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Mimi et Maumau, Martine et DD ou 4 amis dans l’Ouest américain
by Marcalamar · 2017-10-05 · 175 replies
Bonjour 🙂 Nous voilà de retour depuis presque deux semaines et il faut que je me colle à ma tablette tant que mes souvenirs sont encore bien ancrés dans ma tête de sexagénaire !!

Bon je me lance !! Quand je vois les superbes comptes rendus ça craint !! L’ordi et moi c’est pas une longue histoire d’amour, je tape avec deux doigts et je n’ai pas la plume facile !! Alors soyez indulgents !! J’espere surtout que ça pourra servir à d’autres comme ceux déjà écrits m’ont été utiles. Comme je vais mettre longtemps à tout retranscrire, n’hesitez pas à me contacter en MP si ça urge Tout d’abord un immense merci à tous ceux qui m’ont aidée à préparer cette virée du 7 au 24 septembre 2017 en répondant à mes nombreuses questions par leurs conseils avisés ( je ne les nomme pas, ils se reconnaîtront !! ) Tout d’abord nous !! On est 4 amis entre 59 et 62 ans ( la vieille, c’est moi !!!). On habite le Var et on se connaît depuis plus de 20 ans Mimi ( Michèle) : la plus petite, la rigolote, celle de la bande qui parle le mieux anglais et n’a pas la langue dans sa poche si on la chatouille Maumau ( Maurice) : son mari, le renard argenté à moustache, de l’humour ponctué d’expressions provençales poilantes, un de nos chauffeurs DD ( André) : le barbu, mon petit mari depuis 39 ans, le plus sérieux de la bande, notre deuxième chauffeur Marcalamar (Martine): moi, la blonde à lunettes, la pipelette de service, qui ai passé des heures sur les forums en ayant une peur bleue de ne pas réussir l’organisation du voyage B
Safari 2015: Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi
by Pir971 · 2016-01-27 · 260 replies
Bonjour tout le monde !! 😏 Voici le retour de notre road trip de 5 semaines en Afrique du Sud et en Namibie !!! (Juillet-Aout 2015)

Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪 Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇

Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
De retour de Bahia
by Solene40 · 2015-10-02 · 25 replies
coucou les voyageurs,

Nous voici de retour de 15 jours dans l'état de Bahia (les 15 derniers jours de septembre) et vu le peu d'infos que j'ai trouvé avant mon départ je me dis que notre expérience pourra servir à d'autres. Nous sommes un couple ds la quarantaine qui voyageons en autonome depuis une dizaine d'année. Grand amoureux de l'Asie, ns ne connaissions du continent américain que Cuba, le Mexique et le Panama. D'où de multiples interrogations avant ce 1er départ en Amérique du sud.

Voici donc ci dessous quelques réponses aux questions que je me suis posée avant de partir.

Je m'excuse par avance pour la longueur du récit mais je vais vous mettre quelques photos histoires de faire passer tt ça 😎

Pour info nous avons été à Salvador (pelourhino), Imbassai, Cachoeira, Lencois et Itaparica

On y va comment à Bahia?

Ben pas à la nage non (oh l'humour à 2 balles) donc ce sera l'avion! On a trouvé un vol sympa (rapport temps/tarif) au départ de Bilbao avec une petite escale de 2h à Madrid avec Air Europa.

J'avais vu des commentaires pas top top avant de partir.

Alors c'est comme tout, dans la vie on peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire.... je vous laisse terminer.

Pour ce prix de 640€ vous aurez un vol low cost au service minimum (1 repas + un en cas), peu de place sur votre siège, le choix des sièges et les casques pour la télé payants et un choix de film français quasi nul (vive la lecture en avion!).

Bref, nous, cela nous a convenu (d'autant qu'a l'aller, l'avion était au 2/3 vide et qu'on a eu 4 sièges chacun ah ah), par contre ceux qui tiennent à un certain confort iront voir ailleurs!

On y va tt seul comme des grands à Bahia ou on prend une agence??

Voilà le genre de questions que je ne me pose jamais mais le Brésil a fait exception.

Il se trouve que suite à un post que j'ai mis ici demandant quelques infos, j'ai reçu plusieurs messages notamment en MP me déconseillant de partir seuls tellement c'était galère. Alors il y a ceux qui sont honnête et qui ne cachent pas travailler ds l'industrie touristique et en profite pour proposer leur service.

Et puis il y a celles et ceux qui se font passer pour des grands voyageurs, qui se sont bien fait ch... au Brésil et que c'est beaucoup mieux de passer par une agence et que même ils en ont une à me conseiller.... Bref après ce voyage ça se confirme, ils m'ont vraiment prise pour une idiote mais je m'en doutais un peu!!

Donc pour tous ceux qui se posent cette question. Si vous avez déjà barouder un peu, il n'y a aucune raison pour que vs ne vs démerdiez pas tt seul au Brésil.

A mon sens la liberté n'a pas de prix et les quelques galères rencontrées font aussi parties des bons souvenirs de voyage.

Et on se déplace comment à Bahia?

Et oui parce qu'une fois qu'on s'est décidé pour l'autonomie encore faut il savoir comment circuler!

Une fois le parcours établi, on a fait le choix de louer une voiture malgré là aussi ce que j'avais lu sur internet!! Nous avons fait 1 700 km en 12 jours sans aucun souci. Les routes sont beaucoup plus faciles qu'en Asie selon moi ds le sens où il y a juste des voitures et des camions (et pas des vaches, des tuk tuk, des scooters, des piétons, des chiens....).

La principale difficulté ce sont les trous où plutôt les cratères ts les kms qui font qu'à l'arrivée on met 5h pour faire 250km!

Des fois aussi on se trouve sur une piste de terre à perte de vue et on se dit qu'on s'est perdue et on fait demi tour et en fait non, c'était bien ça, 25 km de piste sans croiser personne pour rejoindre au final la plus grande route de l'état!!

On s'est retrouvé ds des endroits magnifiques, des petits bleds paumés.

Bref c'était exactement pour nous même si on s'est perdu quelque fois!!

On avait amené notre GPS de la maison sur lequel j'avais chargé la carte Brésil (55€). Il nous a bien aidé surtout dans Salvador et autour, ailleurs ça dépendait des fois. Pour compléter je faisais le parcours la veille sur Google maps et noté ts les bleds où on passait (y en avait pas des tonnes non plus). Après y avait plus qu'à dder en cas de doute et ns n'avons trouvé que des gens qui se mettaient en 4 pr ns renseigner.

Pour le pratico pratique, on a réservé la location sur internet à l'agence Foco. On a pris la bagnole la moins chère dans l'agence la moins chère (vs avez le choix entre penser qu'on est radins ou qu'on n'a pas besoin de plus!!). ça a donné du 12€/jour (17 normalement mais le taux de change a pas mal changé après la réservation, à notre avantage!) et à peu prés 80€ d'essence pour 1700 km(éthanol).

