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L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge
by Audentes · 2014-02-12 · 46 replies
Bonjour à tous,

Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.

Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.

L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge

« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes

I De l’art de plier bagages

Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.

Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.

Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.

En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.

Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.

II La colline de Madame Penh

Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu���à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.

Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.

Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…

Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.

Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.

Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.

Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
Un mois au Laos - Cambodge et une plongée ou deux en Thaïlande
by Djoul00 · 2014-02-10 · 24 replies
Bonjour à toutes et tous,

Après avoir parcouru des heures et des heures le forum afin d'y pécher des infos concernant mon périple, je viens maintenant vers vous pour y glaner des informations plus détaillées. entre juillet et août 2014, je projette de partir avec ma petite amie pour un petit périple d'un peu moins d'un mois dans le Sud Est asiatique. Alors oui, c'est un peu court, et si je pouvais plus, ce serait avec joie :) De même, les dates de départ et arrivée sont à + ou - un jour près, sans possibilité autre.

Je vais tenter de publier plus bas le périple que j'ai prévu, mais tout d'abord:

-ça fait près de 2 mois que je regarde les prix des billets d'avion, pour un départ de Paris le 24 juillet (arrivée à Bangkok), et retour le 20 ou 21 août. C'est un trajet que j'avais fait il y a 2 ans à la même période, mais là les prix de ce vol sont très hauts je trouve, et ça ne bouge quasiment pas... ça avoisine les 800 euros... Est-ce que ce tarif vous parait normal? Il y a 2 ans j'avais payé moins de 700 euros sur Royal air Jordanian, en m'y prenant 2 mois à l'avance. Sinon j'ai trouvé un vol "Turkmenistan Airlines" vraiment pas cher, mais j'avoue que rien que le nom ne donne pas trop envie... Quelqu'un a déjà testé cette compagnie? Ou bien personne pour un retour car jamais revenu, lol? Non mais même sur internet, très peu d'info, à part que les avions ne sont pas très récents, et que le confort ce n'est pas ça. Mais je ne trouve cette compagnie dans aucun classement pour ce qui est de la sécurité...

Je vous publie ci-dessous ce que j'ai plus ou moins prévu, et n'hésitez pas à me faire des recommandations de visites, resto, guesthouse, agence locale pour trek, trajets, et même si d'après vous je me fourvoie sur ce que ça me coûtera ;)

tous les prix sont en Euros et par personnes.

24 juillet 2014: Paris - Bangkok Départ de Paris. Une fois arrivé à Bangkok, le 25 juillet, prendre un taxi pour la gare routière de Mo Chit. Puis bus de nuit pour Chiang Khong (départ entre 18h et 19h30) et arrivée le 26 au matin. Ou Si arrivée tôt dans la journée, prendre taxi pour aéroport de Duang mueng, puis vol air Asia pour Chiang Rai, puis bus pour Chiang Khong). La solution 1 me parait la plus jouable, et vous?

Budget : vol paris bangkok : 750 taxi aéroport – Terminal de Mo Chit : 10 Bus Bangkok – Chiang Khong 20

26 juillet 2014: Région de Khong- Houay Xay - Pakbeng Arrivée à Chiang Khong, puis se rendre au poste frontière. Voir les e-visas pour gagner du temps. Sinon, prévoir 31 dollars plus une photo d’identité. Traverser le Mekong (bateau) Une fois au Laos, formalités d'entrée dans le pays. Trajet en slow boat sur le Mékong débutera vers 9h, en direction de Pakbeng. Le trajet dure 2 jours. Une nuit à Pakbeng. Chercher une guesthouse. On repart de Pakbeng le 27 juillet au matin.

Budget :

-Bateau pour traverser Mékong : 2 E -Visa : sur place : 31 dollars, mais un peu d’attente. Ambassade à paris : 40 euros. Prévoir une photo. -slow boat : 25 E -Guesthouse : 6 E

27 juillet 2014: Pakbeng – Pak Ou - Luang Prabang poursuivre trajet en slow boat vers Luang Prabang.

Arrivée à Luang Prabang le 27 Juillet au soir. Nuit à Luang Prabang. Budget :

-guesthouse :6 E

28 juillet 2014:: Luang Prabang 1,5 jour visites (en profiter pour booker trek et éléphants), 0,5 éléphant (tiger trail), 3 jours trek (max action laos). ou autre si vous avez une idée?

