Results for "Inde"
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Moyens de transport de Chennai à Kanchipuram et Mahabalipuram
Bonjour.
Je voudrais savoir quels sont les
moyen de transport de Chennai à
Kanchipuram et Mahabalipuram dans le Tamil Nadu ?
Mousson 2019 en Inde
Cette année (2019), la mousson a un retard d'environ 2 semaines 🤪
www.imd.gov.in/pages/monsoon_main.php
Photo e-visa pour l'Inde
Bonjour à tous.
Je pars au Ladakh cet été, je viens de faire mon e-visa qui a été accepté, mais je viens de me rendre compte qu'il fallait que la photo soit sur fond blanc, ce qui n'est pas le cas pour la mienne.
Pensez vous que cela me posera des pb à l'aéroport? Ma demande de visa a pourtant été accepté.
Je sais que les indiens sont assez pinailleux.
Concert de dhrupad (musique spirituelle indienne) à Paris le 22 juin 2019
Concert de dhrupad par Ustad F. Wasifuddin Dagar
22 juin 2019, 18h30
La Maison Verte, 75018
Soiree unique autour des Freres Dagar avec un film de 1973 inedit sur eux suivi du concert de dhrupad avec acompagnement au pakhawaj par Pandit Mohan Shyam Sharma.
Reservations: ecrire a Laurence Bastit sur dsparis1985@gmail.com
Visa indien dépassé (urgent)
Bonsoir, mon frère a voulu rentrer en France mais son visa est dépassé depuis le 2. Il s'est fait refouler à l'aéroport. On lui demande un nouveau visa avec tout un tas de papiers administratifs tel justificatif du lieu de logement (hôtel) mais comme son visa n'est plus valable les hôtels ne veulent pas de lui. Il est allé à l'ambassade de France mais ils ne lui donnent pas de solution. Il est parti de France en janvier en auto-stop... Son départ a été reporté suite à un accident domestique grave et il a été bloqué 3 semaines en Arménie 3 semaines du fait d'inondations. Il avait rencontré un voyageur à première vue expérimenté qui lui a dit que son visa était valable à compter de son entrée dans le pays... Quelqu'un aurait-il une solution ?
Trouble finding seats on trains in India?
Hi,
I’ve read that trains in India are packed and it’s pretty tough to find seats 2-3 days in advance... Apparently, there’s still a small tourist quota for available seats, but they’re limited. Would anyone have more specific info on this?
I’ve read that trains in India are packed and it’s pretty tough to find seats 2-3 days in advance... Apparently, there’s still a small tourist quota for available seats, but they’re limited. Would anyone have more specific info on this?
Orissa avec chauffeur
Je suis en contact avec une agence pour un circuit de 7 j en février 2020.
A partir du 9 car il y a un festival religieux sur 2 jours puis découverte de la région et notament lieux isolés où se trouvent des peuplades où l'on ne peut aller qu'avec chauffeur et autorisation .
Ce qu'il me propose comprend l'hébergement, le transport et quelquefois le train de nuit .
Cela reste assez cher pour moi ( je voyage habituellement en mode sac à dos et bus, train etc ...je suis allée plusieurs fois en Inde mais jamais dans cette région ).
Il me propose 650 € pour 7 jours parce que je serai seule.
Moins si on est 2 ( au départ il me parlait de 120 € jour seule et 70 € par personne à 2 ).
J'ai fait un peu baisser en lui demandant de loger dans des hébergements plus modestes.
Qui serait intéressée pour se joindre à moi ? ....femme je préfère et ouverte d'esprit ....
Code vestimentaire pour une femme à Srinagar
Je pars dans une quinzaine de jours a srinagar, ...quel dress code dois je adopter...je pensais a un pantalon un peu large et a une tunique (manches vraiment longues ou 3 quarts suffisent?)
Le blanc couleur du deuil ? est il cboquant ou pas ?
Juste pour ne pas qvoir a achete trop de choses...merci jeanne
Voyage d'un mois en Inde du Sud avec enfants
Bonjour,
Je pars 1 mois, en inde du sud, au mois de juillet/août, seule, avec mes 2 enfants (3 ans et 16 ans).
Le trajet le plus long sera Madurai > Allepey, j’aimerai avoir des conseils sur le choix du transport.
J’ai vu sur cleartrip qu’il y avait un train qui partait de Madurai à 16h30 et arrive à Allepey à 2h du matin, vu l’heure tardive d’arrivée je me demande si ce n’est pas mieux de choisir un autre mode de transport (peur de ne pas se réveiller et de ne pas trouver d’hébergement).
