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Voyage dans l'Ouest américain en avril
by Tinittry · 2010-01-14 · 11 replies
Bonjour les Vacanciers!!

Je suis toute nouvelle sur le site de VF... et je l'adore déjà!!

Bon, moi aussi je pars dans l'Ouest en avril avec mon amoureux! Pour l'itinéraire on n'en sait encore pas grand chose... mais j'ai déjà des questions pour vous!!

1. Ou se situe précisément le Bagdad Café? (entre quelle et quelle ville?)

2. Que faire à San Diego (à part du shopping)?

3. Qu'il y a-t-il à voir sur la route 66 entre Kingman et Barstow?

4. Qu'il y a-t-il à voir ou à faire entre Barstow et San Diego?

Bon, pour l'instant c'est tout... je dis bien pour l'instant!! :o)

Merci pour votre aide...
Retour d'Égypte
by Arrawak · 2010-01-08 · 307 replies
😉bonjour et bonne année à tous je reviens de cette merveilleuse contrée qu'est l'Egypte.

Je commencerai par vous raconter mon voyage, donc décollage de Roissy prévu pour 2O heures, ce 26 décembre. Une demie heure avant, annonce, nous ne partirons qu'à 23 heures 30, pas d'explication pour le retard. Départ à minuit, arrivée sur le bateau à 6 heures 30, à Louxor. Le guide nous demande d'être prêts pour 8 heures, pour partir visiter le temple de Karnak. 🙁Donc, pas de valise défaite, pas le temps de changer de vêtement, ni de prendre une douche. Les yeux hagards, j'ai visité le temple, mais ne me demandez pas de vous en dire plus que ce que vous verrez sur les photos, j'étais dans les choux, et n'ai rien écouté.

J'ai juste regardé, mais heureusement quelques jours plus tard, j'ai assisté aux sons et lumières, la reconstitution de l'arrivée du pharaon dans la ville était superbe.

J'ai tout de même retenu que ce temple de Karnak, fut anciennement le grand centre religieux d'Egypte, et grand lieu de culte d'Amon.

Très séduit par l'allée des sphinx, et impressionné par les colonnes, les hièroglyphes et les peintures, conservées après tant d'années.

Photos jointes, la suite demain
D'Afghanistan au Laos ( Inde, Népal, Myanmar, Bangladesh 2009)
by Dju · 2009-10-19 · 6 replies
Bonjour tout le monde Ca y est c est fait! Je viens de traverser l Afghanistan. Et ce qui est sur c est que ce n a pas ete un trip de tout repos. Je suis arrive jeudi 19 fevrier 2009 a Kabul en pleine tempete de neige. Ce qu il faut savoir c est que la capitale de lAfghanistan se situe a 1700 metres d altitudes et est dans une cuvette entouree de montagnes culminants a plus de 4000 metres. L atterissage n est donc jamais facile. Et ce coup ci, bien entendu, avec ma chance legendaire, le pilote a du s y reprendre plusieurs fois avant d atterir. Je peux vous assurer qu un avion qui reprend de l altitude en urgence c est pas rassurant; ce qui l est encore moins c est de voir les montagnes se repprocher alors que le pilote a fait une annonce peu rassurante finissant par le traditionnel "Inch Allah". Enfin bon, finalement l avion a reussi a atterir et j ai pu poser le pied sur le sol afghan, un sourrire triomphant sur le visage. Visage qui n a pas tarde a se retrouve trempe couvert de neige. Bien entendu la voiture que devait m envoyer l hotel n etait pas la et il afallu que je me debrouille. Pour 10dollars j ai trouve un chauffard anglophone qui m a conduit au "Kabul Lodge" mon hotel. La traverse de Kabul avait quelquechose d assez irrealiste. La neige et les nuages rendait la visibilite presque nulle mais j arrivais a entraprecevoir quelques decombres. L armee et la police partout. Notre ami Sarkozy reverait je suis sur d equiper nos chers poulets de kalachnikov et leurs voitures de fusils mitrailleurs. Une fois sur place j ai integre une magnifique chambre serti de tapis, habillee de vieux meubles coloniaux et chauffee au poelle a bois. La securite de l hotel estexceptionelle, elle n est pas assure par le proprio mais par l armee puisque sa localisation est dans la meme rue que le ministere de l interieur. En tchatchant avec quelques clients j ai appris que le ministere avait explose il y a moins d un an et qu il etait donc fort peu probable que cela recommence. Ce n est pas vraiment rasurant surtout quand ils me racontent qu il y avait des morceaux de cadavres dans tout le jardin et meme jusque dans certaines chambres. Apres diner je me laisse embringuer a "l atmosphere" un bar/restaurant pour ecluser quelques bieres. A la table d a cote quatres espionnes britaniques me sont designes ironiquement par Lorene une ecossaise. Les discussions sont assez hallucinantes, ca varit de : " vaut il mieux se faire tirer dessus ou se faire exploser par une bombe" a " a quel point c est contraignant de devoir garder son telephone allume pour etre averti des differentes bombes ou alertes journalieres". Vendredi 20 fevrier. Je quitte Kabul a 7h du mat. A bord d un 4x4 de location et muni d un chauffeur et d un guide(chauffeur/traducteur/debrouillard mais pas trop/neveu du gerant de l hotel), nous partons vers le nord toujours sous la neige et les nuages. Notre premiere pause nous servira a acheter des chaines puis nous attaquons la Salang Pass. Un petit point sur la conduite en Afghanistan : - Pas de code de la route - Le permis ne sert qu avoir l autorisation de passer de province en province - La conduite n est ni a droite ni a gauche - Les ronds points ne sont vraiment pas a sens unique La Salang Pass ou le col de Salang si vous preferez est le col le plus haut du pays: 3600 metres. La route est bonne et les tunnels sont de purs chef d oeuvres d architecture sovietique. Sauf qu ils ne sont pas pourvus d aeratioin et qu l un d eux fait 12 km de long; c est 1/2 heure d embouteillage dans un tunnel : aucune visibilite, mal de crane suffocation...etc Passer les montagnes nous arrivons dans les plaines des provinces de Baghlan et Kundunz. Imaginez la plus grande plaine que vous n ayez jamais vu, multipliez la par 100 et vous serez encore loin de la realite. Mon appareil photo s est avere incapable d en capturer toute l immensite. "Les cavaliers" de Kessel en tete j imagine sans peine le plaisir que ce doit etre de chevaucher ici. En fin d apres midi nous arrivons finalement a Mazar e Sharif dans la province de Samangan a 20 km de l ouzbekistan. La recherche d un hotel s avere ardu. Au final je trouve une chambre pour 30$ dans unj vieux batiment aux formes plus que stalinienne. Je fais ma premiere rencontre avec la bouffe afghane et c est un veritable coup de foudre : brochette de kebab+ riz au raisins et au moutons et surtout de l excellent pain(nan). Je passe la nuit tresd peu rassurer voir pas du tout par ce decor a la shining. Surtout que je suis seul dans l imense batisse et que ma chambre est la seule piece a avoir l electricite. Les hurlements des loups n ont eux aussi rien pour me reconforter. Samedi 21 fevrier. Nous partons a 7h30 pour visiter Balkh "la mere des villes". Cette ville la plus vieilledu pays aurait selon les musulmans ete trouve apres le deluge par Noe. Elle est particulierement connu pour etre le lieue de naissance de Zoroastre. Elle a ete conquise par Alexandre le grand et date de 600 ans avant JC(pas Jean Claude). Elle lui servit de base pour la conquete de l asie centrale. Et c est ici qu il a epouse Roxane( toujours pas celle de la TV). Par la suite Marco Polo y fit un rapide passage mais la ville avait ete detruite et ne restait que des ruines. Aujourd hui la ville est principalement connu pour etre au canabis ce que la Colombie est a la cocaine. On y trouve donc le meilleur Charas(hashish) d Afghanistan, donc du monde(ce que je confirme). De retour a Mazar e Sharif je visite l un des principaux lieux de pelerinage du pays "Shrine of Hazrat Ali". L interieur m est interdite n etant pas musulman. Les legendes racontent que le corp d Ali fut ramene d Iraq pour etre brule a Balkh et enfoui ici. Nous reprenons ensuite la route et je me regale a conduire le 4x4 a tombeau ouvert a travers les plaines. Puis une pause repas avec des sortes de raviolis geantes servies dans du yaourgt et les traditionnels kebabs de foie de moutons. Je visite ensuite "Takhat e Rostam". Bien entendu les talibans ont detruit les boudhas mais ils n ont pas reussi a exploser l enorme pilier creuser dans la roche. Rostam etait un hero, un vrais. Il aurait pu, il aurait du etre Marseillais. Pendant sa sieste sur une colline, on lui vola ses chevaux. Sans se demonter il alla voir le roi de Samangan et lui ordonna de retrouver ses chevaux ou il brulerais la ville. Le roi l invita a dormir et lui promis qu il aurait ses chevaux au reveil. Pendant la nuit la fille du roi, seduite par la force et le panache de Rostam vint lui rendre une visite nocturne. Elle se proposa a lui mais il refusa. "J ai mange la nourriture de ton pere, je dors dans ses murs, je ne peux te prendre, ca me serait nefaste( oui je sais, ca c est pas tres marseillais)" Elle : "Oh oui prends moi, prends moi!!!!" Rostam fit appeler le roi qui la fit egorger (mais non je deconne!). Il fit donc appeler le roi et lui dit vouloir epouser sa fille. A minuit le soir meme ils se marierent et a minuit une ils forniquerent. Au matin il la quitta pour rejoindre son armee en lui laissant une epauliere qu elle devrait transmettre a leur fils. Bien sur elle etait tombe en ceinte et bien sur ce serait un garcon. 17 ans plus tard Sourable fameux fils etait devenu le commandant de l armee royale. Son grand pere l envoya combattre une arme dans le desert. Et bien entendu il du combattre Rostam sans savoir qui c etait. Leur lutte a main nu dura 3 jour mais Rostam triompha en lui mettant un coup de couteau dans lew ventre en traitre. Les derniersd mots de Sourab furent "si tu avais affronter mon pere il t aurait egorger sans forcer". C est comme ca que Rostam devina qu il etait le pere puisque il etait toujours le plus fort avec un couteau contre un adversaire honnete a main nu. Le Takhat e Rostam a ete construit par Rostam en en l honneur de son mariage avec le fille du roi de Samangan. Juste avant de rentrer dans Pul e Khumri notre seconde halte, nous sommes arretes par un groupe arme tres agressif. Bien que pas en tenu ils se disent de la police et veulent me fouiller. La je flippe horriblement et me vois deja en prison a la midnight express. Ils nous laissent finalement partir et je ne fais pas du tout le melin encore sous le choc de leur agressivite. A ce moment la je me suis rendu compte que je suis vraiment seul au monde, personne ne sait ou je suis et j ai loue la voiture au black. La nuit a empire les choses puisque ne trouvant pas d hotel, j ai dormi dans dans une chambre de la radio locale a 30 metres de ces putains de loups hurlant a la lune toute la nuit. Dimanche 22 fevrier Depart a 6h direction Bamiyan. En Afghanistan il y a 4 types de routes : - Freeway : ce qu ils appellent une autoroute mais qui n est en fait qu une route goudronne. - Primary road : Ce que nous appellerions une route de campagne - Secondary road : un chemin vicinal - Tertiary road : J ai malheureusement la malchance de les essayer. La journee passe dans des paysages de montagne fracassant au milieu de l afghanistan profonde. Le seul detail rigolo a ete lorsqu on a croise des militaires neo zelandais qui m ont regarde passe avec des yeux ahuris et ne m ont absolument pas cru lorsque je leur ai dit etre un touriste/routard. J arrive finalement a Bamiyan. La bouffe est moins seduisante que les jours precedents. La neige commence a tomber dru. La recherceh d un hotel se solde par 60$ pour une chambre surplombant la valee. Valee ou les niches des boudhas me rappelle bien trop l absence des boudhas a mon gout. Je passe la soiree a tchatcher avec les deux cieux de l hotel. Nous parlons histoires et politique. Ils sont tre peu convaincu par les elections a venir et critique la main mise des americains et de l onu sur le gouvernement. Ils me parlent aussi des problemes de representativite ethniques et regionales. Nous tombons d accord sur la necessite d une republique federale comme l a connu l Espagne avec un grand E, la seule la vrai pas la faschiste et royaliste d aujourd hui. Lundi 23 fevrier Je me leve a 6h gele par les -2 degres qui m ont rejoint pendant la nuit puisque bien entendu le principe d un poelle a bois c est que si l on n y met pas de bois il ne chauffe plus. Il m aura malheureusement ete impossible de me rendre a la vallee du dragon et aux lacs de Band e Amir a cause de la neige et des difficultes de timing. C est dommage, j aurais adorer decouvrir de mes yeux le corp du dragon terrasse par Ali et les lacs creuses par ses coups d epee. Pour rentrer sur Kabul nous suivons la trace d Alexandre le grand qui a du lui aussi se geler les couilles. Nous empruntons la Shibar Pass(2960 metres). Le chemin est completements enneige et parseme de cadavre de tank sovietique. Tous les montagnards portent un fusil mais pas de chaussettes. Lorsque nous passons a cote d un camp de deminage je me met a me poser des questions sur la veritable connaissance de la route par mes chauffards. Se faire braquer par un fusil mitrailleur parceque ma voiture a trop ralenti a cote des 4x4 de l armee n est decidement vraiment pas rassurant. J arrive finalement a Kabul a la tombee de la nuit et decouvre pour la premiere fois a quel point la ville est en miettes. Mardi 24 fevrier Pour une fois je me leve relativement tqrd, 8h. Aujourd hui je pars a la decouverte de Kabul, c est vivant, plein de burqas. Je fais pas mal de shopping : une couverture en poil de chameau, des habits traditionels...etc La suite au prochain episode. Bises Dju

Mercredi 25 fevrier Je n ai rien a faire de la journee a part recupere mon billet d avion, je ne vais que regarder les boys de l hotel jouer au volley ball et et me plonger profondement dans "mort dans l apres midi". Il faut reconnaitre a Heminguay qu il a reussi ici une splendide vulgarisation et encyclopedie sur la corrida. Lorsqu on sort de ce bouquin, on n a qu un regret, ne pas etre a l epoque de Belmonte et Juanito pour les admirer danser et tuer. Le soir, je retrouve les trois allemands et l ecossaise pour en plaine nuit partir seul et a pied. L eclairage plus que relatif, la neige et la boue rende la traverse du quartier incertaine. Les quelques passant que nous croisons devisagent notre eaquipage ebahit par ce groupe dont la moyenne doit etre a 1m85. Nous arrivons finalement au siege des nations unis, passons les diverses fouilles et presentons nos divers papiers d identites pour recevoir nos badges d accreditations. Enfin dans le saint des seins nous accedons au bunker le restaurant, buffet, bar. Au cas ou vous vous posiez la question, ils n ont pas ete tres imaginatifs et c est un vrai bunker. Ce soir c est salsa night! Apperement avec le kit de survi fournit pour chaque expatrie de l ONU il y a un cd de salsa. Mes nouveaux collegues qui eux ne sont pas des privilegies(si cous savez comme ils en bavent d envie), m explique qu au kossovo, au Tadjikistan en Coree du nord le mercredi soir dans les locaux de l ONU c est salsa night. Regarder l allemand de 2m05 danser un tango endiable avec la cosaque de 1m40 a quelque chose d assez comique. Apres quelques bieres je rentre me coucher bien decider a gerer mon poelle a bois comme un chef pour ne pas me geler au reveil. Jeudi 26 Fevrier Je suis un dieue du poelle a bois. Ce matin en me levant il devais faire presque 9 degres dans ma chambre et dans le poelle une faible braise survivait. Je saute dans la chose qui me sert de taxi j usqu au premier des nombreux arret de securite bordant l aeroport. Sans faire le marseillais; l acces au batiment est separe en trois zones. Chacune d entre elle comprends une fouille physique d entree et de sortie plus une fouille des sacs complete de sortie. On traverse chacune de ces zones soit a pied soit en bus. Une fois dans l aeroport on a droit a encore 3 ou 4 fouilles mais le top c est d etre fouiller par le stewart de air india au moment de monter dans l avion. Le retour a delhi est liberateur. Je recupere une chambre dans l hotel de la semaine derniere, je ssuis heureux comme un pape de prendre une douche chaude, mais plus que tout de ne pas crever de froid en me sechant. Pahar Ganj est un peu le Kao San road de Bangkok, on s y fait brancher toutes les minutes par des rabatteurs : "Internet sir? Visit my shop sir? Hi sir, shoes shinning sir? Beer sir? Haschish sir?". La grosse differrence c est qu il y a beaucoup moins d alcool, quasiment pas de putes et le sol n est pas goudronne. On mange donc pas mal de poussiere. Pour esasayer de temperer mes effusions stomacales je tente un mac do vegetarien mais c etait en oubliant que le coca y est un melange de sirop et d eau. Vendredi 27 Fevrier Aujourd hui j ai deci de de visiter Delhi a pied, je me lance donc en tong a l assaut de la ville. Je traverse la gare et l infini continuite de travaux ambiants pour arriver finalement proche du vieux Delhi. Et la, je debarque dans le ghetto de Varsovie. L histoire de l Inde ne se melange pas a celle de l islam. Elle en est entre melee mais comme au USA, il y a l hypocrisie du melting pot et la realite du salad bol. On retrouve donc comme a Marseille un quartier musulman pauvre dans le centre ville. Ca sent la viande. J y retrouve tout les plaisires de ne pas y voir de touristes et toute la seine curiosite des regards et coups d oeils. Je suis a Noaille, je suis a Belsunce, je suis a la maison. Lorsque j en sort c est pour aterir sur Conaught Place : boutique Levi s, Nike, Adidas, Mac Do, KFC...etc Puis de retour dans Pahar Ganj je retrouve la mauvaise fois et la malhonnetetee des vendeurs asiatiques : je suis oblige de plus que monter le ton pour me faire rembourser un pantalon trop petit, achyete 15 minutes avant. Me l ayant promis remboursable puisque pas essayable dans la rue. Samedi 28 Fevrier Reveil 3h du matin pour un avion qui pertira avec tellement de retard qe j arriverais a 10h a Kathmandou. La, quel plaisir d eviter la queue des visas puisaue le mien a deja ete fait en France. A la sortie de l aeroport : NAMASTE. Je ne chance pas d argent mais negocis mon taxi en roupies indienne et grace a ca paie au final moins cher que le prix regulier: 150 Rps. Dans Thamel, le quartier touristique je reconnais presque immediatement les rues et retrouve mon vieil hotel, le "red planet". a mise en place d un gouvernement communiste ne transpire nulle part mise apart quelques affiches vite arrachees. Je te les metrais tous au goulags tous ces arracheurs d affiches fous. La ville a clairement explose que ce soit demographiquement ou son expension geographique. A 12h40 je saute dans un taxi pour aller chercher le cactus a l aeroport. J y passe les barrages de securites en bluffant les flics et j attends Solange aux bagages. Elle arrive enfin! Non taxi ne nous a pas attendu et je suis oblige de refaire le coup des roupies indiennes pour avoir un tarif descent. Il faut savoir qu en asie, a la sortie d un aeroport c est un systeme mafieu qui rackette litteralement les voyageurs et va du double au triple du prix regulier. Une fois ses affaire sposes a l hotel nous partons nous promener dans la moyenne ville. Les minots jouent a faire mordre les chiens dans des bombes a eau. Tout le monde nous devisage; pour deux raisons : tout d abord je suis habille a l afghane ensuite 80% des touristes ne sortent pas ou peu des sentiers battus meme en ville. Nous nous couchons super tot epuis e par nos reveil hyper matinaux et nos differents decalage horraires. Dimanche 1er Mars Nous nous reveillons tot et partons a la recherche d un petit dejeuner. Nous nous etablissons finalement dans une gargotte ou mon magnifique accent marseillais jette la confsions dans la commande de notre breakfast. Mes oeufs seront donc remplaces par du riz. Mais a 1euro 30 le petit dej pour deux on peux se permettre de jetter de la nourriture. Le rste de la journee s ecoulera tranquilement entre falafels, promenades, quelques photos, rabattages incessant de vendeurs de pashmina, de treck, de haschisk et les traditionnels mendiants. Une idee dee fou me traverse l esprit : acheter une moto pour la revendre au Bangladesh et en profiter pour traverser le pays a la Easy rider. La complexite des formalites et l ebsence de preparation post voyage me refroidi vite et Solange me convaint que de louer des motos dans chaques provinces sera deja largement suffisant. Au soir nous partons boire un coup et la je me rends compte a quel point la ville a changee : la musique forte, le rock, l alcool...etc Certe ca reste Kathmandou mais en trois les choses ont vraiment bouges. La suite au prochain episode Bises Dju

Lundi 2 Mars Kathmandou s est erige a une altitude de 1300 metres environ. De son sud-est en coule une vallee et tout autour s envole les sommets. Notre bien que correct s avere a la limite de ce que l on doit attendre d un point de vue du confort. L eau n est pas assez souvent chaude et le matelas est nepalais : 4 petits centimetres d epaisseur pose sur un sommier en planche. Lorsque le reveil sonne a 7h20 nos corps sont legerement courbattus surtout mon dos. Apres 2 mois a dormir seul il faut un leger temps d adaptation a nos corps pour retrouver le plaisir de dormir emmeles. Solange se laise seduire par du muesli au yaghourt local dont la couleur est bien plus jaune que blanche et je prends plaisir a la voir se regaler. Nous allons ensuite chercher le scooter reserve la veille. C est un petit 100cc, juste ce qu il nous faut pour terainouiller dans Kathmandou et ses environs. Les nepalais nous regardent passer et sont ebahis. Je suis sur que certains en nous suivant6 du regard ont du se manger un poteaux, en effet c est Solange qui conduit son homme d 1m90 et ca c est assez extraordinaire pour eux. L accueil d une amvassade en dehors du territoire francais est toujours agreable, a croire que l air parisien rends con. La paperrasse vite expediee nous quittons le sol bengali pour aller visiter Pathan. Je ne xagere pas ici quand je vous annonce que tout au long du trajet il y avait un flic tout les dix metres. Pathan est la soeur jumelle de Kathmandou, juste separe de son ainee par Bagamati la riviere. La visite de la cadette, que ce soit le quartier historique ou les marches est beaucoup plus calme et subuit surtout moins d affluence. L architecture ancestrale est splendide, le melange de brique et de bois surmontes de tuile est porteur d un puissant calme. On retrouve sur les plus hautes marches, sur les plus hauts niveaux la populace reveuse ou contemplative souvent en train de somnoler. Au retour c est a mon tourv de conduire et la c est le gymkhana! je traumatise Solange par ma conduite brusque et ai a\enormement de mal a conduire a gauche. Dans ma bouche, sur mes dents, dans mes yeux s amoncellent et se melangent la poussiere, la pollution et les gazs d echappements. Selon moi je m adapte tres vite a la conduite nepalaise de la ville et selon So, pas du tout. Le fait le plus marquant, le plaisir le plus surpris a ete le nombre de gamin et d ados en uniformes sortant d ecoles, de colleges, de lycee. Il y en a partout c est comme des pokemons, ca se multipli partout, ca pullule. C est genial. J ai tres rarement voir jamais vu autant d ecolier. C est le premier vrai et fort signe du socialisme que je croise qui soit si significatif. Cela m emeut enormement. En fin d apres midi nous sortons par l ouest de la capitale pour monter sur une colline surplombant la ville. De nombreux monasteres y reposent gardes par des singes aux poils aussi sales que ceux des chiens des rues. On se croirait dans un camp de gitan sauf qu ici les panchos ont ete remplaces par des singes aux instincts de gabian; des que ca brillle ils attaque pour essayer de voler. Garez bien vos montres.... Les feux de camps rehausse l ambiance mais les immenses moulins de prieres de plus de 2m et les moines a la tete rase enleve tout le piment de mon analogie.

