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Des cyclocampeurs sur la route du Sahara marocain et Mauritanie?
Bonjour,
On est deux cyclos-campeurs sur la route du Sahara occidental (ou marocain) se dirigeant vers la Mauritanie et Sénégal.
Y-a t'il d'autre cyclos sur cette route actuellement ?
C'est juste par curiosité. Depuis le début de notre parcours, nous avons rencontré un couple de Belges en route autour du monde pour 2 an avec qui nous avons cheminé au Maroc 12 j et un cyclo béninois à Agadir. Il faisait la route seul et à réalisé la performance de traverser entièrement le désert du Mali au Maroc en passant par la Mauritanie, soit 2 200 km avec vent favorable du tout ! Un exploit -c'est déjà par trop facile avec vent favorable - , mais là !!
Pour remettre les pendules à l'heure par rap. port au matraquage médiatique de début octobre et sur ce qui s'est passé en Algérie, je précise que nous circulons en toute sécurité au Maroc et nous sommes pas les seuls. Nous croisons de nombreux touristes étrangers ou français qui circulent aussi sereinement que nous.
Je suis surpris du nombre d'annulation de séjour au Maroc. J'ai le sentiment qu'une psychose paranoïaque s'est installée chez nous, bien loin de la réalité que nous vivons ici. Es-ton vraiment en sécurité en France avec tout ça ?
Devrait-on vivre reclus à cause de quelques barbares félés du ciboulot ?
Bruno
Vols directs vers la Cappadoce
Bonjour,
fin avril 2015, je voudrais aller en Cappadoce avec ma famille, dont un bébé de presque deux ans.
Avec un bébé, je m'étais dit qu'il serait mieux de privilégier un vol direct le plus proche possible puis de louer une voiture. J'avais supposé qu'il existait des vols directs entre Paris et Ankara. Ou des vols directs entre Paris et Antalya. Mais je n'en trouve aucun pour fin avril (que des changements, majoritairement à Istanbul).
Me suis-je trompé dans mes suppositions ou ces vols ne sont-ils pas encore ouverts ?
Merci,
fin avril 2015, je voudrais aller en Cappadoce avec ma famille, dont un bébé de presque deux ans.
Avec un bébé, je m'étais dit qu'il serait mieux de privilégier un vol direct le plus proche possible puis de louer une voiture. J'avais supposé qu'il existait des vols directs entre Paris et Ankara. Ou des vols directs entre Paris et Antalya. Mais je n'en trouve aucun pour fin avril (que des changements, majoritairement à Istanbul).
Me suis-je trompé dans mes suppositions ou ces vols ne sont-ils pas encore ouverts ?
Merci,
Ascension Aconcagua juillet-août
Bonjour à tous,
J'aimerais savoir si quelqu'un à déjà gravis l'Aconcagua durant juillet ou août ? Et si c'est le cas, comment sont les conditions climatiques/enneigement à cette période ?
J'aimerais y aller à cette période car je compte réaliser la descente à ski et penser donc que ce serait plus intelligent d'y aller en hiver pour profiter d'un enneigement plus intéressant...
Autre point : d'après mes recherches, réaliser l'ascension à cette période demande de payer le permis au prix le plus élevés (env 550€) alors qu'il n'y a ni rangers ni secours dans le parc... Est-il donc envisageable d'y aller directement sans passer par la case permis ? (je sais déjà que je vais avoir plein de réponse de gens outré mais bon...^^)
Merci pour vos réponses !
J'aimerais savoir si quelqu'un à déjà gravis l'Aconcagua durant juillet ou août ? Et si c'est le cas, comment sont les conditions climatiques/enneigement à cette période ?
J'aimerais y aller à cette période car je compte réaliser la descente à ski et penser donc que ce serait plus intelligent d'y aller en hiver pour profiter d'un enneigement plus intéressant...
