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Et pourquoi pas le Botswana en 2014
by Max68 · 2012-12-31 · 124 replies
Hello tous,

Non ce n'est pas une blague 😉 Lors des repas de fin d'année mon beau-frère et ma belle soeur m'ont demandé de leur concocter un voyage en Afrique ... comme je suis un gars sympa j'ai accepté ... et comme je suis TRES sympa je leur ai proposer qu'on les accompagne. D'où 2014 car le planning 2013 est déjà rempli.

Leur critères: des animaux et des animaux, accessoirement pas de voyage organisé et s'il était possible de marcher un peu Mon critère à moi: voir aussi des lieux qu'on ne connait pas.

Date: août 2014, durée 19 jours sur place

Une boucle à partir de Windhoek En grande ligne: Wdh - Rongo ou Erindi - Etosha - Tsumkwe - Okavango - Moremi - Chobe - les Pans - CKGR - Wdh

Comme j'ai le temps je vais avancer doucement, point par point.

La première question est le sens de la boucle: commencer par Etosha ou le Kalahari

Ce qui milite pour le sens horaire est de finir par le Kalahari car plus on avance dans la saison moins il fait froid. En revanche qu'en est-il pour les animaux ?

Qu'en pensez-vous ? Voyez-vous un autre critère à prendre en compte ?

Merci d'avance pour votre assistance à pousser ... la brouette 😛

Max
Botswana, Namibie, tour opérateur francais, tour opérateur sud-africain... Que choisir?
by Cewenn · 2012-03-09 · 17 replies
Bonjour à tous,

Je lis plein de choses tres interessantes au sujet des safaris, et certaines personnes ont l'air d'etre trèèès au courant de tout cela.

Nous allons partir fin juin au Botswana, en safari, et un tour opérateur local a retenu mon attention : Nomad Africa Adventure Tour (a ne pas confondre avec Nomade Aventure qui fait de la pub à votre droite). Voici les infos ici :
http://www.nomadtours.co.za/campingtour/desert-and-delta-north/

C'est un circuit qui me semble interessant, à moi, qui suit complètement néophite : on fait une balade en mokoro, on visite un village de bushmen (je me demande si l'authenticité est vraiment au rdv), une croisiere sur la riviere Chobe, mais je me demande aussi si ce n'est pas un peu ambitieux en 14 jours, et surtout deux choses m’inquiètent : - je vois le nombre de personnes, 24 passagers, et ca me fait peur : je n'ai pas envie d'etre une colonie, j'ai détesté être trimballée comme une touriste des pires clichés quand j'ai pris une excursion au japon (on monte dans le car, on roule, on sort, on reste 1h qqpart, on monte dans le car, on roule...). Bref, comment se passent ce genre de voyages, avec de gros groupes : plusieurs voitures, plusieurs camps, plusieurs guides ? Un gros 4x4 de 24 places ? Est-ce qu'il y aura nécessairement 24 personnes ? Si vous avez un retour d'experience la-dessus :)

- je n'arrive pas à avoir d'info sur ce tour opérateur. Dans la théorie, il a l'air très intéressant, le taux de change du ZAR etant de 1 pour 0.1€, ce qui fait qu'un trip comme cela coute, hors vol, 1200€... Ca fait rever. Mais du coup ca éveille la méfiance aussi. Je pense qu'il y a des taxes à l'achat par la banque. Mais est-ce que ce tour opérateur est digne de confiance? Quelqu'un en a-t-il déja entedu parler ?

Sinon, l'autre option, c'est Vie Sauvage. J'ai lu des avis sur eux et je sais qu'on peut leur faire confiance : http://viesauvage.fr/bo-pe.html. Que pensez-vous de ce tour ? Il y a pas mal de voiture, mais cela ne nous dérange pas trop, puisque c'est moins cher que le moins long :) Et puis, qui sait ce qui peut se passer sur la route ?

Voila, plein de questions donc ! Merci à vous ! Mélanie
Retour de trois semaines Namibie - Botswana (15 octobre-3 novembre 2011)
by Thierry91 · 2011-12-12 · 7 replies
Bon, je me lance moi aussi parce que j'ai vu que Suizo75 et Aknod78 revenus après moi ont déjà mis un petit mot. Essayons d'être bref et d'aller à l'essentiel.

Les dates : du 15 Octobre au 3 Novembre

Voyage d'aller un peu galère avec KLM : le vol Amsterdam, Johannesburg a pris quatre heures de retard avant de partir et nous arrivons à Jo'burg à 2 heures 30 du matin. Du coup nous économisons la nuit d'hotel puisque le vol pour Windhoek est à 6 heures 30, enregistrement deux heures plus tôt. A noter : il y a des banquettes à l'aéroport qui sont très confortables, l'aéroport est surveillé et du coup très sur. Aucune crainte à avoir !

Voiture louée chez Budget, un vieux Nissan 4x4, pas pratique du tout; J'ignore comment ça s'appelle mais pour le décrire je dirai que l'habitacle conducteur est pas très grand, OK pour deux personnes mais pas facile d'y mettre du materiel photo et des jumelles. Pour accèder au coffre il faut sortir de la voiture, pas d'accès epuis l'habitacle. Sinon, excellent voiture, passe partout (le sable de Sossussvlei : un vrai bonheur) et un peu bruyante sur la tôle ondulée des Gravel Roads. Le loueur est sympa : il nous offre une glacière : nous n'y avions pas pensé mais c'est un vrai bonheur d'avoir de la bière fraîche à tout instant.

Première étape à Mariental : à mon avis pas nécessaire. Ayant atterri tôt nous aurions pu rejoindre Sesriem dès le premier jour. A Mariental nous restons au Lapa Lange Lodge, sans doute pas mal pour une étape mais malheureusement en travaux. Pas très grave car nous sommes fatigués du voyage et de la nuit à l'aéroport. Coucher 20 heures, lever 6 heures.

Deuxième étape à Sesriem au Desert Camp. Endroit superbe, confortable et à recommander. Les tentes sont complètement équipées avec cuisines extérieures. Nous sommes un peu paresseux et nous avons profité deux soirs de suite du buffet du Desert Lodge avec un barbecue de gibier exceptionnel : Kudu, Eland, Oryx, Impala, Springbok, Gnou, Phacochère, et d'autres encore (je me souviens qu'il y avait neuf viandes et nous les avons toutes testées). Le Desert Lodge est tout près et c'est aussi l'endroit où l'on prend son petit déjeuner quand on est en Bed and Breakfast au Desert Camp.

Sesriem et Sossusvlei : j'ai un avis un peu différent de certaines choses lues à gauche et à droite. Nous avons trouvé l'endroit exceptionnel et aurions pu y rester un jour de plus (nous en avons profité un jour et demi). Nous sommes arrivés à la Dune 45 vers 16 heures et au lieu de l'attaquer de front, nous sommes partis à droite l'avons escaladée par derrière et sommes revenus sur la crête jusqu'au parking. Nous avons croisé deux autres personnes, donc pas grand monde ! Le lendemain, Sossuvlei le plus tôt possible, en doublant quelques touristes (ils me font marrer avec leur limitation de vitesse à 60 alors que c'est la meilleure route de Namibie), mais tout de suite nous avons vu qu'il y avait trop de monde. Au lieu de monter à droite comme tout le monde, nous sommes montés à gauche. Quand on arrive en haut, c'est la même vue, exceptionelle, sauf qu'on est tous seuls. Dead Vlei est un must, c'est tout simplement beau, la dune à gauche que l'on descend en courant pieds nus. Nous avons eu de la chance quand nous étions sur le Pan, nous étions seuls (il commençait à faire chaud). L'après midi, nous avons garé notre voiture le long de la route vers le kilomètre 50 et nous avons marché vers une dune qui nous semblait sympa puis l'avons escaladé. On s'était renseigné : on peut marcher où l'on veut dans le désert (et toutes les dunes valent la dune 45). Absolument super : les lézards, les insectes, les animaux (quelques Springboks, des lièvres) dans le désert - pas de serpents ni scorpions, puis l'escalade de la dune absolument vierge de toute trace, seuls au monde. Retour en fin d'après midi à Sossussvlei où un Oryx nous attendait au milieu de la piste et à Sossussvlei à 17 heures nous étions les seuls. Pour me résumer : nous avons adoré et la pression touristique est parfaitement gèrable pour peu que l'on soit prêt à sortir des sentiers battus.

Etape suivante : Seriem, Walvis Bay, Swakopmund par C14. Nous sommes partis tôt (7h30), et étions à Walvis Bay à midi. Tempête de sable en arrivant, c'était impressionant. La route C14 était pas terrible : des trous, des travaux, beaucoup de tôle ondulée, mais finalement facile. A Swakopmund nous sommes restés à la Swakopmund Guest House, c'est gentil, c'est propre, c'est confortable, mais sans plus - on est en ville. Nous avons beaucoup aimé le restaurant tout au bout de la jetée, mais attention si vous avez le mal de mer, s'abstenir : avec le vent et les vagues, la jetée se balance comme un bateau sur l'eau.

Etape suivante : Cape Cross (une heure maxi : c'est quand même un peu décevant). Ah si, nous avons adoré les petits stands au bord de la route qui vendent des cristaux de sel. Pas de vendeur, juste les cristaux que l'on choisit avec l'indication de leur prix et on met l'argent dans une boîte. Il y en a des dizaines le long de la route. On est en Afrique, mais c'est aussi honnête qu'en suisse où nous habitons ! Après Cape Cross, une très belle route, variée jusqu'à Twyffelfontein : C35 puis D2612. La D2612 m'avait été recommandée sur ce forum et je confirme, c'est une très belle route avec des beaux paysages (j'aurai pu écrire magnifiques mais j'ai déjà utilisé beaucoup de superlatifs - c'est tout simplement ... beau). A Twyffelfontein Nous sommes restés deux jour au Doro Nawas Lodge, un lodge de Wilderness Safaris. Ca n'est pas le même prix que le reste, mais c'est super : de très beaux bungalows, un paysage superbe, etc... et la possibilité de faire un tour aux éléphants du désert qui heureusement étaient présents dans le lit de la rivière Huab. Petite visite en fin d'après midi à Twyffelfontein, mais un peu (moyennement, beaucoup) déçu par les gravures. Même si on sait que ça a été classé par l'Unesco, on se demande si ce ne sont pas des fausses... !

Dernière étape : Retour Twyffelfontein - Windhoek par la route la plus rapide, sur le goudron : Khorixas, Outjo, Otjiwarongo, Windhoek. Nous voulons être à destination au Goche Ganas Lodge (30 kms au sud de Windhoek) pour un Game Drive dans un endroit où il y a des rhinocéros blancs. Objectif atteint : Nous observons ce soir là 7 des 13 rhinos de la réserve.

L'aéroport n'est qu'à une heure quinze du lodge, c'est donc une halte agréable avant de repartir. Le lendemain nous nous envolons avec un vol Windhoek-Maun direct avec Air Namibia.

Après une halte à Maun de trente minutes, nous repartons dans un petit avion taxi accompagné de notre guide pour le Nord du Delta. Notre guide est un copain du pilote et nous effectuons tout le vol à basse altitude. En survolant Chief Island, nous observons un Rhino et son petit et nous repassons deux fois au dessus d'eux. Notre destination est le Motswiri Camp, le long du Selinda Spillway. Ce camp est spécialisé dans les safaris à cheval ou à pied (nous avons choisi l'option à pied). Le safari à pied est très sympa, avec un peu plus d'adrénaline et demande plus d'attention. On est plus proche de la nature, on observe les détails, les traces, etc... On voit beaucoup moins d'animaux car ils ont peur et détalent en général avant qu'on ne les voie. Nous observons quand même une hyène et une meute de lycaons. Nous évitons soigneusement les buffles. Le Selinda Spillway n'est en eau que depuis deux ans et les crocodiles ne sont pas encore arrivés près du camp ce qui nous permet de nous baigner. Le deuxième jour, après notre marche et alors que la température approche des 40°C, nous barbottons comme des hippos à un endroit où la profondeur n'est pas très grande (un mètre). Une famille d'éléphants sort du Bush à 100 mètres en aval et broutte les arbres le long de la rivière. Notre guide nous demande de le suivre et nous descendons la rivière, la tête hors de l'eau pour approcher les animaux. A ce moment là, les éléphants s'aprochent pour boire et s'asperger. Nous sommes dans l'eau à vingt mètres d'eux à les observer : grosse décharge d'adrénaline, mais notre guide nous fait signe que la situation est sous contrôle et nous demande de ne pas bouger...

Après Motswiri Camp nous reprenons un avion qui nous descend à Kwai River. Là encore le pilote est un pote de notre guide et vole à basse altitude et fait des repérages notamment le long de Kwai River. A l'aérodrome le véhicule censé nous récupèrer n'est pas là et la radio ne passe pas. Nous laissons nos sacs dans le bush derrière un arbre et partons à pied, non pas en suivant la piste, mais au GPS à travers les fourrés. Le camp où nous allons est à 8 Kms en allant tout droit, 15 Kms par la piste. Donc on va tout droit (notre guide a quand même un fusil). Finalement, après avoir marché 6 Kms la radio passe et le véhicule vient nous chercher : le conducteur tout sourire nous indique que si nous avions marché 300 mètres de plus nous aurions rencontré une meute de lions : nous nous empressons (en voiture) d'aller les voir : 2 mâles, 3 femelles et cinq lionceaux. Nous passons trois jours avec ces lions : la nuit en suivant les mâles (le rugissement d'un lion à trois mètres est susceptible de déclencher quelques frissons), le jour avec les lionnes qui malheureusement feront un festin d'un petit girafon. A partir de là nous sommes en safari mobile : le camp est déplacé tous les deux ou trois jours - nous restons dans des camps Hatab, donc exclusifs, personne d'autre que notre groupe sur ces campements.

Le bord de Kwai River est devenu difficile, il y a de l'eau partout, ça n'est plus la piste qui longeait il y quelques années le filet d'eau et qui était facile. Ca reste sympa, mais l'eau complique beaucoup les choses, et c'est un endroit sans doute difficile si l'on ne connait pas, et probablement pas évident en self drive. A Kwai, l'intérêt est de faire du safari à pied, ou de nuit : nous y avons vu la nuit un serval, des spring hare (je ne connais pas le nom français, animaux désopilants mi lapins, mi kangourous, dont on ne soupçonne pas la présence de jour, pourtant il y en a partout) des bat-eared foxes, etc...

Etape suivante vers Savuti. C'est un peu loin, surtout en plein cagnard dans un Land Cruiser ouvert ... Savuti, pour qui n'y est pas passé depuis deux ans (mon dernier passage était en Mars 2009) a complètement changé : de l'eau partout, le Savuti Channel coule encore même à la fin de la saison sèche et le marais rempli d'eau est impraticable en voiture. Pour aller à Rhino Vlei, il faut passer le pont au camping et faire un grand détour. Il faut maintenant une bonne heure alors qu'autrefois on pouvait le faire en un quart d'heure.

Premier changement à Savuti : des oiseaux partout, des pélicans par milliers, des Yellow billed storcks... Ensuite des buffles en pleine saison sèche, là aussi à perte de vue. Les éléphants que l'on allait voir autour des pompes sont maintenant partout, mais chose nouvelle : beaucoup de familles, beaucoup de bébés, alors que à cette époque il y a deux ans il n'y avait que des mâles. A Savuti, nous avons croisé beaucoup d'éléphants morts, probablement une petite épidémie d'anthrax. A Savuti, nous avons aussi vu un magnifique léopard : celà faisait deux jours que notre guide suivait sa trace pas très loin de notre camp, mais l'animal restait timide et ne se montrait pas. Le dernier matin, en partant, l'animal nous attendait au bord de la piste sur un arbre à seulement trois mètres de hauteur. Nous avons pris une heure de retard sur notre programme.

Derniere étape à Chobe River Front et grosse déception : c'est devenu un Disneyland africain : beaucoup de véhicules de safari, des camions entiers de touristes, des japonais avec des petits trucs blancs sur le nez pour éviter la pousière, etc... un gros choc quand on arrive du bush où on n'a croisé personne pendant 8 jours. Derrière chaque lion, il y a dix véhicules. Bon c'est vrai qu'on a pas eu trop de chance : ce dernier campement était assez proche de l'entrée et on est surtout resté dans le coin de l'entrée jusqu'à Serondela (et c'est là que sont tous les touristes). Un truc pas mal quand même : la croisière sur un bateau en fin d'après midi, nous étions seuls sur le bateau (un groupe de quatre) et avons pu approcher des éléphants, des crocos, des varans en toute quiétude. Un élément un peu inquiétant, côté Namibie la rivière est envahie par des hotels flottants et le fleuve Chobe est à cet endroit irisé par les vapeurs des Diesel (sans doute mal entretenus) de ces bateaux : la rivière resemble à une nappe de pétrole !

Petit instant d'émotion aussi une après midi : nous observons l'agonie d'un éléphanteau nouveau né (probablement par déshydratation). Les efforts de la mère pour le relever sont impressionants et sa détresse face à son impuissance sont très émouvants. Nous repassons deux heures plus tard, le petit est mort et la mère ainsi que quatre autres éléphants sont autour de lui et semblent le veiller avec ce que nous interprètons comme étant une grande tristesse.