RAS au départ et au retour (ils prévoient 8€ de plus pour le nettoyage et ça les valait largement!!)

Et on fait comment pour les sous à Bahia?

Et Ben comme on veut parce que de tte façon on perd tjs de l'argent!!

On a eu du bol, y a 6 mois 1€ donnait 3 real, lors de notre passage ça donnait du 4,3.

Comme je me disais que ça allait finir par descendre, j'ai changé avant de partir (j'ai decouvert un bureau de change à Biarritz Daisyone!) sauf que ça a continué à monter après!!

Là bas on a trouvé des banques partout mais les ATM ne fonctionne pas tjs et surtout les montants sont limités souvent à 500R soit environ 110€ donc commission à chaque fois!

Bref, à vous de voir!

Et ils sont comment les gens à Bahia?

Et ben ils sont a.do.ra.bles.

Ils n'ont pas la curiosité de certains asiatiques (les hellos misters des gamins vs oubliez là bas) mais ils répondent tjs à vos sourires et vos bonjours, sont au petit soin dans les pousadas (ok c'est leur métier mais ce n'est pas partout comme ça) et ils feront tjs l'effort de vs comprendre pour vs renseignez (mon Franglaiespagnol a fait des merveilles 😉).

A cela s'ajoute un sens de la fête juste wahou (3 gars avec des djembés ont mis une ambiance d'enfer un soir à Salvador), une descente alcoolisée hallucinante (le jour, la nuit, hommes, femmes 5/6 bières chacun en 2h normal quoi!!) et une façon de se fringuer des femmes à faire fuir ts les intégristes du monde (taille 36 ou 48, elles s'en foutent, ts le monde à poil... ou presque).

Pardon j'ai pas pu résister à vous la mettre celle là. Mon mari a failli acheter un cercueil😏

Bref, on a beaucoup aimé cette culture, ce sentiment de liberté et de joie de vivre et ce métissage vu nulle part ailleurs pour nous (ça va du blanc au noir foncé, du coup on n'est pas repéré en tant que touriste tant qu'on n'a pas ouvert la bouche!!).

A noter aussi leur honnêteté et l'absence totale d'arnaque vis à vis de nous justement. Au contraire plusieurs fois on m'a fait cadeau de centimes de reals parce qu'ils n'avaient pas la monnaie. C'était certes des sommes dérisoires mais je n'ai pas vu ça souvent. Aucun souci non plus avec les taxis de Salvador qui mettent tous le compteur à part à l'aéroport. En fait , partout, on paye le même prix que les locaux.

Et on dort où à Bahia?

Encore une trés bonne surprise le rapport qualité prix des pousadas.

Pour en moyenne 35€ on a tjs été trés bien accueillis ds de supers pioles, clim parfois, tjs un frigo, ménage fait ts les jours et méga super petit déj compris (thé, café, jus de fruit, lait, pain, jambon blanc, fromage + gâteau fait maison sucré et parfois salé. Que demande le peuple!!). Ainsi on a dormi avec une vue sur la baie de ts les saints à Salvador (Villa Carmo)



dans un havre de verdure à imbassai (Ecohostel Lujimba)



dans un couvent du xviii à cachoiera (convento do cârmo)



et au bord del'eau à itaparica (magia das Aguas)



Il n'y a qu'à lencois qu'on a été un peu décu, tout le reste était top.

En général on réservait sur booking un ou 2 jours avant. Les tarifs varient apparement beaucoup suivant la saison (nous étions en saison creuse)

Et on mange quoi à Bahia?

et ben on s''est régalé!! Pas mal de poisson, crevettes et souvent du riz, des haricots rouges, de la purée.

Le seul "soucis" c'est qu'on a mis 3 jours pr commander les bonnes quantités!!

Je l'avais lu qu'il ne fallait commander qu'un plat mais quand le serveur nous dit "c'est tout?" et ben on se dit que c'est des petites portions mais non, c'est énorme!!

En meme temps c'était pas mal aussi. On prenait un copieux petit déjeuner et le repas à 16h ça suffisait.



Evidement pour accompagner tt ça, faut bien boire un petit coup. Et là trop bon les Caiphirinas (à condition d'aimer le citron vert et le sucre!!).

Sinon mon mari à déguster un paquet de bière locale (skoll notamment) qu'il a visiblement apprécié! Repas + apèro revient entre 10 et 25 € pour 2 selon la tourostosité (ah vs le connaissiez pas ce mot là, ben moi non plus mais on se comprend!!) du coin

Mais dis donc, c'est pas un peu dangereuuux Bahia?

Ah oui parce que quand vs partez au Brésil vs avez plein d'âmes charitables qui vs racontes qu'elles ont l'ami d'un ami d'un ami qui s'est fait braqué là bas!!

Au moins on est prévenu!!

Donc pour une fois j'ai fait taire mon esprit de contradiction et j'ai pris en compte tt ça.

Comme lors de tt nos voyages, aucun signe de richesse sur nous (pas de bijoux ni de fringues, sacs, lunettes ...de marques). En plus ns avons réservé à Salvador ds une pousada avec des hôtes parlant Français ce qui ns a été bien utile (on peut aller vers là? jusqu'à quelle heure?...).

On s'est aussi baladé sans aucun sac, juste l'appareil photo ds la poche. Donc à Salvador, où nous ne sommes restés que 36h, ns avons été au pelourhino et quartier bonfim.

A Bonfim RAS, au pelhourino ns avons vu quelques toxicos/alcoolos bien défoncés mais ils étaient beaucoup moins présents que les flics!!



On se dit aussi que l'insécurité n'est quand même pas une légende quand notre voisin de table, pur Salvadorien, commence à se déboutonner la braguette pour aller chercher ses sous dans son slip pour payer l'addition (euh non j'ai pas la photo!!).

Pour le reste du pays RAS, ns n'avons ressenti aucun sentiment d'insécurité/agressivité. Seul l'obligation presque partout de bien fermer à clè la poussada en partant ns rappelais qu'il fallait quand meme etre prudent.

Il n'empeche que je n'étais finalement pas plus anxieuse qu'en Asie. Tant et si bien que j'ai laissé un jour la vitre de la bagnole ouverte pendant 2h (oh le boulet!!). Heureusement pour nous c'était un bled bien paumé et il ne s'est rien passé (en meme temps y avait rien d'apparent). Bref vs aurez compris que je ne suis pas un exemple à suivre!!

Et il fait quel temps à Bahia fin septembre?

Et ben il fait de tout. On a tjs eu chaud (25/30 degrés je dirais) mais un peu de pluie surtout vers Imbassai.



A lencois c'est bien couvert ts les matins et ça se léve vers 14h.



A itaparica grand bleu mais un zef qui gonfle au fur et à mesure de la journée (ça tombe bien vu qu'il n'y a pas un pet d'ombre sur la plage, c'est rafraichissant!). Le top de cette periode c'est qu'on est presque tt seul (plage déserte en semaine au nord de salvador et à itaparica trop cool) .



