Results for "Pakistan+souvenir+artisanat"
About 3,525 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Instantanés indiens: les zones touristiques sont immorales
Bonjour à tous!
Avant toute chose, le contexte : j'ai effectué avec un ami entre avril et Août 2010 un stage de développement d'industries textiles dans le désert du Kutch dans le Gujarat. J'étais tout proche de la frontière pakistanaise en Inde. Le Gujarat est une région très traditionnelle si on la compare à son voisin le Rajasthan. Tout au long de mon séjour (qui a aussi inclus quelques jours au beau milieu des bidonvilles de Mumbai logé dans l'immeuble de mon entreprise, et une escale au Népal), j'ai tenu un carnet de route dans lequel j'analysais et exposais les extraordinaires expériences en immersion (http://valdotkom.com).
Après quelques mois, j'ai pris une semaine pour aller visiter le Rajasthan.
Les zones touristiques sont immorales (20 mai 2010)
Nous sommes partis le samedi 8 mai de Bhuj pour notre voyage dans le Rajasthan. Peu avant notre départ, en attendant notre bus, on passe rendre une visite à la famille de Bhuj qui vit sous une bâche sur le bord de la route. Nous discutons avec des signes, et on prend autant de plaisir qu’eux. Les fous rires avec eux, notamment avec leur fille d’environ 3 ans côtoient des instants de découverte étonnants. Ils ne connaissent pas leur âge et tentent de l’estimer gênés, lorsque nous leur posons la question. On l’est encore d’avantage. Peu après, la mère de la petite tente de nous faire comprendre quelque chose par les gestes. Elle désigne la gamine, puis nous désigne et fait un grand geste vers l’extérieur. Nous nous questionnons « As-tu compris ce qu’elle tente de dire ? – J’ai un doute, mais j’en ai bien peur… ». Après réflexion, l’objet est sans équivoque : ils tentent de nous donner leur fille afin que nous la ramenions en France. Au premier coup, nous ignorons la proposition, troublés. A notre retour de la semaine de voyage, on retourne les voir et constatons que la proposition est toujours d’actualité –sans pour autant qu’ils insistent–. Nous leur faisons comprendre que nous ne pouvons pas et que nous ne voulons pas le faire. Ce genre de scène nous a retourné, comme beaucoup de scènes que nous avons vues durant cette dernière semaine.
Il y a par exemple cette femme touriste à Pushkar, avec un appareil photo doté d’un lourd objectif. Elle s’approche d’un vieillard qui attend de se faire prendre en photo, et le mitraille (littéralement) sous tous les angles pendant que l’intéressé reste debout, avec de grands yeux inexpressifs. La photo sera sans aucun doute sublime, peut être mieux même que celles que l’on voit dans les beaux livres. Elle le remercie avec un billet de 10 roupies avant de reprendre son chemin, pas gênée le moins du monde. A présent je m’adresse à ce genre de personnes : mais quelle pourriture êtes-vous pour oser débarquer dans ce genre de pays déjà si immoral avec ses habitants comme si vous alliez au zoo ? Une fois rentrés, nous discutons avec Kirit de ce fait qu’il juge révoltant. C’est pourquoi il cherche à promouvoir un tourisme différent dans le Gujarat, à côté d’un Rajasthan qu’il constate pourri par un tourisme de soi disant routards. Ceux-ci osent affirmer que l’argent ne fait pas le bonheur tout en venant y profiter de leur pouvoir d’achat. Pendant ce temps là, certains meurent de faim pendant que ces premiers cherchent à se dédouaner de la misère du monde. Routards, venez dans le Gujarat : vous constaterez aisément que ici, l’argent ne sert vraiment à rien. Passé un cap (que nous estimons à un peu plus d’une centaine d’euros par mois, logement, nourriture et maigres loisirs compris) il est impossible d’en profiter d’avantage. C’est pourquoi nous, logés et nourris n’avons dépensé que 40 euros en un mois et demie ici, sans se priver. Le « plaisir » tel que nous le concevons semble toutefois être très limité chez les gens que nous avons côtoyés. Inconcevable dans un pays comme la France où tout nous est accessible, hein ?
On parle à l’instant de pouvoir d’achat en zone touristique. Cela me fait aussi penser à notre visite à Jaipur qui nous a profondément troublés (bien entendu nous fûmes contents des retrouvailles avec Ksénia). La ville est en soi assez étouffante et un peu moins accueillante que celles que nous avons vues jusqu’à présent. Le rabattage, inconnu au bataillon dans le Gujarat, y est incessant comme partout dans l’Etat. On y a séjourné dans une trainee house, qui est comparable à une auberge espagnole, entre français, polonais et russes. Le soir, après un apéritif assez rapidement enivrant, prohibition et régime du Gujarat oblige, nous partons dans une soirée organisée dans un palace. Ce type de soirées semble être courant et rassemble les expatriés du coin. Pour le dire autrement, si nous sommes blancs et mal habillés (et même plus ou moins crades si l’on s’arrête à Flavien et moi) : nous rentrons. Si nous ne sommes pas blancs, il faut espérer jouer des relations, mais en gros il n’y a aucune chance à l’horizon. C’est donc dans une soirée réservée aux blancs dans un palace avec piscine (dans laquelle j’aurai d’ailleurs passé la majeure partie de la soirée) que nous nous trouvons. La plupart sont en groupe, il n’y a pas d’ambiance particulière. Ils viennent profiter de leur pouvoir d’achat (comparable au nôtre) dans un palace où cet idiot d’organisateur a calqué ses prix en fonction de grosses soirées françaises. Pas même 5% des personnes ici présentes, moi y compris, n’y seraient rentrés en métropole. Un indien relooké en aborigène vend au bar de l’alcool hors de prix, ou une barquette de frites à 8 euros pièce. Pour le côté « hype », on repassera. Une telle différence et de tels privilèges nous étonne et nous choque. Se sont-ils fait la même réflexion, ou sont-ils aveugles ?
Du zoo humain aux quartiers riches où l’on passe du bon temps entre blancs, nous rentrons les jours suivants à Bhuj où le rabattage n’existe pas, où les regards sont toujours curieux, où certains sont tellement pauvres qu’ils nous demandent d’emmener leur propre enfant en France. C’est peut être ça la vraie Inde. Qu’on l’apprécie, ou qu’on en souffre : ça dépend des jours.
Valentin SERVEL
Avant toute chose, le contexte : j'ai effectué avec un ami entre avril et Août 2010 un stage de développement d'industries textiles dans le désert du Kutch dans le Gujarat. J'étais tout proche de la frontière pakistanaise en Inde. Le Gujarat est une région très traditionnelle si on la compare à son voisin le Rajasthan. Tout au long de mon séjour (qui a aussi inclus quelques jours au beau milieu des bidonvilles de Mumbai logé dans l'immeuble de mon entreprise, et une escale au Népal), j'ai tenu un carnet de route dans lequel j'analysais et exposais les extraordinaires expériences en immersion (http://valdotkom.com).
Après quelques mois, j'ai pris une semaine pour aller visiter le Rajasthan.
Les zones touristiques sont immorales (20 mai 2010)
Nous sommes partis le samedi 8 mai de Bhuj pour notre voyage dans le Rajasthan. Peu avant notre départ, en attendant notre bus, on passe rendre une visite à la famille de Bhuj qui vit sous une bâche sur le bord de la route. Nous discutons avec des signes, et on prend autant de plaisir qu’eux. Les fous rires avec eux, notamment avec leur fille d’environ 3 ans côtoient des instants de découverte étonnants. Ils ne connaissent pas leur âge et tentent de l’estimer gênés, lorsque nous leur posons la question. On l’est encore d’avantage. Peu après, la mère de la petite tente de nous faire comprendre quelque chose par les gestes. Elle désigne la gamine, puis nous désigne et fait un grand geste vers l’extérieur. Nous nous questionnons « As-tu compris ce qu’elle tente de dire ? – J’ai un doute, mais j’en ai bien peur… ». Après réflexion, l’objet est sans équivoque : ils tentent de nous donner leur fille afin que nous la ramenions en France. Au premier coup, nous ignorons la proposition, troublés. A notre retour de la semaine de voyage, on retourne les voir et constatons que la proposition est toujours d’actualité –sans pour autant qu’ils insistent–. Nous leur faisons comprendre que nous ne pouvons pas et que nous ne voulons pas le faire. Ce genre de scène nous a retourné, comme beaucoup de scènes que nous avons vues durant cette dernière semaine.

Il y a par exemple cette femme touriste à Pushkar, avec un appareil photo doté d’un lourd objectif. Elle s’approche d’un vieillard qui attend de se faire prendre en photo, et le mitraille (littéralement) sous tous les angles pendant que l’intéressé reste debout, avec de grands yeux inexpressifs. La photo sera sans aucun doute sublime, peut être mieux même que celles que l’on voit dans les beaux livres. Elle le remercie avec un billet de 10 roupies avant de reprendre son chemin, pas gênée le moins du monde. A présent je m’adresse à ce genre de personnes : mais quelle pourriture êtes-vous pour oser débarquer dans ce genre de pays déjà si immoral avec ses habitants comme si vous alliez au zoo ? Une fois rentrés, nous discutons avec Kirit de ce fait qu’il juge révoltant. C’est pourquoi il cherche à promouvoir un tourisme différent dans le Gujarat, à côté d’un Rajasthan qu’il constate pourri par un tourisme de soi disant routards. Ceux-ci osent affirmer que l’argent ne fait pas le bonheur tout en venant y profiter de leur pouvoir d’achat. Pendant ce temps là, certains meurent de faim pendant que ces premiers cherchent à se dédouaner de la misère du monde. Routards, venez dans le Gujarat : vous constaterez aisément que ici, l’argent ne sert vraiment à rien. Passé un cap (que nous estimons à un peu plus d’une centaine d’euros par mois, logement, nourriture et maigres loisirs compris) il est impossible d’en profiter d’avantage. C’est pourquoi nous, logés et nourris n’avons dépensé que 40 euros en un mois et demie ici, sans se priver. Le « plaisir » tel que nous le concevons semble toutefois être très limité chez les gens que nous avons côtoyés. Inconcevable dans un pays comme la France où tout nous est accessible, hein ?