La dernière nuit au Chobe Safari Lodge n'a pas d'autre intérêt que de nous offrir un bon lit et une douche avant de reprendre l'avion le lendemain. Pour résumer : on n'a pas trop aimé Kasane et le bord de la rivière Chobe. C'est probablement parce que nous avions été gâtés auparavant !

Je sais que certains aiment les photos : je vous en mets quatre ou cinq (après les avoir triées il m'en reste 1500 !)
Botswana: de Kasane à Windhoek
by Max68 · 2011-10-15 · 511 replies
Bonjour,

Je fais un nouveau post, les données changeants, je ne veux pas embrouiller encore plus.🙂

Compte tenu du coût de l'avion additionné au prix du one way (environ 1.600 € en tout pour nous 4) on se demande s'il ne vaut pas mieux rentrer en voiture à Windhoek. Pour ce faire on a regardé, on pourrait tirer 2 jours de vacances en plus ... dire qu'on avait commencé à 18 sur place et là on en est à 23 😊.

On a très peu de temps pour se décider (ce week-end), seulement on ne connait absolument pas ce secteur 🤪. Voici les principales directions possibles:

1- faire Kasane -Windhoek en 3 jours, comment composer ces 3 jours ?

2- "sacrifier" le nord du Kaokoland: Opuwo, Epupa, Kunene River soit 2 jours et dans ce cas on aurait 5 jours pour faire Kasane - Windhoek: qu'en pensez-vous ?, ça vaut le sacrifice ? et si oui comment agencer ces journees ?

par avance merci

Merci
Trente et un jours en Namibie, Botswana et Chutes Victoria (septembre-octobre 2009)
by Rougegorge · 2011-06-12 · 47 replies
Maintenant, ça y est, nous sommes revenus depuis quelques semaines (zut, quelques mois…, zut, plus que ça...). Mais il est temps de se replonger dans ce qu’on peut déjà appeler des « souvenirs » de notre périple.

Je vais essayer de garder un peu de logique dans mon carnet de voyage, mais il est possible que ça ait quelques fois tendance à partir dans toutes les directions… Je pense que je glisserai les infos au moment où elles me reviendront en mémoire (dans la description des différentes étapes). Néanmoins, voici les quelques éléments de base. Nous sommes parti en indépendant avec une voiture de location (4x4 avec tente de toit). Cela fait maintenant plus d'un et demi que nous sommes rentrés, mais je me devais de tenir ma promesse et de publier ce carnet sur le forum, ne serait-ce que pour partager à nouveau mon expérience, après tout ce que j'ai trouvé d'utile dans les textes publiés ici. N'hésitez pas à m'envoyer questions et commentaires, ce sera avec plaisir que j'essaierai de répondre !

1) notre itinéraire :

Nous sommes partis à cheval sur septembre et octobre 2009.

J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J6 : Namib Naukluft campsite J7 : Sesriem campsite J8 : Sesriem campsite J9 : Swakopmund, Pension Rapmund J10 : Spitzkoppe campsite J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein) J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein) J12 : Purros community campsite J13 : Purros community campsite J14 : Palmwag lodge J15 : Okaukuejo campsite (Etosha) J16 : Halali campsite (Etosha) J17: Namutoni campsite (Etosha) J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango) J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi) J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane) J21 : Maramba River lodge (Livingstone) J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane) J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park) J24: Planet Baobab campsite J25 : Audi Camp campsite (Maun) J26 : Third bridge campsite (Moremi) J27 : Audi Camp campsite (Maun) J28 : Audi Camp campsite (Maun) J29 : Zelda Guest Farm campsite J30 : Londiningi B&B (Windhoek) J31 : vol vers Francfort puis Paris

2) l’avant préparation

J’ai commencé la préparation plus d’un an avant de partir. Mon objectif était d’emmener mon amoureuse en Namibie et au Botswana en lui faisant une surprise, et ça a été au final réussi, elle n’a appris que 3 heures avant le départ du vol Air Namibia depuis Francfort que nous allions en Namibie. Depuis un an et demi auparavant, le nom de code de la destination était « Maubeuge ».

J’ai utilisé les guides Bradt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais, je trouve qu’ils sont vraiment très bien faits (Namibie et Botswana). J’ai l’impression qu’ils sont piles comme un guide de voyage doit être fait : à chaque fois que je m’attendais à trouver une info elle était là de manière logique, sans avoir à aller chercher 200 pages plus loin, les conseils avisés, les descriptions des logements pointues et relativement à jour.

Concernant la réservation des hébergements et de certaines activités sur place, je suis passé par Tourmaline, qui a maintes et maintes fois été recommandé sur ce forum, et que je ne peux que recommander à mon tour. Ils m’ont aidé à améliorer un peu mon parcours, ont effectué toutes les réservations. A notre arrivée à l’aéroport nous avons été accueillis par un guide de l’agence super gentil, qui nous a remis un carnet de route hyper détaillé et très soigné, bourré d’informations sur chaque étape. Nous avons aussi reçu un carnet détaillé sur la Namibie (géographie, histoire, populations…) les fameuses cartes Shell Veronica Rodt Namibie et Botswana, et enfin le guide touristique de cette même Veronica Rodt pour le Botswana. Il a passé presque une demi-journée avec nous pour tout nous présenter en détail. Le tout pour un prix assez modique (aux alentours de 80 euros au total). J’ai trouvé en tout cas que la qualité de service était irréprochable, et pour ceux qui souhaitent partir en ayant toutes les réservations effectuées, je dirais que c’est s’éviter la partie frustrante de la préparation où les gens ne répondent pas aux mails, etc. Ils se sont également chargés de la réservation de la voiture de location.

Nous avons choisi de partir avec le circuit complètement bouclé et réservé (à part deux jours au Botswana que nous avons organisés sur place). Le débat entre les gens qui préfèrent tout réserver avant ou bien tout faire au jour le jour a déjà donné lieu à des discussions sur le forum. Je souhaitais pour ma part arriver en étant sûr d’avoir des places dans tous les endroits que je souhaitais voir, sans avoir à nous demander chaque jour où nous allions dormir le soir. Ca procure un certain confort d’avoir tout payé auparavant, de donner un bon en arrivant et de se poser. Ca évite les tensions de voyage sur ce que chacun préfèrerait, et puis ce n’est pas parce qu’on a réservé quelque chose qu’on ne peut pas faire une autre option, au pire on perd le prix de la location et puis voilà. A noter qu’il y a certains endroits où on ne peut pas réserver (Spitzkoppe, Purros, Ongongo), et d’autres où à la saison touristique une réservation est utile pour être sûr d’avoir une place (Etosha, Sesriem). Concernant l’arnaque (oups, ça m’a échappé) des campsites des parcs nationaux au Botswana, j’y reviendrai plus loin

3) la voiture Nous avons opté pour un 4x4. Nous avions à l’origine demandé un simple cabine (moins cher), mais nous nous sommes retrouvés avec un double pour le même prix. Avec le recul, je pense que le double cabine est quand même mieux, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les affaires personnelles sur les sièges arrières, à portée de main d’une part, et surtout à l’abri de la poussière qui s’infiltre assez facilement dans la benne, même couverte. Le Hilux n’est pas je pense un « vrai » 4x4 d’aventurier (je crois que le Defender ou un bon vieux LandCruiser rentre mieux dans cette catégorie), mais il est amplement suffisant pour un voyage « classique ».

Une nouvelle fois, le débat « 4x4 ou pas 4x4 » a déjà eu lieu sur le forum, mais voici mon opinion au regard de nos expériences de ce voyage. Il est clair que l’immense majorité des routes de Namibie et d’une partie du Botswana est accessible en véhicule standard. Cependant, je pense qu’au niveau sécurité (la première sécurité consistant de toute façon à ne pas rouler trop vite, etc !), on est plus assuré de ne pas sortir de la route ou casser une roue au premier nid de poule avec une voiture faite pour rouler sur du cailloutis qu’avec une voiture taillée pour le goudron. Pas mal de véhicules sont équipés de 2 roues de secours (à vérifier à la location), et puis il est pratique d’avoir sa maison sur le toit et de pouvoir promener tout un équipement de camping facilement. Après pour certaines zones (Purros, Moremi, Chobe), on peut y aller, alors que l’accès est impossible en voiture standard.

Nous n’avons pas pris de réduction de franchise. Sur une longue durée, la réduction de franchise coute très cher, et les exclusions sont de toute façon tellement nombreuses que je n’ai pas estimé que le risque justifiait l’investissement. La probabilité qu’un accident sérieux arrive en étant dans les conditions de l’assurance est à mon avis assez faible, ce qui fait que l’accident qui se produira sera à la charge du client, franchise ou pas. C’est ce que je pense… J’avais par contre pris une assurance pare brise et pneus. Nous n’avons pas eu à nous en servir (pas de crevaisons sur un mois, et pas de casse pare brise non plus), mais si vous êtes tentés par cette assurance, demandez avant aussi les conditions d’application : j’ai découvert en arrivant que l’assurance ne couvrait que deux pneus et 1 pare brise… Encore une fois, faire son calcul et analyser les risques.

Nous avions pris l'option frigo dans la voiture. Cela nous a bien servi, mais il n'y a rien de miraculeux non plus: le frigo (chez notre loueur en tout cas) tirait sur la batterie de la voiture (pas sur une batterie dédiée), donc pas question de le laisser allumé la nuit quand le moteur ne tourne pas. Il est possible de demander un câble (pas inclus dans le kit « de base » pour nous) pour le brancher au secteur dans les campsites, mais nous avons rarement eu accès à l'électricité sur les sites (qui sont par ailleurs parfaits pour tout le reste). En conséquence, le frigo nous a servi surtout pour stocker les aliments frais jusqu'au soir même, sans par exemple pouvoir faire de réserves de viandes pour plusieurs jours car n'étant jamais sûrs de la présence d'électricité aux campsites. Peut-être que certains loueurs permettent d'avoir plus d'autonomie avec leurs dispositifs, mais demandez, car tout ne va pas automatiquement de soi.

Enfin, nous avons emporté un téléphone satellite (même si notre itinéraire ne le justifiait pas vraiment) qui permet malgré tout de pouvoir se raccrocher au monde en cas de pépin. A noter que le nôtre a refusé de marcher durant les deux dernières semaines, ce qui nous a valu un remboursement partiel de la somme (grâce à Tourmaline qui est intervenu auprès du loueur de téléphone).

4) la saison

Le choix du mois de septembre s’est fait un peu par défaut du fait de raisons professionnelles et ça a été plutôt chouette. Nous n’avons pas été noyé dans trop de monde (mais bon, je pense que la Namibie est assez tranquille au niveau « foules » même au mois de juillet !).

Le climat était plutôt agréable, chaud la journée sans être étouffant, et les nuits fraiches, juste assez pour se blottir dans son duvet sans mourir de chaud. Nous n’avons presque pas eu de pluie. Je dis « presque », mais en fait nous nous attendions à la saison sèche, alors que nous avons eu pas mal de pluie dans les Nxai Pans et Moremi au Botswana, puis lors de notre dernière nuit dans le Kalahari. C’était parfois des orages énormes qui duraient toute la nuit. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était commun pour la période (fin septembre, début octobre).

Enfin, nous avons croisé des moustiques, les premiers à Etosha (si si !) puis dans la bande de Caprivi. Rien de bien grave, il y a eu quelques soirs où il a fallu se couvrir de DEET. Le corollaire des moustiques dans ce coin là est le paludisme. D’après ce que j’ai pu trouver, le risque est quasiment nul à cette période, mais nous avons pris de la Malarone. Encore une fois, le débat a eu lieu, je pense que c’est encore une fois une question d’évaluation du risque…

5) Etape par étape

Je vais passer maintenant aux étapes, en essayant à chaque fois de donner nos impressions et autres renseignements qui pourraient être utiles, sait-on jamais. L’en-tête à côté du ‘Jn’ correspond à l’endroit où nous avons passé la nuit à la fin du jour en question.

J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B

Le vol Air Namibia nous dépose à l’heure à l’aéroport de Windhoek, le vol s’est bien passé, le service est plutôt pas mal (j’espère ne pas passer pour un snob des vols aériens), en tout état de cause, je dirais « bon rapport qualité/prix ». Nous sommes accueillis par le guide de Tourmaline qui nous amène chez Londiningi. L’auberge est très chouette, l’accueil très bon, enfin bref, rien à redire. Nous avons droit à un briefing extensif de la part du guide sur tout notre parcours, explications diverses et variées, le carnet de route est parfait, les bons de réservation sont là. Nous passons également récupérer la voiture chez African Tracks. L’équipement de camping est un peu vieillot (on se rend bien compte qu’il n’est pas de toute première jeunesse), mais là encore, le rapport qualité/prix a l’air assez bon. La première expérience de conduite est un peu stressante au début, il faut conduire à gauche, et surtout le plus dur je trouve est de s’habituer au gabarit ! Moi qui suis plutôt habitué au format Twingo, j’ai eu l’impression de conduire un char Leclerc. Mais bon, ça vient vite, et on apprend (un peu trop) vite à avoir confiance dans les rétroviseurs pour les marches arrière !

Nous partons vaguement à pied dans le quartier, c’est le coin chic de Windhoek, il y a des grandes maisons joliment arborées, mais par contre les barbelés sont omniprésents… On fait quelques emplettes sur place (notre premier biltong, de la viande séchée qui va devenir notre plat national pour les pique-nique par la suite !). Il y a des gardes un peu partout, l’ambiance est assez curieuse. Nous avons aussi acheté une carte de téléphone portable prépayée, mais nos téléphones que je croyais débloqués ne devaient pas l’être tant que ça vu que ça n’a jamais marché.

Nous dinons le soir au Joes’s Beerhouse, un super restau pas loin de l’auberge. Le décor est super réussi, on mange dehors sur des grosses tables en bois, les portions de viandes grillées sont généreuses, et le prix… namibien ! Ca cale le niveau : dans un bon restau dans les quartiers « chics » de Windhoek, on peut se faire péter le bidon pour péniblement 10 euros chacun binouse comprise.

J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental)

Le lendemain, ça y est, l'aventure commence, direction le sud et le Kalahari. Je me suis amusé à rentrer les étapes dans le GPS (Garmin et www.tracksforafrica.com), et visiblement, ça marche super bien (au moins pour sortir de Windhoek, après, on peut pas dire qu'on risque beaucoup de se perdre !). Sur la route on croise nos premiers « animaux », quelques babouins qui traversent nonchalamment. Pour nous deux petits européens fraichement débarqués de l'avion, ça fait son petit effet.

On se dirige vers Mariental pour trois jours de relâche chez Bagatelle. La durée de notre séjour s'étant allongée quelques mois avant le départ parce qu'Air Namibia avait annulé ses départs depuis Londres et que nous ne pouvions pas arriver plus tard (le trajet était bouclé), on a décidé (enfin, j'ai, surprise oblige !) de se poser trois jours sans faire grand chose dans un endroit confortable où on peut se poser pour bouquiner au milieu des dunes sans avoir de soucis. L'accueil était vraiment super, les petites maisons dans les dunes sont mignonnes, confortables, y'a une petite bouteille de vin à l'arrivée. Le soir on prend les repas sous les étoiles, les bouteilles de vin ne sont vraiment pas chères. Bref, pour nous qui ne sommes pas des habitués des hôtels au standing un peu élevé, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas désagréable de se laisser un peu aller, dans une ambiance de dépaysement total, hors du monde... Nous participons à leur « game drive » dans leur réserve privée, nous découvrons notre première girafe, nos premiers gnous, zèbres, springboks, oryx. Ils ne sont guère nombreux, mais comme ce sont les premiers, nous sommes éblouis. Le paysage est vraiment somptueux à la lumière de fin du jour, l'herbe jaune (vraiment couleur jaune, pas juste séchée), le vert des arbres et le rouge du sable, le tout au coucher du soleil avec le petit apéro qui va bien que le guide sort au moment opportun, c'est absolument magique, pile ce qu'il nous fallait après une longue année de dur labeur.

Les trois jours sur place ne sont pas indispensables, mais pour nous ils sont passés finalement assez vite, au gré du sable rouge, des autruches devant la maison le matin, de « l'afternoon tea » et petits gâteaux l'après midi et des paons nombreux autour de la petite piscine (glacée d'ailleurs). Le dernier soir, une petite bouteille de champagne local attendait dans la chambre. Bref, un séjour sur la lune, une entrée en matière parfaite pour un voyage d'un mois qui s'annonçait comme un rêve éveillé. Et pour redescendre sur Terre, le tout pour un prix pas exorbitant, en tout cas le rapport qualité prix était vraiment excellent. Je recommande.

J6 : Namib Naukluft campsite

Ce matin départ pour une traversée vers l'ouest. Après 80 km, on s'aperçoit qu'on a oublié le carnet de route et tous les bons au lodge... Marche arrière donc, ils ont bien tout gardé, ouf ! Les paysages sont plutôt rudes, on croise péniblement une voiture toutes les dix minutes. Nous abordons notre première route gravillonnée, c'est vrai que ça ressemble à une route goudronnée, on a l'impression qu'on peut se transformer en pilote, mais gare, ça glisse, et mine de rien y'a quelques nids de poules ou cailloux isolés qui sont traitres. On croise plusieurs niveleuses qui corrigent la surface de la route. Au bord de la route, on voit aussi quelques fois des roulottes, au milieu de nulle part... Suite au prochain épisode !

