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Avis et conseils sur roadtrip de deux mois Panama/Colombie/Equateur/Perou
by BackFire · 2012-07-15 · 16 replies
Bonjour à tous,

je souhaiterais avoir les conseils et impressions de ceux qui connaissent ces pays ou qui ont déjà effectué ce genre de périple. Pour faire bref:

Je suis actuellement au Costa Rica jusqu'à fin septembre et je dispose de 2 mois pour visiter une partie du nord de l'Amérique du Sud, mon vol retour étant le 1er décembre à San José. L'idéal serait de partir du Costa Rica, traverser le Panama, la Colombie, l'Equateur et le Pérou et revenir sur Guayaquil pour prendre un vol pour San José.

Donc si certains d'entre vous pouvaient m'aider à faire quelques modifs, sur le temps à passer dans tel endroit, sur des étapes à supprimer voire rajouter ou autres...n'hésitez-pas ! Egalement sur le budget, les différents prix, je vais essayer autant que possible d'utiliser le couchsurfing dans les grandes villes. Combien prévoir par jour rien que pour la nourriture ?

Je sais à l'avance que certains ne pourront s'empêcher des remarques du type c'est trop court, tu vas passer ton temps dans les transports, tu vas rien voir, trop chargé etc...Certes, j'en suis conscient mais j'ai envie de faire le plus de choses possibles en 2 mois, ne sachant pas si je reviendrais un jour, et puis si je reviens je referais tout ça plus en détail ! Je verrais du paysage et puis ça fait partie de l'aventure 😉 Voilà donc à quoi ressemblerait l'itinéraire du trip, grosso-modo, ce que j'aimerais faire:

30/09 Départ San José/Puerto Viejo (Costa Rica) 5h - 5400 c 01/10 Puerto Viejo/Bocas del Toro (Panama) 5h - 15$ env 02/10 Bocas del Toro (Panama) 03/10 Bocas del Toro (Panama) 04/10 Bocas/Boquete (Panama) 6/7h - 14/15$ 05/10 Boquete, Volcan Barù (Panama) ascension volcan 06/10 Boquete/Panama City (Panama) 8h -17$ 07/10 Panama City, (Panama) visite ville 08/10 Panama City, (Panama) tour au canal ? 09/10 Panama City/San Blas (Panama) package traversée San Blas/Cartagena - 450/500$ ? 10/10 San Blas (Panama) 11/10 San Blas (Panama) 12/10 San Blas (Panama) 13/10 en mer 14/10 Cartagena (Colombia) 15/10 Cartagena (Colombia) 16/10 Cartagena/Santa Marta (Colombia) 5h - 15$ 17/10 Santa Marta, parque Tayrona (Colombia) 18/10 Santa Marta/Cartagena (Colombia) 5h - 15$ 19/10 Cartagena/Medellin (Colombia) 13/14h - 45€/94 000 pesos 20/10 Medellin (Colombia) 21/10 Medellin/Bogota (Colombia) 10h - 23€/50 000 pesos 22/10 Bogota (Colombia) 23/10 Bogota/Cali (Colombia) 12h - 30$ 24/10 Cali (Colombia) 25/10 Cali/Ipiales (Colombia) 8h - 23$ 26/10 Ipiales/Quito (Ecuador) (Ipiales-Rumichaca, 15min, 0.6$cts + 30 min immigration + Rumichaca-Tulcan, 30min, 1$ + Tulcan-Quito, 5h, prix ??) 27/10 Quito (Ecuador) 28/10 Quito (Ecuador) 29/10 Cotopaxi (Ecuador) rando dans le parc ? combien de tps de Quito ? bus ? 30/10 Cotopaxi (Ecuador) 1 jour ou 2 ? 31/10 Cotopaxi/Guayaquil (Ecuador) 8h -10$ repasser par Quito ? ou directement Cotopaxi/Guayaquil ? 01/11 Guayaquil/Cuenca (Ecuador) 4h - 12$ 02/11 Cuenca (Ecuador) 03/11 Cuenca/Piura (Perù) 11h - 15$ 04/11 Piura/Lima (Perù) 16h - 100/130 soles 05/11 Lima (Perù) 06/11 Lima (Perù) (1 jour de trop ??) 07/11 Lima/Cuzco (Perù) 22h - 50$ ? 08/11 Cuzco (Perù) 09/11 Machu Picchu (Perù) en train ? bus ? réserver à l'avance ?entrée à 62 soles pour étudiants ? 10/11 Machu Picchu (Perù) j'ai bien lu de nombreux posts dessus mais si quelqu'un a des infos fraîches pour le faire soi-même sans passer par agence ou organisme... 11/11 Machu Picchu/Cuzco (Perù) 12/11 Cuzco/Puno (Perù) 10h - 40$ ? 13/11 Puno/Lac Titicaca (Perù) que faire exactement ? 14/11 Lac Titicaca - jour de trop ? 15/11 Lac Titicaca/La Paz (Bolivia) 7h - 20$ en passant par Copacabana 16/11 La Paz (Bolivia) 17/11 La Paz (Bolivia) 18/11 La Paz/Arequipa (Perù) 11h - prix ? 19/11 Arequipa (Perù) 20/11 Arequipa (Perù) 21/11 Arequipa/Colca (Perù) combien coûte l'excursion au canyon ?? a faire soi-même ? 22/11 Canyon Colca (Perù) 23/11 Canyon Colca (Perù) (peut-être un jour de trop ? à replacer ailleurs encore) 24/11 Colca/Nazca (Perù) repasser par Arequipa ? 25/11 Nazca (Perù) survol lignes prix ?136 soles ? 26/11 Nazca/Lima (Perù) 6h30 - 35$ ? 27/11 Lima (Perù) 28/11 Lima/Piura (Perù) 16h - 130s c'est à partir de là que je commence la remontée sur Guaya pour prendre mon vol, oui long voyage... 29/11 Piura/Guayaquil (Ecuador)/Panama City (Panama) 12h - 30$ ? 30/11 Panama City/San Jose (Costa Rica) 16h - 40$ 01/12 San Jose/Miami (US)

