et nous sommes les seuls clients ! ambiance shinning !
09/10 : ce coin là est très chouette, nous retournons sur nos pas visiter prospect, joli petit village au bord de l’eau Peggy’s cove et son fameux phare (touristique mais agréable), Malhone bay et enfin Lunenburg jolie petite ville où nous dormirons au bonnie’s bb.
10/10 Nous continuons de longer la cote et nous arrêtons nous balader a l’annexe côtière du parc Kejimkujik (jolis bords de mer, phoques), Yarmouth, et escale a Digby : bb bayside’s inn, sympa, en bord de mer.
11/10 Nous décidons de visiter Long et Brier island : il n’y aura pas de baleine au programme mais des phoques et de jolis sentiers. Nous n’avons pas regretté le détour. Mais il y en a bien pour une journée de visite, du coup nous n’allons pas plus loin qu’Annapolis royal ce soir : c’est une jolie étape et nous tombons sur un magnifique bb tenu par la très sympathique Faith : le King George Inn :allez y c’est super : maison historique, grand luxe : salle de bain dans la chambre, cheminée, lumière tamisée, meubles d’époque, TV…et bon petit dejeuner pour un prix très raisonnable ! www.kinggeorgeinn.20m.com
12/10 Nous ratons de peu le mascaret à Truro (vague qui remonte le fleuve au moment de la marée montante) et nous voilà en fin de journée à nouveau au New brunswick à Moncton. Il pleut comme vache qui pisse et, alléchés par les prix affichés et las de rouler, nous trouvons le pire bb de tout le voyage : le glory inn : n’y allez pas c’est moche et sale. Pas grand-chose a faire en ville non plus à part boire un coup et manger mexicain…Bref, c’est plutôt un jour sans !
13/10 Nous partons de bonne heure et sans remord pour tester la cote magnétique (faux plat qui donne l’impression d’être attiré en haut d’une cote, moteur coupé, comme par un aimant ): c’est marrant mais honnêtement, je ne sais pas si ça vaudrait le coup de payer pour ça ! Nous visitons les fameux Hopewell rocks, nous baladons au cap enragé et dans le parc de Fundy, faisons un tour a st John qui ne nous inspire pas (assez industriel et pas beaucoup de charme…genre Glasgow pour ceux qui connaissent), bref, nous allons jusqu’à St Andrews by the Sea et dormons au pub Kennedy house. Le village est très joli, la lumière magnifique en fin de journée et le Harbour front restaurant parfait…Nous avons bien fait de continuer jusqu’ici…après de toutes façons, c’est quasiment l’Amérique –US- et bye bye l’Océan !!!
14/10 Nous allons jusqu’à la frontière à St Stephen, observons les files d’attentes à la frontière (le CAD est pour la 1ere fois supérieur a l’US Dollar et c’est la ruée vers les magasins américains le week end), puis nous remontons sur Fredericton la ville est agréable mais peu animée le dimanche, nous poursuivons le long du fleuve st jean : la route est superbe et les couleurs sont bien là, nous passons devant le plus long pont couvert du monde, la capitale mondiale de la patate (siège de Mac Cain), jetons un coup d’œil aux gorges de Grand sault et finissons la journée à Edmunston. La ville est assez industrielle : des aqueducs transportent de la pate à papier vers les US, de la fumée blanche s’échappe ici et là, et l’odeur spécifique à cette industrie est omniprésente. Juste avant l’entrée de la ville, nous faisons halte au nid d’aigle : très joli BB avec sdb dans la chambre, accueil aux petits oignons par Norma, balade dans le jardin et le long du fleuve et petit déjeuner gratiné : superbe adresse, là aussi, allez y ! www.aunidaigle.com Nous dinons en ville, chez charlotte, cher mais très bon.
15/10 Nous continuons a remonter vers Montréal cette fois ci nous revoilà au Québec. Nous nous promenons du coté de Packington, Notre dame du lac (pour les campeurs : les gérants du camping ici sont plus que sympas), Cabano. Puis nous retrouvons le St laurent à hauteur de Rivière du loup. Nous le redescendons par la Rte 132. Kamouraska nous plait bien, mais c’est finalement à St jean port joli que nous ferons halte au bb de l’Hermitage (jolie vue et tranquille à l’écart de la route) www.maisonermitage.com . St jean port joli est réputé pour ses sculpteurs sur bois : l’expo au bord de l’eau et le musée valent vraiment le détour : nous n’étions pas très chauds pour ce dernier et nous sommes laissés convaincre mais n’avons pas regretté : c’est très bien fait, on ne s’ennuie pas et vous verrez des œuvres que l’on ne voit nulle part ailleurs, L’hommage à Norman Rockwell en sculpture sur bois vaut le détour à lui seul.
16/10 Nous hésitons puis finalement nous disons qu’une autre petite étape à Quebec serait sympa : on trouve sans grande difficulté le chouette bb la maison sous l’orme à Levis www.geocities.com/sousorme/ A la différence de Quebec on peut se garer facilement sans frais. Certes, il faut prendre les escaliers (et surtout les remonter au retour) et payer le traversier 10.60 cad ar pour deux mais à choisir, je dormirais plutôt à Lévis qu’à Quebec (en plus, le soir au retour, la vue sur Quebec illuminé depuis le traversier vaut vraiment le coup d’œil). Re-balades à Quebec, souvenirs (ne ratez pas la boutique oh bois dormant au bout de la rue du petit champlain, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux, et resto au lapin sauté (un régal celui là, notamment les lasagnes au lapin, rue du petit champlain aussi).
17/10 Puisque nous avons un peu de temps avant notre dernière nuit à Montréal, nous faisons un détour par les cantons de l’est : sherbrooke (nous aurions mieux fait de zapper et de passer plus de temps autour du lac massawipi), North hartley puis Magog : dernière petite escale sympa au bb au cœur de magog : Christiane est intarissable sur sa région www.aucoeurdemagog.com Nous n’aurons malheureusement pas beaucoup de temps pour approfondir le sujet, et les couleurs sont déjà parties à ce moment là.
18/10 Il faut faire le check in aux suites labelles et rendre la voiture avant midi : nous ne trainons pas car même en milieu de journée, il faut se méfier des embouteillages aux ponts à l’entrée de Montréal. Mais tout se passe bien, nous arrivons le réservoir vide chez Alamo : je n’ai jamais vu un retour de véhicule se passer aussi vite : un coup d’œil, un coup de scan et un petit débit carte du plein d’essence, en 10 mn c’était réglé ! Bye bye bonne vieille Dodge et supers journalistes de radio Canada sur l’auto radio…Nous la rendons avec 10 657 km de plus au compteur. Il fait beau, nous nous promenons tranquillement dans Montreal et visitons notamment le village que nous n’avions pas encore vu. Pizza rue St Denis.
19/10 Notre avion est à 23h25 mais il pleut pour ce dernier jour. L’hôtel a accepté sympathiquement de nous laisser la chambre jusqu’en début d’après midi, puis de garder nos bagages (la navette pour l’aéroport est à moins de 10mn a pied). Nous visitons le musée des beaux arts, un peu de ville souterraine pour éviter la pluie et faisons un tour à l’I-Max sur les quais, pour passer le temps. Brasserie rue St Denis en fin de journée. Bref, dernière journée tranquille…On rencontre encore une dernière super Québéquoise dans la navette qui nous emmène à Trudeau et voilà. Le vol Air transat de retour vers Lyon est plein mais se fait sans problème et à l’heure !
Budget : 2635 euros par personne tout compris (dont avion 500 euros, et location de voiture 450 euros chacun pour 34 jours)
Mes impressions en bref : 1-Vive les Québéquois, vive les canadiens, rien que pour ça allez y ! …et Merci à tous ceux qui nous ont si gentiment accueillis ! 2-N’espérez pas trouver un super rapport qualité prix 3-N’y allez pas pour bien manger… 4-Ecoutez radio Canada : c’est instructif et les journalistes sont bien plus percutants, plus enthousiastes (en un mot…plus intéressants) qu’en France. 5-L’automne est une magnifique saison (bien plus de rouge que chez nous), je ne suis pas sure que les paysages m’auraient autant plu en été…Mais faites attention de ne pas trouvez porte close dans beaucoup d’endroits après le 30/09 6-C’est vraiment une destination « pépère » : on ne se prend pas la tête, tout roule, les infrastructures sont bonnes, pas de gros pb de sécurité : idéal pour commencer les voyages en individuel (je suppose qu’en été, il vaut quand même mieux réserver les « couettes et café » à l’avance).
