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Tombouctou et son patrimoine écrit (Mali)
by Hery · 2010-12-17 · 2 replies
« The manuscripts reveal that black Africa had literacy and intellectualism – thus going beyond the mere notion of Africa as a continent of ‹song and dance›» (John O. Hunwick)

LES TRÉSORS DE TOMBOUCTOU

«Le sel vient du nord, l’or du sud et l’argent du pays des Blancs, mais les paroles de Dieu, les choses savantes, les histoires et les jolis contes, on ne les trouve qu’à Tombouctou». C’est ainsi que la ville de Tombouctou était qualifiée par un grand savant du 16e siècle. En effet, la «ville mystérieuse» du Sahara dispose d’un impressionnant patrimoine écrit dont l’originalité reste intimement liée à l’islamisation de la région entamée au 7e siècle de l’ère chrétienne. Tombouctou, foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle, était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan. Un livre illustré en grand format, intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu», relate la grande histoire de cette ville légendaire et ouvre la porte à une salle du trésor : d‘exceptionnels manuscrits d’une inestimable valeur historique et de rare beauté. Un hommage aimant et portrait fascinant de la ville de Tombouctou qui relient, de manière imposante, passé et présent ...

Les Européens associent Tombouctou avec le fin fond du monde connu. Mais en réalité, Tombouctou a été un haut lieu du monde austral pendant des siècles, à la fois un centre du commerce transsaharien et un fief de l'érudition islamique, ou selon Léon l’Africain, un «refuge pour érudits». Les routes s'entrecroisaient à cette époque : du nord, venaient les caravanes de sel, l'or, et les esclaves qui transitaient du sud sur le fleuve Niger (et aujourd'hui encore, Tombouctou demeure un point de rencontre entre les populations africaines et les peuples nomades berbères et arabes, un lieu où «se croisent pirogue et chameau»). Les marchands ont attiré les érudits et dès le XVe siècle, la ville de Tombouctou comptait pas moins de cent mille habitants, dont vingt-cinq mille étudiants qui fréquentaient sa célèbre université islamique de Sankoré ; la réputation de l’université («Oxford de l‘Afrique») rayonnait partout dans le monde arabe. On y enseignait, écrivait des livres, reproduits par des copistes et vendus au marché. La ville était alors au centre d’empires importants qui s’étendaient sur des régions plus vastes que le Mali actuel ...

Quelque cent mille manuscrits anciens témoignent aujourd'hui de cette époque. Rédigés en arabe (à l'époque, langue de l'élite dans l'Afrique de l'Ouest), ils couvrent des sujets aussi divers que le droit islamique, la philosophie, la médecine, la climatologie, la philologie et la littérature, l'astronomie, l’optique, les mathématiques, la géomancie, l'histoire du Mali et les sciences coraniques. Les plus anciens sont un manuel de droit islamique datant de 1204, et un coran, écrit sur un parchemin en peau de gazelle, datant aussi du 13e siècle. Et véritables curiosités restent un recueil sur l'intimité, écrit au 14e siècle par Muhamad Tagar al Fullani, ou un manuel du 18e siècle s’apparentant au Kamasutra dans lequel on trouve des positions sexuelles, des remèdes contre l’impuissance et un chapitre intitulé «Etre patient avec les femmes» (ha ha). Un autre manuscrit expose une charte des droits de l’homme, cinq cents ans avant la nôtre. Le contenu des manuscrits de l’historien Ismaël Diadié Haïdara intéresse les climatologues et les astronomes ; ses ancêtres ont noté dans les marges des livres les dates des crues et décrues du fleuve Niger ainsi que celles des événements marquants, comme les tremblements de terre. On y apprend ainsi qu’une pluie de météorites a traversé le ciel saharien en 1583!!! Parmi ces précieux documents, il y a bien sûr de nombreux corans et des écrits religieux, mais aussi des traités de pharmacopée, de savoir-vivre, des actes de commerce, des certificats d'affranchissement d'esclaves, des testaments, etc. Mis bout à bout, ils révèlent tout un pan de l'histoire intime des peuples du Sahara.

On a trouvé ces manuscrits un peu partout dans la région entourant la mythique ville au cours des 20 dernières années : cachés au 19e siècle par les villageois, de peur de les voir pillés, les familles tombouctiennes ont ouvert leurs coffres où sont conservées des calligraphies dorées qui jaunissent. Une découverte majeure car ces manuscrits sont la preuve que «l'Afrique a joué un rôle dans la connaissance islamique pendant près de mille ans», a déclaré un expert islamique allemand responsable de la numérisation des manuscrits à l'université d'Oslo. Les mêmes renferment un savoir perdu que l’on commence à peine à décoder: la mémoire de l’Afrique. Certains proviennent d'Andalousie, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, tandis que d'autres ont été écrits par des auteurs africains à Tombouctou même. Les langues africaines étaient également écrites avec l'alphabet arabe pour le courrier diplomatique et les contrats.

Aujourd’hui, des collections de manuscrits, on en trouve une trentaine à Tombouctou (autres sources rapportent de 60 à 80 collections privées). Celle de l’Institut Ahmed Baba, organisme national financé par l’Afrique du Sud, la Norvège, le Luxembourg et la fondation Ford, aux États-Unis, est de loin la plus importante. Les autres sont conservées dans des bibliothèques privées. Abdelkader Haïdara, 45 ans, a reçu en héritage de son père neuf mille manuscrits, la plus grande collection privée de Tombouctou. Il les a exposés au grand public, initiant une nouvelle tendance: celle selon laquelle les propriétaires privés conservent eux-mêmes leurs trésors plutôt que de les confier à l'Etat malien. «Les familles sont les meilleurs gardiens de leur propre héritage intellectuel», déclare-t-il de manière claire et nette.

Contrairement à la majorité de ses compatriotes dans le Mali francophone, Abdelkader Haïdara, 45 ans, a été élevé en arabe. Sa famille a conservé vivant son héritage arabe et islamique, chaque génération remettant les manuscrits à la génération suivante et ce, depuis le XVIe siècle : son père a étudié au Soudan et en Egypte où il a acheté des manuscrits et les a copiés à la main. A cette époque, bon nombre d'autres familles installées à Tombouctou ont commencé à mettre leurs collections sous clef, les cachant même parfois dans le sable, de peur de les voir confisquées par les colonialistes français. Dans l'ancienne ville royale de Ségou, les Français avaient détourné de précieux manuscrits qui, encore à ce jour, sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. Toutefois, Abdelkader Haïdara a passé près de vingt ans à acheter des manuscrits au nom de l'Institut Ahmed Baba dirigé par l'Etat à Tombouctou. Quelque trente mille manuscrits se trouvent archivés là-bas.

