Results for "Hongrie+souvenir+artisanat"
About 2,848 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Roumanie pour petit budget
Bonjour Mesdames, Messieurs,
Je viens de découvrir ce forum et en profite donc pour demander un coup de main. En effet, on vient de m'annoncer que mes vacances entre amis (prévues initialement dans le jura), ne se feront pas. Je dois donc préparer un voyage en couple en Roumanie (YES !)
Nous avons déjà fait le tour d'Ecosse en moto, ainsi que le tour de Norvège (remontée en voiture, passage de la côte ouest+îles Lofoten, cap nord puis redescente), le tout en camping sauvage. Nous avons donc l'équipement et l'expérience nécessaire pour éviter le cannibalisme (désolée, j'ai un humour noir)...
Donc, la Roumanie: est-ce possible pour une petit budget ? Combien de temps faut-il pour en faire la découverte (nous avons l'habitude de rouler 400km par jour si besoin est) ? Est-il possible de faire du camping sauvage ? Peut-on loger chez l'habitant (et si oui, comment faire et à quel prix) ? Y a-t'il un guide (vert/routard etc..) à me conseiller ? Avez-vous des bonnes adresses/astuces ?
Oui, je commence seulement à débroussailler mais si vous aviez déjà des réponses à me fournir, ce serait génial !
Merci beaucoup pour votre attention !
Nous avons déjà fait le tour d'Ecosse en moto, ainsi que le tour de Norvège (remontée en voiture, passage de la côte ouest+îles Lofoten, cap nord puis redescente), le tout en camping sauvage. Nous avons donc l'équipement et l'expérience nécessaire pour éviter le cannibalisme (désolée, j'ai un humour noir)...
Donc, la Roumanie: est-ce possible pour une petit budget ? Combien de temps faut-il pour en faire la découverte (nous avons l'habitude de rouler 400km par jour si besoin est) ? Est-il possible de faire du camping sauvage ? Peut-on loger chez l'habitant (et si oui, comment faire et à quel prix) ? Y a-t'il un guide (vert/routard etc..) à me conseiller ? Avez-vous des bonnes adresses/astuces ?
Oui, je commence seulement à débroussailler mais si vous aviez déjà des réponses à me fournir, ce serait génial !
Merci beaucoup pour votre attention !
Les États-Unis sans parler l'anglais
Bonjour,
Afin de faire l'impasse d'un voyage avec un TO ma question est simple; est il possible de faire un auto tour sans parler Anglais ...
Merçi
Professeur tunisien recherche emploi en France
je suis un professeur tunisien et je cherche un contrat de travail régulier france
Levée de l'obligation de visa pour la Biélorussie
Bonsoir
Voire les details dans les articles , il sera possible dici fevrier (si tout va bien) de visiter la bielorussie pendant 5 jours maximum en venant de laeroport de Minsk (MSQ) par avion
le service de presse de la presidence vient den faire lannonce , et le decret devrait etre signe le 9 fevrier
http://belarusfeed.com/breaking-belarus-cancels-visas-for-80-states/
http://eng.belta.by/president/view/belarus-introduces-five-day-visa-free-regime-for-citizens-of-80-countries-97763-2017/
Il y a des conditions a remplir , notamment une assurance valide , voir ce lien pour plus dinfos
http://uae.mfa.gov.by/en/consular_issues/visas/insurance/
Plus de details seront certainement disponible bientot
Bye
Voire les details dans les articles , il sera possible dici fevrier (si tout va bien) de visiter la bielorussie pendant 5 jours maximum en venant de laeroport de Minsk (MSQ) par avion
le service de presse de la presidence vient den faire lannonce , et le decret devrait etre signe le 9 fevrier
http://belarusfeed.com/breaking-belarus-cancels-visas-for-80-states/
http://eng.belta.by/president/view/belarus-introduces-five-day-visa-free-regime-for-citizens-of-80-countries-97763-2017/
Il y a des conditions a remplir , notamment une assurance valide , voir ce lien pour plus dinfos
http://uae.mfa.gov.by/en/consular_issues/visas/insurance/
Plus de details seront certainement disponible bientot
Bye
Tour d'Europe à vélo en partant du Maroc
Bonjour à tous et bonne année !
J'arriverai par avion au Maroc dans quelques jours pour démarrer un nouveau tour d'Europe. Je n'y suis jamais allé et quelques questions m'apparaissent...
Je me demande notamment au niveau de l'argent la meilleure solution à adopter pour mon arrivée : Est-il mieux de partir avec une petite somme prévisionnelle en euros et les changer sur place (à l'aéroport par exemple ?) ou tout simplement retirer des dirhams une fois arrivé ? (j'aurai apparemment certains frais appliqués par ma banque...) Que feriez vous ? Les frais de change sont-ils contraignants ?
Une autre question me travaille aussi : J'ai pour habitude lors de mes expéditions vélocipédiques de jouer de la musique "au chapeau" afin d'amortir les frais de voyage. Est-ce envisageable aussi au Maroc ?
Merci d'avance pour votre précieuse aide :)
J'arriverai par avion au Maroc dans quelques jours pour démarrer un nouveau tour d'Europe. Je n'y suis jamais allé et quelques questions m'apparaissent...
Je me demande notamment au niveau de l'argent la meilleure solution à adopter pour mon arrivée : Est-il mieux de partir avec une petite somme prévisionnelle en euros et les changer sur place (à l'aéroport par exemple ?) ou tout simplement retirer des dirhams une fois arrivé ? (j'aurai apparemment certains frais appliqués par ma banque...) Que feriez vous ? Les frais de change sont-ils contraignants ?
Une autre question me travaille aussi : J'ai pour habitude lors de mes expéditions vélocipédiques de jouer de la musique "au chapeau" afin d'amortir les frais de voyage. Est-ce envisageable aussi au Maroc ?
