Results for "Argentine+déplacer"
About 17,667 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Sécurité à Buenos Aires: taxis et "pick pocket"
salut a tous j'ai lu dans les guide sur buenos aires qu'il faut se mefier des taxi
avez vous des temoignage, faut il etre parano
dites moi ? ainsi que sur les pick pocket
y a t'il des quartier a eviter ?
les bagage dans les bus se mefier?
je reprend umpeu tous ce que j'ai pu lire ...
Argentine: voyage au coeur de la pampa
Puisque mes histoires paraissent avoir fait un peu scandale, et que j'ai lu un peu tous les messages sur les differents posts de ce theme, je me rends compte le petit cercle d'une dizaine de personnes se connaissaient deja bien, et qu'un gars qui se ramene avec une histoire farfelue lancée a l'improviste est susceptible d'amener le lecteur dans le doute.
Alors puisque j'ai l'impression de faire un voyage un peu different, j'ai envie d'en faire profiter tout le monde, pour offrir de l'air, des elans de vie, de l'energie pour construire leur propre voyage (vie).
Je suis un peu feignant parfois pour ecrire des trucs, mais de tant en tant je m'y met et y prend plaisir. J'essaye de ne pas faire de mes voyages un ego trip de moi-je, et d'observer avec du recul ce petit homme que la vie emmene a droite a gauche suivant la direction et la force du vent (moi meme).
Tous les textes que j'ai ecrit jusque la (3), sont juste des mails envoyés sur le vif, pas reflechi du tout, ni vraiment relu, qui refletait donc l'etat d'esprit du moment.
Durant cette periode de voyage (2ans), des rencontres, méme parfois banales a premieres approches sont autant d'apprentissages de réflexions sur le chemin épineux de la vie, le seul qui vaillent aux yeux des fous de vie...
Lettre a Isabelle du 30 mars 2005.
Ya une semaine j'etait a Mendoza et la bas, j'etais avec des gens tout a fait ¨normaux¨ dans une guest house normale en dortoir, je me suis dis que je devais reprendre les choses en mains et que j'avais besoin d'un coup d'air frais. Je m'etais fait embarqué par la facilité des bons plans pourris d'autres voyageurs. J'ai alors chercher un billet de bus pour Buenos Aires, je suis alle a la gare routiere, et en marchant je vois une pub ¨´bus lit 1 ere classe´´ Mortel, pour la premiere fois de ma vie j'ai envie de luxe et de me la jouer voyageur aisé. Je vais a lagence. plus de place pour le mercredi, le jeudi etc jusqu'á Lundi prochain. "Vous comprenez c'est les fétes..."me dit il sur un air ahuri...Un type arrive en courant, il veut déplacer son voyage. C'est pour dans une heure...a 20h. le voyage dure 18 heures. Ok. Je lui paye 100 pesos. Je vais vite faire mon sac, dit au revoir au Chino qui voyageait specialement pour deguster des bonnes viandes et des bons vins dans les restos "Tenedor libre", le seul qui attirait ma sympathie dans ce réservoir á backpackers insipides qui recherche l'"aventure".
j'arrive au bus, prend maplace qui est trop mortel. Jamais vu ca de ma vie. Les bus argentins sont les meilleurs du monde (serveuse en mini jupe au petit soin, offrant du champagne(argentin) a volonté ou du whisky, ecran plat digital top design, casque sony de maison pour chacun, bref pour regarder un film hollywoodien avec will Smith comme hero, gentil noir, qui sauve la planete des robots, on s'endore vite). Tout le bus se remplit sauf pour lesiege dá cote de moi. Le car va partir, royal, en plus je vais avoir 2 places...mais ca sert a rien, ..., peut etre que l'hotesse va venir s'y reposer, au pire je lui proposerais. j'ai deja un lit pour moi tout seul. Alors que játtendais impatient la suite, voir arriver un ange qui deviendra ma femme ou bien tout simplement personne.... Et lá, un type se depéche de rentrer et bien sur cést mon voisin. Merde. J'ecouterais mon walkman toute lanuit alors. Le gars, la 46zaine, plus beaucoup de cheveux sur le crane, l'esprit alerte, un bouquin a la main: "Are you afraid f the dark?" dejesaisqui qu'il a sortit direct en s'installant histoire de jouer les hommes actifs et de paraitre intellectuel. Pour parler, je lui demande, d'une facon un peu espiegle histoire de faire l'intelligent erudit qui parle trop bien espagnol et qui essaye de rabaisser son interlocuteur d'entreé, si il a "peur du noir" ou si son bouquin l'aider á comprendre ses angoisses intérieures. Il me repond, en espagnol, mais continue en anglais. Soit. Alors on se met a parler en anglais. Le type est un businessman qui vend des solutions de decheteterie et recyclage dans le monde entier, en Chine a bangkok au chile et blablalba...apres iil me dit qu il est aventurier. Je lui demande pourquoi. j'adore ce genre d'ouverture, du genre " et je suis aussi un peu, ..., un aventurier..." en me regardant bien dans les yeux en insistant exagerement sur le mot "aventurier", pour voir si j'avais capter et pour me pousser á lui demander la suite. C'etait son accroche. Il me dit qu il a faillit mourir plusieur fois...blabla...quil s´est cassé le cou. "Ah bon...moi aussi". Lá direct, je savais qu'il m'etait envoyé. Le hasard n'a plus sa place pour moi, maintenant, il ose meme plus montrer le bout de son nez.
Et apres il s'est mis a s'ouvrir completement. Du genre j'ai gagné plein dargent, des millions de dollars, mais maintenant je m'emmerde alors je cherche autre chose. Et lemec dit quil connait des guerisseurs deca dela, a Santiago et chsais pas ou. Que lui meme il guerit les energies (?). Je me rend compte qu'il est partit sur le chemin Newage, mouvement de bourgeois blasés ayant fait un voyage "initiatique" en Inde, genre Reiki, encens et chakras. Mais sa jeunesse de gamin et ses elans de vie m'attirent, j'aime les gens qui se remette en question, qui vivent la vie toujours comme une aventure. Je lui demande ce qu il va faire a Buenos Aires. Il me ditqu il va chez son filleul qu'il a jamais vu, qui est argentin, qui vit seul dans la pampa a 10 heures de buenos Aires. Harry mon nouvel ami est Hollandais, et a de la famille par ici. Bref il veut aller voir quelqu'un qu il connait pas mais qui est de sa famille, trés eloigné pourtant. En arrivant a Buenos Aires, il me demande si je veux venir moi aussi la bas. J'accepte. On pars dans un voyage inconnu dans la pampa argentine en plein desert humain.
En arrivant dans le village, un type petit gros, le visage bouffi, sans prétention, viens nous chercher a la station de bus: Il s'appelle Bernardo . Il nous fait monter dans une voiture, un peu louche et qui pue dont le confort tranche completement avec le super luxe des cars dans lesquels je me vautrais, me goinfrant de petits fours et de mini pizzas apéro. Le paysan s'arrete a une epicerie, il veut faire des provisions dignes pour recevoir des invités. Dans l'histoire personne ne se connait plus que d'aujourd'hui, mais on va tous vivre ensemble sous le meme toit. La situation est completement incongrue et sans aucun rapport logique. El Russo, comme se moquait la dame qui tenait l'epicerie pour nous mettre a l'aise et en profitant qu'il y ai des etrangers pour se foutre gentiment de ce bon brave Bernardo (parce qu il est moitie hollandais donc blond-roux), qui n'a jamais eu de femme. "Et c'est plus simple comme ca, plus tranquille, moi." Il vit seul et a 48 ans, il en fait facilement la 60 aine. D'ailleur quand le Hollandais habillé sportwear et qui en jette un peu avec ses belles chaussures et sa ligne de sportif actif du genre a jouer au squash pour se relaxer, lui a dit son age, El Russo s'est plus ou moins renfermé dans une moue penseur, surement des années qui passent vite, de la vie monotone qui petit a petit s'etiole... Il porte un vieux pistolet attaché a sa ceinture. J'apprendrais par la suite, que pas plus tard que la semaine derniere, il s'est fait sequestré par des voleurs qui l'ont attaché dans sa cuisine a une chaise et qui pour le faire parler lui ont bruler les doigts de pieds et matraquer de coups pendant une heure et demi, c'est qu il voulait pas lacher le morceau le Russo, de ces 3000 pesos d'économie sous son lit. C'est donc un type méfiant qui nous accueille, sur le qui-vive, d'ailleurs il nous a pas caché ses doutes quant a la pertinence de nos motifs a venir le voir. Faut le comprendre il a jamais vu personne arriver d'autres que ses 3 potes du village chez depuis 10 ans, a part les bandits de la semaine derniere. Aujourd'hui, c'est 2 europeens qui semble avoir une idée derriere la tete qui debarquent chez lui.
Le soir méme, alors qu'il avait invité 2, 3 amis, du genre á arriver avec leur propre couteau pour la viande dans un etui en cuir estampillé de motifs style cowboy, Bernardo nous a cuisiner 4 gigantesques poulets, j'avais jamais vu des betes de cette taille, du chorizo au barbecue, des cotes de porcs. Mais rien pour accompagner. Ah si du vin en brique a 3 pesos qu'il mélange avec de l'eau gazeuse. J'aurais au moins manger les meilleurs poulets de ma vie, et meme apres 8 mois végétariens en Asie, j'ai dévoré. Alors, Bernardo il sait pas pourquoi ces 2 types debarquent chez lui et encore moins pourquoi son pretendu parenté de loin est accompagné d'un petit jeune effronté francais blondinet qui traverse le monde entier, "qu'est ce qui peut bien le pousser a traverser les oceans pour venir s'enterrer dans mon patelin"). le pauvre jamais il a vu ca, un millionnaire et un jeune étudiant europeen bien éduqué des villes chez lui, simple paysan, sous son toit. Il nous installe dans une chambre. "Excusez moi pour la poussiere, je n'y vais guére plus dans cette chambre, C'était la chambre de ma soeur, Elle est morte ya 3 ans, elle a été atteinte d'un épuisement général et s'est éteinte d'elle meme sans souffrances autres que la vie elle méme, qu'elle a laissé derriere, nous dit-il d'un air mélancolique trahissant son impuissance face a la vie. "Demain ne vous inquiétez pas si á 3 heures du matin, vous entendez la radio (la radio de sa chaine hifi 750w avec des autocollants flachys et mega bass de banlieusard) se mettre a chanter a tutete, c'est le seul reveil que j'ai et il est dans la cuisine, alors je le met a fond. Je me reveille tot, je dois preparer 60 poulets pour les vendre sur le marché demain". Moi: "putain..et moi qui fait rien...on pourrais peut etre l'aider." Tu parles!!! Puis il nous raconte en se marrant, que son plaisir, c'est de couper la tete aux poulets sans les mettre dans le vase special pour les tenir tranquille. Non ce qu'il aime c'est de les voir galoper encore quelques instants sans leurs tetes."
Tout á coup, je me mets á penser aux parisiens qui courent dans tous les sens sans reelement savoir oú, mais ils y courent. Ce qu'ils aiment le plus, c'est lisser les routes aux maximum pour avoir toujours plus de vitesse, mais pour aller oú? Ca on verrait aprés...Qu'on on sera arrivé. On a le temps.
