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Forming a convoy to China (Xinjiang) in September 2025
Hi there, in April 2025 we’re heading out from southern France to Mongolia in our 4x4 Land Cruiser. We’d like to cross from Kazakhstan into China in early September and spend two weeks driving through Xinjiang (no visa required). We’re looking for other vehicles to join us and split the cost of the mandatory guide in China. Any takers?
Family Trip Itinerary in China
Hi everyone.
I’m planning our upcoming family trip to China in August 2025—two adults, two kids (11 and 13), and a one-year-old baby.
As I organize the trip, I’d love your advice. Here’s my itinerary: - Arrival in Beijing on 02/08, staying until 07/08 (five days) to visit the city’s must-see spots without rushing too much with the baby. - After that, either by train or plane, we’ll head to Shenzhen for four days to explore the city and enjoy some attractions with the kids. - Then, Yangshuo for three days to relax a bit from the city hustle and visit the Li River and its surroundings. I haven’t looked into transportation from Shenzhen yet, but I think it’s easily accessible. - Our last day in China will be in Guangzhou (Canton). If possible, I’d like to visit the Huangteng Gorge Skywalk on the same day, or add an extra day for it. I don’t want to do a private tour because it’s extremely expensive, so any great tips combining train/taxi are welcome.
Thanks.
I’m planning our upcoming family trip to China in August 2025—two adults, two kids (11 and 13), and a one-year-old baby.
As I organize the trip, I’d love your advice. Here’s my itinerary: - Arrival in Beijing on 02/08, staying until 07/08 (five days) to visit the city’s must-see spots without rushing too much with the baby. - After that, either by train or plane, we’ll head to Shenzhen for four days to explore the city and enjoy some attractions with the kids. - Then, Yangshuo for three days to relax a bit from the city hustle and visit the Li River and its surroundings. I haven’t looked into transportation from Shenzhen yet, but I think it’s easily accessible. - Our last day in China will be in Guangzhou (Canton). If possible, I’d like to visit the Huangteng Gorge Skywalk on the same day, or add an extra day for it. I don’t want to do a private tour because it’s extremely expensive, so any great tips combining train/taxi are welcome.
Thanks.
Administrative steps between Hong Kong and Macao?
Hi there,
During a stay in Hong Kong, if you're planning a round trip to Macao:
- Do you know what the visa requirements are?
- Will we be able to return to Hong Kong the same evening?
Thanks for your help!
Les possibilités actuelles de voyages en Chine, Japon, Thaïlande, Indonésie, Vietnam
À ce jour....
Chine
- Frontières: Même si les liaisons aériennes internationales ont repris de façon progressive ces derniers temps, l'arrêt provisoire toujours en cours des demandes de visas tourisme ou la suspension de visas déjà émis équivalent de fait à une certaine forme de fermeture des frontières.
- Possibilités actuelles de voyage: A cause des mesures prises au niveau visas, les voyages à but touristique sont quasiment impossibles actuellement pour les personnes extérieures au pays.
- Quand envisager un voyage sur place: Même si la situation semble (officiellement) s'améliorer, mieux vaut ne rien envisager pour l'instant tant que n'est pas débloquée la situation actuelle d'obtention/utilisation des visas.
Indonésie
- Frontières: Contrairement à ce qui avait été avancé à une époque quant à la réouverture de certaines régions du pays (dont Bali), les frontières indonésiennes devraient rester fermées jusqu'en fin 2020/début 2021. De façon plus générale, les visas sont de même suspendus.
- Possibilités actuelles de voyage: Non.
- Quand envisager un voyage sur place: Aucune date d'ouverture des frontières n'étant prévue, mieux vaut ne rien envisager pour l'instant.
Japon
- Frontières: Officiellement fermées aux voyageurs ayant séjourné (notamment) dans l'Espace Schengen au cours des 14 jours précédant leur arrivée sur le territoire nippon. En clair, c'est fermé pour l'Europe (et bien d'autres pays comme le Canada). On peut néanmoins transiter par le Japon dès lors qu'on reste en zone de transit des aéroports.
- Possibilités actuelles de voyage: Non dans le cadre d'un voyage "classique".
- Quand envisager un voyage sur place: Tant que l'ouverture des frontières n'est pas d'actualité, autant ne rien envisager à court terme.
Thailande
- Frontières: Même si les liaisons aériennes internationales sont envisagées à la reprise, les frontières du pays sont fermées aux touristes européens jusqu’à nouvel ordre (des dérogations possibles dans d'autres cadres cependant)... bien que parfois apparaissent aussi des informations contradictoire sur le sujet. De plus la délivrance des visas est elle aussi suspendue pour la majorité des situations.
- Possibilités actuelles de voyage: Non dans le cadre d'un voyage "classique".
- Quand envisager un voyage sur place: Tant que l'ouverture des frontières n'est pas d'actualité, autant ne rien envisager à court terme.
Vietnam
- Frontières: Les frontières du pays sont fermées aux touristes européens jusqu’à nouvel ordre (quelques dérogations possibles dans d'autres cadres cependant). De plus la délivrance des visas est elle aussi suspendue pour la majorité des situations.
- Possibilités actuelles de voyage: Non dans le cadre d'un voyage "classique".
- Quand envisager un voyage sur place: Tant que l'ouverture des frontières n'est pas d'actualité, autant ne rien envisager à court terme.
Complément
Pour tout complément "officiel", voir les "conseils aux voyageurs" :
Affaires Étrangères France Affaires Étrangères Belgique Affaires Étrangères Canada Affaires Étrangères Suisse
Chine
- Frontières: Même si les liaisons aériennes internationales ont repris de façon progressive ces derniers temps, l'arrêt provisoire toujours en cours des demandes de visas tourisme ou la suspension de visas déjà émis équivalent de fait à une certaine forme de fermeture des frontières.
- Possibilités actuelles de voyage: A cause des mesures prises au niveau visas, les voyages à but touristique sont quasiment impossibles actuellement pour les personnes extérieures au pays.
- Quand envisager un voyage sur place: Même si la situation semble (officiellement) s'améliorer, mieux vaut ne rien envisager pour l'instant tant que n'est pas débloquée la situation actuelle d'obtention/utilisation des visas.
Indonésie
- Frontières: Contrairement à ce qui avait été avancé à une époque quant à la réouverture de certaines régions du pays (dont Bali), les frontières indonésiennes devraient rester fermées jusqu'en fin 2020/début 2021. De façon plus générale, les visas sont de même suspendus.
- Possibilités actuelles de voyage: Non.
- Quand envisager un voyage sur place: Aucune date d'ouverture des frontières n'étant prévue, mieux vaut ne rien envisager pour l'instant.
Japon
- Frontières: Officiellement fermées aux voyageurs ayant séjourné (notamment) dans l'Espace Schengen au cours des 14 jours précédant leur arrivée sur le territoire nippon. En clair, c'est fermé pour l'Europe (et bien d'autres pays comme le Canada). On peut néanmoins transiter par le Japon dès lors qu'on reste en zone de transit des aéroports.
- Possibilités actuelles de voyage: Non dans le cadre d'un voyage "classique".
- Quand envisager un voyage sur place: Tant que l'ouverture des frontières n'est pas d'actualité, autant ne rien envisager à court terme.
Thailande
- Frontières: Même si les liaisons aériennes internationales sont envisagées à la reprise, les frontières du pays sont fermées aux touristes européens jusqu’à nouvel ordre (des dérogations possibles dans d'autres cadres cependant)... bien que parfois apparaissent aussi des informations contradictoire sur le sujet. De plus la délivrance des visas est elle aussi suspendue pour la majorité des situations.
- Possibilités actuelles de voyage: Non dans le cadre d'un voyage "classique".
- Quand envisager un voyage sur place: Tant que l'ouverture des frontières n'est pas d'actualité, autant ne rien envisager à court terme.
Vietnam
- Frontières: Les frontières du pays sont fermées aux touristes européens jusqu’à nouvel ordre (quelques dérogations possibles dans d'autres cadres cependant). De plus la délivrance des visas est elle aussi suspendue pour la majorité des situations.
- Possibilités actuelles de voyage: Non dans le cadre d'un voyage "classique".
- Quand envisager un voyage sur place: Tant que l'ouverture des frontières n'est pas d'actualité, autant ne rien envisager à court terme.