Autre point : d'après mes recherches, réaliser l'ascension à cette période demande de payer le permis au prix le plus élevés (env 550€) alors qu'il n'y a ni rangers ni secours dans le parc... Est-il donc envisageable d'y aller directement sans passer par la case permis ? (je sais déjà que je vais avoir plein de réponse de gens outré mais bon...^^)
Merci pour vos réponses !
Transport animal vers le Portugal
Bonjour à tous,
j'ai une question pratique. Si quelqu'un pouvait me répondre...;
Je vis au Havre et dois aller au Portugal en novembre ( monte gordo, Algarve). Mon gros problème est que je voudrais emmener mon lapin nain. Les compagnies aériennes que j'ai contacté ne prennent pas les lapins en cabine. Il est hors de question qu'il voyage en soute : j'ai envie de le retrouver vivant! J'ai regardé un peu le train , mais ce que j'ai trouvé est compliqué. Avez-vous des idées? Merci d'avance!
Itinéraire à vélo de Lyon à Venise
Bonjour Cyclistes,
Au mois d’août, je compte effectuer Lyon Venise en 3 semaines en autonomie.
Mon itinéraire initial :
- De l’aéroport, je compte suivre la Saône jusqu’à Chalon-sur-Saône pour une distance approximative de 150 km
- Chalon-sur-Saône à Bâle par la Eurovélo 6 http://veloroute6.free.fr/accueil.htm et www.eurovelo6.org (+/- 330km)
- Bâle à Lindau par la route du Rhin, contournement du lac Constance du côté allemand www.veloland.ch et www.bodensee-koenigssee-radweg (+/-225km)
- Lindau à Fussen par la voie Bodensee-Konigssee www.bodensee-koenigssee-radweg.de/en/ (+/-125km)
- Fussen à Venise par l’ancienne voie romaine la Via Claudia Augusta www.viaclaudia.org (+/- 400km)
Pour un total d’environ 1250km
Bon là… je me pose des questions existentielles … Je compte effectuer la EV6 d’ici quelques années… Le lac Constance semble être très touristiques et je ne suis pas très foule… Bref… j’envisage de changer mon itinéraire et suivre la ViaRhôna jusqu’à Genève pour prendre ensuite la Route des Lacs jusqu’à Lindau. Est-ce une bonne alternative? Est-ce qu’il y a des tronçons à éviter? Où est-ce que je peux acheter le guide no 9 en arrivant en Suisse? Les campings sont-ils aussi bien qu’en France? Sont-ils aussi nombreux, annoncés et facilement accessibles (je déteste chercher!)? Les coups de cœur à ne pas manquer et qui valent le détour?
Les questions sur la Via Claudia Augusta vont suivre lorsquej’aurai reçu le guide Bikeline mais avez-vous une suggestion d’hébergement hôtel pas trop cher ou camping à proximité de l’aéroport à Venise?
En attentes de vos infos!
Stage en Colombie
Bonjour,
Mon ami et moi, actuellement en L3 Tourisme et Développement, devons effectuer un stage de deux mois minimum pour valider notre année. Nous avons trouvé une entreprise prête à nous accueillir en Colombie, à Leticia pour 4 mois (du 22 avril au 3 septembre). Le problème est que notre école, qui nous avait d'abord donné son feu vert, est ensuite revenue sur ses paroles et nous déconseille vivement de réaliser notre stage dans ce pays. Elle prétexte les trop grands risques et la dangerosité de la destination (FARC...) et nous a cité la fameuse carte du Ministère des Affaires étrangères en exemple. Hors, Leticia se situe dans une zone qui n'est pas déconseillée, notre maitre de stage nous a d'ailleurs rassuré sur le climat actuel de la ville. Il accueille même en ce moment une stagiaire allemande. Nous avons également eu les avis de professionnels du tourisme qui envoient (depuis la France) des touristes en Colombie et qui nous ont vivement conseillé de réaliser notre stage là-bas car le pays est bien loin des clichés véhiculés par les médias français. De plus, mon ami s'est déjà rendu en Colombie en 2008 et n'a rencontré aucun soucis (il y est né et a été adopté à l'âge de 2 ans, d'où sa volonté d'y retourner).