Mardi 3 Mars Nous nous levons au son du reveil a 7h30 et nous lancons a la recherche d un petit dejeuner. Une fois nos estomacs cales, nous recuperons nos vehicules. Solange le scooter de la veille et moi une moto 125cc de marque inconnue. Dans le tohu bohu de Kathmandou, reprendre le coup de passer les vitesses est un peu chaud. Mais apres avoir cale quelques fois en plein milieu de la rue et de par cela avoir provoque autant d embouiteillages, je deviens vite sans gene et surtout je m en foutiste des coups de klaxons. L ambassade du Myanmar nous annonce une mauvaise nouvelle, nous allons devoir attendre deux jours pleins de plus avant d obtenir nos visas. Ce qui est sur c est que mes gros sabots n ont pas aide a accelerer les choses quand j ai propose un bakshish devant tout le monde. A travers les nuages de gaz carboniques nous arivons sans trpop nous perdre a sortir de la capitale et partons a l assaut d une vallee. Coup de chance ou coup de genie du cactus, nous ne nous perdons pas et traversons plusieurs vallees pour arriver a Pharping. Au confluent de deux rivieres, au creux d un ravin, nous decouvrons le temple de Dakshinkali. Ce lieue est dedie a la deesse Kali, l epouse de Shiva. Ici il s agit de sa represemtation la plus sanguinaire. Le samedi et le mardi, la populace vient y sacrifier des animaux sur l hotel. Nous garons les motos et descendons a pied en suivant les familles porteuses de coqs ou trainant des biquettes. Le temple est degoulinant de sang et une dizaine de persones sont afaires au nettoyage entre deux seances d egorgement. Les phototos sont interdites et les appareils photos bien ranges au fon de nos poches, nous ne tenos pas du tout a etre les prochains sacrifies. L accueil n est ni bon ni mauvais. Je dirais qu ils nous tolerent tant que nous nous montrons respectueux. Sur le chemin suivant je decide d apprendre a Solange a conduire une moto digne de ce nom. Sans fausses notes mais effrayee par le poid de l engin, elle fini par reussir quelques long aller-retour. Tout ce cirque traumatisa encre plus nos chers autocthones qui virent l homme sur le scooter et la femme sur la moto... Dans le sud de la vallee de Kathmandou nous montons en altitude mais la route devient impraticable pour le scooter. Bientot, meme en moto, je galere sur les chemins caillouteux inclines a plus de 45 degres. L architecture ne palaise est base sur un materiel: la brique. Elle est utilise pour tout travaux de maconnnerie et soit peinte en blanc apres, soit rehausse de bois pour la mettre en valeur. Pour les toit ils ont quelques problemes de finitions, les longues tiges en metal depassent des etages non finis. Du haut des plus hautes sommets de la vallees, on peut voir l infini nombre des cheminees des usines desquellles snt prduites ces briques ou tuiles. La fummee qui s en degage teinte tout le ciel dela vallee. Plus a l est nous finissons dans le village de Godawari ou Solange ternte pour la premiere fois le Dhal Bhat, le plat incontournable et traditionel nepalais : du riz blanc, une soupe de lentille, des pattates, des carotes, quelques legumes verts dont je n ai toujours pas trouve l origine, du poulet pour les non vegetariens et des sauces surepices assaisones aux clous de girofles. Dans ce paysage agraire, le nombre de faucilles et de marteaux peints sur les murs des maisons explose.

Mardi 4 Mars Aujourd hu, monte tout les deux sur le meme somptueux scooter, nous partons a l assaut des vallees a l est de Kathmandou. Direction Mandhyapur, Bhaktapur, les districts de Suryakinayak, Sanga, Banepa et Dhulikhel. Une fois sorti de la region nous atterrissons dans les immenses vallees menant a l Inde au sud et au sud-est. Pose devant un cadre magnifique, des restanques a perte de vue denivellant des pentes abruptes, nous nous regalons de Chowmeins et de mo mo; des nouilles sautes au poulet et des raviolis geants aux legumes epices. Au retour alors que le soleil commence a me bruler les mains et a attaquer sauvagement le visage de Solange, je decide de tenter un chemin de terre. Des le debut, mon cactus se positionne contre cette idee, encore plus quand le chemin est innonde par de mini etangs que je n ose traverser. Mais grace a l intervention d un gars du coin a qui je confis notre superbe machine, nous passons cet obstacle. Pour rassurer Solange je lui promet de me montrer responsable et adulte et de faire demi tour des que ce sera trop dur. Ah, Ah, Ha, Ha, au final nous galerons a traverser des rivieres"presques assechees", des ponts detruits, plus de 30 cm de sable, des galets, desn royaumes magiques, nous affrontons des dragons, mais nous ne faisons pas demi tour. Apres cette epreuve nous decidons d adouber notre scooter et de le renommer "Warrior 1er". Malgres ou grace a toutes ces epreuves nous apprecions et nous ennivrons de paysages epoustoufflant qui nous font nous arreter toutes les cinq minutes pour les admirer. A l arrivee a Kathmandou, Warrior 1er est dans un etat de salete qu il a rarement du connaitre. Pour les curieux, utilisez Google pour visualiser l etat de la route emprunte. C est entre Panchkhal et Banepa. Ne regardez pas la route goudrone mais celle des cretes. Tout au long de la journee, nous sommes empressionnes par le nombre de bus scolaire et les lieux qu ils desservent. Il y a plus d ecoles sur la carte routiere que de pompe a essence. "Cest le socialisme mon amour!"

Jeudi 5 Mars C est d un reveil tres matinal que nous nous levons. Petit conseil pour tout voyageur au Nepal, ne jamais tenter de suivre une carte dessinee par un nepalais. Ils confondent le nord et l ouest, la droite et la montee et en plus c est faux. Nous finissons par emprunter un rickshaw pour aller a notre bus. Ca y est notre voyage commence, c est notre premier trajet depuis notre point de depart. Nous arrivona a Pokhara vers 13h30. Cette ville situe a 900m d altitude se trouve prise en otage entre l Hymalaya et le lac Phewa tal. C est le point de depart de tout les treck pour la region des Annapurnas. On sent ici le physique en preparation ou en repos selon qu on parte ou revienne des neiges eternelles. A l arrivee nous nous faisons agresse par des taxis en folies qui veulent nous obliger a les suivre jusqu a leurs hotels. Nous montons le ton et les envoyons chier violement.

Vendredi 6 Mars Lorsque le reveil sonne a 5h du mat nous l eteignons et replongeons dans les bras de Morphee. Tant pis pour le lever de soleil sur les Annapurnas. A 8h nous emergeons finalementet sautons sur l enorme cylindree louee la veille. Pas mal d acous beaucoup de frayeur, des reproches en veux tu en voila de la part de Solange. Je reconnais que le passage des vitesses et le poids de la machine sur ces routes pourries est presque impossible, en plus tout le monde connait mes legendaires capacites de conduite et d attention. Nous ne tombons qu une fois mais pas de casse. Du haut de Sarangkot nous admirons le Dhaulagiri(8167m), le machhapuchhare(6997) et l Annapurna 2(7937m) d ouest en est. Enfin admirer est un bien grand mot, a travers la polution, nous ne distinguons pas grand chose et avons au final un super apercut du paysage sur carte postale. Au sud est de Pokhara nous nous rendons au lac Begnas ou nous tentons une excursion le long de srives mais sommes vite bloque par la vegetation en liberte. C est quand meme mieux et plus facile les parcs municipaux! L apres midi porte par notre bat-moto, Robin et moi allons visiter la bat-cave, une grotte ou sommeillent des centaines de chauves souris. On frole plus l escalade et la speleologie que la balade dominicale.

Samedi 7 Mars Nous nous trainons comme des limaces jusqu a la gare routiere ou de jeunes apprentis casses couilles nous brisent les oreilles. pendant 40 minutes que dure notre attente ils ne cessent de nous proposer des patisseries. Monsieur c est chaud, Monsieur c est bon pour l estomac, Madame juste une, Madame c est pas cher, Madame c est pas tres cher, sans cesse et sans arret! On embarque finalement et le periple recommence, quel aventure! Je ne vais meme pas critiquer ici l inconfort des places. Ca tout le monde peut imaginer a quel point un europeen est disproportionne par rapport a un nepalais. Nous arrivons a Butwal et la les gens du bus commencent a descendre les sacs de tout le monde. pourtant on est cense aller jusqu a Bhairawa. Aucune informations ni reponse donc je bouscule un peu le chauffeur et son accolyte, mais ca ne sert a rien. La police est bien sur aussi utile ici qu en France et regarde de loin les touristes hurler au scandale. Je secoue meme un peu le flic mais il ne reagit pas. Faut lui accorder, qu il est tres jeune, tres petit, tres tout seul et surtout que je suis blanc. Au final on ne comprends toujours rien, mais atravers les inexplications nous entravons quelques choses. Hier il ya eu un mort, un meurtre. On ne comprends pas par contyre si c ets dans le camp de la police, dans celui des manifestants ou dans celui des chauffeures ayant voulus forcer les barrages absolument pas filtrant des manifestants. Sur 20 km le sol est parsemme de verre brise des camions et des bus. Nous trouvons un rickshaw qui pour 450Rp accepte de nous charger avec nos sacs. Ce rickshaw est aussi bete que peureux. Les manifestants armes de rondins de bambou, de matraque ne laissent passer que les touristes sous les grands Bye Bye des gamins armes eux aussi. Notre rickshaw est tellement con qu il accelere sur lers barrages et ralenti voir s arrete 150 fois tellement il a peur. Lorsque les maniferstant lui dise depasser a pied il remonte sur sa selle. il est tellement con que c est moi qui ai envi de lui mettre des coups de canne. En trois heures nous faisons les 20 kms sous un soleil eprouvant. Quand l abbruti qui nous sert de pedaleur ralenti trop je prends sa place. Et la c est l effarement dans les chaumieres, un blanc qui conduite un Nepalais et une blanche!!!!! Il est tellement con et avare qu il negocie avec une famille d infdien pour leur transporter leurs valises. Au final ils les accroches a l arrierer et les traines sur leurs roulettes. 20Kgs de Rickshaw+30kg de bagage+15kg de bagages indiennes+Solange+le driver sous le cagnard sur du faux plat c est tuant. Arrive a Bhaiwara nous comprenons que notre projet d aller visiter Lumbini la ville de naissance de Boudha est tres serieusement compromis. Les manifestants sont en traion de tabasser un mec qui n est pas descendu assez vite de son velo. On sent que le revendicatif est tres secondaire; ils ont goutte au sang et ca leur a plus. Solange se moque de moi en me demandant si je me regale, si je suis content de galerer. Si elle savait a quel point je kif ca, de devoir changer de plan, reagir et ne rien prevoir a plus ou moins deux heures. On decide de passer la frontiere indienne. On prends un bus jusqu a Gorakhpur pour arriver en pleine nuit. Nous trouvont un train de nuit mais les reservation etant fermees ne pouvons acheter que deux billets regionnaux. Je m arrange avec le controleur "mon ami!!!!" et il accepte de nous prendre. Au milieu des mousyiques, dans des positions plus extravagantes que le kama sutra nous somnolons a tour de role en transpirant du trop plein de voyageurs. Nous arrivons finalement a Benares(Varanasi) a 5h du mat au lieue de 6h10. Les taxis nous sautent dessus comme des alcooliques sur un ricard. Je suis de retour a Marseille, c est vol, mensonges, arnaques et tutti quanti. Bien qu epuise je suis heureux comme un pape.

Dimanche 8 Mars Nous emergeons durement vers midi la tete et le corp epuise par la chaleur de la nuit et le stresse de la journee d hier. Benares! Vous savez? Benares! Le coeur de l univers hindou, lieue de passage entre le monde physique et spirituel. La cite de Shiva bordant le Gange est un joyeux bordel. Mais une fois sur les rives, le calme et le paisible est la. On y brule des cadavres pour qu ils puissent atteindre le "Moksha"(liberation du cycle des reincarnations). L auteur d Oliver Twist en disait : " Benares est plus ancienne que l histoire, plus ancienne que la tradition, plus ancienne meme que la legende, elle semble deux fois plus ancienne que tout cela reuni". Pourtant 3400 ans d histoire ont ete rase par mes potes afghans vers 1300 apres Jean Claude. L esthetique de ces lieux ancestraux n est en realite pas plus vieille que deux siecles. Je me fais coupe les cheveux et raser.

Lundi 9 Mars Lorsque le reveil sonne a 6h du matin nous sommes trop abrutis par la chaleur pour nous lever. Tant mieux. La rive ouest du Gange est prise dans la brume et les photos auraient ete rate. 64 roupies pour un euro donc 10 roupies pour 1 franc, c est trop genial d parler en francs. Pour les prix on voit de suite l explosion du cout de la vie. Nous achtons des billets pour demain a dstination de Darjeeling. Le guichetier est aussi faineant et bet qu un guichetier doit l etre. Solange sort ses crocs et reponds ultra agressivement aux eternels taxis, rickshaws et rabatteurs. Attention les yeux et les oreilles, Cactus pete un cable et attaque verbalement tous les enquiquineurs. Ils sont traumatises, ils ont peur, Cactus style! On loue ensuite une barque pour remonter le Gange. L eau verte pue. Le paysage se desembrume et nous shootons quelques photos. La grand mere comme les hindous appellent le Gange longe la ville sur 7 kms. Sur cette distance se deverse 30 differents egouts. L eau contient 1, 5 million de bacteries coliformes pour 100ml alors que la norme admise est inferieure a 500. Non, non je n exageres pas et les chiffres sont verifiables. Tout les jours plus de 60 000 fideles viennent prendre un bain rituel dans cette eau metastasee.

Mardi 10 Mars Nos corps sont habitues a se lever tot mais il nous est impossible de dormir passer 8h30. Nous en sommes degouttes, content faire une grasse matinee jusqu a au moins 9h30. Depuis un ou deux jours nous croisons des echoppes, des tables roulantes sur lequelles sont vendus de la poudre coloree : rose, fuschia, verte, bleue, violette, pourpre, fluo. Le hasard mon meilleur ami et la chance ma meileure amie en voyage nous ont porte en Inde pour la periode de Holi la fete hindouiste honorant la fin de l hiver. Pour celebrer la destruction du demon Holika, on allume des feux la veille puis pendant une journee on se peinturlure le visage de poudre "gulal" et on s asperge d eau coloree. Nous sommes la veille et raterons donc ce soir les immenses buchers que nous avons vu monter et s ettoffer au long de ces jours passes. Sans ma barbe, j ai deja perdu 10 ans, avec l espoir de jetter de la peinture a tout le monde j en perds encore 10. Je supplie donc Solange d acheter du Gulal en grande quantite et de toutes les couleurs. Solange accepte ajoutant de surcrois qu on pourra en ramener en France pour Happyholiser (pourrir) Damien lors de son mariage( moi pendant la ceremonie, elle apres). Dans une bouteille plastique je prepare ma mixture au grand desespoir de Cactus san et sous les regards attendris et mort de rire des serveurs du restaurant de l hotel. Ca y est je suis pres pour la guerre avec mes compatriotes gamins et mendiants. Je suis repris d alegresse des que nous remontons dans le train. Le voyage recommence! Volubile, je me fais pote avec tout le monde. On me fais essayer du tabac a priser, bof. Pendant la nuit le mec de la couchette du dessus descendant au prochain arret allume la lumiere en grand et ceci pour attendre assis sur le bord de ma couchette. Lorsque je lui demande 50 roupies pour s etre assis sur ma propriete il fait mine de ne pas comprendre. Je suis oblige de le degager a coup de pied. Une heure plus tard, tentant de dormir, les mecs de l ordre cote du couloir papotent a voix haute et ne se privent pas de monter le ton. je leur exprime mon desacord : "Could you shut your fuck up? please!".

Mercredi 12 Mars La nuit a ete entremele de reveil frigorifie par la clim. nos horloges biologiques nous font emerger vers 7h30 et nous attendont notre prochain arret NJP(New Jalpaiguri). L eternel agression des taxi et particulierement ici des jeep-men recommence et Cactus san ressort ses crocs. On embarque dans un4x4 pour Gangtok la capitale du Sikkim. Le Sikkim a abandonne son independance en 1975 et a integrer l Inde avec un statut particulier. Les etrangers ont besoin d un permis special pour y acceder. La langue est le nepalais. C est dit on un des derniers "Shangri La". Gangtok la capitale s etale entre 1400 et 1700m. C est un village en forme de montagne. Les visages vont du tibetain a l ouzbek en passant par le chinois. Une fois installe dans un hotel nous sortons celebrer Holi. Seulement 2/5 de la population s envoi du Gulal dans la gueule. Le reste de la population est Boudhiste. Les indiens viennent nous serrer dans leurs bras lorsque nous les celebrons a grand renfort de peinture. Nos visages oscillent entre le rose, le rouge, le vert, le bleue, le jaune et nos habits se marient tout a fait a la couleur ultra tendance de nos cheuveux. Nous artons nous promener a travers la coquette architecture de la ville. Les vallees et montagnes alentours sont encore cachees par une dense brume. Au soir nous marchons sur la promenades des anglais. En fait Gangtok est vraimen le lieue de villegiature des bourgeois de calcutta qui viennent ici eviter les chaleurs ettouffantes de la saison seche. C est un scandale je suis venu au Sikkim ce pays repute pour son alcool et sa biere le seul jour proclame par le gouvernement sans alcool, je me suis fait avoir. Je suis degoutte. Jeudi 12 mars Avant de passer la frontiere je decouvre qu le Sikkim est un pays completement non fumeur. 200rp d amende pour celui qui fume dans la rue. On n a le droit de fumer que dans nos chambres d hotel. De Gangtok a Darjeeling nous redescendons pour remonter encore plus haut. La route a l asphalte fatiguee monte, monte, monte. La pente ne me donne pas confiance, je ne m y arreterais pas en 2CV pour un demarrage en cote, ou plutot je parierais sur la cote. Le paysage change au fur et a mesure de l altitude. La route fine sur laquelle 2 jeeps auront du mal a se croiser traverse une foret d arbre fins. Leurs troncs immensement longs culminent surplombes par de geantes feuilles vertes passees. A l etage du dessus c est peuples de champignons geants; ces arbres theiers que taillent des fammes et hommes plier en deux sont d un vert profond comme nos foret francaise. Enfin a 2134m nous decouvrons l entree de Darjeeling. Sur le dernier troncon du parcours nous longeons les rails du toy's train, ce mini train met 7 heures pour franchir le trajet NJP>DJG(new jalpaiguri>Darjeeling). Il gravit mieux qu un grand ces hauts deniveles. Une fois installe nous sommes surpris par un petit restaurant proposant des chipolatas et des merguez. La ville ressemble un peu a Gangtok, mais en plus vivante, plus indienne. Pourtant on y sent une nuance plus enorme dans le visage des gens. ils sourient, ils sont polis. elles sont belles, magnifique, pleine de vie dans leurs sourires. Notre premiere boisson a Darjeeling aura ete du coca cola bien sur. Shame on us!!!! Lors de notre promenade de l apres midi nous croisons un rasemblement puis une manif pour le tibet libre. Quelques grand echalas bobos portent ces t shirt pour la liberation du tibet. Je suis sous le choc. Ils ont meme une banderole revendiquant la mise en place du saint dalai lama a la tete d un gouvernement religieux. J etais deja pro chinois dans cette affaire maintenant je suis anti moine, pauvre paysans tibetains qui doivent supporter toute ces conneries au quotidien et qui n ont rien demande a personne. Nous nous lancons finalement dans une degustation de the, mais ca ne s avere pas bon, ca a le gout du the! Quel horeur on nous aurait menti pendant toutes ces annes! A la revolte francais, le the c est de l eau chaude parfume au the. C est amer et ca n a pas de gout, pas de menthe, pas de fruit rouge, pas d epice!!!! Nous sommes surpris par le froid glacial et decidons d aller nous rechauffer a grand renfort de biere.

Vendredi 13 Mars Nous n'achetons finallement pas de the a darjeeling et quittons la ville pour Siliguri. De Siliguri a New Jalpaiguri sa soeur jumelle, les rues sont pleines de faucilles et de marteaux. Il y a autant "d'outils" sur les murs que de murs.Cela est sans compte su les grands panneaux publicitaires a la gloire du syndicalisme; eux aussi arborent une faucille et un marteau. Sur un mur nous retrouvons les celebres profils de Marx, Lenine, Staline et Mao.

Samedi 14 Mars C'est d'un pas alerte que nous quittons notre hotel de bourgeois (clim, toilettes ssise, eau chaude , draps propres, serviettes presque propre mais pas de papier toilette il faut pas exagerer quand meme) dans cette banlieu rouge. Nous galerons pour trouver un bus et finallement reussissons l'exploit d'en prendre un direct pour Changrabandha la ville frontiere. Puis c'est porte sur une charette tracte par un velo que nous avancons vers la frontiere. Les differents raquetteurs de pigeons nous attendent mais nous les esquivons comme des girelles aux Goudes. Enfin la douane Indienne. Je ne sais pas combien de douaniers il faut pour viser une ampoule, en tous cas, il nous faut quatre bureaux, deux tampons, huit douaniers pour avoir le droit de quitter le pays. Chacun de ces voleurs patentes par l'etat surveille que son superieur ou son subalterne oppose correctement son tampon. Nous posons finallement nos pieds sur le sol Bengali qui n'a rien a envier a l'Inde pour ses douaniers : trois bureaux, six douaniers, un tampon. Notre nouveau fidele Joly Jumper nous attend sous la forme d'une charette a velo et nous fait6 decouvrir les vingt kilometres de routes separant Burimari de Patgram. Solange decouvre qu'elle est blanche et commence a repeter se mantra a tous les Bengali qui la montre du doigt:"et oui on est blanc...et oui on est blanc..." L'emerveillement se peint sur tous les visages lors de notre passage. La politesse Bengali consiste a poser une infinite de questions plus ou moins indiscretes. Je dois donc repondre indefiniement a celles-ci:" comment tu t'appelle, quel age tu as , c'est quoi ton travail, qu'est-ce que tu fais ici, ou tu vas , t'as combien d'argent, t'as fait quels etudes, quelle est ta relation avec la madame, de quel pays es-tu, la femme de nicolas sarkosy c'est bien carla bruni?(non non je deconne pas meme pour la derniere question)". A Patgram, nous sautons dans un bus pour Rangpur.Le voyage est constelle des traditionnelles questions et l'addition s'averre sale lorsque le controleur du bus nous fait payer deux billets supplementaires pour nos sacs negligeament jete sur deux sieges. A Rangpur, nous trouvons un hotel pour 275 takas soit 3 euros et decouvrons avec bonheur les joies du confort local. A mes amis les moustiques, vous que j'aime tant, comme vous m'aviez manque! Notre premiere experience de bouffe bengali s'averre moins epice que dans mes souvenirs mes assez pour que je ne puisse pas fermer la bouche tellement elle me brule.