Nous croisons en fin de journée une petite voiture sur le bord de la route arrêtée. Je m'arrête pour leur demander si tout va bien. C'est une bande de quatre « jeunes » (oulà, je me sens ancien combattant en disant ça, je n'ai que 28 ans en fait, 26 au moment des faits), ils sont en rade, leur pneu arrière gauche a éclaté, et... ils ne savent pas changer une roue... Je leur donne un coup de main, et je découvre qu'en fait ils sont partis le matin même pour quelques jours de ballade dans le pays. Ils sont volontaires internationaux, et ont loué une petite voiture pas chère pour se balader. Ils n'ont même pas une vraie carte, ils cherchent à aller a Sesriem, ils roulent dans la mauvaise direction, loin du but et la nuit tombe... C'est le premier événement qui m'a fait dire que louer un 4x4 rend quand même service parce que c'est fait pour aller sur ce terrain là, tu as tes deux roues de secours, etc... Eux après une journée étaient déjà dans la mouise... Ils n'avaient probablement pas mis toutes les chances de leur côté, mais je me suis revu étudiant où en voyage, je comptais les sous, j'aurais pu être à leur place quelques années plus tôt ! C'est bien de gagner sa vie quand même !

Nous arrivons au campsite de Naukluft à la nuit tombée, il faut manœuvrer le « tank » dans un espace tout petit, c'est pas évident. C'est notre premier campsite, et on découvre que nous avons sur notre emplacement eau, foyer, grille, tout ce qu'il faut... Surprenant (dans le bon sens !), et ça durera tout le séjour. Les campings européens n'ont qu'a bien se tenir. Premier montage de notre tente de toit, non pas que ce soit très sorcier, mais bon la première fois on y passe quand même un peu de temps. Tant que j'y suis pour ne pas oublier après, deux conseils : n'hésitez pas à acheter du bois dans les supermarchés dès que vous en croisez, on n'en trouve pas partout, et il ne faut pas en prendre n'importe où. Ensuite, nous avions amené une lampe à gaz avec une connexion vissable, mais nous n'avons pas trouver de recharges de ce type dans tous les magasins que nous avons vus, seulement des cartouches perçables, donc... Voilà, c'est dit.

Nous nous endormons pour la première fois dans notre petit nid sur le toit.

J7 : Sesriem campsite

On se lève le matin au bruit des babouins qui vident les poubelles métalliques du camp. Au pliage de la tente, je me rappelle dans un éclair de lucidité un conseil que j'avais lu au détour du forum, laisser les duvets dépliés dans la tente avant de la replier ! Ça marche, et ça évite de passer « plein de temps » chaque jour à plier et déplier le sac de couchage. Direction l'Olive Trail. Il n'y a personne, le paysage est plutôt sympa et sauvage, la dernière partie (descente du cours de la rivière asséchée) est assez spectaculaire (toutes proportions gardées...), avec une végétation épatante : des « arbres » accrochés aux falaises, on se demande comment ils font pour tenir là, et puis au fond de la rivière, quelques beaux arbres très verts à cause de l'eau qui affleure sous les cailloux. La dernière partie du parcours nécessite un petit peu d'attention, avec notamment un passage avec des chaines à flanc de rocher au dessus d'une grande boutasse pleine d'une eau pas très alléchante. Nous n'avons croisé au niveau bestioles que des petites bêtes format marmotte qui elles aussi se doraient au soleil.

Nous prenons la route vers Sesriem où nous arrivons en milieu d'après-midi. Au fil de la journée, la lumière change tout doucement, et les paysages sont vraiment magiques. C'est assez brut : montagnes aux formes simples, tracé rectiligne de la route, immensité des plaines herbeuses à la couleur toujours jaune riche. Le site est bien aménagé, avec plein de place sur les emplacements. Certains sites situés très à l'ouest ont une vue vraiment très chouette sur le départ de la chaine de dunes. On repart vite fait vers la Elim Dune pour essayer de profiter la lumière de fin de journée sur le paysage. Une fois arrivés (c'est à quelques minutes du campsite de Sesriem), mon amoureuse arme son appareil photo, tandis que je me rend compte que je vais passer une mauvaise nuit si je ne monte pas jusqu'en haut de la dune. Je me lance, dans le sable rouge, au milieu des herbes qui poussent ici et là et des scarabées qui dévalent les pentes à toute berzingue. A chaque fois qu'on croit être arrivé, il en reste encore un bout, mais finalement le sommet est là et ça en vaut vraiment la peine. On voit d'un côté le cordon de dunes qui s'en va vers l'horizon, de l'autre la plaine et les montages rocailleuses, le tout éclairé par la lumière rasante de la fin du jour, c'est vraiment magnifique. Je redescends en courant comme un fou dans la sable, j'arrive en bas complètement à bout, mais heureux de me dire que j'ai été mettre le pied là haut. L'aller retour m'a pris une heure, à la louche, mais j'ai vraiment cherché à aller au bout de mes forces. J'ai fini sur les rotules (au sens propre) poursuivi dans le sable par une fourmi immense et têtue.

Le soir, nous savourons nos Savanah Dry (un genre de cidre sud africain en petites bouteilles qui est devenu notre boisson nationale depuis quelques jours) au coin du feu. Le réveil sera très très tôt demain matin.

J8 : Sesriem campsite

C'est parti pour un jour de magie... Le réveil sonne très tôt, pour profiter de l'ouverture matinale de la porte du parc. Les résidents du campsite peuvent rentrer avant ceux qui séjournent dans les divers lodges de la région. Tout le monde s'élance, mais au bout de quelques kilomètres tout est assez dilué (il semble que le 80 km/h ne soit pas au même endroit sur tous les compteurs de vitesse). On se pose à la Dune 45 avant le lever du soleil. Cela prend une petite demi-heure de l'escalader sur l'étroite crête. Il y a avec nous pas mal d'overlanders, mais ça reste acceptable. Le lever de soleil en tant que tel est chouette, mais c'est davantage la découverte du paysage par le haut sous une belle lumière qui vaut le détour. La route s'étire dans une plaine entourée de deux immenses cordons de dunes rouge, immenses. C'est à se demander comment tous ces grains de sable tiennent pour former des montagnes aussi grandes...

L'expérience est sympa, mais je pense que ça vaut davantage la peine soit de finir la route directement vers Sossusvlei, soit de se poser à une autre dune pour voir le lever du soleil. Peu sont accessibles (pas de pistes depuis la route), mais le paysage sera aussi chouette que la « Dune 45 », avec personne d'autre que votre petite famille et les petits scarabées qui dévalent partout.

Il ne reste pas beaucoup de trajet jusqu'à la fin de la route goudronnée. Sossusvlei et Deadvlei sont quelques kilomètres plus loin. Pour les atteindre, il faut utiliser les navettes, ou bien si vous avez un engin adapté (4x4 obligatoire, cf. les panneaux !) on peut finir soit même la route. C'est du bon sable bien profond, mais les « rails » sont bien marqués, et il n'y pratiquement qu'à se laisser guider. Je suis assez novice en conduite « tout-terrain », donc je suis passé en 4x4 standard par défaut, mais ça doit surement marcher en mode 2x4. En bon élève, j'avais aussi dégonflé les pneus.

Tout au bout de la piste on arrive donc à Sossusvlei, après avoir croisé Deadvlei sur la gauche. Il y a un genre d'immense aire de pique- nique, avec des tables réparties sous les quelques arbres disponibles. Il y a aussi des toilettes sèches. Il faut marcher un peu (enfin « il faut », c'est pas un truc horrible quand même, vu le lieu !) pour grimper sur la dune qui surplombe le lac salé. Le paysage est absolument grandiose, y'a pas grand chose d'autre à dire... Les possibilités de ballades dans les dunes sont plus ou moins infinies, moyennant d'avoir de l'eau (beaucoup), un chapeau et de la crème solaire pour ne pas finir transformé en homard. Je recommande de marcher pieds nus dans le sable, c'est beaucoup plus confortable que d'essayer de mettre des chaussures qui se toute façon se rempliront de sable, et puis je trouve que ça donne l'impression d'être en liberté, les pieds dans la tiédeur confortable des petits grains rouges... Faites attention à tous les scarabées qui dévalent la dune à toute allure. D'ailleurs, d'où il viennent tous ces scarabées ? Parce qu'on les voit toujours descendre très vite, comme apparus de nulle part. Ça a été pour moi une révélation quand j'ai « percé le secret ». Si jamais ce n'est pas évident pour vous, cherchez bien, et vous trouverez :-)

Ensuite (nous sommes à la mi-journée, pour donner une idée de l 'échelle de temps), nous avons passé quelques heures sous notre arbre à pique-niquer et bouquiner, pour faire passer les heures les plus chaudes et aller à Deadvlei sous un soleil un peu moins écrasant (pour les hommes comme pour les photographes). J'avais lu un peu tard dans notre guide qu'il est possible de monter tout en haut de la très haute dune qui surplombe le paysage à Deadvlei, et après 15 minutes de marche je renonce en me disant qu'il est idiot de monter la haut tout seul en cas de problème, et puis mon amoureuse n'étant pas tentée par l'aventure, je ne voulais pas la laisser toute seule trop longtemps, quand même. Nous commençons la marche vers le Deadvlei (il y a une petite demi-heure de marche depuis le « parking ») un peu trop tôt, vers 15h30. Il fait encore très chaud, et le sable est presque brulant (il ne faut pas laisser le même pied par terre trop longtemps !). La lumière n'est pas encore parfaite. Par contre, nous sommes absolument seuls au monde. L'environnement est absolument magique, je ne peux pas vraiment décrire ce qu'il y a dans nos cervelles, mais c'est quelque chose qui restera à vie dans nos têtes, un endroit qui nous aura marqué, comme quelques autres déjà dans les parties du monde que nous avons déjà pu voir.

On s'en retourne au campsite à la lumière du soleil qui se couche tout doucettement, à l'heure où les gens commencent à arriver en nombre dans les dunes. La route est ponctuée d'autruches, de troupes généreuses de springboks et d'oryx.

Le regret que j'aurais sur la journée est de ne pas avoir pu monter la grande dune. Si vous êtes du genre à vouloir « aller en haut », essayez de le caler dans la journée, le matin doit être plus judicieux, car il doit bien falloir 1 ou 2 heures pour faire l'aller retour. Mais ce n'est que très annexe au vu de tout le reste...

J9 : Swakopmund, Pension Rapmund

Départ matinal, la route est longue jusqu'à Swakopmund. Le paysage est toujours aussi beau, à la lumière du matin. La piste est plutôt bonne, une nouvelle fois, il est vraiment nécessaire de ne pas se laisser « endormir » et appuyer inconsidérément sur le champignon. Arrêt à Solitaire, évidement. L'endroit porte bien son nom, le décor fait un peu « Route 66 » (que je n'ai jamais vue en fait... !), et puis bien évidemment, nous n'échappons pas au struddle (un gâteau allemand aux pommes) ! La portion est généreuse, et n'ayant aucune référence en matière de struddle, nous trouvons ça plutôt un super régal. A noter qu'ils mettent des raisons secs dedans (je dis ça pour prévenir, parce que ma chère et tendre n'aime pas les raisins secs).

Plus nous avançons vers le nord, plus le paysage devient « rugueux ». Chose curieuse, on circule sur un plateau, et les cols à passer sont en fait des canyons dans lesquels il faut descendre et remonter de l'autre côté. Le paysage devient complètement lunaire une fois qu'on rentre à nouveau dans le Namib Naukluft. Il ne ferait franchement pas bon tomber en panne ici (en fait pas plus ni moins qu'ailleurs, mais bon...). L'arrivée à Walvis Bay se fait dans une ambiance de fin du monde, ciel un peu brumeux, tempête qui promène le sable des dunes sur la route et qui fouette les vitres... Au loin sur l'océan, les nombreux rigs de forage qui attendent patiemment leur tour de chantier rappellent que nous ne sommes pas si loin que ça d'une zone du monde plus ou moins troublée, et en tout cas le tout est une sorte de retour sur terre un peu brutal. Je ne me sens pas bien jusqu'à l'arrivée à Swakopmund, un mélange d'impressions noircies par ce monde industriel qui nous retombe dessus, cette tempête, bref, ce trou d'air dans le nuage sur lequel nous étions.

Nous sommes installés à la pension Rapmund, chambre avec vue sur mer, pour un prix hyper raisonnable. Si je rajoute la qualité du petit déjeuner du lendemain, je recommande chaudement le lieu, excellent rapport qualité prix. Je vous épargnerai le cliché de la rigueur à l'allemande... oups, je ne l'ai pas évité !

A noter que le bureau des parcs nationaux est tout prêt de l’hôtel, où il est possible d'acheter les permis pour le Welwitschia Drive.

Le soir nous allons manger au Tug, apparemment le restaurant chouette de Swakopmund, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est monstrueux. On se lâche, on prend le plus gros plateau de fruits de mer et un plat de homard grillé. Attention, le plat de homard c'est un homard et demi dans l'assiette (ou trois demis homards), avec force garniture et sauces. Avec le vin, on s'en sort pour 70 € à deux, pour des plats que nous n'aurions jamais pris en France parce qu'ils auraient été franchement en dehors de nos moyens.

J10 : Spitzkoppe campsite

Après un gros ravitaillement au Spar local, on se met en route avec pour objectif du jour le Spitzkope. Un désir personnel de voir quelques unes des curiosités naturelles locales m'a finalement convaincu d'acheter un permis pour le Welwitschia Drive. Nous trouvons la route, qui traverse notamment le « moon landscape ». Chose curieuse, on a presque l'impression qu'il a plu durant la nuit, le sol semble presque humide. Etant donné que je crois avoir lu que c'est un des endroits les plus arides du monde, j'ai un sérieux doute, mais le ressenti est étrange. Certains guides il me semble indiquent que la route est vraiment mauvaise, mais elle nous a semblé être tout à fait praticable pour un véhicule standard. Le « drive » en lui même est un cul se sac, les seuls embranchements qui la quittent sont privés et desservent au regard des panneaux des concessions de mines d'uranium.

Les paysages sont sympas, mais si vous ne tenez pas absolument, contrairement à moi, à croiser les fameux welwitschias, le détour ne s'impose probablement pas. Ce sont des plantes vraiment curieuses, qui ressemblent à un « tas » de feuilles vertes (il n'y en a que deux, malgré les apparences) qui survivraient là depuis 2000 ans dans des conditions extrêmes... Assurément, unique en son genre.

Nous tentons un peu plus loin de visiter la mine d'uranium Rio Tinto (les plus gros camions du monde, dixit le Bradt !!), mais même mon plus beau sourire et mes plus grands yeux doux n'auront pas raison de la sécurité du site. Cependant il est possible de la visiter, moyennant de prévoir ça suffisamment avant. La personne à l'entrée m'a donné un numéro à appeler, je l'ai peut-être encore si cela intéresse des gens.

Aujourd'hui, nous avons éclairci le mystères des pelleteuses-roulottes, que je laissais planer depuis quelques jours. Les « grader » qui se baladent sur les routes pour en corriger la surface promènent en fait une petite roulotte le soir (ou le matin...), une fois qu'ils ont fini (ou avant de commencer) leur quota kilométrique de la journée, afin de loger leur chauffeur pendant la nuit. Il doit y avoir dans le pays toute une corporation de gars qui passent leur temps à traverser le pays pour refaire les routes, de 40 kilomètres en 40 kilomètres... Insignifiant probablement, mais un concept que je trouve à la limite du poétique...

Le long de la route, il y a quelques petits villages, avec des micro étalages et des gens qui accourent quand ils entendent la voiture arriver. Le site du Spitzkoppe est vraiment splendide, le confort est rudimentaire, et il faut bien penser à conserver le site dans son état naturel. Je pars en expédition une bonne heure sur les flancs accessibles de la montagne par un bout de sentier, au milieu d'un tas de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres, les couleurs du coucher de soleil sont vraiment très chouettes. Notre site est par contre « mal exposé », nous perdons donc le soleil très vite. Mais il y a le choix (le camp s'étend sur plusieurs kilomètres). Soirée au coin du feu, grillades, Savanah Dry et bouquinage, classique quoi !

J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein)

Destination la région de Twyfelfontein. Au nord de Uis nous prenons un genre de raccourci qui nous permettra de rencontrer notre premier panneau « éléphant » (sans les éléphants qui vont avec). Le paysage commence petit à petit à changer, à devenir plus « dur », au fur et à mesure qu'on remonte vers le nord. Nous sommes installés ce soir au Mowani Moutain Camp, sur les campsites du lodge. La situation est magnifique, de grands sites, avec une douche entre deux rochers, en pleine nature, avec une belle vue dégagée sur la vallée, splendide. Le lodge en lui même est un peu plus loin, et n'a pas l'air mal non plus.

J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein)

Nous remontons aujourd'hui vers Ongongo campsite. Nous ne sommes pas allés voir les peintures rupestres, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé. Quand à la montagne brulée et aux orgues basaltiques, nous nous sommes dit qu'il y avait plus de chances d'être “déçus” que réellement émerveillés, donc nous avons aussi passé notre chemin.

La route vers le nord est relativement monotone, il y a très (très) peu de monde. On croise quelques zèbres. Au nord de Palmwag, le paysage devient plus rude (enfin, c'est l'impression qu'il me fait). Peut-être est-ce aussi parce que le ciel est un peu gris et poussiéreux...

