Results for "Vietnam+sécurité"
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Carte de paiement périmée et vol Air France
Bonjour,
Je vais prendre mes billets d'avion pour un voyage en mars 2017. A ce moment là la carte bleue avec laquelle je vais effectuer mon paiement sera périmée (février 2017) et remplacée. Risque t-on de me demander la carte avec laquelle j'aurai effectué mon paiement. Je précise que je volerai sur Air France. Merci de vos avis.
Cordialement
Je vais prendre mes billets d'avion pour un voyage en mars 2017. A ce moment là la carte bleue avec laquelle je vais effectuer mon paiement sera périmée (février 2017) et remplacée. Risque t-on de me demander la carte avec laquelle j'aurai effectué mon paiement. Je précise que je volerai sur Air France. Merci de vos avis.
Cordialement
3 semaines au Laos: Ravissements et satisfactions!
Ca y est ! De retour après 3 semaines fabuleuses au Laos !
Pour celles ou ceux qui ont déjà eu l’occasion de me lire… je suis un amoureux de l’Inde depuis mes 20 ans où j’avais voyagé un an en sac à dos et y suis revenu déjà 7 fois.
Ma première grosse « infidélité » à Mother Bharath avait été concrétisée par un voyage au Vietnam qui m’avait laissé un sur une légère déception…
Si j’avais trouvé le Nord du Pays magnifique côté nature et merveilleux auprès des ethnies du Nord, le reste m’avait assez déçu de par le sentiment de voyager dans un pays où les autorités sont en train de mettre en œuvre un « industrie » touristique… et aussi en raison du contact humain, peu chaleureux et à tout le moins loin d’être inoubliable…
Ayant toujours été fasciné par l’Asie, je voulais me réconcilier avec la région et… bien sûr… on m’avait souvent dit : « Le Laos et le Cambodge n’ont rien à voir avec la Thailande ou le Vietnam… Pays moins fréquentés, gens plus « relax », plus de sourires etc »…. Selon le concept largement consacré : Plus "authentique"...!
C’était donc décidé : le Laos cet été et … tuons le suspense tout de suite : Expérience réussie ! Je reviens absolument conquis (et ma compagne aussi !) !
Voici donc le petit récit de notre périple extrêmement agréable avec itinéraire, conseils pratiques et avis.
Au programme : AR TOULOUSE-BANGKOK – entrée au Nord du Laos avec Muang Khua – Muang Ngoi – Louang Prabang – VANG VIENG – Nuit à Vientiane et Boucle de Thakhek pour finir avant 3 jours plein à BANGKOK.

Pour celles ou ceux qui ont déjà eu l’occasion de me lire… je suis un amoureux de l’Inde depuis mes 20 ans où j’avais voyagé un an en sac à dos et y suis revenu déjà 7 fois.
Ma première grosse « infidélité » à Mother Bharath avait été concrétisée par un voyage au Vietnam qui m’avait laissé un sur une légère déception…
Si j’avais trouvé le Nord du Pays magnifique côté nature et merveilleux auprès des ethnies du Nord, le reste m’avait assez déçu de par le sentiment de voyager dans un pays où les autorités sont en train de mettre en œuvre un « industrie » touristique… et aussi en raison du contact humain, peu chaleureux et à tout le moins loin d’être inoubliable…
Ayant toujours été fasciné par l’Asie, je voulais me réconcilier avec la région et… bien sûr… on m’avait souvent dit : « Le Laos et le Cambodge n’ont rien à voir avec la Thailande ou le Vietnam… Pays moins fréquentés, gens plus « relax », plus de sourires etc »…. Selon le concept largement consacré : Plus "authentique"...!
C’était donc décidé : le Laos cet été et … tuons le suspense tout de suite : Expérience réussie ! Je reviens absolument conquis (et ma compagne aussi !) !
Voici donc le petit récit de notre périple extrêmement agréable avec itinéraire, conseils pratiques et avis.
Au programme : AR TOULOUSE-BANGKOK – entrée au Nord du Laos avec Muang Khua – Muang Ngoi – Louang Prabang – VANG VIENG – Nuit à Vientiane et Boucle de Thakhek pour finir avant 3 jours plein à BANGKOK.

Partir seule en Indonésie?
Bonjour,
Je souhaiterais partir en Indonésie mi septembre pour trois semaines, et je me demande si seule, ce pays reste une destination sûre pour une femme. Avant de me mettre à fond sur mes itinéraires et autres activités, j'aimerai avoir l'esprit "tranquille" pour ce voyage. Serait-il judicieux de chercher un compagnon de voyage pour cette destination ??
Merci pour vos réponses !!
Alicia
Je souhaiterais partir en Indonésie mi septembre pour trois semaines, et je me demande si seule, ce pays reste une destination sûre pour une femme. Avant de me mettre à fond sur mes itinéraires et autres activités, j'aimerai avoir l'esprit "tranquille" pour ce voyage. Serait-il judicieux de chercher un compagnon de voyage pour cette destination ??
Merci pour vos réponses !!
Alicia
Vol aller simple à Bangkok, visiter les pays limitrophes
bonjour à tous
sans doute la question posée aujourd'hui n'a rien d'original mais j'ai besoin de vos avis
je pars en Asie du SE durant 6 mois en commençant par la Thaîlande pour cela j'ai acheté un vol aller simple Paris Bangkok, puis je partirai à l'aventure avec mon sac à dos pour visiter le Cambodge, le Laos, le Myanmar, puis retour par l'Inde et l'Iran, les billets d'avion seront donc achetés au coup par coup. Mais...il semblerait que cela n'est pas aussi simple et qu'il faille un billet retour ou sortie de territoire, sinon on risque de me refouler dès l'embarquement à Paris!
donc je pense acheter un vol Bangkok -Siem Reap, ma deuxième étape, afin de prouver ma sortie du territoire Thai sous les 30 jours , cela suffira-t-il pour l'embarquement à Paris ? est ce que je risque d'autres refus d'embarquement dans les pays cités puisqu'à chaque fois je ne prendrai que des allers simples merci d'avance à ceux qui voudront bien me répondre
sans doute la question posée aujourd'hui n'a rien d'original mais j'ai besoin de vos avis
je pars en Asie du SE durant 6 mois en commençant par la Thaîlande pour cela j'ai acheté un vol aller simple Paris Bangkok, puis je partirai à l'aventure avec mon sac à dos pour visiter le Cambodge, le Laos, le Myanmar, puis retour par l'Inde et l'Iran, les billets d'avion seront donc achetés au coup par coup. Mais...il semblerait que cela n'est pas aussi simple et qu'il faille un billet retour ou sortie de territoire, sinon on risque de me refouler dès l'embarquement à Paris!
donc je pense acheter un vol Bangkok -Siem Reap, ma deuxième étape, afin de prouver ma sortie du territoire Thai sous les 30 jours , cela suffira-t-il pour l'embarquement à Paris ? est ce que je risque d'autres refus d'embarquement dans les pays cités puisqu'à chaque fois je ne prendrai que des allers simples merci d'avance à ceux qui voudront bien me répondre
Itinéraire de 15 jours en Thaïlande, 5 mois de grossesse
Bonjour à tous,
j'aimerais avoir votre avis sur cet itinéraire, en effet j'ai réservé il y a 6 mois nos billets pour la Thaïlande pour cet été (18 août - 1er septembre)... sans penser une seule seconde que je serais enceinte à ce moment là ! Donc j'essaie de m'organiser un peu plus que prévu au départ...
Je précise que ma grossesse se passe sans aucun problème et que je suis plutôt en forme, pour l'instant je peux faire des randos (pas trop longues) sans problème. J'en serais à 5 mois au moment du départ (début du 6ème). Donc j'ai essayé de prévoir un itinéraire plutôt tranquille, en évitant les très longs trajets (le Nord et les îles seront pour une autre fois...) et en restant à quelques heures de l'hôpital de Bangkok...! mais mon compagnon et moi nous avons quand même envie de découvrir le pays sans passer 15 jours dans un hôtel club, et on aime bien se déplacer !
Arrivée à l'aéroport de Bangkok à 10h du matin le 19 août - Trajet en train jusqu'au parc national de Khao Yai (un ami y travaille, nous le rejoignons). Y a-t-il un moyen d'y aller directement sans passer par le centre de Bangkok (sans prendre un taxi non plus, question de budget !). 3 jours à Khao Yai (repos, petites randos...).
Trajet jusqu'à Kanchanaburi et repos/découverte pendant 2 jours. Y a-t-il un moyen de ne pas passer par Bangkok ? Je privilégie quand même le train si possible mais à voir ce qui est le plus pratique ?
Location d'une voiture pour 4 jours (on préfère vraiment se balader par nous-même sans dépendre d'un chauffeur ou des bus) : cela est-il possible ? Avez-vous une adresse de loueur à me recommander ? Les routes sont-elles praticables (avec une bonne carte) ? Visite des parcs d'Erawan, Sai Yok et jusqu'à Sangklaburi (si tout est ok pour moi)... en changeant de logements au fur et à mesure.
