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Retour d'Inde du Sud (juillet/août 2007)
by Gerpy · 2007-08-16 · 7 replies
Version originale : sur temperdu.fr Quelques photos

De retour d’Inde du sud où j’ai fait un peu de tourisme pendant 1 mois avec ma belle, voici un petit débriefing sur les aspects pratiques du voyage. Je remercie au passage les membres de voyageforum.com qui ont eu la patience de répondre à mes questions pour me permettre de mieux préparer tout ça. En particulier, je remercie bien Stalingrad, Nalesnik et Fanzi.

Paris - Chennai J’avais pris des vols Paris - Mumbay avec Finnair mais Bombay à la mi-juillet c’est pas terrible parrait-il, alors j’ai enchaîné avec un vol domestique jusqu’à Madras. J’avais réservé de France avant de partir. J’ai choisi la compagnie Spicejet pour une question d’horaire. Pour déterminer l’heure du vol, j’avais pris 1h de marge sur l’atterrissage, 1h pour le transfert en bus (gratuit) entre l’aéroport international et le domestique, et 2h pour l’enregistrement. 4h au total, c’était largement plus que suffisant et j’ai pas mal poireauté dans l’aéroport domestique.

Chennai Je suis resté 3 nuits à Chennai. Je suis descendu au YWCA dans une double climatisée et rénovée pour 1800 Rs la nuit taxes comprises. C’est plus cher que les 1300 que j’avais prévu mais les prix affichés concernent en fait des chambres non rénovées et moins engageantes que celle que j’ai finalement prise. Il n’y avait pas de chambre rénovée non climatisée. Du coup j’ai payé mais au moins c’était très propre et calme, le personnel était très accueillant, le petit déj buffet était compris et le soir on pouvait manger un bon et copieux buffet indien pour un prix dérisoire (75 Rs). Reste que 3 nuits à Chennai c’est trop. D’ordinaire, j’aime bien me promener à pied dans les villes. A Chennai, je ne conçois pas qu’on puisse éprouver le moindre plaisir à ce type d’activité. Même pour ceux qui se seraient déjà trimbalés dans un pays du tiers-monde c’est pas top tellement c’est bruyant et poussiéreux. Il faut avoir à l’esprit que les indiens sont des maniaques du klaxon, à tel point que chaque véhicule doit klaxonner à peu près le tiers du temps consacré à rouler. La cacophonie est terrible et quand on ne connaît pas, l’atterrissage peut être un peu difficile. A Chennai, déplacez-vous en auto-rickshaw sans oublier de négocier un peu le prix avant de démarrer. Le musée gouvernemental est chouette, ne serait-ce que pour l’ambiance “vieille université du 19ème” qui y règne. Ne ratez pas la section d’histoire naturelle avec les grandes vitrines en bois sombre tout droit sorties du labo du Dr Jekyll. La ballade sur la plage vaut le coup.

Madurai De Chennai, je me suis rendu à Madurai en train de nuit, classe AC/3. Une bonne description des multiples classes est dispo ici. Après s’être inscrit, on peut réserver ses places sur Internet (au moins 1 semaine à l’avance pour avoir des places) auquel cas il suffit d’imprimer son ticket chez soi ou dans un cybercafé et de le présenter au contrôleur avec une pièce d’identité. Tous les horaires et toutes les infos sur les trains sont disponibles sur Trains at a Glance. Le train que j’avais pris n’était pas au terminus de Madurai. C’était pas terrible parce qu’il y a eu pas mal de retard en cours de route et du coup je ne savais pas trop quand descendre, et j’hésitais à demander aux gens qui dorment à 5h du mat’. Les fois suivantes, j’ai pris garde de prendre des trains qui avaient ma destination pour terminus. C’est plus facile. J’ai logé 2 nuits au Madurai Residency en double climatisée pour 1300 Rs la nuit (toujours taxes de luxe comprises). Il n’y avait plus de non-AC. C’est le seul hôtel où j’ai vu des cafards et j’ai aussi apperçu trois gros rats sur la terrasse qui fait restaurant. Sinon le rapport qualité-prix est vraiment correct. Je recommande malgré les rats qui - je le précise - avaient été tués le lendemain. Le restaurant est convenable, sans plus. Surtout le week end, demandez une chambre qui soit à un étage pas trop élevé car sinon le bruit des convives du restaurant sur le toit peut être un peu pénible le soir. Madurai est plus agréable que Chennai même si ce n’est pas non plus l’extase. Le temple est superbe et très vivant, on y voit les fidèles se livrer à leurs multiples petits rituels. Le musée Gandhi est très intéressant aussi pour ceux qui s’intéressent à l’hitoire des luttes d’indépendance en Inde. Profitez des terrasses sur les toits des hotels pour vous poser un peu. Sinon ça peut être fatiguant.

Kumily / Thekkady / Periyar De Madurai, j’ai pris le bus pour Kumily (5 heures). Je ne l’ai attendu qu’une heure mais il a fallu que je me rende (en bus de ville) dans une autre gare routière que celle à côté de la garre ferrovière. Renseignez-vous avant mais d’une manière genérale, le bus est très facile à prendre. Si vous ne savez pas où aller, interrogez n’importe quel employé (avec une chemise kaki ou bleue) qui rôde autour de son bus et il se fera une joie de vous indiquer le chemin. Les billets se prennent une fois dans le bus et je n’ai pas l’impression que réserver soit une pratique courante. En tous cas, ça me semble inutile. Il n’y a pas de soute à bagages : vous les prenez avec vous et en général, on vous donne une place vers l’avant du bus où vous entreposez votre barda à portée de vue. J’ai logé au Coffee Inn pour 3 nuits dans une double “en dur” pour 350 Rs la nuit. C’était bien, super calme et reposant, mais très humide (il pleuvait) et ça sentait un peu le renfermé. Pas top pour faire sécher son linge. Le resto juste à côté est honnête et pas cher. Le village est tout petit et on peut facilement se déplacer à pied. Pour le parc, j’ai fait la rando de la journée complète. Il faut réserver la veille moyénant paiement. J’ai dû avoir du bol parce que nous n’étions que deux avec nos deux guides. Du coup, ça nous a a fait une super journée de rando intime dans la réserve naturelle. C’est plus cher mais je crois qu’il vaut bien mieux faire la journée que la petite ballade pas chère. Ceux qui voudraient ne faire que petite promenade + ballade en bateau risquent de ne pas trop profiter du site exceptionnel. Pour bien faire, je suis resté une nuit de plus que prévu au départ.

Trichy De Kumily, il faut faire escale à Madurai pour revenir vers Trichy. Le retour a été bien plus rapide que l’aller et Madurai > Trichy se fait rapidement. En partant le matin vers 8h de Kumily, nous étions à Trichy en début d’après-midi. A Trichy, je comptais aller à l’hotel Mathura mais il donne directement sur la gare routière et j’avais un peu peur que les klaxons ne m’empêchent de dormir. Du coup nous sommes allés au Femina Hotel et c’était quelque chose : du tape à l’oeil et de l’esbroufe, mais rien de rien derrière. La chambre (double non AC à 800 Rs la nuit) n’était pas du tout à la hauteur de ce que laissait présager l’entrée marbrée, l’un des restaurants est insalubre et le service déplorable. Par exemple, pour monter par l’ascenceur le plus petit des sacs que j’avais - et en évitant soigneusement ce qui menaçait dêtre lourd - le type qui m’a montré la chambre s’est montré très mécontent de mes 5 Rs de bourboire et m’en réclamait au moins 10. Et quoi encore ?! Dans le même genre, 30 secondes après que j’ai payé au restaurant, le serveur revient ouvrir le petit calepin pour bien signifier qu’il attend un pourboire. Quelle délicatesse, quelle classe ! Et tout ça après avoir insisté lourdement pour que je prenne leur formule petit déjeuner “complet” alors que prendre les items séparément était plus avantageux. Non vraiment, le Femina, ça pue l’arnaque et l’ambiance est vraiment infecte. Ajoutez à ça que la ville est complètement oppressante et pas sympa (Madurai c’est un havre de paix à côté) et vous comprendrez que mon passage à Trichy n’a pas été merveilleux. Certes, c’est bien de voir la ville-temple mais bon…, le Rock Fort temple ne cassant pas des briques non plus, j’ai de loin préféré Madurai. Le réseau de bus urbains est en revanche bien foutu et je n’ai pas eu à prendre un rickshaw. Où que vous alliez, il a sans doute un bus qui y va. Comme en outre le gare routière est très proche des hôtels, c’est facile. Heureusement qu’on mange bien au Vincent Garden, dans un jardin reposant qui fait un peu office d’Oasis dans Trichy. Pour faire sa pub, le patron montre à tout le monde l’hôtel qu’il va ouvrir bientôt. Il faudra voir mais ça a l’air sympa, calme et à taille humaine.

Thanjavur J’ai fait Trichy - Thanjavur en train. Il y en a pour un peu plus d’une heure, autant dire que c’est la porte à côté. Tanjore est bien plus petite que Trichy ou Madurai, si bien que c’est aussi un peu plus calme et reposant, et que tout se fait à pied. Je suis descendu à l’Hotel Lyon City. C’est un petit établissement sans prétention mais pas trop nul non plus. La salle de bains était très humide et les matelas un peu fins mais c’était calme et propre. J’avais dû payer 600 Rs pour une double non-AC, si ma mémoire est bonne. J’ai adoré de temple au petit matin mais j’ai été un peu déçu par le complexe des palais qui ne casse pas des briques.

Gangakondacholapuram et Chidambaram Pour visiter ces deux temples, j’ai loué un taxi à la journée par l’intermédiaire de Vijay Tourisme, un agence de Pondichery. Ainsi, j’ai pu facilement faire deux haltes dans la journée, en chemin vers Pondy. Gangakondacholapuram ressemble très fort au temple de Tanjore mais en plus petit, intime et bucolique. J’ai adoré. En revanche, je n’ai pas trop aimé Chidambaram. L’ambiance y est un peu bizarre - différente des autres temples - et ne m’a pas plu. D’autres aimeront peut-être mais j’ai trouvé que Chidambaram était un peu aux temples ce que Femina est aux hôtels.

Pondichery Arrivée à Pondichery en taxi et installation à la Coloniale Heritage Guest House (Villa Patricia), c’est le grand luxe pour 3 jours ! J’avais réservé la chambre Jumelle I depuis la France et j’en ai eu pour mon argent (2800 Rs la nuit, petit déj’ compris). C’est meublé avec goût, c’est calme et très confortable et on a des croissants au petit déjeuner. Pondichery est très sympa avec ses trottoirs et la quasi absence de bruits de klaxons. Ca fait un peu ville musée mais c’est très agréable quand même. D’ailleurs, Pondy est en fait assez grande. Seul le centre historique semble protégé des voitures. Si vous restez “dans les murs”, le quartier français et le quartier tamoul se visitent facilement à pied. Beaucoup louent des vélos, c’est une affaire de goût : moi j’aime bien marcher. Pondichery est ne chouette ville pour flâner et glandouiller un peu. On y mange relativement bien, aussi. J’ai testé Madame Santhe qui est très bien. La Terrasse est moins chère mais c’est aussi plus quelconque. Je ne recommanderai pas l’Hotel Aristo, en revanche : on n’y mange pas bien pour finalement assez cher quand même.

Mamallapuram Nous avons voyégé en bus entre Pondichery et Mamallapuram où nous sommes restés 4 nuits. Nous sommes allés à l’Hotel Sea Breaze qui propose des chambres propres et confortables avec petite terrasse à des prix très raisonnables (900 Rs la double non-AC). Il y a même une vraie piscine pour ceux qui aiment, et l’accès à la plage est direct par l’hôtel. Le service est en outre simple et efficace, tout l’inverse du Femina. Leur annexe a l’air bien moins sympa mais c’est encore moins cher. Evitez les hôtels comme le Mamalla Resort : ils vous coincent à 4 km du village et ils vous matraquent de petits dej’s à 300 Rs. En prenant un hôtel dans le village, vous pourrez tout faire à pied sans forcer. Pour vous restaurer, tenez-vous éloignés du Seashore Restaurant. Vous pourrez en revanche manger correctement au Moonrakers ou au Nautilus qui avait fini par devenir notre cantine. A Mamallapuram, visitez les temples de la colline, glandouillez et promenez-vous sur la plage (elle devient plus propre vers le nord). Attention toutefois au soleil qui peut s’avérer très traître. J’ai chopé des coups de soleils gratinés à travers les nuages. Vous pourrez aussi regardez les échoppes d’artisanat local (en particulier les sculptures sur pierre). C’est très touristique si bien qu’on trouve des choses un peu surprenantes comme des têtes de Bouddha partout alors que sa place dans l’hindouisme est quand même un peu “spéciale”. Je ne suis pas rentré dans l’enceinte du temple de la colline qu’on voit très bien de l’extérieur au bord du rivage, et je n’ai pas visité les 5 rathas parce que je trouvais que 500 Rs c’était un peu beaucoup pour visiter un temple. Je préférais manger un homard pour ce prix là.

Hyderabad Après Pondichery et Mamallapuram, re-plongée dans une grande ville bruyante avec Hyderabad. J’y suis allé en train de nuit de Chennai, que j’avais rejoint en bus dans l’après-midi. Pour aller de Mamallapuram en bus, se rendre sur la jonction avec la route ECR où tous les bus passent. Vous pouvez y aller en rickshaw, c’est pas cher et les conducteurs connaissent. Le premier contact avec Hyderabad était un peu difficile et je ne me sentais pas trop à l’aise au début. Les ricksaws restent à Hyderabad les plus désagréables qu’il m’ait été donné de voir. Après 3 nuits là bas j’ai fini par m’habituer et même à bien aimer. C’est très différent du Tamil Nadu : on y voit des femmes voilées et une architecture bien plus orientale. Golconde et les tombeaux sont complètement inratables. Le marché aux pacotilles ne présente aucun intérêt et le Charminar et sa mosquée, bof… On peut aussi faire un tour à Ramoji Film City pour faire le plein de Kitsch Bollywoodien mais faites attention à arriver avant 14h sinon vous ne pourrez pas tout voir. Evitez aussi le bus pour y aller parce que c’est interminable : si c’était à refaire je prendrai un car de touristes vu que de toutes façons, à Ramoji, on suit le troupeau. Pour faire Golconde et les tombeaux, j’ai loué un taxi pour une demi journée (400 Rs), c’était bien plus commode. Renseignements pris, aller à Gloconde en transports en communs à partire du quartier des hôtels demande 2 correspondances. D’une manière générale, vous ne ferez pas trop de choses à pied à Hyderabad qui est conçue pour les déplacements motorisés. Il n’y a guère que le Charminar et le quartier musulman se font très bien à pied. Je recommande vivement l’hôtel Taj Mahal (1000 Rs la nuit en double non-AC). Même si la réception et l’escalier sont peu engageant, les chambres sont spacieuses et confortables. Mais le mieux, c’est les types de la réception qui sont vraiment de très bon conseils, qui vous expliquent tout pour les transports et sont très serviables. Des perles ! Après un check-out à 9h, ils ont gardé nos bagages et nous ont même permis de prendre une douche dans une chambre libre avant de repartir en train de nuit le soir. C’est pas au Femina que ça se serait passé comme ça ! Profitez aussi d’Hyderabad pour bien manger parce que nulle part ailleurs en Inde je n’avais mangé aussi bien. En particulier, Guffa est extra et le Palace Heights Restaurant & Bar excellent. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais vos papilles en auront pour leur argent, garanti ! Attention quand même, la cuisine est très épicée dans l’Andhra Pradesh. Au delà de “medium spicy”, ça devenait un peu dur pour moi alors qu’ailleurs, “very spicy” allait à peu près.

Mumbay Hyderabad > Mumbay se fait très bien en train de nuit. Arrivée à Bombay, on se croit un peu en Europe. C’est très riche et vraiment très différent des autres villes visitées jusque là. Les rues de Fort et Colaba sont larges et bordées de vastes trottoirs. Même dans les quartiers moins chics il y a des trottoirs, si bien qu’il est très agréable de se promener. Les taxis ne sont pas chers et utilisent leur compteur, mais pour peu qu’on reste au centre ville et alentours, on peut très bien tout faire à pieds. Je recommande de longues promenades dans Fort et Colaba mais aussi plus loin dans les quartiers moins “hausmaniens”, du shopping et une excursion à Elephant Island. Je suis allé au residency Hotel pour 3 nuits. C’est confortable même si les chambres ne sont pas très grandes. Il n’y a pas de non-AC si bien que j’ai payé 2000 Rs la nuit. Mais Bombay est plus chère que les autres villes. J’ai essayé de manger au Mocambo Café & Bar. Je ne recommande pas parce que c’est très cher pour ce que c’est. On mange mieux pour un poil moins cher au Mahesh Lunch Home mais le service est affreux. Moitié moins cher et deux fois meilleur, il y a l’Ideal Corner, qui est une très bonne adresse selon moi. Si on est à Colaba, on peut aussi aller Delhi Darbar : ce n’est pas cher et on y mange bien. Même en prenant le taxi aller-retour de Fort, on s’en sortira pour bien moins cher et deux fois meilleur qu’au Mocambo Café & Bar. Pour le shopping, Fabinda propose des articles de vêtements indiens à prix raisonnables mais surtout de bien meilleure qualité que les vêtements baba-cools à touristes qu’on voit un peu partout.

Recommandations d’ordre général L’Inde du Sud est un pays où il est en fait très facile de voyager. C’est très développé, les réseaux de transports sont très denses et très au point. L’hôtellerie est très au point aussi parce qu’il y a un tourisme interne très important dans les villes à temples. En plus c’est vraiment pas cher. A deux, nous nous en sommes sortis à 1300 euros pour un mois tout compris (hôtels, nourriture, transports en train, bus, avion interne, rickshaw et taxi, quelques petits souvenirs…) On trouve un peu de tout dans les boutiques donc pas de panique s’il vous manque quelque chose. Outre les médicaments en tous genre et les articles usuels quand on part en voyage, je recommanderais d’emmener : Une boussole parce que les villes sont grandes et que les noms de rues sont rarement indiquésUne corde à linge pour faire sécher sa lessive (sinon les hôtels ont en général des services de nettoyage pas trop chers)Des cadenas à chiffres et des chaînes pour accrocher son sac à dos dans le train : il y a de petites boucles prévues pour faire passer une chaîne sous chaque siège. Ne pas prendre de la chaîne trop épaisse et prévoir assez de longueur pour pouvoir bien faire le tour (2 fois c’est mieux) du sac à dos. Typiquement, 2 m c’est bien. Il y a partout des rabatteurs et les vendeurs vous sollicitent, mais pas de manière agressive et c’est très facilement gérable. Il suffit de refuser ou / puis d’ignorer gentiment mais sûrement ceux qui ont manifestement quelque chose à vous vendre et ça se passe très bien. Sinon, quiconque a un vrai boulot (taxi, chauffeur de bus, gardien…) a en général un uniforme même réduit à une chemise kaki. Si vous cherchez un renseignement, adressez-vous en priorité à ceux là. Aller au Tamil Nadu sans chercher à apprendre des trucs sur l’hindouisme me parraît peu opportun. Je recommande l’ouvrage Iconographie de l’Hindousime qui permet de mieux comprendre ce que l’on voit. C’est vraiment un strict minimum. Le guide bleu sur l’Inde du Sud n’est pas trop mal pour guider ses visites. Prenez des hotels un minimum confortables. Ailleurs, je suis peu regardant parce qu’il y a toujours des endroits sympas où se poser tranquillement et on n’est à l’hôtel que pour dormir. En Inde du Sud, les endroits tranquilles (cour ombragée, terrasse aves chaises confortables…) manquent cruellement et dans certaines villes (Chennai, Madurai, Trichy…) on peut parfois avoir besoin de se reposer un peu à l’hôtel. Donc évitez les trucs trop glauques, c’est pas si cher que ça pour qu’on doive gratter le moindre centime. D’une manière générale, surtout en ce qui concerne les restaurants, on en a souvent pour son argent. Les restaurants plus chers sont aussi souvent vraiement meilleurs que les autres. Il est assez rare de payer plus cher que ce que ne vaut la nourriture. Si on peut manger correctement pour 100 Rs, un repas à 200 Rs est incomparable de qualité et un repas à 400 Rs est vraiment d’une remarquable finesse. Il y a beaucoup de fruits vendus sur des charettes dans la rue. Ils sont en général très bons. D’ordinaire, je me nourissais de fruits à midi et je ne faisais de vrai repas que le soir. Il vaut en outre mieux manger indien que continental. La nouriture continentale est en général mal faite alors que la cuisine indienne est très variée et intéressante. Ca vaut aussi pour le petit déjeuner.

Si c’était à refaire… … tout pareil à quelques détails près. J’ai à chaque fois passé 2 nuits dans les villes à temple (Madurai, Trichy, Thanjavur) et je me déplaçais en bus / train de l’une à l’autre. Pour ces trois villes, je louerais en fait un taxi et je ne passerais qu’une seule nuit à chaque fois. Voyager en taxi c’est pas terrible parce qu’on ne voit rien du pays mais en l’occurrence, pour le coup, les villes à temples ne sont pas le meilleur endroit pour le bus. Je passerais moins de temps à Chennai et tout le temps gagné dans les villes à temples et à Chennai, je l’emploierai pour aller à Godaikanal après le parc national du Periyar. Je n’irais peut-être pas à Trichy.
Voyage itinérant de treize jours au Maroc
by Thovex · 2007-07-27 · 20 replies
Salut à tous, je pars 13 jours au Maroc du 3 septembre au 15, et j’ai besoin de quelques conseils…

Tout d’abord, On arrive à Marrakech le 3 dans la soirée et On y reste le 4 pour visiter la ville. Puis le mercredi 5, On part pour Casablanca en train (à 7h arrivée 10h) et on visite la ville l’aprém. Le Jeudi 6, on se rend à El Jadida, en train (arrivée 7h50), on pense louer une voiture ou se balader autour en taxi. Le vendredi 7, départ en bus pour Safi et visite de la ville. Samedi 8 direction Essaouira en bus, avec dans la journée visite en voiture de location ou taxi Dimanche 9 Journée à Essouira. Lundi 10 Essouira-Agadir en en bus puis journée à Agadir Mardi 11 Journée à Agadir (est-ce assez intéressant pour y rester toute une journée ?) Mercredi 12 Agadir-Marrakech en bus ? (Le bus passe t-il par la route du Tizi-n-test ? ( il parait que c top ?) Puis fin de visite de Marrakech. Jeudi 13 Voiture de location et départ pour la route du Tizi-n tichka. Vendredi 14 voiture de location et départ pour Ait-Benhaddou Samedi 15 Visite de Marrakech et départ pour Paris

Que pensez vous de cet itinéraire ? Vous semble t-il intéressant et réalisable ? Pour celui-ci, on dispose d’un budget de 1000 € pour deux. Merci de vos conseils sur le parcours, sur les villes à visiter et les alentours, les hébergements dans ces villes, et les immanquables…

Merci d’avance amis routard…
Biking (MTB) along the Canal between the Two Seas (France)
by Facteur4 · 2007-03-17 · 309 replies
Why bike (MTB) along the canal between the Two Seas: the lateral canal of the Garonne from Bordeaux to Toulouse, and the Midi Canal from Toulouse to the Mediterranean?

