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Massacre des baleines en Islande
N'y a -t il pas une crontradiction perverse que d'aller visiter un pays certes magnifique , comme l'islande ou la Norvège, qui propose de faire des sorties baleines et qui juste à côté les tue (les mêmes peut-être que vous avez admirées).En tous les cas, moi, cela me mettrait mal à l'aise.Je me souviens d'une scène similaire , des touristes s'extasient devant une baleine quand elle reçoit une décharge explosive, qui la laisse agonir pendant de longs moments sous les yeux effarés des touristes;un enfant, à la suite de cet événement a du être hospitalisé.
27/05/2009 – Les harpons islandais tuent leur première baleine pour 2009 Les baleiniers islandais renégats ont massacré leur première baleine de la saison à 22.40 GMT le 26 mai 2009. Sea Shepherd a reçu le rapport suivant provenant d’un citoyen islandais : -- Message Original -- De: (Nom & adresse email cachés) Envoyé: Mar 26/05/2009 19:15 A: inform-us Objet: S’il vous plaît aidez-moi ! J’ai honte d’être Islandais ! La première baleine a été tuée à 22.40 GMT le 26 mai. Bonjour, je vous écris parce que je ne sais pas que faire d’autre ! La première baleine a été massacrée ou au moins harponnée à 22.40 GMT le 26 mai ! Si elle n’est pas tuée de suite, elle sera attachée au navire et traînée en souffrant le martyre, jusqu’à ce que la prochaine victime ne soit à son tour harponnée ! J’ai tellement honte à présent d’être Islandais ! Un permis a été émis pour en chasser et tuer 99 de plus. L’industrie du Whale Watching est anéantie ainsi que tous les Islandais qui sont contre ces meurtres. C’est comme si notre gouvernement avait perdu ses oreilles. Quelques brutes de baleiniers ont réussi à faire entendre leur voix et maintenant la tuerie a commencé ! La seule façon de mettre un terme à ceci est de faire en sorte qu’il en coûte d’avantage à l’économie islandaise de tuer des baleines, que ça ne lui rapporte en monnaie étrangère en vendant quelques morceaux de viande de baleine. L’Islande devrait être punie et un embargo sur les produits islandais devrait être déclaré jusqu’à ce que ce massacre cesse ! Vivant au cœur de cette petite communauté, j’ai peur en vérité pour ma sécurité, en exprimant mon opinion de la sorte en public ! Les baleiniers sont des brutes épaisses et une honte à notre pays ! J’espère que la communauté mondiale mettra la pression sur le gouvernement islandais. De grâce, aidez moi à mettre fin à ce massacre !
27/05/2009 – Les harpons islandais tuent leur première baleine pour 2009 Les baleiniers islandais renégats ont massacré leur première baleine de la saison à 22.40 GMT le 26 mai 2009. Sea Shepherd a reçu le rapport suivant provenant d’un citoyen islandais : -- Message Original -- De: (Nom & adresse email cachés) Envoyé: Mar 26/05/2009 19:15 A: inform-us Objet: S’il vous plaît aidez-moi ! J’ai honte d’être Islandais ! La première baleine a été tuée à 22.40 GMT le 26 mai. Bonjour, je vous écris parce que je ne sais pas que faire d’autre ! La première baleine a été massacrée ou au moins harponnée à 22.40 GMT le 26 mai ! Si elle n’est pas tuée de suite, elle sera attachée au navire et traînée en souffrant le martyre, jusqu’à ce que la prochaine victime ne soit à son tour harponnée ! J’ai tellement honte à présent d’être Islandais ! Un permis a été émis pour en chasser et tuer 99 de plus. L’industrie du Whale Watching est anéantie ainsi que tous les Islandais qui sont contre ces meurtres. C’est comme si notre gouvernement avait perdu ses oreilles. Quelques brutes de baleiniers ont réussi à faire entendre leur voix et maintenant la tuerie a commencé ! La seule façon de mettre un terme à ceci est de faire en sorte qu’il en coûte d’avantage à l’économie islandaise de tuer des baleines, que ça ne lui rapporte en monnaie étrangère en vendant quelques morceaux de viande de baleine. L’Islande devrait être punie et un embargo sur les produits islandais devrait être déclaré jusqu’à ce que ce massacre cesse ! Vivant au cœur de cette petite communauté, j’ai peur en vérité pour ma sécurité, en exprimant mon opinion de la sorte en public ! Les baleiniers sont des brutes épaisses et une honte à notre pays ! J’espère que la communauté mondiale mettra la pression sur le gouvernement islandais. De grâce, aidez moi à mettre fin à ce massacre !
Effondrement d'un temple birman vieux de 2,300 ans
Une partie d'un temple birman vieux de 2.300 ans, situé dans le sud de Rangoon, s'est effondrée samedi alors que des ouvriers y menaient des travaux de rénovation, faisant au moins deux morts et plusieurs dizaines de blessés, selon des responsables de la sécurité.
Des témoins avaient initialement fait état de six morts et d'une trentaine de blessés. Plusieurs personnes étaient toujours coincées dimanche sous un amas de briques, de bambous et d'échafaudages, selon Tin Shwe, qui tient un commerce à proximité du temple. Le temple Danoc s'est effondré en raison de sa vétusté, a affirmé un responsable des lieux, Tin Tin Win, précisant que la plupart des blessés étaient des soldats de la marine birmane effectuant des travaux de rénovation. Des détériorations avaient été détectées sur l'édifice en 2006.
L'accident n'a pas été annoncé par les médias officiels birmans, mais des responsables de la sécurité supervisant les opérations de secours ont indiqué, sous couvert de l'anonymat, que deux personnes avaient péri. Le 7 mai dernier, l'épouse et la famille du chef de la junte militaire birmane, Than Shwe, avaient assisté à une cérémonie religieuse au temple Danoc lors de laquelle un diamant avait été placé au sommet de la structure. Ce diamant fait partie des trésors perdus ou endommagés dans l'effondrement. "Les autorités sont à la recherche du diamant, des reliques et d'autres ornements précieux" qui se trouvent dans les débris, a déclaré Tin Tin Win. AP
Source >>> ICI .
Des témoins avaient initialement fait état de six morts et d'une trentaine de blessés. Plusieurs personnes étaient toujours coincées dimanche sous un amas de briques, de bambous et d'échafaudages, selon Tin Shwe, qui tient un commerce à proximité du temple. Le temple Danoc s'est effondré en raison de sa vétusté, a affirmé un responsable des lieux, Tin Tin Win, précisant que la plupart des blessés étaient des soldats de la marine birmane effectuant des travaux de rénovation. Des détériorations avaient été détectées sur l'édifice en 2006.
L'accident n'a pas été annoncé par les médias officiels birmans, mais des responsables de la sécurité supervisant les opérations de secours ont indiqué, sous couvert de l'anonymat, que deux personnes avaient péri. Le 7 mai dernier, l'épouse et la famille du chef de la junte militaire birmane, Than Shwe, avaient assisté à une cérémonie religieuse au temple Danoc lors de laquelle un diamant avait été placé au sommet de la structure. Ce diamant fait partie des trésors perdus ou endommagés dans l'effondrement. "Les autorités sont à la recherche du diamant, des reliques et d'autres ornements précieux" qui se trouvent dans les débris, a déclaré Tin Tin Win. AP
Source >>> ICI .
Documentaire "Home" de Yann Arthus-Bertrand le 5 juin au cinéma, à la TV et en DVD
Je ne sais pas trop à quoi il faut s'attendre, mais rien qu'a voir la bande annonce, ca en met plein les yeux 🙂
Il sera montré en même temps dans plus de 50 pays en cette date symbolique qui correspond à la journée mondiale de l'environnement. En complément d'une sortie salles, le film sera diffusé à 20h35 sur France2 et sera également disponible en dvd.
En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu l'équilibre sur lequel la Terre vivait depuis 4 milliards d'années. Réchauffement climatique, épuisement des ressources, extinction des espèces : l'homme a mis en péril sa propre demeure. Mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.
www.home-2009.com www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=128179.html

Il sera montré en même temps dans plus de 50 pays en cette date symbolique qui correspond à la journée mondiale de l'environnement. En complément d'une sortie salles, le film sera diffusé à 20h35 sur France2 et sera également disponible en dvd.
En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu l'équilibre sur lequel la Terre vivait depuis 4 milliards d'années. Réchauffement climatique, épuisement des ressources, extinction des espèces : l'homme a mis en péril sa propre demeure. Mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.
www.home-2009.com www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=128179.html

Manifestations à Madagascar ce jour 26 janvier 2009
manifestations a mada la radio d etat en feu, barrages routiers
le president rentre d urgence veut retablir l ordre apr la force
attention aux futur partant a mada
a plus
Rencontre VF à Kathmandu (Népal) le 24 décembre 2008
Bonjour à vous tous, les membres de VF et les amoureux du Népal !
Avec quelques inconditionnels de VF qui se trouvent actuellement à Kathmandu, nous souhaitons organiser une rencontre VF la deuxième semaine du mois de décembre.
Je lance un appel à vous tous qui souhaiteriez participer à cette rencontre de nous indiquer votre présence. Vous pouvez aussi suggérer où vous aimeriez vous retrouver et les activités que vous souhaiteriez faire.
Une fois que nous avons vos suggestions, nous fixeront la date et le lieu.
Au plaisir de vous lire.
Pramod Actuellement à Kathmandu
Avec quelques inconditionnels de VF qui se trouvent actuellement à Kathmandu, nous souhaitons organiser une rencontre VF la deuxième semaine du mois de décembre.
Je lance un appel à vous tous qui souhaiteriez participer à cette rencontre de nous indiquer votre présence. Vous pouvez aussi suggérer où vous aimeriez vous retrouver et les activités que vous souhaiteriez faire.
Une fois que nous avons vos suggestions, nous fixeront la date et le lieu.
Au plaisir de vous lire.
Pramod Actuellement à Kathmandu
Décès de Soeur Emmanuelle
J'ai meme cherche sur le forum Afrique, personne n'evoque le deces de Soeur Emmanuelle, "la petite soeur des chiffonniers du Caire". Pourtant, il y a pas mal de Vf qui vont en vacances, non pas pour ce changer les idees, se reposer, voir et gouter autres choses, non, non, ca c'est pour les, quelle horreur !, touristes !, non, en fait, ils ne vont pas en vacances, ils vont en mision pour faire le bien : repeindre les murs des classes, aider les enfants, les victimes, les orphelins, les pooovres et les handicapes, etc, etc.
Soeur Emmanuelle est alle vivre sur les detritus du Caire, parmi les pauvres d'entre les pauvres, non pas pour faire du proselytisme, leur imposer sa culture, mais tout simplement pour les aider a s'organiser, a amelorer leur vie. D'ailleurs l'Egypte a reconnu son role en lui attribuant la nationalite egyptienne en 1993.
Soeur Emmanuelle n'est pas alle passer un mois dans la puanteur pour raconter ses vacances a ses collegues du couvent !
Lorsqu'on regarde sa vie, et comment se comporte les O.N.G., je me demande si ces dernieres ne sont pas l'avant garde d'une culture, d'un mode de vie, et d'une religion qu'on cherche a propager. En assassinant des membres d'o.n.g en Afghanistan, les Talibans agissent d'une maniere abominable, execrable, condamnable, mais logique dans leur optique : les o.n.g anglo-saxonnes sont vraiment l'avant garde d'une autre facon de vivre !
Mais la plupart des citoyens lambdas qui partent pour realiser des projets, venir en aide et patati et patata, ils donnent un sens a leur vie sans trop se risquer puique ils ont leur billet retour dans leur poche.
Pour finir, en octobre 2006, je me suis trouve dans la file d'attente devant l'ambassade de l'Inde, a 5h du matin ! Pour passer le temps, les conversations s'engageaient sur l'Inde, et, a l'endroit ou j'etais, ca ne parlait que d'associations, de projets pour des ecoles, d'aides pour diverses destinations, ou de stage de yoga, de purification, j'en passe et des meilleurs. A un moment donne, parce que je ne disais rien, un type s'est tourne vers moi, avec son visage souriant, penetre de l'idee qu'il se faisait de lui-meme, lui qui se levait a 3 h du matin pour obtenir le sesame qui lui permettrait d'aller faire le bien, et me demande alors :
- Et vous, monsieur, pourquoi vous allez en Inde ? 😮
J'ai ete siderer par cette question ! J'ai eu comme un flottement, et puis j'ai dit :
- Moi ? Mais pour glander, monsieur, pour glander !
Ouzbékistan: donne informations récentes
Bonjour les routards,
Apres pres de 3 semaines passees au pays, je serai ravi de vous donner des infos recentes sur le sujet qui vous plait 😄 A noter que j'ai ete tres classique dans mon itineraire : Tashkent-Khiva-Boukara-Samarcande-Chakhrisabz-Tashkent N'hesitez pas a me poser la moindre colle !
Apres pres de 3 semaines passees au pays, je serai ravi de vous donner des infos recentes sur le sujet qui vous plait 😄 A noter que j'ai ete tres classique dans mon itineraire : Tashkent-Khiva-Boukara-Samarcande-Chakhrisabz-Tashkent N'hesitez pas a me poser la moindre colle !
Une tournée en Colombie
Je ne sais pas si ce recit peut vous intéresser. Entre voyage, métier, découverte. C'est la tournée de "nouveau cirque" que nous avons faite en Colombie. Une première pour tous. Première fois en Colombie pour la compagnie composée de 4 artistes et d'un technicien, première aussi pour la Colombie où le "nouveau cirque" n'était jamais venu...
Marion
Prêts au départ ! Nous sommes tous les 5 presque prêts au départ... Saïlen et Ben aux portées acrobatiques, Hélène à la régie son, Farid et moi à la jongle... Le spectacle "De bals en balles" part demain. Direction Baranquilla, via Bogota, via Madrid, via Paris, via Valence, via Crest. 13 spectacles, quelques ateliers, une tournée éclair comme nous avons l'habitude à l'étranger. Pas le temps de se poser, pas le temps de réfléchir. Monter, démonter, rencontrer à toute allure en mettant toute notre énergie pour que le courant passe en un regard. Jouer, repartir et recommencer.
Spectacles : : • 12 et 13 avril : Baranquilla • 15 et 16 avril : Bogota • 18 et 19 avril : Medellin • 20 et 21 avril : Bucaramanga • 22 avril : Cali • 23 avril : Popayan • 24 avril : Arménia • 25 avril : Manizales • 26 avril : Pereira
Ma cheville est en vrac suite à mon entorse d'il y a deux semaines. Un peu d'angoisse pour le numéro de portés à trois. Je teste tout : l'argile, la kiné, l'électrothérapie, je la masse et lui lis des histoires. J'ai même droit -avantage suprème- à rester allongée pendant que le monde s'agite autour de moi ! Bref départ demain, les malles de matériel sont pesées, les costumes lavés, les enfants casés. Normalement, on n'a rien oublié !
Marion
Notre première en Colombie - Baranquilla Par tourdecirque, dimanche 13 avril 2008