Merci d'avance pour votre précieuse aide :)
Vol pour Plovdiv (Bulgarie)
Bonjour,
quelqu'un pourrait-il me donner des infos sur les compagnies qui font des vols de paris ou de belgique pour Plovdiv. plutôt des lows coats puisque c'est pour un long we.
merci laurence
quelqu'un pourrait-il me donner des infos sur les compagnies qui font des vols de paris ou de belgique pour Plovdiv. plutôt des lows coats puisque c'est pour un long we.
merci laurence
Les Alpes suisses et autrichiennes en avril le moins cher possible
Bonjour,
Je prépare avec ma conjointe et un ami un voyage de 26 jours dans les Alpes suisses et autrichiennes en avril prochain, et probablement avec quelques arrêts dans des pays limitrophes. J'ai quelques questions à ce sujet.
En gros, nous atterrirons à Zurich. Première portion du voyage dans l'Ouest de l'Autriche. Il n'est pas prévu d'aller aussi loin que Vienne. Ensuite, retour en Suisse pour la 2e portion du voyage. Possible aussi que l'on fasse un détour par Munich. Notre ami quittera alors et il nous restera environ 10 jours pour aller ailleurs. Nous visiterons probablement un ami dans la vallée d'Aoste en Italie, et peut-être terminerons-nous dans le Sud-Ouest de la France avant de rentrer à Zurich.
Les questions maintenant...
1- Quel est le climat dans cette région en avril? Je me doute que ce ne soit pas la période idéale!
2- Nous voulons dépenser le moins possible. (tout un défi en Suisse!) Quelle serait la façon la plus économique et pratique de voyager? On s'est fait dire de louer une voiture en Autriche mais d'utiliser le train en Suisse, puisque la "Swiss Pass" permet de faire bien des économies. Est-ce une bonne stratégie? Doit-on acheter la Swiss Pass avant de partir, où si c'est préférable de le faire une fois sur place?
3- Avez-vous des trucs pour économiser au niveau de l'hébergement? Nous aurons sans doute recours aux auberges de jeunesse et à Couchsurfing. C'est sans doute trop froid pour le camping?
4- D'autres recommandations pour économiser? Au niveau des repas par exemple?
5- J'aimerais aussi connaître vos coups de coeur sur les endroits à voir en Autriche/Suisse et dans les régions limitrophes en Italie/France/Allemagne.
À noter que nous sommes surtout des amoureux de la nature. On veut voir de jolis paysages et effectuer quelques courtes randonnées.
Merci pour vos conseils!!
Je prépare avec ma conjointe et un ami un voyage de 26 jours dans les Alpes suisses et autrichiennes en avril prochain, et probablement avec quelques arrêts dans des pays limitrophes. J'ai quelques questions à ce sujet.
En gros, nous atterrirons à Zurich. Première portion du voyage dans l'Ouest de l'Autriche. Il n'est pas prévu d'aller aussi loin que Vienne. Ensuite, retour en Suisse pour la 2e portion du voyage. Possible aussi que l'on fasse un détour par Munich. Notre ami quittera alors et il nous restera environ 10 jours pour aller ailleurs. Nous visiterons probablement un ami dans la vallée d'Aoste en Italie, et peut-être terminerons-nous dans le Sud-Ouest de la France avant de rentrer à Zurich.
Les questions maintenant...
1- Quel est le climat dans cette région en avril? Je me doute que ce ne soit pas la période idéale!
2- Nous voulons dépenser le moins possible. (tout un défi en Suisse!) Quelle serait la façon la plus économique et pratique de voyager? On s'est fait dire de louer une voiture en Autriche mais d'utiliser le train en Suisse, puisque la "Swiss Pass" permet de faire bien des économies. Est-ce une bonne stratégie? Doit-on acheter la Swiss Pass avant de partir, où si c'est préférable de le faire une fois sur place?
3- Avez-vous des trucs pour économiser au niveau de l'hébergement? Nous aurons sans doute recours aux auberges de jeunesse et à Couchsurfing. C'est sans doute trop froid pour le camping?
4- D'autres recommandations pour économiser? Au niveau des repas par exemple?
5- J'aimerais aussi connaître vos coups de coeur sur les endroits à voir en Autriche/Suisse et dans les régions limitrophes en Italie/France/Allemagne.
À noter que nous sommes surtout des amoureux de la nature. On veut voir de jolis paysages et effectuer quelques courtes randonnées.
Merci pour vos conseils!!
Entrer en République Tchèque sans carte d'identité pour bébé?
Salut à tous,
Je viens de réaliser que nous n'avions aucune carte d'identité pour notre bébé de 6 mois. Seul un livret de famille et son acte de naissance. Nous partons de France jeudi pour passer 4 jours à Pragues… est-ce un problème??? Nous y allons en voiture. Nous sommes tous les deux ses parents et avons des cartes d'identités valides… Savez-vous si on arrivera quand meme à rentrer sans carte d'identité pour notre fiston??
Merci, A très bientôt, maud
Je viens de réaliser que nous n'avions aucune carte d'identité pour notre bébé de 6 mois. Seul un livret de famille et son acte de naissance. Nous partons de France jeudi pour passer 4 jours à Pragues… est-ce un problème??? Nous y allons en voiture. Nous sommes tous les deux ses parents et avons des cartes d'identités valides… Savez-vous si on arrivera quand meme à rentrer sans carte d'identité pour notre fiston??
