Results for "Chili+événement"
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La politesse dans le monde!
Bonjour à tous!
Voici un post léger mais qui peut s'avérer utile!
Qu'en est-il des règles de politesse dans le monde? En effet, certains gestes, certaines couleurs qui peuvent nous paraître banals ont une signification différente ailleurs...
Merci pour vos contributions!
Stéph et Max
Voici un post léger mais qui peut s'avérer utile!
Qu'en est-il des règles de politesse dans le monde? En effet, certains gestes, certaines couleurs qui peuvent nous paraître banals ont une signification différente ailleurs...
Merci pour vos contributions!
Stéph et Max
Le Fram vers l'Antarctique
Bonjour,
Ça y est, le Fram entame sa route (actuellement 10:20, il arrive dans les grands flux de circulation du Pas-de-Calais) vers l'Antarctique et les archipels du grand sud et fera escale demain à ROUEN. Comme par le passé, j'imagine qu'il pourra être visité en laissant à la réception une pièce d'identité en échange d'un badge. J'ai écrit « j'imagine »… Il vaut peut-être mieux se renseigner avant de se présenter éventuellement.
à Uummannaq en août 2007
Pour info, un voyage pour 2 à bord de l' Hurtigruten à gagner avec poissons de Norvège
Ça y est, le Fram entame sa route (actuellement 10:20, il arrive dans les grands flux de circulation du Pas-de-Calais) vers l'Antarctique et les archipels du grand sud et fera escale demain à ROUEN. Comme par le passé, j'imagine qu'il pourra être visité en laissant à la réception une pièce d'identité en échange d'un badge. J'ai écrit « j'imagine »… Il vaut peut-être mieux se renseigner avant de se présenter éventuellement.
à Uummannaq en août 2007Pour info, un voyage pour 2 à bord de l' Hurtigruten à gagner avec poissons de Norvège
Kidnapping à Arequipa, Pérou
Bonjour, je reviens du Pérou. Vers 18 heures, ma copine et moi avons été kidnappé dans un taxi qui avait des complices qui nous suivaient depuis le centre (Plaza de Armas). Rendus près d'un terrain vaque à 15 minutes du centre, les complices ont envahi notre taxi et nous ont mis des cagoules et amenés plus loin. Ils nous ont obligés à donner nos NIP de cartes de crédit sous peine de «mourir» et on a été séquestrés pendant 3 heures. Après quoi, ils nous ont relachés à l'autre bout de la ville près d'un terrain vague.
IMP : toujours demander à un agent de police de nous trouver un taxi sécuritaire.
2) Le taxi impliqué est de couleur jaune comme des milliers à Arequipa. Et c'est un guide d'une agence local qui nous a déniché ce taxi !!! Se méfier si 2 taxis arrêtent en même temps et celui de derrrière reste collé à l'arrière de celui où vous êtes.
IMP : toujours demander à un agent de police de nous trouver un taxi sécuritaire.
2) Le taxi impliqué est de couleur jaune comme des milliers à Arequipa. Et c'est un guide d'une agence local qui nous a déniché ce taxi !!! Se méfier si 2 taxis arrêtent en même temps et celui de derrrière reste collé à l'arrière de celui où vous êtes.
L'autre version sur le meurtre de deux Françaises en Argentine
grâce à un des membres de ce forum, j'ai lu un article qui me paraît plus plausible sur le meurtre des 2 françaises en Argentine. En fait, elles enquêtaient sur le détournement d'argent provenant de l'unesco destiné aux populations indigènes du nord argentin, également il y a des soupçons d'extermination de cette même population pour s'approprier de leur terre afin de cultiver du soja. Cassandra était prof d'uni et non étudiante.
La façon du meurtre m'interpelle: enlèvement- torture ( viol)- exécution( tir dans la tête). c'est le même mode opératoire que durant la dictature argentine. C'est un travail de pro et je doute que de jeunes gens aient pu commettre ce genre de crime. De plus, sur les corps, on trouve plusieurs pistes ( cheveux dans la main) comme s'ils étaient là pour faire une mise en scène afin de nous diriger vers un viol. Si vous regardez deux films de Fernando Solanas " memoire d'un saccage" et la "dignité des pauvres" vous apprendrez plus sur la façon de tuer les personnes gênantes. on parle de la violence policière , les enfants ayant aidé la police qui deviennent gênantes finissent par être tués par un tir dans la tête. J'ai le sentiment que dans cette affaire, on a mis des gens innocents en prison et que les vrais coupables sont toujours en liberté.
Pour finir, si vous voyagez en Amérique latine, je ne voudrais pas que vous ayez cette réflexion: " pourvu qu'il ne m'arrive pas la même chose qu'aux 2 françaises tuées en Argentine" et que vous évitiez tout contact avec les gens locaux. Au contraire, je pense que les 2 françaises aimaient beaucoup les locaux et elles ont donné leur vie pour eux. En vous éloignant d'eux ( ou en ayant peur d'eux), vous faites ce que les commanditaires du meurtre veulent: à savoir " avoir peur des autochtones et ne pas sentir leur souffrance"
La façon du meurtre m'interpelle: enlèvement- torture ( viol)- exécution( tir dans la tête). c'est le même mode opératoire que durant la dictature argentine. C'est un travail de pro et je doute que de jeunes gens aient pu commettre ce genre de crime. De plus, sur les corps, on trouve plusieurs pistes ( cheveux dans la main) comme s'ils étaient là pour faire une mise en scène afin de nous diriger vers un viol. Si vous regardez deux films de Fernando Solanas " memoire d'un saccage" et la "dignité des pauvres" vous apprendrez plus sur la façon de tuer les personnes gênantes. on parle de la violence policière , les enfants ayant aidé la police qui deviennent gênantes finissent par être tués par un tir dans la tête. J'ai le sentiment que dans cette affaire, on a mis des gens innocents en prison et que les vrais coupables sont toujours en liberté.
Pour finir, si vous voyagez en Amérique latine, je ne voudrais pas que vous ayez cette réflexion: " pourvu qu'il ne m'arrive pas la même chose qu'aux 2 françaises tuées en Argentine" et que vous évitiez tout contact avec les gens locaux. Au contraire, je pense que les 2 françaises aimaient beaucoup les locaux et elles ont donné leur vie pour eux. En vous éloignant d'eux ( ou en ayant peur d'eux), vous faites ce que les commanditaires du meurtre veulent: à savoir " avoir peur des autochtones et ne pas sentir leur souffrance"
En attente à Bali de mon rapatriement à en France - Aidez-moi!
bonjour,
je vous ecris depuis mon lit d'hopital a Bali, ou la situation s'aggrave pour moi. Jai souscrit une assurance rapatriement proposee par la societe qui m'a vendu mes billets ... durant mon voyage a bali, jai eu un accident de mini bus, et me voila hospitalisee a l'hopital de bali ... depuis 15 jours , oui, vous avez bien lu ... 15 jours que j'attends mon rapatriement vers la France pour enfin subir mon operation. je suis completement immobilisee sur un lit, a cause d'une vertebre cassee ... le moral n'est plus la !! l'hopital ou je me trouve me fournit les premiers soins (uniquement infirmiers) mon etat est stable heureusement, mais, je dois quand meme me faire soigner rapidement Cette societe me donne tous les jours une excuse differente de la veille ... impossible de joindre leur directeur, meme le consul de Bali tente de m'aider, mais n'y arrive pas ..
que puis je faire ? avez vous deja entendu parler d'une affaire similaire ? est ce legal de laisser une personne dans l'attente de soins aussi longtemps?
aidez moi, je ne sais plus quoi faire pour rentrer en France !
je vous ecris depuis mon lit d'hopital a Bali, ou la situation s'aggrave pour moi. Jai souscrit une assurance rapatriement proposee par la societe qui m'a vendu mes billets ... durant mon voyage a bali, jai eu un accident de mini bus, et me voila hospitalisee a l'hopital de bali ... depuis 15 jours , oui, vous avez bien lu ... 15 jours que j'attends mon rapatriement vers la France pour enfin subir mon operation. je suis completement immobilisee sur un lit, a cause d'une vertebre cassee ... le moral n'est plus la !! l'hopital ou je me trouve me fournit les premiers soins (uniquement infirmiers) mon etat est stable heureusement, mais, je dois quand meme me faire soigner rapidement Cette societe me donne tous les jours une excuse differente de la veille ... impossible de joindre leur directeur, meme le consul de Bali tente de m'aider, mais n'y arrive pas ..
que puis je faire ? avez vous deja entendu parler d'une affaire similaire ? est ce legal de laisser une personne dans l'attente de soins aussi longtemps?
aidez moi, je ne sais plus quoi faire pour rentrer en France !
Voyage d'un mois en Argentine en novembre/décembre 2011
Bonjour,
je pars un mois en Argentine avec ma compagne et écris ce message afin d'avoir l'avis de personnes s'y étant déjà rendu.
Nous quittons Paris le 23 Novembre et rentrons le 22 Décembre.
Nous partons le jour de notre arrivée à Trelew pour rejoindre Puerto Madryn dans la foulée où nous resterons 3 nuits.
Nous nous rendrons ensuite à Ushuaia où nous resterons 5 nuits.
Nous partirons ensuite pour El Calafate et nous avons 12 nuits avant de reprendre l'avion entre Bariloche et Iguazu.
A Iguazu nous restons 3 nuits avant de rejoindre Buenos Aires où nous séjournons 5 jours.
Je suis preneur de vos diverses expériences afin de rendre mon séjour le plus agréable, à savoir si vous connaissez des lieux sympathiques pour nous reposer, des endroits ou des activités à ne pas manquer, des loueurs de voiture à privilégier... Je n'ai payer pour l'instant que les billets d'avion, n'ai réserver aucun hôtel. - Pensez vous qu'on puisse (notamment entre El Calafate et Bariloche) nous permettre de rien réserver et espérer trouver une chambre où dormir? (nous avons pratiquer ce j-genre de séjour en Thaïlande et cela n'a jamais été un souci de nous loger) - Nous arrivons à Trelew à 21h15, pensez vous que nous puissions rejoindre Puerto Madryn le soir même si nous louons un véhicule ou est il préférable d'y séjourner une nuit pour rejoindre notre destination en bus le lendemain?
Merci de vos réponses
Benjamin
Je suis preneur de vos diverses expériences afin de rendre mon séjour le plus agréable, à savoir si vous connaissez des lieux sympathiques pour nous reposer, des endroits ou des activités à ne pas manquer, des loueurs de voiture à privilégier... Je n'ai payer pour l'instant que les billets d'avion, n'ai réserver aucun hôtel. - Pensez vous qu'on puisse (notamment entre El Calafate et Bariloche) nous permettre de rien réserver et espérer trouver une chambre où dormir? (nous avons pratiquer ce j-genre de séjour en Thaïlande et cela n'a jamais été un souci de nous loger) - Nous arrivons à Trelew à 21h15, pensez vous que nous puissions rejoindre Puerto Madryn le soir même si nous louons un véhicule ou est il préférable d'y séjourner une nuit pour rejoindre notre destination en bus le lendemain?
Merci de vos réponses
Benjamin
Pat et Ninou au jour le jour dans l'Ouest américain
Hello, Hello,
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Travailler et vivre aux États-Unis
Bonjour à tous
Voilà je reviens d'un séjour récent à new york et suis tombée littéralement sous le charme de cette ville.
A présent j'envisage sérieusement de retourner là-bas pour une durée longue, y travailler par exemple, je devais déjà travailler en floride en 2007, entretien concluant, j 'avais été prise, mais cela ne s'était pas fait faute de sérieux de l'organisme par lequel j'étais passée.
Bref, j'ai un bts action commerciale et 5 ans d'expérience professionnelle, je me débrouille très bien en anglais.
Si quelqu'un peut me donner des informations sur les visas, des pistes pour chercher un emploi ou encore des noms d'entreprises qui recrutent des personnes parlant français peut-être? Toute information pourra m'aider
Je remercie tout le monde par avance.
Voilà je reviens d'un séjour récent à new york et suis tombée littéralement sous le charme de cette ville.
A présent j'envisage sérieusement de retourner là-bas pour une durée longue, y travailler par exemple, je devais déjà travailler en floride en 2007, entretien concluant, j 'avais été prise, mais cela ne s'était pas fait faute de sérieux de l'organisme par lequel j'étais passée.
Bref, j'ai un bts action commerciale et 5 ans d'expérience professionnelle, je me débrouille très bien en anglais.
Si quelqu'un peut me donner des informations sur les visas, des pistes pour chercher un emploi ou encore des noms d'entreprises qui recrutent des personnes parlant français peut-être? Toute information pourra m'aider
Je remercie tout le monde par avance.
Tour du monde en famille: inspection académique + lieux sympas
Bonjour à tous,
L'idée de faire un tour du monde avec nos deux enfants mûrit petit à petit.
Je me posais néanmoins certaines questions.
Par rapport au périple que nous envisageons, un départ vers le mois d'avril / mai serait idéal. Est il possible d'envisager cette date de départ, l'inspection académique peut elle refuser?
Je me disais que ce n'était pas si mal car mai / juin ce n'est pas les mois les plus actifs sur les enseignements, et à leur retour 11 mois plus tard ils pourront terminer l'année avec les copains.
Enfin, y a t'il des lieux que vos enfants ont particulièrement aimé, des pays moins faciles pour eux.... Voilà, merci d'avance pour la discussion
Enfin, y a t'il des lieux que vos enfants ont particulièrement aimé, des pays moins faciles pour eux.... Voilà, merci d'avance pour la discussion
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010)
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Carnet pratique Sri Lanka
Bonjour,
De retour d'un voyage de 3 petites semaines au Sri Lanka, voici quelques infos qui pourront peut être servir à d'autres. D'abord un petit mot sur nous et notre façon de voyager (pour éviter tout quiproquo): nous sommes un couple franco-belge. Nous voyageons en "routard": sac à dos (8 et 10 kg pour ce voyage), petits hôtels simples, parfois limites coté hygiène, et puis de temps en temps on se fait plaisir. Nous goutons beaucoup à la cuisine locale en prenant tout de même un minimum de précautions. Il n'est pas rare que nous ne fassions qu'un vrai repas par jour car on se contente souvent de grignoter à midi. Nous voyageons en bus ou train de préférence, il nous arrive d'utiliser des vols intérieurs (mais en l'occurrence pas au Sri Lanka). En voyageant « à la routarde », nous avons l'impression de voyager au plus près de la population locale (sans être dupes, ça n'est évidemment pas en 3 semaines, ni même en 3 mois, que nous devenons experts des conditions de vie d'une population étrangère).
Nous sommes partis le 10 décembre 2010 pour un retour le 28 (c’est très court, je sais). Nous avons voyagé avec le Lonely planet (qu'on préfère en général au routard) qui, malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, rend de grands services. Coté transport Paris-Colombo, nous avons fait affaire avec OPODO qui nous a vendu un billet OMAN Air pour un peu plus de 650 euros/pers. La compagnie OMAN AIR est impeccable. Par contre nous ne ferons plus appel à OPODO pour l’achat de nos billets (ok ce n’est pas la faute d’OPODO si Oman Air change ses horaires, mais la moindre des choses ce serait de nous prévenir !!!). A l’aller nous avons fait 2 escales (à Oman puis aux Maldives, wouhaaa ça jette de trooooop) et une seule au retour (Oman). Nous avons rencontré des voyageurs qui ont payé un peu moins cher, pour un vol sans escale depuis Paris, avec la compagnie Sri Lankaise. Tout ça dépend souvent des dates, il faut fouiller sur le net.
Au Sri Lanka: Ce qui nous a vraiment plu:La population. Ce qui choque agréablement d’abord, c’est le sourire qu’affichent les Sri Lankais. Ces gens là sont d’une bonne humeur (affichée en tout cas) incroyable. Coup de bol, voilà une qualité contagieuse, et on oublie vite le « tirage de tronche » cher au bon français que je suis. Une autre agréable surprise vient de l’apparente facilité avec laquelle les différentes religions cohabitent. Il y a ici bouddhistes, hindous, musulmans, chrétiens, et tout ce petit monde se supporte très bien (propos qui n’engagent que moi et ma toute petite connaissance du pays. Sous leurs airs de « bienheureux », ne pas oublier que les Sri Lankais sortent juste d’une guerre interne qui a fait quelques milliers de morts). Ils sont très nombreux à parler anglais mieux que moi (bon d’accord, je ne suis pas une référence…) et quand ils ne comprennent pas, ils font très bien semblant (mais c’est un peu déroutant). Leur langue est une vraie langue de sauvages (meuhhh nooon, j’rigole !!!) et on a tout juste appris à dire merci. Face aux touristes, ils sont parfois intéressés (pour nous vendre une course de taxi, nous diriger vers un hôtel que tient le beau-frère etc.…) mais le plus souvent nos échanges étaient très sains. Nous avons tout de même eu 2 expériences désagréables (toute proportion gardée, voire chapitre sécurité) : Un rabatteur à Galle, franchement pénible et malhonnête, et 3 jeunes, toujours à Galle, qui au bout d’un moment de discussion sont franchement devenus relous avec mon amie (blonde, yeux bleus, elle cherche les embêtements aussi !!). Pour ces 2 fois, juste élever un peu la voix a suffi pour nous débarrasser de ces indésirables. Ils sont parfois un peu pénibles en magasins. Ainsi quand on fait une queue, les gens n’hésitent pas à vous passer devant si vous ne collez pas littéralement la personne qui vous précède. On peut mettre ça au chapitre des différences culturelles qui restent tout à fait gérables. Une autre différence culturelle, mais celle là très sympa (et vue plusieurs fois) : dans les bus bondés quand quelqu’un monte, qu’il doit rester debout et qu’il (ou elle) est chargé(e), cette personne donne son bagage (son parapluie, son cahier…) à quelqu’un qui est assis… sans même lui demander son avis !! Le bagage est en sécurité jusqu’à l’arrivée (!!!) et la personne debout a les mains libres pour se tenir. Cette petite anecdote me permet d’aborder le thème « sécurité » et de le traiter en 3 mots : nulle part nous ne nous sommes sentis menacés, d’une agression ou d’un vol. Clairement, la plupart des Sri Lankais ne roulent pas sur l’or –voire sont très pauvres- mais les voyages nous apprennent qu’insécurité et pauvreté ne sont pas forcément liés. C’est le cas ici. La gastronomie Sri Lankaise : On a goûté pas mal de chose. Dans ce qu’on appelle les « bouis-bouis » on trouve des « en-cas » le plus souvent très bons, parfois très épicés, ça dépend, au bout de quelques jours on sait à peu prés reconnaître lesquels vont nous arracher le palais. Moi au départ je ne suis pas fan de cuisine épicée, ça a donc été une (très) bonne surprise (coté en-cas, j’adoooore les crêpes fourrées qu’ils font, c’est trop bon, et pas épicé). Evidemment on n’échappe pas au Rice’n curry. Ils sont parfois succulents, parfois moyens, on n’en a jamais mangé de mauvais. Là-bas, on mange très peu de viande, on s’y fait très bien. On mange par contre beaucoup de riz mais ça c’est pas une surprise. Il ne faut évidemment pas rater les fruits et les jus de fruits, certains sont justes géniaux. Nous adorons les marchés, on vous conseille de les fréquenter (au Sri Lanka comme ailleurs) ça donne souvent lieu à des échanges sympas en plus d’être un plaisir pour les yeux (évidemment faut pas être regardant sur l’hygiène, les conditions de conservation de la viande par exemple…). Et puis, must parmi le must (en ce qui me concerne évidemment), le curd, qui mériterait que je l’écrive avec une majuscule. Le Curd est un yaourt au lait de buffle (parait-il), et on le mange en y faisant couler dessus un « miel » de palmier (en fait plutôt un sirop très épais). C’est juste divin et ça ne coûte rien. Le mec qui va au Sri Lanka et qui ne goûte pas le Curd, je ne lui cause plus. Coté boisson faut pas compter sur le vin (j’vous l’fais pas dire, c’est la misère). J’ai goûté une bière dont je n’ai pas gardé un souvenir impérissable, il parait qu’il faut tester la « Lion », mais nous on ne l’a pas fait. Pour l’eau on a toujours pris de la minérale mais on se doute bien que ça n’est pas ça qu’ils mettent dans les jus de fruits dont on ne s’est pas privés. He ben on n’a jamais été malade, même pas une petite cagouline durant tout le voyage, c’est très appréciable (ohhhh ça va hein ! c’est peut être pas correct de parler de ça dans un forum clean, mais que le routard qui n’a jamais été pris de panique en cherchant (vite, vite, viteuuuuh) des toilettes en ville me jette la première pierre). Je n’ai pas retenu le nom des restos que nous avons pu faire mais il y en a un qu’il ne faut pas rater si vous allez à Ella, c’est le « Adam’s breeze ». C’est croquignolet, peint de couleurs vives, la terrasse offre un chouette point de vue et ça se situe sur la gauche, juste avant le sentier qui monte sur le petit Pic Adam’s. Le patron (fort sympathique) a réussi à nous servir notre meilleur jus de fruits, notre meilleur Rice’n curry et en dessert devinez-quoi, il m’a servi du curd! (ce petit resto n’apparait pas dans le dernier LP car il est tout récent). Pour s’y rendre le soir, prenez un rickshaw (100 Rps l’AR depuis l’hotel). Bon sang j’allais oublier : le thé bien sûr ! Y’a (trooop) bon ! Certains paysages : Moi j’ai adoré les montagnes plantées de thé, un peu l’équivalent de nos régions viticoles. Marcher dans les plantations est très agréable, visiter une fabrique est instructif. Les cueilleuses font de jolies tâches de couleur dans tout ce vert, mais on les plaint (travail physique, probablement usant, et apparemment peu rémunéré). Mon amie a beaucoup aimé les plages, dont certaines sont effectivement vraiment très belles. L’eau y est tout de même plus agitée que dans les « îles paradisiaques » car il n’y a pas ici de barrière de corail (mais les surfers y trouvent leur compte). Certains bateaux de pêche -à balanciers- sont très beaux. Les types qui pêchent à quelques mètres de la plage, perchés sur… heuuu… leur bout de bois (??) sont étonnants. J’aime aussi beaucoup les paysages de rizières et on est gâtés quand on descend des montagnes vers la côte sud.Les transports. C’est souvent là aussi un bon moyen d’avoir quelques échanges sympas. Bon…faut pas être pressé, et faut pas être stressé. A la surface de la terre il y a une loi physique qui fait que plus on s’approche de l’équateur, plus les gens roulent comme des cons. Le Sri Lanka n’est pas bien loin de l’équateur et de toute évidence les chauffeurs de bus du Sri Lanka en sont encore plus près !! Les bus sont souvent bondés, ça permet de ne pas voir ce qui se passe sur la route et donc, de moins stresser. Sinon y’a le train, un de nos meilleurs souvenirs. Là aussi pressés s’abstenir, mais que d’échanges, et quel plaisir de parcourir les montagnes à faible allure, le nez au vent ! (si, si, vous verrez). Et puis les tuc-tucs (rickshaws), sympas et bien pratiques, à éviter tout de même sur de longues distances (sauf si vous voulez, en plus de la jouer routard, la jouer aventurier).Le coût de la vie : Les transports sont quasi-donnés (plusieurs heures de trajet pour l’équivalent d’1 euro mais les tuc-tucs un peu plus chers). On mange souvent (bien) pour 3 euros, les en-cas sont très peu chers également. Coté hôtellerie on a souvent dormi à 2 pour l’équivalent de 15 euros (voir détails en fond de post), parfois pour la moitié, dans des chambres simples mais qui n’ont jamais été sordides. A 2 reprises on a payé plus cher, dont une fois l’équivalent de 25 euros, c’était un bungalow nickel (tenu par une suisse c’est dire…), sur une plage de rêve. Le séjour (hors billet d’avion) nous est revenu à 26 euros/jour/pers et on ne s’est pas privés. Ce sont les visites de certains sites (archéologiques, parc nationaux, temples etc…) qui plombent le budget, car très chers (par exemple 25 dollars/pers pour entrée Polonnaruwa et 13.000 Rps ( !! oufti comme disent les Belges) pour 2 entrées au Parc de Yala, avec 4X4 et chauffeur/guide obligatoire). La montée à l’Adam’s peak. On l’a fait la veille du début du pèlerinage (pas le choix). Pour info le pèlerinage commence au mois de décembre, le jour de la pleine lune. Au début c’était une vraie déception de rater la foule mais après avoir lu certains posts de voyageurs qui l’ont fait « en pleine saison », j’ai moins de regrets. Là on a pu le faire à la cool. A peu prés 50% touristes 50% Sri Lankais et au final très peu de monde. 2h30 de montée, apparemment c’est un bon temps. N’oubliez pas les frontales ça aide au début, car pas toujours éclairé. La montée est rude (je ne suis pas triathlonien !), il faut souvent faire des pauses. Sur le parcours, à 3 ou 4 heures du mat’, des échoppes vendent des boissons, du thé, c’est très sympa (ah oui n’oubliez pas la petite laine car quand on s’arrête, ça caille vite). Les Sri Lankais font ça en claquettes, parfois pieds nus (je vous ai dis, ce sont des sauvages !!!). Certains portent même des bouteilles de gaz, de la tôle ou des objets lourds car il faut ravitailler les points de…ravitaillement. Il est hors de question que je fasse ça en job d’été. Les bâtiments au sommet sont décevants mais le lever de soleil jette un max. La tradition veut qu’on fasse tinter la cloche d’autant de coups que de fois qu’on a grimpé la montagne. On a rencontré une vieille dame qui lors de sa dernière grimpette, l’a faite sonner plus de …60 fois ! Faut avoir la Foi (anciennement elle était guide, Brenda) ! Et puis donc il y a ce drôle de phénomène optique, la montagne dont on voit pendant quelques minutes l’ombre telle une pyramide, un chouette moment. La descente casse aussi les jambes, plus particulièrement les derniers muscles que vous aviez gardés valides jusque là. 3 jours plus tard nous avions encore mal aux mollets (un touriste a compté 4666 marches, j’ai pas vérifié, mais ce qui est particulièrement dur c’est qu’aucune ne fait la même hauteur que la suivante). Galle : C’est une ville (j’entends la vieille ville) particulièrement agréable en fin de séjour, car on peut s’y reposer. Les autres villes sont souvent poussiéreuses, sales, bruyantes. Bon attention hein, je ne me plains pas de ça, du bruit, de l’hygiène limite, de la dure condition de piéton dans ce pays, mais au bout de 3 semaines de voyage routard, le petit occidental -d’habitude cajolé- aime à retrouver ses repères d’occidental privilégié, et des conditions correctes d’hygiène, de douceur de vivre… Bon, quoi dire… Galle est très agréable. Mais c’est clairement un truc à touristes (réussi) qui aurait sa place dans la liste des « plus beaux villages de France ». 2-3 jours ça va, mais moi je n’aimerais pas passer 3 semaines dans un des plus beaux villages de France. Tiens, véridique, on a croisé Stéphane Berne là-bas, pour vous dire comme c’est nickel ! Pour les autres villes : Kandy n’est pas désagréable, le lac lui donne un vrai charme et le marché est sympa (pour ma part je pense que la visite du temple de la dent ne mérite pas son prix, occidental). Nous ne sommes restés sur Colombo que quelques heures, ça m’est difficile d’avoir un avis. Les autres villes que nous avons traversées étaient plutôt des grosses bourgades, pas de coup de cœur de ce coté. Dans tous les hôtels, au dessus du lit, une moustiquaire. Presque toujours un ventilo.Les petits déj’ pris soit dans les hôtels, soit dans les « bouis-bouis ». Ils sont toujours sympas et quand on ne mange pas vraiment à midi, ça permet de tenir jusqu’au soir.Voir (avec de bonnes jumelles tout de même) le léopard dans le parc national de Yala, avec en plus des éléphants, des crocodiles, des phacochères, des oiseaux, tout ça et d’autres, et en plus, cerise sur le gâteau, un ours (avec de très très bonnes jumelles, mais il parait qu’on était quand même très chanceux).Ce qu'on n'a pas -ou moins- aimé (faut bien assumer ma nationalité française, et faire le grincheux)L’absence de sites archéologiques majeurs, ou même de traces architecturales du passé. Bon d’accord, il y a Polonaruwa qui est agréable à parcourir en vélo : de chouettes vestiges, des dagobas impressionnants, des Bouddhas assis-debouts-couchés, mais c’est un peu juste non ? Enfin je veux dire que moi je suis généralement friand de ça, donc là faut oublier. C’est mon péché mignon : m’installer à une terrasse, prendre un verre, et regarder la vie qui se fait sous mes yeux, les gens qui passent, et qui me disent (rien qu’en passant) un peu comment ils vivent. Au Sri Lanka, y’a quasiment pas de terrasses (en dehors des hôtels).Certaines plages : Oui il y en a de très belles (que dis-je ? Elles sont toutes très belles !). Mais parmi elles, il y a celles qui ont été littéralement colonisées par les touristes. Clairement je ne vais pas au Sri Lanka pour me baigner allemand, manger anglais, boire un coup américain, bronzer français, que sais-je ? Je veux, naïvement, voyager Sri Lanka quand je suis au Sri Lanka. Je suis TRES en colère contre les guides (en l’occurrence Lonely Planet) qui m’envoient dans ces endroits là. C’est qu’au départ… je lui fais confiance moi !!!. Voilà, vous le saurez, si vous voyagez dans le même état d’esprit que nous, n’allez pas à Mirissa. Et bon d’accord, je veux bien vous pardonner si vous n’aimez pas le Curd mais je ne vous pardonnerai pas si vous allez à Unawatuna qui doit être ce qu’il y a de plus lamentable au Sri Lanka. A l’inverse, on trouve des plages que seuls les Sri lankais fréquentent (Galle près du phare par exemple, Tangalle après la rest house).Notre guide au PN de Yala. Bon je sais bien qu’ils n’ont pas les mêmes critères que nous. Mais clairement, aller à Yala, ça coûte un bras (85 euros pour 2 en ce qui nous concerne, doit y avoir moyen de l’avoir moins cher facilement). La moindre des choses ce serait que le chauffeur/guide ait 2 mots intéressants à nous dire ! Je ne vais pas vous dire à quel hôtel on l’a eu, car il semble que d’autres guides, du même hôtel, étaient très bons. Tout ce que je peux dire c’est que le notre, on aurait dit qu’il avait 16 ans, et je me suis demandé tout au long du long trajet à quel âge on leur donne le permis de conduire là-bas (puréeee, meeeerdeuh, le mec pas foutu de s’arrêter pour profiter des animaux quand on lui demande ! Il a dû croire qu’on venait juste pour faire un tour de 4X4)Voilà pour les grandes lignes. N’hésitez pas à demander si vous voulez d’autres infos (on n’a pas fait du tout le nord ni l’est, pas assez de temps).
