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Traversée du Pakistan en bus et sécurité
by Couleleau · 2007-05-21 · 11 replies
bojour, J'envisage de traverser le pakistan en bus ou en train fin juillet pour rejoindre l'inde. Je pars d'Iran. L'actualité n'a rien de rassurant en ce qui concerne le voyage au Pakistan. Qu'en pensez vous? Au plaisir de vous lire Frédérique
Séjour dans la région du Kurdistan iranien
by Breguet · 2007-04-17 · 11 replies
nous souhaiterions passer deux ou trois jours en mai dans la region de sanandaj ( vallee howraman, paveh ) quelqu'un pourrait-il nous donner des infos pour organiser ce séjour????? d'autre part pensez-vous qu'il est raisonable d'aller dans cette région frontalière avec l'Irak?????

merci par avance pour la profusion de réponse😐😐😮
Dormir dans le désert à partir de Yazd? (Iran)
by Catscats · 2007-03-30 · 5 replies
Bonjour, Je vais très bientôt à Yazd, en touriste indépendante, sans véhicule, et aimerais réaliser un vieux rêve : dormir dans le désert. Je ne sais pas très bien quelle forme ça peut prendre. Est-il possible de prendre un guide indépendant, avec voiture et éventuellement le matos pour bivouaquer ? Y a-t-il des villages perdus où on peut trouver une chambre pour une nuit ou deux ? Peut-on rêver d'une excursion en chameau ? Est-ce qu'on peut organiser ça de Yazd même ? (on m'a dit que non, et qu'il fallait tout organiser de Téhéran, mais j'ai des doutes). et quel est le prix de la solitude ? (= tout ça, pas à quinze !)

merci de vos réponses
Premier périple en Turquie et Iran
by Arianej · 2007-03-15 · 157 replies
Bonjour à tous,

Je suis une jeune fille de 18 ans invitée à passer le mois d'août en Iran... Passionnée de voyages malgré mon jeune âge, je n'ai pas pu dire non à un séjour à Ispahan. Il n'empêche que... Il n'empêche que plein de choses! Tout d'abord le voyage en lui même... Ayant failli tomber de ma chaise en voyant le prix de l'avion Paris-Téhéran et n'aimant de toute façon pas ça, la perspective de voyager 13h par ce moyen de m'a guère enchanté. J'ai donc réfléchi à une autre solution: celle du train qui me paraît beaucoup plus enrichissante de manière générale. J'ai donc fait mon parcours: avion (faut bien!) Paris-Istanbul puis train (j'ai déjà lu les sujets y étant consacrés) Istanbul-Téhéran. J'ai pas mal voyagé (enfin rien si je compare à la majorité des gens ici ;))... Mais jamais seule ou plutôt jamais seule dans cette région du monde. J'ai remarqué sur ce forum (ô combien interessant, ne pas se méprendre sur mes propos!) que la tendance était plutôt à "rien n'est dangereux, vis, voyage, tu crains rien" ou encore "les gens sont chaleureux"... Je ne doute pas de l'hospitalité des turcs et des iraniens, encore moins de l'effet bénéfique du voyage, mais ce que j'aimerais ce sont des conseils ou des témoignages pour quelqu'un de jeune (et de sexe féminin!) n'ayant jamais mis les pieds au Moyen-Orient. Quel est le risque réel d'attaques terroristes? Quelles sont les choses à faire et à ne pas faire? Que faire en cas de vols, agressions, perte des papiers etc...? Quelle assurance prendre? Puis-je acheter mes billets pour Téhéran deux jours avant le départ du train? Ou faut-il réserver à l'avance comme pour la SNCF (et si oui, comment?)? Dois-je rester impassible à chaque sourire/invitation (y compris le thé à Istanbul) proposée? Il y a plein d'autres questions, le reste viendra plus tard 😛 Je crois que j'aimerais un récit complet et détaillé des gens qui ont entrepris ce voyage, j'ai envoyé plusieurs MP mais pas de réponses... (Hormis Yavuz qui m'a donné des conseils pour Istanbul, et même s'il m'a affirmé que c'était particulièrement sûr, je le remercie encore au passage!). Bien entendu, tous les conseils et avertissements sont les bienvenus! Je vous remercie d'avance 🙂
Obtention du visa afghan en Iran
by Raoni · 2006-12-14 · 3 replies
Bonjour !

j aimerais savoir si quelqu un a des fraiches sur l obtention du visa Afghan, nottament en Iran ou je suis actuellement... Mieux vaut tenter sa chance a Teheran, a Machhad ? un visa de transit me conviendrait aussi si il est plus facile a obtenir... j hesite a passer par le Belouchistan, que me conseiller vous ? est ce aussi "risque" que certain le pretendent ?! MErci !!!