This canal was created to connect the Mediterranean to the Atlantic without going around Spain, and along its entire length, there’s an old towpath (used to pull barges). Since this path is closed to traffic (except for service vehicles from Voies Navigables de France), no cars drive on it—it’s dangerous, noisy, and polluting. The Canal between the Two Seas was built for transporting goods, so it passes through many towns you can explore without dealing with traffic. You can stock up on supplies or spend the night. You’ll discover the varied landscapes of the countryside, always in the serenity brought by the calm and slow flow of the canal’s water. Most of the time, you’ll be in the shade of trees planted to stabilize the banks with their roots. All you have to do is follow this blue—or rather green—ribbon without needing to consult a map. But the biggest advantage is that it’s flat! Of course, on the Canal du Midi, water flows from the watershed divide at Naurouze eastward to the Mediterranean and westward to Toulouse. On the lateral canal of the Garonne, water flows toward Bordeaux. But this slope is almost imperceptible, which is a huge plus when you want to travel by bike for several days with luggage.

When I say "bike," I really mean MTB because, while the towpath has been replaced in some places by a paved bike path, it mostly resembles a dirt trail—sometimes smooth, sometimes rocky, and often cluttered with roots from the magnificent trees lining it. Since the canal was classified as a UNESCO World Heritage site, improvements have been underway, but it won’t be tomorrow that you’ll be able to ride from Bordeaux to Sète on a road bike. And I’m afraid the first sections of the path will be worn out before the rest is finished. You might even run into construction work for this bike path. That’s what happened to me during the spring of 2007.

Sunday, 03/11 – Valence d'Agen 08:15 to Toulouse (Rangueil) 16:30 97 km in 8h15 (6h on the bike) I started on the recently paved path along the lateral canal of the Garonne. The first locks appeared, and as I approached Moissac, the path turned into a billiard table until Castelsarrasin. After the Cousteau port, I was back on the classic dirt towpath with its rocks, roots, and nutria holes. But not for long—soon, I hit ruts left by backhoes and bulldozers, which, fortunately, were resting for the Sunday. A pile of rubble taller than me blocked the entire width of the path. I didn’t want to turn back to find the previous bridge and ride on the other bank, which was just as impassable (dense grass). It wasn’t easy to carry a bike with full panniers, so I lifted it over several mounds. I kept going, sometimes on foot, unsure how far the construction extended. Another bulldozer—luckily, the ground was dry. The work went all the way to Montech, making the path impassable. I recommend taking the N113, which runs parallel (that’s what I did on the way back). In Montech, the famous water slope was at rest, waiting for tourists. For many kilometers, I was back on the traditional towpath. The closer I got to Toulouse, the better the surface became, and the more cyclists and pedestrians I saw—until the city center, where there was nonstop bike traffic, especially students heading to Rangueil.

Monday, 03/12 – Rangueil 09:10 to Revel 16:30 86 km in 7h20 (5h30 on the bike) As soon as you reach Toulouse, you make a 90° turn to follow the connection between the lateral canal and the Canal du Midi. Heading east, you pass the barge selling the famous Toulouse violet souvenirs. A real bike path has been built for 50 km to Port Lauragais. It’s a true joy for Toulousains and travelers. Restrooms have been installed or shared with highway rest areas, allowing you to refill water (of course, bikes are banned from ASF rest areas, but cleverly placed racks let you secure your bike and walk in). At Port Lauragais, it’s another rest area shared by highway users, cyclists, and boaters. You’ll find a cafeteria, restaurant, hotel, and a shop selling regional souvenirs. But the real pleasure is reaching the watershed divide at Naurouze, where water flows toward the Mediterranean on one side and the Atlantic on the other. There, I decided to leave the Canal du Midi, which continues toward Castelnaudary with a much rougher towpath, to follow the *Rigole* that feeds the canal with water from the Saint-Ferréol basin. For me, it was like returning to the source—a bit like a pilgrimage in honor of the brilliant Pierre-Paul Riquet, the designer of this magnificent work. I followed the service trail along the *Rigole*. It’s actually a variant of the GR 653, leading to Revel alongside this artificial waterway. It’s fed by water from the Montagne Noire, and I was worried about a steep climb. But that wasn’t the case—the *Rigole* winds for 40 km, flowing gently under the trees. It was better than a dream: a smooth dirt path with the crunch of pine needles under the wheels, where I only crossed paths with a few fishermen... And to soothe sore buns, the last kilometers were on packed earth—a paradise (ATVs, stay away!). More walkers and cyclists appeared there.

Tuesday, 03/13 After a restful night in Revel, I started the morning with a walk around Lake Saint-Ferréol. A very pleasant 10 km hike, but I don’t recommend it for mountain bikers unless you’re used to mountain terrain and have strong calves. Otherwise, you can take the road—there are at least two hotels near the lake. In the afternoon, I began the return trip to Tarn-et-Garonne via the same path, with the same pleasure.

Total: 378 km of suffering and bliss, for which I must thank the departmental and regional councils for their funding, Voies Navigables de France for maintenance, and the volunteers who mark the hiking trails. And don’t you think you’re exaggerating a bit with your 378 km of bliss and the paradise of the *Rigole*?

Okay, fine—it wasn’t always idyllic. Sometimes the path was downright *pierrique*... but I had great weather, and the landscapes were so beautiful (water, sun, vegetation). In the rain or mud, it would’ve been less fun. What does *pierrique* even mean?

*Pierrique* is worse than rocky. I know a Pierrick, and he’s tough. And why *Facteur4*?

It’s France’s goal to reduce greenhouse gas emissions by a factor of 4 by 2050. I’m doing my part by biking to work 3 out of 4 times. And your cassoulet?

Guilty as charged. I ate the best cassoulet of my life at the Hôtel du Midi in Revel. But it was very productive in methane. My stomach hurt so much I couldn’t sleep and ended up writing my postcards between 3 and 4 AM. So many great memories!
Hôtel Club Tiwi Bach
by Nanou62 · 2007-01-28 · 23 replies
😉 Bonjour Je souhaite séjourner pour mes vacances d'été au club TIWI BEACH J'ai lu quelques commentaires sur cet hôtel. Dans les catalogues on n'évoque pas les consommations en dehors des repas? Ce club hôtel est t'il en all inclusive ou pas? Est ce un plus pour aller dans les restaurants thématiques indien italien chinois et poisson. Certains disent oui d'autres non.Quand est-il réellement? Merci pour vos réponses
Inde en été et vêtements?
by Meeao · 2007-01-24 · 30 replies
L'été, en inde, on creve de chaud ... et là, cet été (2007, of course!!), j'ai prévu d'aller à dehli, rahjastan, varanesi, .... tout ca avec sac à dos, sandales (merci Mitch😉 http://voyageforum.com/v.f?post=281886; )...mais... que prendre comme fringues!!!????

Eviter les jambes nues il semble que ce soit le cas....

Ma question, en fait est de savoir si en arrivant à dehli, on trouve facilement des fringues basiques (pantalons légers et confortables, t-shirts, .... à prix attrayant pour éviter de venir dans l'avion avec 50 kilos de fringues!!!) ce qui me permettrait : de faire vivre le commerce local, d'éviter de me trimballer des kilos de fringues dans mon sac (j'achèterai et laverai au fur et à mesure), voir de trouver des tenues plus adéquates (et moins chères qu'en france) en direct live...

Merci
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied
by 321 · 2006-11-26 · 238 replies
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue

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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell

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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.

J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.

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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
Jeu de piste à la découverte des Savoies
by Wapiti74 · 2006-10-26 · 81 replies
OK, à mon tour de me lancer sur les traces de Gallia 🙂 jeu en 10 étapes pour découvrir les deux Savoies

Même principe : des devinettes en ligne, réparties en 10 étapes qui s'étaleront à un rythme d'une toutes les semaines ou quinzaines la possibilité de demander des compléments d'information sur ce fil... mais sans révéler les réponses ! vos réponses en messages privés (c'est très important pour que tout le monde puisse jouer) un classement des joueurs par points en fonction de leur rapidité à me proposer leurs réponses : -> le 1er à donner une bonne réponse gagne 10 pts -> le 2ème : 9 pts -> le 3ème : 8 pts etc -> à partir du 6ème : 5 pts (pour tous les joueurs suivants avec une bonne réponse)

Une remarque préliminaire : les locaux de l'étape sont priés de ne pas trop se presser pour répondre, afin de donner une petite chance à tous 😛... et Wapata est interdit de jeu (ça c'est pour vous rassurer 😇).

Alors, vous êtes prêts ? C'est parti !
Migrations des homosapiens
by Mohikan · 2006-06-29 · 628 replies
C'est la saison des migrations En europe, l'été, les homosapiens sont profusion Après avoir travaillé, consommé et pollué Pour leur boite ou leur patron Dans les grandes villes bétonnées Utilisent leur argent, recompense comme un os a son chien Pour aller envahir et consommer les plages en profiteurs citadins Ou autres lieux touristiques dans le monde La surpopulation humaine augmentant a chaque seconde Comme les mammifères, phoques ou morses Comme les gros bourges qui vont frimer en corse A Ibiza ou autres lieux devenus corruption La nature ayant été remplacé par des boites et autres perversions Ils vont s'ammasser a la saison d'accouplement Sur les plages et se griller au soleil, comme un regiment (Soleil devenu dangereux a cause du rechauffement climatique et cause de cancers futurs pour ces homosapiens en rut) Donc fric, sexe et consommations à outrance Sans respect ni bienveillance Juste l'égoisme et l'avidité de consommer avant de mourir Les males les plus frimeurs vont sortir leur porte monnaie Leurs voitures de sports et leur virilité dépravée Les femelles vont afficher leurs hormones fecondables Dans le but de s'accoupler a la chaine, et pour certaines se faire engrosser Usines de consommation actuelle, les femmes sont devenus le reflet De cette société de consommation -pollution, qu'elles alimentent chaque jour Avec de nouvelles naissances de pauvres enfants humains Qui se demandent comment ils vont bien pouvoir embarquer dans ce train Les femmes multiplient donc les relations kleenex, pour le sexe souvent Et les hommes qu'elles convoient ou consomment sont du meme fonctionnement Des machos frimeurs sans coeur, qui les utilisent autant qu'elles Les réveurs, réservés, romantiques n'ont pas leur place dans cette société poubelle Ils sont donc souvent out of system ou society Pour leur chance, malchance ou leur survie Chaque jour alors, la paix, l'amour et la nature Reculent devant ces homosapiens produisant toujours plus d'ordures Les femelles ne se rappellent meme plus le nombre de leurs "ex" Produits jettables comme cette société spontex Et de nouvelles gestations et ventres gonflés Se preparent sans cesse a augmenter ce flot d'insensés Toujours assoifés on ne sait vers où A part vers leur fin, qui est toujours la meme, ici ou ailleurs, partout
Cadeau pour une famille péruvienne?
by Myriamita · 2006-05-01 · 30 replies
Bonjour,

Petite question car vraiment je ne sais pas quoi offrir ??? Oui cet été je vais chez une famille au perou que je ne connais pas et j aimerais leur amener un petit cadeau sympa autre que la tour eiffel et des choses dans le genre 😛 merci pour votre aide
Hôtel Thalassa Village à Sousse
by Gaoul · 2006-02-07 · 462 replies
Bonjour, à tous,

J'aimerai avoir plus d'infos sur l'hotel ci-dessus mentionné car j'aimerai partir au mois d'aout avec FRAM, sur certain sites il est 4* et d'autres 3* comme chez Fram.

D'avance merci pour vos réponses.
En direct d'Inde - Acte II (Madhya Pradesh & Varanasi)
by Phil64 · 2005-08-12 · 99 replies
Namaste à tous,

Ca y est me voilà parti pour un nouveau voyage…Cela m’a bien plu de vous le faire partager en direct l’an passé, recevoir vos petits mots sympas, alors pourquoi ne pas renouveler l’expérience ?

Après avoir rêvé de vos voyages toute l’année, ça y est je repars… Et comme 3 semaines furent bien courtes pour aborder un si grand pays, je repars en Inde, cette fois au Madhya Pradesh et Varanasi (Benares) (dans l’Uttar Pradesh). (Pradesh = état, Madhya = centre, Uttar = nord)

Départ ce soir où je vais pouvoir comparer les couchettes SNCF avec leurs consœurs « Sleeper Class » qui m’attendent à plusieurs reprises aux cours de ce voyage… Et demain matin envol vers Delhi, via Bombay… Je rencontre à Paris en coup de vent Babeli entre le train et l’avion… et à Delhi, sir Jaisalmer autour du premier chaï !!!

VF est une grand famille et au cours de cette année et des rencontres (officielles et non-officielles), les liens se sont tissés, renforcés…. Alors je pars avec une pensée particulière pour les copains et copine de VF en vadrouille (Odonate au pays du sourire, Calou autour du monde, Babi dans la cité rose, Vilcanota au pays des geysers, Yangzigui dans les rizières, Deedou qui ne sera pas si loin (j’en oublie c’est sûr !) … sans parler des Zabinouk à la recherche de son Aragorn, Sawadeekha au sommet de l’Everest, Simba de retour chez ses amis les rois de la jungle….là je serais rentré d’ici leur départ… ! et pour ceux pour qui le départ n’est pas proche mais j’en suis sûr ne manquerons pas de voyager avec moi (n’est ce pas Miss Shabaganesh ?? )

Alors voilà, sac bouclé, carnets en poche, crayons affûtés me voilà prêt à replonger dans ce pays que je vais retrouver avec grand plaisir…

Le prochain message sera de là-bas, (il vous faudra à être indulgent avec les accents, les fotes ! A très bientôt….

Modification de Novembre 2005 : J'ai rajouté à la fin de la discussion, l'intégrale du récit, avec accents, après correction des fautes et suppression des codes diverses apparus dans les cyber-cafés indiens... cela perd de son charme mais pour ceux qui le découvre maintenant c'est plus agréable à lire... Pour ceux qui seraient interressés, nous avons publié le carnet comprenant récit, croquis et aquarelles réalisé lors de ce voyage, vous pouvez le découvrir ici. Idem pour le voyage précédent au Rajasthan (voir Acte I) ...

Canada 2002
by Dimitri75 · 2005-03-22 · 6 replies
JOUR 1. SAMEDI 31 AOUT 2002.

Nous arrivons à Orly Sud à 10 heures 30. Le vol CRL 900 pour Montréal Mirabel est annoncé à l’heure pour 13 heures 45. Nous nous rendons à l’enregistrement des bagages, en évitant la file d’attente, grâce aux guichets réservés classe “grand large”. Toutefois les passagers en partance pour Montréal sont facilement reconnaissables, ils n’ont pas de cartons emballés à la va-vite, ni d’excédents de bagages, comme aux files d’à côté : Fort de France à droite, Pointe à Pitre à gauche ! Cette fois ci, ce n’est pas pour nous. Enregistrement très rapide des deux valises à roulettes et du sac à dos. On nous remet nos cartes d’embarquement : Sièges 70 K et 70 H comme prévu, rendez vous pour 12 heures 15 à la porte F34. Après quelques prises de vue de la terrasse, nous prenons un petit déjeuner : chocolat liégeois pour l’un, thé pour l’autre. A 11 heures 30, l’ A330-200 immatriculé F-HCAT de la compagnie Corsair se présente sur le tarmac. Il s’agit de l’un des deux Airbus détenus par Corsair, celui-ci étant le plus récent, sa livraison et sa mise en exploitation datant de 2000. C’est un biréacteur pouvant contenir 355 passagers, dont 18 en classe grand large, il a une autonomie de 13 heures et 10800 kilomètres : c’est le bimoteur au plus grand rayon d’action au monde. Nous avons hâte d’être à bord ! Après un dernier coup de fil à la famille depuis la salle d’embarquement, nous embarquons à 13 heures. Nous nous installons, l’accueil et le confort sont exceptionnels. Une coupe de champagne nous est offerte en guise de bienvenue. Retard de 30 minutes au décollage pour l’attente de quarante passagers ayant rencontré des problèmes aux formalités de police. Le décollage se déroule sans incidents, vers l’ouest. Nous apercevons Paris et la Tour Eiffel sur notre droite. L’apéritif ( jus de tomate/jus d’orange ) avec amuse-gueule nous est servi à 14 heures 30. Nous survolons Calais, puis Londres par un ciel totalement dégagé. Le déjeuner, avec lotte, saumon, riz et légumes est servi avec salade et vin blanc. Le plateau fromage et dessert est distinct. L’A330 offre un téléviseur numérique individuel à chaque siège, permettant de visionner un film au choix parmi quatre, d’accéder à la “géovision” (position de l’avion dans le ciel, altitude, température et distance restant à parcourir), ainsi qu’à différents jeux ( solitaire...). Nous suivons “Spiderman” sorti récemment en salles, après avoir survolé l‘Irlande. Apercevant le Groenland et quelques icebergs, nous “mettons le cap” sur Terre Neuve. Un en-cas nous est proposé : jus d’orange, vin blanc, foie gras, mini-sandwich, tartelettes et thé à la menthe. Nous survolons à présent le Saint Laurent. Il est 14 heures, 20 heures à Paris. L’atterrissage à lieu à 15 heures 40 sur les pistes de Mirabel International . Il fait beau, pas un nuage, et 23 degrés. Récupération très rapide des bagages, puis passage à la douane. Nous devons certifier n’importer aucune denrée alimentaire, les autorités canadiennes jugeant que les produits laitiers européens ne répondent pas à leurs règles sanitaires. Nous nous rendons aussitôt au stand Avis, où nous prenons possession des clés d’une Chevrolet “Malibu” verte. Une fois le chargement des bagages effectué, nous écoutons les conseils du préposé d’Avis pour le fonctionnement de la boite de vitesse automatique. Nous empruntons ensuite l’Autoroute 50, vers Montréal, puis la numéro 15 sud nommée “autoroute Décarie”. Une erreur d’interprétation de signalisation nous retarde, mais nous regagnons finalement l’avenue Atwater puis le Boulevard René Levesque Ouest. L‘hôtel y est situé au numéro 50. Nous l’atteignons à 17 heures 30. Un accueil moyen de la part du réceptionniste, anglophone de surcroît, qui nous informe que le parking de l’hôtel est complet. Nous devons donc stationner la voiture sur un parking privé typiquement nord-américain, à l’angle du boulevard Saint-Laurent. Cela nous en coûte 15 $ canadiens ( 1 dollar canadien = 0.66 E = 4.33 FRF ). L’hôtel est situé en plein quartier chinois, mais surtout en plein centre ville, proche de tout. La chambre n° 728 au 7ème étage est petite mais confortable, bien équipée et propre. Nous nous installons rapidement, puis sortons pour une première ballade nocturne dans Montréal. Petit tour du quartier chinois par les rues Clark et de la Gauchetière, puis nous atteignons la rue Sainte Catherine. Il y a un concert en plein air à l’occasion du festival du film du monde à la place des Arts. Mais nous sommes très fatigués : nous sommes éveillés depuis plus de vingt heures. Après avoir difficilement trouvé un accès à la Ville Souterraine ( les stations de métro sont moins bien signalées qu’à Paris ), nous traversons le “Complexe Desjardins”, une infime partie de l’immense centre commercial que promet d’être cette ville souterraine. Nous regagnons rapidement l’hôtel, nous endormons, puis sommes réveillés en pleine nuit ( 4 heures 30) à cause du décalage horaire. Nous devons nous lever bientôt, et n’étant plus fatigués, nous levons.

JOUR 2. DIMANCHE 1 SEPTEMBRE 2002.

Nous sommes prêts à 7 heures. Nous regagnons le véhicule puis tentons de sortir de Montréal. C’est en fait très simple, l’autoroute “Ville Marie”, véritable tranchée couverte urbaine de deux fois cinq voies nous mène sur l’autoroute n° 20 en direction de l’Aéroport de Dorval et de Toronto. Au programme aujourd’hui : rejoindre Gananoque, en s’arrêtant visiter en cours de route “Upper Canada Village” et de se reposer le temps d’une croisière sur le Saint-Laurent dans la région des Mille Iles. Nous quittons le Québec et franchissons la -future- frontière avec l’Ontario (Qui sait ? Le premier ministre a promis un référendum sur l’indépendance dans 1000 jours ) à 8 heures. Nous marquons une courte pause sur une aire d’autoroute, ou nous avalons notre premier petit déjeuner “made in America” : oeufs brouillés, saucisses, toasts, chocolat chaud et jus de pomme. Nous arrivons à 9 heures 30 à Upper Canada Village, pour l’ouverture. Ce village reconstitué c’est un peu l’ancien temps en temps réel. Des personnages pittoresques en costume d’époque redonnent la vie à des activités domestiques et agricoles, à l’éducation et aux techniques d’une collectivité rurale du milieu du XIX ° siècle. Nous réglons nos entrées à 30 $, puis débutons par un tour du village en calèche. Ensuite, nous visitons la boulangerie, la fromagerie ( le fromage y est d’ailleurs toujours fabriqué et est vendu aux visiteurs dans la boutique ), une taverne, l’imprimerie, ainsi que le moulin, des ateliers, l’école... Un fantastique travail de reconstitution. A 11 heures nous faisons un tour à la boutique, où nous relevons plusieurs idées de cadeaux. Nous reprenons l’autoroute 401 ( pardon, la “highway” 401 west). Nous arrivons à 13 heures à Gananoque que nous traversons par King Street East. Nous nous rendons à l’embarcadère pour les “Mille Iles“ où nous nous procurons deux billets pour 35 $. Nous naviguerons à bord d’un navire de la Ganaoque Boat Line, pour un circuit de trois heures. Nous prenons place à l’avant du bateau, au pont inférieur du “Gananoque Thousand Islands 2“, et après avoir dégusté un hot dog accompagné de son Pepsi, nous mettons le cap sur la rive américaine du Saint Laurent. En remontant la voie maritime, nous passons sous les portées américaine et canadienne du pont international des Mille Iles. Au bout de 2 heures de navigation nous contournons le château de Boldt, bâtisse réalisée par un richissime expatrié allemand en 1904. Construit sur une île dans les eaux territoriales américaines, nous ne pouvons accoster, faute de visa. Il existe en réalité plus de 1600 îlots, compte tenu qu’il suffit d’un arbre sur six pieds carrés de terre pour faire une île. Certaines maisons sont plus grandes que l’île elle même. Nous sommes de retour sur la terre ferme à 17 heures, et regagnons la voiture, stationnée en plein soleil. Heureusement, la climatisation fonctionne vite et bien, et malgré les 30 degrés, nous nous mettons à la recherche de l’hôtel. Celui-ci est situé au 780 King Street West. Après s’être installés dans la chambre 38 du “Colonial Resort”, où nous constatons une amélioration par rapport à l’hôtel de la veille, avec toutefois une décoration vieillotte, très années trente... Un court moment de repos nous redonne le courage d’aller visiter le centre ville, où nous retirons 500 $ au guichet automatique de la banque Canada Trust. Nous prenons notre dîner chez Kentucky Fried Chicken. Un petit tour de “Gananoque by night” en voiture et nous sommes de retour à l’hôtel. Nous nous endormons vers 21 heures. Nous avons cette fois digéré le décalage horaire.

JOUR 3. LUNDI 2 SEPTEMBRE 2002.

