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What to see in Montenegro?
by Lechefrando · 2024-11-15 · 11 replies
Hi everyone on Voyage Forum! In mid-September 2025, a group of friends and I are heading to Montenegro for a week. On my must-see list, I’ve obviously got the Bay of Kotor and Lake Skadar. Besides those two excursions, what else would you recommend seeing or visiting? Just to note, we’ll be staying in the Bijela area.

Another question: Is Tivat Airport operating during that period? I think Transavia flies there. Otherwise, we’d have to go through Dubrovnik, which I’d prefer to avoid—partly because I’ve been there before and partly to skip the border wait.

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Conversation transatlantique
by UnaMilanese · 2020-09-19 · 24 replies
Ciao a tutti,

Ras le censuré du covid! Et si on causait d'autre chose, hein?

Dans un livre au beau titre, Globe-trotteur en français, Svetski putnik en langue originale bcms (littéralement La Conscience du voyageur) David Albahari, auteur serbe émigré au Canada, place ces mots dans la bouche de l'un des personnages du roman, Daniel Atias, écrivain de l'"ex-pays" invité à une résidence d'artistes à Banff :

Dans son monde, l'Europe,

il n’y a que l’instant présent, et dans cet instant on vit, en fait, pour le passé, que chacun voudrait bien changer, alors qu’ici, s’il ne se trompait point […] l’instant présent n’est que l’antichambre du futur, et le passé reste, comme il se doit, aussi immuable que les montagnes qui nous entourent.

L'ici qu'il évoque est le Nouveau Monde, l'Amérique aux vastes étendues.

La lectrice que je suis avait adhéré à la vision d' Albahari sur l'homme européen, du moins d'un certain âge et curiosité intellectuelle sur sa propre histoire, sur la matière de sa mémoire, Frankenstein couturé de traumatismes mal digérés (comment ne pas entendre aujourd'hui sans masque sur les oreilles les grincements de dents dans l'Egée?) et de quelques rares périodes resplendissantes. Je n'avais eu en revanche aucun point d'appui pour évaluer sa perception du Nord Américain.

Qu'en pensent mes compatriotes européens et les natifs des vastes étendues (pratiquement absents de cette rubrique) ou bourlingueurs attentifs des deux rives de l'Atlantique?

Catherine (qui se dit que son esprit serait peut-être différent, autre texture, autres réflexes, si elle habitait rue des écureuils au lieu de rue d'un général napoléonien syphilitique à quelques pas de la place d'un empereur romain grand massacreur de chrétiens)

PS : pour contextualiser (sans épistémologiser 😇) la citation extraite du livre, voici la critique complète que j'avais écrite de l'ouvrage :

« Ce qui m’inquiétait c’était une chose que je devinais plutôt que je ne la voyais vraiment, une chose qui n’avait pas encore de forme déterminée et ne se rattachait pas davantage à telle ou telle partie de son visage, quelque chose qui du moins à ce moment là n’aurait pas pu être saisi par le dessin, mais qui, telle une ombre, ne cessait de glisser sur ses joues, ses sourcils et l arête de son nez, menaçant de s’y fixer et – la voilà mon inquiétude, de s’y établir à demeure. »

Deux hommes. Un peintre et un écrivain. Un peintre canadien et un écrivain de Belgrade. En cet été 1998, ils sont tout deux invités du Centre des Arts de Banff, artistes en résidence, longue pour le premier, à peine 13 jours pour le second. Le visage de l’auteur fascine le plasticien, qui en scrute les moindres détails, les moindres expressions, et tente dans les heures où ils ne sont pas ensemble de dessiner ses traits, de la simple épure d’une ride à la physionomie complète. Il tente péniblement de faire apparaître une forme qui se dérobe.

Cette passion exclusive et oh combien possessive du peintre envers l’écrivain qui ne la découvrira, en feuilletant le haut paquet de dessins dans un parfait silence, que quelques minutes avant son départ définitif de Banff, est contrariée par l’arrivée d’un troisième homme, un Canadien de Calgary, rejeton d’Ivan Matulić, globe-trotter croate dont les deux artistes ont vu la signature dans une vitrine du Musée d’Histoire naturelle de Banff. L’écrivain et le petit-fils partageant une origine géographique commune et par là même une fraction d’histoire commune, il se noue entre eux une discussion, une entente même, dont le peintre, à son grand regret, se sent exclu.

Le peintre est le narrateur. Narration intime où il relate ses sentiments, les mouvements du groupe, les discussions.

Thé pris au grand hôtel à l’orgueilleuse architecture, conférences au Centre des Arts, cocktail petit doigt en l’air et expression inspirée de rigueur chez le directeur des programmes littéraires, fraîches eaux des torrents et wapitis vaquant, indifférents aux hommes, à leurs occupations. Déambulations plus ou moins rapides selon l’heure et l’humeur dans les rues du Bison, de la Loutre, du Castor…

Les rues ont à Banff des noms d’animaux, le peintre s’attirera la sympathie de Daniel Atias en définissant son identité par la prairie.

Les deux hommes viennent de deux mondes profondément différents. Dans le monde de Daniel Atias dit-il, « il n’y a que l’instant présent, et dans cet instant on vit, en fait, pour le passé, que chacun voudrait bien changer, alors qu’ici, s’il ne se trompait point […] l’instant présent n’est que l’antichambre du futur, et le passé reste, comme il se doit, aussi immuable que les montagnes qui nous entourent. » La réflexion sur le temps, sur l’histoire, sur les relations que les peuples entretiennent avec elle influençant ainsi leur existence, charpente le livre.

Au-delà de la confrontation du rapport au temps, à la mémoire sur les deux rives de l’Atlantique se développe la relation entre des ressortissants de deux camps opposés de l' »ex-pays » comme le nomme l’écrivain qui ne mentionnera jamais ni la « Yougoslavie« , ni encore moins la « Serbie« , discussions intenses, prises de conscience qui réveillent l’espoir assoupi de Daniel Atias. Mais le petit-fils du globe-trotter croate, né dans un pays d’avenir, cédant à l’impulsion de contempler le passé de son ancêtre, de Canadien devenant ainsi Croate, sera empoisonné, à mort, par cette dislocation abyssale de son identité.

En mode mineur, une réflexion sur la nature de la peinture et de la littérature, sur leur façon différente d’appréhender le monde, d’en rendre compte, traverse l’ouvrage.

Le texte est dense, pas de chapitre, pas même d’alinéa. Un bloc de langue, d’idées, de sentiments. Daniel Atias prétend que « le mieux serait encore de lire un seul livre pendant toute sa vie…« . Au vu de l’épaisseur de ces 200 pages, on se dit que si elles n’occupent pas toute une vie, il ne serait sans doute pas inutile de les fréquenter longuement pour en approfondir la compréhension, en déceler le cheminement, en apprécier le système d’échos.
Quatre mois dans les Balkans à vélo Venise - Istanbul
by Cyclolo · 2020-04-18 · 1 reply
Film résumé en 3m30 https://youtu.be/IpjdmmXR9Lo Italie & Slovénie : Venise - Cortina - Ljubjana 800 km / 18200 md+ Arriver en bus à Venise (vélos en soute)... et mieux repartir plein nord dans le coeur des Dolomites (vélos sur le bitume). Impossible de parcourir les ruelles pavées ou naviguer sur une gondole, le but est de rejoindre Cortina d'Ampezzo avec 3 cols à plus de 2000 mètres. Aussi mythiques que sublimes : Monte Grappa, passo Rolle, Valles et di Giau (2236 m). Certains font le Giro, d'autres du cyclotourisme : dur de tenir la roue d'un vélo de route quand les sacoches sont remplies à ras bord de bonnes choses à manger... Au fil des grimpettes, le soleil nous quitte pour rester en bord de mer : le temps n'est franchement pas au rendez-vous ! Il pleut quand il ne neige pas, il fait surtout froid et humide. A Cortina (#3), la météo annonce 15 jours de mauvais, il faut avancer coûte que coûte. Très vite, on s'habitue à l'effort, au dénivelé et aux conditions hivernales d'un mois de mai : le col pour Sella Ciampigotto et Sauris est fermé : obligés de slalomer entre les congères et les blocs de pierre éparpillés sur la route. Peu à peu, le bitume laisse place aux pistes forestières, l'aventure peut commencer...