Romain
Compagnies aériennes desservant l'Iran
by MCN · 2006-08-18 · 25 replies
Bonjour tout le monde,

Je suis en train de faire une recherche des compagnies desservant l'Iran et je n'ai rien trouvé d'autres que les grandes compagnies européennes type Alitalia ou AirFrance ainsi que Emirates.

La compagnie iranienne Mahan Airlines dessert bien Manchester mais leur site ne fonctionne pas très bien donc, difficile de connaître la fréquence et les horaires.

Quelqu'un connaîtrait-il une ou plusieurs compagnies type charter ou low cost afin de comparer avec les "grands" classiques?

Merci d'avance pour vos réponses
Ires, rires et sourires en Iran
by Yangguizi · 2006-05-14 · 133 replies
1. Du rêve à la réalité

Je savais que je prenais un gros risque en allant passer deux semaines de vacances en Iran. On m'avait prévenu. J'allais faire une colossale ânerie, risquer bêtement ma vie, partir pour un pays totalitaire où je ne pourrais m'attirer que des problèmes, subir des bombardements américains ou les radiations d'un programme nucléaire totalement incontrôlé, ou pire, revenir avec un menton à la pilosité bien plus garnie qu'à mon arrivée.

Je savais bien entendu que ce n'étaient que des sornettes et que je ne risquais absolument rien de ce point de vue. Je ne me suis évidemment pas trompé. Mais le risque était ailleurs et je le savais avant même de partir. Je savais déjà que je laisserais une partie de moi là-bas, une partie de ma tête et de mon coeur. Quelques heures après en être revenu, il est certainement trop tôt pour dresser un bilan psychologique de l'auteur de ces lignes, mais je peux d'ores et déjà affirmer qu'il y aura toujours une petite part d'Iran en moi. C'est un pays qui ne déçoit pas et que l'on n'oublie pas.

Je suis allé en Iran avec un tas d'a priori positifs, certains justifiés, d'autres non. C'est bien le propre des a priori, même si on a tendance à affubler ce genre de sentiment bien banal d'une connotation trop souvent négative.

Cela faisait en effet très longtemps que je rêvais d'y aller, et plus longtemps encore que j'essayais vainement d'en apprendre la superbe langue, le farsi. Toutes mes tentatives s'étaient soldées par un échec, par manque de temps, d'aide et, avouons-le, de motivation et de talent. C'est en partie pour cela que je repoussais sans cesse mon départ. Je ne voulais pas rater ce voyage, et voulais donc mettre toutes les chances de mon côté. Quelle ânerie! Avec le recul, je ne comprends décidemment pas pourquoi j'ai tant attendu, ce pays ayant longtemps été en tête de mes priorités de voyage.

Et puis l'actualité internationale a fini par rattraper mes rêves. Les nuages menaçants de la guerre étaient encore loin, mais on pouvait déjà sentir les premières gouttes d'un malheur qui, je l'espère, restera à l'état de menace fantôme. Craignant le pire à moyen terme, j'ai donc décidé de mettre toutes mes mauvaises excuses en sourdine et de réserver un billet d'avion pour Téhéran, tant qu'il était encore temps. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait posé à l'Iran un ultimatum expirant le 29 avril. Mon avion était prévu pour atterrir le 30 au matin à Téhéran. Cela a fait grincer quelques dents autour de moi, mais il était hors de question de faire machine arrière.

(à suivre)
Sécurité au Pakistan
by Julistan · 2006-04-12 · 14 replies
Toute info concernant la situation au Pakistan est bienvenue. l'idee d'une escorte ne rejouit pas. Merci d'avance.
Voyage en Iran en famille en été 2005
by LandTrotteur · 2006-04-03 · 5 replies
Bonjour,

Voici le récit de notre voyage en Iran avec nos 2 enfants de 9 et 13 ans à bord de notre Land Rover:

