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Traverser le Soudan du lac Nasser à Gondar (Éghiopie)
je voudrais traverser le Soudan depuis Wadi Halfa (j'arriverais du Caire) jusqu'à Gondar en Ethiopie vers le mois de mars/avril.
pour n'avoir jamais été dans la région je n'ai pas beaucoup d'idée sur les possibilités et les conditions de déplacements à l'heure actuelle. comment peut-on se rendre de Wadi Halfa à Khartoum ? puis de Karthoum à la frontière éthiopienne ? cet itinéraire paraît-il aux connaisseurs faisable seul et désargenté ?
pour n'avoir jamais été dans la région je n'ai pas beaucoup d'idée sur les possibilités et les conditions de déplacements à l'heure actuelle. comment peut-on se rendre de Wadi Halfa à Khartoum ? puis de Karthoum à la frontière éthiopienne ? cet itinéraire paraît-il aux connaisseurs faisable seul et désargenté ?
Travailler à Khartoum (Soudan)
Bonjour !
Cela fait quelques années que je ne me suis plus connecté à VoyageForum (honte sur moi), et je constate avec plaisir que l'esprit n'a pas changé depuis le tout début 🙂
Je poste un message pour la raison suivante: j'ai l'opportunité d'aller travailler à Khartoum pour une grosse ONG pendant un an à partir d'avril prochain. Ne connaissant pas trop la région (j'ai plutot voyagé en Inde et Asie ces dernières années), il y a pas mal de questions variées que je me pose aujourd'hui avant de prendre ma décision finale... Toute réponse partielle ou complète à l'une ou l'autre de ces questions est bienvenue !
1) J'ai lu des avis partagé sur la ville même: certains disent qu'il n'y a rien à y faire, que c'est un "trou", d'autres que la ville est très agréable et les gens extrêmement accueillant... je dois dire que j'ai encore du mal à me faire une idée. Vos avis ?
2) D'un point de vue sécurité, on est loin du Darfour (bien que je serai amené à y aller de temps en temps sans doute), mais le pays n'est pas connu pour sa stabilité, et le régime en place pour sa popularité. D'un point de vue global donc, qu'en est-il aujourd'hui? est ce que cette instabilité se ressent encore ?
3) Au niveau sécurité dans les rues de la ville, qu'en est il ? est-ce qu'un ressortissant européen respectueux des règles fondamentales est en sécurité, ou faut-il faire attention à chaque coin de rue?
4) J'ai entendu dire que le réseau de téléphonie mobile était assez développé que pour pouvoir communiquer avec l'Europe sans problème, de même que Internet; est ce la réalité?
5) D'un point de vue hygiène alimentaire, pour peu que l'on applique les règles de base (purifier l'eau, boire de l'eau à la bouteille, etc etc), y a t'il un danger quelconque ?
6) Comment sont perçues les ONG aujourd'hui après des affaires du genre "l'Arche de Zoé" ?
7) En bref, si cette opportunité se présentait à vous, est ce que vous le feriez? Je dois prendre ma décision dans les 2 semaines (rapport à mon boulot actuel), donc tout conseil, remarque, suggestion est bienvenu !!!
Merci d'avance 🙂
Stef
Cela fait quelques années que je ne me suis plus connecté à VoyageForum (honte sur moi), et je constate avec plaisir que l'esprit n'a pas changé depuis le tout début 🙂
Je poste un message pour la raison suivante: j'ai l'opportunité d'aller travailler à Khartoum pour une grosse ONG pendant un an à partir d'avril prochain. Ne connaissant pas trop la région (j'ai plutot voyagé en Inde et Asie ces dernières années), il y a pas mal de questions variées que je me pose aujourd'hui avant de prendre ma décision finale... Toute réponse partielle ou complète à l'une ou l'autre de ces questions est bienvenue !
1) J'ai lu des avis partagé sur la ville même: certains disent qu'il n'y a rien à y faire, que c'est un "trou", d'autres que la ville est très agréable et les gens extrêmement accueillant... je dois dire que j'ai encore du mal à me faire une idée. Vos avis ?
2) D'un point de vue sécurité, on est loin du Darfour (bien que je serai amené à y aller de temps en temps sans doute), mais le pays n'est pas connu pour sa stabilité, et le régime en place pour sa popularité. D'un point de vue global donc, qu'en est-il aujourd'hui? est ce que cette instabilité se ressent encore ?
3) Au niveau sécurité dans les rues de la ville, qu'en est il ? est-ce qu'un ressortissant européen respectueux des règles fondamentales est en sécurité, ou faut-il faire attention à chaque coin de rue?
4) J'ai entendu dire que le réseau de téléphonie mobile était assez développé que pour pouvoir communiquer avec l'Europe sans problème, de même que Internet; est ce la réalité?
5) D'un point de vue hygiène alimentaire, pour peu que l'on applique les règles de base (purifier l'eau, boire de l'eau à la bouteille, etc etc), y a t'il un danger quelconque ?
6) Comment sont perçues les ONG aujourd'hui après des affaires du genre "l'Arche de Zoé" ?
7) En bref, si cette opportunité se présentait à vous, est ce que vous le feriez? Je dois prendre ma décision dans les 2 semaines (rapport à mon boulot actuel), donc tout conseil, remarque, suggestion est bienvenu !!!
Merci d'avance 🙂
Stef
Obtention du visa soudanais au Caire
bonjour
je lis un peu tous les sons de cloche concernant la faisabilité du visa Soudanais au Caire mais aussi sur son prix et le délai.
qu'en est il réellement ?
merci
je lis un peu tous les sons de cloche concernant la faisabilité du visa Soudanais au Caire mais aussi sur son prix et le délai.
qu'en est il réellement ?
merci
Obtenir un visa pour le Soudan à partir du Caire
EXTRAIT DE MON BLOG DE VOYAGE
COMMENT OBTENIR UN VISA POUR LE SOUDAN DU CAIRE (POUR COTIYENS FRANCAIS ET AMERICAIN)
SOURCE http://lecairelecap.blogspot.com/
Pour obtenir un visa soudanais il faut être patient. Cela dit, il en sera surement de même pour de nombreux autres pays sur notre route. Chronologie d’une quête.
1er jour L'ambassade du Soudan se trouve dans le quartier de Garden City en plein centre ville du Caire. Dans une ruelle ombragée se tient un cabanon peint aux couleurs du drapeau soudanais. Un garde bien armé patiente sereinement. L'entrée du lieu ressemble un peu à une porte de garage, seule une petite plaque dorée permet aux arabophones de savoir qu'ils sont arrivés au bon endroit. Il est encore tôt, le lieu est plutôt calme. Sur la gauche se tiennent trois guichets sur lesquels de vieux panneaux indiquant "passeport" ou "cashier" se décollent. De l’autre coté, des gens remplissent leurs feuilles volantes ou patientent en somnolant. Au fond de la pièce un grand fonctionnaire soudanais fort agréable nous accueille avec le sourire, il parle très bien anglais. Il nous renseigne sur les pièces à fournir pour accompagner une demande de visa, à savoir un formulaire dûment rempli, des lettres de nos ambassades respectives et 100 dollars chacun. Il ne nous explique pas ce que doivent mentionner les missives, ce n'est pas bien grave après tout, les ambassades française et américaine doivent bien savoir de quoi il s'agit. Mon visa pourra ainsi être fait sur le champ alors que le traitement du dossier de Seamus peut prendre plus de temps, peut être 2 ou 3 semaines, Inch'allah. Nous décidons de passer Noel au Caire. L'ambassade de France à Khartoum n'est pas facile à joindre, d'une ligne téléphonique à l'autre, je suis renvoyée vers différents fonctionnaires qui ne semblent pas bien comprendre ma requête. Après quatre tentatives je parle enfin à une personne du service des visas. L’aimable dame ne comprend pas non plus ma demande, elle m’explique que si je ne vis ni ne travaille au Soudan elle ne peut rien faire pour moi. Suis – je la première française à lui demander cela ? Oui. Coté américain les choses sont beaucoup plus simples, l'ambassade est fermée 5 jours pour cause de Thanksgiving, "rappelez dimanche monsieur".