Avez-vous des conseils à me donner sur le choix de transport et le prix ? le mode de réservation ? sur les visites, backwaters et hébergements sur Allepey ? ou peut être est ce plus judicieux de faire Madurai > Cochin et de redescendre après une nuit de repos sur Allepey ?! (vu que j’ai une petite de 3 ans !)
Pouvez vous me dire s’il est utile de prévoir un siège auto et une poussette pour le voyage ? les autres déplacements, en taxi, du Tamil Nadu vers le Kerala dureront en moyenne 2 heures entre chaque étape !
Je vous laisse ci-dessous mon itinéraire, si vous avez des conseils sur les visites à faire avec des ENFANTS pour chaque ville.
MERCI D’AVANCE !! dates villes durée trajet nb nuits
du 10/07/19 au 10/07/19
chennai 1
du 11/07/19 au 12/07/19
Mahabalipuram 2h 2
du 13/07/19 au 15/07/19
Auroville 2h 3
du 16/07/19 au 17/07/19
Pondichéry 30m 2
du 18/07/19 au 19/07/19
Kumbakonam 3h15 2
du 20/07/19 au 21/07/19
Tiruchirappalli 2h12 2
du 22/07/19 au 23/07/19
Madurai 2h12 2
du 24/07/19 au 26/07/19
Allepey ) / Cochin 4h15 3
du 27/07/19 au 28/07/19
Cochin 1h40 2
du 29/07/19 au 02/08/19
Thrissur (cure) 2h30 5
du 03/08/19 au 04/08/19
Cochin 1h40 2
du 05/08/19 au 06/08/19
Chennai 1h20 2
Rajasthan: circuit, chauffeur et hébergement
Bonjour,
Le départ est prévu en novembre 2019. Je n'ai réservé que les billets pour le moment.
J'ai réalisé le circuit (ci-dessous) et j'aimerais votre avis.
De plus, je recherche un chauffeur sérieux, pas cher et pas dans une voiture de luxe.
Enfin, je suis preneuse de toutes vos idées et adresses d' hébergements sympas sur mes "villes étapes prévues"
S / J1. Arrivée à Delhi à 13h30 (sans chauffeur) => Nuit 1 à Delhi
D / J2. Matura + Agra (avec chauffeur) => Nuit 2 à Agra
L / J3. Agra – Fatehpur Sirki (avec chauffeur) => Nuit 3 à Fatehpur Sirki
M / J4. Fatehpur Sirki – Jaipur (avec chauffeur) => Nuit 4 à Jaipur
Me / J5. Jaipur (sans chauffeur) => Nuit 5 à Jaipur
J / J6. Jaipur – Nawalgarh (avec chauffeur) => Nuit 6 à Nawalgahr
V / J7. Nawalgarh – Delhi (avec chauffeur) => Nuit 7 à Delhi
S / J8. Delhi (sans chauffeur) => Nuit 8 à Delhi
D / J9. Décollage de Delhi à 10h15 (sans chauffeur)
Merci pour votre participation et votre aide précieuse.
Stéphanie
Le départ est prévu en novembre 2019. Je n'ai réservé que les billets pour le moment.
J'ai réalisé le circuit (ci-dessous) et j'aimerais votre avis.
De plus, je recherche un chauffeur sérieux, pas cher et pas dans une voiture de luxe.
Enfin, je suis preneuse de toutes vos idées et adresses d' hébergements sympas sur mes "villes étapes prévues"
S / J1. Arrivée à Delhi à 13h30 (sans chauffeur) => Nuit 1 à Delhi
D / J2. Matura + Agra (avec chauffeur) => Nuit 2 à Agra
L / J3. Agra – Fatehpur Sirki (avec chauffeur) => Nuit 3 à Fatehpur Sirki
M / J4. Fatehpur Sirki – Jaipur (avec chauffeur) => Nuit 4 à Jaipur
Me / J5. Jaipur (sans chauffeur) => Nuit 5 à Jaipur
J / J6. Jaipur – Nawalgarh (avec chauffeur) => Nuit 6 à Nawalgahr
V / J7. Nawalgarh – Delhi (avec chauffeur) => Nuit 7 à Delhi
S / J8. Delhi (sans chauffeur) => Nuit 8 à Delhi
D / J9. Décollage de Delhi à 10h15 (sans chauffeur)
Merci pour votre participation et votre aide précieuse.