Merci d'avance !!
Bons plans pour louer un camping-car en Nouvelle-Zélande?
by CaroSteph · 2008-08-12 · 7 replies
Bonjour,

Actuellement en Equateur ou nous commencons un tour du monde avec nos trois enfants, nous serons en Janvier et Fevrier 2009 en NZ ou nous voulons louer un camping car.

Avez vous de bonnnes adresses, et sites internets a nous recommander?

Merci de votre aide.

Caroline et Stephane
Vol pour les îles Galapagos
by Sessill · 2013-05-04 · 9 replies
Bonjour, je pars en équateur en septembre, et jai l'intention de passer 6-7 jours sur les iles Galapagos. Jai lu plusieurs de discussions à ce propos et notamment concernant les vols, et les agences Est il toujours avantageux d'acheter son vol en France avant? Sur quel site? LAN? TAME? Ou de le prendre sur place? avec une agence?

merci pour vos réponses
Amérique du Sud ou Amérique Centrale? (voyage seule)
by Pticaillou · 2009-03-20 · 2 replies
bonjour à tous! Je pars en Equateur en juillet avec des amis pour 3 semaines. Je souhaite ralonger mon voyage jusque fin octobre mais je suis aussi attirée par l'amérique du SUD ( Bolivie, Pérou, Chili) que par l'amérique centrale... Je vais voyager seule. J'aimerais donc avoir quelques avis, infos... pour essayer de m'aider à faire le bon choix... Je pense que j'aurais pas forcément l'occaz de le refaire par la suite alors c'est vrai que c'est super important pour moi de pouvoir faire les choses au mieux... (Pour dire vrai j'ai peut-être plus une attirance pour l'amérique centrale.. Mais qui veut me faire changer d'avis ou me conforter dans mon choix est le bienvenu!!!) merci d'avance à tous!!!
Colombie: transports Popayan-Bogota-Cartagena de jour?
by Emele · 2007-03-16 · 30 replies
Bonjour à tous!

