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Meilleur itinéraire pour faire Paris - Porto (Portugal) à vélo?
Bonjour,
j'ai pour projet d'aller de Paris à Porto au Portugal en vélo par le chemin le plus court car j'ai peur d'avoir des pannes de mollets.
Avez vous déjà tenté l"experience sur une partie de la distance ou la totalité ?
Je suis à la recherche du meilleur itinéraire (sans route nationale...) En auriez vous un à me suggérer ?
Quels conseils pourriez vous me donner ?
merci à tous de vos réponses
j'ai pour projet d'aller de Paris à Porto au Portugal en vélo par le chemin le plus court car j'ai peur d'avoir des pannes de mollets.
Avez vous déjà tenté l"experience sur une partie de la distance ou la totalité ?
Je suis à la recherche du meilleur itinéraire (sans route nationale...) En auriez vous un à me suggérer ?
Quels conseils pourriez vous me donner ?
merci à tous de vos réponses
Découverte de la Réunion!
Dimanche 23 mai 2010 : Arrivée sur l’Île de La Réunion
Mon copain (Oliv) et moi (Kyra) avons atterri sportivement ce matin vers 9h35, heure locale. Il fait vraiment beau ! Nous sommes allés récupérer la voiture puis direction Sainte Suzanne pour aller voir la cascade Niagara. Nous avons eu du mal à trouver la cascade! Le panneau qui l’indiquait est complètement caché par les cannes à sucre !
Après la cascade, nous avons continué vers les différents bassins le long de la rivière Sainte Suzanne. Arrêt à Bassin Nicole où une séance photo avec des mannequins avait lieu. Nous les dérangions mais cela m’était égal car nous aussi, nous voulions profiter du lieu !
Nous avons ensuite continué vers notre premier gîte : chez Liane BONALD, entre temps, nous avons vu « le voile de la mariée » au bord de la route… Pas mal pour une première journée ! Heureusement que je ne conduisais pas car je piquais du nez dans la voiture. Et oui ! Ce n’est pas évident de bien dormir dans un avion.
Cascade Niagara

Aux alentours de la Rivière Sainte Suzanne
Lundi 24 mai 2010 : Départ pour le cirque de Mafate Col des Bœufs – Plaine des tamarins – La Nouvelle – Le Bronchard – Roche Plate
Petit-déjeuner rapide chez Liviane BONALD avant d’aller garer la voiture au parking surveillé du Col des Bœufs, et c’est parti !
La première partie : la Plaine des Tamarins, était très plaisante bien que nous croisons plein de monde. C’est vrai que c’est le lundi de la Pentecôte aujourd’hui ! Déjà, nous sommes dépaysés par la flore autour de nous.
Sur le chemin du parking du Col des Bœufs

Fougères arborescentes (ou Fanjans)

Piton Cabri

Début du sentier après le Col des Boeufs

Fougères arborescentes - Fanjans femelles

Plaine des Tamarins
Nous faisons un premier arrêt à la Boulangerie de la Nouvelle pour manger nos sandwichs.
Le cadre est très mignon, les maisons très colorées. J'en profite pour faire des étirements même si mes courbatures sont déjà là.
La Nouvelle
Après La Nouvelle, l’étape est plus difficile : la descente jusqu’à la rivière des Galets. La descente est tellement fatigante que j’ai l’impression de butter sur chaque pierre. C’est interminable ! En voyant l’eau d’en haut et en entendant le bruit du ruissellement, j’ai l’impression que nous arrivons bientôt mais en fait c’est très long. Je me sens comme une môme qui demande sans cesse : « quand est-ce qu’on arrive ? » les jambes ont beaucoup travaillé, surtout les genoux.
Une fois arrivé à la rivière des Galets, nous avons vite enlevé nos chaussures et trempé nos pieds… L’eau est très froide et ça fait du bien ! A un endroit, il y avait des remous, nous avons plongé nos jambes jusqu’aux genoux… effet massant garanti ! Nous avons pris quelques photos là avant de repartir en suivant les peintures. Malheureusement, il fallait traverser la rivière et comme je suis trop petite et que je n’ai pas assez d’équilibre (ni de chance), j’ai glissé sur une pierre et je suis tombée dans l’eau avec la moitié du sac-à-dos et mon appareil photo qui se trouvait dans ma poche de pantalon ! Je n’ai pensé qu’à mon appareil alors que j’essayais de sortir de l’eau au plus vite. Résultat : je suis trempée jusqu’au T-shirt ! Quand il n’y avait plus de rivière à passer, j’ai enlevé mon T-shirt pour mettre ma polaire et mon pantalon a séché sur moi.

La rivière des Galets
Dernière étape : la montée jusqu’à Roche Plate par le Bronchard… je suis épuisée et mon cœur bât très vite. Qu’est-ce que cela m’a l’air raide ! Pas facile car c’est la première journée, je ne suis donc pas du tout échauffée. Nous arrivons à Roche Plate au gîte de Judex Thomas. Après une bonne douche, nous attendons dans la chambre car le repas n’est qu’à 19h15 et là, il doit seulement être 18h30.
Mardi 25 mai 2010 : Roche Plate – Trois roches – Marla
Nous entamons la randonnée Roche plate -> Trois Roches -> Marla. Suite à la marche de la veille, j’ai les jambes très douloureuses et j’ai également mal aux abdos !

Roche Plate

Le gîte de Judex Thomas
Trois Roches, c’est magnifique ! La rivière finit en une cascade vertigineuse ! on ne peut pas en voir la profondeur, si on s’approche de trop près, danger ! Endroit idéal pour faire notre pique-nique.
Aux Trois Roches

L'une des Trois Roches

Cascade des Trois Roches
Mercredi 26 mai 2010 : Marla – Col des Bœufs pour finir la boucle
Le gîte de Faneli César est le dernier sur le chemin (comme à Roche Plate !), alors nous sommes encore arrivés épuisés ! C’est très spacieux comme logement. Nous goûtons au cari de poulet (nous avions déjà mangé le cari boucané et le cari saussices les jours d’avant). Nous sommes six dans le gîte : nous, un autre couple et 2 amies dont l’une est d’origine réunionnaise et l’autre comorienne (la réunionnaise fait le guide pour son amie). C’est une bonne autre façon de découvrir l’île.

Petit snack à Marla

Retour à la Plaine des Tamarins
Nous sommes partis vers 8h45 en direction du Col des Bœufs (là où nous avons laissé la voiture). La randonnée est assez tranquille, nous avons de nouveau traversé la Plaine des Tamarins mais je ne me lasse pas, c’est un bel endroit. Par contre c’est nuageux contrairement à la veille où il y avait du soleil quasiment toute la journée.
Arrivés en haut du Col des Bœufs, j’ai froid (fatigue ?), nous remettons nos polaires ! Le chemin jusqu’au parking me semble interminable. Cela ne me paraissait pas si long à l’aller. Nous avons repris la voiture puis départ en direction de Hell Bourg.
Petit arrêt au Bourbon pointu pour manger un sandwich aux bouchons/frites/fromage. C’est un snack coincé dans un virage en pente. Oliv se fait manger par les moustiques. Pas moi ! Je trop couverte !
A Hell Bourg, nous trouvons facilement l’hôtel des cimes. En fait, c’est tout petit comme ville. Nous avons fait un petit tour dans le coin pour acheter des cartes postales, puis nous avons dîné à l’hôtel même et enfin dodo !
Jeudi 27 mai 2010 : Ilet à Vidot – Grand Sable – Trou blanc
Ce matin, nous avons pris le p’tit déjeuner à l’hôtel où il y avait des petits pains aux chocolats et des croissants. Puis nous sommes partis prendre le départ d’une randonnée à Grand Sable. La randonnée est une boucle : Ilet à Vidot -> Grand Sable -> Trou Blanc -> Ilet à Vidot.

Sur le nouveau pont suspendu

Petite chapelle, il est fréquent d’en croiser lors des randonnées.
Au départ, cela ressemble à une promenade tranquille à la campagne mais comme d’habitude, cela se corse vite. Nous sommes tout le temps dans les sous-bois à l’ombre mais nous avons très chaud. En plus, l’air est très humide.

Les mûres de La Réunion


Ilet-à-Vidot

Une fraise sauvage

végétation de filaos et de goyaviers

Un goyavier
Au début, nous sommes bordés de goyaviers et de filaos. C’est très glissant par terre parce que les fruits rouges du goyavier sont tombés et très murs. Puis, cela se transformé en forêt de bambous (géants et petits). Nous sommes déjà dépaysés mais là c’est encore mieux. Sauf que c’est toujours aussi glissant mais c’est parce que nous suivons de petits cours d’eau et je pense qu’il a dû pleuvoir peu de temps avant. Nous arrivons finalement à la rivière des Mâts.
Depuis que je suis tombée dans la rivière des Galets, je fais très très très attention quand on doit traverser une rivière. Là, il y a une échelle en travers de la rivière. Cela a l’air très glissant mais pas de mal finalement. Nous sommes content d’avoir trouvé la rivière car la partie d’après s’annonce plus tranquille (selon le bouquin de randonnée).

Les bambous petits & géants ont remplacé les goyaviers du début de la randonnée.

Petit cours d'eau à traverser après les bambous
En tout cas, c’est une promenade très glissante dans un endroit très humide avec quelques attaques discrètes de moustiques… J’ai un bouton énorme sur le front et d’autres sur les jambes, Oliv aussi en a plein les jambes.

Un tec-tec sur un rocher, des filaos en arrière-plan

Petite pause à la rivière des Mâts.
Vendredi 28 mai 2010 : Bassin la Paix – Bassin la Mer
Nous avons eu du mal à nous lever ce matin, malgré un réveil mis à 7h10. Nous avons pris le p’tit déjeuner à l’hôtel et réglé la note avant de partir. Cette fois-ci, le Guide du Routardnous a fait faire des économies en le présentant pour la facturation. Nous avons prévu d’aller à la Maison Folio dès l’ouverture à 9h00. Nous avons pris la visite au vol car elle avait déjà débuté, nous avons passé beaucoup de temps à l’intérieur pour voir les fabrications artisanales en bois, bambou, etc. Mais c’est le jardin qui m’intéresse le plus.

Dans le jardin de la maison Folio

Baignoire d’antan et objets en bambou
Anthurium
Roses et autres plantes dont je n’ai pas retenu le nom.
Nous avons ensuite pris la route en direction de Saint Benoît. Nous refaisons un arrêt au point de vue du Voile de la Mariée, et à Salazie. Nous voulions faire la promenade Takamaka mais le temps s’est couvert et en plus, il se met à pleuvoir.
Gros plan sur l'église de Salazie

Hotel de Ville de Salazie La pluie ne cesse pas, il faut tout de même décider de faire quelque chose aujourd’hui… nous choisissons de nous rapprocher de la côte pour trouver le Bassin La Paix. Magnifique ! Nous contemplons à peine le lieu qu’une grosse averse nous tombe dessus. La pluie nous a rattrapés, la vilaine ! Nous sommes restés un moment à l’abri en espérant que la pluie cesse mais elle n’en a fait qu’à sa tête.
Deux cascades à Bassin La Paix
Orgues basaltiques
Pendant que la pluie s’atténue, nous allons en direction de Bassin La Mer. Nous gavons la voiture à côté d’un tracteur… Fin d’après-midi, il ne bougera plus ! En nous préparant pour la promenade, deux chiens mignons comme tout, sont venus à notre rencontre. Ils ont fait la ballade avec nous. A cause de la pluie, la randonnée était super glissante et très boueuse. Les chaussures et les chaussettes étaient trempées, nous étions tout crasseux à cause de la boue.
Sur la route de Takamaka

Chien n°1
Chien n°2
Départ pour Bassin La Mer, en compagnie des chiens

Petite fleur dont les feuilles se recroquevillent lorsqu’on les touche. On l'appelle aussi "la vierge effarouchée" ??
Point de vue de Bassin La Mer

Végétation humidifiée par la pluie
Arc-en-ciel à Abondance
Nous terminons la ballade sans pluie. Quelle chance ! Nous reprenons la route, il doit être 17h, il fait encore jour. Mais pendant que nous essayons de quitter le village d’Abondance où nous avons fait la promenade (pas facile tous ces sens uniques !), l’expression française « il pleut des cordes » prend tout son sens. Nous retrouvons la N3 qui coupe l’île par l’intérieur pour nous rendre au gîte de l’Estagnon. Nous n’avons aucune idée du temps que cela va prendre pour traverser l’île, il est vrai que ce sont des routes de montagne, la nuit en plus ! Finalement, tout se passe bien. Sur l’email de réservation, nos hôtes, Monsieur et Madame Payet, avaient bien expliqué comment trouver leur gîte, alors c’était à peu près facile. Ils sont très gentils. La chambre est super bien tenue, des décorations insolites et une salle de douche immense ! Nous avions honte de salir à cause de notre journée boueuse !

La plaine des Cafres
La plaine des Cafres
Samedi 29 mai 2010 : Piton de la Fournaise, cratère Rivals
Ce matin, debout vers 6h pour le p’tit déjeuner à 6h30. Il y a beaucoup de vent. A la vue des nuages, cela semble mal parti pour la randonnée du volcan. Lorsque nous arrivons au parking du Pas de Bellecombe, nous constatons que le temps est très couvert et brumeux, nous ne voyons rien à quelques mètres. Nous avons donc tout pris : polaires et k-way. Départ vers 9h, comme le piton était trop dans les nuages et que cela ne semblait pas s’améliorer, nous avons préféré faire la randonnée du cratère Rivals.
Passage sur le Formica Leo
Paysage de laves séchées
Des balisages blancs indiquent le sentier à suivre
La randonnée dure 4h environ normalement, mais nous mettrons un peu plus de 6h à la faire. Il y a beaucoup de photos à prendre, les couleurs sont variées. Au fil de la marche, le ciel devient de plus en plus bleu. Nous ne sentons pas le soleil nous brûler mais à la fin de la journée, nos hôtes nous ont fait remarquer que nous avons pris de belles couleurs.

Le volcan se découvre

Vue sur les Remparts

Contrastes entre différentes coulées de laves séchées

Des couleurs remarquables!

Sur les pas du cratère Rivals, un autre cratère un peu plus loin
Les différentes textures de la lave
De retour au cratère Formica Leo
Le cratère Formica Leo
Sur la route, aperçu d’un arc-en-ciel sur la Plaine des Cafres
Dimanche 30 mai 2010 : L’Etang-Salé-Les-Bains – Saint Pierre
Nous nous levons de plus en plus tôt : p’tit déjeuner à 6h ce matin, donc réveil avant… c’était dur dur ! Il a plu la nuit et il pleut encore pendant le p’tit déjeuner, et ainsi de suite pendant tout le trajet jusqu’au parking du volcan. C’est décourageant ! Il pleut de la très grosse pluie comparé à la veille où il faisait juste brumeux.
Nous laissons tomber le Piton de la Fournaise, le Piton d’eau et la promenade de la Plaine des Sables et nous allons visiter la Maison du Volcan. Par chance, c’est ouvert le dimanche et en plus, comme c’est le jour de la fête des mères aujourd’hui, nous avons eu une sacrée réduction sur le prix de l’entrée. Le musée est intéressant, il y a plein de petits films de courtes durées et une vidéo en 3D. Nous faisons un tour à la boutique souvenir et finalement nous n’achetons pas le T-shirt « J’ai marché sur le volcan ». Et oui, ce n’était pas encore fait !
Ensuite, nous reprenons la route pour nous rendre sur la côte où nous espérons qu’il ferait beau. Mais avant, petite escale à Notre-Dame-de-la-Paix pour faire le sentier botanique… Pas à notre goût mais nous avions déjà appris beaucoup de choses sur les plantes et les arbres de l’Île les jours précédents.

Vue sur la rivière des Remparts
Passiflore à l’entrée du sentier botanique
Ensuite, nous prenons la direction de Saint Pierre… mais nous ratons la sortie sur la N3, alors nous continuons jusqu’à L’Etang Salé Les Bains. Restaurant chinois rapide puis direction la plage pour voir le sable noir. Il fait très chaud ! Pendant le repas, nous nous rendons compte que nous étions bien au frais en altitude mais que nous ne nous étions pas adaptés au climat chaud de la côte.
Plage de sable noir à Etang Salé Les Bains
Des fossiles de coraux
Le Croc Parc
Une grosse bête!
Nous nous arrêtons à Saint Pierre où un temple Tamoul très coloré a attiré notre attention. Il faut donc aller voir de plus près ! Un homme nous interpelle parce que nous marchons avec nos chaussures sur la pelouse. Je pensais qu’il fallait enlever nos chaussures seulement pour entrer dans le temple, mais visiblement, même la pelouse entourant le bâtiment est interdite aux chaussés. Donc nous nous déchaussons à l’entrée de la pelouse et nous faisons le tour du bâtiment. C’est très coloré. Il y a un tas de détails sur les murs, on peut y passer des heures à tout regarder. Pendant que nous nous appliquons à prendre des photos, les moustiques nous dévorent les pieds et les bras ! Nous nous sommes fait la malle !





Arrêt à la plage de Saint Pierre jusqu’au coucher de soleil pour admirer le récif de corail.
Puis retour au gîte pour se débarbouiller avant d’aller à la crêperie où Oliv avait réservé. Là, nos hôtes surveillaient notre retour car ils voulaient nous offrir l’apéritif. C’est vraiment très sympathique.
En revenant de la crêperie, alors qu’il fait bien nuit, je remarque un arc-en-ciel lunaire sur Grand Bassin ! C’est la première fois que je vois ça, je ne savais même pas que cela existait ! Magnifique !!! La lune presque pleine doit y être pour quelque chose. L’arc en ciel était tout blanc et très bien dessiné dans le paysage noir. Dommage que mon appareil photo ne puisse pas prendre ce genre de merveille !
Lundi 31 mai 2010 : Le piton de la Fournaise - cratère Dolomieu
Nous allons enfin voir le volcan !!! Le ciel est découvert. Le chemin est long jusqu'en haut du cratère Dolomieu. A l'arrivé, nous remarquons un long trait blanc de limitation qu’il ne faut pas franchir sous risque de glissement de terrain... mais tout le monde (y compris nous) traverse la ligne. On ne voit pas bien le cratère sinon ! Il fait très froid en haut du volcan ! Nous avons liquidé nos chips comme une bonne récompense pour toute cette marche ! Nous avons pris quelques photos et nous entamons immédiatement la redescente.
Le volcan ! Cratère Dolomieu, attention ça fume !!!
Sur le retour, nous voyons les nuages galoper au dessus de nos têtes. Donc nous avons pris l’averse en traversant en bas vers le cratère Formica Leo. Ensuite, il me semble que la pluie ne cesse pas un seul instant.
Nous ne nous arrêtons pas à la Plaine des Sables ni au Piton d’eau. Tant pis. Nous reprenons la route jusqu’à La Plaine des Palmistes pour rechercher le gîte « Au Conflore du Piton ». Heureusement, il faisait encore jour car de nuit, cela n’aurait pas été évident à trouver. Le gîte est une petite maison verte aux couleurs de la Jamaïque.
Gîte « Au Conflore du Piton »
Mardi 1er juin 2010 : La Plaine des Palmistes, Le Trou de Fer manqué, le Grand brûlé, Anse des Cascades, Jardin Volcanique
Il pleut des trombes d’eau toute la soirée et même toute la nuit ! La chambre est super humide. Bref, petite éclaircie ce matin mais dès que nous commençons à rouler, il a plu de nouveau. Décourageant ! Nous allons jusqu’au parking pour faire la randonnée du Trou de Fer mais finalement nous ne sortons pas de la voiture... Nous rebroussons chemin. Sur la route, nous croisons un couple de randonneurs qui nous ont fait un signe de stop. Les pauvres ! Nous les prenons donc avec nous pour les ramener sur la N3 à La Plaine des Palmistes. Ils sont sympathiques, originaires de Toulouse. On leur avait déconseillé de ne pas faire le sentier du Trou de Fer par un temps pareil, donc je me suis dit « tant mieux ! Aucun regret ! ».
Nous rejoignons finalement la côte. Pas d’arrêt à Saint Benoît mais un arrêt à Saint Anne pour voir l’église de type facteur Cheval (selon Oliv) mais la façade est en rénovation, il y a des échafaudages partout et des ouvriers à la tâche ! Je n’ai pris aucune photo. Ensuite, nous partons à Sainte Rose où la lave a « «gentiment » contourné la fameuse église.
Eglise de Sainte Rose
Aire de pique-nique à Anse des Cascades
Poissonnerie à Anse des cascades
Nous sommes allés prendre un repas à emporter pour pique-niquer à Anse des cascades. Il ne pleut plus vraiment mais le ciel est très couvert. Après cela, nous voici sur la côte du Grand Brulé pour voir les différentes coulées de lave refroidie de ces dernières années.
La végétation reprend partout où il y a des craquelures
Un ilot de végétations au milieu des laves séchées
Nous garons la voiture au parking du Puits Arabe pour faire le sentier du jardin volcanique. Plutôt impressionnantes ces coulées de laves ! Nous sommes épargnés par la pluie mais nous la voyons tomber au loin.
Le pinpin, fruit du vacoas
Les racines des vacoas peuvent atteindre 1 mètre.
Sur le sentier du Jardin Volcanique
Des filaos





Lorsque nous arrivons au gîte du Domaine du Vacoas, il n’y avait personne ! Après qu’Oliv a joint notre hôte par téléphone, nous avons eu la permission de prendre possession des lieux ! C’est mignon, grande salle d'eau ! Grosse douche et repos en attendant d’aller dîner.

Notre chambre au « Domaine du Vacoas » avec vue sur la côte
Mercredi 2 juin 2010 : Cap Méchant, Grand’ Anse
Nous quittons le Domaine du Vacoas pour Cap Méchant. Quel spectacle ! La mer est agitée. Elle arrive à nous éclabousser !

Cap Méchant
Cap Méchant
Nous nous rendons à la visite guidée du Jardin des Parfums et des Epices. Au début, nous ne sommes pas beaucoup… subitement, un gros car de touriste se gare et tout un tas de personnes retraitées se pointent pour la visite. Restons zen !
La vanille de La Réunion
Banane rose


Bois de litchis
Bois de mangues
Nous apprenons encore beaucoup de chose pendant la visite ! Les termes de plantes « indigènes » (qui naissent à La Réunion) et plantes « exotiques » (qui sont importées); la définition d’un fruit (qui contient une ou des graines, pépins ou noyaux), et donc la définition d’un « faux fruit » (ananas, banane, fraise…) ; Très plaisant malgré la foule.
En repartant, nous prenons des pizzas sur la route pour aller la manger sur la côte vers Bras Panon. Sur la petite route vers la Marine, un superbe caméléon vert traverse la route tout tranquillement devant notre véhicule…
Sur la côte ; nous prenons un peu de temps pour observer les souffleurs : phénomène où l’eau de mer est « soufflée » en l’air car elle s’introduit dans des crevasses trop étroites. Un peu comme lorsque la baleine propulse de l’eau en l’air par ses orifices.
Les souffleurs


Nous entrons plus vers l’intérieur de l’Île en direction du Trou Noir et de la Cascade Langevin (celle que l’on voit beaucoup sur les cartes postales).
Cascade de Trou Noir
Cascade de Trou Noir
Cascade Langevin
Arrêt plage à Grand’ Anse. Pas facile d’enfiler son maillot de bain dans la Twingo en toute discrétion ! Même à cette heure tardive de l’après-midi, la mer est « vachement » bonne ! L’équipe de France de football était aussi à Petit-Ile, résultat : gendarmes et interdiction d’arrêt partout autour de leur hôtel. La plage est sympathique, il y a un bassin aménagé par des gros blocs de pierres qui empêchent les vagues de nous assommer. Nous avons l’impression d’être dans un mini aquarium : plein de jolis poissons… et des oursins ! Maintenant que j’en ai vu au fond de l’eau, je n’ose plus mettre un pied devant l’autre.
Nous retournons au gîte de l’Estagnon car Oliv avait embarqué les clés et vient de s’en rendre compte ! Nous en profitons pour leur demander si nous pouvons rester pour la nuit. C’était ok et nous sommes contents de revenir à ce gîte si chaleureux.
Nous allons dîner à Saint Pierre au restaurant Le Pittoresque (très bon !). Mais ce n’était plus la forme pour moi, retour au gîte et gros dodo.
Jeudi 3 juin 2010 : Grand Bassin – le Voile de la Mariée
Ce matin, nous partons faire la randonnée du Grand Bassin pour arriver à la cascade du voile de la Mariée. J’ai une très petite forme, je n’avance pas. La cascade a l’air petite de loin mais impressionnante de près !

Descente à Grand Bassin


Sur le sentier de Grand Bassin
Le voile de la Mariée de Grand Bassin
Du faux poivres au sol donne de la couleur à la marche.

Remontée de Grand Bassin, fleurs très odorantes.
De retour en haut du sentier, nous prenons la direction Le Tampon où nous nous sommes arrêtés manger des pains au chocolat puis nous avons dégusté Milk shake et glace dans un petit snack.
Puis, départ pour Cilaos. Nous espérons avoir une place à l’hôtel des Aloès où nous ne devions arriver que le lendemain mais nous avons renoncé à faire le Piton des Neiges. Il y a beaucoup de virages sur la route mais supportable, je m’attendais à pire.
Vendredi 4 juin 2010 : Cilaos – Bras rouge et Bassin Bleu
Aujourd’hui, ballade à la cascade Bras rouge et remontée par Bassin Bleu. Il fait super beau à Cilaos, des nuages mais non menaçant, un bon climat pour marcher. La randonnée est variée, cela monte et descend tout le temps, contrairement à la veille où il fallait d’abord descendre jusqu’au Voile de la Mariée pour ensuite remonter par le même chemin. Nous sommes bons par rapport aux temps indiqués sur les panneaux alors que d’habitude, nous prenons plus de temps. Ceci dit, nous nous arrêtons moins pour prendre des photos en comparaison des premiers jours sur l’Île. J’adore Cilaos ! Ce soir il y a le match de foot à 20 heures et nous avons un peu peur de ne pas trouver d’endroit pour manger…


Du café ?

Cascade de Bras Rouge
Eh oui ! nous avons encore enlevé nos chaussures pour traverser...

Bassin Bleu
Eglise de Cilaos
Publicité pour la bière locale
Samedi 5 juin : Col du Taïbit, Ilet à Cordes
Ce matin, nous partons pour la ballade au Col du Taïbit. Nous garons la voiture au pied du sentier pour commencer la grimpette. Nous arrivons à la première étape : la petite buvette tenue par les jeunes Salazes où on peut prendre un thé pour nous encourager dans la montée. Avec Oliv, nous n’en prenons pas - ce n’est pas marrant les arrêts pipi en pleine nature ;-) – nous passons simplement au belvédère voir les 3 Salazes, avec un arrêt au sanctuaire où le temps était déjà bien dégagé. Pour information, un sanctuaire est un endroit où on laisse la nature se développer sans que l’homme intervienne pendant plusieurs années.