A Bovec, en Slovénie, l'ambiance devient plus minérale. La route qui entaille les Alpes Juliennes est chargée d'histoire : 25 km et 50 virages construits par des prisonniers russes. L'enfer au paradis... Le soleil fait briller les eaux cristallines de la Soca jusqu'au col de Vršic (1611 m), l'endroit est irréel. Après un court passage à Bled, le parc calcaire du Triglav donne une pause autour du lac de Bohinj (Bohinjsko jezero), rien de telle qu'une randonnée pour dégourdir les jambes. Ici, les vallées sont paisibles et les huttes traditionnelles en bois donnent du charme au pédalage. La météo redevient capricieuse, pas un jour ne passe sans pluie jusqu'à Ljubljana. La fin de l'arc alpin s'achève en douceur : quelle satisfaction personnelle, ce voyage a commencé il y a 4 ans... Genève-Nice ! La vie rêvée d'un cyclovoyageur...



Après une journée de repos dans la capitale slovène (visite à 2 roues bien entendu), le cap est enfin mis sur le sud pour ouvrir la porte des Balkans. Les paysages deviennent plus vallonnés et les villages pittoresques : peu de touristes dans cette belle campagne de moyenne montagne. Croatie et Bosnie Herzégovine : Cabar - Delnice - Otocac - Senj - Makarska - Mostar 920 km / 13050 md+

La Croatie est l'étape détente et touristique de la traversée des Balkans : 300 km de route côtière de Senj à Makarska, que du bitume, peu de grimpettes... quoique ! Le soleil tape fort dès le matin, les journées commencent à 5 heures pour profiter de la fraîcheur et du peu de trafic. Mer bleue turquoise, papillons multicolores, villes historiques (Starigrad, Zadar, Sibenik, Togir, Split), longues pauses à l'ombre : tout y est pour des vacances paradisiaques ! Au nord, les parcs nationaux rythment l'itinéraire. Risnjak se fait au pas de course, la tête sous le pancho. Pas le temps d'apercevoir un lynx ou un ours : la forêt est peu engageante. Plitvice (Plitvicka jezera) accorde un peu de répit avec une belle rando entre lacs et cascades. Le parc du Velebit nord (Sjeverni Velebit) est une révélation karstique : la blancheur du calcaire tranche avec l'Adriatique. Les cabanes en bois amènent un peu de chaleur et de confort, au chaud près du poêle et dans un lit douillet. Plus au sud, Paklenica révèle un magnifique site d'escalade coincé dans un canyon étroit. Souvent, les vestiges de l'éclatement de la Yougoslavie sont toujours visibles 30 ans après la guerre : maisons éventrées et mines antipersonnelles signalées au bord du chemin. Impressionnant ! L'accueil en Bosnie est plus que chaleureux. Il n'y a que très peu de touristes, alors l'arrivée de deux cyclos est un véritable évènement. A Mostar, le vélo saute sur les pavés du Stari most, ce fameux pont médiéval détruit par les Serbes et reconstruit en 2003. Les mosquées et leurs minarets replacent soudainement les églises... le voyage à vélo permet de se plonger au coeur des religions et de l'histoire de ce petit bout d'Europe. Les routes sont étrangement désertes et les montées en plein cagnard sont étouffantes. Pas d'ombre ! Les gorges verdoyantes de la rivière Zalomka donnent accès au plateau de Gacko, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les montagnes du Monténégro pointent leur nez, le pays est à cinq kilomètres à vol d'oiseau, mais à bien regarder la carte, le poste frontière rallonge par le nord d'au moins 150 km... Un chemin existe bel et bien, il coupe à travers les champs et quelques baraques en bois déglinguées. La frontière est marquée par un simple panneau, pas de barrière ni de garde. Facile de pénétrer illégalement dans le pays... en sera-t-il de même pour sortir ?



Monténégro, Albanie (1) & Kosovo : Pluzine - Zabljak - Savnik - Nikšic - Ostrog - Danilovgrad - Cetinje - Kotor - Podgorica - Plav - Rozaje - Pejë Le Monténégro est le royaume du vélo, surtout que le pays développe des circuits VTT de toute beauté. L'arrivée par le parc du Durmitor et le canyon de la Tara est une explosion de bonheur : l'endroit sauvage et préservé vaut à lui seul le détour. Peu de cyclos doivent prendre notre itinéraire, ça monte très fort tous les jours sur des chemins qui ne sont mêmes pas indiqués sur les cartes touristiques. L'expérience est géniale ! Parfois il faut pousser le vélo, souvent il faut mettre le poncho... ici, les orages sont violents et rapides. On échappe de peu à la grêle dans une étable providentielle : le paysage devient blanc en quelques minutes. On aura moins de chance sur un chemin transformé en torrent par des eaux en furie : l'expression "être rincé" prend tout son sens. Moments véritablement incroyables ! Voyager à vélo, c'est accepter cette incertitude, cet inconfort relatif et ce sentiment d'être livré à soi-même. Le contraste des couleurs est saisissant avec les montagnes environnantes : le Bobotov Kuk, point culminant à 2523 mètres, apparaît enneigé entre deux nuages. La baie de Kotor (Boka Kotorska) à 6 heures du matin est resplendissante, surtout avec 1200 m de dénivelé négatif effectués à la fraîche... le bonheur à portée de pédale ! Ce fjord de 30 km déchire d'un bleu profond un massif abrupt et tourmenté la route autour des deux péninsules (Luštica et Vrmac) permet de souffler un peu dans une ambiance méditerranéenne entre les oliviers et les grillons. Les villages traditionnels avec leur port de pêche et leur église alternent avec les pépites touristiques et autres stations balnéaires bétonnées : on roule ainsi de la très branchée Budva à la carte postale Sveti Stefan...



Après une journée de repos à Bar, les étapes de montagne ramènent en 3 jours dans le nord-est du pays par le lac de Skadar (Shkodër) et la magnifique vallée alpine de Kelmend en Albanie. De nouveaux panoramas entre 1000 et 1800 m défilent : les prairies (Katun). Quelques baraques ont été construites au milieu de nulle part et résistent au temps, tout comme ces bergers et ces bûcherons qui (sur)vivent loin de toute modernité. Pas de route, d'électricité, encore moins de touriste. La rencontre à vélo est exceptionnelle : il faut juste prendre le temps de s'arrêter. Au loin, le Kosovo apparaît comme creusé entre les montagnes, le pays est étonnamment plat. L'accueil est comme toujours chaleureux, d'autant plus que la pluie est au rendez-vous. Les spécialités culinaires comme les brochettes kefta ou les feuilletés byrek nécessitent un prochain voyage.