Sites utiles : Parcs nationaux: Sépaq Courriel : inforeservation@sepaq.com Site Internet : www.sepaq.com
Parcs fédéraux: Parcs Canada Courriel: parcscanada-que@pc.gc.ca Site Internet: www.pc.gc.ca
www.bonjourquebec.com www.giteetaubergedupassant.com www.hebergement-quebec.net www.traversiers.gouv.qc.ca et www.traversier.com http://www.dfait-maeci.gc.ca/...as/faq-fr.asp#1_1_14
Lecture : Noeuds et dénouements de Annie Proulx, (Prix Pulitzer et National Book Award…. Rien que ça !). Ce n'est pas le Québec...c'est Terre-Neuve mais les personnages sont attachants, on a froid pour eux, on a l'impression d'entendre le vent siffler et les vagues rugir... Je conseille !!!! 😉
Préparation :VF bien sur : merci tout particulièrement à Vivlavie, saucier, nefer, vautour2121, louloulune…et tous les autres !Guides : Ulysse Canada 200xxx bien mais donne des adresses un peu chères et pas difficile a trouver, Routard, Lonely planet Quebec (vieux mais comme toujours bien documenté sur les sites à visiter), Guides bleusOffices de tourismes : ils sont Tops ! N’hésitez pas à visiter leurs site, notamment bonjourquebec. Que ce soit le Quebec ou les provinces maritimes, ils nous ont fournis de nombreux renseignements avant le départ et nous ont adressé gratuitement doc et cartes par courrier. Avant de partir nous avons seulement booké le vol, la voiture et la 1ère nuit à Montreal
Réservations :Vol : Air transat, trouvé grâce au comparateur de vols VF (le plus efficace que j’aie pu tester cette année). Billet souscrits en ligne environ 2-3 mois avant le départ. 500 euros chacun TTC, vol direct Lyon Montréal, tout a été ok : ponctualité, service. Il faut payer ses écouteurs et ses boissons alcoolisées mais pour ce prix là et 7H de vol seulement, on ne va pas se plaindre quand même !Voiture : le lonely planet indiquant qu’il est souvent difficile de trouver sur place des loueur en km illimité (ce que nous n’avons pas vérifié), nous avons cette fois booké la voiture depuis France. Nous sommes passés par Autoescape : 891 euros ttc pour une petite berline (2e catégorie), 34 jours, km illimités et assurance tous risques (1Millions de CAD de responsabilité civile).Hotel : nous avons réservé aux Suites Labelle via fastbooking. Aucun Problème :104 CAD la nuit petit déjeuner compris (buffet) …et nous voilà partis le jeudi 13/09 matin pour Saint Exupery. Nous décollons, le commandant de bord nous souhaite une « belle envolée »…ça commence bien !
13/9 Nous voici à Montréal vers 12H30. L’immigration et la récupération des bagages se fait rapidement, nous retirons un peu de cash au distributeur de l’aéroport (ils ne donnent pas plus de 300CAD par retrait a la BMO, je suppose pour toutes les cartes étrangères). A ce propos, inutile d’acheter des devises depuis France, même si tous les distributeurs de l’aéroport étaient en carafe, la société de navette vers le centre ville prend les cartes (et le cours est bien meilleur aux distributeurs qu’en achetant des devises en France). Nous prenons la navette (guichet à l’extérieur du hall d’arrivée sur le trottoir). Nous prenons l’aller retour (valable au moins 2 mois) : 48 CAD A/R pour 2. Nous sommes à la gare routière vers l’université Berri environ 40 mn plus tard. Notre hôtel est à 5 mn de marche : rien à redire, bien situé, personnel sympa, accès gratuit à internet, TV cablée avec chaine Cinéma (nous en verrons peu d’autre ensuite) chambre très correcte (style Ibis) avec petite kitchenette en plus. Le quartier latin n’est pas loin. Nous profitons du soleil ce 1er après midi pour monter à pied vers la place Sherbrooke, le mont royal et profiter de la vue depuis le belvédère, on redescend par l’université Mc Gill et retour par la rue Ste Catherine. Sympa pour un premier aperçu. Le guide « Montreal » de l’office de tourisme propose des itinéraires à pied. Le soir nous retournons rue Prince Arthur où nous avions repéré un joli resto (la cabane du grec ou qq chose comme ça) et là quelle déception ! 51 cad pour 2 pseudos moussakas (30 euros quand même) … autant vous dire que les desserts ne nous ont pas tentés … Et à ce niveau là… je sais que je ne vais pas me faire des copains chez les canadiens, mais coté restos désolée…à de très rares exceptions près, c’est plus cher et bien moins bon que chez nous ! Vous me direz « mais quelle idée, aussi, de vouloir manger une moussaka à Montréal ? », vous avez raison… Mais d’abord, nous en avions envie, et le resto nous avait tapé dans l’œil ! En tous cas, moussaka ou pas, vous pouvez en croire une lyonnaise qui a déjà pas mal globe-trotté ! Lyon est la capitale mondiale de la gastronomie, c’est vrai -dit elle humblement- mais pour moi, le Canada et l’Angleterre se disputent le podium en terme de plus mauvais rapport qualité prix des restos… Bon, vous verrez plus loin que vous vous rattrapez largement sur bien d’autres points… (contrairement aux british dans la série ‘j’me fais des copains’ ;-)
14/09 Nous nous levons de bonne heure pour continuer la visite de la ville avant de récupérer la voiture. Nous allons cette fois en direction du quartier chinois, du vieux Montréal et des quais, puis allons récupérer la voiture chez Alamo. Pas d’entourloupe au niveau du contrat cette fois -cf Alamo South Africa voir mon carnet de voyage 2006 http://voyageforum.com/v.f?post=895952; . L’accueil est pro, tout est en règle, ils nous précisent bien qu’il faudra rendre la voiture réservoir vide et qu’ils nous factureront le 1er plein (contrats autoescape un peu bizarres à ce niveau là…c’est quand même plus pratique de refaire un plein à la fin du voyage, mais bon…). La voiture n’est pas prête, du coup ils nous donnent une grosse Dodge : et ça fait vraiment Amérique pour moi qui roule en Twingo habituellement…et pas de pb pour caser les bagages dans le coffre ! En discutant un peu, ils acceptent aussi que nous retournions la voiture le dernier jour avec une heure de rabe (c’est toujours sympa d’avoir un peu plus de marge). Nous retournons d’abord faire un tour dans le quartier du plateau royal, puis direction Terrebonne. Nous avons un peu de mal à trouver l’entrée d’autoroute et nous perdons un peu mais les montréalais nous renseignent très gentiment et nous voilà partis pour la rive nord du Saint Laurent direction le chemin du Roy !
Terrebonne : petite halte tranquille pour visiter les moulins, les sentiers le long de la rivière et le village puis nous reprenons la route, berthierville nous semble sympathique aussi mais c’est encore un peu tôt pour voir les oiseaux migrateurs en face, sur le parcours proposé par la société d’ornithologie du coin (R 158 à droite avant St Ignace de loyola). Il se fait tard et nous mettons le cap sur 3 rivières. Il commence à faire nuit et nous trouvons un joli gite sympa : le huard avec sdb privée.
Un petit mot sur les gites en général : la plupart du temps nous avons essayé de dormir en B&B (aussi appelés gites ou couette et café) plutôt qu’au Motel : plus sympa et meilleur rapport qualité prix si l’on tient compte du petit déjeuner. Mais pour rester dans notre budget il faut le plus souvent prendre une salle de bain partagée. Ce n’était pas vraiment dans nos habitudes de voyage jusqu’à présent mais ceci dit, à de très rares exceptions près, c’était toujours très propre, confortable et pas si contraignant que ça une fois qu’on en a pris l’habitude. La plupart de B&B nous ont coûté entre 70 à 90 CAD TTC…sachant qu’à cette période, on peut assez facilement négocier 15% … notamment si l’on paie cash…et quelques fois un peu plus…Mais c’est une formule que je vous conseille vivement : autant j’ai détesté les restos, autant j’ai adoré l’accueil des canadiens. Ils savent vous mettre à l’aise rapidement, sont très chaleureux, bavards aussi…(ça je ne m’y attendais pas spécialement), et jamais avares ni d’explications et ni d’histoires pour vous aider à découvrir leur région, leur culture ou leur façon de vivre. Là je dis un grand bravo ! Les commerçants eux aussi sont particulièrement accueillants et serviables : nous devrions proposer un stage chez vous dans tous les parcours de nos écoles de commerce : ça vaut tous les discours ! …Et d’accord ! Vous pouvez bien vous venger (si, si, je vous entends déjà penser…) par rapport à ma 1ère critique, parce que c’est vrai que de ce point de vue là…chez nous…en général…c’est pas bien ça ! Un point partout ! On est quittes ?