Je dors dans la meme chambre que le businessman. Faut savoir biensur si le type soi disant business man n'est pas louche, surtout du point de vue interessement sexuel, il pourrait tres bien etre de ceux pour qui le voyage leur permet d'assouvir leur fantasmes sur des miséreux. Mais quand j'ai vu qu il avait la meme incertitide a mon sujet, en le voyant cacher en douce ses biffetons au dessus de l'armoire, je me suis dis qu'il avait encore plus de doute que moi. ALors je me suis detendu.
On range un peu nos affaires. Et le gars il se met a sortir un pendule. Il prend ma main( enfin le pouls) et se met a regarde son pendule . Il me dit ca et ca. Il me dit quil va ouvrir les canaux d'energie et balbla. Il a les mains brulante le gars. Il dit que l'energie passe bien. Il voit une guerison dans l'avenir. :) du blabla quoi. Apres pour chaque truc, il check avec son pendule, on dirait Jonny Depp dans l'homme á la tete sans téte. Il me dit faut que tu prennes telles vitamines ou telles breuvages qu'il concoctera specialement demain. Il demande a son pendule les doses, puis le "pourcentage" d'ouverture des chakras :). Bon, soit. En tout cas il me fait bien marrer.
Je me rend compte apres qu a 46 ans et un compte en banque enorme, il est un peu perdu, il a change sa vie alors quíl sentait qu'il s'embourbait. Il est allé voir des diseurs d'aventure, de vies passées, tout ca pour y comprendre quelque chose face a l'incompréhensible que chacun doit trouver tout seul sans aide ou presque, juste quelque petits tuyaux pas plus, histroire de remettre les gens dans la bonnes direction quand ils bloquent a un carrefour. Je tente de le remette dans le droit chemin, en lui annoncant tous les pieges du chemin qu'il était prét a prendre, tous les revers, toutes les claques pour epurer son esprit jusqu'á devenir plus que lui-meme. Un homme quoi. Qu'a travers de ce chemin, qu'est le chemin de la vie, il allait devoir eplucher son ego, comme on epluche un oignon, pour arriver a la fin au coeur meme, quand il ne reste plus que l'essence meme de l'esprit de chacun de nous.
Ca y est il pense deja qu il va travailler avec moi sur un projet de centre de méditations et danses cosmiques des chakras. T'emballe pas trop.
Il faut donc construire sa vie comme une pyramide en commencant par le bas pour monter en suite. Pas se précipiter dans son élan, la chute fais mal.
Alors puisque j'ai l'impression de faire un voyage un peu different, j'ai envie d'en faire profiter tout le monde, pour offrir de l'air, des elans de vie, de l'energie pour construire leur propre voyage (vie).
Je suis un peu feignant parfois pour ecrire des trucs, mais de tant en tant je m'y met et y prend plaisir. J'essaye de ne pas faire de mes voyages un ego trip de moi-je, et d'observer avec du recul ce petit homme que la vie emmene a droite a gauche suivant la direction et la force du vent (moi meme).
Tous les textes que j'ai ecrit jusque la (3), sont juste des mails envoyés sur le vif, pas reflechi du tout, ni vraiment relu, qui refletait donc l'etat d'esprit du moment.
Durant cette periode de voyage (2ans), des rencontres, méme parfois banales a premieres approches sont autant d'apprentissages de réflexions sur le chemin épineux de la vie, le seul qui vaillent aux yeux des fous de vie...
Lettre a Isabelle du 30 mars 2005.
Ya une semaine j'etait a Mendoza et la bas, j'etais avec des gens tout a fait ¨normaux¨ dans une guest house normale en dortoir, je me suis dis que je devais reprendre les choses en mains et que j'avais besoin d'un coup d'air frais. Je m'etais fait embarqué par la facilité des bons plans pourris d'autres voyageurs. J'ai alors chercher un billet de bus pour Buenos Aires, je suis alle a la gare routiere, et en marchant je vois une pub ¨´bus lit 1 ere classe´´ Mortel, pour la premiere fois de ma vie j'ai envie de luxe et de me la jouer voyageur aisé. Je vais a lagence. plus de place pour le mercredi, le jeudi etc jusqu'á Lundi prochain. "Vous comprenez c'est les fétes..."me dit il sur un air ahuri...Un type arrive en courant, il veut déplacer son voyage. C'est pour dans une heure...a 20h. le voyage dure 18 heures. Ok. Je lui paye 100 pesos. Je vais vite faire mon sac, dit au revoir au Chino qui voyageait specialement pour deguster des bonnes viandes et des bons vins dans les restos "Tenedor libre", le seul qui attirait ma sympathie dans ce réservoir á backpackers insipides qui recherche l'"aventure".
j'arrive au bus, prend maplace qui est trop mortel. Jamais vu ca de ma vie. Les bus argentins sont les meilleurs du monde (serveuse en mini jupe au petit soin, offrant du champagne(argentin) a volonté ou du whisky, ecran plat digital top design, casque sony de maison pour chacun, bref pour regarder un film hollywoodien avec will Smith comme hero, gentil noir, qui sauve la planete des robots, on s'endore vite). Tout le bus se remplit sauf pour lesiege dá cote de moi. Le car va partir, royal, en plus je vais avoir 2 places...mais ca sert a rien, ..., peut etre que l'hotesse va venir s'y reposer, au pire je lui proposerais. j'ai deja un lit pour moi tout seul. Alors que játtendais impatient la suite, voir arriver un ange qui deviendra ma femme ou bien tout simplement personne.... Et lá, un type se depéche de rentrer et bien sur cést mon voisin. Merde. J'ecouterais mon walkman toute lanuit alors. Le gars, la 46zaine, plus beaucoup de cheveux sur le crane, l'esprit alerte, un bouquin a la main: "Are you afraid f the dark?" dejesaisqui qu'il a sortit direct en s'installant histoire de jouer les hommes actifs et de paraitre intellectuel. Pour parler, je lui demande, d'une facon un peu espiegle histoire de faire l'intelligent erudit qui parle trop bien espagnol et qui essaye de rabaisser son interlocuteur d'entreé, si il a "peur du noir" ou si son bouquin l'aider á comprendre ses angoisses intérieures. Il me repond, en espagnol, mais continue en anglais. Soit. Alors on se met a parler en anglais. Le type est un businessman qui vend des solutions de decheteterie et recyclage dans le monde entier, en Chine a bangkok au chile et blablalba...apres iil me dit qu il est aventurier. Je lui demande pourquoi. j'adore ce genre d'ouverture, du genre " et je suis aussi un peu, ..., un aventurier..." en me regardant bien dans les yeux en insistant exagerement sur le mot "aventurier", pour voir si j'avais capter et pour me pousser á lui demander la suite. C'etait son accroche. Il me dit qu il a faillit mourir plusieur fois...blabla...quil s´est cassé le cou. "Ah bon...moi aussi". Lá direct, je savais qu'il m'etait envoyé. Le hasard n'a plus sa place pour moi, maintenant, il ose meme plus montrer le bout de son nez.
Et apres il s'est mis a s'ouvrir completement. Du genre j'ai gagné plein dargent, des millions de dollars, mais maintenant je m'emmerde alors je cherche autre chose. Et lemec dit quil connait des guerisseurs deca dela, a Santiago et chsais pas ou. Que lui meme il guerit les energies (?). Je me rend compte qu'il est partit sur le chemin Newage, mouvement de bourgeois blasés ayant fait un voyage "initiatique" en Inde, genre Reiki, encens et chakras. Mais sa jeunesse de gamin et ses elans de vie m'attirent, j'aime les gens qui se remette en question, qui vivent la vie toujours comme une aventure. Je lui demande ce qu il va faire a Buenos Aires. Il me ditqu il va chez son filleul qu'il a jamais vu, qui est argentin, qui vit seul dans la pampa a 10 heures de buenos Aires. Harry mon nouvel ami est Hollandais, et a de la famille par ici. Bref il veut aller voir quelqu'un qu il connait pas mais qui est de sa famille, trés eloigné pourtant. En arrivant a Buenos Aires, il me demande si je veux venir moi aussi la bas. J'accepte. On pars dans un voyage inconnu dans la pampa argentine en plein desert humain.
En arrivant dans le village, un type petit gros, le visage bouffi, sans prétention, viens nous chercher a la station de bus: Il s'appelle Bernardo . Il nous fait monter dans une voiture, un peu louche et qui pue dont le confort tranche completement avec le super luxe des cars dans lesquels je me vautrais, me goinfrant de petits fours et de mini pizzas apéro. Le paysan s'arrete a une epicerie, il veut faire des provisions dignes pour recevoir des invités. Dans l'histoire personne ne se connait plus que d'aujourd'hui, mais on va tous vivre ensemble sous le meme toit. La situation est completement incongrue et sans aucun rapport logique. El Russo, comme se moquait la dame qui tenait l'epicerie pour nous mettre a l'aise et en profitant qu'il y ai des etrangers pour se foutre gentiment de ce bon brave Bernardo (parce qu il est moitie hollandais donc blond-roux), qui n'a jamais eu de femme. "Et c'est plus simple comme ca, plus tranquille, moi." Il vit seul et a 48 ans, il en fait facilement la 60 aine. D'ailleur quand le Hollandais habillé sportwear et qui en jette un peu avec ses belles chaussures et sa ligne de sportif actif du genre a jouer au squash pour se relaxer, lui a dit son age, El Russo s'est plus ou moins renfermé dans une moue penseur, surement des années qui passent vite, de la vie monotone qui petit a petit s'etiole... Il porte un vieux pistolet attaché a sa ceinture. J'apprendrais par la suite, que pas plus tard que la semaine derniere, il s'est fait sequestré par des voleurs qui l'ont attaché dans sa cuisine a une chaise et qui pour le faire parler lui ont bruler les doigts de pieds et matraquer de coups pendant une heure et demi, c'est qu il voulait pas lacher le morceau le Russo, de ces 3000 pesos d'économie sous son lit. C'est donc un type méfiant qui nous accueille, sur le qui-vive, d'ailleurs il nous a pas caché ses doutes quant a la pertinence de nos motifs a venir le voir. Faut le comprendre il a jamais vu personne arriver d'autres que ses 3 potes du village chez depuis 10 ans, a part les bandits de la semaine derniere. Aujourd'hui, c'est 2 europeens qui semble avoir une idée derriere la tete qui debarquent chez lui.