A suivre en dessous, les étapes de notre voyage, les hôtels occupés avec tarifs et un avis rapide sur la prestation.
Pour finir, et pour paraphraser un type que j’aimais bien avant qu’il devienne directeur de France Inter :
« le Sri Lanka allez-y, vous n’en reviendrez pas »
Notre circuit (prix hôtel pour 2 pers, en général on peut négocier, parfois on l’a fait, parfois moins. La plupart sont cités dans le LP au rayon « hôtels bon marché ») (et pour info 1000RPS=6.60 euros env.) :
- Arrivée Colombo mais départ immédiat pour…
- Negombo- Hotel Star beach, 2500rps, bof, mais situé sur la plage (pas eu le temps d’en profiter). P dej agréable.
- Kandy- Hôtel Freedom lodge. Pas mal. Propre. Calme. Accueil correct. 3000rps (soit env 20 euros, donc assez cher pour là-bas). Le soir nous avons mangé dans un hotel, au dessus du freedom lodge. Ce devait être le Sharon Inn. Le Rice’n curry, servi en buffet, y est très bon.
- Sigiriya- Hôtel Flower Inn. Tout simple, très bien. Accueil sympa 1500rps (site de Sigiriya à faire, attention aux singes, ne pas manger devant eux)
- Polonnaruwa (site archéologique à faire)- Hôtel Manel guest house. 2000rps. Petit mais propre. Balcon sympa. M. Bandula (le patron) est gentil mais vite encombrant, limite pète-couille, il ne nous lâche plus !! A Polonnaruwa j’ai noté le prix de consommations pris dans un bar, genre bouis-bouis : 1 Coca + 1 café + 1 petite eau minérale = 90 Rps soit environ….0.60 euros !!!!
- Nuwara Eliya, région du Thé- Hôtel The Trevene. 3000 Rps avec petit dej inclus (négocié), et quel petit dèj !! le meilleur !!. Nisa vous accueille dans un français impeccable, elle a vécu en région parisienne. Elle est Sri Lankaise, c’est un plaisir de parler avec elle. Personnel compétent et sympa. Chambre correcte. (ne figure pas, à tort, dans le LP)
- Delhouse (Montée de l’Adam’s peak)- Hôtel Punsisi rest – Bungalow chouette et chouette terrasse (ne pas se fier à la moche façade de l’hotel). 2000 Rps un des meilleurs qualité/prix. Des grenouilles dans la salle de bain !! trop rigolo la panique de ma nana qui n’ose plus aller faire pipi.
- Ella- hôtel Rock view hotel. Accueil trop commercial à notre goût. 2000Rps. Repas bof. C’est à partir d’Ella qu’on a commencé à voir des touristes en nombre. Pas grand-chose à faire mais si vous y êtes, allez à l’Adam’s breeze (Resto, voir plus haut). Balade au petit Adam’s peak heuuu, gentillette. Ma copine a apprécié le massage Ayurveda.
- Tissa (Porte d’entrée au Yala PN)- Hôtel Indépendant travellers- 1000Prs. Chouette chambre, qualité/prix imbattable. Attention dans le choix du guide pour le parc. Entrée parc très chère.
- Tangalle, plage – Patini bungalows. Tenu par Séverine, une suisse mariée à Daya, un Sri Lankais. Confort suisse. Prix…suisse donc un peu cher (3500 Rps) mais vraiment bien, sur une plage ***. (swydler@hotmail.com, francophone)
- Mirissa Hôtel « Sea, sun, breeze », les pieds dans l’eau, tout à droite quand on arrive sur la plage. J’ai honte d’avoir séjourné là. 7000 Rps (mais avec p Dèj et repas réveillon Noël très très bof). Si vous voulez améliorer votre anglais, Mirissa peut être une solution, sinon, Fuyez !
- Galle : Hôtel Frangipani. 3000 Rps petit dèj inclus (négocié). Un grand balcon pour nous tout seuls. Chouette mais un peu cher, mais chouette….
- Galle : Hôtel Weltevreden. Simple. Jardin intérieur très chouette. 1500 Rps
De retour d'un voyage de 3 petites semaines au Sri Lanka, voici quelques infos qui pourront peut être servir à d'autres. D'abord un petit mot sur nous et notre façon de voyager (pour éviter tout quiproquo): nous sommes un couple franco-belge. Nous voyageons en "routard": sac à dos (8 et 10 kg pour ce voyage), petits hôtels simples, parfois limites coté hygiène, et puis de temps en temps on se fait plaisir. Nous goutons beaucoup à la cuisine locale en prenant tout de même un minimum de précautions. Il n'est pas rare que nous ne fassions qu'un vrai repas par jour car on se contente souvent de grignoter à midi. Nous voyageons en bus ou train de préférence, il nous arrive d'utiliser des vols intérieurs (mais en l'occurrence pas au Sri Lanka). En voyageant « à la routarde », nous avons l'impression de voyager au plus près de la population locale (sans être dupes, ça n'est évidemment pas en 3 semaines, ni même en 3 mois, que nous devenons experts des conditions de vie d'une population étrangère).
Nous sommes partis le 10 décembre 2010 pour un retour le 28 (c’est très court, je sais). Nous avons voyagé avec le Lonely planet (qu'on préfère en général au routard) qui, malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, rend de grands services. Coté transport Paris-Colombo, nous avons fait affaire avec OPODO qui nous a vendu un billet OMAN Air pour un peu plus de 650 euros/pers. La compagnie OMAN AIR est impeccable. Par contre nous ne ferons plus appel à OPODO pour l’achat de nos billets (ok ce n’est pas la faute d’OPODO si Oman Air change ses horaires, mais la moindre des choses ce serait de nous prévenir !!!). A l’aller nous avons fait 2 escales (à Oman puis aux Maldives, wouhaaa ça jette de trooooop) et une seule au retour (Oman). Nous avons rencontré des voyageurs qui ont payé un peu moins cher, pour un vol sans escale depuis Paris, avec la compagnie Sri Lankaise. Tout ça dépend souvent des dates, il faut fouiller sur le net.
Au Sri Lanka: Ce qui nous a vraiment plu:La population. Ce qui choque agréablement d’abord, c’est le sourire qu’affichent les Sri Lankais. Ces gens là sont d’une bonne humeur (affichée en tout cas) incroyable. Coup de bol, voilà une qualité contagieuse, et on oublie vite le « tirage de tronche » cher au bon français que je suis. Une autre agréable surprise vient de l’apparente facilité avec laquelle les différentes religions cohabitent. Il y a ici bouddhistes, hindous, musulmans, chrétiens, et tout ce petit monde se supporte très bien (propos qui n’engagent que moi et ma toute petite connaissance du pays. Sous leurs airs de « bienheureux », ne pas oublier que les Sri Lankais sortent juste d’une guerre interne qui a fait quelques milliers de morts). Ils sont très nombreux à parler anglais mieux que moi (bon d’accord, je ne suis pas une référence…) et quand ils ne comprennent pas, ils font très bien semblant (mais c’est un peu déroutant). Leur langue est une vraie langue de sauvages (meuhhh nooon, j’rigole !!!) et on a tout juste appris à dire merci. Face aux touristes, ils sont parfois intéressés (pour nous vendre une course de taxi, nous diriger vers un hôtel que tient le beau-frère etc.…) mais le plus souvent nos échanges étaient très sains. Nous avons tout de même eu 2 expériences désagréables (toute proportion gardée, voire chapitre sécurité) : Un rabatteur à Galle, franchement pénible et malhonnête, et 3 jeunes, toujours à Galle, qui au bout d’un moment de discussion sont franchement devenus relous avec mon amie (blonde, yeux bleus, elle cherche les embêtements aussi !!). Pour ces 2 fois, juste élever un peu la voix a suffi pour nous débarrasser de ces indésirables. Ils sont parfois un peu pénibles en magasins. Ainsi quand on fait une queue, les gens n’hésitent pas à vous passer devant si vous ne collez pas littéralement la personne qui vous précède. On peut mettre ça au chapitre des différences culturelles qui restent tout à fait gérables. Une autre différence culturelle, mais celle là très sympa (et vue plusieurs fois) : dans les bus bondés quand quelqu’un monte, qu’il doit rester debout et qu’il (ou elle) est chargé(e), cette personne donne son bagage (son parapluie, son cahier…) à quelqu’un qui est assis… sans même lui demander son avis !! Le bagage est en sécurité jusqu’à l’arrivée (!!!) et la personne debout a les mains libres pour se tenir. Cette petite anecdote me permet d’aborder le thème « sécurité » et de le traiter en 3 mots : nulle part nous ne nous sommes sentis menacés, d’une agression ou d’un vol. Clairement, la plupart des Sri Lankais ne roulent pas sur l’or –voire sont très pauvres- mais les voyages nous apprennent qu’insécurité et pauvreté ne sont pas forcément liés. C’est le cas ici. La gastronomie Sri Lankaise : On a goûté pas mal de chose. Dans ce qu’on appelle les « bouis-bouis » on trouve des « en-cas » le plus souvent très bons, parfois très épicés, ça dépend, au bout de quelques jours on sait à peu prés reconnaître lesquels vont nous arracher le palais. Moi au départ je ne suis pas fan de cuisine épicée, ça a donc été une (très) bonne surprise (coté en-cas, j’adoooore les crêpes fourrées qu’ils font, c’est trop bon, et pas épicé). Evidemment on n’échappe pas au Rice’n curry. Ils sont parfois succulents, parfois moyens, on n’en a jamais mangé de mauvais. Là-bas, on mange très peu de viande, on s’y fait très bien. On mange par contre beaucoup de riz mais ça c’est pas une surprise. Il ne faut évidemment pas rater les fruits et les jus de fruits, certains sont justes géniaux. Nous adorons les marchés, on vous conseille de les fréquenter (au Sri Lanka comme ailleurs) ça donne souvent lieu à des échanges sympas en plus d’être un plaisir pour les yeux (évidemment faut pas être regardant sur l’hygiène, les conditions de conservation de la viande par exemple…). Et puis, must parmi le must (en ce qui me concerne évidemment), le curd, qui mériterait que je l’écrive avec une majuscule. Le Curd est un yaourt au lait de buffle (parait-il), et on le mange en y faisant couler dessus un « miel » de palmier (en fait plutôt un sirop très épais). C’est juste divin et ça ne coûte rien. Le mec qui va au Sri Lanka et qui ne goûte pas le Curd, je ne lui cause plus. Coté boisson faut pas compter sur le vin (j’vous l’fais pas dire, c’est la misère). J’ai goûté une bière dont je n’ai pas gardé un souvenir impérissable, il parait qu’il faut tester la « Lion », mais nous on ne l’a pas fait. Pour l’eau on a toujours pris de la minérale mais on se doute bien que ça n’est pas ça qu’ils mettent dans les jus de fruits dont on ne s’est pas privés. He ben on n’a jamais été malade, même pas une petite cagouline durant tout le voyage, c’est très appréciable (ohhhh ça va hein ! c’est peut être pas correct de parler de ça dans un forum clean, mais que le routard qui n’a jamais été pris de panique en cherchant (vite, vite, viteuuuuh) des toilettes en ville me jette la première pierre). Je n’ai pas retenu le nom des restos que nous avons pu faire mais il y en a un qu’il ne faut pas rater si vous allez à Ella, c’est le « Adam’s breeze ». C’est croquignolet, peint de couleurs vives, la terrasse offre un chouette point de vue et ça se situe sur la gauche, juste avant le sentier qui monte sur le petit Pic Adam’s. Le patron (fort sympathique) a réussi à nous servir notre meilleur jus de fruits, notre meilleur Rice’n curry et en dessert devinez-quoi, il m’a servi du curd! (ce petit resto n’apparait pas dans le dernier LP car il est tout récent). Pour s’y rendre le soir, prenez un rickshaw (100 Rps l’AR depuis l’hotel). Bon sang j’allais oublier : le thé bien sûr ! Y’a (trooop) bon ! Certains paysages : Moi j’ai adoré les montagnes plantées de thé, un peu l’équivalent de nos régions viticoles. Marcher dans les plantations est très agréable, visiter une fabrique est instructif. Les cueilleuses font de jolies tâches de couleur dans tout ce vert, mais on les plaint (travail physique, probablement usant, et apparemment peu rémunéré). Mon amie a beaucoup aimé les plages, dont certaines sont effectivement vraiment très belles. L’eau y est tout de même plus agitée que dans les « îles paradisiaques » car il n’y a pas ici de barrière de corail (mais les surfers y trouvent leur compte). Certains bateaux de pêche -à balanciers- sont très beaux. Les types qui pêchent à quelques mètres de la plage, perchés sur… heuuu… leur bout de bois (??) sont étonnants. J’aime aussi beaucoup les paysages de rizières et on est gâtés quand on descend des montagnes vers la côte sud.Les transports. C’est souvent là aussi un bon moyen d’avoir quelques échanges sympas. Bon…faut pas être pressé, et faut pas être stressé. A la surface de la terre il y a une loi physique qui fait que plus on s’approche de l’équateur, plus les gens roulent comme des cons. Le Sri Lanka n’est pas bien loin de l’équateur et de toute évidence les chauffeurs de bus du Sri Lanka en sont encore plus près !! Les bus sont souvent bondés, ça permet de ne pas voir ce qui se passe sur la route et donc, de moins stresser. Sinon y’a le train, un de nos meilleurs souvenirs. Là aussi pressés s’abstenir, mais que d’échanges, et quel plaisir de parcourir les montagnes à faible allure, le nez au vent ! (si, si, vous verrez). Et puis les tuc-tucs (rickshaws), sympas et bien pratiques, à éviter tout de même sur de longues distances (sauf si vous voulez, en plus de la jouer routard, la jouer aventurier).Le coût de la vie : Les transports sont quasi-donnés (plusieurs heures de trajet pour l’équivalent d’1 euro mais les tuc-tucs un peu plus chers). On mange souvent (bien) pour 3 euros, les en-cas sont très peu chers également. Coté hôtellerie on a souvent dormi à 2 pour l’équivalent de 15 euros (voir détails en fond de post), parfois pour la moitié, dans des chambres simples mais qui n’ont jamais été sordides. A 2 reprises on a payé plus cher, dont une fois l’équivalent de 25 euros, c’était un bungalow nickel (tenu par une suisse c’est dire…), sur une plage de rêve. Le séjour (hors billet d’avion) nous est revenu à 26 euros/jour/pers et on ne s’est pas privés. Ce sont les visites de certains sites (archéologiques, parc nationaux, temples etc…) qui plombent le budget, car très chers (par exemple 25 dollars/pers pour entrée Polonnaruwa et 13.000 Rps ( !! oufti comme disent les Belges) pour 2 entrées au Parc de Yala, avec 4X4 et chauffeur/guide obligatoire). La montée à l’Adam’s peak. On l’a fait la veille du début du pèlerinage (pas le choix). Pour info le pèlerinage commence au mois de décembre, le jour de la pleine lune. Au début c’était une vraie déception de rater la foule mais après avoir lu certains posts de voyageurs qui l’ont fait « en pleine saison », j’ai moins de regrets. Là on a pu le faire à la cool. A peu prés 50% touristes 50% Sri Lankais et au final très peu de monde. 2h30 de montée, apparemment c’est un bon temps. N’oubliez pas les frontales ça aide au début, car pas toujours éclairé. La montée est rude (je ne suis pas triathlonien !), il faut souvent faire des pauses. Sur le parcours, à 3 ou 4 heures du mat’, des échoppes vendent des boissons, du thé, c’est très sympa (ah oui n’oubliez pas la petite laine car quand on s’arrête, ça caille vite). Les Sri Lankais font ça en claquettes, parfois pieds nus (je vous ai dis, ce sont des sauvages !!!). Certains portent même des bouteilles de gaz, de la tôle ou des objets lourds car il faut ravitailler les points de…ravitaillement. Il est hors de question que je fasse ça en job d’été. Les bâtiments au sommet sont décevants mais le lever de soleil jette un max. La tradition veut qu’on fasse tinter la cloche d’autant de coups que de fois qu’on a grimpé la montagne. On a rencontré une vieille dame qui lors de sa dernière grimpette, l’a faite sonner plus de …60 fois ! Faut avoir la Foi (anciennement elle était guide, Brenda) ! Et puis donc il y a ce drôle de phénomène optique, la montagne dont on voit pendant quelques minutes l’ombre telle une pyramide, un chouette moment. La descente casse aussi les jambes, plus particulièrement les derniers muscles que vous aviez gardés valides jusque là. 3 jours plus tard nous avions encore mal aux mollets (un touriste a compté 4666 marches, j’ai pas vérifié, mais ce qui est particulièrement dur c’est qu’aucune ne fait la même hauteur que la suivante). Galle : C’est une ville (j’entends la vieille ville) particulièrement agréable en fin de séjour, car on peut s’y reposer. Les autres villes sont souvent poussiéreuses, sales, bruyantes. Bon attention hein, je ne me plains pas de ça, du bruit, de l’hygiène limite, de la dure condition de piéton dans ce pays, mais au bout de 3 semaines de voyage routard, le petit occidental -d’habitude cajolé- aime à retrouver ses repères d’occidental privilégié, et des conditions correctes d’hygiène, de douceur de vivre… Bon, quoi dire… Galle est très agréable. Mais c’est clairement un truc à touristes (réussi) qui aurait sa place dans la liste des « plus beaux villages de France ». 2-3 jours ça va, mais moi je n’aimerais pas passer 3 semaines dans un des plus beaux villages de France. Tiens, véridique, on a croisé Stéphane Berne là-bas, pour vous dire comme c’est nickel ! Pour les autres villes : Kandy n’est pas désagréable, le lac lui donne un vrai charme et le marché est sympa (pour ma part je pense que la visite du temple de la dent ne mérite pas son prix, occidental). Nous ne sommes restés sur Colombo que quelques heures, ça m’est difficile d’avoir un avis. Les autres villes que nous avons traversées étaient plutôt des grosses bourgades, pas de coup de cœur de ce coté. Dans tous les hôtels, au dessus du lit, une moustiquaire. Presque toujours un ventilo.Les petits déj’ pris soit dans les hôtels, soit dans les « bouis-bouis ». Ils sont toujours sympas et quand on ne mange pas vraiment à midi, ça permet de tenir jusqu’au soir.Voir (avec de bonnes jumelles tout de même) le léopard dans le parc national de Yala, avec en plus des éléphants, des crocodiles, des phacochères, des oiseaux, tout ça et d’autres, et en plus, cerise sur le gâteau, un ours (avec de très très bonnes jumelles, mais il parait qu’on était quand même très chanceux).Ce qu'on n'a pas -ou moins- aimé (faut bien assumer ma nationalité française, et faire le grincheux)L’absence de sites archéologiques majeurs, ou même de traces architecturales du passé. Bon d’accord, il y a Polonaruwa qui est agréable à parcourir en vélo : de chouettes vestiges, des dagobas impressionnants, des Bouddhas assis-debouts-couchés, mais c’est un peu juste non ? Enfin je veux dire que moi je suis généralement friand de ça, donc là faut oublier. C’est mon péché mignon : m’installer à une terrasse, prendre un verre, et regarder la vie qui se fait sous mes yeux, les gens qui passent, et qui me disent (rien qu’en passant) un peu comment ils vivent. Au Sri Lanka, y’a quasiment pas de terrasses (en dehors des hôtels).Certaines plages : Oui il y en a de très belles (que dis-je ? Elles sont toutes très belles !). Mais parmi elles, il y a celles qui ont été littéralement colonisées par les touristes. Clairement je ne vais pas au Sri Lanka pour me baigner allemand, manger anglais, boire un coup américain, bronzer français, que sais-je ? Je veux, naïvement, voyager Sri Lanka quand je suis au Sri Lanka. Je suis TRES en colère contre les guides (en l’occurrence Lonely Planet) qui m’envoient dans ces endroits là. C’est qu’au départ… je lui fais confiance moi !!!. Voilà, vous le saurez, si vous voyagez dans le même état d’esprit que nous, n’allez pas à Mirissa. Et bon d’accord, je veux bien vous pardonner si vous n’aimez pas le Curd mais je ne vous pardonnerai pas si vous allez à Unawatuna qui doit être ce qu’il y a de plus lamentable au Sri Lanka. A l’inverse, on trouve des plages que seuls les Sri lankais fréquentent (Galle près du phare par exemple, Tangalle après la rest house).Notre guide au PN de Yala. Bon je sais bien qu’ils n’ont pas les mêmes critères que nous. Mais clairement, aller à Yala, ça coûte un bras (85 euros pour 2 en ce qui nous concerne, doit y avoir moyen de l’avoir moins cher facilement). La moindre des choses ce serait que le chauffeur/guide ait 2 mots intéressants à nous dire ! Je ne vais pas vous dire à quel hôtel on l’a eu, car il semble que d’autres guides, du même hôtel, étaient très bons. Tout ce que je peux dire c’est que le notre, on aurait dit qu’il avait 16 ans, et je me suis demandé tout au long du long trajet à quel âge on leur donne le permis de conduire là-bas (puréeee, meeeerdeuh, le mec pas foutu de s’arrêter pour profiter des animaux quand on lui demande ! Il a dû croire qu’on venait juste pour faire un tour de 4X4)Voilà pour les grandes lignes. N’hésitez pas à demander si vous voulez d’autres infos (on n’a pas fait du tout le nord ni l’est, pas assez de temps).
A suivre en dessous, les étapes de notre voyage, les hôtels occupés avec tarifs et un avis rapide sur la prestation.
Pour finir, et pour paraphraser un type que j’aimais bien avant qu’il devienne directeur de France Inter :
« le Sri Lanka allez-y, vous n’en reviendrez pas »
Notre circuit (prix hôtel pour 2 pers, en général on peut négocier, parfois on l’a fait, parfois moins. La plupart sont cités dans le LP au rayon « hôtels bon marché ») (et pour info 1000RPS=6.60 euros env.) :
- Arrivée Colombo mais départ immédiat pour…
- Negombo- Hotel Star beach, 2500rps, bof, mais situé sur la plage (pas eu le temps d’en profiter). P dej agréable.
- Kandy- Hôtel Freedom lodge. Pas mal. Propre. Calme. Accueil correct. 3000rps (soit env 20 euros, donc assez cher pour là-bas). Le soir nous avons mangé dans un hotel, au dessus du freedom lodge. Ce devait être le Sharon Inn. Le Rice’n curry, servi en buffet, y est très bon.