La première journée du périple, c'est 20 heures de vols et transferts, un dîner chez le directeur de l'alliance et un morceau de nuit dans un superbe petit hôtel. On a tenu 24 heures éveillés. On y est ! Et puis hier, les choses sérieuses ont commencé. Un nouvel avion nous pose à Baranquilla. Nous sommes accueillis par Pascal, le directeur de l'alliance. Tout de suite, son dynamisme et son enthousiasme nous scotchent. Il nous parle beaucoup, avec chaleur et passion de son metier et de la Colombie. Nous partons en repérage pour les deux lieux où nous allons jouer. Le premier est loin, loin... dans un quartier, un village, qui n'a jamais accueilli de spectacle. Pascal qualifie cet événement d'improbable et le mot se prête bien au lieu ! Le deuxième lieu, c'est celui ou nous allons jouer tout à l'heure. Un scène a été installée devant un parterre de bois qui monte doucement offrant au spectateur un gradinage très esthétique. La scène n'est pas totalement montée et le matériel demandé n'est pas encore là. On nous promet le tout pour 16 h, le spectacle commençant deux heures plus tard.
On rentre donc à l'hôtel. Pour se poser... mais non, pour vérifier les malles, manger un coup, refaire le passing pour se le mettre dans les mains, donner les costumes à repasser... et nous voilà dans le bain, c'est déjà l'heure d'y aller. Le véhicule de l'alliance nous pose avec tout notre barda au pied de la scène... et là... c'est la déconfiture. Le matériel n'est pas encore là, mais le vent, lui, s'est levé. Et pas un petit mistral comme on en a dans le sud... un vrai vent, avec plein de bourrasques. Les jongleurs se décomposent. Sailen et Ben commencent leur échauffement. Hélène installe la régie son, deux techniciens installent des lumières que nous ne pourrons pas tester... La pression monte. On nous amène les éléments qu'on a demandé : des bouteilles vides, du jus de raisin, un table qui ne correspond pas. Ah bon, on n'aura pas de moquette... Une autre table ronde arrive mais une seule. Et toujours ce vent ! Dans ma tête c est le début de la panique. J'ai mal au pied, le décor n'est pas en place, toute la jongle va tomber sous les bourrasques, le décor va s'envoler et nous on va être misérables.
Et puis le public arrive, avec près d'une heure d'avance. 5 h. 5h 30. On court après le temps. Maquillage dans les toilettes. Quand on en sort, la table n'est pas là. La foule grandit. La première chose que je vois ce sont les cheveux des gens qui jouent avec le vent. Pascal fait son possible, il demande a ce que des grandes toiles de tissus soient tendues sur le côté de la scène pour parer les éléments. Ça marche un peu. La sono change de côté pour qu'Hélène puisse nous voir. 6h. 6h15. Pascal et une responsable montent sur scène. Les discours commencent. Farid fulmine. ¨Je ne commence pas si on n'a pas cette table¨.
6h30, la table arrive. On scotche notre nappe dessus, quelqu'un la pose sur scène, la musique commence, on entre dans l'arène... Bon, la suite, c'est quelques instants de panique et des grands moments de bonheur. Devant nous, 2000 personnes sont assises. Elles réagissent à tout. Nous soutenant à chaque moment. 2000 personnes qui murmurent, qui frémissent, qui applaudissent, qui encouragent, ça fait du bruit... ça porte. Et 2000 personnes qui se taisent quand il faut être à l'écoute, ça fait un sacré silence qui tord le ventre ! Le spectacle glisse sous les rires, même le vent sait se faire discret par moment. Et on retrouve l'universalité de nos propos ici aussi. Comme en Inde, en Espagne, en Tunisie... les gens rient quand Sailen baffe Ben 7 fois de suite, poussent un grand Oh ! quand je m'éclate la tête sur la table ou quand Farid joue avec le gramophone. S'attendrissent. Le temps fort c'est l'aller-retour. Par la force de réaction et des rires que ce numéro déclenche. Et quand le vent emporte un chapeau ou une massue hors de portée de nos mains et qu'ils s'écrasent par terre, les applaudissements fusent de partout.

Voila donc notre spectacle plein des premières émotions. Il y a 9 ans, au Maroc, on signait des dizaines d'autographe, en Colombie, on s'est fait prendre des dizaines de fois en photos avec les téléphones portables. On nous colle les enfants dans les bras et les petits oiseaux sortent ! On se fait prendre en photo avec conjoint ou petite copine, bras dessus bras dessous. Démontage, chargement. Retour à l'hôtel, sur les rotules. Ca me fait tout drôle de me dire qu'on est arrivé en Colombie hier après-midi. Le temps parfois nous joue des tours.
Marion

Comme un air de mexique Par tourdecirque, lundi 14 avril 2008 Matinée off ce qui fait du bien, même si le décalage horaire fait que je me réveille encore à cinq heures. On se fait une petite orgie de fruits tropicaux au bord de la piscine... A peine le temps de se poser vraiment, nous reprenons le véhicule qui nous amène au fin fond de Baranquilla pour le spectacle du jour. Quand on arrive, je me dis une nouvelle fois que tout ne va pas se passer comme prévu. Au premier coup d'oeil je vois que la scène est trop petite. Et le camion garé derrière n'est pas de bon augure. Des techniciens déchargent encore le matériel son. Rien n'est prêt et nous jouons dans deux heures ! Le soleil brûle. Pascal nous explique que les monteurs ont pris du retard à cause d'un contrôle de police. Pas la peine de paniquer... De toutes façons, il fait trop chaud. Nous allons nous asseoir devant des petits bouibouis gris où les enfants nous observent.

J'ai le sentiment d'être au Mexique. La végétation, les gens, la chaleur, cette attente paisible... La scène finit de se monter tranquillement. De toutes façons, on ne peut pas décharger nos affaires, le chauffeur a enfermé les clefs dans le mini van. Sous son sombrero, il blêmit. Le véhicule ronronne, toutes portes fermées. Ben fabrique un crochet et s'acharne sur la serrure. Certaines scènes sont surréalistes. Un électricien, équipé de deux cordes avec une pièce en cuir, monte en haut d'un poteau électrique pour raccorder un gros câble qui servira à alimenter la sono.

Nous nous installons sur scène, l'espace est a re-imaginer car nous n'avons pas de place. La scène est branlante et les planches se chevauchent mal, créant des trous et des pièges. Je me prends un coup de speed, propose de jouer par terre, m'énerve sur les conditions techniques. Petite crise inutile... D'autant plus que tout le charme de jouer à l'autre bout du monde tient aussi à ces imprévus. Mais ça, on s'en rend compte après coup ! Sur le moment, c'est juste l'angoisse de ne pas être assez bon !
petite répétition
Les loges sont les toilettes de la police, nous traversons une salle dortoir où un homme se repose en slip sur un lit superposé. Ambiance. Costume à la main, on ne sait plus où se mettre. Spectacle. Du vent. Sailen beugue, absorbée par les réactions du public. Elle en oublie même de demander du vin à Farid. Le drame, ou comment le mettre en rogne pour le restant du spectacle. Hélène stresse. Le technicien son qui est là pour l'aider s'appelle Edison... Il ne devrait donc pas y avoir de problème ! Les réactions du public sont moins convenues qu'hier. En même temps, c'est la première fois qu'un spectacle se joue ici. Nouvelle séance photo. Ici, le mot qui semble nous caractériser est : "romantica". Un groupe vient parler avec Sailen car c'est la région du Vallenato -un accordéon local- et l'accordéon diatonique qu'elle joue pendant le spectacle intrigue les gens du coin. Pascal, le directeur est content car 400 personnes se sont déplacées pour ce premier événement ici. Il nous emmène passer la fin de soirée dans un restaurant à Salsa, et déjà on se quitte. Il repart sur un autre projet, avec son enthousiasme et sa foi. Adieu Barranquilla. Cette après-midi d'attente paisible à observer la place du village m'a beaucoup émue.
Bogota Par tourdecirque, mardi 15 avril 2008 Nouvel avion, retour à Bogota.
On prend nos marques. Hôtel, poste internet, visite des lieux où l'on va jouer... A croire que notre passage en Colombie se limitera à cela. Juste devant l'hôtel, les écoliers et les étudiants se pressent dès sept heures du matin avec leurs uniformes et leur parapluie. A Bogota, il pleut. La ville est immense. Neufs millions d'habitants. Et les taxis conduisent comme des fous.
Mardi 15 avril. Nous nous levons à 6 heures 30 pour aller jouer dans le centre communautaire de Servita. C'est l'un des spectacles sociaux que nous offrons et il se déroule dans un vieux théatre.

