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Afric'anchor, encore.
by Voyajou · 2015-02-21 · 208 replies
Le voyage frémit dans la grisaille bretonne, s'ébroue au long d'une nuit entre chien et loup et commence dans l'arc-en-ciel de Cape Town par une aube ensoleillée. La première gorgée de Windhoek Draught dans Andringa Street, qu'a -t-elle de spécial ? Rien si ce n'est qu'elle est d'ici, noire et ambrée. On sert de la musique et des spécialités libanaises, des bruns culturistes et tatoués et des blondes fines (sont-elles cultivées?) vous couvent. Une cliente, élégante en noir, offre son doggy bag à un mendiant, noir aussi. Il suffit de quelques heures pour que même la peau change de couleur et, si le cœur s'emballe, c'est de charrier à nouveau un sang fluide. * La voiture abandonnée se refuse et, connectée à une autre, s'alarme, hurle et cliquette. Ce qu'elle veut c'est qu'on la touche, qu'on la pousse, ils s'y mettent à trois, j'embraye, elle hoquette puis feule et rugit enfin. Pour l'amadouer je lui offre deux paires de chaussures neuves, elle voulait des escarpins, ce seront des brodequins (qu'on me pardonne ces quelques lignes, je suis au sud). * Le marshall en charge du stationnement encaisse le montant pour deux heures mais sa machine portative ne délivre que des tickets d'une heure. Lorsque je reviens, il est occupé plus loin et pourrait ne pas me voir mais il accourt pour me délivrer le second ticket. Son actuel président pourrait s'en inspirer. * Nouveau profil de mendiant aux carrefours. Il y avait les hommes, noirs ou blancs, il y avait les femmes noires et voici une femme blanche dont le panonceau indique qu'elle est desperate. Ce que confirme son regard. * Ce grand garçon qui déjeune avec sa maman et quitte la terrasse d'un bond pour un marchand déambulant sous une montagne de balais, de plumeaux et autres cuillers en bois qu'il entreprend avec force gesticulations et enthousiasme. Il monte son trousseau avec un balai-brosse vert pomme et un plumeau violet (plumes d'autruche garanties). Sa maman, faute de pouvoir lever au ciel ses yeux déridés, soupire. * Pendant la pause, les maçons, assis à même le trottoir qu'ils réparent des outrages des chênes importés, jouent des percussions sur les briques avec leurs truelles. * Le temps de préparer la monture pour de nouvelles cavalcades par les cols reculés du Lesotho, je squatte la maison d'amis sur les hauteurs de Somerset West. A 180°, d'est en ouest, on jouit des contreforts du Kogelberg, des moutonnements de False Bay et de la péninsule du Cap pour finir par le mauvais profil de Table Mountain. La résidence protégée est posée au milieu des vignes mais le soir, au lointain pied de La Table, des mâts élevés équipés de lampes au magnésium éclairent un territoire immense -grand comme plus de cent terrains de rugby. C'est Khayelitsha, un des grands townships qui assiègent Le Cap. On pense au titre de Troy Blacklaws, Un monde beau, fou et cruel. * Somerset College est sorti des vignes il y a quinze ans par la grâce (?) de fonds privés alarmés par la baisse soudaine du niveau d'éducation et de formation. C'est un ensemble de petits bâtiments de style Cape Dutch abritant, outre les salles de classe pour 1200 élèves, une bibliothèque, des salles d'informatique, un auditorium, une chapelle, des salles et terrains de sports et trois piscines. Le matin, c'est une lente procession de voitures, le prix de certaines avoisinant le salaire d'une demi-vie de travail d'un des gardiens postés à l'entrée. Thandie dont le prénom xhosa sied à la blondeur va passer ici une douzaine d'année jusqu'à l'équivalent du baccalauréat. Les frais de scolarité coûtent déjà chaque année six mois de salaire d'un technicien qualifié et croissent avec l'âge. Il y a de plus en plus d'enfants noirs et coloured dont des enfants de fonctionnaires. Dans le monde d'avant, le sésame pour accéder à l'instruction était la pigmentation de la peau, c'est désormais l'argent. Le monde reste à changer. Aparté sur les cantines : à Somerset College, les frais de scolarité sont élevés mais il n'y a pas de cantine, chacun amène son déjeuner, au Togo, les frais sont faibles et il n'y a pas de cantine alors que ce serait souvent le seul repas équilibré de la journée, en France, les frais sont faibles et on tient presque cantine ouverte. * Je déjeune, solitaire, dans un restaurant désert réputé pour ses sushis. Ce qui devait arriver arrive: un minibus déverse un groupe de touristes japonaises qui se régaleront, à la fourchette, de pizzas et de frites. * Nous ne possédons pas les objets, ce sont eux qui nous possèdent. Depuis la reprise en main, la voiture avait un air de petit navire, tangage lors des accélérations et des freinages, roulis dans les virages. Verdict : suspensions hors-service (à 53000 kilomètres!). Land Rover insinue que je les aurais martyrisées. Et puis quoi encore !? On n'est pas en Twingo ! Après quatre jours de préparation, il faut donc en attendre cinq autres pour obtenir des amortisseurs neufs. Le crapahut au Lesotho, sinon compromis, en sera écourté d'autant. M'en vais passer le week-end, en bateau donc, dans le Massif du Cederberg en espérant ne pas trop ramer. Il y a pire lot de consolation. * L'Avenir, Mon Destin, Joie de vivre, quelques noms de domaines viticoles de la Route des vins. Optimisme et résilience des français arrivés ici fuyant, déjà, des guerres de religions. * Vignes et oliveraies laissent place aux chaumes des blés fraîchement battus puis, viennent les moutons et plus tard les rapaces. Le vent venu d'Antarctique ondule la mer de graminées sur les bas côtés, accentuant l'impression de flottement. Les collines s'écrasent face aux premiers contreforts du Cederberg et l'entrée du défilé est bloquée par un sit-in de babouins au milieu de la route, sentinelles ou douaniers. Dans les montagnes russes du massif l'odyssée prend des allures de Pourquoi Pas en Mer d'Irlande, ça enfourne et ça cabre. La suspension du voyage ne vaut rien à celles de la voiture.
Route Égypte - Soudan et autres questions
by Jabesi410 · 2015-02-18 · 11 replies
Bonjour tout le monde,

