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Vietnam: une catastrophe écologique
by Desirus · 2010-06-08 · 164 replies
Troisième voyage dans ce pays que j'ai tant aimé et je peux dire qu'une grande tristese m'a accompagné lors de ce dernier. N'ayons pas peur des mots, le pays est en train d'être littéralement massacré. En 3 mois d'une fugue buissonnière à travers le pays je n'ai vu qu'une succession de catastrophes écologiques et parfois humaines.

Que dire de la baie d'Along ? C'est une véritable décharge. La nuit les bateaux déversent leurs ordures et leurs eaux usées. J'ai dormi une nuit sur le pont du bateau et ai pu voir une mer de détritus, spectacle désolant. Il y a plus de 600 bateaux de tourisme et l'on continue à fabriquer toujours plus gros. Les dégats sont irréversibles.

La région Nord et ses fantastiques montagnes refge de nombres d ethnies montagnardes. On y construit des routes qui servent à rien, paroles de locaux, financées par les dollars de la banque mondiale. On supprime des forêts entières pour y planter des eucalyptus, arbre très gourmand en eau qui appauvrit les sols. Ces feuilles très toxiques détoriorent aussi les sols. Mais ils sont d'un bon rendement. Il ne faut pas s'étonner que lors de pluie il y a des éboulements, plus d'arbres, plus de rétention d'eau. Que dire de Sapa entre mon premier passage en 2001 et aujourd hui ? De Mai Chau ? Et toujours le béton hideux qui se propage. On pourrai s'inspirer de la richesse architecturale des ethnies pour faire des constructions harmonieuses mais on préfère alligner le long des nationales des constructions affreuses. Et partout la folie des barrages qui dévisagent à jamais les paysages et met en exil des populations.

Le progrès oui mais réfléchis. Comme le tourisme. Peut être l'industrie la plus néfaste au Vietnam parce qu'elle est entre les mains de gens vénaux omnibulés par l'appat du gain.

J'ai vu des montagnes complètement rasées modifiant un environnement pour toujours. J'ai vu une incroyable pelleteuse party entre Danang et Hoi An, 30 kilomètres de resorts. Et toujours dans la démesure. Toujours plus grands, plus hauts, plus luxueux, les piscines toujours plus généreuses, toujours plus néfastes pour l'environnement.

Que dire des hauts plateaux ? On y a massacré des forêts entières. Et non content de massacrer les leurs, on échange des routes au Laos contre des forêts pour encore et encore exploiter. Et que dire des ethnies de cette région qu'on a forcer à se vietnamiser ? On y détruit des héritages culturelles.

Et le littoral, il est en proie aux promoteurs les plus avides. Voyez à quoi ressemble Nha Trang et son front de mer hideux semblable à une station balnéaire de la Costa Brava. Et ca construit toujours et encore. Et ces constructions se dépacent vers Cam Ranh, vers Doc Let. Quel appétit de béton.

Dans la superbe baie de Van Phong, sauvage et quasi vierge, on veut à jamais la massacrer pour y construire un port à contenaires qui, selon les investigateurs des travaux, remplacera...Singapour. Un véritable désastre s'annonce dans un lieu d'une valeure écologique immense.

Que dire de Mui Ne ? De Vung Tau ? De Phu Quoc ? toujours ce désir de bétonnage, d'exploiter, de rentabliser le moindre mètre carré, de toujours anéantir la nature. On veut faire son Phuket briller aux yeux du tourisme de masse, engranger les devises au détriment de la nature. On espère faire 4 récoltes de riz dans le delta du Mékong. Faut il encore polluer davantage les sols de pesticides ? Quatrième sol le plus pollué au monde leVietnam voudrait il gagner une place de mieux ?

Et j'en passe la liste est longue. Je passe sous silence le comportement des Vietnamiens vis vis de l'environnement.

Que va devenir le Vietnam ? Franchement posez vous la question.

Progrès oui mais pas dans une course efrénée, irraisonnée. Les pays occidentaux ont eu leurs lots d'erreurs, pourquoi ne pas s'en inspirer ?

Que sera le Vietnam dans 10 ans, 15 ans ?
Retour d'un voyage en Syrie et en Jordanie (mars 2010)
by Capucine18 · 2010-04-28 · 175 replies
😉 Bonjour à tous, Je suis de retour de mon voyage déjà depuis un mois environ, que le temps passe vite, et je suis déjà prête à repartir pour une autre destination ! Oh là ! Quel boulot !!!!

1er jour : INGWILLER/STRASBOURG/CDG/DAMAS

9 mars 2010

Valises bouclées ! Un petit somme et le réveil sonne .... enfin j'étais réveillée avant lui, il est 3 h du mat le 9 mars 2010. Sans faire trop de bruit nous nous préparons car nos "jeunes" dorment. 4 h : Le chauffeur des voyages Mugler (on ne change pas) est là qui nous attends au volant de son véhicule de transfert.

Et l'expédition commence à travers l'Alsace bossue direction l'aéroport de Strasbourg.

Ce brave alsacien n'a pas l'air d'aimer la grande route. Il nous "promène" dans la campagne et à cette heure matinale ce n'est pas le top ! Je lui en fais gentillement la remarque, il m'affirme que c'est plus court pour rattraper l'autoroute A4 ! Bon OK, je ne vais pas commencer à me prendre la tête avec un chauffeur qui lui vas se taper sa journée de boulot après avoir conduit deux berrichons, perdus en terre alsacienne, partant se ballader durant 10 jours. Soyons cool !

La circulation est très, très fluide. L'aéroport de Strasbourg est en vue.

A peine arrivée un homme vient à notre rencontre, c'est l'assistant du voyagiste ! Pour cette fois c'est une organisation des "Voyages Michel" de Chauffailles dans le 71 qui travaillent en collaboration avec l'agence Mugler. Il est 5 h 30, l'aérogare est presque vide à part les employés. Il nous donne tout notre dossier et nous accompagne au seul guichet d'enregistrement ouvert. Sans souci nos bagages sont pris en compte jusqu'à DAMAS. A CDG pas besoin de récupérer nos deux valises. Nous avons 1 h 30 d'attente pour prendre le vol AF7761 pour Paris/Roissy. L'aéroport commence à se réveiller et des départs pour Nantes, Lyon, Marseille, Clermont-Ferrand sont affichés. J'aime bien regarder toute cette agitation : les retardataires courrent pour prendre leur billet électronique, les portiques sonnent parfois, les annonces réveillent tout le monde.... Maintenant c'est notre tour ! Nous nous présentons au contrôle, tout passe .... Embarquement immédiat, atterissage prévu dans 1 heure environ au terminal 2 G. L'appareil est complet. le vol se fait sans problème. Nous sommes obligés de prendre une navette pour nous rendre au terminal 2E. Nous traversons un vaste chantier : Roissy s'agrandit ... Après un assez court trajet nous arrivons à l'endroit indiqué sur notre dossier.

Nous décidons de nous rendre à notre porte d'embarquement, il est environ 9 h. Nous allons devoir attendre nos compagnons de voyages qui arrivent de Lyon vers 11 h et ceux de Marseille pas avant midi. Celà ne nous dérange pas car nous sommes des "gens" patients.

PORTE 52 ! Nous l'avons trouvée ! Nous allons nous poser et récupérer un petit peu, nous ne sommes plus habitués à nous lever si tôt, mais pour la bonne cause on ne rechigne pas !!!! Un avion en partance pour Tel Aviv est en cours d'embarquement. Nous observons tout ce petit monde qui s'agite assez.

Je sors mon compagnon de voyage : mon appareil photos. Tout près de notre porte d'embarquement il y a celle d'un A380. Je n'ai jamais vu cet appareil de si prêt donc photos obligées ! Il est impressionnant !

Nous décidons d'aller manger un casse croûte car notre estomac commence à avoir une petite faim. Petit en cas sur le pouce dans une des boutiques de l'aéroport et nous voilà repartis à notre porte 52 car nos bourguignons vont surement bientôt arriver.

Effectivement voilà un groupe qui pointe le bout de son nez avec en tête une "petite bonne femme" qui par la suite s'avèrera être d'une grande efficacité : NADINE, notre accompagnatrice, depuis 24 ans aux Voyages Michel et on peut dire qu'elle a des "heures de vol", elle arrive du Brésil et de son carnaval, elle nous accompagne en Syrie Jordanie, puis repartira pour la Chine et hier, 27 avril elle est rentrée d'Afrique du Sud ....

Nous faisons connaissance et papotons en attendant les voyageurs venant du sud de la France. Ils arrivent enfin. Le décollage du vol AF 510 a lieu à 13 h 30. nous sommes un peu tous éparpillés dans l'avion. Le vol se passe sans problème avec un repas correct et oui avec en apéro Champagne et un digestif, nous en profitons car durant 10 jours il vas y avoir des petites restrictions....

Nous sommes en vue de Damas vers 19 h, notre commandant de bord souhaite un bon séjour en Syrie après nous avoir indiqué la température au sol : 25 ° . Nous avons voyagé avec d'autres groupes de français qui font à peu près le même circuit d'ailleurs nous les croiserons plusieurs fois durant notre voyage. Les contrôles sont rapides, la récupération de nos bagages s'est effectuée sans aucun incident.

Un bus, pas de première jeunesse, est là qui nous attends. certains commencent déjà à rouspéter car le car est "vieux" mais bien sur il s'agit d'un véhicule utilisé pour les transferts.

Il fait nuit, la route entre l'aéroport et notre hôtel est assez longue. nous voilà arrivés. L'hotel est situé en centre ville. Nous sommes accueillis par des porteurs en livrée marron. l'accueil est cordial. Pas besoin de s'occuper de nos valises ils vont nous les monter dans les chambres, juste l'autocollant sur les valises avec le N° de la chambre et le tour est joué ....

Le repas est prévu tout de suite, notre ventre à faim donc direction le buffet fort bien garni. Le repas terminé nous prenons possession de notre chambre qui donne dans une rue très calme. Nous allons passer deux nuits à cet hôtel donc pas de soucis de valise. Demain départ, à pied, vers 9 h pour le Musée National situé à deux pas. Attention ! Avance de nos montres + 1 H... Bye à demain.

Capucine 18
Impression négative de l'Inde
by Pomedhappy · 2010-04-26 · 360 replies
Bonjour a tous,

J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.

Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.

L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!

Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.

Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).