Des lanternes

Point de vue sur les 3 Salazes

Les 3 Salazes, à gauche
Sur le Col du Taïbit
Génial comme point de vue ! D’un côté : Mafate, de l’autre : Cilaos. Le ciel est tout découvert à Mafate alors qu’à Cilaos, les nuages avancent. Nous sommes vraiment très haut (à 2082 mètres !). J’ai le vertige, les jambes qui tremblotent, etc mais je monte encore plus sur le col (Oliv vient d’y aller et pense que je peux faire l’ascension). Cela aurait été dommage de faire tout ce chemin juste pour s’arrêter au pied.
Nous pique-niquons là mais ce n’est pas très calme, de nombreux randonneurs s’arrête aussi là pour faire leurs pauses.
Samedi 5 juin : Ilet à Cordes
En regagnant la voiture, nous nous sommes dirigés sur la N5 vers Ilet à Cordes. C’est précisément là que s’arrête la route. C’est également là où se trouvent les cultures en terrasse que l’on apercevait depuis les différents points de vue. Intéressant !
Ilet à Cordes
Cultures de lentilles à Ilet à Cordes
Dimanche 6 juin 2010 : Cilaos – La Chapelle
La Chapelle est l’endroit où il y a une faille entre deux hauts rochers laissant une cascade d’eau s’échapper. Pour Y aller, c’est de la descente. Les derniers mètres de la randonnée se font les pieds dans l’eau donc nous avons prévu deux paires de chaussures pour ne pas se faire mal aux pieds avec les cailloux dans l’eau. J’avais très peur mais cela en vaux la peine ! Arrivés à La Chapelle, malgré l’obscurité, on voyait la puissance de l’eau qui tombait de la faille…
L'entrée de La Chapelle
Nous sommes arrivés trop tard pour que ce soit bien éclairé mais cela reste très impressionnant. Au bout de plusieurs minutes à prendre des photos, je commence à avoir très froid, l’eau est gelée ! Après toutes ces émotions, nous sommes allés nous mettre au soleil au pied du sentier pour le retour et comme récompense à ce dur chemin, j’ai vidé un paquet de M&M’s ! Miam… Par contre, la remontée vers le parking est fatigante.
Petite rencontre en remontant vers Bras Rouge
Nous quittons donc Cilaos par la route des 400 virages comme à l’aller, direction Saint Gilles Les Bains pour passer trois jours au Novotel au bord de la plage. Mauvaise surprise, la piscine de l’hôtel est en travaux ! Nous sommes déçus, nous avons justement choisi cet hôtel parce que la piscine nous faisait envie sur leur site ! Non seulement nous ne pouvons pas en profiter mais en plus, les travaux génère un de ces boucans ! Nous qui voulions nous la couler douce durant les derniers jours de nos vacances !
Lundi 7 juin 2010 : La ravine Saint Gilles
Ce matin, nous nous promenons au bord de la ravine Saint Gilles. Petite ballade pas très difficile et plutôt insolite. J’aime bien ! Comme toute ballade, au bord de l’eau, les moustiques ne sont pas très loin… J’ai encore servi de casse-croûte à ces chers insectes. Il faut passer trois tunnels dans l’eau dont l’un est assez long : on ne voit pas l’autre bout. Oliv avait une lampe frontale mais on n’y voit tout de même pas grand chose. Si j’avais été seule, je ne crois pas que j’aurais fait la ballade jusqu’au bout et vu les belles choses que j’ai vu, cela aurait été dommage.
Ravine St Gille : Cascade et lianes
Ravine St Gille : un tunnel pas trop long
Promenade les pieds dans l’eau
Finalement, nous sommes arrivés au pied d’une mare d’une eau bleue turquoise impressionnante. J’ai pris de belles photos. Les couleurs sont dues au reflet des rayons de soleil qui font ressortir la couleur de la mousse au fond de l’eau. Le bleu apparaissait ou disparaissait selon que le soleil était couvert ou non et avec un décalage.
L’eau est bleue turquoise
Des nids sur un bambou
Au bord de l’eau

Ce matin, nous faisons les fainéants : nous montons en voiture au Piton Maïdo. Il y a des travaux sur la route qui nous retardent mais nous prenons notre mal en patience. En haut du piton Maïdo, la vue est bien dégagée sur le cirque de Mafate. Nous repérons les chemins de randonnées que nous avons déjà faites pendant ce séjour.
Vu du Maïdo, le Bronchard au centre
Nous descendons à Boucan Canot qui, paraît-il, est l’une des plus belles plages de l’Île. Nous déjeunons dans le restaurant qui borde la plage, après nous allons directement nous mettre sur la plage au soleil. Au début, nous n’avons pas spécialement chaud, le soleil est caché, mais au bout de plusieurs minutes, il nous a fallut aller dans l’eau pour nous rafraîchir ! Nous ne voulions pas rester toute l’après-midi à la plage mais au final, c’est ce que nous avons fait.
Mercredi 9 juin 2010 : Descente du Maïdo à Saint Gilles en VTT, Saint-Gilles - plage de l’Ermitage
Ce matin, nous avons décidé de faire la descente en VTT du Maïdo jusqu’à Saint Gilles. C’est très difficile pour moi, en plus je suis la seule fille sur un groupe de 10 personnes dont tous sont de jeunes garçons très en forme ! Le moniteur est très sympathique et très patient. J’ai très mal aux bras et aux mains à force de freiner car c’est de la descente du début jusqu’à la fin quasiment. Nous sommes passés dans un domaine privé avec des vaches qui restent tranquilles, puis à côtés de cannes à sucres, à l’intérieur des bois, etc. C’est plutôt varié. A la vitesse à laquelle je vais, j’ai le temps d’admirer le paysage !
Cet après-midi nous sommes à la plage de l’Ermitage pour voir les coraux avec nos masques et tuba. Nous prenons un couloir de corail et je vois des êtres magnifiques : les poissons, les coraux… Génial ! Cela fait vraiment vacances !
Ce soir, nous cherchons un hôtel toujours dans les parages de Saint Gilles car finalement, entre la ville de Saint Gilles et celle de Saint Denis, il n’y avait rien qui nous intéresse. Nous trouvons l’hôtel Ylang-ylang sur le bord de la route à Grand Fond. L’hôtel porte le nom d’un arbre à fleurs jaunes très odorantes.

L’Ylang-ylang
Jeudi 10 juin : dernier jour !
Ce matin, petit-déjeuner et pliage de bagages, c’est notre dernier jour sur l’Île. Nous quittons l’hôtel vers 10 heures pour prendre la direction de Boucan Canot car c’est la seule plage que nous connaissons qui soit équipé de douche pour se rincer.
Cela n’a pas été difficile de passer toute la journée à la plage, il fait bien chaud même si le ciel est couvert. A l’heure de déjeuner, nous laissons nos serviettes sur la plage pour aller manger un américain bouchons au snack en face de la plage. Puis, retour sur les serviettes. Nos affaires sont toujours là, pas de soucis. Nous partons vers 15 heures après avoir dégusté une dernière glace à l’italienne.
Nous faisons un petit tour à Eperon, un village artisanal où nous achetons des souvenirs. Puis, tranquillement (dans les bouchons) nous retournons à Saint Denis, aéroport Roland Garros… SNIF ! C’est la fin du voyage !

Cabane à pique-nique dans les nuages, sur le chemin du Maïdo
Mon copain (Oliv) et moi (Kyra) avons atterri sportivement ce matin vers 9h35, heure locale. Il fait vraiment beau ! Nous sommes allés récupérer la voiture puis direction Sainte Suzanne pour aller voir la cascade Niagara. Nous avons eu du mal à trouver la cascade! Le panneau qui l’indiquait est complètement caché par les cannes à sucre !
Après la cascade, nous avons continué vers les différents bassins le long de la rivière Sainte Suzanne. Arrêt à Bassin Nicole où une séance photo avec des mannequins avait lieu. Nous les dérangions mais cela m’était égal car nous aussi, nous voulions profiter du lieu !
Nous avons ensuite continué vers notre premier gîte : chez Liane BONALD, entre temps, nous avons vu « le voile de la mariée » au bord de la route… Pas mal pour une première journée ! Heureusement que je ne conduisais pas car je piquais du nez dans la voiture. Et oui ! Ce n’est pas évident de bien dormir dans un avion.
Cascade Niagara
Aux alentours de la Rivière Sainte Suzanne
Lundi 24 mai 2010 : Départ pour le cirque de Mafate Col des Bœufs – Plaine des tamarins – La Nouvelle – Le Bronchard – Roche Plate
Petit-déjeuner rapide chez Liviane BONALD avant d’aller garer la voiture au parking surveillé du Col des Bœufs, et c’est parti !
La première partie : la Plaine des Tamarins, était très plaisante bien que nous croisons plein de monde. C’est vrai que c’est le lundi de la Pentecôte aujourd’hui ! Déjà, nous sommes dépaysés par la flore autour de nous.

Sur le chemin du parking du Col des Bœufs

Fougères arborescentes (ou Fanjans)

Piton Cabri

Début du sentier après le Col des Boeufs

Fougères arborescentes - Fanjans femelles

Plaine des Tamarins
Nous faisons un premier arrêt à la Boulangerie de la Nouvelle pour manger nos sandwichs.
Le cadre est très mignon, les maisons très colorées. J'en profite pour faire des étirements même si mes courbatures sont déjà là.
La NouvelleAprès La Nouvelle, l’étape est plus difficile : la descente jusqu’à la rivière des Galets. La descente est tellement fatigante que j’ai l’impression de butter sur chaque pierre. C’est interminable ! En voyant l’eau d’en haut et en entendant le bruit du ruissellement, j’ai l’impression que nous arrivons bientôt mais en fait c’est très long. Je me sens comme une môme qui demande sans cesse : « quand est-ce qu’on arrive ? » les jambes ont beaucoup travaillé, surtout les genoux.
Une fois arrivé à la rivière des Galets, nous avons vite enlevé nos chaussures et trempé nos pieds… L’eau est très froide et ça fait du bien ! A un endroit, il y avait des remous, nous avons plongé nos jambes jusqu’aux genoux… effet massant garanti ! Nous avons pris quelques photos là avant de repartir en suivant les peintures. Malheureusement, il fallait traverser la rivière et comme je suis trop petite et que je n’ai pas assez d’équilibre (ni de chance), j’ai glissé sur une pierre et je suis tombée dans l’eau avec la moitié du sac-à-dos et mon appareil photo qui se trouvait dans ma poche de pantalon ! Je n’ai pensé qu’à mon appareil alors que j’essayais de sortir de l’eau au plus vite. Résultat : je suis trempée jusqu’au T-shirt ! Quand il n’y avait plus de rivière à passer, j’ai enlevé mon T-shirt pour mettre ma polaire et mon pantalon a séché sur moi.

La rivière des Galets
Dernière étape : la montée jusqu’à Roche Plate par le Bronchard… je suis épuisée et mon cœur bât très vite. Qu’est-ce que cela m’a l’air raide ! Pas facile car c’est la première journée, je ne suis donc pas du tout échauffée. Nous arrivons à Roche Plate au gîte de Judex Thomas. Après une bonne douche, nous attendons dans la chambre car le repas n’est qu’à 19h15 et là, il doit seulement être 18h30.
Mardi 25 mai 2010 : Roche Plate – Trois roches – Marla
Nous entamons la randonnée Roche plate -> Trois Roches -> Marla. Suite à la marche de la veille, j’ai les jambes très douloureuses et j’ai également mal aux abdos !

Roche Plate

Le gîte de Judex Thomas
Trois Roches, c’est magnifique ! La rivière finit en une cascade vertigineuse ! on ne peut pas en voir la profondeur, si on s’approche de trop près, danger ! Endroit idéal pour faire notre pique-nique.

Aux Trois Roches

L'une des Trois Roches

Cascade des Trois Roches
Mercredi 26 mai 2010 : Marla – Col des Bœufs pour finir la boucle
Le gîte de Faneli César est le dernier sur le chemin (comme à Roche Plate !), alors nous sommes encore arrivés épuisés ! C’est très spacieux comme logement. Nous goûtons au cari de poulet (nous avions déjà mangé le cari boucané et le cari saussices les jours d’avant). Nous sommes six dans le gîte : nous, un autre couple et 2 amies dont l’une est d’origine réunionnaise et l’autre comorienne (la réunionnaise fait le guide pour son amie). C’est une bonne autre façon de découvrir l’île.

Petit snack à Marla

Retour à la Plaine des Tamarins
Nous sommes partis vers 8h45 en direction du Col des Bœufs (là où nous avons laissé la voiture). La randonnée est assez tranquille, nous avons de nouveau traversé la Plaine des Tamarins mais je ne me lasse pas, c’est un bel endroit. Par contre c’est nuageux contrairement à la veille où il y avait du soleil quasiment toute la journée.
Arrivés en haut du Col des Bœufs, j’ai froid (fatigue ?), nous remettons nos polaires ! Le chemin jusqu’au parking me semble interminable. Cela ne me paraissait pas si long à l’aller. Nous avons repris la voiture puis départ en direction de Hell Bourg.
Petit arrêt au Bourbon pointu pour manger un sandwich aux bouchons/frites/fromage. C’est un snack coincé dans un virage en pente. Oliv se fait manger par les moustiques. Pas moi ! Je trop couverte !
A Hell Bourg, nous trouvons facilement l’hôtel des cimes. En fait, c’est tout petit comme ville. Nous avons fait un petit tour dans le coin pour acheter des cartes postales, puis nous avons dîné à l’hôtel même et enfin dodo !
Jeudi 27 mai 2010 : Ilet à Vidot – Grand Sable – Trou blanc
Ce matin, nous avons pris le p’tit déjeuner à l’hôtel où il y avait des petits pains aux chocolats et des croissants. Puis nous sommes partis prendre le départ d’une randonnée à Grand Sable. La randonnée est une boucle : Ilet à Vidot -> Grand Sable -> Trou Blanc -> Ilet à Vidot.

Sur le nouveau pont suspendu

Petite chapelle, il est fréquent d’en croiser lors des randonnées.
Au départ, cela ressemble à une promenade tranquille à la campagne mais comme d’habitude, cela se corse vite. Nous sommes tout le temps dans les sous-bois à l’ombre mais nous avons très chaud. En plus, l’air est très humide.

Les mûres de La Réunion


Ilet-à-Vidot

Une fraise sauvage

végétation de filaos et de goyaviers

Un goyavier
Au début, nous sommes bordés de goyaviers et de filaos. C’est très glissant par terre parce que les fruits rouges du goyavier sont tombés et très murs. Puis, cela se transformé en forêt de bambous (géants et petits). Nous sommes déjà dépaysés mais là c’est encore mieux. Sauf que c’est toujours aussi glissant mais c’est parce que nous suivons de petits cours d’eau et je pense qu’il a dû pleuvoir peu de temps avant. Nous arrivons finalement à la rivière des Mâts.
Depuis que je suis tombée dans la rivière des Galets, je fais très très très attention quand on doit traverser une rivière. Là, il y a une échelle en travers de la rivière. Cela a l’air très glissant mais pas de mal finalement. Nous sommes content d’avoir trouvé la rivière car la partie d’après s’annonce plus tranquille (selon le bouquin de randonnée).

Les bambous petits & géants ont remplacé les goyaviers du début de la randonnée.

Petit cours d'eau à traverser après les bambous
En tout cas, c’est une promenade très glissante dans un endroit très humide avec quelques attaques discrètes de moustiques… J’ai un bouton énorme sur le front et d’autres sur les jambes, Oliv aussi en a plein les jambes.

Un tec-tec sur un rocher, des filaos en arrière-plan

Petite pause à la rivière des Mâts.
Vendredi 28 mai 2010 : Bassin la Paix – Bassin la Mer
Nous avons eu du mal à nous lever ce matin, malgré un réveil mis à 7h10. Nous avons pris le p’tit déjeuner à l’hôtel et réglé la note avant de partir. Cette fois-ci, le Guide du Routardnous a fait faire des économies en le présentant pour la facturation. Nous avons prévu d’aller à la Maison Folio dès l’ouverture à 9h00. Nous avons pris la visite au vol car elle avait déjà débuté, nous avons passé beaucoup de temps à l’intérieur pour voir les fabrications artisanales en bois, bambou, etc. Mais c’est le jardin qui m’intéresse le plus.

Dans le jardin de la maison Folio

Baignoire d’antan et objets en bambou
Anthurium
Roses et autres plantes dont je n’ai pas retenu le nom.Nous avons ensuite pris la route en direction de Saint Benoît. Nous refaisons un arrêt au point de vue du Voile de la Mariée, et à Salazie. Nous voulions faire la promenade Takamaka mais le temps s’est couvert et en plus, il se met à pleuvoir.
Gros plan sur l'église de Salazie
Hotel de Ville de Salazie La pluie ne cesse pas, il faut tout de même décider de faire quelque chose aujourd’hui… nous choisissons de nous rapprocher de la côte pour trouver le Bassin La Paix. Magnifique ! Nous contemplons à peine le lieu qu’une grosse averse nous tombe dessus. La pluie nous a rattrapés, la vilaine ! Nous sommes restés un moment à l’abri en espérant que la pluie cesse mais elle n’en a fait qu’à sa tête.
Deux cascades à Bassin La Paix
Orgues basaltiquesPendant que la pluie s’atténue, nous allons en direction de Bassin La Mer. Nous gavons la voiture à côté d’un tracteur… Fin d’après-midi, il ne bougera plus ! En nous préparant pour la promenade, deux chiens mignons comme tout, sont venus à notre rencontre. Ils ont fait la ballade avec nous. A cause de la pluie, la randonnée était super glissante et très boueuse. Les chaussures et les chaussettes étaient trempées, nous étions tout crasseux à cause de la boue.
Sur la route de Takamaka
Chien n°1
Chien n°2
Départ pour Bassin La Mer, en compagnie des chiens
Petite fleur dont les feuilles se recroquevillent lorsqu’on les touche. On l'appelle aussi "la vierge effarouchée" ??
Point de vue de Bassin La Mer

Végétation humidifiée par la pluie
Arc-en-ciel à AbondanceNous terminons la ballade sans pluie. Quelle chance ! Nous reprenons la route, il doit être 17h, il fait encore jour. Mais pendant que nous essayons de quitter le village d’Abondance où nous avons fait la promenade (pas facile tous ces sens uniques !), l’expression française « il pleut des cordes » prend tout son sens. Nous retrouvons la N3 qui coupe l’île par l’intérieur pour nous rendre au gîte de l’Estagnon. Nous n’avons aucune idée du temps que cela va prendre pour traverser l’île, il est vrai que ce sont des routes de montagne, la nuit en plus ! Finalement, tout se passe bien. Sur l’email de réservation, nos hôtes, Monsieur et Madame Payet, avaient bien expliqué comment trouver leur gîte, alors c’était à peu près facile. Ils sont très gentils. La chambre est super bien tenue, des décorations insolites et une salle de douche immense ! Nous avions honte de salir à cause de notre journée boueuse !

La plaine des Cafres
La plaine des CafresSamedi 29 mai 2010 : Piton de la Fournaise, cratère Rivals
Ce matin, debout vers 6h pour le p’tit déjeuner à 6h30. Il y a beaucoup de vent. A la vue des nuages, cela semble mal parti pour la randonnée du volcan. Lorsque nous arrivons au parking du Pas de Bellecombe, nous constatons que le temps est très couvert et brumeux, nous ne voyons rien à quelques mètres. Nous avons donc tout pris : polaires et k-way. Départ vers 9h, comme le piton était trop dans les nuages et que cela ne semblait pas s’améliorer, nous avons préféré faire la randonnée du cratère Rivals.
Passage sur le Formica Leo
Paysage de laves séchées
Des balisages blancs indiquent le sentier à suivreLa randonnée dure 4h environ normalement, mais nous mettrons un peu plus de 6h à la faire. Il y a beaucoup de photos à prendre, les couleurs sont variées. Au fil de la marche, le ciel devient de plus en plus bleu. Nous ne sentons pas le soleil nous brûler mais à la fin de la journée, nos hôtes nous ont fait remarquer que nous avons pris de belles couleurs.

Le volcan se découvre

Vue sur les Remparts

Contrastes entre différentes coulées de laves séchées

Des couleurs remarquables!

Sur les pas du cratère Rivals, un autre cratère un peu plus loin
Les différentes textures de la lave
De retour au cratère Formica Leo
Le cratère Formica Leo
Sur la route, aperçu d’un arc-en-ciel sur la Plaine des CafresDimanche 30 mai 2010 : L’Etang-Salé-Les-Bains – Saint Pierre
Nous nous levons de plus en plus tôt : p’tit déjeuner à 6h ce matin, donc réveil avant… c’était dur dur ! Il a plu la nuit et il pleut encore pendant le p’tit déjeuner, et ainsi de suite pendant tout le trajet jusqu’au parking du volcan. C’est décourageant ! Il pleut de la très grosse pluie comparé à la veille où il faisait juste brumeux.
Nous laissons tomber le Piton de la Fournaise, le Piton d’eau et la promenade de la Plaine des Sables et nous allons visiter la Maison du Volcan. Par chance, c’est ouvert le dimanche et en plus, comme c’est le jour de la fête des mères aujourd’hui, nous avons eu une sacrée réduction sur le prix de l’entrée. Le musée est intéressant, il y a plein de petits films de courtes durées et une vidéo en 3D. Nous faisons un tour à la boutique souvenir et finalement nous n’achetons pas le T-shirt « J’ai marché sur le volcan ». Et oui, ce n’était pas encore fait !
Ensuite, nous reprenons la route pour nous rendre sur la côte où nous espérons qu’il ferait beau. Mais avant, petite escale à Notre-Dame-de-la-Paix pour faire le sentier botanique… Pas à notre goût mais nous avions déjà appris beaucoup de choses sur les plantes et les arbres de l’Île les jours précédents.

Vue sur la rivière des Remparts
Passiflore à l’entrée du sentier botaniqueEnsuite, nous prenons la direction de Saint Pierre… mais nous ratons la sortie sur la N3, alors nous continuons jusqu’à L’Etang Salé Les Bains. Restaurant chinois rapide puis direction la plage pour voir le sable noir. Il fait très chaud ! Pendant le repas, nous nous rendons compte que nous étions bien au frais en altitude mais que nous ne nous étions pas adaptés au climat chaud de la côte.
Plage de sable noir à Etang Salé Les Bains
Des fossiles de coraux
Le Croc Parc
Une grosse bête!Nous nous arrêtons à Saint Pierre où un temple Tamoul très coloré a attiré notre attention. Il faut donc aller voir de plus près ! Un homme nous interpelle parce que nous marchons avec nos chaussures sur la pelouse. Je pensais qu’il fallait enlever nos chaussures seulement pour entrer dans le temple, mais visiblement, même la pelouse entourant le bâtiment est interdite aux chaussés. Donc nous nous déchaussons à l’entrée de la pelouse et nous faisons le tour du bâtiment. C’est très coloré. Il y a un tas de détails sur les murs, on peut y passer des heures à tout regarder. Pendant que nous nous appliquons à prendre des photos, les moustiques nous dévorent les pieds et les bras ! Nous nous sommes fait la malle !





Arrêt à la plage de Saint Pierre jusqu’au coucher de soleil pour admirer le récif de corail.
Puis retour au gîte pour se débarbouiller avant d’aller à la crêperie où Oliv avait réservé. Là, nos hôtes surveillaient notre retour car ils voulaient nous offrir l’apéritif. C’est vraiment très sympathique.
En revenant de la crêperie, alors qu’il fait bien nuit, je remarque un arc-en-ciel lunaire sur Grand Bassin ! C’est la première fois que je vois ça, je ne savais même pas que cela existait ! Magnifique !!! La lune presque pleine doit y être pour quelque chose. L’arc en ciel était tout blanc et très bien dessiné dans le paysage noir. Dommage que mon appareil photo ne puisse pas prendre ce genre de merveille !
Lundi 31 mai 2010 : Le piton de la Fournaise - cratère Dolomieu
Nous allons enfin voir le volcan !!! Le ciel est découvert. Le chemin est long jusqu'en haut du cratère Dolomieu. A l'arrivé, nous remarquons un long trait blanc de limitation qu’il ne faut pas franchir sous risque de glissement de terrain... mais tout le monde (y compris nous) traverse la ligne. On ne voit pas bien le cratère sinon ! Il fait très froid en haut du volcan ! Nous avons liquidé nos chips comme une bonne récompense pour toute cette marche ! Nous avons pris quelques photos et nous entamons immédiatement la redescente.
Le volcan ! Cratère Dolomieu, attention ça fume !!!Sur le retour, nous voyons les nuages galoper au dessus de nos têtes. Donc nous avons pris l’averse en traversant en bas vers le cratère Formica Leo. Ensuite, il me semble que la pluie ne cesse pas un seul instant.
Nous ne nous arrêtons pas à la Plaine des Sables ni au Piton d’eau. Tant pis. Nous reprenons la route jusqu’à La Plaine des Palmistes pour rechercher le gîte « Au Conflore du Piton ». Heureusement, il faisait encore jour car de nuit, cela n’aurait pas été évident à trouver. Le gîte est une petite maison verte aux couleurs de la Jamaïque.
Gîte « Au Conflore du Piton »Mardi 1er juin 2010 : La Plaine des Palmistes, Le Trou de Fer manqué, le Grand brûlé, Anse des Cascades, Jardin Volcanique
Il pleut des trombes d’eau toute la soirée et même toute la nuit ! La chambre est super humide. Bref, petite éclaircie ce matin mais dès que nous commençons à rouler, il a plu de nouveau. Décourageant ! Nous allons jusqu’au parking pour faire la randonnée du Trou de Fer mais finalement nous ne sortons pas de la voiture... Nous rebroussons chemin. Sur la route, nous croisons un couple de randonneurs qui nous ont fait un signe de stop. Les pauvres ! Nous les prenons donc avec nous pour les ramener sur la N3 à La Plaine des Palmistes. Ils sont sympathiques, originaires de Toulouse. On leur avait déconseillé de ne pas faire le sentier du Trou de Fer par un temps pareil, donc je me suis dit « tant mieux ! Aucun regret ! ».
Nous rejoignons finalement la côte. Pas d’arrêt à Saint Benoît mais un arrêt à Saint Anne pour voir l’église de type facteur Cheval (selon Oliv) mais la façade est en rénovation, il y a des échafaudages partout et des ouvriers à la tâche ! Je n’ai pris aucune photo. Ensuite, nous partons à Sainte Rose où la lave a « «gentiment » contourné la fameuse église.
Eglise de Sainte Rose
Aire de pique-nique à Anse des Cascades
Poissonnerie à Anse des cascadesNous sommes allés prendre un repas à emporter pour pique-niquer à Anse des cascades. Il ne pleut plus vraiment mais le ciel est très couvert. Après cela, nous voici sur la côte du Grand Brulé pour voir les différentes coulées de lave refroidie de ces dernières années.
La végétation reprend partout où il y a des craquelures
Un ilot de végétations au milieu des laves séchéesNous garons la voiture au parking du Puits Arabe pour faire le sentier du jardin volcanique. Plutôt impressionnantes ces coulées de laves ! Nous sommes épargnés par la pluie mais nous la voyons tomber au loin.
Le pinpin, fruit du vacoas
Les racines des vacoas peuvent atteindre 1 mètre.
Sur le sentier du Jardin Volcanique
Des filaos




Lorsque nous arrivons au gîte du Domaine du Vacoas, il n’y avait personne ! Après qu’Oliv a joint notre hôte par téléphone, nous avons eu la permission de prendre possession des lieux ! C’est mignon, grande salle d'eau ! Grosse douche et repos en attendant d’aller dîner.

Notre chambre au « Domaine du Vacoas » avec vue sur la côte
Mercredi 2 juin 2010 : Cap Méchant, Grand’ Anse
Nous quittons le Domaine du Vacoas pour Cap Méchant. Quel spectacle ! La mer est agitée. Elle arrive à nous éclabousser !

Cap Méchant
Cap Méchant Nous nous rendons à la visite guidée du Jardin des Parfums et des Epices. Au début, nous ne sommes pas beaucoup… subitement, un gros car de touriste se gare et tout un tas de personnes retraitées se pointent pour la visite. Restons zen !
La vanille de La Réunion
Banane rose

Bois de litchis
Bois de manguesNous apprenons encore beaucoup de chose pendant la visite ! Les termes de plantes « indigènes » (qui naissent à La Réunion) et plantes « exotiques » (qui sont importées); la définition d’un fruit (qui contient une ou des graines, pépins ou noyaux), et donc la définition d’un « faux fruit » (ananas, banane, fraise…) ; Très plaisant malgré la foule.
En repartant, nous prenons des pizzas sur la route pour aller la manger sur la côte vers Bras Panon. Sur la petite route vers la Marine, un superbe caméléon vert traverse la route tout tranquillement devant notre véhicule…
Sur la côte ; nous prenons un peu de temps pour observer les souffleurs : phénomène où l’eau de mer est « soufflée » en l’air car elle s’introduit dans des crevasses trop étroites. Un peu comme lorsque la baleine propulse de l’eau en l’air par ses orifices.
Les souffleurs

Nous entrons plus vers l’intérieur de l’Île en direction du Trou Noir et de la Cascade Langevin (celle que l’on voit beaucoup sur les cartes postales).
Cascade de Trou Noir
Cascade de Trou Noir
Cascade LangevinArrêt plage à Grand’ Anse. Pas facile d’enfiler son maillot de bain dans la Twingo en toute discrétion ! Même à cette heure tardive de l’après-midi, la mer est « vachement » bonne ! L’équipe de France de football était aussi à Petit-Ile, résultat : gendarmes et interdiction d’arrêt partout autour de leur hôtel. La plage est sympathique, il y a un bassin aménagé par des gros blocs de pierres qui empêchent les vagues de nous assommer. Nous avons l’impression d’être dans un mini aquarium : plein de jolis poissons… et des oursins ! Maintenant que j’en ai vu au fond de l’eau, je n’ose plus mettre un pied devant l’autre.
Nous retournons au gîte de l’Estagnon car Oliv avait embarqué les clés et vient de s’en rendre compte ! Nous en profitons pour leur demander si nous pouvons rester pour la nuit. C’était ok et nous sommes contents de revenir à ce gîte si chaleureux.
Nous allons dîner à Saint Pierre au restaurant Le Pittoresque (très bon !). Mais ce n’était plus la forme pour moi, retour au gîte et gros dodo.
Jeudi 3 juin 2010 : Grand Bassin – le Voile de la Mariée
Ce matin, nous partons faire la randonnée du Grand Bassin pour arriver à la cascade du voile de la Mariée. J’ai une très petite forme, je n’avance pas. La cascade a l’air petite de loin mais impressionnante de près !

Descente à Grand Bassin


Sur le sentier de Grand Bassin
Le voile de la Mariée de Grand Bassin
Du faux poivres au sol donne de la couleur à la marche.
Remontée de Grand Bassin, fleurs très odorantes.
De retour en haut du sentier, nous prenons la direction Le Tampon où nous nous sommes arrêtés manger des pains au chocolat puis nous avons dégusté Milk shake et glace dans un petit snack.
Puis, départ pour Cilaos. Nous espérons avoir une place à l’hôtel des Aloès où nous ne devions arriver que le lendemain mais nous avons renoncé à faire le Piton des Neiges. Il y a beaucoup de virages sur la route mais supportable, je m’attendais à pire.
Vendredi 4 juin 2010 : Cilaos – Bras rouge et Bassin Bleu
Aujourd’hui, ballade à la cascade Bras rouge et remontée par Bassin Bleu. Il fait super beau à Cilaos, des nuages mais non menaçant, un bon climat pour marcher. La randonnée est variée, cela monte et descend tout le temps, contrairement à la veille où il fallait d’abord descendre jusqu’au Voile de la Mariée pour ensuite remonter par le même chemin. Nous sommes bons par rapport aux temps indiqués sur les panneaux alors que d’habitude, nous prenons plus de temps. Ceci dit, nous nous arrêtons moins pour prendre des photos en comparaison des premiers jours sur l’Île. J’adore Cilaos ! Ce soir il y a le match de foot à 20 heures et nous avons un peu peur de ne pas trouver d’endroit pour manger…


Du café ?
Cascade de Bras Rouge
Eh oui ! nous avons encore enlevé nos chaussures pour traverser...
Bassin Bleu
Eglise de Cilaos
Publicité pour la bière locale Samedi 5 juin : Col du Taïbit, Ilet à Cordes
Ce matin, nous partons pour la ballade au Col du Taïbit. Nous garons la voiture au pied du sentier pour commencer la grimpette. Nous arrivons à la première étape : la petite buvette tenue par les jeunes Salazes où on peut prendre un thé pour nous encourager dans la montée. Avec Oliv, nous n’en prenons pas - ce n’est pas marrant les arrêts pipi en pleine nature ;-) – nous passons simplement au belvédère voir les 3 Salazes, avec un arrêt au sanctuaire où le temps était déjà bien dégagé. Pour information, un sanctuaire est un endroit où on laisse la nature se développer sans que l’homme intervienne pendant plusieurs années.