Complément
Pour tout complément "officiel", voir les "conseils aux voyageurs" :
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Rejoindre la Chine en passant par le Kazakhstan en camping-car
Bonjour, j'aimerai savoir si des personnes sont parties en camping-car en passant par le KAZAKHSTAN pour rejoindre la Chine (je ne veux pas passer par l'IRAN etc) , la Thailande Cambodge Vietnam, Singapour après avoir traversé l'Europe avec des haltes tout au long du voyage . Pouvez-vous me faire part de votre expérience, si c'est réalisable etc. surtout pour la partie sortie de l'Europe ver le KAZAKSTAN etc.. je prévois ce voyage sur au minimum 1 an en Asie pour pouvoir bien en profiter et au total 2 voir 3 ans voir plus.. suivant où le vent nous mènera mon mari et moi..😉 . (ce projet est pour dans quelques années.)
Merci de me faire part de votre expérience si vous le voulez bien, aussi bien pour les trajets (état des routes, facilité pour trouver son itinéraire) la nourriture , l'accueil, les règles concernant le stationnement des camping-cars etc... Au plaisir de vous lire. Cordialement
Pékin et le grand mur
Bonjour à tous,
J'essaie d'évacuer un peu les carnets de ces dernières années, je m'attaque à celui-ci car il est assez court. J'ai deja fait un carnet sur la Chine ici : https://voyageforum.com/v.f?post=6937738;#6937738 . Lors de ce précédent voyage je ne mettais pas rendu à Pekin, trop éloigné du Sichuan et Guizhou, j'ai saisi l'opportunité d'un voyage pour le travail à Qingdao pour faire un crochet d'une semaine à Pekin. Essentiellement voir les classiques que la ville a à offrir mais aussi aller voir le fameux mur. C'est donc en Février 2018 que se passe ce carnet, encore loin du Covid.
J'ai eut la chance qu'un ami chinois me propose d'être mon guide et s'occupe de moi pendant toute la durée du séjour, j'étais loin d'imaginer que ça aller atteindre un tel niveau 😎. Il faisait un froid mordant, mais beau et sec, peu, voir pas de pollution quand je m'y trouvais.
On verra dans ce carnet:
1. La cité interdite (pour moi tout seul😉) 2. Le grand mur, ou muraille de Chine 3. Le palais d'été 4. Pas oublier la gastronomie! 5. Au détour d'un coin de mur

J'essaie d'évacuer un peu les carnets de ces dernières années, je m'attaque à celui-ci car il est assez court. J'ai deja fait un carnet sur la Chine ici : https://voyageforum.com/v.f?post=6937738;#6937738 . Lors de ce précédent voyage je ne mettais pas rendu à Pekin, trop éloigné du Sichuan et Guizhou, j'ai saisi l'opportunité d'un voyage pour le travail à Qingdao pour faire un crochet d'une semaine à Pekin. Essentiellement voir les classiques que la ville a à offrir mais aussi aller voir le fameux mur. C'est donc en Février 2018 que se passe ce carnet, encore loin du Covid.
J'ai eut la chance qu'un ami chinois me propose d'être mon guide et s'occupe de moi pendant toute la durée du séjour, j'étais loin d'imaginer que ça aller atteindre un tel niveau 😎. Il faisait un froid mordant, mais beau et sec, peu, voir pas de pollution quand je m'y trouvais.
On verra dans ce carnet:
1. La cité interdite (pour moi tout seul😉) 2. Le grand mur, ou muraille de Chine 3. Le palais d'été 4. Pas oublier la gastronomie! 5. Au détour d'un coin de mur

Tour du monde avec traversée de la Chine en 2022 (en camping-car)
Bonjour à tous,
Les préparatifs de notre TDM (à deux continents près 😉) se poursuivent. nous sommes une famille de 5. 39 ans, 33 ans, 6 ans, 4 ans, 1 an au moment du départ. départ en juillet 2021, un retour à l'été 2023.
Après plusieurs tergiversations nous envisageons la traversée de la Chine depuis la Mongolie, vers le Vietnam. En consultant des blogs et sites de voyageurs, j'ai trouvé Navo tour. Des retours ? Des avis ? Si on le fait il sera temps dans quelques mois de lancer une bouteille à la mer pour faire un convoi... dans cette projection, on ferait la traversée en septembre/octobre 2022. Il en est de même pour le Myanmar...
Pour la thaïlande, avez vous des retours sur les entrées des campings car ?... C'est toujours la roulette russe (ou thaïlandaise en l’occurrence !) ? des postes frontières plus souples que d'autres ? des aides locales ?... C'est un point un peu névralgique qui pourrait pauser soucis en cas de blocage une fois sur place !
Le Pakistan.... Aucune infos fiables de trouvées... J'ai pu voir que certains parlaient d'une ouverture des frontières (automne 2019). Rien depuis début 2020, of course... L'idée est une entrée côté Lahore, sortie à taftan. Mais... niveau sécurité, cela m'inquiète un peu... Aventurier, oui, fou, un peu, suicidaire, que nenni !
A bientôt !
Les préparatifs de notre TDM (à deux continents près 😉) se poursuivent. nous sommes une famille de 5. 39 ans, 33 ans, 6 ans, 4 ans, 1 an au moment du départ. départ en juillet 2021, un retour à l'été 2023.
Après plusieurs tergiversations nous envisageons la traversée de la Chine depuis la Mongolie, vers le Vietnam. En consultant des blogs et sites de voyageurs, j'ai trouvé Navo tour. Des retours ? Des avis ? Si on le fait il sera temps dans quelques mois de lancer une bouteille à la mer pour faire un convoi... dans cette projection, on ferait la traversée en septembre/octobre 2022. Il en est de même pour le Myanmar...
Pour la thaïlande, avez vous des retours sur les entrées des campings car ?... C'est toujours la roulette russe (ou thaïlandaise en l’occurrence !) ? des postes frontières plus souples que d'autres ? des aides locales ?... C'est un point un peu névralgique qui pourrait pauser soucis en cas de blocage une fois sur place !
Le Pakistan.... Aucune infos fiables de trouvées... J'ai pu voir que certains parlaient d'une ouverture des frontières (automne 2019). Rien depuis début 2020, of course... L'idée est une entrée côté Lahore, sortie à taftan. Mais... niveau sécurité, cela m'inquiète un peu... Aventurier, oui, fou, un peu, suicidaire, que nenni !
A bientôt !
Traduction de caractères chinois
Bonjour, quelqu'un pourrait-il me fournir la traduction de ces signes ?
merci
Voyage en Chine pour dans 3 ans
bonjour à tous,
les formalités administratives évoluant sans cesse avec le pays du milieu, je sais que ma requête peut sembler incongrue, mais j'ai besoin d'envisager des jours meilleurs.
Je projette d'accompagner 2 jeunes filles de mes amis quand elles auront obtenu leur BAC , l'une sera majeur , l'autre pas ( donc 17 ans et 18 ans dans 3 ans).
Quant est il dans ce cas et surtout est-il possible d'obtenir un visa de groupe.
J'ai encore du mal à digérer le visa que j'ai payé pour ne pas y être aller en février 2020.
Merci pour vos conseils.
Pass (domestique) illimité pour les compagnies aériennes chinoises
La compagnie aérienne China Southern qui dessert pas mal de destinations dans le monde offre un pass illimité à 529 USD pour voyager du 26 août au 6 Janvier 2021...détail Reuters : https://www.google.com/amp/s/mobile.reuters.com/article/amp/idUSKCN24T0H9
D’autres compagnies se sont positionnées sur d’autres formules de pass illimité...
D’autres compagnies se sont positionnées sur d’autres formules de pass illimité...
Prix visa et vols pour un Chinois souhaitant venir en France
bonjour à tous,
après 2 périples en été et un raté cet hiver à cause d'un petit truc, j'aimerais connaître le prix pour un chinois pour venir en france ( j'ai cru voir que le visa était de 80€, moins cher que pour nous) , mais peuvent-ils avoir aussi des vols autour de 500€ ( en été et au départ de Beijing ou Chengdu).
Merci de votre concours.
Idées pour randonnée/échappée de 2 jours à Hong Kong
Bonjour,
J'aimerais organiser une rando de 2 jours / une nuit dans une partie sauvage de Hong-Kong, avec de beaux paysages mais quand même possibilité d'hébergement pour une nuit. J'avais repéré le Maclehose trail mais il n'y a pas d'hébergement sur le parcours, et pas envie de retourner à Hong-Kong pour la nuit.
Merci d'avance pour vos idées,
Sophie
Premier vol commercial Air France vers la Chine depuis 5 mois
Bjr
AF repart vers la Chine, pour commencer Shanghai, 1 vol par semaine, la chine autorise 1 vol par semaine vers chaque grandes villes pour les compagnies étrangères.