Albanie (2) : Bajram Curri - Fierzë - Fushë-Arrëz - Burrel - Divjakë - Fier - Vlora - Orikum - Saranda 640 km / 15000 md+ L'Albanie est un coup de coeur et une véritable surprise pour celui qui ne se limitera pas à la côte adriatique, la riviera albanaise. Les chemins de montagne exigeants et réservés aux aventuriers permettent de traverser le pays du nord au sud sans toucher le bitume. La vallée de la Valbona met directement dans l'ambiance : l'idée initiale était de passer le col de Valbonës à 1795 m pour rejoindre la vallée de Theth... c'est à pied finalement que l'on grimpera en aller-retour : le sentier est inroulable à VTT ! L'itinéraire s'adapte au jour le jour au gré du relief, du temps et des rencontres. La communication est plutôt bonne malgré un vocabulaire très limité... "rüga problem" est essentiel : les routes départementales qui coupent le pays est/ouest sont des pistes défoncées. Tous les Albanais se plaignent des politiques et de la corruption : le sentiment de misère et d'abandon revient sans cesse dans les conversations. En parlant de la France, certains yeux brillent avec l'espoir de changer de vie, les autres pleurent en souvenir d'un séjour à Calais ! Les bergers du parc de Lura (Parku Kombëtar Lurë) vivent dans des cabanes ouvertes au vent, constituées de 4 poteaux et d'une bâche en plastique en guise de toit. Leur quotidien est rythmé par la traite de leurs chèvres : le lait est transporté dans la vallée à dos d'âne. La vie est à la fois belle et tellement dure, moment terriblement émouvant !



A l'est, le parc de Qafë-Shtamë évite les embouteillages de Tirana et rejoint la ville d'Elbasan. La piste déglinguée met à mal les bras et le matériel : l'essieu de la roue arrière casse net. La réparation tient au miracle car aucune pièce n'est en stock pour un VTT "récent" ! A deux reprises, le chemin n'existe plus... emporté par des glissements de terrain. Contourner un obstacle se paie par de gros efforts mais la providence amène un bivouac de luxe sous les étoiles ou une rencontre inoubliable : on n'est jamais à l'abri d'une invitation, d'un café albanais (surtout pas turc) et d'un verre de raki... voire les deux à la fois, même à 7 heures du matin. Au sud du pays, les pistes de sable au bord de la mer fatiguent plus que les cols : on roule même sur la plage... la chaîne du vélo s'en souvient encore. A Saranda, il est temps de prendre un ferry pour rejoindre la Grèce, Corfu : que les vacances commencent !



Grèce, Albanie (3) et Macédoine du Nord : Corfu - Igoumenítsa - Trikala - Metsovo - Konitsa - Kastoria - Presta - Bitola - Demir Kapija 1100 km / 24775 md+ Le tour de Corfu est un moment de détente au bord de mer ; l'ascension du grand Pantokrator (900 m) est l'unique étape de montagne de l'île. Les bivouacs sont posés face à l'Adriatique sous les oliviers, dans les herbes sauvages et les odeurs d'été, la plage n'est jamais très loin... le paradis ! La végétation est brûlée par le soleil, à 11 heures il fait déjà très chaud même à l'ombre des chapelles orthodoxes. Le retour sur le continent est rude : la chaleur étouffante rend les montées épuisantes. Dur de remonter sur selle avant 16 heures... les grimpettes se font à la fraîche. L'étape de Pramanta est difficile mais grandiose : chaque tour de roue est une victoire sur la caillasse, les virages s'enchaînent dans la douleur jusqu'au col à 1800 mètres. Il en va ainsi jusqu'à Kalambaka ; les chemins chaotiques se succèdent à un rythme d'enfer ! Aux Météores, la quiétude des monastères suspendus dans le ciel disparaît sous le flot des touristes déversés par bus entiers. L'endroit reste féerique et chargé de légendes mystérieuses. Ces poudingues géants semblent sortir de l'imagination des Dieux de la mythologie grecque... Istanbul se trouve à l'est, pourtant le cap est mis à l'ouest pour rejoindre les parcs Pindus et Tymphe, soit plus de 100 km à rouler dans la direction opposée, à ne plus rien comprendre... surtout que la pluie revient ! Après Kastoria, l'Albanie ouvre à nouveau ses frontières pour 50 km. Les bergers sont toujours là pour un coup de main : un fil de fer rouillé de clôture fixera mon porte-bagages jusqu'à l'arrivée. Merci les artistes ! Au lac de Prespa, la Macédoine se révèle être un véritable condensé des Balkans : les locaux parlent avec fierté de leur pays et leur vie : présence ottomane, religions, première guerre mondiale, migration, éclatement de la Yougoslavie, tout y est. J'oublie la traversée sans poste frontière au sommet du Mont Varos (2524 m), la situation est très tendue avec les Grecs : obligé d'improviser un circuit jusqu'à la frontière bulgare. Quelques âmes vivent dans des villages perdus, le temps s'est figé ! Il n'y a pas de bitume et les chemins sont difficilement praticables, peu empruntés... surtout gorgés d'eau !



Bulgarie et Grèce (2) : Pétritch - Melnik - Bansko - Pamporovo - Plovdiv - Velingrad - Smoljan - Rudozem - Dzhebel - Komotini - Alexandroúpoli 850 km / 22375 md+ / 21900 md- Le parcours bulgare est intense et extrêmement varié. Curiosité géologique due l'érosion, Melnik est un village typique entouré de montagnes sablonneuses. Alors traverser un tunnel creusé dans du sable qui s'effrite au passage de la main, c'est comment dire... pas rassurant ! La piste remonte plein nord le long du parc du Pirin ; les locaux expliquent qu'il est impossible de rejoindre Bansko... alors le GPS aide à se repérer dans un dédalle de cul-de-sac et d'indications en cyrillique. L'entrée dans le massif des Rhodopes est magique : l'endroit est franchement beau même si les glaciers posés à plus de 2900 mètres font pâle figure ! C'est la saison des champignons : les chanterelles et les girolles cuisinées dans la popote donnent une saveur particulière aux pâtes 3 minutes. Les sources sont omniprésentes, quel bonheur de se ravitailler en eau fraîche plusieurs fois par jour. Mais l'atout principal des Rhodopes est la présence de cabanes plus ou moins luxueuses. On trouvera au minimum un toit, des bancs et des tables, un barbecue. Certains sont de véritables bijoux d'architecture en bois, on peut même y cuisiner ou passer la nuit... A partir de Dospat, une belle boucle en 8 se prépare : les cols et les vallées se succèdent. Il faut se perdre sur les sentiers pour visiter les monastères et les villages inaccessibles. Le vélo est posé pour découvrir les gorges de Trigrad, de la Trigradska et l'arche naturelle de Cudnite, merveilles de roches érodées. Les lacs de Batak et de Chiroka permettent de partager les vacances des Bulgares, caravaning, bbq, pêche, musique techno... la vie en toute simplicité ! L'essieu (cassé et réparé à grands coups de marteau en Albanie) fait trembler à nouveau le vélo, la roue sera changée à Pamporovo dans l'unique magasin de sports de la région, et par chance... le proprio est un ancien champion de VTT de descente ! Au sud du col de Rozen, l'influence turque redevient visible avec ses mosquées et minarets pointant vers le ciel. Après 60 km de route sinueuse le long de la rivière Arda, le bivouac est posé près du pont du Diable construit au XVIè siècle... la nuit y est douce contredisant les légendes d'antan ! De retour en Grèce, la mer Egée illumine nos journées alors les épines percent les chambres à air : quand il n'y a plus de rustine, il y a toujours un cyclo qui passe ! Les coups de pédale dans la forêt de Dadia Lefkimi amène une dernière teinte de verdure au voyage ; le fleuve de la péninsule balkanique, la Maritza marque net l'entrée dans une plaine aride... la Turquie.