Le petit déjeuner nous est aujourd’hui offert à l’hôtel. Simple ( Muffins et Thé ) mais sucré et moins lourd qu’hier. Nous quittons Gananoque à 8 heures pour Kingston. Nous traversons cette ville qui fut capitale du Canada de 1841 à 1844 et qui abrite l’ Old Fort Henry, un bastion britannique, restauré en musée militaire. Nous ne le visitons pas, et nous quittons rapidement Kingston, surtout célèbre aujourd’hui pour ses pénitenciers. Les portes en étant bien refermées, nous reprenons la highway 401 en direction de Toronto. Nous marquons une pause à Newcastle peu avant Oshawa pour un plein d’essence chez Esso, le litre de sans plomb coûte 0.70 $ ( soit 3 FRF le litre !!!), la facture s’élève à 30 $. Le déjeuner est pris chez Wendy’s, une chaîne de fast-food encore inconnue en France. La traversée de Toronto est longue et embouteillée, nous avions le choix entre un boulevard parsemé de feux tricolores et la seule autoroute à péage du pays. Si notre choix se révèle économique il est loin d’être le plus rapide. Nous apercevons enfin la CN Tower, la “tour Eiffel” de Toronto et le lac Ontario. Il est 11 H. Une fois sur la Queen Elisabeth Way ( l’autoroute qui relie Toronto aux Etats Unis via les chutes du Niagara ), nous filons vers Hamilton et Niagara on the lake. Sortis de l’autoroute à Ste Catharines, nous sommes immobilisés vingt minutes pour laisser passer un bateau sous un pont levant aux écluses du canal Welland. Niagara on the lake est une petite ville très cosy, très “british”, très touristique aussi, style village “Disneyland“. Nous ne faisons que passer car tout ou presque y est fermé pour cause de fête du travail. Nous empruntons à présent la Niagara Parkway, route touristique surplombant la rivière. Il est 13 heures lorsque nous apercevons enfin les fameuses chutes. Malgré les innombrables parkings, tous complets, et très onéreux de surcroît, nous devons nous résigner à aller stationner à l’hôtel en premier. Le “Ramada Coral Inn” est un hôtel de luxe, situé 7429 lundy’s lane, face à un immense centre commercial, style magasins d’usine. Les prix y sont très intéressants : 80 $ la paire de baskets Nike, c’est moitié moins cher qu’en France. Mais les jours fériés, les boutiques ferment tôt, et il faut faire un choix entre les chutes et les boutiques. La question ne se posant en réalité même pas, nous nous installons dans notre chambre, très spacieuse, avec deux lits doubles. A la réception, nous achetons deux billets de bus (une navette reliant les hôtels aux chutes). La direction des bus n’étant pas indiquée, et notre anglais laissant à désirer, il est aisé d’en déduire que nous nous égarons, et perdons une heure de notre précieux temps. Retrouvant à présent sous une chaleur étouffante notre chemin, nous réglons 25 $ de billets pour le “Maid of the Mist”. C’est une croisière de trente minutes, une véritable séance de brumisateur, à bord d’un bateau équipé de moteurs surpuissants permettant d’approcher au plus près des chutes. Les traditionnels imperméables bleus en PVC nous sont remis, et nous voilà partis pour en prendre plein la vue. C’est tout simplement éblouissant, entre la puissance de l’eau, et la douceur des arcs en ciel, nos émotions nous serrent le ventre. N’étant pas sûrs de la réussite des photos et de la vidéo, nous achetons le très commercial et très touristique guide de Niagara Falls, édition française, pour 10 $. Nous décidons ensuite de prendre un peu de hauteur, depuis la Skylon Tower, tour d’observation en béton armé aussi haute que la tour Montparnasse : 236 mètres. Le prix est raisonnable : 20 $. Les ascenseurs jaunes situés à l’extérieur ne sont pas très rapides et ne procurent aucune sensation. Rien d’impressionnant, donc. Mais cependant, un très bon point de vue du haut de la tour sur les deux chutes, le “fer à cheval” -côté canadien- et le “pipi de chat” américain. Une fois à terre de nouveau, nous traversons le parc Queen Victoria, bordant l’allée - promenade des chutes ; très fleuri, des pelouses d’un vert resplendissant, le plaisir des yeux est à la fête aujourd’hui. Mais peu après, nous arrivons sur Clifton Hill. Une rue à flanc de coteau, bordée de commerces inutiles, d’enseignes tapageuses, de salles de jeux ringardes... Nous ne sommes pas intéressés par la vue de la femme aux quatre seins, ni par l’homme à la tête de gorille ; les boutiques de souvenirs attrape-touristes non plus, et aucun restaurant digne de ce nom à vingt cinq kilomètres à la ronde. Nous nous résignons à dîner chez Burger King (Mc Do en pire... si, si, c’est possible !). Une longue marche s’en suivra pour trouver l’arrêt de la navette bus... et pour digérer ! Nous sommes de retour à l’hôtel à 20 heures.   JOUR 4. MARDI 3 SEPTEMBRE 2002.

Dès 8 heures, nous sommes debout afin de retourner à Niagara on the lake pour y voir ce que nous n’avions pas pu la veille. Nous optons pour un petit déjeuner dans une ambiance très cosy et servi à la table : pankakes et sirop d’érable ( maple syrup ), accompagnés de chocolat chaud. Le tout pour 15 $, car contrairement aux fast food, le service n’est pas compris. Il faut systématiquement ajouter 15 % à la note. Avec les taxes ( fédérales et provinciales ) de 15 % elles aussi, et ce sur tous les produits -l’équivalent de notre TVA-, le prix affiché en vitrine grimpe aussitôt d’un tiers. C’est un réflexe à prendre... Nous rejoignons donc l’autoroute QEW, et arrivons à 11 heures 30 dans la métropole canadienne. Nous tentons de stationner au parking situé sous la CN Tower afin d’en faire l’ascension, mais les tarifs prohibitifs dudit parking nous incitent à faire marche arrière, et ce avec la complicité du sympathique gardien -antillais- du parc de stationnement. Nous atteignons sans mal l’hôtel “Quality” situé 111 Lombard street, en plein centre ville, perpendiculaire à Yonge street, l’artère principale de Toronto. Nous nous y installons après avoir réglé 30 $ de frais de parking pour 48 heures. La chambre, n° 510 est très classe, le niveau de qualité s’améliore de jour en jour ! Nous repartons aussitôt pour le quartier du port, où nous visitons la gare, jetons un oeil sur le royal York hôtel, un de ces palaces construits au début du siècle par la compagnie ferroviaire Canadian National ( CN ) à l’image du château Laurier d’Ottawa et du Frontenac à Québec. Nous voici à présent au pied de la CN Tower, la plus haute structure autoportante du monde : 553 mètres d’altitude, érigée en 1970. Les billets ; comprenant l’ascension en ascenseur panoramique, l’accès au plancher de verre, et au “Skypod”, le point d’observation le plus haut du monde, situé à 447 mètres, l’équivalent de près de 150 étages ; nous reviennent à 50 $. Après un passage sous des portique de détection de métaux et une désinfection en règle, on nous invite à une prise de vue très commerciale. Nous n’achèterons pas la photo. L’ascenseur n°3 nous mène en quelques secondes à l’étage du plancher de verre (346 m), sur lequel peu de visiteurs osent s’aventurer ! Effectivement, il ne faut pas avoir le vertige ! Du Skypod, nous apercevons toute l’immensité de Toronto, du lac Ontario, véritable mer intérieure... et les piétons, de la taille d’une fourmi. Faisant confiance au guide “Voir”, nous suivons à présent leur itinéraire de découverte de Toronto “pas à pas”: le Skydôme, sorte de Palais Omnisports de Bercy à la sauce nord-américaine, puis le port. Nous prenons le Tramway, mais pour une seule station seulement, car contrairement à Paris, on ne peut acheter au Canada des titres de transport qu’en fournissant l’appoint ! Aucun rendu de monnaie n’est effectué par le personnel, dont la priorité est le respect des règles de circulation routière, donc la sécurité. N’ayant pas les 4.50 $ réclamés, le traminot nous invite à redescendre. Nous nous dirigeons donc vers le centre ville, à pied. Mais la chaleur et le lointain petit déjeuner réveillent notre soif et notre faim, et nous mettent à espérer rencontrer un Mc Do le plus vite possible ! Quelques minutes plus tard, face à l’Art Gallery of Ontario que nous avons prévu de visiter ensuite, un centre commercial nous ouvre ses portes. A l’intérieur, le système “américain”, pour une fois très sympa : toutes les enseignes de restauration rapide ( du traiteur chinois au Mc do en passant par la pizzeria ) autour d’une place où est aménagée la salle de repas. Chacun peut donc manger différemment et selon ses goûts, mais à la même table ! Assoiffés et déshydratés ( presque !) nous avalons un triple menu big mac avec son litre de coca, puis visitons ensuite l’AGO. Ce musée possède une collection très riche, notamment de sculptures ( une salle entière est dédiée à Henry Moore ), mais aussi, et cela fut une révélation, une impressionnante collection d’art canadien, dont le Groupe des Sept -Tom Thomson et Lawren Harris entre autres- traduisant à merveille des scènes de paysages canadiens. L’art inuit y est également présent, à travers des objets symbolisant la vie quotidienne, et un étage est consacré à l’art européen, essentiellement contemporain, avec une exposition temporaire sur Duchamp, et le courant “dada”. Une fois la visite à notre rythme terminée, nous nous rendons à la librairie du musée, avec l’espoir -vain- de trouver un ouvrage sur la collection permanente. Nous nous promenons ensuite à Nathan Philip Square et descendons visiter une station de métro. Le métro de Toronto ressemble à celui de New York, mais ce qui nous frappe le plus, c’est la discipline des usagers. Taux de fraude zéro, mendicité zéro, les gens font même la queue pour accéder chacun son tour aux quais : pas de bousculades ; très propre également, on croit rêver ! Aucun de doute, nous ne sommes pas à Barbès. Dehors, nous apercevons l’hôtel de ville, datant des années 1960, mais au style architectural tellement précurseur, qu’il semble aujourd’hui encore, neuf. Il est composé de deux tours curvilignes, mélanges de béton et de verre. Face à lui, son prédécesseur, édifié au XIX ° siècle. La fin de journée approchant, nous nous rendons à Eaton Center, un des plus grands centres commerciaux du monde ! Boutiques, grands magasins, restaurants et services à profusion. Un dîner allégé chez Mc Do, puis nous sommes de retour à l’hôtel, fatigués, mais devant reprendre des forces pour le lendemain!

JOUR 5. MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002.

Nous prenons notre petit déjeuner très copieux dans la salle de restauration de l’hôtel, puis à 9 heures, regagnons la station de métro Queen Street où nous achetons deux passes à la journée pour 15 $. A Toronto, pour éviter une trop grande affluence aux heures de pointe, les titres “touristiques” ( 1 jour ou 3 jours ) ne sont utilisables qu’à partir de 9h30. Très bonne idée là encore, mais qui nous oblige à rejoindre Queen’s Park à pied. Situé derrière le parlement d’Ontario, masse de grès rose datant de 1893 qui symbolise l’importance de la province au sein de l’empire britannique. Une imposante statue d’Edouard VII trône dans le parc, où de charmants petits écureuils se promènent en toute quiétude. A 10 heures précises, nous sommes présents pour l’ouverture du ROM, le Royal Ontario Museum, le “Louvre” canadien, démesurément grand, et pour lequel un mois jour et nuit, ne suffirait sans doute pas pour tout voir consciencieusement. Les deux entrées nous reviennent à 35 $. Au deuxième étage, figurent des oeuvres d’art européennes, ainsi que les salles d’expositions temporaires. Une gigantesque galerie nous fait découvrir les sciences de la vie au premier étage, avec l’imposante galerie des dinosaures et une grotte de chauves souris. Les techniques d’animations utilisées sont telles que l’on se croirait à Jurassic Park ! De nombreuses salles d’art asiatique jalonnent le rez-de-chaussée avec une cour dédiée aux sculptures chinoises. Après 3 heures de visite, estimant avoir vu ce qui nous intéressait, nous sortons pour aller au Bata Shoe Museum. Ce musée de la chaussure renferme une extraordinaire variété de modèles. Outre les chaussures -uniques- réalisées à la demande de Marylin ou d’Elton John, on se rend surtout compte de l’influence des inuits et des amérindiens dans le travail du cuir... Peu après, repas au Mc Do de Bloor street, puis nous prenons le métro jusqu’à la station Pape, où nous empruntons la ligne de bus n° 25 pour nous rendre à l’Ontario Science Center. Pour 25 $ nous avons droit à la copie conforme ( à moins que ce ne soit la France qui ait copié !) de la cité de sciences de la Villette. Les mêmes expériences interactives sur la terre, l’espace, le corps et les lois physiques, cependant très bien conçu. Bref un savant mélange de palais de la découverte et de la Villette. Nous en profitons pour nous amuser un peu, en voyant ces enfants les cheveux dressés sur la tête grâce à l’accélérateur de Graaff. Une fois de retour au centre ville, nous repartons à pied, tramway et métro à la découverte des quartiers inexplorés de la ville. Le quartier chinois, tout d’abord, véritable ville dans la ville, une Chinatown de 250000 habitants, 6 % de la population. Nous avons momentanément quitté le Canada pour Hong Kong, nous cherchons la star !!! Le quartier jouxte celui de Kensington Market, le Barbès de Toronto, cosmopolite et plein d’activité. Les boutiques de vêtements d’occasion côtoient l’épicier pakistanais. Les odeurs y sont fortes, celles de poisson pourri et de fruits exotiques trop mûrs chatouillent nos fragiles estomacs. Nous retournons donc finir la journée dans Eaton Center, car la ballade initialement prévue à Ontario Place est impossible, c’est fermé pour cause de rentrée scolaire ! Suit le dîner chez KFC où nous dégustons enfin quelque chose d’original : un Twister Combo, plat Tex - Mex arrangé à la sauce fast-food. Nous allons nous coucher pour notre deuxième nuit à l’hôtel Quality.

JOUR 6. JEUDI 5 SEPTEMBRE 2002.

Comme hier, le petit déjeuner est offert par l’hôtel. Jus de pomme et d’Orange, muffins, toasts beurrés et confiture, banane, c’est copieux et cela nous permettra de tenir avant le repas de midi. Quelques embouteillages à la sortie de Toronto ne nous empêcherons pas de regagner la highway 401 puis d’arriver aux portes du Zoo pour 9 heures. Effectivement, nous y serons les premiers ( à 8 h 50 ), et, de ce fait les péagers du parking n’étant pas encore à leur poste, nous économiserons les frais de stationnement. Une fois s’étant acquittés des droits d’entrée au zoo à 35 $, nous sommes accueillis par un bénévole du parc qui nous félicite d’être si matinaux pour venir visiter un zoo. Il nous invite à nous rendre tout d’abord voir les koalas, éveillés seulement 3 heures par jour, et en l’occurrence, en ce moment. Ce zoo est immense, magnifique, et les superlatifs ne manqueraient pas pour le qualifier. Il est organisé en quatre grandes sections, dont la visite de chacune dure environ 2 heures. La faune eurasienne tout d’abord ou nous remarquerons des kangourous, des chameaux et des tigres en quantités impressionnantes, mais surtout bénéficiant d’un espace remarquable. La seconde partie est consacrée aux Amériques, où les bisons côtoient les ours, et les lamas. Une excursion dans la forêt canadienne ensuite, qui nous permettra de voir des loups blancs comme jamais nous n’en avions vu. Puis, la savane africaine, véritable invitation au safari, mise en scène dans un décor époustouflant, où lions, éléphants, gorilles, zèbres et rhinocéros s’épanouissent en toute quiétude, tant les moyens dont disposent le zoo leur permettent de vivre comme dans leur milieu original. Le zoo de Toronto est sans aucun doute l’un des plus grands et des plus beaux du monde. Nous en terminerons la visite enchantés vers 13 heures, en espérant pouvoir y revenir un jour, tant ce zoo surclasse tout ce que nous avions pu voir se réclamant de zoo, tel celui de Vincennes, dont nous invitons les dirigeants à se rendre à Toronto, pour prendre conscience de la souffrance qu’il font endurer à leurs animaux en parquant par exemple un éléphant dans un enclos de 100m ! Nous regagnons à présent la voiture puis l’autoroute nous fait à nouveau traverser les régions et paysages découverts le deuxième jour de notre périple, et aux alentours de Kingston, nous nous arrêtons pour déjeuner chez Wendy’s. Le repas -doit-on préciser qu’il s’agit d’un énième fast-food ?- nous revient à 15 $, et le plein d’essence dans la Chevrolet à 30 $ chez Esso. Nous mettons désormais le cap sur Ottawa, la capitale fédérale. La highway 416 nous mène en plein centre ville, et nous atteignons l’hôtel “Capital hill”, à 17 heures 30. C’est un hôtel de luxe, un quatre étoiles à deux pas de la colline du parlement, et une suite (un véritable appartement, avec chambre, séjour, cuisine, salle de bains et toilettes ), la n° 702 nous est proposée. C’est sans conteste la meilleure chambre depuis le début. Une fois rafraîchis, nous sortons faire un tour de ville à pied, voir notamment le Canal rideau, voie d’eau artificielle qui rejoint le Saint Laurent à Kigston à la rivière des Outaouais ( Ottawa river ), en traversant la dite Capitale. Un grand centre commercial le longe et porte son nom ( rideau center ), et de part et d’autre de la rue rideau, le quartier très animé de Byward Market. Un peu d’histoire, Ottawa, s’appelait autrefois Bytown, du nom du colonel By, chargé de la construction du canal en 1826. C’est seulement en 1855 que la ville changera définitivement de nom. Byward Market, tirant son nom du même colonel By, est en fait le centre névralgique de la ville. Bureaux et commerces, marché et restaurants, où une foule cosmopolite et multi-culturelle se côtoient. C’est surtout à cet instant que nous nous sommes retrouvés “en France” ! Enfin, en territoire francophone. Tout est inscrit en deux langues. Partout. Pour les noms de rues, cela donne notamment “Rue Rideau Street”. Nous continuons notre ballade jusqu’au pont Alexandra, qui franchit Ottawa river, et en fait relie l’Ontario au Québec. De là, superbe vue sur les édifices du parlement d’un côté et sur Hull et son musée des civilisations de l’autre. De magnifiques pistes cyclables jalonnent les rues, les bâtiments officiels ( musées, ambassades ) sont tous de splendides réalisations architecturales ; bref, Ottawa est une ville qui nous plaît. Décidant de faire confiance au “guide du routard”, nous dînons au restaurant “Mama Grizzis”, restaurant italien situé dans une cour intérieure au cadre raffiné et à l’ambiance détendue en plein coeur de Byward Market. Le repas est néanmoins très moyen, pour une facture est de 30 $, taxes et service compris. Nous nous offrons une petite glace en cornet chez un glacier fabricant, puis nous regagnons l’hôtel, car il fait soudain très froid. Plus de 25° la journée, moins de 10° en soirée, bonjour l’amplitude thermique !

JOUR 7. VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2002.

Levés à 7 heures, nous partons pour la colline du parlement. Mais il fait décidément trop froid, et nous faisons demi-tour vers l’hôtel pour s’habiller plus chaudement. Nous profitons de ce contre-temps pour retirer de nouveau 500 $ au guichet automatique de Canada Trust. C’est donc munis de pulls que nous visitons le Parlement, et plus particulièrement le Sénat. Malheureusement, les visites sont guidées, et nous nous retrouvons au sein d’un groupe de Français dont les états d’âme de certaines sur les coiffes de la Reine d’Angleterre, et les conversations philosophiques de certains sur l’ordre dans lequel sont votées les lois ( Sénat avant Chambre des députés ), nous exaspèrent, et nous confortent dans notre choix d’avoir évité le “tour organisé en autocar” ! Nous apercevons cependant brièvement le trône d’Elisabeth II, ainsi qu’une mini exposition sur la bibliothèque du parlement. La visite était gratuite et en Français, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Ne nous plaignons pas. Une courte pause le long des écluses du Canal Rideau, et nous mettons le cap sur le musée des beaux arts du Canada, LE musée d’Ottawa. Nous y déjeunons à la cafétéria puis entamons la visite. Il s’agit d’un musée national, donc la visite des collections permanentes est gratuite. Nous débutons par le deuxième étage, entièrement dédié à l’art contemporain. Nous y découvrons notamment les oeuvres de Claude Tousignant, les couleurs et le style de Mondrian, mais avec des cercles. Le premier étage, présente la plus importante collection d’art canadien au monde, avec entre autres plusieurs salles pour le fameux Groupe des Sept découvert à Toronto, et le célèbre tableau de Tom Thomson, “le Pin de Banks”. Nous traversons rapidement ensuite les fastidieuses salles sur l’art européen du moyen-âge et de la renaissance -ce n’est pas notre tasse de thé- pour nous rendre au sous-sol, réservé à l’art inuit. Leurs sculptures représentant des scènes de pêche, de chasse et des animaux sont pures et traduisent à merveille leur vie quotidienne. Réellement enthousiasmés par cette visite, nous achetons le guide du musée. De retour dans Byward Market, nous retournons rendre visite au glacier. Ayant fait le tour des découvertes au centre ville, nous préférons aller nous reposer un peu, tant nos jambes commencent à souffrir. Nous annulons la visite initialement prévue au musée des sciences & technologies, de crainte de retrouver les expositions présentées à l’Ontario Science Center et de fait... à la Villette ! A 16 heures, bien reposés, nous voilà partis -à pied- pour Hull, de l’autre côté de la rivière, afin de visiter cette ville qui abrite, outre le musée canadien des civilisations, l’université du Québec. Hull sera pour nous une grosse déception. Trois pauvres bars sur une misérable place bordée d’immeubles en brique rouge pour seul véritable intérêt. Cette place s’appelle la “place Aubry“, aucun rapport avec notre Martine nationale, si ce n’est la beauté des lieux, comparable aux faubourgs de sa cité Nordique ! Nous y verrons également des prostituées, des maisons construites à la va-vite dans le style “ruée vers l’or” de Lucky Luke... Il ne manque plus que les Dalton ! Non, franchement, pas de quoi y consacrer du temps, nous revenons sur nos pas. Nous terminerons la journée dans Rideau Center, où nous achetons quelques pellicules et autres gourmandises chez “Drug Mart”. Le dîner s’effectue ce soir chez Burger King, leurs “Whooper” sont toujours aussi infects. Seconde nuit à l’hôtel Capital Hill.

JOUR 8. SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2002.

Levés à 8 heures, nous procédons à l’habituel “check out”, ce qui signifie rendre les clefs de la chambre et régler les “extra” ( téléphone, parking) -et traduit en Français à la sauce Québec “avez vous checké ?”-! ; réglons donc les 25 $ de frais de stationnement pour les deux jours, et partons pour le Québec. Le musée des civilisations au programme aujourd’hui n’ouvrant ses portes qu’à 10 heures, nous nous rendons au Casino de Hull, où nous prenons notre petit déjeuner. Il nous en coûte 10 $, puis partons à la découverte de l’immense salle des machines à sous, surplombant le lac Leamy. Le casino, récemment ouvert à proximité d’un hôtel Hilton, est une véritable invitation au jeu... Nous retournons à présent au Musée Canadien des Civilisations, première “attraction culturelle du pays” selon la formule consacrée. Les deux entrées nous reviennent à 15 $. Nous débutons par la Grande Galerie, ornée de totems amérindiens, et donnant accès à la visite de plusieurs reconstitutions d’habitations amérindiennes et inuits. Une exposition d’art inuit nous permet d’approfondir nos découvertes d’hier. Au premier étage, le musée est divisé en plusieurs univers : il abrite tout d’abord le musée de la Poste Canadienne, laissant une large part à l’histoire de la Vente par correspondance ; et exposant la totalité des timbres canadiens depuis l’origine de la confédération. Plus loin, c’est le monde des enfants, car nous pénétrons dans l’antre du “musée des Enfants”, dans lequel les parents en visite peuvent laisser leurs bambins s’instruire et se divertir sous la surveillance d’animatrices. Cela nous fait -encore ?- penser à la cité des enfants de... la Villette ! Trois expositions temporaires se partagent le reste de la surface : une sur les Vikings, premiers explorateurs du Canada, une autre sur l’art islamique à travers le monde, puis une dernière sur le rayonnement de la musique francophone, laissant toutefois une large part aux musiques franco-africaines. Le clou de la visite se situe au deuxième étage du bâtiment : la salle du Canada. Une journée de visite à elle seule, toute l’histoire du Canada expliquée, décortiquée, montrée à travers expositions, documentation et reconstitutions... Les caméras vidéo n’y étant pas interdites, nous en garderons des images sur bande. Nous achetons ensuite le guide du musée et déjeunons à la cafétéria. Nous prenons désormais la route pour Trois Rivières, capitale de la région touristique de Mauricie non sans avoir réglé 10 $ pour le parking sous le musée. Pas d’autoroute aujourd’hui, mais les routes 148, 158 et 138, ce qui nous permet de contourner Montréal, et de traverser de somptueux paysages. C’est après un nouveau plein de carburant chez Esso pour 40 $ que nous arrivons à 17 heures 30 à l’hôtel Gouverneur de Trois Rivières. Une fois installés, nous partons pour un tour de ville à pied, où nous découvrons le port et la jetée le long du Saint Laurent, la vieille ville et les rues commerçantes très animées en ce samedi soir. A la recherche d’un restaurant, nous nous arrêtons chez Subway, qui propose d’étranges “Sous-Marins” ( traduisez des sandwiches ), proposés en deux tailles (6 et 12 pouces ), et agrémentés de sauce “dijonnaise” ( de la simple moutarde !). Repas original qui nous satisfait tant cela change des McDo... De retour à l’hôtel, nous ne pourrons goûter aux joies de la piscine, celle-ci étant fermée car non chauffée. Courte nuit de repos. Demain, il faut se lever tôt !