Petite balade le long du quai et resto sympa genre grill dans la rue principale « piquantes » 46 cad pour un plat chacun, 2 bières et un brownie pour 2. J’ai testé la poutine : frites avec du fromage fondu et du jus de viande. On ne peut pas dire que c’est mauvais, mais je ne sais pas pourquoi, je n’en ai jamais repris au cours du voyage…
15/09 Il pleut…après un dernier petit tour en ville et un copieux petit déjeuner nous continuons le chemin du roy, vu le temps, nous verrons le parc de la Mauricie une autre fois : en route pour Deschambault puis l’ile d’Orléan : nous nous étions dit que nous dormirions peut être là et irions voir Québec au retour. L’ile est très jolie, parsemée de coquettes petites (ou grandes) maisons. Il y a de jolis gites mais comme le temps ne s’arrange toujours pas, et qu’il est encore tôt dans l’après midi, nous revenons sur Québec (c’est à 20 mn environ). Nous nous garons près de la rue St Louis, à l’extérieur des remparts et allons faire un tour à pied dans la ville Haute. Sur le chemin, nous essayons plusieurs hôtels tous au-dessus de 90-100cad hors taxes même des 2 étoiles. Nous nous renseignons auprès de l’office de tourisme qui nous propose moins cher seulement dans les motels à l’extérieur de la ville. Nous nous disons que nous irons voir par nous-mêmes… En repartant (c’est l’échéance du parcmètre) nous apercevons une affichette qui indique chambres à 69 cad à l’auberge st louis. C’est dans la ville haute, bon, il faut être un peu sportif pour monter les bagages sous les combles et accepter la salle de bain partagée mais pour 91 cad ttc avec le petit déjeuner à coté de l’hôtel Frontenac, c’est raisonnable pour Québec. Vous pouvez aussi laisser votre voiture 24H au pkg de l’hôtel de ville pour 12 Cad au lieu de 14. C’était la nuit de samedi à dimanche, peut être aurions nous pu nous garer gratuitement, mais bizarrement, nous n’avons trouvé personne pour nous renseigner sur ce point…(et les panneaux ne sont pas très clairs). Repas dans un très bon resto : aux anciens canadiens (si, si, j’ai bien dit un très bon resto…mais 176 cad quand même…pour soupe, plat et dessert, avec une bonne bouteille de syrah c’est vrai…).
16/09 Nous nous levons de bonne heure pour profiter de la ville sans la foule, la lumière est belle, et il fait bon flâner tranquillement dans les ruelles, nous nous promenons autour des remparts, allons du coté de la citadelle, prenons le petit déjeuner puis descendons dans la ville basse faire un peu de lèche vitrine dans le quartier du petit champlain et admirer les galeries de la rue St Paul.
Nous repartons en fin de matinée pour les chutes de montmorency (nous aurions pu nous en passer à mon goût), et nous apercevons à ce moment là que nous avons bien fait d’aller sur l’ile d’orléan hier : il fait beau et le week end, le pont est pris d’assaut ! Nous continuons jusqu’à cap tourmente où nous nous arrêtons pour faire une jolie randonnée de 2h30 environ. C’est encore trop tôt pour les oies des neiges et les bernaches mais la promenade vaut le coup. Nous nous arrêtons un peu plus haut pour visiter la cathédrale de Ste Anne de beaupré et le cyclorama. Nous avons hésité avant d’entrer (16 cad pour 2) mais n’avons pas été déçus : il s’agit d’une immense toile panoramique représentant Jérusalem au moment de la crucifixion de Jésus. C’est un peu l’ancêtre du cinéma, je n’avais jamais vu cela ailleurs, il n’en reste que quelques uns au monde. Le personnel est prolixe si vous avez des questions, bref c’est à voir au moins une fois (pensez à prendre vos jumelles si vous en avez, pour voir les menus détails). Nous voilà en fin de journée à Baie St Paul où nous dormons à la jolie auberge de la grande maison (les auberges ont plus de chambres et sont généralement un plus chères que les B&B).
17/09 Départ pour le parc des gds jardins et la balade du lac des cygnes : ça grimpe un peu (je la classe dans la catégorie des « moyenne difficulté » sachant que je suis loin d’être une grande sportive). Il fait beau, les arbres commencent à jaunir et à rougir, c’est chouette. Il paraît que d’autres randonneurs ont vu une ourse et ses oursons en contrebas du sommet. Nous n’aurons pas eu cette chance mais nous avons bien apprécié ces 3h d’escapade (sauf les bibites…en fait des petits moucherons noirs indolores sur le moment et très voraces ! Ce sera heureusement le seul endroit où nous les rencontrerons mais les piqûres auront duré un moment !) C’est notre 1er parc, nous avons un peu hésité avant d’acheter la carte Sepac (30 cad par personne) mais a raison de 3.5 cad par parc en général nous l’aurons finalement bien amortie surtout qu’à plusieurs endroits, selon la météo et notre heure d’arrivée nous avons fait une entrée un jour+une 2e le lendemain. www.sepaq.com Nous continuons à remonter la rive nord : st joseph de la rive où nous visitons la papeterie st gilles en attendant notre 1er traversier pour l’ile aux coudres : petit tour de l’ile, re traversier dans l’autre sens et très jolie halte au cœur d’art, gite aux éboulements tenu par Johanne Thomas. Notre chambre « marine » donne sur l’ile aux coudres elle a l’avantage d’avoir une sdb partagée mais accessible depuis chacune des 2 chambres sans avoir à passer par l’extérieur. Le petit déjeuner devant la baie vitrée entre chien, chat et perroquet est parfait, et Johanne, qui a aussi une galerie à baie St Paul est vraiment charmante. En plus c’est l’effervescence, elle prépare le festival rêves d’automne de baie St Paul qui doit avoir lieu la semaine suivante. Ses tableaux vernis en relief sortent de l’ordinaire…pour les curieux, voici son site : www.coeurdart.ca
18/09 après un passage par Cap aux oies et Ste irénée, nous voici à la Malbaie. C’est une petite escale (nous en sommes à 850km depuis le départ), mais nous voulons profiter du beau temps et voir le parc des htes gorges. C’est trop tard pour aujourd’hui, nous visitons tranquillement les environs (manoir richelieu et belles maisons aux environs), pointe au pic, plage de cap à l’aigle et surtout nous profitons de l’hospitalité de Louise au BB rêve d’aigle (à cap a l’aigle) : elle est pleine de petites attentions pour nous rendre la vie agréable et son petit déjeuner vaut le détour, elle fait partie des hôtesses qui nous auront marqués pendant ce voyage. www.aigledunreve.ca En plus nous nous retrouvons en compagnie de 2 sympathiques motards québéquois qui nous ont donné des tuyaux sur les routes et nous ont entre autre expliqué l’importance de TV5 pour eux…et la préservation de la langue et de la culture francophone sur ce continent anglo saxon…à bon entendeur !
19/09 En route pour le parc des htes gorges…nous choisissons l’acropole des draveurs. Il fait très beau (nous montons en tee shirt) et nous rencontrons un couple de québéquois sympas et bavards qui nous font un peu oublier la gravité ! En haut c’est superbe mais celle-là, je la classe dans les « difficiles » : après 5-6H de montée-redescente dans les pattes nous regardons depuis la voiture jusqu’où nous sommes allés…gloups ! Heureusement que nous ne le savions pas avant, je ne sais pas si nous aurions eu le courage d’attaquer ! Nous continuons la route :petite escale à Port au persil mais l’auberge qui nous inspire est trop chère et il est encore tôt, il n’y a pas grand chose à visiter et nous poursuivons donc vers la rive sud du Saguenay : la route est superbe. Une petite halte à petit Saguenay et nous voilà à l’Anse St Jean. Nous avons repéré un BB : le globe trotter…Celui là, vu son nom, on ne peut pas le zapper ! Je vais donc frapper (c’est toujours moi qui suis de corvée de négociation…mon cher et tendre conduit, lui…) et me retrouve en face du mémorable André Bouchard !!!! Oui, oui, j’ai bien dit mémorable ! Il sait ce dont un voyageur a besoin : peignoirs moelleux, chambres bien conçues, internet en libre service, eau minérale, véranda donnant sur la rivière livres et revues touristiques à disposition…Et je ne vous ai pas encore parlé des succulents petits déjeuner concoctés par mister André et servis dans la bonne humeur générale. Bref, un nouveau proverbe lyonnais est né : lorsque, parfois, on trouvait qq chose de nettement moins bien, la formule consacrée était « Aaaah ! ici c’est sûr que c’est pas chez le globe trotter ! » Nous avons aussi diner-souper- comme disent les québéquois- dans un petit resto sympa : le bistrot de l’anse : sans prétention, ils servent pâtes, burgers, pizzas mais réalisés avec de bons produits bios et c’est ma foi fort goûteux et pas plus cher qu’ailleurs (ni moins…) ! Avec le recul, nous serions bien restés une journée de plus ici mais à ce moment là il était encore difficile de savoir si nous aurions du temps ou pas sur la fin…En tous cas merci André, nous nous souviendrons longtemps de toi !!! www.bbcanada.com/322.hyml/
20/09 nous traînons un peu autour de l’anse st jean (car arrivés trop tard la veille pour faire un tour), et faisons une partie du sentier de la vierge du coté de rivière éternité : nous ne re-descendrons pas jusqu’à la statue, découragés par d’autres visiteurs et sans doute aussi un peu feignants suite à la randonnée de la veille… Nous voilà à Roberval où nous voulons nous arrêter pour visiter val jalbert le lendemain. Quelle déception : les gîtes sont peu accueillants et chers, les motels aussi mais après avoir tourné un moment nous finissons par le motel Roberval : 91 cad avec pdj pour se retrouver à l’entrée de la ville au bord de la nationale. C’est correct par rapport à ce qu’on a vu d’autre sur le coin, mais c’est d’un très mauvais rapport qualité prix par rapport à nos gites habituels : on a finalement pris l’habitude des sdb partagées et l’hospitalité n’a rien à voir…Resto grequo recommandé par le routard…à éviter si vous voulez mon avis…Bon c’est une soirée sans, il en faut bien une de temps en temps… Si vous passez par là, essayez plutôt vers mashteuiatsh ou en dehors de la ville.
