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Improvisation Nomade (8) Inde du Nord
by Nicodilo · 2009-07-30 · 1 reply
L’or du cordon Delhi.

Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.

Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.

Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !

Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.

Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.

Les neiges de l’Himalaya…

Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…

Bénarès

Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.

Un peu plus de sable

Orchha. Andhra Pradesh.

Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.

Namaste, Inde, le 23 février 2005

Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho

Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.

Rajasthan

Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.

De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri

Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.

Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...

Arjun family

Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.

Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
Finaliser un circuit tour du monde
by Valy69 · 2009-07-17 · 17 replies
Nous partons en famille(2 enfants de 2 ans et demi et 6 ans au moment du départ )pour un an en avril 2010.J'avais choisis noter itinéraire depuis bien longtemps, mais le départ se rapprochant les envies ont changé et je n'arrive pas à finaliser le circuit, j'aimerais avoir des suggestions réalisable avec les enfants.

Voici le choix actuel:-USA:côte ouest 3 mois - Polynésie 1 mois 1/2 - Indonésie 3 mois - Laos 1 mois1/2 - Cambodge 1 mois il reste 2 mois?????

J'aimerais carrément changer , j'aurais aimé le yémen mais ce n'est pas conseillé en ce moment, peut-être Madagascar mais je ne connait rien sur ce pays , ne sait pas si cela pourrait nous plaire et ne me suis pas encore renseignée , alors j'accueille toutes les suggestions car il y a peut-être des endroits que je n'ai pas pensé .

Si nous étions partis en couple j'aurais aimé faire la Birmanie, Le Pérou, Bolivie, mais ces pays me semble + difficile avec des petits.

Merci pour vos avis.
Le "périple des héros" dans l'Ouest américain (1/2)
by Gnou75 · 2009-04-08 · 19 replies
Hello!

Avec mes trois compères, nous sommes rentrés de notre premier périple dans l'ouest américain… nous y étions en basse saison la seconde semaine de Mars, donc avec les contraintes de fin d'hiver…

Après avoir lu ceux des précédents voyageurs du forum, c'est à mon tour d'écrire notre carnet de voyage. On l'intitulera "le périple des héros". Ni plus, ni moins, oui madame, non monsieur. C'était bien un trip de super héros : un rythme de voyage effréné, avec régulièrement des blagues volantes.

Bon, par contre nous avions des appareils photos numériques basiques, loin du réflexe et autres objectifs... Et malgré mes efforts dans cette sélection nos photos sont relativement classiques, alors un peu d’indulgence chers lecteurs !

J'ai fait au mieux pour la taille des images et limiter leur temps de téléchargement...

Les préparatifs

Il y a encore trois mois nous n'avions que quelques noms célèbres en tête : Yosemite Park, Grand Canyon, Death Valley ou encore Monument Valley. Avec des images de western et de l'Ennio Morricone sur CD. Donc une connaissance presque nulle et somme toute assez cliché de cette région du monde.

Tout s'est organisé rapidement, en bonne partie grâce à cet excellent forum et aux gens qui l'animent. Je voudrais remercier ceux d'entre vous qui ont répondu à mes interrogations et m'ont permis de nous concocter un itinéraire sur mesure. Merci tout particulièrement à Philippe ("Sedonax") et à "Itat" avec qui les échanges étaient agréables et fructueux.

Avant de conter l'aventure, la présentation des vadrouilleurs…

L’ensemble de la clique dans Antelope Canyon.

Avec pour personnages principaux :



Guillaume, dit le "Guigs" : mon bon compère lors de la fin de mes études, l'homme au grand cœur et au sourire facile. Passionné de chaussures blanches très blanches assorties à son jean noir très noir. Il s'est aussi récemment spécialisé en mitraillage acrobatique de photos (un cactus = 1 photo, une ville = 100 photos, un canyon = 1350 photos). Expert en desserts et fervent amateur de pancakes, Guigs ne nous déçoit jamais autour d'une bonne tablée.



Morgan, dit le "Mo" : un ami d'enfance de Guigs, présentant de nombreuses particularités, à commencer par sa double nationalité franco américaine. J'ai eu le plaisir de le rencontrer il y a 2 ans lors d'un voyage mémorable en Ouzbékistan; puis de mieux encore le connaître en 2008 à San Francisco où il vit depuis 8 ans. Morgan c'est le mode freestyle permanent, la fête sous toutes ses formes, le rire, la connerie, la joie de vivre. On devrait tous avoir un Morgan dans la poche, ça détend.



Camille, dit le "Cams" : le troisième barjot de la bande des barjots. Rencontré à la même occasion en Ouzbékistan et ami d'enfance des deux énergumènes précédents. J'avais beau apprécier la chaleur humaine du bonhomme, j'ai en fait appris à mieux le connaître pendant ce voyage aux US. Je l'affirme haut et fort, je suis convaincu. Cams a une composante interne intellectuelle appréciable mais il est tout aussi azimuté que les autres. Ce qui nous laisse à penser qu'il a, lui aussi, un peu plus haut, les « fils qui se touchent ».



Aurélien, dit le "Aurel" : c'est moi, et je suis donc la pièce rapportée aux côtés des trois potes d'enfance… Malgré ceci, mon intégration s'est bien déroulée, je n'ai pas subi de sévisses corporelles dans Death valley ni de noyade sous l’eau salée de Mono Lake. C'est avec plaisir que j'ai vécu ces beaux jours de voyage avec ces trois zigotos. Quelques adjectifs pour mieux me définir : je suis sportif, jeune, vaillant, courageux et intelligent. C'est moi qui raconte l'histoire, donc je dis ce que je veux.

Quelques chiffres clés : Nb de jours de voyage : 8 Nb de km parcourus : 3000 Temps de trajet : 144 000 secondes Nb de gallons d’essence : 112 Nb de chauffeurs : 4 Budget par personne (transport, logement, nourriture) : 70€ par jour (hors extra) Nb de canyons : 8 (dont un grand) Nb de mauvaises blagues : 138 (sans compter celle au dessus) Nb de casinos : not available Différence entre les gains et les pertes à 4 aux casinos : + 360$ Nb de photos avant le tri : trop Nb de photos après le tri : toujours trop, mais moins. Nb de photos avec Guigs tenant son appareil photo : la majorité.

Notre itinéraire : J1: San Francisco (Mo's Home) J2: Lee Vining (Lakeview Lodge) J3: Death Valley (Furnace Creek Ranch) J4: Las Vegas (Luxor) J5: Las Vegas (Luxor) J6: Grand Canyon (Maswik Lodge) J7: Page (Bashful Bob's Motel) J8: Bryce Canyon (Best Western Ruby's Inn) J9: Vegas pour Cams et Guigs (Sahara), et San Francisco pour Mo/Aurel.

Le tracé complet sur googlemaps :

Allons bon, on est prêt, pop pop pop, on est parti pour le récit…

Day 1 : Samedi 14 Mars 2009, SAN FRANCISCO

Guigs est arrivé la veille et avait déjà écumé les bars de San Francisco avec Mo. Le local est expert en ce domaine... Ils nous retrouvent donc Cams et moi à l'aéroport en ce samedi début d’après midi. C’est la réunion des quatre larbins, ça sent déjà l’aventure : on prend un San-Francisco-val quand même !