- Sigiriya- Hôtel Flower Inn. Tout simple, très bien. Accueil sympa 1500rps (site de Sigiriya à faire, attention aux singes, ne pas manger devant eux)
- Polonnaruwa (site archéologique à faire)- Hôtel Manel guest house. 2000rps. Petit mais propre. Balcon sympa. M. Bandula (le patron) est gentil mais vite encombrant, limite pète-couille, il ne nous lâche plus !! A Polonnaruwa j’ai noté le prix de consommations pris dans un bar, genre bouis-bouis : 1 Coca + 1 café + 1 petite eau minérale = 90 Rps soit environ….0.60 euros !!!!
- Nuwara Eliya, région du Thé- Hôtel The Trevene. 3000 Rps avec petit dej inclus (négocié), et quel petit dèj !! le meilleur !!. Nisa vous accueille dans un français impeccable, elle a vécu en région parisienne. Elle est Sri Lankaise, c’est un plaisir de parler avec elle. Personnel compétent et sympa. Chambre correcte. (ne figure pas, à tort, dans le LP)
- Delhouse (Montée de l’Adam’s peak)- Hôtel Punsisi rest – Bungalow chouette et chouette terrasse (ne pas se fier à la moche façade de l’hotel). 2000 Rps un des meilleurs qualité/prix. Des grenouilles dans la salle de bain !! trop rigolo la panique de ma nana qui n’ose plus aller faire pipi.
- Ella- hôtel Rock view hotel. Accueil trop commercial à notre goût. 2000Rps. Repas bof. C’est à partir d’Ella qu’on a commencé à voir des touristes en nombre. Pas grand-chose à faire mais si vous y êtes, allez à l’Adam’s breeze (Resto, voir plus haut). Balade au petit Adam’s peak heuuu, gentillette. Ma copine a apprécié le massage Ayurveda.
- Tissa (Porte d’entrée au Yala PN)- Hôtel Indépendant travellers- 1000Prs. Chouette chambre, qualité/prix imbattable. Attention dans le choix du guide pour le parc. Entrée parc très chère.
- Tangalle, plage – Patini bungalows. Tenu par Séverine, une suisse mariée à Daya, un Sri Lankais. Confort suisse. Prix…suisse donc un peu cher (3500 Rps) mais vraiment bien, sur une plage ***. (swydler@hotmail.com, francophone)
- Mirissa Hôtel « Sea, sun, breeze », les pieds dans l’eau, tout à droite quand on arrive sur la plage. J’ai honte d’avoir séjourné là. 7000 Rps (mais avec p Dèj et repas réveillon Noël très très bof). Si vous voulez améliorer votre anglais, Mirissa peut être une solution, sinon, Fuyez !
- Galle : Hôtel Frangipani. 3000 Rps petit dèj inclus (négocié). Un grand balcon pour nous tout seuls. Chouette mais un peu cher, mais chouette….
- Galle : Hôtel Weltevreden. Simple. Jardin intérieur très chouette. 1500 Rps
Y en a marre du «vrai»!
À lire les commentaires et récits de voyage, plusieurs touristes déclarent vouloir (ou avoir) visiter le « vrai (visage) » de tel pays. Cette utilisation revient plus fréquemment lorsqu'on parle des pays en voie de développement. Comme si un pays avait un vrai et un faux visage! Chaque endroit du monde possède des citoyens qui vivent dans une extrême pauvreté, dans un état de désespoir... tandis que d'autres citoyens (du même pays) nagent dans un luxe incroyable... mais tous les deux sont vrais!
Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.
Et voilà, ma montée de lait est finie!
🤪
Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.
Et voilà, ma montée de lait est finie!
🤪
Se trouver un coéquipier, est-ce vraiment une bonne idée?
Salut à tous!!
Voilà je me posais la question suivante: se trouver un compagnon de voyage , c'est vraiment une bonne idée? Est-ce que les gens qui ont fait cette experience en sont satisfaits?? C'est quand meme un peu "particulier" de donner rendez-vous à quelqu'un qu'on ne connait pas à l'autre bout du monde.. Et si le courant passe pas???
😊
Voilà je me posais la question suivante: se trouver un compagnon de voyage , c'est vraiment une bonne idée? Est-ce que les gens qui ont fait cette experience en sont satisfaits?? C'est quand meme un peu "particulier" de donner rendez-vous à quelqu'un qu'on ne connait pas à l'autre bout du monde.. Et si le courant passe pas???
😊
Attention: nom de jeune fille obligatoire sur les billets d'avion pour les Etats-Unis
Bonjour,
Nouvelle galere en perspective pour les USA.
Avec l'introduction de Secure Flight, les USA demandent à ce que ce soit le nom de jeune fille qui apparaisse sur les billets d'avion sinon il n'y aura pas de concordance avec l'ESTA.
C'est un peu la panique générale à tous les niveaux (agences et compagnies aeriennes). Dans les agences, les profils sont fait au nom d'épouse, dans les compagnies, les cartes de fidélité aussi.
Tout le monde semble faire pression aupres du consul à Paris.
C'est egalement problematique pour les reservations en cours et non émises.
Plus d'info à venir.
Nouvelle galere en perspective pour les USA.
Avec l'introduction de Secure Flight, les USA demandent à ce que ce soit le nom de jeune fille qui apparaisse sur les billets d'avion sinon il n'y aura pas de concordance avec l'ESTA.
C'est un peu la panique générale à tous les niveaux (agences et compagnies aeriennes). Dans les agences, les profils sont fait au nom d'épouse, dans les compagnies, les cartes de fidélité aussi.
Tout le monde semble faire pression aupres du consul à Paris.
C'est egalement problematique pour les reservations en cours et non émises.
Plus d'info à venir.
Compte-rendu Croisière dans les Fjords norvégiens Azamara Journey, 18 juin 2010
Je vous présente le long récit de notre dernière croisière!
Durant ma préparation pour cette croisière, je n'ai trouvé que très peu d'information sur les ports d'escale de cet itinéraire dans les fjords de Norvège - alors j'espère que les descriptions détaillées pourront permettre aux voyageurs planifiant une croisière semblable d'avoir une bonne idée de ce qu'ils y trouveront!!!
Bonne lecture,
MissMC
Croisière dans les fjords norvégiens - Azamara Journey - 18 au 30 juin 2010
Jour 1 - Départ de Montréal et embarquement à Copenhague
Notre vol sur Lufthansa a été des plus agréables! Chaque siège avait son système de vidéo avec un bon choix de films, émissions de télé et de poste radio. Nous avions une connexion à Munich d'à peine 45 minutes. Mais comme nous avions demandé le service mobilité réduite, on nous attendait à la barrière avec un cart et ainsi, on a pu passer au devant des lignes de sécurité et de douane, et nous sommes arrivés à notre barrière juste à temps pour l'embarquement. Nous avons atterri à Copenhague à 10h40 et encore une fois, on nous attendait avec un cart. La dame en charge du service est même allée chercher les valises et les a apportées jusqu'au taxi. À 11h15 on filait vers le port!!! Le trajet de CPH au port Freeport de Copenhague prend environ 20-30 minutes. Il y a beaucoup de construction dans le centre de la ville causant un peu de congestion.
Arrivées au port à 11h45, nous sommes accueillies par les bagagistes qui prennent nos bagages en charge. Le port a aménagé un grand chapiteau sur le quai. C'est là que nous faisons notre enregistrement. Nous sommes 6 dans cet immense chapiteau - donc en moins de temps qu'il ne faut nous avons notre carte en main et sommes prêts à monter à bord!
Fidèle à la tradition, nous sommes reçues avec un verre de rosé mousseux et avec l'accueil chaleureux habituel d'Azamara.
C'est notre première croisière sur le Journey, mais il est vraiment identique au Quest sur lequel nous avons navigué deux fois l'an dernier, donc nous avons vraiment le 'feeling' de rentrer à la maison!!! Quel bonheur de retrouver ce sentiment familier.
En attendant que les cabines soient prêtes, nous allons prendre une bouche au Windows Café, le buffet. Un des nouveaux avantages d'Azamara est que le vin est inclus au repas. Rapidement, un serveur vient nous offrir la carte des vins et nous propose le rouge ou le blanc du jour! Décidément, ça commence bien! A 13h00 les cabines sont disponibles. Pas de surprise, la cabine est identique à celles que nous avons eu précédemment. Toutefois, la télé à été changée pour un écran plat. De plus, le frigo est rempli avec nos boissons douces préférées et de l'eau - c'est maintenant inclus et gratuit en tout temps!! Notre butler vient se présenter et nous apporte les valises rapidement. On a le temps de tout déballer avant la drill de sécurité.
Même la drill a été simplifiée... plus besoin de trimbaler les gilets, et on se rencontre au point de ralliement, au Cabaret. Après une brève explication sur comment enfiler le gilet, on nous permet de quitter. En 15 minutes, tout est réglé!!
Le départ du port de Copenhague est toujours impressionnant... les éoliennes bien ancrées en mer et qui bordent le port sont comme des petits soldats blancs qui forment une haie d'honneur aux navires qui quittent son port. Le Norwegian Sun nous précède et nous suivons dans son sillon.
Une rencontre de groupe du Forum Cruise Critic a lieu ce soir à 18h00. Nous étions une cinquantaine de personne et comme d'habitude, c'est toujours réjouissant de rencontrer les personnes avec qui nous avons planifié et échangé pendant tous ces mois! Comme je suis la leader du Roll Call, j'ai plusieurs personnes à saluer... Les officiers nous accueillent ainsi que le directeur de croisière, un canadien Eric De Gray. Eric est un être vraiment exceptionnel. Il est canadien, mesure 6''7', a une voix incroyable (tant quand il parle que quand il chante), était vedette de patin artistique pendant 16 ans... et il n'a que 45 ans! Il est directeur de croisière depuis presque 20 ans, et il a travaillé principalement sur les lignes de luxe comme Radisson, Silversea et récemment Seabourn.
Finalement, le capitaine nous rejoint. Capitaine Johannes Tysse est norvégien et est très fier de nous conduire dans son coin de pays! C'est en fait sa première journée avec Azamara! Donc c'est son baptême ce qui rend cette croisière très spéciale pour nous tous! Lui et Eric font toute une paire car le capitaine est plutôt court... ils ont donc un bon deux têtes de différence!! Ils ont une belle complicité car ils ont travaillé ensemble sur Seabourn.
On nous dit que cette croisière sera pratiquement une croisière privée... nous ne serons que 380 à bord (sur une capacité de 704 passagers) - il y aura donc plus de staff (410) que de passagers!!!
Le Jet Lag commence à se faire sentir alors une petite sieste s'impose avant le souper! Le service en salle à manger est un peu désorganisé mais la nourriture est excellente. De plus, les vins offerts sont de très haute qualité - on ne nous sert pas de la piquette. De plus, les vins sont choisis en fonction des plats principaux, et varieront à tous les jours. En plus de l'offre quotidienne, une sélection d'excellente bouteille d'autres cépages sont offertes à rabais - moins de 20$!!! Nous réussissons à rester éveillées jusqu'au spectacle... comble de bonheur!!! Dan Radner, le chef d'orchestre que nous avions eu sur le Quest en février est sur la scène à la tête du band de 7 musiciens. Je jubile car il est EXTRAORDINAIRE... un musicien accompli, sympathique et un jazzman incroyable...
A 22h30, nous sortons du Cabaret et le soleil est encore tout haut perché dans le ciel... bizarre, mais excitant en même temps. Il faudra tirer les rideaux si on veut fermer l'oeil, mais jet lag aidant, je m'écroule aussitôt la tête sur l'oreiller... littéralement...
A 4h30 le soleil se pointe déjà et je ne peux m'empêcher de jeter un oeil dehors. Le ciel est couvert mais on voit une belle bande orangée à l'horizon. Notre arrivée à Oslo est prévue pour 11h00 ce matin, donc on tente de fermer l'oeil à nouveau!!
Jour 2 - Oslo - Alternance de soleil et pluie - 12C Lever du soleil: 4H25 Coucher du soleil: 21H57
Un réveil un peu désorienté ce matin... le décalage horreur nous rentre dedans un peu! Mais on finit par s'extirper de nos lits et aller déjeuner à la salle à manger vers 9h00. Depuis quelques années, nous privilégions la salle à manger pour le petit déjeuner car on est moins bousculé, et on mange chaud!!! On peut avoir tout ce qu'il y a au buffet, mais tout est fait sur commande donc on a toujours des oeufs frais. De plus, on n'a pas à constamment se lever pour aller chercher ceci ou cela... on aime bien ça! Mais ce matin, c'est le désert... nous sommes 3 couples dans la salle à manger. Soit que tout le monde est crevé et dorme encore, ou qu'ils soient tous au buffet!!
Nous nous sommes installées au Looking Glass, un grand salon sur le devant du bateau, tout vitré, d'où on a une vue extraordinaire! De là, nous avions une vue panoramique sur le fjord d'Oslo que nous avons remonté tout doucement jusqu'à notre arrivée vers 10h30. La température était incertaine - tantôt un beau soleil, et quelques minutes plus tard de gros nuages gris menaçant...
Comme nous avions déjà visité Oslo, nous n'avions pas de plan bien précis, bien que je voulais voir le nouvel Opéra à tout prix, et peut-être aussi visiter la forteresse Akershus, juste à côté du quai où est accosté le Journey. Nous sommes descendus pour aller chercher de l'information au kiosque d'info touristique et 2 bus hop-on-hop-off étaient sur le point de partir... on a donc sauté sur l'occasion (faut le dire vite, car c'était super cher - 37$ par personne)! Mais ce qui est bien est qu'ils ont des bus spéciaux les jours de croisières qui fonctionnent pour toute la durée de l'escale. Comme notre navire était à quai jusqu'à 21h00, il y a eu des bus jusqu'à 20h30, contrairement à d'habitude ou les tours se terminent vers 17h00.
Nous avons pu voir le magnifique Opéra d’Oslo, qui n’y était pas à notre dernier passage. Quelle architecture! Modelé d’après un iceberg, cette construction de marbre blanc est un hommage au passé glaciaire de la Norvège. Tout à fait à propos pour un opéra construit tout au fond d’un fjord! Et la ville est en ébullition! On y voit de la construction partout et le résultat est un heureux mélange de modernité aux lignes épurés et de nostalgie de l’époque Viking.
N'ayant pas à faire tous les arrêts requis pour une première visite, comme le parc Vigeland avec toutes ses sculptures magnifiques, et les musées pour voir les bateaux Vikings, nous avons simplement fait le circuit et apprécié de voir la ville dans son ensemble. Nous avons découvert une ville moderne, et plein changement. Dans quelques semaines à peine, un tunnel qui traversera d'un côté à l'autre du fjord, sous la mer, sera ouvert. Une fois le tunnel en fonction, ils vous démolir le boulevard urbain surélevé (un peu comme le Métropolitain à Montréal) afin de reverdir le bord de l'eau de la ville! Génial non?
Une fois le circuit complété, nous sommes allées prendre une bouchée au buffet puis on a tenté d'aller visiter la forteresse Akershus mais on s'est fait prendre par une grosse ondée de pluie et on a dû rebrousser chemin.
Un super yacht est accosté juste à côté du Journey: le Skat. Curieuse de voir ce méga yacht privé, je suis allé 'googler' pour voir à qui il appartenait: Le Skat est un yacht de luxe construit par Lürssen de Brême, en Allemagne. Le projet a débuté en Novembre 1999 et le yacht lancé en 2001. Le propriétaire est Charles Simonyi, un ancien ingénieur logiciel de Microsoft et le 5e touriste de l'espace. Le yacht est le 64e en importance au monde avec une longueur de 71 mètres (233 pieds). Simonyi fois avait une petite amie danoise qui l'appelait «skat», littéralement «trésor» (ou «taxe»), mais un terme commun d'affection similaire à "honey" en anglais.
Un buffet spécial était offert ce soir - spécialités nordiques. Les tables du Windows Café avait été recouverte de belles nappes blanches, chandelles etc. C'était très agréable avec le ciel clair jusque tard! Le chef avait fait provision de poissons à Oslo - saumon, hake, moules, palourdes etc. On nous le faisait cuire sur mesure, selon notre préférence de cuisson. C'était succulent! De plus, on a pu goûter à d'autres spécialités comme le boeuf Strogonoff, le poulet Gorki, salade de betteraves etc.
De retour à notre cabine vers 23h00, nous avons eu droit à un ciel mauve et orangé de toute beauté... Demain sera une journée en mer... on doit prendre des forces car ce sera suivi par 8 jours d'escale consécutifs...
Jour 3 - 20 juin - En mer - 12C - ciel variable Lever du soleil: 3h54 Coucher du soleil: 21h57
Nous avons quitté la protection du fjord d'Oslo et contournons maintenant le sud de la Norvège afin de remonter vers la côte Ouest. Ce matin, la mer est calme, tellement qu'on a l'impression de ne pas bouger... mais nous savons que cette mer d'huile n'est que temporaire car ce soir, nous serons dans la mer du Nord, reconnue pour être tout sauf sereine!
Nous avons un horaire assez chargé pour cette journée qui devrait en être une de repos! Comme l'itinéraire est intensif avec aucune journée en mer pour les 8 prochains jours, nous avons une conférence qui couvrira la majorité des escales, alors on ne veut pas la manquer! Mais notre 'destination lecturer', une dame dans la soixantaine, est loin d'être du niveau auquel on pourrait s'attendre... nous nous ennuyons de Jon Fleming, le conférencier que nous avons eu en Asie sur le Quest, et qui est de retour sur ce navire pour faire la Méditerranée cet été...
A midi, l'hôtesse francophone avait organisé un déjeuner (lunch) pour les passagers francophones. Quelle bonne idée! Nous avons donc lunché avec 2 autres couples de québécois et un couple de belge. À l'autre table, 2 autres québécois, 4 français et 2 belges. Mais l'hôtesse nous dit qu'il y a une trentaine de francophones à bord.
L'après-midi a été ensoleillé donc on a profité de ce moment de répit pour prendre un bon coup de soleil sur le Lido!!
Contrairement aux autres lignes de croisières, Azamara ne fait pas de soirée du capitaine en tant que telle, mais ce soir, c'était le 'toast' du Capitaine. 15 minutes avant le début du spectacle, on nous a servi du champagne et des truffes de chocolat (mmmm), puis le capitaine est venu faire une petit discours fort intéressant. Il a même poussé l'audace à ce baptiser (il a cassé sa coupe de champagne et s'est asperger les chaussures!!!). Le 'toast' a été suivi d'un excellent spectacle d'un artiste de Las Vegas, Tony Pace qui nous a fait plusieurs imitations, chansons, et numéros différents et intéressants.
Le capitaine nous a annoncé que vers 23h00 nous ferions notre entrée dans le Hardangerfjord, une entrée spectaculaire car très étroite. De plus nous allions passé sous un pont avec seulement 4 mètres de dégagement entre le haut du bateau et le pont! Bien qu'il faisait plutôt froid, je suis resté sur le pont 11 jusqu'à 23h45.
Jour 4 - 21 juin - Eidfjord - 19C - soleil Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h11
Je suis debout depuis 5h00... nous longeons les côtes du fjord et le paysage est tellement bucolique. Les collines vertes sont parsemées de petites maisons blanches, rouges ou jaunes, les trois couleurs de maisons de Norvège. On apprendra que les blanches étaient celles des gens les plus fortunés, tandis que la couleur rouge était utilisé par les paysans, les pauvres car elle était fait de restant de cuivre et d'entrailles de poisson. Souvent les bâtiments de ferme étaient rouge tandis que les maisons étaient blanches.
On peut voir sur le côté sud du fjord des fermes aménagées sur les rives plus planes. Tout un contraste avec les pics de granit encore enneigés et les profondes fissures qui dévalent les montagnes comme des rides dans ce paysage si pur! Je me retrouve sur le pont 11 très tôt, avec quelques enthousiastes qui comme moi, se retrouverons matin après matin sur ce pont tout en haut du navire, d'où nous avons une vue spectaculaire.
Nous arrivons à Eidfjord comme prévu à 8h00. Nichée tout au fond du Hardangerfjord, cette petite commune ne compte que 650 habitants. Un magnifique hôtel est installé face au port, avec une vue imprenable sur le fjord - excepté pour ce matin... car notre navire est accosté face à l'hôtel! Les gens qui ont réservé une chambre vue sur fjord auront toute une surprise ce matin de se retrouver face à face avec nous!!!
Notre excursion parcoure la route qui longe ce fjord et notre guide nous parle de la vie de ces petites communautés et des difficultés qu'elles doivent affronter de vivre dans un tel isolement, et des rigueurs du climat plutôt pluvieux. Mais il y a aussi des bénéfices dus au Jet Stream qui créé un micro-climat permettant la culture des arbres fruitiers. Nous avons pris la route 7 qui mène d'Oslo à Bergen. Elle est bien pavée mais très étroite. Il n'est pas rare que les voitures ou nombreux camping cars que nous croisons doivent reculer jusqu'à un point plus large pour laisser passer le bus! La couleur de l'eau du fjord est incroyable... d'un beau vert turquoise due au fait que c'est un mélange d'eau de mer et d'eau douce de la fonte des glaciers!
Notre excursion nous amène à Kinsarvik, un minuscule village de 450 habitants à l'embouchure du Sørfjorden et du Eidfjorden, deux branches du Hardangerfjord. Nous y avons visité l'une des plus vieilles églises en pierre de Norvège qui date de 1160. Ses mûrs intérieurs sont ornés de fresques impressionnantes dont celle de l'archange Gabriel qui pèse les âmes!
Puis nous poursuivons notre route jusqu'à Lofthus, un village réputé pour ses nombreux vergers de pommes, poires, cerises. Une ferme expérimentale y est installée afin de trouver des techniques permettant de maximiser ce potentiel agricole. La vue de tout ces vergers avec les pics enneigés et l'eau turquoise du fjord est assez surprenante. Après un petit trek sur le bord de l'eau nous faisons la visite de l'église de Lofthus où nous avons pu découvrir un magnifique autel. Le ligne d'autel est décoré d'une jolie dentelle. Notre guide nous indique que ce point de dentelle est reconnu pour le point Hardanger partout au monde. Toutefois, il serait d'origine turque et aurait été rapporté ici par les explorations Vikings. Les femmes du fjord aurait adopté et raffiné ce point, ainsi il prit le nom de la région.
Après cette visite, nous sommes reçus sur la terrasse d'un lodge où on nous servit un gâteau aux pommes à la mode avec un caramel chaud... Tout à fait à point après toute cette marche, et absolument délicieux! Nous faisons aussi connaissance avec un autre couple de québécois de Laval! Je dois noter que le café en Norvège est exquis... il est très fort, mais de grande qualité, probablement un mélange fait de cafés sud-américains et africains. On se régale!!!
De retour à Eidfjord, et sous un soleil ardent, je pars à la découverte de ce petit village: quelques écoles, deux églises - une neuve et une vieille, une épicerie, quelques magasins de souvenirs et une banque dont le guichet refuse de me donner quelques kroners... Les maisons sont toutes de bois, avec des toitures en ardoise, en tuile noire ou en gazon. On retrouve aussi beaucoup d'auberges car ce lieu est hautement touristique pour les gens en quête de plein air. J'ai fait un trek de 90 minutes en suivant une belle rivière qui menait à un lac glaciaire. Je retourne au bateau complètement affamée!! Après un super burger au grill du Lido, nous faisons la farniente sous le soleil nordique jusqu'au départ à 18h00.
Comme notre cabine est en avant, et juste en dessous de la timonerie, nous avons notre conversation quotidienne avec le Capitaine alors qu'il se prépare à lâcher les amarres!
Après un excellent souper à la salle à manger, nous préférons aller écouter l'orchestre du Journey au Mosaic Café, le petit lounge de l'atrium qui fait une session de Jazz ce soir!! Quel délice... De retour à la cabine à 23h30, il fait toujours très clair! Mais nous n'avons pas de coucher de soleil ce soir... seulement un magnifique ciel mauve!
Jour 5 - 22 juin - Bergen - 19C - nuageux et pluie Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13
Le Capitaine Tysse nous avait promis un temps splendide pour notre journée à Bergen, sa ville natale... mais le temps est plutôt gris et maussade. Pas vraiment surprenant car on dit qu'à Bergen il pleut 360 jours par année! Notre consolation est que lors de notre première visite ici, en 2008, il avait fait un soleil radieux toute la journée.
L'arrivée à Bergen nous a semblé moins spectaculaire que la première fois - je cherchais à revoir certaines maisons et chalet que j'avais vu, mais je crois que nous avons pris une route différente. Nous suivions le Prinsendam de HAL et nous avons trouvé notre place au port à côté du Aida Luna, qui nous surveille de son gros oeil!!! Il y aura donc pas mal de monde en ville avec 3 navires au port!
Nous avions choisi de faire une excursion à l'île de Lysoen pour visiter la villa d'un célèbre musicien norvégien, Ole Bull. Nous n'étions pas familière avec ce personnage. Après avoir lu sur lui, nous avons appris qu'il avait connu la célébrité partout au monde et que c'était grâce à lui que Edvard Grieg avait émergé. De plus, avec sa deuxième femme, une américaine, il a fondé plusieurs colonies en Pennsylvanie USA. Nous étions donc curieuse d'en apprendre un peu plus, mais hier soir, on nous a avisé que notre excursion était annulée, faute de participants. Notre seule option était de faire une visite par nous-même... j'étais vraiment déçue et en rogne... Nous n'étions donc aucunement pressée de sortir.
Nous avions donc décidé de faire l'ascension du mont Fløyen en funiculaire... mais avec le brouillard et la pluie, on a aussi oublié ce projet... Finalement, on a décidé de simplement se promener un peu.
Nous avons revu le quartier de Bryggen, site du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est ici que furent construites les premières maisons de Bergen qui furent érigées le long des anciens quais hanséatiques. Pendant 400 ans, les marchands de la Hanse ont dominé Bryggen, qui a été ravagé par les incendies plusieurs fois. Cette fois, nous avons fait des photos des effigies qui ornent la devanture de ces maisons de bois si représentatives de Bergen. La place était animée car on y faisait le tournage d'un film norvégien... surement un thriller car l'acteur, un beau blond était tout en sang!! J'ai trouvé les maisons un peu plus croches que lors de notre dernier passage. En se promenant dans les petites rues, j'ai remarqué que plusieurs installations étaient en cours pour solidifier et redresser plusieurs des maisons.
Puis nous avons flâné un peu dans le fameux marché aux poisson, le Fisketorget. Très touristique, mais quand même très vivant. Les marchands étaient assaillis par les japonais... pourquoi? Pour faire des provisions indécentes de caviar! Plusieurs étals offraient plusieurs types de caviar dont le succulent caviar de saumon - avec ses grosses perles orangées qui éclatent sur la langue. Les japonais repartaient les bras chargés de ces petits pots d'oeufs salés si recherchés... En plus de filet de saumon, de saumon fumé et gravlax, les sandwiches au crevettes et crabe sont aussi très populaires (et très chères...).
