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Roumanie, Moldavie, Bulgarie: tours et détours jusqu'en mer Noire (en famille et en fourgon)
by Pierre · 2018-08-17 · 74 replies
Hello,

Voici mon nouveau carnet, version très allégée en photos (version complète sur mon blog). Bonne lecture.

Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet. Vous l'aurez compris, nous sommes partis en direction de l'est pour un nouveau périple intitulé « Roumanie, Moldavie et Bulgarie, tours et détours jusqu'en Mer Noire ».
Les sourires d'Arsouille30 au pays des sourires en février - mars (Thaïlande)
by Arsouille30 · 2018-03-21 · 40 replies
S🙂wasdee!

De mi-fev' à mi-mars, ithaïnéraire: Bangkok (sans Y moisir) et Sud, côté Golfe du Siam (Pranburi, Bankrut, Chumphon, Koh Samui).Retour en terre cognita mais aussi découvertes hors sentiers battus:

1-Visites:

* Bangkok, la bien nommée Cité des Anges: Vibrant City Pillar Shrine Lak Muang (jouxtant le Grand Palace), toujours nourrissants Bangkok Art and Culture Center aka BACC (BTS Siam) & Duke Art Space at Gaysorn (BTS Mo Chit), respirable&séduisant Quartier Sathorn, sa mixité (mosquées, temples thaï, hindou, chînois), son architecture moderne&passée..., agréable balade en long tail privatisé (3000 TBath l'enbarcation, 3H30 A/R) sur la Chao Phraya (Sathorn Pier) jusqu'à son embouchure (au Wat Vorachanyawas, on y masse on y masse mustement/ Salon Baiyot Upsatirs 😉)

*Pranburi: En scooter (250 TBath/jour), Plages de Khao Tao (joli temple où s'offir l'amulette crocrodile), Sam Roi Yot, Royale Phraya Nakhon Cave (Pass pour tous les sites payants du Park:200 TBath/p), scenic Wat Khao Daeng (khr😉p! phil-a-phuket.com, by Therat).

*Bankrut: "péleriplage" à Bo Tong Lang, son temple, sa beach, ses ptits restos...sa coolitude.

*Chumphon District: Chumphon Ville, Pak Nam Chumphon (fourmillant port de pêche), Tham Sing (son temple léonin, son coloré marché du mardi...), croquignolesque village de pêcheur, luxuriants paysages karstiques...

*Koh Samui (Mae Nam, poursuite du bétonnage & montée en gamme de la plage 🤪 ) : énergisante Célébration de Makha Bucha Day au Wat Phu Khao Thong , traversant short cut (Soï1)Mae Nam-Lamaï (stadium de gros les bubufles de combats bichonnés), visite de courtoisie à gros les nénéléphants des Nam Muang Waterfalls (j'y crois po! font même un animal show mainant..🤪),

2-Transports:

Vols internationaux Aller sur Austrian Airlines, Retour sur Lufhtansa (A380), font le job. Sur rails : BKK-Gare de Thonburi/Pranburi (45 TBath/p, durée 5h)/Bankrut (26 TBath/p, durée 2h30,1h de retard, normal)/Chumphon (25 TBath/p, durée 2h30,1h30 de retard, normal). Sur mer: Chumphon Pier-Koh Samui avec Lamprayah, réservé l'avant-veille en ligne (1100 Tbath/p, durée 3h30) Air: Koh Samui-Bangkok/Survanabhumi avec Bangkok Airways, booké en ligne de France. Partout, loc de scooter (photocopie passport) à 200-250 TBath/jour

3-Accomodation (double avec sdb): *Krung Thep: hôtel quartier Sathorn (900 TBath/nuit avec pdj, réservé de France) *Pranburi: Pujira Resort.Bungalows confortables tout neufs, à 100m de le mer, tenus impec par famille thaï.A Pak Nam Pranburi -plus animée&couleur locale que les plages voisines (700 TBath/nuit, choisi sur place). Repéré en baladant, le séduisant Baan Kiang Talae Resort sur Sam Roi Yot Beach (from 800 TBath/nuit). *Chumphon District: semaine en Homestay Thaïo-Français topissime, dans les hévéas. *Bang Por/Koh Samui: intermède de la plage ressourçant de 2 nuits en homestay, chez Donna&Larry, avec vue plongeante W😮aWante! sur la cocoteraie&mer ( sur Airbnb).Repérés sur la plage de Mae Nam: Tree House Silent Beach Bungalows, Lolita Bungalows, Anong Villa, Wandee Bungalows.

4-Restauration (Top List): *Bangkok: Le (populaire& aroy) Prachak Restaurant (du coincoin), face au C.C.Robinson. *Pranburi: Ox Seafood Restaurant (sur pilotis en bord de mer) & Night Market (valeur toujours sûre). *Bankrut: Li's Restaurant, of course *Koh Samui: chez (l'institutionnel) Jano (Mae Nam Soï 3), le délicieux thaï en face de Lek Massage dans la Walking Street de Mae Nam (oublié son nom).

5-Vide-poche de Tips: *Info Artistique sur BKK (mensuel): facebook.com/bangkokartmap *1 euro= 38-39 TBath (fev-mars 2018) *Vive le Hors saison touristique: perso je ne pense plus retourner au P.D.S en février: trop de monde (vacances scolaires obligent) et la chaleur grimpe (pas l'amie des marcheurs).Beaucoup de Locaux me recommandent Octobre. *Se renseigner sur le Calendrier Bouddhiste thaï de son séjour, célébrer/vivre une fête dans un temple enrichie merveilleusement sa visite.

Je ne résiste pas à terminer ce partage par:
https://www.youtube.com/watch?v=oZ5TmHbqEKA

Waï

😉
Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs
by Mekchime · 2017-12-01 · 80 replies
Après avoir un été un lecteur assidu mais discret de ce forum pendant des années, et avoir allègrement usé de la masse d'informations disponible grâce à ses membres, je me demandais de quelle manière je pouvais y contribuer à mon tour.

Je me suis alors rendu compte qu'il n'existait pas de carnet de voyage récent pour le Bangladesh, le dernier remontant à 2008. Pourquoi une telle situation? Très certainement car le nombre de touristes annuel représente environ 20.000 personnes, comparé à une population toujours en croissance de 150 millions de Bangladais, sur un territoire représentant grosso modo un tiers de la France. Le Bangladesh est ainsi le pays le plus dense du monde, hormis quelques cités-états, et la situation n'est pas près de s'arranger en termes de surpopulation.

Pour faire une comparaison un peu spécieuse et illustrer la quasi absence de touristes, on peut rapporter les chiffres précédemment cités à la population de Paris (un peu plus de deux millions intramuros), et se rendre compte que moins de 300 touristes par an auraient le privilège de sentir les douces effluves d’urine de notre métro et de prendre des selfies devant la tour Eiffel.

De ce constat simple le voyageur peut déduire qu'il ne rencontrera pas beaucoup de compatriotes et que les infrastructures touristiques seront à peu près nulles, mais surtout qu'il doit s'attendre à attirer l'attention de façon constante de foules d'hommes et d'adolescents pour lesquels la notion d'espace personnel est inconnue, et ne s'imaginent pas une seule seconde qu'être suivi partout pendant des heures, et ce, répété chaque jour du séjour, peut finir par devenir légèrement pesant, et amener le touriste a rejoindre sa chambre d’hôtel plus tôt que prévu pour s’étendre en position fœtale et pleurer. J’exagère un peu… mais l’idée est là.

Pour résumer, ce fut un voyage extrêmement intéressant mais difficile et fatigant à la fois. Je vais essayer de retranscrire au fil de ce carnet mes impressions de façon la plus fidèle possible et sans langue de bois, et j’évoquerai également un peu l’actualité et l’exode forcé des Rohingyas vers le Sud-est du Bangladesh où je me trouvais il y quelques mois. Je vais m’appliquer à être le plus exhaustif possible dans l’introduction car il est difficile de trouver des informations récentes en français a propos de ce pays.

Qui suis-je ?

Je m’appelle Maxime, j’ai 28 ans et j’ai déjà eu beaucoup d’occasions de voyager ou de passer du temps à l’étranger, notamment depuis avoir été diplômé d’école de commerce en 2013. J’avais déjà avant cette date réalisé un stage de trois mois au Maroc, et passé un semestre d’échange en Corée du Sud en plus de quelques voyages en Europe de l’Est notamment. Apres avoir passé deux ans en stage et apprentissage en région parisienne j’ai différé mon entrée dans le monde professionnel pour voyager un an en Asie avec l’argent que j’avais alors économisé. Apres mon retour en Europe, j’ai travaillé un peu plus d’un an en Italie dans une société de conseil mais ai été plus ou moins poussé vers la sortie car je ne manifestais guère d’enthousiasme quand il fallait « mapper des process target ». Apres cette expérience j’ai décidé de voyager de nouveau notamment en Iran et Asie Centrale. Tout cela pour dire que malgré mes voyages précédents, le Bangladesh a représenté un choc culturel plutôt corsé.

Pourquoi le Bangladesh ?