21/09 Val jalbert (38 cad pour deux), visite d’un village historique reconstitué : le site qui entoure le village est sympa mais si vous avez peu de temps, il vaut mieux privilégier le zoo de St Félicien… Oui, oui je sais, c’est un zoo, avec des bestioles en captivité forcément (j’en entends déjà certains), mais en fait c’est plutôt nous qui sommes en cage (trimballés dans un petit train grillagé), et les bestioles en question sont représentatives des espèces qu’on trouve en Amérique du Nord : orignaux, ours noirs, chiens de prairie, Wapiti, bisons, loups etc… J’ai trouvé la formule agréable et n’ai pas eu mauvaise conscience après la visite…sauf peut être, vis à vis des 2 ours polaires qui avaient l’air de bien s’amuser dans leur piscine, mais là j’ai quand même plus de doutes ! En tous cas ils étaient magnifiques à voir sous l’eau à travers les parois vitrées avec les bulles d’air qui remontaient de leur fourrure… Nous continuons par le nord du lac st jean pour nous retrouver en fin de journée chez Marie : au petit bonheur à Péribomka : voilà une étape qui porte bien son nom et nous fait oublier celle de la veille. Marie est énergique, c’est le moins qu’on puisse dire ! En plus elle a passé plusieurs année en France et c’est intéressant de voir son point de vue sur les français…Voici en tous cas un sujet à éviter si vous croisez en France l’un de ses compatriotes : l’accent québécois…C’est vrai qu’à longueur de journée cela doit finir par être lassant…et manquant d’originalité de surcroît…qu’on se le dise !!! Et au Québec, n’oublions pas que c’est nous qui devons avoir un accent bizarre…Autant éviter les sujets qui fâchent mais j’espère bien que vous garderez longtemps cette façon de parler qui nous fait sourire : non par moquerie, mais parce qu’elle nous attire tout de suite de la sympathie et que vos formules sont souvent bien plus imagées et charmantes que les nôtres…et qui plus est, souvent inattendues pour nous, tout simplement ! Nous passons une très bonne soirée à discuter d’histoire d’ours avec des suisses de passage autour des bons petits plats de Marie. Si vous passez par là en fin de journée arrêtez vous au petit bonheur et ne ratez pas la table d’hôtes : l’un des meilleurs rapports qualité prix du voyage (et très bonne cuisine…si si !!!)
22/09 1850 km au compteur. Nous repartons sur la rive nord du Saguenay : parc de la pte taillon, ste rose du nord, sacré cœur et pointe de l’anse. Nous suivons pour une fois le routard qui parle de la ferme 5 étoiles comme l’une des meilleures étapes du Québec (à Sacré Coeur avant Tadoussac)… Mouais… Je ne sais pas ce que valent les activités, mais pour la partie chambre + table d’hôtes c’est bien moyen et ça sent l’industrie touristique à plein nez. Il fait gris et pluvieux, nous allons faire un tour à Tadoussac et apercevons quelques petits rorquals depuis le rivage.
23/09 Balade à baie Ste marguerite de bon matin pour essayer d’apercevoir les belugas mais il y a beaucoup de vent et ce ne sera pas pour cette fois ! Retour à Tadoussac où vu la météo nous décidons finalement de ne pas prendre le tour en bateau (puis il faut dire que nous avions été gatés coté baleines à la péninsule de Valdes il y a qq années et en Afrique du sud…nous préférons rester sur ces bons souvenirs). Nous remontons le St Laurent et nous arrêtons à Cap bon désir (réserve canada qui ne fait pas partie du réseau Sepaq 13.80 cad pour 2). Nous apercevrons encore quelques petits rorquals pas très loin…mais pas très spectaculaires (on voit sur leur dos). Puis nous continuons de longer la rive nord : la route est belle et nous arrivons tranquillement à Godbout en fin de journée (gite du vieux quai : sympa mais un peu cher avec la table d’hôtes…il faut dire qu’il n’y a pas grand chose d’autre au village à part un motel peu engageant) et Baie Comeau, un peu plus au sud ne nous a pas franchement inspirés (on dirait une zone industrielle).
24/09 Nous voulons aller voir l’archipel de Mingan, Cap au nord donc ! Petit arrêt à la pointe des monts pour aller voir le phare…Finalement un « petit » ours noir en train de déguster une carcasse de je ne sais quoi à coté de la table de pic nic nous dissuade d’aller jusqu’au phare, mais le site est superbe. Le petit détour vaut le coup si vous passez dans le secteur. Les petits villages et les épinettes se succèdent ensuite, l’office de tourisme de port quartier nous donne le guide avec les renseignements concernant les croisières pour Mingan…et nous voilà en début d’après midi à Havre st pierre. Nous commençons par aller à l’office de tourisme d’où l’on peut booker les tours…Il est bizarrement désert et l’on finit par apprendre qu’il n’y a plus de croisière pour l’archipel de Mingan depuis mi septembre (contrairement à ce que les brochures de la région Duplessis indiquaient). Déception !!! Il y aurait peut être eu une petite chance de pouvoir partir de longue pointe de Mingan le lendemain a 9h selon la météo et selon le nombre de participants mais il n’y avait quasiment rien d’ouvert pour dormir sur place et nous n’avons pas envie de « perdre » un après midi pour peut être rien. Du coup retour à Godbout –800 bornes dans la journée – pour pouvoir prendre le ferry à 8h00 le lendemain matin direction gaspésie.
25/09 A cette époque de l’année, pas besoin de réservation pour le traversier vers Matane : il n’y a qu’à mettre la voiture sur la file d’attente lorsqu’on se lève environ une heure à l’avance (le gite du vieux quai n’est pas loin de l’embarcadère, c’est pratique). Coût de la traversée : 58 cad pour 2 adultes + la voiture. Nous voilà vers 9h30 sur la rive sud du St laurent. Avant de partir faire le tour de la Gaspésie, nous décidons de redescendre au sud pour voir les jardins de Métis (encore chouettes malgré l’époque un peu tardive) et le parc du Bic. Il fait gris dans l’après midi et nous ne faisons qu’un petit tour au parc (dans ces cas là la carte Sepaq a tout son intérêt), nous profitons du mauvais temps pour assister à une conférence intéressantes sur les phoques (nous sommes maintenant incollables sur les phoques communs et les phoques gris : les 2 espèces que l’on trouve le plus fréquemment dans le coin). Pour dormir nous ne voulons pas être trop loin de l’une des entrées du parc : l’auberge du Mange Grenouille, au village du bic m’attire l’œil par sa belle couleur rouge et son nom évidement. Me voilà à la réception, un client est en train de prendre un chambre devant moi, c’est cosy, la carte affiche un menu gastronomique à 80cad…ça sent le luxe !!! Je tente quand même ma chance et là miracle ! Oui, si on soupe sur place ce soir (les tables d’hôtes commencent à 30cad…j’ai quand même vérifié…), le patron me fait un prix sur le BB. Su-per ! la chambre est très mignonne, dehors le jardin est charmant, et on peut même profiter du spa qui donne sur le parc du Bic en contrebas (mais c’était un peu frais ce jour là) et le resto…je ne vous dit que ça ! Alors là… c’est cher (bien sûr nous dépassons allègrement le budget habituel) mais c’est superbe !!! Le service est parfait, la déco géniale, les plats à la fois originaux et savoureux : bref c’est l’idéal pour une délicieuse soirée en amoureux. Et le matin le petit déjeuner se prend dans la même salle avec vue sur le parc du Bic : parfait pour démarrer une belle journée ! Toutefois le prix sur la chambre doit dépendre du moment où l’on arrive : nous y avons envoyé un autre couple rencontré 15 jours plus tard, et il semble qu’ils n’ont pas reçu le même accueil à la réception… Quoi qu’il en soit cela restera pour nous un très joli souvenir. www.aubergedumangegrenouille.qc.ca
26/09 Encore une jolie balade au parc du Bic, et c’est parti pour le tour de la Gaspésie : nous allons jusqu’à Amqui, il fait un peu gris et les couleurs ne sont pas encore au rdv. Nous remontons sur la cote nord et nous arrêtons à Ste Anne des Monts. Encore une jolie rencontre ce soir : nous dormons au gite « sous la bonne Etoile ». Véronique est aux petits soins, tout est prévu pour nous mettre à l’aise, et alors les confitures maisons… Je ne vous dit que ça ! Merci Véronique pour ta gentillesse, ton sourire et ta générosité : ta bonne étoile vaut bien tous les palaces 5 étoiles ! www.souslabonneetoile.com …Et en plus il y a un bon resto de poisson à Ste Anne : la poissonnerie du quai.