Première étape du voyage, une bonne idée pour un road trip, louer une voiture. Pour les infos, j’ai fait un sujet ici sur ce thème : ICI. Hormis 40min d’attente chez ALAMO, tout s’est admirablement bien passé. Nous récupérons notre voiture estampillée « mid suv 4WD intermédiaire », une Ford quasi neuve (800km) dont je ne connais pas le modèle vu mon peu d’intérêt pour les voitures. Allez hop, yiha c’est parti, direction SF !

Un léger détour par « Lombard Street » et ses fameux virages fleuris pour tester le 4x4, un restaurant japonais excellentissime « MSB : Marina Sushi Bar » comme premier repas aux US, puis un passage par un pub irlandais pour arroser nos retrouvailles.

Pendant que Guigs et Mo remettent ça en divers lieux de la ville jusque 3h, avec Cams on va se coucher pour encaisser le jetlag et conduire droit le lendemain pour notre plus longue route de la semaine.

Day 2 : SAN FRANCISCO -> MONO LAKE / LEE VINING

Lever 6h. Guigs est toujours défracté par les excès de la veille. Cams et moi pas bien plus gaillards mais opérationnels. Mo ne sera pas avec nous pour les premiers jours du trip, en bon américain il doit jongler avec ses 3 jours de vacances par an et ne peux pas nous suivre tout le long du "périple des héros". C'est seulement un semi-héros.

Départ 7h30, pas trop de retard sur le planning… car avec les 7h30 de route pour rallier Lee Vining tout en faisant Bodie et Mono Lake alors que les sunset sont à 18h30… c’est pas gagné d’avance !

On quitte l’eau et la grisaille et rapidement après Sacramento le ciel se dégage pour laisser apparaître un beau bleu. Chanceux, malgré la saison il ne se couvrira de nuages que rarement pendant notre semaine.

La route qui contourne la Sierra Nevada par le nord est magnifique. En cette période les monts sont recouverts de neige alors que la vallée est dégagée, ce qui nous offre avec le ciel bleuté de beaux contrastes de couleurs que nous garderont jusque Death Valley.



On passe au sud de South Lake Tahoe où nous n’avons malheureusement pas le temps de nous arrêter. On fait notre pause déjeuner à Walker chez « Moutain View Barbecue ». On ingurgite nos premiers burgers dans une salle typique décorée façon ouest américain : bar et meubles en bois, plaques d’immatriculation et autres drapeaux texans au mur. Ce sont d’ailleurs les meilleurs burgers de notre voyage et je vous recommande cet endroit s’il est sur votre route…



Départ vers Bodie, une ville fantôme de la ruée vers l’or, pour notre première découverte du voyage. La première route d’accès est fermée pour cause de neige, normal il est marqué « seasonal closure » sur notre carte qui complète très bien le GPS. Seconde route d’accès à Bodie fermée également comme attendu. Pas grave car pour nous c’est la troisième en contournant par Mono Lake. L’arrivée sur ce lac est d’ailleurs époustouflante, la Sierra Nevada blanchie par la neige vient s’allonger au bord du lac salé :



On réinvesti la voiture pour enfin atteindre Bodie. Une route vierge de voitures toujours, on aura été particulièrement seuls à cette période de l’année. Et là, sur la route d’accès à la ville fantôme, horreur, après 20 min de piste de graviers on se retrouve nez à nez avec le même panneau « closed »… Stop! Crissement de pneus, salto arrière. A peine en jambes, on va devoir renoncer à cette halte qui nous avait d’ailleurs incités à passer par cette route pour rallier Death Valley (Yosemite est fermé en hiver)!

Un peu déçus, on décide de retourner sur Mono Lake et d’y admirer plus en profondeur les concrétions salées. Cemetery Road nous mène au premier site de Tufa, au nord du lac. Et là, première vraie claque qui fait oublier l'épisode précédent :





Puis nous continuons jusque « Black Point », une colline noire formée de roches volcaniques qui surplombe le lac. La région était soumise autrefois à une activité volcanique intense. On se met en route pour une petite marche sur les bords du lac, alternant les sols blancs salés avec les sols noirs volcaniques. La sensation est extra, les couleurs merveilleuses. Et dans un calme tellement plaisant !





Après notre bonne heure de déambulation sur ce site, nous reprenons la voiture et décidons d’aller voir le coucher de soleil sur l’autre spot plus connu du lac, South Tufa Area, où les concrétions salées sont les plus nombreuses. On y restera jusque la disparition du soleil derrière la Sierra Nevada… un très bel endroit :



Retour sur Lee Vining pour prendre nos quartiers au lakeviewlodge, un gros motel situé le long du lac et de qualité honnête même s’il n’est pas donné pour du hors saison, avec peut être 6 chambres de remplies sur les 40 dont il dispose. Accueil agréable, puis on nous conseille de nous dépêcher pour manger, il est 19h15 et « tout » ferme à 20h. C’est là qu’on comprend que le soir on n’aura que très peu de temps pour investir nos hôtels et aller diner. Les américains dinent tôt et en basse saison les quelques restaurants ferment de très bonne heure. On peut le comprendre, chez « Nicely’s » nous étions toujours seuls dans une pièce pourtant prête à accueillir un bon nombre de touristes…

Lors du repas, nous papotons sur le programme du lendemain : nous sommes dans le même trip et tous les trois prêts pour South Tufa au sunrise. Et puis grande décision, frustrés de notre échec de la journée nous décidons de re tenter Bodie par la route fermée. Tant qu’on pourra encore avancer en 4x4, nous essaierons !

Day 3 : MONO LAKE / LEE VINING -> DEATH VALLEY FURNACE CREEK

Lever 5h. Et oui, mais à ce stade c’est encore facile… On a notre lever de soleil à 6h30 sur le lac, il faut bouger ! On y est même largement en avance, ce qui nous donne à la fois les tous premiers rayons derrière les vieux volcans qui entourent le lac et les suivants qui les dépassent pour nous offrir un joli rose…



Notre programme de la semaine est millimétré. J’ai tout organisé à l’heure près dans notre itinéraire, ce qui m’a d’ailleurs valu quelques foutages de gueule avant le départ… mais malheureusement avec une seule semaine nous n'avions pas d’autre alternative si nous voulions voir tout ces sites. On a quasiment doublé le nombre de points d’intérêt par rapport aux itinéraires croisés sur ce forum. Et donc l’idée de retourner tenter Bodie de l’autre côté du lac est franchement osée vu le peu de marge de manœuvre dont on dispose… On devait quitter Lee Vining à 9h, il est 8h30 et on repart dans le sens inverse… Ca sent bon l’improvisation !

Retour devant le même panneau « closed », mais cette fois-ci on pousse notre chemin. On ne sait pas trop d’ailleurs ce qu’on risque à ce moment là (la prison? Le bucher? La peine de mort? Oui j'avoue c'est très mauvais…) … et en bons français rebels et méprisants des règles, on le tente : si la route devient trop mauvaise on fera marche arrière.

Il nous a fallu 20 min de chemin pour comprendre qu’on n’irait pas plus loin : la neige est effectivement trop présente et le 4x4 n’inclus pas l’option chasse-neige. Tout a fondu en bas dans la vallée mais dès qu'on monte on se retrouve enneigés. Stop. Le GPS indique 2, 7 miles pour Bodie. Un rapide calcul nous donne 4km. Et là, petite hésitation… mais maintenant qu’on y est … on persévère à pied. Avec du recul, c’était pas mal warrior, les baskets ne sont pas faites pour s’enfoncer de 30cm dans la neige, 4km A/R là dedans ne sont pas anodins. Les photos du dessous montrent le chemin emprunté, on n’aperçoit même pas la ville tout au fond.



