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Quel duvet pour un tour du monde?
Nous partons début juillet depuis Moscou6 Chine 2 mois en terminant par le Tibet début septembre. Inde 2 mois. Tahiti. Ile de Pâques. Chili et notamment patagonie fin décembre début janvier et nous remontons progressivement pour arriver au Pérou en avril puis fin avec Mexique en mai et Paris.
Nous allons en principe dormir dans du bâti 99% du temps sauf aléa. Il devrait faire chaud à peu près partout sauf : Tibet, Patagonie m^me si c'est la bonne période et peut-être à certains endroits en altitude en Amérique du sud.
Prendre du chaud (donc place dans le sac) uniquement pour quelques nuits ? prendre léger quitte à mettre polaire et doudoune pour ces quelques nuits ?
Bref, votre avis ?
ça c'est un truc j'ai jamais réussi à trouver le bon duvet même sur des courtes périodes. Je me suis pelé avec des duvets "légers" (5°), j'ai eu parfois chaud (trop) parfois froid avec un bon duver bien chaud et lourd (...) à quelques nuits d'intervalle, alors ...
Nous allons en principe dormir dans du bâti 99% du temps sauf aléa. Il devrait faire chaud à peu près partout sauf : Tibet, Patagonie m^me si c'est la bonne période et peut-être à certains endroits en altitude en Amérique du sud.
Prendre du chaud (donc place dans le sac) uniquement pour quelques nuits ? prendre léger quitte à mettre polaire et doudoune pour ces quelques nuits ?
Bref, votre avis ?
ça c'est un truc j'ai jamais réussi à trouver le bon duvet même sur des courtes périodes. Je me suis pelé avec des duvets "légers" (5°), j'ai eu parfois chaud (trop) parfois froid avec un bon duver bien chaud et lourd (...) à quelques nuits d'intervalle, alors ...
Régulation des flux touristiques
Bonjour à tous,
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:
L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.
Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...
D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?
Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?
Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.
Bonne journée à tous
Au cœur de cet été bien chaud, du moins chez moi, une réflexion suite à une information:
L’île de Pâques est amenée depuis quelques jours à restreindre certaines durées de séjour sur son territoire. Antérieurement, Venise essaye de prendre des mesures concernant les bateaux de croisière, mais aussi les visiteurs venus par d'autres moyens.
Il y a beaucoup d’endroits de par le monde ou les afflux de touristes amènent les autorités à ce genre de décision. Sans compter les aménagements engendrés par le nombre, type pointe du raz ou Horseshoebend aux Etats Unis. Et j'en passe certainement beaucoup...
D'un côté, préserver la nature ou le patrimoine architectural, de l'autre accepter le nombre pour que vivent ceux qui " en vivent " ?
Je m'interroge, les choses sont elles inéluctables dans un sens comme dans l'autre ?
Certainement le plus difficile, trouver le juste équilibre.