Le Bangladesh était l’un des pays auxquels je pensais pour finir mon voyage d’un an en Asie mais j’avais finalement opté pour un autre itinéraire. Je voyais aussi ce pays comme un test pour savoir si je pourrais être tenté également par un voyage en Inde, ne voulant pas aller dans ce pays pour seulement quelques semaines, mais n’osant pas me lancer pour plusieurs mois. C’était aussi l’occasion de découvrir un pays complètement ignoré des touristes et plus connu pour ses accidents industriels et pour favoriser l’insertion professionnelle des petits bouts de chou que pour ses paysages verdoyants ou des monuments classés a l’UNESCO.

Dans quel contexte s’est déroulé le voyage ?

J’ai décidé de me rendre en Australie pour réaliser un working holiday visa d’un an et me rapprocher de ma copine australienne rencontrée lors de mon précédent voyage en Asie centrale. Pour joindre l’utile a l’agréable j’ai voyagé environ deux mois entre la France et l’Australie, et me suis arrêté aux Emirats Arabes Unis, a Oman et au Sri Lanka avant de visiter le Bangladesh. Je voyageais donc seul avec mon sac-a-dos, sans guide, utilisant les transports en commun… A la routarde dirons-nous.

Informations pratiques

· Visa : disponible à l’aéroport pour une durée de trente jours pour les touristes français, il coute de mémoire 51 US dollars. On ne vous demande pas grand-chose mais on m’a demandé ou je comptais passer la nuit et ils ont même appelé mon hôte sur Couchsurfing pour vérifier. J’avais par ailleurs un vol de sortie au départ du même aéroport moins de trente jours plus tard. · Météo : rien de particulier, chaud et humide au mois d’avril mais pas de pluies diluviennes ininterrompues. · Transport : le pays étant très petit et dense, il est extrêmement facile de se déplacer même entre les petites villes ou villages. Il y a un nombre assez incroyable de bus sillonnant le pays à tombeaux ouverts pour les amateurs de sensations fortes. En ville on trouve des Rickshaws et des Tuktuks partout, et des taxis/tuktuks collectifs font la navette entre les villages pour un prix dérisoire. On y reviendra plus en détail par la suite.

Est-ce dangereux de visiter le Bangladesh ?

Le ministère des affaires étrangères déconseille fortement de se rendre dans le pays, qu’il classait en zone orange au moment de mon séjour. Il y a notamment eu une attaque dans un restaurant italien un an auparavant au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient péri. Il donne aussi des conseils pertinents en conseillant d’éviter les rassemblements politiques ou de grévistes car la culture politique locale est assez violente. En bref, je pense qu’ils font leur travail correctement en mettant en garde les voyageurs, un routard français ayant par exemple disparu peu de temps avant mon passage alors qu’il prévoyait de passer en Birmanie par voie terrestre ou par bateau ce qui est illégal et pas forcement intelligent.
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bangladesh/#securite Pour ma part, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité, bien que je n’eusse pas été a l’abri d’un mouvement de foule ou d’un accident de la route. Alors que l’islamisme représente apparemment un danger croissant, je n’ai pas vécu de situation inconfortable par rapport a la religion et les musulmans d’apparence les plus pieux, grosses barbes rousses, Kamis… se sont montrés sympathiques et chaleureux avec moi.

Quel est le niveau d’hygiène ?

Les phobiques peuvent je pense arrêter leur lecture ici car c’est certainement le pays le plus sale que j’ai visité jusqu'à présent. Des ordures partout, des villes poussiéreuses au possible, des draps d’hôtel aux taches suspectes, des chauffeurs de rickshaws qui font leurs besoins dans la rue… Par exemple, après une journée complète assis dans un bus, je me suis gratté le visage et mes ongles étaient noirs de saleté. J’imagine que ca doit être pareil en Inde.

Pour ma part, sans dire que la situation était excellente au niveau gastrique, je me contentais généralement de fumer une cigarette le matin avant de quitter l’hôtel, et j’étais tranquille pour la journée. Donc globalement, trois semaines dans le pays sans être trop malade, ce dont j’étais assez fier.

La minute chien errant

Religion musulmane oblige, ou bien trafic routier meurtrier, les rues ne sont pas envahies de chiens errants comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple, et nos meilleurs amis ne représentent pas une menace quotidienne pour nos délicats mollets. Bien appréciable.

Comment et qu’est-ce qu’on y mange ?

Les gens mangent avec les mains mais vous pouvez facilement demander au moins une cuiller si cela vous dérange. En général, il est possible de se laver les mains au savon avant et après avoir mangé dans tous les restaurants donc ca va. La main droite sert à manger et la gauche à se débarbouiller le derrière (quasiment pas de petite douche dans les toilettes, plus généralement une petite carafe dans laquelle on puise).

Vous pouvez généralement choisir comme base soit du riz soit du pain (pratha, chapati…) généralement servi avec des currys de viande, de poisson ou de légumes. Vous pouvez également consommer du dhal (plat a base de lentilles un peu partout), des omelettes… Une grande variété de fruits est également disponible et vous pouvez acheter des noix de coco pour environ 0,5 euro la pièce. Pour le petit-déjeuner, l’un des plats les plus populaires est une sorte de samosa frit fourré à la patate, très bon mais brulant quand on mord dedans. Les Bangladais boivent également énormément de the dans de petits verres, avec ou sans lait concentré, au citron… Un verre de the coute généralement cinq takas, soit environ 0,06 euro. L’eau en bouteille se trouve partout à un prix raisonnable pour un touriste occidental, peut-être 0,4 euro les deux litres. On trouve de l’alcool dans quelques bars dans les grandes villes, ainsi que dans une poignée de magasins ouverts aux étrangers, mais la consommation reste très limitée.

Accueil de la population ?

Les Bangladais sont d’une gentillesse et d’une curiosité un peu envahissante avec les rares étrangers qu’ils rencontrent. Le fait d’être seul les incite je pense encore plus a vous aborder et vouloir passer du temps avec vous.

Cela peut être d’autant plus stressant que chaque personne rencontrée va au bout de cinq minutes vous demander votre numéro de téléphone, votre facebook, votre email, et vous appeler, écrire... chaque jour pour vous demander de vos nouvelles, comment vont vos parents... et ce pendant des mois après votre rencontre. Je fournirai des exemples un peu plus précis par la suite, notamment des captures d’écran de mon téléphone.

Cette situation pouvant être déjà pénible pour un garçon brun de taille moyenne et à la peau mate comme moi, j’imagine que cela serait surement bien pire pour une fille blonde par exemple et surtout non accompagnée. Je suis sur que des voyageuses intrépides s’y sont déjà rendues et ont apprécié leur séjour sur place mais je ne recommanderais pas ce pays a titre personnel pour une routarde seule. J’ai en un peu plus de trois semaines rencontré trois étrangers dans le Nord du pays, trois carabins anglais qui faisaient un stage de quelques mois dans un hôpital du pays, mais aucun touriste, donc je pense que les chances de se trouver un compagnon de voyage sur place sont assez minces.

Cependant pour rendre à César ce qui est à César, je me dois aussi de dire que les gens ont presque toujours été d'une grande gentillesse, ne m'ont presque jamais demandé de l'argent dans la rue, et m’ont paru être globalement très honnêtes avec les étrangers. Les Bangladais adorent par ailleurs Zinedine Zidane, qui s’est rendu dans le pays pour je crois des actions humanitaires, et dont le nom revient systématiquement quand vous dites être français.

Facile de communiquer avec la population ?

Comme dit un peu plus tôt les gens ne sont pas timides et rendent volontiers service. Beaucoup parlent un anglais assez basique, mais on trouve assez souvent des gens qui maitrisent cette langue couramment donc peu de soucis d’incompréhension comme en Chine par exemple. Je pense que l’arabe est également assez répandu dans la mesure ou des millions de Bangladais travaillent ou ont travaillé dans les pays du golfe.

Quel a été mon itinéraire ?

· Dhaka : 1 nuit · Sonorgaon : 1 nuit · Chittagong : 2 nuits · Cox’s Bazaar : 2 nuits · Ramu et Chittagong Hills Tracts : 4 nuits · Bus de nuit entre Chittagong et Syhlet : 1 nuit · Syhlet : 2 nuits · Sri Mangal : 2 nuits · Rajshahi : 3 nuits · Bogra : 4 nuits · Retour a Dhaka dans l’après-midi pour prendre l’avion vers 22h

Qu’est-ce que j’ai raté et pourquoi ?

Deux attractions touristiques majeures que je n’ai pas faites : · Le parc national des Sunderbans, qui est la plus grande mangrove du monde à cheval sur l’Inde pour un tiers, et le Bangladesh pour le reste. On y trouve encore notamment une grande population de tigres du Bengale sauvages. · Prendre le rocket boat pour une croisière fluviale entre Dhaka et Barisal. Le Bangladesh étant traversé par de multiples fleuves, il est recommandé d’effectuer un trajet sur un de ces bateaux à vapeur. J’avais initialement prévu de débuter mon voyage au Bangladesh par ces deux attractions mais le temps était mauvais dans le Sud-ouest a mon arrivée et j’ai décidé de visiter le Sud-est en premier. Par la suite j’ai lu des avis assez mitiges de personnes ayant souscrit à des tours, nécessaires pour visiter ce parc national, et n’en ayant pas eu pour leur argent (environ 200 USD donc une somme coquette pour ce pays). Ils se plaignaient notamment de n’être pas allés en profondeur dans la mangrove et d’avoir surtout été conduit dans une sorte d’écomusée à proximité immédiate de la ville de Khulna d’où ils étaient partis. Etant seul et n’ayant rien réserve j’avais peu de chances de trouver un groupe prêt au départ sur lequel me greffer pour diminuer la note, et avec une agence sérieuse.