Nous avons poursuivi notre marche jusqu'à la rue piétonne pour faire quelques 'commissions'! Nous sommes entrées dans un centre d'achat à la recherche de quelques petits trucs oubliés. On en a profité pour prendre une bouchée dans une petite cafétéria sympathique: 16$ pour un bol de soupe au choux-fleur et 2$ pour aller aux toilettes... welcome to Norway... le coût de la vie est tellement cher ici, pas vraiment la place pour faire du shopping. On laisse faire les commissions... on s'organisera avec ce qu'on a!
Nous sommes donc rentrées au bateau tôt, en passant par le magnifique parc de la Résidence royale, le Hall de Håkon, qui fut construit par le Roi Håkon Håkonsson de 1247 à 1261. Il se situe à côté de la Tour Rosenkrantz, qui date des années 1270. La tour a été agrandie à plusieurs reprises pour servir de fortification et marquer le pouvoir vis-à-vis des puissants marchands hanséatiques. Nous avions fait la visite de la tour et du Hall à notre dernière visite. Alors cette fois, on en a profité pour explorer les jardins où les rhododendrons sont en pleine floraison!
Après toute cette marche, nous faisons une belle sieste... nous avons besoin de récupérer car le capitaine nous a dit que demain matin, à 4h00, nous passerons un passage étroit du Nordfjord à ne pas manquer!! C'est un peu tôt, mais c'est certain que je serai sur le pont. Donc après un excellent souper, nous sommes allées à la conférence sur les fjords - nous n'étions que 6 dans la salle... et hop! on est allé se coucher!
Jour 6 - 23 juin - Nordfjord: Olden - 19C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h10 Coucher du soleil: 23h12
Je vous ai parlé du passage dans le Nordfjord vers 4h00? et bien je ne sais trop si c'était l'anticipation, ou seulement un moment d'insomnie, mais j'étais réveillée à toutes les 30 minutes... Finalement, à 3h30, je suis sortie de mon pyjama et j'ai enfilé mon jeans et manteau chaud et je suis sortie sur le pont. J'aurais pu rester sur le balcon, mais la vue est tellement plus spectaculaire du haut du navire! J'avoue que j'étais la seule vraie crinquée à cette heure, mais j'ai rapidement eu de la compagnie! À 4h00, plusieurs personnes sont apparues, une à une, les yeux endormis et les cheveux ébouriffés! Un petit buffet de café, thé et viennoiseries a été installé au Looking Glass pour combler les creux du petit matin.
Et à 4h00 pile, nous passions à côté du mur de roc le plus haut d'Europe - un mur de plus de 650 m de haut. Passé ce point marquant, le navire a commencer sa navigation sinueuse vers Olden, avec des tournants à 180 degrés. Assez impressionnant! J'avoue que je suis retournée me coucher pour récupérer un peu avant mon excursion du matin au glacier Briksdal!
Le navire devait être à quai à 8h00, mais quand nous sommes arrivés à Olden, le Grand Mistral de Ibero avait pris notre emplacement à quai... le capitaine a donc jeté l'ancre à quelques mètres du port. Le débarquement en navette s'est fait très rapidement, et chaque groupe d'excursion a eu droit à sa propre navette.
La région du Nordfjord, fjord de 106 kilomètres de long, abrite le spectaculaire glacier Briksdal. Le Briksdal est alimenté par les glaciers de fjeld (nom donné aux larges plateaux glaciaires, sur la façade atlantique de la Norvège). Le glacier Briksdal dévale une pente abrupte (1200 mètres), le long d’austères falaises qu’il éclaire de ses couleurs polaires : des touches de turquoise entrecroisées de longue cascade de blanc et de gris. Le glacier Birksdal est au cœur du parc national de Jostedal Glacier.
Pour rejoindre le parc, nous empruntons la route qui longe d'abord la rivière Olden, puis un lac glaciaire du même nom. Le lac est comme un miroir, et on peut apercevoir, tout au fond, l'immensité du glacier Jostedal. La route est parsemée de terrain de camping et de petits chalets. Plusieurs fermes sont aussi installées au creux de cette vallée verdoyante. Le spectacle des montagnes au sommets enneigés se mirant dans le lac est vraiment inoubliable!
Arrivé à Briksdal, on nous donne 2.5 heures pour faire l'ascension et la descente. A notre retour, nous sommes invités à prendre une collation de gâteau et café. Le sentier pour se rendre au glacier est bien aménagé, mais avis aux gens moins en forme... le cardio s'en donne à coeur joie, et les genoux sont mieux d'être bien huilés... l'ascension est assez intense. Toutefois, on a la possibilité de louer des tout-terrrains pour 7 personnes (environ 300$). Je pars donc, en tête de notre peloton et choisis la route la plus difficile, mais la plus belle car elle suit la belle rivière. Le sentier est bordée tantôt de cascades grondantes et scintillantes, tantôt de petits chalets aux toits gazonnés, tantôt de champs remplis de fleurs sauvages. La randonnée est splendide. Arrivés en haut, le spectacle est grandiose. Nous passons sous une grosse roche, et en tournant le coin on arrive nez à nez avec le Glacier Briksdal... wow... on peut même sentir la fraîcheur de cet amas de glace gargantuesque!
Plusieurs morceaux de glace flottent sur le petit lac qui baigne les pieds du glacier. Evidemment, tout le monde se fait photographier... debout, assis, avec des morceaux de glace dans les mains, etc. À peine quelques minutes après mon arrivée, nous sommes envahis par une horde d'Espagnols (du Grand Mistral) et j'avoue que le charme est un peu rompu... mais j'ai eu le temps de bien m'imprégner des turquoises des crevasses et des chutes qui entourent le glacier, comme s'il pleurait à chaudes larmes... C'est donc le moment de prendre la route du retour avant d'à mon tour succomber aux larmes de plaisir qui me montent aux yeux! J'amorce la descente qui est plus difficile... l'ascension est cardio, mais la descente est très musculaire... les cuisses me chauffent tellement certaines des pentes sont raides. De plus, on glisse sur les roches de la morraine. Et en plus, nous faisons face à une marée, que dis-je, un tsunami d'Espagnols qui montent vers le glacier tandis que nous tentons de se frayer un chemin parmi eux... Nous avons été très chanceux car la montée s'est fait sous un couvert nuageux ce qui nous procurait une certaine fraîcheur, mais arrivé en haut, le ciel s'est couvert de gros trous bleus laissant apparaître le soleil. Génial car on a pu prendre des photos du glacier avec et sans soleil (ce qui est mieux pour faire ressortir le bleu des glaces!).
Après toute cette marche, je ne me suis pas fait prier pour engloutir une quantité impressionnante de petites crêpes fourrées de crème, de gâteau aux pommes et de succulent café... décidément, le café est délicieux ici!!
Nous sommes rentrés à Olden vers 13h00. Ce petit village compte environ 600 habitants pour la plupart fermiers, mais qui combinent aussi des emplois en tourisme. Notre chauffeur d'autobus nous a montré sa ferme en passant! Ce petit coin de paradis est un endroit prisé pour les vacances nature - marche en montagne, pêche au saumon et à la truite, kayak dans les fjords. Au centre du village, il n'y avait guère plus qu'une belle église à visiter, quelques boutiques de souvenirs - toujours les mêmes (trolls ou pull en laine à motif norvégien), et une magnifique chutes d'eau en cascade.
Au menu pour l'après-midi: farniente sur le pont, on se fait chauffer sous le soleil brillant bien installé sur les chaises longues du Lido... on doit reposer tous ces muscles qu'on ne savait même pas posséder!!!
Jour 7 - 24 juin - Storfjord: Geiranger - 16C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h15
C'est aujourd'hui que nous allons enfin défiler le long du plus célèbre fjord de Norvège inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2005, le Geirangerfjord!! C'est une branche d'une quinzaine de kilomètres du Storfjord. Au fond du fjord se trouve le village de Geiranger.
Comme l'entrée dans le fjord se fera vers 6h00, nous pouvons faire la grasse matinée!!! Le capitaine nous a invité à ne pas manquer le passage près des célèbres chutes des 7 sœurs qui seront visibles vers 7h00. Comme nous étions au lit tôt hier soir, je suis fidèle à mon horaire et je suis sur le pont très tôt... ça permet à Mariette de dormir un peu après une nuit un peu houleuse.
Au fil du fjord, les cascades hautes de centaines de mètres défilent sous nos yeux... C'est en fait une des raisons pourquoi ce fjord est si reconnu - il n'est ni le plus étroit, ni le plus long mais parsemés de ces centaines de cascades, il est définitivement le plus joli!
On aperçoit plusieurs filets d'eau qui se jettent du haut de la falaise... ça y est! Nous somme aux 7 Soeurs!! Clic clic clic... les appareils photo se font aller! Puis tout à coup, nous réalisons que se pointent les vraies 7 Soeurs, avec 7 cascades côte à côte bien distinctes! On s'est tous fait prendre. J'ai alors rebaptisé les fausses soeurs du nom des 7 Nains! On a tous bien ri, et je pense que ce nouveau nom pourrait trouver place sur les nouvelles cartes géographiques!!! Cette chute est vraiment impressionnante et la plus haute des sept fait une chute libre de plus de 250 mètres! Juste en face, on peut voir une autre magnifique chute qu'on appelle 'Le prétendant' puisqu'on dit qu'il fait la cours aux 7 soeurs!
Vers 8h00, nous rejoignons le Eurodam de HAL ancré dans la magnifique baie face au village de Geiranger.
Aujourd'hui, nous allons visiter une ferme d'été, nichée dans la vallée de Norddal. Nous ne sommes que 15 personnes dans notre excursion! Super! Et coup de chance, nous réussissons à avoir les premiers sièges au devant du bus! Notre guide est un charmant jeune suédois, qui passe ses hivers à faire du ski ici et là, et l'été, à faire le guide touristique! Ici, il peut combiner ses deux passions car on retrouve les seules stations de ski d'été - comme il y a trop de neige l'hiver, les stations ne sont ouvertes que l'été!!!
Nous empruntons la fameuse route des aigles - Ørneveien, avec ses 11 virages en épingles à cheveux. Le premier virage est impressionnant, le deuxième, sur le bord de la falaise commence à être un peu plus énervant. Au troisième, ma mère n'en peut plus, elle détale et s'installe à quelques bancs derrière moi! Les navires au fond du fjord deviennent de plus en plus petits! Nous atteignons finalement le point le plus haut à 624m/2,047pi... Puis nous empruntons un des fameux tunnels afin de traverser jusque dans la vallée de Eidsdal. Nous traversons cette vallée où défilent lacs et cascades, encadrés de pics enneigés... c'est époustouflant. On ne sait plus comment capturer ces paysages afin de leur rendre justice.
Nous quittons la route pour emprunter un chemin privé, en gravier. C'est la route privé de la ferme Herdal. Cette ferme d'une trentaine de bâtiments semble perdues au creux d'une vallée bordée de grands pics de granit raides et escarpés, couronnés de neiges éternelles. Deux jeunes filles viennent nous accueillir. Elles travaillent et habitent la ferme pour les mois d'été avec 6 autres personnes. Dès les mois chauds arrivés, plusieurs fermiers de la région montent leurs chèvres à cette ferme d'été afin de laisser paître les animaux. C'est une ferme traditionnelle, qui fonctionne comme au temps des Vikings i.e. sans électricité ni eau courante! La seule électricité provient d'une génératrice utilisée pour la traite des 350 chèvres. Les employés utilisent le gaz et le bois pour se chauffer et pour la cuisson, et gardent les aliments au frais dans les ruisseaux d'eau glaciale des montagnes!
On y fabrique plusieurs fromages dont le Brunost, le fameux fromage de chèvre brun. Ce fromage au goût doux et sucré est fabriqué selon la méthode traditionnelle avec le petit lait de chèvre. Il est chauffé pendant 7-8 heures jusqu'à ce l'eau s'évapore et que les sucres du lait caramélise. Quel délice... On a pu goûter à ce fromage et à plusieurs autres, tous fabriqués ici ou dans la région.
Après avoir visité les cabines des employés et avoir fait copains avec les petits agneaux (ils sont très mignons, mais un peu puants...) , nous avons eu droit à un autre goûter de crêpes, de crème sure faite sur place et de confiture. Décidément, les norvégiens ont la dent sucrée... ça tombe bien, nous aussi!
Sur la route de retour, nous avons eu quelques gouttes de pluie, et puis hop, le soleil est de retour. Nous sommes bénis, car la température est vraiment de notre côté! Avant de rentrer à Geiranger, nous faisons un arrêt au haut de la fameuse route des aigles, au point de vue de Ørneveien afin de prendre la traditionnelle photos avec notre navire tout au fond du fjord... inévitable, et quand même très impressionnante.
Le navire a quitté le port vers 18h00 et cette fois, les chutes des 7 soeurs seront de notre côté du navire - donc nous restons bien installés sur notre balcon. Arrivés aux chutes, le capitaine a arrêté le bateau afin que tous puissent admirer ces chutes magnifiques... au bout d'une quinzaine de minutes, il a annoncé qu'il tenterait une petite pirouette! Il allait faire un 360 degrés dans le fjord afin que tout le monde puisse admirer les chutes de part et d'autres du fjord! Excitant!! Le bateau, une fois au travers du fjord bloquait pratiquement le passage! D'ailleurs, le traversier qui nous suivait a du arrêter sa course le temps que nous complétions la pirouette. Tout le staff était sur le bridge, et on a pu échanger avec eux sur la grande beauté de ce paysage! Peu après notre départ des 7 soeurs, un brouillard épais s'est installé dans le fjord...
Ce soir, notre directeur de croisière, Eric De Gray a fait son one-man show... wow... pas d'autres mots. Une voix extraordinaire, un sens de l'humour mordant, il est très talentueux et tellement sympathique.
Pour un aperçu de sa prestation, j'ai trouvé ce petit clip sur You Tube http://www.youtube.com/watch?v=PzcJP1iSYWg
Jour 8 - 25 juin - Molde - 10-12C - pluie et brouillard Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13
L'arrivée à Molde se fait sous la brume, des nuages très bas et de la pluie. La journée s'annonce moins prometteuse, mais l'excursion réservée aujourd'hui nous permettra de découvrir une bribe du passé de la Norvège alors que nous visiterons les forteresses et bunkers érigés par les Allemands durant l'occupation de la 2e guerre mondiale.
Contrairement à tous les petits villages et petites communes que nous avons visités jusqu'à maintenant, Molde compte environ 24 000 habitants. Elle est située dans le comté de Møre og Romsdal, en est son centre administratif et est au bord de la mer de Norvège, à l'embouchure du fjord de Romsdal. Elle est reconnue pour ses montagnes magnifiques qu'on surnomme les Alpes de Romsdal. Mais il faudra y retourner pour les voir car le couvert nuageux est tellement bas qu'on ne voit pratiquement rien devant nous, encore moins les pics montagneux!!!
Cette ville n'est reliée au reste de la Norvège que par bateau - le fameux Hurtigruten, le navire postal, y fait escale tous les jours, par ferries, par la route ou par avion. Il n'y a pas de train qui puisse nous y amener.
Bien que le surnom de Molde soit la ville des roses, c'est plutôt les rhododendrons qui égayent les jardins. On nous dit que la végétation a deux semaines de retard... comme au Canada, tout est deux semaines en avance, on se sent presque responsable de ce retard - comme si on leur avait pris ces deux semaines de floraison!!!
Notre premier arrêt est au point de vue du Mont Varden à 407 mètres d'altitude. Plutôt futile comme arrêt quand le brouillard nous empêche de voir à 15 pieds devant nous... mais notre guide nous dit qu'on peut quand même faire l'arrêt pour utiliser les toilettes... ça fait 10 minutes qu'on a quitté le navire, mais bon, on se plie... mais comble de malheur, les toilettes sont fermées! On nous donne alors 15 minutes pour explorer... décidément, la grogne s'installe!
Nous reprenons la route direction nord vers le village de Bud (prononcé bioud). C'est un joli petit village de pêcheur qui a toujours une importance stratégique au fil de l'histoire, d'abord parce que ses habitants ont toujours résisté aux marchands de la ligue hanséatique qui voulaient prendre leur territoire de pêche, puis plus tard comme point stratégique des allemands qui y construisirent des forteresses.
Avant de visiter les bunkers, nous avons été reçus à l'auberge du village pour un goûter de... vous l'avez deviné, crêpes fourrées, gâteau au chocolat et un bon café! Ces crêpes sont vraiment la gâterie préférée des norvégiens, et chaque région les prépare à leur façon, toujours un régal!!
Nous visiterons la forteresse maritime d'Ergan avec la directrice de son musée - Britt, une dame de 65 ans, née en 1945 durant l'occupation. Elle avait une foule d'histoire à nous raconter!
La forteresse a été construite entre 1940-45 et comporte un réseau de bunkers sous-terrains, un poste de commande et les quartiers des soldats et prisonniers de guerre. On y retrouve une foule d'armes, d'équipement militaire de communication et une expo sur les évènements locaux durant la guerre. Des prisonniers de guerre furent utilisés pour creuser les tunnels, et même après la fin de la construction, leur traitement cruel par les allemands leurs attirèrent la sympathie des habitants de Bud qui formèrent un réseau de résistance sans cesse grandissant. Britt nous raconte les témoignages qu'elle a récolté des anciens qui ont vécu durant cette terrible époque... le grand-père qui pisse dans le lait que le soldat allemand lui réclame etc.
À la fin de la guerre, les bunkers ont été condamnés, et plusieurs installations détruites, et les armes allemandes, jetées à la mer. Britt nous raconte que durant son adolescence, ces bunkers abandonnés étaient devenus le terrain de jeu des jeunes du coin... on peut bien s'imaginer!! Les jeunes s'y rendaient à l'insu de leur parents. Ils apportaient des patates dans lesquelles ils plantaient des clous et les jetaient au feu pour les faire cuire! Ils utilisaient le bois des murs, planchers et escaliers pour se chauffer... Si un ou l'autre des parents arrivaient pour les surprendre, ils avaient un système et tous se sauvaient en sautant dans de vieilles poches de plastiques vides, et glissaient tout au fond des tunnels - comme ils avaient brûlé tous les escaliers, c'était leur moyen de descendre! Moins facile pour remonter!! Elle nous a affirmé que bien des habitants de Bud ont eu leur première romance dans ces bunkers!
Après cette visite, nous avons emprunté la Route de l'Atlantique, un autre des points d'attrait de cette région. Cette route zigzague sur un parcours jalonné par 8 ponts qui surplombent la mer, reliant les îles entre Molde et Kristiansund dans les fjords de l'Ouest. Votée comme 'la construction norvégienne du siècle' en 2005, la Route de l’Atlantique saute agilement d’île en île, et est l'hôte d'une faune riche en oiseaux et en phoques, et passe par des excellents lieux de pêche accessibles en bateau ou tout simplement depuis les bords rocheux du littoral ou des passerelles aménagées à côté des ponts. La Route de l’Atlantique fut ouverte en 1989 et est aujourd’hui gratuite. Tout un investissement pour relier quelques villages de pêcheurs de quelques centaines d'habitants. La richesse des infrastructures de ce pays fragmenté et peu peuplé - ils sont moins de 5 millions en Norvège - nous provoque une petite pointe de jalousie...
Bien que la température ait été plutôt moche aujourd'hui, nous sommes ravis d'avoir appris sur ce passé plutôt sombre mais d'avoir aussi découvert un peuple résilient, et fier de sa nation!
De retour à Molde, je pars à la découverte de la ville pour voir les quelques points d'intérêts comme la cathédrale, la place de la dame aux roses et la célèbre statue du Jazzman, soulignant l'important festival de Jazz que cette ville reçoit tous les étés. Je me permets un peu de shopping car cette petite ville a un peu plus que des magasins de souvenirs! Je fais aussi une petite visite à l'épicerie du centre - je trouve toujours intéressant de voir qu'est-ce que les gens mangent et comment sont les étalages!
Ce soir, le chef nous a préparé un buffet norvégien avec des poissons locaux achetés au port aujourd'hui! Saumon, moules, palourdes. Le tout accompagné de la musique céleste de la harpiste! Une autre journée bien remplie... et demain? On recommence!!!
Jour 9 - 26 juin - Ålesund - 13-20C - Nuage et soleil Lever du soleil: 4h12 Coucher du soleil: 23h11
Après un copieux petit-déjeuner à la chambre, notre journée à Ålesund n'augure toujours pas bien... les nuages sont très bas et notre visibilité vraiment limitée... mais notre excursion ne part pas avant 9h00 ce matin.
Ålesund est une ville particulière puisqu'elle a été complètement détruite par le feu en 1904 et a été reconstruite selon un plan bien établi avec comme consigne d'utiliser le style Art Nouveau pour la reconstruction de toutes les maisons. Cette ville de 40 000 habitants est un port important pour le tourisme mais aussi pour la pêche au hareng. Elle est situé à l'embouchure du Storfjord, celui-là même qui abrite le Geirangerfjord! Ålesund est sise sur un archipel de trois îles, reliées par des tunnels.
Nous rejoignons notre guide Britt, une norvégienne pure laine cette région qui nous amène tout d'abord au musée Sunnmøre, un musée en plein air où nous verrons plus de 50 différents types d'habitations traditionnelles et une quarantaine d'embarcations démontrant le style de vie des habitants de cette région jusque dans les années 1900. Chaque type d'habitation avait son utilité - la maison où les gens vivaient, celle où les animaux étaient logés, le garde-manger (celle-ci est comme suspendu dans le vide, les marches d'escalier ne touchent pas à la maison pour éviter que les souris puissent y monter!) et les fameuses boat-houses, où les habitants des fjords gardaient leurs embarcations. Ces boat-houses étaient aussi construites près des villages car lorsqu'ils se rendaient au village pour faire provisions, échanges ou pour aller à l'églises, ils utilisaient la boat-house pour ranger leur bateau mais aussi pour se changer! Pas question d'aller à la messe avec les vêtements requis pour faire la traversée!!! Ainsi, ils laissaient leurs beaux vêtements dans la boat-house du village, car ils n'en avait aucune utilité à la ferme!! Nous avons aussi pu voir l'évolution des embarcations, à partir de grands bateaux vikings! Que d'ingéniosité au sein de ces peuples... Britt nous racontât tellement d'histoire qu'il aurait fallu l'enregistrer pour tout se souvenir!
Après cette visite enrichissante, nous somme montés jusqu'au mont Aksla, une des attractions touristiques majeures de Ålesund. D’ici, le panorama sur la ville, l’archipel magnifique ainsi que les majestueuses alpes de Sunnmøre est formidable. Deux options existent pour rejoindre ce point de vue: on peut monter sur l’Aksla en prenant les 418 marches à partir de Byparken (le parc central) ou bien l'autobus jusqu’au sommet. Devinez quelle option nous avons choisi?? Certainement pas les marches... on garde notre énergie pour découvrir la ville à pied en après-midi! Dans le parc qui se trouve au pied du Mont Aksla il y a une jolie place de jeux pour les enfants ainsi qu’une statue du viking Gange-Rolf qui fonda la Normandie en 911. C’est l’ancêtre de Guillaume le Conquérant qui conquit l’Angleterre en 1066 et par conséquent l’ancêtre de la maison royale anglaise. A écouter les norvégiens, on apprend que les Vikings ont laissé leur trace à bien plus d'endroit qu'on ne le croit!!
La vue du mont Aksla est époustouflante! Heureusement pour nous, le brouillard s'est levé et bien que le soleil ne soit pas encore au rendez-vous, on a une vue spectaculaire sur les trois îles qui composent cette ville si colorée et aux toitures en pignons! Les appareils photo ne dérougissent pas! On peut même voir le Journey accosté en plein coeur de cette jolie ville.
Nous terminons cette excursion par un tour de ville où nous découvrons ces maisons au style si particulier. Les consignes de reconstruction étaient très précises: murs de pierre, toit de plomb, style architectural Art Nouveau qui prend nom de Jugendstil en Norvège.
Voici ce qu'on dit de l'Art nouveau: Il se caractérise par l'inventivité, la présence de rythmes, couleurs, ornementations, inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. C'est aussi un art total en ce sens qu'il occupe tout l'espace disponible pour mettre en place un univers personnel considéré comme favorable à l’épanouissement de l'homme moderne de ce début du XXe siècle. En France, l'Art nouveau était également appelé par ses détracteurs le style nouille en raison des formes en arabesques caractéristiques, ou encore le style métro, à cause des bouches de métro parisiennes réalisées en 1900 par Hector Guimard.
Le résultat de cette reconstruction est phénoménal! Des centaines de tourelles ornent les toitures et les maisons aux teintes pastelles créent un décor tout droit sorti des contes de fée... L'ensemble est spectaculaire. Ce mini-tour de ville nous a convaincu de revenir se balader dans les rues après un dîner bien mérité! On monte vite au buffet pour se redonner des forces... soupe Thaie aux écrevisses avec un succulent cari de poulet, et hop, nous repartons. Mais nous avons maintenant un nouveau compagnon!! Le soleil est sorti de sa cachette et il nous dévoile toutes les couleurs de cette ville. Le navire est accosté en plein centre, on est donc tout près de tout ce qu'il y a à voir.
Tout en admirant les tourelles, pignons, bas-reliefs en fruits, en fleur et toute les fioritures qui ornent ces bâtisses, nous avons fait un peu de shopping! La mode européenne est tellement différente de la nôtre - beaucoup plus de fibres naturelles, et des vêtements très fluides, souvent déconstruits. On se laisse tenter par quelques morceaux...
Nous sommes revenus à bord pour 15h00 afin de ne pas manquer le spectacle d'une troupe locale qui nous a fait un spectacle de danses et musiques folklorique de Norvège. Comme toujours, on se dit que tous les folklores ont des racines communes... les danses de toutes les nations ont beaucoup de points communs! La troupe est composée de personnes de 5 à 78 ans! C'est génial de voir cet amalgame d'âge perpétuer les traditions... Après le spectacle nous avons vu la troupe au buffet où le directeur de croisière les a invités à prendre une petite collation d'après-midi... les enfants se sont régalés des nombreux gelato!!
Au gré du départ d'Alesund, nous somme allés souper avec des amis de Cruise Critic - encore un souper délicieux et en bonne compagnie. Nous allons nous coucher tôt car demain, une autre journée (notre 7e consécutive...) bien remplie avec une grande excursion de 9 heures!!!
Jour 10 - 27 juin - Flåm - 20C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h03
Enfin, un matin ensoleillé! En fait, de toutes nos escales, celle-ci était la seule où je souhaitais ardemment avoir du soleil. Depuis des mois, j’avais réservé cette excursion qui allait nous mener à Voss avec le fameux train Flamsbana. Je suis donc enchantée de voir ce beau soleil qui éclaire le fameux Sognefjord que nous descendons avant de rejoindre la petite ville de Flåm, niché au creux de l’Aurlandsfjord, un des deux bras du Sognefjord.