Retour à Kanchanaburi et trajet jusqu'à Bangkok en train.
4 jours à Bangkok. Je pensais réserver une guesthouse dans le quartier de Thonburi qui semble plus calme et pas trop touristique, est-ce une bonne idée ? Je voudrais pouvoir me reposer des visites de la journée...
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des adresses de logement à me conseiller (suffisamment confortables mais plutôt typiques et à un prix raisonnable) ? Est-ce que les transports/trajets envisagés sont judicieux et pas trop galères ? Qq conseils par rapport à ma grossesse (j'ai déjà prévu de faire très attention à l'eau et de privilégier la nourriture bien cuite...) ?
Je sais que ce n'est pas forcément le voyage le plus raisonnable pour moi mais je me sens très bien et je suppose qu'il y a aussi plein de thaïlandaises enceintes ^^
Merci pour toutes vos réponses !
j'aimerais avoir votre avis sur cet itinéraire, en effet j'ai réservé il y a 6 mois nos billets pour la Thaïlande pour cet été (18 août - 1er septembre)... sans penser une seule seconde que je serais enceinte à ce moment là ! Donc j'essaie de m'organiser un peu plus que prévu au départ...
Je précise que ma grossesse se passe sans aucun problème et que je suis plutôt en forme, pour l'instant je peux faire des randos (pas trop longues) sans problème. J'en serais à 5 mois au moment du départ (début du 6ème). Donc j'ai essayé de prévoir un itinéraire plutôt tranquille, en évitant les très longs trajets (le Nord et les îles seront pour une autre fois...) et en restant à quelques heures de l'hôpital de Bangkok...! mais mon compagnon et moi nous avons quand même envie de découvrir le pays sans passer 15 jours dans un hôtel club, et on aime bien se déplacer !
Arrivée à l'aéroport de Bangkok à 10h du matin le 19 août - Trajet en train jusqu'au parc national de Khao Yai (un ami y travaille, nous le rejoignons). Y a-t-il un moyen d'y aller directement sans passer par le centre de Bangkok (sans prendre un taxi non plus, question de budget !). 3 jours à Khao Yai (repos, petites randos...).
Trajet jusqu'à Kanchanaburi et repos/découverte pendant 2 jours. Y a-t-il un moyen de ne pas passer par Bangkok ? Je privilégie quand même le train si possible mais à voir ce qui est le plus pratique ?
Location d'une voiture pour 4 jours (on préfère vraiment se balader par nous-même sans dépendre d'un chauffeur ou des bus) : cela est-il possible ? Avez-vous une adresse de loueur à me recommander ? Les routes sont-elles praticables (avec une bonne carte) ? Visite des parcs d'Erawan, Sai Yok et jusqu'à Sangklaburi (si tout est ok pour moi)... en changeant de logements au fur et à mesure.
Retour à Kanchanaburi et trajet jusqu'à Bangkok en train.
4 jours à Bangkok. Je pensais réserver une guesthouse dans le quartier de Thonburi qui semble plus calme et pas trop touristique, est-ce une bonne idée ? Je voudrais pouvoir me reposer des visites de la journée...
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des adresses de logement à me conseiller (suffisamment confortables mais plutôt typiques et à un prix raisonnable) ? Est-ce que les transports/trajets envisagés sont judicieux et pas trop galères ? Qq conseils par rapport à ma grossesse (j'ai déjà prévu de faire très attention à l'eau et de privilégier la nourriture bien cuite...) ?
Je sais que ce n'est pas forcément le voyage le plus raisonnable pour moi mais je me sens très bien et je suppose qu'il y a aussi plein de thaïlandaises enceintes ^^
Merci pour toutes vos réponses !
Cherche chauffeur privé pour l'Amérique du Sud
Bonjour
Nous sommes un couple dans la soixantaine et nous organisons nous même notre voyage pour nos 40 ans de mariage : Pérou Bolivie Chili (38 jours). Arrivée à Cusco le 21novembre vers midi. Le Machu Pichu est prévu le 22 et 23 Je cherche un chauffeur privé avec véhicule pour le 24 et 25 nov faire la vallée sacrée. Puis en route pour Puno en train et là je cherche un chauffeur privé à partir du 28 novembre qui pourrait nous emmener à Copacabana (Bolivie) le 29. Coté Bolivie, un transport privé de copacabana jusque La paz. . PUIS de Sucre à Tupiza en passant par Toposi Nous essayons d'éviter les Bus et courir de droite et de gauche. Le transport privé est une bonne solution pour nous. Pour s'arrêter faire des photos ou visiter à la bonne franquette des trucs sympas où on veut, quand on veut Quelqu'un connait-il des compagnies ou des chauffeurs privés sérieux, sympas avec des véhicules en état et si possible parlant anglais. Je ne cherche pas le moins cher mais des prix qui restent raisonnables. On ne parle pas espagnol mais on aime beaucoup le contact avec les gens , ce n'est pas un souci pour nous.
Quels conseils pouvez vous nous donner ? Merci d'avance Suzy
Nous sommes un couple dans la soixantaine et nous organisons nous même notre voyage pour nos 40 ans de mariage : Pérou Bolivie Chili (38 jours). Arrivée à Cusco le 21novembre vers midi. Le Machu Pichu est prévu le 22 et 23 Je cherche un chauffeur privé avec véhicule pour le 24 et 25 nov faire la vallée sacrée. Puis en route pour Puno en train et là je cherche un chauffeur privé à partir du 28 novembre qui pourrait nous emmener à Copacabana (Bolivie) le 29. Coté Bolivie, un transport privé de copacabana jusque La paz. . PUIS de Sucre à Tupiza en passant par Toposi Nous essayons d'éviter les Bus et courir de droite et de gauche. Le transport privé est une bonne solution pour nous. Pour s'arrêter faire des photos ou visiter à la bonne franquette des trucs sympas où on veut, quand on veut Quelqu'un connait-il des compagnies ou des chauffeurs privés sérieux, sympas avec des véhicules en état et si possible parlant anglais. Je ne cherche pas le moins cher mais des prix qui restent raisonnables. On ne parle pas espagnol mais on aime beaucoup le contact avec les gens , ce n'est pas un souci pour nous.
Quels conseils pouvez vous nous donner ? Merci d'avance Suzy
Rester 6 mois en Thaïlande avec un visa touriste
Bonjour,
Je suis partie de la France avec un visa touriste que j'ai fait renouvelé à l'immigration, mais à la fin de ce troisième mois il me faudra un nouveau visa. Est-ce que en me rendant à Vientiane je pourrai me voir attribuer un nouveau visa touriste de 2 mois ? Est-ce nécessaire de passer par une agence ? Car beaucoup d'agences de visa run ne parlent que d'une prolongation d'un mois supplémentaire ce qui ne me suffira pas
Merci d'avance pour vos réponses !
Je suis partie de la France avec un visa touriste que j'ai fait renouvelé à l'immigration, mais à la fin de ce troisième mois il me faudra un nouveau visa. Est-ce que en me rendant à Vientiane je pourrai me voir attribuer un nouveau visa touriste de 2 mois ? Est-ce nécessaire de passer par une agence ? Car beaucoup d'agences de visa run ne parlent que d'une prolongation d'un mois supplémentaire ce qui ne me suffira pas
Merci d'avance pour vos réponses !
Correspondance de 2 heures et changement de terminal à Londres Heathrow
Bonjour,
Ce samedi, j'ai un vol de New York à Marseille et je dois passer par une correspondance à Londres Heathrow. J'ai une correspondance de 2h05 à Londres mais je dois changer de terminal car j'arrive au terminal 5 et je repars au terminal 3. Je voyage avec british airways tout le long de mon voyage. British airways me dit que j'aurai le temps mais j'aimerais avoir des avis de voyageurs qui ont déjà eu ce temps de correspondance.
Je voulais savoir si 2h05 de correspondance était suffisant sachant que je dois changer de terminal ?
Merci d'avance.
Ce samedi, j'ai un vol de New York à Marseille et je dois passer par une correspondance à Londres Heathrow. J'ai une correspondance de 2h05 à Londres mais je dois changer de terminal car j'arrive au terminal 5 et je repars au terminal 3. Je voyage avec british airways tout le long de mon voyage. British airways me dit que j'aurai le temps mais j'aimerais avoir des avis de voyageurs qui ont déjà eu ce temps de correspondance.
Je voulais savoir si 2h05 de correspondance était suffisant sachant que je dois changer de terminal ?
Merci d'avance.
Destination pour voyage fin juillet / août
Salut les amis !
Comme d'habitude, à peine rentré du Maroc et repartant pour l'Italie dans 3 semaines, je pense déjà à mon "gros" voyage de l'année, à la période où mon entreprise ferme : fin-juillet/août. J'ai posé 5 semaines et j'avais quelques idées de voyage : - Chili (3 semaines) / Pérou (2 semaines) - Ou juste Chili les 5 semaines - Mongolie à cheval - Nouvelle-Zélande (mon rêve de gosse) - Indonésie..ou autre.