Merci pour vos reactions.
Situation à Bangkok en ce moment? (15 avril 2010)
by Reglisso · 2010-04-15 · 210 replies
Bonsoir

Nous sommes actuellement en Malaisie et nous comptons revenir sur Bangkok ce dimanche ou ce lundi. Vu l actualite, on se demande si c est bien prudent... Vos avis ceux qui sont sur place svp ? Merci !!
Avis sur itinéraire de trois semaines Namibie-Botswana-Zimbabwe et parc Chobe?
by Echev · 2010-04-13 · 10 replies
Bonjour, Je réalise un voyage individuel avec ma copine pour passer 3 semaines en Namibie-Botswana-Zimbabwe à partir du 13mai. Je commence à être pas mal au point sur notre itinéraire et nos coûts (et oui nous avons que 25ans donc le budget compte). Il faut savoir que nous louons une berline. Notre itinéraire et le suivant : jour 0 : Windhoek (récupération de la voiture + course) -->jour 1 : départ pour Gobabis où on reste 2 jours pour une excursion dans le nord-ouest du desert de Klahari --> jours 3, dép pour Maun, Delta d'Okanwaongo (5jours, avec comme point de base Maun), jour 8 : départ pour CHOBE pour un ou deux jours. Jour 11 : Hwange national park au zimbabwe pour 3 jours. Jours 13 : Victoria Falls jusqu'au samedi 29 mai. le 30 mai depart de VF pour PopaFalls, puis retour sur Windhoek pour attraper notre avion le mardi 1er. Je sollicite votre avis/vos conseils sur mon voyage mais beaucoup plus particulièrement sur les conséquences de notre choix sur la location d'une voiture berline : Nous savons que pour certains parcs, nous passerions à coté de quelque chose sans 4x4 mais étant donné le bon prix que nous avons eu sur la location, nous investirons à louer un 4x4, ou participez à une excursion en 4X4 de tour operator (qui d'apres ce que nous avons trouvé pour cette période reste moins cher). Nous avons donc trouvez notre bonheur pour le desert de Kalahari, pour le delta (la réserve de Morémi) mais je ne parviens pas à savoir si l'entrée du Park de CHOBE est interdit aux berlines? et si c'est authorisé, est-il "safe" et même possible de la traverser en berline pour prendre la route de Kasane depuis Maun en mai?Cette est-elle de sable? (il s'agit d'un sacré détour sinon) (Savez vous si l'entrée au park de CHOBE est payante ?) Meme questions pour Hwange (enfin je sais que c'est payant 20us$ et autorisé mais je ne sais pas si c'est "safe" pour un moi de mai?) Pendant que j'y suis, une rumeur que je ne parviens pas à retrouver disait que le Zimbabwe facturait au nbr de jour dans le pays une "taxe éco" pour les voitures entrant dans le pays, quelqu'un peut-il m'infirmer cette crainte (je n'ai rien trouvez sur les sites officiels du zimbabwe) Merci beaucoup pour vos réponses.

Et continuer à enrichir ces forums qui sont une précieuse aide dans l'organisation de voyages.

Manu
Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
by Tomas3 · 2009-11-06 · 241 replies
MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)

Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…

Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…

Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »

Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…

Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.

Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Plateau du Colorado, juillet 2009
by Mlefevre · 2009-08-02 · 95 replies
Bonjour à tous,

Pas encore vraiment remise du décalage horaire, j'ai commencé à mettre en ligne notre carnet de voyage. 3 semaines en juillet 2009 (on est rentré il y a 1 semaine) dont 2 avec les Grisemote

Le récit en images ici

Après un premier voyage formidable dans l'ouest américain en 2006, la décision est enfin prise : on (Caroline 16 ans, Arnaud 14 ans, Marion 13 ans, Fred et moi) y retourne! C'est après moult hésitations et tergiversations que Fred, toujours pragmatique, fait définitivement pencher la balance vers l'ouest : profitons du dollar tant qu'il en est encore temps (pas très romantique je l'avoue mais efficace quand on voyage en famille avec 3 zados de 13, 14 et 16 ans)!

Pourquoi tant d'hésitations pour retourner dans une région qui nous avait tellement enthousiasmés 3 ans auparavant? La peur d'être déçus car il n'y aurait plus le « sel de la première fois » tout simplement. On avait eu beaucoup de chance avec la météo et pu visiter plein d'endroits extraordinaires dans des conditions presque idéales (chaleur caniculaire mise à part mais quasi inévitable en juillet). C'est d'ailleurs cette appréhension qui fait que nous retournons rarement 2 fois dans la même région. Et puis il y a tant de choses à découvrir sur la planète Terre!

Bref, nous décidons pour limiter les risques de « déception » de privilégier la découverte d'endroits qui nous sont inconnus avec quelques rares exceptions pour des coins que nous avions perçus comme exceptionnels.

Je me replonge avec délices dans toute la doc dont je dispose : différents sites français, allemands et américains, Photographing the Southwest (3 tomes)de L. Martrès (également rédigé avec l'aide de Philippe Schuler), Canyonlands NP Favorite Jeep Roads and Hiking Trails de D Day, Canyon Hiking Guide to the Colorado plateau de M.R.Kelsey et Hiking and Exploring the Paria River du même auteur, le tout saupoudré de quelques cartes de la série Trails Illustrated Map du National Geographic, avec une bonne dose de sauce Google Earth et de cartes GPS Garmin. Je révise aussi les carnets de voyage des uns et des autres sur VF (merci à vous tous!) Enfin, special thanks to Philippe Schuler, grand ambassadeur de l'ouest américain sur VF, pour sa disponibilité sur le net et au téléphone!

Eplucher tout ça prend un temps fou mais.... j'adooore me promener du fond de mon canapé dans des canyons torrides au milieu des serpents à sonnettes. Depuis ma Lorraine hivernale, j'essaie de rester réaliste dans le choix des rando : la chaleur est un élément à ne surtout pas négliger, la dernière fois nous étions tous les jours aux environs de 40°C voire beaucoup plus, du moins dans les régions de Page et de Moab.

Après une dizaine (!!) de versions le parcours est enfin prêt : nous ferons une boucle à partir de Denver. Afin d'aciduler le voyage, je repère quelques endroits un peu « perdus » ou pas très faciles d'accès. C'est plus fort que moi, je profite vraiment d'un endroit quand il faut au moins un peu « le mériter ».

Coup de théâtre en fin d'automne, Sylvie (grisemote sur VF) m'annonce qu'ils (Sylvie et Gilles et leurs enfants : Thibaut 14 ans, Lucas 13 ans et Robin 8 ans) retournent aussi dans l'ouest!! Départ le 03 juillet comme nous! Eux atterrirons à Phoenix, nous à Denver. Très vite, nous décidons de faire une partie du voyage ensemble : plus on est de fous... J'ai quelques pistes au programme où le fait d'être à 2 voitures ne serait pas une mauvaise idée.

A propos de voiture, nous avons toutes les 2 quelques inquiétudes car les échos concernant « les cheptels » des loueurs ne sont pas formidables : de moins en moins de vrais 4X4, de plus en plus de SUV 2X4. En plus il nous faut une voiture capable d'accueillir chacune 5 personnes avec le matériel de camping, la bouffe et l'eau. Sans vrai gros 4X4, tous nos plans ou presque tombent à l'eau : on croise les doigts et on se ronge un peu les ongles!

Trêve de présentation, voici le récit :

Vend 03/07 Après une bonne nuit de sommeil chez Marie Laure, Achille et leurs enfants (cameroun sur VF, qui nous a gentiment laissé leur maison pendant qu'ils batifolaient en Islande. Merci encore!!) le taxi nous dépose vers 9h avec nos 130 kg de bagages (sans compter les bagages à main) à l'aéroport de Bruxelles Vols sans histoire jusque Denver (via Londres) où nous atterrissons vers 18H30. Nous récupérons tous (ouf!) nos bagages (pas mal pour British Airways parait-il...), passons laborieusement la douane (1h30!) et prenons la navette jusque Dollar où nous avons réservé un 4X4 catégorie Grand Cherokee en comptant avoir un Dodge Durango comme la dernière fois. Coup de stress sur le parking, il n'y a que 2 petits SUV et sinon que des berlines ou minivans... On repère dans un coin un énorme 4X4 dans lequel faisant abstraction du fourbi qui traîne (la voiture n'est visiblement pas destinée à être louée de suite) je repère THE bouton : 2X4 /4X4 (merci Philippe pour tes explications) Coup d'adrénaline, c'est ce truc là qu'il nous faut, il est grand, haut sur pattes et vraiment 4X4. On se doute bien qu'il ne doit pas être dans la même catégorie que ce qu'on a réservé... J'espère être surclassée gratuitement vu qu'il n'y a sur le parking que des SUV microscopiques mais le manager de l'agence fait venir un SUV plus grand (Jeep Commander) correspondant à la catégorie réservée mais 2X4 et un peu juste comme taille (j'avais pris une galerie mais cette voiture n'avait pas de barres longitudinales permettant de l'adapter facilement) Bref, on explique que c'est trop petit (impossible de dire qu'on veut faire de la piste, l'assurance ne couvrant pas ce genre d'activité) et nous voilà obligés d'aligner 680 $ de plus pour avoir le gros bestiau (prix initial de la loc pour 22 jours : 745 euro, soit en tout 1225 euro!) Glups! Finalement on est soulagé d'avoir trouvé un véhicule adapté à nos projets, il s'en est fallu de peu que tout tombe à l'eau. Ce Chevrolet Suburban, le véhicule perso de la manager est suréquipé : toit ouvrant, caméra de recul, lecteur de DVD, coffre électrique, bip bip à gogo. Tout ça ne sert pas à grand chose mais ça nous console... On a même des portes-skis qu'on démonte rapidement, la bête consomme déjà assez comme ça (en moyenne 16l/100 km!) Les pneus (neige!) sont neufs à l'avant et en bon état à l'arrière. On est paré! Morale de l'histoire : la prochaine fois je ne passe plus par un grossiste (en l'occurrence Airlines Network) mais essaie (je ne sais pas si c'est possible) de louer un modèle précis de véhicule... En route vers notre motel de Castle Rock, 50 km au sud de Denver et au lit! Ouf!

Sam 04/07 Après un ravitaillement à Colorado Springs nous filons vers le sud et l'est en direction de Great Sand Dunes NP. Nous voulons y entrer par la piste de Medano Pass (à l'est du parc) et faisons un arrêt sympathique à Westcliffe, CO où se tient un rassemblement de vieilles voitures. Nous voilà déjà dans l'Amérique rurale et le dépaysement est total. Les paysages sont grandioses et le charme des grands espaces américains agit à nouveau : on est tout émus! Finalement nous quittons la 69 pour la piste de Medano Pass, réputée pour son sable profond dans sa dernière partie, la plus à l'ouest. On traverse un paysage de montagne boisée avec quelques biches : à l'occasion d'un arrêt photo, je suggère à Fred d'appuyer sur cette grande pédale à G que nous n'avions pas remarquée. A quoi peut-elle bien servir? Docile, Fred s'éxécute, l'enfonce un peu, beaucoup, à fond. Rien ne se passe... Boaf, encore un truc inutile sur cette bagnole suréquipée, allons-y... Zut! C'est un frein à main « à pied ». Bah 'y a qu'à l'enlever...La honte! Il a fallu arrêter un américain pour lui demander comment faire (pour les ignares comme nous : il y a un levier invisible soigneusement caché sous le volant à G) La piste traversant une dizaine de gués (faciles ce jour-là) est assez caillouteuse et demande quelques précautions. Soudain au détour d'un virage apparaissent les dunes . Voir tout ce sable là où il n'y avait que forêts, prairies et cimes rocheuses enneigées a quelque chose de magique. La piste devient sableuse, finie la caillasse, nous soufflons un peu. Hélas, un de nos pneus également! La pression diminue régulièrement et dans un dernier soupir pneumatique nous arrivons au terme de la piste. Il nous a fallu ½ h pour trouver le cric (bravo Caroline) avant de pouvoir changer la roue. Elle est crevée sur le flanc et (d'expérience, hum...) nous savons qu'elle n'est pas raisonnablement réparable. Bon on verra ça demain... Nous achetons notre Annual Pass en sortant du parc et roulons juqu'au Great Sand Dunes Lodge (tout près du parc), réservé bien à l'avance sur internet car l'endroit est très prisé en raison de sa vue époustouflante sur les dunes. La soirée se passe tranquillement à observer les effets de lumière sur les dunes et les montagnes qui les encerclent. Nous sortons notre « vaisselle »-en plastique certes- mais faisons tout de même l'objet d'une certaine curiosité amusée des américains qui regardent Fred nous préparer un vrai repas alors qu'eux « s'enfilent » qq hamburgers et des chips, ce qui -soyons juste- leur évitera la corvée de vaisselle. Les chambres du motel sont vraiment les unes sur les autres et j'ai quelques inquiétudes car nos voisines sont un peu bourrées en ce samedi jour de fête nationale mais finalement à 21h30 tout le monde est au lit!