AF repart vers la Chine, pour commencer Shanghai, 1 vol par semaine, la chine autorise 1 vol par semaine vers chaque grandes villes pour les compagnies étrangères.
Cherche guide francophone pour une journée et une nuit photos à Hong Kong
Bonjour à tous,
Nous partons en janvier 2021 pour les philippines faire de la photo de plongée Une escale à Hong kong d'une journée et une nuit nous ravis et nous permet de visiter la ville et de prévoir une séance photo de nuit magique ! Pour ne pas perdre de temps sur place je recherche un guide photographe parlant français pour la journée et la soirée. Avez vous des connaissances ! des conseils ! Pour info ce voyage est un kdo pour les 50 ans de mon mari photographe amateur ! Merci de votre aide précieuse et de vos conseils Bien à vous tous Sophie
Nous partons en janvier 2021 pour les philippines faire de la photo de plongée Une escale à Hong kong d'une journée et une nuit nous ravis et nous permet de visiter la ville et de prévoir une séance photo de nuit magique ! Pour ne pas perdre de temps sur place je recherche un guide photographe parlant français pour la journée et la soirée. Avez vous des connaissances ! des conseils ! Pour info ce voyage est un kdo pour les 50 ans de mon mari photographe amateur ! Merci de votre aide précieuse et de vos conseils Bien à vous tous Sophie
Traversée de la Chine en camping-car en 2022
Bonjour,
Nous souhaitons faire la traversée de la Chine avec notre véhicule en 2O22 et on aimerait donc entrer en contact avec des familles qui ont aussi un projet similaire afin d organiser la traversée et ainsi réduire les coûts.
Dans l'attente de vos retours.
Nous souhaitons faire la traversée de la Chine avec notre véhicule en 2O22 et on aimerait donc entrer en contact avec des familles qui ont aussi un projet similaire afin d organiser la traversée et ainsi réduire les coûts.
Dans l'attente de vos retours.
Internet, VPN et "grand pare-feu" de Chine
Salut à tous,
Récemment, j'ai communiqué avec un ami en Chine. Il m'a dit que le gouvernement chinois avait essayé de censurer ou de contrôler Internet. Il devait utiliser un VPN pour échapper à ce pare-feu pour communiquer avec moi, et maintenant il est de plus en plus difficile pour les VPN de contourner le grand pare-feu chinois. Il a essayé Divers VPN auront toujours divers problèmes de connexion. Je suis curieux à ce sujet, pourquoi ces pays sont-ils si stricts avec Internet? Y a-t-il encore des VPN qui échappent au Grand Firewall de Chine ? Si oui, c'est quoi? Je veux recommander à mon ami.
J'espère obtenir les dernières réponses, ce n'est pas seulement de Google. Cordialement
J'espère obtenir les dernières réponses, ce n'est pas seulement de Google. Cordialement
Retour d'expérience de Pékin à Shanghai via Wutaishan
Il y a un an, le 17 mai 2019, nous partions en Chine trois semaines, mon épouse et moi-même. Nous avions longtemps hésité à y aller, et quand nous y repensons maintenant, vu la crise sanitaire actuelle, nous nous disons que nous avions bien fait. Pourquoi ce récit maintenant ? D’abord pour les photos (lien à la fin), qui nous rappellent des souvenirs, meilleurs aujourd’hui que juste après le retour, et qui pourraient faire rêver de futurs voyageurs. Ensuite pour quelques explications des conditions de ce voyage, même si elles sont peut-être hors de propos aujourd’hui. Et évidemment, merci à tous ceux qui nous ont aidés sur ce forum par leurs publications, ou leurs réponses directes à nos questions.
Nos impressions générales La Grande muraille et tant d'autres sites, nous en rêvions, surtout après le récit et le film d'un cousin il y a six ans. Car auparavant, mon épouse avait de gros préjugés sur les Chinois (différend historique avec les Vietnamiens, bien qu'elle ait aussi des origines chinoises !), et je m'imaginais les voyages en Chine exclusivement urbains. Ces avis ont été nuancés. Nous avons volontairement choisi un parcours culturel, avec de nombreux sites classés à l'Unesco, au nord, la région historique la plus densément peuplée. Nous avons laissé de côté le sud, en se disant que ce serait pour un éventuel autre voyage, et sachant que certains paysages devaient ressembler au nord Vietnam que nous connaissons déjà. En trois semaines, impossible de visiter un pays 17 fois plus grand que la France. Au final, nous ne sommes pas mécontents de nos choix, mais le timing était quand même serré, car nous avons sous-estimé les temps de transports, la foule, la fatigue. Surtout à Pékin, ce n'est pas 4 jours qu'il nous fallait, mais 5 ou 6, tant il y a de choses à voir. Nous nous demandons toujours comment certains tours opérateurs enchaînent la Cité interdite, la Colline du charbon, et le temple du Ciel dans la même journée, sans compter les embouteillages pour leurs cars ! Ces premières journées à Pékin ont été difficiles, mal remis du décalage horaire, et sans repères culturels. Le premier dîner a été épique pour se faire comprendre et l'accueil pas très chaleureux à notre guesthouse. À Hangzhou, nous avions un programme chargé qui aurait nécessité 2 jours au lieu de 1 seul. Nous avons finalement privilégié les rencontres aux visites. A Shanghai, alors que nous avions planifié tout notre voyage en fonction de la date, nous avons raté la course des bateaux-dragons, car elle avait été avancée d'un jour. Le matin même à la télé au petit-déjeuner, nous avions vu des images... Nous nous disions, tiens, ils se préparent pour demain... Si nous avions compris le chinois... La date n'était même pas actualisée sur les rares sites internet en anglais ! Les réceptionnistes de l'hôtel ne connaissaient même pas la manifestation ! Finalement nous sommes retournés dans la vieille ville chinoise, où la foule était beaucoup plus nombreuse que la première fois. Côté foule justement, le pire pour nous a été la Cité Interdite, malgré nos précautions, puis dans une moindre mesure, le Palais d’été à Pékin (un dimanche, mais moins monde dans les espaces avec suppléments), l’armée de terre cuite à Xi’an (bien aménagé quand même), le jardin du Humble administrateur à Suzhou (dommage, mais nous étions prévenus), le temple suspendu près de Datong (très petit). À part deux demi-journées de pluie à Xi'an (bien trempés !) et Shanghai, et le ciel parfois gris, notamment à Pékin, le temps était magnifique et les températures autour de 30 degrés. Nous avons évité un 39 degrés de justesse à Xi'an.