Abdelkader Haïdara a été le premier à ouvrir une collection privée en 1993, encourageant d'autres familles à en faire autant. Il en est résulté un véritable boom : les gens sont maintenant de plus en plus conscients de la valeur de leur héritage, y compris sur le plan matériel ...

Il y a un vaste trou dans l’histoire du continent. L’époque des missionnaires européens et des marchands d‘esclaves du 17e au 19e siècle ainsi que celle du colonialisme sont bien documentées. Celles des empires africains qui les ont précédées le sont beaucoup moins. Les Africains eux-mêmes connaissent peu de choses de l’Empire sonraï, ni de la percée de l’islam, apporté par les caravanes arabes. Faire l’histoire de l’Afrique précoloniale, on n’a longtemps même pas osé y penser, puisque les Africains n’avaient pas laissé de sources écrites. En 1963 encore, le fameux historien britannique Hugh Trevor-Roper a résonné de façon lapidaire : «Perhaps in the future, there will be some African history to teach. But at present there is none. There is only the history of Europeans in Africa. The rest is darkness.» Que c’est bizarre : l’histoire de l’Afrique consiste en l’histoire des Européens seulement. Celle des Africains est une tache blanche. Les manuscrits de Tombouctou sont la preuve du contraire. Pour l‘Afrique et les Africain(e)s, il s’agit de la mise au jour d’un grand pan de leur littérature ancienne. Donc, il ne faut plus que l’Afrique se regarde comme un continent misérable, sans histoire ni littérature, bref, sans mémoire écrite. Un tournant dans l’histoire des civilisations : alors, on pourra présenter au monde des connaissances sur l’art, l’histoire, maintes sciences, la culture. Non plus seulement être un continent totalement voué à l’oralité, non plus seulement être quémandeur passif de l’Occident.

La sauvegarde des manuscrits de Tombouctou est un travail de coopération internationale. L’ancien président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, en a fait la première mission culturelle du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ayant recueilli 25 millions de rands pour la construction d’une grande bibliothèque à Tombouctou. Elle accueille la collection de l’Institut Ahmed Baba, qui étouffe sous les livres. Espérons qu’on parvient à sauver les précieux manuscrits de Tombouctou. Pour exhumer et préserver ce faaaaaaabuleux patrimoine, il ne faut que quelques millions d’euros, une somme assez minable comparée à l’augmentation de capital que vient de réclamer Disneyland Paris à ses actionnaires pour renflouer son parc d’attractions. Finalement «de la nuit de l’oubli émerge ainsi une passionnante histoire de l’Afrique jusqu’à présent ignorée» (Jean-Michel Djian, Le Monde Diplomatique, 2004) ...

Par analogie avec ces uniques trésors tombouctiens, le livre intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu» (titre allemand : «Timbuktu und seine verborgenen Schätze», Frederking & Thaler, München 2009) est un vrai trésor également. Ses auteurs, John O. Hunwick, professeur à l’Institut d’études de la pensée islamique en Afrique (Université de Northwest, Etats-Unis), en collaboration avec son fils, Joseph Hunwick (photos) et Alida Jay Boye, coordonnateur du projet des bibliothèques de Tombouctou, et provenant de l’université d’Oslo, nous présentent un ouvrage sur le «phénomène ‹Tombouctou›», fait à la perfection, et un des plus beaux livres que j’ai jamais gardé dans mes mains : des photos splendides de la ville de Tombouctou, de ses habitants, des bibliothèques en ville et des manuscrits et livres, complétées par des textes détaillés et instructifs.

Un livre qui séduit par respect et humilité face aux peuples du Sahara en général, et aux hommes et femmes de Tombouctou en spécial. De la grande science était depuis toujours le résultat d’une vie et création communes des hommes et des cadres de vie les plus différents – c’est le message que fournit ce livre, par gratuit ...

YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu - Joseph Hunwick Photography (livre)

YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu

Timbuktu Manuscripts Project

hgb
Vacances sur Pulau Weh au mois de juin (Indonésie)
by Bruno007 · 2010-05-11 · 30 replies
Bonjour,

j'envisage d'aller plonger Pulau Weh courant juin, je voudrais vous poser quelques questions:existe-t-il des vols KL => Banda Acehcomment aller de Banda Aceh à Pulau Weh (prix, horaires, compagnies)quel club de plongée recommandez-vous (prix, sérieux, etc....)ou loger (plage, GH)comment sont les plongées ?climat en juinTerima Kasih banyak.
Hôtels à Bangkok avec le conflit politique?
by Macchupi · 2010-05-01 · 40 replies
Bonjour

Je pars la semaine prochaine à Bangkok et j'y resterais 2 nuits avant de prendre un autre avion direction Samui. J'avais l'intention de passer mes deux journées dans le quartier de Silom (MBK shopping...-mais vu les événements, je ne sais pas trop. Pouvez-vous me conseiller un hôtel (oiu plusieurs) où il serait plus sage de séjourner durant ces deux nuits?