Dim 05/07 Impossible d'ouvrir la voiture avec la télécommande ce matin! La batterie est à plat... Avec ce coffre électrique, tous ces trucs qui sonnent, les lumières qui s'allument pendant 10 minutes à chaque fois qu'on ouvre une porte et toutes les allées et venues d'hier soir à la voiture, encore mal organisés, nous avons vidé la batterie. Ah! l'électronique j'vous jure! Bon avouons que le frigo électrique, laissé branché toute la nuit n'est sans doute pas innocent. Pourtant il y a 3 ans nous le faisions sans problème mais le Durango avait une batterie moins ridicule. Notre voisin de motel nous dépanne en 2 mn et avec le sourire. Le premier marchand de pneu se trouve à Alamosa à 1h de route et rien ne dit qu'il aura la bonne taille. Profitons donc d'abord du parc ! Nous reprenons la piste sableuse sur quelques centaines de mètres et faisons une petite balade dans les dunes après avoir traversé Medano Creek. Puis nous allons un peu en aval, là où je craignais qu'il n'y ait la foule en ce WE du 04 juillet mais c'est très raisonnable. La rivière s'élargit et n'est plus profonde que de quelques centimètres. Ce paysage est vraiment unique au monde et nous a complètement séduits. Quel régal de marcher dans cette eau fraîche, tout droit descendue des montagnes, entre dunes et forêts!

Sur la route du Nouveau Mexique et de ses badlands, nous passons au Wall Mart d'Alamosa qui nous confirme que le pneu n'est pas réparable mais ils n'ont pas la bonne taille. Nous choisissons de continuer, confiants dans l'espoir de pouvoir faire nous même une réparation au moins provisoire, au cas où nous crèverions à nouveau.

En traversant les San Juan Mountains, nous tombons par hasard sur le Cumbres et Toltec Scenic Railway, joli train à vapeur qui serpente dans une verte vallée. Arrivés à Bloomfield (toujours pas de pneu, tout -c'est à dire pas grand-chose- est fermé) nous prenons la 550 vers le sud et décidons d'aller camper à Angel Peak NRA. Un vent chaud peine à donner une vague sensation de fraîcheur alors que nous installons les tentes dans le campground (gratuit, WC, pas d'eau) situé juste au bord d'une falaise qui se prolonge sur des km en surplombant des badlands à perte de vue. Nous avons pour voisins quelques américains et envions leurs tentes uniquement constituées de moustiquaires, bien que le ciel soit un peu menaçant. Le paysage est vraiment étonnant et nous nous arrachons difficilement à sa contemplation pour réparer (avec succès!) notre pneu crevé (on ne s'est pas trimballé pour rien le kit de réparation et le compresseur 12V!) Durant la nuit, le vent tombe et nous parviennent alors le bruit des stations de pompage (sans doute de gaz?). Il y en a un peu partout dans ce coin et sans vent pour les masquer, c'est assez gênant...

Lun 06/07 Ragaillardis par notre succès caoutchoutesque, nous planifions les 2 jours à venir. Après une petite randonnée matinale sur la rim en face d'Angel Peak, nous filons vers le sud voir à quoi ressemblent les badlands de Lybrook, découverts sur le site internet d'un passionné. On reste un peu sur notre faim car du haut de l'amphithéâtre on n'a qu'un aperçu superficiel de l'endroit. J'avais repéré sur Google Earth une piste permettant de descendre au fond de l'amphithéâtre mais celle-ci est interdite, dommage car c'est à mon avis par ce bout-là qu'on peut vraiment apprécier le site. Nous filons donc vers A Shi Sle Pah, autres badlands situés un peu plus au nord qui eux non plus ne se découvrent pas par hasard : GPS absolument indispensable. Là, bien que la lumière soit au zénith et qu'il fasse une chaleur atroce (94°F, finalement on aura plus par la suite mais on n'est pas encore habitué), nous sommes emballés par le site : la piste pour y accéder chemine sur un grand plateau vaguement herbeux et s'arrête enfin « en rase campagne » C'est le « parking » En faisant quelques pas vers le nord, on « tombe » sur un effondrement jonché de hoodoos sculptés dans une bentonite grisâtre totalement infranchissable tant elle est sculptée par l'érosion. C'est un dédale incroyable et, abrutis de chaleur, nous avons eu bien du mal à trouver une issue pour remonter sur le plateau. Nous n'avons visité qu'une infime partie du site et y retournerions volontiers dans des conditions moins extrêmes. Nous sommes tout excités à l'idée de découvrir demain les Bisti Badlands dont Philippe nous a dit qu'ils étaient encore plus beaux qu' A Shi Sle pah. En route (ou plutôt « en piste) vers les Bisti : en chemin, nous rencontrons une svelte éolienne qui tournoie dans le ciel d'azur. Elle brille de mille feux sous les rayons du soleil et semble en pleine forme à côté d'une énorme citerne ronde aux allures de piscine. Y aurait-il de l'eau au milieu de ce désert brûlant? Fébrilement, Fred escalade la citerne pour constater avec délices qu'elle est pleine à ras-bord mais avec déception que ses bords sont coupants.... C'est alors que Caroline avise un gros robinet juché au-dessus d'un abreuvoir attenant. Sans trop d'espoir, elle le tourne et miracle, l'onde jaillit! Youpi! On va pouvoir se laver! C'est inespéré, d'autant qu'on envisage de camper (sauvagement) ce soir aux Bisti. Tout beaux tout propres, nous arrivons finalement sur le parking des Bisti où le sol anthracite dégage une chaleur au moins équivalente à celle dardée par les rayons du soleil : une fournaise! Si on allait jusqu'à Farmington chercher un pneu et … un motel?! Pas de pneu en stock, ils l'auront demain ce qui est parfait puisque nous repasserons dans cette ville. Pour 66 $, petit déjeuner pour 5 inclus, nous passons une (relative) bonne nuit au Rodeway Inn (j'ai du mal avec le bruit des clim...)

La suite bientôt.... Marie
Il était une deuxième fois dans l'Ouest...
by Virginath · 2009-07-16 · 201 replies
Une bonne partie de mon voyage a déjà été « dévoilée » au fil des messages du forum, mais je sacrifie bien volontiers à la tradition du carnet de voyage. J’espère que vous prendrez plaisir à le parcourir et que vous ne le trouverez pas trop long ou alourdi de détails superflus. J’avoue que je l’écris pour moi aussi, pour avoir un souvenir de ce merveilleux voyage, et que je me pique au plaisir de l’écriture.

Pour resituer le contexte : nous voyageons régulièrement aux USA, mais notre dernière et unique fois dans les grands parcs remontait à 1995. Nous avions à l’époque 23 ans et notre voyage s’était fait à l’arrache : on trouvait des motels au dernier moment, sans réservation, et le circuit était préparé on ne peut plus sommairement. Nous en gardions cependant un excellent souvenir. Beaucoup de route, mais cela ne nous dérange pas. L’aspect roadtrip, « avalons du bitume », fait pour nous partie de l’aventure.

Cette année, j’ai eu envie de retourner sur ces terres avec dans les bagages notre fils de 8 ans et demi, me disant que c’était le bon âge : assez grand pour apprécier, mais suffisamment « petit » pour s’émerveiller encore de choses simples. J’avais peur que son enthousiasme ne s’émousse avec l’âge. Et puis, il faut bien le dire, la patience n’est pas ma qualité première. Chéri, c’est donc décidé, cette année, on retourne au Grand Canyon !

C’est en parcourant ce forum, que j’avais découvert lors de précédentes vacances mais sans jamais m’investir réellement, que j’ai compris que nous avions loupé énormément de choses lors du premier voyage. J’ai donc eu envie de les découvrir, malgré les contraintes de durée (12 jours) qui m’étaient imposées pour raisons professionnelles et privées. Ce périple semblera donc très chargé et trop superficiel à bon nombre de voyageurs émérites, et ils n’auront pas tort. C’est un parti pris, celui de voir un maximum de choses en un minimum de temps. J’avoue cependant qu’avec le recul, j’aurais aimé m’attarder en certains endroits et faire autre chose que les effleurer. Cette diversité a cependant permis d’entretenir la curiosité de notre fils, dont je craignais qu’il ne sature des « rochers rouges » au bout de quelques jours. Je signale pour terminer que nous ne sommes pas randonneurs, et qu’en général, nous nous contentons des points de vue traditionnels et facilement accessibles. Mais sur l’impulsion du moment, nous ferons finalement quelques balades et pistes, comme vous le verrez.

Le voyage consistait en une boucle Los Angeles-Los Angeles, avec vol Virgin Atlantic au départ de Londres, très facile pour nous, et très intéressant question prix. J’aurais bien pris Las Vegas-Los Angeles, mais les aéroports londoniens de départ et d’arrivée étant différents, cela nous compliquait un peu les choses, d’autant qu’initialement, nous devions rallier Londres en voiture. Finalement, nous nous sommes rendus à Londres en Eurostar. Après une petite heure de métro, nous étions à Heathrow. Un jeu d’enfant !

La boucle en question était Los Angeles – Las Vegas – Valley of Fire – passage par Zion – Bryce Canyon – BW12 – Moab – Monument Valley – Page/Lake Powell – Grand Canyon – Los Angeles – Santa Barbara – Los Angeles. Le « crochet » par Moab m’a fait beaucoup gamberger. Ira, ira pas ? Cette grande boucle sera-t-elle trop lourde pour mon fils, ou pour mon mari d’ailleurs, qui ne comprend pas toujours ma passion pour les USA ? Ne devais-je pas privilégier le côté Disney de Vegas, passer plus de temps sur la côte ? Mais Canyonlands était l’une des merveilles découvertes grâce au forum. J’en rêvais éveillée. Puis retourner là-bas pour voir uniquement ce qu’on avait déjà vu… pff, aucun intérêt… enfin, moins, non ? La lecture de la page de Vazyvite sur son coucher de soleil à Dead Horse Point m’a achevée : je ne pouvais pas ne pas y aller. Allez, soyons fous, on ne vit qu’une fois, inscrivons Moab au programme, on ne le regrettera pas. Enfin j’espère.

Bon, là, je vous la faire courte, parce que, Itat pourra en témoigner, mon circuit est passé par au moins 5 moutures différentes, dont des versions très farfelues, avec à chaque fois une ribambelle d’annulations d’hôtels et de re-réservations dans d’autres. Mais easy as 1, 2, 3, c’est les États-Unis.

Voilà, le décor est planté, le récit peut (enfin) commencer.
Madagascar (14 mars 2009)
by Rasoa · 2009-03-14 · 584 replies
Mada, c'est cuit, je rentre !..... Le danger guette, les Ratsiraka's sont de retour !

Adieu Mada et son avenir, retour à la merde !...
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée
by Archimade · 2008-09-23 · 727 replies
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉

Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...

à vos agendas...!!!😛!!!
Architectures et habitations du monde
by Archimade · 2008-08-27 · 193 replies
Bonjours !!!😉!!!

Un des aspects auquels nous sommes tous sensibles au travers de la découverte d'un pays, c'est bien sûr l'une de ses particularité à la fois sociale, culturelle et emblématique, sans doute la première qui saute aux yeux dès qu'on pose le pied sur le sol d'une région voisine comme d'une contrée lointaine..., j'ai nommé l'architecture des habitations voir des monuments.