Peu avant Sesfontein il faut trouver au milieu d'un village la route qui sur la droite se dirige vers le campsite. C'est très sérieusement caillouteux. Je pense que ça doit passer avec prudence dans un véhicule standard. Par contre certains emplacements du camps eux ne sont pas accessibles aux voitures de base. Des tas de petits mômes courent autour de la voiture pour nous vendre ou demander des bidouilles. Le campement est nettement moins alléchant que les précédents, c'est plus petit, il n'y a pas une vue spectaculaire.

Nous avons passé la fin de la journée au bord de la petite piscine naturelle, assez agréable, mais le caractère “chaud” de la source me laisse songeur. Peut-être n'est-ce pas du tout une source chaude ? Je m'attendais à une sorte de jacuzzi naturel, et ce n'était pas ça.

Le gars qui s'occupe du camp nous a proposé d'aller faire un tour pour voir des éléphants, des lions, ou des himbas, (dans la même phrase)... Devant notre air dubitatif, il s'est senti obligé de mimer de manière assez disgracieuse (pour ne pas dire obscène) une femme au postérieur généreux. Ca nous a conforté dans notre idée de ne pas faire ce genre d'excursion “culturelle”, en tout cas pas en sa compagnie, et de laisser ces gens tranquilles.

J12 : Purros community campsite

Aujourd'hui départ pour “la grande aventure” vers Purros. On avait naïvement pensé pouvoir faire du ravitaillement à Sesfontein, erreur ! Le magasin propose des aliments de base (farine, huile, sucre, levure), mais pas de pain, pas non plus de vague fruit. Il y a un peu de bidoche congelée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas craindre de prévoir large en partant de Swakopmund, nous n'avons pas croisé de magasin “grand” jusqu'à Outjo deux jours plus tard. On repart donc avec de la farine et de la levure, on se fera notre pain...

La route vers Purros est très chouette, elle s'ouvre assez vite dans une grande vallée dont on suit le cours. Le chemin est tour à tour caillouteux, sableux, quelques lits de rivière (asséchés) à traverser. On croise quelqu'un en chemin qui nous demande un outil pour resserrer les cosses de sa batterie. Sur le moment on ne pense qu'au couteau suisse de mon amoureuse, qui parvient à faire son office, après qu'il nous a bien fait comprendre pour autant que notre outil n'était pas terrible. Le gars nous demande si ça ne dérangerait qu'on lui fasse cadeau du couteau pour qu'il puisse resserrer la cosse un peu plus loin au cas où. Devant notre refus, il part sans même dire merci... On a fait quelque chose de pas bien ?

En route on aperçoit des girafes qui se reposent dans le lit de la rivière.

Le campement est vraiment superbe, magnifique, au milieu des arbres sur le bord du lit de la rivière. Notre site est sous un arbre qui forme un petit espace privé avec un bac pour faire la vaisselle et un robinet, à quelques mètres, des sanitaires sont aménagés sous un autre arbre, le tout bien ratissé, c'est incroyable de trouver ça ici. Un vrai petit coin de paradis.

On part à la recherche d'éléphants en compagnie du guide (qui s'occupe aussi de gérer le campement). Il s'installe dans notre voiture et nous emmène là où il pense qu'on puisse voir des bestiaux. Il nous fait descendre un lit de rivière où coule encore un peu d'eau. On découvre notre premier éléphant (du désert, en plus !). C'est vrai que c'est sacrément majestueux... On en trouve un autre un peu plus loin, et on en profite pour s'enliser dans de la bouillasse, avec l'éléphant pas très loin. Instant de panique (pour moi), mais en fait un coup de vitesse lente nous permet de sortir sans problème. Le guide a en fait bien plus confiance dans les capacités motrices de la voiture que moi... On croise un tas de girafes en revenant vers le village. Le guide nous a aussi raconté entre temps que l'équipe de “Rendez-vous en Terre Inconnue” était venue par là pour tourner et qu'il avait servi d’interprète pour l'émission, étant himba lui même. Apparemment, Muriel Robin serait même revenue quelques jours seulement avant notre arrivée. Sur le moment on pense qu'il essaie de nous faire plaisir en nous faisant croire à une sorte de coïncidence sympathique. Nous verrons une émission quelques mois après notre retour qui nous fera penser que c'était peut-être tout à fait vrai...

On se fait un bonne petite soirée au coin du feu avec notre pain cuit au feu de bois (façon patate, enrobé dans de l'alu, c'est pas mal, mais on expérimentera en galette sur la grille du barbeuk plus tard, c'est pas mal non plus), des tas de petites bougies et un bon bouquin. Il y a des vaches dans le camp qui font du bruit, mais la nuit, on a vite fait d'imaginer que c'est un éléphant qui va surgir de nulle part...

J13 : Purros community campsite

Journée “repos” dans le petit coin de bout du monde de Purros, grasse matinée, bouquinage sous les arbres... Histoire de se remettre de nos émotions, et de nous préparer à toutes celles qui arrivent !

J14 : Palmwag lodge

Au matin, nous partons traquer le lion, toujours en compagnie du même guide. Il nous fait descendre à nouveau le cours de la rivière : les bestiaux à crinière ont apparemment déjeuné la veille d'un zèbre, dont la carcasse est toujours en place et que le guide pense toujours assez appétissante pour les faire revenir. Cependant, nous ne les verrons pas montrer le bout de leur museau. Ca ne peut pas marcher à tous les coups, et paradoxalement, ça nous rassure presque de voir que tous les animaux de cette région ne sont pas trop humanisés et prévisibles.

Au retour vers le campsite, nous passons amener le guide chez lui dans le village voisin. Il souhaite faire coucou à sa famille avant de retourner prendre son poste au camp. Tout son petit monde habite une petite case sans toit. Ne sachant trop que faire et n'étant en fait pas très à l'aise à l'idée d'aller jouer les touristes en mal d'intégration, nous n'osons pas trop descendre du véhicule et aller nous incruster à ce moment de tendresse familiale : nous échangeons des sourires avec les petits mômes qui sont là, et qui ont l'air aussi gênés que nous. Nous ne sommes distants que de quelques mètres, mais on mesure qu'un monde entier de modes de vie et de certitudes nous sépare... Ca ressemble probablement à de la philosophie de comptoir, mais c'est ce que je ressens à ce moment là. Je me sens un peu idiot là, dans ma grosse voiture, à ne pas trop savoir que faire...

Nous reprenons la route vers Palmwag (la même qu'à l'aller, l'étape à Ongongo en moins, ça se fait très bien dans la journée). Elle est ponctuée au départ de Purros d'éléphants du désert batifolant dans le lit asséché de la rivière, et de tas de girafes en arrivant à Palmwag.

Nous avions réservé le camp, mais en arrivant, on décide de se mettre dans une chambre du lodge parce que, parce que bon... ! Chambre qui au demeurant est très agréable. Le thé et les gâteaux de l'après-midi sont en libre service au bar. Sur le trajet qui mène à la piscine du lodge, on voit en contrebas des passerelles des traces de pieds tailles 245, qui doivent correspondre aux pas des éléphants qui se baladent dans le coin... Nous profitons du coucher du soleil sur la terrasse du restaurant, surplombant la nature environnante ou un pachyderme nonchalant ne tarde pas à faire son apparition. Je ne vous épargnerai donc pas le cliché du coktail en terrasse au coucher du soleil avec vue sur une grosse bébête, parce que mine de rien, ça doit correspondre dans notre subconscient à une expérience de luxo-aventuro-naturo-vacances dont nous rêvions avant d'être là... Le repas au restaurant est très bien, de même que la nuit qui suivra (sous la couette, pas dans le restaurant...).

J15 : Okaukuejo campsite (Etosha)

Au matin après un petit déjeuner gargantuesque, surprise au moment du chargement, la commande à distance de l'ouverture des portes ne fonctionne pas. Surprenant, d'autant plus que le témoin lumineux sur la commande fonctionne, lui. Ouverture “à l'ancienne”, et petit coup d'adrénaline, la voiture ne démarre pas. Eclair de lucidité : les phares dont je suis conscient depuis le début du périple que je vais au moins une fois oublier de les éteindre ont choisi la veille pour exercer leur traitrise. Plus de batterie donc. Heureusement nous sommes sur le parking d'un lodge, donc la leçon n'est pas trop violente et nous trouvons deux espagnols contents de nous rendre service, d'autant plus que quelques jours avant ils avaient été eux laissés sur le bord de la route sans aide au désenlisage... Mine de rien, démarrer un gros diesel avec des câbles ne va pas de soi. Il faut faire accélerer le moteur du véhicule en marche, le ralenti seul n'étant pas suffisant pour délivrer la puissance nécessaire au démarrage de l'autre. Cette astuce (qui en est une en tout cas pour moi, n'ayant que quelques connaissances très basiques en mécanique automobile) nous a été enseignée par une personne du lodge, que nous avions été quérir en panique après de nombreux essais infructueux.

Route vers Outjo, où nous arrivons à la sortie des écoles. Une marée d'écoliers de tous âges se promène dans la ville, chacun dans l'uniforme de son institution. Gros ravitaillement au Spar et bottle shop locaux. On effectue aussi un raid dans une boucherie où on se charge biltong maison (épicé et nature) qui s'avèrera être un immense cru : un peu gras, pas trop sec, fondant sous la dent, un vrai régal. Je fais également l'acquisition d'un steak de koudou, qu'une cuisson ultérieure se voulant à point transformera avec application en semelle Méphisto. Néanmoins, la pointe d'exotisme sera présente au diner !

Direction ensuite Etosha et son entrée sud. Nous nous installons au camp d'Okaukuejo vers 17h. Le camp pour le coup est beaucoup moins “sexy” que ceux que nous avons croisés jusqu'à maintenant, et on comprend que la réservation était importante étant donné le monde. Le point d'eau est à quelques pas à peine, ambiance salle de cinéma, bancs surplombant la boutasse avec quelques barbelés pour isoler les deux pattes des quatre pattes et des plumes. Pour le moment, quelques zèbres et girafes sont là. Au fur et à mesure que l'horizon remonte vers le soleil rougissant, de nombreuses girafes s'approchent de l'eau, mêlant leurs cous et donnant des reflets très photogéniques à la lumière du couchant. Des armées de “dindons” sont à la parade : oiseaux format poulet, noirs à tâches blanches, qui ont apparemment oublié leur aptitude à voler. Ils cavalent sans cesse autour du point d'eau, en espérant désespérément attirer l'attention. La mienne en tout cas leur est acquise, et j'ai monté un fan club dindons, pour faire reconnaitre le mal qu'ils se donnent pour nous.

Aller retour à la voiture pour ramener des munitions buvables à bulles pour accompagner le biltong, et apparition du premier rhino. Je crois que ce sont des rhinocéros noirs, apparemment assez rares. Peu après, un springbok baguenaudant dans le coin détalle sans crier gare, pour laisser place à Mme. et M. Lions. Ce sont nos premiers. Des flashes de photographes éclatent autour du bassin, je ne suis pas convaincu que ce soit une très bonne idée... Un deuxième rhino se présente, ainsi que des éléphants qui viennent s'abreuver. A la jumelle et dans le peu de lumière donnée par l'éclairage du plan d'eau, on s'aperçoit que la lionne est accompagnée de deux petits lionceaux.

Après le repas, on retourne au trou d'eau, où deux nouveaux rhinos sont là. D'autres éléphants montrent le bout de leurs trompes... Des chacals se promènent dans les environs du camp, probablement attirés par les reliquats de koudous trop cuit et autres déchets comestibles. C'est vraiment une soirée magnifique, même si le cadre est un peu plus “zoo”, le ballet de tous ces animaux qui se succèdent, se chassent est vraiment un spectacle inoubliable.

J16 : Halali campsite (Etosha)

La nuit a été un peu difficile, ponctuée d'un côté par les hurlements probables de chacals et supposés de lions, et de l'autre par les ronronnements du frigo, qui pour la première fois depuis notre départ fonctionne de nuit (conséquemment au premier campsite que nous rencontrons disposant de prises de courant). Le départ est très matinal pour essayer d'apercevoir les bébêtes avant qu'elles ne s'endorment à l'ombre dans le chaud de la journée. Nous croisons nos premières hyènes. La tournée des trous d'eau suit un parcours assez « standard ». Le taux de répétabilité des rencontres est probablement très bas, mais voici nos principales observations : Olifantsbad : deux magnifiques lions à la parade Charistaub : une bande d'éléphants tassés sous un arbres, avec plein de petits dans les pattes de leurs mamans Salvadora : des centaines de zèbres, avec des petits, certains prennent une pose toute douce en plaçant leurs truffes dans leurs cous respectifs. Nous ne savons pas trop quelle est la signification de ce comportement, mais il semble empreint d'une grande tendresse zébresque Rietfontein : une bande d'une vingtaine d'éléphants pataugent avec délectation dans la bouillasse, des petits font des noeuds avec leur trompe Homob : deux lions au repos sous un arbre. De manière générale, le paysage est ponctué de troupeaux immenses de zèbres, springboks, gnus et autres herbivores, éléphants compris. Nous prenons notre repas de midi au buffet du camp Halali, avant de prendre le soleil près de la piscine et de se laisser aller à une bonne sieste. Nous retournons à Rietfontein voir si nos éléphant sont toujours là, mais ils ont disparu et cédé la place à une lionne qui passe sa fin d'après-midi là.

Le trou d'eau du campement restera désert, mis à part quelques dindons et une hyène qui viendra se perdre là. La nuit est relativement chaude dans mon souvenir, probablement parce que j'y ai mal dormi.

J17: Namutoni campsite (Etosha)

Lever difficile après une nuit agitée. Départ pour Goas. Sur la route, pas encore très loin du camp, on se fait insulter par un gars dans son pick-up qui nous reproche d'avoir pris une route en travaux et qui est fermée, alors que nous n'avons pas vu le moindre panneau. Il s'avérera en fait qu'il était par terre, selon le responsable du chantier c'est « your people » qui l'ont enlevé, en gros, ces salauds de touristes dont le loisir principal est d'enlever les panneaux. Le gars est presque à devenir violent quand nous expliquons que nous n'avons voulu embêter personne, nous opérons donc un repli défensif stratégique et prendrons une autre route pour commencer la journée. Je comprends qu'il ne soit pas content que des gens viennent retarder son chantier, cela arrive peut-être tous les jours pour lui, nous ne sommes pas à sa place. Néanmoins, c'est la première fois que nous avons l'impression de gêner, et ce genre d'événements ont le don de me ruiner une journée, ma cervelle ressassant sans cesse les mauvais moments avant d'accepter tous les bons. Nous croisons un beau lion solitaire dans la savane, mais peu de bestiaux (non plus que de gens d'ailleurs) durant la matinée.

Nous aurons le bonheur cependant au détour d'un virage de croiser une scène mémorable. Trois lions épluchent une carcasse de girafe déjà bien entamée. Un troupeau de hyènes est positionné en retrait, avec une tactique (ou un comportement que nous interprétons comme tel) d'étouffement des lions, qui finissent par abandonner la carcasse. Les hyènes prennent position et semblent se délecter des restes puants de viande faisandée, pataugent là dedans puis se roulent dans la poussière. Elles déambulent autour des quelques véhicules observant la scène, c'est très impressionnant. Ces bêtes ont vraiment la gueule de l'emploi (enfin, du leur). On n'imaginerait pas un charognard autrement. Chose curieuse, sous un certain profil, elles ont presque l'air sympathiques et câlines... J'ai pris un film de la scène, principalement pour garder en mémoire les bruits de craquements d'os, de grognements... Des petits chacals se joignent à la fête et boulottent notamment ce qui était il y a peu une tête de girafe.

Nous finissons la matinée à Chudob, où nous assistons à un spectacle d'herbivores en tout genre et en grand nombre, l'ensemble formant une joyeuse carte postale. On y trouve notamment nos premiers phacochères, ainsi qu'une énorme bête que nous baptisons « Eland », en prenant le bestiau le plus proche en dessin dans notre guide.

Après-midi au camp de Namutoni, la piscine est d'un beau vert, qui malgré tout ne donne guère d'espoir d'aller nous y baigner... Nous nous posons cependant sur les transats au soleil et gouleyons quelques frites de la baraque voisine.

Nous repartons à nos trous d'eau l'après midi, mais cela ne sera guère fructueux.

Les bâtiments de Namutoni sont assez particuliers, il semble que ce soit une ancienne prison, le tout réaménagé en magasins et cafés, assez sympathiques au demeurant. Bien fatigués que nous sommes, nous passons la soirée au coin du feu et très vite au fond des duvets.

J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango)

Très grosse étape aujourd'hui, la plus longue du séjour en fait (640 km), direction, le nord. Au sortir du camp le matin, on dérape presque sur un gros chat à tâches qui traverse la route devant nous. Nous cherchons à le revoir dans les fourrés, mais il a du se cacher très vite... guépard ou léopard donc, on en a vu un !

Une fois partis, la route se déroule, à peu de chose près rectiligne dans la garrigue locale. Plus on avance vers le nord, plus les petits villages se succèdent. On ravitaille à Rundu, ville atmosphère bout du monde plutôt grande, à l'ambiance joyeusement bordélique. Essence, supermarché, tout est dispo ici.