Bonne journée à tous
Randonnée à la journée au Chili
Bonjour à tous,
Je pars en février au Chili, pour 3 semaines, 2 semaines en Patagonie et 1 semaine à l'Île de Pâques. J'aimerai savoir s'il est facile de faire des randonnées à la journée, dans le Torres del Pain, par exemple (nous aurons une voiture à disposition pour les déplacements jusqu'au départ des randonnées. Merci de vos retours Serge
Je pars en février au Chili, pour 3 semaines, 2 semaines en Patagonie et 1 semaine à l'Île de Pâques. J'aimerai savoir s'il est facile de faire des randonnées à la journée, dans le Torres del Pain, par exemple (nous aurons une voiture à disposition pour les déplacements jusqu'au départ des randonnées. Merci de vos retours Serge
1 mois au Chili en janvier - conseils de destinations
Bonjour,
En janvier, je pars retrouver des amis au Chili à Santiago, puis partirai me balader. Je souhaite aller sur l'île de Pâques 6 ou 7 jours (mon rêve d'enfant) - peut-être est-ce trop long pour un séjour en solo sur l'île ? J'aimerais également aller en Patagonie du sud faire quelques randonnées. Pourriez vous, s'il vous plait, me conseiller quelques lieux à visiter pour la randonnée , voire aller jusqu'en Terre de Feu ? je partirai certainement en bus ou en avion depuis Santiago pour rejoindre le sud (après l'île de Pâques) et souhaite faire du camping. Faut-il réserver à l'avance les transports et les campings ? Avec ces contraintes, combien de jours rester sur chaque lieu ? je ne suis pas un adepte du tout voir en un minimum de temps, mais je préfère prendre mon temps. Peut-être rester 10 à 12 jours dans le Sud ? ou bien 5 jours et réserver 5 jours pour visiter une autre région ? je garde aussi des jours libres pour trainer avec les amis à Santiago ou ailleurs (rien de prévu pour l'instant). Merci d'avance pour vos conseils 🙂
En janvier, je pars retrouver des amis au Chili à Santiago, puis partirai me balader. Je souhaite aller sur l'île de Pâques 6 ou 7 jours (mon rêve d'enfant) - peut-être est-ce trop long pour un séjour en solo sur l'île ? J'aimerais également aller en Patagonie du sud faire quelques randonnées. Pourriez vous, s'il vous plait, me conseiller quelques lieux à visiter pour la randonnée , voire aller jusqu'en Terre de Feu ? je partirai certainement en bus ou en avion depuis Santiago pour rejoindre le sud (après l'île de Pâques) et souhaite faire du camping. Faut-il réserver à l'avance les transports et les campings ? Avec ces contraintes, combien de jours rester sur chaque lieu ? je ne suis pas un adepte du tout voir en un minimum de temps, mais je préfère prendre mon temps. Peut-être rester 10 à 12 jours dans le Sud ? ou bien 5 jours et réserver 5 jours pour visiter une autre région ? je garde aussi des jours libres pour trainer avec les amis à Santiago ou ailleurs (rien de prévu pour l'instant). Merci d'avance pour vos conseils 🙂
Itinéraire en Amérique du Sud
Bonjour. Dans le cadre de notre tour du monde nous voulions passer par l Amérique du Sud. Nous avion pensé au Chili (+ile de Pâques) Argentine, Bolivie, et Pérou. On ne sait pas vraiment dans quel sens, on est ouvert, avez vous des idées, des recommandations pour nous... On aurait plus ou moins 1,5 - 2 mois... En Amériques du Sud, est il préférable de réserver tout ses hôtels à l avance ou comme en Asie, on peut facilement en trouver en dernière minute à bon prix?
Tour du monde avec enfants - itinéraire
Bonjour,
Nous prévoyons un TDM en famile de juillet à décembre2013 (6mois)
nos enfants auront 5 et 8ans.
Itinéraire prévu :
Argentine
Bolivie
Pérou
Île de pâques
Nouvelle Zélande
Australie/Tasmanie
Chine
L'idée est de rester environ 1 mois dans chaque pays , sauf île de pâques (5jours)
Je me pose beaucoup de questions et surtout comment aborder Argetine Pérou Bolivie pour une acclimatation la plus facile possibe? Vaut il mieux commencer par la Bolivie?
Si des familles sont dans les mêmes préparatifs, nous pourrions échanger.
Merci de vos retours
Céline
Tour du monde à partir de la Réunion
nous rencontrons quelques problèmes pour planifier notre TDM : on pensait partir de l'île Maurice puis rejoindre Johannesburg et ensuite la Namibie, l'Asie, l'Amérique, l'Europe. Mais après avoir appelé AA, nous apprenons qu'un départ de Maurice et même de l'AFS est impossible pour un 4 continents 🙁 !!! on nous dirige vers un billet miles. Est-ce vrai ? est-ce plus cher ? qui peut nous dire vraiment ce qu'il en est (faut-il partir de l'Europe ?).
autre question : les états-unis et Mexique-Costa Rica- Caraïbes sont-ils sur le même continent ou 2 différents?