Nous avons choisi de traverser les Balkans pour nous rendre en Iran. Après l’Italie, nous entrons en Slovénie, pays pittoresque avec ses pierres sur le toit pour retenir les tuiles en raison de vents violents dont nous ferons l’expérience au bivouac durant la nuit. En raison de l’afflux massif des turcs allemands aux frontières croate, serbe, bulgare et enfin turque, nous n’attendrons pas moins de 14 h dans une ambiance orientale ! Le bivouac champêtre slovène est loin et c’est sur les aires de repos que nous plantons nos quatre roues pour quelques heures de sommeil bien méritées. Arrivés en Turquie, nous prenons le chemin des écoliers et mettons trois jours pour rejoindre la frontière iranienne. Nous sillonnons les pistes de la Mer Noire où nous ferons la connaissance de bûcherons ravis de cette visite inopinée : plusieurs tasses de thé nous accueillent. Malheureusement, la piste boueuse envahie de troncs d’arbres nous vaut la perte du cabochon de la main meneuse. Fabrice fait une réparation de fortune. L’Etat turc entreprend un grand chantier de reconstruction des routes essentiellement au Kurdistan. Nous alternons donc nids de poule et routes fraîchement goudronnées qu’on arrose littéralement de cailloux de la taille d’une noix. Nous craignons pour notre pare-brise tout neuf car les camions ne ralentissent pas à notre hauteur. Une autre surprise turque : le prix du gasoil a flambé et atteint 1.35 euros le litre. Vivement L’Iran ! Nous nous octroyons une pause mécanique et lessive à Dogubayazit. Le lendemain, c’est le grand jour : nous revêtons nos tenues « islamiques ». Foulards et vêtements couvrants pour les filles et pantalons pour les garçons. Seuls les pieds peuvent respirer dans les sandalettes ! A la frontière turque, un homme se charge de nos formalités mais au moment de partir, il nous propose de changer nos euros en rials à un taux correspondant à la moitié de celui en vigueur ! Un grand portail s’ouvre et nous entrons en Iran. Un douanier nous accueille et nous guide très gentiment dans toutes les formalités. Le land est sous bonne garde et ne sera pas fouillé. ½ heure suffira pour tamponner tous nos papiers ! Nous débarquons à la ville frontière Bazargan. Panneaux en farsi, (langue persane), palmiers en plastique (les iraniens raffolent des décos de ce style !). Nous avons décidé de visiter l’église noire de St Thaddée mais les guides sont très imprécis quant à son emplacement. Arrivés à Maku, nous nous renseignons auprès de policiers qui nous rédigent un plan mais un professeur d’anglais s’interpose pour nous accompagner. Heureusement car les panneaux sont en farsi….Nous débarquons au milieu de la sieste qui plus est un jeudi après-midi correspondant au WE mais on nous ouvre les portes. Cette église arménienne a été construite au début de notre ère et une fois l’an( le 19/06) de nombreux pèlerins viennent assister à la messe annuelle. Notre bivouac a lieu sans problème de sécurité ( comme d’ailleurs partout en Iran) dans le lit d’un oued asséché malheureusement envahi de guêpes ! On ne peut pas tout avoir ! C’est vendredi et Tabriz est calme : peu de véhicules. Tout de même, nous notons une circulation très anarchique ; aucune règle n’est respectée. Les policiers sifflent dans le vide et ne font que constater les accidents très nombreux. En 24 h, nous en compterons pas moins de trois. Il est tard et la visite est reporté au lendemain. Nous nous éloignons de cinq km et trouvons un petit canyon pour nous poser. Seule la visite d’un vieux land troublera notre tranquillité. Visite de la mosquée Bleue, repas typique, promenade dans le bazar sont au programme de la journée. Nous dégustons le délicieux abugst encore appelé dizi composé de viande de mouton et de pois chiches. On commence par boire le bouillon et ensuite on pile ce qui reste pour le consommer avec du pain. Le repas coûtera moins d’un euro par personne ! Nous prenons le chemin de la mer Caspienne et nous offrons un intermède piste en traversant le Mont Sabalan culminant à plus de 4 800 m d’altitude. Nous nous retrouvons rapidement à 3000 m au milieu des tentes nomades où nous serons invités. Nous bivouaquerons à 3 300 m (notre record !). La proximité des glaciers permet une petite bataille de neige avec les enfants. Nous profitons des nombreux gués pour faire la lessive, la prairie servant d’immense étendoir ! Nous découvrons les abords de la Mer Caspienne avec ses champs de riz à perte de vue. La végétation est luxuriante et nous prenons un réel plaisir à nous perdre dans les petites pistes conduisant aux villages composés de petites maisons en bois coloré. Un petit bain de pieds dans cette mer intérieure, grande productrice de caviar (introuvable !). A l’intérieur des terres, nous découvrons le village pittoresque de Masuleh. Sur une plaine désolée, apparaît le mausolée de Soltaniyeh ; Cette ville fut détruite par Tamerlan en 1384 et mérite un détour. Nous lui consacrons quelques heures après avoir goûté aux pizzas iraniennes dans un minuscule boui-boui ! Nous avons rendez-vous avec les astronomes à Shahreza située à 80 km au sud d’Isfahan. Nous ne rencontrons aucun problème sauf lors de deux bivouacs. Le premier sur un terrain meuble ( style chott), le land s’enfonce de 50 cm. Les pneus à crampons permettent de sortir de ce mauvais pas ! Le deuxième à quelques km d’Isfahan, deux hélicoptères de l’armée nous localisent et rasent la tente de toit ! L’accueil des astronomes est à l’image des iraniens. Nous sommes guidés vers les bâtiments historiques, les artisans, les restaurants typiques….Nous faisons une conférence à l’université sur notre projet et ils organisent une soirée astro-gastronomique dans un parc bien fleuri et bien….