Des lanternes

Point de vue sur les 3 Salazes

Les 3 Salazes, à gauche
Sur le Col du TaïbitGénial comme point de vue ! D’un côté : Mafate, de l’autre : Cilaos. Le ciel est tout découvert à Mafate alors qu’à Cilaos, les nuages avancent. Nous sommes vraiment très haut (à 2082 mètres !). J’ai le vertige, les jambes qui tremblotent, etc mais je monte encore plus sur le col (Oliv vient d’y aller et pense que je peux faire l’ascension). Cela aurait été dommage de faire tout ce chemin juste pour s’arrêter au pied.
Nous pique-niquons là mais ce n’est pas très calme, de nombreux randonneurs s’arrête aussi là pour faire leurs pauses.
Samedi 5 juin : Ilet à Cordes
En regagnant la voiture, nous nous sommes dirigés sur la N5 vers Ilet à Cordes. C’est précisément là que s’arrête la route. C’est également là où se trouvent les cultures en terrasse que l’on apercevait depuis les différents points de vue. Intéressant !
Ilet à Cordes
Cultures de lentilles à Ilet à CordesDimanche 6 juin 2010 : Cilaos – La Chapelle
La Chapelle est l’endroit où il y a une faille entre deux hauts rochers laissant une cascade d’eau s’échapper. Pour Y aller, c’est de la descente. Les derniers mètres de la randonnée se font les pieds dans l’eau donc nous avons prévu deux paires de chaussures pour ne pas se faire mal aux pieds avec les cailloux dans l’eau. J’avais très peur mais cela en vaux la peine ! Arrivés à La Chapelle, malgré l’obscurité, on voyait la puissance de l’eau qui tombait de la faille…
L'entrée de La ChapelleNous sommes arrivés trop tard pour que ce soit bien éclairé mais cela reste très impressionnant. Au bout de plusieurs minutes à prendre des photos, je commence à avoir très froid, l’eau est gelée ! Après toutes ces émotions, nous sommes allés nous mettre au soleil au pied du sentier pour le retour et comme récompense à ce dur chemin, j’ai vidé un paquet de M&M’s ! Miam… Par contre, la remontée vers le parking est fatigante.
Petite rencontre en remontant vers Bras RougeNous quittons donc Cilaos par la route des 400 virages comme à l’aller, direction Saint Gilles Les Bains pour passer trois jours au Novotel au bord de la plage. Mauvaise surprise, la piscine de l’hôtel est en travaux ! Nous sommes déçus, nous avons justement choisi cet hôtel parce que la piscine nous faisait envie sur leur site ! Non seulement nous ne pouvons pas en profiter mais en plus, les travaux génère un de ces boucans ! Nous qui voulions nous la couler douce durant les derniers jours de nos vacances !
Lundi 7 juin 2010 : La ravine Saint Gilles
Ce matin, nous nous promenons au bord de la ravine Saint Gilles. Petite ballade pas très difficile et plutôt insolite. J’aime bien ! Comme toute ballade, au bord de l’eau, les moustiques ne sont pas très loin… J’ai encore servi de casse-croûte à ces chers insectes. Il faut passer trois tunnels dans l’eau dont l’un est assez long : on ne voit pas l’autre bout. Oliv avait une lampe frontale mais on n’y voit tout de même pas grand chose. Si j’avais été seule, je ne crois pas que j’aurais fait la ballade jusqu’au bout et vu les belles choses que j’ai vu, cela aurait été dommage.
Ravine St Gille : Cascade et lianes
Ravine St Gille : un tunnel pas trop long
Promenade les pieds dans l’eau
Finalement, nous sommes arrivés au pied d’une mare d’une eau bleue turquoise impressionnante. J’ai pris de belles photos. Les couleurs sont dues au reflet des rayons de soleil qui font ressortir la couleur de la mousse au fond de l’eau. Le bleu apparaissait ou disparaissait selon que le soleil était couvert ou non et avec un décalage.
L’eau est bleue turquoise
Des nids sur un bambou
Au bord de l’eau
Ce matin, nous faisons les fainéants : nous montons en voiture au Piton Maïdo. Il y a des travaux sur la route qui nous retardent mais nous prenons notre mal en patience. En haut du piton Maïdo, la vue est bien dégagée sur le cirque de Mafate. Nous repérons les chemins de randonnées que nous avons déjà faites pendant ce séjour.
Vu du Maïdo, le Bronchard au centreNous descendons à Boucan Canot qui, paraît-il, est l’une des plus belles plages de l’Île. Nous déjeunons dans le restaurant qui borde la plage, après nous allons directement nous mettre sur la plage au soleil. Au début, nous n’avons pas spécialement chaud, le soleil est caché, mais au bout de plusieurs minutes, il nous a fallut aller dans l’eau pour nous rafraîchir ! Nous ne voulions pas rester toute l’après-midi à la plage mais au final, c’est ce que nous avons fait.
Mercredi 9 juin 2010 : Descente du Maïdo à Saint Gilles en VTT, Saint-Gilles - plage de l’Ermitage
Ce matin, nous avons décidé de faire la descente en VTT du Maïdo jusqu’à Saint Gilles. C’est très difficile pour moi, en plus je suis la seule fille sur un groupe de 10 personnes dont tous sont de jeunes garçons très en forme ! Le moniteur est très sympathique et très patient. J’ai très mal aux bras et aux mains à force de freiner car c’est de la descente du début jusqu’à la fin quasiment. Nous sommes passés dans un domaine privé avec des vaches qui restent tranquilles, puis à côtés de cannes à sucres, à l’intérieur des bois, etc. C’est plutôt varié. A la vitesse à laquelle je vais, j’ai le temps d’admirer le paysage !
Cet après-midi nous sommes à la plage de l’Ermitage pour voir les coraux avec nos masques et tuba. Nous prenons un couloir de corail et je vois des êtres magnifiques : les poissons, les coraux… Génial ! Cela fait vraiment vacances !
Ce soir, nous cherchons un hôtel toujours dans les parages de Saint Gilles car finalement, entre la ville de Saint Gilles et celle de Saint Denis, il n’y avait rien qui nous intéresse. Nous trouvons l’hôtel Ylang-ylang sur le bord de la route à Grand Fond. L’hôtel porte le nom d’un arbre à fleurs jaunes très odorantes.

L’Ylang-ylang
Jeudi 10 juin : dernier jour !
Ce matin, petit-déjeuner et pliage de bagages, c’est notre dernier jour sur l’Île. Nous quittons l’hôtel vers 10 heures pour prendre la direction de Boucan Canot car c’est la seule plage que nous connaissons qui soit équipé de douche pour se rincer.
Cela n’a pas été difficile de passer toute la journée à la plage, il fait bien chaud même si le ciel est couvert. A l’heure de déjeuner, nous laissons nos serviettes sur la plage pour aller manger un américain bouchons au snack en face de la plage. Puis, retour sur les serviettes. Nos affaires sont toujours là, pas de soucis. Nous partons vers 15 heures après avoir dégusté une dernière glace à l’italienne.
Nous faisons un petit tour à Eperon, un village artisanal où nous achetons des souvenirs. Puis, tranquillement (dans les bouchons) nous retournons à Saint Denis, aéroport Roland Garros… SNIF ! C’est la fin du voyage !

Cabane à pique-nique dans les nuages, sur le chemin du Maïdo
Une semaine du côté de Bâan Nâawk (Thaïlande)
L’atterrissage à Suvarnabhumi (j’adore la prononciation des annonces dans le hall: « Sù-wan-ná-phuum ») me surprend alors que je cherche encore désespérément à trouver le sommeil. C’est déjà le milieu de la matinée et je file aussi vite que possible en taxi à la gare routière de Mòó Chít, mais je ne peux prendre un bus pour Bâan Nâawk qu’en début d’après-midi. Je ne réussis pas vraiment à profiter des longues heures de bus pour dormir et récupérer un peu de la nuit inconfortable passée dans l’avion, mais tant pis, c’est un petit prix à payer pour retourner au « mùu bâan » (village) de Y, au cœur de l’Isàán.
J’espérais qu’on vienne me chercher à l’arrivée du bus car le village est encore à une bonne vingtaine de kilomètres de la ville et cela me coûterait quelques centaines de baht de taxi pour y aller. Je n’avais pu téléphoner à Y pour la prévenir de mon arrivée que l’espace d’une minute avant d’épuiser le crédit de mon portable. Je m’en veux pour mon imprévoyance, j’aurais pu vérifier mon crédit avant de partir ! Je suis tout de même étonné de constater que mon « comité d’accueil » à la descente du bus brille par son absence. Qu’à cela ne tienne, le couple du « Bo Ko So » (va-t-en savoir ce que cela veut dire !) vient gentiment à ma rescousse et appelle Y, qui n’est pas bien loin en fait, au marché. Quelques minutes plus tard, nous sommes en route vers le « mùu bâan », conduits par Sàámraan, un de ses neveux, et accompagnés de quelques membres de la famille qui ont profité de l’occasion pour faire un tour à la ville – ils n’ont la plupart pas grand-chose d’autre à faire de leur journée ! À partir de maintenant, je n’ai plus qu’à me laisser aller, Y et sa famille vont être à mes petits soins!
Y a hérité de la maison traditionnelle en bois sur pilotis de ses parents. Elle en avait déjà aménagé le rez-de-chaussée il y a quelques années pour en faire une grande chambre et pièce de séjour – cela ne ressemble plus de ce fait à une maison sur pilotis. Elle fait maintenant faire des travaux d’extension, son rêve étant d’avoir enfin une cuisine à elle et de ne plus avoir à cuisiner dans l’arrière-cour, dans la poussière et au milieu des détritus de toute sorte que la famille désinvolte laisse traîner. L’intérieur de sa maison et de celle de l’une de ses sœurs qui habite juste derrière est proprement tenu. Quant à l’extérieur, il faut bien le dire, le désordre ne semble gêner personne !
Il y a deux façons de procéder à de tels travaux : ou bien on improvise au fur et à mesure, ou bien on élabore et on fait des plans, ne serait-ce que pour avoir un concept de départ. Je suis personnellement un adepte de la deuxième approche, et j’avais fait des dessins assez précis, utilisant un logiciel pour examiner les volumes en 3D et optimiser l’agencement des diverses parties de la maison. Y avait été enthousiaste de mes efforts. Elle a fait commencer les travaux il y a peu, et je suis naturellement impatient de voir leur avancement.
Première constatation : le mur de la cuisine côté rue, déjà ébauché, est à un bon mètre de là où je le prévoyais. Bon, je ne m’attendais pas à ce qu’on respecte mes plans à quelques centimètres près … mais un mètre, c’est un tout autre concept ! Avec ce mur tel qu’on est en train de le bâtir, il faudra obligatoirement passer par la cuisine pour atteindre l’escalier extérieur, qu’on va construire derrière la cuisine, et accéder à l’étage. En plus, cela pose des problèmes d’esthétique que je ne vais pas détailler ici. Adieu donc, l’indépendance d’accès aux chambres de l’étage! Je fais part de mon souci à Y mais prends garde à ne pas le faire ouvertement devant les ouvriers pour ne pas porter atteinte à son autorité.
Autre constatation : la salle d’eau de l’étage est inutilement trop haute ce qui fait qu’on aura du mal à lui donner un toit qui s’intégrera avec la maison d’origine, dans ce style de toits multiples imbriqués les uns dans les autres qui est typique des constructions récentes dans la région (voyez la photo) et que je trouve tellement élégant. Mais que faire, maintenant que la structure en ciment a déjà été coulée ?
Ne se doutant pas le moins du monde que j’ai des réservations sur la construction, l’équipe est en plein travail. « Châang Phaawn », le maître des travaux, et les deux ouvriers sont des frères. Il y a aussi une ouvrière, probablement la femme de l’un d’eux. Ce n’est pas la première fois que je vois une femme participer à de gros travaux par ici. J’avais déjà vu l’une des sœurs de Y mélanger le ciment quand il avait fallu réparer le portail détruit par les eaux d’une saison des pluies précédente, et elle avait à peine une goutte de sueur après avoir travaillé sous un soleil écrasant, habillée comme pour une expédition populaire ! La femme de notre équipe s’occupe elle aussi de préparer le ciment et de l’apporter ainsi que les briques là où on maçonne. Comme la sœur de Y, et bien typique de l’Isàán, elle est elle aussi bien emmitouflée pour se protéger du soleil … même quand elle travaille à l’ombre. Avec la paire de gants qu’elle porte pour se protéger les mains, il ne lui manque plus qu’une paire de skis aux pieds et une piste enneigée ! À quand le jumelage « Isàán - Avoriaz» ?
J’admire le coffrage de l’escalier qu’on vient juste de couler. On ne le réaliserait probablement pas ainsi de par chez nous mais il est effectif. Plutôt que le décrire, je vais en fournir deux ou trois photos, elles parleront pour elles-mêmes. Un autre objet qui retient tout mon intérêt, c’est l’échelle faite de branches à peine équarries qui mène à l’étage, en attendant que l’escalier soit devenu praticable. Une merveille de rafistolage ! Les ouvriers n’ont même pas pu trouver des bouts de bois assez longs pour faire les montants de l’échelle d’un seul tenant – visez les raccords sur la photo ! Quelques clous bien placés sont censés assurer à l’échelle une solidité à toute épreuve. L’ennui, c’est qu’il faut faire attention à ne pas s’éventrer sur les clous qui dépassent, ni à se faire éjecter de l’échelle qui vibre, oscille et rebondit autant qu’elle peut pour protester contre son usage ! Un véritable casse-gueule !
J’espérais qu’on vienne me chercher à l’arrivée du bus car le village est encore à une bonne vingtaine de kilomètres de la ville et cela me coûterait quelques centaines de baht de taxi pour y aller. Je n’avais pu téléphoner à Y pour la prévenir de mon arrivée que l’espace d’une minute avant d’épuiser le crédit de mon portable. Je m’en veux pour mon imprévoyance, j’aurais pu vérifier mon crédit avant de partir ! Je suis tout de même étonné de constater que mon « comité d’accueil » à la descente du bus brille par son absence. Qu’à cela ne tienne, le couple du « Bo Ko So » (va-t-en savoir ce que cela veut dire !) vient gentiment à ma rescousse et appelle Y, qui n’est pas bien loin en fait, au marché. Quelques minutes plus tard, nous sommes en route vers le « mùu bâan », conduits par Sàámraan, un de ses neveux, et accompagnés de quelques membres de la famille qui ont profité de l’occasion pour faire un tour à la ville – ils n’ont la plupart pas grand-chose d’autre à faire de leur journée ! À partir de maintenant, je n’ai plus qu’à me laisser aller, Y et sa famille vont être à mes petits soins!
Y a hérité de la maison traditionnelle en bois sur pilotis de ses parents. Elle en avait déjà aménagé le rez-de-chaussée il y a quelques années pour en faire une grande chambre et pièce de séjour – cela ne ressemble plus de ce fait à une maison sur pilotis. Elle fait maintenant faire des travaux d’extension, son rêve étant d’avoir enfin une cuisine à elle et de ne plus avoir à cuisiner dans l’arrière-cour, dans la poussière et au milieu des détritus de toute sorte que la famille désinvolte laisse traîner. L’intérieur de sa maison et de celle de l’une de ses sœurs qui habite juste derrière est proprement tenu. Quant à l’extérieur, il faut bien le dire, le désordre ne semble gêner personne !
Il y a deux façons de procéder à de tels travaux : ou bien on improvise au fur et à mesure, ou bien on élabore et on fait des plans, ne serait-ce que pour avoir un concept de départ. Je suis personnellement un adepte de la deuxième approche, et j’avais fait des dessins assez précis, utilisant un logiciel pour examiner les volumes en 3D et optimiser l’agencement des diverses parties de la maison. Y avait été enthousiaste de mes efforts. Elle a fait commencer les travaux il y a peu, et je suis naturellement impatient de voir leur avancement.
Première constatation : le mur de la cuisine côté rue, déjà ébauché, est à un bon mètre de là où je le prévoyais. Bon, je ne m’attendais pas à ce qu’on respecte mes plans à quelques centimètres près … mais un mètre, c’est un tout autre concept ! Avec ce mur tel qu’on est en train de le bâtir, il faudra obligatoirement passer par la cuisine pour atteindre l’escalier extérieur, qu’on va construire derrière la cuisine, et accéder à l’étage. En plus, cela pose des problèmes d’esthétique que je ne vais pas détailler ici. Adieu donc, l’indépendance d’accès aux chambres de l’étage! Je fais part de mon souci à Y mais prends garde à ne pas le faire ouvertement devant les ouvriers pour ne pas porter atteinte à son autorité.
Autre constatation : la salle d’eau de l’étage est inutilement trop haute ce qui fait qu’on aura du mal à lui donner un toit qui s’intégrera avec la maison d’origine, dans ce style de toits multiples imbriqués les uns dans les autres qui est typique des constructions récentes dans la région (voyez la photo) et que je trouve tellement élégant. Mais que faire, maintenant que la structure en ciment a déjà été coulée ?
Ne se doutant pas le moins du monde que j’ai des réservations sur la construction, l’équipe est en plein travail. « Châang Phaawn », le maître des travaux, et les deux ouvriers sont des frères. Il y a aussi une ouvrière, probablement la femme de l’un d’eux. Ce n’est pas la première fois que je vois une femme participer à de gros travaux par ici. J’avais déjà vu l’une des sœurs de Y mélanger le ciment quand il avait fallu réparer le portail détruit par les eaux d’une saison des pluies précédente, et elle avait à peine une goutte de sueur après avoir travaillé sous un soleil écrasant, habillée comme pour une expédition populaire ! La femme de notre équipe s’occupe elle aussi de préparer le ciment et de l’apporter ainsi que les briques là où on maçonne. Comme la sœur de Y, et bien typique de l’Isàán, elle est elle aussi bien emmitouflée pour se protéger du soleil … même quand elle travaille à l’ombre. Avec la paire de gants qu’elle porte pour se protéger les mains, il ne lui manque plus qu’une paire de skis aux pieds et une piste enneigée ! À quand le jumelage « Isàán - Avoriaz» ?
J’admire le coffrage de l’escalier qu’on vient juste de couler. On ne le réaliserait probablement pas ainsi de par chez nous mais il est effectif. Plutôt que le décrire, je vais en fournir deux ou trois photos, elles parleront pour elles-mêmes. Un autre objet qui retient tout mon intérêt, c’est l’échelle faite de branches à peine équarries qui mène à l’étage, en attendant que l’escalier soit devenu praticable. Une merveille de rafistolage ! Les ouvriers n’ont même pas pu trouver des bouts de bois assez longs pour faire les montants de l’échelle d’un seul tenant – visez les raccords sur la photo ! Quelques clous bien placés sont censés assurer à l’échelle une solidité à toute épreuve. L’ennui, c’est qu’il faut faire attention à ne pas s’éventrer sur les clous qui dépassent, ni à se faire éjecter de l’échelle qui vibre, oscille et rebondit autant qu’elle peut pour protester contre son usage ! Un véritable casse-gueule !
Juste pour sourire...
Conversation réelle captée sur le canal 106 fréquence des secours maritimes de la côte du Finistère (Galice).
Entre des Galiciens et des Nord-Américans
Galiciens (bruit de fond) : •Ici le A-853, merci de bien vouloir dévier votre trajectoire de 15degré au sud pour éviter d’entrer en collision avec nous. Vous arrivez directement sur nous une distance de 25 milles nautiques.
* Américains (bruit de fond) : * Nous vous recommandons de dévier vous-même votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous répétons : déviez votre trajectoire de 15 degré sud pour éviter la collision.
Américains (une voie différentes) : * Ici le capitaine ! Le capitaine d’un navire des Etats-Unis d’Amérique. Nous insistons, déviez votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous ne pensons pas que cette alternative puisse convenir, nous vous suggérons donc de dévier votre trajectoire de 15 degrés sud pour éviter la collision.
Américains (voix irritée) :
* Ici le capitaine Richard James Howard, au commandement du porte-avions USS LINCOLN, de la marine nationale des Etats-Unis d’Amérique, le second plus gros navire de guerre de la flotte américaine ! Nous sommes escortés par 2 cuirassiers, 6 destroyers, 5 croiseurs, 4 sous-marins et de nombreuses embarcations d’appui. Nous nous dirigeons vers les eaux du Golfe Persique pour préparer les manœuvres militaires en prévision d’une éventuelle offensive Irakienne. Nous ne vous suggérons pas, nous vous ordonnons, de dévier votre route de 15° nord ! Dans le cas contraire nous nous verrions obligés de prendre les mesures qui s’imposent pour garantir la sécurité de cette flotte et de la force de cette coalition. Vous appartenez à un pays allié, membre de l’OTAN et de cette coalition, s’il vous plaît, obéissez immédiatement et sortez de notre trajectoire.
Galiciens :
•C’est Juan Manuel Salas Alcantara qui vous parle, nous sommes deux personnes, nous sommes escortés par notre chien, par notre bouffe, deux bières et un canari qui est actuellement en train de dormir. •Nous avons l’appui de la radio de la Corogne et du canal 106 ‘urgences maritimes ». •Nous ne nous dirigeons nulle part, dans la mesure où nous vous parlons de la terre ferme. Nous sommes dans le phare A-853, au Finistère de la côte de Galice. Nous n’avons pas la moindre putain d’idée de la position que nous occupons au classement des phares espagnols. Vous pouvez prendre toutes les mesures que vous considérez opportunes car nous vous laissons le putain de soin de garantir la sécurité de votre flotte de merde qui va se ramasser la gueule contre les rochers ! C’est pour cela que nous insistons à nouveau et vous rappelons que le mieux à faire, le plus logique et le plus raisonnable serait que deviez votre trajectoire de 15° degrés sud pour éviter de nous rentrer dedans !
Américains :
* Bien reçu, merci…….
Entre des Galiciens et des Nord-Américans
Galiciens (bruit de fond) : •Ici le A-853, merci de bien vouloir dévier votre trajectoire de 15degré au sud pour éviter d’entrer en collision avec nous. Vous arrivez directement sur nous une distance de 25 milles nautiques.
* Américains (bruit de fond) : * Nous vous recommandons de dévier vous-même votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous répétons : déviez votre trajectoire de 15 degré sud pour éviter la collision.
Américains (une voie différentes) : * Ici le capitaine ! Le capitaine d’un navire des Etats-Unis d’Amérique. Nous insistons, déviez votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous ne pensons pas que cette alternative puisse convenir, nous vous suggérons donc de dévier votre trajectoire de 15 degrés sud pour éviter la collision.
Américains (voix irritée) :
* Ici le capitaine Richard James Howard, au commandement du porte-avions USS LINCOLN, de la marine nationale des Etats-Unis d’Amérique, le second plus gros navire de guerre de la flotte américaine ! Nous sommes escortés par 2 cuirassiers, 6 destroyers, 5 croiseurs, 4 sous-marins et de nombreuses embarcations d’appui. Nous nous dirigeons vers les eaux du Golfe Persique pour préparer les manœuvres militaires en prévision d’une éventuelle offensive Irakienne. Nous ne vous suggérons pas, nous vous ordonnons, de dévier votre route de 15° nord ! Dans le cas contraire nous nous verrions obligés de prendre les mesures qui s’imposent pour garantir la sécurité de cette flotte et de la force de cette coalition. Vous appartenez à un pays allié, membre de l’OTAN et de cette coalition, s’il vous plaît, obéissez immédiatement et sortez de notre trajectoire.
Galiciens :
•C’est Juan Manuel Salas Alcantara qui vous parle, nous sommes deux personnes, nous sommes escortés par notre chien, par notre bouffe, deux bières et un canari qui est actuellement en train de dormir. •Nous avons l’appui de la radio de la Corogne et du canal 106 ‘urgences maritimes ». •Nous ne nous dirigeons nulle part, dans la mesure où nous vous parlons de la terre ferme. Nous sommes dans le phare A-853, au Finistère de la côte de Galice. Nous n’avons pas la moindre putain d’idée de la position que nous occupons au classement des phares espagnols. Vous pouvez prendre toutes les mesures que vous considérez opportunes car nous vous laissons le putain de soin de garantir la sécurité de votre flotte de merde qui va se ramasser la gueule contre les rochers ! C’est pour cela que nous insistons à nouveau et vous rappelons que le mieux à faire, le plus logique et le plus raisonnable serait que deviez votre trajectoire de 15° degrés sud pour éviter de nous rentrer dedans !
Américains :
* Bien reçu, merci…….
Itinéraire dans l'Ouest américain de six semaines en été 2011?
Bonjour à tous, je vais dans l'ouest américain pendant 6 semaines en été 2011 avec un ami, j'aurais donc besoin de tout les experts pour m'aider à établir un itinéraire précis étalonné sur 6 semaines.
Je sais vraiment pas par quoi commencer, tout ce que je peux dire c'est que je partirai de Paris pour arriver à LAX.
J'aimerais faire de la ville mais aussi et surtout de la nature. (les incontournables national parks).
6 semaines me permettrais de voir pas mal de choses, d'ailleurs on voudrait voir le maximum pour 6 semaines. Budget No Limit.
J'ai des itinéraires en tête mais c'est ceux d'autres forumeurs qui eux partent pour 3 semaines, j'aurais peur de passer à côté de belles choses.
Pouvez m'aider à établir un itinéraire car je ne suis pas du tout par quoi commencer. Pour ce qui est de dormir, on prévoit d'aller chez des couchsurfers(cela marche très bien) mais aussi hôtels (par exemple Las Vegas et motel dans des zones plus naturelles )
Merci beaucoup,
Je sais vraiment pas par quoi commencer, tout ce que je peux dire c'est que je partirai de Paris pour arriver à LAX.
J'aimerais faire de la ville mais aussi et surtout de la nature. (les incontournables national parks).
6 semaines me permettrais de voir pas mal de choses, d'ailleurs on voudrait voir le maximum pour 6 semaines. Budget No Limit.
J'ai des itinéraires en tête mais c'est ceux d'autres forumeurs qui eux partent pour 3 semaines, j'aurais peur de passer à côté de belles choses.
Pouvez m'aider à établir un itinéraire car je ne suis pas du tout par quoi commencer. Pour ce qui est de dormir, on prévoit d'aller chez des couchsurfers(cela marche très bien) mais aussi hôtels (par exemple Las Vegas et motel dans des zones plus naturelles )
Merci beaucoup,
Rencontre à Genève le dimanche 29 août 2010 à midi
Bonjour a toutes et a tous,
Etant tout nouveau sur la region (encore a l'hotel sur Geneve), je serais interesse de rencontrer des gens qui aiment voyager. Encore plus, si c'est en famille.
Se raconter ses derniers voyages, c'est prendre des idees pour les prochains !! Je retournerais bien au japon par exemple ...
Donc si ca vous tente, proposez des dates ou faites moi signe pour une biere un de ces soirs !
A+,
Etant tout nouveau sur la region (encore a l'hotel sur Geneve), je serais interesse de rencontrer des gens qui aiment voyager. Encore plus, si c'est en famille.
Se raconter ses derniers voyages, c'est prendre des idees pour les prochains !! Je retournerais bien au japon par exemple ...
Donc si ca vous tente, proposez des dates ou faites moi signe pour une biere un de ces soirs !
A+,
Cheminer entre Porto Douro et Minho Verde (Portugal)
quand la canicule frôle les 37° et que les alizés portugais vous narguent, rien de tel que de prendre un vol low-coast à Andrezieux-Bouthéon(aéroport de Saint Etienne) et d'attérrir deux heures plus tard dans l'estuaire du Douro et la patrie de Magellan...
Bonheur du voyage: Joao, portugais de Clermont-Ferrand et la belle Angeles, routarde espagnole et galicienne, partagent de front les trois sièges de votre Boeing 737...
Joao a quitté le Portugal à 17 ans, il y retourne avec sa maman de 88 ans...
Angeles est responsable du Parque Natural do Monte Aloia à quelques kilomètres de TUY en Galice...sur les bords du Rio Minho...
Elle est bronzée comme un brugnon, sèche comme une sportive de l'extrême, son rire sonore vaut toutes les approches du Minho...
Le Minho est la région la plus septentrionale du Portugal, la plus verte et la plus boisée, celle qui relie le Portugal à la Galice, région de toutes les sources et de tous les ruisseaux...
Par 33° degrés à l'ombre, tous ces détails vaudront leur pesant d'or...
Pour le moment Ulysse, Angeles et Joao refont le monde après la défaite du Portugal face à l'Espagne(0-1) Joao est honteux, surtout devant Angeles l'espagnole, qui, d'ailleurs, ne connaît rien de l'actualité sportive... et tombe des nues...
Ulysse feint d'être passionné par cette affreuse actualité...
Les bras d'Angéles frôlent ceux d'Ulysse dans l'étroitesse de la cabine du 737, et c'est un vrai bonheur... d'atterrir à Porto en partageant son regard et son sourire quand les passagers applaudissent le pilote pour le remercier d'avoir fait son boulot: atterrir à Porto...
Bonheur du voyage: Joao, portugais de Clermont-Ferrand et la belle Angeles, routarde espagnole et galicienne, partagent de front les trois sièges de votre Boeing 737...
Joao a quitté le Portugal à 17 ans, il y retourne avec sa maman de 88 ans...
Angeles est responsable du Parque Natural do Monte Aloia à quelques kilomètres de TUY en Galice...sur les bords du Rio Minho...
Elle est bronzée comme un brugnon, sèche comme une sportive de l'extrême, son rire sonore vaut toutes les approches du Minho...
Le Minho est la région la plus septentrionale du Portugal, la plus verte et la plus boisée, celle qui relie le Portugal à la Galice, région de toutes les sources et de tous les ruisseaux...
Par 33° degrés à l'ombre, tous ces détails vaudront leur pesant d'or...
Pour le moment Ulysse, Angeles et Joao refont le monde après la défaite du Portugal face à l'Espagne(0-1) Joao est honteux, surtout devant Angeles l'espagnole, qui, d'ailleurs, ne connaît rien de l'actualité sportive... et tombe des nues...
Ulysse feint d'être passionné par cette affreuse actualité...
Les bras d'Angéles frôlent ceux d'Ulysse dans l'étroitesse de la cabine du 737, et c'est un vrai bonheur... d'atterrir à Porto en partageant son regard et son sourire quand les passagers applaudissent le pilote pour le remercier d'avoir fait son boulot: atterrir à Porto...
Voyage à vélo de Paris vers l'Atlantique puis la Méditerranée
Bonjour à tous,
Je me permets de poster un message sur VF car j'ai depuis un an environ l'idée d'un "voyage" à travers la France, au préalable de futures échapées à l'étranger. En effet, je n'ai que 18 ans et préfère donc commencer par quelque chose de plus "light" en ce qui concerne la barrière de la langue et de l'argent. Je sais déjà que beaucoup vont me prendre pour un jeune inconscient et ils auront au préalable raison : certes je viens d'un milieu aisé et n'ai pas connu à vrai dire d'autres voyages que des croisières et équipées de luxe avec mes parents. Cependant justement, je ne vois pas pourquoi cela serait un obstacle à mon rêve de voyage. J'ai pleinement conscience des difficultés de la vie de camper (j'ai longtemps été chez les scouts) et j'écoute avec envie les récits de mes parents qui, avant leurs vies cossues, ont chacun parcouru le monde (ma mère a fait le Chili jusqu'au Canada sans un sou).
Je vous expose mon projet : partir de Paris à vélo et descendre le plus bas possible en France, en traversant villages, campagnes, montagnes, bref, en voyant du paysage et en en bavant. Je m'attends autant à quelque chose de dur que de passionnant. J'ai libéré trois semaines au mois d'août après des vacances reposantes après des amiset voudrait profiter de vos avis et surtout de vos conseils (matériel, sécurité...). Je me débrouille bien en vélo mais hésite également à faire ce trajet à pied (je suis un très bon marcheur), sachant bien que les distances ne seront pas les mêmes. Je peux avoir l'argent dont j'ai envie mais je préfererais camper dans un jardin, un champ et profiter de la nourriture de locaux, espérant qu'ils soient plus accueillants en dehors des grandes villes. Je n'ai pas peur du risque ni de l'aventure, je suis persévérant et malgré des inévitables coups de barre, je vais toujours au bout de mes projets.
Merci de vos conseils :)
Je vous expose mon projet : partir de Paris à vélo et descendre le plus bas possible en France, en traversant villages, campagnes, montagnes, bref, en voyant du paysage et en en bavant. Je m'attends autant à quelque chose de dur que de passionnant. J'ai libéré trois semaines au mois d'août après des vacances reposantes après des amiset voudrait profiter de vos avis et surtout de vos conseils (matériel, sécurité...). Je me débrouille bien en vélo mais hésite également à faire ce trajet à pied (je suis un très bon marcheur), sachant bien que les distances ne seront pas les mêmes. Je peux avoir l'argent dont j'ai envie mais je préfererais camper dans un jardin, un champ et profiter de la nourriture de locaux, espérant qu'ils soient plus accueillants en dehors des grandes villes. Je n'ai pas peur du risque ni de l'aventure, je suis persévérant et malgré des inévitables coups de barre, je vais toujours au bout de mes projets.
Merci de vos conseils :)
Trekking au Népal en octobre: vos conseils?
Bonjour à toute la communauté VF
Je souhaiterais avoir vos conseils à propos des trekkings au Népal. Et il y en a tellement sur ce forum que je ne sais plus trop quoi faire!
Nous partons en octobre au Népal pour 3 semaines avec un petit budget. Nous attérissons en Inde et nous perdrons bien 4-5 jours sur le chemin de l´aller et du retour pour flâner à Varanasi et revenir à Delhi en train. Donc nous ne comptons que 15 jours plein au Népal. Nous aimerions faire un trekking de maximum 7-8 jours avec l´envie de voir de beaux paysages, de faire des rencontres humaines ( donc pas une route excessivement fréquentée), de voir des villages typiques, des temples... Mon compagnon est montagnard et habitué à marcher en montagne et pour ma part je ne fais des trekkings en montagne que sporadiquement. Condition physique normale mais pas exceptionnelle! Pour l´altitude je n´ai jamais eu l´occasion d´aller au dessus des 2500 mètres , mais ceux-ci ont été sans problèmes. Simplement on cherche quelque chose de pas trop violent et surtout pour se faire plaisir, l´idée n´etant pas de souffrir...
Mon compagnon, lui aimerait bien voir l´Everest...même de loin😉 L´idée c´est quand même d´aller en montagne...
Que nous conseillez-vous? Quelle route est intéressante? Avec ou sans porteur? Qu´est ce qui est necessaire d´emporter et ce qui ne l´est pas...Existe-t-il la possibilité de faire un arrêt au milieu du trekking si le lieu nous plaît? (Nous partons toujours avec une idée de notre circuit et nous avons la mauvaise habitude de ne jamais la respecter...Il y a toujours un lieu, une rencontre qui fait que nous nous attardons en quelque part..)
En tout cas merci d´avance pour vos précieux conseils
Je souhaiterais avoir vos conseils à propos des trekkings au Népal. Et il y en a tellement sur ce forum que je ne sais plus trop quoi faire!
Nous partons en octobre au Népal pour 3 semaines avec un petit budget. Nous attérissons en Inde et nous perdrons bien 4-5 jours sur le chemin de l´aller et du retour pour flâner à Varanasi et revenir à Delhi en train. Donc nous ne comptons que 15 jours plein au Népal. Nous aimerions faire un trekking de maximum 7-8 jours avec l´envie de voir de beaux paysages, de faire des rencontres humaines ( donc pas une route excessivement fréquentée), de voir des villages typiques, des temples... Mon compagnon est montagnard et habitué à marcher en montagne et pour ma part je ne fais des trekkings en montagne que sporadiquement. Condition physique normale mais pas exceptionnelle! Pour l´altitude je n´ai jamais eu l´occasion d´aller au dessus des 2500 mètres , mais ceux-ci ont été sans problèmes. Simplement on cherche quelque chose de pas trop violent et surtout pour se faire plaisir, l´idée n´etant pas de souffrir...
Mon compagnon, lui aimerait bien voir l´Everest...même de loin😉 L´idée c´est quand même d´aller en montagne...
Que nous conseillez-vous? Quelle route est intéressante? Avec ou sans porteur? Qu´est ce qui est necessaire d´emporter et ce qui ne l´est pas...Existe-t-il la possibilité de faire un arrêt au milieu du trekking si le lieu nous plaît? (Nous partons toujours avec une idée de notre circuit et nous avons la mauvaise habitude de ne jamais la respecter...Il y a toujours un lieu, une rencontre qui fait que nous nous attardons en quelque part..)
En tout cas merci d´avance pour vos précieux conseils
3 semaines à La Réunion - mai 2010
Après quelques carnets de voyage sur l'Ouest Américain, je vous propose cette fois-ci un voyage aux antipodes : l'île de la Réunion.
Notre voyage s'est effectué du 23 mai 2010 au 9 juin 2010, soit à peu près 18 jours sur place et 22h de transport aller retour ! Nous avions peu de temps pour organiser le voyage (1 mois) et probablement que certaines choses auraient pu être faites différemment (par exemple ne louer la voiture qu'après avoir fait le tour des 3 cirques à pied) mais nous n'avons rien regretter, vraiment rien ! Nous avons fait le voyage à deux.
Quelques informations pratiques pour commencer :
Budget : 2 000 euros par personne pour 18 jours.
Réservations : faites à l'avance sur internet ou par téléphone. Nous avons principalement loué des chambres d'hôte, des gîtes et quelques hôtels.
Saison et temps : Nous étions là-bas en pleine saison morte (mai - juin), ce qui veut dire qu'il y avait très peu de touristes :-). Le temps fut dans l'ensemble beau hormis 2 jours où il a plu ce qui nous a empêché de faire le trou de fer et Takamaka.
Quelques appréciations sur les endroits où nous avons logé :
Grand îlet : Chez Liane Bonald (chambre d'hôte) : propre, chambre un peu petite.
Roche Plate : Chez Judex Thomas (gîte) : propre mais sommaire.
Marla : Chez Fanélie César (gîte) : très bien. Propre et spacieux.
Hell Bourg : Le relais des Cimes (Hotel) : très bien (réduction avec le guide du routard en plus !)
Bois Court, Plaine des Cafres : L'Estagnon (gîte) : Super. Notre grand coup de coeur du voyage !
La Plaine des Palmistes : Le Conflore du Piton (chambre d'hôte) : moyen sans plus.
Saint Philippe : le domaine du Vacoa (gîte) : très bien. Super propre, confortable et spacieux. Superbe vue pour le petit dej !
Cilaos : Les Aloes (Hotel) : Propriétaire très sympa. A besoin d’être un peu rafraîchi…
Saint Gilles : Novotel (hotel) : piscine en travaux (merci le marteau piqueur !), décoration un peu vieillotte, mais bien placé, bof bof pour le prix dans l’ensemble…
Et aussi une petite carte du parcours (en bleu les routes empruntées, en rouge les endroits où nous avons marché ou roulé (VTT))