Deux mois en Amérique du Sud
bonjour
nous envisageons de partir 2 mois en janvier fervrier ou fevrier mars 2007 pour un voyage comprenant :Argentine (Patagonie et Sud), Ile de Paques ; Galapagos.
Des voyageurs auraient ils des avis, des idees des bonnes informations à nous transmettre?
N'hesitez pas, pour nous, tout est bon à prendre, notamment en ce qui concerne les billets d'avion en sachant que pour ce voyage nous partons avec notre fils qui aura presque 6 ans
merci
bonne année 2006
Looking for travel companions for a trip to Chile in November 2026
Hi there,
I’m planning a trip to Chile in November and I’m currently organizing it.
Over about 17/18 days, I’d like to visit Santiago, Valparaíso, the Atacama Desert, and Easter Island.
Atacama and Easter Island would be with an agency (I’m in touch with 4 local agencies—2 called me today).
For the rest—Santiago and Valparaíso—I think we can organize it ourselves with booked hotels. Plus, I speak Spanish fluently.
I’d love to find 3 or 4 people around my age, so if you’re interested, don’t hesitate to reach out.
PS: In my original message, I mentioned that Atacama and Easter Island would be with an agency. Correction: we can plan everything without going through an agency for the whole trip. Of course, for the various excursions in Atacama and on Easter Island, we’ll need to book them through an agency. (I have the list of excursions, schedules, and prices.) Best regards, Patricia
PS: In my original message, I mentioned that Atacama and Easter Island would be with an agency. Correction: we can plan everything without going through an agency for the whole trip. Of course, for the various excursions in Atacama and on Easter Island, we’ll need to book them through an agency. (I have the list of excursions, schedules, and prices.) Best regards, Patricia
Buying a SIM card at Santiago Airport?
Hi, we're heading to Chile soon and need physical SIM cards (not eSIMs). Is it possible to buy them at Santiago Airport? We’ll have a few hours layover before our flight to Easter Island but not enough time to go downtown. Thanks for your tips!
Tour du monde MSC janvier 2020 au départ de Marseille, 2 200 passagers dont 900 Français embarquent
Reportage Zone Interdite M6, le dimanche 14 juin 2020 !
En janvier dernier, au départ de Marseille, 2.200 passagers dont 900 Français embarquent à bord du “Magnifica” pour une croisière extraordinaire de quatre mois autour du monde.
Des plages brésiliennes aux glaciers argentins d’Ushuaia, des monolithes de l’Île de Pâques, aux plages de rêve de Tahiti, des Fjords de Nouvelle-Zélande au canal de Suez, ce sont plus de 40 escales dans 23 pays différents que s’apprêtent à découvrir les heureux passagers.
Cette croisière va être exceptionnelle à plus d’un titre : lorsque le monde entier va se trouver confiné à cause du coronavirus, le paquebot ne pourra plus faire escale, 42 jours sans voir la terre pour les passagers. Par chance, aucun malade sur le bateau, alors entre spectacles, cinémas, piscines et restaurants la croisière va continuer à s’amuser.
Les caméras de Zone Interdite étaient à bord et vous font partager cette incroyable épopée.
Pour Christophe, policier et sa femme Odile, directrice d’une association sociale, cette croisière était l’occasion de faire découvrir le monde à leurs deux enfants Soliane 5 ans et Eoghan 6 ans. Ils avaient réservé plus d’un an à l’avance. Mais Keegan, le petit dernier est né peu avant le départ. C’est donc finalement à 5, dans une cabine de 22 m2 et avec une toute autre organisation qu’ils vont vivre cette aventure hors du commun.
Cette croisière est plus que la réalisation d’un rêve pour Corinne et son mari Laurent, compagnon frigoriste. Leur vie bascule il y a cinq ans, lorsque Corinne contracte une maladie grave au cerveau. Désormais handicapée, elle se bat chaque jour pour continuer à marcher et à parler. Ce voyage, c’est son idée.