Le soir méme, alors qu'il avait invité 2, 3 amis, du genre á arriver avec leur propre couteau pour la viande dans un etui en cuir estampillé de motifs style cowboy, Bernardo nous a cuisiner 4 gigantesques poulets, j'avais jamais vu des betes de cette taille, du chorizo au barbecue, des cotes de porcs. Mais rien pour accompagner. Ah si du vin en brique a 3 pesos qu'il mélange avec de l'eau gazeuse. J'aurais au moins manger les meilleurs poulets de ma vie, et meme apres 8 mois végétariens en Asie, j'ai dévoré. Alors, Bernardo il sait pas pourquoi ces 2 types debarquent chez lui et encore moins pourquoi son pretendu parenté de loin est accompagné d'un petit jeune effronté francais blondinet qui traverse le monde entier, "qu'est ce qui peut bien le pousser a traverser les oceans pour venir s'enterrer dans mon patelin"). le pauvre jamais il a vu ca, un millionnaire et un jeune étudiant europeen bien éduqué des villes chez lui, simple paysan, sous son toit. Il nous installe dans une chambre. "Excusez moi pour la poussiere, je n'y vais guére plus dans cette chambre, C'était la chambre de ma soeur, Elle est morte ya 3 ans, elle a été atteinte d'un épuisement général et s'est éteinte d'elle meme sans souffrances autres que la vie elle méme, qu'elle a laissé derriere, nous dit-il d'un air mélancolique trahissant son impuissance face a la vie. "Demain ne vous inquiétez pas si á 3 heures du matin, vous entendez la radio (la radio de sa chaine hifi 750w avec des autocollants flachys et mega bass de banlieusard) se mettre a chanter a tutete, c'est le seul reveil que j'ai et il est dans la cuisine, alors je le met a fond. Je me reveille tot, je dois preparer 60 poulets pour les vendre sur le marché demain". Moi: "putain..et moi qui fait rien...on pourrais peut etre l'aider." Tu parles!!! Puis il nous raconte en se marrant, que son plaisir, c'est de couper la tete aux poulets sans les mettre dans le vase special pour les tenir tranquille. Non ce qu'il aime c'est de les voir galoper encore quelques instants sans leurs tetes."
Tout á coup, je me mets á penser aux parisiens qui courent dans tous les sens sans reelement savoir oú, mais ils y courent. Ce qu'ils aiment le plus, c'est lisser les routes aux maximum pour avoir toujours plus de vitesse, mais pour aller oú? Ca on verrait aprés...Qu'on on sera arrivé. On a le temps.
Je dors dans la meme chambre que le businessman. Faut savoir biensur si le type soi disant business man n'est pas louche, surtout du point de vue interessement sexuel, il pourrait tres bien etre de ceux pour qui le voyage leur permet d'assouvir leur fantasmes sur des miséreux. Mais quand j'ai vu qu il avait la meme incertitide a mon sujet, en le voyant cacher en douce ses biffetons au dessus de l'armoire, je me suis dis qu'il avait encore plus de doute que moi. ALors je me suis detendu.
On range un peu nos affaires. Et le gars il se met a sortir un pendule. Il prend ma main( enfin le pouls) et se met a regarde son pendule . Il me dit ca et ca. Il me dit quil va ouvrir les canaux d'energie et balbla. Il a les mains brulante le gars. Il dit que l'energie passe bien. Il voit une guerison dans l'avenir. :) du blabla quoi. Apres pour chaque truc, il check avec son pendule, on dirait Jonny Depp dans l'homme á la tete sans téte. Il me dit faut que tu prennes telles vitamines ou telles breuvages qu'il concoctera specialement demain. Il demande a son pendule les doses, puis le "pourcentage" d'ouverture des chakras :). Bon, soit. En tout cas il me fait bien marrer.
Je me rend compte apres qu a 46 ans et un compte en banque enorme, il est un peu perdu, il a change sa vie alors quíl sentait qu'il s'embourbait. Il est allé voir des diseurs d'aventure, de vies passées, tout ca pour y comprendre quelque chose face a l'incompréhensible que chacun doit trouver tout seul sans aide ou presque, juste quelque petits tuyaux pas plus, histroire de remettre les gens dans la bonnes direction quand ils bloquent a un carrefour. Je tente de le remette dans le droit chemin, en lui annoncant tous les pieges du chemin qu'il était prét a prendre, tous les revers, toutes les claques pour epurer son esprit jusqu'á devenir plus que lui-meme. Un homme quoi. Qu'a travers de ce chemin, qu'est le chemin de la vie, il allait devoir eplucher son ego, comme on epluche un oignon, pour arriver a la fin au coeur meme, quand il ne reste plus que l'essence meme de l'esprit de chacun de nous.
Ca y est il pense deja qu il va travailler avec moi sur un projet de centre de méditations et danses cosmiques des chakras. T'emballe pas trop.
Il faut donc construire sa vie comme une pyramide en commencant par le bas pour monter en suite. Pas se précipiter dans son élan, la chute fais mal.
Argentine: guide de voyage??
Hello,
meme si internet est une mine d information pour preparer un voyage, il est toujours interessant de pouvoir emporter un ou plusieurs guides de voyages avec soit... Je sais que l Argentine a enormement change ces dernieres annees, mais y a t il des guides recents et fiables, en anglais ou en francais ?? Je vois que le LP est relativement vieux, la derniere edition anglaise date de 2002... il existe aussi en anglais un "Rough guide" de 2005, et un "Footprint" de 2004, qqn connait ? J ai deja utilise un footprint pour le Chili, pas mal du tout... Apres il y a le routard, que je vais surement me procurer, mais je suppose qu il ne mentionnera que les points touristiques, difficile de sortir des sentiers battus (en general tres complementaire avec un LP).
Y a t il d autres guides ? Je pense aussi trouver de la doc en espagnol mais bon...
meme si internet est une mine d information pour preparer un voyage, il est toujours interessant de pouvoir emporter un ou plusieurs guides de voyages avec soit... Je sais que l Argentine a enormement change ces dernieres annees, mais y a t il des guides recents et fiables, en anglais ou en francais ?? Je vois que le LP est relativement vieux, la derniere edition anglaise date de 2002... il existe aussi en anglais un "Rough guide" de 2005, et un "Footprint" de 2004, qqn connait ? J ai deja utilise un footprint pour le Chili, pas mal du tout... Apres il y a le routard, que je vais surement me procurer, mais je suppose qu il ne mentionnera que les points touristiques, difficile de sortir des sentiers battus (en general tres complementaire avec un LP).
Y a t il d autres guides ? Je pense aussi trouver de la doc en espagnol mais bon...
Réservation des bus en Argentine
faut-il réserver longtemps à l'avance les bus en argentine, ou y-at'il assez de places pour toutes destinations à travers le pays, , , ?????
quelqu'un peut-il me répondre
merci
bellagio😮
quelqu'un peut-il me répondre
merci
bellagio😮
Argentine: Vacances scolaires du 09 au 24 juillet
Bonjour a tous,
Voici les dates scolaires des vacances d'hiver en Argentine : du samedi 09 juillet au dimanche 24 juillet . ( 20 provinces sur les 24 d Argentine ). Les 4 dernieres provinces : Neuquén, Santiago del Estero, Misiones et Tierra del Fuego ont choisi du 16 au 31 juillet.
Ce qui signifie : Beaucoup de monde dans les bus et avions ( vols au depart de Bsas meme sur l Europe ), pour les vendredis 08 juillet, samedi 09 juillet...et aussi pour les vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24 juillet. Et a faible mesure pour le week end du 16/17 juillet.
Pour ce qui est de ces deux semaines, les hotels seront aussi bien pleins, surtout dans le nord ( au nord de la ligne Bsas - Santiago de Chile )...normal ils vont chercher un peu de soleil ( aussi vers l Uruguay et le sud du Bresil ) .
A bientot !
Herge !
Voici les dates scolaires des vacances d'hiver en Argentine : du samedi 09 juillet au dimanche 24 juillet . ( 20 provinces sur les 24 d Argentine ). Les 4 dernieres provinces : Neuquén, Santiago del Estero, Misiones et Tierra del Fuego ont choisi du 16 au 31 juillet.
Ce qui signifie : Beaucoup de monde dans les bus et avions ( vols au depart de Bsas meme sur l Europe ), pour les vendredis 08 juillet, samedi 09 juillet...et aussi pour les vendredi 22, samedi 23 et dimanche 24 juillet. Et a faible mesure pour le week end du 16/17 juillet.
Pour ce qui est de ces deux semaines, les hotels seront aussi bien pleins, surtout dans le nord ( au nord de la ligne Bsas - Santiago de Chile )...normal ils vont chercher un peu de soleil ( aussi vers l Uruguay et le sud du Bresil ) .
A bientot !
Herge !
Itinéraire Argentine et Uruguay
Salut Herge
J'ai enfin acheter mon billet avec air Canada du 4 fév.au 14 mars. Yes! Je compte bien sur t'inviter a prendre un verre...Pour moi tes informations et conseils sont tres apprécier. Que pense tu de rester 6-7 jrs.a BA (dans quelle partie de la ville, pres de tout, zone branché et touristique 3-4* avec piscine!?.Je regarde actuellement les hotels que tu a posté, je compte reserver sur le net avant de partir.) Comme tu me le dis je monterai mon voyage sur place, est-il facile de trouver des circuits (tour de ville, chutes iguazu 2 jrs.avion/hotel et quoi d'autres... Crois tu que je pourrai trouvé un circuits organisé 10-15 jrs avion/hotel/escursions pour le brésil et en francais?)
Prefere tu les plages d'argentine ou de l'uruguay? Bien sur j'irai en uruguay en bateau? combien de jrs a montevideo 2-3 jrs? la plage de punta del esté l'eau est-elle chaude y a t'il de la belle vague? Est-il securitaire de louer une auto et de longer la cote vers le nord, des choses a voir ? Bref plein d'autres questions...Mais bon je dois lire, j'aime bien lonely planet mais en anglais seulement je vais aller fouiller a la librairie. A tu une préférance pour un site/reservation d'hotels..
Merci, nasdaq
J'ai enfin acheter mon billet avec air Canada du 4 fév.au 14 mars. Yes! Je compte bien sur t'inviter a prendre un verre...Pour moi tes informations et conseils sont tres apprécier. Que pense tu de rester 6-7 jrs.a BA (dans quelle partie de la ville, pres de tout, zone branché et touristique 3-4* avec piscine!?.Je regarde actuellement les hotels que tu a posté, je compte reserver sur le net avant de partir.) Comme tu me le dis je monterai mon voyage sur place, est-il facile de trouver des circuits (tour de ville, chutes iguazu 2 jrs.avion/hotel et quoi d'autres... Crois tu que je pourrai trouvé un circuits organisé 10-15 jrs avion/hotel/escursions pour le brésil et en francais?)
Prefere tu les plages d'argentine ou de l'uruguay? Bien sur j'irai en uruguay en bateau? combien de jrs a montevideo 2-3 jrs? la plage de punta del esté l'eau est-elle chaude y a t'il de la belle vague? Est-il securitaire de louer une auto et de longer la cote vers le nord, des choses a voir ? Bref plein d'autres questions...Mais bon je dois lire, j'aime bien lonely planet mais en anglais seulement je vais aller fouiller a la librairie. A tu une préférance pour un site/reservation d'hotels..
Merci, nasdaq
Argentine: la saison touristique été 2005 commence
Le secretariat au tourisme de la ville de Buenos Aires ( accro aux statisitiques ....il faut dire qu ici comme tout change tous les jours, il faut bien qu ils s'accrochent a quelque chose ), publie deja les projections pour la saison été 2005 ( ici nous y sommes c est la fin du printemps et le debut de l été le 21 decembre prochain ).