27/09 De Ste Anne aussi, nous partons à regret, direction parc de la Gaspésie. Il fait grand bleu aujourd’hui, nous avons le temps de faire les jolies balades du lac aux américains et du Mont Fortin : sur le chemin du retour nous avons même la chance de croiser une mère orignal et son petit qui se mettent à traverser le sentier devant nos yeux éblouis. Même le « petit » est haut sur pattes : on s’en rend bien compte quand il sort des buissons ! Merci encore Véronique ! C’est encore elle qui nous avait conseillé cette marche. Nous faisons étape à Cap des rosiers pour ne pas être trop loin de l’une des entrée de Forillon le lendemain : il reste une chambre à la belle forillonne : elle est petite mais le cœur de ses hôtes est grand ! Et ce sera le petit déjeuner le plus pantagruélique de tous (pourtant la compétition est sévère en la matière). www.gitescanada.com/labelleforillonne
28/09 Il pleut : ce sera la plus mauvaise journée du voyage coté météo. Nous abandonnons les projets de balade a Forillon et décidons de faire une journée « pratique » à Gaspé : lessive, courses etc… BB l’Emerillon (que nous ne recommandons pas : c’est joli, mais cher et sans âme, nous aurions du dormir à Cap aux Os si nous avions su…). Nous testons aussi Tim Horton : le fast food devant lequel les canadiens font la queue pour avoir du bon café le matin. Niveau sandwich en tous cas ça ne vaut pas les wendy’s….(old fashionned hamburger : non c’est pour rire, je ne fait pas la promo des fast food, mais puisqu’on mange ici plus pour se nourrir que pour déguster, le menu baconnator du wendy’s n’est pas le moins bien placé en rapport qualité prix.)
29/09 Aaaah il fait beau !!! Balade matinale à Forillon…où nous perdons du temps pour retrouver la voiture en revenant du Mont st Alban… Nous continuons la route jusqu’à Percé : la vue en arrivant au dessus du village est très jolie. Beaucoup de motels, nous arrivons au BB du presbytère que Véronique nous avait recommandé : Michel est adorable et le gite très joliment décoré. On a l’impression de déjeuner dans une salle à manger de princes le matin et de nombreuses spécialités locales sont au menu (cretons, fromages, beurre d’érable etc…) www.perce-gite.com En allant faire un tour au village, nous nous faisons alpaguer pour nous faire acheter le tour en bateau pour l’ile de bonaventure. Je discute un peu : l’après midi est déjà bien entamé et j’aimerais prendre mon temps pour visiter l’ile. Finalement pour 30 cad, nous ferons le tour de l’ile en bateau aujourd’hui et partirons demain avec les salariés de la Sepac à 8h30 pour visiter l’ile et voir la colonie de fous de bassans : vendu ! …Si ce n’est que nous allons réserver 2 couverts à la maison du pêcheur…et que nous voyons le bateau partir à toute allure par la fenêtre ! Ils pensaient avoir tout le monde à bord et sont partis plus tôt que prévu ! Eh oui c’est la fin de la saison !!! Le bureau les appelle et ils reviendront finalement nous chercher La balade en mer est sympa, la lumière est jolie en fin de journée les fous de bassans de disputent le moindre recoin de corniche, les phoques barbotent et un petit rorqual vient même montrer son dos juste avant de revenir à quai. Nous faisons aussi la rencontre d’un bucheron de la cote ouest, fraichement retraité et de sa femme : histoires d’arbres, d’ours, et de chinois qui cultivent de la dope dans les recoins des forêts de Colombie britannique… Repas à la maison du pêcheur (miam)
30/09 Levés de bonne heure pour ne pas rater le bateau qui part à l’heure. Il n’y a pratiquement aucun touriste avec nous, nous avons l’impression que l’ile est a nous : les rangers sont très sympas et nous expliquent que les fous qui ont maintenant élu domicile sur la terre ferme faute de place sur les corniches ont cependant gardé leurs habitudes de défense du territoire : gare à celui qui atterri un peu trop près du nid du voisin ! Prises de bec garanties : c’est chouette à voir, la plate forme d’observation est bien conçue et permet de bien les observer sans les déranger… A ne pas rater ! (attention quand même : nous avons rencontré des touristes qui ont trouvé porte close 10 jours plus tard !). Au retour nous prenons un bateau qui vient d’amener une cinquantaine de touristes : essayez d’y aller de bonne heure... Nous continuons la route qui longe la cote sud, nous pensions faire escale à Carleton mais ne sommes pas inspirés…Pas plus que par l’espèce d’auberge « château Bahia » perdue dans la forêt, déserte, et qui nous fait l’effet d’un coupe gorge…ambiance blair witch si vous voyez c’que j’veux dire… Des touristes que nous avons rencontrés plus tard nous ont pourtant confirmé que c’était plutôt sympa…comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Nous faisons juste un tour au parc de Miguasha sur les berges (Musée trop cher pour voir des fossiles, même avec la carte Sepaq et en plus il est déjà tard). Nous finissons par atterrir en territoire anglophone, à Campbeltown. Un seul B&B en ville, passable sans plus. Un truc à savoir : les taxes n’étant pas les mêmes, l’essence est moins chère qu’au Quebec : faites le plein coté New brunswick ! (10 cad de moins sur un plein environ)
01/10 Nous continuons de longer la cote tranquillement jusqu’à Caraquet. Il est encore assez tôt mais nous n’aurons pas le temps de visiter Lameque et Miscou aujourd’hui. Nous nous arrêtons donc un peu par hasard au gite l’isle du randonneur : encore un des excellents rapports qualité/prix du voyage. Ils fêtaient leur 4ieme étoile et demie le jour de notre passage. Petit verre de bienvenue à la rhubarbe pour nous accueillir, une belle chambre et grande salle de bain tout confort et propreté irréprochable et …Denise… Une acadienne pur souche et fière de l’être ! Au moment du petit déj la voilà revêtue du costume traditionnel pour nous conter les aventures de Gabriel et Evangéline... Ou comment nous autres, vilains français, les avons abandonnés aux mains des perfides anglais qui les ont dispersés à travers le monde pour leur piquer leurs meilleures terres… Je ne vous en dis pas plus mais vraiment ne loupez pas Denise si vous passez par là ! www.randonneurbb.com Comme nous avions du temps, nous sommes allez nous promener sur le site du village historique acadien. La saison est déjà terminée nous avons donc pu nous promener tranquillement et gratuitement sur les lieux. Même si je ne suis pas très férue d’histoire, je pense que ça doit valoir le coup avec tous les comédiens qui retracent la vie d’antan… Le soir, souper a la chocolaterie huuuuuuuuuuum !!!! Même les plats salés sont bons…et quant au dessert, je ne vous en parle même pas !
02/10 5000 km au compteur. Visite des iles Lameque et Miscou, et de leurs pittoresques tourbières aux couleurs rouges, tracadie sheila et son méga homard, Nous roulons et il est trop tard pour voir le parc de Kouchibouguac aujourd’hui, d’autant plus que la carte Sepaq ne fonctionne plus ici ! Nous nous arrêtons donc a Richibucto, juste a coté : ce n’est pas très beau et tout est cher : nous finissons au motel Silver birch (74.10 cad sans pdj), c’est ce qu’il y a de moins cher dans le coin, si vous passez par là, essayez le BB juste à la sortie du parc avant la ville…c’est sans doute d’un meilleur rapport qualité prix… Rien ne nous inspire non plus comme resto : ce sera A&W ce soir (burger). Une anecdote marrante pour nous autres français : ils me propose coca ou « beer » comme boisson, j’opte pour la bière quelle erreur !!! Il ne s’agit en fait pas de bière mais d’une espèce d’infâme breuvage médicamenteux…beurk ! qu’on se le dise, les canadiens eux non plus ne servent pas d’alcool !