Et enfin une petite recap de ce que nous avons fait avec quelques appréciations :
Cascade Niagara (point de vue) : *** (la cascade la plus large que nous avons vu, bon rapport temps passé/plaisir) Bassin Nicole (petite marche, point de vue) : ** (sympa pour commencer et se remettre de l'avion) D51 à travers la plaine des fougères (route) : * (vue panoramique sur la côte Sainte Suzanne) Cascade du voile de la mariée - Cascade Blanche (point de vue) : *** (à coté de la route vers le cirque de Salazie) Col des Boeufs -> La Nouvelle -> Roche Plate (randonnée) : ***** (cirque de Mafate, très longue randonnée) Roche Plate -> Trois roches -> Marla (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Marla -> Plaine des Tamarins -> Col des Boeufs (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Ilet à Vidot -> Grand Sable - Ilet Trou Blanc -> Ilet à Vidot (randonnée) : **** (cirque de Salazie) Hell Bourg (visite) : ** (visite de la ville et ses maisons créoles) Maison Folio (visite) : **** (jardin et maison créole à Hell Bourg, visite intéressante) Bassin la paix - Bassin la mer (randonnée) : *** (vers Abondance) Cratère Rivals et belvédère du cratère Chateaufort (randonnée) : ***** (magnifiques couleurs des coulées de lave, des cratères et des cheminées) Sentier botanique de Notre dame de la paix (petite randonnée) : ** (point de vue remarquable sur la plaine des remparts, marche sans grand intérêt sinon) Plage d'Etang Salé (plage) : ** (plage de sable noir) Croc Parc (visite) : *** (y aller pendant que les crocodiles mangent !) Temple Tamoul de Saint Pierre (visite) : ** (se déchauser dans l'enclos) Plage de Saint Pierre (plage) : * (on y était pour un coucher de soleil) Piton de la Fournaise- Cratère Dolomieu (randonnée) : ***** (montée sur le principal cratère du piton de la fournaise) Eglise de Saint Anne (visite) : ** (eglise démeusurée mais en travaux de rénovation..) Pont suspendu de la rivière de L'est (visite) : * Eglise Sainte Marie des laves de Piton Sainte Rose (visite) : * Anse des cascades (visite, petite marche) : *** Le grand Brulé (visite, route) : *** (coulées de lave descendant jusqu'à la mer) Puit Arabe et pointe de la table, jardin volcanique (petite randonnée) : *** (vacoas, coulée de lave et falaises de lave) Cap méchant (visite) : ** (falaise de lave) Jardin des parfums et des épices (visite) : ***** (visite d'un jardin botanique) Anse de Vincendo (visite, petite ballade) : *** (souffleurs impressionants) Rivière Langevin : cascade noire et cascade des galets (petite ballade, route) : **** Plage de Grande Anse (plage) : *** (plage sympa mais pas vraiment possible de se baigner) Grand Bassin (randonnée) : **** (assez dure, un petit coté Mafate) Cilaos -> Cascade de Bras Rouge -> Bassin Bleu -> Cilaos (randonnée) : ***** Cilaos -> La Chapelle (randonnée) : ***** Col du Taïbit (randonnée) : ***** La ravine Saint Gilles (petite randonnée) : **** (petite rando dans les canaux, raffraichissant) Plage de Boucan Canot (plage) : **** (snorkeling, détente) Plage de l'hermitage (plage) : ***** (snorkeling, magnifique) Descente du Maïdo en VTT (ballade en VTT) : *** (sympa)
Dimanche 23 Mai 2010 - Arrivée - Cascade Niagara - Bassin Nicole - Grand Ilet
Cela fait maintenant 1 mois que l'idée de découvrir la Réunion nous a traversé l'esprit et ca y est nous y sommes ! Aéroport Roland Garros, il est 9h30 en ce dimanche 23 Mai lorsque nous foulons pour la première fois le sol réunionnais. Nous avons choisi de faire l'aller de nuit afin de profiter d'une journée pleine à notre arrivée. Avouons tout de suite que la nuit fut quand même très courte mais l'excitation de cette première journée nous a vite fait oublier la fatigue du voyage.
Nous partons directement chez le loueur de voiture (europcar) pour récupérer la clio que nous avons réservé. Les bagages dans le coffre et nous empruntons la N2 direction Sainte Suzanne. Nous avons en effet décidé de faire le tour de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre en intercalant côte et intérieur de l'île.
Premier arrêt au centre commercial du quartier français à l'entrée de Saint Benoit afin de faire des courses. Nous avons en effet prévu de partir 3 jours dans le cirque de Mafate dès le lendemain et nous achetons de quoi nous ravitailler. Tout se passe bien jusqu'à ce que nous repartions du parking de l'hyper. Enfin repartir n'est pas vraiment le mot exact. En effet, nous nous sommes retrouvés bloqués 45 min dans le parking sans pouvoir bouger. Et subitement tout s'est libéré. Incompréhensible ! Mais les 45 min d'attente nous ont permis de comprendre que la voiture que nous avions n'était pas une clio mais une twingo ! Oui j'avoue nous nous sommes pas très perspicaces... Bref retour à l'aéroport. Je demande des explications, sûr de moi, en disant qu'ils avaient fait une erreur. Je leur montre mon Voucher avec une belle Clio en photo et avec le texte en dessous "Clio ou similaire" et là, la fille de l'agence me dit que mon code de réservation correspond à une Twingo ! Elle a raison, on a loué une Twingo pour le prix d'une clio (j'avais vu des locations de twingo bien moins cher mais je voulais un peu plus de reprise pour les montagnes) ! Grrrr merci ebookers !
Bon, nous sommes en vacances, il fait beau...positivons ! On repart direction Sainte Suzanne afin de rejoindre la cascade Niagara pour picniquer. Après plusieurs tentatives (merci les cannes à sucre qui cachent les panneaux de direction !) nous sommes enfin sur place. La cascade, majestueuse, s'offre à nous. Il nous semble difficile d'imaginer ce que cela donnerait en pleine saison des pluies tellement cette cascade est déjà impressionnante. On exagère peut être mais c'est la première du voyage ;-)

Cascade Niagara
Nous empruntons ensuite la D51 afin d'aller aux bassin Nicole et Boeuf. Le parking est facile à trouver et nous commençons la petite ballade qui mène à Bassin Boeuf. Arrivés près de la cascade, nous voyons que nous ne sommes pas seuls. En effet, une dizaine de jeunes femmes est en train de se faire photographier par 4 photographes. Surement des photos pour vanter les charmes de l'île ! :-) Nous sentons que nous dérangeons un peu alors nous repartons en direction de bassin boeuf que finalement nous ne trouverons pas. C'est le début de l'aventure alors nous ne sommes pas encore au top de notre forme coté orientation...

Bassin Nicole

Bassin Nicole
Nous reprenons la route D51 qui mène rapidement vers les hauts de la plaine des fougères. Nous apercevons sur le bord de la route beaucoup de locaux en train de cueillir de petits fruits rouges. Notre curiosité nous fait demander ce que c'est : des goyaviers ! Nous ne connaissions pas et forcément nous goûtons : un léger goût de fraise :-)
La route finalement est fermée tout en haut et nous ne pouvons faire le tour comme prévu. Nous rebroussons chemin afin de revenir sur la N2.

La plaine des fougères au dessus de Sainte Suzanne
Nous empruntons ensuite la route qui mène au cirque de Salazie. Petit arrêt photo à la cascade blanche et la cascade du voile de la mariée.

Cascade Blanche dans le cirque de Salazie

Cascade du voile de la mariée
Le temps est un peu couvert en cette fin de journée et la nuit commence à tomber (il fait nuit à 18h à cette époque de l'année). Nous finissons par arriver à la chambre d'hôte chez Liliane Bonald que nous avions réservé à Grand Ilet. L'accueil est sympa et la chambre correcte. Nous avions réservé le repas mais la propriétaire nous explique qu'elle a des problèmes physiques et que son docteur lui a interdit de faire des efforts en ce moment. Pas grave, nous allons dîner au snack "Grand Ilet" d'à coté. Le propriétaire est super sympa. Il nous donne des conseils pour notre séjour et en plus le repas est très bon. Nous mangeons en accompagnement un "fruit qui peut aussi être un légume". Il me semble que c'était du chouchou mais je ne suis pas sûr.
Lundi 24 Mais 2010 Cirque de Mafate : Col des Boeufs - La Nouvelle - Roche Pate
Nous partons de la maison d'hôte vers 8h et prenons la route qui mène au parking du col des Bœufs. Nous profitons d’un temps plutôt dégagé pour faire chauffer un peu les appareils photos. Quelques nuages remontent du cirque pour couvrir légèrement les sommets du gros morne, du cimendef et de la roche écrite.

Cirque de Salazie avec le Cimendef (sommet à gauche) et la roche écrite (au fond)

Vue sur le cirque de Mafate depuis la route menant au Col des Boeufs
Nous laissons au parking la voiture puisque nous partons pour 3 jours à l’intérieur du cirque de mafate. Il est en effet vivement conseillé de ne pas laisser la voiture sur le parking d’un début de randonnée pour plusieurs jours à cause des risques de vols. Nous faisons les sacs de rando et c'est parti ! La petite montée de 20 min nous conduit au col. La partie Sud du cirque de mafate s’offre à nous avec devant nous la plaine des tamarins et au fond le rempart de mafate avec à sa gauche le grand Bénare et à sa droite le Maïdo. Nous entamons la descente et remarquons qu’il y a pas mal de monde qui remonte de la plaine des tamarins. Mais oui c’est le lundi de pentecôte ! Les réunionnais ont sûrement du profiter de ce week end allongé pour descendre dans le cirque de mafate. Nous descendons tranquillement sur le sentier qui bientôt fait place à un chemin aménagé avec des madriers en bois.

La plaine des Tamarins avec le Gros Morne au fond

La plaine des Tamarins avec le Grand Bénare au fond
Au cours de la descente, kyra pousse un cri : une énorme araignée posée sur sa toile ! Nous pensons avoir découvert L’araignée de l’île et nous la prenons en photo telle une star sur le tapis rouge des marches du festival de Cannes. Que nenni ! Elle ne fut que la première des milliers de ses congénères que nous avons rencontré durant notre séjour. Il y en a partout et la plupart sont aussi grosses que la paume d’une main ! Bref mieux vaut ne pas avoir la phobie des araignées mais si celles-ci sont inoffensives.

Une Nephila Clavipes, impressionnante mais inoffensive

Ilet La Nouvelle avec le rempart de Mafate au fond

Si quelqu'un peut me donner le nom de cet arbre ? :-)
Nous arrivons à l’îlet de La Nouvelle vers 11h30 pour se restaurer à la boulangerie. Vers 12h30 nous reprenons notre route en direction de Roche Plate. Nous descendons les 700m de dénivelé par un sentier qui décrit d’étroits lacets et franchit de petits cours d’eau jusqu’à la rivière des galets que nous atteignons vers 15H. Heureusement il y a des mains courantes dans les passages escarpés.

Le sentier très escarpé décrit des lacets entre deux cascades

Rivière des galets avant la montée du Bronchard
S’en suivent 3 traversées de la rivière et malheureusement sur la première traversée kyra se coince le pied entre deux rochers et bascule en arrière. Résultat : les fesses dans l’eau et un appareil photo qui se prend pour jacques mayol ! Il est bon pour sécher pendant 3 jours.
Nous entamons la montée du Bronchard vers 15h30. Le sommet du bronchard servait autrefois aux esclaves en fuite pour observer les déplacements des troupes de Bronchard, fameux et triste chasseur d’esclaves qui sévissait dans le cirque de Mafate. La montée est assez raide mais moins que la descente que nous venons d’effectuer. Nous atteignons Roche Plate l’église vers 17h10 et nous commençons à sentir une certaine fatigue (mon genou, mes talons et mes cuisses me font mal…). Nous nous mettons en recherche du gîte de randonnée qui au final est le gîte le plus loin, tout au bout de roche Plate ! Il est 17h45, nous sommes partis il y a donc près de 9h et une bonne douche et un bon repas (choux, rougail saucisse, fruit et rhum) vont nous faire du bien. Nous sommes seuls au gîte qui est très propre et fonctionnel (gîte chez Judex Thomas à ne pas confondre avec le gîte Juliette thomas qui était vraiment sale).
Allez au lit maintenant !

L'îlet de Roche Plate est enfin en vue !
Mardi 25 mai 2010 Cirque de Mafate : Roche Plate - 3 Roches - Marla
Nous prenons notre temps ce matin, en profitant de la terrasse ensoleillée qui offre une très belle vue sur le cirque avec en premier plan le bronchard et plus loin la crête des calumets et le morne fourche. Nous assistons au ballet des hélicoptères qui ravitaillent les îlets du cirque car bien sûr il n'y a pas de routes ici.

Vue depuis le gîte sur piton des calumets

Roche¨Plate et le Bronchard en premier plan, le Morne de fourche et le gros morne en arrière plan

Hélicoptère ravitaillant Roche Plate
Nous partons finalement vers 10h en prenant le GR R2 qui conduit à Marla en passant par 3 roches. Le temps prévu est de 5h mais nous savons qu'à notre rythme il nous en faudra beaucoup plus. La randonnée est une suite de montées et descentes.

Voila notre terrain de jeu pour la journée :-)
Nous longeons en première partie le rempart de Mafate puis nous continuons en surplombant la ravière des galets avant d'arriver à 3 Roches vers 13h30. L'endroit est magnifique. La rivière des galets disparait dans une crevasse dont nous ne voyous pas le fond. Le nom de l'endroit vient des 3 gros blocs qui bordent la rive. Nous en profitons pour nous restaurer tout en contemplant ce magnifique lieu. 14h45, il faut penser à repartir si nous ne voulons pas arriver après la tombée de la nuit.

Trois Roches
La seconde partie du parcours offre un décors assez différent avec un paysage totalement érodé avec des champs d'éboulis traversés par la rivière des galets. Il n'y a plus vraiment de végétation. La dernière montée à travers la brêche qui mène sur le plateau de Marla est dure et fatiguante (comme toute dernière montée d'une randonnée ;-) )
De plus, nous continuons dans notre mauvaise habitude : notre gîte est aussi le dernier de l'îlet (donc c'est aussi le premier quand on vient du col du Taïbit) ! Nous avons réservé au gîte César pour cette nuit. C'est vraiment une bonne adresse. Nous dormons dans un petit bungalow privatif. C'est propre et confortable. Il y a 4 autres personnes qui logent dans le gîte ce soir. L'ambiance est plutôt sympa pendant le repas.
Carry poulet, rougail saucisse, gateau aux bananes et punch (rhum ananas) pour ce soir !

La ravine de la rivière des galets

Gîte César à Marla
Mercredi 26 Mai 2010 Cirque de Mafate - Marla - Col des Boeufs - Cirque de Salazie - Hell Bourg
C'est notre dernier jour dans le cirque de Mafate. Le temps est beau ce matin et nous décollons vers 8h45 en direction de la rivière des galets que nous retraversons. Nous empruntons ensuite la variante du GR R1 qui ramène sur la bifurcation conduisant au col des Boeufs. La montée jusqu'à la plaine des Tamarins est raide mais heureusement s'effectue principalement à l'ombre.
La plaine des Tamarins est un endroit très agéable avec sa forêt d'arbres couchés par les vents et son herbe de savane dense. Le gros morne à droite, le morne fourche devant nous et le grand bénare derrière nous, nous continuons jusqu'au col des boeufs où se situe notre voiture. Dans la dernière montée, nous nous sentons pousser des ailes et c'est la première fois depuis le début du voyage que nous montons allègrement sans sentir la fatigue (merci les 2 journées précédentes d'entraînement intensif !). Le temps la haut (1960m quand même) se gâte un peu, les nuages nous traversent de leur humidité. Nous reprenons la voiture, il est 13h45. Merci Mafate pour ces 3 jours magnifiques !

L'école de Marla

Traversée de la rivière des galets en amont

Dans la montée vers la plaine des Tamarins

Sentier dans la Plaine des Tamarins

Dans la montée finale vers le col des boeufs
Nous arrivons dans l'après midi à Hell Bourg, lieu de villégiature de nos deux prochaines nuits. Nous avons réservé une chambre à l'hotel des cîmes. Bon confort et en plus on a une rédution grâce au guide du routard.
Nous décidons de ne rien faire cette après midi, simplement nous reposer ;-)
Un petit poulet coco et une truite au restaurant de l'hotel et au lit !
Jeudi 27 Mai 2010 Cirque de Salazie : Ilet à vidot - Grand Sable - Ilet Trou blanc - Ilet à Vidot
Nous avons aujourd'hui au programme un parcours varié à travers les forêts de filaos et les arbres à goyaviers.
A 9h nous sommes au parking se trouvant au bout de la piste derrière Ilet à Vidot. Un groupe de canyoning se prépare pour descendre la rivière du mat. Nous franchissons la passerelle traversant la rivière puis nous laissons le piton d'Anchaing sur notre droite.

Passerelle au-dessus de la rivière du Mât
Le temps est magnifique ce matin (comme tous les matins depuis notre arrivée) et il commence à faire un peu chaud. Heureusement, après avoir laissé les dernières habitations, le sentier s'engouffre maintenant dans la forêt de filaos.

Avant de rentrer dans la forêt de filaos, nous profitons d'un magnifique ciel bleu

des champs de ?
La montée est régulière (quand même 650 m de dénivelé positif pour cette ballade) et il y a quelques points de vue sur le cirque avec toujours en premier plan le piton d'Anchaing. Nous atteignons un abri où nous décidons de faire une petite pause à l'ombre des filaos. Quelques tec-tec (petits moineaux locaux) nous tiennent compagnie pendant cette pause.

Un tec-tec nous tenant compagnie pendant notre pause
Nous repartons vers 12h en laissant le chemin menant vers le col de la fourche (entrée du cirque de Mafate lorsque l'on vient de Salazie) tout droit, nous bifurquons à gauche direction ilet trou blanc. Le sentier est indiqué comme fermé, nous continuons...nous verrons bien où cela nous mène.

Le chemin se fait de plus en plus humide, nous entendons les cascades descendre du Gros Morne situé à notre droite. Le chemin continue de monter mais les passages se font de plus en plus glissants. Arrivés en haut, nous avons une vue dégagée sur le cirque de Salazie.

Vue depuis la partie haute du sentier
Nous traversons plusieurs cours d'eau et descendons pendant un moment un cours d'eau où il faut légèrement escalader. C'est assez glissant. Des bambous géants poussent le long du sentier. Nous traversons aussi des champs d'arbres à goyaviers. Il y en a partout dans les arbres et par terre. Des tonnes et des tonnes de goyaviers. Le sentier en devient rouge mais surtout très glissant. Il faut faire attention. Nos amies les araignées sont aussi très présentes ici (j'avoue que d'un certain coté c'est pas mal car kyra avance beaucoup plus vite dans ces moments la car elle ne veut pas se faire dévorer par une nephila ;-) ).
Bambous géants, forêt de grand sable
Nous atteingons la rivière du mat que nous traversons par une echelle de bois posée horizontalement entre deux rochers. Une petite pause s'impose afin de faire refroidir nos pieds. Humm c'est super agréable de se rafraîchir les pieds dans l'eau fraîche de la rivière !
Nous repartons après 20 min. Après une dernière montée, nous voici à trou blanc. Quelques maisonnées et des plantations de bananiers et chouchous. Nous sentons que c'est la fin de la ballade. Nous regardons derrière nous et nous avons du mal à savoir par où nous sommes passés. Il nous semble qu'il n'y a que des pitons entourés de forêts infranchissables ! Un chemin large nous permet de rejoindre le parking de la voiture. Il est 15h.

Depuis le chemin après trou blanc
Nous mangeons un peu et observons les équipes de canyoning terminer leur journée. C'est au final une très bonne ballade.
Un petit verre à l'hotel où nous longeons et nous finissons la journée par la visite à pied de la ville de Hell Bourg.

Cimetière très fleuri de Hell bourg

Hell Bourg
Nous dînons "chez Alice". On a trouvé cela très bon. Bonne adresse.
Vendredi 28 Mai 2010 Maison Folio - Bassin la paix - Bassin la mer
Nous quittons l'hotel pour nous rendre à la visite guidée de la Maison Folio à Hell Bourg. Hormis l'aspect traditionnel parfaitement gardé de la maison, c'est principalement pour le jardin que nous sommes là. Nous commençons la visite vers 9h du matin. Nous sommes un peu plus d'une dizaine de personnes. Les informations données par notre guide sont intéressantes même si personnellement je m'y perds assez vite dans les noms de fleurs (je suis d'ailleurs plus vraiment capable d'en sortir un seul...). Nous passons aussi pas mal de temps dans le hangar qui sert à exposer des objets traditionnels de la vie réunionnaise de l'époque. Seul petit bémol à mon goût : un peu trop de temps passé sur l'explication des différents bois utilisés (question de goût bien sûr ;-) ).
Nous quittons la maison Folio vers 11h et rejoignons la côte Est de l'île.