JOUR 9. DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2002.

Exceptionnellement, nous nous levons à 5 heures 30. Ayant “checké” à l’hôtel, nous empruntons l’autoroute 55 qui se transforme plus loin en route 155. Nous nous arrêtons déjeuner chez... Mc Do, à Chambord. Cette route est splendide : une succession de rivières, de lacs et de forêts où nous admirons enfin ce fameux “été indien”. Des étendues d’arbres à perte de vue offrant toute la palette de jaunes, d’oranges, de rouges et de verts possibles et inimaginables. Du grand spectacle ! Du grand désert aussi, plus de 130 kilomètres sans le moindre village, sans la moindre habitation : des forêts, de l’eau, et des animaux sauvages. La nature dans toute sa splendeur ! Nous arrivons à Val Jalbert à 10 heures. Il s’agit d’un village fantôme, car déserté en 1927. En effet, situé près de la chute Ouiatchouane qui alimentait une usine de fabrication de pâte à papier ( une pulperie ), le village n’était habité que par les familles des employés de la compagnie. Celle-ci, concurrencée par l’arrivée de pâtes à papier chimiques provenant d’Allemagne sur le marché, elle périclita et fit faillite en 1927. Tout le personnel dût alors quitter les lieux pour aller trouver du travail ailleurs. Restauré progressivement depuis quelques années, le village se visite, soit à pied soit avec un petit bus, et nous permet de voir l’école, les maisons, les magasins, et l’usine. Une partie d’entre eux sont reconstitués, une autre laissée en l’état de quartiers-fantômes. Derrière les bâtiments de la pulperie, un téléphérique permet l’ascension au dessus de la chute, d’où un belvédère offre un panorama exceptionnel. Nous redescendons à pied les innombrables marches puis nous dirigeons vers Roberval. Installés à l’hôtel “Château” ( qui n’a rien d’un château mais offrant néanmoins un accueil, un confort, et une piscine intérieure remarquables ) à midi, nous déjeunons chez PFK. Eh oui, au Québec, on ne parle pas Anglais. Pas un mot ! La chaîne de fast-food KFC (pour “Kentucky Fried Chicken”) pourtant présente en France sous ce nom, à du se plier aux exigences de Québec et... se nommer PFK (pour “ Poulet Frit à la Kentucky”). Si, si ! Après ce repas, où nous constatons à quel point l’obésité fait des ravages dans ce pays... nous nous dirigeons vers Saint Félicien, pour la visite du Zoo Sauvage. Pour 35 $, c’est un concept inédit de visite d’un zoo. Pour une fois, les animaux sont en liberté et les humains en cage. Thoiry, mais sans le côté “réserve Africaine”. Seuls les animaux composant la faune canadienne se retrouvent dans ce zoo. La visite, intitulée “les sentiers de la nature”, s’effectue en petit train, grillagé, avec lequel on part pour 1 heure 30 de safari canadien. Seul hic, il se met à pleuvoir, nos premières gouttes du voyage. La visite, commentée, est passionnante, jamais nous n’aurons côtoyé des Ours, des Orignaux, des Caribous, des Bisons et des Chiens de prairie d’aussi près. Jamais nous n’en avions vu autant ! Les animaux sont en réelle liberté, seules des zones de non-prédation ont été aménagées afin d’éviter que ces chers animaux ne se mangent entre eux. Mais pendant ce temps, l’orage redouble d’intensité, et une fois le circuit en train terminé, nous courons trouver refuge au restaurant pour une pause “séchage des vêtements” dans les toilettes... Nous profitons d’une petite accalmie pour poursuivre la visite à pied, puis retournons à la voiture à 16 heures. Nous nous dirigeons donc vers Mashteuiatsh, village où vit une communauté amérindienne, (des Montagnais) et abritant un musée. Le retour sur Roberval a été contrarié par une longue attente à un passage à niveau, passage sur lequel le convoi a déraillé lors de son passage. Du jamais vu ! S’agissant d’un train de marchandises, et au vu de sa longueur, les opérations de levage, et de déblaiement ne pouvant intervenir que le lendemain, nous avons du faire demi-tour. C’est après des tours et des détours par des chemins et des routes caillouteuses que nous avons retrouvé notre hôtel. Un supermarché, IGA, ouvert 7 jours sur 7, jouxtant l’hôtel, nous y avons fit quelques emplettes. Après une baignade dans la piscine et le bain tourbillonnant, nous avons dîné chez Mc Do, une fois de plus.

JOUR 10. LUNDI 9 SEPTEMBRE 2002.

Nous nous levons à 7 heures, et partons pour Chicoutimi, la métropole de la région Saguenay / Lac St Jean. La route 169, longe le Lac Saint Jean, une mer intérieure dont on ne voit pas l’autre rive... A Chicoutimi, ville qui compte soi-disant 60 % de femmes - dont une grosse part est inévitablement célibataire !-, nous visitons le vieux port et le marché des halles. Nous nous rendons au point “infotouriste“, où l’on nous remet un plan de la ville, puis nous entamons un ballade matinale rue Racine, la rue commerçante et vivante de la ville. Un petit déjeuner sucré chez Subway, puis nous reprenons la route, la 172, sur l’autre rive. Nous longeons à présent le fjord du Saguenay, où nous admirons de nouveau des paysages se fondant dans un décor magnifique. Un plein d’essence à 20 $ avant une nouvelle traversée de désert ( 100 kilomètres sans la moindre activité ), puis nous effectuons un petit détour pour traverser Ste Rose du Nord. C’est un petit village de pêcheurs, tout à fait dans le style “breton”. Nous arrivons à Tadoussac à midi. Nous nous installons chez Georges, (c’est le nom du motel ) où l’accueil est irréprochable. Nicole, l’hôtesse, nous propose de réserver pour nous, et sans frais, notre croisière aux baleines de l’après-midi. Pour 120 $, nous allons approcher les baleines à bord d’un zodiac. Rendez vous est donné à la marina pour la préparation à 13 heures 30 chez AML croisières. On nous prête deux combinaisons de survie, ainsi que deux pantalons imperméables, que nous enfilons avant d’embarquer sur notre zodiac jaune, petit bateau pneumatique sur lequel peuvent monter une vingtaine de personnes. Nous sommes pourtant chaudement couverts, mais le brouillard sur le fjord et le grand froid au large ( les baleines se plaisent dans une eau entre 0° et 5° ) commencent à nous geler... Dans l’ordre, Rorquals, Bélugas et quelques Phoques se succèdent à l’horizon. Les téléobjectifs sont braqués sur l’eau, et les caméras vidéo attendent l’instant T pour immortaliser les sorties hors de l’eau des plus gros mammifères au monde. C’est la “séquence émotion” du voyage ! Le clou du circuit. Trois heures de pur plaisir ( malgré le grand froid et les besoins naturels insatisfaits ). Une fois revenus sur la terre ferme, nous approfondissons nos connaissances du monde marin, en visitant le CIMM (Centre d’Interprétation des Mammifères Marins ). Nous poursuivons notre ballade dans Tadoussac, paisible bourgade de 750 habitants, en découvrant tour à tour la maison Chauvin, qui fut le premier poste de traite des fourrures au Canada - datant du 17ème siècle- ; et la “chapelle des indiens”, petite église en bois, qui fut, elle aussi la première chapelle chrétienne en Amérique, symbole du “travail” effectué par ces religieux colons... De retour à l’hôtel, après un bref repos devant le journal télévisé de Daniel Bilalian grâce à TV5, nous soupons au restaurant du motel... Escargots, Crevettes, Homards et Noix de pétoncles, le tout, agrémenté de vin blanc et de desserts. Enfin de la grande cuisine... mais elle a un prix ! 65 $, service inclus. Nous nous endormons ensuite pour notre première nuit avec du chauffage dans la chambre.

JOUR 11. MARDI 10 SEPTEMBRE 2002.

Le départ d’aujourd’hui ne se fera pas par la route, mais en bateau. En effet, à Tadoussac, la route 138 s’arrête sur un embarcadère, où les voitures montent à bord d’un bac. Le fameux “traversier”, bateau passeur de son état, gratuit, et qui relie la rive nord du Saguenay à la rive sud, à Baie Sainte Catherine. Vingt minutes, embarquement et débarquement inclus, et nous voici enfin dans la fameuse région touristique de Charlevoix, où la 138 offre un panorama format cinémascope derrière le pare-brise. Après un petit déjeuner chez Subway à La Malbaie, nous effectuons un détour par la route 362 et “les éboulements” pour longer de plus près le Saint Laurent. Nous arrivons à un rythme de croisière à Baie Saint Paul, puis nous dirigeons vers Beaupré. Sainte Anne de Beaupré est la plus importante cathédrale d’Amérique du Nord, lieu de pèlerinage de tous les catholiques d’outre Atlantique, c’est le Lourdes local, avec béquilles et autres fauteuils roulants laissés pour preuve de guérison ! Nous repartons par la route dite de la “nouvelle France”, la Voie Royale, empruntée par les Français au seizième siècle. Celle-ci nous conduit au parc de la chute Montmorency. Moins impressionnante que Niagara, elle est toutefois plus haute, et surtout mise en valeur dans un cadre et un décor “protégés”, loin de toute animation festive. Après avoir photographié et filmé ce qui nous impressionnait depuis notamment le pont suspendu, nous terminons cette visite par une ballade dans le parc. N’ayant pas trouvé la route 369 censée nous conduire à Wendake, nous nous retrouvons en plein centre de Québec. Nous décidons d’aller nous installer préalablement à l’hôtel, situé rue St Vallier Ouest. Certes dans Québec, mais à 20mn en bus du centre historique, et de plus dans un quartier populaire et peu engageant. Néanmoins, le parking est gratuit, et surtout, l’accueil est irréprochable. La réceptionniste nous a formidablement reçus, puis elle s’est momentanément transformée en guide touristique, sortant de son bureau plans, cartes et guides, afin de nous expliquer que voir, que faire, et comment le faire ! Après installation dans une chambre dont l’état et le confort ne resteront pas gravés dans nos souvenirs, nous partons pour Wendake en suivant ses conseils. Wendake est une réserve Amérindienne où vivent des Hurons Wendat, communauté vivant à l’origine dans la région des grands lacs, mais chassés par les Anglais, et confinés là par les jésuites Français. Leur village ressemble à tout autre, avec pour seul signe distinctif les panneaux de nom de rues en bois. Wendake (prononcer wen‘-da-ki), abrite surtout un site traditionnel huron, avec restaurant et boutiques. L’entrée est à 20 $ pour deux, et le repas, copieux et composé de soupe, de viande de bison et brochettes de caribou, accompagné de maïs et d’un succulent dessert arrosé de crème d’érable, nous revient à 40 $. C’est sans doute le repas qui nous aura le plus plu de ce voyage. Un guide -huron- nous a été ensuite attribué afin de suivre la visite du site, passionnante où nous avons appris les modes de vie ancestraux et l’histoire des premières Nations, racontés par des autochtones. Nous avons ensuite procédé à de nombreux achats dans leur boutique, l’argent revenant intégralement à la communauté, les objets étant fabriqués sur place, et le tout hors taxes, les “autochtones” n’étant pas soumis à l’impôt. Une fois de retour à l’hôtel, nous sommes allés acheter quatre tickets de bus à l’épicerie et avons pris le bus n°1, le seul desservant ce quartier au rythme d’un par heure ! C’est sous la pluie que nous découvrons le vieux Québec, et la météo en annonce aussi pour demain. Aïe ! Une fois nos repères pris pour la “vraie” visite prévue demain, nous allons retirer nos derniers 500 $ à la banque Desjardins, puis allons dîner chez Subway. De nouveau une ballade de Québec “by night” dont nous profitons car la pluie s’est arrêtée. Nous restons sans voix devant l’imposant château Frontenac, illuminé. C’est avec nos têtes remplies de ces images que nous retournons à l’hôtel.

JOUR 12. MERCREDI 11 SEPTEMBRE 2002.

Le réveil ce matin se fait d’une part en écoutant la pluie fouetter la fenêtre, et d’autre part en regardant à la télévision des images déjà diffusée en boucle un an plus tôt. Nous quittons donc la chambre vers 8 heures 30 pour aller prendre le petit-déjeuner. Celui-ci sera “familial” dirons nous tant le manque de professionnalisme des patrons se fait sentir. Toasts beurrés, beurre d’arachide et jus d’orange très moyens, comme l’hôtel d’ailleurs. Nous retournons à l’épicerie acheter de nouveau 4 tickets de bus, puis attendons le bus n°1, sous une pluie battante. Imperméables et parapluies sont de rigueur. Arrivés quelques minutes en avance devant le Musée de la Civilisation, nous attendons patiemment l’ouverture à 10 heures en compagnie de nombreux touristes pour qui le musée sera le refuge d’une journée pluvieuse. Les deux entrées nous reviennent à 25 $. Le musée est constitué d’expositions temporaires, et, c’est là tout son intérêt, on peut en faire la visite chaque année, on ne reverra jamais la même chose. Chaque exposition est très riche, et la plus importante en cette fin d’été, est consacrée aux Cow-Boys. Leur histoire, leur mode de vie, le cheval, les selles, les vaches, les cow-boys au cinéma et en bande dessinée ; tout y est. Ensuite, nous ne faisons que passer dans une salle dédiée à la chasse et la pêche au Canada, véritables sports nationaux. A l’étage supérieur, nous découvrons un projet sur le satellite du futur, sorte de message laissé par les humains du XXI ème siècle à nos éventuels survivants dans 50000 ans. Ce satellite reviendra donc sur terre en 52002 ! Plus tard, nous visitons “Mémoires”, espace représentant le souvenir au Québec. Qui sommes nous? D’où venons nous? Quelle est notre histoire? Nous apprendrons ainsi que la devise figurant sur toutes les plaques d’immatriculation des voitures “Je me souviens”, correspond à ce devoir de mémoire historique inculqué à chaque Québécois. Nous terminons notre visite par deux expositions plus courtes, la première, sur le droit à la différence des handicapés. Il faut reconnaître qu’à leur sujet, la Canada a une longueur d’avance sur les pays européens. Dans chaque lieu public, des rampes pour fauteuils, des ascenseurs, des aires de repos... Nous nous dirigeons enfin vers l’ultime salle, celle sur l’histoire des premières nations, Amérindiens et Inuits, où nous ne nous attarderons pas, ayant déjà beaucoup appris à Hull et à Wendake. Désirant manger sur place à la cafétéria, nous aurons la désagréable surprise de constater après avoir fait la queue, qu’ils n’ont plus de plats chauds à servir... Déçus, nous quittons ces lieux, affamés ! Nous repartons à pied et toujours sous la pluie en direction de la ville haute à la recherche d’un restaurant. Nous trouverons “Mikes”, sorte d’Hippopotamus local, dans lequel outre un plat copieux et appétissant à base de boeuf, nous ingurgitons avec gourmandise de savoureux desserts glacés. La note, de 40 $ se révèlera correcte. De 15 heures à 17 heures, nous effectuons de nouveau un tour de ville pédestre où nous tentons de photographier et de filmer ce qui peut l’être à travers les gouttes. La citadelle, le Château Frontenac, les remparts, la promenade des gouverneurs, la terrasse Dufferin (les “planches” de Québec ), le quartier du petit Champlain, la basilique Notre Dame, sans oublier la place Royale et une ascension en funiculaire. Le tout, très “vieille France”, trop (?) propre, et éminemment touristique ! La place du tertre à Montmartre en plus classe... cela donne une idée. Nous sommes de retour à l’hôtel à 18 heures, achetons de quoi dîner dans la chambre à l’épicerie, puis débutons une soirée télé au lit... Mais vers 20 heures, la pluie ayant cessé, et un splendide coucher de soleil faisant son apparition, nous décidons de retourner, en voiture cette fois, s’offrir un dernier tour de Québec la nuit. Nous alimentons la Malibu de 20 $ de carburant, trouvons une place de stationnement gratuite sur le vieux port, puis tentons quelques prises de vue de nuit dans la vieille ville. Heureux de cette ultime sortie, nous allons cette fois dormir, pour de bon.

JOUR 13. JEUDI 12 SEPTEMBRE 2002.

Cet “hôtel du Nord” est vraiment bas de gamme et familial. On se demande comment ils ont obtenu leurs 3 étoiles... Enfin, nous quittons les lieux peu après 7 heures pour rejoindre Montréal. L’autoroute 40 ouest, est le chemin le plus rapide pour y parvenir, 3 heures non-stop rythmées par un “zapping” radio où l’on aura eu droit à l’intégrale Céline Dion ! Nous arrivons à 11 heures boulevard René Levèsque, où nous nous faisons poliment éconduire de l’hôtel Travelodge car nous arrivons trop tôt. Nous sommes quittes pour payer un parcmètre Bd St Laurent jusqu’à midi. Nous effectuons un petit tour du vieux Montréal. Après un court repas chez Mc Do pour 15 $, nous découvrons la basilique Notre Dame, l’Hôtel de Ville et le Château Ramezay. A midi, nous prenons enfin possession d’une place de parking souterrain et de notre chambre, toujours au 7ème étage, et toujours aussi petite. Nous repartons illico pour le musée des beaux arts, avec un détour par la gare centrale, une incursion dans la “ville souterraine”, et un arrêt chez Nouvelles Frontières afin de re-confirmer le vol retour. Le vol Corsair 901 sera assuré par un Boeing 747-300 et décollera à 17 heures 50. L’agent de NF nous invite à nous présenter 3 heures à l’avance à Mirabel. Nous déambulons à présent rue sainte Catherine, rue Créscent et rue Sherbrooke. Ce sont des rues commerçantes, très animées, bordées de nombreux bars, restaurants et boutiques. L’entrée au Musée des Beaux Arts est gratuite, et nous visitons l’intégralité des salles exposant les collections permanentes. Art contemporain et Art européen sont les principaux attraits de ce musée, affilié à la réunion des musées Nationaux Français. Il est composé de deux bâtiments se faisant face reliés entre eux par un passage souterrain agrémenté par la présentation d’objets d’arts décoratifs. Nous nous rendons ensuite à la bibliothèque, très riche, où nous achetons de nombreux ouvrages. Nous nous offrons ensuite un long périple dans la Ville Souterraine et notamment la place Montréal Trust, le métro Peel, le centre Eaton, la place Ville Marie et la place Bonnaventure. Un dédale de galeries commerciales sur 5 niveaux de sous-sol. C’est la visite à ne pas manquer pour les inconditionnels du Forum des Halles. En mieux, bien évidemment, car là comme à Toronto, aucune délinquance, aucun phénomène de bandes ; on s’y sent en totale sécurité. Nous repérons les boutiques où l’on pourra venir faire quelques emplettes le lendemain, puis retournons à l’hôtel, plus que fatigués vers 17 heures. Quelque peu reposés, nous ressortons une heure plus tard pour une nouvelle ballade, à notre rythme dans le Vieux Montréal et sur le Vieux Port. Nous dînons rue Clark à deux pas de notre hôtel en plein quartier Chinois, où nous nous offrons un menu pour deux plus que copieux (décidément, ces Canadiens, ils doivent avoir peur de mourir de faim ), pour 25 $. C’est non seulement copieux, mais c’est aussi et surtout très, très bon. De retour dans notre chambre, nous nous “habillons” quelque peu afin de sortir ce soir. Nous nous lançons à la recherche d’un lieu où l’on pourrait danser, boire et écouter de la musique live, et pour cela, nous promenons rue Saint Denis, dans le quartier Berri-UQAM (Université du Québec à Montréal), rue de l’Ontario, Place des Arts et rue Ste Catherine, où nous serons témoins du seul acte de délinquance criminelle de notre voyage, une tentative de meurtre par balles en pleine rue ( règlement de comptes à première vue ). Nous aurons pu constater la façon dont les secours sont bien organisés dans ce pays, en moins de cinq minutes, plusieurs véhicules de police, de pompiers et d’ambulances seront sur place, la rue bouclée et les badauds virés par les forces de l’ordre. Le jeune homme visé s’en sortira finalement avec la vie sauve. Ayant dû faire demi-tour car la rue étant fermée, nous passons devant un club Cubain, où nous osons nous aventurer. Ce que nous n’avons pas regretté tant cette fin de soirée se sera bien passée (cocktails, salsa et bonne ambiance ).

JOUR 14. VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2002.

C’est au réveil que nous avons décidé de chambouler le programme initial des deux derniers jours, et de les “mixer”. Nous partons donc pour le Parc Olympique, après avoir acheté un titre de transport journalier à la station de métro Saint Laurent. Nous empruntons la “ligne verte” jusqu’à la station Pie IX, à bord d’une rame de type métro parisien, sur pneus, compte tenu que la RATP a réalisé les études d’ingénierie du métro de Montréal dans les années 60. Elle y a donc exporté son savoir “fer (!)” Arrivés sur place, nous nous dirigeons vers le Jardin botanique où nous nous procurons des entrées combinées où pour 45 $ à deux, nous pouvons accéder au Jardin botanique, à l’insectarium, à la Tour olympique et au Biôdome. Nous effectuons une rapide visite du jardin, mais toutefois plus axé sur les arbres que sur les fleurs ; un tour du parc en petit train ; puis de l’insectarium, petit espace consacré aux papillons, aux abeilles, et autres insectes en tous genres. N’ayant pas -ni l’un ni l’autre- de fibre “écolo-biologique” ultra développée, nous nous rendons faire l’ascension de la Tour de Montréal, érigée pour les Jeux de 1976, et qui a la particularité d’être la plus haute tour inclinée du monde. L’ascension s’effectue en funiculaire, très lent et n’offrant qu’une visibilité limitée, ce qui n’a rien de très impressionnant. Une fois au sommet, le poste d’observation offre un joli point de vue sur le Parc, les ex-installations sportives et sur le fleuve St Laurent, mais nous sommes quelque peu déçus car la tour ne se situant pas en centre ville, elle souffre de la comparaison avec la CN Tower de Toronto. Arrivés au Biodôme, nous avalons un petit déjeuner -tardif- salé, puis entamons la visite. Et là, c’est une très bonne surprise. Car ne sachant pas trop à quoi nous attendre, ce lieu (ex-vélodrome olympique réaménagé ) est d’un dépaysement le plus total. Moitié zoo, moitié serre, c’est en fait la reconstitution sous bulle des quatre écosystèmes américains : la forêt tropicale, la forêt des Laurentides, le St Laurent aquatique et le milieu polaire. La faune et la flore y sont à chaque fois présents. Le clou de la visite est évidemment la rencontre avec les pingouins jouant à plonger de leur banquise reconstituée. Pour retourner au centre ville. Nous empruntons cette fois le métro de la station Viau à la station Place des Arts, où nous sortons afin de visiter le Musée d’Art Contemporain. Pour 15 $, la visite se révèle très courte compte tenu du peu de “matière” à admirer. Seules de nouvelles oeuvres de C. Tousignant et une étonnante réalisation constituée d’entrelacements de magnétophones des années 60 trouveront grâce à nos yeux. Nous retournons à l’hôtel déposer nos affaires, appareil photo et caméra vidéo notamment, qui ne nous avaient pas quitté depuis le début ; afin de terminer notre journée ( et par là même ) notre séjour, dans la Ville Souterraine. S’en suit un repas chez PFK, où nous découvrons les frites “Poutine”, c’est à dire agrémentées d’une sauce chaude et de fromage fondu. Nous effectuons à présent une ultime promenade dans Montréal, puisque nous crapahutons jusqu’au Mont Royal ( qui a donné son nom à la Ville ), immense parc urbain surplombant tout le centre ville. Le plateau Mont Royal, à proximité, est lui un quartier à la fois résidentiel et cosmopolite sur lequel la nuit tombe pour (en ce qui nous concerne ) la dernière fois... Sans trop de nostalgie, nous décidons de passer la soirée au Casino de l’Île Sainte Hélène. Pour cela, nous empruntons les lignes orange et jaune du métro, et débouchons dans le Parc Jean Drapeau, du nom de l’ancien maire de Montréal, décédé en 1999, et surtout grand instigateur du métro. L’île sur laquelle a été construit le Casino est un îlot artificiel sorti de terre grâce au déblais du métro, pour l’expo’67. Nous jouons et perdons 10 $ dans ce Casino, encore plus grand et plus beau que tous ceux que nous avions vu auparavant. Nous assistons -sans jouer- à quelques parties de black jack, de roulette, ou d’autres vices de “tapis vert” ; puis regagnons en métro la place d’Armes. Nous dînons pour la dernière fois chez Mc Donald’s, puis allons nous coucher.