03/10 Nous voilà levés de bonne heure et de bonne humeur pour voir Kouchibougouac : c’est un beau parc, nous y passons un bon moment, si bien que nous n’irons pas bien loin ce soir : après nous être arrêtés a la dune de Bouctouche (jolie promenade en bois de + de 2km), nous décidons de dormir a bouctouche. Un panneau indique des chambres pas chères au BB au bord de la baie, je vais donc voir… Le proprio est parti pour la journée et a laissé les clés de la maison aux touristes qui sont là pour 2 jours ! C’est donc Mona qui me fait l’article…ça fait un peu bizarre mais je me laisse tenter devant le prix très correct des chambres. Et nous voilà à discuter devant la baie avec Hervé et Mona de l’ile de la Réunion. Ils préfèrent se préparer à manger sur place et lorsque nous revenons du resto, ils nous ferons gouter la poutine à trou : rien à voir avec l’autre, c’est une espèce de brioche avec de la confiture a la pomme dedans. Charles n’est toujours pas là mais nous bavardons et rigolons bien, et la soirée se passe très agréablement. Nous aurons quand même entendu le fameux Charles rentrer VERS 2H du mat et l’aurons rencontré au petit déjeuner…Comme beaucoup, ici, il fait autre chose que BB, il est aussi chauffeur de bus (pour d’autre dans le coin c’est souvent un travail dans l’industrie de la pate a papier). Nous quittons Hervé et Mona à regret (a propos, Hervé est photographe, voici son site : www.panoramas.re Nous voilà partis pour l’ile du Prince Edouard (IPE)
04/10 Nous arrivons via le pont de la confédération. A savoir : l’entrée est gratuite, le paiement se fait seulement au péage du retour ou sur le ferry (un peu plus cher mais plus a l’est). 2 chouettes offices de tourisme coté continent et coté IPE avec accès à internet et tous les services qu’un touriste peut espérer. Nous commençons d’explorer l’ouest : Summerside et les concours d’épouvantails dans les jardineries : c’est la foire aux citrouilles à cette saison, de nombreuses maisons et boutiques font de belles décorations automnales dans leur entrée ou leurs jardins. Nous optons pour la cote nord : pas grand-chose d’intéressant à voir de ce coté là, si ce n’est l’ambiance douce et tranquille à la fois bucolique, campagnarde (culture de patate à gogo) et maritime de l’ile. Nous ne sommes pas allés jusqu’au North cape, et le coin que nous avons préféré de ce coté est sans conteste le phare et le parc de Cedar dunes. Ce soir nous allons dormir du coté de Cavendish qui semble être la station balnéaire la plus animée du secteur… En fin de journée la route pour y arriver est magnifique à la lumière du couchant…mais le temps avance et nous ne pensions pas arriver dans une ville fantôme : tout à l’air mort et fermé, avec le parc d’attraction à coté et le jour qui tombe, on se croirait dans scoubidou ! Nous trouvons une chambre très correcte au motel Cavendish (80.45 cad avec pdj), mais pas de BB en vue à cette époque de l’année !
05/10 Nous nous promenons dans le chouette parc national IPE (dunes, marais). Nous allons aussi du coté de Rustico et North Rustico (villages sympas). Finalement, nous ferons l’impasse sur la partie est de l’ile : un petit tour à Charlottetown (sympa), puis nous décidons de dormir à Summerside, pour être plus prêts de la sortie de l’ile le lendemain. La aussi, peu de BB sont ouverts (le week end de thanksgiving approche). Sur IPE finalement nous aurons bien aimé le coin de Cedar dunes et du parc nat.ipe mais les routes sud du circuit central (Summerside-Charlottetown par la cote) et nord du circuit ouest (de Summerside à Bideford) sont plutôt décevantes. Pour le reste je ne peux pas vous dire, nous avons peut être raté de jolies choses ??? (North cape et est de l’ile)
06/10 Nous retraversons le pont dans l’autre sens (40.75 cad) et nous dirigeons vers la nouvelle écosse en longeant la cote. Nous arrivons en début d’après midi a port Hawkesbury (entrée de l’ile du cap breton). Il fait beau, nous décidons de partir en direction du Cabot Trail. La route 19 est jolie, mais les villages que nous traversons sont minuscules…nous décidons donc de pousser jusqu’à Chéticamp…quelle erreur ! C’est thanksgiving, le festival celtique et samedi soir en fin de saison : tout est réuni pour que les hôtels affichent complet ! Nous finirons par dormir dans la chambre des proprios du bb pilot whale a 112 cad quand même…mais je pense que nous pouvons nous estimer heureux de n’avoir pas eu a repartir de l’ile !
07/10 : il fait gris, ce n’est sans doute pas la journée idéale pour voir le Cabot trail mais tan pis ! (accès 13.8 cad). Les couleurs de ce coté tirent plus sur le jaune que le rouge, mais la route cotière fait surement partie de la liste des plus jolies que nous ayons vues (avec la Great ocean road en Australie, la 17 miles drive en Californie, une bonne partie du nord et de l’ouest des routes côtières corse, chapman’s peak drive au Cap ou encore la rd 25 qui longe le pacifique a Coromandel en Nouvelle Zélande…liste non exhaustive !!!) Nous voila a port Hawkesbury en fin d’après midi. Nous allons souper au cove restaurant (juste après la sortie de l’ile cap breton, motel-resto signalé par un grand pêcheur jaune : le cadre est sympa et c’est bon !).
08/10 7000 km au compteur. Nous nous dirigeons vers Halifax, la ville est intéressante et agréable a visiter, mais aucun gite ni motel ne nous inspire …nous repartons en direction de Peggy’s cove et aboutirons vers 21h00 a Shad bay, dans un motel tenu par un indien bien sympa : le blue nose inn (80 cad avec café le matin). La chambre est sympa, la vue est très jolie (nous nous en rendrons compte au lever du jour)…et nous sommes les seuls clients ! ambiance shinning !
09/10 : ce coin là est très chouette, nous retournons sur nos pas visiter prospect, joli petit village au bord de l’eau Peggy’s cove et son fameux phare (touristique mais agréable), Malhone bay et enfin Lunenburg jolie petite ville où nous dormirons au bonnie’s bb.
10/10 Nous continuons de longer la cote et nous arrêtons nous balader a l’annexe côtière du parc Kejimkujik (jolis bords de mer, phoques), Yarmouth, et escale a Digby : bb bayside’s inn, sympa, en bord de mer.
11/10 Nous décidons de visiter Long et Brier island : il n’y aura pas de baleine au programme mais des phoques et de jolis sentiers. Nous n’avons pas regretté le détour. Mais il y en a bien pour une journée de visite, du coup nous n’allons pas plus loin qu’Annapolis royal ce soir : c’est une jolie étape et nous tombons sur un magnifique bb tenu par la très sympathique Faith : le King George Inn :allez y c’est super : maison historique, grand luxe : salle de bain dans la chambre, cheminée, lumière tamisée, meubles d’époque, TV…et bon petit dejeuner pour un prix très raisonnable ! www.kinggeorgeinn.20m.com
12/10 Nous ratons de peu le mascaret à Truro (vague qui remonte le fleuve au moment de la marée montante) et nous voilà en fin de journée à nouveau au New brunswick à Moncton. Il pleut comme vache qui pisse et, alléchés par les prix affichés et las de rouler, nous trouvons le pire bb de tout le voyage : le glory inn : n’y allez pas c’est moche et sale. Pas grand-chose a faire en ville non plus à part boire un coup et manger mexicain…Bref, c’est plutôt un jour sans !
13/10 Nous partons de bonne heure et sans remord pour tester la cote magnétique (faux plat qui donne l’impression d’être attiré en haut d’une cote, moteur coupé, comme par un aimant ): c’est marrant mais honnêtement, je ne sais pas si ça vaudrait le coup de payer pour ça ! Nous visitons les fameux Hopewell rocks, nous baladons au cap enragé et dans le parc de Fundy, faisons un tour a st John qui ne nous inspire pas (assez industriel et pas beaucoup de charme…genre Glasgow pour ceux qui connaissent), bref, nous allons jusqu’à St Andrews by the Sea et dormons au pub Kennedy house. Le village est très joli, la lumière magnifique en fin de journée et le Harbour front restaurant parfait…Nous avons bien fait de continuer jusqu’ici…après de toutes façons, c’est quasiment l’Amérique –US- et bye bye l’Océan !!!