Repas rapide à Saint Benoît et nous enchaînons avec la route qui monte à Takamaka. Le temps est très couvert aujourd'hui et il nous semble qu'il pleut vers takamaka. Cependant, Takamaka constituant une randonnée phare que nous souhaitons faire nous continuons la route jusqu'au bout...pour voir. Il pleuviotte la haut et nous hésitons longtemps avant de repartir. Mais la raison l'emporte car le chemin est parait il très glissant par temps de pluie et malheureusement takamaka avec un temps pareil ne donnera forcément pas grand chose. C'est dommage !
Notre plan B de la journée s'appelle Bassin la paix et Bassin la mer situés au dessus de Beauvallon et vers Abondance. Nous redescendons donc au niveau de la mer pour prendre le chemin de bassin la paix qui conduit à travers les champs de cannes à sucres à un petit parking au bord de la rivière des roches. Nous nous garons ici. Le bassin la paix se situe un peu en contrebas du parking. Il nous faut traverser le pont enjambant la rivière et continer une dizaine de minutes jusqu'à un escalier menant au bord du bassin la paix. Une magnifique et puissante cascade se déverse dans le bassin. Les falaises entourant le bassin sont formées d'orgues basaltiques. Nous prenons quelques photos du bassin lorsque quelques gouttes se mettent à tomber. Nous avons à peine le temps de nous mettre à l'abris que des trombes d'eau nous tombent dessus. Abrités sous un surplomb rocheux nous attendons patiemment que cela se calme (quand même 20 à 30 min). Cela promet pour le reste de la randonnée car le sol est maintenant vraiment détrempé ! Que faire ? Je regarde sur notre guide qui m'indique qu'il existe une possibilté d'accèder à l'autre bassin en passant par Abondance, ce qui éviterait de remonter la rivière des roches par un chemin devenu vraiment impraticable. Concertation...Ok nous passerons par Abondance et nous reprenons la voiture.

La rivière des roches se frayant un passage à travers les roches volcaniques

Bassin la paix

Orgues basaltiques de bassin la paix

Chute d'eau de bassin la paix
Nous laissons la voiture un peu au milieu de nulle part (en espérant qu'elle ne soit pas visitée pendant notre escapade...) en n'étant pas sûr que cela soit vraiment le départ de la ballade.
2 petits chiens viennent alors à notre rencontre et semblent vouloir nous montrer le chemin, peut être un signe que nous sommes finalement au bon endroit ;-) Ils nous suivront sur pratiquement tout le chemin.
Nous traversons une petite rivière et commençons à patauger un peu sur le chemin boueux et ombragé. Cela semble un peu correspondre à la description du livre (la carte est vraiment trop petite pour avoir une bonne idée du chemin à prendre). Bon j'avoue que là commence un épisode peu glorieux d'orientation. Sûr de mon fait (et de mes capacités d'orientation) je fais fi du temps indiqué pour se rendre sur le lieu qui commence à être largement dépassé. Le fait de marcher sous une voute de jamrosat et de traverser 3 cours d'eau pas vraiement indiqués commence à me faire douter...mais par chance nous arrivons quand même sur le point de vue au dessus de bassin la mer ! Bon je me dis qu'il devait y avoir une erreur dans la description du chemin. Nous repartons en continuant par un autre chemin qui me semble être un raccourci, traversons un cours d'eau puis au moment d'entrer sous une voute de jamrosat, je me dis que cet endroit me dit quelque chose. Il me faut bien 5 min pour comprendre qu'on est en train de tourner en rond ! Ce que je prenais pour le chemin de sortie n'était que le chemin emprunté peu de temps avant et qui en réalité était une partie du chemin reliant bassin la paix à bassin la mer (bref on a bien perdu 30 min dans cette affaire et avons eu l'impression d'être dans la 4e dimension : genre le chemin dont on ne trouve jamais la fin et qui ramene toujours au debut ! :-) )

Bassin la mer depuis le point de vue.
Nous avons un peu de mal à repartir d'Abondance à cause des sens interdits (nous faisons 4 fois le même circuit en voiture ! Vraiment pas notre journée en terme d'orientation !). La nuit commence à tomber et il nous reste pas mal de route à faire puisque nous avons réservé une chambre d'hôte à la plaine des caffres. Nous arrivons à 19h15 après avoir traversé l'île d'Est en Ouest par la RN3. Nous logeons à l'Estagnon pour 3 nuits. C'est notre gros coup de coeur du voyage. La chambre est super bien décorée et très confortable et les propriétaires sont super sympas. Une adresse à recommander !
Samedi 29 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Rivals et belvédère du cratère chateaufort
Nous avons programmé 3 jours pour la visite du volcan afin de profiter de ses décors lunaires et surréalistes. En plus, le temps est souvent très variable la haut. Les 3 jours nous permettront d'arbitrer avec d'autres visites en cas de temps vraiment déplorable. Nous essayon de partir assez tôt ce matin (levé à 6h). La route menant à l'enclos Fouqué est magnifique. La route s'élève au dessus de la plaine de cafres, passe par la plaine des remparts puis plonge dans la 1e caldeira, la Plaine des Sables, et enfin remonte vers le rempart de Bellecombe jusqu'au pas de bellecombe qui est la seule entrée de la 2e caldeira (l'enclos Fouqué).
Vue sur la plaine des Cafres depuis la route montant au volcan (Grand Bénare et Piton des neiges au fond)
Petit arrêt entre temps au cartère Commerson mais le temps n'est vraiment pas terrible ce matin. Il pleut et il y a du vent ! Nous sommes un peu interrogatifs sur le reste de la journée mais parait il que le temps change très vite la-haut. Nous continuons... Nous sommes au départ de la randonnée menant au crater rivals à 9h. Le temps ne s'est pas vraiment amélioré et nous partons avec le K-way et quelques interrogations (mais aussi quelques espoirs !) Nous descendons le pas de bellecombe jusqu'à l'enclos Fouqué. Le petit cratère du Formica Leo nous attend plus bas. D'une vingtaine de mètres, coloré et facilement accessible, le Formica Léo s'érode rapidement sous les pas des touristes (dont nous faisons partis bien sûr).
Le Formica Leo au pied du Pas de Bellecombe se découvre légèrement du brouillard
Le chemin indiqué par des tâches de peinture blanche réflechissante se sépare alors en 3 directions (à gauche le cratère Kapor, tout droit le cratère Dolomieu et à droite le cratère Rivals). Nous prenons donc à droite en suivant bien les marques au sol (impératif en cas de brouillard si on ne veut pas se perdre !). Nous marchons à travers les diférentes coulées (graton ou pahoehoe). Progressivement le temps se découvre et le soleil finit par percer. 45 min plus tard, c'est un grand ciel bleu que nous avons au dessus de nos têtes. Super !
Le ciel en se découvrant fait apparaître des arcs-en-ciel sur les coulées de lave
Coulées de lave le long de la paroi du piton de la fournaise
Nous passons à coté de cheminées dont la couleur rouge nous donne l'impression qu'elles déversent encore de la lave ! Le spectacle est à la hauteur de ce que nous attendions.
Eruption de lave ? non des cheminées aux couleurs rougeâtres
Le rempart de Bellecombe au loin
Cheminée
On dirait vraiment que la lave sort de la cheminée
Après 2h30 de marche nous arrivons enfin au cratère Rivals que nous escaladons pour en faire le tour. Je remonte un peu la pente du piton de la fournaise pour faire une photo d'en haut du cratère rivals et me faire un petit plaisir en descendant la pente formée de scories à toute vitesse ;-)
Cratère Rivals
Nous apercevons alors un petit volcan aux couleurs rougeâtres au loin. Nous decidons donc de continuer afin d'aller voir (c'est un peu le "piège" la bas car on aperçoit toujours quelquechose qui nous donne envie d'y aller !). Arrivé au bout le chemin est fermé. Nous sommes au belvédère du cratère chateau fort mais il n'est pas possible d'aller voir le cratère. Il y a des risques d'effondrement sur la partie Sud du cratère dolomieu. Nous faisons donc demi tour.
Petit cratère aux couleurs chatoyantes
Cratère Chateaufort
Sur le chemin revenant au Parking du Pas de Bellecombe nous faisons un petit détour menant à la chapelle de Rosemont (tumulus de lave) qui sert aujourd'hui de toilettes publiques :-( Nous sommes de retour à 15h15 à la voiture et à 15h30 le brouillard revient ! Bon timing :-)
La chapelle de Rosemont devant le piton de la fournaise
Le Formica Leo enfin découvert
Arc-en-ciel sur la plaine des Sables
Sur la route pour retourner au gîte, mes jambes commencent à me brûler...je viens de choper des gros coups de soleil qui m'empêcheront de mettre autre chose qu'un pantalon pendant 5 jours (ça m'apprendra) !
Terrasse de la chambre d'hôte (située à Bois court)
Dimanche 30 Mai 2010 Maison du volcan - Notre Dame de la paix - Etang Salé - Croc Park - Saint Pierre
La pluie n'a pas arrêté de tomber de toute la nuit...nous sommes optimistes quand même (surtout qu'on a plutôt eu de la chance hier) alors levés à 6h ! Malheureusement le temps la haut est vraiment horrible (des trombes d'eau avec un vent pas possible...). Tout le monde est bloti dans le petit refuge. Personne n'ose partir en randonnée. Nous attendons 20 minutres, le temps de voir que rien ne s'améliore...à regret nous redescendons du volcan. Heureusement que la Réunion ne manque pas d'atouts ! Nous en profitons donc pour nous rendre à la Maison du Volcan. Visite d'1h30 vraiment très intéressante (mais pas trop le petit film 3D). Nous prenons ensuite la direction de Notre Dame de la paix pour faire une petite ballade sur le sentier botanique. Le point de vue sur la rivière des remparts est impressionnant mais le sentier nous semble moyennement intéressant (sauf pour ceux qui s'intéresse aux arbres :-) ).
la plaine des remparts
Sentier botanique de Notre Dame de la Paix
Nous redescendons ensuite sur la côte jusqu'à Etang Salé les bains où nous nous restaurons dans un chinois. Puis nous allons marché sur la plage de sable noir d'Etang Salé. Et puisque nous sommes dans le coin, nous décidons d'aller à Croc parc sachant que les crocodiles sont nourris deux fois pas semaine et que justement c'est à 16h le dimanche. Ca tombe bien ! Nous restons dans le parc jusqu'à 16h30. Il y a beaucoup d'enfants qui regardent les yeux grands ouverts les crocodiles dévorer les carcasses de poulet !
plage de sable noir d'Etang Salé les bains
Il attend 16h...
16h...il se rapproche
Sacrée machoire !
Un caméléon femelle (les mâles sont verts), oui c'est pour quoi ?
Le coq se pare de ses plus belles couleurs !
Nous nous dirigeons ensuite vers Saint Pierre pour aller voir un temple Tamoul qu iattire notre attention. Nous nous dechaussons pour pouvoir rentrer dans l'enceinte sacrée du temple. La décoration et les couleurs sont stupéfiantes.
Temple Tamoul à Saint Pierre
Nous finissons enfin par un coucher de soleil sur la plage de Saint Pierre avant de remonter à la chambre d'hôte. Les propriétaires nous offrent l'apéritif en arrivant. Nous devons malheureusement nous absenter car on a réservé dans une crêperie pour finir la soirée.
Plage de Saint Pierre en fin de journée
lundi 31 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Dolmieu - Plaine des Palmistes
C'est aujourd'hui que nous montons sur le volcan ! Alors ce matin petit dej à 6h (je crois qu'on se lève de plus en plus tôt pendant ces vacances !), heureusement kyra ne se plaint pas ;-) . Le temps est plutôt agréable aujourd'hui et nous sommes la haut, prets à partir à 8h50.
Plaine des Sables au matin
Nous redescendons le pas de bellecombe comme avant hier mais en prenant cette fois tout droit une fois dans l'enclos Fouqué. Nous repassons devant la chapelle de Rosemont et entamons la montée du volcan à travers les champs de lave. Bien sûr il y a pas mal de monde à faire l'ascension puisque c'est une des randonnées les plus populaires de l'île. Nous croisons beaucoup de randonneurs qui redescendent, ils ont du se lever super tôt !
Formica Leo en premier plan et le piton de la fournaise au fond
Quelques nuages passent régulièrement et nous avons toujours peur que cela se couvre d'un coup comme avant hier. La montée est plutôt tranquille avec très peu de passages pentus. Une grande partie de la randonnée consiste à longer le cratère en contrebas avec le rempart de bois blanc sur la gauche et le piton de crac en contrebas. Nous arrivons finalement au bord du cratère où il faut faire attention à ne pas s'approcher trop près de la falaise. Le fond du cratère Dolomieu s'est en effet effondré de 300m lors de la dernière éruption et le bord du cratère est devenu très instable. Il est donc interdit de faire le tour du cratère comme auparavant. Nous profitons d'une magnifique vue sur le grand brulé (côte Sud Est de l'île où se déversent les coulées de lave). Le cratère est impressionant avec des falaises qui tombent à pic et des fumerolles qui fument en contrebas du cratère. On sent le monstre qui dort et capable de se réveiller à n'importe quel moment.
Cratères sur la partie nord du volcan
Vue sur le rempart du Bois Blanc et la plaine des Osmondes
Piton de crac
Cratère Dolomieu
Fumerolles au fond du cratère Dolomieu
Nous restons une vingtaine de minutes la haut et nous reprenons le chemin du retour (le panneau indique "2h30" pour rentrer). Finalement nous mettrons un peu moins de 2h. Petite anecdote pour le retour : Nous rentrons tranquillement avec un beau ciel bleu au dessus de nos têtes. Devant nous un couple dont le mari décide de s'éloigner des marques blanches pour couper à travers l'enclos Fouqué et rejoindre le pas de bellecombe en ligne droite. Mais en l'espace de 5 min, le brouillard revient sur la caldeira, nous ne voyons plus à 10m mais comme nous suivons les marques blanches nous n'avons pas de problème pour retrouver la sortie de la caldeira. Nous apercevons alors à ce moment là la femme qui attend son mari. Nous attendons avec elle une vingtaine de minutes et lui prêtons notre portable pour qu'elle puisse le joindre. Apparemment il a réussi à trouver d'autres marques blanches (le sentier menant au cratère Kapor) et finalement arrivera quelques minutes plus tard. Conclusion : ne jamais s'éloigner des marques blanches !
Partie Nord du volcan
Nous sommes de retour à 14h20. Le brouillard recouvre totalement le volcan maintenant. Nous reprenons la voiture et faisons route vers la Plaine des Palmistes où nous dégustons des pains au chocolat :-) Nous logeons au Conflore du Piton, bien mais sans plus. Mais surtout il pleut des cordes, un vrai déluge ! Nous terminons la journée dans un snack bar de la plaine des palmistes, blottis sous une bâche pour éviter la pluie.
Mardi 1e juin 2010 - Trou de fer (raté) - Grand étang (raté) - Saint Benoît - Piton Sainte Rose - Anse des Cascades - Grand Brûlé - Pointe de la table - Saint Philippe
La pluie n'a cessé de tomber pendant toute la nuit et c'est toujours sous une pluie parfois soutenue que nous partons de la chambre d'hôte en direction du Trou de Fer. Pour tout dire, nous ne sommes pas vraiment confiants pour la journée. Mais mon demi coté breton m'incite à insister et à aller voir si la randonnée au trou de fer est quand même possible. Nous prenons donc la route qui traverse la forêt de Bébour. La route menant au départ de la randonnée du Trou de Fer est assez longue et nous laisse le temps de faire mûrir notre réflexion. Il faut dire aussi que les randonneurs habillés d'une cape de pluie que nous croisons au bord de la route nous font pas vraiment envie. Enfin, pour définitivement enterrer notre motivation initiale, le sentier menant au trou de fer est très boueux en cas de pluie. Pire, il y a un fort risque de ne rien voire du tout du trou de fer avec un temps pareil. Ok c'est décidé, nous mettons une croix sur le trou de fer. C'est la première fois du voyage que nous annulons une partie du programme que l'on s'était fixé (cela ne sera pas la dernière fois !). Nous repartons donc en direction de la N3. Sur le chemin, nous prenons en stop 2 randonneurs de toulouse qui ont annulé leur montée sur le piton des neiges vu le temps excécrable d'aujourd'hui. Le plan B de la journée s'appele Grand Etang. Petit problème, Grand Etang se situe pratiquement dans la même zone que le trou de fer...et donc le temps sur la plaine des palmistes est aussi mauvais que dans la forêt de Bébour :-(. Nous empruntons la route menant à travers les champs de canne à sucre jusqu'à l'étang. Le sentier est très boueux (il fallait s'en douter un peu ;-) ). Nous décidons donc de repartir sans tenter l'aventure. Maintenant direction la côte Est de l'île afin de continuer notre petit tour de l'île. Nous redescendons donc vers Saint Benoît puis Saint Anne pour aller voir l'église démesurée qui a un petit coté facteur cheval. Malheureusement, l'église est en travaux avec des échaffaudages sur sa facade. Dommage ! Nous continuons sur la N2 jusqu'au pont suspendu de la rivière de l'Est. Nous y faisons un petit arrêt et sommes accueillis par le gardien du pont (un petit chien qui semble garder le pont :-) ).

Nous traversons ensuite Sainte Rose puis nous arrêtons à la fameuse église Sainte Marie des Laves de Piton Sainte Rose qui a été épargnée par les laves.

Le temps est assez variable mais il ne pleut pas sur la côte, du moins pour l'instant. Nous prenons un shop suey à emporter que nous allons manger à l'anse des cascades sous de magnifiques palmiers. Quelques pluies intermittentes font leur apparition mais rien de méchant. Nous profitons un peu de l'endroit à voir les vagues s'écraser sur les galets de la plage, les pêcheurs rivaliser d'adresse dans les lancers et les jolies cascades descendre des falaises environnantes. Vraiment un endroit super sympa !
Anse des Cascades
La route passe ensuite au milieu des coulées de lave qui ont dévallé les flancs du piton de la fournaise. La végétation essaie de renaître la où elle peut et il se forme des petits ilôts de forêt épargnés par les coulées. La route ondule sur les coulées récemment formées. Nous faisons un petit arrêt à la coulée de 2007 qui est de loin la plus impressionante avec en haut le cratère par lequel la lave s'est échappée jusqu'à la mer.
Coulées de lave se déversant dans la mer
La route se frayant un chemin au milieu des coulées de lave
Même si le temps n'est pas forcément au beau fixe, nous avons quand même envie de nous dégourdir un peu les jambes. Nous allons donc au puit Arabe afin d'aller à la pointe de la table. Cette région s'est formée suite à la coulée de lave de 1986 (25 hectares quand même !) et a été baptisée jardin volcanique. Nous emportons avec nous les Kways qui vont au final nous servir à nous protéger des embruns venus des vagues s'écrasant sur les falaises de lave. Beau spectacle ! La Ballade apporte vraiment quelque chose : forêt de vacoa aux racines particulières (on dirait une mangrove), falaises de lave, coulée de lave formant une autoroute, cascade de lave, végétation poussant là où elle peut. Nous y passons au total 1h30.
Vacoas, pont de lave
Autoroute de lave !
Tunnel de lave
Falaises de lave soumises aux vagues de l'océan
Finalement, nous arrivons assez tôt au gîte (15h30) qui est situé dans la commune de Saint Philippe. Il n'y a personne. Nous appelons le propriétaire qui nous dit que nous pouvons nous installer dans le petit bungalow situé dans le jardin. Le gîte s'appelle "le domaine du vacoa". L'endroit est super sympa avec une magnifique vue sur la mer. De plus, la chambre est très bien décorée, spacieuse et la salle de bain très agréable. Une excellente adresse !
Nous terminons la journée au restaurant "au pays des délices" à Le Baril, commune située pas très loin de Saint Philippe. Très bon.
Mercredi 2 juin 2010 - Cap méchant - jardin des parfums et des épices - les souffleurs de Vincendo - Cascade noire et cascade des Galets - Grande Anse
Aujourd'hui nous poursuivons notre tour de l'île par le Sud. Nous quittons Saint Pilippe pour nous rendre au Cap Méchant. A notre arrivée, vers 9h30, une trentaine de personnes de l'ONF sont en train de jouer à la pétanque et préparent le barbecue. Plutôt cool la vie ! ;-) Nous restons un peu sur les falaises de lave dominant l'ocean en voyant les vagues s'écraser.
Cap méchant

Puis nous repartons pour nous rendre à la visite guidée du jardin des parfums et des épices. Il est 10h30 et la visite va commencer mais nous ne sommes pas seuls...un groupe de retraités s'est joint et nous sommes plus d'une quarantaine ! Arf c'est pas trop notre truc la foule mais on va devoir faire avec .... On a beaucoup aimé la visite et le guide est super sympa et intéressant. L'appareil photo a bien sûr pas mal chauffé pendant la visite ! Quelques photos...
De la vanille


Des bananes ornemantives
Un ti'jacques

De la vanille, des lanternes

Sur le chemin vers la rivière Langevin nous faisons une halte pour acheter des pizzas que nous allons déguster en bord de mer vers Vincendo. Nous croisons alors un caméleon qui traverse la route juste devant nous ! Nous marchons un peu sur les rochers bordant la côte en admirant les souffleurs projeter des gerbes d'eau dans un bruit impressionnant !
Un caméleon mâle
Nous prenons ensuite la route longeant la rivière Langevin afin d'aller voir la cascade noire et la cascade des galets. La route y menant est agréable mais dangereuse (des pierres tombent de temps en temps comme un peu partout sur l'île mais malheureusement une personne est décédée le lendemain à cause d'une pierre de 20kg tombée sur la voiture...)
Vers la cascade Noire
Cascade des Galets
Nous retournons maintenant sur la côte pour aller à la plage de Grande Anse. Il y a de forts rouleaux et la baignade n'est pas vraiment conseillée. Nous restons un peu allongés pour nous reposer. Il n'y a pas grand monde, c'est plutôt sympa. Des gendarmes se prennent en photo entre eux en prenant des positions de playboy, ils viennent sûrement d'être mutés ici ! ;-) En longeant la plage nous arrivons à un bassin naturel où les gens font un peu de snorkeling. Malheureusement nous n'avons pas avec nous le matériel adéquat et il y a des oursins !! Nous repartons donc et retournons au gîte de l'Estagnon. J'ai en effet malheureusement gardé avec moi les clefs de la chambre... Nous les rapportons donc et en profitons pour demander s'il est possible de passer la nuit ici. C'est ok, cool !
Jeudi 3 juin 2010 - Grand Bassin - Route vers Cilaos
En regardant bien la carte de l'île, nous nous apercevons que nous sommes juste à coté de Grand Bassin ! La Ballade semble sympa alors nous décidons de changer nos plans (Nous avions prévu de faire le piton des neiges mais la descente de 1 700 m de dénivellé fait peur à nos genous !!). Nous sommes au départ de la randonnée à 8h30 (qui était en effet à 10 min de notre gîte). Le temps est couvert aujourd'hui. La descente s'effectue tranquillement en profitant de la vue sur l'îlet de Grand Bassin. La ballade a un petit coté Mafate car Grand Bassin n'est en effet accessible qu'à pied ou par hélicoptère. Arrivés en bas, tout est fermé. Au détour d'un champ nous assistons à un spectacle assez surprenant : un hélicoptère essayant de soulever un autre hélicoptère accidenté ! Après plusieurs essais, ils finiront par réussir. Le but de la randonnée est d'arriver à la cascade du voile de la mariée que l'on aperçoit depuis la haut. Nous profitons du spectacle de l'eau tombant du haut de la cascade dans le bassin en contrebas. C'est assez impressionant. Nous finissons par repartir par le même chemin. Il nous faudra un peu moins de 2 heures pour remonter les 670 m de dénivellé. Ouf !
îlet de Grand Bassin en contre-bas
Cascade du voile de la mariée
Dans Grand Bassin
hélicoptère accidenté
hélitroyage d'hélicoptère !
Au dessus du bassin du voile de la mariée
Une longue route nous attend maintenant pour rejoindre Cilaos avec les fameux 400 virages ! Nous finissons par arriver avant la nuit à l'hotel Les Aloes où nous allons passer 3 nuits.
Vendredi 4 juin 2010 - Cilaos - Cascade de Bras Rouge - Bras Rouge - Basin Bleu - Cilaos
Nous partons aujourd'hui pour une ballade à travers les magnifiques paysages du Cirque de Cilaos avec pour point d'orgue la cascade de Bras Rouge. Il est 8h30 quand nous commençons la randonnée qui part près de la maison de tourisme de Cilaos. La randonnée commence par descendre par le Bras des étangs jusqu'à la cascade de Bras Rouge que nous pouvons admirer d'en haut. Gare à la chute ! Puis la ballade surplombe le Bras Rouge qui creuse un canyon à travers le cirque de Cilaos. Il y a des passages vraiment escarpées sur cette partie. A la traversée de Bras Rouge, nous en profitons pour faire la pause casse-croûte, bien méritée car le parcours est plutôt accidenté ! Il est étonnant de voir la couleur marron des eaux de source qui s'oxydent en apparaissant à la surface. Nous reprenons ensuite la marche par une remontée assez longue (1h30) jusqu'à Bassin Bleu. Nouvelle petite pause. Nous sommes de retour vers 15h à Cilaos. Magnifique ballade que nous avons finalement effectué à un rythme assez élevé :-) Nous terminons la journée par une bonne glace et une boisson fraîche :-)

Cascade de Bras Rouge
Vue sur les remparts derrière Cilaos

Filaos ?
Traversée de Bras Rouge
Eau sulfatée
Samedi 5 juin 2010 - Col du Taïbit
Il fait encore très beau ce matin et après avoir bien réflechi la veille sur la ballade du jour, notre choix s'est porté sur la montée du col du Taïbit. Nous prenons la voiture pour effectuer la courte distance jusqu'au départ du sentier menant au col. Il est 9h05 quand nous commençons la montée qui est assez régulière et n'offre pas de difficulté particulière. Après un tiers du trajet nous sommes arrivés à îlet à Salazes. Nous passons devant le "petit salon de thé" de Salazes qui est tenu par les jeunes de l'îlet et dont le thé permet paraît il de décupler ses forces pour la montée ! ;-) Nous faisons un petit détour vers le point de vue de l'îlet (environ 20 min) sur le cirque et les sommet avoisinants. Nous reprenons la montée jusqu'au col après avoir traversé la plaine des fraises. Sur la droite du col, un petit sentier escarpé d'une quarantaine de mètres permet de profiter d'une magnifique vue sur le cirque de mafate (avec Marla en contrebas) et le cirque de Cilaos. Nous nous remémorons notre périble dans le cirque de Mafate en voyant d'en haut tout le chemin parcouru il y a quelques jours. Quelques randonneurs se joignent à nous et nous faisons notre pause casse croûte en profitant de la vue ! Nous effectuons la descente par le même chemin jusqu'à la voiture pendant que le temps se couvre vraiment. Il est 14h20. Nous decidons alors de continuer cette route du bout du monde qui conduit au dernier îlet du cirque de Cilaos : îlet à cordes. Il y a des champs de lentilles partout et souvent au bord du précipice : l'îlet est comme une île perchée au dessus du vide ! Nous finissons par retourner à Cilaos. Resto pas terrible pour finir la journée...
Cialos dans la montée vers le col du Taïbit
Cilaos depuis le sommet du col
Marla depuis la haut !
Cirque de Mafate depuis le col du Taïbit
ïlet la Nouvelle dans le cirque de Mafate
Cirque de Cilaos depuis le col du Taïbit
Le piton des neiges se découvre
Champs de lentilles au bord du précipice
Champs de lentilles avec Cilaos au fond
Champs de lentilles
Dimanche 6 juin 2010 - La Chapelle - Départ vers Saint Gilles les bains.
C'est aujourd'hui notre dernier jour dans le cirque de Cilaos et nous allons nous offrir un dernier petit plaisir : la chapelle. Cette randonnée qui consiste à emprunter le sentier qui mène de Cilaos à îlet à cordes sur sa moitié avant de bifurquer dans la ravine de bras rouge jusqu'à deux falaises rapprochées qui forment un canyon étroit à l'intérieur duquel coule la rivière. La randonnée n'est pas dure en soi mise à part l'arrivée vers la chapelle qui nécessite de négocier des passages d'escalade pour entrer dans le canyon.
Au fond de la chapelle, on entend le mugissement d'une puissante cascade qui se devine un peu dans la pénombre du lieu. Les rayons du soleil pénètrent en effet dans la cavité mais il subsiste une certaine obscurité. Nous restons un peu pour faire quelques photos mais l'eau glacée commence à nous engourdir un peu, nous ressortons donc. Nous reprenons le sentier dans le sens inverse jusqu'à la voiture. Nous sommes de retour a 15h. Notre sejour a Cilaos se termine et nous redescendons sur la côte à Saint Gilles les Bains pour terminer notre sejour.
Depuis la ravine Henri Dijoux
Dans la ravine de Bras Rouge
L'entrée de la chapelle, cascade de la chapelle
Sortie de la Chapelle