Budget : -Guesthouse : 3 nuits 17 E -Trek : 100 E -éléphants : 50 E

2 aout 2014:: Luang prabang – Pakse Prendre avion. Le départ à lieu à 10h30 le 2 aout. Arrivée à Pakse à 12h10 le 2 août. 3,5 jours de visites. Voir guide (routard ou autre) pour préparer. Prévoir d’aller vers les 4000 îles.

Budget : -vol Luang Prabang – Pakse : 135 E -Guesthouse : 4 nuits. 22 E

6 août 2014: Pakse – phnom penh Lever matinal, prendre un bus pour Phnom Penh. Il s’arrête à la frontière pour changement de bus. Ça prend la journée. Arrivé le soir. 2 jours de visites. A préparer.

Budget : -Bus Pakse – Phnom Penh : 30 E -Visa: 20 E -Guesthouse: 3 nuits: 16 E

9 août 2014: Siem Reap Bus pour Siem Reap tôt le matin . Durée 6h. 4 jours de visites. A préparer.

Budget : -Bus Phnom Penh – Siem Reap : 13 E -Guesthouse: 5 nuits 27 E -Visites: ?

14 août 2014: Siam Reap - bangkok - Koh Tao Avion vers Bangkok. Part à 12h10, arrivée à 13h30. Puis prendre bus et bateau avec la Lompraya. Le départ se fait le soir à 21h. arrivée à Koh tao le lendemain (15 août) à 8h45

Budget : -Vol Siem Reap – Bangkok : 60 E -Lompraya: 25 E

15 août 2014: plongée Rester 3 j. plongée, snorkling, balades sur l’île.

Budget : -Guesthouse : 3 nuits 20 E -Plongée : 50 E -Scooter : 10 E

18 août 2014: Koh Tao - bangkok Prendre un billet Lompraya pour Bangkok. Bateau part à 14h45. Puis bus. Arrivée à 00h30 à Bangkok. Aller au New Siam 2 à côté de Khao San Road. profiter du 19 pour faire des achats à Bangkok.

Budget : -Lompraya : 25 E -Guesthouse : 2 nuits 20 E

20 août 2014: bangkok - paris Vol retour pour Paris

Merci à tous ceux qui prendront du temps pour me répondre :)
Itinéraire de 6 semaines au Vietnam - Cambodge - Laos
by Misscatee · 2013-11-26 · 2 replies
Bonjour, J’aurais voulu avoir un avis sur un itinéraire de 6 semaines au Vietnam-Cambodge-Laos entre fin juillet et début septembre 2014.

- Arrivée à Hanoi samedi matin, départ en train de nuit le soir même vers Lao Cai (pour voir le marché de Bac Ha le dimanche matin) - 1 nuit à Sapa - Retour en train de nuit à Hanoi (donc au total 3 jours dans la région de Sapa) - 2 nuits à Hanoi, - 1 nuit en croisière sur la baie d'Halong, - 1 nuit à Hoa Lu, un vol interieur Hanoi-Hué - 2 nuits à Hué, - 2 nuits à Hoi An, 2 vols interieurs Da Nang –Ho Chi Minh puis Ho Chi Minh – Phu Quoc - 3 nuits sur l'île de Phu Quoc (pour faire une petite pause..) un vol interieur Phu Quoc - HCMV - 2 nuits à Ho Chi Minh Ville, - 2 nuits en croisière dans le Delta du Mékong (3 jours en Sampam, fin à Chau Doc pour passer la frontière)

- 3 nuits à Phnom Penh, - 2 nuits à Battambang, - 4 nuits à Siem Reap, un vol Siem Reap – Luang Prabang

- 3 nuits à Luang Prabang, - 1 nuit à XiengKhouang, (trajet en bus la journée avec un arret, si c'est possible, pour voir la plaine des Jarres) - 2 nuits à Vientiane, - 2 nuits à Pakse, - 3 nuits sur les 4000 îles (sur Don det par exp) pour finir en douceur. (trajet toute une journée pour rejoindre Siem Reap pour le vol retour) - 1 nuit à Siem Reap - le lendemain vol retour (en début septembre)

C'est un itinéraire très chargé en peu de temps, mais pour un 1er voyage dans la zone, on a voulu voir un maximum de paysages différents. On repartira peut etre hors des circuits touristiques lors d'un second voyage.