2ème jour Quelques jours plus tard nous reprenons la route de l'ambassade du Soudan. Un autre fonctionnaire bien moins agréable et peu anglophile nous donne de nouvelles informations. Il n’est à présent plus nécessaire de fournir de lettre pour la demande du citoyen américain, mais il en faut quand même une pour la française. La belle affaire. Je décide donc de m'adresser aux autorités françaises du Caire mais à cette heure ci les bureaux sont fermés, l’accueil du public à lieu de 9h à 12h30.
3ème jour Le lendemain une employée de l’ambassade de France me donne les mêmes arguments déjà entendus à Khartoum, il n’est pas possible de recevoir de lettre. La lassitude commence à se faire sentir. Nous décidons de retourner vers les autorités soudanaises pour expliquer que je ne pourrai fournir de lettre. Nous découvrons assez vite que ce document n’est en fait pas indispensable, cette demande permet juste de décourager les moins coriaces, il parait que ça fonctionne. Il est 11h et la course commence, il nous faut trouver au plus vite 250 dollars en grosses coupures et deux photos d'identité. Un ami m'appelle entre temps pour me conseiller de fournir des coupures neuves, les billets émis avant 2005 pouvant être refusés. Après avoir visité quelques banques nous trouvons le guichet American Express qui peut changer nos traveller ’s cheques. Je demande au guichetier de trouver les billets les plus neufs et les plus beaux. C'est chose faite, nos 250 dollars datent de 2006. Nous trouvons ensuite un photographe. Dans une arrière pièce il me fait assoir et me tire le portrait. En quelques secondes son collègue assis à l’ordinateur m'enlève les moindres défauts et grains de beauté. De retour à l'ambassade du Soudan nous retrouvons quelques personnes. Certains patientent alors que d'autres s'agitent passeports à la main. Un archéologue russe est en colère, seule sa femme a reçu le visa. Il y a aussi un suisse qui tente d'obtenir le sésame pour travailler au Darfour. Mais, derrière le guichet plus personne ne répond. L’aimable fonctionnaire nous demande de revenir le lendemain à 10h, puis timide, il me demande mon prénom.
4ème jour 10h30, à l’ambassade. Notre travailleur suisse est là depuis presque une heure déjà. Ce matin c'est la cohue, peut être est à cause du weekend end et des vacances de l'Aïd qui s’en suivent ? Nous faisons signer nos dossiers bien préparés avant de retourner au premier guichet. Tout est en ordre, le fonctionnaire relie, tamponne et crayonne le tout avant de nous demander les dollars, il est impressionné par la qualité de nos billets verts. Ce dernier nous suggère de repasser à 15 heures, puis une autre personne nous dit de revenir à 14 heures ou plutôt à 13h, nous seront donc là à 13h30. Quelques heures plus tard, les empoignades et politesses reprennent de plus belle avec notre retour. Après 15 minutes d'attente dans la salle encore pleine de gens captivés par la télévision, l'employé anglophone nous fait signe de venir au guichet, il me montre les deux passeports, les deux visas sont prêts. Après vérification nous réalisons que la date d'entrée sur le territoire est fixée au jour même, soit le 4 décembre et la date d'expiration le 3 janvier 2009, soit un mois plus tard. Calmement nous expliquons que nous avions demandé une entrée le 10 janvier 2009, le responsable des passeports prend alors le temps de nous recevoir. Ce dernier nous explique que les dates mentionnées correspondent au temps laissé pour rejoindre le Soudan, une fois le passeport tamponné par les autorités, le visa d'une durée d'un mois entre en vigueur. Le responsable annote avec gentillesse sur les visas, "entrée possible jusqu'au 10 janvier 2009".
L'épisode touche à sa fin. Nous saluons les employés que nous connaissons désormais bien, l'un d’entre eux qui ne parle pas un mot d'anglais nous donne son numéro de téléphone. Nous repartons avec le sourire et quelques chocolats cordialement offerts par un membre de l'assemblée. Patience et amabilité sont les mots clés dans ce genre d’entreprise.
SOURCE http://lecairelecap.blogspot.com/
Pour obtenir un visa soudanais il faut être patient. Cela dit, il en sera surement de même pour de nombreux autres pays sur notre route. Chronologie d’une quête.
1er jour L'ambassade du Soudan se trouve dans le quartier de Garden City en plein centre ville du Caire. Dans une ruelle ombragée se tient un cabanon peint aux couleurs du drapeau soudanais. Un garde bien armé patiente sereinement. L'entrée du lieu ressemble un peu à une porte de garage, seule une petite plaque dorée permet aux arabophones de savoir qu'ils sont arrivés au bon endroit. Il est encore tôt, le lieu est plutôt calme. Sur la gauche se tiennent trois guichets sur lesquels de vieux panneaux indiquant "passeport" ou "cashier" se décollent. De l’autre coté, des gens remplissent leurs feuilles volantes ou patientent en somnolant. Au fond de la pièce un grand fonctionnaire soudanais fort agréable nous accueille avec le sourire, il parle très bien anglais. Il nous renseigne sur les pièces à fournir pour accompagner une demande de visa, à savoir un formulaire dûment rempli, des lettres de nos ambassades respectives et 100 dollars chacun. Il ne nous explique pas ce que doivent mentionner les missives, ce n'est pas bien grave après tout, les ambassades française et américaine doivent bien savoir de quoi il s'agit. Mon visa pourra ainsi être fait sur le champ alors que le traitement du dossier de Seamus peut prendre plus de temps, peut être 2 ou 3 semaines, Inch'allah. Nous décidons de passer Noel au Caire. L'ambassade de France à Khartoum n'est pas facile à joindre, d'une ligne téléphonique à l'autre, je suis renvoyée vers différents fonctionnaires qui ne semblent pas bien comprendre ma requête. Après quatre tentatives je parle enfin à une personne du service des visas. L’aimable dame ne comprend pas non plus ma demande, elle m’explique que si je ne vis ni ne travaille au Soudan elle ne peut rien faire pour moi. Suis – je la première française à lui demander cela ? Oui. Coté américain les choses sont beaucoup plus simples, l'ambassade est fermée 5 jours pour cause de Thanksgiving, "rappelez dimanche monsieur".
2ème jour Quelques jours plus tard nous reprenons la route de l'ambassade du Soudan. Un autre fonctionnaire bien moins agréable et peu anglophile nous donne de nouvelles informations. Il n’est à présent plus nécessaire de fournir de lettre pour la demande du citoyen américain, mais il en faut quand même une pour la française. La belle affaire. Je décide donc de m'adresser aux autorités françaises du Caire mais à cette heure ci les bureaux sont fermés, l’accueil du public à lieu de 9h à 12h30.
3ème jour Le lendemain une employée de l’ambassade de France me donne les mêmes arguments déjà entendus à Khartoum, il n’est pas possible de recevoir de lettre. La lassitude commence à se faire sentir. Nous décidons de retourner vers les autorités soudanaises pour expliquer que je ne pourrai fournir de lettre. Nous découvrons assez vite que ce document n’est en fait pas indispensable, cette demande permet juste de décourager les moins coriaces, il parait que ça fonctionne. Il est 11h et la course commence, il nous faut trouver au plus vite 250 dollars en grosses coupures et deux photos d'identité. Un ami m'appelle entre temps pour me conseiller de fournir des coupures neuves, les billets émis avant 2005 pouvant être refusés. Après avoir visité quelques banques nous trouvons le guichet American Express qui peut changer nos traveller ’s cheques. Je demande au guichetier de trouver les billets les plus neufs et les plus beaux. C'est chose faite, nos 250 dollars datent de 2006. Nous trouvons ensuite un photographe. Dans une arrière pièce il me fait assoir et me tire le portrait. En quelques secondes son collègue assis à l’ordinateur m'enlève les moindres défauts et grains de beauté. De retour à l'ambassade du Soudan nous retrouvons quelques personnes. Certains patientent alors que d'autres s'agitent passeports à la main. Un archéologue russe est en colère, seule sa femme a reçu le visa. Il y a aussi un suisse qui tente d'obtenir le sésame pour travailler au Darfour. Mais, derrière le guichet plus personne ne répond. L’aimable fonctionnaire nous demande de revenir le lendemain à 10h, puis timide, il me demande mon prénom.