On parle à l’instant de pouvoir d’achat en zone touristique. Cela me fait aussi penser à notre visite à Jaipur qui nous a profondément troublés (bien entendu nous fûmes contents des retrouvailles avec Ksénia). La ville est en soi assez étouffante et un peu moins accueillante que celles que nous avons vues jusqu’à présent. Le rabattage, inconnu au bataillon dans le Gujarat, y est incessant comme partout dans l’Etat. On y a séjourné dans une trainee house, qui est comparable à une auberge espagnole, entre français, polonais et russes. Le soir, après un apéritif assez rapidement enivrant, prohibition et régime du Gujarat oblige, nous partons dans une soirée organisée dans un palace. Ce type de soirées semble être courant et rassemble les expatriés du coin. Pour le dire autrement, si nous sommes blancs et mal habillés (et même plus ou moins crades si l’on s’arrête à Flavien et moi) : nous rentrons. Si nous ne sommes pas blancs, il faut espérer jouer des relations, mais en gros il n’y a aucune chance à l’horizon. C’est donc dans une soirée réservée aux blancs dans un palace avec piscine (dans laquelle j’aurai d’ailleurs passé la majeure partie de la soirée) que nous nous trouvons. La plupart sont en groupe, il n’y a pas d’ambiance particulière. Ils viennent profiter de leur pouvoir d’achat (comparable au nôtre) dans un palace où cet idiot d’organisateur a calqué ses prix en fonction de grosses soirées françaises. Pas même 5% des personnes ici présentes, moi y compris, n’y seraient rentrés en métropole. Un indien relooké en aborigène vend au bar de l’alcool hors de prix, ou une barquette de frites à 8 euros pièce. Pour le côté « hype », on repassera. Une telle différence et de tels privilèges nous étonne et nous choque. Se sont-ils fait la même réflexion, ou sont-ils aveugles ?
Du zoo humain aux quartiers riches où l’on passe du bon temps entre blancs, nous rentrons les jours suivants à Bhuj où le rabattage n’existe pas, où les regards sont toujours curieux, où certains sont tellement pauvres qu’ils nous demandent d’emmener leur propre enfant en France. C’est peut être ça la vraie Inde. Qu’on l’apprécie, ou qu’on en souffre : ça dépend des jours.
Valentin SERVEL
Tour du monde en famille
Bonjour à tous
Voilà je cherche des infos qui concerne notre projet de tour du monde avec ma femme et mes 2 filles ( 3 ans et 6 ans ). Voici notre projet en état actuel, départ le 15 septembre 2011 pour environ 8 mois. Les destinations dans l'ordre de départ : - Amérique central et sud : Costa Rica, Pérou et Chili - Océanie : îles Fidji, Nouvelle-calédonie, Nouvelle Zélande et Australie - Asie : Malaisie, Bali, Vietnam
Et ensuite retour à la maison, je cherche tout d'abort des infos sur le climat pour la premier destination qui s'effectura de mi-septembre à fin Octobre. Et bien sur d'autre infos seront le bien venu en sachant que nous partons avec 2 enfants.
Merci d'avance à tous
Voilà je cherche des infos qui concerne notre projet de tour du monde avec ma femme et mes 2 filles ( 3 ans et 6 ans ). Voici notre projet en état actuel, départ le 15 septembre 2011 pour environ 8 mois. Les destinations dans l'ordre de départ : - Amérique central et sud : Costa Rica, Pérou et Chili - Océanie : îles Fidji, Nouvelle-calédonie, Nouvelle Zélande et Australie - Asie : Malaisie, Bali, Vietnam
Et ensuite retour à la maison, je cherche tout d'abort des infos sur le climat pour la premier destination qui s'effectura de mi-septembre à fin Octobre. Et bien sur d'autre infos seront le bien venu en sachant que nous partons avec 2 enfants.
Merci d'avance à tous
Les frontières
L’une des principales motivations et source de plaisir d’un voyage est de passer une frontière.
Pour celui qui fait la route, chaque frontière est comme un paravent plus ou moins ajouré qui une fois franchi, permet de découvrir une langue inconnue, des visages différents, une autre culture ou civilisation. Mais dans le même temps les frontières sont souvent détestées pour ce qu’elles représentent : cloisonnement, nationalisme plus ou moins exacerbé, tracasseries administratives etc..
Chui curieux de lire vos avis sur ce sujet au milieu de toutes ces contradictions voyageuses ...
Pour celui qui fait la route, chaque frontière est comme un paravent plus ou moins ajouré qui une fois franchi, permet de découvrir une langue inconnue, des visages différents, une autre culture ou civilisation. Mais dans le même temps les frontières sont souvent détestées pour ce qu’elles représentent : cloisonnement, nationalisme plus ou moins exacerbé, tracasseries administratives etc..
Chui curieux de lire vos avis sur ce sujet au milieu de toutes ces contradictions voyageuses ...
Costa Rica: bilan très mitigé
On était parti pour le Costa Rica le 15 septembre avec un retour le 3 octobre. Notre idée était de découvrir un pays et sa nature tant louée.
On voulait randonner, voyager avec les bus, planter la guitoune dès que possible, se mettre dans l'ambiance du pays. Foin d'hôtels et d'animations appeaux à touristes ; c'est du vrai et de l'authentique qu'on recherche ! 🙂
Côté nature : rien à redire. La réputation est méritée. Le pays est magnifique, sa faune d'une richesse incroyable, sa flore grandiose et ses paysages à couper le souffle.
Côté humain, la déception a été énorme ! Je savais que les parcs étaient payants. Je savais que le Costa Rica vivait du tourisme. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'on nous accueillerait en tendant la main : faut payer. C'est quasi systématiquement le seul accueil qu'on nous a réservé.
Le pire ayant été Monteverde : on avait un livre qui indiquait un sentier autorisé permettant de traverser le parc, de passer la nuit dans une cabane. On arrive sur place, après 1 journée de bus. Devant l'entrée du parc (horaire : 7h-15h...🤪), on nous annonce que les règles ont changé, et qu'il n'est pas possible de traverser l'endroit, ni de dormir en cabane. Sauf avec un guide, qu'il faut payer. Avec une entrée du parc à 17$ par personne, un guide pour quelques heures à 40$ par personne, j'ose pas imaginer les tarifs. Quant à avoir un type qui me tienne la main pour suivre un sentier 😕 Le reste des activités étaient trop touristiques pour nous (rappel du haut d'un arbre, tyrolienne, saut à l'élastique, gniagniagnia. Le tout très cher, bien évidement).
Rincon de la Vieja : bonjour, pour monter au sommet, il faut 7h, il est 10h, vous ne pouvez donc pas monter (le parc ferme à 16h...). Et bien évidement, repayer les 10$/personnes pour entrer. Super intéressant quand il faut 30$ de taxi pour rejoindre un endroit pour dormir...
Corcovado : on a décidé de prendre un guide, au vue des infos qu'on avait (serpent mortels, tempête tropicale qui a fait monter le niveau des rios et détruit les sentiers, crocos...). Bonne nouvelle, c'est la basse saison, on vous fait un prix d'ami : 400 dollars pour 2 pour 3 jours 😮. En temps normal, c'est 670$ ! Le guide était nul, ne voyait rien (par ex. on a traversé un rio, avant que ma compagne ne remarque un croco sur la rive en face, à moins de 5m !), et on y connaissait plus en faune que lui (par ex. il confondait les goélands et les frégates... 😕). Sans parler du fait qu'il a passé la journée à Sirena à pioncer. On s'est donc démerdé seul. On n'a pas vu la queue d'un serpent. Et pourtant, on les a cherchés !
Les chauffeurs de taxi ont systématiquement tenté de nous arnaquer (on a failli en venir aux mains quand l'un d'eux demandait 70$ pour 9km...), les chauffeurs de bus nous faisaient des tarifs sur mesure (en plus élevés que les prix affichés...), les buvettes font des tarifs spéciaux touristes (x3 par rapport aux Ticos. J'étais à côté quand la serveuse donnait les prix aux touristes, puis aux locaux...).
A part quelques Ticos sympas, on n'a pas rencontré des gens accueillants. Obtenir un renseignement est un chemin de croix, négocier un prix est mission impossible, limite perçu comme une insulte (au vu de la mine affichée), on nous a faits des doigts, crachés dessus, engueulés. Pourtant, on a parlé espagnol (même si c'était laborieux, vu mon niveau 😕), payé en monnaie locale (les commerçants avaient du mal à convertir les prix affichés en dollars en Colones 🤪 ). il n'y a qu'à la fin où j'ai fini par devenir agressif, et là, ô miracle, j'ai pu obtenir les prix et les infos requises ! J'en suis arrivé à comprendre les gringos dédaigneux et agressifs envers les locaux ! 😕
Les hôtels sont miteux mais restent néanmoins chers (25$ pour une pièce sans eau chaude, avec cafards et vue sur la teuf en face, pas nettoyés, etc). Les camping quasi-inexistants, le bivouac difficile, puisque les propriétés privées sont gigantesques et couvrent presque toutes les zones.
Les sentiers libres sont extrêmement rares et non répertoriés. La rando comme je la connais et quasi impossible et ne dure pas longtemps. Même en Angleterre, on trouve plus de sentiers !
Bref, tout est fait pour que le touriste dépense de l'argent. Echapper au système est horriblement difficile. J'arrête là. La liste est trop longue. J'ai été déçu du pays. La nature est certes grandiose, mais cet arrière gout de fric m'a pourri les vacances. Ca reste ma plus mauvaise expérience de voyage... Je ne m'attendais pas à visiter un lunapark géant avec chaque animation payante. C'est sans doute ce qui m'a déçu et choqué.
Ceci est mon impression basé sur mon vécu, inutile de me lyncher 😇
Côté nature : rien à redire. La réputation est méritée. Le pays est magnifique, sa faune d'une richesse incroyable, sa flore grandiose et ses paysages à couper le souffle.
Côté humain, la déception a été énorme ! Je savais que les parcs étaient payants. Je savais que le Costa Rica vivait du tourisme. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'on nous accueillerait en tendant la main : faut payer. C'est quasi systématiquement le seul accueil qu'on nous a réservé.
Le pire ayant été Monteverde : on avait un livre qui indiquait un sentier autorisé permettant de traverser le parc, de passer la nuit dans une cabane. On arrive sur place, après 1 journée de bus. Devant l'entrée du parc (horaire : 7h-15h...🤪), on nous annonce que les règles ont changé, et qu'il n'est pas possible de traverser l'endroit, ni de dormir en cabane. Sauf avec un guide, qu'il faut payer. Avec une entrée du parc à 17$ par personne, un guide pour quelques heures à 40$ par personne, j'ose pas imaginer les tarifs. Quant à avoir un type qui me tienne la main pour suivre un sentier 😕 Le reste des activités étaient trop touristiques pour nous (rappel du haut d'un arbre, tyrolienne, saut à l'élastique, gniagniagnia. Le tout très cher, bien évidement).