Stéphan et Jessica vivent ensemble depuis dix-neuf ans. Ces deux coiffeurs marseillais, passionnés de croisière, rêvaient de ce tour du monde depuis dix ans. Choix de la cabine, organisation des excursions, valises entières de médicaments, ils pensaient avoir tout prévu. Mais comme pour les autres passagers, l’annonce de l’épidémie a d’abord été un choc.
C’est à Sydney, aux deux tiers de la croisière, que le rêve a failli basculer. En raison de la pandémie mondiale liée au Covid-19, la compagnie décide de placer le bateau en quarantaine. Le “Magnifica” entame dès lors une traversée d’un mois et demi sans escale pour revenir à Marseille son point de départ. Changements d’itinéraires, ravitaillement en haute mer, la croisière va connaître bien des rebondissements. Mais surtout, comme aucun passager n’est touché par le virus - alors que la planète entière se confine - les croisiéristes seront les derniers au monde à vivre normalement. Aller au cinéma, dîner au restaurant, faire la fête... à bord tout reste possible. Entre les passagers va naître une incroyable solidarité et la croisière va se révéler encore plus extraordinaire que prévu !
En exclusivité, les caméras de Zone Interdite ont suivi cette incroyable aventure épargnée par le coronavirus. Une odyssée qu’il y a quelques mois encore, personne n’aurait pu imaginer.
Première partie le dimanche 14 juin à 21h05 sur M6.
En janvier dernier, au départ de Marseille, 2.200 passagers dont 900 Français embarquent à bord du “Magnifica” pour une croisière extraordinaire de quatre mois autour du monde.
Des plages brésiliennes aux glaciers argentins d’Ushuaia, des monolithes de l’Île de Pâques, aux plages de rêve de Tahiti, des Fjords de Nouvelle-Zélande au canal de Suez, ce sont plus de 40 escales dans 23 pays différents que s’apprêtent à découvrir les heureux passagers.
Cette croisière va être exceptionnelle à plus d’un titre : lorsque le monde entier va se trouver confiné à cause du coronavirus, le paquebot ne pourra plus faire escale, 42 jours sans voir la terre pour les passagers. Par chance, aucun malade sur le bateau, alors entre spectacles, cinémas, piscines et restaurants la croisière va continuer à s’amuser.
Les caméras de Zone Interdite étaient à bord et vous font partager cette incroyable épopée.
Pour Christophe, policier et sa femme Odile, directrice d’une association sociale, cette croisière était l’occasion de faire découvrir le monde à leurs deux enfants Soliane 5 ans et Eoghan 6 ans. Ils avaient réservé plus d’un an à l’avance. Mais Keegan, le petit dernier est né peu avant le départ. C’est donc finalement à 5, dans une cabine de 22 m2 et avec une toute autre organisation qu’ils vont vivre cette aventure hors du commun.
Cette croisière est plus que la réalisation d’un rêve pour Corinne et son mari Laurent, compagnon frigoriste. Leur vie bascule il y a cinq ans, lorsque Corinne contracte une maladie grave au cerveau. Désormais handicapée, elle se bat chaque jour pour continuer à marcher et à parler. Ce voyage, c’est son idée.
Stéphan et Jessica vivent ensemble depuis dix-neuf ans. Ces deux coiffeurs marseillais, passionnés de croisière, rêvaient de ce tour du monde depuis dix ans. Choix de la cabine, organisation des excursions, valises entières de médicaments, ils pensaient avoir tout prévu. Mais comme pour les autres passagers, l’annonce de l’épidémie a d’abord été un choc.