Nous prévoyons un voyage en Egypte, le Soudan et l'Ethiopie mais nous avons quelques doutes

Le visa Assouan, combien de temps cela prend-il? un jour, deux jours, trois ...

Le ferry part dimanche ou lundi?

comme je l'ai lu dans un autre forum, il est une nouvelle route entre l'Egypte et le Soudan, est ouvert tous les jours? Ils peuvent traverser la frontière pour elle étrangère? toute autorisation spéciale est requise (ne pas porter voiture ou moto)

Une fois dans le Wadi Halfa. Il ya le transport local à Karima?, Combien de temps cela prend? routes sont bonnes? ou vous pouvez louer une voiture pour vous emmener?

Enfin, Conoceis quelqu'un dans Wadi Halfa confiance pour passer la nuit, ou louer une voiture

Si quelqu'un sait aucune réponse se il vous plaît nous répondre sur ce fil,

Merci beaucoup

JA
Voyage Réunion - Maurice en novembre 2014
by Merlot · 2014-07-06 · 33 replies
Bonjour à tous je compte me rendre à l'Île Maurice en novembre 2014 et aussi visiter l'Île de la Réunion. J'aimerais connaître les destinations qu'ils seraient intéressantes à visiter ou à faire durant mon séjour de 21 jours sur l'île. Pour l'instant je regarde du côté de Flic- en- Flac pour mon hébergement en appartement. Je voudrais bien tout voir et si possible revenir chez moi dans mon appartement chaque soir pour y prendre un bon repas et une bonne bouteille. Selon certain il serait mieux que je réserve sur place un forfait de 3 jours 2 nuit pour la Réunion. Je suis à votre écoute voyageurs expérimentés afin que je puisse revenir avec de magnifiques photos, Merci
Voyage au Maroc octobre-novembre
by Will8848 · 2014-06-28 · 43 replies
Bonjour, je pense que le sujet largement été abordé, mais on en a jamais assez... J'ai possibilité d'avoir trois semaines de vacances à cheval sur octobre et novembre, et je souhaiterai partir, avec ma copine si possible, au Maroc, avec le sac à dos et en avant... Que pouvez-vous me conseiller comme itinéraire? Quels sont les grands lieux à visiter? Au niveau météo, si certains d'entre vous sont déjà partis à cette période, faut-il moduler le parcours selon la saison?