Notre trajet
J1 # ven 17-mai # 23:20 Départ du vol Air France J2 # sam 18-mai # Arrivée 15:35 à PEKIN. Retrait des devises au DAB à l’aéroport + achat carte SIM / Transfert aéroport-hôtel en taxi (24 km, 40 mn) / Installation à l’hôtel pour 4 nuits près du temple des Lamas. J3 # dim 19-mai # Palais d'été (métro, A/S environ 1H, 20 km) J4 # lun 20-mai # Excursion aux tombeaux Ming + Grande muraille à Mutianyu (taxi A/R 160 km, 3H 30) J5 # mar 21-mai # Mat : Cité Interdite (métro) / AM : Temple du Ciel, jardin uniquement (métro) J6 # mer 22-mai # Mat : Temple des Lamas / hutongs (à pied, 400 m de l’hôtel) / AM : Taxi pour la gare. Départ du train à 14:16, arrivée à 20:43 à DATONG. Taxi pour l’hôtel (10 mn) dans le centre historique, et installation pour 2 nuits. J7 # jeu 23-mai # Mat : Excursion aux Grottes de Yungang (taxi A/R 35 km, 1H) / AM : Temple de Huayan (à pied, à 400 m de l’hôtel) J8 # ven 24-mai # Mat : Monastère suspendu (85 km, 1H15) et pagode en bois (58 km, 45 mn) / AM : Continuation en taxi vers les montagnes sacrées de WUTAISHAN (110 km, 2H 15). Installation à l’hôtel pour 2 nuits. J9 # sam 25-mai # Monastères de Wutaishan : Pusading, Xiantong, Tayuan, Nanshan (à pied/taxi) J10 # dim 26-mai # Mat : Route vers Pingyao (car, 400 km, environ 5H) / AM : Taxi et installation à l’hôtel à PINGYAO dans le centre historique pour 2 nuits. Début des visites à pied : remparts, temple de Confucius. J11 # lun 27-mai # Visite de la vieille ville de Pingyao (à pied). J12 # mar 28-mai # Mat : Excursion à la Résidence Qiao (taxi A/R, 50 km, 2H) / AM : Temple de Shuanglin (taxi, 8 km, 25 mn). Continuation vers la gare (8 km, 10 mn). Départ du train à 15:43, arrivée à XI’AN à 18:29. Taxi pour l’hôtel dans le centre historique (16 km, 45 mn), et installation pour 2 nuits. J13 # mer 29-mai # Mat : Armée en terre cuite (bus A/R 84 km, 2H) / AM : centre commercial près de l’hôtel J14 # jeu 30-mai # Mat : Musée du Shanxi, Grande pagode de l’Oie Sauvage (métro/à pied) / AM : Quartier Hui et Grande mosquée (à pied). Taxi pour la gare. Départ du train à 17:11, arrivée à 18:42 à LUOYANG. Taxi pour l’hôtel et installation pour 2 nuits. J15 # ven 31-mai # Excursion au Monastère Shaolin, puis au temple du Cheval blanc (Tour en bus, A/R 110 km) J16 # sam 01-juin # Mat : Grottes de Longmen (taxi A/R 30 km, 30 mn). Continuation pour la gare. / AM : Départ du train à 11:50 (dej à bord), arrivée à 17:13 à SUZHOU. Taxi pour l’hôtel et installation pour 2 nuits. J17 # dim 02-juin # Mat : Jardin de l’Humble Administrateur puis musée de la Soie (taxi / à pied) / AM : Excursion à Tongli (métro), bateau sur les canaux, jardins Pearl Tower et Tuisi. J18 # lun 03-juin # Mat : Marché aux fleurs, Jardin de la forêt de Lion (à pied) / AM : Canaux (à pied). Taxi pour la gare. Départ du train à 16:05, arrivée à 17:27 à HANGZHOU. Taxi pour l’hôtel et installation pour 1 seule nuit. J19 # mar 04-juin # Mat : Lac de l’Ouest (1ère visite à pied). Champs de thé de Longjin (voiture) / AM : Bateau sur le lac de l’Ouest pour l’île centrale. Centre historique avec une pharmacie de 1874. Taxi (vers 16H30) pour la gare. Départ du train à 18:06, arrivée à 19:00 à SHANGHAI. Taxi pour l’hôtel (20 km, 40 mn), et installation pour 3 nuits. J20 # mer 05-juin # Mat : Jardin Yu et vieille ville chinoise (taxi). / AM : Rue de Nankin, Bund, ferry, Pudong (métro/à pied/bateau) / Soir : Tour Jin Mao, puis Bund et rue de Nankin (taxi/ à pied/ métro) J21 # jeu 06-juin # Mat : Concession Française, dont parc Fuxing (métro/à pied/taxi) / AM : Musée de Shanghai, People square (à pied). J22 # ven 07-juin # Mat : Marché aux grillons, Suzhou creek pour la course des bateaux-dragons loupée, Temple de Jade (à pied/métro/taxi) / AM : Courses dans la vieille ville chinoise (métro/taxi/à pied) / Soir (vers 19H) : Taxi pour la gare de Longyang Road (12 km, 25 mn). Train Maglev pour l'aéroport (10 mn). Vol départ à 23:20. J23 # sam 08-juin # Arrivée à Paris à 05:40.
Notre budget final Avant de partir, nous avions contacté par internet des tours opérateurs sur place, pensant à la barrière de la langue. Les prix nous ont finalement dissuadés d'en sélectionner un. Au final, après comparaison, et même si les prestations sont forcément différentes, ils étaient plus élevés de 50 à 100% par rapport à ce que nous avons réalisé par nous-mêmes, moins de 2000 € par personne, se décomposant ainsi :
450 € pour le vol international A/R direct sur Air France. Vraiment pas cher, et un Airbus A380 au retour. 420 € pour les transports intérieurs, dont 84 € pour les métros/taxi en ville, 170 € pour 2500 km en train, et 166 € pour 1000 km en taxi/car. 38 € en moyenne (de 17 à 71 €) la chambre double. Moins de 12 € pour l’alimentaire par personne et par jour. 126 € par personne pour les frais de visa, parmi les plus chers au monde. Près de 300 € par personne pour nos visites. Presque tout est payant, et est même relativement cher par rapport au revenu moyen chinois, jusqu’à 120 ou 130 yuans certains sites, et encore nous avions des tarifs de moyenne saison. Nous nous sommes dit que c'était un moyen dissuasif de réduire la foule, que la tranquillité avait un prix. Mais dans les musées gratuits de Xi'an ou de Shanghai, il n'y avait pas vraiment plus de monde qu'ailleurs. A noter par ailleurs qu’à Mutianyu, les deux téléphériques n’appartenant pas à la même société, il faut payer deux fois pour la montée et pour la descente, et le prix est plus cher en haut qu’aux guichets en bas. Mieux vaut prévoir ! La visite de la Grande muraille nous est ainsi revenue à 560 yuans pour deux, mais sans regrets, car nous étions vraiment tranquilles. Cadeaux-souvenirs-achats « personnels » non compris.
Le taux de change nous est revenu en moyenne à 7,60 yuans par euro, hors frais bancaires.
Nos transports interurbains Pour les grandes distances, nous n’avons pris aucun vol intérieur, vu leurs coûts un peu élevés et les durées acceptables des trajets en trains.
Nous avons principalement pris des TGV en 2nde classe, réservés via le site internet fr.trip.com. Les rames sont nickel, les gares immenses comme des aéroports. Attention, il peut exister plusieurs gares dans les villes (TGV, non TGV, directions diverses). Bien revérifier sur sa réservation. Il est facile de se repérer avec les directions en caractères latins. Nous avons récupéré sans frais tous nos billets dans la première gare calme (Pingyao) pour éviter ensuite de faire la queue à chaque fois. Nous arrivions en général une heure avant le départ. Une seule fois, nous nous sommes mal placés sur les quais, à l'arrière au lieu de l'avant. Les agents nous ont alors aidés à porter nos bagages dans les couloirs de la rame. Les trains sont parfaitement à l'heure. Seul le Pékin-Datong n'était pas un TGV. Nous avions une cabine 1ère classe avec banquettes 4 lits, bien que nous circulions de jour. Nous avons eu toute la cabine pour nous seuls sur la seconde moitié du trajet, et de jeunes voisins sur la première moitié. Nous n'avons pas discuté avec eux, ils ne parlaient apparemment pas anglais. Comme plusieurs Chinois, nous avons utilisé deux fois les fontaines d'eau bouillante en bout de voiture pour nos boites de noodles. Des prises électriques étaient disponibles pour charger les smartphones.
Train Pékin-Datong, où nos voisins font la sieste !
Gare de Xi'an, immense comme un aéroport.
Quais à Shuzhou, prêts à monter comme tout le monde.
Entre Datong et Wutaishan, nous avons pris un taxi via notre hôtelier très sympathique. Le chauffeur ne parlait pas anglais mais nous avons réussi à nous comprendre via un traducteur. Nous avions plusieurs étapes prévues. Nous l'avons invité à déjeuner. Pour la Grande muraille, nous avons aussi trouvé notre jeune chauffeur via notre hôtelier. Il parlait anglais et nous avons eu des conversations très intéressantes. Il s'est baladé aussi avec nous et nous l'avons invité à déjeuner. C'était une très belle journée, sûrement mieux qu'avec un groupe.
Notre taxi à la barrière de péage de la vallée de Wutaishan, où il a eu quelques problèmes administratifs.
Nous n’avons fait qu’un seul trajet en car régulier, entre Wutaishan et Pingyao. Notre hôtelier s’est occupé de la réservation, touchant sans doute une commission. Il nous a déconseillé le taxi en raison du prix, que je me suis fait confirmé directement auprès d’un chauffeur. Finalement, nous n'avons pas regretté. D'une part, nous n’avions que de l'autoroute et les paysages n’étaient pas extraordinaires. D'autre part, nous avons côtoyé un groupe sympathique de pèlerins, qui nous ont même offert à manger dans un arrêt routier. Et au terminus, une autre passagère s'est assurée que nous étions bien récupérés par un taxi avant de nous lâcher ! Nous étions les seuls occidentaux, mais certains Chinois travaillaient à l'étranger et parlaient très bien anglais.
Dans un relais routier vers Pingyao.