Bon j'arrête là mon tour d'horizon.

Évidement ce compte rendu n'a aucune valeur si ce n'est celle de notre expérience et de notre ressenti dans cette partie du Brésil à cette période de l'année!

Pour finir un grand merci à Chris06 qui n'a pas compté son temps pour me donner de bons tuyaux

En espérant que ça vous a plu et si vs avez des remarques/questions, n'hésitez pas.

Christelle
Voyage d'un mois en Thaïlande
by Paulbika · 2015-03-20 · 8 replies
Bonjour tout le monde,

Je pars avec ma petite amie pendant un mois en Thailande. Nous partons du 8 Novembre au 8 Décembre avec un budget de 1500€ par personne sachant que nous avons déjà pris nos billets d'avions et qu'ils ne font donc pas parti de ce budget. C'est notre premier voyage à deux. Pour ma part je suis déjà parti un mois à Bali. J'ai plusieurs questions.

Nous avons 24 ans et avons prévu d'aller à Bangkok, puis Chiang Mai puis aller voir les plages paradisiaques du Su de la Thailande et repartir à Bangkok la veille de notre retour en France. L'objectif est de profiter de voir de jolis paysages de belles plages. Nous avons envie de découvrir la Thailande mais pas de passer nos journées à faire des visites. Nous souhaitons profiter au maximum des paysages et du soleil. En bref se faire plaisir au maximum.

Le parcours que nous souhaitions faire est le suivant:

Bangkok: (3 jours maximum) Nous arrivons à Bangkok par avion et pensons y rester 2 ou 3 jours donc deux nuits dans un hotel sympa. Quel hotel pourriez-vous me conseiller sachant qu'on voulait un truc joli au centre ville. Sur place nous pensons faire: visite grand palais, balade Kao San Road, marché flottant et centres commerciaux. On va aussi beaucoup se balader et se perdre dans les rues pour essayer de découvrir plein de jolies choses locales.

Chiang Mai: ( 4 jours maximum) Départ de Bangkok pour Chaing Mai en avion. Quelle companie prendre? On m'a dit que ça coutait environ 50€/personne... Que faire à Chiang Mai?

Ko phi phi:Départ de Chiang Mai en avion direction les plages du Sud. Nous comptions aller à Ko Phi Phi et voir d'autres iles. Que nous conseillez-vous? Où attérir en partant de Chiang Mai? Quelles iles me conseillez-vous? le logement? Les activités?

Pensez-vous qu'il est utile d'aller voir le bord de mer au Sud de Bangkok (Ko Samet, Pattaya...)?

Dans chacun des endroits où nous souhaitons aller, si vous avez des bons plans ou des idées d'endroits, de restau, de logement ou autre n'hésitez pas à m'en faire part! :)

Comme vous l'avez deviné nous avons une vague idée de ce que nous souhaitons voir et faire mais j'ai besoin d'avis de personnes qui y sont dèjà allé pour me guider de façon détaillée.

Merci d'avance pour vos réponses! :)
Koh Samui, Koh Pha Ngan et Koh Tao: déception
by Gimo31 · 2015-03-10 · 186 replies
Nous revenons de passer 7 semaines dans les îles de l'archipel de Koh SAMUI.....

Quelle déception..!

D'abord : Les Thaïlandais ont bien changé, croyez moi. Surtout dans ces îles devenues hyper touristiques. Des Russes , des allemands , des Chinois et des Français en grand nombre, ont eu raison du sourire légendaire des Thaïlandais.

Ils sont devenus méconnaissables.

Pas sympa du tout, ils ne s’intéressent plus qu'à votre porte-feuille et surtout, leur sport favori est devenu : "comment puis-je l'arnaquer...!"

Les prix ont aussi flambé...!!!!

Je connaissais la Thaïlande pour y être allé déjà plusieurs fois mais, dans ces îles, je ne reviendrai plus jamais, ils ne sont vraiment pas aimables du tout....

Ensuite que dire de ces îles.

Les plages sont, pour la majeure partie, très sales (sauf devant les Resorts...!) Les sites sont très beaux vus de loin, propices à de magnifiques photos....mais à regarder de plus près..... du plastique partout, des déchets divers etc... La mer est sale et l'eau est trouble, donc, on ne voit pas ses pieds....... l'eau n'est pas profonde (sauf exception) et l'amplitude des marées est très importantes. Il faut donc aimer se baigner dans 30 cm d'eau...

Nous pensions que cela changerait à Koh TAO qui est , soi-disant, le paradis des plongeurs.

Nous avons essayé et nous y avons passé 6 jours....... mais les eaux sont aussi troubles qu'ailleurs..... On ne voit rien ou si peu......

C'était peut-être de saison qui voulait ça (Mars 2015) mais bon, des gens qui vivent là-bas, nous ont dit que l'eau est toujours trouble (ce que nous avons pu vérifier sur les 3 îles )

Et pourtant nous avons essayé toutes les plages car nous nous sommes déplacés, sur chacune des 3 îles, en scooter chaque jour.

Et sur ces îles, notamment Koh SAMUI, que dire des odeurs !!!!!! Odeurs de nourriture + odeurs de plastique qui brûle + odeurs d'égouts..... OUF, dur dur.........!

Enfin, un conseil, .... Si vous n'êtes pas tatoués, plutôt jeunes, et au tempérament "routard", n'allez pas à Koh Phan gan....! Et encore moins au moment de la "Full Moon"....!

Je ne sais pas si nous reviendrons en Thaïlande, en tous cas dans ces 3 îles, jamais plus.....

Notre première expérience d'un voyage de longue durée (nouveaux retraités que nous sommes) se traduit pas une grande déception.
Attention à la violence au Togo (Lomé)
by Digitaria · 2014-10-24 · 59 replies
Bonjour les voyageurs Faites tres attention au Togo ou le taux de violence augmente tres fortement........Je me suis fait agresse la nuit ....par 4 types descendu de motos avec couteau a la main.....ils ont coupe mon sac et pris mon telephone portable.....j'ai eu droit a un coup de couteau .......recousu sans anesthesie au centre medical le plus proche car je saignais, piqure contre le tetanos, et prise d'un antibiotique pendant 5 jours. Cela s'est passe a 50 metres de l'endroit ou je logeais a Lome....
Pratique: Quel budget pour quel pays?
by VoyageForum · 2013-11-21 · 7 replies
Le budget à prévoir sur place demeure évidemment un critère important pour le choix et le bon déroulement d'un voyage.

1- Un minimum à prévoir...

Première chose à savoir est qu'un budget vraiment trop serré gâchera 9 fois sur 10 un voyage et apportera avant tout son lot de frustrations quotidiennes. Donc, dans ce cas, économisez plus ou revoyez à la limite la durée et/ou le trajet du périple prévu.