Merci d'avance pour vos réponses!

William.
Circuit en Nouvelle-Angleterre
by Isaclau · 2014-01-26 · 94 replies
Bonjour à tous,

Nous voudrions faire un circuit de 15 jours début juillet au départ de Montréal et faire donc une boucle en descendant vers la Nouvelle Angleterre.

J'ai beaucoup de mal à trouver des infos sur cette région .. hier j'ai acheté à la Fnac (J'habite en France) le routard côte est mais il n'est vraiment pas complet ..

Arrivée Montréal 2 nuits puis Québec 1 nuit et descendre vers le parc Acadie (faut il faire une halte ?) - longer la côte jusqu'à Boston puis remonter (par le Vermont ?) mais à partir de là je suis perdue ..

Pouvez vous m'indiquer les étapes à ne pas manquer pour ces 6 états que représente la Nouvelle Angleterre ? nous adorons la nature ... le Vermont a l'air d'être très joli

Et dernière question svp : en camping car, ce circuit est il possible ? nous repartirions de Montréal également

Merci beaucoup de m'aider Isabelle
Trajets Manado - Togian... bateaux?
by Alod · 2012-07-24 · 6 replies
Bonjour , Nous allons bientôt aller en Sulawesi en arrivant directement a Manado via Jakarta. De Manado nous irons aux iles Bunaken, puis a Gorontalo, iles Togian, Ampana , pays Toraja, Pare Pare, Sengkong et Makassar. Nous avons vu qu il y avait des bus pour aller de Manado a Gorontalo, mais y at il vraiment des bateaux de Gorontalo aux Togian et des Togian a Ampana ? Si oui quelle est leur frequence et combien de temps de trajet faut il compter ? En s arretant 2 jours aux Bunaken, 2 aux Togian, 3 en pays Toraja et un ou deux jours dans les autres endroits combien de temps nous faudrait il pour faire ce circuit sans se presser . Ensuite nous comptons aller aBali un peu et rejoindre Java , ses volcans , Yogakarta .. et Jakarta . Merci par avance pour vos reponses a venir Alod
Kenya, du Mara au Lac Baringo
by Bwindi · 2011-07-30 · 159 replies
Frustrés d'avoir raté la grande migration des gnous en octobre lors de notre séjour en Tanzanie nous avons décidé de retenter notre chance en juillet côté Kenya dans un camp de brousse près de la rivière Mara, dans la région de Musiara, en découlera un séjour plein de scènes sauvages à observer les animaux dans leur milieu, vie de tous les jours, amour, tendresse, jeux, mais aussi chasse sans oublier les fameux crossings de la Mara, embarquez avec nous et revivez ces moments d'exception, mais comme une émission radio célèbre, vous pourrez voter "stop ou encore" 😛



Après une nuit dans une guest-house de Nairobi nous prenons la route en direction du Mara pour notre camp où nous retrouvons d'autres passionnés de la nature et des animaux. Le camp comprend 10 tentes safari mais seules 5 sont occupées, ce qui contribuera à une ambiance familiale et détendue, le soir nous nous retrouverons dans une salle aménagée où chacun videra ses cartes photos sur son ordinateur et parlera des moments vécus de la journée.







L'après-midi nous partons pour notre première rencontre avec la vie sauvage et nous ne serons pas déçus. Après quelques Élands du Cap l'une des plus grandes antilopes, Buffles et Damalisques nous entrerons bientôt dans le vif du sujet avec les lions de la bande des marais, mais patience...





La notion de "touristique" à Phuket?
by Colysee · 2010-09-11 · 66 replies
Bonjour,

Phuket est une ile "touristique" , certes , mais quelles images ou qualificatifs vous viendraient à l' esprit pour décrire le niveau de l' activité touristique et de sa représentation? Est ce ile bétonnée à l' architecture anarchique se démultipliant au fil des ans, aux plages bondées ou peut encore trouver facilement des endroits "protégés" Quand on voit la liste impressionnante d' hôtels plutôt buildings , on peut se poser la question ou tout au moins je me la pose.

Pourriez vous me donner une idée de ce qu' est le "touristique" de Phuket.