Le soucis c'est que le Chili et la Nouvelle-Zélande en août c'est l'hiver...et ça m'embêterait de louper les plus beaux treks à cause de la neige. Reste donc la Mongolie ou l'Indonésie, mais...je sais pas...j'aimerais avoir d'autres idées si vous en avez.
Sachant que je voyage seul, que je peux aussi bien voyager en simple routard (transports en commun, auberge de jeunesse, mais pas dortoir...j'aime mon intimité) qu'en semi-autonomie (auto-stop et marche, tente, réchaud, bouffe...). Ce choix étant souvent guidé par un budget généralement limité.
J'aime m'en prendre plein les yeux, et après quelques voyages plutôt "historiques et vieilles pierres", j'aimerai de nouveau ressentir ce que j'ai vécu en Islande lors de mon tour de l'île à pied et en stop, à dormir dans ma tente au milieu de paysages époustouflants. Pour info, je n'aime pas les villes...j'y reste 1-2 jours maxi histoire de faire les incontournables mais je préfère de loin les petits villages perdus et la nature. Et je ne suis pas spécialement adepte de la farniente sur la plage. Par contre j'aime la plongée sous-marine (SSI Advanced Open Water, j'ai plongée à Koh-Tao et en mer Rouge). Niveau sécurité, je ne suis ni parano ni suicidaire...
Bon, histoire de ne pas me faire proposer des pays que j'ai déjà visité (je suis adepte du "jamais deux fois au même endroit avant d'être allé partout" :p), voici les endroits où je suis déjà allé : Vietnam, Malaisie, Chine (mais j'y retournerai car c'est grand), Thaïlande, Birmanie, Islande, Bénin, Egypte, Maroc, Bulgarie, Grèce, Turquie, Italie, Angleterre, Espagne, Allemagne et Belgique. (Je ne prétends pas avoir tout vu dans ces pays attention...c'est juste que le monde est si grand que je préfère aller dans d'autres pays).
Bref, si vous avez de belles perles à me proposer, je suis ouvert à vos suggestions !
Merci d'avance !
Comme d'habitude, à peine rentré du Maroc et repartant pour l'Italie dans 3 semaines, je pense déjà à mon "gros" voyage de l'année, à la période où mon entreprise ferme : fin-juillet/août. J'ai posé 5 semaines et j'avais quelques idées de voyage : - Chili (3 semaines) / Pérou (2 semaines) - Ou juste Chili les 5 semaines - Mongolie à cheval - Nouvelle-Zélande (mon rêve de gosse) - Indonésie..ou autre.
Le soucis c'est que le Chili et la Nouvelle-Zélande en août c'est l'hiver...et ça m'embêterait de louper les plus beaux treks à cause de la neige. Reste donc la Mongolie ou l'Indonésie, mais...je sais pas...j'aimerais avoir d'autres idées si vous en avez.
Sachant que je voyage seul, que je peux aussi bien voyager en simple routard (transports en commun, auberge de jeunesse, mais pas dortoir...j'aime mon intimité) qu'en semi-autonomie (auto-stop et marche, tente, réchaud, bouffe...). Ce choix étant souvent guidé par un budget généralement limité.
J'aime m'en prendre plein les yeux, et après quelques voyages plutôt "historiques et vieilles pierres", j'aimerai de nouveau ressentir ce que j'ai vécu en Islande lors de mon tour de l'île à pied et en stop, à dormir dans ma tente au milieu de paysages époustouflants. Pour info, je n'aime pas les villes...j'y reste 1-2 jours maxi histoire de faire les incontournables mais je préfère de loin les petits villages perdus et la nature. Et je ne suis pas spécialement adepte de la farniente sur la plage. Par contre j'aime la plongée sous-marine (SSI Advanced Open Water, j'ai plongée à Koh-Tao et en mer Rouge). Niveau sécurité, je ne suis ni parano ni suicidaire...
Bon, histoire de ne pas me faire proposer des pays que j'ai déjà visité (je suis adepte du "jamais deux fois au même endroit avant d'être allé partout" :p), voici les endroits où je suis déjà allé : Vietnam, Malaisie, Chine (mais j'y retournerai car c'est grand), Thaïlande, Birmanie, Islande, Bénin, Egypte, Maroc, Bulgarie, Grèce, Turquie, Italie, Angleterre, Espagne, Allemagne et Belgique. (Je ne prétends pas avoir tout vu dans ces pays attention...c'est juste que le monde est si grand que je préfère aller dans d'autres pays).
Bref, si vous avez de belles perles à me proposer, je suis ouvert à vos suggestions !
Merci d'avance !
Tour d'Eurasie (départ été 2017)
Bonjour à tous!
Je viens vous présenter un bonne et due forme notre projet de "tour de l'Eurosie" en camping-car (notre cher Manni, un VW LT de 91, version longue, toit bas), qui se concentrera pour cette première fois sur le continent Eurasien (enfin, c'est notre projet actuel). Mon compagnon autrichien (que j'appellerai l'Ours) et moi pensons à ce voyage depuis longtemps, nous économisons activement depuis quelques mois ; d'après nos estimations, nous aurons de quoi partir l'esprit tranquille (15-20 000€) en été 2017. Si possible nous souhaitons nous arrêter par ci par là pour travailler, histoire de prolonger le voyage. De mon côté, je peux continuer à travailler, car je suis auteure en free-lance, j'aurais seulement besoin d'une connexion internet de temps à autre. L'Ours, lui, est ingénieur et quittera donc (avec soulagement) son poste d'ici là.
Ce sera notre premier long voyage, mais notre camping-car a déjà fait maintes trajets Autriche-Bretagne, nous l'avons bien aménagé (frigo, gazinière, chauffage, réserve d'eau...), on s'inquiète pas trop de ce côté-là. Nous avons tous les deux un permis autrichien et notre camping-car est immatriculé et assuré en Autriche.
Tout conseil, toute remarque, tout commentaire seront les bienvenus! Nous ne sommes pas fixés et nous cherchons à faire au mieux de nos moyens. Bien sûr, beaucoup de situations sociopolitiques peuvent encore changer jusque là, mais nous souhaitons commencer à planifier, car cela risque d'être long, vous en conviendrez?
Pour l'instant, nous pensons faire :
Autriche > Bretagne Bretagne > pays scandinaves : Ici, nous nous demandons ce qui serait plus intelligent et intéressant (culture, paysage, climat, finances) : prendre le ferry pour passer par l'Angleterre, l'Irlande et l'Ecosse puis passer en Norvège OU remonter la côte nord de la France, le Danemark et passer ainsi en Suède? Norvège > Suède (OU Suède > Norvège) > Finlande > Pays baltes Estonie > Lettonie > Lituanie > Russie : Descendre Saint-Petersburg - Moscou - Kazan - Ekaterinbourg
A cet endroit-là, nous avons deux itinéraires en tête, pour lesquels nous ne sommes pas certains de la faisabilité.
Itinéraire n°1
Ekaterinbourg > Mongolie > Vladivostok (en contournant la Chine car trop cher, non?) Ferry de Vladivostok pour la Japon Ferry du Japon vers le sud : Nouvelle Guinée, Malaisie ou Australie? Remonter par la Polynésie > Thailande > Combodge > Vietnam > Laos > Myanmar (éventuellement Bhoutan? Nepal?) Tour de l'Inde (L'Ours y a vécu quelques mois et souhaite de tout cœur y retourner.) Ferry Inde > Iran /OU/ Traverser le Pakistan (Est-ce que ça sera possible et pas trop dangereux? ) Iran > Turkménistan (> Ouzbékistan?) > Kazakhstan Ukraine > Roumanie > Bulgarie > Grèce > Albanie > Monténégro > Croatie Retour en Autriche
Problème ici : Est-ce que ça ne sera pas beaucoup trop cher pour nous? Tous ces ferrys vont nous coûter les yeux de la tête...
Itinéraire n°2
Ekaterinbourg > Kazakhstan > Ouzbékistan > Turkménistan > Iran Iran > Inde /OU/ Traverser le Pakistan (Même question que précédemment : Est-ce que ça sera possible et pas trop dangereux ? ) Bhutan (si possible) > Népal (si possible) > Myanmar > Laos > Vietnam > Combodge > Thailande ( éventuellement > Polynésie > Malaisie > Nouvelle Guinée > Australie)
Financièrement, cela nous semble le plus faisable, mais arrivés sur le "continent" australien (ou minimum en Thailande), nous sommes un peu dans une impasse : que faire? Faire demi-tour et faire le retour comme pour l'itinéraire n°1? Abandonner Manni sur place et rentrer en avion? (Est-ce possible et souhaitable?)
Ce qui m'inquiète le plus pour l'instant, c'est le passage d'Iran en Inde et d'Inde en Myanmar (ou vise versa). Qu'en dites-vous? Avez-vous des expériences ou des suggestions?
D'autre part, question administrative : Pensez-vous qu'il soit utile/souhaitable de se marier avant de partir? (Questions administratives, douanières, légales (Iran?)?)