Attention aussi aux apparences ou impressions. Ce n'est pas parce que vous vous rendez dans un pays pauvre, où une majorité de gens vit avec très très peu, que votre séjour ne vous coûtera presque rien. Outre que cette situation est subie par les populations, il y a peu de chance que vous viviez vous aussi de la sorte, et surtout que les structures et services prévus pour les touristes (qui donc ne s'adressent pas à la population locale la plus pauvre) correspondent à cette gamme de coûts. Bien au contraire pour ce qui est de certains pays notamment africains.

Quant à ceux qui espèrent voyager pour rien ou simplement 1 ou 2 €/jour, cela relève avant tout de la naïveté, voire à la limite d'une tendance assez pitoyable à vouloir vivre au crochet des populations rencontrées y compris les plus démunies...

2- Répartition des dépenses

2.1- Postes de dépenses

Schématiquement un budget "routard" correspond à toutes les dépenses quotidiennes sur place dans un pays (seul le transport pour arriver depuis chez soi est exclu). Soit: Hébergement : dans des hôtels locaux; soit en gros ceux que vous trouverez dans les guides dans la catégorie "pas cher". Mais cela peut être aussi selon les endroits le camping, chez l'habitant, etc. Bref, les types d'hébergements dans lesquels vont majoritairement les voyageurs sac à dos selon les lieux. Repas : sur une base de trois par jour pour une catégorie et un principe identiques à l'hébergement incluant donc les restaurants locaux économiques. Transports locaux : transports terrestres mais à l'occasion aussi aérien. Là aussi, c'est basé sur ce que font les voyageurs de façon générale dans un pays, y compris dans les classes (train) ou le type de véhicules empruntés. Les dépenses "divers" : en gros le reste. 2.2- Gérer son budget

Pour savoir où on en est dans ses dépenses lorsqu'on voyage, il faut avant tout définir de quel budget global ou quotidien on dispose. Fonction de cela il suffit ensuite de noter pour chaque jour le budget prévu et les dépenses effectuées dans la journée. En comparant on obtient une différence positive ou négative que l'on reportera sur le jour suivant et ainsi de suite.

Pour avoir une idée de budget

On peut avoir une première idée d'un budget quotidien dans un lieu sur la base 1/3 + 1/3 + 1/3. C'est à dire: les dépenses d'hébergement = celles des 3 repas = celles des divers.

Tout cela sur le principe de catégories identiques (pas d'hôtel haut de gamme et restaurants du coin ou l'inverse) et excluant les transports autres qu'urbains (les déplacements d'une étape à l'autre) qui eux sont à inclure dans les "transports locaux". Même, s'il s'agit là d'une règle pas forcément toujours fiable ni vraie, elle permet souvent d'avoir quand même une idée rapide des coûts.

3- Budget par pays

Le coût moyen/jour/personne pour un voyage en individuel (donc non organisé) de type "routard" et une visite "traditionnelle" du pays. L'ensemble est présenté sur une base quotidienne par personne de moins de 30 €, de 30 à 60 €, ou au delà. Bien sûr dans la pratique selon que l'on soit seul, à deux ou trois, ou encore que le séjour présente quelques spécificités ou se fasse en très haute saison, les choses sont à nuancer.

A signaler aussi que ces budgets établis correspondent à des fourchettes; donc à l'occasion un pays pourra se retrouver dans deux catégories différentes. D'autre part, le fait que de nombreuses destinations disposent d'un ou deux endroits nettement plus chers que la moyenne nationale n'est pas pris en compte. On part du principe qu'il s'agit ici d'un budget quotidien d'ensemble impliquant la visite de différents lieux ou régions du pays.

3.1- Moins de 30 €/jourEurope : Albanie, Biélorussie, Bosnie, Bulgarie, Croatie (mini), Estonie (mini), Lettonie (mini), Lituanie (mini), Moldavie, Pologne (mini), Roumanie, Turquie (mini).Amérique(s) : Bolivie, Colombie (mini), Costa Rica, Équateur, Guatemala, Guyana, HaÏti, Honduras, Mexique (mini), Nicaragua, Panama, Paraguay (mini), Pérou (mini), République Dominicaine, Salvador, Surinam, Vénézuela (mini).Afrique : Afrique du Sud (mini), Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun (mini), Centrafrique, Comores (mini), Côte d'Ivoire (mini), Djibouti, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Kenya (mini), Lesotho, Libéria, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Maroc, Mauritanie, Mozambique, Niger, Ouganda, Sahara Occidental, Sao Tomé, Sénégal (mini), Sierra Leone, Soudan, Swaziland, Tanzanie (mini), Togo, Tunisie.Asie : Bangladesh, Birmanie, Cambodge, Chine (mini), Inde, Indonésie, Laos, Malaisie, Mongolie, Népal, Pakistan, Philippines (mini), Russie (partie Asie), Sri Lanka, Thaïlande, Tibet, Vietnam (mini).Moyen-Orient/Asie Centrale : Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Iran, Jordanie, Kazakhstan, Kirghizistan, Oman (mini), Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan, Yémen.3.2- De 30 à 60 €/jourEurope : Chypre, Croatie, Estonie, Féroë, Grèce (et îles), Hongrie, Iles Anglo-Normandes, Irlande (mini), Irlande du Nord, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Portugal (mini), République Tchèque, Russie Ouest (mini), Serbie, Slovaquie, Slovénie, Turquie, Ukraine (mini).Amérique(s) : Antilles "Anglophones" (mini), Antilles Néerlandaises, Argentine, Belize, Brésil (mini), Chili, Colombie, Cuba, Guadeloupe (mini), Jamaïque, Martinique (mini), Mexique, Paraguay, Pérou, Puerto Rico (mini), Trinidad et Tobago, Uruguay, Vénézuela.Pacifique : Fidji, Hawaï (mini), "Petites îles" du Pacifique.Afrique : Açores, Afrique du Sud, Botswana (mini), Cameroun, Canaries, Cap Vert, Comores, Côte d'Ivoire, Gabon, Kenya, Madère, Maurice, Mayotte (mini), Namibie, Sénégal, Tanzanie, Tchad, Zambie, Zimbabwe.Asie : Bruneï, Chine, Corée du Sud, Hong-Kong, Maldives, Macao, Philippines, Singapour, Taïwan, Vietnam.Moyen-Orient/Asie Centrale : Israël, Liban, Oman.3.3- Plus de 60 €/jourEurope : Allemagne, Andorre, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grande-Bretagne, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Russie (Ouest), Suède, Suisse, Ukraine.Amérique(s) : Alaska, Antilles "Anglophones", Bahamas, Bermudes, Brésil, Canada, États-Unis, Falklands, Galapagos, Groënland, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Puerto Rico, Québec.Pacifique : Australie, Hawaï, Ile de Pâques, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Papouasie Nouvelle-Guinée, Polynésie Française.Afrique : Botswana, Mayotte, Réunion, Seychelles.Asie : Bhoutan, Japon.Moyen-Orient/Asie Centrale : Arabie Saoudite, Bahrein, Emirat Arabes Unis, Koweït, Qatar.- © VoyageForum -
Nord-Est de l'Argentine avec une voiture classique fin août?
by Schnapy · 2013-04-16 · 27 replies
Bonjour, nous préparons notre voyage fin Août dans le nord est, est ce qu'il est obligatoire d'avoir un 4x4 pour sortir un peu des routes à cette saison? sur le trajet: Cafayate-Cachi-San Antonio de los corbes- Jujuy-Salta.et pensez-vous qu'il faille réserver les hôtels sachant qu'on est 5 avec nos 3 grands enfants? merci
Qui sera du 17 février au 12 mars en croisière "route Vanille" sur le Costa Romantice au départ de Paris?
by Patpco · 2012-12-03 · 30 replies
Bonjour

Nous partons du 17 février au 12 mars en croisiére " route Vanille" sur le Costa Romantice au départ de Paris.