Merci, A très bientôt, maud
Partir seul en Ukraine et Biélorussie
Bonjour à tous.
j'ai actuellement 21 ans, je souhaite partir quelques semaines en Ukraine et en Biélorussie dans 2 ans.
je me prépare un peu à l'avance mais je ne sais pas si c'est une bonne idée le fait d'aller seul. je ne connais personne sur place.
de plus, je connais le russe (apprentissage volontaire, j'ai du niveau "lycée") grâce à ma.passion sur les pays de l'ex urss... mais j'ai du mal à communiquer car je suis sourd appareillé. j'ai du mal à entendre et comprendre l'anglais , langues étrangères. .. mais j'arrive bien à parler le russe avec des fautes d'accent. ..
je sais que la Biélorussie semble plus aisée que l'Ukraine sauf qu'il faudrait une visa, contrairement à l'Ukraine. je souhaite aller à kiev, lviv, les carpates, pripiat ( oui ça semble fou...) et puis je verrai pour au dessus. je ne poserai pas mon pied à la Crimée et au République de donestsk c'est quand même dommage
je suis déjà alle en République tchèque seul à 18 ans j'ai pu me débrouille et essaye de m'éloigne de la capitale car les campagnes m'intéressent le plus.
je voudrai vos témoignages et conseils sur le fait de voyager en ukraine.
de plus, je connais le russe (apprentissage volontaire, j'ai du niveau "lycée") grâce à ma.passion sur les pays de l'ex urss... mais j'ai du mal à communiquer car je suis sourd appareillé. j'ai du mal à entendre et comprendre l'anglais , langues étrangères. .. mais j'arrive bien à parler le russe avec des fautes d'accent. ..
je sais que la Biélorussie semble plus aisée que l'Ukraine sauf qu'il faudrait une visa, contrairement à l'Ukraine. je souhaite aller à kiev, lviv, les carpates, pripiat ( oui ça semble fou...) et puis je verrai pour au dessus. je ne poserai pas mon pied à la Crimée et au République de donestsk c'est quand même dommage
je suis déjà alle en République tchèque seul à 18 ans j'ai pu me débrouille et essaye de m'éloigne de la capitale car les campagnes m'intéressent le plus.
je voudrai vos témoignages et conseils sur le fait de voyager en ukraine.
Le Bhoutan hors des sentiers battus?
Bonjour à toutes et tous,
Je cherche une agence locale sérieuse qui puisse me proposer un programme "culturel" en dehors des sentiers battus, notamment des nuits en monastère et dans des villages traditionnels, si c'est possible.
Quelqu'un connait cela ? ou a des infos sur où le trouver ? Un grand merci d'avance ! :)
Quelqu'un connait cela ? ou a des infos sur où le trouver ? Un grand merci d'avance ! :)
Premier voyage en Asie du Sud-Est
Bonjour à tous,
J'aurais besoin de conseils sur mon itinéraire. Nous partons à deux le 10/08 sur Singapour et nous repartons de cette même ville le 23/08. L'idée est de faire un ou deux jours à l'arrivée ou au départ sur Singapour par contre entre les deux c'est à dire une dizaine de jours nous n'arrivons pas à nous décider sur la destination: malaisie ? indonésie ? birmanie (1er choix mais j'ai l'impression que les déplacements prennent beaucoup de temps aurions nous la possibilité de faire quelques sites) ? Nous ne connaissons pas l'Asie donc l'idée est de découvrir le côté culturel et pourquoi pas un peu de plage (mais ce n'est pas du tout la priorité). Que pouvez-vous me conseiller ? Merci!!!
J'aurais besoin de conseils sur mon itinéraire. Nous partons à deux le 10/08 sur Singapour et nous repartons de cette même ville le 23/08. L'idée est de faire un ou deux jours à l'arrivée ou au départ sur Singapour par contre entre les deux c'est à dire une dizaine de jours nous n'arrivons pas à nous décider sur la destination: malaisie ? indonésie ? birmanie (1er choix mais j'ai l'impression que les déplacements prennent beaucoup de temps aurions nous la possibilité de faire quelques sites) ? Nous ne connaissons pas l'Asie donc l'idée est de découvrir le côté culturel et pourquoi pas un peu de plage (mais ce n'est pas du tout la priorité). Que pouvez-vous me conseiller ? Merci!!!
Survivre à la canicule en Italie
Nous voilà en Italie du Nord depuis le 5 juillet.
A part une journée d'orage, un soleil de plomb nous matraque au quotidien tandis que la température monte actuellement à 41°C du côté du Lac de Garde. Pas une petite brise, nada! L'air est lourd et nous sommes tout moites! Et la foule est là quand même, incroyable!

Pour survivre, vive les musées, les églises, les supermarchés, les fontaines et... les GLACES! De Bergame à Trente, en passant par Trévise, Trente, Bolzano ou San Martino di Castrozza, nous en avons dévorées des kilos!

Et nous avons bu à toutes les fontaines...

On en fait un peu moins l'après-midi, mais nous avons réussi malgré tout à voir de belles choses, on s'en souviendra, c'est déjà dans le blog https://baladesenitalie.wordpress.com/
Photos volées en se baladant dans les rues...

A part une journée d'orage, un soleil de plomb nous matraque au quotidien tandis que la température monte actuellement à 41°C du côté du Lac de Garde. Pas une petite brise, nada! L'air est lourd et nous sommes tout moites! Et la foule est là quand même, incroyable!

Pour survivre, vive les musées, les églises, les supermarchés, les fontaines et... les GLACES! De Bergame à Trente, en passant par Trévise, Trente, Bolzano ou San Martino di Castrozza, nous en avons dévorées des kilos!

Et nous avons bu à toutes les fontaines...

On en fait un peu moins l'après-midi, mais nous avons réussi malgré tout à voir de belles choses, on s'en souviendra, c'est déjà dans le blog https://baladesenitalie.wordpress.com/
Photos volées en se baladant dans les rues...