Dimanche 15 Mars L'ussurier local tente de nous escroquer et nous nous retrouvons contraint de changer des dollars a la banque. Nos roupies apparement sentent le gaz. Nous partons visiter le Carmichael College; une des plus grande universite du pays les batiment datent de 1916 et c'est un etonnent melange d'architecture Britannique et Mughal. Le campus est immense et nous sommes acceuilli par les banderoles de l'UEC locale. Les jeunes militants nous expliquent etre membres du parti socialiste Bengali. Je leur demande donc s'ils sont Marxiste-Leniniste effraye par se mot "socialiste" tant galvaude. Une fois leur "M L" confirme, ils tiennent a me preciser quand meme qu'ils sont a tendance Stalinienne. Ouf, j'avais peur que ce soient des mous. Lorque je leur declare que nous sommes communistes, nous nous tombons dans les bras en nous lancant de grands "Camarade, Comrade" et revons de goulags flambant neufs... Nous passerons l'apres midi dans un bus a destination de Bogra. Une voyageuse completement sous le charme de Solange tente de l'assassiner. Cactus n'en pouvait plus de rire et pleure d'hilarite, d'incomprehension sous les grotesques propositions de sa nouvelle meilleure amie. Celle-ci desire ardemment soit echanger un bracelet en plastique contre mon appareil photo, soit que je la prenne comme seconde epouse. Arrive a Bogra, dans une chambre de "luxe" a 6 euros sans serviette avec moustiquiaire; nous luttons contre la chaleur toute la nuit.

Lundi 16 Mars Jacques Brel nous a menti ou alors vous n'avez rien compris a la chanson. Le plat pays c'est le Bangladesh. Ca devient meme un peu monotone. Nous passons la journee a jouer a sauter de bus en bus , de rickshaw en charette pour arriver a Paharpur. C'est le plus grand site archeologique Boudhiste au sud de l'Hymalaya. Les diferentes civilisations hindous et musulmanes en ont nourri l'essence et la pagode/stupa est splendide. Ca ressemble beaucoup a Bagan. Solange se fait une nouvelle amie qui la prend par la main pour lui faire visiter le site. Lorsque nous lui disons etre marie sa premiere question est:"mariage d'amour?". Le reve des bourgeoises locale.En parlant avec son boyfriend je jette un froid en abordant ce sujet qui semble toujours etre tabou meme pour les gens cultives. Il faut quand meme prendre en compte que nous sommes dans la campagne profonde. Sur le chemin du retour nous decouvrons de succulant gateaux epice au miel et je m'en baffre gouluement.

Mardi 17 Mars Dans un bus prive, de luxe, nous descendons vers Dakha. En debut d'apres-midi nous arrivons a la capitale et Solange a le bonheur d'y decouvrir les joies de la polution. Moi, je suis heureux je peux recommencer a fumer comme un pompier, la cigarette me sert de filtre a CO2. Je suis malade et me vide comme il se doit .On est plus chez les paysans :agissons comme des etre civilises. Pour y remedier je decide de manger equilibre. Ce sera donc KFC ou Pizza Hut. Chez mes freres de la grande restauration, je decouvre une sous-classe du proletariat local. Ici dans les metiers du service, de la restauration il y a le cuisto, le serveurs et surtout le tueur de moustiques. Ce charmant garcon se promene dans le resto avec une raquette electrique et smatche (avec l'accent) pour abattre les moustiques qui osent venir deranger la clientelle.

Mercredi 18 Mars Cette nuit j’ai eu droit a un reveil en fanfare par Solange apeuree. Un cafard se promenait sur son bras et ca l’a reveille. Debout sur le lit et n’osant plus bouger, elle me reveille donc a mon tour pour que j’extermine cette vile creature. Arme d’un massif tongue je commence le combat mais le cafard evite l’ecrasement en se refugiant sur ma jambe. Je remporte finallement la victoire en l’explosant sur le mur. Solange toujours pas rassuree m’oblige a exorciser les contour du lit au baygon. Je me rendors en affichant un large sourire condescendant mais pas rassure pour un brin. Et si la famille venait se venger pendant la nuit, et s’ils me mordaient pendant mon sommeil, oh merde!, ca doit s’infecter une morssure de blatte!!! Au reveil nous sommes entier et en un seul morceau, du moins apparement… Nous partons visiter le vieux Dakha et de l’avis de SOlange c’est sale, moche et ca pu. Moi j’adore. Une fille qui bossait a l’alliance francaise en 2006 m’avait confie que le regard des homes sur les blanches est completement base sur leurs experiences cinematographique. Malheureusement, ils on tune culture beaucoup plus pornographique francaise que du 7eme art. C’est plus “defonces moi le petit trou a 7” que “le Coeur des hommes”. Donc quand un Bengalis parle a une francaise il est convaincu que c’est une chiennasse et qu’elle aime se faire defoncer. Solange doit supporter ces regards la poses sur elle malgres ma presence. Elle semble tres mal le vivre. Voyager en couple m’aura permis de decouvrir en le vivant les atroces difficultees que doivent subir au quotidien les femmes lorsqu’elles voyagent dans des pays musulmans. Ca y est j’ai un nouveau fan, un papi et son rickshaw nous court après des qu’on s’approche de sa zone. Solange se defoule sur les mendiant et les voyeurs:”et oui on est blanc et toi t’as les oreilles en choux-fleurs, on peut pas tout avoir”, ”degage!”, ” et oui je suis la plus belle du monde”, ”casse toi gamin”… A la nuit tombante , nous nous egarons dans des ruelles sans eclairage. Notre pas se fait plus presse et notre rythme cardiaque sans doute aussi. C’est fou comme la nuit tous les chats sont gris.

Jeudi 19 Mars Nous trainons notre fatigue dans la ville et nous emboucannons avec la moitie des rickshaws et baby-taxis. L’apres-midi permet a Solange de faire du shopping. Puis nous allons passer le debut de la soiree a l’alliance Francaise. Ce soir c’est la fete de la francophonie. La-bas je retrouve la trace de mon ancient guide et en profite pour lui envoyer un mail. Le hazard fait mal les choses, il etudie a Paris quand je le cherche a Dakha. Sur le chemin du retour, sur un rickshaw, Solange a son sac pose sur les genoux. Une voiture passe, un bras se tend le sac est arrache. Solange malgres son autocritque a du mal a se rendre compte que la puissance de la voiture l’aurait entraine avec elle si elle s’etait accrochee a son sac. Les degats sont importants mais minims. Elle n’avait pas laisse son passeport et sa carte bleu dedans comme je le lui avait conseille. Par contre adieu tous ses cadeaux de Noel et d’anniversaire: walkman, appareil photo, telephone, cartes memoires, boussole, carnet d’adresse, couteau Suisse, notre guide de voyage, argent, … Porter plainte ne servirait pas a grand chose et nous decidons d’essayer de prendre le bus malgres les billets disparus. Nous passons la nuit a nous geler dans un frigo roulant.

Vendredi 20 Mars Nous arrivons a Cox’s Bazard. Sur Inani beach, la plus grande plage du monde, environ 120km de long. Sans le Lonely planet nous galerons un peu a trouver une chambre d’hotel. Solange toujours sous le choc dort tout l’apres-midi pour rattraper sa nuit. Vers 17h, tous les deux vetus a la Bengalis nous allons sur la plage. A peine pose un attroupement se cre. Je me fou en calecon pour prendre un bain sous les regard affoles de la populasse je suis sur que c’est mon impressionante musculature que les marquent le plus. L’eau est trop bonne! La vie dans cette station balneaire est reserve a la middle classe. C’est assez elitiste, autant que cela se peut au Bangladesh.

Samedi 21 Mars En nous promenant sous le soleil assassin, nous tombons par hazard sur l’hotel ou je sejourne 3 ans plus tot. Nous decidons de nous y installer. Vers la tombee du jour nous nous promenons sur la plage harcele par nos fans qui nous agressent Presque pour poser avec nous sur les photos qu’ils prennent. Solange trouve de nouvelles facon de repondre au mendiant qui disent “hello’’.“Hello, degages, hello, degages, hello, degages”. Moi je fais pire. Je prends ici le temps d expliquer que ces mendiants et rickshaws nous pourchassent sur des centaines de metres et qu ils ne parlent ni anglais, ni francais. Dimanche 22 Mars Relativement tot dans la matinee nous allons a la plage. Nous louons un parasol et je fais l’ecrevisse au soleil. Solange ramasse des coquillage et fait des chateaux de sable. Moi j’insulte les gamins qui me parlent en Bengali pour me proposer des coconuts. Nous nous baignons dans le golf de bengale. Solange galere a nager avec trios epaisseur d’habit et manque de se noyer sous les vagues. A force de dormer dans des 4 a 5 etoiles et de luncher puis diner dans d’equivalent restaurants, Solange prend l’habitude de se faire ouvrir les portes et comprend de moins en moins quand celles-ci restent fermees. En fin d’apres-midi nous retournons a la plage et la c’est le scandale! Appelez Voici! Gala! Entrevue!!! Solange se baigne avec seulement un debardeur et un pantalon. Lorsqu’elle sort de l’eau et se met a lire on peut deviner la peau blanche situee en dessous de son jolie cou et la forme de ses seins moulee dans ce shaitanique debardeur. Une bande de mateur debarque donc. Comme au cinema! Lorsque je reviens pres d’elle j’en fait virulement degager un dont la promenade est un peu trop au ralenti a mon gout. Nous decidons de tourner la situation a la derision. Je vais donc prendre de grotesques poses pres des mateurs en les designant ouvertement pour que Solange prenne la situation en photo. La ils ne sont pas content du tout . Pour etre serveur dans un restaurant 5 etoiles il faut : ne pas bine parler anglais, ne pas etre degourdi, ne rien connaitre a la cuisine, avoir besoin de trios collegues pour faire un simple boulot et se consulter toutes les 30 secondes sur tout et n’importe quoi :” t’as mis du sel, et si on mettait de sopalin sur la bouteille d’eau, comment on fait pour faire des boules de glaces?”.

Lundi 23 Mars La chose la plus typique chez les Bengalis c'est leur lenteur. Ils ne sont absolument pas rapides. Mais c'est hallucinant, c'est une nouvelle espece, un croisement entre un escargot et un paresseu; un metissage entre un corse et un cadre de la sncf. Apres avoir supporte la lenteur nationale on arrive a chopper un bus. Dans ce pays les statistiques de 2008 donnent une moyenne superieure a 32 morts par jour pour les accidents de bus. Ce chiffre me semble bien bas vu l'etat des bus et les capacites relatives des chauffeurs. Nous arrivons finallement a Chittagong, la seconde ville du pays. Marseille, port historique donnant sur le monde. Les portuguais ont debarques par ici, les rakhaines, les arrakanes, les mughols se sont disputes la ville jusqu'a ce que ces alcooliques d'anglais debarquent. Grognon a force de galerer pour trouver un guide de voyage, je ne me retiens pas et frappe un gamin aveugle qui s'accrochait a mon t-shirt depuis 5 mins pour mendier.

Mardi 24 Mars S : Tu trouves pas que l eau est plus salee ici? J : Je sais pas, je suis pas salologue! S : C est quoi un salologue? Un specialiste des salauds?

Nous arrivons a retrouver le bureau du gouverneur local grace a ma superbe memoire. Nous obtenons ainsi les autorisations et permis pour le Hills Tracks. Nous achetons ensuite nos billets d avion pour vendredi a destination de Calcutta. Sur la cote se trouve le lieu ou l on demonte les vieux paquebots et antiques navires. Il y a 3 ans, un planning mal organise m avait empeche d y aller. Cette annee a cause de ces bons a rien de green-peace on ne peut plus visiter les lieux et encore moins avec un appareil photos. Nous trouvons differents taxis hors de prix. Mais apprernons que les ouvriers sde sont mis en greve et combattent le gouvernement. Apperement de facon assez sanglante. Au final nous preferons depenser l argent de la course pour nous payer un resto 4 etoiles. L apres midi s ecoule a flaner dans les ruelles de la ville sous un soleil agressif. Vers 16h30 nous allons sur une des jettees pour louer une barquette et faire un tour sur l embouchure du fleuve. L eau est marron, l;es odeurs pestilencielles, la vie maritime en surcharge d activite. Nous mitraillons de photos

Mercredi 25 Mars Le reveil matinal est de plus en plus dur. Nous sautons dans un baby taxi qui bien sur nous enmenne au mauvais endroit. A trop faire confiance aux guides de voyages on oubli qu ils peuvent se perimer. Gare routiere"Oxygene", je trouve ca assez ironique vu la noirceur des fumees des pots d echapement. Ca y est on est parti direction les Hills Tracks, des petites collines a la frontiere du Myanmar. Apres la platitude et la monotonie de ce pays, ces collinettes nous paraissent de hautes montagnes qui j en suis sur seraient enneigees si il ne faisait pas 38 degres. Apres deux check points qui aujourd hui ne sont devenu que des formalites nous arrivons enfin a Rangamati. Nous essayons de trouver la maison de Shofiq(mon pote qui m avait accueilli il y a trois ans) mais la tache semble etre impossible de memoire. Nous nous posons finalement dans un hoitel avant de retourner arpenter les rues a la recherche de Shofiq. Trois heures sous le cagnard, des dizaines de rues traversees de long en large pour rien. Le desespoir me guette. Une intuition me vient et nous prenons un baby taxi pour le nord est de la ville. Rangamati est en fait une continuite d iles liees par des ponts ou des bandes de terres. Cet ensemble forme une ville sur le lac Kaptai. Nous trouvons finalement la maison! C est fou comme en trois ans une ville change dans ce pays. C est presque comme trente ans en france. Mon ami n est pas la mais sa famille nous accueile a bras ouvert, ils me le passent au telephone et depuis Dhaka ou il travaille, il gere la situation. C est un peu comme le parrain donnant ses ordres a la famille corleone. Tout le monde s empresse d'obeir. Le petit frere Javed m accompagne a l hotel et regle la chambre a ma place puis il nous installe dans la maison familliale. L accueil musulman typique, il paie tout, clopes, glaces, eau, toute mes depenses...etc Il ne me laisse absolument rien regler. Nous partons ensuite en famille visiter le temple boudhiste. A Rangamati, la grande histoire comme l actuelle a toujours euy la specificite de meler harmonieusement les religions. Ici les muslims visitent les pagodes et la fete de leau est celebre par tout le monde. Bien qu la saison seche a fait baisse le niveau du lac de plus de 10 metres, le paysage est somptieux et les iles parraissent des collines. Nous approchons de l ile du roi ou s eleve son palace. Ce traitre a son peuple s etait allie au Pakistan et apres la defaite a fuit la bas pour etre nomme ambassadeur en Argentine. Nous passons la fin de la journee a nous promener dans les parcs surplombant les iles et le lac. Sur un retau flottant nous degustons la specialite locale cuite dans du bambou.

Jeudi 26 Mars Aujourd'hui c est l anniversair du jour de la declaration de la guerre d independance. Nous nous sommes barricade sous la moustiquaire pour ettoufer de chaleur toute la nuit. Au reveil, petit dejeuner local agremente de miel, de pain de mie et de confiture d orange fluorescente. Puis nous partons faire une ballade sur le lac avec mr Uno un des etudiants de Javed. Il n est pas possible d embarquer avec des flics en armes sur le bateau. Le capitaine de la barquette est donc mort de peur et refuse de nous conduire plus loin sur le lac. Nous n en verrons donc que le debut et pas les cascades. De retour sur la jettee le marin tente de nous escroquer. Il nous reclame 600tks pours une heure cinquante, 3 ans plus tot j avais paye 500tks pour 5 heures. Je lui file 300tks et nous partons ses hurlements dans le dos. Solange se defoule ensuite sur sa nouvelle passion le shopping en achetant des tissus, sac et habits locaux traditionnels fait a la main. Nous rentrons finalement en bus sur Chittagong et reinvestissons notre precedent hotel. Ce soir c est :"claque ta tune" attitude, il faut flamber au restau pour changer nos derniers takas que l on ne peut changer.

Venndredi 27 Mars S: Mr je me la pete parceque j’ai plus mal au ventre! J: D’ailleurs j’ai recommence a chier mou dans l’ascenseur. (rires…)dans l’avion.

Bon ben on quitte finallement le pays. Et c’est sur la route de l’aeroport qu’on se rend compte a quell point on s’est adapte au pays. On paie le baby taxi sans qu’il gueule, on ne s’enerve pas de la lenteur des employes de l’aeroport, on ne s’etonne meme pas des 4 h de retard. On embarque finellement et Solange saute de joie car on quitte le pays a bord d’un avion a helices. Elle appelle son bonheur un simple relent de vitalite. On arrive a Kolkata ( anciennement Calcutta). La ville a etait la capitale de l’empire Britannique des Indes avant d’etre transferre a Delhi. C’est une ville qui ne se visite pas, elle se vit, se ressent, dissent les bobo que nous croisons. Si ils savaient a quel point c’est vrai mais a quell point ils en manquent l’essence… C’est du bonheur a l’etat pur! C’est trop fort, la ville est communiste, 14.5 millions d’habitants et une majorite communiste. Des rues avec des faucilles et des marteaux a chaques pas de porte. Les briquets aux effigies d’Ho Chi Minh, de Mao, d’Engels et de tonton Joseph. La mairie a fixe les loyers dans toute la ville, pas de speculation immobiliere! En plus de tout ca c’est un joyau d’architecture britannique, une replique de Londre a l’allure de jungle colonniale. Les rickshaws ne sont pas a velos mais a pied. On vient de debarquer dans la “citee de la joie”. Des mendiants a perte de vue et pas de place sur les trottoirs qui sont les villas locales des clochards. Nous choquons les blancs en mangeant avec les mains mais l’idee ne nous est meme pas venue de nous servir de couverts. Solange trouve les filles trop devetus et nous restons sous le choc de voir des blancs. Nous les fixons comme les Bengalis nous regardaient. On passe pour des jobastres!

Samedi 28 Mars Serveur: Y-a-t’il un probleme? Ju: Non non, c’est juste pas bon, pas de probleme …

Nous quittons l chamber a 840 Rs pour une a 350 d’une qualite relativement meilleure. Si l’on met de cote le cadeau laisse en souvenir au fond des toilettes par l’ancien occupant et l’odeur de vinasse qui empuanti la chamber. Nous nous promenons dans la ville. A pied sous cette chaleur c’est eprouvant. La misere est visible de partout ainsi que les faucilles et les marteaux. Entre coupe d’affiches de stars de cinema nous croisons sur les murs Mao, tonton Joseph, le camarade Vladimir et les vieux Friederich et Karl. Dans une section de CPI(M) le parti communiste Indien (Marxiste) nous retrouvons la bonne volonte des camarades. L’un d’eux nous compagne a pied jusqu’a l’immeuble abritant la federation West bengal du FYDI la JC locale. Devant un pepsi nous attendons la venue du secretaire federal qui a ete mis au courant de notre presence. Quand il debarque tres a l’aise, il ne s’assied pas dans son fauteuil de senateur mais approche une chaise en plastique des notres. Il se penche vers nous et nous entamons un jeu de questions reponses comme de vieux camarades complotant. En bref voila se qu’il nous dit: La Jc indienne s’appelle le DYFI: Democratic Youth Federation of India et ils ont 9851355 militants pour le Bengale occidental. Ils sont officiellement affilies au CPI(M) et CITU (Confederation Internationale (ou Indienne) Trade Unions (syndicat Marxiste qui pour donner une idée generale a une representativitee tres largement superieure a la CGT)).Le plus haut taux de syndicalisation des paysans d’Inde se trouve dans le CITU west bengale. Le CPI(M) detient 33.6%des sieges du parlement. Les axes politiques du CPI(M): _ EDUCATION: Education de et des masses. Education gratuite jusqu’au lycee Bourse de 6000Rs (environ 100 euros)/mois pour les etudes superieures en fonction du niveau de pauvrete “Camp de litterture pour les illettres” specialement destine au lumpen proletariat _ SANTE: a la difference des etats indiens non communistes, au west Bengal le secteur de la sante est encore sous la responsabilite de l’etat. Gratuite pour les pauvres _ LOGEMENT: 200-250 Rs de loyer mensuel pour les pauvres politique de construction immobiliere geree par l’etat a destination des indigents. Le FYDI a pour lutte principale, comme axe de campagne que soit inscrit dans la constitution le droit a un travail pour tous. Il y a 30% de femmes au DYFI sous la forme d’une association appelle AIDWA(All India Democratic Women Association) Les musulmans et surtout le fait d’avoir toutes les religions au sein de l’organisation sont la :”main force”, “striking force” du DYFI. Les parties politiques reformistes, gauchistes et locaux ont assasines 201 militants en 2 ans. Je quitte la rencontre le cerveau en ebullition. Apres tout ca je cherche un endroit ou graver mes 8Gb de photos sur 2DVD, ca me prend 3h30. Heures pendant lesquelles Solange va faire la plus folklorique des declarations de vol jamais faite. Mais ca c’est elle qui vous le racontera.

“INQILAB ZINDABAD !!” “LONGUE VIE A LA REVOLUTION !!”

Dimanche 29 Mars J : Regardes, regardes!! Le gros lezard sur l'arbre! S : C'est pas un lezard, abruti. C est un ecureuil.

Pas grand chose a raconter. Petite journee tranquille atrainailler sur internet. Le mec du cyber cafe avec qui je fume une clope me dit que la faucille te le marteau sur mon briquet c est le symbole de la ville. J essai de lui explique que ce n est pas typiquement de Kolkota mais c est pas facile. Le long de srues nous croisons des dizaines d'hommes assient en tailleur avec un sac plein d outils devant eux. Ils sont 10 a 30 sur une seule portion de trottoir a attendre que quelqu'un passe les chercher pour leur faire l aumone d une tache. Des hommes a louer a la journee. A Delhi c etait un camion du haut duquel un homme faisait son marche parmis les centaines de travailleurs a la journee; ca faisait tres "It's a free world". Ici ca semble etre des ouvriers qualifies puisqu ils mettent leurs scies rouillees et leurs marteaux usages a disposition. C'est la premiere de fois qu en voyage je traverse un lieue ou le dimanche est vraiment chome. Les magasins sont pour la plus grande majorite fermes. A kolkota les rues sont majoritairement a sens unique et deux fois par jour ce sens change. C est assez inimaginable et c est pourquoi vers 15h les taxis sont tres retifs. Et ben meme ces rues, le dimanche elles ne changent pas de sens. Un parc immense pouvant accueillir 2 a 3 fetes de l'huma sert de lieu de rassemblement a tout les amateurs de cricket et de foot. On se croirait un dimanche entre la pointe rouge et David. Des montreurs de singes, des cheveaux pour les minots....! De l autre cote de la grande rue, un parc a l'entree payante avec un batiment typiquement britanique sert de promenade aux bourgeois. Je me regale a les choquer en leur demandant si le batiment blanc est le Taj Mahal.