......etc

🙂Matériaux utilisés

🤪Modes de construction

😊Modes de chauffage et d'isolations

😇Modes de vie sociale

😏Et pourquoi pas, coût de la réalisation pour tous ceux qui rêvent d'une résidence lointaine...

Les portes de la discution sont ouvertes à tous....😉....

See you la Terre
Travailler à Walt Disney World Floride
by Roxyrox · 2008-08-26 · 949 replies
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé. J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....

A bientot !
Balade à sur la côte ouest (Californie et Las Vegas)
by Flo78 · 2008-08-22 · 8 replies
Ayant beaucoup aimé lire vos récits de voyage avant de m’envoler moi-même, j’apporte aujourd’hui ma contribution. Voici donc le carnet de voyage de 16 jours de périple à deux à travers l'Ouest des Etats-Unis, avec le choix délibéré de se consacrer à la Californie dans sa diversité, ainsi que Las Vegas, Death Valley et Yosemite Park. Pas de grande boucle à travers les parcs nationaux donc, mais un circuit alternant grande ville, route côtière et découverte de la faune et la flore via quelques grands parcs animaliers. Un périple ayant aussi pur but de découvrir la Californie espagnole, latine, mexicaine, ses missions, ses maisons en adobe et ses taquerias. Au niveau de l’hébergement un choix d’hôtels et de B&B choisi avec soin pour leur cadre, leur rapport qualité/prix, leur emplacement t tous réservés à l’avance après des mois de préparatifs méticuleux (mais il faut dire qu’autant que le voyage lui-même, j'aime aussi tout particulièrement construire celui-ci essayant de déterminer le parcours idéal, dévorant les guides touristiques et les forums... Le voyage, pour moi c'est un peu comme une peinture après avoir crayonné l’esquisse...)

Voici le plan de route: 1-Vol direct pour Los Angeles– Long Beach 2- Los Angeles 3- Las Vegas 4- Las Vegas 5- Death valley Lone Pine 6- Yosemite / Mariposa 7->10 San Francisco 11- Monterey Carmel Pacific Grove 12- Big Sur/ Hearst Castle /Santa Maria 13->14 San Diego 15- Carsbald 16- Los Angeles

Et voici le récit :

Lundi 21 Juillet

Après un long voyage (11 heures de vol, 2 heures de retard, 2 heures de douane et de formalités pour récupérer la voiture de location, une Toyota Corolla choisie à regret par pragmatisme, pour sa consommation raisonnable, au détriment des Chevrolet et autres...) nous voici à L.A Plus exactement à Long Beach, un peu en retrait du centre de cette ville qui n'en a pas vraiment, au bord de la mer, après un court temps passé sur des routes 2*6 voies bordées de palmiers, de lauriers roses et d'hibiscus en fleurs. Pour cette première nuit, j'avais réservé la chambre Vagabond, à Turret House, incroyable maison victorienne aux allures de manoir hanté, où nous rentrons avec le code fourni par email et nous nous installons « comme chez nous », en l'absence des propriétaires. Une lumière tamisée illumine chaque pièce, le frigo est plein, une musique douce anime la maison, des livres sont éparpillés autour du piano et dans le jardin, la fontaine glougloute: sur la table des pêches attendent qu'on les goûte et le jacuzzi fume. Une lettre de bienvenue contenant la clé de notre chambre nous confirme que nous ne nous sommes pas trompés d'adresse, un chat vient à notre rencontre... La « Vagabond Room » est à l'image de ce rêve inhabité, parfaite avec sa baignoire à l'ancienne et son immense lit où s'empilent les coussins damassés. Au pied du lit une ancienne malle de voyage somnole. Chaque détail semble avoir été pensé avec soin par ce couple d'hommes d'âge mûr, bronzés et athlétiques, que nous croiseront bien plus tard. Epuisés par le voyage et neuf heures de décalage horaire, nous allons nous rassasier d'énormes burritos au Cinco de Mayo, petit resto mexicain familial de quartier.Enfin, malgré l'heure tardive, nous ne résistons pas à l'opportunité de se baigner dans un «hot tub » à la lueur des lampions et de la nuit étoilée. Pour nos premières heures à Los Angeles, que rêver de mieux...

Mardi 22 Juillet

Dans notre maison enchantée, la journée commence de façon aussi féerique qu'elle s'est terminée. A peine le temps de saluer, Jeff, notre hôte, qui termine la préparation du petit-déjeuner et nous voilà seuls dans une salle à manger victorienne, bercés par la musique classique, face à une pyramide de confitures bio, de salade de fruits fraîche, de céréales, de thés, de scones et de bagels... Prendre le thé dans de la porcelaine fine et se croire seuls a monde, c'est un sentiment délicieux. Nous découvrirons plus tard, le lendemain, que nous n'étions pas les seuls habitants de la maison, mais l'illusion fut parfaite, petit-déjeuner matinal (7 heures) aidant. Le décalage horaire a du bon parfois, elle donne l'impression d'avoir bien plus de temps encore pour explorer les lieux et profiter pleinement du voyage. Levés tôt, nous partons admirer le Queen Mary, paquebot assez impressionnant même s'il restera désormais pour toujours à quai... Ravie, j'aperçois mon premier pélican brun (on s'apercevra sans doute assez vite que j'aime profondément les animaux, c'est d'ailleurs un des axes de mes choix de vacances...). Un tournage semble se préparer autour du bateau, donnant le ton de cette journée, placée sous le signe d'Hollywood (dont on cherchera d'ailleurs en vain et à la tombée de la nuit les lettres sur la colline, mais c'est peine perdue...). Après cette étape maritime, découverte des embouteillages de Los Angeles puis arrivée aux Universal Studios, où nous entrons en traversant le Village, délire coloré et démesuré où se côtoient gorille, guitare géante, sock shop, magnet shop, popcorn shop (une tendance américaine à la spécialisation se dessine). C'est tout de même impressionnant, plus qu'à Orlando, que je connais déjà, tout comme les décors des attractions que nous allons expérimenter: Jurassik Park (très humide), la maison hantée, les vrais décors du Studio Tram Tour mais aussi le Simpson Ride, attraction selon nous la plus jubilatoire du parc, que nous parcourons en privilégiés grâce à nos exorbitants Front of Line Pass. 18h: direction Walk of Fame, Hollywood Boulevard, le Chinese Theatre où je mets ma main dans l'empreinte d'Emma Watson l'air de rien, en essayant de ne pas me faire trop remarquer. Le quartier est très joli au coucher du soleil, dans le clignotement des néons, mais la fatigue nous empêche d'en profiter pleinement... De retour au parking, nous croisons Batman dans la galerie marchande, sortant probablement des toilettes... C'est ça, Hollywood...

Mercredi 23 Juillet

Ce matin, nous quittons Los Angeles et notre nid douillet victorien. J'ai rencontré les chiens de la maison, deux gentils bouledogues un peu étranges et comme on avait un peu d'avance (encore un réveil matinal...), nous sommes allés à la plage. J'ai une faiblesse particulière pour la plage au petit matin, quand elle est encore déserte et qu'on peut courir dans les vagues en photographiant les mouettes de passage. Le soleil est là, c'est une belle journée. Nous sommes en route pour Corona, la ville du Fender Museum, étape incontournable pour réaliser le rêve de mon compagnon de voyage et le visiter enfin. C'est un tout petit musée plein de guitares signées ou non par des stars, détaillant les étapes de fabrication de ces légendaires instruments, avec une exposition consacrée à Johnny Cash et une petite boutique souvenir, parfait pour les vrais fans (qui prendront soin de se renseigner sur les jours et heures d'ouvertures, assez alambiqués). Après cette pause musicale, nous prenons le chemin de Las Vegas. Les premiers paysages arides, qui deviendront familier durant les 4 heures de route qui suivront, apparaissent. Des montagnes ocres ou terre de sienne, parsemées de végétation vert sombre puis des collines de cailloux jaune pâle, totalement nues... C'est là que nous trouvons Calico, la ville fantôme écrasée de soleil. La plupart des bâtiments ne sont pas, c'est vrai, authentiques ici mais l'atmosphère du Far West est bien présente et nous jouons les touristes jusqu'au bout en faisant une photo d'époque en costume, un souvenir décalé et amusant de notre visite... Et puis, après deux longues heures de route Las Vegas apparaît enfin. Il fait encore jour, la ville est incontestablement moins impressionnante au soleil et c'est véritablement la nuit qu'elle se révèle. Le Luxor, notre hotel, est à son image: grandiose, grandiloquent, excessif. Le parterre de machines à sous, de tables de black jack ou de roulettes crépite continuellement et ce n'est que dans notre suite (avec jacuzzi, un petit luxe que nous avons voulu nous offrir, relativement abordable en semaine à L.V) que nous trouvons un peu de calme. A la nuit tombée, Las Vegas se révèle au travers de sa parure de néons clignotants, le laser de la pyramide du Luxor illumine la ville, la foule se presse sur les passerelles qui mènent d'un casino à l'autre. L'Excalibur, le New York New York et sa statue de la liberté, le MGM et son lion gigantesque... L'émerveillement est partout. Les distances sont grandes d'un casino à l'autre même si passerelles, bus et métro les relient et on se retrouve parfois dans un autre établissement sans même s'en rendre compte, perdu au milieu des machines à sous... Nous dînons dans un des multiples petits restaurants d'un faux quartier de New York reconstitué, avec le vrombissement du grand huit passant au dessus de nos têtes par intermittence et après une dernière baignade dans le jacuzzi nous allons dormir, vaincus.



Jeudi 24 Juillet

Aujourd'hui, je compte bien profiter de la journée et de la nuit restant à Las Vegas pour continuer d'explorer la ville et ses merveilles. Nous commençons la journée en testant le buffet du Luxor à 7 heures du matin, une heure où les casinos sont extrêmement tranquilles, un peu somnolant... Un solide petit-déjeuner parfait pour une journée si dense où nous irons d'abord du Luxor au Paris en passant par le MGM et le Tropicana. Tous les casinos sont différents mais en même temps semblables par leur exubérance et leur gigantisme. Le Paris Las Vegas est admirable dans sa reconstitution des qua de Paris, on se croirait revenu à la maison... le faux ciel peint en trompe l'oeil (qu'on retrouve au Venetian ou au Caesar) donne une lueur presque naturelle à l'ensemble, on s'y croirait.

Parcourir le Strip à midi n'est recommandé par personne, la chaleur est étouffante et le soleil piquant mais il faut braver cela pour profiter un peu de cette étape et la climatisation généreuse et omniprésente permet de survivre à tout cela relativement facilement. Je décide néanmoins de quitter temporairement l'univers du jeu pour rejoindre celui du shopping, au Premium Outlet Center. Je ne me considère pas comme une accro du shopping, loin de là et je dépense rarement des fortunes en vêtements. Si je choisis de faire ce détour par l'outlet, c'est surtout parce que tout le monde en parle sur les forums et autres et qu'il semblerait inconvenant de ne pas profiter d'un euro outrageusement fort par rapport au dollar. C'est donc avec surprise que je me retrouve prise au piège de la consommation, émerveillé par l'abondance, la nouveauté et l'abondance des centres commerciaux américains... Après deux heures je ne suis pas rassasiée, il faudra en visiter d'autres, si possible... en attendant il est l'heure d'une pause bien méritée et d'une sieste. J'en profite pour expérimenter la piscine, en tous points conformes à mes fantasmes de série télé avec ces garçons musclés jouant au ballon dans une piscine peu profonde, ces fontaines, ces filles en bikini et son DJ diffusant de la musique forte, pendant que les nantis se détendent dans leur bungalow privé tendu de toile de lin... La soirée commence, nous nous rendons au Venetian, réplique impressionnante de Venise avec palais des doges, gondoliers et pont des soupirs... moi qui ne connaît pas encore cette ville, ce casino me donne presque envie de m'y rendre. Nous dînons ensuite au buffet de Treasure Island et nous jouons un peu aux machines à sou quelques dollars, jamais plus, histoire de s'amuser un peu. On ne gagne pas grand chose mis à part des souvenirs, c'est déjà ça. Le spectacle de pirates et de sirènes sexy de Treasure Island commence, avec jeux d'eau, feu d'artifice et chorégraphies étudiées, tout cela est assez jubilatoire, très conforme à l'esprit de cette ville de paillettes où des danseuses en bikini dansent sur les machines à sous pour attirer les clients.