Deux départs pour le train étaient offerts : 8h45 et 9h15. Nous avons choisi le premier. Nous sortons du bateau, fébrile d’aller prendre nos places dans le train qui est en gare à quelques mètres d’où est accosté le navire. Flåm est une toute petite commune d’à peine 500 âmes, et tout est près du quai. Mais notre guide nous amène plutôt vers le stationnement des bus en nous expliquant que notre groupe fera l’excursion à l’envers – donc on montera vers Voss en autobus d’où nous prendrons le train pour redescendre vers Flåm. Déception… je ne sais pas pourquoi, mais je suis déçue… j’avais tellement hâte d’embarquer dans le train! Mais tout compte fait, nous avons eu le meilleur trajet car le soleil de l’après-midi était plus étincelant et le petit brouillard du matin s’était levé, donc on a pu prendre de meilleures photos! Nous quittons donc Flåm et à peine quelques minutes plus tard, nous entrons dans un tunnel de 21 km… il nous faudra 20 minutes pour le traverser! Impressionnant quand même! Durant ce temps à la noirceur, notre guide nous raconte toutes sortes d’histoires sur les Trolls et nous lit de la poésie. En fait, la Norvège compte plus de 900 tunnels totalisant 750 km de route ensevelie! Les norvégiens ont développés une technique des plus pointues et sont reconnus partout au monde comme les maîtres-tunneliers. Les ingénieurs qui ont creusé le métro de Laval ont même été faire un stage là bas pour en apprendre un peu plus!
De l’autre côté du tunnel, nous prenons la route de la vallée pour se rendre à l’Hôtel Stalheim. La route est parsemée de cascades, de chutes et de cicatrices causées par les avalanches. Encore des paysages grandioses, à couper le souffle… que de beautés!
Le premier hôtel Stalheim s’est installé en 1885 comme relais postal. Déjà en 1895, il est transformé en hôtel de villégiature et peut recevoir 150 invités. Très vite, la réputation de l’excellent service, mais surtout de la vue stupéfiante sur la vallée Nærøydalen s’étend partout en Europe. La royauté et les nobles de plusieurs pays deviennent des clients réguliers et le plus fidèle est nul autre que l’empereur Wilhelm II qui a visité Stalheim durant 20 étés consécutifs! Bien que l’hôtel actuel soit le 4e construit sur ce site, son style très scandinave et sa riche collection d’objets d’art et d’antiquité lui confèrent un style chaleureux et traditionnel.
Dès notre arrivée, nous prenons d’assaut le jardin de l’hôtel d’où la vue est insaisissable. Après s’être abandonné à l’air pur de ces montagnes et de cette vallée, on nous invite à un goûter dans le salon de l’hôtel. Des danoises (on devrait peut-être les appeler ‘norvégiennes’!!!) aux pacanes et caramel, toutes chaudes, nous attendent avec un (autre) bon café! Vraiment, nous sommes au paradis… on n’entend que des ‘Mmmm’, ‘ahhhhh’, ‘oh my God’… tout le monde se délecte autant avec les yeux, par le paysage, que par l’estomac avec ses gâteries!!
Nous reprenons la route E16 en direction de Voss. Mais avant de rejoindre la route principale, nous devons descendre la route Stalheimskleivi. Cette route avec une quinzaine de virages en tête d’épingle a été construite entre 1842 et 1949, et jusqu’à tout récemment, était une route très étroite à deux sens. Vous pouvez imaginer la tête des vacanciers en camping-car qui devait reculer jusqu’en bas s’il rencontrait un bus? Depuis l’ouverture du grand tunnel, ils ont mis cette route à sens unique, et les bus qui l’empruntent doivent subir une inspection spéciale avant de l’entreprendre! La pente est tellement raide que l’alarme des freins a retenti deux fois durant la descente!
Avant d’arriver à Voss, nous avons fait un arrêt à Tvinde pour y admirer la magnifique chute jumelle (tvinde = twin) de Tvindefossen. Cette chute fait une chute libre de 150 mètres. Un grand camping est aménagé au pied de la chute, un site très populaire des touristes des fjords.
Nous sommes arrivés à Voss à midi. Notre dîner était servi dans la salle à manger principale du célèbre hôtel Fleischer. Construit tout en bois en 1888, il avait complètement brûlé à peine 14 jours après son ouverture. Il a été entièrement reconstruit et a été réouvert l’année suivante. Aujourd’hui, cet hôtel historique est géré par la cinquième génération de Fleischer et attire toujours une foule de touristes tant en hiver qu’en été. L’hôtel et la cathédrale, qui date de 1277, sont les deux seuls bâtiments de Voss qui ait été épargnés durant les bombardements de la 2e Guerre Mondiale!
Le lunch-buffet était très copieux avec toute une panoplie de plats chauds, froids, salades, poissons et desserts. J’ai mangé du saumon à toutes les sauces et sous toutes les formes possibles: saumon cru, poché, fumé, gravlax avec plusieurs salades nordiques et des fromages. Comme le départ de notre train, le fameux Flamsbana, n’était pas avant 13h50, nous avons eu quelques minutes pour marcher un peu dans la ville. Nous aurions bien aimé visité la cathédrale, mais on nous a fermé la porte au nez... fini les visites! C’est dimanche, et on rentre à la maison. Tant pis pour les touristes... Dommage.
De retour à la gare, nous retrouvons nos compagnons de voyage et montons dans le train. Déception... le train est très ordinaire et ressemble au train Amtrak des USA... Notre guide nous explique que nous devons d’abord prendre ce train qui fait la liaison Oslo-Bergen jusqu’à Myrdal et que là, nous monterons à bord du Flamsbana... ouf... soulagement! Le paysage est beau mais nous empruntons tunnels après tunnels. On en profite pour faire une petite sieste! Après 30 minutes, nous arrivons enfin à Myrdal, où nous avons changé de train pour ENFIN monter dans le Flamsbana! Ce train est beaucoup plus charmant! Son extérieur est vert foncé et l’intérieur légèrement vieillot est en bois. De larges fenêtres qui s’ouvrent permettent de bien voir le paysage et de pouvoir prendre de belles photos! Comme le train est presque vide, on peut facilement aller d’un côté à l’autre du train afin de ne rien manquer. Notre guide nous dit à l’avance sur quel côté la vue sera la meilleure!
De Myrdal à Flåm, le chemin de fer fait 20,2 km et dénivellera de 866 à 2 mètres d’altitude, la descente maximale est de 55% , la vitesse moyenne en montée est de 40 km/h et de 30 km/h en descente. Le train possède 5 systèmes de freinage d’urgence, traversera 20 tunnels, 1 pont, 4 tunnels d’eau et fera 8 arrêts! Au quart de la route, nous avons fait un arrêt et sommes sortis du train pour admirer la chute de Kjosfossen qui fait sa descente sur plus de 225 mètres. Un court spectacle de musique et danse nous est offert! Une danseuse, représentant une huldre, un personnage mythique du folklore norvégien ressemblant à un croisement entre la sirène qui charme et attire et un troll qui ne vit que la nuit, fait une danse langoureuse avec une grande robe de prêtresse orangée au son d’une musique New Age... assez flyée merci!!! Voici un petit clip de la performance! http://www.youtube.com/watch?v=IHDq8lboovE
Le paysage, tout au long de la descente vers Flåm, est une succession de monts et vallées, de cascades, de petites fermes, de champs, c’est tout simplement magnifique. Notre guide nous notait tout ce qui était d’intérêt - une vieille ferme de 300 ans, une église, la maison de tel homme ou telle famille! C’était très intéressant et rendait le trajet beaucoup plus vivant. De retour à Flam, nous sommes allés trouver une table sur la terrase du Windows, au pont 9, situé à l’arrière du bateau afin d’avoir une bonne place pour le départ. Le soleil était radieux! La margarita était fraîche... c’était, comme disent les ados, le bonheur accoté!!
Mais pour mettre une cerise sur cette journée assez fabuleuse, le capitaine nous annonce qu’il nous offre un petit cadeau! Il nous amène dans le Nærøyfjord, le deuxième bras du Sognefjord, et le plus étroit de tous les fjords de Norvège (250 mètres de large) jusqu’à Gudvangen. Ce petit détour n’était pas prévu à l’itinéraire, mais comme il nous a dit, on ne peut pas venir jusqu’ici, être juste à côté et ne pas y entrer! J’imagine que d’avoir le CEO de la compagnie à bord a dû faciliter la décision! Ce fjord est à couper le souffle... vraiment... Vers le milieu, au point le plus étroit, ils ont descendu une chaloupe de secours avec le photographe du bateau afin qu’il fasse des photos et vidéos dans ce passage si spectaculaire. Bonne idée capitaine! Envoûtées par ce paysage, nous décidons de souper au buffet afin de ne rien perdre de ce spectacle imprévu! Une fois sortis du fjords, et après un bon repas, arrosé de bon vin, nous allons nous écrouler dans nos lits, repus et satisfaites... quelle journée inoubliable!
Demain, dernière escale... j’avoue qu’on commence à avoir un peu moins d’entrain! Mais chaque ville nous dévoile de nouvelles surprises!!
Jour 11 - 28 juin - Stavanger - 25C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h30
Notre arrivée à Stavanger est prévue pour 10h00 ce matin - youpi! on peut faire une vraie grasse matinée! Plutôt que déjeuner dans la cabine, nous allons à la salle à manger. À 8h00, nous étions les premières!! On dirait bien que tout le monde est épuisé par toutes ces escales consécutives...
Le paysage de la côte est vraiment différent de tout ce qu'on a vu jusqu'à maintenant. Stavanger est la 4e plus grande ville de Norvège et son agglomération compte environ 300 000 habitants. Depuis la découverte du pétrole dans la mer du Nord, elle est devenue la capitale de l'industrie pétrolière norvégienne. De plus, Stavanger est située plus au sud au début de la région des fjords. Les rives sont beaucoup moins escarpées et beaucoup plus aménagées. On y voit beaucoup d'installations pétrolières. La plus grande compagnie pétrolière de Stavanger, Statoil, est détenue à 62,5% par l'État.
Le Journey accoste en fin en plein centre ville, juste à côté du vieux Stavanger. Ce quartier de maisons de bois est le plus vieux d'Europe car il est un des seuls à n'avoir pas succombé au feu. Ces petites maisons, toutes blanches, datent du 17 et 18e s. De notre balcon, nous avions une vue splendide sur ces petites maisons, toutes accrochées unes aux autres.
Aujourd'hui, nous avons opté pour une excursion en catamaran dans le Lysefjord afin d'aller voir le fameux rocher appelé 'La Chaire' ou Preikestolen. C'est une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus des eaux du Lysefjord et qui de par sa forme plate d'environ 25 mètres sur 25 et légèrement en avant sur le fjord est comparable à une chaire d'église. Des milliers de randonneurs visitent ce rocher chaque année. Il faut compter entre 2 et 4 heures de marche pour atteindre la chaire, à travers bruyères, rochers et lacs. Nul besoin de vous dire que nous avons opté pour l'option 'facile', c'est à dire qu'on le verra d'en bas!!!
Nous ne sommes qu'une cinquantaine de personnes dans un catamaran qui peut en contenir deux cent, on a donc beaucoup d'espace. Le guide local est un bonhomme coloré qui s'obstine à ne pas prendre de micro... il passe donc de section en section pour nous raconter toutes sortes d'histoires sur la vie dans ce fjord! Nous sortons du port tout doucement, passant devant le musée du pétrole. Puis, aussitôt sorti du port, le catamaran prend sa vitesse de croisière de 22 noeuds! Ça déménageait! Nous avons traversé l'archipel de Stavanger, puis sommes entrés dans le Lysefjord, le tout dernier fjord de notre voyage. Avant d'aller plus loin, nous faisons un arrêt au Lysefjord Center pour quoi d'autres qu'un bon café et des gaufres!!! En fait, ces gaufres sont de belles crêpes en dentelle, servies avec de la crème fouettée et de la confiture. Encore une fois, on en profite et on se régale! Nous reprenons le catamaran pour entrer encore plus loin dans le fjord.
On nous amène près d'une grande crevasse dans laquelle on peut voir un homme... de plus près, on s'aperçoit que c'est un mannequin qui est accroché dans le creux des rochers... on nous raconte qu'autrefois, les gens qui ne payaient pas leurs impôts venaient ici pour se cacher... à leur risque et péril! Nous faisons une autre approche pour aller nourrir des chèvres qui vivent à flanc de montagnes... elles sont 4 et bien grasses... nous ne sommes certainement pas le seul bateau à venir leur faire un petit coucou!! Puis finalement, nous arrivons au Preikestolen. Cette formation rocheuse aux angles si carrés semble coupé au couteau! C'est difficile à croire que l'érosion à pu tailler une telle forme! Ce morceau de roche, détaché et protubérant pourrait tomber à tout moment! Le dessus de ce rocher est complètement plane, et il n'est nullement clôturé! Les gens s'y promènent comme si de rien n'était! On nous dit qu'il n'y a jamais eu d'accidents!
Sur le retour, nous passons à travers les îlots de l'archipel où les gens fortunés de Stavanger - et dieu sait qu'il y en a beaucoup dans le pétrole - ont leurs résidences secondaires. La plupart des chalets/maisons sont transmises de générations en générations et rares sont ceux qui viennent en vente. Les prix peuvent facilement atteindre le million d'euros pour un petit chalet...
De retour en ville, nous faisons un petit tour pour aller voir la ville et aller dépenser nos derniers kroners norvégiens - je n'ai pu résister à acheter un petit troll déguisé en Viking tenant un drapeau norvégien... un 3 dans 1!! Nous marchons le long du port, mais la rive est envahie par des courts de beach volleyball car un grand tournoi international se tient toute la semaine. Les courts et toutes les installations du tournoi changent pas mal le décor... mais les messieurs peuvent se régaler de voir toutes ces belles scandinaves blondes, bronzées dans leur petit maillot de beach volleyball!!!
Le vieux Stavanger nous dévoile des jardins de roses aux milles couleurs, des maisonnettes blanches, toutes collées les unes sur les autres et des rues en pavés... ce quartier est maintenant très convoité et est devenu un lieu très branché! En retournant vers le centre nous arrivons au musée de la conserve. En effet, les activités traditionnelles de Stavanger furent le transport maritime, la construction navale et l'industrie de la conserve. Dans les années 1950, on a compté plus de 50 conserveries. La dernière a été fermée en 2002. C'est dans cette dernière que le musée à été aménagée. Saviez-vous que la clé pour ouvrir les boîtes de conserves de sardines a été inventé ici-même à Stavanger??
Nous allons jusqu'à la cathédrale qui date de 1125. Cette cathédrale de style roman et gothique est la plus ancienne de Norvège. Jour de chance - elle est ouverte! En plus, une chorale pratique pour un concert qui aura lieu ce week-end! Nous profitons de ce petit moment d'enchantement pour prendre un répit et faire une petite pause fraîcheur. Le mercure monte, et il fait maintenant plutôt chaud!
Nous rentrons vers 16h45 après avoir exploré les allées commerçantes et fait quelques petits achats!
Nos amis de Cruise Critic nous ont invité pour le 'sail away' sur leur balcon puisqu'ils ont une cabine juste en avant du bateau - en plein centre! En fait, ils sont juste sous la suite du CEO d'Azamara, qu'on voit se prélasser sur son balcon! La vue est intéressante car on voit de chaque côté du bateau, toutefois, on voit aussi tout le nez où se font les manoeuvres - un peu bruyant et distrayant. Mais quel bonheur de quitter cette dernière ville des fjords, champagne à la main! Eric, le directeur de croisière, nous avait dit de ne pas manquer le spectacle de ce soir... c'est un nouveau spectacle qu'il a monté durant la croisière précédente avec la troupe. Une revue des grandes comédies musicales! Il a fait ça en grande... programme imprimé avec la bio de tous les chanteurs et musiciens, programme complet etc. En effet, le spectacle était super! Des costumes, perruques, des arrangements mettant en valeur tous ces talents. Il est même arrivé en patins à roulette déguidé en Drag Queen pour la chanson 'Dancing Queen' de ABBA - Il sait définitivement faire preuve d'autodérision!!! Mais il faut donner à César... il est excellent, a une voix extraordinaire et une présence incroyable. Le Cabaret était bondé... avec des gens debout partout. Tout le staff y était!
Demain... dernière journée en mer!
Jour 12 - 29 juin - En mer - 17C - Brouillard et nuages Lever du soleil: 4h29 Coucher du soleil: 21h57
Ce matin, nous nous levons avec de la purée de pois... impossible de voir si la mer est calme ou agitée, on ne voit même pas l'eau! Mais on s'en fout un peu car aujourd'hui est notre dernière journée à bord, et nous sommes ravies d'avoir eu de la belle température durant nos escales. Toutefois, nous sommes intriguées de ne pas avoir entendu la corne de brume, car vraiment, on n'y voit franchement rien...
La salle à manger est fermée ce matin car on prépare un Brunch Extraordinaire, une nouveauté sur les navires d'Azamara. Nous tentons de planifier notre journée pendant le petit déjeuner, mais nous avons de la difficulté à se faire un horaire... il n'y a pas vraiment d'activités intéressantes, on doit faire nos valises, en fait, la seule chose que je ne veux pas manquer est l'Aurevoir des employés... à quelle heure déjà? 10h00... zut, il est 11h00 et on l'a manqué... bon, on l'écoutera à la télé!! Finalement, la journée s'est déroulée un peu bizarrement. On a fait un peu de valises, puis on est allé au brunch qui était en effet extraordinaire! Ils avaient installé le buffet sur le podium central de la salle à manger - les gens familiers avec les navires R sauront de quoi je parle! On pouvait y trouver de tout allant des gaufres et omelettes aux côtelettes d'agneau en passant par des pâtes sautés, des poissons, les fromages - en fait, c'est comme s'ils vidaient les cuisines avant d'embarquer les nouveaux passagers!!!!
En après-midi, nous avons fait une petite sieste question de reprendre des forces après toutes ces escales! Nous avons été réveillé par sursaut au son d'un hélicoptère qui était juste à côté de notre balcon! Assez épeurant merci... un gros hélico noir avec les vitres teintées... On a su plus tard que c'était l'armée danoise qui faisait une petite visite non-annoncée... bizarre! Même le capitaine a trouvé la manoeuvre plutôt cavalière... A 17h30, nous avions une autre rencontre Cruise Critic d'organisée par Azamara. Une trentaine de personne sont venus, et on nous servi champagne, cocktails et hors d'oeuvres à profusion. Seulement Heike, la Directrice de l'Hotel et Eric, le directeur de croisière étaient là. Ils ont ouvert le plancher à ceux qui avaient des commentaires ou questions et finalement, le capitaine est venu dire un petit bonjour! Il a élucidé le mystère de la corne de brume de ce matin - ou en fait, de l'absence de la corne de brume! Il nous a dit qu'il savait que l'itinéraire exigent avait fatigué plusieurs personnes, et plusieurs profiteraient de cette journée en mer pour dormir un peu... alors il n'a pas voulu nous réveiller avec la corne! Il s'est organisé pour rester à plus de 13 miles nautiques des autres navires afin de ne pas avoir à l'activer... non, mais ce n'est pas gentil ça??? J'ai rarement vu un capitaine aussi prévenant!! J'ai quitté la rencontre avant la fin car les gens devenaient un peu redondant avec les mêmes questions et les mêmes commentaires...
Ce soir, nous avons soupé avec un couple de lavallois avec qui nous avions fait quelques excursions! Une belle façon de terminer cette belle croisière. Puis, nous sommes allés au dernier spectacle qui mettait en vedette une artiste de grande renommée - Dale Kristien - la 'vraie' et première Christine du Phantom of the Opera sur Broadway! Une très grande voix!
A 23h00, nos valises étaient à la porte!
Jour 13 - 30 juin - Copenhague: Débarquement - 20C - Soleil
Comme nous n'avions pas de transfert et que nous avions un vol à midi, nous avions reçu une des premières heures de débarquement - 7h45.
Nous sommes allées déjeuner à la salle à manger vers 6h30, et à 7h00 nous étions de retour à la cabine! Le débarquement a débuté exactement à l'heure prévue et tel que prévu, on appelait une couleur aux 15 minutes. Nous sommes donc sortis à 7h45... pile! Eric et Heike étaient à la porte de sortie pour nous souhaiter bon voyage! En moins de 2 minutes - sans exagération - nous avions nos bagages qu'un porteur a apporté jusqu'au taxi et à 7h51, nous étions en route pour l'aéroport! A 8h15, nous étions en ligne pour enregistrer nos bagages... j'oserais dire que c'était trop rapide!!! On a pas eu le temps de réaliser qu'on partait...
C'est ainsi que notre périple de croisière en Norvège a pris fin... toutefois, pour nous, la vacances n'était pas fini puisque nous avons fait un séjour de 4 nuits à Berlin... mais ça, c'est sur la Terra Ferma que nous l'avons fait!
Appréciation générale de la croisière
Bon... pas besoin de m'éterniser pour vous dire que nous avons fait une excellente croisière!
Nos expériences précédentes avec Azamara nous avaient ravis, et cet itinéraire unique permettant de bien explorer la région de fjords, contrairement à d'autres itinéraires qui s'étendent un peu plus, étaient des plus prometteurs.
L'itinéraire - tel que vous avez pu le constater, a été à la hauteur de nos attentes et même plus! On ne connaissait aucune des escales - à part Oslo et Bergen, et nos recherches ne nous avaient pas retourner beaucoup d'information. Toutefois, cette région hautement touristique s'est révélée remplie de découvertes et de possibilités. De plus, je tiens à dire que pour la plupart des escales, un bureau de tourisme était installé près du port, et que plusieurs activités et tours étaient proposés pour les gens qui voulaient faire quelques choses sur place.
Quant à Azamara, la prestation générale a été à la hauteur. Toutefois, nos attentes étaient peut-être un peu différente depuis qu'Azamara a changé son positionnement le 1 avril 2010. En effet, depuis cette date, la compagnie a changé de nom, Azamara Club Cruises, afin de refléter une expérience plus inclusives: vins gratuits aux repas, eau en bouteille, sodas, pourboires etc. Les prix ont aussi grimpé de façon significative! Donc on s'attendait à voir quelques changements... toutefois, rien n'a changé! Il faut dire que la barre est haute, donc je ne veux pas chialer pour chialer... Mais même au niveau des décors, cabines, recouvrement des chaises, fauteuils etc. tout est resté intact. J'aurais pensé que ce nouveau positionnement de la marque aurait été ponctué de quelques changement physiques pour se démarquer de l'ancien Azamara... Mais comme je l'ai dit, la barre était déjà haute. Ma seule préoccupation est que la hausse de prix devient difficile à justifier...
Les 'plus' d'Azamara: - des navires de petite dimension; les avantages sont que l'atmosphère est plus personnelle, qu'il y a une proximité entre les officiers, le capitaine et les passagers, que le navire peut aller dans des endroits plus exclusifs... - un service toujours courtois et personnalisé; toutefois, le fait que le bateau ait été à mi-capacité, les employés étaient parfois un peu moins 'sur la touche', mais de façon générale, le service est hors pair! - la nourriture, variée et de qualité, et par surcroît accompagnée de vins de grande qualité! - buffets de produits locaux - cafés et thés de spécialité gratuit en tout temps - bouchées disponibles à toute heure du jour et du soir au Mosaic (bouchée brunch le matin, sandwich le midi, bouchées pour le thé en après-midi, tapas et hors-d'oeuvres en soirée) - bar à smoothies et à jus frais pressés au déjeuner - service aux chambres 24h avec un immense choix - Lido grill avec beaucoup plus que des hot dogs et burgers... bar à salade, brochettes de boeuf, poulet, agneau, légumes grillés, etc. - utilisation gratuite des saunas, bain de vapeur et douches du spa - de la musique LIVE avec un band de 7 musiciens EXTRAORDINAIRES - pas d'annonce au PA - des spectacles avec des artistes de qualité - spectacle à saveur locale - buanderie gratuite - nouveaux privilèges de loyauté équivalent à Princess (internet gratuit etc.) - embarquement et débarquement simple et ultra-rapide - robe de chambre, pantoufles, jumelles et parapluie dans la cabine
Les moins d'Azamara ... on doit y penser... ça ne vient pas!!! - ah oui... avec les prix qu'ils affichent maintenant, pas sûr qu'on pourra y retourner...
Voilà donc la conclusion de ce récit! N'hésitez pas à poser vos questions sur l'itinéraire ou encore sur la compagnie de croisière. Un comme l'autre vaut la peine d'être essayé!!!
Pour les photos de la croisière: http://picasaweb.google.com/mcdessureault
MissMC
Croisière dans les fjords norvégiens - Azamara Journey - 18 au 30 juin 2010
Jour 1 - Départ de Montréal et embarquement à Copenhague
Notre vol sur Lufthansa a été des plus agréables! Chaque siège avait son système de vidéo avec un bon choix de films, émissions de télé et de poste radio. Nous avions une connexion à Munich d'à peine 45 minutes. Mais comme nous avions demandé le service mobilité réduite, on nous attendait à la barrière avec un cart et ainsi, on a pu passer au devant des lignes de sécurité et de douane, et nous sommes arrivés à notre barrière juste à temps pour l'embarquement. Nous avons atterri à Copenhague à 10h40 et encore une fois, on nous attendait avec un cart. La dame en charge du service est même allée chercher les valises et les a apportées jusqu'au taxi. À 11h15 on filait vers le port!!! Le trajet de CPH au port Freeport de Copenhague prend environ 20-30 minutes. Il y a beaucoup de construction dans le centre de la ville causant un peu de congestion.
Arrivées au port à 11h45, nous sommes accueillies par les bagagistes qui prennent nos bagages en charge. Le port a aménagé un grand chapiteau sur le quai. C'est là que nous faisons notre enregistrement. Nous sommes 6 dans cet immense chapiteau - donc en moins de temps qu'il ne faut nous avons notre carte en main et sommes prêts à monter à bord!
Fidèle à la tradition, nous sommes reçues avec un verre de rosé mousseux et avec l'accueil chaleureux habituel d'Azamara.
C'est notre première croisière sur le Journey, mais il est vraiment identique au Quest sur lequel nous avons navigué deux fois l'an dernier, donc nous avons vraiment le 'feeling' de rentrer à la maison!!! Quel bonheur de retrouver ce sentiment familier.