Merci d'avance à tous ceux qui se sont pris le temps de lire et de répondre!
Je viens vous présenter un bonne et due forme notre projet de "tour de l'Eurosie" en camping-car (notre cher Manni, un VW LT de 91, version longue, toit bas), qui se concentrera pour cette première fois sur le continent Eurasien (enfin, c'est notre projet actuel). Mon compagnon autrichien (que j'appellerai l'Ours) et moi pensons à ce voyage depuis longtemps, nous économisons activement depuis quelques mois ; d'après nos estimations, nous aurons de quoi partir l'esprit tranquille (15-20 000€) en été 2017. Si possible nous souhaitons nous arrêter par ci par là pour travailler, histoire de prolonger le voyage. De mon côté, je peux continuer à travailler, car je suis auteure en free-lance, j'aurais seulement besoin d'une connexion internet de temps à autre. L'Ours, lui, est ingénieur et quittera donc (avec soulagement) son poste d'ici là.
Ce sera notre premier long voyage, mais notre camping-car a déjà fait maintes trajets Autriche-Bretagne, nous l'avons bien aménagé (frigo, gazinière, chauffage, réserve d'eau...), on s'inquiète pas trop de ce côté-là. Nous avons tous les deux un permis autrichien et notre camping-car est immatriculé et assuré en Autriche.
Tout conseil, toute remarque, tout commentaire seront les bienvenus! Nous ne sommes pas fixés et nous cherchons à faire au mieux de nos moyens. Bien sûr, beaucoup de situations sociopolitiques peuvent encore changer jusque là, mais nous souhaitons commencer à planifier, car cela risque d'être long, vous en conviendrez?
Pour l'instant, nous pensons faire :
Autriche > Bretagne Bretagne > pays scandinaves : Ici, nous nous demandons ce qui serait plus intelligent et intéressant (culture, paysage, climat, finances) : prendre le ferry pour passer par l'Angleterre, l'Irlande et l'Ecosse puis passer en Norvège OU remonter la côte nord de la France, le Danemark et passer ainsi en Suède? Norvège > Suède (OU Suède > Norvège) > Finlande > Pays baltes Estonie > Lettonie > Lituanie > Russie : Descendre Saint-Petersburg - Moscou - Kazan - Ekaterinbourg
A cet endroit-là, nous avons deux itinéraires en tête, pour lesquels nous ne sommes pas certains de la faisabilité.
Itinéraire n°1
Ekaterinbourg > Mongolie > Vladivostok (en contournant la Chine car trop cher, non?) Ferry de Vladivostok pour la Japon Ferry du Japon vers le sud : Nouvelle Guinée, Malaisie ou Australie? Remonter par la Polynésie > Thailande > Combodge > Vietnam > Laos > Myanmar (éventuellement Bhoutan? Nepal?) Tour de l'Inde (L'Ours y a vécu quelques mois et souhaite de tout cœur y retourner.) Ferry Inde > Iran /OU/ Traverser le Pakistan (Est-ce que ça sera possible et pas trop dangereux? ) Iran > Turkménistan (> Ouzbékistan?) > Kazakhstan Ukraine > Roumanie > Bulgarie > Grèce > Albanie > Monténégro > Croatie Retour en Autriche
Problème ici : Est-ce que ça ne sera pas beaucoup trop cher pour nous? Tous ces ferrys vont nous coûter les yeux de la tête...
Itinéraire n°2
Ekaterinbourg > Kazakhstan > Ouzbékistan > Turkménistan > Iran Iran > Inde /OU/ Traverser le Pakistan (Même question que précédemment : Est-ce que ça sera possible et pas trop dangereux ? ) Bhutan (si possible) > Népal (si possible) > Myanmar > Laos > Vietnam > Combodge > Thailande ( éventuellement > Polynésie > Malaisie > Nouvelle Guinée > Australie)
Financièrement, cela nous semble le plus faisable, mais arrivés sur le "continent" australien (ou minimum en Thailande), nous sommes un peu dans une impasse : que faire? Faire demi-tour et faire le retour comme pour l'itinéraire n°1? Abandonner Manni sur place et rentrer en avion? (Est-ce possible et souhaitable?)
Ce qui m'inquiète le plus pour l'instant, c'est le passage d'Iran en Inde et d'Inde en Myanmar (ou vise versa). Qu'en dites-vous? Avez-vous des expériences ou des suggestions?
D'autre part, question administrative : Pensez-vous qu'il soit utile/souhaitable de se marier avant de partir? (Questions administratives, douanières, légales (Iran?)?)
Merci d'avance à tous ceux qui se sont pris le temps de lire et de répondre!
Tour du monde septembre 2016 - juin 2017
Bonjour chère Communauté VF!
Ça y est! C'est décidé! Je pars faire un tour du monde! Que voulez-vous? Après des années à lire vos posts, forcément, vous m'avez donné envie.
J'ai besoin de votre aide, de vos lumières. Sur mon itinéraire, sur les périodes choisies, sur le sens du voyage, sur les billets d'avions (billets tour du monde ou agence de voyages)... Bref, je suis avide de vos conseils et de liens internet (notamment des discussions VF).
Je compte partir en solo, entre fin août/septembre 2016 et juin/début juillet 2017, en mode baroudeur, avec parfois quelques petits luxes, par-ci, par-là.
Voici mon itinéraire prévu, avec le budget quotidien prévisionnel:
Vietnam - Septembre 2016 30 j. - 15€/j. - Visa 70€ Laos - Octobre 2016 31j. - 15€/j. - Visa 25€ Cambodge - Novembre 2016 30j. - 20€/j. - Visa 20$ Indonésie - Décembre 2016 31j. - 25€/j. - Visa 22€ Australie - Janvier 2017 31j. - 60€/j. - Visa 57€ Nouvelle-Zélande - Février 2017 28j. - 50€/j. Chili - Mars 2017 22j. - 38€/j. Ile de Pâques - Mars 2017 7j. - 29€/j. Argentine - Avril 2017 30j. - 36€/j. Pérou - Mai 2017 31j. - 30€/j. Brésil - Juin 2017 30 j. - 44€/j.
Je suis flexible sur les dates mais aussi sur les destinations. Et je suis prêt à retirer une ou deux destinations et profiter plus d'un pays.
J'ai aussi des questions comme:
Le nouvel an: Indonésie? Australie? Un autre pays? Indonésie => Australie: comment faire? L'avion? Voie terrestre + bateau? Nvelle-Zélande => Ile de Pâques => Chili: intéressant? Chili => Argentine => Pérou ou Chili => Pérou => Argentine?
Voilou Merci d'avance ;)
Guill
Ça y est! C'est décidé! Je pars faire un tour du monde! Que voulez-vous? Après des années à lire vos posts, forcément, vous m'avez donné envie.
J'ai besoin de votre aide, de vos lumières. Sur mon itinéraire, sur les périodes choisies, sur le sens du voyage, sur les billets d'avions (billets tour du monde ou agence de voyages)... Bref, je suis avide de vos conseils et de liens internet (notamment des discussions VF).
Je compte partir en solo, entre fin août/septembre 2016 et juin/début juillet 2017, en mode baroudeur, avec parfois quelques petits luxes, par-ci, par-là.
Voici mon itinéraire prévu, avec le budget quotidien prévisionnel:
Vietnam - Septembre 2016 30 j. - 15€/j. - Visa 70€ Laos - Octobre 2016 31j. - 15€/j. - Visa 25€ Cambodge - Novembre 2016 30j. - 20€/j. - Visa 20$ Indonésie - Décembre 2016 31j. - 25€/j. - Visa 22€ Australie - Janvier 2017 31j. - 60€/j. - Visa 57€ Nouvelle-Zélande - Février 2017 28j. - 50€/j. Chili - Mars 2017 22j. - 38€/j. Ile de Pâques - Mars 2017 7j. - 29€/j. Argentine - Avril 2017 30j. - 36€/j. Pérou - Mai 2017 31j. - 30€/j. Brésil - Juin 2017 30 j. - 44€/j.
Je suis flexible sur les dates mais aussi sur les destinations. Et je suis prêt à retirer une ou deux destinations et profiter plus d'un pays.
J'ai aussi des questions comme:
Le nouvel an: Indonésie? Australie? Un autre pays? Indonésie => Australie: comment faire? L'avion? Voie terrestre + bateau? Nvelle-Zélande => Ile de Pâques => Chili: intéressant? Chili => Argentine => Pérou ou Chili => Pérou => Argentine?
Voilou Merci d'avance ;)
Guill
Choix entre 9 pays pour voyage à petits budgets
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur le forum et j'ai besoin de vos conseils :)! Alors voilà, avant de quitter la France pour faire ma thèse au Canada, ma copine et moi-même aimerions profiter lors d'un voyager de 2 semaines du 3 au 17 septembre 2016. Évidemment nous sommes étudiants donc pas d'énormes budgets même si nous avons un peu d'argent de côté. Nous avons sélectionné 9 pays. Ces choix ont été fait en prenant en compte l'attrait pour le pays en question ainsi que le budget avion aller-retour inférieur à 500 euros (à la date d'aujourd'hui). Nous avons pour objectif de prendre les billets avant la fin de la semaine prochaine.