Nous continuons ensuite à flâner, entrons au Casino Royale, en hommage à 007 puis au Caesar Palace (immense, trop immense si bien qu'on s'y perd). Juste le temps d'entrevoir le ballet des fontaines du Bellagio avant de reprendre le Deuce pour rejoindre l'hôtel et s'endormir, fourbus...

Vendredi 25 Juillet

Encore un réveil matinal pour moi ce matin, je vais jouer une dernière fois sur les machines, où je gagne rapidement 10$ de plus que ma mise, que je décide d'empocher sans trop insister, heureuse de ma minuscule victoire. Avant d'affronter la Vallée de la Mort, nous passons prendre le petit-déjeuner à la Maison du Pancakes, les meilleurs de Las Vegas parait-il, où je fais un festin de pancakes aux fraises et à la chantilly maison. Death Valley, que de craintes et de fantasmes projetés sur ce lieu que tout le monde s'accorde à éviter durant les chaleurs de l'été... Nous attaquons une longue route au travers d'un désert plein de touffes d'herbes sèches et de drôles d'arbustes à épines (dont je ne connais malheureusement pas le nom) qui peu à peu se transforment en amas rocheux, collines multicolores... A Death Valley Junction, nous achetons l'eau qu'on nous suggère de prendre en quantité, en cas de défaillance mécanique, au milieu de ce désert certes habité, muni d'infrastructures et de routes goudronnés mais un désert quand même, avec ces dangers, ces serpents et surtout sa chaleur... Je ne saurais pas dire la température exacte qui régnait là-bas: 45, 50 degrés... mais la chaleur était en tous cas si intense qu'en montant la colline de Zabriskie Point, bravant une brise brûlante, mes jambes semblaient liquides.

J'apprécie néanmoins la majesté du lieu, le panorama de montagnes couleur ocre, jaune ou orangé. Nous voilà à midi dans la vallée de la mort.La route semble moins hostile que je ne l'aurais cru, sauf sur la fin où il faut endurer des kilomètres de lacets mais les paysages sont superbes, lunaires, grandioses. Nous faisons peu d'arrêts car malgré tout nous ne sommes pas très fiers au milieu de ce désert, même si nous ne sommes pas seuls et nous coupons souvent la climatisation pour préserver le moteur, au détriment de notre température corporelle... finalement les litres d'eau achetés ne sont pas inutiles.

Arrêt à Stovepipe Wells, paysage de dunes de sable blanc brûlant et magnifiques, lumière aveuglante...

On ne s'éternise pas, heureux d'avoir « survécus » et avec une pensée pour ceux qui passaient là en chariot, en route pour les mines. On se réfugie dans notre sympathique hôtel de Lone Pine, tout proche de la Sierra Nevada, où les paysages sont bien différents et de nouveaux accueillants, c'est fou comme en si peu de distance, tout peu changer. Le motel où nous dormons a hébergé parait-il John Wayne et d'autres célébrités du monde du western, en tournage par ici, il fourmille de souvenir et cette toute petite ville aux allures de village de montagne est bien agréable, à la nuit tombée. Nous dînons au Seasons, le restaurant « gastronomique » de la ville, où l'on constate que le service à l'américaine est encore bien loin, niveau style, de celui de nos restaurants parisiens... cela dit, on y gagne en convivialité et la nourriture est excellente. Notre journée s'achève par une promenade dans la grande rue de la ville, bordée de prés où paissent quelques chevaux et surplombés par la montagne...

Samedi 26 Juillet

La route depuis Lone Pine jusqu'au Tioga Pass est magnifique, on y croise d'anciens paysages volcaniques occupés par des lacs, dont le célèbre Mono Lake et ses concrétions calcaires, où l'on s'arrête un moment pour admirer le paysage, tout comme les mouettes (géantes!) qui vivent là. De nombreux peintres amateurs ou non semblent apprécier le lieu eux aussi.

Nous entrons donc dans Yosemite Park par la route des crêtes et je suis soulagée de ne pas me retrouver engluée dans un flot ininterrompu de touristes, comme je le craignais un peu. Evidemment, nous ne sommes pas seuls en plein mois de juillet, un samedi, mais le parc semble bien assez grand pour tout le monde (cette remarque sera contredite plus tard, aux abords du village, où un embouteillage monstre nous fera renoncer à y faire un saut). Nous roulons donc dans les montagnes, traversant la verdoyante vallée de Tuolumne Meadows où serpente la rivière Merced, invitant à la baignade. Je lis avec avidité tous les documents concernant les ours fournis par le Visitor Center et même si nous croisons quelques « Bear Sanctuary », nous n'en verrons aucun. Néanmoins, ma soif de rencontre animalière sera étanchée un peu plus tard à moindre échelle. Nous faisons un arrêt pique-nique sur les berges du lac Tenaya, paradisiaque lac de montagne translucide à 3000 mètres d'altitude bordé de sapins auquel, grâce à la magie des parcs américains, on peut accéder en voiture, sans effort, c'est presque trop facile 😉 C'est ici que nous faisons connaissance avec des geais noirs au plumage bleuté, pas très farouches, qui viennent guetter la nourriture (que nous n'avons techniquement pas le droit de leur donner d'ailleurs mais ils ne semblent guère s'en soucier). Les points de vue le long du parcours sont tous plus beaux les uns que les autres, depuis Tunnel View on domine l'ensemble du parc et on peut admirer la performance de tout ceux qui escaladent El Capitan...

Après une brève tentative, nous évitons donc la vallée et son village pour nous diriger directement vers Mariposa Grove et sa forêt de séquoias vraiment géants. Ces arbres qui furent sauvés d'une exploitation commerciale grâce à la qualité médiocre de leur bois nous contemplent de haut et la balade est agréable. C'est là que je peux observer ma première biche, broutant impassible parmi les séquoias et ne se souciant guère de ces touristes qui la mitraillent avec leurs appareils. C'est là aussi que nous croisons (enfin!) des écureuils, pas non plus très gênés par notre présence. J'ai eu mon quota d'émotion nature pour aujourd'hui, je suis rassasiée, on peut rejoindre Mariposa où j'ai réservé avec soin une chambre dans un joli B&B...

Il ne reste qu'une petite heure de route et sur le chemin, nous admirons les couleurs orangés du ciel, couleurs un peu étranges à cette heure mais je mets ça sur le compte des orages de fin d'après-midi, courant dans cette région, parait-il. Le GPS nous mène vers notre foyer pour la nuit, une belle maison victorienne située en retrait sur les collines de Mariposa. Nous ne remarquons rien, pas même en arrivant sur place, quand une légère pluie de cendres nous accueille, un peu comme si quelques pétales de fleurs de cerisiers flottaient dans l'air. Originaires de Bourgogne, de Paris, nous avons la chance (et la stupidité) de ne pas avoir su reconnaître les signes d'un feu de forêt... Un violent incendie a commencé tout proche de Yosemite et notre nous informe que les pompiers peuvent donner le signal de l'évacuation dans les minutes à venir... Je suis bouleversée et en colère de ne pas avoir soupçonné le drame qui était en train de se jouer et la peur commence à m'assaillir. On nous conseille de ne pas chercher d'hôtel dans la région, une ville proche ayant déjà été entièrement évacuée. On retourne donc à Mariposa, après avoir croisé un barrage routier et le shérif qui commence à boucler certaines routes, pour prendre de l'essence et quitter la région au plus vite. Là, nous croisons des pick up bourrés à craquer de paquets, de valises, de chiens... et on comprend alors que ces gens se préparent au pire, qu'ils risquent de tout perdre.

Après une heure de route, nous trouvons une chambre libre, la dernière, dans la ville de Merced. Des pompiers logent aussi à l'hôtel, prêt à rejoindre ceux déjà sur place en renfort. Merced est une ville agricole, entourée de champs et de prés où paissent le bétail... ici tout est calme, on ne se douterait de rien. Quel curieux pays.

Dimanche 27 Juillet

San Francisco s'approche, au loin des nuages gris. Un peu perturbée par les événements de la veille, je crains d'autres incendies dans la région. En fait, c'est la brume glaciale qui enveloppe toute la baie, masquant même le haut des grattes-ciels... la différence de température est saisissante. Nous passons par Oakland où nous jetons brièvement un oeil au Jack London Square et au Farmer Market présent ce jour-là, tout ceci serait certainement bien plus agréable sous le soleil... Nous entrons dans San Francisco par Bay Bridge pour rejoindre notre hôtel, le Buena Vista Motor Inn, tout proche de Fisherman Wharf où nous partons en balade pour l'après-midi. Le soir, j'ai réservé depuis longtemps déjà notre visite nocturne d'Alcatraz. Je suis transie de froid et me retrouve contrainte, à l'image semble-t-il de ¾ des touristes présents, d'investir dans un sweat à capuche San Francisco... Fisherman est évidemment très touristique mais il est plaisant de s'y promener en admirant les boutiques, la foule qui fait la queue devant chez Boudin (je goûte leur pain et le trouve un peu acide), les crabes qui s'amoncèlent devant les restaurants à poissons, le « Lefty's », magasin réservé aux gauchers, comme dans les Simpsons... et puis Pier 39 et ses lions de mer, toujours présents au rendez-vous et visiblement décontractés, somnolant et entassés sur leur ponton.

Départ pour Alcatraz en nocturne. Le soleil se couche et même si la vue sur la baie n'est pas idéale (le brouillard ne nous laissera pas même entrevoir le Golden Gate), l'arrivée sur l'île reste magique, accompagnés par des nuées de mouettes (dont une très grande colonie vit là) et par les pélicans, alcatraz... S'il est déjà étrange de visiter une prison, il est encore plus inhabituel de s'y aventurer la nuit, ce qui suscite une légère excitation teintée de mystère. Nous traversons donc la prison sur les traces de tous les prisonniers qui nous ont précédés, et nous écoutons certains d'entre eux nous raconter la vie ici, via l'audioguide. Les cellules, le réfectoire, l'hôpital éclairé par des lanternes... les allusions aux films qui ont rendu « The Rock » mondialement célèbre. Nous terminons la visite par une petite conférence nocturne sur la fuite la plus célèbre d'Alcatraz et le mystérieux rôle joué par la lune dans cette histoire puis nous prenons le bateau du retour, pressés de retrouver un peu de chaleur. Une visite très instructive et agréable.

Lundi 28 Juillet

Une journée dense de visites à San Francisco. Nous achetons le pass 3 jours pour les transports en commun et nous prenons le cable car jusqu'à Chinatown. Il est 10 heures, nous n'avons pas à attendre et pouvons nous asseoir pour contempler le spectacle des rues de San Francisco, montagnes russes grandeur nature surplombant l'océan. Le temps n'a pas changé, les rues sont peu animées jusqu'à Chinatown où se pressent les marchands en tous genres: meubles exotiques, légumes, encens, ginseng, cerfs-volants... et des dizaines de petits restaurants où on peut trouver des dim sum, spécialité du quartier. Les façades colorées, temples et pagodes en tous genres donnent l'impression d'avoir changé de continent.