Rincon de la Vieja : bonjour, pour monter au sommet, il faut 7h, il est 10h, vous ne pouvez donc pas monter (le parc ferme à 16h...). Et bien évidement, repayer les 10$/personnes pour entrer. Super intéressant quand il faut 30$ de taxi pour rejoindre un endroit pour dormir...
Corcovado : on a décidé de prendre un guide, au vue des infos qu'on avait (serpent mortels, tempête tropicale qui a fait monter le niveau des rios et détruit les sentiers, crocos...). Bonne nouvelle, c'est la basse saison, on vous fait un prix d'ami : 400 dollars pour 2 pour 3 jours 😮. En temps normal, c'est 670$ ! Le guide était nul, ne voyait rien (par ex. on a traversé un rio, avant que ma compagne ne remarque un croco sur la rive en face, à moins de 5m !), et on y connaissait plus en faune que lui (par ex. il confondait les goélands et les frégates... 😕). Sans parler du fait qu'il a passé la journée à Sirena à pioncer. On s'est donc démerdé seul. On n'a pas vu la queue d'un serpent. Et pourtant, on les a cherchés !
Les chauffeurs de taxi ont systématiquement tenté de nous arnaquer (on a failli en venir aux mains quand l'un d'eux demandait 70$ pour 9km...), les chauffeurs de bus nous faisaient des tarifs sur mesure (en plus élevés que les prix affichés...), les buvettes font des tarifs spéciaux touristes (x3 par rapport aux Ticos. J'étais à côté quand la serveuse donnait les prix aux touristes, puis aux locaux...).
A part quelques Ticos sympas, on n'a pas rencontré des gens accueillants. Obtenir un renseignement est un chemin de croix, négocier un prix est mission impossible, limite perçu comme une insulte (au vu de la mine affichée), on nous a faits des doigts, crachés dessus, engueulés. Pourtant, on a parlé espagnol (même si c'était laborieux, vu mon niveau 😕), payé en monnaie locale (les commerçants avaient du mal à convertir les prix affichés en dollars en Colones 🤪 ). il n'y a qu'à la fin où j'ai fini par devenir agressif, et là, ô miracle, j'ai pu obtenir les prix et les infos requises ! J'en suis arrivé à comprendre les gringos dédaigneux et agressifs envers les locaux ! 😕
Les hôtels sont miteux mais restent néanmoins chers (25$ pour une pièce sans eau chaude, avec cafards et vue sur la teuf en face, pas nettoyés, etc). Les camping quasi-inexistants, le bivouac difficile, puisque les propriétés privées sont gigantesques et couvrent presque toutes les zones.
Les sentiers libres sont extrêmement rares et non répertoriés. La rando comme je la connais et quasi impossible et ne dure pas longtemps. Même en Angleterre, on trouve plus de sentiers !
Bref, tout est fait pour que le touriste dépense de l'argent. Echapper au système est horriblement difficile. J'arrête là. La liste est trop longue. J'ai été déçu du pays. La nature est certes grandiose, mais cet arrière gout de fric m'a pourri les vacances. Ca reste ma plus mauvaise expérience de voyage... Je ne m'attendais pas à visiter un lunapark géant avec chaque animation payante. C'est sans doute ce qui m'a déçu et choqué.
Ceci est mon impression basé sur mon vécu, inutile de me lyncher 😇
Jeu des photos, épisode N° 47, 5e année
Bonjour,
Comme la tradition (et François) l'exige, je crée une nouvelle discussion sur le "jeu des photos", que nous avons inventé en 2005, si je me rappelle bien.
Si un petit courageux est volontaire, ce serait sympathique de faire un petit florilège des plus belles et des plus disputées des photos que nous avons tous proposées. Cela ne fait que quelques centaines de pages de discussion à feuilleter ! 🙂 Mais cela nous rappellerait de jolies souvenirs de joutes parfois difficiles.
Il faudrait que Dolma continue sur sa lancée et nous étudient également à travers ce jeu des photos parfois menacé mais toujours relancé.
En attendant, j'en mets une petite nouvelle...
La sempiternelle mais stimulante question : où est-ce ?
PS : je propose toujours des photos prises par moi-même. Chaque photo ayant son "histoire", cela serait sympa d'en faire un petit commentaire une fois qu'elle est trouvée...
Comme la tradition (et François) l'exige, je crée une nouvelle discussion sur le "jeu des photos", que nous avons inventé en 2005, si je me rappelle bien.
Si un petit courageux est volontaire, ce serait sympathique de faire un petit florilège des plus belles et des plus disputées des photos que nous avons tous proposées. Cela ne fait que quelques centaines de pages de discussion à feuilleter ! 🙂 Mais cela nous rappellerait de jolies souvenirs de joutes parfois difficiles.
Il faudrait que Dolma continue sur sa lancée et nous étudient également à travers ce jeu des photos parfois menacé mais toujours relancé.
En attendant, j'en mets une petite nouvelle...
La sempiternelle mais stimulante question : où est-ce ?
PS : je propose toujours des photos prises par moi-même. Chaque photo ayant son "histoire", cela serait sympa d'en faire un petit commentaire une fois qu'elle est trouvée...
Où aller pour un dixième voyage en Inde?
Après le Rajasthan (2 fois), le Sikhim, Goa (2 fois), le Maharastra, Le Kerala, le Tamil Nadu, Le Karnataka, etc, j'hésite sur les prochains points de chute en INDE.
Envoyez moi vos coup de coeur, départ en novembre.
Merci
Envoyez moi vos coup de coeur, départ en novembre.
Merci
Passage à la frontière Turquie-Iran
Bonjour bonjour,
Avec ma petite femme nous partons en Octobre 2010 pour faire le tour du monde en stop. Là, on se pose la question du passage Turquie-Iran. D'après le site du ministère des affaires étrangères la frontière craint assez mais comme ils ont tendance à "exagerer", je voudrais savoir ce que vous en pensez.
Merci et à bientôt
Avec ma petite femme nous partons en Octobre 2010 pour faire le tour du monde en stop. Là, on se pose la question du passage Turquie-Iran. D'après le site du ministère des affaires étrangères la frontière craint assez mais comme ils ont tendance à "exagerer", je voudrais savoir ce que vous en pensez.
Merci et à bientôt
Premier voyage en Thaïlande: passer douze jours sur Koh Samui?
🙂 Bonjour à tous,
Je prépare un voyage pour la Thaïlande, c'est la première fois que nous y allons. Nous pensons y séjourner 12 jours. Comme nous avons envie de nature plongée fare niente, j'ai regardé l'île de Koh Samui.
Peut on y passer 12 jours sans s'ennuyer ? en 12 jours, je ne pense pas qu'il soit judicieux de faire un circuit en Thaïlande qui nous fatiguerait plus qu'autre chose, et puis la Thaïlande, je pense qu'il faut au moins 3 semaines pour l'apprécier. (un autre voyage à programmer alors 🙂)
Nous pensons partir en fin d'année.
Que me conseillez vous ?
Un grand Merci
Je prépare un voyage pour la Thaïlande, c'est la première fois que nous y allons. Nous pensons y séjourner 12 jours. Comme nous avons envie de nature plongée fare niente, j'ai regardé l'île de Koh Samui.
Peut on y passer 12 jours sans s'ennuyer ? en 12 jours, je ne pense pas qu'il soit judicieux de faire un circuit en Thaïlande qui nous fatiguerait plus qu'autre chose, et puis la Thaïlande, je pense qu'il faut au moins 3 semaines pour l'apprécier. (un autre voyage à programmer alors 🙂)
Nous pensons partir en fin d'année.
Que me conseillez vous ?
Un grand Merci
Ouzbékistan été 2010
Ouzbékistan juillet août 2010
Samarkand, Boukhara, Khiva sont des villes anciennes, même très anciennes, chargées d’histoire. Pour moi ces contrées lointaines où de puissants monarques conquérants, guerriers à l’ardeur indomptable, avaient érigé par la force et la guerre des empires gigantesques, représentaient un ailleurs presque inaccessible. Les enjeux qui exacerbaient les convoitises des grandes puissances qu’étaient la Russie et l’Angleterre, bien décrits dans le livre « le Grand Jeu », n’ont fait que renforcer pour moi cette impression de zone lointaine, baignée de mystère et de sauvagerie.
Lorsque l’occasion se présente de partir faire un petit tour d’une quinzaine de jours en Ouzbékistan, je n’hésite pas une minute. Bien sûr, une petite appréhension m’effleure. Ces villes mythiques existent-elles encore vraiment de nos jours ? La mondialisation ou « globalisation » ne leur a-t-elle pas enlevé tous leurs charmes ? La Samarkand que nous voulons visiter, est-elle encore celle dans laquelle Ella Maillart a séjourné en 1933, lors de son grand périple à travers l’Asie centrale? Les chemins millénaires de la route de la soie ont-ils laissé des traces tangibles nous permettant de revivre cette extraordinaire aventure qui liait la Chine à l’Occident? Nous verrons bien et partons.
Ces cités, nous les avons découvertes dans l’ordre suivant : Khiva, Boukhara et Samarkand.
La première impression en arrivant à Khiva, en provenance presque directement de France, de plus à la nuit tombée, ville presque déserte, ne se révélant qu’à la lumière de l’éclairage des réverbères, est vive.
Boukhara avec sa place centrale occupée par un immense bassin très profond, douze mètres, est aussi très surprenante et accueillante.
Et bien entendu, le bouquet du voyage, la prestigieuse Samarkand avec sa place du Rajasthan, est à première vue « décoiffante ».
Mais au-delà de ces premières émotions, la promenade à travers ces villes aux médersas, mosquées et mausolées généralement rénovés et clinquants, fait découvrir au fur et à mesure une autre réalité. Des villes musées, qui ont perdu leur vie d’autrefois, et qui essayent de ressusciter un passé et n’y réussissent pas vraiment. Elles semblent comme figées dans une évocation qui a perdu son âme d’antan.
Tout n’est que motif à capter quelques euros aux touristes que nous sommes, même si cela se fait avec beaucoup de courtoisie, de gentillesse et des sourires. Du prix d’entrée dans chaque édifice, de la taxe de photographier, de la multitude de vendeurs de bibelots de toutes espèces qui sont installés au cœur même de tous les bâtiments, sans oublier le policier ripoux qui fait du racolage pour vous conduire au sommet d’un minaret interdit au public au beau milieu de l’un des plus spectaculaires sites du pays.
Je dois reconnaître que ces trois villes, certes à l’architecture superbe, m’ont laissé un petit goût d’amertume, déception due au décalage entre ce qu’elles sont et l’idée que je m’en faisais à travers tous les récits concernant d’intrépides guerriers et des espions s’exposant à tous les dangers selon le bon vouloir des émirs de l’époque. Certes ce sentiment s’insatisfaction je m’y attendais. La civilisation moderne fait son chemin vers une standardisation et une uniformisation des modes de vie, et cela est d’autant plus sensible dans les agglomérations.