Je suis pour le moment en Equateur et vais passer d'ici quelques jours/semaines en Colombie. Ma première étape serait Popayan pour remonter ensuite sur Bogota puis Cartagena. Mon "problème" est que les distances/durées des trajets en bus entre ces trois villes sont importantes (autour de 15h) et je cherche donc des "étapes-intermédiaires" sympathiques, à la fois pour éviter de voyager de nuit (ce qui n'est pas forcément recommandé) et pour pouvoir profiter des paysages... Je ne suis pas vraiment attiré par les grandes villes, c'est pourquoi j'évite Medellin et Cali. Tous vos conseils/avis/remarques sont les bienvenus!

Merci.
Traitement paludisme Amérique du Sud
by Ceska · 2004-08-26 · 3 replies
Bonjour à tous!

Je pars pour l'Equateur fin septembre et on m'a prescrit le Lariam contre le paludisme. J'avais eu des échos négatifs de ce médicament, mais pas de quoi convaincre le médecin de me prescrire autre chose...

Et en visitant ce site, j'ai pris ma décision :

http://www.geocities.com/victimes_du_lariam_en_suisse/lariam.html

Je ne prendrais pas le risque d'avoir de tels effets secondaires (dépression, angoisses...🤪), donc pour moi c'est NON AU LARIAM!! Et je trouve inadmissible que la médecine occidentale prétende faire de la prévention et agir pour la santé de tous, alors qu'elle prescrit de telles molécules! Il y a surement une histoire de ronds derrière tout ça (à voir le prix des traitements préventifs), en tout cas, pour moi, quelque chose ne tourne pas rond!!

J'aimerais avoir un retour d'expérience de personnes, des conseils quant au traitement médicamenteux.

Je ne vais passer que 2-3 jours en Amazonie et je voudrais savoir s'il est vraiment nécessaire de prendre un traitement. Je compte prendre toutes les précautions annexes, à savoir, moustiquaire, répulsif à moustique et vêtements imprégnés.

Si vous me conseillez un autre traitement, lequel?

Merci de vos témoignages...
Conseils pratiques sur le Mexique en août?
by Ametill · 2003-07-22 · 1 reply
Ayant envisagé dans un premier temps l'équateur comme destination, un pb s'est posé à moi : mes vaccinations ne sont pas à jour pour cette destination, et les 3 semaines à peine kil me reste avant mon départ ne suffiront pas je pense. Ce n'est que partie remise dans ce cas (je garde note des conseils qui m'ont été donnés). J'ai donc pensé au besoin me rabattre sur le mexique, qui impose moins de contraintes en matière de vaccination.

Quels sont les parcours les plus intéressants?

Connaissez-vous des bon plans en matière de logement : par ex, est-ce que le logement chez l'habitant s'y pratique, et dans quelles conditions? et les auberges de jeunesses?

Quelles consignes de sécurité spécifiques à ce pays (et tous autres conseils important) seraient à suivre?

Merci beaucoup 😉
CPAM et droits suspendus
by Gounzi · 2014-04-04 · 5 replies
Bonjour à tous, voilà bientôt je pars vivre et travailler en Equateur entre un an et 5 ans pour le moment. Je ne sais pas encore quel statut j'aurai mais j'y serai sûrement comme résident permanent. La question que je me pose, et où je n' ai pas encore trouvé de réponse, c'est par rapport à la CPAM. Doit-on se désinscrire de la CPAM (ce que veut la CPAM) ou est-il préférable de ne rien dire? Avantages/inconvénients/obligations? Si je les informe de mon départ, mes droits seront-ils suspendus jusqu'à mon retour en France ou bien ils seront perdus?

Merci infiniment de m'éclairer sur ce sujet cher(e)s internautes!
Transit d'un 4x4 sur le continent d'Amérique du Sud
by Prunepomme · 2013-03-17 · 12 replies
Quelqu'un peut il m'aider à trouver la meilleure solution rapport sécurité / prix pour convoyer trois 4x4 d'environ 5 mètres sur le continent sud Américain ?
Retrait d'argent en Amérique du Sud
by Daniellg · 2012-02-02 · 32 replies
Bonjour,