Nos choix sont les suivants :
Afrique du Sud Burkina Faso Sénégal Kenya Maroc Inde Philippines Thaïlande Vietnam
Ce sont des pays plutôt atypiques qui nous attirent. Voilà, ormis le prix des billets, il y a le coût de la vie sur place pendant les 15 jours (nourriture, logement, excursion)... Plusieurs choix s'offrent à nous, prendre un véhicule et faire en mode road trip ou sac à dos en mode routard. Certains pays sont plus propice que d'autres à un roadtrip je suppose.
En bref, je vais venir à ma question, y'aurait-il des pays à rayer de la liste pour 2 étudiants comme nous ne voulant pas trop dépenser (1200/1300) euros pour les 2 semaines (500 euros d'avion déjà) et que préconiser voyager en voiture (road trip) ou plutôt avec le sac à dos sur le dos...? Je pense que des pays comme le Kenya ou Afrique du Sud semble une fois sur place dépasser totalement nos budgets... Bref je pense avoir assez développé ce que je recherchais j'ai peur de me répéter.. Si vous aviez des conseils ou des suggestions je serai ravi de prendre en compte toutes vos idées. Le Maroc est le plus abordable mais pas le plus dépaysant de mon point de vue. Mais surement magnifique aussi...
Je suis impatient de vous lire...
Je suis nouveau sur le forum et j'ai besoin de vos conseils :)! Alors voilà, avant de quitter la France pour faire ma thèse au Canada, ma copine et moi-même aimerions profiter lors d'un voyager de 2 semaines du 3 au 17 septembre 2016. Évidemment nous sommes étudiants donc pas d'énormes budgets même si nous avons un peu d'argent de côté. Nous avons sélectionné 9 pays. Ces choix ont été fait en prenant en compte l'attrait pour le pays en question ainsi que le budget avion aller-retour inférieur à 500 euros (à la date d'aujourd'hui). Nous avons pour objectif de prendre les billets avant la fin de la semaine prochaine.
Nos choix sont les suivants :
Afrique du Sud Burkina Faso Sénégal Kenya Maroc Inde Philippines Thaïlande Vietnam
Ce sont des pays plutôt atypiques qui nous attirent. Voilà, ormis le prix des billets, il y a le coût de la vie sur place pendant les 15 jours (nourriture, logement, excursion)... Plusieurs choix s'offrent à nous, prendre un véhicule et faire en mode road trip ou sac à dos en mode routard. Certains pays sont plus propice que d'autres à un roadtrip je suppose.
En bref, je vais venir à ma question, y'aurait-il des pays à rayer de la liste pour 2 étudiants comme nous ne voulant pas trop dépenser (1200/1300) euros pour les 2 semaines (500 euros d'avion déjà) et que préconiser voyager en voiture (road trip) ou plutôt avec le sac à dos sur le dos...? Je pense que des pays comme le Kenya ou Afrique du Sud semble une fois sur place dépasser totalement nos budgets... Bref je pense avoir assez développé ce que je recherchais j'ai peur de me répéter.. Si vous aviez des conseils ou des suggestions je serai ravi de prendre en compte toutes vos idées. Le Maroc est le plus abordable mais pas le plus dépaysant de mon point de vue. Mais surement magnifique aussi...
Je suis impatient de vous lire...
Expéditions en kayak de mer
Un cyclo converti à la mer !
Cyclovoyageur dans l'âme, j'ai aussi attrapé, enfant, le virus incurable de la pagaie, qui est à mon gout une des plus belles manières de "randonner" : au fil de l'eau, au ras des éléments, sans bruits ...
Ayant pu réaliser un petit rêve en kayak de mer il y a deux ans, le long de la cote méditérannéenne et Corse qui m'a persuadé de la pertinence de cette activité pour découvrir le monde, j'ai depuis eu la chance de tomber sur une super occase, et après un peu de travail de révovation, je suis désormais l'heureux propriétaire d'un kayak d'expédition pliant Nautiraid 455 touring bois. Il est équipé mer et ponté monoplace (biplace possible)
Aprés divers bricolages, je l'ai équipé pour en faire un véritable navire apte au longs voyages en itinérance : il est équipé d'un baromètre mécanique qui se fixe sur la structure, d'une voile pliable, d'une tablette de navigation.
Enfin, last but not least, la taille et l'habitabilité du bateau permet à une personne de taille moyenne de DORMIR allongé confortablement dans le bateau, au fond duquel je pose un matelas auto-gonflant trés confortable. Un tarp taillé sur mesure s'installe au-dessus de l'habitacle, et garantit étanchéïté et confort thermique pour des bivouacs au mouillage, et même de tenir assis à l'abri sur le bateau et d'y cuisiner ! Système à ne pas utiliser en mer, bien entendu, mais dormir au sec dans son bateau, dans un port ou n'importe quelle eau calme, sans avoir à monter une tente, etc, .., est un confort formidable et ouvrant de multiples possibilités de randonnées !Un kayakiste, contrairement à un plaisancier, ne paie pas de taxes de mouillage , car il n'esquinte pas les récifs : il ne fait que glisser au-dessus !
Mon bateau me permet d'embarquer jusqu'à 150 kg de vivres et de matériel en sus du pagayeur, ce qui permet d'envisager des explorations en territoires isolés de manière relativement autonome. Une fois plié, il tient dans deux sacs de respectivement 13 kgs et 14 kgs, équipement de sécurité compris, permettant de prendre aisément bus, train ou avion.
Avec un budget limité, comme c'est le sujet de cette catégorie, on peut également envisager des voyages en autonomie (pêche alimentaire necessaire !) pour pas cher le long des fleuves et littoraux français et européens.
Le kayak constitue un investissement matériel de départ, mais le cout du voyage d'expédition en camping reste contenu. C'est donc un moyen de voyager , de profiter de la mer et du littoral, qui reste économique, en sus d'être écologique.
Il est un stade intermédiaire entre l'homme et le poisson. Une fois essayé, promis, vous comprendrez...
La vie des hommes est faite de pain, d'eau, et de rêves, et c'est ces derniers qui lui permettent de vivre HEUREUX. Voici quelques idées , qui sont des rêves, qui sont pour l'instant dans mes rêves, à cause d'une misérable contrainte économique qui m'empêche d'en faire des réalités:
- Le tour du lac Titica en solo (encore jamais réalisé à ce jour !) - Les Cyclades, la Crête, la Turquie - Le Nil - Le fleuve Niger - Le Douro - L'Elbe, en Allemagne, puis les canaux et la cote hollandaise - La cote Vietnamienne et thaïlandaise - Les îles du Sud du Japon, le tour d'Okkinawa - La polynésie - Le tour de la Nouvelle Calédonie -La mer de Cortez en basse californie - Toutes les Caraïbes : le tour de Cuba ! - Le Groënland - Le Saint Laurent et ses baleines - Les Seychelles - L'Amazone - Les grands lacs américains - Le fleuve Amour, en Chine -Le Mekong -La Sicile et la Sardaigne - La cote Indonésienne et la cote malgache...
Bon, vous voyez, c'est pas les idées qui manquent ! Pour les moyens, par contre, si vous avez des idées, je suis preneur !
Mon bateau : "Le Jules Verne", Immatriculation du navire: LR F34209 J
A bientot pour de nouvelles aventures cyclopédiques ou aquatiques !
www.efranck.fr.nf

Cyclovoyageur dans l'âme, j'ai aussi attrapé, enfant, le virus incurable de la pagaie, qui est à mon gout une des plus belles manières de "randonner" : au fil de l'eau, au ras des éléments, sans bruits ...
Ayant pu réaliser un petit rêve en kayak de mer il y a deux ans, le long de la cote méditérannéenne et Corse qui m'a persuadé de la pertinence de cette activité pour découvrir le monde, j'ai depuis eu la chance de tomber sur une super occase, et après un peu de travail de révovation, je suis désormais l'heureux propriétaire d'un kayak d'expédition pliant Nautiraid 455 touring bois. Il est équipé mer et ponté monoplace (biplace possible)
Aprés divers bricolages, je l'ai équipé pour en faire un véritable navire apte au longs voyages en itinérance : il est équipé d'un baromètre mécanique qui se fixe sur la structure, d'une voile pliable, d'une tablette de navigation.
Enfin, last but not least, la taille et l'habitabilité du bateau permet à une personne de taille moyenne de DORMIR allongé confortablement dans le bateau, au fond duquel je pose un matelas auto-gonflant trés confortable. Un tarp taillé sur mesure s'installe au-dessus de l'habitacle, et garantit étanchéïté et confort thermique pour des bivouacs au mouillage, et même de tenir assis à l'abri sur le bateau et d'y cuisiner ! Système à ne pas utiliser en mer, bien entendu, mais dormir au sec dans son bateau, dans un port ou n'importe quelle eau calme, sans avoir à monter une tente, etc, .., est un confort formidable et ouvrant de multiples possibilités de randonnées !Un kayakiste, contrairement à un plaisancier, ne paie pas de taxes de mouillage , car il n'esquinte pas les récifs : il ne fait que glisser au-dessus !