Lundi 30 Mars

C’est d’un reveil trop matinal que nous nous propulssons dans la voiture prive qui nous jette a l’aeroport.

Dans la sale d’embarquement je Remarque pour la premiere fois a quel point les moines Birmans sont impolis et misogynes. Chez eux sanctifies, dans les transports ils n’hesitent pas a me bousculer pour me doubler. Ce qui donne une scene d’anthologie lorsque je les bouscules a mon tour, eux que personne jamais ne touche. Poser la main sur un moine c’est reculer de 20 a 30 reincarnations. Sur ce coup la j’en ai pris pour un siecle. Je n’ose meme pas vous ecrire a quell point ils ont ignore Solange. On arrive finallement chez moi. Je retrouve ma ville. Je suis heureux comme un pape de fanfaronner devant Solange en lui montrant les rues, les monuments, en explicant ce que je sais. Nous sommes donc dans le pays des “ Terres dorees”. Les gens sont calmes ici que le rythme de la vie. On se sent tout de suite paisible, chez soi, bien… Le femmes sont toujours aussi sublime ce qui fait un peu grincer les dents de Solange.

Mardi 31 Mars

J: on va voir le pied de Boudha… S: ils l’ont coupe en mille morceaux le pauvre…

Le reveil après une nuit de chaleur epuisante est brutal. Surtout que Solange me dit qu’une bete lui a marche dessus pendant la nuit et l’a piquee. Je pense qu’elle a reve. Nous traversons le centre ville a pied sous les sourires aimables des jolie demoiselles. Au Bogyoke market nous changeons 550 euros contre 718 000 Kiats. Puis notre tentative d’aller en camionette locale dans les exterieur de la ville echoue. Nous louons donc un taxi pour aller a Thanlyin et Kyauktan. A la fin du XVIeme siecle Thanlyin fut le port d’attache d’un aventurier franco-portuguais: Felipe de Brito. Depuis cette base, en tant que representant des Rakhaings, il se tailla un petit royaume personnel. Il s’alliait soit aux Mons soit aux Bamars selon ses interest du moment. En 1599 il reussit a piller Bago ( anciennement Pegu) mais le retour du baton arriva en 1613 et les Bamars l’empalerent pour profanation de sanctuaires boudhiste. On raconte qu’il agonisa pendant deux a trois jours, n’ayant pas pris la bonne position le pal n’avait pas traverse les organes vitaux. A Kyauktan nous allons visiter une pagoda au milieu du fleuve. C’est tout simplement du racket, 4000 K pour la traverse de 50m jusqu’a l’ile/temple. Sur place nous nourrissons d’enormes poissons chats. Sur le chemin du retour nous nous arretons pour visiter la pagode de Kyaik Khauk dans le fameux village de Thanlyin. La, les Birmans rigole a nous voir sauter sur nos pieds nus pour eviter de se bruler sur la pierre chauffee a blanc par le soleil sur le sol du temple. Nous abandonnons après 5m. Le sol est trop chaud. De retour dans Yangoon (Rangoon l’ex capitale) nous partons visiter Shwedagon. La Shwedagon paya (pagode) est avec Bagan l’un des deux sites symbolique du Myanmar. A la difference de Bagan la paya est dans la ville. Chose amusante, il y a plus de 65 ans, Kessel dans la “vallee des rubis” la situee en dehors de la citee. On imagine a quel point la paisible capitale a grandit. Du haut de ses 98m la stupa (pilier) posee sur une colline surplombe la ville. Le “brigand” Felipe de Brito lanca une razia dessus pour en fondre la cloche et en faire des canons. Mais la main de Boudha lors du transport noya la cloche de pres d’une tonne. Solange est impressionnee par l’immensite du monument et hallucinee par le devotisme des ces gens. En fumant une clope avec un moine nous apprenons que Solange est du signe de l’elephant et moi…hahaha de celui de la souri.

Mercredi 1er Avril S: En fait les moines c’est comme les mendiants, avec les prieres en plus.

Reveil a 4h du matin; quel horreur! Nous nous faisons voler par un taxi 6 dollars pour aller a l’aeroport, mais a cette heure la pas vraiment le choix. Les vols c’est comme les trains, y’a plusieurs arrets et il faut pas se tromper. Quand on sort de l’aeroport, la mafia des taxis nous attend. Il y a une heure de trajet entre Heho et le lac Inle. On a pas vraiment le choix et ils le savent. Il y a trios ans le trajet m’avait coute 14 dollars environ. Aujourd’hui ils en demandent 25. A Yangon, c’est 5 dollars l’heure. Nous attendons l’arrivee du vol suivant dans l’espoir de partager un taxi avec d’autres routards. Une Irlandaise accepte et a trios nous payerons finalement 21 dollars pour un pick-up. A Nyaungshwe je retrouve la guest house ou je sejournais. Nous prenons une magnifique chambre en teck dont les murs de la salle de bain sont enchasses de galets. Avec notre nouvelle amie a usage unique nous louons un bateau pour visiter le lac. J’ai deja tout vu mais c’est genial de retrouver cette ambiance paisible et ces splendides paysages. Les villages flottants, remonter des rivieres, voir des homes pagayer avec leur jambe. Sarah (l’irlandaise) a etudie pendant un an les droits de l’homme et elle ne mange pas de viande. Elle ne mange pas de viande parceque les graines utilisees pour nourrir les animaux pouuraient etre donnees a manger aux pauvres des pays du tiers monde comme le Bangladesh. Je ne lui propose pas d’arreter de manger des cornflakes ni ne lui repond, car a ce niveau la de gentille connerie ca pourrait deteindre sur moi. Imaginez que je sois encore plus bete qu’aujourd’hui…

Jeudi 2 Avril Vendeur : where are you from? J : France… V: ah Zidane! J : ouais et Maurice Thorez aussi…

Couche tot la veille et un reveil a 9h nous permet de recuperer un peu de notre energie. La teakwood guest house inclu un superbe breakfast dans ses prix: fraises, pasteque, banana, crepes, miel, the, café, toasts et oeufs… Le mile est tres fort, local, le gout reste en bouche longtemps après avoir avale. On va se promener dans les larges ruelles du village Nyaungshwe. Dans le petit marche pour les locaux Solange achete des longyis (les jupes birmanes). Elle choisit deux longyis shan, l’ethnie du nord du pays. Le Myanmar est people de 8 nationalites: les Bamars, les Shans, les Mons, les Karens, les Kayahs, les Chins, les Kachins et les Rakhaings. On trouve aussi dans le pays des Nepalais, Indiens, Chinois , et surtout plus de 67 ethnies. Parler de ces ethnies prendrait des heures. Pour commencer a avoir une idees sur les moeurs restes intactent et qui le resteront tant que les frontiers et notre culture leur sera interdite et ferme; il y a deux solutions soit visiter le pays mais il faudrait plus de trios mois pour en decouvrir moins de la moitiee soit lire le superbe livre de Norman Lewis :”Terre d’or” . Le terme de Shan designe l’ethnie du nord du pays. Les Shans ne se reconnaissent pas eux meme sous ce nom d’origine chinoise qui signifie” montagnards sauvages” ou “ barbares” ainsi que les Chins et les Kachins. Ils se donnent le nom de “ Thai” qui veut dire libre. Ceux sont des “archis-republicains” dans le sens du terme le plus noble. Ce gout de la democratie va dans les plus petits villages jusqu’a l’absence de chef. Ils ont droits a trois femmes et les divorces sont en faveur des biens de celle-ci. Les Bghai Karens sont eux ultra conservateur pour les valeurs du marriage. Ils sont d’ailleur en voie de disparition puisqu’ils refusent les marriages inter raciaux et toutes formes d’inceste. L’etat Shan est oblige d’envoyer un fonctionnaire une fois par an pour qu’il designe dans chaque villages un couple de jeunes gens a enfermer dans une chamber nuptiale. C’est ainsi que l’on arrive a les faire procreer pour sauvegarder leur ethnie. Plus tard, en nous promenant, Solange me fait remarquer a quel point les gens sont beau et surtout a quel point c’est injuste. Quoi qu’ils ou elles portent, ils sont elegants. Si un europeens portrait un chapeau en osier avec des fleurs, il serait a coup sur ridicule. Les homes ici sont simplement splendides, resplendissants. Nous paasons le reste de ll après midi a trainailler dans le village.

Vendredi 3 avril J : en fait dire stupa a chaque fois que t en vois une, c est comme dire "Keke"a Marseille.

Ouahou, quelle journee! Quelle bordel de journee assassine! 14 heures de bus local , 2 crevaisons ou plutot explosion de roues, 40 degres a l'ombre et le bus n y etait pas. Un concour de vomi des enfants suivi par les meres puis les grands meres. Heureusement qu il faisait chaud et que le vomi seche vite. Des combats titanesque pour sauvegarder nos places et surtout l espac, le volume vital que les vieilles birmanes tentaient de nous voler. Au final on a voyager assis sur le rebords des fenetres. 37 places dans le bus + 10 tabourets en plastiques installes au millieu. Au final 55 personnes a l interieur et 15 sur le toit. Depart 4h30 arrive 19h en contant les petites pauses.

Samedi 4 avril Bagan ou plutot "Pagan"en birman est une zone archeologique. C est l un des sites les plus impressionsnt de la planete. Pendant 250 ans de 1047 a 1287 plus 4400 pagodes/temples/payas/stuppas/Boudhas furent eriges. Sur 42 km carres on peut donc visiter des temples des monuments datant pour les plus vieux du 5 eme siecle. C est dans cette plaine centrale formant "le coeur du Myanmar"que les Pyus, les Bamars et les Mons s affronterent pendant des siecles. L apogee du lieu prit fin sous la forme de horde mongoles diriges par Kibilai Khan. Nous louons une cariole a cheval pour la journee incluant le couche du soleil pour 10 000K. Et sous des temperatures infarnales partons visiter le site. Les marchands sont sur chaque temple. Des temples hindous a la gloire de Shiva, Kali, des pagodes aux formes Azteques, Incas etl infinite de temples, stupas en briques; des petites, des grandes. Et toujours cette chaleur qui fait chauffe l eau a l ombre. A midi nous degustons des curries Bamars au poulet, au porc au mouton avec du riz( c est ettonant!), des aubergines, du palmier, des poissons frits, ... etc. Plus tard alors qu il ne fait que 40 degres a l ombre nous visitons une fabrique de lacque. Voir les enfants de 8 ans au boulot nous refroidis enormement. Notre cocher nous trouve une Paya sans touriste mais refuse de nous emmener au site le plus eleve qui est trop loin. Je lui file 8 000 et on part a pied perdu au milieu de Pagan. Nous derangeons 2 jeunes en train de draguer, mais adorables ils nous proposent de nous emmener en scooter jusqu au lieu que l on recherche. Ils refusent qu on les paie a l arrivee. Nous regardons le couche de soleil et tentons de rentrer, tous les scooter, carioles tentent de nous voler. La solidarite entre routards ne semble pas fonctionner ici puisque un couple d allemand refuse de nous prendre dans leur cariole. Les seuls gentil messieurs sont deux gars sur un char a buffles qui nous font signe de monter. On refuse poliment allant plus vite a pied et trouvons apres 30 mins de marche un 4x4 relativement honnete.

Dimanche 5 Avril Petite journee pepere a creuver de chaud dans un bus climatise sans climatisation. Nous arrivons finalemment a Mandalay la 2eme ville du pays et derniere citee imperiale. En chemin je rencontre mon nouvel ami a usage unique, "un americain" de californie economiste de metier. Oui je sais y a qu a moi que ca arrive! C est pas drole il n a meme pas peur quand je lui dis etre communiste. Avec lui ce soir nnous devons aller voir le spectacle satirique des "moustaches Brothers" des comiques qui ont passer plus de temps en prison que sur scene suite a leurs moqueries sur les generaux locaux.

Le spectacle etait interressant mais cher. Au retour nous discutons culture, services et stereotype.

Lundi 6 Avril Cette nuit a ete delicieuse, des coupures d'electricite ordonnes par le gouvernement et des attaques incessantes des moustiques unifies. En debut de matinee nous essayons de reserver un vol pour le nord, l'etat Kachin. Les compagnies aeriennes fiables s'averent sur reserve pour la quinzaine a venir. Nous devons donc nous rabattre sur la compagnie gouvernementale. Nous louons ensuite un trishaw ( side-car a pedale dont les sieges passagers sont dos a dos) pour la journee. Nous attaquans donc la visite d'une ville dont la population est composee a 40% de moines. Que dire de la chaleur, comment la qualifiee. C est lourd, dur, brulant, aggressif, ettouffant. C est une chaleur a mettre un Sarko dehors. La visite de la ville n'enchante pas Solange et ne me rapelle pas les douces et paisibles images qu'il m en restait. Au soir nous tentons de changer des euros en Kiats. Le taux pour le dollar est relativement honnete, ce lui de l euro par contre est hallucinant. 1 euro = 1150 K. Je leur dis que plutot que de changer l'argent je dois d'abord aller checker internet pour voir si une revolution n a pas touche l europe pour devaluer autant sa monnaie ou si Sarko a ete assassine( ma blague ne les fait pas sourrire). Au meilleur taux de cette ville, en changeant 200 E ici on perd 30 euros de sa valeur.

Mardi 7 Avril Mendiants : Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello! Hello, Hello!( a prononcer vite et sdans trop articuler) J : Oh, putain tu vas la fermer ta gueule le gabian!

Nous dejeunons de fantastiques glaces faites maisons. Et passons la matinee a chercher un hotel ou les moustiques sont interdits. Nous achetons divers billets d'avion, trouvons quelques renseignements utiles pour la suite du voyage. Vers midi, apres avoir deguste de succulent macoronis a la bolognaises nous perdons notre combat contre la chaleur. Nous montons donc nous echouer sur notre lit comme deux grossers meduses sur une plage.

Mercredi 8 Avril Je m'emboucanne traditionnellement avec la réception au moment de payer. Ils veulent des dollars, je leur file des Kiats comme convenu au départ. A l'aéroport, notre vol n'apparaît pas. Une fois la frayeur qui l soit parti sans nous passée, nous comprenons qu'en fait notre compagnie est tellement pourrie qu'ils ne paient pas l'affichage de leurs vols sur les écrans. Nous arrivons avec du retard a Myitkyina la capitale de l'état Kachin. George Orwell situait dans cette zone son"histoire birmane". Il m'aura fallut 4 voyages au Myanmar pour enfin atteindre cet état. Nous sommes a moins de 50km du Yunan (région chinoise). La ville est plane, les rues larges, les maisons dépassent rarement le rez de chaussée. Les arbres sont verts, verts, verts…. A 43 km au nord se trouve Myit-son la source de l'Ayeyarwady. Ce fleuve traverse le pays du nord au sud. Nous sommes bien entendu a la saison seche et la chaleur toujours aussi forte est plus supportable grâce a une légère brise. L'Ayeyarwady un peu a sec est constelle de bancs de sable. A midi nous déjeunons de boeuf au curry et pour l'apero, une bière a la pression suivie de ses petites soeurs et du moutons (kebab). Vers 17h les gens viennent se laver dans le fleuve, laver leurs habits et leurs frigos avec cette eau boueuse.

Jeudi 9 Avril Tôt, après une nuit reposante nous filons vers la "boat station". La bas on nous dit qu'il n'y a pas de bateau pour Bhamo avant demain puis qu'il ne va pas dans le bon sens…etc Nous essayons ensuite la station de bus vers 7h30 mais ceux ci sont déjà parties ou pleins. La vérité est qu'ils ne veulent pas prendre la responsabilité des "foreigners". Avec des photocopies(5X) de nos passeports et visas pour les checks points ils acceptant de nous vendre des tickets pour demain. Nous prenons donc une chambre au YMCA (Young Men Christian Association) avec croix, bible, évangiles dans la chambre. S'ils savaient! Dans cette ville chrétienne nous trouvons beaucoup plus facilement de la viande a manger. Nous louons ensuite une 125cc et partons a le recherche, a l'assaut de l'Ayeyarwady. Sous le cagnard et un léger vent nous remontons vers le nord sur une route de mal en pis. Nous trouvons en fin Myit-son, la source. Solange y trempe ses pieds. Nous y déjeunons face aux deux rivières se rejoignant et une somptueuse pagode dorée. Sans crever ni mourir sur le chemin de galet nous refaisons les 43kms pour rentrer a Myitkyina ou je me délecte de bière a la pression après une promenade sur la rive du fleuve. Ce soir les gens y lavent leurs voitures, motos, tracteurs…etc Ici, pour rendre la monnaie quand elle n est pas importante, on nous donne des clopes ou des chewing gums. Alors que Solange dort je sors sur le perron du YMCA et fini de me saouler a la bière avec le gérant et un habitué. Ils parlent de football français (je ne comprends rien bien sur) et de cricket. Le gérant me dit que Sarko est bien car il va a l'église et que sa femme jolie.

Vendredi 10 Avril Le bruit de trombes d'eau sur la toiture en métal accompagne notre réveil. La pluie disparaît vite et nous démarrons notre trajet en bus pour Bhamo a 7h45. La route neuve est pavee!!! Nous longeons la frontière chinoise sur 188km. Le paysage fait de hautes collines est verdoyant. La culture sur bruli fait monter au ciel des fumes noires de champs consumes. La terre a ces endroits la est noire de cendre. La route est creusée dans des murs de végétation. Au "coupe-coupe" il doit falloir une heure a s'acharner pour avancer de 10metres. Les rondes collines servent al a culture du pivot et les petites plaines aux rizières ou aux champs de pastèques. Dans les petites échoppes le long de la route nous mangeons des nouilles de riz baignant dans des soupes épicées. Les produits d'importation tel que le coca n'ont plus d'inscriptions en thaï mais en cantonnais. Un des ponts en trop mauvais etat c est écroule, nous descendons donc avec le bus dans le lit de la rivière et la traversons a guet. L'eau monte jusqu'au milieu des roues et nous craignons pour nos sacs en soute. Le dernier quart de la route n'est pas pave et c est du vieux goudron entourant des trous que nos dos doivent supporter. Nous arrivons finalement a Bhamo a 14h pour découvrir que la ville s'écrit en fait "Banmaw". Il y a autant de caractère chinois que birmans et les "faces" sont plus brides. Dans les rues nous trouvons de nombreuses marchandises estampillées "Changhai". On nous annonce que le bateau part demain au lieu de dimanche, nous partons donc tenter d'acheter des billets et d'explorer la ville. Pour 54 dollars chacun nous acquerrons nos billets cabine pour 3 jours, deux nuits afin de rejoindre Mandalay. Puis nous allons faire les commissions. Solange s'occupe du ravitaillement technique(eau et galettes) et moi des bonbons, environ 1, 5kg de chewing gum.

Samedi 11 Avril S : ils sont quand même doue pour avoir des gens qui ne servent a rien dans ce pays. J : Tu m étonnes, t as vu le nombre de militaire et de moine?

A 5h debout, 5h25 petit déjeuner, a 5h50 sur l'embarcadère qui n'en est pas un. C est une rive avec des petits bateaux, de longues barques. On grimpe dans l'une d'elle à 6h10. Notre navire sensément doit partir a 7h. A 8h35 notre barque démarre pour rejoindre le bateau. Le niveau du fleuve est trop bas pour que l cargo remonte jusqu'à Banmaw. Nous partons donc a sa recherche. Sur le trajet nous sommes témoin d'un spectacle extraordinaire. Un adolescent traverse le fleuve sur le dos d'un buffle d'eau en train de nager. Le torse du minot dépasse stoïque et avance charge d'un sac a dos vers sa destination. Nous embarquons et échappons a 'arnaque de nous faire payer ce mini trajet. Nous nous installons dans notre cabine a bord de cette magnifique boite de conserve d'après les propos de Solange. Toute la difficulté du voyage va consister a un jeu qui s'appelle"évites les bancs de sables". La journée s'écoule lentement entre lecture, endormissement, bouffe, sieste et le paysage qui défile. Ces plaines enchâssent le fleuve brun de rives de sables blancs. A 17h le soleil a déjà entamée (techniquement il la commence a midi me rappelle Solange) sa descente. Nous croisons un autre cargo. Il est plus vieux, d'une facture dont le bois transparaît entre les plaques de métal. Nous nous arrêtons dans un tour a 180 degrés et nous entre accostons. Les hommes du pont inférieurs s'échangent du Whisky, du riz. Les capitaines sur le pont supérieur se partagent des noix de bettel à chiquer. Les conversations explosent, les informations s'échangent. A la proue du bateau je découvre un nouveau métier: "piqueur". Un homme muni d'une fine et immense tige de bambou raye de couleurs vertes et blanches en pique donc l'eau pour en sonder la profondeur. La nuit tombe lors d'une escale a Katha la ville dans laquelle Eric Blair (Gorges Orwell) écrivit une "histoire birmane". J'ai donc 20 minutes pour sauter les planches rejoignant la terre et courir acheter de l'eau et de la bière. Avant de s'arrêter, de jeter l'encre, d'accoster car il fait trop noir pour naviguer nous nous plantons dans un banc de sable submerge. Par des manœuvres de marche arrière le commandant réussi a nous en déloger.

Dimanche 12 Avril Je suis berce par "Mermoz", sa biographie de Kessel. Il est amusant de penser que je lis sur l'un des plus grand aviateur a bord d'un bateau. Alors que je lisais sur le plus grand marin "Henry De Monfreyd" dans tous mes avions depuis trios ans. En regardant defiler les rives je suis noyé par la musique: Massilia, Banlieue rouge, Petrucciani… Quel bonheur. Dans ce voyage je n'ai pas ou peu écoute mon walkman. Lors de ce trajet on a que ça à faire. Regarder le paysage en lisant ou en écoutant ajoute une magie a la vie lente de ces rives. Vers 11h nous accostons une plage surmontée de quelques cabanes en bambou. On y charge des sacs. Je cours sur les planches pour y acheter du riz, des haricots jaunes et du gras en sauce le tout servi dans en minuscule sache plastique. La musculature des villageois est impressionnante; on en imagine bien les raisons, la vie rude et le travail d'esclave. Nous luttons contre la chaleur et l'étouffante cabine qui nous sert de geôle n'y aide pas du tout. Vers 16h nous re-accostons mais on m'interdit de débarquer. La plage ainsi que le village sont interdits aux étrangers. Un immense panneau écrit en anglais nous le confirme. Apparemment il y a des choses que le gouvernement ne veut pas nous montrer. Ca a un effet immédiat sur moi, je crève d'envie d'y aller. A la nuit tombée nous descendons sur le pont inférieur pour manger et faire la connaissance de l'équipage. J'allume mes cigarettes aux braises de la cuisine et sympathise avec les hommes. Le personnage le plus intéressant est "Thi Cho" le cuistot un peu simplet (d'après les membres d'équipage). Petit avec une tête de pirate, le crâne rase, une grosse boucle d'oreille, trois long poils a la chinoise sur le cote du menton, un t-shirt de hippies avec le logo peace and love et ses ongles peinturlures au vernis violet fluo. Il me demande mon t-shirt en souvenir, je lui propose de lui donner Solange. Tout le monde s'esclaffe, il est PD. En pleine nuit alors qu'il doit être 20h30 nous accostons pour passer la nuit. Je saute sur les planches de transbordement et monte au village acheter de l'eau fraîche et du Sprite pour Solange. Les lumières des lampes sur notre pont attirent la vermine volante et nous devons baygoniser la chambre avant d'aller y crever de chaud.