Le directeur de l'alliance, Mikael a tout prévu : Tapis de danse, grande scène, loge, lumières, son, coulisses... on a même des tables, de la bonne taille deux heures avant le spectacle. Un vrai bonheur. Et puis jongler sans vent, quel pied ! Même si les spectacles "tous terrains" sont agréables pour le coeur, les spectacles en théâtre dans un milieu protégé sont agréables pour le moral ! Ca fait du bien de retrouver ses marques... Le spectacle glisse. Le public est composé d'enfants des écoles défavorisées, d'un groupe d'handicapés trisomiques, de pré-ados et d'une vingtaine de personnes âgées abonnés au théâtre. Un public hétéroclite qui réagit bien. Bref, tout roule. Je sens qu'on va bientôt entrer dans notre rythme de croisière ! Et l'après midi, qu'est ce qu'on fait ? Shopping ? non. Repos ? Oh non. Balade... ? rien du tout. Rendez-vous à l'alliance pour deux rencontres télévisées... Interview, passes de jonglage, petit air d'accordéon... traduction simultanée... On va finir par avoir mal à la tête ! Farid détend l'ambiance. Les deux journalistes finissent par partir après une franche rigolade en nous remerciant. On apprend dans le même temps qu'on a fait la première page à Barranquilla et que dans deux jours, la télé nous passera en direct à Medellin... Va falloir assurer !!!
Comment s'organise une tournée comme celle-là ? Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Il y a un an, la Compagnie a pris contact avec Mikaël de La Fuente, délégué à la culture de l'alliance française de Bogota. Mikaël parle de nous à ses collègues des autres alliances qui adhèrent au projet proposé : un spectacle Alliance + un spectacle offert pour un public dit "sensible" dans chaque ville. Comme nous ne sommes pas aidés par Culture-France pour le transport, nous recherchons de notre côté des partenaires financiers. Neuf alliances confirment l'organisation des dates dans leur ville après réponse de leurs partenariats. Nous obtenons de notre côté la réponse des fondations sollicitées qui prennent en charge une partie du financement des billets d'avion.
Les Alliances Françaises à l'étranger sont des associations de droit local. Elles financent leurs activités avec les cours de français qu'elles donnent et la recherche de fonds privés et publics. Certaines alliances sont très grandes (20000 étudiants à Lima). D'autres sont plus petites, et créées par des dirigeants amoureux de la langue française. Comme dans toute association, le bureau est composé de bénévoles locaux. Ils salarient directeurs, attachés culturels, enseignants... qui mettent en place des activités.
Le financement de nos spectacles est donc un engagement de chaque alliance qui tisse l'organisation des projets, parfois avec des bouts de ficelle. L'accueil des directeurs est partout chaleureux. Notre venue est pour eux un challenge. Le spectacle va plaire ? Le public va se déplacer ? L'impact sera-t-il celui espéré ? En gros, les alliances jouent une partie de leur réputation sur chaque événement. Artistes comme organisateur, on relève donc le défi ensemble !
Le public colombien Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Mercredi 16 avril - Bogota - 4ème spectacle
° Le spectacle ? Un truc de fou. 500 personnes prennent d'assaut le théâtre. Que d'émotions, que de réactions. Le public est avec nous comme jamais. L'ambiance monte tout doucement, pour au final aboutir sur certaines scènes par des applaudissements accompagnés de cris. C'est tellement fort, qu'au passing final, j'ai la boule au ventre et les mains moites. Et des mains moites sur des massues, c'est pas terrible ! Je me dis : "Allez, oublie-les et concentre-toi !" Peu d'erreurs et beaucoup de jeu. Les mots me manquent. On finit par saluer sous les acclamations. La salle entière se lève. Un truc de fou.
Pas facile de redescendre après ca ! On finit la soirée chez Mikaël et Ingrid. La fatigue nous surprend après une grosse assiette de pâtes. Un petit tour de magie aux cartes et retour à l'hôtel. Demain, c'est lever à 6h et départ pour Medellin !
Medellin, la ville de l'eternel printemps Par tourdecirque, samedi 19 avril 2008 à 13:03:: General Nous voici a Medellin. Tout le monde nous parlait du Cartel de Medellin. Ici, on nous parle de la ville de l'éternel printemps. Deux points de vue différents. Deux époques aussi. Si le danger existe encore à Medellin, il est apparement ciblé, sous forme de "nettoyage". Le reste du temps, pour le commun des mortels, le touriste... la ville reste sûre. Et nous partons nous promener sur la place Botero.


Il y a foule. Ambiance du sud. La ville est fleurie, les gens décontractés. Des vendeurs partout... vendeurs de tickets de tombola, de brosses à dents, de jus, de bulles. Les filles et les femmes arborent leur décolleté et leur poitrine avantageuse. Medellin est la première ville de chirurgie esthétique de la poitrine. Il va falloir que je m achète des wonderbras ! Deux nouveaux spectacles. Le premier au théâtre Lido. Un des plus grand théâtre de la ville, 1000 places, une scène démesurée et une hauteur de plafond à donner le vertige ! On assure, malgré une bonne dose de dispersion juste avant d'entrer en scène. Le théâtre est plein. Toutes les places sont gratuites et nous avons comme spectateurs aussi bien les PDG qui financent l'action, que les jongleurs de la rue du coin, des familles ou des huiles de la mairie. Très chouette, beaucoup de chaleur dans les réactions encore. Deuxième spectacle dans l'auditorium de l'alliance pour les étudiants en langue française. Petite scène, petite jauge, ambiance plus intimiste. Des réactions plus "à la française".
Autant a Bogota il semblait dur de sortir le soir, autant ici, on ne fait que ça. On nous trimballe dans un resto où un groupe joue du tango. On nous installe des tables dehors sur des places de parking pour le repas. Puis on part avec le directeur de l'alliance, ses assistantes et leurs amis Colombiens dans un bar à Salsa. On entre comme dans une maison, on monte a l'étage. Une petite piste de danse de 2 mètres sur 4 est accollée à un mur vieillot tout coloré. Et ça danse. Ça danse. Ça boit de l'aquardiente. Le directeur me dit : "On est dans un pays en guerre, et être heureux, pour les colombiens, c'est un acte de volonté de tous les jours." Deux heures du matin, retour à l'hotel.
THE jour off - Medellin
TEXTE DE SAÏLEN
Samedi 19 avril
Pour notre jour off, nous avons été invités dans la colocation des deux stagiaires de l'alliance. Là-bas, on fait donc connaissance avec un groupe de jeunes artistes. Xavier commence direct par nous montrer des vidéos de jongle et de portés sur son ordinateur, puis, un gars aux cheveux noirs bouclés et des tatouages nous appelle pour manger.

Dehors, dans la petite cuisine ouverte sur la cour intérieure, plein de mets délicieux nous attendent. Nous avons droit à la présentation exacte de chaque plat (en espagnol et avec un gigantesque sourire !). La présentation finit par des applaudissements. Puis, une fois servis, nous allons bavarder tous ensemble.

Je parle longuement avec Xavier, et lui pose plein de questions. Apparemment, ils forment un petit groupe de cirque. Lui est jongleur, Angelica est danseuse et fait également de l'aérien et ils sont à peu près une dizaine au total. Ils arrivent à vivre de ce qu'ils gagnent, en faisant des économies lorsqu'ils ont des cachets pour les jours où ils n'en ont pas. Il s'agit souvent d'animations (boîtes de nuit, meetings, etc) et parfois aussi de spectacles de rue. Les spectacles de cirque au théâtre n'existent pas du tout. C'était pour eux une première de nous voir sur scène faire du jonglage et des portés !
Du salon nous parvient de la musique salsa à fond. Angelica commence à danser, et nous fait une démonstration avec un autre garçon. Puis chacun d'entre eux nous fait danser, et la petite cour intérieure se transforme en piste de salsa.
Avec Ben, nous leur montrons quelques petits portés danse, puis eux nous en montrent aussi, puis cela dérive sur des portés au sol, puis encore la salsa, puis encore des portés...
Le plaisir de l'échange est là et la barrière de la langue s'amenuise ! Angelica bouge magnifiquement bien et c'est beau de la regarder. Tous, les gars comme les filles, semblent avoir baigné dans cette ambiance et il paraît tout naturel pour eux de bouger si bien en rythme avec la musique et avec cette aisance !
Nous repartons avec le sourire aux lèvres et retournons à l'hôtel où nous avons RDV avec Pascal, un ami Suisse de Pablo (le frère de Marion).
Nous partons donc tous les six manger dans le restaurant de l'hôtel en dessous du nôtre, car le nôtre est décidément trop grande classe, trop guindé ! Après quelques mots pour faire connaissance, Pascal nous explique un peu ce pour quoi il est ici. Il travaille pour le PBI : peace brigades international, ONG qui s'est créée en parallèle à l'ONU. Son boulot -si on a bien compris car ça ne semble pas si simple !- consiste en un accompagnement politique pour donner une visibilité aux associations locales qui se battent pour les droits de l'homme. Nous en profitons pour lui poser quelques questions sur la sécurité en Colombie et sur l'actualité politique. Pour faire un rapide résumé de ce que j'ai compris : on peut distinguer comme acteurs du conflit et de l'insécurité : les guérilleros, les narco-trafiquants et les para-militaires. Parmi les guérilleros, on trouve les FARC, mais aussi d'autres groupes tels que l'ELN, qui sont des groupes politiques d'extrême gauche qui veulent renverser le pouvoir en place. Les narco-trafiquants sont ceux qui trafiquent la drogue (ça, c'était facile à trouver !). Culture de la cannabis au départ (pour répondre aux besoins des Etats-Unis, chez qui la production est interdite), puis de la coke, car les trafiquants ont rapidement trouvé ça plus juteux ! Les para-militaires sont des militaires qui à la base étaient attachés au gouvernement et qui ont ensuite pris leur indépendance. C'est très compliqué de tout comprendre, car les narco par exemple, peuvent aussi se mélanger aux guérilleros ou aux para-militaires... etc. Juste pour raconter une des histoires horribles que Pascal nous a racontées : De nombreux paysans se font assassiner pour qu'ils abandonnent leurs terres et que soit plantée de la palme africaine qui sert à la fabrication du bio-carburant. Ce commerce est tellement juteux que pour cela sont assassinés des gens, et détruites des forêts. J'ai les dents qui grincent quand j'entends ca... Je ne peux pas tout retranscrire ce qu'il nous a raconté, mais c'était vraiment enrichissant de commencer, même qu'un tout petit peu, à comprendre tout ça.
Bucaramanga
Départ à 6 heures pour l aéroport. Nous avons deux avions a prendre. Je les redoute un peu car pour venir à Medellin, nous avons eu un vol éprouvant, avec beaucoup de turbulences et pour la première fois de ma vie deux trous d'air coup sur coup. Nos voisins Colombiens se sont retrouvé arrosés de café, leur costume-cravate imprésentable ! La seule touche amusante de l épisode était le café collé au plafond qui, goutte à goutte coulait sur les sièges ! Un peu d´appréhension donc, mais les deux vols se déroulent très bien, de quoi nous réconcillier avec les transports aériens. Seule précaution, aucun de nous n'a pris de café ! !

Nous arrivons à Bucaramanga à 10 heures et sommes accueillis par Amparo, la directrice de l'alliance. Elle est venue nous chercher avec le bibliobus de la ville. Nous nous installons dans le véhicule tout coloré et partons pour l'hôtel. Amparo nous parle beaucoup, avec chaleur et gentillesse. Le spectacle a lieu à 16 heures, sur une place de la ville. Au début (c'est un spectacle que nous offrons) elle a voulu nous faire jouer dans un quartier ou sont les classes 1 et 2. Mais elle a eu peur pour notre sécurité, elle même osant à peine y aller. Elle a donc trouvé un parc, au milieu d'habitations qu'elle compare à nos HLM français. Les Colombiens se divisent en 6 classes sociales. La classe 1 étant la plus pauvre, la classe 6 la plus aisée. Contrairement aux castes indiennes, les Colombiens peuvent changer de classe sociale, celles-ci dépendant des ressources. L'"avantage" de ce système réside entre autre dans les factures. Ainsi une classe 1 paiera 10 000 pesos d électricité tandis qu'une classe 6 en paiera 80 000. Les étudiants de l'alliance sont des classes 5 et 6. Le quartiers où nous sommes pour le spectacle, des classes 3 et certains spectateurs des classes 1 et 2. Vocabulaire un peu dur à digérer pour nous. Les écoles sont gratuites mais les classes les plus élevées mettent leurs enfants dans des écoles privées. A la fin du secondaire, tous les lycéens effectuent un service civil obligatoire qui consiste (par exemple) à aider dans les écoles des quartiers.
Sur la place, c'est une mini fête foraine qui se prépare. Vendeurs de peluches, tir à la carabine, maïs grillé, voiturettes... Un fond de scène de 4 mètres de haut a été installé, mais pas de scène. Nous nous installons par terre en dépliant de grands tapis de danse. Dès l'échauffement, le public se rassemble.

C est un spectacle très populaire. Près de 800 personnes forment un cercle autour de nous. Nous nous fondons dans les décors des festivités de la place. Pendant le passing final, j'ai un petit coup de barre. Les bras chauffent, je me dis que quand même, il est a peine 17 heures et on a pris deux avions et fait un spectacle. A peine le temps d y penser, je me reconcentre. J'ai l impression que la foule entière s est donné le mot pour venir nous serrer la main et nous embrasser !