C’est à Sydney, aux deux tiers de la croisière, que le rêve a failli basculer. En raison de la pandémie mondiale liée au Covid-19, la compagnie décide de placer le bateau en quarantaine. Le “Magnifica” entame dès lors une traversée d’un mois et demi sans escale pour revenir à Marseille son point de départ. Changements d’itinéraires, ravitaillement en haute mer, la croisière va connaître bien des rebondissements. Mais surtout, comme aucun passager n’est touché par le virus - alors que la planète entière se confine - les croisiéristes seront les derniers au monde à vivre normalement. Aller au cinéma, dîner au restaurant, faire la fête... à bord tout reste possible. Entre les passagers va naître une incroyable solidarité et la croisière va se révéler encore plus extraordinaire que prévu !
En exclusivité, les caméras de Zone Interdite ont suivi cette incroyable aventure épargnée par le coronavirus. Une odyssée qu’il y a quelques mois encore, personne n’aurait pu imaginer.
Première partie le dimanche 14 juin à 21h05 sur M6.
San Pedro et Patagonie du nord en juillet-août: que sera-t-il possible de faire?
Bonjour,
Comme beaucoup, nous n'avons pas la possibilité de prendre trois semaines de congé à une période autre que les mois de juillet et aout 😕
Nous savons que ce n'est pas la meilleure période pour visiter le Chili
mais nous avons prévu, tout de même, de passer 4-5 jours à l'Ile de Pâques,
une grosse semaine à SPA et dans l'extrême nord,
et une grosse semaine dans le nord de la Patagonie.
Parmi les excursions classiques de ces deux dernières régions,
qu'est ce que nous pourrons et ne pourrons pas faire pendant l'hiver chilien ?
Dans l'attente de vos retours.
Dans l'attente de vos retours.
Passage de frontière Argentine-Chili
Bonjour à tous,
Nous arrivons à Buenos Aires le 8 Mars prochain pour environ 2 mois à sillonner l'Argentine et le Chili. Notre voyage sera "séparé" en 2 par une escapade d'une semaine sur l’île de Pâques du 17 au 23 Avril.
Cela donne une première partie plutôt orientée sur BA, Puerto Madryn puis la patagonie. Une seconde partie plus courte entre le désert d'Acatama et la région de Salta.
Pour la première partie du voyage, nous n'avons "que" 1 mois. L'idée serait donc de descendre le continent jusqu'à l'extrémité Sud, puis de remonter à Santiago depuis Punta Arenas en avion, afin de profiter au maximum de la région. Du coup, notre envie c'est de descendre en longeant la frontière, et en la traversant à de multiples reprises, afin de profiter des 2 pays.
Mes questions : Y a-t-il une limite dans le nombre de passages de frontière entre ces 2 pays ? J'ai vu qu'il y a des frais assez élevé pour ceux qui traversent en voiture : qu'en est-il si on traverse "à pied" via des bus ou stop ?
Je précise que nous louerons difficilement une voiture car notre budget est limité.
Je vous remercie d'avance 😉
Nous arrivons à Buenos Aires le 8 Mars prochain pour environ 2 mois à sillonner l'Argentine et le Chili. Notre voyage sera "séparé" en 2 par une escapade d'une semaine sur l’île de Pâques du 17 au 23 Avril.
Cela donne une première partie plutôt orientée sur BA, Puerto Madryn puis la patagonie. Une seconde partie plus courte entre le désert d'Acatama et la région de Salta.
Pour la première partie du voyage, nous n'avons "que" 1 mois. L'idée serait donc de descendre le continent jusqu'à l'extrémité Sud, puis de remonter à Santiago depuis Punta Arenas en avion, afin de profiter au maximum de la région. Du coup, notre envie c'est de descendre en longeant la frontière, et en la traversant à de multiples reprises, afin de profiter des 2 pays.
Mes questions : Y a-t-il une limite dans le nombre de passages de frontière entre ces 2 pays ? J'ai vu qu'il y a des frais assez élevé pour ceux qui traversent en voiture : qu'en est-il si on traverse "à pied" via des bus ou stop ?
Je précise que nous louerons difficilement une voiture car notre budget est limité.