Merci

Sophie
Belgique: nouveau passeport biométrique
by Chegringo · 2009-10-21 · 10 replies
Informations des Belges à l'étranger et pour ceux qui vont voyager. En 2004, la Belgique faisait figure de précurseur en introduisant dans ses passeports une puce électronique reprenant :données personnelles, signature et photo. D'ici quelques mois, un nouveau cap sera franchi avec l'introduction des empreintes digitales dans cette puce. Une grande première: les premiers Belges à bénéficier de ce nouvel atout seront ceux vivant à l'étranger! Changements d'habitudes, avantages, inconvénients. Levons un coin du voile sur ce grand projet européen. Pour résumer en quelques mots le réglement (CE) 2252/2004 du Conseil européen et ses deux décisions d'exécution de la Commission, disons simplement que l'Europe nous impose de nouvelles règles à respecter dans l'établissement de nos documents de voyage. D'une part, les photos de nos passeports devront répondre à de nouvelles normes internationales plus strictes qu'auparavant en termes de qualité (luminosité, contraste, densité, etc.). A titre indicatif, seulement 39% des photos actuellement présentées pour la confection d'un passeport sont conformes à ces normes. D'autre part, les empreintes des deux index devront également être enregistrées dans la puce pour toute personne âgée de plus de 12 ans. Sécurité et facilité. L'objectif premier de ce nouveau processus est bien entendu la sécurité. Sécurité des citoyens d'abord, en leur garantissant un document de voyage quasi infalsifiable et donc une protection plus grande encore contre l'usurpation de leur identité. Sécurité des territoires ensuite, en luttant contre la fraude à l'identité qui ne cesse d'augmenter comme nous en sommes témoins en Belgique: de 400 cas entre 2004 et 2007, on en a recensé 200 rien qu'en 2008 et nos dossiers en révèlent déjà 225 pour le premier semestre de 2009. Impulsé par les Etats-Unis après le choc des évènements de 2001, ce mouvement européen de sécurisation des documents de voyage est également suceptible de présenter un autre avantage pour leur futurs détenteurs. Ces dernières années, on a en effet vu apparaître des e-Gates dans certains aéroports: Amsterdam, Paris, Londres, Hong-Kong, Dubaï, Melbourne, Aukland, New-York JFK, Houston, Dulles... Véritables "coupe-fils", ces guichets automatisés comparent en quelques secondes les données biométriques du voyageur à celles contenues dans la puce de ses documents. On peut aisément imaginer le gain de temps qu'une généralisation de ce système pourrait offrir aux voyageurs fréquents disposant d'un passeport biométrique. La biométrie requiert la présence physique du demandeur. Tout changement a bien sûr souvent un revers de médaille. Si les Affaires étrangères sont convaincues de l'utilité de cette nouvelle technologie, elles sont également bien conscientes des embarras que risquent de susciter ces nouvelles mesures pour les Belges vivant à l'étranger. pendant de nombreuses années, la Belgique, contrairement à de nombreux pays, a fait preuve d'une grande souplesse en permettant à ses ressortissants vivant à l'étranger d'introduire leur demande de passeport par courrier. Avec la biométrie, cette alternative ne sera de fait plus possible, chaque citoyen étant, quel que soit son âge, tenu de se présenter en personne lors de sa demande de passeport. Une obligation qui impliquera dans certains cas des déplacements de plusieurs centaines- voire des milliers- de kilomètres. C'est la raison pour laquelle la Direction générale des Affaires consulaires réfléchit d'ores et déjà à des solutions alternatives et étudie différentes pistes susceptibles de minimiser les dérangements encourus. Sans pouvoir promettre de résultat satisfaisant pour l'ensemble de la communauté belge expatriée, soyez certains que le maximum sera fait pour réduire l'impact de ce changement. Un équipement en préparation. D'ici fin 2009-début 2010, c'est dans nos ambassades et consulats des pays du Magreb (Maroc-Tunisie-Algérie-Egypte-Lybie) que seront délivrés les premiers passeports biométriques répondant aux nouvelles exigences européennes. Ils seront ensuite progressivement généralisés aux autres régions du monde d'ici fin 2011. En Belgique, on estime que le lancement de la biométrie devrait lieu vers l'été 2010. Afin de fournir à nos 120 postes l'appareillage nécessaire à la capture des différentes données (photos, empreintes, signature), les Affaires étrangères ont lancé un marché public. Ce marché sera prochainement attribué au lauréat de la demande d'appel d'offres. En fonction de l'espace dont elles disposent, les sections consulaires se verront équiper de solutions dites "heavy" ou "light". (SPF Affaires étrangères) Information reçue par le bulletin des Belges à l'étranger.
Photos de drapeaux
by ToniDK · 2009-01-14 · 41 replies
Y-aurait-il des gens qui, comme moi, apprécient prendre les drapeaux en photo au cours de leurs pérégrinations? 😄 Je dois avouer que ça m'arrive souvent, j'aime les voir accrocher dans des endroits différents (grands mâts, bâtiments officiels ou non, terrasses, bâteaux etc...), flotter au vent, pris dans un environnement global ou au contraire, en focalisant dessus... Bref, peu importe la situation, ce "topic" pourraît être celui où l'on regrouperait ce type de cliché, en précisant par exemple le lieu où il a été pris et le moment, si celui-ci peut sembler important...

Voici quelques exemples (entre parenthèses, on trouve le pays, la ville, la région... auquel se réfère le drapeau): Hammamet (Tunisie) Christiansborg, Copenhague (Danemark) Oslo (Norvège) Paris, Champ de Mars, Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007 (Afrique du Sud) Paris, supporters anglais, Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007 (Angleterre) Berlin (Allemagne) Devanture d'un café, Vienne (Autriche) Budapest (Hongrie) Bratislava (Slovaquie + Europe)