Je suis domicilié en Equateur mais mes revenus arrivent dans une banque belge. Depuis que la Belgique a supprimé la possibilité d'utiliser les cartes de débit hors Europe, j'utilise Visa mais je suis plus que mécontent de leurs services car, si le système fonctionne assez bien pour les achats en magasin, j'ai eu plusieurs problèmes pour des achats en ligne et des retraits et en un an, j'ai ainsi perdu environ 500 usd. De plus, comme ils ont un quasi-monopole (accords avec les banques et c'est entre autres la mème entreprise que Master card), ils sont aussi polis que des portes de prison et n'ont aucun souci du client. De plus c'est chaque fois bagarre entre la banque et Visa pour voir qui est responsable. Ma fille belge, quand elle voyage par ici, a déjà eu le mème genre de problèmes.

Je cherche un autre moyen pour pouvoir retirer de l'argent (J'ai déjà une carte de débit équatorienne mais je ne peux pas avoir de carte de crédit ici car mes revenus n'arrivent pas sur mon compte en banque équatoriens)

Il y a d'autres possibilités comme American express mais en ce qui concerne ceux-ci, je ne trouve qu'un distributeur de billets dans tout le nord et le centre de Quito.

Quelqu'un a-t-il une idée ou une expérience pour me faciliter la vie ?

NB: Il y a naturellement la possibilité de transférer de l'argent par fax mais le nombre de fax internationaux en fonctionnement à Quito est plus que réduit (j'en connais juste deux pour tout le Nord) et la dernière fois le fax a disparu entre l'Equateur et la banque)
Voyage en Amérique du Sud et Centrale: dollars ou euros?
by Fabd · 2011-02-23 · 5 replies
Bonjour à tous!

Je vais voyager 10 mois en Am du sud: Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie et Amé centrale notamment. Je pense apporter un peu de liquide et des travellers.

Vaut-il mieux des dollars comme les guides le conseillent souvent? Des problèmes pour changer des euros dans ces pays? Car, il me semble que vu le cours de l'euro, il est plus avantageux!

Merci de votre réponse!

Fabrice
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010)
by Lucbertrand · 2011-02-11 · 3 replies
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.

Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.

J33 dimanche 19 septembre

Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.

J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste

Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.

Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!

La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?

Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.

J 35 mardi 21 septembre

San Ignacio Jaen 112 km

La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.

Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.

Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.

Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!

Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.

Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.

À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.

L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.

J36 mercredi 22 septembre

Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30

Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.

Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.

Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.

J 37 jeudi 23 septembre

Trujillo

Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.

Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.

J 38 vendredi 24 septembre

Toujours Trujillo

Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.

J39 samedi 25 septembre

Trujillo Viru 58 km

Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.

J40 samedi 26 septembre

Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste

Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.

Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été pr��venue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.

J41 dimanche 27 septembre

Chuquicara Huallanca 69 km de piste

Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.

Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.

Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !

À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.

J42 lundi 28 septembre

Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste

L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.

Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.

L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.

L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.

Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.

J43 mardi 29 septembre

Première partie du trek

5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.

J44 mercredi 30 septembre

Deuxième partie du trek

Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.

Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.

Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.

Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.

J45 vendredi 1 octobre

Caraz

La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.

Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.

SUITE A VENIR
Plonger aux Galapagos
by Aieaieaie74 · 2010-10-13 · 7 replies
Bonjour à tous, 5 semaines prévues en équateur au mois de janvier, croisiere 8 jours aux galapagos.... Qu'en est il du niveau requis? je suis niveau 1 padi avec plus de 30 plongers, est ce suffisant pour toutes les plongers? Pour la réservation croisiere, puis je réserver sur place à mon arrivée, pour la fin de mon séjour? Les galapagos...on en parle beaucoup, mais le jeu en vaut il la chandelle (1500€ aprox pour la semaine en croisiere)? Les départs à la journée ne sont ils pas valables?? Bons plans, bons conseils, merci pour votre aide...
Trajet Conception (Paraguay) - Boyuibe-Santa Cruz (Bolivie)?
by Karudji · 2009-09-23 · 2 replies
Bonjour, Je parts pour un long voyage : Brésil, Paraguay, Bolivie, Argentine, Chili, Pérou, Équateur + si possible vers l'Amérique centrale et du nord... J'aimerais avoir des informations sur un parcours. Il est question de partir de Conception (Paraguay) en sortant par General Eugenio A. Garay, Nueva Asuncion (Paraguay) et de rentrée en Bolivie première ville Boyuibe puis vers santa-cruz... Quelqu'un aurait il déjà effectué ce trajet ? Quel est le meilleur moment de l'année pour passer par là? Un autre chemin ne serait il pas plus sage? En espérant une réponse. Merci à vous amis (es) du voyage. Dji.
Itinéraire de trois mois en Amérique du Sud de février à mai 2010
by Alain16 · 2009-09-17 · 5 replies
a la fin d'un sejour argentine (janvier)je projette de remonter vers le nord du continent via uruguay paraguay bolivie equateur puis retour vers la france en mai vous pensez quoi de cet itineraire ? vos conseils compagnies de bus? argent ? sécurité? hotels? merci pour votre aide ! alain
Itinéraire pour un mois Colombie?
by Alex07 · 2009-05-21 · 13 replies
Hola todos!