Après déjeuner, nous changeons à nouveau d'ambiance puisque je tiens à visiter Mission, le quartier mexicain... on s'y rend en métro en passant par Castro, le quartier gay. Au delà de l'ambiance latino et des nombreuses taquerias qu'on pet y trouver, c'est surtout pour les murales que j'ai voulu visiter Mission. Ainsi, au hasard des ruelles, on se retrouve dans une enfilade de fresques colorées toutes différentes, souvent magnifiques, parfois politiques ou abordant des thèmes contemporains qui touchent la communauté. C'est simplement beau.



Cette ville est vraiment grande est malgré l'usage de modes de transport variés, on marche énormément. Après une pause à l'hôtel nous allons dîner dans le quartier italien de North Beach, histoire de faire un saut au City Lights Bookstore, berceau de la contre-culture et de déguster des pâtes au Stinking Rose, restaurant à la gloire de l'ail dans tous ses états...

Mardi 29 Juillet

Aujourd'hui j'ai 30 ans à San Francisco. Nous allons visiter la baie et traverser d'abord le Golden Gate, que je n'ai toujours pas vraiment vu. De celui-ci, c'est le destin, je ne verrai que quelques piliers rouges émergeant du brouillard et rien de plus... Et puis, passé le pont et quelques kilomètres après celui-ci, le soleil apparaît comme s'il avait toujours été là, à nous attendre juste de l'autre côté du pont. Nous découvrons Sausalito et ses mignonnes maisons flottantes puis nous prenons la route côtière. Une route aux points de vue vraiment magnifique (notamment Muir Beach Overlook, chemin comme suspendu au dessus de l'océan, serpentant sur une falaise en à pic) mais route abominable avec ses 12 miles de virages en épingles, à l'aller comme au retour... Nous nous rendons à Bolinas et sa lagune peuplée d'oiseaux, petit village étrange, dernier village hippie où l'on croise des enfants peignant une glisière de sécurité à l'entrée de la ville. Bolinas c'est une nature préservée et splendide, quelques personnages hauts en couleur, des marchands de miel bio, des artistes, des oeuvres d'art décalées un peu partout... Un endroit où on a un peu le sentiment de déranger et où il doit faire bon se retirer du monde et vivre en harmonie avec la nature.

Après ce périple côtier, cap sur Sonoma et le Wine County, pays où les vignes s'étendent à perte de vue, me rappelant ma Bourgogne natale. Sonoma est ne vile typique de l'époque coloniale mexicaine, une ville où on pourrait encore croiser Zorro et Tornado, avec son Presidio et ses maisons en adobe. En ce jour particulier, nous nous offrons un enveloppement de boue aux herbes, typique de la région. Je ressors perplexe de ce rituel étrange où se retrouve plongé dans le noir, recouvert de boue et enveloppé par des tonnes de couvertures. Un saut ensuite à l'outlet de Napa et le soir, dîner sur Cow Hollow, quartier chic de San Francisco, dans un élégant et renommé resto italien où on m'apporte ma part de gâteau avec une petite bougie... C'est une belle journée, même si j'apprends le soir que la terre a tremblé à Los Angeles, ce qui m'angoisse un peu même si je sais qu'il n'y a eu aucun dommage. Je m'endors en rêvant de tremblements de terre...

Mercredi 30 Juillet

Incroyable, il fait beau! On commence par une promenade en bord de mer près de Fort Mason, on parviendrait presque à voir ce fameux pont qui joue les arlésiennes et Alcatraz qui semble tout près. On prend ensuite le cable car jusqu'à Union Square, paradis du shopping: Macy's, Neiman Marcus, Tiffany, les plus grandes enseignes se pressent autour de cette grande place carrée, comme son nom l'indique. Depuis la passerelle arrière, les trajets en cable car sont vraiment impressionnants, j'ai une pensée pour Starsky et Hutch... Nous déjeunons en terrasse au dernier étage de Macy's, à la Cheesecake Factory, dont par le plus grand des hasards on fête le 30ème anniversaire, tous les cheesecake sont à 1€ du coup c'est l'émeute et on se retrouve avec 3 parts énormes histoire d'en profiter! Un choix un peu ambitieux. L'après-midi, je pars en solitaire à la découverte de Haight Ashbury, le quartier hippie de la ville. Détour d'abord par Alamo Square et ses Painted Ladies, que je parviens à photographier en bravant le vent glacial qui s'est soudain mis à souffler en haut de la colline qui surplombe la rue. Le quartier regorge de maisons typiquement victoriennes de toutes les couleurs, rappelant la vie d'un autre temps. A Haigth Ashbury, celles-ci se mêlent aux boutiques new age peintes de dessins psychédéliques, aux boutiques de pipes en verres, de vêtements d'occasion, de tie and dye et de tatouages. L'ambiance y est vraiment décalée et les gens qui s'y promènent cultivent eux aussi ce décalage.

C'est notre dernier jour à San Francisco, j'aime bien cette ville mais je me rends compte que je l'aime surtout au soleil, trop rare durant ce séjour. 3 choses amusantes que je retiendrai de S.F et de ses habitants: ils aiment le jogging ils aiment le shopping (et le feraient aimer à n'importe qui) ils aiment les chiens

Dommage qu'il fasse si froid...

Jeudi 31 Juillet

Nous voilà en route pour le Sud! Comme prévu mais ça me surprend toujours, on retrouve le soleil peu après avoir passé Bay Bridge. Direction Monterrey via la Silicon Valley (et ses bouchons). Nous visitons tout d'abord Carmel et surtout sa mission, un véritable îlot de calme et de verdure en pleine nature, avec son jardin exubérant où on peut même voir des colibris, son église espagnole, son petit musée retraçant la vie quotidienne à l'époque des missions...On ne regrette pas d'avoir fait ce petit détour, avant de rejoindre l'aquarium de Monterrey.

Beaucoup de monde dans cet aquarium mondialement réputé mais ça vaut le détour: des aquariums géants contenant des milliers de litres d'eau parfois sur deux étages, peuvent contenir un ban de sardines entier, thons, requins, etc et bien sûr d'innombrables « jelly », méduses de toutes tailles et de toutes couleurs, formant des ballets féeriques. Il y a aussi des loutres, de rivière et de mer ainsi que de sympathiques bassins où on peut toucher concombres de mer, raies ou petits poissons...

Ce soir-là, j'ai réservé dans un très beau B&B sur Pacific Grove, donnant sur l'océan et la côté déchiquetée, où l'on peut prendre l'apéritif en contemplant la mer. A quelques centaines de mètres, sur une plage protégée, on peut apercevoir à travers le grillage un banc de phoques gris, dorant au soleil...

Au vu d'un tel contexte, il serait dommage de ne pas profiter du coucher de soleil et nous allons le contempler sur une plage un peu plus loin. La marée est montante, les vagues s'écrasent sur les rochers dans des gerbes d'écumes tandis que des pélicans et même des oies sauvages passent au ras des vagues. C'est vraiment un beau spectacle...

Vendredi 1er Août

Big Sur. Sans doute un des lieux les plus sauvages et les plus beaux du pays, des dizaines de kilomètres de côte déchiquetée préservés, sans une seule villa pour venir la défigurer, un mélange de Bretagne et de Côte d'Azur dans ce qu'elle a de plus beau s'étale sur des kilomètres le long de la route n°1, la route côtière. Arrivés au village de Big Sur, les pancartes « We love you firefighters » célèbrent la reconnaissance des habitants, les pompiers ayant réussi a stopper les récents incendies souvent au ras des maisons. Dans l'air flotte encore une odeur de fumée, rappelant à tous la chance que tous ces magnifiques paysages aient pu être préservés. Après un bref arrêt au Henry Miller Memorial, étrange petit havre de paix un peu hippie, la route se poursuit, enchaînant les paysages côtiers à couper le souffle, jusqu'à Hearst Castle.

J'hésitais à visiter ce château étrange, paradis rêvé d'un vrai milliardaire, délire hispanique avec tourelle, fontaine égyptienne, parc immense... Finalement on ne regrette pas cette visite encadrée par un guide sympathique, ne serait-ce que pour ces deux piscines immenses, l'une surplombant la mer et l'autre intérieure, toute en marbre, dont la beauté laisse rêveur et nous donnerait presque envie de rejouer au casino, toucher du doigt la possibilité d'accéder à une telle vie.

Samedi 2 Août

Une longue route jusqu’à San Diego nous attend, la dernière grande étape de notre périple. Les 3500 km de ce voyage n’auront finalement pas été trop pesants, sans doute grâce aux nombreuses étapes effectuées. Nous faisons tout d’abord un crochet par Lompoc, la ville de l’horticulture et des champs de fleurs, nichée au creux d’une vallée. En août la saison et déjà bien avancée mais il reste quand même quelques jolis paysages bucoliques à saisir au passage…

Arrivée à Santa Barbara en pleine « Fiesta » mexicaine, c’est le rêve pour moi qui souhaite tant découvrir ce pays lors d’un prochain voyage. Santa Barbara semble ainsi être retournée au temps de son passé mexicain, beaucoup de gens sont costumés et de nombreuses familles vendent dans la rue d’étranges œufs peints remplis de confettis, qu’on peut jeter sur ses amis ensuite… Les rues sont envahies d’étals d’artisanat, de stand de tacos ou de margaritas, un orchestre joue en live sur la place… tout cela colle parfaitement au décor de cette ville élégante, hispanique et pleine de charme où j’aurais aimé m’attarder plus longtemps… mais notre prochaine étape nous attend et en harmonie avec le thème de cette journée, j’ai réservé un merveilleux B&B (Vintage Sol), une casita rien que pour nous décorée à merveille par une mexicaine cordon bleu et antiquaire, une sorte de modèle féminin pour moi ! Ici deux parts de lemon pie maison nous attendent dans le frigo, on écoute du jazz à la lueur des bougies et on prend le petit déjeuner dans le patio, un régal…

Dimanche 3 Août

Si j’ai choisi d’aller jusqu’à San Diego, c’est bien sûr pour visiter son zoo, et même ses zoos puisque j’ai investi dans le billet combiné San Diego Zoo/Wild Animal Park, au détriment de Sea World (je n’allais quand même pas imposer 3 parcs animaliers en deux jours à mon compagnon de route, tout le monde a ses limites)… On débute donc la visite tôt le matin pour éviter la foule et on file droit en direction de l’enclos des pandas, où je sais qu’il y aura très vite la queue (oui à San Diego on fait véritablement la queue pour voir des pandas…). C’est vrai qu’il est impressionnant ce face à face avec ces énormes nounours noir et blanc, qui nous regardent en mâchouillant leur tige de bambou.