Merci d' avance
Voyage à Paris, en Bretagne et à Bordeaux avec un bébé et un enfant
by Mariepadi · 2010-05-16 · 13 replies
Bonjour, Nous partons le 2 aout pour Paris avec 2 enfants (8 mois et 4 ans). Nous habiterons pour 6 jours à l'hotel ibis Berthier porte de Clichy. Comme nous somme l que 6 jours devrais-on prendre des trips organisé ? de l'hôtel c'est facile le voyagement ? La meilleure façcon de voir Paris ? Puis nous avons un pied a terre a Rennes pour 2 semaines. Nous voulons voir St-Michel et St-Malo. Des auberges dans ce coin la ? qu'elle plage priorisé a st-Malo ? Nous allons ensuite en voiture a Bordeaux, (on cherche encore une place pour dormir). Est-ce que le périgor ca vaut la peine avec les enfants ? Nous aimons beaucoup le vin ! Un vignoble en particulier a voir ? Est-ce que les dune de Pilla c'est bien ??? puis retournons de nantes a Montreal le 30 aout.

Merci beaucoup beaucoup
Trois semaines sur la Côte d'Azur: lieux à ne pas rater?
by Bentec · 2010-04-24 · 13 replies
Bonjour à toutes et à tous,

je pars trois semaines sur la Côte d'Azur, fin juin début juillet. Je démarrerai de Marseille où je séjournerai 3 jours, ensuite je compte louer une voiture et me concocter un itinéraire de Marseille à Menton par la côte, avec quelques incursions dans l'arrière-pays.

Je suis conscient que je ne verrai certainement pas tout en trois semaines, le problème des vacances étant que finalement elles sont toujours trop courtes...

Alors bien que la question a été posée plus d'une fois, quels sont les "incontournables" des départements du Var et des Alpes-Maritimes? Quelles sont les bonnes spécialités régionales à y déguster?

J'aurais aussi envie de poser une question inhabituelle...comme qui dirait "inversée"!! Quels seraient les endroits à éviter pour l'une ou l'autre raison (trop surfait, trop "frime"...)?

D'avance merçi pour vos réponses!
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas
by Lucbertrand · 2009-12-22 · 1 reply
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007

Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.

Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.

Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.

L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.

Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.

Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.

Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.

Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.

Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.

Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.

Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.

Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.

Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.

L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.

Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.

Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.

Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?

Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.

Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.

Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.

L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.

Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.

Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.

Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.

Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.

Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.

Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.

Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.

Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.

Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.

Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.

Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.

Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.

De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.

Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?

Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.

La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!

Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.

Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.

La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.

La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.

Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !

La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.

Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?

Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.

D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.

Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.

L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.

La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
En quinze jours: New York + Floride ou New York + Louisiane?
by So75014 · 2009-10-24 · 21 replies
Retourner aux Etats Unis... C'est en projet pour les vacances scolaires d'avril. Nous avons envie de revoir New York et d'étendre le voyage. On hésite entre la Floride et la Louisiane. Pour la Floride, ce serait plutôt centré sur Miami, les Everglades, les Keys et la cote Est (nous ne sommes pas du tout branchées parc d'attraction). Pour la Louisiane, la visite de la Nouvelle Orléans des bayous, des plantations nous tente beaucoup. Difficile donc de se décider, je penche pour la Floride, ma moitié pour la Louisiane. Pour celles et ceux qui ont visité les deux états, lequel des deux avez vous préférez ? Pourquoi ? Après la spendeur des parcs de l'ouest, n'y a-t-il pas un risque d'être déçu par les paysages ?

Merci d'avance pour vos réponses ...
Circuit de deux semaines en Ontario et au Québec
by Virginath · 2009-03-31 · 62 replies
Bonsoir à tous, J'avais posté un message il y a quelque temps à propos d'un projet de circuit au Canada dans lequel je m'étais lancée pour rendre service à mes beaux-parents (ce sont eux qui voyageront). J'avais reçu des avis très judicieux, notamment de Néfer, que je remercie encore au passage. Le voyage est maintenant confirmé, et les billets sont réservés. Après leur avoir demandé ce qu'ils souhaitaient faire/voir et comment ils préféraient se déplacer (pas de bus ou de train, ils préfèrent conduire), j'ai élaboré le circuit suivant. J'aimerais avoir vos commentaires. Y a-t-il des "erreurs de débutante" (je maîtrise peu la région) ou des choses sympas à rajouter (sans aucun doute, mais en 2 semaines, il faut faire des choix) ? Je précise qu'ils sont plus portés sur le culturel (musées, petits villages, paysages mais "de loin") que sur l'aspect nature (pas de rando), et qu'ils aiment prendre leur temps. J'ajoute qu'ils ont une fille de 17 ans, tentée par le côté citadin et nord-américain. J'ai aussi essayé de limiter le nombre de changements d'hôtels, car c'est fatigant et contraignant de refaire les valises tous les jours. A propos d'hôtels, auriez-vous des hôtels ou B&B de charme à me recommander ? Le plus "typique" possible, avec de bons repas (ils sont très gastronomes !)