4ème jour 10h30, à l’ambassade. Notre travailleur suisse est là depuis presque une heure déjà. Ce matin c'est la cohue, peut être est à cause du weekend end et des vacances de l'Aïd qui s’en suivent ? Nous faisons signer nos dossiers bien préparés avant de retourner au premier guichet. Tout est en ordre, le fonctionnaire relie, tamponne et crayonne le tout avant de nous demander les dollars, il est impressionné par la qualité de nos billets verts. Ce dernier nous suggère de repasser à 15 heures, puis une autre personne nous dit de revenir à 14 heures ou plutôt à 13h, nous seront donc là à 13h30. Quelques heures plus tard, les empoignades et politesses reprennent de plus belle avec notre retour. Après 15 minutes d'attente dans la salle encore pleine de gens captivés par la télévision, l'employé anglophone nous fait signe de venir au guichet, il me montre les deux passeports, les deux visas sont prêts. Après vérification nous réalisons que la date d'entrée sur le territoire est fixée au jour même, soit le 4 décembre et la date d'expiration le 3 janvier 2009, soit un mois plus tard. Calmement nous expliquons que nous avions demandé une entrée le 10 janvier 2009, le responsable des passeports prend alors le temps de nous recevoir. Ce dernier nous explique que les dates mentionnées correspondent au temps laissé pour rejoindre le Soudan, une fois le passeport tamponné par les autorités, le visa d'une durée d'un mois entre en vigueur. Le responsable annote avec gentillesse sur les visas, "entrée possible jusqu'au 10 janvier 2009".
L'épisode touche à sa fin. Nous saluons les employés que nous connaissons désormais bien, l'un d’entre eux qui ne parle pas un mot d'anglais nous donne son numéro de téléphone. Nous repartons avec le sourire et quelques chocolats cordialement offerts par un membre de l'assemblée. Patience et amabilité sont les mots clés dans ce genre d’entreprise.
Traverser en 4x4 la frontière entre l'Égypte et le Soudan en passant par le triangle d'Halaib?
Bonjour,
Est ce qu’il est possible de traverser avec 4x4 la frontière entre Bérénice Egypte et le Soudan passant par le triangle Halaib ?
Merci Fabrizio
Merci Fabrizio
Site de Old Dongola au Soudan
Ayant reçu un MP concernant Old Dongola, je me permets de communiquer l’info qui peut toujours intéresser quelqu’un. Surtout que le site en vaut largement la peine.
Situé entre Dongola (au nord) et Abu Dom (au sud), le site de Old Dongola se trouve au niveau du village de El Ghaba mais sur l’autre rive, la rive orientale (east bank)
Il faut compter 45 (à 50) bonnes minutes de marche pour rejoindre la rive (il y a la palmeraie entre le village et le Nil)
Le chemin qui mène jusqu’à la rive et au bac (barque avec moteur pour passage pédestre) est « relativement intuitif » et de toute façon, vous croiserez bien un villageois qui vous indiquera la direction. En gros, c’est un peu un « zigzag » avec une alternance de « gauche-droite » (comme à l’armée…) dans la palmeraie.
Le site est visible depuis la rive occidentale, au niveau du bac.
Une solution très sympa et agréable pour y accéder consiste à négocier l’affrètement de la barque pour vous faire conduire jusqu’au site (où vous serez débarqué près de la maison du ghaffir) Si vous n'optez pas pour cette solution, vous n'aurez qu'à aller de pied jusqu'au site, en remontant la rive orientale vers le Nord. Le site est un promontoire immanquable, avec un sable couleur orangé.
Il y a plusieurs possibilités pour venir visiter le site.
La première (que je ne conseille pas mais que je peux comprendre pour une raison de timing) est d'affréter un boksi depuis Dongola, pour un aller-retour dans la journée. En fait, à Selim (le village situé en face de Dongola, sur la rive orientale du Nil, au niveau du ferry) vous trouverez des bokasis (qui assurent entre autre les liaisons vers le nord) et il est possible d'en affréter un pour la journée.
La solution que je préconise est d'aller, en boksi depuis Dongola, jusqu'à El Ghaba et d'y trouver un toit pour la nuit.
Il n'est pas pertinent de vouloir loger à El Debba où se trouve pourtant un lokanda/funduk (il n'y en a pas à El Ghaba) mais celui-ci ne vaut pas les 40 kilomètres (32 à vol d'oiseau, dixit GPS) qui vous sépare alors de Old Dongola. L'idée de loger à Abu Dom est encore moins bonne.
Pour Old Dongola, au plus prêt on loge, on mieux c'est!
Le plus simple est de négocier le "bout de gras" avec un commerçant ou accepter une invitation que l’on m’a faite à l’époque (mais malheureusement, j’avais ma « piaule » à El Debba !!!)
Le « logement » risque peut-être d’être « précaire » (quoique en comparaison avec le lokanda d’El Debba, on ne peut être que gagnant !) mais les soudanais sont charmants et prévenants. Pas de stress. Par contre, prévoir couverture de survie et vêtements si votre sac de couchage est « limite » du point de vue thermique et que vous dormez dehors !
Pour les voyageurs qui arrivent du Nord, il y a deux possibilités.
Venir de Dongola puis y retourner pour traverser le désert en direction de Karima ou quitter El Ghaba avec n'importe quel véhicule jusqu'au début de la route Abu Dom-Karthoum et se faire déposer au premier "relais" au début de la route, traverser la route et faire du stop auprès des véhicules qui "montent" vers Mérowé-Karima (Mérowé étant le "hub" de Karima et le lieu où se trouve le ferry pour traverser le Nil et aller à Karima)
Abu Dom ne se trouve pas sur la "grand route" et il n'est donc pas avantageux d'y aller.
Pour les "sudistes" (les voyageurs qui viennent du sud), vous pouvez prendre un "otobees" depuis Khartoum (ou Omdurman) en direction de Dongola et vous vous faites déposer au niveau de El Ghaba (deux pylônes télécom, côte à côte, à l'est de la route, comme repère)
De là vous reprenez un boksi (ou tout ce qui roule) pour Dongola et allez vers le nord (vers Halfa et l'Egypte) ou vers l'est, vers Karima.
Si vous avez choisi d'aller d'abord à Karima en étant arrivé de Khartoum-Omdurman, vous pouvez reprendre un véhicule (depuis Karima) pour Khartoum et vous faire déposer au premier relais de la route Abu Dom - Khartoum et, après avoir traversé, vous faites du stop pour remonter vers El Ghaba - Dongola.
L'autre solution consiste à y venir depuis Dongola. Confer modalités déjà expliquées.
Il n'y a strictement rien de sorcier à procéder de la sorte mais il faut de la patience et du temps.
Le Soudan est totalement bord****** mais rien n'est impossible...
Inch'Allah...
Bon voyage Michel
Situé entre Dongola (au nord) et Abu Dom (au sud), le site de Old Dongola se trouve au niveau du village de El Ghaba mais sur l’autre rive, la rive orientale (east bank)
Il faut compter 45 (à 50) bonnes minutes de marche pour rejoindre la rive (il y a la palmeraie entre le village et le Nil)
Le chemin qui mène jusqu’à la rive et au bac (barque avec moteur pour passage pédestre) est « relativement intuitif » et de toute façon, vous croiserez bien un villageois qui vous indiquera la direction. En gros, c’est un peu un « zigzag » avec une alternance de « gauche-droite » (comme à l’armée…) dans la palmeraie.
Le site est visible depuis la rive occidentale, au niveau du bac.
Une solution très sympa et agréable pour y accéder consiste à négocier l’affrètement de la barque pour vous faire conduire jusqu’au site (où vous serez débarqué près de la maison du ghaffir) Si vous n'optez pas pour cette solution, vous n'aurez qu'à aller de pied jusqu'au site, en remontant la rive orientale vers le Nord. Le site est un promontoire immanquable, avec un sable couleur orangé.
