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Prendre l'avion pour l'Angleterre avec une carte d'identité périmée?
by Desné · 2010-05-02 · 21 replies
Je dois partir en Angleterre par avion le 18 mai avec mon èpouse. La carte d'Identité de mon épouse est en cours de validité, la mienne est périmée depuis deux ans . Risque-t-on des ennuis pour embarquer ? Précautions à prendre?(permis de conduire facture assurant le domicile est..) Le renouvellement de ma carte est en cours mais les délais d'obtention fait que la nouvelle carte risque d'arriver au delà du 18. merci😠
Lanzarote: petites randonnées volcaniques...
by Mlefevre · 2010-04-29 · 24 replies
Bonjour à tous,

Il est tout frais, il est tout chaud, le dernier carnet volcanique de la famille Lefèvre! A peine retardé par le nuage de cendres islandais...

Pour le récit en photos, cliquez ici : sibellelaterre.

Bonne lecture!

Marie

Texte seul:

LANZAROTE AVRIL 2010

Présentation Ceux qui nous connaissent le savent bien : nous aimons les cailloux et les volcans!

Il y a quelques années, Ténérife nous avait très agréablement surpris et l'envie de découvrir une autre de ces îles canariennes nous titillait depuis longtemps.

Pourquoi Lanzarote en particulier? Sans doute en grande partie à cause de l'influence de César Manrique (1919-1992) architecte et artiste dont les exigences esthétiques ont empêché (enfin...presque) le bétonnage outrancier trop souvent présent sur les autres îles. En préparant ce voyage, il me semblait que la nature volcanique si fragile de Lanzarote était relativement préservée. J'étais impatiente de découvrir en marchant ses paysages volcaniques mais aussi ses petits villages soignés. Curieuse aussi de comprendre comment des hommes avaient pu vivre sur cette île sans eau douce jusqu'à la construction de la première centrale de dessalinisation de l'eau de mer au début des années 60.

Bien que située à la latitude du Maroc, à 140 km de ses côtes, Lanzarote est relativement tempérée, du fait de la présence du courant froid des Canaries et des alizés de NE. L'eau y est toute l'année aux environs de 20°C et en avril les températures y sont idéales (20 à 25°C)

Après avoir un peu hésité avec Fuerteventura, j'optai définitivement pour Lanzarote après avoir lu que les panneaux publicitaires y étaient totalement absents, reflet d'un sens de l'esthétique prometteur! Nous n'avons pas été déçus!

Le voyage (samedi 10 avril) Nous arrivons en milieu de journée à l'aéroport de Frankfurt Hahn, sans doute une ancienne base aérienne militaire américaine recyclée en aéroport tout petit mais très pratique. Le temps passe vite en salle d'embarquement : des agents de Ryanair soupèsent systématiquement chaque bagage-cabine et en cas de doute sur le poids, direction la balance puis le terminal carte bleue (20 £/kg supplémentaire!!). Le volume des bagages est aussi contrôlé. On est dans les clous! Du coup on observe le manège avec un amusement narquois, c'est pö gentil! Vol sans histoire agrémenté de sandwiches-maison au cours duquel nous reconnaissons le Pays-Basque et les Pyrénées, puis c'est la Grande Bleue... Environ 1000 km plus loin (soit après 3h45 de vol en tout) Lanzarote est en vue: nous reconnaissons l'île de la Graciosa, située au nord de Lanzarote et aussitôt le caractère volcanique de l'île nous saute aux yeux : elle est formée d'une juxtaposition de petits volcans aux formes parfaites, tels qu'en dessineraient des enfants. C'est un camaïeux d'ocres, terre de sienne, gris et noirs égayés de villages blancs pimpants éclatants sous le soleil de fin d'après-midi. Atterrissage au bord de la mer, récupération des bagages en un clin d'oeil (vive les petits aéroports), récupération de la voiture, un beau Nissan Pathfinder tout rouge, puis premiers km sur l'île. Une fois quittés les abords de l'aéroport et la côte est, c'est bien simple : TOUT est beau. Nous restons toutefois concentrés sur les indications données par Zanna, propriétaire de la Finca Amatista, située près de la Vegueta, grosso modo au centre de l'île. Nous y parvenons en moins de 30 mn. Il faut dire que l'île n'est pas bien grande : 60 km de long et pas plus de 30 de large. De cet endroit où nous prévoyons de rester une semaine, nous allons pouvoir facilement rayonner pour des virées à la journée. Je jubile en approchant de la maison : le jardin est magnifique, les alentours... volcaniques avec plein de beaux volcans tous azimuts. J'adore. Nous sommes chaleureusement accueillis par Zanna et ses 2 chiens que nous allons aussitôt adopter! Nous posons nos affaires dans notre appartement (la maison est composée de plusieurs appart' mais agencée de telle sorte que chacun garde son intimité) puis filons au « supermarket » de Tiagua, à quelques km pour y faire notre ravitaillement. Comme espéré, la semaine de vacances s'annonce simple et reposante...

Dimanche 11 avril Sur les conseils de Zanna, nous allons de bon matin faire un tour au petit marché de la Mancha Blanca où une dizaine de marchands vendent leurs produits du terroir. On a beau être sur une île, les prix sont vraiment très raisonnables et les produits bien appétissants! Alors que nous quittons le marché, un bus de touriste arrive et simultanément la sono commence à débiter un flot de musique « typique » Nous ne sommes pas restés pour vérifier si la sono s'arrête avec le départ du bus de touristes... Des touristes, il y en a plein au marché de Teguise où nous nous rendons ensuite : ce joli bourg, ancienne capitale de l'île accueille le dimanche un marché sans grand intérêt : on y trouve la pacotille universelle des zones touristiques, bof quoi! Les rues sont envahies d'étals et d'auvents et nous nous promettons de retourner à Teguise un jour « normal » pour pouvoir découvrir tranquillement sa belle architecture. Nous retournons à la Finca par la piste et en profitons pour faire conduire les enfants : l'île est truffée de pistes faciles et très très peu fréquentées et nous nous ferons un plaisir de les emprunter. Dorénavant la 1ère question des enfants quand nous déciderons d'aller à tel ou tel endroit sera : « Y a-t-il une piste pour y aller? » Vraiment poètes ces zados! Les distances sont vraiment minuscules, aussi repassons- nous déjeuner à la Finca. Nous en profitons pour découvrir plus en détails la casa et ses environs.

Après une petite sieste nous allons vers la Playa de la Madera par une piste facile : nous découvrons une côte très austère composée du front de lave de l'éruption de Timanfaya qui eut lieu en 1730, dura 6 ans et couvrit le quart de la superficie de l'île. Nous croisons plusieurs pêcheurs à pied, qui rentrent lourdement chargés de mollusques. Ce ne doit pas être une sinécure de pêcher sur cette côte acérée battue par la houle atlantique. Cette côte ingrate se poursuit sur une quinzaine de km aussi faisons-nous demi-tour pour aller grimper sur la Montana Blanca (461m) que nous atteignons par une piste sur son versant ouest, ce qui nous évite la marche d'approche depuis la Mancha Blanca. En chemin, nous découvrons une ferme abandonnée qui s'intègre parfaitement dans le paysage! La grimpette sur la lèvre de la Caldeira Blanca est assez raide mais le vent, omniprésent à Lanzarote nous rafraichit agréablement. Parvenus au sommet, nous découvrons un étrange animal dessiné à partir de blocs de lave : s’agit d’un enclos de berger poète ? La vue sur le Parque Nacional de Timanfaya est impressionnante et... magnifique. Nous faisons le tour de la caldeira, effrayant au passage un troupeau de chèvres. La vue de ce troupeau soulevant un nuage de poussière au fond du cratère me fait penser à certains paysages d’Afrique (encore pas vus pour de vrai !)

Par un chemin un peu acrobatique, nous regagnons enfin la voiture puis nous décidons de continuer par une piste vers le sud et la route LZ67. Piste magnifique mais 4X4 indispensable. Avec le soleil déclinant la Caldeira Roja et la Montana Tirgata sont encore plus belles! Retour à la Finca au soleil couchant, les alentours sont vraiment très agréables!

Lundi 12 avril Nous avons eu une petite averse cette nuit qui n'a pas du durer plus de 30 mn. Le temps change à toute vitesse sur l'île : les cumulus se succèdent dans le ciel. Je commence à comprendre qu'il est inutile de consulter la météo, ça change tout le temps mais les précipitations sont très faibles (200 mm/an) En route pour la Geria, zone de vignes plantées dans des dépressions protégées des vents dominants par des murets de pierre de lave. Les racines des pieds de Malvoisie atteignent la terre arable tandis que de la poudre de lave à la structure alvéolée capture la rosée nocturne, très abondante sur cette île océanique. L'ensemble est très graphique, simplement ponctué de figuiers de Barbarie utilisés autrefois pour la culture de la cochenille qui donnait un colorant rouge très apprécié.

Chose promise, chose due à Marion : nous allons aujourd'hui à la plage. Papagayo, située à l'extrême sud de l'ile est considérée comme une de ses plus belles plages. Après avoir acquitté un péage de 3 euro pour y accéder nous découvrons une petite plage très banale où nous pique-niquons et prenons quelques coups de soleil. Au bout de ¾ h, à l'unanimité, tout le monde s'ennuie, il fait super chaud, pas un poil d'ombre, la mer est trop fraîche pour nous, bref, nous mettons les voiles! On décide de prendre la piste qui longe la côte SE de l'île jusque la Punta Garda puis qui remonte le Barranco Parado jusqu'à la Degollada del Portugues avant de plonger vers la route qui va de Femés à la Playa Blanca. Mamma Mia! Quelle aventure: cette très belle piste passe plusieurs barrancos très techniques pas faciles du tout à franchir! De plus la sortie de cette piste est indiquée comme fermée sur la carte et je ne me vois pas du tout la refaire dans l'autre sens. Fred insiste pour continuer et il a bien fait car nous découvrons une jolie petite plage déserte où les plus courageux (les garçons quoi!) piquent une tête. Après quelques autres passages scabreux nous arrivons à la Degollada Del Portugues, col haut perché d'où nous allons partir pour faire une jolie balade dans de sauvages barrancos avec vue sur la mer. Nous arrivons à un refuge à cause duquel se trouve un puits où j'insiste pour que nous prenions de l'eau car avec cette chaleur nos stocks sont bien entamés. Heureusement nous n'aurons pas à boire cette eau douteuse qui a l'air très heu... nourrissante. Très belle balade! Nous terminons la journée en allant voir d'abord les Salinas de Janubio sur la côte ouest qui sont d'anciens marais salants maintenus en activité pour le tourisme puis le surprenant lagon vert appelé Charco de Los Clicos juste au sud du village d'El Golfo. Nous rentrons par la Geria afin de la revoir sous une autre lumière: on ne s'en lasse pas!