Nous avons un emplacement extra au Mahangu Safari lodge, au bord du fleuve Okavango. C'est d'ailleurs curieux de retrouver un cours d'eau aussi important, après tout ce temps passé dans des paysages très arides. La chaleur est très humide, et nous apprécions la petite piscine, même si elle est plutôt fraiche. Le camp est plein de panneaux « attention hippopotames », et propose des ballades en bateau sur le fleuve pour les découvrir (nous n'y avons pas participé).

Nous nous endormons le soir au bruit des batifolements des hippos dans la rivière. C'est très impressionnant, d'autant qu'on se doute qu'ils ne sont pas très loins, mais qu'on ne les voit pas du tout. Nous avons aujourd'hui pris notre premier comprimé de Malarone, cf. les commentaires du début sur le palu. Nous avons en fait vu nos premiers moustiques à Etosha (en nombre très limité pour autant).

J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)

Le matin visite au parc de Mahangu. On descend la branche qui suit plus ou moins la rivière. Nous n'y trouverons pas profusion de bestioles, mais découvrirons nos premiers hippopotames (enfin, juste leur tête sur l'eau), ainsi qu'un beau crocodile dans le courant d'un bras de fleuve. Arrivés au bas de la boucle, nous essayons de remonter par la piste de l'intérieur des terres, mais je m'enlise au bout de quelques mètres dans le sable, et nous préférons rebrousser chemin et tracer notre route vers la destination du soir directement.

Nous déroulons donc la route de la bande de Caprivi, direction Namushasha, en franche ligne droite. Pique-nique sur une « aire », à quelques kilomètres de la frontière avec l'Angola. Un peu avant Kongola, droite toute.

Le lodge se situe au dessus de la rivière Kwando (je crois), dans un paysage de marécages et d'eau. Fini les étendues arides et désertiques. La terrasse du lodge domine superbement le paysage, et les logement en dur du lodge ont l'air pas mal du tout. Ils sont cependant tous pleins, et nous ne pourrons pas nous « upgrader ». Verre de rouge sur cette même terrasse avec vue sur les éléphants au coucher du soleil, rien à redire.

Le camp est bien pourvu, douches chauffées au bois (peut-être pas si développement durable que ça, il faut fournir le bois...). Comme à Purros, nous nous faisons notre pain nous même, farine et levure de boulanger, mais en remplaçant la cuisson aluminium sur braises par une méthode galette sur grilles de barbecue, et ça donne un résultat plutôt sympa. Assurément, en cas de coup dur, y'a de quoi se caler comme il faut !

J20: Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)

Aujourd'hui, on se fait la « totale » au lodge. Croisière (toutes proportions gardées...) en bateau le matin dans des labyrinthes de papyrus et nénuphars en tout genre. Le guide nous amène tout près d'hippos dans leur piscine, nous verrons aussi un gros lézard vert à ventre jaune, immédiatement baptisé comme tel dans notre carnet de route.

L'après-midi, « nature-drive » dans un énorme camion judicieusement appelé « monster », dont je ne parviendrai à tenir le volant que pendant une pause photo... Nous y verrons des groupes d'éléphants relativement proches, ainsi que notre premier buffle et un hippopotame hors de l'eau. La ballade est sympa, mais probablement pas indispensable.

Nous prenons notre repas du soir au lodge, c'est un buffet et la nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais le cadre est vraiment très chouette. Demain, route vers le Botswana ! Mon palpitant commence à battre un peu plus fort au moment ou j'écris, quand je repense à ce lendemain en question...

J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane)

Mouvement donc vers la frontière par la route principale de la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Ngoma, les douaniers des deux bords sont très accueillant, bref, on leur proposerait bien un job à Roissy pour remplacer les nôtres... La voiture est cependant fouillée à la recherche de viande, les roues et chaussures passées dans un bain de désinfectant, dont j'ignore si les bactéries s'enfuient vraiment tant ce bain a l'air là depuis longtemps...

Route vers Kasane, dès l'arrivée on commence à se faire une idée de l'endroit : les voitures s'arrêtent au milieu de la route pour laisser traverser... les éléphants ! Nous sommes posés au campsite du Kubu Lodge, c'est un peu rustique (du niveau d'un camping français en fait...), mais d'après les conseils de Tourmaline, c'est ce qu'il y a de moins pire à Kasane. Nous nous réservons une nuit au « The Garden on the Chobe River lodge » pour deux jours plus tard, étant donné que deux nuits sont libres dans notre planning (que nous avons laissées comme telles pour tenter d'avoir une place à Ihaha, malgré le prétendu et fameux « fully-booked » annoncé, j'y reviendrai). Kasane est une ville assez originale, globalement rectiligne le long du fleuve, et succession de lodge tous plus beaux les uns que les autres, dans une ambiance clairement beaucoup plus « téléobjectifs gilets plein de poches » que « compact camping barbecue ». Nous nous situons entre les deux, je n'ai plein de poches que dans mon short en convenant que c'est bien utile, mais j'ai gardé l'appareil compact plus pratique à promener.

Ensuite, départ pour la croisière du soir sur le Chobe. Nous partons avec une voiture du lodge qui nous amène à un petit embarcadère où nous prenons place sur une petite barcasse, peu nombreux et uniquement avec des français.

Je ne préfère pas essayer de décrire ce que nous avons ressenti durant ces quelques heures sur le fleuve. Hippopotames, éléphants et buffles par centaines, troupeau d'éléphants qui traverse le fleuve à quelques mètres du bateau pour aller se prélasser dans des marres de boue, lumière magnifique... Un moment qui restera, comme Sossusvlei, dans les plus beaux moments de rêve que nous avons vécus.

Deux conseils qui me paraissent importants : faire ce tour en bateau absolument, même si vous n'avez que quelques jours, mais en revanche, essayez de ne pas commencer par là, étant donné que la suite vous paraitra d'une certaine manière un peu plus fade...

Diner au restaurant du Kubu lodge, très bien tant au niveau agrément de l'endroit que ce qu'il y a dans l'assiette. De toute façon, nous sommes encore perdus dans notre petit nuage d'images de cette ballade, et on pourrait manger des choux de Bruxelles crus qu'on trouverait de toute façon délicieux...

J21 : Maramba River lodge (Livingstone)

Départ pour la Zambie, direction les Chutes Victoria. Nos transferts ont été organisés par Tourmaline et sont assurés par Bushtracks. De peur d'oublier plus tard, je les recommande, tout était réglé comme du papier à musique et à fonctionné parfaitement. Nous avons au final je pense gagné beaucoup de temps, et probablement pas perdu tant d'argent que ça.

J'avais en effet choisi de ne pas faire passer notre voiture en Zambie, suite à de nombreux compte-rendus que j'avais lu sur le forum. Je n'ai pas eu à le regretter. Nous avons passé les frontières comme des fleurs (pas trouvé meilleure image !), avec une barque rien que pour nous, presque pas d'attente du côté Zambien (la personne de Bushtracks doit avoir ses entrées dans le bureau de l'immigration). Particulièrement du côté Zambie, la frontière est un immense chaos, camions par centaines (alors que seulement quelques bacs bringuebalant les prennent un par un !), voitures, foule, bureaux apparemment multiples. Il y a je pense de quoi y perdre beaucoup de temps et de sang froid, et certainement aussi d'argent quand on est un touriste un peu perdu qui cherche à se sortir de ce bourbier.

Même si vous n'êtes là que pour une nuit (en l'occurrence comme nous), je vous conseille de prendre le visa « multiple entries » de la Zambie (cf. plus loin)...

Notre chauffeur nous dépose au Maramba river lodge (entre Livingstone et les chutes, bon rapport qualité prix), puis direction les chutes en taxi (prix modique, car je ne m'en rappelle plus). Déception à l'arrivée du côté Zambie : il n'y a pour ainsi dire pas d'eau, et donc... pas de chutes ! J'avais bien lu que le mois de septembre n'est pas l'époque où les chutes sont les plus belles, mais là, c'est la douche froide (ce n'est pas le cas de le dire...). La configuration des lieux fait qu'il est indispensable de passer au Zimbabwe pour profiter vraiment du spectacle, ce que je n'avais pas prévu de faire, pour raisons vaguement idéologiques et peut-être financières. Mais bon, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour nous arrêter là, et nous gagnons bien notre vie, donc, direction le Zimbabwe ! Enfin, d'abord, direction le distributeur du Zambezi Sun...

On repasse l'immigration Zambienne, puis taxi jusqu'au poste du Zinmbabwe en passant sur le pont qui enjambe le Zambèze. La distribution commence : coût du visa pour le Zimbabwe (je ne l'ai plus en tête, mais plusieurs dizaines de dollars par tête, à vérifier à votre départ), puis 20 ou 30 dollars d'entrée du parc national.

La ballade en revanche le long des chutes est là beaucoup plus spectaculaire, on va tout près, et il n'y a pour ainsi dire personne.

Retour au poste frontière du Zimbabwe pour sortir, puis re-taxi vers le poste Zambien, ou il faut repayer le visa single-entry plein pot (je ne rappelle plus, plusieurs dizaines de dollars également, mais il était très très rentable de prendre de base le multiple-entries).

Retour au lodge et diner sur la terrasse au dessus du bras de rivière envahi par les jacinthes d'eau.

J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane)

Avant de rentrer à Kasane, petit plaisir : visite matinale à Livingstone Island, au milieu du Zambèze, juste au dessus des chutes. Départ du Royal Livingstone en petit bateau, traversée de l'ile à pied, on se met en tenue de bain, et hop, à pied et à la nage dans le Zambèze, à quelques mètres des chutes ! C'est vraiment très excitant, le guide nous amène jusqu'à une sorte de piscine vraiment à l'aplomb des chutes, il y a même moyen de plonger d'un rocher de manière, sur la photo que le guide prend, à avoir l'air de se jeter dans le vide. C'est vraiment très très spectaculaire, et l'adrénaline est bien là... Ensuite, on nous offre un petit déjeuner gargantuesque sur la petite ile.

Cette excursion est vraiment à faire selon moi, le prix est assez raisonnable au regard de la qualité de ce qui est proposé et des émotions et souvenirs qui en restent. En tout cas, si vous choisissez de ne pas aller au Zimbabwe, c'est vraiment une manière originale de profiter des chutes du côté Zambien. Signe peut-être du destin, j'ai perdu la carte mémoire qui contenait « la » fameuse photo où je semble sauter dans le vide...

Retour au Maramba lodge pour reprendre les sacs à dos, puis direction Kasane via la Zambie.

Mis à part le taxi Maramba ↔ Chutes, tous les transferts avaient été organisés par Bustracks, millimétrés, nous avons vraiment profité de ces deux journées à fond sans soucis techniques d'organisation locale. Ce n'est certes pas très aventurier, mais, vraiment, je suis convaincu que ça économise énormément de soucis, qui, si vous n'êtes là que peu de temps peuvent vite prendre le pas sur le plaisir et gâcher des moments potentiellement inoubliables.

A Kasane, nous sommes donc au The Garden on the Chobe River lodge. C'est la première fois que nous sommes dans un lodge vraiment « luxe » (d'avantage que Bagatelle), et il faut avouer que se prélasser dans une chambre pleines de fleurs, avec sa petite terrasse, une super salle de bain, c'est vraiment agréable... Nous nous laissons aller tout l'après-midi à bouquiner et faire la sieste, avant de prendre un repas du soir somptueux. Tout le monde dine à la même table, le vin est « à volonté ». Malgré quelques coupures de courant intempestives, la soirée est dans la lignée de ces derniers jours : magique...

J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park)

Petit-déj' de luxe dans notre lodge de luxe (qui nous coutera en fait 100 dollars de moins que prévu, super affaire !), puis direction le Chobe Riverfront. A l'entrée du Parc, nous n'avons aucune difficulté à obtenir un permis pour la nuit au campsite d'Ihaha.

Petite parenthèse du coup sur les parcs du Botswana. Lors de la préparation du voyage, j'avais compris qu'il était assez dur d'avoir des places réservées, les camps étant supposément tous pleins plus d'un an à l'avance. J'avais néanmoins également en tête les rapports de nombreuses personnes qui étaient parvenues sans soucis à trouver des places au jour le jour. Désireux cependant d'assurer le coup au maximum, j'avais demandé à Tourmaline d'organiser des réservations, sans véritablement me rendre compte qu'ils utilisent pour ça les services d'un agent au Botswana qui vous est refacturé 240 dollars ! La nuit que nous avons passée à Ihaha était prétendument fully-booked, de même qu'une nuit ensuite à Moremi que nous n'avons pas eu de mal à trouver sur place... Nous avons au final payé ces 240 dollars pour avoir un permis d'entrée au parc acheté à l'avance, étant donné que l'agent facture quel que soit le résultat... La conclusion de ça pour moi est donc en effet de confirmer que s'il n'est pas vain de tenter de réserver directement auprès du service des parcs, acheter les services d'un courtier est inutile, et même proche de l'arnaque. J'avais raccroché mon chapeau d'aventurier sur ce coup-là en voulant trop contrôler les événements, et je m'en suis mordu les doigts.

Le river front regorge en particulier d'éléphants, très nombreux. Nous croisons aussi des « antilopes à rond blanc sur les fesses » et des hippotragues à tête noire (à vos souhaits). Plusieurs fois, nous rebrousserons chemin pour éviter de passer trop prêt de groupes de pachydermes dont le chef apparent nous reluquait d'un œil mauvais. Une zone de pique-nique est disponible le long du parcours, tout aussi dangereuse a priori qu'ailleurs, où il est part contre interdit de descendre...

Cela dit, le campsite est du même acabit : notre emplacement est un peu à l'écart, une sorte de déversoir pour visiteurs en excès. Il n'est pas aménagé, et le trajet entre le site et le bloc sanitaire est long et, plus ennuyeux, ponctué de buffles allongés sous les arbres. Ambiance.

Nous établissons notre campement auprès d'un gros fourré, à la lisière de la grande plaine herbeuse où au loin s'écoule le fleuve. Au détour d'une chaise déchargée du coffre, je vois à quelques mètres à peine derrière un buisson une tête d'éléphant... Le temps de prévenir les voisins qui ne l'ont pas vue, nous opérons un repli stratégique dans la voiture, terrorisés à l'idée qu'elle puisse être sur leur route malgré les précautions que nous pensions avoir prises... La petite troupe passera finalement calmement entre les deux emplacements pour aller profiter de la fin de journée sur la plaine... Point positif : on peut maintenant se vanter d'avoir eu un jour dans notre vie la visite d'éléphants sur notre site de camping... et ce n'est pas fini... !

Diner à la bougie au coin du feu, une soirée de plus qui restera dans les annales de nos souvenirs !

Durant la nuit qui s'ensuit, ma compagne est réveillée par des bruits plus ou moins douteux. Au réveil le lendemain matin, nos voisins qui ont veillé nous informerons du passage d'un groupe de lions sur notre emplacement, correspondant parfaitement à la période où ma compagne s'est réveillée.

J24: Planet Baobab campsite

Nous continuons la boucle du river front jusqu'à Ngoma gate, avant de reprendre au sud direction Maun, par Nata et Gweta. Après de très longues hésitations, je n'ai pas choisi de prendre par Savuti, suite à divers avis publiés sur le forum et aussi aux conseils de Tourmaline. Je me suis dit que pour une première fois, nous ne tenterions pas le diable d'une traversée potentiellement compliquée.

La route Kasane Nata est en fait une galère, certes d'un autre genre probablement que le sable de Savuti. Plus on va vers le sud, plus des nids de poules (enfin, de poules aux hormones, format dindon...) se multiplient très dangereusement, imposant un slalom permanent, et ne permettant pas de rouler à une vitesse digne d'une route goudronnée. C'est assez dangereux, bien plus en tout cas que ce à quoi je me serais attendu si l'on m'avait dit de faire attention à des nids de poules. A noter que nous avons également croisé de nombreuses zones de travaux, probablement une réponse à la situation véritablement désastreuse de cette route.

Nous voyons aussi nos premières gouttes de pluie. Le campsite de Planet Baobab est plutôt agréable, sans être beaucoup plus original qu'une étape sur la longue route, ce qu'il est en fait... Durant la nuit que nous passerons ici, nous aurons de la pluie, et nous verrons aussi un orage passer au loin... Nous ne nous attendions pas à ça pour la saison !

J25 : Audi Camp campsite (Maun)

En route pour Maun, nous visitons le Nxai Pan, sous des averses régulières. Sous de gros nuages noirs, le paysage est presque un peu lugubre, d'autant plus qu'il y a très peu d'animaux, qui ne sont pas là en cette saison. Nxai est en fait d'avantage une zone où l'eau doit s'accumuler à la saison humide qu'un lac salé. La piste qui y conduit était fraichement tracée, praticable mais très sableuse. L'événement notable de cette matinée, c'est une famille d'autruches composée d'un adulte et d'une myriade de petits gentiment en chemin sur la route, que nous rattrapons donc... Mais ils ne souhaitent pas sortir, pas du tout... tant est si bien que sans pourtant avoir trop insisté, nous nous retrouvons chargés par maman autruche, toutes ailes dehors !

Nous faisons un détour par les Baobabs de Baines, un groupes de très beaux arbres qui poussent au bord d'un lac salé. Le site est vraiment très chouette, un peu à l'écart, propice à un pique nique sympa. Il y a pas loin un site de camp, dont je ne sais pas s'il on peut facilement y dormir ou pas.