Il y a plusieurs possibilités pour venir visiter le site.
La première (que je ne conseille pas mais que je peux comprendre pour une raison de timing) est d'affréter un boksi depuis Dongola, pour un aller-retour dans la journée. En fait, à Selim (le village situé en face de Dongola, sur la rive orientale du Nil, au niveau du ferry) vous trouverez des bokasis (qui assurent entre autre les liaisons vers le nord) et il est possible d'en affréter un pour la journée.
La solution que je préconise est d'aller, en boksi depuis Dongola, jusqu'à El Ghaba et d'y trouver un toit pour la nuit.
Il n'est pas pertinent de vouloir loger à El Debba où se trouve pourtant un lokanda/funduk (il n'y en a pas à El Ghaba) mais celui-ci ne vaut pas les 40 kilomètres (32 à vol d'oiseau, dixit GPS) qui vous sépare alors de Old Dongola. L'idée de loger à Abu Dom est encore moins bonne.
Pour Old Dongola, au plus prêt on loge, on mieux c'est!
Le plus simple est de négocier le "bout de gras" avec un commerçant ou accepter une invitation que l’on m’a faite à l’époque (mais malheureusement, j’avais ma « piaule » à El Debba !!!)
Le « logement » risque peut-être d’être « précaire » (quoique en comparaison avec le lokanda d’El Debba, on ne peut être que gagnant !) mais les soudanais sont charmants et prévenants. Pas de stress. Par contre, prévoir couverture de survie et vêtements si votre sac de couchage est « limite » du point de vue thermique et que vous dormez dehors !
Pour les voyageurs qui arrivent du Nord, il y a deux possibilités.
Venir de Dongola puis y retourner pour traverser le désert en direction de Karima ou quitter El Ghaba avec n'importe quel véhicule jusqu'au début de la route Abu Dom-Karthoum et se faire déposer au premier "relais" au début de la route, traverser la route et faire du stop auprès des véhicules qui "montent" vers Mérowé-Karima (Mérowé étant le "hub" de Karima et le lieu où se trouve le ferry pour traverser le Nil et aller à Karima)
Abu Dom ne se trouve pas sur la "grand route" et il n'est donc pas avantageux d'y aller.
Pour les "sudistes" (les voyageurs qui viennent du sud), vous pouvez prendre un "otobees" depuis Khartoum (ou Omdurman) en direction de Dongola et vous vous faites déposer au niveau de El Ghaba (deux pylônes télécom, côte à côte, à l'est de la route, comme repère)
De là vous reprenez un boksi (ou tout ce qui roule) pour Dongola et allez vers le nord (vers Halfa et l'Egypte) ou vers l'est, vers Karima.
Si vous avez choisi d'aller d'abord à Karima en étant arrivé de Khartoum-Omdurman, vous pouvez reprendre un véhicule (depuis Karima) pour Khartoum et vous faire déposer au premier relais de la route Abu Dom - Khartoum et, après avoir traversé, vous faites du stop pour remonter vers El Ghaba - Dongola.
L'autre solution consiste à y venir depuis Dongola. Confer modalités déjà expliquées.
Il n'y a strictement rien de sorcier à procéder de la sorte mais il faut de la patience et du temps.
Le Soudan est totalement bord****** mais rien n'est impossible...
Inch'Allah...
Bon voyage Michel
Obtention d'une lettre de recommandation au consulat de France au Caire pour le visa soudanais
😉
je suis au caire je veux continuer mon voyage en ethiopie kenya etc.. j aime pas prendre l avion et prefere passer les frontieres terrestre donc passer faire un tour au soudan
le consulat soudanais au caire me demande une lettre de recom par le consulat de france
eh bien voila que on m apprend que depuis aout juste un mois avant comme par hazard ?
que la diplomatie fr ne donne plus de lettre de recomandation et ce pour quelque soit le pays en question
pas seulement le soudan comme si le consulat de france bar le biais de donner une lettre de recom
s attribuait le droit de selection des pays qu on peut visiter merci la liberte de mouvement
est ons en democratie ?
enfin toujours est t il que pour ces emerdeuses du service des francais au consulat m on dit sans grande
justification que c etait niete et que pour la lettre je pouvais me la mettre si vous me permetez la rime 😉
reste a trouver une alternative pour decendre en afrique du sud
si vous avez des idees de comment obtenir ce visa soudanais merci les bienvenues 😏
je suis au caire je veux continuer mon voyage en ethiopie kenya etc.. j aime pas prendre l avion et prefere passer les frontieres terrestre donc passer faire un tour au soudan
le consulat soudanais au caire me demande une lettre de recom par le consulat de france
eh bien voila que on m apprend que depuis aout juste un mois avant comme par hazard ?
que la diplomatie fr ne donne plus de lettre de recomandation et ce pour quelque soit le pays en question
pas seulement le soudan comme si le consulat de france bar le biais de donner une lettre de recom
s attribuait le droit de selection des pays qu on peut visiter merci la liberte de mouvement
est ons en democratie ?
enfin toujours est t il que pour ces emerdeuses du service des francais au consulat m on dit sans grande
justification que c etait niete et que pour la lettre je pouvais me la mettre si vous me permetez la rime 😉
reste a trouver une alternative pour decendre en afrique du sud
si vous avez des idees de comment obtenir ce visa soudanais merci les bienvenues 😏
Aller au Darfour? (Soudan)
Je suis allée au Soudan en avril (en me limitant à Khartoum et aux sites archéologiques) et j'ai posté à l'époque un message pour obtenir des renseignements; MVBergen (qui semble avoir le don d'ubiquité tellement il est présent sur tous les fronts) m'a répondu avec compétence et patience, et aussi d'autres forumistes. Mon voyage a été passionnant.
Voilà que je découvre sur cette ancienne discussion un message récent demandant à Michel s'il y a un train pour le Darfour. Sûrement Michel connaît la réponse, mais le problème n'est pas là. Que faire au Darfour ? Pourquoi aller au Darfour ? Voyeurisme ? Attrait pour le danger ? Imiter l'Arche de Zoé ? Mon avis: à moins d'être journaliste ou MSF, on n'a rien à faire là; et ni les journalistes ni les ONG ne demandent sur un forum les horaires de train. Ou alors...j'ai encore beaucoup à apprendre.
Et si je poste ce message, bien entendu, c'est que je voudrais d'autres avis...
Virginie
Changer des dollars à l'aéroport de Khartoum? (Soudan)
Bonjour,
Je dois me rendre au Soudan. Est ce qu'il y a possibilité de changer des dollars à l'aéroport ? Ou hôtels ? Ou banque ( mais je n'aurais pas beaucoup de temps sur Khartoum)?
Je vous remercie d'avance.
Je dois me rendre au Soudan. Est ce qu'il y a possibilité de changer des dollars à l'aéroport ? Ou hôtels ? Ou banque ( mais je n'aurais pas beaucoup de temps sur Khartoum)?
Je vous remercie d'avance.
Trajet de Assouan à Wadi Haifa au Soudan: visa soudanais à Assouan, carnet de vaccination demandé?
BOnjour !!
Je pars en Egypte demain et je voudrais aller au Soudan le lundi 28 Juillet afin de prendre le ferry- J'ai qqes questions : Peut-on avoir le visa soudanais (je suis francais) a Assouan ou faut-il le faire au Caire ??? Est-ce vrai que les officiers d immigration soudanais demandent un carnet de vaccination prouvant le vaccin contre la fievre jaune ??? Est-ce que qqun a pris le train ou le bus qui va directement de Wadi a Khartoum?
Bon voila en esperant de voir Merowe dans qqes jours merci a tous de vos tuyaux !!!
Jorge
Je pars en Egypte demain et je voudrais aller au Soudan le lundi 28 Juillet afin de prendre le ferry- J'ai qqes questions : Peut-on avoir le visa soudanais (je suis francais) a Assouan ou faut-il le faire au Caire ??? Est-ce vrai que les officiers d immigration soudanais demandent un carnet de vaccination prouvant le vaccin contre la fievre jaune ??? Est-ce que qqun a pris le train ou le bus qui va directement de Wadi a Khartoum?