Mon bateau me permet d'embarquer jusqu'à 150 kg de vivres et de matériel en sus du pagayeur, ce qui permet d'envisager des explorations en territoires isolés de manière relativement autonome. Une fois plié, il tient dans deux sacs de respectivement 13 kgs et 14 kgs, équipement de sécurité compris, permettant de prendre aisément bus, train ou avion.
Avec un budget limité, comme c'est le sujet de cette catégorie, on peut également envisager des voyages en autonomie (pêche alimentaire necessaire !) pour pas cher le long des fleuves et littoraux français et européens.
Le kayak constitue un investissement matériel de départ, mais le cout du voyage d'expédition en camping reste contenu. C'est donc un moyen de voyager , de profiter de la mer et du littoral, qui reste économique, en sus d'être écologique.
Il est un stade intermédiaire entre l'homme et le poisson. Une fois essayé, promis, vous comprendrez...
La vie des hommes est faite de pain, d'eau, et de rêves, et c'est ces derniers qui lui permettent de vivre HEUREUX. Voici quelques idées , qui sont des rêves, qui sont pour l'instant dans mes rêves, à cause d'une misérable contrainte économique qui m'empêche d'en faire des réalités:
- Le tour du lac Titica en solo (encore jamais réalisé à ce jour !) - Les Cyclades, la Crête, la Turquie - Le Nil - Le fleuve Niger - Le Douro - L'Elbe, en Allemagne, puis les canaux et la cote hollandaise - La cote Vietnamienne et thaïlandaise - Les îles du Sud du Japon, le tour d'Okkinawa - La polynésie - Le tour de la Nouvelle Calédonie -La mer de Cortez en basse californie - Toutes les Caraïbes : le tour de Cuba ! - Le Groënland - Le Saint Laurent et ses baleines - Les Seychelles - L'Amazone - Les grands lacs américains - Le fleuve Amour, en Chine -Le Mekong -La Sicile et la Sardaigne - La cote Indonésienne et la cote malgache...
Bon, vous voyez, c'est pas les idées qui manquent ! Pour les moyens, par contre, si vous avez des idées, je suis preneur !
Mon bateau : "Le Jules Verne", Immatriculation du navire: LR F34209 J
A bientot pour de nouvelles aventures cyclopédiques ou aquatiques !
www.efranck.fr.nf

Du bon usage de l'appareil photo en Iran
Bonjour,
Je voyage en photographiant à moins que je ne photographie en voyageant, c'est selon. Je respecte les lieux et les personnes que je photographie avec une conduite personnelle que je ne vais pas détailler ici. Je connais "bien" une partie de l'Asie du Sud-Est et l'Inde (5 voyages), mais pas du tout l'Iran.
Quid de l'usage d'un appareil photo en Iran en 2016 (j'insiste sur le 2016) ? Quelle approche convient-il d'avoir par rapport à la sécurité (un appareil photo peut être interdit pour des raisons de sécurité) ? Faut-il distinguer la conduite à tenir dans Téhéran et dans le reste du pays... ?
Je sais que les édifices religieux et militaires sont des lieux "sensibles".
Merci à ceux qui connaissent le terrain.
Thierry
Je voyage en photographiant à moins que je ne photographie en voyageant, c'est selon. Je respecte les lieux et les personnes que je photographie avec une conduite personnelle que je ne vais pas détailler ici. Je connais "bien" une partie de l'Asie du Sud-Est et l'Inde (5 voyages), mais pas du tout l'Iran.
Quid de l'usage d'un appareil photo en Iran en 2016 (j'insiste sur le 2016) ? Quelle approche convient-il d'avoir par rapport à la sécurité (un appareil photo peut être interdit pour des raisons de sécurité) ? Faut-il distinguer la conduite à tenir dans Téhéran et dans le reste du pays... ?
Je sais que les édifices religieux et militaires sont des lieux "sensibles".
Merci à ceux qui connaissent le terrain.
Thierry
Vélo ou pas en Thaïlande?
Bonjour a tous cyclistes-interautes,
Je suis actuellement en voyage en sac a dos debute en Thailande il y a 1mois maintenant.
Je voyage pendant plusieurs mois en asie du sud est. Mon "plan" initial etait d'acheter un velo a Taiwan et de faire le tour de l'ile a velo.
Il se trouve que ayant rencontre des cyclotouristes en Thailande, j'ai envie de faire du cyclotourisme plus tot que intitialement prevu a Taiwan (ou j'y serai vers le mois de mai environ).
Bon du coup je suis partagee entre le fait d'etre totalement improvisee et du coup cela demanderait une petite logistique (envoi du sac a fos chez une amie a Taiwan), de plus je n'ai pas de tres solides connaissances en mecanique du velo. Mais j'aime faire du velo.
Mes prochains pays sont : los, cambodge, vietnam, taiwan.
J'aimerais avoir votre avis sur ces points : 1. Quel type de velo (hybrid ou vtt). Etant actuellement a Chiant Mai, j'ai repere le velo Trek 7.3fx. Cependant quelqu'un me l'a deconseille pour les routes en terres du Laos et Cambodge. Qu'en pensez vous ? Ou si vous avez des velos a conseiller ?
2. Je suis sportive et aime faire du velo, mais je n'ai jamais fait de vacances velo. Est-ce fou vous pensez de se lancer d'un coup ? 3. Afin de me mettre au cyclotourisme progressivement, connaissez vous des agences qui transportes nos valise d'une ville a une autre (en Thailande ou au Laos) ? Ca me permettrait de tester sur plus courte duree avec un velo que je pourrais louer... Je vous remercie de votre aide.
Marine
J'aimerais avoir votre avis sur ces points : 1. Quel type de velo (hybrid ou vtt). Etant actuellement a Chiant Mai, j'ai repere le velo Trek 7.3fx. Cependant quelqu'un me l'a deconseille pour les routes en terres du Laos et Cambodge. Qu'en pensez vous ? Ou si vous avez des velos a conseiller ?
2. Je suis sportive et aime faire du velo, mais je n'ai jamais fait de vacances velo. Est-ce fou vous pensez de se lancer d'un coup ? 3. Afin de me mettre au cyclotourisme progressivement, connaissez vous des agences qui transportes nos valise d'une ville a une autre (en Thailande ou au Laos) ? Ca me permettrait de tester sur plus courte duree avec un velo que je pourrais louer... Je vous remercie de votre aide.
Marine
Un mois en Thaïlande en août 2016
bonjour
je compte partir avec les 2 filles ados pour un mois environ en août 2016 en thailande. le billet sur Bangkok est presque acheté. j'aimerai passé 2 semaines entre Bangkok et le Nord et 2 semaines sur les Iles dans l'idéal.
connaissez-vous un hôtel pas trop cher sur Bangkok et bien situé pour les visites ? la clim est elle nécessaire ? est-ce dangereux de visiter seule avec mes filles ? pour le nord - chang Mai ou Chang Rai ??? en avion ou train ?? quelle compagnie ??? connaissez-vous des trekks sympas à faire de 3 ou 4 jours avec balade éléphants, dormir dans une tribu etc..
et pour le sud quelles sont les iles à faire pour se dépayser ? où attérir pour ensuite aller sur les iles ?? connaissez-vous des hôtels sympas ??
je compte partir avec les 2 filles ados pour un mois environ en août 2016 en thailande. le billet sur Bangkok est presque acheté. j'aimerai passé 2 semaines entre Bangkok et le Nord et 2 semaines sur les Iles dans l'idéal.
connaissez-vous un hôtel pas trop cher sur Bangkok et bien situé pour les visites ? la clim est elle nécessaire ? est-ce dangereux de visiter seule avec mes filles ? pour le nord - chang Mai ou Chang Rai ??? en avion ou train ?? quelle compagnie ??? connaissez-vous des trekks sympas à faire de 3 ou 4 jours avec balade éléphants, dormir dans une tribu etc..
et pour le sud quelles sont les iles à faire pour se dépayser ? où attérir pour ensuite aller sur les iles ?? connaissez-vous des hôtels sympas ??