Ps : Ça y est, on s est acheté des wonderbras, on ressemble à des Colombiennes !
Cali - Une journée électrique Par tourdecirque, mercredi 23 avril 2008 Nous nous levons à 4 heures du matin. Dur, dur, après le spectacle d'hier soir ! Nous sommes tout frippés, encore émus de la soirée dans le théâtre de Bucaramanga. Amparo nous a réservé un accueil si chaleureux... elle était tellement touchée de notre présence chez elle, elle disait : "je n'arrive pas a y croire, les artistes du cirque français sont là...". 1100 spectateurs. C'est notre meilleur spectacle. Standing Ovation à la fin...
Ce matin c est un peu plus dur. 4H30 : minibus 5H30 : premier avion 7H00 : deuxième avion 8H00 : minibus 9H00 : hôtel de Cali La, on n'a pas de chance, l'hôtel est très chouette, mais il refont la rue à coup de marteau piqueur. Pour la sieste avant de jouer, c'est raté ! Farid boit des bières en attendant de s'en remettre, je vais me balader dans le quartier pour appeler les enfants.
14H00 : atelier dans le théâtre. C est Farid et Ben qui s y mettent et 22 petits Colombiens des quartiers déboulent sur scène... 15H00 : on se retrouve sur le plateau. Tout le monde est fatigué, tendu, énervé. On se prend légèrement la tête sur les lumières, l'échauffement... Apres le succès d hier, ça va être difficile, c'est sûr... 18h00 : les spectateurs entrent, je me pose pour me concentrer et suis à deux doigts de m'endormir ! Le spectacle est une véritable catastrophe interne. Plein de petits riens qui empêchent son déroulement paisible. La pomme qui tombe par terre, l'espace qui est mal géré, ma valisette qui s'ouvre et toutes mes balles qui roulent sur scène. Je crois qu'on a tout fait en une seule représentation, comme ça au moins... Pendant les portés à 3, je monte sur les épaules de Ben. J'entends un bruit et me dis : "tiens on dirait que mon bouton pression s est défait...", puis en même temps que je me penche vers Sailen pour la hisser vers moi, je me dis aussi : "Mais, je n ai pas de bouton pression !". Je pousse un cri et me relève vivement. C'est en fait la ficelle de mon corset qui s'est cassée et celui-ci me glisse sur les bras. Je suis dos nue et plaque avec mes mains le morceau de tissu contre ma poitrine pour ne pas être complètement à poil. Debout sur Ben, je gratifie le public d'un sourire idiot et cherche un moyen de descendre. Précipitation dans les coulisses, Farid rafistole. Sans autre grand souci, le spectacle se termine... Le public est malgré tout avec nous. Mais on sait bien que ce qu'on a donné ce soir n'est pas le mieux que l'on puisse faire ! Trop de spectacles, trop de fatigue, celui-ci restera dans les annales ! Et quand on s'en sera remis, on fera comme Hélène en régie : On rigolera pendant une demi-heure en pensant à ce traître de costume !
Popayan, la ville sainte de l'Amérique du sud Par tourdecirque, vendredi 25 avril 2008 Nous jouons à Popayan. Vieille ville coloniale blanche avec ses oprtes, ses fenetres en fers forgés noirs. On nous emmène dans le théâtre. C'est un théâtre à l'italienne, magnifique.

J'ai l'impression de jouer dans un lieu mythique ! Nos techniciens s'appellent Jésus (rezus de prononciation) et Jules César. Partout dans la ville, dans l'hôtel, dans les cafes, il y a des reliques religieuses de la vierge, des saints, des anges, des croix métalliques. A Popayan se déroule un festival de musique sacrée et huit clochers au centre-ville carillonnent tous les jours. A la fin du spectacle Farid, prend le micro et termine son discours : "gracias à Hélène pour la musica et à Rezus pour le Luz !" "Merci à Hélène pour la musique et à Jésus pour la lumière !" Dans une ville sainte, ca valait le coup d'être noté !

Une journée "pas pareille" Jeudi 24 avril Multiples contrôles pour réussir à prendre l'avion. A l'entrée de l'aéroport, à l'entrée de la salle d'attente, à l'entrée de l'avion... Le gouverneur de la région prend le même vol que nous, alors les vérifications se multiplient. Il faut dire que sont prédécesseur est mort dans un attentat... A l'enregistrement, nous apprenons que les conditions atmosphériques ne permettent pas à l'avion venant de Bogota de décoller... De quoi me rassurer ! Nous avons deux vols à prendre pour atteindre Armenia où nous jouons ce soir à 20 heures. Ce n est pas très loin de Popayan, mais la route est en zone rouge et le ministère ne veut donc pas que nous la prenions. Pendant que nous méditons les choix qui s'offrent à nous, le gouverneur, un tendre vieil homme barbu vient nous féliciter pour notre prestation d'hier. Et en français, s'il vous plaît ! !! Finalement, l'avion est annoncé, mais nous avons déjà raté notre correspondance. Le réseau des téléphones portables des alliances françaises se met en route : on annule l'atelier prévu à Armania avant le show et Vanessa viendra nous chercher à l'aéroport, pour nous faire patienter pendant les 5 heures d'attente. Les calculs commencent. On devrait avoir le temps de monter le décor et de s'échauffer correctement avant que ça commence... pour la fatigue... on verra bien, même si on la redoute. Premier vol enfin. Attente. Impossible d'obtenir des nouveaux billets. Tout le monde en réclame. Vanessa met le paquet : artistes, spectacle ce soir, les français, leur travail, les enfants qui ne nous verront pas... Ça finit par marcher ! Nouvel embarquement à 16 heures. Au moment où l'avion met en route ses héices, Hélène tapote, sceptique, le hublot : " Eh, les copains, je ne voudrais pas vous inquiéter, mais notre malle bleue n'a pas été chargée !" On se précipite pour regarder. C'est bien la nôtre, là, juste par terre ! On s'excite, le steewart nous dit qu'un autre vol l'emmènera à 19 heures. J'appelle Mikaël, le discours change. La malle suivra dans 15 minutes. On décolle en la laissant sur le tarmac. Armania. On apprend enfin la vérité Notre bagage sera là à 19h30. Le spectacle commence à 20 heures. Ca turbine dans nos cerveaux ! Heureusement, l'équipe de l'alliance est très chaleureuse. On nous embarque dans des voitures pour rejoindre la ville. En route, notre conducteur écrase un chiot déjà esquinté par un précédent véhicule. Les jappements s'arrêtent net. C'est glauque. Notre conducteur blêmit et moi j'ai l 'impression que cette sale journée n'est pas finie ! Nous arrivons au théâtre Azul, tenu par un comédien. Un groupe de jeunes jongleurs est là. Ambiance MJC, théâtre sans prétention, mais avec une très belle énergie. Pour parer à l éventualité que le décor n'arrive pas, on dresse une liste de tout ce qui nous manque pour pouvoir jouer. Et là, le miracle s accomplit. En 30 minutes, l'équipe nous récupère : des nappes vertes, un poste radio pour remplacer le gramophone, des bougies, des verres, des bouteilles, des objets insolites, des tables, des chaises, des moquettes, des couvercles de marmites pour les cymbales, du jus pour le vin, un ananas, des diabolos et leurs baguettes... Même si la scène ne ressemble plus trop à un bal populaire français... on a de quoi jouer. Et leur énergie nous a remis du baume au cœur. Ils ont été incroyables ! Manque aussi mon costume, je prends une robe de Sailen. J'ai l'air ridicule, c est parfait ! La malle n'arrive pas, mais l'équipe du théâtre a tellement donné que nous ne pouvons que nous adapter avec plaisir et tenter de tout faire pour leur offrir un spectacle motivé et généreux. Dans les loges avant de commencer, on se serre un petit coup dans les bras pour s'encourager. Ben me presse. Je sens une côte douloureuse dans mon dos et crac ! j'ai une vertèbre qui se déplace. Il n'a pas senti sa force, le chameau ! J'entre sur scène avec une vive douleur dans la poitrine. Non, décidément, c'est une journée pas pareille !
La route du cafe Armenia, Manizales, Pereira... trois villes sur la route du café. Trois spectacles en trois jours. Cette fois, c'est par la route que nous relions ces différents lieux. Autour de nous, le paysage n'a rien de commun : des caféiers à perte de vue, des bananiers qui leur donnent l'ombre nécessaire, des bambous et des cannes à sucre. Nous sommes sur une terre volcanique qui tremble parfois, se réveille rarement. Le paysage est magnifique, des collines dans la montagne et ce vert foncé partout. Du café, encore du café. La Colombie est le 3ème exportateur mondial de café... derrière... derrière... ? Allez, je vous laisse chercher ! Interdit de se renseigner sur google ! La différence c'est que le café colombien est le meilleur... et le meilleur du meilleur part à l'exportation. Ceux qui veulent goûter du bon café Colombien peuvent aller à "Champion" !

Ca sent la fin. Hélène continue de comptabiliser les entrées au spectacle. On en est a 9560. Allez ! Un petit passing dans l aéroport et on devrait atteindre la dizaine de milliers ! Demain, nos trois derniers avions ! Ben m'a replace ma vertèbre après le spectacle d Armenia. Une petite manipulation, un décontractant musculaire, un bon dodo, et hop, c est comme s'il ne s'était rien passé ! Ma cheville est toujours gonflée, mais elle a tenu le coup !
Spectacle à Pereira :


Un petit merci s'impose !

Allez, merci à Ben qui a attendu deux heures, appareil photo en main pour pouvoir récupérer nos reportages à la télé, et a pollué la moitié des ordinateurs Colombien en téléchargeant des programmes pour les mettre en ligne ! Merci à Hélène pour les photos, à Saïlen, à Farid, à ma mère pour l'orthographe, à tous pour vos commentaires ! Une pensée spécialement émue pour nos enfants qui nous ont attendus en France en nous souhaitant de bons spectacles au téléphone, à l'autre bout du monde. Un énorme coup de chapeau à tous les directeurs d'alliances, attachés culturels et techniciens qui tout au long de notre parcours se sont mobilisés pour que nos spectacles soient une réussite ! A Eve et Julie pour les relais en France Bref, une belle histoire d'équipe ! 13 spectacles. 14 avions. 9 villes. 18 jours. 30 heures de voyage retour... Nous allons mettre quelques jours à digérer tout cela (un "gloups" pour Saïlen et Ben qui jouent aujourd'hui à Lyon, pas de repos pour les acrobates). Déjà de nouveaux projets de tournées fleurissent dans nos caboches... alors à bientôt !
Marion
Prêts au départ ! Nous sommes tous les 5 presque prêts au départ... Saïlen et Ben aux portées acrobatiques, Hélène à la régie son, Farid et moi à la jongle... Le spectacle "De bals en balles" part demain. Direction Baranquilla, via Bogota, via Madrid, via Paris, via Valence, via Crest. 13 spectacles, quelques ateliers, une tournée éclair comme nous avons l'habitude à l'étranger. Pas le temps de se poser, pas le temps de réfléchir. Monter, démonter, rencontrer à toute allure en mettant toute notre énergie pour que le courant passe en un regard. Jouer, repartir et recommencer.
Spectacles : : • 12 et 13 avril : Baranquilla • 15 et 16 avril : Bogota • 18 et 19 avril : Medellin • 20 et 21 avril : Bucaramanga • 22 avril : Cali • 23 avril : Popayan • 24 avril : Arménia • 25 avril : Manizales • 26 avril : Pereira
Ma cheville est en vrac suite à mon entorse d'il y a deux semaines. Un peu d'angoisse pour le numéro de portés à trois. Je teste tout : l'argile, la kiné, l'électrothérapie, je la masse et lui lis des histoires. J'ai même droit -avantage suprème- à rester allongée pendant que le monde s'agite autour de moi ! Bref départ demain, les malles de matériel sont pesées, les costumes lavés, les enfants casés. Normalement, on n'a rien oublié !
Marion
Notre première en Colombie - Baranquilla Par tourdecirque, dimanche 13 avril 2008