Bon voila en esperant de voir Merowe dans qqes jours merci a tous de vos tuyaux !!!
Jorge
Informations sur les prix au Soudan?
Bonjour
Désolé de bassiner avec les questions d'argent, mais j'ai l'impression qu'il faut un sacré budget pour ce pays.
D'abord le prix d'une place basique sur le bateau entre le soudan et l'egypte (disons la moins chère mais supportable quand même).
ensuite le prix de l'enrgistrement des étrangers (50$?)
le prix du permis pour aller à Kassala et Port soudan
enfin chaque site archélogique demande 10$ et il n'y a pas moyen de les obtenir à Wadi Halfa?
merci beaucoup
merci beaucoup
Obtention du visa pour le Soudan à Paris
Comment puis-je obtenir la référence au Soudan que me demande le Consulat du Soudan à Paris pour obtenir mon visa?
Obtention du visa au Soudan
Bon, avant toute chose, je m'excuse de mon post dans cette section mais je n'arrive tout simplement à poster dans la rubrique "Soudan". S'il est possible de déplacer, cela rendrait les choses plus faciles, merci :)
Voila, la question a l'air banale mais j'ai rien trouvé en ce qui concernait les invitations pour le visa et le gars à l'ambassade n'avait pas l'air très au courant ( et très confus).
Normalement, j'étais dans la possibilité d'avoir une invitation pour l'intermédiaire d'une organisation au Sud-Soudan mais à cause de certaine complications, je dois me concentrer sur Khartoum et le Nord-Est. J'ai cru lire qu'il était possible d'avoir une invitation pour l'intermédiaire d'une agence de voyage locale ou d'un hôtel. J'aimerais savoir quel est la procédure plus en détail puisqu'en fait je ne désire que voyager par mes propres moyens. Je suis un peu perdu et j'aimerais régler ce visa au plus tôt.
Merci de m'éclairer ^^
Voila, la question a l'air banale mais j'ai rien trouvé en ce qui concernait les invitations pour le visa et le gars à l'ambassade n'avait pas l'air très au courant ( et très confus).
Normalement, j'étais dans la possibilité d'avoir une invitation pour l'intermédiaire d'une organisation au Sud-Soudan mais à cause de certaine complications, je dois me concentrer sur Khartoum et le Nord-Est. J'ai cru lire qu'il était possible d'avoir une invitation pour l'intermédiaire d'une agence de voyage locale ou d'un hôtel. J'aimerais savoir quel est la procédure plus en détail puisqu'en fait je ne désire que voyager par mes propres moyens. Je suis un peu perdu et j'aimerais régler ce visa au plus tôt.
Merci de m'éclairer ^^
Traversée en bateau Wadi Halfa (Soudan) - Assouan (Egypte)?
Un pote et moi comptons remonter tout le Soudan et l'Egypte. Cependant on se pose quelques questions sur le passage du lac Nasser entre Wadi Halfa et Assouan. Nous savons qu'il y a un bateau qui part de là le mercredi, mais nous voulons pas louper le site d'Abou Simbel. De plus le mercredi ne correspond pas du tout à notre programme. Le but serait de rejoindre Assouan depuis Abou Simbel avec le bus. Est-il possible de rejoindre Abou Simbel depuis Wadi Halfa avec une feloutte ou un autre type de transport ?
Coût de la vie au Soudan?
Bonjour a toutes et a tous,
Je suis ingenieur dans une entreprise, et je vais etre muté au soudan dans quelques mois, et j'ai entendu dire que la vie est trés chére labas ( restaurants, hotels ..etc) je cherche quelqu'un qui peut me donner une idée concréte sur la moyenne des prix de la vie cotidiéne dans ce pay afin que je puisse me fixer, ça me sera trés benifique. merci d'avance.
Sud du Soudan: province de Western Bahr El Ghazal accessible?
la province de Western Bahr El Ghazal est-elle accessible? Peut-on aller à Raja?
Par ailleurs, le visa pour aller au sud soudan, province autonome, s'obtient-il à l'ambassade du soudan comme si l'on allait à Karthoum?
Merci amis voyageurs aventuriers pour votre réponse...
Aller de Khartoum à Nyala en train (Soudan)
je souhaiterais aller de Karthoum à Nyala en train et suis disposé à y passer le temps voulu! mais je voudrais avoir une idée approximative du temps à consacrer et savoir si le voyage en vaut la peine d'un point de vue pittoresque! qu'il s'agisse du voyage et du train lui-même, de la vie à bord ou des zones traversées, gares etc...
Par ailleurs je voudrais aller dans le parc national de Boma où ont lieu les migrations de Kob. Peut-on s'y rendre et assister à cette migration?
Pour finir, je voudrais aller dans une zone ou les Dinkas vivent encore traditionnellement avec leur bétail; où faut-il aller? merci!
Pour finir, je voudrais aller dans une zone ou les Dinkas vivent encore traditionnellement avec leur bétail; où faut-il aller? merci!
Seule au Soudan début avril
J'ai loué une 4X4 avec chauffeur pour visiter les principaux sites nubiens, Meroe; Karima etc, à partir de Khartoum; quelqu'un a-t-il des conseils ou des tuyaux ? Je vais loger sous tente...
Soudan: compte rendu et informations
Après le Kenya, et l’Ethiopie, le Soudan. Mai-juin 2007
Remerciement. Je remercie le « forumvoyagiste » Mvbergen Michel qui m’a été d’un précieux conseil. Consulter ses posts sur forumvoyage est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Sudan 1e édition, en anglais, semble complet pour les anglicistes. Pour les autres, le guide Africa de Lonely Planet (édition anglaise) suffit. Il couvre tous les pays du continent Africain.
Décalé. Je voulais aller visiter le Soudan pour prolonger mon voyage en Egypte de novembre 2006. C’est une erreur. La qualité intrinsèque des sites soudanais est bien inférieure à celle des sites égyptiens, au sens touristique seulement ! Peut-être faut-il inverser le sens du trajet et visiter d’abord le Soudan, ensuite aller en Egypte… dans la foulée ; et c’est ma deuxième erreur, revenir à l’époque pharaonique, cinq mois après l’avoir quitter … Donc l’intérêt du voyage au Soudan n’est pas là - dans l’archéologie - pour un touriste qui fait tout à l’envers. Quand on visite le Soudan, on s’invite au désert, et le voyage est intense, le désert vous prend tout, jusqu’à la substantifique moelle ; on en sort épuisé, et Assouan est vécu alors comme un paradis. Je vais tenter de le décrire. Il est évident que 15 jours de Soudan au mois de juin est largement suffisant, sauf à vouloir mourir.
Visa . Aller lire mon post sur l’Ethiopie, récit de voyage, où je donne la procédure pour obtenir le visa de transit (15 jours) à Addis Abeba.
1 - Metemma, La frontière côté Soudan. Formalités. On passe par trois bureaux dans l’ordre : frontière et douane, police ou on nous prend l’empreinte digitale. Aucune difficulté.
Bus. Passer la frontière tôt pour avoir une place dans le taxi ou le bus pour Gedaref, l’attente peut-être longue quand la dernière place vous file sous le nez, comme ça m’est arrivé. À Gedaref, pour aller à Khartoum, on change de gare. Et si on arrive trop tard il n’y a plus de bus pour la capitale. À Gedaref je suis resté sur le bord de la route Port Soudan – Khartoum pendant toute l’après midi avant qu’un bus ne me prenne. Attendre est une vertu à posséder au Soudan.
2 – Khartoum. Arrivée tardive. Un jeune, avec moi dans le bus, me dépose devant l’hôtel, sa famille étant venue le chercher en voiture. Je prends une chambre au Salli Hôtel, bien situé mais pas terrible. C’est l’hôtel moins cher de Khartoum et les autres sont pires ou fermés. Il y a un ventilateur indispensable. Je mets la barre trop haute au regard du standard du Soudan. À près coup, l’hôtel est très correct pour le prix. Cependant le camping Blue Nile est très bien m’a-t-on affirmé.