Nous serions heureux de communiquer avant le départ pour préparer ce magnifique voyage avec des croisiéreristes aux mêmes dates et partager nos escales et les séjours à bord.

Si vous étes intérresés, n'hésitez pas à me répondre, afin que l'on puisse préparer et partager cete croisiére.

Marié (61 ans) habitué aux croisiéres et voyages, n'apprécie pas trop les excursiosn organisées, plus favorable à des visites privatives à plusieurs.

Amicalement

Patpco
La France qui souffre...
by Atila · 2012-11-05 · 861 replies
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre... Une pâtisserie à la vitrine alléchante...

Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...

- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...

Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...

Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Croisière en catamaran en Thaïlande avec une agence
by Miskovil · 2012-10-01 · 24 replies
Je suis intéressé de savoir si quelqu un a déjà fait la croisière en catamaran proposée par Promovacances en Thaïlande. Merci d'avance de votre contac
Madagascar: côté mer et... côté terre
by Krikri6792 · 2012-09-02 · 67 replies
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !

Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.

Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.

Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.

La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :

sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/



D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.

Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?

Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.

Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.

Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.

Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.

Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.

Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !

Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !

Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage

J1 : Dimanche 27 mai 2012

Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.

Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.

J2 : Lundi 28 mai 2012

Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.

Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !

Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.

Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.

Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.

Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.

Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.

Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !

Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !

Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation

J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012

L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.

L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.

Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.

C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.

Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.

Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.

A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.

La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.

Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.

Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron

Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !

Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche

Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.

Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.

7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)

8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.

Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.

Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.

Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.

Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.

En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.

Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.

Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)

En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.

Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.

Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.

En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.

Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.

Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.

Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.

Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !

Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.

En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.

La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !

Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel

Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.

Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.

Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.

L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !

Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !

Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.

Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).

Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.

Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.

Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.

Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.

Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.

En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.

De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.

Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.

Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.

Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.

L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.

Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)

Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.



Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel

Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.

Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.

En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.

Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.

Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.

Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !

L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…

Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.

Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.

Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.

Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.

Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest

Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.

A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !

La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.

Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.

Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.

Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.

Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.

Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.

Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.

Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.

Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis

Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis

Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...

Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.

Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.

Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.

Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)

Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?

Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.

J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.

Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.

La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.

Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.

Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely

Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.

A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.

Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !

C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !

Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.

Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.

Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !

En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.

C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.

Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !

Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.

Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.

Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.

En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.

Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !

Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.

Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.

Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.

Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.

Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.

Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).

Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.

Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.

Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.

Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7

J9 : Lundi 4 juin 2012

Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !

Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.

Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.

Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.

Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.

Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.

L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !

Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !

Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.

Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.

Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !

Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.

Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.

Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.

Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.

Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.

Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !

J10 : Mardi 10 juin 2012

En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !

Le buffet du petit déjeuner est un régal !

Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.

Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.

Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.

A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.

Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.

Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !

Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !

Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.

La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.

Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.

On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.

En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.

Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !

Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.

Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !

Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.

Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…

Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.

Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !

Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !

Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.

Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.

La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.

Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.

Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum

Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.

Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !

Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.

Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.

Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !

Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.

La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !

Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada

J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.

Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.

Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.

Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).

De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.

Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.

La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".

Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !

Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.

"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).

Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.

La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.

Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.

Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !

En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .

Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.

A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.

Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".

Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !

Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.

Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !

Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry

J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?

En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.

Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.

Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.

Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.

Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.

Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !

Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.

Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !

Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.

Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.

Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…

Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.

Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.

A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.

Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.

Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.

Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.

Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.

Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…

Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.

Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.

Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.

Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.

Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.

Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !

Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !

Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !

A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.

Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt

J12 (07/06/12)… suite

Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.

C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.

Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus

La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909

Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.

Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !

Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.

Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.

J 13 : Vendredi 8 juin 2012

Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !

Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.

Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.

Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.

Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.

Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !

Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).

Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.

Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.

Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.

Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.

Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.

En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !

Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.

En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.

Ainsi que cette autre… à déterminer !

11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.

Alors en route !

Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.

Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.

Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.

Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.

Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.

A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.

Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !

Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.

La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.

Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.

Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.

La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.

Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !

Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon

J13 (08/06/12)… fin de journée

Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).

Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !

La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.

A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !

Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.

C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.

Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?

Je suis malade toute la nuit.

J14 : Samedi 9 juin 2012

Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !

J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.

Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.

En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.

J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.

Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.

La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…

L'œuvre d'un géant peut-être ?

En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.

Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.

De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.

Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !

250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.

Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.

Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)

Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)

Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.

Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !

Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.

Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.

Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.

Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !

Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium

Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.

A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.

Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.

Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !

Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.

C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.

Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.

J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.

Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro

J15 : Dimanche 10 juin 2012

En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.

Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.

Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.

Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !

L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !

La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.

Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.

Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.

Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.

Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.

Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.

C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.

Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa

11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.

Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.

En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.

D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).

Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.

Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !

Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.

Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !

En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi

Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)

Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !

La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.

Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.

La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.

C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".

Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive

J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.

370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.

Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.

Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.

A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.

8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.

Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !

Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.

10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !

60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.

Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !

Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !

14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.

J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).

Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.

Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !

Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !

J 17 : Mardi 12 juin 2012

Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.

Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.

Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.

C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !

Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.

Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.

Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.

Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.

La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…

L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.

Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !

Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !

Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.

C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.

Sur la Nationale 7

En conclusion...

Impressions générales

Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !

Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.

Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !

Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.

Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !

Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.

Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.

Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !

Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !

Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.

La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.

Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.

Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).

Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.

Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.

La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.

Les hébergements

Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012

Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51

"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…

En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉



FIN
Message de Costa croisières aux agences de voyage pour le Concordia et Allegra
by Alexandre867 · 2012-03-30 · 20 replies
Voici le dernier communiqué de Costa Croisières qui présente sa version des faits, sur les différents éléments reprochés à la compagnie lors de ses deux derniers accidents, survenu ce début d’année:

Vrai/Faux en 15 affirmations

1. I l n’y avait pas assez de canots de sauvetage et de gilets de sauvetage pour tout le monde à bord du Costa Concordia.

FAUX. Il y avait 95 embarcations de sauvetage à bord du Costa Concordia (chaloupes, canots et radeaux), pouvant transporter 6 115 personnes, soit 25 % de plus que la capacité d’accueil maximale du navire (4 870 personnes, en comptant l’équipage et les Hôtes). Un gilet de sauvetage est prévu en cabine pour chaque passager à bord et des gilets supplémentaires, dont des gilets pour enfants, sont disponibles aux points de rassemblement. Le nombre de ces gilets supplémentaires équivaut à 25 % de la capacité maximale d’accueil du navire.