Le bébé est là aussi (c’est son anniversaire, un an aujourd’hui d’où une présence de la presse assez impressionnante), s’entraînant à évoluer dans les arbres de son enclos… la proximité avec les animaux est assez exceptionnelle. Le zoo de San Diego est situé dans un canyon, c’est donc très vallonné et on hésite pas à utiliser le téléphérique qui traverse tout le parc pour aller voir « Bear Plunge », l’impressionnant bassin des ours blancs où on peut régulièrement les voir plonger et nager, ce qui à mon sens et l’une des plus belles choses qu’il soit donné d’observer dans le monde animal (en France aussi, on peut avoir cette opportunité au zoo d’Amneville, au moment du repas des ours). A voir aussi, les nombreux autres enclos des ours nichés dans le canyon, la balade en bus à deux étages, à faire plutôt le matin (à partir de midi, la plupart des animaux, pas bêtes, vont dormir à l’ombre), la possibilité de nourrir les girafes… Un très beau parc pour une jolie balade. Après une pause à l’hôtel, on part faire une escape sur l’île de Coronado, accessible par un pont et où le célèbre complexe hôtelier Del Coronado tient une place de choix. On se contente d’aller admirer un très beau coucher de soleil sur l’une de ses plages, avant de rejoindre le Gaslamp Quarter, quartier « historique » animé de San Diego, pour dîner chez Donovan, célèbre Steak House de la région (parfait pour célébrer l’anniversaire de mon ami carnivore). A notre retour dans la chambre, notre hôtesse a préparé du chocolat chaud et un gâteau d’anniversaire avec une bougie…

Lundi 4 Août

J’ai longtemps hésité à aller jusqu’à Tijuana, bien consciente du fait que cette ville ne me donnerait absolument pas l’image du Mexique que j’attends, une ville frontière où les américains viennent faire du shopping de médicaments et se saoûler, une ville dangereuse où le narcotrafic n’est pas une légende. C’est en voyant les prix pratiqués par les boutiques du Bazaar del Mundo, un centre commercial reconstituant une place du marché mexicaine à San Diego, que j’ai finalement cédé à mon impulsion initiale : poser un pied au Mexique, peu importe où et acheter quelques vrais bibelots mexicains. Nous sommes donc allés jusqu’à San Ysidro pour gare la voiture, avons payé le bus qui nous a déposé directement Avenida de la Revolucion après un passage à la frontière sans problème. Là-bas évidemment on est constamment accosté par des vendeurs en tous genres, robes, faux bijoux en argent, propriétaires d’ânes peints en zèbres (je ne m’explique toujours pas ce détail) tirant un chariot pour la photo souvenir… Il y a pourtant quelques vraies boutiques d’artisanat où je trouve mon bonheur et où je peux enfin un peu pratiquer mon espagnol, m’attirant la sympathie du vendeur qui par ailleurs est un grand fan d’Edith Piaf. On mange aussi de bonnes enchiladas dans un restaurant un peu plus retiré de la rue et on reprend le bus en début d’après-midi. Je ne suis pas déçue car je m’attendais à eu près à ce que j’ai trouvé à Tijuana et puis je suis quand même heureuse d’avoir pu discuter un peu et rapporter quelques souvenirs. Le retour aux Etats-Unis, il fallait s’y attendre, prend beaucoup plus de temps que l’aller. Alors que nous sommes loin des jours et des horaires de pointe, il faudra 1h30 pour passer la douane… je pense aux coyotes qui chassent tous ceux qui essaient de passer cette frontière au péril de leur vie parfois, je pense à ce mur qu’ils construisent là comme pour se protéger de la pauvreté des gens qui vivent ici. La dernière étape du voyage sera au bord de mer, à Carsbald, au Pelican Cove Inn, un autre charmant B&B tenue par une énergique et bavarde américaine. J’aimerais voir le Wild Animal Park au coucher du soleil, quand les animaux se réveillent un peu, alors nous y allons et arrivons vers 18h, quand la plupart des visiteurs sont partis. Le parc ferme à 21h en été. Il est lui aussi immense, avec une plaine africaine à couper le souffle, immense, où les animaux peuvent évoluer en quasi liberté. Au Lion Camp, on peut voir des lionceaux de un an batifoler dans l’herbe à à peine un mètre de nous, sans grillage, c’est très agréable. On prend ensuite le tram qui fait le tour de la plaine, juste à l’heure pour assister en même temps au coucher du soleil. Girafes, rhinocéros, buffles… paissent en liberté, le soleil se couche, c’est magique, on se croirait presque dans la savane et notre guide nous dit que c’est son heure préférée pour faire la visite. La nuit est tombée et la plupart des chemins d’accès du parc sont fermés, surprise. On ne verra donc rien d’autre et on décide de revenir demain, puisque notre billet nous l’autorise.

Mardi 5 Août

C’est le jour du départ mais comme nous prenons l’avion à 23h à Los Angeles, il nous reste encore un peu de temps. Retour donc au Wild Animal Park où nous pouvons observer les condors, nourrir de grosses perruches multicolores, caresser antilopes et biches dans un enclos prévu à cet effet, bref apprécier ce zoo où la encore, le luxe de l’espace permet semble-t-il de donner une vraie qualité de vie aux animaux tout en permettant au visiteur d’en prendre plein les yeux. Nous revenons sur Los Angeles en passant par Newport Beach, un dernier centre commercial (quoi, encore ?😉) et on rend la voiture avant de nous envoler vers Paris…

Voilà, pour tous les détails pratiques et autres conseils que je pourrais éventuellement donner, je suis à votre disposition... 🙂
Célibataire en camping-car
by Elisec · 2008-04-29 · 134 replies
bonjour je viens de découvrir une petite amicale très sympa de camping carristes célibataires, je ne sais pas s'il y en a d'autres car celle ci démarre : merci de m'en indiquer si ça existe seul condition etre seul (e) dans son CC organisation de rencontres entre amis (pas d'ambiguité: les meetics boy et girl s'abstenir: ce n'est pas méchant, mais c'est pour bien dire clairement que c'est pour se faire des amis et pas autre chose) j'aimerai savoir s'il existe d'autres associations de ce type pour voyagerà plusieurs CC à l'étranger par exemple bonne journée à tous et merci d'avance pour les tuyaux
Prendre sa retraite en Tunisie
by Algezira · 2008-03-27 · 35 replies
NOUS PRENDRONS NOTRE RETRAITE FIN 2008 A NABEUL SERAI RAVIE QUE DES RETRAITES FRANCAIS ME CONTACTENT POUR DISCUSSION ET PETITS TUYAUX POUR L'INSTALLATION NOUS LOUERONS MEUBLE A L'ANNEE MERCI
Yémen, Djibouti, Érythrée, Somaliland et Éthiopie
by Dju · 2008-01-11 · 16 replies
Ceci est un extrait des mes mails lors de ce dernier voyage ou je raconte mes péripities à ma famille, mes amis.....

je suis arrive en vie, avec trois heures de retard, mais le mec de l hotel que j avais reserver d avance m a attendu. Tres bonne premiere impression, Sanaa est une ville magnifique de nuit. Le yemen reste quand meme destabilisant au premier abord vu que 50% des mecs se prommennent qvec une kalachnikov sous le bras et qu ils ont tous un immense couteau a la ceinture.

jusque la je suis en vie, en esperant que ca dure.

bises dju

Al salam aleikhoum, Ca y est j ai survecu a ma premiere journee au yemen. A 5h du mat je me suis fait reveiller par des hurlement, c etait l appel de la mosquee pour la premiere priere. Ici, les travaileurs n ont aucune excuse s ils sont en retard au boulot, mais bordel, ils peuvent pas s acheter un revei ??????????l(il n y a pas de point d exclamation sur les claviers arabes alors ce sera des point d exclamation). J ai quand meme reussi a me rendormir, mais a 7h, c est le receptionniste qui m a reveille en frappant a ma porte par erreur. J ai donc pris mon petit dejeuner puisque pour la premiere fois de ma vie, j etais reveiller a la bonne heure. A partir de la, je me suis promene dans la vieille ville. Tout le long de ma promenade, j ai pu decouvrir une etrange mutation, tous les hommes ont une joue proeminente. En fait il broute du Khat, une plante ethiopienne qui soit disant donne de l energie. A mon humble avis, ils croient avoir de l energie car ils ne passe leur journee qu a broute assis par terre. Sauf les chauffeur de taxi qui se deplacent assis. C est tres dangeureux car apres avoir brouter pendant une heure ils recrache la bouillie de feuille au sol; le probleme c est que comme ils sont trop plein d energie pour regarder ou ils crachent, il vaut mieux avoir des baskets fermees que des sandales.

La nourriture est a un prix derisoire. Pour cent rials(environ 40 centimes) on a un plat de riz et du thon. Toutes les viandes, poisson qu ils font cuire dans des fours en terre cuites sont tres allechants, le seul probleme c est qu il y a trop de cantine differente pour tout gouter.

la traverse de la ville en taxi coute environ 300 rials( 1euro30)

Les femmes sont tres belles, elles ont des yeux magnifique proteger par des grillages, des mains splendide proteger par des moufles. La place de la femme au yemen est tres particuliere, deja elles ont leurs caisses reserves dans les magasins, le seul soucis c est qu il n y a un vendeur que lors qu il a fini de servir les hommes. Si elles sont entrain de se faire servir et qu un homme arrive, le caissier arrete et vient s occuper du gentilhomme. La galanterie par contre est hallucinante, elles marche devant dans la rue, ainsi si jamais elle font une connerie, l homme n a pas a se retourner pour la frapper. Deux gamines en me croisant m ont dit"hello" et "Hi" et moi par politesse je leur est repondu. Immediatement comme dans un film tout le monde s est arrete dans la rue et les deux hommes les plus pres leur ont courtoisement remis la tete a sa place a grand coup de pied. L avantage de ce pays, c est qu au moins la femme sait rester a sa place. lorsque je me suis presente au hammam par exemple, l heure de sfemmes etant entrain de se finir elles ont obligeement ete expulse pour ne pas me faire trop attendre.

En dehors de ca la barriere de la langue est un tres gros probleme, mais je me debrouille. j espere que tout le monde va bien.

Bises dju...

Sana'a le 16/03/07 à 17h30 Dans 3 heures je quitte ce pays pour djibouti, Avec l esprit ouvert, on doit pouvoir se passionner pour ses gens qui ont une histoire tellement vibrante. Mais la violence et l hypocrisie sous jacente reste un mur dur a franchir. Le systeme de caste aussi developpe qu en inde et un racisme tres particulier font entrevoir toute une societe complexe et profonde. Le paysage a deja ete decrit par les plus grands auteur francais(Kessel, De Montfreyd, Nizan, Deniaux.....) et je n oserais pas m y essayer. Une brev description quand meme : la region de Sanaa situe entre 2400 metre pour la capitale et 3600 pour les hauts pateaux est parsemee par de villlage construit de 300 apres JC a aujourdhui en pierre que les hommes taillent encore a la main. Ses pierres sont poses de telle facont que le ciment, les jointures ne sont pas necsssaire. Ses maisons de trois etages faites pour resister aux pillages des Zaranigs rassemblees au sommet de montagne desertiques trenscendent le ciel bleue et le beige sec du desert. Les adjectifs francais sont trop peu precis pour qualifier l effet de ses paysages sur un occidental, un gringo, un gaijin...