Le voyage doit s’inscrire dans un long cheminement et dans la lenteur. Dans notre monde occidental, où nous courons toujours après les heures, les minutes et les secondes qui semblent nous couler entre les doigts sans espoir de les retenir, le mot lenteur est banni. Il nous faut consommer, rentabiliser, amasser les visites et les photos qui vont avec. La notion de réussite est bien souvent liée au « beaucoup » et à l’absence de moments de repos considérés comme des pertes de temps voire des lacunes dans le programme. On a oublié bien souvent, que les choses se méritent autrement qu’en payant et que le rapport quantité prix, permettant de décider si la prestation est bon marché n’est pas un bon critère d’appréciation.
De ce grand pays, outre les villes principales, nous en avons vu d’autres facettes. En particulier la ville de Nurata, moins exubérante dans son architecture, mais j’y ai ressenti une émotion forte à la vue des reste de la forteresse d’Alexandre le Grand. Ce dernier y a séjourné six mois trois siècles avant notre ère. Sur son ordre a été construite sur la colline dominant la cité une forteresse dont il subsiste des traces, qui s’élancent à l’assaut du ciel, rappelant toute la puissance de ce grand conquérant. Cet ouvrage était constitué de briques et de terre séchée. J’ai été stupéfait de constater que des pans entiers de ces matériaux qui semblent si légers, aient traversé plus de deux mille ans. Il ne faut pas oublier que le climat particulièrement contrasté, chaleur en été et froid terrible en hiver, est un agent de démolition et de désagrégation puissant, qui lui a le temps et le prend pour accomplir son irrémédiable travail de sape.
Très surprenant dans cette ville de Nurata, un grand ensemble de deux mosquées est en pleine rénovation. Elles ont été érigées au pied d’une source abondante qui est considérée comme miraculeuse. Une eau limpide sourd de la montagne avec prodigalité et alimente un grand bassin peuplé d’une multitude de truites de belle taille. Je vais vous raconter une expérience que chacun de nous peut faire et qui pour tout pêcheur normalement constitué paraîtra soit relever de l’hallucination soit directement liée à l’aspect miraculeux du lieu. Notre guide nous a fourni d’énormes poignées de luzerne, oui de luzerne, celle que l’on donne à brouter aux ânes et aux chevaux, et nous a demandé de les jeter aux poissons. Avec un ensemble sidérant toutes les truites appréhendent le lieu ou la touffe d’herbe va tomber et tous les museaux sortent de l’eau en convergeant vers le lieu d’impact. Cette dernière semble ne même pas toucher l’eau et est immédiatement engloutie par des centaines de gueules avides. Et vous avez beau répéter l’opération à satiété, le même phénomène se produit, et étonnamment pas le moindre petit bout de feuille ne surnage dans cette eau cristalline. Un vrai miracle !
En quittant cette ville, alors que nous nous étions arrêtés à un petit collet en plein désert, pour aller regarder quelques pétroglyphes, dessins laissés sur les pierres par les chameliers au cours des millénaires passés, je vois un couple de jeunes cyclistes aux montures lourdement chargées. Ils grimpent lentement la côte en venant vers nous. Je me précipite et leur demande s'ils parlent français. Leur réponse est immédiate: "Bien sûr nous venons de Bordeaux que nous avons quitté il y a cinq mois". Leur voyage doit les conduire en Inde et ils n'en sont qu'au premier tiers. Bien entendu ils sont sur VoyageForum et j'ai gardé le contact, et dès mon retour, je leur ai envoyé les photos que j'ai faites d'eux repartant dans le désert!
Nous avons parcouru des milliers de kilomètres à travers tout le pays, une partie en avion et une partie en minibus. Nous avons pu constater que le désert occupe la plus grande partie de ce territoire. Quelques grands fleuves comme l’Amoudariya permettent à de vastes zones vertes de se développer à travers les sables arides.
On nous avait concocté quelques expériences chez l’habitant, avec nuit sous la yourte traditionnelle. D’un air quelque peu moqueur ma compagne fait remarquer, que l’on va au bout du monde pour tester la nuit sous la yourte, alors qu’à cette époque de l’année on dort surtout dehors et absolument pas dans la yourte. Là encore, le côté « touriste posé » pour la nuit dans la chaleur et dans des conditions d’hygiène précaire donnait à la situation une impression de dérision quant au tourisme que nous pratiquions.
Posés dans le désert, c’est le mot. Chacun réagit à sa manière. A plusieurs reprises nous ferons cette expérience. Dans le groupe que nous formions, chez certains ces longues attentes de l’après-midi ont généré une forme d’impatience, une sensation de perte de temps, le rythme étant comme cassé. Pourquoi ne nous proposions-nous pas quelque activité?
On en revient toujours à la démarche, chacun la sienne. Le voyage organisé n’est pas propice aux changements de rythme, on s’inscrit dans le mouvement dirigé par l’accompagnateur, et les pauses peuvent être vécues comme une forme d’abandon ou de lacune dans le programme. En revanche, le voyage à pied ou à vélo, s’inscrit dans la lenteur et la contemplation à l’allure des caravanes des siècles et millénaires précédents. Tout naturellement l’arrêt entre dans la démarche, il est même attendu avec envie, car la fatigue physique des muscles qui ont travaillé est l’un des éléments importants qui conditionnent le voyage. L’engagement physique dans le voyage, lorsqu’on y a goûté devient indispensable pour que l’on ressente cette sensation d’éloignement. A notre époque tout devient trop relatif, mille kilomètres en avion représentent un saut de puce, cent kilomètres à vélo une jolie randonnée et un kilomètre dans une paroi verticale une grande aventure. Donc à n’en pas douter, arriver au milieu du désert sur un tertre, où s’épanouissent quelques yourtes, procurera des sensations différentes selon le mode de locomotion. Y être arrivé à pied en voyant la silhouette de ces habitations se découper sur le ciel depuis des heures, en ayant parfois la sensation que jamais on ne les atteindra, prédispose à la méditation et à la contemplation lorsqu’enfin le but est atteint. Mais si on y accède à l’aide d’un minibus dans lequel s’entasse un groupe de touristes, l’imprégnation à l’esprit du lieu ne peut pas se faire et bien naturellement on éprouve une grande difficulté, voire une impossibilité, à s’en imprégner. D’ailleurs ce type de moyen de déplacement qu’est la voiture, n’annihile-t-il pas cette démarche de se laisser guider par l’esprit des lieux visités. Jamais, ou tout du moins rarement, dans un voyage à rythme lent on ressent une impression d’oisiveté, ce qui n’est pas le cas lors de déplacements plus mécanisés.
Cependant au cours de l‘une des soirées sous une yourte, nous avons vécu un moment de grande émotion. Le propriétaire du lieu a saisi son instrument de musique à cordes et a entamé une série de chansons. Il s’agissait de mélopées douces et tristes aux sons mélodieux, rehaussés de rimes harmonieuses. Son épouse assise à côté de lui, en ouvrant à peine la bouche, sans pratiquement un seul mouvement, comme si elle susurrait, l’accompagnait de sa voix, exactement dans le rythme et sur la modulation. Ce fut un moment très émouvant et nous en avons redemandé. Rarement un chant ne m’a ému à ce point. Au cours de ces deux semaines, nous avons assisté à d’autres spectacles, mettant en œuvre plus de moyens et produits par des professionnels, mais jamais je n’ai ressenti cette émotion devant un art accompli.
La visite des forteresses du désert qui formaient un réseau de lieux sécurisés par de grandes murailles a été très intéressante. Il n’en reste que les enceintes au milieu desquelles de vastes zones vides subsistent. Il faut s’imaginer qu’il y a plus d’un millénaire une population nombreuse habitait ici. Les conditions d’existence paraissent extrêmement difficiles. Cela me fait penser un peu aux citadelles du vertige, les châteaux cathares sur leurs pics rocheux au sud de la France. A l’époque où ces forteresses du désert étaient habitées, elles dominaient des plaines fertiles baignées par les eaux d’un fleuve. Mais les Arabes dans leur avance voulant les conquérir et soumettre leurs habitants, au lieu de les attaquer directement, ont préférés détourner le fleuve et rendre la région inhabitable. Les forteresses ont été contraintes de se rendre sans combattre.
Cette expérience que nous avons vécue durant deux semaines ne restera pas pour moi comme un souvenir impérissable. Cependant ce voyage je désirais le faire, car cette région du monde, depuis l’aube des temps, zone de contacts de civilisations différentes, de par son histoire tumultueuse depuis longtemps attisait ma curiosité. Pourtant je dois reconnaître que notre guide ouzbek était particulièrement compétent et agréable. La formule qui faisait alterner logements très rustiques et hôtels de bon niveau était pleine de surprises, ce qui n’était pas pour me déplaire. Le voyage reste cependant pour moi affaire d’efforts physiques pour en quelque sorte conquérir et mériter la route. Mais je ne m’érige pas en censeur, je ne juge pas la ou les manières de voyager, j’exprime la façon de voyager qui fait naître chez moi des sensations et des émotions. Le voyage, sans doute, avant toute chose est intérieur. Comme disait Saint Exupéry : seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but qui n'est qu'illusion du voyageur qui va de crête en crête pensant que l'objectif seul est important.
Je pense aussi que l’intérêt du voyage nait du dépouillement dans lequel vous l’abordez. Dans ce cas vous vous mettez à la merci des autres et vous êtes plus à même de nouer des contacts autres que directement liés à l’argent. Un peu à la manière des pèlerins qui font vœu de pauvreté. Cela me remémore un livre splendide : Un chemin de promesse d’Edouart et Mathilde Cortès, 6000 kilomètres à pied et sans argent de Paris à Jérusalem. Une autre grande voyageuse, plutôt nomade m’inspire beaucoup dans mon mode de voyage, Isabelle Eberhardt, jeune femme morte à 27 ans emportée par un oued en crue. Les ouvrages qu’elle a laissés sont empreints d’une pensée profonde. Je citerai une phrase qui à elle seule peut amener à déterminer sa propre voie dans la vie et sa propre philosophie du voyage: « Jadis, quand je ne manquais de rien matériellement, mais quand je manquais de tout intellectuellement et moralement, je m’assombrissais et me répandais sottement en imprécations contre la vie que je ne connaissais pas. Ce n’est que maintenant, au sein du dénuement dont je suis fière, que je l’affirme belle et digne d’être vécue ».