Mais voilà, après 45min de marche on a enfin notre ville fantôme bien méritée. Seuls évidemment. On croise juste un ranger qui nous dit qu’on est un peu barré d’être venu par là. Apparemment l’une des autres routes d'accès était bloquée plus près de la ville fantôme. Sauf qu’on n’avait pas l’info et que le visitor center n’ouvrait pas avant 10h… trop tard pour nous ! Bref, voilà Bodie sous la neige rien que pour nous et maintenant pour vous :





On n’y restera qu’une bonne demi-heure, si l’on s’est autorisé à y passer en modifiant le programme on ne peut pas trainer pour autant. La dure loi d’une seule semaine de voyage.





Il est 11h, nous sommes de retour sur la route au départ de Lee Vining en ayant pris soin de passer à la poste, faire des courses sandwich à l'américaine et recharger en essence. On a trois heures de décalage sur le programme initial, Golden Canyon qu'on devait faire sur Death Valley en arrivant sera reporté au lendemain.

Cette route est superbe, toujours aussi droite, toujours bordée de montagnes. On glisse dans la vallée puis on fait une courte pause peu avant l'entrée ouest de Death Valley. C'est l'occasion de se rendre compte qu'on a pris 20 degrés en quelques heures de route. Ca sent l'été! Et les photos suivantes montrent le décalage avec la neige précédente :





Il est 15h et nous sommes désormais dans Death Valley près de Stovepipe Wells, nous arrivons à "Sand Dunes". Des dunes de sables en plein milieu d'un paysage rocailleux. Les deux forts vents inverses de la vallée ont conduit au fil des ans à l'émergence de ces jolies dunes. On se croirait dans les déserts de sable d'Afrique, paumés dans le Sahara. On lâche la voiture, on se charge en eau et on est parti à l'assaut des dunes. Rapidement l'objectif qu'on se fixe est de monter au sommet de la plus haute dune. Le genre de challenge masculin un peu stupide mais qui motive !



Je garde un souvenir fort de cette journée du voyage, le fait d'alterner dans la même journée avec quelques heures d'écart une longue marche dans la neige avec une longue marche dans les dunes de sables était excitant. Les deux opposés. Manquait juste l'herbe mais au milieu de Death Valley, il ne faut pas rêver. Encore qu’on la trouvera plus tard…





Pendant la marche dans les dunes nous avons croisé deux personnes dont Cams doit surement encore se moquer. Une femme, un homme, assis dans le sable, quasiment sur la crête, lui en train de poser, elle en train de le photographier. 2000 photos façon publicité pour homme. Soit c'était vraiment ça, soit deux neuneus qui ont passé 1h à prendre des photos avec le même angle.

On reprend la route vers 16h30, direction Badwater. Près de 90m en dessous du niveau de la mer, le point terrestre le plus bas de tout l'hémisphère nord. Et là, pas de mer évidemment, juste quelques résidus d'eau et un sol salé. Le niveau de la mer est indiqué par un panneau perché dans la montagne que l'on aperçoit depuis le sol. Une belle impression pour un court passage.





Là nous faisons demi tour dans la vallée de la mort, direction Artist’s Drive. Philippe Schuler m'avait donné précisément l'ordre dans lequel faire les différents points de Death valley pour y être aux meilleurs instants avec les plus belles lumières. Parfait. Mais nous en faisons plus, la soif de découverte. Nous casons donc Natural Bridge, petite promenade de 30min pas désagréable, il fait moins chaud et le pont est sympa (mais moins que Vallon Pont d'Arc, faut pas déconner!).



Puis nous rejoignons Artist's Drive pour y voir le coucher de soleil. Quand on y est, il ne reste que 20min avant le sunset… la journée aura été speed mais tellement riche et diversifiée!





Nous avons été un peu déçu par les couleurs d'Artist's Palet. Le duel Mica / Fer n'a pas été à la hauteur attendue. Nous y étions peut être trop tard, les couleurs étaient un peu pales, oui on fait les difficiles. M'enfin ce léger détour pour remonter sur Furnace Creek me semble incontournable. On le refera d'ailleurs le lendemain en extra avec une vidéo embarquée à l'avant et du Bob Dylan dans le fond. Vous avez dit « cliché »? Oui oui.

On arrive au Furnace Creek Ranch vers 19h30, seul hôtel pour lequel on a eu des difficultés à réserver. C'était initialement plein et j'avais dû psychoter plusieurs heures de suite à rafraichir la page de leur site de réservation jusqu’à ce que quelqu'un annule pour récupérer sa chambre. Dans Death Valley c'est simple il n'y a qu'ici et à Stovepipe Wells Village que l'on peut dormir, il est donc indispensable de s'y prendre à l'avance. Vrai pour nous en fin d'hiver, alors en été…

L'occasion aussi de croiser des véhicules à l'américaine :



Le ranch est simple, de qualité honnête, l'ambiance y est agréable. Il possède une piscine avec une eau chaude dans les 25°. Juste le temps de se plonger dedans avant le repas! Là encore on doit faire vite, on commence à papoter avec des américains et des allemands et on serait bien resté glander dans l'eau pendant une heure. Mais c'était soit le bain, soit manger, pas les deux. A 21h le restaurant du ranch s'éteint.

Ce Steack House était passable pour le prix demandé. M'enfin on est tellement paumé dans le désert qu'on ne peut pas trop en demander… Puis enfin coucher 23h. Franchement ça c'était de la pure journée !

Day 4 : DEATH VALLEY FURNACE CREEK -> LAS VEGAS

Lever 5h. Ben oui on n'est pas venu aux US pour dormir. Et il y a un sunrise à Zabriskie Point à ne pas manquer. Nous sommes sur place à 6h, il fait encore nuit, avec une dizaine de personnes, des photographes essentiellement. On comprend vite leur présence, l'endroit est génial. Un paysage lunaire, des plis sur les roches colorées, l'endroit est franchement réjouissant. On y restera près d'1h30 à la recherche des plus belles lumières pour nos photos. J'en suis plutôt content mais je pense qu'on peut faire bien mieux avec des trépieds dont on ne dispose pas… ce n'est pas la seule fois du voyage où je me ferai cette réflexion. Prochain investissement en vue !







Après cet émerveillement est venu le temps du passage rapide par Twenty Mule Team Canyon, une petite route non goudronnée près de Zabriskie Point, un peu à la façon de Artist's Drive. Nous avons d'ailleurs préféré cette route à la précédente : on y a trouvé les couleurs de roches plus marquées et le paysage plus riche et vallonné. Et toujours dans un calme génial, une seule voiture est passée pendant notre heure sur ce site.





Après Twenty Mule Team Canyon, redescente tranquillement sur Furnace Creek ranch où nous nous accordons un petit déjeuner riche et peu équilibré. Furnace Creek c'est l'oasis au milieu du désert, il y a même un golf. Le type d'excès humain qui a tendance à m'exaspérer plutôt qu'autre chose. Nous reprenons donc quelques forces au calme, ce qui ne nous a pas été souvent donné.

Vers 12h on repart vers Devil's Golf Course, site non identifié avant le départ mais indiqué par un panneau repéré la veille. On y trouve une étendue salée dans un décor étonnant. Les concrétions de sel sont par contre assez abimées, du moins près de la route où nous sommes restés.