Pour la periode donc de Dec 2004 a Mars 2005, Buenos Aires attendra 1, 9 millions de touriste, soit 10 % de plus que l annee derniere 2004 ( mais vont depenser 15% de plus ) . les touristes viendront a 51% de l etranger et a 49 % des autres provinces de l Argentine.
Pour ce qui est du tourisme etranger, le boom est attendu de la part d arrivee massive de bresiliens, ( grosse campagne de promotion au Bresil ) ....alors tout le monde se met a apprendre le bresilien ! ....et puis un bresilien en vacances depense bien plus qu un europeen, car le bresilen qui voyage a bien d autres moyens qu un europeen routard !
Tour en velo organisé par la municipalite pour decouvrir San Telmo . Les preferences des touristes : Le shopping ( surtout les bresiliens, uruguayens, et argentins ), les spectacles tango et theatre ( plutot les europeens ) et puis le culturel ( CD, livres, expos. etc......pour les europeens .......la derniere tendance : tout ce qui evolue autour de la decouverte de la nature ( Le delta du tigre, San Isidro, les estancias autours de Bsas ). Le meilleur segment : tout ce qui touche aux expositions internationales, congres, sommets etc.....il faut dire que Bsas doit etre la ville la plus "internationale" d Amerique latine, et les salons se suivent a un rythme frenetique . Or un "touriste congressiste" depense 4 fois plus qu un "touriste normal" ......ce qui pousse encore plus les autorites argentines et porteñas a piquer meme aux autres pays tous les sommets possibles et immaginable pour les accueillir. ( 35 % de congres internationaux en plus cette annee ! )....l'hotelerie 4 et 5***** est saturee ( La Cumbre del Cambio Climático de la ONU ...a partir de lundi prochain deja presentee dans un autre post en est un autre exemple concret )... Il y a eu pendant l annee 2004, 4 ouvertures d'hotels et de 20 guests neuneus. Alors bienvenus a Buenos Aires, l annee prochaine vous ferez partis des statistiques en vous integrant aux 6 millions de touristes attendu. Herge!
Pour la periode donc de Dec 2004 a Mars 2005, Buenos Aires attendra 1, 9 millions de touriste, soit 10 % de plus que l annee derniere 2004 ( mais vont depenser 15% de plus ) . les touristes viendront a 51% de l etranger et a 49 % des autres provinces de l Argentine.
Pour ce qui est du tourisme etranger, le boom est attendu de la part d arrivee massive de bresiliens, ( grosse campagne de promotion au Bresil ) ....alors tout le monde se met a apprendre le bresilien ! ....et puis un bresilien en vacances depense bien plus qu un europeen, car le bresilen qui voyage a bien d autres moyens qu un europeen routard !
Tour en velo organisé par la municipalite pour decouvrir San Telmo . Les preferences des touristes : Le shopping ( surtout les bresiliens, uruguayens, et argentins ), les spectacles tango et theatre ( plutot les europeens ) et puis le culturel ( CD, livres, expos. etc......pour les europeens .......la derniere tendance : tout ce qui evolue autour de la decouverte de la nature ( Le delta du tigre, San Isidro, les estancias autours de Bsas ). Le meilleur segment : tout ce qui touche aux expositions internationales, congres, sommets etc.....il faut dire que Bsas doit etre la ville la plus "internationale" d Amerique latine, et les salons se suivent a un rythme frenetique . Or un "touriste congressiste" depense 4 fois plus qu un "touriste normal" ......ce qui pousse encore plus les autorites argentines et porteñas a piquer meme aux autres pays tous les sommets possibles et immaginable pour les accueillir. ( 35 % de congres internationaux en plus cette annee ! )....l'hotelerie 4 et 5***** est saturee ( La Cumbre del Cambio Climático de la ONU ...a partir de lundi prochain deja presentee dans un autre post en est un autre exemple concret )... Il y a eu pendant l annee 2004, 4 ouvertures d'hotels et de 20 guests neuneus. Alors bienvenus a Buenos Aires, l annee prochaine vous ferez partis des statistiques en vous integrant aux 6 millions de touristes attendu. Herge!Atterrir en Argentine sans billets retour dans les 3 mois
Salut a tous!
Je "prepare" un petit voyage d'argentine jusqu'au peru pour cet hiver et j'ai juste une question encore en suspend. Et c'est assez important quand meme, c'est sur les visas et les documents qu'il va me falloir pour passer les frontieres. Ce qui me pose probleme c'est d'arriver dans ces pays (principalement l'arg, parceque c'est la que j'atterri) a chaque fois avec un billet d'avion ou le retour est plus éloigné que la date maxi du visa touriste. Je me demande comment vont reagir les douaniers sur place (j'ai pas trop envie qu'ils mobligent a acheter un billets retour!)
Enfin voila, je suis sur qu'il y en a plein d'entre vous qui on deja eu ce genre d'itinéraire alors si vous pouviez m'aider... J'ai vraiment envie d'entendre l'avis de qcq qui l'a deja fait, parce que le gars de l'agence me paraissait tout sauf sur!
merci bcp
A+ et bonne route sinon😛
Idées de week end en Argentine et en Bolivie
Vous etes en ce moment en Bolivie et en Argentine ? et vous ne savez que faire le week end losque les commerces ou les musees sont fermes ? Voici quelques exemples d activites succeptibles de pouvoir vous interresser : 1) En Bolivie, les matchs de la route de la mort ! ( minimum comptez deux vehicules) ..de preference un gros et un petit (je vous conseille de monter dans le gros)
Ce Dimanche la rencontre s est passe pres de Coroni
Resultat du match Bus / camion citerne / semi remorque sur la route Cochabamba-Chapare au Km 59 pres de Coroni a midi hier dimanche : 17 blessés ......le semi remorque a gagné .....en effet il est maintenant prouvé qu'il est impossible de doubler un camion citerne en bus lorsque qu un autre semi remorque arrive en face ! 2) A Buenos Aires : Du rififi a Parque Avellaneda Pour se defouler un peu samedi matin une bande de 10 jeunes neo nazis argentins (bien propres sur eux), ont cassé du bolivien (bien pauvres sur eux) pres du parc Avellaneda a Buenos Aires, histoire de bien commencer le week end ! Vous qui etes en ce moment a Buenos Aires et ne savez que faire en semaine sachez que tous les soirs entre 20h00 et 23h00, vous avez rendez vous dans le parc Avellaneda pour voir (ou participer) a la chasse aux boliviens ....on leur pique leurs papiers d identite.... tres amusant .....les policiers de la zone ( commissariat n# 40 ) ont "liberé" la zone pour pouvoir faciliter le jeu . Pour le mois d octobre, la section locale de cette amicale du jeu et de la bonne humeur a declaré que durant le mois d octobre le festival se poursuivra et se "realizarán acciones en reivindicaciones de la Raza Blanca" 3) En Bolivie: Se deguiser en Indigene pour bloquer les routes En effet aujourd'hui (Lundi 04 oct) est prevu un blocage de la route Trinidad - Santa Cruz ...( pour ceux qui pensait aujourd hui passer par la en bus ...pour essayer la proposition 1 ...je recommande de monter en bus deguisé en indien, afin de pouvoir a tout moment se joindre au blocus).
photo ce matin sur la route ............. ( on reconnait le camion bleu deja bloqué la semaine derniere a la frontiere argentino-bolivienne) Attention : veuillez vous affilier au CIDOB ( Central de Pueblos Indígenas del Beni ) afin de donner de retour en France plus d'autenticité a votre album photo en y inserrant votre carte d adherent . 4) A Buenos Aires : S interresser a toutes les vedettes mediatiques ou chefs d entreprise kidnappés Choisissez un beau dimanche bien ensoleillé, apres lecture du journal, choisissez une affaire de rapt dans un quartier agreable ...et allez y ...( n oubliez pas d emporter chaise, radio, livres, boissons et pique nique...) Sur place vous aurez la joie et la surprise de voir toutes les chaines de tele et de radio avec la aussi les vedettes du monde des medias . Vous pouvez aussi en profiter pour prendre des contacts et pour parler des derniers rebondissements de ces affaires . ( Bien plus interresant que de lire Detectives, Ici Dimanche, Caras ou Gente ! )
Sympa non ? cool sur le gazon ! Moreno hier matin ! Ce Dimanche il fallait etre et se faire voir a Moreno ( banlieue de Buenos Aires)...histoire sans interet du rapt de Patricia Nine .....mais tout de meme 500.000 USD de rancon ( ben oui ......a ce sujet : ne pas se deplacer pour des rapts de moins de 100.000 USD, la presse ne s y deplace plus : pas assez d audience ! en plus toujours en banlieue donc perte de temps !) Voila, j espere vous avoir donne des superbes idees de week end que vous pourez appliquer dès vendredi prochain si vous en connaissez d autres, n hesitez pas a continuer la liste . A bientot ! Hergé
Ce Dimanche la rencontre s est passe pres de CoroniResultat du match Bus / camion citerne / semi remorque sur la route Cochabamba-Chapare au Km 59 pres de Coroni a midi hier dimanche : 17 blessés ......le semi remorque a gagné .....en effet il est maintenant prouvé qu'il est impossible de doubler un camion citerne en bus lorsque qu un autre semi remorque arrive en face ! 2) A Buenos Aires : Du rififi a Parque Avellaneda Pour se defouler un peu samedi matin une bande de 10 jeunes neo nazis argentins (bien propres sur eux), ont cassé du bolivien (bien pauvres sur eux) pres du parc Avellaneda a Buenos Aires, histoire de bien commencer le week end ! Vous qui etes en ce moment a Buenos Aires et ne savez que faire en semaine sachez que tous les soirs entre 20h00 et 23h00, vous avez rendez vous dans le parc Avellaneda pour voir (ou participer) a la chasse aux boliviens ....on leur pique leurs papiers d identite.... tres amusant .....les policiers de la zone ( commissariat n# 40 ) ont "liberé" la zone pour pouvoir faciliter le jeu . Pour le mois d octobre, la section locale de cette amicale du jeu et de la bonne humeur a declaré que durant le mois d octobre le festival se poursuivra et se "realizarán acciones en reivindicaciones de la Raza Blanca" 3) En Bolivie: Se deguiser en Indigene pour bloquer les routes En effet aujourd'hui (Lundi 04 oct) est prevu un blocage de la route Trinidad - Santa Cruz ...( pour ceux qui pensait aujourd hui passer par la en bus ...pour essayer la proposition 1 ...je recommande de monter en bus deguisé en indien, afin de pouvoir a tout moment se joindre au blocus).
photo ce matin sur la route ............. ( on reconnait le camion bleu deja bloqué la semaine derniere a la frontiere argentino-bolivienne) Attention : veuillez vous affilier au CIDOB ( Central de Pueblos Indígenas del Beni ) afin de donner de retour en France plus d'autenticité a votre album photo en y inserrant votre carte d adherent . 4) A Buenos Aires : S interresser a toutes les vedettes mediatiques ou chefs d entreprise kidnappés Choisissez un beau dimanche bien ensoleillé, apres lecture du journal, choisissez une affaire de rapt dans un quartier agreable ...et allez y ...( n oubliez pas d emporter chaise, radio, livres, boissons et pique nique...) Sur place vous aurez la joie et la surprise de voir toutes les chaines de tele et de radio avec la aussi les vedettes du monde des medias . Vous pouvez aussi en profiter pour prendre des contacts et pour parler des derniers rebondissements de ces affaires . ( Bien plus interresant que de lire Detectives, Ici Dimanche, Caras ou Gente ! ) Pass aérien en Argentine