2. Les grands navires sont moins sûrs. FAUX. La taille du navire n’affecte pas son niveau de sécurité. Les nouveaux navires de grande dimension sont extrêmement sûrs : ils peuvent compter sur des systèmes de sécurité modernes et des procédures adaptées pour assurer une évacuation en 30 minutes dans des conditions classiques. Ce qui s’est passé à bord du Costa Concordia était un événement exceptionnel, et l’inclinaison progressive du navire a empêché le déroulement fluide de l’évacuation.

3. Les navires Costa respectent les normes les plus exigeantes. VRAI . Nous nous conformons absolument aux réglementations internationales et nationales très strictes sur le sujet. Nous sommes la première société au monde ayant reçu la certification volontaire BEST4 récompensant la conformité d’une entreprise aux normes les plus élevées en matière de Responsabilité sociale (SA 8000, créée en 2001), d’Environnement (UNI EN ISO 14001, 2004), de Sécurité (OHSAS 18001, 2007) et de Qualité (UNI EN ISO 9001, 2008), et nous avons été suivis par 30 autres entreprises.

4. Les navires Costa sont équipés de technologies de pointe. VRAI . Tous nos navires sont équipés des technologies de navigation les plus avancées et nos officiers sont spécifiquement formés à leur utilisation. Nos navires sont équipés de deux capteurs de profondeur indépendants qui détectent les variations des fonds marins. Nous disposons de plusieurs radars, GPS, cartes électroniques, gyroscopes, etc. pour une navigation sûre dans toutes les conditions. Tous les systèmes de navigation disposent d’un système de secours en cas de défaillance.

5. Les membres d’équipage ne savaient pas quoi faire pendant la situation d’urgence. FAUX. Les membres d’équipage sont tous titulaires du BST (Basic Safety Training) et participent tous les 14 jours minimum à des simulations de situations d’urgence qui s’achèvent avec la mise à l’eau de tous les canots de sauvetage sur l’un des côtés du navire. Tous les officiers et membres d’équipage participent à des sessions de formation régulières et complètes qui respectent et même dépassent les exigences légales. Chaque navire Costa est soumis à des contrôles réalisés en interne par Costa Croisières et par Carnival Corporation, et en externe par le Registre Naval Italien et par les autorités portuaires internationales des pays d’escales.

6. Personne ne savait comment piloter un canot de sauvetage. FAUX. Conformément à la réglementation internationale, 2 membres d’équipage titulaires du MAMS sont affectés à chaque canot de sauvetage. Le MAMS est un document émis sur la base de connaissances approfondies des paramètres de sécurité à bord ; il habilite les membres d’équipage à conduire un canot de sauvetage.

7. La nuit de l’accident du Costa Concordia, des membres d’équipage sont montés dans les canots de sauvetage alors que des passagers restaient sur le bateau. FAUX. La présence d’un nombre fixe de membres d’équipage est requise sur tous les canots de sauvetage afin d’assurer le pilotage de l’embarcation et la coordination des procédures. Les canots de sauvetage et les annexes du Costa Concordia ont une capacité de 150 passagers et nécessitent la présence de 7 membres d’équipage chargés de leur manoeuvre. Les personnes handicapées sont les dernières à embarquer sur les canots de sauvetage car les places qui leur sont réservées se situent près de l’entrée/de la sortie, afin qu’elles n’aient pas à être déplacées à l’intérieur de l’embarcation, et puissent être les premières à débarquer. Les canots de sauvetage et les zones d’évacuation de l’équipage sont situés à des endroits différents des espaces prévus pour les Hôtes, et les procédures d’évacuation de l’équipage ne peuvent commencer qu’après le démarrage de l’évacuation des passagers.

8. Il y avait des clandestins à bord. FAUX. Il est impossible que quiconque accède au navire sans une autorisation et une inscription. Toute personne présente à bord, sans exception, est inscrite qu’il s’agisse d’un membre d’équipage, d’un passager ou d’un visiteur de passage, comme un proche de l’équipage.

9. Costa fait travailler des enfants à bord de ses navires. FAUX. Costa est certifiée pour sa Responsabilité sociale (SA8000, créée en 2001 grâce au premier programme pilote volontaire dans le secteur maritime) depuis 2004. Costa est la première compagnie de navigation au monde à avoir demandé volontairement la certification Responsabilité sociale qui garantit la protection maximale en termes de : • Travail des enfants – non seulement pour la société, mais aussi pour les fournisseurs, qui doivent certifier qu’ils n’emploient pas de personnel mineur, • Égalité des sexes, • Absence de discrimination religieuse, • Absence de discrimination ethnique, • Salaire égal à travail égal. Cette certification est délivrée par le Registre Naval Italien qui la vérifie tous les ans en vue de son renouvellement.

10. Les passagers n’avaient pas fait l’exercice de sécurité FAUX. Conformément à la loi, un exercice d’évacuation est prévu pour tous les Hôtes présents à bord dans les 24 heures suivant l’embarquement. Par ailleurs, à leur arrivée dans leur cabine, les passagers trouvent sur leur écran tv une vidéo expliquant les procédures d’urgence sur le navire. Pour les Hôtes montés à bord à Civitavecchia le 13 janvier, l’exercice était prévu à 17 h le lendemain. Depuis l’évènement et selon la procédure mise en vigueur au 1er février, la Compagnie a décidé de réaliser l’exercice immédiatement après l’embarquement des passagers, avant même de quitter le port.

11. C’est la Compagnie qui a demandé « l ‘Inchino ». FAUX. « L’Inchino » est une appellation impropre et la pratique de l’approche des côtes n’est pas encouragée par Costa. Les règles n’interdisent pas la « navigation touristique » qui prévoit de naviguer à une distance sûre de la côte, lorsque des sites d’intérêt sont visibles au cours de la navigation. C’est une pratique que l’on retrouve chez de nombreuses compagnies de croisières, toujours dans le respect des règles de sécurité.

12. Chez Costa, la sécurité de nos Hôtes, de nos équipages et de nos navires prime avant tout, et ce qui s’est passé avec l’Allegra en est un exemple. VRAI . Costa a fait tout ce qui était possible pour garantir la sécurité des Hôtes et réduire leur inconfort. Nous avons mis en place une liaison par hélicoptère pour amener du matériel et du pain frais tous les jours sur le navire. Une « équipe de soutien » de 14 personnes, dont des cadres, des responsables et des techniciens spécialisés, s’est rendue aux Seychelles pour assister le navire, les Hôtes et les membres d’équipage à leur arrivée à Mahé. 8 d’entre nous se sont rendus directement sur le navire pour rencontrer les Hôtes, discuter de l’organisation avec eux et aider l’équipage à effectuer l’inspection technique approfondie du navire. Pendant toute la durée de la crise, Costa Croisières était en contact avec les familles des Hôtes et des membres d’équipage pour les rassurer et les tenir informés de l’évolution de la situation.