Turquie : Ipsala - Gelibolu - Lapseki - Bandirma - Istanbul 590 km / 8225 md+ / 8825 md- Le passage de la frontière turque donne l'ambiance : c'est chaud ! Le soleil tape fort sur les premiers kilomètres, où les voitures chargées à ras bord attendent avec plus ou moins d'impatience devant des militaires, 4 par 4 et armés jusqu'aux dents. La poussière des pistes s'envole sous les roues : pas de bitume, pas d'air, pas d'ombre... sauf à la terrasse des cafés où les hommes s'agglutinent. La quiétude des villages s'arrête un court instant à notre passage : les mains se lèvent et les conversations fusent. Impossible de repartir sans une bouteille d'eau fraîche ou un sac de légumes, quel accueil ! Les canaux d'irrigation arrosent de grands champs déserts... personne n'ose s'y aventurer aux heures les plus chaudes de la journée. Jusqu'à Gelibolu, le bord de mer est moins monotone et plus montagneux, l'ambiance est plus festive. Pour éviter le trafic infernal d'Istanbul et 100 km d'urbanisation, la rive sud de la mer de Marmara semble être plus "agréable". La route asiatique permet de pédaler vite et bien sur une voie rapide... à quelques mètres des bolides ! Peu de variantes sont possibles jusqu'à Bandirma, où le ferry mène au coeur d'Istanbul sans effort.



Constantinople est évidemment merveilleuse, l'histoire du monde se joue devant nos yeux. Les vélo sont posés avec soulagement : dur de retrouver le rythme de la marche à pied car la fatigue se fait ressentir après 4 mois acharnés sur la selle. Ca fait mal de partout. Les visites sont riches et infinies, Grande Sophie, mosquée Bleue, palais de Topkapi, tour de Galata, grand Bazar, citerne basilique, quartier d’Ortaköy, pont sur le Bosphore, etc. Istanbul est une porte grande ouverte sur l'Asie... à bientôt !

Hébergements le long de l'E6 pour la descente du Danube en tandem
by Herdeher · 2020-02-05 · 10 replies
Bonjour aux cyclistes au long cours.

Nous envisageons, mon épouse et moi , une descente du Danube de Donaueschingen jusque Constanta. Nous serons en tandem, notre moyen de locomotion habituel. Vu notre âge vénérable, nous n'envisageons plus de camping , autre qu'exceptionnellement. Pas trop de difficultés d'hébergement jusqu'en Hongrie, mais ensuite en Serbie, Croatie et Roumanie cela s'avère apparemment plus difficile à trouver des hébergements répertoriés.

Si les cyclos qui ont déjà emprunté ce parcours peuvent me tuyauter sur les possibilités existantes dans ces pays, les meilleurs plans, les moins bons également, je serais preneur.

Merci d'avance pour tout ce que vous pourrez me conseiller.

Robert
Echappée belle en Serbie: Belgrade et la Voïvodine
by Vaikeaiti · 2019-10-07 · 14 replies
INTRODUCTION

La Serbie, pays le plus septentrional des Balkans, pays de naissance ou de coeur du savant Nicola Tesla, du dessinateur Enki Bilal et du cinéaste Emir Kusturica, n' a pourtant pas atteint le niveau de visibilité touristique de certains de ses voisins comme la Croatie par exemple ou la Slovénie ou encore le Montenegro. C' est encore pour quelque temps une destination confidentielle. C' est l'une des raisons pour laquelle nous avons décidé de partir quelques jours d'abord pour visiter Belgrade, en plein réaménagement culturel et urbanistique, et ensuite pour découvrir la partie nord du pays, appelé la Voïvodine, région culturellement riche connue pour ses villes et bourgades historiques, ses monastères et ses parcs naturels. Nous n' avons pas regretté ce voyage et avons apprécié le côté authentique qu'offre la Serbie à ceux qui veulent bien venir y passer quelques jours. Pas ou très peu de touristes européens ou américains, en revanche l'on rencontre des touristes chinois, le gouvernement serbe ayant exempté les visiteurs chinois - ou indiens - de visa. A deux heures et demie d'avion de Paris, Belgrade, la Ville Blanche ( ou ' Beo Grad ' ) ambitionne de redevenir ce qu'elle était dans les années 30, à savoir la reine des Balkans, une capitale joyeuse et ambitieuse, et l'une des destinations les plus courues d'Europe du Sud. Elle n' est pas loin de gagner son pari.

UN PEU D HISTOIRE La première principauté serbe voit le jour au milieu du 9ème siècle, alors que l' ambitieux prince Vladimir profite d'une victoire sur les Byzantins pour confédérer les principautés qui ont concouru à la victoire. Le nouvel état voulu par le prince - la Rascie - sera le siège de la principale cour de justice dans les Balkans. Ce nouvel état comporte la Serbie méridionale et occidentale, ainsi que le Montenegro et l' Herzégovine actuels. L' empereur byzantin auquel tous les princes - dont Vladimir- ont prêté allégeance va envoyer les moines Cyrille et Méthode évangéliser les Slaves. Il s'agit de rendre le christianisme accessible aux populations locales et Cyrille va mettre au point une écriture basée sur l' alphabet grec, adaptée au slavon, langue liturgique des écritures saintes. C 'est ainsi que nait l' alphabet cyrillique, toujours utilisé dans la région, et qui a ensuite migré vers la Bulgarie actuelle ainsi que vers la Russie, avec des différences mineures qui n' empêchent pas les populations de la Grande Région de se comprendre. La Serbie appartient donc depuis le 9ème siècle à un espace chrétien d'obédience byzantine , qui, après le schisme de 1054, deviendra d'obédience orthodoxe. Le Moyen-Âge est donc l' âge d'or serbe. Les princes successeurs de Vladimir n' auront de cesse d'abord d'agrandir le royaume de Rascie, englobant à la fin du 12ème siècle le littoral adriatique et la Zeta, et puis de construire des monastères à la richesse architecturale incomparable. L' empire serbe va s'effilocher puis disparaître sous la domination ottomane , qui va durer cinq siècles. Les Serbes refusent massivement de se convertir, subissent les discriminations et ne pratiquent leur religion et leur langue qu'à l' église ou à la maison. Les conflits culturels et d'autorité sont permanents, mais, paradoxalement et miraculeusement, la liberté de culte étant réglementée mais permise, les monastères orthodoxes, lieux de liberté et de développement culturel, vont prospérer. Les Turcs, quant à eux, ont une vision des Balkans très nette et organisée; ils vont construire des édifices militaires et religieux, des ponts, des forteresses, des mosquées bien sur. La création d'un état moderne date du milieu du 19ème siècle. Des soulèvements populaires ont lieu contre ' la Sublime Porte ', une démocratie de type libéral est créée en 1830, fortement influencée par l' Autriche-Hongrie. Mais la Serbie a des prétentions territoriales qui l' opposent au grand voisin, ce qui va mener aux guerres balkaniques de 1912-1913, et de fil en aiguille, à la Première Guerre Mondiale. Le prince héritier du trône d'Autriche, Louis-Ferdinand est assassiné à Sarajevo par un Serbe, Gavrilo Princip, membre actif de l' organisation étudiante de Bosnie, la Main Noire. L' alliance entre la France et la Serbie va offrir à l' état serbe en exil une position de force dans les négociations de 1918. En 1921, le royaume devient un état centralisé sur le modèle français. Mais la situation politique va se gâter, les minorités vont s'opposer et se radicaliser, l' armée allemande est accueillie à bras ouverts par les Croates alors que Belgrade la résistante est bombardée. La Serbie va, contre son gré, devenir un état collaborateur dirigé par une marionnette aux ordres de Berlin. Face aux démonstrations de haine féroce et grandissante entre frères yougoslaves, les communistes vont s'imposer comme une évidence. Tito, leur chef et habile stratège politique, décide en 1945 de créer une fédération de six républiques : les Slovènes, les Croates, les Monténégrins, les Serbes, les Macédoniens et, un peu plus tard, les Musulmans. A l' intérieur de la Serbie sont créées les provinces autonomes de Voïvodine et du Kosovo avec obtention pour chacune des 26 nationalités, de droits culturels importants. L' histoire moderne de la Serbie est tumultueuse, trouble, violente, chaotique et impitoyable. C' est en particulier celle d'une guerre de nettoyage ethnique, la guerre de Bosnie qui culminera avec le massacre de Srebrenica en 1995, sous le commandement du sinistre général Mladic, lui-même aux ordres de Slobodan Milosevic élu président de la Serbie en 1992. Autre guerre qui va suivre, celle du Kosovo, occupé par l' armée serbe. Autre massacre, celui de Racak qui déclenchera les bombardements de l' Otan visant à forcer les Serbes à se retirer du Kosovo et à cesser leurs exactions. Ces bombardements massifs contre des objectifs militaires et civils conduiront à la mise en accusation de Milosevic devant le Tribunal Pénal International, à la disparition définitive de la Yougoslavie et à l' indépendance du Kosovo en 2008, un chapitre encore douloureux pour les Serbes en 2019.