Mardi 13 avril Aujourd'hui, cap au nord-ouest pour découvrir les falaises d'El Risco qui plongent à pic dans la mer sur plus de 400 m. Toujours principalement par les pistes, nous gagnons le village de Yé et nous garons près de la Finca La Corona. De ce petit parking, un sentier descend jusqu'au bord de la mer puis file vers le nord jusqu'aux Salinas del Rio (-400m, +400m, 13,5 km) La vue vers l'île de la Graciosa est évidement imprenable. Le sentier chemine au sein d'une belle végétation. Nous arrivons à une très belle plage déserte que nous longeons avant d'arriver finalement aux salines qui ont été abandonnées il y a bien longtemps car il était trop difficile de remonter le sel en haut de la falaise. Nous mangeons un morceau puis prenons le chemin du retour : le ciel assez nuageux fait bien notre affaire pour remonter les 400m. Sur la route du retour nous faisons un arrêt dans le beau village de Haria où le charme de la Plaza Leon di Castillo nous donne envie d'y déjeuner (à 15h30, ce qui est tout à fait habituel là-bas) : repas vraiment quelconque aux « 2 brothers » (à éviter). Fin d'après-midi tranquille après cette rando qui n'est pas de tout repos...

Mercredi 14 avril Le vent a soufflé très fort toute la nuit : nous décidons donc d'aller voir Los Hervideros sur la côte ouest. La côte y est creusée de cavités dans lesquelles les vagues s'engouffrent avec fracas et peuvent parait-il cartains jours se transformer en « geysers ». Nous repassons par les Salinas de Janubio, mieux éclairées à cette heure matinale. Los Hervideros est sympathique mais la houle semble un peu insuffisante pour rendre cet endroit vraiment impressionnant. Il est encore un peu tôt pour que le lagon vert soit complètement au soleil mais l'endroit est tout de même très beau. Nous faisons ensuite une petite promenade dans le joli village de Yaiza. Nous découvrons plein de jolis détails architecturaux. Nous repassons ensuite par la Geria puis prenons la route LZ56. A l'ouest de cette route, , nous faisons une très jolie rando vers la Montana Cuervo : petit cratère où poussent des centaines de géraniums sauvages! La rando est courte, facile et charmante! Nous profitons de cette journée ventée pour ensuite aller faire du cerf-volant sur la Playa de Famara, située sur la côte NO. Encore une très belle plage, fréquentée par des surfeurs et véliplanchistes. En fin d'après-midi le vent faiblit et nous regagnons finalement nos pénates.

Jeudi 15 avril Ce matin, grosse averse d'allure tropicale, 20 mn chrono puis soleil. Nous décidons de faire un petit tour dans le beau village de Teguise. Vraiment bien plus agréable sans le marché! Les Montanas del Fuego de Timafaya nous fascinent vraiment! On ne peut théoriquement visiter le Parque Nacional de Timanfaya qu'en montant dans un bus pour un tour organisé d'une quarantaine de minutes. Bof, bof, bof.... J'ai toutefois repéré sur la carte une piste qui permet de s'approcher très près du parc et d'en profiter en toute liberté. A partir de la route LZ56 nous prenons une piste qui file vers la Montana Los Rodeos, la contourne puis s'arrête au fond d'une petite ravine cernée de reliefs volcaniques. Nous suivons un sentier non balisé mais visiblement régulièrement fréquenté et grimpons sur la caldera de la Rilla dont nous faisons le tour. Ensuite nous poursuivons par un sentier qui part vers l'ouest, passe dans une zone très torturée avec plusieurs tunnels de lave, des cheminées éteintes et nous arrivons à la lisière du parc, matérialisée par un petit panneau. Nous tournons alors vers le nord pour grimper sur l'impressionnante Montana Senalo. De là-haut nous avons une vue imprenable sur le cône parfait de la Caldera de la Rilla. J'ai adoré cette balade!

Vendredi 16 avril Comme nous partons demain, je fais quelques photos-souvenirs depuis le toit de la Casa. Ensuite, Marion et Fred s’étant enrhumés dans l’avion, nous partons à la pharmacie chercher des médicaments pour le rhume : la pharmacienne a du faire plusieurs tiroirs avant de les trouver ! Tout un symbole ! D’ailleurs il n’y a pas de mouchoirs au petit supermarché de Tiagua… En route pour le joli village de Haria, dans le nord de l’île, j’immortalise quelques mobiles de César Manrique. Puis nous grimpons vers Haria en passant par la belle vallée de Tabayasco (LZ 206). Ce versant de l’île est beaucoup plus fertile. La vallée est couverte de terrasses, le plus souvent laissées à l’abandon. Le village de Haria se niche dans une large vallée plantée de palmiers. Nous y avons fait une sympathique balade en grimpant depuis le village jusqu'au sommet de la falaise d'El Risco. Vue superbe sur la Playa de Famara au SO et la Graciosa au N. Nous redescendons par les petits champs entre les villages de Magues et Haria. Nous décidons ensuite de pousser jusqu'à l'extrême nord de l'île, le petit village d'Orzola d'où part le petit ferry pour la Graciosa. Nous y prenons un bon repas dans un des restaurants situés sur le port puis nous découvrons la jolie Playa de la Canteria, autre spot de surf. Encore une plage bien plus belle que Papagayo, décidément... Nous prenons ensuite la route côtière avec l’idée d’aller visiter les Jameos del Agua, œuvre de Manrique construite dans un tunnel de lave qui descend de la Montana Corona jusqu’à la mer. On change aussitôt d’avis en voyant la demi-douzaine de bus garée sur le parking ! Nous prenons donc une piste qui remonte sur le sommet d’El Risco, la grande falaise qui constitue l’arête dorsale du nord de l’île. Petit arrêt en chemin pour jeter un œil au seul point d’eau douce de l’île, créé par un barrage de retenue qui semble abandonné mais qui fait le bonheur des goélands, assez peu nombreux par ailleurs sur l’île. Très jolie vallée qui ressemble à celle de Tabayasco. Nous arrivons près du point culminant de l’île (675 m), occupé par des installations militaires. Quelques centaines de mètres plus au sud nous passons par l'Ermita de Las Nieves d’où la vue est splendide. Très bonne piste jusqu'à Teguise puis jusqu'à notre finca. Nous devons reprendre l'avion demain si bien que nous décidons de profiter de la belle lumière de fin de journée pour reparcourir la belle piste du 1er jour entre la Caldera Blanca et la LZ 67. En arrivant à la finca, Fred reçoit un SMS de mon père nous informant d'annulation de vols à cause du volcan islandais qui produirait un nuage de cendres dangereuses pour les avions. N'ayant reçu aucun mail ni SMS de Ryanair nous ne sommes pas inquiets, d'autant plus que comme toujours en vacances nous ne suivons absolument pas l'actualité. Je vérifie tout de même sur le site de Ryanair et -coup d'adrénaline!- notre vol prévu dans moins de 24h est annulé! On tombe des nues! En quelques minutes on évalue les conséquences: - professionnelles, pas simple! - où dormir demain soir - conserver la voiture ou en trouver une autre Sans attendre on décide d'acheter de nouveaux billets pour mardi 20/04, rien de dispo avant : 1000 euro pour nous 5 à destination de Francfort. Zanna nous annonce au bout de quelques heures que les allemands qui devaient nous remplacer dans notre appart' ont du annuler : un souci en moins. On peut aussi garder la voiture : plus aucun nouveau touriste n'arrive sur l'île. Très mauvaise nuit à cogiter dans tous les sens, personne ne sait comment la situation va évoluer mais une chose est sûre : nous ne serons pas au boulot lundi!

Samedi 17 avril Après une matinée passée à essayer d'évaluer la situation et arranger le bazar, nous nous rendons à l'aéroport où on nous annonce le remboursement à venir du vol retour de ce jour annulé. Par contre les 1000 euro pour les nouveaux billets sont pour notre pomme, du moins si le vol est maintenu... Bon, maintenant il va falloir s'occuper jusqu'à mardi. Nous en profitons aussi pour prolonger la location de la voiture jusqu'au mardi. En route donc pour le Jardin de Cactus, pas mal du tout : il s'agit d'un amphithéâtre planté de plus de centaines d'espèces de cactus, conçu par César Manrique. Ensuite nous allons visiter la fondation César Manrique au sud de Tahiche : il construisit cette maison surréaliste au sein de 5 bulles de laves en 1982. On a adoré!

Dimanche 18 avril Les nouvelles du volcan sont toujours aussi imprécises ce matin, vol maintenu pour le moment... Nous allons faire un tour au visitor center (gratuit)du Parc de Timanfaya : nous y visionnons 2 films d'une vingtaine de minutes (en espagnol) sur la formation de l'île, sa faune et sa flore, « expérimentons » une éruption fictive et discutons un peu avec une ranger très sympa qui parle un français parfait! Nous roulons ensuite jusqu'à Playa Quemada sur la côte sud-est : village un peu déglingué (seul endroit de l'île où nous verrons quelque chose qui ressemble à un camping) où Zanna nous a indiqué le départ d'une rando vers une jolie crique. Malheureusement nous ne la verrons pas, nous étant arrêtés par erreur à la précédente plage qui ne cassait pas des briques (playa del Pozo). Dommage... Bien que n'étant pas allés au bout de la rando, nous rentrons assoiffés et buvons un verre à la Playa Quemada, au bord de l'eau, restaurant recommandé par Zanna qui arrive d'ailleurs 5 mn après avec sa chienne Nitti, toute contente de retrouver les enfants! Nous allons mieux profiter de son 2ème tuyau : sur la côte au nord de Playa Blanca se trouve un horrible hôtel gigantesque dont la construction n'a jamais été achevée et en contrebas de cet hôtel se trouvent des piscines d'eau de mer. Après une piste assez fastidieuse (mieux vaut y aller par le sud), nous y arrivons enfin : une fois en bas, l'hôtel n'est plus visible et l'endroit est magnifique! Nous nous baignons dans des grandes piscines naturelles avec une eau à 30°C! Un régal! Soirée internet : le vol de mardi pour Francfort est annulé!! Pas d'autre vol pour Francfort, Paris, Bruxelles, Düsseldorf, avant au mieux le 27 avril! Seuls les vols pour l'Espagne sont maintenus... Après une brève réflexion, on décide de prendre des billets avec Air Europa (108 euro X5) pour Bilbao, au pays Basque espagnol pour le jeudi 22/04. L'aéroport est actuellement aussi fermé mais devrait rouvrir dès demain. La grève SNCF continue, bien sûr! Plus aucune voiture de location disponible. On appelle mon père à la rescousse : il va venir nous chercher de Quiberon (830 km) et nous irons ensuite à Nancy (1200 km) Ensuite il ne restera « plus » qu'à aller récupérer la voiture à Francfort (220 km X2) puis il rentrera à Quiberon (830 km) Quel bazar! C'est de toute façon la seule solution car tous les vols vers le nord de l'Europe ont été annulés depuis 5 jours et il n'y a pas de places disponibles avant au moins 1 semaine!