22 juillet J0 : Arrivée à Toronto à 13h15. Balade dans Toronto. Nuit à Toronto. 23 juillet J1 : Chutes du Niagara. Nuit à Toronto. (je sais que c'est sympa de faire les chutes de nuit, mais cela fait changer d'hôtel, et une longue route le lendemain, sauf autre suggestion) 24 juillet J2 : Kingston - Mille Iles. Nuit à Kingston ? Gananoque ? 25 juillet J3 : Ottawa - Musée des civilisations canadiennes. Nuit à Ottawa. 26 juillet J4 : Direction Montréal, avec lunch au château Montebello et arrêt à la sucrerie de la Montagne à Rigaud. Nuit à Montréal 27 juillet J5 : Montréal. Nuit à Montréal 28 juillet J6 : Montréal. Nuit à Montréal. 29 juillet J7 : Route vers Québec (est-il préférable de passer par Drummondville ou Trois Rivières ?). Nuit à Québec. 30 juillet J8 : Québec. Nuit à Québec. 31 juillet J9 : Rivière-du-Loup et bac pour la rive nord. Nuit vers Tadoussac (ou de Québec, monter vers Tadoussac par la rive nord ?) 1er août J 10 : Tadoussac. 2 août J11 : Région de Charlevoix 3 août J12 : Région de Charlevoix 4 août J13 : Retour à Montréal (en prenant la même route qu'à l'aller ou en prenant l'autre rive ?) - Vol pour Paris à 20h30

L'une de mes grandes interrogations, c'est : y a-t-il un intérêt à remonter le St Laurent par la rive sud, pour ensuite prendre le bac vers le nord ? Les paysages sont-ils très différents ? J'ai peur que ce soit compliqué de prendre le bac... Une autre question : le Lac St Jean. A-t-il un véritable attrait pour des non-sportifs ? Est-ce un détour qui vaut la peine ?

Merci à tous ! 🙂
Balades, excursions et découvertes à l'île Maurice?
by Beness · 2009-01-25 · 13 replies
Bonjour,

Me femme et moi partons en vacances en mars. On envisage l'île Maurice.

Mais on a peur de s'ennuyer un peu... On aime bien la plage mais pas au point de passer 10 jours sur une serviette...

On aimerait faire des balades, excursions et découverte du patrimoine locale (gastronomie, visites, ...).

Qu'en pensez vous ?

Merci.
Croisière "Les trésors de l'histoire" à bord du Costa Concordia le 1er décembre 2008
by Bea1412 · 2008-08-24 · 168 replies
Bonjour,

nous sommes un jeune couple partant en voyage de noces à bord du costa concordia le 1er decembre 2008, nous nous demandions si il fallait repréciser à bord que nous etions en voyages de noces, nous l'avons deja precisé à l'agence mais y a til des "surprises " ou des choses de prevues pour les jeunes mariés . y'a t il d'autres personnes sur ce forum qui partent à la meme période, avec qui on pourrait echanger des conseils pour la preparation, cela pourrait etre sympa .

je n'ai pas vu de sujet concernant cette époque du 1 au 12/12/08, pour cette croisiere, par contre je m'interrogeais sur le climat à cette époque et le contenu de la valise !!

merci à vous tous pour vos conseils

a bientot béa
Visites et activités en Angleterre et France
by Nadtram · 2007-12-23 · 13 replies
Bonjour! Mon amie et moi planifions notre voyage en Europe. Nous avons lu le guide sur l'Angleterre et celui sur la France par contre, les guides parlent surtout des cathédrales, églises, etc à visiter. Nous voudrions faire plus que cela puisque notre voyage durera 40 jours. Nous allons tout d'abord débarqué de l'avion a Londres et visiter le sud de l'Angleterre durant 3 semaines. Ensuite, nous allons traversé en Normandie, passé par Paris et les villes intéressantes proches. Notre voyage ce terminera a Nice, et en allant visiter Marseilles, Cannes et Monaco. Bref, ce que nous voulons savoir c'est les endroits, les activités et les places à aller. Pas obliger que ce soit un incontournable mais une activité intéressante qui nous donnera de bons souvenirs. Nous avons besoin de suggestions afin que notre voyage soit le plus plaisant possible. Merci beaucoup pour toutes les réponses futures.