Est-ce que le Bangladesh ressemble à l’Inde ?

Je ne suis jamais allé en Inde, mais selon certains Bangladais qui s’y rendaient régulièrement pour leur travail, l’Inde est bien plus organisée et développée que leur pays.

Budget

C’est un pays extrêmement bon marché pour un voyageur, j’ai dépensé en 24 jours 29150 Takas, billets d’avion et visa exclus, soit environ 300 euros, ou bien 12,5 euros par jour. Je n’ai pas payé pour ma première nuit à Dhaka car j’ai fait du couchsurfing et ai été invité plusieurs nuits dans la région de Ramu. Le reste du temps, j’ai dormi dans des hôtels bon marché, mangé dans de petits restaurants et pris les transports en commun. J’aurais pu dépenser encore un peu moins mais j’ai fait quelques achats de vêtements pendant mon dernier jour, en prévision de mon année en Australie.
Carnet de 15 jours au Cambodge - août 2017
by Ellobo · 2017-08-05 · 23 replies
Bonjour, je reprends mon carnet car il me parait succinct.Peu de renseignements sur ce pays, ou tout au moins peu de réponses à mes questions. je vais donc essayer de donner des renseignements et mon ressenti. Comme d'hab, pas de photos si ce n'est celles de mon épouse, car je filme. Conditions de voyage. Nous sommes 3 couples d'amis. Parcours : Arrivée à Phnom Penh Visite de la ville sur deux jours 5 jours en voiture privée : Kâmpôt - Temples perdus du nord Cambodge - Siem Reap Ensuite visite des temples d'Anghkor - Battambang Retour sur Phnom Penh

Le carnet peut débuter ...Sur mon site, on trouve tout, c'est ici. J1 : Le départ Départ en deux voitures direction Genève. Nous avons trouvé un parking avec un particulier à Gex, cela fonctionne bien, le gars est réactif. Parfait ! Décollage à 21h40 avec Emirates, je vais donc enfin connaître cette compagnie tellement citée en bien !

J2 : le Vol On en peut pas dire que ce fut terrible. Un premier indice, ayant une allergie alimentaire, je demande chaque fois aux compagnies, un repas sans lactose. J'ai eu donc là aussi mon repas spécial, mais il était vraiment frugal, pas de viande ou poisson !! Avec les autres compagnies, ce n'est jamais aussi succint. Tant pis, on va enfin découvrir l'aéroport de Dubaï tellement cité en exemple ! Deuxième déception : En transit pendant 3h, nous avons passé 1h20 dans les bus navettes. 40 minutes pour aller de l'avion au terminal, et 40 minutes dans l'autre sens. Faut-il préciser que les bus étaient pleins et non climatisés. A 6h du mat cela allait mais à 8h il faisait déjà très très chaud. Du bétail n'aurait pas été moins considéré ! Quant à l'intérieur, il n'y avait pas assez de sièges pour les attentes. Personnellement je connais bon nombre d'aéroport et en général quand on voit beaucoup de gens attendant leur vol assis par terre, c'est un sacré critère pour l'aéroport! Ensuite deuxième vol pour Phnom Penh. Toujours un repas spécial, mais là en entrée du poisson et en plat principal du poisson !!! Le vol fait une escale technique à Yangoon. Cela veut dire que nous atterrissons à Myanmar, des passagers descendent, il nous faut rester assis pendant 1h30 pendant que des employés montent à bord pour nettoyer l'appareil. J'ai eu le malheur de vouloir me lever et me dégourdir les jambes dans l'appareil, on m'a prié instamment de m'assoir ! Pas cool Des passagers sont montés et on est arrivés sans soucis à Phnom Penh Mon premier bilan sur Emirates n'est vraiment pas favorable. La mission n¨1 a été accomplie : On est arrivés à bon port, mais pour le reste, il y a du boulot ! Les formalités à Phnom Penh se passent bien, vite. J'avais réservé une navette via booking et patatras personne. Coup de fil donné, ils ont pris l'argent mais comme mon adresse de l'hotel n'était soit disant pas précise (adresse normale à laquelle j'avais rajouté les coordonnées GPS) ils ne sont pas venus ! Dossier en cours .... Nous prenons deux taxis qui trouvent l'hôtel sans problème Accueil à 23h, baignade et dodo.



1 Notre hôtel (on en reparlera plus tard)
Traversée du Kurdistan à vélo Iran - Irak - Turquie
by Levelo · 2017-06-10 · 36 replies
Bonjour.

Je viens de traverser le Grand Kurdistan, dans le sens sud-nord ( Iran-Irak-Turquie ). Voici mes impressions de voyage. J'avais parcouru plus longuement le Kurdistan d'Iran à l'automne dernier. Les 3 parties de ce " pays symbolique " sont complètement différentes même si les Kurdes eux-mêmes se reconnaissent dans cette entité culturelle à part. L'Histoire les a divisés et le contexte géopolitique des dernières décennies fait que l'atmosphère varie très fortement d'un " pays hôte " à l'autre.

- IRAN.

- Itinéraire Orumiyeh-Oshnaviyeh-Piranshahr-Baneh-Marivan-Howraman-Paveh-Kermanshah à l'automne. Itinéraire Hamedan-Sanandaj-Marivan ce printemps. Magnifique de bout en bout, très montagneux.

- Impression générale excellente. Accueil fantastique partout. Une hospitalité exceptionnelle dans un pays attachant. Certainement la partie du Kurdistan où les contacts sont les plus riches. Parler persan aide beaucoup. Hôtels dans chaque petite ville. Camping sauvage possible et assez aisé, juste se méfier des bases militaires très nombreuses, surtout à proximité de la zone frontalière ( les Kurdes d'Iran et la frontière poreuse sont surveillés de très près par le pouvoir central ). Il en va de même pour prendre des photos. Le ravitaillement ne pose aucun problème, il est juste dur de pouvoir payer dans les épiceries. Certainement la partie du Grand Kurdistan la plus conviviale. Checkpoints assez nombreux, mais seulement 2 ou 3 contrôles de passeport. A ma deuxième visite ce printemps le quadrillage de l'armée était plus serré, la campagne électorale en cours y étant certainement pour beaucoup. Débriefing assez sec par la Sécurité à ma sortie au poste-frontière de Beshmakh.

- IRAK.

- Itinéraire Beshmakh-Suleymaniyah ( Slemani )-Dukan-Koya-Erbil-Soran-Barzan-Amedi-Zakho. 2 grosses semaines en tout. Entrée assez aisée, 1 mois de séjour gratuit, visa valide seulement pour la Région Autonome Kurde. J'ai dû acheter une assurance qui couvrait à peu près tout, sauf mon suicide éventuel ( 5000 IQD. 4 $ ). Route là encore très belle, surtout la seconde partie d'Erbil à Zakho par les montagnes du nord le long des frontières iranienne et turque. Pour des raisons évidentes il est fortement conseillé de rester au large de Kirkouk et Mossoul, j'ai donc emprunté des itinéraires alternatifs.

- Impression générale très bonne, malgré le contexte. Tranquillité presque irréelle, si proche de zones de conflits très durs. Checkpoints partout, mais les Peshmergas qui en sont responsables m'ont paru très professionnels. Aucune fouille, juste les questions d'usage. L'armée kurde est pro-occidentale, comme la quasi-totalité de la population, ce qui change complètement la donne aux contrôles par rapport à l'Iran et surtout la Turquie. Accueil plus réservé et distant qu'en Iran, mais toujours très respectueux. Les invitations spontanées à passer la nuit à la maison sont plus rares qu'en Iran. On parle kurde d'abord, arabe et persan ensuite, surtout chez les plus anciens. Comme en Iran les gens sont très fiers de leur culture. Anglais avec certains jeunes ou les Kurdes de la diaspora. Ravitaillement aisé, partout, le moindre petit village a son épicier. Bivouacs assez aisés et sûrs, j'ai beaucoup utilisé les aires de pique-nique à l'extérieur des villes. Hôtels bon marché près des bazars des villes, environ 20000 IQD ( 15 $ ) la chambre simple.

- TURQUIE.

- Itinéraire Ibrahim Khalil-Silopi-Cizre-Hasankeyf-Batman-Tatvan-Van-Muradiye-Ercis-Agri-Kars. Entrée en Turquie très tendue, on m'a baladé d'un bureau à l'autre avant de m'admettre. La frontière est impressionnante. L'armée m'a obligé à modifier mon itinéraire à 2 reprises : à Cizre ( impossible d'aller plein nord vers Siirt et Tatvan ) et au nord de Muradiye, le long de la frontière iranienne pour rallier Dogubayazit ( tank qui barre la route sous le col, demi-tour intégral ). La route de Silopi à Cizre longe directement le Tigre, la frontière syrienne est à 100 m de l'autre côté du mur protecteur construit récemment. Certains tronçons sont clairement très inconfortables à 15 km/h. Beaucoup de zigzags donc pour progresser lentement vers le nord, mais là encore paysages de montagne sublimissimes au printemps.