LA SERBIE ET LA FRANCE La France a sauvé la Serbie lors de la première Guerre Mondiale, en remettant sur pied son armée et en l' aidant à s'opposer aux Austro-Allemands, puis en libérant Macédoine et Serbie. En 1934, le sculpteur Mestrovic réalise un monument de style Art Déco en reconnaissance à la France qui se trouve dans le parc de la forteresse de Kalemegdan.

Cette belle amitié s' est hélas fissurée pendant les dernières guerres des Balkans, la France étant à la tête des pays d'Europe de l' Ouest ayant décidé de faire rendre gorge à l' armée serbe après les massacres de Bosnie puis ceux du Kosovo. C 'est Jacques Chirac, nouvellement élu président qui commande à l' armée française - " on tire ou on se tire ", aurait-il dit- de venger les humiliations subies par les soldats de l' OTAN interdits d'utiliser leurs armes - mais canardés à balles réelles en permanence - et de reprendre un certain nombre de positions par la force, dont le fameux pont de Mostar. Ce sont les avions de chasse américains et français qui détruiront un certain nombre d' objectifs militaires et civils dans le but de faire plier le régime. Pas toujours aux bons endroits, il faut bien le reconnaître. Exemple : Novi Sad, ville rebelle et dans l'opposition à Milosevic, qui a , malgré tout, été bombardée et perdu tous ses ponts sur le Danube. Cette période n' a pas laissé de bons souvenirs en Serbie où le patriotisme est exacerbé et le militarisme encore actif. On n' en est pas encore à vraiment reconnaître les funestes erreurs d'un passé récent, la rancoeur n' a pas disparu. Le nom de Jacques Chirac, juste décédé, a récemment été sifflé par des supporteurs serbes de l' équipe nationale avant un match.



LA SERBIE ET L EUROPE La Serbie attend aux porte de de l' Europe que l'on veuille bien la laisser entrer dans la communauté des 27. Mais les choses sont compliquées : corruption politique, presse aux ordres, système judiciaire contrôlé, népotisme, intimidation des opposants politiques, existence de groupes criminels proches du pouvoir monopolisant le commerce des armes, verrouillage du système électoral par une oligarchie directement issue de l' ancienne nomenclature communiste ( comme en Roumanie, Bulgarie, Slovaquie ou Russie... ), refus de mettre en jugement les généraux criminels de guerre, manque de volonté évidente à assainir les finances publiques. Tout est donc en suspens... Le bilan démocratique n' est pas terrible ! En attendant Novi Sad a été déclarée Ville Européenne de la Culture pour 2020, un cadeau fait aux Serbes, un signal amical aussi, et une distinction méritée. Mais il reste d'autres exigences démocratiques à satisfaire avant de pouvoir siéger à la même table que les 27.

ARGENT La monnaie officielle est le dinar serbe. Un euro s'échangera pour 117 à 119 dinars. Inutile de chercher à changer de l' argent au marché noir... qui n' existe pas. Il faut soit retirer de l' argent aux distributeurs soit partir avec de l' argent liquide et changer dans les officines de change qui pullulent à tous les coins de rue. Sans présentation de carte d'identité ou de passeport. On peut changer les dinars en sens inverse en euros avant de repartir vers la France. Coût de la vie moindre qu'en France de moitié environ. Nous avons dépensé 220 euros en nourriture, restaurants et autres en 3 jours.

FORMALITES D ENTREE Un passeport valide est requis sur lequel un tampon sera appliqué à l' entrée et à la sortie du pays. Normal puisque la Serbie n' est pas dans l' espace Schengen. Mais on peut aussi entrer en Serbie avec une simple carte d'identité si l'on est européen de l' Ouest. On repasse devant la police des frontières au retour à Paris.

NOTRE VOYAGE Nous avons voyagé au départ de Montpellier via CDG sur deux vols Air France pour un peu plus de 500 euros à deux. Vol international d'environ 2 heures et quart, en survol du sud de l' Allemagne, des Alpes autrichiennes, de la Slovénie puis de Zagreb et enfin de Belgrade. Départ à 6 heures de MPL. Vol en continuation en fin de matinée vers Belgrade et arrivée en début d'après-midi. Pas de décalage horaire par rapport à Paris. Nous avions réservé un hôtel hyper-central dans la rue piétonne principale, dite Knez Mihajlova. Un choix judicieux car nous avons pu faire nos visites et balades à pied, et à loisir, sauf quand nous sommes allés à Zemun ( en bus ). On nous avait prévenu que c'était la foire d'empoigne au niveau taxis à l' aéroport, et nous avons préféré utiliser un transport privé réservé par l' hôtel. Bonne idée aussi car nous sommes arrivés très vite en ville et avons eu largement le temps de poser nos jalons en prévision du lendemain.



CLIMAT Nous sommes allés du 10 au 13 septembre. Temps estival magnifique, belle lumière, chaleur méditerranéenne sèche. Les artères centrales de Belgrade étaient couvertes de terrasses, très animées en soirée. Il ne faut pas rater le quartier bohème et festif de Belgrade, Skadarlija qui est jumelé avec Montmartre depuis quelques années déjà. Nous y avons dîné tous les soirs avec plaisir. Bonne cuisine variée, avec musique tzigane ou traditionnelle serbe en sus, si l'on aime. A quelques minutes à pied du centre ville. C' est l' avantage de Belgrade, une ville à taille humaine où tout est à portée de main. Elle nous a rappelé Ljubliana, encore plus petite capitale de la Slovénie.

BELGRADE Le nom romain de Belgrade était Singidunum. La ville est située à un emplacement géographique de rêve, sur un promontoire rocheux surplombant le confluent du Danube et de la Save. Au sud, la forêt et au nord, une vaste plaine fertile. Comme on peut l' imaginer, le destin de Belgrade - détruite et reconstruite plusieurs fois - et de sa région fut souvent tragique au fil des siècles, attirant les convoitises de nombreux envahisseurs : Celtes, Romains, Goths, Huns, Bulgares, Magyars, Croisés marchant sur Jérusalem, Ottomans, Autrichiens... De toutes ces invasions et de toutes ces influences croisées, mélangées et exotiques, Belgrade s'est nourrie et est devenue une ville unique et accueillante. Un symbole de cette renaissance est ' Stari Grad ', la vieille ville, l' âme, le poumon et le coeur de la capitale serbe.