J'arrive a Popayan en provenance de l'Equateur et je voudrais avoir votre avis sur un itineraire qui me permette de decouvrir une bonne partie du pays en 1 mois plus ou moins ( je n'ai pas vraiment de dates)...

Sachant que je ne compte pas me rendre a Laeticia et que si je fais de l'Amazonie, ce serait plus dans l'optique de rejoindre le Bresil (mais c'est encore au stade du projet pour le moment), quel est l'itineraire le plus coherent que vous me proposeriez...

J'aimerai faire quelques treks, faire la fete, quelques musees, eventuellement des festivals ou fetes si je tombe dans les dates...pas trop de lieux blindes de touristes, meme si j'irai bien sur a Carthagena....

Voila, voila...avis aux connaisseurs, je prends tous les conseils....

PS: pas de longs debats sur le probleme de l'insecurite....je pense qu'il y en a deja beaucoup sur le forum....

Muchas gracias por su ayuda

Cuidase siempre y disfrutase de la vida
Voyage en Amérique du Sud à moto 125
by Trunk427 · 2008-08-15 · 5 replies
Bonjour a tous les voyageurs ! Nous partons avec un ami en Equateur pour un long périple qui nous menera juqu'en argentine, nous partons le 4 septembre. nous avions pensé descendre en moto, mais suite a un contretemps, je n'ai pas pu finir de passer mon permis moto en france.

Je me demandais si le permis B français de plus de deux ans donnait le droit a une moto 125 dans les pays suivants: Equateur, pérou, bolivie, chili et argentine. Si chacun pouvait apporter sa brique en fonction de ce qu'il sait dans chacun des pays d'amérique du sud, ça serait le top ! en effet, on ne trouve cette information nulle part sur la toile, et les diverses ambassades que j'ai pu avoir au téléphone ne semlaient pas trop au courant.

Autrement, est ce que quelqu'un saurait comment se passe le permis moto en Equateur, ou au pérou par exemple. Quel est son cout ?

Merci a tous pour votre aide :)

Mathieu Girodin
Camino de l'Inca, Machu Pichu au Pérou
by Arianita · 2004-08-23 · 47 replies
Salut,

Je suis actuellement en Equateur et j'aimerais aller d'ici environ 1 mois au Machu Pichu par le chemin de l'Inca. Est-ce que quelqu'un l'a fait dernierement ? Car on m'a dit qu'il fallait maintenant reserver un mois a l'avance, et que cela coutait plus ou moins 300 dollars.

Si vous avez des infos, ca serait avec plaisir !!
Traversée Leticia (Colombie) - Iquitos (Pérou)
by Nadegelr · 2017-03-29 · 9 replies
Salut! Actuellement en Colombie avec mon copain nous hésitons entre deux choses: - descendre par la terre en Equateur avant de rejoindre le Pérou - prends un bateau sur l'amazone depuis letitia en Colombie jusque iquitos au Pérou directement. Je suis donc à la recherche d'infos sur la traversée en bateau de letitia à iquitos: conditions, prix, témoignages. Par ailleurs une fois rendus à iquitos, comment regagne t on le reste du pays? Merci pour vos réponses, salutations humides depuis Bogota 🙂

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