Je vous remercie d'avance 😉
Partager les photos des arcs en ciel du monde
Bonjour à tous,
Je vous propose de nous faire partager les photos des arcs en ciel que vous avez pu faire autour du monde.
Je commence avec celui ci, Île de Pâques, site du "mythe " de l'homme oiseau depuis la falaise, l’œuf était à trouver sur le rocher le plus éloigné - Mars 2019
merci
Idées itinéraire d'un mois au Chili en octobre
Bonjour à tous,
nous partons au Chili pour un mois au total sur l'ensemble du mois d'octobre prochain
Nous ne souhaitons pas faire l'ile de Paques.
Nous aimerions visiter l'ensemble du pays avec un itinéraire faisable en fonction de la météo saisonière.
Nous n'avons pas encore pris de billet d'avion. Est ce plus malin d'atérir à Santiago et de repartir via une autre ville ?
Il y a tellement d'articles et de blogs sur ce pays que nous sommes un peu perdus.
Nous aimons les grands espaces la natures les randonnées. Que pouvez vous nous recommander comme itinéraire classique en visitant à la fois le sud et le nord, et dans quel sens plutot ? De quelle ville est il utile de repartir sur Paris plutot qu'à Santiago qui fera perdre du temps dans les transports ? merci à vous ;-)
Nous ne souhaitons pas faire l'ile de Paques.
Nous aimerions visiter l'ensemble du pays avec un itinéraire faisable en fonction de la météo saisonière.
Nous n'avons pas encore pris de billet d'avion. Est ce plus malin d'atérir à Santiago et de repartir via une autre ville ?
Il y a tellement d'articles et de blogs sur ce pays que nous sommes un peu perdus.
Nous aimons les grands espaces la natures les randonnées. Que pouvez vous nous recommander comme itinéraire classique en visitant à la fois le sud et le nord, et dans quel sens plutot ? De quelle ville est il utile de repartir sur Paris plutot qu'à Santiago qui fera perdre du temps dans les transports ? merci à vous ;-)
Nord du Chili en famille pour juillet - août
Amis voyageurs et/ou habitants du Chili, Bonjour!
Nous avons besoin de conseils pour planifier notre itinéraire... MERCI par avance à toutes les bonnes volontés qui voudront bien nous apporter leur lumière.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 8 et 12 ans. Nous avons déjà nos billets pour l'île de Pâques et le Chili.
Nous débarquerons le 12 juillet à Santiago depuis l’île de Pâques et resterons un peu plus de 3 semaines dans le pays: OPTION 1: nous souhaiterions faire une boucle IQUIQUE- SAN PEDRO-PUTRE-LAUCA...
L'idée est de démarrer notre road trip depuis Iquique (je sais... ce n'est pas très logique): Nous souhaiterions pouvoir assister aux festivités de la Tirana le 16 juillet, c'est pourquoi nous démarrerions de ce côté là, ensuite, direction SAN PEDRO pour un stop de plusieurs jours afin d'explorer toutes les merveilles environnantes.... et puis direction Arica, Putre et le parc Lauca... et on lâche la voiture de location à Arica pour prendre un retour par avion sur Santiago.
Est ce que nous devons forcément revenir sur nos pas pour retourner vers Putre et Lauca....? Cela vous semble -t-il faisable? Si oui, quels stops sympas de Iquique à Putre? Enfin, est-il possible de louer une voiture à Iquique et de la restisuter à Arica? Des conseils d'agence?
OPTION 2: BOUCLE IQUIQUE- SAN PEDRO- en voiture de loc. +INCURSION BOLIVIE VIA UN TOUR?! puis vol retour Santiago depuis Calama.
Quelle est la meilleure option selon vous pour notre famille?
Nous recherchons aussi un observatoire à faire avec les enfants? lequel?
Encore Merciiiiiii!
Bien à vous!
Ophélie
Nous avons besoin de conseils pour planifier notre itinéraire... MERCI par avance à toutes les bonnes volontés qui voudront bien nous apporter leur lumière.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 8 et 12 ans. Nous avons déjà nos billets pour l'île de Pâques et le Chili.