La première journée du périple, c'est 20 heures de vols et transferts, un dîner chez le directeur de l'alliance et un morceau de nuit dans un superbe petit hôtel. On a tenu 24 heures éveillés. On y est ! Et puis hier, les choses sérieuses ont commencé. Un nouvel avion nous pose à Baranquilla. Nous sommes accueillis par Pascal, le directeur de l'alliance. Tout de suite, son dynamisme et son enthousiasme nous scotchent. Il nous parle beaucoup, avec chaleur et passion de son metier et de la Colombie. Nous partons en repérage pour les deux lieux où nous allons jouer. Le premier est loin, loin... dans un quartier, un village, qui n'a jamais accueilli de spectacle. Pascal qualifie cet événement d'improbable et le mot se prête bien au lieu ! Le deuxième lieu, c'est celui ou nous allons jouer tout à l'heure. Un scène a été installée devant un parterre de bois qui monte doucement offrant au spectateur un gradinage très esthétique. La scène n'est pas totalement montée et le matériel demandé n'est pas encore là. On nous promet le tout pour 16 h, le spectacle commençant deux heures plus tard.
On rentre donc à l'hôtel. Pour se poser... mais non, pour vérifier les malles, manger un coup, refaire le passing pour se le mettre dans les mains, donner les costumes à repasser... et nous voilà dans le bain, c'est déjà l'heure d'y aller. Le véhicule de l'alliance nous pose avec tout notre barda au pied de la scène... et là... c'est la déconfiture. Le matériel n'est pas encore là, mais le vent, lui, s'est levé. Et pas un petit mistral comme on en a dans le sud... un vrai vent, avec plein de bourrasques. Les jongleurs se décomposent. Sailen et Ben commencent leur échauffement. Hélène installe la régie son, deux techniciens installent des lumières que nous ne pourrons pas tester... La pression monte. On nous amène les éléments qu'on a demandé : des bouteilles vides, du jus de raisin, un table qui ne correspond pas. Ah bon, on n'aura pas de moquette... Une autre table ronde arrive mais une seule. Et toujours ce vent ! Dans ma tête c est le début de la panique. J'ai mal au pied, le décor n'est pas en place, toute la jongle va tomber sous les bourrasques, le décor va s'envoler et nous on va être misérables.
Et puis le public arrive, avec près d'une heure d'avance. 5 h. 5h 30. On court après le temps. Maquillage dans les toilettes. Quand on en sort, la table n'est pas là. La foule grandit. La première chose que je vois ce sont les cheveux des gens qui jouent avec le vent. Pascal fait son possible, il demande a ce que des grandes toiles de tissus soient tendues sur le côté de la scène pour parer les éléments. Ça marche un peu. La sono change de côté pour qu'Hélène puisse nous voir. 6h. 6h15. Pascal et une responsable montent sur scène. Les discours commencent. Farid fulmine. ¨Je ne commence pas si on n'a pas cette table¨.
6h30, la table arrive. On scotche notre nappe dessus, quelqu'un la pose sur scène, la musique commence, on entre dans l'arène... Bon, la suite, c'est quelques instants de panique et des grands moments de bonheur. Devant nous, 2000 personnes sont assises. Elles réagissent à tout. Nous soutenant à chaque moment. 2000 personnes qui murmurent, qui frémissent, qui applaudissent, qui encouragent, ça fait du bruit... ça porte. Et 2000 personnes qui se taisent quand il faut être à l'écoute, ça fait un sacré silence qui tord le ventre ! Le spectacle glisse sous les rires, même le vent sait se faire discret par moment. Et on retrouve l'universalité de nos propos ici aussi. Comme en Inde, en Espagne, en Tunisie... les gens rient quand Sailen baffe Ben 7 fois de suite, poussent un grand Oh ! quand je m'éclate la tête sur la table ou quand Farid joue avec le gramophone. S'attendrissent. Le temps fort c'est l'aller-retour. Par la force de réaction et des rires que ce numéro déclenche. Et quand le vent emporte un chapeau ou une massue hors de portée de nos mains et qu'ils s'écrasent par terre, les applaudissements fusent de partout.
Voila donc notre spectacle plein des premières émotions. Il y a 9 ans, au Maroc, on signait des dizaines d'autographe, en Colombie, on s'est fait prendre des dizaines de fois en photos avec les téléphones portables. On nous colle les enfants dans les bras et les petits oiseaux sortent ! On se fait prendre en photo avec conjoint ou petite copine, bras dessus bras dessous. Démontage, chargement. Retour à l'hôtel, sur les rotules. Ca me fait tout drôle de me dire qu'on est arrivé en Colombie hier après-midi. Le temps parfois nous joue des tours.
Marion
Comme un air de mexique Par tourdecirque, lundi 14 avril 2008 Matinée off ce qui fait du bien, même si le décalage horaire fait que je me réveille encore à cinq heures. On se fait une petite orgie de fruits tropicaux au bord de la piscine... A peine le temps de se poser vraiment, nous reprenons le véhicule qui nous amène au fin fond de Baranquilla pour le spectacle du jour. Quand on arrive, je me dis une nouvelle fois que tout ne va pas se passer comme prévu. Au premier coup d'oeil je vois que la scène est trop petite. Et le camion garé derrière n'est pas de bon augure. Des techniciens déchargent encore le matériel son. Rien n'est prêt et nous jouons dans deux heures ! Le soleil brûle. Pascal nous explique que les monteurs ont pris du retard à cause d'un contrôle de police. Pas la peine de paniquer... De toutes façons, il fait trop chaud. Nous allons nous asseoir devant des petits bouibouis gris où les enfants nous observent.

J'ai le sentiment d'être au Mexique. La végétation, les gens, la chaleur, cette attente paisible... La scène finit de se monter tranquillement. De toutes façons, on ne peut pas décharger nos affaires, le chauffeur a enfermé les clefs dans le mini van. Sous son sombrero, il blêmit. Le véhicule ronronne, toutes portes fermées. Ben fabrique un crochet et s'acharne sur la serrure. Certaines scènes sont surréalistes. Un électricien, équipé de deux cordes avec une pièce en cuir, monte en haut d'un poteau électrique pour raccorder un gros câble qui servira à alimenter la sono.

Nous nous installons sur scène, l'espace est a re-imaginer car nous n'avons pas de place. La scène est branlante et les planches se chevauchent mal, créant des trous et des pièges. Je me prends un coup de speed, propose de jouer par terre, m'énerve sur les conditions techniques. Petite crise inutile... D'autant plus que tout le charme de jouer à l'autre bout du monde tient aussi à ces imprévus. Mais ça, on s'en rend compte après coup ! Sur le moment, c'est juste l'angoisse de ne pas être assez bon !
petite répétitionLes loges sont les toilettes de la police, nous traversons une salle dortoir où un homme se repose en slip sur un lit superposé. Ambiance. Costume à la main, on ne sait plus où se mettre. Spectacle. Du vent. Sailen beugue, absorbée par les réactions du public. Elle en oublie même de demander du vin à Farid. Le drame, ou comment le mettre en rogne pour le restant du spectacle. Hélène stresse. Le technicien son qui est là pour l'aider s'appelle Edison... Il ne devrait donc pas y avoir de problème ! Les réactions du public sont moins convenues qu'hier. En même temps, c'est la première fois qu'un spectacle se joue ici. Nouvelle séance photo. Ici, le mot qui semble nous caractériser est : "romantica". Un groupe vient parler avec Sailen car c'est la région du Vallenato -un accordéon local- et l'accordéon diatonique qu'elle joue pendant le spectacle intrigue les gens du coin. Pascal, le directeur est content car 400 personnes se sont déplacées pour ce premier événement ici. Il nous emmène passer la fin de soirée dans un restaurant à Salsa, et déjà on se quitte. Il repart sur un autre projet, avec son enthousiasme et sa foi. Adieu Barranquilla. Cette après-midi d'attente paisible à observer la place du village m'a beaucoup émue.
Bogota Par tourdecirque, mardi 15 avril 2008 Nouvel avion, retour à Bogota.
On prend nos marques. Hôtel, poste internet, visite des lieux où l'on va jouer... A croire que notre passage en Colombie se limitera à cela. Juste devant l'hôtel, les écoliers et les étudiants se pressent dès sept heures du matin avec leurs uniformes et leur parapluie. A Bogota, il pleut. La ville est immense. Neufs millions d'habitants. Et les taxis conduisent comme des fous.
Mardi 15 avril. Nous nous levons à 6 heures 30 pour aller jouer dans le centre communautaire de Servita. C'est l'un des spectacles sociaux que nous offrons et il se déroule dans un vieux théatre.