1er jour : 10 septembre Arrivée à Belgrade centre en début d'après-midi. Installation à l' hôtel. Ensuite, nous allons faire nos repérages, mais aussi profiter de l' après-midi dans le centre piétonnier puis à l' intérieur de la forteresse de Kalemegdan ( accès gratuit ), ancien poste militaire romain puis serbe - la construction commence au 14ème siècle - remaniée ensuite par les Autrichiens selon les systèmes Vauban, enfin occupée par les Turcs pendant un siècle - de 1730 à 1830. S'y retrouvent, en ces longues journées estivales, étudiants, joueurs d'échecs, badauds, touristes, amoureux et familles avec poussettes. Quelques échoppes et aussi des marchands ambulants, mais finalement pas trop, et surtout moins qu'ailleurs. La forteresse est immense, il faut donc quelques heures pour en faire le tour à loisir. Elle est intéressante pour ses tours et portes médiévales, en particulier la Tour carrée du Despote, la plus ancienne servant d'accès principal à la forteresse et celle de Nebojsa sur les berges au pied de la forteresse, construite au 15ème siècle pour être utilisée comme octroi et poste de garde entre le vieux port et la ville haute, mais aussi comme prison. Dans la partie haute de la forteresse se trouve le musée de l' armée où sont exposées des pièces relatives à l' histoire militaire de l' ancienne Yougoslavie. Devant le Musée, une exposition de chars yougoslaves, américains, français et soviétiques, datant de la Seconde Guerre Mondiale. Tout en haut de la forteresse, dominant le confluent des deux fleuves, se trouve le symbole de la ville de Belgrade, la statue d'un jeune soldat porteur d'un message de paix et qui rappelle les sacrifices de l' armée serbe pour la libération du pays en 1918, avec l' aide de la France.















Il fait beau, ambiance détendue au milieu des familles et des badauds. Vue imprenable sur le port et les berges du Danube. Retour à l' hôtel. Nous allons explorer Skadarlija avant et après le dîner dans un restaurant recommandé par notre guide. La cuisine serbe n' est pas fantastique, car il est difficile d'échapper aux soupes et goulash aqueux et sempiternels que l'on propose facilement dans toute l' Europe de l' Est. En lieu et place du ragoût proposé, nous allons opter pour un menu un peu plus carné. Viandes grillées avec légumes à la méditerranéenne. On aime la viande en Serbie , surtout le porc.

2ème jour : 11 septembre Nous allons sortir de la zone piétonne puis emprunter la grande avenue commerçante et touristique - Terazije - qui mène jusqu'aux hauteurs de la cathédrale Saint Sava aux bulbes dorés. On passe d'abord devant l' hôtel Art Déco Moskva, le restaurant Frans, et la fontaine qui donne son nom au quartier. Les immeubles de cette partie du centre-ville ont une étrange identité faite d'un mélange d'architecture communiste et d'architecture Art Nouveau suite aux bombardements ayant modifié l' apparence du quartier de 1941 à 1944. Dans le prolongement de Terazije, se trouve l' avenue prestigieuse Kralja Milana menant à la plus grande place de Belgrade, Slavija. On n' est plus, à ce niveau, dans Stari Grad.



Arrivée à la cathédrale de Saint Sava. Entrée gratuite. C 'est la plus grande église orthodoxe d'Europe, monumentale, élégante, très byzantine avec son plan en croix grecque ramassée et ses 18 coupoles étincelantes. Elle a une signification spirituelle très forte et il faut remonter dans le temps pour comprendre son importance aux yeux des Serbes. En 1594, le vizir Sinan Pacha ordonne le transfert des reliques du saint moine Sava d'un monastère de Serbie méridionale vers cette colline pour qu'elles y soient brûlées, un geste de défi de la part des Ottomans qui s'opposent aux velléités d'indépendance des Serbes. Les travaux débutent en 1935 sur ordre du roi Alexandre, qui, hélas, mourra en exil à Marseille quelques années plus tard sans jamais avoir vu sa cathédrale sortir de terre.. Le chantier traîne en longueur puis est interrompu en 1941. Tito refuse de payer pour une continuation de travaux ordonnés par le défunt roi et qui ne vont reprendre qu'en 1985 à la mort du dictateur, grâce à une souscription internationale et surtout à la générosité des Serbes de la diaspora. L'intérieur est toujours en chantier à ce jour, mais la crypte, magnifique avec ses dorures éblouissantes, est accessible gratuitement.











Retour par un chemin différent vers le centre en obliquant vers le Belgrade monumental, gouvernemental et culturel : la Présidence de la République, le Parlement, le Théâtre National, construit en 1869, inspiré des théâtres d'Europe centrale de la même époque et agrémenté de sculptures néo-classiques et de décors Renaissance, enfin le Musée National fondé en 1844 par un prince serbe et logé dans un palais datant de 1903 Place de la République , et dont la rénovation vient enfin de se terminer De beaux ensembles regroupant palais nationaux et maisons colorées entourés de parcs et de jardins entretenus et dotés de jeux d'eau. La rénovation du centre de la capitale est une réussite, et, pour une fois, les travaux en cours restent discrets et ne gâchent pas les perspectives. A noter également la ré-ouverture en début d'année du Musée d'Art Contemporain ( MoCAB ) à Novi Beograd à l' architecture audacieuse.







Trois semaines dans les Balkans avec des enfants: itinéraire réaliste?
by Gomar · 2019-04-03 · 14 replies
Bonjour !

Après avoir parcouru l'Asie du Sud-Est, Rio et sa région et l'Afrique du Sud, nous venons de fixer notre prochain voyage : les Balkans ! Je voyage seule avec mes enfants (ils auront 11 et 7 ans l'été prochain) et nous atterrirons à Sarajevo (à moins que l'on trouve un vol moins cher depuis Paris sur une autre ville de notre itinéraire). L'idée est de faire une boucle, mais je ne me rends pas compte si l'itinéraire auquel j'ai réfléchi est réaliste, notamment sur les heures de route.

J1 : arrivée à midi à Sarajevo - voiture de loc à l'aéroport et visite de la ville l'aprèm. Nuit sur place. J2 : Sarajevo le matin, en milieu d'aprem départ pour Mostar. Nuit à Mostar J3 : Mostar. Nuit sur place J4 : départ pour Dubrovnik. En route visite des lacs d'Imotski, Blagaj, Pocitelj et chute de Kravice. Nuit à Dubrovnik J5 : visite Dubrovnik, dans l'après-midi départ pour Kotor. Nuit Kotor J6 : Kotor. Nuit sur place J7 : Kotor, départ midi pour Stevi Stefan (ou mont Lovcen) puis Skodar en fin d'aprem. Nuit Skodar J8 : Skodar puis route pour Podgorica. Nuit Podgorica J9 : monastère d'Ostrog. Nuit Podgorica J10 : visite Podgorica puis départ Shköder. Nuit Shkodër J11 : Shkodër. Nuit sur place J12 : Tirana. Nuit à Tirana J13 : départ pour le lac d'Orhid. Nuit sur place J14 : Orhid. Nuit sur place J15 : monastère de Zrze puis Skopje. Nuit Skopje J16 : Canyon de Matka. Nuit Skopje J17 : Skopje puis départ Nis. Nuit Nis J18 : Nis et Đavolja varoš. Nuit Nis J19 : Uvac. Nuit sur place (pour couper la route jusqu'au parc du Durmitor) J20 : Durmitor. Nuit sur place. J21 : Durmitor. Nuit sur place. J22 : route pour Sarajevo. Nuit sur place. J23 : avion tôt le matin.

J'avais envie de passer en majorité 2 nuits par lieu pour ne pas faire trop de route chaque jour. Je pêche un peu pour la fin du trajet, car entre Nis et Durmitor il y a beaucoup de route. A priori aucune possibilité de passer par le Kosovo avec la voiture de location... Et dans l'idéal je cherche à récupérer une nuit car je ne sais pas si j'aurai plus de 22 nuits...