Au niveau sécurité, est ce qu'il y a des villes où ca peut craindre pour 2 jeunes filles?

Merci pour vos avis
Vietnam et Cambodge en 3 semaines
by Escapade83 · 2013-09-30 · 15 replies
Bonjour, Mon mari et moi partons avec sac à dos au Vietnam et Cambodge en novembre 2013. Nous arrivons le 10/11 à Hanoï, retour le 29/11/2013 de Phnom Penh. A notre arrivée à Hanoï, nous avons réservé une chambre dans le centre ville pour la 1ère nuit et après aucune réservation. Nous comptons bien louer un 2 roues, prendre le bus, le train le bateau(nous aimerions éviter de prendre l'avion) Quelqu'un aurait-il effectué ce voyage en 20 jours ? j'aurai aimé savoir comment organiser ce séjour . Quels sont vraiment les régions à ne pas manquer pour essayer de bien répartir notre séjour(tout en sachant que nous allons passer beaucoup de temps dans les transports)? Mieux vaut-il passer plus de temps au nord du Vietnam qu'au sud? Nous avons un préparé ce petit circuit:

Hanoï --> Lao Cai en train de nuit. Lao Cai -> Sapa en mini-bus Sapa --> Hanoï en bus de nuit. Hanoï --> Baie d'Halong Hanoï --> Mai Chau en louant un 2 roues ou bus et y passer 2jours, ou alors AR dans la journée ? Hanoï --> Ho Chi Minh 2Jours, Suffisants??? Puis direction le Cambodge, là il faudra penser à prendre nos visas!!! Siem Reap -> Battambang par bateau si possible Battambang-> Phnom Penh en bus. Merci pour vos conseils. Cordialement. Any
Tente de toit pour voiture
by Adalou · 2013-09-23 · 5 replies
Bonjour, nous sommes au Cambodge et nous aimerions acheter une tente pour deux personnes à mettre sur le toit de notre véhicule (Iveco 4x4) . Y- a t il des magasins spécialisés en ce genre d'articles en Thailande? ou au Cambodge? merci!
Passage Cambodge-Thaïlande
by Zoupluies · 2013-08-25 · 9 replies
Bonjour ! Je sature un peu d'informations donc j'ai pensé que le plus simple était de demander ici :)

Lors de notre voyage en Thailande, nous souhaitons faire une incursion au Cambodge. Nous entrerions donc à Aranya Prathet pour aller à Angkor, puis bateau sur Tonlé Sap jusqu'à Phnom Penh. Pour la suite du voyage, ça nous serait plus simple de sortir vers Trat. C'est possible ? y'a t'il un poste frontière dans le coin ? Et le trajet depuis Phnom Penh est-il faisable ?

Merci de votre aide :)
Bus de l'aéroport Suvarnabhumi à Siem Reap
by Lovaluna · 2013-08-08 · 20 replies
Bonjour, Mon vol atterit a 8h à l'aeroport suvarnabhumi un lundi je souhaite pendre un bus de l'aéroport pour aller au Cambodge à Siem reap.

Plusieurs questions:Combien de temps faut il pour sortir de l'aéroport :douane et tt ... ? A quelle heure y a t'il des bus ? (horaires ) Quel poste frontière conseillez vous ? Combien de temps faut il prévoir pour le passage de la frontière? Combien de temps prend le trajet de l'aéroport à siem reap ? Merci à toute personne susceptible de me renseigner
Thaïlande ou Cambodge le moins cher?
by Wiwid · 2013-08-07 · 51 replies
Je dois partir en Thailande 3 mois cet hivers, j'irai bien faire un tour au Cambodge une 1 ou 2 semaines ... le Cambodge est il plus avantageux ? 😇
Retour de Siem Reap (juin 2013)
by Schnacke67 · 2013-06-29 · 9 replies
Bonjour

De retour du Cambodge après deux semaines passées à Siem Reap voici quelques renseignements:

Guesthouses :

Dans la catégorie petits prix il y a toujours la Lovely guesthouse gérée par deux françaises très sympathiques. Chambres très propres avec ventilateur, douche, wc. Prix de 8 à 14 $, petit déjeuner non compris. Le prix varie en fonction des options : eau froide, chaude, climatisation. Excellent rapport qualité prix dans cette catégorie. Site :
http://visitangkor.net/lovelyfr.html mail : jawina2002@yahoo.fr