Stéphanie
Un chauffeur ou taxi pour des allers simples aux Rajasthan (voyage seule)
Bonjour, je me rends en Inde, et entre autre dans le Rajhastan en Octobre.
Je connais les endroits où je vais, mais comme je ne rajeunis pas, je souhaiterai utiliser les services d'un chauffeur pour me déplacer;
Le problème; je ne fais pas le tour du Rajhastan.
Je veux me rendre à Pushkar pour 1 semaine, et ainsi dans différents endroits que je connais et que j'aime bien.
Il me faut donc, Taxi ou chauffeur pour des allées simple.
Dans ce cas, je n'ai aucune idée des prix?
Si quelqu'un a récemment fait quelque chose de similaire et peut me recommander quelqu'un ou me donner un ordre de prix, je vous remercie par avance.
Je cherche également un hôtel propre, pas trop cher à Delhi.
Jusque là, j'allais dans la communauté tibétaine à Majnu Katila, mais ils font de gros travaux et ça n'est plus aussi tranquille.
Je me rendrai aussi à Varanasi, connaissez vous un hôtel propre, pas trop cher, pas trop loin des gats ?
Merci par avance pour tout, corinne
Inde: enregistrement des données biométriques pour l’obtention du visa
here we go again 😠
https://www.action-visas.com/actualite/inde-enregistrement-des-donnees-biometriques-pour-lobtention-du-visa Initialement prévue pour une implantation en 2015, les autorités indiennes en France s’apprêtent à réclamer la saisie des données biométriques aux requérants de visas.
Il y a 4 ans, la grogne des voyageurs et des professionnels du tourisme accompagnée de la mise en service, couronnée de succès, du e-Visa avaient eu raison de la volonté des autorités indiennes d’imposer l’enregistrement des données biométriques des demandeurs de visas avant le départ. Ces dernières prévoient de revenir sur cette décision très prochainement… En effet, dès lundi 10 Juin 2019, les requérants de visas indiens, quel qu’en soit le type, seront soumis à une collecte des empreintes digitales et faciales à effectuer au moment du dépôt de la demande auprès d’un des Centres de visas indiens en France. Seront exemptés de cette démarche:
Les requérants âgés de moins de 12 ans Les requérants âgés de plus de 70 ans Les requérants dans l’incapacité de fournir leurs 10 empreintes digitales (seule une photo du visage sera prise)
Ces données seront conservées 5 ans par les autorités indiennes, exemptant ainsi les requérants d’effectuer cette démarche à chaque demande de visa durant cette période de 5 ans. Les autorités consulaires indiennes en France devraient, dans les prochaines heures, actualiser leur site afin de détailler cette nouvelle procédure. Les Centres de visas indiens en France ne proposeront donc bientôt plus de réception de demandes de visas par voie postale et les requérants éloignés des cinq centres actuellement présents en France (Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg et Bordeaux) devront prochainement convenir d’un déplacement assez contraignant, tant d’un point de vue logistique que financier, pour présenter leur dossier. Bonne nouvelle cependant pour les usagers d’agences de visas reconnues par le consulat, telle qu’action-visas.com, qui souhaitent obtenir un visa touristique ou d’affaires: les requérants de ces deux types de visas (tourisme ou affaires) utilisant les services d’une agence officielle de visas ne seront, jusqu’à nouvel ordre, pas soumis à la saisie de leurs données biométriques et pourront envoyer leur dossier par correspondance à leur agence de visa. Aucun changement donc, dès le 10 Juin 2019, si vous profitez des avantages d’une agence de visas. Les autorités indiennes précisent que « la biométrie aide à protéger l’identité des vrais demandeurs. Il est ainsi plus facile pour les personnes de prouver leur identité et leur statut de voyage. Elle aide le gouvernement indien à lutter contre les abus d’immigration et la fraude d’identité, pour ne nommer que quelques avantages » . Pour rappel, les titulaires d’un visa électronique, à l’exception des touristes de croisières, sont également soumis à la saisie de leurs données biométriques, cette démarche s’effectuant à l’arrivée dans l’un des 28 aéroports éligibles: Delhi, Mumbai, Chennai, Kolkata, Thiruvananthapuram, Bengaluru, Hyderabad, Cochin, Goa, Ahmedabad, Amritsar, Gaya, Jaipur, Lucknow, Trichy, Varanasi, Calicut, Mangalore, Pune, Nagpur, Coimbatore, Bagdogra, Guwahati, Chandigarh, Visakhapatnam, Madurai, Bhubaneswar et Port Blair.
https://www.action-visas.com/actualite/inde-enregistrement-des-donnees-biometriques-pour-lobtention-du-visa Initialement prévue pour une implantation en 2015, les autorités indiennes en France s’apprêtent à réclamer la saisie des données biométriques aux requérants de visas.