Puis vient l'heure de Golden Canyon qu'on devait initialement parcourir la veille mais que l'on arpente finalement en début d'après midi sous une forte chaleur. Deux heures de marche dans le canyon, à le remonter entièrement et parvenir jusque la Red Cathedral, une barrière imposante de roches rouges. Le Canyon en lui-même est agréable, et comme le nom l'indique le sol et les buttes joliment arrondies sont essentiellement couleur or. Incroyable la diversité de couleurs de roches rencontrée dans Death Valley!







Il est 16h30 et temps de bouger vers Vegas, mais bien sûr en passant par Dante's View pour une dernière vue de haut du centre de Death Valley. Ce site surplombe Badwater qu'on avait visité la veille. Là encore pas grand monde, un quart d'heure de jolie vue du "lac de sel" avant de repartir :



Rapidement nous sortons de Death valley, avec en tête l'idée de passer par un site non prévu : "Red Rock Canyon". Il n'est pas trop tard, on n'est pas impatients d'arriver à Vegas et on a l'habitude d'avoir des journées blindées. J'ai proposé Red Rock Canyon avec en souvenir ce nom croisé sur ce forum quelques semaines auparavant, mais je n'avais rien regardé précisément. C’est la phase approximative du voyage. Un coup d'œil sur la carte, j'identifie une route qui traverse un massif nommé Red Rock Canyon. Il faut dévier légèrement vers le Nord. Le GPS est entièrement paumé, il nous signale qu’on roule en dehors des routes et nous conseille des chemins de terre. On traverse la ville la plus moche jamais imaginée : Parhump. On longe plusieurs prisons de haute sécurité paumées dans le désert… et au final on se retrouve sur une route qui n'a rien d'un Red Canyon : rien n’est rouge. Exploit !

Elle nous ouvre un décrochement sur une montagne qui apparemment fait office de station de ski pour Las Vegas pas loin : Winter Mountain. Nous poussons quand même notre chemin, récupérons l'altitude avec la neige et le vent frais associé. Finalement c’est une route sympa qui nous renvoie au contexte montagneux de la veille et nous offre un point de vue sur le désert en contre bas sous un voile de chaleur :



Allez, cette fois c'est la bonne, départ pour Las Vegas…

Très sincèrement l'arrivée ne nous a pas emballés… Il est certes assez hallucinant de voire apparaître du néant en plein désert une si grande ville mais on bloque plutôt sur les 2h d'embouteillages pour parvenir jusque notre hôtel, le Luxor. On enchaîne ensuite avec 45 min pour s'enregistrer et trouver notre chambre avec des indications erronées. Serait-ce déjà une tactique fourbe pour qu'on passe dix fois devant les machines à sous? On ne regrette pas d'avoir déclaré seulement 2 personnes et non les voyageurs supplémentaires vu l'accueil limite et la qualité critiquable de l'hôtel. Il fait vieux, la chambre est globalement « meublée abimé ». Pour 100$ la nuit c'est moyen. C'est d'ailleurs le seul lieu où l'accueil n'a pas été chaleureux et agréable, les américains ont sinon toujours été extra et on aurait beaucoup à apprendre d'eux dans notre pays.

Il nous faut du courage pour ressortir de l'hôtel, mais on finit par se muer hors de la pyramide, sans trop d'entrain, pour rejoindre le strip. Je n'avais rien préparé pour Las Vegas, l'endroit ne me motivait pas vraiment. On dinera au hasard de notre court déplacement, dans le Harley Davidson Café. Sachant qu'on passait forcément à côté d'endroits plus intéressants...



Quelques casinos encore, juste pour voir les Bellagio et autres excentricités de cette ville puis retour à l'hôtel vers 2h30 pour dormir un peu… On savait de toute façon qu’on apprécierait plus Vegas le lendemain avec Mo qui connaît bien la ville...

La suite du carnet de voyage ICI.
Jeu des photos: d'autres et d'ailleurs
by Lilie82 · 2009-03-01 · 494 replies
mette une image qui veut;. IL serait bon de changer l'intitulé de la discussion .... 'on en est presque à 500

B.

Et nous sommes a...?

Lilie
Tourisme dans les pays à risques
by Williama · 2009-02-27 · 51 replies
bonjour, Un nouveau concept de voyage tend à se développer et rencontre un certain succès. Des agences proposent à des groupes ou des voyageurs individuels d'effectuer un périple dans des pays qui connaissent des situations de guerre, d'anarchie comme l'Irak, l'Afghanistan, certains pays africains ou dans des régions en état de catastrophe comme Tchernobyl. Besoin de témoigner, de se démarquer, voyeurisme... qu'en pensez-vous?
France - Inde en train?
by Exbaleine · 2008-01-12 · 38 replies
Bonjour les voyageurs Je cherche à aller en Inde par le train (avec éventuellement un petit bout en bus ou même en avion si y'a pas le choix). Je sais qu'on peut passer par le nord (russie, puis Chine... super long) ou le Sud (mais le Pakistan est incertain...). Si quelqu'un a des renseignements précis, ou une expérience à raconter, je suis vivement preneur. L'idée c'est de trouver le chemin le plus court, mais en évitant les pays dangereux ; je pense partir fin avril de cette année, destination le Nord de l'Inde pour commencer...
Quel pays africain, si vous n'aviez qu'une seule possibilité?
by Tamerlan95 · 2008-01-07 · 128 replies
Bonjour à tous!!!!🙂

si vous n'aviez que la possibilité de voir un seul pays africain, lequel choisiriez vous et pour quel(s) raison(s).

merci de votre participation!!!!!!

Bonne année à tous!😎
Rencontre à Montpellier le 27 octobre 2007
by Dan34 · 2007-09-26 · 153 replies
Bonjour à tous, Que diriez-vous d'une nouvelle rencontre à Montpellier? Nous avions déjà organisé une rencontre à Saint Bauzille en décembre dernier, gros succès : plus de 50 participants, que des gens sympa, une foule d'expériences échangées, des idées de nouveaux voyages, un cercle d'amis élargi. Nous pourrions fixer une date dans la dernière semaine d'octobre, un samedi soir, par exemple le 27/10 ! J'ai une idée sur un resto sympa à Villeneuve Les Maguelone (5km de Montpellier). Pour le samedi après-midi ou le dimanche matin, il y a juste à côté un parc d'aventures" : pont de singe, via ferrata, tyrolienne, etc...pour tous les âges et tous les niveaux ! Mais avec une règle du jeu : ne vous inscrivez que si vous êtes sûr de venir ! L'idée est lancée...à vos claviers Amicalement, Dan
Cuba: pourquoi l'embargo depuis 48 ans?
by Vivva · 2007-07-02 · 204 replies
Est ce que quelqu'un pourrais m'expliquer pourquoi il y a un embargo depuis 48 ans??🙁 qu'est ce que Cuba peut bien avoir fait aux État Unis pour que cette embargo perdure année après année?? Jaimerais bien comprendre?? merci pour vos commentaire!🙂 Quelle serais la solution d'arrêter d'allé en tout inclus? pour boycoté! (allé dans une autre destination comme R.D)??
Passage du col de Torugart (frontière Kirghizistan-Chine)
by Houblon · 2007-06-07 · 23 replies
d'ici quinze jours je pense franchir le col de Torugart pour me rendre en Chine et je ne suis pas emballe par les informations alarmistes du Lonelyplanet. Pas tres envie de passer par une agence alors que les locaux se debrouillent tout seuls. un permis est-il necessaire en plus du visa chinois ? quel moyen de transport prendre depuis Naryn pour se rendre au col ? a partir du col, quel moyen de transport jusqu'a Kashgar ?