Autre question liée à mon voyage en Argentine. Je sais qu'il existe des pass pour voyager en avion sur place. Quelqu'un connait il le prix de ce pass? Le nombre de vols autorisés? ET si il vaut mieux l'acheter en France ou sur place?
Merci encore!
Merci encore!
Argentine: budget, transports et itinéraire?
Bonjour à vous chers voyageurs!!
Cet été, nous songeons, une amie et moi-même partir environ un mois 1/2 pour l'Argentine. Nous partons toujours sac au dos sans grand luxe, nous aimons être au même niveau de confort que les gens de la place.Dormir dans une simple cabine, bien manger, fêter mais surtout des activités feront partie de notre budget... Quelques questions par contre, combien devons-nous planifier question monétaire pour ce voyage, quoi visiter en particulier, les infrastructures comme transports entre les villes (autobus) cabinas pour voyageurs, bouffe pas trop cher est-ce possible dans ce pays et question sécurité, deux filles en sac à dos ça cause un problème là-bas? En vous remerciant d'avance et en étant bien heureuse de constater que plusieurs partagent cette passion vitale que sont les voyages!
Michèle 😉
Cet été, nous songeons, une amie et moi-même partir environ un mois 1/2 pour l'Argentine. Nous partons toujours sac au dos sans grand luxe, nous aimons être au même niveau de confort que les gens de la place.Dormir dans une simple cabine, bien manger, fêter mais surtout des activités feront partie de notre budget... Quelques questions par contre, combien devons-nous planifier question monétaire pour ce voyage, quoi visiter en particulier, les infrastructures comme transports entre les villes (autobus) cabinas pour voyageurs, bouffe pas trop cher est-ce possible dans ce pays et question sécurité, deux filles en sac à dos ça cause un problème là-bas? En vous remerciant d'avance et en étant bien heureuse de constater que plusieurs partagent cette passion vitale que sont les voyages!
Michèle 😉
Achat des vols intérieurs en Argentine?
Partant à 3 en Argentine pour 25 jours courant février 2004, devons-nous prendre nos billets de vols intérieurs en France ou est-ce moins cher sur place avec des compagnies autres que AEROLINEAS ARGENTINAS ?
Et le bus, est-il vraiement moins cher que l'avion ?
Et le bus, est-il vraiement moins cher que l'avion ?
Argentine et Chili en bus?
Hola!
J'aimerais savoir si c'est un bon plan de voyager en autobus au Chili et en Argentine malgré les distances: est-ce que cela revient à moins cher que l'avion? Et les paysages valent-ils la peine d'être parcourus en bus?
Est-ce faisable en 3 ou 4 semaines de séjour d'aller de Santiago de Chile à Ushuaia en bus et de remonter à Buenos Aires toujours en bus, tout en profitant de quelques étapes sur le chemin (Perito Moreno, Peninsula Valdez...)?
Et pour les chutes d'Iguazu depuis Buenos Aires: bus?
Gracias a todos los que pueden ayudarme. Hasta luego!
Sophie
J'aimerais savoir si c'est un bon plan de voyager en autobus au Chili et en Argentine malgré les distances: est-ce que cela revient à moins cher que l'avion? Et les paysages valent-ils la peine d'être parcourus en bus?
Est-ce faisable en 3 ou 4 semaines de séjour d'aller de Santiago de Chile à Ushuaia en bus et de remonter à Buenos Aires toujours en bus, tout en profitant de quelques étapes sur le chemin (Perito Moreno, Peninsula Valdez...)?
Et pour les chutes d'Iguazu depuis Buenos Aires: bus?
Gracias a todos los que pueden ayudarme. Hasta luego!
Sophie
Ushuaïa vaut la peine ou pas? Et Torres del Paine?
Bonjour !
Je suis en train de faire mon trajet pour l'Argentine et je me pose deux questions :
- dois-je inclure Ushuaïa ou pas ? (bien sûr, si nous arrivons à trouver une petite croisière jusqu'à l'Antarctique sur quelques jours, la question ne se posera plus mais sinon). En fait, des amis m'ont dit que si on ne faisait pas de croisière, Ushuaïa n'avait pas grand intérêt hormis celui d'être symboliquement la ville du bout du monde. Dans mon Routard, ils mentionnent tout de même le canal de Beagle et le parc naturel.
- et que pensez-vous d'aller jusqu'à Torres de Paine mais seulement pour 1 jour ou 2, pas le temps de faire la grande randonnée. Est-ce intéressant quand même ? Si l'on fait aussi El Calafate, est-ce que ça a un intérêt ?
Les jours nous sont comptés alors j'essaie de ne pas me tromper et de faire les bons choix :)
Merci à tous pour vos réponses et à bientôt !!
Je suis en train de faire mon trajet pour l'Argentine et je me pose deux questions :
- dois-je inclure Ushuaïa ou pas ? (bien sûr, si nous arrivons à trouver une petite croisière jusqu'à l'Antarctique sur quelques jours, la question ne se posera plus mais sinon). En fait, des amis m'ont dit que si on ne faisait pas de croisière, Ushuaïa n'avait pas grand intérêt hormis celui d'être symboliquement la ville du bout du monde. Dans mon Routard, ils mentionnent tout de même le canal de Beagle et le parc naturel.
- et que pensez-vous d'aller jusqu'à Torres de Paine mais seulement pour 1 jour ou 2, pas le temps de faire la grande randonnée. Est-ce intéressant quand même ? Si l'on fait aussi El Calafate, est-ce que ça a un intérêt ?
Les jours nous sont comptés alors j'essaie de ne pas me tromper et de faire les bons choix :)
Merci à tous pour vos réponses et à bientôt !!
Travel companion with no time constraints for Peru/Chile
Hello,
I’m a young, active retiree looking for someone to join me in Latin America without the obligation of being together 24/7. I’m leaving on 25/09 for Cusco in Peru, then planning to head down to Chile. If the date is too soon, we could meet up there instead.
I used to travel independently with my partner. We’ve been to Peru, Bolivia twice, Guatemala, Ecuador, Cuba, Ethiopia…
Now, I’m on my own and would prefer to share the experience rather than travel solo. I last visited Peru 13 years ago, so I’m excited to revisit it and explore it differently this time. If you’re interested… see you soon! Brigitte
I used to travel independently with my partner. We’ve been to Peru, Bolivia twice, Guatemala, Ecuador, Cuba, Ethiopia…
Now, I’m on my own and would prefer to share the experience rather than travel solo. I last visited Peru 13 years ago, so I’m excited to revisit it and explore it differently this time. If you’re interested… see you soon! Brigitte
Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud
Bonjour,
Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire.
Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili.
Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier.
Je me propose de vous le livrer.
Un petit tour au bout du monde: Ushuaïa
Un libro como un viaje se comienza con inquietud y se termina con melancolía. José Vasconcelos Calderón
CHAPITRE 1 : USHUAÏA
Me voici à Londres, où m’attends une journée d’escale. Située assez loin dans ma liste personnelle des lieux à visiter, je suis quand même heureuse de pouvoir découvrir une nouvelle ville, pour le peu de temps que j’ai à y passer. Elle me fait penser à un Paris version Britannique. Je visite le British Museum : c’est une mine d’or historique et culturelle ( en plus on m’offre le guide audio ) ! Je vois Big Ben en travaux de loin, ainsi que Buckingham Palace. Je monte dans un des fameux bus rouge à étages, et m’arrête boire une bière locale dans un pub : en bref, je fais ma touriste de base.
Je comprends que l’on puisse aimer les grandes villes ( diversité et abondance culturelle, ambiance, tout à disposition, animation.. ), mais il m’est compliqué de faire abstraction du brouhaha incessant, des bruits de voitures, du mauvais temps, du stress qui pourrait se couper au couteau, et du béton omniprésent.
Je me dirige vers l’aéroport, et, 13h de vol, la sympathisation avec une française, 3h d’escale à Buenos Aires, et 4h de vol plus tard, me voici enfin à Ushuaïa ! Je suis heureuse d’avoir un pied sur le continent, et de pouvoir enfin démarrer mon voyage.
À l’atterrissage, je peux distinguer la Terre de Feu sous les nuages, avec ses îles et ses sommets enneigés. Ushuaïa est une petite ville dont le centre compte de petits chalets mignons, même si j’avoue, il y plane une odeur pesante de machine à fric. Le soir, je regarde la ville s’endormir avec le soleil, spectacle que je dois avouer très agréable.
Le lendemain, je me réveille tôt, auberge de jeunesse tmtc, on paie moins cher car on offre sa promiscuité. Je vais me faire tamponner le passeport à l’Office du tourisme, après avoir dégusté le petit déjeuner copieux de l’auberge ( avec du pain fait maison ! ).
Dans la matinée, je vais au Musée Maritime de l’Antarctique dans l’ancienne prison d’Ushuaia. Un prisonnier avait dessiné son portrait sur les murs de sa cellule. Toute une aile du musée est dédiée à l’entreprise Total, dont l’apologie est faite ( ils sauveraient les pingouins en Antarctique, et contribueraient à leur protection ). Je ris jaune très fort dans ma tête.
Dans l’après-midi, je teste l’Icebar. Le concept : un congélateur géant à -18 degrés, orné de sculptures de glace ( maintenues telles quelles depuis deux ans ), de la musique, et un vrai bar avec boissons à volonté. Je me bois trois cocktails dans des verres de glace, en papotant avec le barman. Je ne vois pas le temps passer, à part mes doigts qui commencent à se congeler : je reste en tout 40min, grand maximum pour la santé.
Je rentre à l’auberge frigorifiée, en pensant prendre une douche brûlante avant de dormir. Que Neni, je tombe sur une Suisse dans mon dortoir, paniquée car elle venait de se rendre compte qu’elle s’était faite voler sa carte bleue ! On accroche de suite et je me prends d’une envie de l’aider. On part donc en ville pour essayer de régler son problème, alors qu’on se connaît depuis à peine dix minutes. On va dans différentes institutions, réussit à appeler sa banque aux Etats Unis, et finalement, après quelques montagnes russes, on réussit à régler son problème. On va donc boire un coup pour se détendre, dans un bar Irlandais, où je recroise un français avec qui j’avais papoté. On parle durant des heures. Cette fille est incroyable, elle a une vie hors du commun. Elle me raconte ses péripéties, et on part dans de grandes conversations. Je passe une très bonne soirée.