Tour du monde seule au féminin
Bonjour à tous,
Je souhaite, d'ici 1 ans, faire un petit tour du monde seule d'1 ans ou plus si affinité. Comme continents et pays j'ai choisie: - L'Asie avec la Birmanie, le Laos, la Chine, la Thaïlande, la Mongolie, la Malaisie et l'Indonésie. - L'Océanie avec la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande et peut-être l'Ile de Pâques ( qui, oui, se trouve en Océanie malgré qu'elle soit rattaché au Chili). - L'Amérique du Sud avec le Brésil, l'Argentine, le Chili, la Bolivie, le Pérou et le Costa Rica Voilà donc 15 pays en prévision. Je fais ce tour du monde seule à défaut d'avoir trouvé un partenaire de route car qui serait prêt et pourrait partir 1 ans et avoir 20 000€? Je suis d'ailleurs tellement obsédé par ce désir de voyage que je ne peux attendre de trouver quelqu'un pouvant le partager avec moi car, cette personne là, ne viendra sans doute jamais. Je n'ai par ailleurs, jamais vraiment voyager ( à part en vacance, mais l'humeur étant plus au repos et à la plage, je n'ai jamais réellement visité les pays dans lesquelles je suis allé) et encore moins seule. Donc voilà, je voudrais savoir s'il y a des voyageuses ou voyageurs seules parmi vous avec lesquelles je pourrais rentrer en contact pour m'aiguiller. De plus vos avis sont les bienvenus même s'ils sont négatifs. Je voudrai avoir des renseignements au sujet de partir seule au féminin, sur la sécurité, la solitude et le reste. Je vous remercie d'avance! :)
Je m'appelle Romane et j'ai 20 ans.
Je souhaite, d'ici 1 ans, faire un petit tour du monde seule d'1 ans ou plus si affinité. Comme continents et pays j'ai choisie: - L'Asie avec la Birmanie, le Laos, la Chine, la Thaïlande, la Mongolie, la Malaisie et l'Indonésie. - L'Océanie avec la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande et peut-être l'Ile de Pâques ( qui, oui, se trouve en Océanie malgré qu'elle soit rattaché au Chili). - L'Amérique du Sud avec le Brésil, l'Argentine, le Chili, la Bolivie, le Pérou et le Costa Rica Voilà donc 15 pays en prévision. Je fais ce tour du monde seule à défaut d'avoir trouvé un partenaire de route car qui serait prêt et pourrait partir 1 ans et avoir 20 000€? Je suis d'ailleurs tellement obsédé par ce désir de voyage que je ne peux attendre de trouver quelqu'un pouvant le partager avec moi car, cette personne là, ne viendra sans doute jamais. Je n'ai par ailleurs, jamais vraiment voyager ( à part en vacance, mais l'humeur étant plus au repos et à la plage, je n'ai jamais réellement visité les pays dans lesquelles je suis allé) et encore moins seule. Donc voilà, je voudrais savoir s'il y a des voyageuses ou voyageurs seules parmi vous avec lesquelles je pourrais rentrer en contact pour m'aiguiller. De plus vos avis sont les bienvenus même s'ils sont négatifs. Je voudrai avoir des renseignements au sujet de partir seule au féminin, sur la sécurité, la solitude et le reste. Je vous remercie d'avance! :)
Je m'appelle Romane et j'ai 20 ans.
Récit de voyage - Chine 2014
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Tanzanie seul - Retour prématuré, avis...
Bonjour a tous ceux qui me liront
48 heures après être rentré de Tanzanie, je me pose la question de savoir si je ne suis pas passé à côté de mes vacances, votre avis pour ceux qui s'y sont rendu m'aidera peut être accepter mon retour prématuré.🙁
Mon séjour initialement prévu pour une durée de 25 jours me fait arriver à Dar Es Salaam, pour me rendre ensuite à Zanzibar, repartir vers Moshi, Arusha afin de faire les parcs animaliers, et enfin me rendre à Nairobi pour un retour à Paris. Mon voyage s'arrêtera à Zanzibar après seulement 10 jours...
A savoir que je pars seul en routard (pas de backpakers en Tanzanie), sur une base de 25 dollars la nuit
Arrivé à l'aéroport Julius Nyerere de Dar Es Salaam, je prends un taxi qui restera mon guide pour les 2 jours à suivre... Je lui transmet l'adresse de mon Guest house déjà pré-réservé. Ce dernier me déconseille vivement l'endroit, pour lui un quartier populaire pouvant craindre pour ma sécurité, je connais l'Afrique et ses guides qui ont des "accords" avec les hôtels, j'insiste lui rappel ma réservation, par ces faits m'emmène à mon adresse... En effet en arrivant devant la maison d'hôte, rien n'inspire confiance, au fond d'une cours, une rue inondé, aucun endroit pour manger. La fatigue du transport, me laissera lui prendre la décision de emmener dans un hôtel (45 dollars la nuit), mon budget se retrouve déjà amputé...
Le lendemain la visite de maisons d'hôtes dans mon budget restera dans la même lignée; éloignée, triste, gris, un coût sur la t^te en comprenant que ma tranquillité doit passé par des hôtels plus couteux. La visite de la ville se fait facilement a pied sans aucun problème, seul très peu de choses à voir, une ville vraiment triste, mon guide me fera découvrir les plages environnante agréable et sympathique, mais en gardant dans la tête les mots de John (mon guide) de ne pas m'éloigner et ne pas rester seul isolé, toujours pour ma sécurité... Comme me déconseiller à mainte reprise de ne pas traverser la Tanzanie comme ça seul. Mouais ok...
Mon troisième jour arrive, prêt a partir pour Zanzibar, John m'accompagne pour prendre mon ticket, et en effet seul, cela aurait été une épreuve et ne m'aurait peut être pas permis d'avoir les conditions tarifaire normale. (40 dollars A/R)
Le Kilimanjaro IV (la navette) quitte le port, après 50 minutes arrive Stone Town. Une halte prévue pour une durée d'une semaine avant de repartir vers Moshi. A la descente du bateau, je prends de nouveau un guide qui m’emmène jusqu’à mon hôtel. Nous passons la matinée ensemble, avec son aide, je paye pour mes activités, entre autre prison Island... Stone Town est pleine de couleur, de vie, je sens enfin mes vacances commencer. Saîd mon guide, me laisse l'après midi pour me laisser déambuler dans les rue étroite de la ville, je suis à l'écoute des personnes (nombreuses) qui m'interpellent, je prends le temps de les écouter, leur demande de me raconter la vie et leur vie sur l'ile, des rencontres souvent pleines de richesse mais parfois saoulant quand il s'agit de quémander. Une première journée inoubliable.
Le second jour, j'aurais la mauvaises surprise de voir le distributeur automatique ne plus me donner de l'argent, en effet très peu voir pas du tout de paiement par visa qui oblige d'effectuer des retraits. Un soucis qui m'oblige de prendre contact avec ma banque en France afin de palier à ce soucis, désagréable. une première sortie vers Prison Island, un retour 3 heures après, le temps pour manger et prendre ma pilule pour le paludisme. L'après midi s'avéra plus longue que la précédente, après avoir fait le tour, très vite je prends conscience qu'il y a peu de chose à faire, je continue a arpenter les rues que je connais malheureusement déjà. Les rabatteurs, me traquent de nouveau, cela devient de plus en plus usant, rabâcher les mêmes mots et les mêmes phrases me lassent, puis revoir les personnes à qui je pensais avoir fait comprendre de ne pouvoir rien faire pour eux, à deux reprise cela s'avéra chaud, très calme et très philosophe de la vie, cela m'aidera... seul je comprends être vulnérable et une proie facile. Après cette journée plus monotone et fatigante que la précédente, je décide de ne plus rester à Stone Town et me rendre sur la côte est à Page.
Le troisième jour commence, taxi direction Page, 1 heure de route et 20 dollars plus loin, me voilà au Teddy's Accomodation que je recommande vivement, un endroit idyllique, une plage magnifique, des couleurs incroyable... Ouf je souffle enfin, enfin presque, sur la plage de nouveau on me proposera à plusieurs reprise les dauphins, le sky surf, et autres activités. Un air de Stone Town... Ce guest house me permettra de faire de vraies rencontres, notamment 2 françaises qui sont amies, une première en vacance et une seconde résidente à Dar Es Salaam, cette dernière dans nos échanges m'explique qu'être dérangé constamment ainsi se fera de plus en plus en me dirigeant vers Arusha ou se trouve les parcs animaliers, me met en garde de voyager seul ainsi en me tirant son chapeau... Je comprends alors que ce voyage ne sera pas de tout repos, que la méfiance et l'attention doit être plus que je n'y suis préparé, ces mots me laissent à ce moment réfléchir à rentrer... Fatigué également de voir des moustiquaires trouées par des brulures de cigarettes, calfeutrés par des bouts de scotchs, des lits aspergés de "Raid", me badigeonné de répulsif, ce médicament à prendre à heure précise, des prises électriques qui ne fonctionnent pas rendant mon diffuseur inutile, des faits qui occasionne une petite pression supplémentaire... Bien qu'habitué...
La nuit me laissera donc à réfléchir de ne pas continuer, une décision difficile à prendre, après 3 mois de préparation je ressens un certains gâchis, de plus j'appréhende déjà mon retour à Stone Town, refaire face à ces rabatteurs qui ne vous lâche pas, mais il le faut... Et cela s'avéra une dernière épreuve, en arrivant dans la ville, un parasi (en swahili), m'interpelle, les yeux injecter, m'impose de lui acheter ces colliers, il me faudra une bonne demi-heure pour le décrocher sans une certaine crainte que cela dégénère en venant de lui.