Si vous avez des conseils, je suis preneuse !! Merci !
Visa Schengen et détails "techniques"
by Samod · 2018-10-21 · 19 replies
Bonjour,

Avec un visa Schengen court séjour (tourisme) délivré par la France, combien de pays de l’espace Schengen pourrais-je légalement visiter ? Combien de jours pourrais-je rester dans chaque pays ? J’espère que ma question est assez précise, si non, je pourrais la reformuler.

Bien à vous, chers membres de voyageforum.com 🙂
Six mois à vélo en Europe: quel visa pour l'espace Schengen?
by Rikimiki · 2018-10-13 · 17 replies
Retour à vélo en Europe (notamment en France) par 2 Québécois de Beloeil, après quelques années d'infidélité en terres américaines, le temps de traverser les 3 Amériques sur notre tandem...

Espace Schengen Je m'y perds parmi toutes les complications de l'espace Schengen; Je lis les sites officiels, les échanges sur VF et ailleurs, c'est pas évident de venir rouler chez vous, plus de 3 mois!

Quelques questions: 1 - Les visas de type "tourisme" semblent être émis pour 3 mois et moins; Est-ce bien le cas? Un visa "tourisme" pour 6 mois en Europe, est-ce possible?

2 - Sinon, quel type de visa serait le plus pertinent à demander? (je suis retraité, pas étudiant, pas travailleur...; J'ai plusieurs amis (cyclistes et autres) en France et ailleurs en Europe, mais n'y ai aucune famille...). Un visa pour tourisme pour une durée de 6 mois, est-ce possible?

3 - Les conditions d'émission des visas Schengen sont-elles identiques partout? Nous pensons arriver par l'Espagne ou le Portugal, puis ressortir 6 mois plus tard par l'Italie. Une dizaine de pays traversés en 6 mois, principalement le Portugal, l'Espagne, la France et l'Italie, mais avec des détours possibles en Angleterre, en Belgique, en Allemagne, en Suisse, etc

Nous visons voyager entre mi-avril 2019 et mi-octobre 2019. Voici une carte et nos trajets estimés (le rose et rouge étant le plus probable...). Merci à l'avance de vos conseils, contacts ou liens! www.crazyguyonabike.com/...ge_id=561838&v=V
L'Albanie en camping-car
by Marielala45 · 2018-08-07 · 3 replies
Bonjour

je recherche un itinéraire en Albanie de 2/3 semaines en C Car

remerciements

MCS
L'est de l'Albanie en transport en commun
by Marcelle22 · 2018-07-28 · 8 replies
Peu parle de cette région qui a l'air belle mais difficile d'accès. Je vais passer 1 mois en Albanie en septembre, en bus. Qui y est allé et peut me dire si on peut faire une boucle à partir de Valbonna, par l'est jusqu'à Korça, Gjirokastra ...et remonter par la cote ou est ce trop difficile en transport en commun ? Merci d'avance
Voyager avec sa voiture personelle dans les Balkans
by Yannos310 · 2018-06-03 · 7 replies
Bonjour à tous, Je prépare un voyage d'environ un mois dans les balkans. Je souhaitera partir dans quelques jours depuis la france avec mon véhicule personnel, un kangoo utilitaire de 2009 assez propre (valeur 5000 euros), dans lequel je pourrai dormir pour dépanner, mais je flippe un peu de deux choses:

-la première c'est de me faire racketter par la police à un moment ou un autre -la deuxième c'est de garer mon véhicule la nuit dans une grande ville et de ne plus le retrouver le lendemain.

Je n'ai jamais été dans les balkans auparavant, il semble que ce soit globalement assez sécuritaire, mais je réalise qu'il y a quand même de la criminalité et probablement des gens pas du tout recommendables. Et on est toujours vulnérable quand on est seul avec sa tête de touriste.

Du coup vu le prix des bus et des hotels je me demande si je devrai pas prendre l'avion, mais j'aime bien la liberté que procure un van.

Vos conseils seront très appréciés.
Serbie - Turquie à vélo
by JeromeVg · 2018-04-25 · 6 replies
Bonjour à tous,

après quelques recherches sur le forum ainsi que sur internet, je lance ce sujet car nous avons un peu de mal à nous décider. Vos retours d'expérience nous aideront nécessairement dans ce sens.

Nous sommes en train de relier la France (Strasbourg) à l'Asie du Sud Est à vélo. A ce jour, nous apprécions la douceur de vivre Slovaque à Bratislava, avant de poursuivre le long du Danube jusqu'à Belgrade (Serbie) où nous arriverons sous une dizaine de jours.

Notre volonté ensuite est de rejoindre Istanbul, et plusieurs itinéraires semblent possibles. Mais lequel choisir ?

Via la Roumanie puis Bulgarie, pour descendre ensuite en Turquie

Mais que penser de la partie Roumaine au niveau du camping sauvage? On sait le pays très hospitalier, mais il se peut que nous bivouaquions : quid des Ours ? Que penser de la route pour rejoindre la Bulgarie à la Turquie, ne s'agit-il pas d'une "autoroute"?

2. Via la Macédoine puis la Grèce :

Quel itinéraire conseillez-vous? Que faut-il savoir quand à cette possibilité ?

3. D'autres suggestions ? Quelqu'un a-t-il pris un bus / train / bateau à l'Ouest d'Istanbul pour éviter le trafic dément ?

D'avance, merci à tous pour vos retours d'expérience !
Découverte du sud du Monténégro et du nord de l'Albanie à pied
by Sooocrate · 2018-01-28 · 19 replies
Bonjour à tous,

J'ai décidé, l'été prochain, de partir à la découverte du Sud du Monténégro et du Nord de l'Albanie à pied. Voyager à pied me fait rêver, et après avoir passé des heures et des heures le nez dans les aventures de Sylvain Tesson, Sarah Marquis et Cédric Gras (parmi tant d'autres!), j'ai décidé de me lancer 🙂 A mon niveau, bien entendu: pas de camping pour éviter de porter ma tente (pour une première je ne veux pas dépasser les 8kgs sur le dos), sur une période de 15/20 jours, et en prévoyant plus ou moins en avance les points de chute.

J'ai commencé à établir mon itinéraire, et j'ai besoin de votre aide sur certains points. En effet, il n'est pas toujours facile de se rendre compte de la faisabilité d'une étape, que ce soit en termes de kilométrage, de dénivelé, de route... Pour info, je suis sportive, j'ai l'habitude de marcher, et je pratique la course à pieds.

Je vous joins ci-dessous mon premier essai (kilométrage approximatif), avec mes questions en gras 🙂

17 juin: Arrivée à Podgorica dans l'après-midi. 2 nuits sur place.

19 juin: Podgorica > Rijeka Crnojevića (26kms)

20 juin: Rijeka Crnojevića > Cetinje (17kms)

21 juin: Cetinje > Kotor via le Lovcen (32kms). Ici c'est le point sur lequel je bute: j'ai lu plusieurs fois que rejoindre Kotor depuis Cetinje était impossible en 1 jour. Dans ce cas, quelle étape est recommandée? De plus, quelle route emprunter pour rejoindre Kotor? Y a-t-il une route traversant le parc ou faut-il le contourner?

22 juin: deuxième nuit à Kotor

23 juin: Kotor > Budva (25kms)

24 juin: Budva > Bar en deux jours. Quelle étape choisir? Petrovac? Przno? Je passerai bien entendu par Sveti Stefan, mais pas les moyens d'y dormir 😉

26 juin: Bar > Skhoder en deux jours. Quelle étape choisir entre ces 2 points? Et concernant le passage frontière à Sukobin, pas de problème quand on est à pieds?