Lundi 13 Avril Bonne année! C'est le nouvel an, c'est Thingyan (Songkran en Thaïlande). On célèbre Thagyamin le roi des "nats" (esprit) rend visite aux humain pour faire le compte des bonnes et mauvaises actions. On lave la tete des aines et le crâne des boudha. La fête degenere trois jours durant en batailles d'eau diluviennes. Sur le bateau nous ne nous en rendons pas encore compte. Vers 7h30 nous croisons des barques a voile remontant le fleuve. Ces frêles embarcations semblent prêtes a se retourner tant leur fine et petite voile les tirent puissamment vers l'avant. Certaines de ces voiles portées très haut me font penser a la "fortune carrée" la voile spécialement utilise par les boutres de la mer rouge pour s'échapper des tempêtes. 12h30 nous débarquons dans Mandalay et recevons nos premiers verres d'eau puis bassines puis sauts. Nous trouvons un hôtel y jetons les affaires puis partons manger dans un restaurant a 35 dollars l'addition. Sur le trajet nous recevons jet d'eau sur jet d'eau. Du haut des estrades ou sont installes les petits bourgeois nous sommes asperge sans cesse sous un soleil pesant. En moins de 5min l'intégralité de nos fringues sèche. Apres le repas autour de l'ancienne citee impériale, sous les yeux de Solange je vais pogoter dans 40cm d'eau. Les jeunes qui dansent a l'arrière des pick-up m'invitent a les rejoindre. Je convaincs Solange et nous grimpons sur l'un d'eux. Debout, sautant, jumpant, pogotant, dansant et asperges a la lance a eau nous mettons le feu, nous mettons l'ambiance tout autour, on fou le oai! Les gens nous célèbrent autant que le festival, ils m'offrent a boire, viennent nous serrer la main. Epuises nous quittons notre équipage deux heures plus tard pour aller manger une glace.

Mardi 14 Avril A l'aéroport, Solange gère le taxi qui demande son due. Nous attendons l'heure de nous enregistrer pour nous rassurer. En effet nous devons voyager avec les billets d'avion de demain. Nous atterrissons a Yangoon après un vol plutôt agite. Enormes trous d'air, piques… La ville est débordante d'activité mais pas de travail, de l'eau est jeté a la lance a la bouteille au seau au verre… Nous cherchons une agence pour acheter notre billet suivant mais c'est férie pendant 11 jours; cette année Thingyan est suivit de l'anniversaire de boudha. Tout est ferme. Les bus sont interdits a la circulation ainsi que les bateaux pendant toute la semaine a venir. Bien entendu nous sommes vite trempe. La grosse différence ici est qu'un seau d'eau sur deux est remplis d'eau glacée. Dans la rue des petites tables échoppes éclosent tous les mètres. Ce qui est sur, c'est tout autant la fête des sucreries et pâtisseries …

Du 15 au 19 avril 2 jours a Yangoon et le reste a Bangkok. Les jeux d’eau sont vites epuisants et au bout de 4 jours ca devient enervant de pas faire 10 metres sans recevoir un sceau d’eau en pleine gueule. Notre projet de partir une semaine sur les plages tombe a l’eau avec l’arrivee des pluies. Nous decidons donc de retourner sur Bangkok et de voir pour la suite une fois sur place. Faire changer nos Kiats en dollars est un vrai suicide financier. Nous arrivons a Bangkok vendredi 17 et allons nous installer dans le quartier de Khao San Road le coin des bobos, des defonces et de toute l’engence de la terre. En y debarquant cinq plus tot, picoler jusqu’a 5h du mat assis sur un trottoir avec les pochtrons internationnaux m’avait fait kiffer. La ca me gave, c est surpeuple, que du bizness et les prix ont carrement augmentes. Apres la discretion de l’Inde, les voiles du Bangladesh et la classe Birmane, debarquer au milieue des ces Farangs(occidentaux) vulgaires a quelque chose de surnaturel, on n’est pas sur la meme planete et on se rends compte a quel point nous leurs avons polluer la tete. C est normal ici de se promener torse nu en pleine ville et que les filles s’habillent encore plus devetus que les putes de pattaya. Samedi soir nous embarquons dans un bus de nuite et debarquons dimanche a 8h30 du mat a Vientiane. Epuises, je retrouve avec un certain plaisir le calme et le paisible de cette ville. La gastronomie aussi. A midi restaurant marseillais et le soir restaurant nicois!! Je passé la majorité de la journee a faire de petites siestes pendant que Solange fait une petite promenade a la découverte de cette ville dont la tranquillité la stupéfie. Bon d’accord on est dimanche et OK il n’y a que 280 000 habitants, mais quand meme c est fou a quel point on a l’impression de marcher sur la lune. Dans les rues a la tombée du jour apparait un sursaut d'activité et nous allons nous promener a cote de quelques Tshirts aux effigies” I love Laos et des faucilles et des marteaux”. Le mekonk est encore plus a sec que lors de ma precedente visite.

The end
Article "Thaïlande, à méditer..."
by Maheber · 2009-09-25 · 55 replies
Un peu de lecture !

Article tiré du Gavroche du 22/9/09 publié par Pierre-Yves Claiss

A la lecture de la presse anglophone de Bangkok, on est fréquemment surpris d’un manque patent de neutralité quant à l’affaire du temple de Préah Vihear. Le parti de la Thaïlande y est pris sans nuance et l’on va jusqu’à affirmer que les Cambodgiens seraient les véritables fauteurs de troubles, tout comme les premiers à tirer… Le souci de vérité me force ici à tenter de clarifier quelques points d’histoire concernant les rapports entre les deux pays. Provenant de Chine méridionale, c’est vers la fin du IXe siècle que ceux qui allaient devenir les Siamois, puis les Thaïs, commencent à s’établir sur les marches septentrionales de l’empire khmer, au nord de la chaîne des Dangreks. Ils se renforcent progressivement jusqu’à fonder le royaume thaï d’Ayutthaya, qui saccagera Angkor à deux reprises, en 1351 et 1431, déportant à chaque fois une grande partie de la population et imposant sa suzeraineté sur le Cambodge, dont il annexera au fil du temps des provinces entières.

« Atlantide en sursis », avalé au Nord-ouest par le Siam et à l’Est par le Viêt-nam, le Cambodge allait tout bonnement disparaître. Conscient de cela, le roi Ang Duong sollicita en 1853 l'intervention de Napoléon III. Mis au courant, les Siamois firent échouer ce traité d'alliance et c’est le fils d’Ang Duong, le roi Norodom, qui signera finalement en 1863 un traité de Protectorat avec la France.

L’influence des Anglais sur le Siam était forte, mais l’accord franco-britannique du 14 juillet 1884 avait reconnu comme « zone française » le bassin du Mékong, ce qui n’empêcha pas les Siamois de couper ledit bassin et d’avancer à travers le Laos. Ces empiètements répétés conduisirent, en juillet 1893, une flottille française à remonter le Ménam jusqu’à Bangkok. La France fit alors le blocus des côtes, ce qui obligea la cour du Siam à renoncer à toute revendication sur la rive gauche du Mékong tandis que les Français gardèrent sous leur contrôle les provinces de Chantaboun et de Paknam. La Convention de 1904 rendit au Cambodge la province côtière de Koh Kong ainsi que celle de Steung Treng, assorties des régions de Melou Preï et Tonle Repou, territoires cédés par le Siam au Laos et réintégrés au Cambodge par la France.

Cette Convention conduisit au Traité de 1907 où, contre la rétrocession au Siam des provinces de Trat, Chantaboun et du territoire de Dan Sai dans l’actuelle province de Loei, le Roi Chulalongkorn (Rama V) abandonnait à la France, qui les rendait au Cambodge, les provinces de Battambang, de Sisophon et de Siem Reap.

LA BATAILLE DE KOH CHANG

Lorsque le roi Sisowath pu finalement se rendre à Angkor reprendre possession de ces terres indubitablement khmères, il déclara que c’était là « la plus grande gloire de son règne ». Mais les Siamois ne renoncent pas. Profitant de la défaite française face à l’Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale, ils violent immédiatement le pacte de non-agression signé avec la France le 12 juin 1940.

Le Premier ministre thaïlandais, Phibun, organise alors une série de manifestations nationalistes et anti-françaises à Bangkok, puis des escarmouches frontalières se succèdent le long du Mékong. L’aviation thaïlandaise, supérieure en nombre, bombarde de jour Vientiane, Sisophon et Battambang. Les forces aériennes françaises tentent des raids en représailles, mais les dégâts causés sont bien moindres. En décembre 1940, la Thaïlande occupe Pak-Lay et le Bassac.

Début janvier 1941, Bangkok lance une offensive sur le Laos et le Cambodge. La résistance franco-indochinoise est en place, mais la plupart des unités sont surpassées par les forces thaïlandaises, mieux équipées (20 chars côté français, 134 côté siamois). Les Thaïlandais occupent rapidement le Laos, alors qu’au Cambodge la résistance française est meilleure.

Le 16 janvier, la France lance une large contre-offensive menée par le 5e REI (Régiment Etranger d’Infanterie) sur les villages de Yang Dang Khum et de Phum Préav, où se déroulent les combats les plus féroces de la guerre. La contre-attaque est bloquée et s’achève par une retraite, mais les Thaïlandais ne peuvent poursuivre les forces françaises, leurs blindés ayant été cloués au sol par les canons anti-char.

Alors que la situation à terre est critique, l’amiral Decoux donne l’ordre aux navires de guerre français disponibles d’attaquer dans le golfe de Thaïlande. Au matin du 17 janvier 1941, le « groupe occasionnel » surprend les navires thaïlandais à Koh Chang. Bien que la flotte ennemie la surclasse largement en nombre, l'opération s'achève par une victoire totale de la marine française. A l'issue du combat, une bonne partie de la flotte de guerre thaïlandaise est détruite. Mais, le 24 janvier, la bataille aérienne finale a lieu lorsque l’aéroport de Siem Reap est atteint par un raid des bombardiers thaïlandais.

Le Japon intervient rapidement dans le conflit au profit des Thaïlandais, impose un armistice, puis un traité de paix, le 9 mai, par lequel la France abandonne les provinces cambodgiennes de Battambang et Siem Reap, ainsi que les provinces laotiennes de Champassak et Sayaburi. Les territoires annexés au Cambodge ne seront restitués par la Thaïlande, sous pression internationale (traité de Washington), qu'en novembre 1947. Mais dès 1953, alors que le Cambodge accède à peine à l’indépendance, des troupes thaïes investissent Préah Vihear, chassent les Khmers et hissent leur drapeau national. Neuf ans plus tard, en 1962, l’habileté consommée du prince Sihanouk permit d’obtenir une décision internationale de justice et les Thaïlandais durent faire marche arrière. Mais le répit allait être de courte durée, la guerre arrivait et Préah Vihear y serait engouffré.

RETOUR FORCE VERS L'ENFER

Le pire moment du conflit khméro-thaï fut un effroyable holocauste orchestré il y a trente ans par l’armée thaïlandaise. Peu après la défaite des Khmers rouges en 1979, la Thaïlande fut submergée de réfugiés cambodgiens. Pour démontrer au monde qu’elle ne pouvait seule et sans argent gérer ce phénomène, elle planifia une atroce mise en scène. Au matin du vendredi 8 juin 1979, 110 bus se rangèrent devant le camp de Nong Chan qui abritait des dizaines de milliers de réfugiés cambodgiens. On leur déclara qu’ils allaient être transférés dans un camp plus à même de les recevoir et tous ces survivants du génocide khmer rouge furent renvoyés en enfer…

Fort éloigné de Nong Chan, le passage par le site de Préah Vihear avait été choisi à dessein : une falaise abrupte couverte de jungle, des mines par milliers, l’issue ne faisait pas de doute… Comprenant ce qui allait se passer, les malheureux réfugiés durent être sortis des bus sous la menace des armes. Des scènes horribles eurent lieu : arrivés de nuit, ils furent poussés comme du bétail entre deux rangées de militaires sur un étroit chemin, non sans avoir été dépouillés de tout l’argent qu’ils possédaient. Les soldats maniaient leurs armes comme des bâtons et tiraient sur ceux qui refusaient de descendre le chemin. Terrorisés à l’idée de sauter sur les mines innombrables (posées par les Khmers rouges quatre ans auparavant), les réfugiés tentaient par tous les moyens de rester sur le chemin, mais plus haut, on poussait sans cesse de nouveaux malheureux et les gens étaient finalement forcés de marcher dans les champs de mines. Il fallut trois jours aux survivants pour traverser cette étendue de mort, de soif et de faim au milieu des cadavres en putréfaction et des blessés se tordant de douleur.

On estime à quarante-cinq mille le nombre de Cambodgiens ainsi expulsés pendant les trois jours que dura l’opération, mais on ne connaîtra jamais le nombre de victimes, les Khmers rouges n’ayant pas tenu de registre (1)... On ignore trop cette affreuse page d’histoire. Les torts des Thaïlandais à l’encontre des Khmers doivent être rappelés, non pour dresser à nouveau les peuples les uns contre les autres, mais pour que justice soit enfin rendue.

(1) Deux livres racontent cet episode tragique de l’histoire : The Quality of Mercy: Cambodia, Holocaust and Modern Conscience de William Shawcross (1984) et To Destroy You Is No Loss de Joan Criddle et Teeda Butt Mam (1987).
Conserver Moab dans l'itinéraire? (Ouest américain)
by Bluesjake · 2007-12-14 · 35 replies
Bonjour,

Durant mon étape estivale 2008 dans l'ouest américain, je compte traverser en quelques jours plusieurs parcs (dont certain déjà visité en 1988 et 2005): Grand Canyon, Page-Lake Powell, Monument Valley, Death Valley) avec à chaque fois, un hôtel réservé pour une nuit sur place.

J'avais prévu d'inclure Moab (avec une nuit)... Mais en lisant vos messages, j'ai remarqué qu'une journée à Moab ne servirait à rien, car ce serait trop court.

Alors vaut mieux supprimer cette étape et rester un jour supplémentaire à LA ou Las Vegas; ou alors la conserver.

Merci pour vos conseils.

Mon but durant cette étape du grand ouest est de visiter ces parcs en SUV, faire de fréquents arrêts photos et dormir sur place, une nuit par parc.

Si vous avez des idées de bons hôtels sur place, avec belle vue et confort; merci de me les communiquer.

Très bon week end à vous.
Comment faire une demande de réclamation à la compagnie Air France?
by Launinou · 2007-07-18 · 42 replies
Bonjour à tous,

Je recherche de l'aide pour elaborer une lettre de reclamation a la compagnie Air France, conseillée par une operatrice d'Air France. Voila la situation:

Les deux victimes sont ma mere 57 ans et une dame agee de plus de 80 ans et, toutes deux ne parlant que tres peu le francais. Lors de l'achat de billets pour le voyage Nice-Ho Chi Minh(Vietnam) a l'agence de voyage d'air France, nous avons demande une assistance pour la dame agee qui marche tres mal pour la correspondance a Charles de Gaulle. Les billets des vols sont ainsi: Samedi 14 Juillet Nice-Paris Charles de Gaulle ensuite, Cdg- Ho Chi Minh Vietnam le 15 juillet.

Nice /Cdg tout a ete correct, arrivée a CDG l'assistance est bien venu les acceuillir, la personne les a conduit dans une salle d'attente et leur a dit qu'elle revenait pour les ammener prendre leur correspondance. Normalement pas de probleme, elles patientent donc sans se faire du soucis. Mais a l'approche de l'heure de vol CDG/HCM ma mere s'inquiete de ne pas voir la personne revenir. Elle part demander de l'aide au comptoir d'ai France en laissant la mamie dans la salle. Au comptoird'air France, coup fil sur coup de fil, l'hotesse n'arrive pas a obtenir de l'aide. Elle decide de fermer le comptoir, va chercher la chaise roulante et les ammenne elle meme a l'embarquement, mais trop tard ! Debut de la galere! L'hotesse propose une nuit a l'hotel et de voir les places disponiblent pour le vol du lendemain: 2 "possibillites" - -meme vol : avec escale d'1 heure a Bangkok et arrivee au Vietnam le 16 juillet mais plus de place. Vol: depart le 15 juillet AF 106 Cdg /Canton avec escale de 4 heures et vol CZ 367 Canton/HCM arrivee le 16 juillet encore des places disponiblent, alors l'hotesse les a inscrit sur ce vol.

Dimanche 15 juillet, ma mere reusit a me joindre par telephone, m'explique la situation et me fait par de leur inquiettude sur le vol CZ 367, pourquoi CZ et pas AF comme d'habitude. La mamie et ma mere veulent voyager qu'avec air France et pas question de leur faire changer d'avis a ce sujet. Je savais que le vol CZ367 doit etre effectuer par un avion d'une compagnie chinoise. Je me renseigne aupres d'air France par telephone et leur explique la situation. L'operatrice me dit qu'elle ne peut rien faire pour nous car ce sont des billets en papier et elle ne peut traiter que des billets electronique. Je lui demande pour la correspondance qu'elles doivent prendre si c'est bien une compagnie chinoise. La reponse est positif. Voila qui vient noircir le tableau!

Je lui dis qu'en sachant ca, elles ne voudront jamais prendre un autre avion qu' air France. Alors je lui demande comment faire pour faire le changement. L'operatrice me dit qu'elles ne sont pas obligees de prendre ce vol et vu que c'etait une faute regrettable de la compagnie, les victimes sont en droit de vouloir voyager avec la compagnie a qui elles ont achete les billets. L'operatrice me precise qu'il faut bien insister au comptoir ! Alors voila la solution: prendre le vol AF 164 a 20h05 du lendemain c'est a dire Lundi 16 Juillet a CDG, arrive le 17 Juillet a HCM ville avec escale a Bangkok d'une heure. Super!

Je transmets l'information a ma mere et lui dis qu'il faut bien insister sur le faite qu'elles veulent voyager qu'avec air France et si il y avait un probleme de comprehension, demander a l'hotesse de m'appeler pour que je lui explique. Horreur!! une demi heure plus tard ma mere me rappelle de la meme cabine telephonique en pleure et tres encolere: "Ils ne veulent rien comprendre, ils disent que nous sommes inscrite sur le vol de ce soir a 23h15 (CDG/Canton puis Canton/hcm ville) et ils ne peuvent plus rien faire". Qu'est ce qu'on va faire, et si, il y avait encore un probleme pour la correspondance, nous ne parlons pas un mot d'anglais, ni de chinois.Quatre heures d'attente et une compagnie chinoise...."

Apres l'avoir calmer je lui dis d'aller revoir le comptoir d'air France et de leur expliquer ses angoisses au sujet de la compagnie chinoise et d'insister sur le faite qu'elle ne parle pas un mot d'anglais ni de chinois.

Rien a faire! Pas de changement! on lui dit en plus "pourquoi vous ecoutez votre fille, c'est vous qui voyage ou votre fille!"

Ma mere extenuee, en colere de ne pas pouvoir repondre a leur pic mais trop fatiguee pour insister.

Je demande a mon amie qui habite dans l'Essone qui parle le francais et le vietnamien d'aller a leur secour! Comme par miracle elle a reussit a obtenir les 2 places pour le vol du lendemain.

Voila la situation. Elles partent enfin apres 2 jours et deux nuits de retard du a une negligence d'assistance d'air France. Ce qui me mets le plus en colere c'est que nous avons demande une assistance aupres d'air France (car la mamie ne marche pas bien), pour ne pas manquer la correspondance et le manque de consideration et de respect que ma mere a subit durant ses 2 jours . Je sais, j'ai ete un peu longue mais je voulais vous donner un maximun de details pour que vous puissiez m'aider.

Ps: J'espere qu'elles n'auront plus d'ennuits et qu'elles fassent un bon voyage. Et une question: que deviennent leurs bagages dans tout ca ????

Je vous tiens au courrant car ma mere doit m'appeler aujourd'hui du Vietnam.
Circuit des États-Unis (est et ouest) en cinq semaines
by Jubilé · 2007-07-12 · 12 replies
Avec mon meilleur ami nous allons effectuer un séjour de 5 semaines départ le 3 mai 2008. Nous nous y prenons à l'avance mais comme nous voulons faire de ce voyage un moment inoubliable, nous avons besoin de votre aide tant la tache est grande de batir un tel voyage. Merci d'avance pour vos réponses ou vos tuyaux. Voici notre itinéraire :

1 New York - 2 nuits. Nous souhaitons dormir dans un palace, idéalement le Waldorf Astoria. Il parait qu'à l'aéroport on trouve les "specials" du jour où l'on pourrait trouver des tarifs canons. Qui connait la procédure? Pour info une junior suite au Waldorf est à 450$ prix normal.

2 Philadelphie Arrivée en train. Nous recherchons un bel hotel proche de la gare où facilement accessible.Qui a des infos? Que faut il voir absolument à Philadelphie? Comment se passent les voyages en train?

3 Washington. Arrivée en train. Recherche hotel. Peut on se rendre à Arlington en métro?

4 Chicago. Nous avons trouvé sur internet un pass pour les vols intérieurs (6 au total) Qui a déjà pratiqué? Est ce vraiment rentable? A Chicago, nous restons 2 nuits. Munis d'un véhicule quels sont les endrpits à voir absolument? Où peut on sortir le soir?

5 Memphis. Idem infos sur hotel de charme ou bon rapport qualité/prix

6 Dallas. 2 nuits - Nous louons une voiture. Preneurs sur un hébergement sympa.

7 Austin. Cherche hotel - Que voir dans le coin? La Colorado River n'est pas loin. Est ce que ça vaut le détour?

8 Houston.

9 Key West - Recherche toute info

10 Fort Lauderdale. Nous connaissons déjà. Tout est ok.

11 Orlando. Nous souhaitons louer une villa pour une semaine à proximité de Disney. Quels sont les pieges à éviter? Mis à part Disney, que faut il aller voir à Orlando?

12 San diego. Passage sur la cote Ouest. Nous souhaitons faire une escapade au Mexique pour une journée? Que faut il savoir? (formalités, ...)