Nous débarquerons le 12 juillet à Santiago depuis l’île de Pâques et resterons un peu plus de 3 semaines dans le pays: OPTION 1: nous souhaiterions faire une boucle IQUIQUE- SAN PEDRO-PUTRE-LAUCA...
L'idée est de démarrer notre road trip depuis Iquique (je sais... ce n'est pas très logique): Nous souhaiterions pouvoir assister aux festivités de la Tirana le 16 juillet, c'est pourquoi nous démarrerions de ce côté là, ensuite, direction SAN PEDRO pour un stop de plusieurs jours afin d'explorer toutes les merveilles environnantes.... et puis direction Arica, Putre et le parc Lauca... et on lâche la voiture de location à Arica pour prendre un retour par avion sur Santiago.
Est ce que nous devons forcément revenir sur nos pas pour retourner vers Putre et Lauca....? Cela vous semble -t-il faisable? Si oui, quels stops sympas de Iquique à Putre? Enfin, est-il possible de louer une voiture à Iquique et de la restisuter à Arica? Des conseils d'agence?
OPTION 2: BOUCLE IQUIQUE- SAN PEDRO- en voiture de loc. +INCURSION BOLIVIE VIA UN TOUR?! puis vol retour Santiago depuis Calama.
Quelle est la meilleure option selon vous pour notre famille?
Nous recherchons aussi un observatoire à faire avec les enfants? lequel?
Encore Merciiiiiii!
Bien à vous!
Ophélie
Boucle au nord du Chili en famille (voiture de location) en juillet - août
Amis voyageurs et/ou habitants du Chili, Bonjour!
Nous avons besoin de conseils pour planifier notre itinéraire... MERCI par avance à toutes les bonnes volontés qui voudront bien nous apporter leur lumière.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 8 et 12 ans. Nous avons déjà nos billets pour l'île de Pâques et le Chili.
Nous débarquerons le 12 juillet à Santiago depuis l’île de Pâques et resterons un peu plus de 3 semaines dans le pays: OPTION 1: nous souhaiterions faire une boucle IQUIQUE- SAN PEDRO-PUTRE-LAUCA...
L'idée est de démarrer notre road trip depuis Iquique (je sais... ce n'est pas très logique): Nous souhaiterions pouvoir assister aux festivités de la Tirana le 16 juillet, c'est pourquoi nous démarrerions de ce côté là , ensuite, direction SAN PEDRO pour un stop de plusieurs jours afin d'explorer toutes les merveilles environnantes.... et puis direction Arica, Putre et le parc Lauca... et on lâche la voiture de location à Arica pour prendre un retour par avion sur Santiago.
Est ce que nous devons forcément revenir sur nos pas pour retourner vers Putre et Lauca....? Cela vous semble -t-il faisable? Si oui, quels stops sympas de Iquique à Putre? Enfin, est-il possible de louer une voiture à Iquique et de la restisuter à Arica? Des conseils d'agence?
OPTION 2: BOUCLE IQUIQUE- SAN PEDRO- en voiture de loc. +INCURSION BOLIVIE VIA UN TOUR?! puis vol retour Santiago depuis Calama.
Quelle est la meilleure option selon vous pour notre famille?
Nous recherchons aussi un observatoire à faire avec les enfants? lequel?
Encore Merciiiiiii!
Bien à vous!
Ophélie
Nous avons besoin de conseils pour planifier notre itinéraire... MERCI par avance à toutes les bonnes volontés qui voudront bien nous apporter leur lumière.
Nous sommes une famille avec 2 enfants de 8 et 12 ans. Nous avons déjà nos billets pour l'île de Pâques et le Chili.
Nous débarquerons le 12 juillet à Santiago depuis l’île de Pâques et resterons un peu plus de 3 semaines dans le pays: OPTION 1: nous souhaiterions faire une boucle IQUIQUE- SAN PEDRO-PUTRE-LAUCA...