JOUR 15. SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2002.

Levés à 9 heures, nous préparons les bagages, réorganisons et équilibrons valises et sacs, afin de n’avoir que les deux valises et le sac de voyage à enregistrer. Nous restituons les clés, chargeons la voiture et réglons les frais de parking : 25 $. C’est enfin le départ de Montréal pour Laval, en banlieue Nord, par l’Autoroute 15, en direction de l’Aéroport. Compte tenu de l’heure ( il n’est que 11 heures ), nous décidons de sortir dans un centre commercial afin de magasiner ( terme québécois de “shopping” ) une dernière fois. Nous nous rendons chez Wal Mart, équivalent et néanmoins concurrent américain de Carrefour. Au vu du prix des travaux photos ( développement et tirage en double pour 7 $ la pellicule ), et ce, en une heure, nous retournons à la voiture chercher les 7 pellicules de 25 poses réalisées pendant ces quinze jours. Nous les déposons en attendant 13 heures pour les récupérer. Pendant ce temps, nous allons déjeuner dans un restaurant nous proposant un repas de “smoked meat”, spécialité Montréalaise de viande fumée, style palette à la diable. Ce bon repas nous revient à 15 $. Nous quittons, après avoir récupéré nos photos, ravis, Wal Mart en direction de Mirabel. Nous arrivons à 14 heures à l’Aéroport, stationnons notre Chevrolet Malibu à la place 27 de l’aire réservée aux véhicules Avis, puis nous dirigeons vers la zone d’enregistrement. La disposition des sièges en cabine Grand Large à bord d’un 747 étant différente de celle d’un A330, nous n’obtenons pas les places initialement attribuées. Nous serons aux sièges A et C de la rangée 73 ( au pont supérieur ). Faisant part de ses doléances à la responsable locale de la compagnie Corsair, celle-ci lui répond que le 747 assurera les rotations Paris - Montréal pour la saison hivernale, et ce à partir du 14 Septembre... Nous nous dirigeons à présent vers le stand Avis, où l’on nous facture, outre le dernier plein d’essence -ce qui était prévu-, des taxes sur l’air conditionné et la climatisation du véhicule, taxes votées dans un souci de préservation de l’environnement : 60 $. Cet aéroport est désespérément désert, car seuls Corsair et Air Transat exploitent encore des vols dans cette aérogare, condamnée à fermer son activité passagers à la fin de l’année 2002, au profit de l’aéroport de Dorval, plus proche du centre ville. Cette tentative -ratée- d’éloignement des terminaux aéroportuaires devraient faire réfléchir nos éminences Françaises quant à l’ineptie d’un “troisième aéroport” parisien... Bref, afin de contribuer à l’amélioration des aéroports canadiens, nous réglons 30 $ de taxes supplémentaires, et obligatoires, avant de franchir les formalités douanières et de police. Nous effectuons quelques achats en “duty-free” ( hors taxes ) dans la salle d’embarquement en “vidant” nos poches, et en ne conservant qu’un exemplaire de chaque pièce en souvenir ( du 0.01 $ aux 2 $ ). A 15 heures 30, le 747 immatriculé F-GSUN ( les trois 747-300 de Corsair se nommant respectivement -et humoristiquement- F-GSEA, F-GSEX et F-GSUN ), arrive en provenance de Paris. Nous embarquerons à l’heure, à 17 heures précises, en empruntant un curieux véhicule monté sur vérins hydrauliques permettant l’accès direct à bord des passagers. Nous sommes accueillis par un personnel de nouveau très courtois, et nous invitant à rejoindre le pont supérieur de l ‘appareil. Les fauteuils sont quasi - similaires à ceux du vol aller, avec toutefois moins de place aux jambes. Le chef de cabine a réussi le tour de force de faire rire et de se faire applaudir par tous les passagers tant son humour était le bienvenu. Tout au long du vol, il saura agrémenter les messages de sécurité de pointes d’humour très agréables, et qui ont eu le mérite de rendre les voyageurs attentifs... Trois coupes de Champagne plus tard, il est 18 heures, soit minuit à Paris, nous sommes donc déjà demain !

JOUR 16. DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2002.

Le décollage s’étant effectué à l’heure, le commandant de bord nous annonce une arrivée prévue à Paris / Orly Sud à 6 heures 10. Le personnel de bord -des hôtesses cette fois, contrairement aux stewards de l’aller- est toutefois plus guindé, mais nous sert avec professionnalisme nos dîners, au choix entre poisson et Boeuf Bourguignon. Le plateau de Fromages et de Desserts est moins appétissant qu’à l’aller, mais nous mangeons de la cuisine Française, cela suffit à notre bonheur. Une fois la nuit perceptible des hublots, nous regardons le film “Le Boulet”, succès comique sorti en salles au printemps. Film loin d’être transcendant mais qui nous offre cependant quelques franches rigolades. Nous survolons à présent l’Irlande, il est 4 heures 45. Les villes de Shannon et de Galway, repérées par le système de géovision sont illuminées. Le petit déjeuner nous est servi alors que nous n’avons pas vraiment faim, tout en traversant la manche entre Portsmouth et Deauville. Pains au chocolat, croissants, Boissons chaudes et froides à volonté, pas de doute, nous sommes en France ! Après un survol des Yvelines et de l’Essonne, notre paquebot de l’air se pose sur les pistes d’Orly Sud à 6 heures 10, comme prévu. L’aéroport ouvrant au public à 6 heures, notre appareil est le premier à s’y poser en ce 15 Septembre. Après un débarquement rapide et un passage aux formalités de police rapides, nous récupérons, en priorité nos bagages. Ensuite, c’est le retour dans l’univers RATP : Orlybus, RER, et Métro.
Lever du blocus à Kathmandou
by Grosminet · 2005-02-26 · 8 replies
Népal: les maoïstes mettent fin à leur blocus ATS, le 26 février 2005 à 14:31 KATMANDOU - Les rebelles maoïstes népalais ont mis fin à deux semaines de blocus installé pour protester contre le coup de force du roi Gyanendra. Une trentaine d'entre eux ont été tués depuis 48 heures lors d'affrontements avec les forces de sécurités.

"Afin de montrer notre grande responsabilité à l'égard du public, nous avons décidé de mettre fin au blocus des transports à partir de samedi", indique un communiqué du chef de la rébellion, connu sous le nom de Prachanda.

Le blocus imposé depuis le 12 février pour protester contre le roi Gyanendra qui a pris les pleins pouvoirs le 1er février paralysait les routes de province, notamment celles en provenance d'Inde, principale source d'approvisionnement, et toutes celles menant à la capitale, isolée.

Prachanda a toutefois averti qu'une grève générale serait décrétée le 14 mars si le roi ne renonce pas à ses pouvoirs exceptionnels. Le monarque avait proposé aux maoïstes de rouvrir des négociations de paix mais ils lui ont répondu par la mise en place du blocus.

La fin du blocus intervient alors que le Népal connaît son plus net regain de violence depuis le 1 février. "Au moins trois douzaines de maoïstes" ont été tués dans cinq affrontements "violents" jeudi et vendredi avec les forces de sécurité dans le district de Kailali (ouest), ont annoncé vendredi les autorités militaires locales dans un communiqué
Voyage de Noces à Bali?
by Themis23 · 2005-02-09 · 19 replies
Bonjour à tous,

Voilà, nous comptons partir en voyage de noces debut juillet mais nous hésitons énormément sur la destination.

Nous aimerions partir en Asie, dans un endroit complétement dépaysant, . Ce qui nous intéresse avant tout ce sont les curiosités naturelles. les paysages grandioses. On nous a parlé d'un circuit de 15 jours à Bali. Qu'en pensez vous. Est ce un endroit paradisiaque?

Merci de nous aider, il serait temps de réserver!

Thems
Les Philippines, pour changer
by Lepiaf · 2004-08-13 · 32 replies
Dimanche 19/10/2003

Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.

Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.

Lundi 20/10 22H

Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.

Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.

Mardi 21/10 le soir

Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.

Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.

Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.

10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.

Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.

Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.

Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.

Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.

Mercredi 22/10, le soir

Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.

Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.

Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).

Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.

Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.

Vendredi 24/10 9h

Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.

Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.

Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.

Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.

De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.

Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.

Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.

Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.

Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.

Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?

A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.

A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.

Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'��le est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.

Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.

Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.

Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.

Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.

Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.

Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Rencontre en Belgique le vendredi 30 juillet 2004
by Parvat · 2004-06-29 · 121 replies
Alors une fois, c'est pour quand cette rencontre au plat pays? 😎 Ch'propose le vendredi 30 juillet en fin de journée, je vais voir après un "petit" resto bien sympa :) On peut aussi se voir plus tôt, et faire une petite visite de Bruxelles? Envoyez vos idées, vos envies :)

Ceux qui veulent passer le weekend, ya un super festival de world musique le 31/7 et le 1/8 "
http://www.esperanzah.be/"; Avec entre autre... Susheela Raman, lasha, et tant et tant d'autres...

"Les 30, 31 juillet et 1er août 2004, Esperanzah! fera, pour la troisième année consécutive, vibrer les murs et les jardins de l'abbaye de Floreffe, près de Namur (Belgique).

Véritable souk musical et gastronomique, ouvert sur la découverte et la convivialité, en trois jours, Esperanzah! fait le tour du monde des musiques festives, engagées, nomades et plurielles.

La troisième édition d'Esperanzah! promet d'être encore plus festive, engagée et colorée que les deux premières éditions.

La programmation continuera à encourager les métissages musicaux, les points de rencontre entre le traditionnel et le moderne, entre artistes confirmés et nouveaux artistes en recherche, entre les musiques d'origines et les musiques actuelles, les musiques de partage, d'échanges, ouvertes, généreuses, engagées, tolérantes…

Esperanzah!, un festival pour ceux qui rêvent d'un autre monde, pour ceux qui croient qu'il est possible de croire en l'Homme à travers la musique… Esperanzah!, la révolte tranquille.

En collaboration avec le Centre National de la Coopération au Développement, le Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde et Credal, Esperanzah! a choisi pour thématique de sa troisième édition l'annulation de la dette du tiers-monde.

Du vendredi au dimanche, interventions spéciales et animations associatives sensibiliseront le public à la nécessité d'un changement radical du système financier international.

A l'issue du Festival, l'équipe se propose d'organiser, à la demande de quelques artistes africains, une première assemblée de musiciens : " Le Forum des Musiciens Africains solidaires ".

Outre la programmation musicale, Esperanzah! regorgera d'animations, de restos et de stands associatifs et humanitaires aux revendications diverses, ajoutant au festival une nouvelle dimension."

Et puis l'Abbaye de Floreffe, c'est aussi...

http://www.abbaye-de-floreffe.be/fr_new/produit.htm 😉

Ya un camping, des chambres d'hôtes, tickets online, tgv Paris Namur puis navette, etc...

Qui sera là vendredi? j'espère

Simba P'tite Marie Solette (?) Parvat.................
Du lever du soleil au lever de lune - South Africa 04
by Simba · 2004-06-20 · 23 replies
Voilà 13 ans d’abstinence …à feuilleter mes vieux bouquins sur le Rwanda, le Kenya …à rêvasser en regardant les photos de la faune africaine qui tapissent mon salon, à m’attarder sur le collier massai, coloré et auquel il manque quelques perles, à écouter (dans le noir le plus absolu) ces cris d’animaux sauvages qui proviennent du bush, à scruter le ciel pour voir si les étoiles scintillent comme là bas … 13 longues années (13 comme je l’aime ce chiffre pourtant !) …avant de me dire que je tournais les talons à mes nombreux voyages européens pour retrouver la terre ocre qui a bercé mon enfance. Trop longtemps j’ai attendu …trop de choses à découvrir sur place et cette sensation d’avoir eu trop peu de temps encore (pourtant 24 jours) …Mais une certitude, celle d’y retourner sans jamais plus laisser le temps s’écouler si longuement.

12.07.03 : date de mon 1er post sur ce forum pour savoir si ces retrouvailles se profilaient davantage vers l’Afrique de l’est (connue) ou vers l’Afrique australe (inconnue).

Et puis le « coup de grâce » 🤪…cette nuit d’octobre 03, à feuilleter les photos de l’album d’un VFiste, sur l’Afrique australe … A se « contaminer » mutuellement par cette passion. Et là plus de doute … Cette savane me manquait trop…La certitude devenait une évidence.

Décembre 03 : Ca y est ! Dans un Paris glacial …je « booke » pour l’Afrique du Sud ! Mélange de sensations : entre l’excitation tangible et progressive d'y être 🙂 et la peur de retrouver ce continent, de lire toutes ses nuances avec d’autres yeux, que ceux d’une enfant et d’une adolescente. 😕

22.06.04 … 6h10 du matin : Tous les 4 ont y est et enfin j’y suis … 1er pied posé sur le sol Sud africain … Le tarmac de Johannesburg … Mes souvenirs se voilent (comme ce qui se dégage des réacteurs de ces gros zincs qui sont sur la piste) …Dans une forme de silence, je savoure ce tout premier moment, en « tête à cœur » avec moi-même. 😊😊

PRETORIA

Cette ville découpée de façon géométrique, comprend une multitude de longues avenues. Si on n’y fais pas gaffe et qu’on rêvasse un peu comme moi 😉…on revient sans arrêt sur la même route ou peut-être, est-ce celle juste d’à côté qui lui ressemble tant ! Les herbes sont rases et jaunies mais déjà ça sent bon la nature qui pousse sur ce sol rouge ! Des 10zaines de camionnettes (blanches) klaxonnent à la première vue d’un piéton, histoire de voir s’il souhaite pas embarquer dans le taxi et venir grossir le nombre de passagers qui se trouvent déjà à l’intérieur, juste le temps d’un lift quelques km plus loin et de quelques rands. Mais Pretoria c’est aussi cette image contrastée de proximité avec cette population qui déambule dans les rues, ces téléphones publics (vraiment publics, la conversation profite à tte la rue !😏) …juste posés sur une simple tablette en bord de route (on se demande parfois comment ils sont raccordés) et cette image d’éloignement et de protection à outrance avec toutes ces habitations calfeutrées derrière des barrières électrifiées, des barbelés, image saisissante, interpelante …😮

Une première immersion au cœur d’une fête populaire, à l’occasion des 10 ans de liberté (1994 la nouvelle Afrique du Sud naît : premières élections multiraciales, un nouveau drapeau est adopté, l’hymne national (Nkosi Sikelele, jadis chant de lutte de l’ANC) est accepté et Nelson Mandela est élu président) . On ne pouvait mieux tomber, pour un premier contact : ça chante, ça danse, ça se mélange et déjà je m’étourdis au son des tam-tams …me sentant en communion avec cette liberté, la leur, la mienne.

Avant de m’effondrer sur le lit de ce cabanon de jardin tout coloré d’un backpackers … C’est que la nuit tombe raide comme un couperet ici : A 17h30 Dame nature signale l’extinction radicale des feux 😎 et puis 12 heures d’avion et quelques lampées d’Amarula ça aide !!!

TIMBAVATI NATURE RESERVE

5 heures de route depuis Pretoria …en passant par Hoedspruit dans cette camionnette rouge …au volant Ben et Nathalie. Un couple de hollandais vachement sympa, qui ont tt claqués il y a deux ans pour rejoindre l’Afrique et parcourir les réserves.

Ah ! Le bush ….Plus on s’en approche et plus il est là perceptible, par ces hautes herbes sèches et folles qui frétillent, ces arbres mopanes, ces épineux, cette odeur que seule la savane est à même de dégager, d’enivrer 😊… Les mirettes bien ouvertes 😮, je n’en perds pas une miette.

Dès l'arrivée au lodge, c’est ce petit vervet habitué des lieux qui fut mon premier contact direct avec ce rdv que j’attendais tant. Parcourant mes bras avec une agilité qui n'a pas son pareil, sautillant sur ma tête, s’adonnant à cœur joie avec ma longue tignasse blonde …Gaffe, cependant, aux impulsivités de la mâchoire ! Petit l'animal mais « maous costaude" quand même la dentition!😉

5 jours au cœur de ce paradis terrestre … à se lever tôt le matin (5h00) et à s’endormir tôt la nuit (20h30), après une séance de « bush TV » (= feux de camp)…C’est accompagnés du pisteur et des rangers (Louis ou André) que nous ferons les découvertes matinales et les Night drive.

Du lever du soleil au lever de lune …le ciel se tapisse d’une couleur que seuls les cieux africains offrent : Bleu azur avec peu de nuages, boule de feu ronde, jaune éclatante …qui finit par apporter des nuances orangées, rouges vives, dès qu'il se couche pour laisser la place à une autre boule ronde (la lune) qui se glisse parmi toutes ses étoiles.

Girafes (majestueuses et gracieuses, surtout quand elles s’abaissent pour se désaltérer à un point d’eau) – Impalas – Duikers – waterbucks – Phacos (les petits clowns de la savane, à la queuleuleu …du plus grand au plus petit, la queue élevée …comme pour mieux émettre un signal d’alarme !)– éléphants (on s’incline devant ce maître imposant des lieux !) – buffles – serpent – araignées (si !si ! de toutes tailles et de tout coloris!🤪🤪) – oiseaux multicolores – rapaces - zèbres – hippos – Chacals – Hyène - mais aussi léopard et les célèbres lions blancs.

Le plus beau spectacle animalier nocturne (bien imprimé sous la casquette (t'inquiète pas Vilcanota !)) me fût offert par ces fauves aux billes rondes. …Nuit noire, le moteur du véhicule coupé …à regarder et écouter les hurlements conjoints de 6 lions : 2 allongés sur la piste (3m), repus d’avoir bien bouffé la veille …2 autres, à droite du véhicule sous les acacias, un 5ème qui ère, je ne sais trop où et qui s’époumone et enfin le 6ème (1, 5 m) calfeutré derrière un bosquet sur ma gauche ! Quasiment jamais éclairé celui là …C’est le moment de développer ces yeux de lynx (n’est pas merlin !😉) histoire de s’assurer qu’il reste bien à sa « plaplace »😏😏😏 …Mes fesses posées sur le siège de ce 4 x4 complètement ouvert, j’ai du mal à retenir mon souffle …absorbant sans retenue le spectacle qui se déroule sous mes yeux, affinant mon acuité auditive et cherchant à détecter tout mouvement possible d’une seule de ces crinières. Autant dire que même, si j’avais déjà vécu ce spectacle dans le parc Akagera …l’instant ne peut faire que frissonner, le souffle s’accélère et ça fou aussi de la buée sur l’objectif photo 😄😄("Shoote shoote" on me dit à voix basse …j’veux bien moi mais j’y vois plus rien !😕)

Mais TIMBAVATI, c’est aussi la rencontre avec des hommes et des femmes, dont Olivia …petit bout de femme à la peau ébène, au regard triste et au visage qui exprime qu’il a déjà vécu bien des affres. Elle bosse dans cette réserve depuis une dizaine d’années maintenant …coupée de sa famille qui vit à Pretoria et qu’elle n’a pas revu depuis si longtemps.😐 Touchés par son histoire, on passe les temps libres que nous avons à discuter avec elle, nous inclinant devant tant d’humilité. Au moment du départ …discrètement on vide nos poches des rands que nous avions ...Si cela peut lui permettre de rentrer chez elle, ne fut ce qu’une fois.

Ah ! l’Afrique palpitante, colorée mais aussi tellement contrastée !

KAPAMA CHEETAH BREEDING FARM

Centre dont l’objectif est de permettre la sauvegarde et la reproduction des guépards mais aussi des Lycaons. Le Guépard est un animal, qui s’est vu amputer pas mal de son territoire par l’extension des fermes en tt genre. Ne sachant pas exister dans des paysages montagneux ou de forêts, il a besoin d’étendues et de plaines pour pouvoir courir et chasser. Les objectifs de ce centre sont louables : préservation de l’espèce, plan d’action pour limiter la chasse à l’égard de cet animal, recensement et localisation de sa population dans les réserves, réintroduction dans des milieux appropriés. Seul petit bémol, la taille de ce centre en fait un lieux beaucoup trop fréquenté et l’on se demande si au bout du compte, notre visite ne va pas encore une fois de plus ajouter un cran supplémentaire au dérangement de l’animal 🤪…qu’il soit simple ou royal.

MOHOLOHOLO REHABILITATION CENTRE

De nombreux animaux sont ici apportés, recueillis, soignés dans l’espoir de les rendre à la vie sauvage un jour. Mais réalistement, certains d’entre eux termineront leur vie dans ce centre n’ayant plus aucune chance de survie individuelle dans le bush 🙁. Des rapaces, dont certains se sont cassés les ailes et ne pourront plus jamais voler …des charognards empoisonnés pour avoir ingurgité les restes d’une carcasse, contaminée (certains chasseurs empoisonnant sciemment les ongulés avec pour objectif de capturer le fauve qui en fera sa proie) …Et voilà comment la connerie humaine sabote purement et simplement la chaîne alimentaire et la vie sauvage !😠😠 Des lions aussi s’y trouvent, rapatriés de zoo européens qui ne savent plus quoi en faire une fois qu’ils ont fini de les utiliser au service d’un spectacle outrancier !!!

Une visite qui fou quelques paires de claques radicales à celui qui se sent sensibilisé par la protection animalière et l’espace d’un instant on se dit « Dur d’être un être humain !!! Pas vraiment fiers non plus ! »😕

BLYDE RIVER CANYON - LES POTHOLES – THREE RONDAVWELS – GOD’S WINDOW

Voilà aussi un morceau de puzzle de l’Afrique qui fait que je me sens au bout du monde … La diversité et l’étendue des paysages! A perte de vue, sans jamais s’en lasser …Quand le relief bleuté des montagnes semble toucher l’horizon du ciel, quand les plaines semblent disparaître comme le flou d’un mirage.😊

Blyde River Canyon est la 3ème plus grande gorge au monde, taillée dans le massif du Drakensberg, elle offre des panoramas extraordinaires et une grande variété de formations géologiques (qui datent de millions d’années !) …Des trois Rondavels (paysage ayant pris la forme de huttes traditionnelles zouloues) …Aux marmites du géant (les Potholes), les falaises passent par une diversité de couleurs et tombent à pics dans l’eau turquoise …God’s Window où le panorama offre une vue à 180 °, sur la forêt tropicale, les plantes grasses qui s’agrippent aux falaises.