En fin de séjour j'ai séjourné à la Sérénité guesthouse , de catégorie prix moyens. Bien située à environ dix minutes à pied du marché central. Les chambres sont grandes avec une magnifique décoration, salle de bain avec baignoire, douche et wc. Le petit déjeuner très copieux et très varié est compris dans le prix qui est de 25 $ pour une personne, 30 $ pour deux, 35 $ pour deux personnes et un enfant. Chaleureux accueil par un couple francophone qui vous donnera beaucoup de renseignements pratiques : endroits à visiter, bonnes adresses de restaurants pas chers… Les conducteurs de tuktuk proposés par cette guesthouse sont très sympathiques et font de bons prix. Site : http://www.sereniteguesthousesiemreap.com/index.html Je garderai un excellent souvenir de cette guesthouse que je recommande vivement.

Restaurant : A chaque séjour je vais manger au Sala Bai, il s'agit d'une ONG qui forme de jeunes cambodgiens aux différents métiers de la restauration et de l'hôtellerie. La cuisine est raffinée et excellente, pour une entrée et un plat à 8 $ (très copieux), pour entrée + plat + dessert à 10 $

Les prix : Peu de changements par rapport aux années précédentes. Sur le site d'Angkor j''ai quand même constaté une augmentation dans les petits restaurants, un plat simple comme une soupe de nouilles avec légumes et quelques petits morceaux de viande (très dure et insipide) était l'année dernière à 4 $, maintenant c'est 4,5 $. On peut manger la même chose pour 2 $ en ville…

J'ai constaté qu'il y a des conducteurs de tuktuk ou de taxi qui demandent des prix élevés et ceux-ci ne veulent pas en changer… Il faut donc se renseigner pour connaitre les prix "moyens" pour pouvoir marchander éventuellement.

Parfois aussi, si vous voulez partir très tôt pour les visites ou un lever de soleil, certains d'entre eux demandent un supplément de 3 à 5 $

Les guides : Pour la visite des temples je déconseille de prendre un guide, sur dix guides je dirais que deux sont très bons, deux autres bons, le reste je dirais qu'ils sont médiocres. Ceci est sans doute dû à leur formation accélérée… J'ai constaté que bien souvent certains guides ne montrent pas des détails originaux, par exemple à Angkor Vat les deux Devatas qui montrent leurs dents… Il vaut mieux avoir un bon "guide papier" comme le livre de Claude Jacques et Michael Freeman "Angkor cité khmère". Le prix d'un guide francophone est de 35 $ la journée.

Ces guides francophones sont membres d'une association et ont décidé de faire des suppléments qui à mon avis ne sont pas justifiés : pour aller au Kbal Spean un supplément de 5 à 10 $ est demandé. En dehors de la province de Siem Reap ils demandent, non plus 35 $ la journée, mais 50 à 70 $...

Le Preah Vihear :

Je suis allé visiter le Preah Vihear pour la troisième fois et j'ai à nouveau apprécié, j'aime beaucoup ce temple et son environnement.

En ce moment l'accès au temple est possible, se renseigner car la situation peut changer très vite

Voiture avec chauffeur : 90 $ (proposé par la Sérénité guesthouse)

Durée du trajet : 3h00 – 3h30, la route est très bonne

A l'arrivée au pied de la montagne il faut se faire enregistrer, le numéro du passeport est demandé (en faire une photocopie). La visite du temple est gratuite. Pour accéder au temple il faut prendre un motodop pour 10 $ (aller-retour) ou un 4x4 pour 25 $ (aller retour).

J'ai constaté que depuis mes précédentes visites les militaires cambodgiens n'occupent plus le site.

Pour avoir des renseignements sur ce temple voir l'excellent site de Maddy01 "Cambodge Post" http://www.cambodge-post.com/

Il y a plusieurs articles dans "Balades" puis "Nord Ouest" puis "Le temple de Preah Vihear"

Dans "Actualités" : "Cambodge Thaïlande les tensions", voir en particulier "Temple de Preah Vihear conflit avec la Thaïlande" Ensuite : "Conflit du Temple de Preah Vihear : Cambodge et Thaïlande devant la Cour internationale de justice" Egalement "Conflit du temple de Preah Vihear : la bataille de La Haye"