Lundi 7 juin 2010 - La ravine Saint Gilles - Plage de l'Hermitage
Nous commençons notre séjour détente pour nous reposer un peu de toutes les marches effectuées à travres l'île. Nous avons décidé pour ces 4 derniers jours de combiner activités ludiques le matin et plage l'après midi (surtout pour le snorkeling). Pour ce matin, c'est la ravine saint gilles qui nous attend. Il n'y a pas grand monde sur le "parking" le long de la route qui permet de rejoindre les canaux de distribution d'eau. La randonnée légèrement aquatique (il faut de temps en temps marcher dans les canaux) permet de rejoindre une cascade dans sa partie basse et un bassin aux couleurs bleues magnifiques dans sa partie haute. Il faut aussi passer à travers 3 tunnels (lampe obligatoire) car le canal longe ou traverse la paroi. C'est au final une ballade très raffraichissante, tres facile et assez ludique. Au retour, nous croisons pas mal de monde alors l'idéal est d'y aller pas trop tard (mais attention quand même à la luminosité). L'apres midi sera consacrée à la plage de l'hermitage avec une grosse partie snorkeling à travers les coraux.
L'arrivée sur la cascade depuis la partie inférieure du canal
Casacade de la ravine Saint Gilles
Marche le long des canaux à travers la végétation luxuriante
Petit passage escarpé
Tunnel à traverser
Bassin aux couleurs bleues surprenantes !
Du haut de la cascade !
Mardi 8 juin 2010 - Le Maïdo - Plage de Boucan Canot
Départ plus tard que d'habitude ce matin pour rejoindre le sommet du Maïdo en voiture. Il y a quelques travaux sur la route et nous devons attendre un peu dans la montée. Le temps la haut est au beau fixe et la vue est degagée sur le cirque de Mafate. Il est agréable de contempler les chemins pris durant 3 jours dans le cirque. Nous remarquons un petit groupe de vttistes qui s'élancent dans ma descente du Maïdo, ça donne envie... Nous redescendons vers Boucan Canot où nous allons passer l'après midi : snorkeling et détente ! :-) Beau temps très agréable, humm ça a du bon aussi le farniente !
Vue sur le cirque de Mafate depuis le Maïdo
Le sommet du bronchard et Roche Plate depuis le Maïdo
Aire de piquenique dans la montée vers le Maïdo
Mercredi 9 juin 2010 - Descente en VTT du Maïdo - Plage de l'Hermitage
D'une idée naît une envie : ca sera VTT pour ce matin ! Nous montons donc en groupe au sommet du Maïdo. Nous sommes un groupe de 10 mais kyra est la seule fille ! Humm pas très cool pour l'homogénéité du groupe. Nous laissons partir les plus aventureux et faisons tranquillement notre descente. Pour nous c'est plus de la ballade que de la descente sportive mais c'est pas grave. Le plaisir viendra des yeux plutôt que de la vitesse. Il est à noter d'ailleurs qu'un des participants finira dans l'ambulance après une mauvaise chute (luxation de l'épaule a priori). Nous pasons sur des chemins pierreux, parfois glissants dans les virages, à travers les champs et au milieu des champs de canne à sucre. L'accompagnateur fait la descente avec nous deux et c'est l'occasion d'en savoir un peu plus sur la vie à la réunion. Il nous aura fallu quand même près de 2h30 pour effectuer les 2 000 mètres de dénivellé jusqu'à la mer. Nous retournons à la plage de l'hermitage pour l'après midi. Snorkeling et farniente. Tiens ca me rappelle le programme d'hier ! ;-)
Tiens l'occasion de présenter kyra en sportive :-)
Aie !
C'est encore loin la mer ?
Bon la ça descend pas mal !
Jeudi 10 juin 2010 - Dernier jour...
Snif c'est la fin de ce merveilleux voyage :-( Notre avion décolle en fin de journée alors nous sommes un peu limités pour aujourd'hui. Nous passerons donc notre journée sur la plage de Boucan Canot (il y a des douches sur la plage) avec un petit détour à éperon pour acheter des souvenirs artisanaux. L'avion nous attend malheureusement (pourquoi le volcan islandais s'est il arrêté ??!! on serait bien resté encore un peu). That's the end !
Pour conclure, je voudrais juste dire que la Réunion est une île magnifique qui se découvre principalement à pied (et donc qui se mérite). Nous avons été enchantés par les paysages, l'ambiance et la gentillesse des gens que nous avons rencontrés !
Notre voyage s'est effectué du 23 mai 2010 au 9 juin 2010, soit à peu près 18 jours sur place et 22h de transport aller retour ! Nous avions peu de temps pour organiser le voyage (1 mois) et probablement que certaines choses auraient pu être faites différemment (par exemple ne louer la voiture qu'après avoir fait le tour des 3 cirques à pied) mais nous n'avons rien regretter, vraiment rien ! Nous avons fait le voyage à deux.
Quelques informations pratiques pour commencer :
Budget : 2 000 euros par personne pour 18 jours.
Réservations : faites à l'avance sur internet ou par téléphone. Nous avons principalement loué des chambres d'hôte, des gîtes et quelques hôtels.
Saison et temps : Nous étions là-bas en pleine saison morte (mai - juin), ce qui veut dire qu'il y avait très peu de touristes :-). Le temps fut dans l'ensemble beau hormis 2 jours où il a plu ce qui nous a empêché de faire le trou de fer et Takamaka.
Quelques appréciations sur les endroits où nous avons logé :
Grand îlet : Chez Liane Bonald (chambre d'hôte) : propre, chambre un peu petite.
Roche Plate : Chez Judex Thomas (gîte) : propre mais sommaire.
Marla : Chez Fanélie César (gîte) : très bien. Propre et spacieux.
Hell Bourg : Le relais des Cimes (Hotel) : très bien (réduction avec le guide du routard en plus !)
Bois Court, Plaine des Cafres : L'Estagnon (gîte) : Super. Notre grand coup de coeur du voyage !
La Plaine des Palmistes : Le Conflore du Piton (chambre d'hôte) : moyen sans plus.
Saint Philippe : le domaine du Vacoa (gîte) : très bien. Super propre, confortable et spacieux. Superbe vue pour le petit dej !
Cilaos : Les Aloes (Hotel) : Propriétaire très sympa. A besoin d’être un peu rafraîchi…
Saint Gilles : Novotel (hotel) : piscine en travaux (merci le marteau piqueur !), décoration un peu vieillotte, mais bien placé, bof bof pour le prix dans l’ensemble…
Et aussi une petite carte du parcours (en bleu les routes empruntées, en rouge les endroits où nous avons marché ou roulé (VTT))

Et enfin une petite recap de ce que nous avons fait avec quelques appréciations :
Cascade Niagara (point de vue) : *** (la cascade la plus large que nous avons vu, bon rapport temps passé/plaisir) Bassin Nicole (petite marche, point de vue) : ** (sympa pour commencer et se remettre de l'avion) D51 à travers la plaine des fougères (route) : * (vue panoramique sur la côte Sainte Suzanne) Cascade du voile de la mariée - Cascade Blanche (point de vue) : *** (à coté de la route vers le cirque de Salazie) Col des Boeufs -> La Nouvelle -> Roche Plate (randonnée) : ***** (cirque de Mafate, très longue randonnée) Roche Plate -> Trois roches -> Marla (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Marla -> Plaine des Tamarins -> Col des Boeufs (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Ilet à Vidot -> Grand Sable - Ilet Trou Blanc -> Ilet à Vidot (randonnée) : **** (cirque de Salazie) Hell Bourg (visite) : ** (visite de la ville et ses maisons créoles) Maison Folio (visite) : **** (jardin et maison créole à Hell Bourg, visite intéressante) Bassin la paix - Bassin la mer (randonnée) : *** (vers Abondance) Cratère Rivals et belvédère du cratère Chateaufort (randonnée) : ***** (magnifiques couleurs des coulées de lave, des cratères et des cheminées) Sentier botanique de Notre dame de la paix (petite randonnée) : ** (point de vue remarquable sur la plaine des remparts, marche sans grand intérêt sinon) Plage d'Etang Salé (plage) : ** (plage de sable noir) Croc Parc (visite) : *** (y aller pendant que les crocodiles mangent !) Temple Tamoul de Saint Pierre (visite) : ** (se déchauser dans l'enclos) Plage de Saint Pierre (plage) : * (on y était pour un coucher de soleil) Piton de la Fournaise- Cratère Dolomieu (randonnée) : ***** (montée sur le principal cratère du piton de la fournaise) Eglise de Saint Anne (visite) : ** (eglise démeusurée mais en travaux de rénovation..) Pont suspendu de la rivière de L'est (visite) : * Eglise Sainte Marie des laves de Piton Sainte Rose (visite) : * Anse des cascades (visite, petite marche) : *** Le grand Brulé (visite, route) : *** (coulées de lave descendant jusqu'à la mer) Puit Arabe et pointe de la table, jardin volcanique (petite randonnée) : *** (vacoas, coulée de lave et falaises de lave) Cap méchant (visite) : ** (falaise de lave) Jardin des parfums et des épices (visite) : ***** (visite d'un jardin botanique) Anse de Vincendo (visite, petite ballade) : *** (souffleurs impressionants) Rivière Langevin : cascade noire et cascade des galets (petite ballade, route) : **** Plage de Grande Anse (plage) : *** (plage sympa mais pas vraiment possible de se baigner) Grand Bassin (randonnée) : **** (assez dure, un petit coté Mafate) Cilaos -> Cascade de Bras Rouge -> Bassin Bleu -> Cilaos (randonnée) : ***** Cilaos -> La Chapelle (randonnée) : ***** Col du Taïbit (randonnée) : ***** La ravine Saint Gilles (petite randonnée) : **** (petite rando dans les canaux, raffraichissant) Plage de Boucan Canot (plage) : **** (snorkeling, détente) Plage de l'hermitage (plage) : ***** (snorkeling, magnifique) Descente du Maïdo en VTT (ballade en VTT) : *** (sympa)
Dimanche 23 Mai 2010 - Arrivée - Cascade Niagara - Bassin Nicole - Grand Ilet
Cela fait maintenant 1 mois que l'idée de découvrir la Réunion nous a traversé l'esprit et ca y est nous y sommes ! Aéroport Roland Garros, il est 9h30 en ce dimanche 23 Mai lorsque nous foulons pour la première fois le sol réunionnais. Nous avons choisi de faire l'aller de nuit afin de profiter d'une journée pleine à notre arrivée. Avouons tout de suite que la nuit fut quand même très courte mais l'excitation de cette première journée nous a vite fait oublier la fatigue du voyage.
Nous partons directement chez le loueur de voiture (europcar) pour récupérer la clio que nous avons réservé. Les bagages dans le coffre et nous empruntons la N2 direction Sainte Suzanne. Nous avons en effet décidé de faire le tour de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre en intercalant côte et intérieur de l'île.
Premier arrêt au centre commercial du quartier français à l'entrée de Saint Benoit afin de faire des courses. Nous avons en effet prévu de partir 3 jours dans le cirque de Mafate dès le lendemain et nous achetons de quoi nous ravitailler. Tout se passe bien jusqu'à ce que nous repartions du parking de l'hyper. Enfin repartir n'est pas vraiment le mot exact. En effet, nous nous sommes retrouvés bloqués 45 min dans le parking sans pouvoir bouger. Et subitement tout s'est libéré. Incompréhensible ! Mais les 45 min d'attente nous ont permis de comprendre que la voiture que nous avions n'était pas une clio mais une twingo ! Oui j'avoue nous nous sommes pas très perspicaces... Bref retour à l'aéroport. Je demande des explications, sûr de moi, en disant qu'ils avaient fait une erreur. Je leur montre mon Voucher avec une belle Clio en photo et avec le texte en dessous "Clio ou similaire" et là, la fille de l'agence me dit que mon code de réservation correspond à une Twingo ! Elle a raison, on a loué une Twingo pour le prix d'une clio (j'avais vu des locations de twingo bien moins cher mais je voulais un peu plus de reprise pour les montagnes) ! Grrrr merci ebookers !
Bon, nous sommes en vacances, il fait beau...positivons ! On repart direction Sainte Suzanne afin de rejoindre la cascade Niagara pour picniquer. Après plusieurs tentatives (merci les cannes à sucre qui cachent les panneaux de direction !) nous sommes enfin sur place. La cascade, majestueuse, s'offre à nous. Il nous semble difficile d'imaginer ce que cela donnerait en pleine saison des pluies tellement cette cascade est déjà impressionnante. On exagère peut être mais c'est la première du voyage ;-)

Cascade Niagara
Nous empruntons ensuite la D51 afin d'aller aux bassin Nicole et Boeuf. Le parking est facile à trouver et nous commençons la petite ballade qui mène à Bassin Boeuf. Arrivés près de la cascade, nous voyons que nous ne sommes pas seuls. En effet, une dizaine de jeunes femmes est en train de se faire photographier par 4 photographes. Surement des photos pour vanter les charmes de l'île ! :-) Nous sentons que nous dérangeons un peu alors nous repartons en direction de bassin boeuf que finalement nous ne trouverons pas. C'est le début de l'aventure alors nous ne sommes pas encore au top de notre forme coté orientation...

Bassin Nicole

Bassin Nicole
Nous reprenons la route D51 qui mène rapidement vers les hauts de la plaine des fougères. Nous apercevons sur le bord de la route beaucoup de locaux en train de cueillir de petits fruits rouges. Notre curiosité nous fait demander ce que c'est : des goyaviers ! Nous ne connaissions pas et forcément nous goûtons : un léger goût de fraise :-)
La route finalement est fermée tout en haut et nous ne pouvons faire le tour comme prévu. Nous rebroussons chemin afin de revenir sur la N2.

La plaine des fougères au dessus de Sainte Suzanne
Nous empruntons ensuite la route qui mène au cirque de Salazie. Petit arrêt photo à la cascade blanche et la cascade du voile de la mariée.

Cascade Blanche dans le cirque de Salazie

Cascade du voile de la mariée
Le temps est un peu couvert en cette fin de journée et la nuit commence à tomber (il fait nuit à 18h à cette époque de l'année). Nous finissons par arriver à la chambre d'hôte chez Liliane Bonald que nous avions réservé à Grand Ilet. L'accueil est sympa et la chambre correcte. Nous avions réservé le repas mais la propriétaire nous explique qu'elle a des problèmes physiques et que son docteur lui a interdit de faire des efforts en ce moment. Pas grave, nous allons dîner au snack "Grand Ilet" d'à coté. Le propriétaire est super sympa. Il nous donne des conseils pour notre séjour et en plus le repas est très bon. Nous mangeons en accompagnement un "fruit qui peut aussi être un légume". Il me semble que c'était du chouchou mais je ne suis pas sûr.
Lundi 24 Mais 2010 Cirque de Mafate : Col des Boeufs - La Nouvelle - Roche Pate
Nous partons de la maison d'hôte vers 8h et prenons la route qui mène au parking du col des Bœufs. Nous profitons d’un temps plutôt dégagé pour faire chauffer un peu les appareils photos. Quelques nuages remontent du cirque pour couvrir légèrement les sommets du gros morne, du cimendef et de la roche écrite.

Cirque de Salazie avec le Cimendef (sommet à gauche) et la roche écrite (au fond)

Vue sur le cirque de Mafate depuis la route menant au Col des Boeufs
Nous laissons au parking la voiture puisque nous partons pour 3 jours à l’intérieur du cirque de mafate. Il est en effet vivement conseillé de ne pas laisser la voiture sur le parking d’un début de randonnée pour plusieurs jours à cause des risques de vols. Nous faisons les sacs de rando et c'est parti ! La petite montée de 20 min nous conduit au col. La partie Sud du cirque de mafate s’offre à nous avec devant nous la plaine des tamarins et au fond le rempart de mafate avec à sa gauche le grand Bénare et à sa droite le Maïdo. Nous entamons la descente et remarquons qu’il y a pas mal de monde qui remonte de la plaine des tamarins. Mais oui c’est le lundi de pentecôte ! Les réunionnais ont sûrement du profiter de ce week end allongé pour descendre dans le cirque de mafate. Nous descendons tranquillement sur le sentier qui bientôt fait place à un chemin aménagé avec des madriers en bois.

La plaine des Tamarins avec le Gros Morne au fond

La plaine des Tamarins avec le Grand Bénare au fond
Au cours de la descente, kyra pousse un cri : une énorme araignée posée sur sa toile ! Nous pensons avoir découvert L’araignée de l’île et nous la prenons en photo telle une star sur le tapis rouge des marches du festival de Cannes. Que nenni ! Elle ne fut que la première des milliers de ses congénères que nous avons rencontré durant notre séjour. Il y en a partout et la plupart sont aussi grosses que la paume d’une main ! Bref mieux vaut ne pas avoir la phobie des araignées mais si celles-ci sont inoffensives.

Une Nephila Clavipes, impressionnante mais inoffensive

Ilet La Nouvelle avec le rempart de Mafate au fond

Si quelqu'un peut me donner le nom de cet arbre ? :-)
Nous arrivons à l’îlet de La Nouvelle vers 11h30 pour se restaurer à la boulangerie. Vers 12h30 nous reprenons notre route en direction de Roche Plate. Nous descendons les 700m de dénivelé par un sentier qui décrit d’étroits lacets et franchit de petits cours d’eau jusqu’à la rivière des galets que nous atteignons vers 15H. Heureusement il y a des mains courantes dans les passages escarpés.

Le sentier très escarpé décrit des lacets entre deux cascades

Rivière des galets avant la montée du Bronchard
S’en suivent 3 traversées de la rivière et malheureusement sur la première traversée kyra se coince le pied entre deux rochers et bascule en arrière. Résultat : les fesses dans l’eau et un appareil photo qui se prend pour jacques mayol ! Il est bon pour sécher pendant 3 jours.
Nous entamons la montée du Bronchard vers 15h30. Le sommet du bronchard servait autrefois aux esclaves en fuite pour observer les déplacements des troupes de Bronchard, fameux et triste chasseur d’esclaves qui sévissait dans le cirque de Mafate. La montée est assez raide mais moins que la descente que nous venons d’effectuer. Nous atteignons Roche Plate l’église vers 17h10 et nous commençons à sentir une certaine fatigue (mon genou, mes talons et mes cuisses me font mal…). Nous nous mettons en recherche du gîte de randonnée qui au final est le gîte le plus loin, tout au bout de roche Plate ! Il est 17h45, nous sommes partis il y a donc près de 9h et une bonne douche et un bon repas (choux, rougail saucisse, fruit et rhum) vont nous faire du bien. Nous sommes seuls au gîte qui est très propre et fonctionnel (gîte chez Judex Thomas à ne pas confondre avec le gîte Juliette thomas qui était vraiment sale).
Allez au lit maintenant !

L'îlet de Roche Plate est enfin en vue !
Mardi 25 mai 2010 Cirque de Mafate : Roche Plate - 3 Roches - Marla
Nous prenons notre temps ce matin, en profitant de la terrasse ensoleillée qui offre une très belle vue sur le cirque avec en premier plan le bronchard et plus loin la crête des calumets et le morne fourche. Nous assistons au ballet des hélicoptères qui ravitaillent les îlets du cirque car bien sûr il n'y a pas de routes ici.

Vue depuis le gîte sur piton des calumets

Roche¨Plate et le Bronchard en premier plan, le Morne de fourche et le gros morne en arrière plan

Hélicoptère ravitaillant Roche Plate
Nous partons finalement vers 10h en prenant le GR R2 qui conduit à Marla en passant par 3 roches. Le temps prévu est de 5h mais nous savons qu'à notre rythme il nous en faudra beaucoup plus. La randonnée est une suite de montées et descentes.

Voila notre terrain de jeu pour la journée :-)
Nous longeons en première partie le rempart de Mafate puis nous continuons en surplombant la ravière des galets avant d'arriver à 3 Roches vers 13h30. L'endroit est magnifique. La rivière des galets disparait dans une crevasse dont nous ne voyous pas le fond. Le nom de l'endroit vient des 3 gros blocs qui bordent la rive. Nous en profitons pour nous restaurer tout en contemplant ce magnifique lieu. 14h45, il faut penser à repartir si nous ne voulons pas arriver après la tombée de la nuit.

Trois Roches
La seconde partie du parcours offre un décors assez différent avec un paysage totalement érodé avec des champs d'éboulis traversés par la rivière des galets. Il n'y a plus vraiment de végétation. La dernière montée à travers la brêche qui mène sur le plateau de Marla est dure et fatiguante (comme toute dernière montée d'une randonnée ;-) )
De plus, nous continuons dans notre mauvaise habitude : notre gîte est aussi le dernier de l'îlet (donc c'est aussi le premier quand on vient du col du Taïbit) ! Nous avons réservé au gîte César pour cette nuit. C'est vraiment une bonne adresse. Nous dormons dans un petit bungalow privatif. C'est propre et confortable. Il y a 4 autres personnes qui logent dans le gîte ce soir. L'ambiance est plutôt sympa pendant le repas.
Carry poulet, rougail saucisse, gateau aux bananes et punch (rhum ananas) pour ce soir !

La ravine de la rivière des galets

Gîte César à Marla
Mercredi 26 Mai 2010 Cirque de Mafate - Marla - Col des Boeufs - Cirque de Salazie - Hell Bourg
C'est notre dernier jour dans le cirque de Mafate. Le temps est beau ce matin et nous décollons vers 8h45 en direction de la rivière des galets que nous retraversons. Nous empruntons ensuite la variante du GR R1 qui ramène sur la bifurcation conduisant au col des Boeufs. La montée jusqu'à la plaine des Tamarins est raide mais heureusement s'effectue principalement à l'ombre.
La plaine des Tamarins est un endroit très agéable avec sa forêt d'arbres couchés par les vents et son herbe de savane dense. Le gros morne à droite, le morne fourche devant nous et le grand bénare derrière nous, nous continuons jusqu'au col des boeufs où se situe notre voiture. Dans la dernière montée, nous nous sentons pousser des ailes et c'est la première fois depuis le début du voyage que nous montons allègrement sans sentir la fatigue (merci les 2 journées précédentes d'entraînement intensif !). Le temps la haut (1960m quand même) se gâte un peu, les nuages nous traversent de leur humidité. Nous reprenons la voiture, il est 13h45. Merci Mafate pour ces 3 jours magnifiques !

L'école de Marla

Traversée de la rivière des galets en amont

Dans la montée vers la plaine des Tamarins

Sentier dans la Plaine des Tamarins

Dans la montée finale vers le col des boeufs
Nous arrivons dans l'après midi à Hell Bourg, lieu de villégiature de nos deux prochaines nuits. Nous avons réservé une chambre à l'hotel des cîmes. Bon confort et en plus on a une rédution grâce au guide du routard.
Nous décidons de ne rien faire cette après midi, simplement nous reposer ;-)
Un petit poulet coco et une truite au restaurant de l'hotel et au lit !
Jeudi 27 Mai 2010 Cirque de Salazie : Ilet à vidot - Grand Sable - Ilet Trou blanc - Ilet à Vidot
Nous avons aujourd'hui au programme un parcours varié à travers les forêts de filaos et les arbres à goyaviers.
A 9h nous sommes au parking se trouvant au bout de la piste derrière Ilet à Vidot. Un groupe de canyoning se prépare pour descendre la rivière du mat. Nous franchissons la passerelle traversant la rivière puis nous laissons le piton d'Anchaing sur notre droite.

Passerelle au-dessus de la rivière du Mât
Le temps est magnifique ce matin (comme tous les matins depuis notre arrivée) et il commence à faire un peu chaud. Heureusement, après avoir laissé les dernières habitations, le sentier s'engouffre maintenant dans la forêt de filaos.

Avant de rentrer dans la forêt de filaos, nous profitons d'un magnifique ciel bleu

des champs de ?
La montée est régulière (quand même 650 m de dénivelé positif pour cette ballade) et il y a quelques points de vue sur le cirque avec toujours en premier plan le piton d'Anchaing. Nous atteignons un abri où nous décidons de faire une petite pause à l'ombre des filaos. Quelques tec-tec (petits moineaux locaux) nous tiennent compagnie pendant cette pause.

Un tec-tec nous tenant compagnie pendant notre pause
Nous repartons vers 12h en laissant le chemin menant vers le col de la fourche (entrée du cirque de Mafate lorsque l'on vient de Salazie) tout droit, nous bifurquons à gauche direction ilet trou blanc. Le sentier est indiqué comme fermé, nous continuons...nous verrons bien où cela nous mène.

Le chemin se fait de plus en plus humide, nous entendons les cascades descendre du Gros Morne situé à notre droite. Le chemin continue de monter mais les passages se font de plus en plus glissants. Arrivés en haut, nous avons une vue dégagée sur le cirque de Salazie.

Vue depuis la partie haute du sentier
Nous traversons plusieurs cours d'eau et descendons pendant un moment un cours d'eau où il faut légèrement escalader. C'est assez glissant. Des bambous géants poussent le long du sentier. Nous traversons aussi des champs d'arbres à goyaviers. Il y en a partout dans les arbres et par terre. Des tonnes et des tonnes de goyaviers. Le sentier en devient rouge mais surtout très glissant. Il faut faire attention. Nos amies les araignées sont aussi très présentes ici (j'avoue que d'un certain coté c'est pas mal car kyra avance beaucoup plus vite dans ces moments la car elle ne veut pas se faire dévorer par une nephila ;-) ).
Bambous géants, forêt de grand sable
Nous atteingons la rivière du mat que nous traversons par une echelle de bois posée horizontalement entre deux rochers. Une petite pause s'impose afin de faire refroidir nos pieds. Humm c'est super agréable de se rafraîchir les pieds dans l'eau fraîche de la rivière !
Nous repartons après 20 min. Après une dernière montée, nous voici à trou blanc. Quelques maisonnées et des plantations de bananiers et chouchous. Nous sentons que c'est la fin de la ballade. Nous regardons derrière nous et nous avons du mal à savoir par où nous sommes passés. Il nous semble qu'il n'y a que des pitons entourés de forêts infranchissables ! Un chemin large nous permet de rejoindre le parking de la voiture. Il est 15h.

Depuis le chemin après trou blanc
Nous mangeons un peu et observons les équipes de canyoning terminer leur journée. C'est au final une très bonne ballade.
Un petit verre à l'hotel où nous longeons et nous finissons la journée par la visite à pied de la ville de Hell Bourg.

Cimetière très fleuri de Hell bourg

Hell Bourg
Nous dînons "chez Alice". On a trouvé cela très bon. Bonne adresse.
Vendredi 28 Mai 2010 Maison Folio - Bassin la paix - Bassin la mer
Nous quittons l'hotel pour nous rendre à la visite guidée de la Maison Folio à Hell Bourg. Hormis l'aspect traditionnel parfaitement gardé de la maison, c'est principalement pour le jardin que nous sommes là. Nous commençons la visite vers 9h du matin. Nous sommes un peu plus d'une dizaine de personnes. Les informations données par notre guide sont intéressantes même si personnellement je m'y perds assez vite dans les noms de fleurs (je suis d'ailleurs plus vraiment capable d'en sortir un seul...). Nous passons aussi pas mal de temps dans le hangar qui sert à exposer des objets traditionnels de la vie réunionnaise de l'époque. Seul petit bémol à mon goût : un peu trop de temps passé sur l'explication des différents bois utilisés (question de goût bien sûr ;-) ).
Nous quittons la maison Folio vers 11h et rejoignons la côte Est de l'île.



Repas rapide à Saint Benoît et nous enchaînons avec la route qui monte à Takamaka. Le temps est très couvert aujourd'hui et il nous semble qu'il pleut vers takamaka. Cependant, Takamaka constituant une randonnée phare que nous souhaitons faire nous continuons la route jusqu'au bout...pour voir. Il pleuviotte la haut et nous hésitons longtemps avant de repartir. Mais la raison l'emporte car le chemin est parait il très glissant par temps de pluie et malheureusement takamaka avec un temps pareil ne donnera forcément pas grand chose. C'est dommage !
Notre plan B de la journée s'appelle Bassin la paix et Bassin la mer situés au dessus de Beauvallon et vers Abondance. Nous redescendons donc au niveau de la mer pour prendre le chemin de bassin la paix qui conduit à travers les champs de cannes à sucres à un petit parking au bord de la rivière des roches. Nous nous garons ici. Le bassin la paix se situe un peu en contrebas du parking. Il nous faut traverser le pont enjambant la rivière et continer une dizaine de minutes jusqu'à un escalier menant au bord du bassin la paix. Une magnifique et puissante cascade se déverse dans le bassin. Les falaises entourant le bassin sont formées d'orgues basaltiques. Nous prenons quelques photos du bassin lorsque quelques gouttes se mettent à tomber. Nous avons à peine le temps de nous mettre à l'abris que des trombes d'eau nous tombent dessus. Abrités sous un surplomb rocheux nous attendons patiemment que cela se calme (quand même 20 à 30 min). Cela promet pour le reste de la randonnée car le sol est maintenant vraiment détrempé ! Que faire ? Je regarde sur notre guide qui m'indique qu'il existe une possibilté d'accèder à l'autre bassin en passant par Abondance, ce qui éviterait de remonter la rivière des roches par un chemin devenu vraiment impraticable. Concertation...Ok nous passerons par Abondance et nous reprenons la voiture.