Notre retour s’est fait un soir sur Paris où nous avons passé la nuit. Le lendemain un TGV matinal nous a conduits à Lyon. Ce trajet Lyon Paris en train que j’ai du effectuer une bonne centaine de fois reste pour moi un spectacle éblouissant. La campagne française défile à vive allure, avec ses perspectives immenses sur les champs, les forêts, les collines et les villages. Un jour au pied d’un arbre, alors que nous foncions à 250 kilomètres à l’heure, j’ai eu le temps de remarquer un gros champignon. Je me promets qu’un jour je ferai ce chemin si court en train, à pied. La France j’adore !
Samarkand, Boukhara, Khiva sont des villes anciennes, même très anciennes, chargées d’histoire. Pour moi ces contrées lointaines où de puissants monarques conquérants, guerriers à l’ardeur indomptable, avaient érigé par la force et la guerre des empires gigantesques, représentaient un ailleurs presque inaccessible. Les enjeux qui exacerbaient les convoitises des grandes puissances qu’étaient la Russie et l’Angleterre, bien décrits dans le livre « le Grand Jeu », n’ont fait que renforcer pour moi cette impression de zone lointaine, baignée de mystère et de sauvagerie.
Lorsque l’occasion se présente de partir faire un petit tour d’une quinzaine de jours en Ouzbékistan, je n’hésite pas une minute. Bien sûr, une petite appréhension m’effleure. Ces villes mythiques existent-elles encore vraiment de nos jours ? La mondialisation ou « globalisation » ne leur a-t-elle pas enlevé tous leurs charmes ? La Samarkand que nous voulons visiter, est-elle encore celle dans laquelle Ella Maillart a séjourné en 1933, lors de son grand périple à travers l’Asie centrale? Les chemins millénaires de la route de la soie ont-ils laissé des traces tangibles nous permettant de revivre cette extraordinaire aventure qui liait la Chine à l’Occident? Nous verrons bien et partons.
Ces cités, nous les avons découvertes dans l’ordre suivant : Khiva, Boukhara et Samarkand.
La première impression en arrivant à Khiva, en provenance presque directement de France, de plus à la nuit tombée, ville presque déserte, ne se révélant qu’à la lumière de l’éclairage des réverbères, est vive.
Boukhara avec sa place centrale occupée par un immense bassin très profond, douze mètres, est aussi très surprenante et accueillante.
Et bien entendu, le bouquet du voyage, la prestigieuse Samarkand avec sa place du Rajasthan, est à première vue « décoiffante ».
Mais au-delà de ces premières émotions, la promenade à travers ces villes aux médersas, mosquées et mausolées généralement rénovés et clinquants, fait découvrir au fur et à mesure une autre réalité. Des villes musées, qui ont perdu leur vie d’autrefois, et qui essayent de ressusciter un passé et n’y réussissent pas vraiment. Elles semblent comme figées dans une évocation qui a perdu son âme d’antan.
Tout n’est que motif à capter quelques euros aux touristes que nous sommes, même si cela se fait avec beaucoup de courtoisie, de gentillesse et des sourires. Du prix d’entrée dans chaque édifice, de la taxe de photographier, de la multitude de vendeurs de bibelots de toutes espèces qui sont installés au cœur même de tous les bâtiments, sans oublier le policier ripoux qui fait du racolage pour vous conduire au sommet d’un minaret interdit au public au beau milieu de l’un des plus spectaculaires sites du pays.
Je dois reconnaître que ces trois villes, certes à l’architecture superbe, m’ont laissé un petit goût d’amertume, déception due au décalage entre ce qu’elles sont et l’idée que je m’en faisais à travers tous les récits concernant d’intrépides guerriers et des espions s’exposant à tous les dangers selon le bon vouloir des émirs de l’époque. Certes ce sentiment s’insatisfaction je m’y attendais. La civilisation moderne fait son chemin vers une standardisation et une uniformisation des modes de vie, et cela est d’autant plus sensible dans les agglomérations.
Le voyage doit s’inscrire dans un long cheminement et dans la lenteur. Dans notre monde occidental, où nous courons toujours après les heures, les minutes et les secondes qui semblent nous couler entre les doigts sans espoir de les retenir, le mot lenteur est banni. Il nous faut consommer, rentabiliser, amasser les visites et les photos qui vont avec. La notion de réussite est bien souvent liée au « beaucoup » et à l’absence de moments de repos considérés comme des pertes de temps voire des lacunes dans le programme. On a oublié bien souvent, que les choses se méritent autrement qu’en payant et que le rapport quantité prix, permettant de décider si la prestation est bon marché n’est pas un bon critère d’appréciation.
De ce grand pays, outre les villes principales, nous en avons vu d’autres facettes. En particulier la ville de Nurata, moins exubérante dans son architecture, mais j’y ai ressenti une émotion forte à la vue des reste de la forteresse d’Alexandre le Grand. Ce dernier y a séjourné six mois trois siècles avant notre ère. Sur son ordre a été construite sur la colline dominant la cité une forteresse dont il subsiste des traces, qui s’élancent à l’assaut du ciel, rappelant toute la puissance de ce grand conquérant. Cet ouvrage était constitué de briques et de terre séchée. J’ai été stupéfait de constater que des pans entiers de ces matériaux qui semblent si légers, aient traversé plus de deux mille ans. Il ne faut pas oublier que le climat particulièrement contrasté, chaleur en été et froid terrible en hiver, est un agent de démolition et de désagrégation puissant, qui lui a le temps et le prend pour accomplir son irrémédiable travail de sape.
Très surprenant dans cette ville de Nurata, un grand ensemble de deux mosquées est en pleine rénovation. Elles ont été érigées au pied d’une source abondante qui est considérée comme miraculeuse. Une eau limpide sourd de la montagne avec prodigalité et alimente un grand bassin peuplé d’une multitude de truites de belle taille. Je vais vous raconter une expérience que chacun de nous peut faire et qui pour tout pêcheur normalement constitué paraîtra soit relever de l’hallucination soit directement liée à l’aspect miraculeux du lieu. Notre guide nous a fourni d’énormes poignées de luzerne, oui de luzerne, celle que l’on donne à brouter aux ânes et aux chevaux, et nous a demandé de les jeter aux poissons. Avec un ensemble sidérant toutes les truites appréhendent le lieu ou la touffe d’herbe va tomber et tous les museaux sortent de l’eau en convergeant vers le lieu d’impact. Cette dernière semble ne même pas toucher l’eau et est immédiatement engloutie par des centaines de gueules avides. Et vous avez beau répéter l’opération à satiété, le même phénomène se produit, et étonnamment pas le moindre petit bout de feuille ne surnage dans cette eau cristalline. Un vrai miracle !
En quittant cette ville, alors que nous nous étions arrêtés à un petit collet en plein désert, pour aller regarder quelques pétroglyphes, dessins laissés sur les pierres par les chameliers au cours des millénaires passés, je vois un couple de jeunes cyclistes aux montures lourdement chargées. Ils grimpent lentement la côte en venant vers nous. Je me précipite et leur demande s'ils parlent français. Leur réponse est immédiate: "Bien sûr nous venons de Bordeaux que nous avons quitté il y a cinq mois". Leur voyage doit les conduire en Inde et ils n'en sont qu'au premier tiers. Bien entendu ils sont sur VoyageForum et j'ai gardé le contact, et dès mon retour, je leur ai envoyé les photos que j'ai faites d'eux repartant dans le désert!
Nous avons parcouru des milliers de kilomètres à travers tout le pays, une partie en avion et une partie en minibus. Nous avons pu constater que le désert occupe la plus grande partie de ce territoire. Quelques grands fleuves comme l’Amoudariya permettent à de vastes zones vertes de se développer à travers les sables arides.
On nous avait concocté quelques expériences chez l’habitant, avec nuit sous la yourte traditionnelle. D’un air quelque peu moqueur ma compagne fait remarquer, que l’on va au bout du monde pour tester la nuit sous la yourte, alors qu’à cette époque de l’année on dort surtout dehors et absolument pas dans la yourte. Là encore, le côté « touriste posé » pour la nuit dans la chaleur et dans des conditions d’hygiène précaire donnait à la situation une impression de dérision quant au tourisme que nous pratiquions.
Posés dans le désert, c’est le mot. Chacun réagit à sa manière. A plusieurs reprises nous ferons cette expérience. Dans le groupe que nous formions, chez certains ces longues attentes de l’après-midi ont généré une forme d’impatience, une sensation de perte de temps, le rythme étant comme cassé. Pourquoi ne nous proposions-nous pas quelque activité?
On en revient toujours à la démarche, chacun la sienne. Le voyage organisé n’est pas propice aux changements de rythme, on s’inscrit dans le mouvement dirigé par l’accompagnateur, et les pauses peuvent être vécues comme une forme d’abandon ou de lacune dans le programme. En revanche, le voyage à pied ou à vélo, s’inscrit dans la lenteur et la contemplation à l’allure des caravanes des siècles et millénaires précédents. Tout naturellement l’arrêt entre dans la démarche, il est même attendu avec envie, car la fatigue physique des muscles qui ont travaillé est l’un des éléments importants qui conditionnent le voyage. L’engagement physique dans le voyage, lorsqu’on y a goûté devient indispensable pour que l’on ressente cette sensation d’éloignement. A notre époque tout devient trop relatif, mille kilomètres en avion représentent un saut de puce, cent kilomètres à vélo une jolie randonnée et un kilomètre dans une paroi verticale une grande aventure. Donc à n’en pas douter, arriver au milieu du désert sur un tertre, où s’épanouissent quelques yourtes, procurera des sensations différentes selon le mode de locomotion. Y être arrivé à pied en voyant la silhouette de ces habitations se découper sur le ciel depuis des heures, en ayant parfois la sensation que jamais on ne les atteindra, prédispose à la méditation et à la contemplation lorsqu’enfin le but est atteint. Mais si on y accède à l’aide d’un minibus dans lequel s’entasse un groupe de touristes, l’imprégnation à l’esprit du lieu ne peut pas se faire et bien naturellement on éprouve une grande difficulté, voire une impossibilité, à s’en imprégner. D’ailleurs ce type de moyen de déplacement qu’est la voiture, n’annihile-t-il pas cette démarche de se laisser guider par l’esprit des lieux visités. Jamais, ou tout du moins rarement, dans un voyage à rythme lent on ressent une impression d’oisiveté, ce qui n’est pas le cas lors de déplacements plus mécanisés.