13 Los Angeles. Il parait que 2 nuits suffisent ? Qui a des infos sur les survols en hélico de Vegas et Grand Canyon.

14 Death Valley - Yosemite. Depuis Vegas nous avons 2 jours pour rejoindre le parc du Yosémite en voiture via Death Valley. Où faudrait il faire étape? (j'ai repéré entre Lone Pine et Big pine? Quelles sont les conditions climatiques fin mai? Avez vous une idée du meilleur itinéraire?

15 San Francisco. 3 jours. Merci pour vos conseils (visites, sortie, hébergement)

16 Monument Valley - Si possible nous souhaiterions faire etape à Monument Valley sur le trajet San francisco New York. Cela vaut il le détour?

Notre timing est assez serré mais le tout à l'air de se tenir. Merci pour toutes vos suggestions, conseils ou remarques. Et un merci de plus pour avoir été au bout.
Préparation d'un itinéraire dans l'Ouest américain
by Stgeran69 · 2006-06-26 · 33 replies
Bonjour à tous,

Notre itinéraire pour l'Ouest américain est toujours en phase de construction. C'est vrai que l'on a le temps (septembre 2007). Mais il faut tenir compte des envies différentes de 4 potes. Le temps n'étant pas extensible, je dois me résoudre à faire l'impasse sur la région d'Albuquerque, Santa-Fé, etc... Perso, mon regret est de ne pas avoir insérer le Canyon de Chelly. A la lecture de notre itinéraire, j'attends vos suggestions pour éventuellement l'inclure ! Je dois aussi préciser que le début de l'iti est modifiable pour l'instant : Arrivée Los Angeles puis San Diego puis Phoenix ou Arrivée Phoenix et direction le Grand canyon, sachant que dans tous les cas nous finissons par LA. C'est vrai que faire un A/R Lyon-LA coute moins cher en billets d'avion qu'un Lyon/Phoenix -LA/Lyon mais si San Diego ne vaut pas vraiment la peine, on gagne deux nuiits à répartir ailleurs.

Voilà, je me lance :

1 Arrivée Los Angeles et nuit sur place 2 Le matin de bonne heure, location de la voiture et direction San Diego (2 heures de route environ) . Visite dans l'après-midi de la ville (pas intéressé par Sea World (vu en Floride). Nuit à San Diego. 3 Départ pour Scottsdale (6h30 de route) - Soirée au Rusty Spur Saloon puis nuit à Scottsdale. 4 Départ pour le Grand Canyon (5 h de route) - Coucher de soleil sur le Grand canyon puis nuit sur place (propositions bienvenues pour l'hôtel) 5 Journée au Grand Canyon (Survol en hélicoptère plus différents points de vues) . Deuxième nuit sur place 6 Départ pour le Lake Powell (3 h de route) Antelope canyon sur le coup des midi puis Horse shoe bend . Nuit à Page (country saloon) (éventuellement deuxième journée et nuit à Page, à voir ) 7 Départ pour Monument Valley (3 h de route) -visite du parc avec ou non les navajos puis coucher de soleil. Nuit sur place ou à proximité (conseils bienvenus) 8 Départ pour Mesa Verde (3h30 de route) . Visite du Parc et nuit à Cortez (ou autre) 9 Départ pour Moab (3h30 de route) - suivant le temps dispo : Arches ou si limité, Dead Horse Point. Nuit à Moab 10 Moab - Rafting le matin puis Arches l'après-midi. Nuit à Moab 11 Moab - Canyonland - Nuit à Moab 12 Départ pour Bryce Canyon (6 h de route) - Coucher de soleil dans le parc. Nuit à Bryce 13 Visite de Bryce Canyon de bonne heure (descente dans le parc) puis route vers Zion (seulement ville étape) . (2 h de route) . Nuit à Zion (ou autre) 14 Départ pour Las Vegas (3 h de route) - L'après-midi, le strip + casinos. Nuit à Las Vegas au Luxor 15 Las Vegas - Journée en Harley dans les alentours de Vegas (je ne me rappelle pas le nom du Canyon situé à proximité, Red canyon ?). Le soir, survol en hélicoptère du Strip. Nuit au Luxor à Las Vegas 16 Las Vegas - Achats dans les Outlets, casinos, et Freemont street. Nuit au Luxor à Las Vegas 17 Départ pour Bishop (étape vers Yosemite), via la Death Valley - (7 heures de route) . Nuit à Bishop (Starlite Motel ?) 18 Départ pour Yosemite (4h30 de route) -Début de la visite du Parc. Nuit dans les environs (propositions ?) 19 Yosemite - Visite : Glacier point, El Capitan, chutes.. Nuit au même endroit que la veille 20 Départ pour San Francisco (4h30 de route) Golden gate bridge + Fisherman's warf . Nuit à SF (propositions bienvenues) 21 San Francisco - Visite de la ville : Russian Hill + Colt tower+ cable car + Sausalito, ... Nuit à SF 22 Départ pour San Luis Obispo (ou autre, ville étape) (4h30 de route)- Arrêt à Carmel - Nuit à San Luis Obispo ou autre 23 Départ pour Los Angeles (4 h de route) - Arrêt sur les plages - En soirée, NBA si possible- Nuit à LA (propositions bienvenues) 24 Los Angeles - Journée à Universal Studios - Nuit à LA 25 Los Angeles - Derniers achats, on rend le 4x4, et vol de retour en fin d'après-midi ou soirée.

J'ai calculé environ 5300 kilomètres. C'est surement pas parfait. Les temps de route m'ont été inspirés par les carnets de voyages d'internautes. Comme je le disais plus haut, mon regret c'est le Canyon de Chelly. Un des participants aimerait faire une halte à Flagstaff, est-ce possible et dans quelle étape ? Merci par avance.

Bons vols à tous
Quelques moments à Oman
by Yangguizi · 2006-03-26 · 41 replies
C'est un pays qui fait souvent sourciller quand on en parle.

Les francophones croient que quand on va au Mans, on n'est pas loin de Paris. Les anglophones croient que "oh man!" marque la surprise au milieu d'une conversation. Quant aux sinophones, ils sont déroutés par la similitude phonétique entre le nom chinois du Sultanat et son voisin le Yemen ou encore la capitale jordanienne Amman.

Bref, lorsque j'ai accepté l'invitation d'une amie française vivant là-bas à venir lui rendre visite, j'ai souvent dû réexpliquer plusieurs fois mon projet à mes amis. Quant à moi, même si je parvenais sans peine à situer le Sultanat sur une carte, à en citer la capitale et à reconnaître son magnifique hymne national, mes idées sur le pays étaient limitées à quelques puits de pétrole et pas mal de sable. Ce voyage allait donc être une parfaite occasion de me cultiver un peu.

(à suivre)
Back to Swedish Lapland: Trekking the Kungsleden and Crossing Sarek
by Calisson94 · 2026-06-12 · 33 replies
Summer 2022 left me with a sense of unfinished business, so here I am back in Swedish Lapland for summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.

After much hesitation, my partner Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very busy (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?! The downside of this plan is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long-distance trekking either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part of the trip with Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!

Our plan is to start in Abisko (the classic route), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official trail and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before reaching Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.

All in all, that’s 17 days of trekking, including 1 rest day and 1 buffer day for weather delays.

So if you’re interested, I invite you to follow our fully packed backpacks!

08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo 08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake 08/08 - Singi – Teusajaure 08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden) 08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure 08/11 – Saltoluokta – Sitojaure 08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek? 08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen 08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut 08/15 – Above the Skarki hut - Skarja 08/16 – Camping at Skarja 08/17 – Ruohtesvagge 08/18 – Ruohtesvagge - Padjelantaleden 08/19 – Padjelantaleden - Ritsem – End of the trek 08/20–24 - End of the trip (Lullea - Stockholm) And of course, the recap
A Brief A to Z of Peru
by Mathews · 2026-03-25 · 28 replies
Foreword This text has been proofread many times. Sorry if some points in this A to Z have already been covered on this forum. Text and drawings by the author.

Peru is still a very vast country, with so much to see, and obviously this text can't list all the attractions of the country.

*Abiseo (River) A national park that's very hard to access and doesn’t seem open to visitors. Includes the Gran Pajaten site (see below). Personally, it really sparks my imagination (not visited personally)

*Aguas Calientes the town next to Machu Picchu, more precisely below the archaeological site. As far as I know, you can only get there by train. Reminds me of the market where stalls line both sides of the tracks near Bangkok. I love it

*Altiplano: somewhere the "heart" of the Andes. I was able to trek across it on foot, starting from Caracollo in Bolivia, and of course, it’s vast plains to explore. This is where people live in a very rural way. Andean populations are quite austere compared to those in the lowlands or on the coast. You really have to appreciate the harshness of life to live there. Life is anything but superficial. I set a compass heading and found myself walking west toward the expanse of water near a place called La Joya. For pitching the tent, the nights were still chilly

*Canyon del Colca One of the deepest canyons in the world. Personally, I hiked down and back up on foot. The toughest stretch I’ve ever covered in my life.

*Ceviche More or less the national dish. A marinade of fish, shellfish, and lime. But you can find it in some restaurants in Europe, France, and certainly in Belgium or Switzerland. In the small restaurants of Pisco, you can eat excellent ceviche

*Cerro Sechín: Mostly bas-reliefs. A site little known to travelers in the Casma province. The first vestiges of a pre-Inca civilization with iconography similar to that of Chavín (not visited personally)

*Chan Chan A large city of the Chimú civilization and relatively vast to visit. You can see adobe walls with bas-reliefs. Visit from Trujillo, take a colectivo. Plan for the whole day

*Charango: a small guitar widely used in Andean music

*Chauchilla A necropolis near Nazca where you can see mummies exposed on the ground. YouTubers can do paranormal experiments there. And for anyone wondering about the fate of the soul and body after death, here’s the answer: the body remains after death. You can imagine your own flesh and body exposed to the winds of the Pampa and before eternity... (not visited personally)



*Chavín de Huántar (Lanzón) The site’s appeal lies in its mountainous surroundings, the Lanzón stela, and the sculpted heads on the façades. What few people know is that the Chavín civilization began its expansion centuries before the Incas. Unfortunately, you can’t get too close to see the Lanzón—the day I was there, it was protected by grilles. To get there: minibus from Huaraz or trek from Olleros. Then cross a high pass (over 5,000m). If you do it solo on foot, be careful—the path isn’t obvious from Olleros

*Chullpa: funerary tower, notably at Sillustani in the Lake Titicaca region

*Chimú: pre-Inca civilization whose center was Chan Chan.

*Chola/Cholitas (Bolivia): typical clothing style of women from the Andean plateaus



*Chompa: pronounce it *Chompaaa!* A common term for a wool sweater with vicuña patterns, often knitted from alpaca wool. If you dress like this, it’s a bit kitschy around the edges

*Cuy That one isn’t a guinea pig like in Guyana but an actual guinea pig. During a trip to Peru, I was hiking near a village north of Quillabamba (the terminus of the train line that passes through Aguas Calientes), and I was invited to stay in a house. The family raised a few of these pets. Apparently, the locals eat them. Since I’m not much of a meat-eater, it doesn’t really tempt me. How about you?

*Pacific Coast or how to talk about a place you haven’t visited? Except for the coast near Pisco and San Andrés, I haven’t visited any coastal cities. But that doesn’t mean these places lack interest or poetry. For fans of clichéd images, pelicans, seabirds, and fishing boats appear by the sea.

*Gran Pajaten: also closed to the public. Features anthropomorphic bas-reliefs. (not visited personally)

*Huaca. Visit the Huaca del Sol and Huaca de la Luna, especially near Trujillo. However, you can skip them—Chan Chan is still more interesting. Don’t forget to spend time visiting Chan Chan

*Huacachina A small oasis in the desert near Ica. Yes, we’re talking about an oasis because for those who’ve never traveled to Peru, the coastal strip along the Pacific is almost entirely desert, from north to south. Peru is territorially made up of three different regions: the desert coast, the Altiplano stretching north to south with mountain ranges (the Cordilleras), and the Amazon basin to the east. (not visited personally)

*Inca Kola It’s neither Coca-Cola nor Pepsi but a unique cola with a slightly orange color. Tastes like bubble gum

*Intiwatana: a carved rock shaped like a parallelepiped. Is it a sundial?

*Ballestas Islands: a highlight in Peru, though very touristy. You can only get there by boat from the port of San Andrés, a few kilometers from Pisco. It’s a surreal place to me—actually islets with cavities where sea lions and fur seals live. Since it’s a protected area, you’re not allowed to disembark. Guano is harvested there, which can be used as fertilizer.

*Kuelap: a fortress built by the Chachapoyas people. Rarely visited by travelers. (not visited personally)

*Larco Museum: an iconic museum in Lima with a large collection of pieces from archaeological and pre-Columbian sites. From what I remember, it has many pieces from the Moche civilization. As for the Moche statuettes, the prudish might look away. Probably a veneration of the god Priapus without knowing it.

*Nazca Lines Discovered by German archaeologist Maria Reiche, they stretch for kilometers. The designs in the desert around Nazca depict animals and cabalistic signs. The question I ask myself is why the creators of these lines represented a monkey and a hummingbird—species endemic to the tropical forest, not the desert plains around Nazca.

*Machu Picchu: means "old mountain" in Quechua. There’s also Wayna Picchu. The ruins of the site emerge from a sort of small plateau above Aguas Calientes. When the mist rises above the site and the bend of the Urubamba River, it’s truly magical... Also the starting point of the Inca Trail.



*Coca tea A decoction/infusion of the coca plant, meant to ease altitude sickness or *soroche*

*Chullo A rough translation would be a Peruvian wool hat.

*Moche: a civilization established in the Moche Valley, hence the term *Mochica*. What characterizes this civilization are the distinctive clay pieces representing faces and erotic statuettes

*Papa a la Huancaína A local potato dish

*Pisac: a typical market near Cusco

*Pisco Sour: perhaps the Peruvian equivalent of the *caipirinha* you drink in Brazil.

*Puya Raimondii A Bromeliaceae that still looks like a cactus, endemic to the Altiplano

*Quechua The language spoken by the indigenous people of the high plateaus (as well as Aymara in Bolivia)

*Quipu A knotted string used for counting. Widely used by the Inca administration.

*Sacsayhuamán (Q’enqo, Inca Bath) From Cusco’s Plaza de Armas, take the streets that climb above the city. Sacsayhuamán is called a fortress and is made up of large stone blocks. You wonder how the Incas could cut such huge blocks to assemble them—just like some streets in Cusco. The Q’enqo block is enigmatic; no one really knows what it represents.

*Savia Andina An Andean folk group.

*Tambo (=> Ollantaytambo) The Inca emperor (Atahualpa, Manco Capac) had the mission of controlling a vast empire. An empire that was still very extensive. Hence the importance of these *tambos* or relay stations. Napoleon created the civil code; the Incas invented the *tambos* and *quipus*.

*Tawantinsuyu: the Inca Empire

*Tinku: a warrior dance practiced mainly in Bolivia

*Golden Tumi: a sacrificial weapon. Often featured in Peru travel guides. See illustration



*Terra X: a documentary series from the German TV channel that aired on Arte. Some episodes focused on pre-Inca and Inca Peru. I must have some old recording tapes. In memory of Gottfried Kirchner as a source of inspiration.

*Uros: I checked—it actually refers to the people who live on these floating islands. Even if it’s touristy, it’s a must-visit because it’s incredible how people can live on islets made from nothing. Take the boat from Puno

*Vicuña, llama, guanaco: camelids characteristic of the Altiplano



*Wayna Picchu The young Picchu mountain. In the first minutes of *Aguirre, the Wrath of God*, you see Klaus Kinski—well, Aguirre—making his way along the Inca Trail. Werner Herzog must have broken his back filming those sequences.

*Zampoña: pan flute
Three weeks in Yunnan in October 2025
by Jeeaan · 2025-11-09 · 63 replies
We just spent three weeks in Yunnan. I’ve started writing up a travel journal about the trip.
Cuba, Cuba, si...
by KaniBé · 2020-04-16 · 88 replies
Confinement aidant, la décantation est opérée, comme disent mes voisins vignerons, notre récent voyage à Cuba en début d’année peut désormais être dégusté : Le cru de ce voyage 2020 est excellent !!!

Une volonté de changer de cap pour renouer avec une zone régionale, une culture latino et une histoire politique et sociale, négligées depuis plus de 3 décennies me titillait depuis quelques temps….

Alors, direction les Caraïbes, le pays de Cespedes et Marti pour 24 jours entre janvier et février.

Comme d’habitude, pas mal de lectures, sur VF notamment (grands mercis à Jeeaan, https://voyageforum.com/v.f?post=7694939;#7694939, à Ming2 pour ses 2 carnets en particulier https://voyageforum.com/v.f?post=6977052;#6977052et https://voyageforum.com/v.f?post=7425832;#7425832; à Anne42
https://voyageforum.com/discussion/trois-semaines-havane-baracoa-d8719358/ ainsi quà Stbeat), de blogs, d’articles divers, et de guides avaient permis de fixer un planning très général, avec pour commencer après une courte découverte de La Havane, direction l'Oriente et Baracoa par un vol intérieur pour une petite semaine.

Seules les 2 premières nuits à La Havane en "casa particular", avec vue sur le mythique Malecon, étaient réservées, ainsi que les 6 jours suivants chez Roberto et Manuel à Baracoa.









Premier réveil (dur, dur) cubain depuis la terrasse de la casa, après une très courte nuit (et jetlag) , dont la première partie fut passée à la Fabrica del Arte (http://www.fac.cu/) où le festival de jazz attirait une foule très éclectique !
Carnet de Namibie (ou voyage au pays d’Hilux)
by Isap29 · 2019-10-09 · 252 replies
Et oui, encore un ! 😉 (Le sous-titre vient uniquement de l’impression de n’avoir jamais vu autant de ce type de véhicule, l’impression qu’il n’y avait quasiment que ça.) _ Ce voyage sera un « one-way » de 30 jours (15 août – 14 septembre), début à Windhoek (capitale de la Namibie) et fin à Victoria Falls (Zimbabwe), en Toyota Hilux avec tente sur le toit (loueur Asco Car Hire) et réservations (campings, hôtels et voiture) faites par Tourmaline ; les réservations ont été faites pratiquement 18 mois à l’avance, certains campings (Etosha par exemple) semblant être très demandés. La période a été choisie pour y être en hiver et avec encore assez d’eau aux chutes Victoria. Nous (67 et 47 ans) avons l’habitude, aux USA, de dormir dans la voiture ; sur le toit, ce sera une première. Le matériel de couchage est fourni (couettes, drap, oreillers) mais nous apportons quand même nos duvets (on aurait pu s’en passer). La plupart des nuits seront en camping (mais pas sauvage) et une fois par semaine (environ) une nuit d’hôtel ou assimilé. Comme nous serons en hiver, j’ai donné à Isabelle la fourchette de température (de 0 à 28°C) que nous devrions avoir à supporter, pour le choix des vêtements ; la réalité sera un peu différente mais n’anticipons pas. _ Pour notre parcours, un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici la carte de notre projet : _ _ J00 – jeudi 15 août 2019 Départ pour la Namibie ; le vol principal a été choisi sur Air Namibia pour des raisons d'horaire (arrivée vers 6h30) et il nous faut donc rallier Francfort ; Air France nous propose des vols aller aux horaires convenables mais, pratiquement un an avant le départ, change complètement ses horaires d'où un départ très matinal de Brest à 6h vers Roissy puis Francfort pour un décollage final vers 20h10.

J01 – vendredi 16 août 2019 => Windhoek Finalement, tout se passe assez bien malgré les attentes un peu longues et nous atterrissons à Windhoek à 6h10 ; sortie de l’avion (on descend sur le tarmac), il fait encore nuit et frais. Passage de l’immigration assez rapide malgré le nombre de voyageurs, récupération des bagages et nous trouvons le chauffeur de chez Asco qui nous attend (enfin, pas que nous). On quitte l’aéroport à 7h10 soit 1 h après l’atterrissage ; il fait jour et, sur le trajet, nous découvrons nos premiers animaux « exotiques ». Arrivés chez Asco, nous faisons la connaissance de Benoît, notre interlocuteur français envoyé par Tourmaline ; les divers échanges et signatures de documents sont facilités par sa présence. Ensuite, découverte du véhicule, de la tente et toutes les explications qui vont avec (et il y en a !) ; j’espère que nous n’oublierons rien. Benoît demande à l’employé d’Asco de nous donner, en plus du matériel de camping, un escabeau 2 marches et il faut bien avouer que ce fût très pratique ; plus besoin de grimper sur le pneu (au risque de tomber) pour manipuler la fermeture-éclair de la tente. Je serai le seul conducteur (ce qui ne dérange pas trop Isabelle) car négociation impossible bien que nous venions de prendre le package d’assurances max. _ Le véhicule est donc un Hilux double cabine (pour notre confort), mais le modèle Raider avec snorkel (dont nous n’aurons pas besoin), 2,8l de cylindrée, boite auto et une vraie fonction 4x4 (long et court avec blocage de différentiel) et très belle garde au sol ; 6 pneus neufs à gros crampons équipent notre superbe destrier qui a environ 130 000 km et quelques « accrocs », ce qui n’est pas plus mal ; la peinture est noire, mais ça ne durera pas. La partie arrière, totalement fermée par de la tôle épaisse, est équipée de 2 énormes tiroirs de rangement sur glissières, d’une caisse plastique contenant le matériel de cuisine et d’un vrai frigo, lui aussi sur glissières ; ce frigo est branché sur une seconde batterie et, comme nous roulions tous les jours, nous n’avons jamais eu besoin de l’arrêter, même la nuit. _ Trois heures plus tard, nous quittons Asco pour le centre commercial Spar pour faire le plein de nourriture pour les jours suivants ; les essuie-glaces se mettent en route à chaque appui sur les clignotants, tout étant quasiment inversé avec la conduite à gauche. Comme aide à la conduite, nous utiliserons Maps.me sur le téléphone en mode avion (testé juste quelques jours auparavant) ; tous les trajets (format kml) sont chargés ainsi qu’environ 300 points GPS et une version de sauvegarde sur tablette au cas où. C’est donc une première pour nous avec cette application et je pense, après utilisation quotidienne pendant 1 mois, que l’on peut lui décerner une note de 8/10. Nous faisons nos courses dans la grande surface mais sommes déçus par certains rayons, notamment les fruits et légumes (nous trouverons nettement mieux le lendemain). _ En sortant, nous essayons d’acheter des pulas (monnaie du Botswana, pays limitrophe), mais impossible ; un bureau de change n’en a pas et la banque nationale de Windhoek ne traite qu’avec ceux qui ont un compte. Comment ferons-nous à la frontière puisque le Botswana refuse dorénavant tout paiement avec une autre monnaie que la sienne, y compris la carte bleue (information récente fournie par Tourmaline et que nous verrons affichée au poste frontière) ? Quelques dernières courses (vin, apéro…) et nous rejoignons notre havre pour la nuit, la pension Londiningi où nous avons retenu le repas du soir et la nuit ; cette pension est tenue par Nathalie, une française. Pour l’instant, Maps.me marche très bien. Un rafraîchissement puis nous sortons nos bagages de la voiture ; il va falloir vider nos 2 gros sacs de voyage et répartir les contenus (les duvets pour la tente, les polaires pour les nuits fraîches, …). Test de l’adaptateur électrique : impossible de brancher nos prises françaises dedans ; Nathalie et un des occupants nous montreront qu’il suffisait de casser 2 petits ergots. _ L’heure du dîner arrive et, avec un apéritif bien mérité, nous discutons avec nos proches voisins qui, eux, ont fini leur voyage ; ils ont donc des infos toutes fraîches. Assez rapidement, nous nous rendons compte que nous avons des « points communs » et pour cause, il s’agit de Rouquine38, membre de VF et de son mari. Retour à la chambre pour une nuit bien méritée. _ Notre carrosse pour un mois _