Nous sommes donc face à un dilemme. Nous tentons de faire évoluer la position de nos responsables universitaires et de leur montrer que la destination où nous souhaitons aller n'est pas plus risquée qu'un autre pays d'Amérique Latine. Nous sommes conscients des risques et avons prévu de partir léger et de rester sur Leticia, toute sortie étant supervisée par notre maître de stage ou un guide professionnel.
Vous qui avez sans doute de l'expérience sur cette destination, pensez-vous que nous avons raison de maintenir notre volonté de partir en stage en Colombie ou sommes-nous inconscients ? J'attends vos témoignages.
Merci par avance,
Jennifer
Mon ami et moi, actuellement en L3 Tourisme et Développement, devons effectuer un stage de deux mois minimum pour valider notre année. Nous avons trouvé une entreprise prête à nous accueillir en Colombie, à Leticia pour 4 mois (du 22 avril au 3 septembre). Le problème est que notre école, qui nous avait d'abord donné son feu vert, est ensuite revenue sur ses paroles et nous déconseille vivement de réaliser notre stage dans ce pays. Elle prétexte les trop grands risques et la dangerosité de la destination (FARC...) et nous a cité la fameuse carte du Ministère des Affaires étrangères en exemple. Hors, Leticia se situe dans une zone qui n'est pas déconseillée, notre maitre de stage nous a d'ailleurs rassuré sur le climat actuel de la ville. Il accueille même en ce moment une stagiaire allemande. Nous avons également eu les avis de professionnels du tourisme qui envoient (depuis la France) des touristes en Colombie et qui nous ont vivement conseillé de réaliser notre stage là-bas car le pays est bien loin des clichés véhiculés par les médias français. De plus, mon ami s'est déjà rendu en Colombie en 2008 et n'a rencontré aucun soucis (il y est né et a été adopté à l'âge de 2 ans, d'où sa volonté d'y retourner).
Nous sommes donc face à un dilemme. Nous tentons de faire évoluer la position de nos responsables universitaires et de leur montrer que la destination où nous souhaitons aller n'est pas plus risquée qu'un autre pays d'Amérique Latine. Nous sommes conscients des risques et avons prévu de partir léger et de rester sur Leticia, toute sortie étant supervisée par notre maître de stage ou un guide professionnel.
Vous qui avez sans doute de l'expérience sur cette destination, pensez-vous que nous avons raison de maintenir notre volonté de partir en stage en Colombie ou sommes-nous inconscients ? J'attends vos témoignages.
Merci par avance,
Jennifer
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines)
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador
Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.

J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-là mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.
Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.
L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.
Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.
Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.
Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.
La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.

La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.
Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.
Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.

Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.
Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.
Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.
Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.
Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.

Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.
De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.
Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.
Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.

Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.

Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.

Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.
Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.

Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).
Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.
Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.
Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com


Destination pour week-end seule
Bonjour,
J'ai 19 ans et j'aurai 20 ans le week end du 22 Novembre. J'aimerai bien aller me faire un week end tranquille quelque part en France ou dans une ville d'Europe (grande ou pas). Mon budget maximum tout compris est d'environ 500 euros. J'habite à Nantes. Problème! Je n'ai aucune idée de la destination. Londres aurait été fabuleux ou Edinburgh, mais impossible de trouver des vols pour ce week-end, je ne peux pas rentrer avant le lundi et c'est un jour de fac que je ne peux pas me permettre de louper à cause de mes Contrôles Continus... J'aimerai voir la mer, dans l'idéal. J'aime les villes avec des petits bijoux à découvrir, des antiquaires, brocantes, librairies de secondes mains. J'aime les beaux batiments. Je ne cherche pas à faire la fête, je m'éloigner un peu et souffler. Marcher ne me fait pas peur, c'est d'ailleurs comme ça que je préfère découvrir une ville si possible. J'ai déjà vu Barcelone, Madrid, Cracovie, Varsovie, Montepllier, Bordeaux, Perpignan, Béziers, Narbonne, Lilles, Tulles, Jarnac. Je n'ai malheureusement pas de permis ni de voiture, sinon j'aurai pu conduire où bon me semblait sans y penser... Je parle français, anglais et je baragouine espagnol, portugais et allemand. J'acheterai si il le faut un mini dictionnaire pour la route. Bref je suis prête à aller n'importe où, je veux juste un bon bol d'air frais. Si vous avez des suggestions je suis preneuse! Merci!