En attendant que les cabines soient prêtes, nous allons prendre une bouche au Windows Café, le buffet. Un des nouveaux avantages d'Azamara est que le vin est inclus au repas. Rapidement, un serveur vient nous offrir la carte des vins et nous propose le rouge ou le blanc du jour! Décidément, ça commence bien! A 13h00 les cabines sont disponibles. Pas de surprise, la cabine est identique à celles que nous avons eu précédemment. Toutefois, la télé à été changée pour un écran plat. De plus, le frigo est rempli avec nos boissons douces préférées et de l'eau - c'est maintenant inclus et gratuit en tout temps!! Notre butler vient se présenter et nous apporte les valises rapidement. On a le temps de tout déballer avant la drill de sécurité.
Même la drill a été simplifiée... plus besoin de trimbaler les gilets, et on se rencontre au point de ralliement, au Cabaret. Après une brève explication sur comment enfiler le gilet, on nous permet de quitter. En 15 minutes, tout est réglé!!
Le départ du port de Copenhague est toujours impressionnant... les éoliennes bien ancrées en mer et qui bordent le port sont comme des petits soldats blancs qui forment une haie d'honneur aux navires qui quittent son port. Le Norwegian Sun nous précède et nous suivons dans son sillon.
Une rencontre de groupe du Forum Cruise Critic a lieu ce soir à 18h00. Nous étions une cinquantaine de personne et comme d'habitude, c'est toujours réjouissant de rencontrer les personnes avec qui nous avons planifié et échangé pendant tous ces mois! Comme je suis la leader du Roll Call, j'ai plusieurs personnes à saluer... Les officiers nous accueillent ainsi que le directeur de croisière, un canadien Eric De Gray. Eric est un être vraiment exceptionnel. Il est canadien, mesure 6''7', a une voix incroyable (tant quand il parle que quand il chante), était vedette de patin artistique pendant 16 ans... et il n'a que 45 ans! Il est directeur de croisière depuis presque 20 ans, et il a travaillé principalement sur les lignes de luxe comme Radisson, Silversea et récemment Seabourn.
Finalement, le capitaine nous rejoint. Capitaine Johannes Tysse est norvégien et est très fier de nous conduire dans son coin de pays! C'est en fait sa première journée avec Azamara! Donc c'est son baptême ce qui rend cette croisière très spéciale pour nous tous! Lui et Eric font toute une paire car le capitaine est plutôt court... ils ont donc un bon deux têtes de différence!! Ils ont une belle complicité car ils ont travaillé ensemble sur Seabourn.
On nous dit que cette croisière sera pratiquement une croisière privée... nous ne serons que 380 à bord (sur une capacité de 704 passagers) - il y aura donc plus de staff (410) que de passagers!!!
Le Jet Lag commence à se faire sentir alors une petite sieste s'impose avant le souper! Le service en salle à manger est un peu désorganisé mais la nourriture est excellente. De plus, les vins offerts sont de très haute qualité - on ne nous sert pas de la piquette. De plus, les vins sont choisis en fonction des plats principaux, et varieront à tous les jours. En plus de l'offre quotidienne, une sélection d'excellente bouteille d'autres cépages sont offertes à rabais - moins de 20$!!! Nous réussissons à rester éveillées jusqu'au spectacle... comble de bonheur!!! Dan Radner, le chef d'orchestre que nous avions eu sur le Quest en février est sur la scène à la tête du band de 7 musiciens. Je jubile car il est EXTRAORDINAIRE... un musicien accompli, sympathique et un jazzman incroyable...
A 22h30, nous sortons du Cabaret et le soleil est encore tout haut perché dans le ciel... bizarre, mais excitant en même temps. Il faudra tirer les rideaux si on veut fermer l'oeil, mais jet lag aidant, je m'écroule aussitôt la tête sur l'oreiller... littéralement...
A 4h30 le soleil se pointe déjà et je ne peux m'empêcher de jeter un oeil dehors. Le ciel est couvert mais on voit une belle bande orangée à l'horizon. Notre arrivée à Oslo est prévue pour 11h00 ce matin, donc on tente de fermer l'oeil à nouveau!!
Jour 2 - Oslo - Alternance de soleil et pluie - 12C Lever du soleil: 4H25 Coucher du soleil: 21H57
Un réveil un peu désorienté ce matin... le décalage horreur nous rentre dedans un peu! Mais on finit par s'extirper de nos lits et aller déjeuner à la salle à manger vers 9h00. Depuis quelques années, nous privilégions la salle à manger pour le petit déjeuner car on est moins bousculé, et on mange chaud!!! On peut avoir tout ce qu'il y a au buffet, mais tout est fait sur commande donc on a toujours des oeufs frais. De plus, on n'a pas à constamment se lever pour aller chercher ceci ou cela... on aime bien ça! Mais ce matin, c'est le désert... nous sommes 3 couples dans la salle à manger. Soit que tout le monde est crevé et dorme encore, ou qu'ils soient tous au buffet!!
Nous nous sommes installées au Looking Glass, un grand salon sur le devant du bateau, tout vitré, d'où on a une vue extraordinaire! De là, nous avions une vue panoramique sur le fjord d'Oslo que nous avons remonté tout doucement jusqu'à notre arrivée vers 10h30. La température était incertaine - tantôt un beau soleil, et quelques minutes plus tard de gros nuages gris menaçant...
Comme nous avions déjà visité Oslo, nous n'avions pas de plan bien précis, bien que je voulais voir le nouvel Opéra à tout prix, et peut-être aussi visiter la forteresse Akershus, juste à côté du quai où est accosté le Journey. Nous sommes descendus pour aller chercher de l'information au kiosque d'info touristique et 2 bus hop-on-hop-off étaient sur le point de partir... on a donc sauté sur l'occasion (faut le dire vite, car c'était super cher - 37$ par personne)! Mais ce qui est bien est qu'ils ont des bus spéciaux les jours de croisières qui fonctionnent pour toute la durée de l'escale. Comme notre navire était à quai jusqu'à 21h00, il y a eu des bus jusqu'à 20h30, contrairement à d'habitude ou les tours se terminent vers 17h00.
Nous avons pu voir le magnifique Opéra d’Oslo, qui n’y était pas à notre dernier passage. Quelle architecture! Modelé d’après un iceberg, cette construction de marbre blanc est un hommage au passé glaciaire de la Norvège. Tout à fait à propos pour un opéra construit tout au fond d’un fjord! Et la ville est en ébullition! On y voit de la construction partout et le résultat est un heureux mélange de modernité aux lignes épurés et de nostalgie de l’époque Viking.
N'ayant pas à faire tous les arrêts requis pour une première visite, comme le parc Vigeland avec toutes ses sculptures magnifiques, et les musées pour voir les bateaux Vikings, nous avons simplement fait le circuit et apprécié de voir la ville dans son ensemble. Nous avons découvert une ville moderne, et plein changement. Dans quelques semaines à peine, un tunnel qui traversera d'un côté à l'autre du fjord, sous la mer, sera ouvert. Une fois le tunnel en fonction, ils vous démolir le boulevard urbain surélevé (un peu comme le Métropolitain à Montréal) afin de reverdir le bord de l'eau de la ville! Génial non?
Une fois le circuit complété, nous sommes allées prendre une bouchée au buffet puis on a tenté d'aller visiter la forteresse Akershus mais on s'est fait prendre par une grosse ondée de pluie et on a dû rebrousser chemin.
Un super yacht est accosté juste à côté du Journey: le Skat. Curieuse de voir ce méga yacht privé, je suis allé 'googler' pour voir à qui il appartenait: Le Skat est un yacht de luxe construit par Lürssen de Brême, en Allemagne. Le projet a débuté en Novembre 1999 et le yacht lancé en 2001. Le propriétaire est Charles Simonyi, un ancien ingénieur logiciel de Microsoft et le 5e touriste de l'espace. Le yacht est le 64e en importance au monde avec une longueur de 71 mètres (233 pieds). Simonyi fois avait une petite amie danoise qui l'appelait «skat», littéralement «trésor» (ou «taxe»), mais un terme commun d'affection similaire à "honey" en anglais.
Un buffet spécial était offert ce soir - spécialités nordiques. Les tables du Windows Café avait été recouverte de belles nappes blanches, chandelles etc. C'était très agréable avec le ciel clair jusque tard! Le chef avait fait provision de poissons à Oslo - saumon, hake, moules, palourdes etc. On nous le faisait cuire sur mesure, selon notre préférence de cuisson. C'était succulent! De plus, on a pu goûter à d'autres spécialités comme le boeuf Strogonoff, le poulet Gorki, salade de betteraves etc.
De retour à notre cabine vers 23h00, nous avons eu droit à un ciel mauve et orangé de toute beauté... Demain sera une journée en mer... on doit prendre des forces car ce sera suivi par 8 jours d'escale consécutifs...
Jour 3 - 20 juin - En mer - 12C - ciel variable Lever du soleil: 3h54 Coucher du soleil: 21h57
Nous avons quitté la protection du fjord d'Oslo et contournons maintenant le sud de la Norvège afin de remonter vers la côte Ouest. Ce matin, la mer est calme, tellement qu'on a l'impression de ne pas bouger... mais nous savons que cette mer d'huile n'est que temporaire car ce soir, nous serons dans la mer du Nord, reconnue pour être tout sauf sereine!
Nous avons un horaire assez chargé pour cette journée qui devrait en être une de repos! Comme l'itinéraire est intensif avec aucune journée en mer pour les 8 prochains jours, nous avons une conférence qui couvrira la majorité des escales, alors on ne veut pas la manquer! Mais notre 'destination lecturer', une dame dans la soixantaine, est loin d'être du niveau auquel on pourrait s'attendre... nous nous ennuyons de Jon Fleming, le conférencier que nous avons eu en Asie sur le Quest, et qui est de retour sur ce navire pour faire la Méditerranée cet été...
A midi, l'hôtesse francophone avait organisé un déjeuner (lunch) pour les passagers francophones. Quelle bonne idée! Nous avons donc lunché avec 2 autres couples de québécois et un couple de belge. À l'autre table, 2 autres québécois, 4 français et 2 belges. Mais l'hôtesse nous dit qu'il y a une trentaine de francophones à bord.
L'après-midi a été ensoleillé donc on a profité de ce moment de répit pour prendre un bon coup de soleil sur le Lido!!
Contrairement aux autres lignes de croisières, Azamara ne fait pas de soirée du capitaine en tant que telle, mais ce soir, c'était le 'toast' du Capitaine. 15 minutes avant le début du spectacle, on nous a servi du champagne et des truffes de chocolat (mmmm), puis le capitaine est venu faire une petit discours fort intéressant. Il a même poussé l'audace à ce baptiser (il a cassé sa coupe de champagne et s'est asperger les chaussures!!!). Le 'toast' a été suivi d'un excellent spectacle d'un artiste de Las Vegas, Tony Pace qui nous a fait plusieurs imitations, chansons, et numéros différents et intéressants.
Le capitaine nous a annoncé que vers 23h00 nous ferions notre entrée dans le Hardangerfjord, une entrée spectaculaire car très étroite. De plus nous allions passé sous un pont avec seulement 4 mètres de dégagement entre le haut du bateau et le pont! Bien qu'il faisait plutôt froid, je suis resté sur le pont 11 jusqu'à 23h45.
Jour 4 - 21 juin - Eidfjord - 19C - soleil Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h11
Je suis debout depuis 5h00... nous longeons les côtes du fjord et le paysage est tellement bucolique. Les collines vertes sont parsemées de petites maisons blanches, rouges ou jaunes, les trois couleurs de maisons de Norvège. On apprendra que les blanches étaient celles des gens les plus fortunés, tandis que la couleur rouge était utilisé par les paysans, les pauvres car elle était fait de restant de cuivre et d'entrailles de poisson. Souvent les bâtiments de ferme étaient rouge tandis que les maisons étaient blanches.
On peut voir sur le côté sud du fjord des fermes aménagées sur les rives plus planes. Tout un contraste avec les pics de granit encore enneigés et les profondes fissures qui dévalent les montagnes comme des rides dans ce paysage si pur! Je me retrouve sur le pont 11 très tôt, avec quelques enthousiastes qui comme moi, se retrouverons matin après matin sur ce pont tout en haut du navire, d'où nous avons une vue spectaculaire.
Nous arrivons à Eidfjord comme prévu à 8h00. Nichée tout au fond du Hardangerfjord, cette petite commune ne compte que 650 habitants. Un magnifique hôtel est installé face au port, avec une vue imprenable sur le fjord - excepté pour ce matin... car notre navire est accosté face à l'hôtel! Les gens qui ont réservé une chambre vue sur fjord auront toute une surprise ce matin de se retrouver face à face avec nous!!!
Notre excursion parcoure la route qui longe ce fjord et notre guide nous parle de la vie de ces petites communautés et des difficultés qu'elles doivent affronter de vivre dans un tel isolement, et des rigueurs du climat plutôt pluvieux. Mais il y a aussi des bénéfices dus au Jet Stream qui créé un micro-climat permettant la culture des arbres fruitiers. Nous avons pris la route 7 qui mène d'Oslo à Bergen. Elle est bien pavée mais très étroite. Il n'est pas rare que les voitures ou nombreux camping cars que nous croisons doivent reculer jusqu'à un point plus large pour laisser passer le bus! La couleur de l'eau du fjord est incroyable... d'un beau vert turquoise due au fait que c'est un mélange d'eau de mer et d'eau douce de la fonte des glaciers!
Notre excursion nous amène à Kinsarvik, un minuscule village de 450 habitants à l'embouchure du Sørfjorden et du Eidfjorden, deux branches du Hardangerfjord. Nous y avons visité l'une des plus vieilles églises en pierre de Norvège qui date de 1160. Ses mûrs intérieurs sont ornés de fresques impressionnantes dont celle de l'archange Gabriel qui pèse les âmes!
Puis nous poursuivons notre route jusqu'à Lofthus, un village réputé pour ses nombreux vergers de pommes, poires, cerises. Une ferme expérimentale y est installée afin de trouver des techniques permettant de maximiser ce potentiel agricole. La vue de tout ces vergers avec les pics enneigés et l'eau turquoise du fjord est assez surprenante. Après un petit trek sur le bord de l'eau nous faisons la visite de l'église de Lofthus où nous avons pu découvrir un magnifique autel. Le ligne d'autel est décoré d'une jolie dentelle. Notre guide nous indique que ce point de dentelle est reconnu pour le point Hardanger partout au monde. Toutefois, il serait d'origine turque et aurait été rapporté ici par les explorations Vikings. Les femmes du fjord aurait adopté et raffiné ce point, ainsi il prit le nom de la région.
Après cette visite, nous sommes reçus sur la terrasse d'un lodge où on nous servit un gâteau aux pommes à la mode avec un caramel chaud... Tout à fait à point après toute cette marche, et absolument délicieux! Nous faisons aussi connaissance avec un autre couple de québécois de Laval! Je dois noter que le café en Norvège est exquis... il est très fort, mais de grande qualité, probablement un mélange fait de cafés sud-américains et africains. On se régale!!!
De retour à Eidfjord, et sous un soleil ardent, je pars à la découverte de ce petit village: quelques écoles, deux églises - une neuve et une vieille, une épicerie, quelques magasins de souvenirs et une banque dont le guichet refuse de me donner quelques kroners... Les maisons sont toutes de bois, avec des toitures en ardoise, en tuile noire ou en gazon. On retrouve aussi beaucoup d'auberges car ce lieu est hautement touristique pour les gens en quête de plein air. J'ai fait un trek de 90 minutes en suivant une belle rivière qui menait à un lac glaciaire. Je retourne au bateau complètement affamée!! Après un super burger au grill du Lido, nous faisons la farniente sous le soleil nordique jusqu'au départ à 18h00.
Comme notre cabine est en avant, et juste en dessous de la timonerie, nous avons notre conversation quotidienne avec le Capitaine alors qu'il se prépare à lâcher les amarres!
Après un excellent souper à la salle à manger, nous préférons aller écouter l'orchestre du Journey au Mosaic Café, le petit lounge de l'atrium qui fait une session de Jazz ce soir!! Quel délice... De retour à la cabine à 23h30, il fait toujours très clair! Mais nous n'avons pas de coucher de soleil ce soir... seulement un magnifique ciel mauve!
Jour 5 - 22 juin - Bergen - 19C - nuageux et pluie Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13
Le Capitaine Tysse nous avait promis un temps splendide pour notre journée à Bergen, sa ville natale... mais le temps est plutôt gris et maussade. Pas vraiment surprenant car on dit qu'à Bergen il pleut 360 jours par année! Notre consolation est que lors de notre première visite ici, en 2008, il avait fait un soleil radieux toute la journée.
L'arrivée à Bergen nous a semblé moins spectaculaire que la première fois - je cherchais à revoir certaines maisons et chalet que j'avais vu, mais je crois que nous avons pris une route différente. Nous suivions le Prinsendam de HAL et nous avons trouvé notre place au port à côté du Aida Luna, qui nous surveille de son gros oeil!!! Il y aura donc pas mal de monde en ville avec 3 navires au port!
Nous avions choisi de faire une excursion à l'île de Lysoen pour visiter la villa d'un célèbre musicien norvégien, Ole Bull. Nous n'étions pas familière avec ce personnage. Après avoir lu sur lui, nous avons appris qu'il avait connu la célébrité partout au monde et que c'était grâce à lui que Edvard Grieg avait émergé. De plus, avec sa deuxième femme, une américaine, il a fondé plusieurs colonies en Pennsylvanie USA. Nous étions donc curieuse d'en apprendre un peu plus, mais hier soir, on nous a avisé que notre excursion était annulée, faute de participants. Notre seule option était de faire une visite par nous-même... j'étais vraiment déçue et en rogne... Nous n'étions donc aucunement pressée de sortir.
Nous avions donc décidé de faire l'ascension du mont Fløyen en funiculaire... mais avec le brouillard et la pluie, on a aussi oublié ce projet... Finalement, on a décidé de simplement se promener un peu.
Nous avons revu le quartier de Bryggen, site du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est ici que furent construites les premières maisons de Bergen qui furent érigées le long des anciens quais hanséatiques. Pendant 400 ans, les marchands de la Hanse ont dominé Bryggen, qui a été ravagé par les incendies plusieurs fois. Cette fois, nous avons fait des photos des effigies qui ornent la devanture de ces maisons de bois si représentatives de Bergen. La place était animée car on y faisait le tournage d'un film norvégien... surement un thriller car l'acteur, un beau blond était tout en sang!! J'ai trouvé les maisons un peu plus croches que lors de notre dernier passage. En se promenant dans les petites rues, j'ai remarqué que plusieurs installations étaient en cours pour solidifier et redresser plusieurs des maisons.
Puis nous avons flâné un peu dans le fameux marché aux poisson, le Fisketorget. Très touristique, mais quand même très vivant. Les marchands étaient assaillis par les japonais... pourquoi? Pour faire des provisions indécentes de caviar! Plusieurs étals offraient plusieurs types de caviar dont le succulent caviar de saumon - avec ses grosses perles orangées qui éclatent sur la langue. Les japonais repartaient les bras chargés de ces petits pots d'oeufs salés si recherchés... En plus de filet de saumon, de saumon fumé et gravlax, les sandwiches au crevettes et crabe sont aussi très populaires (et très chères...).
Nous avons poursuivi notre marche jusqu'à la rue piétonne pour faire quelques 'commissions'! Nous sommes entrées dans un centre d'achat à la recherche de quelques petits trucs oubliés. On en a profité pour prendre une bouchée dans une petite cafétéria sympathique: 16$ pour un bol de soupe au choux-fleur et 2$ pour aller aux toilettes... welcome to Norway... le coût de la vie est tellement cher ici, pas vraiment la place pour faire du shopping. On laisse faire les commissions... on s'organisera avec ce qu'on a!
Nous sommes donc rentrées au bateau tôt, en passant par le magnifique parc de la Résidence royale, le Hall de Håkon, qui fut construit par le Roi Håkon Håkonsson de 1247 à 1261. Il se situe à côté de la Tour Rosenkrantz, qui date des années 1270. La tour a été agrandie à plusieurs reprises pour servir de fortification et marquer le pouvoir vis-à-vis des puissants marchands hanséatiques. Nous avions fait la visite de la tour et du Hall à notre dernière visite. Alors cette fois, on en a profité pour explorer les jardins où les rhododendrons sont en pleine floraison!
Après toute cette marche, nous faisons une belle sieste... nous avons besoin de récupérer car le capitaine nous a dit que demain matin, à 4h00, nous passerons un passage étroit du Nordfjord à ne pas manquer!! C'est un peu tôt, mais c'est certain que je serai sur le pont. Donc après un excellent souper, nous sommes allées à la conférence sur les fjords - nous n'étions que 6 dans la salle... et hop! on est allé se coucher!
Jour 6 - 23 juin - Nordfjord: Olden - 19C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h10 Coucher du soleil: 23h12
Je vous ai parlé du passage dans le Nordfjord vers 4h00? et bien je ne sais trop si c'était l'anticipation, ou seulement un moment d'insomnie, mais j'étais réveillée à toutes les 30 minutes... Finalement, à 3h30, je suis sortie de mon pyjama et j'ai enfilé mon jeans et manteau chaud et je suis sortie sur le pont. J'aurais pu rester sur le balcon, mais la vue est tellement plus spectaculaire du haut du navire! J'avoue que j'étais la seule vraie crinquée à cette heure, mais j'ai rapidement eu de la compagnie! À 4h00, plusieurs personnes sont apparues, une à une, les yeux endormis et les cheveux ébouriffés! Un petit buffet de café, thé et viennoiseries a été installé au Looking Glass pour combler les creux du petit matin.
Et à 4h00 pile, nous passions à côté du mur de roc le plus haut d'Europe - un mur de plus de 650 m de haut. Passé ce point marquant, le navire a commencer sa navigation sinueuse vers Olden, avec des tournants à 180 degrés. Assez impressionnant! J'avoue que je suis retournée me coucher pour récupérer un peu avant mon excursion du matin au glacier Briksdal!
Le navire devait être à quai à 8h00, mais quand nous sommes arrivés à Olden, le Grand Mistral de Ibero avait pris notre emplacement à quai... le capitaine a donc jeté l'ancre à quelques mètres du port. Le débarquement en navette s'est fait très rapidement, et chaque groupe d'excursion a eu droit à sa propre navette.
La région du Nordfjord, fjord de 106 kilomètres de long, abrite le spectaculaire glacier Briksdal. Le Briksdal est alimenté par les glaciers de fjeld (nom donné aux larges plateaux glaciaires, sur la façade atlantique de la Norvège). Le glacier Briksdal dévale une pente abrupte (1200 mètres), le long d’austères falaises qu’il éclaire de ses couleurs polaires : des touches de turquoise entrecroisées de longue cascade de blanc et de gris. Le glacier Birksdal est au cœur du parc national de Jostedal Glacier.
Pour rejoindre le parc, nous empruntons la route qui longe d'abord la rivière Olden, puis un lac glaciaire du même nom. Le lac est comme un miroir, et on peut apercevoir, tout au fond, l'immensité du glacier Jostedal. La route est parsemée de terrain de camping et de petits chalets. Plusieurs fermes sont aussi installées au creux de cette vallée verdoyante. Le spectacle des montagnes au sommets enneigés se mirant dans le lac est vraiment inoubliable!
Arrivé à Briksdal, on nous donne 2.5 heures pour faire l'ascension et la descente. A notre retour, nous sommes invités à prendre une collation de gâteau et café. Le sentier pour se rendre au glacier est bien aménagé, mais avis aux gens moins en forme... le cardio s'en donne à coeur joie, et les genoux sont mieux d'être bien huilés... l'ascension est assez intense. Toutefois, on a la possibilité de louer des tout-terrrains pour 7 personnes (environ 300$). Je pars donc, en tête de notre peloton et choisis la route la plus difficile, mais la plus belle car elle suit la belle rivière. Le sentier est bordée tantôt de cascades grondantes et scintillantes, tantôt de petits chalets aux toits gazonnés, tantôt de champs remplis de fleurs sauvages. La randonnée est splendide. Arrivés en haut, le spectacle est grandiose. Nous passons sous une grosse roche, et en tournant le coin on arrive nez à nez avec le Glacier Briksdal... wow... on peut même sentir la fraîcheur de cet amas de glace gargantuesque!
Plusieurs morceaux de glace flottent sur le petit lac qui baigne les pieds du glacier. Evidemment, tout le monde se fait photographier... debout, assis, avec des morceaux de glace dans les mains, etc. À peine quelques minutes après mon arrivée, nous sommes envahis par une horde d'Espagnols (du Grand Mistral) et j'avoue que le charme est un peu rompu... mais j'ai eu le temps de bien m'imprégner des turquoises des crevasses et des chutes qui entourent le glacier, comme s'il pleurait à chaudes larmes... C'est donc le moment de prendre la route du retour avant d'à mon tour succomber aux larmes de plaisir qui me montent aux yeux! J'amorce la descente qui est plus difficile... l'ascension est cardio, mais la descente est très musculaire... les cuisses me chauffent tellement certaines des pentes sont raides. De plus, on glisse sur les roches de la morraine. Et en plus, nous faisons face à une marée, que dis-je, un tsunami d'Espagnols qui montent vers le glacier tandis que nous tentons de se frayer un chemin parmi eux... Nous avons été très chanceux car la montée s'est fait sous un couvert nuageux ce qui nous procurait une certaine fraîcheur, mais arrivé en haut, le ciel s'est couvert de gros trous bleus laissant apparaître le soleil. Génial car on a pu prendre des photos du glacier avec et sans soleil (ce qui est mieux pour faire ressortir le bleu des glaces!).
Après toute cette marche, je ne me suis pas fait prier pour engloutir une quantité impressionnante de petites crêpes fourrées de crème, de gâteau aux pommes et de succulent café... décidément, le café est délicieux ici!!
Nous sommes rentrés à Olden vers 13h00. Ce petit village compte environ 600 habitants pour la plupart fermiers, mais qui combinent aussi des emplois en tourisme. Notre chauffeur d'autobus nous a montré sa ferme en passant! Ce petit coin de paradis est un endroit prisé pour les vacances nature - marche en montagne, pêche au saumon et à la truite, kayak dans les fjords. Au centre du village, il n'y avait guère plus qu'une belle église à visiter, quelques boutiques de souvenirs - toujours les mêmes (trolls ou pull en laine à motif norvégien), et une magnifique chutes d'eau en cascade.
Au menu pour l'après-midi: farniente sur le pont, on se fait chauffer sous le soleil brillant bien installé sur les chaises longues du Lido... on doit reposer tous ces muscles qu'on ne savait même pas posséder!!!
Jour 7 - 24 juin - Storfjord: Geiranger - 16C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h15
C'est aujourd'hui que nous allons enfin défiler le long du plus célèbre fjord de Norvège inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2005, le Geirangerfjord!! C'est une branche d'une quinzaine de kilomètres du Storfjord. Au fond du fjord se trouve le village de Geiranger.