L’enregistrement. Les posts de Mvbergen détaillent bien toute la procédure. L’enregistrement a changé de lieu, il se fait maintenant près de l’ambassade des USA, dans un bâtiment neuf et le lieu peut-être pérenne.
Billet du ferry. Acheter à Khartoum le billet du bateau pour l’Egypte est recommandé. Il faut aller à la gare des trains située à l’extérieur de la ville par le bus. Beaucoup d’attente, donc de perte de temps, mais ainsi on est certain d’avoir une place. On peut prendre une couchette (deux par cabine) qui n’est pas indispensable ou dormir à la belle étoile. Le trajet en train est épuisant au dire de ceux qui l’ont pris.
Etouffant. À Khartoum, il fait très chaud, trop chaud. 45 degrés, c’est terrible. En plus le vent de sable de la veille voilera la ville pendant deux jours à cause de la poussière en suspension. Pour se rafraîchir on boit de délicieux jus de fruit naturel très frais. Une institution ? Un bourlingueur que j’ai rencontré au parc national de Molé au Ghana il a y 2 mois, se souvenait encore des délices de ces jus de fruit. Je le cite « et en plus, ils mettent du sucre dans le jus de citron. Ce n’est pas partout que ça se fait ! ». C’est clair, on en prend tout le temps, ils sont indispensables et pas chers. À Khartoum, la chaleur est telle que l’on ne mouille pas son tee-shirt. On transpire en continue certes, mais l’évaporation de la sueur est instantanée. Et lorsque je suis entré au Méridien, légèrement climatisée, pour l’accès internet, j’ai beaucoup transpiré jusqu’à ce que la température de mon corps baisse suffisamment; à la sortie, j’ai suffoqué quelques instants. C’est la première fois que je vivais une telle sensation.
2- Méroé. C’est certainement le site majeur du Soudan. Il se remarque de la route. Le bus nous dépose tout près, on finit à pied, sous le soleil et la chaleur. Dès que l’on s’écarte du goudron, le désert est là. La marche pour aller vers les pyramides se fait sur un terrain dur. À l’entrée, tout le confort : accueil chaleureux, dépôt du sac à dos, thé, rafraîchissements payants, guides, chameaux ; du quatre étoiles Michelin. J’y vais à pied, seul. Un groupe de pyramides domine le désert de sable jaune ocré, d’une couleur parfaite ; un peu plus loin en contrebas, un deuxième groupe de pyramides. Je suis le premier visiteur, aucune trace sur le sable. Je monte la dune pour arriver aux pieds des pyramides – glissades, essoufflement, sueur -. Comme toujours dans le désert, il y a la brise, qui chasse le sable ; on comprend que les pyramides puissent être ensevelies - le sable les protége -, un sable est si léger, si fin. Le silence est total. Le soleil est implacable, il écrase tout ; et donne au désert cette capacité d’insonoriser les bruits, de faire apparaître les gens sortis de nulle part ; et tout à coup, un guide à côté de moi, un peu plus bas le chamelier et son chameau. Je ne l’ai pas vu venir, ni entendu s’approcher. Le guide me propose à nouveau son service, et n’insiste pas face à mon refus. Les Soudanais sont discrets. Je reprends ma flânerie dans ce lieu magique, magique aussi la présence des pyramides.
3 – Atbara. De retour sur le goudron, en attendant le passage d’un bus, je lève mon pouce, et je suis pris. Ils sont deux dans la cabine étroite, on va être trois entassés pendant 40 Km. Les Soudanais sont comme ça. Je descends au Nile Hotel, l’hôtel bourgeois., Je pressens qu’on quitte la modernité après Atbara, je veux passer une dernière nuit dans un vrai lit, avec des draps propres mais rapiécés Les lokanda seront pour demain.
4 - Karima. Le taxi-brousse - encore bien - traverse le désert de Bayuda jusqu’à Merowe et s’arrête devant l’embarcadère. Superbe traversée. Prendre le bac pour traverser le Nil, puis le taxi pour Karima. Si on indique au chauffeur le nom de l’hôtel, il nous y dépose. Je descends au Al Nasser Hotel où je prends une chambre simple et bien. On doit se faire enregistrer à l’autre bout de la ville, à la sécurité, face au stade de foot. C’est la dernière formalité policière à accomplir au Soudan. Il n’y a plus de policier ensuite, tout du moins je n’en ai plus vu. Et je me sens plus libre jusqu’à la fin du voyage, à oublier même que la police existe.
Les taxis passent tout près du Jebel Barkal. En prendre un et se faire déposer derrière la colline. Le cadre est enchanteur comme toujours dans le désert de sable, le dos à la route. On visite deux pyramides. C’est très amusant de monter le Jebel Barkal, encore plus pour le descendre. D’en haut la vue est infinie. Faire le tour du Jebel Barkal, pour y voir les restes d’un temple et aller à la billetterie pour les autres sites (lire le post de Michel ou tout est bien expliqué). En procédant ainsi, on ne paye pas le prix de la visite du Jebel Barkal. Personne n’est dupe cependant. La visite de Nuri peut se faire de la route. Il faut y aller cependant pour le passage du Nil en pirogue, pour la ballade qui rejoint la route, et pour ensuite revenir à Merowe (qui n’est pas Meroe hi hi, tout le monde le dit) et prendre un taxi pour Deir Ghazali.
Ce site est en plein désert. Pas un désert de sable - il y en a peu finalement sur terre - mais un désert de cailloux, de rocher, de croûte. Le paysage est beau, pas très beau. Quelques buissons, le soleil implacable, la chaleur et la brise salutaire, le silence. Bonne excursion, mais dure négociation. La voiture est indispensable pour s’y rendre. On peut signer le livre d’or.
De Kamira, on va en bus à El Kurru. Au carrefour, on peut essayer le stop. Là encore très bonne expérience, même si on ne va pas très loin. Le chauffeur s’excusera, apportera de l’eau et des gâteaux, des dattes, de quoi attendre le passage du bus. Cette gentillesse spontanée… Très beau village avec deux boutiques d’alimentation, stock de coca-cola.
5 – Dongola. Le trajet Karima – Dongola se fait dans un pick-up primitif. On est entassé sur le banc en bois, les bagages s’accrochent à l’extérieur du véhicule. Il n’y a pas de bâche, ni de toit. On va manger du sable pendant tout le trajet. Les places de la cabine sont pour les femmes et les enfants en bas âge. On va suivre une nouvelle route, tantôt utilisable, tantôt en fin de chantier. Aussi les risques d’ensablement sont réels, et notre véhicule s’ensable. Le trajet devient insupportable quand une voiture est devant à cause de la poussière. À mi-chemin il y a un réservoir et tout le monde boit : chacun un petit peu pour un premier tour, puis plus abondamment ensuite. Je bois la quantité d’eau saumâtre d’un chameau. Arrivé à Dongola, j’ai le début d’une insolation. Je bois encore 4 litres de coca pour le sucre, d’une traite, puis encore deux litres, sans pisser ni suer. Le désert est terriblement évaporateur.
6 – Wawa. J’y arrive très tard, vers minuit. Le chauffeur du bus réveille le guide et me confie à lui. Le bus s’en va. Le guide m’installe un lit et je dors dessus dans mon duvet. Le lendemain, il me conduit à Soleb. C’est vendredi, pas de transport, je suis coincé à Wawa. J’ai tout mon temps, je vais beaucoup apprendre. Wawa est un tout petit village, à côté du Nil juste après la rive mise en culture. Les maisons sont dans le désert, sans ombre. Le village est étendu. Je fais la curiosité des enfants en me lavant à la fontaine. Les gens viennent me voir, et l’on se comprend comme on peut. Le soir, je suis invité à dormir chez un d’entre eux. Il m’indique un lit. Il apporte le repas que nous partageons. Et puis il se lève, ses copains sont là. Sympa.
7 – Abri –– Le ferry.
Plus grand chose à dire. À Wadi Halfa, je retrouve les occidentaux (7) que j’avais perdu à Metemma. Chacun raconte sa traversée du Soudan. Bonne expérience.