Le lieux aussi où « l’African Market » jalonne les rues …des marchands qui négocient leur production artisanale …en prenant le visiteur par le bras tout sourire aux lèvres, le congratulant « d’un my friend, my friend » comme pour mieux l’accaparer …Donnant un petit coup de cirage rapide sur les « big five en bois » exposés …histoire de mieux convaincre l’acheteur potentiel 😏😏. Un lieu magique où les autres ont bien eu du mal à me récupérer 🤪 tant je m’y sentais comme chez moi …m’étourdissant de ces objets africains qui me font littéralement fondre et rigolant, discutant avec mes hôtes.

NELSPRUIT

Juste un stop Over …pour une nuit chez Dave (dans un bacpackers), le genre de mec baba cool qui s’acharne à nous placer les 4 uniques mots en français qu’il connaît dans la moindre de ses phrases, lorsqu’il s’adresse à nous : « madame – monsieur – Paris et je t’aime ! »

Nelspruit, c’est là aussi que nous quittons Ben et Nathalie…promettant de nous écrire et de s’échanger les photos de la fabuleuse scène nocturne des lions ! Photos pour nous et enregistrement sonore pour eux !

C’est là aussi que nous prendrons le véhicule de location pour redescendre jusque Durban. Premiers essais de la conduite à gauche, calage, contrôle de réflexes mais surtout parties de fous rire garanti tant l’apprentissage ne fut pas sans peine pour une certaine !!! 😏🙂😉

SWAZILAND ET MLILWANE WILDLIFE SANCTUARY

Petit pays de collines, le Royaume des Swazis est enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, avec une monarchie absolue du Roi Mswati III. Les démarches pour y pénétrer, se limitent à quelques coups de tampons successifs sur le passeport, à remplir quelques formulaires …en réglant son rythme sur l’horloge africaine du « polé » polé » …Lors du transit dans la zone d’immigration surpeuplée ! Bref faut pas être pressés!😉

Réserve de Mlilwane … paysage de savane herbeuse, de collines et de plans d’eaux …Où l’on n’a aucune difficulté d’approcher les hippos, crocodiles, gnous, zèbres, Nyalas et autres antilopes … à pied, en vélo ou à cheval, tellement leur population est concentrée et leur passage dans le Rest camp fréquent (qu’il est bon de s’endormir avec une impala juste devant sa fenêtre éclairée seulement avec les lueurs que dégagent le feu de camp 😊) !

Faire de l’équitation dans une réserve …En voilà une bonne idée surtout pour les non initiés ! 🏴‍☠️Entre paradis et cauchemar cette expérience. 9 h du mat on se lance …8 chevaux sont attelés …6 voyageurs et 2 guides pour la promenade en pleine brousse ! Chacun à son tour y grimpe et dans la seconde qui suit nous voilà parti, sans aucune consigne quant à la manière de guider les « étalons »!🤪 Lâchés, largués en pleine brousse …Le 1er 1/5 d’h se passe tranquillement …chacun ayant l’impression que finalement son statut de débutant est gérable … 1er ¼ h …qd soudain surgit d’un bosquet une impala, affolant le cheval du 1er guide qui résiste, faisant chavirer quelques cavaliers à 3 m du lac (où n'attendent que les crocos dont l'orbite ne perd rien du spectacle qui est en train de se jouer), dispersant les autres chevaux qui se lancent dans un galop effréné hors piste !!!

Au secours ! Comment fait-on pour ne pas connaître le même sort que les autres et chuter !!!!

A terre, certains dont les vêtements ont pris en une traite la couleur ocre de la piste …les cheveux en pétards et plein de poussière décrètent qu’ils poursuivent à pied et refusent de remonter sur l’animal😠 … Avant de se raisonner et de se dire que s’ils n’y remontent pas de suite …ils ne le feront probablement plus jamais. Chapeau bas à eux !

Heureusement cette chute n’aura coûté que quelques frayeurs et la mort instantanée de mon objectif 300 mm qui était au cou d’un des guides qui lui aussi s’est retrouvé face contre terre.

Dure épreuve pour moi que ces 45 minutes qui ont suivies 😐…la peur de valser à mon tour …et surtout dur de gérer émotionnellement un divorce affectif de 21 longues années. J’avais 13 ans au Rwanda quand j’ai perdu ma meilleure amie dans un accident de cheval …j’avais juré que le temps passerait longtemps avant que je ne puisse me réconcilier avec cet animal et que le jour où je le ferais cela ne pourrait être qu’en Afrique.

Entre ces gouttes de sueur qui dégoulinaient sur mon front, la peur qui me tenaillait au ventre et l’apaisement d’avoir enfin pu pardonner à la vie de m’avoir pris cette petite fille aux yeux ébènes … j’ai vécu en 45 min …l’histoire de tte ma vie : mon amie, l’Afrique et les animaux … je n’oublierais jamais tous ces regards que j’ai lancé vers le ciel, durant cette balade …En paix, je suis à présent.😊

Le Swaziland, c’est aussi le spectacle fabuleux des danses traditionnelles Swazis, autour d’un feu de camp. Drapés dans une pièce d’étoffe de couleur pourpre ou vêtus d’un tablier en peau de bêtes …Ces pieds nus, juste ornés de bracelets de fruits séchés, fracassent le sol poussiéreux après une levée surprenante de jambes.

C'est aussi ... ces regards et ces sourires de gosses qui nous sont donnés comme un des plus beau cadeau de la vie …parce que tt simplement on leur a offert quelques bonbons et bics (pour aller à l’école) …

ESTUAIRE DE SAINT LUCIA

Séparé de l’océan indien par un étroit cordon (l’estuaire), le lac de Saint Lucie est une vaste étendue d’eau saumâtre. Végétation de marais (où papyrus et roseaux poussent à foison), de mangrove à palétuviers, de dunes. La faune y est abondante, tortues, buffles, plusieurs espèces d’antilopes, une grande variété d’oiseaux mais surtout dans l’estuaire les crocodiles pullulent et les hippos ne sont pas en reste ! « beware Hippos » comme l’affichent clairement les panneaux !

HLUHLUWE – UMFOLOZI GAME RESERVE

Véritable coup de cœur que sont ces deux réserves 😊…On y passe aisément de l’une à l’autre et elles affichent un paysage bien différent. Hluhluwe (à prononcer « Chluchluwi ») arbore d’avantage de collines et une végétation dense à épineux - Umfolozi, plus sauvage envoûte par ces plaines jaunes voire rousses parsemées de quelques acacias.

Immersion totale dans la brousse sauvage et rencontre fabuleuse avec la grande population de rhinocéros (tant blancs que noirs) qui la compose. Koudou, Nyala, Python ..

Ici on arrêterait le temps, par moment …tellement cette flore et cette faune sont saisissante, ne se lassant jamais d’être dans ce lieu où peu d’humains y sont mais où crépitent tous ses bruits de la nature …On l’accélérerait à d’autres : comme cette charge de gnou (hé ! oui ! il devait avoir mal digéré ce qu’il avait brouté !😕) et pire d’éléphant ! Qd le réflexe devient sauveur … on n’enclenche jamais aussi vite une marche arrière, même sur une piste de terre !😮😕😏

DURBAN COAST

L’océan Indien qui vient fracasser ses hautes vagues sur les rochers, un endroit bien plus animé où indiens et Sud africains se mélangent …se confondent …Hormis cela, Durban ne sera à l’avenir qu’un stop Over …tant d’autres régions sont à mes yeux bien plus riches à découvrir. Petit break cependant bien mérité ou imposé pour moi (36 heures au lit, sous une chaleur bien plus étouffante que dans le reste du pays … expulsant la tourista qui m’a attrapée !🤪)

LE CAP OCCIDENTAL

vol interne entre Durban et Cape Town …C’est que 17 jours se sont déjà écoulés;

CAPE AGULHAS : Le pointe sud de l’Afrique …l’endroit où l’on se trouve entre deux océans (Indien et Atlantique) .. Endroit magique où l'on assiste à cette communion. Subjuguée, je fus par ce lieu qui offre bien plus qu’une simple plaque posée indiquant qu’on se trouve à la rencontre des 2 océans. La sensation d’être au bout du monde …infiniment petit face à la puissance de la nature (terre, ciel et océan) qui explosent tous nos sens !🙂🙂

LA PENINSULE DU CAP : de Muizenberg à Camps Bay, en passant par Fish Hoek, Simon’s Town, Boulders (et ses pingouins africains), Chapman’s Peak …Une route côtière enchanteresse avec ttes ces petites plages de sables blanc nichées dans des criques où les eaux varient du turquoise au mauve cuivré au moment du soleil couchant.

CAPE OF GOOD HOPE NATURE RESERVE : majestueuse réserve qui séduira le moindre amoureux de la nature, Cap de Bonne Espérance Et Cap point. Encore une fois, se trouver à la pointe de la péninsule du Cap …C’est s’ouvrir sur l’immensité des flots émeraudes de l’océan Atlantique. Les rochers y sont battus par le vent, les babouins nombreux et prêts à piquer le moindre soupçon de nourriture qui traîne, les autruches observent d’un air un peu stupide et stupéfiant le visiteur !😏

TABLE MOUNTAIN : Cette montagne plate, culmine au dessus de la ville du Cap, entre Signal Hill et Lion’s Head. Le sommet est accessible par le cableway (téléphérique) …la vue est impressionnante et les sensations garanties 🤪😛(surtout quand on y monte seule parce quel les autres se dégonflent !!! et que approchant le sommet la nacelle dont le sol pivote, est violement secouée par le vent) Mais bon, une petite frayeur (pour ceux qui ont le vertige) vaut largement le coup du spectacle ! Une fois en haut …On a quasi l’impression d’être un voisin proche des nuages et la vue s’étend à profusion sur la ville du Cap, sa péninsule et Robben Island (lieu symbolique où tristement Nelson Mandela et ses compagnons furent emprisonnés 18 longues années au temps de l’apartheid).

LE WATERFRONT : front de mer, étalage de boutiques luxueuses dans le Victoria Warf Shopping dénotant de manière outrancière avec les bidonvilles du Cap 😕. Je n’ai préféré qu’en retenir deux images : celle de cette ambiance « genre Louisiane » où de nombreux Sud africains, le visage ridé, les cheveux grisonnants vous gratifient d’un sourire quand vous faite tomber quelques rands dans le chapeau qui jonche le sol, pour les remercier d’apaiser le contraste de ce lieux par quelques morceaux de jazz joués. Et celle de la ballade avec Chris …dans un petit bateau, un peu scabreux 😏 qui attendait ses premiers clients à côté de nombreux voiliers qui dérangent tant ils supputent le luxe ! Un petit tour …la ville du cap vu de l’océan (effet miroir ou image renversée), un éclat de rire face à ses otaries qui se font dorer au soleil …et la promesse de ne rien dire si cela ne nous a pas plu!😉

LES TOWNSHIPS : La plus grosse claque jamais prise depuis longtemps ! 😕😐🙁 Des km et des km de bidonvilles entre l’autoroute N2 et False Bay. Des milliers d’habitats (si tel peut en être le nom) accolés les un aux autres …façonnés en tôles ondulées …avec un toit qui ne tient qu’avec des pierres ou de vieux pneus ramassés …Le tout bien concentré derrière des barrières ! Comme pour mieux isoler, distinguer, étiquetter! Un spectacle qui soulève le cœur au sens propre comme au figuré ! 🤪 Comment peut on se sentir face à cet étalage de conditions de vie précaire ? Une image, des gens (dont cette femme atteinte du virus HIV avec un bébé dans les bras) gravés à jamais dans ma mémoire …Comment le monde, peut-il être si beau et si laid à la fois …si doux et si cruel ?

STELLENBOSCH – FRANSCHHOEK : ou un petit détour au pays de la vigne ! Ne ratez pas Franschhoek, si vous êtes amateurs (trices) de bon vin … Mais mangez un petit quelque chose avant et après ou faites vous conduire ! 😛 C’est plus sûr ! Les routes sont assez vallonnées et la police locale assez sévère en matière de roulage (En Afrique du Sud, il y a une quantité de radars et quand ils sont signalés, c’est pas comme en Belgique, ils sont bien là ! A bon entendeur !😉)

HERMANUS : Ayant eu l’immense chance d’apercevoir 2 baleines du Côté de Simon’s Town …on a poussé une pointe jusqu’à Hermanus, le lieu dit pour l’observation de ces cétacés. Et quelle ne fut pas notre surprise de terminer ce séjour, par le spectacle offert par cette magnifique baleine (elles arrivent de l’antarctique) …A 15 m … Plus besoin de jumelles …seules les pupilles explosent et se régalent jusqu’à la tombée de la nuit …grappillant la moindre seconde de luminosité qui reste … Ce spectacle nous a fait louper la flamme olympique qui se trouvait à Cape Town ce jour là (12.06.04) mais qu’importe … c’est cette touche finale que je voulais garder !😊

Plus jamais …je ne resterais aussi longtemps sans refouler ce continent … C’est une promesse que je me fais à moi-même … je ne peux oublier cette magie diverse, palpitante, colorée et contrastée (trop contrastée).

Du lever du soleil au lever de lune …tant à y voir …ENCORE.

PS : Merci à « HugyVFiste les bons tuyaux » (il se reconnaîtra) 😉, sans qui ce voyage, en roue totalement libre, n’aurait pas été une réussite.

Quelques photos devraient prochainement accompagner ce carnet ...mais là je souffle un peu!😛
Discussion: Bridges of the World July 2026
by Rouquine38 · 2026-07-01 · 345 replies
This is where you can chat about bridges... let’s get the conversation started! 😊

3 semaines à La Réunion - mai 2010
by Oliv2019 · 2010-07-10 · 17 replies
Après quelques carnets de voyage sur l'Ouest Américain, je vous propose cette fois-ci un voyage aux antipodes : l'île de la Réunion.

Notre voyage s'est effectué du 23 mai 2010 au 9 juin 2010, soit à peu près 18 jours sur place et 22h de transport aller retour ! Nous avions peu de temps pour organiser le voyage (1 mois) et probablement que certaines choses auraient pu être faites différemment (par exemple ne louer la voiture qu'après avoir fait le tour des 3 cirques à pied) mais nous n'avons rien regretter, vraiment rien ! Nous avons fait le voyage à deux.

Quelques informations pratiques pour commencer :

Budget : 2 000 euros par personne pour 18 jours.

Réservations : faites à l'avance sur internet ou par téléphone. Nous avons principalement loué des chambres d'hôte, des gîtes et quelques hôtels.

Saison et temps : Nous étions là-bas en pleine saison morte (mai - juin), ce qui veut dire qu'il y avait très peu de touristes :-). Le temps fut dans l'ensemble beau hormis 2 jours où il a plu ce qui nous a empêché de faire le trou de fer et Takamaka.

Quelques appréciations sur les endroits où nous avons logé :

Grand îlet : Chez Liane Bonald (chambre d'hôte) : propre, chambre un peu petite.

Roche Plate : Chez Judex Thomas (gîte) : propre mais sommaire.

Marla : Chez Fanélie César (gîte) : très bien. Propre et spacieux.

Hell Bourg : Le relais des Cimes (Hotel) : très bien (réduction avec le guide du routard en plus !)

Bois Court, Plaine des Cafres : L'Estagnon (gîte) : Super. Notre grand coup de coeur du voyage !

La Plaine des Palmistes : Le Conflore du Piton (chambre d'hôte) : moyen sans plus.

Saint Philippe : le domaine du Vacoa (gîte) : très bien. Super propre, confortable et spacieux. Superbe vue pour le petit dej !

Cilaos : Les Aloes (Hotel) : Propriétaire très sympa. A besoin d’être un peu rafraîchi…

Saint Gilles : Novotel (hotel) : piscine en travaux (merci le marteau piqueur !), décoration un peu vieillotte, mais bien placé, bof bof pour le prix dans l’ensemble…

Et aussi une petite carte du parcours (en bleu les routes empruntées, en rouge les endroits où nous avons marché ou roulé (VTT))



Et enfin une petite recap de ce que nous avons fait avec quelques appréciations :

Cascade Niagara (point de vue) : *** (la cascade la plus large que nous avons vu, bon rapport temps passé/plaisir) Bassin Nicole (petite marche, point de vue) : ** (sympa pour commencer et se remettre de l'avion) D51 à travers la plaine des fougères (route) : * (vue panoramique sur la côte Sainte Suzanne) Cascade du voile de la mariée - Cascade Blanche (point de vue) : *** (à coté de la route vers le cirque de Salazie) Col des Boeufs -> La Nouvelle -> Roche Plate (randonnée) : ***** (cirque de Mafate, très longue randonnée) Roche Plate -> Trois roches -> Marla (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Marla -> Plaine des Tamarins -> Col des Boeufs (randonnée) : ***** (cirque de Mafate) Ilet à Vidot -> Grand Sable - Ilet Trou Blanc -> Ilet à Vidot (randonnée) : **** (cirque de Salazie) Hell Bourg (visite) : ** (visite de la ville et ses maisons créoles) Maison Folio (visite) : **** (jardin et maison créole à Hell Bourg, visite intéressante) Bassin la paix - Bassin la mer (randonnée) : *** (vers Abondance) Cratère Rivals et belvédère du cratère Chateaufort (randonnée) : ***** (magnifiques couleurs des coulées de lave, des cratères et des cheminées) Sentier botanique de Notre dame de la paix (petite randonnée) : ** (point de vue remarquable sur la plaine des remparts, marche sans grand intérêt sinon) Plage d'Etang Salé (plage) : ** (plage de sable noir) Croc Parc (visite) : *** (y aller pendant que les crocodiles mangent !) Temple Tamoul de Saint Pierre (visite) : ** (se déchauser dans l'enclos) Plage de Saint Pierre (plage) : * (on y était pour un coucher de soleil) Piton de la Fournaise- Cratère Dolomieu (randonnée) : ***** (montée sur le principal cratère du piton de la fournaise) Eglise de Saint Anne (visite) : ** (eglise démeusurée mais en travaux de rénovation..) Pont suspendu de la rivière de L'est (visite) : * Eglise Sainte Marie des laves de Piton Sainte Rose (visite) : * Anse des cascades (visite, petite marche) : *** Le grand Brulé (visite, route) : *** (coulées de lave descendant jusqu'à la mer) Puit Arabe et pointe de la table, jardin volcanique (petite randonnée) : *** (vacoas, coulée de lave et falaises de lave) Cap méchant (visite) : ** (falaise de lave) Jardin des parfums et des épices (visite) : ***** (visite d'un jardin botanique) Anse de Vincendo (visite, petite ballade) : *** (souffleurs impressionants) Rivière Langevin : cascade noire et cascade des galets (petite ballade, route) : **** Plage de Grande Anse (plage) : *** (plage sympa mais pas vraiment possible de se baigner) Grand Bassin (randonnée) : **** (assez dure, un petit coté Mafate) Cilaos -> Cascade de Bras Rouge -> Bassin Bleu -> Cilaos (randonnée) : ***** Cilaos -> La Chapelle (randonnée) : ***** Col du Taïbit (randonnée) : ***** La ravine Saint Gilles (petite randonnée) : **** (petite rando dans les canaux, raffraichissant) Plage de Boucan Canot (plage) : **** (snorkeling, détente) Plage de l'hermitage (plage) : ***** (snorkeling, magnifique) Descente du Maïdo en VTT (ballade en VTT) : *** (sympa)

Dimanche 23 Mai 2010 - Arrivée - Cascade Niagara - Bassin Nicole - Grand Ilet

Cela fait maintenant 1 mois que l'idée de découvrir la Réunion nous a traversé l'esprit et ca y est nous y sommes ! Aéroport Roland Garros, il est 9h30 en ce dimanche 23 Mai lorsque nous foulons pour la première fois le sol réunionnais. Nous avons choisi de faire l'aller de nuit afin de profiter d'une journée pleine à notre arrivée. Avouons tout de suite que la nuit fut quand même très courte mais l'excitation de cette première journée nous a vite fait oublier la fatigue du voyage.

Nous partons directement chez le loueur de voiture (europcar) pour récupérer la clio que nous avons réservé. Les bagages dans le coffre et nous empruntons la N2 direction Sainte Suzanne. Nous avons en effet décidé de faire le tour de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre en intercalant côte et intérieur de l'île.

Premier arrêt au centre commercial du quartier français à l'entrée de Saint Benoit afin de faire des courses. Nous avons en effet prévu de partir 3 jours dans le cirque de Mafate dès le lendemain et nous achetons de quoi nous ravitailler. Tout se passe bien jusqu'à ce que nous repartions du parking de l'hyper. Enfin repartir n'est pas vraiment le mot exact. En effet, nous nous sommes retrouvés bloqués 45 min dans le parking sans pouvoir bouger. Et subitement tout s'est libéré. Incompréhensible ! Mais les 45 min d'attente nous ont permis de comprendre que la voiture que nous avions n'était pas une clio mais une twingo ! Oui j'avoue nous nous sommes pas très perspicaces... Bref retour à l'aéroport. Je demande des explications, sûr de moi, en disant qu'ils avaient fait une erreur. Je leur montre mon Voucher avec une belle Clio en photo et avec le texte en dessous "Clio ou similaire" et là, la fille de l'agence me dit que mon code de réservation correspond à une Twingo ! Elle a raison, on a loué une Twingo pour le prix d'une clio (j'avais vu des locations de twingo bien moins cher mais je voulais un peu plus de reprise pour les montagnes) ! Grrrr merci ebookers !

Bon, nous sommes en vacances, il fait beau...positivons ! On repart direction Sainte Suzanne afin de rejoindre la cascade Niagara pour picniquer. Après plusieurs tentatives (merci les cannes à sucre qui cachent les panneaux de direction !) nous sommes enfin sur place. La cascade, majestueuse, s'offre à nous. Il nous semble difficile d'imaginer ce que cela donnerait en pleine saison des pluies tellement cette cascade est déjà impressionnante. On exagère peut être mais c'est la première du voyage ;-)



Cascade Niagara

Nous empruntons ensuite la D51 afin d'aller aux bassin Nicole et Boeuf. Le parking est facile à trouver et nous commençons la petite ballade qui mène à Bassin Boeuf. Arrivés près de la cascade, nous voyons que nous ne sommes pas seuls. En effet, une dizaine de jeunes femmes est en train de se faire photographier par 4 photographes. Surement des photos pour vanter les charmes de l'île ! :-) Nous sentons que nous dérangeons un peu alors nous repartons en direction de bassin boeuf que finalement nous ne trouverons pas. C'est le début de l'aventure alors nous ne sommes pas encore au top de notre forme coté orientation...



Bassin Nicole



Bassin Nicole

Nous reprenons la route D51 qui mène rapidement vers les hauts de la plaine des fougères. Nous apercevons sur le bord de la route beaucoup de locaux en train de cueillir de petits fruits rouges. Notre curiosité nous fait demander ce que c'est : des goyaviers ! Nous ne connaissions pas et forcément nous goûtons : un léger goût de fraise :-)

La route finalement est fermée tout en haut et nous ne pouvons faire le tour comme prévu. Nous rebroussons chemin afin de revenir sur la N2.



La plaine des fougères au dessus de Sainte Suzanne

Nous empruntons ensuite la route qui mène au cirque de Salazie. Petit arrêt photo à la cascade blanche et la cascade du voile de la mariée.