Lundi 19 avril Nous allons en début de matinée à l'aéroport pour nous faire rembourser les billets de Ryanair mais il y a une file interminable. Nous décidons de retenter notre chance plus tard dans la journée. Nous avons la chance de loger à une vingtaine de minutes de l'aéroport dans un endroit agréable sur une île calme et sympathique. De tous les voyages que nous avons faits, s'il y avait une destination où il n'aurait pas été trop galère d'être bloqués pendant plusieurs jours, c'est bien Lanzarote. Nous faisons donc contre mauvaise fortune bon cœur. Brève incursion dans Arrecife pour y faire un ravitaillement : nous préférons largement l'épicerie de Tiagua! Nous retournons en début d'après-midi à l'aéroport où en 5 minutes nous obtenons un accord pour le remboursement des billets de mardi (payés 1000 euro, depuis j'ai reçu un mail m'indiquant un remboursement de 676 euro seulement!!) Dans la foulée nous prolongeons la location de voiture jusqu'au jeudi! Nous allons ensuite visiter les Jameos del Agua, situés dans le NE de l'île, encore un endroit imaginé et créé par César Manrique dans un gigantesque tunnel de lave : on découvre un lac souterrain qui communique avec la mer et où vivent de curieux crabes transparents, plus loin se trouve une superbe piscine entourée de palmiers, enfin il y a une exposition sur le volcanisme. Il n'y a vraiment pas grand-monde, sans doute à cause des circonstances : pas de nouveaux venus dans l'île et ceux qui sont là depuis 1 semaine ont sans doute déjà visité le site. Soirée brain storming avec les autres locataires de la finca : 2 étudiantes wallones et 1 couple avec bébé néerlandophones. Ils ont aussi des vols avec Ryanair, prévus jeudi et indiqués comme annulés.Les filles ont un budget étudiant et un examen à la rentrée : mauvaise nuit pour elles aussi en perspective! Zanna très généreusement nous annonce qu'elle ne nous fera payer les jours supplémentaires qu'à 50% du prix normal. Sympa!

Mardi 20 avril Il devient difficile de trouver de nouveaux sites non encore visités dans l'île. Nous allons voir à quoi ressemble le Charco de San Ginès, petit port situé au nord d'Arrecife : pas horrible mais quelconque. Nous faisons une intéressante visite (gratuite qui plus est) au Castillo de San Gabriel situé un peu plus au sud : on y explique la vie des habitants avant la construction de la 1ère usine pour dessaliniser l'eau de mer. Elle était si dure que la plupart des habitants de l'île émigraient pour l'Amérique du sud ou Centrale. Nous faisons ensuite une courte visite au MIAC (Musée d'Art Contemporain) situé dans le Castillo San José, pas désagréable sans plus. Nous partons ensuite visiter la Cueva de Los Verdes, grotte formée par le même tunnel de lave que les Jameos del Agua entre la Montana Corona et la mer. Visite guidée uniquement, pas transcendante. Nous décidons ensuite d’aller voir de plus près la Montana Corona qui a produit ce tunnel de lave. Nous nous garons dans le village de Yé et montons jusqu’à la lèvre du cratère. Ses bords sont trop acérés pour pouvoir en faire le tour au sommet. Nous descendons donc un peu en contrebas. Il n’est pas évident de trouver un sentier et Marion fait du hors-piste dans les cactus ! Sur le versant est du volcan nous découvrons un gigantesque collecteur d’eaux pluviales. Nous poursuivons le tour du volcan par d’anciennes terrasses qui ne sont plus cultivées mais restent très coquettes, envahies par les fleurs sauvages. Nous bouclons la boucle dans les vignes de Malvoisie.

Mercredi 21 avril C'est théoriquement notre dernier jour à Lanzarote. Nous avons bon espoir que ce vol soit le bon car la situation semble s'améliorer. Certains évoquent toutefois la possibilité d'un 2ème nuage... On croise les doigts et on part le nez au vent vers la zone des volcans que nous aimons tant à l'ouest de la Mancha Blanca. Nous allons par hasard faire un très belle balade sur la Montana Teneza en prenant une piste qui longe son flanc est. Nous grimpons d'abord dans le cratère puis poursuivons sur les bords de sa caldeira avant de redescendre par une longue crête le long de la mer. Nous sommes maintenant familiers de la géographie locale et c'est un plaisir de pouvoir nommer tous ces volcans où nous nous sommes baladés. Nous pique niquons en haut de la falaise en profitant de la vue sur Tenesar.

Ensuite, à la demande générale des enfants, nous retournons aux piscines d'eau de mer où nous passons toute l'après-midi. Les piscines sont légèrement plus fraîches que la dernière fois et aussi un peu moins grandes mais la houle est magnifique et le spectacle est captivant!

Bien crevés par la baignade, nous nous couchons de bonne heure après avoir une ultime fois vérifié que notre vol était maintenu.

Jeudi 22 avril Lever 5h, dur, dur! On s'était mis au rythme espagnol! A 8h nous décollons pour Bilbao. L'avion est plein de nord- européens! Je ne sais pas comment ils vont ensuite se débrouiller pour rentrer chez eux... A 12h00 (3h de vol, 1h de décalage horaire) nous atterrissons. Mon père est au RDV. Il est venu en camping car ce qui nous permettra de voyager confortablement tous les 6. 1h du mat vendredi, nous arrivons à Nancy. Il n’y a « plus » qu’à récupérer la voiture à Francfort (220 km X2) et pour mon père qu'à rentrer à Quiberon (830 km)

CONCLUSION On a vraiment aimé Lanzarote, combinaison étonnante de rudes paysages volcaniques et d'une douceur de vivre qui contraste avec les stigmates de la vie d'autrefois. Le tourisme a adouci la vie de ses habitants mais celui-ci nous a semblé bien fragile, menacé par une urbanisation démesurée dans certains endroits comme Playa Blanca où les programmes immobiliers semblent se succéder alors que des centaines de « villas » semblent ne pas encore avoir trouvé acquéreur. On peut imaginer aussi qu'à terme l'absence d'eau redeviendra un problème sur l'île car comment produire de l'eau en quantité suffisante pour des milliers de touristes quand le pétrole viendra à manquer? L'âge d'or de Lanzarote me semble terminé. Fini le temps où César Manrique, enfant de l'île réussissait à influencer ses compatriotes pour construire « raisonnablement » avec une unité architecturale pour toute l'île (en particulier aucun bâtiment de plus de 2 étages, la hauteur d'un palmier des Canaries) Bref, il est urgent de découvrir cette île magnifique! Mais euh... une semaine, c'est suffisant!

BUDGET

INITIALEMENT PREVU Avion pour 5 A/R Francfort Hahn Lanzarote du 10 au 17 avril 610 euro Location voiture Nissan Pathfinder 7j 295 euro Location Tisalaya dans Casa Amatista (
http://www.villa-amatista.com/) 7j 770 euro Parking aéroport 7j 47 euro Total pour 1 semaine à 5 : 1722 euro

FINALEMENT Avion pour 5 personnes: Aller Francfort-hahn Lanzarote 300 euro Retour Lanzarote Francfort le 17/04: 300 euro en attente de remboursement de Ryanair Retour Lanzarote Francfort le 20/04 : 1000 euro en attente de remboursement de Ryanair Retour Lanzarote Bilbao avec Air Europa : 540 euro Donc normalement si remboursements effectués : 840 euro

Location de voiture Nissan Pathfinder 7j (295 euro) + 3j (169 euro) + 1,5 j (90 euro) 554 euro pour 13 jours Un 4X4 n'est pas indispensable du tout mais nous en avons bien profité sur les nombreuses pistes de l'île dont certaines (pas toutes loin de là) nécessitent un 4X4

Location appartement Tisalaya dans la Casa Amatista 7j à 770 euro + 4j à 220 euro : 990 euro

Parking aéroport : 47 +40 euro Péages : 180 euro Essence 432 euro Total pour 12 jours à 5 : 3083 euro

Frais occasionnés par le blocage de l'espace aérien : 1361 euro si Ryanair nous rembourse... Sans compter les conséquences professionnelles... Heureusement qu'on aime les volcans!

BIBLIOGRAPHIE J’ai utilisé un excellent petit guide accompagné d’une carte absolument parfaite : Walk ! Lanzarote de David and Ros Brawn, Discovery Walking Guides. Presque toutes nos balades se trouvent dans ce guide, à l’exception de 2 ou 3 que nous avons « inventées »
Meilleur itinéraire d'une semaine en Europe à partir de la Belgique?
by Cocosito · 2010-04-27 · 11 replies
Salut a tous!!!

Quel est le meilleur itineraire a faire en voiture a partir de la belgique?

On cherche a surtout a voir de beaux paysages, de bien manger, de decouvrir des villes/des villages! bref un beau voyage sympa! le tout en une semaine!

Merci d'avance🙂
Installation à Londres: recherche personnes dans le même cas
by Melbko · 2010-04-24 · 12 replies
Bonjour!!

Je m'appelle Melanie et j'ai 25 ans. Je compte partir m'installer à Londres début juillet ou au plus tard début août. Je suis hyper motivée et je peux très bien tenter l'aventure seule mais s'il y a d'autres personnes dans mon cas (plutôt des filles), je crois qu'un peu d'entraide ne nous fera pas de mal (moins de loyer à payer, on pourra se motiver l'une et l'autre, etc). Alors si tu es dans mon cas, n'hésite pas à m'envoyer un msg en MP qu'on fasse connaissance!
Visite libre au Tibet?
by Yang08 · 2010-04-22 · 48 replies
JE SOUHAITE ME RENDRE A LHASA EN AOUT 2010 EN TRAIN. JE CHERCHE LE TÉMOIGNAGE D'UNE PERSONNE AYANT RÉUSSI CE VOYAGE DERNIÈREMENT. BIEN SUR SANS GUIDE ET PERMIS.
Retour d'un séjour de chasse sous-marine à Mananara, Madagascar
by Ambitsika · 2010-04-19 · 49 replies
j'ai passé six semaines a mananara nord ou nous avons pratiqué la chasse sous marine derriere la barriere de corail , la nature est tellement au rendez-vous que l'on peut passer des journées juste a regarder , en bonne compagnie de pecheur locaux joce et emile , depart en pirogue , rencontre avec les totues marines , pour le plaisir des yeux , question chasse gros merou, langouste, enorme perroquet, carangues, j'y retourne en decembre et je dois dire que j'ai hate
Un mois en Europe pour deux adolescentes
by Eliegirl21 · 2010-04-19 · 20 replies
Bonjour tout le monde, lété prochain je pars 1 mois avec une de mes amies en Europe, nous allons avoir tout les deux 18ans, nous allons voyager avec un sac à dos et dans des auberges jeunesses. Jaurais besoin de vos conseils pour nous aider à choisir de belles destinations pour faire des rencontres et voir de magnifiques paysages. Nous avions l intention daller en France, à Amsterdam, à Prague, en Italie... Mais quelle ville choisir en France et en Italie? , et avez-vous dautres endroit à nous proposer qui sont à ne pas manquer? Nous avons un budget de 2300 à 3000$ environ. Merci de me répondre :)
Jeu des photos: N-ieme suite
by Lilie82 · 2010-04-16 · 237 replies
Bonjour,

Voici donc une nouvelle photo mystere, accompagnee de son inseparable question: Ou sommes-nous?

Lilie
The Art of Jenbe Drumming (Mali)
by Hery · 2010-04-14 · 6 replies
Musique de fête traditionnelle à Bamako : l’art du tambour jenbe

Dédié à Jaraba Jakite (†2005) : Fòlikèla, i ni ce, i ni baara kosèbè, ala ka hinè i la !