28 juin: Cette journée ne se fera pas à pied 🙂 Shkodër > Lac Koman > croisière sur le lac jusque Fierzë / Fierzë > Valbona

29 juin: Trek Valbona > Theth. Quid de la difficulté de ce trek?

30 juin > 4 juillet Theth > Podgorica Alors là, c'est le grand point d'interrogation. Avez-vous des recommandations d'étapes? La date finale n'est pas fixe, je dois juste rejoindre une amie vers le 3-5 juillet à Podgorica pour continuer vers la Serbie, mais je ne suis pas à un jour près.

J'attends donc votre retour 🙂 Je ne connais pas du tout la région, donc vos conseils seront précieux. En effet, peut-être que certaines portions ne sont pas faisables à pieds... Je suppose qu'il n'y a pas de chemins de randonnées partout, mais est-ce qu'on peut tout de même marcher le long des routes?

Un grand merci d'avance pour votre aide! Belle fin de journée, Andréa
Où partir cet été en Europe?
by Alex31s · 2018-01-10 · 15 replies
Bonjour à tous,

Nous devions partir au Canada cet été mais le budget a décidé de rester à la maison 😛 du coup je recherche un destination en Europe pour partir 2 à 3 semaines fin juillet/début août.

Nous serons 2 adultes et 2 enfants de 11 et 3 ans et nous sommes plutôt nature que ville (enfin pour les 3 autres car moi j'ai bien les villes 🙂). Nous n'aimons pas les voyages organisés et nous préparons nous-même nos voyages depuis des années. S'il pouvait y avoir la mer, ça serait top pour les petits. Sinon piscine ou parc aquatique.

Nous avions pensé à la Croatie, la Slovénie, la Bulgarie, l'Irlande... Je pencherai plutôt pour une destination un peu moins classique et pas trop touristique (si ça existe à cette période chargée...). Cette année je sèche et j'attends vos conseils

Bonne journée !
États des routes de France jusqu'en Croatie
by Jocejeanlou · 2018-01-07 · 4 replies
Bonjour Je voudrais savoir si les routes pour venir de la France en Croatie sont sûres ou s il vaut mieux venir en avion et louer une voiture les routes sont elles bien aménagées et quelle route prendre en vent de carpentras pour éviter le tunnel du frênes très Cher Merci de m aider Jean lou
Trekking en Europe de l'Est
by Robinetstell · 2017-09-17 · 7 replies
Bonjour, Ma conjointe et moi voulons partir en sac à dos pour 3 semaines l'été prochain. L'europe de l'est nous attire pour sa nature et car nous ne souhaitons pas être envahies de touristes alors ce coin du globe semble être un bon choix. Ma conjointe étant fragilisée au dos, nous ne pourrons trimbaler l'équipement de camping. Il nous faudra dormir dans des gîtes. Le pays ne nous importe pas. Pourvu qu'il y ait de beaux trekkings de niveau facile ou moyen. Nous aimerions nous évader, nous sentir seules au monde sans l'être réellement puisqu'il nous faudra dormir quelque part!! S'il était possible de traverser de petits villages également, ce serait parfait.

Nous sommes ouvertes à toutes suggestions. Nous faisons plusieurs recherches bien sûr mais j'aime toujours avoir l'avis de voyageurs. Il y a tant de possibilités , on commence à s'y perdre lol

Au plaisir Chantal et Linda
France- Istanbul à pied
by Benbardin · 2017-01-20 · 2 replies
Bientôt 5 ans que nous sommes partis à pied en direction d'Istanbul.

7 mois et 3700 km de marche dont vous trouverez les détails dans le blog que nous avons tenu au cours de cette aventure : www.camarche93.blogspot.com

Et en bonus un petit diaporama fraichement réalisé : youtu.be/b1otwOB1qcc

N'hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions, en particulier si vous envisagez un périple pédestre, nous adorons partager notre expérience et avons nous même grandement profité de l'expérience de tout un tas de voyageurs/marcheurs...
Voyage vers la Turquie et l'Iran à vélo en hiver
by Frhed · 2016-12-15 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je prépare actuellement un voyage en vélo vers l'Iran, via la Turquie, avec un départ de Bretagne en janvier. La saison n'est pas idéale, mais mon agenda ne m'en a pas permis de plus clémente. Par ailleurs, le printemps en Iran semblant plus vivable que l'hiver et l'été, j'ai calculé qu'un départ en janvier collerait bien avec une arrivée là-bas en avril-mai. Je me doute que je risque d'avoir assez froid et m'équipe en conséquence, toutefois j'aimerais choisir un itinéraire qui m'évite le plus possible les rigueurs de la pluie, de la neige, et autres tempêtes. Exit, donc, l'Europe centrale et les bords du Danube. Exit aussi, dans la mesure du possible, les cols en plein centre des Alpes. Pour l'instant j'imaginais descendre assez vite vers le sud de la France pour passer en Italie du Nord. Pour la suite j'hésite entre deux itinéraires:

_Par l'Eurovélo 8, en traversant l'Italie du nord, la Slovénie la Croatie, la Bosnie, le Monténégro et la Grèce

_ Par l'Italie en descendant vers le sud par la côte ouest, pour prendre un bateau depuis Brindisi vers la Grèce.

Quel itinéraire semble le plus adéquat selon vous, sachant que je souhaiterais faire majoritairement du camping sauvage et être en autonomie complète? Où aurais je le climat le plus clément au niveau températures et précipitations?

Toutes vos suggestions pour la suite du voyage (Turquie et Iran) sont aussi plus que bienvenues. Je compte me faire un visa iranien à Trabzon, cela est-il toujours un bon plan? Des idées sur le comportement à adopter avec les Kangal?

Merci d'avance pour tous vos conseils et retours d'expérience
Retour d'expérience et organisation - Albanie du Nord - Koman et Valbona / Theth
by JessParis123 · 2016-10-26 · 6 replies
Bonjour à tous,

Pour ceux qui sont intéressés par la partie nord de l'Albanie, je viens de finaliser 2 retours d'expérience sur : - La traversée du lac Koman - Le trek de Valbona à Theth (Cliquez sur les liens pour accéder au contenu)

2 endroits absolument incroyables qui méritent vraiment que l'on s'y arrête.

Vous y trouverez toutes les infos sur les transports, le timing, et plus globalement sur l'organisation par soi-même de ce petit périple, sans guide et sans agence (c'est faisable, seule la recherche d'info n'est pas évidente, d'ou les 2 articles ci-dessus :).

Ces récits de voyage font suite à un road trip d'un peu plus de 15 jours en Albanie, du nord au sud du pays, en passant évidemment par la riviera albanaise. Si je peux vous être utile au niveau des itinéraires, n'hésitez pas.

Bonne lecture! Et j'espère que ça vous donnera envie de visiter ce magnifique pays :)

Jess







Voyage à vélo dans les Balkans et aux alentours
by Mellone · 2016-08-26 · 6 replies
Bonjour,

Je suis actuellement en Coree et je dois changer mes plans de voyage.

J`ai deja mon vol pour Bucarest ou je veux acheter mon velo et ensuite parcourir les balkans. j`avais une petite question sur la carte. Est ce qu`il existe une carte routiere pour tous ces pays ou il faut en acheter une par pays.

Autre solution, j`utilise map.me parfois (pas encore fait en velo) mais il faut charger son telephone regulierement.

Ou alors je demande des cartes au fur et a mesure des pays visites dans les points I, ce que j`avais fait au Canada et en Nouvelle Zelande.

Besoin de vos conseils donc. Idem si vous avez des portions de routes a ne pas rater. Je fais des recherches et je pars le 6 septembre mais les retours sont toujours les meilleurs conseils.

Merci Francois

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