J'ai 19 ans et j'aurai 20 ans le week end du 22 Novembre. J'aimerai bien aller me faire un week end tranquille quelque part en France ou dans une ville d'Europe (grande ou pas). Mon budget maximum tout compris est d'environ 500 euros. J'habite à Nantes. Problème! Je n'ai aucune idée de la destination. Londres aurait été fabuleux ou Edinburgh, mais impossible de trouver des vols pour ce week-end, je ne peux pas rentrer avant le lundi et c'est un jour de fac que je ne peux pas me permettre de louper à cause de mes Contrôles Continus... J'aimerai voir la mer, dans l'idéal. J'aime les villes avec des petits bijoux à découvrir, des antiquaires, brocantes, librairies de secondes mains. J'aime les beaux batiments. Je ne cherche pas à faire la fête, je m'éloigner un peu et souffler. Marcher ne me fait pas peur, c'est d'ailleurs comme ça que je préfère découvrir une ville si possible. J'ai déjà vu Barcelone, Madrid, Cracovie, Varsovie, Montepllier, Bordeaux, Perpignan, Béziers, Narbonne, Lilles, Tulles, Jarnac. Je n'ai malheureusement pas de permis ni de voiture, sinon j'aurai pu conduire où bon me semblait sans y penser... Je parle français, anglais et je baragouine espagnol, portugais et allemand. J'acheterai si il le faut un mini dictionnaire pour la route. Bref je suis prête à aller n'importe où, je veux juste un bon bol d'air frais. Si vous avez des suggestions je suis preneuse! Merci!
3 semaines au Bostwana et Zimbabwe
bonjour a tous,
après un superbe periple de " semaine en NAMIBIE en 4/4 avec tentes sur le toit, nous projetons de refaire
la meme chose au BOSTWANA ET ZIMBABWE cette année au mois de février en partant de JOHANESBURG,
toutes vos infos nous serons précieuses , sachant que nous voyageons a 4 , et que nous sommes des jeunes vieux,
un peu roots et pas regardant, mais appréciant la faune la flore les découvertes et la bonne vie
en vous remerciant par avance
bonne route
ERIC
ERIC
Traversée Inde-Birmanie-Thaïlande et vice versa en camping-car
Bonjour
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
Stop en Corse mode d'emploi
Cet été, ma copine et moi, avons choisis ce mode de transport pour visiter la Corse. Non pas par manque de moyen mais plus pour rencontrer pleins de personnes de tous horizons. Ainsi que la soif d’apprendre de nos prochains et de vérifier par nous même que la solidarité existe toujours dans ce pays.
Mode d’emploi du presque parfait autostoppeur :
Le principe de base pour augmenter considérablement ses chances d’être pris est d’avoir une tenue présentable (tshirt et shirt propre).
Une place ou le chauffeur pourra s’arrêter en toute sécurité est primordiale.
Des morceaux de cartons glanés dans les poubelles des supermarchés et un marqueur.
Ecrire lisiblement l’endroit ou vous voulez aller en rajoutant la mention « SVP » précédée d’un petit smiley humoristique en fonction de notre humeur du moment.
Mettre nos sacs a dos en deuxième plan pour ne pas faire douter notre conducteur sur la capacité de place que peut contenir sa voiture
Le pouce levé suffit amplement pour un petit trajet.
Et la recette miracle de ce cocktail est un grand sourire envers la voiture !
Une fois ses principes élaborer nous avons rarement attendu plus de 10 minutes avant d’être transportés.