- Impression générale terrible. La Turquie va mal, le Kurdistan encore plus. Le conflit ouvert et frontal de 2015-2016 est terminé mais la situation reste explosive. Silopi, Cizre et Midyat sont devenues des villes-garnisons. La vie a repris, mais sous contrôle ( patrouilles militaires incessantes ). Checkpoints secs partout jusqu'à Batman au nord, ensuite la zone est toujours très militarisée mais les contrôles s'espacent. En général vérification du passeport et aval demandé par téléphone à la hiérarchie. 2 fouilles complètes, tout y est passé, photos, ordinateur, cartes, notes de voyage. La paranoïa règne, à mon avis plus la peur du journaliste que du sympathisant pro-PKK. Voir l'histoire de l'arrestation de Mathias Depardon à Hasankeyf. J'ai évité de faire mes pauses près des bases et fortins militaires, mais pas facile tant ils sont rapprochés. Eviter de prendre des images, une évidence. Ravitaillement aisé, comme partout en Turquie. J'ai très peu campé, là encore une évidence. Seulement 2 ou 3 fois par obligation. Hôtels bon marché dans chaque ville. Les Kurdes du coin sont très fermés, les sourires sont rares. On m'a regardé passer avec circonspection, voire suspicion. Les échanges furent très limités ( mon turc l'est ), le Ramadan en cours n'a pas aidé non plus. Se méfier des jeunes bergers, souvent à la limite de l'hostilité. Idem pour leurs clébards. Tableau assez sombre donc, mais telle est la Turquie de 2017.

Levelo.
Photo trip dans le SouthWest - Acte 9...
by MycoVtt · 2017-05-08 · 114 replies
Bonjour à tous,

me voici rentré samedi de mon 9ème voyage dans l'Ouest... Ce trip, essentiellement basé sur l'envie de prendre des photos, s'est déroulé du 22 avril au 5 mai 2017. Un carnet de plus, me direz-vous... bah oui... il y aura du connu, du moins connu, du pas connu du tout, de l'aventure, du sexe (non j'rigole).. du spaghetti, du rebondissement... enfin un peu de tout...

Je vais commencer par remercier tout de suite tous ceux qui m'ont aidé de près ou de loin... que ça soit avant ou PENDANT le trip. Philippe, Vincent, Valérie, Laetitia, Thierry, Pierre, Olivier, Gilles, j'en oublie une demi-tonne... Je remercie aussi Christophe Colomb, avant de me faire incendier par vous-savez-qui... lol...

Cette fois-ci j'étais seul, Valérie est restée @ home, boulot, enfants... etc... le dernier trip ne datait que d'octobre, mais il fallait que j'y aille, envie d'explorer plus à fond certains endroits, et d'en découvrir d'autres. Je la remercie de me laisser partir comme ça, tout seul, chez les cowboys et les indiens... J'avais quand-même un certain nombres d'objectifs bien précis. Tous les hôtels/motels étaient réservés depuis un certain temps, certain annulables, d'autres pas... Le programme était ambitieux, mais je préférais en prévoir trop que pas assez. J'avais déjà créé un post sur VF pour glaner quelques infos quelques mois auparavant... J'ai toujours la crainte de ne pas trouver d'hôtel au dernier moment, la saison battant son plein et la région étant de plus en plus médiatisée... d'où mes réservations. 3 nuits en tente étaient prévues : Reflection Canyon en backpacking, White Pocket (la dernière fois, le sunrise n'était pas ensoleillé), et les Whites Domes... Ayant l'intention d'emprunter de nombreuses pistes, dont certaines pas piquées des vers, il me fallait un 4x4 digne de ce nom. Marre de compter sur la "chance" chez Alamo, et surtout d'emprunter des "unpaved roads" en toute illégalité par rapport au contrat de location. Après pas mal de recherches, un ami, qui habitait précédemment à SLC, puis à Moab et maintenant à Sedona, m'a renseigné Rugged Rental à SLC. Le gros avantage est que vous recevez ce que vous avez demandé comme véhicule : Grand Cherokee, Tahoe, Wrangler Rubicon, Dodge Ram, etc... Le deuxième est que les Unpaved roads sont permises, seul le "Off road" est interdit. Les inconvénients : franchise assez élevée en CDW, prix de location un peu plus cher que chez les loueurs habituels, mileage 1400 miles/semaine (ce qui me convenait d'après mes calculs) et situation un peu excentrée par rapport à la région visée de Kanab/Page etc... Mais bon, je me suis décidé à essayer. Finalement SLC n'est qu'à 1h30 de route en plus de Kanab par rapport à LV... Rien que pour White Pocket, je dois être certain de mon véhicule, ceux qui ont déjà emprunté la piste le savent... Ayant moi-même un Grand Cherokee et connaissant ses capacités de franchissement, j'ai décidé de louer ce véhicule. Avec une assurance à part sur assurancelocationvoiture.fr , spéciale USA et Canada. Me voilà donc le samedi 22 avril à 3h du matin, à me faire accompagner par ami à l'aéroport de Zaventem. Aéroport dont la rénovation suite aux attentats est enfin terminée. Elle ne l'était pas en octobre dernier. Vol sans histoire, gros avantage d'avoir choisi BXL/AMS puis AMS/SLC, je n'ai pas du réenregistrer mes bagages à l'escale. J'arrive à SLC, et pas de borne automatique à la Border Line comme j'ai déjà eu. Deux files, une pour les résidents, l'autre pour les non-résidents, donc pas non plus de Re-ESTA. Zut... C'est un petit terminal, 2 avions viennent d'arriver, et seulement 2 guichets ouverts... Mwouais, ça va traîner.... Après 5 minutes, le douanier du deuxième guichet se barre on-ne-sait-pas-où et laisse son collègue seul avec cette horde d'arrivants... mouarf les gens deviennent fous... J'arrive au guichet, il scanne mon passeport, et là... problème... Il ne comprend pas, donne mon passeport à un "garde", et je suis mis sur le côté, avec un couple d'Africains, comme un terroriste... Le garde part avec mon passeport dans un bureau, m'interdit de téléphoner, et me voilà à attendre... Bon je ne suis pas vraiment pressé, je suis seul, ce n'est pas trop grave. Je suis un peu crevé quand-même... limite de m'endormir sur ma chaise... 😕 Après 30 minutes, j'interroge le garde, il part, revient, m'emmène au deuxième guichet, re-scanne le passeport, et me dit "bah, problème informatique", enfin, en Anglais... Pfff, il aurait pu faire ça tout de suite. Les guichets sont juste avant la récupération des valises, donc je vois la mienne qui tourne depuis un bout de temps... J'appelle Rugged Rental, qui ne se trouve pas avec les autres loueurs, et ils m'envoient une shuttle qui arrive 10 minutes plus tard. 10 minutes de route, me voilà au centre Rugged : une multitude de véhicules bien beaux et flambant neufs. Je remplis les papiers, je vérifie les pneus, que le véhicule est bien équipé du Select-Terrain et du 4WD Low, et me voilà parti pour Cedar City, première étape de mon trip. En passant, j'avais mémorisé dans le GPS routier un grand Wallmart, et un Autozone pour le compresseur. J'achète la glacière (erreur, je n'avais pas vu que Rugged propose GRATUITEMENT une glacière selon disponibilité, je ne l'apprendrai qu'en rendant le véhicule), de quoi la remplir, du trail mix, barres de céréales, des Special K, du lait etc etc... Me voilà prêt. A Cedar City je me rends dans un centre AT&T pour acheter une Sim card qui me permettra d'avoir du réseau tout au long de mon trip, de pouvoir joindre et me faire joindre, sans être enquiquiné par mes clients la nuit à cause du décalage horaire... Avant d'arriver à l’hôtel, je vois un petit meeting d'old cars, et je m'arrête pour discuter un peu... ça reste dans les trucs qui m'intéressent beaucoup, les 50ties ... Un petit Tacobell en vitesse, je suis trop fatigué maintenant pour chercher autre chose, et direction l’hôtel...

Dimanche 23 avril.