éclairé ! Les contacts sont très chaleureux ( Valérie signera même des autographes pour les femmes) mais les sexes opposés ne se mélangent pas. Comme d’habitude, notre land est la « star » et les femmes sont fascinées par notre mini-cuisine. La nuit se poursuit avec l’observation des objets célestes jusqu’à 3 h du matin ! Les iraniens ont la santé !! Pour obtenir les visas, nous avons dû réserver trois nuits d’hôtel à Shiraz et c’est avec un pincement au cœur que nous quittons nos hôtes si attachants ! Une journée de route sera nécessaire pour atteindre Shiraz. Nous éviterons plusieurs accidents dans cette circulation démentielle. Heureusement, l’hôtel en plein centre-ville possède un parking gardé. Un bon sommeil mérité et nous sommes prêts à nous lancer à la découverte de cette ville légendaire (pas question de chercher le célèbre vin qu’Omar Khayyam vantait dans ses robaïyat !).Nous plongeons avec délices dans le bazar oriental. Senteurs, bruits, couleurs nous envoûtent. Nous resterons plusieurs heures à flâner au milieu des artisans. Nous trouvons près de l’hôtel un petit restaurant animé par deux musiciens jouant des instruments traditionnels. Après ces trois jours, il est temps de reprendre la route ou plutôt les pistes. Nous visitons la célèbre Persépolis sous une chaleur écrasante à 15 h (quelle idée !!!) : 40°C à l’ombre mais sans ombre ! Avec le voile et les vêtements couvrants pas besoin de payer le Hamman… De plus, les normes iraniennes n’étant pas les mêmes qu’Occident, il nous faut littéralement escalader les rochers pour atteindre les belles portes : nous n’en visiterons qu’une! Notre patience a des limites, n’est-ce pas Florence? Nous repartons vers deux autres sites Naqsh-e Rostam (tombeaux sculptés) et Pasargades (tombeau de Cyrus) émerveillés par tant de finesse dans les sculptures. Nous empruntons de belles pistes dans les Monts Zagros et installons notre bivouac sur un ancien camp nomade : plus de chardons mais beaucoup de crottes de mouton ! On ne peut pas tout avoir ! Quelques arbres au nom indéterminé style arganiers complètent le tableau champêtre. C’est une pause mécanique pour Fabrice : vidanges( nous récupérons notre huile grâce à un sac poubelle autour de la bassine), changement de filtres, vérification et entretien de certaines pièces…. Tout à coup, une tornade nous frôle emportant dans son sillage tous les charbons, une deuxième se forme : nous sommes dans leur couloir : vent de panique, il faut retenir les chaises et autres ustensiles légers§ Aucune voiture à l’horizon, nous sommes seuls sur la piste. Des camps de nomades apparaissent et la piste disparaît…ne nous affolons pas, nous continuons en hors-piste trialisant et retrouvons des traces un peu plus loin. Des collines colorées se dévoilent à perte de vue. Nous nous enfonçons au milieu des champs de blé et des vergers. C’est le moment de la moisson et les iraniens travaillent tard, la faux à la main, se retournant sur notre passage. Nous suivons le cours de la rivière sur des pistes boueuses. Les passages sont délicats et nous ne croiserons que des land agrémentés de petits cœurs : sentimentaux, ces iraniens ! Impossible de trouver un coin tranquille, nous mettrons tout simplement le land à plat au bord d’un torrent : ouf, il était temps de faire la lessive ! Le matin, nous avons de la visite : un homme qui veut partager son pain avec nous et un papy qui tient absolument à nous retenir sous sa tente. Il appelle ses femmes pour nous accueillir. En désespoir de cause, il nous inonde de pommes du jardin petites mais goûteuses qui feront le bonheur des enfants ! Un soir, tous feux éteints, en admiration devant la voie lactée, nous entendons soudain un hurlement étrange qui se rapproche. Nous nous souvenons alors de la clôture des moutons, des kangals et de la présence de loups dans cette région. Dans le doute, nous écourtons notre soirée astro pour nous replier dans la sécurité de la tente haut-perchée et interdisons formellement aux enfants de se lever. Un déjeuner au bord d’une rivière nous donne l’occasion d’une toilette complète du land. Isfahan se rapproche et la circulation se fait très dense. Nous évitons de justesse d’écraser deux femmes en Tchador, bien décidées à traverser une voie rapide.. Enfin, sans accident, nous garons notre véhicule sur sa célèbre place et partons à l’assaut de ses plus beaux monuments et de son bazar. Nous avons envie de goûter aux deux déserts iraniens : Dasht-e Kavir et Dasht-e Lut. Sur le chemin, nous croisons des maisons munis de badgir, tours censées captiver le vent et grâce à un système de bassin rafraîchir la maison, bien pratiques en raison de la chaleur. Nous admirons l’ingéniosité des iraniens capables de construire des canaux souterrains appelés Qanats, certains atteignant 40 km : ils servent à irriguer les vergers depuis 2000 ans. Ainsi, des oasis apparaissent au milieu des déserts arides. Nous comptons tous les 25 ou 30 km des caravansérails servant d’auberges à l’époque de la route de la soie. Ils sont à l’abandon mais quelques-uns restent en bon état. Des citernes d’eau jalonnent notre route monotone mais elles sont désespérement vides. De petits animaux comme les fennecs sont morts faute de pouvoir étancher leur soif. Plus tristes encore, des chameaux de Bactriane à poils longs ont succombé, leurs carcasses jonchent le bord de route ! Quelques dunes apparaissent au loin mais aucun accès n’est possible et attention au sol mou : c’est un désert salé ! Nous en localisons quelques-unes accessibles : c’est parti pour une partie de toboggan. Florence en profite pour parfaire sa collection de sable du monde : le land reviendra charger