Pour un futur projet à vélo à travers l'Europe
Je souhaites construire un futur projet en velo en europe , pour rejoindre les differents Hôtes/Amis que j ai heberger lors de leur passage sur La Rochelle , grace au couchsurfing -
Jai jamais fait ce genre de voyages qui forment toute une vie et lenrichisse - mais je vais m exercer en France (velodysèe, la Loire )
et donc je recherche un ou une partenaire(ou constituer un groupe) pour concevoir ce projet ! meme pour partager un bout de route ensemble (ceci est serieux))
jai pas encore de velo adequate ni trop de materiels qui va avec (suis en pleine comparaison grace au nombreux blog et recits), je suis en vue par le velo Fahrradmanufaktur TX400 ou le 800 , le Koga worldtraveller29 trekking , ou le gitane vision * et questions petits materiels genre une tente 2pers? les sacoches? vetements adequates? le materiels electronique genre tel portable? la nourriture?
donc si vous pouvez morientez sur un choix ou bien me donner des conseils ? merci d avance
Jai jamais fait ce genre de voyages qui forment toute une vie et lenrichisse - mais je vais m exercer en France (velodysèe, la Loire )
et donc je recherche un ou une partenaire(ou constituer un groupe) pour concevoir ce projet ! meme pour partager un bout de route ensemble (ceci est serieux))
jai pas encore de velo adequate ni trop de materiels qui va avec (suis en pleine comparaison grace au nombreux blog et recits), je suis en vue par le velo Fahrradmanufaktur TX400 ou le 800 , le Koga worldtraveller29 trekking , ou le gitane vision * et questions petits materiels genre une tente 2pers? les sacoches? vetements adequates? le materiels electronique genre tel portable? la nourriture?
donc si vous pouvez morientez sur un choix ou bien me donner des conseils ? merci d avance
Itinéraire Pologne avec jeunes enfants en octobre
Bonjour,
Nous envisageons de faire un voyage en Pologne de 8-10 jours au mois d'octobre avec nos enfants qui auront respectivement 4 ans et 15 mois. Nous ne connaissons pas du tout ce pays et avons trés envie de le découvrir.
Nous avons un petit budget, voire trés petit budget, nous avons envie de visiter deux-trois endroits max, en nous déplaçant en train ou bus locaux.
Pour ceux et celles qui ont baroudé par là-bas ou connaissent un peu le pays, quels sont pour vous les endroits à ne pas louper, les villes ou lieux de nature qui vous ont le + marqué ? Bref, si vous deviez nous aider à ne garder que 2-3 points de chute pour construire notre itinéraire, quelles suggestions nous feriez-vous (avec cette donnée, donc, des jeunes enfants : trajets pas trop compliqués et intérêts des lieux visités)?
Merci d'avance de vos contributions ! Polka
Nous envisageons de faire un voyage en Pologne de 8-10 jours au mois d'octobre avec nos enfants qui auront respectivement 4 ans et 15 mois. Nous ne connaissons pas du tout ce pays et avons trés envie de le découvrir.
Nous avons un petit budget, voire trés petit budget, nous avons envie de visiter deux-trois endroits max, en nous déplaçant en train ou bus locaux.
Pour ceux et celles qui ont baroudé par là-bas ou connaissent un peu le pays, quels sont pour vous les endroits à ne pas louper, les villes ou lieux de nature qui vous ont le + marqué ? Bref, si vous deviez nous aider à ne garder que 2-3 points de chute pour construire notre itinéraire, quelles suggestions nous feriez-vous (avec cette donnée, donc, des jeunes enfants : trajets pas trop compliqués et intérêts des lieux visités)?
Merci d'avance de vos contributions ! Polka
Itinéraire Bordeaux-Athènes par la route
🙂 Bonjour à tout le monde
Qui a fait ce trajet ? Dame seule retraitée Je dois me rendre à TILOS, mais, n'ayant jamais mis les pieds dans ce secteur, qui peut me renseigner sur ce trajet le plus direct et le plus facile. 😉 (Voiture + petite remorque)
Merci pour tous vos conseils 🙂

Qui a fait ce trajet ? Dame seule retraitée Je dois me rendre à TILOS, mais, n'ayant jamais mis les pieds dans ce secteur, qui peut me renseigner sur ce trajet le plus direct et le plus facile. 😉 (Voiture + petite remorque)
Merci pour tous vos conseils 🙂

InterRail: Italie / Croatie / Bosnie / Serbie / Bulgarie / Grèce
Bonjour à vous voyageurs et voyageuses de ce forum.
Après être rentré en mars 2015 de mon périple au Maroc avec le 4L Trophy, j'ai attrapé le virus du voyage et je ne compte pas me faire soigner !
Après avoir lu pas mal de témoignages sur l'inter rail, j'me suis dit que c'était la meilleure solution pour partir peu de temps visiter pas mal d'endroits !
J'aimerais avoir deux/trois conseils sur mon périple envisagé. Le but est de partir à deux, avec mon pote du 4L Trophy.
On penche sur l'option du 5jours de train sur 10 jours de voyage avec comme itinéraire : Partir de Lyon en bus direction Milan où nous avons un pied à terre grâce à une copine Erasmus ! L'Italie, ou nous commencerons notre pass Inter rail depuis Milan. La Croatie avec une pause à Zagreb. (Premier jour de train) La Bosnie avec un arrêt à Sarajevo. (Deuxième jour de train) La Serbie en s'arrêtant à Belgrade. (Troisième jour de train) La Bulgarie pour visiter Sofia. (Quatrième jour de train) La Grèce, point d'arrivée à Athènes. (Dernier jour de train)
Nous prendrons ensuite un vol pour rentrer sur Lyon en France.
Je voudrais savoir si ce périple vous semble réalisable ou les heures de train sont vraiment trop importantes entre tous ces pays. S'il est préférable d'en zapper un pour permettre d'avoir un peu plus de temps pour visiter, se poser..
Suivant vos réponses, j'ai une multitude de questions à vous poser ! Merci de votre aide pour ceux qui veulent bien me conseiller. :)
Après avoir lu pas mal de témoignages sur l'inter rail, j'me suis dit que c'était la meilleure solution pour partir peu de temps visiter pas mal d'endroits !
J'aimerais avoir deux/trois conseils sur mon périple envisagé. Le but est de partir à deux, avec mon pote du 4L Trophy.