Merci.

PS : est-il vrai qu'on ne trouve que des bieres tiedes en Chine ?
Utilisation d'un GPS lors d'un voyage à vélo
by Phil · 2006-12-07 · 23 replies
Qui a déjà expérimenté l'usage d'un Gps lors d'un voyage à vélo? J'aimerais connaitre votre avis sur cet article, ses avantages ces inconvénients, son prix moyen. Faut- il des logiciels spéciaux pour des pays hors d'Europe.
Vos plus beaux couchers de soleil!
by Tilde · 2005-05-17 · 694 replies
Bonjour à tous !

Je suis sûre que vous avez de superbes photos de coucher de soleil à partager avec nous 😉 !! Rien que quand je vois celles prises par Spot dans le bush australien (http://voyageforum.com/v.f?post=134558) ... aie aie aie 😮 !

Je ne suis vraiment pas une pro de la photo, et c'était mon premier voyage avec mon appareil numérique... mais je me lance pour marquer le départ de cette nouvelle discussion 🙂.

Coucher de soleil en avril dans le nord-est du Québec (Saint Augustin, Basse Côte Nord).

A vous 😉.

Tilde.
Kyrgyzstan: Practical Information 2026
by Attila · 2026-07-04 · 24 replies
Recent information about this country is scarce, so I’m starting this post in addition to my travel journal to help fill the gap.

- Which airline from Europe?

Turkish Airlines seems like an excellent option. The price is very reasonable (just over 500 €), the layover isn’t too long, the in-flight comfort is decent (great movie selection), and the planes are modern. Plus, the price automatically includes 30 kilos of luggage, which is perfect for campers.

The downside: the outrageous prices at Istanbul Airport.

- Bishkek Airport

The airport is under full reconstruction. It’s chaotic. There are SIM card vendors upon arrival, but no currency exchange or ATMs in the baggage claim area. You’ll find those in the departures section, which means you have to exit and re-enter under the current setup.

Personally, I pre-booked a VTC with my hotel for the transfer to the city. (Prices vary depending on the hotel’s standard—1200 soms for mine.)

There are taxis and a bus available.

- Entry Requirements

No visa is required for French citizens for stays of up to 30 days.

- Currency

The currency is the som, and the conversion is easy—just divide by 100...

You can get soms by exchanging euros (dollars are useless) or by withdrawing from an ATM. Some ATMs charge fees. Those from Mbank and Optimabank are fee-free.

The maximum withdrawal is usually 20,000 soms.

Bills come in 5000, 1000, 500, 200, 100, 50, and 20 soms.

Coins: 10, 5, 3, and 1 som.

- Paying

Card payments are accepted in supermarkets like Globus, some restaurants, gas stations of major chains (Bishkek Petroleum, Partner Neft, Red Petroleum), some hotels, national park entrances, tolls, etc.

But it doesn’t always work.

So always carry cash with you!

If the card works, great—otherwise, it’s back to the old days of wads of bills.

- Cost of Living

It’s really cheap (gas, affordable restaurants even at a decent standard, hotels, souvenirs, fruits, vegetables, water, bread...). For example, a lagman costs only 3.20 €, fixing a flat tire is 3.5 €, a full hour-long wash for a filthy 4x4 is 6 €, washing a big bag of laundry is 3 €, and a liter of 95-octane gas is 0.86 €...

On the pricier side: guesthouses and meals in guesthouses. The value for money is poor. I paid 40 € for a mediocre room with a very basic shared bathroom, while a double with AC, private bathroom, and fridge in a non-touristy hotel cost 20 €... Meals in guesthouses are the worst I’ve eaten and often the most expensive. Plus, they’re very light—don’t expect to fill up after a long day of hiking!

Car rentals are also quite expensive (70 $ per day for a RAV4 in my case).

In short, for two people, excluding accommodation and car rental, we spent an average of 45 € per day (groceries, restaurants, guesthouse dinners, souvenirs, paid activities, gas).

The trip cost us 2200 € per person all-inclusive for 3 weeks on the ground. Roughly 1/4 for the flight, 1/4 for the car, 1/4 for accommodation, and 1/4 for everything else.

- Getting Around

I’ve met cyclists, motorcyclists, people renting cars, those who drove their own vehicles from Europe, and others using public transport and taxis.

Personally, I chose to rent a car.

If you’re not planning long hikes or multi-day horse treks, it’s a great option for exploring the country.

Each car rental company has its own list of forbidden tracks. Make sure your planned route is allowed! Don’t think about ignoring this—vehicles are equipped with GPS trackers...

An international driver’s permit is required.

Police and speed cameras are everywhere, so it’s best to respect the signs (daytime running lights, seatbelts, 40-60 km/h in populated areas, 90 km/h on roads, zero tolerance for alcohol).

Locals have a unique driving style, and it can be dangerous on main roads (they overtake recklessly...). Like in Greece, South Africa, or Malta, a two-lane road is treated as a three-lane one. You pull over to let others pass or to let oncoming traffic overtake.

Without a car (at least a pseudo-4x4), you won’t be able to go everywhere. This country is a nature destination, but nature isn’t always accessible by public transport.

If a spot is near a road, great—the bus will get you almost to the door. Otherwise, you’ll need to hire an agency or take a taxi.

Cyclists will face steep climbs and dust. I’d advise avoiding main roads as much as possible—traffic isn’t on your side...

Motorcyclists will also eat a lot of dust and should research gas stations along their route (this advice also applies to vehicles running on 95-octane).

There’s a 95-octane pump in Kazarman and Gulcha.

Bikes and motorcycles have an advantage over cars, even 4x4s, as they can access some very remote tracks that other vehicles can’t (hikers and horses can obviously take them too!).

Be careful: some areas require a permit (border zones). Research this well in advance—the formalities don’t take an hour or even a day!

Be warned: Google Maps is completely unreliable (it shows roads that don’t exist, routes you through difficult tracks instead of paved roads, etc.). It’s essential to download Maps.me in advance. This app is much more reliable for this country, works offline, and is handy for hiking navigation.

A reminder: horseback riding is like cycling... If you’re not used to it or naturally padded in the right places, your backside will suffer in no time!

Think carefully before embarking on a multi-day trek!

Finally, this country is a kingdom of construction... The Chinese have taken over the market to improve truck circulation and are paving everywhere. (Good news: the Kazarman-Osh section via the tunnel is finally open in summer, even if the road isn’t quite finished.)

- Eating

I had prejudices about Kyrgyz food.

I was both wrong and right.

Supermarkets don’t offer much that’s appealing for picnics. It’s cheap, filling food, full of junk, and not gourmet. If you follow Yuka, I think you’ll be on a diet the whole trip. Bringing some pâté, sausages, or freeze-dried meals for certain nights is a good idea...

Guesthouse dinners consist of the eternal cucumber-tomato salad, a soup, and a light noodle or rice dish where you’ll be searching for the meat... Usually tough and unidentifiable. Beef? The bread is stale, and there’s no dessert or fruit.

Breakfasts always revolve around eggs or porridge... The homemade jam is usually good.