de quelques kilos dans des sacs pas toujours étanches ! Bivouac solitaire c’est du moins ce qu ’on croyait quand un berger passe au loin : mais où trouve-t-il de l’eau pour ses moutons ? Le mystère reste entier car nos quelques mots de farsi sont insuffisants pour une grande conversation. Tabas, seule grande ville au milieu des déserts, est une oasis où la pénurie ne s’est pas encore fait sentir à en juger par l’abondance des fontaines. Son bâtiment le plus impressionnant est un ancien caravansérail transformé pour l’occasion en une belle mosquée entourée de somptueux jardins (la fierté des iraniens : jardin veut dire paradis en farsi). Nous faisons le plein de gasoil à un euro les 60 L, prix fixe en Iran (non, vous ne rêvez pas !) et achetons du pain que les enfants s’empressent de dévaliser : il nous en faut pour midi SVP ! La route est ponctuée de petits bijoux où nous faisons une pause photo : des maisons en pisé sculpté s’accrochent aux montagnes. La chaleur est épuisante en raison de la fuite de gaz de la clim :la température monte à 49°C . Par jour, 3 à 4 L par personne seront nécessaires : le frigo ne suit pas et nous finissons à l’eau chaude ! Nous nous octroyons une pause hôtel à Kerman : un bon repas avec 7 plats et 1h30 de lessive…la chambre ressemble à un grand étendoir ! Sortir d’une grande ville relève de l’exploit : nous empruntons généralement une mauvaise direction et sommes obligés de rectifier le tir en empruntant de petite pistes pittoresques. Au milieu de collines, nous doublons deux vélos : c’est Yvoine et Mike qui partis de Singapour au début de l’année veulent rallier la France au mois novembre. Nous passons un agréable bivouac en leur compagnie. Nous admirons leur courage et apprécions plus notre véhicule 4 étoiles avec commodités ! Nous devons rejoindre le Golfe Persique en contournant les grands lacs salés qui nous apparaissent au détour d’un sentier accidenté. Une étendue bleue et blanche. ;; nous n’hésitons pas, les courtes enclenchées, un peu de trial (la piste est effondrée) et nous roulons enfin sur ce billard improvisé. Attention, tout de même à ne pas trop s’éloigner des berges. Les sandales de Vincent en garderont un bon souvenir ! Elles s’enfonceront dans une sorte de boue nauséabonde de près de 10 cm alors les 3 tonnes de notre land…. Lors d’une recherche de bivouac sur une belle piste, un policier nous arrête ne comprenant pas notre intention, pourquoi ne pas prendre un hôtel dans la prochaine ville, il nous en faut plus pour nous décourager et nous empruntons un nouveau chemin et c’est le bon ! Sauf, le dévers côté précipice sur un éboulement, sueurs froides assurées ! Nous traversons le défilé montagneux qu’Alexandre le Grand aurait emprunté pour déboucher sur le site archéologique de Shapur, ancienne ville possédant des bas-reliefs très bien conservés célébrant la victoire sur les romains ; tout serait parfait pour la visite si le thermomètre n’affichait pas 45°C ! Heureusement, le musée climatisé nous ouvre ses portes et les enfants s’installent sous l’appareil rafraîchissant ! Le bord de mer n’est qu’à 70 km. Nous n’hésitons pas, une pause dans cet enfer à 52°C, humide, entouré de bases pétrolifères est la bienvenue. Une tempête de sable rend la conduite difficile mais la plage est dégagée. La marée est basse et il faut mériter le bain de pieds. Sur la plage, leçon de choses pour les enfants : d’étranges petits poissons évoluent. La température a chuté à 37°C, c’est le paradis retrouvé mais pas pour longtemps ! En effet, impossible de dormir sur le bord de mer (les policiers ne comprennent pas notre intermède aqueux !) si rafraîchissant. A minuit, enfin, le thermomètre affiche 40°C et nous nous arrêtons. Nous effectuons le lendemain la visite de la Ziggourat de Choqa Zanbil vieille de 3300 ans. C’est une sorte de pyramide à étages d’importance religieuse. Malgré les 50°C extérieur, le guide nous accompagne et nous fait grimper (malgré les barrières) au sommet en escaladant les murs : pas pratique la jupe longue ! 1 h nous suffira à admirer ce bâtiment, le cadran solaire et l’empreinte d’un pied antique ! Quelques litres d’eau plus tard… Notre visa de 30 jours touche à sa fin et il faut remonter en direction de Tabriz :la boucle de 7 000km sera bouclée ! Mais, c’était sans compter avec un iranien venu nous percuter volontairement en pensant réparer sa voiture aux frais d’un gentil touriste ! Bilan, 4h aux postes, aucun frais engagé et un repas offert par le commandant. Les Tabrizis nous ont conseillé de visiter leur mini-Cappadoce : un petit village pittoresque ! Sur Tabriz, nous effectuons quelques emplettes de dernière minute grâce au sympathique Nasser Khan (responsable de l’office de tourisme et parlant 8 langues !) et ensuite direction la frontière. Au-revoir Iran, loin des clichés !!! En Turquie, une pause au bord du lac de Van nous permet de sortir les maillots de bain : il était temps ! Notre parcours de retour se fera par les Monts Taurus et la Cappadoce. Nous avons rendez-vous avec le club de land d’Istanbul. Une petite balade au bord de la mer noire pour tester nos pneus : le bizutage est d’usage en Turquie ! Deux jours au bord de la Mer Egée nous permettront de prendre des forces pour envisager un retour non-stop par la Macédoine, la Croatie, La Slovénie et enfin l’Italie. Notre périple aura duré 7 semaines et 2 jours et 18 000 km auront été parcourus ! Que du bonheur ! Vivement les Amériques ! Les photos et infos générales sont sur notre site:
http://perso.wanadoo.fr/un-land-et-des-etoiles/ A votre dispo pour d'autres infos: Valérie.
Refus d'obtention du visa pour l'Iran
by Takayalé · 2006-03-08 · 23 replies
Bonjour à tous,