A vous de jouer!
Indonésie, Sulawesi: puissant séisme mais pas de mort immédiatement signalé (16 novembre 2008)
by Eliade · 2008-11-16 · 11 replies
Puissant séisme en Indonésie mais pas de mort immédiatement signalé il y a 1 heure 2 min (c'est à dire vers 21h30 en France) Aubrey BELFORD Un tremblement de terre d'une magnitude de 7, 5 sur l'échelle ouverte de Richter est survenu lundi à 01H02 locales (17H02 GMT dimanche) au large de l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes), détruisant des habitations et entraînant une alerte au tsunami, ont annoncé des responsables indonésiens. Lire la suite l'article Photos/Vidéos liées Graphique de l'USGS localisant l'épicentre du séisme en Indonésie, le 16 novembre 2008 Agrandir la photo Articles liés Puissant séisme en Indonésie Indonésie: puissant séisme, alerte au tsunami levée L'alerte au tsunami levée après un séisme au large de l'Indonésie Plus d'articles sur : Catastrophes Discussion: Catastrophes L'alerte au tsunami a été rapidement levée. Trois heures après le séisme, aucun mort n'avait été signalé. Mais "dans un séisme de cette importance, il est probable qu'il y aura des victimes", a déclaré un responsable de l'Institut géologique indonésien. L'épicentre se situait à une profondeur de 21 km, à 136 km au large de la ville côtière de Gorontalo, selon l'Institut de géophysique américain (USGS). L'Institut a d'abord évalué à 7, 8 la magnitude du séisme avant de la ramener à 7, 5. Il a également évoqué deux répliques. Le centre d'alerte aux tsunamis pour le Pacifique, basé à Hawaï, aux Etats-Unis, a émis une alerte au raz-de-marée dans une zone de 1.000 km autour de l'épicentre. Mais l'Indonésie qui avait émis une alerte semblable l'a rapidement levée. Selon l'agence de presse gouvernementale Antara, une personne a été blessée et plusieurs bâtiments se sont effondrés à Gorontalo. Dans cette ville qui compte plusieurs centaines de milliers d'habitants, des milliers de personnes ont évacué leur domicile ou chambre d'hôtels, selon la même source. A 250 km de là, à Tolitoli, des bâtiments se sont également effondrés, selon un responsable local contacté par l'AFP. "Ce tremblement de terre a le potentiel de provoquer un tsunami régional destructeur sur les côtes situées dans un rayon de 1.000 kilomètres autour de son épicentre", a affirmé le centre de surveillance américain, conseillant aux autorités de "prendre des mesures immédiates pour évacuer les zones côtières". "Ce séisme est situé en dehors du Pacifique. Aucune menace de tsunami n'existe pour les côtes du Pacifique", a ajouté le centre. Pour mesurer la puissance d'un séisme, l'USGS utilise la "magnitude de moment" (Mw), qui est directement reliée aux paramètres du séisme (surface et quantité de glissement sur la faille). Sur cette échelle ouverte, un séisme atteignant une magnitude d'au moins 6 est considéré comme fort. Au carrefour de trois plaques tectoniques - l'Eurasienne, l'Indo-australienne et la Pacifique - l'archipel indonésien est touché quasi quotidiennement par des secousses. Le tsunami provoqué par le tremblement de terre de décembre 2004 y avait été particulièrement meurtrier: 168.000 personnes avaient péri dans la seule province indonésienne de Aceh, sur les plus de 200.000 morts recensés dans 11 pays d'Asie.
Terminal 2F à l'aéroport Charles-de-Gaulle: vols schengen?
by Flyever · 2008-11-02 · 9 replies
Bonjour j avais lu quelque part que le terminal 2F a cdg serait exclusivement pour les vols schengen a l hiver 2008 quelqu un a des infos? merci..
Transport des valises avec la compagnie de croisières Carnival
by Croisiblue · 2008-11-01 · 15 replies
J'aimerais savoir si quelqu'un a déjà transporté ses valises lui-même lors de l'embarquement avec la Compagnie Carnival (ou autres), c'est à dire qu'il ne les ait pas confié aux préposés des quais. Sur le site de Carnival, il est mentionné que ces manutentionnaires ne travaillent aucunement pour la compagnie et, par conséquent, ne peuve être responsable des dommages ou des pertes. Je me pose cette question, car lors de ma dernière croisière, je me suis fait abîmer une valise par ces employés lors de l'embarquement à Miami. C'est pour cette raison que j'aimerais savoir s'il est permis de nous présenter dans le terminal de croisière avec toutes nos valises.

Merci de me répondre.
Moins de touristes au Cambodge?
by Pascman · 2008-10-24 · 33 replies
Salut il parait qu'il y a beaucoup moins de touristes au Cambodge à cause des problèmes entre la Thailande et le Cambodge. Avez vous cette impression ? ou avez vous eu des nouvelles à ce sujet ?
Mauritanie: disparition du vol Paris-Atar
by Ouldyoussouf · 2008-10-18 · 5 replies
je rentre d'un voyage en asie pendant un certain temps et "glups", le site de point-afrique ne propose plus de vol sur Atar, bien sur j'étais au courant de l'attaque du mois de septembre qui a été meurtrière dans la zone de Zouérate, mais qu'en est-il de cette disparition du vol Paris-Atar auquel je m'attendais quand même un peu mais sans commentaire sur le site de point-afrique. C'est curieux quand même le "no comment" ou bien j'ai manqué une case et merci de me "rafraîchir" sur l'info. Je reste catastrophé par cette découverte qui ne va pas arranger l'économie locale à Atar, Chinguetti et Ouadane. commentaires, infos bienvenus sur les circonstances et raisons qui ont conduit à l'annulation du vol de Atar.
Pays ''interdits'' en tour du monde
by Vivequebec · 2008-10-16 · 17 replies
Bonjour, J'aimerais savoir lorsque on fais le tour du monde si il a des pays ''interdit'' que ces impossible que on passe au douanes a moin que on aille une raison professionel..Ils peuvent nous bloquer cars il a des probleme dans le pays ou autres ? Merci
Livre «Désirs d'Occident
by Geob · 2007-08-05 · 4 replies
.Parikaj Mishra est un écrivain indien, né en 1969... et je n'avais jamais entendu parler de lui ! Je viens de lire son livre "Désirs d'Occident... la modernité en Inde, au Pakistan, au Tibet et au delà". Difficile de parler d'un livre aussi dense, qui contient des informations très utiles pour un occidental qui puisent les siennes dans des médias...occidentaux ! Je me souviens d'une interview d'Alain Daniélou, à la suite de l'assassinat d'Indhira Gandhi. Au grand étonnement du journaliste, Daniélou lui indiqua à quel point la mort d'Indhira Gandhi avait soulagé les indiens. En lisant le livre de Mishra, vous serez conforté dans cette opinion, et ajoutons même la mort du fils aîné, au cours d'un accident aérien, Sanjaj, un vai bandit : sa disparition fut "...la meilleure chose qui pouvait arriver à l'Inde! Les analyses de Mishra ont été écrites pendant la période où le BJP, le parti nationaliste, était au pouvoir. La plupart de ses dirigeants viennent du RSS (Rashtruya Swayamsevak Sang), une organisation politique qui, par son discours, son mode de fonctionnement, ses exactions, peut se comparer au parti nazi allemand. On se souvient de cette histoire d'une mosquée, soi disant construite sur le lieu où se dressait un temple de Rama. Dans le chapître "Ayodhya, la modernité de l'hindouisme", vous comprendrez tout ce qu'impliquait ces évènements, et ces manipulations sans vergogne qui amènent les indiens à se massacrer entre'eux. Maintenant, j'ai un regard pllus nuancé sur les musulmans, et je prendrais avec précautions toutes les informations en provenance de l'Inde, diffusés par nos médias. Le chapître : "Cachemire : le coût du nationalisme" est passionnant à lire, parce que, à part les spécialistes, qui sait exactement ce qui se passe dans cette contrée? Passionnant, et usant quand on découvre tous ces massacres, toutes ces manipulations, le comportement de l'armée indienne et des services secrets indiens. Mishra, l'hindou, a même séjourné au Pakistan, et là aussi, on apprend beaucoup, ça nous lave de cette façon de présenter toutes ces tragédies comme le combat entre les bons et les méchants, l'ombre et la lumière. Mishra nous parle aussi de l'Afganistan, pauvres afghans !, du Népal et du Tibet. Tous ceux qui sont interessés par ces pays, se doivent de lire ce livre indispensable !!! Désirs d'Occident, la modernité en Inde, au Pakistan, au Tibet et au delà (éditions Buchet-Chastel, 2007)
Air France en Algérie
by PatMS · 2007-04-15 · 8 replies
Je rentre d'Alger ( voyage AR avec AF depuis MRS ) et j'ai constaté sur le vol retour ( c'était surement aussi le cas sur le vol aller, mais j'ai pas fait gaffe ) la présence à l'entrée de l'avion de deux "gros bras" français ( carrures afutées, têtes rasées, etc ) manifestement en protection de l'accés à l'avion en plus de la trés forte présence policière algérienne ( il y a une dernière palpation à 5 m de l'avion...). Ces deux gars ont voyagé dans l'avion en 1B/1C....