Nadia une québécoise qui veut faire un voyage agréable en europe. 🙂
Iinéraire pour deux ou trois semaines en France
by Youkettte · 2007-08-20 · 114 replies
Bonjour je suis nouvelle 🙂

Nous planifions un voyage en France pour 2 ou 3 semaines en juin prochain....

Bon... j'étudie par dessus la tête...

J'étudie les cartes, visite les nombreux sites internet qui parlent de voyages.... me suis achetée les guides du routard de la Provence et celui de la Côte d'Azur mais... plus je lis....plus j'ai des questions

Premièrement, nous nous cherchons un itinéraire

Deuxièmement, nous ne sommes pas trop chauds à l'idée de louer une voiture car la conduite est, paraîtrait-il, très différente de la nôtre ainsi que les routes, surtout dans les grosses villes et c'est là que se trouvent les aéroports...

Mais... si nous ne louons pas une voiture, serons-nous confinés seulement dans les grandes villes? Je sais qu'il y a les TGV... c'est une avenue que je vais explorer...

Serions-nous mieux de choisir 2 villes où il y a un aéroport, se déplacer en car ou à pieds et afin de pouvoir visiter entre les deux, se louer une voiture?

Ah... autre point.... se peut-il que les restos et bistrots soient beaucoup plus dispendieux en Provence et sur la Côte d'Azur qu'au Québec?... Mes références viennent du guide du routard...

Vos commentaires et expériences me seraient d'un grand secours...

Je parles de Provence et Côte d'Azur mais si mon budget ne me permet pas ces destinations, je suis prête à visiter tout pays de l'Europe...

Je ne connais rien, mais rien du tout, au delà de la grande mare...

Que me suggérez-vous? Tout sera en fonction de l'itinéraire...

Ah... oui pour l'hébergement, est-ce vraiment mieux de tout réserver à l'avance, à la journée près ou est-ce facile, rendus sur place, de trouver des hébergements à la dernière minute. Nous désirons voyager en chambres d'hôtes, ce qui est l'équivalent ici du bed and breakfast... Pour nous, les contacts avec les gens sont importants et rassurants...compte tenu que nous sommes néophytes...

Ouf que de questions (gênée)

Merci de vos réponses
Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
by Facteur4 · 2007-03-17 · 309 replies
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?

This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.

When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.

Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.

Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.

Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.

Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?

Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?

*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?

It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?

Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Le Vietnam, un pays authentique!
by Jcender · 2006-09-14 · 28 replies
Bonjour a tous les lecteurs de VF,

je profite de mon experience de voyage au Vietnam pour faire part de mes impressions, alors que mon voyage est en train de se terminer j aimerais decrire un peu mon itineraire et impressions.....

D abord l arrrivee a Hanoi car c est particulierement le nord que je voulais voir, c ce qui est le plus authentique d apres ce que l on m a dit. Se rendre au centre premiere chose, taxi forfaite a 10 dollars ou minibus a 2 au choix, suivi d une nuit dans la vieille ville reprolonge d une suivante pour m impregner de l esprit vietnamien avant de partir pour les destinations que je voulais voir en particulier......

Premiere impression comme partout en asie du sud est, la vie est de partout dans les rues, entouree d une architecture teinte fortement de la periode francaise pour la vieille ville, du pain du bon cafe meme de la vache qui rit 🙂...... D ailleur la langue vietnamienne utilise l alphabet romain mais avec plein d accent, dut a De Rodhes je crois un jesuite du 16em. Bon, visite des marches tres typique avec un nombre de mets incroyable, ca sent bon l epice, des groupes de gens jouant a une sorte de damier partout magnifique photos avec toutes ces facades de couleur aucre.....