La procédure d’embarquement est bien décrite dans le Bradt, les étapes sont nombreuses … Les officiels aident les touristes, semblent plutôt cool, sans doute pressés qu’ils sont de nous voir quitter le pays : rester 16 voire 17 jours au lieu de 15 ne pose pas de problème; ils vérifient très superficiellement le passeport
À 20h, le soir, le bateau passe devant Abou Simbel. Premier cadeau de l’Egypte.
L’islam. En parler brièvement, rapporter le peu que je l’ai vu et ressenti – observations partielles non partisanes –. L’islam et les femmes. Plus je monte vers le Nord, plus je prends conscience du peu de femmes dans les rues, pour ne pas dire aucune à la fin. Autrement, les femmes s’effacent au fur et à mesure que je m’approche de L’Egypte. Le monde masculin, je l’avais déjà constaté à Shiva, oasis d’Egypte dans le désert libyen. L’occidental que je suis ressent un malaise. Vraiment l’islam a un problème avec les femmes. La présence (invisible) des femmes est totale : les maisons sont bien tenues, le linge est lavé et séché, les familles sont nourries, on entend parfois leurs rires qui s’échappent des cours et des maisons. Mais elles ne font pas less courses, ne tiennent pas les magasins… L’islam et la solidarité. L’islam produit une société plus solidaire. Il n’y a pas de pauvreté extrême comme en Ethiopie. Les gens sont pauvres, ils ont peu à manger. Ils sont tous pauvres à peu près dans la même proportion. Je n’ai vu personne mendier au Soudan. Pourtant il y a des riches. Quel contraste avec l’Ethiopie. L’islam et les plaisirs. Des jeunes soudanais m’ont fait goûter de l’alcool, très bon et très fort. Ils étaient fiers de m’en proposer, ils ont ri de ma surprise. Ils sont allés ensuite danser et ils ont emporté la bouteille avec eux – sans doute en avait-il plusieurs –. Je n’imagine pas qu’ils dansent entre mecs. Ils m’ont invité aller avec eux, j’ai refusé ; peut-être ai-je eu tord. L’alcool, la musique, la danse ne font pas de ces jeunes de mauvais musulmans…
Conseil. Allez visiter le Soudan, seulement en hiver... Les soudanais sont très prévenant avec les touristes, et une fois le contact pris, ils sont responsables de nous, jusqu’à nous materner. Le tronçon Metemma – Khartoum - Wadi Halfa est sans danger. Il faut y aller non pas pour l’Etat – le Darfour – mais pour la population.
Suite, pour deux, trois tuyaux en Egypte.
Remerciement. Je remercie le « forumvoyagiste » Mvbergen Michel qui m’a été d’un précieux conseil. Consulter ses posts sur forumvoyage est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Sudan 1e édition, en anglais, semble complet pour les anglicistes. Pour les autres, le guide Africa de Lonely Planet (édition anglaise) suffit. Il couvre tous les pays du continent Africain.
Décalé. Je voulais aller visiter le Soudan pour prolonger mon voyage en Egypte de novembre 2006. C’est une erreur. La qualité intrinsèque des sites soudanais est bien inférieure à celle des sites égyptiens, au sens touristique seulement ! Peut-être faut-il inverser le sens du trajet et visiter d’abord le Soudan, ensuite aller en Egypte… dans la foulée ; et c’est ma deuxième erreur, revenir à l’époque pharaonique, cinq mois après l’avoir quitter … Donc l’intérêt du voyage au Soudan n’est pas là - dans l’archéologie - pour un touriste qui fait tout à l’envers. Quand on visite le Soudan, on s’invite au désert, et le voyage est intense, le désert vous prend tout, jusqu’à la substantifique moelle ; on en sort épuisé, et Assouan est vécu alors comme un paradis. Je vais tenter de le décrire. Il est évident que 15 jours de Soudan au mois de juin est largement suffisant, sauf à vouloir mourir.
Visa . Aller lire mon post sur l’Ethiopie, récit de voyage, où je donne la procédure pour obtenir le visa de transit (15 jours) à Addis Abeba.
1 - Metemma, La frontière côté Soudan. Formalités. On passe par trois bureaux dans l’ordre : frontière et douane, police ou on nous prend l’empreinte digitale. Aucune difficulté.
Bus. Passer la frontière tôt pour avoir une place dans le taxi ou le bus pour Gedaref, l’attente peut-être longue quand la dernière place vous file sous le nez, comme ça m’est arrivé. À Gedaref, pour aller à Khartoum, on change de gare. Et si on arrive trop tard il n’y a plus de bus pour la capitale. À Gedaref je suis resté sur le bord de la route Port Soudan – Khartoum pendant toute l’après midi avant qu’un bus ne me prenne. Attendre est une vertu à posséder au Soudan.
2 – Khartoum. Arrivée tardive. Un jeune, avec moi dans le bus, me dépose devant l’hôtel, sa famille étant venue le chercher en voiture. Je prends une chambre au Salli Hôtel, bien situé mais pas terrible. C’est l’hôtel moins cher de Khartoum et les autres sont pires ou fermés. Il y a un ventilateur indispensable. Je mets la barre trop haute au regard du standard du Soudan. À près coup, l’hôtel est très correct pour le prix. Cependant le camping Blue Nile est très bien m’a-t-on affirmé.
L’enregistrement. Les posts de Mvbergen détaillent bien toute la procédure. L’enregistrement a changé de lieu, il se fait maintenant près de l’ambassade des USA, dans un bâtiment neuf et le lieu peut-être pérenne.
Billet du ferry. Acheter à Khartoum le billet du bateau pour l’Egypte est recommandé. Il faut aller à la gare des trains située à l’extérieur de la ville par le bus. Beaucoup d’attente, donc de perte de temps, mais ainsi on est certain d’avoir une place. On peut prendre une couchette (deux par cabine) qui n’est pas indispensable ou dormir à la belle étoile. Le trajet en train est épuisant au dire de ceux qui l’ont pris.
Etouffant. À Khartoum, il fait très chaud, trop chaud. 45 degrés, c’est terrible. En plus le vent de sable de la veille voilera la ville pendant deux jours à cause de la poussière en suspension. Pour se rafraîchir on boit de délicieux jus de fruit naturel très frais. Une institution ? Un bourlingueur que j’ai rencontré au parc national de Molé au Ghana il a y 2 mois, se souvenait encore des délices de ces jus de fruit. Je le cite « et en plus, ils mettent du sucre dans le jus de citron. Ce n’est pas partout que ça se fait ! ». C’est clair, on en prend tout le temps, ils sont indispensables et pas chers. À Khartoum, la chaleur est telle que l’on ne mouille pas son tee-shirt. On transpire en continue certes, mais l’évaporation de la sueur est instantanée. Et lorsque je suis entré au Méridien, légèrement climatisée, pour l’accès internet, j’ai beaucoup transpiré jusqu’à ce que la température de mon corps baisse suffisamment; à la sortie, j’ai suffoqué quelques instants. C’est la première fois que je vivais une telle sensation.
2- Méroé. C’est certainement le site majeur du Soudan. Il se remarque de la route. Le bus nous dépose tout près, on finit à pied, sous le soleil et la chaleur. Dès que l’on s’écarte du goudron, le désert est là. La marche pour aller vers les pyramides se fait sur un terrain dur. À l’entrée, tout le confort : accueil chaleureux, dépôt du sac à dos, thé, rafraîchissements payants, guides, chameaux ; du quatre étoiles Michelin. J’y vais à pied, seul. Un groupe de pyramides domine le désert de sable jaune ocré, d’une couleur parfaite ; un peu plus loin en contrebas, un deuxième groupe de pyramides. Je suis le premier visiteur, aucune trace sur le sable. Je monte la dune pour arriver aux pieds des pyramides – glissades, essoufflement, sueur -. Comme toujours dans le désert, il y a la brise, qui chasse le sable ; on comprend que les pyramides puissent être ensevelies - le sable les protége -, un sable est si léger, si fin. Le silence est total. Le soleil est implacable, il écrase tout ; et donne au désert cette capacité d’insonoriser les bruits, de faire apparaître les gens sortis de nulle part ; et tout à coup, un guide à côté de moi, un peu plus bas le chamelier et son chameau. Je ne l’ai pas vu venir, ni entendu s’approcher. Le guide me propose à nouveau son service, et n’insiste pas face à mon refus. Les Soudanais sont discrets. Je reprends ma flânerie dans ce lieu magique, magique aussi la présence des pyramides.