Nous finissons la route vers Maun, ponctuée de troupeaux d'animaux domestiques qui imposent de fréquents ralentissements (enfin, pas à tout le monde, mais nous tenons à nos vies et à notre franchise...). A Maun, nous récupérons le permis d'accès à Moremi chez le courtier dont j'ai parlé un peu au dessus. Plus de commentaires à ce stade... Le Audi Camp est pour le coup le site le moins bien que nous ayons vu, tout le monde est relativement empilé. Une arrivée de bonne heure semble permettre d'être installé sur la parcelle de gazon qui est à l'entrée, et ainsi éviter d'être compacté tout au fond du camp. L'espace restau et piscine est plutôt agréable. Le camp est à la sortie nord de Maun et donc sur la route de Moremi. Cependant, je ne vois pas ça comme un élément suffisamment décisif pour ne pas essayer d'en trouver un autre à Maun, le jour où nous serons de retour !

J26 : Third bridge campsite (Moremi)

Aujourd'hui, départ de bonne heure pour le parc de Moremi, muni de notre « sésame » (rire jaune...) chèrement payé pour l'entrée plus une nuit à South Gate (cf. plus haut). Arrivée à la porte, on nous confirme qu'il y a naturellement de la place pour ce soir à Third Bridge, et qu'il n'y a qu'à s'arranger avec le ranger sur place. Il pleut ce matin, et les forêts des alentours de la piste qui nous conduit vers le Moremi nous rappellent un peu un automne chez nous, il fait gris, il pleut, les couleurs sont un peu passées, bref, moins dépaysant qu'imaginé. Nous ne voyons quasiment aucun animal. Les pistes sont en bon état, mais on imagine bien ce que ça peut devenir en saison des pluies, la terre a l'air très fine, et la moindre petite marre est très bouillasseuse. Un des deux premiers ponts (je ne me rappelle plus lequel) n'est plus vraiment praticable, et il faut traverser dans un gué à côté.

Arrivés à Third Bridge, pas de ranger en vue, nous suivons donc les conseils d'un sudaf' local qui nous conseille de nous trouver un arbre, de nous poser dessous et d'attendre de voir ce qui se passe.

Nous repartons faire le tour de Mboma Island, le paysage est très sauvage, et à la pointe de l'ile, la petite station de bateau fait très « bout du monde ». Du côté est, nous croisons quelques éléphants. La route étant très étroite et entourée d'arbres, ces mêmes éléphants se découvrent pour certains au dernier moment, et du coup très très prêt de la voiture, et les possibilités de faire demi-tour sont... compliquées. Nous n'aurons pas ce besoin, mais néanmoins, l'adrénaline est montée quelque fois ! A ceux qui craindraient de rayer leurs véhicules, ne pas passer par là, ces mêmes arbres très serrés autour de la voiture sont potentiellement les meilleurs amis de votre carrossier. Notre loueur ne dira rien, mais sûrement parce que nous aurons de quoi porter ses yeux ailleurs... (cf. plus loin).

De retour au camp, nous finirons l'après-midi à bouquiner, en observant les babouins se déchainer sur les installations d'un site voisin dont les propriétaires sont partis en ballade : la bâche de protection montée sur piquets est devenue un trampoline pour babouins, qui s'en donnent à cœur joie, c'est très impressionnant. Le seul moyen de les éloigner serait d'aller à leur emplacement et d'y rester, mais ce serait délaisser le nôtre qui serait ravagé à son tour. En un moment d'inattention, l'un de ces babouins est monté dans notre voiture dont nous avions oublié de fermer la porte, et il a fallu le chasser séance tenante, juste le temps pour lui de chaparder un bout de papier qui trainait dans un vide-poche.

La soirée sera bien plus calme qu'à Ihaha, pas d'éléphants dans le camping ni de lions...

J27 : Audi Camp campsite (Maun)

Lever de bonne heure pour profiter de la matinée dans les pistes de Moremi. On nous a la veille indiqué un coin où une belle bande de lions était susceptible de camper. Après quelques recherches parmi les (très très) nombreuses pistes « annexes », nous les repérons finalement. Une belle bande de 10 lionnes qui font la grasse matinée, en prenant la pose devant les quelques voitures hérissées de téléobjectifs et autres jumelles. Très impressionnant d'être tout prêt d'une telle bande de carnassiers... Nous continuerons la matinée à découvrir les multitudes de petites pistes (toutes méthodiquement répertoriées dans la cartographie GPS de Tracks4africa, peut-être l'endroit où ce même GPS a été le plus utile d'ailleurs, même si ce n'est pas très aventurier...). Quelques petites bêtes par ci par là, de belles marres à hippos, quelques herbivores terrestres. Pour les férus conducteurs tout terrain, il y a là vraiment moyen de tester les capacités de son véhicule (notamment des traversées de bras de rivières), mais en tout cas, nous ne tenterons pas l'aventure, vu que je ne suis pas sûr de maitriser tous les éléments. Rester planté au fond d'une marre de boue ne me tente guère (et le prix du dépannage encore moins!). Par contre, un arbre pas très vigilant a décidé de traverser le chemin durant notre seule marche arrière de la journée (la seule où j'avais un peu pris confiance, depuis presque un mois...)... On devrait toujours faire attention aux arbres qui traversent... Bref, une aile arrière pliée, un pare-choc bousillé et un phare cassé, ça va faire mal à la carte bleue... Les petites rayures d'hier feront du coup office de cerise sur le gâteau...

Le coup psychologique est rude, du coup on se rentre un peu choqués (surtout moi, même si y'a pas mort d'homme, ça fait mal de perdre 1000 euros en se disant que si machin bidule on aurait pas fait trucmuche et que du coup voilà). Pour se remonter le moral, tequila sunrise et poulet frite sur la terrasse du Audi Camp feront l'affaire ! Nous sommes cette fois-ci installés sur la pelouse à l'entrée du camp, qui est bien plus agréable que la partie du site où nous avons passé la première nuit (arriver tôt, y'a pas de miracle!).

Au final cette visite de Moremi nous laissera une impression mitigée, le temps déjà n'était pas franchement au rendez-vous, les animaux bien que nombreux ne se sont pas montrés dans la même profusion qu'à Chobe, et puis nous avons fini sur une mauvaise note avec cette aile ravagée. Inconsciemment aussi, la fin du voyage pointe le bout de son nez et il reste moins à faire que ce que nous avons déjà vu...

Point positif, la facilité (administrative et terrestre) de visite de ces parcs du Botswana est « surprenante » au regard de ce que je pensais avant d'arriver. A noter, au cas où je ne l'aurais pas déjà dit avant, nous avons entendu dans notre lodge de Kasane un guide dire qu'il était à l'ordre du jour de fermer l'accès au public au parc de Chobe, et de le réserver aux seules visites guidées et organisées. Je ne sais pas ce qu'il en est à ce jour...

J28 : Audi Camp campsite (Maun)

Au programme de ce dernier jour entier au Botswana nous partons en mokoro dans le delta, une ballade organisée par le Audi Camp. Le transfert jusqu'au départ se fait dans une espèce d'énorme camion qui traverse des routes inondées, enfin bref, un truc de « mec » quoi...

Nous embarquons dans notre frêle esquif, et la sensation est immédiate : on glisse au fil de l'eau, on entend le bruit des nénuphars et autres roseaux qui frottent contre la coque, on se faufile dans des petits canaux d'eau claire, c'est vraiment très agréable, et une façon vraiment originale de profiter des lieux.

Nous déchantons dès que la promenade dans le bush commence. Le guide ne parle absolument pas, malgré toutes mes tentatives de questions, il faut vraiment insister pour lui arracher un mot. Il reste la plupart du temps à marcher tout seul devant sans rien dire. C'est vraiment dommage : étant donné que l'environnement est relativement ingrat (prairie sèche, quelques arbres, marres) la valeur ajoutée d'une telle promenade vient avant tout du guide, sans quoi elle se transforme en randonnée sans intérêt sous un soleil de plomb... C'est curieux, il a son téléphone portable autour du coup et passe une partie de son temps à envoyer des SMS, il n'a pas une goute d'eau, comme on ne veut pas le laisser crever de soif nous lui proposons de la nôtre, qu'il finira par accepter. Durant la pause déjeuner, il reste à l'écart sous un arbre à envoyer des textos pendant que nous mangeons notre panier repas, nous en venons à nous demander si nous sommes sensés lui proposer « nos restes ». Bref, tout ça respire un peu l'amateurisme et l'attraction touristique bas de gamme où le guide se doit de ne pas être un coût trop cher au tour operator.

Durant le retour en mokoro, il nous abandonne pendant 10 minutes en plein cagnard sur la pirogue pour aller se baigner tout seul un peu plus loin, sans nous laisser penser le moins du monde que nous sommes bienvenus pour faire de même. Nous voyons un hippo au loin, et il ne se donne absolument pas la peine d'évoquer le sujet et encore moins de s'arrêter (je précise que la sécurité dans la configuration de l'endroit ne pouvait pas être la cause de ce non-arrêt). Nous lui laissons malgré tout un pourboire, mais le cœur n'y est pas. Nous n'en voulons même pas au guide en lui même (il avait peut-être un problème familial, on ne sait jamais), mais tout laisse à penser que c'est l'organisateur de ce tour en particulier qui fait que les guides ne doivent pas être très motivés (pas d'eau, pas de repas, et peut-être pas de salaire autre que le pourboire ?). Du coup, une mauvaise affaire pour tout le monde (ce n'est malgré tout pas donné). Conclusion, je recommanderais autant que possible de choisir avec attention la promenade en mokoro si vous la faites (peut-être attendre d'être sur place et consulter des gens en direct, ce que nous n'avons pas fait). C'est très clairement un moyen génial de profiter de la nature des environs, mais ça peut vite se transformer en une mixture un peu malsaine si on tombe mal.

La soirée est grasse et salée à souhait au restau du Audi Camp. Durant la nuit, un gros orage nous réveille qui durera jusqu'au matin. Saison sèche, où es-tu ?

J29 : Zelda Guest Farm campsite

Ce matin, j'avais prévu une autre surprise pour mon amoureuse, uns survol du delta en petit avion. J'étais plutôt angoissé par la tempête, mais elle s'est calmée suffisamment pour permettre au petit coucou (un Cessna 172) de décoller. J'avais planifié le jour de longue date (enfin croyait), mais l'agence nous avait en fait attendu la veille ! Malgré tout, il a été très facile semble-t-il de réveiller le pilote qui est arrivé dare dare. Tout ça pour dire que vous pouvez semble-t-il vous décider au dernier moment avec de bonnes chances de réussite.

Le vol est vraiment un souvenir mémorable, en particulier la vision depuis le ciel d'un grand troupeau d'éléphant est vraiment magique. Le vent est très fort et l'avion avance en crabe en remuant beaucoup, ça a l'air de ressembler à la conduite d'une deux chevaux en haute montagne. On survole un des lodges grand luxe du delta, c'est vrai qu'on ne doit pas être trop mal installé là dedans... Atterrissage... et d'une certaine manière c'est le début de la fin, nous prenons la route pour la Namibie où notre séjour s'achève dans deux jours...

Sur la route, nous croiserons de nombreux barrages. A l'un d'eux, le policier me fait reculer de 200 mètres sous prétexte que je ne me suis pas arrêté à un stop qu'il avait placé très en amont de sa position, peut-être pour une raison valable, mais en tout cas semble-t-il d'avantage justifié par l'envie de « piéger » tous les gens se présentant à lui (la voiture qui est passée après nous s'est aussi faite avoir) que par un souci de fluidifier la circulation. On m'aura demandé deux fois en une journée mon permis de conduire (une première fois à Maun le matin même) au Botswana, alors que je ne me suis jamais fait contrôler en France... Comme quoi... A un autre de ces barrages, on découvre dans notre coffre un fond de biltong et de droewors, que nous mangeons du coup sur le champ... Nous devons au passage signer un registre établissant qu'on nous a « confiscated » des produits interdits.

Le passage de la frontière se fait sans encombre, puis nous traçons notre route sur la Trans-Kalahari Highway jusqu'au Zelda Guest Farm. Une nouvelle fois, site de camp parfait, bien équipé, bref, la « routine » ! Le site est vide, à part deux françaises qui démarrent leur circuit, à qui du coup nous donnons quelques tuyaux et des restes de nourriture que nous n'arriverons pas à écluser.

Le propriétaire des lieux participe à un programme de sauvegarde des félins (capturés par d'autres fermiers qui les amènent là plutôt que de les tuer, si j'ai bien compris l'esprit de la manœuvre), et nous avons donc droit à une séance de nourrissage de 4 guépards et d'un léopard. C'est très spectaculaire, surtout les guépards qui se déchainent littéralement sur les morceaux de viande d'âne que le fermier leur donne, en faisant des bruits atroces dignes des hyènes d'Etosha, se précipitent sur les grillages, bref, nous sommes bien content de ne pas être à leur portée. Le léopard pour sa part est beaucoup plus « digne », et semble ne pas souhaiter se joindre à cette curée.

La soirée se fait dans une ambiance menaçante et électrique d'orage, le ciel est marbré d'éclairs. L'atmosphère est épaisse et ventée, nous nous réfugions tant bien que mal dans un abris du camp pour manger notre dernier repas sauvage de ces vacances... Finalement, les circonstances naturelles épicent l'angoisse du départ... L'orage durera encore une bonne partie de la nuit, en plein Kalahari...

J30 : Londiningi B&B (Windhoek)

Fin de la route jusqu'à Windhoek et repas cancérigène et obésifiant dans un KFC glauque (quelques fois, des pulsions incompréhensibles font commettre des erreurs !). Devant l'étendue des dégâts nous nous sommes arrangés avec le loueur pour rendre la voiture un jour plus tôt pour qu'il puisse faire les réparations au plus vite, moyennant qu'ils nous dépose à l'aéroport le lendemain. Bien que l'addition fasse mal (+/- 1000 euros de carrosserie), ils sont professionnels, pas de pinaillage sur l'état des lieux, et nous n'avons pas l'impression de nous être fait arnaquer vu ce qu'il y a à faire. De toute façon même en réduisant la franchise, nous ne nous y serions pas retrouvés vu le coût d'assurance supplémentaire, et qui n'aurait peut-être même pas marché au final vu le caractère « non-standard » de l'endroit où l'arbre a traversé la route derrière nous (à vérifier dans les petites lignes du contrat, je n'ai pas pris la peine de le faire de toute façon).

Le soir diner chez Londiningi, de nouveau sous l'orage...

J31 : vol vers Francfort puis Paris

On profite autant que possible du petit déj' fabuleux de Londiningi, mais le cœur n'y est plus... Nous allons faire quelques emplettes de souvenirs au centre ville de Windhoek. J'adopte pour ma part une famille sculptée de mes fameux dindons, tant qu'à faire kitsch, autant y aller franchement. A peine achetés, je me rappelle que je m'était promis de ne pas acheter de produits en bois travaillé pour ne pas inciter au coupage sauvage des arbres... Raté pour cette fois.

Nous faisons notamment escale au Namibia Craft Centre (je crois), un groupement de nombreuses boutiques d'objets normalement fabriqués dans des communautés et dont les revenus doivent leur bénéficier. L'endroit est plutôt agréable, et si mes souvenirs sont bons, un charmant petit café propose de très bons plats dans un cadre agréable...

Nous en sommes réduits à admirer la beauté de la lumière de la fin du jour sur les parkings de l'aéroport. Contrastes de couleurs saisissants... Le cœur est ailleurs, mais hélas pas l'avion, qui lui est bien là, fidèle au poste, pour nous ramener dans le monde réel. L'atterrissage a déjà commencé...
Itinéraire de trois semaines au Botswana/Namibie: votre avis?
by Titange974 · 2011-04-12 · 29 replies
Bonjour à tous,

Voila plusieurs semaines que j'écume le forum pour essayer de programmer mon périple au Botswana/Namibie, fin décembre 2011.

Je pense avoir suivi la plupart des conseils, donc a priori, j'espère que ça tient la route...

Je précise que nous comptons voyager à moindre budget, même si j'ai conscience que ce n'est pas un voyage éco. Nous allons louer un 4x4 (type Toyota Hilux single cab) tout équipé et camperons autant que peut se faire.

J1: St Denis de La Réunion --> Joburg/ Joburg --> Gaborone (en avion) J2: Gaborone et ses environs où nous rejoignons un ami qui vit sur place. J3: Gaborone --> Kasane (par avion) puis Kasane --> Victoria Falls (1h30 en bus). J4: Victoria Falls J5: Victoria Falls --> Kasane (réception du 4x4) --> Chobe (???) J6: Chobe --> Savuti (6h?) J7: Savuti --> Moremi (Khwai) (5h?) J8: Moremi: Khwai --> Xakanaka (2h?) J9: Xakanaka --> Maun (4h30?) J10: Maun --> Kalahari (Matswere) (6h?) J11: Kalahari: Matswere --> Piper's Pan (???) J12: Piper's Pan --> Ghanzi (???) J13: Ghanzi --> Mahango (6h30?) J14: Mahango --> Grootfontein (5h?) J15: Grootfontein --> Etosha (Namutoni) (3h?) J16: Etosha: Namutoni --> Okaukuejo (environ 2h30?) J17: Okaukuejo --> Swakopmund (6h?) J18: Swakopmund --> Cape Cross --> Walvis Bay (3h30?) J19: Walvis Bay --> Sesriem (4h30?) J20: Sesriem --> Sossusvlei --> Sesriem (2h?) J21: Sesriem --> Windhoek (6h?) J22: Windhoek --> Joburg (en avion)/Jorburg --> St Denis de La Réunion

Je ne suis pas sûre de moi sur la durée des trajets d'où les "???".