Lendemain je me rends a la gare prend un billet pour Aiphong, 3 heures avec des bancs type 19em, et des ventilos ca va de soit, on passe l ancien pont Paul Doumer et c est parti le train fait un bruit incroyable faut l entendre pour le croire, on passe des rizieres de plaine, plein de petites maisons typique le long, des buffles le tout dans un vert incroyablemet vert ( bien parle JC).

Arrive a Aiphong faut que je me rende a l ile de Cat ba maintenant. Je marche de la gare au port environ 2km, mieux que de se deplacer en moto, ca permet de voir un peu les gens, prend un Pho au passage dans une gargote ( le Pho est la soupe de riz typique vietnamienne un des seuls mot que je sais dire et croyais moi desfois ca depanne Pho bo quand personne parle anglais, de plus c est complet et equilibre ca aidera a porter les 15 kg de sac a dos). Bon maintenant faut prendre le billet, du coup je me retrouve au fond du bateau en 3 em classe, avec des agriculteurs qui ramene des cartons entier de pates de riz sur leur ile qui est un arret entre Aiphong et Cat ba (dsl j ai oublie le nom de cette ile). Faut se faire une place sur le banc, je demande d un signe si je peux en debarasser les cartons qui sont dessus, une vieille femme me dit oui d un signe, j en decharge un puis 2 et3, ben tiens tant qu a faire. Le bateau qui n est qu une coque rouille part, ca fait du bien l air circule y fait chaud et humide..... J assiste a une partie de carte a cote entre les agriculteurs qui ramene leur tresors, ils joue de l argent, sa crie qq fois.... apres 1h45 ils descendent pour la plupart, incroyable tant de gens les attendaient a quai, on accoste, c est parti une petite armeee se met au branle bas de combat pour decharger tout ca, fruit legumes pates en 15 minutes tout est a quai ou parti dans des bateaux annexes..... Bon le bateau repart avec la 3em classe quasiment a moi..... On commence a apercevoir l ile de cat ba et les reliefs propre a la baie d halong...... Ca tangue grave a la moindre vague, on croise des pecheurs avec leurs petites embarcations et leurs chapeaux coniques typique du vitenam, qui sont tout autant secoue par le sillage, mais cela ne provoque aucunne reaction chez eux.... Jamais de nervosite chez les sud asiatiques, c est perdre la face, les scenes de menage sont rare, jamais un mot plus haut que l autre..... Ca change de nous autre latins......

Ca y est on passe une paire de ces collines perchees au milieu de l eau tel le pain de sucre de Rio au milieu de la mer, et le port de cat ba est la....... Avec la petite ville flottante au milieu de la baie, a savoir toutes ces embarcations ou les gens vivent..... On accoste, a peine a quai au moins 7 personnes se jettent sur moi proposant un hotel qui d apres eux et the best of cat ba and the cheaper, coup classique, je dis que j en ai deja un ca permet de visiter de soi meme, eviter ces intermediaires qui prennent une comm au passage, de se faire une idee des prix en essayant de baisser a chaque hotel visite, j opte pour un a 6 dollars (les vietnamiens aiment bien parler aux touristes en dollar, monnaie stable qu ils recherchent, cependant payer en Dong contribue a leur economie, et non de celle de l oncle sam) avec superbe vue sur la baie au 5em, Je suis reste 3 nuits a Cat ba, j ai visite le parc, pris un tour en bateau pour visiter une journee la baie d halong chose que je voulais voir une fois dans ma vie.....

Sinon une plage de sable magnifique accesible a 20 min a pieds, avec hamacs ou chaises longues pour les amateurs, par contre l eau de la baie d halong est grave crade ya des dechets partout, ca contraste avec le cadre hydillique..... Petite anecdote qui m a amuse, j etais allonge sur la plage, y avait une superbe kayak rouge avec marque For rent. Un jeune couple arrive, ils payent pour louer le kayak, mettent le gilet, prennent les rames et commence a s approcher du kayak rouge, mais la les gerants leur sortent de derrriere un rocher un canoe gonflable tout pourri, le touriste essaye de negocier en ralant, les gerants ne flechissent pas.... Du coup c est deja paye donc trop tard.... Une des nombreuses fintes que j ai vu..... Tant que tout va bien tous les asiatique parlent anglais, quand ya litige ils comprennent plus rien comme par hasard...