Jacques
Trajet en bus/train du nord du Vietnam vers Siem Reap
by Musea · 2013-06-24 · 6 replies
Bonjour, J'ai fouillé sans trouver sur le forum... Je cherche à connaître la meilleure façon de rejoindre Siem Reap à partir du nord du Vietnam. J'aurais voulu éviter l'avion, donc train-bus... Je voulais connaître la durée d'un tel trajet, et le prix. Ou bien le trajet en bateau est intéressant? (Durée, prix?) Merci! Et je suis une femme seule... donc je cherche à éviter les plans trop galère! lol 😄
En quinze jours: Phnom Penh, Kampong Cham, Angkor, Battambang et Sihanoukville
by Anacrouse · 2013-06-17 · 291 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec notre fille de 19 ans.

Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.

- JOUR 1 – dimanche

Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.

- JOUR 2 – lundi

Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.

Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.

Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.

Et on a terminé par le musée du génocide.

JOUR 3 – mardi

Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.

Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.

Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.

Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.

Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.

- JOUR 4 – mercredi

Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.

En fin de matinée, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.

Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.

Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.

Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.

- JOUR 5 – jeudi

Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !

- JOUR 6 – vendredi

Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.

- JOUR 7 – samedi

Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.

- JOUR 8 – dimanche:

De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.

Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…

Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.

Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.

JOUR 9 – Lundi:

Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !

Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.

Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…

Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.

Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…

Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.

Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.

JOUR 10 – Mardi:

Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.

Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.

Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux

Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.

Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.

- JOUR 11 – mercredi

Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.

- JOUR 14 – samedi

14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable

- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.

Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.

Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Voyager en Asie du Sud-Est (quatre à six mois) avec 1500/2000 euros?
by YouthinAsia · 2013-06-06 · 54 replies
Bonjour a tous je suis en train de m'organiser petit à petit pour commencer un voyage en Asie du Sud Est pour une durée de 4 à 6 mois j'aimerais voir le Vietnam en premier puis rejoindre le Cambodge et pourquoi pas le Laos ou la Thaïlande je n'ai pas encore planifié totalement. Mais je souhaiterais vivre mon sejour avec un budget d'environ 2000 euros peut etre moins ( 1500 ) je n'ai pas envi d'un sejour purement touristiques j'aimerais vivre simplement tout en admirant des lieux exeptionnels, manger locale, rencontrer du monde et pourquoi pas dormir chez l'habitant si cela est possible enfin bref et les guest house low cost ne me font pas peur ! Alors est ce vraiment possible en prenant en compte les differents visas a acheter, manger, dormir et voir du pays ? Merci d'avance pour vos reponses je n'ai jamais mis les pied en Asie donc tout bon conseils sont les bienvenus !! Alexys
Itinéraire, visas et sécurité
by Jiseo · 2013-05-30 · 7 replies
Bonjour,

Nous partons, ma femme et moi, en tour du monde dans quelques mois. J'aurais aimé vous faire part de l'itinéraire afin que les personnes ayant visité ces pays nous fassent part des modalités d'obtention des visas (par exemple s'il est possible de les obtenir à la frontière). En effet, vu que nous partons plus d'un an, il est difficile pour nous de récupérer tous les visas avant de partir. Également, sur certains pays, nous aurions aimé savoir quelle sentiment les voyageurs ont-ils pu éprouver à propos de la sécurité, en particulier en Amérique du sud et centrale ainsi qu'en Jamaïque ?

Pour info nous partons à deux, pour un voyage petit budget, sac au dos et nous donnons au moins un an pour ce voyage.

Légende : - voyage en avion // voyage par voie terrestre

Paris (France) - Tashkent (Ouzbékistan) // Samarkand (Ouzbékistan) - New Delhi (Inde) // Katmandou (Népal) // Khulna (Bengladesh) // (Thimphu (Bouthan) ?) // Yangon (Birmanie) // Ha Noi (Vietnam) // Ho Chi Minh (Vietnam) // Phnom Penh (Cambodge) // Pakse (Laos) // Vientiane (Laos) // Bangkok (Thailande) // Phuket (Thailande) - Denpasar Bali (Indonésie) - Sidney (Australie) // Melbourne (Australie) - Auckland (Nouvelle-Zelande) - Papeete (Tahiti) - Hanga Roa (Ile de Pâques) - Santiago (Chili) // Lima (Pérou) // Bogota (Colombie) // Panama (Panama) // San José (Costa Rica) // Managua (Nicaragua) // Tegucigalpa (Honduras) // Guatemala (Guatemala) // Belmopan (Belize) // Cancun (Mexique) // Merida (Mexique) // Mexico (Mexique) - La Havane (Cuba) - Kingston (Jamaique) - Dakar (Senegal) - Praia (Cap Vert) - Dakar (Senegal) - Paris (France)