14/10 Nous allons jusqu’à la frontière à St Stephen, observons les files d’attentes à la frontière (le CAD est pour la 1ere fois supérieur a l’US Dollar et c’est la ruée vers les magasins américains le week end), puis nous remontons sur Fredericton la ville est agréable mais peu animée le dimanche, nous poursuivons le long du fleuve st jean : la route est superbe et les couleurs sont bien là, nous passons devant le plus long pont couvert du monde, la capitale mondiale de la patate (siège de Mac Cain), jetons un coup d’œil aux gorges de Grand sault et finissons la journée à Edmunston. La ville est assez industrielle : des aqueducs transportent de la pate à papier vers les US, de la fumée blanche s’échappe ici et là, et l’odeur spécifique à cette industrie est omniprésente. Juste avant l’entrée de la ville, nous faisons halte au nid d’aigle : très joli BB avec sdb dans la chambre, accueil aux petits oignons par Norma, balade dans le jardin et le long du fleuve et petit déjeuner gratiné : superbe adresse, là aussi, allez y ! www.aunidaigle.com Nous dinons en ville, chez charlotte, cher mais très bon.
15/10 Nous continuons a remonter vers Montréal cette fois ci nous revoilà au Québec. Nous nous promenons du coté de Packington, Notre dame du lac (pour les campeurs : les gérants du camping ici sont plus que sympas), Cabano. Puis nous retrouvons le St laurent à hauteur de Rivière du loup. Nous le redescendons par la Rte 132. Kamouraska nous plait bien, mais c’est finalement à St jean port joli que nous ferons halte au bb de l’Hermitage (jolie vue et tranquille à l’écart de la route) www.maisonermitage.com . St jean port joli est réputé pour ses sculpteurs sur bois : l’expo au bord de l’eau et le musée valent vraiment le détour : nous n’étions pas très chauds pour ce dernier et nous sommes laissés convaincre mais n’avons pas regretté : c’est très bien fait, on ne s’ennuie pas et vous verrez des œuvres que l’on ne voit nulle part ailleurs, L’hommage à Norman Rockwell en sculpture sur bois vaut le détour à lui seul.
16/10 Nous hésitons puis finalement nous disons qu’une autre petite étape à Quebec serait sympa : on trouve sans grande difficulté le chouette bb la maison sous l’orme à Levis www.geocities.com/sousorme/ A la différence de Quebec on peut se garer facilement sans frais. Certes, il faut prendre les escaliers (et surtout les remonter au retour) et payer le traversier 10.60 cad ar pour deux mais à choisir, je dormirais plutôt à Lévis qu’à Quebec (en plus, le soir au retour, la vue sur Quebec illuminé depuis le traversier vaut vraiment le coup d’œil). Re-balades à Quebec, souvenirs (ne ratez pas la boutique oh bois dormant au bout de la rue du petit champlain, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux, et resto au lapin sauté (un régal celui là, notamment les lasagnes au lapin, rue du petit champlain aussi).
17/10 Puisque nous avons un peu de temps avant notre dernière nuit à Montréal, nous faisons un détour par les cantons de l’est : sherbrooke (nous aurions mieux fait de zapper et de passer plus de temps autour du lac massawipi), North hartley puis Magog : dernière petite escale sympa au bb au cœur de magog : Christiane est intarissable sur sa région www.aucoeurdemagog.com Nous n’aurons malheureusement pas beaucoup de temps pour approfondir le sujet, et les couleurs sont déjà parties à ce moment là.
18/10 Il faut faire le check in aux suites labelles et rendre la voiture avant midi : nous ne trainons pas car même en milieu de journée, il faut se méfier des embouteillages aux ponts à l’entrée de Montréal. Mais tout se passe bien, nous arrivons le réservoir vide chez Alamo : je n’ai jamais vu un retour de véhicule se passer aussi vite : un coup d’œil, un coup de scan et un petit débit carte du plein d’essence, en 10 mn c’était réglé ! Bye bye bonne vieille Dodge et supers journalistes de radio Canada sur l’auto radio…Nous la rendons avec 10 657 km de plus au compteur. Il fait beau, nous nous promenons tranquillement dans Montreal et visitons notamment le village que nous n’avions pas encore vu. Pizza rue St Denis.
19/10 Notre avion est à 23h25 mais il pleut pour ce dernier jour. L’hôtel a accepté sympathiquement de nous laisser la chambre jusqu’en début d’après midi, puis de garder nos bagages (la navette pour l’aéroport est à moins de 10mn a pied). Nous visitons le musée des beaux arts, un peu de ville souterraine pour éviter la pluie et faisons un tour à l’I-Max sur les quais, pour passer le temps. Brasserie rue St Denis en fin de journée. Bref, dernière journée tranquille…On rencontre encore une dernière super Québéquoise dans la navette qui nous emmène à Trudeau et voilà. Le vol Air transat de retour vers Lyon est plein mais se fait sans problème et à l’heure !
Budget : 2635 euros par personne tout compris (dont avion 500 euros, et location de voiture 450 euros chacun pour 34 jours)
Mes impressions en bref : 1-Vive les Québéquois, vive les canadiens, rien que pour ça allez y ! …et Merci à tous ceux qui nous ont si gentiment accueillis ! 2-N’espérez pas trouver un super rapport qualité prix 3-N’y allez pas pour bien manger… 4-Ecoutez radio Canada : c’est instructif et les journalistes sont bien plus percutants, plus enthousiastes (en un mot…plus intéressants) qu’en France. 5-L’automne est une magnifique saison (bien plus de rouge que chez nous), je ne suis pas sure que les paysages m’auraient autant plu en été…Mais faites attention de ne pas trouvez porte close dans beaucoup d’endroits après le 30/09 6-C’est vraiment une destination « pépère » : on ne se prend pas la tête, tout roule, les infrastructures sont bonnes, pas de gros pb de sécurité : idéal pour commencer les voyages en individuel (je suppose qu’en été, il vaut quand même mieux réserver les « couettes et café » à l’avance).
Sites utiles : Parcs nationaux: Sépaq Courriel : inforeservation@sepaq.com Site Internet : www.sepaq.com
Parcs fédéraux: Parcs Canada Courriel: parcscanada-que@pc.gc.ca Site Internet: www.pc.gc.ca
www.bonjourquebec.com www.giteetaubergedupassant.com www.hebergement-quebec.net www.traversiers.gouv.qc.ca et www.traversier.com http://www.dfait-maeci.gc.ca/...as/faq-fr.asp#1_1_14
Lecture : Noeuds et dénouements de Annie Proulx, (Prix Pulitzer et National Book Award…. Rien que ça !). Ce n'est pas le Québec...c'est Terre-Neuve mais les personnages sont attachants, on a froid pour eux, on a l'impression d'entendre le vent siffler et les vagues rugir... Je conseille !!!! 😉
Comportement respectable?
Alors pourquoi, pour notre 1er jour, le ciel est-il si nuageux, les rues deviennent si sombres, des gouttes nous tombent dessus, de plus en plus drues, les motos se transforment en imperméables ruisselants (sans s'arrêter) ?
Nous nous réfugions dans un bar où nous buvons nos 1ères boissons pas fraîches (les boissons sont exposées sur le bar et il n'y a rien dans le frigo). Bière Bia Hoï pour moi.
Nous profitons d'une accalmie pour continuer notre promenade, mais devons vite nous abriter sous un auvent. Achat d'un imper à vieille marchande, marchandage pour 4 de plus. Comme elle n'a pas de stock, elle part en chercher d'autres et Annette essaye le sien. Qui se déchire aussi vite qu'enfilé. Quand la petite vieille revient avec ses articles, nous lui payons un seul et refusons les 4 autres. Elle va nous poursuivre pendant 15 minutes....
Annette au sec et nous 4 tout mouillés, nous allons manger au "Cyclopouss", dehors, sous une pergola. Joli décor, excellente cuisine.
Lu sur un bloc relatant un voyage au Vietnam, le 1er Juillet 2007. Il s'agit bien entendu d'imperméables jetables vendues dans les villes au VietNam dès que la pluie tombe.
Vos commentaires?
Lu sur un bloc relatant un voyage au Vietnam, le 1er Juillet 2007. Il s'agit bien entendu d'imperméables jetables vendues dans les villes au VietNam dès que la pluie tombe.
Vos commentaires?
Espace Affaires et Espace Première sur Air France
De nombreux forums sur VF traitent des salons, des sièges, des repas ou de l'accueil à bord sur Air France, mais aucun ne regroupe les quatre sur un même forum. Je propose cette page -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences, heureuses ou malheureuses en cabine l'Espace Affaires ou l'Espace Première sur Air France. En voilà quelques unes pour commencer.
Merci à tous pour vos contributions ! 🙂
Merci à tous pour vos contributions ! 🙂
Vos commentaires sur Air France?
Que pensez vous d'Air France ?
Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci
Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci
Connaissez vous l'agence espagnole "eDreams"?
En recherchant un vol sec Geneve/Londres je suis tombée sur ce site "eDreams" entreprise espagnole en France. En avez vous entendu parler ou mieux encore avez vous deja acheté des billets d'avion chez eux? Lorsque je lis des temoignage sur les arnaques, ca fait reflechir a deux fois avant de valider l'achat.....