Pour Shaolin, via notre hôtelier très sympathique, nous sommes partis en car avec un petit groupe, le seul du voyage, avec surtout des Chinois dont certains de l'étranger qui nous ont servi de traducteur... parfois... autrement dit, nous n'avons pas eu beaucoup d'explications. C'était plutôt bien organisé, avec des transferts en bus ou voiture en fonction des options, mais nous avons quand même perdu beaucoup de temps l'après-midi pour la visite du temple du Cheval blanc, qui à la limite ne méritait pas un détour : 45 mn de visite pour 3h de transports et d'attente. Nous aurions du prendre un taxi ou se contenter de Shaolin.
Nos transports urbains En ville, nous avons utilisé le métro, le taxi quand les stations étaient éloignées, et nos pieds ! Les villes ayant souvent plus d'un million d'habitants, elles disposent d'un métro (Pékin, Xi'an, Suzhou, Hangzhou, Shanghai). Nous nous sommes facilement repérés et avons pris les tickets à l'unité dans les distributeurs automatiques. Comme dans les aéroports et les gares, les voyageurs passent sous un portail électronique et les sacs passent aux rayons X. C'est quand même assez fluide, car peu de personnes ont un sac finalement. A la sortie Tiananmen, il y avait un contrôle supplémentaire des cartes d’identité ou passeports, et nous avons perdu 20 mn. Côté sécurité, pas de soucis, au moins une caméra tous les 2 mètres ! Pékin, qui doit avoir le plus ancien métro, a aussi peu d'escalators. Cela rajoute de la fatigue. Pas de PUB, peu de décoration, le métro est surtout fonctionnel et très propre.
Distributeur automatique de billets dans le métro à Pékin
Le taxi n'est pas très cher, et est intéressant à partir du forfait kilométrique de 2 ou 3 km et pour deux personnes. Avec nos bagages, nous l'avons systématiquement pris entre les gares et nos hébergements, même à Luoyang où nous aurions pu marcher seulement sur 500 ou 700 m. Le chauffeur était d'ailleurs surpris, car par la route, le chemin était plus long ! Nous avons parfois eu beaucoup de difficultés à héler un taxi. Bien qu'ils soient nombreux, ceux-ci sont souvent réservés. Nous avons attendus parfois 20 à 30 mn, surtout à Xi'an, craignant même louper notre train. Certains chauffeurs n'ont pas voulu nous prendre à cause des bagages trop volumineux ou de la destination... Ils ne manquent pas de clients ! Bien que nous étions prévenus, nous avons été arnaqués une fois à Shanghai, la nuit. Le compteur ne fonctionnait pas et le chauffeur a baragouiné sans que nous lui demandions le prix de la course. Résultat : 100 yuans au lieu de sans doute 20 ou 30. Enfin, à la sortie nord de la Cité interdite, la station de métro est assez éloignée. Des bus sont disponibles, mais nous ne voulions pas nous aventurer, bien que des francophones auraient pu nous aider. Et les taxis étaient hors de prix, 100 yuans minimum. Nous sommes donc partis à pied jusqu'au métro, en faisant une pause resto.
Nos hébergements Parmi les 9, nous étions 3 fois dans des petites structures familiales (Pékin, Pingyao, Hangzhou), 3 fois en AJ ou moyennes structures (Datong, Wutaishan, Luoyang), et 3 fois en grands hôtels chinois (Xi'an, Suzhou, Shanghai). Les réservations via Booking.com étaient plutôt conformes, mais une a été annulée quelques jours avant et nous avons pu la remplacer sans soucis (Suzhou devait être une guesthouse). Nous étions plutôt dans les centres historiques. Pékin était un peu plus vieux, le reste était très propre. Les tarifs sont naturellement plus élevés dans les très grandes villes. Pour seulement 17 euros la nuit, nous avions quelques doutes sur Pingyao malgré de bons commentaires, mais c'était effectivement l'un de nos meilleurs hébergements. Les douches n'étaient généralement pas séparées des WC. Le wifi fonctionnait partout. L'accueil était plus distant dans les grands hôtels, pas beaucoup d'efforts pour nous aider ou parler en anglais, sachant que leur clientèle était surtout chinoise. Sinon nos logeurs nous ont toujours aidés pour des informations ou des déplacements. Quand nous avions le petit-déjeuner inclus, c'était chinois, et nous n'avons pas vraiment apprécié, même à Datong qui était top et où nous avions une corbeille de fruits chaque jour dans notre chambre. A Hangzhou, devant notre perplexité, la patronne nous a guidés à pied près du lac puis nous a baladés en voiture vers les champs de thé, gracieusement, avec un autre couple germano-chinois. Ce fut une matinée très sympa.
Entrée de notre chambre dans une cour carrée à Pingyao
Notre restauration Contrairement à nos habitudes, nous n'avons pas souvent cherché des restos recommandés, car ils étaient parfois éloignés. Nous avons privilégié les restos ayant des cartes avec photo à défaut de traduction anglaise (rare), des plats exposés en vitrine, ou de nombreux clients chinois. Des chinois parlant anglais des tables voisines nous ont parfois aidés à la compréhension des plats. Quelques belles surprises, comme un énorme poisson à Datong, ou le quartier Hui à Xi’an, mais nous en avons eu aussi des mauvaises entre les plats épicés ou non, le chaud-froid, le sucré-salé. Reste notre valeur sûre : les dumplings, de toutes sortes et vraiment pas chers. Nous avons aussi bien aimé les champignons très variés, avec diverses préparations en sauce, frits, sautés... Le canard laqué ? Pas gouté à Pékin, mais nous connaissons bien à Paris. Nous avons succombé une fois à une pizzeria (assez moyen et cher dans le chic quartier de Xiantidi à Shanghai), et deux fois à un Mac do (alors que nous y allons très rarement en France). En fait, c'était plus intéressant d'y voir les Chinois y manger. Côté desserts, le choix était restreint dans les restos. Dans des superettes et des épiceries fines, nous avons trouvé quelques gâteaux excellents, des bonbons et fruits confits. C’était difficile de comprendre la composition, nous hésitions beaucoup au début, moins à la fin ! Des choses que nous aimions, nous ne les avons pas retrouvées dans une autre région, et nous avons regretté. Les fruits nous ont manqué, et c'est seulement vers la fin, plus au sud, que nous en avons vu beaucoup, notamment des litchis. Nous n'avons jamais été malades, mais nous avons perdu quelques kilos, ce qui ne nous était jamais arrivé en voyage, même en Inde.
Resto Dejuyan à Pingyo, l'un des rares recommandés que nous ayons fait.
Les dumplings, une valeur sûre !
Nos facilités matérielles Dès l'arrivée à l'aéroport, nous avons retiré de l'argent à un DAB (retrait maxi de 3000 yuans, nous avons préféré Bank of China et ACBD), et avons pris une carte SIM dans un petit stand de China Mobile. Le forfait téléphone n'était pas élevé mais suffisant pour nos rares appels locaux. La carte SIM était aussi utile pour internet dans la rue, quoique le GPS maps.me n'en a pas besoin si les cartes sont préalablement téléchargées comme nous l’avions fait. Pour les appels internationaux (France, Etats-Unis, Vietnam), nous avons utilisé Viber avec le wifi dans les hôtels. J’avais installé l’application WeChat, mais impossible de payer avec. Elle a juste servi à quelques échanges avec deux Chinois. Nous avions aussi installé un VPN avant d’arriver dans le pays.
Nos contacts avec la population Comme beaucoup de touristes, notre crainte était la barrière de la langue, vu que très peu de Chinois parlent anglais, et que les idéogrammes remplacent notre alphabet. Alors oui, les contacts ont été limités, quoique... Nous avons eu une longue conversation avec notre jeune chauffeur qui s'est baladé avec nous sur la Grande muraille. Idem à Hangzhou. Les Chinois de l'étranger nous ont souvent bien aidé pour les traductions, sinon nous avions Google translate, et nos interlocuteurs avaient aussi une application. Le plus long échange ainsi a été avec notre hôtelier à Datong, une bonne demi-heure. Nous avons bien rigolé parfois, car les traductions n’étaient pas parfaites dans les deux sens. Mieux vaut des phrases courtes, et passer par la traduction Chinois-anglais que Chinois-français. Mais toujours être dépendant d'une machine, ne nous incitait pas à engager la conversation, nous cherchions à nous débrouiller seuls, et immanquablement, nous sommes passés à côté d'informations importantes, comme pour la fête des bateaux-dragon qui devait être le clou de notre voyage. Certains Chinois, qui voyaient bien que la conversation était impossible, nous ont même carrément tourné le dos. Pourquoi perdre son temps ? Le plus incroyable était dans un grand resto à Shanghai, qui était sûr de faire le plein. Du coup, nous sommes ressortis ! Mais en général, les Chinois ont été assez attentifs à nos attentes. Nous avons croisé très peu d'étrangers, ceux-ci étant souvent noyés dans la masse de tous les touristes chinois. Nous étions même des extraterrestres à Wutaishan. Shanghai était plus cosmopolite, mais il était trop tard pour échanger sur des expériences.