Cependant au cours de l‘une des soirées sous une yourte, nous avons vécu un moment de grande émotion. Le propriétaire du lieu a saisi son instrument de musique à cordes et a entamé une série de chansons. Il s’agissait de mélopées douces et tristes aux sons mélodieux, rehaussés de rimes harmonieuses. Son épouse assise à côté de lui, en ouvrant à peine la bouche, sans pratiquement un seul mouvement, comme si elle susurrait, l’accompagnait de sa voix, exactement dans le rythme et sur la modulation. Ce fut un moment très émouvant et nous en avons redemandé. Rarement un chant ne m’a ému à ce point. Au cours de ces deux semaines, nous avons assisté à d’autres spectacles, mettant en œuvre plus de moyens et produits par des professionnels, mais jamais je n’ai ressenti cette émotion devant un art accompli.
La visite des forteresses du désert qui formaient un réseau de lieux sécurisés par de grandes murailles a été très intéressante. Il n’en reste que les enceintes au milieu desquelles de vastes zones vides subsistent. Il faut s’imaginer qu’il y a plus d’un millénaire une population nombreuse habitait ici. Les conditions d’existence paraissent extrêmement difficiles. Cela me fait penser un peu aux citadelles du vertige, les châteaux cathares sur leurs pics rocheux au sud de la France. A l’époque où ces forteresses du désert étaient habitées, elles dominaient des plaines fertiles baignées par les eaux d’un fleuve. Mais les Arabes dans leur avance voulant les conquérir et soumettre leurs habitants, au lieu de les attaquer directement, ont préférés détourner le fleuve et rendre la région inhabitable. Les forteresses ont été contraintes de se rendre sans combattre.
Cette expérience que nous avons vécue durant deux semaines ne restera pas pour moi comme un souvenir impérissable. Cependant ce voyage je désirais le faire, car cette région du monde, depuis l’aube des temps, zone de contacts de civilisations différentes, de par son histoire tumultueuse depuis longtemps attisait ma curiosité. Pourtant je dois reconnaître que notre guide ouzbek était particulièrement compétent et agréable. La formule qui faisait alterner logements très rustiques et hôtels de bon niveau était pleine de surprises, ce qui n’était pas pour me déplaire. Le voyage reste cependant pour moi affaire d’efforts physiques pour en quelque sorte conquérir et mériter la route. Mais je ne m’érige pas en censeur, je ne juge pas la ou les manières de voyager, j’exprime la façon de voyager qui fait naître chez moi des sensations et des émotions. Le voyage, sans doute, avant toute chose est intérieur. Comme disait Saint Exupéry : seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but qui n'est qu'illusion du voyageur qui va de crête en crête pensant que l'objectif seul est important.
Je pense aussi que l’intérêt du voyage nait du dépouillement dans lequel vous l’abordez. Dans ce cas vous vous mettez à la merci des autres et vous êtes plus à même de nouer des contacts autres que directement liés à l’argent. Un peu à la manière des pèlerins qui font vœu de pauvreté. Cela me remémore un livre splendide : Un chemin de promesse d’Edouart et Mathilde Cortès, 6000 kilomètres à pied et sans argent de Paris à Jérusalem. Une autre grande voyageuse, plutôt nomade m’inspire beaucoup dans mon mode de voyage, Isabelle Eberhardt, jeune femme morte à 27 ans emportée par un oued en crue. Les ouvrages qu’elle a laissés sont empreints d’une pensée profonde. Je citerai une phrase qui à elle seule peut amener à déterminer sa propre voie dans la vie et sa propre philosophie du voyage: « Jadis, quand je ne manquais de rien matériellement, mais quand je manquais de tout intellectuellement et moralement, je m’assombrissais et me répandais sottement en imprécations contre la vie que je ne connaissais pas. Ce n’est que maintenant, au sein du dénuement dont je suis fière, que je l’affirme belle et digne d’être vécue ».
Notre retour s’est fait un soir sur Paris où nous avons passé la nuit. Le lendemain un TGV matinal nous a conduits à Lyon. Ce trajet Lyon Paris en train que j’ai du effectuer une bonne centaine de fois reste pour moi un spectacle éblouissant. La campagne française défile à vive allure, avec ses perspectives immenses sur les champs, les forêts, les collines et les villages. Un jour au pied d’un arbre, alors que nous foncions à 250 kilomètres à l’heure, j’ai eu le temps de remarquer un gros champignon. Je me promets qu’un jour je ferai ce chemin si court en train, à pied. La France j’adore !
Reste-il une île tranquille et paisible en Thaïlande?
Bonjour.
Ou aller quand on veut voir ce qu'est une belle plage thailandaise (sable blanc, cocotier et mer bleue canard wc) qui ne soient pas encore surpeuplee, betonnee a outrance, remplie de retraites occidentaux accompagnes de leur esclave sexuel lowcost pas encore pubere, d'americaines de 150 litres ( oui, pour les americaines obeses, je compte en litres) qui se font trainees sur une banane flottante a 50 metres du rivage, de jeunes merdeux fullmooneurs qui empechent les honnetes touristes de dormir et laissent leurs bouteilles vides et leur capotes usagees sur la plage, de rabateurs, d'escrocs et de casses-couilles en tout genres, de cons en circuits organises ???
A chaque fois que j'ai pose la question a des gens qui connaissaient ( soit disant) ce pays, cést a peine si ils ne me repondent pas: Rentre en france, fait toi creuser une piscine dans ton jardin et etale du sable autour...
Je voudrais me poser 5-6 jours dans un endroit avec une guesthouse ou un bungalow pas trop cher au bord de l'eau, caler mes fesses dans un hamac en ecoutant les vagues avec un gros cone de weed entre les levres ( bien entendu, faut pouvoir acheter un petit pochon de bonne qualite sans avoir a trop chercher), piquer une tete de temps a autre, manger des fruits de mer et ne pas subir de plein fouet les desagrements cites quelques lignes plus haut.
Si c'est sur une ile loitaine, et que ca prend 2-3 jours pour y aller, ca me derange pas, je dois rentrer en france bosser...en novembre, donc je suis pas presse... Si vous ne voulez pas devoiler votre coin de paradis en public je comprends...C'est pour ca que je prend aussi les messages prives ( soyez pas timides, je le dirait a personne)
Soyez cool, me laissez pas comme ca...Sinon, je vous previens, je file direct en birmanie...😏
Merci
Ou aller quand on veut voir ce qu'est une belle plage thailandaise (sable blanc, cocotier et mer bleue canard wc) qui ne soient pas encore surpeuplee, betonnee a outrance, remplie de retraites occidentaux accompagnes de leur esclave sexuel lowcost pas encore pubere, d'americaines de 150 litres ( oui, pour les americaines obeses, je compte en litres) qui se font trainees sur une banane flottante a 50 metres du rivage, de jeunes merdeux fullmooneurs qui empechent les honnetes touristes de dormir et laissent leurs bouteilles vides et leur capotes usagees sur la plage, de rabateurs, d'escrocs et de casses-couilles en tout genres, de cons en circuits organises ???
A chaque fois que j'ai pose la question a des gens qui connaissaient ( soit disant) ce pays, cést a peine si ils ne me repondent pas: Rentre en france, fait toi creuser une piscine dans ton jardin et etale du sable autour...
Je voudrais me poser 5-6 jours dans un endroit avec une guesthouse ou un bungalow pas trop cher au bord de l'eau, caler mes fesses dans un hamac en ecoutant les vagues avec un gros cone de weed entre les levres ( bien entendu, faut pouvoir acheter un petit pochon de bonne qualite sans avoir a trop chercher), piquer une tete de temps a autre, manger des fruits de mer et ne pas subir de plein fouet les desagrements cites quelques lignes plus haut.
Si c'est sur une ile loitaine, et que ca prend 2-3 jours pour y aller, ca me derange pas, je dois rentrer en france bosser...en novembre, donc je suis pas presse... Si vous ne voulez pas devoiler votre coin de paradis en public je comprends...C'est pour ca que je prend aussi les messages prives ( soyez pas timides, je le dirait a personne)
Soyez cool, me laissez pas comme ca...Sinon, je vous previens, je file direct en birmanie...😏
Merci
Je préfère voyager en groupe!
Voyager seul, ce n'est pas facile, surtout si on ne connaît pas la langue du pays, je préfère le groupe, c'est plus vivant ! Par contre, le contact
avec les habitants n'est pas au rendez-vous. C'est le paradoxe.
La genèse d'un grand voyage...
Bonjour tout le monde !
Il y a en page d'accueil de ce site de voyage, des sous forums par destination, par type de voyage, par culture, ... mais je n'en ai pas trouvé de plus adapté que celui ci pour parler de la réflexion qui précède chaque grand voyage.
Avant de choisir une destination ou un moyen de transport, il me semble approprié de mener une réflexion sur ce qui nous anime, sur ce que l'on a envie de faire vibrer en nous pendant le voyage.
C'est un "travail" que j'aimerais venir faire ici avec vous.
Je suis un étudiant de 19 ans, et j'aurais l'année prochaine, une période d'un peu plus de quatre mois laissée libre par mon école avec ce simple objectif: réaliser le projet de notre choix, sans aucune limite géographique. Le but implicite étant d'organiser nous même le projet qui nous tient à cœur, en s'autofinançant, et avec la volonté de nous faire grandir. Je vois un peu ce voyage comme un "rite" marquant le passage à l'age adulte, la prise d'autonomie et pourquoi pas, un tournant décisif dans nos vies. C'est du moins ce que j'ai envie d'en faire. C'est pour beaucoup l'occasion de faire ce qu'il nous sera impossible de faire plus tard, lorsque nous bosserons et que le temps libre sera devenu une denrée rare! Je n'ai pas envie de le voir de cette façon : plutôt que d'être l'occasion de faire ce que je ne pourrais plus faire "après" (sous entendu: la vie qu'on mènera ne sera plus adaptée à ce type de folie), j'ai envie d'en faire l'occasion de découvrir le type de vie que je VEUX vivre, et pas celui qui me sera imposé plus tard si je ne fais pas l'effort de rechercher maintenant. Je ne veux pas que ces quatre mois soient une parenthèse dans une vie déjà écrite à l'avance, mais plutôt le début d'une nouvelle phase de ma vie que je n'ai pas envie de pouvoir prévoir.
Je veux faire un grand voyage durant ces quatre mois. Grand étant ici synonyme d'enrichissant... et de décisif.
Le départ est prévu dans moins d'un an, j'en suis au point mort et je vous invite donc à venir échanger ici avec moi pour qu'à travers l'échange, les récits de vos propres expériences et les différents conseils que vous pourrez m'apporter, je puisse trouver ma propre voie, celle qui m'amènera à bâtir un projet qui me ressemble et duquel je sortirai grandi.