La rivière des roches se frayant un passage à travers les roches volcaniques

Bassin la paix

Orgues basaltiques de bassin la paix

Chute d'eau de bassin la paix
Nous laissons la voiture un peu au milieu de nulle part (en espérant qu'elle ne soit pas visitée pendant notre escapade...) en n'étant pas sûr que cela soit vraiment le départ de la ballade.
2 petits chiens viennent alors à notre rencontre et semblent vouloir nous montrer le chemin, peut être un signe que nous sommes finalement au bon endroit ;-) Ils nous suivront sur pratiquement tout le chemin.
Nous traversons une petite rivière et commençons à patauger un peu sur le chemin boueux et ombragé. Cela semble un peu correspondre à la description du livre (la carte est vraiment trop petite pour avoir une bonne idée du chemin à prendre). Bon j'avoue que là commence un épisode peu glorieux d'orientation. Sûr de mon fait (et de mes capacités d'orientation) je fais fi du temps indiqué pour se rendre sur le lieu qui commence à être largement dépassé. Le fait de marcher sous une voute de jamrosat et de traverser 3 cours d'eau pas vraiement indiqués commence à me faire douter...mais par chance nous arrivons quand même sur le point de vue au dessus de bassin la mer ! Bon je me dis qu'il devait y avoir une erreur dans la description du chemin. Nous repartons en continuant par un autre chemin qui me semble être un raccourci, traversons un cours d'eau puis au moment d'entrer sous une voute de jamrosat, je me dis que cet endroit me dit quelque chose. Il me faut bien 5 min pour comprendre qu'on est en train de tourner en rond ! Ce que je prenais pour le chemin de sortie n'était que le chemin emprunté peu de temps avant et qui en réalité était une partie du chemin reliant bassin la paix à bassin la mer (bref on a bien perdu 30 min dans cette affaire et avons eu l'impression d'être dans la 4e dimension : genre le chemin dont on ne trouve jamais la fin et qui ramene toujours au debut ! :-) )

Bassin la mer depuis le point de vue.
Nous avons un peu de mal à repartir d'Abondance à cause des sens interdits (nous faisons 4 fois le même circuit en voiture ! Vraiment pas notre journée en terme d'orientation !). La nuit commence à tomber et il nous reste pas mal de route à faire puisque nous avons réservé une chambre d'hôte à la plaine des caffres. Nous arrivons à 19h15 après avoir traversé l'île d'Est en Ouest par la RN3. Nous logeons à l'Estagnon pour 3 nuits. C'est notre gros coup de coeur du voyage. La chambre est super bien décorée et très confortable et les propriétaires sont super sympas. Une adresse à recommander !
Samedi 29 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Rivals et belvédère du cratère chateaufort
Nous avons programmé 3 jours pour la visite du volcan afin de profiter de ses décors lunaires et surréalistes. En plus, le temps est souvent très variable la haut. Les 3 jours nous permettront d'arbitrer avec d'autres visites en cas de temps vraiment déplorable. Nous essayon de partir assez tôt ce matin (levé à 6h). La route menant à l'enclos Fouqué est magnifique. La route s'élève au dessus de la plaine de cafres, passe par la plaine des remparts puis plonge dans la 1e caldeira, la Plaine des Sables, et enfin remonte vers le rempart de Bellecombe jusqu'au pas de bellecombe qui est la seule entrée de la 2e caldeira (l'enclos Fouqué).
Vue sur la plaine des Cafres depuis la route montant au volcan (Grand Bénare et Piton des neiges au fond)Petit arrêt entre temps au cartère Commerson mais le temps n'est vraiment pas terrible ce matin. Il pleut et il y a du vent ! Nous sommes un peu interrogatifs sur le reste de la journée mais parait il que le temps change très vite la-haut. Nous continuons... Nous sommes au départ de la randonnée menant au crater rivals à 9h. Le temps ne s'est pas vraiment amélioré et nous partons avec le K-way et quelques interrogations (mais aussi quelques espoirs !) Nous descendons le pas de bellecombe jusqu'à l'enclos Fouqué. Le petit cratère du Formica Leo nous attend plus bas. D'une vingtaine de mètres, coloré et facilement accessible, le Formica Léo s'érode rapidement sous les pas des touristes (dont nous faisons partis bien sûr).
Le Formica Leo au pied du Pas de Bellecombe se découvre légèrement du brouillardLe chemin indiqué par des tâches de peinture blanche réflechissante se sépare alors en 3 directions (à gauche le cratère Kapor, tout droit le cratère Dolomieu et à droite le cratère Rivals). Nous prenons donc à droite en suivant bien les marques au sol (impératif en cas de brouillard si on ne veut pas se perdre !). Nous marchons à travers les diférentes coulées (graton ou pahoehoe). Progressivement le temps se découvre et le soleil finit par percer. 45 min plus tard, c'est un grand ciel bleu que nous avons au dessus de nos têtes. Super !
Le ciel en se découvrant fait apparaître des arcs-en-ciel sur les coulées de lave
Coulées de lave le long de la paroi du piton de la fournaiseNous passons à coté de cheminées dont la couleur rouge nous donne l'impression qu'elles déversent encore de la lave ! Le spectacle est à la hauteur de ce que nous attendions.
Eruption de lave ? non des cheminées aux couleurs rougeâtres
Le rempart de Bellecombe au loin
Cheminée
On dirait vraiment que la lave sort de la cheminéeAprès 2h30 de marche nous arrivons enfin au cratère Rivals que nous escaladons pour en faire le tour. Je remonte un peu la pente du piton de la fournaise pour faire une photo d'en haut du cratère rivals et me faire un petit plaisir en descendant la pente formée de scories à toute vitesse ;-)
Cratère RivalsNous apercevons alors un petit volcan aux couleurs rougeâtres au loin. Nous decidons donc de continuer afin d'aller voir (c'est un peu le "piège" la bas car on aperçoit toujours quelquechose qui nous donne envie d'y aller !). Arrivé au bout le chemin est fermé. Nous sommes au belvédère du cratère chateau fort mais il n'est pas possible d'aller voir le cratère. Il y a des risques d'effondrement sur la partie Sud du cratère dolomieu. Nous faisons donc demi tour.
Petit cratère aux couleurs chatoyantes
Cratère ChateaufortSur le chemin revenant au Parking du Pas de Bellecombe nous faisons un petit détour menant à la chapelle de Rosemont (tumulus de lave) qui sert aujourd'hui de toilettes publiques :-( Nous sommes de retour à 15h15 à la voiture et à 15h30 le brouillard revient ! Bon timing :-)
La chapelle de Rosemont devant le piton de la fournaise
Le Formica Leo enfin découvert
Arc-en-ciel sur la plaine des SablesSur la route pour retourner au gîte, mes jambes commencent à me brûler...je viens de choper des gros coups de soleil qui m'empêcheront de mettre autre chose qu'un pantalon pendant 5 jours (ça m'apprendra) !
Terrasse de la chambre d'hôte (située à Bois court)Dimanche 30 Mai 2010 Maison du volcan - Notre Dame de la paix - Etang Salé - Croc Park - Saint Pierre
La pluie n'a pas arrêté de tomber de toute la nuit...nous sommes optimistes quand même (surtout qu'on a plutôt eu de la chance hier) alors levés à 6h ! Malheureusement le temps la haut est vraiment horrible (des trombes d'eau avec un vent pas possible...). Tout le monde est bloti dans le petit refuge. Personne n'ose partir en randonnée. Nous attendons 20 minutres, le temps de voir que rien ne s'améliore...à regret nous redescendons du volcan. Heureusement que la Réunion ne manque pas d'atouts ! Nous en profitons donc pour nous rendre à la Maison du Volcan. Visite d'1h30 vraiment très intéressante (mais pas trop le petit film 3D). Nous prenons ensuite la direction de Notre Dame de la paix pour faire une petite ballade sur le sentier botanique. Le point de vue sur la rivière des remparts est impressionnant mais le sentier nous semble moyennement intéressant (sauf pour ceux qui s'intéresse aux arbres :-) ).
la plaine des remparts
Sentier botanique de Notre Dame de la PaixNous redescendons ensuite sur la côte jusqu'à Etang Salé les bains où nous nous restaurons dans un chinois. Puis nous allons marché sur la plage de sable noir d'Etang Salé. Et puisque nous sommes dans le coin, nous décidons d'aller à Croc parc sachant que les crocodiles sont nourris deux fois pas semaine et que justement c'est à 16h le dimanche. Ca tombe bien ! Nous restons dans le parc jusqu'à 16h30. Il y a beaucoup d'enfants qui regardent les yeux grands ouverts les crocodiles dévorer les carcasses de poulet !
plage de sable noir d'Etang Salé les bains
Il attend 16h...
16h...il se rapproche
Sacrée machoire !
Un caméléon femelle (les mâles sont verts), oui c'est pour quoi ?
Le coq se pare de ses plus belles couleurs !Nous nous dirigeons ensuite vers Saint Pierre pour aller voir un temple Tamoul qu iattire notre attention. Nous nous dechaussons pour pouvoir rentrer dans l'enceinte sacrée du temple. La décoration et les couleurs sont stupéfiantes.
Temple Tamoul à Saint PierreNous finissons enfin par un coucher de soleil sur la plage de Saint Pierre avant de remonter à la chambre d'hôte. Les propriétaires nous offrent l'apéritif en arrivant. Nous devons malheureusement nous absenter car on a réservé dans une crêperie pour finir la soirée.
Plage de Saint Pierre en fin de journéelundi 31 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Dolmieu - Plaine des Palmistes
C'est aujourd'hui que nous montons sur le volcan ! Alors ce matin petit dej à 6h (je crois qu'on se lève de plus en plus tôt pendant ces vacances !), heureusement kyra ne se plaint pas ;-) . Le temps est plutôt agréable aujourd'hui et nous sommes la haut, prets à partir à 8h50.
Plaine des Sables au matinNous redescendons le pas de bellecombe comme avant hier mais en prenant cette fois tout droit une fois dans l'enclos Fouqué. Nous repassons devant la chapelle de Rosemont et entamons la montée du volcan à travers les champs de lave. Bien sûr il y a pas mal de monde à faire l'ascension puisque c'est une des randonnées les plus populaires de l'île. Nous croisons beaucoup de randonneurs qui redescendent, ils ont du se lever super tôt !
Formica Leo en premier plan et le piton de la fournaise au fondQuelques nuages passent régulièrement et nous avons toujours peur que cela se couvre d'un coup comme avant hier. La montée est plutôt tranquille avec très peu de passages pentus. Une grande partie de la randonnée consiste à longer le cratère en contrebas avec le rempart de bois blanc sur la gauche et le piton de crac en contrebas. Nous arrivons finalement au bord du cratère où il faut faire attention à ne pas s'approcher trop près de la falaise. Le fond du cratère Dolomieu s'est en effet effondré de 300m lors de la dernière éruption et le bord du cratère est devenu très instable. Il est donc interdit de faire le tour du cratère comme auparavant. Nous profitons d'une magnifique vue sur le grand brulé (côte Sud Est de l'île où se déversent les coulées de lave). Le cratère est impressionant avec des falaises qui tombent à pic et des fumerolles qui fument en contrebas du cratère. On sent le monstre qui dort et capable de se réveiller à n'importe quel moment.
Cratères sur la partie nord du volcan
Vue sur le rempart du Bois Blanc et la plaine des Osmondes
Piton de crac
Cratère Dolomieu
Fumerolles au fond du cratère DolomieuNous restons une vingtaine de minutes la haut et nous reprenons le chemin du retour (le panneau indique "2h30" pour rentrer). Finalement nous mettrons un peu moins de 2h. Petite anecdote pour le retour : Nous rentrons tranquillement avec un beau ciel bleu au dessus de nos têtes. Devant nous un couple dont le mari décide de s'éloigner des marques blanches pour couper à travers l'enclos Fouqué et rejoindre le pas de bellecombe en ligne droite. Mais en l'espace de 5 min, le brouillard revient sur la caldeira, nous ne voyons plus à 10m mais comme nous suivons les marques blanches nous n'avons pas de problème pour retrouver la sortie de la caldeira. Nous apercevons alors à ce moment là la femme qui attend son mari. Nous attendons avec elle une vingtaine de minutes et lui prêtons notre portable pour qu'elle puisse le joindre. Apparemment il a réussi à trouver d'autres marques blanches (le sentier menant au cratère Kapor) et finalement arrivera quelques minutes plus tard. Conclusion : ne jamais s'éloigner des marques blanches !

Partie Nord du volcan
Nous sommes de retour à 14h20. Le brouillard recouvre totalement le volcan maintenant. Nous reprenons la voiture et faisons route vers la Plaine des Palmistes où nous dégustons des pains au chocolat :-) Nous logeons au Conflore du Piton, bien mais sans plus. Mais surtout il pleut des cordes, un vrai déluge ! Nous terminons la journée dans un snack bar de la plaine des palmistes, blottis sous une bâche pour éviter la pluie.
Mardi 1e juin 2010 - Trou de fer (raté) - Grand étang (raté) - Saint Benoît - Piton Sainte Rose - Anse des Cascades - Grand Brûlé - Pointe de la table - Saint Philippe
La pluie n'a cessé de tomber pendant toute la nuit et c'est toujours sous une pluie parfois soutenue que nous partons de la chambre d'hôte en direction du Trou de Fer. Pour tout dire, nous ne sommes pas vraiment confiants pour la journée. Mais mon demi coté breton m'incite à insister et à aller voir si la randonnée au trou de fer est quand même possible. Nous prenons donc la route qui traverse la forêt de Bébour. La route menant au départ de la randonnée du Trou de Fer est assez longue et nous laisse le temps de faire mûrir notre réflexion. Il faut dire aussi que les randonneurs habillés d'une cape de pluie que nous croisons au bord de la route nous font pas vraiment envie. Enfin, pour définitivement enterrer notre motivation initiale, le sentier menant au trou de fer est très boueux en cas de pluie. Pire, il y a un fort risque de ne rien voire du tout du trou de fer avec un temps pareil. Ok c'est décidé, nous mettons une croix sur le trou de fer. C'est la première fois du voyage que nous annulons une partie du programme que l'on s'était fixé (cela ne sera pas la dernière fois !). Nous repartons donc en direction de la N3. Sur le chemin, nous prenons en stop 2 randonneurs de toulouse qui ont annulé leur montée sur le piton des neiges vu le temps excécrable d'aujourd'hui. Le plan B de la journée s'appele Grand Etang. Petit problème, Grand Etang se situe pratiquement dans la même zone que le trou de fer...et donc le temps sur la plaine des palmistes est aussi mauvais que dans la forêt de Bébour :-(. Nous empruntons la route menant à travers les champs de canne à sucre jusqu'à l'étang. Le sentier est très boueux (il fallait s'en douter un peu ;-) ). Nous décidons donc de repartir sans tenter l'aventure. Maintenant direction la côte Est de l'île afin de continuer notre petit tour de l'île. Nous redescendons donc vers Saint Benoît puis Saint Anne pour aller voir l'église démesurée qui a un petit coté facteur cheval. Malheureusement, l'église est en travaux avec des échaffaudages sur sa facade. Dommage ! Nous continuons sur la N2 jusqu'au pont suspendu de la rivière de l'Est. Nous y faisons un petit arrêt et sommes accueillis par le gardien du pont (un petit chien qui semble garder le pont :-) ).

Nous traversons ensuite Sainte Rose puis nous arrêtons à la fameuse église Sainte Marie des Laves de Piton Sainte Rose qui a été épargnée par les laves.

Le temps est assez variable mais il ne pleut pas sur la côte, du moins pour l'instant. Nous prenons un shop suey à emporter que nous allons manger à l'anse des cascades sous de magnifiques palmiers. Quelques pluies intermittentes font leur apparition mais rien de méchant. Nous profitons un peu de l'endroit à voir les vagues s'écraser sur les galets de la plage, les pêcheurs rivaliser d'adresse dans les lancers et les jolies cascades descendre des falaises environnantes. Vraiment un endroit super sympa !
Anse des CascadesLa route passe ensuite au milieu des coulées de lave qui ont dévallé les flancs du piton de la fournaise. La végétation essaie de renaître la où elle peut et il se forme des petits ilôts de forêt épargnés par les coulées. La route ondule sur les coulées récemment formées. Nous faisons un petit arrêt à la coulée de 2007 qui est de loin la plus impressionante avec en haut le cratère par lequel la lave s'est échappée jusqu'à la mer.
Coulées de lave se déversant dans la mer
La route se frayant un chemin au milieu des coulées de laveMême si le temps n'est pas forcément au beau fixe, nous avons quand même envie de nous dégourdir un peu les jambes. Nous allons donc au puit Arabe afin d'aller à la pointe de la table. Cette région s'est formée suite à la coulée de lave de 1986 (25 hectares quand même !) et a été baptisée jardin volcanique. Nous emportons avec nous les Kways qui vont au final nous servir à nous protéger des embruns venus des vagues s'écrasant sur les falaises de lave. Beau spectacle ! La Ballade apporte vraiment quelque chose : forêt de vacoa aux racines particulières (on dirait une mangrove), falaises de lave, coulée de lave formant une autoroute, cascade de lave, végétation poussant là où elle peut. Nous y passons au total 1h30.
Vacoas, pont de lave
Autoroute de lave !
Tunnel de lave
Falaises de lave soumises aux vagues de l'océanFinalement, nous arrivons assez tôt au gîte (15h30) qui est situé dans la commune de Saint Philippe. Il n'y a personne. Nous appelons le propriétaire qui nous dit que nous pouvons nous installer dans le petit bungalow situé dans le jardin. Le gîte s'appelle "le domaine du vacoa". L'endroit est super sympa avec une magnifique vue sur la mer. De plus, la chambre est très bien décorée, spacieuse et la salle de bain très agréable. Une excellente adresse !
Nous terminons la journée au restaurant "au pays des délices" à Le Baril, commune située pas très loin de Saint Philippe. Très bon.
Mercredi 2 juin 2010 - Cap méchant - jardin des parfums et des épices - les souffleurs de Vincendo - Cascade noire et cascade des Galets - Grande Anse
Aujourd'hui nous poursuivons notre tour de l'île par le Sud. Nous quittons Saint Pilippe pour nous rendre au Cap Méchant. A notre arrivée, vers 9h30, une trentaine de personnes de l'ONF sont en train de jouer à la pétanque et préparent le barbecue. Plutôt cool la vie ! ;-) Nous restons un peu sur les falaises de lave dominant l'ocean en voyant les vagues s'écraser.
Cap méchant
Puis nous repartons pour nous rendre à la visite guidée du jardin des parfums et des épices. Il est 10h30 et la visite va commencer mais nous ne sommes pas seuls...un groupe de retraités s'est joint et nous sommes plus d'une quarantaine ! Arf c'est pas trop notre truc la foule mais on va devoir faire avec .... On a beaucoup aimé la visite et le guide est super sympa et intéressant. L'appareil photo a bien sûr pas mal chauffé pendant la visite ! Quelques photos...
De la vanille


Des bananes ornemantives
Un ti'jacques
De la vanille, des lanternes
Sur le chemin vers la rivière Langevin nous faisons une halte pour acheter des pizzas que nous allons déguster en bord de mer vers Vincendo. Nous croisons alors un caméleon qui traverse la route juste devant nous ! Nous marchons un peu sur les rochers bordant la côte en admirant les souffleurs projeter des gerbes d'eau dans un bruit impressionnant !
Un caméleon mâleNous prenons ensuite la route longeant la rivière Langevin afin d'aller voir la cascade noire et la cascade des galets. La route y menant est agréable mais dangereuse (des pierres tombent de temps en temps comme un peu partout sur l'île mais malheureusement une personne est décédée le lendemain à cause d'une pierre de 20kg tombée sur la voiture...)
Vers la cascade Noire
Cascade des GaletsNous retournons maintenant sur la côte pour aller à la plage de Grande Anse. Il y a de forts rouleaux et la baignade n'est pas vraiment conseillée. Nous restons un peu allongés pour nous reposer. Il n'y a pas grand monde, c'est plutôt sympa. Des gendarmes se prennent en photo entre eux en prenant des positions de playboy, ils viennent sûrement d'être mutés ici ! ;-) En longeant la plage nous arrivons à un bassin naturel où les gens font un peu de snorkeling. Malheureusement nous n'avons pas avec nous le matériel adéquat et il y a des oursins !! Nous repartons donc et retournons au gîte de l'Estagnon. J'ai en effet malheureusement gardé avec moi les clefs de la chambre... Nous les rapportons donc et en profitons pour demander s'il est possible de passer la nuit ici. C'est ok, cool !
Jeudi 3 juin 2010 - Grand Bassin - Route vers Cilaos
En regardant bien la carte de l'île, nous nous apercevons que nous sommes juste à coté de Grand Bassin ! La Ballade semble sympa alors nous décidons de changer nos plans (Nous avions prévu de faire le piton des neiges mais la descente de 1 700 m de dénivellé fait peur à nos genous !!). Nous sommes au départ de la randonnée à 8h30 (qui était en effet à 10 min de notre gîte). Le temps est couvert aujourd'hui. La descente s'effectue tranquillement en profitant de la vue sur l'îlet de Grand Bassin. La ballade a un petit coté Mafate car Grand Bassin n'est en effet accessible qu'à pied ou par hélicoptère. Arrivés en bas, tout est fermé. Au détour d'un champ nous assistons à un spectacle assez surprenant : un hélicoptère essayant de soulever un autre hélicoptère accidenté ! Après plusieurs essais, ils finiront par réussir. Le but de la randonnée est d'arriver à la cascade du voile de la mariée que l'on aperçoit depuis la haut. Nous profitons du spectacle de l'eau tombant du haut de la cascade dans le bassin en contrebas. C'est assez impressionant. Nous finissons par repartir par le même chemin. Il nous faudra un peu moins de 2 heures pour remonter les 670 m de dénivellé. Ouf !
îlet de Grand Bassin en contre-bas
Cascade du voile de la mariée
Dans Grand Bassin
hélicoptère accidenté
hélitroyage d'hélicoptère !
Au dessus du bassin du voile de la mariéeUne longue route nous attend maintenant pour rejoindre Cilaos avec les fameux 400 virages ! Nous finissons par arriver avant la nuit à l'hotel Les Aloes où nous allons passer 3 nuits.
Vendredi 4 juin 2010 - Cilaos - Cascade de Bras Rouge - Bras Rouge - Basin Bleu - Cilaos
Nous partons aujourd'hui pour une ballade à travers les magnifiques paysages du Cirque de Cilaos avec pour point d'orgue la cascade de Bras Rouge. Il est 8h30 quand nous commençons la randonnée qui part près de la maison de tourisme de Cilaos. La randonnée commence par descendre par le Bras des étangs jusqu'à la cascade de Bras Rouge que nous pouvons admirer d'en haut. Gare à la chute ! Puis la ballade surplombe le Bras Rouge qui creuse un canyon à travers le cirque de Cilaos. Il y a des passages vraiment escarpées sur cette partie. A la traversée de Bras Rouge, nous en profitons pour faire la pause casse-croûte, bien méritée car le parcours est plutôt accidenté ! Il est étonnant de voir la couleur marron des eaux de source qui s'oxydent en apparaissant à la surface. Nous reprenons ensuite la marche par une remontée assez longue (1h30) jusqu'à Bassin Bleu. Nouvelle petite pause. Nous sommes de retour vers 15h à Cilaos. Magnifique ballade que nous avons finalement effectué à un rythme assez élevé :-) Nous terminons la journée par une bonne glace et une boisson fraîche :-)