Comme l'entrée dans le fjord se fera vers 6h00, nous pouvons faire la grasse matinée!!! Le capitaine nous a invité à ne pas manquer le passage près des célèbres chutes des 7 sœurs qui seront visibles vers 7h00. Comme nous étions au lit tôt hier soir, je suis fidèle à mon horaire et je suis sur le pont très tôt... ça permet à Mariette de dormir un peu après une nuit un peu houleuse.
Au fil du fjord, les cascades hautes de centaines de mètres défilent sous nos yeux... C'est en fait une des raisons pourquoi ce fjord est si reconnu - il n'est ni le plus étroit, ni le plus long mais parsemés de ces centaines de cascades, il est définitivement le plus joli!
On aperçoit plusieurs filets d'eau qui se jettent du haut de la falaise... ça y est! Nous somme aux 7 Soeurs!! Clic clic clic... les appareils photo se font aller! Puis tout à coup, nous réalisons que se pointent les vraies 7 Soeurs, avec 7 cascades côte à côte bien distinctes! On s'est tous fait prendre. J'ai alors rebaptisé les fausses soeurs du nom des 7 Nains! On a tous bien ri, et je pense que ce nouveau nom pourrait trouver place sur les nouvelles cartes géographiques!!! Cette chute est vraiment impressionnante et la plus haute des sept fait une chute libre de plus de 250 mètres! Juste en face, on peut voir une autre magnifique chute qu'on appelle 'Le prétendant' puisqu'on dit qu'il fait la cours aux 7 soeurs!
Vers 8h00, nous rejoignons le Eurodam de HAL ancré dans la magnifique baie face au village de Geiranger.
Aujourd'hui, nous allons visiter une ferme d'été, nichée dans la vallée de Norddal. Nous ne sommes que 15 personnes dans notre excursion! Super! Et coup de chance, nous réussissons à avoir les premiers sièges au devant du bus! Notre guide est un charmant jeune suédois, qui passe ses hivers à faire du ski ici et là, et l'été, à faire le guide touristique! Ici, il peut combiner ses deux passions car on retrouve les seules stations de ski d'été - comme il y a trop de neige l'hiver, les stations ne sont ouvertes que l'été!!!
Nous empruntons la fameuse route des aigles - Ørneveien, avec ses 11 virages en épingles à cheveux. Le premier virage est impressionnant, le deuxième, sur le bord de la falaise commence à être un peu plus énervant. Au troisième, ma mère n'en peut plus, elle détale et s'installe à quelques bancs derrière moi! Les navires au fond du fjord deviennent de plus en plus petits! Nous atteignons finalement le point le plus haut à 624m/2,047pi... Puis nous empruntons un des fameux tunnels afin de traverser jusque dans la vallée de Eidsdal. Nous traversons cette vallée où défilent lacs et cascades, encadrés de pics enneigés... c'est époustouflant. On ne sait plus comment capturer ces paysages afin de leur rendre justice.
Nous quittons la route pour emprunter un chemin privé, en gravier. C'est la route privé de la ferme Herdal. Cette ferme d'une trentaine de bâtiments semble perdues au creux d'une vallée bordée de grands pics de granit raides et escarpés, couronnés de neiges éternelles. Deux jeunes filles viennent nous accueillir. Elles travaillent et habitent la ferme pour les mois d'été avec 6 autres personnes. Dès les mois chauds arrivés, plusieurs fermiers de la région montent leurs chèvres à cette ferme d'été afin de laisser paître les animaux. C'est une ferme traditionnelle, qui fonctionne comme au temps des Vikings i.e. sans électricité ni eau courante! La seule électricité provient d'une génératrice utilisée pour la traite des 350 chèvres. Les employés utilisent le gaz et le bois pour se chauffer et pour la cuisson, et gardent les aliments au frais dans les ruisseaux d'eau glaciale des montagnes!
On y fabrique plusieurs fromages dont le Brunost, le fameux fromage de chèvre brun. Ce fromage au goût doux et sucré est fabriqué selon la méthode traditionnelle avec le petit lait de chèvre. Il est chauffé pendant 7-8 heures jusqu'à ce l'eau s'évapore et que les sucres du lait caramélise. Quel délice... On a pu goûter à ce fromage et à plusieurs autres, tous fabriqués ici ou dans la région.
Après avoir visité les cabines des employés et avoir fait copains avec les petits agneaux (ils sont très mignons, mais un peu puants...) , nous avons eu droit à un autre goûter de crêpes, de crème sure faite sur place et de confiture. Décidément, les norvégiens ont la dent sucrée... ça tombe bien, nous aussi!
Sur la route de retour, nous avons eu quelques gouttes de pluie, et puis hop, le soleil est de retour. Nous sommes bénis, car la température est vraiment de notre côté! Avant de rentrer à Geiranger, nous faisons un arrêt au haut de la fameuse route des aigles, au point de vue de Ørneveien afin de prendre la traditionnelle photos avec notre navire tout au fond du fjord... inévitable, et quand même très impressionnante.
Le navire a quitté le port vers 18h00 et cette fois, les chutes des 7 soeurs seront de notre côté du navire - donc nous restons bien installés sur notre balcon. Arrivés aux chutes, le capitaine a arrêté le bateau afin que tous puissent admirer ces chutes magnifiques... au bout d'une quinzaine de minutes, il a annoncé qu'il tenterait une petite pirouette! Il allait faire un 360 degrés dans le fjord afin que tout le monde puisse admirer les chutes de part et d'autres du fjord! Excitant!! Le bateau, une fois au travers du fjord bloquait pratiquement le passage! D'ailleurs, le traversier qui nous suivait a du arrêter sa course le temps que nous complétions la pirouette. Tout le staff était sur le bridge, et on a pu échanger avec eux sur la grande beauté de ce paysage! Peu après notre départ des 7 soeurs, un brouillard épais s'est installé dans le fjord...
Ce soir, notre directeur de croisière, Eric De Gray a fait son one-man show... wow... pas d'autres mots. Une voix extraordinaire, un sens de l'humour mordant, il est très talentueux et tellement sympathique.
Pour un aperçu de sa prestation, j'ai trouvé ce petit clip sur You Tube http://www.youtube.com/watch?v=PzcJP1iSYWg
Jour 8 - 25 juin - Molde - 10-12C - pluie et brouillard Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13
L'arrivée à Molde se fait sous la brume, des nuages très bas et de la pluie. La journée s'annonce moins prometteuse, mais l'excursion réservée aujourd'hui nous permettra de découvrir une bribe du passé de la Norvège alors que nous visiterons les forteresses et bunkers érigés par les Allemands durant l'occupation de la 2e guerre mondiale.
Contrairement à tous les petits villages et petites communes que nous avons visités jusqu'à maintenant, Molde compte environ 24 000 habitants. Elle est située dans le comté de Møre og Romsdal, en est son centre administratif et est au bord de la mer de Norvège, à l'embouchure du fjord de Romsdal. Elle est reconnue pour ses montagnes magnifiques qu'on surnomme les Alpes de Romsdal. Mais il faudra y retourner pour les voir car le couvert nuageux est tellement bas qu'on ne voit pratiquement rien devant nous, encore moins les pics montagneux!!!
Cette ville n'est reliée au reste de la Norvège que par bateau - le fameux Hurtigruten, le navire postal, y fait escale tous les jours, par ferries, par la route ou par avion. Il n'y a pas de train qui puisse nous y amener.
Bien que le surnom de Molde soit la ville des roses, c'est plutôt les rhododendrons qui égayent les jardins. On nous dit que la végétation a deux semaines de retard... comme au Canada, tout est deux semaines en avance, on se sent presque responsable de ce retard - comme si on leur avait pris ces deux semaines de floraison!!!
Notre premier arrêt est au point de vue du Mont Varden à 407 mètres d'altitude. Plutôt futile comme arrêt quand le brouillard nous empêche de voir à 15 pieds devant nous... mais notre guide nous dit qu'on peut quand même faire l'arrêt pour utiliser les toilettes... ça fait 10 minutes qu'on a quitté le navire, mais bon, on se plie... mais comble de malheur, les toilettes sont fermées! On nous donne alors 15 minutes pour explorer... décidément, la grogne s'installe!
Nous reprenons la route direction nord vers le village de Bud (prononcé bioud). C'est un joli petit village de pêcheur qui a toujours une importance stratégique au fil de l'histoire, d'abord parce que ses habitants ont toujours résisté aux marchands de la ligue hanséatique qui voulaient prendre leur territoire de pêche, puis plus tard comme point stratégique des allemands qui y construisirent des forteresses.
Avant de visiter les bunkers, nous avons été reçus à l'auberge du village pour un goûter de... vous l'avez deviné, crêpes fourrées, gâteau au chocolat et un bon café! Ces crêpes sont vraiment la gâterie préférée des norvégiens, et chaque région les prépare à leur façon, toujours un régal!!
Nous visiterons la forteresse maritime d'Ergan avec la directrice de son musée - Britt, une dame de 65 ans, née en 1945 durant l'occupation. Elle avait une foule d'histoire à nous raconter!
La forteresse a été construite entre 1940-45 et comporte un réseau de bunkers sous-terrains, un poste de commande et les quartiers des soldats et prisonniers de guerre. On y retrouve une foule d'armes, d'équipement militaire de communication et une expo sur les évènements locaux durant la guerre. Des prisonniers de guerre furent utilisés pour creuser les tunnels, et même après la fin de la construction, leur traitement cruel par les allemands leurs attirèrent la sympathie des habitants de Bud qui formèrent un réseau de résistance sans cesse grandissant. Britt nous raconte les témoignages qu'elle a récolté des anciens qui ont vécu durant cette terrible époque... le grand-père qui pisse dans le lait que le soldat allemand lui réclame etc.
À la fin de la guerre, les bunkers ont été condamnés, et plusieurs installations détruites, et les armes allemandes, jetées à la mer. Britt nous raconte que durant son adolescence, ces bunkers abandonnés étaient devenus le terrain de jeu des jeunes du coin... on peut bien s'imaginer!! Les jeunes s'y rendaient à l'insu de leur parents. Ils apportaient des patates dans lesquelles ils plantaient des clous et les jetaient au feu pour les faire cuire! Ils utilisaient le bois des murs, planchers et escaliers pour se chauffer... Si un ou l'autre des parents arrivaient pour les surprendre, ils avaient un système et tous se sauvaient en sautant dans de vieilles poches de plastiques vides, et glissaient tout au fond des tunnels - comme ils avaient brûlé tous les escaliers, c'était leur moyen de descendre! Moins facile pour remonter!! Elle nous a affirmé que bien des habitants de Bud ont eu leur première romance dans ces bunkers!
Après cette visite, nous avons emprunté la Route de l'Atlantique, un autre des points d'attrait de cette région. Cette route zigzague sur un parcours jalonné par 8 ponts qui surplombent la mer, reliant les îles entre Molde et Kristiansund dans les fjords de l'Ouest. Votée comme 'la construction norvégienne du siècle' en 2005, la Route de l’Atlantique saute agilement d’île en île, et est l'hôte d'une faune riche en oiseaux et en phoques, et passe par des excellents lieux de pêche accessibles en bateau ou tout simplement depuis les bords rocheux du littoral ou des passerelles aménagées à côté des ponts. La Route de l’Atlantique fut ouverte en 1989 et est aujourd’hui gratuite. Tout un investissement pour relier quelques villages de pêcheurs de quelques centaines d'habitants. La richesse des infrastructures de ce pays fragmenté et peu peuplé - ils sont moins de 5 millions en Norvège - nous provoque une petite pointe de jalousie...
Bien que la température ait été plutôt moche aujourd'hui, nous sommes ravis d'avoir appris sur ce passé plutôt sombre mais d'avoir aussi découvert un peuple résilient, et fier de sa nation!
De retour à Molde, je pars à la découverte de la ville pour voir les quelques points d'intérêts comme la cathédrale, la place de la dame aux roses et la célèbre statue du Jazzman, soulignant l'important festival de Jazz que cette ville reçoit tous les étés. Je me permets un peu de shopping car cette petite ville a un peu plus que des magasins de souvenirs! Je fais aussi une petite visite à l'épicerie du centre - je trouve toujours intéressant de voir qu'est-ce que les gens mangent et comment sont les étalages!
Ce soir, le chef nous a préparé un buffet norvégien avec des poissons locaux achetés au port aujourd'hui! Saumon, moules, palourdes. Le tout accompagné de la musique céleste de la harpiste! Une autre journée bien remplie... et demain? On recommence!!!
Jour 9 - 26 juin - Ålesund - 13-20C - Nuage et soleil Lever du soleil: 4h12 Coucher du soleil: 23h11
Après un copieux petit-déjeuner à la chambre, notre journée à Ålesund n'augure toujours pas bien... les nuages sont très bas et notre visibilité vraiment limitée... mais notre excursion ne part pas avant 9h00 ce matin.
Ålesund est une ville particulière puisqu'elle a été complètement détruite par le feu en 1904 et a été reconstruite selon un plan bien établi avec comme consigne d'utiliser le style Art Nouveau pour la reconstruction de toutes les maisons. Cette ville de 40 000 habitants est un port important pour le tourisme mais aussi pour la pêche au hareng. Elle est situé à l'embouchure du Storfjord, celui-là même qui abrite le Geirangerfjord! Ålesund est sise sur un archipel de trois îles, reliées par des tunnels.
Nous rejoignons notre guide Britt, une norvégienne pure laine cette région qui nous amène tout d'abord au musée Sunnmøre, un musée en plein air où nous verrons plus de 50 différents types d'habitations traditionnelles et une quarantaine d'embarcations démontrant le style de vie des habitants de cette région jusque dans les années 1900. Chaque type d'habitation avait son utilité - la maison où les gens vivaient, celle où les animaux étaient logés, le garde-manger (celle-ci est comme suspendu dans le vide, les marches d'escalier ne touchent pas à la maison pour éviter que les souris puissent y monter!) et les fameuses boat-houses, où les habitants des fjords gardaient leurs embarcations. Ces boat-houses étaient aussi construites près des villages car lorsqu'ils se rendaient au village pour faire provisions, échanges ou pour aller à l'églises, ils utilisaient la boat-house pour ranger leur bateau mais aussi pour se changer! Pas question d'aller à la messe avec les vêtements requis pour faire la traversée!!! Ainsi, ils laissaient leurs beaux vêtements dans la boat-house du village, car ils n'en avait aucune utilité à la ferme!! Nous avons aussi pu voir l'évolution des embarcations, à partir de grands bateaux vikings! Que d'ingéniosité au sein de ces peuples... Britt nous racontât tellement d'histoire qu'il aurait fallu l'enregistrer pour tout se souvenir!
Après cette visite enrichissante, nous somme montés jusqu'au mont Aksla, une des attractions touristiques majeures de Ålesund. D’ici, le panorama sur la ville, l’archipel magnifique ainsi que les majestueuses alpes de Sunnmøre est formidable. Deux options existent pour rejoindre ce point de vue: on peut monter sur l’Aksla en prenant les 418 marches à partir de Byparken (le parc central) ou bien l'autobus jusqu’au sommet. Devinez quelle option nous avons choisi?? Certainement pas les marches... on garde notre énergie pour découvrir la ville à pied en après-midi! Dans le parc qui se trouve au pied du Mont Aksla il y a une jolie place de jeux pour les enfants ainsi qu’une statue du viking Gange-Rolf qui fonda la Normandie en 911. C’est l’ancêtre de Guillaume le Conquérant qui conquit l’Angleterre en 1066 et par conséquent l’ancêtre de la maison royale anglaise. A écouter les norvégiens, on apprend que les Vikings ont laissé leur trace à bien plus d'endroit qu'on ne le croit!!
La vue du mont Aksla est époustouflante! Heureusement pour nous, le brouillard s'est levé et bien que le soleil ne soit pas encore au rendez-vous, on a une vue spectaculaire sur les trois îles qui composent cette ville si colorée et aux toitures en pignons! Les appareils photo ne dérougissent pas! On peut même voir le Journey accosté en plein coeur de cette jolie ville.
Nous terminons cette excursion par un tour de ville où nous découvrons ces maisons au style si particulier. Les consignes de reconstruction étaient très précises: murs de pierre, toit de plomb, style architectural Art Nouveau qui prend nom de Jugendstil en Norvège.
Voici ce qu'on dit de l'Art nouveau: Il se caractérise par l'inventivité, la présence de rythmes, couleurs, ornementations, inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. C'est aussi un art total en ce sens qu'il occupe tout l'espace disponible pour mettre en place un univers personnel considéré comme favorable à l’épanouissement de l'homme moderne de ce début du XXe siècle. En France, l'Art nouveau était également appelé par ses détracteurs le style nouille en raison des formes en arabesques caractéristiques, ou encore le style métro, à cause des bouches de métro parisiennes réalisées en 1900 par Hector Guimard.
Le résultat de cette reconstruction est phénoménal! Des centaines de tourelles ornent les toitures et les maisons aux teintes pastelles créent un décor tout droit sorti des contes de fée... L'ensemble est spectaculaire. Ce mini-tour de ville nous a convaincu de revenir se balader dans les rues après un dîner bien mérité! On monte vite au buffet pour se redonner des forces... soupe Thaie aux écrevisses avec un succulent cari de poulet, et hop, nous repartons. Mais nous avons maintenant un nouveau compagnon!! Le soleil est sorti de sa cachette et il nous dévoile toutes les couleurs de cette ville. Le navire est accosté en plein centre, on est donc tout près de tout ce qu'il y a à voir.
Tout en admirant les tourelles, pignons, bas-reliefs en fruits, en fleur et toute les fioritures qui ornent ces bâtisses, nous avons fait un peu de shopping! La mode européenne est tellement différente de la nôtre - beaucoup plus de fibres naturelles, et des vêtements très fluides, souvent déconstruits. On se laisse tenter par quelques morceaux...
Nous sommes revenus à bord pour 15h00 afin de ne pas manquer le spectacle d'une troupe locale qui nous a fait un spectacle de danses et musiques folklorique de Norvège. Comme toujours, on se dit que tous les folklores ont des racines communes... les danses de toutes les nations ont beaucoup de points communs! La troupe est composée de personnes de 5 à 78 ans! C'est génial de voir cet amalgame d'âge perpétuer les traditions... Après le spectacle nous avons vu la troupe au buffet où le directeur de croisière les a invités à prendre une petite collation d'après-midi... les enfants se sont régalés des nombreux gelato!!
Au gré du départ d'Alesund, nous somme allés souper avec des amis de Cruise Critic - encore un souper délicieux et en bonne compagnie. Nous allons nous coucher tôt car demain, une autre journée (notre 7e consécutive...) bien remplie avec une grande excursion de 9 heures!!!
Jour 10 - 27 juin - Flåm - 20C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h03
Enfin, un matin ensoleillé! En fait, de toutes nos escales, celle-ci était la seule où je souhaitais ardemment avoir du soleil. Depuis des mois, j’avais réservé cette excursion qui allait nous mener à Voss avec le fameux train Flamsbana. Je suis donc enchantée de voir ce beau soleil qui éclaire le fameux Sognefjord que nous descendons avant de rejoindre la petite ville de Flåm, niché au creux de l’Aurlandsfjord, un des deux bras du Sognefjord.
Deux départs pour le train étaient offerts : 8h45 et 9h15. Nous avons choisi le premier. Nous sortons du bateau, fébrile d’aller prendre nos places dans le train qui est en gare à quelques mètres d’où est accosté le navire. Flåm est une toute petite commune d’à peine 500 âmes, et tout est près du quai. Mais notre guide nous amène plutôt vers le stationnement des bus en nous expliquant que notre groupe fera l’excursion à l’envers – donc on montera vers Voss en autobus d’où nous prendrons le train pour redescendre vers Flåm. Déception… je ne sais pas pourquoi, mais je suis déçue… j’avais tellement hâte d’embarquer dans le train! Mais tout compte fait, nous avons eu le meilleur trajet car le soleil de l’après-midi était plus étincelant et le petit brouillard du matin s’était levé, donc on a pu prendre de meilleures photos! Nous quittons donc Flåm et à peine quelques minutes plus tard, nous entrons dans un tunnel de 21 km… il nous faudra 20 minutes pour le traverser! Impressionnant quand même! Durant ce temps à la noirceur, notre guide nous raconte toutes sortes d’histoires sur les Trolls et nous lit de la poésie. En fait, la Norvège compte plus de 900 tunnels totalisant 750 km de route ensevelie! Les norvégiens ont développés une technique des plus pointues et sont reconnus partout au monde comme les maîtres-tunneliers. Les ingénieurs qui ont creusé le métro de Laval ont même été faire un stage là bas pour en apprendre un peu plus!
De l’autre côté du tunnel, nous prenons la route de la vallée pour se rendre à l’Hôtel Stalheim. La route est parsemée de cascades, de chutes et de cicatrices causées par les avalanches. Encore des paysages grandioses, à couper le souffle… que de beautés!
Le premier hôtel Stalheim s’est installé en 1885 comme relais postal. Déjà en 1895, il est transformé en hôtel de villégiature et peut recevoir 150 invités. Très vite, la réputation de l’excellent service, mais surtout de la vue stupéfiante sur la vallée Nærøydalen s’étend partout en Europe. La royauté et les nobles de plusieurs pays deviennent des clients réguliers et le plus fidèle est nul autre que l’empereur Wilhelm II qui a visité Stalheim durant 20 étés consécutifs! Bien que l’hôtel actuel soit le 4e construit sur ce site, son style très scandinave et sa riche collection d’objets d’art et d’antiquité lui confèrent un style chaleureux et traditionnel.
Dès notre arrivée, nous prenons d’assaut le jardin de l’hôtel d’où la vue est insaisissable. Après s’être abandonné à l’air pur de ces montagnes et de cette vallée, on nous invite à un goûter dans le salon de l’hôtel. Des danoises (on devrait peut-être les appeler ‘norvégiennes’!!!) aux pacanes et caramel, toutes chaudes, nous attendent avec un (autre) bon café! Vraiment, nous sommes au paradis… on n’entend que des ‘Mmmm’, ‘ahhhhh’, ‘oh my God’… tout le monde se délecte autant avec les yeux, par le paysage, que par l’estomac avec ses gâteries!!
Nous reprenons la route E16 en direction de Voss. Mais avant de rejoindre la route principale, nous devons descendre la route Stalheimskleivi. Cette route avec une quinzaine de virages en tête d’épingle a été construite entre 1842 et 1949, et jusqu’à tout récemment, était une route très étroite à deux sens. Vous pouvez imaginer la tête des vacanciers en camping-car qui devait reculer jusqu’en bas s’il rencontrait un bus? Depuis l’ouverture du grand tunnel, ils ont mis cette route à sens unique, et les bus qui l’empruntent doivent subir une inspection spéciale avant de l’entreprendre! La pente est tellement raide que l’alarme des freins a retenti deux fois durant la descente!
Avant d’arriver à Voss, nous avons fait un arrêt à Tvinde pour y admirer la magnifique chute jumelle (tvinde = twin) de Tvindefossen. Cette chute fait une chute libre de 150 mètres. Un grand camping est aménagé au pied de la chute, un site très populaire des touristes des fjords.
Nous sommes arrivés à Voss à midi. Notre dîner était servi dans la salle à manger principale du célèbre hôtel Fleischer. Construit tout en bois en 1888, il avait complètement brûlé à peine 14 jours après son ouverture. Il a été entièrement reconstruit et a été réouvert l’année suivante. Aujourd’hui, cet hôtel historique est géré par la cinquième génération de Fleischer et attire toujours une foule de touristes tant en hiver qu’en été. L’hôtel et la cathédrale, qui date de 1277, sont les deux seuls bâtiments de Voss qui ait été épargnés durant les bombardements de la 2e Guerre Mondiale!
Le lunch-buffet était très copieux avec toute une panoplie de plats chauds, froids, salades, poissons et desserts. J’ai mangé du saumon à toutes les sauces et sous toutes les formes possibles: saumon cru, poché, fumé, gravlax avec plusieurs salades nordiques et des fromages. Comme le départ de notre train, le fameux Flamsbana, n’était pas avant 13h50, nous avons eu quelques minutes pour marcher un peu dans la ville. Nous aurions bien aimé visité la cathédrale, mais on nous a fermé la porte au nez... fini les visites! C’est dimanche, et on rentre à la maison. Tant pis pour les touristes... Dommage.
De retour à la gare, nous retrouvons nos compagnons de voyage et montons dans le train. Déception... le train est très ordinaire et ressemble au train Amtrak des USA... Notre guide nous explique que nous devons d’abord prendre ce train qui fait la liaison Oslo-Bergen jusqu’à Myrdal et que là, nous monterons à bord du Flamsbana... ouf... soulagement! Le paysage est beau mais nous empruntons tunnels après tunnels. On en profite pour faire une petite sieste! Après 30 minutes, nous arrivons enfin à Myrdal, où nous avons changé de train pour ENFIN monter dans le Flamsbana! Ce train est beaucoup plus charmant! Son extérieur est vert foncé et l’intérieur légèrement vieillot est en bois. De larges fenêtres qui s’ouvrent permettent de bien voir le paysage et de pouvoir prendre de belles photos! Comme le train est presque vide, on peut facilement aller d’un côté à l’autre du train afin de ne rien manquer. Notre guide nous dit à l’avance sur quel côté la vue sera la meilleure!
De Myrdal à Flåm, le chemin de fer fait 20,2 km et dénivellera de 866 à 2 mètres d’altitude, la descente maximale est de 55% , la vitesse moyenne en montée est de 40 km/h et de 30 km/h en descente. Le train possède 5 systèmes de freinage d’urgence, traversera 20 tunnels, 1 pont, 4 tunnels d’eau et fera 8 arrêts! Au quart de la route, nous avons fait un arrêt et sommes sortis du train pour admirer la chute de Kjosfossen qui fait sa descente sur plus de 225 mètres. Un court spectacle de musique et danse nous est offert! Une danseuse, représentant une huldre, un personnage mythique du folklore norvégien ressemblant à un croisement entre la sirène qui charme et attire et un troll qui ne vit que la nuit, fait une danse langoureuse avec une grande robe de prêtresse orangée au son d’une musique New Age... assez flyée merci!!! Voici un petit clip de la performance! http://www.youtube.com/watch?v=IHDq8lboovE
Le paysage, tout au long de la descente vers Flåm, est une succession de monts et vallées, de cascades, de petites fermes, de champs, c’est tout simplement magnifique. Notre guide nous notait tout ce qui était d’intérêt - une vieille ferme de 300 ans, une église, la maison de tel homme ou telle famille! C’était très intéressant et rendait le trajet beaucoup plus vivant. De retour à Flam, nous sommes allés trouver une table sur la terrase du Windows, au pont 9, situé à l’arrière du bateau afin d’avoir une bonne place pour le départ. Le soleil était radieux! La margarita était fraîche... c’était, comme disent les ados, le bonheur accoté!!