Il y a 4 ans, la grogne des voyageurs et des professionnels du tourisme accompagnée de la mise en service, couronnée de succès, du e-Visa avaient eu raison de la volonté des autorités indiennes d’imposer l’enregistrement des données biométriques des demandeurs de visas avant le départ. Ces dernières prévoient de revenir sur cette décision très prochainement… En effet, dès lundi 10 Juin 2019, les requérants de visas indiens, quel qu’en soit le type, seront soumis à une collecte des empreintes digitales et faciales à effectuer au moment du dépôt de la demande auprès d’un des Centres de visas indiens en France. Seront exemptés de cette démarche:
Les requérants âgés de moins de 12 ans Les requérants âgés de plus de 70 ans Les requérants dans l’incapacité de fournir leurs 10 empreintes digitales (seule une photo du visage sera prise)
Ces données seront conservées 5 ans par les autorités indiennes, exemptant ainsi les requérants d’effectuer cette démarche à chaque demande de visa durant cette période de 5 ans. Les autorités consulaires indiennes en France devraient, dans les prochaines heures, actualiser leur site afin de détailler cette nouvelle procédure. Les Centres de visas indiens en France ne proposeront donc bientôt plus de réception de demandes de visas par voie postale et les requérants éloignés des cinq centres actuellement présents en France (Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg et Bordeaux) devront prochainement convenir d’un déplacement assez contraignant, tant d’un point de vue logistique que financier, pour présenter leur dossier. Bonne nouvelle cependant pour les usagers d’agences de visas reconnues par le consulat, telle qu’action-visas.com, qui souhaitent obtenir un visa touristique ou d’affaires: les requérants de ces deux types de visas (tourisme ou affaires) utilisant les services d’une agence officielle de visas ne seront, jusqu’à nouvel ordre, pas soumis à la saisie de leurs données biométriques et pourront envoyer leur dossier par correspondance à leur agence de visa. Aucun changement donc, dès le 10 Juin 2019, si vous profitez des avantages d’une agence de visas. Les autorités indiennes précisent que « la biométrie aide à protéger l’identité des vrais demandeurs. Il est ainsi plus facile pour les personnes de prouver leur identité et leur statut de voyage. Elle aide le gouvernement indien à lutter contre les abus d’immigration et la fraude d’identité, pour ne nommer que quelques avantages » . Pour rappel, les titulaires d’un visa électronique, à l’exception des touristes de croisières, sont également soumis à la saisie de leurs données biométriques, cette démarche s’effectuant à l’arrivée dans l’un des 28 aéroports éligibles: Delhi, Mumbai, Chennai, Kolkata, Thiruvananthapuram, Bengaluru, Hyderabad, Cochin, Goa, Ahmedabad, Amritsar, Gaya, Jaipur, Lucknow, Trichy, Varanasi, Calicut, Mangalore, Pune, Nagpur, Coimbatore, Bagdogra, Guwahati, Chandigarh, Visakhapatnam, Madurai, Bhubaneswar et Port Blair.
L'e-Visa nécessaire pour vol Delhi - Leh?
Bonjour, j'aimerai savoir si avec un e-visa je peux prendre un avion interieur pour Leh " Ladakh " en partant de Delhi ?
est ce que j'ai obligatoirement besoin d'un visa sur mon passeport ?
Je pars le 16 juin 2019 et j'ai le vol pour Leh à 5 heures le 17 juin
Merci pour votre reponse
cordialement
Francine
Circuit "La vallée du Gange" en Inde
Bonjour , Je viens de terminer un circuit en Inde du Nord et un autre en inde du sud .
Maintenant je souhaite faire un circuit Vallée du Gange .
Cependant je ne trouve que des circuits privatifs en voiture avec chauffeur , ça ne me convient pas , je souhaite trouver un circuit en autobus avec un petit groupe car depuis les fenêtres de
l'autobus on peut faire des photos .
Donc ma question est la suivante : Quelqu'un a t'il fait un circuit vallée du Gange en autobus,
si oui auprès de quel tour opérateur ?
Merci de vos réponses .