The Art of Jenbe Drumming, Vol.1 The Art of Jenbe Drumming, Vol.2

Instruments et ensembles :

Les instruments en forme de calice du tambour appelés jenbe (djembé) sont taillés dans un tronc d’arbre, travail exécuté traditionnellement par les numu, forgerons (leur spécification professionnelle comprend aussi la sculpture sur bois, l’art de soigner, le métier de la poterie, tous les travaux métallurgiques modernes, etc.), appartenant aux nyamakala (qui se caractérisent par leur occupation socioprofessionnelle et qui sont, d’une manière ou d’une autre, tous spécialisés dans une activité artisanale. A cette formation sociale appartiennent aussi les jeli, griots, les garanke, cordonniers, et les mabò, tisserands). Il faut vingtaine de mètres de corde, beaucoup de force et un savoir-faire artisanal pour travailler et tendre une peau de chèvre de manière pour qu’elle résonne. Un batteur de tambour expérimenté, qui fait respirer le jenbe peut tirer de cet instrument solo une tonalité inouïe qui scintille de plénitude et de couleurs merveilleuses. Des basses sombres et chaudes s’échappent d’un jenbe comme un courant d’air perceptible, accompagnées de bourdonnement de tôles métallique, tandis que la peau vibre en différentes fréquences, du ton de base plein, doux jusqu’aux tons hauts, clairs et aigus. Par contre, le dunun cylindrique, en fer-blanc et à deux peaux (dont la variante bamakoise est appelée aussi dununin, "petit dunun", ou kònkònin), produit des tonalités simples, est donc moins coloré ni nuancé ; un ton de base très comprimé, sourde et grave le distingue comme un tambour-basse qui accompagne. Le jenbe est joué par les deux mains, le dunun par une seule baguette, fabriquée d’une tige d‘un palmier-raphia (raphia sudanica, en bam. ban).

Contrairement à la musique de fête rurale, son pendant urbain est caractérisé par un ensemble assez réduit en batteurs : au cours des années 60, le duo comprenant 1 jenbe et 1 dunun s’ést établi dans la musique de fête dans la capitale. A partir des années 70, 2 jenbe et 1 dunun forment d’habitude un ensemble de tambour. Sur les deux disques, tous les morceaux sont joués en duo jenbe-dunun ...

Occasions de la culture de fête urbaine :

Des personnes de peuples, de langue et d’états différents d’Afrique de l’Ouest partagent cette culture du jenbe et forment ainsi un espace musical au-delà des frontières. Les groupes de jenbe jouent la musique pendant les fêtes à danser à Bamako, la capitale du Mali de même que dans toutes les régions comprises entre le désert du Sahara et le Golfe de Guinée, et entre l’Atlantique et le courant du Volta. Les fêtes accompagnent les rites de passage, c.à.d. baptêmes (denkundi), circoncisions (furasi, farifaribila), initiations à des sociétés secrètes (kòmò), culte de possession d’esprit (jinèdòn), fiançailles (worotila) et, en premier lieu, mariages (kònyòntilenkè ; au cadre de la fête de mariage, il y a/avait aussi la fête matinale après la nuit de noces, sògòmafòli, qui sert à fêter la défloration de la fiancée, de plus, il y a la fête de mère d’honneur (denba), sufèfòli resp. denbatulonkè, etc.), constituent leur partie publique de divertissement. Des fêtes à d’autres occasions rituelles et aussi non-rituelles pour enfants (fête d’applaudissements, tègèrètulon), jeunes gens (cérémonies pour la remise des diplômes, etc.) et adultes (fête de chasseurs, donsotulon, processions, sensenfòli, etc.) sont aussi représentées par les batteurs de jenbe ...

Déroulement et interaction musique/danse :

Les fêtes ont lieu dans la rue devant la cour de la famille organisatrice. Les batteurs de jenbe (jenbefòlikèlaw) viennent sur commande, des jus raffraîchissants et repas consistants sont préparés en grande quantité. Une bâche est tendue d’une part à l’autre de la rue pour protéger les participants à la fête contre le soleil. De même, des douzaines de petites chaises en fer peintes et numérotées que l’on loue auprès de sociétés spécialisées, font partie de l’arsenal.

Les chaises sont entassées dans un coin jusqu’à quelques minutes avant le commencement de la fête. Personne n’est encore venu. Seulement la bâche qui couvre la rue vide indique la fête à venir. Seuls les musiciens (fòlikèlaw) peuvent faire démarrer la fête. Ils annoncent leur arrivée à coups de sons bruyants, saluent leurs instruments et le lieu. Leur place en ligne courbe marque le devant d’un rond à partir duquel quelques enfants sont chargés de ranger les chaises en grand cercle. Appeler les participants par les battements de tambour est une tâche laissée aux musiciens en herbe, qui au début, ne réussissent à rassembler qu’une bande d’enfants turbulents qui sautillent. Pendant ce temps le maître jenbe et chef de la troupe est à l’écart et observe indifféremment les diverses phases d’évolution de la fête. Le jeu ne devient intéressant pour lui que quand les premières jeunes femmes ou femmes mariées quittent la cour pour entrer sur la place de fête.

Les musiciens se lèvent alors de leurs chaises, attachent leur dunun par les lanières aux épaules, attachent leur jenbe autour des hanches, le tronc entre les cuisses, la partie supérieure et la surface de cuir au niveau de ventre. A partir de cet instant, le soliste jenbe doit toujour rester prêt à remplir sa tâche, à savoir recevoir une danseuse qui s’élance du cercle des invités pour se mettre en face à face avec les fòlikèlaw. Le soliste accélère et intensifie tout de suite le rythme tout en soutenant le solo de la danseuse à qui il réplique et qu’il entraîne vers le paroxysme pour après peu de temps l’arrêter brusquement avec une phrase-signe qu’il joue, signe reconnu tout de suite par la danseuse se retirant immédiatement de la piste pour céder la surface de danse à la prochaine danseuse. Lorsque la dynamique de la musique et des mouvements monte ainsi pour la première fois, cela transforme très vite l’humeur de tous les spectateurs en enthousiasme. Le cercle se remplit vite. Les jeunes filles et les femmes se tiennent débout en plusieurs rangées derrière comme devant les chaises, cernant ainsi de plus près le lieu de la fête et rendant l’ambiance de plus en plus intense.

Une fois que le maître-batteur de tambour a arrêté le solo de la première danseuse, il fait un pas en arrière pour rejoindre les autres batteurs de tambour qui l’accompagnent et diminue à nouveau la vitesse et la densité de rythme. Il joue des notes brèves qui sont une manière d'"espionner" la prochaine danseuse et de la provoquer. Celle-ci, déjà en pas de danse s’élance aussitôt du cercle des invités et se met devant les batteurs de tambour pour élever le rythme affaibli à un nouveau sommet. Ces deux phases nettement séparées, une qui provoque et une autre qui mène jausqu’à l’exstase, se succèdent et s’accumulent. La communication entre les batteurs de tambour et les danseuses détermine essentiellement le déroulement des fêtes de jenbe, marque en même temps son essence et sa forme. Comme des vagues, le rythme s’intensifie et s’affaiblit, se reconstruit à nouveau, et ceci dure une heure, deux heures, trois heures, voire des jours entiers.

Un batteur excitant exprime avec théatralité cette dynamique aussi bien à travers la musique que dans sa posture et ses gestes. Il danse en même temps qu’il joue. Il poursuit une danseuse particulièrement excitante à travers le lieu de danse, l’honore en soulevant très haut le bras de celle-ci et son tambour pour tout de suite après l’attirer sur la piste de danse en vue de la prochaine danse. Il joue une danse fessière érotique en position très combée, esquissant lui-même les mêmes mouvements, son jenbe attaché autour des hanches, est parallèle au sol et bouge en même temps. Ainsi il rend la fête "bouillonnante" ... c’est le prochain contrat assuré pour lui ...

Dans les villes, les fêtes sont affaire de femmes. Même les petits garçons spectateurs se comportent ici déjà comme les hommes, alors que les filles essaient de taper des mains, de chanter et de danser chaque fois que l’occasion se présente. "Faire-comme-si-de-rien-n’était", c’est l’art de l’homme. La richesse des tissus de fête, les mouvements gracieux et érotiques de leurs femmes, la musique grisante de tambours qui éclatent à travers tout le quartier – tout cela leur fait peur pour leur dignité qu’il faut à l’avance défendre avec un léger soupçon d’ironie dans l’ignorance qu’ils affichent.

L’apprentissage des danses commence déjà dès l’enfance. Les femmes dansent en solo aux fêtes avec leurs bébés sur le dos, les petits enfants sautillent à côté, les petites filles dansent seules ou en groupes sans musique ; elle sont à chaque fête les premières et guettent plus tard l’occasion de pouvoir se glisser entre les femmes. L’enthousiasme à danser la musique du tambour est chez les petites filles âgées de 7 à 15 ans environ déjà si grand que parfois des dizaines voire même des centaines se rassemblent, collectent leurs moyens disponibles en Fcfa pour engager d’elles-mêmes quelques petits batteurs de tambour afin d’organiser une simple fête d’enfants. Sans l‘arsenal des grands, ils dansent et jouent pourtant au tambour comme eux.

C’est de manière inévitable que la musique du tambour provoque chez les filles et les femmes l’envie de bouger et de danser. Aussi inévitablement, cette harmonie entre la musique et le mouvement provoque joie, rire et exaltation. Dans l’essence de la rythmique africaine qui se manifeste aussi bien à travers la musique de fête que la danse, la montée de l’euphorie jusqu’à l’abandon est programmée, sentiments et passions sont élevés jusqu’au déchargement sensuel et sont ainsi purifiés et libérés. Les notes et les rythmes de la musique du jenbe servent exactement à cela pour toutes les participantes mais surtout pour les danseuses en solo.