On penche sur l'option du 5jours de train sur 10 jours de voyage avec comme itinéraire : Partir de Lyon en bus direction Milan où nous avons un pied à terre grâce à une copine Erasmus ! L'Italie, ou nous commencerons notre pass Inter rail depuis Milan. La Croatie avec une pause à Zagreb. (Premier jour de train) La Bosnie avec un arrêt à Sarajevo. (Deuxième jour de train) La Serbie en s'arrêtant à Belgrade. (Troisième jour de train) La Bulgarie pour visiter Sofia. (Quatrième jour de train) La Grèce, point d'arrivée à Athènes. (Dernier jour de train)
Nous prendrons ensuite un vol pour rentrer sur Lyon en France.
Je voudrais savoir si ce périple vous semble réalisable ou les heures de train sont vraiment trop importantes entre tous ces pays. S'il est préférable d'en zapper un pour permettre d'avoir un peu plus de temps pour visiter, se poser..
Suivant vos réponses, j'ai une multitude de questions à vous poser ! Merci de votre aide pour ceux qui veulent bien me conseiller. :)
Quelques petits tuyaux au sujet de New York
bonjour
voici quelques tous petits tuyaux pour les prochains visiteurs de New York, en solo ou en famille. Oh, bien sur, vous trouverez ces renseignements en fouillant un peu de partout dans les discussions, mais ceux ci ont le mérite d'être tout frais !! Pour info , nous sommes partis en voyage à 4 (couple + 2 garçons de 11 ans), organisé individuellement.
par rubrique !
les sousous : j' ai commandé les dollars sur internet 72h à l'avance de façon à pouvoir les avoir immédiatement juste avant mon départ à Roissy. Il suffit d'imprimer le bon de commande à présenter au guichet du bureau de change Travellex avec un passeport. Le taux est avantageux. Je n'ai pas eu recours aux ATM (distributeurs)
Les papiers : passeport conservé sous mes vêtements dans un holster, avec la carte bleue. faites un scan de vos papiers + reçu ESTA à envoyer sur votre messagerie.
carte bleue visa : alors là attention. Une signature sur un reçu suffit pour un achat, et en 9 jours aucun commerçant ne m'a réclamé de pièce d'identité. Pas de code à faire et utilisation très facile. Donc faites hypergaffe à votre carte bleue. Gardez séparément le N° au recto de votre carte et le n° de votre compte bancaire ainsi que le n° de tel pour faire opposition , on ne sait jamais.
sécurité : Je me suis sentie en sécurité à New York. Sans tomber dans les vieux clichés, nous avons loué un petit appart à harlem pour 9 jours, ça m'a paru sur. Quartier de Bushwick (dans Brooklyn) et Jackson heights (Queens) idem, comme dans tout Manhattan.
Nourriture : on en trouve de partout, pour tous les goûts, à toute heure, y compris dans la rue. J'ai trouvé que la nourriture de rue était correcte et pas cher. Ah, les falafels des camions, mmmm !! Tiens ce serait bien pratique d'avoir le même système en France, dommage....
Les wawas : autrement dit, les toilettes . Il suffit de rentrer dans un café ou un bar, et de demander poliment à y aller. On vous dit oui, sans consommer, et en plus avec le sourire. En général, l'état des toilettes c'est plutôt une bonne surprise.
Faire ses courses : à Harlem en tout cas, pas mal de supermarchés bien situés et ouverts tard, y compris le wkd.
Prise de courant : aïe, là oui, il faut un adaptateur spécial Amérique du Nord. Compter un peu plus longtemps pour recharger, c'est de 110v. Le séchoir à cheveux n'avait pas la rage !!!
fringues : petite valise, et prévoir un Kway, débardeur-short, une paire de chaussures de marche, crème solaire, lunettes de soleil, Tshirt à manches longues et écharpe. Sans compter les orages, NY est équipé de clime en général mise à fond, dans les restos, centres commerciaux, musées, les rames de métro, ce qui donne d'assez furieux contrastes à cette saison avec la température de l'extérieur !!
Delta airlines : là aussi la clime est à donfe pour un vol de 8 heures, prévoyez la combi de ski (non je déconne, mais prévoyez de quoi vous couvrir).
Formalités d'immigration : c'est au petit bonheur la chance. Selon l'affluence, on peut attendre 1h ou plus. Si c'est la première fois aux us, photo et prise d'empreintes digitales à prévoir. Une fois qu'on est devant l'employé d'immigration, c'est rapide. Douane idem, prévoyez de compléter votre petit formulaire dans l'avion. Du temps de gagné !
Pour rejoindre JFK au moment du retour vers la France (ou ailleurs !) : prenez la ligne A, jusqu'au Air train, c'est l'équivalent du Orlyval. Prévoir depuis Manhattan 1h30 de trajet, même si c'est un express train. Trajet un peu barbant mais pas cher du tout.
Métro : dire subway. Le métro n'est pas simple effectivement, même s'il ne faut pas être bac+3 pour comprendre, il faut un temps d'adaptation.... le point commun avec le métro parisien, c'est que ça fonctionne par direction. Les hics : les rames qui se succèdent sur un même quai peuvent avoir des directions différentes. De plus il y a les omnibus (tous les arrêts) ou les express ( certains arrêts seulement).... donc il fait bien écouter ce que dit le chauffeur au micro (bon courage) pour avoir le temps de réagir et de descendre, si la station qu'on avait prévu est zappée !!! Autre chose : si on s'est planté de quai et qu'on ne trouve pas le bon numéro de ligne sur le quai ou on se trouve, il ne suffit pas d'aller sur le quai d'en face comme a Paris !! Eh non. Ce serait trop simple !! Le quai d'en face dessert souvent d'autres lignes.... parfois, pour aller dans l'autre sens, il ne faut pas changer de quai, il faut ressortir dans la rue et rechercher une autre station ! Je trouve que pour une fois les français ont été plus pragmatiques. Et ça , c'est sans compter certaines lignes qui ne fonctionnent que les Weekdays (autrement dit seulement en semaine). Prenez sans hésiter une METROCARD valable 7 jours , trajets illimités pour 30 dollars.