Le directeur de l'alliance, Mikael a tout prévu : Tapis de danse, grande scène, loge, lumières, son, coulisses... on a même des tables, de la bonne taille deux heures avant le spectacle. Un vrai bonheur. Et puis jongler sans vent, quel pied ! Même si les spectacles "tous terrains" sont agréables pour le coeur, les spectacles en théâtre dans un milieu protégé sont agréables pour le moral ! Ca fait du bien de retrouver ses marques... Le spectacle glisse. Le public est composé d'enfants des écoles défavorisées, d'un groupe d'handicapés trisomiques, de pré-ados et d'une vingtaine de personnes âgées abonnés au théâtre. Un public hétéroclite qui réagit bien. Bref, tout roule. Je sens qu'on va bientôt entrer dans notre rythme de croisière ! Et l'après midi, qu'est ce qu'on fait ? Shopping ? non. Repos ? Oh non. Balade... ? rien du tout. Rendez-vous à l'alliance pour deux rencontres télévisées... Interview, passes de jonglage, petit air d'accordéon... traduction simultanée... On va finir par avoir mal à la tête ! Farid détend l'ambiance. Les deux journalistes finissent par partir après une franche rigolade en nous remerciant. On apprend dans le même temps qu'on a fait la première page à Barranquilla et que dans deux jours, la télé nous passera en direct à Medellin... Va falloir assurer !!!
Comment s'organise une tournée comme celle-là ? Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Il y a un an, la Compagnie a pris contact avec Mikaël de La Fuente, délégué à la culture de l'alliance française de Bogota. Mikaël parle de nous à ses collègues des autres alliances qui adhèrent au projet proposé : un spectacle Alliance + un spectacle offert pour un public dit "sensible" dans chaque ville. Comme nous ne sommes pas aidés par Culture-France pour le transport, nous recherchons de notre côté des partenaires financiers. Neuf alliances confirment l'organisation des dates dans leur ville après réponse de leurs partenariats. Nous obtenons de notre côté la réponse des fondations sollicitées qui prennent en charge une partie du financement des billets d'avion.
Les Alliances Françaises à l'étranger sont des associations de droit local. Elles financent leurs activités avec les cours de français qu'elles donnent et la recherche de fonds privés et publics. Certaines alliances sont très grandes (20000 étudiants à Lima). D'autres sont plus petites, et créées par des dirigeants amoureux de la langue française. Comme dans toute association, le bureau est composé de bénévoles locaux. Ils salarient directeurs, attachés culturels, enseignants... qui mettent en place des activités.
Le financement de nos spectacles est donc un engagement de chaque alliance qui tisse l'organisation des projets, parfois avec des bouts de ficelle. L'accueil des directeurs est partout chaleureux. Notre venue est pour eux un challenge. Le spectacle va plaire ? Le public va se déplacer ? L'impact sera-t-il celui espéré ? En gros, les alliances jouent une partie de leur réputation sur chaque événement. Artistes comme organisateur, on relève donc le défi ensemble !
Le public colombien Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Mercredi 16 avril - Bogota - 4ème spectacle
° Le spectacle ? Un truc de fou. 500 personnes prennent d'assaut le théâtre. Que d'émotions, que de réactions. Le public est avec nous comme jamais. L'ambiance monte tout doucement, pour au final aboutir sur certaines scènes par des applaudissements accompagnés de cris. C'est tellement fort, qu'au passing final, j'ai la boule au ventre et les mains moites. Et des mains moites sur des massues, c'est pas terrible ! Je me dis : "Allez, oublie-les et concentre-toi !" Peu d'erreurs et beaucoup de jeu. Les mots me manquent. On finit par saluer sous les acclamations. La salle entière se lève. Un truc de fou.
Pas facile de redescendre après ca ! On finit la soirée chez Mikaël et Ingrid. La fatigue nous surprend après une grosse assiette de pâtes. Un petit tour de magie aux cartes et retour à l'hôtel. Demain, c'est lever à 6h et départ pour Medellin !
Medellin, la ville de l'eternel printemps Par tourdecirque, samedi 19 avril 2008 à 13:03:: General Nous voici a Medellin. Tout le monde nous parlait du Cartel de Medellin. Ici, on nous parle de la ville de l'éternel printemps. Deux points de vue différents. Deux époques aussi. Si le danger existe encore à Medellin, il est apparement ciblé, sous forme de "nettoyage". Le reste du temps, pour le commun des mortels, le touriste... la ville reste sûre. Et nous partons nous promener sur la place Botero.
Il y a foule. Ambiance du sud. La ville est fleurie, les gens décontractés. Des vendeurs partout... vendeurs de tickets de tombola, de brosses à dents, de jus, de bulles. Les filles et les femmes arborent leur décolleté et leur poitrine avantageuse. Medellin est la première ville de chirurgie esthétique de la poitrine. Il va falloir que je m achète des wonderbras ! Deux nouveaux spectacles. Le premier au théâtre Lido. Un des plus grand théâtre de la ville, 1000 places, une scène démesurée et une hauteur de plafond à donner le vertige ! On assure, malgré une bonne dose de dispersion juste avant d'entrer en scène. Le théâtre est plein. Toutes les places sont gratuites et nous avons comme spectateurs aussi bien les PDG qui financent l'action, que les jongleurs de la rue du coin, des familles ou des huiles de la mairie. Très chouette, beaucoup de chaleur dans les réactions encore. Deuxième spectacle dans l'auditorium de l'alliance pour les étudiants en langue française. Petite scène, petite jauge, ambiance plus intimiste. Des réactions plus "à la française".
Autant a Bogota il semblait dur de sortir le soir, autant ici, on ne fait que ça. On nous trimballe dans un resto où un groupe joue du tango. On nous installe des tables dehors sur des places de parking pour le repas. Puis on part avec le directeur de l'alliance, ses assistantes et leurs amis Colombiens dans un bar à Salsa. On entre comme dans une maison, on monte a l'étage. Une petite piste de danse de 2 mètres sur 4 est accollée à un mur vieillot tout coloré. Et ça danse. Ça danse. Ça boit de l'aquardiente. Le directeur me dit : "On est dans un pays en guerre, et être heureux, pour les colombiens, c'est un acte de volonté de tous les jours." Deux heures du matin, retour à l'hotel.
THE jour off - Medellin
TEXTE DE SAÏLEN
Samedi 19 avril
Pour notre jour off, nous avons été invités dans la colocation des deux stagiaires de l'alliance. Là-bas, on fait donc connaissance avec un groupe de jeunes artistes. Xavier commence direct par nous montrer des vidéos de jongle et de portés sur son ordinateur, puis, un gars aux cheveux noirs bouclés et des tatouages nous appelle pour manger.
Dehors, dans la petite cuisine ouverte sur la cour intérieure, plein de mets délicieux nous attendent. Nous avons droit à la présentation exacte de chaque plat (en espagnol et avec un gigantesque sourire !). La présentation finit par des applaudissements. Puis, une fois servis, nous allons bavarder tous ensemble.
Je parle longuement avec Xavier, et lui pose plein de questions. Apparemment, ils forment un petit groupe de cirque. Lui est jongleur, Angelica est danseuse et fait également de l'aérien et ils sont à peu près une dizaine au total. Ils arrivent à vivre de ce qu'ils gagnent, en faisant des économies lorsqu'ils ont des cachets pour les jours où ils n'en ont pas. Il s'agit souvent d'animations (boîtes de nuit, meetings, etc) et parfois aussi de spectacles de rue. Les spectacles de cirque au théâtre n'existent pas du tout. C'était pour eux une première de nous voir sur scène faire du jonglage et des portés !
Nous partons donc tous les six manger dans le restaurant de l'hôtel en dessous du nôtre, car le nôtre est décidément trop grande classe, trop guindé ! Après quelques mots pour faire connaissance, Pascal nous explique un peu ce pour quoi il est ici. Il travaille pour le PBI : peace brigades international, ONG qui s'est créée en parallèle à l'ONU. Son boulot -si on a bien compris car ça ne semble pas si simple !- consiste en un accompagnement politique pour donner une visibilité aux associations locales qui se battent pour les droits de l'homme. Nous en profitons pour lui poser quelques questions sur la sécurité en Colombie et sur l'actualité politique. Pour faire un rapide résumé de ce que j'ai compris : on peut distinguer comme acteurs du conflit et de l'insécurité : les guérilleros, les narco-trafiquants et les para-militaires. Parmi les guérilleros, on trouve les FARC, mais aussi d'autres groupes tels que l'ELN, qui sont des groupes politiques d'extrême gauche qui veulent renverser le pouvoir en place. Les narco-trafiquants sont ceux qui trafiquent la drogue (ça, c'était facile à trouver !). Culture de la cannabis au départ (pour répondre aux besoins des Etats-Unis, chez qui la production est interdite), puis de la coke, car les trafiquants ont rapidement trouvé ça plus juteux ! Les para-militaires sont des militaires qui à la base étaient attachés au gouvernement et qui ont ensuite pris leur indépendance. C'est très compliqué de tout comprendre, car les narco par exemple, peuvent aussi se mélanger aux guérilleros ou aux para-militaires... etc. Juste pour raconter une des histoires horribles que Pascal nous a racontées : De nombreux paysans se font assassiner pour qu'ils abandonnent leurs terres et que soit plantée de la palme africaine qui sert à la fabrication du bio-carburant. Ce commerce est tellement juteux que pour cela sont assassinés des gens, et détruites des forêts. J'ai les dents qui grincent quand j'entends ca... Je ne peux pas tout retranscrire ce qu'il nous a raconté, mais c'était vraiment enrichissant de commencer, même qu'un tout petit peu, à comprendre tout ça.
Bucaramanga
Départ à 6 heures pour l aéroport. Nous avons deux avions a prendre. Je les redoute un peu car pour venir à Medellin, nous avons eu un vol éprouvant, avec beaucoup de turbulences et pour la première fois de ma vie deux trous d'air coup sur coup. Nos voisins Colombiens se sont retrouvé arrosés de café, leur costume-cravate imprésentable ! La seule touche amusante de l épisode était le café collé au plafond qui, goutte à goutte coulait sur les sièges ! Un peu d´appréhension donc, mais les deux vols se déroulent très bien, de quoi nous réconcillier avec les transports aériens. Seule précaution, aucun de nous n'a pris de café ! !
Nous arrivons à Bucaramanga à 10 heures et sommes accueillis par Amparo, la directrice de l'alliance. Elle est venue nous chercher avec le bibliobus de la ville. Nous nous installons dans le véhicule tout coloré et partons pour l'hôtel. Amparo nous parle beaucoup, avec chaleur et gentillesse. Le spectacle a lieu à 16 heures, sur une place de la ville. Au début (c'est un spectacle que nous offrons) elle a voulu nous faire jouer dans un quartier ou sont les classes 1 et 2. Mais elle a eu peur pour notre sécurité, elle même osant à peine y aller. Elle a donc trouvé un parc, au milieu d'habitations qu'elle compare à nos HLM français. Les Colombiens se divisent en 6 classes sociales. La classe 1 étant la plus pauvre, la classe 6 la plus aisée. Contrairement aux castes indiennes, les Colombiens peuvent changer de classe sociale, celles-ci dépendant des ressources. L'"avantage" de ce système réside entre autre dans les factures. Ainsi une classe 1 paiera 10 000 pesos d électricité tandis qu'une classe 6 en paiera 80 000. Les étudiants de l'alliance sont des classes 5 et 6. Le quartiers où nous sommes pour le spectacle, des classes 3 et certains spectateurs des classes 1 et 2. Vocabulaire un peu dur à digérer pour nous. Les écoles sont gratuites mais les classes les plus élevées mettent leurs enfants dans des écoles privées. A la fin du secondaire, tous les lycéens effectuent un service civil obligatoire qui consiste (par exemple) à aider dans les écoles des quartiers.
Sur la place, c'est une mini fête foraine qui se prépare. Vendeurs de peluches, tir à la carabine, maïs grillé, voiturettes... Un fond de scène de 4 mètres de haut a été installé, mais pas de scène. Nous nous installons par terre en dépliant de grands tapis de danse. Dès l'échauffement, le public se rassemble.
C est un spectacle très populaire. Près de 800 personnes forment un cercle autour de nous. Nous nous fondons dans les décors des festivités de la place. Pendant le passing final, j'ai un petit coup de barre. Les bras chauffent, je me dis que quand même, il est a peine 17 heures et on a pris deux avions et fait un spectacle. A peine le temps d y penser, je me reconcentre. J'ai l impression que la foule entière s est donné le mot pour venir nous serrer la main et nous embrasser !
Ps : Ça y est, on s est acheté des wonderbras, on ressemble à des Colombiennes !
Cali - Une journée électrique Par tourdecirque, mercredi 23 avril 2008 Nous nous levons à 4 heures du matin. Dur, dur, après le spectacle d'hier soir ! Nous sommes tout frippés, encore émus de la soirée dans le théâtre de Bucaramanga. Amparo nous a réservé un accueil si chaleureux... elle était tellement touchée de notre présence chez elle, elle disait : "je n'arrive pas a y croire, les artistes du cirque français sont là...". 1100 spectateurs. C'est notre meilleur spectacle. Standing Ovation à la fin...
Ce matin c est un peu plus dur. 4H30 : minibus 5H30 : premier avion 7H00 : deuxième avion 8H00 : minibus 9H00 : hôtel de Cali La, on n'a pas de chance, l'hôtel est très chouette, mais il refont la rue à coup de marteau piqueur. Pour la sieste avant de jouer, c'est raté ! Farid boit des bières en attendant de s'en remettre, je vais me balader dans le quartier pour appeler les enfants.
14H00 : atelier dans le théâtre. C est Farid et Ben qui s y mettent et 22 petits Colombiens des quartiers déboulent sur scène... 15H00 : on se retrouve sur le plateau. Tout le monde est fatigué, tendu, énervé. On se prend légèrement la tête sur les lumières, l'échauffement... Apres le succès d hier, ça va être difficile, c'est sûr... 18h00 : les spectateurs entrent, je me pose pour me concentrer et suis à deux doigts de m'endormir ! Le spectacle est une véritable catastrophe interne. Plein de petits riens qui empêchent son déroulement paisible. La pomme qui tombe par terre, l'espace qui est mal géré, ma valisette qui s'ouvre et toutes mes balles qui roulent sur scène. Je crois qu'on a tout fait en une seule représentation, comme ça au moins... Pendant les portés à 3, je monte sur les épaules de Ben. J'entends un bruit et me dis : "tiens on dirait que mon bouton pression s est défait...", puis en même temps que je me penche vers Sailen pour la hisser vers moi, je me dis aussi : "Mais, je n ai pas de bouton pression !". Je pousse un cri et me relève vivement. C'est en fait la ficelle de mon corset qui s'est cassée et celui-ci me glisse sur les bras. Je suis dos nue et plaque avec mes mains le morceau de tissu contre ma poitrine pour ne pas être complètement à poil. Debout sur Ben, je gratifie le public d'un sourire idiot et cherche un moyen de descendre. Précipitation dans les coulisses, Farid rafistole. Sans autre grand souci, le spectacle se termine... Le public est malgré tout avec nous. Mais on sait bien que ce qu'on a donné ce soir n'est pas le mieux que l'on puisse faire ! Trop de spectacles, trop de fatigue, celui-ci restera dans les annales ! Et quand on s'en sera remis, on fera comme Hélène en régie : On rigolera pendant une demi-heure en pensant à ce traître de costume !
Popayan, la ville sainte de l'Amérique du sud Par tourdecirque, vendredi 25 avril 2008 Nous jouons à Popayan. Vieille ville coloniale blanche avec ses oprtes, ses fenetres en fers forgés noirs. On nous emmène dans le théâtre. C'est un théâtre à l'italienne, magnifique.

J'ai l'impression de jouer dans un lieu mythique ! Nos techniciens s'appellent Jésus (rezus de prononciation) et Jules César. Partout dans la ville, dans l'hôtel, dans les cafes, il y a des reliques religieuses de la vierge, des saints, des anges, des croix métalliques. A Popayan se déroule un festival de musique sacrée et huit clochers au centre-ville carillonnent tous les jours. A la fin du spectacle Farid, prend le micro et termine son discours : "gracias à Hélène pour la musica et à Rezus pour le Luz !" "Merci à Hélène pour la musique et à Jésus pour la lumière !" Dans une ville sainte, ca valait le coup d'être noté !