Cascade Blanche dans le cirque de Salazie



Cascade du voile de la mariée

Le temps est un peu couvert en cette fin de journée et la nuit commence à tomber (il fait nuit à 18h à cette époque de l'année). Nous finissons par arriver à la chambre d'hôte chez Liliane Bonald que nous avions réservé à Grand Ilet. L'accueil est sympa et la chambre correcte. Nous avions réservé le repas mais la propriétaire nous explique qu'elle a des problèmes physiques et que son docteur lui a interdit de faire des efforts en ce moment. Pas grave, nous allons dîner au snack "Grand Ilet" d'à coté. Le propriétaire est super sympa. Il nous donne des conseils pour notre séjour et en plus le repas est très bon. Nous mangeons en accompagnement un "fruit qui peut aussi être un légume". Il me semble que c'était du chouchou mais je ne suis pas sûr.

Lundi 24 Mais 2010 Cirque de Mafate : Col des Boeufs - La Nouvelle - Roche Pate

Nous partons de la maison d'hôte vers 8h et prenons la route qui mène au parking du col des Bœufs. Nous profitons d’un temps plutôt dégagé pour faire chauffer un peu les appareils photos. Quelques nuages remontent du cirque pour couvrir légèrement les sommets du gros morne, du cimendef et de la roche écrite.



Cirque de Salazie avec le Cimendef (sommet à gauche) et la roche écrite (au fond)



Vue sur le cirque de Mafate depuis la route menant au Col des Boeufs

Nous laissons au parking la voiture puisque nous partons pour 3 jours à l’intérieur du cirque de mafate. Il est en effet vivement conseillé de ne pas laisser la voiture sur le parking d’un début de randonnée pour plusieurs jours à cause des risques de vols. Nous faisons les sacs de rando et c'est parti ! La petite montée de 20 min nous conduit au col. La partie Sud du cirque de mafate s’offre à nous avec devant nous la plaine des tamarins et au fond le rempart de mafate avec à sa gauche le grand Bénare et à sa droite le Maïdo. Nous entamons la descente et remarquons qu’il y a pas mal de monde qui remonte de la plaine des tamarins. Mais oui c’est le lundi de pentecôte ! Les réunionnais ont sûrement du profiter de ce week end allongé pour descendre dans le cirque de mafate. Nous descendons tranquillement sur le sentier qui bientôt fait place à un chemin aménagé avec des madriers en bois.



La plaine des Tamarins avec le Gros Morne au fond



La plaine des Tamarins avec le Grand Bénare au fond

Au cours de la descente, kyra pousse un cri : une énorme araignée posée sur sa toile ! Nous pensons avoir découvert L’araignée de l’île et nous la prenons en photo telle une star sur le tapis rouge des marches du festival de Cannes. Que nenni ! Elle ne fut que la première des milliers de ses congénères que nous avons rencontré durant notre séjour. Il y en a partout et la plupart sont aussi grosses que la paume d’une main ! Bref mieux vaut ne pas avoir la phobie des araignées mais si celles-ci sont inoffensives.



Une Nephila Clavipes, impressionnante mais inoffensive



Ilet La Nouvelle avec le rempart de Mafate au fond



Si quelqu'un peut me donner le nom de cet arbre ? :-)

Nous arrivons à l’îlet de La Nouvelle vers 11h30 pour se restaurer à la boulangerie. Vers 12h30 nous reprenons notre route en direction de Roche Plate. Nous descendons les 700m de dénivelé par un sentier qui décrit d’étroits lacets et franchit de petits cours d’eau jusqu’à la rivière des galets que nous atteignons vers 15H. Heureusement il y a des mains courantes dans les passages escarpés.



Le sentier très escarpé décrit des lacets entre deux cascades



Rivière des galets avant la montée du Bronchard

S’en suivent 3 traversées de la rivière et malheureusement sur la première traversée kyra se coince le pied entre deux rochers et bascule en arrière. Résultat : les fesses dans l’eau et un appareil photo qui se prend pour jacques mayol ! Il est bon pour sécher pendant 3 jours.

Nous entamons la montée du Bronchard vers 15h30. Le sommet du bronchard servait autrefois aux esclaves en fuite pour observer les déplacements des troupes de Bronchard, fameux et triste chasseur d’esclaves qui sévissait dans le cirque de Mafate. La montée est assez raide mais moins que la descente que nous venons d’effectuer. Nous atteignons Roche Plate l’église vers 17h10 et nous commençons à sentir une certaine fatigue (mon genou, mes talons et mes cuisses me font mal…). Nous nous mettons en recherche du gîte de randonnée qui au final est le gîte le plus loin, tout au bout de roche Plate ! Il est 17h45, nous sommes partis il y a donc près de 9h et une bonne douche et un bon repas (choux, rougail saucisse, fruit et rhum) vont nous faire du bien. Nous sommes seuls au gîte qui est très propre et fonctionnel (gîte chez Judex Thomas à ne pas confondre avec le gîte Juliette thomas qui était vraiment sale).

Allez au lit maintenant !



L'îlet de Roche Plate est enfin en vue !

Mardi 25 mai 2010 Cirque de Mafate : Roche Plate - 3 Roches - Marla

Nous prenons notre temps ce matin, en profitant de la terrasse ensoleillée qui offre une très belle vue sur le cirque avec en premier plan le bronchard et plus loin la crête des calumets et le morne fourche. Nous assistons au ballet des hélicoptères qui ravitaillent les îlets du cirque car bien sûr il n'y a pas de routes ici.



Vue depuis le gîte sur piton des calumets



Roche¨Plate et le Bronchard en premier plan, le Morne de fourche et le gros morne en arrière plan



Hélicoptère ravitaillant Roche Plate

Nous partons finalement vers 10h en prenant le GR R2 qui conduit à Marla en passant par 3 roches. Le temps prévu est de 5h mais nous savons qu'à notre rythme il nous en faudra beaucoup plus. La randonnée est une suite de montées et descentes.



Voila notre terrain de jeu pour la journée :-)

Nous longeons en première partie le rempart de Mafate puis nous continuons en surplombant la ravière des galets avant d'arriver à 3 Roches vers 13h30. L'endroit est magnifique. La rivière des galets disparait dans une crevasse dont nous ne voyous pas le fond. Le nom de l'endroit vient des 3 gros blocs qui bordent la rive. Nous en profitons pour nous restaurer tout en contemplant ce magnifique lieu. 14h45, il faut penser à repartir si nous ne voulons pas arriver après la tombée de la nuit.



Trois Roches

La seconde partie du parcours offre un décors assez différent avec un paysage totalement érodé avec des champs d'éboulis traversés par la rivière des galets. Il n'y a plus vraiment de végétation. La dernière montée à travers la brêche qui mène sur le plateau de Marla est dure et fatiguante (comme toute dernière montée d'une randonnée ;-) )

De plus, nous continuons dans notre mauvaise habitude : notre gîte est aussi le dernier de l'îlet (donc c'est aussi le premier quand on vient du col du Taïbit) ! Nous avons réservé au gîte César pour cette nuit. C'est vraiment une bonne adresse. Nous dormons dans un petit bungalow privatif. C'est propre et confortable. Il y a 4 autres personnes qui logent dans le gîte ce soir. L'ambiance est plutôt sympa pendant le repas.

Carry poulet, rougail saucisse, gateau aux bananes et punch (rhum ananas) pour ce soir !



La ravine de la rivière des galets



Gîte César à Marla

Mercredi 26 Mai 2010 Cirque de Mafate - Marla - Col des Boeufs - Cirque de Salazie - Hell Bourg

C'est notre dernier jour dans le cirque de Mafate. Le temps est beau ce matin et nous décollons vers 8h45 en direction de la rivière des galets que nous retraversons. Nous empruntons ensuite la variante du GR R1 qui ramène sur la bifurcation conduisant au col des Boeufs. La montée jusqu'à la plaine des Tamarins est raide mais heureusement s'effectue principalement à l'ombre.

La plaine des Tamarins est un endroit très agéable avec sa forêt d'arbres couchés par les vents et son herbe de savane dense. Le gros morne à droite, le morne fourche devant nous et le grand bénare derrière nous, nous continuons jusqu'au col des boeufs où se situe notre voiture. Dans la dernière montée, nous nous sentons pousser des ailes et c'est la première fois depuis le début du voyage que nous montons allègrement sans sentir la fatigue (merci les 2 journées précédentes d'entraînement intensif !). Le temps la haut (1960m quand même) se gâte un peu, les nuages nous traversent de leur humidité. Nous reprenons la voiture, il est 13h45. Merci Mafate pour ces 3 jours magnifiques !



L'école de Marla



Traversée de la rivière des galets en amont



Dans la montée vers la plaine des Tamarins



Sentier dans la Plaine des Tamarins



Dans la montée finale vers le col des boeufs

Nous arrivons dans l'après midi à Hell Bourg, lieu de villégiature de nos deux prochaines nuits. Nous avons réservé une chambre à l'hotel des cîmes. Bon confort et en plus on a une rédution grâce au guide du routard.

Nous décidons de ne rien faire cette après midi, simplement nous reposer ;-)

Un petit poulet coco et une truite au restaurant de l'hotel et au lit !

Jeudi 27 Mai 2010 Cirque de Salazie : Ilet à vidot - Grand Sable - Ilet Trou blanc - Ilet à Vidot

Nous avons aujourd'hui au programme un parcours varié à travers les forêts de filaos et les arbres à goyaviers.

A 9h nous sommes au parking se trouvant au bout de la piste derrière Ilet à Vidot. Un groupe de canyoning se prépare pour descendre la rivière du mat. Nous franchissons la passerelle traversant la rivière puis nous laissons le piton d'Anchaing sur notre droite.



Passerelle au-dessus de la rivière du Mât

Le temps est magnifique ce matin (comme tous les matins depuis notre arrivée) et il commence à faire un peu chaud. Heureusement, après avoir laissé les dernières habitations, le sentier s'engouffre maintenant dans la forêt de filaos.



Avant de rentrer dans la forêt de filaos, nous profitons d'un magnifique ciel bleu



des champs de ?

La montée est régulière (quand même 650 m de dénivelé positif pour cette ballade) et il y a quelques points de vue sur le cirque avec toujours en premier plan le piton d'Anchaing. Nous atteignons un abri où nous décidons de faire une petite pause à l'ombre des filaos. Quelques tec-tec (petits moineaux locaux) nous tiennent compagnie pendant cette pause.



Un tec-tec nous tenant compagnie pendant notre pause

Nous repartons vers 12h en laissant le chemin menant vers le col de la fourche (entrée du cirque de Mafate lorsque l'on vient de Salazie) tout droit, nous bifurquons à gauche direction ilet trou blanc. Le sentier est indiqué comme fermé, nous continuons...nous verrons bien où cela nous mène.



Le chemin se fait de plus en plus humide, nous entendons les cascades descendre du Gros Morne situé à notre droite. Le chemin continue de monter mais les passages se font de plus en plus glissants. Arrivés en haut, nous avons une vue dégagée sur le cirque de Salazie.



Vue depuis la partie haute du sentier

Nous traversons plusieurs cours d'eau et descendons pendant un moment un cours d'eau où il faut légèrement escalader. C'est assez glissant. Des bambous géants poussent le long du sentier. Nous traversons aussi des champs d'arbres à goyaviers. Il y en a partout dans les arbres et par terre. Des tonnes et des tonnes de goyaviers. Le sentier en devient rouge mais surtout très glissant. Il faut faire attention. Nos amies les araignées sont aussi très présentes ici (j'avoue que d'un certain coté c'est pas mal car kyra avance beaucoup plus vite dans ces moments la car elle ne veut pas se faire dévorer par une nephila ;-) ).



Bambous géants, forêt de grand sable

Nous atteingons la rivière du mat que nous traversons par une echelle de bois posée horizontalement entre deux rochers. Une petite pause s'impose afin de faire refroidir nos pieds. Humm c'est super agréable de se rafraîchir les pieds dans l'eau fraîche de la rivière !

Nous repartons après 20 min. Après une dernière montée, nous voici à trou blanc. Quelques maisonnées et des plantations de bananiers et chouchous. Nous sentons que c'est la fin de la ballade. Nous regardons derrière nous et nous avons du mal à savoir par où nous sommes passés. Il nous semble qu'il n'y a que des pitons entourés de forêts infranchissables ! Un chemin large nous permet de rejoindre le parking de la voiture. Il est 15h.



Depuis le chemin après trou blanc

Nous mangeons un peu et observons les équipes de canyoning terminer leur journée. C'est au final une très bonne ballade.

Un petit verre à l'hotel où nous longeons et nous finissons la journée par la visite à pied de la ville de Hell Bourg.



Cimetière très fleuri de Hell bourg



Hell Bourg

Nous dînons "chez Alice". On a trouvé cela très bon. Bonne adresse.

Vendredi 28 Mai 2010 Maison Folio - Bassin la paix - Bassin la mer

Nous quittons l'hotel pour nous rendre à la visite guidée de la Maison Folio à Hell Bourg. Hormis l'aspect traditionnel parfaitement gardé de la maison, c'est principalement pour le jardin que nous sommes là. Nous commençons la visite vers 9h du matin. Nous sommes un peu plus d'une dizaine de personnes. Les informations données par notre guide sont intéressantes même si personnellement je m'y perds assez vite dans les noms de fleurs (je suis d'ailleurs plus vraiment capable d'en sortir un seul...). Nous passons aussi pas mal de temps dans le hangar qui sert à exposer des objets traditionnels de la vie réunionnaise de l'époque. Seul petit bémol à mon goût : un peu trop de temps passé sur l'explication des différents bois utilisés (question de go��t bien sûr ;-) ).

Nous quittons la maison Folio vers 11h et rejoignons la côte Est de l'île.

















Repas rapide à Saint Benoît et nous enchaînons avec la route qui monte à Takamaka. Le temps est très couvert aujourd'hui et il nous semble qu'il pleut vers takamaka. Cependant, Takamaka constituant une randonnée phare que nous souhaitons faire nous continuons la route jusqu'au bout...pour voir. Il pleuviotte la haut et nous hésitons longtemps avant de repartir. Mais la raison l'emporte car le chemin est parait il très glissant par temps de pluie et malheureusement takamaka avec un temps pareil ne donnera forcément pas grand chose. C'est dommage !

Notre plan B de la journée s'appelle Bassin la paix et Bassin la mer situés au dessus de Beauvallon et vers Abondance. Nous redescendons donc au niveau de la mer pour prendre le chemin de bassin la paix qui conduit à travers les champs de cannes à sucres à un petit parking au bord de la rivière des roches. Nous nous garons ici. Le bassin la paix se situe un peu en contrebas du parking. Il nous faut traverser le pont enjambant la rivière et continer une dizaine de minutes jusqu'à un escalier menant au bord du bassin la paix. Une magnifique et puissante cascade se déverse dans le bassin. Les falaises entourant le bassin sont formées d'orgues basaltiques. Nous prenons quelques photos du bassin lorsque quelques gouttes se mettent à tomber. Nous avons à peine le temps de nous mettre à l'abris que des trombes d'eau nous tombent dessus. Abrités sous un surplomb rocheux nous attendons patiemment que cela se calme (quand même 20 à 30 min). Cela promet pour le reste de la randonnée car le sol est maintenant vraiment détrempé ! Que faire ? Je regarde sur notre guide qui m'indique qu'il existe une possibilté d'accèder à l'autre bassin en passant par Abondance, ce qui éviterait de remonter la rivière des roches par un chemin devenu vraiment impraticable. Concertation...Ok nous passerons par Abondance et nous reprenons la voiture.



La rivière des roches se frayant un passage à travers les roches volcaniques



Bassin la paix



Orgues basaltiques de bassin la paix



Chute d'eau de bassin la paix

Nous laissons la voiture un peu au milieu de nulle part (en espérant qu'elle ne soit pas visitée pendant notre escapade...) en n'étant pas sûr que cela soit vraiment le départ de la ballade.

2 petits chiens viennent alors à notre rencontre et semblent vouloir nous montrer le chemin, peut être un signe que nous sommes finalement au bon endroit ;-) Ils nous suivront sur pratiquement tout le chemin.

Nous traversons une petite rivière et commençons à patauger un peu sur le chemin boueux et ombragé. Cela semble un peu correspondre à la description du livre (la carte est vraiment trop petite pour avoir une bonne idée du chemin à prendre). Bon j'avoue que là commence un épisode peu glorieux d'orientation. Sûr de mon fait (et de mes capacités d'orientation) je fais fi du temps indiqué pour se rendre sur le lieu qui commence à être largement dépassé. Le fait de marcher sous une voute de jamrosat et de traverser 3 cours d'eau pas vraiement indiqués commence à me faire douter...mais par chance nous arrivons quand même sur le point de vue au dessus de bassin la mer ! Bon je me dis qu'il devait y avoir une erreur dans la description du chemin. Nous repartons en continuant par un autre chemin qui me semble être un raccourci, traversons un cours d'eau puis au moment d'entrer sous une voute de jamrosat, je me dis que cet endroit me dit quelque chose. Il me faut bien 5 min pour comprendre qu'on est en train de tourner en rond ! Ce que je prenais pour le chemin de sortie n'était que le chemin emprunté peu de temps avant et qui en réalité était une partie du chemin reliant bassin la paix à bassin la mer (bref on a bien perdu 30 min dans cette affaire et avons eu l'impression d'être dans la 4e dimension : genre le chemin dont on ne trouve jamais la fin et qui ramene toujours au debut ! :-) )



Bassin la mer depuis le point de vue.

Nous avons un peu de mal à repartir d'Abondance à cause des sens interdits (nous faisons 4 fois le même circuit en voiture ! Vraiment pas notre journée en terme d'orientation !). La nuit commence à tomber et il nous reste pas mal de route à faire puisque nous avons réservé une chambre d'hôte à la plaine des caffres. Nous arrivons à 19h15 après avoir traversé l'île d'Est en Ouest par la RN3. Nous logeons à l'Estagnon pour 3 nuits. C'est notre gros coup de coeur du voyage. La chambre est super bien décorée et très confortable et les propriétaires sont super sympas. Une adresse à recommander !

Samedi 29 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Rivals et belvédère du cratère chateaufort

Nous avons programmé 3 jours pour la visite du volcan afin de profiter de ses décors lunaires et surréalistes. En plus, le temps est souvent très variable la haut. Les 3 jours nous permettront d'arbitrer avec d'autres visites en cas de temps vraiment déplorable. Nous essayon de partir assez tôt ce matin (levé à 6h). La route menant à l'enclos Fouqué est magnifique. La route s'élève au dessus de la plaine de cafres, passe par la plaine des remparts puis plonge dans la 1e caldeira, la Plaine des Sables, et enfin remonte vers le rempart de Bellecombe jusqu'au pas de bellecombe qui est la seule entrée de la 2e caldeira (l'enclos Fouqué).

Vue sur la plaine des Cafres depuis la route montant au volcan (Grand Bénare et Piton des neiges au fond)

Petit arrêt entre temps au cartère Commerson mais le temps n'est vraiment pas terrible ce matin. Il pleut et il y a du vent ! Nous sommes un peu interrogatifs sur le reste de la journée mais parait il que le temps change très vite la-haut. Nous continuons... Nous sommes au départ de la randonnée menant au crater rivals à 9h. Le temps ne s'est pas vraiment amélioré et nous partons avec le K-way et quelques interrogations (mais aussi quelques espoirs !) Nous descendons le pas de bellecombe jusqu'à l'enclos Fouqué. Le petit cratère du Formica Leo nous attend plus bas. D'une vingtaine de mètres, coloré et facilement accessible, le Formica Léo s'érode rapidement sous les pas des touristes (dont nous faisons partis bien sûr).

Le Formica Leo au pied du Pas de Bellecombe se découvre légèrement du brouillard

Le chemin indiqué par des tâches de peinture blanche réflechissante se sépare alors en 3 directions (à gauche le cratère Kapor, tout droit le cratère Dolomieu et à droite le cratère Rivals). Nous prenons donc à droite en suivant bien les marques au sol (impératif en cas de brouillard si on ne veut pas se perdre !). Nous marchons à travers les diférentes coulées (graton ou pahoehoe). Progressivement le temps se découvre et le soleil finit par percer. 45 min plus tard, c'est un grand ciel bleu que nous avons au dessus de nos têtes. Super !

Le ciel en se découvrant fait apparaître des arcs-en-ciel sur les coulées de lave

Coulées de lave le long de la paroi du piton de la fournaise

Nous passons à coté de cheminées dont la couleur rouge nous donne l'impression qu'elles déversent encore de la lave ! Le spectacle est à la hauteur de ce que nous attendions.

Eruption de lave ? non des cheminées aux couleurs rougeâtres

Le rempart de Bellecombe au loin

Cheminée

On dirait vraiment que la lave sort de la cheminée

Après 2h30 de marche nous arrivons enfin au cratère Rivals que nous escaladons pour en faire le tour. Je remonte un peu la pente du piton de la fournaise pour faire une photo d'en haut du cratère rivals et me faire un petit plaisir en descendant la pente formée de scories à toute vitesse ;-)

Cratère Rivals

Nous apercevons alors un petit volcan aux couleurs rougeâtres au loin. Nous decidons donc de continuer afin d'aller voir (c'est un peu le "piège" la bas car on aperçoit toujours quelquechose qui nous donne envie d'y aller !). Arrivé au bout le chemin est fermé. Nous sommes au belvédère du cratère chateau fort mais il n'est pas possible d'aller voir le cratère. Il y a des risques d'effondrement sur la partie Sud du cratère dolomieu. Nous faisons donc demi tour.

Petit cratère aux couleurs chatoyantes

Cratère Chateaufort

Sur le chemin revenant au Parking du Pas de Bellecombe nous faisons un petit détour menant à la chapelle de Rosemont (tumulus de lave) qui sert aujourd'hui de toilettes publiques :-( Nous sommes de retour à 15h15 à la voiture et à 15h30 le brouillard revient ! Bon timing :-)

La chapelle de Rosemont devant le piton de la fournaise

Le Formica Leo enfin découvert

Arc-en-ciel sur la plaine des Sables

Sur la route pour retourner au gîte, mes jambes commencent à me brûler...je viens de choper des gros coups de soleil qui m'empêcheront de mettre autre chose qu'un pantalon pendant 5 jours (ça m'apprendra) !

Terrasse de la chambre d'hôte (située à Bois court)

Dimanche 30 Mai 2010 Maison du volcan - Notre Dame de la paix - Etang Salé - Croc Park - Saint Pierre

La pluie n'a pas arrêté de tomber de toute la nuit...nous sommes optimistes quand même (surtout qu'on a plutôt eu de la chance hier) alors levés à 6h ! Malheureusement le temps la haut est vraiment horrible (des trombes d'eau avec un vent pas possible...). Tout le monde est bloti dans le petit refuge. Personne n'ose partir en randonnée. Nous attendons 20 minutres, le temps de voir que rien ne s'améliore...à regret nous redescendons du volcan. Heureusement que la Réunion ne manque pas d'atouts ! Nous en profitons donc pour nous rendre à la Maison du Volcan. Visite d'1h30 vraiment très intéressante (mais pas trop le petit film 3D). Nous prenons ensuite la direction de Notre Dame de la paix pour faire une petite ballade sur le sentier botanique. Le point de vue sur la rivière des remparts est impressionnant mais le sentier nous semble moyennement intéressant (sauf pour ceux qui s'intéresse aux arbres :-) ).

la plaine des remparts

Sentier botanique de Notre Dame de la Paix

Nous redescendons ensuite sur la côte jusqu'à Etang Salé les bains où nous nous restaurons dans un chinois. Puis nous allons marché sur la plage de sable noir d'Etang Salé. Et puisque nous sommes dans le coin, nous décidons d'aller à Croc parc sachant que les crocodiles sont nourris deux fois pas semaine et que justement c'est à 16h le dimanche. Ca tombe bien ! Nous restons dans le parc jusqu'à 16h30. Il y a beaucoup d'enfants qui regardent les yeux grands ouverts les crocodiles dévorer les carcasses de poulet !

plage de sable noir d'Etang Salé les bains

Il attend 16h...