Mais pour mettre une cerise sur cette journée assez fabuleuse, le capitaine nous annonce qu’il nous offre un petit cadeau! Il nous amène dans le Nærøyfjord, le deuxième bras du Sognefjord, et le plus étroit de tous les fjords de Norvège (250 mètres de large) jusqu’à Gudvangen. Ce petit détour n’était pas prévu à l’itinéraire, mais comme il nous a dit, on ne peut pas venir jusqu’ici, être juste à côté et ne pas y entrer! J’imagine que d’avoir le CEO de la compagnie à bord a dû faciliter la décision! Ce fjord est à couper le souffle... vraiment... Vers le milieu, au point le plus étroit, ils ont descendu une chaloupe de secours avec le photographe du bateau afin qu’il fasse des photos et vidéos dans ce passage si spectaculaire. Bonne idée capitaine! Envoûtées par ce paysage, nous décidons de souper au buffet afin de ne rien perdre de ce spectacle imprévu! Une fois sortis du fjords, et après un bon repas, arrosé de bon vin, nous allons nous écrouler dans nos lits, repus et satisfaites... quelle journée inoubliable!
Demain, dernière escale... j’avoue qu’on commence à avoir un peu moins d’entrain! Mais chaque ville nous dévoile de nouvelles surprises!!
Jour 11 - 28 juin - Stavanger - 25C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h30
Notre arrivée à Stavanger est prévue pour 10h00 ce matin - youpi! on peut faire une vraie grasse matinée! Plutôt que déjeuner dans la cabine, nous allons à la salle à manger. À 8h00, nous étions les premières!! On dirait bien que tout le monde est épuisé par toutes ces escales consécutives...
Le paysage de la côte est vraiment différent de tout ce qu'on a vu jusqu'à maintenant. Stavanger est la 4e plus grande ville de Norvège et son agglomération compte environ 300 000 habitants. Depuis la découverte du pétrole dans la mer du Nord, elle est devenue la capitale de l'industrie pétrolière norvégienne. De plus, Stavanger est située plus au sud au début de la région des fjords. Les rives sont beaucoup moins escarpées et beaucoup plus aménagées. On y voit beaucoup d'installations pétrolières. La plus grande compagnie pétrolière de Stavanger, Statoil, est détenue à 62,5% par l'État.
Le Journey accoste en fin en plein centre ville, juste à côté du vieux Stavanger. Ce quartier de maisons de bois est le plus vieux d'Europe car il est un des seuls à n'avoir pas succombé au feu. Ces petites maisons, toutes blanches, datent du 17 et 18e s. De notre balcon, nous avions une vue splendide sur ces petites maisons, toutes accrochées unes aux autres.
Aujourd'hui, nous avons opté pour une excursion en catamaran dans le Lysefjord afin d'aller voir le fameux rocher appelé 'La Chaire' ou Preikestolen. C'est une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus des eaux du Lysefjord et qui de par sa forme plate d'environ 25 mètres sur 25 et légèrement en avant sur le fjord est comparable à une chaire d'église. Des milliers de randonneurs visitent ce rocher chaque année. Il faut compter entre 2 et 4 heures de marche pour atteindre la chaire, à travers bruyères, rochers et lacs. Nul besoin de vous dire que nous avons opté pour l'option 'facile', c'est à dire qu'on le verra d'en bas!!!
Nous ne sommes qu'une cinquantaine de personnes dans un catamaran qui peut en contenir deux cent, on a donc beaucoup d'espace. Le guide local est un bonhomme coloré qui s'obstine à ne pas prendre de micro... il passe donc de section en section pour nous raconter toutes sortes d'histoires sur la vie dans ce fjord! Nous sortons du port tout doucement, passant devant le musée du pétrole. Puis, aussitôt sorti du port, le catamaran prend sa vitesse de croisière de 22 noeuds! Ça déménageait! Nous avons traversé l'archipel de Stavanger, puis sommes entrés dans le Lysefjord, le tout dernier fjord de notre voyage. Avant d'aller plus loin, nous faisons un arrêt au Lysefjord Center pour quoi d'autres qu'un bon café et des gaufres!!! En fait, ces gaufres sont de belles crêpes en dentelle, servies avec de la crème fouettée et de la confiture. Encore une fois, on en profite et on se régale! Nous reprenons le catamaran pour entrer encore plus loin dans le fjord.
On nous amène près d'une grande crevasse dans laquelle on peut voir un homme... de plus près, on s'aperçoit que c'est un mannequin qui est accroché dans le creux des rochers... on nous raconte qu'autrefois, les gens qui ne payaient pas leurs impôts venaient ici pour se cacher... à leur risque et péril! Nous faisons une autre approche pour aller nourrir des chèvres qui vivent à flanc de montagnes... elles sont 4 et bien grasses... nous ne sommes certainement pas le seul bateau à venir leur faire un petit coucou!! Puis finalement, nous arrivons au Preikestolen. Cette formation rocheuse aux angles si carrés semble coupé au couteau! C'est difficile à croire que l'érosion à pu tailler une telle forme! Ce morceau de roche, détaché et protubérant pourrait tomber à tout moment! Le dessus de ce rocher est complètement plane, et il n'est nullement clôturé! Les gens s'y promènent comme si de rien n'était! On nous dit qu'il n'y a jamais eu d'accidents!
Sur le retour, nous passons à travers les îlots de l'archipel où les gens fortunés de Stavanger - et dieu sait qu'il y en a beaucoup dans le pétrole - ont leurs résidences secondaires. La plupart des chalets/maisons sont transmises de générations en générations et rares sont ceux qui viennent en vente. Les prix peuvent facilement atteindre le million d'euros pour un petit chalet...
De retour en ville, nous faisons un petit tour pour aller voir la ville et aller dépenser nos derniers kroners norvégiens - je n'ai pu résister à acheter un petit troll déguisé en Viking tenant un drapeau norvégien... un 3 dans 1!! Nous marchons le long du port, mais la rive est envahie par des courts de beach volleyball car un grand tournoi international se tient toute la semaine. Les courts et toutes les installations du tournoi changent pas mal le décor... mais les messieurs peuvent se régaler de voir toutes ces belles scandinaves blondes, bronzées dans leur petit maillot de beach volleyball!!!
Le vieux Stavanger nous dévoile des jardins de roses aux milles couleurs, des maisonnettes blanches, toutes collées les unes sur les autres et des rues en pavés... ce quartier est maintenant très convoité et est devenu un lieu très branché! En retournant vers le centre nous arrivons au musée de la conserve. En effet, les activités traditionnelles de Stavanger furent le transport maritime, la construction navale et l'industrie de la conserve. Dans les années 1950, on a compté plus de 50 conserveries. La dernière a été fermée en 2002. C'est dans cette dernière que le musée à été aménagée. Saviez-vous que la clé pour ouvrir les boîtes de conserves de sardines a été inventé ici-même à Stavanger??
Nous allons jusqu'à la cathédrale qui date de 1125. Cette cathédrale de style roman et gothique est la plus ancienne de Norvège. Jour de chance - elle est ouverte! En plus, une chorale pratique pour un concert qui aura lieu ce week-end! Nous profitons de ce petit moment d'enchantement pour prendre un répit et faire une petite pause fraîcheur. Le mercure monte, et il fait maintenant plutôt chaud!
Nous rentrons vers 16h45 après avoir exploré les allées commerçantes et fait quelques petits achats!
Nos amis de Cruise Critic nous ont invité pour le 'sail away' sur leur balcon puisqu'ils ont une cabine juste en avant du bateau - en plein centre! En fait, ils sont juste sous la suite du CEO d'Azamara, qu'on voit se prélasser sur son balcon! La vue est intéressante car on voit de chaque côté du bateau, toutefois, on voit aussi tout le nez où se font les manoeuvres - un peu bruyant et distrayant. Mais quel bonheur de quitter cette dernière ville des fjords, champagne à la main! Eric, le directeur de croisière, nous avait dit de ne pas manquer le spectacle de ce soir... c'est un nouveau spectacle qu'il a monté durant la croisière précédente avec la troupe. Une revue des grandes comédies musicales! Il a fait ça en grande... programme imprimé avec la bio de tous les chanteurs et musiciens, programme complet etc. En effet, le spectacle était super! Des costumes, perruques, des arrangements mettant en valeur tous ces talents. Il est même arrivé en patins à roulette déguidé en Drag Queen pour la chanson 'Dancing Queen' de ABBA - Il sait définitivement faire preuve d'autodérision!!! Mais il faut donner à César... il est excellent, a une voix extraordinaire et une présence incroyable. Le Cabaret était bondé... avec des gens debout partout. Tout le staff y était!
Demain... dernière journée en mer!
Jour 12 - 29 juin - En mer - 17C - Brouillard et nuages Lever du soleil: 4h29 Coucher du soleil: 21h57
Ce matin, nous nous levons avec de la purée de pois... impossible de voir si la mer est calme ou agitée, on ne voit même pas l'eau! Mais on s'en fout un peu car aujourd'hui est notre dernière journée à bord, et nous sommes ravies d'avoir eu de la belle température durant nos escales. Toutefois, nous sommes intriguées de ne pas avoir entendu la corne de brume, car vraiment, on n'y voit franchement rien...
La salle à manger est fermée ce matin car on prépare un Brunch Extraordinaire, une nouveauté sur les navires d'Azamara. Nous tentons de planifier notre journée pendant le petit déjeuner, mais nous avons de la difficulté à se faire un horaire... il n'y a pas vraiment d'activités intéressantes, on doit faire nos valises, en fait, la seule chose que je ne veux pas manquer est l'Aurevoir des employés... à quelle heure déjà? 10h00... zut, il est 11h00 et on l'a manqué... bon, on l'écoutera à la télé!! Finalement, la journée s'est déroulée un peu bizarrement. On a fait un peu de valises, puis on est allé au brunch qui était en effet extraordinaire! Ils avaient installé le buffet sur le podium central de la salle à manger - les gens familiers avec les navires R sauront de quoi je parle! On pouvait y trouver de tout allant des gaufres et omelettes aux côtelettes d'agneau en passant par des pâtes sautés, des poissons, les fromages - en fait, c'est comme s'ils vidaient les cuisines avant d'embarquer les nouveaux passagers!!!!
En après-midi, nous avons fait une petite sieste question de reprendre des forces après toutes ces escales! Nous avons été réveillé par sursaut au son d'un hélicoptère qui était juste à côté de notre balcon! Assez épeurant merci... un gros hélico noir avec les vitres teintées... On a su plus tard que c'était l'armée danoise qui faisait une petite visite non-annoncée... bizarre! Même le capitaine a trouvé la manoeuvre plutôt cavalière... A 17h30, nous avions une autre rencontre Cruise Critic d'organisée par Azamara. Une trentaine de personne sont venus, et on nous servi champagne, cocktails et hors d'oeuvres à profusion. Seulement Heike, la Directrice de l'Hotel et Eric, le directeur de croisière étaient là. Ils ont ouvert le plancher à ceux qui avaient des commentaires ou questions et finalement, le capitaine est venu dire un petit bonjour! Il a élucidé le mystère de la corne de brume de ce matin - ou en fait, de l'absence de la corne de brume! Il nous a dit qu'il savait que l'itinéraire exigent avait fatigué plusieurs personnes, et plusieurs profiteraient de cette journée en mer pour dormir un peu... alors il n'a pas voulu nous réveiller avec la corne! Il s'est organisé pour rester à plus de 13 miles nautiques des autres navires afin de ne pas avoir à l'activer... non, mais ce n'est pas gentil ça??? J'ai rarement vu un capitaine aussi prévenant!! J'ai quitté la rencontre avant la fin car les gens devenaient un peu redondant avec les mêmes questions et les mêmes commentaires...
Ce soir, nous avons soupé avec un couple de lavallois avec qui nous avions fait quelques excursions! Une belle façon de terminer cette belle croisière. Puis, nous sommes allés au dernier spectacle qui mettait en vedette une artiste de grande renommée - Dale Kristien - la 'vraie' et première Christine du Phantom of the Opera sur Broadway! Une très grande voix!
A 23h00, nos valises étaient à la porte!
Jour 13 - 30 juin - Copenhague: Débarquement - 20C - Soleil
Comme nous n'avions pas de transfert et que nous avions un vol à midi, nous avions reçu une des premières heures de débarquement - 7h45.
Nous sommes allées déjeuner à la salle à manger vers 6h30, et à 7h00 nous étions de retour à la cabine! Le débarquement a débuté exactement à l'heure prévue et tel que prévu, on appelait une couleur aux 15 minutes. Nous sommes donc sortis à 7h45... pile! Eric et Heike étaient à la porte de sortie pour nous souhaiter bon voyage! En moins de 2 minutes - sans exagération - nous avions nos bagages qu'un porteur a apporté jusqu'au taxi et à 7h51, nous étions en route pour l'aéroport! A 8h15, nous étions en ligne pour enregistrer nos bagages... j'oserais dire que c'était trop rapide!!! On a pas eu le temps de réaliser qu'on partait...
C'est ainsi que notre périple de croisière en Norvège a pris fin... toutefois, pour nous, la vacances n'était pas fini puisque nous avons fait un séjour de 4 nuits à Berlin... mais ça, c'est sur la Terra Ferma que nous l'avons fait!
Appréciation générale de la croisière
Bon... pas besoin de m'éterniser pour vous dire que nous avons fait une excellente croisière!
Nos expériences précédentes avec Azamara nous avaient ravis, et cet itinéraire unique permettant de bien explorer la région de fjords, contrairement à d'autres itinéraires qui s'étendent un peu plus, étaient des plus prometteurs.
L'itinéraire - tel que vous avez pu le constater, a été à la hauteur de nos attentes et même plus! On ne connaissait aucune des escales - à part Oslo et Bergen, et nos recherches ne nous avaient pas retourner beaucoup d'information. Toutefois, cette région hautement touristique s'est révélée remplie de découvertes et de possibilités. De plus, je tiens à dire que pour la plupart des escales, un bureau de tourisme était installé près du port, et que plusieurs activités et tours étaient proposés pour les gens qui voulaient faire quelques choses sur place.
Quant à Azamara, la prestation générale a été à la hauteur. Toutefois, nos attentes étaient peut-être un peu différente depuis qu'Azamara a changé son positionnement le 1 avril 2010. En effet, depuis cette date, la compagnie a changé de nom, Azamara Club Cruises, afin de refléter une expérience plus inclusives: vins gratuits aux repas, eau en bouteille, sodas, pourboires etc. Les prix ont aussi grimpé de façon significative! Donc on s'attendait à voir quelques changements... toutefois, rien n'a changé! Il faut dire que la barre est haute, donc je ne veux pas chialer pour chialer... Mais même au niveau des décors, cabines, recouvrement des chaises, fauteuils etc. tout est resté intact. J'aurais pensé que ce nouveau positionnement de la marque aurait été ponctué de quelques changement physiques pour se démarquer de l'ancien Azamara... Mais comme je l'ai dit, la barre était déjà haute. Ma seule préoccupation est que la hausse de prix devient difficile à justifier...
Les 'plus' d'Azamara: - des navires de petite dimension; les avantages sont que l'atmosphère est plus personnelle, qu'il y a une proximité entre les officiers, le capitaine et les passagers, que le navire peut aller dans des endroits plus exclusifs... - un service toujours courtois et personnalisé; toutefois, le fait que le bateau ait été à mi-capacité, les employés étaient parfois un peu moins 'sur la touche', mais de façon générale, le service est hors pair! - la nourriture, variée et de qualité, et par surcroît accompagnée de vins de grande qualité! - buffets de produits locaux - cafés et thés de spécialité gratuit en tout temps - bouchées disponibles à toute heure du jour et du soir au Mosaic (bouchée brunch le matin, sandwich le midi, bouchées pour le thé en après-midi, tapas et hors-d'oeuvres en soirée) - bar à smoothies et à jus frais pressés au déjeuner - service aux chambres 24h avec un immense choix - Lido grill avec beaucoup plus que des hot dogs et burgers... bar à salade, brochettes de boeuf, poulet, agneau, légumes grillés, etc. - utilisation gratuite des saunas, bain de vapeur et douches du spa - de la musique LIVE avec un band de 7 musiciens EXTRAORDINAIRES - pas d'annonce au PA - des spectacles avec des artistes de qualité - spectacle à saveur locale - buanderie gratuite - nouveaux privilèges de loyauté équivalent à Princess (internet gratuit etc.) - embarquement et débarquement simple et ultra-rapide - robe de chambre, pantoufles, jumelles et parapluie dans la cabine
Les moins d'Azamara ... on doit y penser... ça ne vient pas!!! - ah oui... avec les prix qu'ils affichent maintenant, pas sûr qu'on pourra y retourner...
Voilà donc la conclusion de ce récit! N'hésitez pas à poser vos questions sur l'itinéraire ou encore sur la compagnie de croisière. Un comme l'autre vaut la peine d'être essayé!!!
Pour les photos de la croisière: http://picasaweb.google.com/mcdessureault
MissMC
Qui prépare un tour des Amériques en camping-car en 2012 avec des enfants?
Bonjour à tous,
Ca y est....dans moins de 2 ans, nous serons sur les routes en camping car avec nos 4 enfants ! Un vrai défi pour nous et une vraie envie de découvrir de nouveaux paysages et des cultures différentes. Mais aussi, de vivre une expérience en famille, prendre le temps de mieux se connaître et de partager des moments forts et enrichissants pour tout le monde (en tout cas, nous l'espérons !). Nous sommes à la recherche de notre Kreos 3002 pour pouvoir l'aménager à notre goût mais surtout de façon la plus pratique possible... La maison est en vente...on croise les doigts pour qu'elle parte au bon prix ! L'apprentissage de l'espagnol avec une méthode sur CD et un séjour de 3 semaines en Espagne, histoire de se mettre dans le bain !
Début d'année prochaine, commenceront les vaccins, pas l'étape la plus facile pour les loulous !
Ce sont les cours du CNED pour les enfants qui me préoccupent le plus...comme nous partons en Juillet 2012, il va falloir se les faire envoyer par la poste ? Anticipez une adresse dans une poste restante dans un pays d'Amérique du sud ?? Mon aînée sera en 5ème, j'imagine mal perdre un colis avec les devoirs dedans...si vous avez des conseils ??? Je suis preneuse ! Vos expériences, vos astuces et vos opinions nous intéressent pour pouvoir monter notre projet le mieux possible !
Et si comme nous, vous avez le même rêve, ça serait sympa de suivre l'évolution de nos péripéties !
Dans l'attente de vous lire.
Katsurette www.sixenbalade.com
Ca y est....dans moins de 2 ans, nous serons sur les routes en camping car avec nos 4 enfants ! Un vrai défi pour nous et une vraie envie de découvrir de nouveaux paysages et des cultures différentes. Mais aussi, de vivre une expérience en famille, prendre le temps de mieux se connaître et de partager des moments forts et enrichissants pour tout le monde (en tout cas, nous l'espérons !). Nous sommes à la recherche de notre Kreos 3002 pour pouvoir l'aménager à notre goût mais surtout de façon la plus pratique possible... La maison est en vente...on croise les doigts pour qu'elle parte au bon prix ! L'apprentissage de l'espagnol avec une méthode sur CD et un séjour de 3 semaines en Espagne, histoire de se mettre dans le bain !
Début d'année prochaine, commenceront les vaccins, pas l'étape la plus facile pour les loulous !
Ce sont les cours du CNED pour les enfants qui me préoccupent le plus...comme nous partons en Juillet 2012, il va falloir se les faire envoyer par la poste ? Anticipez une adresse dans une poste restante dans un pays d'Amérique du sud ?? Mon aînée sera en 5ème, j'imagine mal perdre un colis avec les devoirs dedans...si vous avez des conseils ??? Je suis preneuse ! Vos expériences, vos astuces et vos opinions nous intéressent pour pouvoir monter notre projet le mieux possible !
Et si comme nous, vous avez le même rêve, ça serait sympa de suivre l'évolution de nos péripéties !
Dans l'attente de vous lire.
Katsurette www.sixenbalade.com
Les "grands" voyages: du luxe?
Bonjour,
Je me demande si les voyages ne deviendraient-ils pas du luxe ???
Mise à part pour une certaine catégorie de gens fortunés... Ce serait un luxe de se payer un voyage ! Je dirais quelque chose de superflu en ces temps difficiles de crise, de baisse du pouvoir d'achat, etc...
A présent, il faudrait plutôt penser aux choses utiles (se loger, manger, boire...). L'avenir est incertain, je ne sais même pas ce que l'on mangera dans 10 ou 20 ans... Peut-être des racines ???
Je me demande si les voyages ne deviendraient-ils pas du luxe ???
Mise à part pour une certaine catégorie de gens fortunés... Ce serait un luxe de se payer un voyage ! Je dirais quelque chose de superflu en ces temps difficiles de crise, de baisse du pouvoir d'achat, etc...
A présent, il faudrait plutôt penser aux choses utiles (se loger, manger, boire...). L'avenir est incertain, je ne sais même pas ce que l'on mangera dans 10 ou 20 ans... Peut-être des racines ???
Voyage d'environ un mois seule au Vietnam, premier retour au pays
Bonjour à tous,
Et oui, comme bien d'autres avant moi, j'envisage un retour au pays. Retour géographique mais surtout historique : à la recherche de quelque chose qui a tant manqué, une part d'identité sûrement. Mon projet : rester un mois environ (fin juillet - fin août 2010) à Ho chi minh ville ( qui restera toujours Saïgon, que j'ai quitté à l'âge de cinq ans); redécouvrir le quotidien, dans un guest-house (choix posé grâce forum, merci aux intervenants !), laisser "le bon temps rouler" et les rencontres venir. C'est donc moins un voyage touristique (quoique, je me laisserais volontiers surprendre), qu'un retour sur soi.
Merci d'avance pour vos commentaires et éventuels éclairages.
La lecture du forum m'a permis de dégrossir certaines questions. D'autres sont venues, certaines très terre à terre : - si j'emporte mon ordinateur portable, je suppose que je dois le déclarer... Ai-je besoin d'emporter la facture? Autres conséquences à prévoir? Va-t-il souffrir de l'humidité ? si oui, avez-vous des trucs ? Dois-je l'emporter ou trouverais-je des ciber-café (ou équivalent) sur place.... - Viet-kieu mais pas millionaire 😉, j'aimerais trouver un guest-house simple propre et avec wifi (j'ai lu une discussion avec en lien vers des adresses, mais en cliquant dessus, j'ai découvert que le site n'existait plus, à moins que cela ne soit une erreur de ma part... Je ne suis pas non plus ingénieur en informatique 😄) : des conseils d'adresses ? - j'aimerais discuté avec quelques correspondants : des volontaires? - où trouver des information sur.../quelqu'un connaît-il... : 1) les hôpitaux de saigon existant en 1971 (je vais y rechercher des informations à caractère personnel) 2) Bin han (banlieue de HCMV) 3) je découvre avec le forum qu'à l'hôtel, il faut laisser son passeport; c'est d'actualité pour les GH ? Cette idée ne me laisse pas tranquille, je suis une angoissée des pertes de papiers d'identités et des complications administratives; 4) les GH sont-ils appelés des GH par les vietnamiens ?
Au plaisir de discuter avec vous,
🙂
Et oui, comme bien d'autres avant moi, j'envisage un retour au pays. Retour géographique mais surtout historique : à la recherche de quelque chose qui a tant manqué, une part d'identité sûrement. Mon projet : rester un mois environ (fin juillet - fin août 2010) à Ho chi minh ville ( qui restera toujours Saïgon, que j'ai quitté à l'âge de cinq ans); redécouvrir le quotidien, dans un guest-house (choix posé grâce forum, merci aux intervenants !), laisser "le bon temps rouler" et les rencontres venir. C'est donc moins un voyage touristique (quoique, je me laisserais volontiers surprendre), qu'un retour sur soi.
Merci d'avance pour vos commentaires et éventuels éclairages.
La lecture du forum m'a permis de dégrossir certaines questions. D'autres sont venues, certaines très terre à terre : - si j'emporte mon ordinateur portable, je suppose que je dois le déclarer... Ai-je besoin d'emporter la facture? Autres conséquences à prévoir? Va-t-il souffrir de l'humidité ? si oui, avez-vous des trucs ? Dois-je l'emporter ou trouverais-je des ciber-café (ou équivalent) sur place.... - Viet-kieu mais pas millionaire 😉, j'aimerais trouver un guest-house simple propre et avec wifi (j'ai lu une discussion avec en lien vers des adresses, mais en cliquant dessus, j'ai découvert que le site n'existait plus, à moins que cela ne soit une erreur de ma part... Je ne suis pas non plus ingénieur en informatique 😄) : des conseils d'adresses ? - j'aimerais discuté avec quelques correspondants : des volontaires? - où trouver des information sur.../quelqu'un connaît-il... : 1) les hôpitaux de saigon existant en 1971 (je vais y rechercher des informations à caractère personnel) 2) Bin han (banlieue de HCMV) 3) je découvre avec le forum qu'à l'hôtel, il faut laisser son passeport; c'est d'actualité pour les GH ? Cette idée ne me laisse pas tranquille, je suis une angoissée des pertes de papiers d'identités et des complications administratives; 4) les GH sont-ils appelés des GH par les vietnamiens ?
Au plaisir de discuter avec vous,
🙂
Trouver un camping à Bora Bora?
difficile même avec la fonction rechercher, de trouver un camping sur bora bora, j'ai entendu parler de chez celio ? faut il louer une voiture ou est ce inutile vu la dimension de l'île
merci pour tout vos conseils
Reprise progressive du trafic aérien (17 avril 2010)
Bonjour,
La création de se topic à pour but de récolter un maximum d'informations, dépêches de dernière minutes, avis, ou encore témoignoiges sur la reprise progressive du traffic aérien.
Cette malchance qui tombe en pleine vacances scolaire et qui risque de me faire rater mon voyage qui devrait se dérouler mercredi prochain à destination de New-York via Amsterdam.
Pensez-vous que Lundi 8 heure, il nous sera annoncer que la reprise du traffic sera une nouvelle fois repousser?
Merci d'avance pour votre participation.
La création de se topic à pour but de récolter un maximum d'informations, dépêches de dernière minutes, avis, ou encore témoignoiges sur la reprise progressive du traffic aérien.
Cette malchance qui tombe en pleine vacances scolaire et qui risque de me faire rater mon voyage qui devrait se dérouler mercredi prochain à destination de New-York via Amsterdam.
Pensez-vous que Lundi 8 heure, il nous sera annoncer que la reprise du traffic sera une nouvelle fois repousser?
Merci d'avance pour votre participation.