Je prends le temps de bien introduire cette démarche car je suis convaincu que pour pouvoir m'aiguiller au mieux, vous aurez besoin d'en savoir le plus possible sur mon vécu, mes passions, et la façon dont j'aborde ce projet.
Voici donc le point où j'en suis :
J'ai relativement peu voyagé durant ma vie. Il y a bien eu quelques vacances familiales à l'étranger, mais aucune au cœur de nouvelles cultures. A vrai dire, les voyages les plus enrichissants que j'ai pu faire sont très récents: ce sont les deux fois ou je suis parti aux pays bas en autostop. Je me suis rendu compte qu'il n'y a alors pas forcément besoin de partir loin pour faire des rencontres intéressantes, et à travers la grosse trentaine de voitures que j'ai empruntée pendant mon périple, j'ai eu la chance de croiser des gens surprenant de gentillesse et parfois, d'originalité. L'autostop est donc un moyen de transport que je veux à tout prix utiliser pendant mon voyage: je ne partirai donc ni en vélo, ni en voiture. Seulement, j'ai cette fois ci l'envie d'aller à l'autre bout du monde. Ça ne rime peut être pas à grand chose, mais je fais une "fixation" la dessus, l'idée du "voyage de l'autre côté de la planète" me fait rêver, bien que j'ai compris qu'on peut être émerveillé sur le palier de sa porte, à condition de savoir regarder les choses avec un regard neuf.
Je veux me sentir loin de chez moi, à telle point qu'il me soit impossible de concevoir la distance me séparant des miens. Je veux être suffisamment loin pour ne plus sentir peser ni le rythme de vie de notre société moderne, ni les besoins futiles qui guident nos vies. Par exemple, lorsque j'étais aux pays bas, je me sentais relativement loin de chez moi, mais j'arrivais malgré tout à visualiser la distance m'en séparant, me rappelant qu'il n'y avait jamais que quelques centaines de kilomètres à vol d'oiseau. Et surtout, je n'ai été que très, très légèrement dépaysé, le mode de vie étant globalement le même qu'ici. Je veux cette fois me sentir si loin qu'il en ressorte le sentiment de vivre une autre vie, dans un monde que je ne connais pas encore. Ces quatre mois, je ne les souhaite pas dans la continuité de ce que je vis depuis 19 ans.
Avant d'aller plus loin - je ne vais pas tout raconter d'une traite 😛 - voici une image illustrant l'idée du voyage idéal que je me suis faite. Vous y retrouverez des éléments qui trouvent leur sources directement dans les rêves d'enfance que j'ai pu avoir, dans mes expériences plus récentes, dans les lectures qui m'ont fait voyager... dans tout ce qui, secrètement, m'a fait rêver. Vous y retrouverez surtout une facette de ma personnalité que je vais pouvoir mettre en exergue durant le voyage: un côté "musicien solitaire" que je compte satisfaire en partant avec un instrument (probablement une mandoline, pour des raisons de place et pour le plaisir de réapprendre un nouvel instrument).

Uploaded with ImageShack.us
J'espère sincèrement qu'il y en aura, parmi les personnes ayant eu le courage de lire ce message jusqu'ici, qui trouveront plaisir à construire ce projet avec moi. Sentez vous libre de poser n'importe quelle question.
D'avance, merci. 😉
Il y a en page d'accueil de ce site de voyage, des sous forums par destination, par type de voyage, par culture, ... mais je n'en ai pas trouvé de plus adapté que celui ci pour parler de la réflexion qui précède chaque grand voyage.
Avant de choisir une destination ou un moyen de transport, il me semble approprié de mener une réflexion sur ce qui nous anime, sur ce que l'on a envie de faire vibrer en nous pendant le voyage.
C'est un "travail" que j'aimerais venir faire ici avec vous.
Je suis un étudiant de 19 ans, et j'aurais l'année prochaine, une période d'un peu plus de quatre mois laissée libre par mon école avec ce simple objectif: réaliser le projet de notre choix, sans aucune limite géographique. Le but implicite étant d'organiser nous même le projet qui nous tient à cœur, en s'autofinançant, et avec la volonté de nous faire grandir. Je vois un peu ce voyage comme un "rite" marquant le passage à l'age adulte, la prise d'autonomie et pourquoi pas, un tournant décisif dans nos vies. C'est du moins ce que j'ai envie d'en faire. C'est pour beaucoup l'occasion de faire ce qu'il nous sera impossible de faire plus tard, lorsque nous bosserons et que le temps libre sera devenu une denrée rare! Je n'ai pas envie de le voir de cette façon : plutôt que d'être l'occasion de faire ce que je ne pourrais plus faire "après" (sous entendu: la vie qu'on mènera ne sera plus adaptée à ce type de folie), j'ai envie d'en faire l'occasion de découvrir le type de vie que je VEUX vivre, et pas celui qui me sera imposé plus tard si je ne fais pas l'effort de rechercher maintenant. Je ne veux pas que ces quatre mois soient une parenthèse dans une vie déjà écrite à l'avance, mais plutôt le début d'une nouvelle phase de ma vie que je n'ai pas envie de pouvoir prévoir.
Je veux faire un grand voyage durant ces quatre mois. Grand étant ici synonyme d'enrichissant... et de décisif.
Le départ est prévu dans moins d'un an, j'en suis au point mort et je vous invite donc à venir échanger ici avec moi pour qu'à travers l'échange, les récits de vos propres expériences et les différents conseils que vous pourrez m'apporter, je puisse trouver ma propre voie, celle qui m'amènera à bâtir un projet qui me ressemble et duquel je sortirai grandi.
Je prends le temps de bien introduire cette démarche car je suis convaincu que pour pouvoir m'aiguiller au mieux, vous aurez besoin d'en savoir le plus possible sur mon vécu, mes passions, et la façon dont j'aborde ce projet.
Voici donc le point où j'en suis :
J'ai relativement peu voyagé durant ma vie. Il y a bien eu quelques vacances familiales à l'étranger, mais aucune au cœur de nouvelles cultures. A vrai dire, les voyages les plus enrichissants que j'ai pu faire sont très récents: ce sont les deux fois ou je suis parti aux pays bas en autostop. Je me suis rendu compte qu'il n'y a alors pas forcément besoin de partir loin pour faire des rencontres intéressantes, et à travers la grosse trentaine de voitures que j'ai empruntée pendant mon périple, j'ai eu la chance de croiser des gens surprenant de gentillesse et parfois, d'originalité. L'autostop est donc un moyen de transport que je veux à tout prix utiliser pendant mon voyage: je ne partirai donc ni en vélo, ni en voiture. Seulement, j'ai cette fois ci l'envie d'aller à l'autre bout du monde. Ça ne rime peut être pas à grand chose, mais je fais une "fixation" la dessus, l'idée du "voyage de l'autre côté de la planète" me fait rêver, bien que j'ai compris qu'on peut être émerveillé sur le palier de sa porte, à condition de savoir regarder les choses avec un regard neuf.
Je veux me sentir loin de chez moi, à telle point qu'il me soit impossible de concevoir la distance me séparant des miens. Je veux être suffisamment loin pour ne plus sentir peser ni le rythme de vie de notre société moderne, ni les besoins futiles qui guident nos vies. Par exemple, lorsque j'étais aux pays bas, je me sentais relativement loin de chez moi, mais j'arrivais malgré tout à visualiser la distance m'en séparant, me rappelant qu'il n'y avait jamais que quelques centaines de kilomètres à vol d'oiseau. Et surtout, je n'ai été que très, très légèrement dépaysé, le mode de vie étant globalement le même qu'ici. Je veux cette fois me sentir si loin qu'il en ressorte le sentiment de vivre une autre vie, dans un monde que je ne connais pas encore. Ces quatre mois, je ne les souhaite pas dans la continuité de ce que je vis depuis 19 ans.
Avant d'aller plus loin - je ne vais pas tout raconter d'une traite 😛 - voici une image illustrant l'idée du voyage idéal que je me suis faite. Vous y retrouverez des éléments qui trouvent leur sources directement dans les rêves d'enfance que j'ai pu avoir, dans mes expériences plus récentes, dans les lectures qui m'ont fait voyager... dans tout ce qui, secrètement, m'a fait rêver. Vous y retrouverez surtout une facette de ma personnalité que je vais pouvoir mettre en exergue durant le voyage: un côté "musicien solitaire" que je compte satisfaire en partant avec un instrument (probablement une mandoline, pour des raisons de place et pour le plaisir de réapprendre un nouvel instrument).

Uploaded with ImageShack.us
J'espère sincèrement qu'il y en aura, parmi les personnes ayant eu le courage de lire ce message jusqu'ici, qui trouveront plaisir à construire ce projet avec moi. Sentez vous libre de poser n'importe quelle question.
D'avance, merci. 😉
Jeu des photos le renouveau
bonjour,
puique le jeu est bloqué sur une photo introuvable, je le relance avec une photo facile (enfin je l'espère)
Pour le connaisseurs "Régis" y a un bar photo 2
puique le jeu est bloqué sur une photo introuvable, je le relance avec une photo facile (enfin je l'espère)
Pour le connaisseurs "Régis" y a un bar photo 2
Impression négative de l'Inde
Bonjour a tous,
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
Trois ans de voyage vers la Mongolie en camping-car, retour par la Chine
🙂 Nous préparons un voyage en camping-car de tois années vers la Mongolie. Nous aimerions profiter de votre experience. Formalités pour nous et le camping-car, quelles sont les principales difficultés routières, toutes ces petites choses qu'il est préferable de ne pas ignorer.🤪
Tour du monde en famille de onze mois à partir d'août 2010
Bonjour à tous,
nous partons avec nos 2 enfants faire un tour du monde en famille (2 enfants de 6 et 8 ans), pendant 11 mois à partir d'août 2010.
Voici notre itinéraire (quasiment définitif car nous avons réservé les vols) :
Afrique australeAfrique du sud : du 02/08/2010 au 30/08/2010Botswana et chutes Victoria : du 01/09/2010 au 20/09/2010Asie et OcénanieChine : du 21/09/2010 au 10/10/2010Japon : du 11/10/2010 au 25/10/2010Bali : du 26/10/2010 au 09/11/2010Vietnam / Cambodge / Thaïlande / Laos : du 10/11/2010 au 15/01/2011Australie : du 16/01/2011 au 25/02/2011Nouvelle Zélande : du 26/02/2011 au 25/03/2011PolynésieTahiti : du 26/03/2011 au 07/04/2011Amérique du sudIle de Pâques : du 07/04/2011 au 15/04/2011Chili / Argentine / Bolivie / Equateur : du 15/04/2011 au 30/06/2011Nous définissons actuellement nos périples dans les différents pays.