Mes questions sont : " Qui sont ces gens ? ", flics français type raid ou gign ? milice privée "affrétée" par AF ?, quels sont leurs attributions ? leurs droits ? et leurs moyens ? Sont-ils armés ?

Autre question corolaire, j'avais lu en 2003 lors du rétablissement des vols AF vers l'Algérie que ces vols n'étaient effectués que par du personnel volontaire, est-ce toujours le cas ?
Musulman en Inde
by Gildadesiles · 2007-03-27 · 28 replies
Bonjour,

Nous partons bientôt au Rajasthan avec mon compagnon qui est d'origine algérienne. J'ai lu beaucoup de livres (romans, récits) sur l'Inde qui abordent souvent les problèmes inter-religieux et notamment les règlements de compte violents entre hindous et musulmans. Je ne suis pas vraiment inquiète et relativise tout cela, et je ne pense que cela nous empêchera de partir. Mais certains d'entre vous dans la même situation ont ils constaté une certaine animosité ???? Nous serons des touristes parmi les touristes mais je m'interroge sur les touristes aux noms et prénoms à consonance musulmanes .
Birmanie, une lueur d'espoir...
by Ceylana · 2007-01-11 · 31 replies
un "copié-collé" le soulignement a été ajouté Birmanie : l’étau se resserre autour de la junte

Le gouvernement américain a appelé le régime birman à mettre un terme aux violences contre les minorités ethniques et à entamer un processus de réformes comprenant notamment la libération des prisonniers politiques. Washington va même déposer au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution appelant au changement politique dans ce pays.

La Birmanie est devenue aujourd’hui un enjeu aussi bien au niveau régional qu’au niveau international. Ce pays, qui reste sous le contrôle du SPDC, c’est-à-dire une junte militaire menée par le général Than Shwe, est perçu comme une menace pour la paix et pour la sécurité dans la région en raison de la rigidité de son régime, de la répression contre les opposants, de la culture de l’opium, du travail forcé et de l’utilisation des enfants dans l’armée. Jusqu’à présent, les menaces de l’Occident contre la Birmanie n’ont servi qu’à renforcer la résistance de la junte militaire au pouvoir. Pour certains dissidents birmans, comme le fondateur de la Free Burma Coalition Maung Zarni, qui vit en exil à Londres depuis 17 ans, «l’offensive menée par Washington pour pousser les Nations unies à intervenir sur le terrain constitue une approche futile». A ses yeux, «présenter la junte, qui dirige le pays depuis 1962, comme une menace contre la paix dans le monde renforce uniquement la position des militaires». Il appelle d’ailleurs l’Union européenne à prendre des distances avec les Etats-Unis à propos de la Birmanie. Ce n’est pas la première fois que les Américains essayent de resserrer l’étau autour de la junte birmane. Le 31 mai 2006, Washington avait annoncé son intention de demander au Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter une résolution appelant les généraux à abandonner leur politique de répression. Mais l’opposition de la Chine, de la Russie et même du Japon, ont compromis ce projet, soutenu par les Européens. En novembre, un haut responsable de l’ONU est allé en Birmanie pour inciter les militaires au pouvoir à agir vite en matière de réformes démocratiques. Ibrahim Gambari, secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires politiques, a pu s’entretenir avec la dissidente Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix . C’est le seul responsable étranger qui l’a rencontré depuis mars 2004. Mais le bilan de sa visite est très mitigé.La Birmanie, pays de l’Asie du Sud-Est qui compte plus de 54 millions d’habitants, fait depuis dix ans l’objet de sanctions de la communauté internationale, en particulier des Etats-Unis et de l’Union européenne. Il s’agit de l’une des nations les plus pauvres de l’Asie et l’une des plus isolées aussi.

par Any Bourrier [10/01/2007
Partir à Tunis avec du champagne en bagages à main?
by Aandréa · 2006-08-28 · 8 replies
bonjour à tous ceux qui vont régulièrement en tunisie. je pars samedi 2 septembre et j'aimerai savoir si il est possible de prendre en bagages à main 2 bouteilles de champagne ? si oui faut il les déclarer ou bien passer la douane à lyon sans rien dire. si c'est interdit ou simplement toléré (je pars pour un mariage et le champagne est hors de prix dans les rares lieux ou on le trouve en tunisie), qu'est ce que je risque ? merci d'avance pour vos réponses Andréa
De retour du G8
by Grobi · 2004-06-27 · 45 replies
Bonjour,

J'en connais quelques uns qui vont sourire a la lecture de ce post, mais bon ca fait un mois et demi que je ne suis pas venu sur le forum, et j'ecris donc ce message avec un grand plaisir.

Voila donc le resume de mon "petit" voyage du mois de juin, plus un partage de sentiments qui va me faire le plus grand bien.

Apres: pres de 5500 km de stop, des "rides" avec des republicians, des mormons, des noires, des cathos, un homo, un gardien de prison, un gars qui sortait de prison, une femme flic (en service), j'en passe et des meilleurs, ... deux jours dans arches national park dans le desert de l'utah, m'etre fait arreter six fois car le stop n'est pas autorise dans certains etats, avoir traverser plus d'une quinzaine d'etats, apres une nuit de detente dans la qasi-tropicale Nouvelle Orleans,

Apres tout ca donc, j'ai enfin atteint le G8 (en une semaine et demi avec deux jours de repos),

Premier jour de G8:

Apres: 8 arrestations par les polices locales ou d'etats. 1 arrestation par les militaires qui m'a valu deux fois une heure d'interrogatoire avec les services secrets (dont je passerai les details qui frisent le ridicule...)