Rol33420
Obtenir un visa indien en Asie Centrale et frontières terrestres
Bonjour
j'envisage de partir en asie centrale plusieurs mois l'an prochain puis continuer vers l'inde.
Plusieurs questions étant donné que la réglementation et la situation politique changent souvent, donc si vous avez des infos récentes, je suis preneuse de vos retours ! :
- Peut on obtenir un visa indien de 6 mois depuis le Tadjikistan
- Est ce facile/possible de traverser la frontière terrestre : du Turkménistan à l'Ouzbékistan de l'Ouzbekistan au Tadjikistan
- Est ce possible ou totalement kamikaze de rejoindre l'Inde par la terre depuis le Tadjikistan (hormis le soucis actuel au Cachemire si jamais la situation se stabilisait)..
Merci à vous !
- Peut on obtenir un visa indien de 6 mois depuis le Tadjikistan
- Est ce facile/possible de traverser la frontière terrestre : du Turkménistan à l'Ouzbékistan de l'Ouzbekistan au Tadjikistan
- Est ce possible ou totalement kamikaze de rejoindre l'Inde par la terre depuis le Tadjikistan (hormis le soucis actuel au Cachemire si jamais la situation se stabilisait)..
Merci à vous !
L'Inde survivra-t-elle jusqu'en 2084?
Je reproduis ci-dessous un article récent du "Figaro" et vous engage à échanger sur ce thème, associé à cet autre : Les pays non-préparés et non développés vont-ils souffrir beaucoup plus que d'autres de ces changements climatiques ?
Lorsqu'on connait la situation de Bénarès, peut on croire au miracle ou bien au suicide collectif de cette Union d’États indiens ?
Titre de l'article : Inde: les dernières gouttes d’eau de Bangalore
Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.
De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher après l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.
Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…
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Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.
De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher après l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.
Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…
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Driver and Accommodation for India
hi there
I’m planning a trip to Rajasthan in January, and after some research on VF, I’ve decided to go with a car rental with a driver.
I’ve looked at several agencies and gotten some quotes.
Is it better to book the accommodations through them as well?
Thanks for your advice!
kenavo
Voyage au Kashmir, Srinagar en particulier
bonjour, un petit probleme...j ai rencontré il y a quelques mois un indien charmant , nous avons sympathisé, papoté etc....rentrée en france , il m'a proposé de venir le rejoindre a srinagar pour une quinzaine de jours.. en juin.J 'ai pris un billet du 18 juin a la fin du mois...mais plus de nouvelles. Maintenant, j'ai quand même envie d'y aller. J'ai 70 ans, je marche bien, mais je dois trouver un circuit qui ne soit pas trop éprouvant pour moi...qui peut m'aider a le fabriquer ? j'arrive donc a srinagar, j'ai repéré les hotels sur l'eau qui ont l'air sympa, combien de jours peut m'occuper cette ville, et ou me diriger vous ensuite ? on ne se moque pas....
j'arrive a srinagar le 19 juin, je dois reprendre l'avion pour delhi le 28 juin,
merci, jeanne
j'arrive a srinagar le 19 juin, je dois reprendre l'avion pour delhi le 28 juin,
merci, jeanne
Transit à Chennai pendant 19 heures!
Bonjour à tous, 🙂
Nous souhaitons partir en Thaïlande au mois d'Octobre prochain. Toutefois, le vol départ de la Réunion fera escale à Chennaï. Nous seront en transit pendant 19h!!!
Pouvez-vous nous donner des conseils svp ce qu'on pourrait faire pendant notre passage là bas? Y a t-il un hotel dans le coin? Aura t-on le temps de faire une petite visite ? Faut-il obligatoirement un visa ? Tant de questions!!🙂
Je remercie d'avance à ceux qui vont répondre .😉
Bien à vous.
Nous souhaitons partir en Thaïlande au mois d'Octobre prochain. Toutefois, le vol départ de la Réunion fera escale à Chennaï. Nous seront en transit pendant 19h!!!
Pouvez-vous nous donner des conseils svp ce qu'on pourrait faire pendant notre passage là bas? Y a t-il un hotel dans le coin? Aura t-on le temps de faire une petite visite ? Faut-il obligatoirement un visa ? Tant de questions!!🙂
Je remercie d'avance à ceux qui vont répondre .😉
Bien à vous.
Tissus et douanes indiennes
Namaste. Je part dans le Tamil Nadu en septembre. Je voudrais savoir combien de pièces de tissu en soie je peux passer à la douane Indienne pour revenir ?