La nuit est courte, réveil 3h, décalage horaire... Direction Yant Flat, que je n'avais pas exploité suffisamment la dernière fois, à cause d'un manque de préparation, et d'un vent à décorner les boeufs... Je me presse pour arriver au sunrise, mais le ciel est bouché... Mon humeur n'est pas super positive, on annonce une météo pas terrible pour toute la semaine... Je démarre le GPS, je démarre la balise satellite, et j'attaque mon hike sans soleil, en espérant que ça se débouche un peu... Le soleil perce juste un peu parfois, mais reste voilé, pour donner une lumière non vive. Ca devrait être un beau sunrise, mais non... J'espère aller jusqu'à la "Turtle", et j'avais créé pour ce faire une boucle sur Basecamp, sans vraiment connaître l'endroit. Je suis le GPS, je découvre... Bon, je fais la boucle dans l'autre sens, et du coup je peine à la trouver, je fais même appel à l'équipe par Messenger, n'ayant pas indiqué les coordonnées sur ma boucle, mais finalement j'arrive à trouver cette butte avant la réponse de l' "équipe"... 😛 N'empêche que vive la 4G ! ... Je suis resté presque 5h en tout de la voiture à la voiture. Je pense que si je devais y retourner, ça serait au sunset, et plus au sunrise. Enfin certains spots sont bons au sunrise, d'autres au sunset... il faut choisir, une longue journée sur place serait de trop. 500m avant la voiture, je réfléchis en marchant, quand un truc attire mon regard à 50cm du trail : un Rattle Snake de 1m50 ! Vindjuu à 10 secondes je marchais presque dessus... Vindedjousse, le premier de mon trip... (ça restera le seul heureusement...) La piste d'accès à Yant Flat est très roulante, sauf les 800m les plus proches du parking de YF. Pour le reste, ça roule à 60 km/h, voir même 80... Evidemment, 30 minutes après avoir pris la route vers Kanab, le soleil apparaît... pfff frustrant... Comme il est tôt, j'avais prévu de faire le "Red Canyon" au nord de Kanab. Je me suis renseigné, très peu de personnes y ont été avec leur véhicule. Uniquement avec des outfitters. La piste est très sablonneuse, Sedonax ne l'a d'ailleurs jamais essayée car il connait des gens qui se sont ensablés. Qu'à cela ne tienne, il faut que j'essaye.. Le trailhead est bien indiqué, il y a un grand parking. Des gars préparent leur quad, d'autres reviennent d'une balade. Effectivement, on voit tout de suite aux 100 premiers m que la piste est plus que sablonneuse ! White Pocket à côté c'est de la bibine... Bon, je dégonfle mes pneus à 1.5-1.8 bars, mode 4wd low, et me voilà engagé. Effectivement, j'ai l'impression de faire le Paris-Dakar. J'adore ça donc ça ne m'effraie pas du tout, mais ça descend tout du long, et parfois très fort... Aïe aïe le retour... La piste arrive dans un wash, dans lequel il faut rouler jusqu'à l'entrée du slot canyon... Mouarf c'est ludique... J'arrive sur place et deux véhicules y sont garés : un Rubicon hyper équipé, et un Hummer avec des pneus monstrueux... Je dénote un peu avec ma Jeep... Je m'engage dans le canyon, et c'est vraiment très beau. Il n'y a que moi, je n'entends personne pour le moment. La roche est super rouge, très saturée, à un point que je devrai désaturer un peu mes photos pour ne pas que cela paraisse surréaliste... Je balade le trépied de méandre en méandre. Je vois enfin des gens qui sont sur le retour. Je comprends que l'un d'entre eux est un guide. Je discute un moment, et il me demande pourquoi j'ai l'air d'aller vite... "heuh, parce que je veux redémarrer AVANT vous, pour le cas où je m'ensablerais". Mort de rire il m'annonce qu'il m'aiderait le cas échéant. Donc je vais un peu plus plus loin dans le canyon, fais quelques photos, puis je fais demi-tour et je les dépasse pour reprendre le véhicule. C'est super chouette comme endroit, car il n'y a personne ou presque. Certes, ça n'a pas l'envergure d'Antelope Lower ou Upper, mais ce monde en moins, ça vaut la peine... Je redémarre, et je me réengage sur la piste... Et ça monte, ça monte. Pas fort, mais tout le temps. Je garde ma vitesse, parfois même peut-être trop vite, mais j'arrive au parking sans avoir zippé nulle part, le tout est de garder de la vitesse. Il y a quand-même +/- 3.5 kms dans le sable en permanence. Il me faudra +/- 20 petites minutes pour regonfler mes pneus... Il n'est pas trop tard pour me rendre à Johnson Canyon, vu dans le dernier trip de Complètement à L'ouest. J'ai rapidement trouvé les infos dans PTSW. Zut, le temps que j'arrive, le soleil se planque. Je fais tant bien que mal avec la luminosité que j'ai. Je reviendrai quand j'aurai plus de soleil... Direction Kanab, Pour le second hôtel. J'ai choisi pour cette nuit le Aikens Lodge, que je ne connais pas. Ce n'est pas trop mal, le wifi est bon, la déco un peu vieillotte, et le petit dej (continental, laissez-moi rire) quasi inexistant. De toute façon, vu l'heure de mon départ la nuit prochaine, ça sera petit déj dans la chambre. En effet, demain matin, sunrise prévu aux Wahwheap Hoodoos. 1 heure de route, 1 bonne heure de piste (par le nord), 30 minutes de marche, et sunrise prévu à 6h30, il faut donc que je parte avant 4h... Lotsa Motsa Pizza est fermé, c'est dimanche... donc ça sera Rocking V café en mode "Wrap" en cette fin d'après-midi... J'adore l'Utah, souper tôt c'est mon truc...

Quelques photos de cette première journée. Le suite à plus tard. Je vais traiter mes photos au fur et à mesure...

P.S. Le logo "SouthWest Pictures" sur les photos correspond à une Page sur Facebook que j'ai créée il n'y a pas très longtemps pour montrer quelques photos du Southwest... C'est un peu "pompeux", mais il fallait bien trouver un nom accrocheur... 😏































Discussion autour du thème du mois de décembre 2016: "Complicité"
by Eversmile · 2016-12-01 · 181 replies
Ici se trouve le fil de discussion pour le concours photo de décembre 2016 ayant pour thème : "Complicité"

C'est bien l'endroit pour échanger, partager, délirer, débattre (mais pas se battre!).... Avec, on l'espère, d'autres belles découvertes en images en marge du concours...

Pour poster vos photos dans le cadre du concours, c'est sur l'autre page : ici
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016
by Mimimicha · 2016-10-01 · 693 replies
Bonjour à tous! Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois. Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....

Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:

Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :

- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,

- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).

Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.

Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.

Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.

Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.

Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.

Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.

Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.

Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,

sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.

Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.

(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).

Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !

Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.

Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.



J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.

1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.



Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide. Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛. Les repas sont tout à fait corrects : Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert Champagne en apéritif. Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.

Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !

Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines. L’arrivée à LA est abracadabrantesque. Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.

L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.

Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.

On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Un début raté pour un superbe voyage dans l'Ouest américain
by Apolloroux · 2016-07-29 · 198 replies
Bonjour amis voyageurs,

Après deux voyages dans cette magnifique région, nous avions encore l'envie d'y retourner.

Cette fois, il s'agit de faire une boucle en partant de Denver. Notre circuit contient des grands classiques bien connus de beaucoup d'entre vous comme Yellowstone ou Moab mais aussi des coins un peu moins fréquentés comme Bighorn Canyon ou Black Canyon of the Gunisson.

Pour préparer ce voyage, j'ai consulté des sites très bien faits tels que www.ouestusa.fr ; west-usa-dream.blogspot.be. J'ai lu quantité de carnets de voyage sur ce forum y trouvant très souvent réponse à mes questions. Parfois, je vous ai soumis une question ou demandé un conseil. J'en profite pour remercier tous ceux qui m'ont aidée en répondant à mes interrogations.

Cette année, nous partons à trois, mon mari, mon fils et moi.

Voici l'itinéraire prévu :

28 juin : Départ Bruxelles / Reykjavík / Denver 29 juin : Denver / Estes Park 30 juin : Estes Park (Rocky Mountain National Park) 1 juillet : Estes Park / Keystone 2 juillet : Keystone / Wall 3 juillet : Wall (Parc des Badlands) 4 juillet : Wall / Deadwood / Devils Tower / Sheridan 5 juillet : Sheridan / Bighorn Canyon / Red Lodge 6 juillet : Red Lodge / Gardiner 7 juillet : Gardiner / Grand Canyon de Yellowstone / Gardiner 8 juillet : Gardiner / Mammoth Hot springs / Norris geyser Basin / West Yellowstone 9 juillet : West Yellowstone / Old Faithful / West Yellowstone 10 juillet : West Yellowstone / Old Faithful / West Thumb / West Yellowstone 11 juillet : West Yellowstone / Brigham City 12 juillet : Brigham City / Antelope Island / Moab 13 juillet : Moab : Parc des Arches 14 juillet : Moab : Dead Horse Point State Park / Canyonland / Moab 15 juillet : Moab : Parc des Arches 16 juillet : Moab / Montrose : Canyon of the Gunisson 17 juillet : Montrose / Glenwoods Springs : Hanging Lake 18 juillet : Glenwoods Springs / Denver

Passons au récit jour par jour.

28 juin : Le départ.

"Un début raté pour un superbe voyage dans l'Ouest américain " Pourquoi un tel titre ?

Je crois que certains d'entre vous le savent déjà. J'en ai déjà parlé sur ce forum. Pour les autres, je vous explique.