La première parole, le premier regard est comme un entretien d’embauche ; l’automobiliste va nous juger en 1 seconde. Il faut bien sure mettre celui ci en confiance directement.
Les sacs chargés, nous pénétrons dans l’univers de notre conducteur. La conversation se lance toujours aisément. Celui ci est toujours intrigué par la personne qu’il vient de prendre.
En tant qu’autostoppeur nous devons essayés de cerner l’attitude de notre conducteur le plus rapidement possible afin de ne pas le froisser.
Nous essayons de toujours être impartiaux même si celui ci est raciste, extrémiste ou piètre conducteur. Apres tout tant que nous ne ressentons pas de danger vital nous ne descendons pas.
Dans d’autre cas une vrai complicité nait. Les questions rebondissent les une après les autres. Les réponses se transforme en question et vise vers ça
En tant que stoppeur nous apprenons beaucoup aussi de notre hôte.
Beaucoup de Corse se sont arrêtés et appréciés nous raconter l’histoire de leur terre tant chéri. Pécheur, instituteur, exilé, routier, agriculteur, retraité. Mention spéciale a un apiculteur bio qui fait du miel formidable. Sa générosité a été jusqu’à nous offrir un pot alors que nous voulions lui en acheter.
Des personnes du continent, Italiens, Hollandais, Belges, Suisse, Allemand, Espagnol. Des personnes qui nous ont vu sortir du camping avec notre panneau et qui nous attendait plus haut à la sortie du village. La femme de footballeur dans sa grosse BMW qui passe devant nous et s’arrête plus loin et nous interpelle parce que nous avons de bonnes têtes ! Les âmes charitables qui s’arrêtent pour que nous puissions prendre des photos ou bien faisant des détours.
Nous avons même eu la chance d’être pris en bateau stop. Pour ce coup là, une bonne dose de culot est la seule recette viable.
Quatre vingt voitures étant trop peut pour pouvoir faire des statistiques fiables, nous affirmons dans notre cas qu’il n’y a en faite pas vraiment une catégorie sociale plus qu’une autre qui s’arrête. Mais cela reste toujours des personnes qui ont une ouverture d’esprit.
Les autres, nous parlons des voitures ou ils sont maximum deux, ceux qui décélèrent et accélèrent, ceux qui ne nous regarde pas, qui nous méprise. Sachez qu’un sourire est gratuit et apprendre de son prochain est une expérience très enrichissante
Merci pour toutes ses rencontres ;)
Nusa Lembongan ou Gili?
Bonjour a tous,
Que me conseilleriez-vous? Plutot Gili (qui d'ailleurs semble cher)ou Nusa Lembongan. Gili a l'air tres repute mais je ne suis pas sur...
Merci d'avance Cat
Que me conseilleriez-vous? Plutot Gili (qui d'ailleurs semble cher)ou Nusa Lembongan. Gili a l'air tres repute mais je ne suis pas sur...
Merci d'avance Cat
Transporter un ordinateur portable sans écran en cabine
Bonjour,
J'ai récemment cassé l'écran de mon ordinateur et celui-ci n'a donc plus d'écran. C'est à dire que je n'ai que la partie avec le clavier. J'ai retiré le reste. L'ordinateur fonctionne, je le branche directement sur un écran. Je rentre chez moi en Thaïlande et j'aurais aimé savoir si je pouvais le transporter en bagage cabine.
J'ai le souvenir d'avoir lu une fois que pour transporter un ordinateur portable en cabine celui-ci devait pouvoir être allumé en cas de demande aux contrôles de sécurité. Pouvez-vous me confirmer cela? Quelqu'un a déjà eu ce cas de figure ?
merci
J'ai récemment cassé l'écran de mon ordinateur et celui-ci n'a donc plus d'écran. C'est à dire que je n'ai que la partie avec le clavier. J'ai retiré le reste. L'ordinateur fonctionne, je le branche directement sur un écran. Je rentre chez moi en Thaïlande et j'aurais aimé savoir si je pouvais le transporter en bagage cabine.