Nos cadeaux-souvenirs Nous ne sommes pas trop adeptes des objets décoratifs. Nous avons surtout ramené des produits alimentaires : champignons et fleurs de troellius (infusion) de Wutaishan, bœuf de Pingyao, bœuf séché, gâteaux divers, bonbons et fruits confits, ainsi que d’excellents litchis frais. Nous avons aussi acheté à Shanghai une paire de Feiyue, portée notamment par les moines de Shaolin.
Nos photos au cours de ce voyage C’est par ici : https://photos.google.com/share/AF1QipMbz1iSnD8-2C2FlzUyjiKaHFiHcv7YxnA7BFq0dXuLDTWOz2FeQvzF0LgIXugLFw?key=Zkt5eFNxd1pYWTFmdzZISDdZM3k5aDBNR0lNTlBB
Nos impressions générales La Grande muraille et tant d'autres sites, nous en rêvions, surtout après le récit et le film d'un cousin il y a six ans. Car auparavant, mon épouse avait de gros préjugés sur les Chinois (différend historique avec les Vietnamiens, bien qu'elle ait aussi des origines chinoises !), et je m'imaginais les voyages en Chine exclusivement urbains. Ces avis ont été nuancés. Nous avons volontairement choisi un parcours culturel, avec de nombreux sites classés à l'Unesco, au nord, la région historique la plus densément peuplée. Nous avons laissé de côté le sud, en se disant que ce serait pour un éventuel autre voyage, et sachant que certains paysages devaient ressembler au nord Vietnam que nous connaissons déjà. En trois semaines, impossible de visiter un pays 17 fois plus grand que la France. Au final, nous ne sommes pas mécontents de nos choix, mais le timing était quand même serré, car nous avons sous-estimé les temps de transports, la foule, la fatigue. Surtout à Pékin, ce n'est pas 4 jours qu'il nous fallait, mais 5 ou 6, tant il y a de choses à voir. Nous nous demandons toujours comment certains tours opérateurs enchaînent la Cité interdite, la Colline du charbon, et le temple du Ciel dans la même journée, sans compter les embouteillages pour leurs cars ! Ces premières journées à Pékin ont été difficiles, mal remis du décalage horaire, et sans repères culturels. Le premier dîner a été épique pour se faire comprendre et l'accueil pas très chaleureux à notre guesthouse. À Hangzhou, nous avions un programme chargé qui aurait nécessité 2 jours au lieu de 1 seul. Nous avons finalement privilégié les rencontres aux visites. A Shanghai, alors que nous avions planifié tout notre voyage en fonction de la date, nous avons raté la course des bateaux-dragons, car elle avait été avancée d'un jour. Le matin même à la télé au petit-déjeuner, nous avions vu des images... Nous nous disions, tiens, ils se préparent pour demain... Si nous avions compris le chinois... La date n'était même pas actualisée sur les rares sites internet en anglais ! Les réceptionnistes de l'hôtel ne connaissaient même pas la manifestation ! Finalement nous sommes retournés dans la vieille ville chinoise, où la foule était beaucoup plus nombreuse que la première fois. Côté foule justement, le pire pour nous a été la Cité Interdite, malgré nos précautions, puis dans une moindre mesure, le Palais d’été à Pékin (un dimanche, mais moins monde dans les espaces avec suppléments), l’armée de terre cuite à Xi’an (bien aménagé quand même), le jardin du Humble administrateur à Suzhou (dommage, mais nous étions prévenus), le temple suspendu près de Datong (très petit). À part deux demi-journées de pluie à Xi'an (bien trempés !) et Shanghai, et le ciel parfois gris, notamment à Pékin, le temps était magnifique et les températures autour de 30 degrés. Nous avons évité un 39 degrés de justesse à Xi'an.
Notre trajet

J1 # ven 17-mai # 23:20 Départ du vol Air France J2 # sam 18-mai # Arrivée 15:35 à PEKIN. Retrait des devises au DAB à l’aéroport + achat carte SIM / Transfert aéroport-hôtel en taxi (24 km, 40 mn) / Installation à l’hôtel pour 4 nuits près du temple des Lamas. J3 # dim 19-mai # Palais d'été (métro, A/S environ 1H, 20 km) J4 # lun 20-mai # Excursion aux tombeaux Ming + Grande muraille à Mutianyu (taxi A/R 160 km, 3H 30) J5 # mar 21-mai # Mat : Cité Interdite (métro) / AM : Temple du Ciel, jardin uniquement (métro) J6 # mer 22-mai # Mat : Temple des Lamas / hutongs (à pied, 400 m de l’hôtel) / AM : Taxi pour la gare. Départ du train à 14:16, arrivée à 20:43 à DATONG. Taxi pour l’hôtel (10 mn) dans le centre historique, et installation pour 2 nuits. J7 # jeu 23-mai # Mat : Excursion aux Grottes de Yungang (taxi A/R 35 km, 1H) / AM : Temple de Huayan (à pied, à 400 m de l’hôtel) J8 # ven 24-mai # Mat : Monastère suspendu (85 km, 1H15) et pagode en bois (58 km, 45 mn) / AM : Continuation en taxi vers les montagnes sacrées de WUTAISHAN (110 km, 2H 15). Installation à l’hôtel pour 2 nuits. J9 # sam 25-mai # Monastères de Wutaishan : Pusading, Xiantong, Tayuan, Nanshan (à pied/taxi) J10 # dim 26-mai # Mat : Route vers Pingyao (car, 400 km, environ 5H) / AM : Taxi et installation à l’hôtel à PINGYAO dans le centre historique pour 2 nuits. Début des visites à pied : remparts, temple de Confucius. J11 # lun 27-mai # Visite de la vieille ville de Pingyao (à pied). J12 # mar 28-mai # Mat : Excursion à la Résidence Qiao (taxi A/R, 50 km, 2H) / AM : Temple de Shuanglin (taxi, 8 km, 25 mn). Continuation vers la gare (8 km, 10 mn). Départ du train à 15:43, arrivée à XI’AN à 18:29. Taxi pour l’hôtel dans le centre historique (16 km, 45 mn), et installation pour 2 nuits. J13 # mer 29-mai # Mat : Armée en terre cuite (bus A/R 84 km, 2H) / AM : centre commercial près de l’hôtel J14 # jeu 30-mai # Mat : Musée du Shanxi, Grande pagode de l’Oie Sauvage (métro/à pied) / AM : Quartier Hui et Grande mosquée (à pied). Taxi pour la gare. Départ du train à 17:11, arrivée à 18:42 à LUOYANG. Taxi pour l’hôtel et installation pour 2 nuits. J15 # ven 31-mai # Excursion au Monastère Shaolin, puis au temple du Cheval blanc (Tour en bus, A/R 110 km) J16 # sam 01-juin # Mat : Grottes de Longmen (taxi A/R 30 km, 30 mn). Continuation pour la gare. / AM : Départ du train à 11:50 (dej à bord), arrivée à 17:13 à SUZHOU. Taxi pour l’hôtel et installation pour 2 nuits. J17 # dim 02-juin # Mat : Jardin de l’Humble Administrateur puis musée de la Soie (taxi / à pied) / AM : Excursion à Tongli (métro), bateau sur les canaux, jardins Pearl Tower et Tuisi. J18 # lun 03-juin # Mat : Marché aux fleurs, Jardin de la forêt de Lion (à pied) / AM : Canaux (à pied). Taxi pour la gare. Départ du train à 16:05, arrivée à 17:27 à HANGZHOU. Taxi pour l’hôtel et installation pour 1 seule nuit. J19 # mar 04-juin # Mat : Lac de l’Ouest (1ère visite à pied). Champs de thé de Longjin (voiture) / AM : Bateau sur le lac de l’Ouest pour l’île centrale. Centre historique avec une pharmacie de 1874. Taxi (vers 16H30) pour la gare. Départ du train à 18:06, arrivée à 19:00 à SHANGHAI. Taxi pour l’hôtel (20 km, 40 mn), et installation pour 3 nuits. J20 # mer 05-juin # Mat : Jardin Yu et vieille ville chinoise (taxi). / AM : Rue de Nankin, Bund, ferry, Pudong (métro/à pied/bateau) / Soir : Tour Jin Mao, puis Bund et rue de Nankin (taxi/ à pied/ métro) J21 # jeu 06-juin # Mat : Concession Française, dont parc Fuxing (métro/à pied/taxi) / AM : Musée de Shanghai, People square (à pied). J22 # ven 07-juin # Mat : Marché aux grillons, Suzhou creek pour la course des bateaux-dragons loupée, Temple de Jade (à pied/métro/taxi) / AM : Courses dans la vieille ville chinoise (métro/taxi/à pied) / Soir (vers 19H) : Taxi pour la gare de Longyang Road (12 km, 25 mn). Train Maglev pour l'aéroport (10 mn). Vol départ à 23:20. J23 # sam 08-juin # Arrivée à Paris à 05:40.