L'idée est de démarrer notre road trip depuis Iquique (je sais... ce n'est pas très logique): Nous souhaiterions pouvoir assister aux festivités de la Tirana le 16 juillet, c'est pourquoi nous démarrerions de ce côté là , ensuite, direction SAN PEDRO pour un stop de plusieurs jours afin d'explorer toutes les merveilles environnantes.... et puis direction Arica, Putre et le parc Lauca... et on lâche la voiture de location à Arica pour prendre un retour par avion sur Santiago.
Est ce que nous devons forcément revenir sur nos pas pour retourner vers Putre et Lauca....? Cela vous semble -t-il faisable? Si oui, quels stops sympas de Iquique à Putre? Enfin, est-il possible de louer une voiture à Iquique et de la restisuter à Arica? Des conseils d'agence?
OPTION 2: BOUCLE IQUIQUE- SAN PEDRO- en voiture de loc. +INCURSION BOLIVIE VIA UN TOUR?! puis vol retour Santiago depuis Calama.
Quelle est la meilleure option selon vous pour notre famille?
Nous recherchons aussi un observatoire à faire avec les enfants? lequel?
Encore Merciiiiiii!
Bien à vous!
Ophélie
Les Australes: un archipel singulier et méconnu
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Visas Chine, Mongolie et Russie lors tour du monde
Hello,
Nous préparons un tdm à partir de septembre-octobre 2019 pour 9 mois, et nous souhaiterions le faire dans le sens Am du Sud, Ile de Pâques, Polynésie, Nlle Zélande, Australie, Japon, transmongolien (Pékin - Oulan-Bator), Irkoutsk, Moscou.
Problème pour les visas : Chine, Mongolie, Russie...
Quelle solution ou quelle astuce ? 😉
Merci.
Vingt-deux jours de découverte autour du monde (août - septembre)
Bonjour les voyageurs,
Nous avons le projet de faire un voyage de 4 mois autour du monde du 29 juin au 1er novembre 2019.
Notre projet d'itinéraire est le suivant : Tibet (1 mois) - Hong Kong (5 jours) - Nouvelle-Calédonie (2.5 semaines) - Nouvelle-Zélande (3 semaines) - île de Pâques (6 jours) - Chili (3 semaines) - Argentine (3 semaines).
Nous souhaiterions passer par la Nouvelle-Zélande. Nous y serions du 22 août au 13 septembre 2019, soit environ 22 jours. Nous savons que ce n'est pas vraiment la période optimale du point de vue météo ! Qu'en est-il de la découverte de ce pays à ce moment de l'année ? Nous pensons plutôt louer une voiture, car avec le camping-car il ferait trop froid et de se déplacer du nord au sud : arrivée à Auckland et départ depuis Christchurch.
ça vaut quand même la peine de découvrir ce pays à cette saison ou c'est une folie pure ?
Merci pour vos conseils 🙂
Nous avons le projet de faire un voyage de 4 mois autour du monde du 29 juin au 1er novembre 2019.
Notre projet d'itinéraire est le suivant : Tibet (1 mois) - Hong Kong (5 jours) - Nouvelle-Calédonie (2.5 semaines) - Nouvelle-Zélande (3 semaines) - île de Pâques (6 jours) - Chili (3 semaines) - Argentine (3 semaines).
Nous souhaiterions passer par la Nouvelle-Zélande. Nous y serions du 22 août au 13 septembre 2019, soit environ 22 jours. Nous savons que ce n'est pas vraiment la période optimale du point de vue météo ! Qu'en est-il de la découverte de ce pays à ce moment de l'année ? Nous pensons plutôt louer une voiture, car avec le camping-car il ferait trop froid et de se déplacer du nord au sud : arrivée à Auckland et départ depuis Christchurch.
ça vaut quand même la peine de découvrir ce pays à cette saison ou c'est une folie pure ?
Merci pour vos conseils 🙂