C'est le grand jour, nous sommes très contents de partir. Nous décollons de Bruxelles avec 45 minutes de retard. Je ressens un petit stress car notre escale à Reykjavík n'est que d'une heure 30. Une hôtesse me rassure. Elle me dit que de toute façon notre avion nous attendra. Pas besoin de s'inquiéter. Je me détends. Le vol se passe bien quand tout à coup une pensée traverse mon esprit. Je demande à mon mari s'il a bien pris son permis de conduire. C'est en effet lui qui est chargé de nous conduire durant tout le voyage. Moi, je n'aime pas la conduite et ces grosses autoroutes américaines me font peur. Et là, c'est le drame, il me dit qu'il a changé de portefeuille et qu'il n'a pas transféré son permis. Punaise ! Que faire ??? Comment avoir une voiture de location sans permis ??? Je ressens un énorme découragement. Je me dis que cela ne vaut pas la peine d'aller plus loin et qu'une fois arrivé à Reykjavík on n'a plus qu'à chercher un vol pour Bruxelles et rentrer. Après quelques instants de panique, on tente d'élaborer une stratégie. Dès notre atterrissage nous téléphonerons à notre fille pour qu'elle nous envoie une copie du permis, ce qu'elle fera immédiatement. Nous trouvons alors un ordinateur avec une imprimante et nous voila en possession de la copie du permis de conduire. Notre avion pour Denver décolle avec 2 heures de retard. Nous avons donc eu tout notre temps. Dans l'avion, je me sens stressée. J'ai peu d'espoir. Est-il possible d'avoir une voiture avec juste une copie de permis ? J'en doute très fort mais on va quand même tenter le coup.

Arrivés à Denver, après toutes les formalités, nous prenons la navette pour le bureau de location Alamo. Il est très tard, on est mort fatigué. On attend dans la file. Pas trop longtemps, heureusement ! Voilà, c'est notre tour. On donne nos papiers de réservation, puis on explique notre "petit" problème. Et là patatras ! Tout s'effondre. Le peu d'espoir qui nous restait s'envole. Pas question de nous donner une voiture avec seulement la copie du permis. J'insiste un peu mais inutile. Le gars nous propose de nous faire envoyer le permis par DHL express. Il dit que cela ne prendra que 24 heures. Ça, par contre j'ai du mal à le croire mais ce sera pour nous la seule solution. Il ne nous reste plus qu'à reprendre la navette jusqu'à l'aéroport, ensuite un taxi jusqu'à notre hôtel à une dizaine de kilomètres de l'aéroport.

Dès notre arrivée à l'hôtel, nous contactons notre fille pour lui demander de faire les démarches pour nous envoyer le permis. Ensuite douche et dodo, on est épuisé.

A notre réveil nous avons un message de notre fille nous disant qu'elle a fait le nécessaire. Il ne nous reste plus qu'à espérer que cela ne prendra pas trop de temps. Nous allons sur le site DHL. La livraison est estimée à vendredi soit dans deux jours.

Deux jours bloqués ici dans un motel au milieu de nulle part. En effet, ce motel c'était juste pour la première nuit. Nous étions censés le quitter dès le lendemain matin. Ici, nous avons un petit déjeuner très sommaire et pour les autres repas, il y a un restaurant Benny's juste en face. La nourriture y est dégueulasse et en plus ce n'est pas propre. Question distraction, ici il n'y a rien. Le chauffeur de l'hôtel nous a conduit pour quelques heures dans un joli centre commercial mais à part cela nous avons passés ces deux journées enfermés dans notre chambre. Bon, voyons le côté positif, nous avons eu ainsi l'occasion de nous reposer avant d'entamer notre périple et moi j'ai eu tout le temps de surfer sur Voyage Forum, mon site préféré. J'ai relancé une discussion concernant ce sujet afin d'encourager tous les futurs voyageurs à bien vérifier tous les documents avant de partir. J'y ai découvert que cela était déjà arrivé à plusieurs d'entre vous et que certains avaient eu plus de chance que nous car ils avaient réussi à avoir une voiture avec une copie. Si j'avais lu cela avant, peut-être que j'aurais insisté plus. Je me suis aussi gentiment fait traiter de tête de linotte. Chose que j'accepte avec le sourire car c'est complètement vrai. Cet oubli est une erreur impardonnable mais voilà, cela arrive.

La suite, c'est pour plus tard pour vous raconter des choses plus agréables et vous montrer quelques photos. Je commencerai mon récit au 3eme jour car vous connaissez maintenant le programme des deux premiers jours. Nous avons donc zapper l'étape du Rocky Mountain National Park. Ce sera pour un prochain voyage

A bientôt
Southwest America: Canyons - Mesas et Pueblos automne 2015
by Walker73 · 2016-01-04 · 78 replies
Vendredi 18 septembre : Lyon - Denver Une pluie fine mais tenace nous surprend au départ (très) matinal de l’hôtel réservé à proximité de Lyon St Exupéry. L’embarquement pour Denver via Francfort est programmé tôt ce matin et nous n’avons voulu prendre aucun risque ; par ailleurs la journée qui s’annonce va être très longue (décalage horaire) et les deux heures de sommeil supplémentaire ne sont pas superflues ! 🤪 Toujours sous la pluie, nous nous garons sur le parking de l’aéroport. L’étanchéité toute relative de mon gros sac de voyage va nous réserver quelques « surprises » à notre arrivée à Denver … 😕 Les formalités d’enregistrement sont vite expédiées : nous avions tout anticipé sur internet. Du coup, après les formalités de police dans la foulée nous profitons d’une pause « petit-déj/lecture » bienvenue avant le départ et le vol très rapide pour Francfort sur un vol Lufthansa. Les menaces récurrentes de grève de leurs pilotes ne nous perturbent pas plus que ça ! L’excitation monte doucement … Après un intermède que nous pouvons qualifier de « moyen » l’an dernier au Québec 😕, nous revenons à la maison !🙂🙂🙂 On peut dire en effet que les US (surtout l’Ouest) sont notre tasse de thé, notre madeleine (nos cookies pour faire couleur locale) ! Après les parcs autour de Las Vegas en 2011, le Yellowstone et la partie « North/Central » en 2012, la Californie en 2013 (sans oublier N.Y. en 2009), cette année nous avons programmé une boucle « Denver/Denver ». Au programme : le sud du Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et l’Utah. Plus que les grands circuits, nous privilégions le principe des « boucles » qui nous permettent de nous focaliser sur une région et de l’approfondir autant qu’il est possible en 3 semaines. A noter : ne cherchez pas de carnets de voyages sur nos précédents voyages : celui-ci est le premier ! Les autres viendront par la suite … peut-être ! 😉 Côté organisation, tout roule ! L’habitude de voyager à deux, d’avoir une répartition des rôles parfaitement huilée : à Evelyne toute la partie logistique (résas avion/voiture/hébergements), à moi la programmation, le découpage du circuit … et la longue préparation d’un road book documenté et imagé ! Bien entendu, rien n’est cloisonné et les échanges sont nombreux. Nos supports « papier » les plus utiles : le Routard, le Guide Vert Michelin et les incontournables cartes routières éditées par une boite Suisse : Hallwag International (site internet « swisstravelcenter.com ») : elles sont juste parfaites pour la préparation et le découpage du circuit et très complémentaires du GPS sur place. Les forums (Sunset Bd et VoyageForum) nous apportent une aide précieuse ; pour le reste, internet fait tout ! Dès que la destination et la période sont arrêtées (en janvier / février) pour un voyage automnal, Evelyne met des alertes quotidiennes pour les meilleures propositions tarifaires tenant compte d’un vol avec une escale maxi. Pour ce qui est de la voiture nous la réservons un mois avant de partir. Les hébergements se font au fil de l’eau en fonction du découpage définitif du circuit que nous affinons… jusqu’au dernier moment ! Les étapes : - Denver / Greenwood Village - Greenwood Village / Great Sand Dunes National Park - Great Sand Dunes / Taos - Taos / Santa Fe - Santa Fe (Kasha Katuwe Tent Rocks National Monument) - Santa Fe / Alamagordo (White Sands) - Alamagordo / Pearce (Chiricahua National Monument) - Pearce / Tucson - Tucson (Saguaro National Park) - Tucson / Globe - Globe / Sedona (Apache Trail / Tonto National Monument) - Sedona - Sedona / Tuba City (Blue Canyon et Coal Mine Canyon) - Tuba City / Blanding (Natural Bridge National Monument) - Blanding / Moab (The Needles) - Moab (Arches) - Moab (Canyonland) - Moab / Denver Le vol au départ de Lyon est « on time », ce qui nous laissera le temps d’embarquer sans stress à Francfort. Nous avons largement le temps d’un petit café tout en admirant le gros navion (un Boeing 747) sur lequel nous allons embarquer. Il est juste en dessous de nous en pleine séance de ravitaillement.