3 – Atbara. De retour sur le goudron, en attendant le passage d’un bus, je lève mon pouce, et je suis pris. Ils sont deux dans la cabine étroite, on va être trois entassés pendant 40 Km. Les Soudanais sont comme ça. Je descends au Nile Hotel, l’hôtel bourgeois., Je pressens qu’on quitte la modernité après Atbara, je veux passer une dernière nuit dans un vrai lit, avec des draps propres mais rapiécés Les lokanda seront pour demain.
4 - Karima. Le taxi-brousse - encore bien - traverse le désert de Bayuda jusqu’à Merowe et s’arrête devant l’embarcadère. Superbe traversée. Prendre le bac pour traverser le Nil, puis le taxi pour Karima. Si on indique au chauffeur le nom de l’hôtel, il nous y dépose. Je descends au Al Nasser Hotel où je prends une chambre simple et bien. On doit se faire enregistrer à l’autre bout de la ville, à la sécurité, face au stade de foot. C’est la dernière formalité policière à accomplir au Soudan. Il n’y a plus de policier ensuite, tout du moins je n’en ai plus vu. Et je me sens plus libre jusqu’à la fin du voyage, à oublier même que la police existe.
Les taxis passent tout près du Jebel Barkal. En prendre un et se faire déposer derrière la colline. Le cadre est enchanteur comme toujours dans le désert de sable, le dos à la route. On visite deux pyramides. C’est très amusant de monter le Jebel Barkal, encore plus pour le descendre. D’en haut la vue est infinie. Faire le tour du Jebel Barkal, pour y voir les restes d’un temple et aller à la billetterie pour les autres sites (lire le post de Michel ou tout est bien expliqué). En procédant ainsi, on ne paye pas le prix de la visite du Jebel Barkal. Personne n’est dupe cependant. La visite de Nuri peut se faire de la route. Il faut y aller cependant pour le passage du Nil en pirogue, pour la ballade qui rejoint la route, et pour ensuite revenir à Merowe (qui n’est pas Meroe hi hi, tout le monde le dit) et prendre un taxi pour Deir Ghazali.
Ce site est en plein désert. Pas un désert de sable - il y en a peu finalement sur terre - mais un désert de cailloux, de rocher, de croûte. Le paysage est beau, pas très beau. Quelques buissons, le soleil implacable, la chaleur et la brise salutaire, le silence. Bonne excursion, mais dure négociation. La voiture est indispensable pour s’y rendre. On peut signer le livre d’or.
De Kamira, on va en bus à El Kurru. Au carrefour, on peut essayer le stop. Là encore très bonne expérience, même si on ne va pas très loin. Le chauffeur s’excusera, apportera de l’eau et des gâteaux, des dattes, de quoi attendre le passage du bus. Cette gentillesse spontanée… Très beau village avec deux boutiques d’alimentation, stock de coca-cola.
5 – Dongola. Le trajet Karima – Dongola se fait dans un pick-up primitif. On est entassé sur le banc en bois, les bagages s’accrochent à l’extérieur du véhicule. Il n’y a pas de bâche, ni de toit. On va manger du sable pendant tout le trajet. Les places de la cabine sont pour les femmes et les enfants en bas âge. On va suivre une nouvelle route, tantôt utilisable, tantôt en fin de chantier. Aussi les risques d’ensablement sont réels, et notre véhicule s’ensable. Le trajet devient insupportable quand une voiture est devant à cause de la poussière. À mi-chemin il y a un réservoir et tout le monde boit : chacun un petit peu pour un premier tour, puis plus abondamment ensuite. Je bois la quantité d’eau saumâtre d’un chameau. Arrivé à Dongola, j’ai le début d’une insolation. Je bois encore 4 litres de coca pour le sucre, d’une traite, puis encore deux litres, sans pisser ni suer. Le désert est terriblement évaporateur.
6 – Wawa. J’y arrive très tard, vers minuit. Le chauffeur du bus réveille le guide et me confie à lui. Le bus s’en va. Le guide m’installe un lit et je dors dessus dans mon duvet. Le lendemain, il me conduit à Soleb. C’est vendredi, pas de transport, je suis coincé à Wawa. J’ai tout mon temps, je vais beaucoup apprendre. Wawa est un tout petit village, à côté du Nil juste après la rive mise en culture. Les maisons sont dans le désert, sans ombre. Le village est étendu. Je fais la curiosité des enfants en me lavant à la fontaine. Les gens viennent me voir, et l’on se comprend comme on peut. Le soir, je suis invité à dormir chez un d’entre eux. Il m’indique un lit. Il apporte le repas que nous partageons. Et puis il se lève, ses copains sont là. Sympa.
7 – Abri –– Le ferry.
Plus grand chose à dire. À Wadi Halfa, je retrouve les occidentaux (7) que j’avais perdu à Metemma. Chacun raconte sa traversée du Soudan. Bonne expérience.
La procédure d’embarquement est bien décrite dans le Bradt, les étapes sont nombreuses … Les officiels aident les touristes, semblent plutôt cool, sans doute pressés qu’ils sont de nous voir quitter le pays : rester 16 voire 17 jours au lieu de 15 ne pose pas de problème; ils vérifient très superficiellement le passeport
À 20h, le soir, le bateau passe devant Abou Simbel. Premier cadeau de l’Egypte.
L’islam. En parler brièvement, rapporter le peu que je l’ai vu et ressenti – observations partielles non partisanes –. L’islam et les femmes. Plus je monte vers le Nord, plus je prends conscience du peu de femmes dans les rues, pour ne pas dire aucune à la fin. Autrement, les femmes s’effacent au fur et à mesure que je m’approche de L’Egypte. Le monde masculin, je l’avais déjà constaté à Shiva, oasis d’Egypte dans le désert libyen. L’occidental que je suis ressent un malaise. Vraiment l’islam a un problème avec les femmes. La présence (invisible) des femmes est totale : les maisons sont bien tenues, le linge est lavé et séché, les familles sont nourries, on entend parfois leurs rires qui s’échappent des cours et des maisons. Mais elles ne font pas less courses, ne tiennent pas les magasins… L’islam et la solidarité. L’islam produit une société plus solidaire. Il n’y a pas de pauvreté extrême comme en Ethiopie. Les gens sont pauvres, ils ont peu à manger. Ils sont tous pauvres à peu près dans la même proportion. Je n’ai vu personne mendier au Soudan. Pourtant il y a des riches. Quel contraste avec l’Ethiopie. L’islam et les plaisirs. Des jeunes soudanais m’ont fait goûter de l’alcool, très bon et très fort. Ils étaient fiers de m’en proposer, ils ont ri de ma surprise. Ils sont allés ensuite danser et ils ont emporté la bouteille avec eux – sans doute en avait-il plusieurs –. Je n’imagine pas qu’ils dansent entre mecs. Ils m’ont invité aller avec eux, j’ai refusé ; peut-être ai-je eu tord. L’alcool, la musique, la danse ne font pas de ces jeunes de mauvais musulmans…
Conseil. Allez visiter le Soudan, seulement en hiver... Les soudanais sont très prévenant avec les touristes, et une fois le contact pris, ils sont responsables de nous, jusqu’à nous materner. Le tronçon Metemma – Khartoum - Wadi Halfa est sans danger. Il faut y aller non pas pour l’Etat – le Darfour – mais pour la population.
Suite, pour deux, trois tuyaux en Egypte.
Port Soudan-Atbara par la route ou le train?
Bonjour, est-il possible de rejoindre Atbara de Port Soudan?
par la route ou par le train?