J'ai le souvenir d'avoir lu une fois que pour transporter un ordinateur portable en cabine celui-ci devait pouvoir être allumé en cas de demande aux contrôles de sécurité. Pouvez-vous me confirmer cela? Quelqu'un a déjà eu ce cas de figure ?
merci
La Corse en moto de location
Vol direct Nantes-Ajaccio 1h,30, 180€/A-R/personne, un trail 650 cc loué à l'arrivée, et une super balade de 2 semaines, un gîte au nord l'autre au sud, 1600 km de balade dans un décors de rêve et vertigineux. Revenus en Bretagne sous la flotte vite, vite repartir !
Louer une moto, bien regarder les prix parfois exorbitants, un trail est l'idéal par sa prise en main, sa légèreté permettant de le garer n'importe où et d'emprunter des routes très étroites. Nous avons croisé des centaines, de ce gros trail 1200 cc allemand qui nous faisaient envie, avant. Plus maintenant...sont trop prétentieux ! Et bien trop lourds pour les petites routes de montagne, essayez de faire demi-tour !
Tous les modèles de trails n'acceptent pas les sacoches cavalières, bien se renseigner auprès du loueur avant. Sinon, galère pour les bagaes. Nous avons parcouru toutes les routes sur-lignées en vert de la carte Michelin en Corse du nord, il y a de quoi voir !
Ensuite on s'est calmé au sud du côté de Porto Vecchio, Bonifacio.... Repos et plages de rêve avant la foule.
Côté budget descendre de Bretagne + bateau : c'est 2 jours aller et idem retour. Mieux vaut louer. Une moyenne cylindrée, certes, il faut jouer de la boite, relancer, mais la vitesse moyenne du touriste 40 km...
Branchement gaz pour glacière trimixte (camping-car)
Bonjour
Je viens d acheter une glaciere trimixte Les branchements gaz n étaient pas fournis, elle fonctionne sur le propane ou butane a 50 mbar Savez vous ce que je dois acheter et ou ? Sur internet j ai lu que du matériel prévu pour 50mb fonctionne très bien au propane (37mb) qu'au butane (28mb) Je ne comprends pas bien du coup pourquoi elle est référence en 50 ? Est ce une question de puissance et du coup refroidira moins en 37 mbar ?
Merci d'avance pour vos lumières...
Je viens d acheter une glaciere trimixte Les branchements gaz n étaient pas fournis, elle fonctionne sur le propane ou butane a 50 mbar Savez vous ce que je dois acheter et ou ? Sur internet j ai lu que du matériel prévu pour 50mb fonctionne très bien au propane (37mb) qu'au butane (28mb) Je ne comprends pas bien du coup pourquoi elle est référence en 50 ? Est ce une question de puissance et du coup refroidira moins en 37 mbar ?
Merci d'avance pour vos lumières...
Rando-trekking en bivouac Albanie (montagnes nord), bonne idée ou pas?
Bonjour,
Mon épouse et moi partons pour l'Albanie fin juillet où nous allons à un mariage (à Skodra). Nous comptons en profiter pour découvrir le pays pendant une dizaine de jours. Notre aventure favorite en voyage est le trekking en montagne avec tente sur le dos (bivouac). On était donc tenté d'aller dans les montagnes au nord de l'Albanie, mais on nous l'a assez vivement déconseillé, y compris par des Albanais: pas de chemins balisés (ex: pas de GR), sécurité pas toujours garantie (surtout près du Kosovo), rencontres douteuses dans les lieux reculés, ... Je voulais avoir un retour de personnes qui l'ont fait, est-ce vrai et si non, quels tuyau pouvez-vous me donner (sentiers à faire, les plus belles zones pour la rando de montagne, ...). Quid d'organiser cela via une agence (outdoor albania, ...) ? Les voyages en groupe c'est pas trop ce qui nous attire mais si c'est le meilleur (seul) moyen...