Bien entendu cet itinéraire fait état des grandes ville-étapes, il va de soi que nous visiterons les pays plus en profondeur que ça. Pour Thimphu, nous savons qu'il est très difficile et couteux d'entrer au Bouthan et attendons justement une réponse de quelqu'un sur place :)

Merci à vous,

Erwan
Bons plans pour éviter la foule à Angkor?
by Bukowski · 2013-04-16 · 130 replies
Bonjour,

Je pars pour le Cambodge dans quelques jours, j'arrive à Siem Reap, et je reste 4 jours 1/2 pour visiter les temples d'Angkor. Je voyage en mode solo, et je souhaite donc éviter les hordes de touristes afin de faire de belles photos et une belle visite sur le site. Auriez-vous donc des conseils pour éviter les bus bondés de touristes? J'ai plus ou moins ma petite idée, à savoir faire la visite en sens inverse, commencer la visite à 5h du mat... L'exploit serait de faire une photo d'Angkor Vat au lever du soleil sans personne (mais je rêve...) Par avance merci.
Voyage Vietnam - Cambodge - Vietnam en juillet 2013 à trois filles de 22 ans
by MlleMimou · 2013-04-09 · 2 replies
Bonjour,

Je sais qu'il y a beaucoup de discussions à ce sujet sur le forum mais du coup j'ai tendance à être légèrement perdue dans ce flux d'informations.. et puis je suis un peu nulle avec les forums !! 😛 Nous avons décidé avec deux amies de partir du 1er Juillet au 30 Juillet au Vietnam (les parents de l'une d'entre elles vivant désormais à Hanoi et par conséquent c'est une bonne occasion d'aller y faire un tour!) Naives que nous sommes nous avions pensé au départ pouvoir faire en un mois Vietnam, Laos et Cambodge mais il a bien fallu admettre que ça allait être compliqué ! On a donc décidé de se limiter au Vietnam et au Cambodge. Pour le Cambodge on pense majoritairement aller à Siem Reap, Angkor et descendre le lac Tonlé Sap jusqu'à Phnom Penh en bateau... Par contre pour ce qui est du Vietnam où l'on souhaite passer la majorité de notre temps on est un peu perdu.. On veut voir Hanoi, la baie d'Halong et Ho Chi Minh mais pour le reste on ne sait pas trop ce qu'on pourrait faire (tout en sachant qu'il y a énormément à voir!!) donc si vous pouvez nous aider on aimerait à la fois voir l'aspect culturel et historique du Vietnam mais également se poser quelques jours sur une île sympa et surtout pas trop touristique (notre but n'étant pas d'aller se poser dans un hotel de luxe avec d'autres touristes les doigts de pieds en éventails.. 🙂)

Merci d'avance pour votre aide et de votre patience si vous me répondez, puisque je comprends encore une fois que ce sujet a déjà été traité..

P.S. N'étant que trois filles, nous voudrions également savoir s'il y a des endroits où il ne faudrait absolument pas que l'on aille pour notre sécurité
Possibilité de visiter actuellement le temple Preah Vihear?
by Monica · 2013-04-08 · 19 replies
Bonjour,

Je voudrais visiter cette semaine en independante le temple de Preah Vihear a partir de Siem Reap.

Est-ce que ce temple est ouvert a la visite actuellement et que pouvez-vous proposer comme solutions pratiques et economiques ?
Sécurité en Birmanie
by Celinebae · 2013-04-01 · 60 replies
Bonjour,

nous nous interrogeons sur les conditions de voyage actuel en Birmanie en lien avec les conflits entre bouddhistes et musulmans.

- est-il conseillé ou pas de partir dans les jours à venir?

Tout en sachant que nous voulions aller à Yangon, Mawlamyine, Bagan, Mandalay, Lac Inle et si nous avons encore du temps sur la côte ouest.

Un grand merci.

Céline
Retour au coeur du Cambodge
by Kate · 2013-03-11 · 320 replies
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.

Petit guide du transport pour les nuls.

"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"

À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴‍☠️🏴‍☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

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