J'envisageais de me rendre en Iran fin avril pour un mois. J'attendais mon visa avec impatience. Et voilà que l'on me retourne l'enveloppe contenant mon passeport sans visa à l'intérieur ... mais mes 98$, eux, ont bien été retirés de mon compte. Sur ce, je téléphone au consulat qui me dit que la demande de visa a été refusée par les autorités de Téhéran (pour des raisons inconnues) ... et que l'on ne me rendra pas mes 98$, qu'il ne me reste plus qu'à faire une nouvelle tentative (au risque de perdre combien de billets de 100$?). Je précise que j'avais fait une demande de visa de tourisme tout à fait classique et banale en demandant un mois sur place. Mon passeport était tout beau tout frais car je venais de le renouveller. Il ne contenait qu'un tampon des Iles Fidji + un de Wallis et Futuna (... pas très menaçant) et deux tampons des États-Unis (pas incongru du tout lorsque l'on habite au Québec soit à deux heures de la frontière américaine). Je me demande en fait si la situation étant ce qu'elle est avec toute l'histoire du nucléaire, cela puisse avoir joué dans le refus de m'accorder un visa. Quelqu'un aurait-il rencontré le même genre de problème? Tous vos conseils pour obtenir ce fameux visa pourraient m'être utiles: faire la demande en France, c'est mieux? Combien de temps ça prend? Devrais-je plutôt m'envoler pour la Turquie et essayer de l'obtenir à la frontière?