Les musiciens :

Yamadu Bani Dunbia (1917-2002), patron du jenbe légendaire, est né à Bafoulabé, dans la région de Khaso (à l’ouest du Mali). Dans sa jeunesse, Yamadu s’impose déjà comme jenbefòlikèla. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il appartient à un bataillon français, sous le Général De Gaulle, qui lutte contre l’Allemagne nazie et ses Alliés dans la Méditerrannée. Après 1945, il retourne au Mali et s’installe d‘abord à Kati, ville de garnison très proche de Bamako, plus tard à Bko-Badialan. Il se produit régulièrement comme batteur de tambour, que ce soit à Kati, Bamako ou à d'autres villes du Soudan Français du Sud. La carrière musicale de Yamadu atteint son apogée dans les années 60, c.à.d. dans les années initiales de l’indépendance en Afrique et au Mali (1960) : Yamadu Dunbia, déjà dans son enfance possédé par un esprit, guéri et devenu batteur de tambour, considéré sur Bamako comme un prisonnier de guerre déraciné, devient un des premiers et meilleurs fòlikèlaw professionnels à l’époque qui profitent du temps et savent faire de leur art une profession. Il joue même les fêtes des dirigeants du pays (un de ses clients est Mariam, épouse du président Modibo Keita). Jusqu’au milieu des années 80, Yamadu sait maintenir sa position dominante, après son autorité s’effrite de plus en plus. En 2002, Dunbia meurt, démuni. Sur les quelques morceaux du The Art of Jenbe Drumming Vol.1, au moment de ses enregistrements, l‘ancien maître a 78 ans mais il sait encore appeler les esprits si vite que les gens tremblent d’exstase après quelques secondes seulement, fait respirer son instrument et le laisse chanter, ne donne aucun coup de trop et chaque coup est frappé avec aisance et souveraineté. Jeli Madi Kuyate, né en 1950 environ à Sagele (près de Sibi), vient dans la métropole à l’âge de 12. Elève de Y.B. Dunbia, il se fait très vite un nom, occupe le poste de batteur de tambour dans le Ballet National du Mali, avec qui il part pour des tournées en France, en Chine, en Russie, au Canada et en Corée. Cependant, il n’abandonne pas son origine musicale, au contraire, batteur de tambour national, il profite de sa compétence et de sa notoriété pour réussir également au domaine de la musique de fête traditionnelle à Bamako. Dans les années 80, un jenbefòlikèla est appelé pour la première fois à l’Ensemble Instrumental National du Mali, monument de la musique malienne et symbole de l’unité artistique et culturelle du Mali, pays si riche en culture et histoire. Le batteur élu est Jeli Madi Kuyate. Pendant ce temps, Jeli Madi ne se produit que sporadiquement sur les fêtes. Son jeu de jenbe est preste et élégant, à écouter sur tous les deux CDs. Jaraba Jakite, né aux environs de 1956, vient à Bamako en 1984. Là, Jaraba, "grand lion", acquérit très vite la renommée d’un batteur de tambour puissant qui danse et qui emballe le public. Jusqu’à sa mort en 2005, "le grand lion" reste la vedette de jenbe incontestée sur la scène de musique de fête dans la capitale malienne. Son jeu excitant et expressif est rendu dans les deux CDs (j’ai eu la chance de faire la connaissance de lui en 2004, un an avant son décès inattendu pour tout le monde. Quel bonheur, merci !). Drisa Kone, âgé de 50 ans environ, est originaire de Kourouba, village près de Kangaba (au sud de Bamako). A l’âge de 14 ans, il rejoint l’ensemble de Y.B. Dunbia et passe son meilleur élève. En tant que musicien professionnel, il donne des concerts ainsi que des cours de jenbe même en Europe (Autriche, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne) dans les années 90-96. Drisa Koné joue le jenbe solo sur The Art of Jenbe Drumming Vol.2. Madu Jakité, né en 1960 environ dans un petit village près de Bafoulabé, est spécialiste de dunun. Madu accompagne tous les quatre solistes sur les deux CDs. Madu est marié avec Sira, ils ont 4 enfants.

Le répertoire :

... The Art of Jenbe Drumming Vol.1 : 1. Fulafòli est un rythme venant des Fulbe du Delta central où le fleuve Niger inonde toute une région pendant la saison des pluies. Il était originairement joué avec des tambours très différents des jenbe. Ainsi se transforme et survit la tradition. 2. Madan est un rythme standard maninka très estimé par les batteurs de jenbe dont la plupart d’eux viennent du sud de Bamako, de la région de l’Empire du Mali (Sunjata) au Moyen Age. 3. Maraka (aussi nommé Denbafòli) est un des rythmes les plus appréciés qui est représenté sur presque toutes les fêtes de mariage à Bamako. 4. Sogoninkun, "tête d‘antilope", rythme amené dans la capitale en provenance du Wasulun, région riche en musiciens et chasseurs au sud-est du Mali. 5. Sabaro (joué solo) est un rythme wolof du Sénégal. 6. Wolosodòn est une danse des descendants des esclaves dont le statut jouait autrefois un rôle important dans les cours royales où ils accomplissaient des fonctions importantes. 7. Kòmòfòli est un rythme joué au passé pendant les fêtes d’initiation à la société du kòmò (griots, femmes et enfants sont exclus de l’initiation au culte de kòmò). Les sociétés d’initiation n’existent plus dans la capitale mais ce rythme est transmis jusqu’à nos jours. 8. Kòfili, rythme bamana rarement joué aux fêtes. 9. Kirin (ou Wasulunka) est aussi un rythme venant du Wasulun. Très apprécié. 10. Burunfòli, "danse de trompe", aussi un rythme du Wasulun. Excepté Y.B. Dunbia, personne à Bamako ne connaît plus ce rythme qu’accompagnait autrefois le jeu des trompes. 11. Maa nyuman circulait dans le milieu de théâtre et de ballet à l‘époque. 12.-14. Jina, "esprit". Un esprit peut être la cause de nombreuses maladies psychiques et physiques. Si quelqu’un est guéri grâce au traitement d’une guérisseuse, alors s’ensuit l’initiation à son culte. Maintenant on permet à l’esprit pour la première fois ce qu’on devra toujours lui accorder aux nombreuses fêtes ultérieures : on danse à l’encontre de l’exstase, on se laisse posséder par elle pour ensuite être possédé par l’esprit et finir par s’en défaire de manière théâtrale et thérapeutique. Le rôle du batteur de tambour, c’est d’appeler les esprits.

... The Art of Jenbe Drumming Vol.2 : 1. Sanja (aussi nommé Jelidòn) est un rythme des griots, jeliw, venant de l’ouest du Mali. D 2. Sunun vient de Kaarta, région située au nord-ouest du Mali et territoire de l’ancien Empire Bambara de Kaarta (17e et 18e siècle). 3. Suku (aussi nommé Soli et Furasi) est un des rythmes les plus importants du répertoire de la musique de fête à Bamako. D’origine, il était joué aux fêtes de circoncision et d‘excision au Mali et en Guinée. 4. Numu s’adresse aux forgerons, formation sociale des nyamakala. 5. Fura, "feuille ; médecin", est un rythme associé au contexte de la circoncision et de l’excision dans lesquelles le médecin est important pour stopper le sang et pour guérir les plaies. 6. Bobo(fòli), "rythme des Bobo" joué à Bamako seulement où il expose donc la représentation culturelle des Bobo sur la capitale malienne. Les Bobo (ou Bwa) sont un groupe ethnique au Mali, habitant dans la région de San. 7. Dansa est un des rythmes de jenbe les plus populaires à Bamako. A côté de Suku et Maraka, Dansa est joué à toute fête, indépendant de son occasion sociale ou de l’origine ethnique et sociale de ses organisateurs ou participants. Ce rythme était créé dans la région entre les villes de Bafoulabé et Kayes, tout à l’ouest du Mali. 8. Bara est un rythme joué originairement par des ensembles instrumentaux (à bara drums et bòn drums). 9. Sogolo est un rythme du peuple somono, peuple de pêcheurs au Delta intérieur. 10. Kirin (voir en haut, 9/Vol.1). 11. Jina (voir en haut, 12.-14./Vol.1). 12. Tansole est un rythme bamana fusionné dans le répertoire de jenbe à Bamako depuis deux ou trois décennies. 13. Nyagwan est une société d’initiation féminine, et donc, d’une certaine manière, le pendant de la société d’initiation masculine du kòmò. 14. Manjanin est un rythme classique du répertoire de jenbe des Maninka. Traditionnellement, ce rythme est joué pour une danse de deux filles d’un âge avant-mariage élues pour le rôle de la manjanin, une sorte de princesse villageoise, et de sa servante. 15. Garankedòn, "danse des garanke". Comme le Suku et le Sanja, ce rythme provient de la tradition du dunun khasonka de l’ouest du Mali, intégré dans le répertoire de jenbe. Aujourd’hui, le Garankedòn est un rythme classique à Bamako. 16.-18. Tous les deux ou trois ans, un nouveau genre de danse est populaire auprès de la jeunesse de Bamako. Les quelques ans après, le genre tombe encore dans l’oubli ; de tels "fashion rhythms", comme Degu-degu, Niare bòn ka lajè et Sumalen des années 80, sont vite absorbés et développés par les batteurs de jenbe pour les intégrer enfin dans le répertoire de jenbe.

Tous les enregistrements ont été faits entre 1995 et 2006 dans une cour d’école à Badialan, un quartier à Bamako (où tous les musiciens-ci se sont installés depuis longtemps), juste pour le microphone, sans toute répère ni arrangements et sans aucune représentation préalable quant à la production d’une musique de fête sans cadre festif. Ces enregistrements réflètent la diversité des régions du Mali et de ses peuples, les facettes stylistiques et des générations, mais aussi l’unité de la tradition qui se transforme constamment au centre de cette capitale multiculturelle.

L’initiateur et éditeur de ces enregistrements-ci est mon ami et camarade d‘université, Rainer Polak (université de Bayreuth/All.) : Rainer est ethnomusicologue, professeur de jenbe, fondateur d’une école de jenbe privée à Bayreuth, auteur de "Festmusik als Arbeit, Trommeln als Beruf. Jenbe-Spieler in einer westafrikanischen Großstadt" (thèse de doctorat ethnomusicologue). En tant que musicologue, il fait des recherches sur le micro-timing, les timing patterns et le theoretic status of rhythmic feel dans la musique de jenbe, de plus, il est chargé de cours aux universités de Cologne, Bamberg, Bâle et Rotterdam ...

Jenbe Music in Bamako www.djembe.uni-bayreuth.de www.myspace.com/bamakofoli

VIVA MALI, TU ES MAGNIFIQUE !

hgb

P.S. : Les photos prises par moi lors de 2 noces à Bko-Bolibana et Samé montrent nos amis Jaraba (à bonnet blanc), Drisa (en chemise verte), Madu (en shirt orange), et la chère Sira & ses 4 garçons.
Quelques réflexions sur le voyage à tricycle à assistance électrique
by Yvesg83 · 2010-04-11 · 133 replies
Je rentre d'un petit voyage de 18 jours en tricycle à assistance électrique durant lesquels j'ai parcouru un peu plus de 1200km pour 9200m de dénivelée positive en 12 jours de roulage et je me propose de vous faire partager quelques réflexions sur l'assistance électrique en itinérance. Lors de mes 2 précédents voyages en tricycle je m'étais éclaté mais j'avais souffert de l'impossibilité de rouler à plus de 3km/h de moyenne dans les (grosses) côtes (poids total roulant +/- 140kg) et de ne pas pouvoir planifier ma ville d'arrivée le soir.

Lorsque j'ai décidé de rajouter l'assistance électrique le cahier des charges était donc le suivant: assurer 100km quotidiens au lieu de mes 65 de moyenne à cause de la perte de temps générée par les côtes, assurer une ville d'arrivée à la fin de la journée (pouvoir dire ce soir je serai là) et rouler moins longtemps chaque jour pour pouvoir (liste non exhaustive): prendre plus de temps de pause pour profiter du moment présent que ce soit un paysage ou une rencontre, faire un détour imprévu pour aller voir quelque chose d'intéressant etc, etc...