Pourboire : il faut prévoir d'en laisser partout, c'est apprécié et surtout, c'est le gagne-pain de pas mal d'employés.
coup de main des locaux : les new-yorkais vous proposent assez rapidement leur aide. Par contre armez vous de patience pour la compréhension mutuelle, votre anglais leur est accessible, le leur ne l'est pas forcément pour nous ....
File d'attente : il faut la jouer anglo-saxonne. Pas question de griller quelqu'un. respectez la file !
Messe gospel : Si vous allez à Abyssinian, dans Harlem Nord, prévoyez zéro sac à dos, zéro photo, jambes et épaules couvertes. Un mec baraqué et psycho-rigide vous le fera clairement comprendre avant d'entrer. Un fois rentré, c'est que du bonheur.
musées : je vous conseille le citypass pour le premier voyage, le carnet à souche est pratique et coupe-file. Certains musées refusent la prise de photo. Respectez svp, les vigiles surveillent et n'hésitent pas à vous rapeller à l'ordre. Le Musée Guggenheim est aux 2/3 en cours de rénovation. Il me semble que ticket d'entrée n'est pas donné, alors profitez du "pay as you wish" (donation à hauteur de ce que l'on souhaite) qui fonctionne le samedi soir de 17h45 à 19h45. File d'attente à prévoir. Si vous visitez le MET en une demi-journée, vous risquez la frustration, c'est comme au Louvre, on en veut toujours plus; il faut plus d'une journée pour profiter d'une visite correcte au MET.
central park en vélo : pour ne pas le parcourir en mode "tour de France" à toute vitesse sans rien voir, prévoyez 3 heures et des pauses, surtout avec des enfants. Attention ça grimpe bien par endroits, et on ne peut utiliser que les pistes cyclables dans un seul sens !
central park à pied : on peut aller partout (sauf sur les pistes cyclables), mais prévoir 3 à 4 h de marche pour visiter un bon morceau. La partie nord (sous Harlem) est la plus boisée et la plus sauvage.
Coups de coeur en vrac : les petits écureuils pas farouches, il y en a presque partout, ils adorent les cacahuètes grillées et les noix de cajou. Le pont de Brooklyn. Les fresques murales du quartier de Bushwick. La cuisine du Sud des US chez Amy Ruth's dans Harlem sud (116e rue). L'aile "Art moderne" et l'aile "américaine" du MET, et sa terrasse au dernier étage. La "chinatown ice cream factory" et sa glace au thé vert, pas donné mais si bon !! Le Dining concourse si vous êtes sur le coup de midi dans le sous sol de Grand central terminal. La vue du sommet de l'Empire state, en fin d'après midi.
bon voyage !
voici quelques tous petits tuyaux pour les prochains visiteurs de New York, en solo ou en famille. Oh, bien sur, vous trouverez ces renseignements en fouillant un peu de partout dans les discussions, mais ceux ci ont le mérite d'être tout frais !! Pour info , nous sommes partis en voyage à 4 (couple + 2 garçons de 11 ans), organisé individuellement.
par rubrique !
les sousous : j' ai commandé les dollars sur internet 72h à l'avance de façon à pouvoir les avoir immédiatement juste avant mon départ à Roissy. Il suffit d'imprimer le bon de commande à présenter au guichet du bureau de change Travellex avec un passeport. Le taux est avantageux. Je n'ai pas eu recours aux ATM (distributeurs)
Les papiers : passeport conservé sous mes vêtements dans un holster, avec la carte bleue. faites un scan de vos papiers + reçu ESTA à envoyer sur votre messagerie.
carte bleue visa : alors là attention. Une signature sur un reçu suffit pour un achat, et en 9 jours aucun commerçant ne m'a réclamé de pièce d'identité. Pas de code à faire et utilisation très facile. Donc faites hypergaffe à votre carte bleue. Gardez séparément le N° au recto de votre carte et le n° de votre compte bancaire ainsi que le n° de tel pour faire opposition , on ne sait jamais.
sécurité : Je me suis sentie en sécurité à New York. Sans tomber dans les vieux clichés, nous avons loué un petit appart à harlem pour 9 jours, ça m'a paru sur. Quartier de Bushwick (dans Brooklyn) et Jackson heights (Queens) idem, comme dans tout Manhattan.
Nourriture : on en trouve de partout, pour tous les goûts, à toute heure, y compris dans la rue. J'ai trouvé que la nourriture de rue était correcte et pas cher. Ah, les falafels des camions, mmmm !! Tiens ce serait bien pratique d'avoir le même système en France, dommage....
Les wawas : autrement dit, les toilettes . Il suffit de rentrer dans un café ou un bar, et de demander poliment à y aller. On vous dit oui, sans consommer, et en plus avec le sourire. En général, l'état des toilettes c'est plutôt une bonne surprise.
Faire ses courses : à Harlem en tout cas, pas mal de supermarchés bien situés et ouverts tard, y compris le wkd.
Prise de courant : aïe, là oui, il faut un adaptateur spécial Amérique du Nord. Compter un peu plus longtemps pour recharger, c'est de 110v. Le séchoir à cheveux n'avait pas la rage !!!
fringues : petite valise, et prévoir un Kway, débardeur-short, une paire de chaussures de marche, crème solaire, lunettes de soleil, Tshirt à manches longues et écharpe. Sans compter les orages, NY est équipé de clime en général mise à fond, dans les restos, centres commerciaux, musées, les rames de métro, ce qui donne d'assez furieux contrastes à cette saison avec la température de l'extérieur !!
Delta airlines : là aussi la clime est à donfe pour un vol de 8 heures, prévoyez la combi de ski (non je déconne, mais prévoyez de quoi vous couvrir).