Merci et à bientôt.

Takayalé.
Passage frontière Arménie puis Iran
by Flm · 2006-02-07 · 12 replies
Bonjour tout le monde, j'ai deux questions à vous poser, toute information complémentaire ou additionnelle étant la bienvenue...

Premièrement:

Je compte me rendre en Arménie, en passant par la Turquie et la Géorgie, j'irai ensuite probablement en Iran et en Azerbaïdjan. Seulement voilà, j'ai cru comprendre qu'il arrivait que les douaniers ou je n'sais plus qui colle le visa arménien sur le passeport. Ce visa n'ayant pas spécialement la côte en Azerbaïdjan et peut-être même en Turquie, il peut entrainer le refus de la part des douaniers de rentrer dans ces deux derniers pays. Est-ce-vrai? S'i il n'était pas collé sur le passeport, cela changerait-il quelquechose? Comment éviter cela, et est-ce que ça peut arriver dans d'autres pays, posant ainsi le même genre de problème?

Deuxièment:

Aux vues des évenements actuels dans le monde arabe et surtout islamique, (à cause de quelque vilain dessinateur danois) renter en Iran est-il toujours possible? Comment s'y prendre excatement, pour l'invitation, le visa et les backchichs sans devoir emprunter de l'argent à toute sa famille juste pour passer la frontière?

Et en passant, la sécurité des français et autres européens s'est-elle empirée avec ces évenements au Pakistan?

(Pour finir, quelques mots sur la surprenante colère de milliers personnes dans certains pays arabes; il me semble que ces tristes caritures sont la goutte d'eau qui fît déborder le vase. Justifiée ou non, cette colère est surtout dûe au fait que nos états développés et modèles n'arrêtent pas de les prendre pour des cons, en voulant les aider, en les contrôlant, les félicitant ou les corrigeant... Je conçois à quel point cela doit être désagréable d'avoir toujours quelqu'un sur le dos, sans jamais pouvoir trouver et corriger ses erreurs par soi-même. C'est d'ailleurs ce qui se passe en Afrique et c'est aussi pourquoi les états comme la Côte d'Ivoire nous envoient chier. N'oubliez pas pour finir que les Etats-Unis ont bombardé un petit village au Pakistan il y a quelques semaines. On en a parlé deux jours, je n'ai jamais entendu d'excuses (cela dit peut-être y en a t-il eut). Une centaine de morts. Imaginez si le Pakistan avait bombardé un petit bled aux USA pour essayer de tuer un ou deux gars dont la vie les gênait. Imaginez les conséquences...)

S'il vous plaît de répondre en priorité à mes questions...
L'Iran est une destination confidentielle (d'après RFI)
by Aristomakos · 2006-01-18 · 16 replies
Salut,

Comme vous tous, j'écoute RFI et je vien d'être assez surpris.

En effet, dans une interview, une responsable d'agence de voyage à déclaré que l'Iran était une destination confidentielle, on y trouvait peu de touristes, excepté quelques groupes.

Ceci s'expliquant en grande partie, d'après elle, par les difficultés à obtenir un visa. D'ailleurs, l'Iran, désirant s'ouvrir au tourisme, vient de permettre l'obtention aisée d'un visa à n'importe quel poste frontière.

Qu'en pensez-vous ?
Retour d'Iran: infos pratiques
by Pantalon · 2006-01-03 · 10 replies
Hello,

Je sors demain de 30 jours en Iran (6 decembre au 4 janvier). Quelques infos pratiques toutes fraiches. Je dis comme ca vient.

J'aurais passe exactement 30 jours en depensant 400 euros, soit 13 euros par jour mais on peut facilement descendre a 10 euros meme moins en dehors des villes les plus touristiques.

En etant seul, je n'ai pas trouve d'hotel a moins de 30 000 rials (3 euros) mais je n'ai jamais paye plus que 65 000 (a Esfahan). Je n'ai pas dormi en dortoir mais ca tourne autour de 30 000 rials.

Vous pouvez acheter le Lonely Planet version anglaise pour 5 euros dans les principales villes. On dirait le vrai mais c'est une photocopie. Au moins concernant Rasht, Jolfa le quartier armenien d'Esfahan et Orumiyeh, il y a des petites erreurs dans les cartes.

Ca commence a se savoir, il est impossible de retirer de l'argent en Iran avec sa carte et les travellers cheques ne marchent pas, mais il y a deux moyens de s'en procurer. La premiere facon est decrite dans le lonely planet (virement a une banque Melli, non teste). Une deuxieme facon pour un francais est de passer par l'ambassade de France a Teheran. Quelqu'un en France vous fait un virement sur un compte du tresor public qui correspond au compte de l'ambassade. 2-3 jours apres vous passez a l'ambassade pour retirer vos sous (donnes en rials uniquement).

Ayant voyage seul et quelques jours avec une francaise rencontree en cours de voyage, je peux dire les choses suivantes: Homme seul: pas de probleme femme seule: parfois emmerdee par des puceaux trentenaires (pas facile de faire l'amour en Iran...), mais rien de plus que des meks collants, en couple: syndrome casper le fantome pour la fille. On avait tendance a ne me parler qu'a moi.