Nous avons réservé nos sièges la veille sur le site de Lufthansa afin d’être correctement placés pour ce long vol. La logistique est en place : e-book pour Evelyne ; pour moi ce sera le 1er tome de la trilogie « le siècle » (la chute des géants) de Ken Follett. Un peu plus de mille pages passionnantes. Je devrais en venir à bout d’ici la fin de notre périple ! Le tout accompagné d'une petite play list i-tunes… 😛



Vol tranquille et tarmac à 15 h 35. Nous sommes en pays connu : lors de notre périple de 2012 nous avions déjà retenu Denver comme base de départ/arrivée. Les formalités sont assez rapides (pas comme à Montréal ! 🏴‍☠️) et nous récupérons nos bagages avant de prendre le shuttle qui nous emmène en 20’ chez Alamo. Le temps est plutôt doux. Bien que tout ait été réglé avant le départ, le vendeur essaie de nous refourguer 1 ou 2 assurances supplémentaires ; il tente ensuite de nous expliquer que le modèle de voiture que nous avons retenu ne sera pas top pour nous et nos bagages, surtout pour un périple de 3 semaines … Rien n’y fait ! Nous sommes inflexibles. Du coup, feu vert pour aller choisir notre carrosse sur le parking. Nous jetons notre dévolu sur une Jeep Cherokee. Nous voulions a minima un SUV ? Nous aurons un 4x4 😏 ! Comme il y a pas mal de pistes (dont le fameux « Apache trail ») c’est plus sécurisant surtout en cas de temps incertain. Je m’assure de la présence d’une roue de secours et après une rapide prise en main, bagages chargés, GPS activé (j’ai programmé toutes nos étapes avant notre départ), nous filons vers notre destination (Greenwood Village) en direction de Colorado Springs. A priori nous avons fait le bon choix pour le véhicule : très confortable, facile à conduire, spacieux mais d’un gabarit qui reste passe-partout. 😛 Malgré l’excitation, la fatigue commence à se faire sentir… Nous faisons cependant une halte avant l’hôtel pour assurer un premier approvisionnement de base : glacière, gallons d’eau, nourriture pour les pique-niques à venir. Check-in au « Wingate by Wyndham » en fin d’après-midi. L’endroit est plutôt calme et l’hôtel très sympa ; nous disposons d’une grande chambre bien équipée.



L’ouverture de mon sac de voyage me confirme rapidement qu’une partie de la pluie lyonnaise se l’est jouée passagère clandestine ! Très humides les habits… 😠 Du coup c’est le grand déballage pour faire sécher tout ça ! Après un (très) léger encas, dodo bien mérité après cette longue journée.

Samedi 19 septembre : Denver - Great Sand Dunes Décalage horaire oblige, le réveil est (très) matinal … Il est 4 h 30 et difficile de re-fermer l’œil … 🙁 Du coup on passe le temps sur nos bouquins, sur internet, sur le road book tout en surveillant du coin de l’œil l’avancée de l’heure et du top départ vers le petit-déj ! Typiquement américain le buffet ! On retrouve les gros gaufriers, les charcuteries, œufs brouillés et autres pâtisseries… 🙂 sans oublier le « régular » : ce café qu’on peut boire au litre tant il est léger ! Comme en principe nous ne faisons que des pique-niques rapides le midi, nos petits déjeuners sont assez copieux. Check-out vers 8 h 30. En prenant possession de notre voiture, nous voyons un petit lapin qui joue dans la pelouse à quelques mètres de nous. Spectacle assez courant aux US où on a l’impression qu’il n’y a plus de frontières entre ville et campagne. Colorado Springs est à 90 kms et c’est une énorme 2 x 4 voies qui nous y conduit ! Le trafic est intense mais fluide. Notre objectif immédiat est de visiter le parc « Garden of the Gods ». Mérite qu’on s’y arrête si on passe dans le coin, mais pas de faire un détour. Le beau temps et la jolie route qui le traverse nous ont permis une bonne mise en jambes !



Comme il est aux portes de Colorado Springs, que c’est le week-end et qu’il fait très beau, l’affluence est importante. Nous pouvons faire une petite boucle à pied. Nous en profitons pour pique-niquer. L’environnement de roches rouges est assez sympa.



Nous reprenons la route en début d’après-midi et filons directement vers notre première principale étape : le Great Sand Dunes National Park. Nous passons à proximité de Pueblo sans nous arrêter : rien n’indique un quelconque point d’intérêt dans le coin !😕 Une chaleur lourde règne et le ciel se couvre de plus en plus ; le soleil disparaît au moment où nous arrivons au parc ! Damned … C’est bien notre chance ! 🏴‍☠️ Un malheur n’arrivant jamais seul, le Visitor Center est fermé !



Du coup, nous faisons une rapide promenade dans le coin et nous approchons de cet immense champ de dunes ceint de hautes montagnes (les Sangre de Cristo Mountains). Nous sommes à 2.500 m d’altitude (il fait un peu frisquet) et les plus hautes dunes dépassent les 200 m ! Je ne prendrai pas de photos ce soir : je fais le pari que demain tout ira pour le mieux ! 😉 Nous revenons au « Great Sand Dunes Lodge » à l’entrée du parc. Un emplacement de premier choix : toutes les chambres donnent sur les dunes. C’est un peu rustique, mais très complet et assez grand, avec un beau patio privatif. Ce soir, pique nique dans la chambre et après une brève séance de lecture, dodo ! La fatigue est présente et le décalage horaire pas complètement absorbé 😕

Dimanche 20 septembre : Great Sand Dunes - Taos Réveil un peu plus tardif qu’hier, mais il doit être à peine 6 h et nous sommes parfaitement réveillés !😮 Internet et lecture nous permettent de tenir une bonne heure avant le petit déj. L’office du lodge n’ouvre pas avant 7 h pour la distribution du « régular » et de quelques pâtisseries sous blister... Heureusement nous avons en réserve quelques provisions… 😉 Le jour se lève et c’est un véritable enchantement sur les dunes. Le soleil rasant caresse leurs ondulations et mon Canon ne se lasse pas de photographier le spectacle sans cesse renouvelé de la lumière qui prend le dessus sur les ombres de la nuit.





Il fait frisquet ce matin et la polaire est de rigueur sur la terrasse sur laquelle nous sirotons notre café, mais les promesses de l’aube nous donnent le sourire. Pas un nuage : la journée sera forcément belle (dans tous les sens du terme) ! Même les colibris sont de la partie : ils virevoltent autour des petits abreuvoirs disposés le long de la terrasse et semblent ravis de participer à la fête !



Nous ne nous attardons pas trop car notre objectif est de profiter des belles lumières matinales en grimpant sur les plus hautes dunes ! Le Medrano Creek étant quasiment à sec, la traversée jusqu’aux premières dunes est rapide. Nous avons repéré une ligne de crête pour grimper jusqu’en haut. Le sable est assez porteur et la progression rapide. Notre entrainement régulier de savoyards/montagnards joue à plein ! Le spectacle de ces immenses dunes entourées de hautes montagnes sous un soleil prometteur est vraiment étonnant.







Nous redescendons après avoir fait une jolie boucle. Très belle balade de 3 h environ. Il me faudra bien quelques minutes supplémentaires pour me délester de tout le sable embarqué dans mes chaussures… 🤪 Bizarrement, nada pour Evelyne ! Ca doit être comme pour le sac de voyage : ses chaussures sont étanches !!! 😄 Sous réserve de dormir dans le coin (le Great Sand Dunes Lodge est un très bon plan) afin de profiter des lumières matinales ou vespérales, ce parc mérite le détour. Un très bon commencement en ce qui nous concerne. 🙂🙂 On the road to Taos. Après quelques kilomètres, arrêt pique nique au bord d’un lac/réservoir qui donne sur les dunes et les Sangre de Cristo Mountains : superbe ! Un bonheur ne venant jamais seul, le coin est très bien aménagé (à l’américaine !) pour apprécier comme il se doit le spectacle… Et nous sommes seuls au monde … 😉



Un chaud soleil nous accompagne tout au long du parcours qui nous permet de traverser pas mal de petits patelins tous plus improbables les uns que les autres… Les paysages sont assez sympa, mais rien de remarquable… avant d’arriver à Gorge Bridge. Une profonde entaille dans le plateau au fond de laquelle coule le Rio Grande près de 200 m plus bas !



Pour les nostalgiques des films de John Ford (ou les BD "Lieutenant Blueberry" ?), voilà un nom mythique qui veut dire quelque chose ! Nous traversons le pont métallique qui vibre à chaque traversée de véhicule ; Evelyne est à moitié rassurée ! Les immenses parois des falaises orangées par le soleil sont très photogéniques. Quelques kms plus loin, à l’entrée de Taos, arrêt au « Milicent Rogers Museum » : un très beau musée dédié à la culture indienne et hispanique de tout l’Etat. A été constitué par une riche héritière de la « Standard Oil » (Esso) amoureuse du coin et de la culture "native". Nous pouvons confirmer que c’est un des points forts du coin. Très bien fait avec de riches collections. Nous traversons Taos pour rallier notre hôtel : le "Sagebrush Inn & Suites" : un hôtel ancien en adobe, assez chic. Encore un bon plan déniché par Evelyne. Bon emplacement et chambre impec. Après quelques instants de repos, nous reprenons notre voiture pour rallier le centre ville.



Comme toutes les villes du Nouveau-Mexique, Taos est principalement construite en adobe (ou en matériau l’imitant). Pas de buildings c’est la règle : que des maisons à toits plats.