Qu'en pensez-vous?

Merci d'avance!
Visiter les chutes Victoria depuis la Namibie en 4x4?
by Thibaudrenou · 2010-08-30 · 27 replies
Salut à tous,

Je pars en octobre en Namibie, et j'aimerais bien aller aux chutes victoria. J'ai loué un 4*4 pour la durée de mon voyage (22 jours de loc), et j'ai déjà payé le permis de passage de frontière pour le Botswana (je compte revenir à Windhoek en passant par l'Okavango), mais pas pour le zimbabwé ni pour la zambie, justement parce que je voudrais avoir vos avis sur la chose. Je compte rallier les chutes côté zimbabwéen par la bande de Caprivi. On me dit que passer la frontière avec un véhicule est un pur moment de folklore africain, avec temps perdu, taxes exhorbitantes en tout genre et paperasses dignes du courrier à trier de Gaston Lagaffe. Est-ce que certains d'entre vous ont déjà tenté l'expérience, et si oui, est-elle vérifiée? C'est vraiment la galère avec un 4*4?

2 - On me dit aussi qu'il vaut mieux laisser la voiture du côté Namibien à l'endroit où on loge (camping ou lodge, pourvu que ça soit un endroit privé) et passer par une agence pour aller passer 1 ou 2 jours à victoria falls, au Zimbabwé. Y en a-t-il parmi vous qui ont tenté ce truc? C'est réalisable facilement? C'est financièrement correct, ou ça coûte une défense d'éléphant? Si oui, pouvez-vous me donner des tuyaux sur les lodges, camping ou agences permettant de le faire?

Merci d'avance à tous, et à bientôt. Préparez tous bien vos voyages! On n'a qu'une vie, c'est pas pour perdre notre temps à la gagner...
Être en ordre pour le passage des frontières Botswana-Namibie-Zimbawe?
by Rivièrefox · 2010-05-09 · 10 replies
Bonjour à tous , J'ai deux questions à poser: - Dans une lettre d'infos du Kalizo lodge (une archive ! 😉) http://www.kalizolodge.com/...ontpage&Itemid=1 je lis à Vals's touring tips: Some countries also require a letter from the bank if your vehicle is on hire purchase. All countries now require all vehicles to carry two red triangles in case you break down. Most vehicles only have one. ALL vehicles now must have two white stickers on front , two red stickers on the back of their bumpers.Les habituels habitués 😉 du coin , vous confirmez ?

- Pour l' excursion sur une journée aux VicFalls (au départ de Kasane) - avec son propre véhicule - quelle est la meilleure solution question rapidité du passage des frontières (folklore compris🙂) et sécurité pour garer son véhicule (en allant à pied de l'autre côté) et accessoirement question prix . Merci et bonne fête des mamans (pour les mamans de Belgique)! 😉
Itinéraire remanié de quatre semaines en Namibie, au Botswana et aux chutes Victoria
by Rivièrefox · 2009-12-07 · 17 replies
Bonjour à tous !

Voici notre nouvel itinéraire remanié après de nombreuses retouches ! Petits rappels - période : 26 J mi septembre --> début octobre - véhicule 4x4( pas de tente sur le toit) - ce sera notre 2ème visite de la Namibie Nous n'avons pas encore choisi tous nos hébergements : vos suggestions sont les bienvenues.😉 Nous ne ferons pas de trop longues étapes(nous l'avions fait en 2006 et étions rentrés heureux mais...épuisés !) Arrivée avec Air Namibia (nous avons nos tickets !🙂) le samedi 11 septembre matin vers 8-9h. Prise du véhicule et de notre dossier auprès de l'agence qui réserve une bonne partie de notre voyage (ce n'est pas moins cher qu'en réservant seul!)

J 1 Windhoek - Usakos (plusieurs endroits en vue à choisir)J 2 Usakos - Twyfelfontein (camp Xaragu) J 3 Twyfelfontein - Palmvag - Kamanjab (choix) J 4(5) Kamanjab - Etosha Okaukuejo 2 nuits J 6 Okaukuejo - Tsumeb(musée minéraux)- env.65 km + loin au N de Grootfontein (Roy's camp) J 7 Grootfontein - Manhango Bagani(Npepi camp) J8 Bagani - Kongola(Kwando camp) J9 (10-11-12) Kongola - Kasane 4 nuits (une G.h. + Chobe safari Lodge) - 1j pour l'a.r. aux Vic Falls - 2 J pour profiter début(!) du Chobe :game drive et boat cruise avec le lodge + game drive le lendemain par nous -même. N'est-ce pas trop un 2ème J pour faire un 2ème game drive( les J ne se ressemblent pas!) ? J 13 Kasane -Nata- Gweta ( Gweta lodge) (sorry pour voyageur08 😊 mais je ne "prendrais ma respiration et je la ferais d'une traite en un jour " ) J 14 Gweta- Maun (+survol Delta) (l'Okavango river lodge ) J 15(16-17)Maun- Kaziikini (près de south gate)( Kaziikini camp ) 3 nuits J 18 Kaziikini - Ghanzi J 19 Ghanzi - Gobabis J 20 Gobabis - Gamsberg (environs de Solitaire) (choix) J 21 (22) Gamsberg - Walvis-Bay (Kleines nest)-2 nuits J 23 (24-25)Walvis - Geluk près de Sossusvlei (chez des amis) 3 nuits J 26 Sossusvlei- environs Spreethoogte Pass (les belges ont plus facile à le prononcer !😉)(choix) J 27 Spreet..Pass - Windhoek -retour 😕 : décollage le soir 21h

Voilà ! Vos avis, vos commentaires seront comme d'habitude les bienvenus... A bientôt !😉
Avis sur boucle de vingt-deux jours Namibie - Botswana?
by Fiofka · 2009-10-19 · 18 replies
Bonjour à tous,

Voilà je me lance je dispose de 22 j pour composer un circuit du 08 au 31/10/2010 , nous serons 3 adultes et 1 enfant de 8ans. Nous louons un 4x4 avec tentes sur le toit mais pas du tout experts dans ce type de conduite! Voici notre boucle idéale et j'aurais bien aimé avoir vos avis et conseils d'avertis!

J1: arrivée Windhoek 13h on roule jusqu'à Mariental J2: sesriem camping J3: Sesriem camping J4: Swakop Beach hotel J5: Excursion combiné bateau + sandwich harbour Beach hotel J6: Twyfelfontein camping J7: Okaukuejo camping J8 : Halali camping J9 : Namutoni camping J10: Peut on faire la route jusqu'à Bagani en une traite? J11: Katima Mulilo camping J12: CHOBE safari lodge J13: Victoria falls retour safari lodge J14: Chobe camping J15: Ihaha camping J16: Ihaha camping J17: savuti camping J18: Third bridge camping J19: Maun survol du delta old bridge backpackers J20: Maun mokoro old bridge backpackers J21: Ghanzi peut être même plus loin pour se rapprocher de gobabis si quelqu'un à une idée? J22 : Gobabis Harnas J23: Retour Windhoek vol debut d'aprés midi

Merci pour vos remarques et/ou tuyaus🙂
Itinéraire d'un mois Namibie-Botswana: paysages, population, animaux, balades?
by Natpat · 2008-10-07 · 13 replies
Bonjour,

Après de nombreuses heures à lire tous les forums et carnets de voyage ( un vrai régal d'ailleurs), à mon tour je sollicite vos suggestions sur le circuit que j'ai essayé de faire au mieux mais il ya encore des corrections à apporter. Départ prévu le 01/11 pour 1 mois ( et oui, il est temps !!!) ; on compte faire appel à un TO local ( Tourmaline, cardboard box travel shop...par exemple) pour nous résever le 4x4 équipé 1 tente sur toit et qq sites. Je compte sur vous, pour nous aider au mieux à préparer notre départ prochain dans les meilleures conditions possible . Le but: en prendre plein les yeux ( paysages, population, animaux, ballades..) sans revenir complètement exténués quand même§😛 Voici ( et en détail 😉 ) le fameux programme qui attend les corrections.

J: Départ de Nice via Lisbonne pour Johannesbourg : nuit dans l’avion J1 : Windhoek via Johannesbourg, arrivée à13h : formalités de récupération du 4x4 et départ pour Mariental. Nuit au Anib lodge J2 : rando, sundowndrive et nuit au Anib lodge J3 : Direction Fish River Canyon Guestfarm au camps de Koelkrans et drive pour le soleil couchant J4 : découverte canyon et nuit à Hobas au ranch Koîmasis (camps) J5 : Direction Sesriem : rando Waterkloof trail et nuit au Zebra river lodge J6 : Camps Sesriem : Canyon, Dune 45, sossuvlei, deadvlei et soleil couchant sur dune Elim Diner Sossus lodge et nuit au camps Sesriem J7 : Départ pour les tsaris au Grootberg lodge pour une track éléphants J8 : Direction Walvis bay en passant par Solitaire et Cape cross Nuit au Lagoon lodge et diner au Raft J9 : Combiné croisière Pelican + 4x4 Sandwich Nuit au Lagoon lodge J10 : survol des dunes du Namib en hélico + ballade Welwitshias mirabillis Nuit à Swakopmund J11 : route pour Bandberg en passant par le Spiztkoppe + track éléphants en visitant village Ugab Nuit au camps du White lady lodge ou du Ugab Camp J12 : route vers Twylfontain et nuit au camps Mowani ou Aba Huab camps J13 : direction Warmquelle ( via Cheetah farm kamanjab) Nuit au Ongongo Camps J14 : route vers Opuwo ; visite village Himbas et nuit en bungalow du Kunene restcamp ( ou Oreness camp) J15 : route pour Etosha- Okaukuejo camps J16 : Etosha - halalli : safari J17 : Etosha – N amutoni : safari J18 : direction Grootfontain ou Rundu : nuit au camps Roy’scamp ou N’kwazi camps J19 : Bagani : game drive en 4x4 et nuit au N‘Goabaca ou N’Gepicamp J20 : game drive en mokoro et nuit au N’Gepicamp J21 : direction Kongola, visite village ou nature drive Nuit au camps Kwando J22 : Botswana à Kasane : chobe cruise jusqu’ au soleil couchant Nuit au Kubu safari J23 : Zambie par Kazungula: (on laisse le 4x4 au camps de Kubu ) taxi jusqu’à la frontière, passage bac, re-taxi jusqu’au lodge à Livingstone au Zambezi waterfront ; visite des chutes J24 : peut être survol en Ulm ( ou hélico) et retour Botswana Kasane pour récupérer 4x4 à Chobe et nuit au camps Ihaha J25 : Savuti : game drive dans par et nuit au camps J26 : survol du delta okavongo et route pour Maun Nuit au Crocodile camps J27 : route pour Okahondja et nuit au Grossbarmen J28 : retour Windhoek : formalités 4x4 et départ avion 13h45 direction Johannebourg ; nuit à Johannesbourg J29 : envol pour France

Merci par avance à tous pour votre aide à venir, merci merci merci
Préparatifs d'itinéraire "self drive" en Namibie et au Botswana
by Ericarole · 2008-03-15 · 24 replies
Bonjour à tous,

Par 2 fois j’ai tenté de faire ce post et, presque à la fin, le texte est parti dans les limbes des méandres de mon ordi, sans nul doute grâce à mon extrême compétence en la matière. Je retente une 3ème fois, l’angoisse au bout des doigts.🏴‍☠️

Ayant énormément apprécié les commentaires, aides, conseils et bons plans en tout genre de ce super forum, je me devais contre vents et marées d’y apporter ma modeste contribution.

Je vous livre mes péripéties préparatoires à l’aventure tant attendue du mois d’août prochain.

Le premier enseignement a en tirer, c’est que pour un tel voyage " self drive en Afrique Australe ", il faut s’y prendre tôt à l’avance, presque un an je dirai, principalement pour les meilleurs prix des billets d’avion (plus c’est tôt moins c’est cher), et pour la difficulté certaine à obtenir des places de camp site dans les incontournables must que sont Sesriem, Etosha, Chobe et Chutes victoria…. La palme revenant au camp d’Ihaha à Chobe pour lequel j’ai envoyé des dizaines de mails avant d’avoir des places. Pour ces sites là, le fully book n’est peut être plus une légende.🤪

L’équation de départ était de faire en 26 jours : la Namibie du sud au nord, Chobe et les Chutes Victoria avec un budget non extensible à souhait. Après les premières estimations, nous avons opté pour un départ et arrivée depuis Johannesbourg en Afrique du Sud. L’économie réalisée sur le poste avion et location 4x4 " fully equiped " était d’environ 1800 euros. De plus les mauvais retours sur les mésaventures des disparitions inquiétantes de bagages entre Jo’burg et Windhoek ne me disaient rien qui vaille. Il a fallu sacrifier deux jours sur le voyage pour les longues distances du départ et du retour, ainsi que deux sites sans aucun doute remarquables : le Pays des Himbas et l’Okavengo (mais en deux jours cela n’aurait pas été possible non plus) Peut- être une autre fois….. Les participants au voyage sont : ma femme, junior (12 ans) et votre serviteur.

Pourtant quelques déboires sont venus gripper la machine et ont revu à la baisse les économies projetées : 🙁🙁

Nous avions initialement réservé et payé nos billets via Vivacances : pour un vol Paris-Doha-Jo’burg sur la Qatar airways, départ le 31/07 de Paris arrivée le 01/08 à Jo’Burg pour un tarif de 2300 euros. Nous avions contact avec un loueur de 4X4 (www.southafrica4x4.co.za ) qui nous proposait les 26 jours de loc, sans excess, avec tout le barda et le GPS en prime pour 20000 zar : Nous n’avions encore rien payé. Début janvier tout semblait être réglé, les principaux camp sites et lodges ou B&B d’étapes bookés et la plupart payés (ou arrhes envoyés).

Lorsque patatra, la scoumoune est arrivée : 😠😠 Mi janvier, un petit mail tombe : la Qatar a modifié des horaires de vols. Le transit de 4H00 a Doha se transforme en 24H00 et l’arrivée ne se fait que le 2 août à Jo’burg. Coup d’oeil sur le planning, soit il faut zapper Fish river canyon, soit il faut tout retenter les résas. Je sais déjà que Sesriem est totalement complet (depuis plus de deux mois) et que vu la galère pour Ihaha…. De plus 24H00 à Doha dans l’aéroport…….. Nous avons annulé le vol, et pris d’autres billets par Emirates. Bilan : un surcoût de 500 euros ! ! ! et toujours pas de remboursement des premiers (il faut compter 3-4 mois dit Vivacances) Autre gros soucis, mon loueur de 4x4, pourtant si aimable et prolixe en novembre et début décembre, ne donne plus signe de vie. Depuis mi-décembre et malgré les relances de mails avec accusé de réception : Nada ! Silence radio ! Je ne me vois pas d’ici un ou deux mois à rechercher un autre loueur et m’entendre dire qu'il n'y a plus de disponibilité. Après une ultime tentative il y 3 semaines (toujours sans réponse), je me suis résigné à rechercher un autre loueur. J'ai trouvé celui là qui me semble bien: www.bushtrackers.co.za et qui a de bons feed back sur le net. Surcoût entre 2500 et 5500 zar, si j’arrive à obtenir la petite ristourne que je pensais qu’il faisait.

Enfin bon, quand je lis Grisemote et l’épisode de l’attaque de la diligence, je me dis que l’aventure Afrique Australe doit se mériter…..😉

Alors voici mon itinéraire avec les étapes.

31/07 : Décollage Charles de Gaulles 15H30

01/08 : Atterrissage Jo’burg 10H50 prise en compte du 4X4, courses diverses et nuit dans les environs (peut être là
http://www.dalberryguesthouse.co.za )

02/08 : Longue route jusqu'à Upington et arrêt là : http://www.places.co.za/html/7740.html

03/08 : Route jusqu’à Fish River Canyon, nuit au camps de hobas

04/08 : Fish River Canyon nuit au camps de Hobas http://www.namibweb.com/canyon.htm

05/08 : Route pour Aus direction Sesriem peut- être nuit là: http://members.fortunecity.com/neisiprest/neisiphome.

06/08 : Direction Sesriem par route 707 nuit là : http://www.natron.net/tsauchab (camp de Sesriem déjà plein dès octobre)

07/08 : Sesriem nuit au camp ! !

08/08 : Sesriem nuit au camp ! ! http://www.namibian.org/travel/lodging/sesriem.

09/08 : Sesriem Walvis Bay par la piste nuit là: http://www.natron.net/tour/kleines-nest/main.

10/08 : Walvis bay (excursion Mola Mola prévue). Nuit au Kleines Nest

11/08 : Spitzkoppe et nuit sur place

12/08 : Cape Cross et nuit dans le Brandberg

13/08 : Direction Etosha passage à la Cheeta farm Otjitotongwe http://www.cheetahparknamibia.com

14/08 : Etosha nuit à Okaukuejo Camp

15/08 : Etosha nuit à Halali Camp

16/08 : Etosha nuit à Namutoni Camp

17/08 : Longue route via Rundu direction Caprivi nuit sur Bagani (peut ête là : http://www.ngepicamp.com

18/08 : Bagani à Chutes Victoria (en passant pas la Zambie) nuit là : http://www.safpar.com/waterfront

19/08 : Chutes Victoria . Nuit au Zambezi waterfront

20/08 : Chutes Victoria à Chobe nuit au camp Ihaha

21/08 : Chobe, nuit à Ihaha

22/08 : Chobe, nuit là http://www.kubulodge.net (bungalow)

23/08 : Chobe, nuit au Kubu Lodge (camp site)

24/08 : Longue route Chobe à Palapaye nuit là : http://www.palapye.com/CampItumela

25/08 : Palapaye à Waterberg (Afrique du Sud) et nuit dans les environs

26/08 : Retour Jo’burg, restitution du 4X4 et décollage à 22H50.