Lorsqu'on vous dit que le bus de nuit arrive a 6-7h00 du matin sur des trajets relativement court (j'ai teste Kerman-Shiraz, Shiraz-Esfahan), il arrive en fait a 4-5h00 du matin.

Attention au Ta'arof, attitude qui consiste a refuser lorsque vous proposez quelque chose (y compris de l'argent). Je savais pas et suis parti 2 fois sans payer au debut (une patisserie et un taxi). Mais je voudrais bien savoir si le ta'arof s'applique quand vous achetez une voiture...

Pour ceux qui y vont en voiture, un litre de super coute 800 rials (8 centimes d'euros), donc vous faites votre plein pour 4 euros...

C'est tout ce qui me vient, hesitez pas a me poser des questions. J'ai beaucoup aime l'Iran et me suis pris plusieurs petites claques concernant mes a priori sur la vie quotidienne dans ce pays, la religion et l'hospitalite.
Visa iranien à Islamabad et route Iran-Pakistan
by Neelan · 2006-01-01 · 9 replies
Bonjour à tous, J'ai besoin d'infos? Quelqu'un sait combien de temps faut-il pour obtenir un visa iranien d'Islamabad, combien ça coûte? Et après si vous avez des infos sur le trajet pour se rendre à la frontière pak/iran. J'aimerais avoir des infos super concrètes, adresses etc.Si c'est possible bien sûr. Combien de temps pour faire islamabad-frontière? de Quetta y-a t-il des liaisons directes? Merci à tous
Passage des montagnes entre la Turquie et l'Iran à vélo?
by Fababjien · 2005-11-13 · 26 replies
zello cher voyageurs,

je vayage actuellement a velo et suis en crete, je pense partir d'ici pas trop longtemps pour l'iran via la turquie, et passer la frontiere iranienne du cote de la fin de l'annee...

quelqu'un aurait-il des infos sur les conditions climatiques, neige, temperatures, ouverture des routes sur les differentes frontieres, et surtout la plus clemente, pour me rendre en iran??

merci d'avance....

fabian & libellule
voyager en Iran en vélo
by Loikiloik · 2005-04-10 · 11 replies
J'aimerais voyager les prochaines vacances en Iran. Quelqu'un a des tuyaux à refiler, des bons trajets, des bons plans au niveau du trajet (avec les vélos), des endroits super-beaux, comment trouver de l'alcool et des capottes 😛
Donne infos sur Iran
by Skydivine · 2004-10-22 · 38 replies
Bonjour à tous,

je reviens d'un mois en Iran et vous donne volontiers des infos sur le pays.

A vous...

Skydivine
Sécurité au Népal
by Mat38 · 2004-06-07 · 5 replies
Bonjour a tous

je dois partir faire le tour des annapurnas(sans agence ni guide) début septembre, et de plus en plus je vois des articles concernant l'insecurité au nepal (dernier trek magazine ) le ministere des affaires étrangère déconseille fortement de ci rendre,

quelqu'un as t'il eu des echos a ce sujet

merci d'avance
Traversée du Pakistan depuis l'Inde vers l'Iran
by ElPrincipito · 2006-04-06 · 5 replies
Bonjour! Nous effectuons actuellement une traversee de six mois reliant Shangai a Istanbul, sur les routes du the. Visiblement, pas de possibilite d'avoir un visa de plus de 7 jours pour l'Iran depuis New Dehli (helas!!). Nous avons donc 3 semaines a consacrer au Pakistan (du 15 juin au 10 juillet environ). Le passage depuis Amristar vers Lahore est il le seul possible? Pas de poste sur la route depuis Shrinagar vers Islamabad? Concernant la securitee, nous avons lu des temoignages sur cet excellent forum, de personnes voyageant avec escorte...N'y a t il aucun moyen d'eviter cela? est ce un choix ou une obligation? De quoi cela depend il? Pour le visa Irannien, quelles sont precisement les pieces a apportee a l'ambassade (a Delhi), afin de mettre toutes les chances de notre cote?

Merci a tous ceux qui voudrons bien nous aider...Ici le Viet Nam, a vous le reste du monde.
Romans iraniens contemporains
by UnaMilanese · 2020-03-27 · 36 replies
Bonsoir,

L'un ou l'une d'entre vous a-t-il un ou des titres de roman iranien contemporain à me conseiller?

Auteur iranien et pas auteur qui écrit sur l'Iran. Et de préférence masculin (il faut que je me rende à l'évidence, ma longue expérience de lectrice montre que je ne suis pas du tout réceptive à la littérature écrite par des femmes).

Khayyam et Hafez, guère contemporains, sont déjà dans ma bibliothèque. Maalouf, qui au demeurant n'est pas iranien, aussi.

Catherine

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