Si l’unité architecturale est préservée, cette (très) petite ville ne mérite pas réellement d’y passer beaucoup de temps. C’est juste une étape ! 😐 Evelyne ayant repéré sur le Routard un petit resto mexicain, nous allons goûter la gastronomie locale au « la Cueva café » Un petit jardin très accueillant, une équipe chaleureuse, et des burritos au top : What Else ? 😏 La bouche légèrement en feu… nous nous retirons dignement vers notre « sweet » home pour une bonne nuit méritée !
Discussion du concours photo décembre 2015: "L'attente"
by Eversmile · 2015-12-01 · 211 replies
Ici, vous êtes bien sur le fil de discussion pour le concours photo de décembre 2015 ayant pour thème : " L'attente " …

Un jardin intérieur où patienter avant l'heure fatidique du vote...

En comptant sur vous pour garder ce lieu serein quelles que soient les questions, commentaires, polémiques, photos hors concours et délires en tous genres …
Voyager seule en Asie du Sud-Est, inconscience?
by Nhelia · 2015-11-10 · 74 replies
Bonjour à tous!

Ça y est la décision est prise, le travail informé je pars d'ici quelques mois pour 6 mois d'évasion!

Cependant voilà, en dehors des personnes qui me soutiennent à 100% sur ce projet, il y a ceux qui s'inquiètent à tel point que les angoisses me viennent...

En effet, j'ai décidé de partir seule, sac sur le dos au Cambodge, Laos, Vietnam, Malaisie et éventuellement terminer par la Birmanie....

On m'a traité de folle, d'inconsciente, d'irresponsable et j'en passe... On m'a parlé d'insécurité pour une femme d'entreprendre un voyage comme celui ci dans des pays où les drogues peuvent être mises dans notre sac et donc de se retrouver si facilement en prison sans espoir de pouvoir en sortir avant de longues années et la ruine des ses proches... on m'a dit que dans ces pays le viol est chose courante, le meurtre également...

Bien sûr, avant d'entendre tout ça j'avais regardé, je me suis renseignée mais d'un coup le doute me gagne. .. peut être parce que je suis vraiment prête au départ mais aussi parce que la crainte de voyager seule en tant que femme me taraude....

J'ai besoin de connaître votre ressenti et surtout l'avis de ces femmes ayant tenté cette expérience avant moi!

Je vous remercie d'avance pour vos précieux commentaires.

Vanessa
Visa Inde
by Nevada16 · 2015-11-04 · 39 replies
Bonjour Nous partons fin janvier en Inde pouvez vous me dire les formalités pour le visa car certaine personne me dise que il faut les empreintes biométriques depuis le premier novembre et d' autre que non et par qui êtes vous passé pour les faire. Merci
Merveilleuse Afrique du Sud, 3 semaines dans les parcs
by Rjulie95 · 2015-08-30 · 159 replies
Certains l'attende avec impatience, comme j'adore lire les carnets des autres, il était hors de question de ne pas en poster un.

Je posterais le début de chaque article avec une photo, le reste se passera sur mon site web. Les commentaires seront donc postés sur le forum.

Par contre mon sens de la narration n'est vraiment pas terrible, c'est le moins que l'on puisse dire. Donc pas trop de blabla et place surtout aux photos

Allez on démarre 🙂
Croisière tour du monde en 2017
by Treilles · 2015-06-05 · 689 replies
bonjour,

j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017

Merci Sylvie
L'Inde m'a bouleversée
by Cmz · 2015-02-26 · 205 replies
J’imagine que c’est que je ressens en ce moment n’a rien de spécial, mais suis rentrée d’un premier voyage en Inde il y a deux semaines et je me sens totalement bouleversée. Je ne peux pas arrêter d’y penser. Désolée tout d’abord pour mes fautes de français car ce n’est pas ma langue maternelle.

C’était un pays qui m'avait toujours fasciné par sa complexité et — même si c’est cliché de le dire— par son exotisme. L’Inde m’était familière par sa littérature : Etudiante, je dévorais les romans de ses écrivains anglophones qui raflaient les prix Booker— Arundhati Roy, Rohinton Mistry, Aravind Adiga, Kiran Desai, Salman Rushdie….Sans oublier les Indiens de la diaspora comme Naipaul et Verghese.

Cependant, ce n’est qu’à 28 ans, après quelques voyages dans d’autres pays asiatiques moins intimidants, que j’ai acheté un billet pour Delhi avec mon conjoint en me demandant si on ne venait pas de faire une bêtise. J’étais presque persuadé que ma fascination pour cette culture allait se dissiper au premier contact avec la réalité. Mais, même si je me suis effondrée par moments face à des scènes de pauvreté épouvantables, je suis surtout hypnotisée et folle amoureuse ce pays après ce voyage.

C’était encore plus complexe, plus dépaysant de ce que j’avais imaginé. J’ai éprouvé un sentiment de faire face à une altérité totale. Delhi— qu’on m’avait décrit comme «tout simplement horrible »— était pour moi un enchantement avec ses allures d’Asie centrale—le Pakistan et l’Afghanistan telles que je les fantasme…ils y étaient quelque part !—, son influence musulmane, ses sanctuaires soufis, le parfum des offrandes, le chaos total…l’humanité telle que je ne l’ai pas ressentie nulle part ailleurs. Moi, qui fuis la niaiserie et le romanticisme pour touristes comme la peste—j’habite Paris, après tout, et j’en ai marre—, me suis retrouvée absolument émue par les sutras qui annoncent l’entrée au paradis au Taj Mahal. Moi, qui ne suis pas allée à l’église depuis qu’on m’a laissé le choix, me retrouve plus que touchée par la dévotion des Sikhs après avoir visité le Temple d’Or. Moi, qui ne suis pas ni fêtarde ni très musicale… j’ai du mal à contenir mon envie de danser au passage d’une procession de mariage.

Bref…J’ai fait un itinéraire classique, touristique…en mode sac à dos, certes…Et pourtant je l’ai impression d’avoir changé, d’avoir découvert qu’il y a un monde plus intense et moins désenchanté que le nôtre, pacifié, aseptisé et rationnel. Au même temps, je sens que c’est un privilège de « riche » de pouvoir se permettre d’être fasciné par un pays où le poids des traditions et des religions génère autant de souffrance.

Que des sentiments partagés et contradictoires…
Alaska 2014 ou éviter la loi de Murphy
by Sylessonne · 2015-02-24 · 81 replies
Je me lance en croisant les doigts car je ne suis pas très douée ...surtout avec la loi de Murphy au-dessus de ma tête!!

Loi de Murphy

Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.

Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.

Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !



Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.

île du nord Oakland volcans invisibles



île du sud

Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »



ALORS LA LOI DE MURPHY = ???

Choix de l’Alaska

Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.

Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !

Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.

Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.

J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!

J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !

Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…

Choix du circuit

J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)

Voyage de Ishigaki à Tokyo
by Alicevoyage · 2014-11-30 · 64 replies
Bonjour à tous !

J'ai lu beaucoup de posts et demandé de nombreux conseils pour préparer mon voyage au Japon du 18 octobre au 28 novembre. Merci encore. En retour, je crée ce carnet pour partager avec vous mes impressions de ce voyage exceptionnel, débuté à Ishigaki et terminé à Tokyo; en passant par Hiroshima, Kyushu et le Kansai.

J0 - 18/19 octobre - Voyage de Paris à Ishigaki

Nous quittons le terminal 2E de CDG à 11h. Il est toujours aussi beau et agréable d'y passer quelques instants, le voyage s'annonce bien.

L'arrivée à Haneda à 5h45 dimanche est surprenante : on sort de la passerelle, premier salut; on fait 10 mètres, deuxième salut. Au troisième salut, l'hôtesse a un panneau "connecting flights". On n'est pas franchement pressés mais autant demander comment ça se passe. Deux sourires plus tard on a compris que c'était vraiment très facile. En effet, à 6h05, on a récupéré nos bagages, passé la douane et on a nos cartes d'embarquement pour notre vol vers Ishigaki, qui décolle presque 6h plus tard ...

On se remet à peine de ce qu'on a vu jusqu'à présent : des tapis roulants rutilants de propreté, des toilettes tous les 50m, une moquette immaculée. Mais il va falloir passer le temps. On remarque qu'il y a un poste d'observation. Encore une belle surprise, car on se retrouve à l'air libre, surplombant les pistes, sur une plateforme là encore si éclatante qu'on l'a croirait neuve. Et que dire du food court décoré aux couleurs des momiji ! On s'endort quelques instants devant notre porte d'embarquement, et c'est parti, direction Ishigaki !

Nous ne voyons pas grand chose de notre vol ANA, mais l'arrivée au dessus de l'archipel est magnifique. Notre émerveillement continue à la sortie de l'aéroport : nous avons à peine le temps de lever la tête et voyons la pancarte du loueur de voiture, notre nom est indiqué sur une liste et sans même avoir le temps de s'en rendre compte, un minivan arrive pour nous transporter jusqu'à la boutique. On passera la semaine avec une adorable Nissan March, parfaite pour nous.

En moins de 5 minutes, nous arrivons à Shiraho où nous avons réservé une chambre au Lotus Bleu. L'accueil de Patrick est parfait. Nous nous installons et allons directement à la plage du village pour profiter du soleil qui se couche déjà.

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