Une journée "pas pareille" Jeudi 24 avril Multiples contrôles pour réussir à prendre l'avion. A l'entrée de l'aéroport, à l'entrée de la salle d'attente, à l'entrée de l'avion... Le gouverneur de la région prend le même vol que nous, alors les vérifications se multiplient. Il faut dire que sont prédécesseur est mort dans un attentat... A l'enregistrement, nous apprenons que les conditions atmosphériques ne permettent pas à l'avion venant de Bogota de décoller... De quoi me rassurer ! Nous avons deux vols à prendre pour atteindre Armenia où nous jouons ce soir à 20 heures. Ce n est pas très loin de Popayan, mais la route est en zone rouge et le ministère ne veut donc pas que nous la prenions. Pendant que nous méditons les choix qui s'offrent à nous, le gouverneur, un tendre vieil homme barbu vient nous féliciter pour notre prestation d'hier. Et en français, s'il vous plaît ! !! Finalement, l'avion est annoncé, mais nous avons déjà raté notre correspondance. Le réseau des téléphones portables des alliances françaises se met en route : on annule l'atelier prévu à Armania avant le show et Vanessa viendra nous chercher à l'aéroport, pour nous faire patienter pendant les 5 heures d'attente. Les calculs commencent. On devrait avoir le temps de monter le décor et de s'échauffer correctement avant que ça commence... pour la fatigue... on verra bien, même si on la redoute. Premier vol enfin. Attente. Impossible d'obtenir des nouveaux billets. Tout le monde en réclame. Vanessa met le paquet : artistes, spectacle ce soir, les français, leur travail, les enfants qui ne nous verront pas... Ça finit par marcher ! Nouvel embarquement à 16 heures. Au moment où l'avion met en route ses héices, Hélène tapote, sceptique, le hublot : " Eh, les copains, je ne voudrais pas vous inquiéter, mais notre malle bleue n'a pas été chargée !" On se précipite pour regarder. C'est bien la nôtre, là, juste par terre ! On s'excite, le steewart nous dit qu'un autre vol l'emmènera à 19 heures. J'appelle Mikaël, le discours change. La malle suivra dans 15 minutes. On décolle en la laissant sur le tarmac. Armania. On apprend enfin la vérité Notre bagage sera là à 19h30. Le spectacle commence à 20 heures. Ca turbine dans nos cerveaux ! Heureusement, l'équipe de l'alliance est très chaleureuse. On nous embarque dans des voitures pour rejoindre la ville. En route, notre conducteur écrase un chiot déjà esquinté par un précédent véhicule. Les jappements s'arrêtent net. C'est glauque. Notre conducteur blêmit et moi j'ai l 'impression que cette sale journée n'est pas finie ! Nous arrivons au théâtre Azul, tenu par un comédien. Un groupe de jeunes jongleurs est là. Ambiance MJC, théâtre sans prétention, mais avec une très belle énergie. Pour parer à l éventualité que le décor n'arrive pas, on dresse une liste de tout ce qui nous manque pour pouvoir jouer. Et là, le miracle s accomplit. En 30 minutes, l'équipe nous récupère : des nappes vertes, un poste radio pour remplacer le gramophone, des bougies, des verres, des bouteilles, des objets insolites, des tables, des chaises, des moquettes, des couvercles de marmites pour les cymbales, du jus pour le vin, un ananas, des diabolos et leurs baguettes... Même si la scène ne ressemble plus trop à un bal populaire français... on a de quoi jouer. Et leur énergie nous a remis du baume au cœur. Ils ont été incroyables ! Manque aussi mon costume, je prends une robe de Sailen. J'ai l'air ridicule, c est parfait ! La malle n'arrive pas, mais l'équipe du théâtre a tellement donné que nous ne pouvons que nous adapter avec plaisir et tenter de tout faire pour leur offrir un spectacle motivé et généreux. Dans les loges avant de commencer, on se serre un petit coup dans les bras pour s'encourager. Ben me presse. Je sens une côte douloureuse dans mon dos et crac ! j'ai une vertèbre qui se déplace. Il n'a pas senti sa force, le chameau ! J'entre sur scène avec une vive douleur dans la poitrine. Non, décidément, c'est une journée pas pareille !
La route du cafe Armenia, Manizales, Pereira... trois villes sur la route du café. Trois spectacles en trois jours. Cette fois, c'est par la route que nous relions ces différents lieux. Autour de nous, le paysage n'a rien de commun : des caféiers à perte de vue, des bananiers qui leur donnent l'ombre nécessaire, des bambous et des cannes à sucre. Nous sommes sur une terre volcanique qui tremble parfois, se réveille rarement. Le paysage est magnifique, des collines dans la montagne et ce vert foncé partout. Du café, encore du café. La Colombie est le 3ème exportateur mondial de café... derrière... derrière... ? Allez, je vous laisse chercher ! Interdit de se renseigner sur google ! La différence c'est que le café colombien est le meilleur... et le meilleur du meilleur part à l'exportation. Ceux qui veulent goûter du bon café Colombien peuvent aller à "Champion" !

Ca sent la fin. Hélène continue de comptabiliser les entrées au spectacle. On en est a 9560. Allez ! Un petit passing dans l aéroport et on devrait atteindre la dizaine de milliers ! Demain, nos trois derniers avions ! Ben m'a replace ma vertèbre après le spectacle d Armenia. Une petite manipulation, un décontractant musculaire, un bon dodo, et hop, c est comme s'il ne s'était rien passé ! Ma cheville est toujours gonflée, mais elle a tenu le coup !
Spectacle à Pereira :


Un petit merci s'impose !