Merci d'avance 🙂
Mon épouse et moi partons pour l'Albanie fin juillet où nous allons à un mariage (à Skodra). Nous comptons en profiter pour découvrir le pays pendant une dizaine de jours. Notre aventure favorite en voyage est le trekking en montagne avec tente sur le dos (bivouac). On était donc tenté d'aller dans les montagnes au nord de l'Albanie, mais on nous l'a assez vivement déconseillé, y compris par des Albanais: pas de chemins balisés (ex: pas de GR), sécurité pas toujours garantie (surtout près du Kosovo), rencontres douteuses dans les lieux reculés, ... Je voulais avoir un retour de personnes qui l'ont fait, est-ce vrai et si non, quels tuyau pouvez-vous me donner (sentiers à faire, les plus belles zones pour la rando de montagne, ...). Quid d'organiser cela via une agence (outdoor albania, ...) ? Les voyages en groupe c'est pas trop ce qui nous attire mais si c'est le meilleur (seul) moyen...
Merci d'avance 🙂
Comment se passaient les visites du site d'Angkor avant les années 2000?
Bonjour
J'aimerai savoir comment se passaient les visites du site d'Angkor auparavant.
Fallait-il un guide ?
Le voyage en individuel était-il possible ?
Comment obtenait-on le visa : par un consulat du Cambodge, à l'arrivée ?
Est-ce qu'il y avait des endroits déconseillés au niveau sécurité ? …
Jacques
J'aimerai savoir comment se passaient les visites du site d'Angkor auparavant.
Fallait-il un guide ?
Le voyage en individuel était-il possible ?
Comment obtenait-on le visa : par un consulat du Cambodge, à l'arrivée ?
Est-ce qu'il y avait des endroits déconseillés au niveau sécurité ? …
Jacques
Où vivre aux Philippines?
Bonjour,
Tout est dans le titre…
Je ne parle bien spur pas de vacances mais d'installation dans ce pays !
L'archipel aux 7107 îles est vaste et si certains endroits sont peu attractifs et voient peu d'étrangers, expatriés ou touristes, ils sont rares !
Mise à part la région ouest de Mindanao ( de Cotabato à Zamboanga en gros) pour des raisons de sécurité, on peut vivre n'importe où aux Philippines…
Mais voilà, j'hésite !
J'y suis allé 3 fois, j'y ai séjourné plusieurs mois (Manille, Cavite, Cebu et Davao) et j'ai du mal à me décider…
Je compte m'installer pour une semi-retraite (je suis encore jeune, j'ai encore besoin de rentrées d'argent)…
Je cherche un endroit joli, il faut que ça me plaise, que ça me fasse rêver ! Je vis sur la côte d'azur, je vois la mer et les palmiers tous les jours, je ne pars pas aux Philippines pour atterrir à Trece Marites ou dans un trou encore pire !
Cel ne me dérange pas d'être éloigné de la ville mais je souhaite être à une heure environ d'une vraie grande ville !
Je pense notamment à Manille, Cebu et Davao.
Ces villes sont plaisantes, on y trouve tout, en terme de santé (j'ai des problèmes cardiaques) ou de commerce.
À une heure de ces villes, il y a du choix !
Une petite île ? Bohol en face de Cebu ? Samal en face de Davao ?
Être au frais, en altitude, et moins souffrir de la chaleur… et surtout des moustiques (j'ai eu le palu et la dengue donc je suis refroidi si l'on peut dire) ? Tagaytay ou Baguio à proximité de Manille ? Toril à proximité de Davao ?
Tous les commentaires constructifs sont les bienvenus…
Où vivez-vous ? La plupart des "blancs" que je connais vivent autour de Manille, Cebu, Bacolod ou Davao.
Chaque ville a son avantage et celui qui s'y est installé l'a fait pour une raison (parfois suivre sa chérie).
Mais pas toujours, un sage conseil dit qu'il faut vivre loin du lieu de résidence de sa pinay !
Il y a 3 points importants :
La beauté du lieu (l'aspect touristique, les plages, un lac, une rivière, bref je vais aux Philippines pour pouvoir me baigner tous les jours).