Du coup voilà qui me pousse à prendre un billet retour au cybercafé entre 2 grosses panne d'électricité qui m'obligera à rester 1 très longue journée à Stone Town sans me priver de continuer mon périple dans la ville qui n'a maintenant plus de secret...
Voilà pour mon récit, j'ai l'impression que quelque chose m'échappe, que les personnes à 2, en couple ou en groupe, n'aurait pas la même histoire à raconter, cela restera tout de même un moment fort dans les bons côtés; un pays magnifique, des rencontres inoubliable. Mais autant frustrant pour le prendre comme un échec, une frustration. Mes amis en voyant les photos insiste sur le paradis du lieu, ou j'ai plus en la tête plus le côté pénible et difficile...
Vraiment ai-je bien fait de ne pas poursuivre mon voyage et d'écouter les personnes qui m'ont conseillé de ne pas m'entêter à continuer seul... A savoir que de cette même façon toute l'Afrique du Sud, rien de tout ce que j'ai pu vivre en Tanzanie, malgré la même attention qu'il faut portée.
Merci pour vos avis qui rassureront aussi ceux qui désirent se lancer, peut-être plus que mes mots.
Kilhian
48 heures après être rentré de Tanzanie, je me pose la question de savoir si je ne suis pas passé à côté de mes vacances, votre avis pour ceux qui s'y sont rendu m'aidera peut être accepter mon retour prématuré.🙁
Mon séjour initialement prévu pour une durée de 25 jours me fait arriver à Dar Es Salaam, pour me rendre ensuite à Zanzibar, repartir vers Moshi, Arusha afin de faire les parcs animaliers, et enfin me rendre à Nairobi pour un retour à Paris. Mon voyage s'arrêtera à Zanzibar après seulement 10 jours...
A savoir que je pars seul en routard (pas de backpakers en Tanzanie), sur une base de 25 dollars la nuit
Arrivé à l'aéroport Julius Nyerere de Dar Es Salaam, je prends un taxi qui restera mon guide pour les 2 jours à suivre... Je lui transmet l'adresse de mon Guest house déjà pré-réservé. Ce dernier me déconseille vivement l'endroit, pour lui un quartier populaire pouvant craindre pour ma sécurité, je connais l'Afrique et ses guides qui ont des "accords" avec les hôtels, j'insiste lui rappel ma réservation, par ces faits m'emmène à mon adresse... En effet en arrivant devant la maison d'hôte, rien n'inspire confiance, au fond d'une cours, une rue inondé, aucun endroit pour manger. La fatigue du transport, me laissera lui prendre la décision de emmener dans un hôtel (45 dollars la nuit), mon budget se retrouve déjà amputé...
Le lendemain la visite de maisons d'hôtes dans mon budget restera dans la même lignée; éloignée, triste, gris, un coût sur la t^te en comprenant que ma tranquillité doit passé par des hôtels plus couteux. La visite de la ville se fait facilement a pied sans aucun problème, seul très peu de choses à voir, une ville vraiment triste, mon guide me fera découvrir les plages environnante agréable et sympathique, mais en gardant dans la tête les mots de John (mon guide) de ne pas m'éloigner et ne pas rester seul isolé, toujours pour ma sécurité... Comme me déconseiller à mainte reprise de ne pas traverser la Tanzanie comme ça seul. Mouais ok...
Mon troisième jour arrive, prêt a partir pour Zanzibar, John m'accompagne pour prendre mon ticket, et en effet seul, cela aurait été une épreuve et ne m'aurait peut être pas permis d'avoir les conditions tarifaire normale. (40 dollars A/R)
Le Kilimanjaro IV (la navette) quitte le port, après 50 minutes arrive Stone Town. Une halte prévue pour une durée d'une semaine avant de repartir vers Moshi. A la descente du bateau, je prends de nouveau un guide qui m’emmène jusqu’à mon hôtel. Nous passons la matinée ensemble, avec son aide, je paye pour mes activités, entre autre prison Island... Stone Town est pleine de couleur, de vie, je sens enfin mes vacances commencer. Saîd mon guide, me laisse l'après midi pour me laisser déambuler dans les rue étroite de la ville, je suis à l'écoute des personnes (nombreuses) qui m'interpellent, je prends le temps de les écouter, leur demande de me raconter la vie et leur vie sur l'ile, des rencontres souvent pleines de richesse mais parfois saoulant quand il s'agit de quémander. Une première journée inoubliable.
Le second jour, j'aurais la mauvaises surprise de voir le distributeur automatique ne plus me donner de l'argent, en effet très peu voir pas du tout de paiement par visa qui oblige d'effectuer des retraits. Un soucis qui m'oblige de prendre contact avec ma banque en France afin de palier à ce soucis, désagréable. une première sortie vers Prison Island, un retour 3 heures après, le temps pour manger et prendre ma pilule pour le paludisme. L'après midi s'avéra plus longue que la précédente, après avoir fait le tour, très vite je prends conscience qu'il y a peu de chose à faire, je continue a arpenter les rues que je connais malheureusement déjà. Les rabatteurs, me traquent de nouveau, cela devient de plus en plus usant, rabâcher les mêmes mots et les mêmes phrases me lassent, puis revoir les personnes à qui je pensais avoir fait comprendre de ne pouvoir rien faire pour eux, à deux reprise cela s'avéra chaud, très calme et très philosophe de la vie, cela m'aidera... seul je comprends être vulnérable et une proie facile. Après cette journée plus monotone et fatigante que la précédente, je décide de ne plus rester à Stone Town et me rendre sur la côte est à Page.
Le troisième jour commence, taxi direction Page, 1 heure de route et 20 dollars plus loin, me voilà au Teddy's Accomodation que je recommande vivement, un endroit idyllique, une plage magnifique, des couleurs incroyable... Ouf je souffle enfin, enfin presque, sur la plage de nouveau on me proposera à plusieurs reprise les dauphins, le sky surf, et autres activités. Un air de Stone Town... Ce guest house me permettra de faire de vraies rencontres, notamment 2 françaises qui sont amies, une première en vacance et une seconde résidente à Dar Es Salaam, cette dernière dans nos échanges m'explique qu'être dérangé constamment ainsi se fera de plus en plus en me dirigeant vers Arusha ou se trouve les parcs animaliers, me met en garde de voyager seul ainsi en me tirant son chapeau... Je comprends alors que ce voyage ne sera pas de tout repos, que la méfiance et l'attention doit être plus que je n'y suis préparé, ces mots me laissent à ce moment réfléchir à rentrer... Fatigué également de voir des moustiquaires trouées par des brulures de cigarettes, calfeutrés par des bouts de scotchs, des lits aspergés de "Raid", me badigeonné de répulsif, ce médicament à prendre à heure précise, des prises électriques qui ne fonctionnent pas rendant mon diffuseur inutile, des faits qui occasionne une petite pression supplémentaire... Bien qu'habitué...
La nuit me laissera donc à réfléchir de ne pas continuer, une décision difficile à prendre, après 3 mois de préparation je ressens un certains gâchis, de plus j'appréhende déjà mon retour à Stone Town, refaire face à ces rabatteurs qui ne vous lâche pas, mais il le faut... Et cela s'avéra une dernière épreuve, en arrivant dans la ville, un parasi (en swahili), m'interpelle, les yeux injecter, m'impose de lui acheter ces colliers, il me faudra une bonne demi-heure pour le décrocher sans une certaine crainte que cela dégénère en venant de lui.
Du coup voilà qui me pousse à prendre un billet retour au cybercafé entre 2 grosses panne d'électricité qui m'obligera à rester 1 très longue journée à Stone Town sans me priver de continuer mon périple dans la ville qui n'a maintenant plus de secret...
Voilà pour mon récit, j'ai l'impression que quelque chose m'échappe, que les personnes à 2, en couple ou en groupe, n'aurait pas la même histoire à raconter, cela restera tout de même un moment fort dans les bons côtés; un pays magnifique, des rencontres inoubliable. Mais autant frustrant pour le prendre comme un échec, une frustration. Mes amis en voyant les photos insiste sur le paradis du lieu, ou j'ai plus en la tête plus le côté pénible et difficile...
Vraiment ai-je bien fait de ne pas poursuivre mon voyage et d'écouter les personnes qui m'ont conseillé de ne pas m'entêter à continuer seul... A savoir que de cette même façon toute l'Afrique du Sud, rien de tout ce que j'ai pu vivre en Tanzanie, malgré la même attention qu'il faut portée.
Merci pour vos avis qui rassureront aussi ceux qui désirent se lancer, peut-être plus que mes mots.
Kilhian
Visas ou passeports avec Costa
Avons-nous besoin de visas si nous voulons descendre seuls, sans excursions, en Israel, Jordanie, Oman et Emirats. Ou bien le passeport et la carte du bateau suffisent?
Nous partons le 26 novembre sur le Costa NeoRiviera...
Merci de vos conseils
Crijan66