Notre budget final Avant de partir, nous avions contacté par internet des tours opérateurs sur place, pensant à la barrière de la langue. Les prix nous ont finalement dissuadés d'en sélectionner un. Au final, après comparaison, et même si les prestations sont forcément différentes, ils étaient plus élevés de 50 à 100% par rapport à ce que nous avons réalisé par nous-mêmes, moins de 2000 € par personne, se décomposant ainsi :
450 € pour le vol international A/R direct sur Air France. Vraiment pas cher, et un Airbus A380 au retour. 420 € pour les transports intérieurs, dont 84 € pour les métros/taxi en ville, 170 € pour 2500 km en train, et 166 € pour 1000 km en taxi/car. 38 € en moyenne (de 17 à 71 €) la chambre double. Moins de 12 € pour l’alimentaire par personne et par jour. 126 € par personne pour les frais de visa, parmi les plus chers au monde. Près de 300 € par personne pour nos visites. Presque tout est payant, et est même relativement cher par rapport au revenu moyen chinois, jusqu’à 120 ou 130 yuans certains sites, et encore nous avions des tarifs de moyenne saison. Nous nous sommes dit que c'était un moyen dissuasif de réduire la foule, que la tranquillité avait un prix. Mais dans les musées gratuits de Xi'an ou de Shanghai, il n'y avait pas vraiment plus de monde qu'ailleurs. A noter par ailleurs qu’à Mutianyu, les deux téléphériques n’appartenant pas à la même société, il faut payer deux fois pour la montée et pour la descente, et le prix est plus cher en haut qu’aux guichets en bas. Mieux vaut prévoir ! La visite de la Grande muraille nous est ainsi revenue à 560 yuans pour deux, mais sans regrets, car nous étions vraiment tranquilles. Cadeaux-souvenirs-achats « personnels » non compris.
Le taux de change nous est revenu en moyenne à 7,60 yuans par euro, hors frais bancaires.
Nos transports interurbains Pour les grandes distances, nous n’avons pris aucun vol intérieur, vu leurs coûts un peu élevés et les durées acceptables des trajets en trains.
Nous avons principalement pris des TGV en 2nde classe, réservés via le site internet fr.trip.com. Les rames sont nickel, les gares immenses comme des aéroports. Attention, il peut exister plusieurs gares dans les villes (TGV, non TGV, directions diverses). Bien revérifier sur sa réservation. Il est facile de se repérer avec les directions en caractères latins. Nous avons récupéré sans frais tous nos billets dans la première gare calme (Pingyao) pour éviter ensuite de faire la queue à chaque fois. Nous arrivions en général une heure avant le départ. Une seule fois, nous nous sommes mal placés sur les quais, à l'arrière au lieu de l'avant. Les agents nous ont alors aidés à porter nos bagages dans les couloirs de la rame. Les trains sont parfaitement à l'heure. Seul le Pékin-Datong n'était pas un TGV. Nous avions une cabine 1ère classe avec banquettes 4 lits, bien que nous circulions de jour. Nous avons eu toute la cabine pour nous seuls sur la seconde moitié du trajet, et de jeunes voisins sur la première moitié. Nous n'avons pas discuté avec eux, ils ne parlaient apparemment pas anglais. Comme plusieurs Chinois, nous avons utilisé deux fois les fontaines d'eau bouillante en bout de voiture pour nos boites de noodles. Des prises électriques étaient disponibles pour charger les smartphones.
Train Pékin-Datong, où nos voisins font la sieste !
Gare de Xi'an, immense comme un aéroport.
Quais à Shuzhou, prêts à monter comme tout le monde.Entre Datong et Wutaishan, nous avons pris un taxi via notre hôtelier très sympathique. Le chauffeur ne parlait pas anglais mais nous avons réussi à nous comprendre via un traducteur. Nous avions plusieurs étapes prévues. Nous l'avons invité à déjeuner. Pour la Grande muraille, nous avons aussi trouvé notre jeune chauffeur via notre hôtelier. Il parlait anglais et nous avons eu des conversations très intéressantes. Il s'est baladé aussi avec nous et nous l'avons invité à déjeuner. C'était une très belle journée, sûrement mieux qu'avec un groupe.
Notre taxi à la barrière de péage de la vallée de Wutaishan, où il a eu quelques problèmes administratifs.Nous n’avons fait qu’un seul trajet en car régulier, entre Wutaishan et Pingyao. Notre hôtelier s’est occupé de la réservation, touchant sans doute une commission. Il nous a déconseillé le taxi en raison du prix, que je me suis fait confirmé directement auprès d’un chauffeur. Finalement, nous n'avons pas regretté. D'une part, nous n’avions que de l'autoroute et les paysages n’étaient pas extraordinaires. D'autre part, nous avons côtoyé un groupe sympathique de pèlerins, qui nous ont même offert à manger dans un arrêt routier. Et au terminus, une autre passagère s'est assurée que nous étions bien récupérés par un taxi avant de nous lâcher ! Nous étions les seuls occidentaux, mais certains Chinois travaillaient à l'étranger et parlaient très bien anglais.
Dans un relais routier vers Pingyao.Pour Shaolin, via notre hôtelier très sympathique, nous sommes partis en car avec un petit groupe, le seul du voyage, avec surtout des Chinois dont certains de l'étranger qui nous ont servi de traducteur... parfois... autrement dit, nous n'avons pas eu beaucoup d'explications. C'était plutôt bien organisé, avec des transferts en bus ou voiture en fonction des options, mais nous avons quand même perdu beaucoup de temps l'après-midi pour la visite du temple du Cheval blanc, qui à la limite ne méritait pas un détour : 45 mn de visite pour 3h de transports et d'attente. Nous aurions du prendre un taxi ou se contenter de Shaolin.
Nos transports urbains En ville, nous avons utilisé le métro, le taxi quand les stations étaient éloignées, et nos pieds ! Les villes ayant souvent plus d'un million d'habitants, elles disposent d'un métro (Pékin, Xi'an, Suzhou, Hangzhou, Shanghai). Nous nous sommes facilement repérés et avons pris les tickets à l'unité dans les distributeurs automatiques. Comme dans les aéroports et les gares, les voyageurs passent sous un portail électronique et les sacs passent aux rayons X. C'est quand même assez fluide, car peu de personnes ont un sac finalement. A la sortie Tiananmen, il y avait un contrôle supplémentaire des cartes d’identité ou passeports, et nous avons perdu 20 mn. Côté sécurité, pas de soucis, au moins une caméra tous les 2 mètres ! Pékin, qui doit avoir le plus ancien métro, a aussi peu d'escalators. Cela rajoute de la fatigue. Pas de PUB, peu de décoration, le métro est surtout fonctionnel et très propre.
Distributeur automatique de billets dans le métro à PékinLe taxi n'est pas très cher, et est intéressant à partir du forfait kilométrique de 2 ou 3 km et pour deux personnes. Avec nos bagages, nous l'avons systématiquement pris entre les gares et nos hébergements, même à Luoyang où nous aurions pu marcher seulement sur 500 ou 700 m. Le chauffeur était d'ailleurs surpris, car par la route, le chemin était plus long ! Nous avons parfois eu beaucoup de difficultés à héler un taxi. Bien qu'ils soient nombreux, ceux-ci sont souvent réservés. Nous avons attendus parfois 20 à 30 mn, surtout à Xi'an, craignant même louper notre train. Certains chauffeurs n'ont pas voulu nous prendre à cause des bagages trop volumineux ou de la destination... Ils ne manquent pas de clients ! Bien que nous étions prévenus, nous avons été arnaqués une fois à Shanghai, la nuit. Le compteur ne fonctionnait pas et le chauffeur a baragouiné sans que nous lui demandions le prix de la course. Résultat : 100 yuans au lieu de sans doute 20 ou 30. Enfin, à la sortie nord de la Cité interdite, la station de métro est assez éloignée. Des bus sont disponibles, mais nous ne voulions pas nous aventurer, bien que des francophones auraient pu nous aider. Et les taxis étaient hors de prix, 100 yuans minimum. Nous sommes donc partis à pied jusqu'au métro, en faisant une pause resto.