J'ai finalement trouve la poignee (minable) de manifestants contre le G8, ce qui m'a valu ensuite un deuxieme jour avec autant d'interview que d'arrestations la veille (en effet il y avait qasiment autant de journalistes que de manifestants).

Apres une semaine de G8 ridicule donc (20 000 policiers pour 200 manifestants).

Apres avoir nager pres des dauphins dans l'atlantique, renifler des effluves lointaines de fromage non pasteurise, Apres trois jours de bus pour traverser de nouveau les USA du sud-est au nord-ouest et reprendre le travail.

Me voila de nouveau en Oregon (qui s'affiche vraiment comme un des meilleurs etats), en une piece, fatigue et surtout sans espoir pour ce pays...

Mais alors sans espoir,

au vu des gens rencontres, au travers des nombreuses discussions, au vue du ridicule de la mobilisation au G8, au vu des medias, au vu des considerations des gens (prix de l'essence et des taxes), au vu du systeme educatif, au vue du systeme social, au vue du reseau activiste, au vu des syndicats, au vu de leur syteme politique, au vu des champs de tir sauvage, au vu de leur drapeau adore, au vu de leur "bumper sticker", au vu des drapeaux confederes, au vu d'octogenaires remplissant votre sac au supermarche, au vu de jeune fille edente ne pouvant se payer le dentiste, au vu de leur amour pour le reve americain, au vu de leur programme d'histoire a l'ecole, au vu de leurs presidents affiche au mur des salles de classe, au vu d'une gamine de huit ans avec un revolver sur une plage (son pere lui expliquant comment s'en servir...), au vue de leur consommation, au vu de leur pick up enormes, au vu de l'omnipresence religieuse, bref au vu de leur societe.

Apres un an ici donc, et la honte, la mascarade politique autour du G8, ainsi que l'absence de contestation.

En essayant de rester humble -et d'identifier la part francaise et grande gueule qui caracterise ma culture-, je pense que ce pays est definitivement decadent, et sans espoir d'amelioration rapide.

Qu'on me comprenne bien, -ayant souvent defendu les americains sur ce forum et sans vouloir trop generaliser- les gens ici sont tres chaleureux et l'on trouve souvent des valeurs humaines qui manque parfois dans d'autres pays.

Mais la culture americaine est d'une profonde tristesse.

Je presente par avance mes excuses aux americains qui ont lu ce message et je vous encourage a repondre a mon point de vue qui ne cesse de changer, mais la tristesse qui m'habite depuis quelques mois ne se fait que grandissante au fur et a mesure des differentes experiences que je suis amene a faire ici.

Les Etats Unis ne peuvent plus se citer comme un exemple de democratie.

Les changements ici sont alarmants, la democratie est plus authoritaire que jamais, les libertes sont baffouees, les opinions et l'ensemble de la societe sont manipules par un systeme oligarchique controlant le pays grace a un secteur prive sans aucune moralite.

Je passe les exemples trop nombreux de manipulations et de decisions honteuses qui regissent jusqu'au dernier aspect de la societe civile, et partage ici mon inquietude profonde quand a ce pays.

Il n'est que de souhaiter qu'un pays quelconque batisse un meilleur exemple.
Grève générale en République Dominicaine
by GuyJean · 2004-01-30 · 11 replies
Article paru aujourd'hui 30/01/2004.

La grève générale en République dominicaine a fait huit morts

Les grévistes demandent un moratoire sur le remboursement de la dette dominicaine, le contrôle de l'importation des biens de luxe, la suppression d'un nouvel impôt sur les produits pétroliers et d'autres mesures ayant fait augmenter les prix des produits de base.

La grève générale de 48 heures organisée depuis mercredi 28 janvier en République dominicaine contre la politique économique du gouvernement de Hipolito Mejia a fait huit morts et plusieurs dizaines de blessés dans des violences, selon les derniers chiffres des autorités et des syndicats.

Jeudi soir, le responsable d'une association, Joselito Vasquez Castro, 24 ans, a été mortellement blessé par deux balles dans sa maison de Saint-Domingue. Les dirigeants syndicaux imputent le meurtre à une organisation paramilitaire soutenant le président Mejia et la police a ouvert une enquête. Par ailleurs, Clemente Reynoso, 24 ans, chef du parti de gauche Nueva Alternativa, a été tué par des coups de feu, dans des circonstances également imprécises, dans la ville de Bonao (à 85 km à l'ouest de la capitale dominicaine).

A San Francisco de Macoris, à 135 km au nord-ouest de Saint-Domingue, Ramon Almanzar Paulino Reyes, 24 ans, a été mortellement blessé d'une balle dans la tête alors qu'il jouait à la pelote dans la rue, selon ses proches. La police a indiqué pour sa part qu'elle avait été amenée à repousser des manifestants agressifs et que c'est dans ces circonstances que le jeune homme avait reçu une balle.

Les trois victimes de jeudi s'ajoutent aux cinq morts de la nuit de mercredi, selon les mêmes sources. Pour la plupart, les victimes sont des hommes jeunes. En dépit de ce lourd bilan, le porte-parole de la présidence, Luis Gonzalez Fabra, a affirmé mercredi soir que le comportement de la population avait été "excellent".

SITUATION TENDUE EN PROVINCE

Jeudi, M. Mejia a appelé les protestataires à cesser leur mouvement, arguant qu'"avec la grève nous perdons tout". Il avait estimé mardi que les revendications des grévistes n'étaient pas recevables dans les circonstances actuelles et "préjudiciables" pour les secteurs productifs.

Après une paralysie totale mercredi, les rues de Saint-Domingue avaient retrouvé un peu d'activité jeudi, mais la circulation restait réduite et les commerces du centre étaient fermés. En province, la situation était tendue, surtout dans le nord, et les patrouilles mixtes de policiers et de militaires ont été intensifiées à travers tout le pays. Les forces de l'ordre sont équipées d'armes lourdes.

Les grévistes demandent un moratoire sur le remboursement de la dette dominicaine, le contrôle de l'importation des biens de luxe, la suppression d'un nouvel impôt sur les produits pétroliers et d'autres mesures ayant fait augmenter les prix des produits de base. Ils ont qualifié le premier jour de grève de "succès total", mais ont déploré l'arrestation de plusieurs dirigeants de gauche. Le ministre de l'intérieur et de la police, Pedro Franco Badia, a justifié ces interpellations en affirmant : "Nous voulons éviter des attentats contre ces dirigeants syndicaux."