Le lendemain, je pars pour la Estancia Tunel. Le colectivo ( minibus, ( attend d’être plein avant de partir selon les endroits )) n’accepte que la carte » Sube « , et pas le liquide. La conductrice, adorable, me laisse passer gratuitement. Je marche environ 45 minutes, avant d’arriver à la balise qui est malheureusement en travaux; on ne peut pas accéder à la forêt. Tant pis, je trouve un coin isolé et désert, entre la forêt et le bord du canal. Les pics enneigés, la verdure, les lacs : c’est magnifique et très agréable. Je pique-nique et me pose toute l’après-midi avant de rentrer. Un local très gentil passe sa carte Sube pour moi, et refuse que je le rembourse en liquide.
À l’auberge, je retrouve la Suisse qui a passé une sale journée. On fait le tour des hostals, pour qu’elle puisse trouver un volontariat afin de rester, seulement, on est entre deux périodes touristiques, et aucune auberge ne recherche de volontaires. On se boit une bouteille de vin au bord du lac, et rentre assez éméchées. Nos rires ont l’air d’agacer les deux autres personnes du dortoir, qui écoutent leurs telenovelas sans écouteurs H24 : ça leur fait les pieds un peu.
Le lendemain, incroyable en Amérique latine : le car arrive en avance. Je pars dans le parc national Tierra del Fuego. Cela fait trois jours que ma cheville droite me fait souffrir et a doublé de volume: après 1h30 de marche je fais du stop pour aller sur mon lieu de campement. J’avais prévu de faire le trek du Hito XXIV, le seul qui n’est pas enseveli sous la neige, mais ça ne sera pas possible pour aujourd’hui. En montant ma tente, je me rend compte que le problème vient de mes chaussures, qui sont devenues bien trop petites pour moi, et que l’os de mon pied creuse le cuir de la chaussure haha, c’est pour ça que ma cheville a autant gonflé.
Il y a un petit ruisseau, le coin est très agréable, et une fois tous les touristes partis, sachant que je suis la seule campeuse du parc, personne à des kilomètres, j’en profite pour chanter à tue-tête.
Je dors à peine ( des rafales de vent à 100km/h ça fait du bruit contre une tente ), mais je n’ai pas froid, mon sac de couchage a une température maximale de -5°.
Je fais le Hito XXIV en chaussettes, et 2h30 de marche plus tard, j’arrive à à la frontière officielle Chilienne, délimitée par un simple panneau et la fin du sentier. Avec la fonte des neiges, je suis trempée, mais bon, j’aurai vu le joli lac. Je croise deux magnifiques chevaux dans la forêt. Il y a un petit restau à côté de l’arrêt de bus, où le patron m’offre un thé, sûrement car j’ai été la seule idiote à camper par ce temps haha.
En rentrant, j’achète des baskets de piètre qualité, mais qui tiendront tous mes treks des quatre prochains mois.
En rentrant à l’auberge, j’apprends que la Suisse a pu trouver un couchsurfing. Je suis contente pour elle, même si on a pas échangé nos contacts.
Le lendemain, je me fais réveiller par une brésilienne, paniquée car des clients nous avaient enfermées à clé sans faire exprès. J’appelle mes proches, le lendemain je pars pour le Chili.
J'alimente régulièrement mon blog de mes récits de voyage également ! Si ça peut vous intéresser : lacobayeailee.com
CHAPITRE 1 : USHUAÏA
Me voici à Londres, où m’attends une journée d’escale. Située assez loin dans ma liste personnelle des lieux à visiter, je suis quand même heureuse de pouvoir découvrir une nouvelle ville, pour le peu de temps que j’ai à y passer. Elle me fait penser à un Paris version Britannique. Je visite le British Museum : c’est une mine d’or historique et culturelle ( en plus on m’offre le guide audio ) ! Je vois Big Ben en travaux de loin, ainsi que Buckingham Palace. Je monte dans un des fameux bus rouge à étages, et m’arrête boire une bière locale dans un pub : en bref, je fais ma touriste de base.
Je comprends que l’on puisse aimer les grandes villes ( diversité et abondance culturelle, ambiance, tout à disposition, animation.. ), mais il m’est compliqué de faire abstraction du brouhaha incessant, des bruits de voitures, du mauvais temps, du stress qui pourrait se couper au couteau, et du béton omniprésent.
Je me dirige vers l’aéroport, et, 13h de vol, la sympathisation avec une française, 3h d’escale à Buenos Aires, et 4h de vol plus tard, me voici enfin à Ushuaïa ! Je suis heureuse d’avoir un pied sur le continent, et de pouvoir enfin démarrer mon voyage.
À l’atterrissage, je peux distinguer la Terre de Feu sous les nuages, avec ses îles et ses sommets enneigés. Ushuaïa est une petite ville dont le centre compte de petits chalets mignons, même si j’avoue, il y plane une odeur pesante de machine à fric. Le soir, je regarde la ville s’endormir avec le soleil, spectacle que je dois avouer très agréable.
Le lendemain, je me réveille tôt, auberge de jeunesse tmtc, on paie moins cher car on offre sa promiscuité. Je vais me faire tamponner le passeport à l’Office du tourisme, après avoir dégusté le petit déjeuner copieux de l’auberge ( avec du pain fait maison ! ).
Dans la matinée, je vais au Musée Maritime de l’Antarctique dans l’ancienne prison d’Ushuaia. Un prisonnier avait dessiné son portrait sur les murs de sa cellule. Toute une aile du musée est dédiée à l’entreprise Total, dont l’apologie est faite ( ils sauveraient les pingouins en Antarctique, et contribueraient à leur protection ). Je ris jaune très fort dans ma tête.
Dans l’après-midi, je teste l’Icebar. Le concept : un congélateur géant à -18 degrés, orné de sculptures de glace ( maintenues telles quelles depuis deux ans ), de la musique, et un vrai bar avec boissons à volonté. Je me bois trois cocktails dans des verres de glace, en papotant avec le barman. Je ne vois pas le temps passer, à part mes doigts qui commencent à se congeler : je reste en tout 40min, grand maximum pour la santé.
Je rentre à l’auberge frigorifiée, en pensant prendre une douche brûlante avant de dormir. Que Neni, je tombe sur une Suisse dans mon dortoir, paniquée car elle venait de se rendre compte qu’elle s’était faite voler sa carte bleue ! On accroche de suite et je me prends d’une envie de l’aider. On part donc en ville pour essayer de régler son problème, alors qu’on se connaît depuis à peine dix minutes. On va dans différentes institutions, réussit à appeler sa banque aux Etats Unis, et finalement, après quelques montagnes russes, on réussit à régler son problème. On va donc boire un coup pour se détendre, dans un bar Irlandais, où je recroise un français avec qui j’avais papoté. On parle durant des heures. Cette fille est incroyable, elle a une vie hors du commun. Elle me raconte ses péripéties, et on part dans de grandes conversations. Je passe une très bonne soirée.
Le lendemain, je pars pour la Estancia Tunel. Le colectivo ( minibus, ( attend d’être plein avant de partir selon les endroits )) n’accepte que la carte » Sube « , et pas le liquide. La conductrice, adorable, me laisse passer gratuitement. Je marche environ 45 minutes, avant d’arriver à la balise qui est malheureusement en travaux; on ne peut pas accéder à la forêt. Tant pis, je trouve un coin isolé et désert, entre la forêt et le bord du canal. Les pics enneigés, la verdure, les lacs : c’est magnifique et très agréable. Je pique-nique et me pose toute l’après-midi avant de rentrer. Un local très gentil passe sa carte Sube pour moi, et refuse que je le rembourse en liquide.
À l’auberge, je retrouve la Suisse qui a passé une sale journée. On fait le tour des hostals, pour qu’elle puisse trouver un volontariat afin de rester, seulement, on est entre deux périodes touristiques, et aucune auberge ne recherche de volontaires. On se boit une bouteille de vin au bord du lac, et rentre assez éméchées. Nos rires ont l’air d’agacer les deux autres personnes du dortoir, qui écoutent leurs telenovelas sans écouteurs H24 : ça leur fait les pieds un peu.
Le lendemain, incroyable en Amérique latine : le car arrive en avance. Je pars dans le parc national Tierra del Fuego. Cela fait trois jours que ma cheville droite me fait souffrir et a doublé de volume: après 1h30 de marche je fais du stop pour aller sur mon lieu de campement. J’avais prévu de faire le trek du Hito XXIV, le seul qui n’est pas enseveli sous la neige, mais ça ne sera pas possible pour aujourd’hui. En montant ma tente, je me rend compte que le problème vient de mes chaussures, qui sont devenues bien trop petites pour moi, et que l’os de mon pied creuse le cuir de la chaussure haha, c’est pour ça que ma cheville a autant gonflé.
Il y a un petit ruisseau, le coin est très agréable, et une fois tous les touristes partis, sachant que je suis la seule campeuse du parc, personne à des kilomètres, j’en profite pour chanter à tue-tête.
Je dors à peine ( des rafales de vent à 100km/h ça fait du bruit contre une tente ), mais je n’ai pas froid, mon sac de couchage a une température maximale de -5°.
Je fais le Hito XXIV en chaussettes, et 2h30 de marche plus tard, j’arrive à à la frontière officielle Chilienne, délimitée par un simple panneau et la fin du sentier. Avec la fonte des neiges, je suis trempée, mais bon, j’aurai vu le joli lac. Je croise deux magnifiques chevaux dans la forêt. Il y a un petit restau à côté de l’arrêt de bus, où le patron m’offre un thé, sûrement car j’ai été la seule idiote à camper par ce temps haha.
En rentrant, j’achète des baskets de piètre qualité, mais qui tiendront tous mes treks des quatre prochains mois.
En rentrant à l’auberge, j’apprends que la Suisse a pu trouver un couchsurfing. Je suis contente pour elle, même si on a pas échangé nos contacts.
Le lendemain, je me fais réveiller par une brésilienne, paniquée car des clients nous avaient enfermées à clé sans faire exprès. J’appelle mes proches, le lendemain je pars pour le Chili.
J'alimente régulièrement mon blog de mes récits de voyage également ! Si ça peut vous intéresser : lacobayeailee.com
Les grandes plaines du Nord argentin à vélo
Après notre échec à traverser sur le Chili par le col de San Francisco nous avons réorienté notre voyage à travers le nord de l’Argentine. Rien n’avait été programmé, et à l’improviste et à l’inspiration nous sommes partis durant un mois à travers ces territoires gigantesques très peu peuplés.
Sensation étrange de devoir bouleverser un voyage tracé dans les grandes lignes depuis pas mal de temps mais une curiosité renforcée à l’idée de nouvelles aventures dans des contrées sur lesquelles nous n’avons pratiquement aucun renseignement nous attire. La non-programmation et les décisions au jour le jour sont une forme d’aventure qui nous convient.
Nous allons prendre conscience une fois de plus du gigantisme de ce pays et de la faible densité humaine de ces plaines qui viennent buter contre les premiers contreforts des Andes.

Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent
31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux.
On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le top
Nous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.


Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.
Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partout
Cette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.

1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.
Les grands espaces argentins
Ce qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.
En mémoire des morts de la route
Est-il mort à vélo?
Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au monde
Dans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.
Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.
Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.

La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.
J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.
Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!!
La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.

Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux.
On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le topNous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.



Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.

Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partoutCette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.

1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.
Les grands espaces argentinsCe qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.
En mémoire des morts de la route
Est-il mort à vélo?
Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au mondeDans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.
Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.
Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.


La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.

J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.
Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!!
La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.Patagonie: tarif du bus El Calafate - Torres del Paine?
Bonjour,
Je suis en pleine préparation de mon voyage en Patagonie en décembre 2019.
J'aimerais connaître le tarif pour faire la liaison en bus El Calafate / Parc National Torres Del Paine.
Et plus généralement, existe-t-il un site web sur lequel on peut visualiser les horaires et les tarifs de toutes les liaisons en bus possibles en Patagonie ?
J'aimerais connaître le tarif pour faire la liaison en bus El Calafate / Parc National Torres Del Paine.
Et plus généralement, existe-t-il un site web sur lequel on peut visualiser les horaires et les tarifs de toutes les liaisons en bus possibles en Patagonie ?
Entre Argentine et Bolivie
Iguazu, Uyuni, Altiplano, Cordillère, autant de noms mythiques qui résonnent à l'oreille des voyageurs comme des promesses de découvertes inoubliables. Nous partons pour 8 semaines à la découverte de ces espaces grandioses. En voici un aperçu:
13/06: Nous embarquons vers CDG puis, peu avant minuit, décollons vers Buenos Aires. Le vol se déroule sans histoire quand vers 5h du matin, encore endormis, nous entendons la commandante de bord nous annoncer qu'elle a du faire demi-tour en plein océan à cause d'une fuite hydraulique et que nous allons retourner à Paris. C'est une grosse déception car nous craignons de passer de longues heures d'attente et notre journée de redécouverte de Buenos Aires est fichue...
14/06 : vers 7h30 nous atterrissons sous la bienveillante protection des pompiers qui refroidissent les freins. Une fois dans l'aérogare il nous faut encore faire la queue au comptoir pour obtenir une carte d'embarquement sur le nouveau vol programmé avec un nouvel avion à 13H30. Avec un peu de retard nous nous installons dans nos sièges d'autant plus de plaisir que l'heure annoncée pour l'arrivée est 22h, donc pas trop tard pour profiter de l'hôtel réservé et récupérer un peu de ces longues heures de vol et d'attente. Cette fois, le vol se déroule sans contretemps et à 22h précises nous atterrissons à Buenos Aires. Les formalités de police se déroulent très rapidement, les bagages sont vite récupérés et, à la sortie, le guichet Tienda Leon nous tend les bras pour réserver une voiture qui nous emmène de suite vers l'hôtel en 45 minutes.
15/06 : un copieux petit déjeuner buffet nous cale avant d'affronter la fraîcheur matinale de l'hiver qui nous surprend un peu quand nous partons à la recherche d'un distributeur de billets qui nous délivre chichement ses pesos (4500 maximum par retrait). Un taxi nous conduit vers l'aeroparque. Nous redécouvrons la grande avenue du 9 juillet et ses encombrements et en 40 minutes nous sommes arrivés. En 1h50 Latam nous mène à Puerto Iguazu en survolant d'abord les buildings tentaculaires de Buenos Aires, le gigantesque estuaire du rio de la Plata puis les immenses étendues agricoles des plaines argentines qui, peu à peu, cèdent la place à des zones forestières denses. Juste avant l'atterrissage, nous apercevons le rio Iguazu qui déroule ses courbes et un nuage de brume marquant l'emplacement des chutes. Le bus assure la desserte en porte à porte des hôtels du centre et à 15h nous pouvons déposer nos bagages à l’hôtel Lilian. Un peu affamés, notre première envie est de trouver un restaurant qui pourra calmer notre fringale. Le premier trouvé sera le bon et un biftec de chorizo accompagné de fritas papas aura vite raison de notre appétit. Une rapide découverte de la ville paisible aux maisons basses noyées sous la végétation nous mène sur les bords du rio. Le ciel gris, la poussière rouge des rues, la végétation créent une ambiance bien particulière et dépaysante.
IGUAZU 16/06 : nous empruntons le bus à la gare routière pour rejoindre le parc des chutes d'Iguazu, distantes d'environ 20 kms. L'ambiance est plutôt calme en ce début de matinée et la foule que nous craignions n'est, par chance, pas au rendez-vous. Suivant les conseils « avisés » de notre guide papier nous commençons par le circuit inférieur qui, par un système d'escaliers et de passerelles métalliques humides et glissantes, permet de découvrir la base de plusieurs cascades environnées de roche rouge et ocre baignant dans une végétation luxuriante. Le soleil est de la partie et des arcs-en-ciel soulignent la vapeur blanche qui s'échappe du pied des chutes. Le spectacle vaut particulièrement par le nombre et la répartition des cascades alignées sur un arc rejoignant les deux rives du rio. A la fin du parcours nous rejoignons le sentier supérieur qui domine les cataractes d'où s'échappent des volutes de brume emportées par la brise. Le bouillonnement et la puissance des chutes accompagnées du bruit permanent de l'eau constituent un remarquable spectacle mais nous laissent un peu sur notre faim car nous avons l'impression d'un spectacle déjà vu ailleurs et pas complètement exceptionnel. Heureusement la gorge du diable, dernier belvédère sur la rive argentine nous fera changer d'avis tellement la puissance du fleuve est impressionnante. Dans un fracas incroyable l'eau dévale une large gorge d'où remontent des nuées ballottées par les mouvements d'air.