Djibouti le 17/03/07 à 18h15 J'ai foulé hier soir pour la première fois le sol de la Corne. Et je me suis fait arnaqué déja 4 ou cinq fois. Tout d'abord, un hotel pourri et hors de prix, ensuite le change au marché noir de nuit( il n'y a pas de mauvais jeux de mots à double ou triple sens, quoique.....) enfin, les taxis pour qui il faut avoir l'appoint si l'on ne veux pas dire adieux au billet de 1000 ou 2000 francs djiboutiens. Djibouti, je ne parle rais pas beaucoup de la ville, car je ne l ai pas encore vraiment visité mais les rues sont large et coupé au couteau. Depuis hier soir je suis en pleine phase d'adaptation, après 3 ans en asie, je suis sous le choc et complètement hébété par ce continent. Ma façon de voyager est fondamentalement bouleversé; l'asie est sure, honnete, organisé et soumise. Ici, c'est le bordel, l'anarchie, le foutoir, le oai... Tout doit se faire par la force, tout est dangereux, surtout la nuit aux milieux des yankees et des legionnaires en goguette exités par la troisième factions des boubous. On sent un rapport physique a toute chose c'est dur, quand on est habitué a gérer les choses par l'intelect, les paroles alors qu'ici même si on tchatche pendant des heures, c'est peaux contre peaux, toujours tiré d'un coté, attrapé par une main qui ne vous lache pas ou un gamin mendiant qui ne vous lache plus. Ici pas de barrière de la langue puisque tout le monde parle le dollars. Les Yemenites avaient deja gagner dans mon estime la palme asiatique de la faineantise, de la lenteur, et de la nonchalance; ils viennent d'être détronnés par les Djiboutiens qui sont les nouveaux champions galactiques devant les martiens qui n'ont pourtant rien à faire de leurs vies sur Mars. Ici il faut appeller pour avertir qu'on va reserver au restaurant. Ici, un coup de tampon met trois jours, même avec un Bakshish(juste un coup detampon, pas un dossier!!!!!!!). A midi quand j'ai changé d'hotel pour un standing plus que correct, l'enregistrement a pris plus de 20 mins. Le tabac a mis PLUS DE 5 MINUTES pour me vendre un paquet de marlboro, qui était juste à coté de lui alors que j'avais l'appoint.

Demain, je prends une boutre( bateau archaique des pecheurs de perle), mais attendez le meilleur pour la fin, la receptionniste à la vitesse légendaire m'a informé comme un secret que les marins danakil étaient plutot lent et fainéant. Si j'arriveatraverser le golfe de Djibouti(20km) en moins d'une journée, j'espère pouvoirt trouver un véhicule à Obock pourt traverser la frontière Erythréenne jusqu'à Assab.

Bises Dju

Mes amis, a trop vouloir quelque chose, on finit par le trouver, et la attention, soit on est definitivement change, soit on en rigole. Arrive a Djibouti depuis la veille, plutot que de prendre un avion comme tout le monde, ayant appris que la frontiere erythreene etait ouverte, j ai voulu faire le cake marseillais( ou l aventurier belge si vous preferez). La veille de ma traversee, j ai appris que les legionnaires et les "marsoins" netaient pas des tendres et que les soldats bourees n etaient pas tous amicaux. Alors faisant preuve de mon inalterable courage, j ai tourne les talons et change de bar. Au matin, je me suis rendu au port de peche ou j ai negocie mon passage jusqu a Obock sur la barque du Khat. C est a partir de la aue commencent 4 longues heures d attente sous le soleil en attendant d em"barquer" sur ce splendide navire en plastique de 3.5 m de long. Le golf de Djibouti etant relativement calme, je bouquine donc engourdi par les rayons de soleil en ecoutant un peu de jazz. La premiere vague me surprend et je me retrouve trempe et glisse le cul au fond de la barque. Je range le plus vite possible mon precieux walkman et mon bouquin en essayant de les proteger de la flotte. C est ensuite que "le vent se leve" et ne s arretera pas jusqu a Massawa. Deuxieme vague enorme dans la gueule et des creux immense entre 50cm et 1m(moquez vous, mais en barque, on est vraimenty pas a l aise). Le commandant de ce galion, la barbe ruisselante et le sourrire eclatant de l homme en osmose avec sont element joue avec la masse liquide et sa precieuse marchandise a l abris dans des sacs etanches invente un nouveau jeu "mouille le blanc" dont je sui le principal protagoniste. Apres deux ou trois heures de traversee, trempe, brule par le soleil et ronge par le sel, on longe la cote( soit dit entre parenthese : innoubliable : le sable charge en metal et la roche ocre donne a la mer des couleurs allant de turquoise a emeraude en passant par de nombreuses teintes de gris. Je comprends pourquoi Henry de Montfreyd n a jamais pu quitter cette mer et y a laisser son ame) La vue de quelques tanks sur la rive a tout pour me rassurer. Et ces branleurs de militaire francais prenant le bain pete un boulon en voyant un blanc sur la barque des dealers de khat. Le debarque ment de la marchandise sur la dique volcanique se fait aisement, le mien se fait d un pas relativement moins assure. Enfin, Terre, je me sens comme les marins en escale aprtes trois mois de grement. Un pickup me porte au poste de police ou je fait tamponner mon visa de sorti et Allah Wakbar( dieux est grand) un taxi collectif(4x4 toyota) part pour Assab( Erythree). Le jour se couche sur le piste traversant la plaine. La piste, cette immense avenue devient vite invisible suite a la tempete de sable. Le pilote blase(moi mort de trouille) conduit a une vitessede 60 km/h sans visibilite. En pleine nuit, nous nous arretons au milieu du desert plusieurs fois pour livrer aux nomades le Khat et d autres marchandises que l on ne m autorise pas a voir( des armes je penses). Enfin (malheureusement) en pleine nuit, au milieu de quelques cabanes en palmier, harceler par le vent et le sable, le chauffeur me demande de descendre et de le payer. Il me dit que c est ici que j attends ma correspondance pour Assab et il s en va en voiture. Je me retrouve entoure par des dents blanches et les sourrires ne mettent pas particulierement a l aise. Un gamin, du moins ce que j en vois a la lumiere de sa lampe me demande mon passeport et mon visa, je l envoie(pas forcement gentiment, maintenant que j y repense) chier. Il s avere que c est le sous lieutenant du poste frontiere djiboutien de Moulhoule( et oui, ils ont ose donner un nom a ce bouge). Il m explique posement la situation : il faut que j attende qu une voiture(1 tout les 3 jours en moyenne) passe la frontiere et accepte de me prendre comme passager. Il refuse de me laisser dormir dans le casernement arguant que je ne risque rien, puisque c est le desert et qu il n y a personne. Gentiment, il me fournit une paillasse et une couverture me conseillant de dormir a meme le sol en compagnie des charmants gentlemen se defoncant au Khat. Epuise, mes habits plein de sel je dors comme un bebe sur de me reveiller de ce cauchemar ou de ne pas me reveiller du tout. Le soleil me reveil a son lever et j ere dans le desert en cercle concentrique autour de ce vilage de bedouin et decouvre que derriere les plus grandes dunes se trouve la mer. Je prends le the et le cafe avec les militaires et les regarde jouer a la petanque. L officier en charge m expliquela situation : quelques vehicules passent occasionellement, le soucis c est qu ils sont charge de riz et que les syndicats des chauffeurs interdit les passagers eventuels; donc ca va me couter un enorme bakshish. Je leur ments en leur disant que j ai tres peu d argent sur moi. Ni eux ni moi n y croyont. mais bon je ne vais pas leur dire que j ai sur moi l equivalent d une vie de salaire pour l ensemble des militaires ic present( en y repensant, je crois que j ai bien fait). J apprends a manger en me protegeant du vent et du sable et fait la tres desagreable experience de caguer en pleine tempete de sable. Maintenant, imaginez ce que c est de passes de 6h30 du matin a 14h en se disant qu on est impuissant, en terre inconnu, absolument dependant des autres et qu on va sans doute rester ici plus d une demi semaine entoure de militaires qui sont condamne a passer 1 an dans ce no man s land. A 14 heure la situation se debloque avec un vehicule transportant le riz des ONG qu il compte revendre au sultan local. j y embarque pour une somme me parraissan derisoire (2500fr djib). A l arriere du 4x4 parcourant la piste, je me leve admirant le paysage, hurlant ma rage de vivre comme dans tous les films qui ont trop berce ma vie. sauf que dans les films, les heros ne pleurent pas les yeux brules par la poussiere. Je me calfeutre donc du mieux possible. Le desert Dankali est d apres le "lonely planet", Kessel, Rimbaud... l un des desert les plus inhospitalier du monde, entre paysage lunaire( c est un desert volcanique) et piste noire et grise. Le passage de la frontiere se fait sans trop de soucis. Je suis juste un peu effrayer car les militaires de Moulhoule m ont avertit que le Sultan de Rhaitane( un membre de la tribu affar, semi autonome en erythree)interdit a tout less blancs de descendre du vehicule, c est a dire de poser le pied sur son sol. Apres 3 heures de trajet physiquement eprouvant, on pertent lesenormes sacs de riz sur nos epaules et effrayer je vois soudain la camionnette reparttir sans moi, me laissant abandonne dans ce petit village. De rage, de peur, je lui cour apres, m y accroche et saute a l arriere. Tout les villageois se metent a hurler et ne comprenant rien au Tigrenien(language de l ethnie majoritaire de l erythree), je repete comme une litanie, en boucle ce mot magique et liberateur : "Assab, Assab, Assab, Assab....." La voiture s arrete et on me fait physiquement comprendre que je dois descendre. j obeis contreint, la mort dans l ame. Je vois la comionette disparaitre et terifier de revivre mon experience de la veille, je reste assis dans un etat catathonique. En fait le pick up etait juste aller faire le plein d essence et livrer ce qu il n avait pas le droit d importer : le Khat qui en Erytrhree est interdit. A son retour, je m y accroche comme a une bouee et une fois repartit, hurle a nouveau ma joie et ma rage en bravant les elements( les yeux en pleur et imp
Les Indiens Lakota, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres...
by Athénais · 2007-12-23 · 382 replies
...Il y a plus de 150 ans



"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.

Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.

Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.

Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".

Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi
Thaïlande: parc à touristes...
by Chimeeer · 2007-11-17 · 149 replies
bonjour,

voila 2 semaines que nous sommes en thailande.apres un sejour a bangkok nous avons decide de partir dans le sud, dans les iles pour se reposer. histoire de faire un peu de far niente a la plage, et de decouvrir aussi la thailande et les thailandais. nous avons longtemps hesite sur la destination a prendre entre le cote ko samui, et le cote krabi. on nous a dis que le cote krabi etais le plus epargne par le tourisme de masse que le reste. donc nous avons pris a la gare un billet de train combine a un ticket de bus pour krabi. ca s est gate au sortir du train ou nous avons ete etiquetes diriges dans des betailleres a touristes. des cars climatises. les seuls thailandais etaient le chauffeur et les hotesses d acceuil. on nous a debarques dans une gare routiere exlusivement reservee aux touristes... nous nous sommes rendus a ao nang par un bus public pris dans la rue. et la ... stupeur les constructions trop pres de la plage, le trafic et la route a 50m de la mer... et de nouveau le parc a touriste presque exclusivement. apres nous avons decide de fuir a ko phi phi. donc on a achete un ticket de bateau, et de nouveau que des blancs sur ce bateau. (betaillere a touristes). comment se deplacent les thailandais? est il possible de voyager un peu plus autentiquement que etiquete entasses par couleur? arrives a ko phi phi, la c et le couronnement. les seuls thai que nous avons vu pour le mmoment ce sont ceux qui sont au service du tourime. on se marche dessus sur les plages, ou du moins ce qu il ebn reste. tout est tellement construit ou en construction. tous les 10m des boutiques salons de massage restos et j en passe. et le bizness padi. ou est passee la thailande? c est la premiere fois que nous y mettons les pieds. bien sur nous sommes aussi des touristes qui viennent encore gonfler ce flot deja hallucinant.mais la bon trop c est trop. y a t il encore un endroit autentique dans le sud? je me suis laissee dire que le nord etais encore epargne. ou aller pour echapper a ca? est il trop tard pour la thailande? quel gachi... merci d avance pour vos reactions

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