13. Les croisières Costa n’appliquent pas de politique de sécurité et de surveillance stricte en ce qui concerne la possession de drogue à bord de ses navires. FAUX. La possession ou la vente de substances narcotiques à bord est interdite. Les membres d’équipage qui possèdent ou consomment de la drogue, ou sont impliqués dans le trafic de drogue, sont soumis à des mesures disciplinaires et débarqués. À bord, des contrôles et des mesures préventives sont menés pour décourager ces comportements. L’équipage de Costa n’est pas autorisé à consommer d’alcool dans des quantités pouvant affecter sa capacité à accomplir ses fonctions à bord. Par ailleurs, l’équipage d’astreinte doit cesser de consommer toute boisson alcoolisée au moins 4 heures avant le début de sa prise de service.

14. Costa est une société solide et un partenaire commercial fiable. VRAI . En 2000, Costa Croisières s’est lancé dans un programme de développement de sa flotte comprenant un investissement de plus de 6,5 milliards d’euros sur 14 ans. Tous les bilans des 10 dernières années affichent un bénéfice. Le chiffre d’affaires a progressé de 503 % au cours de la dernière décennie, passant de 572,4 millions d’euros en 2000 à 2,882 milliards d’euros en 2010.

15. Personne ne propose de vacances comparables à Costa, et partir en croisière avec nous est une expérience de rêve unique.

VRAI . Nous écrivons l’histoire des croisières depuis plus de 60 ans, des millions de passagers ont embarqué à bord de nos navires, et aujourd’hui, nos quatorze paquebots naviguent vers les cinq continents pour emmener nos Hôtes, vos Clients, vers les plus beaux sites aux meilleurs moments de l’année, toute l’année. Nous réitérons chaque jour notre engagement d’innovation et d’amélioration pour être précurseurs sur les services de grande qualité, toujours plus personnalisés pour satisfaire nos Hôtes. Nos équipages sont recrutés conformément aux normes les plus élevées ; ils sont formés de façon professionnelle et continue dans nos 8 centres de formation internationaux afin qu’ils soient toujours capables d’anticiper les besoins de tous nos Hôtes avec le sourire. Au final, 98 % des Hôtes Costa sont satisfaits ou très satisfaits de leur expérience à bord des navires Costa.
Nouvelle programmation Costa pour 2012
by JCC83 · 2011-08-18 · 44 replies
Sur le site ci-dessous vous trouverez la nouvelle programmation Costa pour 2012

http://www.viajaratope.com/Noticias-1176-nueva-programacion-Costa-Crociere-2012.html

Voici une traduction « personnelle » et bonne lecture !

« Madrid, le 16 août 2011.

Costa Croisiere a présenté un nouveau programme d'itinéraires pour 2012, y compris les nouveaux itinéraires du Fascinosa, le futur navire Costa, itinéraires exclusifs dans la Méditerranée et Europe du Nord et grandes croisières dans l'océan Indien, entre autres. Voici les points les plus importants de ce nouveau programme :

Le Costa Fascinosa double ses croisières inaugurales Le nouveau navire amiral Costa (114 500 tonnes de jauge brute et la capacité de «3800 passagers), qui est actuellement en construction au chantier naval Fincantieri à Marghera (Venise), fera ses débuts au printemps 2012. Pour répondre à la forte demande, en particulier des passagers les plus fidèles, l'entreprise a programmé deux nouvelles croisières de présentation. La première, qui partira de Venise, le 2 mai 2012, s'arrêtera à Dubrovnik (Croatie), Capri (Italie) Savone (Italie), la seconde partira de Savone, le 7 mai 2012 et s'arrêtera à Corfou (Grèce), Kotor (Monténégro) et Venise (Italie).

Méditerranée : plage, plaisir, culture et religion dans le haut de la liste Parmi les nouvelles les plus importantes de l'année prochaine, Costa dans ses itinéraires d'été privilégie des vacances différentes, en particulier la plage, le divertissement, la culture et la religion. Le premier itinéraire est au depart de Rhodes. Un itinéraire passionnant de sept nuits en mer Egée, orientée vers la plage, en visitant un maximum de six îles grecques. De la fin de Juin jusqu'à la mi Septembre 2012, le Costa Atlantica partira de Rhodes chaque vendredi à destination des îles de Kos, Samos, Izmir (Turquie), Mykonos, Santorin et Héraklion / Crète.

A partir 14 Septembre 2012 et jusqu'à Novembre, le navire entamera une croisière de sept nuits à partir de Rhodes, mais l'itinéraire prendra un aspect plus culturel et inclura Chypre, Turquie, Israël et la Grèce.

Une autre nouvelle route sera consacrée à la plage à l'été et au plaisir. De Juin à Septembre 2012, le Costa Serena proposera des croisières de sept nuits à partir de Palma de Majorque, Marseille (avec excursions en Provence.), Avec escales à Savone, Rome (Civitavecchia), Olbia (Costa Smeralda, Italie) une nuit à Ibiza, (où vous pouvez même faire une excursion vers la belle île de Formentera), Palma de Majorque.

En outre, Costa a programmé un nouvel itinéraire pour la Méditerranée orientale, qui vise à découvrir la magnifique côte dalmate. Tout au long de l'été, le Costa Classica naviguera sept nuits avec une journée complète à Dubrovnik et la possibilité d'excursions à Medjugorje, l'un des centres de pèlerinage les plus importants du monde et une destination de première grandeur. Voici les escales du nouvel itinéraire du Costa Classica: Trieste, Ancône (Italie), Dubrovnik / Medjugorje, Céphalonie (Grèce), Corfou (Grèce) et Kotor (Monténégro).

Enfin, le nouvel itinéraire de sept nuits du Costa Concordia à partir de Barcelone ou Palma de Majorque dans la Méditerranée occidentale, pour profiter des vacances avec soleil garanti: Savone (Italie), Malte, Palma de Majorque, Catane (Italie) Naples (Italie).

Méditerranée: plusieurs routes vers la mer Noire, le Portugal et Israël

En avril 2012, pour les départs de Septembre à Novembre, les croisière de 11 nuits sur le Costa Pacifica, qui comprenaient l'Egypte seront remplacées par un itinéraire Grèce Israël / Turquie deux jours en Israël, Ashdod et Haïfa, et l'occasion de visiter Jérusalem et la Terre Sainte.

Le Costa Mediterranea aura deux dates supplémentaires de 13 nuits pour la mer Noire, ainsi que quatre de 10 nuits vers Lisbonne et Casablanca.

En automne 2012, le Costa Fortuna remplacera les croisières de 10 nuits en Egypte par des croisières de 9 nuits vers Lisbonne et Casablanca.