27/08 : Arrivée Paris à 20H20….

N’hésitez pas à m’indiquer des bons plans pour les couchers non précisés et vos adresses coups de cœurs (resto, magasins, …)😎

Voilà ouf j’y suis arrivé….j’ai sauvegardé plein de fois ! ! !😉
Choix d'une destination: Namibie, Botswana, Afrique du Sud ou Tanzanie?
by Groupcana · 2007-10-09 · 13 replies
Nous sommes un groupe d'amis composé de 3 familles ( dont 7 enfants de 6 à 15 ans ). Il y a deux ans, nous avons décidé d'ouvrir un compte commun dans le but d'organiser un voyage de rêve tous ensemble en Afrique ( probablement été prochain ou celui d'après ?!) ... Nous souhaitons organiser entièrement notre voyage et avons donc besoin de vos avis ... Nous imaginons un voyage diversifié ( rencontre de la population, parc nationaux, déserts ou mer en fonction du pays, ... ) et sécurisé par rapport aux enfants. Nou hésitons entre la Namibie, le Botswana, l'Afrique du Sud et la Tanzanie. Qui peut-nous aider à y voir plus clair ??? Merci !
Randonnées à pied dans les parcs en Afrique du Sud et Namibie
by Gdetroost · 2007-05-05 · 8 replies
Bonjour, je désire passer 50 jours en Afrique du Sud et Namibie (eventuellemnt Botswana si cela en vaut la peine). Mais j'aimerais faire des randonnées dans des parcs à pied. Je voulais donc voire si il existe des parcs en AS et Namibie ou on peut ce promener non accompagné?

De plus je voulais savoir quels sont les beau parcs à voire en aout septembre (c'est surtout les paysages qui m'intéressent). Pour résumer je cherche donc des parcs ou je peux faire des randonnées seul (ou avec un compagnon de voyage) et aussi d'autres parcs que je ferais éventuellement avec un guide mais qui ont de beau paysages.

Merci d'avance

Guillaume

Ps; Si quelqu'un est intéressé de faire un petit bout de voyage avec moi, jai 20 ans, suis Belge et compte voyager sans trop dépenser (sous tente) en Afrique et Namibie du 01 Aout au 17 septembre.
État des routes en Namibie et Afrique du Sud (en voiture économique ou 4x4)
by Tourdelater · 2020-02-17 · 35 replies
bonjour a tous

j ai l intention de faire un road trip en afrique du sud et namibie arrivee et depart de johannesbourg j ai l intention de louer une voiture economique est ce que j ai besoin d un 4 par 4 de cape town a windoek si je veux visiter les dunes deadvlei region naufluft canyon fish river et sossusvlei merci beaucoup
Projet de 3 semaines en Afrique du Sud (ouest) et Namibie (sud)
by SimonL · 2019-04-18 · 24 replies
Bonjour,

Je me projette déjà en 2020 ayant préparé et réservé mon séjour en septembre 2019. Nous commençons à un peu connaitre l'Afrique australe après avoir découvert l'Afrique de l'Est : Tanzanie (2012), Kenya (2013), Afrique du Sud (2015), Namibie (2017), Botswana et Zambezi en Namibie à venir en septembre 2019. Nous sommes un couple entre 50 et 60 ans qui aimons voyager seuls mais qui adorons préparer nos voyages en amont. Ce site et vous tous, êtes une mine d'informations et un régal des yeux à vous lire. Un appel incessant aux voyages. J’ai lu que la côte ouest de l’Afrique du Sud avait beaucoup de charmes. Nous connaissons la route des Jardins au départ du Cap (ville que nous avons beaucoup apprécié mais visité trop rapidement en 2015). Alors à partir de certains de vos périples, j’ai étudié ce parcours qui se ferait possiblement en septembre 2020 :

J0 départ avion J1 arrivée au Cap J2 Le Cap J3 Le Cap J4 Mount Ceder

J5 Niewoudtville

J6 Augrabies Falls J7 Augrabies Falls J8 KTP Twee Rivieren J9 KTP Nossob J10 KTP Mata Mata J11 KTP Mata Mata J12 KEETMANSHOOP J13 Fish River Canyon J14 Fish River Canyon J15. Aussenkehr/Noordoewer J16 Springbok J17 Kamieskroon Skilpad J18 Cape Columbine J19 départ du Cap en fin de journée

Qu’en pensez-vous ? Merci d’avance pour vos éclairages et vos retours. Bonne journée à tous Loïc
Deux mois en Afrique Australe: itinéraire, "self drive" et/ou "game drive"?
by CNotreTour · 2018-11-17 · 69 replies
Bonjour à tous,

Tout nouvel inscrit sur ce forum, je viens à vous afin de récolter des conseils précieux ! Je suis actuellement en pleine préparation avec ma femme d'un long voyage d'une année autour du monde. Le troisième et dernier continent que nous visiterons sera l'Afrique sur une période de 2 mois environ, la durée exacte dépendra du déroulement de tout ce voyage. La période de notre visite sera entre Juin et Août (2020, donc on a encore du temps !). L'idée pour nous est de visiter une partie de l'Afrique australe (notre itinéraire ci-dessous). Nous souhaiterions faire un maximum de safaris au cours de ce périple car c'est notre principal point d'intérêt pour cette partie du voyage. A l'origine (le rêve initial!) nous souhaitions réaliser un road trip en 4x4 avec tente sur le toit, mais à 90/100€ de location la journée, ça ne passera pas dans notre budget à priori.

Nous voici donc à la question majeure de mon message : Afin de pouvoir aller plus dans le détail de nos visites et donc d'avoir une idée plus précise du budget sur ces quelques semaines en Afrique australe, je voulais savoir comment pouvait-on gérer un tel voyage en ne louant qu'un véhicule classique (SUV?, berline?) ? Je me pose en effet des questions sur les safaris notamment : Est-ce que la combinaison location de véhicule "classique" entre les parcs + game drive avec guide dans les parcs est valable au niveau du coût par rapport à la location d'un 4x4 pour tout le voyage en autonomie ?

Seconde question : Étant donné que nous n'avons aucune expérience de ce type de voyage (conduite de 4x4, safaris, etc.), nous nous posons la question de la faisabilité des self-drive ? J'imagine que sans expérience particulière nous aurons plus de difficultés à réussir de belles observations. Les parties les plus propices à la rencontre et sauvages sont elles uniquement accessibles aux 4x4 ?

Dernier point : Notre itinéraire, voici une ébauche de celui-ci selon les différents sites et carnets du forum que nous avons lu. Cela vous semble-t-il réalisable et juste au niveau des durées de chaque étape ? Af du Sud (1/2) 16 jours 1/ Johannesbourg - 2j 2 / Sainte Lucie + Hluhluwe-Umfolozi Reserve 3j 3 / Cote sauvage Est (Sardine run en Juin/Juillet) - 3j 4 / Drakensberg - 2j 5 / Cape Town + Hermanus - 6j

Namibie 16 jours 6 / Fish river canyon - 3j 7 / Désert Namib , Sossusvlei, Sesriem Canyon - 4j 8 / Côte Ouest : Walvis Bay, Skeleton Coast National Park, Spitzkoppe - 4j 9 / Damaraland, Twyfelfontein- 1j 10 / Etosha Park - 4j

Botswana 8 jours 11/ Delta Okavengo + Moremi reserve - 4j 12 / Chobe NP - 4j

Zimbabwe 8 jours 13 / Chutes Victoria - 2j 14 / Safari Zambèze + Matusadona National Park + Kariba Lake - 5j 15 / 1 journée de route jusqu'à Af du Sud Pas de Hwange NP, Matobo NP ?

Af du Sud (2/2) 7 jours 16 / Blyde River Canyon + Kruger National Park- 5j 17 / Johannesbourg - 2j

D'avance merci d'avoir pris le temps de me lire (et éventuellement de me répondre).
Notre Johannesburg - Cape Town, 2 mois en Afrique australe
by Pir971 · 2018-02-05 · 390 replies
Je commence enfin le récit de notre périple de l'été dernier (2017). 😇

C'est un road-trip que j'avais commencé à imaginer à partir Juin 2016, plus d'un an en avance, mais, en réalité, ce voyage était la suite espérée de celui de 2015. A l'époque, déjà, j'avais rêvé de monter aux chutes Victoria et de faire une petite partie de Botswana mais en 5 semaines c'était beaucoup trop juste. Nous nous étions donc concentrés sur l'Afrique du Sud et la Namibie et nous avions A-D-O-R-É ! 🙂 Safari 2015 : Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi

En guise de revanche, cette fois-ci nous avions prévu 8 semaines ! Avec beaucoup de Botswana, 1 journée aux chutes Victoria, un peu de Namibie et encore de l'Afrique du Sud. 😎 Voici le programme :

J0 (08/07/17) : Départ de Paris West à 16h20, arrivée à Londres à 16h15 et départ de Londres à 19H30. J1 (09/07/17) : Arrivée à Joburg à 7h30. Dodo sur Polokwane. J2 (10/07/17) : Kruger NP - Letaba J3 (11/07/17) : Kruger NP - Shingwezdi J4 (12/07/17): Kruger - Punda Maria J5 (13/07/17): Khama Rhino Sancturay J6 (14/07/17): Khama Rhino Sanctuary J7 (15/07/17): Central Kalahari Game Reserve - Sunday Pan J8 (16/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Passarge Valley J9 (17/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Kori J10 (18/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 (19/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12(20/07/17): Nxai Pan NP – Baine's Baobab J13(21/07/17): Nxai Pan NP – South Camp J14 (22/07/17): Lekhubu Island J15 (23/07/17): Kasane - Senyati J16 (24/07/17): Kasane - Senyati J17 (25/07/17): Chobe NP – Mwandi View J18 (26/07/17): Chobe NP - Savuti J19 (27/07/17): Chobe NP - Savuti J20 (28/07/17): Dizhana J21 (29/07/17): Dizhana J22 (30/07/17): Moremi Game Reserve – Xakanaxa J23 (31/07/17): Moremi Game Reserve – Third Bridge J24 (01/08/17): Maun - Island Safari Lodge J25(02/08/17): Gobabis – West Nest Lodge J26 (03/08/17): Erindi Game Reserve - Elephant Camp J27(04/08/17): Erindi Game Reserve -Elephant Camp J28 (05/08/17): Damaraland - Sptizkope J29 (06/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J30 (07/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J31 (08/08/17) : Swakopmund - Sophia Dale J32 (09/08/17): Camp Gecko - Eagle Camp J33 (10/08/17): Sesriem Camp J34 (11/08/17) : Sesriem Camp J35 (12/08/17) : Klein Aus Vista J36 (13/08/17) : Luderitz - Shark Island Campsite J37 (14/08/17): Ritchersveld NP - Tatasberg J38 (15/08/17) : Ritchersveld NP - De Hoop J39 (16/08/17) : Geogab NR J40 (17/08/17): Namaqua NP -Skilpad J41 (18/08/17): Namaqua Coastal - Kwaas Se Baai J42 (19/08/17): Cederberg - Algeria campsite J43 (20/08/17): Cederberg - Mountceder J44 (21/08/17): Tankwa Karoo NP - Elandsberg J45 (22/08/17): Tankwa Karoo NP - Perdekloof campsite J46 (23/08/17): Karoo NP - Afsaal J47 (24/08/17): Karoo NP - Afsaal J48 (25/08/17): Oodtshoorn - Kleinplaas resort J49 (26/08/17) : De Hoop Nature Reserve J50 (27/08/17) : De Hoop Nature Reserve J51 (28/08/17) : CapeTown J52 (29/08/17) : CapeTown J53 (30/08/17) : CapeTown J54 (31/08/17) : Départ de CapeTown à 19h30

Pour le vol nous avons fait confiance à British Airways avec escale à Londres, arrivée à Johannesburg et départ du Cap. La vérité c'est que c'est l'open jaw le moins cher que nous ayons trouvé.

Sur 53 nuits, nous en avons fait 37 en camping (Tente de toit pendant la première partie du voyage et tente de sol ensuite). Nous avions emmené notre tente Tiptop 3 places de GUIDETTI, achetée exprès pour ce voyage car son système de rangement nous permettait de la mettre dans une valise.

Pour le reste nous avions emmené les duvets de notre précédent voyage (Décathlon, température de confort : 10°C) mais nous n'avions pas pu prendre nos matelas autogonflants (manque de place).

Pour ce voyage la location d'un 4x4 était indispensable. Pour des raisons économiques nous en avons même loué 2 : - Un premier, tout équipé, avec tente sur le toit, loué auprès de Safari4x4Hire, que nous avons récupéré à Pretoria (AdS) et laissé à Windhoek (Namibie)

- Et un second 4x4, "classique" dirons nous, loué chez Hertz à l'aéroport de Windhoek (Namibie) et déposé à celui de Capetown. (AdS) Chapeau bas à celui ou à celle qui reconnaitra le lieu où a été prise cette photo ! 😎

Nous avons, en fait, réaliser 2 voyages en 1. 2 voyages très différents l'un de l'autre. La première partie fut rude, difficile, très fatigante, parfois éprouvante, avec beaucoup de péripéties mais aussi beaucoup de découvertes.

La seconde fut un petit peu moins dépaysante (en effet, nous connaissions déjà cette magnifique partie de la Namibie) mais plus tranquille et bien plus agréable.

Enfin, pour ce qui est des difficultés et des délais concernant les réservations, je vous mets le lien de ma préparation : Préparation road trip Afrique australe en été Et j'en profite pour adresser un énorme merci à tout ceux qui m'ont aider à préparer ce voyage Il n'y a pas à chier, la communauté Afrique australe de VF est au top ! 😉

Voila je crois que j'ai fait le tour ! 😏 Je préfère vous prévenir que ce carnet sera trèèèèèès long (Avant que je ne me fasse harceler et agresser 😇)
Retour d'une croisière d'Afrique du Sud avec Oceania sur le Nautica
by 4yne · 2018-01-02 · 248 replies
Bonjour à tous !

Très bonne et très belle année 2018 ! Je vous souhaite de tout cœur de très belles croisières et de beaux voyages !

C'est une croisière qui avait tout pour être une réussite, une bonne compagnie et une très belle destination...

Pendant la semaine de la croisière du mois d’avril je trouve une offre qui me parait intéressante de Cape Town à Cap Town sur le Nautica un petit bateau de 680 passagers.



L'Afrique et ses parcs, nombreux et magnifiques, est une destination que nous n'aurions jamais choisie pour un voyage terrestre. Nous n'avons pas l'esprit assez aventurier pour aller courir les grandes réserves, ou faire un safari, ce n'est pas notre truc.

Cet itinéraire comporte beaucoup d'escales et peu de jours de mer. La compagnie Oceania en laquelle j'ai toute confiance suite à notre première expérience très réussie me parait idéale pour cette destination dont je n'avais jamais rêvé avant. Nous voilà décidés pour cette croisière qui me parait un peu comme un menu dégustation avec à chaque escale un échantillon d'Afrique.

Pour la première fois de notre vie de croisiéristes nous réservons toutes les excursions avec le bateau pour des raisons de sécurité et de distances entre les ports et les parcs visités. Nous avons un programme varié et bien diversifié très alléchant.

Avant de partir il est nécessaire pour les ressortissants français et beaucoup d'autres d’obtenir un visa pour le Mozambique. J'ai reçu un grand nombre de messages d'Oceania pour me le rappeler. Le bateau offre de s’occuper de cette démarche pour 125 $ par personne.

En le demandant moi même directement à l’ambassade à Paris cela coûte 40 € par personne, plus les frais de photos et de recommandé, le prix de revient est de 120 € pour 2 visas ; nous l'obtenons facilement en 15 jours.

Le Mozambique est une zone de paludisme mais pour une journée d'escale, en ville, en pleine journée nous choisissons de ne pas prendre de traitement malgré les nombreux mails de la compagnie pour nous y encourager.
Namaqualand (Afrique du Sud et Namibie)
by Max68 · 2016-10-01 · 34 replies
Hello,

Juste un question dans l'air, comme ça: et si on allait voir ce fameux désert de fleurs du 18 au 26 août ??? 😛

Comme le séjour serait court où atterrir ?:

- Windhoek: l'avantage c'est qu'on connait, on sait où louer un 4x4 et c'est la version avec le prix de vol la plus accessible ... mais c'est loin.

- Le Cap: c'est plus près, on ne connait pas. Le vol nécessite une escale et est plus onéreux. Qui a-t-il en chemin ?

- Upington: c'est le plus près. Niveau prix de vol et escale c'est l'équivalent du Cap. Dans le secteur il y a plusieurs parcs autres parcs (KTP, Agrabies, Richsterveld), en revanche où louer la voir ?

- nulle part car c'est une mauvaise idée 😮

Merci pour vos idées conseils 🙂

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