Formalités d'immigration : c'est au petit bonheur la chance. Selon l'affluence, on peut attendre 1h ou plus. Si c'est la première fois aux us, photo et prise d'empreintes digitales à prévoir. Une fois qu'on est devant l'employé d'immigration, c'est rapide. Douane idem, prévoyez de compléter votre petit formulaire dans l'avion. Du temps de gagné !
Pour rejoindre JFK au moment du retour vers la France (ou ailleurs !) : prenez la ligne A, jusqu'au Air train, c'est l'équivalent du Orlyval. Prévoir depuis Manhattan 1h30 de trajet, même si c'est un express train. Trajet un peu barbant mais pas cher du tout.
Métro : dire subway. Le métro n'est pas simple effectivement, même s'il ne faut pas être bac+3 pour comprendre, il faut un temps d'adaptation.... le point commun avec le métro parisien, c'est que ça fonctionne par direction. Les hics : les rames qui se succèdent sur un même quai peuvent avoir des directions différentes. De plus il y a les omnibus (tous les arrêts) ou les express ( certains arrêts seulement).... donc il fait bien écouter ce que dit le chauffeur au micro (bon courage) pour avoir le temps de réagir et de descendre, si la station qu'on avait prévu est zappée !!! Autre chose : si on s'est planté de quai et qu'on ne trouve pas le bon numéro de ligne sur le quai ou on se trouve, il ne suffit pas d'aller sur le quai d'en face comme a Paris !! Eh non. Ce serait trop simple !! Le quai d'en face dessert souvent d'autres lignes.... parfois, pour aller dans l'autre sens, il ne faut pas changer de quai, il faut ressortir dans la rue et rechercher une autre station ! Je trouve que pour une fois les français ont été plus pragmatiques. Et ça , c'est sans compter certaines lignes qui ne fonctionnent que les Weekdays (autrement dit seulement en semaine). Prenez sans hésiter une METROCARD valable 7 jours , trajets illimités pour 30 dollars.
Pourboire : il faut prévoir d'en laisser partout, c'est apprécié et surtout, c'est le gagne-pain de pas mal d'employés.
coup de main des locaux : les new-yorkais vous proposent assez rapidement leur aide. Par contre armez vous de patience pour la compréhension mutuelle, votre anglais leur est accessible, le leur ne l'est pas forcément pour nous ....
File d'attente : il faut la jouer anglo-saxonne. Pas question de griller quelqu'un. respectez la file !
Messe gospel : Si vous allez à Abyssinian, dans Harlem Nord, prévoyez zéro sac à dos, zéro photo, jambes et épaules couvertes. Un mec baraqué et psycho-rigide vous le fera clairement comprendre avant d'entrer. Un fois rentré, c'est que du bonheur.
musées : je vous conseille le citypass pour le premier voyage, le carnet à souche est pratique et coupe-file. Certains musées refusent la prise de photo. Respectez svp, les vigiles surveillent et n'hésitent pas à vous rapeller à l'ordre. Le Musée Guggenheim est aux 2/3 en cours de rénovation. Il me semble que ticket d'entrée n'est pas donné, alors profitez du "pay as you wish" (donation à hauteur de ce que l'on souhaite) qui fonctionne le samedi soir de 17h45 à 19h45. File d'attente à prévoir. Si vous visitez le MET en une demi-journée, vous risquez la frustration, c'est comme au Louvre, on en veut toujours plus; il faut plus d'une journée pour profiter d'une visite correcte au MET.
central park en vélo : pour ne pas le parcourir en mode "tour de France" à toute vitesse sans rien voir, prévoyez 3 heures et des pauses, surtout avec des enfants. Attention ça grimpe bien par endroits, et on ne peut utiliser que les pistes cyclables dans un seul sens !
central park à pied : on peut aller partout (sauf sur les pistes cyclables), mais prévoir 3 à 4 h de marche pour visiter un bon morceau. La partie nord (sous Harlem) est la plus boisée et la plus sauvage.
Coups de coeur en vrac : les petits écureuils pas farouches, il y en a presque partout, ils adorent les cacahuètes grillées et les noix de cajou. Le pont de Brooklyn. Les fresques murales du quartier de Bushwick. La cuisine du Sud des US chez Amy Ruth's dans Harlem sud (116e rue). L'aile "Art moderne" et l'aile "américaine" du MET, et sa terrasse au dernier étage. La "chinatown ice cream factory" et sa glace au thé vert, pas donné mais si bon !! Le Dining concourse si vous êtes sur le coup de midi dans le sous sol de Grand central terminal. La vue du sommet de l'Empire state, en fin d'après midi.
bon voyage !
3 semaines en Colombie
J 1: arrivée sur Bogota. Nous sommes attendus et hébergés chez une relation d'amie française, dans la banlieue.
J 2 : visite de Bogota, montée à Monserrate
J 3 : La cathédrale de sel de Zipaquira et nouveau village de Guatavita .
J 4: encore dans Bogota. Le musée de l'or...
J 5 : 6 ou 7 h de bus Berlinas pour San Gil, au sud de Bucaramanga
J 6 : en bus à Barrichara (beaux paysages - petit village ) et Raquira. Retour à San Gil.
J 7 : San Gil, baignade aux cascades et parc Gallienari puis bus pour Tunja.
J 8 : Bus pour Villa de Leyva, et rando à :los Pozos azules. Sortie le soir à Tunja.
J 9 : petite sortie en bus aux thermes de Paipa ( ne valent pas le déplacement ) Tour en centre commercial a Tunja.
J 10 bus Libertadores pour Bogota puis taxi vers l'aéroport. Vol pour Pereira, et région du café.
J 11 : visite de Pereira et ses environs.
J 12 : départ en bus pour Salento . Jeep pour aller faire la rando de la vallée de Cocora ( 4 à 5 h très bien )
restau au Punte-Coma et hotel calme El Zorzal.
J 13 : promenade dans ce beau village et ses artisans. Retour par Filandia , restau Ambar à Pereira. Ville sans grand charme.