Avec l'aide de Guillaume (Déclic'Eco) et de Thierry (association Cyclolibrius) le choix s'est porté sur un moteur bobiné en 7X9 pour avoir du couple et une batterie de 48V/20A pour avoir de l'autonomie. Autant vous le dire tout de suite le cahier des charges est totalement rempli: sans l'assistance électrique j'aurais pu faire le même périple mais en passant beaucoup plus d'heures sur le vélo chaque jour et certainement pas en m'arrêtant 6 jours sur 18 (que ce soit pour rester 1 jour ou 2 chez mes soeurs ou attendre que la pluie passe).

Autant vous le dire également tout de suite je n'ai eu aucun problème majeur sur le système à part une incompatibilité d'humeur évidente entre mon Cycle Analyst et la pluie (reset permanent ou presque) mais si ça m'a perturbé pour la gestion de la batterie ça n'a jamais empêché le système de fonctionner et le problème a été résolu par Déclic'Eco.

Comme je ne sais pas par où commencer je vais écrire mes petites réflexions comme ça vient. Veuillez notez qu'elles ne sont pas forcément étayées techniquement, qu'elles sont le fruit de mes observations et que si elles sont directement tirées de mon expérience pratique certaines ne sont peut êtres pas vraies dans tous les cas de figure, ni généralisables pour tout le monde.

La gestion de la batterie au long de la journée est le vrai défi du voyage avec assistance électrique et on se surprend vite à surveiller le débit sur le Cycle Analyst et à calculer en permanence l'autonomie potentielle si le débit actuel était permanent (avec des délires du genre "à 0,25A j'ai 80h d'autonomie et à 30 km/h ça fait 2400km").

Ceci dit la surveillance du débit est très instructive, on s'aperçoit vite que contrairement à ce qu'on imaginait l'assistance électrique est très utile sur le plat (alors que je ne m'en suis équipé que pour les côtes). En effet sur une portion comme "Aigues Mortes - Arles", c'est du très plat (à côté les Pays Bas c'est "Himalayesque") sur 45km et si je suis en musculaire pur je roule tranquillement à 15/20 km/h. Si j'utilise l'assistance électrique je passe à 30km/h pour une consommation ridicule (variant entre 0,5 et 2A) ce qui fait que j'ai parcouru cette liaison (fort monotone) en 1h30 (hors pauses) au lieu de 2h45 voire 3h et en utilisant à peine 2Ah (ce qui en plus n'avait pas d'importance puisqu'Arles était ma ville étape du soir). C'est ce genre d'utilisation qui m'a permis de m'arrêter plus d'1h à Aigues Mortes pour visiter.

La surveillance du débit nous permet d'apprendre autre chose. Je m'aperçois vite que ce n'est pas forcément en consommant moins d'ampères que je vide moins ma batterie. Pourquoi? Parce que de ma consommation instantanée dépend ma vitesse (à effort égal de ma part évidemment). Si avec une consommation de 14A je grimpe une côte à 15 km/h, mais qu'à 20A j'atteins 30 km/h la 2° option est la meilleure pour économiser la batterie puisque je vais mettre 2 fois moins de temps à parcourir la même distance sans consommer 2 fois plus. Sans être un technicien je pense que c'est une question de plage de rendement du moteur électrique: dans le 1er cas je ne suis pas dans cette plage dans le 2° j'y suis. Ça veut dire qu'à chaque fois que je vais utiliser l'assistance je vais essayer de trouver le bon couple ampérage/vitesse atteinte.qui ne sera pas forcément le même suivant la pente de la côte à grimper. Car à l'inverse de l'exemple précédent il y a des côtes (moins pentues) où à 14A je serai à 24km/h et à 20A je ne serai même pas à 30 donc ça ne sert à rien de consommer 50% de plus pour avancer 25% plus vite.

Je ne me suis retrouvé qu'une fois à court de batterie, le 2° jour en haut du col d'Ey mais c'est parce que j'ai demandé trop d'intensité d'un coup et pas parce qu'il me manquait des Ah.

Une angoisse régulière pour le voyageur avec assistance électrique est la surchauffe du moteur; et je me suis frotté à ce problème. Pour éviter la surchauffe il y a 2 options; d'abord ne pas le faire chauffer. Oui je sais ça va sans dire mais mieux en le disant. Ce qui fait chauffer le moteur ce sont les ampères qu'on lui envoie, à 2A amha on peut rouler très longtemps à peu près à n'importe quelle vitesse (même faible) sans crainte: c'est ce qui se passe sur le plat lorsque le moteur n'est là que pour apporter un petit plus. C'est pourquoi également dans certaines côtes outre les raisons exposées ci-dessus liées à la gestion de l'autonomie (mais sans doute toujours à cause d'un problème de rendement moteur) il vaudra mieux se contenter de 20 km/h avec une conso de 10A que vouloir atteindre 25 km/h si ça implique une conso de 20A.

L'autre option c'est évidemment de le refroidir parce que dans certains cas de toutes façons il va chauffer. Ces cas là ce sont évidemment les côtes à la fois pentues (disons à partir de 5%) ET longues. La 1ère fois où ça m'est arrivé c'est le 3° soir lors de mon arrivée à Silhac (Ardèche) chez un copain en venant de Dunière sur Eyrieux. Avant d'arriver chez lui il y a une 1ère côte de 5km environ (avec quelques passages à plus de 10%), puis une descente de 500m et enfin une remontée nettement plus pentue (passages fréquents à plus de 10%) que la 1ère partie sur 2,5km environ. Le tout sous la pluie.

Au premier arrêt après 2km le moteur n'est même pas tiède, je repars pour les 3,5 km suivants puis m'arrête au bas de la partie descendante, le moteur est un peu plus chaud mais rien de grave. Après 3mn d'arrêt je pars pour les 2,5 derniers km et là je sens que le moteur souffre vraiment l'enchaînement de passages fréquents à plus de 10% et le maintien constant à plus de 5% et quasi constant à plus de 7% le moteur n'aime pas du tout. J'ai du mal à maintenir une vitesse à 13km/h et il est clair que ce n'est pas la bonne plage de rendement. Arrivé chez mon copain après une minute d'arrêt je peux à peine poser la main sur le moteur et décide d'employer les grands moyens: en moins de 3 minutes je vide progressivement 6 gourdes d'eau sur le moteur afin de garder sous contrôle sa température et... ça marche, il retrouve peu à peu une température normale.

Au passage je précise que lors de mon 1er voyage (donc non motorisé) j'avais mis 5 jours à arriver à Silhac au lieu de 3 et j'avais mis 1h30 de plus à faire les 8 derniers kilomètres. CQFD.

La 2° fois c'était le surlendemain en repartant de chez lui entre Les Nonières et St Agrève: un peu plus de 6km pour 500m de dénivelée positive soit une pente moyenne de 8% avec de nombreux passages à plus de 10%. Cette fois-ci j'opte pour une stratégie "mathématique": je fais chaque kilomètre à fond (moins de 3 minutes) et à chaque borne kilométrique j'attends 6 minutes (temps d'extinction de mon compteur) avant de repartir. je profite de sa présence sur les bas-côtés pour poser une boule de neige sur le moteur histoire de favoriser encore un peu le refroidissement. Et ça marche aussi, le moteur chauffe sans plus puis redescend en température avant que je reparte. Résultat une côte que j'aurais mis plus de 2h30 à monter sans moteur a été "avalée" en 1h. Jusqu'à la fin de mon voyage sur les grosses côtes (plus de 5% sur plus de 2 km) c'est la technique que j'adopterai (même sans neige) et ça marche.

Une chose qui est très appréciable avec l'assistance électrique c'est le fait de ne plus utiliser ses freins ou presque. Le "Telma" (marque de ralentisseurs électriques pour camions et bus) que constitue la régénération est un fantastique ralentisseur très progressif (avec 150kg à éventuellement devoir arrêter d'urgence c'est un vrai plus en matière de sécurité) sans risque de blocage imprévu et il faut arriver dans de gros pourcentages de descentes pour vraiment faire entrer les disques en action. Hormis ces très rares cas les freins à disque ne servent qu'à bloquer le vélo en dessous d'une vitesse qui est le seuil inférieur de la régénération qui est une sorte d'ABS sans arrêt final.

Puisqu'on en est à la régénération parlons-en: la régénération naturelle est quasi inutile puisqu'elle n'intervient qu'à 50km/h ce qui ne s'est produit qu'une fois sur 1200km: il faut une descente bien pentue et relativement droite ou large pour ne pas être obligé de ralentir avant d'atteindre cette vitesse.

La régénération au freinage fonctionne bien et a varié de 9 à 15% suivant le relief dans les étapes vallonnées et sans doute des chiffres nettement moins importants dans les dernières étapes (très plates); les caprices de mon Cycle Analyst "humiphobe" ne m'ont pas permis de le vérifier mais ça semble évident: sans descentes ou presque pas de régénération.

Tant qu'on est dans les chiffres ma consommation moyenne a varié de 3,4 à 6,3 wh/km.

Alors parfaite l'assistance électrique en voyage? Presque... Outre l'inconvénient évident qu'il faut une prise électrique chaque soir (le jour où le solaire et la régénération assureront une autonomie complète est encore à venir) il y a (dans mon cas) quelques petites choses à améliorer.

Je voudrais encore plus de couple pour une meilleure aisance dans les très gros pourcentages sans craindre la surchauffe et j'encourage ceux qui voudraient électrifier leur trike dans le but de voyager à privilégier le couple maximum à la vitesse; tout au moins si vous avez le même cahier des charges que moi.

D'autre part j'ai cru lire par ailleurs que la régénération naturelle sur certains modèles pouvait intervenir à des vitesses bien inférieures à 50km/h; si c'est faisable aux alentour de 25/30km/h je suis preneur, le moindre faux plat descendant serait alors une source de recharge.

En conclusion vous l'aurez compris je ne regrette absolument pas d'avoir électrifié mon vélo pour le voyage et je ne saurais que vous encourager à aller au bout de la démarche si ça vous chatouille.

PS: je précise que je n'ai pas écrit tout ceci dans un quelconque but publicitaire. Je pense juste que quand on est content il faut aussi le dire et que ma petite expérience si elle n'apprendra pas grand chose à ceux qui sont déjà équipés peut préciser des idées chez ceux qui y pensent.
Visa français d'un an non renouvelable expirant en juin
by Chantmax · 2010-04-11 · 13 replies
Bonjour, je suis canadienne, je vis avec mon conjoint francais, depuis juin 2009. j'ai un visa d'un an non renouvelable, qui expire en juin 2010. Je veux retourner au Quebec en juin et revenir en aout (sans visa). Es-ce que je vais pouvoir revenir sans probleme? ou il y a un delais d'attente pour revenir en france? Je sais que je nai pas besoin de visa pour moin de 90 jours. Si je quitte la france avec mon visa expirer, aurais-je des problemes pour revenir en aout?
Itinéraire de quatre semaines en Chine
by Frenske · 2010-04-05 · 9 replies
Bonjour tout le monde,

après avoir reçu quelques conseils très intéressants sur le forum je reviens avec un nouveau itinéraire que j'espère pas trop chargé. Pour ceux qui ne savent pas qui je suis: nous partons tout le mois d'Août avec nos 2 ados (14 et 16 ans) et nous aimons la nature, les villes, découvrir une autre culture et regarder les gens vivre tout simplement. Alors, si je me suis "plantée"dans mon planning, dites le moi😊.