16h...il se rapproche

Sacrée machoire !

Un caméléon femelle (les mâles sont verts), oui c'est pour quoi ?

Le coq se pare de ses plus belles couleurs !

Nous nous dirigeons ensuite vers Saint Pierre pour aller voir un temple Tamoul qu iattire notre attention. Nous nous dechaussons pour pouvoir rentrer dans l'enceinte sacrée du temple. La décoration et les couleurs sont stupéfiantes.

Temple Tamoul à Saint Pierre

Nous finissons enfin par un coucher de soleil sur la plage de Saint Pierre avant de remonter à la chambre d'hôte. Les propriétaires nous offrent l'apéritif en arrivant. Nous devons malheureusement nous absenter car on a réservé dans une crêperie pour finir la soirée.

Plage de Saint Pierre en fin de journée

lundi 31 Mai 2010 - Piton de la fournaise - Cratère Dolmieu - Plaine des Palmistes

C'est aujourd'hui que nous montons sur le volcan ! Alors ce matin petit dej à 6h (je crois qu'on se lève de plus en plus tôt pendant ces vacances !), heureusement kyra ne se plaint pas ;-) . Le temps est plutôt agréable aujourd'hui et nous sommes la haut, prets à partir à 8h50.

Plaine des Sables au matin

Nous redescendons le pas de bellecombe comme avant hier mais en prenant cette fois tout droit une fois dans l'enclos Fouqué. Nous repassons devant la chapelle de Rosemont et entamons la montée du volcan à travers les champs de lave. Bien sûr il y a pas mal de monde à faire l'ascension puisque c'est une des randonnées les plus populaires de l'île. Nous croisons beaucoup de randonneurs qui redescendent, ils ont du se lever super tôt !

Formica Leo en premier plan et le piton de la fournaise au fond

Quelques nuages passent régulièrement et nous avons toujours peur que cela se couvre d'un coup comme avant hier. La montée est plutôt tranquille avec très peu de passages pentus. Une grande partie de la randonnée consiste à longer le cratère en contrebas avec le rempart de bois blanc sur la gauche et le piton de crac en contrebas. Nous arrivons finalement au bord du cratère où il faut faire attention à ne pas s'approcher trop près de la falaise. Le fond du cratère Dolomieu s'est en effet effondré de 300m lors de la dernière éruption et le bord du cratère est devenu très instable. Il est donc interdit de faire le tour du cratère comme auparavant. Nous profitons d'une magnifique vue sur le grand brulé (côte Sud Est de l'île où se déversent les coulées de lave). Le cratère est impressionant avec des falaises qui tombent à pic et des fumerolles qui fument en contrebas du cratère. On sent le monstre qui dort et capable de se réveiller à n'importe quel moment.

Cratères sur la partie nord du volcan

Vue sur le rempart du Bois Blanc et la plaine des Osmondes

Piton de crac

Cratère Dolomieu

Fumerolles au fond du cratère Dolomieu

Nous restons une vingtaine de minutes la haut et nous reprenons le chemin du retour (le panneau indique "2h30" pour rentrer). Finalement nous mettrons un peu moins de 2h. Petite anecdote pour le retour : Nous rentrons tranquillement avec un beau ciel bleu au dessus de nos têtes. Devant nous un couple dont le mari décide de s'éloigner des marques blanches pour couper à travers l'enclos Fouqué et rejoindre le pas de bellecombe en ligne droite. Mais en l'espace de 5 min, le brouillard revient sur la caldeira, nous ne voyons plus à 10m mais comme nous suivons les marques blanches nous n'avons pas de problème pour retrouver la sortie de la caldeira. Nous apercevons alors à ce moment là la femme qui attend son mari. Nous attendons avec elle une vingtaine de minutes et lui prêtons notre portable pour qu'elle puisse le joindre. Apparemment il a réussi à trouver d'autres marques blanches (le sentier menant au cratère Kapor) et finalement arrivera quelques minutes plus tard. Conclusion : ne jamais s'éloigner des marques blanches !

Partie Nord du volcan

Nous sommes de retour à 14h20. Le brouillard recouvre totalement le volcan maintenant. Nous reprenons la voiture et faisons route vers la Plaine des Palmistes où nous dégustons des pains au chocolat :-) Nous logeons au Conflore du Piton, bien mais sans plus. Mais surtout il pleut des cordes, un vrai déluge ! Nous terminons la journée dans un snack bar de la plaine des palmistes, blottis sous une bâche pour éviter la pluie.

Mardi 1e juin 2010 - Trou de fer (raté) - Grand étang (raté) - Saint Benoît - Piton Sainte Rose - Anse des Cascades - Grand Brûlé - Pointe de la table - Saint Philippe

La pluie n'a cessé de tomber pendant toute la nuit et c'est toujours sous une pluie parfois soutenue que nous partons de la chambre d'hôte en direction du Trou de Fer. Pour tout dire, nous ne sommes pas vraiment confiants pour la journée. Mais mon demi coté breton m'incite à insister et à aller voir si la randonnée au trou de fer est quand même possible. Nous prenons donc la route qui traverse la forêt de Bébour. La route menant au départ de la randonnée du Trou de Fer est assez longue et nous laisse le temps de faire mûrir notre réflexion. Il faut dire aussi que les randonneurs habillés d'une cape de pluie que nous croisons au bord de la route nous font pas vraiment envie. Enfin, pour définitivement enterrer notre motivation initiale, le sentier menant au trou de fer est très boueux en cas de pluie. Pire, il y a un fort risque de ne rien voire du tout du trou de fer avec un temps pareil. Ok c'est décidé, nous mettons une croix sur le trou de fer. C'est la première fois du voyage que nous annulons une partie du programme que l'on s'était fixé (cela ne sera pas la dernière fois !). Nous repartons donc en direction de la N3. Sur le chemin, nous prenons en stop 2 randonneurs de toulouse qui ont annulé leur montée sur le piton des neiges vu le temps excécrable d'aujourd'hui. Le plan B de la journée s'appele Grand Etang. Petit problème, Grand Etang se situe pratiquement dans la même zone que le trou de fer...et donc le temps sur la plaine des palmistes est aussi mauvais que dans la forêt de Bébour :-(. Nous empruntons la route menant à travers les champs de canne à sucre jusqu'à l'étang. Le sentier est très boueux (il fallait s'en douter un peu ;-) ). Nous décidons donc de repartir sans tenter l'aventure. Maintenant direction la côte Est de l'île afin de continuer notre petit tour de l'île. Nous redescendons donc vers Saint Benoît puis Saint Anne pour aller voir l'église démesurée qui a un petit coté facteur cheval. Malheureusement, l'église est en travaux avec des échaffaudages sur sa facade. Dommage ! Nous continuons sur la N2 jusqu'au pont suspendu de la rivière de l'Est. Nous y faisons un petit arrêt et sommes accueillis par le gardien du pont (un petit chien qui semble garder le pont :-) ).



Nous traversons ensuite Sainte Rose puis nous arrêtons à la fameuse église Sainte Marie des Laves de Piton Sainte Rose qui a été épargnée par les laves.



Le temps est assez variable mais il ne pleut pas sur la côte, du moins pour l'instant. Nous prenons un shop suey à emporter que nous allons manger à l'anse des cascades sous de magnifiques palmiers. Quelques pluies intermittentes font leur apparition mais rien de méchant. Nous profitons un peu de l'endroit à voir les vagues s'écraser sur les galets de la plage, les pêcheurs rivaliser d'adresse dans les lancers et les jolies cascades descendre des falaises environnantes. Vraiment un endroit super sympa !

Anse des Cascades

La route passe ensuite au milieu des coulées de lave qui ont dévallé les flancs du piton de la fournaise. La végétation essaie de renaître la où elle peut et il se forme des petits ilôts de forêt épargnés par les coulées. La route ondule sur les coulées récemment formées. Nous faisons un petit arrêt à la coulée de 2007 qui est de loin la plus impressionante avec en haut le cratère par lequel la lave s'est échappée jusqu'à la mer.

Coulées de lave se déversant dans la mer

La route se frayant un chemin au milieu des coulées de lave

Même si le temps n'est pas forcément au beau fixe, nous avons quand même envie de nous dégourdir un peu les jambes. Nous allons donc au puit Arabe afin d'aller à la pointe de la table. Cette région s'est formée suite à la coulée de lave de 1986 (25 hectares quand même !) et a été baptisée jardin volcanique. Nous emportons avec nous les Kways qui vont au final nous servir à nous protéger des embruns venus des vagues s'écrasant sur les falaises de lave. Beau spectacle ! La Ballade apporte vraiment quelque chose : forêt de vacoa aux racines particulières (on dirait une mangrove), falaises de lave, coulée de lave formant une autoroute, cascade de lave, végétation poussant là où elle peut. Nous y passons au total 1h30.

Vacoas, pont de lave

Autoroute de lave !

Tunnel de lave

Falaises de lave soumises aux vagues de l'océan

Finalement, nous arrivons assez tôt au gîte (15h30) qui est situé dans la commune de Saint Philippe. Il n'y a personne. Nous appelons le propriétaire qui nous dit que nous pouvons nous installer dans le petit bungalow situé dans le jardin. Le gîte s'appelle "le domaine du vacoa". L'endroit est super sympa avec une magnifique vue sur la mer. De plus, la chambre est très bien décorée, spacieuse et la salle de bain très agréable. Une excellente adresse !

Nous terminons la journée au restaurant "au pays des délices" à Le Baril, commune située pas très loin de Saint Philippe. Très bon.

Mercredi 2 juin 2010 - Cap méchant - jardin des parfums et des épices - les souffleurs de Vincendo - Cascade noire et cascade des Galets - Grande Anse

Aujourd'hui nous poursuivons notre tour de l'île par le Sud. Nous quittons Saint Pilippe pour nous rendre au Cap Méchant. A notre arrivée, vers 9h30, une trentaine de personnes de l'ONF sont en train de jouer à la pétanque et préparent le barbecue. Plutôt cool la vie ! ;-) Nous restons un peu sur les falaises de lave dominant l'ocean en voyant les vagues s'écraser.

Cap méchant



Puis nous repartons pour nous rendre à la visite guidée du jardin des parfums et des épices. Il est 10h30 et la visite va commencer mais nous ne sommes pas seuls...un groupe de retraités s'est joint et nous sommes plus d'une quarantaine ! Arf c'est pas trop notre truc la foule mais on va devoir faire avec .... On a beaucoup aimé la visite et le guide est super sympa et intéressant. L'appareil photo a bien sûr pas mal chauffé pendant la visite ! Quelques photos...

De la vanille





Des bananes ornemantives

Un ti'jacques



De la vanille, des lanternes



Sur le chemin vers la rivière Langevin nous faisons une halte pour acheter des pizzas que nous allons déguster en bord de mer vers Vincendo. Nous croisons alors un caméleon qui traverse la route juste devant nous ! Nous marchons un peu sur les rochers bordant la côte en admirant les souffleurs projeter des gerbes d'eau dans un bruit impressionnant !

Un caméleon mâle

Nous prenons ensuite la route longeant la rivière Langevin afin d'aller voir la cascade noire et la cascade des galets. La route y menant est agréable mais dangereuse (des pierres tombent de temps en temps comme un peu partout sur l'île mais malheureusement une personne est décédée le lendemain à cause d'une pierre de 20kg tombée sur la voiture...)

Vers la cascade Noire

Cascade des Galets

Nous retournons maintenant sur la côte pour aller à la plage de Grande Anse. Il y a de forts rouleaux et la baignade n'est pas vraiment conseillée. Nous restons un peu allongés pour nous reposer. Il n'y a pas grand monde, c'est plutôt sympa. Des gendarmes se prennent en photo entre eux en prenant des positions de playboy, ils viennent sûrement d'être mutés ici ! ;-) En longeant la plage nous arrivons à un bassin naturel où les gens font un peu de snorkeling. Malheureusement nous n'avons pas avec nous le matériel adéquat et il y a des oursins !! Nous repartons donc et retournons au gîte de l'Estagnon. J'ai en effet malheureusement gardé avec moi les clefs de la chambre... Nous les rapportons donc et en profitons pour demander s'il est possible de passer la nuit ici. C'est ok, cool !

Jeudi 3 juin 2010 - Grand Bassin - Route vers Cilaos

En regardant bien la carte de l'île, nous nous apercevons que nous sommes juste à coté de Grand Bassin ! La Ballade semble sympa alors nous décidons de changer nos plans (Nous avions prévu de faire le piton des neiges mais la descente de 1 700 m de dénivellé fait peur à nos genous !!). Nous sommes au départ de la randonnée à 8h30 (qui était en effet à 10 min de notre gîte). Le temps est couvert aujourd'hui. La descente s'effectue tranquillement en profitant de la vue sur l'îlet de Grand Bassin. La ballade a un petit coté Mafate car Grand Bassin n'est en effet accessible qu'à pied ou par hélicoptère. Arrivés en bas, tout est fermé. Au détour d'un champ nous assistons à un spectacle assez surprenant : un hélicoptère essayant de soulever un autre hélicoptère accidenté ! Après plusieurs essais, ils finiront par réussir. Le but de la randonnée est d'arriver à la cascade du voile de la mariée que l'on aperçoit depuis la haut. Nous profitons du spectacle de l'eau tombant du haut de la cascade dans le bassin en contrebas. C'est assez impressionant. Nous finissons par repartir par le même chemin. Il nous faudra un peu moins de 2 heures pour remonter les 670 m de dénivellé. Ouf !

îlet de Grand Bassin en contre-bas

Cascade du voile de la mariée

Dans Grand Bassin

hélicoptère accidenté

hélitroyage d'hélicoptère !

Au dessus du bassin du voile de la mariée

Une longue route nous attend maintenant pour rejoindre Cilaos avec les fameux 400 virages ! Nous finissons par arriver avant la nuit à l'hotel Les Aloes où nous allons passer 3 nuits.

Vendredi 4 juin 2010 - Cilaos - Cascade de Bras Rouge - Bras Rouge - Basin Bleu - Cilaos

Nous partons aujourd'hui pour une ballade à travers les magnifiques paysages du Cirque de Cilaos avec pour point d'orgue la cascade de Bras Rouge. Il est 8h30 quand nous commençons la randonnée qui part près de la maison de tourisme de Cilaos. La randonnée commence par descendre par le Bras des étangs jusqu'à la cascade de Bras Rouge que nous pouvons admirer d'en haut. Gare à la chute ! Puis la ballade surplombe le Bras Rouge qui creuse un canyon à travers le cirque de Cilaos. Il y a des passages vraiment escarpées sur cette partie. A la traversée de Bras Rouge, nous en profitons pour faire la pause casse-croûte, bien méritée car le parcours est plutôt accidenté ! Il est étonnant de voir la couleur marron des eaux de source qui s'oxydent en apparaissant à la surface. Nous reprenons ensuite la marche par une remontée assez longue (1h30) jusqu'à Bassin Bleu. Nouvelle petite pause. Nous sommes de retour vers 15h à Cilaos. Magnifique ballade que nous avons finalement effectué à un rythme assez élevé :-) Nous terminons la journée par une bonne glace et une boisson fraîche :-)



Cascade de Bras Rouge

Vue sur les remparts derrière Cilaos



Filaos ?

Traversée de Bras Rouge

Eau sulfatée

Samedi 5 juin 2010 - Col du Taïbit

Il fait encore très beau ce matin et après avoir bien réflechi la veille sur la ballade du jour, notre choix s'est porté sur la montée du col du Taïbit. Nous prenons la voiture pour effectuer la courte distance jusqu'au départ du sentier menant au col. Il est 9h05 quand nous commençons la montée qui est assez régulière et n'offre pas de difficulté particulière. Après un tiers du trajet nous sommes arrivés à îlet à Salazes. Nous passons devant le "petit salon de thé" de Salazes qui est tenu par les jeunes de l'îlet et dont le thé permet paraît il de décupler ses forces pour la montée ! ;-) Nous faisons un petit détour vers le point de vue de l'îlet (environ 20 min) sur le cirque et les sommet avoisinants. Nous reprenons la montée jusqu'au col après avoir traversé la plaine des fraises. Sur la droite du col, un petit sentier escarpé d'une quarantaine de mètres permet de profiter d'une magnifique vue sur le cirque de mafate (avec Marla en contrebas) et le cirque de Cilaos. Nous nous remémorons notre périble dans le cirque de Mafate en voyant d'en haut tout le chemin parcouru il y a quelques jours. Quelques randonneurs se joignent à nous et nous faisons notre pause casse croûte en profitant de la vue ! Nous effectuons la descente par le même chemin jusqu'à la voiture pendant que le temps se couvre vraiment. Il est 14h20. Nous decidons alors de continuer cette route du bout du monde qui conduit au dernier îlet du cirque de Cilaos : îlet à cordes. Il y a des champs de lentilles partout et souvent au bord du précipice : l'îlet est comme une île perchée au dessus du vide ! Nous finissons par retourner à Cilaos. Resto pas terrible pour finir la journée...

Cialos dans la montée vers le col du Taïbit

Cilaos depuis le sommet du col

Marla depuis la haut !

Cirque de Mafate depuis le col du Taïbit

ïlet la Nouvelle dans le cirque de Mafate

Cirque de Cilaos depuis le col du Taïbit

Le piton des neiges se découvre

Champs de lentilles au bord du précipice

Champs de lentilles avec Cilaos au fond

Champs de lentilles

Dimanche 6 juin 2010 - La Chapelle - Départ vers Saint Gilles les bains.

C'est aujourd'hui notre dernier jour dans le cirque de Cilaos et nous allons nous offrir un dernier petit plaisir : la chapelle. Cette randonnée qui consiste à emprunter le sentier qui mène de Cilaos à îlet à cordes sur sa moitié avant de bifurquer dans la ravine de bras rouge jusqu'à deux falaises rapprochées qui forment un canyon étroit à l'intérieur duquel coule la rivière. La randonnée n'est pas dure en soi mise à part l'arrivée vers la chapelle qui nécessite de négocier des passages d'escalade pour entrer dans le canyon.

Au fond de la chapelle, on entend le mugissement d'une puissante cascade qui se devine un peu dans la pénombre du lieu. Les rayons du soleil pénètrent en effet dans la cavité mais il subsiste une certaine obscurité. Nous restons un peu pour faire quelques photos mais l'eau glacée commence à nous engourdir un peu, nous ressortons donc. Nous reprenons le sentier dans le sens inverse jusqu'à la voiture. Nous sommes de retour a 15h. Notre sejour a Cilaos se termine et nous redescendons sur la côte à Saint Gilles les Bains pour terminer notre sejour.

Depuis la ravine Henri Dijoux

Dans la ravine de Bras Rouge

L'entrée de la chapelle, cascade de la chapelle

Sortie de la Chapelle



Lundi 7 juin 2010 - La ravine Saint Gilles - Plage de l'Hermitage

Nous commençons notre séjour détente pour nous reposer un peu de toutes les marches effectuées à travres l'île. Nous avons décidé pour ces 4 derniers jours de combiner activités ludiques le matin et plage l'après midi (surtout pour le snorkeling). Pour ce matin, c'est la ravine saint gilles qui nous attend. Il n'y a pas grand monde sur le "parking" le long de la route qui permet de rejoindre les canaux de distribution d'eau. La randonnée légèrement aquatique (il faut de temps en temps marcher dans les canaux) permet de rejoindre une cascade dans sa partie basse et un bassin aux couleurs bleues magnifiques dans sa partie haute. Il faut aussi passer à travers 3 tunnels (lampe obligatoire) car le canal longe ou traverse la paroi. C'est au final une ballade très raffraichissante, tres facile et assez ludique. Au retour, nous croisons pas mal de monde alors l'idéal est d'y aller pas trop tard (mais attention quand même à la luminosité). L'apres midi sera consacrée à la plage de l'hermitage avec une grosse partie snorkeling à travers les coraux.

L'arrivée sur la cascade depuis la partie inférieure du canal

Casacade de la ravine Saint Gilles

Marche le long des canaux à travers la végétation luxuriante

Petit passage escarpé

Tunnel à traverser

Bassin aux couleurs bleues surprenantes !

Du haut de la cascade !

Mardi 8 juin 2010 - Le Maïdo - Plage de Boucan Canot

Départ plus tard que d'habitude ce matin pour rejoindre le sommet du Maïdo en voiture. Il y a quelques travaux sur la route et nous devons attendre un peu dans la montée. Le temps la haut est au beau fixe et la vue est degagée sur le cirque de Mafate. Il est agréable de contempler les chemins pris durant 3 jours dans le cirque. Nous remarquons un petit groupe de vttistes qui s'élancent dans ma descente du Maïdo, ça donne envie... Nous redescendons vers Boucan Canot où nous allons passer l'après midi : snorkeling et détente ! :-) Beau temps très agréable, humm ça a du bon aussi le farniente !

Vue sur le cirque de Mafate depuis le Maïdo

Le sommet du bronchard et Roche Plate depuis le Maïdo

Aire de piquenique dans la montée vers le Maïdo

Mercredi 9 juin 2010 - Descente en VTT du Maïdo - Plage de l'Hermitage

D'une idée naît une envie : ca sera VTT pour ce matin ! Nous montons donc en groupe au sommet du Maïdo. Nous sommes un groupe de 10 mais kyra est la seule fille ! Humm pas très cool pour l'homogénéité du groupe. Nous laissons partir les plus aventureux et faisons tranquillement notre descente. Pour nous c'est plus de la ballade que de la descente sportive mais c'est pas grave. Le plaisir viendra des yeux plutôt que de la vitesse. Il est à noter d'ailleurs qu'un des participants finira dans l'ambulance après une mauvaise chute (luxation de l'épaule a priori). Nous pasons sur des chemins pierreux, parfois glissants dans les virages, à travers les champs et au milieu des champs de canne à sucre. L'accompagnateur fait la descente avec nous deux et c'est l'occasion d'en savoir un peu plus sur la vie à la réunion. Il nous aura fallu quand même près de 2h30 pour effectuer les 2 000 mètres de dénivellé jusqu'à la mer. Nous retournons à la plage de l'hermitage pour l'après midi. Snorkeling et farniente. Tiens ca me rappelle le programme d'hier ! ;-)

Tiens l'occasion de présenter kyra en sportive :-)

Aie !

C'est encore loin la mer ?

Bon la ça descend pas mal !

Jeudi 10 juin 2010 - Dernier jour...

Snif c'est la fin de ce merveilleux voyage :-( Notre avion décolle en fin de journée alors nous sommes un peu limités pour aujourd'hui. Nous passerons donc notre journée sur la plage de Boucan Canot (il y a des douches sur la plage) avec un petit détour à éperon pour acheter des souvenirs artisanaux. L'avion nous attend malheureusement (pourquoi le volcan islandais s'est il arrêté ??!! on serait bien resté encore un peu). That's the end !

Pour conclure, je voudrais juste dire que la Réunion est une île magnifique qui se découvre principalement à pied (et donc qui se mérite). Nous avons été enchantés par les paysages, l'ambiance et la gentillesse des gens que nous avons rencontrés !
Sites intéressants en Guadeloupe mi-octobre?
by Leire · 2009-10-09 · 11 replies
Bonjour,

je pars le 16 octobre pour 9 jours en Guadeloupe, dont 2 jours de formations en plein milieu du sejour. Il me reste donc 7 jours de découverte et je voudrais selectionner les sites les plus interssants à voir, évidemment! Dont certaines plongées...

Rando soufrière prévue, excursions Les Saintes aussi...

Auriez vous dex choses à conseiller en particulier ??? Réserve Cousteau ?? 1 jour est-ce suffisant pour les saintes ??

Nous avons loué une voiture pour les 10 jours !

Merci pour tous vos précieux coup de coeur !

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