J 14 : Car pour Medellin, tour en ville avec métro et télécabines.Nous sommes agréablement étonnés par cette ville moderne !
J 15 : Matin dans le centre de Medellin et vol vers Santa Marta. Taxi pour rejoindre notre hôtel près du parc tayrona
( eco YuluKa ).
J 16 : Marche dans le parc à Arrécifes puis El Cabo. belles plages.
J 17 : Tayronaka ( ruines cité indienne) et Quebrada Valencia ( baignade dans cascades ) en mini bus.
J 18 : Santa Marta en mini-bus. Tour en ville et plage puis bus tourisme Marsol pour Barranquilla ( 2 h de trajet ).
J 19 : journée au Carnaval de Barranquilla : géant !
J 20 : Bus Marsol vers Cartagena. Hotel Casa Ebano 967 dans Getsemani bien placé.Visite centre historique, musée-couvent, palais de l'inquisition...
J 21 : lancha ( bateau rapide ) pour les îles du Rosaire ( 1 h ) arrêt sur île Lizamar décevant ( on n'y voit guère que le restau ) et sur plage Blanca île Baru.
J 22 : visite du Castillo San Felipe , puis en ville. Bon restau à" Juan del Mar "
J 23 : vol depuis Cartagena, escales Bogota puis Madrid vers la France .
Nous avions des vols depuis Orly vers Bogota à l'aller et Cartagena-Bogota-Madrid-Orly avec Avianca au retour à 883 euros/p. Notre hôtel coûtait 28 e à Salento, 33 à Tayrona, 43 à Carthagène des indes où la vie est plus chère. A Bogota, 1 j suffit pour le centre ville et le musée de l'or. On aurait aimé aller à Bucaramanga mais c'est très long en bus, il vaut mieux en avion. On avait des vols pas chers Viva Colombia mais on ne peut les prendre de France avec nos cartes bancaires. Un français vivant en Colombie avait bien voulu nous les réserver par internet, mais on doit pouvoir les acheter sur place je suppose ( petites agences ). Le choix de régions à visiter n'est pas évident, même si l'on reste 3 s. car c'est un grand pays montagneux et les déplacements en bus même confortables sont longs. Tout dépend des centres d'intérêt mais Cartagena est incontournable.
Les gens sont sympa et accueillants et on n'a pas senti d'insécurité. Voilà notre petit compte-rendu !
Nous avions des vols depuis Orly vers Bogota à l'aller et Cartagena-Bogota-Madrid-Orly avec Avianca au retour à 883 euros/p. Notre hôtel coûtait 28 e à Salento, 33 à Tayrona, 43 à Carthagène des indes où la vie est plus chère. A Bogota, 1 j suffit pour le centre ville et le musée de l'or. On aurait aimé aller à Bucaramanga mais c'est très long en bus, il vaut mieux en avion. On avait des vols pas chers Viva Colombia mais on ne peut les prendre de France avec nos cartes bancaires. Un français vivant en Colombie avait bien voulu nous les réserver par internet, mais on doit pouvoir les acheter sur place je suppose ( petites agences ). Le choix de régions à visiter n'est pas évident, même si l'on reste 3 s. car c'est un grand pays montagneux et les déplacements en bus même confortables sont longs. Tout dépend des centres d'intérêt mais Cartagena est incontournable.

Les gens sont sympa et accueillants et on n'a pas senti d'insécurité. Voilà notre petit compte-rendu !
Carnet de galère d'un trek en Forêt noire
C'était en été 2012, je n'avais plus de boulot et pas un rond en poche...mais je suis atteinte de l'instinct voyageur, et je ne pouvais pas imaginer un été sans aller voir d'autres contrées.
Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛
Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...
C'est ici que l'aventure en solo commence...
Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!
Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.
Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"
Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.
Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.
Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!
A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.
Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.
Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!
Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪
Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.
Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .
Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.
Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄
Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!
On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!
Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.
"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.
En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.
Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.
Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.
Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.
C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..
J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.
Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.
Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!
Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)
C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.
Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...
En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!
Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!
La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.
Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎
Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.
Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.
J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊
Que s'est-il donc passé???
Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!
Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?
Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.
La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.
Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.
100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.
Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??
J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.
Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.
Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.
Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.
J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!
Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇
Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!
Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!
Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!
Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive à se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!
Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.
Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".
Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.
Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!
Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.
Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!
Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.
A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.
Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel
Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...
Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛
Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...
C'est ici que l'aventure en solo commence...
Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!
Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.
Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"
Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.
Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.
Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!
A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.
Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.
Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!
Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪
Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.
Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .
Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.
Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄
Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!
On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!
Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.
"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.
En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.
Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.
Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.
Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.
C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..
J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.
Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.
Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!
Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)
C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.
Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...
En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!
Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!
La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.
Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎
Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.
Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.
J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊
Que s'est-il donc passé???
Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!
Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?
Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.
La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.
Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.
100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.
Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??
J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.
Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.
Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.
Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.
J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!
Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇
Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!
Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!
Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!
Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive à se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!
Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.
Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".
Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.
Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!
Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.
Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!
Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.
A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.
Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel
Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...
Arnaque contrat RCI République Dominicaine
bonjour
nous avons séjourné en république dominicaine en 2013 au Gran Bahia Principe hôtel et nous y avons souscrit un contrat RCI.
Aujourd'hui nous déplorons notre choix et les techniques de manipulation qui nous ont mené à cette souscription car aucune des conditions annoncées n'est respectée (pas d'interlocuteurs en français, manque de clarté par rapport aux paiements effectués et taux d'intérêt incompréhensible, absence de disponibilité pour certaines destinations, etc.)
Nous sommes très déçus et cherchons à rompre ce contrat.
Quelles sont les possibilités de rupture? Quelqu'un peut-il nous renseigner?
Merci beaucoup pour les infos que vous nous partagerez...
Nous sommes très déçus et cherchons à rompre ce contrat.
Quelles sont les possibilités de rupture? Quelqu'un peut-il nous renseigner?
Merci beaucoup pour les infos que vous nous partagerez...