Si vous aussi vous préparez un TDM et que vous souhaitez échanger des informations sur les préparatifs et itinéraires, n'hésitez surtout pas :). Si vous passez dans un des pays à la même période que nous, cela nous fera plaisir de vous croiser ne serait-ce que pour parler un peu le français et échanger sur les voyages.
A noter : pour l'instant, j'ai travaillé principalement sur les itinéraires de l'Afrique du Sud jusqu'au Laos par ordre de visite de ces pays ...
Laurent
nous partons avec nos 2 enfants faire un tour du monde en famille (2 enfants de 6 et 8 ans), pendant 11 mois à partir d'août 2010.
Voici notre itinéraire (quasiment définitif car nous avons réservé les vols) :
Afrique australeAfrique du sud : du 02/08/2010 au 30/08/2010Botswana et chutes Victoria : du 01/09/2010 au 20/09/2010Asie et OcénanieChine : du 21/09/2010 au 10/10/2010Japon : du 11/10/2010 au 25/10/2010Bali : du 26/10/2010 au 09/11/2010Vietnam / Cambodge / Thaïlande / Laos : du 10/11/2010 au 15/01/2011Australie : du 16/01/2011 au 25/02/2011Nouvelle Zélande : du 26/02/2011 au 25/03/2011PolynésieTahiti : du 26/03/2011 au 07/04/2011Amérique du sudIle de Pâques : du 07/04/2011 au 15/04/2011Chili / Argentine / Bolivie / Equateur : du 15/04/2011 au 30/06/2011Nous définissons actuellement nos périples dans les différents pays.
Si vous aussi vous préparez un TDM et que vous souhaitez échanger des informations sur les préparatifs et itinéraires, n'hésitez surtout pas :). Si vous passez dans un des pays à la même période que nous, cela nous fera plaisir de vous croiser ne serait-ce que pour parler un peu le français et échanger sur les voyages.
A noter : pour l'instant, j'ai travaillé principalement sur les itinéraires de l'Afrique du Sud jusqu'au Laos par ordre de visite de ces pays ...
Laurent
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman)
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman)(1)
Lyon, le 29 janvier, 5 cm de givre et de neige mêlés couvrent les pare-brises des véhicules du parking longue durée de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.
Dans dix heures, après six mille kilomètres et deux escales, Ulysse donnera un coup de climatiseur pour rafraîchir sa chambre de sultan à l'hôtel Marina de Muscat ou Mascate(in french) (capitale du sultanat d'Oman)
Mais, au fait, pourquoi cette destination?
aux côtés des Émirats Unis, (ils sont sept), alors que les médias bombardent l'Occident des horreurs d'AL kAIDA dans la Corne de l'Afrique, alors que les grands voyagistes boudent encore le détroit d'ormuz, sans doute trop encombrant et trop encombré de dépêches d'Agence, et d'histoire récente...
Ulysse avait lu récemment que des dizaines de tankers, goinfrés de pétrole, patientaient dans le Golfe d'Oman, en attendant la remontée des cours du baril (74 dollars le baril)..
Toute cette actualité, bonne ou moins bonne, la découverte récente (I992) de cités enfouies du deuxième millénaire, par repérage satellite, dans le désert du Dofar au sud du Sultanat, les folies de DUBAI et d'Abu-Dhabi, explosion de délires architecturaux et goinfrerie de certains émirats sous la manne du pétrole, tout cela avait titillé la curiosité d'Ulysse qui n'attendait qu'une promotion alléchante d'Air-France -KLM... pour mettre ses désirs et ses rêves au niveau des réalités...
Le voyage serait burlesque et baroque, l'Airbus patinerait au décollage sur le tarmac de Saint-Exupéry, les contrôleurs aériens imposerait une escale technique à Abu-Dhabi, Ulysse en profiterait pour découvrir l'architecture "dunaire" de l'aéroport psychédélique et le peuple des migrants indo-pakistanais...
Lyon, le 29 janvier, 5 cm de givre et de neige mêlés couvrent les pare-brises des véhicules du parking longue durée de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.
Dans dix heures, après six mille kilomètres et deux escales, Ulysse donnera un coup de climatiseur pour rafraîchir sa chambre de sultan à l'hôtel Marina de Muscat ou Mascate(in french) (capitale du sultanat d'Oman)
Mais, au fait, pourquoi cette destination?
aux côtés des Émirats Unis, (ils sont sept), alors que les médias bombardent l'Occident des horreurs d'AL kAIDA dans la Corne de l'Afrique, alors que les grands voyagistes boudent encore le détroit d'ormuz, sans doute trop encombrant et trop encombré de dépêches d'Agence, et d'histoire récente...
Ulysse avait lu récemment que des dizaines de tankers, goinfrés de pétrole, patientaient dans le Golfe d'Oman, en attendant la remontée des cours du baril (74 dollars le baril)..
Toute cette actualité, bonne ou moins bonne, la découverte récente (I992) de cités enfouies du deuxième millénaire, par repérage satellite, dans le désert du Dofar au sud du Sultanat, les folies de DUBAI et d'Abu-Dhabi, explosion de délires architecturaux et goinfrerie de certains émirats sous la manne du pétrole, tout cela avait titillé la curiosité d'Ulysse qui n'attendait qu'une promotion alléchante d'Air-France -KLM... pour mettre ses désirs et ses rêves au niveau des réalités...
Le voyage serait burlesque et baroque, l'Airbus patinerait au décollage sur le tarmac de Saint-Exupéry, les contrôleurs aériens imposerait une escale technique à Abu-Dhabi, Ulysse en profiterait pour découvrir l'architecture "dunaire" de l'aéroport psychédélique et le peuple des migrants indo-pakistanais...
En Inde depuis quatre mois et demi: pétage de cable...
Ceci est un help..
Je suis en Inde depuis 4 mois et demi, et depuis quelques semaines, je pete un cable...
. ... BRUIT AMBIANT, ...SOMMEIL COUPE PAR LE BRUIT MEME LA NUIT DANS L HOTEL, ... DEVOIR ETRE SUR SES GARDES POUR PAS SE FAIRE ARNAQUER ET AU MARCHANDAGE , ... ETRE PERDU DANS LES VILLES... ... SEQUENCE DE 50 HEURES DE TRAINS-BUS...
MAIS LE PIRE DE PIRE, C EST ...D ETRE ARRETE TOUTE LES 2 MINUTES PAR DES 'HELLO ! WHERE DO YOU COME FROM!", ...TOUTE LES 5 MINUTES PAR LES RICKSHAW, PAR DES VENDEURS, ET PAR DES EMBOUTEILLAGE HUMAINS...
JE ME FERME DE PLUS EN PLUS, ET N AI PLUS UNE SEULE INTERACTION RELAXE AVEC LES INDIENS..ILS ME FONT SIMPLEMENT CHIER...cEST LA PREMIERE FOIS QUE JE REGRETTE LES TOURISTES JE CROIS..
J AI BCP VOYAGE..28 ANS, SEULE SOUVENT, LA SALETE, LA PAUVRETE, J AI VU... MAIS LA J EN PEUX PLUS... LES PREMIERS MOIS, J AI CRU COMPRENDRE ET ME RESOUDRE ..EN FAIT DE VILLE EN VILLE (JAIPUR NOW..), C EST DE PIRE EN PIRE...
Ne vous inquietez pas je suis pas trop sado, et je pars dans 10 jours au nepal, juste le temps d accomplir un petit volontariat...
un brin d humour ou de soutien me ferai du bien...
Je suis en Inde depuis 4 mois et demi, et depuis quelques semaines, je pete un cable...
. ... BRUIT AMBIANT, ...SOMMEIL COUPE PAR LE BRUIT MEME LA NUIT DANS L HOTEL, ... DEVOIR ETRE SUR SES GARDES POUR PAS SE FAIRE ARNAQUER ET AU MARCHANDAGE , ... ETRE PERDU DANS LES VILLES... ... SEQUENCE DE 50 HEURES DE TRAINS-BUS...
MAIS LE PIRE DE PIRE, C EST ...D ETRE ARRETE TOUTE LES 2 MINUTES PAR DES 'HELLO ! WHERE DO YOU COME FROM!", ...TOUTE LES 5 MINUTES PAR LES RICKSHAW, PAR DES VENDEURS, ET PAR DES EMBOUTEILLAGE HUMAINS...
JE ME FERME DE PLUS EN PLUS, ET N AI PLUS UNE SEULE INTERACTION RELAXE AVEC LES INDIENS..ILS ME FONT SIMPLEMENT CHIER...cEST LA PREMIERE FOIS QUE JE REGRETTE LES TOURISTES JE CROIS..
J AI BCP VOYAGE..28 ANS, SEULE SOUVENT, LA SALETE, LA PAUVRETE, J AI VU... MAIS LA J EN PEUX PLUS... LES PREMIERS MOIS, J AI CRU COMPRENDRE ET ME RESOUDRE ..EN FAIT DE VILLE EN VILLE (JAIPUR NOW..), C EST DE PIRE EN PIRE...
Ne vous inquietez pas je suis pas trop sado, et je pars dans 10 jours au nepal, juste le temps d accomplir un petit volontariat...
un brin d humour ou de soutien me ferai du bien...
"Dépression" post voyage
Rentrée de voyage depuis hier, à chaque fois, j'ai la même sensation de revenir dans cet horrible train train quotidien !
je ne suis pourtant pas partie très longtemps, mais les emotions sont si intenses en très peu de temps.
Rencontrer des gens merveilleux, des endroits inoubliables, adopter un mode de vie différent, se comporter diferement même en voyage, se sentir autre.. et le dur retour à la réalité, aux petites habitudes, à la mauvaise humeur française (ou lyonnaise du moins je n'en fais pas une généralité)...
Comment faites-vous pour repartir du bon pied?? je suppose que je ne suis pas la seule à qui cette sensation arrive au retour d'un voyage?
si seulement les voyages pouvaient durer toujours... je ne sais pas comment font les personnes qui partent 1ans, voire plus et reviennent ensuite, sincerement.
Comment faites-vous pour repartir du bon pied?? je suppose que je ne suis pas la seule à qui cette sensation arrive au retour d'un voyage?
si seulement les voyages pouvaient durer toujours... je ne sais pas comment font les personnes qui partent 1ans, voire plus et reviennent ensuite, sincerement.
Anarchiste?
Quelques questions naîve voir cliché...mais j'espère pas seulement !
- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?
- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?
- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?
- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?
Merci d'avance pour vos réponse !
- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?
- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?
- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?
- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?
Merci d'avance pour vos réponse !