Méditerranée: Cagliari remplace Tunis Le port italien de Cagliari remplacera Tunis dans les croisières d’été de sept nuits du Costa Allegra en Méditerranée occidentale dans les croisières d’hiver de sept nuits du Costa Concordia en Méditerranée occidentale et dans tous les mini-croisières Costa Deliziosa de décembre 2011 à avril 2012.

Europe du Nord: de nouveaux itinéraires pour le Costa NeoRomantica Au cours de l'hiver prochain, le Costa Romantica va subir une rénovation complète qui fera de lui un nouveau navire: le NeoRomantica Costa. Après la période initiale avec des croisières de 11 nuits vers les îles Canaries, le navire partira de la fin Mars jusqu'à la mi-Septembre 2012 pour des nouveaux circuits de 14 nuits, itinéraires exclusifs en l'Europe du Nord: quatre croisières pour découvrir les ports comme Amsterdam, Bruges, Le Havre, Saint-Malo, Bordeaux, Porto et Lisbonne, six croisières dans les fjords et les capitales baltes et deux croisières aux îles Spitzberg.

Grandes croisières dans l'Océan Indien, en Extrême-Orient et en Australie En outre, Costa a introduit de nouveaux itinéraires de longue durée en particulier pour les clients les plus dévoués. A partir du 19 Septembre 2012, Costa offre de nouvelles croisières sur le NeoRomantica de 21 nuits aller-retour en partance pour le golfe Persique, océan Indien, en Extrême-Orient et en Australie. Ce navires sera appeler à faire escales dans des endroits merveilleux comme Israël, Jordanie, Oman, Inde, Seychelles, Maurice, les Maldives, Sri Lanka, Thaïlande, Indonésie, Australie et Nouvelle-Zélande. »
Voile et confort?
by Surcouff · 2011-03-09 · 37 replies
je vais faire des stages de croisiere pour apprendre (j'ai deja pas mal d'experience en catamaran) mais une chose me rebute deja : le confort apparement spartiate en croisiere la croisiere a la voile est-elle synonyme d'inconfort ? quand on fait un tdm peut-on dormir normalement ? de plus la vie en equipage sur un espace reduit ne doit pas etre facile non plus est-on fait pour la voile si ces 2 choses nous rebutent ?
Air France ou Cathay Pacific pour un aller/retour Paris Charles de Gaulle-Hong Kong en classe Y?
by Afornotaf · 2011-02-15 · 25 replies
Bonjour à tous, Je crois que tout est dit dans mon titre. Ce qui n'importe pour ce vol, c'est le confort, l'agrément et le service. Qu'en pensez-vous ? Merci d'avance et bonne journée.
Passer quatre mois de vacances en Guadeloupe?
by Reluc · 2011-01-16 · 18 replies
Bonjour à tous, Ma conjointe et moi passons depuis 3 ans, les mois d'hiver en Floride et nous commençons à être blasé, je dirais même tanné. Pour ceux et celles qui connaissent bien les Caraibes, que pensez-vous de passer 4 mois en Guadelope ?
Madagascar: peut-elle être la destination de l'année 2011?
by Tamerlan95 · 2011-01-07 · 33 replies
Bonsoir,

Madagascar peut-elle devenir enfin la destination originale de l'année 2011 après ces deux dernières années plutôt calmes sur ce plan😕..............les autorités pensent passer la barre des 200 000 visiteurs cette année, cela vous parait t il possible!!!!!😮

Il est vrai que pas mal de personnes ont en tête de vouloir faire cette destination et nous savons aussi qu'en général les touristes ont toujours envie d'y retourner une deuxième fois.😉

Amicalement😎
Voyage à Sainte-Marie avec trois enfants en bas âge (Madagascar)
by Soeandco · 2010-05-17 · 40 replies
Bonjour,

je suis à la recherche de toute info qui pourrait nous aider à prendre une décision avec mon mari concernat un futur voyage sur Ste Marie avec nos enfants. Je m'explique : nous sommes partis sur Ste Marie (et l'ile aux nattes) pour notre voyage de noces en octobre/novembre 2006. Nous avons été complètement conquis. Depuis, nous avons eu une fille (juillet 2007) et des garçons (décembre 2008). Nos enfants ont donc aujourd'hui presque 3 ans pour l'ainée et 18 mois pour les cadets. Notre envie de retourner sur Ste Marie est de plus en plus grande, ainsi que celle d'emmener nos enfants découvrir (même jeunes) cet univers.

Donc, les questions que je me pose sont (excusez le fouillis et la prolifération des questions) :

- cela est-il complètement déraisonnable de prévoir un tel voyage avant les deux ans des petits derniers ?

- quelle est la meilleure période pour voyager là-bas avec des enfants jeunes (rapport aux moustiques, pluies, épidémies récurrentes, etc ....) ?

- quel matériel faut-il prévoir (moustiquaires imprégnées, lotions anti-moustiques...) ?

- quel type d'hébergement vaut-il mieux prévoir (bungalow familial avec sanitaires privés, hôtel climatisé, ...) ?

- existe-t-il des traitements anti paluds adaptés à de si jeunes enfants ?

J'ai déjà parcouru certains fils de ce topic, mais je n'ai pas vraiment trouvé de réponses à mes questions. Pour ce qui est de donner aux populations locales, après nous être faits avoir deux ou trois fois, nous avons opté pour la solution du troc : "tu veux un truc qui est à moi, donne moi un truc à toi" nous avons ainsi passé de merveilleuses soirées à dicuter à et apprendre sur la culture locale, complètement baignés dans les petits villages, en échange des quelques stylos et ballons que nous avions dans nos poches (car, même jeunes mariés, nous n'avions dans nos porte-feuilles que de quoi payer le voyage, l'hébergement et les repas 😊). Là, je crois que je m'égare...

Bref... Nous souhaiterions repartir là-bas avec nos enfants (voyage deux fois reporté pour grossesse/naissance puis rebelote), et voudrions avoir des conseils éclairés.

Je remercie par avance tous ceux qui me répondront, et tâcherai au maximum de répondre à toute personne qui postera sur ce fil.

Misaotra...
Aide à la mise en place d'un voyage de quatre mois en Argentine, Chili, Pérou et Bolivie
by Zarathoustra · 2010-05-06 · 17 replies
Salut à toute la communauté

Je viens à vous pour vous demander de m'aider à établir un itinéraire de quatre mois dans 4 pays ( Argentine, Chili, Pérou et Boilivie). Je partirais à partir du mois septembre pour un mois de découverte dans chacun de ces pays, ce que j'aime c'est de voyager en bus ou en train et d'essayer de voir une grande partie du pays, j'aime aussi les treks, et je voudrais aussi que cet itinériare me permette de passer d'un pays à l'autre par les frontières terrestres. Merci à vous de bien vouloir me répondre, là d'où je vis à l'île de la Réunion, on a pas l'habitude de ce type de voyage , alors aidez-moi Mille remerciements

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