Bon trois jours a cat ba c bien, mais ca sent trop le pouriste qui est vu comme un dollar avec deux jambes, d ailleur quand j ai pris le tour en bateau c etait des pecheurs d une gentillesse extreme, vivant sans doute sur leur bateau, et je suis sur qu ils ont quasiment rien vu de l argent verse a l agence, ca j aime pas..... Voir pas du tout les beaux parleur qui exploitent les gens honnetes.... carton rouge... Tant pis je vais pas changer le monde aujourd hui, alle retour a Aiphong puis hanoi chemin inverse avant de partir vers les regions du nord ouest, qui m attire comme un aimant......

Bon le reste je le raconte dans un autre moment car maintenant c l heure de manger ici........

A bientot amis travelers

JC
Premiers jours à Bangkok
by Tyris · 2006-08-25 · 79 replies
bonjour je suis arrivee hier voici quelsques mots sur mes premieres impressions :

arrivee a laeroport, j'ai bien fait attention a demander un taxi meter. sauf que ce taxi meter (ce qui veut dire avec un compteur) n'en avait pas ! En fait, vu que j'ai toujours confondu les centaines et les milliers en anglais, j'ai mal compris le cout de la course : ne vous meprennez pas, certains taxis thai parlent tres bien l'anglais. Et au final j'ai du payer 2000 baths pour aller a Kao San Road !!!! Ici ca represente une vrai fortune !

Bref le cout de la lecon. Autres cotes negatifs (desolee pour le manque d'accentuation) mais avec un clavier thai il n'y a pas d'accents) : j'ai l'impression d'etre une vache a lait parfois. j'ai voulu louer un tuk tuk pour 2h, pour visiter les temples et monuments les plus sympas. le taxi me listait les endroits ou il allait m'amener, on semblait ok. sauf au'a la fin, il m'a parle de m'amenner faire du shopping. Ma foi pourquoi pas, mais je voulais aller au MBK, des francaises m'en avaient parle. Mais lui refusait, et voulait absolument que j'aille ailleurs (surement un endroit ou il avait une commission au passage). Quand j'ai vu que je ne pourrai meme pas choisir le lieu, j'ai finit par dire "no shopping". et la, il m'a envoye bouler : si je ne faisais pas de shopping, il ne voulait pas me faire la course pour la visite et il est partit. Bon au final j'ai trouve le ferrie aui longe le fleuve, et je suis allee moi meme me balader : l'avantage c'est que ca m'a bien plus rafraichit. autre chose : les odeurs et la chaleur ! je suis allee faire un tour au marche aux amulettes, et ce sont d'etroites rues, bondees, pleines de magasins qui vendent de la nourriture. Ils ont une specialite a base de curry vert, qui doit mijoter toute la journee, et qui sent horriblement fort et mauvais. A force de passer devant ces echopes, j'avais un mouvement instinctif de la gorge, a la limite du vomissement. j'ai finit par retenir ma respiration, mais ces magasins sont souvent rassembles au meme endroit, et donc avec la foule sur les trotoirs, j'etais parfois a la limite d'etre toute bleue de ne plus respirer :). Quand a la chaleur, en arrivant je voulais vivre a la dure "sommier a meme le sol dans une petite hute en bois" et depenser max 250 baths par nuit. Apres la premiere nuit passee avec un ventilo que j'ai du eteindre car il faisait trop de bruit, j'ai vite compris qu'ici, la clim ce n'est pas forcement un luxe

Bref en gros, j'apprecie tres peu bangkok. A peine 2 jours et je sature. Ce matin, a 5h du mat, j'avais les yeux ronds comme des billes, car la rue etait deja pleine de voitures qui faisaient un vacarme. Et le decalage horaire n'aide pas.

J'ai quand meme ete visiter les Grand Palais : c'est une merveille !

Je pars donc demain pour Koh Tao, et je compte y passer la majeure partie de mon te;ps. Etant partie seule en voyage, j'avoue que ce n'est pas forcement hyper evident tout le temps : pas mal de thai qui organisent des excurtions m'ont refuse quand ils ont su que j'etais seule : pas assez d'argent pour eux.

Par contre le conseil que je donne c'est acheter les vetements a bangkok. Il y a un choix fou, et cela coute moins cher que dans les autres villes.

Voila pour les premiers jours, je vous raconterait la suite. Si par hasard des gens etaient en ce moment sur Koh Ta ou pas loin, faites moi signe, la solitude est parfois pesante.

A bientot !

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