La possibilité d'y faire un petit business (peu importe le business)
Le coût de la vie (et là je peux vous dire que la région autour de Manille, c'est cher ! Davao est la moins chère des 3 plus grandes villes du pays et au quotidien, cela se ressent ! A Davao avec 20.000 php par mois, on vit très bien !
Merci pour vos contributions…
Budget pour six jours au Caire?
Bonjour!
Nous sommes un couple de jeunes mariés qui préparons notre premier voyage en Egypte sans TO ( on voyage toujours sans TO c'est plus sympa) fin Mars/ début Avril 2013. Comme nous ne faisons pas trop confiance aux guides touristiques papiers ( du genre 'evasion', le routard, etc..) nous aimerions avoir des informations venant de personnes qui sont allées en Egypte récemment ( les 10-12 derniers mois)
Questions budget:
1) Quel budget doit-on envisager pour six jours au Caire en comptant (minimum) : Une visite des pyramides, du Musée principal, des Souks, de l'ancienne ville et une visite à Saqqara? ( Taxis + tickets)
2) Combien doit-on compter pour le trajet en taxi de l’aéroport vers Giza ( où nous avons réservé un hôtel)
3) En parlant d'hôtel, quelqu'un a-t'il déjà séjourné au ' El Tonsy'? ( et aimerait faire des commentaires?)
Questions pratiques:
1) Je ne parle malheureusement pas arabe et je ne pense pas avoir le temps d'apprendre la langue d'ici-là mais en quelle langue faut-il parler de préférence en Egypte? Nous parlons français, anglais et (un peu moins bien) allemand.
2) Y a-t'il des quartiers au Caire qu'il vaudrait mieux éviter la nuit?
3) Des bon restos à conseiller? On aime les ambiances 'familiales et dépaysantes ( donc ni Mac'do ni Pizza hut)
Merci d'avance!
Sam et Cathy
Nous sommes un couple de jeunes mariés qui préparons notre premier voyage en Egypte sans TO ( on voyage toujours sans TO c'est plus sympa) fin Mars/ début Avril 2013. Comme nous ne faisons pas trop confiance aux guides touristiques papiers ( du genre 'evasion', le routard, etc..) nous aimerions avoir des informations venant de personnes qui sont allées en Egypte récemment ( les 10-12 derniers mois)
Questions budget:
1) Quel budget doit-on envisager pour six jours au Caire en comptant (minimum) : Une visite des pyramides, du Musée principal, des Souks, de l'ancienne ville et une visite à Saqqara? ( Taxis + tickets)
2) Combien doit-on compter pour le trajet en taxi de l’aéroport vers Giza ( où nous avons réservé un hôtel)
3) En parlant d'hôtel, quelqu'un a-t'il déjà séjourné au ' El Tonsy'? ( et aimerait faire des commentaires?)
Questions pratiques:
1) Je ne parle malheureusement pas arabe et je ne pense pas avoir le temps d'apprendre la langue d'ici-là mais en quelle langue faut-il parler de préférence en Egypte? Nous parlons français, anglais et (un peu moins bien) allemand.
2) Y a-t'il des quartiers au Caire qu'il vaudrait mieux éviter la nuit?
3) Des bon restos à conseiller? On aime les ambiances 'familiales et dépaysantes ( donc ni Mac'do ni Pizza hut)
Merci d'avance!
Sam et Cathy
Manille, Banaue et Bontoc en voiture avec chauffeur?
Bonjour à tous,
Nous partons début juillet aux Philippines et aimerions passer 4 jours dans le nord dans les rizières. Je suis à la recherche d'un guide qui nous proposerait un package complet : AR Manille/Banaue et sur place Banaue, Bontoc et éventuellement Sagada.
Si vous avez des "plans" et un ordre d'idée de tarif je suis preneuse !!! Nous sommes un couple avec un enfant.
merci d'avance
Dorothée