Itinéraire (5 avril 2010)

Samedi 31/7: arrivée à Pekin (8h30)

Dimanche 2/8: Pekin

Lundi 2/8: Pékin

Mardi 3/8 Pekin

Mercredi 4/8 Pekin

Jeudi 5/8: direction Datong (6h de train)

Vendredi 6: visite des Grottes de Yungang et du monastère suspendu

Samedi 7:vers Taiyuan (bus: 3h30. Train 5/7h ???) ballade dans la ville

Dimanche 8: vers Pingyáo (train 1h30/2h) visite de la ville Ou faire en 1 jour Datong/Pingyäo?

Lundi 9: visite alentours de Pingyáo (vélo). Le soir: train pour Xián (problemes pour avoir des couchettes d’après Lonely.Planet, passer par Taiyuan?.)

Mardi 10: arrivée à Xián, visite de la ville

Mercredi 11: Armée de terre cuite

Jeudi 12 et vendredi 13: retour sur Shanghai, si possible par train sinon par avion

Vendredi 13: arrivée à Shanghai, aller directement à Suzhou (train 30 mn).

Samedi 14: Suzhou

Dimanche 15: visite Luzhi (25 km de Suzhou)

Lundi 16: vers Hangzhou (train: 2h) Lac de l’Ouest

Mardi 17: ballade autour/sur le lac + plantation de thé

mercredi: vers Tangkou ( bus: 3h30) dormir cherz Mr Cheng (se renseigner météo!)

jeudi19: ascension Huang Shan.( Dormir en haut)

vendredi 20: descente, retour vers Túnxi

samedi 21 et dimanche 22: visite de villages (Xidí et Hóngcun), dormir chez l’habitant (en taxi?)

lundi 23: Qiyún Shan (mont vénéré des Taoïstes) bus: 45 mn

ou: Jiuhua Shan (montagne sacrée boudhiques) 3h30 en bus.

Mardi 24: retour Shanghai (à partir de Túnxi: bus 5h, train 13 h ???)

Mercredi 25: Shanghai

Jeudi 26: expo universelle

Vendredi 27: Shanghai Avion pour la maison à 23h….

Alors, qu'en pensez-vous??? Je suis très curieuse....

Dans le Lonely Planet je vois parfois que le train prend beaucoup plus de temps que le bus, ....?????

Merci d'avance pour vos réactions et A+

Françoise
Jeu des photos: nouveau souffle! (suite)
by Anàssa · 2010-03-29 · 444 replies
Bonsoir à tous,

La discussion précédente avait dépassé le nombre fatidique des 500 messages, j'en ouvre une nouvelle. 🙂

Et, en ces temps pasquaux (c'est pasquaux le pluriel de pascal, pascaux, pascals ? 🤪😊), je soumets une cloche nomade bien malgrè elle à votre sagacité.

Catherine
Voyage de deux semaines durant l'été: choisir la France ou l'Italie?
by Stephanie67 · 2010-03-17 · 35 replies
Bonjour à tous,

Je suis nouvelle sur ce forum et je suis bien heureuse de l'avoir découvert ! J'espère que vous pourrez m'aider...

Nous souhaitons faire un voyage en Europe à l'été prochain. Nous sommes mon conjoint, ma fille de 12 ans et moi-même. Nous hésitons entre la France ou l'Italie. Notre but est de faire un voyage de découvertes principalement culturelles... Nous ne sommes jamais allé en Europe, nous avons peur d'être trop "boulimique" et de nous épuiser à vouloir tout voir...😮 Avez-vous des suggestions d'itinéraires à nous faire, pour l'un ou l'autre de ces pays ? Nous aimerions voir les principaux attraits touristiques évidemment. Est-ce préférable de cibler certaines régions ou d'y aller du nord au sud en tentant d'en voir le plus possible ? En France, nous ne voudrions pas passer à côté de Paris évidemment. Donc, le nord nous semble intéressant, mais le sud avec la côte d'Azur nous interpelle aussi beaucoup...🙂 En Italie, nous voudrions voir Rome et Venise, mais encore le sud et la côte Amalfitaine nous semble irrésistible... Notre dilemne est donc total !!! Nous sommes très conscients que nous devrons y aller plus qu'une fois (quel dommage...!!!)😉 mais quel est selon le vous le meilleur choix pour un premier séjour? Votre aide nous sûrement très précieuse et nous vous en remercions beaucoup !
S'installer et vivre sur l'île de Madagascar
by Coubette · 2010-03-15 · 91 replies
Bonjour a tous , je m'appel alex est j'ai le projet de m'instaler sur l'ile de mada pour vivre des jours paisibles . j'aimerais investir dans un terrain a proximité des vagues et du vent pour le surf et le kitesurf.Par contre je ne connais pas du tout l'ile et les endroits e decoite. Pouvez vous m'orrienter et me guider sur different endroit que vous connaissés? voyage de reconnaissance prevu septembre 2010. merci d'avance pour vos infos cordialement.😎
Chine: visiter le Hunan?
by Frenske · 2010-03-13 · 14 replies
Je fais appel à vos bons (😇) conseils pour savoir si le Hunan vaut le détour. Après Pekin, Penggyao, Datong, Xi'an je pensais m'arrêter dans le Hunan pendant une semaine (10 jours?) avant de rejoindre Shanghai et ses environs. Nous avons en tout 4 semaines et nous sommes à 4 (2 adultes, 2 ados). Pensez-vous que c'est un bon plan? J'ai 2 guides à la maison: l'un (Lonely Planet) met le Hunan comme A Visiter absolument, le 2ème (Gallimard) n'ecrit qu'une demie page sur le Hunan. C'est troublant... J'attends vos conseils...

Merci

Françoise

P.S: peut-être avez-vous une autre région "à visiter absolument". Je cherche un peu de "Chine profonde"!!!
Vos photos de phares du monde?
by Bridgtouille · 2010-03-07 · 215 replies
dénichés au grès de ballades côtières.

L'Estonie avec ses 1400 îles, est bien fournie. Elle compte de beaux spécimens, en pierre ou en bois, actifs ou abandonnés. Voic quelques echantillons pris sur l'Ile de Hiiumaa.

1 à 3 : Kõpu, dans les terres et avec la vue depuis le haut. 4 et 5 : Ritsna 6 : Tahkuna 7 : en cours de route, une des inombrables îles

Ce post est bien sûr une invitation à découvrir les vôtres 🙂
Sénégal authentique
by Minala · 2010-03-03 · 2 replies
Description du sejour :le senegal ne se visite pas, le senegal se vit. vivre ses femmes au port altier, vivre ses rencontres, vivre son accueill, vivre le partage. s'eloigner des endroits toursitiques et decouvrir le senegal athentique.

au senegal on se presse doucement comme ils disent, le temps n'est pas le meme que pour nous il est elastique.

nous y avons trouvé beaucoup de tolerence, un exemple notre equipe d'acompagnateurs. le voyage etait soutraité a l'agence Tourisme Plus Afrique philipe notre guide, etait serere une ethnie a dominante musulmane, lui etait chretien, ousman notre chauffeur de casamance, un secteur a dominante chretienne etait lui mulsulman, alors que tamou notre cuisiner etait bassari, et animiste;et tout cela dans une excelente entente, au senegal disait philipe on pratique un islam de gauche l'accueil et la partage jamais dementis et que l'on ne me parle pas de porte monnaie ambulant, les villages ou nous avons bivouaqué n'avaient rien a vendre et ne demandaient rien. partout les gens nous donnaient quleques petites choses de leures recoltes (pour un groupe de 14 tout de meme) afin que nous gouttions, ici une poche de founiou (graminee plus fine que la farine avaec lequel nous avons fait un couscous) la du vin de palme.... faisant la lessive au puis avec les femmes, un jeune me tire l'eau puis naturelement se met a m'aider a frotter mon linge, j'ai partagé ma lessive avec les femmes ravies. une rencontre, un petit echange et voila que l'on m'offre un collier pour ne pas que j'oublie cette rencontre et des exemples comme cela il y en a eu des tas.

de retour en france lorsque je croise des senegalais sur le marché, tout de suite le contac se noue, comme la bas.

la santé au senegal pose un probleme surtout le paludisme. nous avons visité une case de santée tres bien tenue par un auxiliere medical (meme pas un infirmier mais cahier des soins soigneusement remplis et tout) mais une armoire a pharmacie quasi vide, les medicaments que nous avions aportés ont été apreciés d'autant que les gezns se rendent plus volontier la qu'au dispensair militaire.

tres apreciés aussi les ballons de foot que nous avions achetés au marchés et laissés dans les villages pour remplacer les balles de chiffons. en ce qui concerne l'ecole seuls ceux qui peuvent payer les fournitures y ont acces, nous avons meme trouvé un village ou le maitre n'etait pas revenu; ne laisser pas des stylos ou des cahiers n'importe ou cela incite les enfants a louper l'ecole pour les attendre au bord des routes , laisser les aux chefs de villages ou aux anciens en vous informant du nombre d'enfants allant a l'ecole, ou laisser les directement dans les ecoles.. une ecole nous en avons visité une avec des eleves tres attentif, et aux fenetre ceux qui ne pouvaient pas faute de moyens etre en classe mais suivaient au maximum ce qu'ils pouvaient de l'exterieur

nous somme partis en octobre 2003 chez nous l'ete de canicule finissait , la bas des pluies exceptionnelles et des inondations, la saison des pluies qui aurait du etre fini tardait a s'achever.

le senegal aura été pour nous un coup de foudre pour l'afrique qui depuis ne s'est jamais dementis;

pour voyager nous avions un ancien camion de l'armé amenagé. ces camions sont partout au senegal ceux de TPA. les coté sont revetus de plaques de bois scultées, comme nous avions des bivouac le notre etait tres equipé. au dessus de la cabine du chauffeur les tentes et les mousses servant de matelats nous somme dans l'habitacle entierement ouvert, notre position surelevee nous permet de tout voir dessous d'un coté nos sacs, de l'autre dans des coffres coulissants comme des tiroirs, les ustensils de cuisines et les provisions, une planche se rabat permettant a tamou de s'apuyer pour cuisiner. a l'arriere d'un coté un reservoir d'eau de l'autre une glaciere ou tamou renouvelle regulierement la glace ousman le chauffeur est chargé de l'entretient du camion quil passe son temps a briquer. chaques matin avant de demarer il, benit les roues du camion.

lors de nos piques niques nous laisson les emballages autour d'un arbre, quelqu'un viendra les recuperer, au senegal tout se recupere et tout se travail incroyable de voir ce qui sort de rien ou de recuperation.

le travail demarre tres tot avant le levé du soleil et s'acheve tres tard dans la journee, mais les heures chaudes se deroulent a l'ombre donnant l'impression qu'ils ne travaillent jamais ce qui est loin d'etre le cas

en nous eloignant des grandes villes nous avons trouvé un senegal beaucoup plus africain que celui auquel nous nous attendions, a notre grand bonheur

laissez vous seduire par l'afrique

VOYAGE jour 1 paris dakar arrivée au milieu de la nuit, route jusqu'au lac retba (lac rose) pour le campement bonaba café ou nous finissons notre courte nuit.