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Les 2 énormes tiroirs _

Le frigo de 44 litres en position ouvert

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Entre sumos et Fuji-san
by Robby69 · 2019-09-30 · 4 replies
Bonjour, Glanant beaucoup plus souvent les infos de ce forum que je ne le nourris, j'apporte aujourd'hui ma petite contribution. De retour de ce magnifique Japon à la mi-septembre , je souhaite simplement informer les futurs visiteurs au sujet des 2 thèmes du titre et donner mon point de vue sur mes expériences récentes. Pour les sumos (vrai nom : rikishi) : si l'on souhaite assister à un vrai tournoi, il faudra accepter de payer une petite fortune les billets d'entrée (en supposant que des dates de tournoi correspondent à vos dates de séjour). Une autre solution en vogue actuellement consiste à assister à des entraînements dans une "écurie" (=heya en japonais). Pour cela, il vous faudra contacter l'écurie par tél (par l'intermédiaire d'un japonais of course) pour savoir quand il vous sera possible d'y assister. Il vous faudra accepter quelques règles de comportement assez draconniennes une fois à l'intérieur, bien compréhensibles par ailleurs (ne pas bouger, parler...). Par exemple, un sumo qui se reçoit mal en tombant, car il a été distrait par le comportement d'un spectateur, peut se blesser gravement. Si vous vous tenez bien, vous êtes partis pour 3 ou 4 h de séances d'entraînement, avec un thé offert à la fin et peut-être quelques selfies avec des sumos. Mais nous n'avions pas le temps de trouver et contacter des écuries le soir pour le lendemain. L'écurie où nous nous sommes rendus ne demande pas de les contacter car vous assistez à l'entraînement à travers des baies vitrées, en restant dans la rue (très peu passante par ailleurs) et en respectant plus ou moins les mêmes règles que ci-dessus (règles qui sont rappelées sur une affichette collée sur la vitre, à notre attention) . Donc, de 7h15 du matin (si si, il faut se lever tôt !) à 10h, cela a été un magnifique spectacle et un vrai plaisir, en tous cas pour des néophytes (et pour 0 yen ...!). Il est possible de prendre quantité de photos et vidéos, malgré l'encadrement des baies vitrées. Mais tout ça, c'était avant. Avant quoi donc ??? Et bien, avant l'arrivée à 10 h d'un accompagnateur appartenant à un tour-opérateur (avec son joli badge autour du cou), de ses cartons de boisson non identifiée et de sa demi-douzaine de clients qui sont venus s'installer sur la banquette accolée aux baies vitrées, à côté de l'entraîneur qui ne faisait que lire son journal depuis le début. Et tout ce beau monde de nous tourner le dos et de nous priver en grande partie du spectacle...! Alors, qu'en penser ? Dès lors qu'un nombre suffisamment important de personnes sera intéressé par quelque chose (quoi que ce fût), il y aura toujours quelqu'un pour essayer de le monnayer, si c'est possible. Je veux croire que ce sont les touristes/tour-opérateurs qui ont proposé de payer cette écurie-là (les touristes pour s'assurer des places et les TO pour...ben, on sait pourquoi !). Les écuries ne demandaient rien auparavant en tous cas (j'ai vérifié), et maintenant, les entrées payantes ont tendance à se généraliser. Je ne saurai donc blâmer les écuries qui n'étaient pas demandeuses; c'est une rentrée d'argent non négligeable, difficile à refuser. Mais, il y a un gros mais : dès l'arrivée du groupe, les sumos ont totalement arrêté leur entraînement classique et se sont mis à effectuer des roulades et des sortes de danse de la pluie dans l'arène circulaire (=dohyo). Bon, j'exagère énormément en parlant de danse de la pluie et ce sont évidemment des rites et gestes qu'ils effectueraient de toutes façons, mais je ne peux m'empêcher de penser que le fait de payer ces écuries a modifié leur comportement et leur façon de s'entraîner. Je ne serai pas étonné que les TO leur demandent certaines prestations pour épater le chaland. Encore une fois, le tourisme mercantile fait peu à peu disparaître ce que les touristes sont venus voir et ce pour quoi ils ont payé, de surcroît ...(enfin...pas tous 😉!) Donc, maintentant qu'on a vu comment cela se passe, un petit conseil si vous voulez assister à un entraînement de sumos : si possible, prenez vraiment le temps de contacter les écuries qui ne vous feront pas payer l'accès à leur heya (votre hébergeur pourra vous y aider). C'est le meilleur moyen de s'assurer d'assister à des entraînements non dénaturés. Ceci dit, j'ai adoré regarder cet entraînement-là (enfin...jusqu'à 10h et qques, heure à laquelle on a mis les voiles).

Le mont Fuji-san, à peine visible à travers les nuages, depuis la fabuleuse Sky tree tower de Tokyo (450 mètres au dernier étage !) se cache encore à notre arrivée à Kawaguchiko ! Au retour de notre onsen (bain dans des sources chaudes volcaniques : vivement conseillé, que ce soit à l'intérieur, à l'extérieur ou en pleine nature ! Il faut juste supporter des eaux qui peuvent être très chaudes ! ), force est de constater que la météo ne s'améliorera pas dans la nuit (orages, fortes pluies, vents violents...). Inutile donc de faire l'ascension de nuit, pour assister à un lever de soleil, qui certes aura lieu, mais qui sera invisible. Je décide quand même de tenter l'ascension au petit matin (madame fera le tour des lacs pendant ce temps), tant pis pour le lever de soleil, mais comme je suis là, autant tenter l'ascension avant de continuer sur Kyoto (on ne peut pas se permettre d'attendre une amélioration du temps..) . Je prends le premier bus pour la station de départ habituelle (n°5) située à 2300 m d'altitude environ. A mon arrivée à 7h15 environ, le temps était, disons, très peu engageant : pluies torrentielles, arbres ployés à 45°C par un vent continu...Il y a beaucoup d'infrastrucures, donc, je prends un café, fais le tour de quelques boutiques et me rends au centre d'information qui se trouve proche du point de départ du Yoshida trail. Là, plusieurs personnes de l'accueil me déconseillent fortement d'y aller. Un typhon est en train de passer (j'aurai dit une queue de typhon), et tous les groupes qui sont montés dans la nuit ont laissé tomber et redescendent. Ce qui est vrai, puisque je les vois passer juste à côté. Je consulte avec eux différents sites météo (je constaterai plus tard que les personnels du Mont Fuji utilisent tous des sites météo différents...parfois contradictoires !); le temps ne va pas vraiment s'améliorer. Je pense sincèrement que les employés à l'accueil veulent avant tout éviter qu'il y ait des blessés, par imprudence ou inexpérience. Ils ont complètement raison, même s'ils grossissent le trait pour décourager les moins téméraires ou expérimentés. A titre de consolation, on me conseille de monter au 1er étage où une vidéo tournant en boucle explique absolument tous les aspects de l'ascension (itinéraires, hébergement, équipement, nourriture, toilettes... évidemment!, et j'en passe). Donc, j'y vais, en grignotant quelques en-cas et en me disant que ça me fera une mini acclimatation si je décide de monter. A 9h45, le temps s'est un peu amélioré, même si tout est encore très bouché, et il pleut toujours. Bon...j'y vais ! Je verrai bien jusqu'où je pourrai aller. Il y a des huts (sortes de refuges) régulièrement espacés sur le parcours, je pourrai toujours m'y abriter si besoin. Au départ, je croise des japonais qui redescendent, équipés comme des spationautes (incroyable leur équipement pour une montagnette !), et je me trouve bien misérable avec mon sac à dos de ville et ma cape de pluie à 5 €. Je les salue en brandissant fièrement mon baton en bois, affublé d'un drapeau japonais, que j'ai acheté au départ (plus cher qu'à Kawaguchiko, mais bon...on s'en fout) : rires et saluts japonais ! Après avoir payé ma contribution à la sauvegarde du site un peu plus loin (1000 yens), on tente encore de me dissuader de continuer. Malins ces japonais, ils me dissuadent après que j'ai lâché le pognon ! Je me mets un peu à l'abri des trombes d'eau dans leur guitoune pendant 5 mn, je regarde les prévisions météo sur leur tablette et je repars. Petit rappel : la montagne, c'est magnifique, mais c'est dangereux. La moindre chute peut vite être dramatique, tout le monde le sait. Et même les plus aguerris peuvent se blesser, parfois vraiment bêtement. Ceci étant rappelé, et je m'adresse maintenant uniquement aux randonneurs/trekkeurs suffisamment expérimentés : cette rando a été pour moi une balade, même avec le temps pourri que j'ai eu; sans aucune difficulté. Oui, il y a pas mal de passages rocheux, c'est normal, on est en montagne. Le reste du temps, c'est vraiment easy. Je pense que les accident, nombreux, qui y surviennent, sont dûs à l'incompétence et/ou imprudence comme bien souvent. Je suis monté au sommet en 3 h 45 environ, sans me presser (sans traîner non plus), en m'arrêtant au niveau des huts pour me restaurer, y discutant avec les très rares personnes qui montaient, en essorant 3 fois ma polaire (!) gorgée d'eau, et me battant régulièrement avec ma cape dans les rochers. Par beau temps, s'il n'y a pas foule, 2h30 sont sûrement suffisantes. Je n'ai pas fait le tour du cratère car on n'y voyait vraiment rien. La dernière station (n°9) était fermée. J'ai partagé mes en-cas avec des japs, en leur expliquant en riant que ça allègerait mon sac... Il se sont dépêchés de vider le leur pour me nourrir ! Pour info, ils avaient mis 7 h pour monter depuis la station 5. Le retour se faisant par un sentier pour chenillettes, sur de la bonne pouzzolane, j'ai couru tout du long. Surtout à cause du froid, car j'étais entièrement trempé : gants, polaires, pantalons/bermuda dont j'avais fini par enlever les jambes amovibles. La pluie trempait le pantalon, qui trempait mes chaussettes qui finissaient par imbiber mes chaussures de trail. Le goretex n'a servi à rien ce jour-là ! A mon arrivée au point de départ, le sommet s'était dégagé (aaarrrrgggghhhhh!), des groupes commencaient déjà à monter pour passer la nuit dans les huts et le lendemain matin, c'était presque un sans-nuages ( voir photo où l'on devine les stations sur le flanc gauche). Mais il était temps pour nous de continuer notre périple... Sayonara !
Autotour dans l'Ouest américain: par soi-même ou avec une agence?
by Laetidjee · 2019-08-26 · 81 replies
Bonjour à tous,

Je désire partir avec mon fils de 15 ans aux Etats-Unis, découvrir les parcs de l'Ouest américain. J'hésite entre l'organiser toute seule ou passer par une agence. Je serai la seule à conduire et je ne suis pas super bonne en anglais. J'ai déjà obtenu un devis par une agence et j'ai essayé de comparer le tarif si je réserve moi-même, je pense qu'il y a au moins 2000-2500 Euros que je pourrai économiser en l'organisant moi-même !!! Donc ma question : est-ce qu'un voyage aux Etats-Unis, à deux (1 adulte et un ado) peut s'organiser tout seul ou vaut-il mieux passer par une agence qui propose en cas de problème des aides locales ? Est-ce que quelqu'un parmi vous est parti ainsi à 2, avec un ado ?

Merci pour vos réponses. Laetidjee
2019, un voyage pour se faire plaisir
by Glll2012New · 2019-08-10 · 189 replies
N’est-ce pas là le but de tous les voyages ?

Pour nous décider à entreprendre ce cinquième voyage, il a fallu trouver des raisons ou quelques prétextes.

Ceux-ci n’ont pas été longs à trouver :

nous fêtons tous les deux nos 70 ans cette année et il y a 50 ans que nous nous sommes rencontrés.

N’est-ce pas suffisant ?

Après, choisir où aller :

quelques nouvelles choses quelques lieux qu’on aime bien approfondir certains sites.

Après, choisir la période : facile, comme nous sommes à la retraite tout est possible mais on aime bien mai-juin : moins de monde et les journées sont assez longues.

Après bien une année de préparation, de questions, de variantes, … et le projet est là, prêt à vous être soumis.

Quelques corrections et on réserve :

L’avion chez British Airways, une seule escale en Europe (Londres) et direct jusqu’à Las Vegas, on investit dans la classe « World Traveler plus » pour un peu plus de place pour les jambes. La voiture chez Hertz, avec des prix qui font le yo-yo jusqu’à quelque chose d’acceptable. Les motels, la majorité en direct et quelques-uns via Booking.

Le roadbook est prêt, le GPS voiture est chargé avec les itinéraires et une carte des USA, le GPS de randonnées est prêt… mais un peu jaloux de devoir encore attendre de nous guider après son aîné ! Nous avons nommé le GPS voiture : Marlène et celui de randonnées : Alice (clin d’œil aux « Petits meurtres d’Agatha Christie !!!). Marlène, pour son premier grand voyage, a toujours été fidèle et précise sauf pour quelques raccourcis un peu spéciaux dans lesquels nous ne l’avons pas suivie. Alice, grande habituée des voyages, a rempli son rôle à la perfection.

Quelques informations supplémentaires pour vous permettre de mieux cadrer ce voyage :

Contrairement aux voyages précédents, cette année nous ne sommes que les deux, mon beau-frère, qui nous accompagnait habituellement, a renoncé à ce type de voyage. Comme notre anglais n’est pas bien avancé, nous allons nous équiper d’un traducteur fonctionnant hors ligne sur un smartphone. Etant le seul conducteur et à la suite de mauvaises expériences faites en 2017, j’ai limité à environ 300km le maximum de distance par jour, ce qui vous expliquera certaines étapes pas forcément nécessaires. Ne vous attendez pas à de grandes découvertes de nouveaux lieux, ni de challenges remportés. On a réalisé ce voyage tranquillement, à notre rythme (lent), nous arrêtant quand un trop plein se faisait sentir (fatigue, saturation, plus envie, …). Et dernier point, mais pas le moindre, j’ai adapté tout ce que je pouvais à notre âge et notre condition physique : le temps déplorable des mois précédant notre départ ne nous ayant pas permis une bonne remise en forme après l’hiver donc, on va aller en crescendo.
Groenland en ski / pulka: fjord d'Uummannaq - péninsule de Nugssuaq
by Pierresd · 2019-03-25 · 9 replies
Fin décembre 2018 : c’est la période de préparation de la randonnée en ski nordique et pulka du mois de mars. Il faut constituer l’équipe, choisir la destination, réunir le matériel… L’examen des cartes des glaces montre que tout le réseau de fjord dans la région d’Uummannaq sur la côte Ouest du Groenland est relativement bien pris. Les montagnes de la presqu’île de Nugssuaq semblent être un bon terrain de jeu : à l’intérieur de la presqu’île, un système de larges vallées et de lacs permet de rejoindre le fond du fjord d’Uummannaq. Une boucle en ski nordique/pulka entre montagnes et banquise se dessine peu à peu sur le papier et pendant les vacances de Noël nous prenons nos billets pour Qaarsut, petit village au sud d’Uummannaq. Pour l’équipe cela sera assez simple : nous partirons à deux. Nous nous connaissons depuis 2 ans et avons déjà effectué ce type de voyage. Nous avons cherché en vain d’autres personnes pour être trois ou quatre ou plus mais entre le budget, la disponibilité et le matériel spécifique, réunir un groupe est vraiment l’étape la plus compliquée du voyage ! Dommage, à deux, que ce soit au niveau de la sécurité et de l’entente collective la marge est plutôt réduite… Nous organisons au fil des semaines le voyage et le trajet. Depuis Qaarsut, nous gagnerons Uummanaq en ski pour nous ravitailler. Puis, nous franchirons les montagnes de Nugssuaq par un col glaciaire à 1300 m. Depuis la mer et en début de séjour avec les pulkas pleines cette ascension constitue la principale incertitude du parcours. Grâce à Google Earth et des images aériennes piochées dans un reportage de Faut pas Rêver dans la région, nous pouvons bien préparer cette étape glaciaire : la pente flirte avec les 10° en moyenne et les crevasses sont visiblement peu nombreuses. Nous sommes quand même contraints de prendre tout le matériel spécifique : cordes, baudriers, matériel de mouflage… Après le glacier, le parcours sera plus plat et plus tranquille, à l’intérieur de Nugssuaq un chapelet d’immenses lacs nous ramènera sur la piste reliant les villages d’Ikerasak et de Qaqertaq, cette dernière débouche ensuite sur le fjord d’Uummanaq. Une fois sur le fjord, selon l’avance, soit nous rentrerons sur Qaarsut au plus court, soit nous poursuivrons le voyage dans les multiples bras de mer. L’engagement reste limité, le parcours est encadré de villages que ce soit au sud ou au nord de plus la banquise est largement parcourue par les pêcheurs et les habitants des villages. D’après la carte au 1/250 000 de la région, quelques cabanes ponctuent le parcours notamment sur la banquise, nous verrons sur place si elles existent encore et disposent d’un moyen de chauffage, nous comptons davantage sur la tente que sur ces abris. Les ours sont apparemment peu nombreux dans la région mais chaque année quelques uns sont quand même signalés sur le fjord d’Uummannaq. Emporter un fusil et un système d’alarme semble être prudent. Nous contactons l’agence UummannaqSeasafaris basée à Uummanaq et gérée par Paaluk, natif de la région. Il nous loue donc un fusil pour les quinze jours de notre périple. Nous trouvons quelques récits de rando en été sur Nugssuaq mais pas grand-chose en hiver (à part un recit de Marc Breuil sur l’île d’Upernivik plus au nord). Toutefois grâce �� Paaluk et à d’autres habitants d’Uummannaq nous savons que la banquise sera excellente, cette année dès mi janvier le fjord est praticable en traineau. Du fait des contraintes professionnelles, nous partons les 15 premiers jours de mars. Ce n’est pas une date optimale : c’est la période la plus froide de l’année et la durée du jour bien qu’augmentant rapidement est relativement courte. En début de séjour, dès 18h, dans la tente nous aurons besoin de la frontale. De plus, le rayonnement solaire est plutôt faible : nous constaterons qu’à 14h en plein soleil, la température est presque identique (comprendre tout aussi basse) qu’à 7h du matin à l’ombre. Partir fin mars/début avril est une option plus confortable pour profiter de la chaleur du soleil….

J-30 Afin de limiter un peu les excédents aériens nous tentons d’envoyer un colis de 10kg de nourriture avant notre arrivée à Uummannaq via la poste française. Paaluk accepte de réceptionner le colis à une seule condition : qu’il contienne à son attention 6 bières Heineken. Le colis est envoyé depuis la poste de Chorges (05) avec de la semoule, des pates et les 6 bières pour 30 euros (presque 6 fois moins cher que l’excédent aérien)

J-15 Surprise dans la boite aux lettres : le colis est revenu, aucune explication n’est donnée, tant pis nous achèterons tout sur place.

28 février Jour de départ. Après le boulot nous partons pour Marignane pour la première partie du voyage : se rendre à Copenhague avec un vol Air France via Paris où nous avons le lendemain notre vol Air Greenland pour Qaarsut. C’est l’étape critique du voyage, les billets Marseille-Copenhague et Copenhague-Qaarsut sont complètements indépendants et une perte ou retard des bagages serait compliquée à gérer d’autant que le vol n’est pas direct, nous avons une escale à Roissy. Mais à l’atterrissage à 23h, avec soulagement nous constatons que tout notre barda est sur le tapis de l’aéroport de Copenhague. Nous filons à l’hôtel.

1er mars Au matin, nous voilà à la pesée des bagages : entre les skis, les pulkas, le matériel grand froid, 4 kilos de semoule et 2 kilos de pâtes, nous ne sommes finalement pas si mal : 45 kilos en tout pour 40 kilos autorisés. L’excédent de 5 kilos à payer est raisonnable. Dans sa course à la modernisation le Groenland a oublié un facteur essentiel dans le développement du tourisme nature : vendre de la semoule dans ses supermarchés. Il faut à chaque fois l’emmener de France et à 17 euros le kilo d’excédent, cette dernière a une saveur bien particulière. Nos bagages à mains ne sont pas pesés… Cette étape passée, il nous reste 3 escales groenlandaises (Kangerlussuaq Aasiaat, Ilulissat) avant d’atteindre notre destination. Le dernier tronçon entre Ilulissat et Qaarsut survole la péninsule de Nugssuaq et pour notre plus grand bonheur nous observons presque l’intégralité de notre parcours et constatons que tous les voyants sont aux verts : l’enneigement semble correct, les crevasses bouchées et aucune tâche grise ne souille la banquise. Avec nostalgie j’observe également mon tour de l’île Arve Princess effectué en kayak en Aout 2018. A 15h20 comme prévu nous voilà à Qaarsut. Dès l’arrivée, le contre la montre est lancé lorsque nous apprenons par l’agent de sécurité que le magasin situé à quelques kilomètres ferme à 16h30. Nous n’avons pas de nourriture ni pour ce soir ni pour rallier Uummanaq le lendemain. Nous déballons au mieux les pulkas et je file à skis au plus vite vers le village et entre dans le magasin à 16h30. J’entends le caissier qui me dit « It’s closing » et je prends en vrac comme je peux : salami, eau, biscuits, tortillas. Ouf, nous avons à manger. Entre temps les employés ont fermé la porte, je dois leur faire rouvrir pour sortir… Bien fatigués par le décalage, nous montons la tente en bordure du village et enfin prenons le temps de regarder le décor des 15 prochains jours : dans toutes les directions des falaises de 1000m ou plus, entourées de glace et d’icebergs.

Nous sommes déjà comblés alors que notre périple n’a pas commencé !

2 mars -18°C au réveil, il fait plutôt beau même si une petite brume voile certains sommets. Lors du démontage de la tente nous sommes ravis d’une amélioration technique sur les arceaux qui va révolutionner nos randonnées nordiques (rien que ça) : nous avons enduit de graisse mécanique les parties mâles et femelles des arceaux : ils sont donc très faciles à déboiter (ils avaient tendance à se coincer sous l’effet du givre). A 5h45 nous sommes sur les skis direction Uummannaq que l’on distingue 20 km plus à l’est. Pour nous, cette étape n’est pas anodine puisqu’elle s’effectue entièrement sur la banquise et à plusieurs kilomètres du rivage. Notre expérience de la banquise se limite à de la banquise de fond de fjord bien uniforme. Ici le fjord est large de plusieurs dizaines de kilomètres, la banquise n’est pas lisse mais comporte de nombreuses petites zones de pression chaotique mais avec soulagement nous constatons qu’elle est sillonnée de traces et même parcourue en voiture par les locaux… Nous prenons conscience de l’immensité du fjord quand, après 2h de ski, Qaarsut semble toujours aussi proche de nous et Uummannaq toujours aussi loin.