Une grève générale de 24 heures avait déjà eu lieu début novembre et s'était soldée par la mort d'au moins sept personnes.

Les Etats-Unis ont demandé au personnel de leur ambassade à Saint-Domingue de ne pas quitter la capitale et d'éviter de voyager dans le pays.
Africa: A Heartfelt Love for a Continent
by Taamaden · 2026-05-06 · 7 replies
“When the Whites came to Africa, we had the land and they had the Bible. They taught us to pray with our eyes closed: when we opened them, the Whites had the land and we had the Bible.” Jomo Kenyatta (p.7)

The Maggi cube, an unchallenged hegemony, and so much more

“The hopeless continent,” headlined The Economist, a British magazine, in July 2000 about Africa. Eleven years later, the same magazine headlined “Africa rising” instead. Images of Africa in the prosperous North constantly oscillate between apocalyptic scenarios and enthusiastic projections. A key issue with such images lies in the generalization they entail. If you look at the continent, considerable contrasts emerge depending on space and time. It’s no surprise that a region of the world encompassing such diverse ecological zones, maintaining such varied ties with other continents, comprising nearly fifty nation-states in sub-Saharan Africa alone, and characterized by a great diversity of languages, belief systems, and historical paths, doesn’t share a single destiny.

And yet, for many people outside Africa, as well as for many Africans, the continent constitutes a single entity, defined by criteria such as skin color, a colonial past, poverty, and the art of survival. Until now, these perspectives were generally accompanied by the idea that Africa had to—or should have—followed a single path together, sometimes called development, sometimes modernization, sometimes liberation, then a market economy. None of these paths delivered on their promises.

The two writers Alain Mabanckou and Abdourahman Waberi—one from Congo, the other raised in Djibouti, both long settled in France and now professors at renowned North American universities (Los Angeles, Washington)—have had enough of pessimistic scenarios: “We are aware that Africa is in the world and the world is in Africa. The same goes for all other continents, as our destinies are inextricably linked for better or worse. We refuse to see Africa as a reservoir of misfortunes or a continent cursed by atavistic misfortune and characterized by ethnic conflicts. [...] It’s this passionate flame we wanted to capture in a book [...] a kind of stroll through African cultures, without any demands, each letter of the alphabet leading us to a notion, a practice, a concept, a moment in history, literature, painting, politics, economics, cuisine, etc.” (p.10-11). Africa, they write, is on the verge of “imposing a signature, a style, a way of being in the world and in relation to the rest of the world.” (p.11) To put words to the continent’s diversity and dynamism, the two authors created a “rambling ABC,” a kind of portrait—or more precisely, a mythography—that lets you see and feel the pulse of a vast continent whose cultural power is unfolding before our eyes. Once marginalized or even mocked, the voice and importance of the Continent in global affairs are now undeniable” (p.11), containing over a hundred entries, mostly concise, written in a relaxed and casual style. The optimistic, even exuberant tone is set from the brief introduction. The duo of authors wants to “sing a love song to the cultures of our continent, to its inhabitants past and present, to its exceptional resources and its spectacular globalization despite a certain pollution that still clouds our skies due to the unmatched duration of dictatorships in some of our regions.” (p.12) In doing so, they don’t want to be too distracted by today’s Afewerki-Biya-Bongo-Déby & Co. ...

Of course, you’ll find tributes to great precursors like Frantz Fanon (“[...] it was a love story and admiration that wasn’t dimmed by the four decades separating his birth from ours. Let’s add that we were born while the native of Fort-de-France had left the world’s stage four years earlier, in the prime of life” p.141), Mongo Beti (“You must read and reread Mongo Beti, a genius who used his fame to support often just causes in Africa, like defending oppressed groups. His place is already in History. His oppressors, like the dictators Ahmadou Ahidjo and Paul Biya, can’t compete in the same category” p.64), the Malian Amadou Hampâté Bâ

(“Posterity remembers him mainly as an tireless defender of African cultures. His plea for the collection and preservation of traditional African knowledge remains a major event for all men and women of good will. One day in 1960, at the UNESCO podium, the native of Bandiagara sounded the alarm: ‘[...] Since we’ve admitted that the humanity of each people is the heritage of all humanity, if African traditions aren’t collected in time and written down, they’ll one day be missing from the universal archives of humanity.’” p.51),

Kwame Nkrumah, “one of the founders of Pan-Africanism, father of Ghana’s independence” (p.239), as well as the historian Cheikh Anta Diop, the writer, poet, and politician Aimé Césaire, and the economist and thinker Samir Amin, but also very warm tributes to certain contemporary African intellectuals like Souleymane Bachir Diagne and Achille Mbembe

(“A few years ago, in dominant economic circles, a rumor often resurfaced, usually disguised as a cold and scientifically proven analysis: Africa is useless. It’s a burden for the rest of the human community. With its 2% share in world trade, it would disappear from stock market radars without anyone noticing. So? Maybe it’ll be pulled up by other continents. Wanting to surpass itself is a crazy bet for Africans, they concluded. Arrogant or clueless, President Nicolas Sarkozy declared before an audience of students and teachers at Cheikh Anta Diop University in Dakar: ‘The African man hasn’t entered history enough [...] He only knows the eternal repetition of time marked by the endless repetition of the same gestures and words.’ That was in 2007. For decades, armed only with reason, an intellectual often steps up to debunk prejudices, lazy readings, and dishonest frameworks used as false fronts by those who, like Nicolas Sarkozy or former journalist Stephen Smith, out of ignorance, contempt, or condescension, distort African reality. This intellectual is none other than the historian and political scientist Achille Mbembe. This heir of Frantz Fanon, Amílcar Cabral, Jean-Marc Ela, and Fabien Eboussi-Boulaga was born in 1957 in Cameroon, in the Bassa region. Marked early by the upheavals of a fratricidal war, Achille Mbembe became the guardian of the memory of martyrs. After brilliant studies in Paris, he went on to teach at the best American universities, but the call of the Continent was stronger than anything else. In Dakar, he once directed CODESRIA (Council for the Development of Social Science Research in Africa) before joining the University of the Witwatersrand in Johannesburg, South Africa. Even though the author of *Critique of Black Reason* (Éditions La Découverte, 2015) spends a few months at Duke University in North Carolina, his observation post remains South Africa. From Johannesburg, Achille Mbembe scrutinizes Africa and the whole world. A lucid observer with an elegant and generous pen, Achille Mbembe knows how to blend big and small history: ‘I was born one day in July, as the month was drawing to a close. It was 1957, in that part of Africa recently named ‘Cameroon,’ a memory of the wonder that seized Portuguese sailors in the 15th century when, sailing up the river near Douala, they couldn’t help but note the presence of a multitude of crustaceans, and named it *Rio dos Camarões*, meaning ‘River of Shrimp.’ I grew up in the shadow of this nameless land, since, in a way, the name it bears is only the product of someone else’s astonishment: a lexical mistake, if you will.’ From this mistake or wound, he made leaven, a springboard to compose a rich work, recognized worldwide. To denounce barriers and barbarians too. But that’s not enough. Among his peers in circles of thought and action, Achille Mbembe passionately and consistently defends human dignity and the beauty of the world. In doing so, he fulfills the mission Frantz Fanon entrusted to him.” (p.227-229),