Tea is the number one drink, followed by kompot (a fruit-based drink), Coke, and Fanta.

If you want real coffee, bring your own—it’s very rare.

On the other hand, you eat well in restaurants. Lagman (homemade noodles, vegetables, spices, and usually beef), crispy eggplant, kuurdak (a kind of lamb stew with potatoes), kebabs, plov (pilaf rice with onions, carrots, and meat), and rainbow trout... For dessert? Nada!

And alcohol?

It’s available in all Globus stores: beer, wine, spirits, and you can consume your purchases in some guesthouses (depending on the owner’s religious tolerance). It’s also available in some restaurants (Bishkek, Karakol, Osh...).

The deadly specialty?

White fermented milk balls called kurut. If you think a raw-milk camembert is strong, steer clear! This is more like an old, dry, spicy goat cheese.

- Accommodation

In remote areas, it’s better to check availability on Booking a few days in advance rather than showing up last minute with high hopes.

Booking and Airbnb only offer a small portion of what’s available.

Not necessarily guesthouses, but mostly accommodations aimed at locals (business or leisure travel).

These places are generally more comfortable. There’s even some upscale options.

So it’s necessary to scour Google Maps or Yandex Maps... These accommodations are usually found on Instagram, and WhatsApp is handy for booking!

Prices are a bit of a lottery. So is the comfort. From 20 to 80 € for a double, usually with a private bathroom. (Average around 40 €). These rates are for mid-range options.

Otherwise, this country is a paradise for wild camping. In a camper van, rooftop tent, or ground tent... There are beautiful spots everywhere!

- Climate

I thought it would be quite cool/cold at altitude.

I packed too many warm clothes...

If you’re not doing high-altitude treks or sleeping in a tent, there’s no need to overload yourself with winter gear.

A good fleece, a windproof rain jacket, and technical base layers will be enough.

It only got really cold in the evenings at Song Kul Lake and Tash Rabat, and the yurts are equipped with thick blankets and a stove.

Elsewhere, temperatures ranged from 15 to 30 °C.

In short, I used the AC more than the heater! (It’s hard to drive with the windows open unless you want to be covered in dust in no time...)

- Communication

I bought an eSIM before the trip with a data plan for Kyrgyzstan (Beeline network). Perfect for communicating via WhatsApp right after landing, but this network isn’t the best in Kyrgyzstan.

We then got a physical SIM card with an unlimited one-month plan (less than 4 € including the SIM) at a Mega store downtown. This network is much better, and you get coverage in all cities and most villages. Usually in the mountain passes too.

To make yourself understood, it’s essential to download Google Translate with French, Kyrgyz, Russian, and English options.

Very useful for translating menus, signs, and communicating with locals.

Hosts and other tourism professionals will even pull out their phones to communicate with non-Russian speakers.

The police too...

- Religion

There’s a noticeable difference between the north and the southwest of the country.

In the north, it’s a bit like Albania. People are Muslim by culture but not really by religion.

In the southwest, radical Islam is growing. Mosques are more numerous and imposing. Men are more bearded, women more veiled.

For travelers, religion isn’t an issue except for the near-total absence of pork.

There’s Russian sausage, but reading the ingredient list, it’s more like a one-way ticket to cancer than an Auvergne dry sausage...



You can find the detailed account of the trip here.
Kazakhstan in August: climate, itinerary, and 4x4 questions
by Stélène · 2026-06-21 · 33 replies
Hi everyone, My partner and I are planning a 3-week trip to Kazakhstan in August and would love your input to refine our itinerary. We’re thinking of spending the first part of the trip in the Almaty region, including the following spots:

Singing Barkhan (singing dune)

Altyn-Emel National Park

Charyn Canyon National Park

Ozora Ushchel'ya Reki Kensu (Kensu River Valley lakes)

possibly Ile-Alatau National Park

After that, we’d like to explore the Mangystau region around Aktau, with highlights like:

Airakty

Tuzbair Salt Lake

Kyzylkup ("Tiramisu")

Gora Bokty

Bozzhyra

Three Brothers Peaks

We’re planning to rent a 4x4 in each region and have a few questions:

Could you recommend any reliable 4x4 rental companies in both the Almaty and Aktau/Mangystau regions?

I’ve read that the Mangystau region can get extremely hot in August. Do you think it’s better to start with Almaty and finish with Aktau to hopefully have milder temperatures (less extreme😛)? For us, doing the reverse would be simpler in terms of international flights, the domestic flight, and it’d also be significantly cheaper.

Regarding the places listed above, do you think there are any must-see spots we should add, or conversely, any sites that aren’t worth the detour?

More generally, do you have any practical tips for a 3-week trip to Kazakhstan in August (road conditions, fuel availability, reservations, weather, safety, etc.)?

Thanks so much for your feedback and advice! P.S.: We’re used to traveling independently and driving 4x4s in sometimes challenging conditions (Namibia, Tanzania, Bolivia—South Lipez, Chile, etc.), and we’re also experienced hikers, used to self-sufficient treks (Patagonia, Huayhuash, Three Peaks in Nepal, among others). We’re just mentioning this to give you an idea of our level of self-sufficiency for this kind of trip.
Practical aspects spring 2026: border to Murmansk, to Pskov, SIM cards, internet.
by Esantirulo · 2026-03-28 · 84 replies
I took a few days to get some fresh air outside the Schengen-NATO prison. Between March 18, 2026, and March 25, 2026, as shown by the passport stamps:



Borisoglebsk is the Russian border checkpoint after Kirkenes, on the road to Murmansk.

Kirkenes is a tiny town with a correspondingly small airport. Nothing has changed there: the minibuses to Murmansk wait on the right as you exit the airport. They’re synchronized with the two daily flights from Oslo—the SAS around 11:00 AM and Norwegian around 11:30 AM. They stop in Kirkenes at the corner of the Scandic for an hour, where other passengers can board, then head straight to the nearby border.

This is the least hassle Frontex/Schengen border. The Norwegian agent quickly scans your passport, and that’s it. No customs, since Norway is Schengen but not in the EU. On the Russian side, there’s a passport check and a quick customs inspection. All in all, crossing both the Norwegian and Russian checkpoints takes about 15 minutes.

A paper visa is required; e-visas aren’t accepted.

Two companies run the route: Avto Ekspress and Borodin:
https://ae51.ru/routes/kirkenes-murmansk/ https://borodinbus.com/

The one-way fare is 5,500 ₽. You can either buy it online in rubles with a MIR card or make a formal reservation and pay in NOK cash to the driver. I took Borodin, and the price in NOK was much more expensive than in ₽.

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On March 25, I left from Pskov via the Estonian border post at Luhaama. I spent three days in Murmansk, flew to St. Petersburg (SPB), stayed there for two days, then took an evening train to Pskov.

Since the end of February—and reportedly until the end of May—the Estonians have restricted the opening hours of the two border crossings near Pskov: Koidula (Pechory on the Russian side) and Luhaama (Izborsk on the Russian side). They’re closed at night between 7:00 PM and 7:00 AM. Right now, there’s a bus from Pskov at 7:00 AM to the border. It drops you off at the end of the road where truckers—many Kazakh and Serbian—are parked on the side. You finish the rest on foot to the barrier, where there’s a quick initial check for Ukrainian stamps in passports. Then you walk to the customs building, followed by passport control at the kiosk for motorists. After that, it’s a 500-meter walk to the Estonian checkpoint. At the moment, things seem calmer. Passport control is quick. The usual silly questions in English: "Where were you? Where are you going?" I just gave my most clueless smile: "Sorry, I don’t understand." Yeah, right—I don’t speak English, especially not at an Estonian border with a French passport. If they’re in a mood, though... A very quick bag inspection. Once you exit the Estonian post, walk to the bus stop sign by the road where another coach takes you to Riga.