Merci
Merci
Comment faites-vous tous ces voyages, quels sont vos moyens?
Bonjour tout le monde!
Voilà, je suis très intriguée par votre créneau temporaire vous permettant de longs voyages. En effet, j'ai vu que certaines personnes traversent l'Asie à pied, ce qui est assez long, et j'aimerai savoir comment faites-vous pour avoir un métier qui vous laisse assez de temps et de moyens pour ces voyages?
C'est vrai que je ne suis qu'étudiante, mais cela ne me déplairai pas d'avoir un gagne-pain et une marge de temps considérable pour d'aussi beaux et nombreux voyages.
Je vous remercie, toute réponse sera la bienvenue! De même pour les conseils... ;-)
A340 de la République française
Bonjour à toutes et à tous
Sur quel site peut t on se procurer des images de cet airbus?(exteieur et interieur) merci
Sur quel site peut t on se procurer des images de cet airbus?(exteieur et interieur) merci
Travailler au Club Med?
Salut a tous, j'aimerais travailler au Club Med. Pouvez vous me renseigner sur la durée des contrats, le temps entre 2 contrats, la rémunération, l'ambiance, les conditions de travail, etc... et est ce que quelqu'un a deja travailler au service maintenance ?
Merci d'avance.
Merci d'avance.
Cellule amovible sur 4*4
😎😉je recherche toute documentation sur les cellules amovibles : fabrication artisanale ou constructeur professionnel, mais aussi toutes les spécifités techniques relatives au véhicule.
Quel est le meilleur porteur?
Merci à tous ceux qui me repondront
C.T
Comment faites-vous pour vivre et voyager?
🤪 Bonjour à toutes et à tous !!!!
Si jai décidé de démarrer une nouvelle discussion, c'est parce que j'ai un gros problème existenciel !
Je m'explique :
Cela fait maintenant 1 ou 2 mois que je suis menbre de ce forum et je suis devenu complètement accro : je reste des heures devant mon poste (d'ailleurs je pense que ça ne plairait pas trop à mon patron !!!) en train de lire les discussions sur n'importe quel thème, regarder les profils de chaque membre, ... et tout me fait rêver, chaque destination me donne envie d'y aller ...
Mais je me pose quand même une petite question ... 😕 COMMENT FAITES VOUS ?????? Bon, c'est vrai je n'ai que 23 ans, mais en regardant certains profils (agatha), je me rends compte que certaines personnes de mon âge ont déjà fait pas mal de voyages ... Et puis même les personnes plus âgées (30, 40 ou 50 ans), je me demande comment vous faîtes pour pouvoir partir autant. c'ets vrai vous devez avoir un boulot qui ne vous donne pas forcément la possibilité de partir 1 ou 2 mois en voyage. Et puis si vous avez des enfants, comment faîtes vous pour "bourlinguer"avec des gosses. Et au niveau financier ... Là aussi ça me fait peur. Je sais qu'en cherchant bien on peut se débrouiller pour partir pas cher (j'ai fait un week-end à Londres où le vol m'a couté pour 2 personnes 300 F aller -retour), mais si on sort un peu de l'Union Europééne, alors là, il faut aligner la monnaie. Mais bon, je me dis que si on n'a vraiment envie de partir il faut économiser et c'est tout ... En fait, je crois qu'il me faudrait plusieurs vies : - 1 vie pour avoir une super carrière profesionnelle : j'ai envie de faire pleins de choses, traviller dans une agence de voyage, dans la presse, la communication, la déco, ... - 1 vie pour m'occuper de mes futurs enfants : je veux 4 enfants, donc je pense que ça m'occupera pendant au moins toute une vie non ?!? - et bien-sur, 1 vie pour voyager : je voudrais vivre un peu dans chaque pays pour avoir le temps de découvrir chaque culture, chaque coutume, chaque religion, ... 🤪 Vous vous rendez bien compte vous aussi que je ne pourrais pas faire tout ça en 1 seule vie !!! En fait, si j'ai décidé d'écrire ce message, c'est surtout pour vous remercier, vous tous qui me font tant rêver dans ce forum avec vos multiples expériences autour du monde. 🙂 Merci et à très beintôt. Mumu
Si jai décidé de démarrer une nouvelle discussion, c'est parce que j'ai un gros problème existenciel !
Je m'explique :
Cela fait maintenant 1 ou 2 mois que je suis menbre de ce forum et je suis devenu complètement accro : je reste des heures devant mon poste (d'ailleurs je pense que ça ne plairait pas trop à mon patron !!!) en train de lire les discussions sur n'importe quel thème, regarder les profils de chaque membre, ... et tout me fait rêver, chaque destination me donne envie d'y aller ...
Mais je me pose quand même une petite question ... 😕 COMMENT FAITES VOUS ?????? Bon, c'est vrai je n'ai que 23 ans, mais en regardant certains profils (agatha), je me rends compte que certaines personnes de mon âge ont déjà fait pas mal de voyages ... Et puis même les personnes plus âgées (30, 40 ou 50 ans), je me demande comment vous faîtes pour pouvoir partir autant. c'ets vrai vous devez avoir un boulot qui ne vous donne pas forcément la possibilité de partir 1 ou 2 mois en voyage. Et puis si vous avez des enfants, comment faîtes vous pour "bourlinguer"avec des gosses. Et au niveau financier ... Là aussi ça me fait peur. Je sais qu'en cherchant bien on peut se débrouiller pour partir pas cher (j'ai fait un week-end à Londres où le vol m'a couté pour 2 personnes 300 F aller -retour), mais si on sort un peu de l'Union Europééne, alors là, il faut aligner la monnaie. Mais bon, je me dis que si on n'a vraiment envie de partir il faut économiser et c'est tout ... En fait, je crois qu'il me faudrait plusieurs vies : - 1 vie pour avoir une super carrière profesionnelle : j'ai envie de faire pleins de choses, traviller dans une agence de voyage, dans la presse, la communication, la déco, ... - 1 vie pour m'occuper de mes futurs enfants : je veux 4 enfants, donc je pense que ça m'occupera pendant au moins toute une vie non ?!? - et bien-sur, 1 vie pour voyager : je voudrais vivre un peu dans chaque pays pour avoir le temps de découvrir chaque culture, chaque coutume, chaque religion, ... 🤪 Vous vous rendez bien compte vous aussi que je ne pourrais pas faire tout ça en 1 seule vie !!! En fait, si j'ai décidé d'écrire ce message, c'est surtout pour vous remercier, vous tous qui me font tant rêver dans ce forum avec vos multiples expériences autour du monde. 🙂 Merci et à très beintôt. Mumu
Kilos en trop - bagage en soute - compagnie Thaï Airways
Bonjour tout le monde !
Je suis arrivée en Australie depuis bientôt 2 mois et la date de mon voyage retour pour La Réunion approche !
Avant d'arriver à destination j'aurais une escale d'environ 12 heures à Bangkok !
Etant en classe économique avec la compagnie Tahï Airways, j'aurais donc droit à 30 kg de bagage en soute. Mais malheureusement j'ai accumulé quelques kilos en trop.
J'aimerais donc savoir si cette compagnie est assez laxiste au niveau des kilos supplémentaires ou si au contraire ils me feront payer chaque kilos supplémentaires (soit 50 euros par kilos en trop !!) au quel cas j'aurais tout intérêt à réserver dès maintenant des kilos supplémentaire, ou alors envoyer quelques une des mes affaires par colis.
Merci pour vos réponses !!
Mongolie - juillet 2012
Ce carnet est réalisé par copie des articles de notre blog (fait pour notre famille et nos amis); ce n'est donc pas un vrai carnet comme certains rédigent.
Il peut cependant donner une idée de parcours dans ce superbe pays.
Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.
Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.
Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.
Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.
Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.
Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!
Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4
Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.
Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6
Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7
Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8
Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.
Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.
Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.
Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…
Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.
Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!
Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.
Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.
Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!
Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8
Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).
Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.
Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!
Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.
Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota
Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.
Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.
Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.
Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.
Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.
Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.
Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.
Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.
Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!
Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4
Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.
Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6
Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7
Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8
Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.
Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.
Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.
Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…
Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.
Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!
Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.
Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.
Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!
Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8
Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).
Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.
Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!
Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.
Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota
Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.
Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.
Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.
Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Trousse de maquillage dans le sac à main en cabine?
😉 Hello, c est enore moi avec mes trucs que je desire mettre dans mon sac a main en cabine, bonbon OK gateaux secs OK
il me reste plus que '' la trousse a maquillage, '''
Trousse a maquillage = que ne faut il pas mettre a l interieur ?? ou tout est permis ??? meme le rouge a levre qui est une pate ????
Merci a tous pour les infos et bonne journée
OLMI
il me reste plus que '' la trousse a maquillage, '''
Trousse a maquillage = que ne faut il pas mettre a l interieur ?? ou tout est permis ??? meme le rouge a levre qui est une pate ????
Merci a tous pour les infos et bonne journée
OLMI