as well as entries dedicated to lesser-known artists and intellectuals, like the French journalist and activist Rokhaya Diallo, daughter of Senegalese and Gambian parents, or the Ethiopian filmmaker Haile Gerima, who has long lived in the United States. Other names from politics, sports, music, art, and literature: Kofi Annan, p.36; Barack Obama, p.243; Thomas Sankara, p.277; Ousmane Sow, p.285; Yambo Ouologuem, p.250; Léopold Sédar Senghor, p.282; Muhammad Ali, p.30; Nuruddin Farah, p.146; Salif Keita, p.203; Ahmadou Kourouma, p.206; Ngũgĩ wa Thiong’o, p.236; Winnie Mandela, p.224; Kylian Mbappé, p.226 ...

The authors, who resolutely commit to a “mythography” (p.11) of Africa, also pay special attention to local social movements, cultural events, and aspects of daily life. *Y’en a marre*, “which also meant ‘we’re fed up with sitting on our hands’” (p.320-321), emerged about a decade ago in Senegal as a citizen movement of peaceful resistance and symbolizes, the authors emphasize, the fact that African youth are increasingly fed up “with the political circus deployed in Africa since independence, as our parents would say, ‘since the White man left’...” (p.321). A full entry is dedicated to the Maggi bouillon cube, which has flooded African markets for about forty years and enjoys immense popularity (“It’s everywhere in Africa, from Dakar to Djibouti, and from Tangier to Cape Town. It’s in every pot, every stew. Little hands put it in every sauce, every local or adapted dish. An unchallenged hegemony! You’ll find it in diasporas too. The culinary strolls in Paris, in the [...] neighborhood” p.90). Critics blame it not only for impoverishing the aromatic diversity of local dishes but also for being harmful to health. And yet, “he poorest Africans, those who eat only once a day, a few spoonfuls of white beans and a ball of *foufou*, for example, are the most fervent users of the magic cube.” (p.92-93)

For *fonio*, “the new trendy cereal. [...] From the millet family, fonio is probably the oldest cereal cultivated in West Africa, and mainly in its sub-Saharan part, for millennia. [...] Easy to grow, water-efficient, fonio grows everywhere except on clay soils. Long neglected because it was considered the poor man’s crop, fonio is now a source of pride for the farmers who cultivate it and cherish it like the apple of their eye” (p.156-157), the authors immediately offer a detailed recipe, letting the reader know that “e can’t resist sharing this fonio with chicken recipe from Mali with you:

Ingredients: 1 chicken 3 large ripe red tomatoes 4 tbsp tomato paste 4 large onions 1 garlic clove 1/2 cup oil 2 Maggi cubes or salt 2 large carrots 1 turnip 1 large cabbage 2 large potatoes 1 celery stalk 1 packet pre-cooked fonio 4 okra (or okra powder) salt, pepper

Preparation: 1. Prepare the sauce: wash and cut the chicken. Peel the onions, garlic, and vegetables. 2. In a pot, fry the chicken pieces. 3. Dice the onions, tomatoes, carrots, and turnip very small and add them to the pot. 4. Add the tomato paste, salt, and pepper. 5. Simmer for 15 min, then add 2 L of water and the cooked chicken pieces. 6. Simmer for 30 min, then add the crushed garlic and celery, plus the cabbage cut into 4 and the potatoes cut in half. 7. Prepare the fonio: cover it with warm water, let it rest for 15 min, and cook it over low heat. 8. In a small pot, boil the okra and crush them. 9. Mix the crushed okra with the cooked fonio, then salt. Serve hot.” (p.158-159)

The comedy *Black Mic Mac*, released in French theaters in 1986 and addressing France’s increasingly restrictive immigration policy at the time, also gets an entry, as do *Tintin in the Congo*, the popular comic, and *Jip’s Café* (“[...] a little Africa in the heart of Paris, with passersby stopping to admire the ‘ambianceurs’ on the dance floor or attend the cultural events offered by the place” (p.194), an African establishment in Paris that Alain Mabanckou already immortalized in one of his novels.

The duo of authors also tackles thorny subjects like jihadism (p.119), the Rwandan genocide (p.272), the CFA franc (p.82), and dictatorship (p.110). While the two strike the right tone here, many entries leave a slightly bitter taste. Two examples: why doesn’t the text on Barack Obama mention the great disappointment of many people in Africa, who expected more from the African policy of the first U.S. president with African roots than just occasional warm words? Why do the comments on Winnie Mandela gloss over the fact that she was a highly controversial icon of the anti-apartheid movement due to her involvement in kidnappings, acts of torture, and murders of alleged apartheid collaborators? Instead, there’s a compassion that brings tears to the eyes: “She was often reduced to a secondary role, the wife of a great man” or “When victory came, she didn’t taste its fruits. Divorced, isolated. She would never be a ‘first lady’ in an evening gown, posing before a bed of chrysanthemums. They’d keep her far from the circles of power” (p.224-225). At this point, I would’ve liked the authors to take a slightly more critical stance...

That said, these “weaknesses” (if you can call them that) shouldn’t overshadow the book as a whole. It remains an informative, sometimes very entertaining, and often even original work in its own way.

Book information (the original French and the German translation):

Alain Mabanckou/Abdourahman Waberi. Dictionnaire enjoué des cultures africaines. Fayard, 2019. Alain Mabanckou/Abdourahman Waberi. Der Puls Afrikas. Eine Liebeserklärung von A bis Z. Reclam, 2022.

Hery

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