The catch: in my case, last Wednesday, there were two passengers (Russians) with old Ukrainian stamps in their passports. The bus from the Estonian post to Riga was supposed to leave around 9:30 AM. We ended up leaving around noon after the two were grilled by the FSB. Since it was a weekday outside of holidays, the bus was half-empty. The fuller the bus and the more people with Ukrainian stamps, the worse the nightmare. Don’t book a same-day flight from Riga. I had a flight at 6:00 PM, so it worked out.

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The Kirkenes-Murmansk route is still clearly the easiest and fastest. But it’s not the most convenient since it’s way up north.

Next, I’d say the Gdansk-Kaliningrad route in the middle of the week. Avoid weekends and holiday departures/returns.

Avoid the Narva-Ivangorod route during Christmas, Easter, May 9, and *all* summer.

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About flights from Murmansk to St. Petersburg: prices are good. I bought my ticket the day before departure on Rossiya for 7,500 ₽, including 10 kg of luggage + a handbag.



It’s the tail end of the northern lights season, and there were still crowds of Chinese tourists.



By the way, Murmansk is twinned with Harbin:



Chinese tourists are the largest foreign group, followed by Indians, then a mix of others from the Far East, Turks, Arabs, etc. Brochures are bilingual—Russian and Chinese:



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But let’s talk practical stuff. --

My domestic SIM card was restricted for SMS and internet for 24 hours. After that, if you want to keep using SMS, don’t turn off your phone—restarting triggers another 24-hour purgatory.

My Russian SIM cards (Megafon, MTS, Beeline) were activated as soon as I logged into their respective apps with my credentials.

Internet --

Telegram is heavily slowed down by authorities. To use it, you need to connect through proxy servers, which you load into the latest version of the app. Traffic is then rerouted internally within Telegram to servers outside Russia (Germany, Poland, Sweden, etc.). You can find these proxies on various channels. One is ChatVPN—check their website too.

For general internet use, like browsing the web, VPNs that work right now use the VLESS protocol. You can find several on Telegram by searching "VPN." A few free days, then payment in rubles or crypto.

Rozkomnadzor’s team are experts at this, so things can change. It’s a constant cat-and-mouse game.

Pskov is a special case. The city is near Estonia and has a large military base. Depending on NATO drone swarms launched from the Baltics, Wi-Fi can be completely suspended except for the most essential mobile apps. The drone swarms use the 4G network, and the powerful electronic jamming and drone suppression systems cause periods without Wi-Fi—including in hotels. Wired connections aren’t affected.
Off on an adventure to Java (and a bit of Bali)
by Bibouns51 · 2025-09-02 · 158 replies
Hey there, community! Back this weekend, below is my travel journal from my adventure in Indonesia. Enjoy the read!!!

Day 1 - August 10, 2025 New life downloading for three weeks! And for that, Flo and I launched a public tender... A public tender? What’s that got to do with a travel journal???... Well, when you think about it, few destinations tick all the boxes for an August adventure: Meaning, finding a place that’s exotic in the middle of August, not too expensive, not too packed with tourists, warm but not *too* warm, with postcard-perfect landscapes, dreamy beaches, tasty cuisine with a hint of exoticism, friendly and welcoming locals, where you’re free to sleep under the stars among the mosquitos, take transport surrounded by chickens, and even eat from a pig trough if you feel like it—well, turns out it’s not that easy to find! I’d even say, given how thick the list of requirements is, there’s a big risk the tender could be declared unsuccessful for failing to meet just one criterion. Let’s just say the candidates better submit a rock-solid proposal!

After reviewing all the responses and presentations from the candidates, the obvious choice for us is... Indonesia! Except that trying to explore a country as vast as Indonesia and its 17,504 islands in less than five years is a bit like reading the summary of a Proust novel without taking the time to savor each of its 950 pages! Don’t worry, I won’t name them all here. Besides, do they even all have names? No! Only 7,870 have been named—their parents clearly ran out of ideas for the rest. Anyway, our society, which worships the "work more to earn more" mantra, unfortunately limits our adventure time. So we’ll only get to see a small part of Indonesia, and we’ll have to make a tough choice to head for the best of the best in this archipelago of over seventeen thousand islands. Each one has its own selling points: Sumatra, Sulawesi, Java, the Celebes, Bali, Borneo, Papua, Timor, the Moluccas... So many names that smell of adventure... Another tender, another list of requirements, another review of proposals... Drumroll... Splash splash... And the lucky winner is... Ta-da... Java, Bali’s big sister, where I’ve already been eight years ago... Java the programming language. The Java of Broadway. We’re gonna *do* the Java. Java the coffee. And yes, Java is also an island!

This island, four times smaller than France, is home to 136 million people, making it the most populated island in the world! Fun fact: Indonesia, with its 260 million inhabitants, is just shy of the podium for the world’s most populated countries, after the winning trio of India, China, and the United States. And it’s on this island of Java that you’ll find Jakarta, the (soon-to-be-former) capital and main airport of the country, where we’ll soon land after our nineteen-hour flight! Yep, nineteen hours! I mean, Indonesia in general—and Java in particular—is a *tad* farther than going on vacation to Grandma Yoyo’s! Not sure where it is? Easy. Grab a map. Plant your finger on the big island at the bottom right—aka Australia for those who struggle with geography—move it up two centimeters, and bam, welcome to Indonesia!



Nice transition, right? Because "Welcome to Indonesia" is exactly what the friendly flight attendant just said to me as we got off the plane! That’s it, our chakras are open, we’ve arrived at our (air)port. Time for rest, pool, cocktails, and a beach with our toes spread out... Wait, if you bought that, you clearly don’t know us yet! Since we still have energy to burn and need to adjust to the flight and time difference, we tackle the long administrative formalities to enter Indonesia, just to earn the right to hop in a 45-minute Grab taxi to the train station. The train station? What train station?... What do you usually do at a train station? Take a train, of course! Off we go for a three-hour train ride to Bandung, where we’ll officially start our adventure tomorrow after our first Indonesian night...

Unfortunately, we were a bit slow off the mark, which meant we missed the 6:25 PM train by two minutes. Oh well, we’ll have to wait until 11 PM. We take the opportunity to stretch our legs in Jakarta, soak up the atmosphere, and enjoy the delicious smells wafting from the *warungs*—those little typical street restaurants. A quick stop at the National Monument, a detour to a night market to devour our first *kwetiaw goreng* and *teh manis* for 60,000 rupiahs (that’s 3 € for two), and just like that, our penalty is lifted, and we’re allowed to hit the road again. Off to Bandung, where we arrive at 2 AM for... a *very* short night...







Is crossing Iran to Pakistan safe?
by Julie09400 · 2025-04-17 · 85 replies
Hi there,

We’d like to travel overland from Turkey to India in our converted van, but there are very few options these days. Crossing Iran seems risky and not particularly safe. Has anyone here done it? If so, which route did you take to minimize safety concerns?