jour 2 apres une douche avec des poches d'eaux derriere des palissades de bambou nous partons visiter les ramasseurs de sel du lac retba;

puis nous rejoignons le desert de lampoul pour une nuit dans le campement du sesert

jour 3 nous rejoignons le village de pecheurs de lampoul ou nous attendons le retour de peche.puis un tour de pirogue dans la reserve de la langue de barbarie avant de passer une nuit au ranch de bango; tout le secteur est innondé les detritus flottent un sentiment de desolation; le ranch est tres bien mais l'eau a été polluée par les inondations, impossible de prendre la douche l'eau est marron et nauseabonde.

jour 4 arret a saint louis pour une visite de la ville; puis un temps libre. saint louis est egalement inondé. au debut l'ambiance est pesante puis nous trouvons le sezame qui ne nous lachera plus; l'humour; avec cela tout passe et les moments que certains trouvent harcelants deviennent de grosses parties de rigolades. depart pour le ferlo, philipe nous annonce que notre voyage commence reelement maintenant; le ferlo c'est le sahel senegalais mais avec les pluies exceptionelles nous allons le voir vert. arret pique nique au milieu de nulle part, des gens arrivent d'ou? mais respectueux restent a distance tant que nous ne les invitons pas a s'aprocher. une femme est en crise de pallud nous lui donnons du paracetamol puis apres avoir aider tamou a la vaisselle reprenons notre route; au passage nous voyons les enfants chercher l'eau dans de grandes roues de camions. le sahel est silloné par les peuls ethnie nomade vivant d'elevage. au soir nous cherchons un campement peul pour planter nos tentes.

jour 5 apres le dejeuné un moment d'echange inoubliable avec nos hotes nous ne parlons pas leur langue mais c'est un grand moment et il y a veritablement echange. nous poursuivons notre route a travers le ferlo, c'est jour de marché et d'inombrable carrioles font egalement la route. arrivé sur le lieux du marché la premiere preocupation le puis pour abreuver les animaux. nous faisons un tour dans le marché avec une chaleur etouffantes. on me propose plusieur fois d'echanger ma musette mais j'en ai encore besoin. l'apres midi nous crevons, juste en face d'un concession les gens sont devant a l'ombre, ils nous invitent a nous joindre a eux pour profiter de l'ombre, l'ancienne regarde juste les jeunes qui , sans qu'un mot soit echanger vont noues chercher des nattes pour nous assoire. nous sommes un peu en retard pour la visite dans la grande mosquee de touba. nous serons donc dans l'enceinte de la mosquée au moment de la priere, dans un coin sans deranger, bien sur pas de photos, mais nous sommes tout de meme restés dans la mosquée pendant la priere! nouveaux bivouac dans un village apres nous etre essayé au pilage du mil (ouf le rythme!) les femmes nous rejoignent et nous chantons un peu avec elle, nous rigolons.

jour 6 nous allons fair un tour dans le village. un ancien nous invite a le suivre nous entrons dans sa case pour ressortir par un autre coté; dans une petite coure, la un baobab sacré ou il nous invite a le photographier devant l'arbre.puis dans une autre cour des callebasses avec des grisgris;il nous fait tout un discour nous disant qu'il nous a observé hier soir rire et partager avec les femmes, la bonté ammenne la bonté il va donc nous rendre nos bienfaits. et chacun notre tour d'etre marabouté; comme nous ne pouvons pas boire l'eau des calebasses, il nous montre le geste pour la faire penetrer. philipe n'en revient pas il dit qu'il n'a jamais vu cela pour un groupe de touriste, il se doutait qu'il y avait un marabout a cet endroit mais sans certitude. au debut un peu septiques nous pensons qu'il dit cela a tout les groupes mais une de mes copinnes a fait le meme circuit egalement avec philipe et tamou et il n'y a pas eu de marabout. une journee de route pour rejoindre tambacounda un tour de marché, certains se ferons confectionner des chemises que nous recupererons au retour. je demande a tamou s'il en voit de me prendre une chemise comme la sienne , magnifique, tamou est content il va retrouver pour un soir sa fillancée marie (tres belle) nuit a l'hotel relais de tamba avec piscine, nous sommes les seuls toubab dans cet hotel que des senegalais. toubab c'est le blanc au senegal, les gens vous interpellent au bord des routes toubab et partout des signes de la main

jour 7 encore un tour au marché de tambacounda puis route pour la reserve de niakolo koba; helas trop de pluie, impossible d'y circuler nous essyons d'ailleur une pluie qui nous trempe avant que nous ayons le temps de descendre les baches du camion. nous apercevrons tout de meme un phacochere et des babouins bien que ne pouvant pas quitter la route. pique nique au bord du fleuve gambie, le soleil est revenu; des gamins pechent, philipe emprunte leur ligne, je m'aproche pour des photos et vlan! dans la boue! et me voila changee en train de laver mon linge dans le fleuve. qu'est ce qu'on ne ferait pas pour une photo! pendant ce temps les garcons jouent au foot avec les gamins ayant donné notre premier ballon. le soir nous passons la nuit au campement nieroko a kedougou, il y a l'electricité mais elle est coupee a peine nous sommes arrivés, les coupures sont tres frequentes au senegal;

jour 8 quelques courses a kedougou ou tamou espere trouver ses jeunes frere pour leur donner les stylos que nous lui avons passé pour eux? nous aprenons que son pere est un grand chef bassari lui est le deuxieme fils (tamou signifie deuxieme fils).

je joue aux osselets dans la poussiere avec des gamins les anciens nous regardent apreciant ce jeux ou juste des cailloux suffisent pour jouer. nous entrons dans le pays bassari, petit tour dans un village ou se trouve une carriere de marbre.

un pique nique juste avant la pluie; etant prevenus nous avons choisit de continuer a pied malgres la pluie arrivant (avec la chaleur elle est la bienvenue) nos papiers et apareil photos envoloppes dans du plastique nous nous ferons saucer avec delice, la pluie finie nous serons sec en moins de 5mn puis de nouveau trempés de sueur cette fois tout aussi vite. des gamins nous escortent sur le chemin d'autre nous montent nos tentes. je vais aux puis faire ma lessive

jour 9 nous sommes invités a nous rendre au village c'est dimanche, jour de messe impossible d'y couper, les bedik sont des bassaris chretianisés. le plus ancien de notre groupe est invité a lire les textes, un grand honneur qui nous est fait. la sortie de messe se fait en dansant. puis nous faisons un tour jusque la case de santée ou un viel homme est venu se faire soigner.

nous rejoignons par une piste dificile du fait des pluies le campement de dindeferlo. ce campement est en partie financer par le conseil general de isere. nous allons jusque la cascade de dindeferlo pour la meilleur douche du senegal, nos garcons sont dejas tous barbus a ce stade du voyage!

deux nuits au campement

jour 10 rando jusqu'au village peul du plateau (en fait pas les meme peuls ceux ci sont sedentairs et nous avons passé la frontiere sans nous enrendre compte)

jour 11 retour a kedougou puis instalation pour un bivouac au bord du fleuve gambie ou les malinké nous ont preparé une fete avec chants et dances.

jour 12 toute la nuit les hyppos ont tourné autour des tentes nous essayons de les voir mais ils dsont trop bien dissimulés dans les arbres flottants. douche avec un broc pas desgreble du tout! retour sur tambacounda ou nous retrouvons notre hotel de l'aller.

jour 13 le stress commence pour ousmann il n'a pas trouvé de carburant, il a une petite reserve et a pu en trouver un peu aux marché noir mais ce ne sera pas sufisant; nous reprenons la route de la cote quelques petits arret dans des villages ou pour visiter un site avec des cercles de pierres levees nous passons la nuit dans une salle commune a kaffine ousman est de plus en plus inquiet il a juste resussit a negocier du carburant de nouveau au marché noir

jour 14 alors qu'ousman etait pret a parti en taxibrousse chercher de l'essence, enfin une station avec du carburant , le sourire revient sur son visage. nous rejoignons le siné saloum ou nous nous installons pour deux nuits au campement simla balade a cheval et couché de soleil superbe

jour 15 une journee dans le siné saloum le matin peche (nous mangerons notre peche le midi) apres midi selon les envies une partie de foot s'engage entre le groupe et les gens du village

je donne ma musette a tamou sa gentillesse incroyable m'ont beaucoup touché. lorsque ma copine fera la voyage, tamou ecrira un mot sur la carte qu'elle nous a envoyée.

jour 16 route pour dakar avec un arret a m'bour ou nous lassons le materiel pour un enttoyage nous embarquons pour goree ou nous passons notre derniere soirree. avant le depart j'avais vu un documentaire sur les filles de goree sur la cinq. elles se donnnent des noms de vedettes disant que les toubabs sont incapable de retenir le leur. beaucoup se sentent harcelés par ces filles qui veulent vendre leures babioles, je ne l'ai pas du tout vecu comme cela. lorsqu'une se presente disant s'apeler isabelle adjani je lui demande son vrai nom. elle me dit, oh toi tu a vu l'emission et autour de moi un atroupement et de discuter bref une viste de goré tres sympa et mes nouvelles "copines m'escortent en papotant et rigolant; au resto le manege m'amuse elles n'ont pas le droit d'y venir et c'est un incessant ballet de va et vient avec de grands eclats de rire, a mon depart nous nous embrasserons. tamou me glisse un paquet! il n'a pas trouvé de chemise il me donne la sienne! avec son collier de corries, pour mon fils dit il, je suis emue. tard dans la nuit envol pour paris

les photos sont des argentiques scannées

diapo en musique du voyage

http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4422.php
Voyage en Espagne en camping-car cet été: étapes et visites?
by Sergio83 · 2010-02-28 · 12 replies
Bonjour à toutes et à tous. Nous comptons faire un tour en Espagne cet été côté Atlantique et revenir par Madrid. Je suis preneur de bons conseils pour les étapes et les visites, et si quelqu'un peut me conseiller ou me déconseiller d'un camping du côté de Madrid, je le remercie d'avance.😉 J'habite dans le Var, je peux donner quelques renseignements à ceux qui le désirent. A bientôt. Sergio
Mon nouveau vélo pas cher!
by Tartopome27 · 2010-02-21 · 47 replies
bonjour à tous!

Juste un p'tit mot ou plutôt témoignage... on peut tout à fait se trouver un vélo pour cyclocamping pas cher!

Je viens de me trouver un "demi-course" peugeot qui doit avoir au moins 15 ans, on dirait qu'il sort du magasin, pas un point de rouille! et je ne l'ai payé que 50 euros! Bon par contre c'est sûr c'est les vitesses au cadre... mais en même tps c'est plus facile à réparer! et du coup j'aime bien le côté un peu décalé...

bon pour le moment je suis plutôt enthousiaste... mais faut que le vélo fasse ses preuves sur qq jours! et que je fasse qq modifications: pédales, porte-bagage, pneus et peut être le guidon...

Sinon j'étais partie sur un CRS2 à 479€... ça vaut le coup de tenter l'aventure avec un bon vieux peugeot!

Voilà! bons préparatifs à tous car je pense que je ne suis pas la seule à rêver aux balades du printemps ou de l'été prochain! :)

céline.

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