Nos hébergements Parmi les 9, nous étions 3 fois dans des petites structures familiales (Pékin, Pingyao, Hangzhou), 3 fois en AJ ou moyennes structures (Datong, Wutaishan, Luoyang), et 3 fois en grands hôtels chinois (Xi'an, Suzhou, Shanghai). Les réservations via Booking.com étaient plutôt conformes, mais une a été annulée quelques jours avant et nous avons pu la remplacer sans soucis (Suzhou devait être une guesthouse). Nous étions plutôt dans les centres historiques. Pékin était un peu plus vieux, le reste était très propre. Les tarifs sont naturellement plus élevés dans les très grandes villes. Pour seulement 17 euros la nuit, nous avions quelques doutes sur Pingyao malgré de bons commentaires, mais c'était effectivement l'un de nos meilleurs hébergements. Les douches n'étaient généralement pas séparées des WC. Le wifi fonctionnait partout. L'accueil était plus distant dans les grands hôtels, pas beaucoup d'efforts pour nous aider ou parler en anglais, sachant que leur clientèle était surtout chinoise. Sinon nos logeurs nous ont toujours aidés pour des informations ou des déplacements. Quand nous avions le petit-déjeuner inclus, c'était chinois, et nous n'avons pas vraiment apprécié, même à Datong qui était top et où nous avions une corbeille de fruits chaque jour dans notre chambre. A Hangzhou, devant notre perplexité, la patronne nous a guidés à pied près du lac puis nous a baladés en voiture vers les champs de thé, gracieusement, avec un autre couple germano-chinois. Ce fut une matinée très sympa.
Entrée de notre chambre dans une cour carrée à PingyaoNotre restauration Contrairement à nos habitudes, nous n'avons pas souvent cherché des restos recommandés, car ils étaient parfois éloignés. Nous avons privilégié les restos ayant des cartes avec photo à défaut de traduction anglaise (rare), des plats exposés en vitrine, ou de nombreux clients chinois. Des chinois parlant anglais des tables voisines nous ont parfois aidés à la compréhension des plats. Quelques belles surprises, comme un énorme poisson à Datong, ou le quartier Hui à Xi’an, mais nous en avons eu aussi des mauvaises entre les plats épicés ou non, le chaud-froid, le sucré-salé. Reste notre valeur sûre : les dumplings, de toutes sortes et vraiment pas chers. Nous avons aussi bien aimé les champignons très variés, avec diverses préparations en sauce, frits, sautés... Le canard laqué ? Pas gouté à Pékin, mais nous connaissons bien à Paris. Nous avons succombé une fois à une pizzeria (assez moyen et cher dans le chic quartier de Xiantidi à Shanghai), et deux fois à un Mac do (alors que nous y allons très rarement en France). En fait, c'était plus intéressant d'y voir les Chinois y manger. Côté desserts, le choix était restreint dans les restos. Dans des superettes et des épiceries fines, nous avons trouvé quelques gâteaux excellents, des bonbons et fruits confits. C’était difficile de comprendre la composition, nous hésitions beaucoup au début, moins à la fin ! Des choses que nous aimions, nous ne les avons pas retrouvées dans une autre région, et nous avons regretté. Les fruits nous ont manqué, et c'est seulement vers la fin, plus au sud, que nous en avons vu beaucoup, notamment des litchis. Nous n'avons jamais été malades, mais nous avons perdu quelques kilos, ce qui ne nous était jamais arrivé en voyage, même en Inde.
Resto Dejuyan à Pingyo, l'un des rares recommandés que nous ayons fait.
Les dumplings, une valeur sûre !Nos facilités matérielles Dès l'arrivée à l'aéroport, nous avons retiré de l'argent à un DAB (retrait maxi de 3000 yuans, nous avons préféré Bank of China et ACBD), et avons pris une carte SIM dans un petit stand de China Mobile. Le forfait téléphone n'était pas élevé mais suffisant pour nos rares appels locaux. La carte SIM était aussi utile pour internet dans la rue, quoique le GPS maps.me n'en a pas besoin si les cartes sont préalablement téléchargées comme nous l’avions fait. Pour les appels internationaux (France, Etats-Unis, Vietnam), nous avons utilisé Viber avec le wifi dans les hôtels. J’avais installé l’application WeChat, mais impossible de payer avec. Elle a juste servi à quelques échanges avec deux Chinois. Nous avions aussi installé un VPN avant d’arriver dans le pays.
Nos contacts avec la population Comme beaucoup de touristes, notre crainte était la barrière de la langue, vu que très peu de Chinois parlent anglais, et que les idéogrammes remplacent notre alphabet. Alors oui, les contacts ont été limités, quoique... Nous avons eu une longue conversation avec notre jeune chauffeur qui s'est baladé avec nous sur la Grande muraille. Idem à Hangzhou. Les Chinois de l'étranger nous ont souvent bien aidé pour les traductions, sinon nous avions Google translate, et nos interlocuteurs avaient aussi une application. Le plus long échange ainsi a été avec notre hôtelier à Datong, une bonne demi-heure. Nous avons bien rigolé parfois, car les traductions n’étaient pas parfaites dans les deux sens. Mieux vaut des phrases courtes, et passer par la traduction Chinois-anglais que Chinois-français. Mais toujours être dépendant d'une machine, ne nous incitait pas à engager la conversation, nous cherchions à nous débrouiller seuls, et immanquablement, nous sommes passés à côté d'informations importantes, comme pour la fête des bateaux-dragon qui devait être le clou de notre voyage. Certains Chinois, qui voyaient bien que la conversation était impossible, nous ont même carrément tourné le dos. Pourquoi perdre son temps ? Le plus incroyable était dans un grand resto à Shanghai, qui était sûr de faire le plein. Du coup, nous sommes ressortis ! Mais en général, les Chinois ont été assez attentifs à nos attentes. Nous avons croisé très peu d'étrangers, ceux-ci étant souvent noyés dans la masse de tous les touristes chinois. Nous étions même des extraterrestres à Wutaishan. Shanghai était plus cosmopolite, mais il était trop tard pour échanger sur des expériences.
Nos cadeaux-souvenirs Nous ne sommes pas trop adeptes des objets décoratifs. Nous avons surtout ramené des produits alimentaires : champignons et fleurs de troellius (infusion) de Wutaishan, bœuf de Pingyao, bœuf séché, gâteaux divers, bonbons et fruits confits, ainsi que d’excellents litchis frais. Nous avons aussi acheté à Shanghai une paire de Feiyue, portée notamment par les moines de Shaolin.
Nos photos au cours de ce voyage C’est par ici : https://photos.google.com/share/AF1QipMbz1iSnD8-2C2FlzUyjiKaHFiHcv7YxnA7BFq0dXuLDTWOz2FeQvzF0LgIXugLFw?key=Zkt5eFNxd1pYWTFmdzZISDdZM3k5aDBNR0lNTlBB
Tarifs envoi de colis depuis la Chine en France
Bonjour à tous, ayant été rapatriée de Chine suite au coronavirus, j’ai du laisser toutes mes affaires là bas. Je souhaiterais les faire rapatrier en France, un ami chinois se propose de les envoyer mais je souhaiterais connaître les coûts. J’ai cru comprendre qu’il était possible de faire un envoi par bateau..
Je cherche le moyen le moins cher pour envoyer mes affaires si quelqu’un connaît les tarifs..
merci beaucoup!
Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse :
"Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde."
"Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !"
Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Séjour en Chine de Xi'an jusqu'à Kasghar sur la Route de la soie
Bonjour je souhaiterai organiser un séjour en chine de Xi an jusqu'à Kasghar sur la route de la soir pour deux pour une durée de trois semaines. Pourriez-vous me donner vos conseils et vos expériences ? Merci et à bientôt de vous lire. Cathy et Stéphane