Thanks for your replies, Julie 😎
Eternal Russia! A deep dive into rural, provincial, and everyday Russia...
by Triptrafic · 2020-03-05 · 41 replies
Hello 😏

Four trips to Russia in our little camper van have allowed us to meet ordinary Russians, those who live far from the Westernized elites of the country's major western cities.

Even with our few words of Russian, we clearly understood what we were so often told: Russia is not just Moscow or St. Petersburg.

This post doesn’t claim to address the sociological realities of this magnificent country. More modestly, it aims to take you on a visual journey to discover the three fundamentals that shape Russian identity: rural life, religion, and patriotism.

VoyageForum allows 20 photos per post, so we’ll stick to this selection. They were taken during our fourth road trip, in April and May 2019.

RURAL LIFE

For this dive into rural Russia, we deliberately left the paved roads to take small dirt tracks and country lanes.

We traveled through the oblasts of Ulyanovsk (Ульяновск), Nizhny Novgorod (Нижний Новгород), and the Republic of Mordovia (Республика Мордовия).

1. We leave the main road to enter the first villages. Very quickly, we find these splendid homes that make up the historical heritage of rural Russia.



2. A little further on, we enter a village where time seems to have stood still. A single street, izbas on either side, small plots of land behind, a few wells for water...



3. Shopping in rural Russia isn’t like GUM! Here, no luxury boutiques—vendors set up right by the roadside!



4. In another village, with a few words of Russian, I ask the owner of this house why he’s bringing in firewood in spring. From what I understood, you shouldn’t wait for autumn when everyone needs it and prices go up.



5. In the Nizhny Novgorod Oblast, we stop near a small church that the parishioners show us around. To thank them, Sylvie buys them fruit juice and delicious honey cakes. Generously, the priest gives us permission to sleep in the parking lot!



6. The next day, wandering rural roads, we admire this house for a long time, with its traditional wooden figurines behind the windows.



7. We hit the road again toward a small town where, of course, they sell local fish. We know Russians are the biggest consumers of freshwater fish in the world. And here, we’re in the central Volga basin with its dozens of tributaries!



RELIGION

A few years ago, we visited the Makaryevo Monastery. That’s where we learned about the Saint Seraphimo convent for nuns. It was hard to find, on the border of the Republic of Mordovia and the Nizhny Novgorod Oblast.

We discovered a place of pilgrimage, a space for religious expression, authentic, popular, and very Russian—where nuns, believers, and (most importantly) no tourists mix! Just 500 km from Moscow and the Golden Ring, the monastery mainly welcomes groups and families staying in the huge pilgrim house.

We’d only planned a quick visit but ended up staying two full days! Thanks to the staff for letting us park and sleep in the pilgrims’ parking lot.

8. The site is much larger than we imagined. Over several hectares, religious buildings, the nuns’ living quarters, visitor accommodations, and schools all coexist...



9. For two days, we mixed with kind religious figures and pilgrims—welcoming even to non-Orthodox folks like us!



10. But what really stood out was the presence of groups of young people. We were also struck by how young the religious figures we met were.



11. The next morning, having slept in the pilgrims’ parking lot, we were the first visitors. It was a special moment to walk the grounds alone.



12. That morning was marked by an unlikely event. Sylvie chats with a nun who speaks English. Perhaps touched that we’d driven from France, she offers Sylvie a private tour. She asks two parishioners to dress her and grants her the privilege of seeing the sacred places closed to the public. Me? I got nothing—I was left outside!



13. I take the chance to observe pilgrims in prayer. I meet a small group of believers gathered around a portrait of Nicholas II, praying for him.



14. In the evening, after dinner, we attend the last service of the day. Until the site closes, we mingle with the *babushkas* buying icons, sacred images, and religious objects blessed by the priest—for just a few rubles.



PATRIOTISM

May 9, 1945, is the day Germany signed its surrender in Berlin. In Russia, it’s celebrated as День Победы—Victory Day. As we know, the Soviet Union paid the heaviest price: nearly 22 million dead. Not a single Russian family was spared.

We wanted to share this special moment, but far from the official ceremonies of the military parade on Red Square. We chose a provincial city, 180 km east of Moscow.

15. By 10 a.m., the crowd starts gathering downtown. Right away, what stands out is the family makeup of the procession.



16. We walk among the families, like this mom adjusting her daughter’s cap. The atmosphere is a mix of solemnity and reflection, punctuated by the joyful laughter of children.



17. This mother and daughter pose behind a portrait of their grandfather.



18. I spend a long time watching how patient and helpful the soldiers are. They lift kids onto the vehicles, make sure they don’t slip, then hand them back to their parents.



19. Around noon, we’re introduced to a tradition we didn’t know about. On May 9, in some cities, neighborhood committees made up of volunteers offer meals and drinks to participants. So we have lunch with families—parents, kids, and grandparents—all surprised we came from France.



20. By afternoon, the crowd has grown dense, with a procession stretching over 2 km! We stay until the end of the day, impressed by this authentic, popular demonstration of Russians’ attachment to the Motherland.



That’s all 😏

The full story is online here: ETERNAL RUSSIA.

Those who want to discover the world through the eyes of a plumber’s little van can check out Trafic Life.

Best regards,

Sylvie & Bernard
De Vadodara (Gujarat) à Jaipur (Rajasthan)
by Aleph240758 · 2019-12-21 · 186 replies
Le vol Toulouse -Mumbai avec la Lufthansa s'est bien passé et nous arrivons même une demi heure en avance . L'enregistrement du e-visa de 5 ans se fait sans problème. Mon sac récupéré, je m'installe dans le hall pour attendre mon train qui part de la gare Bandra qui n'est pas très loin de l'aéroport. J'ai eu une bonne idée d'attendre à l'aéroport car cette gare est très petite , et les personnes présentes sont étendues au sol et dorment. Mon train pour Vadodara part à 05h10 et est à l'heure. J'ai réservé un billet en 2ème classe ce qui me permet d'avoir une couchette et de bien me reposer pour arriver en forme à Vadodara à 10h45. J'ai réservé une chambre à l'hôtel 7 apple qui est à moins de 2 kms de la gare. Cet hôtel est accueillant, propre avec un restaurant et un supermarché . Une fois bien installée, douchée je pars découvrir cette ville . Je pars à pieds avec l'aide de google maps à la recherche d'un bureau de change. De là, je prends un rickshaw qui me conduit au Palais Laxmi Vilas.(entrée 500rs ). Ce palais a été construit en 1890 par le Maharaja Sayajirao Gaekwad III et ce sur un ancien palais, de style indo-saracenic, et il fait quatre fois le Bukingham Palace. Il est interdit de faire des photos à l'intérieur et uniquement avec le téléphone à l'extérieur. C'est le plus grand palais de l'Inde avec 170 chambres et plusieurs ascenseurs.

en arrivant dans le parc du palais nous tombons sur cette façade qui donne envie d'en voir un peu plus



sur le coté



à la sortie





la vue sur les jardins et le terrain de golf où l'on ne peut pas accéder











la vue d'ensemble tout de même ...ça jette



La visite terminée je quitte le parc et au bout d'un petit moment je réalise que je n'ai pas vu le baori. Je reviens donc sur mes pas à sa recherche , je vais demander au guichet et on ne peux plus y accéder car il est en travaux. dommage. Je trouve dans la rue des stands où l'on peut manger des omelettes et je m'y arrête avant de rentrer me reposer à l'hôtel. La première journée a bien commencé et je me sens bien à Vadodara .

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