Comme nous n’avons qu’un jour de nourriture à tirer, les pulkas sont légères, nous avançons rapidement et rejoignons Uummanaq vers 13h. Nous sommes donc au pied de la fameuse montagne en forme de cœur que nous avons vue en photos des dizaines de fois. L’île d’Uummannaq est vraiment majestueuse et une bonne partie du séjour nous distinguerons au loin cette belle montagne.

A 14h, nous voilà devant le Pilersuisoq de la ville pour nous ravitailler et pour notre plus grand déplaisir nous constatons qu’il ferme dans une heure (fermeture à 15 h le samedi sinon 16h30 les autres jours, fermé le dimanche) or nous avons 15 jours complets de nourriture à acheter. Se tromper dans les quantités dans un sens comme dans l’autre serait dommageable. Nous trouvons tout ce dont nous avons besoin : muesli, cruesli, pain noir, tortillas, fromage, salami, confiture, beurre, biscuits mais seulement 2 litres d’essence C alors qu’il nous en faudrait 8. Nous avons également acheté 4 litres d’alcool à brûler (Sprit) pour nous chauffer un peu sous la tente grâce à un bruleur à alcool. A Qaarsut comme à Uummannaq, de l’alcool à brûler était disponible en grande quantité en rayon, nous regrettons grandement de ne pas avoir pris deux réchauds à alcool bien plus fiables et faciles d’utilisation que nos deux réchauds à essence. Dehors, toujours par -18°C avec un petit vent, nous rempaquetons nos vivres dans des sacs de congélation afin de s’alléger des multiples emballages. Statiques et sans les gants nous sommes glacés.



Reste le problème de l’essence. Il n’y plus qu’une seule solution : la pompe à essence du port. Un groenlandais nous débloque d’une situation qui aurait pu durer : pour sélectionner la pompe à essence sur l’interface de paiement, il faut d’abord retirer la carte bleue... Nous remplissons de super (benzin) 3 bouteilles de 2 litres d’eau préalablement vidées. Nous nous salissons bien les mains et les gants lors de cette opération et une odeur d’essence nous accompagnera tout le séjour… Nous sommes un peu inquiets quand à la qualité de l’essence surtout que nos bouteilles d’eau n’étaient pas sèches, l’essence contient des petits cristaux de glace… Alors que nous appelons Paaluk pour le fusil, ce dernier vient à notre rencontre en voiture avec le fusil et les cartouches qu’il nous remet sur le parking du magasin. Nous voilà donc fin prêts avec notre nourriture, le carburant et notre fusil à pompe calibre 12. Toujours bien fatigués par le voyage et le décalage nous montons la tente sur la mer à côté de la ville. Seuls quelques centimètres de neige recouvre la banquise et faire des ancrages solides pour la tente n’est pas facile... A notre campement, Jimmy, un musher français au Groenland pour la saison vient à notre rencontre et nous prévient qu’un ours a été signalé « par là » en nous montrant pile la direction de l’étape de demain… Nous montons donc l’alarme dès cette nuit : tout fonctionne, les 4 détecteurs de mouvements se déclenchent correctement dès que quelque chose entre dans leur périmètre de détection. Dans la tente, nous essayons les réchauds, tout fonctionne aussi. Lors de l’allumage, la phase de préchauffage est effectuée avec de l’alcool à brûler versé directement dans la coupelle du réchaud. Cela est bien plus commode qu’avec de l’essence liquide qui une fois en feu, produit dans un nuage de vapeur et de suie, de hautes flammes jaunes qui encrassent le réchaud… Nous nous endormons, détendus, après ces deux journées où en bons européens nous avons toujours été pressés par le temps dans ce pays où il est censé s’arrêter !

3 mars Réveil à 5h45, -15°C, beau temps mais une épaisse brume stagne sur le fjord ne laissant que quelques centaines de mètres de visibilité. Sans repère sur la banquise, l’orientation est compliquée et le GPS nous aide franchement pour gagner l’entrée de la vallée glaciaire située à 20 km au sud-est de la ville. A14h, la brume se dissipe, il fait beau. Peu à peu nous entrons dans la vallée où le fameux glacier et ses 1300 m de dénivelé nous attendent. L’accès à la langue du glacier se fait par une rivière gelée recouverte de neige, c’est très commode par rapport à la montagne de cailloux et d’éboulis déneigés qui bordent les rives.

Le mur frontal du glacier qui nous inquiétait est raide mais sans difficultés majeures même si sur les 150 premiers mètres il faut tirer bien fort sur les harnais. Ensuite la pente s’adoucit, nous nous enfonçons dans le cirque. Après 300 m d’ascension nous montons la tente sur le glacier vers 17h. Cette fois nous pouvons le dire : l’ambiance est exceptionnelle, la vue sur le fjord porte loin et 2 immenses murailles de 800 m entourent la tente. Il n’y a plus aucune trace humaine.

4 mars Réveil à 6h, -18°C, nuageux mais de belles éclaircies permettent de deviner le ciel bleu notamment en direction du col à franchir ce qui nous décide à poursuivre l’ascension. Nous progressons dans ce cirque de glace et de roches, nous sommes surplombés par des aiguilles et des cathédrales de granit de plusieurs centaines de mètres de hauteur.

L’enneigement dans la région est plutôt faible (200 mm de précipitation par an à Uummannaq) et peut constituer un obstacle au ski nordique et sur le glacier une petite couche de 10 cm seulement recouvre la glace mais c’est suffisant pour se passer des crampons. Le rythme de montée est plutôt bon : 200 mètres à l’heure et nous sommes rapidement devant le ressaut terminal à 900 mètres. Comme vu sur Google Earth, ce dernier est protégé par une barre de crevasses et de séracs mais en rive gauche un passage beaucoup moins exposé est effectivement présent. Nous nous encordons mais attirés par une contre pente saine nous nous éloignons de l’itinéraire prévu. C’était une erreur puisque nous nous retrouvons dans une zone de crevasses invisibles du bas. Heureusement le passage est court, peut être une centaine de mètres, et nous retrouvons rapidement un endroit plus sûr. Vers 1100 m, par un petit vent glacial, nous nous accordons une pause pique- nique de… 10 minutes tellement il fait froid. La côte 1300 mètres est atteinte et nous sommes enfin sur le plateau sommital large et long de plusieurs kilomètres. Cette zone plate nous permet de souffler un peu après cette longue montée.

Les sommets sont bouchés et le plafond nuageux menace de s’abattre sur nous. N’ayant aucune envie de nous retrouver sans visibilité sur le glacier nous traçons de plus belle vers la pente de sortie. Nous entamons la descente en fin d’après midi, sans les peaux de phoque c’est avec plaisir que nous voyons défiler les kilomètres et les dénivelés sur une pente idéale pour la pulka. Le camp est monté sur le glacier à quelques centaines de mètres du mur terminal. Il fait un peu plus froid que les jours précédents : -20°C et les détecteurs de mouvement sonnent en permanence : pas le choix il va falloir se passer d’alarme. Comme tous les soirs nous envoyons notre position à l’aide d’une balise SPOT.

5 mars -18°C encore, et réveil à 6h pour poursuivre la descente. Le glacier se termine par une succession de magnifiques murs bleus de glace vive mais en rive droite un passage facile permet de rejoindre la rivière exutoire. Contrairement à sa jumelle de la rive nord, de l’eau s’écoule sur la glace la rendant impraticable et c’est dans les langues de neiges des pierriers morainiques que nous nous frayons tant bien que mal un chemin.

La neige est tellement légère que même dans les zones d’accumulation, 50 cm de neige ne permettent pas d’éviter les rochers sous jacents. L’immense vallée intérieure de Nugssuaq est désormais devant nos spatules, la partie glaciaire est franchie, nous envisageons la suite du voyage beaucoup plus sereinement… L’entrée dans la vallée donne l’impression de pénétrer un sanctuaire tout est blanc, grand, silencieux et sans aucune trace.



Nous progressons seuls au monde sur une large zone plate en direction du premier grand lac : le Sarqap taserssua. Un vent relativement fort nous oblige à rajouter des couches. Au loin quelques rennes fuient à notre approche. Lors de la montée du camp en face de l’île centrale du lac il fait désormais -25°C.

La nuit est glaciale et je dois me lever pour enfiler d’autres couches. Je dors avec 2 grosses polaires, la gore tex et un masque sur le visage : ça va beaucoup mieux. Vers 1h du matin un bruit de bâche nous réveille et il faut sortir pour lever le doute, ni ours ni renard, sûrement le bruit de la tente.

6 mars 6h, -28°C dans la tente et grand soleil. J’enfile d’autres couches au niveau des jambes et ma tenue sera identique ou presque de jour comme de nuit pour les 10 prochains jours. En bas, par-dessus mon sous-vêtement, un caleçon en laine, un caleçon polaire et un pantalon de ski de rando (coupe vent) en haut un T-shirt manche longue en laine, une grosse polaire, une autre grosse polaire et la gore tex pour la tête, tour de cou en laine, cagoule en soie, toque canadienne et masque néoprène sur le visage pour les mains, moufles en laine, sur-moufles coupe-vent et parfois le matin sur-moufles fourrées pour les pieds, chaussures de ski nordique, semelles en laine et deux paires de chaussettes en laine. La doudoune n’est utilisée que pour les pauses ou les arrêts. Nous poursuivons sur le lac où il fait maintenant -30°C avec un petit vent, le seul moyen de se réchauffer est d’accélérer…

A midi en plein soleil il fait toujours -30 (mais le vent s’est calmé), nous quittons le premier lac et montons le camp à l’extrémité est du deuxième : le Tasingortaq.

7 mars 6h, -29°C, beau temps, comme chaque jour nous mettons 1h45 à lever le camp et avant 8h nous sommes donc en route pour la traversée du Uigordeq, le dernier lac du chapelet avant une partie un peu plus montagneuse. La jonction pour rallier le lac est en neige profonde et la vitesse de progression ralentie considérablement nous laissant perplexes quant aux 15 kilomètres de la traversée.



Heureusement, sur le lac, le vent a fait son travail et la neige porte enfin. La température remonte au fil des heures, -20°C, -15°C et -10°C à la pause pique- nique. Nous atteignons le bout du lac où 200 mètres de remontée nous attendent avec au milieu de la pente un ressaut pierreux et neigeux dont le franchissement semble problématique même si ce dernier ne fait même pas 30 m de haut. Nous longeons la congère en quête d’un passage et c’est finalement en revenant sur nos pas complètement à notre droite qu’une écharpe de neige nous parait skiable entre les cailloux. Après un fort coup de reins nous sommes au sommet de l’obstacle sous un temps presque tempétueux mais comme il fait -5°C, le vent est largement supportable. Nous avons gagné 25 °C en quelques heures. Plus loin, sous la muraille de la montagne Majoriarssuatsiaq nous retrouvons la piste qui relie Ikerasak et Qeqertaq : les premières traces d’activité humaine après 4 jours de solitude. Nous voyons même passer un traîneau puis des motoneiges lors de la montée du camp. Après 7 jours consécutifs de bivouac en tente, les duvets commencent à être bien englacés et nous espérons demain déboucher sur le fjord ou apparemment une cabane avec un poêle serait présente.

8 mars Grand soleil et retour du froid (-20°C) après l’après midi de répit de la veille.

Nous nous mettons en route pour une étape descendante vers le fjord. Pas de problème d’orientation pour choisir la gorge de descente, il suffit de suivre les traces. Après un premier ressaut assez raide, la piste rejoint le lit d’une rivière, très encaissée et dépourvue de neige : nous évoluons sur son lit de glace vive et les crampons s’imposent pour poursuivre vers le fjord. Cette partie est toutefois très jolie, la glace offrant des couleurs et des formes très variées.

Le fjord apparait peu à peu et à l’estuaire de la rivière le toit d’une cabane se dessine. Le poêle est encore tiède et il fait 10°C à l’intérieur. Ni une ni deux nous suspendons les duvets sur un fil et profitons d’une pause pique-nique au chaud bien assis sur la banquette. L’après midi je monte seul au cap Eqaluit qaqat. Sans la pulka j’ai l’impression de voler. A presque 400 m au dessus de la mer je regarde le soleil se coucher sur le fjord, les couleurs sont magnifiques.

De retour à la cabane, nous voyons arriver assez tard dans la soirée deux pêcheurs. Pour notre plus grand bonheur ils remplissent le réservoir de pétrole et démarrent le poêle. La température monte et dépasse les 25°C. Toutes nos affaires sèchent ! Nous sommes un peu honteux de ne pas avoir rapporté de la glace à fondre après avoir préparé notre propre repas. Dehors des aurores pâlichonnes sortent derrière la cabane. Nous dormons déjà tandis que les pêcheurs préparent leur palangre de plusieurs centaines d’hameçons.

9 mars Nous sommes au fond du fjord d’Uummannaq à 55 km à vol d’oiseau de la ville et il nous reste 10 jours complets de vacances. Nous allons pouvoir ralentir l’allure et s’offrir des journées de skis sans les pulkas. Nous commençons donc dès aujourd’hui et partons en direction du front du glacier de Qarajaqs à l’est de la cabane.

A l’ombre des murailles de falaises il fait assez froid : -25°C. Nous approchons le cap Nugarssuk où nous comptons prendre de la hauteur pour dominer le front côtier du glacier mais la progression se complique à cause des crêtes de pression sur la banquise.

A quelques centaines de mètres du cap il faut renoncer, devant nous c’est un enchevêtrement de blocs de glaces et d’icebergs.

Nous tirons vers le fjord de Qarassapima en direction d’une cabane figurant sur la carte que nous apercevons aux jumelles. Elle est occupée par un pêcheur qui, sans gants par -20°C, appâte les hameçons de ses lignes. Il parle un peu anglais et nous apprenons que le flétan du fin fond du fjord d’Uummanaq est attrapé grâce à des calamars argentins (dont les boites en cartons spécifient même qu’il doit être conservé à -18°C). En milieu d’après-midi nous rentrons à notre cabane avec en chemin l’arrêt fusil. Notre expérience en arme à feu est très limitée et comme nous abordons la partie banquise du séjour nous nous essayons au tir contre un iceberg. Dire que c’est un échec serait insuffisant. Je rate l’iceberg qui doit faire un bon mètre cube alors que je suis à 5 m et Eric échappe le fusil qui lui gicle des mains lors du coup de feu. Bon, il faut dire que viser avec un fusil à pompe est assez dur et que le recul est énorme ! Cette fois, nous nous arrêtons prendre de la glace d’iceberg pour les pêcheurs et nous mais nous peinons à récolter de misérables petits blocs avec le piolet en aluminium. A notre arrivée devant la cabane, nous constatons qu’ils avaient déjà déposé 3 énormes bouts de glace…

Le poêle est resté allumé toute la journée et le thermomètre atteint 40°C ! Les pêcheurs arrivent dans la soirée, nous comprenons à force de geste qu’ils viennent de Qeqertaq pour pêcher dans le fjord d’Uummannaq quelques jours. Ils iront vendre le poisson à Ikerasak le lendemain.

10 mars -20°C, temps grisâtre, peu engageant. Nous quittons notre cabane sauna au petit jour avec les pulkas. A tort ou à raison nous craignons les ours puisque nous serons maintenant sur la banquise pour les prochains jours et plus dans les montagnes de Nugssuaq. Nous avons beau nous répéter qu’ils sont très rares dans le coin mais la nuit, sans alarme, nous ne dormirons pas sur nos deux oreilles. Pour la suite du séjour nous visons donc soit les villages soit les cabanes afin que les nuits soit reposantes. Nous partons pour Ikerasak dont la montagne est presque la jumelle de celle d’Uummannaq. Nous entrons dans le village en milieu d’après midi. Il y a une belle ambiance : nous sommes dans un village de carte postale de pêcheurs du bout du monde. Le Pilersuisoq est fermé en ce dimanche (sinon 9h-12h/13h30-16h30) mais une autre superette est ouverte et nous achetons des Wasa pour changer du pain noir. Le caissier nous montre la pompe à eau qui, dans les villages du Groenland, est une petite cahute bleue. Le camp est monté sur la banquise au milieu des chiens. La routine est bien en place : la tente est installée rapidement et la préparation du repas du soir suit un rituel rodé. D’abord la fonte de neige pour l’eau des 4 thermos du lendemain. Les deux réchauds sont allumés dans la tente sur une planche, la neige ou la glace d’iceberg est également stockée à l’intérieur dans une bassine pliante.

Puis vient ensuite la fonte de l’eau du soir pour le repas et la boisson. En parallèle, dans deux boites à glaces nous préparons 250 g de semoule ou de pâtes, 125 g de salami, 150 g de fromage, une lichette de beurre, le tout agrémenté d’une sauce en poudre. Après 5 minutes à tremper dans l’eau bouillante, ce plat est exquis avec ses 2 cm d’huiles en tout genre qui surnagent au dessus de la semoule. Nous le prenons à la chaleur du brûleur à alcool. Entre le moment où nous décidons de nous arrêter et le moment où nous entrons dans les duvets, il s’écoule en général 3h ou 3h30. Pour assurer notre confort et être à l’aise nous avons une tente 4 places.
Quel itinéraire dans l'Ouest américain en juillet: Yellowstone et parcs nationaux?
by Hyperbole94 · 2018-02-28 · 33 replies
Bonjour à tous, Nouvelle sur ce forum, j'aurais besoin de votre aide pour élaborer l'itinéraire d'un tour dans l'ouest américain en juillet prochain. Durée d'environ 3 semaines (hé oui, nous n'avons toujours pas pris les billets, c'est un peu tard, je sais bien, mais on a bien du mal à se décider sur les lieux de départ/arrivée 🤪 d'où cet appel à l'aide 😊 )

Nous serons 4 pour 3 générations : ma mère, moi-même et mes 2 ados de 15 et 17 ans. Notre budget n'est pas arrêté : nous économisons depuis un moment et avons de quoi nous faire plaisir (envisageons par exemple le survol en hélico du grand canyon) mais nous ne sommes pas du style à dépenser sans compter non plus.

Nous tenons absolument à voir Yellowstone, Bryce & Zion, et Grand Canyon. Les enfants tiennent beaucoup à Las Vegas (même s'ils savent qu'ils n'auront pas le droit de jouer 😮 ) du coup on passerait aussi par Death Valley. Ils ont aussi très envie de faire les parcs d'attraction de LA, ma mère et moi sommes moins fans, mais bon, ça peut être pas mal de repartir par Los Angeles, vu qu'il n'y a pas de vols directs Las Vegas / France et "seulement" 5h de route entre les deux...

J'ai lu que la route Denver Yellowstone était très belle, de plus lesvols sont moins chers et moins longs depuis la France pour Denver que pour Salt Lake City, d'où l'idée de partir de Denver : qu'en pensez-vous ?

Par ailleurs, nous voudrions pouvoir conserver une certaine souplesse : pouvoir rester à un endroit une nuit de plus si on en éprouve l'envie, quitte à écourter une autre étape... Cela vous semble-t-il envisageable ? Par exemple est-il possible de ne réserver que les premières nuits puis ensuite de faire les réservations d'une étape à la suivante sur internet ?

Première ébauche : -Denver (1ère nuit) départ de bonne heure le lendemain vers -Cody (2e nuit) : spectacle de rodéo le soir -Yellowstone (3e, 4e, 5e nuit voire une 6e...)

Ensuite, direction les autres parcs : là c'est un peu le flou...

1/ si la route est très belle, peut-être cela vaut-il le coup de passer une nuit à Salt Lake City pour couper la route entre Yellowstone et les autres parcs histoire de prendre son temps et profiter du paysage : qu'en dites-vous ?

2/ Dans quel ordre nous conseillez-vous de faire -Moab (Arches & Canyonlands donc 2 nuits minimum, non ?) -Grand Canyon -Lake Powel et Antelope Canyon -Bryce et Zion

Ensuite direction Las Vegas (+ Death Valley) puis Los Angeles avant de rentrer en France.

Nous préférons ne pas "tout voir" mais prendre notre temps, d'où l'idée de "zapper" Yosemite et San Francisco... La plupart des itinéraires qui ne sont pas en boucle finissent à LA, donc j'ai fait pareil, mais je me demande si ce ne serait pas presque plus judicieux de faire l'inverse (même itinéraire mais dans l'autre sens) : y-a-t-il une raison pour laquelle généralement on finit par LA et on commence par une autre ville ?

Désolée, ça fait beaucoup de questions, merci par avance pour votre aide !
Route d'Haridwar à Calcutta (et west Bengal) et fin à Udaipur
by Aleph240758 · 2016-12-24 · 177 replies
c'est parti !!! mon voyage s'est déroulé du 26 oct au 10 décembre. Oui j'ai vécu la démonétisation de plein fouet, et j'ai bien compris la formule " l'Inde ne se visite pas mais se vit !!!" et que de galères avec ces problèmes mais je n'y suis pas encore Je suis arrivée à Dehli vers minuit, douane, taxi et me voici à l'hôtel Cottage yes please, réservé et confirmé par mail !!! et en arrivant je réveille le personnel qui cherche longuement ma réservation !!! non enregistrée et il me demande le mail que je retrouve !! ok ok no problem, no problem et me donne une chambre...ouf je suis fatiguée. Le lendemain avant de partir je vérifie si ma réservation pour le retour est enregistrée, et que nenni, donc là il la note devant moi !!! je tiens à vous signaler que cet hôtel n'est plus aussi fiable qu'auparavant. Je change mes euros avant de prendre le train pour être tranquille pendant mon voyage!!! j'ai de grosses liasses à cacher dans différents endroits. Je traverse la rue et me rends à la gare prendre mon train de 15h20 (Ddn Janshtbdi), nous arrivons avec une heure de départ à 20h30 J'ai réservé l'hôtel Sun city où j'arrive fatiguée et une fois installée je pars dîner au premier restaurant sur la rue principale .Cet hôtel est simple, propre et le personnel très serviable. Ma première journée à Haridwar se passe en grande partie sur les ghats et rues commerçantes avoisinantes avec des touristes indiens venant pour Divali qui approche.













Je profite de mon séjour à Haridwar pour aller passer une journée à Rishikesh qui est à 1h de bus d'ici C'est une ville touristique pour occidentaux essentiellement, ashram, cures ayurvédiques, boutiques, restaurants , il y a du choix Les paysages sont beaux





Je déambule d'une rue à une autre et arrive sur une plage paisible



De retour à Haridwar , j'assiste au spectacle de l'Aarti Ganga

petite méditation pendant que la foule s'installe





désolée, je dois partir travailler je vous souhaite un bon Noel et à très vite pour la suite

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