Avant d'emprunter le petit train qui transporte les visiteurs vers la garganta nous avions achetés quelques empanadas pour calmer notre fringale mais les coatis voraces qui rodent autour des tables de pique nique se sont précipités pour déchirer le sac les contenant et nous en voler une grande partie !!!

Avant de quitter le parc, nous décidons de parcourir à nouveau le sentier inférieur dans le sens opposé et nous apprécions beaucoup ce nouveau parcours avec une luminosité différente du matin.
17/06 : aujourd'hui, nous partons sur la rive brésilienne. Le soleil est bien présent à nouveau et l'air matinal vif (6°). Le chauffeur du bus oublie un peu trop souvent de tenir le volant et de regarder la route mais le bus doit connaître le chemin... Le contrôle des passeports à la frontière est rapide et il n'est que 9h quand nous arrivons à l'entrée du parc. Après avoir acheté les billets d'entrée nous montons dans un bus à impériale. Croyant bénéficier d'une vue élargie nous nous précipitons à l'étage, ce qui nous permet de nous geler durant tout le trajet sans bénéficier du moindre paysage car la route serpente en forêt. Accompagnés par la foule des visiteurs nous empruntons le sentier en balcon qui domine le rio et rapidement offre des vues spectaculaires sur l'ensemble des chutes. Nous apprécions cette vue panoramique sur la rive visitée la veille. Le sentier rejoint rapidement les abords de la gorge du diable et une passerelle spectaculaire permet de plonger au cœur des embruns où les flots bouillonnants sont à portée de main. Il faut un peu se frayer un chemin dans la foule qui use et abuse des selfies devant les chutes mais le spectacle est vraiment impressionnant.

Difficile de se résoudre à quitter les lieux tellement la fascination est grande devant la force des éléments. De retour à l'entrée du parc il suffit de parcourir 200 mètres pour trouver le parc des oiseaux qui sera notre promenade de l'après-midi. Dans un cadre forestier plaisant et calme d'immenses volières permettent d'observer de près toucans, ibis rouges, flamands, perroquets colorés, etc...



Le parcours est très intéressant et la multitude de couleurs chatoyantes fascinante. Le même chauffeur de bus que le matin nous ramène à Puerto Iguazu avec toujours autant de fougue !!!
13/06: Nous embarquons vers CDG puis, peu avant minuit, décollons vers Buenos Aires. Le vol se déroule sans histoire quand vers 5h du matin, encore endormis, nous entendons la commandante de bord nous annoncer qu'elle a du faire demi-tour en plein océan à cause d'une fuite hydraulique et que nous allons retourner à Paris. C'est une grosse déception car nous craignons de passer de longues heures d'attente et notre journée de redécouverte de Buenos Aires est fichue...
14/06 : vers 7h30 nous atterrissons sous la bienveillante protection des pompiers qui refroidissent les freins. Une fois dans l'aérogare il nous faut encore faire la queue au comptoir pour obtenir une carte d'embarquement sur le nouveau vol programmé avec un nouvel avion à 13H30. Avec un peu de retard nous nous installons dans nos sièges d'autant plus de plaisir que l'heure annoncée pour l'arrivée est 22h, donc pas trop tard pour profiter de l'hôtel réservé et récupérer un peu de ces longues heures de vol et d'attente. Cette fois, le vol se déroule sans contretemps et à 22h précises nous atterrissons à Buenos Aires. Les formalités de police se déroulent très rapidement, les bagages sont vite récupérés et, à la sortie, le guichet Tienda Leon nous tend les bras pour réserver une voiture qui nous emmène de suite vers l'hôtel en 45 minutes.
15/06 : un copieux petit déjeuner buffet nous cale avant d'affronter la fraîcheur matinale de l'hiver qui nous surprend un peu quand nous partons à la recherche d'un distributeur de billets qui nous délivre chichement ses pesos (4500 maximum par retrait). Un taxi nous conduit vers l'aeroparque. Nous redécouvrons la grande avenue du 9 juillet et ses encombrements et en 40 minutes nous sommes arrivés. En 1h50 Latam nous mène à Puerto Iguazu en survolant d'abord les buildings tentaculaires de Buenos Aires, le gigantesque estuaire du rio de la Plata puis les immenses étendues agricoles des plaines argentines qui, peu à peu, cèdent la place à des zones forestières denses. Juste avant l'atterrissage, nous apercevons le rio Iguazu qui déroule ses courbes et un nuage de brume marquant l'emplacement des chutes. Le bus assure la desserte en porte à porte des hôtels du centre et à 15h nous pouvons déposer nos bagages à l’hôtel Lilian. Un peu affamés, notre première envie est de trouver un restaurant qui pourra calmer notre fringale. Le premier trouvé sera le bon et un biftec de chorizo accompagné de fritas papas aura vite raison de notre appétit. Une rapide découverte de la ville paisible aux maisons basses noyées sous la végétation nous mène sur les bords du rio. Le ciel gris, la poussière rouge des rues, la végétation créent une ambiance bien particulière et dépaysante.
IGUAZU 16/06 : nous empruntons le bus à la gare routière pour rejoindre le parc des chutes d'Iguazu, distantes d'environ 20 kms. L'ambiance est plutôt calme en ce début de matinée et la foule que nous craignions n'est, par chance, pas au rendez-vous. Suivant les conseils « avisés » de notre guide papier nous commençons par le circuit inférieur qui, par un système d'escaliers et de passerelles métalliques humides et glissantes, permet de découvrir la base de plusieurs cascades environnées de roche rouge et ocre baignant dans une végétation luxuriante. Le soleil est de la partie et des arcs-en-ciel soulignent la vapeur blanche qui s'échappe du pied des chutes. Le spectacle vaut particulièrement par le nombre et la répartition des cascades alignées sur un arc rejoignant les deux rives du rio. A la fin du parcours nous rejoignons le sentier supérieur qui domine les cataractes d'où s'échappent des volutes de brume emportées par la brise. Le bouillonnement et la puissance des chutes accompagnées du bruit permanent de l'eau constituent un remarquable spectacle mais nous laissent un peu sur notre faim car nous avons l'impression d'un spectacle déjà vu ailleurs et pas complètement exceptionnel. Heureusement la gorge du diable, dernier belvédère sur la rive argentine nous fera changer d'avis tellement la puissance du fleuve est impressionnante. Dans un fracas incroyable l'eau dévale une large gorge d'où remontent des nuées ballottées par les mouvements d'air.

Avant d'emprunter le petit train qui transporte les visiteurs vers la garganta nous avions achetés quelques empanadas pour calmer notre fringale mais les coatis voraces qui rodent autour des tables de pique nique se sont précipités pour déchirer le sac les contenant et nous en voler une grande partie !!!

Avant de quitter le parc, nous décidons de parcourir à nouveau le sentier inférieur dans le sens opposé et nous apprécions beaucoup ce nouveau parcours avec une luminosité différente du matin.
17/06 : aujourd'hui, nous partons sur la rive brésilienne. Le soleil est bien présent à nouveau et l'air matinal vif (6°). Le chauffeur du bus oublie un peu trop souvent de tenir le volant et de regarder la route mais le bus doit connaître le chemin... Le contrôle des passeports à la frontière est rapide et il n'est que 9h quand nous arrivons à l'entrée du parc. Après avoir acheté les billets d'entrée nous montons dans un bus à impériale. Croyant bénéficier d'une vue élargie nous nous précipitons à l'étage, ce qui nous permet de nous geler durant tout le trajet sans bénéficier du moindre paysage car la route serpente en forêt. Accompagnés par la foule des visiteurs nous empruntons le sentier en balcon qui domine le rio et rapidement offre des vues spectaculaires sur l'ensemble des chutes. Nous apprécions cette vue panoramique sur la rive visitée la veille. Le sentier rejoint rapidement les abords de la gorge du diable et une passerelle spectaculaire permet de plonger au cœur des embruns où les flots bouillonnants sont à portée de main. Il faut un peu se frayer un chemin dans la foule qui use et abuse des selfies devant les chutes mais le spectacle est vraiment impressionnant.

Difficile de se résoudre à quitter les lieux tellement la fascination est grande devant la force des éléments. De retour à l'entrée du parc il suffit de parcourir 200 mètres pour trouver le parc des oiseaux qui sera notre promenade de l'après-midi. Dans un cadre forestier plaisant et calme d'immenses volières permettent d'observer de près toucans, ibis rouges, flamands, perroquets colorés, etc...



Le parcours est très intéressant et la multitude de couleurs chatoyantes fascinante. Le même chauffeur de bus que le matin nous ramène à Puerto Iguazu avec toujours autant de fougue !!!