Allez, merci à Ben qui a attendu deux heures, appareil photo en main pour pouvoir récupérer nos reportages à la télé, et a pollué la moitié des ordinateurs Colombien en téléchargeant des programmes pour les mettre en ligne ! Merci à Hélène pour les photos, à Saïlen, à Farid, à ma mère pour l'orthographe, à tous pour vos commentaires ! Une pensée spécialement émue pour nos enfants qui nous ont attendus en France en nous souhaitant de bons spectacles au téléphone, à l'autre bout du monde. Un énorme coup de chapeau à tous les directeurs d'alliances, attachés culturels et techniciens qui tout au long de notre parcours se sont mobilisés pour que nos spectacles soient une réussite ! A Eve et Julie pour les relais en France Bref, une belle histoire d'équipe ! 13 spectacles. 14 avions. 9 villes. 18 jours. 30 heures de voyage retour... Nous allons mettre quelques jours à digérer tout cela (un "gloups" pour Saïlen et Ben qui jouent aujourd'hui à Lyon, pas de repos pour les acrobates). Déjà de nouveaux projets de tournées fleurissent dans nos caboches... alors à bientôt !
Marion
Climat politique au Népal?
Qu'en est-il de la situation politique et du climat social au Népal en ce moment? Je pars le mois prochain et ne connais pas précisément la date des élections. Y a- t-il plus de tensions que d'habitude?
Merci pour vos réponses.
Les photos ça continue ici
......je relance donc :
c'est où ? 😛
c'est où ? 😛
Chinois: hospitalité et langue?
Bonjour !
Je pars début juillet pour un périple de 3 semaines. On arrive à Shangai pour marier une amie journaliste à un chinois à 30 kms de là, puis avec mon copain on a envie de redescendre vers le sud au gré de nos envies et des visites. Deux questions se posent à nous. Déjà, une des motivations de notre voyage est de rencontrer autant que possible des chinois, d'avoir des échanges, de vivre des moments de rencontre. Mais certains m'ont dit que les chinois ne sont pas super ouverts à la discussion, en tout cas pas au sens entendu dans des régions comme la Thailande ou l'Inde. Qu'en pensez-vous ? Est-il facile de nouer contact ? Les chinois sont-ils avenants envers les européens ? Quelle image ont-ils de nous et comment les appréhender ? Egalement, il semble que l'anglais ne soit parlé que dans les (grandes grandes) villes. Est-ce vrai ? Est-il très difficile de communiquer avec les chinois, et qu'en est-il en zone rurale ?
merci pour vos avis éclairés et gentils 😛 de voyageurs ou d'expat' !!
ps : on est amateurs de sites de voyages de ce coin de l'Asie. merci pour vos indications ! 😉
Je pars début juillet pour un périple de 3 semaines. On arrive à Shangai pour marier une amie journaliste à un chinois à 30 kms de là, puis avec mon copain on a envie de redescendre vers le sud au gré de nos envies et des visites. Deux questions se posent à nous. Déjà, une des motivations de notre voyage est de rencontrer autant que possible des chinois, d'avoir des échanges, de vivre des moments de rencontre. Mais certains m'ont dit que les chinois ne sont pas super ouverts à la discussion, en tout cas pas au sens entendu dans des régions comme la Thailande ou l'Inde. Qu'en pensez-vous ? Est-il facile de nouer contact ? Les chinois sont-ils avenants envers les européens ? Quelle image ont-ils de nous et comment les appréhender ? Egalement, il semble que l'anglais ne soit parlé que dans les (grandes grandes) villes. Est-ce vrai ? Est-il très difficile de communiquer avec les chinois, et qu'en est-il en zone rurale ?
merci pour vos avis éclairés et gentils 😛 de voyageurs ou d'expat' !!
ps : on est amateurs de sites de voyages de ce coin de l'Asie. merci pour vos indications ! 😉
Déménager avec un chat vers le Maroc
Dixie est une petite chatte québécoise native de la Côte Nord du Québec. Elle me suit vraiment partout et est très attachée a moi, moi aussi d'ailleurs c réciproque ... Nous ne nous sommes séparé qu une seule fois pendant 72 heures : elle aurait, d'après mon frère, déprimé de mon absence donc ca fait mal à la savoir si loin. J'ai quitté le Québec il y a trois mois, pour arriver temporairement en France, j'ai naturellement emmené Dixie, elle a très bien supporté le voyage et son nouvel domicile, les papiers et vaccins tout s'est déroulé sans problème. Elle a bien vécu le doux hiver francais.
Là, un événement inattendu m'oblige à aller m'installer à Marrakech, pour mon travail le 6 février. Je veux emmener Dixie avec moi, mais je m'inquiète pour elle car elle n'a jamais connu le climat chaud. J'ai un logement indépendant (et non un hotel), une petite chambre de rien du tout, qui m'attend là bas.
Vu le temps qu il me reste a me préparer avant le départ, je pense laisser, à contre coeur, Dixie chez un ami en france, pendant trois mois avant de revenir la chercher autour de fin avril, une fois les papiers, vaccins prêts et le logement tout rafraîchi pour elle.
Je voulais savoir à l'avance qu'elles sont les conditions d'entrée d'un animal de compagnie sur le territoire marocain. J'ai regardé sur le site de l'ambassade du Maroc rien n'est indiqué ... Niveau psychologique est ce vraiment mauvais pour un chat de subir un choc de changement climatique ? Quelqu'un aurait vécu une expérience semblable avec un animal de compagnie au Maroc ? Pourrait il me donner des conseils et indications ?
Merci d'avance et a tantôt !
Là, un événement inattendu m'oblige à aller m'installer à Marrakech, pour mon travail le 6 février. Je veux emmener Dixie avec moi, mais je m'inquiète pour elle car elle n'a jamais connu le climat chaud. J'ai un logement indépendant (et non un hotel), une petite chambre de rien du tout, qui m'attend là bas.
Vu le temps qu il me reste a me préparer avant le départ, je pense laisser, à contre coeur, Dixie chez un ami en france, pendant trois mois avant de revenir la chercher autour de fin avril, une fois les papiers, vaccins prêts et le logement tout rafraîchi pour elle.
Je voulais savoir à l'avance qu'elles sont les conditions d'entrée d'un animal de compagnie sur le territoire marocain. J'ai regardé sur le site de l'ambassade du Maroc rien n'est indiqué ... Niveau psychologique est ce vraiment mauvais pour un chat de subir un choc de changement climatique ? Quelqu'un aurait vécu une expérience semblable avec un animal de compagnie au Maroc ? Pourrait il me donner des conseils et indications ?
Merci d'avance et a tantôt !
Mort de Benazir Bhutto (Pakistan)
RAWALPINDI, Pakistan (Reuters) - Benazir Bhutto, ancien Premier ministre pakistanais, a été tuée dans un attentat après une réunion électorale jeudi à Rawalpindi, a annoncé son parti. (Publicité)
"Elle est morte en martyre", a déclaré Rehman Malik, un responsable de sa formation, le Parti du peuple pakistanais (PPP). Bhutto, 54 ans, est décédée dans un hôpital de Rawalpindi. Selon la chaîne de télévision Ary-One, elle a reçu une balle en pleine tête. Selon la police, le kamikaze a tiré plusieurs coups de feu en direction de Bhutto au moment où celle-ci quittait une réunion électorale organisée dans un parc public. L'homme s'est ensuite fait exploser. "L'homme a d'abord tiré sur le véhicule de Bhutto. Elle a baissé la tête et il s'est alors fait exploser", a déclaré Mohammad Shahid, un policier. L'époux de Bhutto, Asif Ali Zardari, qui est à Doubaï, avait auparavant annoncé avoir été informé que sa femme se trouvait dans un état grave. La police a fait état de seize victimes dans cet attentat. Un correspondant de Reuters présent sur les lieux a entendu deux coups de feu, puis l'explosion. Des responsables du PPP avaient dans un premier temps annoncé que l'ancien Premier ministre n'avait pas été blessé. Un correspondant de Reuters a vu huit corps gisant sur la route ainsi que la tête mutilée d'une personne. A son retour au Pakistan après huit années d'exil, Bhutto, 54 ans, avait déjà été la cible le 18 octobre d'un attentat qui avait fait 139 morts dans la foule qui s'était massée à Karachi pour l'accueillir.
"Elle est morte en martyre", a déclaré Rehman Malik, un responsable de sa formation, le Parti du peuple pakistanais (PPP). Bhutto, 54 ans, est décédée dans un hôpital de Rawalpindi. Selon la chaîne de télévision Ary-One, elle a reçu une balle en pleine tête. Selon la police, le kamikaze a tiré plusieurs coups de feu en direction de Bhutto au moment où celle-ci quittait une réunion électorale organisée dans un parc public. L'homme s'est ensuite fait exploser. "L'homme a d'abord tiré sur le véhicule de Bhutto. Elle a baissé la tête et il s'est alors fait exploser", a déclaré Mohammad Shahid, un policier. L'époux de Bhutto, Asif Ali Zardari, qui est à Doubaï, avait auparavant annoncé avoir été informé que sa femme se trouvait dans un état grave. La police a fait état de seize victimes dans cet attentat. Un correspondant de Reuters présent sur les lieux a entendu deux coups de feu, puis l'explosion. Des responsables du PPP avaient dans un premier temps annoncé que l'ancien Premier ministre n'avait pas été blessé. Un correspondant de Reuters a vu huit corps gisant sur la route ainsi que la tête mutilée d'une personne. A son retour au Pakistan après huit années d'exil, Bhutto, 54 ans, avait déjà été la cible le 18 octobre d'un attentat qui avait fait 139 morts dans la foule qui s'était massée à Karachi pour l'accueillir.
Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos
SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎
Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction KilyosSUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Tour du monde en camping-car en famille
Bonjour à tous,
Depuis 12 ans nous vivons à la Martinique. Avec mon mari, nous adorons voyager .Nous projetons un tour du monde, en un an, en camping car avec nos 2 enfants de 7 et 9 ans (âge le jour du départ)en Aout 2009.
Nous pensons rechercher un ccar avec capucine et é essieux, dés cet été lors de notre passage en France (Paris). Nous sommes avides de vos conseils de voyageurs expérimentés. Itinéraire fraichement prévu :Le havre-Buenos-Aires en cargo et avion :Tour par le sud en 4 mois(août à novembre)Lima- Singapour (via la New Zélande?):Indonésie sac à dos (1 mois, décembre) pendant le voyage du ccar en cargo:Singapour, Malaisie, Thailande, Cambodge, Vietnam, Singapour (des amis ccaristes avertis m'ont dit qu'on ne pouvait pas traverser en ccar la Birmanie): 3 mois (janvier février mars)Singapour-Pondichéry (ou Madras?):cargo et avionTour de l'Inde par le Sud jusquu'au Rajasthan:2mois (avril mai)
Puis 2 solutions à réfléchirretour en ccar jusqu'en France mais la traversée du Pakistan, de l'Iran et de la Tuirquie de l'ouest me font hésitercargo et avion jusqu'à johannesbourg depuis Bombay:visite de l'Afrique du Sud et de la Tasmanie: 1 mois (juin) retour en France : cargo et Avion
Voici mes questions:la durée envisagée pour mes étapes est elle réaliste?le climat est il favorafle aux dates où nous serons aux différentes étapes?où bivouaquer "en sécurité" en ccar?existe t il une liaison en cargo :Lima Singapour ou Lima New Zélande, à qui m'adresser?peut-on faire le tour de l'Inde:sécurité, état des routes, délai de 2 mois envisageable?certains ont traversé le Pakistan en ccar escortés par l'armée, quels st les risques(attentats en ce moments!!, le calme peut être retrouvé en 2009...)existe t il un cargo entre Bombay et Port Elizabeh (Af du Sud)?Quel est le prix du carnet de route obligatoire pour le ccar?Quel type de ccar conseillez vous:marque du camion, nb d'essieu, ess ou diesel, longueur max...?
Merci d'avance à tous de m'envoyer vos conseils pour m'aider à réaliser mon rêve vieux de 10 ans, envisagé à l'époque en célibataire, j'ai une famille maintenant et je ne souhaite pas l'embarquer n'importe où. j'ai déjà lu certains de vos échanges sur le forum
Corinne de Martinique
Depuis 12 ans nous vivons à la Martinique. Avec mon mari, nous adorons voyager .Nous projetons un tour du monde, en un an, en camping car avec nos 2 enfants de 7 et 9 ans (âge le jour du départ)en Aout 2009.
Nous pensons rechercher un ccar avec capucine et é essieux, dés cet été lors de notre passage en France (Paris). Nous sommes avides de vos conseils de voyageurs expérimentés. Itinéraire fraichement prévu :Le havre-Buenos-Aires en cargo et avion :Tour par le sud en 4 mois(août à novembre)Lima- Singapour (via la New Zélande?):Indonésie sac à dos (1 mois, décembre) pendant le voyage du ccar en cargo:Singapour, Malaisie, Thailande, Cambodge, Vietnam, Singapour (des amis ccaristes avertis m'ont dit qu'on ne pouvait pas traverser en ccar la Birmanie): 3 mois (janvier février mars)Singapour-Pondichéry (ou Madras?):cargo et avionTour de l'Inde par le Sud jusquu'au Rajasthan:2mois (avril mai)
Puis 2 solutions à réfléchirretour en ccar jusqu'en France mais la traversée du Pakistan, de l'Iran et de la Tuirquie de l'ouest me font hésitercargo et avion jusqu'à johannesbourg depuis Bombay:visite de l'Afrique du Sud et de la Tasmanie: 1 mois (juin) retour en France : cargo et Avion
Voici mes questions:la durée envisagée pour mes étapes est elle réaliste?le climat est il favorafle aux dates où nous serons aux différentes étapes?où bivouaquer "en sécurité" en ccar?existe t il une liaison en cargo :Lima Singapour ou Lima New Zélande, à qui m'adresser?peut-on faire le tour de l'Inde:sécurité, état des routes, délai de 2 mois envisageable?certains ont traversé le Pakistan en ccar escortés par l'armée, quels st les risques(attentats en ce moments!!, le calme peut être retrouvé en 2009...)existe t il un cargo entre Bombay et Port Elizabeh (Af du Sud)?Quel est le prix du carnet de route obligatoire pour le ccar?Quel type de ccar conseillez vous:marque du camion, nb d'essieu, ess ou diesel, longueur max...?
Merci d'avance à tous de m'envoyer vos conseils pour m'aider à réaliser mon rêve vieux de 10 ans, envisagé à l'époque en célibataire, j'ai une famille maintenant et je ne souhaite pas l'embarquer n'importe où. j'ai déjà lu certains de vos échanges sur le forum
Corinne de Martinique
Rencontre à Montpellier le 27 octobre 2007
Bonjour à tous,
Que diriez-vous d'une nouvelle rencontre à Montpellier?
Nous avions déjà organisé une rencontre à Saint Bauzille en décembre dernier, gros succès : plus de 50 participants, que des gens sympa, une foule d'expériences échangées, des idées de nouveaux voyages, un cercle d'amis élargi.
Nous pourrions fixer une date dans la dernière semaine d'octobre, un samedi soir, par exemple le 27/10 !
J'ai une idée sur un resto sympa à Villeneuve Les Maguelone (5km de Montpellier). Pour le samedi après-midi ou le dimanche matin, il y a juste à côté un parc d'aventures" : pont de singe, via ferrata, tyrolienne, etc...pour tous les âges et tous les niveaux ! Mais avec une règle du jeu : ne vous inscrivez que si vous êtes sûr de venir !
L'idée est lancée...à vos claviers
Amicalement,
Dan
Rencontre à Paris le dimanche 14 octobre 2007 sur le thème "compagnon de voyage"
bonjour à tous
nous sommes nombreux à rechercher des partenaires de voyages entre autres des quinquas et plus sans toujours beaucoup de succès, aussi je vous propose de nous rencontrer à paris sur ce thème en vue de nos futurs départs avec ou sans projet défini et de pouvoir ainsi construire nos projets et se constituer une sorte de carnet de futurs compagnons de voyage?
Qu'en pensez vous ceux qui comme moi "galèrent" pas du tout, un peu, beaucoup.............pour trouver des compagnons et qui finalement partent seuls😉 ?
Je vous propose donc de se retrouver le dimanche 14 octobre à midi pour déjeuner sur le thème : "compagnon de voyage"
lieu (vos idées de restau sont les bienvenues 😏) et heure à définir
une belle journée à tous arvie 😏😏😏
Je vous propose donc de se retrouver le dimanche 14 octobre à midi pour déjeuner sur le thème : "compagnon de voyage"
lieu (vos idées de restau sont les bienvenues 😏) et heure à définir
une belle journée à tous arvie 😏😏😏
Traduction français-hindi
Bonjour à tous,
nous partons ma femme et moi un petit mois au Rajasthan en aout et j'aimerai avoir la traduction d'une ou 2 petites phrases en hindi, notamment concernant la photo car j'ai remarqué que demander la permission de photographier dans la langue locale permettait une chouette prise de contact et était souvent apprécié.
quelqu'un pourrait-il me traduire: "est-ce que je peux vous prendre en photo, s'il vous plait?" merci d'avance au traducteurs ;-) (en hindi et avec une phonétique française en + SVP)
sinon dans un registre beaucoup plus pragmatique,
des petites phrases comme: où peut on trouver :-un hotel -la station de train
et également que dire pour refuser poliment toute offre commerciale, touristique lorsqu'on est solicité dans la rue, avec une formulation vraiment indienne (j'ai constaté qu'en chine, il était plus efficace d'utliser le vocabulaire de nos amis chinois plutot que de se perdre en confusion pour repousser toutes les offres, cela sonne un peu moins pigeon...(d'ailleurs comment on appelle un touriste pigeon en inde???))
Bon, je sais que le forum n'est pas un site de traduction, mais considerez au moins la 1ère (pour photographier), j'y tiens beaucoup, merci d'avance
PS: la mousson en aout au Rajasthan...on y survit bien?? j'ai lu des choses si contradictoires sur le forum ou dans les guides...
Aung San Suu Kyi: merci pour elle....
Pour ceux qui sont dans la region, voici la lettre d'information que je recois de la part de l'organisation http://www.asskforfreedom.org
Chers amis Merci à tous de vos si nombreux soutiens, le chiffre des signataires grimpe chaque jour ! joint une photo d’ASSK qui vous servira à vous faire un masque, comme un masque de carnaval quand nous étions enfants, il faut y faire des trous pour les yeux et deux petits trous aux oreilles (pensez à consolider le papier avec du scotch à cet endroit), pour le porter. Où? Le salon du livre cette année met l’Inde à l’honneur.Le gouvernement indien vient de signer un accord “armes contre gaz” avec la junte birmane (cf.”L’Inde courtise la Birmanie et son gaz” asskforfreedom/reportages)!!!!!
Nous avons donc décidé de nous retrouver tous dimanche prochain, au salon du livre, porte de Versailles, pour un sitting silencieux lors d’une manifestation dédiée à l’Inde. Donc si vous voulez participer vous devez: - Imprimer la photo, autant de fois que vous avez d’amis prêts à vous suivre, découper les trous des yeux, fixer une ficelle aux oreilles (n’oubliez pas le scotch pour pas que ça ne se déchire pas!), emporter le masque avec vous et nous retrouver au point de RDV à l’heure que nous vous confirmerons demain.Nous rentrerons ensuite et mettrons les masques devant le lieu où nous ferons le sitting. Vous trouverez un exemple de ce qui a été fait à Bangkok dans la photo qui est également attachée à ce mail. Évidemment ce genre d’action n’a de sens que si il y a du monde, alors venez, venez nombreux pour faire entendre notre silence. Merci encore de vos encouragements, de votre croyance en la justice, merci pour tous ces êtres qui rendent le monde meilleur.. ASSKFORFREEDOM
Chers amis Merci à tous de vos si nombreux soutiens, le chiffre des signataires grimpe chaque jour ! joint une photo d’ASSK qui vous servira à vous faire un masque, comme un masque de carnaval quand nous étions enfants, il faut y faire des trous pour les yeux et deux petits trous aux oreilles (pensez à consolider le papier avec du scotch à cet endroit), pour le porter. Où? Le salon du livre cette année met l’Inde à l’honneur.Le gouvernement indien vient de signer un accord “armes contre gaz” avec la junte birmane (cf.”L’Inde courtise la Birmanie et son gaz” asskforfreedom/reportages)!!!!!
Nous avons donc décidé de nous retrouver tous dimanche prochain, au salon du livre, porte de Versailles, pour un sitting silencieux lors d’une manifestation dédiée à l’Inde. Donc si vous voulez participer vous devez: - Imprimer la photo, autant de fois que vous avez d’amis prêts à vous suivre, découper les trous des yeux, fixer une ficelle aux oreilles (n’oubliez pas le scotch pour pas que ça ne se déchire pas!), emporter le masque avec vous et nous retrouver au point de RDV à l’heure que nous vous confirmerons demain.Nous rentrerons ensuite et mettrons les masques devant le lieu où nous ferons le sitting. Vous trouverez un exemple de ce qui a été fait à Bangkok dans la photo qui est également attachée à ce mail. Évidemment ce genre d’action n’a de sens que si il y a du monde, alors venez, venez nombreux pour faire entendre notre silence. Merci encore de vos encouragements, de votre croyance en la justice, merci pour tous ces êtres qui rendent le monde meilleur.. ASSKFORFREEDOM

De l'usage du cannabis dans le monde
La discussion sur la loi concernant l’usage de la cigarette a soulevé des passions et l’un des contributeurs a évoqué le sujet de la légalisation du cannabis qui en ferait autant.
Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »
Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..
Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…
Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?
Il y a mille questions.
Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.
Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?
Dom.
Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »
Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..
Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…
Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?
Il y a mille questions.
Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.
Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?
Dom.