Cascade de Bras Rouge
Vue sur les remparts derrière Cilaos
Filaos ?
Traversée de Bras Rouge
Eau sulfatéeSamedi 5 juin 2010 - Col du Taïbit
Il fait encore très beau ce matin et après avoir bien réflechi la veille sur la ballade du jour, notre choix s'est porté sur la montée du col du Taïbit. Nous prenons la voiture pour effectuer la courte distance jusqu'au départ du sentier menant au col. Il est 9h05 quand nous commençons la montée qui est assez régulière et n'offre pas de difficulté particulière. Après un tiers du trajet nous sommes arrivés à îlet à Salazes. Nous passons devant le "petit salon de thé" de Salazes qui est tenu par les jeunes de l'îlet et dont le thé permet paraît il de décupler ses forces pour la montée ! ;-) Nous faisons un petit détour vers le point de vue de l'îlet (environ 20 min) sur le cirque et les sommet avoisinants. Nous reprenons la montée jusqu'au col après avoir traversé la plaine des fraises. Sur la droite du col, un petit sentier escarpé d'une quarantaine de mètres permet de profiter d'une magnifique vue sur le cirque de mafate (avec Marla en contrebas) et le cirque de Cilaos. Nous nous remémorons notre périble dans le cirque de Mafate en voyant d'en haut tout le chemin parcouru il y a quelques jours. Quelques randonneurs se joignent à nous et nous faisons notre pause casse croûte en profitant de la vue ! Nous effectuons la descente par le même chemin jusqu'à la voiture pendant que le temps se couvre vraiment. Il est 14h20. Nous decidons alors de continuer cette route du bout du monde qui conduit au dernier îlet du cirque de Cilaos : îlet à cordes. Il y a des champs de lentilles partout et souvent au bord du précipice : l'îlet est comme une île perchée au dessus du vide ! Nous finissons par retourner à Cilaos. Resto pas terrible pour finir la journée...
Cialos dans la montée vers le col du Taïbit
Cilaos depuis le sommet du col
Marla depuis la haut !
Cirque de Mafate depuis le col du Taïbit
ïlet la Nouvelle dans le cirque de Mafate
Cirque de Cilaos depuis le col du Taïbit
Le piton des neiges se découvre
Champs de lentilles au bord du précipice
Champs de lentilles avec Cilaos au fond
Champs de lentillesDimanche 6 juin 2010 - La Chapelle - Départ vers Saint Gilles les bains.
C'est aujourd'hui notre dernier jour dans le cirque de Cilaos et nous allons nous offrir un dernier petit plaisir : la chapelle. Cette randonnée qui consiste à emprunter le sentier qui mène de Cilaos à îlet à cordes sur sa moitié avant de bifurquer dans la ravine de bras rouge jusqu'à deux falaises rapprochées qui forment un canyon étroit à l'intérieur duquel coule la rivière. La randonnée n'est pas dure en soi mise à part l'arrivée vers la chapelle qui nécessite de négocier des passages d'escalade pour entrer dans le canyon.
Au fond de la chapelle, on entend le mugissement d'une puissante cascade qui se devine un peu dans la pénombre du lieu. Les rayons du soleil pénètrent en effet dans la cavité mais il subsiste une certaine obscurité. Nous restons un peu pour faire quelques photos mais l'eau glacée commence à nous engourdir un peu, nous ressortons donc. Nous reprenons le sentier dans le sens inverse jusqu'à la voiture. Nous sommes de retour a 15h. Notre sejour a Cilaos se termine et nous redescendons sur la côte à Saint Gilles les Bains pour terminer notre sejour.
Depuis la ravine Henri Dijoux
Dans la ravine de Bras Rouge
L'entrée de la chapelle, cascade de la chapelle
Sortie de la Chapelle
Lundi 7 juin 2010 - La ravine Saint Gilles - Plage de l'Hermitage
Nous commençons notre séjour détente pour nous reposer un peu de toutes les marches effectuées à travres l'île. Nous avons décidé pour ces 4 derniers jours de combiner activités ludiques le matin et plage l'après midi (surtout pour le snorkeling). Pour ce matin, c'est la ravine saint gilles qui nous attend. Il n'y a pas grand monde sur le "parking" le long de la route qui permet de rejoindre les canaux de distribution d'eau. La randonnée légèrement aquatique (il faut de temps en temps marcher dans les canaux) permet de rejoindre une cascade dans sa partie basse et un bassin aux couleurs bleues magnifiques dans sa partie haute. Il faut aussi passer à travers 3 tunnels (lampe obligatoire) car le canal longe ou traverse la paroi. C'est au final une ballade très raffraichissante, tres facile et assez ludique. Au retour, nous croisons pas mal de monde alors l'idéal est d'y aller pas trop tard (mais attention quand même à la luminosité). L'apres midi sera consacrée à la plage de l'hermitage avec une grosse partie snorkeling à travers les coraux.
L'arrivée sur la cascade depuis la partie inférieure du canal
Casacade de la ravine Saint Gilles
Marche le long des canaux à travers la végétation luxuriante
Petit passage escarpé
Tunnel à traverser
Bassin aux couleurs bleues surprenantes !
Du haut de la cascade !Mardi 8 juin 2010 - Le Maïdo - Plage de Boucan Canot
Départ plus tard que d'habitude ce matin pour rejoindre le sommet du Maïdo en voiture. Il y a quelques travaux sur la route et nous devons attendre un peu dans la montée. Le temps la haut est au beau fixe et la vue est degagée sur le cirque de Mafate. Il est agréable de contempler les chemins pris durant 3 jours dans le cirque. Nous remarquons un petit groupe de vttistes qui s'élancent dans ma descente du Maïdo, ça donne envie... Nous redescendons vers Boucan Canot où nous allons passer l'après midi : snorkeling et détente ! :-) Beau temps très agréable, humm ça a du bon aussi le farniente !
Vue sur le cirque de Mafate depuis le Maïdo
Le sommet du bronchard et Roche Plate depuis le Maïdo
Aire de piquenique dans la montée vers le MaïdoMercredi 9 juin 2010 - Descente en VTT du Maïdo - Plage de l'Hermitage
D'une idée naît une envie : ca sera VTT pour ce matin ! Nous montons donc en groupe au sommet du Maïdo. Nous sommes un groupe de 10 mais kyra est la seule fille ! Humm pas très cool pour l'homogénéité du groupe. Nous laissons partir les plus aventureux et faisons tranquillement notre descente. Pour nous c'est plus de la ballade que de la descente sportive mais c'est pas grave. Le plaisir viendra des yeux plutôt que de la vitesse. Il est à noter d'ailleurs qu'un des participants finira dans l'ambulance après une mauvaise chute (luxation de l'épaule a priori). Nous pasons sur des chemins pierreux, parfois glissants dans les virages, à travers les champs et au milieu des champs de canne à sucre. L'accompagnateur fait la descente avec nous deux et c'est l'occasion d'en savoir un peu plus sur la vie à la réunion. Il nous aura fallu quand même près de 2h30 pour effectuer les 2 000 mètres de dénivellé jusqu'à la mer. Nous retournons à la plage de l'hermitage pour l'après midi. Snorkeling et farniente. Tiens ca me rappelle le programme d'hier ! ;-)
Tiens l'occasion de présenter kyra en sportive :-)
Aie !
C'est encore loin la mer ?
Bon la ça descend pas mal !Jeudi 10 juin 2010 - Dernier jour...
Snif c'est la fin de ce merveilleux voyage :-( Notre avion décolle en fin de journée alors nous sommes un peu limités pour aujourd'hui. Nous passerons donc notre journée sur la plage de Boucan Canot (il y a des douches sur la plage) avec un petit détour à éperon pour acheter des souvenirs artisanaux. L'avion nous attend malheureusement (pourquoi le volcan islandais s'est il arrêté ??!! on serait bien resté encore un peu). That's the end !
Pour conclure, je voudrais juste dire que la Réunion est une île magnifique qui se découvre principalement à pied (et donc qui se mérite). Nous avons été enchantés par les paysages, l'ambiance et la gentillesse des gens que nous avons rencontrés !
Voyage sur la Côte d'Azur - Espagne - Allemagne en septembre
🙂 Bonjour chers Voyageurs!!
Je suis en train de planifier mon prochain voyage. Je désire obtenir vos conseils et recommandations !
Voici les grandes lignes, en septembre je serai à Marseille. Par la suite, je suivrai la côte vers l'EST pour prendre du soleil et goûter au plaisr de la mer. Des villes ou sites incontournables (entre Marseille et Nice) que je devrais visiter????
Une semaine plus tard, je désire visiter une ou deux villes en Espagne. Si je prends Ryanair, je suis limité pour les vols, ainsi je serai a Madrid (vol Marseille Madrid). Malgré que Marseille et Barcelone semble se faire par voie terrestre. Suggestions entre Madid et Barcelone ??? Vous me suggérez d'éviter les grandes villes pour un moment de détente en bordure de la Méditerranée ??
Si vous me suggérez une ville .... précisez moi où manger, où dormir, où sortir, quoi visitez, votre coup de coeur ??? ;)
Pour des raisons de couts et de localisations, je m'enligne pour dormir aux auberges de la jeunesse........
Apres l'espagne, je m'oriente vers l'Allemagne ...... Là c'est completement l'inconnu .... alors allez s'y avec vos idées!
Merci à vous tous ! :)
Si vous avez des questions sur Montréal ou Quebec, je suis la pour ca! ;)
Je suis en train de planifier mon prochain voyage. Je désire obtenir vos conseils et recommandations !
Voici les grandes lignes, en septembre je serai à Marseille. Par la suite, je suivrai la côte vers l'EST pour prendre du soleil et goûter au plaisr de la mer. Des villes ou sites incontournables (entre Marseille et Nice) que je devrais visiter????
Une semaine plus tard, je désire visiter une ou deux villes en Espagne. Si je prends Ryanair, je suis limité pour les vols, ainsi je serai a Madrid (vol Marseille Madrid). Malgré que Marseille et Barcelone semble se faire par voie terrestre. Suggestions entre Madid et Barcelone ??? Vous me suggérez d'éviter les grandes villes pour un moment de détente en bordure de la Méditerranée ??
Si vous me suggérez une ville .... précisez moi où manger, où dormir, où sortir, quoi visitez, votre coup de coeur ??? ;)
Pour des raisons de couts et de localisations, je m'enligne pour dormir aux auberges de la jeunesse........
Apres l'espagne, je m'oriente vers l'Allemagne ...... Là c'est completement l'inconnu .... alors allez s'y avec vos idées!
Merci à vous tous ! :)
Si vous avez des questions sur Montréal ou Quebec, je suis la pour ca! ;)
Loueur de voitures idéal et le moins cher sur l'Argentine et le Chili
Bonjour,
Après avoir galéré des semaines pour trouver LE loueur idéal et moins cher sur l'Argentine et le Chili, avoir demandé un devis à Autoescape, comme toujours, avoir consulté les compagnies locales, puis allemandes, etc., nous sommes tombés sur Argentina Excepcion. J'ai fait une recherche pour avis sur Internet, et comme ils étaient tous excellents, nous leur avons demandé un devis. Pour les assurances, le kilométrage illimité, le pass pour le Chili, etc., avec un parc "en constante rénovation, un interlocuteur d'une amabilité et d'un professionnalisme rares nous payons chez eux l'Opel Corsa cinq portes 1763 € pour 33 jours contre 3018 € chez Autoescape (par exemple).
http://www.argentina-excepcion.com/index.php?option=com_content&task=view&id=35&Itemid=40
Location de voiture Catégorie E – Chevrolet Corsa 5 portes 33 jours de location
Inclus dans cette location : Km : Illimités Pass au Chili Impôts et taxes
Non inclus dans cette location : Impôts locaux : 1% de la valeur à régler sur place
Assurance : Le véhicule est assuré en responsabilité civile au tiers transportés et non transportés, dommages des biens, des choses et des personnes dans une limite de 3.000.000 Pesos (environ 1.000.000 usd). Protection en cas de heurt, vol, incendie et collision. Franchise à payer par le client uniquement en cas de vol et de tonneau.
Un permis de conduire national, européen, est suffisant pour conduire une voiture de location en Argentine comme au Chili. Conducteurs : Plusieurs personnes peuvent s’inscrire comme conducteur au moment de la prise du véhicule. Coût 45 usd pour la durée de la location
1) Assurance bris de glace et pneu. Vous êtes couvert par l’assurance si vous recevez sur une vitre ou le pare brise une pierre qui dans ce cas vous oblige à remplacer une de ces pièces. En revanche, si une personne vous casse volontairement une vitre pour vous voler un objet dans la voiture, dans ce cas l’assurance ne vous couvre pas. Si jamais il s’agit d’un vol et que l’autoradio est volé par exemple, vous devriez régler la vitre cassée plus l’autoradio. Concernant les pneus, l’assurance vous couvre si une des roues se casse durant votre trajet. En revanche, si vous crevez et que vous continuez à rouler le remplacement de la jante n’est pas couvert.
2) Roue de secours La roue de secours disponible dans les véhicules est de même diamètre que les 4 roues normales.
3) Catégorie de voiture En Argentine comme au Chili et en particulier en Patagonie, 80% du réseau routier est en piste. Ces accès sont en bon état et consolidées car ils sont utilisés par les patagoniens et ce sont les seuls moyens d’accès entre chaque ville. Les pistes ne sont pas plus dangereuses que des routes goudronnées, en revanche il ne faut pas dépasser les 70 km/heure et cela avec n’importe quel type de véhicule. Dans leur majorité les routes sont plates. La Chevrolet Corsa Ford est un véhicule très correct et vous pourrez tout à fait circuler sans problème sur l’ensemble du réseau routier. En revanche, d’une manière générale un 4x4 apporte confort, sécurité et liberté. Mais c’est aussi le véhicule le plus cher.
4) Conditions d’annulation • Plus de 96 heures avant le départ : 35 USD de frais de dossier déduit du montant global
• Moins de 96 heures avant le départ : 30% du prix de la location
Prix TTC de la location : 2.170 usd ou 1.763 euros - taux du jour pris sur http://fr.finance.yahoo.com/ (Taux du 16 Juin 2010 - 1 USD = 0,8123 EUR)
La suite de l'appréciation au retour...
Pascale
Après avoir galéré des semaines pour trouver LE loueur idéal et moins cher sur l'Argentine et le Chili, avoir demandé un devis à Autoescape, comme toujours, avoir consulté les compagnies locales, puis allemandes, etc., nous sommes tombés sur Argentina Excepcion. J'ai fait une recherche pour avis sur Internet, et comme ils étaient tous excellents, nous leur avons demandé un devis. Pour les assurances, le kilométrage illimité, le pass pour le Chili, etc., avec un parc "en constante rénovation, un interlocuteur d'une amabilité et d'un professionnalisme rares nous payons chez eux l'Opel Corsa cinq portes 1763 € pour 33 jours contre 3018 € chez Autoescape (par exemple).
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Inclus dans cette location : Km : Illimités Pass au Chili Impôts et taxes
Non inclus dans cette location : Impôts locaux : 1% de la valeur à régler sur place
Assurance : Le véhicule est assuré en responsabilité civile au tiers transportés et non transportés, dommages des biens, des choses et des personnes dans une limite de 3.000.000 Pesos (environ 1.000.000 usd). Protection en cas de heurt, vol, incendie et collision. Franchise à payer par le client uniquement en cas de vol et de tonneau.
Un permis de conduire national, européen, est suffisant pour conduire une voiture de location en Argentine comme au Chili. Conducteurs : Plusieurs personnes peuvent s’inscrire comme conducteur au moment de la prise du véhicule. Coût 45 usd pour la durée de la location
1) Assurance bris de glace et pneu. Vous êtes couvert par l’assurance si vous recevez sur une vitre ou le pare brise une pierre qui dans ce cas vous oblige à remplacer une de ces pièces. En revanche, si une personne vous casse volontairement une vitre pour vous voler un objet dans la voiture, dans ce cas l’assurance ne vous couvre pas. Si jamais il s’agit d’un vol et que l’autoradio est volé par exemple, vous devriez régler la vitre cassée plus l’autoradio. Concernant les pneus, l’assurance vous couvre si une des roues se casse durant votre trajet. En revanche, si vous crevez et que vous continuez à rouler le remplacement de la jante n’est pas couvert.
2) Roue de secours La roue de secours disponible dans les véhicules est de même diamètre que les 4 roues normales.
3) Catégorie de voiture En Argentine comme au Chili et en particulier en Patagonie, 80% du réseau routier est en piste. Ces accès sont en bon état et consolidées car ils sont utilisés par les patagoniens et ce sont les seuls moyens d’accès entre chaque ville. Les pistes ne sont pas plus dangereuses que des routes goudronnées, en revanche il ne faut pas dépasser les 70 km/heure et cela avec n’importe quel type de véhicule. Dans leur majorité les routes sont plates. La Chevrolet Corsa Ford est un véhicule très correct et vous pourrez tout à fait circuler sans problème sur l’ensemble du réseau routier. En revanche, d’une manière générale un 4x4 apporte confort, sécurité et liberté. Mais c’est aussi le véhicule le plus cher.
4) Conditions d’annulation • Plus de 96 heures avant le départ : 35 USD de frais de dossier déduit du montant global
• Moins de 96 heures avant le départ : 30% du prix de la location
Prix TTC de la location : 2.170 usd ou 1.763 euros - taux du jour pris sur http://fr.finance.yahoo.com/ (Taux du 16 Juin 2010 - 1 USD = 0,8123 EUR)
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Pascale
Jeu des photos le renouveau
bonjour,
puique le jeu est bloqué sur une photo introuvable, je le relance avec une photo facile (enfin je l'espère)
Pour le connaisseurs "Régis" y a un bar photo 2
puique le jeu est bloqué sur une photo introuvable, je le relance avec une photo facile (enfin je l'espère)
Pour le connaisseurs "Régis" y a un bar photo 2
Ouest USA, mai-juin 2010 - Balade au pays des Canyons, Mésas, Hoodoos, Arches, Geysers et piscines colorées
Bonjour à tous
Comme beaucoup, j'ai toujours pris un très grand plaisir à lire les carnets de voyage merveilleux que certains présentent ici. J'ai en outre profité sans vergogne de leurs expériences, bonnes ou malheureuses ; mais jamais jusqu'à ce jour je n'avais eu le courage d'en rédiger un moi-même. A cela plusieurs raisons : - 1/ mon temps n'étant pas extensible, je préfère le passer à travailler mon prochain voyage, plutôt que de revenir sur le précédent. - 2/ certains carnets publiés ici font preuve de talents extraordinaires, soit littéraires, soit photographiques et artistiques, soit parfois des deux à la fois (je ne citerai pas de nom). Or je n'ai aucun de ces talents …
Cependant, j'ai conscience que pour pouvoir lire des CR de voyages, il est indispensable que d'autres en publient (d'ailleurs, quelques V-Forumistes de renom, aux conseils toujours affutés, mais auparavant allergiques à une telle rédaction, probablement pour des raisons voisines des miennes, ont fini par sauter le pas, et nous captivent maintenant par leur récit). Aussi, en sollicitant votre indulgence, pour une fois (la première et la dernière probablement), je me jette à l'eau.
Je vais donc essayer de conter ici ma dernière visite dans l'Ouest Américain, en insistant, d'une part sur les données pratiques (organisation en particulier) susceptibles d'aider les futurs voyageurs ou de leur donner des idées, d'autre part sur les anecdotes amusantes ou instructives qui pimentent toujours ce type de voyage.
Le contexte, l'équipage
Agé de 65 ans, maintenant à la retraite, je participe au forum de temps à autres, et apporte mes "lumières", ou au moins mon point de vue, en répondant à des questions ponctuelles, en général sur l'Amérique du Nord, quand elles me paraissent intéressantes. J'ai fait par le passé un nombre incalculable (certainement bien plus d'une centaine) de voyages outre Atlantique. Professionnels pour la plupart, mais aussi souvent privés (en famille, à quatre dans les décennies 1980 et 90, puis à deux avec mon épouse, ou seul quand elle se lasse de m'accompagner). Mais à ma décharge, dès que je n'ai plus mis les pieds là bas depuis quelques mois, je tombe en manque … Or mon dernier retour de Californie (avec mon épouse) date d'octobre 2009, soit plus de six mois, une éternité !
Aussi, quand mon fils B. (30 ans) a été mis en demeure par son employeur de prendre rapidement ses congés résiduels (presque 4 semaines) avant l'été, sous peine de les perdre, je lui ai insidieusement soufflé une idée pernicieuse : pourquoi n'irions nous pas faire un tour aux USA, à deux, en privilégiant les endroits moins courus qu'il ne connaissait pas, en dehors des sentiers battus (mais sans les exploits (ou les excès) que certains baroudeurs type "Indiana Jones" nous content ailleurs sur VF) ? En effet B. a déjà fait au moins une demi-douzaine de fois tous les grands classiques américains (villes et parcs nationaux) avec nous lorsqu'il était plus jeune, mais ne connaissait que peu les "off the beaten paths", à la mode maintenant. J'avais cependant réussi à le persuader de me suivre 3 semaines il y a 2 ans (nous avions alors été parmi les derniers à descendre à Havasupai avant l'inondation du site, AR effectué dans la journée car pas de place pour coucher en bas. Nous avions également pu aller à the Wave).
B. finit par accepter, mais a posé ses conditions (les jeunes ne sont plus ce qu'ils étaient) : - 1/ Il tenait à voir certains coins dont il avait apprécié mes photos, endroits que j'ai découverts ces dernières années, soit par les divers carnets de V-F, soit par des infos plus détaillées transmises par certains V-Forumistes (que je ne vais pas citer de peur d'en oublier, à l'exception cependant de Sedonax, aux connaissances encyclopédiques (la référence absolue) pour tout ce qui concerne l'Ouest Américain. Merci encore Philippe). - 2/ Il voulait revoir le parc du Yellowstone. - 3/ C'était "ses" congés, son seul "repos annuel". Aussi le rythme ne devait pas être trop sévère. Le camping n'était pas une option à envisager, donc motel tous les soirs (en fait, cela me convient très bien).
Je savais également qu'il a habituellement beaucoup de peine à être opérationnel le matin avant 9h30 (par contre il est toujours très en forme le soir, jusqu'à 2-3h du matin. Je ne suis donc pas optimiste pour les sunrises 😐).
En conséquence, je n'ai pas fait de road book détaillé (d'ailleurs je n'en fait jamais). J'ai cependant préparé un trajet prévisionnel (avec des hôtels réservés à l'avance), mais avec de nombreuses variantes envisageables.
J'ai surtout préparé une "liste des possibles", c'est-à-dire des lieux intéressants où nous pourrions aller, mais en sachant très bien que des choix seront à effectuer, et qu'il sera de toute façon impossible de tout voir. Et (excepté quelques trucs que je tenais absolument à faire) j'ai laissé B. choisir sur place, dans cette liste, ce qu'il voulait faire ou ne pas faire, en fonction de son humeur, de son courage, ou des impondérables du voyage (météo, pistes ou routes fermées, …).
Comme beaucoup, j'ai toujours pris un très grand plaisir à lire les carnets de voyage merveilleux que certains présentent ici. J'ai en outre profité sans vergogne de leurs expériences, bonnes ou malheureuses ; mais jamais jusqu'à ce jour je n'avais eu le courage d'en rédiger un moi-même. A cela plusieurs raisons : - 1/ mon temps n'étant pas extensible, je préfère le passer à travailler mon prochain voyage, plutôt que de revenir sur le précédent. - 2/ certains carnets publiés ici font preuve de talents extraordinaires, soit littéraires, soit photographiques et artistiques, soit parfois des deux à la fois (je ne citerai pas de nom). Or je n'ai aucun de ces talents …
Cependant, j'ai conscience que pour pouvoir lire des CR de voyages, il est indispensable que d'autres en publient (d'ailleurs, quelques V-Forumistes de renom, aux conseils toujours affutés, mais auparavant allergiques à une telle rédaction, probablement pour des raisons voisines des miennes, ont fini par sauter le pas, et nous captivent maintenant par leur récit). Aussi, en sollicitant votre indulgence, pour une fois (la première et la dernière probablement), je me jette à l'eau.
Je vais donc essayer de conter ici ma dernière visite dans l'Ouest Américain, en insistant, d'une part sur les données pratiques (organisation en particulier) susceptibles d'aider les futurs voyageurs ou de leur donner des idées, d'autre part sur les anecdotes amusantes ou instructives qui pimentent toujours ce type de voyage.
Le contexte, l'équipage
Agé de 65 ans, maintenant à la retraite, je participe au forum de temps à autres, et apporte mes "lumières", ou au moins mon point de vue, en répondant à des questions ponctuelles, en général sur l'Amérique du Nord, quand elles me paraissent intéressantes. J'ai fait par le passé un nombre incalculable (certainement bien plus d'une centaine) de voyages outre Atlantique. Professionnels pour la plupart, mais aussi souvent privés (en famille, à quatre dans les décennies 1980 et 90, puis à deux avec mon épouse, ou seul quand elle se lasse de m'accompagner). Mais à ma décharge, dès que je n'ai plus mis les pieds là bas depuis quelques mois, je tombe en manque … Or mon dernier retour de Californie (avec mon épouse) date d'octobre 2009, soit plus de six mois, une éternité !
Aussi, quand mon fils B. (30 ans) a été mis en demeure par son employeur de prendre rapidement ses congés résiduels (presque 4 semaines) avant l'été, sous peine de les perdre, je lui ai insidieusement soufflé une idée pernicieuse : pourquoi n'irions nous pas faire un tour aux USA, à deux, en privilégiant les endroits moins courus qu'il ne connaissait pas, en dehors des sentiers battus (mais sans les exploits (ou les excès) que certains baroudeurs type "Indiana Jones" nous content ailleurs sur VF) ? En effet B. a déjà fait au moins une demi-douzaine de fois tous les grands classiques américains (villes et parcs nationaux) avec nous lorsqu'il était plus jeune, mais ne connaissait que peu les "off the beaten paths", à la mode maintenant. J'avais cependant réussi à le persuader de me suivre 3 semaines il y a 2 ans (nous avions alors été parmi les derniers à descendre à Havasupai avant l'inondation du site, AR effectué dans la journée car pas de place pour coucher en bas. Nous avions également pu aller à the Wave).
B. finit par accepter, mais a posé ses conditions (les jeunes ne sont plus ce qu'ils étaient) : - 1/ Il tenait à voir certains coins dont il avait apprécié mes photos, endroits que j'ai découverts ces dernières années, soit par les divers carnets de V-F, soit par des infos plus détaillées transmises par certains V-Forumistes (que je ne vais pas citer de peur d'en oublier, à l'exception cependant de Sedonax, aux connaissances encyclopédiques (la référence absolue) pour tout ce qui concerne l'Ouest Américain. Merci encore Philippe). - 2/ Il voulait revoir le parc du Yellowstone. - 3/ C'était "ses" congés, son seul "repos annuel". Aussi le rythme ne devait pas être trop sévère. Le camping n'était pas une option à envisager, donc motel tous les soirs (en fait, cela me convient très bien).
Je savais également qu'il a habituellement beaucoup de peine à être opérationnel le matin avant 9h30 (par contre il est toujours très en forme le soir, jusqu'à 2-3h du matin. Je ne suis donc pas optimiste pour les sunrises 😐).
En conséquence, je n'ai pas fait de road book détaillé (d'ailleurs je n'en fait jamais). J'ai cependant préparé un trajet prévisionnel (avec des hôtels réservés à l'avance), mais avec de nombreuses variantes envisageables.
J'ai surtout préparé une "liste des possibles", c'est-à-dire des lieux intéressants où nous pourrions aller, mais en sachant très bien que des choix seront à effectuer, et qu'il sera de toute façon impossible de tout voir. Et (excepté quelques trucs que je tenais absolument à faire) j'ai laissé B. choisir sur place, dans cette liste, ce qu'il voulait faire ou ne pas faire, en fonction de son humeur, de son courage, ou des impondérables du voyage (météo, pistes ou routes fermées, …).
Une traversée des Etats-Unis en 80 jours
Ce qui suit est la compilation des mails envoyés à nos proches à l’automne 2009 lors d’un voyage qui nous a conduit de San Francisco à la Floride.
Etonnement et ravissement au Canada occidental
Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.
Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.
L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.
Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.
Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.
Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.
Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.
Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.
Mythique Montana & wild Wyoming
Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!
Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.
Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!
Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.
Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.
Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.
Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !
Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.
Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.
Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.
Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)
Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.
Poussières nous sommes dans cet univers policé.
Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.
Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?
(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)
Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.
Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.
La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.
Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.
Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.
Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.
Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?
Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.
La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.
Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.
Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.
Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.
Canyon & canyons
Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .
Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.
Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .
Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.
Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .
Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.
En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.
Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .
Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .
Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .
Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .
16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .
Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .
Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .
Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .
Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.
Il y a des incompréhensions dont on se remet.
Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .
Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?
Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.
Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .
A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.
Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.
Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.
Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .
Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .
Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .
Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .
Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .
D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.
…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.
Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).
Vers le Sud
(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )
Désormais, le voyage prend un tour nouveau.
D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )
Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )
Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )
Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )
Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.
Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.
Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )
Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.
Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )
Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )
Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )
Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.
Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )
Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c���est le Texas.
Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.
Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.
La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )
Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.
Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.
C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Etonnement et ravissement au Canada occidental
Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.
Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.
L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.
Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.
Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.
Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.
Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.
Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.
Mythique Montana & wild Wyoming
Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!
Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.
Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!
Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.
Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.
Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.
Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !
Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.
Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.
Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.
Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)
Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.
Poussières nous sommes dans cet univers policé.
Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.
Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?
(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)
Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.
Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.
La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.
Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.
Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.
Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.
Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?
Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.
La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.
Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.
Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.
Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.
Canyon & canyons
Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .
Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.
Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .
Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.
Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .
Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.
En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.
Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .
Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .
Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .
Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .
16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .
Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .
Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .
Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .
Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.
Il y a des incompréhensions dont on se remet.
Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .
Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?
Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.
Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .
A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.
Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.
Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.
Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .
Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .
Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .
Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .
Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .
D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.
…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.
Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).
Vers le Sud
(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )
Désormais, le voyage prend un tour nouveau.
D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )
Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )
Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )
Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )
Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.
Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.
Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )
Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.
Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )
Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )
Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )
Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.
Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )
Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c���est le Texas.
Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.
Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.
La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )
Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.
Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.
C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Aires d'étapes de la Fédération française de camping et caravaning (FFCC): pourquoi faire?
Bonjour,
La Fédération française de camping et caravaning (FFCC) veut créer des "aires d'étapes" pemettant d'accueillir les camping cars en dehors des zones de stationnement de droit commun (voie publique comme tous les véhicules) et des campings classiques. Elle prétend en le faisant, s'appuyer sur une demande des camping caristes et leur faire dans leur intérêt.
Celà me paraît dangereux comme je l'explique sur mon blog : http://leuropeencamping-car.blogs-de-voyage.fr/legislation-stationnement-charge-utile/
J'aimerai savoir ce qu'en pense vraiment les camping-caristes.
Bien cordialement.
JCLP
La Fédération française de camping et caravaning (FFCC) veut créer des "aires d'étapes" pemettant d'accueillir les camping cars en dehors des zones de stationnement de droit commun (voie publique comme tous les véhicules) et des campings classiques. Elle prétend en le faisant, s'appuyer sur une demande des camping caristes et leur faire dans leur intérêt.
Celà me paraît dangereux comme je l'explique sur mon blog : http://leuropeencamping-car.blogs-de-voyage.fr/legislation-stationnement-charge-utile/
J'aimerai savoir ce qu'en pense vraiment les camping-caristes.
Bien cordialement.
JCLP
Liste des campings lors d'un voyage à vélo sur la région de la Gironde et des Landes?
Bien le bonjour,
Je suis à la recherche d'une source d'informations pour connaitre un maximum de camping sur la région de la Gironde et des Landes. Qu'utilisez vous comme guide ou autres qui ne ressemble pas à une brique? Partez-vous à l'aveugle?
De plus, il parait très compliqué de réservé les emplacements, car en cas de retard, ça pourrait vite devenir stressant. comment faites vous?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et conseils.
Cordialement.
Je suis à la recherche d'une source d'informations pour connaitre un maximum de camping sur la région de la Gironde et des Landes. Qu'utilisez vous comme guide ou autres qui ne ressemble pas à une brique? Partez-vous à l'aveugle?
De plus, il parait très compliqué de réservé les emplacements, car en cas de retard, ça pourrait vite devenir stressant. comment faites vous?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et conseils.
Cordialement.
Meilleure période climatique au Québec en hiver? (2010-2011)
Bonjour,
Voilà je compte partir seul au Québec pendant je pense 20 jours, (plus serait préférable) cet hiver, mais je ne sais pas trop à quelle période y aller.
Pouvez-vous me dire quel mois (décembre, janvier, février, ou mars) est le mieux pour les conditions climatiques, car y partant seul et sans trop de budget conséquant c'est à dire que je ne pense pas louer de véhicule étant donné le prix des locations, mais j'aimerai quand même ne pas trop rester en ville, surtout découvrir les grands espaces.
Pour le logement j'aurai pensé aux auberges de jeunesses, laquelle possède un bon rapport qualité prix pour l'hiver ?
Pour ce qui est des activités je ne sais pas trop quoi choisir étant donné mon mode de déplacement, j'aimerai bien découvrir à ski nordique ou raquettes les espaces sauvages, mais sans passer par des agences de voyages, je voudrais si des personnes ont des contacts, passer par des locaux.
Donc en gros. Comment partir à l'aventure au Québec en hiver pour 30 jours maxi ?
Voilà je compte partir seul au Québec pendant je pense 20 jours, (plus serait préférable) cet hiver, mais je ne sais pas trop à quelle période y aller.
Pouvez-vous me dire quel mois (décembre, janvier, février, ou mars) est le mieux pour les conditions climatiques, car y partant seul et sans trop de budget conséquant c'est à dire que je ne pense pas louer de véhicule étant donné le prix des locations, mais j'aimerai quand même ne pas trop rester en ville, surtout découvrir les grands espaces.
Pour le logement j'aurai pensé aux auberges de jeunesses, laquelle possède un bon rapport qualité prix pour l'hiver ?
Pour ce qui est des activités je ne sais pas trop quoi choisir étant donné mon mode de déplacement, j'aimerai bien découvrir à ski nordique ou raquettes les espaces sauvages, mais sans passer par des agences de voyages, je voudrais si des personnes ont des contacts, passer par des locaux.
Donc en gros. Comment partir à l'aventure au Québec en hiver pour 30 jours maxi ?
L'Ouest américain, c'est vraiment bien
Mes chers heureux voyageurs,
Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.
Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!
Introduction
Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.
J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.
J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…
Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…
Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours
Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.
- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.
- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.
- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.
- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.
- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.
Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :
San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat��� après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.
Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/
Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).
Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!
San Francisco
Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.
Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.


Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !
Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :


Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)

On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower

Depuis l’intérieur du Financial District :


« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »

Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :


Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :



Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.


Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.


Colombus avenue :




Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.

L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :

Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !

Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :


Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :


Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.
Depuis le bateau navette :


Une cellule reconstituée :

San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :


Ou les fameux « Cable Car » :


Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :

On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :


Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :




Une maison de schtroumpfs :

Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.


Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :

L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :


L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.
Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.


L'arbre poilu :

La vue depuis Tiburon :



Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :

J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !
Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).
Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.
Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :
“Amoeba music” : 1855 Haight Street
“Recycled Records” : 1377 Haight Street
“Ceiba Records” : 1364 Haight Street
“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.
“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street
Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"
La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !
On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.
Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!
Introduction
Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.
J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.
J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…
Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…
Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours
Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.
- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.
- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.
- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.
- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.
- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.
Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :
San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat��� après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.
Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/
Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).
Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!
San Francisco
Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.
Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.


Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !
Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :


Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)

On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower

Depuis l’intérieur du Financial District :


« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »

Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :


Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :



Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.


Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.


Colombus avenue :




Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.

L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :

Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !

Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :


Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :


Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.
Depuis le bateau navette :


Une cellule reconstituée :

San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :


Ou les fameux « Cable Car » :


Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :

On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :


Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :




Une maison de schtroumpfs :

Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.


Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :

L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :


L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.
Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.


L'arbre poilu :

La vue depuis Tiburon :



Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :

J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !
Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).
Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.
Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :
“Amoeba music” : 1855 Haight Street
“Recycled Records” : 1377 Haight Street
“Ceiba Records” : 1364 Haight Street
“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.
“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street
Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"
La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !
On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Vous partez où en Afrique Australe?
Si les milliers de visiteurs pouvaient alimenter cette rubrique, ce serait super cool.
Allez, lancez vous, dites nous où vous partez cet été en Afrique Australe....😉 Faites nous rêver...😎 ça nous donnera des idées. C'est peut-être aussi un post pour déposer des nouvelles si l occasion se présente pendant le voyage, sur un ordinateur mal connecté, dans un cyber café ou un lodge grand luxe, ou avec votre iPhone... !
Allez je me lance : Notre voyage 2010 : Tanzanie. Du 25 Juillet au 15 Aout (2 pax). Si je ne poste rien avant fin Aout, c'est que je serai mort de soif au milieu du Serengeti. ou en train de traiter mes 4500 photos au format Raw... ! Mode de voyage : autonomie complète. 4x4 avec tente sur le toit. Budget 7985 euros tout compris. 3 semaines + un jour : Dar, Leshoto, Moshi-Kili, Arusha NP, Natron, Serengeti - Lobo, Serengeti - seronera, Ngorongoro NP, Manyara NP, Tarangire NP, Kondoa, Iringa, Ruaha NPx2, Mukomi NP, Selous NPx2, puis 4 jours sur l ile de Mafia faire des bulles. Objectif : rencontrer les gens. Choisir un endroit (NP?) où revenir se poser.
Allez, à votre... "tour" ! ! ! 😎 Franck
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